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Les attentes irréalistes envers les leaders centrafricains : une réflexion du Président Crépin Mboli-Goumba

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Les attentes irréalistes envers les leaders centrafricains 

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordonnateur du BRDC, Président du parti PATRIE

 

Bangui, 17 mai 2023 (CNC) — La République centrafricaine, comme de nombreux pays, est confrontée à une réalité complexe et exigeante : celle de trouver des leaders compétents et charismatiques pour conduire le pays vers le progrès. Cependant, selon le tweet du Président Crépin Mboli-Goumba, chef du parti PATRIE et coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), les Centrafricains semblent être pris dans un cercle vicieux d’attentes irréalistes envers leurs dirigeants. Dans son message, le Président Mboli-Goumba soulève la question du jugement sévère et de la délégitimation systématique des leaders, au lieu de reconnaître leurs qualités.

 

Le Président Mboli-Goumba débute son tweet en rappelant une vérité fondamentale : un peuple est d’abord défini par ses leaders. Il met en évidence l’importance cruciale de ces figures inspirantes pour guider une nation sur le chemin de la réussite. Cependant, il souligne également une tendance fréquente chez les Centrafricains, qui consiste à attendre un leader parfait, presque divin, descendu du ciel. Cette quête incessante de la perfection semble entraîner des attentes irréalistes et un examen attentif des défauts plutôt que des qualités des leaders en place.

 

Dans un monde où les erreurs humaines sont inévitables, cette exigence d’un leader parfait peut s’avérer contre-productive et démoralisante pour ceux qui s’engagent dans la vie politique. Les leaders centrafricains, comme partout ailleurs, sont des êtres humains avec leurs forces et leurs faiblesses. Le Président Mboli-Goumba souligne que les Centrafricains doivent prendre conscience de cette réalité et reconnaître que les leaders ne doivent pas nécessairement être parfaits pour être efficaces.

 

Le Président Mboli-Goumba va plus loin en comparant la Situation en République centrafricaine à celle d’autres pays, où les citoyens suivent leurs leaders, même lorsqu’ils ont des imperfections évidentes. Il évoque métaphoriquement le cas d’un leader borgne, sous-entendant qu’une personne avec une légère déficience peut toujours mener avec succès si elle possède les compétences et les qualités nécessaires.

 

Le tweet du Président Crépin Mboli-Goumba soulève une réflexion profonde sur la relation entre les leaders et le peuple centrafricain. Il appelle à une prise de conscience collective et à une évaluation plus équilibrée des dirigeants politiques. Plutôt que de se concentrer uniquement sur leurs défauts, il est essentiel de reconnaître leurs qualités, leurs réalisations et leur engagement envers le bien-être du pays. Les leaders ne peuvent pas répondre à des attentes irréalistes de perfection, mais ils peuvent être des agents du changement positif lorsque le peuple leur accorde la confiance nécessaire.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Corbeaunews Centrafriquev

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Le Parti RPR défie les menaces et les persécutions pour poursuivre son engagement politique”

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Le Parti RPR défie les menaces et les persécutions pour poursuivre son engagement politique”

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Le Président par intérim du parti RPR, monsieur Djello Ngandjio lors de sa conférence de presse mardi 16 mai à Bangui

 

Bangui, 17 mai 2023 (CNC) — Le Parti RPR, malgré l’absence de son fondateur, continue de se mobiliser et de faire entendre sa voix dans le paysage politique centrafricain. Dans une conférence de presse émouvante tenue à Bangui, le Président par intérim du parti, monsieur Djello Ngandjio, a révélé que le Président fondateur, monsieur Alexandre Ferdinand NGUENDET, était toujours introuvable, contraint de vivre dans la clandestinité suite à une tentative d’enlèvement et d’assassinat.

 

Grâce à la vigilance de la population de son fidèle 5ème arrondissement, où se situe sa résidence et où il a été élu député en 2005, monsieur Alexandre Ferdinand NGUENDET a miraculeusement échappé à cette attaque. Cependant, les conséquences de cette tragédie ont été lourdes : une série de persécutions judiciaires ont forcé le fondateur du RPR à vivre dans la clandestinité, le coupant ainsi de sa famille, de son parti et de ses proches par mesure de sécurité.

 

Dans ces circonstances difficiles, le Président par intérim du RPR a tenu à rassurer les membres du parti ainsi que le peuple centrafricain. Il a souligné que le RPR ne se résume pas uniquement à son fondateur, et qu’il continue de fonctionner normalement en tant que membre à part entière du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution. Malgré l’absence de nouvelles directes de monsieur NGUENDET, le parti reste uni et déterminé à poursuivre son engagement politique.

 

Il y a deux semaines, le Président fondateur a désigné le Président par intérim depuis sa cachette, confiant ainsi la direction du parti à son successeur temporaire. Cette nomination témoigne de la confiance et de l’estime qu’il porte envers cette personne, qui a accepté cette lourde responsabilité avec humilité et détermination.

 

Le Président par intérim, conscient du poids qui repose sur ses épaules, a exprimé sa gratitude envers monsieur NGUENDET pour cet honneur exceptionnel. Il a également annoncé que Monsieur Fernand OTTO, 4ème vice-président du parti, assure l’intérim du 1er vice-président, Monsieur Modeste MBAYE, qui, lui aussi, est victime de persécutions et se trouve actuellement en France, interdit de quitter le territoire depuis 2022. Ensemble, avec les autres membres du bureau, ils s’engagent à continuer d’animer la vie du parti et à défendre ses principes.

 

Il est indéniable que le parti RPR est devenu une cible majeure pour le pouvoir en place. Le Président TOUADERA et son équipe sont résolus à affronter le RPR, ainsi que d’autres formations politiques de l’opposition. Cependant, malgré les menaces et les intimidations, le RPR ne fléchit pas. Au contraire, ces actes témoignent de l’incapacité du gouvernement à répondre efficacement aux problèmes socio-économiques auxquels sont confrontés les citoyens centrafricains.

 

 

Anselme Mbata

 

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Tristesse et consternation : Le décès de Ferdinand Samba plonge la presse centrafricaine dans le deuil

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Tristesse et consternation : Le décès de Ferdinand Samba plonge la presse centrafricaine dans le deuil

 

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Ferdinand Samba, Directeur de publication du quotidien Le Démocrate

 

Bangui, 17 mai 2023 (CNC) — Triste nouvelle pour la presse centrafricaine : le Directeur de publications du quotidien bien connu “Le Démocrate”, monsieur Ferdinand Samba, a tragiquement perdu la vie. Selon ses proches, il s’est éteint mardi après-midi à la suite d’une courte maladie.

 

La disparition de monsieur Ferdinand Samba laisse un grand vide dans le paysage journalistique centrafricain. C’était un rédacteur de grande qualité, doté d’une plume exceptionnelle et d’un talent incontestable. Sa contribution au monde du journalisme était remarquable, et il sera regretté par de nombreux collègues et amis.

 

Hier après-midi, la nouvelle du décès du journaliste et Directeur de publications du quotidien “Le Démocrate” a secoué la famille de la presse centrafricaine, plongeant tous ceux qui le connaissaient dans la consternation. Les mots semblent insuffisants pour exprimer l’émotion qui envahit les cœurs en ce moment de deuil.

 

En ces heures douloureuses, la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique se joint à la peine et adresse ses plus sincères condoléances à la famille du regretté Ferdinand Samba. Puissent-ils trouver le réconfort et la force nécessaires pour traverser cette épreuve difficile. La perte d’un être cher est toujours une épreuve déchirante, mais nous espérons que les souvenirs et l’héritage journalistique de monsieur Samba continueront à inspirer et à guider les générations futures.

 

Nous rendons hommage à la carrière exemplaire de Ferdinand Samba, qui a laissé une empreinte indélébile dans le monde de la presse centrafricaine. Son engagement envers la vérité, son intégrité professionnelle et son dévouement envers son métier sont des qualités qui font de lui un modèle à suivre pour tous les journalistes.

 

Alors que nous pleurons la perte de ce grand homme, nous souhaitons que son âme repose en paix. Ferdinand Samba a laissé derrière lui un héritage journalistique précieux et une marque indélébile dans le cœur de ceux qui l’ont connu. Sa passion pour l’information et son amour pour le journalisme ne seront jamais oubliés.

 

En ces temps sombres, rappelons-nous de la contribution inestimable de monsieur Ferdinand Samba à la presse centrafricaine. Son départ prématuré est une perte immense pour la profession, mais son souvenir et son influence continueront de briller dans le monde du journalisme.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La RCA face à un défi majeur : l’urgence de l’éducation

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La RCA face à un défi majeur : l’urgence de l’éducation

Le sit-in des gilets rouges devant l'hôtel Ledger Plazza de Bangui le 8 janvier 2019. CopyrightCNC.
Le sit-in des gilets rouges devant l’hôtel Ledger Plazza de Bangui le 8 janvier 2019. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 17 mai 2023 (CNC) — Dans un contexte mondial où les mouvements citoyens prennent de l’ampleur, l’Afrique n’est pas en reste. Récemment, des milliers de Sénégalais ont exprimé leur désaccord avec une éventuelle troisième candidature de leur président Macky Sall. Cette mobilisation a suscité admiration et réflexion dans d’autres pays du continent, notamment en République centrafricaine. Le journaliste Ben Wilson NGASSAN souligne les différences criantes entre les deux pays, notamment en termes d’éducation et de participation citoyenne. Dans cet article, nous examinerons l’analyse de Ben Wilson NGASSAN et la nécessité urgente d’accorder une place centrale à l’éducation en République centrafricaine.

 

Le pouvoir destructeur du président centrafricain :

 

Ben Wilson NGASSAN pointe du doigt les conséquences dévastatrices de l’administration présidentielle en République centrafricaine. Selon lui, les fondements de la République ont été systématiquement détruits, laissant le pays vulnérable aux mains de la mafia internationale. De plus, le non-respect répété de la Constitution par le président en place a plongé le pays dans le chaos. Cette situation a eu un impact direct sur la jeunesse, qui a été complètement négligée en termes d’éducation et de développement.

 

L’éducation, priorité des priorités :

 

À travers l’exemple du Sénégal, Ben Wilson NGASSAN met en évidence l’importance de l’éducation dans la mobilisation citoyenne. Les Sénégalais qui manifestent ont été instruits civiquement et moralement, ce qui leur permet de s’engager activement pour la justice et la démocratie. En revanche, en République centrafricaine, le manque d’investissement dans l’éducation a créé un véritable danger pour la démocratie. Les gouvernements successifs ont négligé la formation du peuple, le laissant dans l’ignorance et l’impuissance.

 

Un appel à l’action :

 

Face à cette situation critique, Ben Wilson NGASSAN exhorte le gouvernement centrafricain à accorder une attention primordiale à l’éducation. Il propose qu’au moins 30% du budget de l’État soit alloué à ce secteur. L’enseignement doit devenir la priorité absolue pour permettre au pays de se reconstruire et de se développer. L’éducation permettra au peuple centrafricain d’acquérir les compétences nécessaires pour s’engager dans la construction d’une république démocratique et éclairée.

Ceci dit, l’analyse de Ben Wilson NGASSAN sur la Situation en République centrafricaine met en évidence le besoin urgent de se concentrer sur l’éducation. La mobilisation citoyenne observée au Sénégal montre que l’instruction civique et morale est essentielle pour la participation active à la vie démocratique. En consacrant une part significative du budget de l’État à l’éducation, la République centrafricaine peut espérer former un peuple éclairé, capable.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication

 

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Centrafrique : Wagner peine à recruter des chauffeurs des camions face aux désarrois de certains

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Wagner peine à recruter des chauffeurs des camions face aux désarrois de certains

Centrafrique.org/Centrafrique-le-camp-kassai-militaire-transforme-en-lieu-de-depot-de-bois-illegalement-exploites-par-wagner/un-des-camions-de-mercenaires-de-wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-kassai-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-64894″ data-wpel-link=”internal”>Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui
Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — Le groupe Wagner, entreprise russe présente en République centrafricaine (RCA), connaît des difficultés croissantes pour recruter des conducteurs de camions. Ces chauffeurs, qui transportent du bois exploité illégalement  par Wagner dans la région de la Lobaye, témoignent d’une situation désastreuse. Les conditions de travail sont précaires et les conséquences d’une simple erreur de conduite peuvent être dramatiques. Face à ces désarrois, Wagner se trouve confronté à la démission de nombreux chauffeurs et éprouve des difficultés à trouver de nouveaux candidats. Dans cet article, nous donnerons la parole à certains chauffeurs qui ont travaillé pour le groupe Wagner et qui racontent leur expérience traumatisante.

 

Des conditions de travail des chauffeurs inhumaines :

 

Les chauffeurs de camions recrutés par Wagner en RCA sont loin de se douter des épreuves qui les attendent. Dès le début, ils se retrouvent confrontés à des conditions de travail extrêmement difficiles et à un manque de considération flagrant. Les témoignages recueillis révèlent que chaque conducteur est soumis à une pression constante et qu’il ne peut se permettre la moindre erreur, même si elle est involontaire. Une simple faute de conduite peut être fatale pour sa vie.

 

Une politique de responsabilisation extrême

 

Selon les chauffeurs, Wagner refuse d’accepter la notion d’accident. Pour l’entreprise, tout est imputable au conducteur, quelles que soient les circonstances. Les chauffeurs dénoncent le fait que, parfois, on leur ordonne de prendre la route malgré des conditions météorologiques défavorables, comme des pluies torrentielles rendant les routes dangereuses. En cas de dérapage ou de renversement, les conséquences peuvent être tragiques. Les témoignages font état de chauffeurs tués dans de telles situations, laissant leurs familles et leur cargaison derrière eux.

 

Violence et répression

 

Les chauffeurs racontent également les violences physiques qu’ils subissent régulièrement. En cas de retard dans le travail, ils sont frappés. Si le camion s’enfonce ou se renverse, le conducteur est soit battu, soit tué. Cette atmosphère de terreur permanente conduit à un traumatisme profond chez les chauffeurs qui ont réussi à s’échapper. Certains d’entre eux ont juré de ne plus jamais travailler pour Wagner, dénonçant le manque d’humanité de cette entreprise.

 

Un parallèle inquiétant

 

Les chauffeurs affirment que la situation chez Wagner est pire que l’esclavage du XVIIIe siècle. Ils soulignent le manque de réaction des dirigeants du pays, qui se contentent de protéger leur régime sans se soucier du sort des populations. Ils estiment que les jeunes d’aujourd’hui ne comprennent pas suffisamment les atrocités de l’esclavage, et ils mettent en garde contre la répétition des erreurs du passé. Ils appellent à la prise de conscience et à la rédaction de témoignages pour que les générations futures comprennent la réalité de leur époque

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publication

 

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Sous la pression tchadienne : le Président Touadera et Wagner lâchent les rebelles tchadiens en Centrafrique

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Le Président Touadera et Wagner lâchent les rebelles tchadiens en Centrafrique

Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain
Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Dans une ambiance de haute tension, la République centrafricaine s’est finalement pliée aux exigences du Tchad. Le Président Touadera, en coordination avec ses associés de Wagner, a finalement renoncé à son soutien aux rebelles tchadiens qui avaient établi leurs bases sur le sol centrafricain.

 

Le lundi 15 mai, à l’aube, les forces spéciales tchadiennes, avec le soutien des forces armées centrafricaines, ont lancé un assaut décisif sur la base opérationnelle des rebelles tchadiens, nichée dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord de la République centrafricaine. Cette opération a entraîné la destruction du camp d’entrainement des rebelles, et a permis la capture de plusieurs dizaines d’entre eux. Malheureusement, plusieurs rebelles, ainsi que quelques soldats des FACA, dont le sergent-chef centrafricain nommé Bambou, ont perdu la vie lors de cette intervention.

 

Selon les témoignages recueillis, l’offensive a été lancée au petit matin dans le village de Bémbéré, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Paoua, près de la frontière tchadienne, où les rebelles tchadiens avaient établi leur base.

 

Cette opération conjointe a été menée en réponse à une série d’attaques perpétrées par les rebelles tchadiens, dont un massacre de civils centrafricains à une quinzaine de kilomètres de Paoua, sur l’axe de Bétoko. Ces mêmes rebelles avaient également fait incursion au sud du Tchad quelques jours auparavant, tuant plusieurs éleveurs et civils tchadiens. Ces actes de violence avaient incité le gouvernement tchadien à menacer la République centrafricaine d’une possible intervention militaire sur son sol, avec ou sans son consentement.

 

Devant cette menace, le gouvernement centrafricain, qui avait initialement nié la présence de rebelles tchadiens sur son territoire, a dû céder à la pression tchadienne. Il a été contraint de coopérer avec le Tchad pour éliminer ces rebelles, qui avaient été formés et équipés par les mercenaires de Wagner sur le sol centrafricain, avec le soutien du gouvernement centrafricain.

 

Beaucoup estiment que les autorités centrafricaines portent une part de responsabilité dans la mort de ces innocents citoyens tchadiens, auxquels ils avaient promis protection et pouvoir.

 

Pour l’instant, l’armée tchadienne semble déterminée à poursuivre l’opération jusqu’à l’éradication totale de ces rebelles. La question qui se pose pour de nombreux centrafricains est de savoir si l’armée tchadienne va également mener une opération similaire dans la préfecture de la Vakaga pour se débarrasser des rebelles qui s’y trouvent.

 

L’avenir nous le dira…

 

Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Intercepté à Douala, un ressortissant centrafricain est trouvé en possession d’ossements humains

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Un ressortissant centrafricain est trouvé en possession d’ossements humains

Centrafrique.org/un-centrafricain-intercepte-avec-des-ossements-humains-a-douala/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Un-centrafricain-intercepte-avec-des-ossements-humains-a-Douala-450×189.jpg” alt=”Un centrafricain intercepté avec des ossements humains à Douala” width=”450″ height=”189″ />

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Récemment, une information stupéfiante a été divulguée par les médias camerounais. Un individu originaire de la République centrafricaine a été appréhendé à Douala, en compagnie de deux autres personnes, tous trouvés en possession d’objets particulièrement inquiétants : des ossements humains et des armes.

 

C’était un samedi, le 13 mai 2023, lorsque Clovis Max, un centrafricain de 32 ans, a été intercepté dans l’arrondissement de Douala IV. Avec lui, deux autres individus, Mabingo Martial et Ekome Nteh Didier, ont également été arrêtés. Les trois hommes ont été accusés de divers crimes, dont le vol à main armée et le trafic illégal d’ossements humains.

 

D’après les médias camerounais, le lieutenant Ngrewui Adolphe, responsable de la lutte contre la criminalité dans la région du Littoral, a partagé les détails de l’arrestation lors d’une conférence de presse. Selon lui, l’un des hommes arrêtés préparait son arme à feu pour une opération de vol. C’est suite à ce constat que la traque a été lancée, conduisant à leur arrestation dans un motel local, et à leur interrogatoire ultérieur.

 

C’est pendant cet interrogatoire que l’aveu troublant a été fait. Clovis Max a révélé qu’il détenait des ossements humains dans sa résidence de Douala. Cette déclaration a conduit les forces de sécurité à fouiller les domiciles de l’homme à Douala et à Buea, où d’autres armes ont été découvertes.

 

L’affaire est toujours en cours d’investigation et a suscité une grande inquiétude parmi la population. Ces arrestations mettent en évidence les défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité camerounaises dans leur lutte contre la criminalité et le trafic illicite de biens de nature délicate.

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Centrafrique : cris de détresse après la mort des 4 soldats FACA dans une embuscade 

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Des cris de détresse après la mort des 4 soldats FACA dans une embuscade 

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Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Lundi 15 mai 2023, peu avant 11 heures, une nouvelle horrifiante secouait la Centrafrique : quatre soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) avaient été pris dans une embuscade mortelle dans la localité de Bossangoa, plus précisément à une dizaine de kilomètres sur l’axe de Benzambé. Ce drame, qui a suscité une vive émotion et une profonde colère dans le pays, a également mis en lumière des accusations graves contre les autorités politiques et militaires du pays.

 

Ces dernières sont accusées de négligence par certains, qui les tiennent responsables de la mort de ces militaires, faute de leur avoir fourni un équipement adéquat pour leur déploiement sur le terrain. Des témoignages recueillis auprès des militaires stationnés à Benzambé font état de conditions de vie déplorables, marquées par des pénuries récurrentes de nourriture et de munitions.

 

“Chaque militaire n’a droit qu’à deux chargeurs pour sa kalachnikov”, se désole un de leurs camarades. Les plaintes ne s’arrêtent pas là : ils signalent également que l’Etat-major semble les avoir abandonnés. En effet, aucune relève n’a été organisée depuis plus d’une année.

 

Un compatriote centrafricain, bouleversé, a partagé son indignation sur les réseaux sociaux : “J’ai écouté comment les militaires basés à Benzambé pleurent de faim, comment ils sont laissés pour compte sans relève, avec à peine deux chargeurs pour se défendre. Cela m’a fait verser des larmes. Prions pour nos frères FACA”.

 

Ces témoignages poignants semblent corroborer les propos tenus par l’opposant politique Martin Ziguelé sur les ondes de la radio Ndékèluka dans l’émission Patara. Il y avait dénoncé le fait que les autorités préfèrent équiper les mercenaires de Wagner (véhicules, nourriture, eau potable) au détriment des soldats de l’armée nationale. Ainsi, certains soldats, démunis, seraient contraints de mendier auprès des usagers de la route pour survivre, mangeant de la viande seulement une fois par mois.

 

Ce cri de détresse des soldats FACA est un rappel tragique de la nécessité d’un soutien accru pour nos forces armées, qui mettent leur vie en jeu pour la sécurité du pays. C’est un appel à l’action pour les autorités, afin qu’elles assurent à nos militaires les conditions de déploiement dignes de leur engagement et de leur sacrifice.

 

Anselme Mbata

 

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Le groupe Wagner : De la publicité agressive à l’escroquerie avec sa boisson Africa ti l’or

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Le groupe Wagner : De la publicité agressive à l’escroquerie avec sa boisson Africa ti l’or

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La bière de Wagner baptisé Africa ti l’or

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Le groupe Wagner a récemment franchi une nouvelle étape dans sa stratégie publicitaire en passant de l’agressivité à l’escroquerie pure et simple. Une annonce récente sur les réseaux sociaux a déclenché une avalanche de commentaires, mettant en lumière les tactiques trompeuses utilisées par le groupe pour promouvoir sa boisson Africa ti l’or, en se moquant ouvertement de la concurrence, MOCAF.

 

Dans cette publicité, le groupe Wagner prétend que boire leur bière Africa ti l’or vous apportera de l’or, littéralement. Selon eux, vous trouverez de l’or mélangé à la capsule de chaque bouteille. “Bonne chance à tous les consommateurs de la bière Africa ti l’or”, conclut la publicité.

 

Immédiatement, les réseaux sociaux se sont enflammés et les commentaires ont afflué de toutes parts. Certains ont interprété cette annonce comme une invitation à dépenser leur argent pour devenir riches du jour au lendemain.

 

“Je commence à comprendre de plus en plus comment ces ‘whitis’ ont réussi à corrompre nos autorités politiques et à s’emparer de nos richesses naturelles, de nos mines d’or, de nos douanes, etc. Le pays est en train de pourrir de l’intérieur”, s’exclame un utilisateur.

 

Ces commentaires expriment clairement la frustration et la colère ressenties par de nombreux internautes face à cette publicité trompeuse. Ils soulignent également les préoccupations plus profondes liées à l’exploitation des ressources naturelles du pays par des intérêts étrangers.

 

La publicité du groupe Wagner est un exemple flagrant de manipulation et de désinformation, visant à attirer les consommateurs avec de fausses promesses de richesse instantanée. Cette approche cynique exploite les espoirs et les rêves des gens, transformant leur désir d’améliorer leur situation en une opportunité de profit pour le groupe.

 

Il est important que les consommateurs soient conscients de ces pratiques trompeuses et se méfient des promesses trop belles pour être vraies.

 

Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Agression Injustifiée d’un Routier Camerounais par les soldats FACA

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Agression Injustifiée d’un Routier Camerounais par les soldats FACA

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convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Le vent de violence qui balaye l’Afrique centrale n’a pas épargné un chauffeur de camion camerounais, récemment agressé par des membres des forces armées centrafricaine dans la localité de Béloko, située à plus de 600 kilomètres au nord-ouest de Bangui, à la frontière avec le Cameroun.

 

Le conducteur, dont le nom reste confidentiel pour des raisons de sécurité, a déclaré avoir été agressé pour avoir refusé de payer une taxe non officielle de 2000 francs CFA (environ 3 euros) sur le bois de chauffage qu’il avait acheté et chargé sur son camion. Cette allégation soulève des questions sur les pratiques de corruption qui se passent souvent au barrage des forces de l’ordre.

 

“Un garde forestier à la barrière de Béloko m’a demandé de payer 2000 francs CFA”, a déclaré le chauffeur. “Quand j’ai demandé pourquoi je devrais payer cette somme et si je recevrais un reçu en retour, il est parti appeler les soldats FACA (Forces Armées de Centrafrique) qui m’ont brutalement agressé avec leurs armes. Actuellement, je souffre de douleurs physiques à cause de cette agression.”

 

Cet incident préoccupant met en lumière la situation des conducteurs routiers camerounais, y compris leurs collègues centrafricains. Selon le représentant syndical des transporteurs camerounais, ces incidents d’agression sont de plus en plus courants, et il est grand temps que cela cesse. “Il est temps de faire la lumière sur ce problème”, insiste-t-il.

 

Les conducteurs camerounais qui partent ravitailler Bangui sont souvent victimes d’agressions, soit par les mercenaires de Wagner, une organisation russe de sécurité privée connue pour ses activités en Afrique, soit par des membres des forces armées nationales. L’appel du délégué syndical à une intervention plus énergique est un cri d’alarme pour la sécurité des travailleurs transfrontaliers dans la région.

 

Selon le chauffeur agressé, son camion a été immobilisé par les soldats FACA à Béloko à cause du bois de chauffage qu’il transportait. C’est une situation très regrettable pour la population civile qui doit faire face à un comportement indécent de la part de nos forces de défense et de sécurité.

 

Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Comité de Soutien aux Patriotes pour le Changement appelle à la mobilisation

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Le Comité de Soutien aux Patriotes pour le Changement appelle à la mobilisation

Abakar Issa Zarma
Abakar Issa Zarma

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Dans un contexte tendu marqué par une préoccupation croissante pour la Situation en République centrafricaine, le Comité de Soutien aux Patriotes pour le Changement (CSPC) a publié un communiqué de presse exhortant les citoyens centrafricains du monde entier à se rallier à leur cause.

 

Au cœur de leurs préoccupations, le CSPC dénonce la dictature de Mr Faustin Archange TOUADERA, qu’il qualifie de “barbare”. Cette déclaration audacieuse souligne la crise humanitaire qui sévit dans le pays et met en évidence le désir fervent du comité de voir une transition vers un régime plus démocratique et respectueux des droits de l’homme.

 

Le CSPC a exprimé son soutien à la manifestation organisée à Paris, place du Trocadéro, par les 12 Apôtres, un groupe de militants dédiés à la défense des droits de l’homme et à la justice sociale. Cet événement, prévu le 17 juin 2023 de 12h à 17h, vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur les problèmes de violence et d’autres formes d’oppression qui affectent de nombreuses personnes en République centrafricaine.

 

“Nous sommes témoins de la violence, des violations des droits de l’homme et des souffrances quotidiennes que subissent notre peuple”, indique le communiqué. “Les 12 Apôtres nous rappellent que nous ne pouvons pas rester silencieux face à cette situation.”

 

Dans un appel à l’action, le CSPC invite tous les citoyens conscients de l’importance de la liberté et de la démocratie à se joindre à cette manifestation. Le groupe souligne également le rôle crucial de la communauté internationale dans le soutien à cette cause, appelant à une action active pour mettre fin à la dictature qui sévit dans le pays.

 

“Nous croyons en un avenir où notre pays sera libre et démocratique, où nos citoyens pourront vivre en paix et en sécurité, sans crainte de la répression et de l’oppression”, déclare le Coordonnateur Général du Comité de Soutien aux Patriotes pour le Changement, M. Jean Gabriel OGAYONNE.

 

Il est clair que le CSPC espère que cet appel à la solidarité et à l’action suscitera une réponse de la part des citoyens du monde et de la communauté internationale, soulignant le pouvoir du collectif pour provoquer un changement positif. “Ensemble, nous pouvons faire la différence. Nous soutenons cette manifestation pour la libération effective de notre patrie et espérons que vous vous joindrez à nous”, conclut le communiqué.

 

Alain Nzilo

 

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Berberati célèbre l’introduction de la carte d’identité nationale

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La carte d’identité nationale est arrivée à Berberati

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Hôtel de ville de Berberati. copyrights CNC

 

Bangui, 16 mai 2023 (CNC) — Dans un élan de joie et d’enthousiasme, la ville de Berberati a célébré le lancement de la délivrance de la carte nationale d’identité (CNI) ce 15 mai 2023. Le commissariat local a vibré d’excitation et d’espoir alors qu’il accueillait la cérémonie marquant une nouvelle ère dans l’identification des citoyens, organisée par la société AL-MADINA.

 

La foule, composée de résidents locaux, d’autorités politiques et de dignitaires, a exprimé une satisfaction massive face à cette avancée significative. Le général, Directeur Général Adjoint de la police nationale, qui représentait le ministre de l’Intérieur, a souligné que cette initiative illustrait la volonté du gouvernement de rapprocher les services d’identification de la population de Berberati, dans le but d’alléger ses peines.

 

Jocelyn MBALLA, directeur de la société Al-MADINA, a précisé le processus d’obtention de la nouvelle CNI. Les demandeurs devront fournir une copie de leur acte de naissance, deux photos d’identité et payer des frais de 6000 FCFA. Il a également insisté sur l’importance de payer ces frais uniquement à la caisse de la BGFI Bank, qui a établi un point de service sur place.

 

Jean Sosthène DENGBE, député de Berberati 1, a exprimé son appréciation de la décentralisation du service d’Al-MADINA, qui selon lui, allégera le coût et la souffrance de ses électeurs qui devaient autrefois se rendre à Bangui pour obtenir cette carte. Il a également plaidé pour une synergie entre les différents services afin de sécuriser les équipements.

 

L’atmosphère était électrique alors qu’un demandeur de la CNI sortait de la salle d’identification, exprimant sa joie face à ce progrès significatif.

 

Cette initiative intervient après une période douloureuse pour la République centrafricaine, où les services d’impression des CNI ont été vandalisés, causant des difficultés pour les citoyens cherchant à obtenir ce document crucial pour la libre circulation et l’accomplissement des transactions bancaires. Aujourd’hui, les populations de la région de l’Équateur expriment leur gratitude envers le gouvernement pour la décentralisation de ce service.

 

À Berberati, la célébration du lancement de la délivrance de la CNI a ouvert une nouvelle page d’espoir et de progrès pour les citoyens, les amenant un pas de plus vers l’accessibilité et la facilité des services d’identification.

 

Bertrand Siri

 

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Dernières heures : des FACA tombés dans une embuscade près de Bossangoa

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Des FACA tombés dans une embuscade près de Bossangoa

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Les soldats de l’armée centrafricaine. CopyrightDR

 

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — Lundi matin, 15 mai 2023, la préfecture de l’Ouham en République centrafricaine a de nouveau été témoin de détonations d’armes lourdes et légères, signalant une escalade de la violence dans cette région déjà troublée. Cette fois, l’attaque a eu lieu à une vingtaine de kilomètres de Bossangoa, sur l’axe de Benzambé. Une colonne des forces armées centrafricaines (FACA) en déplacement sur des motos depuis Benzambé a été prise en embuscade par les rebelles de la CPC.

 

La nouvelle de cette attaque mortelle est un coup dur pour l’armée nationale et le peuple centrafricain. Selon les rapports initiaux, quatre soldats des FACA ont été tués et quatre autres blessés. Cette embuscade représente un autre jour de deuil pour l’armée nationale, mais aussi pour tous les Centrafricains.

 

La localité de Bossangoa, située à 305 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Bangui, dans la préfecture de l’Ouham, a été le théâtre de cet affrontement sanglant. Les rebelles de la CPC ont une fois de plus démontré leur capacité à frapper de manière dévastatrice.

 

À l’heure actuelle, l’état-major des FACA n’a pas encore réagi à cette attaque, ce qui est typique de sa conduite face à de tels incidents. De même, le gouvernement maintient son silence, une attitude qui est interprétée par certains comme un signe de culpabilité.

 

Cet incident souligne la gravité continue de la situation sécuritaire en République centrafricaine, en particulier dans la préfecture de l’Ouham. Il rappelle douloureusement la nécessité d’une solution durable pour la paix dans cette région tourmentée.

  1. Féimonazoui

 

 

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Centrafrique : Vers une augmentation imminente de près de 20% des droits de douanes

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Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — La République centrafricaine est en proie à une crise financière sans précédente, et le président Faustin Archange Touadera cherche désespérément des moyens pour renflouer les caisses de l’État. Après avoir augmenté les prix du carburant, des transports et des denrées alimentaires, ainsi que la mise en place d’une taxe supplémentaire sur la communication mobile, le président s’apprête maintenant à augmenter les droits de douane sur les produits importés, notamment les véhicules et d’autres produits. Cette décision risque de peser lourdement sur le peuple centrafricain déjà éprouvé.

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Frédéric Inamo, Directeur général de la douane centrafricaine. Photo: Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

 

Une hausse des tarifs douaniers déjà en vigueur

 

Au mois d’avril 2022, la République centrafricaine a déjà considérablement augmenté ses tarifs douaniers sur de nombreux produits importés. Des droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 50% ont été imposés, conformément à la loi de finances des années précédentes. Cependant, les importateurs estiment que ces mesures sont arbitraires et décourageantes.

 

Le gouvernement persiste dans sa politique impopulaire

 

Malgré les conséquences néfastes sur la population, le président Touadera persiste dans sa politique impopulaire. Avec des dépenses hebdomadaires de 400 à 500 millions de francs CFA pour la société de mercenariat russe Wagner, les caisses de l’État sont au bord de l’asphyxie. La seule solution pour obtenir des liquidités afin de payer la société Wagner, face aux exigences du FMI, est de prélever davantage dans les poches des Centrafricains en instaurant un nouveau tarif douanier. Ainsi, une délégation de la douane centrafricaine, conduite par le DG de la Douane en personne, s’est rendue au Cameroun pour informer les responsables des nouveaux tarifs douaniers et discuter des modalités de leur application.

 

Le silence coupable des Centrafricains

 

Face à cette situation difficile, les Centrafricains semblent être dans une passivité déconcertante. Malgré la pénurie de carburant qui paralyse les transports en commun à Bangui, les nouvelles taxes sur les communications mobiles, la situation catastrophique des hôpitaux et les scandales de détournement de fonds, la population semble faire semblant de ne pas exister dans son propre pays.

 

Des conséquences économiques et sociales

 

Cette augmentation imminente des droits de douane risque d’avoir des conséquences économiques et sociales importantes en Centrafrique. Les importateurs verront leurs coûts augmenter, ce qui pourrait se répercuter sur les prix des produits importés, déjà inaccessibles pour de nombreux Centrafricains. Les consommateurs seront donc les premiers touchés par cette mesure, avec une augmentation probable du coût de la vie.

 

Des voix s’élèvent pour réclamer des changements

 

Face à cette situation préoccupante, certains opposants au régime appellent à la démission du président Touadera, tandis que d’autres demandent plutôt la destitution du Premier ministre Félix Moloua. Le chef du Front Républicain, Doneng Héritier, menace quant à lui de mobiliser ses partisans devant la Primature afin d’exiger des changements au gouvernement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

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Transfert de l’arsenal de guerre de Wagner de Benghazi à Bangui : Vers une déstabilisation générale de la Région ?

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Transfert de l’arsenal de guerre de Wagner de Benghazi à Bangui

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — Le groupe militaire privé russe Wagner procède à une importante délocalisation de ses équipements militaires, notamment sept avions de chasse, du Soudan et de la Libye vers la République centrafricaine (RCA). Depuis samedi dernier, ces avions ont été transportés par un gros Antonov russe, effectuant des navettes entre la Libye, le Soudan et la RCA. Pour Wagner, la Centrafrique, située au cœur du continent africain, constitue désormais une base sûre pour ses activités, point de départ potentiel pour déstabiliser d’autres pays de la sous-région.

 

Les avions de chasse de la société Wagner de localisés en Centrafrique et entreposés au camp de l'armée de l'air à Bangui
Les avions de chasse de la société Wagner de localisés en Centrafrique et entreposés au camp de l’armée de l’air à Bangui

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Transfert de l’arsenal de guerre de Wagner de Benghazi à Bangui : Vers une déstabilisation générale de la Régionale ?

 

C’est l’avis sans équivoque de plusieurs experts militaires de la sous-région. Comme nous l’avions révélé le mois dernier, les dirigeants de Wagner en RCA avaient informé le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées, ainsi que le Président Touadera, de leur intention de déplacer tous leurs avions de chasse de Benghazi à Bangui. Depuis samedi dernier, ce plan s’est matérialisé. Les sept appareils ont atterri à l’aéroport international de Bangui Mpoko, suscitant la joie parmi les partisans du président Touadera.

Les avions de chasse de la société Wagner de localisés en Centrafrique et entreposés au camp de l'armée de l'air à Bangui 2
Les avions de chasse de la société Wagner de localisés en Centrafrique et entreposés au camp de l’armée de l’air à Bangui 2

 

Pour l’un des chefs miliciens du régime, Héritier Doneng, cette manœuvre est la preuve tangible d’une coopération mutuellement bénéfique entre la Fédération de Russie et la RCA :

” Merci à la Russie pour cette livraison. Le colis est bien arrivé à Bangui. Nous pouvons désormais mettre un terme au survol non autorisé de notre territoire. Vive le partenariat gagnant-gagnant. Bois = avion de chasse = sécurité = stabilité. À bas les éreinteurs.”

Cependant, cette délocalisation massive d’équipements militaires suscite des interrogations et des inquiétudes. Pour de nombreux Centrafricains, cette arrivée d’avions ne va rien changer sur le terrain. Peu importe le nombre d’appareils, ils estiment que leur quotidien restera inchangé, et que la sécurité dans le pays ne sera pas améliorée.

” Si Touadera veut faire la guerre, il doit savoir que toutes les guerres finiront toujours par un accord de paix. De grâce, qu’il pense avant tout aux âmes de ses compatriotes, aux souffrances de son peuple et engager le dialogue avec son ancien patron et ses anciens compagnons rebelles de Khartoum. Car tôt ou tard, il finira toujours par des pourparlers ” s’exclame un étudiant en droit à l’université de Bangui.

Plus préoccupant, cette stratégie pourrait être perçue comme une tentative d’intimidation de la population, permettant au président Touadera de modifier la Constitution pour prolonger son mandat et ainsi laisser libre cours aux mercenaires de Wagner pour piller les ressources du pays.

 

 

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Mafia au ministère des travaux publics, le ministre Guismala Hamza dans le viseur

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Le ministre Guismala Hamza dans le viseur

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Le ministre Guismala Amza

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — Des allégations troublantes émergent aujourd’hui impliquant directement le ministre des Travaux publics, monsieur Guismala Hamza, dans une possible manœuvre frauduleuse liée à l’attribution d’un marché de travaux publics en République centrafricaine. Une équipe d’investigation de Corbeaunews a mené une enquête approfondie sur cette affaire, mettant en lumière des pratiques douteuses au sein du ministère des travaux publics.

 

Selon nos sources, le projet en question est la construction du pont sur le corridor 13, reliant les villes de Bangui et de Brazzaville. Le ministre Guismala Hamza est suspecté de vouloir contourner les procédures légales afin de réattribuer ce marché à une entreprise chinoise nommée « SYNOHYDRO », alors que la société CHEC (China Harbour Engineering LTD) avait initialement remporté l’appel d’offres. Curieusement, lors du premier projet (lot n°1), c’est « SYNOHYDRO », une entreprise dépourvue de références solides dans le domaine, qui s’était vu attribuer le marché, tandis que le lot n°2 avait été attribué à la société CHEC. Les deux entreprises en question sont chinoises.

 

Cependant, les choses ont pris une tournure inattendue après le retour du ministre Guismala Hamza de son voyage en Chine, où il avait rencontré les dirigeants de la société « SYNOHYDRO ». Depuis cette visite, son attitude a totalement changé. Il a soudainement demandé à la commission de produire une variante du rapport, dans laquelle les deux marchés (premier lot et deuxième lot) seraient attribués à « SYNOHYDRO ». Selon certains experts, la société chinoise « SYNOHYDRO » n’aurait même pas dû remporter le marché initial en raison de son manque de références crédibles dans le domaine des travaux publics. En plus, SINO HYDRO a falsifié ses preuves de matériels qui est d’ailleurs un critère éliminatoire dans le DAO. En plus, ses plans de charge ne répond pas d’obtenir 2 lots.

 

Un rapport rédigé par la commission du ministère des Travaux publics en date du 10 mai 2023, dont nous avons obtenu une copie, attribue en effet le premier lot à l’entreprise « SYNOHYDRO » et le deuxième lot à la société CHEC. Cependant, ces derniers jours, des informations circulent selon lesquelles le ministre Guismala Hamza tenterait de manipuler le rapport du 10 mai 2023 en demandant une variante. Il souhaiterait présenter cette nouvelle version au Premier ministre, espérant ainsi obtenir son approbation et une couverture pour envoyer le rapport à la Banque africaine de développement (BAD). Une telle tentative de corruption ne respecte en aucun cas les règles établies et manque de transparence.

 

Cette affaire suscite donc de vives inquiétudes quant à l’intégrité des procédures d’attribution des marchés publics au sein du ministère des travaux publics. Il est crucial que des enquêtes approfondies soient menées pour faire toute la lumière sur ces allégations et prévenir toute forme de corruption. La confiance du public dans les institutions gouvernementales.

 

 

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La dévastation de la forêt et les conflits avec les hommes de Wagner : Un cauchemar pour les habitants de la Lobaye

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La dévastation de la forêt et les conflits avec les hommes de Wagner

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Un camion chargé des planches des mercenaires de Wagner garé au camp militaire de Kassaï à Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — La situation dans la région de Lobaye en République centrafricaine est devenue alarmante, alors que les activités de déforestation menées par la société de mercenariat russe Wagner ont pris une tournure désastreuse. Les agriculteurs locaux et les Mercenaires russes se retrouvent désormais en conflit, ces derniers refusant de reconnaître leur légitimité et ne reconnaissant que le Président de la République, Faustin Archange Touadera. Les conséquences de cette confrontation sont dévastatrices, avec des exploitations massives et illégales de bois, des plantations saccagées et des commerces locaux accaparés par les hommes de Wagner.

 

Des ravages dans les champs et la forêt

 

Dans les localités de Boda et de Kapou, situées respectivement à 192 et 37 kilomètres de Bangui, les mercenaires de Wagner mènent des opérations de déforestation sans scrupules. Leur exploitation illégale du bois dans cette région de la Lobaye a des conséquences dramatiques sur l’environnement. Mais ce qui est encore plus inacceptable, c’est la destruction des champs cultivés par les agriculteurs locaux. Même les arbres situés dans ces champs ne sont pas épargnés, abattus sans pitié. Face à cette situation désespérante, les fermiers tentent de dialoguer avec les mercenaires, mais ces derniers les ignorent et déclarent ne les reconnaître que dans la personne du Président Touadera.

 

Un appel désespéré au Président 

 

Depuis maintenant cinq longs mois, les habitants de Kapou et de Boda cherchent à adresser une correspondance au Président de la République pour lui faire part de leur situation catastrophique. Ils espèrent que leur cri de détresse sera entendu et que des mesures seront prises pour arrêter les agissements destructeurs des hommes de Wagner. Les centrafricains se trouvent dans une situation intenable : lorsqu’ils tentent de mener des activités commerciales modestes, ces mercenaires s’en emparent. Et s’ils essaient de cultiver leurs terres, ils se retrouvent avec leurs champs ravagés. Le seul refrain que leur chantent les hommes de Wagner est déconcertant : “On ne vous connaît pas, plaignez-vous au Président Touadera.” Quel mépris et quelle arrogance !

 

La situation dans la préfecture de la Lobaye est devenue un véritable cauchemar pour les habitants de Boda et de Kapou. Les activités de déforestation menées par la société de mercenariat russe Wagner ont entraîné des conséquences désastreuses pour l’environnement et pour les agriculteurs locaux. Les hommes de Wagner, en refusant de reconnaître leur légitimité, détruisent les moyens de subsistance des habitants de la région et accaparent les ressources naturelles pour leur propre profit.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : Que font exactement les casques bleus de la Minusca à Paoua ?

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Que font exactement les casques bleus de la Minusca à Paoua ?

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Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — La présence des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) à Paoua, une ville située dans le nord-ouest du pays, soulève de nombreuses interrogations quant à leur rôle réel sur le terrain. Alors qu’ils prétendent être là pour protéger les civils, la réalité semble bien différente.

 

Un exemple frappant est celui de la ville minière de Tiringoulou, où les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué un poste avancé de l’armée nationale. Deux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués lors de cette attaque, mais aucun civil n’a été blessé ni tué. Pourtant, les casques bleus de la Minusca sont intervenus deux jours plus tard pour chasser les rebelles, qui étaient originaires de la région.

 

Cependant, les casques bleus de la Minusca sont restés inactifs face au massacre de la population par les mercenaires de Wagner. Partout dans le pays, lorsque les mercenaires de Wagner commettent des tueries de masse et pillent les habitations des civils, les casques bleus de la Minusca sont invisibles, muets.

Pire encore, lors du massacre de Paoua, au moins 13 civils ont été tués à seulement 14 kilomètres de la ville par des rebelles tchadiens présents sur le territoire centrafricain depuis plus d’un an. Les casques bleus de la Minusca n’ont pas agi pour les chasser avant qu’ils ne commettent ce massacre. De manière surprenante, la Minusca n’a pas communiqué sur cette affaire et reste silencieuse, donnant l’impression d’être complice.

Un enseignant du lycée moderne de Paoua exprime son désarroi face à la présence inutile de la Minusca dans la ville. Selon lui, personne à Paoua ne sait pourquoi ils sont là. Malgré les plaintes des civils concernant les exactions commises par les rebelles, la Minusca ne réagit pas, tout comme les soldats de l’armée nationale. Il se demande quel est le jeu auquel joue la Minusca.

Valérie, une employée d’une ONG internationale, est convaincue que ” la Minusca est en Centrafrique pour le maintien de l’insécurité, et non le maintien de la paix. Un emploi en CDI pour eux de faire du tourisme “. Elle constate que la population souffre des exactions des rebelles tchadiens et des mercenaires de Wagner, mais que la Minusca reste sous un silence complice. Elle souligne également un changement de politique depuis l’arrivée de la rwandaise à la tête de la Minusca, ce qui pousse les Centrafricains à se demander quelle est l’utilité de cette mission dans leur pays.

Il est évident que la présence des casques bleus de la Minusca à Paoua soulève de nombreuses questions quant à leur efficacité et à leur véritable mission. Alors que les civils continuent de subir les exactions des groupes armés, leur sentiment d’abandon par la Minusca et l’armée nationale ne fait que croître.

 

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

 

 

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Crise du carburant en Centrafrique : L’appel retentissant du Dr Dominique Désiré ERENON à la démission du Premier Ministre Félix Moloua

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L’appel retentissant du Dr Dominique Désiré ERENON à la démission du Premier Ministre Félix Moloua

Centrafrique.org/vers-lannulation-pour-inconstitutionnalite-du-decret-n-22-248-du-26-aout-2022-portant-creation-dun-comite-charge-de-rediger-le-projet-dune-nouvelle-constitution/dominique-desire-erenon-2/” rel=”attachment wp-att-59581″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Dominique-Desire-ERENON-450×419.jpg” alt=”Dominique Désiré ERENON” width=”450″ height=”419″ />
Dr. Dominique Désiré ERENON

 

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — Dans une déclaration forte et engagée, le Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), a exprimé son profond mécontentement face à la crise aiguë du carburant qui sévit en République centrafricaine et qui engendre des conséquences désastreuses pour la population. Conscient de l’urgence de la situation, il lance un appel sans équivoque au Premier Ministre Félix MOLOUA pour qu’il démissionne immédiatement, étant donné que l’inefficacité de ses actions est manifeste.

 

Depuis un certain temps déjà, notre pays traverse une crise multiforme, notamment sur le plan énergétique, qui a plongé les Centrafricains dans une situation précaire. Les répercussions se font sentir de manière brutale dans la vie quotidienne de nos concitoyens, qui se retrouvent dans l’incapacité de s’approvisionner en carburant. Les conséquences sont dramatiques : impossibilité de se rendre au travail, arrêt de la circulation des taxis-motos, des taxis, des bus, des véhicules et autres engins. Les commerçants et les transporteurs se trouvent également bloqués, sans moyens de poursuivre leurs activités. De plus, les enfants sont privés de leur droit fondamental à l’éducation, car ils ne peuvent se rendre à l’école.

 

Face à cette situation alarmante, le Dr Désiré Dominique Erenon, en tant qu’opposant politique et défenseur des intérêts du peuple, estime que le Premier Ministre Félix MOLOUA a montré ses limites et doit assumer les conséquences de ses choix politiques désastreux. Il exhorte donc le chef du gouvernement à faire preuve de responsabilité en présentant sa démission sans condition, afin de permettre l’émergence de nouvelles solutions pour sortir de cette crise profonde.

 

Cependant, si Félix MOLOUA refuse de prendre cette décision nécessaire pour l’intérêt général, le leader politique de la MDSP appelle les députés, y compris ceux appartenant au parti au pouvoir, à assumer leurs responsabilités. Il leur demande de prendre conscience de la gravité de la situation et de se mobiliser pour interpeller le gouvernement. Par la suite, il propose de voter une motion de censure contre ce dernier, afin de marquer une rupture nette avec l’inaction actuelle et de permettre l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la gestion de notre pays.

 

La demande du Dr Désiré Dominique Erenon ne vise pas uniquement à critiquer le gouvernement en place, mais à attirer l’attention sur les souffrances quotidiennes du peuple centrafricain. Il met en avant la nécessité d’agir rapidement et efficacement pour trouver des solutions concrètes à cette crise du carburant, qui a des répercussions désastreuses sur tous les aspects de la vie nationale.

 

Il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités et agissent avec détermination pour sortir notre pays de cette impasse. La situation actuelle ne peut plus durer, et chaque jour qui passe aggrave les difficultés auxquelles notre population est confrontée. La voix

 

Alain Nzilo

 

 

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Tensions entre les partisans du Président Touadera: Arthur Piri en Ligne de Mire

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Arthur Piri en Ligne de Mire

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Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — Le ministre de l’énergie, Arthur Piri, est au cœur d’un débat houleux sur sa capacité à gérer la crise de carburant qui sévit dans le pays depuis plus d’un an. Un groupe de partisans du régime s’oppose violemment sur la question de son maintien au poste, débat alimenté par des échanges musclés sur la plateforme de messagerie WhatsApp.

 

La Crise du Carburant : Un Fardeau pour Arthur Piri ?

 

Pour le chef milicien Héritier Doneng, Piri doit prendre ses responsabilités et démissionner. Il souligne l’impact négatif de la crise sur le budget des ménages et la stabilité sociale, avertissant que l’insatisfaction croissante pourrait conduire à des destitutions ou la chute du régime.

 

Un Défi pour le Régime ?

 

Héritier Doneng, également directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, voit la crise du carburant comme une menace pour leur régime. Il exhorte Piri à prendre des mesures pour résoudre la crise au lieu de faire partie du problème.

 

Les Répliques des Partisans de Piri

 

Cependant, le ministre des Travaux Publics, Amza, fervent défenseur de Piri, rétorque que Doneng devrait se concentrer sur ses propres responsabilités plutôt que de critiquer les autres. Un autre partisan de Piri enchaîne, reprochant à Doneng de ne pas savoir tenir une réunion de cabinet correctement.

 

Doneng : La Critique Comme Vecteur de Solutions

 

Face à ces attaques, Doneng insiste sur l’importance de la critique comme outil d’analyse et de résolution de problèmes. Il réfute l’idée que critiquer équivaut à attaquer personnellement. Selon lui, une société sans critique est une société de spectateurs.

 

Ravitaillement en Carburant : Abus et Dysfonctionnements ?

 

Doneng souligne enfin l’injustice dans la distribution de carburant, affirmant avoir constaté une répartition sélective, une pratique qu’il qualifie de “criminelle”. Le débat reste vif, mettant en lumière les tensions au sein du régime et les défis que le pays doit relever pour résoudre sa crise énergétique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Le cri silencieux des écrivains centrafricains : un appel au soutien littéraire sur les réseaux sociaux

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Le cri silencieux des écrivains centrafricains

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les journaux de Centrafrique

 

Bangui, 15 mai 2023 (CNC) —  L’appel des écrivains centrafricains sur les réseaux sociaux est un écho de leur détresse qui résonne dans le vide. Leur cri, métaphore d’un besoin urgent de reconnaissance et d’appréciation, semble être noyé dans le bourdonnement constant de la toile.

 

Un concert d’un musicien centrafricain attire une foule enthousiaste, prête à débourser 10 000 francs CFA pour une entrée. Les Centrafricains se précipitent, avec une ferveur presque palpable, vers la musique qui les fait vibrer. Cependant, lorsqu’un écrivain propose son livre pour seulement 5 000 francs CFA, les mêmes personnes semblent soudainement se désintéresser ou estiment que le prix est prohibitif. La question se pose alors : pourquoi cette disparité ?

 

Laddy, une célèbre artiste, a récemment organisé un spectacle avec un tarif d’entrée fixé à 150 000 francs CFA. Malgré ce prix, qui est bien plus élevé que celui d’un livre, la foule s’est pressée pour acheter des billets. Les selfies pris lors de l’événement ont inondé les réseaux sociaux, les participants voulant montrer qu’ils étaient capables de se permettre ce luxe. Pourtant, les journaux locaux, à seulement 300 francs CFA l’exemplaire, peinent à trouver des acheteurs. La contradiction est frappante et soulève de sérieuses questions sur les valeurs et les priorités des Centrafricains.

 

Cependant, accuser rapidement la France, ou tout autre entité extérieure, de cette situation serait simpliste. La culture littéraire, comme toute autre, ne se développe pas dans l’isolement. Elle nécessite un soutien institutionnel, une éducation appropriée et un environnement qui valorise et encourage la lecture et l’écriture.

 

Ce que ces écrivains crient sur les réseaux sociaux, c’est un appel à l’éveil, à la revalorisation de la littérature dans la société centrafricaine. Ils nous rappellent que les livres, tout comme la musique, sont des moyens essentiels d’expression culturelle. Les livres véhiculent des idées, des valeurs, des rêves et des réalités qui sont tout aussi vitaux pour l’épanouissement d’une société que toute autre forme d’art.

 

Il est donc temps pour la Centrafrique de redécouvrir la richesse de ses lettres, de soutenir ses écrivains et de reconnaître la valeur intrinsèque de la littérature. Car si le cri de ces écrivains reste sans réponse, c’est toute la société centrafricaine qui risque de perdre une partie précieuse de son âme.

 

Par Alain Nzilo

 

 

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La MINUSCA organise un atelier clé pour sensibiliser les institutions républicaines aux droits fondamentaux en RCA

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Bangui, 15 mai 2023 (CNC) — La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a récemment organisé un atelier d’information visant à renforcer les connaissances des représentants des institutions républicaines sur les droits économiques, sociaux et culturels. Cet événement, qui s’est déroulé du 11 au 12 mai, a permis de sensibiliser les participants à l’importance de ces droits fondamentaux pour le développement et le bien-être de la population. En renforçant les capacités des participants, la Minusca joue un rôle crucial dans la promotion de ces droits essentiels en République centrafricaine.

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atelier d’information visant à renforcer les connaissances des représentants des institutions républicaines sur les droits économiques, sociaux et culturels. CopyrightMinusca

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 15 mai 2023

 

Atelier de la MINUSCA pour promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a récemment organisé un atelier d’information sur les droits économiques, sociaux et culturels. Cet événement, qui s’est déroulé du 11 au 12 mai, a réuni 30 représentants des institutions républicaines dans le but de renforcer leurs connaissances et de promouvoir ces droits fondamentaux.

L’atelier a été une initiative importante pour sensibiliser les participants aux droits économiques, sociaux et culturels, qui sont essentiels pour le développement et le bien-être de la population. Les droits économiques comprennent le droit au travail, à un niveau de vie décent, à l’éducation et à la sécurité sociale. Les droits sociaux englobent le droit à la santé, au logement, à l’alimentation et à l’eau potable, tandis que les droits culturels incluent le droit à la participation culturelle et à l’accès aux activités artistiques.

La MINUSCA a joué un rôle crucial en organisant cet atelier afin de renforcer les capacités des représentants des institutions républicaines. En fournissant des informations et des connaissances approfondies sur les droits économiques, sociaux et culturels, la MINUSCA a contribué à accroître la compréhension des participants et à renforcer leur engagement envers la promotion de ces droits au sein de la société centrafricaine.

La promotion des droits économiques, sociaux et culturels revêt une importance capitale pour la stabilité et le développement d’un pays. Lorsque ces droits sont respectés et protégés, les individus ont la possibilité de réaliser leur plein potentiel et de contribuer de manière significative à la croissance économique et sociale de leur pays.

La MINUSCA a souligné l’importance de ces droits en tant que fondements essentiels d’une société inclusive et équitable. En renforçant les connaissances des représentants des institutions républicaines, l’atelier a visé à favoriser la prise de mesures concrètes pour garantir la réalisation de ces droits fondamentaux en République centrafricaine.

Cet atelier de la MINUSCA est une étape positive vers la promotion des droits économiques, sociaux et culturels en République centrafricaine. Il est essentiel de continuer à renforcer les connaissances et la sensibilisation dans ce domaine, afin de créer un environnement propice à la protection et à la réalisation de ces droits pour tous les citoyens.

La MINUSCA, en collaboration avec les institutions républicaines, continue de jouer un rôle crucial dans la promotion des droits fondamentaux et dans la construction d’une société centrée sur le respect de la dignité humaine et la justice sociale en République centrafricaine.

 

 

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Emile Gros Nakombo, un Acteur Politique en Déroute : Entre Diffamation et Condamnation”

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Emile Gros Nakombo, un Acteur Politique en Déroute

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Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

Bangui, 14 mai 2023 (CNC) — Emile Gros Raymond Nakombo, acteur politique central dans la vie de Bangui, a récemment été jugé par le Tribunal correctionnel de Bangui. Connue pour sa gestion controversée des ressources de la ville pendant ses sept années de mandat, Nakombo a été condamné pour diffamation et dénonciation calomnieuse à l’égard de Donatien MALEYOMBO, ministre et chef de cabinet civil à la Présidence de la République, connu pour être un autre mafieux du régime. La sentence : un an de prison avec sursis et une amende de cinq millions de FCFA.

 

Emile Gros Nakombo est un personnage aux multiples facettes : président de la Délégation spéciale de la Ville de Bangui, ancien responsable national de la jeunesse du parti RDC, ancien directeur adjoint de la Banque populaire maroco-centrafricaine, ancien député de Berbérati 1, et malheureusement candidat à l’élection présidentielle de 2011 et 2016. Selon les informations, il aurait payé un groupe de jeunes activistes des médias pour diffamer Maléyombo, avec la promesse de millions si la campagne était menée à bien.

 

Nakombo a déclaré que Maléyombo avait détourné des bus offerts par des partenaires sud-coréens à la mairie de Bangui, qu’il était incompétent et corrompu, et qu’il tentait de déstabiliser la mairie de Bangui. Ces accusations ont déclenché une campagne médiatique contre Maléyombo. Cependant, certains des individus manipulés par Nakombo n’étaient pas convaincus et ont informé Maléyombo, qui a déposé une plainte officielle.

 

Malgré les tentatives de Nakombo pour éviter les audiences, la décision finale est tombée le 3 mai : Nakombo a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de cinq millions de FCFA.

 

La peine peut sembler légère au regard des faits. Nakombo, en tant que figure publique, aurait dû se comporter de manière plus respectueuse, surtout envers un autre membre important de la présidence. En critiquant Maléyombo, il a indirectement critiqué l’autorité présidentielle. De plus, ses accusations contre Maléyombo mettent en danger la présidence, surtout dans un contexte de difficultés nationales.

 

La gestion de Nakombo à la mairie de Bangui a été marquée par des scandales, des accusations de détournement de fonds, des retards de salaire et une mauvaise gestion générale, ce qui a conduit à des appels à son limogeage. Sa condamnation pourrait avoir de sérieuses conséquences politiques. Le président Touadéra devra choisir entre son ami et la République, entre un camarade et l’État. Un choix qui ne devrait pas être difficile.

 

Extraits du verdict du Tribunal correctionnel de Bangui publiés par Cyrus-Emmanuel Sandy , Directeur du quotidien Médias plus : Nakombo et ses complices sont reconnus coupables de diffamation et condamnés à un an de prison avec sursis et à une amende de 50 000 FCFA chacun. Ils ont été condamnés à payer solidairement à Maléyombo la somme de 5 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts.

 

Alain Nzilo

 

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Les mercenaires russes de Wagner diversifient leurs affaires en Centrafrique : des charbons de bois aux « Khanda Ngoundja »

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Les Mercenaires russes de Wagner diversifient leurs affaires en Centrafrique

Rond point de la ville de Boda copyrights CNC
Rond point de la ville de Boda. copyrights CNC

 

Bangui, 14 mai 2023 (CNC) — Les mercenaires du groupe russe Wagner ne cessent de surprendre par leurs activités économiques inattendues en Centrafrique. Après avoir lancé des boutiques mobiles dans leurs véhicules militaires et s’être lancés dans la production et la vente de charbons de bois de cuisine, voilà qu’ils se tournent désormais vers la fabrication et la commercialisation de galettes à base de feuilles de manioc, connus localement sous le nom de « Khanda Ngoundja » ou « galettes de feuilles de manioc ».

 

C’est une centrafricaine qui a révélé cette information sur les réseaux sociaux samedi dernier. Selon elle, les hommes de Wagner se sont lancés dans ce nouveau commerce en vendant ces galettes préparés à partir de feuilles de manioc dans la ville de Boda, située au sud-ouest de la République centrafricaine, dans la préfecture de la Lobaye. En plus de cela, ils produisent également des charbons de bois qu’ils vendent à la population locale, mais qui sont également exportés vers Bangui. Ils proposent également des bouteilles plastiques d’eau vides sur le marché de Boda.

 

Bien que cette information ne soit pas vraiment surprenante, elle met en lumière le fait que les hommes de Wagner sont prêts à s’approprier tous les commerces qui permettent aux citoyens centrafricains les plus démunis de survivre en cette période de crise. On ne peut s’empêcher de se demander quelles activités commerciales resteront à la disposition des Centrafricains dans leur propre pays après cela.

 

La présence de ces mercenaires russes en Centrafrique suscite de nombreuses interrogations et critiques. Leur implication dans des activités commerciales, en plus de leurs activités militaires, soulève des inquiétudes quant à leur influence grandissante dans le pays. Certains se demandent si leur objectif réel n’est pas de contrôler l’économie centrafricaine à leur avantage, au détriment des populations locales déjà fragilisées par la crise.

 

Il est clair que la situation économique précaire de la Centrafrique offre une opportunité aux mercenaires de Wagner de s’imposer dans divers secteurs d’activité. Leur présence et leurs investissements dans ces commerces soulèvent des questions sur la capacité des autorités centrafricaines à protéger les intérêts de leur propre population. Si les petits commerçants locaux se retrouvent évincés de leurs activités économiques traditionnelles, il est à craindre que la dépendance envers les mercenaires de Wagner ne fasse qu’augmenter.

 

Anselme Mbata

 

 

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Rébellion tchadienne en Centrafrique : la COSCIPAC dénonce l’implication de Touadéra et appelle au changement

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Rébellion tchadienne en Centrafrique : la COSCIPAC dénonce l’implication de Touadéra

 

Bangui, 14 mai 2023 (CNC) — La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) exprime son indignation face à l’assassinat de plus de 13 paysans par les rebelles tchadiens installés en Centrafrique, soutenus par Touadéra et formés par les mercenaires de Wagner. Elle exige une enquête internationale et appelle la population à rester mobilisée pour un changement prochain.

Arrivée du gouverneur de Doba au sud du Tchad à Paoua au nord de la Centrafrique
Arrivée du gouverneur de Doba au sud du Tchad à Paoua au nord de la Centrafrique

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le 14 mai 2023

 

Rébellion tchadienne en Centrafrique : la COSCIPAC dénonce l’implication de Touadéra

 

C’est avec une profonde consternation que la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), la Voix des sans-voix, a pris connaissance de l’atroce assassinat de plus de 13 paysans centrafricains. Les auteurs de ce crime odieux ne sont autres que les rebelles tchadiens, hébergés sur notre territoire et soutenus par le démon Faustin-Archange Touadéra. L’attaque a eu lieu au nord de la République centrafricaine, plus précisément dans un village situé à 14 kilomètres de Paoua, dans la préfecture de Ouham-Pendé.

La COSCIPAC condamne avec la plus grande fermeté cette attaque ignoble et terroriste. Elle attribue la responsabilité de ce drame à Touadéra et à ses acolytes de la société militaire privée russe Wagner, qui ont choisi d’offrir une hospitalité particulière à ces bandits terroristes tchadiens.

« Nous tenons à présenter nos sincères condoléances aux familles endeuillées et à partager leur profonde douleur. Nous dénonçons également le silence assourdissant du gouvernement face à ces actes perpétrés par les mercenaires de Wagner sous l’égide de Touadéra. Ce silence est une preuve supplémentaire de la participation directe de Touadéra à ces forfaits ».

 

La COSCIPAC exige l’ouverture d’une enquête sur cette attaque. « Nous accusons la Minusca d’être complice de la souffrance du peuple centrafricain en ne remplissant pas pleinement le mandat qui lui a été conféré par le Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Madame la représentante du secrétaire général des Nations Unies, semble avoir choisi de défendre le pouvoir de Touadéra et de ses complices de Wagner, au détriment du peuple centrafricain.

« Il est évident que Touadéra et ses partenaires ont la volonté de déstabiliser toute la sous-région, en sa qualité de président en exercice de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC ».

La situation est insoutenable. En offrant le territoire centrafricain aux rebelles tchadiens comme base arrière, Touadéra joue un jeu dangereux avec les autorités de N’Djamena.

La COSCIPAC, Voix des sans-voix, appelle à la destitution de Touadéra de son poste de président de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC.

« Nous appelons à une cohésion et une coordination des actions à mener, sans trahison ni hypocrisie ».

« Nous exhortons également les officiers centrafricains à s’organiser pour éliminer ces terroristes tchadiens qui sèment le chaos et la terreur dans le nord du pays.

Enfin, nous lançons un vibrant appel à la population pour rester mobilisée et accueillir favorablement le changement tant attendu qui va s’opérer prochainement. Les jours de Touadéra et de ses diables ».

 

 

Corbeaunews Centrafriquev

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Crise du carburant en Centrafrique : le Front Républicain menace de descendre dans la rue

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Le Front Républicain menace de descendre dans la rue

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Le chef milicien Héritier Doneng lors de présentation de ses vœux de 2023 à son leader le président Faustin Archange Touadera au palais de la Renaissance

 

Bangui, 14 mai 2023 (CNC) — Le chef rebelle Héritier Doneng, à la tête du Front Républicain, a publié un communiqué de presse hier, appelant le gouvernement centrafricain dirigé par le Premier Ministre Félix Moloua à agir de toute urgence face à la pénurie de carburant qui sévit dans le pays depuis plus d’un an. Ce mouvement politique à l’unique tête et connu pour son soutien indéfectible au Président de la République, déplore la situation de la pénurie criarde de carburant et exhorte les autorités à trouver une solution rapide.

 

Le Front Républicain constate avec inquiétude que les stations de vente de carburant sont en proie à une pénurie depuis plus de deux semaines, ce qui a un impact dévastateur sur la vie quotidienne des citoyens centrafricains. Les déplacements professionnels sont entravés, les élèves sont empêchés d’aller à l’école et les conducteurs de taxis, de bus et de motos-taxi sont durement touchés. Cette crise a paralysé les activités de nos compatriotes, ralentissant ainsi l’économie locale et engendrant des souffrances considérables.

Face à cette situation préoccupante, le Front Républicain demande expressément au gouvernement, et en particulier au ministre de l’Énergie hydraulique, de trouver une solution immédiate. Les citoyens ne peuvent plus supporter une telle situation qui les plonge dans une détresse inacceptable.

Si aucune action concrète n’est entreprise dans les plus brefs délais, le Front Républicain n’hésitera pas à réclamer la démission immédiate ou le limogeage sans délai du ministre responsable. Le peuple ne peut pas continuer à souffrir de la sorte, et il est grand temps que des mesures efficaces soient prises pour remédier à cette crise.

Les observateurs soulignent que ce communiqué du Front Républicain met en lumière une réalité préoccupante : la crise du carburant sévit en République centrafricaine depuis plus d’un an, mais elle n’a été officiellement constatée que récemment, il y a seulement deux semaines. Les Centrafricains prennent progressivement conscience de la gravité de la situation et cherchent désormais des responsables à blâmer. Il est regrettable que cette crise ait été ignorée pendant si longtemps, laissant les citoyens souffrir en silence.

 

 

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La Propagande Déguisée : La Dénonciation de Fake News enrobée dans un Communiqué du Front Républicain

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La Propagande Déguisée

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Le chef milicien Héritier Doneng avec les journalistes lors de son point de presse le vendredi 25 novembre 2022 dans la salle du cinéma du stade 20 000 place.

 

Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — Il est des fois où le discours officiel frôle l’absurde, et le dernier communiqué du Front Républicain est un exemple parfait de cette forme de communication, qui tente de se faire passer pour une source d’information fiable alors qu’il est en réalité un outil de manipulation et de La Propagande Déguisée .

 

Ledit communiqué, numéroté 65/23 et daté du 12 mai 2023, est une dénonciation feinte de la Coalition pour le Peuple Centrafricain (CPC), accusée d’être derrière un prétendu massacre dans le Don, au sud du Tchad. Le Front Républicain s’érige en défenseur de l’unité et de la sécurité à la frontière entre le Tchad et la République Centrafricaine, appelant à la répression sévère de la CPC.

 

Cependant, une analyse critique du texte révèle la supercherie. D’emblée, le manque de détails sur le soi-disant massacre est frappant. Combien de personnes ont été tuées ? Où exactement le massacre a-t-il eu lieu ? Qui sont les victimes ? Autant de questions sans réponses. C’est là la première alerte : un vrai communiqué de presse aurait fourni des détails précis pour étayer ses affirmations.

 

Ensuite, le Front Républicain appelle à “l’arrestation immédiate ou la neutralisation” des leaders de la CPC. Ce terme de “neutralisation” est ambigu et pourrait facilement être interprété comme un appel à l’élimination extrajudiciaire. C’est un langage dangereux qui incite à la violence, contraire aux principes de la justice et du droit international.

 

De plus, le communiqué est truffé d’incohérences. D’une part, il loue l’initiative de dialogue entre les autorités du Tchad et de la République Centrafricaine pour améliorer la sécurité aux frontières, et d’autre part, il accuse l’armée française d’un hypothétique plan de déstabilisation du Centrafrique. C’est une contradiction flagrante qui souligne le manque de crédibilité de ce communiqué.

 

Enfin, le communiqué s’achève sur une note de défiance envers les forces françaises présentes aux frontières entre la RCA et le Tchad. Cette accusation gratuite sans preuve ni argument fait écho à une rhétorique anti-occidentale récurrente, souvent utilisée pour détourner l’attention des véritables problèmes internes.

Il est donc clair que ce communiqué du Front Républicain est une construction propagandiste, visant à diaboliser la CPC et à détourner l’attention de la population des problèmes réels. Il est plus que nécessaire de rester vigilant face à de telles tentatives de manipulation de l’information, qui ne font qu’exacerber les tensions et entraver les efforts de paix.

 

 

 

Rédigé par Alain Nzilo

 

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Les commerçants centrafricains se rebellent contre les exactions de Wagner, le groupe paramilitaire russe

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Centrafrique-bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — Les commerçants centrafricains expriment leur indignation face aux actes de racket, de violences et d’enlèvements perpétrés par les mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner. La réouverture des boutiques dans le centre commercial de PK5, à Bangui, témoigne d’une tentative de reprise économique, mais les commerçants restent méfiants et redoutent les représailles. Les demandes de justice et la fin des assassinats extrajudiciaires sont au cœur de leurs revendications. (Source: DW – 12/05/2023)

marché du PK5 sur avenue koudoukou devant ABC direction rondpoint bon le 15 mai 2020
Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC

 

 

Les commerçants centrafricains exaspérés par les agissements de Wagner

 

Dans un récent article publié par DW le 12 mai 2023, il est rapporté que de nombreux commerçants en Centrafrique se sentent victimes de vols, de violences et d’enlèvements perpétrés par les mercenaires du groupe paramilitaire russe connu sous le nom de Wagner.

Malgré ces difficultés, les activités économiques ont repris dans le centre commercial du PK5 à Bangui, la capitale centrafricaine. Certains commerçants avaient précédemment fermé leurs boutiques en signe de protestation contre le racket, les violences et les enlèvements commis par les Mercenaires russes du groupe Wagner.

Un commerçant du PK5 raconte : “Ce n’est pas sans raison que les commerçants ont décidé de fermer leurs boutiques. Depuis près d’un mois, nous subissons des exactions de la part des éléments de Wagner qui viennent nous kidnapper et nous torturer pendant la nuit. Le dernier incident qui nous a poussés à ne pas rouvrir nos magasins est le cas de mon oncle, enlevé tard dans la nuit et torturé. Aujourd’hui, il se bat pour sa vie.”

Dans plusieurs villes centrafricaines, les commerçants font face à des violences récurrentes de la part des mercenaires du groupe Wagner, qui s’emparent de leurs marchandises au nom de l’effort de guerre.

Face à cette situation alarmante, le gouvernement centrafricain a pris l’initiative de mener une médiation en dépêchant une délégation ministérielle ainsi que le représentant du groupe Wagner pour discuter avec les commerçants.

Karl Blagué, coordinateur national du G16, un groupe de la société civile opposé à un troisième mandat du président Faustin-Archange Touadéra, exprime son inquiétude : “Les mercenaires de Wagner ont une réputation désastreuse en raison des nombreuses atrocités qu’ils ont commises contre les populations civiles. Le PK5 est l’un des moteurs de l’économie centrafricaine. Ce genre de comportement risque de semer le trouble et de provoquer des divisions intercommunautaires. Wagner reçoit chaque semaine 400 millions de francs CFA pour couvrir ses dépenses en carburant et en nourriture, alors que certains hôpitaux ne sont pas équipés. Cela n’est pas normal. La justice doit être rendue.”

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 13 mai 2023

 

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Centrafrique : Les mercenaires russes contrôlent désormais la base Mpoko cédée par l’armée française aux FACA

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Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — Une nouvelle escalade se produit en République centrafricaine alors que les mercenaires russes de Wagner hissent leur drapeau sur une base militaire qui était auparavant sous le contrôle de l’armée française. Cette action souligne l’expansion sans précédent de l’influence de Wagner en RCA, suscitant des craintes quant à la souveraineté du pays.

Un char russe dans les rues de Bangui   @ Camille Laffont/AFP/Getty
Un char russe dans les rues de Bangui   @ Camille Laffont/AFP/Getty /

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 13 mai 2023

 

Les mercenaires de Wagner contrôlent désormais toutes les bases militaires centrafricaines

 

La Situation en République centrafricaine (RCA) prend une tournure inquiétante alors que les Mercenaires russes de la société Wagner continuent d’étendre leur emprise sur le pays. Ces derniers mois, ils ont progressivement pris le contrôle de diverses ressources et bases militaires, signalant ainsi leur volonté d’exercer un pouvoir croissant sur le territoire centrafricain.

 

Tout a commencé avec la transformation de l’ancien palais de l’empereur Bokassa en une base militaire utilisée par les mercenaires de Wagner. Cette base a ensuite servi de point de départ pour leurs opérations dans le pays. Les ressources minières, l’exploitation forestière, les services douaniers, l’exportation de produits tels que le café et le bétail ont tous été soumis à leur contrôle. Les mercenaires de Wagner ont étendu leur emprise sur ces secteurs vitaux de l’économie centrafricaine, mettant ainsi en péril la souveraineté nationale.

Le 9 mai 2023, les russes du groupe Wagner ont hissé l’étendard de la victoire à la place du drapeau français sur la base Mpoko récemment cédée par l’armée française à l’armée nationale centrafricaine
Le 9 mai 2023, les russes du groupe Wagner ont hissé l’étendard de la victoire à la place du drapeau français sur la base Mpoko récemment cédée par l’armée française à l’armée nationale centrafricaine

 

La dernière avancée de Wagner a été l’occupation complète des différentes bases militaires de l’armée nationale. Le camp Kassaï, situé dans la préfecture de la Lobaye, est désormais utilisé par Wagner pour stocker du bois provenant de leurs activités d’exploitation forestière. Le camp De Roux, quant à lui, est utilisé depuis plusieurs années par ce groupe pour ses activités de torture de la population centrafricaine. Et enfin, le camp Mpoko, récemment cédé par l’armée française à l’armée centrafricaine, a également été pris d’assaut par les mercenaires russes. Ils ont remplacé le drapeau français par leur propre étendard, affichant ainsi leur domination sur cette base stratégique.

 

La prise de contrôle des bases militaires centrafricaines par les mercenaires de Wagner soulève de sérieuses préoccupations quant à l’avenir du pays. La population centrafricaine est déjà victime de violences et d’instabilité depuis de nombreuses années, et l’implication croissante de ces mercenaires russes ne fait qu’aggraver la situation. Leur présence dans le pays menace la sécurité nationale, ainsi que les droits et le bien-être des citoyens centrafricains.

 

 

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L’inaction des services de secours met en danger la vie des citoyens centrafricains

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Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — Les habitants de Bangui vivent dans une angoisse constante, car les services de secours, tels que les sapeurs-pompiers, la police et la gendarmerie, ne peuvent plus répondre efficacement aux appels d’urgence. Leur excuse ? Le manque de carburant. Un problème persistant depuis cinq ans. Cette négligence met en danger la sécurité des citoyens, qui se retrouvent sans protection adéquate dans leur propre capitale.

Centrafrique.org/Centrafrique-les-sapeurs-pompiers-une-activite-quasiment-non-operationnelle-a-bangui/les-sapeurs-pompiers-tentant-de-maitriser-le-feu-a-bangui-capitale-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-56968″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats du feu tentant de maîtriser un incendie au centre-ville de Bangui en janvier 2019
Des soldats du feu tentant de maîtriser un incendie au centre-ville de Bangui en janvier 2019. CopyrightRNL

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 13 mai 2023

 

Le soi-disant manque de carburant paralyse les services de secours à Bangui

 

La situation à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, est alarmante. Depuis un certain temps, les services de secours, tels que les sapeurs-pompiers, la police et la gendarmerie, ne peuvent plus intervenir efficacement dans les quartiers en cas d’urgence. Le manque de carburant est devenu le prétexte principal de leur inaction, mettant ainsi en danger la vie des citoyens et la sécurité de leurs biens. Cette problématique, qui persiste depuis plus de cinq ans, soulève des préoccupations quant à la capacité du gouvernement à assurer la sécurité de la population.

 

Un cri de détresse : l’histoire d’une nuit tragique

 

Dans la nuit du vendredi 12 mai 2023, un incendie s’est déclaré dans le quartier Sapéké 3 à Bangui. Les flammes ont rapidement envahi la maison d’une vendeuse qui était malheureusement piégée à l’intérieur. Les voisins, impuissants face à l’ampleur du brasier, ont immédiatement contacté les services de protection civile, mais leur appel est resté sans réponse. Désemparés, ils se sont rendus au service des sapeurs-pompiers, qui leur ont annoncé qu’ils étaient à court de carburant. Même réponse du côté de la Croix-Rouge de Kilomètres 5. Tristement, la dame a péri dans les flammes, sa maison réduite en cendres.

 

Un constat alarmant : l’absence de protection civile

 

Le manque de carburant est un problème récurrent en République centrafricaine depuis plus de deux ans, mais les arguments avancés par les sapeurs-pompiers, la police et la gendarmerie datent de plus de cinq ans. Cette situation révèle un dysfonctionnement structurel dans la gestion des services d’urgence et de sécurité du pays. Les citoyens sont laissés sans protection adéquate, vivant dans la peur constante d’incidents graves, sans pouvoir compter sur les autorités pour assurer leur sécurité.

 

Impact sur d’autres services de sécurité :

 

Ce manque de carburant n’affecte pas seulement les sapeurs-pompiers, mais également les gendarmes et les policiers. En cas d’agression ou de besoin de protection, ils ne sont plus en mesure de répondre efficacement aux appels de détresse. Le prétexte du manque de carburant est devenu une réponse standard, répétée inlassablement depuis des années. Les citoyens se retrouvent ainsi livrés à eux-mêmes, sans protection ni assistance des autorités censées les protéger.

 

Une responsabilité gouvernementale

 

La situation actuelle soulève des questions quant à la responsabilité du gouvernement dans la gestion des services de secours et de sécurité. Il est de son devoir de fournir les ressources nécessaires pour que les sapeurs-pompiers, la police et la gendarmerie puissent remplir leurs missions fondamentales. Les pénuries de carburant ne peuvent pas servir de prétexte.

 

 

Corbeaunews Centrafriquev

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Le cri de détresse de Maître Crépin Mboli-Goumba face à la gouvernance et aux souffrances du peuple centrafricain

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Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — Dans un tweet récemment publié, Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) et président du parti PATRIE, exprime son profond désarroi face à la situation actuelle de son pays. Ce message poignant reflète à la fois sa préoccupation quant à la mauvaise gouvernance qui prévaut et l’impuissance ressentie par le peuple face à des dirigeants qui qualifient les souffrances du peuple de “progrès”.

Centrafrique.org/maitre-crepin-mboli-goumba-la-nation-est-occupee/maitre-crepin-mboli-goumba-2/” rel=”attachment wp-att-41356″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/10/maitre-crepin-mboli-goumba-450×300.jpg” alt=”maitre crepin mboli goumba” width=”450″ height=”300″ />
Maître Crepin Mboli-Goumba

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 13 mai 2023

 

Le cri de détresse de Maître Crépin Mboli-Goumba : Le peuple courbé sous les souffrances, les dirigeants applaudissent

 

Dans un tweet empreint de désespoir, Maître Crépin Mboli-Goumba, figure politique éminente, lance un appel criant à la conscience collective. Il met en lumière la mauvaise gouvernance qui règne et l’impuissance du peuple centrafricain face à la souffrance. Un appel urgent à un changement radical pour placer l’intérêt général au-dessus des intérêts personnels et mettre fin à cette réalité déchirante.

Maître Crépin Mboli-Goumba commence par souligner que la mauvaise gouvernance est devenue un mode de gestion récurrent dans son pays. Cette déclaration révèle une préoccupation profonde pour la façon dont les affaires publiques sont actuellement gérées, suggérant que les intérêts personnels semblent prévaloir sur l’intérêt général. La mauvaise gouvernance est un fléau qui mine la stabilité économique et sociale d’un pays, créant des disparités et favorisant l’injustice. Le fait que cela soit érigé en mode de gestion démontre l’ampleur du défi auquel est confronté le pays de Maître Crépin Mboli-Goumba, la République centrafricaine.

Cependant, ce qui le trouble encore plus, c’est le spectacle du peuple centrafricain courbé sous le poids des souffrances et des privations, dans une situation d’impuissance totale. Il est particulièrement frappé par l’image de la population subissant les viols et les privations, le tout accompagné des applaudissements de dirigeants centrafricains qui osent qualifier cela de “progrès”. Cette description poignante met en évidence une réalité déchirante où les droits fondamentaux de la population centrafricaine sont bafoués, et où les dirigeants semblent indifférents à la souffrance et à la détresse du peuple qu’ils sont censés servir.

Le tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba est un appel à la conscience collective, visant à attirer l’attention sur les maux qui affligent la RCA et à susciter une prise de conscience générale. Il souligne l’urgence d’un changement radical dans la manière dont les affaires publiques sont menées, mettant l’accent sur la nécessité de placer l’intérêt général au-dessus des intérêts personnels. Il est essentiel que les dirigeants centrafricains se souviennent de leur devoir de servir et de protéger le peuple, et de veiller à ce que les droits fondamentaux de chaque individu soient respectés.

En exprimant son désarroi de manière publique, Maître Crépin Mboli-Goumba montre son engagement envers son pays et son peuple. Il refuse de rester silencieux face à l’injustice et à l’oppression, en espérant susciter une réaction collective et une mobilisation pour un changement positif.

 

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La Centrafrique paralysée par la pénurie de carburant : un pays en mode avion

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Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — La capitale centrafricaine, Bangui, traverse une crise sans précédente depuis deux semaine, plongeant le pays dans une situation d’immobilité et de silence. La crise, la pénurie de carburant qui sévit actuellement a engendré une paralysie des activités, privant les habitants de la capitale centrafricaine du mouvement et de la liberté de circuler.

Centrafrique.org/la-Centrafrique-un-pays-unique-sur-la-planete-le-gouvernement-a-decide-une-hausse-terrible-des-prix-de-carburant-a-la-pompe/vente-de-carburant-a-la-sauvette-devant-une-station-service-fermee-a-bangui-le-16-octobre-2022-afp-barbara-debout/” rel=”attachment wp-att-61889″ data-wpel-link=”internal”>Vente de carburant à la sauvette devant une station-service fermée, à Bangui le 16 octobre 2022 AFP - Barbara DEBOUT
Vente de carburant à la sauvette devant une station-service fermée, à Bangui le 16 octobre 2022 AFP – Barbara DEBOUT

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 13 mai 2023

 

Pénurie de carburant en Centrafrique : Un pays paralysé et en mode avion

 

Depuis plusieurs jours, les stations-service officielles de Bangui sont à sec, laissant les automobilistes et les motocyclistes désespérés. Les véhicules sont abandonnés devant les pompes, sans espoir d’être alimentés en carburant. Les témoignages des résidents de la capitale témoignent de l’ampleur de la crise.

Un fonctionnaire relate : « Depuis samedi dernier, toutes les stations-service officielles ne fonctionnent plus. Des gens ont même laissé leur véhicule dormir devant les pompes, mais n’ont pas eu malheureusement de carburant. D’autres insistent toujours et laissent leurs véhicules sur place ».

La flambée des prix sur le marché noir témoigne de la gravité de la situation. Un motocycliste affirme : « J’ai payé avant-hier un litre de carburant chez les contrebandiers à 2000 francs CFA. Hier je l’ai payé à 2300 francs CFA. Aujourd’hui, c’est finalement à 2500 francs CFA le litre ». Cette augmentation rapide des prix met à mal le pouvoir d’achat des citoyens centrafricains, rendant les déplacements de plus en plus difficiles et coûteux.

Les conséquences de cette pénurie de carburant se font ressentir dans tous les aspects de la vie quotidienne. Les étudiants sont particulièrement touchés, avec une augmentation drastique du prix des transports en commun. « Le prix du transport augmente. Le taxi-moto, avant c’était 500 francs CFA pour aller au centre-ville. Mais maintenant, c’est à 1500, voire 2000 francs CFA aller simple », témoigne un étudiant.

Face à cette situation critique, la population centrafricaine exprime sa frustration et son désespoir. Un citoyen lambda déclare : « Pour moi, je pense que les gens qui devraient venir vivre dans ce pays sont ailleurs. Peut-être qu’ils sont en route pour venir. C’est ça le pays que les dirigeants et leurs partisans crient partout qu’il se développe. Il est à sec en ce moment. Il fonctionne en mode avion. Les gens bougent timidement. Les véhicules circulent une fois chaque 30 minutes. Ce n’est plus un pays », assure-t-il, exprimant le sentiment d’abandon ressenti par de nombreux Centrafricains.

La population est également frustrée par la réalité contrastée entre les dirigeants politiques et la situation dans laquelle se trouve le pays. Un employé de la Télécel déclare : « Le pays est à sec, et le Président de la République, de son côté, circule tranquillement avec des sirènes dans le escorte. Même cas pour le premier ministre. Ils ont trop menti au peuple centrafricain, mais maintenant ils n’ont plus d’argument à donner au peuple ».

 

 

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RCA : Rompre avec l’attitude de rejet des responsabilités pour un avenir de paix et de développement

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Bangui, 13 mai 2023 (CNC) — Dans une analyse poignante, le Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes Chercheurs de Centrafrique (CEJACC),  met en lumière l’attitude de rejet des responsabilités qui a prévalu en République centrafricaine (RCA), empêchant les Centrafricains de prendre conscience des véritables enjeux internes pour la paix et le développement. Cet article appelle à une rupture avec cette attitude égoïste, mettant en avant l’importance d’une réflexion collective et d’une prise de conscience pour un avenir meilleur.

meeting des partisans du Président Touadera au rondpoint zero du centre-ville de la capitale centrafricaine Bangui
meeting des partisans du Président Touadera au rondpoint zero du centre-ville de la capitale centrafricaine Bangui

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 13 mai 2023

 

Les enjeux de la paix et du développement en République centrafricaine

 

La République centrafricaine (RCA) fait face à de nombreux défis en matière de paix et de développement depuis son indépendance il y a 63 ans. Malheureusement, le bilan est mitigé et alarmant, marqué par une absence quasi-totale de paix et un niveau de développement socio-économique très bas. Dans cette analyse rédigée par le Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), les enjeux majeurs qui entravent la progression du pays sont abordés.

 

Le piège de la recherche de boucs émissaires

 

Les Centrafricains se questionnent sur les raisons pour lesquelles leur pays a pris le contre-sens par rapport à d’autres nations de la sous-région qui ont obtenu leur indépendance à la même époque. Trop souvent, ils ont tendance à blâmer des pays tiers tels que la France et le Tchad, ainsi que des factions internes pour leurs échecs. Toutefois, il est important de souligner que depuis longtemps, la RCA est dirigée par des Centrafricains, avec des lois votées et appliquées par eux-mêmes, des ressources naturelles gérées par eux-mêmes, et ainsi de suite.

L’attitude de rejet des responsabilités sur autrui a prévalu en RCA, empêchant ainsi les Centrafricains de prendre conscience des enjeux nécessaires pour le succès de la paix et du développement. Par exemple, comparativement au Tchad qui a connu des difficultés similaires, voire plus grandes, ce pays a réussi à faire progresser son développement et à exploiter ses ressources, notamment le pétrole. Il est donc essentiel de rompre avec cette attitude égoïste et de se concentrer sur les véritables enjeux internes.

 

Des accusations injustes et une réflexion collective nécessaire

 

Cette attitude de rejet des responsabilités a également conduit à des accusations injustes envers des personnes issues du même cercle culturel que les dirigeants, ignorant souvent que ces personnes vivent également dans la pauvreté. L’analyse appelle ainsi à une réflexion collective et à un examen de conscience pour mettre fin à ces dérives qui ont des conséquences néfastes pour le peuple et la nation.

 

 

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Centrafrique : Arrestation de deux rebelles tchadiens au nord de la RCA par l’armée tchadienne

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Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — Deux rebelles tchadiens ont été appréhendés par les forces militaires tchadiennes dans le nord de la République centrafricaine. Formés et équipés sur le sol centrafricain par les Mercenaires russes du groupe Wagner, leur capture met en évidence les défis de la présence de groupes armés transfrontaliers et soulève des questions sur la coopération sécuritaire dans la région.

Centrafrique.org/dangereux-incident-entre-le-tchad-et-la-Centrafrique-deux-soldats-faca-et-3-civils-arretes/des-militaires-tchadiens/” rel=”attachment wp-att-61729″ data-wpel-link=”internal”>Des militaires tchadiens à l'arrière d'un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020
Des militaires tchadiens à l’arrière d’un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020. PHOTO AFP

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Deux rebelle tchadiens capturés par les militaires tchadiens au nord-ouest de la Centrafrique

 

Deux  rebelles tchadiens ont été appréhendés par les militaires tchadiens au nord de la République centrafricaine. Ces deux individus, équipés et formés sur le sol centrafricain avec des milliers d’autres par les mercenaires russes du groupe Wagner, ont été capturés par les forces de défense de l’armée tchadienne mercredi près de Bemal, en territoire centrafricain.

 

Les circonstances précises de l’arrestation de ces deux présumés rebelles tchadiens demeurent inconnues, mais leur présence à bord d’un véhicule de l’armée tchadienne, escortant le gouverneur de Doba à son arrivée à Paoua mercredi, a incité les autorités préfectorales centrafricaines à plaider en leur faveur auprès de leurs homologues tchadiens.

 

Les autorités de Lim-Pendé, dans le nord-ouest de la Centrafrique, craignent pour la vie de ces deux individus. Dans cette optique, il est essentiel que les militaires tchadiens les laissent à Paoua, sous la surveillance de leurs collègues de la gendarmerie centrafricaine, et que le lendemain, les forces de défense centrafricaines les ramènent dans le sud du Tchad. Les autorités tchadiennes n’ont pas refusé cette proposition, et les deux présumés rebelles ont été placés en garde à vue à la gendarmerie de Paoua.

 

Finalement, ce jeudi 11 mai 2023, les forces de défense centrafricaines les ont accompagnés jusqu’à la frontière tchadienne, où ils ont été officiellement remis aux autorités tchadiennes.

 

Il convient de rappeler que la présence des rebelles tchadiens dans le nord de la RCA avait été signalée pour la première fois par notre organe de presse l’année dernière, mais le gouvernement centrafricain avait catégoriquement nié cette présence sur le sol centrafricain. Cependant, ils ont bel et bien été identifiés dans les préfectures de la Vakaga et de Lim-Pendé depuis le début de l’année 2022.

 

 

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Les enjeux sécuritaires se renforcent : Une délégation tchadienne à Paoua pour contrer les rebelles

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Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — Une forte délégation tchadienne, accompagnée de véhicules militaires lourdement armés, est arrivée à Paoua, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Cette arrivée survient dans un contexte de tensions à la frontière entre les deux pays, exacerbées par la présence menaçante de rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Alors que le ministre de la défense tchadien évoque la possibilité de franchir la frontière pour pourchasser ces rebelles jusqu’à la capitale centrafricaine, les motivations de cette délégation restent floues. Mais un communiqué du ministre de l’Administration du Territoire du Tchad annonce une incursion des militaires tchadiens en Centrafrique. Cependant, il est essentiel de trouver une solution pacifique, notamment, la dissolution de la rébellion tchadienne en formation en Centrafrique, pour éviter une escalade de la violence dans la région.

Arrivée du gouverneur de Doba au sud du Tchad à Paoua au nord de la Centrafrique
Arrivée du gouverneur de Doba au sud du Tchad à Paoua au nord de la Centrafrique

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Arrivée d’une forte délégation tchadienne à Paoua : Une mission de coopération transfrontalière ou une escalade de la crise ?

 

Mercredi, 10 mai 2023, une imposante délégation tchadienne conduite par le Gouverneur de Doba (sud du Tchad) est arrivée à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, située au nord-ouest de la République centrafricaine. Cette délégation, a effectué un trajet par voie terrestre et était escortée par 8 véhicules militaires fortement armés, dont 2 stationnés à Bemal, et 6 venus à Paoua. Cette arrivée survient dans un contexte de tension extrême à la frontière entre les deux pays, marquée par la présence menaçante de rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Le ministre de la défense tchadien a même récemment émis des menaces de franchir la frontière afin de pourchasser ces rebelles jusqu’à la capitale centrafricaine.

Il est intéressant de noter que cette délégation tchadienne n’est pas la première à se rendre à Paoua. En effet, une autre délégation tchadienne était déjà présente dans la région, avec au moins 22 véhicules militaires, avant-hier, mardi, pour des rencontres avec les autorités militaires et préfectorales centrafricaines. Cela soulève des interrogations quant à la nature de ces rencontres et à l’objectif de la présence répétée de délégations tchadiennes sur le sol centrafricain .

Une hypothèse plausible est que ces rencontres pourraient être liées à la décision de mener une opération conjointe contre les rebelles tchadiens qui se trouvent sur le territoire centrafricain. La présence militaire tchadienne renforcée à Paoua, accompagnée d’une escorte armée, pourrait indiquer une volonté d’action coordonnée entre les deux pays pour mettre fin à la menace rebelle. Cependant, il convient de noter que ces informations n’ont pas été officiellement confirmées et qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives.

L’arrivée de cette délégation tchadienne à Paoua témoigne néanmoins de l’urgence de la situation sécuritaire dans la région. La menace que représentent les rebelles tchadiens a provoqué une réaction forte de la part du gouvernement tchadien, qui semble déterminé à prendre des mesures pour garantir la sécurité de ses citoyens et prévenir toute infiltration de rebelles sur son territoire. La République centrafricaine, de son côté, est confrontée à un défi majeur en matière de sécurité et pourrait bénéficier d’une coopération renforcée avec le Tchad pour contrer cette menace.

 

Une mesure d’incursion des militaires tchadiens sur le sol centrafricain prise

 

Suite à cette reconcentre, le ministre tchadien de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Bonne gouvernance, Limane Mahamat, a rendu public un communiqué le 11 mai pour annoncer l’application effective désormais des mesures annoncées par son collègue de la Défende:

” A la suite de ces actes de désolation répétitifs conçus, planifiés et mis en exécution par des bandits dont sont victimes nos laboureuses populations, de fermes instructions ont été données aux autorités administratives et aux Forces de Défense et de Sécurité, de poursuite désormais les bandits qui oseraient franchir nos frontières communes avec la RCA, pour venir perpétrer des exactions et ce, jusque dans les sanctuaires en territoire centrafricain, afin de les appréhender et de les confier à la justice”

Pour un officier FACA, contacté par la Rédaction, le gouvernement tchadien a déjà pris toutes les mesures nécessaires qui s’imposent et a envoyé juste le gouverneur de Doba de venir annoncer l’ouverture d’une attaque imminente contre les rebelles tchadiens en formation sur le sol centrafricain.

A suivre……

 

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Assassinat de 9  réfugiés centrafricains au Tchad : Le tragique sort des victimes de la complicité entre rebelles tchadiens et mercenaires russes

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Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — Au sud du Tchad, les réfugiés centrafricains sont confrontés à une vague d’attaques meurtrières perpétrées par les rebelles tchadiens, formés et équipés par les mercenaires russes de la société Wagner en Centrafrique. Environ neuf ressortissants centrafricains, principalement de confession musulmane, ont été lâchement assassinés. Ces actes de violence ciblent spécifiquement ces réfugiés qui sont pris au piège entre les conflits en cours en République centrafricaine et les opérations menées par les rebelles tchadiens.

Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain
Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Les réfugiés centrafricains au Tchad, cibles des rebelles tchadiens formés par les mercenaires de Wagner en RCA

 

Au cours des deux derniers mois, environ neuf ressortissants centrafricains, vivant dans des camps de réfugiés situés au sud du Tchad, ont été lâchement assassinés par des rebelles tchadiens formés par les mercenaires russes de la société Wagner et qui opèrent en République centrafricaine. Plusieurs sources interrogées par la Rédaction du CNC affirment que ces attaques visent principalement les Centrafricains de confession musulmane, et que les rebelles tchadiens agissent selon les méthodes des miliciens Anti-Balaka.

 

Une formation et un soutien russes

 

Il convient de rappeler que ces rebelles tchadiens sont formés et équipés par les mercenaires russes de la société Wagner, en collaboration avec les autorités centrafricaines. Ils sont basés et entraînés dans le nord de la République centrafricaine, plus précisément dans la préfecture de Lim-Pendé, et plus particulièrement dans le village de Bémbéré, situé à environ 55 kilomètres au nord de Paoua.

 

Des incursions meurtrières

 

Ces rebelles, qui sont plusieurs milliers de jeunes Tchadiens, effectuent régulièrement des incursions sur le territoire tchadien pour mener des opérations, principalement contre les éleveurs Peuls qui ne sont autres que des jeunes Centrafricains réfugiés dans des camps de déplacés au sud du Tchad. Le cas le plus récent est l’assassinat de 3 jeunes Peuls centrafricains dans la brousse du village de Bekan, à l’extrême sud du Tchad.

 

Des victimes sans défense

 

Interrogé à ce sujet, un déplacé centrafricain affirme que la plupart des jeunes victimes ont moins de 20 ans.

“Ce sont de jeunes déplacés Peuls qui se trouvent ici dans le camp des déplacés au sud du Tchad. Ils passent leurs journées sans rien faire. C’est pourquoi ils ont décidé de trouver des petits emplois chez les grands éleveurs tchadiens, en s’occupant de leurs troupeaux pour seulement 15 000 francs CFA par mois. Pour une maigre somme, ils ont été tués en vain”, déclare notre interlocuteur dans le camp de déplacés de Dosseye, situé à 37 km de Goré, au sud du Tchad.

 

Une situation alarmante

 

Selon lui, ces rebelles tchadiens leur ont promis de mener prochainement des opérations dans les camps de déplacés.

“Je suis chrétien. Je sais que moi et ma famille nous ne sommes pas leur cible prioritaire. Mais les balles ne font pas de distinction entre chrétiens et musulmans. Elles tuent n’importe qui”, ajoute-t-il.

Il est important de souligner qu’il existe différents camps de réfugiés centrafricains dans le sud du Tchad. On peut citer par exemple ceux de Dosseye, de D’amboko, de Gondjé, sans oublier les Sites des réfugiés Centrafricains du côté Mbaïbokoum comme ceux de Diba 1, Vom et Diba 2

 

 

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Dictature imminente en RCA : mise en place d’un service de renseignement au service des Wagner à Bria

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Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — Une nouvelle préoccupation émerge en République centrafricaine alors qu’un service secret de renseignement, sous l’influence des Mercenaires russes de la société Wagner, a été mis en place à Bria. Initié par le ministre chef rebelle Hassan Bouba, cette décision soulève des inquiétudes quant à l’établissement d’une possible dictature où la pensée unique règne. De plus, une marche de soutien à Wagner a eu lieu récemment, suscitant des interrogations quant à la démocratie et à la sécurité de la population locale. Cet article examine de plus près ces développements préoccupants et leurs implications pour le pays.

La marche de la population musulmane de Bria organisée par le ministère Hassan Bouba en soutien aux mercenaires de Wagner avril 2023
La marche de la population musulmane de Bria organisée par le ministère Hassan Bouba en soutien aux mercenaires de Wagner avril 2023

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Un service de renseignement au service des Wagner mis en place par Hassan Bouba à Bria

 

Lors de sa récente visite à Bria, Hassan Bouba, ministre en chef rebelle devenu très riche grâce à sa collaboration avec les mercenaires de Wagner, a pris une initiative sans précédent en instaurant un service secret de renseignement au service du pouvoir et de la société russe Wagner. Cette décision marque un tournant majeur dans l’histoire récente du pays, avec des conséquences potentiellement graves pour la démocratie et les droits de l’homme en République centrafricaine.

Marche de soutien à la Russie et aux mercenaires de Wagner par la population musulmane de Bria avec les drapeaux de la Russie organisée par le ministre chef rebelle Hassan Bouba
Marche de soutien à la Russie et aux mercenaires de Wagner par la population musulmane de Bria avec les drapeaux de la Russie organisée par le ministre chef rebelle Hassan Bouba

 

La montée en puissance de Wagner et de ses alliés du pouvoir

 

Lors de son déplacement le mois dernier à Bria, Hassan Bouba a été accueilli comme un chef d’État, signe de la reconnaissance croissante dont il jouit grâce à sa collaboration avec Wagner. Afin de soutenir les mercenaires russes et dénoncer les prétendues manœuvres des États-Unis visant à les évincer du pays, Bouba a organisé une marche de soutien qui a rassemblé plusieurs dizaines de personnes, majoritairement musulmanes. Cette mobilisation populaire souligne l’attrait grandissant qu’exerce Wagner auprès de certaines communautés.

 

La marche de soutien et les revendications affichées

 

La marche s’est déroulée le 22 avril 2023, alors que des rumeurs circulaient selon lesquelles les mercenaires de Wagner allaient quitter la ville de Bria. Les manifestants ont parcouru les rues en chantant des chansons, en brandissant des banderoles et des drapeaux proclamant leur soutien à Wagner et à la Russie. Les slogans tels que “Les Musulmans de la RCA aiment Wagner” ou “Vive la République centrafricaine, vive les alliés Russes” étaient visibles partout. Un mémorandum a également été remis aux autorités locales pour exprimer leur gratitude envers les alliés russes.

 

La mise en place d’un réseau de renseignement et de répression

 

Avant de quitter Bria, Hassan Bouba a tenu une réunion secrète avec des jeunes de la ville, au cours de laquelle il a mis en place une équipe chargée de recueillir des informations compromettantes sur le Président de la République et les mercenaires de Wagner. Cette équipe aura également pour mission de réprimer toute critique à l’égard du Président et de Wagner, ainsi que de surveiller ceux qui fournissent des informations aux médias étrangers et à Corbeaunews, un média indépendant national.

 

Une menace pour la démocratie

 

Cette approche autoritaire du régime, favorisée par la collaboration avec les mercenaires de Wagner, est profondément préoccupante pour la population de Bria. Elle remet en question les principes démocratiques et risque de plonger le pays dans une dictature où la liberté d’expression et les droits fondamentaux seraient bafoués. La population centrafricaine doit rester vigilante face à cette situation alarmante qui menace ses fondements démocratiques.

 

 

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La désinformation et la manipulation atteignent de nouveaux sommets avec Wagner

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Les fake news de Wagner

 

Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — La République centrafricaine est confrontée à une vague de désinformation sans précédent, alimentée par la société de mercenariat Wagner. De la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux à l’implication des conseillers présidentiels, cette stratégie de manipulation sape la confiance de la population et compromet la stabilité du pays. Cet article met en lumière les conséquences dévastatrices de la désinformation de Wagner et appelle à une action pour contrer cette menace grandissante.

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Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Les fake news de Wagner : un fléau qui menace la République centrafricaine

 

La désinformation et la manipulation de l’opinion publique sont des fléaux qui peuvent causer de graves conséquences sociales et politiques. Un exemple inquiétant de cette pratique est observé en République centrafricaine (RCA), où la société de mercenariat Wagner semble passer à la vitesse supérieure en propageant des fake news à grande échelle. Cette stratégie de désinformation risque de plonger tout le pays dans un état de mythomanie généralisée, remettant en question la confiance envers les sources d’information. Cet article se penchera sur les récentes activités de Wagner en RCA et soulignera l’importance de lutter contre la désinformation.

 

L’influence grandissante de Wagner

 

La situation en RCA est devenue alarmante alors que le régime de Bangui commence à emboîter le pas à Wagner dans sa propagande mensongère. À titre d’exemple, prenons le cas de Tiringoulou, où Wagner et sa cellule de communication, animée par des trolls, inondent les réseaux sociaux de fake news prétendant qu’au moins 100 rebelles ont été tués par les mercenaires de Wagner et les soldats FACA. Ce mensonge a même été relayé par des conseillers du Président de la République et des membres du gouvernement. La RCA est clairement malade.

 

La diffusion de fausses informations 

 

Le service de propagande de Wagner ne s’arrête pas là et continue de propager de fausses informations. Ils affirment, par exemple, qu’un combat a eu lieu récemment entre les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes d’une part, et la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) de l’autre. Selon eux, ce combat aurait permis de reprendre le contrôle de la ville de Tiringoulou, causant la mort de plus de cent personnes, dont deux mercenaires français et deux généraux de la Séléka/CPC, ainsi que de nombreux blessés. Des informations non confirmées prétendent également qu’Ali Darassa, un chef rebelle, aurait été transféré d’urgence à Ndjamena pour y recevoir des soins appropriés.

 

Les conséquences sur la société centrafricaine

 

Il est profondément préoccupant de constater à quel point Wagner et ses agents semblent dépourvus de scrupules. Ils exploitent la situation précaire de la population centrafricaine, dont plus de la moitié est analphabète, afin de propager leurs mensonges. Cependant, ils commettent une erreur en sous-estimant la résistance des Centrafricains. Ces derniers sont conscients des manipulations et refusent d’être pris pour des marionnettes.

 

La désinformation et la manipulation, telles que celles pratiquées par Wagner en RCA, sont des problèmes sérieux qui sapent la confiance de la population envers les médias et les autorités. Il est crucial de lutter contre ces pratiques en promouvant l’éducation et la diffusion de l’information vérifiée. Les Centrafricains doivent être encouragés à développer leur esprit critique et à remettre en question les sources.

 

 

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Centrafrique : Le camp Kassaï militaire, transformé en lieu de dépôt de bois illégalement exploités par Wagner

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Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — Le camp militaire de Kassaï, autrefois réputé comme la principale base de l’armée centrafricaine à Bangui, connaît une transformation préoccupante. Il est désormais utilisé comme lieu de stockage pour les bois dévastés par la compagnie russe Wagner, dans la région de Lobaye. Les camions chargés de ces bois entrent et sortent quotidiennement du camp, tandis que d’autres restent stationnés faute de place. Les activités militaires ont cédé la place aux activités commerciales et mafieuses de Wagner, suscitant de vives critiques à l’égard du Président Faustin Archange Touadera, accusé de vendre le pays à ces mafieux russes. Cette situation inquiétante menace non seulement l’environnement, mais aussi la sécurité et le bien-être des citoyens centrafricains. Des mesures urgentes sont nécessaires pour protéger les ressources naturelles et garantir la sécurité du pays.

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Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Le camp Kassaï  militaire devient un repère pour les bois de Wagner

 

Le camp Kassaï militaire, situé dans le septième arrondissement de Bangui, a connu une transformation inquiétante ces derniers temps. Jadis considéré comme la principale base de l’armée centrafricaine à Bangui, il est désormais devenu un lieu de dépôt pour les bois de la compagnie russe Wagner. Sur place, un stock important de bois dévastés dans la région de Lobaye par cette société est entreposé.

 

Chaque jour, d’énormes camions transportant les bois provenant de Boda font leur entrée et leur sortie du camp. Faute d’espace suffisant, certains camions sont même stationnés aux abords des rues avoisinantes de cette base. Aujourd’hui, les activités commerciales de la compagnie Wagner y sont florissantes, alors que les activités militaires, pour lesquelles le camp avait été initialement conçu, sont reléguées au second plan. Les militaires présents sur les lieux se contentent d’observer ce qui se passe.

 

La situation est alarmante et suscite de vives critiques envers le Président de la République Faustin Archange Touadera, à qui l’on reproche d’avoir vendu le pays aux mafieux russes. Ces derniers sont accusés de commettre des meurtres de civils en toute impunité, tout en pillant sans scrupules les ressources du pays. La République centrafricaine n’a jamais connu une telle situation par le passé, déplore un officier de l’armée nationale. Il affirme que si aucune mesure n’est prise dans les deux prochaines années, le pays souffrira de sécheresse et des conséquences du changement climatique en raison de la dévastation massive de ses forêts.

 

Face à cette situation critique, il est urgent que des actions soient entreprises pour protéger les ressources naturelles de la République centrafricaine et mettre fin aux activités destructrices de la compagnie russe Wagner. Il incombe au gouvernement de prendre des mesures fermes pour préserver l’environnement et garantir la sécurité des populations, malheureusement, ce n’est pas le cas.

 

 

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Danièle Nzéwé, le voleur cleptomane qui a franchi toutes les limites

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Bangui, 12 mai 2023 (CNC) — Danièle Nzéwé est un individu qui a commis des actes de vol et de détournement d’argent incroyables en Centrafrique. Il a notamment volé l’argent de l’ancien Premier ministre Abel Goumba et détourné des fonds destinés à la préparation du Forum de Bangui en 2015. Le cas le plus choquant est peut-être celui où il a volé l’argent de mariage d’un diacre de l’église que son père gardait à la maison. Ces actes soulèvent des questions sur les motivations de Nzéwé et sur la nécessité de lutter contre la corruption en Centrafrique.

Monsieur Daniel Nzéwé
Monsieur Daniel Nzéwé

 

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 12 mai 2023

 

Danièle Nzéwé, un grand voleur impitoyable

 

Il est difficile de comprendre comment un individu peut dépasser autant de limites en matière de vol et de détournement d’argent. Cependant, c’est le cas de Danièle Nzéwé, dont le nom est devenu synonyme de cleptomanie et de corruption à un niveau supérieur.

 

Monsieur Danièle Nzéwé, également connu sous le nom de Kolikanga, a été impliqué dans une série de vols et de détournements d’argent incroyables. En effet, il a volé l’argent de l’ancien Premier ministre Abel Goumba, qui lui avait confié 14 900 000FCfa pour mobiliser les étudiants et soutenir sa candidature. Malheureusement, après avoir pris cet argent, monsieur Nzéwé n’a plus jamais été vu par le Professeur Goumba jusqu’à son décès en 2008.

 

Cela n’a pas suffi à satisfaire l’appétit vorace de Nzéwé pour l’argent facile. En 2015, il a détourné 20 000 000FCfa destinés à la préparation du Forum de Bangui. Cet acte n’a pas seulement porté préjudice à l’événement lui-même, mais aussi aux personnes qui comptaient sur ces fonds pour mener à bien ce forum nécessaire pour le pays.

 

Le comble de l’histoire est le vol de l’argent de mariage d’un diacre de l’église que son père gardait à la maison. Cet acte est particulièrement grave, car il montre que même les personnes proches de Nzéwé ne sont pas à l’abri de sa voracité pour l’argent.

 

Le cas de Danièle Nzéwé est un exemple flagrant de cleptomanie et de corruption. Malgré les risques évidents pour sa réputation et sa liberté, il a continué à commettre des actes répréhensibles. Ce comportement soulève également des questions sur les motivations de Nzéwé et sa relation avec l’argent. Est-ce qu’il est simplement avide d’argent, ou y a-t-il d’autres facteurs qui contribuent à sa tendance à voler et à détourner des fonds ?

 

Dans tous les cas, il est clair que la société centrafricaine ne tolère pas ce genre de comportement. La lutte contre la corruption est une priorité absolue pour assurer la transparence et la bonne gouvernance dans le pays. Espérons que des mesures seront prises pour empêcher d’autres cas comme celui de Danièle Nzéwé de se produire à l’avenir.

 

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