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Vague de violences en Centrafrique : Le cri d’alarme du CRMC

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Vague de violences en Centrafrique : Le cri d’alarme du CRMC

 

Le bébé, dont la mère a été tuée proche de la ville d'Obo par des hommes armés non identifiés
Le bébé, dont la mère a été tuée proche de la ville d’Obo par des hommes armés non identifiés

 

 

Bangui, 30 mai 2023 (CNC) — La situation en République Centrafricaine suscite de vives inquiétudes, en particulier dans le 3ème Arrondissement, et plus précisément dans le Bloc de km5 et ses environs. Le Bureau de Cercle de Réflexion des Musulmans Centrafricains (CRMC) exprime son profond consternement face aux multiples cas de braquages qui se soldent par des assassinats lâches et crapuleux à l’encontre des populations civiles innocentes. Le vol à main armée est également devenu presque quotidien, instaurant un climat de terreur et renforçant le sentiment de vulnérabilité chez les habitants qui se sentent à la merci de criminels sans foi ni loi, prêts à ôter des vies humaines sacrées.

 

Le CRMC condamne fermement ces actes odieux, perpétrés contre des citoyens pacifiques qui aspirent simplement à vivre en paix et à poursuivre leurs activités quotidiennes en toute liberté. Malheureusement, au cours de la dernière semaine, trois personnes ont perdu la vie dans des circonstances troublantes, sans que les coupables ne soient appréhendés.

 

Le CRMC déplore également le terrible assassinat d’une courageuse femme, mère d’un bébé âgé d’environ quatre mois, survenu dans la préfecture de Haut Mbomou, plus précisément dans la ville d’Obo. Cette tragédie s’est déroulée lors des affrontements entre les groupes d’autodéfense et les rebelles de l’UPC. Le bébé a également été blessé par balle à la main droite, mais heureusement, il est encore en vie et bénéficie d’un traitement médical.

 

La recrudescence de la violence à NDA SEKIKEDE, dans la préfecture de la Vakaga, est une autre source de préoccupation pour le CRMC. Après le retrait des Forces Armées Centrafricaines (FACA), les rebelles ont attaqué la ville, causant la mort de deux civils, ainsi que des blessés et des déplacés internes. De plus, le CRMC condamne l’assassinat d’un chauffeur humanitaire de l’ONG IMC, tué par des coupeurs de routes sur l’axe d’Am-dafock-Birao.

 

Face à cette situation alarmante, le CRMC en appelle au gouvernement pour qu’il assure la sécurité des personnes et des biens, tant à Bangui dans le 3ème Arrondissement que sur l’ensemble du territoire national. La vie humaine étant sacrée, il est impératif de la préserver et de la protéger contre toute injustice et tout acte involontaire.

 

Le CRMC demande également au gouvernement de renforcer les patrouilles mixtes dans le 3ème Arrondissement, en particulier dans le bloc de km5, ainsi que dans les zones où les populations continuent de subir les exactions et les meurtres commis par des criminels.

 

Parallèlement, le CRMC sollicite le soutien et le renforcement des Forces de Défense et de Sécurité Intérieure (FDSI) par les Forces Onusiennes de la Minusca, afin de garantir la sécurité de la population dans tout le pays et lui permettre de vaquer librement à ses occupations.

 

Le CRMC tient à présenter ses sincères condoléances aux familles endeuillées, aussi bien à Bangui que dans les provinces. Que Dieu le Tout-Puissant réconforte les parents des victimes et les comble de ses grâces. Par ailleurs, nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

 

Enfin, le CRMC lance un appel à la vigilance à toutes les populations et les encourage à signaler toute personne suspecte dans leurs localités respectives. Cette démarche permettra aux autorités compétentes de faire leur travail dans la sécurisation des personnes, des biens et des services au sein de notre nation.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique – rivalité explosive : Sarandji et Ngamana en guerre ouverte

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Rivalité explosive : Sarandji et Ngamana en guerre ouverte

 

 

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De gauche à droite, Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale et Évariste Ngamana, 1er vice-président de l’Assemblée nationale. CopyrightCNC

 

Bangui, 29 mai 2023 (CNC) — La politique en Centrafrique est secouée par une nouvelle escalade de tensions entre Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, et Évariste Ngamana, son premier vice-président. La rivalité entre les deux leaders politiques atteint les sommets, laissant entrevoir des conséquences potentiellement déstabilisantes pour le Président de la République Faustin Archange Touadera.

 

Depuis le samedi dernier, le clan Ngamana s’interroge sur les intentions du Président de l’Assemblée nationale, Sarandji, ainsi que celles de ses “Ouailles”. Selon eux, Sarandji, qui est à la fois Président de l’Assemblée nationale et Secrétaire Exécutif du MCU, serait un loup déguisé en berger. Le clan d’Évariste Ngamana poursuit son attaque contre Sarandji en soulignant l’importance de respecter les consignes du parti politique pour garantir les objectifs du parti. Ils affirment que les actes de désobéissance, de sabotage et de trahison sont souvent à l’origine de la chute de nombreux régimes politiques et d’une suite fatale de leurs dirigeants, faisant allusion à Judas, l’un des caciques de Jésus.

 

Les partisans d’Évariste Ngamana accusent Sarandji de multiples actes de torpillage depuis le début du processus de la modification de la constitution du 30 mars 2016 en cours, qui est maintenant irréversible d’après eux. Ils citent notamment son refus de récupérer le mémorandum du front républicain du chef milicien Héritier Doneng, qui aurait été accompli, selon eux,  par le premier vice-Président Évariste Ngamana par fidélité et respect envers la soi-disant noble cause.

Ces partisans de Ngamana rappellent également un épisode lors de la clôture d’une session ordinaire, où Sarandji avait  soutenu la déclaration de l’ancienne Présidente de la cour constitutionnelle, la Professeure Darlan, déclarant que “cette histoire de la révision constitutionnelle est terminée par le verdict de la Cour constitutionnelle”, pour ensuite changer d’avis à Lithon en faveur du processus de révision constitutionnelle. Selon eux, dans d’autres pays, Sarandji aurait déjà été mis à la retraite politique en raison de ses troubles de mémoire dangereux.

 

Selon toujours les partisans d’Évariste Ngamana, Sarandji cherche maintenant à abattre politiquement Évariste Ngamana, qui aurait entravé ses ambitions de devenir Président de la République après leur “Super Champion” Touadéra. Ils affirment qu’en retour Sarandji fait tout son possible pour empêcher Ngamana de faire progresser la grande et noble vision du Président Touadéra pour le peuple. Ils pointent du doigt ce qu’ils appellent les stratégies mises en place par Sarandji lors du renouvellement du bureau en mars dernier. Aujourd’hui, il continuerait ses manœuvres en s’opposant à l’élection de Ngamana à la présidence du Parlement Communautaire de la CEMAC en suscitant le soutien de la député Epaye Béatrice contre lui.

Et ce n’est pas tout ! Ils affirment que lors d’un récent déplacement à Niamey, Sarandji aurait demandé à ses collègues de la sous-région de donner des consignes en faveur de la député Béatrice Epaye, au nom du concept de genre, tout en critiquant son collaborateur, Évariste Ngamana, le plus proche à l’Assemblée et au sein du parti. Ils interpellent ici le Chef de l’État et Président en Exercice de la CEMAC, le Professeur Faustin Archanges Touadéra.

 

Ils affirment que Sarandji n’est plus un ami fidèle, le comparant à un Judas ou à un Pierre qui attendent le moment opportun pour trahir ou renier trois fois avant le lever du soleil. Ils indiquent qu’ils suivent de près Sarandji, à la fois pour sa mauvaise gestion et pour d’autres raisons.

 

Pour de nombreux observateurs centrafricains, Évariste Ngamana se prend pour un demi-Dieu, en partie grâce à son lien de parenté par alliance avec le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, depuis maintenant 7 ans. Cependant, d’après eux, Évariste Ngamana est un homme très malhonnête, un milicien chef anti-balaka, porteur de nombreux scandales. Ils soulignent notamment qu’il possède un faux diplôme, auteur de plusieurs crimes de sang dans la ville de Carnot et qu’il aurait détourné plusieurs centaines de millions de francs CFA à l’Assemblée nationale centrafricaine. Selon eux, une telle personne ne devrait en aucun cas occuper la présidence du Parlement Communautaire.

 

Avec cette attaque d’Évariste Ngamana contre Simplice Mathieu Sarandji, les deux hommes se regarderont désormais en chien de faïence, alimentant davantage leur rivalité.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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COSCIPAC : Vers un plan audacieux pour terrasser la dictature du Président Touadera

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COSCIPAC : Vers un plan audacieux pour terrasser la dictature du Président Touadera

 

Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC
Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC

 

 

Bangui, 29 mai 2023 (CNC) — Dans une déclaration vibrante, Monsieur Petit Delphin Kotto, Coordinateur de l’organisation de la société civile COSCIPAC, a exprimé la détermination de son mouvement à mettre fin à la dictature du président Touadéra. Ses mots résonnent comme un appel à l’unité et à l’action, soulignant les maux infligés par le régime actuel sur le peuple centrafricain.

 

Petit Delphin Kotto dénonce avec véhémence les liens de Touadéra avec des forces obscures, le qualifiant d'”homme de paille de Wagner” et de “homme de main de Prigogine“. Il met en lumière les signes visibles d’une chute imminente du régime et affirme que le pouvoir de Touadéra est dans la rue, le fauteuil présidentiel étant vide. Cependant, selon lui, il est essentiel d’avoir un plan solide, une discrétion absolue, des moyens et des troupes déterminées, ainsi qu’un chef d’orchestre courageux pour vaincre la dictature.

La population centrafricaine joue également un rôle crucial dans cette lutte pour la liberté. Petit Delphin Kotto appelle le peuple à se montrer courageux, solidaire et engagé, prêt à manifester dans les rues. Il rappelle les injustices subies par le peuple sous le régime de Touadéra, qui a volé, tué, torturé et violé les citoyens centrafricains. Il dénonce le régime comme étant composé de bandits, d’assassins, de criminels et de terroristes. Selon lui, Touadéra est synonyme de dictature, de voyoutisme, d’idiotie, de médiocrité, de manipulation et de violence. Il appelle donc à l’organisation, à l’ordre et à la fin des divisions, de la trahison et de l’hypocrisie.

Le coordinateur de COSCIPAC Petit Delphin Kotto lance également un appel aux politiciens centrafricains, les exhortant à mettre fin à leurs querelles internes et à cesser de perdre leur temps au détriment du peuple. Il les invite à respecter leurs engagements, à honorer leur parole, à respecter le peuple centrafricain et à agir avec sérieux dans tout ce qu’ils entreprennent. Kotto souligne que l’unité est primordiale, car la division ne fait que renforcer Touadéra et son régime, leur permettant ainsi de continuer à opprimer et massacrer le peuple.

Enfin, Petit Delphin Kotto insiste sur l’importance de parler d’une seule voix devant la communauté internationale. Il souligne que les divisions affaiblissent la crédibilité de la lutte pour la liberté en Centrafrique. Il appelle à soutenir ceux qui sont soutenables, ceux qui ont une base solide et une véritable popularité, plutôt que de soutenir ceux qui tentent désespérément de se forger une image en utilisant les réseaux sociaux pour obtenir le soutien de la communauté internationale et de la sous-région.

La déclaration de Monsieur Petit Delphin Kotto résonne comme un cri de ralliement pour tous les Centrafricains qui aspirent à un changement véritable. Elle met en évidence l’importance de l’unité, de l’organisation et de l’action concertée pour mettre fin à la dictature et construire un avenir meilleur pour la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeurde publications

 

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Centrafrique : La colère gronde suite à l’adoption d’un projet de loi sur la lutte contre la corruption

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La colère gronde suite à l’adoption d’un projet de loi sur la lutte contre la corruption

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 29 mai 2023 (CNC) – Dans un geste visant à renforcer la stabilité politique, économique et le développement durable de la République Centrafricaine, l’assemblée nationale a adopté samedi dernier le PROJET DE LOI PORTANT PRÉVENTION ET RÉPRESSION DE LA CORRUPTION ET DES INFRACTIONS ASSIMILÉES. Cependant, cette décision a rapidement suscité la colère des Centrafricains sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale Bangui. Pour beaucoup, cette nouvelle loi est perçue comme une véritable supercherie, destinée à tromper le peuple centrafricain.

 

Porté par Monsieur Arnaud DJOUBAYE ABAZENE, Ministre d’État en charge de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance, Garde de Sceaux, ce projet de loi vise à doter la République Centrafricaine d’un cadre juridique solide pour prévenir et réprimer la corruption ainsi que les infractions assimilées. Le Fonds Monétaire International soutient cette initiative, soulignant l’importance de lutter contre ces fléaux qui menacent la stabilité du pays. Selon le gouvernement, cette législation renforce les dispositifs déjà en place en s’alignant sur les normes internationales, notamment la Convention des Nations Unies contre la corruption.

 

Les Centrafricains sceptiques quant à l’efficacité de la nouvelle législation

 

Cependant, à peine quelques minutes après son adoption, les réseaux sociaux se sont enflammés. La grande majorité des Centrafricains estiment que parler de lutte contre la corruption à l’heure actuelle dans leur pays relève d’une véritable supercherie, considérant que même leurs propres dirigeants sont corrompus jusqu’à la moelle. Ils affirment que la corruption est omniprésente, imprégnant tous les niveaux de la société centrafricaine. Certains vont même jusqu’à dire que l’air qui circule à Bangui est pollué de corruption. Dans ce contexte, il semble ironique que ce soit en RCA que l’on prétende lutter contre ce fléau. Les Centrafricains réclament que leurs dirigeants cessent de berner les esprits faibles.

 

Pour Monsieur Alain Éric, il s’agit d’une inversion des rôles. Des individus corrompus jusqu’à la moelle osseuse prétendent maintenant s’engager dans la lutte contre la corruption. Pour lui, c’est une moquerie déguisée envers le peuple, une tentative de faire croire à une volonté de changement alors que la réalité est tout autre.

 

Il est indéniable que la corruption et le détournement des fonds publics sévissent en Centrafrique, ce qui engendre le scepticisme des citoyens vis-à-vis de l’efficacité de cette nouvelle loi. Pour beaucoup, cette législation ne servira qu’à réprimer ceux qui sont soupçonnés d’être des opposants au régime en place. Ils sont convaincus que tant que le Président Touadera et son clan resteront au pouvoir, cette loi n’aura que peu d’impact réel sur la lutte contre la corruption.

 

La colère des Centrafricains face à cette adoption controversée de la loi sur la prévention et la répression de la corruption témoigne de leur frustration grandissante vis-à-vis du manque de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques. Pour véritablement adresser le problème de la corruption en Centrafrique, il est nécessaire d’adopter des mesures concrètes, mais également de restaurer la confiance entre le peuple et ses dirigeants. Sans une volonté sincère de changement et une réelle reddition des comptes, il est peu probable que cette nouvelle loi puisse réellement améliorer la situation.

 

Par Prisca VICKOS

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La CPC dénonce l’instrumentalisation de la population civile par le pouvoir de Bangui

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La CPC dénonce l’instrumentalisation de la population civile par le pouvoir de Bangui

 

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

Bangui, le 29 mai 2023 (CNC) –   La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment publié un communiqué de presse dans lequel le Chef d’état-major général, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, dénonce fermement l’armement et l’instrumentalisation de la population civile par le pouvoir de Bangui et ses alliés de la Société russe Wagner. Ces agissements sont condamnables et mettent en péril la stabilité du pays ainsi que la sécurité des civils, affirme la CPC.

 

Selon le porte-parole militaire de l’état-major général de la CPC, le Maire de la ville de Ndâh (Sikikédé) est utilisé comme chef d’une nouvelle milice, composée en partie de la population, afin de combattre la CPC, reproduisant ainsi les mêmes méthodes dans les villes de Bambouti, Obo et Mboki. Il est important de souligner qu’il s’agit de nouvelles milices pro-régime de Bangui, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être des citoyens.

 

Le coordonnateur militaire et chef d’état-major général de la CPC, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, souhaite attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur les dangers que représente l’utilisation de la population civile comme un moyen de compenser les insuffisances de l’armée nationale et de ses alliés. Cette pratique est non seulement injuste, mais elle met également en danger la vie des civils innocents qui se retrouvent malgré eux mêlés à des conflits armés.

 

Face à cette situation préoccupante, le coordonnateur militaire de la CPC appelle la population centrafricaine à la vigilance. Il est essentiel de rester attentif face à ces tentatives de troubles et de divisions initiées par le gouvernement centrafricain et ses alliés. Leur objectif est clair : saper les efforts de la CPC dans sa lutte pour la libération du peuple centrafricain de la tyrannie de Touadera et de son entourage. La restauration de la véritable réconciliation, de la cohésion, de la solidarité et du vivre ensemble sur l’ensemble du territoire national doit être préservée et encouragée, estime la CPC.

 

Par Anselme Mbata

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Évariste Ngamana : Un Dictateur Corrompu qui Étouffe la Liberté de la Presse  à la Tête du Parlement de la CEMAC

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Évariste Ngamana : Un Dictateur Corrompu qui Étouffe la Liberté de la Presse  à la Tête du Parlement de la CEMAC

 

 

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L’honorable Évariste Ngamana

 

Bangui, 29 mai 2023 (CNC) — La semaine dernière, Évariste Ngamana a été nommé Président du parlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cependant, derrière cette promotion se cache un individu au comportement dictatorial et corrompu, qui ne tolère pas la liberté de la presse et qui est impliqué dans des détournements de fonds massifs.

 

Dictateur qui étouffe la liberté de la presse :

 

L’une des caractéristiques les plus inquiétantes d’Évariste Ngamana est sa volonté d’étouffer la liberté de la presse. Un exemple flagrant de cette répression est l’interdiction faite au journaliste Senapaye Igor Djeskin, journaliste d’investigation à la radio Ndékèluka  d’accéder à l’assemblée nationale centrafricaine, sous peine d’arrestation par les forces de l’ordre. Cette mesure coercitive est une violation flagrante de la liberté d’expression et du droit à l’information, pilier fondamental d’une société démocratique.

 

Corruption généralisée et détournement de fonds :

 

Au-delà de sa volonté de museler les médias indépendants, Évariste Ngamana est impliqué dans de nombreux actes de corruption. Des rapports crédibles font état de détournements massifs de plusieurs centaines de millions de francs CFA à l’assemblée nationale centrafricaine, dont il est l’instigateur. En tant que mafieux avéré, il use de sa position de pouvoir pour s’enrichir illégalement et profiter des ressources de l’État au détriment du peuple centrafricain.

 

Faux diplômes et liens familiaux :

 

Le cynisme d’Évariste Ngamana est également démontré par l’obtention frauduleuse de diplômes. Il est notoirement connu qu’il a obtenu une fausse licence en droit public de l’université de Bangui. Cette tromperie illustre son mépris pour l’éducation et son manque total d’intégrité. De plus, il se vante d’être le beau-frère direct du Président de la République Faustin Archange Touadera, ce qui lui permet de jouir d’une impunité totale et de mépriser quiconque ose s’opposer à lui.

 

Complicité avec Faustin Archange Touadera :

 

Il est rapporté qu’Évariste Ngamana tire profit de sa relation avec son beau-frère, Faustin Archange Touadera, actuel Président de la commission de la CEMAC, pour se positionner à la tête du parlement de la CEMAC. Ce lien familial privilégié lui permet d’exercer un pouvoir démesuré, d’éviter toute poursuite judiciaire et de faire fi de toute redevabilité envers le peuple qu’il est censé représenter.

 

Évariste Ngamana incarne le parfait exemple d’un dictateur corrompu et sans scrupules. Sa répression contre les journalistes indépendants et sa volonté d’étouffer la liberté de la presse sont intolérables dans une société démocratique. Son implication dans des actes de corruption, ses faux diplômes et son abus de pouvoir sont autant de preuves de son mépris total pour la justice et l’intérêt public.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au-delà des femmes : L’hygiène menstruelle comme un droit humain universel

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Au-delà des femmes : L’hygiène menstruelle comme un droit humain universel

 

Centrafrique.org/madame-nadine-kossi-presidente-de-lassociation-action-solidaire-au-milieu-a-droite-madame-gabriella-adeyemo-vice-presidente-de-lassociation-action-solidaire/” data-wpel-link=”internal”>Madame Nadine Kossi présidente de l'Association Action Solidaire au milieu, à droite madame Gabriella Adeyemo vice-présidente de l'Association Action Solidaire
Madame Nadine Kossi présidente de l’Association Action Solidaire au milieu, à droite madame Gabriella Adeyemo vice-présidente de l’Association Action Solidaire

 

 

Bangui, 29 mai 2023 (CNC) — Le jeudi 25 mai 2023, Madame Nadine Kossi, Présidente de l’association Action Solidaire, a tenu une conférence de presse à Bangui pour annoncer les activités prévues à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée le 28 mai. Action Solidaire, membre du réseau Awaty, a fait de la lutte contre la précarité menstruelle son cheval de bataille, et cette conférence de presse visait à informer les médias sur les actions entreprises dans le cadre de cette journée spéciale.

 

La conférence de presse a permis à Madame Nadine Kossi de présenter un manuel sur l’éducation à l’hygiène menstruelle, élaboré en collaboration avec le ministère de la Santé et validé par ce dernier. Ce manuel vise à fournir des informations essentielles sur l’hygiène menstruelle, notamment les différentes protections à utiliser et les bonnes pratiques à adopter pendant cette période. En mettant l’accent sur l’éducation, Action Solidaire souhaite briser le tabou entourant les règles et sensibiliser la population à l’importance de la santé et de la dignité des femmes.

La question des tabous liés aux règles a été abordée lors de la conférence de presse. Madame Nadine Kossi a souligné l’importance des médias dans la lutte contre ces tabous. Grâce à leur travail de sensibilisation, de communication et d’éducation, les médias peuvent contribuer à briser les barrières et à changer les mentalités. Action Solidaire a déjà entrepris des actions dans ce sens depuis l’année précédente et continuera ses efforts pour impliquer progressivement toute la population dans cette cause.

Lorsqu’il a été mentionné que l’accès à l’hygiène menstruelle nécessite des moyens financiers, Madame Nadine Kossi a reconnu cette réalité en soulignant que la République centrafricaine ne dispose pas d’une industrie de production de protections hygiéniques. Action Solidaire s’efforce de trouver des solutions à cette problématique en plaidant pour des subventions permettant d’acheter des protections pour les femmes à faible revenu. De plus, l’association explore la possibilité de mettre en place des serviettes hygiéniques réutilisables, qui pourraient être une alternative durable et économique. Action Solidaire étudie actuellement les possibilités de financement et les partenaires potentiels pour la fabrication de ces protections réutilisables.

La conférence de presse animée par Madame Nadine Kossi, Présidente d’Action Solidaire, a permis de mettre en lumière les actions menées par l’association dans la lutte contre la précarité menstruelle en République centrafricaine. Le manuel sur l’éducation à l’hygiène menstruelle et les efforts déployés pour briser les tabous ont été présentés aux médias présents.

Action Solidaire cherche également des solutions pour rendre l’hygiène menstruelle plus accessible aux femmes à faible revenu, en plaidant pour des subventions et en envisageant des alternatives durables. Avec ces initiatives, l’association espère sensibiliser la population et favoriser un changement positif dans la perception et la prise en charge de l’hygiène menstruelle.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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L’exclusion : une faiblesse cruelle aux conséquences violentes

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L’exclusion : une faiblesse cruelle aux conséquences violentes

Centrafrique.org/une-lueur-despoir-dans-les-moments-sombres-le-message-inspirant-de-maitre-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patrie/” rel=”attachment wp-att-65169″ data-wpel-link=”internal”>Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC

 

Bangui, 29 mai 2023 (CNC) – Dans un tweet publié dimanche 28 mai, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du BRDC, soulève une question profonde et pertinente : l’exclusion. Selon lui, cette pratique est une manifestation de faiblesse, une conviction que nous sommes inférieurs face à l’autre, même lorsque les conditions sont égales. L’exclusion est un constat douloureux de tout ce que nous ne serons jamais, malgré les apparences trompeuses. Cependant, il nous avertit également que cette exclusion est la première étape vers la violence, un exutoire pour les faibles.

 

Le sentiment d’infériorité et la violence 

 

Lorsque nous excluons quelqu’un, nous lui faisons sentir qu’il n’est pas à la hauteur, qu’il ne mérite pas d’appartenir à notre cercle. Cela peut être basé sur des différences de classe sociale, d’origine ethnique, de genre, de croyances religieuses ou de toute autre caractéristique qui nous semble étrangère. En agissant ainsi, nous exprimons notre propre sentiment d’insécurité et d’infériorité. En rejetant l’autre, nous essayons de nous rassurer sur notre propre valeur et notre place dans la société.

Cependant, comme le souligne Maître Mboli-Goumba, cette exclusion ne reste pas simplement une manifestation d’ego fragile. Elle sert également de catalyseur à la violence. Lorsqu’une personne est exclue et marginalisée, elle se sent dépossédée de sa dignité et de ses droits fondamentaux. Cette privation peut engendrer une frustration intense et un profond sentiment d’injustice. Lorsque ces émotions ne sont pas canalisées de manière constructive, elles peuvent se transformer en violence, qui devient l’exutoire de ceux qui se sentent faibles.

 

Les conséquences sociales et individuelles :

 

Au-delà des conséquences directes sur les individus exclus, l’exclusion a également des répercussions néfastes sur la société dans son ensemble. Lorsque des groupes entiers sont marginalisés, la cohésion sociale est mise à mal. Les divisions se creusent, les tensions augmentent et la confiance mutuelle se détériore. Cette fragmentation sociale peut entraîner des conflits, des troubles civils et des violences communautaires.

Sur le plan individuel, les conséquences de l’exclusion sont tout aussi graves. Les personnes exclues peuvent souffrir d’une baisse de l’estime de soi, d’une dépression, de l’anxiété et même de pensées suicidaires. Elles peuvent être amenées à internaliser la stigmatisation et à se sentir condamnées à une existence perpétuelle de rejet.

 

La nécessité de la compréhension et de l’inclusion :

 

Face à ces sombres conséquences, il est essentiel de promouvoir la compréhension et l’inclusion. Il est temps de reconnaître que la diversité est une richesse et que la véritable force réside dans notre capacité à accepter et à célébrer nos différences. Plutôt que de chercher à exclure, nous devons nous efforcer de construire des ponts et de favoriser la solidarité entre les individus et les communautés.

L’inclusion ne signifie pas simplement une tolérance passive, mais une réelle volonté d’écouter, de comprendre et de valoriser les perspectives différentes. Cela exige des efforts constants pour déconstruire les préjugés, les stéréotypes et les discriminations systémiques. Cela nécessite également un engagement en faveur de l’égalité des chances et de l’accès aux ressources pour tous.

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

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Nouveau Président du parlement de la CEMAC : Évariste Ngamana au cœur de la controverse

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Nouveau Président du parlement de la CEMAC : Évariste Ngamana au cœur de la controverse

 

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Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale

 

Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — Le vendredi 26 mai 2023 restera dans les mémoires comme le jour où le parlement communautaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a désigné son nouveau Président. La République centrafricaine était à l’honneur, avec deux candidatures en lice : Madame Béatrice Epaye et monsieur Évariste Ngamana. Cependant, cette nomination n’a pas été sans susciter de vives controverses. Les manœuvres qui ont précédé cette décision ont été qualifiées de dignes de la mafia à la colombienne. Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent et qualifient cette institution de nouveau centre de la mafia.

 

L’un des candidats, monsieur Évariste Ngamana, député de Carnot, est au cœur des critiques. Non seulement il est accusé d’être un véritable dictateur, mais il est également considéré comme le cerveau de la mafia russe au sein du parlement centrafricain. Les allégations de détournement de plusieurs centaines de millions de francs CFA de l’assemblée nationale centrafricaine pèsent lourdement contre lui. On se souvient encore de sa stratégie consistant à pomper illégalement plus de 17 millions de francs CFA de l’État, sous prétexte de se rendre en France pour des soins dentaires. Heureusement, le consulat français a refusé sa demande de visa, mais les 17 millions emportés n’ont jamais été remboursés. De plus, il est également révélé que monsieur Évariste Ngamana est titulaire d’un faux diplôme de licence en droit public de l’Université de Bangui.

 

Une enquête menée par la radio Ndékèluka a mis en lumière les allégations de détournement de fonds à l’assemblée nationale centrafricaine, et toutes les preuves pointent vers le député Ngamana. Celui-ci a répondu en prenant des mesures pour interdire au journaliste responsable de l’investigation de se rendre à l’assemblée nationale. Malgré ces scandales, sa nomination à la présidence du parlement communautaire de la CEMAC a provoqué une réaction vive en République centrafricaine.

 

Parmi les voix critiques, Monsieur Alfred exprime son indignation : “Ce que nous avons observé lors de ce vote dépasse notre entendement. Aucun pays de la CEMAC n’est un modèle en matière de démocratie, il n’y a donc rien de surprenant. C’est un coup fatal porté aux principes mêmes établis par ce parlement, qui a déjà perdu toute crédibilité.”

 

Un autre spectateur de la session parlementaire, Monsieur Alain, raconte son expérience : “L’élection de la présidence du parlement de la CEMAC semblait se dérouler normalement, avec Béatrice Epaye sur le point d’être élue. Cependant, le président de séance a soudainement suspendu le vote et a demandé à la délégation centrafricaine de se retirer pour se concerter. Après cette concertation, Ngamana a affirmé que la position de la délégation centrafricaine était celle exprimée par Nalké, l’un de ses parents. Epaye a ensuite pris la parole, mais la séance a été de nouveau suspendue et la salle a été vidée de tous ceux qui n’étaient pas députés, pour une nouvelle concertation. C’est vraiment étonnant.”

 

Face à ces réactions, un autre citoyen centrafricain déplore : “Tout se passe bien tant que cela ne se produit pas chez nous, mais dès que ça arrive ici, il y a forcément du désordre. Cela nous déshonore.”

 

Finalement, la nomination de monsieur Évariste Ngamana en tant que nouveau Président de la CEMAC est actée, mais elle laisse derrière elle un goût amer de controverse et soulève des questions quant à la crédibilité de cette institution.

 

Par Anselme Mbata

 

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Tension à Sikikédé : Une bataille impitoyable entre les miliciens autodéfense et les rebelles de la CPC

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Tension à Sikikédé : Une bataille impitoyable entre les miliciens autodéfense et les rebelles de la CPC

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Les rebelles de la CPC

 

 

Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — Sikikédé, une petite ville paisible nichée au cœur de la préfecture de la Vakaga, est maintenant plongée dans un cauchemar de violence et de panique. Les événements récents ont vu l’émergence d’un groupe de jeunes déterminés à défendre leur communauté contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette confrontation sanglante a éclaté seulement deux jours après le retrait des forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires de la société Wagner, laissant la population locale seule face aux rebelles de la CPC.

 

L’étincelle qui a allumé cette mèche explosive a été l’assassinat choquant d’un jeune résident de Sikikédé. Les habitants, se basant sur des rumeurs insistantes, ont rapidement accusé les rebelles de la CPC d’être les auteurs de ce meurtre odieux. La colère s’est rapidement propagée dans les rues de la ville, alimentée par l’indignation face à la violence impitoyable qui venait de frapper leur communauté. Mais les problèmes ne s’arrêtaient pas là. Les rumeurs ont également circulé selon lesquelles le maire de Sikikédé aurait été pris en otage par les rebelles, ajoutant ainsi à la tension déjà palpable.

 

Dans un acte de courage désespéré, les jeunes résidents de Sikikédé ont pris les armes, principalement des armes de fabrication artisanale, et ont décidé qu’il était temps de se défendre. Ils étaient résolus à chasser les rebelles de la CPC qui avaient envahi leur ville, dans l’espoir de restaurer la paix et la sécurité. Cependant, leur réaction impulsive a rapidement dégénéré en un violent affrontement entre les deux factions, plongeant la ville dans un état de terreur.

 

Le bilan humain de cette bataille est tragique. Des vies ont été perdues des deux côtés, des jeunes idéalistes défendant leur foyer et des rebelles qui cherchaient à s’étendre dans cette partie de la région. Le sang coule dans les rues de Sikikédé, laissant des cicatrices indélébiles sur cette communauté jadis pacifique.

 

Pour l’instant, la situation sécuritaire à Sikikédé reste incertaine et volatile. Les habitants vivent dans la peur constante de nouvelles attaques et de représailles.

 

Par Moïse Banafio

 

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Assassinat brutal d’un adjudant de l’armée de l’air à Bangui : Un acte de violence tragique dans les rues dangereuses de la capitale

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Assassinat brutal d’un adjudant de l’armée de l’air à Bangui : Un acte de violence tragique dans les rues dangereuses de la capitale

 

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Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR

 

 

Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — Bangui, le vendredi 26 mai 2023 – Une nouvelle sombre a secoué la capitale centrafricaine dans les premières heures de ce vendredi 26 mai 2023. Un adjudant chef de l’armée de l’air, Jean Marc, en service à l’aéroport de Bangui Mpoko, a perdu la vie dans des circonstances tragiques alors qu’il se rendait à la maison dans le but de se rendre à l’heure à la banque pour récupérer son salaire du mois de mai 2023.

 

Le drame s’est déroulé au cœur du huitième arrondissement de Bangui, plus précisément dans la rue de l’ancien marché Combattant, une zone tristement célèbre pour sa dangerosité extrême. Dans cette partie de la ville, les forces de sécurité ont du mal à maintenir l’ordre, et elle reste sous le contrôle des bandits armés.

 

Malheureusement, c’est dans ce secteur qu’Adjudant de l’armée de l’air Jean Marc est tombé dans le piège tendu par un groupe d’hommes armés. Sans la moindre pitié, ils ont ouvert le feu sur lui, le tuant instantanément sur place. En plus de lui ôter la vie, les assaillants ont saisi son arme de service, un AK47, ainsi qu’un pistolet et sa moto. Après cet acte barbare, le corps sans vie de Jean Marc a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Il est important de souligner les points sensibles qui caractérisent le huitième arrondissement, dont les plus notables sont :

1) Le terrain de l’ONM, situé à proximité du marché Combattant ;

2) Le Bar Dancing SAWENA, voisin de l’hôpital de Bédé, à quelques mètres de l’ancien marché Combattant ;

3) Le Bar Casier, à proximité de la brigade de l’OCRB de Damala.

 

Ces lieux, malheureusement connus pour leur insécurité, doivent être abordés avec une attention particulière. Les autorités locales et les forces de sécurité doivent travailler de concert pour mettre fin à cette violence aveugle qui frappe impitoyablement des citoyens innocents.

 

La perte de l’Adjudant Jean Marc est une tragédie de plus dans la longue liste des vies fauchées par la criminalité à Bangui. Cet événement brutal nous rappelle l’urgence de renforcer la sécurité dans les quartiers les plus dangereux de la capitale et de protéger les membres des forces de l’ordre qui risquent leur vie pour préserver la paix et la stabilité.

Par Anselme Mbata

 

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La faillite morale de la désignation de M. Évariste Ngamana à la présidence du parlement de la CEMAC

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La faillite morale de la désignation de M. Évariste Ngamana à la présidence du parlement de la CEMAC

 

Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda
Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda

 

 

Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — La désignation de monsieur Évariste Ngamana à la présidence du parlement communautaire de la CEMAC, au détriment de madame Epaye Béatrice, députée centrafricaine, a suscité une vive controverse. Dans un post sur la plateforme de messagerie WhatsApp, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du BRDC en RCA, exprime sa consternation face à cette situation et soulève des questions sur le fonctionnement démocratique des institutions de la CEMAC.

 

Un manque de démocratie au sein du parlement de la CEMAC:

 

Selon Maître Crépin Mboli-Goumba, il est clair que les institutions de la CEMAC ne fonctionnent pas de manière démocratique. Aucun pays membre ne répond aux standards internationaux en matière de démocratie. Cette constatation soulève des interrogations sur la légitimité des décisions prises au sein de cette organisation régionale.

 

Le choc de la qualité des hommes :

 

L’aspect le plus frappant de cette désignation controversée est la qualité des candidats en lice. Madame Epaye, qui incarnait une lueur d’espoir pour la restauration de la réputation nationale, s’est retrouvée écartée par une combinazione qui a foulé aux pieds les règles établies et le règlement intérieur. Dans d’autres pays de la région, les dirigeants ont toujours eu à cœur de désigner des représentants capables de porter haut le flambeau national. Cependant, en RCA, ceux qui incarnent la vertu et l’intelligence sont souvent écartés, laissant place à une élite qui ne représente pas les aspirations du peuple.

 

L’affront à la démocratie:

 

Maître Crépin Mboli-Goumba souligne le courage de Madame Epaye pour avoir défié cette combinazione qui a souillé la démocratie. Comment parler de victoire quand une injustice a été commise ? Comment parler de défaite quand une faute a été commise ? Cette désignation controversée remet en question la crédibilité du parlement de la CEMAC et constitue un affront à la démocratie.

 

Une exportation du bracage de la démocratie :

 

Maître Crépin Mboli-Goumba conclut son post en soulignant que ce régime a fait des progrès en matière de bracage de la démocratie, puisque cela ne se limite plus seulement au niveau national, mais s’exporte désormais au sein de la CEMAC. Cette situation est alarmante et appelle à une réflexion approfondie sur l’avenir démocratique de la région.

 

La désignation controversée de monsieur Évariste Ngamana à la présidence du parlement de la CEMAC, au détriment de madame Epaye Béatrice, a suscité de vives réactions. Dans son post sur WhatsApp, Maître Crépin Mboli-Goumba exprime son inquiétude quant au fonctionnement démocratique des institutions de la CEMAC et souligne l’affront à la démocratie représenté par cette décision.

 

Cette situation met en lumière la nécessité d’une réflexion approfondie sur l’avenir démocratique de la région et l’importance de soutenir des leaders intègres et compétents pour porter les aspirations des peuples de la CEMAC.

 

Par Alain Nzilo

  1. de Publications

 

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Parlement de la CEMAC ! Ô honte ! Ô ignominie ! Analyse du journaliste Ngassan

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Parlement de la CEMAC ! Ô honte ! Ô ignominie ! Analyse du journaliste Ngassan

 

 

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Parlement de la CEMAC

 

 

Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — À quoi servent encore principes démocratiques que nous avons pourtant établis, comme on aime à le dire, “en toute souveraineté” si nous-mêmes continuons de jouer à la farce, de commettre l’ignominie ?

 

La nomination de l’honorable Évariste Ngamana comme Président de la CEMAC alors que Mme Béatrice Epaye était aussi en lice, est une violation grave des principes élémentaires de la démocratie. Cela fera cas d’école !

 

Pour moi, à partir de cette farce, retransmise en direct, le parlement de la CEMAC est donc frappée d’indignité. Cela traduit donc la théorie selon laquelle l’Afrique centrale n’a jamais été un exemple de démocratie.

 

Quelle société voulons-nous donc pour demain si nous continuons de marcher sur les principes basiques d’élégance démocratique ?

 

Pour ceux qui diraient que Mme Epaye devait renoncer à sa candidature pour laisser passer Mr Ngamana, je vous répond tout simplement que la hauteur d’esprit aurait voulu que “l’arrangement politique” conclu par Bangui soit porté à la connaissance de Mme Epaye bien avant le déplacement de Malabo. On aurait pu la préserver face à cette affligeante humiliation politique.

 

Nous avons donc toutes les raisons, nous de la nouvelle génération, de penser que la démocratie en Afrique, plus est, en Centrafrique, doit être entièrement repensée.

 

Bravo Honorable Epaye ! Vous vous êtes battue comme une lionne pour faire triompher le droit sur les petits calculs de nos États et de vos collègues du parlement de la CEMAC. Hélas que les foutus “arrangements politiques” ont eu raison de votre noble lutte. Vous n’avez pourtant pas démérité. Expérimentée vous l’êtes, pour avoir été vice-présidente du parlement maudit ce jour. Vous serez beaucoup plus utile dans d’autres domaines de la vie publique comme vous l’avez toujours su démontrer par votre grande sagesse politique, la force de votre caractère mais surtout votre dextérité. Les prochains jours seront meilleurs.

 

Comme votre compatriote Danièle Darlan, vous venez là d’être victime d’une forme d’injustice de la part du régime moribond de Bangui. Danièle Darlan et vous êtes entrées dans l’histoire. On se souviendra à jamais de votre courage face à l’arbitraire. Pour ce régime, ce n’est que la confirmation du féminicide dont il est un des principaux promoteurs à travers l’Afrique et le monde.

 

Honorable Epaye, c’est justement quand les chemins sont durs que les durs tracent le chemin. Rentrez bien.

 

Ben Wilson NGASSAN

 

 

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Centrafrique: Le général Dolewaya et l’ombre du maquis : vers un changement de camp ?

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Le général Dolewaya et l’ombre du maquis : vers un changement de camp ?

 

Général du Corps d'Armée, Dolewaya esquissant un pas de danse avec son épouse lors du repas organisé à l'honneur des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : présidence de la République centrafricaine.
Général du Corps d’Armée, Dolewaya esquissant un pas de danse avec son épouse lors du repas organisé à l’honneur des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — La disparition mystérieuse du général Dolewaya, inspecteur général des armées et fervent soutien du Président Touadera, a provoqué un véritable raz-de-marée de réactions sur les réseaux sociaux. Depuis quatre jours, il est introuvable, ses téléphones sont fermés, laissant les internautes perplexes quant à son sort. Les spéculations vont bon train, et chacun y va de sa théorie.

Les premières investigations menées par la Rédaction du CNC confirment la véracité de cette information troublante : le général Dolewaya est bel et bien absent de chez lui au quartier Bimbo depuis maintenant quatre jours. Même la présidence de la République et l’État-major n’ont pas eu de nouvelles de lui, ce qui soulève autant des questions inquiétantes.

Sur les réseaux sociaux, les rumeurs les plus folles circulent. Certains pensent qu’il aurait été enlevé et exécuté secrètement par les mercenaires de Wagner, alimentant ainsi le sentiment de chaos et d’insécurité qui règne dans le pays.

D’autres spéculent sur un possible ralliement du général au maquis, rejoignant ainsi les rangs du général Bozizé dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Enfin, il y a ceux qui suggèrent qu’il aurait pris ses distances pour mieux préparer un propre coup d’État et renverser son ami Faustin Archange Touadera devenu un chef de l’Etat téléguidé par les mercenaires de la société Wagner.

Les généraux des forces armées centrafricaines entourant Touadera lors du repas des généraux à bangui le premier février 2020 photo présidence
Les généraux des forces armées centrafricaines entourant Touadera lors du fameux repas organisé à l’honneur des généraux à Bangui le premier février 2020. Photo: Présidence de la République centrafricaine.

 

Pourtant, malgré l’effervescence sur les réseaux sociaux, aucune réaction n’a été officiellement exprimée par les autorités militaires ou le gouvernement. Un silence qui ajoute une couche de mystère à cette affaire troublante. Toutefois, à Paris, la diaspora centrafricaine s’inquiète de l’arrivée imminente d’agents spéciaux envoyés par le gouvernement en vue de retrouver le général, voire de l’éliminer.

Face à ce climat d’incertitude, les Centrafricains sont en émoi, partagés entre l’espoir de retrouver le général Dolewaya sain et sauf et la crainte d’un avenir encore plus instable. La disparition d’une figure aussi influente que le général Dolewaya, célèbre maître danseur à la Ndombolo, ne peut être ignorée. Les regards sont désormais tournés vers les autorités, dans l’attente de réponses claires et rassurantes.

Il convient de souligner qu’une équipe d’investigation de la Rédaction de CNC est sur le dossier pour la confirmation dans un prochain article et en attendant de connaître la vérité sur cette disparition inquiétante, les spéculations continuent de se répandre comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Les interrogations demeurent et les hypothèses se multiplient. Seul le temps nous dira ce qu’il est advenu du général Dolewaya et quel impact cela aura sur la situation déjà précaire en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique: nomination inappropriée : Le désordre règne au sein de l’armée nationale

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Nomination inappropriée : Le désordre règne au sein de l’armée nationale

 

 

Le général Zéphirin Mamadou, chef d'État-major des armées centrafricaines
Le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des armées centrafricaines

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Le récent épisode de nomination inappropriée au sein de l’armée nationale de la République centrafricaine soulève des questions sur le fonctionnement de l’institution. La nomination du commandant Hervé ROUMON, un pilote de l’armée de l’air, à la tête du douzième Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT-12), a suscité des critiques et des interrogations quant à la logique derrière cette décision. En enquêtant sur les dessous de cette nomination, une image de désordre, d’un règlement de compte et de mauvaise gestion émerge, mettant en lumière les divisions internes et les problèmes de compétence qui affligent l’armée nationale centrafricaine.

 

Des nominations basées sur des intérêts personnels  et Le désordre règne au sein de l’armée 

 

La nomination du commandant Hervé ROUMON, un pilote de l’armée de l’air, à la tête d’une unité d’infanterie soulève des doutes quant à la cohérence et à la compétence des décideurs politiques et militaires du pays. Comment un pilote d’avions de combat peut-il diriger efficacement des troupes au sol ? Cette question légitime souligne le désordre qui règne au sein de l’armée nationale. L’enquête révèle que la nomination de ROUMON est le résultat d’un conflit personnel avec le général Johnson Sakama, sous-chef d’État-major chargé des opérations.

 

Un conflit sur des questions de fonds :

 

Le commandant Hervé ROUMON occupait auparavant le poste de chef de la cellule du commandement des opérations au sein de l’État-major, avec des responsabilités importantes dans l’affectation des soldats pour sécuriser les sites miniers chinois dans le pays. En échange de ces services, d’après nos sources bien renseignées, les Chinois ont fait un don financier au commandant ROUMON. Cependant, le général Sakama exigeait une part de cet argent, ce que ROUMON a catégoriquement refusé. Ce différend financier semble avoir conduit à la décision du général Sakama de remplacer ROUMON, en le proposant à la tête d’un bataillon d’infanterie territoriale, un choix clairement inapproprié.

 

Des conséquences préoccupantes pour l’armée nationale :

 

Cette nomination inappropriée du commandant Hervé ROuMON met en lumière un problème plus large de division et d’incompétence au sein de l’armée nationale. Le général Sakama, qui n’a jamais commandé une unité de combat, ni n’a mis les pieds en province, est l’un des instigateurs de cette division. Il est impératif de souligner que ces erreurs de nomination affaiblissent considérablement l’armée nationale, mettant en péril sa capacité à défendre le pays.

 

Le cas du Lieutenant-colonel DJIM DOUM Alain Charly :

 

Un autre exemple troublant de nomination inappropriée est celui du Lieutenant-colonel DJIM DOUM Alain Charly, formé en transmission, mais nommé à la tête d’un bataillon d’honneur. Cette décision incompréhensible souligne davantage le manque de cohérence et de professionnalisme dans les nominations au sein de l’armée. Le Lieutenant-colonel a refusé cette nomination, soulignant son incompétence dans ce domaine spécifique.

 

La nécessité d’une nomination basée sur les compétences  pour éviter Le désordre règne au sein de l’armée 

 

La République centrafricaine doit s’interroger sur ses pratiques de nomination au sein de l’armée nationale. Les nominations ne doivent pas être motivées par des intérêts personnels, des rivalités ou des vengeances, mais plutôt par les compétences et l’expertise des officiers. Il est crucial que chaque officier soit nommé à un poste correspondant à sa spécialité et à son expérience, afin de garantir l’efficacité et la cohésion de l’armée.

 

Le désordre généralisé au sein de l’armée nationale de la République centrafricaine, illustré par des nominations inappropriées telles que celle du commandant Hervé ROUMON et du Lieutenant-colonel DJIM DOUM Alain Charly, soulève des préoccupations quant au fonctionnement de cette institution vitale pour la stabilité du pays. Des divisions internes et des erreurs de gestion compromettent la capacité de l’armée à remplir ses missions essentielles. Il est essentiel de mettre en place des réformes pour garantir que les nominations soient basées sur les compétences et l’expérience, afin de renforcer l’armée nationale centrafricaine et d’assurer la sécurité du pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au cœur de la violence :  l’insécurité endémique du Haut-Mbomou déchire des vies, deux personnes tuées, un bébé grièvement blessé et jeté dans la brousse

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Au cœur de la violence :  l’insécurité endémique du Haut-Mbomou déchire des vies, deux personnes tuées, un bébé grièvement blessé et jeté dans la brousse

 

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Le bébé, dont la mère a été tuée proche de la ville d’Obo par des hommes armés non identifiés

 

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Horreur et tragédie dans le Haut-Mbomou : une journée sombre marquée par l’insécurité et la violence aveugle. Le mercredi 24 mai 2023, les habitants de cette préfecture reculée de la République centrafricaine ont été confrontés à une scène cauchemardesque qui restera à jamais gravée dans leur mémoire. Alors que la région était déjà aux prises avec un conflit sanglant entre les milices d’autodéfense locales et le groupe armé UPC, la situation s’est aggravée, laissant derrière elle un lourd tribut de victimes innocentes.

 

En cette après-midi maudite, aux alentours de 14 heures, une femme et son précieux enfant ont été pris pour cible lors d’une embuscade orchestrée par des individus armés, quelque part entre Kadjemah et OBO. Ce couple innocent se déplaçait à bord d’un taxi-moto, cherchant simplement à rejoindre leur destination en toute sécurité. Mais le destin en a décidé autrement, les précipitant dans un abîme de terreur et de violence inouïe.

 

Les assaillants, dépourvus de tout sens de l’humanité, ont agi avec une cruauté sans égale. La mère a été abattue de sang-froid, tandis que le conducteur du taxi-moto a subi une mort atroce, sa vie cruellement arrachée par l’épée tranchante des ravisseurs. Et si ces actes ignobles ne suffisaient pas à engendrer l’horreur, l’innocence d’un nourrisson de seulement 4 mois a été bafouée de la manière la plus barbare.

 

Imaginez un instant la détresse de cet enfant, jeté tel un objet insignifiant au cœur de la brousse impitoyable. Son jeune corps, déjà meurtri avant d’être abandonné, porte les stigmates de la violence qui lui a été infligée. Par une intervention du destin, ou peut-être par une lueur d’humanité qui persiste dans notre monde déchiré, des cultivateurs ont découvert le bébé, offrant un fragile espoir au milieu de cette nuit sans fin.

 

Actuellement, ce petit être innocent est hospitalisé, recevant les soins appropriés pour tenter de guérir ses blessures physiques autant que possible. Mais qu’en est-il des blessures invisibles, celles gravées dans son âme fragile ? Comment pourra-t-il grandir, connaître l’amour et la sécurité, après avoir été témoin de l’inhumanité la plus brutale ?

 

Ce terrible événement nous pousse à réfléchir à l’état de notre monde, à la cruauté qui sévit dans certains coins obscurs de la planète. Dans le Haut-Mbomou, l’insécurité est devenue une réalité insoutenable, une menace constante pesant sur la vie quotidienne des habitants. Ces personnes innocentes, pris en otage par des groupes armés, vivent dans un climat de peur et d’angoisse permanent, où la violence est monnaie courante et où chaque journée peut apporter son lot de drames.

 

En attendant, nos pensées vont à cet enfant innocent, dont la vie a été brisée avant même d’avoir pu commencer. Que sa résilience et sa force intérieure lui permettent de surmonter ces épreuves insurmontables, et que la lumière puisse un jour chasser les ténèbres qui ont assombri son chemin, comme l’a bien dit maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC. Laissons cet événement tragique être le point de départ d’une mobilisation collective en faveur de la paix, de la sécurité et du respect de la vie humaine en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Bataille politique au sein du Parlement de la CEMAC : Évariste Ngamana et Béatrice Epaye s’affrontent pour la présidence

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Bataille politique au sein du Parlement de la CEMAC : Évariste Ngamana et Béatrice Epaye s’affrontent pour la présidence

 

Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda
Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda

 

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Le Parlement de la CEMAC, Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale, s’apprête à vivre un moment crucial lors de son assemblée extraordinaire des 25 et 26 mai 2023. En effet, l’élection du Président du Parlement Communautaire est prévue, et cette fois-ci, c’est la République Centrafricaine qui doit occuper ce poste prestigieux. Deux députés centrafricains, Évariste Ngamana et Béatrice Epaye, se disputent cette présidence, créant ainsi une véritable bataille politique au sein de l’institution.

 

Des candidatures centrafricaines en lice :

 

Les regards sont désormais tournés vers les candidatures centrafricaines. Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine, et Béatrice Epaye, députée de Markounda, sont les deux prétendants à la présidence du Parlement de la CEMAC. L’enjeu est de taille, et les députés centrafricains ont l’opportunité de marquer l’histoire de cette institution régionale.

Évariste Ngamana
Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale

 

Une annonce prématurée :

 

Au sein du camp présidentiel, l’optimisme règne déjà avant l’heure. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du Président de la République, n’a pas pu contenir sa joie et a annoncé sur Facebook l’élection de son beau-frère, Évariste Ngamana, en tant que nouveau Président du Parlement Communautaire de la CEMAC. Cependant, il est important de rappeler que le vote n’aura lieu que le 26 mai 2023, et que rien n’est encore joué.

 

Un programme chargé :

 

La session extraordinaire du Parlement de la CEMAC prévoit plusieurs points à l’ordre du jour. Tout d’abord, le discours du Président Communautaire élu sera prononcé, marquant ainsi le début officiel de son mandat. Ensuite, les élections aux autres postes du Bureau Communautaire auront lieu, suivies de l’élection des membres des bureaux permanents. Enfin, le compte rendu de la session sera examiné et adopté. La journée se clôturera par une cérémonie solennelle prévue à 15h00, qui marquera l’importance de cette assemblée extraordinaire.

 

Ceci dit, la bataille politique entre Évariste Ngamana et Béatrice Epaye pour la présidence du Parlement de la CEMAC est sur le point de connaître son dénouement. Les deux députés centrafricains ont l’occasion de représenter leur pays à travers cette fonction prestigieuse au sein de l’institution régionale. Tandis que les spéculations vont bon train, il faudra attendre le 26 mai 2023 pour connaître le nom du nouveau Président du Parlement Communautaire de la CEMAC.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’État-major de la CPC tire la sonnette : La Centrafrique plongée dans une grave crise humanitaire et une insécurité grandissante

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L’État-major de la CPC tire la sonnette : La Centrafrique plongée dans une grave crise humanitaire et une insécurité grandissante

 

Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — La situation dans le Nord-est de la République centrafricaine (RCA) est de plus en plus préoccupante, avec l’installation d’une insécurité grandissante et d’une grave crise humanitaire. L’État – major de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dirigée par l’autoproclamé Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, tire la sonnette d’alarme et lance un appel urgent à l’opinion nationale et internationale.

 

Selon Ali Darassa Mahamat, dans la région de la Vakaga, aux frontières des deux Soudan, un regroupement de nombreux combattants terroristes, provenant de pays tels que l’Ouganda, le Kenya, la Libye, le Tchad et le Soudan, menace la stabilité de la zone. Ces groupes armés, soutenus par les autorités locales et en complicité avec le gouvernement centrafricain, recrutent massivement des jeunes ressortissants pour les envoyer au front.

 

Le Chef d’Etat Major Général de la CPC, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, met en lumière les objectifs cachés de ces recrutements massifs. En effet, il révèle que ces nouvelles recrues, ainsi que les rebelles tchadiens et les terroristes libyens, sont destinés à renforcer les forces rebelles soudanaises de la RSF et les mercenaires russes de Wagner présents au Soudan. Leur mission serait de combattre le régime en place à Khartoum avant de se retourner contre la CPC en RCA.

 

Cette situation inquiétante est également alimentée par les actions des mercenaires russes de Wagner et des forces spéciales rwandaises, qui cherchent à déstabiliser la sous-région d’Afrique centrale. Leur présence en RCA vise non seulement à déstabiliser le pays, mais aussi à menacer les pays voisins tels que le Tchad, le Cameroun, le Soudan, la RD Congo et le Congo Brazzaville. Les conséquences de leurs actions peuvent être comparées à celles observées au Mali, au Burkina Faso et en Libye.

 

Le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, Chef d’Etat Major Général de la CPC, adresse un avertissement au Président Touadéra, lui demandant de mettre fin à ses velléités guerrières visant à déstabiliser les pays voisins.

 

Parallèlement, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat exhorte le Secrétaire Général des Nations Unies, ainsi que les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, à rappeler à l’ordre la Minusca. Il demande à cette mission de maintien de la paix de respecter strictement son mandat, au lieu de se détourner de ses responsabilités. Il souligne également la nécessité pour la MINUSCA de cesser toute collusion avec les groupes rebelles étrangers et les mercenaires russes de la société Wagner présents sur le sol centrafricain.

 

La crise humanitaire qui sévit dans la région de la Vakaga est également alarmante. L’afflux massif de plus de 10 000 réfugiés soudanais et de rapatriés a créé une situation sans précédent, caractérisée par un manque criant de denrées alimentaires, une inflation galopante et un besoin urgent d’aide médicale et de sécurité. Les populations déplacées sont laissées à elles-mêmes, car la MINUSCA a négligé son devoir de protection des civils au profit de ses propres intérêts.

 

Le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat lance un appel urgent aux organisations internationales humanitaires pour qu’elles viennent en aide à ces réfugiés qui affluent chaque jour en Centrafrique. Il exhorte également l’Organisation des Nations Unies, l’Union Africaine, la CEEAC, l’Union Européenne, la CIRGL et la Ligue Internationale des droits de l’homme, ainsi que tous les partenaires de la République centrafricaine, à prendre conscience du génocide en cours à l’encontre de la communauté musulmane, en particulier la minorité peule. Il dénonce également le trafic d’organes humains perpétré par les rebelles étrangers et les mercenaires russes de la société Wagner en RCA.

 

Par Anselme Mbata

 

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Dans les coulisses de la duplicité : Les dessous de l’arrestation des chefs rebelles tchadiens en Centrafrique

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Dans les coulisses de la duplicité : Les dessous de l’arrestation des chefs rebelles tchadiens en Centrafrique

 

Capture d'écran des rebelles tchadiens formés par les mercenaires de Wagner en Centrafrique et capturés par les forces tchadiennes
Capture d’écran des rebelles tchadiens formés par les mercenaires de Wagner en Centrafrique et capturés par les forces tchadiennes

 

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Dans une série de manœuvres audacieuses et controversées, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera a orchestré un scénario ahurissant visant à déstabiliser le Tchad. Après la menace des autorités tchadiennes contre la RCA, les autorités de Bangui ont organisé une prétendue arrestation de chefs rebelles tchadiens, formés et soutenus par les mercenaires de Wagner, et installés en toute complicité par le gouvernement centrafricain sur son territoire. Cette machination politique a jeté une ombre sombre sur les intentions et la sécurité de la région, soulevant des questions troublantes sur les actions du Président Touadera et mettant en danger la vie de milliers de personnes.

 

Un jeu de dupes :

 

Tout a commencé lorsque le ministre tchadien de la défense nationale a publiquement menacé d’intervenir militairement jusqu’à Bangui si possible contre les rebelles tchadiens installés et soutenus par le gouvernement centrafricain sur son territoire. Quelques jours plus tard, les autorités militaires de Bangui ont invité les soi-disant chefs rebelles tchadiens à une réunion pour discuter de leur reddition, les menaçant de cesser tout financement et soutien logistique avec eux. Cette manœuvre visait à les préserver d’une possible confrontation meurtrière avec les forces tchadiennes.

De retour dans leur bastion à Lim-Pendé, les prétendus chefs rebelles ont tenu une réunion avec leurs troupes dans la forêt. Cependant, ces dernières étaient mécontentes et qualifiaient les autorités centrafricaines de lâches et de traîtres. La division s’est alors installée au sein des rebelles, entre ceux en faveur de la reddition et ceux prônant la poursuite des hostilités avec l’armée tchadienne. Ce dernier groupe radical était soutenu par le groupe de mercenaires de Wagner, déterminé à affronter le Tchad.

 

La mascarade de l’arrestation :

 

24 heures avant l’intervention de l’armée tchadienne sur le territoire centrafricain, l’armée centrafricaine a organisé une mise en scène pour arrêter les chefs rebelles tchadiens. Dans la ville de Bétoko, située à 45 kilomètres de Paoua, les prétendus chefs rebelles ont reçu un appel sur leur téléphone portable les invitant à une réunion avec les autorités préfectorales de Lim-Pendé. Bien conscients de la stratégie, ils se sont néanmoins rendus sur place, sachant parfaitement qu’ils étaient piégés. Ils furent arrêtés et remis aux autorités tchadiennes.

Il est important de noter que ces prétendus chefs rebelles tchadiens n’ont pas été capturés lors d’un affrontement armé. Pendant ce temps, un autre groupe, informé à l’avance, se dirigeait vers le sud du Tchad pour mener une opération dans un village. Les autorités militaires tchadiennes estiment que ces rebelles sont au nombre de près de 5000, mais jusqu’à présent, seule une poignée d’entre eux ont été tués ou arrêtés lors de l’opération militaire sur le territoire centrafricain.

 

La collusion et la souffrance du peuple :

 

Des informations circulant abondamment sur les réseaux sociaux laissent entendre que certains rebelles tchadiens se sont vêtus en uniformes des forces armées centrafricaines et combattent même aux côtés des soldats FACA et des militaires tchadiens dans le nord du pays. Cette complicité apparente soulève des questions troublantes quant à l’intégrité et à l’objectif du gouvernement centrafricain dans cette situation.

Ce jeu trouble orchestré par le Président Touadera plonge la région dans une insécurité totale. Même face au massacre perpétré par les rebelles tchadiens à seulement 14 kilomètres de Paoua, les autorités centrafricaines sont restées silencieuses, adoptant un comportement coupable. Le peuple centrafricain est livré à lui-même, sans protection ni soutien de son propre Président, qui semble préférer protéger son régime en faisant alliance avec des criminels du monde entier, au détriment de ses propres concitoyens.

 

La machination du Président Touadera contre le Tchad a révélé un jeu politique dangereux et troublant, mettant en péril la sécurité de la région. La manipulation des chefs rebelles tchadiens par les autorités centrafricaines et leur complicité avec des groupes de mercenaires étrangers soulèvent des questions cruciales sur l’intégrité et les motivations du gouvernement de Bangui. Tandis que la population centrafricaine continue de souffrir, la responsabilité du Président Touadera dans cette crise grandissante ne peut être ignorée. L’heure est venue pour les dirigeants régionaux et la communauté internationale de prendre des mesures fermes afin de mettre fin à cette spirale de violence et de préserver la paix dans la région.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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RCA : Loi de Tokenisation, Les réserves des membres de la Commission Économie, Finances et Plan”

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Loi de Tokenisation, Les réserves des membres de la Commission Économie, Finances et Plan”

 

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Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Bangui, 24 mai 2023 – Dans une lettre adressée à l’honorable Guy Samuel NGANATOUA, Président de la Commission Économie, Finances et Plan, la députée Rachel Ngakola  , et deux de ses collègues à savoir Anicet Georges Dologuelé et Martin Ziguelé , ont  exprimé des réserves profondes concernant le projet de loi régissant la tokenisation des ressources naturelles et foncières en République Centrafricaine. Cette correspondance met en évidence les préoccupations sur la forme et le fond du projet, tout en soulignant l’urgence suspecte avec laquelle il est traité.

 

Sur la forme, les députées font remarquer que le traitement du dossier se fait dans une logique d’extrême urgence, ce qui suscite des interrogations et des soupçons. Le débat général et le vote sur ce projet de loi sont prévus dès le 27 mai, soit une semaine après la Conférence des Présidents du 19 mai. Cela laisse très peu de temps à la commission mixte pour examiner le texte, organiser les auditions et rédiger son rapport. Les députés seront donc amenés à voter sur un texte qu’ils n’auront pas eu le temps de lire, alors qu’il s’agit d’une loi qui vise à révolutionner l’économie du pays. Selon les règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale, la commission mixte devrait disposer d’un temps adéquat pour mener son travail et produire son rapport avant de proposer une date pour le débat général et le vote. Ces faits sont d’autant plus troublants qu’ils font écho à la convocation en session extraordinaire du Conseil Économique et Social les 16 et 17 mai pour donner un avis sur ce projet de loi, de façon précipitée.

 

Sur le fond, les députées Rachelle Ngakola, Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé  soulignent que non seulement ce projet de loi n’est pas opportun, mais qu’il pose également plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. Ils rappellent une précédente lettre datant du 20 avril 2022, dans laquelle ils exprimaient déjà des réserves quant à la loi régissant la cryptomonnaie en République Centrafricaine. À l’époque, ils avaient signalé les contraintes légales, règlementaires et techniques rendant le projet irréalisable. Malheureusement, son avis n’avait pas été pris en compte, et la lettre avait même été qualifiée de “tract d’opposants” en plein hémicycle. Les événements ont finalement donné raison à ces députés , puisque le gouvernement a été contraint de faire marche arrière face aux réalités des engagements internationaux du pays.

 

Aujourd’hui, le même gouvernement présente un projet de loi qui vise à transformer les ressources naturelles du pays en actifs financiers numériques, échangeables sur une plateforme blockchain nommée SANGO. Cependant, les députés soulignent que les difficultés objectives rencontrées dans l’application de la loi régissant la cryptomonnaie devraient servir de leçons. Avant de s’engager dans la tokenisation des ressources naturelles et foncières, le gouvernement devrait recueillir l’avis des professionnels du domaine et des partenaires techniques et financiers, et améliorer les moyens de contrôle pour une meilleure captation des ressources issues de ces secteurs économiques.

 

La priorité devrait être donnée à l’organisation, à la réglementation et à la rentabilisation des secteurs existants, plutôt que de se lancer dans une aventure incertaine. En effet, bien que le pays possède des ressources naturelles abondantes, leur contribution au budget national ne représente actuellement que 2,9% des recettes propres en 2022, avec une projection optimiste de 5% dans le budget 2023. Il est donc primordial de réorganiser ces secteurs afin de mettre fin à l’exploitation gratuite de ces ressources, accordée à des entreprises et à des particuliers qui profitent de la population centrafricaine. Les députés soulignent que le pays ne dispose ni des installations techniques adéquates, ni de l’expertise technique et financière, ni de la réglementation adaptée pour expérimenter de telles solutions innovantes.

 

Ces trois députés informent qu’ils s’opposent fermement à ce projet de loi et refuse de soutenir un rapport de commission le validant. Ils estiment que les conditions de son opportunité ne sont pas réunies et appellent à une réflexion approfondie sur les enjeux réels de la tokenisation des ressources naturelles en République Centrafricaine.

 

En espérant que cette lettre suscite une prise de conscience et un débat constructif, il est nécessaire de considérer les réserves légitimes exprimées par les députés Anicet Georges Dologuelé, Rachelle Ngakola et Martin Ziguelé concernant le projet de loi régissant la tokenisation des ressources naturelles et foncières en République Centrafricaine. Il est crucial de prendre en compte les leçons du passé et d’adopter une approche réfléchie et consultative avant de mettre en œuvre des projets d’une telle envergure, afin d’assurer l’intérêt supérieur du pays et de ses citoyens.

 

Par la rédaction

 

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Une lueur d’espoir dans les moments sombres : Le message inspirant de Maître Crépin Mboli-Goumba”

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Une lueur d’espoir dans les moments sombres : Le message inspirant de Maître Crépin Mboli-Goumba

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC

 

 

Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — La lumière de la foudre révèle les visages cachés dans l’obscurité de la nuit, dévoilant leurs expressions et intentions à ceux qui savent regarder. C’est dans cette perspective que Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) en République centrafricaine, partage une réflexion profonde sur la nature de la vie. Dans un tweet matinal, il souligne la capacité de la foudre à apporter une lueur dans les moments les plus sombres, trouvant ainsi du positif même dans les malheurs qui nous frappent.

 

La poésie de ces mots résonne comme une invitation à la contemplation, à regarder au-delà des apparences et à chercher les opportunités qui se cachent au sein de nos épreuves. La foudre, souvent perçue comme un phénomène destructeur, est ici présentée comme un instrument d’illumination. Elle révèle des visages dissimulés dans l’ombre, mettant en lumière leurs expressions et intentions profondes. Tout comme dans la vie, les difficultés peuvent être perçues comme des éclairs qui révèlent des aspects cachés de notre existence.

 

Le message de Maître Crépin Mboli-Goumba est empreint d’une vision positive et optimiste. Il nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, il existe des aspects lumineux et des leçons à tirer. La foudre, symbole de puissance et d’énergie brute, nous rappelle que nos adversités peuvent nous aider à mieux comprendre les personnes qui nous entourent et à discerner leurs intentions réelles. Elle nous permet de voir au-delà des apparences superficielles et de saisir les vérités qui se cachent derrière les masques.

 

Dans un monde où les malheurs et les épreuves sont inévitables, il est essentiel de trouver du positif, même dans les moments les plus difficiles. Cette perspective nous encourage à ne pas être découragés par les épreuves, mais plutôt à les utiliser comme des tremplins vers une meilleure compréhension de nous-mêmes et des autres. Les défis que nous affrontons peuvent nous aider à grandir, à renforcer notre résilience et à développer notre discernement.

 

En partageant cette réflexion, Maître Crépin Mboli-Goumba nous invite à cultiver un regard éclairé sur le monde qui nous entoure. Il nous encourage à rester ouverts aux leçons que la vie nous offre, même lorsque nous sommes confrontés à des épreuves apparemment insurmontables. C’est dans ces moments de vulnérabilité que la véritable nature des individus se révèle, offrant ainsi une opportunité d’apprendre et de grandir.

 

Au final, le tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba nous rappelle que la vie est une combinaison d’ombres et de lumières, de défis et d’opportunités. Il nous invite à être des observateurs attentifs, capables de voir au-delà des apparences et de saisir les aspects positifs même dans les moments les plus sombres. En adoptant cette perspective, nous pourrons transformer nos malheurs en catalyseurs de croissance personnelle et collective.

 

Par Alain Nzilo

 

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Centrafrique : À Sikikédé, les habitants manifestent au moment du Départ des soldats FACA

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À Sikikédé, les habitants manifestent au moment du Départ des soldats FACA

 

sur la route poussiérueuse de Sikikédé, dans la Vakaga
sur la route poussiérueuse de Sikikédé, dans la Vakaga, le 22 février 2023

 

Bangui , 25 mai 2023 ( CNC ) — Le départ des éléments de forces armées centrafricaines de Sikikédé, suite à celui des mercenaires de Wagner , provoque la colère et l’inquiétude parmi la population locale. Face à un manque criant d’équipements et de munitions, les soldats ont été contraints de quitter leur poste, ont présenté les habitants livrés à eux-mêmes. Cette situation précaire n’est pas unique à Sikikédé, mais se reproduit également dans d’autres localités telles que Gordile et Akroussoulback .

 

La détresse des soldats FACA :

 

Les soldats des forces armées centrafricaines ont exprimé leur colère face à un manque cruel d’équipements logistiques et de munitions. Avant le départ des mercenaires de Wagner de Sikikédé, ils ont poussé ces derniers pour leur laisser leurs véhicules, mais cette requête a été catégoriquement rejetée, les renvoyant vers leur État propre-Major. De même, leur demande de munitions s’est heurtée à un refus sans appel.

Privés de solde, de primes et de moyens adéquats, les soldats se sont retrouvés contraints de suivre les mercenaires de Wagner à Ndélé, abandonnant ainsi leur poste à Sikikédé. Cette situation est loin d’être un cas isolé, car elle se reproduit dans d’autres localités où les soldats FACA ont également choisi de rentrer à Ndélé.

 

Une population livrée à elle-même :

 

Conséquence directe de l’abandon de leur poste par les forces armées centrafricaines, la population locale se retrouve désormais face à une réalité préoccupante et incertaine. Sans la présence sécuritaire des soldats, les habitants de Sikikédé, de Gordile et d’Akroussoulback sont laissés pour compte, exposés aux risques et vulnérabilités qui accompagnent cette situation.

La détresse de la population se fait ressentir, alors qu’elle peine à trouver des solutions à cette crise. Les services essentiels, tels que la sécurité et l’approvisionnement en biens de première nécessité, deviennent de plus en plus précaires. Les habitants sont confrontés à un sentiment d’abandon et d’insécurité croissant, craignant pour leur sécurité et celle de leurs proches.

 

Appel à une réponse urgente :

 

Face à cette situation inquiétante, il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour répondre aux besoins immédiats de la population de Sikikédé et des autres localités touchées. Il est crucial de garantir leur sécurité, en déployant des forces de maintien de l’ordre adéquates et en fournissant les moyens nécessaires pour assurer leur protection.

En parallèle, il est impératif de répondre aux préoccupations des soldats FACA en leur fournissant des équipements, des munitions et les ressources nécessaires pour mener à bien leur mission. Les soldats, qui préféraient leur vie pour assurer la sécurité du pays, souhaitaient un soutien et une reconnaissance de la part de leur gouvernement.

 

Par Moïse Banafio

 

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Scandale dans l’affaire des munitions d’armes de guerre interceptées à Bambari : libération de tous les suspects

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Scandale dans l’affaire des munitions d’armes de guerre interceptées à Bambari : libération de tous les suspects

 

Abdoulback ramadane, l'un des trois suspect maintenu à la SRI dans l'affaire de trafic de minutions de guerre
Abdoulback ramadane, l’un des trois suspect maintenu à la SRI dans l’affaire de trafic de minutions de guerre

 

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Une histoire sombre et choquante secoue la Centrafrique, mettant en lumière un trafic d’armes de guerre et de munitions impliquant le frère du ministre d’Etat de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Quatre caissettes de munitions d’armes de guerre AK-47 ont été interceptées dans un véhicule appartenant au frère du ministre à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Bien que plusieurs personnes aient été retrouvées dans le véhicule, toutes, à l’exception d’une, ont été relâchées, créant ainsi un véritable scandale.

 

Nos investigations ont révélé que ce trafic d’armes et de munitions était dirigé par un groupe de cinq soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) originaires de la Vakaga et tous apparentés au ministre d’Etat de la Justice Abazène. Depuis plus de cinq ans, selon nos sources, ces soldats achètent régulièrement des caissettes de munitions à Bangui pour les acheminer par voie terrestre vers le nord, où leurs parents sont impliqués dans des groupes armés. Mais c’est le 19 mai dernier que leur plan a été déjoué lorsque le véhicule 4×4 du frère du ministre, chargé de cette transaction, a été arrêté par les forces de l’ordre à Bambari alors qu’il se rendait à Bria en provenance de Bangui.

Lors des interrogatoires, des explications contradictoires ont fusé dans toutes les directions. Le conducteur a accusé l’un des passagers d’être le propriétaire des munitions, tandis qu’un autre a prétendu qu’elles étaient destinées à la chasse. Enfin, un autre passager a avoué que les munitions devaient être transportées à Bria avant d’être acheminées en moto jusqu’à Ouadda, où elles étaient destinées au chef rebelle Ali Mohamed, également connu sous le nom de B13 et chef d’état-major du PRNC.

L’ampleur de cette affaire est d’autant plus frappante que la gendarmerie de Bambari a joué un rôle déterminant dans son éclaircissement. Les quatre membres de l’équipage ont été transférés dès le lendemain à la gendarmerie de Bangui et ont été placés en détention provisoire à la section de Recherche et d’Investigation. Cependant, après leur audition par les enquêteurs, trois d’entre eux ont été relâchés sans explication, laissant seulement l’un d’entre eux en garde à vue.

Lors de leur libération, une équipe de notre rédaction a pu s’entretenir avec les suspects relâchés, et leurs révélations ont été à la fois choquantes et révélatrices de la complexité de la situation. Il a affirmé qu’il était préférable de sacrifier l’un d’entre eux pour sauver les trois autres, déclarant que c’était la meilleure stratégie. Selon eux, l’individu actuellement en garde à vue serait libéré par leur oncle, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène, une fois que l’affaire serait oubliée par les Centrafricains, probablement dans un délai d’un à deux mois.

Il est important de souligner qu’un des soldats impliqués dans ce trafic, Frédéric Ndomodeko du sixième Bataillon d’infanterie, est le neveu direct du ministre Arnaud Djoubaye Abazène. Même son frère aîné,  monsieur Ndomodeko paterne, ressortissant de l’ENA de Lomé promotion 2016-2019  finance-trésor, c’est le propriétaire du véhicule incriminé, monsieur Déya Abazène, un douanier, et le ministre Arnaud Djoubaye Abazène qui avaient financé ses études à Lomé.

Il est inquiétant de constater que toute une famille est impliquée dans ce trafic d’armes et de munitions vers le nord du pays, et cela depuis plus de cinq ans. Cette affaire met en lumière la manière dont les proches du président Touadera sont impliqués dans diverses activités criminelles, tout en étant les premiers à critiquer les autres. Dans ces conditions, comment la nation centrafricaine peut-elle progresser ?

Il est désormais primordial que les autorités fassent toute la lumière sur cette affaire et prennent des mesures adéquates pour garantir que les responsables de ce trafic illégal d’armes de guerre soient tenus pour compte. Les Centrafricains doivent pouvoir faire confiance à leurs dirigeants et avoir l’assurance que de telles pratiques criminelles ne resteront pas impunies.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publication du CNC

 

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Lutte contre les bandits armés, Incursion sur le sol centrafricain des soldats de  forces armées de la RDC

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Lutte contre les bandits armés, Incursion sur le sol centrafricain des soldats de forces armées de la RDC

 

Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021
Village Maïgari, à 7 kilomètres de Kouango, au centre de la RCA. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

 

Bangui , 25 mai 2023 ( CNC ) — Dans un nouvel épisode de lutte contre les bandits armés dans la région du sud-est de la République centrafricaine, les soldats des forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) ont franchi la frontière pour entrer sur le territoire centrafricain . Leur objectif : détruire une base des miliciens Anti-Balaka dans la localité de Kouango , située à 139 kilomètres au sud-Est de Bambari. Cette incursion fait suite à celle des éléments des forces armées Sud-Soudanaises , qui ont récemment affronté les miliciens d’autodéfense dans la localité frontalière de Bambouti.

 

D’après notre correspondant sur le terrain, les soldats congolais sont arrivés lourdement armés, franchissant la rive Oubangui pour se confronter aux miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette opération vise à réprimer les activités des miliciens qui, il y a près d’un an, avaient traversé la frontière pour attaquer l’armée congolaise et se sont emparés d’armes et de munitions.

 

Suite à cet incident, les autorités congolaises ont mené des enquêtes approfondies, aboutissant à la localisation de la base des miliciens Anti-Balaka à Kouango. Avec l’accord des autorités centrafricaines, les soldats congolais ont pris l’initiative d’engager une offensive contre les miliciens. Tôt ce matin, ils ont traversé la frontière à bord de trois charrettes et se sont dirigés vers la zone où se trouvaient les miliciens Anti-Balaka, à 25 kilomètres de Kouango.

 

Le bilan de l’affrontement n’est pas encore précis, mais des sources font état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

 

Bertrand Yékoua

 

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Centrafrique : Les failles de l’armée centrafricaine exposées par la rétrogradation des deux officiers des FACA par le Président Touadera

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Les failles de l’armée centrafricaine exposées par la rétrogradation des deux officiers des FACA par le Président Touadera

 

Amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />
Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui , 25 mai 2023 ( CNC ) — Le président de la République centrafricaine, Monsieur Faustin Archange Touadera, a rétrogradé le chef du bataillon KANGA-KETTÉ Samson , et son adjoint, le lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE Cyrille, pour leur implication supposée dans des activités illégales. Les motifs évoqués incluent la libération des prisonniers contre l’argent, des infractions aux règlements militaires, l’exploitation illégale de minerais et des cas d’inaptitude au commandement. Cette décision, bien que prise dans le but de maintenir l’intégrité de l’armée, soulève des questions sur l’impunité dont semblent bénéficier certains soldats et officiers impliqués dans des actes répréhensibles.

 

Le contexte de l’affaire :

 

Le 14 octobre 2022, un groupe de rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a attaqué un poste avancé de l’armée nationale à Sikikédé, près de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, faisant 21 soldats prisonniers. Parmi eux, se sont désignés le lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE Cyrille, adjoint du commandant KANGA-KETTÉ. Les autres soldats ont réussi à s’enfuir. Cinq jours plus tard, le commandant KANGA-KETTÉ a été arrêté par les mercenaires de Wagner, qui l’accusaient d’être l’instigateur de l’attaque à Sikikédé et d’être en collusion avec les groupes armés responsables de la prise d ‘otages.

 

Les motifs de la rétrogradation  dans l’armée centrafricaine

 

Le commandant KANGA-KETTÉ a été rétrogradé au grade de capitaine et le lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE en sous-lieutenant pour des raisons variées. Le premier est accusé d’avoir libéré trois prisonniers en échange d’argent, d’avoir enfreint les règlements militaires en exploitant des minerais dans la localité et d’avoir usurpé des titres en délivrant des certificats qui ne relèvent pas de sa compétence. Quant au lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE, il lui est reproché une inaptitude au commandement et un manque de prise en main en zone opérationnelle ayant conduit à la prise d’otages.

 

Interrogations sur l’intégrité de l’armée :

 

La rétrogradation de ces deux officiers soulève des questions sur l’intégrité globale de l’armée centrafricaine. Bien que cette décision puisse être perçue comme une volonté de lutter contre la corruption et les infractions au sein des forces armées, elle met également en évidence l’impunité dont semblent jouir certains soldats et officiers qui commettent des actes répréhensibles.

Certains membres des mercenaires de Wagner ont été accusés de fuir les combats, de piller et de voler des paysans, sans pour autant être inquiétés. Il est également rapporté que certains soldats et officiers de l’armée ont été impliqués dans des vols, des braquages ​​et des assassinats de civils, bénéficiant de la protection de leurs proches haut placés au sein de l’armée.

Conclusion :

La rétrogradation de l’ex-commandant du détachement des FACA à Gordile et son adjoint par le Président Touadera soulève des interrogations sur l’intégrité de l’armée centrafricaine. Bien que cette décision puisse être perçue comme un pas vers la lutte contre la corruption et les actes répréhensibles, elle met en évidence l’impunité dont semblent bénéficier certains soldats et officiers. Pour garantir la créance et la confiance envers les forces armées, il est essentiel de poursuivre les enquêtes sur les allégations de mauvaise conduite et d’assurer que toutes les personnes impliquées, quelle que soit leur position, soient tenues responsables de leurs actes. Les prisons sont construites pour ceux-là. L’intégrité de l’armée est primordiale pour maintenir la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Abakar Sabone fait de révélations choquantes sur l’existence d’un escadron de la mort à Bangui

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Abakar Sabone fait de révélations choquantes sur l’existence d’un escadron de la mort à Bangui

 

Un véhicule de patrouille de l'OCRB devant l'école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Un véhicule de patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans un message audio largement partagé sur la messagerie sociale WhatsApp, l’ancien ministre chef rebelle, le Tchado-centrafricain, Abakar Sabone, vivant en exil au Tchad depuis près de cinq ans, a révélé une vérité effrayante : l’instauration par le Président de la République Faustin Archange Touadera d’un escadron de la mort au sein de la capitale centrafricaine, Bangui. Selon ses déclarations, plus de 1800 personnes auraient déjà été tuées dans l’enceinte de l’Office central pour la lutte contre le banditisme (OCRB), dont les corps sont parfois jetés sur les rives de l’Oubangui ou derrière le cimetière de Ndrèss.

 

Abakar Sabone affirme que cet escadron de la mort est principalement composé de miliciens Requins et d’éléments de la police de l’OCRB, transformant ainsi ce lieu en un abattoir humain. L’OCRB, autrefois connu des Centrafricains comme une institution de lutte contre le banditisme, a été perverti en une police politique, estime l’ancien ministre chef rebelle. Selon lui, l’OCRB est devenue une machine à tuer les Centrafricains, où chaque jour ou nuit passé dans cette structure, est synonyme d’une mort certaine. Les victimes sont tuées sans pitié.

L’ancien ministre décrit exactement les deux cellules à l’OCRB du centre-ville. L’une d’entre elles, celle collée à la clôture de l’école et collège du centre ville, est relativement sûre, mais la seconde, collée à la clôture de la direction générale de la société de téléphonie mobile Moov, est décrite comme un abattoir par Abakar Sabone, ou ” une morgue sans congélateur”, selon le surnom que les détenus de la première cellule la donnent. Selon Abakar Sabone, l’OCRB est maintenant dirigée par la milice Requin, et tous les policiers qui y travaillent font partie de cette milice. Les véritables policiers y travaillaient avant ont été tous mutés ailleurs.

Face à ces révélations choquantes, l’ancien ministre appelle la ligue des droits de l’homme à mener des investigations pour confirmer ses dires. Selon lui, depuis 2016 jusqu’à présent, le nombre de personnes tuées dans l’enceinte de l’OCRB s’élève à 1880.

Abakar Sabone adresse un avertissement particulier aux habitants du quartier KM5, les incitant à faire preuve de prudence dans leurs déplacements. Il recommande de ne pas sortir de chez soi après 18 heures, même en cas d’urgence, et de ne plus répondre aux convocations de l’OCRB, sous peine d’une mort certaine.

L’ancien ministre Abakar Sabone va même  plus loin pour décrire également les méthodes utilisées pour tuer les gens à l’OCRB. Selon lui, si quelqu’un est emprisonné à l’intérieur, il sera laissé sans nourriture, ni l’eau pendant au moins, une semaine, jusqu’à l’épuisement total. En cas de résistance, les geôliers procéderont alors à son exécution par suffocation. Le corps sera ensuite récupéré et jeté dans les eaux de l’Oubangui.

Enfin, le Tchado-centrafricain, Abakar Sabone déclare que l’OCRB ne dépend plus du ministère de l’Intérieur ni de la Défense, mais de la présidence de la République. C’est donc le Président Touadera lui-même qui gère directement cette institution désormais.

Ces révélations fracassantes soulèvent des questions essentielles quant au respect des droits de l’homme et à la sécurité des citoyens en République centrafricaine. Il est primordial que la ligue des droits de l’homme mène des investigations approfondies pour vérifier ces allégations, afin d’assurer que la vérité éclate au grand jour et que les responsabilités soient établies. La vie et la dignité des Centrafricains ne peuvent être sacrifiées au nom d’intérêts politiques ou de pouvoirs abusifs. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin à cette situation inacceptable et rétablir la confiance des citoyens envers leurs institutions.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Souffrance et misère en Centrafrique : Un pasteur évangéliste appelle à la libération du pays par la prière

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Souffrance et misère en Centrafrique : Un pasteur évangéliste appelle à la libération du pays par la prière

 

Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles
Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles. CopyrightDR

 

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans une déclaration publique largement partagée sur les réseaux sociaux, le Pasteur évangéliste Patriarche Maxime Ngouyombo a appelé dimanche dernier à la prière pour la libération de la République centrafricaine de la souffrance et de la misère. Sa déclaration s’adresse à tous les Centrafricains, quelles que soient leur origine, leur religion ou leur catégorie sociale. Cependant, il attire l’attention sur les agissements du Président Touadéra, remettant en question sa légitimité et affirmant qu’il est devenu un rebelle devant Dieu.

 

Le Pasteur Ngouyombo souligne que Dieu ne choisit pas les dirigeants en fonction de leur ethnie ou de leur religion, mais en fonction de leur capacité à respecter sa parole. Selon lui, le Président Touadéra avait juré de ne pas dépasser les deux mandats constitutionnels, mais il ne les a pas respectés, ce qui, selon le Pasteur, le place en désobéissance spirituelle et en opposition à Dieu. Il accuse également le Président d’être responsable de la détérioration des conditions de vie en Centrafrique, caractérisée par l’absence d’électricité, d’eau potable, de soins médicaux adéquats, et une situation de famine généralisée.

 

Le Pasteur Ngouyombo affirme également que des violences sont commises contre des citoyens pacifiques, y compris des représentants religieux, tels que des pasteurs, des prêtres et des imams. Il accuse le Président Touadéra d’avoir organisé des assassinat à l’aide de mercenaires et de milices, engendrant ainsi la terreur dans le pays. Le Pasteur établit un lien entre la faiblesse du Président et les actes de violence perpétrés par les mercenaires de Wagner, allant même jusqu’à prétendre que le Président lui-même serait victime de violences sexuelle de la part des Wagner.

 

Selon le Pasteur Ngouyombo, le Président Touadéra a perdu sa légitimité en raison de sa désobéissance à Dieu et de son incapacité à protéger le peuple centrafricain. Il appelle donc à sa chute du pouvoir et à la libération du pays de la souffrance et de la misère.

 

La déclaration du Pasteur évangéliste centrafricain Patriarche Maxime Ngouyombo suscite le débat dans le pays. Elle met en lumière les inquiétudes concernant la gouvernance du Président Touadéra et la détérioration des conditions de vie en République centrafricaine. Cependant, il est important de considérer cette déclaration comme une opinion individuelle et d’examiner attentivement l’ensemble du contexte politique et social pour une compréhension plus approfondie de la situation en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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La crise soudanaise déclenche une nouvelle vague de réfugiés à Ndélé en République centrafricaine

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La crise soudanaise déclenche une nouvelle vague de réfugiés à Ndélé en République centrafricaine

 

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Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) —  Ndélé, République centrafricaine – La ville de Ndélé connaît actuellement une affluence de personnes fuyant la crise qui sévit au Soudan voisin. Selon la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) présente sur place, pas moins de 98 personnes réparties en 32 ménages ont trouvé refuge à Ndélé en provenance du Soudan. Cette mise à jour, datée du 22 mai, met en lumière l’ampleur du défi humanitaire auquel est confrontée la région.

 

La crise soudanaise, marquée par des conflits internes et des troubles politiques persistants, a provoqué une détérioration rapide de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. Face à l’insécurité croissante et aux violences qui sévissent, de nombreux civils soudanais sont contraints de quitter leur foyer pour chercher refuge dans des zones plus stables et sûres.

 

Ndélé, en dehors de Birao, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, est devenue l’une des destinations privilégiées pour ces personnes en quête de sécurité. Son emplacement géographique stratégique, à proximité de la frontière soudanaise, en fait une étape naturelle pour ceux qui fuient le chaos qui règne au Soudan.

 

La Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), qui joue un rôle essentiel dans l’accueil et la protection des réfugiés, a confirmé l’arrivée de cette nouvelle vague de personnes à Ndélé. Elle travaille en étroite collaboration avec les organisations internationales et les acteurs humanitaires locaux pour répondre aux besoins pressants de ces réfugiés vulnérables. Les efforts conjoints visent à fournir un soutien vital, notamment en termes d’abris, de nourriture, d’eau potable et d’assistance médicale.

 

Cependant, cette arrivée massive de réfugiés pose de nombreux défis humanitaires dans une région déjà confrontée à des ressources limitées et à des besoins criants. Les infrastructures locales, notamment les établissements de santé et les écoles, sont sous pression pour répondre à l’afflux de nouvelles arrivées. Les agences humanitaires s’efforcent de mobiliser des ressources supplémentaires et de renforcer leur présence sur le terrain pour faire face à cette situation urgente.

 

Alors que les défis humanitaires continuent de s’accumuler à Ndélé et dans d’autres régions similaires, il est essentiel de se rappeler l’urgence de la situation et d’agir en solidarité pour aider ceux qui ont été forcés de fuir leur foyer dans l’espoir d’un avenir meilleur. Seule une réponse coordonnée et soutenue permettra de relever ces défis complexes et d’apporter une aide concrète à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Par Moïse Banafio

 

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Centrafrique : restriction des mouvements politiques, l’ancien député Clément NOBONA emprisonné à ciel ouvert à Kabo

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restriction des mouvements politiques, l’ancien député Clément NOBONA emprisonné à ciel ouvert à Kabo

 

Centrafrique.org/?attachment_id=65374″ rel=”attachment wp-att-64236″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Clement-NOBONA-450×358.jpg” alt=”” width=”450″ height=”358″ />
De gauche à droite, en tenue civile, Clément NOBONA, et Martin Ziguélé lors de campagne électorale à Kabo

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) —  Dans un climat politique tendu, la restriction des mouvements des leaders des partis d’opposition devient une réalité de plus en plus préoccupante en République centrafricaine. Après l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, c’est au tour de Clément NOBONA, ancien député, président du Conseil d’arbitrage et membre du bureau politique du parti MLPC, de se retrouver emprisonné dans une véritable prison à ciel ouvert à Kabo. Cette situation, imposée par le président Faustin Archange Touadera, soulève de vives préoccupations quant à l’état de la démocratie dans le pays.

 

Le combat politique entravé :

 

Clément NOBONA, autrefois membre actif du groupe parlementaire du parti MLPC à l’Assemblée nationale, se trouvait à la tête d’une délégation de son parti en tournée d’information et de restructuration des organes de son parti dans sa circonscription de Kabo, dans l’Ouham, au nord de la Centrafrique. Cependant, il s’est heurté à un obstacle inattendu lorsqu’il a été empêché de quitter la ville par le sous-préfet, Monsieur Gabin Richard Ngoupende.

Une mesure dictée par le pouvoir en place :

Selon les informations recueillies auprès du greffier Ontoua, le parquet de Bangui a émis un ordre demandant au procureur près du tribunal de grande instance de Kabo de retenir Clément NOBONA sur place, l’empêchant ainsi de rentrer à Bangui. Le motif invoqué était une prétendue campagne contre le projet de référendum constitutionnel voulu par le président Touadera et par son parti au pouvoir, selon les propos tenus par le Commandant de brigade de la ville, Alham Éric. Toutefois, il s’est avéré que cette information était fausse et que cette mesure avait été dictée par le cabinet du ministre de la Justice.

Une répression récurrente :

Malheureusement, il ne s’agit pas de la première fois que Clément NOBONA est confronté à de telles mesures répressives. Rappelons l’attaque contre le président du parti MLPC, Martin Ziguélé, par les éléments rebelles de 3R à Bocaranga en février 2020. Plus récemment, Clément NOBONA a été pris pour cible par un autre groupe armé, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par un individu d’origine tchadienne répondant au nom de Mahamat Alkhatim, dans la ville de Kabo la même année. Ses biens ont été confisqués lors de cette attaque.

Un système politique fragilisé :

Ces restrictions imposées aux leaders politiques de l’opposition soulèvent des inquiétudes quant à la santé de la démocratie en Centrafrique. La liberté des mouvements, l’un des piliers fondamentaux de toute société démocratique, est bafouée, ce qui compromet la participation politique et la représentation équitable de toutes les voix.

La situation de Clément NOBONA, ancien député et membre du bureau politique du parti MLPC, emprisonné à Kabo dans des conditions précaires, met en lumière les graves problèmes auxquels est confrontée la démocratie en Centrafrique. Les restrictions arbitraires imposées aux leaders de l’opposition entravent leur participation politique et nuisent à la représentativité des différentes forces en présence. Il est crucial que la communauté internationale reste attentive à cette situation et qu’elle fasse pression sur les autorités centrafricaines pour garantir les droits fondamentaux et la liberté d’expression pour tous les citoyens. La stabilité et le développement du pays en dépendent.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Tentative d’expulsion du DG de la BSIC Centrafrique : La direction générale réagit et renouvelle son engagement envers la République Centrafricaine

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Tentative d’expulsion du DG de la BSIC Centrafrique : La direction générale réagit et renouvelle son engagement envers la République Centrafricaine

 

banque BSiccentre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
banque BSiccentre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — La récente tentative d’expulsion spectaculaire du directeur général de la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), M. Diallo Mamadou Pethe, a plongé le pays dans l’étonnement. Les accusations graves de financement du terrorisme ont secoué la nation, mais la situation a pris une tournure inattendue lorsque le ministre a annulé cette décision. Dans un communiqué publié par la direction générale de la banque au siège, celle-ci exprime sa gratitude envers les autorités centrafricaines tout en réaffirmant son engagement envers le pays. Cependant, les interrogations subsistent : la BSIC est-elle prête à débloquer les fonds nécessaires au paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains pour ce moi de mai  ?

 

Les faits :

 

Dans un communiqué officiel, la direction générale de la BSIC a répondu à l’expulsion controversée de son directeur général en déclarant que la situation avait conduit à la publication d’un arrêté d’expulsion. Néanmoins, grâce à des échanges fructueux entre la banque et les autorités centrafricaines, un nouvel arrêté a été signé, annulant ainsi les mesures prises précédemment.

La direction générale de la BSIC a tenu à exprimer ses remerciements envers les plus hautes autorités de la République Centrafricaine, notamment le ministre des Finances et du Budget, ainsi que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour leur intervention dans la résolution de cette situation délicate.

 

Le communiqué confirme que le directeur général, Mamadou Péthé Diallo, reste en poste et continuera d’exercer ses fonctions au sein de la BSIC Centrafrique, ayant été nommé légalement par les instances habilitées.

 

L’engagement de la BSIC :

 

La BSIC, à travers ce communiqué, réitère son engagement envers la République Centrafricaine en affirmant qu’elle poursuivra ses activités afin de soutenir l’économie du pays et de promouvoir une meilleure inclusion financière. La banque tient à rassurer ses partenaires et sa clientèle en soulignant son strict respect des règles régissant son activité, notamment en matière de conformité.

 

Le communiqué met également en avant l’existence d’un dispositif de contrôle interne au sein du groupe BSIC, qui s’étend à toutes ses filiales, afin de garantir la conformité aux réglementations internationales et aux lois en vigueur dans tous les pays où la banque est présente.

 

La question du paiement des salaires :

 

Cependant, le communiqué ne mentionne pas explicitement si la BSIC est prête à débloquer les fonds nécessaires pour le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. Bien que cette question demeure en suspens, le communiqué se concentre principalement sur la résolution de la situation entourant le directeur général et réaffirme l’engagement du groupe BSIC envers ses activités et sa conformité aux règles en vigueur.

 

La tentative d’expulsion du directeur général de la BSIC Centrafrique a suscité un émoi considérable dans le pays. Alors que le communiqué de la direction générale de la banque apaise les craintes en confirmant le maintien en fonction du directeur général, les interrogations subsistent quant à la position de la BSIC concernant le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. La situation reste complexe et soulève des questions quant à l’interaction entre les autorités centrafricaines et la banque, mais la BSIC réaffirme son engagement envers la République Centrafricaine et son désir de contribuer au développement économique du pays.

 

Par Alain Nzilo

 

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Division au sein du parti RDC : Médard POLISSE radié pour indiscipline et trahison

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Division au sein du parti RDC : Médard POLISSE radié pour indiscipline et trahison

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-parti-rdc-de-lancien-president-andre-kolingba-est-sur-le-point-de-seclater/le-siege-du-parti-rdc-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-53115″ data-wpel-link=”internal”>Le siège du parti RDC à Bangui
Le siège du parti RDC à Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans une scission qui secoue le parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), fondé dans les années 80 par l’ancien Président André Kolingba, une bataille interne fait rage. Depuis le décès de son leader, Désiré Kolingba, en 2021, le parti est tombé sous l’emprise du régime en place, laissant ainsi libre cours à une mainmise corrompue sur ses rangs. Tous les militants et cadres qui osent élever la voix sont systématiquement exclus du mouvement, une manœuvre orchestrée par le premier vice-Président actuel, qui occupe également un poste ministériel dans le gouvernement du Président Touadera.

 

L’exemple le plus récent de cette répression au sein du parti est la radiation de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ, un cadre influent du RDC, suite à sa déclaration sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Cette exclusion a été officialisée par une note de radiation émise par le bureau politique du parti.

 

La déclaration de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ, Délégué aux relations Extérieures et membre du Bureau Politique, a été jugée comme un acte de récidive en matière d’indiscipline caractérisée, d’intelligence avec des leaders de partis politiques rivaux et même de trahison envers le Rassemblement Démocratique Centrafricain.

 

La décision de radiation, prise à l’encontre de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ, comporte trois points principaux. Tout d’abord, il est privé de son statut de membre du parti, ainsi que de ses responsabilités en tant que Délégué aux relations Extérieures. De plus, il lui est interdit de parler au nom du Rassemblement Démocratique Centrafricain ou de le représenter en quelque manière que ce soit. Enfin, cette décision prend effet immédiatement après sa signature et sera notifiée à l’intéressé, en plus d’être publiée publiquement.

 

Il est évident que cette radiation de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ est le dernier épisode d’une série de mesures visant à réprimer les dissensions internes au sein du RDC. Cette situation démontre clairement que le parti est désormais sous l’emprise de la mafia du pouvoir, qui ne tolère aucune voix discordante. Cette mainmise sur le parti par le régime en place met en péril la démocratie et la liberté d’expression au sein de la formation politique qui fut autrefois un pilier central de la politique centrafricaine.

 

Il est essentiel de souligner que cette division au sein du RDC a des répercussions néfastes sur la stabilité politique du pays. La confiscation du parti par le pouvoir en place remet en question la représentativité de la formation politique et alimente les doutes quant à la légitimité de ses actions et décisions. Une telle polarisation nuit non seulement au RDC en tant qu’institution, mais aussi à la crédibilité du système politique centrafricain dans son ensemble.

 

La division au sein du parti RDC et la radiation de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ sont des symptômes d’une crise plus profonde qui exige une réflexion urgente et une action concertée de toutes les parties prenantes. La République Centrafricaine mérite un système politique équilibré, où les voix dissidentes sont respectées et où le parti au pouvoir ne se transforme pas en instrument de répression et de corruption.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Les coulisses troubles des évacuations familiales des enfants des ministres centrafricains vers la France

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Les coulisses troubles des évacuations familiales des enfants des ministres centrafricains vers la France

 

Centrafrique.org/rca-le-ministre-arnaud-djoubaye-abazene-celebre-son-troisieme-mariage-religieux-a-bangui/le-ministre-detat-arnaud-djoubaye-abazene-et-sa-troisieme-epouse-lors-de-leur-mariage-le-15-aout-2021-photo-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-49457″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC
Le ministre d’État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC

 

Bangui, 22 mai 2023 (CNC) — Dans une série de révélations fracassantes provenant du service d’enquête du Centre des Communications du journal CNC, la lumière a été jetée sur une pratique troublante : des ministres centrafricains, étroitement liés au groupe russe Wagner, arrivent à évacuer leurs familles en France avec une simplicité déconcertante.

 

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la justice en RCA, originaire de la région septentrionale de la Vakaga, a récemment été aperçu à Saint-Pétersbourg, où il a signé un mémorandum d’accord en matière de justice avec la justice russe. Au cours de sa visite  en Russie, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène s’entretenait également avec les responsables du groupe Wagner. Cette proximité entre un ministre centrafricain et une entité controversée telle que Wagner soulève de nombreuses questions. Alors que Wagner est connu pour ses opérations douteuses et son soutien à des régimes autoritaires, il est alarmant de constater qu’un haut fonctionnaire de la justice en Centrafrique semble collaborer étroitement avec eux.

 

Ce qui rend cette situation encore plus troublante, c’est qu’Arnaud Djoubaye Abazène, malgré son hostilité envers la France, a choisi d’évacuer sa famille en France, plutôt qu’en Russie. Si cela avait été une famille ordinaire cherchant à obtenir un visa pour la France, il est fort probable que le consulat français aurait rejeté sa demande et lui fournit une raison fantaisiste. Cependant, en tant que ministre, Abazène a pu obtenir le visa pour sa famille, même si la France est pleinement consciente de son rôle central dans les manœuvres de Wagner qui vont à l’encontre des intérêts occidentaux. Cette décision soulève donc des interrogations quant à la nature des relations franco-centrafricaines et aux motivations de la France dans cette affaire.

 

Le cas troublant d’Arnaud Djoubaye Abazène n’est malheureusement pas isolé. Le ministre de la sécurité publique, le sieur Nicaise Nassin, a également profité de son statut pour obtenir des visas pour sa fille et son petit-fils, qui viennent d’arriver en France il y’a trois semaines. Ces exemples ne représentent que la pointe émergée de l’iceberg, car il est fort probable que de nombreux autres ministres centrafricains aient bénéficié de ces arrangements particuliers. Il est grand temps que la vérité éclate au grand jour, et le Centre des Communications du CNC  se réserve le droit de tout dévoiler.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La déconnexion flagrante de l’État-major des armées centrafricaines avec la réalité

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La déconnexion flagrante de l’État-major des armées centrafricaines avec la réalité

 

Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Depuis la publication du récent communiqué de l’État-major des armées centrafricaines le 22 mai dernier, les autorités semblent ignorer complètement le mécontentement croissant qui règne au sein de l’armée. Ce communiqué, loin de résoudre les problèmes internes, ne fait que renforcer l’idée que les responsables du pays sont complètement déconnectés de la réalité.

 

Dans les rues de la capitale, la population est unanime : les forces armées centrafricaines sont malades. Les soldats déployés sur le terrain souffrent quotidiennement de conditions de travail désastreuses. Les primes d’alimentation ne sont plus versées, les moyens de transport et de logement sont inexistants, pas de prise en charge sanitaire . Face à cette situation intenable, il n’est pas étonnant que certains soldats, ainsi que certains officiers, soient en colère permanente envers leur hiérarchie militaire.

Pourtant, l’État-major des armées semble vivre dans un monde parallèle,, où tout va pour le mieux. Dans leur communiqué, ils prétendent que les forces de défense et de sécurité sont fidèles au sacro-saint principe du lien Armée-Nation et qu’ils exécutent promptement leurs missions. Mais quelles missions exécutent-ils réellement lorsque leurs propres soldats sont en proie à la misère et à la frustration et qu’ils se désertent des champs de bataille comme ils veulent ?

En négligeant de reconnaître les problèmes internes de l’armée, l’État-major des armées montre un mépris flagrant envers ses propres soldats. Ces derniers risquent leur vie pour défendre leur pays, mais ils sont traités comme de simples pions sur un échiquier politique. Les autorités ne semblent pas comprendre que des soldats maltraités et mécontents peuvent être un terreau fertile pour la désertion ou même la rébellion.

Au lieu de faire face à ces problèmes, l’État-major des armées choisit de lancer des attaques diffamatoires contre ceux qui osent critiquer leur incompétence. Ils qualifient les appels à la mobilisation de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) de manipulations et de désinformations. Pourtant, il est indéniable que de nombreux Centrafricains sont profondément mécontents de la situation actuelle et cherchent des alternatives pour exprimer leur colère et leur frustration.

Plutôt que de menacer de poursuites judiciaires les auteurs de ces critiques, l’État-major des armées ferait mieux de se regarder dans un miroir et d’admettre ses propres erreurs. Il est grand temps que les autorités du pays reconnaissent les problèmes internes de l’armée et prennent des mesures concrètes pour les résoudre.

Si rien n’est fait pour remédier à la situation, les conséquences pourraient être désastreuses. Les soldats, qui se sentent abandonnés et trahis, pourraient se tourner vers des groupes rebelles ou même se retourner contre leurs propres supérieurs. Le pays pourrait sombrer dans le chaos et la violence, avec des répercussions graves pour la population civile.

Il est temps que l’État-major des armées centrafricaines ouvre les yeux sur la réalité et agisse en conséquence. Les problèmes internes de l’armée doivent être traités avec sérieux et urgence. Ignorer ces problèmes ne fera qu’aggraver la situation et mettre en péril la stabilité du pays.

Il est grand temps que les autorités centrafricaines prennent leurs responsabilités et agissent en faveur de leurs propres soldats, qui méritent d’être traités avec dignité et respect. La situation actuelle est intolérable et ne peut plus être ignorée. Il est temps de passer des paroles aux actes.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Centrafrique: un colonel, Ibrahim Yagbanga, radié de l’armée nationale

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Un colonel, Ibrahim Yagbanga, radié de l’armée nationale

 

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le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Dans une décision qui a fait grand bruit, le président Touadera, accompagné de son Premier ministre Félix Moloua et de son ministre de la Défense Ramaux-Claude Bireau, ont signé un décret le 19 mai 2023 annonçant le départ anticipé à la retraite du colonel Ibrahim Yagbanga.

 

La raison invoquée est des plus sérieuses : des manquements graves à ses devoirs et responsabilités sur le champ de bataille, la désertion en temps de paix et même la haute trahison. Ces accusations sont énoncées dans le décret.

Son article 2 du décret stipule également que les droits à pension du colonel Ibrahim Yagbanga seront calculés et liquidés par la Direction Générale du Commissariat des Armées.

Contacté par la Rédaction, un général à la retraite, a fait part de son étonnement en lisant les termes du décret. Selon lui, il est difficile de qualifier cela de “retraite” si les pensions doivent encore être calculées et liguidées. De plus, les motifs avancés semblent se chevaucher et manquer de clarté. On parle tantôt de manquement grave aux responsabilités militaires au combat, tantôt de désertion en temps de guerre. Mais avec quel autre pays la République centrafricaine a-t-elle été en guerre pour que le colonel Yagbanga puisse être accusé de désertion ?

Il convient de rappeler que le colonel Ibrahim Yangbanga a intégré l’armée en 1983, sous le règne du défunt général d’armée André Kolingba, et a servi dans le prestigieux Bataillon Hors Rang (BHR) jusqu’à la date de sa mise à la retraite enticipée.

La Radiation du colonel Ibrahim Yagbanga de l’armée centrafricaine ne doit pas être prise à la légère. Elle soulève des questions cruciales sur la responsabilité et la transparence au sein de notre l’institution militaire. Il est essentiel que les autorités agissent de manière responsable et apportent des éclaircissements sur cette affaire. La confiance des citoyens dans leur armée et leur gouvernement en dépend.

 

Par Anselme Mbata

 

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Violence des Wagner au KM5, Les déclarations maladroite et inappropriée  du porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpème

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Violence des Wagner au KM5, Les déclarations maladroite et inappropriée  du porte-parole de la présidence

 

Centrafrique.org/cessez-le-feu-decrete-par-le-chef-de-letat-la-presidence-precise-quil-ne-concerne-que-les-rebelles-qui-ont-depose-les-armes-albert-yaloke/monsieur-albert-yaloke-mokpeme/” rel=”attachment wp-att-50910″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Monsieur-Albert-Yaloke-Mokpeme-450×372.jpg” alt=”Monsieur Albert Yaloké Mokpème” width=”450″ height=”372″ />
Monsieur Albert Yaloké Mokpème Copyrightprimature

 

Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Les récentes déclarations du porte-parole de la présidence de la République centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, lors d’un point de presse tenu à Bangui, ont suscité de vives réactions et critiques sur les réseaux sociaux. Mokpème a rejeté catégoriquement les accusations portées contre les mercenaires de Wagner qu’il les appelle « instructeurs russes », opérant dans le quartier du KM5 à Bangui, affirmant qu’il s’agit de fausses informations lancées par des ennemis de la paix. Cependant, ces déclarations soulèvent des interrogations quant à leur véracité et à la crédibilité de ses  sources.

 

Des accusations de manipulation et de dissimulation :

 

Le porte-parole de la présidence affirme que les allégations contre les mercenaires de Wagner sont le résultat d’une manipulation orchestrée par des ennemis de la paix. Il insinue que les commerçants du KM5 ont été manipulés pour salir l’image des mercenaires de Wagner qu’ils appelle « instructeurs russes ». Cependant, si tel est le cas, il est essentiel de se demander qui bénéficierait d’une telle manipulation et pourquoi. Les preuves tangibles de violences et d’assassinats dans le quartier du KM5 sont difficilement discutables, ce qui remet en question les déclarations de Mokpème.

 

Le manque de transparence et de responsabilité :

 

L’une des critiques les plus pertinentes formulées à l’égard du porte-parole de la présidence est son manque de transparence et de responsabilité dans la gestion de cette situation. Les habitants du quartier Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, ont découvert des dizaines de corps sur les rives du fleuve Oubangui, sans que les autorités n’aient fourni d’explications à ce sujet. Cette absence de réaction suscite des inquiétudes quant à l’intégrité et à la crédibilité du gouvernement.

 

Les réactions des internautes :

 

Les déclarations de Mokpème ont été largement critiquées sur les réseaux sociaux. Les internautes soulignent le ton inapproprié et irresponsable utilisé par le porte-parole de la présidence, le comparant à celui d’un enfant immature. Certains remettent en question ses compétences en matière de communication, soulignant son passé d’animateur radio en France. Ces réactions témoignent d’un mécontentement généralisé et d’un manque de confiance envers les déclarations officielles de la présidence de la République.

 

Les déclarations du porte-parole de la présidence de la RCA, Albert Yaloké Mokpème, suscitent de vives critiques et soulèvent des interrogations quant à leur véracité et à la transparence des autorités centrafricaines. Les accusations de manipulation et de dissimulation formulées par Mokpème sont remises en question par des preuves tangibles de violences dans le quartier du KM5 et par l’absence de réaction des autorités face à d’autres incidents. Il est crucial que le gouvernement fournisse des explications claires et transparentes pour rétablir la confiance des citoyens et des observateurs externes.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La mafia Wagner : Comment la Centrafrique est devenue une colonie russe

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La mafia Wagner : Comment la Centrafrique est devenue une colonie russe

 

Un mercenaire de Wagner sécurise une réunion du président Faustin-Archange Touadér, à Banlieue de Bangui, le 4 décembre 2021. .
Un mercenaire de Wagner sécurise une réunion du président Faustin-Archange Touadér, à Banlieue de Bangui, le 4 décembre 2021. .

 

 

Bangui , 24 mai 2023 ( CNC ) — Depuis cinq ans, la Centrafrique est devenue le terrain d’expérimentation de Wagner, une entité connue pour ses activités obscures. Cette galaxie de mercenaires russes a réussi à établir un empire économique dans le pays, en utilisant des méthodes de prédation qu’elle cherche à répliquer ailleurs en Afrique.

 

Selon un article publié Par Charlotte Lalanne, avec Sophie Douce, l’histoire a commencé en décembre 2017, lorsque la Russie a obtenu une dérogation du Conseil de sécurité des Nations unies pour fournir des armes à la Centrafrique, malgré l’embargo en vigueur depuis 2013. Ce silence des membres permanents du Conseil de sécurité a été purgé pour Washington et Paris, car il a ouvert la voie à l’arrivée des premiers instructeurs et armes russes à Bangui, la capitale centrafricaine. L’ancien Premier ministre centrafricain, Martin Ziguélé , se souvient de l’apparition de ces hommes de Wagner en tenues militaires non conventionnelles, sans insignes de corps, qui ont rapidement pris le contrôle des secteurs stratégiques du pays et maintiennent désormais le président Faustin Archange -Touaderasous leur emprise.

 

Faustin Archange-Touadéra, à la tête d’un État enclavé de 5,5 millions d’habitants menacé par une rébellion, a trouvé en Wagner sa garde prétorienne. En échange de cette protection étendue, Wagner a son emprise sur les secteurs économiques clés du pays, transformant ainsi la Centrafrique en une véritable colonie russe. Les sociétés minières, notamment Lobaye Invest et Midas Ressources, ont obtenu des permis d’exploitation dans des conditions douteuses. Les mercenaires de Wagner se sont également emparés du secteur du bois, utilisant des méthodes prédatrices pour s’approprier les ressources forestières du pays.

 

Le collectif All Eyes On Wagner a enquêté sur les activités de la société et mis en lumière ses pratiques de pillage systématique. Les tentacules de Wagner se sont étendues dans le secteur forestier en payant de nouvelles sociétés, telles que Bois rouge et Wood International Group (WIG), en annulant les permis d’exploitation d’entreprises françaises établies depuis longtemps et en exploitant les ressources forestières sans aucune considération sociale ou environnementale. Les bénéfices générés par ces activités illégales sont considérables, avec des estimations suggérant que le WIG pourrait accumuler plus de 36 millions d’euros à la fin de sa concession de trente ans.

 

Wagner agit comme une véritable mafia pour protéger ses intérêts économiques. Des actes de sabotage visant des entreprises françaises en Centrafrique ont été annulés, comme l’incendie du siège d’Orange et des attaques contre les installations de la société de bière Castel. Les mercenaires russes sont même soupçonnés d’avoir assassiné neuf employés chinois sur un site minier en mars dernier.

 

Déterminé à étendre son empire, Wagner s’est récemment étendu au Mali en nouant des accords avec la junte au pouvoir en échange de concessions minières. Le groupe a également des vues sur les pays voisins du Sahel. Les manœuvres de Wagner pour s’étendre dans la région sont facilitées par une machine propagandiste bien huilée, permettant de faux comptes et des médias fictifs pour propager des messages anti-français et favorables à la Russie. Le Groupe panafricain pour le commerce et l’investissement (GPCI), dirigé par Harouna Douamba, un proche de Wagner, joue un rôle clé dans cette campagne de désinformation.

 

Alors que la présence de Wagner au Burkina Faso n’est pas encore révélée, les signes précurseurs sont là. Les télégraphistes de Moscou préparent le terrain et laissent entendre que le groupe pourrait étendre ses activités dans ce pays. Dans une inquiétante manifestation de son influence croissante, un bar à Ouagadougou a été rebaptisé “Wagner VIP”.

 

La situation en Centrafrique illustre la menace croissante qui représente Wagner, une entité aux méthodes mafieuses, pour la stabilité et la souveraineté des pays qu’elle cible. Les Occidentaux sont confrontés à un défi de taille pour sanctionner les membres de ce groupe et de ses affiliés, car ils ont la capacité de créer de nouvelles entités et de renforcer les mesures punitives. Il est donc essentiel que la communauté internationale fasse front commun pour contrer cette menace et protéger les pays africains des activités productives de Wagner.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La Coalition des Patriotes pour le Changement dénonce les manipulations et réfute les accusations à l’encontre du Général SEMBE BOBO

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La Coalition des Patriotes pour le Changement dénonce les manipulations et réfute les accusations à l’encontre du Général SEMBE BOBO

 

 

Le chef rebelle Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Le chef rebelle Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps

 

Bangui , 24 mai 2023 ( CNC ) — La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment publié un communiqué afin de répondre aux allégations de l’arrestation et du transfert du Général SEMBE BOBO , leader du mouvement 3R (Retour Réclamation et Réinstallation) au Tchad. Dans ce communiqué, la CPC dénonce une manipulation éhontée et réfute les accusations portées à l’encontre du Général SEMBE BOBO et du mouvement qu’il représente.

 

Selon la Coalition, cette manipulation s’inscrit dans une série d’orchestrations visant à diffamer les vaillants Généraux de la CPC, notamment SEMBE BOBO et AL-KHATIM. Ils auraient été faussement accusés d’être impliqués dans des massacres de citoyens tchadiens dans le sud du pays, à travers une image truquée. La CPC tient à souligner que sur les territoires qu’ils réaliseront en République centrafricaine, ces généraux veillent à la quiétude, la libre circulation et la protection de la population face aux exactions perpétrées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que leurs alliés mercenaires de Wagner.

 

Le communiqué insiste sur le fait que le Général SEMBE BOBO, en tant qu’officier général de la Coordination Générale de la CPC, n’a fait l’objet d’aucune arrestation et qu’il jouit pleinement de sa liberté, tout en respectant les lois du pays qui l’a accueilli. La CPC met en lumière les manœuvres de certaines personnes proches du pouvoir de Bangui, ainsi que les Wagners et autres soutiens du régime de Touadera, qui cherchent à ternir la réputation des généraux SEMBE BOBO et AL-KHATIM. Ces individus seraient préoccupés par l’opposition farouche de la CPC à leur projet de troisième mandat et à leur exploitation des richesses du sol et du sous-sol centrafricain.

 

La Coordination Générale de la CPC, soucieuse de mettre un terme à de telles machinations, assure les citoyennes et citoyens centrafricains, ainsi que toutes les personnes affectées ou troublées par la diffusion de fausses informations, que les Généraux SEMBE BOBO et AL-KHATIM n’ont jamais été impliqués de près ou de loin dans des actes subversifs sur le territoire tchadien, encore moins dans les tragiques événements de massacres de civils tchadiens. Les combattants de la CPC, que Touadera continue de combattre malgré un cessez-le-feu décrété en décembre 2021, se trouvent en territoire centrafricain, loin des zones d’opérations des rebelles tchadiens soutenus par Touadera et les Wagner. Ils luttent, jour et nuit, au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement, afin d’assurer la protection de leurs compatriotes contre les criminels au pouvoir à Bangui et leurs alliés »

 

Par la rédaction du CNC

 

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Nouvelles violences meurtrières à Obo : L’affrontement entre deux groupes armés se poursuit

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Nouvelles violences meurtrières à Obo : L’affrontement entre deux groupes armés se poursuit

les combattants rebelles de l'UPC dans la forêt du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la forêt du Mbomou, en République centrafricaine. CNC photo

 

 

Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — La localité d’Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, est à nouveau le théâtre d’affrontements violents depuis les dernières 48 heures. Les protagonistes de cette lutte acharnée sont la milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE et les rebelles de l’UPC faction Hassan Bouba.

 

Tout a commencé mardi matin, le 23 mai 2023, lorsque les rebelles de l’UPC du chef rebelle et ministre Hassan Bouba, lourdement armés, ont fait irruption de manière inattendue dans la petite localité de Kadjemah, située à 45 kilomètres de la ville d’Obo, sur l’axe de Mboki. Ils ont lancé une attaque frontale contre les miliciens d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE. Le conflit a duré un peu plus de deux heures, poussant les habitants de Kadjemah à fuir précipitamment dans la brousse pour échapper aux combats.

 

Sur le terrain, les miliciens d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE ont également été contraints de se replier de la localité, laissant ainsi la ville aux mains des éléments de l’UPC. Selon les informations disponibles, le bilan provisoire fait état de trois morts, dont un membre de la milice d’autodéfense et deux civils.

 

Cette reprise des hostilités à Obo est un triste rappel de la fragilité de la situation dans cette région déjà éprouvée par les conflits. Les affrontements entre groupes armés ont des conséquences dévastatrices sur les populations locales, qui sont contraintes de quitter leurs foyers et de vivre dans la peur constante.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Centrafrique : Le régime du Président Touadera, un symbole de dégradation de l’enseignement

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Le régime du Président Touadera : un symbole de dégradation de l’enseignement

 

De gauche à droite, le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera
De gauche à droite, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera. Photo montage CNC

 

Bangui, 23 mai 2023 (CNC) — Sous le règne du Président Touadera, l’enseignement a subi une dégradation alarmante. Malgré les antécédents académiques du Président et de son entourage proche, qui comptent des enseignants universitaires, la réalité sur le terrain est tout autre. En effet, la construction de nouvelles salles de classe est inexistante, les enseignants sont victimes de précarité, et les mouvements de grève sont réprimés dans le pays. Cette analyse met en lumière les échecs du régime en place et souligne les conséquences néfastes sur l’éducation des jeunes Centrafricains, qui représentent l’avenir de la nation.

 

Un régime qui ne construit pas :

 

Malgré les compétences académiques affichées par le Président Touadera et le Président de l’Assemblée nationale  Simplice Mathieu Sarandji, tous deux enseignants universitaires, la construction de nouvelles salles de classe est en stagnation. Les écoles, lycées et universités centrafricains manquent cruellement d’infrastructures adéquates pour accueillir les étudiants et garantir un environnement propice à l’apprentissage. Cette absence de volonté politique de promouvoir l’éducation en construisant de nouvelles installations témoigne de la négligence flagrante du gouvernement envers le secteur de l’enseignement.

 

Les enseignants abandonnés :

 

L’une des conséquences directes de l’inaction du régime Touadera est la souffrance des enseignants. Un exemple frappant est celui des enseignants didacticiens, qui, à leur retour de France après une formation, se retrouvent au chômage faute de la volonté du régime. Cette situation est révélatrice de l’absence de planification et de coordination du gouvernement pour assurer une transition fluide entre la formation des enseignants et leur intégration dans le système éducatif. Les enseignants, qui devraient être des piliers du développement éducatif, sont ainsi laissés pour compte, privés de perspectives professionnelles et économiques.

 

Répression des mouvements de grève :

 

L’un des droits fondamentaux des travailleurs, y compris des enseignants, est le droit de faire grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Cependant, sous le règne du Président Touadera, les responsables syndicaux ont été arrêtés et placés en garde à vue, violant ainsi les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l’homme. Cette répression des mouvements de grève témoigne d’un mépris flagrant du gouvernement envers les droits et les aspirations légitimes des enseignants, compromettant davantage la qualité de l’enseignement en Centrafrique.

 

Le bilan du régime du Président Touadera en matière d’enseignement en Centrafrique est marqué par la dégradation de ce secteur vital pour l’avenir du pays. Malgré les qualifications académiques du Président et de son entourage, la construction de nouvelles infrastructures scolaires est négligée, les enseignants sont abandonnés à leur sort et les mouvements de grève sont réprimés. Cette situation précaire prive les jeunes Centrafricains d’une éducation de qualité et compromet leur avenir. Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour inverser cette tendance et investir dans l’éducation, afin de permettre aux nouvelles générations de construire un avenir meilleur pour la Centrafrique.

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Centrafrique : Les mercenaires de Wagner quittent Sikikédé, inquiétude au sein des FACA  

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Les mercenaires de Wagner quittent Sikikédé, inquiétude au sein des FACA  

 

Centrafrique.org/Centrafrique-apres-gordile-les-forces-de-wagner-sont-arrivees-a-ndah/ndah-a-30-kilometres-de-la-mine-de-mandjim-le-15-janvier/” rel=”attachment wp-att-62461″ data-wpel-link=”internal”>Ndah, à 30 kilomètres de la mine de Mandjim, le 15 janvier
Ndah, à 30 kilomètres de la mine de Mandjim, le 15 janvier. CopyrightDR

 

Bangui, 24 mai 2023 (CNC) —  Après avoir passé plusieurs semaines aux côtés des soldats des forces armées centrafricaines à Sikikédé, communément appelé Ndah, les mercenaires de Wagner ont finalement plié bagage. Leur départ de la ville a cependant suscité une certaine inquiétude parmi les éléments des forces armées centrafricaines également déployés à Sikikédé, poussant trois d’entre eux à quitter précipitamment la localité.

 

Pour l’instant, il est difficile de savoir si les mercenaires de Wagner retournent à Ndélé ou s’ils vont se repositionner à Gordile, située à 24 kilomètres au sud de Sikikédé.

Rappelons que ces mercenaires étaient venus se positionner à Sikikédé à la suite de l’attaque d’un poste avancé de l’armée nationale dans la ville, lors de laquelle une vingtaine de soldats FACA avaient été capturés par les rebelles, puis libérés deux mois plus tard grâce à la médiation engagée par le CICR.

Cependant, le retrait des mercenaires de Wagner de Sikikédé a énormément soulagé la population locale, victime des actes de pillage de ces derniers.

Les événements récents ont rappelé la complexité de la situation sécuritaire en République centrafricaine, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales se sont multipliés ces dernières années. Les mercenaires de Wagner, réputés pour leurs liens avec le gouvernement russe, ont été engagés dans le pays pour soutenir les FACA dans leur lutte contre les groupes rebelles et protéger le régime du Président Touadera. Cependant, leur présence et leur manière de faire (des exactions massive sur les civils )  soulèvent également des questions dans le pays.

 

Par Moïse Banafio

 

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