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WAGNER : faillite économique et débandade sur le terrain.

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WAGNER : faillite économique et débandade sur le terrain.

 

les mercenaires russes à Alindao
les Mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

 

Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – En République centrafricaine, la société privée russe Wagner, qui avait soutenu financièrement et militairement le régime de Faustin Archange Touadera, quitte brusquement le pays, laissant derrière elle un bilan d’échecs économiques et de désastres sur le terrain. Après des années de violences, de massacres et de pillages, Wagner abandonne le navire en plein naufrage, laissant le peuple centrafricain livré à son triste sort.

 

La société privée WAGNER, le bras droit de la Russie de POUTINE abandonne le navire (RCA) en plein naufrage après des années des viols, massacres, vols et pillages du pays de BOGANDA.

Il y’a quelques jours, 500 Wagner sur 1200 quittent la RCA après avoir perdu le soutien financier et matériel de Moscou tout en laissant le régime de TOUADERA dans à qui mieux mieux.

Le modificateur de la constitution (TOUADERA), pensait garder son indépendance en travaillant avec Wagner. Il se rend compte aujourd’hui que la RCA a perdu sa souveraineté économique et militaire au profit de la Russie dont son armée passe d’échec en échec depuis son arrivée au pays de BOGANDA devant les combattants de la CPC.

Le référendum, un moyen d’espoir pour TOUADERA qui devait être financé par Wagner. Mais Wagner aujourd’hui n’a plus d’argent et quitte massivement la RCA, en abandonnant le peuple centrafricain à son triste sort pourtant qualifiée de MESSI du peuple centrafricain. Ils disaient être là pour la sécurité, la paix et la prospérité de la Centrafrique. En réalité, ils ne sont là que pour les ressources de notre pays, et notamment les mines de NDASSIMA et les bois de NOLA.

« Nous refusons que la parodie de référendum ait lieu. TOUADERA est coincé : il voulait tordre le bras à la démocratie en faisant financer son référendum par Wagner. Mais aujourd’hui Wagner n’a plus d’argent et cette même société mendie auprès de TOUADERA et celui-ci est dans une situation de la vache maigre », déclare un haut responsable de la société civile centrafricaine.

D’après lui, Wagner n’en a rien à faire des Centrafricains et des FACA. Il appelle  les FACA à rejoindre le peuple centrafricain dans sa lutte d’indépendance, car ce n’est pas Wagner qui assurera leur sécurité. La preuve, ils quittent et les abandonnent. Nous avons le même objectif : que la RCA retrouve sa souveraineté et s’éloigne des dépendances étrangères, quelles qu’elles soient.

TOUADERA a vendu notre chère patrie à la RUSSI et au WAGNER, alors tentons de récupérer le peu qu’il reste de notre patrie.

Les questions que nous devons toutes et tous nous posées sont les suivantes :

La RCA va-t-elle enfin corriger ses erreurs envers la communauté internationale en tournant définitivement la triste et obscure page WGANER ?

 

TOUADERA organisera-t-il le referendum ? Et avec quel argent vu que WAGNER a vidée la caisse de l’Etat ?

 

Il est à noter que la débandade de Wagner en République centrafricaine soulève des questions cruciales quant à l’avenir du pays. La RCA aura-t-elle enfin l’opportunité de corriger ses erreurs en tournant la page sombre et tumultueuse de Wagner ? De plus, Touadéra pourra-t-il organiser le référendum tant espéré, étant donné que Wagner a épuisé les finances de l’État ? Il est temps que la RCA retrouve sa souveraineté et se détourne de toute dépendance étrangère, afin de reconstruire un avenir plus prometteur pour son peuple.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Campagne référendaire de la honte, Touadera interdit formellement le meeting de l’opposition

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Campagne référendaire de la honte, Touadera interdit formellement le meeting de l’opposition

 

L'opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l'Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

 

Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – Dans un acte des plus tyranniques, le Président de la République, Faustin Archange Touadera, et son gouvernement ont une fois de plus démontré aux yeux du monde leur mépris flagrant pour la démocratie en interdisant toute opposition politique et en cherchant à museler toute voix dissidente. Leur dernier coup bas consiste à empêcher toute manifestation publique pendant la campagne référendaire constitutionnelle, ne laissant ainsi aucune chance à ceux qui s’opposent à leur projet controversé et illégal.

 

En annonçant cette interdiction, Faustin Archange Touadera révèle son vrai visage autoritaire et antidémocratique. Il ne souhaite qu’une seule chose : écraser toute opposition et imposer sa volonté au peuple centrafricain. Sa soif de pouvoir semble ne connaître aucune limite, au point de bafouer ouvertement les droits fondamentaux de ses concitoyens.

 

Le communiqué émanant du ministre de la sécurité publique est la preuve ultime de cette dérive dictatoriale. Il rappelle une soi-disant suspension des marches et manifestations sur les voies publiques, sans aucun fondement légal valable. Il est clair que cette décision vise uniquement à faire taire les voix discordantes, à étouffer toute forme de contestation et à maintenir le statu quo au profit d’un régime corrompu et autoritaire.

 

En interdisant la marche de l’opposition démocratique contre le référendum, Faustin Archange Touadera et son gouvernement envoient un message clair : ils ne toléreront aucune voix qui s’oppose à leur projet. Ils veulent imposer leurs propres intérêts et ambitions au détriment de la volonté du peuple. Ce mépris pour la démocratie est un affront à tous ceux qui croient en des principes tels que la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement.

 

Le fait que le Procureur de la République, les Directeurs Généraux de Police, de la Gendarmerie et des opérations soient sommés de réprimer toute opposition montre l’emprise totale du régime sur les institutions du pays. La justice est instrumentalisée pour servir les intérêts du pouvoir en place, et la répression devient la norme pour tous ceux qui osent remettre en question les agissements de ce gouvernement autocratique.

 

Il est temps que la communauté internationale se mobilise contre cette dérive dictatoriale en Centrafrique. Faustin Archange Touadera doit être tenu responsable de ses actions et des atteintes aux droits fondamentaux commises sous son règne. La démocratie et la liberté ne peuvent pas être bafouées impunément.

 

Le peuple centrafricain mérite mieux que ce régime oppressif qui cherche à museler toute opposition et à maintenir une emprise autoritaire sur le pays. Il est temps de faire entendre notre voix et de dénoncer les agissements de Faustin Archange Touadera et de son gouvernement. La démocratie doit triompher, et la liberté doit être restaurée en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La nouvelle constitution de Touadera : une exclusion inquiétante des binationaux des hautes fonctions de l’État

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La nouvelle constitution de Touadera : une exclusion inquiétante des binationaux des hautes fonctions de l’État

 

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, continue de susciter la controverse en dévoilant son projet de nouvelle constitution. Parmi les dispositions qui ont attiré l’attention et soulevé des inquiétudes, figure l’interdiction pour les binationaux d’occuper des fonctions de haute responsabilité dans l’État. Cette décision soulève des questions quant à l’équité, à la compétence et à l’inclusion des citoyens centrafricains dans la gestion de leur pays.

 

Une mesure discriminatoire et contre-productive :

 

La clause controversée de la nouvelle constitution proposée par Touadera est claire : les binationaux, qu’ils soient nés à l’étranger, y aient grandi ou en possèdent la nationalité, se verront désormais exclus des postes clés de l’administration publique et de l’armée. Cela signifie que des personnalités telles que Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, Sylvie Baïpo-Temon, ministre des affaires étrangères, et Thierry Kamach, ministre de l’environnement, devraient démissionner si cette constitution est promulguée.

 

Les conséquences désastreuses pour le pays :

 

La nouvelle constitution de Touadera menace de priver la République centrafricaine des compétences et des talents de ses propres citoyens binationaux. De nombreux observateurs soulignent le risque d’une véritable catastrophe nationale si des individus qualifiés et expérimentés sont exclus de postes importants dans l’administration publique et l’armée. Dans un pays confronté à de nombreux défis, tels que la sécurité, la gouvernance et le développement, il est essentiel de s’appuyer sur toutes les ressources disponibles, quelle que soit l’origine des personnes.

 

Une approche discriminatoire qui divise :

 

En adoptant une telle disposition, Touadera envoie un message préoccupant aux binationaux, les excluant de facto des hautes sphères du pouvoir. Cette mesure renforce les divisions et les clivages au sein de la société centrafricaine, créant un sentiment d’injustice et d’exclusion parmi ceux qui sont touchés. Plutôt que de rassembler les citoyens autour d’un projet commun, la nouvelle constitution risque d’aggraver les tensions et de compromettre la stabilité déjà fragile du pays.

 

Une opportunité manquée d’inclusion et de diversité :

 

La diversité est une force dans toute société. Les binationaux apportent souvent une perspective unique, une expertise internationale et une ouverture aux différentes cultures. En les excluant de manière arbitraire des postes clés, la nouvelle constitution priverait la République centrafricaine d’un potentiel précieux. Plutôt que de promouvoir l’inclusion et de tirer parti des compétences des citoyens binationaux, Touadera et sa clique semblent préférer une approche étroite et exclusive.

 

Pour l’ensemble ou la quasi-totalité des centrafricains, la nouvelle constitution proposée par le président Touadera, avec sa disposition discriminatoire excluant les binationaux des fonctions de haute responsabilité, soulève de sérieuses préoccupations quant à l’équité, à l’efficacité gouvernementale et à l’inclusion en République centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Puissance des Mots et la Justice Sociale : Une Vision de Crépin Mboli-Goumba

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La Puissance des Mots et la Justice Sociale : Une Vision de Crépin Mboli-Goumba

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC

 

 

Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – Dans un monde où les paroles ont le pouvoir de changer les destins, le Président du PATRIE, Crépin Mboli-Goumba, nous offre une réflexion saisissante sur l’impact des mots et la nécessité d’une justice rigoureuse. Le coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) nous transporte dans un univers où les mots, tels des poings fracassants, pourraient châtier les traîtres à la nation. Dans cet article, nous explorerons cette vision audacieuse et la possibilité de construire une société où la rigueur de la loi prévaut sur les renégats.

 

Le Pouvoir des Mots :

 

Comme le souligne Crépin Mboli-Goumba, le philosophe Cioran exprimait le désir d’une langue dont les mots pourraient briser les mâchoires. Une telle langue serait réservée aux parjures, ceux qui trahissent les idéaux de la nation. Cette idée audacieuse souligne la puissance des mots, qui peuvent être utilisés non seulement pour inspirer et unir, mais aussi pour condamner et punir. Lorsque les mots sont employés avec force et conviction, ils peuvent devenir des armes pour protéger les valeurs fondamentales d’une société.

 

La Justice Sociale et la Loi Rigoureuse :

 

Cependant, faute de disposer de cette langue vengeresse, Crépin Mboli-Goumba nous invite à réfléchir à la construction d’une société où la rigueur de la loi s’abat sur les traîtres à la nation. En tant que Président du PATRIE et coordinateur du BRDC, il défend avec détermination la défense de la constitution et les droits de la nation. Pour lui, la justice sociale ne peut être atteinte que si les parjures et les renégats sont tenus responsables de leurs actes, et cela requiert une application rigoureuse de la loi.

 

Le rôle du PATRIE et du BRDC :

 

En tant que leader du PATRIE, Crépin Mboli-Goumba incarne la vision d’une société juste et équitable. Son parti politique s’engage à protéger les droits fondamentaux et à défendre la constitution. Le BRDC, dont il est également coordinateur, œuvre activement pour garantir la stabilité politique et la préservation des valeurs nationales. À travers ces engagements, Crépin Mboli-Goumba aspire à créer un environnement où les mots puissent être des outils de transformation sociale.

 

Dans cette ère où les mots ont le pouvoir de façonner notre réalité, Crépin Mboli-Goumba nous rappelle l’importance de leur utilisation responsable. Alors que nous ne disposons pas encore de cette langue dont les mots fracasseraient les mâchoires, il est essentiel de construire une société où la rigueur de la loi s’applique aux traîtres à la nation. Le leadership de Crépin Mboli-Goumba et ses efforts au sein du PATRIE et du BRDC témoignent de sa volonté de créer une société juste et équitable. En suivant cette voie, nous pouvons espérer un monde où les mots sont des instruments de justice sociale et de progrès.

 

Par Alain Nzilo

 

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CENTRAFRIQUE : L’ORAISON FUNÈBRE AVANT L’INHUMATION DE LA DÉMOCRATIE PAR VOIE RÉFÉRENDAIRE.

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L’ORAISON FUNÈBRE AVANT L’INHUMATION DE LA DÉMOCRATIE PAR VOIE RÉFÉRENDAIRE.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 14  juillet 2023 (CNC) – Pour satisfaire des besoins conjoncturels et égoïstes en vue de s’éterniser à la magistrature suprême de l’état, le pouvoir de Bangui renie son solennel serment et propose au peuple souverain de se prononcer sur un projet de constitution par référendum.

 

En effet, par décret N*23.134 du 30 mai 2023, portant convocation du corps électoral au scrutin référendaire du 30 juillet 2023, le président de la république a déclenché le processus d’inhumation de la constitution du 30 mars 2016 et par voie de conséquence l’avènement d’une nouvelle république.

Comparé à la constitution en vigueur, il apparaît important d’affirmer d’emblée que le projet de constitution soumis à l’appréciation du peuple comporte plusieurs germes crisogènes que les rédacteurs qualifient de changements bénéfiques pour le développement socio-économique du pays.

Au chapitre d’importants changements sur la forme, le projet de nouvelle constitution comporte 15 titres et 186 articles contre 16 titres et 159 articles pour la constitution en vigueur soit un titre en moins et 27 articles supplémentaires.

Tandis que sur le fond, le traditionnel quinquennat présidentiel et parlementaire renouvelable une fois cède sa place à un expérimental septennat renouvelable indéfiniment.

On assiste à la création d’un poste de vice-président désigné par le président de la république lui-même avec des critères très opaques…qui assure la présidence par intérim afin d’organiser les élections en cas de vacances de pouvoir…ce qui représente une concentration de pouvoirs.

Selon les dispositions de l’article 97 du projet, le sénat est supprimé ainsi l’assemblée nationale devient monocamerale c’est à dire composée d’une seule et unique chambre.

À l’exception du président de l’assemblée nationale, le bureau est renouvelé à mi-mandat…ce qui constitue à nos yeux une avancée…

Le projet de constitution demeure muette sur le nombre de députés…ce qui suppose qu’il reste inchangé.

La cour constitutionnelle devient un conseil composé de 11 juges de sexes confondus au lieu de 9 pour un mandat de 9 ans non renouvelables.

Les anciens présidents de la république sont désormais membres de droit du conseil constitutionnel avec voix consultative.

La retraite aussi fait désormais partie

des causes officielles de remplacement des juges constitutionnels.

Selon les dispositions de l’article 148 alinéa 2, 3 juges sont désignés par le président de la république, 3 autres par le président de l’assemblée nationale, 2 enseignants-chercheurs élus par leurs pairs, 2 magistrats élus par leurs pairs et enfin 1 avocat élu par leurs pairs.

Rien que les juges constitutionnels désignés par les autorités politiques sont majoritaires sur les 11, le conseil constitutionnel a déjà acquis la majorité absolue capable d’imposer une décision. Le nombre négligeable de juristes chevronnés ampute le conseil constitutionnel de son caractère juridictionnel.

Les points les plus saignants qui cristallisent toutes les attentions sont contenus dans l’article 67 qui fixe les conditions d’éligibilité à l’élection présidentielle. Non seulement qu’il exclut les binationaux mais également il faut être centrafricain d’origine avec des parents eux mêmes d’origine centrafricaine.

Par ailleurs, nous approuvons le niveau de licence requis et le critère d’âge ramené à 30 ans au lieu de 35.

Au regard de tout ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

Qui est centrafricain et qui ne l’est pas ?

Qu’est-ce que le pouvoir de Bangui entend par « centrafricain d’origine »?

S’agissant de la désignation des juges constitutionnels, qu’est-ce que le pouvoir de Bangui comprend par « personnalité de réputation professionnelle établie »?

Concernant l’intérim du vice-président en cas de vacances du pouvoir, qui organise les élections en Afrique pour les perdre ?

Après analyse, rien que cette exclusion discriminatoire liée à la nationalité et l’origine privant le pays de compétence justifie le rejet de cette ânerie de constitution…le reste n’est que du folklore.

Ce volet élimine juridiquement tous les adversaires politiques, met fin à la carrière politique de certains et par voie de conséquence renouvelle la classe politique centrafricaine en balayant d’un revers toute une génération…le pouvoir a ainsi la latitude de choisir qui doit être candidat à l’élection présidentielle ou pas.

À l’instar de « l’ivoirité » en Côte d’Ivoire, l’exclusion des binationaux et d’origine à la compétition au fauteuil présidentiel est un facteur crisogene, discriminatoire, un frein pour l’alternance qui est l’essence de la démocratie et une remise en cause des acquis démocratiques.

Pour finir, le préambule du projet confirmé par l’article 2 est en totale déphasage avec le corpus car le préambule prône l’unité nationale, la cohésion sociale, la justice, le vivre ensemble, l’égalité des chances tandis que le corpus du projet cultive la haine, la discrimination, la xénophobie…le rejet de l’autre.

Le président de la république concentre ainsi tous les pouvoirs…ce qui est très dangereux…il est omniprésent à la présidence, préside le conseil des ministres, désigne le vice-président, est membre de droit du conseil supérieur de la magistrature…et même après le pouvoir, est membre de droit du conseil constitutionnel.

Cette nouvelle constitution crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Ce qui est sûr, le oui peut être victorieux au référendum du 30 juillet 2023 mais l’avenir du pouvoir sera incertain.

À l’instar des autres présidents qui ont tenté cette aventure, nous vous recommandons humblement qu’étant otage des mercenaires de Wagner, vous avez encore la latitude de renoncer à ce projet funeste porté par des « profito-situationistes ».

N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 13 juillet 2023.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

 

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Un vent de renouveau souffle sur la  RCA : le Mouvement Bye Bye TOUADERA” voit le jour

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Un vent de renouveau souffle sur la  RCA : le Mouvement Bye Bye TOUADERA” voit le jour

Logo du mouvement bye bye Touadera
Logo du mouvement bye bye Touadera

 

 

 

Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – La République Centrafricaine est actuellement plongée dans une crise profonde, marquée par une défiance croissante envers le pouvoir en place et une fracture grandissante entre l’opposition et une grande partie de la population. Dans ce contexte, un mouvement citoyen novateur voit le jour, portant le nom évocateur de “#Bye #Bye #TOUADERA”, avec pour mission de faire partir le président Touadéra par la grande porte, mais de manière pacifique.

 

Le Mouvement “#Bye #Bye #TOUADERA” prend racine dans la prise de conscience des graves crises auxquelles la République Centrafricaine est confrontée et des dangers collatéraux qu’elles représentent si elles ne sont pas résolues de manière adéquate. Il s’agit d’un appel vibrant lancé aux jeunes centrafricains, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, afin qu’ils adhèrent massivement à cette noble cause, dans le but ultime de sauver notre patrie bien-aimée.

 

Les motivations qui animent ce mouvement sont multiples et profondes. Les jeunes centrafricains aspirent à un avenir meilleur, à un pays pacifié et prospère où règnent la justice, l’équité et le respect des droits fondamentaux. Ils sont conscients des défis auxquels ils sont confrontés au quotidien : la pauvreté, l’insécurité, le manque d’opportunités économiques, l’accès limité à l’éducation et aux soins de santé. Ils refusent de se résigner à cette réalité et choisissent de se mobiliser de manière pacifique pour exiger le changement.

 

Le Mouvement “#Bye #Bye #TOUADERA” ne prône ni la violence ni la confrontation directe. Au contraire, il met l’accent sur des moyens pacifiques pour parvenir à ses objectifs. Les jeunes centrafricains engagés dans ce mouvement ont conscience que la violence ne peut qu’aggraver les souffrances de la population et mener à des conséquences désastreuses pour le pays tout entier. Ils souhaitent donc exprimer leurs revendications de manière responsable, en privilégiant le dialogue, la non-violence et le respect mutuel.

 

Ce mouvement représente un nouvel espoir pour la République Centrafricaine. Il incarne la volonté inébranlable des jeunes centrafricains de se réapproprier leur destin et de construire un avenir meilleur. Ils croient en la force de la mobilisation citoyenne, en la capacité du peuple à influencer positivement le cours des événements.

 

Rappelons que le Mouvement “#Bye #Bye #TOUADERA” est une réponse pacifique et constructive à la crise actuelle en République Centrafricaine. Il appelle tous les jeunes centrafricains, où qu’ils se trouvent, à se joindre à lui pour faire entendre leur voix, pour exiger un changement positif et durable. Ensemble, ils aspirent à bâtir un pays où règnent la paix, la démocratie et la prospérité, un pays dont ils pourront être fiers et transmettre aux générations futures. Leur message est clair : il est temps de dire “Bye Bye TOUADERA” et d’ouvrir la voie à un avenir radieux pour la République Centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Les gros soutiens du Président Touadéra commencent à quitter le navire

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Les gros soutiens du Président Touadéra commencent à quitter le navire

 

 

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Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – Dans un récent post sur les réseaux sociaux, Monsieur Martial PABANDJI a partagé ses réflexions sur sa double nationalité et sa décision de s’abstenir lors du prochain rendez-vous référendaire du 30 juillet 2023 en Centrafrique. Sa publication, empreinte d’ironie et d’une certaine critique, mérite une attention particulière.

 

Monsieur PABANDJI commence par nous rappeler son parcours au service de la Nation centrafricaine. Avec une longue liste de titres et de fonctions, il se présente comme un pilier de la société centrafricaine, fier de sa reconnaissance et de son respect à travers le monde. Cependant, derrière cet étalage de réussites, se cache une histoire de déception et d’insatisfaction face au pays qu’il a servi.

 

Il dépeint la Centrafrique comme un pays aux conditions de vie précaires, dépourvu d’infrastructures essentielles, d’éducation et de soins de santé. Il se justifie alors d’avoir immigré en France à la recherche d’une vie meilleure, où il a bénéficié d’un système éducatif, financier et social propice à son bien-être. Il souligne également qu’il a obtenu la nationalité française grâce à son respect des lois et des règles républicaines.

 

Dans un ton sarcastique, Monsieur PABANDJI exprime sa frustration quant à la récente confirmation d’une loi constitutionnelle initiée par le Président de la République, Faustin Archange Touadera qui l’empêche de se présenter à la magistrature suprême en raison de sa double nationalité. Il souligne l’ironie d’être français en France et centrafricain en Centrafrique, sans pouvoir bénéficier de tous les droits dans son pays d’origine, la République centrafricaine. Cette contradiction le pousse à s’abstenir lors du prochain vote, dénonçant ainsi le projet constitutionnel qui accorderait trop de pouvoirs à un seul individu.

 

Il annonce alors son retour à ses activités en tant qu’enseignant d’université et PDG, soulignant que cela reste sa manière de contribuer au développement du pays. En conclusion, il souhaite à tous de bonnes vacances, exprimant son amour pour ses amis et compatriotes.

 

Le post de Monsieur PABANDJI soulève plusieurs points ironiques et critiques qui méritent d’être examinés. Tout d’abord, il met en évidence les échecs du gouvernement actuel en termes de fourniture de services essentiels à la population, ce qui a poussé des citoyens dévoués comme lui à chercher une vie meilleure ailleurs. Il souligne également les incohérences et les contradictions de la loi électorale et du projet constitutionnel, qui limitent les droits des citoyens ayant une double nationalité.

 

Cependant, derrière l’ironie et la critique, il est important de noter que Monsieur PABANDJI exprime sa déception et sa déconnexion par rapport à la politique du pays. Plutôt que de s’engager activement pour le changement, il choisit de se concentrer sur sa carrière et ses affaires personnelles.

 

En fin de compte, le post de Monsieur PABANDJI soulève des questions importantes sur la gouvernance et les droits des citoyens en Centrafrique. Il invite à une réflexion plus profonde sur les problèmes auxquels le pays est confronté et sur la manière dont chacun peut contribuer à son développement. Peut-être est-il temps pour les autorités centrafricaines de prendre en compte les préoccupations de ceux qui quittent le navire et de travailler à créer un environnement propice pour les talents et les ressources du pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Le HCC, gardien de la communication ou gardien du pouvoir ?

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Le HCC, gardien de la communication ou gardien du pouvoir ?

 

Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Depuis quelques jours, une correspondance étonnante a été révélée, mettant en lumière les activités du Président du Haut Conseil de Communication (HCC) de la République centrafricaine, Monsieur José Richard Pouambi. Cette lettre, adressée au Ministre de la Communication et des Médias, soulève des questions intéressantes sur la neutralité et l’impartialité de cette institution.

 

Dans cette missive, Monsieur Pouambi exprime son regret face aux déclarations diffusées par la Radio Centrafrique en faveur du « OUI » lors du référendum sur la nouvelle Constitution du pays. Le Président du HCC souligne que cette diffusion est illégale puisque la campagne référendaire n’a pas encore été officiellement ouverte. Il rappelle également que tous les médias de service public doivent se conformer aux lois régissant la liberté de communication en République centrafricaine.

 

Cependant, ce qui est le plus ironique dans cette situation, c’est que Monsieur Pouambi lui-même est membre de l’équipe de campagne pour le « OUI ». En tant que tel, il a clairement perdu sa neutralité et son impartialité, remettant ainsi en question la crédibilité de l’institution qu’il préside.

 

Il est évident que le Président du HCC est impliqué activement dans la promotion du « OUI » à la nouvelle Constitution. Il est même allé jusqu’à participer aux activités de collecte de fonds pour soutenir cette campagne. Alors que le peuple centrafricain s’attend à une institution telle que le HCC pour garantir la neutralité et l’équité, Monsieur Pouambi a choisi son camp sans aucune gêne.

 

Il est également déconcertant de constater que les ressources de l’État, y compris les bâtiments officiels, sont utilisées prématurément pour la campagne en faveur du « OUI ». Cette situation soulève des interrogations quant à la loyauté du Ministre de la Communication, qui devrait empêcher de telles pratiques partisanes.

 

Ceci dit, la correspondance du Président du Haut Conseil de Communication, Monsieur José Richard Pouambi, met en évidence un manque flagrant de neutralité et d’impartialité de la part de l’institution qu’il préside. Il est essentiel que les dirigeants centrafricains se soucient davantage de l’intérêt du peuple plutôt que de promouvoir leurs propres agendas politiques. Le peuple centrafricain mérite mieux et doit exiger des responsables politiques qu’ils agissent de manière éthique et équitable.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Référendum de la honte, Dr. Moustapha ALADJI interpelle le Président Touadera

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Référendum de la honte, Dr. Moustapha ALADJI interpelle le Président Touadera

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

Bangui, 14  juillet 2023 (CNC) – Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, Faustin Archange Touadera, le Dr. Moustapha ALADJI, économiste et citoyen centrafricain engagé, soulève des inquiétudes légitimes quant au référendum prévu pour ce mois de juillet.

Ci-dessous, l’intégralité de sa lettre ouverte :

 

Lettre ouverte au Président de la République Centrafricaine,

Chef de l’État Pr Faustin Archange TOUADERA

 

 

Objet : Référendum sans consentement unanime et risqué

 

Excellence monsieur le Président,

 

En cette période préliminaire de campagne référendaire, en tant que jeune et centrafricain, je souhaite vous adresser cette lettre pour exprimer ma profonde préoccupation à l’égard du référendum prévu pour ce mois de juillet.

 

Excellence Monsieur le Président,

 

Permettez-moi de souligner quelques irrégularités flagrantes qui entourent cette démarche, qui me semble être motivée que par la volonté de certains partisans de votre régime de maintenir leurs privilèges actuels. Rappelons-nous des récentes crises politiques que notre pays, la République Centrafricaine, a traversées et les conséquences qu’elles ont eues sur la division du peuple centrafricain. C’était une étape douloureuse pour notre nation, il est hors de question de revivre cela.

 

La démarche entourant votre projet de référendum visant à modifier la Constitution de 30 mars 2016 soulève de sérieuses préoccupations quant à son caractère irrégulier et non démocratique. En effet, l’absence d’une véritable consultation populaire sur l’ensemble du territoire national. Les tentatives de mobilisation organisées par certains membres de votre parti ou du Front Républicain ne sont en aucun cas représentatives de la volonté réelle du peuple centrafricain dans son ensemble. Une consultation populaire inclusive aurait dû être mise en place, offrant à tous les citoyens, y compris les opposants politiques et la diaspora, la possibilité de participer à cette démarche capitale qui concerne l’avenir de notre nation.

 

Tous les Centrafricains doivent être entendus afin de garantir un processus décisionnel transparent et représentatif. L’avenir de notre nation ne peut être décidé unilatéralement par un groupe restreint de personnes. Nous devons travailler ensemble pour construire un avenir où chaque voix compte et où les décisions cruciales sont prises dans l’intérêt de tous les citoyens en évitant les erreurs du passé.

 

En tant que jeune centrafricain, je soutiens fermement une démarche d’union et de concertation, mettant en avant l’intérêt national plutôt que les intérêts individuels d’un parti ou d’un groupe de personnes. Il est essentiel de placer les besoins et les aspirations de notre nation au-dessus de toute considération partisane ou personnelle. En privilégiant l’intérêt national et en transcendant les clivages politiques, nous pourrons créer un environnement propice à la prospérité et au bien-être de tous les citoyens centrafricains.

 

Notre pays mérite un avenir fondé sur la justice, la liberté et le respect des droits de chaque individu, indépendamment de ses affiliations politiques ou de son statut.

 

 

Excellence Monsieur le Président,

 

En votre qualité de Chef suprême des Armées, de leader de prendre des mesures décisives pour préserver l’intégrité démocratique de notre nation. Dans cette optique monsieur le président, il serait opportun de considérer un report du projet de référendum à une date ultérieure, dans l’intérêt supérieur de la nation, afin de créer un environnement favorable à l’inclusion et à la concertation en permettant des rencontres significatives avec tous les acteurs pertinents, notamment les opposants politiques, la société civile, la diaspora et les responsables religieux.

 

Un dialogue inclusif et transparent est essentiel pour garantir une représentation équitable et une prise en compte de toutes les voix concernées. En repoussant le référendum, cela permettrait de mettre en place un processus de consultation plus large, qui impliquerait les différentes composantes de la société centrafricaine. Cela offrirait également l’opportunité d’aborder les préoccupations légitimes soulevées par ces acteurs et de rechercher un consensus sur les questions importantes liées à la gouvernance et à l’avenir de notre nation.

 

 

Monsieur le Président,

 

Avec tout le respect dû, notre pays fait face à des défis économiques majeurs qui le positionnent parmi les nations les plus démunies du monde. En effet, selon le classement récent des Nations Unies, notre pays est classé au 188e rang sur 191 en termes de développement économique, avec un PIB 461$ par habitant parmi les plus modestes. Cette situation engendre des contraintes considérables sur le pouvoir d’achat des ménages, entravant ainsi l’accès aux biens et services de première nécessité. Malheureusement, la réalité est que la majorité de notre population est confrontée à des conditions de vie précaires caractérisées par la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Selon la note de conjoncture de la Banque mondiale, publié en mars 2023, qui précise que plus de 3,5 millions de nos concitoyens continueront de vivre dans une extrême pauvreté entre 2023 et 2025.

 

Les Centrafricains ont besoin, aujourd’hui plus que jamais, de sécurité, de santé, d’éducation et d’emplois. Ce sont là les priorités absolues de notre nation.

 

Je souhaite également attirer votre attention sur l’influence que cette décision pourrait avoir sur la jeunesse centrafricaine. Une jeunesse qui est malheureusement trop souvent manipulée et utilisée à des fins politiques à travers des manifestations et autres pour l’intérêt de ceux qui sont aux affaires. Nous ne voulons plus de cette pratique, aujourd’hui, cette jeunesse a plus que besoin de bourse, de nouvel campus pour se former, des enseignements de qualité, des nouvelles technologiques et aussi des infrastructures pouvant améliorer leur quotidien.

La jeunesse Centrafricaine à grandi dans un pays marqué par des années de crises politiques et de conflits, et nous aspirons profondément à voir émerger une Centrafrique prospère, unie et stable.

 

Cette lettre a pour objet vous rappeler les principes fondateurs de notre nation, la vision léguée par le feu Président fondateur Barthélemy Boganda, ainsi que l’inspiration que nous avons pu trouver chez les anciens dirigeants tels que feu Empereur Bokassa, David Dacko, André Kolingba et Ange Felix Patassé, pour n’en citer que quelques-uns. Ce sont ces principes qui doivent guider vos actions et décisions, et non les intérêts personnels de quelques-uns.

 

Je vous exhorte, Monsieur le Président, à prendre conscience des conséquences graves que ce projet de référendum pourrait entraîner. Méfiez-vous des personnes qui vous encouragent dans ce processus. Ces mêmes personnes ont servi différents régimes avant vous et ont tous leur part de responsabilité dans la situation actuelle de notre pays.

 

Je vous exhorte, avec respect, à reconsidérer ce projet de référendum et de vous concentrer sur les besoins réels et urgents du peuple centrafricain . L’unité et la prospérité de la République Centrafricaine dépendent de votre leadership éclairé et de votre engagement envers la véritable volonté du peuple.

 

Pour ma part, je ne voterai pas OUI pour ce référendum tant qu’elle n’unit pas pas le peuple et l’ensemble des forces vives de la nation.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma profonde préoccupation et de mon plus grand respect.

 

 

Cordialement,

 

 

Moustapha ALADJI

Dr en Sciences Économiques

Citoyen de seconde zone

 

 

 

 

La PJLOD appelle à la résistance contre la dictature du Président Touadera

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La PJLOD appelle à la résistance contre la dictature du Président Touadera

 

Centrafrique.org/flambee-des-prix-et-detresse-sociale-en-Centrafrique-lappel-urgent-de-la-pjlod/les-jeunes-leaders-de-la-pjlod/” rel=”attachment wp-att-65133″ data-wpel-link=”internal”>Les jeunes leaders de la PJLOD
Les jeunes leaders de la PJLOD

 

 

Bangui, 14 juillet 2023 (CNC) – Face à la dictature de Faustin Archange Touadéra et de sa bande au pouvoir, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) lance un vibrant appel à la résistance. En réponse à l’appel de la Coordination du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) à une marche pacifique, la PJLOD invite les citoyens de Bangui, ses environs, les provinces et l’Europe à se mobiliser et renforcer la résistance contre ceux qui menacent la démocratie et la République centrafricaine. La bataille pour la patrie et la liberté ne fait que commencer, selon le communiqué publié par ces jeunes leaders.

Ci-dessous, l’extrait de leur communiqué :

 

COMMUNIQUÉ

 

 

Face à la situation chaotique que vit désormais notre pays à cause de la dictature de moyen âge d’un seul homme Mr Faustin Archange TOUADERA et sa bande au pouvoir, il est impérieux que la résistance soit une réponse vigoureuse et de taille.

 

Ainsi, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique [PJLOD ] soucieuse des valeurs démocratiques et faisant foi à l’appel de la Coordination du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution [BRDC] pour une marche pacifique ce vendredi 14 /07/023 contre le pseudo projet du référendum constitutionnel du Mouvement des Cœurs Unis [MCU], lance à cet effet, un vibrant appel à ses bases de Bangui et ses environs, provinces et Europe de descendre et renforcer à Bangui en ce jour susmentionné la résistance contre les parvenus et fossoyeurs de la démocratie afin de sauver la République centrafricaine.

 

La patrie ou la mort, nous vaincrons !!!

 

Combattantes et combattants debout !!!

 

Le Coordinateur

 

Saint – Cyr TANZA

 

 

 

Le débat politique de la radio Ndékèluka : quand la rhétorique juridique masque l’incompétence

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Le débat politique de la radio Ndékèluka : quand la rhétorique juridique masque l’incompétence

 

MONSIEUR NDUI-YABELA
MONSIEUR NDUI-YABELA

 

 

Bangui, 13  juillet 2023 (CNC) – La scène politique en Centrafrique est souvent le théâtre de débats enflammés où les arguments juridiques se mêlent aux querelles partisanes. Récemment, un débat entre le Conseiller du Président de l’assemblée nationale, Dr Alexis Ndui Yabela,  et le leader du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), maître Crépin Mboli-Goumba,  a mis en lumière les failles de la rhétorique juridique utilisée par certains acteurs politiques. Ces échanges ont révélé l’incompétence et le dogmatisme qui règnent au sein du Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir. Dans cet article, nous analyserons les arguments avancés par le Conseiller du PAN et mettrons en évidence les lacunes de sa position face au Coordinateur du BRDC, maître Crépin Mboli-Goumba.

 

Des citations creuses et des références douteuses :

 

Le Conseiller du PAN, Dr Alexis Ndui Yabela,  s’est illustré par une série de citations sans fondement et de références douteuses à des auteurs inconnus. Sa propension à citer des auteurs anonymes dont les travaux sont probablement perdus dans les méandres d’une bibliothèque oubliée démontre son manque de rigueur intellectuelle. En ressassant des jurisprudences désuètes et des doctrines non explorées, il ne fait que s’enliser dans un verbiage juridique déconnecté de la réalité politique. Son autorité juridique, limitée au sein du MCU, ne parvient pas à impressionner au-delà des partisans du parti.

Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

Le BRDC, le fer de lance de l’argumentation :

 

Face aux prétentions juridiques vides du MCU, le BRDC a su démontrer sa maîtrise de l’art du débat politique. Ses leaders ont brillamment exposé l’inconsistance et le dogmatisme de l’orientation politique, financière et économique du MCU, basée sur l’improvisation, le mensonge et l’intimidation. Ils ont su mettre en évidence les erreurs flagrantes commises par le Conseiller du PAN, Dr Alexis Ndui Yabela , qui se fourvoie dans des arguments ahurissants et sulfureux, mettant ainsi en péril la crédibilité de son parti.

 

Le déni de l’inamovibilité des juges constitutionnels :

 

L’une des positions les plus choquantes du Conseiller du PAN concerne l’inamovibilité des juges constitutionnels. En affirmant que ce principe ne s’applique pas aux juges constitutionnels, il témoigne d’une méconnaissance profonde du droit et de l’indépendance des institutions. Il remet en question un principe fondamental de la Constitution et révèle son incapacité à enseigner le droit dans une faculté. Cette erreur grave devrait entraîner sa mise à la retraite d’office pour faute intellectuelle.

 

Des arguments erronés et un manque de compétence :

 

Le Conseiller du PAN se trompe également en considérant la présence de fonctionnaires à la Cour constitutionnelle comme un détachement de fonction. Son affirmation selon laquelle l’ancienne présidente de la Cour était simplement une fonctionnaire détachée démontre une méconnaissance flagrante des critères d’éligibilité à la Cour. La fonction publique n’est pas un critère exclusif pour occuper ce poste, et les enseignants du secteur public et privé peuvent être éligibles s’ils remplissent les conditions requises.

 

La faillite de la rhétorique juridique du MCU :

 

En fin de compte, le Conseiller du PAN expose les lacunes de sa propre argumentation en prétendant que le texte référendaire visant l’adoption d’une constitution n’est pas une loi. Cette affirmation est contredite par les procédures de promulgation nécessaires à son entrée en vigueur. Il est évident que la constitution est une loi fondamentale qui doit être promulguée par le Chef de l’État. En persistant dans ses erreurs de raisonnement juridique, le Conseiller du PAN contribue involontairement à la décrédibilisation du MCU sur le plan juridique.

 

Le débat politique sur la radio Ndékèluka révèle souvent les failles de la rhétorique juridique utilisée par certains acteurs politiques. Le Conseiller du PAN du MCU, monsieur Alexis Duabela a démontré son incompétence et son manque de rigueur intellectuelle dans ses arguments. En revanche, le BRDC s’est distingué par sa maîtrise de l’art du débat et son aptitude à mettre en évidence les erreurs de raisonnement du MCU. Il est essentiel que les élites et les cadres centrafricains reconnaissent l’importance du savoir juridique dans le débat politique et soutiennent des leaders capables de défendre leurs idées avec compétence et clarté.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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La nouvelle constitution de Touadera transforme la violence sexuelle en crime contre l’humanité

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La nouvelle constitution de Touadera transforme la violence sexuelle en crime contre l’humanité

 

 

Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>La lettre police sur leur pick-up
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Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Entre incohérences flagrantes et concepts juridiques déformés, la nouvelle constitution du Président Touadera ne cesse de susciter le ridicule et l’indignation. Ce projet contesté soulève des questions cruciales quant à la compréhension du droit et à la volonté réelle de protéger les droits fondamentaux des citoyens.

 

Dès les premiers articles, on remarque que cette prétendue constitution est en réalité un règlement intérieur pour associations. On se demande bien ce que cela vient faire dans une constitution nationale. Mais ce n’est pas tout, selon maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, le texte se transforme également en Code de Procédure pénale. Oui, vous avez bien lu, la procédure pénale dans une constitution ! On passe du paiement des impôts au délai de garde à vue, comme si les deux étaient du même niveau d’importance.

 

Il est difficile d’imaginer comment le reste du monde réagira face à ce naufrage intellectuel et cette hérésie juridique. Déjà perplexe devant la complexité de notre système politique, il sera maintenant confronté à une constitution qui semble avoir été rédigée par quelqu’un qui ne comprend rien au droit.

 

Prenons l’article 15, par exemple. Il stipule que “les pouvoirs publics veillent à l’élimination des violences séquelles”. Éliminer les violences séquelles, vraiment ? Est-ce que cela signifie qu’on peut éliminer le vol dans notre société ? Ou devrait-on plutôt le réprimer et laisser les lois spécialisées s’en occuper ? La logique voudrait que ce genre de détails soit traité dans des textes spécialisés, comme des lois, et non pas dans une constitution.

 

Et que dire de l’article 15, alinéa 2 ? Selon celui-ci, “toute violence sexuelle faite sur toute personne dans l’intention de déstabiliser, de disloquer une famille et de faire disparaître tout un peuple est érigée en crime contre l’humanité”. Vraiment ? Comment une violence sexuelle pourrait-elle faire disparaître un peuple ? Serait-ce un génocide ou un nettoyage ethnique ? Cette définition est en totale contradiction avec celle des crimes contre l’humanité telle que définie par les Statuts de Rome, que nous avons ratifiés et publiés. Selon la hiérarchie des normes, d’après maître Crépin Mboli-Goumba, les conventions et traités ratifiés et publiés sont supérieurs aux normes nationales. C’est pourtant une notion élémentaire.

 

En somme, ce projet de nouvelle constitution du Président Faustin Archange Touadera est non seulement illégal, mais il est également un véritable fouillis juridique. Son mélange incohérent de dispositions relevant du règlement intérieur pour associations et du Code de Procédure pénale montre à quel point nos dirigeants ont une compréhension limitée du droit. Il est grand temps de revoir sérieusement ce projet et de l’élaborer de manière plus réfléchie et cohérente, en respectant les principes juridiques fondamentaux.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Explosion et fusillade secouent la base des mercenaires de Wagner à Ndélé

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Explosion et fusillade secouent la base des mercenaires de Wagner à Ndélé

 

Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Ndélé, ville paisible jusqu’à hier soir, a été secouée par une série d’événements qui ont semé la peur parmi ses habitants. Des détonations retentissantes ont résonné dans la base des mercenaires de Wagner, provoquant une onde de choc dans toute la ville.

 

Les témoins, encore sous le choc, racontent une scène digne d’un film d’action. Selon les premières informations, la base militaire aurait été la cible d’une attaque aérienne d’une rare violence. Les versions divergent quant à l’origine de cette attaque. Certains évoquent un drone, tandis que d’autres affirment qu’une bombe aurait été larguée par un mystérieux aéronef qui n’a pu être identifié.

 

Aux alentours de 20 à 21 heures cette nuit, l’explosion a ébranlé les murs de la base, faisant trembler la ville tout entière. Les rafales d’armes automatiques qui ont suivi ont fait monter la tension d’un cran. Pendant de longues minutes, les coups de feu résonnaient dans les rues, créant une atmosphère de chaos et d’angoisse parmi les habitants.

 

Depuis lors, la ville est plongée dans un calme inquiétant. Depuis 22 heures hier soir, aucune détonation n’a été entendue. La population, encore sous le choc, reste sur le qui-vive, attendant des réponses à cette attaque brutale.

 

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

 

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Corruption et pauvreté en Centrafrique : Les liens dévastateurs dévoilés par Martin Ziguelé

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Corruption et pauvreté en Centrafrique : Les liens dévastateurs dévoilés par Martin Ziguelé

 

 

Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,
Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,

 

Bangui, 16 juillet 2023 (CNC) – L’impact dévastateur de la corruption sur l’économie centrafricaine a été le sujet principal de l’émission “Tribune de l’économie” sur la radio Guira FM. En tant qu’invité spécial, l’honorable Martin Ziguelé, membre de la commission finance à l’Assemblée nationale et président du parti MLPC, a partagé son expertise et ses réflexions sur cette question brûlante. Le prix des produits de première nécessité et des denrées alimentaires a également été abordé au cours de l’émission.

 

La corruption, selon Martin Ziguelé, est le détournement de processus ou d’interactions avec une ou plusieurs personnes dans le but pour le corrupteur d’obtenir des avantages, ou pour le corrompu de recevoir une rétribution en échange de sa complaisance. Ce fléau existe en République centrafricaine, comme le confirment les autorités du pays. Pour lutter contre cette pratique, la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance a mené des activités de sensibilisation à travers le pays, incitant le public à se mobiliser contre la corruption.

 

La corruption entrave le développement d’un pays qui la pratique. Mais que peut-on faire pour mettre fin à cette pratique ou du moins la réduire ? Martin Ziguelé met en avant la nécessité d’une synergie entre le pouvoir public et la société pour combattre fermement ce fléau. Il souligne également l’importance de la conscience citoyenne et de la prise de conscience collective de la gravité de la corruption dans le pays. Il recommande à tous les Centrafricains, quelles que soient leurs conditions sociales, de se mobiliser pour relever le pays et reconstruire ensemble.

 

Le député Martin Ziguelé met également en évidence le rôle primordial du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Si la population vit dans des conditions difficiles, il est presque impossible d’éviter la corruption. Pour mettre fin à cette pratique, il est essentiel que le gouvernement améliore les conditions de vie des fonctionnaires. Si ces derniers sont suffisamment rémunérés, la tentation de céder à la corruption sera considérablement réduite.

 

Lors de l’interview, Martin Ziguelé souligne les différentes formes de corruption qui existent en République centrafricaine. Il mentionne la corruption des cols blancs, impliquant des fonctionnaires qui détournent des fonds ou acceptent des pots-de-vin pour accorder des faveurs illégitimes. Il souligne également les petites formes de corruption qui se produisent quotidiennement, telles que le paiement de pots-de-vin pour obtenir de meilleurs résultats scolaires ou pour contourner les règles de la circulation routière.

 

L’interview se poursuit en explorant les principaux facteurs qui engendrent et alimentent la corruption en République centrafricaine. Ziguelé mentionne la tentation d’obtenir des avantages indus, le mimétisme face aux pratiques de corruption tolérées, l’insécurité professionnelle et la criminalité économique organisée. Selon lui, la corruption se développe rapidement en République centrafricaine, ce qui est particulièrement dangereux compte tenu de la fragilité économique du pays.

 

Les conséquences de la corruption sur l’économie centrafricaine sont également abordées. L’argent qui devrait rentrer dans les caisses de l’État est détourné, ce qui affecte la capacité du gouvernement à répondre aux besoins de la population. De plus, la corruption nuit à l’image du pays sur la scène internationale, ce qui peut décourager les investisseurs étrangers. La corruption prive également les citoyens d’opportunités économiques, freinant ainsi la création de richesses et d’emplois. Martin Ziguelé souligne que la lutte contre la corruption est un problème de volonté politique et qu’il est essentiel de sanctionner à la fois les corrupteurs et les corrompus pour obtenir des résultats significatifs.

 

En résumé, l’interview de Martin Ziguelé met en évidence l’ampleur de la corruption en République centrafricaine et ses conséquences néfastes sur l’économie du pays. Il souligne la nécessité d’une volonté politique forte pour lutter contre ce fléau et met en avant des mesures concrètes, telles que l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et la création d’une législation efficace contre la corruption. La population est également appelée à prendre conscience de l’impact dévastateur de la corruption et à s’engager activement dans la lutte contre ce fléau.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les principes démocratiques violés par le projet de la nouvelle constitution de Touadera

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Les principes démocratiques violés par le projet de la nouvelle constitution de Touadera

 

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 13  juillet 2023 (CNC) – Dans le débat actuel autour du projet de la nouvelle constitution initié par le Président de la République, Faustin Archange Touadera, il est essentiel de mettre en évidence les incohérences et les violations des principes démocratiques qui y sont présentes. Cette analyse vise à souligner certains aspects problématiques de la constitution proposée, mettant ainsi en lumière les défis auxquels la démocratie centrafricaine pourrait faire face.

 

Tout d’abord, la question de la séparation des pouvoirs est mise en avant. Monsieur NGUEMALE souligne que le rôle assigné au chef de l’État dans l’article 65 viole ce principe fondamental. En confiant au Président de la République la responsabilité de veiller au respect de la constitution, on établit une situation où le chef de l’État est à la fois joueur et arbitre. Selon le principe de séparation des pouvoirs, il devrait exister une magistrature constitutionnelle indépendante chargée de veiller au respect de la constitution, de trancher les conflits de compétence entre les pouvoirs exécutif et législatif, et de statuer sur la constitutionnalité des lois et règlements. Si le Président de la République s’approprie ce rôle, il remet en question l’indépendance de la magistrature constitutionnelle, ce qui est contraire aux principes démocratiques.

 

De plus, le fait que le Président de la République préside le Conseil Supérieur de la magistrature et d’autres institutions judiciaires, tel que stipulé à l’article 16, pose également problème. Cela contredit le principe d’indépendance du pouvoir judiciaire énoncé à l’article 124, qui affirme que ” la justice constitue un pouvoir indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif “. Comment le pouvoir judiciaire peut-il être indépendant du pouvoir exécutif si le chef de l’exécutif préside le Conseil Supérieur de la magistrature ? Cette ambiguïté entache l’indépendance du pouvoir judiciaire et remet en question le principe de séparation des pouvoirs.

 

Un autre point soulevé par Monsieur NGUEMALE concerne la légitimité du vice-président. Selon l’article 83 de la nouvelle constitution, le vice-président devient président en cas de vacance du poste ou en cas d’absence sur le territoire national. Cependant, cela va à l’encontre du principe démocratique selon lequel tout pouvoir émane du peuple. Le vice-président n’est pas élu par le peuple, mais nommé et révoqué par le Président de la République Touadera en vertu de ses pouvoirs discrétionnaires, et à ce titre, il n’est responsable que devant lui seul. Par conséquent, il ne peut pas, en vertu de l’article 4 de la constitution, remplacer le président de la République dont les pouvoirs émanent du peuple. Selon Monsieur NGUEMALE, l’autorité légitime à la deuxième personnalité de l’État devrait être le président de l’Assemblée nationale élu au suffrage universel des représentants du peuple.

 

Enfin, la hiérarchie de la constitution elle-même est remise en question. La nouvelle constitution réduit les pouvoirs du Conseil constitutionnel (anciennement appelé la Cour constitutionnelle) et supprime son caractère juridictionnel. De plus, la composition du Conseil constitutionnel avec 6 membres désignés par les autorités politiques et seulement 5 juristes pose un déséquilibre. Cette réduction des pouvoirs et cette composition du Conseil constitutionnel affaiblissent son rôle de contrôle de constitutionnalité. De plus, la nomination des membres par le président de la République sans inamovibilité, contrairement à l’ancienne constitution, expose ces membres à une instabilité durant leur mandat.

 

Ceci dit, le projet de la nouvelle constitution soulève de nombreuses préoccupations sur le respect des principes démocratiques. La procédure d’élaboration exclusive et non démocratique, l’accent mis sur les pouvoirs du chef de l’État au détriment de la séparation des pouvoirs, la question de légitimité du vice-président et la hiérarchie de la constitution sont autant de problèmes soulignés par Monsieur NGUEMALE. Ces violations potentielles des principes démocratiques soulèvent des préoccupations quant à la nature démocratique de cette nouvelle constitution.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Un convoi des soldats FACA tombe dans une embuscade des rebelles, plusieurs victimes signalées

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Un convoi des soldats FACA tombe dans une embuscade des rebelles, plusieurs victimes signalées

 

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Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a revendiqué une nouvelle victoire après avoir tendu une embuscade à un convoi de ravitaillement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur l’axe Bossangoa-Sido ce mercredi matin. Selon le communiqué de presse publié par le porte-parole militaire de la CPC, le Colonel Hamadou Rawandou, l’attaque a entraîné la mort d’un Soldat FACA sur place, tandis que deux autres blessés graves ont été évacués vers Bossangoa. Malheureusement, l’un des blessés a succombé à ses blessures au village de Korompoko. Selon la CPC, ses combattants ont également réussi à récupérer une importante quantité d’armes aux ennemis.

 

Le communiqué de la CPC met en évidence une fois de plus les défis auxquels est confrontée la République Centrafricaine et la complexité du conflit en cours. La CPC accuse le régime du Président Touadera de favoriser le chaos et de sacrifier les vies des soldats FACA pour maintenir son pouvoir. Ils dénoncent également le non-respect des valeurs constitutionnelles par le gouvernement actuel.

 

La situation actuelle en République Centrafricaine demeure préoccupante, avec des affrontements réguliers entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles. Les attaques contre les convois de ravitaillement et les embuscades sont devenues monnaie courante, ce qui entraîne de nombreuses pertes en vies humaines et une déstabilisation accrue du pays.

Ci-dessous, le communiqué de la CPC :

 

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Les raisons profondes de l’accrochage au pouvoir en Afrique selon Pierre Buyoya

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Les raisons profondes de l’accrochage au pouvoir en Afrique selon Pierre Buyoya

 

Pierre Buyoya

 

 

Bangui, 13  juillet 2023 (CNC) – Le décès de l’ancien président burundais Pierre Buyoya en décembre 2020 des suites du Covid-19 a privé le continent africain d’une voix politique influente. Cependant, les paroles prononcées par Buyoya lors d’une conférence à Paris en novembre 2006 résonnent encore aujourd’hui et soulèvent des questions pertinentes sur les défis auxquels sont confrontés les dirigeants africains et la condition des anciens présidents.

 

Dans son discours, l’ancien Président burundais Pierre Buyoya aborde la question cruciale de la persistance des dirigeants africains au pouvoir. Selon lui, lorsque les dirigeants accèdent au pouvoir, ils ne sont pas seuls. Ils sont soutenus par des groupes politiques, des partis, voire des communautés ethniques. Cette alliance de forces joue un rôle clé dans le maintien du pouvoir d’un leader. Cependant, lorsque vient le moment de quitter le pouvoir, la décision revient souvent au dirigeant lui-même, et cela va à l’encontre des intérêts de ceux qui l’ont soutenu pendant des années.

 

Pierre Buyoya souligne la complexité de cette situation, affirmant que ceux qui décident de rester au pouvoir font face à de nombreux défis. Ils peuvent être confrontés à des pressions de groupes puissants et risquent même leur vie. Les menaces et les conséquences potentielles de quitter le pouvoir rendent cette décision difficile à prendre.

 

L’ancien président burundais soulève également un point crucial concernant les systèmes politiques en Afrique. Il affirme que de nombreux pays africains ne prévoient pas de dispositions claires pour les anciens présidents après leur départ du pouvoir. Cette situation crée une incertitude quant à leur avenir matériel et sécuritaire, ce qui peut également contribuer à la volonté des dirigeants de s’accrocher au pouvoir.

 

Cependant, Buyoya souligne également que certains pays ont mis en place des mécanismes pour gérer la transition des anciens présidents. Il cite l’exemple de son propre pays, le Burundi, où il existe un statut pour les anciens présidents qui leur garantit des indemnités, une sécurité et des privilèges pendant un certain nombre d’années. Ces mesures visent à faciliter le départ des dirigeants et à assurer leur protection et leur intégration dans la société après leur mandat.

 

Pierre Buyoya reconnaît que la situation varie d’un pays à l’autre et que les réalités politiques et sociales façonnent la condition des anciens présidents. Il souligne qu’au Burundi, par exemple, il n’y a pas de tradition d’accumulation de richesses par les chefs d’État. La fonction présidentielle est considérée comme un service public, et les présidents ne sont pas perçus comme devant s’enrichir personnellement.

 

L’ancien président burundais insiste sur le fait que la corruption existe, mais elle est souvent de petite envergure et ne se traduit pas par l’accumulation de richesses importantes à l’étranger. Selon lui, la population burundaise est sensible à la question de la corruption et les comportements suspects des dirigeants sont rapidement remarqués et critiqués.

 

Ceci dit, la déclaration posthume de Pierre Buyoya met en lumière les défis auxquels sont confrontés les dirigeants africains pour quitter le pouvoir et la condition des anciens présidents. Les pressions politiques, les intérêts en jeu et l’absence de mécanismes clairs pour la transition post-présidentielle contribuent à la persistance de certains dirigeants au pouvoir. Cependant, Buyoya souligne également l’importance de mettre en place des dispositifs favorisant un départ honorable des anciens présidents et leur intégration dans la société après leur mandat. Ces réflexions restent pertinentes aujourd’hui et appellent à une réflexion approfondie sur la gouvernance politique en Afrique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : départ dans la discrétion des mercenaires de Wagner de Carnot,

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Centrafrique : départ dans la discrétion des mercenaires de Wagner de Carnot,

 

Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – La semaine dernière, une partie importante des mercenaires de Wagner a quitté discrètement la République centrafricaine, selon des informations vérifiées par des sources indépendantes. Bien que cette nouvelle ait été catégoriquement niée par la présidence de la République, une seconde vague de départs de ces mercenaires vient d’être constatée dans la ville de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, située au nord-ouest du pays.

 

Contrairement à leurs collègues de Bocaranga, Birao, Batangafo, Moyenne Sido et Nana-Bakassa, les mercenaires de Wagner basés à Koui, autrefois connue sous le nom de DeGaulle, ont créé une certaine agitation avant leur départ. Armés, ils ont effectué des tirs assourdissants durant des heures, donnant l’impression de célébrer leur départ imminent. Selon certaines sources locales, ces tirs visent peut-être à épuiser les munitions inutilisées plutôt que de les remettre aux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), tout en perturbant la quiétude de la population locale.

 

En revanche, à Carnot, le retrait des mercenaires de Wagner s’effectue en silence et sans violence depuis lundi. Une vidéo de leur départ a d’ailleurs été filmée et largement partagée sur les réseaux sociaux.

 

Certains spéculent sur le fait que ces mercenaires pourraient revenir en République centrafricaine après avoir signé un accord avec l’armée russe ou intégré une autre organisation similaire à Wagner. Cependant, les États-Unis ont déjà annoncé que toute organisation, qu’il s’agisse de Wagner ou d’une autre, serait soumise aux mêmes sanctions américaines.

 

Rappelons que la présence des mercenaires de Wagner en République centrafricaine a suscité de nombreuses préoccupations, notamment en raison de leur rôle dans le conflit armé qui sévit dans le pays depuis plusieurs années. Ces derniers mois, des appels à leur départ se sont multipliés, soulignant l’importance d’une transition pacifique et d’un processus de réconciliation nationale en République centrafricaine.

 

Le retrait des mercenaires de Wagner de Carnot marque une étape significative dans cette direction.

 

Par Gervais Lenga

 

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Le BRDC salue la mobilisation massive du peuple centrafricain et appelle à une nouvelle manifestation pacifique

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Le BRDC salue la mobilisation massive du peuple centrafricain et appelle à une nouvelle manifestation pacifique

 

Les leaders du BRDC lors d'une conférence de presse mardi 06 juin 2023 à Bangui
Les leaders du BRDC lors d’une conférence de presse mardi 06 juin 2023 à Bangui

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016 (BRDC) a tenu sa réunion plénière ce 12 juillet 2023 à Bangui, au cours de laquelle il a exprimé sa satisfaction quant au succès retentissant de l’appel à manifester par les bruits de casseroles. Malgré les déploiements des forces de défense et de sécurité, ainsi que des intimidations, menaces et arrestations arbitraires de jeunes soupçonnés d’être favorables à l’opposition, la mobilisation a été exceptionnelle.

 

Le BRDC tient à adresser ses remerciements au peuple centrafricain et à la diaspora pour leur participation massive à cette manifestation qui s’est étendue sur une période de 48 heures. Cette démonstration de solidarité et de soutien indéfectible témoigne de l’attachement du peuple à la défense de la Constitution.

 

Dans la continuité de cette mobilisation, le BRDC lance un nouvel appel aux populations de Bangui et de Bimbo afin qu’elles se rassemblent à nouveau en grand nombre pour participer à une marche pacifique suivie d’un meeting. Cet événement est prévu pour le vendredi 14 Juillet 2023, à partir de 6 heures du matin, au point de ralliement situé sur le Pont de SICA BOIS, près de l’ancien MAMICA, sur l’Avenue Barthélemy BOGANDA.

 

L’objectif de cette nouvelle manifestation est de renforcer la pression en faveur de la défense de la Constitution et de la démocratie. Le BRDC souhaite ainsi maintenir la dynamique enclenchée par la précédente mobilisation et continuer à sensibiliser la population sur l’importance de préserver les principes démocratiques.

 

La mobilisation massive du peuple centrafricain en réponse à l’appel du BRDC pour la défense de la Constitution a été saluée par l’organisation. Malgré les obstacles et les tentatives d’intimidation, la population a montré sa détermination à soutenir les principes démocratiques. Le BRDC continue d’appeler à une participation active en organisant une nouvelle manifestation pacifique, le 14 juillet. Cet événement vise à maintenir la pression en faveur de la préservation de la Constitution et de la démocratie. La lutte pour les droits constitutionnels se poursuit, et le peuple centrafricain est prêt à défendre ses valeurs fondamentales.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Le Crépuscule du régime de Touadera: L’Appel du Professeur Akandji Kombé

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Le Crépuscule du régime de Touadera: L’Appel du Professeur Akandji Kombé

 

 

Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Professeur Jean-François Akandji-Kombé

 

Bangui, 13  juillet 2023 (CNC) – Dans un tweet enflammé publié mardi, le Professeur Akandji Kombé, Président du conseil de résistance pour la transition (CRT), a jeté un regard accusateur sur le régime du Président Touadera et sa nouvelle constitution taillée sur mesure. Ses mots, empreints d’une profonde conviction, résonnent comme un appel à la résistance et à l’histoire. “Chacun choisit sa porte d’entrée dans l’histoire. Laissez-les donc danser leur dernière danse, celle de leur dernier crépuscule…”, a-t-il écrit.

 

Ce tweet condense en quelques mots une critique cinglante et une anticipation clairvoyante de l’avenir politique du Président Touadera . Le Professeur Akandji Kombé ne mâche pas ses mots, mettant en évidence le projet de la nouvelle constitution du Président Touadera qui semble favoriser son régime. Son appel résonne comme une ultime sonnerie, invitant les citoyens centrafricains à prendre conscience de l’importance de ce moment historique et à s’engager pour défendre les principes démocratiques et les intérêts de la nation.

 

Il est indéniable que le Professeur Akandji Kombé, en tant que figure respectée de la société civile centrafricaine, possède une crédibilité et une autorité incontestables. Sa voix porte loin et réveille les consciences engourdies par la routine politique. Son appel à la mobilisation citoyenne est un rappel nécessaire de la fragilité de la démocratie et de l’importance de rester vigilant face aux tentatives de manipulation et de maintien au pouvoir.

 

La “danse du dernier crépuscule” évoquée par le Professeur Akandji Kombé renvoie à une imagerie puissante. Elle symbolise la chute inévitable d’un régime, le moment où les acteurs politiques corrompus et autoritaires s’effondrent sous le poids de leurs propres méfaits. C’est un avertissement voilé, mais clair, adressé aux dirigeants actuels, les incitant à méditer sur leur responsabilité et à envisager les conséquences de leurs actions.

 

Dans une époque où les voix dissidentes sont souvent étouffées, le Professeur Akandji Kombé se positionne comme un farouche défenseur de la liberté d’expression et de la justice. Son tweet résonne comme un rappel vibrant de l’importance de la diversité d’opinions et de la nécessité de conserver un esprit critique face aux décisions prises au sommet du pouvoir.

 

Alors que la nouvelle constitution s’apprête à être votée par référendum le 30 juillet prochain, la voix du Professeur Akandji Kombé rappelle aux citoyens l’importance de s’exprimer et de se mobiliser pour préserver les fondements de la démocratie. Son appel est un cri de ralliement, invitant tous les citoyens épris de justice et de liberté à se tenir debout, à refuser l’apathie et à embrasser leur rôle d’acteurs du changement.

 

L’histoire retiendra ceux qui ont su saisir l’opportunité de se lever et de défendre les valeurs démocratiques. Le Professeur Akandji Kombé, par son courage et son engagement, s’inscrit déjà parmi ces figures historiques. Son appel résonne comme un rappel universel de la responsabilité de chaque citoyen envers son pays et envers l’histoire qui se déroule sous nos yeux.

 

Alors que le crépuscule s’installe sur ce régime contesté de monsieur Faustin Archange Touadera, les mots du Professeur Akandji Kombé nous rappellent que l’obscurité précède toujours l’aube. Il est temps pour les citoyens centrafricains de s’unir, de rejeter l’injustice et de bâtir ensemble un avenir où la démocratie, la liberté et la justice règnent en maîtres. C’est là que réside l’espoir de voir l’histoire se souvenir de cette époque non pas comme le crépuscule d’un régime, mais comme l’aube d’une ère nouvelle pour la Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La vague de braquages dans le huitième arrondissement de Bangui

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La vague de braquages dans le huitième arrondissement de Bangui

 

Centrafrique.org/bangui-faits-divers-un-voleur-pris-en-flagrant-delit-et-frappe-par-une-foule-dans-le-huitieme-arrondissement/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule/” rel=”attachment wp-att-39161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule-450×337.jpg” alt=”Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Les habitants du huitième arrondissement de Bangui sont plongés dans la peur et l’insécurité alors que les braquages continuent de se multiplier dans la région. La dernière victime de ces actes de violence est un conducteur de moto-taxi, retrouvé sans vie près de l’église apostolique des combattants. Les résidents, alarmés par la situation, lancent un appel pressant aux forces de sécurité pour qu’elles interviennent et mettent fin à ces actes criminels. La police a déjà ouvert une enquête dans le but de retrouver les auteurs de ce tragique événement.

 

Le récit d’une famille brisée:

 

Le jeune homme de 27 ans, père d’un enfant, avait pris sa moto en soirée pour se rendre à la station-service afin d’acheter du carburant pour le lendemain. Cependant, à son retour vers 23 heures, il a été violemment attaqué par des braqueurs dont l’identité reste inconnue à ce jour. Son oncle paternel, Patrice, témoigne avec émotion : “Nous sommes bouleversés par la perte de ce jeune homme plein de vie. Nous avons retrouvé des étuis de balles sur les lieux du crime. Il a été touché au cou et une autre balle est ressortie au niveau de ses fesses.”

 

L’appel désespéré des habitants:

 

La recrudescence des vols à main armée dans le secteur préoccupe grandement les habitants du huitième arrondissement de Bangui. Mustapha Bala, chef du quartier à Combattant, implore les forces de l’ordre et de sécurité d’intervenir de manière urgente : “Nous comptons déjà six cas dans mon quartier uniquement. Cette situation est devenue récurrente et représente un danger imminent pour la population du huitième arrondissement. Si nous n’agissons pas rapidement, que deviendrons-nous ? Les braqueurs utilisent maintenant des motos pour perpétrer leurs méfaits, ce qui est extrêmement préoccupant. Autrefois, nous parlions des vigiles, mais ils se défendent avec des bâtons. Face à des armes aussi puissantes, l’autodéfense ne suffit plus. Nous avons besoin de militaires, de policiers armés, pour patrouiller et assurer notre sécurité.”

 

Une enquête en cours, mais des mesures supplémentaires nécessaires:

 

Face à cette vague de criminalité, les autorités ont ouvert une enquête afin de démasquer les auteurs de ce crime odieux. Cependant, il est urgent de mettre en place des mesures plus strictes pour assurer la sécurité des habitants du huitième arrondissement de Bangui. La présence renforcée des forces de l’ordre, notamment de la police et des militaires, ainsi que l’utilisation d’armes adéquates, est nécessaire pour dissuader les criminels et rétablir un climat de sécurité dans la région. Les résidents de Bangui espèrent que ces mesures seront rapidement mises en œuvre afin de mettre un terme à cette violence qui les oppresse quotidiennement.

 

En d’autre terme, la population du huitième arrondissement de Bangui vit dans la crainte constante des braquages qui se multiplient dans la région. Le meurtre tragique d’un conducteur de moto-taxi vient rappeler la nécessité urgente d’intervenir pour mettre fin à cette vague de violence. Les habitants demandent avec insistance une présence renforcée des forces de sécurité pour garantir leur protection. En parallèle de l’enquête en cours, il est primordial de prendre des mesures concrètes, telles que des patrouilles régulières et l’utilisation d’armes adaptées, afin de rétablir la sécurité et la tranquillité dans cette partie de Bangui. La population attend avec impatience que ces actions soient mises en place pour restaurer un climat de confiance et de paix.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Alindao : Les déplacés livrés à eux-mêmes après le retrait de l’ONG ACF

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Alindao : Les déplacés livrés à eux-mêmes après le retrait de l’ONG ACF

 

les déplacés de l'évêché d'Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC ce jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo - CNC.
les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.

 

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Le désespoir des déplacés de la ville d’Alindao, dans la Basse-Kotto, atteint un niveau alarmant à la suite de la suspension des activités de l’ONG Action Contre la Faim (ACF) depuis fin juin. Cette suspension est source d’inquiétude pour les déplacés internes qui dépendaient de cette organisation pour leur assistance, en particulier l’accès à l’eau potable.

 

Près de 8000 personnes vivent toujours sur le site de l’église catholique, et l’annonce du départ de l’ACF a créé un profond sentiment de détresse parmi elles. En effet, cette ONG internationale fournissait d’importantes quantités d’eau potable à ces personnes déplacées. Maintenant qu’elle a décidé de quitter la région, les déplacés se retrouvent contraints de se tourner vers des sources d’eau non traitée, comme des sources naturelles ou des puits.

 

Djanga Koto, une mère de famille, exprime son désarroi : « Notre effectif reste élevé sur le site, mais nous apprenons déjà le départ de l’ACF. Des femmes, des hommes, des enfants et des personnes âgées ont pleuré lorsque cette ONG a annoncé son départ. Nous nous plaignons car nous n’avons pas d’argent pour acheter de l’eau. Nous sommes obligés de boire de l’eau non traitée provenant de sources, ce qui provoque des douleurs abdominales chez les enfants. »

 

Ce sentiment de désespoir est partagé par Jean Thomas Bandeko, un autre déplacé, qui redoute les conséquences de ce départ sur leur vie : « Nous avons l’impression qu’on nous a abandonnés, car l’eau, c’est la vie. Si on refuse de te donner de l’eau, c’est qu’on veut ta mort. Sur le site, les huttes sont construites avec des écorces. Mais si un incendie se déclare, que pourrons-nous faire pour l’éteindre, surtout si nous n’avons pas d’eau ? »

 

Nicaise Rengamba, le coordonnateur de tous les sites des déplacés à Alindao, lance un appel pressant après le départ de l’ACF : « La situation est inacceptable. Nous demandons que si Dieu est réellement avec nous, qu’un autre acteur prenne le relais de l’ACF. Nous sollicitons l’intervention de toutes les parties concernées pour que nous puissions trouver une solution et sauver la vie des personnes déplacées sur les sites. »

 

Cette situation critique est d’autant plus préoccupante que l’ONG ACTED a également suspendu ses activités dans la région, en raison d’un manque de financement. Les déplacés se retrouvent donc dans une situation de vulnérabilité extrême, dépourvus des ressources nécessaires à leur survie.

 

Il est essentiel que la communauté internationale prenne conscience de cette situation et apporte une réponse urgente à cette crise humanitaire. Les déplacés d’Alindao ont besoin d’un soutien continu en matière d’eau potable, d’alimentation, d’abris et de soins médicaux. Des mesures immédiates doivent être prises pour assurer leur sécurité, leur dignité et leur bien-être. Chaque jour qui passe sans assistance met leur vie en danger et les plonge davantage dans le désespoir. Il est de notre devoir de répondre à leur appel à l’aide et de faire tout notre possible pour soulager leur souffrance.a

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Propos rassurants du ministre de l’Administration du territoire face à l’insécurité lors du référendum constitutionnel : une vision bien trop optimiste

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Propos rassurants du ministre de l’Administration du territoire face à l’insécurité lors du référendum constitutionnel : une vision bien trop optimiste

 

les électeurs à l'École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui par fridolin ngoulou
les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Bangui, 13 juillet 2023 (CNC) – Le ministre centrafricain de l’Administration du territoire, monsieur Bruno Yapendé, affirme que le regain de l’insécurité dans certaines régions du pays n’affectera pas la tenue du référendum constitutionnel prévu pour le 30 juillet prochain. Cependant, cette déclaration soulève des interrogations quant à la capacité du gouvernement à garantir un processus électoral sécurisé et transparent.

 

Alors que les citoyens centrafricains ont été convoqués par le Président de la République Faustin Archange Touadera à participer à ce référendum constitutionnel crucial, la situation sécuritaire dans certaines villes de province reste préoccupante. Les attaques de groupes armés se sont intensifiées ces derniers temps, mettant en péril la stabilité du pays. Dans ce contexte, la confiance des citoyens dans la capacité du gouvernement à assurer la sécurité lors du processus électoral est sérieusement ébranlée.

 

Le ministre Bruno Yapendé tente de rassurer en affirmant que les autorités travaillent dur pour garantir le bon déroulement du référendum. Selon lui, l’Autorité nationale des élections (ANE) et le gouvernement mettent en place toutes les mesures nécessaires pour assurer un processus référendaire convenable. Cependant, ces déclarations sont-elles réellement rassurantes ou ne sont-elles que des mots visant à minimiser les inquiétudes légitimes des citoyens ?

 

Certains observateurs estiment que le gouvernement a intérêt à minimiser les problèmes de sécurité actuels. Ils suggèrent que, même si quelques électeurs participent et que le processus semble se dérouler sans heurts, cela ne garantit pas pour autant l’intégrité des votes. Cette attitude du gouvernement soulève des doutes quant à sa volonté réelle de garantir des élections libres et équitables.

 

Dans les rues de la capitale, des centrafricains expriment leur désaccord avec la décision du gouvernement d’organiser le référendum constitutionnel pendant la saison des pluies. Selon eux, cette décision est irresponsable et risque de compromettre l’intégrité du processus électoral. Ils considèrent que le gouvernement mène ce processus de manière précipitée et illégale.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le projet de la nouvelle constitution de Touadera : Un festival de fautes d’orthographe

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Le projet de la nouvelle constitution de Touadera : Un festival de fautes d’orthographe

 

Le président Touadera lors de sa rencontre avec les militants de MCU à Paris
Le président Touadera lors de sa rencontre avec les militants de MCU à Paris

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – Lorsqu’il s’agit de rédiger un projet aussi important que celui d’une nouvelle constitution, il est impératif de faire preuve de rigueur et de professionnalisme. Malheureusement, le projet présenté par le Président Touadera laisse à désirer sur ce plan, avec un nombre alarmant de fautes d’orthographe et de grammaire qui témoignent d’un manque flagrant d’attention portée à la qualité rédactionnelle.

L'hémicycle de l'assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution
L’hémicycle de l’assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution

 

Un projet truffé de fautes d’orthographe et de grammaire:

 

Il est difficile de mesurer l’ampleur exacte des fautes d’orthographe et de grammaire présentes dans ce projet de la nouvelle constitution. Les Centrafricains, eux-mêmes, sont consternés par leur quantité. Il est préoccupant de constater que ce document, qui revêt une importance capitale pour le pays, a été rédigé avec si peu de rigueur et de professionnalisme. Les fautes d’orthographe sont si nombreuses qu’elles en deviennent distractives, détournant l’attention des véritables enjeux constitutionnels.

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

Une traduction approximative et des corrections inadéquates :

 

Selon certaines allégations, le projet aurait été rédigé en russe par des autorités russes avant d’être traduit en français à l’aide de Google Traduction. Cette hypothèse expliquerait les nombreuses erreurs de syntaxe et de grammaire qui émaillent le texte. Les autorités centrafricaines, conscientes des problèmes, ont tenté de corriger le document, mais leurs efforts se sont avérés insuffisants. Le manque de compétences rédactionnelles a conduit à des confusions et à des interversions de sens, contribuant à la détérioration de l’intégrité du texte constitutionnel.

 

Le choix d’un dirigeant incompétent:

 

La nomination du député Évariste Ngamana à la tête du comité chargé de la rédaction du projet de la nouvelle constitution est difficile à justifier. Son niveau scolaire très bas et son manque évident de compétences dans le domaine de la rédaction sont des signes inquiétants quant à l’attention portée par le Président Touadera à un projet d’une telle importance. Ce choix irresponsable et inapproprié ne fait que renforcer les doutes quant à l’intégrité et à la crédibilité de cette nouvelle constitution.

 

Le projet de la nouvelle constitution du Président Touadera est un triste exemple d’échec orthographique et rédactionnel. Les nombreuses fautes d’orthographe et de grammaire, ainsi que les erreurs de traduction et de correction, sapent la valeur et la légitimité de ce document crucial pour l’avenir de la République centrafricaine. Il est regrettable que des lacunes aussi évidentes aient pu passer inaperçues et que le choix d’un dirigeant incompétent ait été fait.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Tragédie près de Bossangoa : un soldat FACA tué au combat, deux autres blessés

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Tragédie près de Bossangoa : un Soldat FACA tué au combat, deux autres blessés

 

des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier derrière l'aéroport de Bangui
Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – Dans un nouvel acte de violence, les groupes rebelles continuent leurs assauts implacables contre les positions des forces armées centrafricaines dans les villes provinciales. Hier, mardi 12 juillet 2023, un accrochage dévastateur a coûté la vie à un soldat des FACA et a laissé deux autres grièvement blessés.

 

L’attaque s’est déroulée au village de Liré, paisible hameau situé à environ 30 kilomètres de Bossangoa, sur la fameuse route de Nana-Bakassa. Ironie cruelle du destin, Liré devait accueillir aujourd’hui son marché hebdomadaire, symbole de vie et d’échanges dans cette communauté autrefois prospère.

 

Cependant, les événements tragiques ont bouleversé ce scénario de routine. Les commerçants qui se dirigeaient vers Liré ont rapidement fait demi-tour, sentant l’odeur âcre de la peur planer dans l’air. La population, prise de panique, a fui en masse dans les profondeurs de la brousse pour se mettre à l’abri.

 

Ce nouvel assaut meurtrier survient à peine quelques jours après le départ de certains mercenaires de Wagner, des alliés autrefois indéfectibles des FACA. On pourrait dire que leur retrait a laissé un vide, que les rebelles n’ont pas tardé à exploiter avec brutalité. Les conséquences sont terribles pour les soldats en première ligne, prêts à défendre leur patrie jusqu’à la dernière goutte de leur sang.

 

À Bossangoa, la douleur et la tristesse envahissent les cœurs des familles des victimes. Les rues, autrefois animées par les rires des enfants et les discussions animées, se sont transformées en lieux de deuil silencieux. La ville entière pleure aujourd’hui la perte de l’un de ses vaillants défenseurs.

 

Par Sylvain Féimonazoui

 

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Max-Sylvain Balenda : un député illettré au service de la politique toxique

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Max-Sylvain Balenda : un député illettré au service de la politique toxique

 

A gauche le président Touadera et à droite l'honorable Max Balenda
A gauche le président Touadera et à droite l’honorable Max Balenda

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – La politique est souvent le reflet de la société dans laquelle elle s’inscrit. Malheureusement, la septième législature en République centrafricaine a révélé une triste réalité : la présence de députés dont le niveau scolaire est si faible qu’ils en deviennent des illettrés fonctionnels. Parmi eux se trouve Max-Sylvain Balenda, un député qui incarne à lui seul les dérives et les conséquences néfastes d’un système politique défaillant.

 

Il est révoltant de constater que 40% des députés actuels se situent au niveau scolaire d’un enfant en classe préparatoire, voire même en-dessous. Cette situation est non seulement alarmante, mais elle remet également en question l’intégrité et la crédibilité de nos institutions politiques. Alors que des mesures avaient été prises pour former les députés illettrés de la législature précédente, rien n’a été entrepris pour remédier à cette situation sous la septième législature.

 

Max-Sylvain Balenda, député de Bria 1, est l’incarnation de cette incompétence crasse qui sévit au sein de notre assemblée nationale. Malgré son niveau scolaire dérisoire, il n’hésite pas à prétendre qu’il sera le prochain premier vice-Président de l’assemblée nationale. Malheureusement, dans un pays où la politique est souvent synonyme de copinage et de favoritisme, de telles absurdités peuvent devenir réalité.

 

Mais ce qui est plus préoccupant, c’est la manière dont Max-Sylvain Balenda utilise sa proximité avec le Président de la République, Faustin Archange Touadera , pour se glorifier et se donner une importance qu’il n’a absolument pas méritée. Les réseaux sociaux se sont emparés de cette situation, et les internautes se moquent ouvertement de lui. La popularité de Balenda n’est pas le résultat de ses compétences politiques, mais plutôt de son association opportuniste avec le pouvoir en place.

 

Il est grand temps que le peuple centrafricain exige des normes plus élevées pour ses représentants politiques. Il est inacceptable que des individus incompétents et illettrés puissent rêver d’occuper des postes clés dans ce pays. Une réforme éducative et politique est nécessaire pour garantir que seuls les individus qualifiés et compétents puissent représenter le peuple et prendre des décisions qui auront un impact sur notre nation.

 

Max-Sylvain Balenda est un exemple frappant des défaillances de notre système politique. Son niveau scolaire lamentable et sa prétention à occuper un poste de responsabilité politique démontrent le mépris dans lequel certains politiciens tiennent leurs fonctions. Il est grand temps de mettre fin à cette politique toxique et de nous tourner vers des représentants politiques qui incarnent l’intégrité, la compétence et le dévouement envers le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Les centrafricains bloqués au Niger lancent un appel désespéré au gouvernement

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Les centrafricains bloqués au Niger lancent un appel désespéré au gouvernement

 

Dans un camp des refoulés africains au Niger
Dans un camp des refoulés africains au Niger

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – Depuis plus de trois mois, un groupe de centrafricains, refoulés d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, se retrouve bloqué au Niger. Alors qu’ils attendent désespérément l’aide de leur gouvernement, ces compatriotes sont cruellement ignorés. Cette situation soulève des interrogations sur la responsabilité de leurs dirigeants.

 

Un gouvernement indifférent :

 

Contrairement à d’autres pays qui viennent rapidement en aide à leurs citoyens refoulés au Niger, le gouvernement centrafricain semble fermer les yeux et les oreilles face à cette situation critique. Alors que certains centrafricains ont passé jusqu’à trois ans dans des camps gérés par l’OIM au Niger, la plupart d’entre eux se trouvent dans une situation précaire depuis trois mois. Ils affirment avoir rencontré une délégation centrafricaine lors de leur séjour au Niger. Ces responsables leur ont promis une réponse rapide pour les sortir de cette impasse, mais à leur retour en Centrafrique, ils ont fait volte-face, laissant leurs compatriotes dans la détresse.

Un centrafricain, dans un camp des refoulés africains au Niger, très content de savoir que nous sommes des journalistes centrafricains. CopyrightCNC
Un centrafricain, dans un camp des refoulés africains au Niger, très content de savoir que nous sommes des journalistes centrafricains. CopyrightCNC

 

Le simple problème du papier :

 

Le seul obstacle qui se dresse entre ces centrafricains bloqués et leur retour au pays est la délivrance d’un laissez-passer. Il est important de souligner que cette question n’implique pas d’argent, car c’est l’OIM qui prend en charge tous les aspects financiers. Ces compatriotes attendent simplement que les autorités centrafricaines leur fournissent rapidement le document nécessaire. Malheureusement, la Centrafrique n’ayant pas d’ambassade au Niger, ils doivent obtenir ce laissez-passer auprès du service de l’immigration à Bangui. Malgré sa simplicité, cette tâche semble être insurmontable pour les autorités centrafricaines.

 

Les centrafricains bloqués au Niger , un traitement discriminatoire :

 

Une autre injustice réside dans le refus des autorités centrafricaines de reconnaître le laissez-passer délivré par le Niger, alors que la plupart des autres pays l’acceptent. Les centrafricains se demandent pourquoi leur gouvernement refuse ce document, alors qu’ils sont incapables d’en fournir un équivalent. Un refoulé centrafricain, interrogé par la rédaction du CNC, s’exclame avec frustration :

« Vous refusez le laissez-passer du Niger, mais vous êtes incapables d’en fournir un de votre propre pays ».

 

La situation critique des centrafricains bloqués au Niger nécessite une action urgente de la part du gouvernement centrafricain. Les compatriotes en détresse attendent désespérément un soutien pour rentrer chez eux, mais ils sont confrontés à une indifférence déconcertante de la part de leurs dirigeants. Il est crucial de résoudre rapidement la question du laissez-passer afin de mettre fin à leur calvaire. L’histoire de ces centrafricains bloqués au Niger est à suivre de près, car elle soulève des questions fondamentales sur les responsabilités des gouvernements envers leurs citoyens.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le Président Touadera est-il réellement un centrafricain ?

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Centrafrique : Le Président Touadera est-il réellement un centrafricain ?

 

 

 

 

Depuis 48 heures, les réseaux sociaux centrafricains sont secoués par une question qui déchaine les passions : le Président Touadera est-il réellement un Centrafricain ? Les spéculations concernant ses origines et sa nationalité font rage, mettant en doute sa légitimité à diriger le pays.

 

Le mystère de l’origine :

 

Les interrogations autour de l’origine du Président Touadera ont été ravivées par la nouvelle constitution qu’il souhaite imposer au peuple centrafricain. Selon cette proposition, les personnes ne sont pas d’origine centrafricaine ne peuvent plus briguer la présidence de la République. Or, il est de notoriété publique que le Président Touadera est né d’un père et d’une mère étrangers, ce qui soulève des doutes quant à sa propre éligibilité à la présidence.

 

Des révélations troublantes :

 

Il y a sept ans, la rédaction du CNC a révélé des informations concernant les origines du Président Touadera. Selon ces sources, il serait né d’un père Peul du Niger et d’une mère congolaise de la RDC, de l’ethnie Ngbaka Inaguémé. Après sa naissance, son père, étant éleveur, serait retourné dans son pays d’origine, laissant derrière lui son fils Faustin Archange Touadera, élevé par sa mère d’origine congolaise venue en RCA pour la vente de ses produits agricoles. Ainsi, le Président Touadera a obtenu la nationalité centrafricaine uniquement grâce à sa naissance sur le territoire national. Donc il n’est pas d’origine centrafricaine que sa nouvelle constitution l’exige.

 

Le poids des faiseurs de roi :

 

La trajectoire politique du Président Touadera a été marquée par l’influence de l’ancien Président François Bozizé, la France et de l’ancienne Présidente de transition Catherine Samba-Panza. Ces acteurs ont joué un rôle essentiel dans son accession à la présidence. Cependant, malgré leur soutien, le Président Touadera semble tourner le dos à ceux qui l’ont porté au pouvoir en manifestant une hypocrisie flagrante. Il cherche à imposer sa propre dictature en instaurant une nouvelle constitution taillée sur mesure pour éliminer toute opposition. Dans ses tentatives d’introduire la notion de centrafricanité, il se retrouve piégé par sa propre bêtise, car il remet en question sa propre légitimité en tant que Président.

 

Le débat sur la Centrafricanité : Qui est vraiment Centrafricain ?

 

Le Professeur Gaston Mandata Nguerekata, de son côté,  appelle à un débat ouvert sur le concept de Centrafricain d’origine, également connu sous le nom de Centrafricanité, tel que présenté par le président Faustin Archange Touadera. Dans cette discussion, le Professeur Nguerekata rappelle les mots prononcés par Barthélemy Boganda, le père de la nation Centrafricaine, qui exprimait autrefois son propre questionnement identitaire. Tout en soulignant l’histoire complexe de la région, le Professeur Nguerekata demande à M. Touadera de clarifier sa définition de Centrafricain d’origine, et de révéler l’identité et les origines de son propre père. Les citoyens centrafricains souhaitent également savoir si le président Touadera possède uniquement la nationalité centrafricaine ou s’il en détient d’autres. Ce débat crucial sur la Centrafricanité pose des questions essentielles sur l’identité et la citoyenneté dans le pays, et interpelle le leadership politique actuel.

 

Pour Douaclé Orphée, les questions de nationalité de Touadéra  est un piège politique

 

Dans un tweet incendiaire de Monsieur Orphée Douaclé, l’une des voix les plus influentes de la République centrafricaine, soulève des préoccupations majeures quant à la nationalité du président Touadéra. Alors que la boîte de Pandore a été ouverte sur la centrafricanité, il est maintenant attendu de Monsieur Touadéra qu’il fournisse des preuves incontestables de sa citoyenneté centrafricaine. Cette demande, qui pourrait sembler anodine, pourrait en réalité se révéler être un véritable boomerang politique pour le président Faustin Archange Touadera. Si les éléments de preuve fournis ne sont pas satisfaisants, cela pourrait remettre en question la légitimité de son mandat et créer une crise politique sans précédent dans le pays. L’avenir de la République centrafricaine repose désormais sur la réponse de Touadéra à cette demande, car le piège politique se referme inexorablement sur lui.

 

Rappelons que la question de l’origine du Président Touadera continue d’alimenter les débats et les interrogations au sein de la société centrafricaine. Les informations révélées par le CNC il y a sept ans ajoutent du poids à ces doutes, mettant en lumière les incertitudes entourant sa nationalité et sa légitimité à diriger le pays. En cherchant à imposer une nouvelle constitution pour consolider son pouvoir, le Président Touadera ne fait qu’exacerber les suspicions et les critiques à son encontre. Alors que les internautes centrafricains s’interrogent sur l’identité de son père, il est impératif que la transparence et la vérité soient établies pour préserver l’intégrité et la confiance du peuple envers son dirigeant.

 

Par Alain Nzilo

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Dr Dominique Désiré ERENON critique sévèrement le ‘pur torchon’ constitutionnel de Touadera

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Dr Dominique Désiré ERENON critique sévèrement le ‘pur torchon’ constitutionnel de Touadera

 

Dominique Désiré ERENON
Dr. Dominique Désiré ERENON

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – Dans une déclaration largement partagée sur les plateformes des réseaux sociaux ce mardi 11 juillet 2023, le Dr Dominique Désiré ERENON, éminent constitutionnaliste centrafricain formé à l’Université de la Sorbonne (Paris 1) et président de la MDSP, a exprimé une vive réaction face au prétendu “projet de constitution” du président Faustin Archange Touadera.

 

Avec des termes forts, le Dr ERENON a dénoncé la transition de la démocratie vers ce qu’il qualifie de “démocrature”, c’est-à-dire une dictature déguisée en démocratie. Selon lui, ce projet de constitution représente un glissement vers une concentration excessive du pouvoir entre les mains d’un individu et d’un clan, en abandonnant les principes fondamentaux de la séparation des pouvoirs et de l’institutionnalisation du pouvoir.

 

Le constitutionnaliste centrafricain souligne que la personnalisation et la sacralisation du pouvoir conduisent à une déification du détenteur de ce pouvoir, le présentant comme une figure divine et réduisant le peuple à un statut de vénération et d’adoration, priant pour ses faveurs et évitant ses châtiments.

 

Le Dr ERENON, qui a étudié en profondeur le projet de constitution, affirme catégoriquement que ce texte ne mérite même pas l’appellation de “projet de constitution” selon les critères constitutionnels orthodoxes. Il le qualifie de “pur torchon” et le considère comme destiné à être relégué aux oubliettes de l’histoire de leur pays.

 

En signe de protestation et pour marquer son opposition à ce projet antidémocratique, le constitutionnaliste annonce sa décision de cesser d’enseigner le droit en général et le droit constitutionnel en particulier à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bangui. Il conditionne la reprise de ses activités académiques au rétablissement de l’ordre constitutionnel basé sur la Constitution du 30 mars 2016 et à la restauration de la démocratie et de l’État de droit en République centrafricaine.

 

Le Dr Dominique Désiré ERENON conclut en affirmant sa détermination à poursuivre la lutte contre ce projet antidémocratique, prêt à aller jusqu’au sacrifice ultime si nécessaire, afin d’empêcher sa concrétisation.

 

Les propos du constitutionnaliste centrafricain révèlent son engagement profond en faveur de la préservation des valeurs démocratiques et de la protection des droits constitutionnels de son pays. Son expérience en tant que spécialiste en droit constitutionnel et sa formation à l’Université de la Sorbonne (Paris 1) confèrent une crédibilité supplémentaire à ses critiques et à son analyse du prétendu “projet de constitution” du président Touadéra.

 

Il reste à voir quelle sera la réponse des autorités et comment évoluera cette situation dans les semaines à venir. La réaction du Dr ERENON témoigne de la vigueur de la société civile et de l’importance d’un débat ouvert et respectueux sur les questions constitutionnelles pour le futur de la République centrafricaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Ben Wilson Ngassan : Touadera vient de légaliser la revanche armée contre son pouvoir

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Ben Wilson Ngassan : Touadera vient de légaliser la revanche armée contre son pouvoir

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) –  Dans un récent développement politique en République centrafricaine, le président Faustin Archange Touadera   a voulu adopter une nouvelle Constitution qui remet en question le principe fondamental de l’alternance démocratique. Cela a suscité des inquiétudes parmi les activistes et la société civile, notamment Ben Wilson Ngassan, qui affirme que cette décision a ouvert la voie à la légitimation de la revanche armée contre le pouvoir en place.

 

L’affaiblissement de l’alternance démocratique :

 

Selon la Constitution de 30 mars 2016, le mandat présidentiel était limité à cinq ans, renouvelable une seule fois. Cette disposition garantissait aux Centrafricains la possibilité de l’alternance démocratique tous les dix ans, offrant ainsi une voie pacifique pour le changement de pouvoir. Cependant, avec la nouvelle Constitution rédigée par « les juristes du Mouvement Cœur Uni (MCU) » et des experts russes, le mandat présidentiel est désormais prolongé à sept ans, renouvelable plusieurs fois. Cette modification fragilise le principe même de l’alternance démocratique, puisqu’il n’y a plus de limite claire au nombre de mandats qu’un président peut exercer.

 

La menace de la revanche armée :

 

L’adoption de cette nouvelle Constitution soulève une question cruciale : qu’adviendra-t-il des autres candidats à la présidence qui attendent patiemment leur tour et qui croyaient en une conquête pacifique du pouvoir ? Ben Wilson Ngassan, dans ses remarques, souligne que la décision de Touadera ouvre la porte à la légitimation de la revanche armée contre son régime. Si les voies démocratiques pour l’alternance sont restreintes, il est à craindre que certains opposants puissent choisir de recourir à la violence pour renverser le pouvoir en place.

 

L’avenir de la démocratie centrafricaine :

 

Ngassan met également en question la crédibilité des partenaires internationaux qui applaudissent cette décision. Si ces mêmes acteurs condamnaient demain une prise d’armes basée sur la suppression de la démocratie, leur position serait-elle considérée comme sincère et légitime ? Il est crucial que la communauté internationale reste vigilante et exprime clairement son soutien à la démocratie en Centrafrique, en encourageant le respect des principes de l’alternance pacifique et de l’État de droit.

 

Vers une nouvelle crise politique :

 

Dans l’ensemble, cette décision de Touadera de prolonger le mandat présidentiel sans limitation claire compromet sérieusement la stabilité politique et la démocratie en Centrafrique. Ngassan prévoit une nouvelle crise politique qui pourrait s’inscrire dans la durée, car les aspirations légitimes des citoyens à un changement pacifique risquent d’être étouffées. La nécessité d’un dialogue politique inclusif et d’un engagement en faveur de réformes démocratiques est plus pressante que jamais.

 

Pour la société civile centrafricaine, la décision du président Touadera de prolonger le mandat présidentiel sans limites claires menace sérieusement l’alternance démocratique en République centrafricaine. L’absence de possibilité d’un changement pacifique de pouvoir ouvre la porte à la revanche armée et compromet la stabilité politique du pays. La communauté internationale doit prendre position en faveur de la démocratie et du respect des principes fondamentaux de l’État de droit en Centrafrique. Sans cela, le pays risque de plonger dans une crise politique prolongée et de priver ses citoyens de leurs droits démocratiques essentiels.

 

Par Alain Nzilo

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Jackson Mazette : Un Opportuniste Politique

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Jackson Mazette : Un Opportuniste Politique

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – Dans le paysage politique centrafricain, certains individus n’hésitent pas à trahir leurs convictions et à manipuler l’opinion publique pour servir leurs intérêts personnels. Jackson Mazette, troisième vice-président du parti MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain), s’est récemment illustré dans cette pratique déplorable. À travers ses agissements visant à soutenir le projet de la nouvelle constitution du Président Faustin Archange Touadera, il démontre son opportunisme et son mépris pour les valeurs démocratiques.

 

Un Traître au Service du Pouvoir :

 

Alors que le parti MLPC se positionne en opposition démocratique, Jackson Mazette a décidé de se détourner de la ligne directrice de son propre parti pour soutenir le projet de nouvelle constitution du Président Touadera. Cet acte de trahison ne peut être ignoré ni pardonné. En tentant de manipuler les militants du MLPC par le biais de la presse, Mazette cherche à favoriser un projet constitutionnel largement critiqué et déclaré anticonstitutionnel par la cour constitutionnelle.

 

Une Manipulation Intéressée :

 

Il est clair que Jackson Mazette n’agit pas par conviction personnelle ou par souci de l’intérêt général. Les témoignages recueillis révèlent ses manœuvres sournoises pour acheter des articles de presse favorables à son discours en échange d’une somme modique. Cette approche flagrante de manipulation témoigne du mépris de Mazette pour l’éthique politique et sa volonté de se servir des médias pour propager des idées qui ne sont pas partagées par son propre parti.

 

L’Opposition du MLPC :

 

Les militants du MLPC, conscients de la trahison de Mazette, ont clairement exprimé leur position opposée au projet de nouvelle constitution et à la prétendue campagne pour le référendum. Ils rejettent toute tentative de brouiller les cartes et de détourner l’attention du véritable débat démocratique. Leur position est claire et sans équivoque, et ils ne toléreront pas que Mazette compromette les principes fondamentaux du parti.

 

Jackson Mazette se révèle être un politicien avide de pouvoir, prêt à tout pour servir ses propres intérêts et ceux du pouvoir en place. En trahissant les idéaux de son parti et en manipulant l’opinion publique, il démontre son opportunisme et son manque de scrupules.

Par Gisèle MOLOMA

 

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Désinformation : coup dur pour Wagner !

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Désinformation : coup dur pour Wagner !

 

Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)
Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)ST PETERSBURG, RUSSIA – AUGUST 9, 2016: Concord Catering general director Yevgeny Prigozhin at a meeting of Russian and Turkish government officials and business leaders. Photo by Mikhail Metzel/TASS/ABACAPRESS.COM Akaba | 788574_002 Санкт-Пете Russie Russia

 

Bangui, 12 juillet 2023 (CNC) – En plus de son retrait anticipé de la RCA, la Société Militaire Privée (SMP) Wagner a vu plusieurs de ses groupes de propagande sur le réseau social Vkontakte (VK) supprimés par les autorités russes impactant une vingtaine de millions d’abonnés.

 

Réseau social préféré des paramilitaires de Wagner, VK, « le Facebook russe », a servi à de nombreuses reprises la propagande de la SMP. C’est par le biais de cette application, à côté de Telegram, qu’elle diffuse une bonne partie de ses fausses informations, recrute des combattants et cible les voix discordantes.

Le 30 septembre dernier, une publication annonçant le recrutement de combattants pour la guerre en Ukraine avait déjà fait beaucoup de bruit. “Le recrutement pour l’Afrique et le Proche-Orient est fermé. Je ne sais pas pour combien de temps. Attendez les nouvelles. Tout le recrutement actuel est destiné uniquement pour la zone SVO [opération militaire spéciale] », affirme la publication.

Acteur majeur de la désinformation :

 

La clôture de ces comptes représente un coup dur pour la milice. Finalement, ce sont au moins 24 groupes de diffusion qui ont été fermés, ce qui fait un total de vingt-huit millions cent dix-huit mille huit cents (28 118 800) abonnés.

Wagner s’illustre particulièrement dans le domaine de la désinformation. La milice privée a recours à tous les stratagèmes pour renforcer sa position en RCA. Wagner « a mené des missions d’observation électorale biaisées ; déployé des campagnes d’influence politique et de désinformation sur les médias sociaux ; et a interféré dans les élections », confirme le dernier rapport de l’ONG Global Initiative Against Transnational Organized Crime. L’Internet Research Agency (IRA) est l’organisation derrière ces campagnes. Devenue célèbre par le passé pour avoir mené des opérations d’influence et de propagande en ligne pour les intérêts du Kremlin, l’IRA a sévi également en RCA.

De nombreuses enquêtes menées au sein de l’UE, aux États-Unis ou encore au Royaume-Uni concluent un lien entre de nombreuses campagnes de désinformation menées dans le monde et Wagner. Pour y arriver, la SMP a recours à de faux profils ou à des agents influents bien identifiés. Selon Mark Duerksen, associé de recherche au Centre d’études stratégiques de l’Afrique, « Certains de ces agents influents ont gagné récemment un grand nombre d’abonnés, mais il faut les considérer simplement comme faisant partie d’un système de désinformation plus vaste que la Russie déploie en Afrique par l’intermédiaire de Wagner ».

 

La suppression de ces comptes par les autorités russes n’est pas une surprise :

 

Pour cause, les relations entre le Kremlin et les mercenaires ne sont pas au beau fixe. Depuis la rébellion ratée de Wagner, le groupe perd petit à petit ses privilèges. L’exil de Prigojine en Biélorussie ainsi que le retrait en cours des mercenaires de Centrafrique en sont des preuves irréfutables.

En se soulevant contre son propre gouvernement, Wagner a précipité sa chute. Sans le soutien de Moscou, le groupe paramilitaire risque de tomber dans le néant. Pour toujours.

 

 

Par Adama Bria

 

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Référendum en RCA :  Les silences des panafricanistes,  Douaclé soulève des interrogations sur leur crédibilité

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Référendum en RCA :  Les silences des panafricanistes,  Douaclé soulève des interrogations sur leur crédibilité

 

Faux-panafricaniste Natalian

 

 

Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – Le célèbre activiste centrafricain, Orphée Douaclé, a récemment suscité la controverse avec deux tweets ciblant à la fois les panafricanistes et le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Dans ces messages, Douaclé accuse les panafricanistes de complicité avec Moscou et remet en question leur crédibilité. Ces tweets ont généré une vive réaction et ont mis en évidence les tensions politiques qui règnent en République centrafricaine (RCA) actuellement.

Kémi Séba
Kémi Seba. Photo : Wikipédia.

 

La polémique autour du possible troisième mandat de Macky Sall

 

Dans son tweet, Douaclé fait référence à un précédent débat concernant le président sénégalais Macky Sall et son possible troisième mandat. Les panafricanistes, qui se sont déclarés des défenseurs de l’unité africaine et de la démocratie, se sont opposés vigoureusement à cette perspective. Cependant, Douaclé affirme que leur silence face à l’intention réelle du Président de la République, Faustin Archange Touadera, de se maintenir indéfinement au pouvoir en RCA, révèle leur réelle collaboration avec Moscou, soutien inconditionnel du Président Touadera. Ces accusations graves mettent en lumière les relations directes entre les soi-disant panafricanistes à la solde de Moscou et le gouvernement centrafricain.

 

Dans un second tweet,  monsieur Orphée Douaclé a remis en question la crédibilité des ces soi-disant panafricanistes. Douaclé va encore plus loin en déclarant que le Président Touadera  a réussi à discréditer l’ensemble des panafricanistes par son action. Il insinue que leur silence complice serait motivé par des intérêts économiques en faveur de Moscou. En identifiant certains noms de panafricanistes influents, Douaclé suggère que leur réputation est désormais entachée et se demande qui pourrait encore les croire. Cette attaque frontale contre les faux panafricanistes soulève des questions quant à leur rôle et à leur engagement envers les idéaux panafricanistes.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Dialogue interactif au Conseil des droits de l’homme sur la situation en République centrafricaine

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Dialogue interactif au Conseil des droits de l’homme sur la situation en République centrafricaine

 

Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l'homme
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

 

Bangui, 02 juillet 2023 (CNC) – Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies tiendra tout à l’heure, ce mercredi 12 juillet 2023, un dialogue interactif sur la situation en République centrafricaine (RCA). Cet événement, qui débutera à 9h, heure de Bangui, vise à examiner les défis persistants auxquels fait face le pays en matière de droits de l’homme et à encourager les efforts visant à y remédier.

 

Le dialogue interactif offre une plateforme pour discuter des problèmes cruciaux auxquels la RCA est confrontée et pour explorer les moyens de renforcer la protection des droits de l’homme dans le pays. Des représentants du gouvernement centrafricain, de la société civile, des organisations internationales et d’autres parties prenantes participeront à cette importante discussion.

 

L’événement sera retransmis en direct sur le site media.un.org/en/search/cate…, permettant ainsi à un large public de suivre les débats et de se tenir informé des développements. Les médias, tels que Radio Guira, Radio Ndeke Luka, Corbeau News, Deutsche Welle, AFP, RFI et France 24, ont également été mentionnés dans le tweet officiel de l’UN-IE-CAR, soulignant ainsi l’importance de la couverture médiatique de cet événement.

 

Ce dialogue interactif survient à un moment crucial pour la RCA, qui continue de faire face à des défis sécuritaires, politiques et humanitaires. Les violations des droits de l’homme, les conflits armés et les déplacements forcés de populations restent des problèmes préoccupants. Il est essentiel que la communauté internationale s’engage activement à soutenir les efforts de stabilisation et de promotion des droits de l’homme dans le pays.

 

Le Conseil des droits de l’homme, en collaboration avec les acteurs nationaux et internationaux, doit œuvrer ensemble pour trouver des solutions durables à la situation en RCA. Cela implique de renforcer les institutions, de promouvoir l’état de droit, d’assurer la responsabilité des auteurs de violations des droits de l’homme et de garantir l’accès à la justice pour les victimes.

 

Le dialogue interactif de ce jour mercredi 12 juillet 2023 est une occasion importante de faire avancer ces objectifs. Il permettra de rassembler les différentes perspectives et les idées novatrices afin de renforcer les mécanismes de protection des droits de l’homme en RCA. Il est essentiel que tous les acteurs concernés saisissent cette opportunité pour contribuer de manière constructive à la promotion et à la protection des droits de l’homme dans le pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La confidentialité des transactions : comment les cryptomonnaies s’adaptent aux besoins de confidentialité des utilisateurs

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Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 11  juillet 2023 (CNC) – La confidentialité des transactions est une préoccupation croissante pour de nombreux utilisateurs de cryptomonnaies. Alors que ces devises numériques offrent des avantages tels que la décentralisation, la transparence et la sécurité, la visibilité des adresses publiques et la traçabilité des transactions posent des défis en matière de confidentialité. Cependant, l’écosystème des cryptomonnaies évolue rapidement pour répondre à ces préoccupations et propose des solutions de confidentialité améliorées.

Dans cet article, nous examinerons l’importance de la confidentialité des transactions en cryptomonnaies et comment les projets et les cryptomonnaies s’adaptent pour offrir des fonctionnalités de confidentialité renforcées.

Préoccupations liées à la confidentialité des transactions

 

La confidentialité des transactions est une préoccupation majeure dans le domaine des cryptomonnaies. Les utilisateurs sont préoccupés par la traçabilité de leurs transactions, car les adresses publiques peuvent potentiellement être liées à leur identité, compromettant ainsi leur vie privée. De plus, la transparence des registres publics tels que la blockchain peut permettre à quiconque d’observer et d’analyser les transactions.

Ces préoccupations soulignent l’importance de mettre en place des solutions telles que celles proposées par Tesla Coin qui garantissent la confidentialité des utilisateurs, tout en maintenant la sécurité et l’intégrité des transactions. Les cryptomonnaies et les projets dans ce domaine se concentrent sur le développement de fonctionnalités de confidentialité améliorées pour répondre à ces préoccupations légitimes des utilisateurs.

Solutions de confidentialité émergentes

 

Pour renforcer la confidentialité des transactions en cryptomonnaies, de nouvelles solutions émergentes sont développées et mises en œuvre. Parmi ces solutions, on trouve le mélange de pièces (Coin Mixing), une technique qui consiste à mélanger les transactions de plusieurs utilisateurs afin de rendre difficile la traçabilité des fonds. Les transactions confidentielles sont aussi une approche populaire, visant à cacher les montants transférés lors d’une transaction tout en préservant l’intégrité des échanges.

Des protocoles de confidentialité améliorée, tels que Zerocoin et Zerocash, ont été développés pour permettre des transactions entièrement anonymes grâce à l’utilisation de mécanismes de preuves à divulgation nulle. Ces solutions de confidentialité émergentes offrent de nouvelles possibilités pour les utilisateurs de cryptomonnaies soucieux de protéger leur vie privée lors de leurs transactions en ligne.

Cryptomonnaies axées sur la confidentialité

 

Certaines cryptomonnaies se concentrent spécifiquement sur la confidentialité des transactions, offrant ainsi des options privées aux utilisateurs. Monero est l’une des cryptomonnaies les plus connues dans ce domaine, mettant en avant des fonctionnalités telles que les adresses furtives et les transactions en anneau pour préserver la confidentialité des utilisateurs. Zcash est une autre cryptomonnaie axée sur la confidentialité, utilisant des preuves à divulgation nulle pour permettre des transactions privées tout en maintenant un registre public.

D’autres projets, tels que Dash et Verge, proposent autant des fonctionnalités de confidentialité renforcée. Ces cryptomonnaies axées sur la confidentialité offrent aux utilisateurs des options pour protéger leur vie privée lors de leurs transactions et contribuent à renforcer la confiance dans l’utilisation des cryptomonnaies dans le monde numérique.

Perspectives futures de la confidentialité des transactions en cryptomonnaies

 

Les perspectives futures de la confidentialité des transactions en cryptomonnaies sont prometteuses, car les développeurs et les chercheurs continuent d’innover dans ce domaine. Des avancées technologiques telles que les protocoles de confidentialité améliorée, les preuves à divulgation nulle et les mécanismes de mélange de pièces continueront d’émerger, renforçant la protection de la vie privée des utilisateurs.

De surcroît, l’adoption de protocoles de deuxième couche et de solutions de scalabilité pour les cryptomonnaies améliorera la confidentialité tout en permettant des transactions rapides et efficaces. L’éducation des utilisateurs jouera également un rôle essentiel dans la compréhension des risques liés à la confidentialité et dans l’adoption de meilleures pratiques de sécurité. Dans l’ensemble, les perspectives futures de la confidentialité des transactions en cryptomonnaies sont porteuses de solutions innovantes qui permettront aux utilisateurs de conserver leur vie privée tout en profitant des avantages de la technologie blockchain.

 

 

Ange Gabriel Patassé, à la tête de sa milice armée, terrorise la population banguissoise

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Ange Gabriel Patassé, à la tête de sa milice armée, terrorise la population banguissoise

 

Le lieutenant-colonel Ange Gabriel PATASSE avec les éléments de sa milice

 

Bangui, 11  juillet 2023 (CNC) –  Ange Gabriel Patassé, de son vrai nom de naissance Gabriel Dayo, sous le prétexte de sécuriser le référendum illégal et controversé du Président Faustin Archange Touadera, s’est érigé en chef d’une milice armée qui sème la terreur dans la capitale de la République centrafricaine. À la tête d’une bande de délinquants recrutés dans les quartiers de la capitale, Patassé Ange Gabriel mène des perquisitions abusives, procède à des arrestations arbitraires et agresse, voir tuer  impunément les civils. Cette escalade de violence est d’autant plus alarmante que certains membres de sa milice ont des antécédents criminels notoires.

 

Ange Gabriel Patassé,  Le visage sombre d’un pouvoir illégitime :

 

Ange Gabriel Patassé, dont le véritable nom est Ange Gabriel Dayo, a saisi l’opportunité offerte par le référendum contesté de Touadera pour exercer son pouvoir et former sa propre milice armée. Dans sa bande de criminels, on retrouve des individus entre autres, comme Thierry Lébené, alias “12 puissances” et Mexan Divin Ndora.

Thierry Lébené, alias “12 puissances”, un ancien chef milicien Anti-Balaka de Damara, nommé par le Président Touadera lui-même comme chef de service au ministère de la jeunesse et des sports, malgré son niveau scolaire dérisoire et son passé criminel. Il a été ensuite incorporé dans l’armée nationale après une formation au mercenariat de deux semaines à Béréngo avec les mercenaires russes de la société Wagner.

Mexan Divin Ndora, c’est un ancien soldat FACA radié de l’armée nationale depuis plus de 15 ans pour des crimes odieux tels que braquages et assassinats. Mexan Divin Ndora avait œuvré dans la Séléka une fois au pouvoir à Bangui comme lieutenant. Mexan Divin Ndora est le cerveau et l’instigateur de plusieurs actes de braquages dans Bangui et c’est lui que l’État-major utilise pour faire incorporer les miliciens de km5 dans l’armée et surtout procéder aux ventes de plusieurs fiches d’incorporations aux noms de ces miliciens qui ne vouaient pas l’armée.

Plusieurs autres ex-miliciens d’autodéfense du quartier KM5, dont les actions servent à perpétrer des assassinats et des braquages à Bangui font également partie de la milice de Gabriel Ange Patassé. Les révélations sur leurs activités criminelles ne font que commencer.

 

Une trahison de la famille Patassé :

 

Le lieutenant-colonel Ange Gabriel Patassé entretient une relation conflictuelle avec son cousin Sylvain Patassé, fils aîné de l’ancien Président le feu Ange Félix Patassé. Pour Sylvain, les actions de Gabriel ternissent le nom de la famille Patassé, qui a autrefois combattu avec honneur pour l’instauration de la démocratie en République centrafricaine, notamment durant le règne de l’empereur Bokassa et du Président André Kolingba. En soutenant militairement de façon active le référendum constitutionnel illégal et controversé de Touadera, Gabriel Patassé a trahi les principes et l’héritage de son oncle, salissant ainsi la mémoire d’un homme qui a défendu les valeurs de justice et de liberté.

 

Il y’a lieu de préciser que le lieutenant-colonel Ange Gabriel Patassé incarne désormais la terreur et l’oppression à Bangui. Sa milice armée, composée de délinquants et de criminels, inflige des souffrances inutiles à la population centrafricaine. Les actions de Patassé sont d’autant plus révoltantes qu’elles trahissent l’héritage de son propre oncle Ange Félix Patassé et ternissent le nom de la famille Patassé, autrefois symbole de résistance face à la dictature. Il est temps de mettre fin à cette tyrannie armée et de rétablir la paix et la sécurité pour le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Sam-Ouandja : Affrontement entre les casques-bleus de la Minusca et les rebelles du PRNC, 4 morts

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Sam-Ouandja : Affrontement entre les casques-bleus de la Minusca et les rebelles du PRNC

 

général de l’UPC, monsieur Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden
général  Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden

 

 

Bangui, 11 juillet 2023 (CNC) – Dans une série d’événements tragiques, la petite ville de Sam-Ouandja, située dans la préfecture de la Haute-Kotto, au nord-est de la République centrafricaine, a été le théâtre d’un affrontement violent entre les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et les rebelles du Parti pour le Rassemblement Centrafricain (PRNC). Cette confrontation a eu lieu seulement cinq jours après une attaque meurtrière perpétrée par les rebelles du PRNC contre la brigade de la gendarmerie locale, entraînant la perte de six vies, dont celle du commandant de brigade.

 

Affrontement entre les casques-bleus de la Minusca et les rebelles du PRNC

 

Les casques bleus rwandais, qui sont en majorité des anciens rebelles rwandais de Paul Kagamé, ont lancé discrètement une opération matinale ce lundi 10 juillet, visant à déstabiliser les positions des rebelles du PRNC près de Sam-Ouandja. L’objectif des militaires rwandais, désormais membres de la Minusca, était clair : infliger une lourde défaite aux rebelles et causer un maximum de pertes dans leurs rangs. Leur stratégie, simple mais efficace, a finalement porté ses fruits, avec trois rebelles tués au cours de l’affrontement et un  autre capturé.Cependant, un militaire rwandais a également été tué dans l’affrontement.

 

Un coup décisif contre les rebelles :

 

Dans les premières lueurs de l’aube, aux alentours de 4 heures du matin, ce lundi 10 juillet 2023, les casques bleus rwandais ont décidé de lancer une attaque ciblée contre les rebelles du PRNC. Leur connaissance approfondie des tactiques de guérilla, acquise lors de leur passé de combattants aux côtés de Paul Kagamé, a joué un rôle crucial dans cette opération militaire décisive.

La mission des casques bleus était claire : briser les défenses des rebelles et leur infliger des pertes sévères. En utilisant leur expertise tactique, ils ont réussi à surprendre les rebelles, provoquant un véritable chaos dans leurs rangs. Trois rebelles, dont le soi-disant général Idriss Ibrahim Khalil  alias Ben Laden, qui avait pris le commandement militaire du PRNC après la mort de l’ancien chef d’état-major Ali Mohamed, alias B13, il y a près d’un mois, ont été éliminés lors de cette opération. Cependant, la Minusca, de son côté, a annoncé dans un tweet durant cette nuit qu’un  casque-bleu rwandais a été tué lors d’une attaque d’éléments armés lundi au cours d’une patrouille près de Sam-Ouandja, au nord-est  de la RCA.

Une traque bien planifiée :

 

Avant de lancer leur offensive, les casques bleus rwandais avaient mené une opération de reconnaissance au domicile du chef rebelle Ben Laden à Sam-Ouandja. Malheureusement, ce dernier n’était pas présent sur les lieux. Néanmoins, cette étape préliminaire leur a permis d’obtenir des informations précieuses sur les mouvements des rebelles et de préparer leur action ultérieure.

 

Après avoir constaté l’absence de Ben Laden, les casques bleus ont décidé de se rendre à leur base située à huit kilomètres de Sam-Ouandja. Cependant, plutôt que de se retirer discrètement, ils ont choisi de frapper les rebelles de plein fouet, infligeant ainsi une défaite majeure à leurs adversaires.

 

Par Moïse Banafio

 

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Référendum de la honte : Abakar Sabone prévient, à vos risques et péril !

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Référendum de la honte : Abakar Sabone prévient, à vos risques et péril !

 

Abakar Sabome
Le chef rebelle Abakar Sabome

 

 

Bangui, 11 juillet 2023 (CNC) – Sous le coup de l’inquiétude et de la détermination, l’ancien ministre rebelle Abakar Sabone a récemment lancé un avertissement sans équivoque sur les réseaux sociaux. Toute personne, de près ou de loin, prenant le risque de participer à la campagne référendaire très contestée et illégale prévue à partir du 15 juillet prochain, le fera à ses propres risques et périls.

 

Abakar Sabone, qui vient de faire son entrée officielle dans le cabinet de l’ancien chef d’État de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, tire la sonnette d’alarme et prévient : à partir du PK12 en allant vers le nord, mais aussi depuis la sortie ouest de la capitale, du PK9 en allant vers l’ouest du pays, c’est le danger ! Selon lui, à partir de ces points névralgiques, la sécurité des membres de cette campagne référendaire sera grandement compromise. Face à une éventuelle surprise, les contrevenants ne seront pas simplement arrêtés ou agressés, mais bel et bien tués. Pas de sentiment, pas de pitié, prévient-il !

 

Pour les Centrafricains, il ne fait aucun doute que le pays régresse et retourne à la case de départ. Malgré les efforts de la communauté internationale pour ramener la paix en République centrafricaine, Faustin Archange Touadera semble ignorer l’enjeu crucial de l’imposition de son référendum constitutionnel controversé et illégal, cherchant ainsi à prolonger son régime moribond.

 

L’ancien ministre Abakar Sabone clarifie que ce n’est pas une guerre civile, mais une forme de résistance populaire parfaitement légale, édictée par la Constitution du 30 mars 2016. Cela soulève des questions fondamentales sur la volonté réelle du gouvernement actuel de respecter les droits et les aspirations de la population. Alors que les citoyens centrafricains espèrent un avenir de stabilité et de prospérité, l’obstination de Touadera dans cette voie risque de plonger le pays dans le chaos et l’incertitude.

 

Les déclarations d’Abakar Sabone doivent être prises au sérieux. Cet homme, qui a lui-même connu les affres de la rébellion, sait ce que signifie la violence et la souffrance. Il tente d’alerter sur les conséquences désastreuses que pourrait avoir cette campagne référendaire controversée sur la vie des citoyens ordinaires, qui ne demandent qu’à vivre en paix et à construire un avenir meilleur pour leur pays.

 

La République centrafricaine mérite mieux que cette tragédie annoncée. Les aspirations de ses citoyens, qui ont souffert pendant de trop nombreuses années, doivent être entendues et respectées. La voie de la violence et de l’oppression ne peut mener qu’à davantage de destruction et de division. Il est temps de faire preuve de sagesse, de dialogue et de compromis pour permettre au pays de se reconstruire sur des bases solides, dans la paix et l’unité.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’ancien ministre de Touadera, Armel Ningatoloum Sayo, a annoncé que la résistance à commencer

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L’ancien ministre de Touadera, Armel Ningatoloum Sayo, a annoncé que la résistance à commencer

 

 

Armel Sayo, ancien ministre, Président du groupe rebelle révolution justice
Armel Sayo, Président du groupe rebelle révolution et justice

 

Bangui, 11  juillet 2023 (CNC) – Dans une déclaration solennelle largement diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre et chef rebelle, Armel Ningatoloum Sayo, a annoncé officiellement le début de la résistance face aux caprices du Président de la République, Faustin Archange Touadera , qui s’entête à organiser son référendum constitutionnel controversé et illégal le 30 juillet prochain. Selon lui, l’heure est venue pour le peuple centrafricain de se mobiliser et de prendre position.

 

Dans son allocution, l’ancien ministre Armel Sayo a exprimé sa profonde préoccupation face à la tournure dictatoriale que prend le régime de Touadera et de son entourage. Ils persistent à vouloir imposer un référendum anticonstitutionnel et antipatriotique qui menace la stabilité de la nation.

 

L’ancien ministre a déclaré : « Il est primordial que nous assumions notre devoir de précurseurs et de patriotes en face du mépris du gouvernement, en rappelant à tous que nous avons un devoir que personne ne doit ignorer ou réprimer.

 

Pour ajouter à la complexité de la situation et montrer la détresse du peuple, Touadera a récemment accordé la nationalité centrafricaine à un nombre important de Mercenaires russes de la société Wagner. Ce même privilège avait déjà été accordé aux miliciens rwandais du M23 qui opèrent sur notre territoire.

 

Chers compatriotes, qu’ils soient de l’est ou de l’ouest, du nord ou du sud, chrétiens ou musulmans, jeunes ou vieux, résidant ici ou à l’étranger, notamment dans la diaspora, chacun d’entre nous a un devoir républicain envers la nation.

 

Cela signifie que nous invitons tous nos concitoyens à se dissocier de cette campagne, même ceux qui y ont déjà pris part. Car cette action politique référendaire est à l’origine du chaos le plus grave que notre pays ait jamais connu.

 

Il est donc de notre devoir d’en prendre conscience et de ne pas tomber dans les pièges tendus par notre oppresseur, qui se fait passer pour un sauveur.

 

Aux forces de l’ordre, en particulier aux forces de défense et de sécurité intérieure, je rappelle que votre mission est sacrée. Elle consiste à protéger la patrie, autrement dit, à garantir la défense de la patrie dans toutes ses dimensions.

 

Cette mission est apolitique par nature. Il est donc judicieux de ne pas soutenir les actions d’un gouvernement qui méprise la constitution et compromet la souveraineté populaire. Je vous mets en garde, toute dérive vous exposera inévitablement à la rigueur de la loi.

 

Je vous appelle à vous désolidariser de cette action antipatriotique qui va à l’encontre de la paix, de la réconciliation et de la participation majoritaire du peuple. Insistez pour vous écarter de cette combine.

 

Chers compatriotes, l’avenir nous appartient. Aucun d’entre nous ne peut ignorer la loi ni ce qui est essentiel pour sa propre survie. Il s’agit de notre patrimoine national et il est donc question de légitime défense.

 

Rappelez-vous que partout dans le monde, lorsque la dictature s’impose par la force et la terreur, la légitime défense devient une obligation. Nous, Centrafricains et Centrafricaines, civils et militaires, peu importe nos affiliations, nous nous trouvons dans une situation de légitime défense.

 

Chacun d’entre nous doit se mobiliser pour éradiquer ce qui menace notre patrimoine. Faustin Archange Touadera et le MCU sont en total désaccord avec ce projet honteux.

 

Pour ma part, je le répète, l’opération de police est en cours. Cette campagne ne devrait même pas avoir lieu. J’insiste, il n’y aura pas de référendum. Dans le cas contraire, chacun devra en assumer les conséquences.

 

À bon entendeur, salut ».

 

Par la rédaction

 

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Les soldats FACA, basés  à Makoundji Ouali, sont devenus des  experts en tirs fantômes et en gaspillage de munitions !

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Les soldats FACA, basés  à Makoundji Ouali, sont des  experts en tirs fantômes et en gaspillage de munitions !

 

des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

 

Bangui, 11  juillet 2023 (CNC) – Dans un village reculé de la Centrafrique, Makoundji Ouali, situé à 20 kilomètres de Bocaranga, les habitants ont eu droit à un spectacle des plus burlesques et exaspérants. Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), connus pour leur comportement étrange et leurs talents de tireurs fantômes, ont une fois de plus semé la confusion et la panique parmi la population locale.

 

Dimanche 09 juillet 2023, les villageois ont été secoués par de fortes détonations d’armes automatiques. La psychose s’est emparée du village lorsque les tirs assourdissants ont commencé à retentir vers 19 – 20 heures. La première pensée qui a traversé l’esprit des habitants de Makoundji Ouali était la présence des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais, après une attente interminable, les rumeurs ont rapidement circulé et confirmé que les responsables de ce chaos étaient en réalité les soldats FACA eux-mêmes, sans la moindre trace de l’ennemi.

 

Voilà donc que les soldats FACA ont une fois de plus décidé de se donner en spectacle, faisant retentir des tirs assourdissants sans la présence réelle d’une menace imminente. Cette joyeuse bande d’experts en gaspillage de munitions semble prendre un malin plaisir à traumatiser la population locale. Ils prétendent agir ainsi pour dissuader les rebelles qui s’approcheront, après avoir écouter le départ des Mercenaires russes de Wagner de Koui, de la ville. Mais à quel prix ? Les munitions utilisées sont payées par les centrafricains eux-mêmes, qui dépensent une fortune pour leur protection.

 

On peut se demander si les soldats FACA se sont inscrits à des cours intensifs de tir fantôme, car ils excellent véritablement dans cet art. À chaque fois que l’ombre d’une menace apparaît, ils n’hésitent pas à vider leurs chargeurs dans le vide, espérant effrayer les ennemis invisibles qui rôderaient dans les parages. C’est sans doute leur manière particulière de montrer leur présence et de maintenir l’ordre. Les villageois de Makoundji Ouali ne peuvent qu’admirer leur talent inné pour le gaspillage de munitions et leur capacité à créer une ambiance digne des meilleurs films d’action.

 

Pendant ce temps, la population locale est laissée dans un état de peur constant, ne sachant jamais si les tirs sont dus à une véritable menace ou simplement à l’imagination fertile des soldats FACA. Ces derniers, de véritables acrobates de l’absurde, contribuent ainsi à alimenter un climat de terreur psychologique parmi les civils.

 

En attendant, les habitants de Makoundji Ouali peuvent seulement espérer que les soldats FACA trouveront une autre occupation pour satisfaire leurs pulsions de tir, peut-être en rejoignant un club de tir sportif où ils pourront dépenser leurs munitions en toute légalité et sans causer de traumatisme aux civils innocents.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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