jeudi, octobre 29, 2026
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Alerte Bangui: la tension monte de plusieurs crans au quarier Km5

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Corbeau News Centrafrique.

 

La tension est montée d'un cran à Km5

Selon des informations crédibles émanant des sources bien informées dans le secteur, la tension est montée de plusieurs crans dans Km5 depuis plusieurs heures. On ignore exactement les causes de cette brusque montée de colère car, ce samedi matin, le secteur était relativement calme. On nous signale même de combat à l’endroit avec des armes blanches. Pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure de donner des chiffres exacts sur le nombre des blessés.

Nous reviendrons sur ce dossier dès que possible.

 

Gisèle MOLOMA, en direct de Bangui pour CNC

 

 

Bangui: calme précaire à Km5 ce samedi

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Calme-précaire-à-Km5-ce-samedi-matin.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Calme précaire à Km5 ce samedi matin

 

Le secteur du KM5 semble être calme ce matin, après des  détonations d’armes entendues le vendredi 26 septembre. A l’origine de ces tirs, l’arrestation de certains jeunes musulmans détenteurs d’arme par les éléments de la Sangaris. L’opération a créé la tension, mais cette force internationale juge importante son intervention.

Pour la Sangaris, il s’agissait d’un appui militaire à l’Unité de Police Constituée(UPC) camerounaise. « C’était vers 11h que l’UPC a aperçu un groupe des jeunes en possession d’arme et de grenades. Et donc, la Sangaris est intervenue pour arrêter ces jeunes pour les désarmer. Cela fait partie de la mission de maintien de la paix en République Centrafricaine », a expliqué une source proche de la Sangaris.

La tension s’était montée parce que, les jeunes de km5 n’ont pas voulu de cette intervention, selon la même source. « Ils ont érigé des barrières pour empêcher l’UPC et la Sangaris de passer. C’est là que nous avons engagé des tirs de dissuasion. Ce qui a permis le démantèlement des barrières et a permis aussi à nos éléments de replier dans le quartier Fatima en observation pour faire baisser la tension », a  ajouté une source proche  de la cellule de la communication de la Sangaris.

Cette source a signalé par ailleurs que des jeunes ont tiré sur la Sangaris avec des armes « AK 47 ». « A l’arrivée de notre équipe de renfort, des gens ont utilisé des armes AK47 sur nous en réaction, nous avons neutralisé le tireur», a fait savoir ce même responsable de la cellule de communication de la Sangaris au RJDH.

Contacté ce matin par le RJDH, un habitant du km5 a fait savoir que le calme est revenu dans le secteur après l’incident, avant de parler de tentative de pillage par certains jeunes.

« Hier soir, des jeunes ont voulu piller un dépôt de stockage des marchandises à côté de l’ex BEA-REX. Ce qui  a occasionné des coups de feu dans le secteur. Mais ce matin, toutes les activités ont repris et des véhicules et des piétons circulent normalement », a témoigné cet habitant au RJDH.

La Sangaris a réitéré sa volonté de rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

La journée de vendredi 26 septembre était consacrée au deuil au sein de la communauté musulmane de Km5.

Par: Rosmon Zokoue

Bangui: les Anti-Balaka ont tiré sur les casques bleus au quartier Combattant

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Corbeau news Centrafrique  /  Centrafrique Matin

Les forces de la Misca en RCA

La nuit de mardi 23 septembre 2014 a été une nuit pénible pour les Anti-Balaka de cette localité. Aux environs de 21 heures 30 la population des alentours de ce quartier ont passé la nuit dans la panique à cause des détonations d’armes qui ont résonné. Même l’arrivée des casques bleus pour la pacification ne dit rien à ces éléments Anti-balaka qui se sont transformés en groupe de bandits rackettant les femmes et autres commerçants en utilisant des armes où ils ont détenu par de vers eux. Mais cette nuit ces derniers (bandits) ont eu chaud après avoir tenté d’agresser les Casques bleus dans leur patrouille.

En effet, tout a commencé sur l’avenue des Martyrs qui mène à l’aéroport Bangui-M’Poko. Juste au niveau du marché Combattant, les forces onusiennes de passage dans leur véhicule, un élément des Anti-balaka a tiré sur ces forces, heureusement, il n’y a pas de victime. Professionnalistes qu’ils soient, ils n’ont pas riposté et ont regagné leur camp militaire (M’Poko). Après avoir garé leur véhicule, ces Casques bleus ont sillonné à pied le uartier en direction du marché, là où la détonation a eu lieu.
Selon les analystes de la rédaction de Centrafric Matin, ces professionnels onusiens n’ont pas voulu les abattre mais ils ont préféré les attraper. Ils ont mis les Anti-balaka en débandade, car ces professionnalistes de la pacification ont tiré des armes lourdes à peine 15 minutes. Le quartier était presque vide à cause de ces résonnements d’armes. Mais selon un témoin rejoint à l’anonymat a expliqué : « Ne savons quoi faire, ces Anti-balaka ont couru de out côté jetant les armes par terre, quelques éléments sont récupérés par les Casques bleus. Mais que ce témoin ignore le nombre des capturés », a-t-il dit. Heureusement, aucune victime n’est dénombrée car ce sont les professionnels.
Le quartier combattant est désormais connu comme le secteur qui regorge des bandits (Anti-Balaka) qui sèment la panique, le vol à main armée, la violence des paisibles habitants, des troubles de tout genre. Attention les Anti-balaka de combattant, l’heure de la paix et de la réconciliation a sonné !

Par: Jean-Bernard Yamazecka

L’Ouganda refuse de se joindre à la mission de maintien de la paix de l’ONU en RCA

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Xinhua  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

Ouganda, Kampala-manifestation-repression

L’armée ougandaise a déclaré vendredi avoir refusé de participer à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) en raison de la modification du mandat des troupes déployées dans le pays.

L’ONU souhaitait que les troupes ougandaises déjà déployées en RCA dans le cadre de l’Union africaine abandonnent la chasse aux rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a indiqué à la presse le chef des Forces de défense du peuple ougandais, le général Katumba Wamala.

“Nous avons proposé à l’ONU de nous permettre de rejoindre la mission de l’ONU en RCA pour nous concentrer sur la poursuite de la LRA, mais l’ONU a eu une autre idée. L’ONU voulait que nous nous éloignons du secteur et de la mission qui nous a emmenés en RCA”, a-t-il noté.

“Nous sommes toujours concentrés sur la chasse aux rebelles de la LRA et les opérations ont continué de connaître des résultats positifs”, a déclaré le général Wamala.

L’Ouganda déploie plus de 4.000 soldats en RCA qui poursuivent les rebelles de la LRA, dont le chef, Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés dans le nord de l’Ouganda.

 
Par: Xinhua

Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à la mobilisation pour favoriser reprise économique et stabilisation

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CA de l’ONU  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-centrafricains-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés centrafricains

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi la communauté internationale à se mobiliser pour favoriser la reprise économique et la stabilisation en République centrafricaine, pays qui vient tout juste de sortir d’une longue période de conflit et de chaos.

S’exprimant lors d’une réunion de haut niveau sur la Centrafrique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Ban, qui avait visité en avril un pays « dévasté » où « le désespoir était grand », a relevé quelques progrès accomplis récemment.

« Ensemble, la MINUSCA (mission de l’ONU), les forces françaises et l’EUFOR-RCA (mission de l’Union européenne) vont s’employer à améliorer les conditions de sécurité », a-t-il dit. Le processus politique est « sorti renforcé de l’élection de Catherine Samba-Panza en janvier » comme Présidente de la transition. Et l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville (Congo) le 23 juillet est « une étape importante », a-t-il ajouté.

M. Ban a engagé toutes les parties centrafricaines « à conclure rapidement un accord politique sur la gouvernance et sur les principales questions d’état de droit », soulignant que « pour que la paix revienne, il est indispensable que les crimes atroces qui ont été commis soient punis ».

Le chef de l’ONU n’a pas caché qu’il reste « beaucoup de travail à faire ». « Il reste des milliers de déplacés. Les femmes et les enfants demeurent exposés à des violences et des mauvais traitements graves. Des milliers d’enfants sont encore associés à des groupes armés. Les différentes communautés sont loin d’être réconciliées. La crise alimentaire n’est pas loin », a-t-il souligné.

M. Ban a appelé à la mobilisation « pour favoriser la reprise économique et la stabilisation afin de répondre à des besoins urgents sur le plan de la sécurité et de la situation humanitaire ».

Reconnaissant qu’« il faudra du temps pour reconstruire », M. Ban a estimé que la communauté internationale devait « se concentrer sur la gestion des finances publiques et la responsabilité, en mettant l’accent sur la collecte de l’impôt, la maîtrise des dépenses publiques, les marchés publics et les pratiques relatives aux concessions ».

« Nous devons être là pour les Centrafricains », a ajouté M. Ban. « Nous devons nous engager à tenir le cap et à les aider à tracer la voie qui conduira à la reconstruction, à la réconciliation et au retour de l’état de droit ».

« Nous avons la possibilité d’aider. Et l’obligation d’agir », a-t-il conclu.

Par: le Centre d’actualité de l’ONU

Centrafrique: La présidente reconnait que la situation est compliquée

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lefigaro.fr / corbeaunews-Centrafrique.com

Catherine Samba-Panza

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a reconnu aujourd’hui se trouver dans une “situation compliquée” et “obligée de s’en remettre aux forces internationales” pour ramener la paix et la stabilité dans ce pays. “Je suis dans une situation plutôt compliquée sur le terrain, avec une absence d’armée, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité”, a déclaré à la presse Mme Samba Panza juste avant l’ouverture d’une réunion consacrée à la Centrafrique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. “Je suis obligée de m’en remettre aux forces internationales pour m’accompagner dans la recherche de la paix et de la stabilisation de mon pays”, a-t-elle reconnu.

La Centrafrique a plongé dans le chaos et la violence début 2013 avec le renversement du président François Bozizé, chassé par une coalition à majorité musulmane, qui a pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’en janvier 2014. Mais les violences ont continué, avec la constitution de milices à dominante chrétienne qui se sont vengées sur les populations musulmanes, assimilées aux anciens rebelles. Une force onusienne a commencé à se déployer le 15 septembre en Centrafrique. Elle compte pour le moment 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la force africaine qui était présente sur le terrain). Quelque 2000 militaires français sont également déployés en Centrafrique depuis décembre 2013.

Avec AFP

RCA-Cameroun: enlèvements de Camerounais à Garoua Boulaï , 4 otages liberés

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Cameroun24  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/larmée-camerounaise-à-la-frontiere-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'armée camerounaise à la frontiere avec la RCA

Selon le gouverneur de la région de l’Est, Dieudonné Ivaha Diboua, les ravisseurs se faisaient passer pour des réfugiés quand ils ont procédé aux enlèvements cette semaine dans la localité frontalière de Garoua Boulaï :

Abdoulaye Miskine a été arrêté il y a un an alors qu’il se cachait près de la frontière, et conduit ensuite à Yaoundé où il est détenu depuis. Selon le gouverneur Ivaha Biboua, des soldats ont été immédiatement dépêchés sur les lieux, où ils ont réussi à libérer 4 des otages peu après leur rapt.

Le colonel Didier Badjeck, porte-parole militaire camerounais, déplore que les factions Anti-Balaka attaquent son pays, alors que des soldats camerounais risquent leurs vies au sein de la mission internationale de maintien de la paix pour rétablir la stabilité en République centrafricaine :

L’attaque contre Garoua Boulaï est la seconde imputée à des anti-balaka ces dernières semaines au Cameroun.

Le pays, qui a une frontière de 800 km avec la Centrafrique, a actuellement sur son territoire près de 300.000 réfugiés centrafricains.

C24

MIEUX VAUT VIVRE DES SUITES D’UNE OPÉRATION ÉLECTORALE DOULOUREUSE QUE MOURIR DES VIOLS RÉPÉTÉS D’UNE TRANSITION ATTEINTE ET INCURABLE !

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Les plumes de RCA  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Catherine-Samba-Panza-et-Alexandre-Nguendet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Alexandre Nguendet

Pourquoi faudrait-il encore se préparer à accorder autant de temps aux acteurs actuels de la transition en cours dans notre pays la RCA, pour les aider à prolonger la souffrance de nombreux Centrafricains, las et désespérés ?

Aussi, je commencerais volontiers la présente réflexion, par où je veux aboutir, à savoir que : la transition centrafricaine est un monstre hybride qui subsiste sur des sables mouvants de ses propres inconséquences. Cette transition est le prototype même de la mascarade politique permanente dans sa sublime expression, un cataplasme inefficace mais toléré de tous. Cette transition va très mal, elle est malade, donc il faut la soigner. Le seul remède aujourd’hui, c’est d’en sortir et d’en sortir le plus rapidement possible. Quant aux moyens d’y parvenir favorablement et sans grands risques, seule l’organisation des élections – même dans les conditions minimales mais acceptables -, reste souhaitable. Ces élections sont nécessaires, elles sont possibles, donc il faut les organiser dans les délais prévus.

Ainsi donc, ami lecteur et cher lectrice, vous savez d’entrée de jeu, de quoi j’ai envie de vous entretenir et où je souhaite vous emmener. Pour le démocrate que je suis, cela a le mérite d’être clair. Par conséquent, vous avez le libre choix vous aussi, soit de passer dès à présent à autre chose, soit de me suivre dans mes « délires » et analyses, au risque d’y laisser vos convictions et d’en sortir avec des idées troubles. Qu’à cela ne tienne, dont acte !

Tout d’abord et à titre de nécessaire rappel, l’on se souviendra des assisses de janvier 2013 à Libreville au Gabon, au cours desquelles furent négociés et signés, les documents de l’acte fondateur solennel, par lequel la mise en place de la transition a été consacrée. A cette époque, le ras le bol des Centrafricains en était au point où, même pactiser avec Lucifer en personne pour faire tomber Bozizé, ne demandait ni un minimum de réflexion, ni la moindre prudence politique. Pourtant, tous les doutes étaient déjà permis quant à la suite du processus enclenché.
Aussi, en considérant a posteriori les conditions et les circonstances de sa conception et de son accouchement, c’est-à-dire l’environnement trouble et malsain, dans lequel ces fameux accords de Libreville, étaient appelés à s’exécuter, il ne fallait être ni prêtre ou devin, pour présager des empoignades pourtant prévisibles à l’époque, entre des protagonistes difficilement réconciliables.
Au final et presque tout naturellement, le monstre à la « tête monumentale et aux jambes squelettiques » de Libreville, s’était aussitôt révélé incapable de tenir debout, et donc de marcher et d’avancer convenablement comme on l’avait imaginé.
C’est ainsi que juste quelques semaines après sa mise au monde, les « chirurgiens-dentistes » de la Séléka, durent arracher à la pince du coup d’état, l’excroissance dentaire Bozizé, habitué naguère aux tergiversations et mensonges politiques.
Mais une fois installé en mars 2013 dans le fauteuil présidentiel tant convoité, Djotodja ne fit pas mieux, si ce n’est qu’emporter neuf mois plus tard, Nicolas Tiangaye, son Premier Ministre de l’époque, dans sa chute vertigineuse du 10 janvier 2014, laquelle fut masquée en démission. Par ailleurs, il convient de retenir entre autres que la cohabitation entre les deux personnalités démissionnaires, assise sur  les accords de Libreville, ne fut pas l’une des meilleures.

Quoiqu’il en soit, le CNT après moult arrangements, bricolages, magouilles, façons et contrefaçons, dû créer les conditions de désignation du nouveau chef de l’exécutif de la transition. A la proclamation de l’épreuve finale de passage, Samba-Panza s’affirmera. Presque neuf mois après, les Centrafricains ne sont pas loin du regret. Et ce n’est là qu’un doux euphémisme.

Ceci étant, il est facile de noter que depuis ses débuts jusqu’au stade actuel de son évolution, la transition centrafricaine a du plomb dans les ailes. Elle peine vraiment à décoller, et pour autant elle fait peiner  les Centrafricains.

MAIS QUELLES EN SONT  LES RAISONS ?

LA SUPERBE TROUVAILLE DE LIBREVILLE : LE CONSENSUS

Le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon, quatre textes importants avaient en effet vu le jour, à savoir   :

  1. L’Accord de cessez- le feu
  2. L’Accord politique de Libreville sur la résolution des conflits en RCA
  3. La Déclaration des parties aux négociations de Libreville sur la RCA
  4. Le communiqué final du 2ème sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats d’Afrique centrale sur la situation sécuritaire en RCA

C’est donc l’ensemble de tous ces textes qui allaient permettre au CNT d’élaborer la Charte Constitutionnelle de la Transition promulguée à Bangui, le 18 Juillet 2013 par Michel Djotodia Am-Nondroko.

Connaissez-vous le maître- mot, ou mieux, le mot fétiche de cette charte de la transition ? Le CONSENSUS. Tenez et lisez, si le cœur vous en dit, l’intégralité des articles ci-dessous de la charte constitutionnelle, dont j’ai retenu juste certaines parties :

  • Art. 32 : Les Décrets sont pris en Conseil des Ministres par consensus
  • Art.53 : …les décisions sont prises au sein du Conseil National de Transition par consensus. Après l’épuisement des voies visant à réaliser le consensus, les décisions sont prises…
  • Art. 55 : Le Conseil National de Transition chargé notamment de :..Adopter en l’état le projet de loi portant sur le code électoral (convenu par consensus le 21 septembre 2012);
  • Art. 103 : …Les institutions de la transition s’engagent à privilégier le dialogue et le consensus comme mode de fonctionnement normal et de règlement des conflits.

A moi maintenant de vous poser la question suivante ami lecteur ou chère lectrice, observateurs attentifs de la vie politique centrafricaine : après 9 mois de transition Djotodia et 9 mois de transition Samba-Panza, la transition consensuelle en RCA, où en est-elle ?

Du reste, il faudrait en réalité tout un ouvrage pour développer et débattre des concepts approximatifs et flous de « démocratie consensuelle », mère adoptive de la « transition consensuelle » et d’autres têtards du même genre.

En Afrique, l’un des grands théoriciens, défenseurs et expérimentateurs de cette démocratie consensuelle fut en effet l’ex-Président Malien Amadou Toumani Touré – ATT -, que les Centrafricains ont presque tous à un moment exalté, pour son implication dans la résolution de la crise du milieu des années 90 en RCA. Voici ce qu’il disait :

« … Le consensus politique ne signifie pas unanimisme encore moins monolithisme. Le consensus implique la notion de compromis plutôt qu’une opinion adoptée à l’unanimité ; il ne signifie pas forcément que tout le monde est satisfait du résultat, mais suggère plutôt que tout le monde juge le résultat acceptable et que la majorité soit satisfaite… Le consensus politique au Mali, est nous semble-t-il, une tentative avancée, dans la construction de ce nouveau système politique en devenir en Afrique : les larges coalitions gouvernementales. L’expérience malienne a regroupé l’essentiel des forces politiques autour de la vision d’un président de la république qui n’a pas de parti politique. »

Chacun pourra penser ce qu’il veut de de cette démocratie consensuelle ainsi theorisée. Pour ma part, ce concept, pas plus que celui de la « transition consensuelle » est un leurre et j’en veux pour preuve. Je vivais à l’époque encore à Bamako au Mali, quand en ce jour du 22 mars 2012, en plein midi, Amadou Toumani Touré, le Président de la démocratie consensuelle, dû quitter précipitamment son Palais de Koulouba, acculé par les soudards en colère du capitaine Sanogo.

Je dis et je soutiens que la transition consensuelle en RCA est un leurre ; et plus tôt on en sortira, plus tôt l’on pourra faire à nouveau des grands pas vers la vraie démocratie intégrale.
Ma conviction et mon argumentation se fondent sur trois constats:

1-  L’attitude et le comportement des présidents de transition et de leur entourage.

A vrai dire qu’il s’agisse de Djotodia ou de Samba-Panza, de quels avantages comparatifs peuvent-ils se prévaloir, eux qui ne sont que des « Présidents de la transition »? Par quoi se distinguent-ils et en quoi ont-ils fait mieux pour la RCA que leurs piètres prédécesseurs de « Présidents  pleins » ? J’allais dire qu’ils sont tous les mêmes. Mais je retiendrais, compte tenu du temps et de l’espace de leur avènement, que les présidents de transition se sont révélés même pire que les « Présidents  pleins », en termes de : népo-tribalo-régionalisme exacerbé, mauvaise gouvernance, arrogance, corruption, détournement, clientélisme, incompétence, triomphe de l’impunité…

Alors, s’il vous plaît ami lecteur et chère lectrice, pourquoi craindre d’avoir en place un « président plein » qui saura mettre de l’eau dans son vin, au lieu de subir les affres d’une transition vorace qui, pressée par le temps, le saura toujours plus ?

Si j’avais à choisir ma mort, je préfère mourir lentement, emporté par des petits coups assénés par un régime « normal », qui peut avoir l’illusion d’avoir tout son temps devant lui ; au lieu de crever de violents coups de marteaux répétés, d’une transition qui par essence doit tout faire rapidement, y compris la pleine satisfaction de ses vices. Dans la première hypothèse, cela me donne au moins l’illusion de la vie malgré tout. Dans la seconde, cela donne l’impression de la mort avant la mort.

2-  L’autocensure, l’auto-musèlement, l’auto-bâillonnement contre-productif de toutes les voix discordantes et des partis politiques

Observez comme elle est morne la vie politique en Centrafrique ! Remarquez la chape de plomb du politiquement correct et du conformisme ! Alors que le propre des partis politiques qui ne sont pas au pouvoir c’est de dénoncer, de s’opposer, d’animer la sphère socio-politique, il est décevant de constater cette extraordinaire absence des uns et des autres à un moment où les populations ont le plus besoin de leurs apports et de leur présence constante. Et pour cause ! Chacun craint de briser le consensus, de paraître comme l’empêcheur de « transiter » en paix, l’ennemi des marchands d’illusions qui gèrent la transition, l’iconoclaste qui renverse tout sur son passage et s’érige contre le viol collectif organisé par la classe politique !
Remarquez que les rares moments où la vie politique s’est vraiment animée ces derniers temps et tenue en haleine les Centrafricains, furent ceux-ci : le massacre de Fatima, le forum de Brazza, et « l’élection » de Kamoun.
Au demeurant, que les salaires ne soient pas versés ne dérangent personne ; on peut continuer à tuer à Bambari ou ailleurs, cela n’est que normal ; dame Ngakola compagne du Premier ministre Kamoun peut continuer de gouverner à la douane ; Achaffi et sa bande du Km5 peut toujours imposer leur loi ; Samba-Panza peut prolonger la transition et demeurer au pouvoir. Tout ça n’est que normal !

Mais alors, puisque tout cela est acceptable, pourquoi parler de transition au lieu de normaliser l’anormal et consacrer une fois pour toute Samba-Panza Présidente de la RCA au lieu de Présidente de la transition ?

Pour ma part je dis, arrêtons cette mascarade de transition qui ne favorise pas l’exercice de la démocratie véritable et allons aux élections. De toutes les façons, comment concevoir qu’un régime anti-démocratique à tout point de vue (ni la moindre élection, ni exercice politique) puisse préparer à entrer dans une démocratie ? Non, allons aux élections car en fait, et c’est là ma troisième conviction :

3-  La véritable transition

Pour la plupart des pays du pré-carré français, la démocratie est entrée par la porte année 1990 dénommée « Conférence de La Baule ». S’ensuivirent les conférences nationales souveraines et leurs différentes déclinaisons, qui sonnèrent ainsi le glas des « présidences à vie » en introduisant les consultations électorales et donc la possibilité d’alternance.
De 1993 – passage de pouvoir de Kolingba à Patassé – à ce jour, la RCA n’a plus connu ni d’alternance présidentielle démocratique, ni de véritables élections législatives ou municipales.
Que personne ne s’y trompe, je persiste à croire et à dire, que la transition vers la démocratie, ne s’amorcera qu’avec l’installation du prochain régime issu des urnes. Car il faudra à celui-là, faire l’expérience des règles du jeu démocratique et apprendre à transmettre le pouvoir sans rechigner. Quand la RCA aura ainsi franchi ce cap et réussi encore au moins deux autres « examens de passage », alors et alors seulement, nous pourrions débuter de commencer à espérer.
Mais à entendre la Présidente de la transition, sommes-nous vraiment près du compte ? Rien n’est moins sûr.

DES RAISONS INVOQUÉES PAR SAMBA-PANZA POUR JUSTIFIER LA PROROGATION DE LA DURÉE DE LA TRANSITION.

C’est à travers ses récentes réponses aux journalistes de la Voix de l’Amérique et de RFI qu’apparait l’esquisse des raisons que la Présidente de la transition semble vouloir soutenir pour demander le report des élections et donc la prorogation de la transition. Je tenterai de trouver aux questions qu’elle se pose à elle-même, les réponses que je me donne à moi-même. La Présidente parlait ainsi :

« J’examine une situation, je me pose des questions :

CSP : Comment organiser des élections alors que la moitié de la population est dans des camps de déplacés ?

GJK : Depuis 9 mois que vous êtes au pouvoir qu’avez-vous fait et combien de déplacés sont-ils effectivement rentrés ? En prenant par exemple les cas du Rwanda, du Burundi et plus loin géographiquement celui du Mali, avait-on attendu que tous les réfugiés rentrent pour organiser des élections dans ces pays ? Des déplacés de la vie il en a toujours eu, des déplacés de la vie il en aura toujours. Personnellement, j’estime que ce n’est pas le retour des déplacés qui permettront les élections, mais plutôt, ce sont les élections qui pourront rassurer et permette le retour du maximum des déplacés et exilés.

CSP : Comment organiser des élections alors que l’Etat est en total délabrement ?

GJK : Dans l’histoire récente de la RCA, peut-on situer une période où l’Etat n’a jamais été en délabrement ? Allons aux élections, desquelles sortiront un pouvoir légitime, qui devra rompre avec le mode de gouvernance actuelle et instaurer tous les leviers d’une bonne gouvernance. A partir de là seulement, nous pourrons alors rassurer nos partenaires au développement et commencer à redonner à l’état centrafricain un nouveau visage.

CSP : Comment organiser des élections alors que la moitié du pays n’est pas fréquentable à cause des présences des groupes armés ?

GJK : La moitié du pays a toujours vécu ici. Les zones que vous visez ont toujours été des zones de non droit et les gouvernements successifs n’ont jamais gouverné qu’à Bangui et ces environs. Seul un régime acceptable issue des élections sera plus légitime pour régler ces questions. D’ailleurs, depuis que la Séléka a occupé des zones entières de la RCA qu’avez-vous fait ? Devrions-nous attendre que ces zones soient libérées pour aller aux élections ou aller aux élections pour trouver les moyens de libérer ces zones ?

CSP : Et puis, comment organiser des élections alors que les moyens financiers annoncés ne sont pas encore décaissés ?

GJK : C’est grave ce que vous dites Madame la Présidente ! Qui peut encore vous faire confiance pour gérer son argent. ? D’ailleurs n’avez-vous pas vous même dit « je ne céderai pas au dictat de la communauté internationale ». Je vous soutiens Madame la Présidente, surtout ne céder pas ! Permettez simplement que je vous rappelle ce dicton turc que je vous citais le 03 mars 2014 :« Ne frappe surtout pas à la porte d’un autre, si tu ne veux pas qu’on frappe à la tienne ».

CSP : Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ?

GJK : Très sérieusement pensez-vous que l’insécurité puisse justifier que les élections ne se déroulent pas comme prévues ? L’insécurité nous connaît et nous connaissons l’insécurité. Plus sérieusement, la MINUSCA est là pour quoi ? Pour une fois que les urnes seront sécurisées, ne tergiversons point. Ce sont les élections qui créeront les conditions pour parfaire le minimum de sécurité actuelle et non – dans l’absolu – la sécurité qui créera les conditions pour les élections. Croyons-y et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

CSP : Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?

CJK : Alors là, je pose avant tout une simple question : Quand pensez-vous reconstituer l’état civil pour que nous allions aux élections ? Il s’agit là des questions techniques et je puis vous certifier que des données recueillies par la dernière CENI sont toujours bien conservées. Faisons preuve de bonne foi.

CSP : Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ?

GJK : Alors à qui la faute ? Certainement pas aux fonctionnaires qui attendent leurs salaires. Il existe bien des moyens de motiver ces fonctionnaires à regagner leur poste. Ce qui est sûr une fois de plus, si nous devons attendre le redéploiement total de l’administration dans toutes les zones avant d’organiser les élections, autant mieux dire que nous pouvons attendre encore au moins cinq ans.

CSP : Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser. Maintenant, il appartient à l’Autorité nationale des élections de revoir la question et puis de se prononcer sur un nouveau chronogramme.

GJK : La communauté internationale est prête pour le 15 février 2015. Et vous ? Il n’y a pas de chronogramme à revoir, mais des volontés à manifester.

En conclusion, seules les élections pourront permettre de sortir de l’impasse actuelle de la transition qui s’enlise. Plus vite nous nous y engagerons, plus vite et à l’aide de la communauté internationale, nous trouverons des solutions aux problèmes de la RCA.
Voilà pourquoi je dis : MIEUX VAUT VIVRE DES SUITES D’UNE OPÉRATION ÉLECTORALE DOULOUREUSE QUE MOURIR DES VIOLS RÉPÉTÉS D’UNE TRANSITION ATTEINTE ET INCURABLE !

 

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

 

NDLR: très très bonne réflexion.

Bâtiments en ruines, moyens humains et matériels dérisoires, la justice centrafricaine s’écroule

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Justice-de-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Justice de centrafrique

Bâtiments en ruines, moyens humains et matériels dérisoires après des décennies de gabegie et de troubles: la justice centrafricaine est aujourd’hui dans l’impossibilité de poursuivre les auteurs de l’“interminable” liste d’atrocités perpétrées par les groupes armés.

Consciente de cet état de fait et à la demande des autorités de transition de Bangui, la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur les crimes (meurtres, viols, déplacements forcés, persécutions, pillages, utilisation d’enfants soldats) commises par des miliciens depuis plus d’un an et demi dans un Etat en faillite livré à des violences intercommunautaires.

En terme humains, la justice centrafricaine c’est environ 200 magistrats assistés de 350 personnels auxiliaires (greffiers,…), indique-t-on au ministère.

Mais, “de nombreux postes sont non pourvus et on note un certain nombre d’abandons de postes. L’impression générale est une situation de justice sinistrée (…) incapable de jouer véritablement son rôle”, commente-t-on de même source.

Côté moyens, la justice dispose en principe d’un budget de 1,5 milliard de francs CFA (25 millions d’euros), largement insuffisant pour entretenir tribunaux et centres de détention.

-Prisons écroulées-

Au total, la Centrafrique devrait compter une cinquantaine d’établissements pénitentiaires. Mais certains se sont écroulés en province. Il en resterait une trentaine aujourd’hui, parfois des maisons d’habitation, transformées en maisons d’arrêt provisoire.

Conséquence: les évasions, estimées à plus de 700 par an, se multiplient.

“La plupart des éléments des ex-Séléka ou anti-balaka n’ont leur place qu’en prison, puisqu’il s’agit de détenus jugés et qui se retrouvent en liberté à la faveur de la crise”, déplore sous couvert d’anonymat un officier de l’armée, ancien régisseur de la maison d’arrêt de Bangui.

Dans les rangs des groupes armés, on trouve en effet nombre de criminels déjà condamnés et qui ont profité du chaos provoqué par le renversement du régime de François Bozizé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane Séléka.

“Nous mettons tout en oeuvre dans notre vie quotidienne pour ne pas tomber sur eux en restant toujours vigilant. Surtout que nous ne sommes pas protégés, ni armés et qu’il est difficile de savoir présentement qui est armé et qui ne l’est pas”, commente avec une ironie amère un magistrat.

En novembre 2013, le directeur général des services judiciaires, le magistrat Modeste Martineau Bria, a été abattu en pleine rue par des individus présentés comme des ex-Séléka qui voulaient voler sa voiture. Selon certaines sources, il s’agissait d’anciens détenus ayant rejoint la rébellion.

– Police aux abonnés absents –

Braquages, agressions, disparitions: les habitants de la capitale Bangui subissent une criminalité qui continue d’empoisonner leur vie. Et la police centrafricaine reste souvent aux abonnés absents, pour les mêmes raisons que la justice.

Si, côté justice, le gouvernement s’en remet à la CPI pour un mettre fin à l’impunité généralisée maintes fois dénoncée par la communauté internationale, côté police, il mise sur l’ONU.

Une nouvelle force onusienne, la Minusca, est en cours de déploiement depuis le 15 septembre. Dans ses rangs, elle compte un millier de policier, sur un effectif total prévu de 1.800.

“Quand quelqu’un ne veut pas comprendre comment on vit dans un Etat de droit, on doit lui apprendre à respecter la loi (…) Il faut que tout le monde respecte la loi”, a rappelé cette semaine devant la presse le commissaire de police de la Minusca, Luis Carrilho.

“Si quelqu’un commet des actes contraires aux lois de la RCA, on ira travailler et aider les forces de défense et de sécurité à faire appliquer la justice. Parce que la police travaille d’une part pour le côté sécuritaire et d’autre part pour la justice”, a-t-il ajouté.

“Quelqu’un qui se fait attraper en flagrant délit doit être automatiquement arrêté. Et la chaîne pénale fait son travail avec le procureur qui est le premier niveau. Le reste va suivre”, a-t-il estimé.

Les policiers de l’ONU ont commencé à patrouiller dans Bangui avec des détachements centrafricains, parallèlement aux opérations de sécurisation des forces militaires internationales (Sangaris, Eufor, Minusca).

AFP

RCA: Braquages, vols, intimidations, rackets, les habitants de Bozoum n’en peuvent plus à Cause des Anti-Balaka.

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RNL  /  CNC

Braquages, vols, intimidations, rackets : les habitants de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham Péndé, n’en peuvent plus.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Une-femme-Anti-Balaka-avec-un-autre-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une femme Anti-Balaka avec un autre à Bangui

Certains parmi eux accusent les Antibalaka mais ces derniers démentent.

Dans cette ville où l’autorité de l’Etat n’existe presque plus, c’est la loi du plus fort qui règne. Les habitants se disent abandonnés à leur triste sort, se plaignent des mauvais comportements infligés par des hommes armés qui circulent librement dans la ville.

Victime de ces exactions, Michel Zinanone, délégué des conducteurs de taxi-motos de la ville, a présenté lors d’une mission effectuée à Bozoum la semaine dernière, une liste de griefs lors d’une rencontre élargie initiée par la Commission Justice et Paix de la paroisse Saint- Michel de Bozoum. « Nous sommes confrontés à d’énormes difficultés occasionnées par les hommes en armes. Ils nous empêchent de travailler comme nous le désirons. Ils érigent des barrières dans la ville et nous obligent à leur verser des sommes d’argent qui nous dépassent », s’est plaint le délégué.

Les vendeurs de produits pétroliers ne sont pas épargnés, comme l’explique leur représentant, Malick Atobaye. « Ce sont les camionneurs camerounais qui nous aident dans le transport de nos produits. Une fois à Bozoum, les Antibalaka les identifient à des musulmans qui n’ont pas le droit de fouler le sol. Ils menacent de les tuer ou d’incendier les véhicules ».

Le commandant des Antibalaka de Bozoum, Godlive Amoda, ne nie pas les faits mais les impute à de faux Antibalaka. Il promet cependant la contribution de son mouvement. « Il y a effectivement des faux Antibalaka qui commettent des exactions. Une structure conjointe Antibalaka-gendarmerie-police est en place pour aider les forces de sécurité à retrouver les fauteurs de trouble », a-t-il indiqué.

A Bangui, la Mission multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) a annoncé mercredi que plus de 1000 policiers étaient déjà déployés dans les huit arrondissements de la ville pour tenter de rétablir de la paix et la sécurité. Ils devront travailler en étroite collaboration avec la police et la gendarmerie centrafricaines.

Selon le Haut commandant de cette police onusienne, le commissaire Luis Carrilho, la MINUSCA est déterminée à mettre fin à l’impunité des criminels dans le pays. « S’il y a quelqu’un qui a commis un fait qui est un crime, il faut l’arrêter et l’amener en justice en coordination avec la police centrafricaine, la gendarmerie nationale. Car, ensemble, nous pouvons faire la différence au niveau sécuritaire pour la population de la République Centrafricaine », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le fonctionnaire des Nations unies a appelé toutes les institutions à jouer pleinement leur rôle. « C’est un message de sécurité et de justice. La police doit faire ce qu’on doit attendre de la police. C’est travailler ensemble avec les autorités judiciaires, administratives », a-t-il dit.

RNL

Le pèlerinage à la Mecque 2014: véritable parcours du combattant pour certains pèlerins tchadiens

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AA/ N’Djamena/ CNC/Bangui

26 Septembre 2014 14:11 (Dernière mise a jour 26 Septembre 2014 14:13)
Liste d’attente, arnaques, escroqueries, les pèlerins tchadiens font face à plusieurs obstacles avant d’espérer partir pour la Mecque.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-pelerins-Tchadiens-pour-la-Mecque-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les pelerins Tchadiens pour la Mecque

« Une liste d’attente des pèlerins tchadiens ». Il ne s’agit pas d’une liste d’attente sur un vol commercial ordinaire, mais bel et bien d’une liste de potentiels chanceux qui partiront pour le pèlerinage à la Mecque 2014, prévu au mois d’octobre prochain.

Comme pour chaque année, les autorités du royaume de l’Arabie saoudite fixe le barème du nombre des pèlerins autorisés à se rendre en pèlerinage, pour chaque pays. Cette année, le nombre de pèlerins tchadiens a été fixé à 7000 personnes, selon le comité tchadien de pèlerinage 2014.

Cependant, la période des constitutions et dépôt des dossiers pour l’obtention du visa est loin d’être une mince affaire pour les fidèles. Le chemin est bien souvent parsemé d’embûches pour ces derniers qui chaque année, sont victimes d’escroquerie, d’abus de confiance et d’arnaque en tout genre.

Aminata Djallo, âgée d’une soixante d’année, vît à Bambari, au nord-est de la République Centrafricaine. Elle doit passer par le Tchad pour se rendre en Arabie Saoudite, la situation en Centrafrique ne permettant pas une circulation en toute sécurité.

Les frais de Djallo ont été tous assurés par un de ses fils vivant aux Etats-Unis, informe la femme.

« Je suis venue au Tchad juste pour le pèlerinage à la Mecque. Mon calvaire a commencé à partir de la frontière tchado-centrafricaine. Comme elle est fermée depuis le mois d’avril (à cause des violences qui ont secoué la RCA), j’ai dû la traverser de manière frauduleuse. Arrivée à la capitale, la délivrance de l’acte de naissance, ensuite la carte d’identité et le passeport étaient pour moi un véritable casse-tête. Il m’a fallu effectuer des va-et-vient durant près d’une semaine », raconte-t-elle, lassée.

Toujours de sa voix basse, la dame ajoute : « Aujourd’hui, je me suis acquitté de tous les frais, mais à la dernière minute, l’on nous a fait savoir que nous faisons partie de ceux qui voyagent avec le visa ivoirien », poursuit-elle, l’air crédule.

 « Pour l’instant aucune date ne nous a été communiquée, mais les autorités nous ont demandé d’attendre et voilà, j’attends désespérément le cœur serré, de m’acquitter de mon devoir de musulmane », dit-elle dans un murmure.

Pour Dayé Zakaria, ressortissant de Moïto, petite localité situé dans la région du Chari-Baguirmi (sud-ouest), le pèlerinage relève du parcours du combattant.

A deux reprises, ses tentatives de se rendre en terre sainte se sont soldées par un échec.

« L’année dernière, la procédure m’a fait perdre la tête ! Durant des semaines j’ai été roulé dans la farine par le commissionnaire (courtier, sous-traitant ou intermédiaire des agences de voyage) qui a réceptionné mon argent d’entre les mains de mon frère depuis l’Arabie Saoudite », s’exclame l’homme.

« Après lui avoir remis de l’argent et mon document de voyage, je n’ai plus eu de nouvelles. J’ai alors cherché par tous les moyens à le voir. C’était épuisant. Les rares fois où je parvenais à mettre la main sur lui, il ne cessait de me répéter que mon dossier était en cours pour le visa. Il m’a trainé ainsi des semaines durant pour finalement me dire que mon dossier a été rejeté » explique Zakaria, dépité.

«Une fois, à son retour de Djedda (Arabie Saoudite), le commissionnaire m’a dit que je partirais avec la délégation de l’année prochaine (cette année). Mais cette fois, c’est pratiquement les mêmes arguments qu’il avance. Il m’a même dit que si jamais je n’effectue pas ce voyage, cela signifieque Dieu ne l’a pas voulu. Mais il a toutefois promis de faire tout ce qui était en son pouvoir pour me faire partir », a-t-il encore raconté, l’air sceptique.

Pour le vice-président tchadien du comité de pèlerinage 2014 Mahamat Ahmat Choukou, « aucune preuve n’existe de manière officielle concernant les arnaques et escroqueries évoquées ».

« Mais, comme nous collaborons avec 5 agences accréditées, et qu’à leur niveau, chacune d’entre elles sous-traite avec des intermédiaires. C’est évident que des personnes malintentionnées rôdent autour d’eux pour commettre des forfaits », reconnait le responsable.

Pour les autorités tchadiennes, aucune sanction ne peut être infligée contre les auteurs de ces escroqueries tant que la police ne détiendra pas de preuves flagrantes, précise un agent de l’ordre.

Actuellement, plus de 5000 visas ont été accordés aux pèlerins dont une partie se trouve déjà à la Mecque, confie Choukou à Anadolu : « Les autres groupes vont les rejoindre dans les prochains vols une fois que leur visa sera accordé », a-t-il ajouté, sans toutefois préciser le nombre exact de pèlerins encore restants.

Par: Abdoulaye Adoum

 

 

Le Cameroun et la Centrafrique collaborent pour retrouver les 8 otages camerounais

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AA  /  CNC
Les deux pays veulent neutraliser l’auteur des enlèvements : le chef des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) pour des raisons politico-sécuritaires (source sécuritaire à Anadolu)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/laemée-camerounaise-demandent-à-la-population-de-quitter-la-frontière-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'aemée camerounaise demandent à la population de quitter la frontière avec la RCA

Les autorités camerounaises et centrafricaines sont en étroite collaboration pour retrouver les huit camerounais enlevés par des rebelles centrafricains dimanche à Garoua-Boulaï, ville de l’Est du Cameroun, limitrophe de la RCA, a appris jeudi Anadolu, de source sécuritaire camerounaise.

“Le Cameroun et la Centrafrique veulent à tout prix retrouver les huit otages tout en préservant certains de leurs intérêts respectifs “, a expliqué la source qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.

“Le gouvernement centrafricain craint les réactions du chef des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc), Abdoulaye Miskine et de sa troupe, auteurs présumés de l’enlèvement, dont l’objectif est conquérir le pouvoir en RCA. Bangui tient donc à sa neutralisation”, a-t-elle précisé.

“Le Cameroun craint pour sa part la déstabilisation de la région de l’Est, c’est pourquoi les deux gouvernements ont décidé de collaborer afin d’arrêter les rebelles”, a-t-elle encore ajouté.

“Des représentants des deux pays se rencontrent d’ailleurs en toute discrétion pour établir des stratégies efficaces afin de retrouver les otages et de neutraliser le groupe “, a encore révélé la source sécuritaire.

Aucune annonce officielle, des côtés centrafricain et camerounais, n’a été faite jusqu’à jeudi en début de soirée.

Par: Pado Chemie

Centrafrique: La MINUSCA continue son déploiement

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AA  /CNC
Avec l’appui logistique de Sangaris et d’Eufor-RCA.
Minusca-debordée-par-les-rumeurs-de-la-corruption-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Minusca-debordée-par-les-rumeurs-de-la-corruption-.jpg” alt=”La Minusca debordée par les rumeurs de recrutement” width=”503″ height=”285″ />

7 jours  après la passation de pouvoir avec la Misca, la Minusca continue à se déployer en Centrafrique , a constaté le correspondant de Anadolu.

Plus de 5000 membres de la force africaine  Misca (La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine)  ont troqué  leurs bérets verts contre des bérets  bleus, et ont joint la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) entrée en opération le 15 septembre dernier. Les véhicules circulant à Bangui ont été aussi repeints en blanc, couleur du matériel roulant de l’ONU.

Mais le changement n’est pas uniquement cosmétique. Les patrouilles ont été effectives dès le premier jour de l’entrée en fonction et  visent à sécuriser les grandes artères de la capitale et certaines régions de l’intérieur du pays  en attendant que la Mission arrive à sa pleine capacité de 12000 hommes.

Dans son déploiement la Minusca profite de l’appui logistique  des forces françaises  de l’opération Sangaris et des forces européenne de l’opération Eufor-RCA .

La Centrafrique, qui a renoué avec l’instabilité politique depuis moins d’une année, détient le record africain des interventions internationales de maintien de la paix sur son sol avec 13 missions depuis 1998.

La Minusca, est la  dernière en date, et s’est déployée lundi 15 septembre  avec pour mission de consolider l’accalmie fragile que connait le pays depuis juillet dernier date de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre la milice  à majorité musulmane, la Séléka  et la milice politico –militaire  à majorité chrétienne , Anti-balaka. Un nouveau gouvernement a été également  formé, depuis, avec à sa tête un premier ministre musulman, une première dans l’histoire du pays.

Par: Nacer Talel

Sébastien Wénézoui crée son parti politique denommé “Mouvance Patriotique pour l’Avenir-I Kwé”

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Bangui, 25 Sept. CNC  / ACAP

Anti-Balaka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Sébastien-Wénézoui-chef-des-Anti-Balaka.jpg” alt=”Sébastien Wénézoui, chef des Anti-Balaka” width=”570″ height=”323″ />

M. Sébastien Wénézoui, coordonnateur adjoint du mouvement antibalaka a annoncé l’organisation prochaine d’une assemblée générale constitutive devant commuer le mouvement en parti politique dénommé « Mouvance Patriotique pour l’Avenir-I Kwé en abrégé MPA-IK, lors d’une conférence de presse, mercredi 24 septembre 2014, à Bangui.

Cette conférence de presse avait pour objectif d’annoncer la réorientation du mouvement antibalaka pour en faire un parti politique au sein duquel devront se rassembler les chrétiens et les musulmans.

M. Sébastien Wénézoui a fait comprendre que « la République Centrafricaine a connu de graves fissures sociales qui ont créé la division et la haine entre ses filles et ses fils alors qu’ils vivaient avant la crise ensemble comme des enfants d’un même lit. C’est pourquoi, le moment est venu pour tourner la page sombre de l’histoire en engageant les Centrafricains, ex-Séléka d’une part et antibalaka de l’autre, sur le chemin de la paix et de la reconstruction de la République Centrafricaine ».

Il a soutenu que « les divergences culturelles ou religieuses entre les filles et les fils de la Centrafrique ne doivent plus constituer un obstacle à la paix mais plutôt à une richesse ».

Il a demandé aux chrétiens et aux musulmans d’intégrer dès l’assemblée générale constitutive le parti, dont les statuts et règlement intérieur sont déjà élaborés.

M. Sébastien Wénézoui a formulé un plaidoyer auprès du gouvernement pour doter les antibalaka d’un véhicule leur permettant de sillonner le pays afin de professer la paix, conformément à l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville du 24 juillet dernier et qui est fréquemment violé, faute d’information auprès des ex-combattants.

Le désormais président de la plateforme devant aboutir à la création d’un parti politique dit des patriotes, M. Sébastien Wénézoui, a exprimé sa gratitude à l’endroit des forces internationales, à savoir : la Sangaris et les forces de la MISCA, devenue forces onusienne depuis le 15 septembre dernier, pour leur contribution ayant contribué à baisser les tensions en République Centrafricaine.

Par:  Alain-Patrick MAMADOU

Bangui : Sept jeunes du Km5 ont été blessés dans l’explosion d’une grenade

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CNC  /  RJDH

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/explosion-dune-grenade-à-Km5-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>explosion d'une grenade à Km5 de Bangui

Sept jeunes du Km5 ont été blessés dans l’explosion d’une grenade au moment où ils nettoyaient le canal longeant le secteur de Fodé. Les blessés ont été conduits à l’hôpital communautaire pour des soins d’urgence. Les jeunes étaient en train de débroussailler à côté du canal lorsque la grenade a explosé.

Selon un des témoins, la grenade a sauté parce qu’un des leur l’a touchée avec sa machette.  « La grenade était dans la brousse. En travaillant, un de nous est tombé dessus et par mégarde, il a arraché le bout avec sa faucille. Lorsqu’il voulait se mettre à l’abris, la grenade avait déjà sauté pour blesser sept d’entre nous dont lui qui est le blessé le plus grave», a-t-il raconté.

Un jeune d’environs quinze ans, un des blessés retrouvé sur les lieux a donné la même version tout en précisant  qu’il était voisin de celui qui a retrouvé la grenade. « C’est mon ami. Quand il a vu la grenade, il a crié mais c’était tard pour lui et nous autres qui sommes proches ».

Les jeunes retrouvés sur le terrain ont confié être en attente de Michel Mandaba, président du Parti pour la Gouvernance Démocratique qui, selon eux, leur avait demandé de faire ce travail. « Nous attendons notre argent », a avancé un des jeunes réunis sur un terrain au  Kpétènè, à l’arrivée de l’équipe de reportage du RJDH.
Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec Michel Mandaba pour sa version des faits. Après cette explosion, la Police de la Minusca est descendue sur les lieux pour faire le constat. La Sangaris aussi est passée pour s’imprégner de la situation.

Le 3ème arrondissement est l’un des coins de Bangui qui porte encore les signes de la crise qui continue de secouer la République Centrafricaine.

Par: Sylvestre Sokambi

Centrafrique: Un Chef Anti-Balaka veut tester ses gris gris avec une arme trouve la mort à Berberati

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/RCA8.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka de Bangui

Un chef des Anti-Balaka, nommé Albert NGarama  a trouvé la mort le mardi 23 septembre. Ce dernier s’est fait tirer dessus afin de tester la puissance des ses gris-gris.

Selon les faits rapportés, l’incident était survenu, après que ce dernier ait reçu un nouveau gris-gris d’un tradi-praticien. En voulant essayer l’efficacité, il a reçu une balle dans la tête puis il était décédé.

Le Maire de la Commune de Tokia, lieu où s’est produit le drame a fait savoir que le guérisseur traditionnel qui a composé les gris-gris  a pris fuite et son complice a été arrêté et garder à vue à la gendarmerie.  « Le mercredi 24 septembre  dans la matinée, les habitants mecontents sont allés récupérer le complice à la gendarmerie et la justice populaire s’en est suivie ».

L’autorité communale a toutefois déploré la justice populaire qui est récurrente dans sa localité.

Par: JC Wanié-Oua

Centrafrique: un journaliste dépose une plainte contre les anti-balaka

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Agence Ecofin  /  Corbeau news Centrafrique (CNC)

les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

En République Centrafricaine, le journaliste Ulrich Landry Nguéma-Ngokpélé a déposé une plainte au parquet de Bangui la capitale, contre les individus qui l’ont attaqué le 18 septembre 2014 vers 21h.

Directeur de la publication du journal Le Quotidien de Bangui, il revenait de sa rédaction. Le journaliste a été pris à partie par un groupe d’anti-balakas qui opère au niveau du lycée Boganda à l’entrée du quartier Boy-Rabe à Bangui, selon le site Africa-info.org.

Les miliciens armés ont soumis le journaliste à un interrogatoire, après lui avoir pris son sac à dos contenant du matériel de travail et des documents. Ulrich Landry Nguema Ngokpélé a été plusieurs fois arrêté sous le régime Séléka du président Michel Djotodia. Il a été séquestré dans les locaux du célèbre Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad), une sorte de service de renseignement.

Les journalistes comptent parmi les victimes du chaos en cours depuis environ deux ans et demi en Rca. Sont déjà tombés Désiré Luc Sayenga du journal Le Démocrate, Marie-Blanche Olofio de la Radio Béo Oko de Bambari ainsi que la photojournaliste française Camille Lapage. Des professionnels de l’information sont agressés au quotidien, lorsqu’ils ne sont pas l’objet des menaces de mort, des saisies, des procès pour diffamation ou encore des gardes-à-vue et interrogatoires.

La Centrafrique sur la voie de l’émergence

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Corbeau News Centrafrique.
Catherine Samba-Panza
Les défis sont énormes, gigantesques, et nécessite un appel à la mobilisation de toutes les filles et de tous les fils du pays après les futures élections générales (municipales, législatives et présidentielles), voire même avant. Puisque le rétablissement de la sécurité et de la paix nous interpelle tous. C’est un devoir d’honneur et chacun de nous doit retrousser les manches. Celui qui s’y abstient, sa place n’est plus en Centrafrique. Un pays qui a perdu son âme pendant les crises militaro-politiques et qui serait à la phase de résurrection.
A peine qu’on nous enterre tous et le pays disparaît ou occupé par des barbares si la fameuse intervention onusienne n’intervient pas pour nous sécuriser et nous baliser le chemin du retour à la phase de reconstruction nationale, sans oublier le travail fait en amont par les forces internationales (Sangaris et FOMAC). Le trajet du retour à la normalisation sera bien long, pénible et épuisant. Nous avons intérêt tous, à nous préparer intellectuellement, moralement, psychologique et physiquement pour aborder les défis de l’émergence ; nous abstenir de la consommation abusive de l’alcool qui devient une obsession pour le centrafricain. Vous conviendrez avec moi, que les derniers événements dramatiques ont remis en cause les résolutions et recommandations du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
Economiquement parlant, l’émergence n’est pas un concept nouveau mais plutôt l’effort quotidien, individuel et collectif à fournir par les acteurs du développement pour bouster la croissance. Et si ces efforts consentis évoqués pour les besoins de la cause se dégagent sur le plan national et sur toute l’étendue du territoire, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrivera. L’émergence sera un mot derrière nous puisque depuis « l’opération Bokassa » dans les années 70, à mon avis, si l’on avait maîtrisé ce processus de l’économie verte et qu’il n’y a pas eu crise, les autres pays du continent auront du mal à nous rattraper puisqu’on sera loin à la tête du peloton avec un écart irrattrapable. Ajouter aux efforts consentis du gouvernement centrafricain sous le haut commandement de feu président Jean-Bedel BOKASSA, les projets axés sur le développement des productions vivrières et pastorales financés par FIDA depuis 1974. Les crises récurrentes ont infecté les progrès ces dernières années, à telle enseigne qu’il y a eu découragement des agriculteurs et les principaux bailleurs de fonds.
On ne peut parler d’émergence sans évoquer la principale priorité de l’heure qui est la consolidation de la sécurité et de la paix sur l’ensemble du pays. Pour prendre un bon élan, rappelons que les frontières centrafricaines avec ses voisins qui sont le Tchad, les deux Soudan, le Cameroun, le Congo-Brazza et le RD Congo étaient poreuses depuis le déclenchement des multiples crises. Les dates historiques, je crois, sont bel et bien mémorisées par les centrafricaines et centrafricains qui suivent l’évolution des conflits armés. D’autre part, le service de renseignements d’Etat a perdu son efficacité et de surcroît les premiers citoyens ou juges du pays (je voudrai parler des chefs de quartier) ne jouaient aucunement ou presque pas leur rôle d’alerte et de prise de décisions vis-à-vis des envahisseurs venant d’autres horizons pour s’installer dans le pays. Les indicateurs économiques et sociaux se sont gravement dégradés et il y a eu un relâchement. Le chômage battait son plein et la plupart des paysans ont été enrôlés dans les mouvements des coupeurs de route et différentes rébellions bien entendu. Ils ont choisi l’arme à la place de la houe. Ces derniers doivent être impérativement réinsérés par rapport au programme DDRR. Par conséquent, L’espérance de vie a graduellement baissé et le revenu dans le milieu rural est tombé trop bas. Il a été relevé que les 4 millions de la population de la République centrafricaine vivent sous le seuil de la pauvreté avec moins d’1 dollar par jour et par personne. Quant à moi, je dirai que le centrafricain lamda vit aujourd’hui avec un demi-dollar puisque c’était la catastrophe générale que le pays a connu. L’argent était devenu rare. Si vous sillonnez les 16 préfectures du pays, vous constateriez qu’il y a des personnes qui manquent quotidiennement et cruellement d’argent pour s’acheter les denrées de premières nécessités telles que le sel et le sucre.
Il faut repartir sur de bonnes bases avec un programme de développement économique national cohérent et non illusoire pour reconstruire un pays en crise afin d’avoir une économie forte. De ce point de vue, on donne la priorité aux trois premiers axes des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui sont : l’alimentation pour tous, l’éducation pour tous et la santé pour tous, suivi de l’énergie qui est le principal moteur de cette émergence. L’agriculture ne doit plus se pratiquer à l’état manuel où les paysans n’utilisent que des houes en dépensant trop d’énergie humaine au lieu des tracteurs et bulldozers pour des surfaces en hauteur. Ce processus d’économie verte nous conduira vers une vaste gamme de politique de développement durable où la chaîne verra la participation de toute la population, et débouchera à la réduction du taux de chômage très élevé et l’éradication de la pauvreté. Les produits de notre production agricole diversifiée seront utilisés pour la consommation locale d’abord et transformés pour l’exportation afin d’être compétitif sur les marchés mondiaux.
Selon les recherches des experts du développement rural en République centrafricaine, le pays qui est à vocation agro-pastoral regorge plusieurs cultures d’exploitation et vivrière telles que le manioc, le maïs, l’arachide, le mil, le sorgho, le sésame, le palmier à huile, la canne à sucre, la banane Plantin, le café, le coton, la pomme de terre, le poivre, la tomate, les fruits, les berges et les légumes. Ajoutant à ces produits qui méritent la transformation industrielle, l’élevage des bovins, la tannerie des peaux animalières. Il va sans dire que la République centrafricaine a un climat très favorable à une agriculture pluviale avec des cycles bien longs. On note également une abondance de ressources en eau qui traverse toute la superficie de la république. Cela constitue un potentiel bien entendu pour l’intensification de ces cultures et son industrialisation. Je citerai un exemple à suivre, qui vient de gagner le Prix spécial Reconnaissance du Prize Equator par Amical Bè Oko que président Mme Clémentine NGASSIMA à Sibut. Si nous avons des initiatives salutaires et géniales comme celle-là sur toute l’étendue du territoire, je crois qu’on va vite passer au rang des pays émergents. Concernant le pâturage réservé pour les cheptels, il y a 16 millions d’ha mais seulement 9 millions seulement sont exploités pour 3,7 millions de têtes de bovins. Les conflits armés en ont bien décimé et bon nombre d’éleveurs et leurs troupeaux ont opté pour la transhumance aux pays voisins, tout en relevant que beaucoup ont été volés et pillés par les groupes armés de part et d’autre et les éleveurs tués.
Aux termes de la transition, le retour à l’ordre constitutionnel est la condition sine qua none de tout ce vaste programme d’intensification des cultures d’exploitation et vivrières pour l’émergence. Les futures nouvelles autorités qui gagneront les élections, à mon avis, doivent s’y atteler pour mobiliser les producteurs ruraux dans la stratégie de lutte contre la pauvreté. D’ailleurs, il n’y a pas une raison de mener une politique qui rime à contre-courant puisque l’agriculture et l’élevage occupent, selon les experts, 80% de la population. Et je crois, elle est la base du développement. Les Etats-Unis d’Amérique ont commencé d’abord par l’agriculture avant de devenir la première puissance mondiale. Et les autres pays de l’Occident et de l’Asie lui ont emboîté le pas.
On peut arriver à réduire la pauvreté au sein de sa famille et de la communauté. Ce qui mérite nécessairement un apport personnel, un encouragement et un appui financier de la part des bailleurs de fonds et banques de crédit pour moderniser et développer nos Petites et Moyennes Entreprises de production(PME).
La majorité de la population centrafricaine est très jeune pour qu’on néglige l’éducation et la culture qui sont les bases du développement. J’ai beaucoup mis l’accent sur ce volet dans l’article intitulé « la RCA : un pays détruit par des conflits armés face aux OMD et aux APE ». En effet, c’est la clé de l’émergence. Pour que les objectifs soient atteints, il nous faut former des ingénieurs de qualité qui passeront d’abord par le primaire, le secondaire puis les études universitaires. Nous avons perdu beaucoup d’écoles dans l’ensemble du territoire national. Au total 40% de nos écoles ont été détruites. Il faut les remplacer et numériquement les revoir à la hausse et de manière moderne. La République centrafricaine qui regorge aujourd’hui presque 20.000 étudiants doit envisager construire une autre université qui répond aux normes universelles et plusieurs lycées techniques pour la formation de très bons techniciens lesquels travailleront dans des usines de fabrication et de transformation des produits. Autrement dit, le pays sera éternellement en train de faire appel aux mains d’œuvre extérieures pour ne pas dire être envahis par des expatriés. Les nouvelles autorités du pouvoir légitime doivent préparer déjà ce gigantesque chantier qui attend le peuple centrafricain qui a perdu trop de temps inutilement dans des guerres fratricides. Il faut récupérer les enfants soldats et leur apprendre un métier. Inciter les parents à inscrire tous les enfants qui ont l’âge scolaire et surtout les filles dont le taux de scolarité est trop faible en Centrafrique.
L’énergie : tremplin du développement
Malgré sa richesse hydrographique dense, la république centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres de la planète pour manque d’infrastructures répondant aux besoins de la population dont 80% vivant dans des zones rurales. En effet, les taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base sont très faibles et n’ont pas bougé d’un iota depuis la période des troubles. Tout au contraire, ils ont gravement chuté et il y a eu dégradation.
Le projet hydroélectrique de Boali 3 financé par la Chine à hauteur de 14 milliards de fcfa est insuffisant pour reconstruire la RCA au niveau d’un pays émergent. Selon les autorités de l’ENERCA (Société Nationale d’Electricité) qui ne voient l’électrification qu’au niveau de Bangui, la production de ce barrage ne suffit pas de surcroît d’électrifier toute la capitale centrafricaine puisque la moitié (50%) servira à alimenter l’unique usine de la cimenterie de Nzila nouvellement construite en 2013 avant l’événement du 24 mars 2013, et dont les centrafricains sont impatients de voir son premier sac de ciment en vente dans les quincailleries locales. Financée par un richissime homme d’affaire indien, cette cimenterie a la mal chance d’ouvrir ses portes depuis le déclenchement des hostilités entre la rébellion séléka de Djotodia et les forces gouvernementales de Bozizé. Certes, sa mise en opération devrait bouster la croissance et diminuer le fort taux de chômage dans le pays. Malheureusement, les chefs de guerre n’ont pas voulu enterrer la hache de guerre pour faciliter l’ouverture de ses portes et enclencher le processus des objectifs du développement tant prônés.
Outre le barrage de Boali 3 en construction, le pays dispose seulement, depuis l’indépendance, deux centrales hydroélectriques de très faible capacité qui alimentent Bangui la capitale d’à peine 20 MW et des groupes diesels qui desservent très peu de villes dans l’arrière-pays. La vétusté des turbines posent souvent de graves problèmes pour le bon fonctionnement de l’ENERCA. Elle fait plonger successivement Bangui dans l’obscurité, mettant doublement les populations dans l’insécurité totale causée par les groupes armés qui s’affrontent perpétuellement en contrôlant les quartiers des 8 arrondissements de Bangui. Ces derniers temps, les groupes armés encore non désarmés continuent de semer la terreur à travers des braquages et kidnappings.
Quant à la Société de Distribution d’Eau Centrafricaine (SODECA), elle n’approvisionne que 23% de la population de Bangui et 60% dans l’arrière-pays. Ce chiffre ne convainc pas puisque n’eut été les projets réalisés par l’UNICEF, PAM et la Banque mondiale pour le ravitaillement en eau potable dans les 16 préfectures, la population rurale allait être abandonnée à son propre sort par les gouvernants.
Résoudre le problème d’accès à l’électricité est la principale solution de l’industrialisation de la république centrafricaine. Pays situé au cœur du continent, la RCA dispose des ressources énergétiques suffisantes pour alimenter le pays et plusieurs pays du continent.
Selon les résultats d’étude des experts en la matière, c’est un pays qui dispose d’importants réseaux hydroélectriques et d’énormes potentialités en matière d’énergies. La République centrafricaine regorge de grands fleuves et cours d’eau pour pouvoir construire des barrages et alimenter suffisamment sans rupture ses zones rurales et urbaines en eau potable. Faut-il encore que le pays adopte une politique de développement sur la base d’énergie solaire afin de contribuer efficacement à la réduction du gaz à effets de serre (CO2). Car le réchauffement climatique est l’un des défis majeurs de la population de la planète. Beaucoup d’espèces d’animaux sont en voie de disparition dans le monde et des zones planétaires en pleine sècheresse. Ce qui cause de sérieux problèmes pour les éleveurs et paysans. Il va sans dire que le réchauffement climatique a causé beaucoup de dégâts environnementaux dans le monde et cette crise planétaire interpelle toutes les autorités de la planète, et surtout les pays en voie de développement et Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) dont la RCA qui tous, entrent dans une nouvelle phase d’orientation de développement. Des dispositions scientifiques et techniques doivent être prises en compte pour ce nouveau départ des pays pauvres de la planète ou en voie de développement.
A base de ses ressources minières, la république centrafricaine doit créer un fonds de recherches et d’investissements pour les promoteurs et cadres de haut niveau dans le domaine des nouvelles technologies en matière d’énergies renouvelables. Certes, la vulgarisation des énergies renouvelables dans les 16 préfectures de la République centrafricaine facilitera la création de nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui débouchera à la réduction du fort taux de chômage et de la pauvreté qui asphyxie le peuple centrafricain. Les Bureaux d’Achat de Diamant (B.a.d) qui se cachent à Bangui derrière des sièges fantomatiques doivent s’installer dans les zones diamantifères sous le contrôle rigoureux de la Brigade minière et les forces de défense et de sécurité. Comme je l’ai souligné, l’énergie solaire permettra aux petites entreprises de production des jus de fruits et de transformation de certains produits vivriers tels que le manioc, la tomate, le sorgho, le maïs, les berges etc.

Les ingénieurs agronomes centrafricains ne doivent pas somnoler en matière de la recherche des biocarburants qui est une filière très importante. La RCA a des puits de pétrole mais dispose énormément des plantes énergétiques compte tenu de sa superficie riche en bois et diverses espèces des plantes exploitables mais encore non exploitées. A titre d’exemple, une démarche a été entamée par le feu président Ange Félix Patassé (paix à son âme) qui était très avancé au niveau de la phase d’expérimentation. Bref ! C’est un exemple parmi tant d’autres qui nécessite le réveil des centrafricaines et centrafricains et un suivi dans plusieurs domaines à caractère économique pour le développement afin de réduire la pauvreté qui n’est pas une fatalité sur 623.000 km2. Avec autant de richesses naturelles, rien n’est impossible pour éradiquer la pauvreté et assurer le bien-être social. Mais en tout, faut-il encore qu’il y ait de la volonté politique et que les centrafricains, conscients de ce retard socioéconomique et culturel soient solidaires pour un pacte républicain et se mettent résolument au travail en déployant assez d’efforts pour se débarrasser de la vieille habitude qui leur colle à la peau, avec l’espoir et l’engagement individuel et collectif d’enterrer définitivement la hache de guerre.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

 

Par: Pierre INZA

Le gouvernement centrafricain et le Représentant résident du PNUD discutent des élections

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APANews  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Le-Bureau-de-lautorité-nationale-des-Élections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Bureau de l'autorité nationale des Élections en Centrafrique

Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Représentant résident du Programme des Nations Unies (PNUD) en Centrafrique, M. Aurélien Agbenonci, a souligné mercredi la nécessité de rappeler à toutes les instances qui ont une part de responsabilité dans le processus électoral de s’engager.

« Je suis venu m’entretenir avec le ministre du processus électoral et aussi des efforts que les Nations Unies font pour accompagner la reprise de l’administration », a déclaré M. Agbenonci au sortir de son audience avec le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation, M. Modibo Bachir Walidou.

« Nous nous sommes mis tous d’accord pour que le processus électoral puisse progresser dans des bonnes conditions », a-t-il poursuivi.

Le ministre a eu également des entretiens avec le président du Cadre de concertation pour les élections, Claude Lenga, venu solliciter l’appui du ministère en charge des élections pour l’installation de son institution et surtout la réussite de sa mission qui est d’ »accompagner l’Autorité nationale des élections (ANE), l’organe en charge de la préparation, de l’organisation et de la supervision des élections».

« Depuis que nous sommes installés, nous n’avons pas de locaux. Nous squattons la salle de conférence de la Primature et nos indemnités ne sont pas versées. Malgré nos difficultés, le bon vouloir est là », a-t-il lancé.

KG/od/APA

Bangui: un homme a été abattu par les braqueurs à Yakité dans le 3ème

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RJDH   /   CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-homme-a-été-abattu-à-bangui-dans-le-quartier-yakité-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un homme a été abattu à bangui dans le quartier yakité

Un homme a été tué à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi 24 septembre, par un groupe des voleurs armés au quartier Yakité dans le 3ème arrondissement de Bangui. Les habitants du secteur déplorent l’incident et s’inquiètent pour leur sécurité.

La victime âgée d’une cinquantaine, a été abattue par balle devant sa maison, alors qu’elle sortait alerter des gens après avoir constaté la présence de voleurs. Ces personnes armées étaient en train d’enlever des tôles des maisons inhabitées; c’est en ce moment là que la victime a reçu une balle dans la tête.

«Nous pensions que la guerre est finie et nous avions envie de retourner chez nous. Mais la nuit dernière, notre voisin qui est comme le gardien du notre secteur, a été tué par des voleurs. Du coup, nous avons peur. D’ailleurs la nuit, c’est difficile de trouver des gens dans le quartier à cause de l’insécurité. Il faut que les casques bleus sillonnent les quartiers, nous avons trop souffert», a fait savoir une femme voisine de la victime.

Selon Marie-Josèphe Fita, conseillère à la mairie du 3èmearrondissement, une équipe des éléments de l’Eufor-RCA avait promis au cours d’une réunion tenue mardi 23 septembre, de multiplier les patrouilles dans les quartiers de l’arrondissement. Mais les actes criminels continuent de se faire enregistrer dans le secteur.

«Nous leur avions indiqué des secteurs du 3ème arrondissement où l’insécurité reste grandissante mais nous ne comprenons pas pourquoi ils n’ont pas tenu leur promesse. J’ai d’ailleurs appelé le capitaine du contingent espagnol de l’Eufor-RCA avec qui nous avons tenu la réunion hier, pour lui faire part de mon indignation après ce qui s’est passé. Je dis aux gens de mauvaise foi qui se trouvent au km5 de cesser avec ces actes criminels », a déclaré cette autorité locale.

Le RJDH a tenté vainement de joindre les responsables d’Eufor-RCA pour avoir leur version des faits. D’après une source proche de la Minusca, une enquête a été ouverte par l’équipe de la police pour établir les responsabilités. Le chef du contingent rwandais de la MINUSCA basé à Yakité dans le 3ème arrondissement, a exprimé sa détermination à multiplier les patrouilles même dans des endroits isolés du secteur.

 

par: Rosmon Zokoue

des conteneurs d’armes pour la Centrafrique débarqués au port de Douala

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APA   /   CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Conteneur-darmes-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conteneur d'armes pour la  Centrafrique

Un arsenal militaire composé notamment de cent-vingt-cinq véhicules militaires et de pièces de rechanges en provenance de la France pour la Centrafrique est arrivé au port de Douala, révèle un communiqué de la présidence camerounaise reçu mercredi a APA.

Acheminé au port de Douala par des navires battant pavillon français, ce dispositif sécuritaire est actuellement sous étroite surveillance des éléments de l’armée camerounaise, indique le communiqué.

Il précise que ‘’sur hautes instructions du chef de l’Etat Paul Biya, l’armée camerounaise, notamment les troupes d’élite de la gendarmerie nationale ont été chargées pour convoyer ce matériel de Douala jusqu’à Bangui”.

Le matériel nécessite le déploiement des moyens sécuritaires conséquents au moment où des milices rebelles de la Séléka et des anti-Balaka continuent de sévir en territoire centrafricain, jusqu’aux frontières camerounaises, dans l’Est du pays.

Cet arsenal militaire arrive une semaine après le débarquement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), la force onusienne qui prend ainsi le relais de la Mission de la paix pour la Centrafrique déployée sous l’égide de l’Union africaine (MISCA) en décembre 2013 et de la force française de transition Sangaris.

Les Casques bleus de l’ONU comptent 12 000 hommes, soit 10 000 militaires et 2000 policiers.

APA

Centrafrique: quel schéma politique après février 2015?

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Le Potentiel  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-élections-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élections en centrafrique

Les élections générales prévues en février 2015 en Centrafrique n’auront plus lieu. C’est une évidence. L’insécurité qui se poursuit dans ce pays est la principale motivation de ce report. Maintenant que les élections qui devaient sanctionner la fin de la transition sont reportées, que sera donc le schéma politique  applicable en Centrafrique à l’horizon 2015.

A l’origine de la crise centrafricaine se trouve en toile de fond la contestation de la légitimité de différents pouvoirs politiques qui se sont succédé dans ce pays. Seule l’organisation des élections libres, crédibles, transparentes, démocratiques et apaisées, étaient la piste à explorer pour arriver à la normalisation de la situation sécuritaire en Centrafrique, même si une mission de maintien de la paix des Nations unies a été déployée dans ce pays pour participer aux efforts de la restauration de la paix.

Bien gérer l’après transition

Dès lors que les élections centrafricaines qui devaient se tenir en février 2015 sont reportées, il est sûr que l’actuelle transition sera remplacée par une autre transition. A côté des craintes que l’on pourrait avoir entre la période de ces deux transitions, les acteurs politiques centrafricains devraient faire preuve de maturité politique afin de bien gérer l’après transition qui n’avait d’ailleurs rien d’une transition politique capable de conduire le pays de Catherine Samba aux élections. C’est une raison de plus pour que la nouvelle transition soit exempte de certaines erreurs.  Car, c’est dans la foulée de ces erreurs que les résolutions du dialogue intercentrafricain tenu à Brazzaville, sont restées lettres mortes.

Pour la présidente de transition, les conditions ne sont pas réunies pour des élections en février 2015. Comment dès lors organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité? Quand l’état-civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ? Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain?, a-t-elle lancé.

Quant à une probable date à laquelle pourrait se tenir cette échéance, Mme Samba-Panza préfère se remettre à un nouveau calendrier que pourraient proposer les instances compétentes. « Il ne m’appartient pas de décider des dates. L’autorité nationale des élections va faire une analyse de la situation et proposer un nouveau calendrier », a-t-elle ajouté.

Au-delà des élections, la présidente de transition s’est également prononcée sur d’autres questions d’intérêt général dans son pays, notamment la sécurité avec l’arrivée des Casques bleus. « La sécurité est revenue nettement à Bangui. Mais dans certaines localités de l’Est, il reste encore beaucoup de poches d’insécurité », a-t-elle renchéri.

Quant à ses rapports avec ses deux prédécesseurs, Catherine Samba-Panza dit ne pas échanger avec eux pour l’instant, mais reconnaît tout de même que leurs points de vue comptent dans le cadre de l’apaisement de la vie politique dans le pays.

Le Potentiel

Un mini-sommet sur la crise en Centrafrique, ce vendredi aux États-Unis

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SN/EUM  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Sommet-sur-le-climat-au-USA-avec-Ban-Kimoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet sur le climat au USA avec Ban Kimoun

Le secrétaire Général de l’organisation des Nations Unies (ONU), Ban ki-Moon, a invité le président Gabonais, à prendre part, vendredi prochain, à un mini-sommet sur la RCA, en marge de la 69ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Le Gabon reste présent sur le territoire centrafricain, en termes de contribution en troupes. Son bataillon de soldats fera d’ailleurs partie de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Le Général Babacar Gaye, chef de la Force Onusienne était récemment à Libreville pour solliciter des hautes autorités gabonaises la mise à disposition de ses troupes au bénéfice de cette Force Onusienne.

C’est d’ailleurs sur la base de cette insistance que l’Union Européenne et l’Union Africaine ont mis en place la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et le Groupe International de Contact sur la RCA (GIC-RCA).

SN/EUM

La CPI va enquêter sur une liste interminable d’atrocités en Centrafrique

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/COUR-PENALE-INTERNATIONALE-sur-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>COUR PENALE INTERNATIONALE sur la RCA
La Haye – Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur une liste interminable d’atrocités présumées commises en Centrafrique par des milices armées depuis août 2012, a-t-elle indiqué mercredi.

Mon bureau a rassemblé et analysé scrupuleusement les informations pertinentes émanant de diverses sources fiables, a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué. Au terme de cette analyse indépendante et approfondie, je suis parvenue à la conclusion qu’il était justifié de procéder à une enquête.

Cette décision fait suite à un examen préliminaire ouvert en février afin de déterminer si son bureau devait enquêter ou pas sur les violences inter-communautaires qui avaient mis le pays à feu et à sang pendant 18 mois.

La situation en Centrafrique s’était détériorée après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, une coalition de plusieurs factions rebelles qui avaient pris les armes fin 2012. Ils avaient finalement été chassés du pouvoir en janvier 2014.

La rébellion Séléka, essentiellement des musulmans originaires du nord de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan, avait multiplié pendant des mois les exactions contre la population, majoritairement chrétienne.

L’enquête de Fatou Bensouda vise l’ex-rébellion mais aussi les milices chrétiennes Anti-Balaka, hostiles à l’ex-Séléka et responsables d’exactions massives contre les populations civiles musulmanes.

Entrée en fonction à La Haye en 2003, la CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les responsables présumés de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

(©AFP / 24 septembre 2014 16h45)

Centrafrique : La force française Sangaris prête 42 véhicules aux casques bleus de la MINUSCA

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EMA  /  CNC

Minusca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Larmée-française-prête-42-vehicules-de-combats-à-la-Minusca.jpg” alt=”L’armée française prête 42 vehicules de combats à la Minusca” width=”545″ height=”309″ />

La force française Sangaris, déployée en Centrafrique depuis le 5 décembre 2013 afin de mettre un terme aux affrontements entre factions rivales, va prêter 42 véhicules à aux casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSMA), qui a pris le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) le 15 septembre dernier.

Il s’agit de VAB (véhicules de l’avant-blindé), de camions GBC 180 ou TRM 2000 de GBC LOT 7 (dépannage). Les 14 premiers véhicules ont déjà été remis au contingent gabonais de la MINUSCA.

Si l’on comprend bien le communiqué de l’État-major des armées (EMA), ces derniers avaient déjà été prêtés à la MISCA avant d’être remis en état et de les adapter aux normes ONU (peinture, transmissions, etc…).

« À compter du mois de juillet, une petite équipe de 6 personnes du DETMAINT Sangaris (ndlr, détachement de MAINTENANCE) a travaillé sans relâche pour remettre en état les véhicules afin de les mettre aux normes ONU. Il s’agissait alors de réparer, parfois de reconstruire, des véhicules fortement sollicités par un usage intensif sur le théâtre », explique l’EMA. En outre, les casques bleus gabonais appelés à les utiliser ont reçu une « formation de plusieurs heures » afin de leur permettre « s’approprier les véhicules et le matériel de bord ».

Au total, il est prévu d’équiper 3 contingents de la MINUSCA avec ces prêts de véhicules. Les 28 autres sont destinés aux casques bleus camerounais et congolais. Ils seront fournis, en octobre, par les Éléménts français du Sénégal (EFS) et du Gabon (FFG), après avoir été mis aux normes de l’ONU.

Zone Militaire.

Centrafrique: une attaque des Anti-Balaka au village Mbata aurait fait 10 morts et des blessés

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Camp-des-deplcés-centrafricains-à-KagaBandoro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Camp des deplcés centrafricains à KagaBandoro
Camp de déplacés à la paroisse catholique de Kaga-Bandoro où plusieurs milliers de civils de la ville de Mbres et des environs cherchent un refuge contre les attaques.
© 2014 Lewis Mudge/Human Rights Watch

Au moins 10 personnes auraient trouvé la mort et plusieurs autres blessés à Mbata, un village situé à 42 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro sur l’axe Mbrès (centre-nord).  Il s’agit d’une  attaque  des hommes armés non identifiés le mardi 23 septembre aux environs de 4  heures du matin.

Contacté par le RJDH, certains rescapés attribuent cette attaque à une bande armée qui serait passée pour des Anti-Balaka. Selon un habitant joint ce mercredi par le RJDH, plusieurs autres personnes seraient prises en otage par ces hommes armés.

En fuyant les hostilités, des habitants de ces localités ont trouvés refuges dans la ville de Kaga- Bandoro et dans la brousse.  « Il y a 10 personnes qui sont morts parmi lesquelles trois enfants et deux femmes. D’après les témoignages recueillis, les agresseurs ont également enlevé des femmes et des enfants du village Mbata », a rapporté au RJDH une source sécuritaire.

Selon Noël, l’un des rescapés  qui a réussi a trouvé refuge  dans la ville de Kaga-Bandoro, les assaillants seraient au nombre d’une quarantaine. « Ils ont fait irruption tôt le matin. Ils ont tué et pillé des maisons. 11 maisons ont été  incendiées », a affirmé la source.

L’une des blessés qui ont été transféré à l’hôpital de Kaga-Bandoro pour des soins à  succombée suite à ses blessures, a fait savoir au RJDH une source hospitalière.

« Nous avons informé les forces présentes sur place dès notre arrivée en catastrophe dans la ville. Nous attendons leur réaction », a espère  le témoin.

Le RJDH a tenté sans succès d’entrer en contact avec la coordination des Anti-Balaka à Bangui. Toutes fois, joint par le RJDH, une source de la Minusca a juste confirmé l’attaque sans donner plus des précisions. Il a par ailleurs noté que des forces présentes se mobilisent pour se rendre sur les lieux.

Par: Thierry Messongo

Cameroun/RCA: l’armée camerounaise abat un chef de bande armée rebelle centrafricain à Ngaoui

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© S.K. : Le Messager  /  Corbeau news Centrafrique.

l'armée camerounaise à la frontiere avec la RCA

Le gourou abattu était à la tête de la bande armée qui a tenté une incursion sur le sol camerounais le 22 septembre 2014. C’était dans l’optique de faire libérer des assaillants Anti-Balaka interpellés. Peurs sur la frontière Cameroun-Rca.

Un rebelle centrafricain abattu. C’est le bilan officiel des échanges de tirs survenus dans la matinée du 22 septembre 2014, entre les forces camerounaises et les rebelles centrafricaines dans la zone frontalière de Ngaoui. Ce jour-là, les populations sont réveillées par des bruits inhabituels. « On a été réveillé par des coups de feu très tôt le matin (22 septembre 2014, Ndlr) les gendarmes nous ont demandés de rester à l’abri à la maison », relate un habitant de Ngaoui. Selon les explications du sous-préfet de la localité, «les rebelles ont voulu entrer de force au Cameroun, ouvrant le feu sur nos éléments en poste au niveau de la barrière (…) après l’assassinat d’un Camerounais les tensions des populations camerounaises ont conduit à l’interpellation de quelques rebelles suspectés», a indiqué Garga Diguir. La situation a dégénéré. Les violences de Ngaoui (échanges de tirs) à longueur de journée se sont soldées par la mort d’un chef rebelle. Ce dernier étai décrit comme le «bras droit» du chef des anti-Balaka, le général Ndala. «Son corps a été inhumé à Ngaoui. Les autres rebelles ont fui en direction de la Rca. Nous sommes sur nos gardes, il se pourrait qu’ils reviennent à la charge contre les forces camerounaise et même les populations », redoute une source militaire.

Dans la nuit du 17 au 18 septembre, une bande de rebelles anti-balaka munis d’armes lourdes a froidement abattu un commerçant du nom d’El Hadj Nana Oumarou. L’homme d’affaire très connu dans la zone transfrontalière s’était rendu en Rca pour suivre ses affaires commerciales. El Hadj Nana Oumarou est tombé dans une embuscade dressée par une colonne qui en voulait sans doute à ses biens. «Ils lui ont demandé de s’arrêter mais l’homme d’affaire a refusé. Lorsqu’il a voulu s’éloigner abord de sa moto, les rebelles lui ont tiré deux (02) balles derrière la tête», relate un habitant de Ngaoui.

La dépouille du Camerounais assassiné a été remise au sous-préfet de Ngaoui où ses obsèques ont eu lieu. «Je peux vous assurer que le calme est revenu à Ngaoui après ces évènements très regrettables. Les forces de l’ordre assurent la garde et les populations vaquent à leurs occupations». Ce que le sous-préfet de Ngaoui ne dit pas c’est que la psychose s’est emparée des habitants de la localité qui n’excluent pas un retour en force d’autres bandes armées des anti-balaka. «Maintenant que leur sous-chef a été tué, on a peur qu’ils reviennent le venger en enlevant ou en tuant des Camerounais». Cette peur de représailles a déjà obligé l’organisation internationale Fairmed (Médecin sans frontière) à faire évacuer ses agents en poste à Ngaoui auprès des refugiés.

Aux dernières nouvelles, le commandant du 5e secteur militaire terrestre a effectué une descente à Ngaoui où du renfort militaire est mobilisé. L’affaire est visiblement prise au sérieux au moment où neuf (09) compatriotes sont toujours retenus captifs par ces milices rebelles de l’autre côté de la frontière à l’Est. La situation est d’ailleurs très tendue de ce côté (notamment à Garoua-Boulaï) depuis les attaques de rebelles armés centrafricains revendiquant la libération de leur guide, Abdoulaye Miskine. Les autorités camerounaises y ont également déployé du renfort. Non sans demander aux populations des zones transfrontalières de trouver refuge ailleurs. Peurs sur l’Adamaoua et l’Est.

© S.K. : Le Messager

LA JUSTICE INOPERANTE EN RCA :L’expression de l’échec de la transition

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Le Pays  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Tribunal-de-Grande-Instance-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tribunal de Grande Instance de Bangui

Bangui dispose toujours d’un secteur judiciaire, certes. Mais, en réalité, les juges centrafricains vivent dans la crainte permanente de représailles. Constamment, sous la menace des groupes armés qui ont pris le dessus partout dans le pays, magistrats et auxiliaires de justice ne peuvent faire leur devoir. Très difficile aux juges de s’en prendre à eux.

La justice constitue le pivot de la démocratie

Au parquet, certains magistrats admettent même que faute de protection, pendant très longtemps, les dossiers de flagrant délit impliquant des groupes armés ont soigneusement été mis de côté. Or, sans justice, il n’y a pas de vie en société. En Afrique où l’on tend même de manière bancale, à construire des Etats de droit modernes, sans conteste, la justice constitue le pivot de la démocratie. C’est pourquoi l’acte que les magistrats posent chaque jour, est en soi un symbole fort. Malheureusement, « le juge centrafricain travaille la peur au ventre », d’après le président du syndicat des magistrats.

Certes, quelques éléments de la Minusca gardent les lieux au palais de justice. Reste qu’en dehors de ce milieu, les conditions de sécurité sont déplorables. Que la justice ne soit pas à la hauteur des attentes, ou qu’elle devienne impartiale, soit ! Mais qu’elle cesse d’exister, cela est très grave. Dans tous les cas, on ne saurait s’en passer. Or, c’est un fait aujourd’hui, qu’en RCA, l’impunité a la peau dure. Les magistrats centrafricains qui ne sont pas des « djihadistes », ont le tort de vivre dans une société où, actuellement, agir dans un sens plutôt que dans l’autre, les plonge inévitablement dans l’incertitude. Or, c’est avec la justice qu’on met fin à l’insécurité. Il faut donc encourager les magistrats à poursuivre l’œuvre chaque jour accomplie. Il faut surtout éviter de les excéder, de les pousser à la démission. Dans un tel cas, l’impunité irait s’aggravant.

Mais, le citoyen lambda ne peut non plus vivre dans l’insécurité pendant que les magistrats baignent dans la sécurité absolue. La situation nationale, c’est aussi l’affaire de tout le monde. C’est aussi pourquoi, en attendant l’Etat nouveau, la transition doit jouer sa partition. Car, si la Justice est en panne, la preuve serait encore faite que la transition est mal en point. Etant donné l’importance de la justice, que peut et doit donc faire l’autorité actuelle ? En tout cas, l’on semble avoir choisi d’intensifier les efforts, de prendre les dispositions qui s’imposent, avec le précieux concours de la communauté internationale et des partenaires intéressés.

C’est ainsi qu’à Bangui, des mesures temporaires d’urgence ont été envisagées avec l’aide des Nations unies. Pour pallier les carences actuelles, et afin que justice puisse être rendue aux justiciables centrafricains. Ces mesures résultent d’un accord entre la mission onusienne, la Minusca, et les autorités gouvernementales centrafricaines. Ceci, aux termes de discussions entamées en juillet dernier. Cet accord prévoit un appui d’experts et de conseillers auprès des magistrats centrafricains. De plus, les internationaux pourront arrêter et détenir des suspects dans les situations où les forces de sécurité centrafricaines ne seront pas en mesure de le faire. Entre autres mesures, les Nations unies aideront la RCA à disposer d’une Cour pénale spéciale, établie au titre du droit national. Une Cour qui sera chargée d’examiner à l’échelle du pays, les affaires les plus graves de violations des droits de l’Homme.

Il est important que les magistrats et la justice soient rétablis dans leurs droits

En attendant, que faire ? Comment faire en sorte que les magistrats puissent continuer à faire leur travail ? Certes, la mise en place d’un cadre sécurisé de travail est importante, la criminalité ordinaire ayant augmenté. Mais il paraît impératif d’encourager les magistrats, le temps que le nouveau cadre institutionnel se mette en place, avec leur concours, sous l’impulsion d’une vision nouvelle. Mais surtout, à tout prix, il faut assurer la protection de ceux qui sont chargés de dire le droit, et de protéger la veuve et l’orphelin. S’il le faut, mettre un garde pénitentiaire ou un agent de sécurité derrière chaque magistrat. Sinon, on aura perdu du temps  à construire la transition. En tout cas, il faut éviter que les magistrats centrafricains soient contraints à la démission ou à l’exil. Ce serait un désastre !

Entreprendre des changements ne sera pas chose facile sur le terrain. Surtout qu’en dehors des ressources matérielles et financières, il y a la sempiternelle question des ressources humaines, en nombre et en qualité. Saura-t-on vraiment « mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » ? On le sait : les règlements de comptes, les petites susceptibilités, les discriminations de tous ordres, ont toujours miné les efforts de modernisation de l’appareil d’Etat dans les pays africains. Outre les aléas de la guerre civile, on ne peut passer sous silence les pesanteurs socioculturelles. Le citoyen centrafricain n’est plus le même. Le justiciable, aussi bien que celui chargé de dire le droit, ont changé. Mais, la question de la justice doit préoccuper tout bon Centrafricain. C’est en effet elle qui pourra aider le pays à guérir de ses maux. A tous les niveaux, doit s’opérer une totale reconversion des mentalités.

Tout Centrafricain doit comprendre, aujourd’hui, que le pays n’avancera jamais si la transition actuelle doit déboucher sur un régime qui n’aura aucun égard pour la stricte séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). C’est pourquoi il est important de faire sien le combat actuel pour que les magistrats et la justice soient rétablis dans leurs droits. Sinon, les uns et les autres auront cherché à faire la paix pour rien. Il faut profiter du moindre répit, pour recoller les morceaux de l’appareil d’Etat actuellement en lambeaux. Cela ne sera effectif que si les professionnels des divers secteurs d’activités ont à l’esprit un sens élevé du service public. Aux  gouvernants aussi d’avoir à cœur de prendre en compte l’intérêt du peuple centrafricain.

Devenue inopérante avec l’avènement de la guerre civile, la justice traduit aujourd’hui l’échec de la transition menée par Catherine Samba-Panza. A moins de trouver rapidement la solution au sort des magistrats, l’équipe chargée de la transition en RCA, risque fort d’être submergée de problèmes dont elle pouvait pourtant faire l’économie.

 

« Le Pays »

L’armée camerounaise demande à la population de quitter une région frontalière avec la Centrafrique

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AA   /   CNC
Huit Camerounais sont toujours détenus par des rebelles centrafricains depuis un enlèvement perpétré dimanche.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/laemée-camerounaise-demandent-à-la-population-de-quitter-la-frontière-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'armée camerounaise demandent à la population de quitter la frontière avec la RCA

La population de Garoua-Boulaï, ville dans l’Est du Cameroun, limitrophe de la République centrafricaine, est en train de quitter la localité à la demande de l’armée camerounaise, deux jours après l’enlèvement de huit Camerounais par des rebelles centrafricains, a appris Anadolu, mardi, de source sécuritaire.

« Les rebelles centrafricains qui se réclament partisans du chef militaire Abdoulaye Miskine ont tiré une roquette tout près de Garoua-Boulaï hier [lundi, ndlr]. La roquette a détruit quelques maisons d’habitation mais n’a pas fait de victimes. C’est pourquoi l’armée camerounaise a demandé aux populations de quitter la ville afin d’éviter des pertes en vie humaines », explique la source.

« Nous avons appris que ces rebelles centrafricains sont entrain de recruter de force des jeunes à Garoua-Boulaï, une nouvelle préoccupante pour nous », révèle la source de Anadolu.

Une autre source sécuritaire affirme que près d’une centaine de soldats camerounais a été envoyée en renfort à Garoua-Boulaï afin de sécuriser la ville.

Selon la même source, des rebelles, partisans de Miskine, également membres du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC – une des composantes de l’ex-Seleka) ont enlevé, dimanche, huits civils camerounais en exigant en échange de leur libération, l’élargissement de leur chef, Abdoulaye Miskine, enlevé et détenu par l’armée camerounaise depuis septembre 2013.

« Les Camerounais allaient dans leurs plantations lorsqu’ils ont été attaqués par ces rebelles à Sapongari, un quartier limitrophe de Garoua Boulaï avec la Centrafrique» a confié à Anadolu une source militaire à Garoua Boulaï  « Les rebelles centrafricains ont enlevé neuf camerounais. Avant de traverser la frontière centrafricaine, ils ont relaxé la petite fillette qui se trouvait parmi les captifs. Il ne reste plus que huit camerounais toujours détenus par ces rebelles », a poursuivi la source qui explique que ces « individus », lourdement armés, ont enlevé les otages sans échange de coups de feu.

Au début de l’année 2014 déjà, une dizaine de Camerounais avait été enlevée par des supposés partisans de ce même chef rebelle dans un bus de transport en commun, à Yoko-Siré, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la RCA.

Une source militaire a confié à Anadolu qu’Abdoulaye Miskine était soupçonné de recruter des jeunes, tant du côté camerounais que centrafricain, pour la reconquête du pouvoir en République centrafricaine et la scission du Cameroun.

Par:  James Ntog  et  Pado Chemie

Cinq musulmans tués par des Anti-Balaka à Dékoa

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AA  /  CNC
Anti-Balaka-et-les-jeunes-de-baboua-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Altercation entre les Anti-Balaka et les jeunes de baboua en Centrafrique
Un véhicule transportant des bœufs à destination de Bangui est tombé dans les mains des Anti-Balaka qui ont tués tous les convoyeurs (conseiller national de la Kémo)

Cinq musulmans ont été tués par des anti-Balaka entre la localité de Dissikou et la ville de Dékoa, dans la préfécture de Kémo, dans le centre-sud de la Centrafrique, a indiqué mardi à Anadolu le Conseiller national de la Kémo, Marcelin Yoyo.

« Un instituteur du village Dissikou m’a appelé ce matin (mardi) pour m’informer qu’un véhicule transportant des bœufs à destination de Bangui (la capitale) est tombé dans les mains des Anti-Balaka de la localité il y’a trois jours de cela. Les convoyeurs, des musulmans au nombre de cinq ont tenté de se dissimuler parmi le troupeau mais ont été repérés et aussitôt exécutés », a-t-il relayé précisant que « les bœufs ont également tous été abattus ».

Joints par Anadolu, le porte-parole des musulmans de km 5 Ousmane Abakar et le porte-parole dissident de la Séléka Amat Nedjad Ibrahim ont tous deux confirmés l’attaque. Toutefois, aucun commentaire, côté anti-Balaka n’a été disponible jusqu’à 15h45 gmt.

« Un opérateur économique de confession musulmane a affrété un véhicule pour convoyer du bétail sur Bangui où la pénurie de la viande de bœuf est devenue grave depuis le début de la traque des éleveurs nomades de la communauté peulh », a précisé pour sa part Abakar.

 

Par: Sylvestre Krock

discours de Catherine Samba-Panza devant le Congrès et le Brookings Institute aux États Unis d’Amérique.

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Corbeau news Centrafrique

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

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 Armoirie de la Centrafrique

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE

MADAME Catherine Samba-Panza,

CHEF D’ETAT DE LA TRANSITION

Devant le Brookings Institution

 

Réunion du 19 septembre 2014

 

WASHINGTON, SEPTEMBRE 2014

 

–      Monsieur le Président Directeur Général de Search for Common Ground ;

–      Monsieur le Vice-Président, Directeur pour l’Economie Globale et le Développement ;

–      Madame la Vice-Présidente de Mercy Corps ;

–      Mesdames et Messieurs les responsables de Brookings Institution ;

–      Distingués invités,

 

Je voudrais tout d’abord vous exprimer ma profonde gratitude au nom du peuple de la République Centrafricaine tout entier, et vous remercier pour l’invitation que votre institution a bien voulu m’adresser, ce qui est une preuve d’attention et de considération que vous portez en ma personne et qui m’offre l’occasion de vous entretenir sur la situation de mon pays.

L’instabilité politique et les conflits internes répétés depuis deux décennies ont plongé la population centrafricaine dans une situation de vulnérabilité extrême.Mais depuis décembre 2012, la République Centrafricaine est secouée par une des plus graves crises qu’elle n’a jamais connue. Le peuple centrafricain s’est retrouvé dans une situation dramatique marquée par :

  • Plus de 2.000personnes tuées
  • 12 % de la population déplacés
  • 8 % de centrafricains réfugiés dans les pays voisins
  • 2,5 millions de personnes, soit 54% de la population totale ayant besoin d’assistance humanitaire
  • Plus de 30% des infrastructures scolaires et sanitaires détruites
  • Environ 28.000 enfants touchés par la malnutrition aiguë sévère
  • 7.000 enfants enrôlés dans des groupes armés
  • Plus de 2.000 femmes victimes de viols et violences sexuelles
  • Un phénomène de rejet communautaire sur des bases d’appartenance religieuse persistantes avec des assassinats traduisant aujourd’hui le refus de vivre ensemble.
  • Des poches d’insécurité persistantes dans la capitale et dans toutes les provinces avec des violences sur les populations
  • Les moyens de fonctionnement de l’administration et les capacités de production du secteur privé anéantis.
  • L’infiltration des terroristes, notamment les djihadistes sur le territoire centrafricain et la poursuite des exactions sur les populations par la LRA, constituant une menace pour la paix et la sécurité sous-régionale, régionale et internationale.

 

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

En janvier 2014, La République Centrafricaine, mon pays, était au bord de l’implosion avec une insécurité généralisée, des actes de violences sans précédents, sur fond de considérations inter religieuses, des violations massives des droits de l’homme et des milliers de déplacés internes et externes.

Face à cette situation catastrophique, la communauté internationale est venue à notre chevet.

Il n’en demeurait pas moins que les défis auxquels nous devions faire face étaient énormes et interpellaient chaque centrafricain.

A cette période, plus que jamais, le pays avait besoin d un leader en mesure de rassembler et réconcilier les centrafricains, de redonner espoir aux uns et aux autres.

Si j’ai pris la décision de solliciter le suffrage du Conseil National de Transition au poste de Chef de l’Etat de la Transition en janvier 2014, c’est essentiellement parce que je considérais que l’heure était grave et qu’aucun centrafricain consciencieux et responsable ne pouvait rester sans réagir.

Je mesurais à sa juste valeur la lourde responsabilité qui devait m’incomber si les membres du Conseil National de Transition m’accordaient leur suffrage pour parachever la transition.

 

Je me suis engagée a être a la tête de la transition pour impulser une dynamique vigoureuse de réconciliation entre tous les centrafricains et a m’employer a inciter nos frères et sœurs africains obligés de repartir chez eux, de revenir vivre avec leurs frères et sœurs centrafricains, comme auparavant.

 

J’ai pris l’engagement de veiller au respect de l’ordre public et au rétablissement de l’autorité de l’état sur toute l’étendue du territoire.

J’ai aussi pris l’engagement de respecter les règles du jeu de la transition : celles de ne pas me présenter aux élections aux termes de la transition. Et je respecterai cet engagement, quoiqu’il m’en coute.

Au regard de l’immensité de la tache, beaucoup se sont demandés si je serais a sa hauteur.

Sans complexe et sans démagogie, j’ai répondu que j’avais tous les atouts pour réussir cette noble et exaltante mission. Celle de conduire la transition que nous voulons tous apaisée et sereine afin de parvenir à des élections libres, justes et démocratiques.

Mon élection a suscité beaucoup d’espoir au sein de la communauté internationale mais surtout des populations meurtries qui n’aspirent plus qu’à vivre en paix, dans la dignité et dans une nouvelle République centrafricaine refondée sur des nouvelles bases, en vue de sa renaissance et son épanouissement

Cet espoir reposait en grande partie sur ma capacité à rassembler la population ainsi qu’à donner un nouvel impact au pays, en tant que femme et mère désireuse de voir ses enfants vivre en paix. Des femmes en Afrique et ailleurs, dans des situations de transition politique, ont fait leur preuve. Pourquoi pas en Centrafrique.

J’ai pensée alors que le moment était venu en République Centrafricaine d’arrêter les hostilités, les destructions et les violences faites à nos paisibles populations. Le moment était venu d’arrêter les exactions de toutes sortes, de faciliter le retour des déplacés chez eux, de passer au réapprentissage du vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique de relèvement du pays.

Et j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat car j’ai tout de suite perçu que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés en chaque centrafricain.

Déjà, dans ma profession de foi et ensuite à travers les actes que j’ai posés jusque là, j’ai affirmé mon ferme engagement en faveur du dialogue permanent, de la paix et de la gestion inclusive de la transition.

Mes premières paroles à la Nation centrafricaine meurtrie ont été un appel lancé à mes compatriotes pour enclencher sans tarder une dynamique de paix qui puisse préserver le pays du chaos total.

 

En fait, j’avais très tôt compris que c’est par l’arrêt des hostilités, la tolérance, le dialogue et la réconciliation nationale que nous parviendrons à une véritable cohésion sociale dans notre pays.

J’avais très tôt compris qu’il nous fallait analyser, comprendre et dépasser nos contradictions et reconquérir l’unité de notre nation au-delà des différences confessionnelles, ethniques ou tribales.

Ma conviction était qu’il était grand temps de déposer les armes et d’appeler tous les acteurs de la crise actuelle à s’engager dans la voie de résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité.

 

Mesdames et Messieurs,

Une analyse des crises politico militaires que la RCA a vécues met en évidence de nombreuses causes profondes qui restent intimement liées au déficit de gouvernance, à la déliquescence du système de sécurité et de justice, ainsi qu’à une déstructuration du capital social et culturel. Le cumul de ces déficits pendant plusieurs décennies ont fait de la RCA un état fragile et vulnérable marqués par l’existence de rébellions persistantes. Par ailleurs, la RCA vit dans un environnement géopolitique marqué par l’instabilité. Hormis le Cameroun, les quatre autres pays voisins, à savoir la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, le Soudan et le Tchad ont connu des conflits au cours de ces dix dernières années. Ces conflits récurrents dans les pays frontaliers ont engendré le phénomène de circulation d’armes légères et de petit calibre qui alimentent le grand banditisme et l’insécurité.

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Malgré son potentiel naturel très important, mon pays enregistre des niveaux d’indicateurs socioéconomiques très critiques. En effet, plus de 80 % de la population vit aujourd’hui avec moins de deux dollars par jour ; le PIB par habitant est passé d’une moyenne de 461,62 $ sur la période 2008 – 2011 à 294,70 $ sur la période de 2012 – 2014 et l’Indice de Développement Humain (IDH) s’est considérablement détérioré, plaçant la RCA parmi les cinq derniers pays à l’échelle mondiale, soit au 172ème rang sur 177 pays.

 

Ces indicateurs expriment à suffisance l’étendue des défis socio-économiques suivants auxquels la République Centrafricaine doit faire face :

–      Sécurité et bonne gouvernance

–      Cohésion sociale et concorde nationale

–      Restauration de l’autorité de l’Etat

–      Relance de l’économie et du processus de développement

En réponse à ces défis, j’ai instruit, dès mon élection en Janvier 2014 par le Parlement National de Transition, le Gouvernement à mettre en place un Programme de sortie de crise. C’est ainsi qu’un Programme d’Urgence et de Relèvement Durable de la RCA a été élaboré. Ce document constitue désormais le cadre de dialogue et de concertation avec les partenaires pour l’assistance en faveur de mon pays. Ma vision, à travers ce Programme, est de « bâtir d’ici 2015, une société prospère et unie, vivant dans la sécurité, la paix et attachée aux valeurs démocratiques ». Elle se fonde sur ma détermination à créer les conditions d’un retour à la paix, à la sécurité, à l’ordre constitutionnel et à la bonne gouvernance.

 

Ce Programme met en œuvre une stratégie qui associe les actions d’assistance humanitaire et de relèvement précoce pour renforcer l’objectif général de lutte contre la pauvreté en restaurant la capacité des institutions nationales et des communautés à se remettre de la crise et éviter une rechute.

 

Cette stratégie s’articule autour de quatre piliers :

La sécurité d’abord. Je veux, pendant la période de la Transition, fournir aux centrafricains les premiers bénéfices d’une sécurité globale et rendre aux acteurs du secteur de la sécurité de la République Centrafricaine leur confiance dans un avenir professionnel utile au pays et conforme aux standards internationaux.

Ce premier Pilier va nous permettre de restaurer la sécurité et d’assurer la libre circulation des personnes et biens sur tout le territoire afin de relancer réellement l’économie. Il consistera donc à :

1) mettre en œuvre les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration (DDRR) et de réforme du des services de sécurité (RSS) pour parvenir à une réhabilitation et refondation des Forces Armées Centrafricaines et promouvoir la gouvernance et l’Etat de droit en vue de conduire le processus électoral dans de meilleures conditions,

2) rétablir la fonction judiciaire pour mieux lutter contre l’impunité et la corruption, et parvenir ainsi à une réconciliation véritable et à une paix consolidée.

 

Entretemps, avec l’appui des forces de la Communauté Internationale déployée en RCA, le processus de la Réforme de Secteur de la Sécurité (RSS) a été amorcé. Il s’agit de la mise sous tutelle unique du Ministère de la Sécurité Intérieure des forces de police et de Gendarmerie, de la création d’un Centre d’Opérations Police/Gendarmerie unique et fonctionnel à Bangui et du déploiement de ces forces de sécurité intérieure en province. Ce redéploiement va se poursuivre pour couvrir toutes les villes du pays avec la mise en place des forces onusiennes de maintien de la paix.

 

Par ailleurs, le Conseil National de Sécurité que je préside, collabore étroitement avec le Comité conjoint de réflexion sur les forces de défense et de sécurité Gouvernement/Nations-Unies en vue de mettre en place la stratégie appropriée en ce qui concerne l’armée nationale. Il est à relever qu’en raison des sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, la RCA ne peut équiper son armée. Pourtant la réhabilitation des forces de défense nationale est capitale. La RCA, située au cœur du continent africain, est cernée par des conflits armés régionaux et devient petit à petit, le carrefour du terrorisme régional et sous-régional avec les avancés des djihadistes notamment les éléments de Bokho-Haram. L’appui et l’expérience des grandes nations, notamment les Etats Unis d’Amérique, en matière de lutte contre le terrorisme sont ainsi plus que jamais déterminants pour anéantir ce risque.

Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans un cadre de dialogue avec les pays voisins et je ne cesse de ménager des efforts dans ce sens, soutenue dans cette démarche par la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale.

 

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Ma volonté de promouvoir la gouvernance politique et démocratique est totale. C’est ainsi que même pendant les moments les plus difficiles de la crise, le dialogue et la concertation ont été maintenus de manière régulière avec toutes les forces vives de la nation. La mobilisation de tous a ainsi permis de lancer le processus de dialogue inclusif dont la première étape a été l’organisation en juillet dernier d’un Forum de réconciliation tenu à Brazzaville et qui a abouti a la signature d’un Accord de cessation des hostilités.

A travers cet Accord, les groupes armés, la société civile et les partis politiques se sont engagés à œuvrer ensemble pour un retour à une paix durable. Pour marquer cette volonté commune, les initiatives de réconciliation et de paix au niveau des communautés, des associations féminines et de jeunesse, et des groupes armés sont encouragées et se multiplient chaque jour. Dans les mois a venir, seront organisées les consultations populaires au niveau des 16 préfectures du pays qui in fine sur le forum national de réconciliation à Bangui.

Ces concertations à la base permettront d’identifier les problèmes majeurs qui minent le vivre ensemble intercommunautaire, de susciter une participation populaire à l’œuvre de reconstruction du pays en favorisant une prise de conscience plus accrue à l’égard du rôle des communautés dans le retour de la paix et le développement durable du pays. Quant au grand dialogue national de vérité et réconciliation, son objectif principal sera de jeter les bases d’une nouvelle société Centrafricaine dont le pilier serait un nouveau pacte républicain articulé autour d’une gouvernance moderne, démocratique et patriotique.

Toujours dans le cadre de ce dialogue, un gouvernement de large ouverture représentatif de toutes les forces vives et des régions a été constitué.

En ce qui concerne les élections, le Code Electoral a été adopté le 13 novembre 2013 et les Membres l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E.) ont prêté serment le 24 décembre 2013. Les différents organes de régulation des élections comme le cadre de concertation et le Haut Conseil de la Communication ont en outre été mis en place.

Il n’en demeure pas moins que la ferme volonté des Autorités de la République Centrafricaine d’aller résolument à l’organisation d’élections libres, démocratiques et crédibles bute sur certaines contraintes dont la subsistance de poches d’insécurité dans certaines régions du pays mais surtout l’insuffisance des moyens financiers conséquents et pour le fonctionnement de cet organe et pour la préparation et l’organisation des élections proprement dites.

 

Le deuxième pilier consiste en la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, condition préalable de la pleine reprise de l’économie et de la réussite du processus électoral.

L’objectif est de créer les conditions pour accélérer le retour rapide des personnes déplacées internes et refugiées, renforcer la protection des civils, des droits de l’Homme et du personnel humanitaire par des actions fortes visant à rapprocher l’administration des administrés.

Toujours dans le cadre de la protection des populations civiles et de la promotion des droits humains, j’ai accepté de céder une partie de la souveraineté nationale en matière de justice transitionnelle à la Mission onusienne de stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) afin de renforcer les capacités des juges. Avec la mise en place des forces de la MINUSCA depuis le 15 septembre dernier, ce dispositif sera opérationnel assez rapidement.

Une attention particulière a été accordée aux services sociaux essentiels. Il s’agit de la santé, de l’eau potable, de l’assainissement, de l’hygiène, de l’éducation et du réseau national de communication. Les actions et mesures menées dans ce domaine ont visé à favoriser le relèvement communautaire immédiat et le renforcement des capacités de résilience des communautés de base. J’ai ainsi été amenée à décider de la gratuité des soins aux groupes vulnérables que sont les enfants et les femmes.

La RCA connait une forte mobilisation de l’assistance humanitaire à travers les interventions de plus de 90 ONGs internationales. Malgré tout, on peut noter une faiblesse de l’accès aux services sociaux en République Centrafricaine et je profite de votre tribune pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés dans le monde pour qu’elles soutiennent mon Gouvernement dans la réhabilitation et la facilitation de l’accès aux services sociaux de base.

Nous sommes cependant conscients que ces actions passeront d’abord par la poursuite des réformes économiques et la promotion de la croissance soutenue. Il est donc urgent, à court terme, de créer des richesses et des emplois afin non seulement de prendre en charge des dépenses régaliennes de l’Etat mais d’offrir des opportunités de formation et d’emplois aux jeunes désœuvrés qui forment les bataillons des rebellions armées. Il en est de même pour les femmes qui constituent plus de 61 % de la population et qui sont devenues, par la force des choses, des chefs de famille ayant la charge de leurs progénitures. Il est important et urgent de leur offrir des opportunités pour consolider de manière durable leurs moyens d’existence et pour leur autonomisation.

 

Selon cette vision, les réformes économiques vont permettre de :

(i) mettre en œuvre une assistance économique et budgétaire rapide pour permettre de renforcer les capacités des principaux acteurs de l’économie et relancer les secteurs productifs et créateurs d’emplois. A moyen terme et long terme, elles pourront améliorer l’environnement des affaires en dynamisant le Partenariat Public/privé, relancer les grappes de croissance dans les secteurs de l’agriculture, des mines et des forêts par la mise en œuvre de l’agroforesterie,

(ii) permettre de construire, réhabiliter et viabiliser les équipements et infrastructures économique et,

(iii) renforcer la gouvernance financière avec la poursuite des réformes globales des finances publiques.

Pour ce qui concerne la gouvernance financière singulièrement, il est essentiellement question de réduire les risques fiduciaires et c’est pour cela qu’un comité de suivi de la gestion des finances publiques et un comité de trésorerie ont été créés. A ces initiatives s’ajoute le processus en cours de renforcement des capacités de l’organe d’exécution des dépenses publiques par l’assistance technique. Car, pour redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la RCA dans le processus de Kimberley. Les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays devraient apporter tout leur appui à cette action prioritaire.

Monsieur le Directeur le Général

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Sans être exhaustive, mes propos ont tendu a mettre en exergue les efforts déployés au quotidien pour réduire la souffrance du peuple centrafricain, pour ramener la paix et la sécurité, mettre fin à l’impunité, favoriser le relèvement des communautés et relancer le processus de développement. Je me suis aussi permise de souligner fortement que sous mon leadership, le peuple centrafricain a affronté avec courage la crise.

En effet, après huit mois d’exercice du pouvoir de l’Etat, des avancées notables peuvent être enregistrées dans la gouvernance du pays avec des effets significatifs sur l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il en est ainsi de la sécurité qui revient progressivement grâce à l’appui des forces internationales. Grâce au retour graduel de la sécurité à Bangui et dans l’arrière pays, la République Centrafricaine est aujourd’hui un pays fréquentable. Pour preuve : le retour de l’Ambassade des Etats Unis à Bangui que nous avons perçu comme un signal fort en direction des pays qui doutent encore du retour de la sécurité dans le pays.

A la faveur du retour progressif de la paix et de la sécurité, les enfants ont repris peu à peu le chemin de l’école, les hôpitaux et centres de santé ont recommencé à nouveau de fonctionner, les agents de l’Etat et les employés du secteur privé sont de retour à leur lieu de travail, notamment à Bangui, le trafic sur l’axe Bangui- Douala et l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité se normalisent, avec un impact positif sur les recettes de l’Etat qui sont cependant loin d’atteindre un niveau satisfaisant vu le contrôle d’une partie du pays par les groupes armés non conventionnels.

C’est le lieu de témoigner la gratitude du peuple Centrafricain et de la mienne propre à l’Amérique qui a compris le sens de ma demande formulée au Secrétaire Général des Nations Unies dès le mois de février 2014 et qui a appuyé le vote des différentes résolutions du Conseil de Sécurité sur la Situation en République centrafricaine.

Il en est aussi ainsi de l’urgence humanitaire. Je me réjouis que mon cri de détresse ait été entendu et que jamais la communauté internationale ne se soit autant fortement mobilisée en faveur de mon pays. Car, la crise centrafricaine était une “crise oubliée ‘’ et j’ai réussi le pari de mettre la Centrafrique au cœur des préoccupations internationales. C’est ici le lieu de rendre un hommage mérité aux Organisations humanitaires américaines pour leur appui multiforme aux populations centrafricaines.

Consciente de la faiblesse de notre économie dont tout le tissu a été détruit, j’ai fait de la reprise de la coopération avec les institutions financières internationales mon objectif principal. Dans ce cadre, les négociations vont bon train avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale que j’aurai l’opportunité de visiter pendant mon séjour ici.

 

De tout ce qui précède, il ressort que l’espoir renaît en République Centrafricaine puisque la vie reprend petit à petit et dans le bon sens, au grand soulagement d’une bonne partie de la population.

Il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire et c’est là où nous avons des attentes à exprimer à l’endroit des Etats Unis. De manière concrète, vos structures peuvent beaucoup faire à travers les plaidoyers, lobbies et réseaux pour soutenir les efforts du peuple Centrafricain et de ses dirigeants visant à recouvrer son unité, sa dignité et surtout l’intégrité de son territoire. Ce peuple est désormais derrière ses dirigeants et ne demande qu’à être accompagné dans sa vision et son plan de sortie de crise qui existent déjà.

Les besoins sont énormes et les moyens demeurent encore très limités. La mise en œuvre de ce plan nécessitera des moyens colossaux et je veux formuler le vœu que la Nation la plus puissante et riche au monde ne restera pas à l’écart des partenaires et moyens qu’il faut mobiliser.

Quant à vous éminents Membres du Brookings Institute qui avez bien voulu m’accorder votre aimable attention, je ne doute pas que vous serez désormais les farouches défenseurs des dossiers Centrafricains et vous dis encore grand merci pour l’honneur et le plaisir que vous m’avez faits de me donner l’opportunité de vous entretenir sur la situation dans mon pays.

Le peuple centrafricain a besoin du peuple américain pour soutenir cet espoir et retrouver sa dignité. C’est pourquoi, je peux affirmer : « TOGETHER WE CAN DO BETTER ».

Je vous remercie.

 

 

 

[gview file=”http://www.corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Allocution-de-la-PRCE_Brookings-Institution-VPR.pdf”]

L’armée nigériane confirme la mort du leader de Boko Haram

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France 24   /  Corbeau news Centrafrique (CNC)

Il est très probable que Shekau soit mort entre le 25 juillet et le 3 août», affirme le communiqué, du lieutenant-colonel Sagir Musa, porte-parole de la force spéciale qui opère contre Boko Haram

Abubakar Shekau, chef du groupe islamiste Boko Haram, «est probablement décédé» après avoir été blessé par balle dans un affrontement avec des soldats, a annoncé l’armée nigériane, sans en apporter la preuve.

Abubakar-Shekau mort
Depuis 2009, c’est lui qui était aux commandes du groupe islamiste Boko Haram. Sa tête était mise à prix 7 millions de dollars (5,3 millions d’euros) par Washington. Abubakar Shekau, qui serait âgé de 44 ans, aurait été blessé par balle le 30 juin au cours d’un accrochage avec des militaires près d’un camp de Boko Haram situé dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria. Transporté clandestinement au Cameroun voisin pour y être soigné, «le chef des terroristes de Boko Haram le plus redouté et le plus recherché est probablement décédé» des suites de ses blessures, a annoncé l’armée nigériane dans un communiqué publié lundi 19 août.


© DTN News
Abubakar Shekau (milieu)
En attente de confirmation «Il est très probable que Shekau soit mort entre le 25 juillet et le 3 août», affirme le communiqué, signé du lieutenant-colonel Sagir Musa, porte-parole de la force spéciale qui opère dans le nord-est du Nigeria contre Boko Haram. Cependant le porte-parole national de l’armée, le général Chris Olukolade, interrogé, a précisé que les forces de sécurité cherchaient encore à confirmer de manière définitive la mort de Shekau. «Nous sommes en contact avec nos hommes sur le terrain pour essayer d’avoir confirmation», a-t-il déclaré. L’armée nigériane mène depuis mai une vaste offensive contre Boko Haram dans ses fiefs du nord-est où l’état d’urgence a été déclaré.

Dans une vidéo transmise à l’AFP le 12 août, Shekau revendiquait de récentes attaques meurtrières contre les forces de sécurité dans le nord-est du pays et affirmait être «en bonne santé». «Vous n’avez pas tué Shekau», lançait-il à l’adresse des forces armées. Mais la date d’enregistrement de ce film n’était pas précisée. Selon l’armée, cette vidéo est un « faux » : « [Elle] a été jouée par un imposteur pour tromper ses membres afin qu’ils poursuivent le terrorisme et pour duper les esprits crédules», affirme le communiqué publié ce lundi. Le 14 août, l’armée nigériane avait affirmé avoir tué au début du mois le numéro 2 de Boko Haram, Momodu Bama, dans la ville de Bama, dans l’État de Borno.

Déjà donné pour mort par le passé Abubakar Shekau avait déjà été donné pour mort par la police en 2009 lors d’une précédente offensive d’ampleur des forces de sécurité nigérianes contre Boko Haram, qui avait abouti à la mort de son chef d’alors, Mohammed Yousouf, capturé et tué. Mais Shekau était réapparu plus tard dans une vidéo, ayant pris la tête de la rébellion. Si sa mort pourrait porter un coup important aux campagnes de Boko Haram, le groupe est constitué de plusieurs factions sans structure dirigeante homogène. Des groupes dérivés, comme Ansaru, lié à Al-Qaïda, qui a revendiqué l’enlèvement et l’assassinat d’Occidentaux, sont supposés opérer indépendamment. Boko Haram rejette tout dialogue avec le gouvernement du président Goodluck Jonathan et affirme combattre pour la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria. Il a multiplié les attaques meurtrières, ciblant aussi bien les forces de sécurité que la population. Depuis 2009, les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait 3 600 morts dans le pays, selon l’ONG Human Rights Watch.

La RCA demande l’allègement de l’embargo sur l’exportation de son diamant

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VOA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-exploitants-traditionnels-de-Diamant-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les exploitants traditionnels de Diamant en Centrafrique

Dans une interview exclusive accordée à Bagassi Koura, l’envoyé spécial de la VOA en Centrafrique, le ministre des Mines Joseph Agbo demande l’allègement voire la levée de l’embargo sur l’exportation du diamant centrafricain.

La RCA a été suspendue de Kimberley (un mécanisme mis en place pour contrôler le diamant des zones de guerre) en mai 2013, en raison de la guerre civile dans ce pays.

« On comprend le mobile qui avait présidé à cet embargo sur l’exportation de nos diamants, » explique le ministre Agbo, rappelant que la RCA est l’un des pays fondateurs du processus de Kimberley.

« Seulement nous disons aujourd’hui que loin de nuire a ceux qui sont venus perturber l’exploitation de nos diamants, cet embargo a vraiment eu des effets très pervers notamment sur les intervenants du secteur, » déplore t-il.

Il explique qu’ « en temps normal c’est un secteur qui représente quand même à peu près 20% des recettes du budget de l’Etat et 51% des recettes à l’exportation de la république centrafricaine ».

La crise socio-politique que traverse le pays depuis deux ans a énormément perturbé le secteur du diamant.

« Mais cette conséquence a été aggravée par la suspension du pays du processus de Kimberley, » dit-il.

Selon le ministre, la principale conséquence de l’imposition de l’embargo, c’est la multiplication des réseaux d’exportation illégale.

Les bureaux d’achat n’exportant plus, les collecteurs s’investissent dans la fraude, dit-il.

« Et donc la suspension du processus a eu pour effet d’entrainer le plus gros lot de nos collecteurs vers la fraude ».

D’autant plus que sur le terrain, les groupes armés, (essentiellement les Anti-Balaka et les Seleka) se sont emparés des mines du pays, qu’ils exploitent. Les produits sont exportés à l’étranger à travers les pays voisins comme l’explique Vianney Victorien Koyandakpa, un exécuteur évaluateur en diamants et or.

« L’Etat est entrain de perdre beaucoup d’argent avec des trafiquants qui sortent illicitement avec des diamants qui sont exploitées dans ces zones minières qui sortent par le Cameroun et par le Tchad ».

Pour le ministre des Mines, les conséquences de l’embargo sur le fonctionnement du gouvernement sont énormes.

« Comment voulez-vous que l’Etat aujourd’hui puisse assurer les charges régaliennes, par exemple, les paiements de salaires, ou bien entretenir les hôpitaux si cet argent-là lui manque ?

Pour lui, maintenir l’embargo, c’est « ajouter du malheur au malheur ».

Le gouvernement centrafricain espère que le déploiement le 15 septembre derniers des Casques Bleus des Nations unies, va permettre la reprise en main des mines.

« Je suis content d’apprendre par exemple que dans leur programme, Bria par exemple, sera une zone militaire. Ca sécurise quand même cette zone qui est réputée être une zone de production de diamant ».

Centrafrique: Bangui vit au rythme de braquages et de criminalités aggravées

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©AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Vue-aérienne-de-la-ville-de-Bangui-en-République-Centrafricaine1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue aérienne de la ville de Bangui en République Centrafricaine

Les violences intercommunautaires de masse qui ont ravagé le pays pendant un an et demi ont largement diminué, mais toutes les bandes armées n’ont pas été démantelées

Braquages, agressions, disparitions : à l’heure où se déploie une nouvelle mission de l’ONU en Centrafrique, les habitants de la capitale Bangui sont excédés par la criminalité qui continue d’empoisonner leur vie quotidienne. Les violences intercommunautaires de masse qui ont ravagé le pays pendant un an et demi ont largement diminué, mais toutes les bandes armées n’ont pas été démantelées. Les violences se concentrent particulièrement dans les quartiers nord de Bangui comme Boy-rabe, Fouh et Gobongo, fiefs des milices Anti-Balaka qui ont commis d’innombrables exactions depuis plus d’un an. “On ne peut plus vivre en paix ici à Boy-rabe. Chaque nuit, il y a au moins entre deux à trois cas de braquage. Aucun dispositif de dissuasion n’est en place pour faire peur aux auteurs de ces braquages”, se plaint le gérant d’un bar, Jozias Maïngué. “Alors que tout le monde était en droit de penser que l’ennemi était la Séléka, aujourd’hui c’est tout à fait le contraire. Ce sont les anti-balaka qui terrorisent encore les Centrafricains et particulièrement les Banguissois”, accuse un habitant de Boy-rabe, André Ngaïnam.
Ce sont aussi des anti-balaka “qui ont attaqué la station-service Tradex du 4e arrondissement en plein jour en tirant en l’air. Ils “sont partis avec 18 millions de francs CFA (27.000 euros) sans être inquiétés”, affirme Job Bekoïssé, un revendeur de carburant.

Les miliciens ex-Séléka – qui avaient pris le pouvoir début 2013 avant d’en être chassés en janvier 2014 – sont aujourd’hui soit repliés dans leurs bastions musulmans du nord du pays, soit cantonnés dans des bases militaires de la capitale, contrairement aux anti-balaka, miliciens majoritairement chrétiens, qui se sont fondus dans la population civile. “Des quartiers entiers sont des poudrières et des nids de bandits”, confirme une source militaire française sous couvert d’anonymat. “Les anti-balaka sont en ce moment une entrave à la paix. Tout le monde sait qui fait quoi et tout le monde s’en plaint. Mais personne ne peut dénoncer quoi que ce soit”, par peur de représailles, explique cette source.

Impunité totale

Dans chaque maison, chaque boutique, on a son lot de malheurs à raconter, tel Elie Tonfio, mécanicien qui a pignon sur rue à Boy-rabe: “Mercredi, un colonel des douanes centrafricaines qui rentrait chez lui a été attaqué à sa descente de voiture par des individus qui l’ont poignardé à l’abdomen. Le véhicule a essuyé des tirs provenant d’un responsable des anti-balaka”. “Ils allaient le tuer. Heureusement pour lui, sa fille s’est mise à crier et à appeler au secours. Ils ont pris la fuite en emportant tout qu’il y avait dans la voiture”, poursuit le mécanicien.

Les quartiers sud ne sont pas épargnés non plus. Cela fait 15 jours que Mamadou, un chrétien portant un nom musulman, tout juste arrivé de province pour travailler à Bangui comme moto-taxi, a disparu. “Il n’a plus été revu, ni la moto. Plusieurs témoins ont affirmé l’avoir vu les mains et les pieds ligotés à la base des Anti-balaka avant sa disparition”, s’inquiète son frère aîné, Axel. Excédés par l’impunité qui règne dans la capitale, les habitants du quartier Fouh (nord) ont mis un en place un comité d’autodéfense comprenant des jeunes et quelques Anti-balaka pour patrouiller dans les ruelles à la nuit tombée, en espérant dissuader les malfaiteurs.

Samedi, quatre responsables Anti-balaka ont été arrêtés pour avoir transporté des “armes de guerre” et déférés à la prison centrale de Bangui, selon une source au parquet. Mais les miliciens et délinquants opportunistes sont rarement inquiétés malgré la présence des forces françaises (2.000 hommes) et africaine (6.000) auxquelles la force de maintien de la paix de l’ONU a succédé le 15 septembre, et dont la tâche s’annonce déjà difficile.

AFP

Centrafrique: La France dans le piège “centrafricain”

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Mariane  /  Corbeau news (CNC)

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Un soldat de l'opération Sangaris à Bambari - GEAI LAURENCE/SIPA
Un soldat de l’opération Sangaris à Bambari – GEAI LAURENCE/SIPA
Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée). Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine.

Il faut dire que l’accord de cessez-le-feu signé à Brazzaville, en République du Congo, par la présidente de transition, madame Catherine Samba-Panza, n’a pas encore porté ses fruits. D’ailleurs, ce cessez-le-feu est contesté par le général Joseph Zoundeko, chef d’état-major de la Séléka (l’ex-rébellion majoritairement musulmane qui a pris le pouvoir en mars 2013 et l’a abandonné début 2014 sous les pressions internationales).

Certes, après les affrontements du 20 août dernier, dans le 3e arrondissement de la capitale, Bangui s’est considérablement apaisée. Les habitants des quartiers musulmans reviennent chez eux et le commerce a repris. Les étals du marché PK5, poumon économique de Bangui, sont de nouveaux remplis. Le camp de M’Poko, qui accueille des déplacés près de l’aéroport de Bangui, se vide progressivement. Il est passé de presque 100 000 personnes, au plus fort de la crise, à environ 20 000 âmes aujourd’hui. Pour les forces françaises et internationales, le rétablissement de la sécurité dans la capitale était une première étape nécessaire. Elles espèrent que le reste du pays suivra. Mais ce n’est pas encore gagné…


Une Centrafrique coupée en deux

Aujourd’hui, la RCA est coupée en deux. Les anti-balaka (milices d’autodéfense majoritairement chrétiennes) tiennent l’Ouest du pays et les Séléka contrôlent le Centre-Est de la RCA du Nord au Sud. Une ligne de front s’est naturellement tracée entre les communes de Batangafo (au Nord) et Mobaye (au Sud). Cette ligne est régulièrement la scène d’affrontements entre les forces de maintien de la paix, anti-balaka et Séléka. Encore au mois d’août, plusieurs combats ont eu lieu entre la Sangaris et les divers belligérants à Bossangoa et Batangafo.

Actuellement, une ville est au cœur des combats : Bambari. Cette cité comptait autrefois plus de 40 000 habitants. Elle est aujourd’hui désertée par les civils. Ils se sont réfugiés dans différents camps, autour d’églises telles que celle de la paroisse de Saint-Joseph ou dans la brousse. Coupée en deux, cette ville est le symbole même de la situation centrafricaine. Sur la rive Ouest, les anti-balaka. A l’Est, les Séléka. Entre les deux coulent les eaux troubles de la rivière Ouaka (10 corps suppliciés y auraient été retrouvés en juin) dont le vieux pont est contrôlé par la Sangaris.

Depuis trois semaines, à Bambari, la guerre intercommunautaire est même devenue intracommunautaire. Deux hauts gradés Séléka s’affrontent : le fameux chef de l’état-major de la Séléka, le général Zoundeko, d’une part et le général peuhl Jdarass d’autre part. D’après nos sources le général Zoundeko se serait même allié aux anti-balaka pour attaquer son « fraternel » adversaire Jdarass. Selon Lewis Mudge d’Human Rigth Watch, ces deux responsables Séléka « prétendent se battre pour des motifs politiques, mais il me semble plus certainement que ce soit pour contrôler les axes liés aux mines d’or ». En effet , la région de Ouaka compte plusieurs gisements d’or, notamment celui de Ndassima à seulement 67 km au Nord de Bambari. Les routes principales de la région passent par la cité. Contrôler ces axes, c’est contrôler la circulation des marchandises. Assorti d’un petit droit d’octroi, c’est une manne financière non négligeable pour des groupes armés et pour leurs chefs respectifs…


Insécurité partout ?

Pour l’heure, les anti-balaka comme les Séléka continuent d’être responsables d’un grand nombre d’exactions. Les milices tuent, pillent, violent et, désormais, contraignent les civils au travail forcé dans ces mines. En février, le long de la même route, les anti-balaka ont massacré 72 hommes et garçons à Guen (au Sud-Ouest de la RCA) et les Séléka ont tué 19 personnes dans un autre village. Même si les forces de maintien de la paix sont présentent dans les villes, elles ne parviennent pas à instaurer une paix durable dans les zones rurales. D’autant qu’en marge des combats, de nombreux groupes profitent du chaos pour s’adonner à des activités illicites telles que le racket ou le vol en prétendant appartenir à une milice. Le phénomène des coupeurs de route, par exemple, ces pilleurs de la route habillé en kaki ne fait que grandir. Le chef anti-balaka Patrick Edouard Ngaïssona a même reconnu qu’il lui est impossible de reconnaître « qui est un vrai et qui est un faux anti-balaka ».

Jerome Delay/AP/SIPA
Jerome Delay/AP/SIPA
A cette situation déjà terrible et complexe s’ajoutent des rumeurs d’exactions des troupes chargées du maintien de la paix sur place. Dans un rapport daté  du 15 septembre 2014, Human Rights Watch constate que des soldats de l’Union africaine provenant de République démocratique du Congo ont été mis en cause dans la disparition et l’exécution possible d’une dizaine de civils à Boali et de tortures ayant entrainé la mort de deux chefs anti-balaka à Bossangoa. Lewis Mudge de l’ONG explique avoir lui-même assisté à des passages à tabac de civils par des soldats camerounais de la force africaine de la Misca. Ces soldats-là sont également accusés de violences sexuelles, selon des propos recueillis par RFI : « La nuit, les hommes de la Misca entrent dans les huttes pour avoir les filles. Elles sont obligées d’accepter : elles n’ont pas les moyens de subsister. » D’après Human Rights Watch, quelques cas auraient en effet été rapportés mais il n’existe aucun décompte précis à l’heure actuelle.

La France accusée de tous les maux

Aujourd’hui, ce n’est plus la seule Misca qui est pointée du doigt. La France aussi a droit à son lot d’accusations. Il est reproché à la force Sangaris de faire preuve de partialité dans les opérations de désarmement par les anti-balaka et les Séléka. Ces derniers, très bien armés selon Lewis Mudge « ont des Kalachnikovs, des armes automatiques de type AA-52, des mitrailleuses 50 mm et des grenades » et ils refusent de déposer les armes. Les anti-balakas sont tout aussi difficiles à désarmer malgré un équipement plus rudimentaire : quelques kalachnikovs, de vieux fusils de chasse mais surtout beaucoup de machettes.

Pacôme Pabandji, reporter centrafricain travaillant pour l’AFP (et récemment nommé pour le prix Rory Peck) explique que les rumeurs vont bon train : « Certains accusent les forces françaises de jouer aux pompiers pyromanes. Des musulmans et des non-musulmans qui ont subi des désarmements, m’ont expliqué que les forces françaises, quand elle voient deux armes, en prennent unes et en laissent une autre ». Plus grave, celui-ci ajoute que « certains groupes anti-balaka et Séléka affirment avoir reçu des armes des mains des forces françaises ». Mais Pacôme Pabandji coupe court expliquant n’avoir lui-même jamais vu de tels comportements. Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense, lui, nie même formellement : « Si l’on mettait ne serait-ce qu’un doigt dans ce jeu-là on se ferait manger le bras. Les militaires français refuseraient de faire ce genre de choses. Je n’y crois pas une seconde, c’est totalement invraisemblable. »

François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian à Bangui en février 2014 - Sia Kambou/AP/SIPA

François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian à Bangui en février 2014 – Sia Kambou/AP/SIPA

Le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des armées défend tout autant ses troupes. Selon lui, s’il y a des manifestations hostiles à la France, c’est que les forces françaises, très présentes sur le terrain, ont le don de gêner certains groupes armés et d’empêcher les trafics. Beaucoup des manifestations sont en effet encouragées pour ne pas dire organisées par des groupes armés comme la Séléka en mai dernier à Bambari. Le but est clair : ralentir les opérations de désarmement.

L’observateur d’Human Right Watch, lui, affirme néanmoins qu’aux premiers moments de l’intervention militaire à Bangui « les soldats de Sangaris ont d’abord désarmés les Séléka, du coup les anti-balaka en ont profité pour tuer beaucoup de gens, piller et détruire les quartiers musulmans »: « Ils étaient comme fous et les soldats français étaient complètement débordés. Ils ont essayé d’interdire la circulation des armes, mais les quartiers non-musulmans, beaucoup plus nombreux, étaient incontrôlables ».

Pour le Colonel Gilles Jaron, la réponse à de telles accusations est simple : « Si la France ne s’était pas engagée en Centrafrique en décembre qui sait ce qui se serait passé. L’engagement de la France a évité un génocide ». Et face aux critiques sur les opérations de désarmement, il poursuit, tout autant sans détour : « La France ne s’est jamais engagée à désarmer tout le pays, ni à régler définitivement les problèmes en RCA. Elle s’est engagée pour créer les conditions de l’engagement de la communauté internationale et naturellement faire baisser le niveau des tensions auxquelles était soumise la population civile ».

A la lumière de l’histoire nationale du pays, pacifier la Centrafrique apparaît aujourd’hui, il est vrai, bien utopique. En 54 années d’indépendance, cinq chefs d’Etat ont été successivement renversés, parfois avec l’aide de l’ancienne puissance coloniale. Le pays a subi plusieurs crises et une dizaine d’interventions internationales de pacification. A tout cela s’ajoute la menace d’un autre protagoniste : l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony dans le Sud-Est de la RCA, un groupe rebelle sanguinaire né en Ouganda à la fin des années 1980 et comptant dans ses rangs des enfants soldats.

Et comme une critique ne vient jamais seule, la France est aussi accusée d’être à l’origine de la crise centrafricaine actuelle car en 2012, face à la monté de la Séléka, le président centrafricain Bozizé avait demandé son aide de la France. François Hollande lui avait alors répondu : « Si nous sommes présents, ce n’est pas pour protéger un régime, c’est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d’un pays, en l’occurrence la Centrafrique ». Trois mois plus tard, la Séléka s’emparait du pouvoir et un an plus tard la France finissait par envoyer, sous mandat de l’Onu, la force Sangaris. L’ex-président centrafricain a sa propre explication au « retard à l’allumage » français. Lors d’un discours prononcé en décembre 2013, lui dont la fiabilité est loin d’être à toute épreuve, déclarait : « Avant de donner le pétrole aux Chinois, j’ai rencontré Total à Paris et leur ai dit de prendre le pétrole, rien. Alors j’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème ».

Finalement, Pierre Bayle résume assez bien le paradoxe des accusations portées contre la France. « D’un côté, on nous reproche d’être toujours présents, puis quand nous n’intervenons pas, de ne pas l’être ». Bref, accusée de tous les maux, la France ne pouvait qu’avoir tout faux. C’est le principe même d’un piège que de n’offrir aucune échappatoire..

Centrafrique : le 7è arrondissement de Bangui isolé à cause de l’état des routes

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-routes-de-Bangui-se-degradent.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les routes de Bangui se degradent

La dégradation avancée de l’axe Ouango-centre-ville dans le 7è arrondissement est un danger pour les piétons que pour les véhicules qui empruntent cet axe. Depuis un certain temps, cet axe est devenu impraticable pour les  habitants du 7e arrondissement.

Selon le constat fait par le RJDH ce matin, des trous couvrent le long de cet axe, empêchant certains conducteurs à emprunter cette route. En conséquence, chaque jour, des difficultés de transport s’observent.

 Certains chauffeurs de taxis  interrogés ce matin par le RJDH ont pointé du doigt  l’état dégradé de cet axe. « La route est complètement hors d’usage. Cette voie amortit vite nos véhicules. Ce qui nous pousse à ne pas desservir ce secteur », a regretté un conducteur.

Pour un habitant de ce secteur, il est paradoxal de constater que la cheffe de l’Etat de transition emprunte cet axe pour se rendre au travail. « Le 7e arrondissement abrite  pour la troisième fois le président de la République. Mais cette voie n’a toujours pas été bitumée », a regretté cet habitant.

Certains conducteurs des taxis moto ont aussi constaté que l’impraticabilité de cette route provoque plusieurs cas d’accident. « Le fait d’éviter les trous, nous heurtons parfois des passagers », a indiqué ce conducteur.

Les usagers de cette route dénoncent leur calvaire et appellent les autorités à vite réparer cet axe. « Chaque jour,  tu peux facilement passer une, voire deux heures pour avoir un taxi. Les taxis se font rares quand il pleut et pendant les jours fériés.  Nous appelons les autorités à vite réagir pour réparer cet axe », a lancé un usager.

Par: Samson ANDJOUKARA

Bangui: les activités reprennent au centre de santé de Guitangola après le braquage des anti-Balakas

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RJDH   /   CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Centre-de-Santé-de-Guitangola-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre de Santé de Guitangola en Centrafrique

Le centre de santé de Guitangola (sortie sud) tente aujourd’hui de reprendre ses activités. La mobilisation des jeunes du quartier à défendre le centre, a facilité la réouverture du centre de santé après trois jours de fermeture ceci malgré des rumeurs d’une nouvelle attaque des hommes armés.

A l’origine des faits, un braquage au centre de santé de Guitangola le jeudi 18 ayant fait un mort. Le lendemain, les malfrats ont explosé une grenade tuant un patient et occasionnant la fermeture du centre du 18 au 21 septembre.

Ce matin,  des mères d’enfant et des personnes malades sont venues en consultation parce que, le centre est ouvert. Il était impossible de trouver quelqu’un surplace au centre de santé de Guitangola entre le 18 et le 21 septembre passé en raison d’insécurité. D’après les témoignages recueillis par le RJDH, deux femmes auraient accouché dans la cours du centre de santé  pendant la fermeture.

Des jeunes du quartier Guitangola 3, constitués en autodéfense, veulent empêcher une éventuelle attaque  des hommes armés. « Apres ce qui s’est passé au centre de santé de Guitangola, nous ne dormons plus la nuit. Nous faisons des patrouilles de 18h jusqu’au petit matin depuis dimanche dernier. C’est ce qui a permis la réouverture du centre de santé ce matin. Le personnel se sent quand même en sécurité depuis que nous sommes là.  Nous travaillons même le jour pour permettre aux patients de venir sans crainte se faire soigner », a expliqué un jeune d’autodéfense, sous l’anonymat.

Malgré la présence des jeunes d’autodéfense, le personnel soignant travaille encore avec la peur au ventre, à  en croire le témoignage d’une infirmière croisé au service de la maternité.   Sous l’anonymat, elle a fait savoir qu’elle ne peut pas porter sa blouse d’infirmière parce que, les menaces continuent. « Les jeunes qui se sont mobilisés ici n’ont pas d’armes pour faire face à ces groupes armés qui veulent bruler le centre. Il est mieux de baser des forces de l’ordre pour assurer notre sécurité », a-t-elle confié.

Une femme en visite prénatale au niveau du centre, est contente que les médecins aient repris le travail. Mais, elle n’a pas aussi caché son inquiétude. « Nous les femmes enceintes,  nous sommes contentes parce que, c’est ici dans ce centre de santé que nous pouvons venir même la nuit en cas de petit souci. Mais, les médecins travaillent avec la peur et cela nous inquiète aussi », a fait savoir cette femme au RJDH.

Sur les 26 personnels soignants que compte le centre de santé, seulement 10 sont présents pour travailler de 07h a 10h, a fait savoir un laborantin sous l’anonymat. « Par le souci d’aider les femmes enceintes qui viennent le plus souvent de loin, nous sommes obligés de venir travailler. Nous allons normalement arrêter à 10h.  Si on doit rester faire quelques heures supplémentaires afin d’évacuer tous les patients, nous le ferons », a ajouté ce dernier.

Le centre de santé de Guitangola, situé dans la commune de Bimbo 3 travaille 24/24heures depuis la recrudescence des violences dans la capitale. Cet incident a poussé les responsables à fermer pendant trois jours. A la réouverture,  ce centre a  réduit en moins de 5 heures sa prestation de service.

Par: Rosmon Zokoue

Centrafrique: un système judiciaire à rétablir

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Vue-aérienne-de-la-ville-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue aérienne de la ville de Bangui

En Centrafrique, tout un volet de l’action de la Minusca, la mission des Nations unies, concerne la lutte contre l’impunité et le rétablissement d’un système judiciaire efficace. Le chantier est énorme : l’ascendant que les groupes armés ont pris dans le pays empêche les juges de s’en prendre à eux.

Les avocats et les simples justiciables vont et viennent dans le hall du palais de justice. Les audiences se tiennent. En apparence, Bangui dispose toujours d’un secteur judiciaire actif. Dans les faits, les juges centrafricains vivent dans la crainte permanente de représailles. Au parquet, un magistrat reconnaît que pendant très longtemps, les dossiers de flagrant délit liés aux groupes armés ont soigneusement été laissés de côté, faute de protection.

Le président du syndicat des magistrats, Parfait Rodrigue Yangandia, estime pour sa part que les conditions ne sont pas réunies pour que la justice soit rendue. « Le juge centrafricain travaille la peur au ventre. Au palais de justice, quelques éléments de la Minusca gardent les lieux. C’est déjà bien. Mais les juges ne travaillent pas seulement au palais de justice. Et donc, lorsqu’après avoir rendu une décision de justice vous rentrez chez vous, vous pouvez être agressé. Les conditions de sécurité sont déplorables et ne permettent pas aux juges centrafricains de travailler dans les conditions idoines », dénonce Parfait Rodrigue Yangandia.

La mise en place d’un cadre sécurisé de travail est d’autant plus importante que la criminalité ordinaire a augmenté avec la crise. « Parallèlement aux actes des groupes armés, la petite délinquance a progressé, explique un juge. Certaines personnes pensent que la justice n’existe plus et qu’on peut faire ce qu’on veut sans être attrapé. »

Mise en place de mesures temporaires d’urgence

Une équipe des Nations unies venue diagnostiquer le secteur judiciaire centrafricain a identifié une absence quasi totale de capacité dans les domaines de la police, de la justice et du système pénitentiaire. « Rien ne garantissait que les magistrats nationaux puissent exercer leurs fonctions de façon impartiale et sans risque d’ingérence politique ou de violence physique », dit un rapport du secrétaire général de l’ONU.

La Minusca a donc, dès le mois de juillet, engagé des discussions avec les autorités sur la mise en place de mesures temporaires d’urgence. Selon une note d’information de l’ONU, l’accord qui a été trouvé prévoit un appui d’experts et de conseillers auprès des magistrats centrafricains. Il prévoit aussi que les internationaux puissent arrêter et détenir des suspects dans les situations où les forces de sécurité centrafricaines ne seront pas en mesure de le faire.

Les mesures temporaires d’urgence prévoient par ailleurs le soutien par les Nations unies d’une cour pénale spéciale établie par les autorités centrafricaines au titre du droit national. Une cour qui sera chargée d’examiner, à l’échelle du pays, les affaires les plus graves de violations des droits de l’homme. « Nous sommes en train de préparer le projet de loi qui créera cette cour spéciale », a indiqué à RFI le ministre centrafricain de la Justice.

Getty Images/ Michael Fay

RCA-ONU: la nouvelle Représentante de la RCA à l”ONU présente ses lettres de créances

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UN  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Madame-Kpongo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Kpongo

LA NOUVELLE REPRÉSENTANTE PERMANENTE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE AUPRÈS DES NATIONS UNIES PRÉSENTE SES LETTRES DE CRÉANCE

(Rédigé sur la base des informations reçues du Service du protocole et de la liaison)

La nouvelle Représentante permanente de la République centrafricaine auprès des Nations Unies, Mme Ambroisine Kpongo, a présenté aujourd’hui ses lettres de créance au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.

Mme Kpongo a été Ministre déléguée aux affaires étrangères de janvier 2009 à avril 2011, après avoir été Directrice générale des affaires politiques de juillet 2000 à janvier 2009 au Ministère des affaires étrangères.

Mme Kpongo a en outre occupé les fonctions de Chargée d’affaires par intérim à la Mission permanente de la République centrafricaine auprès des Nations Unies à New York, de juin à octobre 1997, après y avoir été Premier Conseiller, dès août 1996.

Avant cela, elle a été Directrice des organisations internationales au Ministère des affaires étrangères de la Centrafrique, de 1991 à 1996, et Chef de la Section des Nations Unies, de 1987 à 1991.

Mme Kpongo est titulaire d’un diplôme en relations internationales qu’elle a obtenu à l’Université libre de Bruxelles (ULB) en 1980.

Elle est née le 11 novembre 1951 en République centrafricaine.

UN.ORG

Cameroun-Centrafrique: le FDPC d’Abdoulaye Miskine donne un délai de «72 heures» au Cameroun pour la libération de leur chef de guerre.

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Cameroun24  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Bande-armée-du-FDPC-dAbdoulaye-Miskine-deonne-72-heures-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Bande armée du FDPC d'Abdoulaye Miskine deonne 72 heures au Cameroun

La bande armée d’Abdoulaye Miskine qui revendique cette prise d’otages donne un délai de «72 heures» au Cameroun pour la libération de leur chef de guerre.

La région de l’Est Cameroun vient encore une fois d’être frappée par des hommes de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc), actifs à l’Ouest de la Centrafrique proche de la ville camerounaise de Garoua-Boulaï à l’Est du pays. Selon des sources concordantes civiles et sécuritaires, jointes au téléphone hier, dimanche 21 septembre 2014, des assaillants lourdement armés venus de la République centrafricaine, ont enlevé huit Camerounais dans la journée de samedi dernier alors qu’ils vaquaient librement à leurs travaux champêtres près de la frontière avec ce pays voisin. Parmi les otages conduits de force de l’autre côté de la frontière dans un lieu qui reste à présent inconnu, apprend-on de nos sources, « se trouve sa majesté Koulagna, un chef de quartier de la ville frontalière de Garoua-Boulaï ».

Avant de replier dans leur territoire, « ils ont relâché une jeune fille (la nièce du chef de quartier), pour que cette dernière vienne alerter les autorités camerounaises» affirment nos sources. D’après les informations de premières mains rapportées par cette dernière, « ces rebelles centrafricains qui étaient tous vêtus en tenus de l’armée camerounaise s’exprimaient alternativement en français et en sango (langue locale centrafricaine, Ndlr)».

Et leur revendication ? « Ils ont dit que si nous ne libérons pas leur chef Abdoulaye Miskine qui est en détention au Cameroun, ils vont nous attaquer d’ici 72 heures», a confirmé la miraculée aux forces de sécurité camerounaise. Pour prouver leur détermination qu’ils sont prêts à attaquer le Cameroun en guise de représailles, dans la même soirée de samedi, ces rebelles ont tiré deux roquettes en direction de la station de captage de Garoua- Boulaï. Informées de la situation, les autorités administratives locales ont déployé des forces de sécurité sur place pour une battue qui n’a pas encore donné de résultat pour le moment. Cette nouvelle prise d’otages de Camerounais selon nos sources, « est consécutive au comportement indocile de nos compatriotes qui, malgré la sensibilisation du sous-préfet de la localité, n’ont jamais abandonné leurs champs situés à la lisière de la frontière avec la République centrafricaine » affirme une source locale qui ajoute que «ces rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain opèrent régulièrement à la frontière Centrafricano-camerounaise ».

Rebelote

La dernière attaque de cette bande armée dans la région de l’Est remonte au dimanche 04 mai 2014, où 18 Camerounais ont été enlevés dans la localité de Yoko-Siré, proche de la frontière avec la Rca non loin de Garoua-Boulaï. Des hommes armés en provenance de la République centrafricaine se sont postés dans ce village à bord des camions qu’ils avaient empruntés à Garoua-Boulaï à 9 km de là. Pour réussir leur opération, les assaillants avaient tendu une embuscade dans un bosquet après le poste de contrôle mixte situé en contrebas du village Yoko-Siré. C’est ainsi qu’un bus de transport en provenance de Ngaoundéré pour Bertoua, était tombé dans ce traquenard. Une fois le véhicule immobilisé, les assaillants ont fait descendre tous les passagers à bord et les ont conduits en colonne de l’autre côté de la frontière. L’exigence posée par leurs ravisseurs était toujours «la libération d’Abdoulaye Miskine».

Il s’agit ainsi de rebelote. Car on se rappelle que ce chef de guerre Tchado-centrafricain était tombé dans les filets des éléments de la surveillance du territoire alors qu’il se cachait dans un hôtel de Bertoua, le chef-lieu de la région de l’Est, en septembre 2013. Il a été conduit à Yaoundé où il est toujours gardé en captivité en un lieu inconnu du public.