Le Général Mohamed Moussa Dhaffane, a bravé, jeudi, dans un communiqué dont Anadolu a reçu copie, sa suspension, mercredi, des instances dirigeantes de l’ex-Coalition centrafricaine Séléka en tant que son deuxième vice-président, par plusieurs dirigeants du mouvement.
Noureddine Adam, premier vice-président de la coalition Séléka en accord avec Joseph Zounndeko, chef de l’état-major et le président de la coalition, l’ex-président centrafricain Michel Djotodia, avait annoncé, mercredi, avoir suspendu le 2e vice-président de la coalition, Mohamed Moussa Dhaffane, «pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison », selon un communiqué du bureau politique de l’Ex-coalition Séléka, dont Anadolu a eu connaissance mercredi.
Joint par téléphone, le porte-parole de l’état-major, Ahmadinejad Ibrahim, avait expliqué mercredi que ” Dhaffane a été suspendu de ses fonctions pour avoir signé à Brazzaville le cessez-le-feu (avec les milices chrériennes anti-Balak) sans avoir consulté ses supérieurs au préalable”.
Dans le communiqué de jeudi, Dhaffane n’évoque pas sa suspension mais réitère en revanche, au nom de la Séléka, l’engagement fait par le mouvement dans le cadre des Accords de Brazzaville que certains dirigeants Seleka, notamment le premier vice-président Noureddine Adem, récusent.
« [la Séléka] reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale, » et « entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités », indique le communiqué signé par Dhaffane .
Commentant la décision de suspension de Dhaffane ,le Capitaine Amat Nedjad Ibrahim a déclaré, jeudi, à Anadolu que « la base n’est pas d’accord avec cette décision illégale. Les membres de la Coordination avaient été récemment élus par l’Assemblée générale de Birao (nord de RCA). A ce titre, il n’y a qu’une autre assemblée générale pour les sanctionner ».
Dans la même optique, la présidence de la République Catherine Samba Panza a donné , mercredi, sa position qui est celle de ne considérer que le Général Mohamed Moussa Dhaffane comme interlocuteur officiel, tant que c’est ce dernier qui a signé l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville au nom de la Séléka.
Dhaffane avait présidé en juillet la délégation Séléka au Forum du dialogue inter-centrafricain qui s’est tenu à Brazzaville et qui a débouché sur un accord de cessation des hostilités (qui porte le nom de la capitale congolaise) entre les différents acteurs de la crise centrafricaine.
La suspension de Dhaffane en tant que 2e vice-président mais surtout en tant que chef de la délégation Séléka au forum vient toutefois remettre en question l’accord de Brazzaville.
Selon des observateurs, elle ouvre également la porte à une guerre de clan au sein du mouvement Séléka susceptible de compromettre les efforts de paix consentis par la communauté internationale pendant une année, alors que le pays vient à peine de renouer avec la paix après plus de 8 mois de violences intercommunautaires opposant milices chrétiennes (Anti-balaka ) et musulmanes (Séléka) qui ont poussés des centaines de milliers de centrafricains en majorité des musulmans à fuir vers le nord du pays ou les pays limitrophes.
L’Ex Coalition SELEKA porte à l’attention de la Communauté Nationale et Internationale ce qui suit :
Elle prend acte de la démission ce jour 06 Août 2014, du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son Gouvernement,
Elle reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale,
Elle entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités ;
Elle indique par ailleurs, qu’elle demeure attachée à la signature préalable d’un Accord Politique entre tous les acteurs de la vie politique centrafricaine. Et ce, en présence de la Médiation Internationale car cet accord devra désormais régir le cadre de la nouvelle transition en vue de garantir une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine.
L’Ex coalition SELEKA ne pourra aucunement prendre part à un quelconque Gouvernement dont la désignation du Premier Ministre se ferait en dehors de cet Accord Politique.
Elle décline toute responsabilité devant l’opinion Nationale et Internationale de ce qui pourrait advenir du non respect de la déclaration Politique de Brazzaville.
La classe politique Centrafricaine, la société civile, la jeunesse, l’association des femmes centrafricaines, ainsi que la plate forme religieuse centrafricaine se mobilisent pour une marche de soutien à l’accord de cessation des hostilités obtenue au forum de Brazzaville, le 23 juillet dernier.
Le secrétaire général adjoint de l’Association de la Jeunesse Islamique Centrafricaine, Issa Kossiski, ainsi que les autres leaders des associations invitent tous les jeunes musulmans et autres centrafricains à prendre part massivement à cette marche qui sera organisée le samedi 9 Août 2014.
Cette marche de la paix qui convergera vers le Stade Omnisports de Bangui et qui terminera par une célébration inter religieuse est organisée dans le but de soutenir les accords de cessation des hostilités et de violence au forum de Brazzaville.La marche de la paix du samedi 9 Août mobilisera les différentes couches de la population centrafricaine confondue et les parties signataires des accords de Brazzaville en vue de s’approprier du processus de la réconciliation nationale.
La République Centrafricaine (RCA) attend de connaître son nouveau Premier ministre ainsi que la nouvelle équipe qui gouvernera le pays. L’ex-Premier ministre, André Nzapayéké, a Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/assemblée-de-la-séléka1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>remis officiellement, mercredi 6 août, sa démission à la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza qui a aussitôt commencé les consultations qui se sont poursuivies ce jeudi 7 août.
Ce jeudi après-midi, Catherine Samba-Panza a rencontré les délégations des anti-balaka et des Seleka. Ces derniers ont clairement dit qu’ils voulaient un chef de gouvernement, non seulement musulman mais aussi membre de la Seleka. Dans tous les cas, il semble que la communauté internationale souhaite aussi que le nouveau Premier ministre soit de confession musulmane. Qu’en pensent les Banguissois ? RFI a recueilli les avis des habitants du PK5, à Bangui.
Nous voulons seulement un homme digne, un homme sincère, crédible, ni Seleka ni anti-balaka. […] Moi, je suis pour la paix. Si c’est un chrétien qui deviendra Premier ministre et qu’il apporte la paix, nous sommes d’accord. Si c’est un musulman qui peut, lui aussi, amener la paix, c’est bon aussi.
Bangui – La sévère riposte de l’armée française contre l’ex-Séléka à Batangafo, localité du nord de la Centrafrique théâtre de violents affrontements depuis lundi, est un signal fort contre les groupes armés s’opposant au retour à la paix, selon un communiqué de l’opération française Sangaris.
Les forces Internationales Sangaris et Misca à Batangafo
Lundi, les forces internationales ont fait l’objet d’une embuscade tendue par des éléments déterminés et bien armés contre des éléments (…) qui progressaient vers Batangafo. Nous possédons les preuves de cette agression délibérée, selon le communiqué parvenu à l’AFP jeudi, qui revient sur les trois derniers jours d’affrontements.
Les combats ont commencé à 9H50 pour se terminer vers 15H00. L’adversaire a probablement subi des pertes très significatives. Tous ces affrontements se sont déroulés à l’extérieur de la ville de Batangafo, précise Sangaris.
Cette opération est un signal fort donné aux groupes armés où qu’ils soient, qui terrorisent la population et s’opposent au retour de la paix. Ces évènements confortent en revanche ceux qui ont fait le choix d’abandonner la violence pour s’engager dans le dialogue et la reconstruction de la Centrafrique, souligne encore le communiqué.
De nouveaux affrontements avaient éclaté mardi, au cours desquels deux soldats français et un militaire de la force africaine Misca ont été blessés. La situation est aujourd’hui stabilisée à Batangafo (400 km au nord de Bangui) mais reste tendue, selon l’armée française.
Un autre communiqué, publié par l’état-major des armées à Paris, donne plus de précision sur le déroulé des évènements notamment de la journée de mardi.
Mardi matin, les éléments de Sangaris ont poursuivi leur mission et mis en place un dispositif de contrôle de zone dans la localité. Déployés dans la ville, les soldats français ont ainsi pris contact avec les autorités locales, la Misca et les ONG, avec pour objectif de faire appliquer les mesures de confiance et de contraindre les groupes armés à rejoindre leur cantonnement.
Dans la soirée, des éléments français en mission de contrôle de zone en coordination avec des soldats de la Misca ont été de nouveau pris à partie. Des accrochages violents ont éclaté avec des individus armés très hostiles, à proximité du camp de la Misca. Les combats se sont interrompus après l’intervention d’un appui aérien et ont fait trois blessés, deux chez Sangaris et un soldat de la Misca.
La situation a été stabilisée mercredi, et les opérations de contrôle de zone sont toujours en cours.
La semaine dernière, Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka majoritairement musulmans et miliciens Anti-Balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n’a pas été confirmée de source officielle.
Il s’agissait là du principal accroc à un accord de cessation des hostilités signé fin juillet à Brazzaville par les belligérants de la crise centrafricaine.
Les combattants présents à Batangafo sont pour beaucoup des étrangers, mercenaires tchadiens et soudanais difficilement contrôlables, menés par un chef militaire influent dans la région, le général d’origine tchadienne Al-Khatim.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-7.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Mali et la Centrafrique nous ont rappelé combien la France était une puissance africaine. On s’en souvient peu mais au début des interventions françaises au Mali, de multiples manifestations de soutien aux militaires français furent organisées par les Maliens de France. Même le pouvoir français fut gêné de ces gestes de soutien tant une part de l’élite française ne voit pas que l’Afrique n’est pas uniquement une image d’un passé douloureux mais un élément décisif de notre avenir.
Après les drames et les incompréhensions nés autant de la colonisation que de la décolonisation, l’Afrique comme la France ont commencé à s’éloigner. Cet éloignement a nui à l’Afrique en proie à des déstabilisations externes ou internes. Il est grand temps de terminer ces temps de lamentations intéressées et larmes paternalistes en face d’une Afrique de deux milliards d’hommes en 2050 qui sera aux portes des pays européens.
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C’est le temps d’un nouveau pacte franco-africain, comment rester loin d’un continent en pleine évolution, où un africain sur 2 à moins de 25 ans, où les menaces et les opportunités sont colossales. Il ne faut pas voir l’Afrique comme un tout économique, ni s’illusionner sur l’Afrique comme à la suite de Goldman Sachs, on s’est illusionné sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) au sens où ce sont de grandes puissances mais en même temps des pays en développement avec les problèmes affairant. Une fois cette précaution prise, comment ne pas voir qu’il y a des opportunités en Afrique dans lesquelles le savoir-faire français pourrait s’illustrer. Par exemple un continent qui s’urbanise à une vitesse vertigineuse voir dangereuse, pourrait avoir besoin de notre soutien pour un développement urbain harmonieux et écologique.
A défaut, comment ne pas voir que l’Afrique pourrait être déstabilisée par une vague d’Etat faillis, de trafics disséminés dans la gigantesque mer de sable grande comme toute l’Europe occidentale qu’est le Sahel.
Mais comment faire alors que face à l’hispanophonie et surtout face à l’anglophonie, la Francophonie n’est jamais arrivée à s’imposer sur le terrain économique. Leurs histoires ne sont pourtant pas moins mouvementées que les nôtres et les traces des mésententes passées reviennent à intervalles réguliers, de la question indienne en Amérique Latine à l’image de Mittal vengeant l’industrie indienne du Manchester du XIX siècle. Pourquoi ont-ils réussi là où nous avons échoué ? La réponse tient en un mot : stratégie.
Tant que nous gratterons des plaies qui ne demandent qu’à se refermer, nous ne serons pas dans le sens de l’Histoire. Le temps de la multipolarité arrive et nous devons aider l’Afrique à y prendre toute sa place. D’abord en relayant et en permettant à la voix de l’Afrique d’être entendue dans les grandes institutions du multilatéralisme diplomatique et économique. Pour que l’Afrique soit entendue, elle devra être forte et pour cela il faut aider les pays africains d’Afrique francophone à être pleinement souverain et entre autre de pouvoir enfin accéder à la souveraineté monétaire par la dissolution concertée et préparée de la zone CFA.
Ensuite en aidant l’Afrique à tirer les bénéfices de son rattrapages économiques sans tombés dans les travers du développement. Les structures d’Etats viables et stratèges, sont nécessaires pour un continent doté de tant de ressources qui attirent tant de convoitises. C’est sur ses bases qu’un partenariat d’égal à égal peut avoir lieu.
Enfin, en pensant la francophonie comme un outil de notre puissance partagée, elle représente en effet 12% de la population mondiale pour 10% de la richesse globale. Elle nous aidera à sortir des plaies de l’histoire, car seule la moitié de la population francophone mondiale est liée par le passé de la colonisation. Sortons des images d’Epinal entre anciennes colonies et anciennes métropoles, la francophonie va du grand nord canadien, jusqu’au nord de l’Inde, du Sahel à la Corée, de la Roumanie au Pacifique. Dans cet ensemble rénové, nous pourrons nous intégrer à un grand dessein autour de la seule langue avec la langue anglaise sur laquelle le soleil ne se couche jamais. Il faut penser cette nouvelle stratégie par la langue en un temps où toutes les grandes puissances tentent de protéger et de propager la leur. Il faut que le français devienne la langue des affaires en Afrique et qu’il garde son rang de langue scientifique comme elle se répand en Asie comme la langue de l’art de vivre (Japon et Corée).
Pour cela il faut développer, outre, les rapports économiques, l’apprentissage du français économique et de la géoéconomie francophone via les organes de formations des élites des deux côtés à travers des échanges d’étudiants et des projets concrets.
A cette fin, il faut garder l’un des grands avantages du français, le respect des différences par la défense des autres langues. N’oublions pas que là où la francophonie recule, les langues vernaculaires reculent toutes. Par exemple, le retrait de la francophonie au Maghreb va de pair avec la diffusion d’un affaiblissement des langues arabes et berbères. Mais pour que le français conserve cette particularité d’ouverture encore faudrait-il que la France conserve sa place d’équilibre.
Pour que la francophonie réussisse, « il n’est que d’accorder nos différences pour en faire une symbiose. C’est ainsi que la langue française sera acceptée comme notre langue de communication mais aussi d’épanouissement international au sein de laquelle chacune de nos cultures se reconnaîtra en naissant à l’universel » comme l’écrivait le grand francophone que fut le Président Senghor.
Morad El Hattab, Conseiller expert en ingénierie financière et en investissements stratégiques.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/abdoulaye-hissene.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les principaux groupes armés continuent à privilégier la violence alors qu’on observait ces derniers jours une certaine accalmie sur le terrain dans le pays.
Ils étaient attendus sur le chantier de l’accélération du processus de pacification de la République centrafricaine, après la signature de l’accord de paix de Brazzaville. Les rebelles de la Séléka et les Anti-Balaka ont plutôt choisi de déterrer la hache de guerre en suscitant de nouveaux affrontements armés dans la localité de Batangafo au nord du pays.
A vrai dire, rien n’obligeait les principaux groupes armés à privilégier la violence alors qu’on observait une certaine accalmie sur le terrain et que la situation humanitaire du pays ne cesse de se dégrader. En effet, 527.000 personnes sont toujours déplacées à l’intérieur du pays à cause de l’insécurité, tandis que la moitié de la population soit 2,5 millions de personnes a besoin d’une assistance humanitaire d’urgence dans un contexte où seuls 40% des 565 millions de dollars d’aide nécessaire aux sinistrés pour l’exercice ont été reçus jusqu’ici.
Il est clair que c’est l’une des factions qui a remis le feu aux poutres. La provocation du camp d’en face ne nécessitait pour autant pas forcément une réplique de l’autre. Encore que dans le communiqué mis à la disposition de la presse, la Séléka estime voir été attaquée par un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des anti-balaka avec le soutien de deux avions Mirages et deux hélicoptères. Cependant que la force française affirme avoir été prise à partie, au cours d’une mission de reconnaissance, par une centaine de combattants Séléka lourdement armés. Une patrouille de rafales de l’armée de l’air basée à N’djaména et des hélicoptères installés à Bangui ont dû intervenir pour désengager les militaires français pris sous le feu.
Les armes crépitent donc de nouveau sur le territoire centrafricain, contrairement à la vocation de l’accord de paix signé le 23 juillet dernier à Brazzaville par les principaux belligérants, montrant ainsi que le chemin qui mène à la paix demeure parsemé d’obstacles. Persister dans la logique de guerre signifie appauvrir davantage la République centrafricaine dont l’indice de développement humain se situait déjà au 180e rang mondial sur 180 pays bien avant la triste période Djotodia.
André Nzapayeké n’aura passé que 6 mois et 10 jours à la primature centrafricaine. Il a en effet remis sa démission et celle de son gouvernement à la présidente de transition, Cathérine Samba-Panza, le 5 août dernier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>André Nzapayeké n’aura passé que 6 mois et 10 jours à la primature centrafricaine. Il a en effet remis sa démission et celle de son gouvernement à la présidente de transition, Cathérine Samba-Panza, le 5 août dernier. 6 mois et poussières ! Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’aura même pas eu le temps d’accoucher d’un véritable plan de paix.
Le pauvre André n’est en fait qu’une victime collatérale des accords de Brazza entre les différentes parties. L’une des conclusions des pourparlers centrafricains en terre congolaise était la nomination d’un Premier ministre musulman. Ce n’est donc pas forcément qu’il ait démérité dans la recherche de la paix mais tout simplement qu’il ne porte pas le “bon nom”.
C’est dommage que l’Etat centrafricain tombe dans le piège sans fin de la répartition confessionnelle des responsabilités. Mais si c’est le prix à payer pour retrouver la quiétude, pourquoi pas? Il faut espérer seulement que la nomination d’un nouveau Premier ministre, «religieusement correct», aura les effets escomptés.
Mais il n’est pas sûr que le limogeage-démission de Nzapayeké apporte plus la paix que la défenestration à N’Djamena de Michel Djotodia n’a été source de cohésion sociale.
Tant qu’il n’y aura pas de véritable prise de conscience collective et de sursaut salvateur de tous les Centrafricains pour sortir de l’abîme, toutes les combines et combinaisons politiques resteront vaines. Les protagonistes de la crise centrafricaine auraient voulu corroborer nos propos qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement : au lendemain du départ d’André Nzapayeké en effet, des combats opposant les militaires français de Sangaris et africains de la Misca à des éléments de la Seleka ont fait 2 morts côté Misca et 50 dans les rangs de la Seleka. C’est la preuve que les petits pas vers la paix entamés à Brazzaville risquent d’être un véritable chemin de croix.
Des affrontements ont repris depuis mardi soir à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, entre soldats français de l’opération Sangaris et combattants de l’ex-rébellion Séléka, a-t-on appris mercredi de source militaire française.
Après de premiers accrochages lundi entre Sangaris et les ex-rebelles, “le calme était revenu à Batangafo” (à environ 300 km au nord de Bangui), a indiqué à l’AFP cette source proche du commandement de Sangaris.
“En vue d’appliquer les mesures de confiance et d’appuyer la (force africaine) Misca”, les militaires français ont alors “demandé le cantonnement et le désarmement des ex-Séléka (…). Devant leur refus, et des (nouveaux) tirs visant Sangaris, la force a riposté en légitime défense”, a expliqué cette source.
“Il y a eu de violents combats mardi dans l’après-midi à l’arme lourde et légère. Un soutien aérien par hélicoptères et (avion de chasse) Rafale n’est pas exclu”, a-t-elle ajouté.
Un calme relatif est revenu mercredi après-midi à Batangafo, même si des tirs sporadiques étaient entendus dans la ville, désormais sous le contrôle des soldats français et des militaires de la force africaine Misca, toujours selon la même source.
Lundi, de premiers affrontements avaient opposé pendant près de sept heures soldats de Sangaris et combattants de la Séléka, après qu’une patrouille de reconnaissance française eut été “prise à partie” par les ex-rebelles à dominante musulmane, selon l’état-major français.
Les militaires de Sangaris avaient “fermement” riposté, avec le soutien d’hélicoptères et d’avions de chasse Rafale. Aucune victime n’était à déplorer côté français, mais un nombre indéterminé d’ex-Séléka avaient été tués.
Le bilan des derniers combats n’est pas encore connu.
La semaine dernière, la localité de Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka et miliciens Anti-Balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n’a pas été confirmée de source officielle.
Nous venons d’apprendre la démission du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Transition Centrafricaine dont nous en prenons acte. En effet, il ne faut pas perdre de vue que le départ de Son Excellence, M. le Président de la République, Chef de l’Etat, M. Michel Djotodia, survenu le 10 janvier 2014, était un départ négocié par ses pairs de la CEEAC.
Ce départ était obtenu au prix d’un accord dit «Accord de Ndjamena ». Celui-ci prévoyait la désignation d’un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu du rang de la Séléka et de trois autres Ministres (Défense Nationale, la Sécurité Publique et les Finances Publiques). Mais, Dame Catherine Samba-Panza, actuelle Présidente de la Transition Centrafricaine, qui était arrivée au pouvoir grâce à cet accord dont elle a volontairement ignoré, voire foulé aux-pieds. Cette non-application dudit accord a eue pour conséquence la multiplication des atrocités, le déplacement massif de la population, la mise à genoux de l’économie nationale et la partition de facto du pays.
Ainsi, pour notre part, nous ne souhaitons pas que cette situation de détresse dans laquelle est plongée le pays ne puisse perdurer. Par conséquent, une fois de plus, nous réitérons et exigeons l’application stricte et sans condition des termes dudit accord. Toute tentative de tergiversation qui consistera à désigner une personnalité non-issue de la coalition ex Séléka, fut- il/elle de confession musulmane, sera considérée comme un refus d’application des termes dudit accord. Ainsi, nous réitérons que nous ne soutiendrons aucun candidat au poste de Premier Ministre qui n’est pas issu de ses rangs et restons ainsi attachés à l’application entière de l’Accord de Ndjamena.
Par conséquent, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, ainsi que les représentations diplomatiques, des erreurs d’appréciations qui puissent survenir par le non-respect des termes dudit accord. Les auteurs de ces erreurs seront tenues responsables des éventuelles conséquences qui y découleront.
Fait à kaga- bandoro, le 06 aout 2014
Le Chargé de Mission de l’état-major de la
Coalition Ex- Séléka
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/madagascar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>10 ans après sa création, le bataillon du Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (ReCAMP) Madagascar est enfin prêt pour des missions extrêmes dans des zones de conflits en Afrique. L’armée malgache est en ce moment apte à agir selon le chapitre VI de la Charte des Nations Unies relative au règlement pacifique des différends. Le ReCAMP attend les feux verts, pour le Centrafrique.
Le bataillon ReCAMP constitue l’un des piliers de l’armée malgache, surtout sur le plan international. La création du ReCAMP en 2004, figure dans le projet Mada 003. Composé de milliers de militaires issus de différents corps regroupant les forces d’intervention de l’armée, le ReCAMP est actuellement prêt pour des interventions « dangereuses » comme au Darfour, au sud du Mali, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique ou dans d’autres pays où les Nations Unies interviennent.
Le bataillon malgache collabore avec la France. Suivant les explications du colonel Petit Jean, coopérant militaire auprès de l’Etat-major général de l’Armée, la coopération franco-malgache est purement militaire. La France procure des équipements, donne des formations aux militaires malgaches et surtout prodigue des conseils.
Depuis neuf ans, la France soutient l’armée malgache dans la préparation à d’éventuelles opérations de maintien et rétablissement de la paix. De nombreux exercices et manœuvres ont été organisés pour compléter le savoir-faire des militaires malgaches.
Commandé par colonel Maminirina Rakotoniaina, ce bataillon prévoit la participation à des missions relatives au rétablissement de la paix à partir du mois de septembre prochain. Depuis quelques mois l’armée malagasy est sollicitée par l’Union Africaine pour contribuer aux opérations en Centrafrique. Selon une source auprès de l’Etat Major de l’armée, les procédures sont en cours, mais aucune date n’est encore connue. Les conditions nécessaires ne sont pas remplies.
Le colonel Mamy Rakotonirina se montre confiant envers ses éléments, il déclare que le ReCAMP dispose des expériences nécessaires. Toutefois, il émet des réserves touchant la logistique, surtout matérielle.
La reconnaissance est obligatoire
D’une part, la géopolitique mondiale évolue, les grandes puissances misent sur la responsabilité des africains. D’ailleurs, les situations de conflit sont en recrudescence. D’autre part, certains pays africains insistent sur la gestion de la sécurité sur le continent par eux-mêmes, d’où la création du ReCAMP, initié par la France pour ses anciennes colonies, dont la plupart sont en guerre.
Toutefois, le ReCAMP est placé sous l’égide des Nations Unies et agit avec l’Union Africaine et les autres organisations régionales telles la SADC, le CEDEAO. De ce fait, la mobilisation du ReCAMP n’est autorisée à défaut d’un mandat délivré par les Nations Unies. Lesquelles accordent le déploiement d’un contingent à un pays reconnu politiquement par son conseil de sécurité. Madagascar a ce privilège, après les élections, jugées démocratiques par les observateurs internationaux au mois d’octobre et décembre dernier. L’envoi de militaires en tant que membres des Casques-bleus présente des avantages sur le plan politique, économique et surtout diplomatique.
La participation du ReCAMP en Centrafrique offre d’abord des intérêts nationaux car elle permet de mieux structurer l’armée terrestre. Les militaires améliorent non seulement leur savoir-faire de base en matière de maintien de la paix mais aussi la limite des effets collatéraux. La Grande île ne pouvant pas non plus se renfermer sur elle-même, une ouverture est impérative.
Noureddine Adam, 1er vice-président la Séléka, a décidé d’écarter Mohamed Moussa Dhaffane de la direction de l’ex-rébellion et de suspendre sa participation à l’accord de cessez-le-feu signé le 23 jullet à Brazzaville.
L’unité de façade affichée par l’ex-coalition Séléka lors de la signature, le 23 juillet à Brazzaville, de l’accord de cessez-le-feu n’aura pas fait illusion longtemps. Dans un communiqué publié le 4 août, Noureddine Adam, 1er vice-président de l’ex-rébellion, a annoncé que Mohamed Moussa Dhaffane, 2e vice-président et signataire de cet accord pour l’ancienne rébellion, avait été suspendu de ses fonctions “pour non-respect des consignes de la hiérarchie”.
Joint par Jeune Afrique, Noureddine Adam a expliqué que Dhaffane n’avait pas “appliqué les directives du mouvement”. “Lors du forum de Brazzaville, il m’a appelé pour me dire qu’on lui demandait de signer un accord, précise-t-il. Je lui ai dit qu’il fallait d’abord que nous en prenions connaissance et que nous en discutions entre nous. Mais il n’a pas tenu compte de mes indications. Depuis, je n’ai plus aucune nouvelle de lui.”
Et de préciser : “Le président Djotodia et moi-même ne lui avons jamais donné l’autorisation de signer cet accord.”
Cette sanction vise également Mahamat Taib Yacoub, 3e vice-président.” Leur intérim sera assuré respectivement par le secrétaire général et le Chef d’état-major”, précise le texte.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/decision-de-Nourdine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Dans un autre communiqué transmis à Jeune Afrique, Noureddine Adam a également annoncé que l’ancienne rébellion suspendait sa participation à l’accord de Brazzaville. Une décision qui fait suite aux violents accrochages qui se sont produits lundi et mardi à Batangafo (300 km au nord de Bangui).
“Les événements sur le terrain démontrent que la communauté internationale a déjà choisi son camp, peut-on lire dans le texte. Sangaris et ses alliés, les anti-balaka déguisés en Faca sont venus nous attaquer gratuitement causant plusieurs morts et blessés parmi la population civile à majoritairement musulmane.”
“Une logique de guerre a été installée. Nous sommes dans l’obligation de revoir notre position,” précise Habylah Awal, porte-parole du bureau politique de l’ex-Séléka. Qui ajoute que la décision a été prise par Noureddine Adam en accord avec l’état-major installé à Bambari et avec le bureau politique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’ancien Premier ministre André Nzapayeke, après l’annonce de sa démission par la présidence de la République a donné les raisons de la démission du gouvernement lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jour au palais de la renaissance.
« Ce gouvernement démissionne pour donner plus de chance à la paix et pour permettre la concrétisation de l’Accord de Brazzaville », a justifié André Nzapayeke qui considère l’accord de Brazzaville comme un évènement important qui devrait prendre en compte la composition du gouvernement et l’orientation politique.
Pour l’ancien premier ministre, sa démission est une manière de faire la politique autrement, « sans se jeter sur l’autre, sans se déclarer la guerre », a-t-il déclaré avant d’exhorter le peuple centrafricain à accepter le nouveau Premier ministre qui sera nommé. « Quelques soit l’origine ou la religion de ce Premier Ministre, je demande à tous les centrafricains de s’unir derrière ces nouvelles autorités dans l’intérêt de la paix ».
Sur son bilan, André Nzapayeke fait la mise au point suivante : « On aurait voulu faire plus pour la réhabilitation de nos Forces des Défenses et de Sécurité, pour le redéploiement de l’administration en provinces, mieux protéger nos frontières, régler rapidement les questions humanitaires et de justice, mais la mobilisation des ressources promises par la communauté internationale n’a pas suivi et l’embargo sur les armes ne nous a pas aidés. Plus en plus isolés d’actes de banditisme et de terrorisme, la sécurité revient graduellement, la relance économique s’amorce, les centrafricains retrouvent peu à peu une vie sociale. Tous les partenaires internationaux ont repris leurs activités en RCA », a-t-il relevé.
L’ancien Premier ministre a noté qu’à sa nomination, l’Etat centrafricain était « néant, sans loi, aux régis financières et ressources naturelles pillés sans vergogne par des bandes armées, une nation sans morale où l’on dévaste, massage, mutile des corps… ».
André Nzapayeke a démissionné après avoir passé six mois à la tête du gouvernement centrafricain. Il avait été nommé le 26 janvier 2014. Sa démission est intervenue deux semaines après le Forum de Brazzaville qui a conduit à la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés dont les Anti-Balaka et les ex Séléka.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combats entre soldats de maintien de la paix et rebelles de la Seleka ont fait au moins 53 morts dans le nord de la Centrafrique depuis la démission du Premier ministre André Nzapayéké, mardi, selon une radio locale.
Les rebelles ont attaqué des soldats français et africains à Batangfo, à 367 kilomètres au nord de Bangui, a indiqué un porte-parole des forces françaises. Cinquante combattants islamistes, trois soldats africains et un nombre encore indéterminé de civils ont été tués dans des échanges de tirs. Les combats ont éclaté quelques heures après l’annonce de M. Nzapayéké, dont la démission avait été réclamée par la présidente par intérim Catherine Samba-Panza à la suite de l’accord de paix conclu fin juillet à Brazzaville (Congo) entre la Seleka et les miliciens chrétiens anti-Balaka.
La force française a pour sa part imputé les affrontements de Batanfago (nord) qui ont fait plusieurs morts, à l’ex-coalition rebelle Seleka (communiqué)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Bangui-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-rebelles Seleka ont accusé les forces françaises “Sangaris” d’avoir “enfreint” l’accord de paix centrafricain signé à Brazzaville, en provoquant les affrontements de Batangafo qui ont fait plusieurs morts dans les rang de l’ex-coalition rebelle, a indiqué mardi, à Anadolu, le Vice-Président de la coalition Séléka, le général Mohamed Moussa Dhaffane.
« Lundi, des Anti-Balaka ont attaqué les positions de la Coalition Séléka à Batangafo, suite à quoi, les Seleka ont naturellement riposté, jusqu’à ce qu’il y’ait mort d’homme, notamment celles des deux éléments de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine) . Ce que nous regrettons » a affirmé Dhaffane, sans donner pour autant le bilan de pertes en vie humaine dans ses rangs.
« Ce que nous déplorons d’avantage, c’est l’intervention des forces françaises dans cette affaire. Les sangaris ont en effet voulu déloger de force les Séléka de Batangafo pour les cantonner à l’extérieur de la ville, ce qui est une violation de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Or, Sangaris devait également se conformer à cet accord » a-t-il ajouté.
« L’action de Sangaris est une fausse note. Les forces internationales ne sont pas venues pour livrer la guerre avec des centrafricains, mais plutôt pour ramener la paix dans l’intérêt du peuple » a-t-il encore soutenu.
En revanche, la force française a imputé l’attaque de Batanfago aux éléments de la Séléka. ” Les Séleka ont pris à partie une mission de reconnaissance de Sangaris à l’entrée de la ville de Batangafo, ce qui, légitimement a déclenché la riposte robuste des éléments français qui ont alors fait intervenir des hélicoptères de combat et des avions de chasse rafale”, révèle un communiqué publié mardi par les Sangaris.
Le texte mentionne également la mort des deux éléments de la Misca, ainsi que “de lourdes pertes côté Séléka” sans pour autant avancer de chiffre.
Selon une source proche des sangaris, il y aurait “une cinquantaine de tués et une centaine de blessés toujours dans les rangs de la Coalition Séléka”.
La semaine dernière Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre combattants de l’ex-Seleka et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne qui avaient fait au moins 25 morts et plusieurs blessés selon une source proche de la Misca.
Ces affrontements interviennent deux semaines après la signature le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, d’un accord de cessez-le-feu entre séléka et anti-balaka, aux termes duquel tous les protagonistes de la crise centrafricaine se sont engagées à “cesser toute hostilité et toute entrave à l’exercice de l’autorité de l’Etat, de la libre circulation des biens et des personnes».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-6.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de l’aéroport Bangui M’poko
Plus de vingt cas de décès liés au paludisme ont été enregistrés en juillet sur le site de l’aéroport, chez les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées pendant le mois de juillet. La volonté de regagner les domiciles se manifeste, mais l’insécurité demeure encore un handicap majeur.
Ce sont les chiffres donnés par le responsable Bertin Botto, chef de la zone 3 du site de l’aéroport. « Nous avons enregistré vingt cas de décès le mois dernier. Ces corps ont été inhumés sur le site même, puisqu’il y a deux cimetières ici », a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs signalé que les conditions dans lesquelles vivent les déplacés seraient l’une des causes de ces nombreux cas de décès. Bertin Botto, a ajouté que les déplacés internes sur le site de l’aéroport M’Poko ont le désir de regagner leurs domiciles à cause des difficultés qu’ils rencontrent ces derniers temps, surtout pendant cette saison pluvieuse.
Le RJDH est en entré en contact avec MSF sauf que l’ONG n’a pas souhaité donner des chiffres pour le moment.
Signalons que les conditions de vie des déplacés de l’aéroport M’Poko se sont considérablement détériorées avec l’arrivée des pluies, ces derniers temps. C’est environs 37000 personnes qui vivent actuellement sur ce site.
Dispensées pour des raisons différentes des éliminatoires de la CAN 2015, les sélections de Centrafrique et du Maroc s’affronteront en match amical le 8 octobre prochain à Marrakech
Le 8 octobre prochain, pendant que les équipes encore en course s’apprêteront à disputer la 3eme journée des éliminatoires de la CAN 2015, le Maroc, pays hôte du tournoi s’étalonnera en match amical face aux Fauves de Centrafrique, déjà éliminés. La rencontre aura lieu à Marrakech. Pour rappel, les deux équipes s’étaient déjà affrontées à Rabat et à Bangui pour le compte des éliminatoires de la CAN 2012. Les deux matchs s’étaient terminés sur un score nul et vierge (0-0).
Il y a une semaine à peine, de retour du forum de Brazzaville, André Nzapayéké a cru devoir prendre littéralement d’assaut les médias pour démentir vigoureusement les rumeurs déjà répandues par certains organes de presse sur son départ du gouvernement de transition. D’après lui, ce sujet n’a jamais été à l’ordre du jour à Brazzaville et que plus que jamais, il était bien à son poste et que ses relations avec la présidente Catherine Samba-Panza étaient au beau fixe. Pour s’exprimer avec autant d’assurance, de deux choses l’une : soit il avait suffisamment de garanties qu’il était indéboulonnable, soit on avait affaire à un naïf, un véritable bleu politique.
En remettant sa démission comme il vient de le faire, c’est la seconde hypothèse qui est la bonne. Depuis sa nomination fin janvier dernier, celui qu’on nous avait présenté comme un technocrate n’était en réalité qu’un vulgaire brasseur de vent qui, en un peu plus de six mois, a dirigé un gouvernement plongé dans un coma profond qui a étalé au grand jour son impuissance face aux bandes armées et son incapacité à enrayer les graves préoccupations sécuritaires des Centrafricains. Même Catherine Samba-Panza qui lui a fait appel, n’a pas tardé à s’apercevoir qu’elle a fait un mauvais choix et que compte tenu de la complexité de la situation du pays, seul un premier ministre « politique» aurait fait l’affaire.
Comme premier ministre, André Nzapayéké n’a convaincu personne, ni dans son pays, ni à l’international. Ses divers passages dans l’hémicycle devant les membres du CNT l’ennuyaient plus que tout au point où une fois, on a même dû le réveiller brutalement pour lui remettre ses lunettes tombées de son visage alors qu’il avait piqué du nez en pleine séance d’interpellation du premier ministre. Après un dîner que Nzapayéké a offert à l’hôtel Ledger Plaza à une délégation de ministres européens en visite à Bangui, le ministre d’un important pays européen qui a pris part au repas a laissé tomber cette sentence : « c’est à ce monsieur que nous devons confier à gérer notre argent » ?
A Bangui, c’était un secret de polichinelle que les jours de Nzapayéké étaient comptés depuis longtemps. Lui seul tenait à jouer les prolongations. La veille de sa démission, il téléphonait encore ici et là dans l’espoir de s’accrocher au poste mais en vain. Les carottes étaient en réalité déjà cuites pour lui. Tout le milieu diplomatique de Bangui et même à Paris grouillaient d’informations le donnant à coup sûr partant. Dans son cabinet à la primature, il régnait un climat délétère et peu motivant pour certains de ses collaborateurs qui n’hésitaient même plus ces derniers temps à s’en ouvrir à l’extérieur. « Plusieurs dossiers qui entrent dans son cabinet ne ressortent pas » lance un fonctionnaire de la primature. Entouré presqu’uniquement de ses parents incompétents et un réseau d’amis à qui il a aussitôt fait appel après son entrée en fonction, il ne pouvait en être autrement.
Ainsi s’achève l’épisode André Nzapayéké commencé tambour battant le 25 janvier 2014. Ses compatriotes n’auront rien retenu de significatif de sa gouvernance sinon que l’éphémère passage dans lisse personnage qui maintenant qu’il est libéré de ses charges gouvernementales, va peut-être retrouver le poste qu’il a quitté à la BDEAC à Brazzaville comme il aimait le dire à qui voulait l’entendre, pour quelques mois d’aventure à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’accord de paix de Brazzaville entre protagonistes de la crise centrafricaine, a finalement eu raison du Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké. Il vient de rendre son tablier. Une nécessité aux yeux de Catherine Samba-Panza. Foi de la présidente centrafricaine par intérim : une telle démission permettra la mise en œuvre effective des engagements émanant du forum de Brazza.
Va-t-on vers un pouvoir bicaméral à Bangui ?
La Séléka, pour ne citer qu’elle, a de quoi jubiler ! A défaut d’obtenir la partition du pays, elle pourrait bénéficier d’un système dans lequel on pourrait avoir un Président chrétien et un Premier ministre ou vice-Président musulman et vice-versa.
En tout cas, la Séléka pourrait grandement tirer son épingle du jeu, dans cette nouvelle reconfiguration politique en perspective. Va-t-on vers un pouvoir bicaméral à Bangui ? Une seule certitude, cette démission intervient dans un climat de recrudescence de la violence en Centrafrique. De fait, un accrochage a eu lieu lundi dernier, à Batangafo, entre les soldats de l’Opération Sangaris en Centrafrique et les combattants de la Séléka. Les combats qui ont duré toute une journée, auront fait plusieurs morts du côté de la rébellion et aucun blessé du côté français. Des affrontements qui viennent prouver, une fois de plus, que le pronostic vital du bébé né par césarienne à Brazzaville reste toujours engagé.
On peut d’autant plus être sceptique que depuis la signature de l’accord de Brazzaville, la Séléka s’est montrée encore plus active sur le terrain. Il y a seulement quelques jours, son état-major dénonçait cet accord paraphé sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso. Plus récemment, c’est l’Opération Sangaris qui a été prise pour cible. Quelle sera la prochaine action de cette rébellion?
Tous les acteurs de la crise doivent adopter des comportements qui font avancer
A dire vrai, on a le sentiment que la Séléka est toujours dans sa logique de partition du pays, comme elle l’avait du reste réclamée au début du forum de Brazzaville. Elle agit comme si elle faisait feu de tout bois pour y parvenir.
Et ce faisant, on ne peut pas se garder de penser que toutes ces actions participent d’une stratégie de la rébellion, visant à pourrir la vie à dame Catherine Samba-Panza et contraindre la communauté internationale à lui octroyer hic et nunc son indépendance à l’instar du Soudan du Sud.
Cela dit, on peut espérer que le départ de André Nzapayéké sonnera comme un nouveau départ pour la Centrafrique. Une nouvelle page de l’Histoire s’ouvre pour la Centrafrique et il appartient à tous les acteurs de la crise, d’adopter les comportements qui font avancer. Pour Catherine Samba-Panza, c’est déjà une décision douloureuse que de se séparer de son chef de l’Exécutif, pour l’intérêt supérieur du pays. Un sacrifice qui devrait pousser tous les acteurs politiques à apporter, aussi, leur part de sacrifice pour le bonheur de la Centrafrique.
La démission de André Nzapayéké, plutôt qu’un départ, devrait être perçu comme un signal fort ; une invite, pour tous, à regarder dans une seule et même direction : une nouvelle aube pour la Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-et-Nzapayéké.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a démissionné mardi, à la suite de l’accord de paix conclu fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise et censé relancer la transition dans le pays, a-t-on appris de source officielle. “La présidente de transition (Catherine Samba-Panza) a demandé et obtenu du Premier ministre, chef du gouvernement de transition, sa démission et celle de son gouvernement pour permettre la mise en oeuvre effective des engagements émanant du forum de Brazzaville”, a annoncé un porte-parole de la présidence sur les ondes de la radio d’État.
Ces dernières semaines, la présidente avait préconisé à plusieurs reprises le réaménagement du gouvernement “sur des critères de technocratie, de région et de compétence, mais qui intègrent aussi la dimension politique et les nouvelles donnes issues du forum de Brazzaville”, a expliqué le porte-parole. “Elle avait annoncé que ledit réaménagement se ferait dans l’esprit de Brazzaville de large ouverture et de réconciliation nationale”, a-t-il rappelé.
Fragile accord de cessez-le-feu
Sous la pression des pays de la région et de la communauté internationale, un fragile accord de cessez-le-feu avait été paraphé le 23 juillet dans la capitale du Congo voisin par des chefs de l’ex-rébellion Seleka et des délégués des miliciens anti-balaka, ainsi que par des représentants politiques, religieux et de la société civile. Le gouvernement de transition, nommé fin janvier après l’élection de Catherine Samba-Panza et formé surtout de techniciens, s’est avéré impuissant face aux bandes armées qui continuent de s’affronter dans le pays, et incapable jusqu’à présent de redresser un État failli depuis des décennies.
Début juillet, la France et l’ONU avaient déploré une transition “en panne” et une situation politique “nettement détériorée”. À Bangui, qui connaît une relative accalmie après les violences intercommunautaires de ces derniers mois, la composition du futur cabinet suscite depuis plusieurs jours de nombreuses interrogations concernant l’arrivée possible de représentants des groupes armés – ex-Seleka à dominante musulmane et milices anti-balaka majoritairement chrétiennes – dans le prochain gouvernement.
Même si rien n’indique pour l’instant le remplacement de l’actuel chef de gouvernement, la Seleka exige le respect d’une clause non écrite qui voudrait que le Premier ministre soit un musulman ou issu de ses rangs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/seleka-fighters.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de l’Ex-séléka
En Centrafrique, les tractations se poursuivent pour la formation d’un nouveau gouvernement après l’accord de Brazzaville. Selon les informations dont nous disposons, l’actuelle polémique trouve sa source dans l’accord de Ndjamena qui a vu Catherine Samba-Panza arriver au pouvoir en remplacement de Michel Djotodia, président de la Seleka. La nomination d’un chef de gouvernement issu des rangs de la Seleka aurait été la condition posée par le mouvement rebelle en janvier dernier dans la capitale tchadienne pour céder le pouvoir à une autre personne. Et c’était le même scénario à Brazzaville où l’ex-rébellion avait boycotté les discussions pour ensuite signer in extremis l’accord de sortie de crise suite à l’intervention du médiateur congolais, le président Sassou Nguesso. Hier les opposants à la désignation d’un cadre de la Seleka ou d’un musulman au poste de Premier ministre, sont descendus dans à rue à Bangui. Ce qu’a dénoncé le Colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Seleka :
« Si des gens s’opposent à la nomination d’un musulman au poste de Premier ministre, alors nous prendrons la communauté internationale à témoin. Il faut que nos frères qui se trouvent à Bangui, cessent de nous marginaliser… même si aujourd’hui on n’a plus le pouvoir, on cherche à ramener la paix. Cette paix doit être conjuguée ensemble. (Mais est-ce que l’idée d’un Premier ministre issu de vos rangs a été évoquée à Brazzaville ?) : Oui, mais comme rien n’a été fixé par écrit, on reste dans le vague.»
Les responsables de la Seleka se sentent grugés. Mais pas question de nommer un chef du gouvernement en se basant sur des critères religieux ou ethniques, répond l’homme politique et ancien ministre centrafricain, Olivier Gabirault :
« Nous savons qu’on a fait cette proposition pour calmer la situation. Mais peut pas ceder à la pression de gens qui ont pris des armes et leur attribuer des fonctions.. non… c’est un danger pour l’avenir »
L’exécutif centrafricain essaie de calmer la situation et nie l’existence d’une telle clause. Mais le porte parole du gouvernement, Gaston Mackouzangba l’exprime en des termes ambigus :
« À ma connaissance, il n’est pas question “officiellement” de la désignation d’un Premier ministre issu de la Seleka en se basant sur des critères religieux. Ce n’est pas démocratique. Laissons la présidente choisir un Premier ministre qu’il faut… dans le sens de l’intérêt général, dans le sens de la paix et de la réconciliation ».
L’accord sur la cessation des hostilités en RCA a été conclu le 23 juillet dernier à Brazzaville. Un accord que certains ont accueilli avec scepticisme mais le premier ministre, André Nzapayéké, l’avait lui au contraire qualifié de viable. Mais il n’a pas empêché de nouvelles violences. Des accrochages qualifiés de violents ont opposé lundi des soldats français aux combattants de la Seleka dans le nord du pays. Les affrontements de Batangafo ont fait selon la force africaine, la Misca, plusieurs morts dans les rangs de l’ex-rébellion.
Corbeau news 05 08 2014 – Le Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké vient de remettre sa lettre de démission à la Présidente C. Samba-Panza.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké
Des milliers de personnes déplacées à la suite des violences à Bambari, en République centrafricaine, continuent de vivre dans des conditions précaires. Pour leur venir en aide, du 30 juillet au 04 août 2014, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine ont remis à plus de 2000 personnes déplacées à Bambari des articles ménagers de première nécessité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cette ville du centre-est de la République centrafricaine a été frappée par la violence au début juillet. « La situation humanitaire y est toujours critique. Bon nombre de personnes déplacées dans la ville et aux alentours n’ont accès ni à leurs champs ni aux marchés. L’activité économique n’a pas encore repris, ce qui affecte leur capacité de survie », déclare Samuel Cadassou, délégué du CICR à Bambari.
Les personnes aidées par le CICR ont pour la plupart fui les violences dans les régions de Bangui, Kouango et Grimari, ainsi que les axes autour de Bambari. « Elles ne sont pas regroupées ensemble, mais hébergées dans des familles d’accueil où leurs conditions de vie sont précaires », précise M. Cadassou. Elles ont reçu du savon, des pagnes, des nattes, des couvertures, des moustiquaires et des jerricanes pour faciliter leur vie quotidienne. .
« Ces populations ont dû quitter leurs villes et leurs villages dans la précipitation et ont tout perdu ; les commerçants leurs commerces et ceux qui avaient des champs ne peuvent plus y accéder », explique M. Cadassou. De plus, sur l’axe Bambari-Ippy, le CICR a remis des vivres (riz, huile, haricots et sel) à plus de 400 personnes déplacées.
Par ailleurs, le CICR continue de subvenir quotidiennement aux besoins en eau potable à 18 000 personnes déplacées qui sont regroupées dans deux sites à Bambari.
Deux semaines après la signature d’un cessez-le-feu entre les milices anti-balaka et l’ex-Séléka, plusieurs ex-rebelles ont été tués lors d’affrontements avec des soldats français de l’opération Sangaris, lundi, dans le nord de la Centrafrique.
De violents accrochages ont opposé, lundi 5 août, soldats français et combattants de l’ex- Séléka à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, faisant plusieurs morts dans les rangs de l’ex-rébellion, a fait savoir mardi un officier de la force africaine Misca.
“Des soldats français de l’opération Sangaris en mission de reconnaissance ont été pris à partie lundi par des ex-Séléka à leur entrée dans le centre” de Batangafo, a déclaré cet officier à l’AFP, sous couvert d’anonymat.
“Les militaires français ont riposté”, faisant usage d’armes lourdes et recevant le soutien d’avion de chasse Rafale, et plusieurs combattants de la Séléka ont été tués, selon cette même source. Il n’y aurait pas de victime du côté français.
“L’accrochage a duré plusieurs heures, et les fortes détonations ont effrayé de nombreux habitants qui ont fui en brousse ou se sont réfugiés vers les sites des déplacés”, a précisé l’officier. Le calme est revenu dans l’après-midi.
Violences entre ex-Séléka et miliciens anti-balaka
À environ 300 km au nord de Bangui, la ville de Batangafo avait été la semaine dernière le théâtre de violents affrontements entre combattants de l’ex-Séléka, à dominante musulmane, et miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne. Au moins 25 personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres blessées, selon un dernier bilan.
Près de 10 000 habitants avaient fui ces combats pour se réfugier à l’hôpital, au domicile du maire, à la mairie, à la paroisse ou en brousse, selon une source humanitaire sur place.
Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par l’ex-Séléka, dirigée par Michel Djotodia, est toujours sous le contrôle des rebelles et de Peuls armés, comme toute la moitié nord du pays. Mais la région marque la limite avec les territoires où opèrent les anti-balaka (toute la partie sud et ouest du pays), et c’est aujourd’hui une zone d’affrontements entre les deux camps.
Fin juillet, les principaux protagonistes de la crise centrafricaine – l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka – ont signé un accord de cessez-le-feu à Brazzaville.
Il s’agit du premier accord du genre signé après huit mois de massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, et ont aggravé la faillite totale de l’État. À l’exception des violences à Batangafo, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.
Les combats entre les deux camps ont plongé la Centrarique dans une spirale infernale de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts.
Depuis leur déploiement en RCA en décembre 2013, les soldats français de Sangaris ont été régulièrement pris à partie par les combattants.
La signature de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville soulève une contestation au sein de l’ancienne rébellion Séléka. Une partie des membres du bureau politique du Front populaire de renaissance de Centrafrique (FPRC), l’ex-coalition, se désengage de cet accord.
Selon Ahmat Mal-Mal Essene, secrétaire général adjoint du bureau politique du FPRC, « notre délégation a effectué le déplacement de Brazzaville, non pour aller signer un quelconque accord mais pour présenter seulement les recommandations de l’assemblée générale de Birao, qui se résument en ces trois points : la délocalisation des communautés musulmanes menacées dans le nord de la Centrafrique, la partition du pays, la démission de la présidente de la transition ».
Selon Ahmat Mal-Mal Essene, une assemblée générale se tiendra pour décider du sort des membres du bureau politique ayant signé l’accord de cessation des hostilités. « Le mandat donné à la délégation de Brazzaville n’a pas été respecté », selon la base du bureau politique du FPRC.
Au sujet de leur participation au prochain gouvernement en cours de remaniement, le secrétaire général adjoint a indiqué que «l’ancienne coalition rebelle n’a jusque-là donné mandat à quiconque de se présenter au poste de Premier ministre ni de prétendre à un quelconque portefeuille ministériel au nom du mouvement ».
Le contestataire cependant exige l’implication de la population du nord-est dans la gestion de la chose publique. « Nous voulons une large ouverture s’étendant à la population du nord-est afin de prendre part au débat et poser la problématique de la gouvernance musulmane », a demandé Ahmat Mal-Mal Essene.
« Aujourd’hui nous réclamons un mandat de 5 ans. Si on accepte cette option c’est qu’on veut la paix, mais si on ne l’accepte pas, chacun reste chez lui et gère une portion de territoire », a-t-il poursuivi.
Les délégués de l’ex-coalition Séléka à Brazzaville se disent conscients du rejet de la signature de l’accord de cessation des hostilités par la base. Ils justifient leur acte par ce qu’ils appellent ‘‘être conformés’’ à l’ordre du jour du Forum. « Si la base ne nous a pas permis d’aller signer, nous avons pris notre responsabilité en tant que politicien pour signer cet accord avec les autres et revenir au pays mettre nos éléments en garde contre toute exaction afin d’attendre ce que nous dira le prochain dialogue de Bangui », explique Mahamat Abrass, conseiller politique du bureau politique du FPRC.
Le Forum de Brazzaville avait décidé que toutes les questions institutionnelles et politiques se discutent à Bangui.
Par ailleurs, le parti du Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a recommandé samedi aux belligérants le respect de leurs engagements. Stéphane Pentchoaki, président du FODEM, estime que le Forum de Brazzaville est une grande étape dans le processus du rétablissement de la paix en Centrafrique. Il demande aux groupes armés, ex-coalition Séléka et Antibalaka, de respecter le document signé. « Que les parties prenantes signataires de l’accord de cessation des hostilités puissent tenir leurs engagements pour que le peuple puisse aspirer enfin à cette paix », a souhaité Stéphane Pentchoaki, invitant en même temps la communauté internationale à s’investir davantage et à veiller à ce que les engagements soient tenus pour finir avec ce cycle de violence.
Jeudi au cours d’une conférence de presse à Bangui, le Groupe des partis politiques républicains travaillistes et libéralistes (GPP-RTL) a apprécié à sa juste valeur la signature de la cessation des hostilités.
La décision a été prise à la suite de la réunion de haut-niveau tenue à Douala, et de la mission qu’effectue en ce moment le président du Syndicat au Tchad.
Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, le Syndicat national des chauffeurs professionnels des transports du Cameroun (Syncprotcam) par le billet de son président Ibrahima Yaya, annonce la suspension du préavis de grève lancé à la mi-juillet pour le 05 août 2014. Voici du reste, la raison justifiant la levée du mot d’ordre de grève:
1) l’intervention téléphonique du coordonnateur Général du bureau des gestions des frets terrestres(BGFT) puisque notre président national est en mission au TCHAD afin de libérer les camions qui ont connu des accidents matériels et immobilisés par les forces de l’ordre Tchadien depuis des mois,
2) la réunion de très haut niveau organisée par le Gouvernement Centrafricain dans le cadre de la sécurité du corridor Douala-BANGUI avec comme invités au Cameroun: le SYNCPROTCAM, le BGFT, le Ministère des transports et les organismes internationaux dans les prochains jours. Il faut préciser que cette réunion aura lieu à BANGUI
On peut dire qu’il a du cran. Ou bien, il est juste suicidaire. Mais force est de se demander quelle mouche a bien pu piquer Moise Rampino pour agir de la sorte ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Accusé-sénégalais.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alors qu’il était à la barre, Moise Rampino a disjoncté et traite une fois encore les magistrats de « Anti-Balaka ». Même son avocat qui était très remonté contre lui, n’a pas pu le ramener à la raison.Il était très énervé par cette réaction, et l’a même traité d’incorrecte et a avoué être en train de défendre l’indéfendable. Les insanités sont telles que son micro a été coupé. » Le procureur a requis 2 ans de prison ferme. Le verdict sera rendu d’un moment à l’autre.
Le procureur a requis 2 ans ferme contre lui, estimant que c’est toute la famille judiciaire qui est touchée par les propos discourtois et inconvenants du justiciable.
Bangui – La circulation dans la capitale centrafricaine Bangui était fortement perturbée lundi par une grève surprise des taxis contre le racket et une manifestation de femmes dénonçant la présence des groupes armés au sein du gouvernement, a constaté un correspondant de l’AFP.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Marche-des-femmes-en-Centrafrique.-image-darchives.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche des femmes en Centrafrique. Image d’archives
Les conducteurs de taxis et taxis-bus ont cessé le travail sans prévenir lundi matin, forçant de nombreux Banguissois à rejoindre leur travail à pied, et donnant par endroits des allures de ville morte à la capitale.
Ils entendaient protester contre le racket et autres tracasseries dont ils se disent victimes de la part des policiers et gendarmes au passage des barrages érigés sur les principales avenues de Bangui.
C’est un arrêt de travail spontané, nous n’avons pas besoin de préavis, a expliqué à l’AFP le secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus (SCTB), René Sokambi Kandjia.
Nous avions donné trois semaines au gouvernement pour qu’il puisse régler la situation sur les check-points. Mais (…) les tracasseries perdurent et prennent encore de l’ampleur. C’est pourquoi ils (les militants du SCTB) ont décidé de cet arrêt de travail, a déclaré M. Sokambi.
Une manifestation organisée sur l’avenue Barthélémy Boganda, l’une des principales artères de la capitale, a par ailleurs rassemblé près de 1.800 personnes, en grande majorité des femmes, selon la police.
Les manifestantes, au nombre d’environ 3.000 selon les organisateurs, protestaient contre la possible présence de membres des groupes armés au sein d’un futur gouvernement.
Un possible remaniement gouvernemental est attendu dans les prochains jours à la suite d’un accord de cessation des hostilités fin juillet entre belligérants de la crise centrafricaine.
Non aux postes de responsabilités grâce aux armes!, clamaient les protestataires, rassemblées à l’appel de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).
Il est hors de question que des membres des groupes armés à l’origine de tous les malheurs des Centrafricains soient nommés à des postes au gouvernement, a déclaré une responsable de cette association, Dorothée Mbokani.
Sifflant et lançant divers slogans, les manifestantes se sont rendues devant la représentation de la force africaine actuellement déployée dans le pays, la Minusca, où elles ont bloqué la circulation automobile alors que plusieurs de leurs déléguées y étaient reçues par des responsables de l’ONU.
Nous n’admettons pas que les groupes armés aient une place de choix au gouvernement après tout ce que les femmes, les populations centrafricaines ont subi, a souligné Mme Mbokani.
Le rassemblement s’est déroulé sans incident.
Après des mois de violences intercommunautaires sanglantes, Bangui, quadrillée par les forces internationales, connaît depuis quelques semaines une relative normalisation.
Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine — l’ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens — ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu.
Il semble jusqu’à présent à peu près respecté, même si des affrontements ont fait au moins 22 morts la semaine dernière a Batangafo (300 km au nord de Bangui).
Jeudi dernier, la présidente de transition, Catherine Samba Panza, a promis un nouveau gouvernement de large ouverture. Nous devons ouvrir nos bras à nos compatriotes d’autres sensibilités politiques, religieuses, communautaires, a-t-elle plaidé.
Communiqué de presse N°004 20140804 de l’ex-Séléka
Relatif à la violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités
Depuis ce matin, en violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des antibalakas venant de Bouca en direction de Batangafo, avec le soutien de deux avions types Mirages et deux hélicoptères, ont ouvert le feu sur les éléments de la Séléka faisant plusieurs morts et plusieurs blessés.
Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin sur ces agressions contraire à la lettre et l’esprit de l’accord de Brazzaville et exprimons notre étonnement par rapport à l’attitude de l’Etat centrafricain et des forces internationales présentes en RCA qui n’ont en aucun moment condamné ou dénoncé ces agressions.
Les habitants du quartier Sassara, dans la commune de Bégoua, ont été sensibilisés hier par les Anti-Balaka dudit secteur sur un programme visant à faire la paix avec les ex-Séléka de RDOT.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Crise-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cette réunion de sensibilisation des habitants de Sassara, regroupait une centaine de personnes venues des divers quartiers ainsi que des autorités locales. Elle a eu lieu sous un manguier, malgré des flaques d’eaux dues à une pluie diluvienne qui s’était abattue sur la ville de Bangui dans la matinée.
Samedi Stach, major des Anti-Balaka de Sassara a déclaré que la paix n’a pas de prix et qu’ils sont prêts à faire la paix avec tous les ex-Séléka. Pour lui, il est important que la population puisse aussi se joindre à eux afin que le calme soit effectif dans la zone. «Il n’y a rien qui est plus cher que la paix.
Nous les Antibalaka, nous en avons mare, nous n’en pouvons plus, raison pour laquelle nous avons accepté ce pardon. Mais cela ne peut pas ce faire sans la population. C’est pourquoi, nous avons convoqué cette rencontre de sensibilisation avec la population. Je crois que la population est favorable à ce pardon. Nos frères Séléka peuvent venir dans ces quartiers visiter les parents et rentrer sans problèmes».
Irène Bama, une habitante de Sassara a déclaré être heureuse de participer à cette réunion. «Nous sommes heureux de participer à cette réunion. Les Anti-Balaka nous ont demandé de faire la paix avec les Séléka; nous sommes d’accord. Si les Anti-Balaka du secteur ont accepté de faix la paix avec les Séléka, pourquoi pas nous. Certains Séléka ont leurs maisons ici, des femmes et des enfants. Avec ce qui s’était passe, ils ont peur de venir dans le coin ici. Alors, c’est une très bonne chose ; ça nous fait plaisir».
Jean Waporo, Chef du quartier N’gola 1, loue cette initiative qui selon lui, est du genre à ramener le calme. Il a appelé la population à s’impliquer dans cette dynamique. «La paix manque dans mon quartier, et si aujourd’hui les anti-Balaka et les ex-Séléka veulent faire la paix, nous devrons accepter cela».
Les organisateurs de cette réunion ont affirmé au RJDH qu’ils organiseront dans les prochains jours une rencontre avec les ex-Séléka bloqués au camp RDOT. C’est la première fois que les Anti-Balaka de Sassara organisent une pareille réunion.
Il y a une semaine, un ex-Séléka de RDOT avait été enlevé alors qu’il était sorti du camp pour rendre visite à ses parents vivant dans le secteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Paul-Biya.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>« Ce n’est pas le Boko Haram qui va dépasser le Cameroun. Nous continuons le combat et nous les vaincrons », a déclaré Paul Biya, le président du Cameroun samedi à la presse, au moment de son départ à Washington pour le sommet Etats-Unis-Afrique.
Alors que les exactions et les enlèvements perpétrés par Boko Haram en territoire camerounais se multiplient, Paul Biya a tenu à rassurer les camerounais et a annoncé avoir demandé au chef d’Etat-Major des armées de « réorganiser » le dispositif sécuritaire dans l’Extrême-Nord du Cameroun, la région qui partage sa frontière avec l’Etat du Borno au Nigeria, fief connu du groupe Boko Haram.
Le président camerounais n’a pas donné de plus amples informations sur cette réorganisation mais des sources sécuritaires qui souhaitent garder l’anonymat indiquent à l’agence Anadolu que la principale innovation est « l’intervention de l’armée de l’air dans la lutte contre Boko Haram ».
En effet, jusque là, seules les troupes à pied et motorisées étaient impliquées dans cette lutte.
La décision d’impliquer l’aviation dans la lutte contre Boko Haram est diversement appréciée en interne. « Nous ne pouvons que respecter les instructions de la haute hiérarchie. Mais, sur le terrain, nous pensons que l’usage d’avions de chasse n’est pas réellement indiqué dans un guerre asymétrique comme celle que le Cameroun mène contre Boko Haram », explique par exemple à l’agence Anadolu un officier supérieur de l’armée camerounaise qui souhaite garder l’anonymat.
« L’ennemi est caché, il n’a pas une base connue, une fois que vous déplacez un avion de chasse contre un ennemi inconnu et dont vous ignorez les positions, vous devenez vulnérable et il peut facilement vous atteindre », justifie la source.
A la question de savoir si ces avions pourront par exemple servir au transport des troupes pour renforcer un dispositif en cas d’attaques, toutes les sources de l’agence Anadolu sont formelles : « le Cameroun ne dispose pas de ce type d’avion. Aucun de nos avions militaires ne peut transporter par exemple un bataillon. Or, lors des récentes attaques de Boko Haram, l’on a constaté qu’ils sont venus en grand nombre, parfois jusqu’à près 400 personnes ce qui est la taille d’un bataillon. A quoi servirait-il de transporter 10 soldats camerounais pour aller faire face à 400 assaillants», s’interroge une deuxième source.
Toutefois, certains avis sont favorables. « Ces avions pourront par exemple servir au transport du petit matériel et au ravitaillement en munitions en cas d’attaques de longue durée », explique une autre source qui ajoute : « Ces avions peuvent aussi être très importants lors de la poursuite des assaillants, dans la recherche et le repérage. On se souvient que plusieurs fois, lors des précédentes attaques de Boko Haram, les assaillants sont venus avec beaucoup de véhicules et en ont emporté plusieurs. Les véhicules en mouvement sont difficiles à dissimuler et peuvent rapidement être localisés d’en haut ».
Dans son souci de renforcement du dispositif sécuritaire, le Cameroun mise également sur du sang neuf en « nommant de nouveaux hommes aux postes stratégiques » et en envoyant « des soldats supplémentaires » tout le long de la frontière avec le Nigéria.
Les ONG religieuses sénégalaises Jamra et MBann Gacce sont convaincues que les USA vont tenter, lors du sommet franco-américain du 5 et 6 août, de faire pression sur les chefs d’Etats africains pour les amener à légaliser l’homosexualité dans leurs pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Gay-Pride-Jozi.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour l’Imam Massamba Diop, de l’ONG Jamra à Dakar, Linda Greenfield, Secrétaire d’État adjoint chargée des Affaires africaines au Département d’Etat américain, “s’est montrée claire” sur le sujet lors d’une conférence vidéo organisée le 10 juillet.
‘’Parmi les questions de ce sommet figure en bonne place la légalisation de l’homosexualité en Afrique’’ aurait-t-elle affirmé – selon Diop – avant d’ajouter ’’Cette fois-ci, nous ne nous limiterons pas uniquement à demander sa légalisation mais il y aura des sanctions pour les pays qui refuseraient cette légalisation, en rapport avec les soutiens financiers et matériels’’.
Bien qu’aucune communication officielle autour du sommet n’a, par ailleurs, fait état la question de l’homosexualité, Diop est amener à considérer que ces menaces imposent ‘’à tous les musulmans de faire bloc autour de Macky Sall”, président du Sénégal.
“Sur cette question précise, qu’on le soutienne, que nous prions pour lui, pour que le courage dont il est animé jusque-là continue de l’animer” a déclaré Diop à Anadolu.
Il s’agit, toutefois, “d’un faux-débat” pour Me Assane Dioma Ndiaye de la ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) qui pense savoir “qu’aucun gouvernement ne pourra imposer l’homosexualité aux Sénégalais”.
Le 27 juin 2013, Barack Obama, en visite à Dakar, avait exhorté le président Sénégalais à dépénaliser l’homosexualité. Une requête à laquelle Macky Sall avait opposé un refus diplomatique.
Ahmed Iyane Thiam, président du Conseil supérieur islamique (regroupant plusieurs associations religieuses ainsi que des représentants des confréries musulmanes), avait alors mis en garde contre toute légalisation de l’homosexualité au Sénégal, soulignant que “ni l’Islam ni la morale n’autorisent ce genre de pratiques transgressant les règles de la bienséance.”
“Le président du Sénégal n’aurait pas passé la nuit au Palais s’il avait légalisé l’homosexualité”, selon Thiam qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, le 5 février dernier à Dakar.
Ministres des Affaires étrangères et Chefs de délégations des Etats membres du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale ;
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Comité-consultatif.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo vingt-neuvième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale
Réunis à Malabo, République de Guinée Equatoriale, à l’occasion de la 38ème Réunion ministérielle dudit Comité ;
Examinant la situation géopolitique et sécuritaire des Etats membres :
– Nous déclarons profondément préoccupés par la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine (RCA) ;
– Nous félicitons de la tenue à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014, du Forum de réconciliation nationale et du dialogue politique inter-centrafricain ayant regroupé les autorités de la Transition, les partis politiques, la société civile, et les groupes armés autour de la Médiation internationale sous la conduite de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo ;
– Saluons la signature par toutes les parties prenantes de l’Accord de cessation des hostilités et des violences, première étape d’un processus qui va se poursuivre dans un cadre plus élargi en République Centrafricaine ;
– Exhortons les différents acteurs au respect des engagements pris afin de favoriser le retour à un climat de paix et de sécurité nécessaire pour mener la transition à son terme en vue d’un retour de l’ordre constitutionnel normal en République Centrafricaine ;
– Réaffirmons l’engagement de nos Etats à appuyer le processus de transition et à s’impliquer plus activement dans toutes les actions visant à la résolution de la crise en République Centrafricaine ;
– Invitons la communauté internationale à continuer à apporter son soutien au règlement pacifique de la crise en République Centrafricaine ;
– Rendons hommage, une fois de plus, à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et renouvelons notre reconnaissance aux pays frères et amis pour leur assistance multiforme dans le cadre des efforts en vue du retour d’une paix durable en RCA ;
– Lançons un appel à tous les Etats membres du Comité à contribuer de manière significative au transfert effectif, le 15 septembre 2014, de la MISCA vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) ;
– Exprimons notre gratitude aux Nations Unies, à l’Union africaine et à la CEEAC ainsi qu’aux
partenaires régionaux et internationaux pour leur appui important à la médiation internationale.
L’Organisation des nations unies (ONU) encourage les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEEAC) à se doter institutions « adéquates » afin de garantir des élections libres dans les Etats membres de l’organisation régionale, indique un communiqué.
« Les élections sont parfois l’occasion de tensions sociopolitiques accrues. Il importe donc que les Etats disposent de ressources et d’institutions adéquates pour garantir des élections libres, démocratiques et transparentes », a déclaré le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily.
Il prononçait un discours du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, lors de la 38ème réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), dont les travaux ont débuté mardi dernier à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale.
Bathily a plaidé en faveur du renforcement du rôle positif de toutes les structures impliquées dans les processus électoraux, y compris les commissions électorales, les juridictions chargées de régler les contentieux, ainsi que les entités techniques, médiatiques et politiques concernées.
Le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale fera une nouvelle évaluation de la situation globale dans la sous-région lors de sa 39e réunion prévue à Bujumbura (Burundi) en novembre prochain.
La Guinée équatoriale assurera la présidence du Comité jusqu’à la prochaine session
On voyait venir les choses. Cela n’a rien de surprenant. Le chef d’état-major de la Séléka a déclaré ne pas se reconnaître dans l’accord de cessez-le-feu qui a été paraphé in extremis à Brazzaville au Congo, le 23 juillet dernier, sous l’égide du président congolais Denis Sassou Nguesso.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Certes, le médiateur a pu sauver la face en arrachant de justesse et au forceps, un cessez-le-feu entre Séléka et antibalaka. Mais force est de constater que son application pose problème. Car la situation n’a visiblement pas évolué depuis le forum de Brazzaville qui était censé mettre fin à la violence.
La Séléka est en train de ruser dans l’ultime objectif d’obtenir la partition du pays.
Bien au contraire, la situation se dégrade de jour en jour. La liste des morts continue à s’allonger dans l’ex-Oubangui-Chari et l’horizon est loin de s’être dégagé.
En déclarant que les accords de Brazzaville n’engagent que ceux qui y ont apposé leur signature, le chef d’état-major de la Séléka, le général Zoudéko, désavoue le n0 3 du mouvement qui l’a représenté lors des pourparlers de Brazzaville, et met à nu la fracture qui existe au sein de ladite milice. La Séléka serait-elle devenue une tour de Babel ?
En tout cas, on ne sait plus qui parle au nom de qui, qui est censé parler au nom de la Séléka, tant le cafouillage est énorme. Si fait qu’on se demande si les rebelles de la Séléka veulent la paix. Du reste, on a l’impression qu’ils sont en train de ruser dans l’ultime objectif d’obtenir la partition du pays.
De toute apparence, ils n’ont pas renoncé à cette idée.
La Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge.
Cela dit, c’est à Michel Djotodia que devrait revenir la tâche d’éclaircir la démarche du mouvement qu’il pilote. Car, avec sa nomination à la tête de la Séléka, la preuve est désormais faite qu’étant physiquement au Bénin, le tombeur de François Bozizé était bien présent dans les agissements de la Séléka. De toute évidence, c’est lui qui tirait les ficelles.
Il est et demeure donc un acteur incontournable pour un retour de la paix en Centrafrique. C’est dire si la sortie guerrière de Catherine Samba-Panza qui a ferraillé contre celui qui vient d’être nommé à la tête de la Séléka, n’aura eu pour conséquence que de compromettre les chances d’un retour à la paix en RCA.
Or, tant que Djotodia et Bozizé ne seront pas directement impliqués dans le processus de réconciliation en RCA, la stabilité de ce pays risque de demeurer une arlésienne. En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge
Cinquante pays et l’Union africaine sont invités. Seuls la Centrafrique, le Zimbabwe, le Soudan et l’Erythrée n’ont pas reçu de carton. Avec ce premier sommet, Barack Obama tient à relancer les relations des Etats-Unis avec l’ensemble du continent. Une promesse faite en Afrique du Sud.
Les réseaux de télévision ont fait ces derniers jours, des émissions spéciales sur le médecin américain qui a contracté la fièvre Ebola, sur son retour aux Etats-Unis et sur les risques potentiels présentés par les délégations qui viennent d’Afrique. C’est pour l’instant le regard porté par la presse américaine sur le premier sommet Etats-Unis/Afrique.
Les Washingtoniens sont au courant. Ils savent que la circulation sera infernale cette semaine, que de nombreuses rues seront fermées dans le centre ville et que les fonctionnaires ont la permission de rester chez eux jusqu’à jeudi. La capitale des Etats-Unis a l’habitude des cortèges de voitures aux vitres fumées, mais c’est la première fois qu’un sommet d’une telle ampleur est organisé.
Barak Obama interviendra mercredi après une conférence de presse commune des chefs d’Etats, et demain pour clore le forum des affaires. C’est d’ailleurs l’axe principal de cette grand-messe à laquelle participent de nombreuses entreprises américaines.
Le président américain, né d’un père kényan, n’a pas porté au continent l’interêt que l’opinion publique africaine attendait. C’est l’avis de nombreux observateurs. Deux ans avant qu’il ne quitte la Maison blanche, ce sommet est sans doute pour Barack Obama une manière de se rattraper.
Les Africains sans illusions
Les chefs d’Etat africains arrivent à Washington sans illusions. Ce premier sommet Etats-Unis/Afrique n’est pas le lieu pour approfondir des relations avec Barack Obama. Aucun rendez-vous bilatéral n’est au programme. Les sherpas ont d’ailleurs préparé pour leurs présidents des rendez-vous hors des rencontres officielles, avec des chefs d’entreprises et des parlementaires.
Le continent africain est mal connu aux Etats-Unis. Surtout les pays d’Afrique francophone, dont l’image n’est pas excellente à cause des crises et des changements de Constitution programmés. Les sherpas des présidents en sont conscients et chacun a travaillé pour tenter de rétablir l’image d’une Afrique diverse, et qui réussit.
L’initiative américaine souffre de la comparaison avec les sommets organisés en Chine tous les 3 ans, toutes les délégations en parlent, et certains ajoutent qu’à Pékin, personne ne donne de leçon de morale, ni de bonne gouvernance.
Une faction influente de l’ex-coalition rebelle de la Séléka “ne se reconnaît pas” dans l’accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet entre protagonistes de la crise centrafricaine, a-t-on appris samedi auprès de ce groupe.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/seleka-image.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chefs Militaires de la séléka
“L’état-major de la Séléka ne se reconnaît pas dans l’accord” de cessez-le-feu de Brazzaville, affirme dans un communiqué le général Joseph Zoundéko, chef de cet “état-major” installé depuis mai à Bambari (centre).
Sous la pression des pays de la région et de la communauté internationale, cet accord avait été paraphé le 23 juillet dans la capitale du Congo voisin par les deux principaux belligérants — la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens — ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains.
Il avait été arraché in extremis à l’issue d’un “Forum” chaotique au cours duquel les représentants de la Séléka s’étaient d’abord retirés des discussions en exigeant une partition du pays. Selon le général Zoundéko, “personne n’a été mandaté pour apposer une signature au bas de l’accord de cessation des hostilités au nom” de la Séléka, et tout acte posé dans ce sens à Brazzaville “n’engage que leurs auteurs”. Il assure “cependant rester disposé au dialogue”, selon son communiqué, dont l’AFP a eu copie.
“Les comportements des chrétiens ont rendu impossible la paix”
Désigné comme chef d’état-major de la Séléka en mai dernier, le général Zoundéko est installé depuis mai, avec son équipe et quelques centaines d’hommes, à Bambari, théâtre depuis lors d’affrontements intercommunautaires ayant fait plus d’une centaine de morts et des milliers de déplacés. Il réclame la partition de la Centrafrique estimant que “les comportements des chrétiens ont rendu impossible la paix” dans le pays.
L’ex-coalition rebelle était représentée au Forum de Brazzaville par une délégation conduite par son n°3, Mohamed Moussa Dhaffane. Premier accord signé après huit mois d’un déchaînement de violences intercommunautaires en République centrafricaine, l’accord de Brazzaville, obtenu grâce à la forte implication du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, suscite beaucoup de doutes sur ses chances de succès.
Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s’affrontent depuis décembre 2013 dans un cycle d’attaques et de représailles qui ont fait des milliers de morts, principalement des civils, et le pays compte des centaines de milliers de déplacés.
Chassée en début d’année de la capitale Bangui après l’opération militaire française Sangaris déclenchée en décembre, l’ex-rébellion à dominante musulmane tient aujourd’hui l’essentiel du nord-est du pays, frontalier du Tchad et du Soudan, des régions littéralement à l’abandon depuis des années par le pouvoir central.
Elle est minée par d’innombrables divisions, articulées autour de deux principaux groupes: la “Séléka Bambari”, du nom de la localité minière où une partie de ses forces s’est repliée, et la “Séléka Birao”, dans le grand nord, dirigée par Nouredine Adam, chef militaire sous le coup de sanctions onusiennes et américaines. Dans Bangui, près de 2.000 ex-combattants sont cantonnés sous la surveillance des forces internationales. Seuls des représentants de la “Séléka Bambari” ont participé au Forum de paix de Brazzaville, où la “Séléka Birao” n’était pas présente.
D’autres groupes armés opèrent en toute impunité dans le nord-est de la Centrafrique sous l’appellation de l’ex-Séléka, mais sont largement incontrôlés et dirigés par de petits chefs locaux. Les anti-balaka et autres milices chrétiennes et animistes, sans organisation centralisée, écument quant à elles le nord-ouest et l’ouest, rançonnant les voyageurs sur les routes et les civils, quand elles ne pillent pas les convois d’aide humanitaire.
Quelque 2.000 soldats français sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d’une force de l’Union africaine comptant environ 5.800 militaires et d’une force européenne, l’Eufor. Par:jeune Afrique
Entre Sibut et Bambari, villes éloignées de près de 200 kilomètres, la route est désertée. Les habitants des villages environnants se terrent dans la brousse. Les tensions entre Seleka et anti-balaka sont encore bien réelles et les apeurent.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-pont-de-Bambari-qui-sépare-la-zone-anti-balaka-et-la-zone-sous-contrôle-de-la-Seleka.-photo-David-Thomson.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le pont de Bambari qui sépare la zone anti-balaka et la zone sous contrôle de la Seleka. Photo David Thomson
Sur une quarantaine de kilomètres, la route menant vers Bambari est quasi déserte. La plupart des villages sont dépeuplés et beaucoup de paysans se cachent dans la brousse, terrorisés par des bandes armées, comme ce père de famille : « Les femmes ont fui, les enfants ont fui, les gens dans les champs ont abandonné leurs maisons. Les Seleka continuent toujours à tirer. Les femmes, les enfants ont peur. […] Le village est vidé. Tout le monde se sauve dans la brousse. »
« Nous vivons très, très mal. Des fois, les femmes accouchent dans la brousse, aux champs. Les enfants sont sous les arbres, la pluie, témoigne cet autre homme. Ils ne sont pas en sécurité. Nous voulons la paix. »
A dix kilomètres avant Bambari, au bord d’une piste boueuse parsemée de check-point anti-balaka, ce villageois a bravé sa peur pour venir chercher un sac de farine distribué par le Programme alimentaire mondial. Le vieil homme ne s’aventure jamais plus loin. Passé le pont à l’entrée de la ville, c’est la zone contrôlée par les Seleka.
Corbeau news 03-08-2014 : Dans l’histoire du monde, la République Centrafricaine n’est pas le premier pays à connaître des conflits internes, tantôt courts, tantôt accompagnés d’une violence multiforme, aveugle et hystérique comme la crise née après le coup d’Etat du 24 mars 2013. Ce conflit a été particulièrement marqué par des violences aux multiples visages et à grande échelle perpétrées par les entités guerrières Séléka et Antibalaka.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Messieurs-Aristide-Rebouas-et-Patrick-Gille-à-Paris.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Messieurs Aristide Rebouas et Jean-Patrick Gille à Paris
Beaucoup de crimes atroces et autres exactions d’une rare violence ont été commis sur les populations civiles. L’une des conséquences de cette crise d’une extrême violence, c’est la désagrégation de l’Unité Nationale Centrafricaine, et plus spécifiquement l’établissement des rapports désormais de méfiance et de violence entre les confessions chrétienne et musulmane, qui vivaient pourtant jadis en parfaite symbiose.
Au regard de ce qui précède, c’est à bon droit qu’aujourd’hui des voix s’élèvent partout, au niveau national Centrafricain et au niveau international, pour réclamer un dialogue et la réconciliation nationale en Centrafrique. Ces deux questions sont vitales pour les Centrafricains et doivent être résolues. Cependant, si un schéma original de Dialogue National Inclusif et un mode original de Réconciliation Nationale doivent être pensés et conçus par les Centrafricains eux-mêmes, il n’est pas interdit de recourir aux modèles ou exemples en la matière ayant réussi hors des frontières Centrafricaines ; il n’est pas non plus interdit d’imiter ou de solliciter carrément certaines personnalités étrangères ayant brillamment mené dans leurs pays respectifs les processus de Dialogue National Inclusif et de Réconciliation Nationale tels qu’envisagés en Centrafrique. De ce point de vue, le continent africain suggère deux modèles intéressants et des personnalités à imiter, sous réserve bien évidemment de ne point sacrifier les particularismes Centrafricains.
Le premier schéma authentiquement africain imitable est le cas Sud-Africain. On se souvient que dès 1991, le Président Frederick de Klerk avait créé la Commission Goldstone. Cette structure eut pour mission « d’enquêter sur les violences policières, les crimes et les exactions politiques commis non seulement au nom du gouvernement sud-africain mais aussi les crimes et exactions commis au nom des mouvements de libération nationale (African National Congress, Congrès panafricain) ».Après l’accession de Nelson Mandela au pouvoir en 1994, la Commission de la Vérité et de la Réconciliation fut créée, et fût dirigée par Mgr Desmond Tutu. Son but principal fut de « recenser toutes les violations des droits de l’homme commises depuis le massacre de Sharpeville en 1960, en pleine apogée de la politique d’apartheid initiée en 1948 par le gouvernement sud-africain, afin de permettre une réconciliation nationale entre les victimes et les auteurs d’exactions ».
Frederick de Klerk, Nelson Mandela, et Mgr Desmond Tutu ont tous joué un rôle très positif en faveur de la Réconciliation Nationale en Afrique du Sud ; le leadership et le comportement pacifique de ces trois personnalités Sud-Africaines doivent inspirer les autorités de transition et tous les acteurs des processus de Dialogue National Inclusif et de Réconciliation Nationale projetés en Centrafrique.
Le second exemple africain auquel les Centrafricains peuvent se référer est celui de la Côte d’Ivoire. Après l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, beaucoup d’observateurs africains et occidentaux rivalisaient de pessimisme quant à la volonté et à la capacité du trio Ouattara-Soro-Bédié à parvenir à une Réconciliation entre Ivoiriens fidèles à l’ancien Président Laurent Gbagbo et Ivoiriens musulmans de la région du nord acquise à Ouatara et Soro Guillaume. Beaucoup d’observateurs ont hâtivement pensé à tort que les musulmans du nord régneraient en maîtres absolus sur leurs frères du sud. Il n’en a rien été. Sur ce plan, et aujourd’hui, le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Guillaume Soro ont forcé l’admiration, même s’il faut souligner que beaucoup reste encore à faire pour parvenir à une Réconciliation Nationale effective. Le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Guillaume Soro, par leur leadership, leur vision politique, leur attachement aux valeurs de paix et d’unité nationale, ainsi que par leur dynamisme, ont su impulser une réelle dynamique, laquelle a favorisé la fin rapide des violences en Côte d’Ivoire, et évité un embrasement général par une guerre interconfessionnelle entre chrétiens et musulmans, comme dans le cas Centrafricain. Des actes concrets dans le sens de l’apaisement et des appels clairs n’ont de cesse d’être lancés par le duo Ouattara-Soro. Le Premier Ministre Guillaume Soro a par exemple effectué un déplacement dans le fief de l’ancien Président Laurent Gbagbo, un geste lourd de sens symbolique, et digne d’un visionnaire soucieux de l’unité nationale, un geste d’apaisement qui ne peut que forcer l’admiration. De leur côté, Pascal Affi Nguessan et l’ancien Président et le sage Henry Konan Bédié accomplissent également un formidable travail pour aider l’exécutif ivoirien. Il est clair qu’il y’a une volonté politique claire et réelle d’Alassane Ouattara, de Guillaume Soro et autres protagonistes d’obtenir le rassemblement des Ivoiriens de tous bords et la reconstruction du vivre ensemble Ivoirien. Comparativement au cas Centrafricain, on peut, dans une certaine mesure, affirmer et reconnaître que la Côte d’Ivoire a la chance d’avoir des hommes d’Etat aussi visionnaires, courageux et préoccupés par l’unité des Ivoiriens que sont le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Guillaume Soro.
C’est pourquoi, il est fait appel ici pour que les Centrafricains imitent les personnalités Ivoiriennes et Sud-Africaines précitées. Il est utile de solliciter l’intervention, du moins les conseils du Président Alassane Ouattara, du Premier Ministre Guillaume Soro, de l’ancien Président et sage Henry Konan Bédié, ainsi que de Pascal Affi Nguessan, dans les processus de Dialogue National Inclusif et de Réconciliation Nationale qui vont avoir lieu en Centrafrique d’ici fin 2014.
Quand Michel Djotodia est arrivé au pouvoir, il n’a pas su rétablir l’autorité de l’Etat, délivrer un message de paix, poser des actes symboliques dans le sens d’un rassemblement de tous les Centrafricains. Tout au contraire, des populations ont été livrées à des exactions d’une rare violence avec comme principale conséquence la naissance, puis la montée en puissance progressive des milices Antibalaka. Si Djotodia avait agi en homme d’Etat visionnaire et rassembleur comme Alassane Ouattara et Guillaume Soro l’ont fait dès leur arrivé au pouvoir, nul doute que la crise Centrafricaine aurait été moins violente, nul doute que l’unité nationale n’aurait pas été complètement désagrégée, nul doute qu’on n’aurait pas aujourd’hui autant de mal à faire coexister chrétiens et musulmans de Centrafrique ! Sur ces questions, les conseils du Président Alassane Ouattara et du Premier Ministre Guillaume Soro seraient les bienvenus, car ils sont en train de réussir là où les Centrafricains sont en train de patiner, d’hésiter voire de probablement échouer.
En plus du Président Sassou Nguesso, Médiateur Principal qui abat déjà un travail multiforme considérable, inlassable et reconnu de tous, il est souhaitable d’associer personnellement le Président Paul Biya et le Président Théodoro Obiang Nguema, pour leur neutralité jamais mise en défaut dans les crises récurrentes enregistrées en Centrafrique, et aussi pour leur grande sagesse dans la direction politique de leurs deux pays respectifs. Aujourd’hui, les gens reconnaissent de plus en plus à ces deux Présidents des efforts continus pour laisser plutôt la place à des institutions fortes, et faire de leurs pays des havres de paix, et des pays émergents à l’instar des pays asiatiques.
Certes, le Dialogue National Inclusif doit être organisé en Centrafrique comme tout linge sale se lave en famille ; cependant, il est vivement conseillé de recourir aux modèles qui ont fonctionné ailleurs, à des personnalités qui ont réussi ou sont en train de réussir ailleurs, pour venir nous assister, nous Centrafricains à recoudre le tissu commun, l’unité nationale Centrafricaine.
Corbeau News 03-08-2014: Au cours d’une cérémonie commune sur le cimetière militaire du Hartmannswillerkopf, en Alsace, les Présidents français et allemand ont lancé un message de paix, cent ans jour pour jour après le début officiel des hostilités de la Grande Guerre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Francois-Hollande.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Président Français – François Hollande
Ensemble, Joachim Gauck l’allemand et François Hollande le français, entament dans le Haut-rhin, sur ce site emblématique des premiers combats de la Première Guerre mondiale, un marathon comémortif qui va durer plusieurs jours. En présence d’une centaine de jeunes des deux pays, ils ont rendu hommage aux dizaines de milliers de soldats morts sur cette montagne alsacienne du “Vieil Armand”. Ils ont posé la première pierre de ce qui sera bientôt l’Historial, musée franco-allemande de la Guerre mais surtout de la paix et de la réconciliation.
Une amitié franco-allemande que François Hollande a voulu citer en exemple pour tous les peuples qui s’affrontent dans des conflits meurtiers aujourd’hui à travers le monde.
Anne-Laure Daniet revient sur le discours du Président français qui q évoqué, Gaza, l’Ukraine et la Centrafique notamment:
Ensemble, Joachim Gauck l’allemand et François Hollande le français, entament dans le Haut-rhin, sur ce site emblématique des premiers combats de la Première Guerre mondiale, un marathon comémortif qui va durer plusieurs jours. En présence d’une centaine de jeunes des deux pays, ils ont rendu hommage aux dizaines de milliers de soldats morts sur cette montagne alsacienne du “Vieil Armand”. Ils ont posé la première pierre de ce qui sera bientôt l’Historial, musée franco-allemande de la Guerre mais surtout de la paix et de la réconciliation.
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