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La septième république des menteurs : comment le Préfet de la Vakaga, Jude Ngayoko , préfère mentir que de dire la vérité

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La septième république des menteurs : comment le Préfet de la Vakaga, Jude Ngayoko , préfère mentir que de dire la vérité  

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le préfet Jude Ngayoko est atteint de la maladie de mythomanie. Comme un bon mythomane, il préfère mentir que de dire la vérité. La preuve en est que ce lundi 13 avril 2026, depuis son confort de Birao, il a décrit à Radio Guira FM une Vakaga paisible, sécurisée, presque sans souci. Aucun incident, une transhumance apaisée, des routes libres, un accord local respecté. Il a remercié, avec une assurance déconcertante, les forces russes de la milice Afrikacorp, baptisées dans le langage des bras cassés du régime comme des forces  de sécurité, mais également la MINUSCA et le gouvernement pour ce “bilan positif”. Pendant ce temps, à Angatoy, à quarante kilomètres d’Amdafock, des civils gisaient dans leur sang.

 

En effet, deux jours plus tôt avant sa déclaration pathétique, le samedi 11 avril, des miliciens des Forces de Soutien Rapide (FSR) soudanaises avaient attaqué le village d’Angatoy. Des hommes, des femmes, des enfants — des cibles faciles pour des armes venues d’un conflit que personne ne maîtrise. Corbeau News Centrafrique a expliqué les faits : une riposte aux raids de l’Afrikacorp, parti de Birao pour frapper le Soudan. Mais Jude Ngayoko, lui, n’a pas prononcé le nom d’Angatoy. Pas un mot sur les morts. Pas une allusion aux corps abandonnés à quelques heures de route de son bureau.

 

La distance explique-t-elle tout ? Birao, où le préfet s’exprimait, est à plus de d’une dizaine de kilomètres d’Angatoy. Assez pour ne pas entendre les cris, assez pour ignorer les fosses. Mais la géographie ne justifie pas l’omission. Un préfet est censé connaître son territoire, pas le décrire comme un décor de théâtre.

 

Ce n’est pas un fait rare dans ladite préfecture. Depuis des mois, les populations de cette bande frontalière subissent les assauts des groupes armés,  des milices soudanaises qui traversent les frontières comme on traverse une rue du quartier Malimaka, sans que ni la MINUSCA, ni les forces russes stationnées à Birao ne les arrêtent. Jude Ngayoko le sait. Pourtant, dans son interview, il a choisi de taire Angatoy. Comme si effacer un nom pouvait effacer les crimes.

 

En plus de cela, le Préfet ne parle même pas de ce qui se passe sur les axes reliant la ville d’Ouanda-Djallé avec des morts quotidiens des bandits soudanais ou des miliciens russes. Voilà la septième république des mythos.

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Par Ibrahim Moussa

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Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR

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Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles  du FSR pendant que l’État regarde ailleurs

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto  reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays.

 

Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré.

 

Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement.

 

La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan.

 

C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national.

 

L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire.

 

Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment.

 

La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs.

 

Par Moïse Banafio

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Bambouti : arrestation de deux conducteurs de taxi-moto par des mercenaires d’Afrikacorp

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Bambouti : arrestation de deux conducteurs de taxi-moto par des mercenaires d’Afrikacorp

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis l’installation en janvier dernier des miliciens russes d’Afrikacorp, les déplacements quotidiens sont devenus très risqués  pour les habitants du Haut-Mbomou souhaitant se rendre au Soudan du sud via la ville de Bambouti.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, dans la préfecture du Haut-Mbomou, la ville de Bambouti est une localité que les habitants d’Obo, de Zemio, même de Mboki  rejoignent régulièrement pour transporter des passagers ou écouler des marchandises vers le Sud-Soudan. Une route ordinaire, un commerce transfrontalier banal,  jusqu’à l’arrivée des mercenaires russes de la milice Afrikacorp dans la zone.

 

Pour comprendre la réalité de cette histoire, il faut remonter à la semaine dernière quand deux conducteurs de taxi-moto sont crapuleusement arrêtés par ces criminels de Poutine.

 

En effet, le mardi 14 avril dernier, deux taximen partis d’Obo en direction de Bambouti ont été interceptés et arrêtés par des éléments d’Afrikacorp au niveau juste de Bambouti. L’un est centrafricain, l’autre est de nationalité soudanaise. Plusieurs jours après les faits, aucun des deux n’a été relâché. Mais après l’intervention pour la seconde fois des autorités sud-sudanaises, les deux jeunes sont finalement libérés et retrouvent Source Ybou au Soudan du sud le week-end dernier.

 

de nationalité soudanaise. Plusieurs jours après les faits, aucun des deux n’a été relâché.

 

Ce n’est pas la première fois d’ailleurs. Depuis que les forces russes se sont installées à Bambouti le 1er janvier 2026, les arrestations arbitraires, les blocages et les intimidations se sont accumulés dans la région. Les commerçants hésitent désormais avant de prendre la route. Les taximen calculent le risque. Les familles attendent le retour des leurs sans savoir si ce sera pour le soir ou pour dans plusieurs jours.

La population d’Obo et des environs ne cache plus son exaspération.

 

Par Éric Nzapa

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Petit Delphin KOTTO, Coordonnateur National de la COSCIPAC, sollicite un nouvel appui de la France pour la restauration de la démocratie en Centrafrique

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Petit Delphin KOTTO, Coordonnateur National de la COSCIPAC, sollicite un nouvel appui de la France pour la restauration de la démocratie en Centrafrique

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, désignée sous le nom de COSCIPAC, a adressé une lettre à Son Excellence Emmanuel Macron, Président de la République française.

 

Dans cette correspondance, la COSCIPAC, par l’intermédiaire de son Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO, expose les raisons d’une reconsidération stratégique de l’engagement de la France en République Centrafricaine en vue de la restauration de la démocratie et de la stabilité durable.

 

La COSCIPAC rappelle que l’histoire commune entre la France et la République Centrafricaine constitue un socle vivant porteur de responsabilités partagées, d’intérêts réciproques et d’engagements moraux envers les peuples.

 

La COSCIPAC indique que la République Centrafricaine occupe une position charnière au cœur du continent africain et demeure un espace déterminant pour les équilibres régionaux.

 

La COSCIPAC mentionne que la situation sécuritaire en République Centrafricaine demeure fragilisée malgré la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique, désignée par le sigle MINUSCA.

 

La COSCIPAC souligne que les ressources naturelles de la République Centrafricaine, telles que les diamants, l’or et l’uranium, représentent une opportunité de développement et requièrent une gestion équitable et durable dans l’intérêt du peuple centrafricain et des partenaires internationaux.

 

La COSCIPAC évoque la dimension culturelle et linguistique des relations entre la France et la République Centrafricaine, liée à l’appartenance à l’espace francophone ainsi qu’aux liens éducatifs et aux échanges humains.

 

La COSCIPAC exprime son point de vue sur l’évolution de la gouvernance nationale sous le régime politique de Faustin-Archange TOUADERA, avec des signaux qui témoignent d’un recul des principes démocratiques, de violations des droits de l’Homme, d’une concentration du pouvoir et d’une marginalisation des forces vives de la nation.

 

La COSCIPAC en appelle à la responsabilité historique, politique et morale de la France pour favoriser un retour à un ordre constitutionnel pleinement démocratique.

 

La COSCIPAC indique que la France dispose de leviers diplomatiques pour encourager un dialogue politique inclusif, soutenir les initiatives de réconciliation nationale et promouvoir une gouvernance respectueuse des aspirations du peuple centrafricain.

 

La COSCIPAC précise qu’il ne s’agit pas de solliciter une ingérence mais plutôt une action diplomatique fondée sur les principes universels de liberté, de justice et de dignité humaine.

 

La COSCIPAC sollicite de la part du Président français une reconsidération approfondie des relations entre la France et la République Centrafricaine, l’usage du poids diplomatique de la France pour favoriser une transition politique inclusive et crédible, un appui à la restauration des institutions démocratiques et de l’État de droit, ainsi qu’une vigilance accrue face aux dérives autoritaires susceptibles de compromettre la stabilité du pays.

 

Pour la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), le document est signé par le Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO.

 

que du poisson.

 

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Le ministère centrafricain de l’Éducation, nouvelle usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

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Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/le-ministre-centrafricain-de-l-education-nationale-aurelien-simplice-zingas.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il fut un temps où les « bacs de Rinegui »,  ces diplômes obtenus frauduleusement,  se négociait dans l’ombre. Aujourd’hui, en Centrafrique, la fraude s’affiche au grand jour. Le ministère de l’Éducation a institutionnalisé la fabrication de bacheliers fantômes, avec un arrêté qui valide des admissions spectaculaire et criminelle. Le tout, sans la moindre honte. Le pays, dirigé par un ancien professeur de mathématiques, vient d’écrire une nouvelle page de son histoire éducative : celle où le diplôme se décroche par décret.

 

Le ministère centrafricain de l’Éducation est devenu une usine de fabrication massive des faux diplômes. Sur une simple commande passée au téléphone, on peut avoir n’importe quel diplôme. On peut commander un baccalauréat comme on passe une commande  au restaurant Zougoulou À Bangui.

 

Cette histoire ressemble à une blague. Nombreux de nos lecteurs pensent plutôt à une comédie à l’ivoirienne, mais non! C’est une réalité.  Regarder, on vous donne un exemple réel.

 

Depuis la semaine dernière, sur les réseaux sociaux,  circule un arrêté ministériel du gouvernement centrafricain. L’arrêté est très visible, noir sur blanc, largement partagé et commenté sur les plateformes de réseaux sociaux.

 

Daté du 28 février 2025, ce vrai-faux arrêté ministériel proclame l’admission « à titre exceptionnel » de plusieurs dizaines de candidats dans les séries B, G2 et A4. Des noms, des lycées (Gobongo, Barthélémy Boganda),

 

Le pire  dans cette histoire ? Ce document est antidaté. Signé après la publication des résultats officiels, il légalise a posteriori des candidatures qui n’ont jamais existé. En droit, cela s’appelle un faux en écriture publique, commis avec la complicité de l’État.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, certains de ces « lauréats » n’ont jamais dépassé les classes de primaire. D’autres n’ont pas fréquenté l’école. Leurs noms figurent pourtant en série B, G2, A4,  aux côtés de ceux qui ont travaillé, révisé, tremblé le jour des épreuves.

 

Sur les réseaux sociaux, les Centrafricains ont réagi avec colère. Les commentaires des Centrafricains disent tout.

 

Guy Gervais Komboth Bida a reconnu sur la liste le nom de l’ex-député Ndotizo,  un monsieur dont le dossier de candidature aux législatives mentionne déjà un baccalauréat obtenu en 2015. Il figure pourtant parmi les “admis à titre exceptionnel” de 2025 du ministère de l’éducation.

 

Consultânt Romaric Ganga, lui, est plus direct : “La plupart sont des députés.” José Malot, ex-doyen de la faculté de droit et des sciences économiques  à l’université de Bangui résume d’une formule lapidaire : “Bac Honoris causa, comme dirait un frère.”

 

Dan Frederick Ngbiegba Kognabade anticipe déjà la suite : “Pour la saison 2 : Licence, Master et Doctorat à titre exceptionnel.”

 

Serge Gbokou pose la question que personne dans les institutions n’ose poser : pourquoi envoyer les enfants à l’école si le diplôme n’est plus la reconnaissance des efforts scolaires ?

 

Patrick Mbawa répond à sa manière : “Pendant que certains se battent jour et nuit, d’autres obtiennent des diplômes tranquillement par décision administrative. C’est une insulte à tous ceux qui travaillent dur.”

 

Abdoul Nassir Bello va plus loin : voilà un pays dirigé par un éducateur,  Touadéra est professeur de mathématiques,  et c’est sous sa présidence qu’on distribue le baccalauréat comme un bon de réduction.

 

Ce qui est plus délirant, c’est que ça se passe ouvertement. Les faussaires du régime de Touadéra ne se cachent plus. Alors qu’auparavant, les faux diplômes circulaient sous le manteau. On murmurait le nom du baccalauréat de. Aujourd’hui, le ministre, qui est d’ailleurs un faux diplômé,  signe en plein jour et publie des listes additives sans se cacher. Le message est désormais clair : l’école ne récompense plus le mérite. Elle récompense les relations. Pourquoi réviser quand un coup de tampon suffit ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Licenciée pour avoir refusé les avances sexuelles du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique

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Licenciée pour avoir refusé les avances du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/la-jeune-dame-victime-du-licenciement-abusif-des-libanais-de-mercure-logistique.webp” data-wpel-link=”internal”>Licenciée pour avoir refusé les avances du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique
La jeune dame victime du licenciement abusif des libanais de Mercure logistique

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Samantha Olivia Imanga travaillait à Mercure Logistique quand le directeur technique a commencé à lui faire des avances. Elle a refusé net. Dès ce moment, les insultes et la maltraitance ont démarré.

 

Chaque fois qu’il l’appelait, il l’humiliait violemment. Samantha pleurait en silence, incapable de répondre à cet homme plus âgé qu’elle. Tout le personnel savait ce qui se passait.

 

Le 24 mars, elle a tout raconté au chef du personnel : harcèlement sexuel, maltraitance et injures. Il a promis d’en parler au PDG. Mais le 3 avril, son chef l’a convoquée pour lui annoncer son licenciement immédiat. Le PDG aurait conclu après enquête qu’elle n’était « pas de bonne moralité ».

 

Samantha est allée à l’inspection du travail et chez les femmes juristes. Elle décrit un climat où les Libanais traitent les Centrafricains comme des esclaves. On insulte les mères, on crie jusqu’à faire saigner, on licencie sans raison. Personne ne défend les employés, même pas le délégué du personnel.

 

Elle révèle que dix Camerounais ont déjà été recrutés pour remplacer les locaux, et d’autres arrivent. Pourtant, les Centrafricains ont des diplômes et font tout le travail, y compris celui du directeur technique qui, selon elle, ne connaît rien à la mécanique.

 

Samantha appelle toutes les autres victimes, femmes et hommes, à témoigner. Elle pose une question directe aux autorités : si le gouvernement n’intervient pas, qui protégera les Centrafricains dans leur propre pays ?

 

Mercure Logistique nie-t-elle ces faits ? L’avenir dira si ce témoignage restera isolé ou s’il déclenchera enfin une enquête réelle.

 

Ce témoignage laisse un goût amer. Une jeune femme qualifiée, humiliée puis jetée dehors pour avoir simplement dit non. Les Centrafricains méritent mieux que ce mépris quotidien sur leur propre sol. Il est temps que les autorités écoutent et agissent.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs

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Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, une nouvelle affaire d’exactions impliquant des forces mixtes Afrikacorp (ex-Wagner) et leurs supplétifs russes noirs est signalée depuis quelques jours dans cette région du nord-Est de la République centrafricaine.

 

En effet, il y a environ deux semaines, un groupe composé d’éléments russes d’Afrikacorp (ex-Wagner) et leurs supplétifs russes noirs se serait dirigé vers le village de Massambaye. Sur place, ils ont interpellé un jeune civil, sans que les motifs précis de l’arrestation ne soient clairement établis au-delà d’une accusation farfelue de complicité avec des rebelles imaginaires.

 

Le jeune homme a ensuite été emmené par ces criminels de Poutine et de Touadera jusqu’à Sikikédé. Là, les voyous russes ont exigé de ses parents la somme de 10 millions de francs CFA pour sa libération, affirmant qu’il s’agissait d’un « rebelle » de la CPCF. Les parents, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, n’auraient pas été en mesure de réunir cette somme.

 

Face à l’impossibilité de payer, les forces russes de la milice Afrikacorp ont tout simplement procédé à la torture du jeune civil. Il aurait ensuite été pendu à mort. Son corps aurait été traîné sur plusieurs kilomètres dans la brousse aux abords de Sikikédé, avant d’être abandonné. Le groupe aurait ensuite poursuivi sa route en direction de Gordil, toujours dans la Vakaga.

 

Ce type d’incident s’inscrit malheureusement dans un contexte de tensions persistantes dans le nord et le nord-est du pays, où les opérations de sécurisation menées par les éléments russes d’Afrikacorp avec l’appui des jeunes centrafricains souvent appelés russes noirs visent les groupes armés  imaginaires dans la zone. Des sources sécuritaires évoquent régulièrement des arrestations arbitraires, des demandes de rançon et des violences contre des civils soupçonnés de liens avec la rébellion.

Par Barthelemy Kossi

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HCR, où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?

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Où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Liliane-GAMANZA-Chargee-de-service-communautaire-HCR.jpg” data-wpel-link=”internal”>Où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?
Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les parents réfugiés installés à Bangui en ont ras-le-bol. Depuis l’année scolaire 2024-2025, l’aide promise pour les frais de scolarité de leurs enfants n’est toujours pas arrivée. On parle de 35 000 FCFA pour les élèves du primaire et du lycée, et 100 000 FCFA pour les étudiants à l’université. C’était une habitude chaque année : on amenait le bulletin, on enregistrait, on vérifiait les notes affichées, et l’argent tombait pour aider à payer l’école.

 

Mais là, depuis plus d’un an, zéro franc tombait aux mains de ces enfants réfugiés. Les familles attendent, attendent, et le budget 2025 est déjà passé à la trappe. On est en mars 2026, la nouvelle année scolaire avance, et toujours rien pour l’ancienne. Les parents à Saint-Charles, par exemple, déboursent parfois 70 000 FCFA de leur poche pour le primaire, alors que l’aide couvre à peine la moitié. Et les tout-petits de maternelle ? Ils sont inscrits, mais pas pris en compte dans cette aide.

 

Les autorités centrafricaines et les bureaux du HCR ont convoqué des réunions pour calmer le jeu. D’abord vers février 2025, quand les murmures montaient,  on parlait de marches, de brouilles entre communautés. Les délégués ont été appelés en urgence, on leur a présenté des excuses, promis que l’argent serait débloqué « bientôt », fin février. Rien. Ensuite, d’autres réunions : on prépare 2026, on va vérifier les effectifs dans les écoles, contrôler les enfants… Mais pour 2024-2025 ? Silence total.

 

Il y a même des contradictions qui rendent les gens fous. La chargée de protection (la Canadienne) dit d’un côté qu’on va finir avec les réfugiés de longue date, trouver des solutions durables. De l’autre, les gens chargés de la scolarité et de la santé réunissent du monde pour dire qu’on va faire des contrôles et payer pour la nouvelle année. Pendant ce temps, les bulletins des enfants restent sans aide, et les parents se demandent : l’argent est où ?

 

Certains murmurent que le budget a été bouffé quelque part, qu’on cherche juste comment justifier. D’autres calculent : comment un budget 2025 peut-il passer directement à 2026 sans rien verser ? Les réfugiés n’ont presque plus d’assistance ici. Cette aide scolaire était la seule chose concrète qui restait. Sans elle, les gosses risquent de décrocher, les familles s’endettent encore plus.

 

Les parents posent désormais la question simple : où est passé cet argent ? Et pour la suite, 2026, est-ce que ça va recommencer la même galère ? On attend des réponses claires de l’HCR, des partenaires et des autorités. Parce que les enfants ne peuvent pas attendre éternellement.

 

Par Alain Nzilo

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Martin Ziguélé : “La Centrafrique est devenue un goulag tropical sous Touadéra”

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Martin Ziguélé : “La Centrafrique est devenue un goulag tropical sous Touadéra”

De la transparence volée à la fraude totale : Martin Ziguélé accuse le pouvoir d’avoir détruit le système électoral centrafricain depuis 2005
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, a employé une métaphore forte pour qualifier le régime Touadéra : “Nous sommes dans un goulag, une sorte de goulag tropical.”

 

Cette comparaison avec les camps de travail soviétiques montre selon lui le niveau de répression atteint en Centrafrique. Ziguélé explique d’abord sa situation personnelle : “Moi je suis interdit d’expression sur la radio de mon propre pays, je suis interdit de participation à un débat à la télévision d’État de mon propre pays.”

 

L’ancien Premier ministre, figure politique majeure du pays, ne peut plus s’exprimer sur les médias publics centrafricains. Cette censure totale d’un opposant de cette envergure témoigne du verrouillage de l’espace médiatique.

 

Ziguélé compare la situation actuelle avec le chemin parcouru : “Regardez le chemin que nous avions parcouru en renversant l’Empire, en restaurant la République, en instaurant la démocratie, en créant une alternance démocratique en Afrique. Et regardez le recul que nous avons connu aujourd’hui”.

 

Cette référence historique rappelle que la Centrafrique a été pionnière en matière démocratique en Afrique. Le pays avait renversé la monarchie de Bokassa, restauré la République, organisé des élections libres. Cette histoire rend le recul actuel encore plus dramatique.

 

L’ancien Premier ministre décrit l’état des médias publics : “La radio-télévision n’existe que de nom. La télévision n’existe que de nom et la radio est constamment en panne, elle n’a même pas de groupe électrogène de secours”.

 

Il raconte un incident récent : “Il y a deux semaines, un journaliste en plein journal a pété les plombs et a dit que ce n’est plus possible, que c’est incroyable qu’une radio nationale, alors que le sommet des chefs d’État de la CEMAC se tenait ici, la radio centrafricaine ne pouvait pas faire le reportage en direct par manque de moyens”.

 

Cette anecdote montre l’état de délabrement des médias publics. Un pays qui accueille un sommet international mais dont la radio nationale ne peut pas le couvrir faute de moyens.

 

Ziguélé évoque l’histoire de la télévision centrafricaine : “La télévision a une histoire particulière en République Centrafricaine. C’était sous Bokassa que Bangui, la République Centrafricaine, a été le premier pays à avoir la télévision couleur à l’époque. Nous nous en vantions un peu partout et aujourd’hui nous nous retrouvons le dernier de la classe sans moyens”.

 

Cette comparaison historique est parlante : du premier pays africain avec la télévision couleur au dernier de la classe. Cette régression symbolise le destin du pays entier sous Touadéra.

 

L’ancien Premier ministre dénonce la transformation des médias publics : “Nos médias nationaux sont non seulement verrouillés pour que l’opposition ne s’y trouve pas, mais transformés en radio-collines”.

 

Cette référence aux “radio-collines” rwandaises qui ont diffusé la propagande du génocide en 1994 constitue une accusation grave. Ziguélé affirme que les médias centrafricains servent désormais uniquement la propagande du régime.

 

La métaphore du “goulag tropical” employée par Ziguélé renvoie à plusieurs réalités : l’interdiction d’expression pour l’opposition, la censure des médias, la répression politique, l’emprisonnement des voix critiques.

 

Un goulag est un camp de travail forcé où les dissidents étaient envoyés en Union soviétique. En qualifiant la Centrafrique de “goulag tropical”, Ziguélé suggère que le pays entier est devenu une prison pour ceux qui osent critiquer le pouvoir.

 

Cette situation contraste totalement avec l’histoire démocratique du pays. La Centrafrique avait connu des périodes de liberté d’expression, d’alternance démocratique, de pluralisme politique. Touadéra a détruit ces acquis.

 

Le verrouillage des médias publics constitue un élément clé de cette dérive autoritaire. Quand l’opposition ne peut plus s’exprimer sur les radios et télévisions nationales, le débat démocratique devient impossible.

 

L’état de délabrement de ces médias,  pannes constantes, absence de moyens,  n’est probablement pas accidentel. Un média public qui fonctionne mal peut difficilement jouer son rôle de contre-pouvoir.

 

La transformation en “radio-collines” témoigne de l’instrumentalisation totale des médias publics au service du pouvoir. Ils ne servent plus à informer mais à propager la parole officielle.

 

Cette situation médiatique s’inscrit dans le tableau plus large dressé par Ziguélé et Akandji-Kombé : un pays contrôlé par Wagner, un président qui vend les ressources nationales, une Constitution taillée pour protéger les criminels économiques, une opposition muselée.

 

Le “goulag tropical” de Ziguélé décrit une Centrafrique devenue prison à ciel ouvert où la liberté d’expression a disparu, où les opposants sont réduits au silence, où les médias propagent uniquement la parole du pouvoir.

 

Cette dérive autoritaire s’accompagne d’un effondrement des services publics – routes détruites, hôpitaux sans moyens, écoles délabrées, médias en panne – qui rend la vie quotidienne insupportable pour la majorité des Centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nouvelle tragédie à Bangui : après les obsèques d’un policier décédé à Berberati, un grave accident endeuille à nouveau la police centrafricaine

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Nouvelle tragédie à Bangui : après les obsèques d’un policier décédé à Berberati, un grave accident endeuille à nouveau la police centrafricaine

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/l-une-des-victimes-de-l-accident-de-circulation-sur-la-route-de-damara-ce-vendredi-17-avril-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Nouvelle tragédie à Bangui : après les obsèques d’un policier décédé à Berberati, un grave accident endeuille à nouveau la police centrafricaine
L’une des victimes de l’accident de circulation sur la route de Damara ce vendredi 17 avril 2026

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Police nationale centrafricaine est une nouvelle fois frappée par le deuil. Alors que les obsèques du Gardien de la Paix Junior Bagaza Yadere, décédé le 4 avril dernier à Berberati, venaient de se dérouler, un dramatique accident de la circulation est survenu vendredi 17 avril 2026 sur l’axe de Damara, blessant grièvement plusieurs agents de la police.

Les policiers victimes d'un terrible accident ce vendredi 17 avril 2026 sur la route de Damara
Les policiers victimes d’un terrible accident ce vendredi 17 avril 2026 sur la route de Damara

La dépouille du défunt, affecté à la Compagnie régionale numéro 2 basée à Berberati, a été présenté officiellement vendredi dernier au commissariat central de Bangui. La cérémonie s’est déroulée dans la dignité avant que le cortège ne prenne la direction de l’axe Damara pour l’enterrement.

 

À leur retour, un terrible accident s’est produit. Trois policiers à bord d’une moto sont entrés en collision avec une moto-taxi. Le choc a été d’une extrême violence. L’agent qui pilotait la moto a été particulièrement touché : son pied, encore chaussé de son ranger, a été sectionné sous le choc et projeté à plusieurs mètres du lieu du drame. Les secouristes et les collègues présents ont immédiatement entamé des recherches pour retrouver le membre amputé, qui a finalement été localisé quelques instants plus tard.

 

La victime, grièvement blessée, a d’abord été évacuée vers l’hôpital communautaire. Devant la gravité de son état, elle a été transférée en urgence vers la structure de Médecins Sans Frontières (MSF). Il s’agit du policier Quentin, en service à l’Interpol.

 

Cet accident endeuille une nouvelle fois la grande famille de la Police nationale, déjà éprouvée par la perte récente de Junior Bagaza Yadere, qui laisse derrière lui une veuve et quatre enfants (deux garçons et deux filles).

 

Cet enchaînement tragique rappelle la vulnérabilité des forces de l’ordre sur les routes centrafricaines, souvent exposées à des conditions de circulation dangereuses. Il pose également la question de la sécurité des cortèges funéraires et des moyens de transport utilisés par les agents. Les autorités policières et sanitaires sont mobilisées pour apporter tout le soutien nécessaire au policier Quentin et à sa famille, tandis que l’enquête sur les circonstances exactes de la collision devrait permettre de déterminer les responsabilités.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Touadéra enterre le dialogue politique. Le « rassemblement » ou rien

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Touadéra enterre le dialogue politique. Le « rassemblement » ou rien

 

Touadéra enterre le dialogue politique. Le « rassemblement » ou rien

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son discours fleuve de son couronnement marquant l’entrée officielle dans sa « Septième République », le désormais l’Empereur Faustin-Archange Touadéra a livré un message clair et sans ambiguïté à l’opposition démocratique : le temps du dialogue politique est révolu. Place désormais à un « rassemblement » derrière sa vision et son projet, sous peine d’être assimilé aux ennemis de la République.

 

Un revirement cynique après une campagne axée sur le dialogue.

Ce discours marque un revirement spectaculaire. Avant les élections présidentielles de décembre 2025, tous les discours de Touadera et de son entourage étaient centrés sur la nécessité du dialogue avec l’opposition. Touadéra avait même chargé son Premier ministre, Félix Moloua, d’entamer des discussions avec les leaders du BRDC et d’autres formations. Cette posture d’ouverture avait permis d’obtenir une certaine indulgence, voire un soutien technique et financier de la part de la communauté internationale et de l’Union africaine.

 

En réalité, ce dialogue n’était qu’une façade. Une fois l’élection remportée dans des conditions fortement contestées (76,15 % des voix au premier tour, boycott d’une grande partie de l’opposition et accusations d’irrégularités), le discours a changé radicalement. Le masque est tombé : le « dialogue » promis n’était qu’un outil pour légitimer le processus et débloquer des appuis extérieurs. Maintenant que le pouvoir est consolidé, Touadéra impose une nouvelle ligne : le « rassemblement ».

 

L’absence remarquée du dialogue.

Alors que le pays sort d’un scrutin présidentiel fortement contesté, beaucoup attendaient un geste d’apaisement ou au moins une reconnaissance de la pluralité politique. Il n’en a rien été.

 

Le terme « dialogue » n’a été évoqué que comme une page tournée du passé. Pour l’avenir, Touadéra impose un nouveau vocabulaire : le « rassemblement ». Derrière ce mot apparemment consensuel se cache une exigence d’allégeance. l’Empereur Touadera dit tendre la main, mais uniquement à ceux prêts à « transcender les clivages » pour soutenir un projet déjà déclaré « plébiscité » par les urnes. En clair : acceptez mon leadership sans discuter, ou restez en dehors.

 

L’opposition reléguée au rang de menace.

L’élément le plus inquiétant reste l’absence totale de reconnaissance de l’opposition démocratique comme interlocuteur légitime. Au lieu d’ouvrir des espaces de concertation, Touadéra fusionne critique politique et menace sécuritaire.

 

Il désigne explicitement des « ennemis de la République » et des « relais clandestins », notamment ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour dénoncer les dérives du pouvoir. Contester la légitimité du troisième mandat ou pointer les irrégularités électorales n’est plus une opinion politique légitime, mais une « trame criminelle » visant à plonger le pays dans le chaos.

 

Cette rhétorique, officialisée lors d’un discours d’investiture, criminalise potentiellement la dissidence et justifie à l’avance une répression judiciaire ou sécuritaire contre les voix dissonantes.

 

Les leaders de l’opposition doivent s’attendre au pire.

Dans les prochaines semaines suivant la fin du processus électoral, les leaders de l’opposition démocratique doivent s’attendre à une intensification de la pression. La criminalisation de la contestation laisse craindre des arrestations, des poursuites judiciaires pour « trouble à l’ordre public » ou « atteinte à la sûreté de l’État », voire des mesures plus drastiques de dissolution de leurs partis politiques. Le « rassemblement » annoncé ressemble moins à une main tendue qu’à une sommation : intégrez-vous ou subissez les conséquences.

 

La réconciliation confisquée par le pouvoir.

Touadéra exige des leaders politiques qu’ils placent « la République désormais Empire Touadera au-dessus de leurs ambitions personnelles ». Pourtant, sa propre boussole semble se résumer à son serment et à la consolidation de son projet. La réconciliation nationale, autrefois envisagée comme un processus politique inclusif, est désormais renvoyée exclusivement à la justice et à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

 

En évacuant tout besoin de consensus politique large, le régime de la Septième République se présente comme un bloc monolithique où la diversité d’opinions devient suspecte.

 

La Centrafrique se dirige inexorablement vers une République du silence.

En refusant d’évoquer un véritable dialogue avec ses opposants, Faustin-Archange Touadéra confirme la fin de l’ère de la concertation. La « Transformation » qu’il promet semble inclure la transformation de l’espace politique en une chambre d’écho de son propre discours.

 

Pour l’opposition démocratique, le choix devient cruellement binaire : se fondre dans le « rassemblement » officiel ou risquer d’être traquée comme menace à la stabilité. Pour les Centrafricains ordinaires, cela soulève une question essentielle : une stabilité obtenue par le silence et l’uniformité sera-t-elle durable, ou portera-t-elle en germe de nouvelles frustrations et tensions ?

 

La communauté internationale, qui a été bernée par la promesse initiale de dialogue, doit prendre la mesure de ce tournant autoritaire larvé. Accepter la souveraineté d’un État ne signifie pas fermer les yeux sur le rétrécissement de l’espace démocratique, la criminalisation de la critique et les risques d’exclusion qui en découlent. Touadéra a choisi sa voie. Il est temps que chacun assume les conséquences de ce choix, sans illusions.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Un an après la levée de l’embargo sur les armes, que devient la logistique militaire en Centrafrique ?

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Près d’un an après la levée de l’embargo sur les armes, que devient la logistique militaire en Centrafrique ?

 

Patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews Centrafrique : débandade au poste de péage à l’entrée de Sibut après une détonation d’armes.
Patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews – Centrafrique : débandade au poste de péage à l’entrée de Sibut après une détonation d’armes.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un an après la levée de l’embargo sur les armes, la logistique militaire centrafricaine, toujours en ruine, entrave l’armée face à une insécurité croissante.

 

En République centrafricaine, où les groupes armés continuent de semer la terreur dans les provinces, l’espoir d’une armée nationale forte et autonome s’effondre sous le poids d’une logistique militaire en plein désarroi. La levée de l’embargo sur les armes par les Nations unies en juillet 2024, saluée comme une étape vers la souveraineté sécuritaire, n’a pas tenu ses promesses. Lors d’une émission de la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a peint un tableau optimiste, vantant des véhicules neufs et des dons des partenaires étrangers pour équiper les Forces armées centrafricaines (FACA). Mais ses paroles, entre ambition affichée et aveux d’impuissance, cachent une réalité bien plus sombre : la logistique militaire est en lambeaux, et les ressources, lorsqu’elles existent, semblent échapper aux soldats centrafricains pour bénéficier à d’autres acteurs, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Dengbe, chargé de superviser la réforme du secteur de la sécurité (RSS), a mis en avant plusieurs efforts. Il a évoqué l’acquisition de véhicules neufs pour certains détachements, une rupture avec les carcasses d’occasion qui encombraient les casernes. Il a également salué des dons américains, comme des citernes qu’il dit “intactes”, et une hausse des budgets pour les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Ces annonces s’accompagnent de projets ambitieux : relancer les génies militaires pour construire des routes ou des bases, comme l’avenue Benz-vi jadis, et former une armée d’élite via des académies au Maroc ou en Russie. Une formation récente de 36 chauffeurs à Beyrumeu est présentée comme un pas vers la professionnalisation. Dengbe insiste sur la discipline et l’engagement des soldats, qu’il décrit comme soucieux du matériel confié, et rêve d’une RCA libérée de toute dépendance étrangère pour sa défense.

 

Pourtant, ces déclarations se heurtent à une réalité implacable, que Dengbe lui-même laisse entrevoir. La logistique militaire ne se résume pas à des véhicules. Elle exige une chaîne complète : carburant, rations pour les soldats, maintenance, techniciens qualifiés. Sur ces points, le tableau est désastreux. Dengbe admet l’absence d’un service dédié à la gestion logistique, un vide qui paralyse les FACA. Autrefois, des chauffeurs, ingénieurs et logisticiens formaient l’épine dorsale de l’armée ; aujourd’hui, ce savoir-faire s’est volatilisé. Pire, le carburant, essentiel pour les opérations, dépend encore de la MINUSCA, la mission onusienne en RCA. Cette dépendance, que Dengbe mentionne avec une gêne palpable, contredit l’aspiration à une armée autonome, un objectif martelé par le président et le ministre de la Défense.

 

Mais une ombre encore plus lourde plane sur ces annonces : les ressources, lorsqu’elles arrivent, ne semblent pas bénéficier aux FACA, surtout dans les provinces. Des témoignages persistants, relayés par des observateurs locaux, révèlent une réalité alarmante. Les véhicules neufs et les équipements fournis par les partenaires internationaux, souvent destinés à renforcer l’armée nationale, seraient en grande partie détournés vers les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents en RCA. Ces derniers, déployés dans des zones stratégiques, roulent dans des blindés modernes, utilisent des motos tout-terrain pour sillonner les forêts, et disposent de flottes de plusieurs véhicules – parfois deux, trois, voire quatre par unité. Pendant ce temps, les soldats FACA stationnés dans des villes comme Bambari, Bria ou Kaga-Bandoro manquent cruellement de moyens. Dans bien des cas, ils n’ont aucun véhicule à leur disposition et doivent emprunter des motos à des civils pour se déplacer, voire pour partir au combat contre des groupes armés mieux équipés.

 

Cette disparité jette une lumière sur les déclarations de Dengbe. Lorsqu’il parle de véhicules neufs, il omet de préciser leur répartition. Combien de ces camions ou citernes atteignent réellement les FACA, et combien finissent entre les mains de Wagner, qui opère en parallèle de l’armée nationale ? Cette question, que le député élude, alimente un sentiment de défiance. Les FACA, censées incarner la souveraineté de la RCA, se retrouvent reléguées au second plan, dépendantes non seulement de la MINUSCA pour le carburant, mais aussi de Wagner pour les opérations d’envergure. Cette tutelle russe, loin d’être un simple appui, confine à une mainmise. Les mercenaires, avec leurs blindés et leurs motos, mènent des missions que les FACA, faute de moyens, ne peuvent assumer. Cette situation, murmurée dans les provinces, transforme l’optimisme de Dengbe en une promesse vide pour les soldats laissés à l’abandon.

 

La levée de l’embargo, censée doter la RCA d’une armée capable de tenir tête aux milices dans des préfectures comme l’Ouham-Pendé, l’Ouham ou la Nana-Gribizi, n’a fait que révéler ces déséquilibres. Sans logistique fiable, les armes neuves, si elles parviennent, restent inutiles. Dengbe souligne l’importance du carburant, “en matière de guerre”, mais qui contrôle les citernes ? Les FACA, clouées au sol par manque de moyens, ou Wagner, qui parade avec des équipements modernes ? Les soldats, souvent contraints d’improviser avec des motos de fortune, ne peuvent rivaliser avec des groupes armés mobiles et bien armés. Cette faiblesse logistique, aggravée par la captation des ressources par des acteurs étrangers, rend l’armée incapable de sécuriser les couloirs de transhumance – un autre échec que Dengbe reconnaît à demi-mot.

 

Les racines du problème sont profondes, et Dengbe ne les ignore pas. Il évoque les “plaies béantes” héritées des crises, de la guerre civile de 2013 aux conflits qui ont suivi, qui ont démantelé les institutions et vidé les caisses de l’État. Ce constat est juste, mais il ne peut excuser l’absence de progrès tangibles. La RSS, soutenue par l’Union européenne et d’autres partenaires, devait reconstruire une armée opérationnelle. Or, près d’un an après la levée de l’embargo, les avancées se limitent à des gestes symboliques : quelques véhicules, une poignée de chauffeurs formés, des promesses de génies militaires sans calendrier précis. Les formations à l’étranger, au Maroc ou en Russie, concernent une élite restreinte, loin des besoins massifs d’une armée en reconstruction. Et pendant que les FACA peinent à se déplacer, Wagner consolide son emprise, transformant l’armée nationale en un simple faire-valoir.

 

Jean Sosthène Dengbe, en tant que président de la Commission défense, porte une responsabilité dans ce fiasco. Son discours, qui oscille entre satisfecit et aveux, manque de franchise. Lorsqu’il loue la discipline des soldats ou la “vision” d’une armée indépendante, il passe sous silence la dépendance humiliante envers Wagner et la misère logistique des FACA dans les provinces. Les citoyens centrafricains, épuisés par l’insécurité, n’attendent pas des mots, mais des actes. Chaque jour où les soldats mendient des motos pour rejoindre le front, la confiance dans l’État s’effrite. Chaque véhicule détourné vers Wagner est une trahison des promesses faites après l’embargo….

 

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Centrafrique : Des bases humanitaires fermées dans l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto faute de financements

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Des bases humanitaires ferment dans l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto faute de financements

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/intervention-des-humanitaires-a-botto-apres-les-degats-photo-ocha.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Des bases humanitaires ferment dans l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto faute de financements
Intervention des humanitaires à Botto après les dégâts. Photo OCHA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’Organisation des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a publié son Rapport de situation n°61 en date du 31 mars 2026. Ce document met en évidence des difficultés croissantes dans la réponse humanitaire, notamment la fermeture de plusieurs bases opérationnelles dans le nord-ouest et le centre du pays.

 

Selon le rapport, des bases humanitaires ont dû fermer leurs portes dans les préfectures de l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto en raison d’un manque de financements. Ces fermetures interviennent alors que les acteurs humanitaires poursuivent l’évaluation de la situation sur les axes Zémio-Dembia et Zémio-Mboki.

 

Dans le centre et l’ouest du pays, les opérations de réponse aux besoins alimentaires se poursuivent, mais restent contraintes par les ressources limitées.

 

Le rapport confirme que 2,3 millions de personnes ont toujours besoin d’assistance humanitaire à travers la République centrafricaine. Parmi elles, 1,3 million sont ciblées par les opérations en cours. Au 31 décembre 2025, 427 000 personnes demeuraient déplacées internes.

 

Les besoins financiers requis s’élèvent à 264,1 millions de dollars. Au 19 mars 2026, 38,4 millions de dollars ont été reçus, soit 14,6 % du montant total demandé.

 

Ce rapport hebdomadaire, élaboré par l’OCHA en collaboration avec ses partenaires humanitaires, couvre la période du 25 au 31 mars 2026. Il souligne les défis persistants liés au sous-financement qui limitent la capacité des organisations à maintenir leur présence sur le terrain.

 

Par Brahim Sallé

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Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné

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Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patrie-et-coordonnateur-du-brdc-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dix ans après l’accession de Faustin-Archange Touadéra à la magistrature suprême, le Bloc Républicains pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) tire un bilan dévastateur d’un régime qui a méthodiquement ruiné chaque secteur vital du pays.

 

Pour l’opposition réunie au sein du BRDC, les promesses de 2016 appartiennent désormais à une autre époque. Les routes de l’arrière-pays sont impraticables, coupant les paysans de tout débouché commercial. Les élèves apprennent sous les arbres, faute de salles. Les 67% de maîtres-parents qui portent à bout de bras un système éducatif sinistré ne reçoivent rien ou presque. L’université unique du pays manque d’amphithéâtres, de bibliothèques, de tout. Les hôpitaux soignent avec des mains nues. Les permis miniers s’obtiennent dans l’opacité la plus totale pendant que les rivières crèvent sous les rejets des sociétés extractives.

 

À l’est, selon le BRDC, Wagner a fabriqué une milice dénommée Wagner ti Azandé que Bangui ne contrôle plus. À l’ouest, des corps décapités témoignent du retour des vieux démons. La sécurité du territoire a été sous-traitée  à la Minusca hier, désormais à Wagner,  sans qu’une armée républicaine digne de ce nom ait jamais été construite. Le retrait progressif de la MINUSCA ouvre un vide que personne n’est en mesure de combler.

 

Sur le plan politique, le BRDC affirme que les prétendues élections groupées du 28 décembre 2025 ont achevé de détruire ce qui restait de légitimité au régime. Le BRDC avait appelé au boycott. Le peuple a suivi. Le stade 20 000 places lors de l’investiture était désert, les rares militants présents se battant pour trouver de l’eau à boire.

 

Et ce n’est pas tout! Le BRDC fonce et pense que la capitale Bangui n’est plus épargnée  par ce chaos : braquages dans les arrondissements, assassinats en milieu carcéral, tortures documentées dans les prisons. Un policier enlevé et exécuté dans ses propres locaux. Des arriérés de salaires qui s’accumulent. Une communauté financière internationale qui tourne le dos à un gouvernement incapable de réformer sa politique sur les hydrocarbures, maintenant délibérément les prix à la pompe pour appauvrir le consommateur centrafricain.

 

Le BRDC ne compte plus laisser Touadéra dormir sur ses deux oreilles. Il constate en plus que les terres de la périphérie, elles, partent en lambeaux. Chaque année, des portions du territoire national glissent vers les pays voisins qui profitent du vide de l’État. Aucune réaction officielle. Aucune conscience patriotique mobilisée depuis le palais.

 

Enfin, pour terminer, le BRDC sort son arme de la paix : le dialogue. Il exige désormais, comme il l’a fait toujours, un dialogue politique. Les consignes au peuple, précise l’organisation, viendront en temps voulu pour défendre la liberté, la dignité, et arracher la restauration de la démocratie à un régime qui a pris la Constitution, les ressources naturelles et l’avenir du pays en otage.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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CENTRAFRIQUE : LA FORMATION ATTENDUE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT POURRAIT FRAGILISER L’ÉLAN D’UNE DYNAMIQUE ET AMORCER LE CYCLE DE DÉCLIN DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.

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LA FORMATION ATTENDUE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT POURRAIT FRAGILISER L’ÉLAN D’UNE DYNAMIQUE ET AMORCER LE CYCLE DE DÉCLIN DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA FORMATION ATTENDUE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT POURRAIT FRAGILISER L'ÉLAN D'UNE DYNAMIQUE ET AMORCER LE CYCLE DE DÉCLIN DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après l’investiture du Président de la République suite à sa réélection à un score soviétique estimé à plus de 76% de suffrages valablement exprimés, le stade vingt mille places sous une pluie diluvienne du 30 mars dernier a servi de cadre cérémonial et festif du parti au pouvoir.

 

L’opinion publique nationale s’est enfin rendue à l’évidence que la formation du nouveau gouvernement et très probablement la désignation du vice-président de la République se feront après les résultats définitifs des élections législatives.

 

Cette épreuve de formation du gouvernement est un exercice aussi délicat, critique que polémique et intervient dans un contexte où le pouvoir de Bangui est pressé par les attentes, les aspirations du peuple nées des promesses de campagne, les récompenses voire les primes de reconnaissances ou du devoir accompli du camp présidentiel qu’on appelle traditionnellement et affectueusement “les mouillés-maillots” sans oublier les attentes des partenaires au développement.

 

Cette problématique de la formation du nouveau gouvernement a certes préoccupé les observateurs de la vie politique centrafricaine mais aussi a agité et inquiété bon nombre avec un risque d’embraserment et d’éclatement de la sphère présidentielle.

 

Il s’agit d’une étape charnière où le Président de la République est confronté à un test optionnel décisif de sa capacité de résilience c’est-à-dire de choisir soit de continuer avec les siens en conservant les acteurs politiques actuels et être accusé de favoritisme ou d’immobilisme, soit d’ouvrir largement le gouvernement à d’autres courants politiques au risque d’exposer son pouvoir aux fractures tout en neutralisant les foyers de tension ou de contestation ainsi que de la frustration de son propre camp.

 

Ce noble et prestigieux exercice qui relève exclusivement du pouvoir discrétionnaire du Président de la République apparaît de prime abord comme une phase de consolidation des institutions républicaines mais soulève aussi des inquiétudes voire des craintes d’effondrement du socle de l’État.

 

Il apparaît important de rappeler que pendant cette période d’attente ou de latence, des ondes électrostatiques se baladent dans la stratosphère et qui se matérialisent par des rivalités internes au sein du pouvoir, des guerres de clans, d’ethnie et de région, la guerre entre les fidèles historiques et les opportunistes, le sort réservé aux alliances de circonstances et des centaines de comités de soutien qui attendent leur récompense sans oublier les attentes pressantes de la population nées des promesses de campagne.

 

Au delà de tout ce qui précède, le chef de l’État sera non seulement l’otage des groupes paramilitaires de Wagners qui asphyxient la gouvernance politique, pillent les ressources naturelles et minières mais aussi prisonnier de luxe de son propre camp.

 

Au firmament de ce qui précède, l’épicentre de la problématique nous amène à esquisser des scénarios plausibles afin d’en créer un équilibre pour le bien-être de la population.

 

Le Président de la République peut tout d’abord opter pour la continuité c’est-à-dire jouer la carte de la prudence pour sécuriser le pouvoir en repoussant ou en retardant les tensions internes.

 

Ce qui conduira immédiatement à son isolement politique, diplomatique surtout envers les partenaires au développement y compris les institutions internationales financières.

 

Ensuite, le chef de l’État a la latitude ou la liberté de remanier partiellement le gouvernement avec l’entrée de nouvelles têtes afin de rechercher un équilibre en prévision de foyer de tension où les ministres sortants deviendront potentiellement et en filigrane des opposants insipides.

 

Enfin, le Président de la République peut opter pour une nouvelle équipe gouvernementale et possiblement avec une grande ouverture politique afin de marquer une rupture, de gagner la confiance jadis perdue de la population ainsi que d’ envoyer de signaux positifs à la communauté internationale.

 

Dans l’attente de ce nouveau gouvernement où le pays est volontairement placé en veilleuse, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Le risque de fractures et de déclin de la septième République est-il réel ou utopique ?

 

2- Quels sont les enjeux pour la stabilité, l’équilibre social et les perspectives d’avenir pour la septième République ?

 

3- Quels sont les impacts des différents choix sur la trajectoire géométrique de la septième République ?

 

4- En d’autres termes, entre le choix de la continuité politique et la rupture où le pouvoir de Bangui est confus voire indécis, quels sont les effets potentiels sur la consolidation de la septième République ?

 

En tout état de cause, la formation du nouveau gouvernement ne sera nullement une simple formalité administrative mais une étape décisive qui marquera le test de crédibilité de cette nouvelle République qui est menacée de delitement et de l’effondrement de l’État.

 

Il faut comprendre par ailleurs que ce n’est pas la formation du nouveau gouvernement qui pose problème pour un envol démocratique et économique mais c’est le mandat de trop volé au peuple au mépris des textes constitutionnels qui erode de façon graduelle l’unité et la cohésion nationale…facteur clé de notre développement.

 

Au delà de ce serment réduit à un formalisme protocolaire, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal est une voie infructueuse voire sans issue qui ne résout pas la crise mais au contraire n’est qu’une aggravation des causes du problème.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré, terrorisé dans une République où les femmes sont impunément et copieusement insultées et que les diplômes de baccalauréat qui couronnent le cycle de l’enseignement secondaire autrefois prestigieux au point que les échoués se suicidaient de façon phénoménal sont désormais délivrés à titre exceptionnel c’est-à-dire par simple décision ou humeur du ministre de l’éducation nationale.

 

Bientôt ce sésame se délivrera sans étonnement à titre posthume…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que les dérapages, la corruption, le népotisme, la gabegie, le bradage des ressources naturelles, la sous-traitance de notre indépendance et le mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dilatoires des mandats à vie.

 

Il faut savoir que nul n’est indispensable à ce pays qui regorge des compétences avec des visions multiples et variées à travers le monde et qui peuvent mieux servir ce pays que vous.

 

Alors n’attendez pas que la huée populaire, la clameur de la rue et la vocifération pour manifester l’hostilité ou la réprobation vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, il apparaît judicieux de démissionner Monsieur le Président.

 

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur

à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit alors qu’ils étaient conscients du danger.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 18 Avril 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste,Environnementaliste.

 

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Ça chauffe à l’église UFEB Bataillon 2. En plein culte, un violent affrontement verbal éclate en pleine prière

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Ça chauffe à l’église UFEB Bataillon 2. En plein culte, un violent affrontement verbal éclate en pleine prière

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une scène inhabituelle a marqué le culte dominical du dimanche 12 avril 2026 à l’Église UFEB Bataillon 2 de Bangui. En effet, tout a commencé après la diffusion d’une chanson très critique composée par le pasteur Issene Faki lui-même.

 

Rappelons que le pasteur Issene Faki avait sorti il y’a quelques semaines deux chansons directement du studio. Les paroles, très dures et ciblées, visent clairement des personnes qu’il considère comme ses détracteurs au sein de l’église. Le ton et le style rappellent plus celui d’un chanteur de cabaret que celui d’un pasteur. Dès leur sortie, ses enfants ont partagé ces morceaux dans plusieurs groupes liés à l’église, dont celui des chorales rédemptrices.

 

L’une de ses filles a particulièrement poussé la publication en envoyant la chanson dans plusieurs groupes de l’église. Cette action a immédiatement attiré l’attention et provoqué des réactions vives.

 

Le lundi de Pâques, une responsable de la chorale du culte français, vice-présidente du groupe des chorales rédemptrices, qui avait déjà eu des tensions avec le pasteur Faki,  car elle avait été suspendue par ce dernier du rang des diaconesses proposées sans motif apparent, a découvert la chanson dans le groupe. Elle a aussitôt exprimé son mécontentement : « Ce n’est pas le lieu approprié pour diffuser ce genre de musique. » Le président de la chorale a pris la parole à son tour pour dire que publier ce type de chanson dans le groupe n’était pas approprié et qu’il fallait éviter ce genre de geste. Pour lui, publié ce genre de chanson ici dans le groupe de la chorale revient à leur envoyer un message claire.

 

Mais la surprise vient quelques jours plus tard. Le dimanche 12 avril, lors du culte français, le moment est venu pour la chorale de faire sa présentation. Au lieu de chanter comme d’habitude, les membres de la chorale ont diffusé directement la chanson du pasteur Issene Faki dans toute l’église. À la fin du morceau, le président de la chorale a pris le micro et a expliqué publiquement leur choix  en ce terme :

 

« Depuis l’arrivée du pasteur Faki en 2019 à l’église Bataillon 2 de l’UFEB, beaucoup de choses ne vont plus. Il y a des malversations, des insultes, des provocations permanentes. Cela décourage un grand nombre de fidèles. Certains ne veulent même plus venir à l’église à cause de cette situation. Nous pensons qu’il est temps que le pasteur Faki quitte cette église et qu’il soit remplacé par d’autres pasteurs, car la situation actuelle ne peut plus continuer ainsi. »

 

À peine avait-il terminé son intervention que l’épouse du pasteur Faki a tenté de prendre la parole. Le président du culte de ce jour lui a immédiatement retiré le micro. C’est alors que la fille du pasteur (celle-là même qui avait publié la chanson dans les groupes de chorales) a explosé de colère en plein culte. Elle s’est mise à crier :

 

« Non ! Non ! Tout le temps c’est le nom de Faki ! Tout le temps c’est le nom de Faki ! C’est trop ! C’est trop ! »

 

La tension est montée d’un coup dans l’église. Plusieurs responsables se sont rapidement levés pour calmer la jeune femme. Ils l’ont prise par la main, l’ont fait sortir pour lui parler longuement et la raisonner. Pendant ce temps, l’assemblée restait agitée. Une fois la jeune femme apaisée, elle est revenue s’asseoir et le culte a pu reprendre son cours normal.

 

Le pasteur qui prêchait ce dimanche a ensuite demandé aux fidèles de se serrer la main et de se pardonner mutuellement avant de conclure le service.

 

Pendant ce temps, le pasteur Issene Faki n’était pas présent ce jour-là. Il se trouvait au Cameroun pour obtenir un visa en vue d’un voyage missionnaire en Allemagne. Il doit rentrer à Bangui avant de prendre l’avion.

 

Beaucoup de fidèles s’attendent maintenant à une réaction forte de sa part à son retour, car il est connu pour son tempérament impulsif. Deux camps bien distincts se font désormais face au sein de l’église : d’un côté les chorales et ceux qui soutiennent leur position, de l’autre ceux qui restent fidèles au pasteur Faki.

 

La situation met également en cause la direction de l’UFEB. Plusieurs voix accusent le président de l’UFEB d’être un proche parent du pasteur Faki et de l’avoir maintenu à ce poste malgré le refus manifeste d’une grande partie des fidèles de l’église Bataillon 2. Après le décès de l’ancien pasteur, l’UFEB avait envoyé Issene Faki, mais les membres de l’église n’en voulaient pas dès le départ.

 

Aujourd’hui, l’église qui comptait autrefois beaucoup plus de membres ne rassemble plus que 200 à 300 personnes. De nombreux fidèles ont déjà quitté les lieux à cause des tensions répétées. Si rien n’est fait, l’église risque de se vider complètement.

 

L’affaire de la chanson du pasteur Issene Faki a fait éclater au grand jour les profondes divisions qui existent depuis plusieurs années au sein de l’Église UFEB Bataillon 2 à Bangui. Les prochains jours et surtout le retour du pasteur risquent d’être déterminants pour l’avenir de cette communauté.

 

Par Alain Nzilo

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Né en 1995 au Liban, le plus jeune consul honoraire de la RCA vient de prendre officiellement ses fonctions. Eh Touadéra! Tu vas nous amener ou?

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Né en 1995 au Liban, le plus jeune consul honoraire de la RCA vient de prendre officiellement ses fonctions. Eh Touadéra! Tu vas nous amener ou?  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le 9 août dernier, à Libreville, au Gabon, Rayan Al-Akhras, né en 1995 au Liban, a présenté ses lettres de créance au président gabonais. Fils de l’homme d’affaires libanais Ali Akhras, marié et déjà père de famille, il devient officiellement consul honoraire de la République Centrafricaine auprès du Gabon, avec résidence à Libreville. Il a aujourd’hui 31 ans.

 

Pendant que nos enfants, ici au pays, se lèvent tôt pour chercher un peu d’argent afin d’aller à l’école ou à l’université, pendant qu’à 31 ans beaucoup d’entre eux vivent encore chez leurs parents, galèrent pour trouver un emploi stable et luttent chaque jour pour se nourrir, on choisit le fils d’un Libanais né au Liban pour représenter la RCA sur la scène diplomatique.

 

C’est ça la réalité qui nous saute aux yeux aujourd’hui avec ce régime des bras cassés. On se fout clairement de notre gueule.

 

Dans la vidéo de la présidence gabonaise, on voit Rayan Al-Akhras présenté comme diplomate et homme d’affaires expérimenté. Au début, certaines informations disaient qu’il était né en Centrafrique. Maintenant, tout le monde sait qu’il est né au Liban. Peu importe laquelle des deux versions est exacte, le vrai problème n’est pas là.

 

Mais au-delà de cette histoire, ce qui reste choquant, c’est le choix lui-même. Nos jeunes, nés ici, qui portent le poids du quotidien, qui se battent pour un avenir dans ce pays, restent sur le bord de la route. Et on donne un poste diplomatique important au fils d’un Libanais qui a aujourd’hui 31 ans.

 

On parle de relations historiques entre le Gabon et la RCA, de sécurité régionale, de paix et d’échanges commerciaux. Très bien. Mais pourquoi faut-il toujours privilégier des profils venus d’ailleurs pour représenter la Centrafrique, pendant que nos propres enfants galèrent pour manger et pour étudier ?

 

C’est dur à digérer, mais il faut le dire: c’est une insulte à tous les jeunes Centrafricains qui essaient de s’en sortir ici. On leur demande des sacrifices tous les jours, et dans le même temps on offre des fonctions de haut niveau à des personnes nées au Liban.

 

La réalité du pays est là, crue et sans maquillage. Nos enfants méritent qu’on pense d’abord à eux quand il s’agit de nommer ceux qui vont parler au nom de la RCA à l’extérieur. Ils méritent qu’on arrête de se foutre de leur gueule avec des décisions pareilles.

 

Par Bruno Massaïgo

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Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI, dénonce la décision du ministre Aurélien Simplice ZINGAS d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien

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Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI,  dénonce la décision du ministre Aurélien Simplice ZINGAS d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien

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L’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI, a publié ce 17 avril 2026 un communiqué dans lequel il exprime son indignation face à la décision du Ministre d’État à l’Éducation Nationale, Aurélien Simplice ZINGAS, d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien en Économie Familiale et Sociale (BTEFS) à certains citoyens centrafricains.

 

Selon le document signé par le ministre lui-même et accompagné d’une liste nominative de récipiendaires, cette mesure a été prise en dehors des règles prévues par la loi centrafricaine sur les examens nationaux. Le PCS estime que cette attribution repose sur des considérations de népotisme et de clanisme, au détriment des procédures d’évaluation objectives qui garantissent l’équité pour tous les candidats.

 

Le parti politique demande l’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il exige des explications claires auprès du peuple centrafricain concernant l’identité des bénéficiaires cités dans le document ainsi que les raisons qui ont permis cette attribution en dehors des voies légales.

 

Le PCS appelle également les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants et la société civile à se mobiliser de manière unie pour défendre l’intégrité du système éducatif. Il annonce qu’il saisira la justice afin d’obtenir l’annulation de ces attributions et la sanction des responsables impliqués.

 

Le communiqué se conclut par ces mots : « Non à la fraude diplômante des clans ! L’Éducation centrafricaine doit rester intègre ! » Pour le Parti du Changement Social, le président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Maître Nicolas Tiangaye dénonce les observateurs internationaux comme des « touristes électoraux » en RCA

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Maître Nicolas Tiangaye dénonce les observateurs internationaux comme des « touristes électoraux » en RCA

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Plus d’un mois après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, qui a conduit à valider un troisième mandat illégal pour Touadéra, Maître Nicolas Tiangaye, président de  la CRPS, invité de la radio RJDH, n’a pas mâché ses mots.

 

En effet, dans plusieurs pays africains, les élections sont devenues un calendrier que l’on respecte moins pour choisir un dirigeant que pour donner l’impression d’en choisir un. En RCA, ce calendrier a une fois de plus été respecté, et le résultat était connu d’avance par beaucoup de Centrafricains qui ont regardé le processus avec une profonde amertume.

 

C’est dans ce climat lourd que Maître Nicolas Tiangaye a pris la parole sur la radio RJDH pour dire ce que des millions de personnes retenaient depuis des semaines. Il a pointé du doigt le rôle joué par les missions d’observation internationale, venues constater sans vraiment regarder, et reparties avec des conclusions que personne sur le terrain ne reconnaissait comme vraies.

 

Ces missions, selon lui, suivent toutes le même chemin balisé depuis des années. Elles arrivent, circulent dans quelques endroits choisis, et produisent un rapport qui dit que le scrutin s’est globalement bien déroulé, avec quelques manquements qui ne remettent rien en cause. Cette formule, répétée élection après élection, a fini par vider ces rapports de toute crédibilité aux yeux des Centrafricains.

 

Ce que Tiangaye a ajouté ensuite a frappé encore plus fort, parce qu’il a mis un mot sur ce que beaucoup pensaient sans oser le formuler. Il a dit que nombreux sont ceux qui considèrent ces observateurs comme de simples touristes électoraux, des gens qui font le déplacement sans vraiment s’immerger dans la réalité du pays qu’ils sont censés surveiller.

 

Il a tenu à préciser qu’il ne visait personne directement, mais il n’a pas non plus nié que cette image collait parfaitement à ce qu’on observe depuis des années en RCA. Pour lui, se fier aux conclusions de missions dont on connaît déjà les positions politiques avant même le début du vote, c’est priver les Centrafricains d’une lecture honnête de leur propre situation électorale.

 

Il a rappelé qu’il existe pourtant un précédent qui prouve que les choses peuvent être dites autrement. En 2011, les observateurs de l’Union européenne avaient rendu un rapport qui jugeait les élections centrafricaines sujettes à caution. C’était une position courageuse, rare, et c’est précisément cette rareté qui rend le silence des années suivantes si difficile à accepter.

 

Pour Tiangaye, la seule évaluation qui devrait peser dans ce débat est celle du peuple centrafricain lui-même. Ce sont les Centrafricains qui ont vécu le processus de l’intérieur, qui ont vu ce qui s’est passé avant, pendant et après le vote, et ce sont eux dont la parole devrait primer sur celle des délégations venues de loin avec des agendas que tout le monde devine.

 

Et pendant que ces rapports continuent de s’empiler dans les bureaux des organisations internationales,​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Martin Ziguelé rejette l’appel à l’unité de Touadéra et déclare qu’il n’a pas de leçons à donner aux centrafricains

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Martin Ziguelé rejette l’appel à l’unité de Touadéra  et déclare qu’il n’a pas de leçons à donner aux centrafricains

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Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien premier ministre du Président  Patassé,  Martin Ziguelé, dans une interview accordée à la RNL au lendemain du couronnement de Touadéra,  rejette en bloc l’appel à l’unité de l’empereur Touadéra : « Il n’a pas de leçons à nous donner sur l’intérêt personnel, il a trahi son serment et manipulé la Constitution »

 

L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a répondu sans complaisance à l’appel à l’unité lancé par le président Faustin Archange Touadéra.

 

Martin Ziguelé trouve cet appel surprenant de la part du président. Il rappelle que la prestation de serment pour la septième république poursuit avant tout un intérêt personnel. Selon lui, Touadéra s’est engagé en 2016 et en 2021 à respecter la Constitution qui limitait le nombre de mandats à deux et leur durée à cinq ans.

 

L’opposant accuse directement le chef de l’État d’être à l’origine du décryptage de la Constitution par ambition personnelle. Il déclare que Touadéra n’a pas de leçons à donner aux autres hommes politiques en matière de respect de la parole donnée.

 

Martin Ziguelé ajoute que le président doit commencer par respecter sa propre parole et placer l’intérêt du pays au-dessus de tout. Il dénonce l’apparition de statuts et d’un déploiement de culte de la personnalité que l’on n’avait plus vu depuis cinquante ans dans le pays.

 

Pour Martin Ziguelé (MLPC/BRDC), ce n’est pas en manipulant les institutions et les textes pour servir un intérêt personnel que l’on construit la République et l’esprit du sacrifice.

 

Par Éric Azoumi

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De l’achat en ligne aux paris, comment évoluent les dépenses

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/homme-consultant-ses-finances-numeriques-sur-smartphone-et-ordinateur-portable.webp” data-wpel-link=”internal”>Homme consultant ses finances numériques sur smartphone et ordinateur portable
Homme consultant ses finances numériques sur smartphone et ordinateur portable

 

Gérer son argent aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’on connaissait il y a quelques années. Les décisions qui demandaient du temps se prennent désormais en quelques secondes. Un geste suffit pour payer, s’abonner ou réagir à une offre.

Cette évolution s’est faite progressivement. Elle commence avec les achats du quotidien, passe par les abonnements et l’investissement simplifié, puis s’étend à des formes de dépenses plus rapides et plus émotionnelles. Dans ce contexte, des usages comme les paris sportifs BizBet apparaissent comme un exemple parmi d’autres de ces dépenses numériques, au même titre que certains services de divertissement ou les microtransactions.

Une consommation devenue instantanée

Le premier changement visible, c’est la vitesse. Paiement en un clic, portefeuilles numériques, solutions différées : tout est conçu pour réduire le temps de décision.

Les réseaux sociaux jouent un rôle central. Sur TikTok ou Instagram, un produit apparaît dans une vidéo, et quelques secondes plus tard, il est déjà acheté. Il n’y a presque plus de transition entre le contenu et la transaction.

Ce type de consommation repose souvent sur l’impulsion. L’achat n’est plus forcément planifié, il devient une réaction immédiate à un stimulus.

L’accumulation silencieuse des abonnements

En parallèle, les paiements récurrents se sont multipliés. Aujourd’hui, un utilisateur gère en moyenne entre 5 et 8 abonnements : streaming, sport, stockage, services divers.

Le problème n’est pas leur utilité, mais leur accumulation. Beaucoup restent actifs sans être réellement utilisés. Cette “fatigue des abonnements” se traduit par des dépenses invisibles, qui s’installent sans véritable contrôle.

Ce phénomène est renforcé par la facilité d’inscription et la difficulté psychologique à résilier.

L’IA influence les décisions sans être visible

L’intelligence artificielle a changé la manière de consommer sans toujours se faire remarquer. Elle ne se contente plus de suggérer des produits, elle anticipe les moments où l’on est le plus susceptible d’acheter.

Elle analyse les habitudes, le contexte, le timing. Résultat : les propositions arrivent au moment le plus efficace.

Cela rend l’expérience fluide, mais aussi plus orientée. La frontière entre choix personnel et suggestion devient plus difficile à distinguer.

Investir devient une habitude, parfois trop simple

Les mêmes logiques s’appliquent à l’investissement. Avec les applications actuelles, il est possible d’investir de petites sommes, régulièrement, sans barrière technique.

Cette accessibilité a démocratisé l’investissement, mais elle a aussi introduit un comportement plus proche de la consommation que de l’analyse. Quand investir devient aussi simple qu’acheter, le risque est de perdre en rigueur.

Quand les mêmes mécaniques s’appliquent aux paris

Dans ce contexte, les dépenses associées aux paris ne sont pas un phénomène isolé. Elles s’inscrivent dans la continuité des usages numériques actuels.

Rapidité, notifications personnalisées, interaction en temps réel : les mêmes mécanismes qui influencent les achats en ligne ou les abonnements se retrouvent ici. Pour certains utilisateurs, suivre un match et réagir aux évolutions devient une forme de consommation similaire à d’autres expériences digitales.

La différence tient surtout à l’intensité. Ces dépenses sont souvent plus réactives et plus liées au moment, ce qui peut accélérer la prise de décision et réduire le recul.

Un rapport à l’argent devenu plus abstrait

Tous ces changements ont un point commun : ils rendent la dépense moins tangible. Quand tout se passe en quelques secondes, le lien entre l’action et ses conséquences devient plus flou.

Beaucoup de personnes ressentent aujourd’hui un décalage entre leurs revenus et leurs dépenses réelles. Non pas par manque de contrôle volontaire, mais parce que le système est conçu pour être fluide.

Garder le contrôle dans un environnement rapide

Face à ces évolutions, certaines habitudes font la différence :

  • suivre régulièrement ses paiements automatiques
  • limiter les dépenses impulsives liées au divertissement
  • séparer les dépenses essentielles des dépenses émotionnelles
  • utiliser des outils pour visualiser clairement ses flux financiers

Ces réflexes ne bloquent pas les dépenses, mais permettent de les rendre visibles et mieux maîtrisées au quotidien.

Les grandes transformations à retenir

TendanceEffet principal
Paiement instantanéDécisions accélérées
Abonnements multiplesDépenses invisibles
IA personnaliséeChoix influencés
Investissement simplifiéMoins de barrières, plus de risques
Expériences interactivesDépenses plus émotionnelles

Vers une nouvelle manière de gérer son argent

Les habitudes de dépense ont changé, mais le principe reste le même : ce n’est pas la technologie qui décide, mais la manière dont on l’utilise. Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de ralentir le progrès, mais de garder une forme de distance face à des systèmes conçus pour aller vite. Dans un environnement où tout pousse à agir immédiatement, la vraie compétence devient la capacité à prendre du recul.

 

L’empereur Touadéra : votre cortège a la priorité, mais n’a pas le droit de tuer

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Président Touadéra : votre cortège a la priorité, mais n’a pas le droit de tuer

 

Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse
Une victime de l’accident de la route de véhicule du DG de l’ASECNA du aux allures du cortège de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les cortèges officiels de l’empereur Touadera circulent en Centrafrique avec une priorité absolue garantie par la loi. Cette mesure vise à protéger le dictateur centrafricain et assurer ses déplacements rapides lors de missions officielles ou d’urgences sécuritaires. Le dispositif prévoit l’usage de sirènes, gyrophares et coordination avec les forces de sécurité pour dégager les axes routiers.

 

Cette priorité légale ne donne pourtant aucun droit d’ignorer la sécurité des citoyens centrafricains. Le code de la route impose aux véhicules prioritaires de respecter la vie des autres usagers. Les cortèges doivent adapter leur vitesse aux conditions de circulation et protéger les piétons qui traversent.

 

La réalité diffère complètement de ces règles. Les convois impériaux roulent à des vitesses dangereuses, forcent le passage sans précautions suffisantes et ne bénéficient d’aucune préparation sérieuse. Les routes restent ouvertes, aucune information n’est donnée à la population, et aucune campagne de sensibilisation n’existe.

 

L’accident du 1er juin 2025 à Combattant démontre cette négligence. Le cortège impérial , parti vers l’aéroport pour déposer l’empereur Touadera qui devrait se rendre à Bruxelles pour négocier des financements électoraux avec l’Union européenne, était à l’origine d’un violent accident de circulation. Le véhicule du DG de l’ASECNA, paniqué, voudrait céder la route,  a  percuté piétons, motocyclistes et un poste de police. Quatre personnes sont mortes, dont des policiers, plusieurs autres ont été gravement blessées. Aucun message de condoléances n’a été prononcé, aucune visite effectuée, aucune prise en charge organisée.

 

D’autres drames similaires ont déjà endeuillé Bangui et les routes menant à l’aéroport lors des déplacements impériaux . Les mêmes scénarios se répètent : vitesse excessive, violence des impacts, familles laissées à l’abandon. Les véhicules officiels ne disposent d’aucune assurance malgré leur statut d’équipement d’État, privant les victimes de toute compensation ou soins.

 

L’empereur Touadéra garde un silence total face à ces tragédies. Pas une déclaration publique, pas un geste de compassion, pas une aide matérielle. Les Centrafricains vivent désormais ces cortèges comme des “cimetières roulants”, générateurs de peur et d’injustice.

 

La question se pose aujourd’hui avec urgence : jusqu’à quand cette priorité routière sera-t-elle confondue avec un permis de tuer ? Jusqu’à quand le silence officiel remplacera-t-il le respect de la vie humaine et la compassion élémentaire envers les familles endeuillées… ?

 

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Corbeaunews Centrafrique

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/prestation-de-serment-du-nouvel-homme-fort-de-centrafrique-le-roi-faustin-archange-touadera-le-30-mars-2026-au-stade-20-000-places-sur-sa-constitution-de-la-7-republique.webp” data-wpel-link=”internal”>Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules non payés de l’investiture de l’empereur Touadéra continue de faire des vagues. Après la dernière promesse selon laquelle le ministre des Mines, Rufin Benam Beltoungou, avait signé l’autorisation de décaissement des fonds, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra pensaient enfin toucher leur argent.

 

Malheureusement, ce mercredi, ils sont revenus à la Direction générale des Transports sans aucune bonne nouvelle. Descendus à l’ONEM pour rencontrer le directeur général, ils se sont heurtés à une nouvelle réalité : celui-ci ne vient plus au bureau depuis deux jours. Introuvable. Au ministère des Transports, le directeur général Wenceslas Nguelekoumon (Nono) semble lui aussi fatigué de les recevoir.

 

Pour les propriétaires, ce silence et ces absences ne sont pas un hasard. Ils y voient un jeu intentionnel destiné à user leurs nerfs et à les pousser à bout. Lassés des renvois, des promesses non tenues et des arnaques, ils ont décidé de passer à l’offensive publique.

 

Ce jeudi 16 avril 2026, chaque propriétaire est invité à amener son véhicule et à venir barricader l’entrée du ministère des Transports. Personne ne doit entrer, personne ne doit sortir. L’objectif est clair : exprimer leur profond mécontentement et attirer l’attention des médias. Car, comme ils l’ont déjà vécu à la radio Gouandjika avec Fidèle Gouandjika qui a empoché leurs 8 000 FCFA avant de refuser de leur donner la parole sous prétexte d’« affaire politique », ils savent que seule la pression publique peut faire bouger les lignes.

 

Il y’a lieu de rappeler que  le 30 mars 2026, lors de la prestation de serment de l’empereur Faustin-Archange Touadéra au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières ont été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires avaient accepté de jouer le jeu, convaincus d’être payés rapidement. Plus de deux semaines après, rien. Pas un franc n’a été versé malgré les allers-retours entre le ministère des Transports, l’ONEM et le ministre des Mines.

 

Après le jeu de ping-pong bureaucratique, la tentative de censure à la radio et les promesses restées lettres mortes, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra ont décidé de hausser le ton. Ils passent à l’action pour que leur voix soit enfin entendue.

 

Dans la septième République, même pour récupérer un dû aussi simple, il faut en arriver au blocage des routes et des ministères.

 

L’affaire risque de prendre une nouvelle ampleur ce jeudi. Nous y serons.

 

Par Anselme Mbata

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Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga

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Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/les-enseignants-apres-leur-formation-par-l-inspection-academique-de-la-vakaga.webp” data-wpel-link=”internal”>Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga
Les enseignants après leur formation par l’inspection académique de la Vakaga

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alors que la Banque mondiale injecte des fonds colossaux via le projet PARE pour sauver un système éducatif en déliquescence dans la préfecture de la Vakaga, un homme sabote méthodiquement ces efforts : Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique. Sous couvert d’intérim,  qu’il occupe depuis des années,  l’homme a transformé les formations pédagogiques en machine à spolier les enseignants et à asphyxier l’éducation dans ladite préfecture.

 

Une formation sabotée dès le départ

Du 4 au 13 avril 2026, une session de formation sur la « pédagogie explicite », financée par la Banque mondiale, devait permettre à des dizaines d’enseignants de Birao, Tiringoulou et Ouanda-Djallé de se former. Sur le papier. En réalité, Mamadou Anselme en a fait un cauchemar administratif et financier :

Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la VakagaMonsieur Mamadou Anselme, Inspecteur académique par intérim dans la Vakaga
Monsieur Mamadou Anselme, Inspecteur académique par intérim dans la Vakaga

 

 

Dès le départ, le ministère de l’éducation avait envoyé comme chef de mission l’inspecteur d’académie Justin Guy Evarist Kouzou. Ce dernier s’est vu rapidement mis dans la poche par Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique de la Vakaga qui assure l’intérim de l’inspecteur d’académie de la préfecture depuis plusieurs mois, et qui occupe cette fonction d’intérim depuis des années.

 

Pour cette formation de dix jours qui se déroulait de 7h30 à 15h30, les organisateurs avaient prévu le petit-déjeuner, de l’eau potable et le déjeuner communautaire à midi. Mamadou Anselme et son entourage ont suspendu le petit-déjeuner et l’eau, laissant les participants sans ces prestations.

Les participants ont été sélectionnés à partir d’une vieille liste établie il y a deux ans. Plusieurs enseignants figurant sur cette liste ont déjà quitté la préfecture, tandis que des enseignants présents sur place ont été mis à l’écart simplement parce que leur nom ne figurait pas sur cette liste obsolète présentée par monsieur Mamadou. Seule une cinquantaine d’enseignants de Birao ont suivi la formation, alors qu’à  Birao, on  peut compter environ une centaine d’enseignants et que d’autres viennent des sous-préfectures de Tiringoulou et Ouanda-Djallé.

 

Le système de racket massif des indemnités

À la clôture de la formation, le lundi 13 avril 2026, les frais de participation et les frais de transport pour les enseignants venus de loin devaient être versés. Dans d’autres préfectures, ces frais s’élèvent à 5 000 francs par jour, soit 50 000 francs pour dix jours, plus les indemnités de transport selon la distance. À Birao, Mamadou Anselme a fait ramener le montant journalier à 3 000 francs.

 

Les enseignants venus de l’extérieur (au-delà de 15 km) ont reçu 50 000 francs au total. Ceux de la ville qui ont accepté les conditions ont perçu publiquement 100 000 francs, avant de remettre une partie en cachette à Mamadou Anselme. Au final, certains enseignants ont touché seulement 25 000 ou 30 000 francs, tandis que d’autres ont perçu 100 000 francs selon qu’ils résident ou non à Birao.

 

Ces pratiques ne datent pas d’hier. Lors d’une formation précédente organisée par l’ONG Triangle pour la même durée de dix jours, les montants versés variaient fortement : certains enseignants ont reçu 90 000 francs, d’autres 25 000 francs et d’autres encore seulement 9 000 francs. Ceux qui ont perçu 100 000 francs ont dû partager la somme avec Mamadou Anselme. Cette répartition inégale avait déjà provoqué le limogeage de certains employés de l’ONG, alors que le secrétaire général reste en poste.

 

Mamadou Anselme choisit les enseignants qui acceptent ses propositions pour participer aux formations et écarte ceux qui refusent. Cette manière de faire prive de nombreux enseignants de la possibilité de se former sur les nouvelles méthodes pédagogiques et réduit les moyens destinés à améliorer la qualité de l’enseignement dans la Vakaga.

 

Les efforts des partenaires et de la Banque mondiale pour relever le niveau de l’éducation dans cette zone se heurtent ainsi à des détournements répétés au sein même de l’Inspection académique. Les enseignants et les populations locales attendent des mesures concrètes pour que ces fonds servent réellement à la formation et à l’encadrement des enfants.

 

 

Par Ibrahim Moussa

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Sur le site minier chinois de Rondji, puis de Gobolo : comment l’adjudant-chef Kota Maboko bâtit son empire financier en volant les graviers chinois

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Sur le site minier chinois de Rondji, avant d’être affecté à Gobolo  : comment l’adjudant-chef Kota Maboko bâtit son empire financier en volant les graviers chinois

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-commandant-lamtague.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le spectacle du ministère des Mines sur le chantier minier chinois de Gobolo: débandade générale, sortie des armes, tentative d’attaque des agents par les soldats FACA
Le commandant Lamtagué

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC….

 

Avant son affectation sur le site de Gobolo, l’adjudant-chef Kota Maboko règne en maître à Rondji sur le site minier chinois. Il a mis en place un double système d’exploitation : d’un côté, il vole les graviers aurifères des chinois pour les faire laver dans son installation privée ; de l’autre, il impose une taxe aux villageois qui viennent fouiller les résidus miniers pour survivre.

 

Pour comprendre ce stratagème criminel digne de la mafia mexicaine, il faut d’abord expliquer comment fonctionne l’extraction de l’or sur des sites miniers. Lorsque les ouvriers creusent pour chercher le précieux métal, ils tombent sur une plaque de terre compactée que les habitants de la région appellent communément “saltée”. Cette plaque doit être retirée et jetée dans une zone de décharge avant d’atteindre les graviers aurifères qui se trouvent en dessous et qui permettent, après lavage, d’extraire l’or.

 

Normalement, ces saltées jetées dans les dépotoirs attirent la population riveraine qui vient fouiller et laver ces résidus dans l’espoir de trouver quelques paillettes d’or qui auraient échappé à la première exploitation. Mais l’adjudant-chef Kota Maboko a transformé cette pratique en source de revenus personnels. Désormais, quand les villageois arrivent pour récupérer ces saltées, ils se font souvent frapper par les militaires ou sont obligés de payer pour avoir le droit de ramasser ces déchets.

 

Le système instauré par l’adjudant-chef est simple et brutal. Chaque personne qui souhaite venir récupérer et fouiller ces saltées doit payer 1000 francs CFA par tour. Si quelqu’un revient une deuxième fois, il paie 2000 francs. Un troisième passage coûte 3000 francs, et ainsi de suite. Peu importe que la personne trouve ou non de l’or dans ces résidus, elle doit payer à chaque fois qu’elle vient sur le site. Cette taxation forcée rapporte déjà des sommes considérables à l’adjudant-chef Kota Maboko.

 

Mais ce n’est pas tout. L’adjudant-chef a également créé son propre chantier de lavage en parallèle des activités officielles du site chinois. Il recrute des villageois qu’il emploie sur son installation personnelle et leur fournit des saltées à laver. Cependant, il ne se limite pas à ces résidus officiellement jetés. L’adjudant-chef vole carrément des graviers appartenant aux chinois, ces mêmes graviers aurifères que les exploitants ont déjà récupérés et qu’ils s’apprêtent à traiter pour en extraire l’or.

 

Ces graviers volés sont acheminés vers son chantier de lavage clandestin où les villageois qu’il a recrutés les travaillent pour en extraire le précieux métal. Le système fonctionne en toute discrétion, loin du regard des propriétaires chinois du site. Les villageois lavent les graviers, trouvent de l’or, et l’adjudant-chef Kota Maboko récupère tout. Il fait ainsi son business en parallèle, profitant à la fois des saltées et des graviers volés directement aux exploitants chinois.

 

Les quantités d’or récupérées sont loin d’être négligeables. Une bichette d’allumettes remplie d’or se vend à 5000 francs CFA sur le marché local. Avec les volumes que l’adjudant-chef parvient à extraire grâce à son réseau de villageois et aux graviers détournés, il vend régulièrement des quantités importantes d’or. Les revenus générés par ce trafic se chiffrent en millions de francs CFA.

 

Associé au commandant Lamtagué dans ces multiples combines, l’adjudant-chef Kota Maboko fait désormais partie des personnes les plus riches de la Centrafrique. Ensemble, ces deux hommes ont bâti un véritable empire financier sur le dos des exploitants chinois et de la population locale. Entre les détournements de salaires des soldats absents, la taxation forcée des villageois qui viennent chercher les saltées, et maintenant le vol pur et simple des graviers chinois, le commandant Lamtagué et l’adjudant-chef Kota Maboko accumulent des fortunes considérables.

 

Ce business mafieux continue de prospérer à Rondji dans l’indifférence totale des autorités, transformant ces militaires censés assurer la sécurité du site en véritables patrons d’une organisation criminelle qui ne cesse de s’enrichir aux dépens de tous.

 

Par Brice Kossi

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Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau

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Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau qui manque

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/image-d-illustration-des-eleves-de-la-classe-de-troisieme-de-gordile.webp” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau qui manqueImage d'illustration des élèves de la classe de troisième de Gordile
Image d’illustration des élèves de la classe de troisième de Gordile

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis plus d’un mois, dans la ville de Gordile,  située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, les élèves de classe de troisième n’ont pas suivi un seul cours. Ces collégiens inscrits en année d’examen restent assis sans tableau ni craie, alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y a plusieurs mois.

 

C’est incroyable en 2026. Lisez bien ceci : les professeurs se présentent chaque jour dans les établissements, mais impossible de dispenser les leçons. Aucun tableau noir, même un simple contreplaqué peint, n’est disponible. La craie manque aussi totalement. Les enfants arrivent le matin, constatent la situation et repartent chez eux sans rien apprendre. Cette paralysie touche directement des jeunes qui préparent des examens importants dans quelques mois.

 

Pourtant, les discours officiels se multiplient sur l’importance de former la jeunesse et de bâtir l’avenir du pays grâce à l’éducation. Faustin-Archange Touadera se déplace régulièrement à Paoua, à Batangafo et ailleurs pour répéter ces engagements. Sur le terrain à Gordile, rien ne suit. Les salles de classe restent vides d’outils élémentaires.

 

La situation devient encore plus choquante quand on sait que Gordile est la ville natale de hauts responsables du gouvernement, dont le ministre d’État chargé de la Justice et le ministre des Transports. Ces personnalités originaires de la localité occupent des postes influents depuis longtemps. Elles n’ont pourtant pas réussi à fournir un tableau et quelques craies aux écoles de leur propre ville.

 

Pendant ce temps, des sommes importantes comme 16 millions sont débloquées à Touadéra pour sa campagne électorale de décembre 2025. Un simple tableau reste introuvable pour ces collégiens.

 

Par ailleurs, dans d’autres coins du pays, comme à Ouanda-Djallé par exemple, des élèves suivent déjà les cours sous les arbres ou assis par terre, mais à Gordile le manque atteint un niveau où même le tableau de base fait défaut.

 

Les parents et les enseignants expriment leur incompréhension totale face à cette inaction. Les enfants perdent des semaines précieuses d’apprentissage sans que personne ne bouge pour corriger le problème. Le système scolaire montre ici ses limites les plus criantes en plein milieu de l’année 2026.

 

Par Ibrahim Moussa

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Plus de 4 morts, 25 blessés, 2 ans de prison ferme : les familles des victimes sont en colère à Akroussoulback après la condamnation du soldat Kada

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Plus de 4 morts, 25 blessés, 2 ans de prison ferme : les familles des victimes sont en colère à Akroussoulback après la condamnation du soldat Kada

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/lune-des-blessees-de-a-Akroussoulback-un-soldat-FACA-lance-une-grenade-sur-des-civils-en-fete-faisant-des-morts-et-des-blesses.jpg” data-wpel-link=”internal”>Akroussoulback : Des savonnettes pour compenser la mort d'enfants tués par un soldat FACA
L’une des blessés d’l’une des blessées de massaccre d’Akroussoulback

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les habitants d’Akroussoulback expriment leur profond mécontentement après le jugement rendu par le tribunal militaire de Bangui dans l’affaire du soldat Kada, alias marabout, auteur de plusieurs morts.

La deuxième photo des blessés d'Akroussoulback, illustrant l'article qui s'intitule : Massacre à Akroussoulback : Un ex-anti-balaka devenu FACA tue 6 enfants à la grenade
blessés au ventre dans l’attaque d’Akroussoulback

 

En effet, dans la nuit du 9 au 10 novembre 2024, ce militaire des FACA a lancé une grenade sur un groupe d’enfants qui dansaient à la lumière de la lune, selon la tradition locale appelée Ti-gbagba. Le bilan s’élève à six enfants tués, tous âgés de moins de 17 ans, et plus de vingt-cinq blessés.

 

Près de deux ans plus tard, le tribunal militaire a condamné Kada à deux ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 100 010 francs CFA. Cette décision a provoqué la colère des familles des victimes.

 

Plusieurs parents soulignent que la peine paraît trop légère au regard du nombre de morts et de blessés causés. Une mère a déclaré : « Ma fille n’avait que 12 ans. Elle dansait avec ses amis comme le veut notre tradition. Elle est morte sur le coup. »

 

Les familles estiment que si un civil avait commis le même acte, la justice aurait prononcé une condamnation beaucoup plus lourde, allant jusqu’à 20 ou 25 ans de travaux forcés et des millions de francs d’amende. Elles dénoncent une différence de traitement entre les militaires et les civils.

 

Rappelons que Kada est un ancien milicien anti-balaka, originaire du quartier Galabadja 3 dans le 8e arrondissement de Bangui. Son intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA) fait partie d’un recrutement qui inclut d’anciens combattants. Ces militaires ont reçu une formation dispensée par les instructeurs russes de Wagner.

 

Selon les témoignages recueillis, l’état-major des FACA et l’adjudant-chef responsable du détachement sur place n’ont pas réagi immédiatement après les faits. Aucune mesure visible n’a été prise dans les heures qui ont suivi pour arrêter ou sanctionner le soldat. Les familles déplorent également les difficultés rencontrées pour transporter les blessés vers les centres de santé.

 

Cet incident d’Akroussoulback s’ajoute à d’autres cas signalés dans plusieurs localités du pays, notamment à Ouanda Djallé, Zemio, Bambouti, Obo, Rafaï, Mboki, Djema et dans certaines zones du nord-ouest. Dans ces endroits, des exactions attribuées aux FACA et à leurs alliés ont été rapportées par les populations locales.

 

Les familles des victimes demandent une révision du jugement et une peine plus sévère à l’encontre du soldat Kada. Elles appellent également les autorités à revoir les critères de recrutement et de formation au sein des FACA pour éviter que des personnes aux antécédents violents ne soient intégrées dans l’armée nationale.

 

Par Barthelemy Kossi

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Enlèvement de plus de 10 personnes à Maboussiu sur l’axe Zemio-Mboki : qui sont réellement les assaillants ?

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Enlèvement de plus de 10 personnes à Maboussiu sur l’axe Zemio-Mboki : qui sont réellement les assaillants ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Enlèvement de plus de 10 personnes à Maboussiu sur l’axe Zemio-Mboki : qui sont réellement les assaillants ?
Image d’illustration des jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des groupes armés non identifiés ont enlevé plus de dix personnes mercredi matin à Maboussiu, localité située sur l’axe Zemio-Mboki dans le Haut-Mbomou. L’incident s’est produit après que ces hommes ont attaqué une position des forces armées congolaises FARDC, suite à leur passage de la rivière Mbomou.

 

Selon les premières informations qui circulent localement, les assaillants pourraient appartenir à l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), c’est-à-dire des éléments liés à Joseph Kony qui seraient de retour sur le territoire centrafricain après des actions menées du côté de la République démocratique du Congo. Certaines sources mentionnent également la possible présence d’ex-éléments de l’UPC en lien avec d’autres groupes dans la zone, sans qu’aucune confirmation indépendante ne soit disponible pour l’instant.

 

Les autorités locales et les services de sécurité n’ont pas encore communiqué de bilan précis ni d’identification formelle des auteurs. Les habitants de la zone rapportent que les ravisseurs ont emmené leurs victimes dans une direction inconnue. Les recherches et les vérifications se poursuivent sur place.

 

Rappelons que l’insécurité persiste depuis de longues années dans cette partie du pays totalement abandonnée. Les enlèvements et les attaques se répètent sur cet axe et dans les environs, laissant les populations locales dans une situation de grande vulnérabilité.

 

Les habitants n’ont souvent que leurs yeux pour pleurer face à ces événements qui se succèdent sans fin.

 

Par Éric Nzapa

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TROP, C’EST DÉFINITIVEMENT TROP !L’ODSTC dénonce le marché sauvage de la santé en République Centrafricaine

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TROP, C’EST DÉFINITIVEMENT TROP !L’ODSTC dénonce le marché sauvage de la santé en République Centrafricaine

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/louis-marie-kogrengbo-interpelle-l-association-professionnelle-des-banques-sur-les-derives-du-service-client-en-centrafrique.webp” data-wpel-link=”internal”>TROP, C’EST DÉFINITIVEMENT TROP !L’ODSTC dénonce le marché sauvage de la santé en République Centrafricaine
Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC) a adressé un message virulent à l’opinion publique. Dans ce communiqué, l’organisation dénonce avec force l’état catastrophique du système de santé centrafricain, qu’elle qualifie de « marché sauvage » où la vie humaine est sacrifiée sur l’autel du profit.

 

Selon le Secrétariat Général de l’ODSTC, la situation est « explosive, scandaleuse et intolérable ». L’organisation pointe du doigt plusieurs dérives graves qui gangrènent le secteur sanitaire dans le pays :

 

La circulation de médicaments douteux, inefficaces, voire dangereux, qui ne répondent à aucune exigence sanitaire sérieuse ;

La prolifération anarchique de centres de formation fantômes fabriquant à la chaîne des agents de santé sous-qualifiés ;

La présence massive de porteurs de blouse incompétents mettant quotidiennement des vies en péril ;

Un accueil dans les structures sanitaires brutal, indigne et inhumain qui humilie les malades au lieu de les soulager ;

Des coûts de médicaments exorbitants, spéculatifs et criminels rendant les soins inaccessibles à la population ;

Des plateaux techniques quasi inexistants qui transforment les hôpitaux en coquilles vides ;

Un système où l’hôpital est devenu un commerce cynique tenu par certains porteurs de blouse sans éthique ni conscience ;

Des pharmacies et cabinets d’optique incapables de fournir les traitements prescrits, plongeant les patients dans une errance thérapeutique inacceptable.

 

« Pendant que le peuple souffre, certains s’enrichissent sans scrupule. Pendant que les malades espèrent, ils sont confrontés à l’improvisation, à l’incompétence et à l’indifférence totale. C’est une trahison du serment de soigner », déclare le Secrétariat Général de l’ODSTC.

 

Pour l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC) , ce chaos n’est pas une fatalité, mais une dérive grave entretenue et tolérée par les autorités compétentes. L’ODSTC rejette fermement la marchandisation honteuse de la santé, l’imposture professionnelle et l’abandon organisé des patients.

 

« TROP, c’est définitivement TROP », martèle l’organisation, qui appelle les militants, les travailleurs de la santé et l’ensemble de la population centrafricaine à se lever avec fermeté pour refuser ce système corrompu.

 

L’ODSTC exige un nettoyage profond, immédiat et sans complaisance du secteur de la santé en République Centrafricaine. Elle rappelle avec force que « la santé n’est pas un business, la vie humaine n’est pas une marchandise et la dignité n’est pas négociable ».

 

Ce message intervient dans un contexte où de nombreux Centrafricains expriment quotidiennement leur exaspération face à la dégradation continue des services sanitaires publics.

 

Le Secrétariat Général de l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC) Cet article est rédigé dans un style journalistique neutre et professionnel, comme si notre rédaction (organe de presse indépendant) recevait et relayait le communiqué de l’ODSTC. L’organisation est citée clairement tout au long du texte, avec le titre accrocheur que tu voulais. Si tu souhaites des ajustements (date, ton légèrement plus ferme, ajout d’un chapeau, etc.), fais-le-moi savoir !

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : le bilan définitif de pluies torrentielles  à Rafaï fait au total 133 ménages sinistrés. Mais  la situation des sinistrés restent difficiles, selon OCHA

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Centrafrique : le bilan définitif de pluies torrentielles  à Rafaï fait au total 133 ménages sinistrés. Mais  la situation des sinistrés restent difficiles, selon OCHA

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/a-rafai-apres-la-pluie-sauvage-du-mars-dernier-2.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le bilan définitif de pluies torrentielles  à Rafaï fait au total 133 ménages sinistrés. Mais  la situation des sinistrés restent difficiles, selon OCHA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En mars dernier, des pluies torrentielles se sont abattues sur Rafaï, dans la préfecture du Mbomou, détruisant les habitations de 133 ménages et exposant des centaines de personnes à des besoins immédiats non couverts en abris, en vivres et en soins.

 

L’OCHA CAR, qui suit de près la situation, a publié ce dimanche un état des lieux alarmant des dégâts constatés sur le terrain. Les équipes déployées à Rafaï ont documenté des maisons en briques effondrées, des toits de paille arrachés et des ménages contraints de dormir à l’air libre ou chez des voisins. Les agents de l’OCHA et du CIJPD ont procédé à des évaluations directes auprès des sinistrés, recensant quatre catégories de besoins jugés critiques : les biens non alimentaires, les abris d’urgence, la sécurité alimentaire et l’accès aux soins de santé.

 

Rafaï n’est pas une localité habituée aux projecteurs de l’aide internationale. Enclavée à l’est de la RCA, à proximité de la frontière congolaise, la zone cumule une faible couverture humanitaire et une infrastructure dégradée, deux facteurs qui amplifient l’impact de chaque événement climatique. Les pluies qui ont frappé la région en mars ne sont pas exceptionnelles dans leur nature,  chaque saison des pluies charrie son lot de destructions dans cette partie du pays,  mais leur intensité cette année a dépassé la capacité d’absorption des habitations locales, majoritairement construites en matériaux précaires.

 

L’OCHA CAR appelle les partenaires humanitaires et les donateurs à se mobiliser sans délai pour couvrir les besoins des familles affectées. L’organisation avertit que l’absence d’une réponse coordonnée dans les prochaines semaines risque de faire basculer plusieurs centaines de personnes dans une situation sanitaire et alimentaire critique, les enfants et les personnes âgées étant les premières exposées.

 

Par Bertrand Yékoua

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L’impact des VPN sur les performances des PC modernes

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Les VPN sont partout. En quelques années, ces outils sont passés du statut de gadget technique réservé aux professionnels de l’informatique à celui d’application grand public installée sur des millions d’appareils. Mais une question reste souvent sans réponse claire : est-ce que l’utilisation d’un VPN ralentit vraiment votre ordinateur ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/pc-et-vpn.webp” data-wpel-link=”internal”>L’impact des VPN sur les performances des PC modernes

Comment fonctionne un VPN, concrètement ?

Lorsque vous activez un VPN, votre trafic internet est chiffré, puis redirigé via un serveur distant avant d’atteindre sa destination finale. Ce processus implique plusieurs opérations simultanées : chiffrement des données sortantes, déchiffrement des données entrantes, et maintien d’un tunnel sécurisé en permanence.

Ce n’est pas gratuit en termes de ressources. Votre processeur doit gérer le chiffrement, votre mémoire vive est sollicitée, et votre connexion réseau emprunte un chemin plus long.

Le chiffrement : principal responsable du ralentissement

Le protocole de chiffrement utilisé joue un rôle déterminant. Les protocoles modernes comme WireGuard sont très efficaces — dans certains tests, ils n’induisent qu’une perte de vitesse de 5 à 15 % comparés à une connexion sans VPN.

Sur les PC modernes équipés d’un processeur récent (Intel Core i5 de 10e génération ou équivalent AMD Ryzen 5), le chiffrement AES-256 est géré via des instructions matérielles dédiées. Résultat : l’impact sur le processeur devient presque négligeable.

Latence et distance serveur : un facteur souvent sous-estimé

Au-delà du débit brut, la latence est souvent plus gênante au quotidien. Se connecter à un serveur VPN situé en Australie depuis la France peut augmenter votre ping de 20 ms à 250 ms ou plus. Pour la navigation web classique, on ne le remarque à peine. Pour les jeux en ligne ou les appels vidéo, c’est une autre histoire.

La règle est simple : plus le serveur VPN est proche géographiquement, plus l’impact sur la latence est faible.

Cybersécurité et accès aux ressources étrangères

Un VPN ne sert pas uniquement à préserver la vie privée. Il joue un rôle central dans les stratégies de cybersécurité, notamment pour sécuriser les connexions sur les réseaux Wi-Fi publics, chiffrer les échanges sensibles, ou encore contourner les restrictions géographiques imposées par certains services — y compris les plateformes de jeux en ligne dont l’accès peut varier selon les pays.

C’est dans ce contexte que les applications VPN se sont considérablement multipliées ces dernières années, proposant chacune des fonctionnalités adaptées à des usages différents. Lorsque meilleur VPN pour ordinateur est actif, vous pouvez éviter les fuites de données, les infections d’appareils par des virus, le phishing et autres cybermenaces. Oui, un VPN pour PC n’est pas tout-puissant, mais il peut améliorer considérablement la cybersécurité.

L’importance du protocole VPN choisi

Tous les protocoles ne se valent pas. WireGuard est aujourd’hui considéré comme le meilleur compromis vitesse/sécurité.Dans certains tests, il est 3 fois plus rapide que les protocoles standard. IKEv2/IPSec offre de bonnes performances également, particulièrement sur les connexions mobiles ou instables. Le choix du protocole devrait donc figurer parmi vos critères lors de la sélection d’un service.

Quand l’accès VPN devient essentiel (et discret)

Dans le domaine éducatif, les restrictions géographiques posent problème. Un étudiant à l’étranger ne peut souvent pas consulter les bases de données de sa bibliothèque universitaire. C’est là qu’un accès VPN change la donne : en deux clics, il efface les frontières numériques. Même les chercheurs utilisent cette astuce pour contourner la censure ou accéder à des publications scientifiques verrouillées.

Streaming et jeux en ligne : cas particuliers

Pour le streaming vidéo en 4K, un débit minimum de 25 Mbit/s est requis. Si votre connexion tourne à 100 Mbit/s et que le VPN en consomme 25 %, vous tombez à 75 Mbit/s — encore largement suffisant. Problème résolu. En revanche, si vous êtes limité à 30 Mbit/s de base, cette perte peut devenir critique.

Les joueurs en ligne, eux, s’intéressent davantage à la latence qu’au débit. Un VPN bien configuré, connecté à un serveur proche, peut parfois même réduire le ping grâce à des routes réseau optimisées — un avantage inattendu, mais documenté.

Comment minimiser l’impact sur vos performances

Quelques bonnes pratiques permettent de réduire au maximum l’effet du VPN sur votre machine. Choisissez toujours un serveur géographiquement proche. Privilégiez le protocole WireGuard lorsqu’il est disponible.

Activez le VPN uniquement lorsque vous en avez besoin, plutôt que de le laisser tourner en permanence. Et vérifiez que votre application VPN est à jour — les nouvelles versions incluent régulièrement des optimisations de performance.

Conclusion : un impact maîtrisable

Alors, conclusion ? Oui, l’impact des VPN sur les performances des PC modernes existe. Mais il est souvent exagéré. Sur une machine récente, vous ne remarquerez rien dans 80 % des cas. Sur une machine plus ancienne, préparez-vous à quelques ralentissements. Le jeu en ligne reste le point faible : la latence supplémentaire peut gâcher la partie. Pour le streaming, le télétravail ou la navigation classique, allez-y les yeux fermés.

La sécurité a un prix. Mais ce prix, franchement, il vaut le coup. Protéger ses données personnelles ou accéder à un contenu censuré justifie amplement une petite perte de vitesse. Et puis, les PC deviennent chaque année plus puissants. Les VPN aussi. L’avenir ? Probablement une transparence totale. En attendant, choisissez bien votre outil, et respirez. Votre ordinateur ne va pas exploser. Promis.

Un VPN bien conçu, avec un protocole moderne et des serveurs bien répartis, s’utilise de manière quasi transparente. La sécurité qu’il apporte justifie amplement ce léger surcoût en ressources.

Moscou, la nouvelle boîte de nuit russe installée au cœur du parc cinquantenaire où la jeunesse banguissoise sombre dans la débauche

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Moscou, la boîte de nuit russe installée au cœur du parc cinquantenaire où la jeunesse banguissoise sombre dans la débauche

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Boite-de-nuit-a-Bangui.-Jeune-Afrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Moscou, la boîte de nuit russe installée au cœur du parc cinquantenaire où la jeunesse banguissoise sombre dans la débauche
Dans une boîte de nuit à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une boite de nuit du nouveau genre s’impose désormais dans le paysage nocturne de la capitale centrafricaine, Bangui. Elle s’appelle Moscou. Elle est  géré par les Russes du groupe Wagner, attire des jeunes banguissoise chaque nuit. L’alcool y règne en maître et les rapports sexuels se produisent en pleine lumière, sans retenue ni pudeur.

 

Cet endroit diabolique occupe ce qui fut jadis le jardin public, baptisé parc cinquantenaire, un espace où les familles venaient chercher la fraîcheur des arbres et le calme des bancs publics. Ces temps semblent appartenir désormais à une autre époque où le pays est encore dirigé par des gens de bonne moralité. Mais depuis quelques années, des grilles ont été posées, des murs érigés, et personne n’a vraiment compris pourquoi ni comment cette décision avait été prise. Derrière ces barrières, une construction massive a pris rapidement forme.

 

La bâtisse porte un nom qui ne laisse aucun doute sur ses véritables propriétaires : Moscou. Les mercenaires russes du groupe Wagner contrôlent entièrement les lieux, de la sécurité à la gestion commerciale. Personne d’autre n’a son mot à dire sur ce qui s’y passe. L’établissement fonctionne comme une boîte de nuit, mais va bien au-delà de ce concept. C’est devenu un microcosme où les règles centrafricaines ne semblent plus avoir de prise.

 

Dès qu’on franchit l’entrée, on bascule dans un véritable univers  du diable. L’obscurité domine presque tout l’espace intérieur. Seuls quelques projecteurs balaient les murs et les tables par intermittence, créant une atmosphère où il devient difficile de distinguer les visages. La musique assourdissante couvre les conversations, rendant toute discussion impossible sans crier. Les clients s’entassent autour des comptoirs et sur les banquettes usées, cherchant leur place dans ce chaos organisé.

 

Une règle s’impose dès l’arrivée : il est formellement interdit d’apporter ses propres boissons. Les vigiles postés à l’entrée fouillent les sacs et confisquent toute bouteille personnelle. Cette consigne n’est pas négociable. À l’intérieur, on ne trouve que ce que les Wagner apportent eux-mêmes. La bière Africa ti l’or, alcool frelaté Wa Na Wa,  de la Vodka, et coûtent deux fois plus cher qu’à l’extérieur. Pourtant, les jeunes continuent d’affluer, jour après jour, semaine après semaine, vidant leurs poches pour consommer sans contrôle.

 

Les mercenaires russes et syriens surveillent les transactions avec une attention méticuleuse. Ils circulent entre les tables, observent qui commande quoi, vérifient que personne ne tente de contourner leur monopole. Leur présence est constante, pesante même. Certains portent l’uniforme, d’autres des vêtements civils, mais tous affichent la même autorité naturelle. Personne ne songe à discuter leurs instructions.

 

Au fil des heures, l’ambiance change. Ce qui commence comme une soirée ordinaire bascule progressivement vers autre chose. L’alcool aidant, les inhibitions disparaissent rapidement. Les couples se forment et se déforment au gré des verres vidés. Puis viennent les premiers gestes déplacés, les mains qui s’égarent, les vêtements qu’on défait sans chercher l’intimité. Ce qui devrait rester privé s’affiche ici en pleine lumière.

 

Les rapports sexuels ne se cachent plus. Sur les banquettes du fond, contre les murs, parfois même sur les tables, dans les toilettes, les corps s’enlacent sans la moindre gêne. Le bruit du gémissement des jeunes filles, des femmes mures. Pendant ce temps,   Les autres clients passent à côté, un verre à la main, comme si de rien n’était. Cette banalisation de l’intimité choque encore certains nouveaux venus, mais ceux qui fréquentent Moscou depuis plusieurs semaines ne se gênent même plus. La normalité s’est déplacée.

 

Les mercenaires assistent à ces scènes sans réagir. Parfois, ils participent eux-mêmes. D’autres fois, ils se contentent de regarder en fumant une cigarette, adossés au bar. Leur indifférence encourage les excès. Puisque personne n’intervient, tout devient permis. L’impunité s’installe comme une seconde nature.

 

Souvenez-vous, il y’a quelques mois, la radio Ndèkè-Luka avait fait un reportage sur le parc cinquantenaire, mais d’une manière diplomatique, car les Wagner, quand tu les cites, c’est la mort. Certains parents,  inquiets,  ont raconté comment leurs enfants sont devenus accros de cette boîte de nuit du nouveau genre.

 

Les habitants du quartier environnant, Lakouanga et  Sica  ont fini par s’habituer à cette présence. Certains s’en accommodent, d’autres maugréent entre eux mais sans oser protester publiquement. Les plus âgés se souviennent du temps où leurs petits-enfants jouaient sous les arbres du parc. Ces souvenirs leur semblent désormais irréels. Le parc a disparu, remplacé par cette forteresse où résonne la musique jusqu’au petit matin.

 

Les jeunes qui fréquentent Moscou viennent de tous les quartiers de Bangui. Certains économisent toute la semaine pour s’offrir une soirée dans l’établissement le plus diabolique de la capitale. D’autres y vont par curiosité, attirés par les rumeurs qui circulent.

 

Nous avons rencontré un jeune homme à la sortie de Moscou le matin, il nous a expliqué qu’il venait ici juste pour se satisfaire, car, d’après lui, les filles ne sont pas exigeantes. Pour elles, c’est la consommation et le fric qui les intéressent.

 

Les mercenaires russes ont compris qu’ils tenaient là un filon lucratif. Moscou génère chaque week-end des revenus considérables, bien supérieurs à ce qu’un établissement ordinaire pourrait espérer. Le monopole sur les boissons garantit des marges confortables. L’absence de concurrence élimine tout risque commercial. Et la protection armée assure que personne ne viendra troubler cette machine à profits.

 

Pendant ce temps, la vie continue dans le reste de Bangui.

 

Par Éric Azoumi

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Création à Bangui, par un ministre conseiller sénégalais à la présidence, d’une nouvelle secte maçonnique, réunissant des députés et des hautes personnalités politiques

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Création à Bangui, par un ministre conseiller sénégalais à la présidence, d’une nouvelle secte maçonnique, réunissant des députés et des hautes personnalités politiques  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Création à Bangui, par un ministre conseiller sénégalais à la présidence, d’une nouvelle secte maçonnique, réunissant des députés et des hautes personnalités politiques  
Pasteur Jean-Pierre Waboué, Président du conseil constitutionnel

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, un sénégalais, ministre conseiller à la présidence de la République centrafricaine, nommé Max, conduit activement depuis quelques semaines la mise en place d’une nouvelle obédience maçonnique dans le pays. Cette initiative, jusqu’ici peu visible, sort progressivement de l’ombre et provoque un intérêt croissant au sein des cercles politiques.

 

Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. En effet, l’affaire a débuté par une série de réunions préparatoires organisées au domicile du Pasteur Jean-Pierre Waboué, président du Conseil constitutionnel. Au départ, celui-ci a lui-même contacté personnellement plusieurs députés pour les inviter à ces rencontres. Dans un premier temps, cinq députés ont participé, avant que le groupe ne passe à une dizaine de participants.

 

Les élus présents n’ont pas tous compris l’objectif précis de ces réunions. Les discussions semblaient porter sur des sujets généraux, comme la lutte contre la corruption, alors qu’elles visaient en réalité à poser les bases d’une structure de secte maçonnique nouvelle en RCA.

 

Après la publication d’articles sur ce sujet par Corbeau News Centrafrique, les réunions au domicile du président du Conseil constitutionnel ont cessé. Le ministre conseiller Max a alors choisi d’accueillir lui-même ces rencontres chez lui. C’est ainsi que, encore le samedi précédent, une nouvelle session s’est tenue à son domicile en présence de députés.

 

Lors de ces échanges, Max s’est exprimé avec clarté, tout en restant diplomate dans ses formulations. Il a indiqué clairement qu’il prendrait la tête de cette future obédience. Il a ouvert son intervention par un constat sur la situation des députés centrafricains : selon lui, les députés vivent dans des conditions modestes, se déplacent souvent à pieds, en moto ou en mobylette et disposent de ressources limitées. Il a mis en parallèle cette réalité avec celle observée dans plusieurs pays anglophones ou d’Afrique de l’Ouest, où les élus bénéficient généralement de villas importantes et de moyens plus conséquents.

 

Pour changer cette donne, il a proposé la création d’une plateforme réunissant les députés. Cette structure serait élargie progressivement à d’autres personnalités influentes. Une fois le groupe suffisamment étoffé et solide, la plateforme entrerait en relation avec des figures de très haut niveau à l’échelle internationale – des personnes capables de mobiliser des milliards pour le pays et pour les membres de la plateforme.

 

Les députés qui rejoindraient cette initiative se verraient offrir des perspectives concrètes d’enrichissement et d’ascension sociale grâce à ces futurs partenariats.

 

Le discours du sénégalais visait clairement à convaincre les participants en mettant en avant des avantages matériels directs.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, Max a déjà convaincu le président du Conseil constitutionnel ainsi que plusieurs autres personnalités de poids. Il cherche aujourd’hui à étendre son cercle d’abord auprès des députés, puis vers d’autres milieux, afin de constituer le noyau dur de cette nouvelle obédience maçonnique.

 

Rappelons que la franc-maçonnerie existe déjà en Centrafrique, mais elle fonctionne traditionnellement dans une grande discrétion. La démarche actuelle se distingue par son caractère plus public et par la volonté affirmée de fonder une obédience inédite placée sous l’autorité directe d’un ressortissant étranger occupant une fonction officielle à la présidence.

 

Corbeau News Centrafrique dispose de la liste complète des députés et des personnalités qui participent à ces réunions. Cette liste sera publiée dans nos prochains articles, afin que l’opinion publique puisse connaître précisément les acteurs impliqués dans ce projet.

 

Rappelons que les sectes maçonniques, comme disent les centrafricains,  fonctionnent exactement comme un club des homosexuels. Dans la secte, la sodomisation est une des pratiques des membres. Pour les députés qui ne savent pas encore, il faut qu’ils se préparent à accepter de telle pratique dans leur vie.

 

Corbeau News Centrafrique suit cette affaire avec la plus grande rigueur et continuera d’informer les citoyens de manière précise et factuelle sur son évolution.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sur le point d’être enfin payés ?

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Véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires  sur le point d’être enfin payés ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/prestation-de-serment-du-nouvel-homme-fort-de-centrafrique-le-roi-faustin-archange-touadera-le-30-mars-2026-au-stade-20-000-places-sur-sa-constitution-de-la-7-republique.webp” data-wpel-link=”internal”>Véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires  sur le point d’être enfin payés ?
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après deux longues semaines de tracasseries jour et nuit, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra entrevoient enfin une lueur d’espoir. Les véhicules avaient été mis à disposition pour la prestation de serment du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra pour son troisième mandat illégal, le 30 mars 2026 au stade 20 000 places de Bangui. Depuis, ils courent après leur argent.

 

Selon les informations obtenues par la rédaction du CNC ce lundi, le ministre des Mines, M. Ruffin Benam Beltoungou, aurait déjà signé l’autorisation de décaissement des fonds. Le document a été transmis au directeur général de l’ONEM, qui doit maintenant procéder au paiement des propriétaires des véhicules loués.

 

Le décaissement est prévu dans les prochains jours, probablement mercredi ou jeudi de cette semaine, si tout se passe normalement. Pour la première fois depuis le début de cette affaire, une issue favorable semble se profiler.

 

Pourtant, le chemin parcouru reste amer. Les propriétaires ont passé des jours entiers à la Direction générale des Transports (ministère des Transports), harcelant le directeur général Wenceslas Nguelekoumon (Nono). Ils ont été renvoyés vers l’ONEM, puis vers le ministre des Mines, dans un interminable jeu de ping-pong bureaucratique. Ils ont même tenté de dénoncer la situation à la radio Gouandjika, où Fidèle Gouandjika leur a pris 8 000 FCFA avant de refuser de diffuser leur plainte sous prétexte d’« affaire politique ».

 

Aujourd’hui, après toutes ces arnaques, ces bâchis de corruption à gauche et à droite, et ces souffrances inutiles pour une procédure qui devrait être « simple comme bonjour », un simple papier signé semble suffire. Mais dans la septième République, rien n’est jamais simple sans douleur.

 

Les propriétaires attendent désormais la confirmation concrète du paiement. Si tout est exécuté comme annoncé, l’affaire pourrait enfin se clôturer dans la tranquillité et la paix. Mais beaucoup restent méfiants : dans ce pays, il faut souvent trop souffrir et trop payer pour récupérer ce qui est légitimement dû.

 

L’espoir est là, mais la méfiance reste grande.

Par Alain Nzilo

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Dékoua, Kémo : Trois élèves tués et plusieurs autres blessés lors d’une manifestation pour le détournement de bourses scolaires Maïngo

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Dékoua, Kémo : Trois élèves tués et plusieurs autres blessés lors d’une manifestation pour le détournement de bourses scolaires Maïngo

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/l-une-des-victimes-tuees-a-dekoua-lors-de-la-manifestation-des-eleves.webp” data-wpel-link=”internal”>Dékoua, Kémo : Trois élèves tués et plusieurs autres blessés lors d’une manifestation pour le détournement de bourses scolaires Maïngo
L’une des victimes tuées à Dékoua lors de la manifestation des élèves

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Mardi, 14 avril 2026, à Dékoua,  dans la préfecture de la Kémo, trois élèves ont perdu la vie lors d’une manifestation organisée pour dénoncer le détournement de leurs bourses scolaires financées par la Banque mondiale.

 

Le mardi est un jour de deuil général à Dékoua. Comme à Sibut le mois dernier, Les élèves filles de Dékoua ont organisé une grève pour réclamer le versement de leurs bourses scolaires. Ces aides, financées par la Banque mondiale, visent à encourager la scolarisation des jeunes filles dans le pays. Les jeunes ont exprimé leur mécontentement dans la rue après avoir constaté que les fonds avaient été détournés.

 

Mais la surprise en est que lors de la manifestation pacifique de ces enfants pauvres, les forces de désordre sont intervenues et ont fait usage d’armes à feu sur les manifestants. Trois élèves ont été tués lors de cet acte criminel d’une autre époque, tandis que plusieurs autres ont été blessés et amenées d’urgence à l’hôpital.

 

Cette situation rappelle des tensions similaires observées récemment à Sibut, où des questions liées à la gestion des bourses avaient également provoqué des mouvements de protestation, causant également des morts et des blessées.

 

La ville de Dékoua se situe à environ 260 kilomètres de Bangui, avec un trajet de 80 kilomètres entre Sibut et Dékoua. Dans ce contexte, l’accès à l’éducation reste un enjeu important pour les familles.

 

Vraiment, la septième république de Touadéra commence bien avec des morts des enfants qui s’accumulent déjà.

 

Par Flavien Biri

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Bamingui-Bangoran : un père de famille tue son enfant à Mballa

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Bamingui-Bangoran : un père de famille tue son enfant à Mballa

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/des-vehicules-de-patrouille-de-la-police-nationale-dans-les-rues-de-bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bamingui-Bangoran : un père de famille tue son enfant à Mballa
Des véhicules de patrouille de la police nationale dans les rues de Bangui. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un drame s’est produit ce mardi 14 avril 2026 dans le village de Mballa, situé à environ 80 km de Ndélé, dans la commune de Mbollo Kpata, préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, un père de famille, après avoir consommé de l’alcool, est rentré chez lui dans un état second. L’homme cherche apparemment à faire de problème à tout le monde. C’est ainsi qu’une altercation a alors éclaté avec son enfant. Le jeune garçon a pris la fuite et son père s’est lancé à sa poursuite.

 

Le père, fatigué par la course, s’est arrêté. Voyant cela, l’enfant s’est également arrêté. Le père s’est alors approché lentement. Au moment où il tentait un geste pour attraper le jeune, il a glissé et est tombé au sol. Le fils s’est rapproché pour l’aider à se relever. C’est à cet instant que le père a sorti un couteau et a poignardé l’enfant au niveau de la poitrine.

 

Le garçon est décédé sur place. Alertés, les éléments de la gendarmerie sont intervenus rapidement. Le père a été appréhendé immédiatement et conduit à la gendarmerie de Ndélé pour les suites de l’enquête.

 

Les circonstances exactes qui ont conduit à ce geste restent encore à éclaircir par les autorités. Les habitants du village de Mballa sont sous le choc face à cet événement tragique survenu en plein jour dans cette localité habituellement calme.

 

L’enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et les motivations précises derrière cet acte.

 

Par Barthelemy Kossi

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Désarmement spectaculaire de trois policiers par un soldat des Forces armées centrafricaines dans le 8e arrondissement

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Désarmement spectaculaire de trois policiers par un soldat des Forces armées centrafricaines dans le 8e arrondissement

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule.jpg” data-wpel-link=”internal”>Désarmement spectaculaire de trois policiers par un soldat des Forces armées centrafricaines dans le 8e arrondissement
CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mardi 14 avril 2026, dans l’après-midi, au quartier Galabadja, sur l’avenue Mbaïkoua, dans le 8e arrondissement de Bangui, une altercation entre trois policiers et un soldats FACA a dégénéré de façon inattendue.

 

En effet, un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) en crise de jalousie s’en est pris à son ancienne compagne. La jeune femme a rapidement pris un taxi-moto et s’est rendue au commissariat du 8e arrondissement, situé à quelques 400 mètres du lieu  pour demander de l’aide. Trois policiers ont alors quitté le commissariat à moto pour intervenir.

 

Rappelons que l’incident s’est produit à environ 400 mètres du commissariat, devant un minibar tenu par des Camerounais et communément appelé « WhatsApp » ou Nganda.

 

À leur arrivée, les policiers ont retrouvé le soldat sur place. Ils lui ont demandé d’embarquer à bord de leur moto pour se rendre au commissariat. Le soldat a d’abord accepté, mais dit clairement aux policiers de retourner au commissariat, et après il va les suivre au commissariat. Sur place, les policiers ont catégoriquement refusé et veulent l’embarquer de force pour aller au commissariat.

 

Aussitôt, les policiers passent à la force pour neutraliser le soldat. Ils ont tenté de le menotter. Malheureusement pour eux, le soldat refuse. Mais dans la confusion, le soldat réussi à les désarmer de force. Dépouillés de leurs armes, les policiers sont devenus comme des bébés. Le soldat, lui seul, commence à les frapper comme des enfants. Les policiers étaient sur le point même de pleurer.

 

Heureusement pour les trois policiers, le soldat, profitant de la panique des policiers, s’est calmement éloigné et a disparu dans le quartier voisin.

 

Les policiers, après avoir compris que l’un de leur est gravement blessé, décident de l’emmener à l’hôpital, et en ont profité pour déclarer à la foule qu’ils reviendront plus tard pour chercher le militaire une fois que leur collègue soit déposé à l’hôpital.

 

Sur place, c’était une foule de rire. La foule a aisément souri en entendant cette promesse, estimant que les trois policiers, déjà désarmés et battus sur place, auraient du mal à revenir arrêter le soldat qui s’était déjà enfoncé dans le quartier.

 

Par Anselme Mbata

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Au lycée de Miskine, un professeur de biologie menace des élèves de mauvaises notes après les publications de CNC sur le racket scolaire

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Au lycée de Miskine, un professeur de biologie menace des élèves de mauvaises notes après les publications de CNC sur le racket scolaire

 

Au lycée de Miskine, un professeur de biologie menace des élèves de mauvaises notes après les publications de CNC sur le racket scolaire
Dans la cour du lycée de Miskine de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, dans les établissements publics, certains enseignants ne craignent plus ni les témoins ni la presse.

 

Quand une école cesse d’être un lieu d’apprentissage pour devenir un terrain de règlements de comptes, c’est que quelque chose de profond s’est cassé dans la chaîne qui relie l’État à ses citoyens les plus jeunes. C’est exactement ce tableau que l’on retrouve aujourd’hui au lycée de Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, où des élèves de troisième 2 ont reçu, en pleine classe, des menaces directes de la part d’un professeur de biologie. Non pas parce qu’ils avaient mal travaillé. Mais parce que des articles de Corbeau News Centrafrique sur le racket dans leur établissement avaient circulé sur les réseaux sociaux et atteint le proviseur.

 

La semaine dernière, 48h après la publication du premier article, l’enseignant est entré dans la salle de troisième 2 , a pris la parole, et a dit aux élèves qu’ils allaient voir, que lui et ses collègues allaient désormais les frapper un par un par les mauvaises notes. Il a ajouté que c’est leur avenir à eux qui est en jeu, pas le sien, et que s’ils refusent de sortir l’argent, ils en subiront les conséquences sur leurs bulletins. Le tout dit debout, devant toute la classe, sans la moindre gêne.

 

Ce propos fait suite à deux enquêtes publiées par CNC. La première avait mis en cause le professeur de mathématiques AGOUBEYE Christ, vu en train de faire le tour des tables en plein devoir pour réclamer de l’argent aux élèves. La deuxième visait NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire-géographie, qui exigeait 5 000 francs CFA par groupe avant chaque exposé, sous peine de double zéro automatique. Ces deux textes avaient visiblement circulé parmi les élèves et leurs familles, ce qui a déclenché la colère des enseignants concernés.

 

Ce que cette menace dit, au fond, c’est que le problème ne se limite pas à l’argent extorqué. Il touche à quelque chose de plus grave : la certitude, chez certains professeurs, qu’ils peuvent agir sans jamais rendre de comptes. Quand la presse documente leurs actes et que leur réponse consiste à punir les élèves plutôt qu’à se corriger, cela montre que l’impunité n’est plus seulement tolérée, elle est devenue un réflexe.

 

La rédaction de CNC précise que ces faits ne se limitent pas à une classe ou à un seul niveau. Des témoignages recueillis par nos journalistes montrent que le racket touche toutes les classes, du collège jusqu’au lycée, dans plusieurs établissements de la capitale. Chaque semaine apporte de nouveaux cas, de nouveaux noms, de nouvelles formes de pression exercées sur des élèves qui n’ont ni les moyens ni la position pour résister.

 

Le ministère de l’Éducation nationale n’a, à ce jour, formulé aucune réaction depuis la parution des premières enquêtes. La rédaction continuera de nommer, de documenter, et de publier.

 

Par Anselme Mbata

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Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

 

 

Camion incendié, l’équipage kidnappé près de Zémio : quatre mois plus tard, toujours aucun signe des otages

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Camion incendié, l’équipage kidnappé près de Zémio : quatre mois plus tard, toujours aucun signe des otages

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Camion incendié, l’équipage kidnappé près de Zémio : quatre mois plus tard, toujours aucun signe des otages
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 16 décembre 2025, deux camions transportant des marchandises depuis Bangui ont été attaqués à quelques kilomètres de l’entrée de Zémio, dans le Haut-Mbomou. Les assaillants ont mis le feu au véhicule avant d’emmener de force tout l’équipage : des pères de famille, des mères de famille et des enfants.

 

Quatre mois ont passé depuis cet enlèvement. Aucun contact n’a été établi avec les ravisseurs. Aucune nouvelle n’est parvenue aux familles. Aucun message, aucune preuve de vie, aucune revendication. Le silence demeure complet.

 

Les proches des disparus ont multiplié les démarches auprès des autorités locales et des organisations humanitaires. Ils cherchent désespérément à savoir si leurs parents, époux ou enfants sont encore en vie. Malgré tous leurs efforts, ils n’ont reçu aucune information.

 

Même si les otages ont perdu la vie, il serait normal que les miliciens azandés soupçonnés de cet acte informent les familles. Même s’ils sont encore vivants, ces miliciens pourraient au moins transmettre un signe. Pourtant, rien n’a été dit. Ce long silence ne rassure personne et laisse les familles dans une grande incertitude.

 

Les témoignages recueillis sur place désignent les miliciens d’autodéfense azandés comme les auteurs de l’enlèvement. Ces groupes armés, formés par des mercenaires russes de l’ex-Wagner, n’ont fait aucune déclaration sur le sort des personnes enlevées.

 

À Zémio et dans les localités voisines, les familles attendent toujours. Les enfants espèrent le retour de leurs parents. Les épouses restent sans nouvelles de leurs maris. Les commerçants de la région évitent désormais la route entre Bangassou et Zémio, de peur de subir le même sort. Le ravitaillement des marchés en souffre.

 

Quatre mois sans un seul mot. Les familles continuent d’espérer qu’un jour elles apprendront enfin ce qui est arrivé à leurs proches. Mais chaque jour qui passe rend cette attente plus lourde.

 

Cette affaire s’ajoute aux nombreux incidents qui touchent les populations civiles dans le Haut-Mbomou. Les commerçants qui assuraient le transport des biens entre les villes paient aujourd’hui un lourd tribut à l’insécurité qui règne sur cet axe.

 

La question reste ouverte : où se trouvent aujourd’hui les membres de l’équipage enlevés le 16 décembre 2025 près de Zémio ?

 

Par Éric Nzapa

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À Sibut, les élèves et leurs parents dénoncent le détournement répété de la bourse Maïngo destinée aux filles

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À Sibut, les élèves et leurs parents dénoncent le détournement répété de la bourse Maïngo destinée aux filles

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Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, a ouvert,  le 12 mars 2025, le Conseil des ministres en exprimant une vive préoccupation sur les manifestations au lycée de Sibut. Qui a couté la vie aux élèves. Mais pourquoi cette manifestation ?

 

En effet, à l’origine, les élèves ont dénoncé une gestion douteuse de la bourse scolaire Maïngo , avec des soupçons qui pointent vers des responsables de l’éducation nationale et des cadres du ministère de l’Économie.

 

Puis, vient le jour fatidique : les tensions ont dégénéré.  La résidence du proviseur a été mise à sac, des élèves ont été blessés, les forces de l’ordre sont intervenues, et plusieurs lycéens en grève ont fini en cellule.

 

La confiance s’est effondrée dans toute la communauté éducative de Sibut, mais le dictateur de Bangui, de son côté, à la grande surprise de tous, a simplement instruit le ministre d’État chargé de l’éducation de veiller à l’entretien de la clôture du lycée Barthélemy-Boganda à Bangui. Vous comprenez ? Kongo-Boro ne sanctionne jamais ceux qui volent et détournent le peu financé par les partenaires du pays destiné aux citoyens pauvres.

 

En plus de cela, aucune enquête approfondie n’a été annoncée sur les détournements de la bourse Maïngo dénoncé par ces enfants.

 

Le message reste clair : l’ordre doit régner à l’école, les infrastructures doivent être protégées, mais les vrais responsables de la crise restent intouchés.

 

Pendant ce temps, les jeunes de Sibut paient le prix de leur révolte, et la clôture du lycée Boganda deviendra bientôt la seule réponse visible du pouvoir.

 

Par Anselme Mbata

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