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Touadera lance des mandats d’arrêts internationaux contre la diaspora centrafricaine qui l’accuse à la CPI pendant que Wagner tue impunément  les centrafricains

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Touadera lance des mandats d’arrêts internationaux contre la diaspora centrafricaine qui l’accuse à la CPI pendant que Wagner tue impunément  les centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La justice centrafricaine vient de franchir une nouvelle ligne dans l’absurde et dans l’injustice. Le Tribunal de Grande Instance de Bangui, à travers son Cabinet d’Instruction, a émis un mandat d’arrêt international contre Prudence Joseph Rodrigue Mayte, l’un des douze apôtres de la diaspora qui ont déposé plainte contre le président Touadéra auprès de la Cour Pénale Internationale.

 

 

Le document, signé par le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi, accuse Mayte Rodrigue de sept chefs d’accusation : injures, diffamation, offense par des publications sur les réseaux sociaux, incitation à la haine contre les autorités publiques ou étatiques, diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public, et association de malfaiteurs. Les articles du Code Pénal invoqués sont les 133, 135, 136, 145, 146, 292, 295, 411 et 412.

 

Un mandat d’arrêt international pour des publications sur les réseaux sociaux. Voilà où en est la justice centrafricaine sous le régime Touadéra. On émet des mandats d’arrêt internationaux contre des activistes de la diaspora qui dénoncent les crimes du régime, mais on ne fait rien contre les Mercenaires russes qui massacrent quotidiennement des civils centrafricains.

 

Prudence Joseph Rodrigue Mayte fait partie des douze apôtres de la diaspora qui ont initié la plainte contre Touadéra à la CPI, avec leur avocat canadien Philippe Larochelle. Ces douze Centrafricains de la diaspora ont eu le courage de saisir la justice internationale pour dénoncer les crimes commis en Centrafrique avec la complicité du président. Ils ont documenté les massacres de Wagner. Ils ont rassemblé les preuves. Ils ont déposé une plainte en bonne et due forme.

 

Et quelle est la réponse du régime Touadéra ? Pas d’enquête sur les crimes dénoncés. Pas de poursuites contre les auteurs des massacres. Non, le régime lance des mandats d’arrêt internationaux absurdes contre ceux qui ont osé porter plainte. C’est la logique criminelle inversée : on poursuit les victimes et les témoins au lieu de poursuivre les bourreaux.

 

Le mandat d’arrêt contre Maître Rodrigue est révélateur de plusieurs choses. D’abord, il montre que le régime Touadéra considère les publications sur les réseaux sociaux comme une menace plus grave que les massacres de civils. Maître Rodrigue n’a tué personne. Il n’a violé personne. Il n’a pillé aucun village. Il n’a massacré aucune famille. Son seul “crime” est d’avoir utilisé les réseaux sociaux pour dénoncer ce qui se passe en Centrafrique.

 

Et pour cela, il mérite un mandat d’arrêt international ? Pendant ce temps, les mercenaires de Wagner qui ont massacré des milliers de Centrafricains, circulent librement dans le pays. Ils contrôlent les mines. Ils rackettent la population. Ils violent les femmes. Ils tuent les hommes. Et aucun mandat d’arrêt n’est émis contre eux.

 

La justice centrafricaine est aveugle. Elle ne voit pas les massacres de Wagner dans tout le pays. Elle ne voit pas les militaires centrafricains qui commettent des exactions partout. Elle ne voit pas les ministres qui détournent des millions de francs CFA. Elle ne voit pas le régime qui affame le peuple, qui vole les ressources, qui détruit le pays.

 

Mais elle voit parfaitement les publications sur Facebook. Elle voit les tweets. Elle voit les vidéos YouTube. Elle voit les dénonciations sur les réseaux sociaux. Et là, soudainement, la justice se réveille. Elle ouvre des dossiers. Elle mène des enquêtes. Elle émet des mandats d’arrêt internationaux.

 

C’est de la folie pure. C’est l’injustice portée à son paroxysme. C’est une justice manipulée par Wagner et mise au service de la répression contre toute voix dissidente.

 

Regardons les chefs d’accusation contre Prudence Joseph Rodrigue Mayte. “Injures” et “diffamation” : autrement dit, il a dit des vérités désagréables sur le régime. “Offense par des publications sur les réseaux sociaux” : il a utilisé Facebook, Twitter ou YouTube pour s’exprimer. “Incitation à la haine contre les autorités publiques ou étatiques” : il a critiqué le gouvernement et le président. “Diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public” : il a dénoncé les crimes du régime et ces vérités dérangent. “Association de malfaiteurs” : il fait partie des douze apôtres qui ont porté plainte à la CPI.

 

Aucun de ces chefs d’accusation ne constitue un véritable crime. Ce sont tous des délits d’opinion, des crimes de parole, des infractions qui ne devraient pas exister dans une démocratie digne de ce nom. Dans un pays libre, critiquer le gouvernement, dénoncer les crimes du régime, utiliser les réseaux sociaux pour s’exprimer, tout cela fait partie des droits fondamentaux protégés par la Constitution.

 

Mais la Centrafrique de Touadéra n’est pas un pays libre. C’est un pays où la liberté d’expression est criminalisée. Où dénoncer les crimes du régime vous vaut un mandat d’arrêt international. Où la justice est un instrument de répression au service du pouvoir.

 

Le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi qui a signé ce mandat d’arrêt porte une responsabilité personnelle dans cette injustice. Il a accepté de prêter son nom, sa fonction, son autorité judiciaire à cette farce. Il sait très bien que Maître Rodrigue n’est pas un criminel. Il sait que les vrais criminels sont ceux qui massacrent des civils, pas ceux qui dénoncent ces massacres.

 

Mais Mathieu Nana Bibi a choisi son camp. Il a choisi de servir le régime plutôt que de servir la justice. Il a choisi d’émettre des mandats d’arrêt contre des activistes pacifiques plutôt que de poursuivre les vrais criminels. Son nom restera dans l’histoire comme celui d’un juge qui a trahi sa mission.

 

Le mandat d’arrêt précise qu’il s’agit d’un “mandat d’arrêt international”. Cela signifie que le régime Touadéra demande à tous les pays du monde d’arrêter Maître Rodrigue s’il se présente sur leur territoire. C’est grotesque. Aucun pays démocratique ne donnera suite à ce mandat ridicule. Parce que les chefs d’accusation ne constituent pas des crimes dans les démocraties. Parce que tout le monde sait que c’est une persécution politique déguisée en procédure judiciaire.

 

Mais l’objectif du régime n’est pas vraiment d’arrêter Maître Rodrigue. L’objectif est d’intimider. De terroriser. D’envoyer un message à tous les Centrafricains de la diaspora : si vous dénoncez le régime, si vous portez plainte à la CPI, si vous utilisez les réseaux sociaux pour dire la vérité, vous aurez un mandat d’arrêt international contre vous.

 

C’est une stratégie de terreur. Le régime veut faire taire toutes les voix dissidentes. Il veut que les Centrafricains de la diaspora aient peur de s’exprimer, peur de dénoncer, peur de porter plainte. Il veut créer un climat où personne n’ose plus critiquer, où tout le monde se tait par peur des représailles.

 

Mais cette stratégie ne fonctionnera pas. Parce que les Centrafricains de la diaspora sont hors d’atteinte du régime. Ils vivent dans des pays démocratiques qui protègent la liberté d’expression. Ils peuvent continuer à dénoncer les crimes du régime sans risquer d’être physiquement arrêtés.

 

Le mandat d’arrêt contre Rodrigue est donc un aveu de faiblesse plutôt qu’une démonstration de force. Le régime est tellement désespéré face aux dénonciations qui viennent de la diaspora qu’il n’a d’autre recours que d’émettre des mandats d’arrêt ridicules qui ne seront jamais exécutés.

 

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Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio

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Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio

 

Centrafrique.org/centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio
Des casquettes et écharpes a l’effigie de Touadera portées par le même l’interdicteur Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sous les regards fatigués des Centrafricains, Élie Ouéifio dégaine en janvier 2025 son nouveau livre : Quand la politique des mains tendues. Verdict ? Les députés bloquent tout, la paix reste une chimère.

 

 

Sous le ciel menaçant de Bangui, les espoirs de paix s’effilochent comme un vieux tissu. Élie Ouéifio, ancien ministre et observateur lucide, sort en janvier 2025 un pavé qui secoue : Quand la politique des mains tendues du Président Touadéra soulève des interrogations et réflexions !!!. Dedans, il met les pieds dans le plat et accuse : le Parlement, censé être le pouls du peuple centrafricain, est devenu une entrave. “Un pouvoir législatif sans vertu”, écrit-il (p. 24), voilà ce qui coince la paix dans un pays déjà à genoux.

 

Ouéifio ne fait pas semblant. Quand Faustin Archange Touadéra brandit ses “mains tendues” depuis 2016, il voit un président qui veut recoller les morceaux d’une nation éclatée. Mais à l’Assemblée nationale, c’est une autre chanson. Là, les élus, censés représenter les cris des villages et des quartiers, se regardent le nombril. “Ils sentent, touchent et vivent les drames de leurs électeurs au quotidien”, note Ouéifio (p. 24), mais au lieu d’agir, ils préfèrent jouer les figurants. Il les compare à la “femme vertueuse” des Proverbes (31:10-31), sauf que celle-ci, au moins, faisait tourner la maison. Eux ? Ils laissent la baraque s’effondrer.

 

Le constat est rude. Depuis que Touadéra martèle son appel à l’unité, l’Assemblée aurait dû être un levier, un garde-fou pour pousser le gouvernement à bouger. Rien de tout ça. “Dans ce paradoxe théâtral qui se joue depuis le 30 mars 2016”, écrit-il (p. 25), les députés ont choisi de “soulever plus haut les murailles de la ‘rupture’ et de ‘c’est notre tour’”. Traduction : ils ont mis leurs intérêts avant ceux du pays. Pas de contrôle sérieux sur l’exécutif, pas d’oreille pour les plaintes des provinces où les routes sont coupées, les champs pillés, les écoles vides. À la place, ils s’alignent sur une danse clanique qui fait taire les appels à la paix.

 

Ouéifio va plus loin : ce n’est pas juste de la paresse, c’est un sabotage. Il raconte comment, sous l’effet de cette “coterie” entre le Parlement et le pouvoir, “les cris de détresse du peuple” ne passent plus (p. 24). Les élus, dit-il, savent que les paysans ne peuvent plus aller au champ, que les pêcheurs ont peur des rives, mais ils ferment les yeux. Pire, ils laissent filer des discours qui vantent un pays imaginaire, loin des décombres réels. “Ils réussissent à faire lire ou dire à Monsieur le Président un discours contrastant fondamentalement avec les réalités”, déplore-t-il (p. 25). Une mascarade qui tue l’espoir.

 

Et Touadéra dans tout ça ? Ouéifio ne lui jette pas la pierre directement. Il voit en lui un homme sincère, mais coincé par un système où ses alliés le trahissent. Le Parlement, censé être la voix des citoyens, devient un mur. “L’une des missions consiste au contrôle de l’action gouvernementale”, rappelle-t-il (p. 19), mais ce contrôle, il n’existe pas. À la place, les députés se taisent ou suivent le vent de ceux qui “profitent de notre tour”. Résultat ? La politique des mains tendues reste un slogan creux, une belle parole qui s’évanouit dans le brouhaha des petits calculs.

 

Pour Ouéifio, c’est un gâchis qui ne date pas d’hier. De Boganda à Bozizé, les présidents ont tous voulu la paix, mais leurs Assemblées les ont laissés tomber. “Ils étaient et sont devenus des mis en cause par ceux-là mêmes qui avaient des rôles à jouer”, écrit-il (p. 7). Aujourd’hui, il appelle à un sursaut : un dialogue où les élus arrêtent de jouer perso et se souviennent qu’ils marchent “sur les décombres de leurs électeurs” (p. 25). Sans ça, il prévient, citant Salomon, “quand celui qui domine a égard aux paroles mensongères, tous ses serviteurs sont des méchants” (Proverbes 29:12, p. 32). En clair : tant que le Parlement restera sans âme, la paix restera hors de portée.

 

En ce début 2025, alors que la Centrafrique titube sous les coups des crises, Ouéifio sonne le tocsin. Un pouvoir législatif sans vertu, c’est plus qu’une déception, c’est un frein qui coûte des vies. “Ils devraient déverrouiller ces obstacles”, insiste-t-il (p. 26), mais pour l’instant, ils préfèrent regarder ailleurs. Et pendant ce temps, le pays attend, les mains vides.

 

 

### Notes :

– **Introduction originale** : Pas de “République centrafricaine” en entrée brute, mais une image (ciel lourd, tissu effiloché) qui plante un décor vivant et actuel.

– **Ton naturel et journalistique** : Direct (“met les pieds dans le plat”, “jouent les figurants”), imagé (“pouls du peuple”, “danse clanique”), sans froideur ni jargon.

– **Pertinence et fidélité** : Tout vient du livre, surtout p. 24-25 (chapitre IV), avec des détails nouveaux (drames des électeurs, discours décalés) et des citations précises (p. 24, p. 32).

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto

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ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto

 

Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto
Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un conducteur de taxi-moto a été percuté par un véhicule des Mercenaires russes du groupe Wagner, le conducteur décède sur place.

 

Il y’a quelques minutes, un accident mortel a eu lieu au plein centre Bangui, impliquant un véhicule des mercenaires russes. La victime, un conducteur de taxi-moto au volant de son engin. Il a été  sauvagement percuté et a trouvé la mort sur place. L’accident a eu lieu au croisement du 8e arrondissement de Bangui, en face du commissariat de police.

 

Selon les témoins présents sur les lieux, le mercenaires russes, au volant du véhicule qui a causé l’accident, n’a pas pris son temps pour s’arrêter après l’impact. La victime a rendu l’âme immédiatement après le choc.

 

Cet accident mortel intervient alors que les déplacements des éléments russes du groupe Wagner dans la capitale provoque régulièrement des plaintes de la population. Plusieurs accidents impliquant leurs convois ont été signalés ces derniers mois dans différents quartiers de Bangui.

Plus des détails dans nos prochain article sur CNC.

 

Par Anselme Mbata…

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Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets en République centrafricaine

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Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets en République centrafricaine

 

Centrafrique : Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Décret N°24.149, portant nomination des

Gouverneurs

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées aux postes de Gouverneurs, les personnalités dont les noms suivent :

REGION N°1 : PLATEAUX

Monsieur DOKOMBO Joseph

REGION N°2 : EQUATEUR

Monsieur DINDY BOMONGO Martial

REGION N°3 : YADE

Monsieur WILIKON Barthélémy

REGION N°4 : KAGAS

Madame BAKA née GUERET Cécile

REGION N°5 : FERTIT

Lieutenant-Colonel NGOMBE Jacques

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

Monsieur BISSEKOIN Victor

REGION N°7 : BAS-OUBANGUI

Monsieur SORONGOPE ZOUMANDJI Eric.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 30 Mai 2024

Pr. Faustin Archange TOUADERA

Décret N°24.150, portant nomination des Préfets

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées Préfets, les personnalités dont les noms suivent:

REGION N°1 : PLATEAUX

Préfecture de la Lobaye : Madame GAHORO SOULOU Lydie

REGION N°2 : EQUATEUR

Préfecture de la Sangha Mbaeré : Monsieur KPOKA Louis Marie

Préfecture de la Mambere : Monsieur CLEMENCEAU Arnold Guy

Préfecture de la Nana Mambere : Madame SARAVENDA Mirabelle Rita

REGION N°3 : YADE

Préfecture de l’Ouham-Fafa : Monsieur NGATE Henri

Préfecture de l’Ouham-Pende : Madame CHOUR née GBADIN Géneviève

Préfecture de Lim Pende : Madame BENGUERE Pierrette

REGION N°4 : KAGAS

Préfecture de la Nana-Gribizi : Monsieur NINO DANGOUA Pierre Honoré

Préfecture de la Ouaka : Monsieur PAMALL Pascal

REGION N°5 : FERTIT

Préfecture de la Vakaga : Lieutenant-Colonel NGAYAKON Judes

Préfecture de la Bamingui-Bangoran : Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

Préfecture de la Basse-Kotto : Monsieur OUIABONA-YAKOM-BONA Victor De Pascal

Préfecture du Haut Mbomou : Colonel MBELE Léonard.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Faut à Bangui, le 30 Mai 2024

Pr. Faustin Archange TOUADERA

Décret N°24.151, portant nomination des

Sous-Préfets

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées Sous-Préfets, les personnalités dont les noms suivent :

REGION N°1 : PLATEAUX

PREFECTURE DE L’OMBELLA M’POKO

1- Sous-Préfecture de Boali : Madame SOZA MAKANDA MOKOLO MBOKA Solange

2- Sous-Pr2fecture de Damara : Madame BALLY Eugénie

3- Sous-Préfecture de Bogangolo : Monsieur Dote Honoré

4- Sous-Préfecture de Bossembele : Madame NAMKONA Béatrice

5- Sous-Préfecture de Yaloké : Monsieur BELTOUNGOU Abel

PREFECTURE DE LA LOBAYE

6- Sous-Préfecture de M’BAIKI : Monsieur NGODI Juvénal Silvère

7- Sous-Préfecture de Mongoumba : Monsieur MANGAO Jean-Marie

8- Sous-Préfecture de Boda : Monsieur DAMBALE Crépin

9- Sous-Préfecture de Boganangone : Madame SEMKOMANA Angèle

10- Sous-Préfecture de Boganda : Madame THALO née CONDOMAT Lydie Josiane

11- Sous-Préfecture de MOBOMA : Monsieur MOKONDAYEN Josas

REGION N°2 : EQUATEUR

PREFECTURE DE LA SANGHA MBAERE

12- Sous-Préfecture de Nola : Monsieur SELEDONON Janvier

13- Sous-Préfecture de Bambio : Monsieur MEMORY POUBOLO YACKYZ

14- Sous-Préfecture de Bayanga : Monsieur BOULEMBE Stanislas

PREFECTURE DE LA MAMBERE-KADEÏ

15- Sous-Préfecture de Berberati : Monsieur GOUNINDJI Jacques Antoine

16- Sous-Préfecture de Gamboula : Monsieur MAKEMBA Paul

17- Sous-Préfecture de Sosso-Nakombo : Monsieur YAKORO MOUSSA Wilson Ulrich Ephrem

18- Sous-Préfecture de Dédé Mokouba : Monsieur YANANDE Hervé

PREFECTURE DE LA MAMBERE

19- Sous-Préfecture de Carnot : Madame YAKENDE Clarisse

20- Sous-Préfecture d’Amanda-Gaza : Monsieur BAKA Dieudonné

21- Sous-Préfecture de Gadzi : Monsieur YIKA Lucien

22- Sous-Préfecture de Senkpa-Mbaere : Monsieur DOTOUA Pierre

PREFECTURE DE LA NANA-MAMBÉRE

23- Sous-Préfecture de Bouar : Monsieur BOUAKA Jean Michel

24- Sous-Préfecture de Baoro : Monsieur GBAPELET POKOSSI James Chantal

25- Sous-Préfecture de Baboua : Monsieur NIENDE Norbert

26- Sous-Préfecture d’Abba : Monsieur BIRI MAZOU Ousmane

REGION N°3 : YADE

PREFECTURE DE L’OUHAM

27- Sous-Préfecture de Bossangoa : Monsieur BANDORE Jean Claude

28- Sous-Préfecture de Nana-Bakassa : Monsieur NAMKONA Edgard Marcien

29- Sous-Préfecture de Markounda : Monsieur NGAIKOUTO Roger

30-Sous-Préfecture de Nangha-Boguila : Monsieur BEAMKONAM Arthur

PREFECTURE DE L’OUHAM-FAFA

31- Sous-Préfecture de Batangafo : Capitaine FAYANGA Achille

32- Sous-Préfecture de Bouca : Monsieur KOUZOUHORO Achille Paulin

33- Sous-Préfecture de Kabo : Monsieur MBAINANI Maxime

34- Sous-Préfecture de Sido : Monsieur ACTAR MAHAMAT SALE

PREFECTURE DE L’OUHAM-PENDE

35- Sous-Préfecture de Bozoum : Monsieur GBANNE Esaïe

36- Sous-Préfecture de Bossemptele : Monsieur YANIKOUZOU Jean Loïc

37- Sous-Préfecture de Bocaranga : Monsieur KONGOVOULOU KASSAMOU Crépin Bonaventure

38- Sous-Préfecture de Koui : Monsieur NORDINE MAHALBA Larry

PREFECTURE DE LIM-PENDE

39- Sous-Préfecture de Paoua : Monsieur BISSADET Boniface Désiré

40- Sous-Préfecture de Ngaoundaye : Monsieur BLINDEPO Saint Sylvestre

41- Sous-Préfecture de Ndim : Monsieur GANAMO Evariste

42- Sous-Préfecture de Kodi : Monsieur REMAKON Sylvain

43- Sous-Préfecture de Taley : Monsieur NDOFARA Samuel

REGION N°4 : KAGAS

PREFECTURE DE LA KEMO

44- Sous-Préfecture de Sibut : Monsieur MONDJOU-OUAKA Ernest

45- Sous-Préfecture de Dekoa : Monsieur LEPPA Basile Cyriac

46- Sous-Préfecture de Mala : Madame NGOKO Maurile Peguy

47- Sous-Préfecture de Ndjoukou : Monsieur POUNATONGO Jean-Pierre

PREFECTURE DE LA NANA-GRIBIZI

48- Sous-Préfecture de Kaga-Bandoro ! Monsieur MALEYOMBO Jean Marie

49- Sous-Préfecture des Mbrès : Monsieur MBETIGAZA Yves

50- Sous-Préfecture de Nana-Ouata : Monsieur NGUENGO Dieudonné

PREFECTURE DE LA OUAKA

51- Sous-Préfecture de Bambari : Monsieur KOSSI Martin

52- Sous-Préfecture de Bakala : Monsieur AWAT Mahamat

53- Sous-Préfecture de Grimari : Monsieur GBOLOKOUZOU Maxime

54- Sous-Préfecture de Kouango : Monsieur BOUDOU AFAMIKA Lambert

55- Sous-Préfecture d’Ippy : Monsieur YOMBENENDJI Charles Chrysler

REGION N°5 : FERTIT

PREFECTURE DE LA HAUTE-KOTTO

56- Sous-Préfecture de Bria : Monsieur ABDOULAYE Brahim

57- Sous-Préfecture d’Ouadda : Monsieur YONABA Ghislain Edgard Stéphane

58- Sous-Préfecture de Yalinga : Madame AKANI Gwladys Natacha

59- Sous-Préfecture d’Ouandja-Kotto : Monsieur GOSNGAR-KER Kévin

PREFECTURE DE LA VAKAGA

60- Sous-Préfecture de Birao : Monsieur NZANGUE BABAKRI DJABALDINE

61- Sous-Préfecture d’Ouada-Djalle : Monsieur KOUZOUGALA Idriss

62- Sous-Préfecture d’Ouandja : Monsieur ONGNEGAWA NAHORDJI Bonanne

63- Sous-Préfecture d’Amdafoc : Monsieur ABDEL KADER RAMADANE

PREFECTURE DE LA BAMINGUI-BANGORAN

64- Sous-Préfecture de Ndele : Monsieur TEBEFRA Dieu Beni

65- Sous-Préfecture de Bamingui : Monsieur GANDOLA Théophile

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

PREFECTURE DE LA BASSE-KOTTO

66- Sous-Préfecture de Mobaye : NGOUKA Saturnin

67- Sous-Préfecture d’Alindao : Monsieur GBANGOUDOU Jean Gilbert

68- Sous-Préfecture de Kembe : Monsieur NOUIDEMONA Richard

69- Sous-Préfecture de Mingala : Monsieur BALABANGA Bernard

70- Sous-Préfecture de Zangba : Monsieur BADELA Serge Fortune

71- Sous-Préfecture de Satema : Monsieur IMBI Benjamin

PREFECTURE DU MBOMOU

72- Sous-Préfecture de Bangassou : Monsieur KARAKOMBO OPKEAMA Bertin

73- Sous-Préfecture de Ouango : REKOUANE Paul Gérard

74- Sous-Préfecture de Gambo : Monsieur OUENENGAISSE Dieudonné

75- Sous-Préfecture de Rafai : Monsieur GBAKE Simon-Pierre

76- Sous-Préfecture de Bakouma ; Monsieur KAMEGBA MAKIMBA Serge Didier

PREFECTURE DU HAUT-MBOMOU

77- Sous-Préfecture d’Obo : Monsieur SODJI Roger

78- Sous-Préfecture de Bambouti : Monsieur NDIAYE KOUMBA

79- Sous-Préfecture DE Zemio : Monsieur SANGOU6ZIRANI Parfait Achille, limogé déja et remplacé

80- Sous-Préfecture de Djemah : Monsieur LENGUE OMO Jean Louis

81- Sous-Préfecture de Mboki : Monsieur KADAYOMBO Christian Jonas

REGION N°7 : BAS-OUBANGUI

PREFECTURE DE Bangui

82- Sous-Préfecture de Bangui-Rapides : Monsieur GOUNDOU Michel Fernand

83- Sous-Préfecture de Bangui-Fleuve : Monsieur BALEGBAYA Albert

84- Sous-Préfecture de Bangui-Centre : Madame DEMBA Florence

85- Sous-Préfecture de Bangui-Kagas : Madame ANDARA née PASSIRI Brigitte Isabelle.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 30 mai 2024

Pr. Faustin Archange Touadéra.

 

Centrafrique : quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE,  livre des yaho-yaho  à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre  

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quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE,  livre des yaho-yaho  à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE, livre des yaho-yaho à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre
La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La colère gronde à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE). Après avoir imposé des tenues de défilé à des prix exorbitants pouvant atteindre 140 000 francs CFA, la directrice générale Renée Bimbo vient de livrer des habits qui provoquent un tollé général parmi le personnel. Des “zagbo”, mal taillés, aux couleurs douteuses, que les employés comparent aux uniformes de prisonniers américains ou aux tenues de travailleurs saisonniers dans les champs mexicains.

 

La scène de l’essayage, organisée sur ordre de la directrice, a viré au cauchemar pour les agents. Hommes et femmes ont découvert avec stupéfaction des kimonos aux tailles complètement inadaptées. Une employée portant normalement du 38 se retrouve avec du 50. Un homme de taille moyenne hérite d’un habit si large qu’il doit le tenir à deux mains pour éviter qu’il ne tombe. “C’est comme les uniformes qu’on voit dans les prisons américaines, avec des tailles bizarres qui obligent les détenus à tenir leur pantalon pour ne pas qu’il glisse”, témoigne un cadre de l’agence interrogé par la rédaction du CNC.

 

“Elle nous traite comme des boys, comme des esclaves dans ses champs personnels”, lance une employée révoltée. Pour beaucoup d’agents, le choix de ces “zagbo” n’est pas un accident. C’est un message. Un message d’humiliation délibérée envoyé par une directrice qui ne supporte pas la contestation et qui veut rappeler à son personnel qu’ils sont sous sa domination totale.

 

La situation est particulièrement difficile pour les femmes. Les tenues qui leur ont été attribuées sont décrites comme “le pire du pire”. Des coupes bizarres, des couleurs criardes, des tissus de mauvaise qualité. Plusieurs employées sont allées protester directement auprès de la directrice. Sa réponse a glacé tout le monde : “Maintenant je connais mes ennemis. Je sais qui sont mes ennemis dans cette agence.”

 

Autrement dit, venir se plaindre des habits équivaut à se déclarer ennemi de Renée Bimbo. Contester la qualité des tenues, c’est rejoindre le camp des opposants. Le message est clair : vous acceptez ce qu’on vous donne, ou vous êtes marqués comme hostiles.

 

“Comment une personne qui prétend savoir s’habiller peut-elle nous imposer de telles horreurs ?”, s’interroge un employé. La directrice, qui affiche pourtant une certaine élégance dans sa tenue personnelle, semble avoir délibérément choisi les pires modèles possibles pour ses subordonnés. “Si elle savait vraiment s’habiller, jamais elle n’aurait validé de tels habits. C’est impossible. Ça prouve soit son incompétence totale en matière de style, soit sa volonté de nous humilier”, analyse un autre agent.

 

Face au désastre, certains employés ont annoncé qu’ils iront chez un couturier à leurs propres frais pour faire reprendre les habits. D’autres, majoritaires, refusent catégoriquement de défiler avec ces tenues. “On va devenir la risée de Bangui si on sort comme ça le 1er décembre. Les autres institutions vont se moquer de nous. C’est inacceptable”, prévient un cadre.

 

Mais Renée Bimbo a déjà anticipé ce boycott. Elle a prévenu qu’en cas de refus massif du personnel, elle fera appel aux demandeurs d’emploi inscrits à l’ACFPE pour remplacer ses propres agents lors du défilé. Une déclaration qui a achevé de démontrer, aux yeux du personnel, le mépris total de la directrice pour les gens qu’elle est censée diriger.

 

“Elle va ramasser des chômeurs pour défiler à notre place ? C’est pathétique. Ça montre qu’elle ne comprend rien au fonctionnement d’une administration. Le défilé du 1er décembre, c’est la représentation de l’institution, pas un casting de figurants qu’on remplace comme on veut”, s’insurge un employé.

 

Cette affaire des “zagbo” vient s’ajouter à une longue liste de griefs contre Renée Bimbo. On se souvient qu’elle avait confisqué la gestion des tenues de défilé pour s’approprier les ristournes de 10 à 20% normalement destinées aux activités sociales du personnel. Elle avait imposé des prix délirants – jusqu’à 140 000 FCFA pour des habits valant 15 000 à 20 000 FCFA sur le marché – tout en écartant le service des ressources humaines du processus de commande.

 

Aujourd’hui, le résultat est là : des habits indignes, des employés humiliés, une directrice qui traite ses agents en ennemis dès qu’ils osent protester. L’ambiance à l’ACFPE est explosive. Plusieurs sources évoquent des discussions entre délégués du personnel pour envisager des actions collectives si la situation ne change pas rapidement.

 

Le défilé du 1er décembre, censé être une célébration de la République, risque de devenir le théâtre d’un fiasco monumental pour l’ACFPE. Une agence publique dont la mission est de former des professionnels et de faciliter l’emploi, mais qui n’est même pas capable d’habiller décemment ses propres employés. Une agence dirigée par une femme qui transforme chaque activité institutionnelle en opportunité d’enrichissement personnel et qui traite son personnel avec un mépris que même les administrations les plus dysfonctionnelles du pays n’oseraient pas afficher aussi ouvertement.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la base de la Minusca à Bouar,   instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique

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Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la base de la Minusca à Bouar,   instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique

 

Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la Minusca à Bouar, instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bouar, Antoine Raphaël règne en maître sur ses esclaves centrafricains, protégé par toute la hiérarchie de la MINUSCA qui organise depuis des années le vol généralisé.

 

 

Comme tout le monde le sait, les missions onusiennes de maintien de la paix, quand elles  arrivent dans des pays fragilisés, c’est pour  un mandat clair : protéger les populations civiles, faciliter la stabilisation, incarner les valeurs des Nations Unies. La MINUSCA, déployée en République centrafricaine depuis 2014, devrait suivre ce schéma. Sur le terrain, la réalité prend une tournure différente.

 

Les institutions internationales fonctionnent avec du personnel expatrié qui bénéficie de privilèges et d’immunités. Ces garanties visent à protéger les agents dans l’exercice de leurs fonctions. Dans certains contextes, elles créent aussi des zones d’impunité où les abus deviennent possibles sans contrôle réel.

 

À Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, un responsable haïtien de la MINUSCA a transformé son bureau en machine à exploiter les Centrafricains. Cet homme, c’est Antoine Raphaël. Un terrible. Un extra-terrestre qui a été recruté en 2014 comme Camp Manager à Bangui. Pendant sept années dans la capitale, il a développé des méthodes particulières de gestion. La mission n’a pas jugé nécessaire de le sanctionner. En novembre 2021, elle l’a relocalisé à Bouar. Cette relocalisation n’était pas une mutation ordinaire. Antoine Raphaël avait semé le chaos à Bangui. Ses supérieurs le savaient. Au lieu de le renvoyer, ils l’ont envoyé en province, loin des regards, où il pouvait continuer tranquillement.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.

 

À Bouar, il a bénéficié du soutien de deux complices centrafricains : Juvrand Eutel Kolondengue, son assistant administratif, et Sandrine Yapoutou. Le trio a mis en place un système d’une précision industrielle. Pour obtenir un emploi de journalier à la MINUSCA Bouar, il faut d’abord payer. Le montant est fixe : 50 000 francs CFA. Cette somme n’apparaît dans aucun document officiel de la Minusca. Elle se verse discrètement, sous la table, de main à main. Sans ce paiement, pas de recrutement.

 

Une fois recruté, le travailleur découvre le deuxième volet du système. Les bulletins de paie mentionnent un certain montant. L’argent réellement versé est toujours inférieur. La différence varie selon les employés. Certains perdent 10 000 francs CFA par mois. D’autres 15 000, 20 000, ou même 35 000 francs. Les chiffres sont ajustés en fonction de critères connus seulement d’Antoine Raphaël et de ses deux complices. Les fiches de présence font l’objet d’une falsification continue. Des personnes absentes y figurent comme présentes. Des employés décédés continuent d’être enregistrés. Chaque mois, environ 25% du budget destiné aux journaliers de Bouar disparaît ainsi.

Antoine Raphaël a aussi développé une stratégie de recrutement particulière. Il favorise les journaliers venus de Bangui plutôt que les habitants de Bouar. Cette préférence a un but précis. Les travailleurs déracinés sont plus faciles à contrôler. Ils n’ont pas de famille sur place pour les soutenir. Ils ne connaissent pas les autorités locales. Ils sont isolés, vulnérables, moins susceptibles de se plaindre.

 

Les conditions de travail imposées dépassent largement ce que prévoient les contrats. Antoine Raphaël exige des heures supplémentaires sans compensation. Il ne tolère aucune contestation. Un employé qui demande le respect de ses droits contractuels s’expose à des représailles immédiates. Le licenciement peut tomber du jour au lendemain, sans préavis, sans justification. Les travailleurs doivent se soumettre, accepter en silence, remercier même pour des salaires amputés. Cette soumission forcée rappelle des pratiques d’un autre temps.

JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Mais Antoine Raphaël ne règne pas seul. Il bénéficie de la protection assumée de sa supérieure hiérarchique directe : Jasminka Kumbric, ressortissante suisse, Cheffe de bureau MINUSCA de la Région Équateur dont dépend la Nana-Mambéré. Cette dame blanche soutient son protégé haïtien dans toutes ses dérives. Après la publication de notre première enquête sur les abus commis à Bouar, Jasminka Kumbric a refusé catégoriquement d’ouvrir une investigation interne de la MINUSCA sur Antoine Raphaël. Sa position est claire : tout ce qui est révélé concernant son protégé est “nul et sans effets, non fondé et dépourvu de preuves tangibles”. Cela alors même que les victimes sont encore là, au sein de la MINUSCA Bouar, prêtes à témoigner.

 

Dans son bureau et auprès de ses collègues de la direction de la MINUSCA, Jasminka Kumbric raconte que nos enquêtes ne sont que “des radios de portoir, des calomnies, des rumeurs”. Elle tente de discréditer Corbeau News Centrafrique, de s’attaquer à notre crédibilité journalistique. C’est une couverture pure et simple. Une complicité de vol aggravé. Jasminka Kumbric n’est pas qu’une responsable qui ferme les yeux. Elle est une voleuse active dans cette colonie de voleurs et de voleuses que la MINUSCA est devenue.

Le système fonctionne exactement comme l’esclavage à l’époque coloniale. Une dame blanche, Jasminka Kumbric, donne les ordres. Un homme noir haïtien, Antoine Raphaël, exécute la sale besogne en exploitant ses frères noirs centrafricains. Et des complices centrafricains comme Kolondengue et Yapoutou mettent leurs propres compatriotes en esclavage. Tout le monde prend sa part. Tout le monde se protège. Cette Suissesse passe son temps au téléphone, en appels vidéo avec ses amis, au lieu de s’occuper du travail de la MINUSCA. Elle se contente uniquement de parler au téléphone pendant que les travailleurs centrafricains souffrent sous l’exploitation qu’elle couvre.

 

Jasminka Kumbric nous provoque. Elle devrait rester tranquille dans son bureau. Nous avons des dossiers énormes sur elle, sur la manière dont elle gère la MINUSCA dans la région Équateur. Nous gardons ces informations pour le moment, mais si elle continue de raconter ses bêtises, si elle continue de nous attaquer, nous reviendrons spécialement sur son cas dans notre prochaine enquête. Elle est même pire qu’Antoine Raphaël. Nous la prévenons publiquement : qu’elle ne nous provoque pas davantage. Nous savons tout. Nous avons des informations précises et détaillées sur chaque personne de la MINUSCA. Nous reviendrons sur son cas personnel.

Madame Olga Lubazandio lors de l'assemblée générale des travailleurs journaliers de la Minusca
Madame Olga Lubazandio lors de l’assemblée générale des travailleurs journaliers de la Minusca. Photo CNC

 

Nos investigations montrent que le cas d’Antoine Raphaël s’inscrit dans un schéma plus large. La MINUSCA fonctionne selon une logique de protection mutuelle entre expatriés. Lorsqu’un responsable étranger accumule les abus, ses supérieurs ne le sanctionnent pas. Ils le déplacent. Cette rotation permet de préserver les apparences tout en maintenant le système intact.

 

La protection vient du sommet de la hiérarchie. Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique, dirige la mission depuis sa nomination. Sous son mandat, les détournements se multiplient sans sanction. Les expatriés continuent d’exploiter les Centrafricains. Les plaintes des victimes restent sans réponse. Valentine Rugwabiza a connaissance de la situation à Bouar. Elle a connaissance de la situation à Bangui. Elle a connaissance de ce qui se passe dans tous les bureaux de la MINUSCA. Aucune mesure n’est prise.

Juste en dessous de Valentine Rugwabiza dans la hiérarchie se trouve le Département de Management et Support, connu sous son sigle anglais DMS. Ce département coordonne toutes les opérations administratives de la mission. Il supervise les ressources humaines, la logistique, les finances. C’est lui qui valide les recrutements, approuve les contrats, contrôle les paiements. En théorie, le DMS devrait être le gardien de la transparence et de la légalité. En pratique, il est devenu le verrou qui protège tous les abus.

Sory Sangaré tente d'étouffer le dossier des licenciements collectifs de la MINUSCA
Sory Sangaré, Directeur des services d’appui

 

La Section des Ressources Humaines, appelée SRG, dépend directement du DMS. C’est elle qui gère le personnel local de la MINUSCA. C’est elle qui devrait veiller au respect des droits des travailleurs centrafricains. Mais la SRG fait exactement le contraire. Elle couvre les violations, elle bloque les recours, elle empêche toute organisation collective des victimes. Quand les contractuels individuels ont voulu renouveler leur bureau syndical en 2023, la SRG et le DMS ont refusé d’approuver le dossier. Ils ont bloqué l’organisation d’Élections. Ils ont torpillé le droit syndical de ces travailleurs jusqu’en octobre 2025.

 

Ce blocage s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher les contractuels de réclamer justice pour les vols qu’ils ont subis. Pendant six années, de 2017 à 2023, un réseau mafieux organisé au sein de la MINUSCA et de l’UNOPS a volé les salaires de milliers de contractuels. Les bulletins de paie affichaient 36 000 francs CFA par jour. Les employés recevaient 20 000 francs. La différence partait dans les poches de responsables expatriés et de quelques complices centrafricains.

 

Ce système mafieux avait été implanté par trois personnes clés : Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio. Ces trois noms reviennent constamment dans les témoignages des victimes. Olga Lubazandio représente l’UNOPS dans ses relations avec les contractuels. C’est elle qui organise les assemblées générales. C’est elle qui donne les explications aux travailleurs. Quand le scandale des bulletins falsifiés a éclaté, c’est elle qui est venue annoncer que le montant de 36 000 francs était “une erreur depuis New York”. Elle a dit aux victimes qu’elles n’avaient droit à rien, qu’elles devaient accepter les 20 000 francs, que c’était ce qui était écrit dans leurs contrats.

JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Cette ligne de défense est juridiquement intenable. Un contrat ne peut pas légaliser un vol. Un bulletin de paie officiel qui affiche 36 000 francs engage l’employeur. Dire “c’était une erreur” après six années ne change rien à l’obligation de payer. Mais Olga Lubazandio sait qu’elle est protégée. Elle sait que le DMS, la SRG, Valentine Rugwabiza et toute la hiérarchie onusienne la couvrent. Elle peut donc mentir tranquillement aux victimes, sachant qu’aucune sanction ne viendra.

 

L’affaire d’Antoine Raphaël à Bouar n’est qu’un exemple parmi d’autres. À Bangui, Tony Mushimbete contrôle la section logistique depuis 2015. Il décide qui travaille, qui obtient une promotion, qui reçoit un contrat permanent. Les recrutements passent tous par lui. Il place des femmes de son entourage personnel. Il place des membres de son église, y compris son pasteur. Il place des personnes analphabètes dans des postes techniques. Les bulletins de paie mentionnent parfois des titres inventés : technicien, logisticien, médecin. Les personnes concernées occupent en réalité d’autres fonctions, souvent celle de chauffeur.

Les procédures de recrutement sont truquées dès le départ. Tony Mushimbete prépare les tests. Il siège dans les panels d’entretien. Il influence les résultats. Les candidats indépendants n’ont aucune chance. Le processus n’est qu’une formalité administrative destinée à donner une apparence de légalité à des décisions déjà prises.

 

En octobre 2023, Tony Mushimbete a suspendu quatre contractuels. Ces hommes :  Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia,  avaient contesté ses méthodes. Ils avaient annoncé leur intention de saisir la justice. Tony Mushimbete a transformé cette démarche légitime en menace criminelle. Il les a fait suspendre sans salaire, puis licencier. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien. Leurs familles souffrent. Tony Mushimbete continue de régner sur le Warehouse avec la protection de toute la hiérarchie.

 

Les marchés publics de la MINUSCA font l’objet de manipulations répétées. Les attributions suivent rarement les règles de transparence. Des entreprises sans expérience obtiennent des contrats importants. Du matériel disparaît des entrepôts. Des véhicules sont vendus. Le carburant est détourné. Chacun prend sa part. Du sommet jusqu’à la base, l’organisation fonctionne comme un réseau de prédation.

 

Cette protection mutuelle explique l’impunité dont bénéficie Antoine Raphaël à Bouar. Elle explique pourquoi Tony Mushimbete peut licencier abusivement à Bangui sans conséquence. Elle explique pourquoi Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio ont pu voler pendant six ans les salaires de centaines de contractuels sans jamais être inquiétés. Le système se maintient parce que tous les responsables expatriés y trouvent leur intérêt. Ils forment une sorte de franc-maçonnerie. Les voyous en col blanc se protègent mutuellement sous le drapeau des Nations Unies.

 

Dans les villes de province, les abus atteignent des proportions encore plus importantes. Les responsables expatriés savent qu’ils peuvent tout se permettre. La distance géographique les protège. L’isolement des victimes les protège. L’absence de relais médiatiques les protège. Personne ne viendra contrôler. Personne ne viendra sanctionner. Antoine Raphaël exploite cette situation à Bouar. Il terrorise, il vole, il exploite, sachant que Jasminka Kumbric, Valentine Rugwabiza, le DMS, la SRG et toute la hiérarchie le couvrent.

 

Les employés centrafricains n’ont aucun recours. Se plaindre en interne conduit au licenciement immédiat. Saisir les autorités locales ne sert à rien parce que la MINUSCA bénéficie de privilèges et immunités qui la placent au-dessus des lois centrafricaines. Alerter les médias expose à des représailles. Les victimes sont piégées dans un système où les prédateurs ont tous les droits et elles aucun.

 

Une réforme technique pourrait limiter les dégâts. Le paiement en espèces des journaliers doit cesser. À Bangui comme à Bouar, ce système facilite tous les vols. L’argent liquide transite par trop de mains. Antoine Raphaël et ses complices prélèvent leur commission au passage. Les victimes n’ont aucune trace de ce qu’elles reçoivent réellement. Orange Money ou virements bancaires directs créeraient une traçabilité. Chaque transaction serait enregistrée. Les preuves existeraient. Les voleurs devraient changer de méthode.

 

Mais la vraie réforme doit venir d’en haut. Valentine Rugwabiza préside à un système de vol institutionnalisé. Tous les responsables expatriés impliqués dans cette organisation devraient être sanctionnés et renvoyés. Jasminka Kumbric devrait répondre de sa complicité active dans l’exploitation des travailleurs de Bouar. Antoine Raphaël devrait répondre de l’esclavage moderne qu’il impose aux travailleurs. Tony Mushimbete devrait répondre de ses licenciements abusifs. Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio devraient répondre des centaines de millions de francs CFA volés pendant six ans. Le DMS et la SRG devraient être réformés de fond en comble. Les centaines de contractuels volés devraient être intégralement remboursés.

 

Les Nations Unies doivent choisir. Soit elles maintiennent une mission de paix en Centrafrique. Soit elles maintiennent une organisation criminelle. Les deux ne peuvent pas coexister. La MINUSCA est devenue une machine à voler et à exploiter les Centrafricains sous couvert de maintien de la paix. Si les autres missions onusiennes dans le monde fonctionnent sur le même modèle, alors les Nations Unies devraient cesser d’envoyer ces missions à l’étranger.

 

Le cas de la Centrafrique est révélateur d’un problème institutionnel profond. Tout le monde vole. Tout le monde se protège. Personne n’a pitié des Centrafricains. La mission de paix s’est transformée en réseau mafieux généralisé. Du passage des marchés au vol du matériel, de l’exploitation des employés au détournement des salaires, tout est pourri. Le vol partout, tout le temps, à tous les niveaux. Des criminels en col blanc cachés derrière le drapeau bleu des Nations Unies organisent le pillage d’un pays déjà à genoux. Antoine Raphaël à Bouar n’est que le produit de ce système, le bébé chéri de cette mafia qui règne sans partage sur une mission devenue hors de contrôle.

 

Par Brahim…. CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE…. WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un.

 

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Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

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Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La justice centrafricaine vient de donner raison à un ancien chef de guerre contre un médecin dans la course aux législatives. Souleyman Bi Hassan, ex-colonel du mouvement rebelle 3R, a obtenu l’invalidation de la candidature du Dr Jonas DONON à Bouar. Le docteur n’a même pas été informé de la décision.

 

 

Les anciens rebelles ont retrouvé leur place dans la vie politique centrafricaine depuis quelques années. Le président Touadéra leur ouvre grandement les portes, leur offre des investitures, leur garantit l’impunité. Ce qui était interdit hier devient la norme aujourd’hui. Les hommes qui ont semé la terreur dans les préfectures se retrouvent candidats aux Élections, portés par le parti présidentiel lui-même.

 

Souleyman Bi Hassan ne cache pas son passé. Le recueil officiel de la Cour constitutionnelle le présente comme « conseiller politique du Mouvement 3R ». Ce groupe armé a multiplié les dégâts dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré pendant des années. Massacres de civils comme à Koundili ou à Lemouna , pillages, déplacements forcés de populations. Le bilan est connu de tous.

 

Pourtant, cet homme figure sur la liste du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), le parti du chef de l’État Baba Kongoboro, pour les législatives du 27 décembre 2020. Circonscription de Bouar, quatrième du département de Nana-Mambéré. L’investiture officielle du parti présidentiel. Personne ne s’en émeut. Les institutions valident.

 

Le candidat numéro 2 dans cette même circonscription s’appelle Jonas DONON. C’est un docteur. Pas de casier judiciaire, pas de sang sur les mains, pas de villages brûlés à son actif. Un citoyen ordinaire qui se présente aux Élections.

 

Souleyman Bi Hassan dépose un recours contre lui devant la Cour constitutionnelle. Les motifs du recours ne sont pas publics. Peu importe d’ailleurs. La Cour tranche. Elle invalide la candidature du Dr DONON. Décision prise, affaire réglée.

 

Le docteur n’est jamais informé. Aucune notification ne lui parvient. Il apprend son élimination de la course par des tiers, par le bouche-à-oreille, peut-être par hasard. La procédure judiciaire la plus élémentaire n’a pas été respectée. Le droit de se défendre n’existe plus.

 

Un ancien chef rebelle qui attaque un docteur devant les tribunaux et obtient gain de cause. La scène se passe en Centrafrique, pas dans un roman d’anticipation. C’est la réalité du système judiciaire sous Faustin Archange Touadéra.

 

La Cour constitutionnelle est censée garantir le respect de la loi fondamentale. Elle devient l’instrument du pouvoir. Les juges suivent les consignes. L’ancien rebelle vient du MCU, donc la Cour lui donne raison. Le médecin ne bénéficie d’aucun appui politique, donc il disparaît de la liste électorale. Simple et efficace.

 

Faustin Archange Touadéra a choisi son camp. Celui des hommes en armes, des chefs de guerre reconvertis, des criminels recyclés en politiciens. Le discours officiel parle de réconciliation nationale, de réintégration des combattants, de paix durable. La pratique montre autre chose. L’impunité totale pour ceux qui ont détruit le pays.

 

Le régime actuel efface toutes les lignes rouges. Hier, appartenir à un mouvement rebelle constituait un obstacle juridique à toute candidature. Aujourd’hui, cela devient un atout. Le parti présidentiel recrute ses candidats parmi les anciens chefs de guerre. La justice valide ces candidatures et écarte les citoyens respectables.

 

À Bouar comme ailleurs, les Centrafricains constatent l’absurdité du système. Un homme qui a porté les armes contre l’État peut briguer un siège de député. Un médecin qui a servi la population se voit éliminé sans explication. Le message est limpide : dans la Centrafrique de Touadéra, le crime paie mieux que le service public.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Consolation-mutuelle-entre-deux-ministres-limoges-dans-la-septieme-republique.-Reboas-et-Djorie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le stratagème est audacieux. Faustin-Archange Touadéra a distribué 80 millions de FCFA à quatre candidats fantoches pour la présidentielle : Ghislain Djori, Aristide Briand Reboas, Tanza Saint-Cyr et Eddy Symphorien Kpparkouti. Notre enquête montre que ces hommes violent les exigences constitutionnelles. Certains louent des cabanes sans posséder de propriété bâtie, d’autres affichent des diplômes suspects, tous manquaient cruellement d’argent avant cette généreuse injection présidentielle de Baba Kongoboro.

 

 

Les informations recoupées par Corbeau News Centrafrique indiquent que chacun de ces quatre hommes a reçu exactement 20 millions de FCFA. Le calcul est simple : 15 millions servent à payer le cautionnement exigé par la Cour constitutionnelle, les 5 millions restants doivent financer leur campagne. Une somme dérisoire pour prétendre à la magistrature suprême, mais apparemment suffisante pour des candidatures qui n’ont d’autre ambition que de remplir les rangs d’une compétition électorale vidée de sa substance.

 

Ghislain Djori, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement jusqu’à son limogeage en janvier 2024, fait partie des bénéficiaires. Lui au moins possède deux propriétés bâties à Bangui, dont l’une à Gobongo, et l’autre aux 100 logements. Sur ce point, aucun problème apparent. Mais pour les trois autres, la situation devient franchement problématique.

 

Aristide Briand Reboas, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, ne possède aucune propriété bâtie dans la capitale. Il louait une petite maison près du lycée de Miskine dans le 5ème arrondissement. Faute de pouvoir payer le loyer, il a été expulsé de ce logement. Comment un homme sans toit peut-il prétendre candidater à la présidence de la République alors que la Constitution exige la possession d’une propriété bâtie ? La question reste posée. Des documents ont-ils été fabriqués pour contourner cette exigence ? Nos investigations se poursuivent sur ce point.

 

Le cas de Tanza Saint-Cyr confine à l’absurde. Cet homme vit dans une cabane qu’il loue. Pas de propriété, pas de titre foncier, rien. Il n’avait même pas, selon plusieurs sources concordantes, 500FCFA pour subvenir à ses besoins quotidiens il y a quelques mois. Pourtant, depuis qu’il a reçu les 20 millions présidentiels, Tanza Saint-Cyr roule dans une Mercedes avec chauffeur mis à sa disposition. Il paie maintenant son cautionnement, il fait des déplacements, il joue au candidat. Le contraste entre sa situation d’hier et celle d’aujourd’hui dit tout de l’origine de ses moyens.

 

Eddy Symphorien Kparkouti, actuellement président de l’Union des Forces Démocratiques pour l’Opposition (UFDO), complète ce quatuor. Kparkouti disposerait d’une maison familiale au 5ème arrondissement, en face du commissariat du huitième arrondissement. Cette propriété familiale pourrait éventuellement lui permettre de satisfaire à l’exigence de propriété bâtie, bien que la question de savoir s’il en est légalement propriétaire ou simple occupant demeure floue.

 

Au-delà de la question immobilière, celle des diplômes pose également problème. La loi électorale exige un niveau licence pour se présenter à la présidentielle. Djori et Reboas peuvent vraisemblablement justifier d’un BTS ou d’une licence. Mais pour Tanza Saint-Cyr et Kparkouti, plusieurs observateurs s’interrogent. Leur niveau d’études réel correspondrait difficilement aux exigences légales. Là encore, des arrangements ont-ils été trouvés ? Des diplômes ont-ils été produits sans vérification sérieuse ?

 

Cette opération de fabrication de candidatures permet surtout à Touadéra d’éviter d’affronter des adversaires sérieux. Martin Ziguélé du MLPC, Nicolas Tiangaye, Anicet-Georges Dologuélé, Mahamat Kamoun, Crépin Mboli-Goumba et d’autres figures de l’opposition se retrouvent ainsi écartés par divers moyens pendant que des hommes sans moyens, sans programme et sans base électorale bénéficient d’un financement direct du président sortant.

 

La Cour constitutionnelle doit valider les candidatures dans les prochaines semaines. Elle aura à vérifier que chaque candidat remplit effectivement les conditions légales : propriété bâtie, niveau d’études, casier judiciaire. Les Centrafricains attendent de voir si l’institution fera son travail de garde-fou démocratique ou si elle validera ces dossiers en fermant les yeux sur leurs faiblesses.

 

Le schéma est bien connu : on écarte les opposants crédibles, on finance des candidats sans envergure, on leur donne juste assez d’argent pour payer leur cautionnement, et on organise une élection dont le résultat est connu d’avance. Les 80 millions de FCFA distribués à ces quatre hommes ne sont pas un investissement électoral, c’est le prix à payer pour transformer un scrutin présidentiel en simple formalité administrative.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Gisèle MOLOMA

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Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme

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Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme

 

Bangui-route-boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme
Pose de première pierre de la construction du siège de la société Trans African Railways au village Pani au Pk30 de Bangui route Boali

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des histoires qui donnent le vertige. Pas par leur complexité, mais par leur bêtise répétée. L’histoire de Saifee Durbar en République centrafricaine appartient à cette catégorie. Cet homme d’affaires condamné à trois ans de prison par la justice française pour escroquerie et fraude financière n’en est pas à son premier passage à Bangui. Ce n’est pas non plus la première fois qu’il vend du vent aux autorités centrafricaines. Mais ce qui rend cette affaire particulièrement stupéfiante, c’est que l’homme qui lui déroule aujourd’hui le tapis rouge est exactement le même qui a déjà payé le prix de ses promesses creuses il y a quinze ans.

 

Le 1er novembre 2025, le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est déplacé personnellement au PK-30 pour poser la première pierre du siège social de Trans African Railway Systems LTD. Durbar promet cette fois un train reliant Bangui à Douala via le Cameroun. Les discours ont été grandioses. Les engagements solennels. Tout le monde applaudit. Sauf que personne ne semble avoir vérifié une chose : Touadéra et Durbar se connaissent déjà. Et leur première rencontre ne s’est pas franchement bien terminée.

 

Nous sommes en 2009. François Bozizé est président. Faustin-Archange Touadéra occupe alors le poste de Premier ministre, chef du gouvernement. Durbar débarque à Bangui avec ses grands projets et ses belles paroles. Il utilise ses réseaux pour approcher le gouvernement. Son objectif ? Obtenir l’hôtel du Centre. Il promet à Touadéra, alors Premier ministre, de transformer cet établissement délabré en un palace rivalisant avec le Georges V de Paris. Rien que ça. Le Conseil des ministres accepte. Durbar obtient l’accord. Il prend possession de l’hôtel.

 

Et puis ? Rien. Strictement rien. Pas un clou planté. Pas une vitre changée. Pas le moindre début de travaux. L’hôtel du Centre est resté dans l’état où Durbar l’avait trouvé jusqu’à la fin du régime Bozizé. Le palace promis n’a jamais existé que dans les discours de son promoteur.

 

Mais Durbar ne s’arrête pas là. En parallèle, il lance une deuxième promesse, encore plus ambitieuse. Cette fois, il annonce la construction d’un hôtel comparable au Baccarat Hotel & Residence de New York, sur le site de l’aéroport Bangui M’poko, face à la Direction générale de l’ASECNA. Un projet pharaonique. Des maquettes peut-être. Des rendez-vous sûrement. Mais sur le terrain ? Toujours rien. Pas une pierre posée. Pas un mètre carré de béton coulé. Juste des paroles. Encore et toujours.

 

Pendant ce temps, Touadéra signe les autorisations, valide les projets, fait confiance. Il est Premier ministre, chef du gouvernement. C’est sous son autorité directe que ces accords sont conclus. Et c’est sous sa direction que ces deux projets tombent à l’eau sans qu’aucune sanction ne soit prise contre leur promoteur fantôme.

 

La suite, on la connaît. En décembre 2009, Durbar se rend à Paris. Peut-être pour des affaires. Peut-être en toute naïveté. Ou peut-être en pensant qu’il était intouchable. Mais la police française l’attendait. Le 2 décembre 2009, il est arrêté à l’aéroport. La justice française confirme qu’il est condamné à trois ans de prison ferme pour escroquerie et fraude financière. Durbar brandit un passeport diplomatique délivré par le régime Bozizé. Il invoque l’immunité. La France refuse de le protéger. Elle lève cette prétendue immunité et confirme que sa condamnation reste valable.

 

Durbar devait aller en prison. Il n’y est jamais allé. Il a disparu. Personne ne sait exactement comment. Peut-être grâce à des complicités. Peut-être en exploitant des failles administratives. Pendant quinze ans, on n’a plus entendu parler de lui.

 

Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce 1er novembre 2025, où il réapparaît à Bangui avec un nouveau projet. Cette fois, ce n’est plus un hôtel. C’est un train. Un chemin de fer reliant Bangui à Douala. Les mêmes promesses grandioses. Les mêmes discours sur le désenclavement. Les mêmes certitudes affichées. Et surtout, le même promoteur qui n’a jamais rien construit.

 

Ce qui est stupéfiant dans cette affaire, ce n’est pas que Durbar revienne. Les escrocs reviennent toujours là où ils ont déjà réussi. Ce qui est stupéfiant, c’est que celui qui l’accueille aujourd’hui est précisément celui qui a déjà été victime de ses mensonges. Touadéra était Premier ministre quand Durbar promettait de transformer l’hôtel du Centre. Touadéra était Premier ministre quand Durbar promettait de construire un palace à l’aéroport. Touadéra était Premier ministre quand Durbar n’a absolument rien fait.

 

Alors, la question se pose avec une acuité particulière : est-ce qu’un homme change sa manière de travailler parce que son interlocuteur a changé de titre ? Est-ce que Durbar va soudainement tenir parole parce que Touadéra n’est plus Premier ministre mais président ? Est-ce que les trains vont surgir de terre là où les hôtels n’ont jamais été construits ?

 

La réponse est dans l’histoire. Durbar a toujours été le même. Un vendeur de vent. Un illusionniste. Un homme qui sait exactement comment séduire les autorités avec des projets impossibles et des promesses creuses. Il l’a fait sous Bozizé. Il l’a fait avec Touadéra Premier ministre. Il le refait aujourd’hui avec Touadéra président.

 

Ce qui a changé, ce n’est pas Durbar. C’est le niveau de naïveté qu’on accepte d’afficher. Parce qu’en 2009, on pouvait encore dire qu’on ne savait pas. Qu’on découvrait l’homme. Qu’on lui donnait sa chance. Mais en 2025, après deux projets fantômes, après une condamnation en France, après une fuite pour échapper à la prison, après quinze ans de disparition, qu’est-ce qui justifie qu’on lui déroule le tapis rouge ?

 

Le président Touadéra a fait le déplacement personnellement pour légitimer cette mise en scène. Il a posé la première pierre d’un siège social qui ne verra peut-être jamais le jour. Il a offert à un escroc international la crédibilité d’un investisseur officiel. Et ce faisant, il a envoyé un message aux Centrafricains : peu importe votre passé, peu importe vos échecs, peu importe vos condamnations, tant que vous promettez de grands projets, vous serez les bienvenus.

 

À Bangui, beaucoup s’interrogent. Comment un homme condamné pour fraude peut-il revenir sous les projecteurs sans qu’aucune autorité ne s’en émeuve ? Pourquoi l’État valide-t-il des projets sans existence juridique ni garantie de financement ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui vous a déjà trompé une fois, quand vous étiez Premier ministre, et qui revient vous proposer exactement la même chose maintenant que vous êtes président ?

 

Durbar promet un train. Mais avant de parler de trains, il faudrait peut-être demander où sont passés les hôtels. Ceux qu’il avait promis à Touadéra quand ce dernier était encore Premier ministre. Ceux pour lesquels il avait obtenu tous les accords. Ceux qu’il n’a jamais construits.

 

Parce qu’au final, la vraie question n’est pas de savoir si Durbar va tenir ses promesses cette fois-ci. La vraie question est de savoir combien de fois on acceptera de se faire avoir par le même homme avant de comprendre qu’il ne changera jamais.

 

On verra, comme dit l’expression. Mais franchement, on a déjà vu. Et ce qu’on a vu n’était pas un train. C’était du vent.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”

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Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique

 

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Les Mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et membre du BRDC, a livré une analyse sans concession de la présence du groupe Wagner en République centrafricaine. Pour lui, cette milice privée russe constitue “le mal total” pour le pays.

 

Jean-François Akandji-Kombé  commence par clarifier sa position : “Wagner est un mal pour notre pays. Je dirais même plus loin, c’est le mal total». Il explique pourquoi cette présence est inacceptable : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée. C’est une milice privée qui a fait l’objet d’un recrutement certes, mais une milice privée qui a des appétits d’ogre».

 

 

Cette qualification de “milice privée aux appétits d’ogre” n’est pas une figure de style. Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit Wagner comme “une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays, grâce ou par la faute de Wagner».

 

L’emprise de Wagner dépasse le domaine politique. Jean-François Akandji-Kombé  énumère : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité». Cette occupation totale de tous les leviers de l’État transforme la Centrafrique en territoire sous contrôle étranger.

 

Sur le plan politique, le professeur Jean-François Akandji-Kombé  dénonce : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique, museler la parole politique».

 

Concernant la sécurité, Jean-François Akandji-Kombé  rejette l’idée que Wagner aurait apporté la paix : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit la situation des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Aujourd’hui, quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a des exploitations, où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».

 

Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».

 

Jean-François Akandji-Kombé  attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec en partie également les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre qui est apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre qui est apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».

 

Cette mainmise de Wagner s’étend jusqu’aux forces armées nationales. Akandji-Kombé s’insurge : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi qui ne se caractérisent que par les crimes qu’ils ont commis à travers le monde».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  souligne le paradoxe de Wagner : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».

 

Jean-François Akandji-Kombé accuse directement les dirigeants centrafricains : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».

 

La situation actuelle rappelle selon lui les pires moments de l’histoire coloniale : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner. Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  conclut par un appel : “Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».

 

L’analyse d’Akandji-Kombé dresse le portrait d’un pays occupé où une milice privée étrangère contrôle la politique, l’économie, la sécurité et même l’armée nationale. Cette occupation transforme les Centrafricains en esclaves sur leur propre terre pendant que leurs dirigeants se vantent de cette situation.

 

La présence de Wagner ne constitue pas selon lui une aide sécuritaire mais un changement d’occupant : les groupes armés centrafricains ont été remplacés par une milice russe qui poursuit la même prédation avec des moyens supérieurs.

 

Le projet de dépossession des terres dans l’est du pays, mené avec la complicité du président Touadéra et des forces rwandaises, montre que Wagner ne se contente pas d’exploiter les ressources minières. La milice russe vise une appropriation territoriale qui passe par le déplacement des populations locales.

 

Cette guerre contre les Centrafricains pour contrôler leurs terres rappelle les heures les plus sombres de la colonisation où les sociétés concessionnaires disposaient d’un droit de vie et de mort sur les populations. Wagner reproduit ce modèle colonial avec l’aval du gouvernement centrafricain.

 

La soumission de l’armée nationale aux ordres de Wagner constitue pour Akandji-Kombé l’humiliation suprême. Un État souverain dont l’armée obéit à une milice privée étrangère n’est plus un État mais un territoire occupé.

 

L’analyse du professeur Akandji-Kombé démontre que Wagner ne représente pas une solution aux problèmes centrafricains mais leur aggravation. Le pays a troqué l’instabilité des groupes armés contre l’occupation d’une milice russe prédatrice qui transforme les citoyens en esclaves et confisque leur terre avec la bénédiction de leurs propres dirigeants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Pont de PK9 : traverser à pieds, c’est affronter la mort en face

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Pont de PK9 : traverser à pieds, c’est affronter la mort en face

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/des-motos-en-face-du-pk-9.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des motos, véhicules et des gens à pied se bousculent sur le pont de pk9, vers Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui en allant vers <a href=Mbaïki etPissa” width=”450″ height=”253″ />
Des motos, véhicules et des gens à pied se bousculent sur le pont de pk9. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des milliers de Centrafricains risquent leur vie chaque jour sur cet ouvrage du pont du PK 9 qui tombe en ruine.

 

 

Une traversée qui dure une éternité

 

Tous les matins, c’est le même scénario. Dès six heures, les véhicules forment une longue file qui s’étend sur plusieurs centaines des mètres. Taxi-brousse, motos, voitures particulières, camions de marchandises : tout le monde attend son tour pour franchir ce pont à voie unique.

 

20 minutes d’attente minimum. Parfois plus. Les conducteurs coupent leurs moteurs, descendent de leurs véhicules, discutent entre eux. D’autres, plus pressés, tentent de doubler par la droite. Les militaires sifflent, gesticulent, remettent de l’ordre dans cette pagaille.

 

Ce pont relie Bangui à Mbaïki via Bimbo et à toute la zone sud-ouest de la capitale. Pas d’alternative. Pas de déviation possible. Tous les habitants de cette partie de la ville  allant vers Moungoumba  et Mbaïki doivent obligatoirement passer par ce  pont du PK 9. Commerçants qui vont au marché, employés qui rejoignent leur bureau, écoliers qui se rendent en classe : personne n’échappe à cette corvée quotidienne.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/motos-et-vehicules-bouscule-sur-le-pont-du-pk-9.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des motos et véhicules attendent pour traverser le pont de pk9 de Bimbo à la sortie sud-ouest de Bangui
Des motos et véhicules attendent pour traverser le pont de pk9 de Bimbo. Photo CNC

 

Le pont du PK9, long de 100 mètres et de 3 mètres de largeur, a été construit  durant la période coloniale dans les années 1945 – 1950 par une coopération allemande. Cette infrastructure vétuste a été construite pour quelques dizaines de véhicules par jour. Aujourd’hui, des centaines de voitures l’empruntent chaque heure. Le calcul est simple : l’ouvrage n’est plus adapté à la réalité actuelle.

 

Le trottoir sans protection, et la mort en face

 

Mais le vrai problème, c’est le passage des piétons. Le trottoir longe le pont sur toute sa longueur de 100 mètres. Sauf qu’il n’y a plus de barrières de sécurité. Elles ont disparu, rongées par la rouille ou emportées par les intempéries. Résultat : les gens marchent au bord du vide, à quelques mètres au-dessus de la rivière Mpoko.

 

Chaque jour, des centaines de personnes empruntent ce passage. Femmes avec leurs enfants, vendeurs chargés de marchandises, jeunes qui vont à l’école. Tous avancent prudemment, collés au muret central pour éviter de glisser vers l’extérieur.

 

Quand il pleut, la situation devient encore plus dangereuse. Le sol devient glissant, la visibilité diminue. Les gens se bousculent, se poussent, tentent de passer plus vite. Un accident peut arriver à tout moment.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/pont-pk9-bimbo-deuxième-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pont de PK 9 : traverser à pieds, c’est affronter la mort en face
Pont du PK 9 . Photo CNC

 

La rivière Poko coule plusieurs mètres en contrebas. L’eau est profonde à cet endroit. Quelqu’un qui tombe a très peu de chances de s’en sortir vivant, surtout s’il ne sait pas nager.

 

Depuis combien de temps déjà ?

 

Cette situation dure depuis des années. Peut-être même des décennies. Les habitants de Bimbo ont grandi avec ce pont défaillant. Leurs parents l’ont connu, leurs grands-parents aussi. Les ainés se souvient d’une époque où la circulation était fluide sur ce  pont.

 

Pourtant, la solution existe. Elle est même évidente : construire un deuxième pont. Ou au minimum, réparer celui qui existe, remettre les barrières de sécurité, élargir la chaussée. Ces travaux ne demandent pas de technologies révolutionnaires. D’autres pays africains l’ont fait.

 

Mais rien ne bouge. Les années passent, les gouvernements se succèdent, les promesses s’accumulent. Le pont reste dans le même état. Pire : il continue de se dégrader. Chaque saison des pluies emporte un peu plus de revêtement, chaque passage d’un camion lourd fragilise un peu plus la structure.

 

L’habitude du provisoire

 

Au fil du temps, les gens s’organisent. Ils partent plus tôt le matin, rentrent plus tard le soir. Ils évitent les heures de pointe quand c’est possible. Ils développent des stratégies, des astuces, des raccourcis. Cette capacité d’adaptation force le respect.

 

Mais cette adaptation a ses limites. Elle ne résout pas le problème de fond. Elle permet juste de survivre avec. C’est la différence entre traiter les symptômes et soigner la maladie.

 

Le pont de PK9 continue de fonctionner. Tant bien que mal. Les gens continuent de passer, de patienter, de prendre des risques. Cette résilience impressionne. Elle montre la capacité d’adaptation des populations, leur détermination à poursuivre leurs activités malgré les obstacles.

 

Mais cette résilience ne doit pas servir d’excuse à l’inaction. Elle ne doit pas faire oublier qu’une infrastructure défaillante handicape toute une région, freine le développement économique, met en danger des vies humaines.

 

Un jour, peut-être, les choses changeront. Un nouveau pont verra le jour, ou l’ancien sera réparé. En attendant, la vie continue, avec ses contraintes et ses dangers. Le pont de PK 9 reste ce qu’il est : un passage obligé vers un avenir qui tarde à venir….

 

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Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Sam-Ouandja : nouvelle désertion dans le rang des soldats FACA.  L’armée centrafricaine sombre dans la déliquescence totale

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Sam-Ouandja : nouvelle désertion dans le rang des soldats FACA.  L’armée centrafricaine sombre dans la déliquescence totale

 

Sam-Ouandja : nouvelle désertion dans le rang des soldats FACA. L’armée centrafricaine sombre dans la déliquescence totale
Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’hémorragie continue dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines. À Sam-Ouandja, sous-préfecture de la Haute-Kotto, six soldats ont déserté et sont rentrés à Bangui ces derniers mois. Cette nouvelle vague de désertions s’ajoute à celles déjà enregistrées à Ouadda-Maïkaga, Birao et Zémio, confirmant une crise profonde qui menace l’existence même de l’institution militaire centrafricaine.

 

 

Le détachement militaire déployé à Sam-Ouandja est arrivé dans la ville il y a quelques mois. Mais déjà, six soldats ont abandonné leur poste pour rentrer à Bangui. Certains ont quitté avec des autorisations médicales. D’autres ont simplement disparu dans la nature à bord d’une moto.

 

Parmi ceux qui sont partis officiellement, plusieurs ont présenté des certificats médicaux. L’un affirme souffrir de diabète. Un autre prétend avoir des problèmes de tension artérielle grave nécessitant un suivi urgent à Bangui. Un troisième a déclaré vomir du sang et avoir besoin d’une hospitalisation d’urgence. Des documents médicaux ont été produits. Des autorisations de congé sanitaire ont été accordées. Et ces soldats sont rentrés à Bangui, officiellement pour raisons de santé.

 

Le problème, c’est que personne ne vérifie vraiment si ces maladies sont réelles. Personne ne contrôle si ces soldats vont effectivement dans les hôpitaux militaires. Personne ne suit leur dossier médical une fois qu’ils ont quitté Sam-Ouandja. Les certificats médicaux sont devenus le moyen le plus facile de déserter sans être officiellement considéré comme déserteur.

 

Il y a quatre jours, trois soldats du détachement de Sam-Ouandja ont quitté la ville. Ces trois-là ont embarqué dans un hélicoptère du groupe Wagner en partance pour Bangui. Ils sont maintenant à Bangui, loin de Sam-Ouandja, loin de leurs responsabilités militaires.

 

L’état-major des FACA n’a même pas eu le temps de combler ces manquements. Six soldats en moins dans un détachement déjà limité en effectifs. Six hommes qui ont décidé qu’ils ne pouvaient plus supporter les conditions de vie à Sam-Ouandja.

 

Les raisons de ces désertions ne sont un mystère pour personne. Les soldats déployés dans les villes de province vivent dans des conditions catastrophiques qui se dégradent de jour en jour. Les Primes Globales d’Alimentation, censées permettre aux militaires de se nourrir, ne sont plus payées depuis des mois, voire des années dans certaines garnisons. Quand ils sont payés, les soldats reçoivent à peine 5 300 francs CFA par mois. Cinq mille trois cents francs par mois pour se nourrir, acheter du savon, laver leurs uniformes. Comment un soldat peut-il survivre avec moins de 200 francs par jour?

 

À Birao, dans la préfecture de Vakaga, les soldats n’ont pas reçu de PGA depuis huit mois. À Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, ça fait six ans qu’ils attendent leurs primes. Six ans d’abandon total. Dans ces conditions, comment l’état-major des FACA peut-il s’étonner que les soldats désertent?

 

Les soldes, bien qu’officiellement versées sur des comptes bancaires, restent inaccessibles sur le terrain. Dans des villes comme Sam-Ouandja, Ouadda-Maïkaga ou Zémio, il n’y a pas de banques fonctionnelles. Les soldats ne peuvent pas retirer leur argent. Ils sont payés sur le papier, mais affamés dans la réalité.

 

Pour survivre, les soldats déployés dans certaines régions n’ont d’autre choix que de racketter la population. Dans les préfectures de Mambéré-Kadéï, Nana-Mambéré et Ouham-Pendé, les militaires érigent des barrières routières sur les axes commerciaux. Ils taxent les véhicules, les motocyclistes, les commerçants qui circulent. C’est devenu leur seule source de revenus.

 

Mais dans des zones isolées comme Sam-Ouandja, Bangassou, Obo ou Zémio, où il y a peu de circulation commerciale, cette option n’existe pas. Les soldats sont obligés de cotiser entre eux, parfois jusqu’à 20 000 francs, juste pour acheter du carburant pour les patrouilles et de la nourriture pour survivre. Comment peut-on demander à des soldats de défendre une ville quand ils n’ont même pas de quoi se nourrir? Comment peut-on exiger d’eux qu’ils restent à leur poste quand l’état-major les a complètement abandonnés?

 

Le Général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des FACA, n’est pas capable de diriger une armée nationale. Ce général est maintenu à son poste parce qu’il est l’ami de Wagner. Parce qu’il est protégé par les Mercenaires russes. Parce qu’il fait partie du cercle restreint du Président Touadéra. Mais Mamadou, c’est un businessman. Un homme d’affaires. Un milliardaire qui accumule des richesses pendant que ses soldats meurent de faim dans les garnisons de province. L’armée ne l’intéresse même pas. Son seul intérêt, c’est faire de l’argent.

 

Le Général Mamadou n’a jamais commandé une unité militaire sur le terrain. Jamais. Il n’a aucune expérience des réalités que vivent ses soldats en province. Il est électricien de formation, passé de lieutenant-colonel à général en trois ans avec l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Une ascension qui n’a rien à voir avec ses compétences militaires, mais tout à voir avec sa proximité avec le régime. C’est de la mafia. Un système mafieux où les promotions s’achètent, où les généraux exploitent l’armée au lieu de la diriger, où les soldats sont sacrifiés pour enrichir les chefs.

 

Mamadou reste dans son bureau climatisé à Bangui. Il ne visite jamais les garnisons. Il ne parle jamais avec ses soldats. Il ne connaît pas leurs difficultés. Il ne mesure pas leur détresse. Il ne comprend pas pourquoi ils désertent. Ou peut-être qu’il comprend, mais que ça ne l’intéresse pas.

 

À Sam-Ouandja, comme à Ouadda-Maïkaga où plus d’une dizaine de soldats ont déjà déserté, comme à Birao où les militaires ont tiré en l’air pour protester contre le non-paiement des PGA, comme à Zémio où 19 soldats ont fui en avion après avoir incendié des villages, le schéma est partout le même. Des soldats affamés. Des soldats abandonnés. Des soldats qui n’ont d’autre choix que de déserter pour survivre. Certains inventent des maladies. D’autres produisent des certificats médicaux bidons. D’autres partent sans rien dire, profitant du premier hélicoptère ou du premier véhicule disponible.

 

La spirale des désertions s’accélère. Les garnisons se vident. L’armée centrafricaine s’effondre sous les yeux indifférents d’un état-major corrompu et d’un gouvernement plus préoccupé par les voyages présidentiels que par le sort de ses soldats.

 

Pendant des années, le gouvernement centrafricain a pleuré sur l’embargo des armes imposé par les Nations Unies. “C’est à cause de l’embargo que nos soldats ne peuvent pas se battre”, disaient-ils. “Levez l’embargo et nous pourrons doter notre armée correctement”, promettaient-ils. L’embargo a été levé il y a plus d’un an. Et qu’est-ce qui a changé? Absolument rien. Les soldats n’ont toujours pas d’armes modernes. Ils n’ont toujours pas d’équipements. Ils n’ont toujours pas de PGA. Ils meurent toujours de faim dans leurs garnisons.

 

L’embargo n’était qu’une excuse commode pour justifier l’incompétence et la corruption de l’état-major. Maintenant que cette excuse n’existe plus, la vérité apparaît dans toute sa cruauté : le problème n’a jamais été l’embargo. Le problème, c’est un système pourri de l’intérieur, où l’argent destiné à l’armée est détourné par les généraux et les ministres.

 

Le niveau où l’armée nationale est arrivée, c’est un niveau de déliquescence totale. L’armée centrafricaine est en faillite. Elle ne se décompose pas lentement. Elle s’effondre brutalement. Les désertions se multiplient dans toutes les garnisons de province. Les soldats fuient. L’état-major a perdu le contrôle. Il n’y a plus de chaîne de commandement fonctionnelle. Il n’y a plus de discipline. Il n’y a plus de cohésion. Il n’y a plus d’armée.

 

Ce qui reste, ce sont des soldats désespérés qui attendent le moment propice pour déserter. Ce qui reste, ce sont des garnisons fantômes où les effectifs fondent de jour en jour. Ce qui reste, ce sont des uniformes sans âme, des grades sans autorité, des généraux sans troupes.

 

Combien de temps encore avant que toutes les garnisons de province soient abandonnées? Combien de temps encore avant qu’il ne reste plus aucun soldat à Sam-Ouandja, à Ouadda-Maïkaga, à Birao, à Zémio? Combien de temps encore avant que ces villes tombent aux mains des groupes armés parce qu’il n’y aura plus personne pour les défendre?

 

Le Général Mamadou continue ses affaires. Le ministre de la Défense continue ses discours. Le Président Touadéra continue ses voyages. Et pendant ce temps, l’armée nationale disparaît sous leurs yeux.

 

Corbeau News Centrafrique continuera de documenter cette agonie. Nous continuerons de raconter les désertions. Nous continuerons de dénoncer l’abandon des soldats. Nous continuerons de pointer du doigt les responsables de cette catastrophe. Parce qu’un jour, quand il sera trop tard, quand toutes les garnisons seront vides, quand toutes les villes de province seront tombées, il faudra bien rendre des comptes. Il faudra bien expliquer comment une armée nationale a pu disparaître en quelques années sous la direction d’un général businessman qui n’a jamais mis les pieds sur le terrain.

 

Par Moïse Banafio….

 

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Centrafrique : l’enquête du CNC confirme l’exécution de l’interprète Melchi par Wagner

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l’enquête du CNC confirme l’exécution de l’interprète Melchi par Wagner

 

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les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-minusca – En Centrafrique, la rébellion se replie, mais ne cède pas

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’enquête menée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique sur la mort de l’interprète des russes, monsieur Melchi progresse. Les informations recueillies à Zémio et aux environs contredisent totalement la version officielle fournies par Wagner. Ce qui était présenté comme un accident est en réalité autre chose. Les éléments rassemblés par notre équipe confirment ce que beaucoup redoutaient déjà.

 

 

Incroyable ce qui se passe dans notre pays. Touadera et les russes transforment la RCA à un territoire du désordre et du chaos. Les russes font ce qu’ils veulent, tuent à volonté, massacre impunément. Le pays est devenu un pays des morts. Incroyable! Concernant l’affaire de la mort de l’interprète des russes, monsieur Melchi, il y a du nouveau. Notre rédaction a recueilli sur place à Zémio et aux environs plusieurs informations qui contredisent formellement le récit officiel. L’interprète des mercenaires russes, originaire de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé, a été enterré la semaine dernière dans son village natal. Les témoignages obtenus sur le terrain racontent une histoire bien différente de celle présentée par Wagner et l’état-major.

 

Au départ, plusieurs sources évoquaient un assassinat. Mais l’état-major et le groupe Wagner confirment que c’était une erreur. Une erreur parce que, apparemment, selon les Russes, ils étaient partis en opération et lorsqu’ils ont sauté du char pour entrer dans la brousse, Melchi aurait sauté avec son arme. Malheureusement, il se serait sauté sur son arme qui l’aurait tué accidentellement.

 

Cette version ne résiste pas aux faits. Les informations recueillies par CNC sur le terrain confirment totalement le contraire.

 

En effet, dans la journée du vendredi, jour de son assassinat, les Russes étaient partis en opération vers 9 heures du matin. Cinq heures plus tard, vers 14 heures, ils ont appelé Melchi au téléphone pour les retrouver en urgence à un lieu indiqué par les russes eux-mêmes. L’interprète Melchi a alors quitté Zémio à bord d’une moto conduite par un monsieur, dont on préserve le nom pour nécessité d’enquête. Melchi et son conducteur ont quitté Zémio aux environs de 14 heures pour parcourir 40 kilomètres et retrouver les mercenaires.

 

En arrivant sur place, les Russes l’ont bloqué. Ils l’ont attaché les mains dans le dos. Ils l’ont interrogé, avant de l’exécuté froidement.

 

L’histoire du saut du blindé, de l’arme qui le tue accidentellement, tout cela n’est que mensonge. C’est la défense que Wagner tente de faire passer. Les mercenaires russes pensent que les Centrafricains sont des idiots qui ne réfléchissent pas. Alors ils racontent leurs bêtises.

 

Après la mort de Melchi, une réunion a été organisée à Zémio. Le sous-préfet, le commandant des FACA et les représentants de Wagner étaient tous présents. Le commandant des FACA a posé la question sur les circonstances de la mort de Melchi. La réponse du chef de Wagner à Zémio a été sans appel : Melchi n’est pas un soldat FACA. Melchi c’est un civil. Donc ça ne te concerne pas. Si c’était un soldat FACA qui était mort, tu pourrais poser la question. Mais Melchi c’est un civil. Tu ne dois pas poser la question sur ça.

 

Le message était clair. Le commandant des FACA ne doit pas chercher à savoir plus. Parce que Melchi était un civil, pas un militaire, l’affaire ne le regarde pas.

 

Cette réponse dit beaucoup. Elle confirme que Wagner n’est pas prêt à expliquer l’assassinat de Melchi. Les mercenaires russes n’ont aucune intention de donner des explications. On l’a tué, c’est tout. Fermez votre gueule. C’est exactement ce que Wagner veut dire.

 

Par Charles Nguilo….

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Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner

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Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a annoncé à la radio un projet de redécoupage communal dans la Vakaga. Ce qu’il présente comme une réorganisation administrative cache en réalité une stratégie politique bien connue du régime Touadéra : fragmenter les territoires pour affaiblir les communautés qui ne font pas partie du gouvernement de Félix Moloua. Cette ethnie occupe les postes clés du gouvernement et utilise maintenant l’outil administratif pour s’assurer que les autres groupes ethniques restent sans influence réelle.

 

 

Le phénomène touche plusieurs zones de la préfecture :  Ouanda-Djallé, Birao, Sikikédé. Partout, le même scénario se répète avec des variantes selon les réalités locales. Mais aujourd’hui, nous allons examiner ce qui se passe sur l’axe Boromata, où des villages à majorité Sara découvrent qu’on leur impose un découpage qui défie toute logique administrative.

 

Des villages Sara qu’on refuse de reconnaître

L’axe Birao – Boromata compte plusieurs villages à majorité Sara bien établis. Tangara rassemble entre 200 et 240 habitants. Tayoyo en compte 300. Tagnagna abrite 350 personnes. Ndomandé en héberge 200. Dakirime en regroupe 280. À 47 kilomètres de Birao, Bourguesse compte 500 habitants. Takamala, situé à 45 kilomètres, en rassemble 750 et possède une église catholique, un hôpital, une école primaire et un aérodrome. Takadja, le plus peuplé avec 850 habitants et une école primaire, se trouve à 55 kilomètres.

 

Au total, plus de 3 500 personnes vivent dans ces villages qui disposent d’infrastructures fonctionnelles. N’importe quel administrateur sensé créerait une commune autour de Takadja ou Takamala, les deux localités les mieux équipées. C’est ce que dicterait la simple rationalité.

 

Sauf que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a choisi une autre voie. Tous ces villages Sara de l’axe Boromata vont administrativement dépendre de Délémbé, un petit village situé sur l’axe Ouandja en allant vers Bria, à 55 kilomètres de Birao. Délémbé compte, après les troubles militaire,  à peine vingt maisons actuellement. C’est un village qui avait un par cet un aérodrome du parc. Mais c’était avant. Mais depuis plusieurs mois, la quasi-totalité des habitants sont partis se refugier à Birao, laissant derrière eux un village quasi-désert. Vingt maisons, et c’est tout. Pourtant, c’est ce lieu quasi inexistant qui devient le chef-lieu d’une commune regroupant des milliers de personnes. Et ce qui est incroyable, ces villages qui se trouve sur l’axe de Boromata sont totalement à l’opposé de Délémbé.

 

L’absurdité comme méthode de gouvernement….

Comment un village de vingt maisons peut-il administrer des villages qui le dépassent en population et en infrastructures ? Comment justifier qu’on oblige les habitants de Takamala – qui ont un hôpital et un aérodrome – à parcourir des dizaines de kilomètres vers un endroit presque vide pour leurs démarches administratives ?

 

La réponse se trouve dans une phrase simple : “ les Sara, les Youlou, les Rounga et les autres ethnies de la Vakaga n’ont pas de représentants qui peuvent parler à leur nom au niveau du gouvernement  ”. En clair : puisque les Sara, les Youlou, les Rounga  n’ont pas de représentants dans les ministères, puisqu’ils ne pèsent pas politiquement à Bangui, on peut se permettre de découper leurs villages comme bon nous semble. On peut les rattacher à une commune fantôme où ils n’auront aucun contrôle sur leur propre administration. Surtout, on pense aux Sara, les vraies victimes absurdes.

 

En effet, ce redécoupage arrive au moment où le pays se prépare pour les Élections de décembre 2025. Modifier les communes, c’est modifier les circonscriptions électorales. C’est décider qui pourra voter où, quelle communauté aura du poids et laquelle sera diluée dans des ensembles où elle ne comptera pas.

 

Les mafieux du régime qui contrôlent les ministères de la justice et autres ministères ont compris qu’un territoire bien découpé vaut mieux qu’un scrutin truqué. Si vous dispersez une communauté, si vous la rattachez à un chef-lieu inaccessible ou contrôlé par d’autres, vous annulez sa capacité à se mobiliser. Vous garantissez qu’aux Élections, ces gens ne pèseront rien.

 

Le régime Touadéra a passé des mois à neutraliser l’opposition par des obstacles juridiques, à installer des candidats fantoches pour donner l’impression d’une compétition électorale. Maintenant, il s’attaque à la géographie électorale elle-même. C’est la dernière couche de verrouillage.

 

Abazène, l’homme des basses œuvres….

Le ministre de la Justice ne découvre pas ces méthodes. Son parcours au gouvernement a déjà donné lieu à plusieurs controverses. Le voilà qui ajoute une nouvelle page à son dossier en se transformant en géographe politique, redécoupant les territoires selon les intérêts de son clan et du régime plutôt que selon les besoins des populations.

 

Les Sara de l’axe Boromata, les Youlou de Ouanda-Djallé et les Rounga de Sikikédé  ne demandent rien d’extraordinaire. Ils veulent simplement ce que la logique commanderait : une commune dont le chef-lieu corresponde à leur réalité démographique et territoriale. Takadja pourrait parfaitement jouer ce rôle avec ses 850 habitants. Takamala aussi, avec ses infrastructures. N’importe lequel de ces villages conviendrait mieux que Délémbe.

 

Mais leur problème, c’est qu’ils n’appartiennent pas à la bonne ethnie. Ils n’ont pas de cousins ministres, pas de protecteurs dans les couloirs du pouvoir à Bangui. Alors on les découpe, on les rattache à un hameau qui n’existe presque pas, et on appelle ça de la réorganisation administrative.

 

Martin Dorotou….

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Vakaga : le pêcheur attaqué par un hippopotame à Ndiffa  est finalement mort de ses blessures

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Vakaga : le pêcheur attaqué par un hippopotame à Ndiffa  est finalement mort de ses blessures

 

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Un homme dans sa pirogue sur la rivière Kodtto, à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Hassan n’a pas finalement survécu. Le pêcheur blessé lundi dernier lors de l’attaque d’hippopotame près de Ndiffa  est décédé ce jeudi 27 novembre 2025 très tôt le matin à Tiringoulou.

 

 

Transféré dans cette localité pour recevoir des soins après l’agression qui lui avait causé de graves blessures aux jambes, l’homme n’a finalement pas pu être sauvé par ses médecins. Sa famille est sous le choc depuis l’annonce de son décès.

 

Pour rappel, Hassan avait été violemment attaqué lundi dernier après-midi vers 15 heures alors qu’il pêchait dans sa pirogue sur la rivière de Ndiffa, à 35 kilomètres de Tiringoulou. Les hippopotames avaient chargé son embarcation avec force, lui infligeant de multiples coups aux jambes. Il avait d’abord été évacué vers le village Mandjam, situé à environ cinq kilomètres du lieu de l’incident, avant son transfert vers Tiringoulou où il devait recevoir un traitement approprié.

 

Les attaques d’hippopotames restent fréquentes dans cette zone de la Vakaga, où les pêcheurs exercent leur activité quotidienne au contact direct de ces animaux dangereux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par le correspondant du CNC à Tiringoulou…

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Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI qu’ils accusent d’avoir financé les groupes armés en Centrafrique

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Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI qu’ils accusent d’avoir financé les groupes armés en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le site Actu Cameroun, financé par le groupe Wagner, vient de publier un long article robotique et mécanique pour discréditer la Cour pénale internationale. Le prétexte ? La condamnation de l’humanitaire Martin Joseph Figueira. Le but réel ? Préparer l’opinion à rejeter d’avance toute action de la CPI contre les crimes commis en Centrafrique par les Mercenaires russes et le régime Touadéra.

 

 

Cette sortie médiatique précipitée confirme une chose : ils ont peur. Peur que les massacres, les détentions arbitraires, les exécutions sommaires finissent par être jugés. Alors ils attaquent l’institution judiciaire internationale avant qu’elle ne les atteigne.

 

Souvenez-vous, Corbeau News Centrafrique a été le premier média à annoncer l’arrestation de Figueira à Zemio en mai 2024. Nous avons suivi son transfert à Bangui, son passage à l’Office central de répression du banditisme, son incarcération à la prison du Camp De Roux. Notre couverture a été reprise par les médias internationaux. Nous connaissons cette affaire mieux que quiconque. Et nous savons qu’elle n’a jamais eu le moindre lien avec des “groupes armés” ou des “menaces à la sécurité intérieure”.

 

L’arrestation de Martin Joseph Figueira était une opération montée de toutes pièces par les Wagner. Les “preuves” présentées lors du procès ? Des montages, des documents fabriqués pour donner une apparence de légalité à une détention arbitraire. La condamnation à dix ans de travaux forcés prononcée le 4 novembre 2025 n’est que l’aboutissement d’un processus judiciaire entièrement piloté par Wagner, qui contrôle la justice centrafricaine depuis 8 ans. Figueira a servi de monnaie d’échange, d’outil de chantage. Son sort montre comment Wagner transforme la justice centrafricaine en instrument d’extorsion et de pression internationale.

 

Pourquoi cette campagne de propagande maintenant ? Parce que les preuves s’accumulent. Les massacres commis par les mercenaires russes et les FACA dans les provinces centrafricaines sont documentés. Les témoignages de victimes se multiplient. Les détentions arbitraires, les exécutions sommaires, les disparitions forcées : tout est consigné, vérifié, archivé. Wagner et le régime Touadéra savent que la CPI enquête sur ces crimes. Leur stratégie est simple : tenter de discréditer d’avance l’institution qui pourrait les juger.

 

L’article d’Actu Cameroun transforme une affaire judiciaire fabriquée en “preuve” de l’ingérence de la CPI dans les affaires centrafricaines. Le raisonnement est tordu mais délibéré : puisque Figueira communiquait avec la CPI (ce qui fait partie de son travail humanitaire), alors la CPI “finance des groupes armés”. Cette logique absurde vise à criminaliser tout contact avec les institutions internationales. Si communiquer avec la CPI devient un crime, alors plus personne ne pourra documenter les atrocités commises en Centrafrique.

 

L’article cite le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CPI comme un modèle à suivre. Ces trois pays sont précisément des dictatures militaires où Wagner opère en toute impunité, multipliant les exactions contre les populations civiles. Présenter leur retrait comme un acte de “souveraineté” revient à célébrer le droit de massacrer sans rendre de comptes. La rhétorique anti-occidentale déployée dans l’article (“tribunal des Blancs contre les Africains”) est un classique de la désinformation russe. Elle instrumentalise les légitimes critiques historiques contre la CPI pour défendre les pires crimes contemporains. Quand des mercenaires russes violent, torturent et tuent des civils centrafricains, invoquer le “néocolonialisme” pour les protéger est une insulte aux victimes.

 

Cette offensive médiatique témoigne d’une chose : Wagner et le régime Touadéra sont inquiets. Ils savent que leurs crimes ne resteront pas impunis indéfiniment. Ils tentent de construire un narratif préventif, de préparer l’opinion à rejeter toute action de la CPI comme une “ingérence étrangère”. Mais leur précipitation les trahit. Fabriquer une affaire pour discréditer la CPI, puis la présenter comme une preuve de l’ingérence de la CPI, c’est une boucle logique absurde qui ne trompe personne. Le fait qu’ils aient besoin d’un tel montage prouve précisément qu’ils n’ont aucun argument légitime à opposer aux enquêtes en cours.

 

La justice internationale avance lentement, mais elle avance. Les preuves collectées aujourd’hui serviront demain. Chaque massacre documenté, chaque témoignage recueilli, chaque crime enregistré devient une pièce du dossier qui, tôt ou tard, sera ouvert. Wagner peut contrôler ActuCameroun, financer des articles de propagande, fabriquer des affaires judiciaires. Mais il ne peut pas effacer les crimes commis. Les fosses communes restent. Les victimes se souviennent. Les documents existent. La panique visible dans cette campagne médiatique montre que les responsables le savent. Leur temps est compté.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Centrafrique : une nouvelle milice proche du pouvoir, dirigée par Euloge Doctrouvé, sévit à Bangui. Élisée Nguémalé, leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, est l’une des victimes de ses voyous du MCU

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Centrafrique : une nouvelle milice proche du pouvoir, dirigée par Euloge Doctrouvé, sévit à Bangui. Élisée Nguémalé, leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, est l’une des victimes de ses voyous

 

Centrafrique : une nouvelle milice proche du pouvoir, dirigée par Euloge Doctrouvé, sévit à Bangui. Élisée Nguémalé, leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, est l’une des victimes de ses voyous
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bangui vit sous la menace d’une nouvelle milice dirigée par un proche du président Touadéra. Alors que le scrutin du 28 décembre approche, le régime multiplie les milices armées pour terroriser les Centrafricains. Ce n’est plus de la politique, c’est du banditisme organisé depuis le sommet de l’État.

 

 

Après la milice Requins de Doneng Héritier, dont certains membres ont été intégrés dans l’armée, la gendarmerie, la police  et la garde présidentielle, une nouvelle force criminelle vient de voir le jour. Elle fait régner la terreur dans la capitale. Elle est dirigée par Euloge Doctrouvé, un personnage qui s’est transformé en homme de main du régime de Touadera. Ces groupes paramilitaires opèrent au grand jour, avec la bénédiction des plus hautes autorités du pays.

 

Deux faits récents confirment l’activité intense de cette milice. Le lundi 18 novembre, un pasteur apôtre a été assassiné dans le 4ème arrondissement. L’information a largement circulé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp. Les témoignages recueillis sur le terrain par la rédaction du CNC pointent tous vers le groupe de Euloge Doctrouvé. Puis, quelques jours plus tard, c’est le tour de monsieur Élisée Nguémalé, un leader de la société civile centrafricaine, qui a été agressé.

 

L’agression de monsieur Élisée Nguémalé mérite qu’on s’y attarde, car elle dit beaucoup sur les méthodes du régime. Ce n’est pas n’importe qui, Élisée Nguémalé. C’est lui qui, au nom de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, a déposé une requête devant le Conseil constitutionnel pour invalider la candidature de Touadéra, car l’origine paternelle du Président est floue et totalement inconnue pour les centrafricains. C’est lui que le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, a publiquement menacé de poursuites judiciaires. C’est lui à qui ce même ministre a interdit de parler dans les médias publics et privés. Quelques semaines après ces menaces, Nguémalé se retrouve tabassé en plein jour dans un restaurant de Bangui.

 

Les faits sont d’une précision glaçante. Lundi 24 novembre, vers 16h40, Élisée Nguémalé se trouve dans un restaurant en face de Quifeurou, à 200 mètres du croisement Marabena dit Omar Bongo. Il est venu retrouver un ancien collègue de Bayanga pour discuter tranquillement. Doctrouvé  arrive d’abord seul pour repérer sa victime. Il repère Nguémalé et son emplacement, observe les lieux, puis repart. Quelques minutes plus tard, il envoie ses hommes , cinq jeunes hommes bien musclés. Ces bandits du régime entrent dans le restaurant et commencent à agresser Elysée Nguémalé et le frappent violemment. L’agression dure plus de dix minutes.

 

Mais voici le détail le plus choquant: au moment de l’agression, deux militaires se trouvent dans le restaurant, dont un capitaine. Pendant que Nguémalé est roué de coups sous leurs yeux, pendant dix longues minutes, ces militaires ne bougent pas. Ils ne tentent pas d’arrêter les agresseurs, ils ne protègent pas la victime, ils ne réagissent tout simplement pas. Cette passivité totale d’un officier de l’armée nationale face à un tabassage en règle ne peut signifier qu’une chose : l’agression avait reçu un feu vert. Elle faisait partie d’un plan approuvé au plus haut niveau.

 

Quelques jours après cette violence, à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre, le président Touadéra remet une médaille de reconnaissance officielle à Euloge Doctrouvé .

 

Le timing n’est pas un hasard. En décorant publiquement Doctrouvé  juste après l’agression de Nguémalé, le chef de l’État Baba Kongoboro adresse un message sans équivoque : ceux qui s’en prennent à mes opposants seront récompensés. C’est exactement ce qui s’était passé avec Doneng Héritier, le chef de la milice Requins. Après avoir semé la terreur et commis des crimes, il a été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports. Les bourreaux du régime ne sont pas poursuivis, ils sont promus.

 

Le parcours de Doctrouvé  raconte à lui seul la dérive du pays. En 2018 et 2019, il était encore dans le camp adverse au régime. Il avait fuit le pays pour aller au Congo Brazzaville. En exil, il critiquait violemment le régime, insultait même le président de l’Assemblée nationale, accusait Touadéra de diriger un gouvernement criminel. Puis par la surprise, il est revenu au pays. Il a changé de veste et s’est transformé en griot du régime, en porte-voix criminel de Touadéra. Depuis 2019, il multiplie les insultes et les menaces contre tous ceux qui osent critiquer le pouvoir. Aujourd’hui, il est passé à la phase suivante : l’agression physique. Et pour le remercier, le président lui offre une médaille.

 

La composition de sa milice en dit long. Plusieurs de ses hommes viennent de la milice Requins. Ce sont d’anciens criminels qui ont été recyclés, d’abord dans l’armée ou la garde présidentielle, puis dans de nouveaux groupes paramilitaires. Le régime utilise les mêmes individus, il leur change juste d’uniforme selon les besoins. Ces hommes auraient dû être jugés pour leurs crimes. Au lieu de ça, ils continuent de terroriser la population, avec de nouveaux chefs mais les mêmes méthodes.

 

Ce qui se passe à Bangui en ce moment n’a rien d’une tension pré-électorale normale. La Minusca et les organisations internationales parlent de « climat tendu », comme s’il y avait deux camps qui s’affrontaient. Mais ce n’est pas le cas. Il y a un régime qui utilise la violence organisée pour écraser toute contestation. Il y a des citoyens qui exercent leurs droits constitutionnels et qui se font tabasser pour ça. Il y a un pouvoir qui crée volontairement le désordre qu’il prétend combattre.

 

Élisée Nguémalé n’a rien fait d’illégal. Il a simplement saisi le Conseil constitutionnel, comme la loi l’y autorise, pour contester la candidature de Touadéra. Pour cet acte démocratique élémentaire, il a été menacé par un ministre, interdit de parole dans les médias, puis agressé physiquement par une milice dont le chef reçoit ensuite une médaille présidentielle. Cette séquence résume à elle seule la nature du régime Touadéra.

 

Par Gisèle MOLOMA….

 

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Législative à Nola : Quand le MCU s’autodétruit et que le Conseil Constitutionnel protège le candidat rebelle Alexis N’Dui-Yabela

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Législative à Nola : Quand le MCU s’autodétruit et que le Conseil Constitutionnel protège le candidat rebelle Alexis N’Dui-Yabela

 

Législative à Nola : Quand le MCU s’autodétruit et que le Conseil Constitutionnel protège le candidat rebelle Alexis N’Dui-Yabela
Monsieur Alexis N’Dui-Yabela

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le parti présidentiel a tranché. La justice a confirmé. Mais Alexis N’Dui-Yabela  reste candidat. Bienvenue dans l’anarchie version Touadéra.

 

Le 26 octobre 2025, le MCU tenait son congrès à Bangui. Le parti présidentiel devait désigner ses candidats pour les législatives de décembre. Dans la circonscription de Nola, préfecture de la Sangha-Mbaéré, deux hommes se disputaient l’investiture : Pogola Eric et Alexis N’Dui-Yabela . Le congrès a tranché. Pogola a été validé comme candidat officiel du MCU. Alexis a été rejeté.

 

 

Normalement, l’histoire aurait dû s’arrêter là. Un parti désigne ses candidats, les autres s’inclinent. C’est la règle du jeu politique, même la plus basique. Mais Alexis N’Dui-Yabela  n’est pas du genre à s’incliner. Il a créé un scandale monumental. Il a menacé. Il a juré qu’il irait aux Élections quoi qu’il arrive, avec ou sans l’aval du MCU. Et il a tenu parole.

 

Voilà donc le parti présidentiel avec deux candidats sur la même circonscription. Pogola Eric, le candidat officiel validé par le congrès, inscrit en 3ème circonscription de Nola avec le numéro d’ordre 1 sur la liste de l’Autorité Nationale des Élections. Et Alexis N’Dui-Yabela , le rebelle, qui s’est imposé en force sur la 1ère circonscription de Nola et dont le nom figure lui aussi sur la liste officielle de l’ANE.

 

Le MCU se retrouve donc dans cette situation absurde : deux de ses membres, l’un validé, l’autre rejeté par le parti, se font la guerre pour représenter… le même parti. C’est du grand n’importe quoi. Mais attendez, ça devient encore plus intéressant.

 

Pogola Eric, le candidat légitime du MCU, ne va pas se laisser faire. Il saisit le Tribunal Administratif de Bouar, juridiction compétente pour la zone qui couvre la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé et la Sangha-Mbaéré. Son recours est clair : Alexis N’Dui-Yabela  n’a pas le droit de se présenter. Le parti l’a rejeté lors du congrès. Il n’a aucune légitimité.

 

Le tribunal examine le dossier. Les magistrats délibèrent. Et ils rendent leur décision : le recours de Pogola est recevable. La candidature d’Alexis N’Dui-Yabela  est invalidée. C’est écrit noir sur blanc dans le jugement que nous avons obtenu. L’article 3 invalide formellement cette candidature. L’article 5 précise que cette décision doit être notifiée à l’Autorité Nationale des Élections et aux deux intéressés.

 

Tout est clair. Le parti présidentiel a choisi son candidat. La justice a confirmé que l’autre n’avait pas le droit de se présenter. L’affaire est close. Sauf que non.

 

Parce que le Conseil Constitutionnel, cette institution dirigée par Jean-Pierre Waboué, l’oncle du président Touadéra, a décidé que cette décision ne l’intéressait pas. Alexis N’Dui-Yabela  figure toujours sur la liste officielle des candidats validés. Son nom est là, bien visible, dans la 1ère circonscription de Nola. Comme si le tribunal de Bouar n’avait jamais rendu son jugement. Comme si le congrès du MCU n’avait jamais eu lieu.

 

Essayons de comprendre ce qui se passe. Le MCU, parti présidentiel, organise son congrès. Il valide Pogola, rejette Alexis. C’est la décision souveraine du parti. Alexis refuse, menace, force le passage. Le candidat officiel saisit la justice. Le tribunal donne raison au candidat officiel. Logiquement, l’histoire devrait se terminer là. Alexis devrait être retiré des listes. Pogola devrait être le seul candidat MCU à Nola.

 

Mais le Conseil Constitutionnel de Waboué en a décidé autrement. Il maintient la validation d’Alexis. Personne ne sait pourquoi. Aucune explication. Aucune justification. Le Conseil a juste décidé que la décision du tribunal ne comptait pas. Point final.

 

Vous saisissez l’énormité de la situation ? Le parti présidentiel ne contrôle même plus ses propres investitures. Un candidat rejeté par le MCU lors de son congrès peut se présenter quand même sous l’étiquette du parti. Un candidat officiel validé par le congrès doit partager sa circonscription avec un rebelle que le parti a pourtant écarté. Et quand la justice tranche en faveur du candidat officiel, le Conseil Constitutionnel ignore purement et simplement cette décision.

 

C’est quoi ce bordel ? Le MCU est-il encore un parti ou juste une étiquette qu’on peut utiliser à sa guise ? Les décisions du congrès ont-elles encore un sens ? Les validations de candidatures suivent-elles encore des règles ou c’est juste au bon vouloir de Jean-Pierre Waboué et son Conseil Constitutionnel ?

 

Pogola Eric doit se sentir bien seul. Il a fait les choses dans les règles. Il a participé au congrès de son parti. Il a obtenu l’investiture officielle. Quand un rival a voulu forcer le passage, il a saisi la justice. Il a obtenu gain de cause devant le tribunal. Et malgré tout ça, il se retrouve avec Alexis N’Dui-Yabela  toujours face à lui sur les listes électorales.

 

À quoi ça sert de respecter les procédures du parti ? À quoi ça sert de gagner devant un tribunal ? À quoi ça sert de suivre les règles si au final le Conseil Constitutionnel peut tout balayer d’un revers de main ?

 

Le message envoyé au MCU est catastrophique. N’importe quel militant peut désormais contester les décisions du congrès. Il suffit de menacer assez fort, de créer assez de scandale, et le Conseil Constitutionnel vous maintiendra sur les listes même si le parti vous a rejeté et même si la justice vous a invalidé. C’est la porte ouverte à toutes les rebellions internes.

 

Imaginez la scène lors du prochain congrès du MCU. Des candidats se font écarter. Ils menacent. Ils jurent qu’ils iront quand même aux Élections. Les candidats officiels les traînent devant les tribunaux. Les tribunaux leur donnent raison. Et puis le Conseil Constitutionnel maintient tout le monde sur les listes. Le MCU aura dix candidats par circonscription, tous officiellement validés, tous en guerre les uns contre les autres. C’est vers ça qu’on se dirige.

 

Mais au fond, est-ce vraiment un problème pour le régime Touadéra ? Le MCU peut bien s’autodétruire, se diviser, se déchirer. Du moment que l’opposition est laminée, du moment que les vrais adversaires du régime sont écartés, le reste importe peu. Que Pogola et Alexis se battent pour la même circonscription, c’est un problème interne au parti au pouvoir. Ça n’empêchera pas le MCU de remporter le scrutin. Avec ou sans discipline de parti.

 

Le Tribunal Administratif de Bouar peut bien rendre toutes les décisions qu’il veut. Jean-Pierre Waboué et son Conseil Constitutionnel feront exactement ce qu’ils ont envie de faire. Si ça les arrange de maintenir un candidat rebelle pour punir le parti, ils le font. Si ça les arrange d’invalider un candidat gênant, ils le font aussi. Les décisions de justice ne sont que des suggestions qu’on peut suivre ou ignorer selon l’humeur du jour.

 

Cette affaire de Nola concentre tout ce qui ne va pas dans le système Touadéra. Un parti présidentiel qui ne contrôle plus ses investitures. Des candidats qui peuvent défier leur propre parti sans conséquence. Des tribunaux dont les décisions ne servent à rien. Un Conseil Constitutionnel qui fait sa propre loi. Et au milieu de tout ça, un candidat officiel, Pogola Eric, qui a suivi toutes les règles et qui se fait humilier par le système qu’il est censé représenter.

 

Les campagnes électorales n’ont même pas encore commencé. Elles démarreront en décembre. Mais le chaos est déjà là. Dans la circonscription de Nola, deux candidats du MCU vont s’affronter. L’un a été validé par le parti et par la justice. L’autre a été rejeté par le parti et invalidé par la justice. Devinez lequel le Conseil Constitutionnel protège ?

 

Personne ne sait exactement pourquoi Waboué et son Conseil maintiennent Alexis N’Dui-Yabela  malgré tout. Peut-être pour humilier le MCU. Peut-être pour montrer que même le parti présidentiel doit courber l’échine devant le Conseil. Peut-être juste parce qu’ils peuvent le faire et que personne ne viendra leur demander des comptes.

 

Ce qui est sûr, c’est que cette décision du Conseil Constitutionnel vient d’établir un précédent désastreux. N’importe quel candidat rejeté par son parti peut désormais passer outre. Il suffit de menacer, de créer du scandale, et de compter sur le Conseil Constitutionnel pour maintenir sa candidature même si la justice l’invalide.

 

Le Tribunal Administratif de Bouar peut ranger son jugement dans un tiroir. Pogola Eric peut relire cent fois la décision qui lui donne raison. Ça ne changera rien. Alexis N’Dui-Yabela  reste candidat. Le MCU peut continuer à s’autodétruire. Le Conseil Constitutionnel regarde ailleurs.

 

Et pendant ce temps, on nous parle d’Élections transparentes et démocratiques. On nous explique que tout se passe dans les règles. Regardez Nola. Regardez cette guerre fratricide au sein même du parti présidentiel. Regardez comment le Conseil Constitutionnel piétine les décisions de justice. Et dites-moi si ce scrutin de décembre ressemble encore à quelque chose de sérieux.

 

La réponse, vous la connaissez déjà. Le BRDC a totalement raison de boycotter ces élections fantomatique.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Touadera, regarde tes militaires : à Zémio,  sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

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Touadera, regarde tes militaires : à Zémio,  sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, regarde tes militaires : à Zémio, sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les arrestations sans raison commises par les Forces armées centrafricaines continuent de s’accumuler dans les provinces. À travers le pays, les militaires détiennent des civils sans motif valable, transformant leur tenue en simple instrument de règlement de comptes personnels ou d’intimidation.

 

 

L’impunité dont jouissent les soldats FACA dans leurs rapports avec les populations civiles n’est plus à démontrer. Dans les villes comme dans les villages, ces hommes en uniforme agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois, utilisant leur position pour régler leurs affaires privées ou satisfaire leurs caprices. Les femmes, particulièrement vulnérables, sont souvent les premières victimes de ces comportements.

 

En effet, le dimanche 23 novembre dernier, à Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, une femme a été interpellée et placée en détention par des éléments des FACA. Les raisons avancées par les militaires pour justifier cette arrestation sont aussi absurdes que floues. Selon eux, le mari de cette dame serait un milicien Azandé. Elle continuerait d’entretenir des relations avec lui. Ce milicien viendrait la rejoindre la nuit avant de repartir, et elle-même se rendrait régulièrement là où il se trouve.

 

Mais les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique racontent une tout autre histoire. En réalité, cette femme habite à côté d’une concession qui servait autrefois de logement aux mercenaires du groupe Wagner et les soldats FACA. Après le départ de ces derniers, l’habitation a été occupée par une autre famille, dont des jeunes filles. C’est justement la présence de ces filles qui attire régulièrement les soldats FACA dans le quartier. Ils viennent les draguer, sortir avec elles.

 

Un jour, l’un de ces soldats, alors qu’il se trouvait dans la concession avec une de ces filles, découvre une vieille tenue militaire. Il demande à qui appartient ce vêtement. Sa copine, peut-être pour détourner les soupçons ou par simple bavardage, lui explique que c’est peut-être la voisine qui l’a jeté là, puisque son mari serait un milicien Azandé. Sans chercher à vérifier cette information, sans mener la moindre enquête, le soldat est reparti chercher ses collègues. Ensemble, ils ont débarqué chez la dame et l’ont arrêtée.

 

Ils exigent maintenant qu’elle leur dise où se trouve son mari pour qu’ils puissent l’arrêter à son tour. Une vieille tenue militaire, qui ne peut même plus être portée, une tenue qui pouvait appartenir aux anciens occupants Wagner ou à n’importe qui d’autre, devient le prétexte pour jeter une femme en prison. Aucune vérification, aucune preuve, juste les ragots d’une fille et le zèle aveugle de militaires qui se prennent pour des justiciers.

 

Ce qui est certain, c’est qu’une femme se trouve actuellement en détention à Zémio pour rien. Sur la base d’un ouï-dire, d’une simple rumeur lancée par une jeune fille qui voulait peut-être protéger sa propre concession ou qui parlait sans réfléchir. Les FACA, censées protéger les populations, se comportent comme des gangsters. Elles arrêtent, détiennent, terrorisent les civils pour des motifs qui n’ont rien à voir avec la sécurité ou la justice.

 

Cette criminalité en uniforme a dépassé toutes les limites. À Zémio comme ailleurs, les militaires centrafricains continuent d’agir en toute impunité, transformant la vie des citoyens ordinaires en calvaire. Et pendant ce temps, cette femme croupit en prison, victime d’un système où le caprice d’un soldat fait office de loi.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Solongbo Mathias….

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Bangui : transfert spectaculaire et chaotique d’un détenu du commissariat du huitième au commissariat central, la police centrafricaine en plein délire

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Bangui : transfert spectaculaire et chaotique d’un détenu du commissariat du huitième au commissariat central, la police centrafricaine en plein délire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : transfert spectaculaire et chaotique d’un détenu du commissariat du huitième au commissariat central, la police centrafricaine en plein délire
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une capitale où l’État se délite jour après jour, où les institutions ne fonctionnent plus que par à-coups, où les services publics survivent à peine, il arrive encore que la réalité dépasse ce qu’on croyait être le niveau le plus bas. La police nationale, censée incarner l’autorité et protéger les citoyens, vient de franchir un nouveau cap dans l’absurde et le dangereux.

 

 

Partout dans le monde, les forces de l’ordre disposent de moyens adaptés pour leurs missions quotidiennes. Le transfert de détenus obéit à des règles strictes, pensées pour la sécurité de tous : celle des policiers, celle du détenu, celle des civils. Des véhicules équipés, des protocoles établis, des garanties minimales. En Centrafrique, ces évidences semblent appartenir à un autre univers.

 

En effet, ce mercredi 26 novembre 2025, le commissariat du huitième arrondissement de Bangui devait transférer un détenu au commissariat central, en plein centre-ville. Une distance de trois à quatre kilomètres à peine. Un trajet ordinaire qui aurait dû se dérouler sans histoire.

 

Mais voilà comment les choses se sont passées. Trois hommes sur une vieille moto. Le conducteur devant, un policier en uniforme. Au milieu, le détenu. Mains menottées dans le dos. Impossible de s’accrocher, impossible de se protéger en cas de chute. Et derrière, un deuxième policier, armé d’un fusil calibre 12, une antiquité qui date probablement de la Première Guerre mondiale, du temps où ces armes équipaient les tranchées européennes. Cette scène digne d’un mauvais film s’est déroulée en plein jour, dans les rues de la capitale, sous les yeux des passants.

 

Les questions se bousculent naturellement. Le commissariat du huitième arrondissement ne dispose-t-il d’aucun véhicule ? Même pas une vieille camionnette, même pas une voiture de service délabrée ? Et si tel est le cas, pourquoi ne pas solliciter les autres unités qui sillonnent quotidiennement Bangui : l’OCRB, la FICU, les compagnies nationales de sécurité ? La direction générale de la police, le ministère de l’Intérieur, n’importe quelle structure aurait pu fournir un véhicule pour un transfert aussi banal. Mais non. La solution retenue a été celle-ci : une moto, trois hommes, un détenu menotté dans une position qui le rend totalement vulnérable.

 

Car il faut bien comprendre ce que signifie cette configuration. Un homme, les mains attachées derrière le dos, assis sur une moto qui roule dans les rues cahoteuses de Bangui. Le moindre nid-de-poule, le moindre coup de frein brusque, la moindre manœuvre d’évitement, et c’est la chute assurée. Sauf que contrairement aux deux policiers qui l’encadrent, le détenu n’a aucune possibilité de se rattraper. Ses mains prisonnières dans son dos ne peuvent ni amortir le choc ni protéger son visage. En cas d’accident, sa tête heurterait directement le bitume ou le trottoir. Une simple glissade pourrait lui être fatale.

 

Cette méthode ne relève pas seulement de l’improvisation ou du manque de moyens. Elle constitue une forme de maltraitance, peut-être involontaire, mais tout aussi dangereuse. Les normes internationales sur le traitement des détenus existent précisément pour éviter ce genre de situation. Elles ne sont pas des lubies occidentales ou des exigences excessives. Elles protègent la vie humaine, y compris celle des personnes en détention qui conservent des droits fondamentaux, quelles que soient les accusations portées contre elles.

 

Le spectacle de ce transfert en dit long sur l’état général des services publics centrafricains. Une police qui n’a pas les moyens d’assurer une mission aussi basique qu’un transfert de détenu sur quelques kilomètres. Des agents qui, faute de véhicules et d’équipements appropriés, bricolent des solutions dangereuses. Une hiérarchie qui laisse faire ou qui n’a même plus les ressources pour contrôler ce qui se passe sur le terrain. Tout cela dans la capitale, pas dans un village isolé de province.

 

Alors, on peut se demander combien de temps encore ce pays pourra fonctionner ainsi, en accumulant les dysfonctionnements, en normalisant l’absurde, en acceptant que chaque service public descende un peu plus bas dans l’inadmissible. Ce transfert sur une moto n’est qu’un détail, une anecdote presque, comparé aux crises majeures qui secouent la Centrafrique. Mais ces détails s’accumulent et finissent par dessiner le portrait d’un État qui a renoncé à garantir les conditions minimales de dignité et de sécurité à ses citoyens, y compris ceux qu’il place en détention.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Kémo et Nana-Gribizi : un cri de cœur des ressortissants accuse les cadres d’avoir cotisé 16 millions pour Touadéra au lieu de développer leurs régions

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Kémo et Nana-Gribizi : un cri de cœur accuse les cadres d’avoir cotisé 16 millions pour Touadéra au lieu de développer leurs régions

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kémo et Nana-Gribizi : un cri de cœur accuse les cadres d’avoir cotisé 16 millions pour Touadéra au lieu de développer leurs régions
Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une lettre ouverte signée par des ressortissants de Kémo et Nana-Gribizi accuse durement leurs élites d’avoir mobilisé plus de 16 millions de francs CFA pour la campagne de Touadéra pendant que leurs villages croupissent dans l’abandon total.

 

 

Un document qui circule actuellement interpelle ces cadres et fonctionnaires. Ce « cri de cœur Nana Gribizi – Kémo aux fonctionnaires et soutiens de Touadéra », accompagné d’une liste nominative de 73 contributeurs avec les montants précis de leurs donations, dénonce le paradoxe d’une mobilisation financière massive pour une campagne électorale alors que les populations de ces préfectures vivent dans des conditions dramatiques. Les auteurs de cette lettre ouverte qualifient d’ailleurs ces donateurs de « pseudo-ressortissants », une formulation qui en dit long sur leur colère. Pendant que leurs élites installées à Bangui ont choisi de cotiser massivement pour garantir le maintien au pouvoir du régime, les villages de Kémo et Nana-Gribizi manquent de tout : routes, hôpitaux équipés, écoles fonctionnelles.

 

La lettre débute par une ironie cinglante adressée directement à ces cadres. « Messieurs les membres du MCU et Soutien pour la reconduction de votre Régime pour l’éternité, ceci est un cri qui vous est adressé à vous et votre regime pour vous féliciter », écrivent les auteurs. Le document reconnaît que ces fonctionnaires ont « réussi à montrer qu’ils savent faire comme les ressortissants des régions 6 et 2 », une allusion aux autres régions du pays dont les élites sont réputées pour leur capacité à mobiliser des ressources pour des causes politiques.

 

Le cri de cœur poursuit en admettant que « votre pari a réussi c’est vrai ». Malgré les « difficultés financières et la vie précaire de la population » que ces cadres prétendent représenter, ils ont réuni « la coquète somme nécessaire au financement de la campagne des quatre scrutins » dans leur région. Les auteurs de la lettre précisent qu’ils ont démontré « qu’il faut moins de 15 millions de Francs CFA pour organiser les quatre Élections (Présidentielles, Législatives, Régionales et Municipales) dans votre petite region comparée aux grandes régions de la République centrafricaine ».

 

La liste des contributeurs, qui accompagne cette lettre, détaille effectivement les noms de 73 personnes ayant versé des montants allant de 5 000 à 2 millions de francs CFA. En tête des donateurs figurent Bienvenu Ali et Ouambeti Thierry avec 2 millions de francs chacun, suivis de Prisca Mamadou (1,5 million), puis Célestin Yanendji, Zokoue Bienvenu, Djapagaza Christelle et Arthur Piri avec 1 million chacun. Les contributions s’échelonnent ensuite de 500 000 francs pour des noms comme Calixte Betianga, Ngaté Hypolite, Clotaire Samba, Martial Pabandji et Mazimbala Nelson, jusqu’aux plus modestes apports de quelques dizaines de milliers de francs. Le montant total atteint précisément 16 650 509 francs CFA.

 

Les dépenses provisoires engagées pour la cérémonie de réception du président témoignent de l’ampleur de l’événement : location de tente (1 million FCFA), sonorisation (150 000 FCFA), artistes (150 000 FCFA), symbole (10 000 FCFA), commission logistique (600 000 FCFA) et Semaporo (100 000 FCFA), soit un total de 2 010 000 francs. Le solde restant s’élève donc à 14 640 509 francs CFA, apparemment destiné au financement de la campagne proprement dite.

 

Mais c’est après avoir documenté cette mobilisation financière que le cri de cœur devient véritablement acerbe. « Maintenant que le financement des Élections est bouclé, il est de votre grande responsabilité, de faire de même pour les problèmes de votre region », interpellent les auteurs. Le document rappelle que « chaque habitants de la région 4 est conscient que vous y avez pensé » et énumère les localités qui souffrent : « Mbrès qui vit Ndassima au quotidien, Bandoro et Ndjoukou mais surtout Maroumba proche de Ndassima, toutes ces villes vivent un enfer qui ne vous échape sûrement pas ».

 

L’objectif du cri de cœur est clairement formulé : « vous rappeller que vous avez des électeurs qui attendent de vous le même sens d’engagement et de responsabilité que celui que vous déployz pour garder le pouvoir, geste louable ». La formulation, teintée d’ironie, appelle ces fonctionnaires à consacrer la même énergie au développement de leurs régions d’origine qu’à la campagne présidentielle.

 

« Sans vous offenser, vous êtes priés de considérer la présente comme un appel solennel et urgent », poursuit la lettre. Les auteurs dénoncent le fait que « la liste mise en circulation de façon ostententoire, ne peut masquer le silence de la population, au point d’être interprétée comme une ignorance totale des difficultés ». Puis vient cet avertissement direct : « La population sait qui a cotisé ».

 

Le cri de cœur propose alors une série de priorités concrètes pour lesquelles ces mêmes cadres pourraient « cotiser de la même façon » : construire l’axe Sibut-Grimari, construire la piste Galafindo-Ndjoukou, équiper les hôpitaux préfectoraux de Sibut et Kaga Bandoro, et payer les maîtres-parents qui enseignent les classes terminales des lycées de Sibut, Dékoa et Bandoro. Ces revendications touchent aux besoins les plus élémentaires : routes, santé et éducation.

 

Le cri de cœur introduit ensuite le concept d’« isolement social » pour décrire la situation actuelle. Selon les auteurs, cet isolement « défini l’état dans lequel la population de votre Région vit actuellement sans sentiment d’appartenance à la société banguissoise à laquelle vous appartenez en son nom ». Cette population vit « dans un état de délabrement de l’environnement domestique, le désordre excessif avec des besoins en infrastructures de bases qui ne vous préoccupent guere ». Le document énumère ces besoins fondamentaux : « École, Eau propre, Santé et route pour vendre ses produits agricoles afin de contribuer aux besoins alimentaires des autres régions ».

 

Dans un dernier développement, le cri de cœur pose la question de savoir « comment résister contre l’iNJUSTICE socialE INSOLENTE dANS LAQUELLE VOUS LA MAiNTENEZ Au NOM DE VOTRE POUVOIR ». Les auteurs affirment qu’« il est essentiel d’agir au plus tôt pour éviter les dangers potentiels » et reviennent à leur proposition centrale : « Cotisez comme vous venez de le faire pour le financement de votre reconduite aux affaires ».

 

Cette lettre ouverte, signée « cri de cœur de la Nana Gribizi et de la Kémo », témoigne d’une fracture profonde entre les élites de ces préfectures, installées dans la capitale et mobilisées pour la réélection de Touadéra, et les populations locales qui continuent de vivre dans le dénuement. La publication de la liste nominative des 73 contributeurs, avec les montants précis de leurs donations, apparaît comme une volonté de rendre publique la responsabilité de chacun de ces cadres. En démontrant qu’ils peuvent réunir plus de 16 millions en quelques semaines pour une cause politique, ces fonctionnaires ont involontairement prouvé qu’ils disposent des moyens et des réseaux pour mobiliser des ressources importantes. La question posée par ce cri de cœur est donc simple : pourquoi ne pas utiliser cette même capacité de mobilisation pour le développement de leurs régions d’origine, abandonnées depuis des années par les pouvoirs publics ?

 

Dans le contexte des Élections groupées de décembre 2025, où le président Touadéra brigue un troisième mandat contesté, cette affaire vient s’ajouter aux nombreuses polémiques qui entourent le processus électoral. Elle pose la question du rôle des élites locales et de leurs priorités : servir les intérêts d’un régime en place ou répondre aux besoins urgents de leurs populations d’origine. Pour les habitants de Kémo et Nana-Gribizi, la réponse semble désormais claire, et elle est consignée noir sur blanc dans cette liste de 73 noms qui circule désormais comme un réquisitoire public.

 

Par Justin Féïmona….

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Centrafrique : même pour un match de foot, quatre préfectures inaccessibles à cause des routes totalement non praticables. Le document de la fédération qui prouve l’effondrement total du pays

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même pour un match de foot, quatre préfectures inaccessibles  à cause des routes totalement non praticables. Le document de la fédération qui prouve l’effondrement total du pays

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Lequipe-de-RED-STAR-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : même pour un match de foot, quatre préfectures inaccessibles à cause des routes totalement non praticables. Le document de la fédération qui prouve l’effondrement total du pays
L’équipe de RED STAR de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Parfois, ce sont les petits détails qui disent les grandes catastrophes. Un simple document de la Fédération Centrafricaine de Football pour la Coupe de l’Unité Nationale du 1er décembre 2025 vient de confirmer ce que tout le monde sait mais que personne n’ose quantifier : la Centrafrique est coupée en morceau à cause des route dans des mauvais état. Quatre préfectures – Mbomou, Basse-Kotto, Haute-Kotto et Haut-Mbomou – sont exclues de la compétition pour “contraintes logistiques”. Comprendre : routes inexistantes, ponts effondrés, pays en ruine. Le football, dans sa simplicité, vient de dresser le constat le plus accablant de l’ère Touadéra.

 

 

L’ironie est cruelle. Une compétition baptisée “Coupe de l’Unité Nationale” qui commence par exclure près d’un tiers des régions du pays. Mais derrière cette contradiction sémantique se cache une vérité bien plus grave : les routes reliant ces préfectures à la capitale sont devenues totalement impraticables, particulièrement pendant la saison des pluies.

 

Comment organiser un simple match de football quand les équipes ne peuvent même pas se déplacer ? Et si le ballon rond ne peut pas circuler, qu’en est-il des services essentiels ? Comment les fonctionnaires rejoignent-ils leurs postes ? Comment les malades accèdent-ils aux soins ? Comment les enfants vont-ils à l’école ? Comment le commerce peut-il fonctionner ?

 

Un retour de 150 ans en arrière….

Les déclarations du président Faustin-Archange Touadéra sur le développement et la reconstruction nationale sonnent désormais comme une sinistre plaisanterie face à cette réalité. Le pays a été ramené plus de 150 ans en arrière, à une époque antérieure même à la colonisation. Car il faut le rappeler : les colons français, malgré toutes les horreurs de leur système, avaient au moins construit des routes, des ponts, des écoles, des dispensaires, quelques usines.

 

Aujourd’hui, sous l’ère Touadéra, surtout avec la colonisation russe, c’est le néant. Les routes sont devenues des pistes défoncées, impraticables dès les premières pluies. Les ponts se sont effondrés ou sont sur le point de le faire. Les écoles, quand elles existent encore, sont dans un état de délabrement avancé. Les infrastructures industrielles ont disparu. Le pays s’est littéralement désintégré sous nos yeux.

 

Une nation fractionnée….

Cette exclusion sportive n’est que le reflet visible d’une fracture bien plus profonde. Des régions entières sont désormais coupées du reste du pays pendant plusieurs mois de l’année. Les populations de Mbomou, Basse-Kotto, Haute-Kotto et Haut-Mbomou vivent dans un isolement quasi-total, abandonnées par un État qui n’existe plus que sur le papier.

 

Pendant que le pouvoir en place multiplie les discours sur la reconstruction et l’unité nationale, pendant que des millions sont engloutis dans des projets opaques ou détournés par des réseaux de corruption, les Centrafricains des provinces subissent un enclavement qui les ramène au Moyen-Âge. Pas de routes pour transporter les productions agricoles vers les marchés. Pas de ponts pour franchir les cours d’eau en crue. Pas d’ambulances pour évacuer les urgences médicales.

 

Le football, sport populaire par excellence, pose ici une question que les statistiques officielles et les rapports administratifs tentent souvent de masquer. Quand treize équipes seulement peuvent participer à une compétition nationale, cela en dit long sur l’état réel d’un pays qui compte 20 préfectures.

 

La Fédération Centrafricaine de Football, en écrivant noir sur blanc que des “contraintes logistiques” empêchent la participation de quatre préfectures, fait involontairement œuvre de vérité. Elle documente, avec une note administrative surlignée au stylo rouge, l’échec monumental d’une gouvernance qui a laissé pourrir les infrastructures les plus élémentaires d’un pays.

 

 

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Un conducteur de taxi-moto de Boda violemment tabassé par des militaires à Bojula

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Un conducteur de taxi-moto de Boda violemment tabassé par des militaires à Bojula

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/checkpoint-des-soldats-faca-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un conducteur de taxi-moto de <a href=Boda violemment tabassé par des militaires à Bojula” width=”450″ height=”337″ />
Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les populations civiles centrafricaine continuent de subir au quotidien les violences crapuleuses des éléments des forces de défense et de sécurité. Dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest du pays, un jeune conducteur de taxi-moto a été victime d’une agression gratuite commise par des militaires postés à un checkpoint à l’entrée du village Bodjoula.

 

 

Les barrières de contrôle qui jalonnent les routes centrafricaines sont devenues, pour de nombreux citoyens, des lieux de racket et parfois de brutalités injustifiées. C’est précisément ce qu’a vécu Abdharaïm, un conducteur de taxi-moto originaire de Boda, chef-lieu de sous-préfecture de la Lobaye. Ce jour-là, le jeune homme avait accepté de transporter les membres de sa famille jusqu’à Bodjoula, une localité située à 35 kilomètres de Boda. À son arrivée à l’entrée de ce village, il s’est acquitté sans difficulté des « formalités » habituelles au checkpoint, c’est-à-dire le paiement du droit de passage exigé par les forces de l’ordre.

 

Après avoir déposé les membres de sa famille, Abdharaïm s’apprêtait à reprendre la route vers Boda lorsqu’un militaire en tenue civile l’a interpellé au sujet de son gilet orange, l’uniforme distinctif des conducteurs de taxi-moto de sa localité. Quand le jeune homme a expliqué qu’il venait de Boda, le militaire lui a rétorqué que les taxi-motos et leurs délégués de cette ville étaient « des rebelles ». Face à l’incompréhension du conducteur, le soldat n’a fourni aucune explication et s’est contenté de transmettre un message à ses collègues postés à la barrière de sortie : arrêter le jeune homme et le tabasser à son retour.

 

Des collègues taxi-motos de Bodjoula, informés de cette menace, ont conseillé à Abdharaïm de se faire accompagner par le président de la jeunesse de Bodjoula  pour traverser le checkpoint sans encombre. Mais le jeune conducteur a refusé. « Je n’ai commis aucune faute. J’ai payé les formalités à mon arrivée, je n’ai causé aucun problème. Nous sommes dans un pays de droits, je n’ai peur de personne », a-t-il déclaré avant de prendre seul le chemin du retour.

 

À la barrière de sortie, les militaires et les gendarmes l’attendaient. Ils l’ont aussitôt demandé de se coucher à terre. Le jeune refuse et demande des explications. Mais les gendarmes et les soldats FACA ont sauté sur lui et le plaque au sol. Attaché par de corde, ils l’ont rouillé de coup violent, tout en l’arrosant avec de l’eau. La foule s’est rassemblée pour regarder la scène. Justement, le Président de la jeunesse de Bodjoula  est également arrivé sur le lieu. Il commence à plaider le sort du jeune homme. Mais les soldats et les gendarmes refuse et exigent une somme de 200 000 francs CFA avant sa libération. Le Président de la jeunesse demande au jeune s’il a 2000 il donne aux militaires et on le libère. Le jeune dit qu’il n’a pas d’argent. Le Président de la jeunesse est obligé de sortir un billet de 2000 pour remettre aux soldats FACA qui l’ont finalement libéré. Meurtri mais encore capable de conduire, Abdharaïm a réussi à regagner Boda où il a relaté son calvaire aux délégués des taxi-motos. Ces derniers l’ont immédiatement conduit à l’hôpital pour y recevoir des soins.

 

Cette agression, d’une violence aussi absurde qu’injustifiée, pose une fois de plus la question du comportement des éléments armés envers les populations civiles. Accuser un simple conducteur de taxi-moto d’être un rebelle sur la seule base de sa localité d’origine, puis le faire tabasser sans autre forme de procès, témoigne d’une dérive profonde dans l’exercice de l’autorité. Le prénom Abdharaïm, à consonance musulmane, pourrait également laisser penser à une dimension discriminatoire dans cette violence gratuite, même si rien ne permet de l’affirmer avec certitude.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa….

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Travaux routiers à Bangui : l’ex-détenu Maxime Balalou s’enfonce dans le délire

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Travaux routiers à Bangui : l’ex-détenu Maxime Balalou s’enfonce dans le délire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Maxime-Balalou-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tokyo, quand Maxime Balalou le présente comme un modèle climatique pour la Centrafrique
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Interpellé par un journaliste sur les retards interminables des travaux routiers à la sortie nord de Bangui, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a livré une réponse qui frôle l’absurde. L’homme, déjà connu pour ses déclarations extravagantes, a tenté de justifier plus d’un an d’immobilisme sur un chantier de quelques dizaines de kilomètres en expliquant que « toute route en construction génère de la poussière ».

 

 

Cette justification grotesque montre parfaitement la dérive d’un régime qui transforme chaque échec en propagande. Comment parler de progrès alors qu’une simple portion de 4 kilomètres reste bloquée depuis plus d’un an, au point de rendre invivable la vie des habitants de la zone nord  de la capitale ? Pendant ce temps, le gouvernement promet dans ses documents officiels du PND la construction de 10 000 kilomètres de routes bitumées d’ici 2028. À ce rythme, il faudra plusieurs siècles pour atteindre un tel objectif.

 

Maxime Balalou , fidèle à sa stratégie d’évitement, n’a donné aucune explication concrète sur les causes du retard. Pas de calendrier, pas de détails techniques, rien. À la place, il a accusé implicitement les journalistes qui posent des questions d’être dans l’erreur et a demandé de « reconnaître les efforts du gouvernement ».

 

Ce discours enfantin ressemble à une fuite en avant. L’année dernière déjà, un conseiller camerounais du régime avait eu l’audace d’affirmer que la France bloquait l’achat d’équipements pour justifier les retards. Aujourd’hui, c’est la poussière qui devient l’excuse officielle. La vérité est pourtant claire : ce chantier symbolise l’échec total de l’État à réaliser même les travaux les plus basiques.

 

Comment croire aux promesses pharaoniques du Plan national de développement, qui parle de milliers de kilomètres de routes, quand un tronçon de 34 kilomètres reste inachevé après plus d’un an ? Cette incohérence transforme les annonces officielles en caricature. Les Centrafricains voient bien que leurs routes restent impraticables, que leurs quartiers s’asphyxient sous la poussière, et que leurs dirigeants, loin de leur apporter des solutions, se réfugient dans un délire de communication.

 

La conclusion est implacable : l’ex-détenu Maxime Balalou n’a ni réponses, ni solutions. Il récite un scénario écrit ailleurs, mélange de mensonges et de promesses intenables. Son discours sur les routes en construction n’est pas seulement un aveu d’échec, c’est la preuve que ce gouvernement a perdu tout contact avec la réalité.

 

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FLASH INFO : une policière de la circulation routière, écrasée par une benne à Bangui

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FLASH INFO : une policière de la circulation routière, écrasée par une benne à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/rondpoint-du-PK5-le-15-mai-2020-par-tregu.jpg” data-wpel-link=”internal”>FLASH INFO : une policière de la circulation routière, écrasée par une benne à Bangui
Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une policière de la circulation routière vient de trouver la mort ce mercredi au croisement Koudoukou (KM5), dans le 3ème arrondissement de Bangui. En plein service, elle a été percutée par un camion-benne. La violence du choc a été fatale.

 

La benne, qui transportait des sables, venait du centre-ville quand elle a percuté violemment la policière et monte littéralement sur elle.  Le choc a été très violent. La tête de la victime est totalement écrasée. Le corps de la policière a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Les circonstances exactes de ce drame restent à éclaircir.

 

Détails à suivre dans un prochain article sur Corbeaunews-Centrafrique.

Anselme Mbata.

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Privé : le casino en ligne qui parle franc et paie cash

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Vous voulez un avis clair, sans chichi ? Le casino Privé coche les cases qui comptent. Deux jeux pour se faire la main : Starburst (NetEnt) pour la fluidité et le fun simple, Chaos Crew (Hacksaw Gaming) pour le frisson à forte volatilité. Prenez deux minutes, ouvrez un compte et testez par vous-même sur Casino Privé — histoire de voir si ça vous plaît avant d’aller plus loin.

 

Privé : le casino en ligne qui parle franc et paie cash

Accueil soigné, chiffres carrés

Pour un démarrage sans mauvaise surprise, casino Prive affiche un pack de bienvenue étagé sur 5 dépôts. Les montants parlent d’eux-mêmes, et c’est tant mieux : vous savez où vous mettez les pieds.

Avant le tableau, un mot : ce pack aide à lisser la variance au début. Après quelques sessions, vous aurez vos repères.

DépôtBonusPlafond
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Après le tableau, allons à l’essentiel : casino Privé fixe un dépôt minimum de 20 € par bonus, un wagering de 30×, et un pari max de 2 € tant que le bonus est actif. Simple, net. Gardez ces bornes en tête pour ne pas “griller” le bonus sans le vouloir.

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Avant de vous lancer dans une liste, un conseil : fixez un budget, puis choisissez un jeu qui “parle” à votre style.

  • Starburst (NetEnt) : idéal pour dérouler calmement et lire le jeu.
  • Chaos Crew (Hacksaw Gaming) : haute volatilité, sensations franches, pas pour les timides.
  • Roulette Live (Evolution) : table fluide, bons angles caméra, mise en main rapide.

Après la liste, variez les plaisirs. Casino Privé propose aussi des jeux TV (TVBET) pour casser la routine quand vous en avez marre des rouleaux.

Dépôts et retraits à la sauce hexagonale

Casino Privé couvre les habitudes françaises : Carte Bancaire (Visa/Mastercard), virement SEPA, portefeuilles Skrill/Neteller. Sur mobile, Paylib et Apple Pay peuvent s’afficher selon l’agrégateur utilisé. Les seuils sont raisonnables : dépôts dès 20 €. Côté retraits, comptez des demandes traitées en 24–48 h pour les e-wallets et cartes, un peu plus en virement. Les plafonds annoncés : 1 000 € par jour et 2 500 € par semaine pour le compte standard — la montée en VIP augmente l’oxygène si vous jouez plus. Bref, c’est carré, et ça évite les mauvaises surprises de fin de mois.

Club VIP : des paliers qui ont du sens

Sur casino Prive, le programme fidélité parle clair : Ébène, Marbre, Or, Diamant. Au fil des paliers, le cashback grimpe (5 %, 10 %, 15 %), tout comme les plafonds de retrait hebdo (jusqu’à 25 000 € au sommet). Les deux niveaux hauts débloquent un live chat VIP et un conseiller dédié. Pas de poudre aux yeux : si vous jouez régulièrement, ces avantages font la différence. Si vous jouez léger, restez au palier de base, ça fait le job.

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Le calendrier promo de casino Privé est simple à mémoriser. Lundi, un Re-Spin 100 % jusqu’à 1 000 € sur le premier dépôt de la journée. Mercredi, un Reload 150 % jusqu’à 1 000 € sur le premier dépôt de la journée. En fil rouge, des tournois avec classements et tirages ponctuels. Rien d’abscons : vous déposez, vous jouez, vous grimpez au classement. Et si vous visez la première page, prenez un slot à forte contribution au wagering — pas besoin d’être devin, juste régulier.

Licence et cadre de jeu

Parce que la question revient souvent, casino Privé communique une licence n° 1668/JAZ. Les contrôles KYC sont au rendez-vous lors des retraits : pièce d’identité, justificatif de domicile, moyen de paiement à votre nom. Ce n’est pas la partie la plus fun, mais ça sécurise le compte et ça protège vos gains. On n’aime pas la paperasse, on préfère être payé : procédons dans l’ordre.

Service et ergonomie

Sur casino Prive, l’assistance annonce du 24/7 par email, avec live chat réservé aux statuts supérieurs. L’interface tient la route sur iOS, Android et desktop. Pas d’appli obligatoire : le site en PWA “colle” bien à l’écran. Pour les soirées foot posées sur le canapé, ça suffit largement. Pour découvrir tous les détails, consultez ici.

FAQ

Comment s’inscrire sur Privé ?

Rendez-vous sur casino Privé, cliquez sur “Inscription”, remplissez nom, email et date de naissance, puis validez. Activez votre compte via l’email reçu, déposez à partir de 20 €, et vous pouvez jouer.

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Quels jeux live sont proposés par Privé ?

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Prisca Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, ex-protégée du père Kamach, s’enrichit avec le carburant volé

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Prisca Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, ex-protégée du père Kamach, s’enrichit avec le carburant volé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/mamadou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Prisca Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, ex-protégée du père Kamach, s’enrichit avec le carburant volé
Le chef d’État-major de l’armée centrafricaine, le général d’armées Zéphirin Mamadou. CopyrightDR

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 En juin 2024, le ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri signe deux lettres de réquisition qui transforment dix stations-service en distributeurs automatiques de billets pour l’élite militaire et politique centrafricaine. Quatre stations TAMOIL à Bangui passent sous le contrôle de Prisca Rosaline Mamadou. Son nom ne dit peut-être rien au commun des Centrafricains qui font la queue pendant des heures pour obtenir quelques litres d’essence à prix d’or. Mais Prisca Mamadou n’est pas n’importe qui : elle est l’épouse du général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines.

 

 

Le général Mamadou ne se contente pas de diriger l’armée. Il est identifié comme l’un des principaux bailleurs de fonds du Mouvement Cœurs Unis, le parti du président Touadéra. L’argent qui finance les campagnes électorales et entretient la machine politique du régime provient directement du carburant vendu dans les stations confisquées à TAMOIL. Le dispositif est d’une simplicité brutale : l’État vole les stations-service d’un opérateur privé et les confie à l’épouse d’un général pour qu’elle les transforme en pompes à fric.

 

Prisca Mamadou n’est pas tombée du ciel dans le secteur du carburant. Ancienne directrice du budget à la gendarmerie sous la direction du général Djadder, et ex-directrice financière au ministère de la Sécurité publique, elle connaît parfaitement les rouages de l’administration et sait comment détourner l’argent public sans laisser de traces. Sa carrière dans les services de sécurité lui a permis de tisser un réseau de complicités indispensables pour gérer des stations-service qui opèrent en violation des règles les plus élémentaires.

 

Les quatre stations confiées à Prisca Mamadou sont les plus rentables de la capitale. Chaque camion-citerne de 35 000 litres revendu dans ces stations rapporte 14 millions de francs CFA, soit 25 000 dollars américains de profit pur. Cette marge pharaonique s’explique par un système de fraude à plusieurs étages. Le carburant arrive via Neptune Oil qui applique des prix gonflés artificiellement. À ces prix déjà excessifs s’ajoutent les taxes et droits d’importation que Neptune Oil ne paie pas grâce aux exonérations frauduleuses accordées avec la complicité des douaniers camerounais et centrafricains.

 

Le carburant exonéré de taxes est ensuite revendu au prix plein à la pompe. Les Centrafricains paient 2,17 dollars le litre de gazole pendant que Prisca Mamadou empoche la différence entre le prix d’achat frauduleux et le prix de vente officiel. Si la moitié des importations de Neptune Oil en 2024, soit environ 1 200 camions-citernes, a transité par les stations confisquées, les bénéfices excédentaires dépassent 30 millions de dollars américains. Une partie de cet argent va directement dans les caisses du MCU pour financer les activités du parti au pouvoir.

 

Le ministre Piri justifie la confiscation des stations TAMOIL par des dettes impayées et une mauvaise gestion. Cette excuse ne trompe personne. TAMOIL a rapidement été écartée du marché après que Neptune Oil a prétendument retardé ou limité ses livraisons, perturbant ainsi les opérations de la société. Le ministre Piriimpute ces difficultés au fait que TAMOIL aurait hérité des dettes impayées de TotalEnergies, mais cette version arrange surtout ceux qui ont orchestré l’éviction de l’entreprise française pour mieux piller le secteur.

 

Les six autres stations confisquées ont été attribuées à Souleymane Bassou, un ressortissant malien entretenant depuis des décennies des liens étroits avec les élites politiques et économiques de Bangui. Bassou est propriétaire d’Inter-Oil Centrafrique, une société qui ne dispose même pas de licence de commercialisation valide selon le registre du commerce centrafricain. Cette anomalie administrative n’empêche nullement ses stations de fonctionner à plein régime et de vendre du carburant au prix fort. Personne ne viendra jamais fermer ces stations pour défaut de licence, car Bassou bénéficie de protections au plus haut niveau.

 

Le rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime confirme que ces stations confisquées vendent du carburant provenant d’importateurs non agréés, en violation directe des directives gouvernementales. Le ministère de l’Énergie interdit explicitement l’intégration de ce carburant au réseau officiel de distribution, mais cette règle ne s’applique pas aux protégés du régime. Prisca Mamadou et Souleymane Bassou peuvent s’approvisionner auprès de n’importe quel trafiquant sans craindre le moindre contrôle.

 

Le système de bons d’essence ajoute une couche supplémentaire de corruption à ce dispositif déjà bien établi. Des agences publiques liées au ministère de l’Énergie délivrent ces bons officiels, soi-disant destinés aux besoins opérationnels des forces de sécurité. Les militaires et policiers qui reçoivent ces bons les échangent ensuite contre de l’argent liquide dans les stations confisquées. Les stations versent les espèces aux détenteurs de bons, puis se font rembourser par l’État. Mais entre-temps, une partie de l’argent est prélevée et redistribuée à de hauts fonctionnaires, dont de nombreux membres du MCU.

 

Ce mécanisme transforme les stations-service en bureaux de change où les forces de sécurité convertissent les bons d’essence en liquidités. L’État paie deux fois : une première fois en délivrant les bons, une seconde fois en remboursant les stations. Entre les deux, Prisca Mamadou et ses associés prélèvent leur commission. Les militaires reçoivent leur part pour garantir leur loyauté envers un régime qui les enrichit. Le carburant devient un outil de patronage politique qui permet d’acheter les fidélités et de maintenir le pouvoir par la corruption systématique.

 

La nomination de Prisca Mamadou à la tête des stations les plus rentables de Bangui montre la fusion totale des sphères politique, militaire et économique sous le régime Touadéra. La femme d’un général contrôle des infrastructures stratégiques qui devraient normalement appartenir au secteur privé ou à l’État. Mais dans la République centrafricaine de Touadéra, la distinction entre patrimoine privé et bien public a disparu. Les stations-service confisquées ne servent plus à approvisionner la population en carburant à des prix abordables, mais à enrichir un cercle restreint de privilégiés qui pillent le pays en toute impunité.

 

Le général Zéphirin Mamadou n’apparaît nulle part dans les documents officiels concernant les stations-service. Son épouse est nominalement aux commandes. Cette séparation formelle ne change rien à la réalité : c’est le chef d’état-major des Forces armées centrafricaines qui contrôle quatre stations-service à Bangui et qui empoche les profits générés par la vente de carburant frauduleux. Son ascension au sein de l’appareil militaire s’accompagne d’une mainmise économique qui lie étroitement pouvoir des armes et intérêts financiers.

 

Les Centrafricains qui font la queue sous le soleil pendant des heures au croisement des martyrs pour obtenir du carburant ne savent probablement pas que l’argent qu’ils dépensent à la pompe finit dans les poches de l’épouse du chef d’état-major et dans les caisses du parti au pouvoir. Ils paient 2,17 dollars le litre de gazole, un prix inabordable dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. Cette situation ne résulte pas d’une simple défaillance du marché, mais d’un système délibérément conçu pour appauvrir le peuple et enrichir l’élite militaire et politique.

 

La confiscation des stations TAMOIL en juin et juillet 2024 marque l’aboutissement d’une stratégie plus large visant à évincer les opérateurs étrangers établis de longue date pour les remplacer par des prête-noms locaux contrôlés par le régime. TotalEnergies, principal fournisseur de carburant du pays depuis 2001, a quitté la République centrafricaine en 2023 après des mois de campagnes de désinformation et d’incidents orchestrés. Ses actifs ont été transférés à TAMOIL, une société britannique contrôlée par le banquier français Enguerrand Rochefort. Moins d’un an plus tard, TAMOIL se fait confisquer ses dix stations par le gouvernement.

 

Le ministre Piri et le président Touadéra ont présenté cette restructuration du secteur comme une réponse à la crise du carburant provoquée par l’invasion russe de l’Ukraine. La réalité montre que cette crise a surtout servi de prétexte pour mettre en place un système de captation des ressources au profit d’un cercle restreint d’acteurs politiquement connectés. Le secteur du carburant a été délibérément restructuré pour maximiser les profits d’intérêts privés tout en appauvrissant l’État et en maintenant des prix exorbitants pour la population.

 

Prisca Mamadou gère ses quatre stations avec l’appui logistique de Neptune Oil qui lui fournit du carburant à des conditions privilégiées. L’accord commercial entre Neptune Oil et les stations confisquées reste secret, mais les initiés du secteur affirment que les exploitants des stations bénéficient de marges exceptionnelles qui leur permettent de s’enrichir rapidement. Neptune Oil facture son carburant à des prix gonflés, mais une partie de ces surprix revient ensuite aux exploitants des stations sous forme de ristournes ou de commissions occultes.

 

Les stations confisquées opèrent en dehors de tout cadre réglementaire normal. Elles ne publient aucun compte, ne paient aucun impôt sur leurs bénéfices réels, et ne sont soumises à aucun contrôle de l’administration fiscale. Le ministère de l’Énergie, qui devrait normalement superviser le secteur, ferme les yeux sur toutes les irrégularités parce que le ministre Piriest lui-même partie prenante du système. En tant que secrétaire exécutif adjoint du MCU, il veille à ce que les profits du carburant continuent d’alimenter les caisses du parti au pouvoir.

 

L’impunité dont bénéficient Prisca Mamadou et Souleymane Bassou démontre que la justice centrafricaine ne poursuivra jamais les profiteurs du système. Les tribunaux sont aux ordres du pouvoir exécutif, les procureurs reçoivent leurs instructions du sommet de l’État, et les juges qui oseraient enquêter sur ces affaires se retrouveraient rapidement écartés ou menacés. Le pillage du secteur du carburant se déroule en plein jour, documenté par les enquêteurs internationaux, mais aucune autorité centrafricaine ne bougera pour y mettre fin.

 

Les dix stations confisquées représentent environ la moitié de l’infrastructure nationale de vente au détail de carburant en République centrafricaine. Leur contrôle par deux individus étroitement liés au sommet de l’État crée un quasi-monopole de la distribution qui étrangle les opérateurs privés restants et empêche toute concurrence. Les rares distributeurs qui tentent de maintenir leurs activités sont confrontés à des difficultés d’approvisionnement orchestrées par Neptune Oil, qui privilégie systématiquement les stations confisquées.

 

Prisca Mamadou incarne parfaitement la prédation d’un régime qui transforme les fonctions publiques en sources d’enrichissement personnel. De la gendarmerie au ministère de la Sécurité publique, puis aux stations-service confisquées, son parcours illustre la trajectoire typique des profiteurs du système Touadéra : occuper des postes stratégiques dans l’administration pour tisser des réseaux de complicité, puis basculer dans le secteur privé pour monétiser ces connexions.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Accident de la compagnie RAKO AIR : le ministre Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices cherchent à détourner les fonds destinés aux victimes

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Accident de la compagnie RAKO AIR : le ministre Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices cherchent à détourner les fonds destinés aux victimes

Accident de la compagnie RAKO AIR : le ministre Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices cherchent à détourner les fonds destinés aux victimes

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, et ses complices au pouvoir tentent actuellement de mettre la main sur le compte bancaire saisi d’un défunt homme d’affaires. Ces fonds devaient servir à indemniser les familles des victimes d’un accident aérien mortel survenu entre Pointe-Noire et Bangui. Cette tentative de détournement montre à quel point l’avidité gangrène le sommet de l’État centrafricain.

 

 

Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à Alhadji Biri, un homme d’affaires d’origine nigériane établi en Centrafrique. Propriétaire de la célèbre chaîne de magasins Africa Auto installés dans toute la capitale Bangui, cet entrepreneur brassait des milliards de francs CFA. Son empire commercial s’étendait entre la Centrafrique et le Nigeria.

 

Au-delà de ses magasins, Alhadji Biri avait créé une petite compagnie aérienne baptisée RAKO AIR. La compagnie disposait d’un avion dédié uniquement aux liaisons commerciales entre le Congo, la Centrafrique, l’Angola et d’autres destinations d’Afrique centrale. Cette compagnie servait principalement au transport dans le cadre de ses affaires diamantifères. L’homme d’affaires, collecteur de diamants, parcourait l’Afrique centrale pour développer ses activités.

 

Le drame survient lorsque l’avion de RAKO AIR, parti d’Angola en passant par Brazzaville et Pointe-Noire pour rejoindre Bangui, disparaît en plein vol. L’appareil s’écrase, tuant tous les passagers à bord. Bien qu’il s’agisse d’un petit avion, la perte de toutes les vies à bord représente une tragédie humaine considérable.

 

Selon les procédures habituelles dans ce genre de situations, il fallait indemniser les familles des victimes. La justice centrafricaine saisit donc l’affaire. Les comptes bancaires d’Alhadji Biri sont immédiatement bloqués, la compagnie RAKO AIR mise sous séquestre. Les fonds devaient obligatoirement servir à indemniser les familles endeuillées par la catastrophe aérienne. Ces mesures judiciaires visaient à garantir que les victimes et leurs proches reçoivent une compensation financière pour le préjudice subi. Le compte bancaire saisi contenait des sommes considérables destinées exclusivement à cet usage.

 

Depuis la mort d’Alhadji Biri et le début de la procédure de succession, le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices au pouvoir cherchent à détourner ces fonds. Ils tentent de mettre la main sur le compte bancaire saisi qui devait servir à indemniser les victimes de l’accident aérien. Cette manne d’argent, censée réparer le préjudice des familles qui ont perdu leurs proches dans la tragédie de RAKO AIR, est devenue l’objet de convoitise du ministre et de son entourage. Ils veulent capter ces fonds pour un usage personnel, spoliant ainsi les victimes d’un accident déjà traumatisant.

 

Le ministre et ses complices cherchent par tous les moyens à accéder à ce compte bancaire bloqué, ignorant totalement le fait que cet argent appartient de droit aux familles endeuillées. Cette tentative de détournement démontre un mépris total pour la vie humaine et pour les victimes.

 

Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a déjà amassé une fortune colossale à travers divers trafics et malversations. Il a accaparé presque tous les terrains de valeur dans la capitale Bangui, multipliant les opérations mafieuses et les enrichissements illicites.

 

Un épisode de son parcours montre bien son avidité. Lorsqu’il occupait le poste de ministre des Transports et qu’on l’a nommé à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène avait pleuré et catégoriquement refusé de quitter son poste. Il n’a finalement accepté cette promotion que pour une seule raison : son remplaçant au ministère des Transports serait son frère cadet, Djono Ahaba. “Si ce n’était pas Djono Ahaba, je ne pouvais pas aller au ministère de la Justice”, avait-il confié à ses proches. La raison de cette réticence était simple : au ministère des Transports, il avait accès à de multiples sources d’enrichissement illicite. Il ne voulait pas perdre ces opportunités de corruption.

 

Pourtant, malgré les milliards déjà accumulés de manière illégale, le ministre continue sa course effrénée vers toujours plus d’argent. Il semble oublier une vérité fondamentale : la vie est éphémère. Personne n’est éternel sur cette terre. Même si certains vivent jusqu’à 100 ans, rares sont ceux qui dépassent 120 ou 130 ans. La vie humaine reste limitée. Chacun doit bien gérer le temps qui lui est imparti sur terre.

 

Alhadji Biri, cet homme d’affaires qui a laissé des milliards, est aujourd’hui mort. Le ministre Abazène, qui cherche à voler l’argent de ce défunt et à spolier les victimes de l’accident, mourra lui aussi un jour. Il laissera derrière lui un héritage. Mais quel héritage ? Au lieu de laisser à sa famille de l’argent propre, gagné honnêtement, il laissera un patrimoine bâti sur le vol, le pillage, les crimes et la spoliation des victimes. Un héritage maudit, fruit de l’injustice et de la corruption.

 

Cette tentative de détournement des fonds destinés aux victimes de l’accident de RAKO AIR montre l’état de délabrement du système judiciaire centrafricain. Le ministre qui devrait garantir l’application de la loi et protéger les droits des citoyens est lui-même devenu le principal prédateur. Les magistrats, les procureurs et les responsables judiciaires, au lieu de défendre les intérêts des victimes, travaillent main dans la main avec le ministre pour détourner des fonds qui ne leur appartiennent pas.

 

Pendant ce temps, les autorités centrafricaines, du président Faustin-Archange Touadéra au porte-parole du gouvernement, continuent de proclamer que “la Centrafrique est un État de droit où tout fonctionne normalement”. La réalité sur le terrain raconte une histoire totalement différente.

 

Les familles des victimes de l’accident de RAKO AIR, qui ont perdu leurs proches dans cette tragédie aérienne, risquent de ne jamais recevoir l’indemnisation qui leur est due. L’argent censé apaiser leur douleur et compenser leur perte est en train d’être capté par des prédateurs au sommet de l’État.

 

Par Alain Nzilo….

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Législatives 2025 : Issa Mahamat Oumar, ex-militaire tchadien arrivé en Centrafrique en 2017, désormais candidat du MCU dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quel spectacle ?

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Législatives 2025 : Issa Mahamat Oumar, ex-militaire tchadien arrivé en Centrafrique en 2017, désormais candidat du MCU dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quel spectacle ?

 

 

Législatives 2025 : Issa Mahamat Oumar, ex-militaire tchadien arrivé en Centrafrique en 2017, désormais candidat du MCU dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quel spectacle ?
vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans aucun pays du monde, on n’a vu pareille situation. Un étranger débarque, s’installe quelques années, et au bout d’un temps record, il détient tous les documents officiels du pays d’accueil. Mieux encore, il occupe des postes auxquels les citoyens de ce même pays n’ont pas accès. C’est pourtant exactement ce qui se passe en Centrafrique. Le dernier cas en date ? Issa Mahamat Oumar, citoyen tchadien de l’ethnie Gourane, ex-militaire. Arrivé en Centrafrique en 2017, un an après l’élection du président Faustin-Archange Touadéra, il se présente aujourd’hui aux Élections législatives dans la circonscription du 3ème arrondissement de Bangui sous l’étiquette du Mouvement Cœurs Unis (MCU).

 

 

Huit ans seulement après son arrivée à Bangui, Issa Mahamat Oumar  possède désormais un baccalauréat centrafricain, une nationalité centrafricaine, et tous les documents nécessaires pour prétendre devenir député en 2026 en Centrafrique. Comment est-ce possible ? Aucun Centrafricain ne comprend cette mafia tchadienne.

 

Rappelons que cette affaire fait écho à un scandale similaire survenu il y a deux ou trois années. Un étudiant tchadien était arrivé en Centrafrique  pour étudier, et au bout de six mois à peine passés à la faculté de droit et de sciences juridique, le monsieur était retourné dans son pays avec un doctorat centrafricain en poche. L’affaire avait provoqué un tollé à Ndjamena. Mais visiblement, rien n’a changé dans notre pays après ce scandale. Au contraire, le phénomène s’amplifie. Des Tchadiens viennent, restent quelques années, obtiennent tous les papiers centrafricains – diplômes, nationalité, tout – et accèdent à des fonctions que les Centrafricains eux-mêmes peinent à atteindre.

 

Alors, posons franchement la question autrement : est-ce qu’un Centrafricain qui se rend au Cameroun, au Tchad ou au Congo, au bout de 8 ans,  peut se déclarer citoyen de ces pays et briguer un mandat électif sans passer par les voies légales ? Évidemment non. Mais en Centrafrique, c’est apparemment devenu la norme. Tout le monde arrive aujourd’hui, demain il a tous les papiers, et le surlendemain, les autorités elles-mêmes le poussent vers des postes stratégiques. Dans quel pays cela fonctionne-t-il ainsi ?

 

La présence tchadienne en Centrafrique ne date pas d’hier. Dans l’armée centrafricaine, ils sont nombreux. Certains sont commandants, d’autres colonels, d’autres encore simples soldats. Ils se disent membres de l’armée centrafricaine. Et ce n’est pas tout : des Tchadiens et des Soudanais sont actuellement en cours d’intégration dans les rangs de l’armée nationale sous prétexte du DDRR. Maintenant, ils veulent investir également le parlement. Rappelons que les Tchadiens occupent déjà le gouvernement. Monsieur Hassan Bouba, ex-chef rebelle de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), siège aujourd’hui au gouvernement où il servirait d’antenne directe à Wagner. Malgré tout cela, le président Touadéra continue d’intégrer des Tchadiens dans les institutions. Quelle est cette mafia ? On ne comprend plus rien dans ce pays.

 

Le choix du 3ème arrondissement pour la candidature d’Issa Mahamat Oumar n’est pas fortuit. Au quartier KM5, les Gouranes sont nombreux. Une véritable machine a été mise en place. Le régime Touadéra, connu pour son appétit financier, a manifestement été séduit par une importante somme d’argent mobilisée par ces Gouranes pour financer l’élection de ce candidat tchadien. L’objectif est transparent : une fois député, Issa Mahamat Oumar bénéficiera de l’exonération sur les importations. Derrière cette candidature se profile toute une chaîne d’intérêts. La colonie tchadienne en Centrafrique est puissante, composée essentiellement de commerçants. Certains d’entre eux ont clairement misé sur ce coup.

 

Deux noms circulent avec insistance dans cette affaire criminelle. Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie, serait le parrain principal d’Issa Mahamat Oumar. À ses côtés, Sosthène Déngb, député de Berbérati 1 et président de la commission défense à l’Assemblée nationale. Ces deux personnalités mafieuses du MCU auraient conjugué leurs efforts pour parrainer ce candidat tchadien. Incroyable, mais vrai.

 

Où va-t-on ? Si cela continue ainsi, autant laisser le pays ouvert à tous les vents. Déjà, les Rwandais et les Russes occupent la quasi-totalité du territoire. Les Camerounais contrôlent une bonne partie du pays. Maintenant, les Tchadiens s’installent dans l’armée et le parlement. Le territoire centrafricain devient un terrain vague où chacun vient s’installer comme bon lui semble. Les aventuriers, les criminels, les bandits, tout le monde trouve sa place. Mais à quel moment va-t-on respecter le peuple centrafricain ?

Par Alain Nzilo….

 

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Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise

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Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La question de l’intégration des agents dans la fonction publique centrafricaine demeure un casse-tête récurrent depuis plusieurs décennies. Au ministère des Finances, où des centaines de stagiaires attendent parfois plus d’une décennie leur titularisation, chaque nouvelle vague d’intégration s’accompagne de son lot d’irrégularités et de manipulations. L’actuel processus d’intégration ne fait pas exception à cette règle.

 

 

Au sein de l’administration centrafricaine, les procédures d’intégration se déroulent généralement selon un schéma établi. Les candidats déposent leurs dossiers auprès des services compétents, une commission examine les pièces fournies, vérifie la conformité avec les critères requis, puis établit une liste des personnes retenues. Cette mécanique administrative, apparemment simple, cache en réalité des zones d’ombre où prospèrent divers arrangements.

 

Au ministère des Finances, la situation présente des particularités notables. Des anciens stagiaires ayant suivi la formation à l’École de la Régie financière patientent depuis six, sept, voire treize à quinze ans avant d’obtenir leur intégration définitive. Ces retards accumulés créent une pression considérable à chaque ouverture d’un nouveau processus d’intégration. Les dossiers s’accumulent, les attentes se multiplient, et avec elles, les tentations de contourner les règles.

 

Face aux risques de pressions et d’influences qui pèsent traditionnellement sur ces commissions lorsqu’elles siègent à Bangui, le ministre des Finances a pris une décision inhabituelle. Il a ordonné à la commission chargée d’examiner les dossiers de se déplacer à Boali, localité située à 95 kilomètres de la capitale. L’objectif affiché consistait à mettre les commissaires à l’abri des appels téléphoniques incessants, des visites impromptues et des diverses sollicitations venant de proches du pouvoir, de ministres ou d’autres personnalités influentes cherchant à placer leurs protégés.

 

La commission s’est donc installée à Boali depuis le vendredi de la semaine dernière. Les membres devaient travailler en toute sérénité, hébergés à l’hôtel, loin de l’agitation de la capitale. Ils ont effectivement entamé l’examen des dossiers déposés par les candidats à l’intégration. Mais très rapidement, des informations troublantes ont commencé à circuler.

 

Selon des sources proches du dossier, certains membres de la commission auraient contacté Bangui pour signaler des anomalies dans les documents à leur disposition. Ils affirment que plusieurs candidats dont les noms figurent sur la liste initiale ne disposeraient pas de dossier complet au sein de la documentation transmise. D’autres auraient des pièces manquantes dans leur dossier. Ces lacunes nécessiteraient, selon ces mêmes sources, de procéder à des remplacements en puisant dans une liste d’attente.

 

Cette situation paraît pour le moins étrange. Comment des candidats ayant déposé leur dossier en bonne et due forme peuvent-ils se retrouver sans dossier au moment de l’examen par la commission ? Plusieurs hypothèses circulent. La première évoque une manipulation en amont : des dossiers auraient été délibérément soustraits ou incomplets à Bangui avant leur transmission à Boali. La seconde suggère que des pièces auraient été retirées intentionnellement de certains dossiers pour justifier leur élimination et permettre l’insertion de nouveaux noms issus de la fameuse liste d’attente.

 

Cette liste d’attente constitue justement le point central des suspicions. Elle permettrait d’introduire dans le processus des personnes qui n’avaient initialement pas sur la liste principale, ou dont les dossiers ne répondaient pas aux critères. Des proches de membres de la commission, des parents, des connaissances bien placées pourraient ainsi bénéficier d’une intégration au bénéfice de stagiaires ayant attendu leur tour pendant des années.

 

Le déplacement à Boali, censé protéger la commission des influences extérieures, n’a donc pas suffi à enrayer la machine. Les réseaux mafieux semblent avoir trouvé le moyen de maintenir leur emprise sur le processus, cette fois-ci non plus par la pression directe, mais par la manipulation des documents et l’instrumentalisation de prétendues irrégularités administratives.

 

Les agents du ministère des Finances qui attendent depuis plus d’une décennie leur intégration observent cette situation avec amertume. Certains ont rejoint l’administration après leur sortie de l’École de la Régie il y a six ou sept ans. D’autres patientent depuis treize, quatorze, voire quinze ans. Tous ont vu passer plusieurs vagues d’intégration sans jamais figurer sur les listes finales. Cette fois encore, malgré les promesses et malgré le dépôt en règle de leurs dossiers, ils risquent de voir leur espoir s’envoler au profit d’arrangements opaques.

 

La publication de la liste définitive est attendue cette semaine. Elle permettra de vérifier si les craintes exprimées se concrétisent ou non. En attendant, cette affaire confirme une fois de plus l’ampleur des dysfonctionnements qui gangrènent l’administration centrafricaine. Même les mesures exceptionnelles, comme l’isolement géographique d’une commission, ne parviennent pas à garantir la transparence et l’équité dans les procédures d’intégration. Le système continue de favoriser les réseaux et les connivences au détriment des candidats légitimes qui respectent les règles établies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : la Dictature du népotisme à l’ACFPE,  les Familles de la ministre Annie Michelle Mouanga et Renée Bimbo remplacent les compétences par des incompétents surpayés !

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la Dictature du népotisme à l’ACFPE,  les Familles de la ministre Annie Michelle Mouanga et Renée Bimbo remplacent les compétences par des incompétents surpayés !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga
La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga. Photo gouvernement

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’ACFPE, le mérite cède la place aux liens familiaux dans un système organisé de favoritisme.

 

 

À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), le népotisme a atteint des proportions grave. Sous la direction des familles Mouanga et Bimbo, les postes stratégiques sont méthodiquement attribués aux membres du clan familial, écartant les professionnels expérimentés au profit d’incompétents grassement rémunérés. Annie Michelle Mouanga, ministre du Travail, et sa sœur Renée Michèle Bimbo, propulsée directrice générale, instrumentent un remplacement méthodique des cadres compétents par des proches sans qualification. Cette mainmise familiale transforme l’institution censée lutter contre le chômage en fief privé.

 

Le népotisme s’étend à tous les niveaux hiérarchiques. Annie Michelle Mouanga, nommée en 2021 et reconduite en 2024, a installé sa sœur cadette Renée Michèle Bimbo au poste de directrice générale par intérim sans respecter les procédures administratives réglementaires. Bimbo, sans expérience significative et décrite par les agents comme une “toute puissante” qui règle ses comptes personnels, a engagé un grand nettoyage des effectifs. Les anciens cadres, forts de 10 à 15 années de service loyal, sont limogés ou relégués à des postes subalternes dans un autre service, laissant la place aux membres de la famille de la ministre ou ceux de la directrice générale.

 

À leur place, elle installe neveux, cousins et proches de la famille Mouanga-Bimbo, recrutés sans tests de compétence ni vérification de diplômes. Les logisticiens et informaticiens compétents sont évacués pour faire place à des parents sans qualification technique. Les logisticiens aguerris sont déplacés au profit du petit frère de Bimbo, rapatrié d’une ONG où il était au chômage et gratifié d’un salaire doublé par rapport à son prédécesseur.

 

Les rémunérations accordées à ces incompétents constituent le scandale le plus patent. Alors que les agents historiques de l’agence perçoivent par exemple 200 000 francs CFA mensuels et doivent supplier pour obtenir une prise en charge de leurs frais médicaux sous prétexte de “tension de trésorerie”, les “élus” familiaux, par exemple,  empochent 400 000 francs CFA ou davantage, sans aucune justification professionnelle.

 

L’exemple le plus édifiant concerne le neveu de Mouanga, placé comme stagiaire au service logistique avec un salaire qui double celui de son prédécesseur “On remplace les compétences par des incompétents surpayés”, s’indigne un cadre sous couvert d’anonymat, terrorisé par les représailles. Cette dictature clanique écarte automatiquement les vrais talents, légalisant l’incompétence via un appel à candidatures confectionné sur mesure.

 

Ce système vorace s’étend aux détournements de biens publics. Mouanga et Bimbo pillent les ressources de l’ACFPE pour enrichir leur clan. Deux véhicules pick-up acquis à 25 millions de francs CFA chacun, initialement destinés aux agences provinciales, ont été réquisitionnés pour les “besoins” personnels de la ministre. Cette appropriation indigne les employés qui voient les moyens de leur institution détournés vers des fins privées.

 

Les familles remplacent les protocoles par leurs caprices personnels. Des consultants “Diaspora” sont parachutés sans expertise vérifiable, à l’image de la sœur Ledo pour ses formations factices. L’ACFPE, financée par des contributions privées pour former la jeunesse centrafricaine, agonise sous cette dictature népotique où le mérite est systématiquement bafoué au profit d’un cercle fermé d’incompétents grassement payés.

 

Les conséquences de cette gestion clanique sont désastreuses pour l’institution. L’ACFPE, qui était autrefois une référence en matière de formation professionnelle et d’insertion des jeunes, voit sa crédibilité s’effriter. Les vrais bénéficiaires, ces jeunes chômeurs centrafricains en quête de formation et d’opportunités, sont les premières victimes de ce système corrompu. Les fonds qui devraient servir à leur épanouissement professionnel sont détournés vers l’enrichissement d’un clan familial sans scrupules.

 

Les agents compétents, témoins impuissants de cette dérive, vivent dans la peur permanente. Toute contestation ou simple observation critique expose à des sanctions immédiates. L’atmosphère de travail s’est dégradée au point que l’expertise technique et l’expérience professionnelle sont devenues des handicaps dans une institution où seuls comptent les liens familiaux.

 

Cette situation ne peut perdurer sans conséquences graves pour l’ensemble du secteur de la formation professionnelle en République centrafricaine. L’ACFPE, par son rôle central dans l’insertion des jeunes, devrait être un modèle de bonne gouvernance et d’efficacité. Au lieu de cela, elle illustre les dérives les plus pernicieuses du népotisme institutionnel.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur des entreprises parapubliques Roméo Gribingui ne peuvent ignorer cette situation plus longtemps. Une intervention urgente s’impose pour briser cette dictature du népotisme à l’ACFPE. Il faut auditer toutes les nominations récentes, annuler les salaires injustifiés et remettre les compétences au centre du recrutement.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

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SAM-OUANDJA : Les russes noirs, que la population appelle les voyous centrafricains du groupe Wagner,  enlèvent des orpailleurs en pleine zone minière

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SAM-OUANDJA : Les russes noirs, que la population appelle les voyous du groupe Wagner,  enlèvent des orpailleurs en pleine zone minière

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>SAM-OUANDJA : Les russes noirs, que la population appelle les voyous du groupe Wagner, enlèvent des orpailleurs en pleine zone minière
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’insécurité persistante dans le nord-est du pays touche désormais tous les axes empruntés par les habitants. Sur la route Sam-Ouandja–Ouandja-Kotto, par exemple, un groupe d’orpailleurs a été stoppé la semaine dernière par des “russes noirs”, qui les ont méthodiquement dépouillé de leurs biens.

 

 

L’incident survenu la semaine dernière sur l’axe Sam-Ouandja-Ouandja-Kotto confirme cette dérive. Des jeunes orpailleurs rentrant du chantier de Barclindi, situé à plus de 200 kilomètres de Sam-Ouandja en direction d’Ouandja-Kotto, ont été interceptés par des russes noirs, souvent appelés Wagner noirs, ces supplétifs centrafricains du grouppe Wagner recrutés par les Mercenaires russes pour appuyer leurs opérations.

 

Le braquage s’est produit entre le village de Yangou-Kpendéré, situé à 85 kilomètres de Sam-Ouandja, et le chantier minier. Les assaillants ont dépouillé les victimes de leurs économies avant de vider méthodiquement le carburant de chaque moto. Après neuf heures de détention dans la brousse, les orpailleurs ont été relâchés mais contraints de pousser leurs engins sur environ 50 kilomètres à pied jusqu’à Yangou-Kpendéré, où ils ont pu trouver du carburant pour poursuivre leur route vers Sam-Ouandja.

 

Ces “Russes noirs” ou “Wagner noirs”, comme les surnomme les centrafricains, ont été récemment déployés à Sam-Ouandja où ils occupent l’école Zaïre, un lieu du cantonnement initialement occupé par des rebelles de l’UPC dans le cadre du processus de désarmement. Plus de mille élèves sont ainsi privés de scolarité depuis la rentrée, les parents d’élèves réclamant en vain la libération de l’établissement. Par contre, les mercenaires russes ont ramené d’autres combattants en plus des autres initialement Cantonnés.

 

Le mélange de rebelles en cours de DDR et de supplétifs russes dans ce même site crée une situation explosive. Il y a quelques semaines, l’assassinat d’un commerçant important de Ouanda-Djallé avait déjà été attribué aux occupants de ce campement. Les incidents se multiplient, confirmant le paradoxe d’une force censée traquer les éléments armés irréguliers qui devient elle-même source d’insécurité pour les populations civiles.

 

L’axe Sam-Ouandja-Ouandja-Kotto, qui dessert plusieurs chantiers miniers, attire des travailleurs venus de Bria et d’autres localités. Ces orpailleurs constituent désormais des cibles privilégiées pour différents acteurs armés opérant dans la zone, dans un contexte d’impunité quasi-totale.

 

Par Moïse Banafio….

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Centrafrique : La justice annule une seconde fois de plus l’assemblée générale fantoche de l’Union des Musiciens Centrafricains

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Centrafrique : La justice annule une fois de plus l’assemblée générale fantoche de l’Union des Musiciens Centrafricains

 

Centrafrique : La justice annule une fois de plus l’assemblée générale fantoche de l’Union des Musiciens Centrafricains
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois ans après le début de cette crise institutionnelle qui plombe l’Union des Musiciens Centrafricains, la justice vient une nouvelle fois de trancher en faveur de la légalité et de la démocratie. Dans une ordonnance de référé rendue le 24 novembre 2025, le Tribunal de Grande Instance de Bangui a suspendu les activités du bureau illégalement constitué par Guéré-Mbenzi Saint Juste et ses complices le 31 octobre dernier. Cette décision confirme ce que nous écrivons depuis des mois : l’assemblée générale organisée au Centre Culturel Catherine Samba-Panza n’était qu’une comédie montée de toutes pièces par le Ministère de la Culture pour contourner la volonté démocratiquement exprimée des musiciens centrafricains le 30 août 2025.

 

 

L’histoire de cette crise commence en 2022, lorsque Louhango Perrin, connu sous le nom de Chengo Baba, est élu président de l’Union des Musiciens Centrafricains lors d’une assemblée générale qui avait donné beaucoup d’espoir aux artistes du pays. Cette élection devait tourner la page d’une longue période d’instabilité et permettre aux musiciens de reprendre en main leur destin collectif. Les attentes étaient énormes, les projets ambitieux, et la mobilisation réelle.

 

Pourtant, deux mois seulement après son installation, Chengo Baba démissionne de ses fonctions. Les raisons invoquées sont d’ordre professionnel : ses obligations personnelles, explique-t-il, ne lui permettent plus d’assurer correctement la charge de président de l’UMC, étant un soldat FACA. Une décision compréhensible sur le plan humain, mais qui ouvre une période de turbulences dont l’association peine encore à sortir aujourd’hui.

 

Le règlement intérieur et les statuts de l’UMC prévoient ce type de situation. En cas de vacance du poste de président, c’est le vice-président qui assure automatiquement l’intérim. À l’époque, ce poste est occupé par Dany Ngarasso, qui hérite donc de cette responsabilité transitoire. Les textes statutaires sont précis sur ce point : cet intérim ne peut excéder 45 jours calendaires, période au terme de laquelle une nouvelle assemblée générale élective doit impérativement être convoquée pour désigner un nouveau bureau. Cette disposition existe dans la plupart des associations pour éviter les dérives autoritaires et garantir le renouvellement démocratique des instances dirigeantes. Quarante-cinq jours, c’est largement suffisant pour organiser une consultation, mobiliser les membres et assurer la continuité institutionnelle.

 

Mais Dany Ngarasso a d’autres plans. Au lieu d’organiser les Élections prévues par les statuts, il s’installe confortablement dans le fauteuil présidentiel et transforme son intérim temporaire en présidence permanente. Les 45 jours passent. Puis les semaines deviennent des mois. Les mois deviennent des années. Trois ans et demi plus tard, Ngarasso occupe toujours le poste, en violation flagrante des textes de l’association.

 

Cette confiscation du pouvoir ne constitue pas un simple dépassement de délai, mais bien une prise en otage délibérée et organisée d’une institution collective. Elle montre aussi la passivité complice des autorités administratives qui laissent perdurer une situation manifestement irrégulière. Face à cette confiscation de leur organisation représentative, les artistes centrafricains ne restent pas passifs. Ils multiplient les démarches pour dénoncer cette situation et réclamer l’organisation d’Élections libres, inclusives et transparentes.

 

Leurs revendications sont légitimes et mesurées. Ils ne demandent rien d’extraordinaire : simplement le respect des statuts de leur association et l’application des règles démocratiques les plus élémentaires. Ils rappellent que l’UMC ne constitue pas la propriété privée de Ngarasso ou de ses soutiens politiques, mais appartient à l’ensemble des musiciens du pays. Sans direction légitime, l’UMC peine à défendre efficacement les intérêts de ses membres. Elle ne peut pas non plus développer les partenariats et les projets dont la profession a besoin pour se structurer et se développer.

 

C’est dans ce contexte que se déroule, le samedi 30 août 2025, l’assemblée générale élective qui devait mettre fin à cette crise. Cette consultation, longtemps attendue par les artistes du pays, se tient dans un climat de réconciliation et d’espoir. L’élection d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC constitue un tournant pour la musique centrafricaine. Accompagné d’une équipe qualifiée comprenant Kaïda TG comme vice-président, Chantal Bobo au secrétariat général, Armel Eka comme délégué aux affaires, Freddy Kopaya aux affaires sociales et Dany Mandaba-Bara Marwane à la communication, ce nouveau bureau incarne la volonté des artistes de reprendre leur destin en main.

 

Le scrutin se déroule dans le respect strict des procédures statutaires de l’association. Les musiciens centrafricains exercent leur droit souverain de choisir leurs dirigeants dans un cadre démocratique et transparent. Aucune irrégularité n’est constatée. Le processus électoral est irréprochable. Au-delà de la normalisation institutionnelle, la tenue de cette assemblée représente une victoire de la démocratie associative sur les tentatives de confiscation institutionnelle. Malgré les pressions et les manœuvres administratives qui avaient tenté d’empêcher ce scrutin, les musiciens centrafricains font preuve d’une détermination exemplaire pour préserver l’autonomie de leur organisation.

 

Mais c’est sans compter sur l’ego surdimensionné de Dany Ngarasso et son refus catégorique d’accepter le choix démocratique de ses pairs. Plutôt que de reconnaître sa défaite et de faciliter une passation de pouvoir sereine, l’ancien président par intérim décide de transformer son échec personnel en une nouvelle crise institutionnelle. Incapable d’accepter que les musiciens centrafricains aient choisi un autre leader, Ngarasso refuse obstinément de transmettre les documents officiels et archives de l’UMC au nouveau bureau élu. Cette rétention de documents, qui pourrait constituer un abus de confiance ou un détournement, empêche le nouveau bureau d’exercer normalement ses fonctions.

 

Cette attitude montre une conception profondément antidémocratique du pouvoir. Pour Ngarasso, l’UMC n’est pas une association appartenant à ses membres, mais son fief personnel qu’il peut gérer à sa guise sans rendre de comptes à personne. Cette mentalité d’appropriation personnelle d’une institution collective est malheureusement trop répandue en Centrafrique, où de nombreux responsables d’organisations confondent fonction et propriété.

 

Mais Ngarasso ne s’arrête pas là. Il bénéficie du soutien actif de son ami Philippe Bokoula, chargé de mission au Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme, qui va manipuler l’administration pour tenter d’invalider l’élection du 30 août. Trois jours seulement après l’élection d’Armand Touaboy, le Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme publie un communiqué de presse daté du 2 septembre 2025. Par ce document, l’administration culturelle exprime son “regret” concernant la tenue de l’assemblée générale élective et rejette purement et simplement sa légitimité ainsi que celle du nouveau bureau élu.

 

Ce communiqué confirme les analyses que nous avons développées dans nos précédentes publications : nous assistons à une manipulation instrumentée par Philippe Bokoula au profit de son ami Dany Ngarasso. L’ingérence du ministère soulève une question fondamentale : de quel droit un ministère partenaire s’arroge-t-il le pouvoir de valider ou d’invalider les Élections d’une association indépendante ? Le droit associatif centrafricain, comme dans tous les pays démocratiques, garantit l’autonomie des associations dans la gestion de leurs affaires internes. Un ministère peut être partenaire d’une association, peut la soutenir financièrement ou techniquement, mais il ne peut en aucun cas se substituer à ses organes statutaires pour décider de sa gouvernance.

 

Cette distinction n’est pas une subtilité juridique, mais un principe fondamental de la vie démocratique. Si l’administration peut invalider les Élections associatives qui ne lui conviennent pas, alors il n’existe plus d’autonomie associative. Toutes les organisations de la société civile deviennent de simples courroies de transmission du pouvoir administratif. C’est exactement ce qui se passe avec l’UMC : le ministère veut imposer un bureau à sa convenance plutôt que de respecter le choix démocratique des membres.

 

Dans les semaines qui suivent, le ministère franchit un nouveau cap dans son ingérence. Par une note circulaire, l’administration culturelle annonce l’organisation d’une nouvelle assemblée générale élective pour pourvoir “tous les postes prévus par les textes réglementaires de l’UMC”. Cette initiative constitue une provocation manifeste à l’égard du bureau exécutif légitimement élu le 30 août. Le communiqué ministériel invoque un prétendu “désaccord entre les responsables de l’Union des Musiciens Centrafricains” pour justifier cette intervention. Cette formulation est aussi vague qu’elle est trompeuse. Quel désaccord ? Entre quels responsables ? Le ministère se garde bien de préciser, préférant maintenir le flou pour légitimer une démarche qui n’a aucun fondement juridique.

 

La réalité est beaucoup plus simple : il n’y a pas de “désaccord entre responsables”, mais un refus catégorique de Dany Ngarasso d’accepter le verdict des urnes. Transformant sa défaite personnelle en prétexte administratif, l’ancien président par intérim bénéficie une fois de plus du soutien actif de son ami Philippe Bokoula pour tenter d’invalider une élection parfaitement régulière.

 

C’est dans ce contexte que se déroule, le 31 octobre 2025, l’assemblée générale fantôche organisée au Centre Culturel Catherine Samba-Panza. Malgré l’existence d’un bureau légitimement élu moins de deux mois auparavant, malgré l’absence de toute base statutaire pour organiser une nouvelle élection, le groupe de Dany Ngarasso et Philippe Bokoula décide de passer en force. Ils louent une salle au Centre Culturel Catherine Samba-Panza – du nom de l’ancienne présidente de la transition de 2014 à 2016 – et organisent leur propre assemblée générale.

 

Cette comédie se déroule dans des conditions qui défient toute crédibilité. La participation est dérisoire. Les vrais musiciens centrafricains, ceux qui constituent la base de l’UMC, brillent par leur absence. Seuls quelques fidèles de Ngarasso sont présents pour donner une apparence de légitimité à cette parodie démocratique. Peu importe pour les organisateurs : ils procèdent au vote et élisent un nouveau président fantôche de l’association des musiciens centrafricains. Le bureau élu ce jour-là au Centre Culturel Catherine Samba-Panza est représenté par Guéré-Mbenzi Saint Juste, qui devient ainsi le président d’une organisation qui n’existe que sur le papier.

 

Le ministère de la Culture, loin de dénoncer cette parodie, lui apporte son soutien officiel. C’est exactement ce que voulaient Bokoula et Ngarasso : créer un bureau concurrent qui bénéficierait de la reconnaissance administrative pour affaiblir le bureau légitime d’Armand Touaboy. Mais ils ont oublié un petit détail : la justice existe encore en Centrafrique.

 

Face à cette violation de leurs droits, les vrais musiciens centrafricains, ceux qui ont élu Armand Touaboy le 30 août 2025, décident de saisir la justice. Ils déposent une requête en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui pour demander la suspension immédiate des activités du bureau illégalement constitué par Guéré-Mbenzi Saint Juste. La procédure de référé permet de trancher rapidement en cas d’urgence, lorsqu’une situation nécessite une intervention judiciaire sans attendre une procédure au fond qui peut prendre des mois ou des années.

 

L’audience se tient le 17 novembre 2025. L’Union des Musiciens Centrafricains, représentée par Armand Touaboy et son conseil maître Pierre Morel Sangone Feindiro, avocat au Barreau de Centrafrique, présente ses arguments devant le tribunal. De l’autre côté, le bureau illégalement constitué est représenté par Saint Juste Guéré-Mbenzi. Le tribunal, présidé par Gervais Mokogba avec Louis-Herbert Essinguira comme greffier, écoute attentivement les deux parties.

 

Les arguments juridiques sont clairs et sans appel. L’assemblée générale du 31 octobre 2025 n’avait aucune base statutaire. Un bureau venait d’être légitimement élu le 30 août 2025 selon les procédures prévues par les statuts de l’association. Organiser une nouvelle élection deux mois plus tard, sans aucun motif valable, sans respecter les procédures de convocation prévues par les textes, constitue une violation manifeste des règles démocratiques et statutaires de l’UMC.

 

Le tribunal prend le temps d’examiner le dossier. Une semaine plus tard, le 24 novembre 2025, l’ordonnance tombe. Le verdict est sans équivoque : “Statuant en audience de Cabinet, réputé contradictoire à l’égard de sieur Guéré-Mbenzi Saint Juste, en matière de référé et en premier ressort : Mais déjà ; Vu l’urgence ; Ordonnons la suspension immédiate des activités du bureau de l’Union des Musiciens centrafricains présidé par sieur Guéré-Mbenzi Saint Juste issu de l’assemblée générale du 31 octobre 2025 ; Déboutons le requérant du surplus de sa demande ; Mettons les dépens à la charge de sieur Guéré-Mbenzi Saint Juste.”

 

Cette décision de justice constitue une victoire éclatante pour le bureau exécutif légitime dirigé par Armand Touaboy et un désaveu cinglant des manœuvres administratives orchestrées par le tandem Philippe Bokoula – Dany Ngarasso. Le tribunal se déclare compétent, la requête est recevable, et l’exécution de l’assemblée générale fantôche est suspendue. Les dépens sont mis à la charge de Guéré-Mbenzi Saint Juste. Le jugement sera notifié à l’Union des Musiciens Centrafricains représentée par Armand Touaboy et au bureau illégalement constitué.

 

Mais au lieu d’accepter cette décision de justice et de mettre fin à leurs manœuvres, Dany Ngarasso et son groupe ont décidé de persister dans l’illégalité. Selon les informations parvenues à notre rédaction, Ngarasso a envoyé un message hier, lundi, pour annoncer qu’ils vont faire appel de cette décision du tribunal. Ils refusent de respecter la décision judiciaire et comptent saisir la juridiction supérieure pour tenter d’obtenir l’annulation de l’ordonnance de référé.

 

Cette attitude démontre un mépris total pour la justice et pour l’État de droit. Une décision judiciaire a été rendue, claire et sans ambiguïté, ordonnant la suspension immédiate des activités du bureau fantôche. La réaction normale serait de s’y conformer en attendant l’issue d’un éventuel appel. Mais non : Ngarasso et ses complices annoncent publiquement qu’ils vont continuer leurs activités malgré l’interdiction judiciaire. C’est être dans la crapule, c’est n’avoir aucun respect pour les institutions de la République.

 

Plus grave encore, cette posture d’opposition systématique aux décisions de justice bénéficie du soutien actif du Ministère de la Culture. Interrogée à la radio sur cette affaire, la directrice de la Culture, Albertine Ouaboua, a tenu des propos qui laissent pantois. Elle a comparé la situation à celle d’un parent qui doit “chicotter” un enfant désobéissant, en expliquant que quand vous avez deux enfants et que l’un fait des “crapules” sans écouter, il faut le frapper pour le corriger.

 

Cette comparaison est aussi inappropriée qu’elle est révélatrice. D’abord, le journaliste a eu raison de lui rappeler que ce n’est pas au ministère de “chicotter” qui que ce soit, mais à la justice de trancher les litiges. Le rôle d’une administration n’est pas de jouer au parent autoritaire qui distribue des corrections, mais de respecter et de faire respecter la loi. Ensuite, cette métaphore infantilisante montre comment le ministère perçoit les associations : comme des enfants immatures qu’il faut discipliner plutôt que comme des organisations autonomes ayant leurs propres organes de gouvernance.

 

Mais surtout, cette déclaration révèle l’état d’esprit qui règne au sein de l’administration culturelle.

 

Cette affaire dépasse largement le cadre d’une simple querelle associative entre musiciens. Elle pose des questions fondamentales sur l’État de droit en Centrafrique. Quand une administration publique refuse de respecter les décisions de justice qui ne lui conviennent pas, quand des responsables gouvernementaux encouragent ouvertement la désobéissance aux ordonnances judiciaires, quand le ministère de tutelle soutient un groupe qui viole délibérément les statuts d’une association, c’est tout le système institutionnel qui est menacé.

 

Par la rédaction du CNC….

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Qui contrôlera le ministère de l’Élevage : la communauté peule se déchire à Bangui

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Qui contrôlera le ministère de l’Élevage : la communauté peule se déchire à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Le-Tchadien-Hassan-Bouba-devenu-ministre-centrafricain-de-lElevage-un-des-proteges-des-mercenaires-russes-de-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Qui contrôlera le ministère de l'Élevage : la communauté peule se déchire à Bangui
Le tchadien Hassan Bouba, ministre en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Selon Média plus du 17 juillet 2025, trois leaders peuls s’affrontent pour un portefeuille ministériel aux revenus colossaux, fragilisant l’unité communautaire.

 

La guerre des successions bat son plein au sein de la communauté peule  de la rébellion centrafricaine. Ali Darassa, chef du mouvement  UPC, et Sembe Bobo, dirigeant des 3R, mènent une offensive coordonnée contre Hassan Bouba, ministre de l’Élevage en exercice.

L’enjeu dépasse les considérations personnelles : ce ministère contrôle les revenus de la taxation de la transhumance et supervise la gestion des abattoirs, deux secteurs générateurs de flux financiers substantiels.

 

 

Hassan Bouba résiste. Fort du soutien des mercenaires russes du groupe Wagner, il maintient sa position face aux pressions de ses rivaux. Cette résistance attise les frustrations de Darassa et Bobo, qui estiment détenir une légitimité supérieure pour diriger ce secteur névralgique de l’économie centrafricaine, selon Médias plus.

 

La nationalité tchadienne d’Ali Darassa complique l’équation. Naturalisé centrafricain par décret présidentiel sous Michel Djotodia, ce leader peul sahélien fait face à des contestations internes. Ses détracteurs questionnent sa légitimité à briguer des responsabilités politiques nationales, alimentant les divisions au sein d’une communauté déjà fragilisée par les stigmatisations.

 

Ces rivalités transcendent les ambitions individuelles. Elles témoignent des difficultés d’intégration politique d’une communauté longtemps marginalisée, régulièrement soupçonnée de connivence avec les groupes armés. La bataille pour le ministère de l’Élevage cristallise ces tensions, transformant une querelle de leadership en test de cohésion communautaire.

 

L’impact sur Bangui se ressent déjà. La méfiance s’installe entre les différentes factions, chacune mobilisant ses réseaux pour faire pencher la balance. Cette fragmentation interne affaiblit la capacité de négociation collective de la communauté peule dans un contexte post-accord où chaque groupe cherche à optimiser ses gains politiques et économiques….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Comment gérer ses échanges avec les clients de manière professionnelle

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La qualité de la communication avec les clients détermine souvent la réussite d’une entreprise. Que vous soyez entrepreneur, commercial ou manager, maîtriser l’art de l’échange professionnel représente un atout considérable. Cette compétence s’acquiert par la pratique et le respect de quelques principes fondamentaux.

 

L’écoute active comme fondement

Trop d’entreprises commettent l’erreur de parler sans écouter. L’écoute active consiste à accorder toute son attention au client, à reformuler ses demandes pour  vérifier la compréhension et à poser des questions pertinentes. Cette approche, recommandée par les experts en communication interpersonnelle, permet d’identifier les besoins réels au-delà des demandes apparentes. Un client qui se sent écouté développe naturellement une confiance envers l’entreprise.

 

La prise de notes pendant les échanges témoigne de votre sérieux. Elle garantit qu’aucune information ne sera oubliée et facilite le suivi des dossiers. Cette pratique simple améliore la gestion de la relation client de façon significative.

 

La réactivité sans précipitation

Les clients apprécient les réponses rapides, mais la vitesse ne doit jamais compromettre la qualité. Disposer d’un mail professionnel dédié aux échanges clients facilite grandement cette organisation et renforce votre crédibilité. Accusez réception d’un message dans les deux heures, même si vous ne pouvez pas fournir une réponse complète immédiatement. Cette approche rassure le client sur le traitement de sa demande.

 

Avant de répondre à une question complexe, prenez le temps de vérifier les informations. Une réponse erronée donnée rapidement cause plus de tort qu’une réponse exacte donnée après vérification. La transparence sur les délais nécessaires renforce la crédibilité.

 

Adapter son langage au contexte

Chaque client possède son propre niveau de connaissance technique. Utiliser un jargon incompréhensible pour un néophyte crée de la frustration. À l’inverse, simplifier excessivement vos explications face à un expert peut paraître condescendant. L’observation des premiers échanges permet d’ajuster votre vocabulaire.

 

Le ton écrit mérite une attention particulière. Les emails et messages manquent des indices non-verbaux de la conversation orale. Relisez vos messages pour vérifier qu’ils ne peuvent pas être mal interprétés. Une phrase qui vous semble neutre peut paraître sèche ou agressive à la lecture.

 

Gérer les situations difficiles

Les réclamations font partie intégrante de toute activité commerciale. Face à un client mécontent, la première règle consiste à ne jamais prendre les reproches personnellement. Laissez le client exprimer son mécontentement sans l’interrompre. Cette phase d’évacuation émotionnelle reste nécessaire avant toute résolution.

 

Présentez des excuses sincères pour le désagrément, même si l’erreur ne vient pas directement de vous. Proposez ensuite une solution concrète avec un échéancier précis. Un client dont le problème est résolu efficacement devient souvent plus fidèle qu’un client n’ayant jamais rencontré de difficulté.

 

Le suivi dans la durée

La relation client ne s’arrête pas après la vente ou la résolution d’un problème. Un message de suivi quelques jours après une livraison ou une intervention montre votre engagement. Ces attentions construisent une relation durable.

 

Conservez un historique détaillé des échanges pour chaque client. Cette mémoire collective évite les répétitions frustrantes et personnalise les interactions futures. Les outils de CRM facilitent cette organisation, mais un simple tableur peut suffire pour débuter.

 

La maîtrise des échanges professionnels avec les clients s’améliore constamment par l’expérience. Chaque interaction apporte son lot d’enseignements sur les attentes et les comportements humains. Les entreprises qui investissent dans cette compétence récoltent les bénéfices d’une réputation solide et d’une clientèle fidèle.

 

 

Nana-Mambéré : un soldat FACA abattu par un sergent après une violente altercation

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Nana-Mambéré : un Soldat FACA abattu par un sergent après une violente altercation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nana-Mambéré : un soldat FACA abattu par un sergent après une violente altercation
Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les problèmes de discipline dans l’armée centrafricaine ne datent pas d’hier. Depuis près de 10 ans, les militaires déployés dans les préfectures, y compris ceux qui sont dans la capitale agissent souvent sans contrôle, loin de toute supervision réelle. Les gradés peinent à imposer leur autorité, les soldats font ce qu’ils veulent, et personne ne sanctionne vraiment les dérapages. Dans les zones minières, la situation est encore pire. Les détachements militaires censés assurer la sécurité deviennent parfois eux-mêmes sources de problèmes pour les populations.

 

C’est dans ce contexte que la Nana-Mambéré vient de connaître un nouveau drame. Ce lundi 24 novembre 2025, un soldat de deuxième classe des Forces armées centrafricaines a été tué. Pas par des rebelles, pas dans un accrochage avec des groupes armés, mais par l’un de ses propres collègues. Un sergent de l’armée nationale a abattu ce militaire près du site minier chinois d’Abba, après une dispute qui a mal tourné.

 

Les deux hommes faisaient partie du même détachement. Ils étaient affectés à la sécurisation du site minier chinois dans la zone.

 

En effet, tout a commencé avec une histoire de femme. Le soldat tué entretenait une relation avec une dame native de la localité de Abba. Mais le week-end dernier, le couple a un sérieux problème, au point que les deux se sont bagarrés. Le soldat a frappée violemment la femme durant le week-end. La femme avait fui après ces coups. Personne ne connaît vraiment les raisons de cette violence domestique.

 

Ce lundi matin, le soldat est allé au marché avec plusieurs de ses collègues. Il a aperçu la femme. Immédiatement, il l’a arrêtée et s’est saisi d’un gros bâton pour la frapper. Devant tout le monde, il a commencé à menacer de la tuer. Les témoins racontent qu’il répétait sans cesse qu’il voulait tuer cette femme. Son acharnement a surpris tout le monde, y compris ses camarades militaires qui ne comprenaient pas cette fureur.

 

Un sergent présent au marché a tenté de calmer les choses. Il s’est approché du soldat et lui a demandé d’arrêter. “Ce n’est pas digne de toi, ce n’est pas digne d’un militaire”, lui a-t-il dit. Mais le soldat a refusé d’écouter. Il a continué à dire qu’il voulait tuer la femme. La discussion entre les deux militaires a commencé à s’échauffer.

 

Quand le soldat a voulu frapper la dame avec le bâton, le sergent a bloqué le coup. C’est là que tout a dégénéré. Le soldat s’est retourné contre le sergent. Dans sa colère, il a sorti son arme de service et a tiré sur son supérieur hiérarchique, le blessant à la jambe. Le sergent, touché mais toujours debout, a riposté immédiatement. Il a sorti sa propre arme et a tiré à son tour. La balle a atteint le soldat de deuxième classe qui s’est effondré. Il est mort sur place.

 

Le corps du militaire tué a été évacué. Il est actuellement en route vers Bouar avant d’être transféré à Bangui. Cette version des événements vient des collègues militaires qui ont assisté à la scène, mais l’enquête devra établir exactement comment les choses se sont passées.

 

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est qu’un simple soldat ait pu tirer sur un sergent en plein jour, au marché, devant des témoins. Dans une armée où la discipline fonctionne, c’est impensable. Un soldat de deuxième classe qui tire sur un sous-officier, c’est la preuve que la hiérarchie ne veut plus rien dire. Les gradés ne sont plus respectés, leurs ordres ne sont plus suivis, et chacun fait ce qu’il veut avec son arme.

 

La situation dans l’armée nationale est devenue chaotique. Les militaires se battent entre eux, tirent les uns sur les autres, et personne ne semble capable de remettre de l’ordre. Les responsabilités remontent très haut. Le chef d’état-major général des armées devrait assurer la discipline dans les troupes. Le président Touadéra, en tant que commandant en chef, devrait s’assurer que son armée fonctionne correctement. Mais pendant qu’ils sont occupés ailleurs, notamment par le maintien de leur régime, l’institution militaire se décompose.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zimia….

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ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs

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ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs
La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le directeur financier et le logisticien (frère de la DG) s’affrontent pour contrôler les commissions sur les achats publics de l’ACFPE.

 

 

Alors qu’ils menacent de mort les lanceurs d’alerte qui dénoncent leurs détournements, les responsables de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) se déchirent entre eux pour le contrôle des commissions illégales sur les achats publics de l’ACFPE. Corbeau News Centrafrique démontre aujourd’hui la guerre intestine qui oppose le directeur financier et le logisticien de l’ACFPE, Paul, qui n’est autre que le frère de la directrice générale par intérim Renée Bimbo. Une bataille pathétique pour les “10%” qui expose au grand jour la véritable nature de cette institution devenue un repaire de corruption.

 

Paul, le frère de la DG qui contrôle tout….

Nouvelle révélation de notre investigation : le logisticien de l’ACFPE, qui porte le nom de Paul, est le frère de la directrice générale par intérim Renée Bimbo. Un népotisme familial qui ne surprendra personne, tant cette pratique est courante dans les institutions centrafricaines sous gestion Bimbo-Mouanga.

 

Rappelons que Renée Bimbo elle-même est la sœur cadette de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga. Nous avons donc une ministre qui place sa sœur à la tête de l’ACFPE, laquelle place ensuite son propre frère au poste stratégique de logisticien. Un véritable clan familial qui se partage les postes et les ressources de l’institution.

 

Mais le népotisme ne s’arrête pas aux nominations. Paul, profitant de sa position de frère de la directrice générale, s’est arrogé des pouvoirs qui dépassent largement ses attributions. Selon nos informations, il intervient désormais dans des domaines qui ne relèvent pas de sa compétence. Par exemple, les ordres de mission qui devraient être émis par le service des Ressources Humaines sont maintenant décidés par Paul.

 

Cette concentration de pouvoir entre les mains du frère de la DG crée un système où les règles administratives normales sont contournées. Paul décide qui part en mission, qui reçoit des primes, qui obtient des avantages. Une gestion personnelle et familiale de l’institution publique.

 

Les 10% : Le nerf de la guerre….

Pour comprendre la bataille qui fait rage à l’ACFPE, il faut expliquer le système des “10%”. Dans le jargon de la corruption administrative centrafricaine, les “10%” désignent la commission illégale que les responsables prélèvent sur les achats publics.

 

Le mécanisme est simple : quand l’ACFPE doit acheter du matériel, des fournitures ou des services, le responsable chargé de l’achat gonfle artificiellement le prix ou négocie un prix de faveur avec le fournisseur. En échange, le fournisseur reverse 10% du montant de la facture au responsable. C’est un système de corruption mis en place partout en Centrafrique qui permet d’enrichissement personnel sur le dos des deniers publics.

 

À l’ACFPE, les sommes en jeu ne sont pas négligeables. Comme nous l’avons révélé, l’institution gère des fonds colossaux : projets financés par des partenaires internationaux comme la Banque mondiale (comme ICOMPETE), budgets de l’État, financements des organisations installées dans le pays. Les achats se chiffrent en dizaines, voire en centaines de millions de francs CFA. Les 10% prélevés sur ces montants représentent donc une véritable fortune.

 

D’où la bataille féroce pour contrôler ces commissions. Celui qui contrôle les achats contrôle les 10%. Celui qui contrôle les 10% s’enrichit rapidement. Et à l’ACFPE, plusieurs responsables veulent leur part du gâteau.

 

La guerre entre le directeur financier et le logisticien….

Au cœur de cette bataille se trouvent deux protagonistes : le directeur financier (DCF) et Paul, le logisticien frère de la DG.

 

Normalement, dans une institution bien gérée, les rôles sont clairs. Le service logistique est chargé de gérer les achats : identifier les besoins, consulter les fournisseurs, négocier les prix, passer les commandes. Le directeur financier, lui, valide les dépenses et assure le paiement des factures après vérification.

 

Mais à l’ACFPE, rien ne se passe normalement. Le directeur financier et le logisticien se livrent une guerre sans merci pour contrôler les achats et, par conséquent, les précieux 10%.

 

La stratégie de Paul, le logisticien….

En tant que frère de la directrice générale, Paul pense que le contrôle des achats lui revient de droit. Il estime que sa position familiale lui confère une légitimité pour gérer les commandes et toucher les commissions.

 

Paul voudrait que tous les achats passent par son service logistique. Cela lui permettrait de négocier avec les fournisseurs, d’obtenir ses 10%, et d’asseoir son pouvoir au sein de l’institution.

 

La contre-offensive du directeur financier….

Mais le directeur financier n’entend pas se laisser écarter du festin. Lui aussi veut sa part des 10%. Alors, il a développé une stratégie pour court-circuiter Paul et le service logistique.

 

Au lieu de laisser le service logistique gérer les achats, le directeur financier bloque les procédures à son niveau. Lorsqu’une commande doit être passée, au lieu de transmettre le dossier au logisticien, il prend les choses en main personnellement.

 

Et voici le comble : le directeur financier se rend lui-même au marché KM5 (PK5), le grand marché Mamadou Mbaïki situé dans le 3ème arrondissement de Bangui, pour effectuer directement les achats. Il négocie avec les commerçants, achète le matériel ou les fournitures nécessaires, et ramène le tout à l’ACFPE.

 

En faisant ainsi, le directeur financier récupère directement les 10% pour lui-même. Il négocie un prix gonflé avec le commerçant, paie avec les fonds de l’ACFPE, et empoche la différence. Pas besoin de partager avec le logisticien ou d’autres intermédiaires.

 

Le marché KM5 : Le théâtre des achats clandestins….

L’image est surréaliste : le directeur financier de l’ACFPE, un cadre supérieur censé gérer les finances d’une institution publique importante, qui se balade au marché KM5 pour acheter lui-même du matériel comme un simple particulier.

 

Le marché KM5, officiellement appelé marché Mamadou Mbaïki mais communément connu sous le nom de PK5, est le plus grand marché de Bangui. On y trouve de tout : matériel informatique, fournitures de bureau, équipements divers. C’est aussi un lieu où les prix sont négociables et où les arrangements informels sont monnaie courante.

 

En se rendant personnellement au KM5, le directeur financier évite toute trace administrative. Pas de procédure d’appel d’offres, pas de demande de devis ou proforma à plusieurs fournisseurs, pas de commission d’achat. Juste lui, un commerçant, et un arrangement qui leur profite à tous les deux au détriment de l’ACFPE.

 

Cette pratique viole toutes les règles de la commande publique. Les achats d’une institution comme l’ACFPE doivent suivre des procédures strictes : justification des besoins, autorisation budgétaire, appel d’offres ou demande de devis, commission d’achat, réception et vérification du matériel, paiement sur facture. Rien de tout cela n’est respecté quand le directeur financier fait ses courses au KM5.

 

La frustration de Paul : “C’est moi qui devrais toucher les 10%”….

De son côté, Paul, le logisticien, est furieux. C’est son service qui est censé gérer les achats. C’est lui qui devrait négocier avec les fournisseurs et toucher les commissions. Mais le directeur financier lui coupe l’herbe sous le pied en faisant les achats lui-même.

 

Paul se retrouve marginalisé dans son propre domaine de compétence. Le service logistique qu’il dirige devient une coquille vide, contournée systématiquement par le directeur financier qui préfère agir seul pour garder 100% des commissions.

 

Cette situation crée une tension permanente entre Paul et le directeur financier. Selon nos sources, les deux hommes se collaborent difficilement.

 

Paul, en tant que frère de la directrice générale, pense avoir la légitimité familiale pour imposer sa volonté. Mais le directeur financier, fort de sa position stratégique dans le circuit financier de l’institution, ne compte pas se laisser faire.

 

Une mésentente profonde qui paralyse l’institution….

Cette guerre pour les 10% crée une mésentente profonde au sein de la direction de l’ACFPE. Le directeur financier et le logisticien, deux postes clés de l’institution, ne travaillent plus ensemble. Ils se sabotent mutuellement, chacun cherchant à préserver son pré carré et ses sources de revenus illégaux.

 

Cette situation a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’ACFPE. Les achats ne se font plus de manière rationnelle et transparente, mais en fonction des intérêts personnels des uns et des autres. Les procédures administratives sont contournées. Les règles de bonne gestion sont bafouées.

 

L’ironie suprême : Ils se battent entre eux tout en menaçant CNC….

Ce qui rend cette situation particulièrement pathétique, c’est l’ironie absolue de la situation. Ces responsables de l’ACFPE qui menacent de tuer les lanceurs d’alerte, qui promettent de retrouver et de limoger ceux qui fournissent des informations à CNC, sont incapables de s’entendre entre eux.

 

Ils se présentent comme des gens puissants, capables de contrôler l’institution, de punir les fautifs, de mener des “enquêtes discrètes”. Mais la réalité, c’est qu’ils passent leur temps à se chamailler pour des commissions de 10% comme des petits commerçants qui se disputent un étal au marché.

 

Ils veulent s’attaquer à des “ennemis extérieurs” alors qu’ils sont déjà en guerre entre eux. Ils promettent de protéger l’ACFPE contre les dénonciateurs alors qu’ils sont les premiers à la détruire de l’intérieur par leur cupidité.

 

C’est pathétique. C’est risible. Et c’est tragique pour les Centrafricains qui comptaient sur l’ACFPE pour former les jeunes et créer des opportunités d’emploi.

 

Par Alain Nzilo…..

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Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé  à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa

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Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé  à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/photo-de-torture-dun-centrafricain-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner.png” data-wpel-link=”internal”>Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa
photo de torture d’un centrafricain par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plus d’un an, le village de Boé subit sans cesse la terreur des mercenaires russes du groupe Wagner. Ce village situé à 70 kilomètres de Bossangoa, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa, préfecture de l’Ouham, a déjà connu plusieurs vagues de violence. Les habitants ont été tabassés, leurs maisons fouillées, leurs vivres pillés, y compris les kits alimentaires distribués par la Croix-Rouge internationale. Chaque passage de Wagner laisse des traces profondes au sein de la population.

 

Cette fois encore, les mercenaires russes ont frappé, mais avec une cible précise. Samedi dernier, ces criminels de Poutine ne sont pas venus terroriser tout le village comme à leur habitude. Ils avaient un objectif bien défini : un homme, un seul. Un pasteur de l’église apostolique qui vivait tranquillement dans le village de Boé. Des personnes malveillantes avaient apparemment donné son nom aux mercenaires russes, l’accusant d’être le cousin direct du chef d’État-major du CMSPR, l’ancien député Florent Kema. Les Wagner l’ont accusé d’être le commissionnaire de monsieur Florent Kema. Ils sont arrivés directement chez lui, l’ont kidnappé sans explication et l’ont emmené à une destination inconnue. Mais après vérification de sa famille. La destination du Pasteur  Godonam Krizou alias tout zéro est finalement connue.

 

Le pasteur Godonam Krizou  a d’abord été conduit à Nana-Bakassa, chef-lieu de la sous-préfecture. Puis les mercenaires russes l’ont transféré à Bossangoa, où commence le calvaire. À Bossangoa, ils l’ont torturé longuement. Leur méthode habituelle : brûler des bouteilles en plastique et laisser couler le plastique fondu sur la peau de leur victime. Cette pratique atroce, Wagner l’a déjà employée plusieurs fois en Centrafrique. Le pasteur Godonam Krizou  a enduré ces séances de torture avant d’être jeté dans un conteneur qui sert de cellule de détention pour les Wagner.

 

Face à cette situation, la famille du pasteur a paniqué. Des proches se sont déplacés à Bossangoa pour alerter les autorités. Ils sont allés voir le gouverneur pour lui expliquer ce qui se passait. Le gouverneur a réagi en homme conscient de la gravité des faits. Il s’est rendu auprès des mercenaires russes pour plaider le sort du pasteur Godonam Krizou, tenter de négocier sa libération ou au moins comprendre les accusations portées contre lui.

 

Mais les mercenaires russes ont totalement chassé le gouverneur. Ils l’ont renvoyé sèchement, lui disant qu’ils n’avaient pas besoin de lui dans cette affaire. Avant de le congédier, ils lui ont simplement lancé : « Attends 48 heures. Rentre chez toi, et dans deux jours, tu reviens nous voir pour nous expliquer votre préoccupation. » Le gouverneur n’a eu d’autre choix que de partir, impuissant face à ces mercenaires qui agissent en maîtres absolus dans le pays.

 

Les membres de la famille qui étaient partis voir le gouverneur sont rentrés à Boé complètement abattus. Actuellement, l’inquiétude domine dans le village. Tout le monde connaît la réputation de Wagner. Avec ces mercenaires, il n’y a pas de pitié. Ils ont déjà tué tant de civils dans le pays. Les habitants de Boé craignent que le pasteur ne soit exécuté. Cette peur les ronge jour et nuit, d’autant qu’ils ne savent toujours pas de quoi exactement le pasteur est accusé ni pourquoi Wagner s’acharne ainsi gratuitement sur lui avec de fausse accusation.

 

Ce nouveau cas à Boé confirme ce que les Centrafricains savent déjà : les mercenaires russes font ce qu’ils veulent dans le pays. Même un gouverneur nommé par Touadéra ne peut rien face à eux. Ils enlèvent qui ils veulent, torturent qui ils veulent, détiennent qui ils veulent. Les dénonciations anonymes suffisent pour qu’un civil soit enlevé de son domicile, torturé pendant des heures et jeté dans un conteneur sans procès, sans avocat, sans aucune forme de justice.

 

Les 48 heures que Wagner a imposées au gouverneur vont bientôt s’écouler. Personne ne sait ce que les mercenaires russes diront au gouverneur quand celui-ci reviendra les voir. Personne ne sait si le pasteur sera libéré, maintenu en détention ou pire encore. Dans le village de Boé, les habitants attendent, angoissés, priant pour que leur pasteur survive à cette épreuve.

 

Par Marcelin Féïmonazoui….

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Ndachima : 11 morts mystérieuses en deux semaines, que s’est-il passé réellement ?

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Ndachima : 11 morts mystérieuses en deux semaines, que s’est-il passé réellement ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndachima : 11 morts mystérieuses en deux semaines, que s’est-il passé réellement ?
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ndachima, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, est devenu l’un des sites miniers les plus importants contrôlés par les mercenaires russes en République centrafricaine. Depuis que Wagner a pris possession de cette zone aurifère, les tensions n’ont cessé de monter avec les populations locales. Les jeunes continuent de venir chercher de l’or dans les résidus laissés par les exploitants russes, malgré les violences répétées et les morts qui se succèdent. Mais Wagner ne veut pas de ces chercheurs d’or artisanaux sur “leur” territoire.

 

 

Ces derniers mois, la situation s’est particulièrement tendue. Après des manifestations d’artisans miniers et d’habitants contre les traitements des mercenaires russes, plusieurs jeunes ont été arrêtés massivement et transférés à Bambari. Une fois libérés, ces mêmes jeunes ont commencé à développer des symptômes étranges.

 

En octobre dernier, onze de ces anciens détenus sont morts en l’espace de deux semaines dans des conditions mystérieuses. Le premier est mort deux jours après sa libération, le deuxième trois jours plus tard, un autre au sixième jour, et ainsi de suite jusqu’au dernier décès deux semaines après le début de cette hécatombe. Tous présentaient les mêmes symptômes : des gonflements rapides du ventre et de la poitrine, suivis de mort en quelques heures.

 

Deux survivants, actuellement hospitalisés à Bangui dans un état critique, ont expliqué à CNC ce qui s’était passé pendant leur détention à Ndachima. Selon leurs témoignages recueillis par l’un de nos journalistes, les mercenaires russes les avaient touchés avec des cotons imbibés d’une substance inconnue.

 

“Ils nous touchaient avec ces cotons mouillés, comme si c’était de l’alcool, mais l’odeur était différente. C’était comme quand on nettoie la peau avant une piqûre”, explique l’un des survivants hospitalisé à Bangui.

 

Cette substance mystérieuse aurait été appliquée sur tous les détenus pendant leur captivité. Les symptômes sont apparus deux à trois semaines après leur libération, suggérant un produit à effet retardé.

 

À l’hôpital de Bambari, le personnel médical a confirmé les décès mais refuse tout commentaire. À Bangui également, c’est le silence total. Aucune enquête officielle n’a été ouverte, aucun communiqué des autorités n’a été publié. Même les médias évitent le sujet.

 

“Quand on parle de Wagner ici, il n’y a pas d’enquête. Tu es mort, c’est tout”, confie une source proche du dossier. Cette loi du silence s’impose à tous, car parler de ces affaires équivaut à un arrêt de mort.

 

Pourtant, cette tragédie s’inscrit dans une série d’incidents violents à Ndachima. En août dernier, Alex Mandazou, un jeune chercheur d’or, avait été tué par un exploitant russe qui l’avait frappé avec la pelle de son tracteur avant d’enterrer son corps. Un mois auparavant, une dizaine de personnes avaient été abattues par balles sur le même site.

 

Malgré ces violences répétées, les jeunes de la région continuent de se rendre à Ndachima pour chercher de l’or. C’est leur seule source de revenus dans cette région délaissée par l’État. Mais aujourd’hui, après ces onze morts mystérieuses, la peur a changé de camp. Les familles craignent que d’autres anciens détenus ne subissent le même sort.

 

Par Bertrand Yékoua….

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Centrafrique : la bêtise humaine se poursuit pour le RGPH 4. À Kouango, le médecin vide l’hôpital pour recruter des agents recenseurs. Incroyable!

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la bêtise humaine se poursuit pour le RGPH 4. À Kouango, le médecin vide l’hôpital pour recruter des agents recenseurs. Incroyable!

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Personnel-medical-en-action-a-lHopital-de-Boda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la bêtise humaine se poursuit pour le RGPH 4. À Kouango, le médecin vide l’hôpital pour recruter des agents recenseurs. Incroyable!
Pour illustration, l’image deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le médecin du centre de santé de Kouango a décidé, du jamais vu dans l’histoire du monde,  de recruter uniquement des agents hospitaliers comme agents recenseurs pour le RGPH4. Infirmiers, agents de santé : tous partent faire le recensement. La question s’impose : qui va soigner les malades ?

 

 

La ville de Kouango se trouve à environ 419 kilomètres de Bangui et à 103 kilomètres de Bambari, chef-lieu de la Ouaka. L’information paraît absurde, mais elle est vraie. Le responsable du centre de santé n’a sélectionné que son personnel médical pour participer aux opérations de recensement. Sans exception.

 

Le centre de santé de Kouango est déjà dans un état déplorable. Les infrastructures tombent en ruine, les équipements manquent, l’hygiène laisse à désirer. Et maintenant, on retire les quelques agents qualifiés disponibles pour les envoyer compter la population et les habitats. C’est vraiment fou.

 

La logique derrière cette décision ? L’argent. Ces responsables voient le RGPH4 comme une source de revenus. Peu importe que des malades restent sans soins. Peu importe que le service public de santé s’arrête.

 

Kouango manquerait-il de jeunes diplômés disponibles pour ce travail ? Il n’y aurait personne avec un niveau collège ou lycée capable de remplir des formulaires sur tablette ? C’est pourtant ce que laisse entendre ce médecin. Comme si la ville ne comptait aucun chômeur apte à faire ce boulot.

 

Nous avons déjà signalé des situations similaires à Baboua et Bouar, dans la Nana-Mambéré. Là-bas, les enseignants ont été recrutés en masse, vidant les écoles en pleine année scolaire. À Mbaïki, à Bambari, dans d’autres villes, le scénario se répète.

 

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) coordonne le RGPH4. Mais l’institution semble avoir oublié l’essentiel. Le recensement doit servir à planifier le développement. Difficile de parler de développement quand on abandonne la santé et l’éducation pour compter les habitants.

 

Ce qui se passe à Kouango montre la médiocrité de la gestion publique centrafricaine. Des responsables prennent des décisions dans leur folie sans en mesurer les conséquences. Personne n’a pensé à recruter des chômeurs plutôt que de priver toute une ville de soins médicaux.

 

La population s’inquiète. Dans une localité où l’accès aux soins est déjà difficile, se retrouver sans personnel médical pendant plusieurs semaines relève de l’irresponsabilité pure.

 

Le RGPH4 devait être une chance pour le pays. Dans les provinces, il devient une source de désordre. Les autorités locales improvisent, sans coordination, sans réflexion. À Kouango comme ailleurs, c’est la population qui paie les pots cassés.

 

Par Julien Massé….

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