ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le directeur financier et le logisticien (frère de la DG) s’affrontent pour contrôler les commissions sur les achats publics de l’ACFPE.
Alors qu’ils menacent de mort les lanceurs d’alerte qui dénoncent leurs détournements, les responsables de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) se déchirent entre eux pour le contrôle des commissions illégales sur les achats publics de l’ACFPE. Corbeau News Centrafrique démontre aujourd’hui la guerre intestine qui oppose le directeur financier et le logisticien de l’ACFPE, Paul, qui n’est autre que le frère de la directrice générale par intérim Renée Bimbo. Une bataille pathétique pour les “10%” qui expose au grand jour la véritable nature de cette institution devenue un repaire de corruption.
Paul, le frère de la DG qui contrôle tout….
Nouvelle révélation de notre investigation : le logisticien de l’ACFPE, qui porte le nom de Paul, est le frère de la directrice générale par intérim Renée Bimbo. Un népotisme familial qui ne surprendra personne, tant cette pratique est courante dans les institutions centrafricaines sous gestion Bimbo-Mouanga.
Rappelons que Renée Bimbo elle-même est la sœur cadette de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga. Nous avons donc une ministre qui place sa sœur à la tête de l’ACFPE, laquelle place ensuite son propre frère au poste stratégique de logisticien. Un véritable clan familial qui se partage les postes et les ressources de l’institution.
Mais le népotisme ne s’arrête pas aux nominations. Paul, profitant de sa position de frère de la directrice générale, s’est arrogé des pouvoirs qui dépassent largement ses attributions. Selon nos informations, il intervient désormais dans des domaines qui ne relèvent pas de sa compétence. Par exemple, les ordres de mission qui devraient être émis par le service des Ressources Humaines sont maintenant décidés par Paul.
Cette concentration de pouvoir entre les mains du frère de la DG crée un système où les règles administratives normales sont contournées. Paul décide qui part en mission, qui reçoit des primes, qui obtient des avantages. Une gestion personnelle et familiale de l’institution publique.
Les 10% : Le nerf de la guerre….
Pour comprendre la bataille qui fait rage à l’ACFPE, il faut expliquer le système des “10%”. Dans le jargon de la corruption administrative centrafricaine, les “10%” désignent la commission illégale que les responsables prélèvent sur les achats publics.
Le mécanisme est simple : quand l’ACFPE doit acheter du matériel, des fournitures ou des services, le responsable chargé de l’achat gonfle artificiellement le prix ou négocie un prix de faveur avec le fournisseur. En échange, le fournisseur reverse 10% du montant de la facture au responsable. C’est un système de corruption mis en place partout en Centrafrique qui permet d’enrichissement personnel sur le dos des deniers publics.
À l’ACFPE, les sommes en jeu ne sont pas négligeables. Comme nous l’avons révélé, l’institution gère des fonds colossaux : projets financés par des partenaires internationaux comme la Banque mondiale (comme ICOMPETE), budgets de l’État, financements des organisations installées dans le pays. Les achats se chiffrent en dizaines, voire en centaines de millions de francs CFA. Les 10% prélevés sur ces montants représentent donc une véritable fortune.
D’où la bataille féroce pour contrôler ces commissions. Celui qui contrôle les achats contrôle les 10%. Celui qui contrôle les 10% s’enrichit rapidement. Et à l’ACFPE, plusieurs responsables veulent leur part du gâteau.
La guerre entre le directeur financier et le logisticien….
Au cœur de cette bataille se trouvent deux protagonistes : le directeur financier (DCF) et Paul, le logisticien frère de la DG.
Normalement, dans une institution bien gérée, les rôles sont clairs. Le service logistique est chargé de gérer les achats : identifier les besoins, consulter les fournisseurs, négocier les prix, passer les commandes. Le directeur financier, lui, valide les dépenses et assure le paiement des factures après vérification.
Mais à l’ACFPE, rien ne se passe normalement. Le directeur financier et le logisticien se livrent une guerre sans merci pour contrôler les achats et, par conséquent, les précieux 10%.
La stratégie de Paul, le logisticien….
En tant que frère de la directrice générale, Paul pense que le contrôle des achats lui revient de droit. Il estime que sa position familiale lui confère une légitimité pour gérer les commandes et toucher les commissions.
Paul voudrait que tous les achats passent par son service logistique. Cela lui permettrait de négocier avec les fournisseurs, d’obtenir ses 10%, et d’asseoir son pouvoir au sein de l’institution.
La contre-offensive du directeur financier….
Mais le directeur financier n’entend pas se laisser écarter du festin. Lui aussi veut sa part des 10%. Alors, il a développé une stratégie pour court-circuiter Paul et le service logistique.
Au lieu de laisser le service logistique gérer les achats, le directeur financier bloque les procédures à son niveau. Lorsqu’une commande doit être passée, au lieu de transmettre le dossier au logisticien, il prend les choses en main personnellement.
Et voici le comble : le directeur financier se rend lui-même au marché KM5 (PK5), le grand marché Mamadou Mbaïki situé dans le 3ème arrondissement de Bangui, pour effectuer directement les achats. Il négocie avec les commerçants, achète le matériel ou les fournitures nécessaires, et ramène le tout à l’ACFPE.
En faisant ainsi, le directeur financier récupère directement les 10% pour lui-même. Il négocie un prix gonflé avec le commerçant, paie avec les fonds de l’ACFPE, et empoche la différence. Pas besoin de partager avec le logisticien ou d’autres intermédiaires.
Le marché KM5 : Le théâtre des achats clandestins….
L’image est surréaliste : le directeur financier de l’ACFPE, un cadre supérieur censé gérer les finances d’une institution publique importante, qui se balade au marché KM5 pour acheter lui-même du matériel comme un simple particulier.
Le marché KM5, officiellement appelé marché Mamadou Mbaïki mais communément connu sous le nom de PK5, est le plus grand marché de Bangui. On y trouve de tout : matériel informatique, fournitures de bureau, équipements divers. C’est aussi un lieu où les prix sont négociables et où les arrangements informels sont monnaie courante.
En se rendant personnellement au KM5, le directeur financier évite toute trace administrative. Pas de procédure d’appel d’offres, pas de demande de devis ou proforma à plusieurs fournisseurs, pas de commission d’achat. Juste lui, un commerçant, et un arrangement qui leur profite à tous les deux au détriment de l’ACFPE.
Cette pratique viole toutes les règles de la commande publique. Les achats d’une institution comme l’ACFPE doivent suivre des procédures strictes : justification des besoins, autorisation budgétaire, appel d’offres ou demande de devis, commission d’achat, réception et vérification du matériel, paiement sur facture. Rien de tout cela n’est respecté quand le directeur financier fait ses courses au KM5.
La frustration de Paul : “C’est moi qui devrais toucher les 10%”….
De son côté, Paul, le logisticien, est furieux. C’est son service qui est censé gérer les achats. C’est lui qui devrait négocier avec les fournisseurs et toucher les commissions. Mais le directeur financier lui coupe l’herbe sous le pied en faisant les achats lui-même.
Paul se retrouve marginalisé dans son propre domaine de compétence. Le service logistique qu’il dirige devient une coquille vide, contournée systématiquement par le directeur financier qui préfère agir seul pour garder 100% des commissions.
Cette situation crée une tension permanente entre Paul et le directeur financier. Selon nos sources, les deux hommes se collaborent difficilement.
Paul, en tant que frère de la directrice générale, pense avoir la légitimité familiale pour imposer sa volonté. Mais le directeur financier, fort de sa position stratégique dans le circuit financier de l’institution, ne compte pas se laisser faire.
Une mésentente profonde qui paralyse l’institution….
Cette guerre pour les 10% crée une mésentente profonde au sein de la direction de l’ACFPE. Le directeur financier et le logisticien, deux postes clés de l’institution, ne travaillent plus ensemble. Ils se sabotent mutuellement, chacun cherchant à préserver son pré carré et ses sources de revenus illégaux.
Cette situation a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’ACFPE. Les achats ne se font plus de manière rationnelle et transparente, mais en fonction des intérêts personnels des uns et des autres. Les procédures administratives sont contournées. Les règles de bonne gestion sont bafouées.
L’ironie suprême : Ils se battent entre eux tout en menaçant CNC….
Ce qui rend cette situation particulièrement pathétique, c’est l’ironie absolue de la situation. Ces responsables de l’ACFPE qui menacent de tuer les lanceurs d’alerte, qui promettent de retrouver et de limoger ceux qui fournissent des informations à CNC, sont incapables de s’entendre entre eux.
Ils se présentent comme des gens puissants, capables de contrôler l’institution, de punir les fautifs, de mener des “enquêtes discrètes”. Mais la réalité, c’est qu’ils passent leur temps à se chamailler pour des commissions de 10% comme des petits commerçants qui se disputent un étal au marché.
Ils veulent s’attaquer à des “ennemis extérieurs” alors qu’ils sont déjà en guerre entre eux. Ils promettent de protéger l’ACFPE contre les dénonciateurs alors qu’ils sont les premiers à la détruire de l’intérieur par leur cupidité.
C’est pathétique. C’est risible. Et c’est tragique pour les Centrafricains qui comptaient sur l’ACFPE pour former les jeunes et créer des opportunités d’emploi.
Par Alain Nzilo…..
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
