Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis plus d’un an, le village de Boé subit sans cesse la terreur des mercenaires russes du groupe Wagner. Ce village situé à 70 kilomètres de Bossangoa, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa, préfecture de l’Ouham, a déjà connu plusieurs vagues de violence. Les habitants ont été tabassés, leurs maisons fouillées, leurs vivres pillés, y compris les kits alimentaires distribués par la Croix-Rouge internationale. Chaque passage de Wagner laisse des traces profondes au sein de la population.
Cette fois encore, les mercenaires russes ont frappé, mais avec une cible précise. Samedi dernier, ces criminels de Poutine ne sont pas venus terroriser tout le village comme à leur habitude. Ils avaient un objectif bien défini : un homme, un seul. Un pasteur de l’église apostolique qui vivait tranquillement dans le village de Boé. Des personnes malveillantes avaient apparemment donné son nom aux mercenaires russes, l’accusant d’être le cousin direct du chef d’État-major du CMSPR, l’ancien député Florent Kema. Les Wagner l’ont accusé d’être le commissionnaire de monsieur Florent Kema. Ils sont arrivés directement chez lui, l’ont kidnappé sans explication et l’ont emmené à une destination inconnue. Mais après vérification de sa famille. La destination du Pasteur Godonam Krizou alias tout zéro est finalement connue.
Le pasteur Godonam Krizou a d’abord été conduit à Nana-Bakassa, chef-lieu de la sous-préfecture. Puis les mercenaires russes l’ont transféré à Bossangoa, où commence le calvaire. À Bossangoa, ils l’ont torturé longuement. Leur méthode habituelle : brûler des bouteilles en plastique et laisser couler le plastique fondu sur la peau de leur victime. Cette pratique atroce, Wagner l’a déjà employée plusieurs fois en Centrafrique. Le pasteur Godonam Krizou a enduré ces séances de torture avant d’être jeté dans un conteneur qui sert de cellule de détention pour les Wagner.
Face à cette situation, la famille du pasteur a paniqué. Des proches se sont déplacés à Bossangoa pour alerter les autorités. Ils sont allés voir le gouverneur pour lui expliquer ce qui se passait. Le gouverneur a réagi en homme conscient de la gravité des faits. Il s’est rendu auprès des mercenaires russes pour plaider le sort du pasteur Godonam Krizou, tenter de négocier sa libération ou au moins comprendre les accusations portées contre lui.
Mais les mercenaires russes ont totalement chassé le gouverneur. Ils l’ont renvoyé sèchement, lui disant qu’ils n’avaient pas besoin de lui dans cette affaire. Avant de le congédier, ils lui ont simplement lancé : « Attends 48 heures. Rentre chez toi, et dans deux jours, tu reviens nous voir pour nous expliquer votre préoccupation. » Le gouverneur n’a eu d’autre choix que de partir, impuissant face à ces mercenaires qui agissent en maîtres absolus dans le pays.
Les membres de la famille qui étaient partis voir le gouverneur sont rentrés à Boé complètement abattus. Actuellement, l’inquiétude domine dans le village. Tout le monde connaît la réputation de Wagner. Avec ces mercenaires, il n’y a pas de pitié. Ils ont déjà tué tant de civils dans le pays. Les habitants de Boé craignent que le pasteur ne soit exécuté. Cette peur les ronge jour et nuit, d’autant qu’ils ne savent toujours pas de quoi exactement le pasteur est accusé ni pourquoi Wagner s’acharne ainsi gratuitement sur lui avec de fausse accusation.
Ce nouveau cas à Boé confirme ce que les Centrafricains savent déjà : les mercenaires russes font ce qu’ils veulent dans le pays. Même un gouverneur nommé par Touadéra ne peut rien face à eux. Ils enlèvent qui ils veulent, torturent qui ils veulent, détiennent qui ils veulent. Les dénonciations anonymes suffisent pour qu’un civil soit enlevé de son domicile, torturé pendant des heures et jeté dans un conteneur sans procès, sans avocat, sans aucune forme de justice.
Les 48 heures que Wagner a imposées au gouverneur vont bientôt s’écouler. Personne ne sait ce que les mercenaires russes diront au gouverneur quand celui-ci reviendra les voir. Personne ne sait si le pasteur sera libéré, maintenu en détention ou pire encore. Dans le village de Boé, les habitants attendent, angoissés, priant pour que leur pasteur survive à cette épreuve.
Par Marcelin Féïmonazoui….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
