Quelque deux cents des huit cent éléments de la coalition de l’ex rébellion de la Seleka en Centrafrique basés au camp de l’ex-Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT) au PK 11 route de Damara, ont accepté ce mardi, d’être désarmés et d’être rapatriés dans leurs villages respectifs.
« Tôt ce mardi matin un convoi transportant environ 200 éléments seleka désarmés a pris le chemin de l’intérieur du pays pour ramener ces seleka dans leurs villages respectifs » a confié à APA un habitant de la localité.
L’opération encadrée par les forces étrangères déployées en Centrafrique, a été supervisée par l’organisation internationale pour la migration (OIM) en accord avec les responsables de la Seleka.
Pour l’un des responsables de l’OIM, cette délocalisation n’est que le début d’une série qui va s’étendre sur le temps en tenant compte de l’évolution sécuritaire sur le terrain et de la disponibilité financière pour ces opérations.
Toujours selon ce responsable, « les troupes marocaines de la Minusca sans doute vont être basées dans les parages et les Forces Armées Centrafricaines vont bientôt prendre possession du camp ex RDOT libéré par les éléments séléka».
La décision de décréter la journée du mardi 29 comme étant fériée et non payée est diversement appréciée à Bangui. Plusieurs personnes interrogées ont soutenu cette décision et parlent de décision légitime. « Après un mois de jeûne et de prière, il est mieux de se reposer. C’est une fête comme tout autre jour. Tous les Centrafricains doivent observer cette journée, tout en respectant ce qui est dit par le gouvernement », a fait savoir Rose Légoua, rencontrée au centre ville.
Une partie de la population déplore le fait que la décision ait été prise si tardivement, à la fin de l’après-midi du lundi. Un agent de l’État, qui a requis l’anonymat, s’est dit insatisfait de cette décision. « Ce n’est pas la journée sans travail qui nous importe, mais il aurait été mieux de l’annoncer trois jours à l’avance. Ce serait plus convenable. »
« C’est pour faire plaisir aux musulmans et leur donner un temps de relâchement après les trente jours de jeûne et de prière. Nous apprécions cette décision du gouvernement », a affirmé un membre de ladite communauté.
« Cette décision est tombée tard dans la soirée. Cette journée n’est pas impliquée dans le calendrier en Centrafrique. Ceci a été proposé, mais le parlement à l’époque l’avait rejeté », a indiqué un homme interrogé par le RJDH. Ce dernier a déclaré que cette décision n’était pas correcte.
C’est la première fois que le gouvernement centrafricain décrète fériée la journée célébrant la fin du mois de ramadan.
La Coordination des Anti-Balaka s’est rendue ce matin à la rencontre des enfants de la rue du centre ville, à PK0. Sensibiliser les enfants de la rue dudit secteur quant aux modalités de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville et leur demander de cesser de lyncher les musulmans qui se rendent en ville pour faire leurs courses, tels sont entre autres les points qui ont été débattus lors de cette rencontre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/centrafrique-exil-tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les premières heures de cette matinée ont été marquées par la visite de Brice Emotion Namsio et Sébastien Wénézoui, respectivement porte-parole et coordonnateur-adjoint des Anti Balaka. De retour de Brazzaville, ces derniers sont allés vers cette couche de la population pour délivrer un message de paix et solliciter la collaboration des enfants de la rue dans les œuvres de paix qu’ils entendent mener. Considérés comme étant la cause de certains actes de violence s’étant produits au centre-ville, les enfants de la rue ont accueilli avec joie ce message.
Brice Emotion Namsio a confié au RJDH l’esquisse de cette activité. « À Brazzaville, il a été question pour nous de prendre des engagements devant aller dans le sens de la paix. Nous sommes en train d’y travailler auprès de nos jeunes frères kodobé (enfant de la rue dans le jargon local). Nous leur expliquons la nécessité de ne plus attaquer les musulmans, de ne plus dénoncer les chrétiens et de collaborer avec nous pour que la paix que nous amenons de Brazzaville puisse régner », a-t-il dit.
Deux grandes stratégies sont prévues dans le cadre de cette activité : «nous avons mis un bureau en place en commun accord avec les enfants de la rue, afin que ceux qui désormais se conduisent en marge de cette prescription puissent être conduits à la Gendarmerie ou à l’OCRB (Office de Répression du Banditisme). Et dès jeudi, nous organiserons une grande marche afin de montrer à la communauté nationale et internationale que nous sommes réellement sur le chemin de la paix », a ajouté Brice Émotion Namsio.
La satisfaction était manifeste chez certains enfants de la rue, lorsque le RJDH leur a tendu son micro. Arsène, l’un des plus vieux, s’est dit réconforté par la visite et surtout par le message de la Coordination des Anti-Balaka.« Nous avons bien accueilli ce message de nos ainés. Nous vivions pourtant bien avec les musulmans, mais aujourd’hui, pourquoi nous nous regardons en chien de faïence ? Il faudrait retrouver cette belle époque par le pardon. Nous sommes obligés de nous pardonner. Donc, on ne peut pas s’opposer à cette initiative », a expliqué ce jeune homme d’une vingtaine d’années.
Interrogé quant à savoir s’ils sont prêts à laisser circuler librement les musulmans, ce dernier a répondu par l’affirmative. « Nous faisons la paix, mais le camp d’en face doit faire de son mieux pour changer de comportement. C’est un effort mutuel », a-t-il conclu.
Lui emboitant le pas, un autre enfant de la rue, prénommé Aimé, s’est également dit satisfait et prêt à soutenir l’initiative. Pour lui, rien n’est plus essentiel que la paix. « La paix nous est chère. Il nous faudra tout faire pour arrêter la guerre. Je suis dans le bureau qui vient d’être mis en place et je contribuerai au retour de la paix dans mon pays », a-t-il dit.
Depuis le retour de Brazzaville, où s’est tenu du 21 au 23 juillet un forum sur la République centrafricaine, c’est le premier acte posé par la Coordination des Anti-Balaka qui va dans le sens de l’application dudit accord.
ETATS-UNIS – Accusé d’avoir décapité son ami avec une corde de guitare, un homme de 29 ans était entendu lundi par un tribunal américain, a-t-on appris jeudi. Il aurait, après le meurtre, conservé la tête de sa victime afin de discuter avec elle. L’homme a plaidé non coupable.
L’homme a d’abord torturé sa victime pendant deux jours. (photo d’illustration) Photo : Adam Gasson/Future Publ/REX/SIPA
Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour…
Qui eût cru qu’une guitare puisse être l’instrument d’un meurtre ? Un homme était entendu lundi au tribunal d’Osage County, aux Etats-Unis, pour avoir décapité un ami avec… une corde de l’instrument, a-t-on appris jeudi. Il aurait ensuite conservé la tête, afin de discuter de temps en temps avec elle. L’homme, âgé de 29 ans et accusé de meurtre au premier degré avec préméditation, a plaidé non coupable. Son procès commencera le 23 juin et doit durer plusieurs semaines, rapporte le Topeka Capital-Journal.
Elle cherche des champignons et trouve un crâne
Les faits remontent à 2011, dans l’Illinois. James Harris, arrêté il y a un mois, aurait sauvagement assassiné son ami James Gerety, un homme âgé de 49 ans, entre le 3 mars et le 20 avril, selon les enquêteurs. Mais ce n’est que mi-mars que la police est alertée, grâce à un travailleur social qui s’inquiète de ne pas voir Gerety se présenter pour toucher ses allocations. Il lui avait confié peu de temps auparavant prévoir s’installer avec Harris. Un morceau de crâne n’est retrouvé qu’un an plus tard, à une trentaine de kilomètres de son domicile.
C’est lors d’une promenade pendant laquelle elle cherche des champignons que la compagne du père de l’accusé a fait la macabre découverte en 2012 : une partie du crâne de la victime est à moitié enterrée, dans la campagne de Carbondale, à Osage County. La police interroge alors la petite amie de James Harris qui révèle que l’homme garde le crâne afin de lui parler de temps en temps, dans le cadre de pratiques vaudou. Selon elle, Harris aurait tiré dans l’estomac de la victime, avant de le torturer pendant deux jours et de finalement le décapiter dans sa maison de Topeka. Il a ensuite enterré le corps sur le terrain de son père et gardé la tête dans un sac. Le reste du corps n’a pas été retrouvé.
En plus de se remettre de son opération aux urgences chirurgicales de l’hôpital central de Yaoundé où il s’est fait retirer les restes de pétrole de l’organisme, le bambin devait se battre entre perfusions, brûlures de la peau et température élevée.
C’est que, vendredi dernier aux environs de 10h, le petit garçon qui jouait avec des enfants du quartier de résidence à Nkoabang, au lieu dit « Entrée Carrière » a été interpellé, selon son frère aîné, par la voisine surnommée « Mimi » ou « La mère de Nana » par les habitants du quartier.
Celle-ci a emmené le petit Yann dans son magasin avant de lui passer la main sur la bouche pour qu’il ne puisse ni crier ni alerter les membres de sa famille. C’est là qu’elle lui a injecté du pétrole dans le bras droit à l’aide d’une seringue.
« Mon petit frère est ressorti de là en pleurant, ses vêtements portaient l’odeur du pétrole », témoigne Alexis P. D’après les membres de la famille, la voisine n’a nié les faits à aucun moment et a même avoué avoir commis cet acte parce que l’enfant aurait « cueilli le piment qu’elle faisait pousser dans son potager. »
« Nous n’avons aucun rapport particulier, c’est à peine si nous nous saluons. Je sais juste que la dame en question a perdu son enfant il y a moins de trois mois ; un enfant de cinq ans à peu près», explique l’un des membres de la famille de Yann.
Une fois informé, l’époux de la voisine en question s’est dit surpris de l’agissement de sa compagne. « Mimi » a été mise en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Nkoabang où une plainte a été déposée contre elle.
Bien que la République ait été agressée, l’Institution de la gendarmerie s’en sort indemne !
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/général-AbdoulayFall.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Général Abdoulay Fall
En lisant et analysant l’ouvrage du colonel Abdoul Aziz Ndaw, il n’est pas interdit de croire que l’auteur s’essayait à pondre un « devoir de mémoire » consistant à livrer le souvenir de son passé glorieux, et surtout les coups bas, les règlements de comptes, les complots et les souffrances qu’il avait subis ou dont il a été le témoin dans sa riche carrière d’officier de gendarmerie. A l’arrivée, le colonel Abdoul Aziz Ndaw a délibérément et courageusement construit un grand musée exposant et divulguant des secrets d’Etat et des vies privées. Si son brulot se voulait une arme de destruction massive qui démolirait la République, le but n’a pas été atteint, heureusement, car nos institutions continuent de fonctionner. A commencer par l’institution militaire dont la gendarmerie fait partie. Touchée, la maréchaussée n’a pas coulé pour autant. Fort heureusement pour elle ! Pourquoi ?
D’abord, il nous plait d’ouvrir le ban sur l’histoire du Sénégal indépendant qui se décompose en trois grandes parties dont les principaux repères historiques sont : l’euphorie des porteurs de pancartes c’est-à-dire 26 août 1958 lorsque le général De Gaulle avait « donné » l’indépendance à notre pays sous la pression des manifestations en faveur du « oui » de la place Protêt à Dakar. Ensuite, il y a eu l’éclatement de la fédération du Mali suivie du transfert et de la reconstruction des nouvelles institutions du Sénégal. Et, enfin, la fête du 4 avril 1960. Qui dit institutions solides, dit forces de sécurité et de défense. Et la gendarmerie nationale en est une, assurément ! Car, si notre pays a connu une série de crises politiques caractérisées par des batailles de positionnement et des contestations post-électorales sans pour autant plonger dans le chaos, c’est grâce à nos forces armées. Et particulièrement la gendarmerie. Notre gendarmerie nationale qui, pendant plus d’un demi-siècle, a toujours servi la présidence de la République en particulier, et les autres institutions en général, avec loyauté et fidélité. Sans compter les populations sénégalaises, bien sûr. Une gendarmerie modèle qui a réussi à tenir son rôle dans le cadre de la constitution que le peuple s’est librement donnée. D’abord, en contribuant à la défense de l’intégrité territoriale du fait qu’en temps de guerre, la gendarmerie combat aux cotés des armées. Ensuite, par sa présence vigilante et son action efficace pour la sécurité et la stabilité politique du pays. Comme au soir du 25 mars 2012 lorsque le haut commandant de la gendarmerie d’alors, le général Abdoulaye Fall, avait appelé le président Wade pour lui conseiller de féliciter son adversaire, M. Macky Sall, dès la tombée des toutes premières tendances lourdes en ces termes : « Mes respects, Monsieur le Président, bonsoir ! On vient de collecter les premiers résultats à travers le pays par le biais des compagnies et des brigades de gendarmerie. Monsieur le président, les premières tendances ne vous donnent aucune chance de remporter ces élections. Pour nous faciliter la tâche d’assurer la sécurité des personnes et des biens, je vous conseille d’appeler votre adversaire pour le féliciter… » avait eu à dire le général Abdoulaye Fall, celui-là même que le colonel Aziz Ndao traîne dans la boue aujourd’hui, en sa qualité de Haut commandant de la Gendarmerie et directeur de la Justice militaire au président Abdoulaye Wade. Une conversation téléphonique que « Le Témoin » avait révélée dans ses colonnes pour montrer que l’institution a été toujours à équidistance des tendances politiques et partisanes.
Face à la multiplicité de nombreuses crises politiques et financières ainsi que d’autres ouragans qui ont eu à balayer pas mal d’institutions, la Gendarmerie a pu rester debout et résister comme un dernier rempart aux cotés de l’Armée. Cette résistance contre vents et marées, l’institution la doit à ses hommes. En particulier à ces valeureux officiers et officiers généraux qui ont fait de la gendarmerie ce qu’elle est devenue aujourd’hui c’est-à-dire une institution équilibrée et respectée où se cultivent la compétence, la discipline, la loyauté et la responsabilité. C’est pourquoi, un obus « littéraire » comme le brulot du colonel Abdoul Aziz Ndaw, bien que dévastateur et destructeur, ne pouvait nullement secouer les solides fondements de cette institution qu’est la Gendarmerie. Meme si l’obus, il faut le reconnaître, a pu souffler les portes et fenêtres de l’institution. Cependant, l’édifice est resté intact et tient toujours sur ses bases.
Le « Wikileaks » de la Gendarmerie
Ce qu’il faut retenir, déplorer et condamner dans le livre du colonel Abdoul Aziz Ndaw, c’est l’immense divulgation des secrets de l’Etat. Une divulgation sans retenue. En dehors des faits que le colonel Abdoul Aziz Ndaw a eu à vivre personnellement, la plupart des informations et renseignements livrés au public ont été ramassés dans les différentes réunions de conseil de sécurité que présidait le président République d’alors, Me Abdoulaye Wade. Si ce n’étaient pas des instructions renfermant des informations qu’il recevait du haut commandement de la gendarmerie. Et personne n’était mieux placé que le colonel Aziz Ndaw, lui qui fut le haut commandant en second, pour être l’ampliataire, voire le destinataire, de ces rapports et autres bulletins de renseignement. Surtout qu’en cas d’absence du haut-com, le général Abdoulaye Fall, il le remplaçait dans tous les réunions et conseils de sécurité. Cela nous rappelle le sieur Julian Assange, rendu célèbre pour avoir divulgué plus de 700.000 documents et renseignements américains estampillés « confidentiels » et « secret défense » à travers le site « WikiLeaks ». Dans son livre, le colonel Aziz Ndaw a mis à nu la façon dont Touba domestiquait l’Etat comme un talibé au point de sacrifier tout officier de gendarmerie foulant au pied les états d’humeur de l’autorité religieuse. N’est-ce mon colonel ? « J’eus mon premier incident à Touba à cause d’un conflit interne entre deux grandes composantes de la grande communauté des mourides. Le Khalife, Serigne Abdou Lakhat avait interdit l’alcool et les cigarettes dans toute la ville de Touba et avait mis en place des unités de vigilance pour arrêter et bastonner les coupables. Un personnage important de la communauté, ivre mort, fut bastonné sans autre forme de procès par les hommes du « beukhe neekh » Mor SECK, homme de main du Khalife. La réaction de la communauté de cet homme ne se fit pas attendre. En effet, ses hommes attaquèrent le poste de Touba et une bataille rangée de grande envergure entre les deux communautés se déroula sous les yeux impuissants des populations. Alerté, je mis en branlebas de combat toutes les huit unités de la compagnie et fonçai sur Touba où, à coups de grenades lacrymogènes, j’eus le dessus sur les antagonistes. Je fis arrêter plus de 160 personnes à qui plusieurs infractions pouvaient être reprochées, notamment port d’armes et attroupement armé. Je rendis compte fidèlement à l’officier de permanence qui fit réveiller le Général. Il me posa des questions sur l’ampleur des évènements et les mesures prises. Il me félicita pour l’opération et me fixa rendez-vous pour les détails au lendemain matin. Tout fier du travail accompli, je faisais faire durant toute la nuit et avec les renforts, les procès-verbaux en vue de déférer les personnes arrêtées au parquet de Diourbel dans les délais impartis. Le commandant de brigade de Mbacké profita de notre engagement pour se rendre à Dakar rencontrer le Khalife, invité chez le milliardaire Ndiouga Kébé. Il lui rapporta à sa manière les faits, s’excluant de toute action, argua de l’absence du commandant de compagnie pour mettre toute la responsabilité de l’action sur ma modeste personne. A sept heures, tout avait basculé. J’eus droit aux engueulades du Général, au refus du parquet de voir déférer les mis en cause » a-t-il expliqué dans son brulot. Les méthodes d’investigations, les filatures, les traques aux renseignements, les infiltrations de personnages stratégiques, le ravitaillement des rebelles du Mdfc par la Caritas-Sénégal, l’affaire Oumar Lamine Badji etc… tout a été exposé sur la voie publique par le colonel Aziz Ndaw en sa qualité d’ancien officier de renseignements comme il l’a si bien expliqué dans les chapitres réservés à l’assassinat de Me Babacar Sèye, du Mdfc et autres affaires d’Etat !
Seulement, le colonel Aziz Ndaw a dû oublier que notre gendarmerie et notre police utilisent des méthodes d’un Etat de droit. Ce malgré quelques dérapages ayant entrainé parfois mort d’homme ou violant les droits humains. Allez vous aventurer dans les gendarmeries ou polices chinoises, ou de certains pays africains où les officiers, journalistes et autres détenus politiques sont extradés de leur cellule et exécutés sans autre forme de procès avant d’être portés disparus à jamais ! Dans l’ouvrage du colonel Ndao, même la vie privée du général Abdoulaye Fall a pris une bonne salve. Mais surtout, surtout, son système de commandement. Nous ne disons pas que tout son livre renferme des contre-vérités, mais enfin le colonel avait-il le droit de rendre publiques des décisions étatiques ultrasecrètes que le Général Abdoulaye Fall, en bon militaire, n’avait fait qu’exécuter en exécution d’ordres données par le politique qui commande les armées ?
A l’analyse, le colonel Aziz Ndaw a secoué des hommes et dépouillé leur système de commandement, mais l’Institution de la gendarmerie qu’il croyait déstabiliser s’en est sortie indemne à part quelques fissures et autres cicatrices qui ne tarderont pas à disparaître avec le temps.
Pape NDIAYE
Article paru dans « Le Témoin N° 1173 » –Hebdomadaire Sénégalais ( Juillet 2014)
Quand l’Etat… civilisé d’Israël démontre sa barbarie en Palestine
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Palestine-fille.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Quatre cents trente morts palestiniens, des civils pour la plupart, depuis le début de l’offensive terrestre de l’armée syrienne contre le mouvement islamiste Hamas. Des bombardements sur des zones résidentielles densément peuplées, des écoles, des hôpitaux… Israël est en train de se livrer à un véritable génocide dans la bande de Gaza. Puissance nucléaire, plus grande armée du Moyen-Orient et l’une des meilleures au monde, Tsahal est en train de montrer toute la barbarie de l’Etat hébreu. Paradoxe pour une Nation — Israël — qui se veut un berceau avancé de la civilisation dans un océan d’obscurantisme — le monde arabe — en même temps qu’un ilot de démocratie dans une mer de dictatures arabes totalitaires. Et devant ce massacre du peuple palestinien dont la terre est occupée par Israël depuis 1948, sans compter les territoires arrachés à la suite des guerres de 1967 et 1973, la communauté internationale reste étrangement, scandaleusement muette. Et c’est tout juste si, dans un pays comme la France, patrie des droits de l’homme pourtant, les manifestants en faveur de la cessation des bombardements ne sont pas perçus comme de dangereux ennemis de la Nation ! A preuve, il a fallu plus d’une semaine pour qu’ils soient enfin autorisés à battre le pavé. Ah, s’il s’agissait de soutenir Israël et le peuple juif ! La France où l’humoriste Dieudonné est arbitrairement interdit de spectacles depuis des mois pour avoir tourné en bourrique ce même peuple dans ses sketchs. Un Noir qui se moque des Juifs : un crime aggravé assurément !
Israël, sous prétexte de mettre fin aux tirs de roquettes qui visaient son territoire — et qui n’avaient fait aucun mort au moment où l’Etat hébreu commençait ses bombardements —, a donc envahi la bande de Gaza pour, selon la terminologie consacrée, « détruire l’infrastructure terroriste du Hamas », se livrant à un massacre en règle contre les populations palestiniennes. Vous avez parlé de riposte ? Drôle de riposte et, surtout, riposte disproportionnée, assurément ! Encore une fois, alors que les roquettes du Hamas n’avaient encore tué aucun Israélien, Tsahal avait déjà massacré plus de 100 Palestiniens. C’est ce qu’on appelle sans doute des « ripostes préventives » excusez du néologisme. Depuis lors, et jusqu’au moment où ces lignes étaient rédigées, mercredi soir, l’armée israélienne avait tué 430 Palestiniens et procédé à des destructions d’infrastructures (routes, ponts, centres de communications…) dont la valeur ne peut être estimée pour le moment. Et pourtant, aucun dirigeant de ce peuple élu ne comparaîtra devant la Cour pénale internationale (CPI) instituée officiellement pour lutter contre les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et les génocides. Parce que, tout simplement, cette Cour, c’est pour punir les Africains noirs. Eux et personne d’autre. La preuve, depuis que cette CPI existe, elle n’a jamais inculpé, encore moins incarcéré et jugé un seul ressortissant d’aucune autre région du monde, ni d’aucune autre race. Il faut être Noir et Africain de surcroît pour qu’elle s’estime compétente. Et pour l’instant, sa « compétence internationale » épouse les limites géographiques de l’Afrique noire. Israël aura donc beau massacrer des Palestiniens, commettre tous les crimes de guerre et génocides du monde, ses dirigeants ne seront jamais déférés devant la CPI.
Pour ce qui est de la « communauté internationale », en fait l’Occident, la cause est entendue. Comme l’a dit son chef, le président américain Barack Obama, « Israël a le droit de se défendre ». Et tant pis si, pour ce faire, ce pays massacre des centaines d’innocents dont les vies ne comptent guère tant que ce ne sont pas des Israéliens que l’on tue. Ah, si cela avait été cinq ou dix, ne parlons pas davantage, ressortissants de l’Etat hébreu qui avaient été tués quelque part ! On entend d’ici les condamnations indignées de la « communauté internationale ». Comme lorsque trois adolescents israéliens avaient été enlevés et tués par des individus soupçonnés d’appartenir au Hamas. La communauté internationale, indignée, n’avait pas trouvé de mots assez durs pour condamner ces crimes atroces, effectivement. Quelques jours plus tard, l’enlèvement puis le meurtre en guise de représailles d’un adolescent palestinien n’avait ému personne. Pas plus que les Noirs massacrés en Centrafrique ou ailleurs n’émeuvent les bonnes âmes de la même « communauté internationale ». Dans ce monde globalisé où nous vivons, il y a les hommes (Blancs européens et américains, Israéliens…) et il y a les sous-hommes dont nous, Nègres d’Afrique, faisons partie assurément ! Sans compter, bien sûr, les pauvres Palestiniens.
Massacre judiciaire… contre les trafiquants de yamba !
Cela dit, à une tout autre échelle et pour une tout autre chose, on vient également d’assister à un massacre dans notre pays. Judiciaire celui-là. En effet, dans la plus grande indifférence des Musulmans que nous prétendons être, et en ce mois béni de Ramadan, la Cour d’Assises de Dakar vient d’achever sa session. Comme d’habitude depuis des années, et faute d’avoir des crimes sanglants à se mettre sous la dent, les braves magistrats de cette Cour se sont donc rabattus sur les trafiquants de chanvre indien qu’ils ont massacrés littéralement. Ça a été sanglant, saignant, assurément. Car pour frapper fort, ces braves magistrats de la Cour d’assises de Dakar n’y sont pas allés de main morte. Jugez-en à travers ces quelques cobayes qu’ils ont conduits à l’abattoir. Le sieur Baba Guissé, marié à deux épouses et père de 12 enfants (dont deux seraient décédés pendant qu’il est en prison), accusé d’avoir convoyé du chanvre indien pour le compte d’une Malienne, a été condamné à… 10 ans de prison ferme. Quant à la propriétaire de la drogue, la ressortissante malienne Assa Ba, elle a écopé de 12 ans de prison ferme. Les deux devront payer solidairement la somme de 15.600.000 francs au Trésor national.
Le sieur Salif Sow, trouvé en possession d’un sac contenant 9 kg de chanvre indien à Keur Massar, a été condamné lui aussi à… 10 ans de travaux forcés. En plus, il doit verser une amende de 1.350.000 francs au Trésor.
Le sieur Gorgui Ibrahima Ndiaye, lui, pris avec 200 grammes de chanvre indien seulement — en fait, ce brave pêcheur a été arrêté près d’une maison où se trouvait la drogue et aux alentours de laquelle des gendarmes avaient monté une planque depuis des jours —, Gorgui Ibrahima Ndiaye, donc, a été condamné à 10 ans de prison lui aussi. Et ce pour, encore une fois, 200 grammes de chanvre indien seulement… qui n’ont pas même pas été trouvés par devers lui ! Ce n’est pas tout : trouvés en trainde se disputer près de la gare de Bargny et soumis à une fouille ainsi que leurs bagages, les ressortissants maliens Lansana Diankha, Mohamed Cissé et Mamadou Traoré ont été jetés en prison depuis septembre 2009. Jugés par la cour d’assises de Dakar, Mohamed Cissé et Mamadou Traoré ont été condamnés à… 10 ans de prison chacun. En outre, ils devront payer 240 millions de francs d’amende au Trésor public (lequel, il est vrai, en a bien besoin ces temps-ci). Le troisième larron, Lansana Diankha, a été acquitté. Après cinq ans de détention pour rien ! Quant à la dame MameBousso Sèye, coupable d’avoir envoyé un certain Mamadou Sall ainsi que son chauffeur à elle pour récupérer 32,7 kg de chanvre indien, eh bien elle a été condamnée par contumace à… 20 ans de travaux forcés. Dans son immense bonté, la cour ne l’a pas condamnée à mort.
L’entraîneur de football Lamine Cissé Diongue, lui, peut s’estimer heureux pour avoir été acquitté par cette même Cour mais après avoir quand même passé près de quatre ans derrière les barreaux sur la base d’une simple accusation de trafic de chanvre indien. La même chance a visité les sieurs Seydou Ndiaye, Mohamed Diongue et Jean-François Diassy, acquittés après quatre ans de détention. Eux aussi étaient accusés de trafic de chanvre indien. A titre de comparaison, le sieur Cheikh Anta Diop, accusé de meurtre sans intention, a été condamné à… six ans de prison.
Entendons-nous bien : ce n’est pas seulement la Cour d’Assises de Dakar qui vient de siéger qui a eu la main lourde pour les trafiquants de drogue, essentiellement du chanvre indien d’ailleurs. Presque toutes les formations de cours d’assises qui siègent dans notre pays depuis quelques années s’en donnent à cœur joie dans le massacre de trafiquants de chanvre indien. Et ce quelle que soit la quantité dont ils ont été trouvés porteurs. On nous dira certes que ces différents juges n’ont fait qu’appliquer la loi, celle dite Latif Guèye criminalisant le trafic de drogue en l’occurrence, mais enfin sont-ils obligés d’être à ce point répressifs et de n’infliger que des peines de 10 ans voire plus ? Or, une décennie, c’est presque la vie d’un homme dans des pays comme le nôtre où l’espérance de vie dépasse exceptionnellement 50 ans. Ce souvent pour une erreur, la plupart des criminels condamnés n’étant même pas des récidivistes. Pourtant,ils ne peuvent même pas bénéficier de circonstances atténuantes. Et encore, s’il s’agissait de drogues dures genre cocaïne, héroïne et autre crack, on aurait compris cette férocité des juges. Mais du yamba ! Le pays le plus répressif du monde en matière de trafic de drogue, c’est les Etats-Unis d’Amérique. Un pays à ce point obsédé dans la lutte contre les narcotrafiquants qu’il n’a pas hésité à enlever un chef d’Etat étranger — le Panaméen Manuel Noriega en l’occurrence — pour venir le juger sur son territoire. Mieux, il y a un peu plus d’un an, l’ex- chef d’état-major de l’armée bissau-guinéenne, le contre-amiral Bouba Na Tchucheu, avait été enlevé par un commando des forces anti-drogue américaines puis transporté aux Usa où il va être jugé pour trafic de drogue. Eh bien, un pays aussi déterminé dans la lutte contre les trafiquants de drogue considérés comme des ennemis publics aussi dangereux que les terroristes, ce pays, donc, a légalisé la vente de marijuana, de chanvre indien, dans certaines parties de son territoire. Le dernier Etat américain à avoir autorisé cette vente, c’est celui de Washington. Tout cela pour dire quoi ? Qu’une substance aussi inoffensive que le yamba ne devraitquand même pas valoir à un trafiquant, quel qu’il puisse être, une peine de dix ans de prison. Cela n’a pas de sens, tout simplement. Sauf à vouloir envoyer en prison pour une très longue période de pauvres diables qui n’ont ni marabout, ni politicien influent et ne portent pas certains patronymes qui auraient pu leur valoir la liberté depuis longtemps. Il s’y ajoute que même un homme qu’on ne peut pas soupçonner de sympathie, encore moins de complicité, avec les trafiquants de drogue comme l’ancien chef de l’Etat nigérian, M. Oluségun Obasanjo, vient de se prononcer en faveur de la dépénalisation du trafic de certaines drogues comme la marijuana, en expliquant que maintenir ces dispositions répressives dans nos arsenaux législatifs, cela ne ferait qu’encombrer inutilement les prisons de nos pays déjà largement surpeuplées. Cela, il est venu le dire les yeux dans les yeux à notre président de la République il y a quelques semaines. M. Obasanjo était à la tête d’une commission de la Cedeao chargée de réfléchir sur l’efficacité de la lutte contre la drogue engagée par nos Etats. Tout cela et bien d’autres choses encore pour dire qu’il est temps de cesser d’envoyer en prison pour de si lourdes peines ces pauvres hères et ces infortunées dames qui se livrent au trafic de yamba. Le préalable à tout cela c’est, bien sûr, l’abrogation par notre Assemblée nationale de la loi Latif Guèye qui est un scandale dans un pays de libertés, ou qui prétend l’être. Surtout que, encore une fois, seuls les plus pauvres trinquent en vertu de cette loi infâme…
Mamadou Oumar NDIAYE
Article paru dans « Le Témoin N° 1173 » –Hebdomadaire Sénégalais ( Juillet 2014)
Ex-ministre des Sports de François sozizé. Patrice–Édouard Ngaïssona est devenu le coordinateur général du mouvement. Son objectif: le transformer en un parti politique respectable pour participer aux élections prévues début 2015.
Créée en réaction aux exactions commises par l’ex-Séléka, qui a pris le pouvoir en mars 2013, la milice anti balaka (majoritairement chrétienne) cherche à asseoir sa légitimité en tant que parti politique, en vue des élections prévues pour février 2015. Mais les dissensions internes et le manque de structures ralentissent le processus, sur fond de ressentiment ethnique. En parallèle, à Bangui, les exactions commises par ses membres ont fait perdre à la milice la popularité dont elle a pu jouir au début du conflit. Cela n’empêche pas certains politiciens de se réclamer du mouvement anti-balaka et de rechercher ses faveurs. Preuve que le « label» n’est pas encore éculé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Patrick-Édouard-Ngaïssona-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Édouard Ngaïssona
BOMBARDÉ. A l’entrée de sa maison, juchée sur une colline du quartier deBoye-Rabe, dans le nord de Bangui, deshommes en armes fouillent les sacs etles poches des visiteurs. Traversant lacour, Patrice-Édouard Ngaïssona, 42 ans,coordinateur général des anti-balaka, est accueilli par des saluts militaires.
Quelques minutes plus tard, bien calédans son fauteuil, il se dit serein. Il necraint pas la « justice des hommes ». Araison, semble-t-il. Il a déjà été poursuivipour détournement de fonds du tempsde François Bozizé, qui l’avait bombardéministre de la Jeunesse et des Sportsdans le gouvernement d’union nationale,en février 2013. Fin mai 2013, il a faitl’objet d’un mandat d’arrêt international,lancé par la justice centrafricaine pour « crimes contre l’humanité et incitation au génocide, complicité de tueries etassassinats». Auditionné dans ce cadre en avril dernier et laissé en liberté sous contrôle judiciaire, le leader anti-balaka sait que la justice a été jusqu’à présent plutôt clémente avec lui.
Certes, à la demande des autorités judiciaires centrafricaines, la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur les exactions commises dans le pays depuis septembre 2012, laquelle pourrait bien mettre en cause des miliciens anti-balaka. Des accusations que Ngaïssona balaie d’un revers de main: si des exactions ont été commises, c’est sur le principe de l’autodéfense, face aux violences perpétrées par l’ex-Séléka. « Est-ce qu’un soulèvement contre l’arbitraire est passible de poursuites? Ça n’a pas de sens », s’agace-t-il. Avant de conclure: « Les tueries, on n’en fait plus. » Point.
En attendant « la justice de Dieu», le coordinateur général anti-balaka oeuvre donc à la transformation de son mouvementen parti politique. Qu’on ne l’accuse pas de vouloir ralentir la transition: au contraire, il assure qu’il est là pour l’aider. Il rêve d’élections rapides,« comme au Mali ». Et, comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il ajoute: «Il n’y apas d’hommes politiques dans ce pays. Seuls les anti-balaka et l’ex-Séléka sont en mesure, aujourd’hui, de ramener la paix. » Dont acte.
Reste que, à la différence du mouvement porté par Michel Djotodia, qui, lui, est en mesure de mener des offensives également sur le plan diplomatique, les anti-balaka ne sont pas structurés. Selon Ngaïssona, il faut « décentraliser le mouvement », qui compterait 53000 personnes. Mais aussi « trouver des financements» et, comme l’a fait l’ex-Séléka, cantonner les combattants.
Ensuite, le mouvement aura vraiment de quoi peser et faire face à son adversaire. On retrouve là le président de la Fédération centrafricaine de football et ex-ministre des Sports.
Patrice Ngaïssona travaille donc sur les statuts juridiques de son mouvement. Il est aidé dans cette tâche par le capitaine Joachim Kokaté, conseiller ministériel et chargé des relations extérieures pour les anti-balaka. Issu de l’ethnie yakouma.Ie capitaine Kokaté souhaite une refonte complète de l’armée, constituée essentiellement de Gbayas, l’ethnie de l’exprésident Bozizé. Et le mouvement antibalaka peut constituer un vivier,si des recrutements pour une nouvelle armée nationalese révélaient nécessaires. Il s’agit de lisser le discours et de « toiletter» un peu le bureau politique, afin d’apparaître comme neuf aux yeux des électeurs et de la communauté internationale.
AFFAMÉS. D’ici là, un coup de pouce du gouvernement de transition serait le bienvenu. En effet, l’argent, les véhicules et les postes offerts par la présidente, Catherine Sarnba-Panza, ne suffisent plus. Patrice Ngaïssona réclame « la reconnaissance intellectuelle» du mouvement par l’État. Son porte-parole, Émotion Namsio,va plus loin: « Personne ne déposera les armes tant que notre acte de bravoure ne sera pas reconnu. » Et, surtout, tant que le mouvement n’aura pas reçu de financements. Car s’il n’y avait pas la misère, Ngaïssona l’assure, ses miliciens ne commettraient pas la moindre exaction. Il les justifie cependanten estimant qu’il est « très difficile de contrôler des hommes affamés »,
Proche de François Bozizé, le leader anti-balaka affirme que l’ancien chef de l’État n’a jamais donné un franc à son mouvement – ce que même des membres de sa garde rapprochée contestent. Il dit avoir juste reçu 7 millions de F CFA(10 670 euros), « à titre personnel ». de la part de la présidente,Catherine Samba-Panza: «La première fois, dit-il, elle nous a donné 4rnillions,et la deuxième, 3. À part cet argent, on n’a rien touché. »
C’est d’ailleurs pour une questionde répartition des ressources que, ces trois derniers mois, des querelles de leadershipont opposé le coordinateur généralau désormais coordinateur général adjoint, Sébastien Wénézoui. Ce dernier explique que les tensions seraient dues à la proximité de Patrice Ngaïssona avec François Bozizé, Selon lui, l’équipe de gaïssona travaillerait discrètement au retour du président renversé et n’aurait rien reversé au mouvement de l’argent offert par l’ancien chef de l’État, son filset l’actuelle présidente de transition.
CHAUD, FROID.Bozizé n’est jamais très loin.Dans le bureau politique récemment constitué par le mouvement, seuls les Gbayas, son ethnie, seraient représentés,créant des frustrations parmi les antibalaka. L’histoire se répète. En effet, durant ses dix années de pouvoir (de 2003à 2013),François Bozizéalargement favorisé les Gbayas au sein de l’armée,attisant les frustrations. Ce qui a fait, indirectement, le jeu de la rébellion.
Joachim Kokaté, qui souffle le chaud et le froid dans ce conflit interne, veille à atténuer les tensions ethniques au sein du mouvement: « Les anti-balaka ne sont pas seulement l’affaire des Gbayas ». affirme-t-il. Si Kokaté se présente comme opposant à l’ex-président, il a toutefois créé avec lui, lors de sonexil en France, le Front pour le retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique J(Frocca), dont les partisans oeuvrent au retour de Bozizé.
Un autre discours apparaît en filigrane. Il y aurait les « vrais» et les «faux» antibalaka.Les « faux» seraient ceux utilisantle label à des fins criminelles, et dontles leaders pourraient se débarrasser s’ils devenaient trop gênants. Quant aux « vrais », il s’agirait des hommes deNgaïssona, ceux que l’on a envoyés chercherà Bossangoa (dans le nord-est dupays), notamment, après le massacre deleurs familles par l’ex-Séléka, pour constituerle mouvement d’autodéfense. Ces derniers ont permis au gouvernement de transition de s’installer et constituent le gros de l’entourage de Ngaïssona .
Mus par un besoin de revanche, ils ont participé aux violents combats quiont fait tomber la Séléka et fuir lesmusulmans. D’autres grossissent lesrangs de la milice chaque jour, demandantà être alignés sous la bannièrenationale. Les divisions internes ont pu être apaisées grâce à la médiationd’une association créée spécialementpour l’occasion, Mouda, présidée parla fille de Catherine Samba-Panza,installée en France. « Sangaris nousa conseillé de rester soudés et de constituer un bureau politique. C’estpour cela qu’on a proposé Wénézoui », explique le capitaine Gilbert Kamezolaï.L’officiera depuis quitté le mouvement. Sébastien Wénézoui, avec son discours pacifiste, ne s’y est pas trompé: « Lesanti-balaka sont l’armée et les électeursde demain. » Et cela mérite biend’oublier quelques tensions internes .•
Après le cessez-le-feu entre groupes armés centrafricains conclu à Brazzaville le 23 juillet, reste à mettre en musique cet accord pour éviter qu’il ne reste lettre morte.
Médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dans un premier temps émis le souhait que les anciens chefs d’État François Bozizé et Michel Djotodia soient invités au forum de la paix de Brazzaville. L’idée a été abandonnée devant les fortes réticences de la communauté internationale et notamment des États-Unis, intransigeants sur la question de l’impunité.
>> Voir aussi notre carte : Pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles centrafricains
Rendez-vous à Rome
Après l’accord de cessez-le-feu signé à l’arraché le 23 juillet entre les groupes armés, c’est au tour des acteurs politiques d’être invités à pacifier leur pays. La communauté Sant’Egidio, proche du Vatican, prolonge la démarche entreprise en novembre 2013 à Bangui et convie les candidats à la présidentielle de 2015 prochainement à Rome.
Seront présents également des représentants de la communauté internationale, dont Soumeylou Boubèye Maïga, Louis Michel et Cheikh Tidiane Gadio.
Cheikh Tidiane Gadio, l’homme de l’ombre
Le candidat malheureux à la présidentielle sénégalaise, nommé envoyé spécial de l’Organisation de coopération islamique (OCI) en Centrafrique, joue un rôle de plus en plus important dans la médiation. Il reste un homme de l’ombre, certes, mais de poids : son organisation a promis une aide de 500 millions de dollars à la Centrafrique.
Le cessez-le-feu an Centrafrique est quasiment passé inaperçu. La semaine dernière, les deux principaux belligérants centrafricains ont accepté de suspendre les hostilités. Mais cet accord a été accueilli avec beaucoup de scepticisme au sein de la population. Exemple à Bangui, dans un quartier musulman : la plupart des musulmans centrafricains ont quitté le pays, ceux qui restent ont trouvé refuge dans cette enclave coupée du reste de la capitale depuis plusieurs mois.
Pour Ahmad Nijad Ibrahim «la violence n’est plus à l’ordre du jour» et la partition sera atteinte par «des moyens politiques»
La partition de la Centrafrique entre un Nord musulman et un Sud chrétien est “inévitable” selon le porte-parole de l’Etat-Major de la Seleka, Ahmad Nijad Ibrahim, qui a déclaré que cet objectif sera atteint “par des moyens politiques”. «Notre revendication concernant la partition du pays n’a pas été prise en considération au forum de Brazzaville, mais cela ne constitue pas un handicap pour continuer notre lutte en faveur de la partition par des moyens politiques. La violence n’est plus à l’ordre du jour. Nos éléments sont cantonnés, nous respectons les mesures de confiance. Nous pensons que la partition est inévitable en raison des violences que subissent les musulmans dans l’Ouest du pays. La haine est extrême. Nous allons participer au processus de réconciliation en Centrafrique, mais j’ai des doutes sur ses chances d’aboutir.»
Ce but poursuivi par la Seleka, selon le porte-parole de son Etat-major, se trouve conforté, à ses yeux, par la violation de l’accord de cessation des hostilités, signé le 23 juillet à Brazzaville, par les Anti-Balaka. En effet, selon les informations non confirmées. [i «Dimanche, 27 juillet à 16 heures, le camp militaire de la Seleka à Dekoa (Centre-Ouest) a été attaqué par des Anti-Balaka. A Batangafo [Nord-Ouest], trois civils musulmans et un chrétien ont été dévalisés et tués. Nos éléments ont également été attaqués aujourd’hui à Ngoya (Sud-Est), deux ont été blessés et un a été tué. Nous prenons l’opinion internationale à témoin: les Anti-balaka n’ont pas la volonté politique de mettre fin aux violences]» a déclaré Nijad Ibrahim.
Par le passé, les positions émises par Ahmad Nijad n’ont pas toujours été corroborées par le général Zoundeiko, chef d’Etat-major ni son entourage. Le porte-parole affirme toutefois que «[i Désormais, il n’y a plus de désaccord entre nous (les troupes basées à Bambari depuis le mois de janvier et en grande partie constituées de peuls, ndlr) et le général Zoundeiko (arrivé à Bambari au mois de mai, ndlr)»
Le cessez-le-feu signé entre les deux principales milices armées en RCA prévoit notamment le «regroupement de tous les combattants des groupes signataires dans un délai de 45 jours», «la démobilisation de tous les combattants», «le retour au pays des miliciens étrangers» et «l’arrêt des violences envers toute la population centrafricaine sur toute l’étendue du territoire national», selon le texte de l’accord.
Les responsables des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, la capitale centrafricaine, estiment que leurs administrés avancent sur la voie de la coexistence pacifique. Ils ont tenu Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/PAM-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>lundi une réunion d’évaluation au quartier Benz-vi, en présence notamment de la ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale Antoinette Montaigne Moussa. « Nous sommes arrivés à un niveau plus avancé que beaucoup d’autres arrondissements. Aujourd’hui, dans le 5ème arrondissement, il n’y a plus de tirs d’armes, c’est grâce au comité de cohésion sociale », a indiqué à RNL le chef du quartier Benz-vie, Emmanuel Zangaméto. Il a par ailleurs souligné que « beaucoup de déplacés sont revenus à domicile ».
Pour la ministre Montaigne, cette « initiative montre que le peuple a envie de se prendre en mains et d’accepter de faire la paix ».
« Les chefs doivent accepter la paix afin que le gouvernement s’y appuie pour que la paix devienne une réalité. Je suis émue de voir comment les chefs se battent avec peu de moyens », a-t-elle dit.
La rencontre a regroupé les chefs des quartiers des 3ème et 5ème arrondissements, le comité de la jeunesse du 5ème, les ONGS nationales et internationales œuvrant dans le secteur, des représentants des Antibalaka et des forces étrangères déployées en Centrafrique.
Cet exercice d’évaluation dans les deux arrondissements s’est déroulé moins d’une semaine après la signature à Brazzaville d’un accord de cessez-le-feu aux termes duquel Antibalaka et ex-Séléka se sont engagés à mettre fin à toute forme de violence.
Certains partis politiques centrafricains avaient cependant refusé de se rendre dans la capitale congolaise pour ce « Forum sur la réconciliation nationale et le dialogue politique ».
Dans un communiqué reçu à RNL, le Parti d’action pour le développement (PAD) exhorte les dirigeants politiques n’ayant pas effectué le déplacement de Brazzaville à adhérer à l’accord.
Des vendeurs chrétiens approvisionnent les musulmans cantonnés au KM5 à Bangui toujours menacés par la milice chrétienne
Chaque matin, des vendeurs de confession chrétienne, majoritairement des femmes, approvisionnent en nourriture les musulmans cantonnés au KM5 à Bangui et pris pour cible par la milice chrétienne Anti-Balaka. «Je viens au quartier musulman depuis le début de la crise en Centrafrique pour vendre des feuilles de manioc (plat traditionnel en rca) aux musulmans et je n’ai aucun problème à faire ça», témoigne Nancy, une vendeuse chrétienne qui habite à proximité de l’aéroport international de Bangui, M’poko.
Pour Ibrahima, musulman d’origine sénégalaise qui n’a jamais mis les pieds hors de Bangui, « l’entente entre vendeurs chrétiens et population musulmane du KM5 est relativement bonne ». « Les chrétiens viennent tout le temps ici pour nous vendre leurs articles et marchandises. Nous ne les agressons pas. En revanche, parfois, ils leur arrivent de nous voler dans nos magasins au KM5 », nuance Ibrahima. « Les vendeurs viennent et repartent quand ils veulent dans nos quartiers alors qu’un musulman n’a pas le droit de se déplacer dans les quartiers chrétiens » observe-t-il.
Gipsy, vendeuse de coco, ne craint pas le KM5, même si elle avoue avoir vu plusieurs personnes, dont les vendeurs chrétiens, se faire agresser, frapper, lyncher au KM5 par des anti-Balaka et que, plus d’une fois elle a dû laisser sa marchandise par terre et s’enfuir, pour revenir quelques heures plus tard, rapporte-t-elle. Il y a tout de même plus de sécurité qu’avant au KM5, a-t-elle estimé.
Certains chrétiens et musulmans cohabitent encore ensemble malgré les nombreuses violences interconfessionnelles qui ont secoué le KM5 depuis décembre dernier. Benfoui Armene, jeune chrétien, vit au KM5 où il se « sent bien », où « aucun musulman ne le provoque » puisqu’il est « né avec eux, a grandi avec eux et vit avec eux ». De même, certains musulmans entretiennent une relation fraternelle avec des chrétiens à l’instar de Khalil, jeune musulman de 25 ans, qui, chaque soir, dine en compagnie de Armin et Patrick, deux chrétiens du quartier. « Dans l’islam, Dieu nous a demandé de ne pas nous haïr. Nous appliquons cela malgré tout ce que nous avons vécu », explique le jeune homme. « Quand tu grandis avec quelqu’un, tu ne peux pas l’abandonner, surtout pas pour une identité religieuse. Patrick est chrétien et ses amis musulmans », détaille Khalil. «C’est lui qui fait nos courses en ville, dans les lieux où, nous musulmans, nous ne pouvons pas accéder. Il est plus qu’un ami, c’est un frère, nous avons confiance en lui et nous lui donnons d’ailleurs des sommes d’argent importantes pour qu’ils les envoient à nos familles dans l’arrière-pays», a-t-il ajouté.
L’UE va donner début août libre accès à ses marchés aux produits originaires du Cameroun dans le cadre d’un accord de partenariat économique, a annoncé lundi la Commission européenne.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/666151-le-14-mars-2014-un-convoi-de-marchandises-en-provenance-de-centrafrique-au-cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le 14 mars 2014, un convoi de marchandises en provenance de Centrafrique au Cameroun, sur la route de Bangui (Photo Reinnier Kaze. AFP)
«L’accord de partenariat économique avec le Cameroun ouvre une nouvelle ère dans les relations entre l’UE et l’Afrique centrale», a déclaré le Commissaire au Commerce, Karel De Gucht, dans un communiqué.
L’accord prévoit «l’accès en franchise de droits de douane et sans contingent au marché de l’UE» pour les exportations en provenance du Cameroun, précise la Commission européenne.
De son côté, «le Cameroun va ouvrir progressivement son marché aux exportations européennes sur une période transitoire prévue jusqu’en 2023», ajoute l’exécutif bruxellois. «Cette ouverture se fera à l’exception d’un certain nombre de produits de façon à assurer la protection de ses marchés agricoles et industriels qu’il considère comme sensibles», indique la Commission.
L’accord a été conclu en 2007, signé par l’UE et le Cameroun en janvier 2009, approuvé par le Parlement européen en 2013 et ratifié par le Cameroun le 25 juillet. Il entrera en application le 4 août, précise la Commission européenne.
«Cet accord est ouvert aux autres pays de la région (Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Sao Tome y Principe, Tchad) qui souhaiteraient y adhérer», assure la Commission européenne.
800 fidèles ont commémoré la descente du Livre Saint dans une atmosphère relativement calme et ont prié contre ceux qui «ont détruit les mosquées et déchiré le Coran» en rca
Près de 800 musulmans ont prié pour la Palestine, à l’occasion de « laylat el Kadr » (nuit du destin), dans la nuit de jeudi à vendredi, à la Mosquée Housa, à Bangui, la capitale centrafricaine. Après la prière nocturne de tahajjod, l’Imam de la Mosquée Housa a récité un du’a (terme arabe faisant référence aux invocations du croyant) « pour que Dieu soutienne la lutte des musulmans en Palestine contre les colons israéliens et leurs agressions barbares ».
815 palestiniens sont en effet morts et 5260 autres ont été blessés sous les bombardements aériens, terrestres et navals israéliens depuis une offensive lancée le 7 juillet par l’armée israélienne sur la bande de Gaza, d’après les dernières données, du ministère palestinien de la santé.
L’Imam a également récité un du ’a pour les musulmans de la Centrafique. «Dieu aide nous à faire face contre les Anti-Balaka qui ont détruit les mosquées et déchiré le Coran» a-t-il supplié. Pour Haddja, jeune musulmane de 17 ans, « ce ramadan n’est pas comme les précédents ». «Avant, nous avions nos proches à nos côtés, à présent, plusieurs d’entre eux ont disparu. Il y’a ceux qui ont été tué devant nous et ceux qui sont parti dans l’arrière-pays. Nous avons réussi à accepter ce destin mais c’est difficile de n’avoir aucune nouvelles de nos familles » soutient la jeune fille, dont les oncles ont été tués « sous ses yeux ». « Nous ne savons pas si notre famille a été tué, s’est perdue, s’est réfugiée… On ignore tout de leur destin », a-t-elle ajouté avec résignation.
La prière d’Ibrahim, jeune collecteur de diamant, se dirige également vers le peuple palestinien, « J’ai vu beaucoup de musulmans dont beaucoup de mes amis se faire tuer devant moi, mais, malgré ce que nous vivons ici, quand je vois ce qui se passe en Palestine, comment les enfants, les femmes, les vieux sont en train d’être massacré, je remercie Dieu pour la RCA » a soutenu Ibrahim. «Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les leaders musulmans ne condamnent pas ces crimes contre les musulmans » s’interroge le jeune homme, répondant aussitôt à sa question : « ils ont peur ! Ils ont peur de l’Otan ou bien des Etats-Unis ! Que Allah vienne en aide à tous les musulmans », a-t-il conclu.
Les Musulmans de Bangui ont célébré la nuit du destin, qui commémore la descente du Livre Saint (le Coran) dans une atmosphère relativement calme. Les fidèles ont d’ailleurs expliqué que la situation sécuritaire s’était légèrement améliorée depuis le départ des forces françaises remplacées par la mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique (EUFOR/RCA) qui, depuis juin, a pris en charge la sécurisation des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui.
Les épreuves écrites du baccalauréat de l’enseignement des Ecoles catholiques associées de Centrafrique (ECAC) toutes séries confondues ont débuté lundi en Centrafrique où 322 candidats composent dans les cinq centres d’examen à Bangui ainsi que dans les diocèses de Bouar, de Kaga-Bandoro, Bangassou et Berberati, a-t-on constaté à Bangui.
‘’Organisé peu avant par le ministère de l’éducation nationale et sur demande des responsables de l’ECAC, ce baccalauréat de l’enseignement des Ecoles Catholiques Associées de Centrafrique n’est pas différent de celui de l’enseignement général public. C’est un baccalauréat qui en vaut un autre”, a précisé, le directeur de cabinet au ministère de l’Education nationale, Marcelin Kongbowali.
Pour la crédibilité de ce diplôme M. Kongbowali a rassuré les uns et les autres, soulignant que ‘’ceux qui auront ce baccalauréat vont avoir accès à l’Université de Bangui et dans toutes les universités du monde”.
Taxé de perturbateur des examens à tort ou à raison par des Centrafricains, le président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), Kévin Yabada, a tenté de recadrer les choses en dépêchant dans ce centre des étudiants pour rassurer les candidats.
‘’Nous sommes obligés de déployer notre équipe de sécurité au Lycée Saint Charles à Lakouanga dans le 2è, l’unique centre de Bangui qui va non seulement identifier et persuader les étudiants mal intentionnés qui veulent perturber les examens mais aussi sécuriser les parages”, a-t-il dit.
Pour Kévin Yabada, les perturbations qu’ont connues les concours d’entrée en classe de sixième, les épreuves du Brevet du Premier Cycle (BPC) sont à placer ‘’sous la manipulation de certains étudiants par des hommes politiques”.
Au Centre d’examen de Bangui où composent 151 candidats venus des Lycées Saint Charles, Lycée Pie XII, Lycée Don Bosco de Damala ainsi que du Séminaire Saint Paul de Bimbo les examens prendront fin le jeudi 31 juillet prochain
Les conflits qui ont secoué la planète en 2013 ont provoqué les plus grands déplacements de populations pour des raisons religieuses dans l’histoire récente.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/record-du-nombre-de-personnes-deplacees.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>« Quasiment aux quatre coins du monde, des millions de chrétiens, musulmans, hindous et fidèles d’autres religions ont été forcés de quitter leurs lieux de résidence en raison de leurs croyances religieuses », a fustigé le département d’État dans son rapport annuel sur les libertés religieuses dans le monde.
Dans ce panorama international, Washington s’en prend particulièrement aux conflits en Syrie, en République Centrafricaine (RCA) et aux troubles religieux en Birmanie.
La Syrie et la Centrafrique pointées du doigt
En Syrie, après plus de trois ans de guerre « la présence chrétienne n’est plus que l’ombre d’elle-même », pointe le département d’État, soulignant que « dans la ville de Homs le nombre de chrétiens s’est effondré d’environ 160 000 avant le conflit à un millier » aujourd’hui.
Le département d’État insiste aussi sur les violences confessionnelles en RCA entre chrétiens et musulmans qui ont provoqué la mort d’au moins 700 personnes en décembre dernier à Bangui et le déplacement de plus d’un million de personnes à travers le pays en 2013.
En Birmanie, les violences contre des musulmans à Meikhtila ont conduit à la mort de 100 personnes et contraignent 12 000 autres à quitter la région au début de l’année dernière.
« Partout dans le monde des individus sont victimes de discriminations, violences et agressions (…) pour simplement exercer leur foi », s’insurge la diplomatie américaine, égrenant des cas au Pakistan, en Égypte, en Arabie Saoudite, Iran, Chine ou encore au Bangladesh.
Effrayés, des Banguissois ont quitté leurs maisons en pyjamas en essayant d´identifier la source des tirs.
Des tirs de kalashnikov ont retenti, lundi matin, très tôt, dans les rues de la capitale centrafricaine. Effrayés, des Banguissois ont quitté leurs maisons en pyjamas en essayant d´identifier la source des tirs. Quelques minutes plus tard, les tirs se sont intensifiés, cette fois avec des explosions de grenades. Il ne s’agit pas d’une énième attaque d’Anti-Balaka contre des musulmans ou des positions de la MISCA (force africaine en Centrafrique), mais de la célébration de l’Aïd-el-Fitr, fête musulmane sanctionnant la fin du Ramadan, cette année au goût amer pour les Centrafricains.
Photo Diaspora
«Cette fête n’est pas comme les autres cette année. Certains de nos proches sont partis vers d’autres pays, certains sont blessés, d’autres sont déplacés au Nord et d’autres au cimetière » s’est plaint Aziz, un habitant de PK-5, quartier à majorité musulmane à Bangui où les habitants se trouvent confinés depuis plusieurs mois. «[i Ma maison est détruite, celle de mon père aussi. Les Anti-Balaka ont détruit mon commerce, ils ont tué ma femme sous mes yeux, mes enfants sont partis au Cameroun. On est bloqué ici dans une prison à ciel ouvert» poursuit Aziz dans une litanie de jérémiades. «On ne peut pas aller au cimetière pour enterrer nos proches parce que l’endroit est occupé par les Anti-balaka qui nous attendent pour nous enterrer avec nos proches. Je ne sais pas où je dors demain. Eid moubarak tout de même.»
Avant décembre, ils étaient environ 15 % de musulmans dans ce pays d’Afrique centrale, soit 800 000 personnes, selon des données de l’ONU. Désormais, ils sont à peine 2 % dans tout le pays, selon les mêmes sources. Les pays limitrophes ont accueilli, en tout, près de 280 000 réfugiés qui se retrouvent éparpillés, principalement, entre le Cameroun, le Tchad et la République démocratique du Congo. «[i Cette années nous n’avons pas d’argent pour acheter de nouveaux habits à nos enfants. Et même si on en avait, on ne pourrait pas sortir pour faire ces achats. Et même si on avait de l’argent et qu’on pouvait sortir de PK-5, on n’a presque plus d’enfants.» déclare Mahjoub Almuzzamel, habitant de PK-5 avant de poursuivre, résigné «Mais Dieu nous a ordonnés de célébrer l’Aïd, alors on le fait.»
Alrufa’i Aziz Omar, président de l’association des jeunes musulmans en RCA, préfère, quant à lui, positiver en appelant ses coreligionnaires, où qu’ils se trouvent, à intensifier leurs invocations et leur soutien «pour leurs frères musulmans qui vivent dans le malheur». «Qu’ils nous aident par le Duaa. On voudrait aussi qu’ils nous aident pour reconstruire nos mosquées. A nos frères en Palestine je dis, on pleure avec vous, mais ne quittez pas les mosquées !»
L’ancien rebelle Abdelkader Baba Laadé, revenu à la légalité il y a plus d’un an, a été nommé préfet de la Grande Sido, région frontalière avec la Centrafrique où il opérait du temps de sa rébellion. Un défi contradictoire ?
Le Tchadien Baba-Ladde
C’est par un décret du chef de l’État tchadien, signé le 19 juillet, que le général Abdelkader Baba Laadé, président du Front populaire pour le redressement (FPR), a été nommé préfet du département de la Grande Sido, frontalière avec la République centrafricaine. Une nomination qui aurait pu cojnstituer une simple prime à la réédition si le lieu d’affectation du gendarme de 44 ans n’avait été, justement, une zone sensible, au contact avec le pays voisin en crise.
Depuis le début de sa rébellion en 1998, c’est dans une vaste région située entre le sud du Tchad et le nord de la RCA que Baba Laadé (roi de la forêt en peul) et ses hommes ont opéré, prêtant parfois main forte aux mouvements irrédentistes centrafricains, sans vraiment inquiéter N’Djamena. Il se posait aussi comme le protecteur des éleveurs nomades victimes de rackets dans une partie du territoire centrafricain qui échappe au contrôle de Bangui.
Médiateurs onusiens
Début septembre 2012, face à une opinion centrafricaine de plus en plus hostile et une offensive de l’armée tchadienne qui l’a relativement affaibli, il décide de “rallier sans condition” N’Djamena où il arrive accompagné de médiateurs onusiens. Après un passage comme chargé de mission au cabinet du Premier ministre, il est sans fonction depuis octobre 2013.
De l’avis de plusieurs observateurs, la nomination de l’ancien rebelle comme préfet de la Grande Sido, région qui accueille des milliers de musulmans centrafricains, est à double tranchant pour l’ancien rebelle. Certes, il pourra mettre à profit sa connaissance du terrain pour aider à la surveillance de la frontière, fermée depuis le mois de mai. Mais pourra-t-il ignorer longtemps les intérêts de ses partisans restés en territoire centrafricain, certains ayant rejoint la Séléka ? Sa situation serait “incompatible” avec sa fonction de préfet, disent ses rivaux politiques. Des critiques que Baba Laadé balaye d’un revers de main. “Je suis un soldat, à la disposition de mon pays. Je peux mettre à disposition mon expérience et ma connaissance du terrain”, assure-t-il à Jeune Afrique.
Le noyau dur des bénévoles de Béafrika n’a jamais baissé les bras depuis le début de la crise en République Centrafricaine, pays pour lequel a été créée l’association et dont est originaire le président, Mélaine Poda. Ils n’ont pas attendu l’accord de cessation des hostilités signé ce 23 juillet pour garder espoir.
Sans cesse remobilisés par Martine Boué, ils continuent à collecter des livres et du matériel informatique à destination des lycéens de la capitale Bangui, grâce aux nombreux partenaires dont de nombreux établissements scolaires.
Don d’ordinateurs
Le 19 juillet dernier, ce sont plusieurs dizaines d’ordinateurs qui ont été entreposés dans un local que le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne, a mis à disposition. Offerts par la caserne de pompiers d’Artix, ils seront rénovés par Franck Sauvé, bénévole de la première heure, lui-même responsable réseau au Sdis 64.
Ces 29 et 30 juillet, ils animeront un stand au Festival d’Emmaüs et le 3 août, ils tiendront la buvette de la guinguette au bord du gave, où le bal musette sera animé par l’orchestre Paris Guinguette (entrée libre et gratuite). L’association souhaite, dans la mesure du possible, rendre à Billère la confiance que la Ville a placé en elle. Ces liens étroits sont d’autant plus forts que Billère s’est engagée dans un projet de coopération décentralisée avec la ville de M’Baïki (située à 150 km de Bangui).
La crise paralyse les actions
Jacques Cabanes, conseiller municipal en charge du comité de pilotage du projet, a signé une tribune ouverte avec Mélaine Poda pour rappeler que si la crise qui secouait la Centrafrique paralysait leurs actions, ils travaillaient déjà un plan de développement post-crise. « Depuis toujours, les 80 % de chrétiens vivaient paisiblement avec les 15 % de musulmans. Il n’y a pas d’antagonisme historique religieux en Centrafrique, il n’y a que des manipulateurs cyniques dans ce pays confronté à l’absence dramatique d’élite et de structure d’État après la décolonisation. » D’où l’espoir pour eux et pour ceux qui travaillent autour de Béafrika de voir l’armée française réussir sa mission et la France s’engager à aider la Centrafrique à se structurer, en faisant émerger une élite compétente et non corrompue.
Dans le viseur des clubs de Ligue 1 comme l’OM et de l’AS Saint-Etienne, Mapou Yanga-Mbiwa pourrait finalement atterrir à Bordeaux. Selon Le Parisien, l’arrivée de Yanga-Mbiwa chez les Girondins est imminente et pourrait être conclue la semaine prochaine sous la forme d’un prêt. Les Marines et Blancs sont prêts à prendre en charge son salaire.
Mapou Yanga-Mbiwa a fait une saison décevante avec Newcastle et n’est plus dans les plans de l’entraîneur des Magpies.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/BONNE-FETE-DE-RAMADAN.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le mois de Ramadan se termine et la Rédaction du journal Corbeau News ne veut pas laisser passer cette occasion de vous redire toute notre amitié. A travers nous, c’est toute notre famille qui vous souhaite une bonne fête à l’occasion de l’Aïd-el-Fitr.
Dépêché en urgence en République Centrafricaine en mars dernier par l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), pour « user de ses vastes connaissances, de sa compétence et de ses contacts » pour tenter de trouver une solution à cette crise, les efforts du Dr Cheikh Tidiane Gadio commencent semble-t-il à payer.
En effet, selon le magazine « Jeune Afrique », dans sa parution de ce lundi, l’ancien ministre des affaires étrangères « joue un rôle de plus en plus important dans la médiation » entre les camps en présence en Centrafrique.
En diplomate chevronné, Dr Gadio a fait de la discrétion son meilleur allié. Il « reste un homme de l’ombre, mais de poids » poursuivent nos confrères de la rue d’Auteuil.
L’Oci compte débloquer une aide de 500 millions de dollars pour la Centrafrique.
Un djihadiste français a été interpellé le 27 juillet à Tanger, au Maroc, alors qu’il s’apprêtait à regagner la France pour mener des opérations de recrutement au nom du Front Al-Nosra, un groupe actif en Syrie.
Ce « ressortissant français d’origine algérienne » a été arrêté « au port de Tanger-Med », après être« entré au Maroc le 21 juillet en provenance de Libye », a annoncé le ministère de l’intérieur du Maroc dans un communiqué, dimanche 28 juillet.
Selon la même source, « après avoir participé à des opérations armées, il avait été sommé de retourner en France pour y embrigader de nouveaux combattants » et « était aussi chargé d’apporter le soutien logistique et financier nécessaire ».
Par le passé, l’individu avait déjà « combattu dans les rangs d’Al-Qaïda dans la région afghano-pakistanaise, après une expérience similaire en Bosnie », ajoute le ministère marocain, en se référant à « l’enquête préliminaire ». Cette même enquête « a révélé que le mis en cause avait rejoint récemment la Libye, où il était entré en contact avec les dirigeants de l’organisation terroriste ‘Ansar Ashariaa’ », est-il encore précisé.
Les autorités marocaines ont annoncé le démantèlement d’une vingtaine de « cellules terroristes » depuis le début de l’année. Elles ont renforcé les mesures de sécurité ce mois, après avoir évoqué « une sérieuse menace », liée en particulier à la présence croissante de djihadistes marocains en Syrie et en Irak : selon plus de 3 000 Marocains et ressortissants européens d’origine marocaine sont affiliés à des « organisations terroristes en Irak et en Syrie », où ils peuvent bénéficier d’« entraînements en vue de mener des attaques au Maroc ».
Jean-Jacques Démafouth, le tout-puissant et intriguant cousin de Catherine Samba-Panza
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/jean-jacques-demafouth.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Jacques Demafouth
A cause des manœuvres de Jean-Jacques Démafouth, Catherine Samba-Panza est de plus en plus dangereusement isolée de ses collaborateurs à la Présidence. Ces derniers, en privé, se plaignent et se laissent aller à des confidences sur les agissements machiavéliques et nuisibles de celui qu’ils appellent tantôt « l’intrigant cousin de la présidente» et tantôt « le tout-puissant cousin de la Présidente ».
L’arme fatale de Jean-Jacques Démafouth, c’est son lien familial avec Samba-Panza (cousin). Démafouth aime jouer au faiseur de rois. Au Palais et à la résidence présidentielle, Il est au courant de tout dans les moindres détails. Il contrôle tout, et surveille les collaborateurs de la Présidente. Quand Samba-Panza doit recevoir des personnalités, Démafouth n’est jamais loin s’il s’agit d’un huis clos. Il s’incruste partout. Il filtre même les visiteurs de sa « koya ». Il assure la sécurité de sa koya. Bref il est partout. Il suit la présidente partout, mange et dort quasiment dans la cour de samba-panza. Il a accès à tout. Cela rappelle l’ère Kolingba, et l’ère patassé, avec les cousins qui dormaient à la résidence présidentielle. Il veut être à la fois Conseiller, chauffeur, directeur de renseignement, directeur de cabinet, chargé de la communication et des relations avec la presse. Il devient furieux quand un collaborateur refuse de lui parler des dossiers en sa possession.Quand quelqu’un présente un travail ou une proposition, le “koya” attend son départ, pour venir contrecarer tout.
Cinq personnalités connues comme bosseuses, compétentes, productives et dotées d’un esprit de créativité pour aider la Présidente sont aujourd’hui dans la ligne de mire du « koya » Jean-Jacques Démafouth. Très jaloux et incapable de faire le travail que ces personnalités font pour aider la Présidente à accomplir sa mission, Démafouth s’emploie depuis un moment à imaginer des histoires pour essayer de les salir auprès de sa koya. Il ne supporte pas de voir ces gens autour de la Présidente. Démafouth, comme d’habitude attend toujours le moment où ces personnalités sont absentes pour frapper : « koya, tu sais que tel a dit ça de toi, tel a fait ça, j’ai un dossier sur tel ou tel…. ». Ce que tel n’a pas dit ou n’a pas fait, Démafouth est capable de l’imaginer pour mentir à la présidente. Démafouth manipule la Présidente avec le mensonge, des histoires inventées pour que la Présidente écarte tel ou tel collaborateur. La Présidente, les enfants de la Présidente, notamment la Chef de cabinet n’ont pas encore découvert que le « koya » Démafouth qu’ils sont tous sous l’emprise d’un manipulateur, d’un incapable, et gros jaloux de la réussite intellectuelle et professionnelle des membres de l’entourage présidentiel. En privé, Démafouth se targue de ses liens familiaux, et jure d’avoir la tête de certains Conseillers, car il est « koya » et qu’il est le plus proche, le plus écouté et le plus influent au palais. Koya Démafouth se sent intouchable et nargue les Conseillers qu’il attaque même dans leur vie privée qui n’a rien à voir avec leurs fonctions auprès de la présidente.
L’intrigant et le jaloux Démafouth s’arrange toujours pour faire gober à la présidente ses histoires ou dossiers sur tel ou tel collaborateur uniquement lorsque les personnes qu’il jalouse ne sont pas là. Il est capable d’instrumentaliser des gens et les laisser venir la Présidente pour raconter des histoires inventées de toutes pièces sur les collaborateurs. A ce rythme, samba-panza déjà qui est prise en otage avec ses enfants dont la Chef de cabinet risque très gros en perdant des collaborateurs compétents et sérieux. Et ce n’est pas l’intrigant Démafouth qui pourra faire leur travail. Quand on est chef de l’Etat, on ne doit pas laisser un cousin ou autre membre de la famille s’attaquer comme ça régulièrement aux collaborateurs. Samba-Panza est donc complice. Ce que doit faire un président face à un tel intrigant, c’est de faire venir l’intrigant et les collaborateurs mis en cause pour une confrontation. Aujourd’hui, à cause de « l’intrigant cousin de la présidente » ou du « tout-puissant cousin de la présidente », certains Conseillers de Samba-panza menacent en off de la lâcher.Démafouth a toujours des histoires et des dossiers surs les autres, sur leur vie privée ; lui le “koya” est le seul clean même dans sa vie privée. Pour l’instant ça marche, ses intrigues. il exise par des intrigues. Beaucoup de collaborateurs guettent l’occasion pour l’affronter devant la présidente…affaire à suivre.
Il est risqué d’être musulman à Bangui. Des quelque 20 000 adeptes de l’islam qui résidaient dans la capitale il y a un an, il n’en resterait qu’entre 2000 et 5000, soit moins de 1% de la population. La quasi-totalité d’entre eux vivent désormais au «kilomètre cinq» (PK5), secteur mal en point qu’ils ne peuvent quitter qu’au péril de leur vie.
PK5 a mauvaise réputation. La nuit, les coups de feu résonnent dans les rues. Outre quelques véhicules d’humanitaires et les blindés de la MISCA – une mission de paix sous conduite africaine -, rares sont ceux qui s’y aventurent. La police et la gendarmerie n’y patrouillent plus depuis huit mois et les taxis, baromètres sur quatre roues des dangers de la ville, s’arrêtent à quelques centaines mètres du quartier.
«Regarde autour de toi. Peux-tu croire qu’ici, c’était le plus important marché de la ville?», lance un jeune vendeur de cigarettes, posté à l’entrée du quartier. Des boutiques abandonnées, placardées, donnent sur l’artère principale, tristement surnommée le «couloir de la mort» en raison du nombre de personnes qui y ont été abattues.
Si personne dans le quartier ne parle ouvertement d’épuration ethnique, l’opinion des musulmans de PK5 s’exprime par des graffitis qui tapissent les bâtiments. Ornés de croix gammées, ceux-ci dénoncent les exactions des «anti-balaka», une milice d’autodéfense majoritairement chrétienne, et l’incapacité des forces militaires françaises déployées en Centrafrique à les protéger. Quelques slogans comparent le sort des musulmans de Bangui au génocide des Tutsis, perpétré au Rwanda il y a exactement 20 ans.
Pour les musulmans, le secteur est une prison à ciel ouvert. «Nous sommes coincés ici, et la vaste majorité ne peut pas travailler. Moi, je ne peux plus suivre mes cours à l’université», ajoute le jeune vendeur.
La vie des musulmans de Bangui a basculé le 6 décembre dernier lorsque les anti-balaka ont lancé une offensive pour repousser les rebelles de la Séléka. Appuyés par des musulmans tchadiens et soudanais, ces rebelles avaient renversé le président François Bozizé en mars 2013. Et ils multiplient les exactions sur la population.
Assimilés à la Séléka, les civils musulmans sont devenus les principales cibles des anti-balaka. Le conflit, qui a dès lors pris une dimension religieuse, a poussé les musulmans à se réfugier à PK5.
Balla Ibrahim reçoit La Presse dans un semblant de cour intérieure ceinturée de panneaux de tôle. Pour tuer le temps, ses enfants s’amusent à effrayer les poules dans un nuage de poussière. «Je n’ai jamais vu de ma vie une situation pire que ces derniers mois. On prend quelqu’un, on lui coupe les mains, le sexe, on l’éventre. On lui arrache les yeux et on lui coupe la tête.»
Dans le regard du musulman de 54 ans se lisent alternativement résilience et fatalisme. «Nous avons enterré des centaines de morts décapités et sans mains. J’en suis tombé malade pendant plus de deux semaines.» Sa belle-mère septuagénaire, également témoin de l’inimaginable, écoute silencieusement, figée par le chapelet d’horreurs qu’égrène son gendre.
L’incompréhension est totale, car en Centrafrique, où cohabitent près de 90 ethnies différentes, les questions religieuses n’ont jamais constitué un facteur de division. «Nous étions des frères. Nous sommes allés à l’école ensemble et nous nous marions ensemble. Aujourd’hui, nos frères chrétiens ont tué nos proches, ils empêchent nos enfants d’étudier et d’aller à l’hôpital.»
La mosquée de l’attente
Plus de 400 mosquées auraient été saccagées en Centrafrique. À Bangui, seules les cinq mosquées de PK5 sont aujourd’hui intactes. La principale a d’ailleurs été transformée en camp de déplacés.
Ici et là, des vieillards égrènent leurs chapelets musulmans, des femmes écrasent du manioc dans un mortier pour nourrir leurs enfants, assis sur la terre battue, les plus jeunes assistent à un enseignement coranique. Quoiqu’appréciée, l’aide humanitaire ne suffit pas.
Vêtu d’un kami d’un blanc immaculé, l’imam Tijani déplore la situation: «Les gens doivent dormir sous des arbres. Lorsqu’il pleut, nous ouvrons la mosquée pour les héberger. Les femmes enceintes sont installées chez moi, dans une chambre. Il est impossible d’avoir des soins adéquats.»
C’est d’ailleurs ce qui aura eu raison de la mère de Zara Sybu. «Elle n’a pas été soignée et elle est morte vendredi dernier», confie la brillante et coquette adolescente de 16 ans. L’orpheline, qui rêve d’être mathématicienne ou pilote d’avion, est assise à l’écart, tenant contre son sein un nouveau-né de 5 mois. «À part mon fils, je suis toute seule ici. Je dors là, contre le mur de la mosquée», dit-elle, en montrant du doigt quelques couvertures.
«Ça n’est pas une vie», répètent les déplacés rencontrés. Leur plus grande crainte, au-delà de la misère quotidienne, c’est une femme d’une soixantaine d’années qui la formulera: «Comment peut-on nous laisser tomber de cette façon? J’ai peur que cette situation devienne normale et qu’on finisse par nous oublier.»
Des représentants du gouvernement, des milices et des communautés religieuses de Centrafrique ont signé un accord de cessation des hostilités, cette semaine, lors d’une rencontre à Brazzaville, capitale du Congo. L’accord est extrêmement fragile. Les délégués ne se sont pas entendus sur les procédures devant mener au désarmement et à la démobilisation des combattants. De plus, les divisions internes au sein de la Séléka et des anti-balaka risquent de plomber l’entente. À l’occasion de ce forum, la Séléka a posé l’acceptation du principe d’une division du pays comme préalable à toute signature d’accord, une position rejetée par la majorité des négociateurs. «Le préalable de tout, c’était la cessation des hostilités», a déclaré au sortir de la rencontre la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza.
– Avec l’Agence France-Presse
Chronologie des événements
Mars 2013
Renversement du gouvernement de la République centrafricaine (RCA) par la Séléka, une coalition rebelle appuyée par des mercenaires tchadiens et soudanais. Michel Djotodia, à la tête des troupes, devient le premier président musulman de la Centrafrique.
Mars à octobre 2013
Multiplication des exactions contre la population par des membres de la Séléka.
Octobre 2013
Contre-attaque des anti-balaka, une milice d’autodéfense majoritairement chrétienne. Leur objectif: repousser la Séléka.
Décembre 2013
Offensive des anti-balaka sur Bangui, la capitale. Les civils musulmans sont pris pour cibles. Déploiement de l’opération militaire française Sangaris et des forces de l’Union africaine (MISCA) afin de désarmer les milices et d’empêcher un nettoyage ethnique.
Janvier 2014
Démission de Michel Djotodia. Catherine Samba-Panza devient chef de l’État de transition. Les affrontements se poursuivent.
Juillet 2014
Signature d’un accord de cessation des hostilités.
La Centrafrique en bref
Population: 4,7 millions d’habitants
Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus): 55%
Religions: animisme, christianisme, islam
Indice de développement humain: 180e sur 186 pays
Croissance démographique: 2%
Sources: INED 2013, BM 2012, DGT 2013, PNUD 2013
Déplacement de population 2013-2014
De 600 000 à 1 million de Centrafricains sont déplacés (13% à 22% de la population)
370 000 Centrafricains sont partis pour le Cameroun, le Tchad, la RDC et la République du Congo
2,5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire (55% de la population)
Source: UNHCR
Des crimes qui ébranlent la psyché
Démembrements et scènes de torture. Lapidations et décapitations. Viols et actes de cannibalisme. La violence des crimes commis en Centrafrique ébranle la psyché de ceux qui la subissent. Hélène Thomas, psychologue pour Médecins sans frontières, panse les blessures de l’âme des victimes et des témoins de ces atrocités. Entre deux patients, elle s’est entretenue avec La Presse.
Quels types de patients rencontrez-vous?
Je vois des gens qui sont blessés par balles, à la machette, mais aussi des personnes qui ont été enlevées, séquestrées, amputées, torturées, ou qui ont été témoins de scènes extrêmement difficiles. Pour des raisons culturelles et spirituelles, leur degré de tolérance est plus élevé que le nôtre. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas traumatisés. On retrouve les mêmes constantes: cauchemars, flash-back, sentiment que la scène peut se reproduire, maux de ventre, impression de poids sur la poitrine qui entraîne des problèmes respiratoires…
Peut-on espérer guérir ces traumatismes?
Soyons francs: il est impossible d’oublier. Néanmoins, nous pouvons tenter de faire disparaître les émotions liées aux traumatismes. Quant aux croyances de type animiste, présentes en Centrafrique, je les utilise comme des ressources. Avec une patiente qui croyait être victime d’un mauvais sort, il m’est arrivé d’écrire une prière significative que nous avons récitée ensemble dans une sorte de rituel. Cela l’a apaisée. Mon rôle n’est pas d’imposer l’approche psychologique occidentale, mais de trouver avec eux des outils qui les aideront.
La violence des crimes alimente-t-elle le conflit?
Pas nécessairement. Comme elle ne dure pas depuis toujours, la guerre n’est pas une normalité pour les Centrafricains. Contrairement à des régions où j’ai travaillé comme le Proche-Orient, où les conflits s’étendent sur des générations, les Centrafricains connaissent la paix et ils l’espèrent. Par contre, ils ont un fort sentiment d’injustice qui peut alimenter le besoin de vengeance: pourquoi doit-on m’amputer? Pourquoi m’a-t-on séquestré? Pourquoi ne pourrai-je plus nourrir ma famille parce que je suis handicapé? Avec eux, il faut naviguer entre ces considérations contradictoires.
Confidences d’un anti-balaka
La rencontre doit se dérouler dans un boui-boui situé à l’extérieur d’un quartier populaire de Bangui. Sébastien Wénezoui a récemment troqué ses habits kaki de combattant contre la sobriété d’un pantalon noir et d’une chemise blanche. «Une sorte de drapeau blanc vestimentaire», indique d’un air pince-sans-rire le coordonnateur adjoint des anti-balaka.
Car malgré les flambées de violence qui balaient le pays, le numéro deux de la milice d’autodéfense majoritairement chrétienne estime que l’heure est à la réconciliation: «Les anti-balaka et la Séléka, nous devons tous travailler pour que les affrontements cessent. C’est primordial.»
Les mots «paix», «réconciliation» et «pardon» se succèdent dans un discours pacifiste avec lequel il est difficile d’être en désaccord. Le sourire de Sébastien Wénezoui s’obscurcit toutefois dès qu’il est question du désarmement des anti-balaka. Le ton froid du combattant refait surface: «Nous ne sommes pas contre, mais nous croyons que c’est avant tout à la Séléka et aux musulmans de désarmer.»
L’homme ne s’en cache pas: il nourrit une certaine rancoeur à l’égard de ce conflit qui divise le pays depuis mars 2013. «La Séléka est débarquée avec des mercenaires tchadiens et soudanais. Ils ont ravagé le pays. Nous n’avions pas d’autres choix. Nous devions réagir et défendre les Centrafricains pour chasser les étrangers et les musulmans qui nous attaquent.»
Selon lui, les combattants anti-balaka – pour la plupart des jeunes recrutés dans les régions – sont «des patriotes» qui se battent au nom de la Centrafrique. «Et le gouvernement devrait nous reconnaître comme tels, reconnaître que nous avons délivré le pays.»
Des croyances ancestrales
Les origines de cette milice se trouvent dans les croyances animistes centrafricaines ancestrales. Pour en faire partie, les combattants doivent se soumettre à des rites initiatiques et épingler des grigris sur leurs vêtements, qui les prémunissent contre les blessures provenant d’armes ennemies, rappelle Sébastien Wénezoui: «Les balles et les grenades des Séléka ne peuvent pas nous tuer. C’est notre particularité. C’est ce qui nous a permis de les repousser.»
Quant aux exactions commises par des anti-balaka sur des civils musulmans, le milicien balaie du revers de la main toute responsabilité de ses troupes. Certains musulmans ont mérité leur sort, estime-t-il. «Mais nous sommes prêts à pardonner à nos frères musulmans. Ceux qui sont ici depuis des générations sont des Centrafricains comme nous; ils peuvent rester. Ceux qui sont venus avec la Séléka doivent repartir… Ils n’ont rien à faire ici.»
Des militants de la secte islamiste Boko Haram ont attaqué dimanche la ville de Kolofata, dans le nord du Cameroun, près de la frontière nigériane, et enlevé plusieurs personnes dont la femme du vice-Premier ministre Amadou Ali, ont annoncé les autorités.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Amadou-Ali-466×350.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’attaque a fait au moins trois morts, a précisé le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma.
“La situation est très critique et je vous parle alors que des éléments de Boko Haram sont toujours à Kolofata et affrontent nos soldats”, a dit le colonel Félix Nji Formekong, l’un des commandants de la 3e région militaire interarmes dont le quartier général se trouve à Maroua.
“L’épouse du vice-Premier ministre Amadou Ali a été emmenée de chez elle par les hommes de Boko Haram mais les gardes du corps ont réussi à conduire son mari hors de la ville pour gagner Mora”, a-t-il ajouté.
Issa Tchiroma, joint par téléphone, a confirmé que la résidence d’Amadou Ali à Kolofata avait été attaquée par des militants de Boko Haram.
“Ils ont malheureusement emmené sa femme. Ils ont aussi attaqué la résidence du Lamido (ndlr-chef spirituel et temporel) Seini Boukar et l’ont enlevé. Trois personnes au moins ont été tuées”, a-t-il ajouté.
Saer Boye, étudiant de 27 ans, a été tué dans des circonstances troubles, mercredi soir, à l’université Cheikh Anta Diop, à Dakar, la capitale sénégalaise. Afrik.com s’est rendu sur les lieux du drame.
Saer Boye, tué mercredi soir aurait été victime d’une altercation alors qu’il faisait la queue pour rompre son jeûne au restaurant universitaire, qui ne sert que 5 000 repas pour près de 100 000 étudiants ! « Vous les journalistes, vous attendez qu’il y ait des drames comme ça pour venir nous interroger ! Vous êtes comme le médecin après la mort. Le meurtre de ce jeune homme n’est qu’une conséquence de l’enfer qu’on vit ici ! », lance ce jeune étudiant, grand de taille, au visage fatigué par l’étouffante chaleur et le rude quotidien à l’université Cheikh Anta Diop, à Dakar. L’ambiance y est morose depuis plusieurs mois. Les policiers sont postés aux quatre coins de l’université, surveillant le moindre mouvement de révolte des étudiants, qui multiplient les grèves pour réclamer des bourses en retard, et dénoncer leurs conditions de vie difficiles.
Plongés dans des tracas pour tenter de survivre, beaucoup d’étudiants ont la tête ailleurs. La mort, mercredi soir, de leur camarade Saer Boye, 27 ans, originaire de Saint-Louis, en Master 1, est en effet presque passée inaperçue. « J’ai entendu parler de lui hier soir mais je n’étais pas au courant », affirme cet étudiant originaire du Fouta. Même son de cloche pour cette étudiante aux formes filiformes : « Ici vous pouvez passer des heures sans être au courant de quoi que ce soit, j’ai appris sa mort dans la presse ». Il aurait été tué lors d’une altercation par un autre étudiant alors qu’il faisait la queue pour se nourrir au restaurant universitaire, au moment de la rupture du jeûne.
Mortelle altercation
D’après Mamadou Sy, l’un des médecins de l’université, qui a examiné le corps du jeune homme après son décès, plusieurs versions s’entremêlent. Certains témoins affirment qu’il aurait reçu un violent coup au niveau du thorax après avoir demandé à un camarade de respecter la queue devant le restaurant universitaire. Des témoins ont même affirmé avoir reconnu l’étudiant qui l’a tué, qui s’est enfui immédiatement. « Une chose est sûre, il est mort sur le coup. Quand on me l’a emmené ici, il était déjà décédé », indique le médecin, diagnostiquant « un arrêt cardiaque du jeune homme ».
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort du jeune étudiant. Comment a-t-il perdu la vie alors qu’il faisait simplement la queue devant le restaurant universitaire ? C’est la question que les enquêteurs tentent en ce moment de clarifier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Logo-ART-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Par décision N°004/14/ART/DG/DT/DAJC du 11 Juillet 2014, la Direction Générale de l’ART a infligé une sanction d’Un milliard de FCFA (environ 1,530 millions d’euros) à l’opérateur de téléphonie mobile Telecel Centrafrique, pour utilisation de fréquences non assignées par l’Agence de Régulation des Télécommunications (A.R.T).
Motifs
Depuis environ un (1) an, les marchés de téléphonie mobile et de l’Internet connaissent une révolution en République Centrafricaine, par l’introduction des technologies 3.5G/3G+ (HSDPA). Cette innovation a été introduite, en RCA, par deux opérateurs dont Telecel Centrafrique. Initialement les deux opérateurs ont opté de faire de la 3,5G/3G+, avec les fréquences 2G (GSM). Ce qui ne pose aucun problème, puisque les différents accords que ces opérateurs ont signé avec l’Etat Centrafricain leur permettent de monter en technologie, sans contrepartie financière directe.
Il se trouve que, lors de la signature, en juillet 2008, de la Convention de mutation de licence de l’Opérateur Telecel Centrafrique, par le gouvernement Centrafricain, un engagement de lui attribuer 10 MHz dans la bande de fréquences de 2.1GHz a été pris. Malheureusement, Telecel Centrafrique s’est servi de cette promesse, pour se livrer à l’utilisation de ces fréquences, en vue d’offrir des services 3G+ à ses clients. Et ce, en enfreignant, littéralement, la procédure d’assignation.
Il est important de rappeler que l’assignation des fréquences, sur le territoire centrafricain, est réglementée par des dispositions de la Loi 07.020 du 27 Décembre 2007, portant Régulation des Télécommunications en République Centrafricaine et de l’Arrêté du Ministre des Postes et Télécommunications N°487/MPTNT/DIRCAB/ART du 17 novembre 2008, portant règlementation et gestion des fréquences et des bandes de fréquences radioélectriques.
Sanctions infligées
Pour ces motifs, Telecel Centrafrique se voit infliger deux sanctions :
le paiement, dans un délai de huit (8) jours, d’une amende de 1.000.000.000 de FCFA (soit 1,530 millions d’euros), conformément aux dispositions de l’article 68 (alinéa 5) de la Loi 07.020, portant régulation des télécommunications ;
l’interdiction d’utilisation des fréquences incriminées, en attendant l’ouverture éventuelle d’une procédure pénale
Au moment ou l’aile militaire de la Séléka à Bambari faisait savoir son hostilité à l’Accord de paix signé à Brazzaville, à Bangui, ce sont les Anti-Balaka qui se sont manifestés hier en Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/rtfg.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>massacrant à la machette deux jeunes musulmans. Les faits se sont déroulés au niveau du PK15, route de Boali, déclenchant la colère de la population musulmane du PK5.
L’Agence de régulation de télécommunications (ART), en partenariat avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile (Télecel, Moov, Orange et Azur) en Centrafrique a relancé, samedi, l’opération d’identification des abonnés de la téléphonie mobile sur toute l’étendue du territoire national.
Selon le directeur général de l’ART, Moustapha Saboun, qui donnait à Bangui un point de presse, l”identification des usagers de la téléphonie mobile s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’insécurité au moment où la RCA s’est déjà engagée sur la voie de la paix après l’accord de Brazzaville.
‘’Nous avons une stratégie en commun accord avec les opérateurs de la téléphonie mobile, le mois qu’on s’est donné c’est la sensibilisation publicitaire. Ceux qui ont déjà des cartes sim opérationnelle, ils sont appelés à venir se faire identifier”, a dit M Moustapha Saboun, ajoutant qu’au cas contraire ils verront ‘’leurs lignes tout simplement interrompues”.
A en croire le directeur général, l’objectif de cet échange avec la presse locale était de l’impliquer davantage dans le processus d’identification afin qu’elle puisse servir de courroie de transmission entre son institution et les populations concernées. ‘’C’est ensemble avec vous que nous allons avancer”, a-t-il souligné.
‘’Quand on parle d’identification cela suppose qu’il y ait une pièce d’identification. Cela s’entend par exemple d’un passeport, d’une carte nationale d’identité, voire un permis de conduire”, a expliqué Morel Chao, directeur général de Azur Centrafrique, présent au point au presse.
Il a déploré le fait que la plupart des abonnés n’ont pas de pièces d’identité, un phénomène noté surtout dans les provinces où, dit-il, certains ‘’se présentent dans nos agences avec leurs actes de naissance”.
M, Chao a suggéré aux abonnés n’ayant pas de pièce d’identité de se faire parrainer par un parent qui en dispose.
La ministre de l’Education nationale, Gisèle Bédan, a fixé dans un arrêté la reprise pour lundi des cours à l’université de Bangui, paralysée depuis plusieurs semaines par une grève des enseignants du supérieur tout en levant la franchise universitaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Ministre-de-lÉducation-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ministre a également procédé à la levée momentanée de la franchise universitaire en vigueur à l’Université de Bangui.
La double mesure a pour but de rétablir les activités académiques et administratives sur le campus au lendemain du déclenchement d’une grève illimitée par les enseignants du supérieur afin de sauver l’année académique en cours.
‘’Les activités académiques et administratives perturbées pour faits de grève sont par conséquents rétablies sur l’ensemble du campus universitaire’’, a indiqué l’arrêté, non sans mettre en garde les contrevenants qui, souligne-t-il, ‘’s’exposeront à des sanctions de dernière rigueur’’.
Dans le même d’ordre d’idées, la ministre de l’Education national a dans un communiqué lu à la radio ‘’demandé impérativement à tout le personnel administratif et académique de l’Université de Bangui, de reprendre le chemin du travail dès ce lundi 28 juillet, en vue de sauver l’année académique 2012-2013 pour certains établissements et l’année 2013-2014 pour d’autres’’..
En réaction, le rapporteur général adjoint du Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNAES), Esaie Tozai, a déclaré : ‘’Cela n’est pas un problème. Est-ce qu’ils savent ce qu’on appelle +franchise universitaire+ ? Nous sommes là pour leur expliquer cela’’,
Pour lui, la franchise universitaire ne peut être levée que par un arrêté et sur demande du recteur. ‘’Or a-t-il souligné, le recteur nous a dit que la ministre l’avait demandé et il a refusé’’.
Quant à la reprise des cours le lundi 28 juillet, M Tozai est resté imperturbable : ‘’tout ce que je sais c’est que tous les chefs d’établissement s’inscrivent dans la logique du SYNAES à observer les différentes grèves déclenchées. Donc il n’y a pas de confusion’’..
Les accords de paix signés entre les différents protagonistes des crises en Centrafrique et au Mali pour trouver une issue politique aux hostilités dans ces deux pays sont traités par la presse française, très sceptique sur leur application concrète sur le terrain pour permettre la fin des violences et le retour de la paix.
Samba-Panza à Brazzaville. Mai 2014
‘Centrafrique : signature d’un accord de fin des hostilités’, titre Le Monde, qui précise que cet accord de cessation des hostilités signé mercredi 23 juillet dans la soirée par les délégués des différentes factions au Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale en République centrafricaine, doit prendre effet immédiatement sur l’ensemble du territoire du pays.
Cependant, le journal relativise cet accord en affirmant que les négociations de Brazzaville s’achèvent ainsi sur un accord sans que les délégués soient parvenus à fixer le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants des diverses milices dans le pays, ni à tracer une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.
Le projet d’accord prévoit la cessation de ‘tous les actes de violence contre les populations civiles, le respect et la protection des droits humains’, ‘l’arrêt et l’abstention de toutes actions et incitations de nature à nuire aux efforts visant à faire valoir l’esprit de fraternité’ et de ‘concorde nationale’.
‘Centrafrique: signature d’un accord de cessez-le-feu’, signale une manchette du journal Libération indiquant que l’accord a été signé par une quarantaine de représentants centrafricains et étrangers.
Le quotidien écrit que les deux premiers à le parapher ont été Mohamed Moussa Dhaffane, représentant de l’ex-rébellion Séléka, et Patrice-Edouard Ngaissona, coordonnateur national des milices anti-balaka.
L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Layama Kobine, président de la communauté islamique de Centrafrique, ont signé sous les applaudissements et les youyous de la salle, avant le président congolais Denis Sassou Nguesso.
Mais pour Libération, le ‘Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique’ n’est pas parvenu à atteindre les objectifs les plus ambitieux qui lui avaient été assignés par le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays et d’organisations internationales) : un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants des diverses milices dans le pays, et l’établissement d’une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.
‘Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités. Le plus long voyage commence par le premier pas […] Brazzaville constitue ce premier pas avant un dialogue national et un ‘forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d’engager’, a déclaré le président congolais M. Sassou Nguesso, hôte de la rencontre, a l’issue de la cérémonie, cité par Libération.
‘Signature d’un cessez-le-feu fragile pour la Centrafrique’, titre La Croix pour qui les divisions internes au sein de la Séléka et le manque de centralisation du mouvement des anti-balaka font cependant craindre un rapide essoufflement de l’accord.
Le journal cite Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du groupe de réflexion International Crisis Group, qui explique que l’accord ‘repose sur des bases extrêmement ténues’ puisque ‘il n’y a pas vraiment eu de dialogue pendant ces trois jours entre la Séléka et les autres participants’ et que ‘se pose encore la question de la représentativité des uns et des autres’.
Dans une rétrospective, La Croix écrit que depuis le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française, riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Le pays compte des centaines de milliers de déplacés et, depuis décembre, les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s’affrontent dans un cycle d’attaques et de représailles qui a fait des milliers de morts, principalement des civils.
Concernant l’accord au Mali, dans son article intitulé ‘Mali : signature de la fin des hostilités’, Le Figaro indique que le gouvernement du Mali et six groupes armés ont signé aujourd’hui à Alger un document sur la ‘cessation des hostilités’ dans le cadre de négociations de paix dans ce pays du Sahel.
Le quotidien souligne également que les deux parties ont aussi signé une ‘feuille de route’ ayant pour objet ‘la mise en place d’un cadre pour des négociations de paix pour permettre l’émergence d’une solution globale et négociée’.
Les groupes signataires sont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), le Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).
L’Humanité titre ‘Mali : Difficiles négociations à Alger entre Bamako et les groupes armés du nord ‘, en précisant que cette rencontre, entamée le 16 juillet, dans la capitale algérienne Alger, n’est qu’une phase initiale, car les négociations en tant que telles pourraient débuter à la mi-août, pour aboutir cent jours plus tard, à la mi-octobre.
Le journal informe que séparatistes touareg du MNLA, islamistes du HCUA et Arabes du MAA posent, comme conditions à l’ouverture de ces négociations de paix, la libération de leurs prisonniers et l’exclusion des groupes n’ayant pas pris les armes, que le gouvernement malien souhaite au contraire intégrer à un dialogue ‘inclusif?’ élargi à toutes les composantes sociales et communautaires du nord du Mali.
‘Mali : gouvernement et rebelles établissent une feuille de route’, titre Le Monde qui explique que cet accord, signé jeudi 24 juillet entre le gouvernement malien et les rebelles séparatistes du nord du pays, établit une feuille de route destinée à parvenir à une paix durable après plusieurs décennies de violences, tout en dressant la liste des prochaines étapes dans les négociations qui doivent en théorie aboutir à un accord définitif.
‘Les négociations d’Alger doivent reprendre le mois prochain avec la perspective d’un accord final à l’automne sur le partage du pouvoir, excluant une indépendance de la région nord du pays. Elles sont les premières à rassembler l’ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d’élections présidentielle et législatives», écrit Le Monde.
Le pasteur fondateur d’une église évangélique est décédé subitement vendredi dernier après 21 jours de jeûne à Sekondi-takoradi dans l’ouest du Ghana selon la presse Ghanéenne.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Pasteur-Ghaneen.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le pasteur Réginald Ofori-Twumasi, âgé de 68ans et président fondateur de l’église évangélique Holy Fire International Churches est décédé le vendredi 04 avril à l’hôpital d’Anaji près de la ville de Takoradi à l’ouest du pays. Le pasteur Ofori est mort d’une courte maladie, quelques jours après être rentré d’un jeûne de 21 jours qui l’avait conduit à se retirer de sa famille, selon l’annonce du Révérend Jonathan Amoah, Vice Président de l’église Holy Fire International Churches. Les fidèles observeront une semaine de deuil à la mémoire de leur pasteur. Le jeûne, pratique très en vogue dans les églises évangéliques et chez les chrétiens en général pour atteindre leurs objectifs spirituels et matériels est bien souvent effectué au mépris de la santé.
Une jeune fille originaire de l’Etat de Kano, au nord du Nigeria, a avoué avoir mis du poison dans la nourriture de l’homme qu’elle avait été forcée d’épouser, tuant par la même occasion trois autres personnes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Marché-au-Nigéria.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marché de Sokoto au Nigeria
Le mariage forcé des enfants est une pratique commune au Nigeria, particulièrement dans le nord musulman. Mais il est surtout une pratique sujette à controverses, qui propulse souvent les jeunes mariées dans un grand désarroi.
Ainsi, la semaine dernière, quand Wasilu Umar, jeune Nigériane originaire de l’Etat de Kano, au nord du pays, est contrainte par son père d’épouser un homme de 35 ans, elle se trouve à son tour désespérée par la situation. Les jours qui suivent la cérémonie, elle tente de trouver un moyen pour se libérer elle-même de cette union qu’elle ne veut pas.
Profitant d’un repas auquel son nouveau mari avait convié une douzaine d’amis à célébrer son mariage, l’adolescente de 14 ans, prend des mesures drastiques, en glissant de la mort aux rats dans la nourriture. Mais le poison va non seulement tuer son nouvel époux, mais aussi trois autres personnes qui partageaient le repas, selon l’agence Associated Press. Dix autres convives ont par ailleurs été emmenés à l’hôpital.
L’adolescente n’a pas tardé à reconnaitre son crime, avouant à la police avoir tué ce mari qui avait plus du double de son âge. « La suspecte a confessé son crime, justifiant les meurtres par le motif qu’elle avait été forcée à se marier avec un homme plus vieux dont elle ne voulait pas », a ainsi expliqué la police à l’agence AP.
La jeune fille devrait être inculpée pour homicides par empoisonnement.
Cameroun:Quatorze islamistes du groupe armé nigérian Boko Haram ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 10 à 20 ans par la justice militaire camerounaise, a rapporté vendredi la radio-télévision d’Etat camerounaise (Crtv).
Au cours de “l’audience publique” qui s’est tenue jeudi au tribunal militaire de Maroua (Extrême-Nord), région frontalière où la secte nigériane est active, 14 personnes interpellées en mars lors de la découverte d’une cache d’armes “ont confessé leur appartenance à la secte Boko Haram”, a affirmé la radio-télévision.
Selon elle, les accusés ont reconnu les faits pour lesquels ils étaient jugés : “détention et port illégal d’armes et de munitions de guerre, préparatifs dangereux et insurrection”.
“Chacun des 14 adeptes de la nébuleuse Boko Haram (a été) condamné à des peines comprises entre 10 et 20 ans”, ajoute la radio.Ce verdict est “sans appel”, selon la Crtv.
C’est la première fois qu’une “audience publique” visant des membres de Boko Haram est organisée dans le pays, a précisé la radio-télévision.
De nombreux membres du groupe armé nigérian ont été arrêtés ces dernières semaines dans l’Extrême-Nord du Cameroun, où cette secte multiplie des actions de harcèlement, défiant l’armée mobilisée pour la combattre : attaques de gendarmerie, enlèvements et meurtres.
Deux militaires camerounais ont ainsi été tués jeudi soir dans la région de l’Extrême-Nord au cours d’un affrontement avec des combattants de Boko Haram qui attaquaient Balgaram, un village frontalier.
Le Cameroun, comme d’autres pays de la région, a renforcé récemment sa lutte contre les islamistes nigérians, après l’indignation internationale qui avait suivi l’enlèvement de plus de 200 lycéennes nigérianes le 14 avril.
Les islamistes de Boko Haram ont longtemps considéré cette région frontalière comme un refuge, une zone propice aux enlèvements d’étrangers, mais aussi un territoire de transit et d’approvisionnement en armes et explosifs.
Depuis 2009, les insurgés de Boko Haram mènent au Nigeria une sanglante insurrection qui a fait des milliers de morts (plus de 2.000 depuis début 2014) et déborde sur les pays voisins.
L’accord de cessez-le-feu signé au terme du Forum de Brazzaville ne concerne pas uniquement les signataires, mais il s’adresse à l’ensemble des Centrafricains qui ont le devoir de
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/babacar-gaye..jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Babacar Gaye, Chef de la Minusca
s’impliquer dans le silence des armes en vue de ramener la paix en RCA, a déclaré le chef de la Mission multidimensionnelle internationale pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye.
»Ce n’est pas un accord pour ceux qui l’ont signé. C’est un accord qui concerne l’ensemble de la population centrafricaine. C’est la sincérité des acteurs, c’est leur engagement continu à tenir à appliquer ce qu’ils ont écrit », a notamment le général Gaye, lors d’une rencontre avec la presse, jeudi à Bangui.
Ce qui importe le plus dans l’accord signé, que ce soit celui de la cessation des hostilités ou encore celui du désarmement que les Centrafricains appellent de tout leur vœu, c’est la sincérité des signataires, a-t-il souligné, ajoutant que les images diffusées à travers les médias du monde après la signature de l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville, le 23 juillet, témoignent de »la grande émotion » de tous les acteurs centrafricains.
»Cette émotion, nous l’espérons est gage de la sincérité, gage de la tenue des engagements pris devant le monde entier. C’est ce qu’on doit retenir. C’est l’esprit de Brazzaville. L’esprit de cette fraternisation qui a été résumé par +Plus Jamais çà+ », a relevé le chef de la MINUSCA.
Selon lui, la classe politique centrafricaine ‘’doit jouer son rôle de leader dans la direction qui a été fixée par Brazzaville, parce que, a-t-il expliqué, les populations attendent tout simplement que les hostilités cessent pour qu’il y ait une vie normale dans le pays ».
Réaffirmant l’engagement de l’ONU en faveur de la paix en RCA, le général Gaye a déclaré : ‘’Que tout le monde sache bien que les Nations unies seront très vigilantes sur les problèmes de l’impunité, sur les problèmes des droits de l’homme. Mais resterons également très vigilantes sur le tenue des engagements ».
Le président du Conseil national de transition de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, s’est entretenu samedi avec une délégation du mouvement Anti-Balaka conduite par son coordonnateur, Patrice Edouard Ngaissona, au sujet de l’accord de cessation des hostilités signé jeudi à Brazzaville.
Alexandre nguende, Président ddu CNT
M. Nguendet a dit qu’il prévoit d’organiser, le 28 juillet au plus tard, une rencontre similaire avec les responsables des Seleka.
La rencontre a permis aux deux parties de faire le tour d’horizon de l’accord signé au Brazzaville et d’évoquer toutes les questions liées à la consolidation de la paix.
« Nous avons tenu un langage fraternel et de fermeté à l’intention des responsables des anti-balaka », a confié le président du CNT à APA.
Selon lui, il faut utiliser des moyens forts contre tous les miliciens qui « ne pensent qu’à la perpétuation de l’insécurité sur le terrain » et pour faire face à cette insécurité a-t-il ajouté.
« Nous avons insisté pour qu’on puisse créer les conditions très rapidement pour l’implication des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que le police centrafricaine et la gendarmerie nationale» enfin de la communauté internationale. Le seul message, a-t-il poursuivi, « est la mise en application des résolutions du Conseil de sécurité notamment la Résolution 2127 qui impose le désarmement forcé ».
Il a fait part de la disponibilité de son institution à accompagner les signataires dans le respect de leurs engagements. « Nous sommes là pour accompagner ces compatriotes qui ont pris l’engagement d’emprunter les voies de la paix et pour que l’exécutif puisse créer les conditions nécessaires », a-t-il dit.
A en croire M Nguendet les coordonnateurs de la coalition séléka ne seront pas exemptés « au plutard lundi 28 juillet nous aurons une même rencontre avec les responsables des séléka pour attirer leur attention sur les engagements pris devant le peuple centrafricain et devant la communauté internationale » a-t-il projeté.
« Le peuple centrafricain est fatigué. Nous avons dit à Brazzaville Plus jamais çà » a conclu le président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet.
Joseph Zoundeiko a déclaré dans une interview avec la BBC que ses hommes ne respecteraient pas le texte signé dans la capitale congolaise, lequel prévoit la cessation des hostilités entre Anti-Balaka et ex-Séléka.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Joseph-zindeko.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph Zindeko, Chef d’État major de la Séléka
Selon lui, le nouvel accord a été négocié sans la contribution “appropriée” de l’ancienne aile militaire de la Séléka.
Un quart des 4,6 millions de Centrafricains ont quitté leur lieu d’habitation à cause des affrontements entre les Séléka et les anti-Balaka.
Les Séléka, une milice essentiellement constituée de musulmans, a signé jeudi à Brazzaville (Congo) un accord de non-agression avec les anti-Balaka, dont la plupart des membres sont chrétiens.
La réconciliation est encore possible
Zoundeiko a préconisé une partition de la Centrafrique entre le sud chrétien et le nord musulman.
En revanche, des leaders politiques de la Séléka et des anti-Balaka estiment, selon le correspondant de la BBC en Centrafrique, que la réconciliation est encore possible.
Des dizaines de milliers de musulmans ont quitté le sud du pays, où vivaient la plupart d’entre eux.
Zoundeiko reproche aux “frères chrétiens” d’avoir rendu la paix impossible en Centrafrique.
Des délégués de la Séléka (à gauche) et des anti-Balaka, à Brazzaville
Les dernières violences ont commencé dans ce pays lorsque des rebelles pour la plupart musulmans ont renversé le président François Bozizé pour s’emparer du pouvoir.
La présence de quelque 7.000 soldats de maintien de la paix envoyés en Centrafrique n’a pas permis de mettre fin aux violences.
Amnesty International a accusé 20 personnalités centrafricaines d’avoir commandité ou commis des “atrocités”. Cette ONG de défense des droits de l’homme souhaite que les personnalités mises en cause soient traduites en justice.
A Brazzaville, les représentants de la Séléka ont signé un accord de cessez-le-feu après avoir demandé sans succès la partition du pays.
Les délégués des belligérants ne sont pas parvenus à fixer le cadre du désarmement des diverses milices du pays, ce qui était pourtant l’un des objectifs des pourparlers.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lOGO-tOUCHE-pAS-À-MA-CONSTITUTION-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique
Le Collectif, en solidarité avec les membres de la société civile ayant pris position de ne pas participer au forum de Brazzaville tient à préciser ce qui suit :
Faisant de la lutte contre les injustices, l’impunité la prise en compte des victimes, les respects des fondamentaux et toutes autres formes de violences ayant caractérisés la crise centrafricaine, le Collectif, réitère son appel pour la tenue en terre centrafricaine d’un véritable dialogue inclusif pour en débattre et y mettre fin véritablement à la souffrance du peuple centrafricain.
Le Forum de Brazzaville n’ayant pas retenu les véritables sujets de la crise, a néanmoins rejoint la position initiale défendue par le Collectif et les autres Organisations de la Société Civile pour résoudre la question des multiples violations des droits de l’homme.
A cet effet, dans le souci d’éviter une mauvaise nouvelle préparation unilatérale de la seconde étape, le Collectif en appel à la Médiation Internationale et plus particulière à la Cheffe d’Etat de la Transition de prendre des mesures nécessaires et immédiates pour le succès du prochain dialogue inclusif.
En revanche, le Collectif, invite les groupes armés à mettre en application immédiatement l’Accord qu’ils ont eux mêmes signés dans les termes suivants : qu’il y aura plus aucune torture, aucune violence aucun crime ni aucune violation flagrante des droits humains.
Aux USA d’Amérique, la France, aux Nations Unies, l’Union Africaine qui ont salués ce premier pas certes insignifiant, le Collectif, leur lance ainsi qu’à l’ensemble de la Communauté internationale de continuer à poursuivre la mission du processus de rétablissement de la paix et la lutte contre les injustices en République Centrafricaine.
Fait à Paris, 25. 07. 2014
Pour le Collectif, le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
Ampliations :
A Son Excellence le Président Denis Sassou NGuessou, Médiateur International de la Crise Centrafricaine,
A son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de l’Etat de la Transition à Bangui (RCA),
A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui(RCA),
A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de la République Française à Bangui(RCA),
Au Représentant Spécial du SG des Nations Unies à Bangui(RCA).