Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et membre du BRDC, a livré une analyse sans concession de la présence du groupe Wagner en République centrafricaine. Pour lui, cette milice privée russe constitue “le mal total” pour le pays.
Jean-François Akandji-Kombé commence par clarifier sa position : “Wagner est un mal pour notre pays. Je dirais même plus loin, c’est le mal total». Il explique pourquoi cette présence est inacceptable : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée. C’est une milice privée qui a fait l’objet d’un recrutement certes, mais une milice privée qui a des appétits d’ogre».
Cette qualification de “milice privée aux appétits d’ogre” n’est pas une figure de style. Le professeur Jean-François Akandji-Kombé décrit Wagner comme “une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays, grâce ou par la faute de Wagner».
L’emprise de Wagner dépasse le domaine politique. Jean-François Akandji-Kombé énumère : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité». Cette occupation totale de tous les leviers de l’État transforme la Centrafrique en territoire sous contrôle étranger.
Sur le plan politique, le professeur Jean-François Akandji-Kombé dénonce : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique, museler la parole politique».
Concernant la sécurité, Jean-François Akandji-Kombé rejette l’idée que Wagner aurait apporté la paix : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé décrit la situation des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Aujourd’hui, quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a des exploitations, où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».
Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».
Jean-François Akandji-Kombé attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec en partie également les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre qui est apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre qui est apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».
Cette mainmise de Wagner s’étend jusqu’aux forces armées nationales. Akandji-Kombé s’insurge : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi qui ne se caractérisent que par les crimes qu’ils ont commis à travers le monde».
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé souligne le paradoxe de Wagner : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».
Jean-François Akandji-Kombé accuse directement les dirigeants centrafricains : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».
La situation actuelle rappelle selon lui les pires moments de l’histoire coloniale : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner. Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes».
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé conclut par un appel : “Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».
L’analyse d’Akandji-Kombé dresse le portrait d’un pays occupé où une milice privée étrangère contrôle la politique, l’économie, la sécurité et même l’armée nationale. Cette occupation transforme les Centrafricains en esclaves sur leur propre terre pendant que leurs dirigeants se vantent de cette situation.
La présence de Wagner ne constitue pas selon lui une aide sécuritaire mais un changement d’occupant : les groupes armés centrafricains ont été remplacés par une milice russe qui poursuit la même prédation avec des moyens supérieurs.
Le projet de dépossession des terres dans l’est du pays, mené avec la complicité du président Touadéra et des forces rwandaises, montre que Wagner ne se contente pas d’exploiter les ressources minières. La milice russe vise une appropriation territoriale qui passe par le déplacement des populations locales.
Cette guerre contre les Centrafricains pour contrôler leurs terres rappelle les heures les plus sombres de la colonisation où les sociétés concessionnaires disposaient d’un droit de vie et de mort sur les populations. Wagner reproduit ce modèle colonial avec l’aval du gouvernement centrafricain.
La soumission de l’armée nationale aux ordres de Wagner constitue pour Akandji-Kombé l’humiliation suprême. Un État souverain dont l’armée obéit à une milice privée étrangère n’est plus un État mais un territoire occupé.
L’analyse du professeur Akandji-Kombé démontre que Wagner ne représente pas une solution aux problèmes centrafricains mais leur aggravation. Le pays a troqué l’instabilité des groupes armés contre l’occupation d’une milice russe prédatrice qui transforme les citoyens en esclaves et confisque leur terre avec la bénédiction de leurs propres dirigeants.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
