mercredi, juin 17, 2026
Accueil Blog Page 39

Grave accident de circulation entre deux motos-taxis sur le pont de Sayévoire à Bangui

0

Grave accident de circulation entre deux motos-taxis sur le pont de Sayévoire à Bangui

 

Bangui.jpg” />

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un grave accident de la route impliquant deux motos-taxis s’est produit ce mercredi 3 décembre dans la matinée à proximité du pont de Sayévoire, dans le cinquième arrondissement de Bangui, aux alentours de 07h12 du matin.

 

 

Selon les témoignages recueillis sur place par une équipe du CNC, l’accident s’est produit à l’intersection de la rue Madou et de la grande avenue Koudoukou qui longe le quartier Miskine. Une première moto-taxi transportant un passager sortait de la rue Madou et s’apprêtait à s’engager sur l’avenue Koudoukou en direction du croisement du cinquième arrondissement.

 

Au même moment, une seconde moto arrivait à vive allure du côté de Miskine, pour bien comprendre, du côté de Taratara en direction du commissariat du  cinquième arrondissement. La collision a été extrêmement violente, les deux véhicules se percutant de plein fouet à l’intersection.

 

L’impact a été dévastateur pour les victimes. Le conducteur de la moto venant du côté de Miskine a été projeté en l’air, sa chute ayant causé des blessures importantes. Le passager de l’autre moto-taxi, celle sortant de la rue Madou, a subi de graves traumatismes au niveau des jambes et des pieds.

 

Quant au conducteur de cette dernière moto, il présente des blessures considérables au cou et au nez suite au choc. Les victimes ont été rapidement évacuées vers l’hôpital, certaines transportées à moto, d’autres en véhicule. Leur état de santé reste pour l’instant inconnu.

 

Cet accident s’inscrit dans un contexte particulièrement inquiétant pour la sécurité routière à Bangui. Le nombre d’accidents de moto enregistrés quotidiennement dans la capitale atteint des proportions inédite, frôlant l’hécatombe selon certains observateurs.

 

Cette situation s’explique en grande partie par l’absence de régulation effective du secteur des motos-taxis. La circulation anarchique de milliers de deux-roues sans panneaux de signalisation, souvent conduits par des personnes dépourvues de permis de conduire, constitue un danger permanent pour les usagers de la route.

 

Le système de délivrance des permis de conduire lui-même pose problème. Contrairement aux normes en vigueur, ces documents ne sont pas systématiquement obtenus après une formation en auto-école, mais peuvent être acquis directement auprès du ministère concerné moyennant paiement, sans véritable test de conduite ni formation préalable.

 

Par Anselme Mbata…

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….

WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara

0

Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara
Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’insécurité continue de marquer le quotidien  des centrafricains dans la région de Paoua. La raison en est que le mardi 2 décembre 2025, une équipe humanitaire a été arrêtée et braquée sur la route menant à Bambara. L’auteur serait un élément 3R, ce qui pose des interrogations sur le processus de désarmement en cours dans la zone.

 

 

En effet, l’incident s’est déroulé le mardi 2 décembre vers 15 heures sur l’axe Paoua-Bambara. Selon des sources sécuritaires locales, une équipe d’une ONG en mission dans la zone a été arrêtée et braquée par un homme armé identifié comme faisant partie des éléments du mouvement 3R. L’opération a duré environ cinq minutes. Heureusement, aucune violence physique n’a été exercée contre les membres de l’équipe humanitaire, mais l’événement confirme la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

 

Par ailleurs, des nombreux témoins contactés par la rédaction du CNC affirment un important regroupement d’éléments du mouvement 3R à Bambara, situé à 25 kilomètres de Paoua. Cette concentration de combattants armés inquiète les populations locales qui vivent dans la peur quotidienne depuis des mois.

 

Rappelons que le mouvement 3R est l’un des signataires d’un accord de paix avec le gouvernement le 19 avril 2025 à Ndjamena, au Tchad. Suite à cet accord, plusieurs combattants se sont présentés pour le désarmement, tandis que d’autres ont rejoint Berengo pour suivre une formation militaire dispensée par des instructeurs russes du groupe Wagner. Toutefois, une partie importante des éléments 3R demeure en liberté dans diverses localités de la région.

 

À Bocaranga, à Paoua et dans les villages environnants, ces hommes armés continuent de circuler librement avec leurs armes. Cette situation crée un climat d’insécurité permanente pour les populations civiles qui ne comprennent pas comment fonctionne réellement le processus de désarmement annoncé. Les habitants se demandent pourquoi ces individus gardent leurs armes alors qu’ils sont censés les rendre aux autorités.

 

Le braquage du 2 décembre n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des actes commis par ces éléments qui n’ont visiblement pas respecté les termes de l’accord de paix. Les organisations humanitaires, déjà face à de nombreux défis dans leur travail d’assistance aux populations vulnérables, voient leurs missions compliquées par cette insécurité persistante.

 

Par Florent Mbaïssa….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Comparateur de casinos virtuels : Bien débuter le jeu en ligne

0

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/comparateur-de-casinos-virtuels-bien-debuter-le-jeu-en-ligne.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/comparateur-de-casinos-virtuels-bien-debuter-le-jeu-en-ligne.jpg” alt=”Comparateur de casinos virtuels Bien débuter le jeu en ligne” width=”400″ height=”312″ />
Image du Comparateur de casinos en ligne. Photo CNC

Le monde des jeux d’argent en ligne peut sembler intimidant pour les nouveaux joueurs. Entre les centaines de sites disponibles et les offres qui se multiplient, comment faire le bon choix ? Les comparateurs de casinos virtuels deviennent alors des alliés précieux pour naviguer dans cet univers en constante évolution.

 

Pourquoi utiliser un comparateur ?

Avant de créer un compte sur la première plateforme venue, prenez le temps de consulter les plateformes de jeux numériques optimaux. Ces outils vous permettent de comparer rapidement les bonus de bienvenue, la variété des jeux proposés, et surtout la réputation des sites. Un bon comparateur analyse les licences, vérifie les mesures de sécurité et compile les avis d’autres joueurs.

 

La transparence reste le maître-mot. Les meilleurs comparateurs affichent clairement leurs critères d’évaluation : conditions de mise, délais de retrait, qualité du service client, et compatibilité mobile. Ces détails font toute la différence entre une expérience agréable et une déception totale.

 

Les critères essentiels à vérifier

La sécurité arrive en tête de liste. Assurez-vous que le casino possède une licence reconnue délivrée par une autorité réputée comme la Malta Gaming Authority ou la UK Gambling Commission. Le cryptage SSL pour protéger vos données personnelles et bancaires n’est pas négociable.

 

Les méthodes de paiement disponibles méritent aussi votre attention. Plus elles sont variées, plus vous aurez de flexibilité. Cartes bancaires, portefeuilles électroniques, virements bancaires, voire cryptomonnaies pour certains : la diversité témoigne du professionnalisme d’un opérateur.

 

Les bonus peuvent paraître alléchants au premier regard, mais lisez toujours les conditions attachées. Un bonus de 500 € avec des exigences de mise raisonnables (par exemple x30) vaut largement mieux qu’un bonus de 1000 € impossible à débloquer avec des conditions draconiennes (x60 ou plus).

 

Le jeu responsable : un principe fondamental

Le point important à retenir : le casino en ligne doit rester un divertissement, une activité purement ludique. Il ne s’agit jamais d’une source de revenus fiable ou d’un moyen de résoudre des problèmes financiers. Cette réalité doit rester présente à votre esprit en permanence.

 

Fixez-vous un budget strict avant de commencer et ne le dépassez jamais, quelles que soient les circonstances. Considérez l’argent misé comme dépensé, au même titre qu’une sortie au cinéma ou au restaurant. Si vous gagnez, tant mieux, mais ce n’est jamais garanti.

 

Les plateformes sérieuses proposent des outils de jeu responsable : limites de dépôt quotidiennes ou mensuelles, auto-exclusion temporaire ou permanente, et liens vers des organismes d’aide spécialisés. Ces fonctionnalités témoignent du sérieux d’un opérateur qui se soucie réellement du bien-être de ses utilisateurs.

 

La diversité des jeux disponibles

Au-delà des machines à sous classiques, les casinos modernes proposent une gamme impressionnante de divertissements. Les jeux de table en direct avec croupiers réels recréent l’atmosphère des casinos terrestres grâce à des caméras haute définition et des interactions en temps réel.

 

Roulette, blackjack, baccara, poker : chaque jeu possède ses variantes et ses subtilités. Certains opérateurs proposent même des jeux télévisés comme le Monopoly Live ou le Crazy Time, qui ajoutent une dimension spectaculaire à l’expérience.

 

Comment démarrer intelligemment

 

Pour vos premiers pas, commencez par les versions démo. Elles vous permettent de découvrir les règles, de tester différentes stratégies et de vous familiariser avec l’interface sans risquer un centime. C’est la meilleure école qui soit.

 

Profitez également des bonus sans dépôt quand ils sont disponibles. Ces offres vous donnent quelques euros ou tours gratuits simplement pour votre inscription, sans obligation de déposer de l’argent. Une excellente façon d’explorer un casino sans engagement.

 

Rejoignez les communautés de joueurs en ligne pour échanger des conseils et partager vos expériences. Comme dans n’importe quel domaine – que ce soit le cyclisme ou le secteur de l’immobilier – les retours d’expérience d’autres passionnés s’avèrent précieux et vous évitent bien des erreurs de débutant.

 

Les comparateurs facilitent grandement vos débuts dans l’univers des casinos virtuels. Ils vous font gagner un temps considérable et vous aident à éviter les sites peu recommandables ou carrément frauduleux. Utilisez ces outils à bon escient, prenez le temps de bien comparer, et gardez toujours en tête que le jeu doit rester un plaisir occasionnel, jamais une nécessité financière ou une obsession.

 

 

Paris en direct Megapari CI : comment utiliser le live sur mobile

0

 

Paris en direct Megapari CI : comment utiliser le live sur mobile

 

Les paris en direct font partie des options les plus utilisées par les parieurs ivoiriens. L’application Megapari, disponible via Megapari APK télécharger, met en avant une interface simple, rapide et suffisamment stable pour suivre un match et placer une mise dès que la cote évolue.

Cette section présente le fonctionnement du LIVE, les disciplines disponibles, les options particulières et les bonus utilisables en temps réel.

Fonctionnement des paris en direct dans l’application

Avant de placer un pari, il est essentiel de comprendre comment la section En direct est organisée sur mobile. L’accès se fait via l’onglet dédié, où s’affichent l’ensemble des rencontres en cours, les variations de cotes et les événements importants du match. Les utilisateurs disposent également d’outils qui facilitent la prise de décision au bon moment :

  • Mise à jour Automatique des cotes pendant toute la durée du match ;
  • Affichage Des actions clés sous forme de timeline dynamique ;
  • Consultation Rapide des statistiques (possession, tirs, fautes, séries, forme récente) ;
  • Création De combinés en direct avec plusieurs sélections ;
  • Utilisation Du cashout pour sécuriser un gain ou limiter une perte lorsque disponible.

Grâce à ces outils, l’utilisateur peut réagir lorsqu’un match change de rythme ou lorsqu’une situation devient favorable.

Sports populaires disponibles en LIVE chez Megapari

La section En direct regroupe les disciplines les plus suivies en Côte d’Ivoire. L’application propose un large choix de tournois africains, européens et internationaux. Les sports les plus actifs en live sont :

  • Football Avec les compétitions CAF, la Ligue 1 ivoirienne, la Ligue des Champions et les grands championnats européens ;
  • Basketball Incluant la NBA, les matchs africains et diverses compétitions internationales ;
  • Tennis Avec les tournois ATP, WTA et les rencontres challengers ;
  • Volleyball, Handball Et hockey sur glace ;
  • Esport Comme Dota 2, CS2, League of Legends en format temps réel.

Chaque rencontre affiche les options de marché les plus utilisées : vainqueur, totaux, handicaps, but suivant, période spécifique, score exact et autres variantes propres au live.

Comment placer un pari en direct sur mobile

La procédure est rapide et conçue pour fonctionner même avec une connexion mobile instable. Après avoir choisi un match, les marchés disponibles s’actualisent automatiquement. Les étapes principales sont les suivantes :

  • Ouvrir La section En direct dans l’application ;
  • Sélectionner La discipline puis la rencontre souhaitée ;
  • Observer Les statistiques et les fluctuations de cotes ;
  • Choisir Un marché (1X2, total, handicap, but suivant, etc.) ;
  • Indiquer Le montant de la mise ;
  • Confirmer Le pari avant que la cote ne change.

Si une variation survient pendant la validation, un message apparaît pour confirmer ou annuler la mise.

Outils supplémentaires pour mieux suivre un match en direct

Megapari ajoute des fonctions utiles qui renforcent l’analyse rapide pendant un match. Elles sont intégrées directement dans l’application, sans avoir besoin d’ouvrir une page externe.

  • Filtrage Des événements pour afficher seulement les sports préférés ;
    Distinction Visuelle des moments clés : cartons, penaltys, changements, temps forts ;
  • Suivi Complet de l’historique des paris précédents ;
  • Alertes Personnalisées lorsque certaines cotes atteignent un niveau donné ;
  • Indicateurs En direct pour évaluer la dynamique de l’équipe soutenue.

Ces outils permettent aux utilisateurs d’adopter une stratégie simple sans perdre le fil du match.

Bonus utilisables pour les paris en direct

Même si Megapari n’offre pas de bonus exclusivement réservés au live, les offres sportives classiques peuvent être utilisées sur les paris en temps réel.

Le bonus de bienvenue Sport propose jusqu’à 140 000 XOF répartis sur les deux premiers dépôts. Chaque dépôt est doublé à 100 %, dans la limite de 70 000 XOF par étape. Le montant doit ensuite être misé cinq fois en paris combinés avec au moins trois sélections, chacune avec une cote minimale de 1.40.
Les paris en direct peuvent être inclus librement dans ces combinaisons.

Les utilisateurs peuvent également profiter du free bet de 65 570 XOF, équivalent à 15 % du premier dépôt. Cette offre peut être utilisée sur n’importe quel pari sportif, y compris en live, tant que les conditions de cote sont respectées.

Utilité du cashout en direct

Le cashout est particulièrement apprécié en Côte d’Ivoire, car il permet d’ajuster une mise en fonction du déroulement du match. Il devient souvent disponible lorsque la dynamique change soudainement. Il peut être activé lorsque :

  • L’Équipe soutenue mène mais perd en intensité ;
  • Une Sélection d’un pari combiné devient risquée ;
  • La Cote devient instable après un événement majeur (but, carton, blessure).

Le cashout s’exécute instantanément et le montant proposé dépend du moment où le joueur prend la décision.

FAQ

Puis-je utiliser un bonus pour parier en direct ?

Oui. Les bonus sportifs s’appliquent aussi au live, tant que les conditions de mise sont respectées.

Les cotes changent-elles très rapidement ?

Oui. Les variations sont fréquentes dans les sports comme le football ou le basketball. Une notification apparaît si la cote évolue juste avant la confirmation.

Le cashout fonctionne-t-il sur tous les matchs ?

Il n’est pas disponible sur tous les événements, mais il apparaît sur la majorité des rencontres populaires en Côte d’Ivoire.

Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra

0

Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/Touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Selon des informations dignes de foi en possession de CARnews, le président Faustin-Archange Touadéra, le prétendu candidat de la rupture et de la culture, entretient des relations plus que fraternelles avec un certain Aziz Nassour, de nationalité libanaise. Encore un Libanais, connu comme étant un véritable mafioso trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, activement recherché par Interpol. Il l’a reçu à plusieurs reprises et le reçoit actuellement chez lui à Boy-Rabe et parfois au palais de la Renaissance.

 

 

CARnews explique qu’en dépit de mandats constitutionnels, le président lui a promis l’attribution de beaucoup de centrales et de permis dont les objets et les domaines ne seraient pas à ce jour connus. Mais il lui a déjà délivré un permis, celui d’exploration et d’exploitation du pétrole.

 

Cette manœuvre de pacte avec la pègre locale et internationale autour du président Touadéra est incarnée et activement défendue par un conseiller de la cause collective ou de la famille, par son directeur de cabinet, dont la morale heurte étrangement sans pareil et se mêle de diplomatie, et surtout en plus de la personnalité du président de la République. Par son intermédiaire et sous sa pression régulière, de grosses sommes d’argent ont été données par ce mafioso à certains membres du cabinet présidentiel, à quelques ministres et autres chargés de missions, et à certains puissants membres de la famille acquis à la cause de Touadéra. Ces gratifications continuent d’être distribuées à d’autres pour que la mafia puisse arracher des juteux marchés dans les domaines économiques les plus sensibles et même les plus stratégiques, s’installer solidement dans l’âme de la République, et prendre commande de la gestion des affaires de la Nation.

 

Une information qui fait peur et qui inquiète même la plupart des Centrafricains qui ont fait confiance au candidat Touadéra, qui lui ont confié la gestion de leur destinée, mais qui commencent à douter de sa capacité réelle et de sa détermination à incarner la rupture comme il aime le dire, à se départir de ses mauvaises habitudes.

 

Mais qui est donc M. Aziz Nassour ? Un homme dont la responsabilité est établie dans des actes de liquidation de la République, dont il reste bien des plaies du sang des Centrafricains, et dont la seule évocation du nom fait rappeler les causes des terribles tragédies qui ont secoué l’âme de la République et mis à genoux tout un peuple sur sa propre terre, celle de ses ancêtres et de ses aïeux. Autant les combattants de la liberté qui sont les yeux, les oreilles et la bouche de tout un peuple, longtemps soumis et longtemps brimé par tous, sont disposés à soutenir toute décision courageuse prise par Touadéra pour le bien-être du peuple centrafricain, autant ils ne sauraient se taire ou rester insensibles à ce type de relations qui, sous d’autres cieux, insérerait un pays de l’attaque susceptible d’appel à la démission et qui risque de décrédibiliser une fois de plus l’homme de Boy-Rabe et ternir son image dans la conscience collective.

 

Selon les investigations menées et consolidées par les plus crédibles journaux internationaux cités par CARnews, notamment « Le Monde », cet ancien conseiller de Mobutu est devenu l’un des criminels les plus complets des clients de HSBC : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue. Il a aussi donné un coup de main à Al-Qaïda, sans que la banque ne s’en émeuve.

 

Le président Touadéra a donc intérêt à se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard, de refuser de fréquenter et de serrer les mains à tous les bourreaux du peuple centrafricain. Jugez-en vous-mêmes. Shimon Yelinek est un homme d’affaire israélien basé au Panama, rapporte CARnews. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à savoir : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue. Il a aussi participé au financement du terrorisme. Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.

 

Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodefensas Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite. Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes s’expliquent par son parcours. Yelinek, né en Israël en 1961, se développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo.

 

C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais, précise CARnews citant Le Monde. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Libéria et de Sierra Leone, entre autres. Les deux hommes sont très servis par HSBC. Al-Qaïda a besoin de diamants. En 2000, Al-Qaïda prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acheter des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness cité par CARnews, qui dévoile les étapes de cette affaire.

 

En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaïda, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats d’ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Un contact se révèle prometteur. À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaïda était preneur.

 

Les remords d’un diamantaire. Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison. Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler. Cependant, l’affaire s’effondre.

 

Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir, rapporte toujours CARnews. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires. Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine.

 

Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de l’United States Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des États-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa. Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc.

 

Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises, précise CARnews. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek ne voulut varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek. Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d’argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale de HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.

 

Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest début 2000. Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ? Cela reste à définir. Pour autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable, conclut l’enquête d’Aliaume Leroy citée par CARnews.

 

Affaire à suivre…

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI

0

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI

 

Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa. Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique
Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera – RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a la guerre. Et il y a le pillage. En République centrafricaine, les deux sont indissociables. Depuis l’arrivée du Groupe Wagner en 2018, le pays est devenu un vaste terrain de razzia où tout ce qui a de la valeur est systématiquement volé : l’or des mines, les diamants des gisements, le bétail des éleveurs, les récoltes des paysans, les marchandises des commerçants, les biens des civils, l’aide humanitaire des ONG. Même les morts sont dépouillés.

 

 

La communication déposée le 8 octobre 2025 à la Cour pénale internationale (CPI) documente l’ampleur du système de pillage organisé mis en place par le régime Touadéra et le Groupe Wagner. Ce n’est pas le pillage chaotique d’une armée en déroute ou le banditisme opportuniste de groupes armés incontrôlés. C’est un pillage méthodique, planifié, coordonné depuis le sommet de l’État, dont les bénéficiaires sont clairement identifiés : Faustin-Archange Touadéra, son cercle restreint, et les mercenaires du Groupe Wagner.

 

Les témoignages recueillis auprès de trente témoins, dont d’anciens miliciens, des membres des Forces armées centrafricaines (FACA), des victimes et des proches de victimes, établissent que le pillage constitue à la fois un objectif stratégique (s’emparer des ressources minières du pays), un mode de rémunération (les miliciens et les FACA ne sont pas payés, on leur donne le droit de piller), et une arme de terreur (piller pour appauvrir, affamer et chasser les populations civiles des zones convoitées).

 

Dès 2018, la pratique du pillage était institutionnalisée au sein de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), le mouvement politico-militaire dirigé par Ali Darassa et Hassan Bouba, qui collaborait étroitement avec le Groupe Wagner et le régime Touadéra. Des anciens éléments de l’UPC opérant en tant que “Wagner noirs” et impliqués dans de nombreuses attaques, dont celles de Seko et Alindao, ont confirmé que les éléments de l’UPC pillaient tout ce qu’ils pouvaient lorsqu’ils menaient des attaques. Étant donné que les éléments de l’UPC ne recevaient pas de salaires, il était entendu que la pratique du pillage leur tiendrait lieu de rémunération.

 

Lors du massacre d’Alindao le 15 novembre 2018, les éléments de l’UPC ont procédé à des pillages systématiques des biens des personnes déplacées, ainsi que des biens de l’église d’Alindao. De nombreux bâtiments ont également été détruits, y compris l’église et une partie de la cathédrale. Le pillage faisait partie intégrante de l’opération militaire : tuer, brûler, voler. Dans cet ordre ou dans le désordre, peu importe. L’essentiel était que rien ne reste.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Image d’illustration du village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC

 

Cette logique du pillage comme mode de rémunération s’est étendue à l’ensemble des forces combattant pour le compte du régime Touadéra après le déclenchement de la contre-offensive contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) en décembre 2020. Les mercenaires de Wagner, les FACA, les Forces de sécurité intérieure (FSI), la Garde Présidentielle et les “Requins” se sont lancés dans une vaste campagne de pillage à travers tout le territoire centrafricain. Dès mars 2021, le Groupe de Travail des Nations Unies sur l’Utilisation de Mercenaires rapportait des actes de pillage de biens privés et publics commis par des mercenaires de Wagner dans des villes et villages repris à la CPC, notamment dans les préfectures de Lobaye, Ombella-M’Poko, Nana-Mambéré et Ouham.

 

Le Groupe d’experts des Nations Unies sur la République centrafricaine et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme ont également recueilli de nombreux témoignages faisant état de pillages systématiques des biens de civils ou d’ONG humanitaires commis dès 2021 par des FACA et des instructeurs russes dans plusieurs localités où ils avaient été déployés ou avaient transité, notamment à Bambari, Bouar, Berbérati, Boyo et Bossangoa. Ces pillages concernaient des biens divers, tels que de l’argent, des téléphones, des motocyclettes, des stocks de nourriture ou des animaux d’élevage. Ils ont eu lieu lors de fouilles de domiciles, à des points de contrôle, ou après des meurtres de civils. Le pillage suit toujours le massacre. Ou le précède. Ou l’accompagne.

 

Dans un rapport relatif à des attaques commises par les FACA en décembre 2021 à Boyo et dans d’autres villages à proximité de Bambari, le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies a rapporté que des FACA et des mercenaires de Wagner avaient recruté plusieurs dizaines de combattants appartenant à des milices, telles que des Anti-Balaka et des éléments de l’UPC, ainsi que des civils, en leur offrant la possibilité d’intégrer les FACA et de conserver les biens pillés lors des attaques. Le pillage n’est pas un effet secondaire de la guerre : il est l’incitation principale au recrutement. On ne paie pas les miliciens. On leur donne le droit de voler.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Quelques victimes des mercenaires russes dans le village Bowaye, près de bossangoa

 

Lors de l’attaque de Boyo, les assaillants ont également incendié 547 maisons, ciblant spécifiquement des habitations appartenant à des musulmans. Le pillage s’accompagne toujours de destruction. Il ne s’agit pas seulement de voler : il s’agit de tout prendre, puis de tout brûler. De ne rien laisser. De rendre impossible le retour des populations déplacées.

 

De nombreux témoins ont rapporté des actes de pillages commis de la même manière par les mercenaires de Wagner sur la population civile depuis 2021, y compris des pillages généralisés d’habitations et de bâtiments publics dans les préfectures de la Haute-Kotto, de Nana-Mambéré, de l’Ouham et de la Vakaga, respectivement à Bria, Baboua, Bongboto, Batangafo et Gordile, ainsi que des pillages de bétails et de champs agricoles dans la préfecture de l’Ouham, à Bossangoa et à Bongboto.

 

Lors de missions conjointes effectuées par les mercenaires de Wagner et des éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) aux fins de procéder à des arrestations arbitraires à Bangui en 2022-2023, un témoin ayant participé à ces missions a confirmé que les mercenaires de Wagner effectuaient des pillages systématiques chez les personnes qui faisaient l’objet des missions. On arrête, on torture, et on vole. Le trio gagnant.

 

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Le corps des victimes des russes à Besson, dans la Nana-Mambéré

Tel que rapporté par des témoins, les FACA ne s’opposent pas aux mercenaires de Wagner lorsqu’ils pillent les marchandises de la population dans des habitations, sur des marchés ou dans des boutiques. Au contraire, lorsque les FACA et les FSI opèrent avec les mercenaires de Wagner, elles reçoivent pour ordre de leur part de piller des biens, tels que de l’or, des motos, du bétail, des articles ménagers et des appareils électroménagers. Le pillage est une instruction opérationnelle, pas un dérapage.

 

Des témoins ont également rapporté que les mercenaires de Wagner et les FACA effectuent des opérations conjointes visant à piller l’or des mineurs ou leur argent, sur des lieux de gisements d’or, tels que celui de Kouki, dans la région de Bossangoa. Une enquête conjointe menée par l’ONG The Sentry et CNN en 2021 révélait déjà que les mercenaires de Wagner étaient responsables de pillages systématiques, en particulier dans des zones riches en ressources minérales, telles que des mines d’or et de diamants.

 

Des témoins ont confirmé que les mercenaires de Wagner utilisent des drones pour faire du repérage sur les zones à piller, telles que des gisements miniers et des champs agricoles. Les mercenaires de Wagner envoient ensuite des mercenaires à motos et en hélicoptères pour piller les endroits repérés, notamment l’or et les diamants récoltés par les mineurs sur les gisements miniers. Des témoins ont confirmé que les biens pillés par les mercenaires de Wagner sur les chantiers miniers de Kouki et Ndassima sont revendus par eux respectivement à Bossangoa et à Bangui. Le pillage est une industrie. Une chaîne de valeur. De la mine au marché, en passant par l’hélicoptère.

 

Ce qui distingue Wagner des autres groupes armés opérant en RCA, c’est l’articulation entre pillage et contrôle territorial des sites miniers. Wagner ne pille pas au hasard. Wagner pille stratégiquement, en ciblant les zones riches en or et en diamants, en chassant ou en tuant les mineurs qui y travaillent, puis en s’appropriant les gisements pour les exploiter directement via des sociétés écrans. Le pillage est à la fois un objectif immédiat (voler ce qui a déjà été extrait) et un moyen pour atteindre l’objectif stratégique (contrôler les gisements).

 

Dès 2018, le Groupe Wagner a occupé des sites miniers stratégiques pour servir ses propres intérêts économiques avec l’approbation de Touadéra et de ses proches collaborateurs. Le contrôle des ressources minières a permis à l’engagement du Groupe Wagner en RCA de prendre une tournure plus publique, avec la conclusion de contrats octroyant le contrôle des mines d’or et de diamants aux sociétés liées au Groupe Wagner. Le Groupe Wagner a acquis un contrôle substantiel des gisements miniers et n’est soumis à aucune taxe sur l’exploitation des gisements.

 

Des sociétés minières affiliées au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest, Midas Resources et Diamville, ont obtenu des licences et autorisations d’exportation sur des gisements miniers en RCA. Ces sociétés minières étaient liées à des entités légales russes, à Evgueni Prigojine (le fondateur de Wagner, décédé en août 2023) ou à des ressortissants russes. En particulier, Dimitri Sytyi, l’un des trois dirigeants du Groupe Wagner en RCA, a été impliqué dans la structuration économique servant le Groupe Wagner et gère depuis lors les compagnies d’extraction minières qui appartiennent au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest dont il était devenu actionnaire dès le 10 août 2018.

 

Dès 2018, les Dirigeants du Groupe Wagner et Touadéra ont également entamé une collaboration avec l’UPC, dirigée par Ali Darassa et Hassan Bouba. Cette collaboration s’est matérialisée par la vente au Groupe Wagner de gisements miniers dans la région de Bambari. En particulier, en fin d’année 2019, des négociations ont abouti à la vente par l’UPC au Groupe Wagner du gisement minier de Ndassima, le principal gisement minier en RCA. Le gisement minier de Ndassima n’est depuis lors soumis à aucune surveillance administrative de la part des autorités centrafricaines. C’est un territoire russe en terre centrafricaine. Un État dans l’État. Un gisement où Wagner fait ce qu’il veut.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155 – RCA : La manipulation, une longue tradition russe !

 

Les zones où le Groupe Wagner a concentré de nombreuses opérations militaires depuis décembre 2020 correspondent exactement aux sites miniers stratégiques gérés par lui. Entre décembre 2020 et août 2023, au moins 17 batailles pour des sites miniers ont eu lieu à travers le pays. Wagner était impliqué dans 70% de ces événements. Des affrontements autour de gisements miniers ont eu lieu dans les préfectures de l’Ouham, de la Ouaka, de la Haute-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Lobaye et de la Vakaga et ont entraîné de nombreuses violences de la part des mercenaires de Wagner visant des mineurs.

 

Les mineurs sont fréquemment la cible de violences lors d’affrontements entre les mercenaires de Wagner et d’autres groupes se disputant le contrôle des gisements miniers. Les mercenaires de Wagner utilisent également la terreur pour réprimer les populations vivant dans les zones minières et les forcer à partir. Un témoin a déclaré que la cartographie des lieux du territoire centrafricain où les mercenaires de Wagner sont majoritairement présents et ont commis des exactions peut être définie sur base de la localisation des gisements miniers en RCA. Là où il y a de l’or, il y a Wagner. Et là où il y a Wagner, il y a des massacres.

 

Depuis la mi-2021, des mercenaires de Wagner, des FACA et des “Wagner noirs” ont commis de nombreux meurtres contre les rebelles et la population locale afin de les chasser de la zone du gisement minier de Ndassima, occupée par le Groupe Wagner. Les “Wagner noirs” ont également assassiné de nombreux Peuhls travaillant sur les gisements d’or et de diamants afin de piller leurs récoltes. En mars 2023, les exploitants chinois du site minier de Chimbolo, dans la région de Bambari, ont été les victimes d’une attaque des mercenaires de Wagner, au cours de laquelle neuf ont perdu la vie. Chimbolo était exploité par des Chinois. Wagner voulait Chimbolo. Wagner a tué les Chinois. Wagner a pris Chimbolo.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
le corps sans vie de maman Thérèse, violée par les mercenaires russes dans son village en 2022, exposé par sa famille avant son inhumation. CopyrightCNC

 

Un témoin a rapporté le viol d’une tante par des mercenaires de Wagner lors d’une opération militaire menée contre le groupe armé 3R à Kaita, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, ainsi que le viol de civils lors d’attaques menées sur le gisement minier de Kouki, dans l’Ouham. Le viol est une arme. Le pillage est une arme. Le meurtre est une arme. Tout est bon pour chasser les populations des zones minières.

 

Les exactions commises en RCA ont provoqué l’indignation de la communauté internationale. L’ONG The Sentry a déclaré : “Touadéra et le Groupe Wagner ont mis en place une machine à tuer et à piller qui sert les intérêts de Touadéra aux fins de se maintenir au pouvoir et ceux du Groupe Wagner par le biais de l’exploitation des richesses minières du pays”. Selon elle, les civils sont chassés “comme des animaux” en RCA et le “modèle de pillage” mis en place a apporté la “mort et la dévastation” tout en sapant la paix et la sécurité globales tant en RCA que dans l’Afrique centrale dans son ensemble.

 

Le pillage n’est pas un crime mineur. Le pillage est un crime de guerre au sens de l’article 8 du Statut de Rome. L’article 8(2)(e)(v) du Statut criminalise expressément “le pillage d’une ville ou d’une localité, même prise d’assaut” dans le cadre d’un conflit armé non international. Les éléments constitutifs de ce crime sont : (i) l’auteur s’est approprié certains biens ; (ii) l’auteur avait l’intention de priver le propriétaire de ces biens et de se les approprier à des fins personnelles ou privées ; (iii) l’appropriation a été commise sans le consentement du propriétaire ; (iv) le comportement a eu lieu dans le contexte de et était associé à un conflit armé ne présentant pas un caractère international ; (v) l’auteur avait connaissance des circonstances de fait établissant l’existence d’un conflit armé.

 

Tous ces éléments sont réunis en RCA. Le pillage est systématique. Il est organisé. Il est commandé par les supérieurs hiérarchiques. Il se produit dans le cadre d’un conflit armé non international opposant les mercenaires de Wagner, les FACA, les FSI et les “Requins” à divers groupes armés non étatiques, notamment la CPC. Et les auteurs – Touadéra, son cercle restreint, les Dirigeants de Wagner, les commandants des FACA, les chefs des “Requins” – ont pleine connaissance de ces pillages.

 

Touadéra et les Dirigeants de Wagner n’ont mis en place aucune action punitive ou préventive vis-à-vis des pillages commis par leurs subordonnés. Au contraire, le pillage est encouragé comme mode de rémunération des combattants. Le pillage est organisé via des opérations de repérage par drone et de raid en hélicoptère. Le pillage est monétisé via la revente des biens volés sur les marchés de Bossangoa et Bangui. Le pillage des gisements miniers est institutionnalisé via l’octroi de licences d’exploitation à des sociétés écrans liées à Wagner.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Un mercenaire russe du groupe Wagner dans un pick-up des rebelles de l’UPC vers Ndachima, près de Bambari, en 2019

 

En tant que supérieurs hiérarchiques au sens de l’article 28 du Statut de Rome, Touadéra, Hassan Bouba, Jules Wananga, les Dirigeants de Wagner (Zakharov, Sytyi, Perfilev), le Ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau, le Chef d’État-Major des FACA Zéphirin Mamadou, et le Directeur Général de la Police Bienvenu Zokoué sont pénalement responsables des pillages commis par leurs subordonnés. Ils avaient connaissance de ces pillages. Ils avaient le pouvoir de les empêcher ou de les punir. Ils n’ont rien fait. Pire, ils les ont encouragés, organisés, monétisés.

 

Le pillage de la République centrafricaine par le régime Touadéra et le Groupe Wagner n’est pas une figure de style. C’est une réalité documentée par l’ONU, par les ONG internationales, et désormais par une communication officielle à la CPI appuyée sur trente témoignages. Depuis 2018, Wagner a pris le contrôle des principaux gisements miniers du pays : Ndassima, Kouki, Chimbolo, Lobaye. Wagner exploite ces gisements via des sociétés écrans : Lobaye Invest, Midas Resources, Diamville. Wagner ne paie aucune taxe à l’État centrafricain. Wagner exporte l’or et les diamants vers la Russie sans aucune surveillance. Wagner utilise les profits pour financer ses opérations militaires en RCA, au Mali, au Burkina Faso, au Soudan, et pour soutenir l’effort de guerre russe en Ukraine.

 

Touadéra, en échange, paye 10 milliards de francs CFA par mois (environ 15 millions d’euros par an) pour fermer les yeux et garantir l’impunité totale de Wagner. Touadéra permet à Wagner de piller, tuer, violer sans aucune conséquence. Touadéra ordonne aux FACA, à la police, à la gendarmerie, à la Garde Présidentielle de collaborer avec Wagner dans ces opérations de pillage et de terreur.

 

Le peuple centrafricain, lui, ne voit rien des richesses de son sous-sol. Les mineurs artisanaux sont chassés, dépouillés, assassinés. Les paysans voient leurs récoltes et leur bétail volés. Les commerçants voient leurs marchandises pillées. Les civils voient leurs maisons brûlées après avoir été vidées de tout ce qu’elles contenaient. Les ONG humanitaires voient leurs stocks de nourriture et de médicaments volés aux points de contrôle.

 

La République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde. Mais son sous-sol regorge d’or et de diamants. Ces richesses devraient profiter au peuple centrafricain. Elles profitent à Touadéra, à son cercle restreint, et surtout au Groupe Wagner.

 

Dans sa Résolution 2759 du 14 novembre 2024, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est dit “profondément préoccupé par la situation humanitaire et sécuritaire en RCA” et a réaffirmé l’importance de traduire en justice de toute urgence tous les responsables de violations du droit international humanitaire, sachant que certains de ces actes peuvent être constitutifs des crimes listés dans le Statut de la CPI.

 

Le pillage fait partie de ces crimes. Le pillage de Seko. Le pillage d’Alindao. Le pillage de Boyo (547 maisons incendiées après pillage). Le pillage de Bongboto. Le pillage de Gordile. Le pillage de Ndassima. Le pillage de Kouki. Le pillage de Chimbolo. Le pillage systématique à Bangui lors des missions conjointes Wagner-OCRB. Le pillage de l’aide humanitaire. Le pillage des marchés. Le pillage des champs. Le pillage du bétail. Le pillage de tout.

 

La Cour pénale internationale est saisie. Les auteurs sont identifiés. Les victimes ont témoigné. Les faits sont établis.

 

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra.

 

Il est temps que les pilleurs rendent des comptes.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Quand le ministre Bruno Yapandé assume ouvertement la dictature du régime de Touadera et menace Élysée Nguimalé en ce terme : « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail

0

Quand le ministre Bruno Yapandé assume ouvertement la dictature du régime de Touadera et menace Élysée Nguimalé en ce terme : « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/bruno-yapande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bruno Yapandé, ministre centrafricain de l'administration du territoire
Bruno Yapandé, ministre centrafricain de l’administration du territoire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans une interview accordée il y’a quelques semaines à la radio Ndèkè-Luka, le ministre de l’Administration du territoire et porte-parole par intérim du gouvernement, Bruno Yapandé, a franchi un nouveau cap dans la répression des voix dissidentes en Centrafrique. Ses déclarations contre Élysée Nguimalé , président de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), dévoilent sans détour la nature autoritaire d’un régime qui ne tolère aucune contestation.

 

 

Interrogé par le journaliste Armando sur la requête déposée par l’OGDC auprès du Conseil constitutionnel pour demander l’invalidation de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat, Bruno Yapandé a livré une réponse qui résume à elle seule l’état de la dictature de Baba Kongoboro  . « C’est un monsieur qui se trouve dans une situation tout à fait illégale. C’est un monsieur qui n’a pas droit à la parole devant nos médias, que ce soit privé comme public », a-t-il déclaré sans la moindre gêne.

 

Le ministre a expliqué que l’OGDC avait sollicité un agrément auprès de son département en janvier-février 2024, mais que le ministère de la Justice avait émis un avis défavorable. Selon Yapandé, cette décision administrative suffirait à interdire à Élysée Nguimalé  de s’exprimer dans les médias et même d’agir en justice. « Son association, sa structure n’a pas sa raison d’être, n’a pas un socle juridique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « C’est un rejet systématique et attaquer la personnalité d’une institution parce que le président de la République, c’est une institution. Est-ce que ce monsieur a ce droit d’agir au nom d’un soi-disant observatoire ? »

 

Mais Bruno Yapandé ne s’est pas arrêté là. Il a annoncé que des poursuites judiciaires seraient engagées contre Élysée Nguimalé. « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail. Il y a eu des accusations aussi graves contre la personne du chef de l’État et cela a été déjà mentionné au niveau du parquet. Il répondra de ses actes devant la justice pour cette accusation aussi boiteuse, aussi irresponsable », a-t-il lancé, dans ce qui ressemble davantage à une menace qu’à une déclaration d’un ministre de la République.

 

Lorsque le journaliste Armando lui a rappelé qu’un citoyen centrafricain reste libre de déposer une requête au Conseil constitutionnel même si son association n’a pas reçu d’agrément, le ministre a botté en touche. « Je ne rentre pas dans le fond en ce moment mais je reste sur la forme. La requête est là, je peux vous donner copie. Il n’a pas agi en son nom mais au nom d’une association, d’une organisation appelée Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique », a-t-il répondu, contournant ainsi la question de fond.

 

Ces déclarations interrogent sur plusieurs points juridiques et démocratiques fondamentaux. D’abord, depuis quand le refus d’agrément d’une association priverait-il un citoyen de son droit constitutionnel à la liberté d’expression ? La Constitution centrafricaine depuis l’indépendance garantit ce droit à tous les citoyens, qu’ils appartiennent ou non à une association agréée. En affirmant qu’Élysée Nguimalé « n’a pas droit à la parole devant nos médias », Bruno Yapandé dévoile la conception totalitaire que le régime Touadéra a de la liberté d’expression : elle ne s’exerce qu’avec l’autorisation du pouvoir.

 

Ensuite, le droit de saisir le Conseil constitutionnel est un droit individuel reconnu à tout citoyen centrafricain. Qu’Élisée Nguimalé l’ait fait au nom de son association ou à titre personnel ne change rien à la légitimité de sa démarche. En contestant ce droit, le ministre remet en cause l’un des piliers de l’État de droit : l’accès à la justice constitutionnelle pour contester la légalité d’une candidature présidentielle.

 

Les menaces de poursuites judiciaires contre Élysée Nguimalé montrent parfaitement l’instrumentalisation de la justice par le régime Touadéra. Déposer une requête au Conseil constitutionnel pour contester la constitutionnalité d’une candidature présidentielle ne constitue en aucun cas une infraction pénale. C’est au contraire l’exercice normal d’un droit démocratique. Transformer cet acte citoyen en « accusation grave contre la personne du chef de l’État » relève de la pure intimidation.

 

Cette affaire rappelle étrangement le cas de Joseph Bendounga, cet autre citoyen courageux décédé le 5 janvier 2025, qui avait régulièrement osé contester les présidents centrafricains devant la cour constitutionnelle. Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), Bendounga avait traîné successivement Patassé, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza et Touadéra devant la justice constitutionnelle pour haute trahison ou violation de la Constitution. Comme Élysée Nguimalé  aujourd’hui, Bendounga avait été arrêté, menacé, poursuivi en justice pour avoir simplement exercé ses droits constitutionnels. Mais jamais il n’avait renoncé à son combat pour le respect de la Constitution.

 

Les propos de Bruno Yapandé montrent aussi le double standard pratiqué par le régime. Le ministre évoque le refus d’agrément de l’OGDC pour justifier son interdiction de parole, mais le gouvernement n’a eu aucun scrupule à accorder des agréments à des dizaines de partis politiques fantômes et d’organisations bidons créées uniquement pour servir la propagande du régime. Ces structures, dont certaines n’existent que sur le papier, bénéficient de toutes les facilités administratives pendant que les voix critiques sont étouffées.

 

En déclarant publiquement qu’un citoyen « n’a pas droit à la parole », en annonçant des poursuites judiciaires contre quelqu’un qui a simplement exercé son droit de recours constitutionnel, Bruno Yapandé a dévoilé le vrai visage du régime Touadéra : celui d’une dictature assumée qui ne supporte aucune contradiction. Ces méthodes rappellent les heures les plus sombres de l’histoire centrafricaine, quand le pouvoir politique utilisait la justice comme une arme pour faire taire toute opposition.

 

Le message envoyé par le ministre est clair : quiconque ose remettre en question la volonté du président Touadéra de se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles sera réduit au silence, par tous les moyens. Mais comme l’a rappelé un observateur après avoir écouté cette interview, « il y a un début et une fin. Vous allez tous revenir devant la justice que vous manipulez là. Vous allez revenir devant cette justice un jour. »

 

Les déclarations de Bruno Yapandé contre Élysée Nguimalé  ne sont pas qu’une simple intimidation. Elles constituent une violation caractérisée des libertés fondamentales garanties par la Constitution centrafricaine et les conventions internationales ratifiées par la Centrafrique. Elles démontrent que le régime Touadéra a abandonné toute prétention démocratique et assume désormais ouvertement sa dérive autoritaire.

 

À quelques semaines du scrutin présidentiel, cette affaire montre le climat de terreur dans lequel se déroule la campagne électorale. Quand un ministre peut impunément menacer un citoyen de poursuites judiciaires pour avoir exercé ses droits constitutionnels, quand il peut décréter qui a le droit ou non de s’exprimer dans les médias, c’est la démocratie elle-même qui est morte.

 

Élysée Nguimalé, à l’instar de Joseph Bendounga avant lui, paie le prix de son courage. Mais son acte citoyen restera comme un témoignage précieux pour l’histoire : celui d’un homme qui a osé défier un régime autoritaire au nom du respect de la Constitution. Les menaces de Bruno Yapandé ne pourront effacer cette réalité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU,  pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire

0

Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU,  pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire

 

Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU, pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire
Nzéwé Daniel, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga, né à Bambari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un document prétendument émis par la Cour d’appel de Bangui circule depuis le 10 novembre 2025 sur les réseaux sociaux pour tenter d’effacer le lourd passé judiciaire et criminel de Daniel Nzéwé, candidat aux législatives du 20 décembre. Cette ordonnance sur requête, censée émaner du deuxième vice-président du Tribunal de Grande Instance Okacha Alamine, constitue un faux grossier destiné à contourner les critères d’éligibilité au scrutin parlementaire qui n’existent plus d’ailleurs.

 

 

Le document affirme que Daniel Nzéwé n’a “jamais fait l’objet d’une condamnation définitive par la justice centrafricaine”. Plus grave encore, il présente des informations biographiques erronées. L’homme serait né le 11 décembre 1979 à Bimbo, alors que Daniel Koli Kanga ,  son véritable nom,  est né à Bambari. Cette première falsification trahit la nature frauduleuse de l’ensemble du dossier. Soit la justice centrafricaine a produit un faux document, auquel cas elle devient complice d’usage de faux, soit Daniel Nzéwé a lui-même fabriqué cette pièce, confirmant ainsi sa réputation d’expert en documents frauduleux.

 

L’intéressé n’en est pas à son premier faux. Surnommé dans les milieux mafieux “Directeur de l’Université de Miskine” en référence à sa maîtrise dans la fabrication de documents falsifiés, Daniel Nzéwé a bâti sa carrière sur l’escroquerie et la contrefaçon. Né sous le nom de Daniel Koli Kanga, il a accumulé tellement de condamnations dans sa jeunesse qu’il s’est vu contraint d’abandonner son patronyme. Il a alors adopté un nouveau nom, qu’il a baptisé le nom de son père, Nzéwé, pensant ainsi effacer ses traces dans les registres judiciaires.

 

La manœuvre n’a pas suffi. Entre 2014 et 2016, sous la présidence de transition de Catherine Samba-Panza, Daniel Nzéwé a été incarcéré à la prison centrale de Ngaragba pour avoir escroqué des investisseurs chinois de plusieurs centaines de millions de francs CFA. Son nom apparaît également dans l’affaire de l’ancien ministre Regis Lionel Dounda, dont le véritable auteur du crime est Daniel Nzéwé. Ces condamnations, largement documentées par la presse et les archives judiciaires, rendent impossible toute prétention à un casier vierge.

 

Le document du 10 novembre 2025 présente pourtant un bulletin n°3 du casier judiciaire, portant le numéro 13746 et prétendument délivré par le Chef de Service du Casier judiciaire Central et d’Entraide Pénale International. Ce bulletin serait totalement vierge. La fabrication est tellement grossière qu’elle comporte des erreurs factuelles vérifiables en quelques minutes : le lieu de naissance erroné, l’absence de toute mention des séjours en prison pourtant attestés par les registres pénitentiaires, la présentation d’un parcours immaculé pour un homme dont les activités criminelles ont fait la une des journaux pendant des années.

 

Deux hypothèses s’offrent aux observateurs. Soit un magistrat a effectivement signé ce document, auquel cas il devient auteur de faux et usage de faux et doit être poursuivi pénalement. La fabrication d’un acte judiciaire mensonger par un officier de justice constitue une infraction grave qui mine la crédibilité de toute l’institution. Soit Daniel Nzéwé a fabriqué lui-même cette pièce, ajoutant ainsi un nouveau chapitre à son catalogue d’escroqueries. Dans les deux cas, le document n’a aucune valeur légale et son utilisation pour valider une candidature aux législatives relève de la fraude électorale.

 

Le Conseil constitutionnel se trouve au cœur de cette manipulation. En 2020, cette même institution avait invalidé la candidature de Daniel Nzéwé précisément en raison de son casier judiciaire chargé. L’équipe qui avait pris cette décision,  Danièle Darlan comme présidente, Jean-Pierre Waboué comme vice-président , connaissait parfaitement le dossier pénal du candidat. Aujourd’hui, Jean-Pierre Waboué préside le Conseil constitutionnel. Parent du président Faustin-Archange Touadéra et originaire du même village que le chef de l’État, il s’apprête à valider la candidature d’un homme que sa propre institution avait jugé inéligible cinq ans plus tôt.

 

Ce revirement ne peut s’expliquer que par la transformation du Conseil constitutionnel en instrument au service du pouvoir. L’institution a cessé de défendre la légalité pour devenir une chambre d’enregistrement des volontés du régime. Le faux document concernant Daniel Nzéwé lui fournit simplement un prétexte pour avaliser une candidature qui, selon les critères appliqués en 2020, devrait être rejetée sans discussion possible.

 

La rapidité du processus trahit également la nature frauduleuse de l’opération. Entre le 7 novembre, date de la requête, et le 10 novembre, date de l’ordonnance, trois jours seulement se sont écoulés. La justice centrafricaine, habituellement d’une lenteur proverbiale, fait preuve d’une célérité stupéfiante quand il s’agit de blanchir un candidat du pouvoir. Les citoyens ordinaires attendent des années pour obtenir des décisions judiciaires sur des dossiers simples, mais Daniel Nzéwé obtient en soixante-douze heures un document qui efface deux décennies d’activités criminelles.

 

L’affaire dépasse largement le cas individuel. Elle expose les méthodes par lesquelles le régime Touadéra manipule les institutions pour organiser une parodie électorale. Après la mise en place de candidats fantômes financés par le pouvoir, après les révélations sur la corruption dans plusieurs ministères, voici maintenant la fabrication de faux documents judiciaires pour valider des candidatures impossibles à défendre légalement. Le Conseil constitutionnel, censé garantir la régularité du processus électoral, participe activement à cette fraude généralisée.

 

Les archives existent pourtant. Les registres de la prison de Ngaragba conservent la trace du séjour de Daniel Nzéwé entre 2014 et 2016. Les dossiers judiciaires concernant l’escroquerie des investisseurs chinois dorment dans les armoires du Palais de Justice. Les articles de presse relatant ses démêlés avec la loi sont consultables dans les archives des médias centrafricains. La décision du Conseil constitutionnel de 2020 invalidant sa candidature reste accessible. Tous ces documents prouvent la fausseté du bulletin n°3 du casier judiciaire présenté le 4 novembre 2025.

 

Daniel Koli Kanga, devenu Daniel Nzéwé Aziagbia, a fait de la fabrication de faux documents sa spécialité. Son surnom d’“Université de Micky” témoigne de son expertise reconnue dans ce domaine. Qu’il ait fabriqué lui-même ce dernier faux ou qu’il ait obtenu la complicité d’un magistrat corrompu pour le produire ne change rien au fond : le document est une contrefaçon destinée à tromper le Conseil constitutionnel et, à travers lui, le peuple centrafricain.

 

La manipulation est d’autant plus audacieuse qu’elle intervient à quelques semaines du scrutin. Le régime Touadéra, engagé dans une course contre la montre pour organiser des Élections favorables à son maintien au pouvoir, ne peut se permettre de voir certaines candidatures écartées pour des motifs juridiques valables. Il préfère fabriquer des documents frauduleux plutôt que de respecter les règles qu’il a lui-même édictées. Cette pratique transforme les Élections législatives du 20 décembre en simple exercice de validation d’un pouvoir qui refuse de se soumettre à la loi.

 

Le magistrat dont le nom apparaît sur ce document – s’il l’a effectivement signé – engage sa responsabilité pénale. Produire un faux acte judiciaire constitue un crime passible de poursuites, quelle que soit la qualité de son auteur. La justice centrafricaine ne peut tolérer que ses propres membres participent à la falsification de documents officiels sans réagir. Le parquet devrait ouvrir une enquête pour déterminer l’origine exacte de cette ordonnance et identifier les responsables de sa fabrication.

 

Cette affaire confirme que les Élections de décembre 2025 ne répondent à aucune norme démocratique acceptable. Quand un candidat peut présenter un faux document pour masquer son casier judiciaire, quand le Conseil constitutionnel valide cette fraude en toute connaissance de cause, quand la justice devient complice de la falsification, le scrutin perd toute légitimité. Daniel Nzéwé Aziagbia ne devrait même pas être candidat. Son parcours criminel, ses condamnations multiples, ses séjours en prison le disqualifient automatiquement pour un mandat parlementaire.

 

Mais dans la Centrafrique de Faustin-Archange Touadéra, les règles s’appliquent différemment selon l’appartenance politique. Les opposants font face à des obstacles insurmontables pour se présenter aux Élections, tandis que les criminels proches du pouvoir bénéficient de faux documents judiciaires pour blanchir leur passé. Cette asymétrie dans l’application de la loi électorale transforme le scrutin du 20 décembre en simple opération de propagande destinée à légitimer un régime qui bafoue toutes les règles démocratiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois

0

Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-gomon-vers-gaga-dans-la-commune-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinoisSur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2
Sur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Douze heures de travail par jour, sept jours sur sept, aucune fête nationale respectée. Voilà la réalité quotidienne des Centrafricains employés dans les mines contrôlées par des exploitants chinois. Une exploitation qui perdure sous le regard passif d’un ministère du Travail incapable d’imposer ses propres textes.

 

 

Les exploitants chinois présents en République Centrafricaine semblent faire fi des dispositions légales du pays. Leur méconnaissance apparente du cadre réglementaire centrafricain crée un problème majeur, particulièrement dans le secteur minier où leur présence est importante.

 

Ces investisseurs emploient aussi bien des Centrafricains que des travailleurs venus de Chine, du Cameroun, du Burkina Faso ou du Tchad. Pourtant, ils ignorent les règles élémentaires du droit du travail centrafricain. Les jours fériés n’existent pas dans leur vocabulaire. Leur unique objectif reste la rentabilité financière, au mépris des dispositions sociales et environnementales.

Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois
Site d’exploitation minière chinoise de Gaga. Photo CNC

 

Une enquête menée par la rédaction du CNC sur plusieurs sites miniers exploités par des entreprises chinoises démontre cette réalité. Le respect de l’environnement ne figure pas parmi leurs priorités. Mais le plus inquiétant concerne le traitement réservé aux employés centrafricains lors des jours fériés nationaux.

 

Le 1er janvier, jour de l’an, les ouvriers doivent se présenter au travail. Le 25 décembre pour Noël, même exigence. Le 1er mai, fête du travail, aucun repos n’est accordé. Le 1er décembre, fête nationale, pareille. Toutes les célébrations nationales sont traitées de la même manière. Même lors des scrutins électoraux, des opérations de recensement ou des référendums, le travail continue sans interruption.

 

Cette situation atteint son paroxysme le lundi dernier, lors de la fête nationale du 1er décembre 2025. Ce lundi-là, les employeurs chinois ont obligé l’ensemble de leurs salariés à se rendre sur les chantiers, provoquant des mouvements de protestation. À Gaga, localité située à quelques kilomètres de Zawa dans la commune de Yaloké 2, les travailleurs ont déclenché une grève. À Aba, dans la Nana-Mambéré, même scénario. Les employés ont refusé de travailler, mais les responsables chinois ont maintenu leur position, affirmant ne reconnaître aucune obligation de repos légal.

 

Le ministère du Travail publie pourtant régulièrement des arrêtés précisant les jours chômés et payés ou non payés. Mais ces textes restent sans effet pour les exploitants chinois. Aucun mécanisme de contrôle ne semble fonctionner sur le terrain. Les autorités en charge de veiller au respect du code du travail se contentent d’une gestion administrative depuis Bangui, sans vérifier la mise en œuvre effective des dispositions qu’elles édictent.

 

Les Centrafricains qui travaillent dans ces entreprises subissent des conditions difficiles. Les mouvements de protestation qui éclatent régulièrement restent peu médiatisés, comme si ces sites d’exploitation fonctionnaient en dehors du territoire national. Les employeurs chinois imposent leurs propres règles, et personne ne vient contrôler ce qui se passe réellement dans ces zones d’extraction minière. Les responsables gouvernementaux semblent davantage occupés par d’autres considérations que par la défense des droits des travailleurs centrafricains face à des pratiques qui violent ouvertement la législation nationale. Les services censés assurer le suivi restent à Bangui, loin des réalités du terrain, pendant que les abus se multiplient sans que quiconque ne soit inquiété.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines

0

Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines
une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio – RCA : le processus du désarmement contesté à Bria

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 1er décembre 2025, aux premières heures du jour, un accrochage armé s’est produit dans la zone de Sikikédé, située à environ 18 kilomètres de Ndah. La Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental (CPC-F) a publié un communiqué le 2 décembre pour revendiquer cette action.

 

 

Dans son communiqué, la coalition rebelle affirme avoir tendu une embuscade à une patrouille composée de Mercenaires russes et de soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Son porte-parole, Aboubakar Siddick Ali, déclare que l’opération a causé la mort de trois combattants russes et fait plusieurs blessés.

 

La CPC-F justifie cette attaque comme une démonstration de sa capacité militaire et de son implantation. Le mouvement accuse le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro d’avoir cédé la souveraineté du pays à des puissances extérieures.

 

Le message adressé aux autorités de Bangui est sans équivoque : « Nul besoin de venir nous traquer. C’est nous qui approchons », prévient le porte-parole, ajoutant que la chute du régime actuel serait inévitable.

 

S’adressant à la population centrafricaine, la CPC-F promet de poursuivre son combat jusqu’à ce qu’elle considère comme « la libération totale du pays ». Le groupe qualifie l’administration Touadéra de « régime tyrannique et corrompu » et dit vouloir rétablir la dignité et la souveraineté nationale.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

À 3 semaines du scrutin, le KNK exige un report des élections et un dialogue inclusif

0

À 3 semaines du scrutin, le KNK exige un report des Élections et un dialogue inclusif

 

L'ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président intérimaire du parti KNK a profité de la visite du représentant personnel d’Antonio Guterres pour dresser un réquisitoire contre la gestion des crises en Centrafrique et réclamer un nouveau délai électoral.

 

 

Dans une déclaration solennelle adressée au Secrétaire Général Adjoint de l’ONU, Elie Ouéifio, président intérimaire du parti Kwa Na Kwa (KNK), a exprimé de sérieuses réserves sur la tenue des Élections groupées prévues le 28 décembre 2025, tout en plaidant pour un dialogue national inclusif qu’il présente comme la seule voie vers une paix durable.

 

S’exprimant devant le représentant personnel d’Antonio Guterres, Elie Ouéifio a rendu hommage aux efforts déployés par l’ONU depuis 1996 pour restaurer la paix en Centrafrique, avant d’établir un constat d’échec. Selon lui, malgré des “efforts multiformes et colossaux”, le pays n’a pas retrouvé la stabilité espérée, faute de “thérapies adaptées et adéquates” aux diagnostics posés.

 

Le président intérimaire du KNK a énuméré plusieurs occasions manquées de pacification, citant notamment les directives de l’ancienne représentante spéciale Marguerite Voks au temps du BINUCA, diverses missions de médiation auprès des groupes armés (Baba Laddé à Kaga-Bandoro, Abdoulaye Miskine avec Antonio Guterres lui-même à Paoua), et les négociations avec l’APRD, l’UFDR et les 3R.

 

Élie Ouéifio a particulièrement insisté sur la demande formulée par Sidiki Abass des 3R à Bouar avant les Élections de 2020, réclamant un désarmement général suivi d’un dialogue inclusif, proposition restée sans suite selon lui.

 

Le leader du KNK a identifié deux facteurs expliquant l’inefficacité des interventions onusiennes. D’une part, la combinaison entre la souveraineté étatique centrafricaine et la crise de confiance avec l’ancienne puissance coloniale française empêcherait les dossiers centrafricains d’être correctement présentés au Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

D’autre part, il pointe un décalage entre les objectifs de création de l’ONU,  bannir les conflits et promouvoir la paix,  et leur mise en œuvre opérationnelle sur le terrain, donnant lieu à une “interprétation erronée” de la mission onusienne.

 

Tout en affirmant ne pas s’opposer aux Élections du 28 décembre, le KNK émet de fortes réserves sur leur organisation. Élie Ouéifio a rappelé que l’Autorité Nationale des Elections (ANE) avait elle-même annoncé le 7 mai 2025, après une réunion avec le cadre de concertation des élections, un report à 2026 pour diverses raisons, notamment financières.

 

Le parti s’interroge sur le “miracle” qui aurait permis de revenir sur cette décision, alors que le président Touadéra continue d’évoquer publiquement l’indisponibilité des fonds attendus. Queifio soulève plusieurs questions techniques : la sensibilisation suffisante des électeurs majoritairement analphabètes au système de vote groupé, l’état des listes électorales toujours en attente, et la publication des bureaux de vote qui devrait intervenir soixante jours avant le début des campagnes selon les dispositions légales.

 

Le président intérimaire du KNK a également interpellé la médiation de l’ONU sur l’absence apparente de démarches auprès de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Alors que des bons offices ont permis aux 3R et à l’UPC d’adhérer aux processus de paix, Élie Ouéifio demande si un travail similaire a été entrepris avec la CPC, qui regroupe notamment l’ancien président François Bozizé et de nombreux militaires “en pleins soucis constants pour leurs enfants, femmes et parents”.

 

Cette question, selon lui, mériterait d’être communiquée au “peuple souverain” si des raisons particulières justifient cette différence de traitement.

 

Face à ces interrogations, le KNK demande officiellement au Secrétaire Général Adjoint de l’ONU d’envisager avec le président Touadéra “l’éventualité d’un décalage de quelques mois seulement” des élections, afin de permettre à l’ANE de “rattraper des situations ratées”. Citant un dicton centrafricain, Queifio affirme qu’“un jour de plus ne pourrit jamais le rat”.

 

Ce délai supplémentaire permettrait également, selon lui, aux partenaires financiers de revoir avec l’ANE les modalités de proclamation des résultats à l’ère technologique, suggérant que les résultats soient transmis par smartphones androïdes dès la fin des dépouillements par tous les représentants des candidats.

 

Quelle que soit l’issue du scrutin, le KNK réaffirme sa position historique en faveur d’un dialogue national inclusif, présenté comme “seul gage d’une paix durable en Centrafrique”. Elie Ouéifio cite en exemples le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Allemagne et la France pour justifier cette approche.

 

Dans sa vision post-électorale, le parti estime que les Centrafricains devront être “appelés à un dialogue inclusif pour exorciser les démons de la division et des crises”, tout en maintenant les questions de réparations et dommages qui relèvent de la justice.

 

Cette déclaration du KNK intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de l’organisation des élections groupées, et constitue une prise de position publique majeure d’un parti d’opposition face à la communauté internationale représentée par l’ONU.

 

Par Anselme Mbata…..

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Comment l’exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola 

0

Comment l’exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/chantier-des-mines-de-la-sous-préfecture-de-Aba-exploité-par-des-chinois-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment l'exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola
chantier-des-mines-de-la-sous-préfecture-de-Aba-exploité-par-des-chinois-par-cnc – Centrafrique : l’exploitation minière chinoise dans la Nana-Mambéré, les habitants de la ville de Aba plongés dans la consternation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’exploitation minière chinoise paralyse la navigation sur la Sanga, isolant Nola et provoquant une crise économique majeure dans cette ville forestière de la RCA.

 

 

La rivière Sanga agonise sous les coups de boutoir de l’exploitation minière chinoise. À Nola, située à 720 kilomètres de Bangui, cette mort annoncée d’une voie navigable stratégique plonge 45 000 habitants dans un isolement économique sans précédent. Le rétrécissement progressif du cours d’eau, causé par les activités extractives, a définitivement fermé la liaison fluviale Brazzaville-Nola via Salo, condamnant cette ville forestière à l’asphyxie commerciale.

 

Aloïse Mokomitobi, chef de quartier, observe impuissant la transformation de sa ville. Les bateaux qui approvisionnaient régulièrement la zone depuis le Congo ont disparu du paysage. Cette rupture des échanges commerciaux provoque une flambée des prix vertigineuse. Une palette de poissons, vendue 50 000 FCFA il y a quelques années, atteint aujourd’hui 250 000 FCFA. Le carburant devient une denrée de luxe. Odette Mwangimba, commerçante locale, témoigne de cette transformation: “Avant, nous vivions bien grâce au commerce fluvial. Aujourd’hui, tout manque”.

 

L’exploitation minière chinoise détruit méthodiquement l’écosystème fluvial. Les dragages intensifs modifient la morphologie de la Sanga, créent des bancs de sable et réduisent la profondeur navigable. Cette activité industrielle, menée sans contraintes environnementales, transforme un fleuve en obstacle. Les autorités centrafricaines, pourtant garantes de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles selon l’article 9 de la Constitution de 2023, restent silencieuses face à cette destruction programmée.

 

Le port pétrolier de Salo, deuxième réserve énergétique du pays, symbolise cet abandon institutionnel. Cette infrastructure stratégique, capable de dynamiser l’économie régionale, demeure inexploitée. L’État centrafricain, qui devrait valoriser ce potentiel pour le bien-être de ses citoyens, laisse cette richesse nationale en friche pendant que des intérêts étrangers pillent d’autres secteurs.

 

L’effondrement de la navigation fluviale expose la fragilité des infrastructures nationales. Les routes reliant Nola à Bangui, dans un état de délabrement avancé, ne compensent pas la fermeture de la voie d’eau. Cette situation crée un cercle vicieux : l’isolement géographique aggrave la crise économique, qui à son tour empêche tout investissement dans les infrastructures de transport. Les habitants se retrouvent prisonniers de leur propre territoire.

 

Les services des voies navigables tentent de maintenir une activité minimale. Achille Poulzy et Arnaud-Serge Guy Akoumung-Pamako évoquent des opérations de balisage et d’entretien, mais leurs moyens restent dérisoires face à l’ampleur des dégâts. Les brigades de Bommassa et Ubongi, censées surveiller le trafic fluvial, manquent d’équipements et de personnel. Cette situation témoigne d’un désengagement de l’État de ses missions régaliennes.

 

La fermeture des sociétés forestières Efbaka, Karambua et Sésame a porté un coup supplémentaire à l’économie locale. Ces entreprises généraient des emplois et maintenaient une activité commerciale. Leur disparition, combinée aux difficultés de transport, transforme Nola en zone économiquement sinistrée. Les jeunes partent chercher des opportunités ailleurs, vidant la ville de ses forces vives.

 

Cette crise de la Sanga dépasse le cadre local. Elle illustre la incapacité de l’État centrafricain à protéger ses ressources naturelles et à garantir le développement équilibré de son territoire. Pendant que Bangui se concentre sur les enjeux politiques nationaux, les villes de province comme Nola sombrent dans l’oubli, abandonnées aux appétits des exploitants étrangers.

 

L’avenir de Nola dépend d’une prise de conscience urgente. La restauration de la navigation sur la Sanga nécessite des investissements massifs et une régulation stricte des activités minières. L’État doit reprendre le contrôle de ses ressources hydrographiques et imposer des normes environnementales aux entreprises étrangères. Sans cette réaction, Nola continuera de s’enfoncer dans l’isolement, victime d’un système qui sacrifie les populations locales sur l’autel des intérêts économiques extérieurs….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : la campagne électorale démarre en vitesse avec l’opération Kwa-Ti-Kodro

0

la campagne électorale démarre en vitesse avec l’opération Kwa-Ti-Kodro

 

Le Président Baba Kongoboro lors de l'opération kwa-ti-kodro au lycée d'État des rapides au quartier Ouango
Le Président Baba Kongoboro lors de l’opération kwa-ti-kodro au lycée d’État des rapides au quartier Ouango

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opération Kwa-Ti-Kodro (Quartier Propre en sango), lancée par le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et censée assainir la capitale centrafricaine, s’est transformée depuis quelques mois en véritable opération de mobilisation électorale. Ce qui devait être une initiative citoyenne hebdomadaire de nettoyage urbain n’est plus qu’un meeting politique déguisé, financé par la Banque mondiale et l’Union européenne à hauteur de 5 milliards de francs CFA par an.

 

 

Dès le lancement du programme Kwa-ti-kodro en 2023, le gouvernement et toutes les institutions ont été mobilisés de force. Chaque samedi, ministres et hauts fonctionnaires sont présents, non par conviction, mais parce que le président l’exige. Tout le monde au sommet de l’État savait depuis le départ que cette opération servirait de tremplin électoral. Ce n’est pas une improvisation de dernière minute, c’était prévu, calculé, organisé dans les moindres détails.

 

La population générale, elle, refuse massivement de participer à cette manipulation. Les citoyens ordinaires ne sont pas dupes et boudent l’opération. Alors le régime a trouvé la parade : mobiliser ses propres troupes. Les participants qu’on voit chaque samedi ne sont pas les habitants des quartiers concernés. Ce sont les militants du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel, les membres des comités de soutien du président, les jeunes de ces organisations créées de toutes pièces autour de la présidence, les membres de l’église du Président.

 

Ces mêmes personnes sont transportées en bus d’un quartier à l’autre, chaque semaine. On les paie 500 à 1000 francs CFA par opération, on les amène en masse, et quand le président passe, ils dansent, tapent des mains, crient leur soutien. Puis la semaine suivante, on retrouve les mêmes têtes dans un autre arrondissement. Le système est simple mais efficace : transporter, payer, faire danser, filmer, et présenter cela comme un élan populaire spontané.

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'opération kwa-ti-kodro au lycée d'État des rapides dans le septième arrondissement au quartier Ouango de Bangui
L’opération kwa-ti-kodro au lycée d’État des rapides dans le septième arrondissement au quartier Ouango de Bangui

 

Les habitants des quartiers où se déroulent ces opérations le confirment  à chaque fois : ce ne sont pas des gens sortis dans le coin. Ce sont des visages qu’on a l’habitude de voir à chaque opération Kwa-ti-kodro d’une semaine à l’autre. La supercherie est connue de tous dans la capitale. Même les organisateurs ne se donnent plus la peine de la cacher vraiment.

 

Le nettoyage lui-même ? Anecdotique. La musique couvre tout, les haut-parleurs hurlent, les gens dansent. Des pères de famille, des mères, des personnes âgées, tous militants payés, qui dansent pendant que le reste du pays souffre. Un diplomate africain en poste à Bangui résumait récemment la situation : “C’est étrange de voir dans ce pays, au moment où les gens souffrent réellement, d’autres organiser des fêtes.”

 

C’est dans ce contexte que la semaine dernière, , l’opération s’est tenue dans le 9ème arrondissement de Bangui, puis au lycée d’État des Rapides dans le quartier Ouango. Devant les caméras, le président Touadéra alias Baba Kongoboro s’est félicité de “l’adhésion de toute la population” et de voir “la population en liesse, très encouragée, très motivée”. Il a promis de faire clôturer et réhabiliter le lycée des Rapides où il dit avoir étudié, promesses qui ressemblent fort à des annonces de campagne électorale. D’ailleurs, ce n’est pas pour la première fois qu’il fait une telle annonce. Tout le monde se souvient de l’école Gobongo qu’il avait promis la clôture. Mais jusqu’à présent, rien du tout.

 

Cette instrumentalisation de Kwa-ti-kodro à une opération de campagne électorale place les bailleurs internationaux dans une position inconfortable. Les fonds de la Banque mondiale et de l’Union européenne, censés financer un programme d’assainissement urbain, servent à payer des militants pour danser et créer une illusion de soutien populaire à quelques semaines des Élections de décembre. L’Union européenne, qui cherche à conserver son influence face à la présence russe croissante, continue de financer sans broncher. La Banque mondiale fait de même, ses milliards coulant sans véritable contrôle.

 

Le régime Touadéra prouve une fois de plus sa capacité à détourner l’argent international à des fins politiques. L’opération Kwa-Ti-Kodro n’est qu’une mise en scène de plus, un théâtre électoral monté avec l’argent des bailleurs, où les mêmes figurants payés jouent la comédie du soutien populaire d’un quartier à l’autre.

 

 

Par Anselme Mbaa….

—–Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

J’ai enlevé les sous-titres, corrigé les faits selon vos précisions (mobilisation forcée du gouvernement vs refus de la population, système de transport des militants), et travaillé le langage pour qu’il soit naturel, sans expressions robotiques. L’article est maintenant rédigé en prose continue. Souhaitez-vous d’autres ajustements ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Alerte info : perquisition en cours au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

0

Alerte info : perquisition en cours au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/maitre-creprin-mboli-goumba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les éléments de la police centrafricaine mènent en ce moment une vaste perquisition au domicile du coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba. Les agents se sont présentés à son domicile situé non loin du commissariat du deuxième arrondissement de Bangui alors qu’il n’est pas présentement dans le pays. À l’intérieur de la maison, seule son épouse se trouvait avec les enfants lorsque les policiers ont commencé à fouiller les pièces.

 

Aucune explication n’a été fournie par les forces de l’ordre sur l’objectif de cette intervention. Les policiers déployées disent rechercher un élément non précisé, sans indiquer ce qui motive la visite ni quel lien serait établi avec l’activité politique du coordinateur. L’absence de justification alimente un climat déjà chargé où les actions coercitives se multiplient à l’encontre des opposants politiques.

 

Cette opération de pression politique s’ajoute aux tensions croissantes observées depuis plusieurs semaines. La pression exercée sur des responsables du BRDC et des autres leaders de société civile nourrit la crainte d’un durcissement pire du pouvoir et renforce l’idée d’un pays tiré vers une spirale dangereuse, avec des familles prises au dépourvu, comme celle de Mboli-Goumba, qui font face à des interventions sans motif clairement annoncé.

 

Aux dernières nouvelles, Les policiers de la CNS et de l’OCRB ont déjà quitté le domicile du Coordinateur du BRDC. Avant leur départ, il déclarent se tromper de la cible. Quelle ironie ?

À suivre….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Kidnapping, meurtre d’un l’imam : les fausses accusations pathétique et criminelle d’un ex-colonel du 3R contre l’ex-député DONON à Bouar

0

Kidnapping, meurtre d’un l’imam : les fausses accusations pathétique d’un ex-colonel du 3R contre l’ex-député DONON à Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ex-depute-donon-invalide-suite-a-la-requettte-d-un-ex-colonel-du-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ex-député DONON invalidé suite à la requettte d'un ex-colonel du 3R
L’ex-député DONON invalidé suite à la requettte d’un ex-colonel du 3R

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dr Jonas DONON, ancien député et candidat aux législatives à Bouar, a été invalidé sur la base d’accusations formulées par un ex-chef rebelle du 3R. Corbeau News Centrafrique a mené l’enquête sur ces charges : complicité de kidnapping, meurtre, incitation à la haine. Des allégations que la justice a avalé sans la moindre vérification.

 

Les Élections centrafricaines se déroulent désormais selon des règles que personne ne comprend plus. Un candidat peut être éliminé de la course sur la base d’une simple accusations sortie d’une casquette pourrie, sans qu’aucune enquête ne soit menée, sans que la moindre preuve ne soit exigée. Il suffit qu’un adversaire dépose un recours devant la Cour constitutionnelle pour que celle-ci tranche, souvent en faveur du plaignant, surtout quand ce dernier bénéficie du soutien du pouvoir.

 

À Bouar, quatrième circonscription de la Nana-Mambéré, cette mécanique a fonctionné parfaitement. Souleyman Bi Hassan, ancien colonel du mouvement rebelle 3R et nouveau candidat du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), a déposé un recours contre le Dr Jonas DONON. Quatre accusations graves figurent dans le document. Corbeau News Centrafrique s’est procuré le détail de ces charges.

les rebelles de 3r reçus au palais de la renaissance par Touadera. Parmi eux, figure l'ex-colonel du 3R, le nouveau candidat du MCU à Bouar 4
les rebelles de 3r reçus au palais de la renaissance par Touadera. Parmi eux, figure l’ex-colonel du 3R, le nouveau candidat du MCU à Bouar 4

 

Première accusation : le Dr DONON aurait créé la division entre les communautés à Bouar. C’est vraiment de la folie. Rien ne vient étayer cette affirmation. Aucun incident précis, aucune date, aucun témoignage. Juste une phrase sur un bout de papier. Les habitants de Bouar, toutes communautés confondues, connaissent le médecin depuis des années. Peulhs, musulmans, chrétiens. Interrogés par la rédaction du CNC, pourtant Personne ne se plaint de lui. La population locale dément formellement cette accusation.

 

Deuxième accusation : complicité dans le kidnapping de ressortissants chinois sur l’axe Niem-Yelewa. Des travailleurs chinois ont effectivement été enlevés dans cette zone par des hommes armés. L’affaire est connue. Mais aucun élément du dossier n’établit le moindre lien entre le Dr DONON et cet enlèvement. Pas d’échange téléphonique suspect, pas de témoin, pas de preuve matérielle. Alors, comment Souleyman Bi Hassan sait-il que DONON est complice ? Sur quelle base affirme-t-il cette complicité ? Le recours ne le précise pas. La Cour constitutionnelle n’a pas jugé utile de poser la question.

 

Si des preuves existent contre le Dr DONON dans cette affaire de kidnapping, elles doivent être transmises au parquet. Une enquête judiciaire doit être ouverte. Des poursuites pénales doivent être engagées. C’est ainsi que fonctionne un État de droit. On ne peut pas accuser quelqu’un de complicité dans un enlèvement sans apporter la moindre preuve, sans que la justice ordinaire ne soit saisie.

 

Troisième accusation : le Dr DONON aurait assassiné l’imam de Niem et deux autres musulmans. Cette charge est peut-être la plus grotesque du dossier. Elle confirme la folie de cet ex-chef rebelle du 3R. Il est vrai, L’imam de Niem a effectivement été tué. Mais son assassinat est documenté par la rédaction du CNC, mais également par les Nations Unies. La Minusca a publié un rapport détaillant les circonstances de ce meurtre. Ce sont des mercenaires russes du groupe Wagner qui ont exécuté l’imam. Toute la Centrafrique le sait. Les organisations internationales l’ont confirmé. Même un enfant connaît la vérité sur cette affaire.

 

Accuser le Dr Jonas DONON d’avoir commis ce crime revient à nier une réalité établie par des enquêtes officielles. C’est un mensonge pur et simple. Mais ce mensonge figure dans le recours déposé devant la Cour constitutionnelle. Et la Cour l’a accepté sans mener enquête.

 

Le Dr DONON est médecin vétérinaire. Il est également licencié en droit, spécialisé en relations internationales. Il a siégé à l’Assemblée nationale comme député de la majorité parlementaire, allié du MCU. Il a toujours soutenu les actions du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.

 

Quatrième accusation : le Dr DONON n’aimerait pas le MCU dans sa circonscription. Cette dernière charge achève de démontrer l’absurdité du dossier. Comment peut-on reprocher à un député de la majorité parlementaire, allié officiel du MCU, de ne pas aimer le MCU ? Jonas DONON a voté avec le gouvernement pendant toute la législature. Il a défendu les projets présidentiels à l’Assemblée. Son bilan parlementaire le prouve.

 

Face à ces quatre accusations, le Dr DONON a proposé des vérifications concrètes. Son téléphone portable est disponible pour consultation. Les relevés d’appels peuvent être examinés par n’importe quelle commission d’enquête. Une mission d’investigation peut se rendre à Bouar pour interroger les habitants, vérifier les faits, recueillir des témoignages. Le terrain est accessible. La population peut s’exprimer librement.

 

Rien de tout cela n’a été fait. La Cour constitutionnelle n’a envoyé aucune mission sur place. Elle n’a demandé aucune pièce complémentaire. Elle n’a confronté aucun témoignage. Elle a simplement tranché en faveur de Souleyman Bi Hassan. L’ancien colonel du 3R a eu gain de cause. Le médecin a été éliminé. En plus, cette conseil constitutionnel est censé appliqué la loi. Comment un chef rebelle peut-il être candidat ? Un chef rebelle qui a tué au tant des centrafricains.

 

Ce qui est sur, cette décision ne vient pas de Bouar. Elle vient de Bangui. C’est une manipulation préparée au plus haut niveau de l’État. Les juges de la Cour constitutionnelle ont reçu des instructions. Souleyman Bi Hassan porte les couleurs du MCU, le parti présidentiel. Il doit être maintenu sur la liste électorale. Le Dr DONON gêne, pour des raisons qui restent obscures. Il doit disparaître de la course.

 

Le régime ne se cache même plus. Il assume publiquement de recycler les criminels de guerre, de leur donner des investitures, de leur offrir l’immunité judiciaire. Et quand ces anciens rebelles ont besoin d’éliminer un concurrent, la justice se met à leur service. Elle fabrique des dossiers, elle valide des mensonges, elle bafoue toutes les règles.

 

À Bouar comme partout ailleurs dans le pays, la population attend le jour où ce cauchemar prendra fin. Le jour où les vrais criminels seront jugés au lieu d’être élus. Le jour où les fausses accusations ne suffiront plus à détruire une carrière politique. Le jour où la Centrafrique redeviendra un État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Bertrand Somboy….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Affrontement meurtrier entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakaga

0

Affrontement meurtrier entre les Mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affrontement meurtrier entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakagacombats de ndélé du 29 avril 2020, des rebelles du FPRC en position des tirs et sur des pick-up des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.
des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC – RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un violent affrontement a opposé des mercenaires russes du groupe Wagner et des combattants rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF) ce lundi 1er décembre au matin, vers 7 heures, au village de Domboloye. Cette localité se trouve à une quinzaine de kilomètres de Sikikédé, dans la sous-préfecture du même nom, en pleine préfecture de la Vakaga, au nord de la République centrafricaine.

 

Les échanges de tirs, selon des sources sécuritaires contactées par la rédaction du CNC,  ont duré plusieurs minutes, avec l’utilisation d’armement lourd et légères des deux côtés. Le bilan humain fait état de trois mercenaires touchés : un mort et deux blessés. Les combattants de la CPCF ont pris les forces russes par surprise durant cette opération.

 

Les victimes, du côté des Wagner,  ont été rapidement évacuées. Le mercenaire décédé et les deux blessés ont d’abord été transportés à Ndele, avant d’être acheminés par avion vers Bangui.

 

Cet accrochage s’est produit alors que les Centrafricains s’apprêtaient à célébrer ce lundi matin la fête nationale du 1er décembre. Les mercenaires russes menaient leurs opérations sans tenir compte de cette journée particulière. Toutefois, leur mission s’est soldée par une embuscade qui leur a coûté cher, voir même très chèr.

 

Il convient de noter que la situation sécuritaire reste difficile dans cette région du nord, où les groupes armés conservent une présence active malgré les patrouilles régulières des forces russes.

Par Barthelemy Mbério…

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre

0

Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après Madame ISOPI, ancienne cheffe de mission de l’Union européenne en Centrafrique, italienne d’origine, qui a été suffisamment gâtée en lingots d’or et dame-jeanne de diamants gros calibres par Touadéra entre 2017 et 2020, une corruption ayant permis d’étouffer les affaires de détournements de fonds publics et de crimes de guerre dont sont mouillés le président TOUADERA et ses complices qui tiennent actuellement les rênes du pouvoir en Centrafrique, c’est le tour du procureur de la Cour Pénale Internationale, monsieur Karim KHAN d’être à son tour dans la nouvelle ligne de mire de Touadera.

 

Damanguéré est léger, mais Abazen est il vraiment un poids lourd de la corruption?

Selon les informations dignes de foi, face au risque évident d’émission d’un mandat d’arrêt international contre le président TOUADERA pour donner suite à la plainte déposée par l’association des 12 apôtres représentés par l’éminent Maître Larochelle, le président centrafricain a d’abord essayé, il y a peu, d’entrer personnellement en contact avec l’avocat Larochelle dans le but vraisemblablement de lui faire des propositions alléchantes, sans succès.

C’est ainsi que la semaine dernière, il a décidé de lancer toutes ses forces dans la bataille, en dépêchant le procureur de la république le magistrat DAMANGUERE à la Haye en vue de prendre attache avec le cabinet du procureur Khan. Mais face aux difficultés rencontrées sur place à la Haye par le procureur fraichement nommé à ce poste, considéré comme un néophyte en la matière, étant donné qu’il aurait essuyé une fin de non-recevoir, le président Touadera décide à nouveau de déployer l’artillerie lourde, en missionnant son ministre d’Etat à la justice, monsieur Abazen DJOUBAYE dans le but de défoncer les portes fermées de la CPI. Mais Abazen va-t-il vraiment prouver à la CPI que c’est lui le véritable poids lourd de la corruption transfrontalière ?

 

Des lingots d’or et des diamants gros calibres pour bloquer tout mandat d’arrêt de la CPI

L’objectif principal  de Touadera : proposer des lingots d’or et des dame-jeanne de diamants centrafricain à monsieur le procureur de la CPI afin d’obtenir le classement sans suite de cette affaire 12 apôtres face à Touadera. La question que le centrafricain se pose est la suivante :  Monsieur Karim Khan va-t-il accepter de jouer avec sa crédibilité en tombant dans le piège de Touadera? Monsieur Khan acceptera-t-il d’être un procureur corrompu, à l’image de Mme ISOPI, ancienne ambassadrice de l’union européenne en centrafrique, laquelle eut trahi sa mission en acceptant d’être corrompu par monsieur Touadera en contrepartie d’une omerta face aux graves dérives économiques et criminelles du pouvoir de Bangui entre 2017 et 2020 ?

 

Monsieur le procureur, ne faites pas comme l’ambassadrice ISOPI de l’UE.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’entre 2017 et 2020, la République centrafricaine a connu une forte instabilité avec d’importantes violences politiques, des conflits armés et des dérives économiques et criminelles, notamment liées au contrôle illégal des ressources naturelles (diamants, or) et à la corruption au sein du pouvoir, phénomène rapporté par diverses analyses et enquêtes indépendantes et internationales. Ce contexte de forte opacité ou silence entretenu par certains acteurs dont Mme ISOPI a bel et bien été documenté dans cette période.

 

Ce qui est sûr, les caméras sont embarquées : Gare au petit malin.

Maintenant, cap sur la CPI, les caméras du peuple sont désormais braquées sur le procureur Karim Khan et tous ses collaborateurs. Le suspense reste entier !

Monsieur le procureur Khan, allez-vous sacrifier la justice sur l’autel de la corruption et du diamant de sang centrafricain ? Accepteriez-vous de recevoir le corrupteur et envoyé spécial monsieur Abazen ? Wait and see !

Affaire à suivre !!!

 

Par Sosthène Azoumi….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Sam-Ouandja : la sauvage agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA

0

Sam-Ouandja : L’agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sam-Ouandja : L’agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les images qui nous parviennent de Sam-Ouandja glacent le sang. Un jeune homme, tabassé sauvagement par des soldats pour avoir simplement gardé ses cheveux longs, rappelle que l’uniforme est devenu en Centrafrique un passeport pour l’impunité totale des voyous de la République.

 

En effet, le samedi dernier, dans les rues de Sam-Ouandja, préfecture du nord-est centrafricain, un jeune homme circulait tranquillement. Il portait ses cheveux longs, comme à son habitude. Ses proches le connaissent ainsi, ses voisins aussi. Personne dans son quartier ne trouve à redire sur sa coiffure. Mais ce samedi, trois soldats FACA en ont décidé autrement.

 

Ils l’interpellent brusquement. « Eh toi, viens ici ! ». Le jeune homme s’approche, sans méfiance. « Pourquoi tu as laissé tes cheveux pousser comme ça ? ». La question tombe, spectaculaire. Le jeune répond simplement qu’il aime les porter ainsi. Les militaires ne l’entendent pas de cette oreille. « Il faut venir ici raser ta tête des cochons ». Le ton n’admet aucune réplique. Le jeune tente quand même de négocier : « Je vais le faire à la maison ». Trop tard. Les soldats ont déjà sorti une lame de leur poche.

 

Ils l’attrapent. Le maintiennent. Commencent à lui raser le crâne de force, là, en pleine rue. Mais une lame dans des mains brutales ne pardonne pas. La peau se déchire, le sang commence à couler. Des entailles apparaissent sur le cuir chevelu du jeune homme. La douleur le fait réagir. Il s’énerve, proteste. Alors il prend une décision : il veut aller voir leur chef.

 

Le jeune se met en route vers la base militaire. Il veut expliquer ce qui vient de lui arriver. Dénoncer ce traitement absurde. Obtenir réparation. Mais les trois soldats comprennent vite où il va et ce qu’il compte faire. Impossible de le laisser parler au chef. Ils se concertent rapidement, puis filent par un autre chemin. Leur objectif : arriver avant lui sur la route qui mène à la base et lui couper le passage.

 

Le piège se referme. Quand le jeune homme arrive à leur niveau, ils surgissent. Le capturent. Et là, ce qui était déjà une agression devient un véritable lynchage. Les coups pleuvent. Des bâtons, des gros bâtons, s’abattent sur sa tête. Une fois, deux fois, dix fois. Le sang gicle, se répand sur son visage, coule le long de son cou. Tout en le frappant, ils continuent à lui arracher les cheveux, à lui raser le crâne dans une rage qui n’a plus aucun lien avec leur prétexte initial.

 

Les photos que nous avons obtenues parlent d’elles-mêmes. On y voit un jeune homme défiguré par la violence. Le visage gonflé, tuméfié. Des plaies ouvertes sur le crâne. Du sang partout, frais ou déjà séché. Son maillot de football porte les traces de cette sauvagerie. Il gît là, brisé par des hommes censés protéger la population.

 

Cette scène nous ramène à une interrogation qui hante le pays depuis plusieurs années : que sont devenues les Forces armées centrafricaines ? Où est passée l’armée républicaine que les Centrafricains appelaient autrefois de leurs vœux ? À Sam-Ouandja comme ailleurs, les soldats se comportent désormais en bandes organisées, terrorisant les civils pour des motifs dérisoires. Un refus, un regard, une coiffure suffisent à déclencher des représailles d’une violence inouïe.

 

Depuis 2019, un changement profond s’est opéré. L’arrivée des instructeurs russes du groupe Wagner devait professionnaliser les FACA. Le résultat sur le terrain raconte une tout autre histoire. Dans les casernes, le chanvre indien circule librement. Les drogues aussi. Les soldats sortent en ville dans des états seconds, prêts à en découdre pour un oui ou pour un non. Le respect du civil a disparu. À la place, une brutalité qui ne connaît plus de limites.

 

On se demande ce que ces formateurs russes enseignent vraiment. La discipline ? Les techniques de combat ? Ou simplement les méthodes expéditives des groupes armés ? Car à observer le comportement des soldats formés par les Russes, on penche pour la seconde hypothèse. Partout où ils passent, les plaintes s’accumulent. Rackets, extorsions, passages à tabac. Les témoignages affluent de toutes les provinces.

 

Mais le plus glaçant dans cette affaire reste l’absence totale de réaction des autorités. Le chef d’état-major ne dit rien. Le président de la République, qui commande pourtant ces forces armées, garde un silence absolu. Le ministre de la Défense, dont dépendent ces hommes, ne bronche pas. Comme si tout cela était normal. Comme si un jeune Centrafricain pouvait être réduit en charpie pour une histoire de cheveux sans que cela ne pose le moindre problème.

 

Ce silence équivaut à un encouragement. Il dit aux soldats qu’ils peuvent tout se permettre. Qu’aucune sanction ne viendra jamais sanctionner leurs débordements. Que l’uniforme leur confère une immunité absolue. Alors ils continuent. Ils frappent, ils volent, ils huent. Et le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans le chaos.

 

À Sam-Ouandja, ce jeune homme a échappé de peu à la mort. D’autres, ailleurs, n’ont pas eu cette chance. Combien de Centrafricains ont déjà payé de leur vie l’arrogance de soldats ivres de pouvoir ? Combien d’autres devront encore subir ces violences avant qu’enfin, quelqu’un, quelque part dans la hiérarchie militaire ou Politique, décide de dire stop ?

 

Par Moïse Banafio….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Après l’ACFPE, Annie Michèle Mouanga arrive à la CNSS, et c’est le chaos. La ministre du travail est citée à nouveau dans une affaire du détournement des fonds à la CNSS

0

Après l’ACFPE, Annie Michèle Mouanga arrive à la CNSS, et c’est le chaos. La ministre du travail est citée à nouveau dans une affaire du détournement des fonds à la CNSS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre du travail, Annie Michèle Mouanga , soeur ainée de la directrice générale de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La ministre du travail, Annie-Michelle Mouanga

 

 

Rédigé le .

 

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale, Annie Michèle Mouanga, est désormais enveloppée dans un très sale drap et ça pue grave, même à 2 kilomètres. À la CNSS, les accusations  de complicité dans les malversations financières au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale sont directement portées contre elle.

 

Pour rappel, il convient de noter que la CNSS croule sous le poids de dysfonctionnements financiers qui durent depuis des années. L’argent collecté auprès des employeurs et des salariés centrafricains ne parvient plus aux bénéficiaires. Des milliards de francs CFA ont disparu des caisses de l’organisme, laissant les retraités, les veuves et les orphelins dans une situation difficile. Les rapports internes, dont CNC a obtenu copie,  parlent de fuites massives et de circuits financiers douteux impliquant des personnalités proches du pouvoir, et la ministre en fait partie.

 

Annie Michèle Mouanga, qui supervise directement cette institution, est aujourd’hui montrée du doigt. Son silence devant ces irrégularités répétées alimente les soupçons. Pire encore, son entreprise de restauration qu’elle a installée au cœur de la CNSS continue d’empocher des contrats juteux auprès de cette institution sociale, ce qui aggrave d’ailleurs les accusations de conflit d’intérêts.

 

Pour tenter de se voiler la face et redorer son blason, la ministre a voulu d’abord tenter d’organiser une grande conférence africaine sur le dialogue social en RCA. Le projet a capoté, faute de budget crédible et de soutien du gouvernement. Plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes de la CNSS, elle s’est tournée vers une autre option : accueillir le Conseil des ministres de la CIPRES, qui regroupe 14 pays africains.

 

Le hic, c’est que plusieurs capitales africaines ont refusé d’organiser ce conseil, trouvant les dépenses trop lourdes pour leurs institutions sociales déjà précaire. Pourtant, Bangui, dont la CNSS ne parvient même pas à payer les pensions à temps, s’apprête pourtant à débourser des sommes colossales pour recevoir des délégations étrangères. L’absurdité de la situation n’échappe à personne.

 

Pendant que les préparatifs de ce grand raout avancent, les retraités n’ont pas encore touché leurs pensions depuis des mois. Les veuves et les orphelins qui dépendent des allocations familiales sont dans le désarroi. Comment justifier qu’on dépense autant pour un événement de prestige alors que des familles entières n’ont plus de quoi manger ?

 

Les syndicats, qui osent à peine parler ouvertement par peur de chicotte de leur maître, expriment quand même leur colère.

 

D’ailleurs, un économiste centrafricain, contacté par la rédaction du CNC,  estime que ce projet arrive au pire moment. “Le pays se prépare pour des Élections tendues, la population survit à peine, et on va claquer des centaines de millions pour impressionner des visiteurs étrangers dans nos rues chaotiques. C’est du gaspillage pur et simple”, analyse-t-il.

 

Les questions sont nombreuses et les réponses inexistantes. Où sont passés les milliards de francs CFA détournés à la CNSS ? Pourquoi les responsables de ce détournement n’ont -t-il pas étés sanctionné ? Pourquoi la ministre ferme-t-elle les yeux sur ces dérives tout en continuant à profiter du système ? Qui va vraiment payer pour ce conseil de la CIPRES, sachant que la RCA dépend à 80% de l’aide étrangère ?

 

Pour l’instant, à la CNSS, des voix s’élèvent pour réclamer un audit indépendant pour retrouver la trace de l’argent volé et identifier toutes les entreprises qui ont profité du pillage. D’autres demandent que la ministre soit suspendue le temps que les enquêtes avancent. L’annulation pure et simple du conseil de la CIPRES est aussi sur la table, tant l’événement paraît indécent dans le contexte actuel. Un fonds d’urgence devrait être créé pour sauver ce qui peut encore l’être et garantir le paiement des prestations sociales.

 

Cette affaire démontre une fois de plus comment fonctionne le système en République centrafricaine. Les dirigeants s’agitent pour soigner leur image à l’extérieur pendant que la population plonge dans la misère. Les institutions s’effondrent, l’argent public s’évapore, mais personne ne rend jamais de comptes.

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des élections du 28 décembre 2025

0

Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des Élections du 28 décembre 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des élections du 28 décembre 2025
le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des Élections prévues le 28 décembre 2025. Leur appel, publié ce mardi 25 novembre par “Le Reflet” et signé par Me MBOE Dédé-Vianney, docteur en droit et président du groupe “Capital Synergies”, pousse les centrafricains à s’interroger : comment autoriser un scrutin quand le système judiciaire censé le garantir a perdu son indépendance ?

 

L’appel du collectif commence par un retour en arrière. En 1990, trois magistrats centrafricains ont refusé d’exécuter ce qu’on appelait alors une “lettre de cachet” contre un avocat de premier plan. C’était l’époque du CCCCN, ce Comité de Coordination pour la convocation d’une Conférence Nationale, où le pays bouillonnait de tensions mais aussi d’espoir. Ces juges ont choisi l’honneur plutôt que la servitude, le droit plutôt que la peur. Leur délibéré du 30 octobre 1990 reste dans les mémoires parce qu’il était inattendu, presque déroutant dans ce contexte de pressions politiques.

 

Trente-cinq ans plus tard, le collectif constate que ce souffle d’indépendance s’est éteint. Depuis 2018, le paysage judiciaire centrafricain a changé. Les poursuites expéditives contre des adversaires politiques se multiplient. Les avocats reçoivent des menaces. Les décisions constitutionnelles et judiciaires deviennent incompréhensibles. Le pouvoir politique s’infiltre dans les rouages du droit, au point qu’on murmure que certaines décisions constitutionnelles se “téléphonent” avant même les délibérés, dans un amas d’irrégularités.

 

La justice vacille, écrit le collectif, non par faiblesse intrinsèque mais par l’audace de ceux qui veulent la dompter. Le communiqué du 23 février 2024, perçu comme une tentative d’intimidation, reste dans les esprits. Les procédures bâclées, les condamnations dictées, tout cela forme un tableau inquiétant.

 

C’est dans ce contexte que revient cette question posée jadis en 1990 : où est l’honneur ? L’honneur n’est pas dans les communiqués de presse menaçants, ni dans les procédures judiciaires expédiées, ni dans la validation d’un processus électoral que le collectif qualifie d’invalide. L’honneur, explique le texte, c’est la main qui tient la balance malgré le vent. C’est la voix qui dit le droit malgré les pressions. C’est le juge qui refuse de prêter serment au pouvoir politique plutôt qu’à la loi.

 

L’appel s’adresse directement aux juges constitutionnels, judiciaires et administratifs, mais aussi à chaque citoyen et citoyenne. La formule est claire : “La justice n’est grande qu’à la condition que ceux qui la portent le sont.” Un pays n’est libre que si sa justice l’est. Pour le collectif, autoriser les Élections du 28 décembre 2025 dans ces conditions reviendrait à trahir la nation.

 

Le document porte le slogan “Une justice sans conscience n’est que ruine de la nation” et se présente comme l’expression d’un “Collectif des Élites et des Cadres de Centrafrique Acquis à la Réforme de l’État et au Renforcement de la Démocratie”. Son message est sans ambiguïté : tant que l’indépendance de la justice ne sera pas restaurée, aucun scrutin ne peut prétendre à la légitimité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par la rédaction du CNC

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

0

Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

 

Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le dimanche 30 novembre, Arsène Ngainei, gardien de la paix de la police nationale centrafricaine, a trouvé la mort après avoir été poignardé par sa compagne. Ce drame familial a plongé ses collègues et proches dans une profonde tristesse.

 

Le samedi 29 novembre, Arsène Ngainei avait participé à la cérémonie officielle de remise de médailles sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Après cette cérémonie, il était sorti avec sa femme avant de rentrer à leur domicile situé dans le septième arrondissement de Bangui. Une fois à la maison, une dispute a éclaté entre le couple pour des raisons qui restent encore à déterminer.

 

Selon les informations recueillies, la femme du défunt l’aurait alors poignardé avec un couteau à dents au niveau de la poitrine gauche. Le coup porté a provoqué une hémorragie interne qui s’est avérée fatale pour le policier.

 

Notons que le gardien de la paix Arsène Ngainei faisait partie de la promotion 2018 de l’école nationale de police, baptisée au nom du Général Louis Ferry Mazangue. Il laisse derrière lui sa compagne, qui n’était pas encore officiellement mariée avec lui selon les informations disponibles.

 

Le corps du gardien de la paix repose actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui. Sa compagne a été placée en garde à vue au commissariat central de la capitale, où elle fait l’objet d’une enquête approfondie pour établir les circonstances exactes de ce drame conjugal.

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : à 3 semaines des élections, l’Autorité nationale des élections est plongée dans le chaos total et cherche à bricoler les photos des candidats  

0

à 3 semaines des Élections, l’Autorité nationale des Élections est plongée dans le chaos total et cherche à bricoler les photos des candidats  

 

Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections   (ANE) dans son bureau à Bangui
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le communiqué officiel publié le 27 novembre par l’Autorité nationale des Élections exige que les candidats se rendent en urgence à Bangui pour vérifier leurs photos, leurs logos et leurs noms sur les maquettes des bulletins de vote. Cette annonce, lancée à quelques jours d’un scrutin regroupant présidentielle, législatives, municipales et régionales, confirme une institution dépassée qui tente d’improviser un processus qu’elle aurait dû maîtriser depuis plusieurs mois.

 

D’abord, la question de la liste électorale, censée être réglée depuis longtemps, explique parfaitement l’incapacité de l’organe électoral. Pendant près d’un an, des financements ont été fournis pour actualiser le fichier, corriger les doublons et rendre la base fiable. Aucune amélioration n’a été constatée. L’Autorité nationale des Élections a produit une version présentée comme définitive, mais cette liste n’a jamais été consultable de manière accessible pour la population. Au lieu de proposer un affichage dans les mairies ou dans les sous-préfectures, l’institution a annoncé que la consultation se ferait uniquement en ligne. Dans un pays où l’accès à Internet reste limité, cette méthode exclut la majorité des électeurs, notamment ceux des zones rurales qui ne disposent ni de connexion ni d’outils numériques. Beaucoup ne savent toujours pas s’ils sont inscrits ou non, et aucune campagne de vérification sur le terrain n’a été organisée.

 

À cela s’ajoute le fait que les cartes d’électeurs ne sont toujours pas prêtes. Aucun citoyen n’a reçu de carte à trois semaines du vote. Cette absence de documents essentiels montre que la préparation réelle n’a jamais commencé. Les délais nécessaires à la production, à la distribution et à la vérification de millions de cartes sont désormais impossible à respecter. L’organe électoral persiste pourtant à annoncer que tout est sous contrôle, alors que rien ne prouve que la logistique ait été engagée.

 

Le communiqué sur les photos des candidats ajoute une couche supplémentaire à ce désordre. Les dossiers ont été déposés depuis longtemps, avec les images fournies par chaque candidature. Malgré cela, l’Autorité nationale des élections demande aux candidats ou à leurs représentants de parcourir des centaines de kilomètres pour venir à Bangui valider une photo censée être déjà intégrée dans le matériel électoral. Pour les législatives, on compte plus de sept cents candidats ; pour les municipales et régionales, des centaines d’autres. Beaucoup vivent dans des préfectures éloignées. Les obliger à se déplacer à Bangui en urgence pour un simple contrôle prouve que l’institution n’a pas de système interne fiable et qu’elle ne possède aucun mécanisme de vérification structuré.

 

Le contraste entre l’ampleur de la tâche et le niveau de préparation est évident. Les bulletins de vote ne sont pas imprimés. Les cartes d’électeurs n’existent pas. Les listes des bureaux de vote ne sont pas disponibles. Et l’organe chargé d’assurer la fiabilité du scrutin en est encore à tenter de corriger des détails graphiques, alors que l’ensemble du processus reste à construire. Chaque étape qui aurait dû être engagée depuis des mois a été repoussée, improvisée ou annoncée publiquement au dernier moment.

 

Les partenaires internationaux, qui financent depuis plus d’un an les travaux liés au fichier électoral, n’ont exigé aucun résultat concret. La Minusca, pourtant impliquée dans l’appui technique, accepte ce fonctionnement sans demander de comptes. Ses rapports répètent les mêmes déclarations rassurantes alors que la réalité montre un retard considérable dans l’organisation du scrutin. Cette attitude entretient l’idée que le système fonctionne sans contrôle et que les faiblesses de l’Autorité nationale des élections sont tolérées malgré leurs conséquences.

 

L’opposition, qui alerte depuis des mois sur le manque de préparation, voit ses inquiétudes confirmées par le simple contenu du communiqué du 27 novembre. Une institution qui demande encore la validation d’une photographie à trois semaines d’élections groupées montre qu’elle n’a maîtrise ni du calendrier, ni des procédures, ni de la logistique nécessaire. Les tâches les plus simples, déjà ratées au moment de la mise à jour du fichier électoral, ont été suivies par une succession de décisions improvisées. Le processus électoral avance ainsi vers un point où les erreurs, les contestations et les dérives seront inévitables, dans un pays où les citoyens n’ont toujours pas la certitude de figurer sur la liste ou de recevoir une carte leur permettant de voter.

 

Par Anselme Mbata….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »

0

Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Hugues Francis Mongombé dénonce le processus électoral comme une « campagne de chicote électorale », accusant le gouvernement Touadéra de réprimer l’opposition par des pratiques antidémocratiques.

 

 

Dans l’émission Débat Patara sur la radio Ndèkè -Luka, animée par Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA, a livré une critique cinglante du processus électoral centrafricain, qualifiant les Élections prévues pour le 28 décembre 2025 de « campagne de chicote électorale ». Face à Davy Yama, commissaire à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), Mongombé a dénoncé un système conçu pour punir et marginaliser l’opposition, accusant le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra de manipuler les règles électorales pour consolider son pouvoir. Ses propos, ancrés dans une analyse des pratiques autoritaires du régime, mettent en lumière une tentative délibérée de fausser le jeu démocratique, menaçant la stabilité et la légitimité des institutions centrafricaines.

 

Hugues Francis Mongombé utilise la métaphore de la « chicote électorale » pour décrire un processus qu’il juge punitif, destiné à intimider les adversaires politiques du président Touadéra. « Malheureusement, comme vous le constatez, ces Élections, si elles apparaissent pour ceux qui vont l’organiser comme une mission suicidaire, mais pour les électeurs et ceux qui veulent le pouvoir, c’est vraiment, comme je pourrais le dire, une campagne de chicote électorale. Allez-y, allez-y, allez-y, tant pis, si ça va ou ça va pas, allez-y », déclare-t-il. Cette image puissante suggère que le gouvernement impose un calendrier et des conditions électorales intenables, non pas pour garantir un scrutin équitable, mais pour désavantager les opposants et les pousser à l’échec. Selon Mongombé, cette approche reflète une stratégie délibérée du régime Touadéra pour réprimer toute voix dissidente, transformant les Élections en un outil de contrôle politique plutôt qu’en une expression de la volonté populaire.

 

Un des points centraux de sa critique porte sur l’absence de concertation dans la prise de décisions électorales. La constitution et le code électoral exigent un cadre de concertation permanent, réunissant le gouvernement, les partis politiques et la société civile, pour garantir un processus transparent et inclusif. Pourtant, Mongombé affirme que ce cadre a été réduit à un rôle décoratif, vidé de sa substance par un pouvoir qui refuse d’écouter les autres acteurs. « Vous voyez, aujourd’hui, on écarte tous les acteurs, on décide seul », martèle-t-il, dénonçant l’unilatéralisme du gouvernement Touadéra. Cette marginalisation des voix de l’opposition et de la société civile est, selon lui, une preuve de l’autoritarisme croissant du régime, qui privilégie son agenda politique au détriment des principes démocratiques fondamentaux.

 

La gestion du fichier électoral constitue un autre sujet de préoccupation majeur. Mongombé s’insurge contre la décision de permettre à environ 8 000 électeurs de voter sans carte biométrique, en s’appuyant sur des pièces d’état civil. Il qualifie cette mesure de « nid à la fraude », arguant qu’elle viole l’article 29 du code électoral, qui exige des garanties de fiabilité pour toute modification des règles d’identification des électeurs. Cette décision, validée par le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, sans consensus préalable, est perçue comme une tentative claire de manipuler le scrutin. Mongombé suggère que le régime Touadéra cherche à faire voter des individus non identifiés pour gonfler les résultats en sa faveur. « Il n’appartient pas à un ministre de prendre unilatéralement cette décision », insiste-t-il, accusant le gouvernement de saper l’état de droit pour servir ses intérêts partisans.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

0

Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

 

Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un accident s’est produit ce lundi 1er décembre 2025 devant l’école maternelle Vie Espoirs à Benz-vi. Le véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji, s’est retrouvé coincé dans un trou sur la chaussée.

 

 

L’accident s’est produit alors que les plus hautes autorités du pays, dont le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale, assistaient au défilé de la fête nationale sur l’Avenue des Martyrs. Pendant ce temps, le véhicule de sécuritédu Président de l’assemblée nationale, un 4×4 de luxe, à bord duquel se trouvaient le commandant de la gendarmerie et des membres de la sécurité, circulait dans les environs du quartier Benz-vi.

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène, le véhicule aurait quitté l’Avenue des Martyrs pour se rendre au quartier Benz-vi sauvage, avant de faire demi-tour en direction du croisement Sika-Benz-vi . Sur place, les éléments de sécurité à bord du véhicule ont pris leur temps dans un débit de boisson avant de rebrousser chemin vers le croisement Miskine. Justement c’est à cet instant que l’accident s’est produit juste devant l’école Vie Espoirs.

 

Il a fallu plus de 30 minutes aux dépanneurs et aux riverains rassemblés sur place pour extraire le véhicule du trou. Le 4×4, endommagé, nécessitera des réparations coûteuses qui seront prises en charge par l’État bien sur, puisqu’il s’agit d’un véhicule de fonction.

 

Beaucoup se demandent pourquoi ce véhicule officiel circulait loin de la cérémonie alors qu’il était censé être en service.

 

 

Par Alain Nzilo…

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom

0

Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dominique-desire-erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom
Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP. Photo de courrtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La garde à vue du Dr Dominique Désiré ERENON, spécialiste de la constitution centrafricaine, dure maintenant, si l’on regarde le chrono, près de deux mois à la prison de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

 

En effet, cet universitaire centrafricain reste, depuis son arrestation le 3 octobre dernier, détenu dans des circonstances qui poussent les Centrafricains à s’interroger. Mais depuis quelques jours, le blogueur Joseph Prudence Maïté, connu sous le sobriquet de Kerembesse, a récemment diffusé sur les réseaux sociaux des informations concernant cette affaire. Mais nos investigations, menées auprès de différentes sources, démontrent catégoriquement que l’ensemble de ces propos contredit clairement la réalité des faits que nous avons recueillis.

 

Pour comprendre le début de ces rumeurs, il faut remonter à la source. Joseph Prudence Maïté, dans son live en direct, prétend que le Président Faustin-Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, aurait donné la semaine dernière des directives au juge d’instruction gérant le dossier ERENON. D’après ses dires, basés sur des sources qu’il qualifie de « concordantes », le Président aurait estimé que deux mois d’enfermement du juriste Dominique Désiré ERENON à la gendarmerie dépassaient la mesure raisonnable. Kerembesse, toujours dans son live, affirme que Touadéra aurait ordonné la comparution du Dr ERENON devant le juge immédiatement après la fête du 1er décembre, pour un placement sans délai à la maison d’arrêt de Ngaragba ou au camp de Roux sous mandat de dépôt. Ces propos, qu’il a lui-même partagés sur les réseaux sociaux, ont été repris par d’autres personnes et circulent, de bouche à oreille, dans le pays.

 

Ensuite, le blogueur Joseph Prudence Maïté tente d’expliquer à sa manière la rigueur du traitement réservé au dossier. Il assure, la main sur le cœur, que le Président n’aurait jamais accepté la rupture d’ERENON après une supposée collaboration avec Évariste Ngamana sur le projet constitutionnel.

 

Sur ce premier point, nous avons vérifié, et tout tombe à l’eau. C’est totalement faux. Nos recherches approfondies à la rédaction de CNC exposent une erreur chronologique claire : Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée, n’avait aucun rôle dans l’élaboration du projet de constitution lorsque le Dr ERENON séjournait à Bangui. C’est uniquement deux années après le départ d’ERENON vers la France que Touadéra a confié à Ngamana la responsabilité du comité chargé de la rédaction de la nouvelle constitution, opération menée discrètement avec l’appui des mercenaires du groupe russe Wagner. La prétendue coopération entre les deux hommes, incluant de nombreux déplacements à Mandjo, s’avère donc chronologiquement inexacte.

 

Nos investigations montrent que tout a commencé avec des déplacements à Boali. C’était en présence du directeur de cabinet du Président, Obed Namsio, du ministre Arnaud Djoubaye Abazène et d’autres figures dont CNC se réserve de dénoncer publiquement les noms. Mais parler de Mandjo, encore moins de Ngamana, c’est une erreur grave. Cet homme n’est pas directement lié à la rédaction de la nouvelle constitution. C’est juste un figurant que Touadera a mis à la tête du comité chargé de la rédaction du projet de la nouvelle constitution.

 

Les propos de Joseph Prudence Maïté deviennent encore plus erronés lorsqu’il évoque un prétendu accord passé entre le Dr Dominique Désiré ERENON et Faustin-Archange Touadéra à Bruxelles, arrangement qui aurait facilité le retour du docteur au pays. Là encore, c’est totalement faux. Nos sources confirment l’absence totale de ce voyage à Bruxelles pour rencontrer le Président. Cet épisode, ainsi que le prétendu accord qui l’accompagne, n’ont jamais existé.

Joseph Maïté va jusqu’à prétendre que les mercenaires du groupe Wagner auraient découvert dans l’ordinateur du Dr ERENON un plan de renversement du gouvernement, impliquant des participants abkhazes, polonais et russes. Selon lui, ce scénario ferait écho à une mission confiée, au nom du Premier ministre, à Dominique Désiré ERENON et Sylvestre Vivien Goro, respectivement ministre directeur de cabinet et chef de cabinet du Premier ministre Firmin Ngrébada. Cette mission en Abkhazie aurait provoqué l’irritation de Wagner et conduit Touadéra à destituer les deux responsables de leurs fonctions.

 

Pour tenter de comprendre les faits, notre équipe d’investigation a interrogé des sources proches du dossier. Mais tout tombe complètement à l’eau. Nos informateurs crédibles au sein de la justice contestent formellement ces affirmations. D’après ces sources, l’intégralité des déclarations de Maïté sur ce point constitue une fabrication destinée à exercer peut-être une pression sur le Dr ERENON.

 

Pour aller plus loin, nous avons tenté de comprendre cet acharnement contre le Dr Dominique Désiré ERENON. La véritable raison de cette campagne de fausses informations serait, selon certaines sources de la rédaction de CNC, le refus du Dr ERENON de s’associer au mouvement des « 12 apôtres », une organisation reconnue pour son opposition au pouvoir en place. Les « 12 apôtres », dont Kerembesse fait partie, auraient reproché au Dr ERENON d’avoir décliné la rédaction d’une plainte de l’association contre le Président Touadéra devant la Cour pénale internationale.

 

« Techniquement, cette plainte ne peut aboutir », aurait expliqué le Dr ERENON, précisant qu’une simple association ne dispose pas de la capacité juridique de saisir la CPI par une plainte directe. Il faut nécessairement un cabinet d’avocats, et c’est ce que les 12 apôtres ont finalement fait avec le cabinet du maître Philip Larochelle. C’est d’ailleurs une excellente démarche très appréciée par la rédaction du CNC.

 

Pour plusieurs proches ainsi que pour la famille du Dr ERENON contactés par la rédaction, les prétendues informations de Kerembesse n’auraient d’autre but que de salir la réputation du docteur et d’exploiter l’affaire comme moyen de vengeance.

 

Le 1er décembre est maintenant passé. L’avenir demeure incertain : le Dr Dominique ERENON reste enfermé à la prison de la gendarmerie, et son dossier continue de refléter une situation où la réalité des faits se trouve noyée dans une guerre de l’information et une intrusion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires.

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner

0

Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner

Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner
le colonel Martiano Édouard Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le colonel Martiano Édouard Yalengue, directeur général adjoint de la garde présidentielle (GSPR), a été passé à tabac samedi dernier par des Mercenaires russes au camp de Roux, à Bangui. L’agression s’est produite au cœur même de la base de la garde présidentielle, où sont stationnées les unités chargées de la protection rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Plusieurs militaires centrafricains étaient présents, mais aucun n’est intervenu.

 

 

Il convient de rappeler que le camp de Roux abrite à la fois l’État-major de forces armées centrafricaines, la garde présidentielle, une prison et des éléments russes du groupe Wagner. C’est là que le colonel Yalengue exerce ses fonctions quotidiennes.  Mais le samedi 22 novembre dernier, le chaos s’installe.  Les demi-dieux de Bangui, ces voyous de Poutine, ont décidé de frapper dur, et ils l’ont fait d’ailleurs. Selon plusieurs témoins militaires contacté par la rédaction du CNC, une altercation verbale a d’abord éclaté entre des mercenaires russes et l’officier avant que ces derniers ne le frappent à plusieurs reprises, en pleine base militaire comme un bébé. Un homme qui est frappé comme un bébé devant tout le monde, c’est la honte à vie. Pourtant, ses gros bras centrafricains, qui faisaient de gros dos dans les rues de la capitale, et qui n’hésitent pas à agresser les civils, deviennent miraculeusement des femmes devant les russes. Ils observent d’ailleurs cette agression sans même lever leur très petit doigt en l’air pour séparer cette agression honteuse d’un officier supérieur.

 

Un militaire qui affirme avoir vu l’agression résume ce qu’il a constaté : le directeur général adjoint de la garde présidentielle, censé être l’un des hommes les plus protégés du dispositif sécuritaire national, a été battu publiquement dans sa propre base, sous les yeux de ses éléments, sans réaction de la hiérarchie sur place. Cette affaire confirme le degré de domination exercée par les mercenaires russes sur l’armée nationale centrafricaine, y compris celles directement liées à la sécurité du chef de l’État.

 

Pour de nombreux officiers, cette agression est d’autant plus marquante que le colonel Yalengue  est lui-même un homme de main des russes. C’est lui qui exécute des ordres de Wagner au sein de la garde présidentielle.

 

Rappelons que le colonel était à l’origine de l’arrestation du capitaine Sabeyang en décembre 2023 à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Ce jour, le capitaine Sabeyang, spécialiste des drones au ministère de la Défense nationale, avait été désigné pour diriger une mission officielle de cartographie aérienne. Il travaillait alors avec une équipe composée d’agents du ministère de l’Urbanisme et de représentants de la Banque mondiale. Leur objectif était de réaliser des prises de vue aériennes des zones inondables de Bangui afin de mieux planifier les infrastructures urbaines. La mission était connue des autorités compétentes et s’inscrivait dans un cadre de coopération avec un partenaire international.

 

Au cours de cette opération, l’équipe utilisait un drone pour obtenir des images des quartiers concernés. C’est à ce moment-là que le colonel Yalengue était intervenu, accompagné de ses éléments lourdement armés. Selon les témoignages recueillis à l’époque, il avait immédiatement ordonné la saisie du matériel de tournage, notamment le drone et les équipements de la Banque mondiale. Il avait ensuite accusé le capitaine Sabeyang et l’équipe de vouloir filmer la résidence présidentielle et certains points stratégiques de la capitale dans le but de préparer un attentat contre le chef de l’État.

 

C’est ce même colonel Yalengue, qui avait contribué à cette arrestation très critiquée, qui se retrouve aujourd’hui victime de violences au camp de Roux. Pour plusieurs militaires, le contraste est frappant : un officier qui exerçait une autorité sévère contre ses propres collègues se retrouve lui-même exposé à une brutalité ouverte de la part d’étrangers sur une base centrafricaine, sans réaction de protection institutionnelle.

 

Depuis l’agression de samedi, ni la direction de la garde présidentielle ni l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) n’ont diffusé de communiqué.

 

À Bangui, plusieurs sous-officiers et officiers reconnaissent qu’ils préfèrent désormais éviter tout conflit avec les Russes, même lorsqu’ils estiment qu’une situation est injuste ou contraire à la hiérarchie militaire nationale. Un sous-officier en poste dans la capitale décrit un climat de retenue permanente : chacun pèse ses mots, évite les prises de position publiques et se contente d’exécuter les ordres transmis, quels qu’en soient les auteurs.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’a pas pris publiquement position sur l’agression du colonel Yalengue. L’absence de réaction officielle, que ce soit de la présidence, de la garde présidentielle ou de l’état-major, laisse en suspens une question centrale pour les militaires comme pour la population : qui exerce réellement l’autorité dans les bases stratégiques du pays, et jusqu’où les mercenaires russes peuvent-ils aller, y compris contre les plus hauts cadres du dispositif sécuritaire national ?

 

Par Anselme Mbata….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami,  Anour,  viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI

0

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami,  Anour,  viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami, Anour, viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes à Bangui,

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes viennent de faire ressortir les deux Centrafricains qu’ils avaient arrêtés illégalement et portés disparus pendant plusieurs semaines. Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafock, et Anour, jeune du quartier PK5 qui habitait avec lui, ont été sortis de la prison secrète de Wagner et amenés à la Section de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie.

 

 

Attention, les deux hommes ne sont pas totalement libérés. Ils ont été sortis de la prison secrète de Wagner, mais ils se trouvent maintenant à la SRI. Les mercenaires russes les ont fait ressortir de leur propre prison et les ont transférés à la gendarmerie.

 

Wouya Mocko Abel n’était pas seul lors de son arrestation. Il avait été enlevé avec Anour, un jeune du quartier PK5 qui habitait avec lui dans la même maison à Bangui. Les deux hommes ont été détenus dans la clandestinité totale, au sous-sol du camp de Roux, dans la prison secrète de Wagner.

 

Selon les informations recueillies par Corbeau News Centrafrique, ils ont été torturés sauvagement pendant leur détention. Les traces de torture sont visibles sur leurs corps.

 

Il convient de rappeler que les mercenaires russes disposent de deux prisons secrètes dans la capitale. Il y en a peut-être ailleurs, mais dans la capitale, l’une des prisons se trouve au camp de Roux. C’est la prison souterraine, au sous-sol du camp de Roux. Les mercenaires russes ont transformé l’ancien bunker de l’empereur Bokassa en prison clandestine. Bokassa avait construit ce bunker sous-sol qui était relié à l’ambassade de France. Depuis que ce passage est fermé, Wagner a transformé ces sous-sols en prison.

 

Les deux hommes sont maintenant à la section de recherche et d’investigation. Les Wagner les ont sortis de leur propre prison et les ont amenés à la SRI.

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami, Anour, viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI
Manifestation à Amdafock pour demander la libération immédiate de monsieur Wouya Mocko Abel, arrêté par les mercenaires russes à Bangui. Photo CNC

 

Rappelons les faits : Wouya Mocko Abel avait été enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes, alors qu’il venait de déposer son dossier de candidature à la mairie d’Amdafock auprès de l’Autorité Nationale des Élections.

 

Son enlèvement est intervenu quelques jours après des menaces explicites du sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader, qui avait déclaré par téléphone : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un de mes fils militaires pour te kidnapper.”

 

Depuis son arrestation, le candidat et Anour sont restés portés disparus pendant plusieurs semaines. Ils n’apparaissaient ni à la SRI, ni à la prison du Condorou, ni à la prison de Ngaragba, ni à l’OCRB. Nos enquêtes avaient montré qu’ils étaient détenus au sous-sol du camp de Roux, dans la prison clandestine des mercenaires russes.

 

La durée exacte de leur détention peut être vérifiée : ils ont été arrêtés début octobre et sont ressortis fin novembre. Ils ont donc passé près de deux mois dans les geôles de Wagner.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont des criminels de la pire espèce. Ils ont arrêté ces deux Centrafricains sur simple dénonciation, sans aucune procédure légale. Ils les ont détenus au sous-sol du camp de Roux pendant des semaines, les ont torturés sauvagement, et maintenant ils les transfèrent à la SRI comme si de rien n’était.

 

C’est incroyable. Le régime de Touadéra se glorifie pourtant, prétend respecter les droits humains, prétend être un État de droit. Ils pensent que le monde est bizarre, que le monde est sourd et aveugle. Ils pensent que les gens ne savent pas ce qui se passe dans ce pays.

 

Vous terrorisez la population. Vous pensez que les informations ne passent pas. Vous perdez votre temps. Ce régime perdra son temps à essayer de cacher ces crimes.

 

Un jeune d’Amdafock, contacté par CNC, explique ceci : Tôt ou tard, tout régime a une fin. Vous connaissez déjà des régimes qui ont duré 40 ans, mais qui ont fini. Donc ce que vous faites là, vous voulez durer 60 ans, mais vous allez finir. Un jour, vous allez finir. Ou si vous ne finissez pas vous-mêmes, vos proches vont payer les conséquences.

 

Souleyman, un autre habitant de Birao, dégage sa colère : ce que ce régime fait aux Centrafricains est incroyable. Imaginez des pères de famille comme ça. On les prend, on les amène ailleurs, on les torture sauvagement. Leurs proches ne savent rien pendant des semaines. Ils manifestent, on les ignore. On ne dit rien. C’est quel pays, ça ? Dans quel pays normal des candidats aux Élections sont-ils enlevés, torturés pendant des semaines, puis transférés à la gendarmerie sans aucune explication ?

 

Comme Corbeaunews-Centrafrique l’avait déjà rapporté dans ses enquêtes précédentes, cet enlèvement porte toutes les marques d’un complot politique. Le timing est clair : Wouya Mocko Abel a été arrêté précisément au moment où il s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à l’ANE.

 

L’objectif était évident : l’empêcher de se présenter aux Élections municipales de décembre 2025 à Amdafock, où il jouissait d’une forte popularité. En le maintenant détenu jusqu’à la fin du délai de dépôt des candidatures, ses commanditaires l’ont effectivement disqualifié sans avoir à l’affronter dans les urnes.

 

Le sous-préfet Ramadan Abdelkader et l’ancien député de Birao Goumba Valentin, cousin de Wouya Mocko Abel, sont directement pointés du doigt par la famille et les habitants d’Amdafock.

 

La population d’Amdafock avait organisé une manifestation massive devant le bureau de la Minusca pour exiger la libération de leur candidat. “Nous, la population d’Amdafock, sommes particulièrement tristes. Abel Mokouya est un homme simple, sympathique, reconnu par la population d’Amdafock comme candidat au maire”, avaient déclaré les manifestants.

 

Les habitants avaient lancé un appel direct au gouvernement : “Si vous reconnaissez qu’Amdafock peut soutenir le président Touadéra à l’élection qui vient, libérez Abel Mokouya.”

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin, tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie

0

Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin,  tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo-450×424.jpg” alt=”Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin,  tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie” width=”450″ height=”424″ />
La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le scandale du projet ICOMPETE à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) prend une nouvelle tournure explosive. Après avoir détourné des millions lors de la phase de correction des copies, Monga Aubin, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisation, tente maintenant d’escroquer les agents de saisie des notes. Une manœuvre qui a provoqué la colère des agents et bloqué la publication de la liste définitive des candidats présélectionnés.

 

 

Dans nos précédentes investigations sur le projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés, nous avions exposé deux scandales majeurs.

 

D’abord, le détournement de 22 millions de francs CFA du budget communication par Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet, en complicité avec Aristide Ganabo (chargé de mission au ministère du Travail), Renée Bimbo (directrice générale de l’ACFPE) et le directeur comptable de l’agence. Ce détournement a eu pour conséquence une communication bâclée de moins d’une semaine au lieu des campagnes massives prévues, privant des milliers de jeunes de l’opportunité de candidater.

 

Ensuite, la mafia de la saisie des noms des candidats menée par Monga Aubin. Alors que le tarif contractuel était de 500 FCFA par fiche de candidat saisie, le directeur de la Formation a monopolisé cette tâche lucrative avec sa copine travaillant à la direction générale et quelques proches. Sur les 11 000 candidatures reçues, ils se sont partagé le pactole de 5,5 millions de francs CFA. Pire encore, Monga Aubin n’a versé que 350 FCFA par fiche aux quelques agents externes qu’il avait recrutés, empochant la différence.

 

Après la saisie des noms des candidats est venue la phase de correction des épreuves, puis maintenant la saisie des notes sur ordinateur pour affichage. C’est cette dernière étape qui provoque aujourd’hui un nouveau conflit entre Monga Aubin et les agents de l’ACFPE. Le directeur de la Formation et sa compagne ont participé à la correction des copies, puis maintenant à la saisie des notes, toujours dans le même but : empocher un maximum d’argent. Mais comme ils n’ont pas fait beaucoup de travail, ils tentent maintenant une nouvelle escroquerie pour se faire payer sans avoir réellement travaillé.

 

Selon les Termes de Référence (TDR) du projet ICOMPETE, la saisie des notes sur ordinateur devait être rémunérée à hauteur de 500 francs CFA par fiche de candidat. Un tarif qui permettait de motiver les agents tout en respectant les standards de rémunération pour ce type de travail.

 

Les corrections des épreuves se sont terminées après plusieurs jours de travail intensif. Il fallait maintenant saisir les notes de tous les candidats sur ordinateur pour pouvoir afficher les résultats et publier la liste définitive des présélectionnés. Plusieurs agents de l’ACFPE ont été mobilisés pour cette tâche. Certains, particulièrement assidus, ont réussi à saisir entre 500 et 1 000 fiches pendant ces trois journées. À 500 FCFA la fiche, ces travailleurs méritants devaient logiquement percevoir entre 250 000 et 500 000 francs CFA pour leur labeur.

 

Mais Monga Aubin et sa copine de la direction générale avaient un problème : eux aussi avaient participé à la saisie des notes, non pas par sens du devoir, mais pour s’octroyer une part supplémentaire du gâteau. Sauf que, contrairement aux autres agents, ils n’ont saisi que très peu de fiches. Une dizaine tout au plus, peut-être quelques dizaines. Si le paiement se faisait à la fiche comme prévu dans les TDR, leur participation dérisoire serait exposée au grand jour et ils ne toucheraient que quelques milliers de francs CFA.

 

Face à cette situation embarrassante, Monga Aubin a imaginé une combine aussi grossière qu’injuste. Plutôt que de respecter le tarif contractuel de 500 FCFA par fiche saisie, il a décidé d’imposer un forfait journalier : 50 000 francs CFA par jour et par agent, soit 150 000 FCFA pour les trois jours de travail.

 

La manœuvre est limpide. En établissant un tarif forfaitaire identique pour tous, Monga Aubin cherche à noyer dans le même compte les agents qui ont abattu un travail colossal et ceux qui, comme lui et sa compagne, n’ont fait que de la figuration. Peu importe que vous ayez saisi 10 fiches ou 1 000 fiches : tout le monde touche 150 000 FCFA. Une égalité mathématique qui cache une inégalité scandaleuse.

 

Prenons l’exemple d’un agent qui a saisi 600 fiches sur les trois jours. Au tarif contractuel de 500 FCFA par fiche, il devrait percevoir 300 000 francs CFA. Avec le forfait imposé par Monga Aubin, il ne touchera que 150 000 FCFA. Soit un vol pur et simple de 150 000 FCFA sur son salaire légitime.

 

Inversement, Monga Aubin et sa copine, qui n’ont saisi qu’une dizaine ou quelques dizaines de fiches – soit au maximum 5 000 à 10 000 FCFA de travail effectif – vont empocher 150 000 FCFA chacun. Un enrichissement injustifié de 140 000 à 145 000 FCFA par personne, prélevé directement sur le travail des autres.

 

Les agents de l’ACFPE ne sont pas dupes. Ils connaissent parfaitement les habitudes de leur directeur de la Formation. Ils savent qu’il place sa compagne et ses proches dans tous les dispositifs lucratifs du projet. Ils ont vu comment il a monopolisé la saisie des candidatures pour s’enrichir. Ils ne sont pas prêts à se laisser voler une deuxième fois.

 

Face à cette tentative d’escroquerie caractérisée, les agents chargés de la saisie ont unanimement refusé l’offre de Monga Aubin. Leur position est claire et légitime : ils exigent le respect du contrat initial, soit 500 francs CFA par fiche saisie. Pas question d’accepter une combine qui les dépouille de leur dû pour enrichir un directeur corrompu et sa clique.

 

“Nous avons fait le maximum de travail pendant trois jours. Certains d’entre nous ont saisi 500, 600, voire 1 000 fiches. On nous doit 250 000 à 500 000 francs CFA selon le nombre de fiches que chacun a traitées. Et maintenant on voudrait nous donner 150 000 FCFA pour noyer le directeur et sa copine qui n’ont rien fait ? C’est impossible, nous refusons catégoriquement”, confie un agent sous couvert d’anonymat.

 

Ce refus collectif a plongé la suite du processus de sélection dans un chaos total. Sans accord sur les modalités de paiement, les agents maintiennent leur position et refusent de finaliser l’affichage des résultats. La liste définitive des candidats présélectionnés, qui devait être publiée dans les jours suivant la saisie des notes, reste bloquée.

 

Des milliers de jeunes qui ont composé il y a plus d’une semaine attendent dans l’angoisse de connaître leur sort. Certains appellent quotidiennement l’ACFPE pour savoir s’ils sont retenus. D’autres se présentent physiquement aux bureaux de l’agence dans l’espoir de trouver leur nom sur une liste qui n’existe toujours pas. Ces jeunes, déjà fragilisés par des années de déscolarisation et de précarité, subissent une fois de plus les conséquences de la corruption et de l’incompétence de ceux qui sont censés les servir.

 

L’atmosphère au sein de l’ACFPE est explosive. Les agents lésés ne cachent pas leur colère contre Monga Aubin. Certains employés de l’agence, excédés par les pratiques de leur hiérarchie, expriment ouvertement leur soutien aux agents spoliés. “Le directeur de la Formation continue de voler comme il l’a fait avec la saisie des candidatures. Il crie sur les candidats pendant les examens au lieu de les apaiser. Il crie même sur le personnel. Et maintenant il veut nous voler notre argent. Ça suffit”, témoigne un employé de l’ACFPE.

 

Le comportement de Monga Aubin lors du projet ICOMPETE dresse le portrait d’un responsable qui a transformé sa fonction en machine à enrichissement personnel. Depuis le début du projet, il a détourné, manipulé et escroqué à chaque étape.

 

Affaire à suivre….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population

0

Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-Minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-février-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population
Un casque bleu de la Minusca en route pour Zangba en 2021

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des habitants de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, font état depuis plusieurs jours de mouvements d’hommes armés venus du Soudan du Sud dans les zones boisées proches de la frontière. Les premiers signalements décrivent des individus équipés de fusils d’assaut circulant en petits groupes sans contact avec les autorités locales.

 

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces hommes seraient en majorité issus de l’ethnie Balanda, opposée au pouvoir de Juba. Leur arrivée dans cette localité isolée reste sans explication officielle. Les villageois qui vont régulièrement aux champs observent leurs déplacements sans savoir s’ils traversent simplement la zone ou s’ils comptent s’y installer durablement.

 

Les raisons de leur présence divisent la population. Certains redoutent des actes de braquage visant les villages environnants. D’autres estiment que ces groupes cherchent un point de repli de l’autre côté de la frontière pour mener des actions dans leur propre pays. Les autorités administratives n’ont pas communiqué d’éléments précis, et les forces de défense en poste à Bambouti ne disposent que d’un effectif limité.

 

En cas d’attaque ou de débordement, ces soldats FACA ne pourraient opposer aucune résistance sérieuse. L’unique recours éventuel viendrait des Mercenaires russes du groupe Wagner basés à Zémio, qui pourraient intervenir par hélicoptère si la situation l’exige. Cette dépendance à un groupe paramilitaire étranger traduit l’état de délabrement des capacités militaires nationales. Les forces armées centrafricaines ne disposent ni des effectifs, ni de l’équipement, ni de la logistique nécessaires pour sécuriser les zones périphériques du pays. La sécurité des citoyens repose ainsi sur des acteurs extérieurs dont les priorités ne correspondent pas toujours aux intérêts de la population.

À Bambouti, les familles continuent de se fier aux informations circulant entre villages pour suivre les déplacements observés dans la brousse, sans indication claire sur la suite des événements.

 

Par Antoine Mbélézou….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bangui transforme les promesses en projets concrets lors du Forum sur l’Investissement et les Partenariats

0

Bangui transforme les promesses en projets concrets lors du Forum sur l’Investissement et les Partenariats

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/ange-maxime-kazagui-à-cap-corbeaunews-15-septembre-2017-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ange-Maxieme Kazagui, ancien ministre de communication, et responsable de Kara Investissement
Ange-Maxieme Kazagui, ancien ministre de communication, et responsable de Kara Investissement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les initiatives de mobilisation financière et de partenariat économique se multiplient en Centrafrique depuis plusieurs mois. Après la Table Ronde Internationale de Casablanca qui avait permis d’obtenir des engagements financiers autour du Plan National de Développement 2024-2028, le pays cherche à concrétiser ces promesses par des réalisations tangibles. Le Forum sur l’Investissement et les Partenariats, qui vient de se tenir à Bangui, s’inscrit dans cette dynamique de transformation des paroles en actes.

 

 

Le commissaire général du Forum, Maxime  Kazagui, l’ancien ministre et porte-parole du gouvernement, dresse un bilan enthousiaste de ces deux journées d’échanges qui se sont déroulées les 22 et 23 octobre 2025. Dans son rapport exécutif daté du 30 octobre, il qualifie l’événement de “rendez-vous d’affaires historique réussi” qui a bénéficié d’une “participation active, des contributions constructives et une grande énergie collective”. Le FIP avait pour ambition explicite d’aller plus loin que Casablanca en transformant “ces engagements en projets concrets, en renforçant la concertation entre l’État, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers”.

 

Pendant quarante-huit heures, Bangui est devenue “la capitale du dialogue économique et du partenariat stratégique”, selon les termes du rapport. Les organisateurs rapportent avoir entendu “des témoignages d’acteurs engagés, des idées nouvelles, des expériences concrètes, et surtout, une volonté commune d’agir pour accélérer la croissance, créer des emplois et bâtir une économie plus résiliente et inclusive”.

 

La première journée, placée sous “le signe de la confiance et de la relance”, a permis de dresser le bilan de la Table Ronde de Casablanca avec la présentation des engagements et accords signés. Les participants ont mis en avant la feuille de route post-TRI, décrite comme une “véritable boussole pour transformer les promesses en réalisations”. Les débats ont porté sur le climat des affaires et les réformes prioritaires, “avec un accent particulier sur les Partenariats Publics Privés (PPP), la transparence et la crédibilité institutionnelle”. La question de la bancarisation a également occupé une place centrale, avec les interventions d’Ecobank et Orange Money sur leur rôle “dans la dynamisation de l’économie réelle et l’inclusion financière”.

 

La seconde journée s’est concentrée sur “la croissance productive et aux moteurs de développement durable”. Les ministères sectoriels ont présenté “les chaînes de valeur prioritaires – agriculture, mines, sylviculture”. Un dialogue stratégique sur “les facteurs clés de succès des Zones Économiques Spéciales (ZES)” a eu lieu, incluant la participation du secteur privé représenté par le GICA. Les échanges ont également porté sur “la formation du capital humain, la montée en compétences des MPME et la structuration de la sous-traitance locale”. Le Fond National de Garantie des Investissements (FNGI) a été évoqué “comme une des solutions pour l’accès au financements des entreprises et à l’inclusion financière”.

 

Trois messages principaux émergent de ces discussions. Premièrement, “la nécessité de renforcer la confiance entre les acteurs – investisseurs, État, secteur privé – à travers la transparence, la stabilité et le respect des engagements”. Deuxièmement, “l’urgence de former, structurer et accompagner nos entreprises locales”, car “la réussite du développement centrafricain passera par la montée en puissance d’un secteur privé national compétitif, intégré dans les chaînes de valeur régionales et internationales”. Troisièmement, “la conviction partagée que la croissance durable doit être inclusive”, chaque projet d’investissement devant “créer des opportunités pour les jeunes, les femmes, les entrepreneurs, et contribuer à un développement équilibré sur tout le territoire”.

 

La participation internationale a été notable. Le Canada, la France, le Cameroun, le Royaume-Uni, le Tchad, la Tanzanie et la RDC ont envoyé des délégations. Du côté des institutions internationales, “la Banque Mondiale, la FMI, la BADEA, le PNUD, la BAD, l’Ambassade des Etats-Unis” ont pris part aux travaux, aux côtés d’institutions nationales comme l’ACFPE, le CAPMEA, la CCIMA, le GICA, le GUFE et l’UNPC. Plus d’une quarantaine d’intervenants “du secteur privé, des banques, des enseignants, des experts et consultants, responsables de groupements et associations ont pris la parole pendant les ateliers et conférences”.

 

Le rapport indique qu’“une dizaine de projets de partenariats ont été noués pendant le Forum et seront présentés au fur et à mesure de leurs états d’avancement”. Pour assurer la continuité de cette dynamique, plusieurs mesures sont prévues : “la mise en place d’un mécanisme de suivi des recommandations du FIP, piloté conjointement par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale et les acteurs du secteur privé”, “la consolidation des partenariats financiers et techniques initiés à Casablanca”, et “la préparation du Forum FIP 2026, qui permettra d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer les synergies entre acteurs”. Maxime A. Kazagui insiste sur le fait que “ce forum n’est donc pas une fin, mais un point de départ vers une nouvelle étape de mise en œuvre et d’investissement”.

 

Dans ses remerciements, le commissaire général adresse “une mention spéciale à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, pour son leadership et sa vision de transformation économique”. Il salue également le Premier Ministre et l’ensemble du gouvernement, “tout particulièrement au Ministre des Finance et du Budget qui a cru à ce projet dès son annonce ainsi qu’aux ministres des PME/PMI et du Commerce qui l’ont accompagné”. Les partenaires techniques et financiers sont remerciés, “en particulier SCI Capital et I-Compete, ainsi que la Banque Mondiale, la SFI, la BAD, la BADEA, le PNUD et l’ensemble des institutions présentes”.

 

Kazagui conclut son rapport en affirmant que “le succès de ce Forum est avant tout celui des invités, participants et intervenants très engagés avec leurs contributions et idées”. Pour lui, “le FIP a démontré, à la suite des événements qui l’ont précédés, que la République Centrafricaine avance, avec confiance, vers un développement fondé sur l’investissement productif, le partenariat et le travail collectif”. Reste maintenant à transformer ce nouveau round de discussions en réalisations concrètes sur le terrain, l’éternel défi de ce type de forum économique où les intentions affichées doivent se traduire par des investissements effectifs et des emplois créés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : L’ancien député Jean-Pierre Mara critique l’importation des urnes et isoloirs pour les élections du décembre prochain

0

L’ancien député Jean-Pierre Mara critique l’importation des urnes et isoloirs pour les Élections du décembre prochain

 

Bangui-au-sein-de-l-assemblee-nationale-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l'assemblée nationale centrafricaine
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La livraison par avion des urnes et des isoloirs destinés aux prochaines Élections en Centrafrique a été dénoncée par l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, qui y voit le signe d’un pays en faillite, incapable d’assurer la fabrication d’objets simples nécessaires à ses propres scrutin.

 

 

Dans son message partagé sur les réseaux sociaux, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, expert en télécommunication, estime que l’État devrait pouvoir produire localement ce type de matériel. Il affirme que les artisans et les petites structures du pays disposent des compétences suffisantes pour fabriquer des urnes et des isoloirs, ce qui permettrait de réduire les dépenses liées aux importations. Il souligne que cette production nationale offrirait également des possibilités d’emploi dans les zones où l’activité économique reste limitée.

 

L’ancien député met en avant l’idée qu’un pays qui organise des Élections devrait s’appuyer sur ses propres moyens pour préparer le matériel de vote. Pour lui, le recours à l’étranger montre un manque de confiance dans les structures locales et un affaiblissement de la capacité de production du pays. Il décrit cette pratique comme un indicateur du fonctionnement actuel des institutions chargées d’organiser les scrutins.

 

Jean-Pierre Mara appelle à une réflexion sur la manière dont la Centrafrique peut renforcer ses propres compétences techniques. Il insiste sur la nécessité d’encourager une production locale qui réponde aux besoins électoraux du pays, afin de limiter la dépendance extérieure et de consolider les mécanismes internes d’organisation des Élections.

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bangui : l’ÉNERCA est en deuil, l’un de ses distributeurs illicite d’électricité tué par électrocution

0

Bangui : l’ÉNERCA est en deuil, l’un de ses distributeurs illicite d’électricité tué par électrocution

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'homme criblé par des décharges électriques ce samedi 30 novembre 2025 au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui
L’homme criblé par des décharges électriques ce samedi 30 novembre 2025 au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un homme, distributeur grossiste de l’ÉNERCA,  a trouvé la mort, ce samedi 30 novembre 2025, aux environs d’après-midi, vers 14h20 dans le quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, victime d’une électrocution lors d’un branchement illégal au réseau électrique.

 

Le drame s’est produit avenue Mbaikoua, avant le rond-point du 8ème arrondissement, en face de l’église Apostolique Emmanuel. Selon les informations recueillies, la victime s’adonnait à la distribution illicite de courant électrique lorsqu’elle a été foudroyée par une décharge électrique alors qu’elle effectuait un branchement.

 

Des témoins sur place ont assisté impuissants à la scène qui s’est déroulée en pleine journée. Malgré l’intervention rapide des secours du quartier, l’homme n’a pas survécu à l’électrocution. Son corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Cet accident mortel rappelle les dangers liés aux branchements clandestins, une pratique répandue dans la capitale centrafricaine où de nombreux quartiers souffrent d’un accès limité ou irrégulier à l’électricité. Ces connexions illégales, souvent réalisées sans équipement de sécurité adéquat et par des personnes non qualifiées, représentent un risque majeur tant pour ceux qui les effectuent que pour les riverains.

 

La Société nationale d’électricité ENERCA met régulièrement en garde ses grossistes distributeurs contre ces pratiques dangereuses qui causent également des pertes importantes au réseau et compromettent la qualité de la distribution électrique dans la ville.

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

0

Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/au-croisement-du-huitieme-arrondissement-de-Bangui-lors-du-retour-du-president-touadera-de-batangafo-le-vendredi-18-novembre-2025-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC
Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le vendredi 28 novembre 2025 vers 18h39, le retour du président Faustin-Archange Touadéra de Batangafo a provoqué une pagaille générale au croisement du 8e arrondissement de Bangui. Cette visite à Batangafo s’inscrivait dans le cadre de sa pré-campagne présidentielle pour le scrutin de décembre 2025, une démarche inhabituelle pour un chef d’État qui privilégie désormais les déplacements intérieurs depuis les informations déposées contre lui auprès de la Cour pénale internationale.

 

Faustin-Archange Touadéra multiplie depuis peu les visites dans les villes de province. Après Bayanga dans la Sangha-Mbaéré, c’est à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa  qu’il s’est rendu vendredi dernier. Un changement de stratégie pour un président qui évite désormais de sortir du pays et qui n’avait jamais vraiment pris le temps de sillonner les localités centrafricaines.

 

Pour sécuriser son passage, pour le départ comme pour le retour, les forces de l’ordre ont bouclé l’itinéraire présidentiel depuis l’aéroport, en passant par le marché Combattant et le croisement du 8e arrondissement jusqu’au croisement Marabéna, puis vers sa résidence à Boy-Rabe. Les gendarmes ont fermé tous les points de passage, créant un embouteillage monstre.

 

Mais voilà, au croisement du 8e arrondissement, des véhicules venant de Miskine vers Gobongo se sont retrouvés bloqués, tout comme ceux circulant en sens inverse. Les automobilistes qui devaient rejoindre l’aéroport depuis le croisement Marabéna se sont également retrouvés coincés au niveau du restaurant Mirandela. Finalement, le cortège présidentiel est arrivé. Il est passé sans problème, suivi par différentes délégations du Premier ministre  et de plusieurs ministres.

 

C’est à ce moment que tout a déraillé. Apparemment mal informées ou ayant reçu des consignes floues, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation juste après le passage du cortège présidentiel. Résultat : une confusion totale au niveau du croisement du 8e. Le cortège du Premier ministre et d’autres délégation se sont retrouvés bloqués, incapable d’avancer. Plusieurs ministres ont subi le même sort.

 

Quand les gendarmes ont tenté de libérer à nouveau le passage pour les autorités, les véhicules civils s’étaient déjà engouffrés dans tous les sens. Des files de voitures s’étendaient sur 500 mètres. Impossible de faire machine arrière. Les forces de l’ordre ont bataillé pendant une trentaine de minutes avant que le Premier ministre ne parvienne enfin à se dégager.

 

Cette situation interroge plus d’un : à quoi bon bloquer toute la circulation au nom de la sécurité si, au final, le Premier ministre reste planté au milieu d’un embouteillage pendant une demi-heure ? L’argument sécuritaire ne tient pas. S’il y avait vraiment un risque d’attentat, ces trente minutes d’immobilisation auraient été les plus dangereuses. Mais il ne s’est rien passé.

 

Cette gabegie démontre que ces mesures de sécurité excessives n’ont aucun sens. Le président et le Premier ministre pourraient circuler normalement comme tous les Centrafricains, sans paralyser la capitale à chaque déplacement. Au lieu de cela, on assiste à des opérations mal coordonnées qui finissent par piéger les autorités elles-mêmes dans le chaos qu’elles ont créé.

 

Ceci dit finalement que le retour de Batangafo aura donc transformé le croisement du 8e arrondissement en parking géant pendant près d’une heure. Une situation absurde qui interroge sur l’efficacité réelle de ces dispositifs de sécurité. Quand les mesures censées protéger les hautes autorités finissent par les bloquer dans les embouteillages qu’elles ont elles-mêmes provoqués, il est temps de revoir la méthode.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs

0

En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Defile-du-1er-decembre-2024-sur-lavenue-des-martyrs-avec-les-douaniers.jpg” data-wpel-link=”internal”>En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs
Défilé du 1er décembre 2024 sur l’avenue des martyrs avec le passage des douaniers

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La traditionnelle cérémonie de décoration des mérites centrafricains, organisée ce samedi 29 novembre 2025 sur l’avenue des Martyrs en prélude aux célébrations du 1er décembre, s’est transformée en spectacle désolant. Plus de 3000 personnes convoquées pour recevoir leurs insignes, un rang interminable s’étirant sur plusieurs centaines de mètres au-delà de l’hôpital communautaire, et une confusion généralisée qui a contraint le Premier ministre Félix Moloua à abandonner la tribune.

 

L’événement, censé honorer fonctionnaires, agents de l’État, militaires et personnalités civiles méritants, a rapidement basculé dans l’anarchie. Sous un soleil de plomb, serrés dans leurs costumes et cravates, les impétrants massés à l’arrière du dispositif ont perdu patience. Excédés par l’attente interminable, nombre d’entre eux ont brisé les rangs pour se frayer un passage vers l’estrade, déclenchant une bousculade généralisée.

 

Le chef du gouvernement, Félix Moloua, après avoir décoré quatre ministres dans les règles, a assisté impuissant à la débâcle. Face à cette marée humaine impossible à canaliser, il a choisi de déléguer la suite des opérations à d’autres membres de l’exécutif avant de quitter les lieux. Un départ qui en dit long sur l’ampleur du fiasco.

 

Cette pagaille pousse les centrafricains à s’interroger : comment peut-on convoquer 3000 personnes sans prévoir un minimum de logistique? L’étirement du cortège sur une distance démesurée, l’absence de gestion des flux, le manque criant d’encadrement – autant de carences qui transforment un moment protocolaire en foire d’empoigne.

 

Les organisateurs semblent avoir oublié que derrière chaque décoration se trouve un être humain, debout depuis des heures, épuisé par la chaleur et l’inconfort. Cette négligence n’est pas un simple raté technique. Elle confirme l’incapacité chronique du régime à planifier, à anticiper, à respecter ceux-là mêmes que l’on prétend honorer.

 

Le gouvernement centrafricain excelle dans les annonces et les cérémonies d’apparat. Mais dès qu’il s’agit de les mener à bien, c’est l’improvisation qui prime. Cette désorganisation patente, visible sous les yeux de milliers de Centrafricains, en devient presque une insulte. Comment prendre au sérieux des distinctions honorifiques distribuées dans de telles conditions?

 

Les autorités multiplient les célébrations nationales, les défilés, les remises de médailles. Mais elles peinent à garantir le minimum de dignité à ces événements. Ce samedi 29 novembre restera comme un nouveau cas d’école du désordre institutionnel centrafricain, où même l’acte simple de décorer ses serviteurs se solde par un naufrage organisationnel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique….

WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition

0

Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/mokpem.png” data-wpel-link=”internal”>Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition
Albert Yaloké Mokpeme, inistre et porte-parole de la présidence centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des moments dans l’histoire d’un pays où un seul mot, une seule distinction inscrite dans une loi, peut faire basculer toute une nation dans le chaos. La Centrafrique vient d’atteindre ce point de bascule.

 

Faustin-Archange Touadéra, après avoir instrumentalisé les clivages religieux et ethniques pour se maintenir au pouvoir, vient d’ouvrir un nouveau front : la guerre des origines. Sa constitution du 30 août 2023 crée deux catégories de citoyens : les “Centrafricains d’origine” et les autres, ceux qu’on pourrait appeler les “Centrafricains de pacotille”. Les premiers auraient tous les droits. Les seconds seraient tolérés, mais exclus des fonctions politiques majeures. Cette distinction, apparemment technique, cache en réalité une mécanique redoutable : éliminer l’opposition en la disqualifiant sur des critères d’appartenance ethnique et nationale.

 

Aujourd’hui, c’est Anicet-Georges Dologuélé qui tombe. Demain, ce sera n’importe qui ayant un ancêtre étranger, un parent binational, ou un passeport obtenu ailleurs. Des listes circulent déjà. Des dénonciations fusent. Des ministres du régime appellent à étendre la purge. Pendant ce temps, Hassan Bouba, mercenaire tchadien, siège tranquillement dans les structures de campagne de Touadéra. Bienvenue dans la Centrafrique de l’absurde, où les vrais étrangers occupent les institutions pendant qu’on chasse les opposants au nom de la pureté des origines.

 

La Constitution du 30 août 2023 promulguée par Touadéra contient des dispositions qui créent une hiérarchie entre les citoyens. L’article 10 stipule que “la nationalité centrafricaine est une et exclusive”. L’article 183 réserve aux seuls “Centrafricains d’origine” le droit de se présenter aux Élections présidentielles, législatives et municipales.

 

Cette distinction entre “Centrafricains d’origine” et les autres crée une catégorie de citoyens de seconde zone. Ceux qui ont acquis la nationalité centrafricaine par naturalisation. Ceux qui ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Ceux dont les parents ou grands-parents sont nés à l’étranger.

 

Tous ces gens sont désormais suspects. Ils doivent prouver qu’ils sont de “vrais” Centrafricains. Et s’ils ne peuvent pas le prouver, ils perdent leurs droits politiques. Ils ne peuvent plus se présenter aux Élections. Ils deviennent des citoyens diminués.

 

Cette logique est dangereuse. Elle ouvre la porte à toutes les manipulations. À toutes les dénonciations. À toutes les vengeances politiques.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra  est Un président qui vit de chiffres propagandistes

0

Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra  est Un président qui vit de chiffres propagandistes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/professeur-richard-filakota-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra est Un président qui vit de chiffres propagandistes
professeur-richard-filakota-bon – L’échec patent du RCPCA révélé au grand jour par le ministre Filakota

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine s’enlise dans la manipulation statistique selon l’opposant Dieudonné Ngoumbango.

 

Dieudonné Ngoumbango ne mâche pas ses mots. Le coordinateur de la plateforme des partis centristes s’attaque frontalement à la méthode Touadéra lors de l’émission Patara. Pour lui, le chef de l’État survit grâce à des statistiques venues d’ailleurs, déconnectées de la réalité centrafricaine.

 

“Chaque fois que les Africains, au lieu de statuer avec des moyens propres à eux, importent des moyens pour mesurer leur avancée économique ou sociale, c’est toujours avec beaucoup d’erreurs”, martèle l’opposant. Cette dépendance aux indicateurs occidentaux permet selon lui de maquiller un bilan catastrophique.

 

Les chiffres officiels parlent pourtant d’eux-mêmes. Avec 71% de Centrafricains vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, la République centrafricaine affiche le PIB le plus faible de la CEMAC : 2,752 milliards de dollars seulement. La croissance de 2,1% en 2025 peine à suivre l’explosion démographique de 3,1% annuel.

 

Sur le terrain, la réalité tranche avec les rapports enjolivés. Le système de santé s’effondre avec un taux de mortalité infantile de 123 pour 1000 naissances. L’éducation souffre sous des classes de 150 élèves. L’accès à l’eau potable et à l’électricité demeure un luxe même à Bangui.

 

Dieudonné Ngoumbango  pointe l’incohérence entre les moyens disponibles et les résultats. Les 1500 milliards de dollars du plan RCPCA et les 365 milliards promis par la Banque africaine de développement n’ont pas transformé le quotidien des Centrafricains. Ces ressources considérables se sont évaporées sans trace tangible.

 

L’opposant questionne la légitimité d’un troisième mandat. “Avec tous ces éléments, est-ce qu’on peut dire que le président Touadéra doit encore se représenter ?”, lance-t-il. Le Mouvement Cœurs Unis, qui soutient cette candidature, mise sur des indicateurs flatteurs élaborés par des organismes internationaux plutôt que sur l’amélioration concrète des conditions de vie.

 

Cette stratégie de communication basée sur des données importées permet d’éviter l’examen minutieux de la gouvernance locale. Les populations de Bambari (385 km de Bangui), Berberati (584 km) ou Bossangoa (305 km) vivent une réalité bien éloignée des tableaux de bord colorés présentés aux partenaires internationaux.

 

La critique de Dieudonné Ngoumbango  touche au cœur d’un problème plus large : l’inadéquation entre les outils de mesure conçus pour d’autres contextes et les besoins spécifiques centrafricains. Cette approche permet de noyer les échecs dans un flot de statistiques rassurantes pour les bailleurs de fonds, mais trompeuses pour les citoyens.

 

Face aux Élections de 2025, cette polémique pose une question essentielle sur l’évaluation de l’action publique en République centrafricaine. Entre les chiffres rassurants des rapports officiels et la pauvreté persistante, l’écart grandit, alimentant une défiance croissante envers un pouvoir accusé de vivre dans l’illusion statistique plutôt que dans la transformation effective du pays.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités

0

Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui-450×323.jpg” alt=”Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités” width=”450″ height=”323″ />
Monsieur Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Lorenzo Ganazoui critique ouvertement les programmes de la Banque mondiale en Centrafrique, estimant qu’ils ignorent les besoins réels des populations….

 

 

Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale, a exprimé des réserves importantes concernant les projets de développement menés par la Banque mondiale en République centrafricaine. Sa critique porte principalement sur l’inadéquation entre les programmes proposés et les besoins concrets des communautés locales….

 

Selon monsieur Lorenzo Ganazoui, les initiatives financées par l’institution internationale souffrent d’une approche uniformisée qui ne prend pas en compte les spécificités régionales du pays. Cette méthode standardisée applique les mêmes solutions à des contextes différents, sans considérer les particularités culturelles, sociales et économiques de chaque zone géographique….

 

Le dirigeant de Constellations internationale observe que les projets conçus pour des régions relativement stables comme la Lobaye ne peuvent pas fonctionner de la même manière dans des zones plus fragiles comme la Vakaga ou le Mbomou. Cette différence de contexte nécessite des approches adaptées, ce que les programmes actuels ne proposent pas suffisamment….

 

Lorenzo Ganazoui souligne également le manque de consultation des populations concernées lors de l’élaboration des projets. Les communautés bénéficiaires se trouvent souvent en position de simple réception des programmes, sans avoir été consultées sur leurs priorités réelles. Cette absence de participation active des populations dans la définition des besoins compromet l’efficacité des interventions….

 

La critique porte aussi sur la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le développement. Lorenzo Ganazoui  note que la collaboration entre la Banque mondiale, les organisations non gouvernementales et les autorités locales reste insuffisante. Cette faiblesse organisationnelle affecte la cohérence des actions menées sur le terrain….

 

Pour le président de Constellations internationale, une réforme des méthodes de planification s’impose. Il préconise une approche qui place les communautés au centre du processus de conception des projets, permettant ainsi de mieux répondre aux attentes locales et d’assurer une meilleure durabilité des interventions….

 

Cette position de Lorenzo Ganazoui renvoie un débat plus large sur l’efficacité de l’aide internationale en Centrafrique, où la question de l’adaptation des programmes aux réalités nationales reste un enjeu permanent pour les bailleurs de fonds et les organisations de développement….

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant

0

Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique,  un pays en état de ruine totale, Euloge Doctrouvé Koï ose publier un torchon infâme, « Pr Faustin Archange Touadéra, une figure emblématique à l’opposé des antivaleurs », sanctifiant un président qui a réduit le pays à néant. Ce livre pathétique, délire d’un griot servile, glorifie un Faustin Archange Touadéra dont le règne est une catastrophe, un faux dieu trônant sur les ruines d’une nation trahie.

 

 

Euloge Doctrouvé Koï dépeint Touadéra comme un “rassembleur”, un sauveur ayant posé les “fondements” d’un avenir radieux. Quelle imposture répugnante ! Neuf ans après son arrivée, la Centrafrique est un champ de décombres, annihilée par l’incompétence et l’indifférence de Touadéra. Les routes, comme celle du pont Jackson à l’hôpital, vantées par Euloge Doctrouvé Koï comme des exploits, ne sont que des miettes cosmétiques dans un réseau infrastructurel en ruines. Les hôpitaux, qualifiés de “mouroirs” par un peuple désespéré, sont des tombeaux où les Centrafricains succombent faute de médicaments, d’équipements ou d’espoir. Euloge Doctrouvé Koï  a l’audace de présenter l’hôpital des grandes endémies comme une prouesse, mais cette coquille vide est une gifle aux mourants d’un système sanitaire en décomposition.

 

Les “cinq verbes” de Boganda, que Euloge Doctrouvé Koï  attribue à Touadéra : nourrir, vêtir, soigner, instruire, loger,  que Koï brandit comme des triomphes, sont une moquerie cruelle. Les marchés suffoquent sous des denrées inaccessibles, les écoles s’effondrent sous l’abandon, les logements décents sont un fantasme. La flambée des prix des carburants étrangle les ménages, et Euloge Doctrouvé Koï, dans son zèle abject, demande au peuple de “patienter” pendant que Touadéra achève de pulvériser la nation. La sécurité ? Koï admet des “poches d’insécurité” mais compare la Centrafrique à la France pour minimiser un chaos endémique. Ce cynisme est une trahison, une preuve que Touadéra, loin de restaurer la paix, a plongé le pays dans un abîme de violence et de désespoir de ses alliés du  groupe Wagner.

 

Euloge Doctrouvé Koï accuse les opposants de Touadéra d’être des “champions du chaos”, des “insulteurs publics” semant la division. Mais le véritable criminel, c’est lui ! Son livre est une offense nationale, un délire pathétique qui réécrit l’histoire pour diviniser un président ayant réduit la Centrafrique à néant. En qualifiant les organisations féminines et l’opposition d’attaques contre une “institution”, Koï révèle son vrai visage : un valet servile prêt à calomnier quiconque ose dire la vérité. Son auto-proclamation comme “fils de la République”, prêt à “se jeter à l’eau” pour défendre Touadéra, n’est qu’un masque pour dissimuler sa complicité dans un régime destructeur. Euloge Doctrouvé Koï  ne protège pas une institution ; il vénère un faux dieu, Touadéra, dont le bilan est une catastrophe : un pays en cendres, un peuple abandonné, une nation brisée.

 

Le livre de Koï n’est pas un hommage, mais un acte criminel. En glorifiant un Touadéra qui a anéanti la Centrafrique et tuer des milliers des centrafricains via ses mercenaires du groupe Wagner, il alimente une illusion mortifère, prolongeant la souffrance d’un peuple trahi. Touadéra, loin d’être le “fondement” vanté par Koï, est l’architecte d’un désastre : un pays où l’insécurité règne, où la misère explose, où les promesses s’effritent. Koï, en chantre de cette imposture, est le complice d’un génocide silencieux de l’espoir centrafricain. Son appel à la “patience” est une insulte, une invitation à accepter l’inacceptable pendant que Touadéra et ses acolytes achèvent de piller une nation agonisante….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

0

Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuélé, déclaré apatride par le régime Touadéra alias Baba Kongoboro après avoir renoncé à sa nationalité française, a déposé mercredi 12 novembre une plainte auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, selon la radio France internationale (RFI). Une démarche qui marque un tournant dans la stratégie de cet ancien Premier ministre de Patassé qui se bat désormais moins pour le fauteuil présidentiel que pour un simple document de voyage devenu très important pour lui.

 

 

Selon le ministre conseiller du Président Touadera, Fidèle Gouandjika, Anicet-Georges Dologuelé déclarait il y a quelques mois  “que le pays n’est pas gouverné, que le fauteuil présidentiel est vide”, fait aujourd’hui face à un sérieux problème dans son propre pays. Le mafieux Fidèle Gouandjika lui avait même dit d’écrire au président Touadéra avec toutes les expressions protocolaires de soumission.  “J’ai l’honneur”, “expression de ma haute considération”.  Toutes ces formules que Fidèle Gouandjika propose à l’opposant d’utiliser pour reconnaître que le fauteuil présidentiel n’est finalement pas vide.

 

Selon l’Agence France Presse (AFP), Anicet-Georges Dologuelé attend de cette plainte à l’ONU “que sa nationalité et son passeport lui soient restitués” et de pouvoir se présenter aux Élections présidentielles prévues le 28 décembre. Mais derrière l’objectif électoral affiché, une réalité plus prosaïque et bien plus urgente : l’ancien candidat à la présidentielle de 2020 a besoin de ce passeport pour aller se soigner à l’étranger.

 

Le régime le sait. En le déclarant apatride le mois dernier, après qu’il ait renoncé à sa nationalité française pour se conformer aux exigences constitutionnelles, les autorités n’ont pas seulement compliqué ses ambitions électorales. Elles l’ont condamné à l’assignation à résidence sanitaire. Sans passeport d’aucun pays, Anicet-Georges Dologuelé ne peut plus voyager pour consulter ses médecins en France où il doit se rendre régulièrement.

 

L’opposant, qui avait déposé sa candidature pour la présidentielle de décembre prochain, multiplie désormais les recours et les sollicitations internationales. Dans ses déclarations à l’AFP, il affirme que “la justice centrafricaine subit des pressions” et “a besoin d’un coup de main international”. Une façon élégante de reconnaître que le combat judiciaire en Centrafrique est perdu d’avance.

 

Le piège s’est refermé parfaitement. Le procureur Guy Martial Damanguere, un neveu du Président Touadera,  a obtenu le 7 novembre l’annulation du certificat de nationalité que Dologuélé avait réussi à obtenir en août. Chaque tentative de régularisation se heurte à une nouvelle action du parquet. Le régime joue avec la loi comme avec un élastique : quand Anicet-Georges Dologuelé avait la double nationalité, on lui disait qu’il ne pouvait pas se présenter ; maintenant qu’il a renoncé à la nationalité française, on lui dit qu’il a perdu la nationalité centrafricaine.

 

La plainte déposée à l’ONU apparaît donc comme un appel au secours international. Mais les décisions du Comité des droits de l’Homme ne sont pas contraignantes juridiquement. Et selon les règles de procédure, le plaignant doit avoir épuisé toutes les voies de recours locales pour que sa plainte soit recevable,  ce qui n’est pas évident dans le cas présent.

 

Entre les sollicitations internationales et l’urgence sanitaire qui le presse, Anicet Georges Dologuélé découvre que le combat politique en Centrafrique se joue désormais sur un terrain bien plus basique : celui du droit d’exister juridiquement et de pouvoir sortir du pays pour se soigner.

 

Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, qui s’était publiquement moqué de l’opposant en octobre dernier, doit savourer la situation : celui qui prétendait que “le fauteuil présidentiel est vide” se retrouve dans une position où certains lui conseillent de supplier le président Touadéra de lui restituer un simple passeport. La chute est rude pour l’ancien Premier ministre, arrivé second face à Touadéra en 2020 avec plus de 21% des voix.

 

Par Gisèle MOLOMA…

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Clôture du procès Mahamat Saïd : la CPI organise une retransmission publique à Bangui

0

Clôture du procès Mahamat Saïd : la CPI organise une retransmission publique à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/mahamat-said-abdel-kani.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mahamat Saïd Abdel Kani
Mahamat Saïd Abdel Kani

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Du 25 au 27 novembre 2025, la Cour pénale internationale a organisé une retransmission publique des déclarations de clôture dans l’affaire Mahamat Saïd Abdel Kani. La salle d’audience de la Cour pénale spéciale à Bangui a accueilli les représentants de la société civile, les ambassadeurs de la justice de la CPI et les médias pour suivre en direct les plaidoiries finales prononcées depuis La Haye.

 

 

L’événement s’inscrit dans un calendrier judiciaire précis, les déclarations étant prévues à partir de 9h30 dans la salle d’audience 1 du siège néerlandais de la Cour. Mahamat Saïd Abdel Kani, ancien commandant présumé de la Séléka, fait face à des accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Les charges retenues incluent l’emprisonnement, la torture, la persécution et d’autres actes inhumains, ainsi que des traitements cruels et des atteintes à la dignité. Ces faits auraient été commis en 2013 à l’Office Central de Répression du Banditisme à Bangui.

 

Le procès a débuté le 26 septembre 2022. L’accusation a présenté ses preuves pendant plus de deux ans, terminant le 15 novembre 2024 après avoir fait témoigner 58 personnes. La défense a commencé à appeler ses témoins le 17 mars 2025 et a conclu sa présentation des preuves le 2 septembre suivant. Les mémoires de clôture de l’accusation et du représentant légal des victimes ont été déposés le 25 septembre 2025.

 

Durant les deux journées de retransmission, le bureau du procureur de la CPI a pris la parole en premier, suivi des représentants légaux des victimes le mardi. Le mercredi 26, l’équipe de défense de Mahamat Saïd a présenté ses arguments. Les juges peuvent ensuite poser des questions avant d’entamer leurs délibérations. La Chambre de première instance VI est composée de la juge Miatta Maria Samba en tant que présidente, accompagnée de la juge Socorro Flores Liera, du juge Sergio Gerardo Ugalde Godínez, et du juge Keebong Paek comme suppléant.

 

Pendant ce temps, ici à Bangui, Mike Cole, chef du bureau de la CPI en Centrafrique, a rappelé une distinction fondamentale lors d’un entretien avec CNC. Les plaidoiries finales ne constituent pas un verdict. Seuls les juges décideront sur la base des faits et du droit. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts judiciaires. Des fugitifs comme Nouradine Adam et Joseph Kony doivent encore être arrêtés. Ce procès démontre ce qui devient possible lorsque les suspects comparaissent devant la Cour.

 

Dans son allocution d’ouverture prononcée le 25 novembre, Cole a développé trois thèmes principaux devant les autorités centrafricaines et les représentants de la société civile. Le courage nécessaire pour participer à ce processus, que ce soit pour un État, les témoins, les victimes ou les journalistes. Participer signifie refuser de se cacher du passé et accepter un examen transparent d’allégations graves. La clarté ensuite, car le procès affirme que les accusations de crimes les plus graves ne seront pas ignorées. La responsabilité collective enfin, car garantir que les mécanismes judiciaires reconnaissent les victimes et préviennent de futures atrocités est un poids partagé.

 

Faïda Rahmanović, nouvelle cheffe de sensibilisation et de l’information publique de la CPI en République centrafricaine, a expliqué le rôle de son équipe. Elle doit veiller à ce que toute la population reçoive des informations claires et accessibles sur le déroulement des audiences. Son travail consiste à soutenir la compréhension du processus par les victimes, garantir la transparence vis-à-vis du public, et expliquer comment la Cour assure un procès équitable tout en respectant les droits de l’accusé. Elle a annoncé sa volonté de travailler étroitement avec les médias et la société civile durant les trois jours d’audience.

 

Mike Cole a conclu son allocution en citant Martin Luther King, qui affirmait en 1963 que l’injustice constitue une menace pour la justice partout où elle se trouve. Il a également rappelé les mots de Kofi Annan lors de la création de la CPI en 1998, déclarant que cette cause était celle de toute l’humanité. La présence collective dans la salle d’audience de la Cour pénale spéciale envoie un message au monde entier sur l’importance de la justice, de la responsabilité et de l’état de droit.

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC