mercredi, juin 17, 2026
Accueil Blog Page 41

Centrafrique : opéré in extremis à Bria après avoir été abattu par un soldat FACA, Mahamat Khèr paie le prix de l’impunité militaire à Ouadda-Maïkaga

0

opéré in extremis à Bria après avoir été abattu par un soldat FACA, Mahamat Khèr paie le prix de l’impunité militaire à Ouadda-Maïkaga

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : opéré in extremis à Bria après avoir été abattu par un soldat FACA, Mahamat Khèr paie le prix de l’impunité militaire à Ouadda-Maïkaga
Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans le Mbomou, au sud-est de la RCA. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En République centrafricaine, où les Forces de défense et de sécurité sont devenues la première menace pour les populations civiles, l’affaire Mahamat Khèr confirme la dérive criminelle des soldats FACA et l’impunité qui l’accompagne. Alors que les groupes armés qui terrorisaient autrefois le pays ont été neutralisés ou mis en veilleuse, ce sont désormais les mercenaires russes du groupe Wagner, les soldats FACA, les gendarmes, y compris les policiers censés protéger les citoyens qui multiplient les exactions. Plus grave encore, la Mission des Nations Unies en Centrafrique, autrefois prompte à documenter les violations des droits humains commises par les groupes armés, semble avoir cessé de comptabiliser les violences  commises par les forces gouvernementales et leurs alliés russes, transformant sa mission en un exercice partial qui occulte la réalité sur le terrain.

 

 

Le drame qui frappe aujourd’hui Mahamat Khèr, un habitant de Ouadda-Maïkaga dans la Haute-Kotto, condense toutes les tares d’un système sécuritaire devenu prédateur. Son calvaire a commencé le 9 novembre 2025 par une balle tirée par un soldat FACA en colère. Il s’est poursuivi par un blocage criminel de son évacuation sanitaire organisé par le capitaine Brice Zinga, chef du détachement militaire local. Il se termine provisoirement sur une table d’opération à Bria, où la Minusca a finalement dû intervenir pour sauver ce que le système militaire centrafricain avait condamné à mort.

 

Les faits remontent à la semaine dernière. Un soldat FACA basé à Ouadda-Maïkaga demande un service à Mahamat Khèr alors que celui-ci se rend à une invitation. Le militaire veut que le jeune le dépose quelque part avec sa moto. Mahamat Khèr refuse poliment, expliquant qu’il n’a pas suffisamment de carburant pour faire cette course supplémentaire. Pour ce soldat des Forces armées centrafricaines, ce refus constitue une offense intolérable. Pris de colère, il sort son arme de service et tire sur Mahamat Khèr. Simplement. Sans sommation. Sans justification. La balle atteint le jeune à la jambe, lui infligeant une blessure grave nécessitant des soins d’urgence.

 

Ce geste criminel confirme parfaitement la mentalité qui règne dans certaines unités des FACA à travers le pays. Les soldats se considèrent au-dessus des lois. Ils estiment que leur uniforme leur donne tous les droits, y compris celui de tirer sur un civil qui refuse de leur rendre un service. Pour eux, les populations ne sont pas des citoyens à protéger mais des sujets à terroriser et à soumettre. L’arme de service, financée par les contribuables pour défendre le pays, devient un instrument de terreur contre ces mêmes contribuables.

 

Face à la gravité de la blessure, les proches de Mahamat Khèr tentent naturellement de le transférer vers Bria, le chef-lieu de la préfecture situé à environ 204 kilomètres d’Ouadda-Maïkaga, où se trouve un hôpital capable de le soigner. Mais le capitaine Brice Zinga, chef du détachement FACA local, en décide autrement. De manière totalement arbitraire et criminelle, il bloque le transfert sanitaire. Il refuse que le jeune blessé soit évacué vers Bria. Il le condamne à rester à Ouadda-Maïkaga, dans une localité dépourvue de toute infrastructure médicale adaptée pour traiter une blessure par balle.

 

Cette décision relève du crime. Refuser des soins médicaux à une personne grièvement blessée équivaut à une tentative de meurtre. Le capitaine Zinga sait pertinemment qu’une blessure par balle non traitée rapidement peut entraîner des complications mortelles : infection, gangrène, septicémie. Il sait aussi que l’absence de soins appropriés pourrait nécessiter une amputation. Mais cela ne le concerne pas. Ce qui compte pour lui, c’est étouffer l’affaire. Empêcher que le crime commis par son soldat ne soit connu à Bria ou à Bangui. Faire disparaître le problème en laissant le jeune agoniser tranquillement à Ouadda-Maïkaga, loin des regards.

 

La question qui se pose est simple : de quel droit un militaire peut-il autoriser ou interdire le transfert sanitaire d’un civil ? Depuis quand un chef de détachement militaire décide-t-il qui peut ou non recevoir des soins médicaux ? Le capitaine Zinga s’est arrogé tous les pouvoirs à Ouadda-Maïkaga, y compris celui de vie ou de mort sur les habitants.

 

Malgré le blocage imposé par le capitaine Zinga et sa stratégie de censure, l’information sur l’état critique de Mahamat Khèr finit par atteindre la MINUSCA. Face à l’urgence médicale et devant l’obstruction criminelle du commandant FACA, les casques bleus décident d’intervenir. Ils récupèrent le jeune blessé à Ouadda-Maïkaga et le transfèrent d’urgence vers Bria.

 

C’est à l’hôpital de Bria que Mahamat Khèr est finalement opéré. L’intervention chirurgicale permet d’extraire la balle logée dans sa jambe. Les médecins établissent un pronostic grave : il faudra environ un mois avant que le jeune puisse remarcher normalement, à condition qu’aucune complication n’apparaisse. Les photos de l’opération montrent l’ampleur des dégâts causés par le tir du soldat FACA et la gravité d’une blessure qui, sans l’intervention de la MINUSCA, aurait pu conduire à l’amputation ou à la mort.

 

L’intervention de la MINUSCA pour sauver Mahamat Khèr contraste cruellement avec le silence assourdissant que maintient désormais cette mission sur les violations massives des droits humains commises par les forces de défense et de sécurité centrafricaines et leurs alliés russes de Wagner. Pendant des années, la MINUSCA a produit des rapports réguliers documentant les exactions commises par les groupes armés contre les populations civiles. Ces rapports étaient largement diffusés, relayés par les médias internationaux, et servaient de base à des sanctions et des poursuites judiciaires.

 

Mais aujourd’hui que les groupes armés ont été neutralisés ou marginalisés, et que les principales violences contre les civils proviennent des soldats FACA, des gendarmes, des policiers et des mercenaires russes, la MINUSCA a cessé de comptabiliser ces exactions. Elle ne publie plus de statistiques sur les civils tués, torturés, violés ou dépouillés par les forces gouvernementales. Elle ne documente plus les massacres commis par les Russes dans les zones minières. Elle ne dénonce plus les rackets systématiques imposés par les FACA aux populations. Son système de suivi des violations des droits humains semble s’être évaporé précisément au moment où il était le plus nécessaire.

 

Cette évolution témoigne d’une partialité inadmissible. Lorsque les violences étaient le fait des groupes armés opposés au gouvernement, la MINUSCA les documentait méticuleusement et les dénonçait publiquement. Maintenant que ces violences proviennent du gouvernement et de ses alliés, elle préfère détourner le regard. Ce deux poids deux mesures transforme la mission onusienne en complice passive des crimes commis contre les populations centrafricaines. Comment justifier qu’une mission censée protéger les civils choisisse de ne comptabiliser que certaines violences en fonction de l’identité de leurs auteurs ?

 

Cette politique du silence arrange évidemment le régime Touadéra. Elle lui permet de continuer à présenter une façade de normalisation et de stabilisation aux partenaires internationaux, tout en laissant ses forces de sécurité terroriser les populations en toute impunité. Elle permet aux Russes de piller les ressources du pays et de massacrer les civils récalcitrants sans que cela n’apparaisse dans aucun rapport officiel. Elle transforme la MINUSCA en instrument diplomatique au service d’un narratif mensonger plutôt qu’en mission de protection des populations.

 

Cette situation démontre parfaitement la faillite de l’État centrafricain. Dans un pays normal, un officier qui refuse l’évacuation sanitaire d’un blessé grave serait immédiatement relevé de ses fonctions, traduit en cour martiale, et condamné. Dans un pays normal, un militaire qui surveille les points wifi publics pour censurer l’information serait sanctionné pour atteinte aux libertés fondamentales. Dans un pays normal, un soldat qui tire sur un civil parce que celui-ci refuse de lui rendre un service serait arrêté et jugé.

 

Mais la Centrafrique n’est pas un pays normal. C’est un pays où les militaires font régner la terreur sur les populations qu’ils sont censés protéger. Un pays où des officiers criminels deviennent des petits dictateurs locaux. Un pays où l’uniforme FACA sert de licence pour tuer et voler en toute impunité. Un pays où même la mission internationale censée protéger les civils préfère détourner le regard lorsque les violences proviennent du gouvernement et de ses alliés.

 

Par Moïse Banafio….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : après sa mort suspecte, l’interprète Melchi a été enterré dans son village de Bocaranga. Les circonstances de sa mort restent floues

0

après sa mort suspecte, l’interprète Melchi a été enterré dans son village de Bocaranga. Les circonstances de sa mort restent floues

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/les-Wagner-ti-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : après sa mort suspecte, l’interprète Melchi a été enterré dans son village de Bocaranga. Les circonstances de sa mort restent floues
Les Mercenaires russes et leurs supplétifs en patrouille. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le jeune interprète  des Wagner, monsieur Melchi, fils de Bocaranga,  repose désormais auprès de ses ancêtres. Le jeune Melchi, , retrouvé mort près de Zémio il y a une semaine, a été enterré dans son village natal de l’Ouham-Pendé. Sa famille pleure un fils dont la mort reste entourée de mystère. Les explications de Wagner et de l’État-major de forces armées centrafricaines ne convainquent personne.

 

 

Comme CNC l’avait révélé dans une précédente enquête, Melchi avait été retrouvé mort il y a une semaine à environ 40 kilomètres de Zémio sur l’axe menant à Bangui. Son corps a été transporté par hélicoptère de Wagner puis amené dans la capitale centrafricaine. La famille de Melchi a décidé de ramener son corps dans son village. Le corps a été ramené à Bocaranga et a été enterré dignement par sa famille. Maintenant, il repose sur la terre de ses ancêtres à Bocaranga.

 

Vraiment, c’est malheureux. Ce qui est arrivé est incompréhensible.

 

Selon des informations recueillies par CNC auprès de l’état-major et du ministère de la Défense, la justification officielle de la mort de Melchi fournie par les mercenaires russes, c’est qu’ils étaient partis en patrouille : principalement les Wagner. Arrivée à 40 kilomètres de Zemio, tout le monde doit sauter du blindé et foncer dans la brousse. C’est à ce moment là que Melchi a sauté avec son arme entre les mains. Quand il a voulu tomber en bas, son arme est partie et l’a touché mortellement. Il n’a pas fait attention avec son arme parce qu’il avait sauté avec alors que les autres ont laissé leur arme en haut. Ils ont sauté avant de récupérer leur arme.

 

C’est ce que l’état-major a dit. Il a été touché accidentellement par son arme de service lorsqu’il voulait sauter du blindé de Wagner.

 

Pour les nombreux collègues de Melchi, les nombreux soldats des Forces Armées Centrafricaines, cette explication n’est pas justifiée. Elle n’est pas clairement justifiée. Melchi avait l’habitude de faire des opérations avec les Wagner. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il a commencé. Même des opérations difficiles avec Wagner, il les faisait. Ce n’est pas au moment de la paix qu’il a sauté avec son arme et que son arme l’a tué accidentellement.

 

Mais bon, comme les faits sont déjà passés et qu’avec Wagner, pas d’enquête. Seulement les raisons de Wagner qui priment. Il faut accepter les raisons que les mercenaires ont dit, c’est tout. Rien à expliquer autre que ça. Le ministère de la Défense, l’état-major ne font qu’enteriner ce que Wagner a dit. Les soldats FACA, entre eux, ils contestent discrètement. Ils ne parlent pas à voix haute mais ils contestent discrètement.

 

Actuellement, le jeune repose sur la terre de ses ancêtres et c’est tout.

 

Mais il est important que ceux qui sont des interprètes de Wagner sachent. Qu’ils soient vivants ou pas, qu’ils soient attentifs. Ils doivent savoir que tôt ou tard, ils vont mourir de la même manière que Melchi et que les autres. Parce que ce n’est pas aujourd’hui. Ça fait au moins une dizaine de morts. Les interprètes de Wagner sont morts au moins une dizaine de fois. Et dans des circonstances troubles.

 

À Bouar, dans la Nana-Mambéré, les Wagner ont tué leurs propre interprètes il y’a un mois. C’était entre Bouar et Abba, en plus  dans des circonstances bizarres. Ils ont dit que c’est l’attaque des rebelles mais c’est lui qui était mort. Et puis maintenant Melchi meurt encore. Ça veut dire qu’en quelque temps, il y a des morts d’interprètes.

 

Les mercenaires russes savent que les interprètes savent beaucoup de choses sur leurs exactions sur la population. Donc il sont susceptibles d’être assassinés parce qu’ils peuvent témoigner auprès de la CPI. Ils peuvent raconter des choses devant la justice internationale. Il faut éliminer les sources pour que plus tard ils n’expliquent pas les choses. Parce que la CPI a déjà saisi le dossier. Ils s’inquiètent de la sorte que peut-être les interprètes pourront être corrompus. C’est comme ça qu’ils expliquent les faits.

 

On se souvient qu’en 2019, un interprète de Wagner, un jeune métis, a quitté son travail en catastrophe. Du jour au lendemain, il a arrêté d’aller au boulot. Lui-même a dit que les dégâts, les morts que Wagner a commis sur les pauvres civils, il était sûr qu’il allait être tué  un jour parce qu’il a vu beaucoup de choses. Il a vu beaucoup de morts. Parfois, ils sont dans la route, dans les circuits. Les Wagner voient les gens marcher au bord de la route, dans la forêt, dans un village, ils tirent sans réfléchir, ils tuent. Wagner tue les gens comme des pigeons, sans aucune pitié.

 

C’est ce que le jeune explique. Il dit que tellement il voit beaucoup de choses, il risque d’être tué aussi un jour. Et il a raison. Il a quitté. Jusqu’à présent, il fait un travail autre que le travail de Wagner.

 

Attention. Attention à ces interprètes-là. Ils doivent savoir qu’un jour, ils vont être tués comme les autres.

 

Par Charles Nguilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah

0

Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah

 

Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Avec l’approche de la saison sèche qui arrive à grand pas, le banditisme transfrontalier reprend de plus belle dans le nord-est de la Centrafrique. Comme chaque saison, des bandes armées soudanaises traversent régulièrement la frontière pour commettre des braquages, des vols et des assassinats sur le territoire centrafricain, semant l’inquiétude parmi les populations frontalières centrafricaines.

 

 

L’inquiétude de la population de la Vakaga se confirme. Les actes criminels ne manquent pas ce dernier temps. En effet, dans la soirée du samedi 22 novembre au dimanche 23 novembre, un commerçant centrafricain a été tué à proximité du village Mangaï  , dans la préfecture de la Vakaga. L’homme avait quitté la localité de Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile pour rejoindre le Tchad à moto. Sur sa route, il est tombé nez à nez avec des bandits soudanais qui l’ont attaqué avec leurs armes, précisément entre Mangaï  et Ndah. Heureusement pour lui, les assaillants croyaient qu’il était mort, or non. Secouru, l’homme a été transféré au Tchad, où il reçoit en ce moment des soins médicaux.

 

Les habitants de la Vakaga expriment leur vive inquiétude face à cette recrudescence des violences. La période de transhumance arrive, et avec elle son lot de dangers. Les éleveurs arabes soudanais quittent leurs villages pour venir faire paître leur bétail en Centrafrique, et des éléments criminels profitent de ces mouvements pour s’infiltrer parmi les transhumants et commettre des exactions.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/sur-la-route-poussierueuse-de-Sikikede-dans-la-Vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah
Sur la route entre Boromata et Gordile. C CopyrightCNC

 

Cette préfecture du nord-est, frontalière du Soudan et du Tchad, redoute une intensification de l’insécurité dans les semaines à venir.

 

Par Martin Dorotou

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Tchad : Amnesty International dénonce l’échec des autorités face aux conflits meurtriers entre éleveurs et agriculteurs

0

Amnesty International dénonce l’échec des autorités face aux conflits meurtriers entre éleveurs et agriculteurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Un-cultivateur-centrafricain-qui-se-plaint-darrivee-massive-des-peuls-dans-son-village.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tchad : Amnesty International dénonce l’échec des autorités face aux conflits meurtriers entre éleveurs et agriculteurs
Un cultivateur centrafricain qui se plaint d’arrivée massive des peuls dans son village, et potentiellement pour détruire les champs agricoles

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans un nouveau rapport publié ce mercredi 20 novembre, Amnesty International accuse les autorités tchadiennes de ne pas protéger les victimes des affrontements armés qui opposent éleveurs et agriculteurs dans le sud du pays. Entre 2022 et 2024, ces violences exacerbées par le changement climatique ont fait 98 morts et plus de 100 blessés, dans un climat d’impunité généralisée.

 

 

Le rapport intitulé « Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs au Tchad » documente sept épisodes sanglants survenus dans quatre provinces du sud tchadien. Selon les données de l’ONU, ces affrontements ont fait des milliers de victimes ces dernières années.

 

« Face aux violences récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, les autorités échouent à protéger la population de manière adéquate », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. L’organisation dénonce des forces de sécurité qui réagissent souvent tardivement et une justice qui traduit rarement en justice les auteurs de meurtres, pillages et destructions de biens.

 

Les exemples documentés par Amnesty International montrent la gravité de ces affrontements. Le 26 août 2019, dans le village de Sandana, dans le Moyen-Chari, un conflit déclenché par l’intrusion de bétail dans un champ a dégénéré : sept personnes ont été tuées, huit blessées et plus de 140 têtes de bétail volées. Le 9 février 2022, une nouvelle attaque dans le même village a coûté la vie à 13 personnes.

 

Plus récemment, le 30 août 2024 à Pala Koudja, dans le Logone Occidental, l’intrusion répétée d’un troupeau dans un champ a provoqué une violente altercation faisant trois morts et sept blessés. Dans la nuit qui a suivi, des individus non identifiés ont incendié 53 maisons, laissant des dizaines de familles sans abri.

 

Ces tensions trouvent leurs racines dans la conjugaison de plusieurs facteurs : pression démographique croissante, effets du changement climatique sur les déplacements des troupeaux, et concurrence acharnée pour l’accès aux ressources naturelles. La hausse des températures au centre du Tchad pousse de nombreux éleveurs à migrer vers le sud pour faire paître leurs troupeaux, tandis que les agriculteurs tentent d’étendre et de diversifier leur production. Les incidents déclencheurs sont souvent le piétinement de champs par le bétail ou des cultures qui bloquent les couloirs de transhumance traditionnels.

 

Le témoignage d’un leader communautaire du Logone Oriental montre le désespoir des populations face à l’inaction des autorités. « Depuis 2014, nous avons un problème avec les éleveurs, et je l’ai signalé au chef de canton et au sous-préfet, mais aucune réponse n’a été apportée », raconte-t-il. « En 2023, nous avons été attaqués par un groupe d’hommes armés. Le bilan a été de 18 morts et 11 blessés. Nous étions en colère et nous avons déposé les corps sur la route pour protester. »

 

Cette inefficacité persiste malgré l’augmentation du budget du ministère de la Sécurité publique depuis 2022. Le ministre en fonction en mai 2023 a d’ailleurs reconnu qu’il y avait « des retards d’intervention lorsque des villages sont attaqués ».

 

Amnesty International pointe également du doigt le dysfonctionnement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits mis en place par les autorités. Leur manque de coordination et leur inefficacité structurelle limitent leur capacité à prévenir et résoudre les différends. Plus grave encore, des témoignages indiquent que certains administrateurs locaux possèdent eux-mêmes du bétail qu’ils confient à des éleveurs armés, compromettant ainsi la neutralité administrative et facilitant les abus.

 

Sur les sept vagues d’affrontements documentées dans le rapport, seules trois ont abouti à des procès. Trente-sept personnes ont été condamnées au total, un chiffre dérisoire au regard de l’ampleur des violences. L’impunité reste donc la norme plutôt que l’exception.

 

« En vertu des lois et normes régionales et internationales relatives aux droits humains, l’État tchadien a l’obligation de garantir la sécurité de tous dans le pays, d’enquêter sur les crimes, d’en traduire les responsables en justice et de veiller à ce que les victimes aient effectivement accès aux tribunaux », a rappelé Agnès Callamard.

 

La secrétaire générale d’Amnesty International insiste sur l’urgence de trouver des solutions structurelles : « Les effets du changement climatique ne feront qu’accroître les affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Il est donc d’autant plus urgent de trouver des solutions structurelles et durables fondées sur les droits humains. »

 

Parmi les recommandations formulées figurent le renforcement de la présence des forces de l’ordre, la mise en œuvre d’une Politique proactive de désarmement, l’établissement d’un cadre juridique cohérent pour la transhumance, la redynamisation des comités conjoints de prévention des conflits et l’adoption d’un plan national d’adaptation au changement climatique.

 

Ce rapport, fruit de recherches menées entre mars 2023 et septembre 2025 dans 14 villages de quatre provinces du sud du Tchad, s’appuie sur les témoignages de 110 personnes, dont 70 victimes et témoins directs de ces violences. Les conclusions ont été transmises aux autorités tchadiennes le 25 juin 2025, mais Amnesty International n’a reçu aucune réponse à ce jour.

 

La problématique des conflits entre éleveurs et agriculteurs amplifiée par le changement climatique ne se limite pas au Tchad. En République centrafricaine, des tensions similaires continuent de déstabiliser plusieurs régions, notamment dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham-Pendé. Avec l’arrivée de la saison sèche en décembre, les experts craignent une aggravation de ces affrontements. La raréfaction des points d’eau et des pâturages risque d’intensifier la compétition pour les ressources naturelles, exposant les populations centrafricaines aux mêmes violences que celles documentées au Tchad. Sans réponse coordonnée des autorités de Bangui et sans mécanismes efficaces de prévention des conflits, la RCA pourrait connaître une flambée de violences intercommunautaires dans les mois à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Touadéra, tu commences à fuir la CPI déjà? Un mois que tu ne sortes pas du pays, as-tu peur? T’inquiète, la CPI viendra te chercher à Bangui. Tu vas aller où ?

0

Touadéra, tu commences à fuir la CPI déjà? Un mois que tu ne sortes pas du pays, as-tu peur? T’inquiète, la CPI viendra te chercher à Bangui. Tu vas aller où ?

 

Touadéra, tu commences à fuir la CPI déjà? Un mois que tu ne sortes pas du pays, as-tu peur? T’inquiète, la CPI viendra te chercher à Bangui. Tu vas aller où ?
Le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, danse lors d’une chanson interprétée par des femmes de son parti en son honneur.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un silence présidentiel qui en dit long sur l’état d’esprit de ces personnes. Depuis son bref passage à Libreville le 16 octobre, Faustin Archange Touadéra n’a plus quitté le territoire centrafricain. Trente jours consécutifs sans le moindre déplacement extérieur pour un président qui cumulait chaque mois auparavant les déplacements à  l’étranger. Cette rupture spectaculaire dans l’agenda présidentiel coïncide exactement avec le dépôt du dossier des Douze Apôtres devant la Cour Pénale Internationale.

 

 

Les habitudes d’un chef d’État explique souvent l’état de ses inquiétudes. Touadéra, qui multipliait jusqu’en septembre les voyages à Abou Dhabi, Casablanca, Londres ou New York, reste désormais confiné dans un périmètre strictement national. Aucun déplacement à l’étranger, aucune visite bilatérale, aucune tournée de l’amitié russo-centrafricaine. Juste des activités locales, des inaugurations de fortune, des réunions à huis clos.

 

Cet isolement forcé intervient dans un contexte juridique précis. Le collectif des Douze Apôtres, accompagné de leur avocat canadien Philippe Larochelle, a transmis à La Haye un dossier documentant des crimes commis sur le territoire centrafricain. Les accusations visent directement la présidence, les mercenaires du groupe  Wagner, et leurs relais au sein de l’appareil sécuritaire national. Des faits datés, localisés, corroborés par des témoignages et des preuves matérielles.

 

Dans les chancelleries, cette immobilité ne passe pas inaperçue. Un président qui cesse brutalement  comme un donsson de voyager à l’étranger envoie un signal : quelque chose l’inquiète suffisamment pour qu’il préfère rester sur un territoire où il contrôle encore l’appareil judiciaire et sécuritaire. À l’étranger, il perdrait cette protection.

 

Les conseillers de Touadéra peuvent tenter de minimiser la situation, le précédent soudanais reste dans toutes les mémoires. Omar el-Béchir, président du Soudan, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI en 2009. Il a continué à voyager pendant quelques années, se croyant protégé par ses alliances régionales et la complaisance de certains États. Jusqu’au jour où l’étau s’est resserré. Les déplacements sont devenus périlleux, les invitations internationales se sont raréfiées, et finalement, le pouvoir lui a échappé.

 

La CPI fonctionne selon une temporalité qui lui est propre. Les procédures prennent des mois, parfois des années. Mais lorsqu’un mandat d’arrêt est émis, il devient actif immédiatement et partout où le Statut de Rome s’applique. Cent vingt-trois États parties ont l’obligation légale d’arrêter toute personne visée par un mandat de la CPI se trouvant sur leur territoire. Cette obligation ne souffre aucune exception pour les chefs d’État en exercice – la jurisprudence est définitivement établie depuis l’affaire Béchir.

 

Touadéra le sait. Son entourage le sait. Et cette connaissance explique probablement l’immobilité actuelle. Un déplacement en Afrique du Sud, au Kenya, en France, en Belgique, ou dans n’importe quel État partie au Statut de Rome devient un pari risqué dès lors qu’un dossier circule à La Haye. Même sans mandat officiel encore émis, la prudence commande de limiter l’exposition internationale.

 

Le rétrécissement de l’espace de mobilité d’un chef d’État sous menace de poursuite internationale suit une logique implacable. Dans un premier temps, il évite les États européens et nord-américains où l’application du droit international est stricte. Puis il commence à se méfier de certains pays africains où des précédents d’arrestation existent. Finalement, il se retrouve cantonné à un cercle restreint d’alliés sûrs.

 

Touadéra en est possiblement déjà à ce stade. Son dernier déplacement à Libreville visait le Gabon, pays qui entretient des relations correctes avec la Centrafrique mais dont la position vis-à-vis de la CPI reste ambiguë. Depuis, plus rien. Pas même une visite éclair au Congo-Brazzaville voisin, pourtant dirigé par son allié Denis Sassou Nguesso.

 

Cette prudence géographique traduit une conscience aiguë des mécanismes juridiques en cours. Un président qui ne craint rien continue de voyager normalement. Un président qui sait que des preuves circulent, que des témoignages s’accumulent, que des juristes internationaux examinent son cas, commence à calculer chaque déplacement.

 

Dans les communications officieuses qui filtrent du palais présidentiel, le discours reste celui de la sérénité. “Aucun mandat n’a été émis”, répètent les proches du chef de l’État. “La plainte des Douze Apôtres ne repose sur rien de solide”, ajoutent-ils. “Le président reste concentré sur les affaires nationales en prévision des Élections de décembre 2025”, concluent-ils.

 

Ces explications ne convainquent personne. Si la plainte était sans fondement, si le dossier transmis à La Haye ne présentait aucun danger, Touadéra n’aurait aucune raison de modifier son comportement. Un chef d’État innocent ne se terre pas. Il continue ses activités diplomatiques, il rencontre ses homologues, il voyage pour défendre les intérêts de son pays.

 

L’immobilité actuelle confirme au contraire que le contenu du dossier préoccupe sérieusement la présidence. Les crimes documentés – massacres de civils par les forces russes à Bambari, exécutions sommaires dans la Ouaka, viols collectifs dans la Haute-Kotto, disparitions forcées à Bangui – reposent sur des témoignages précis. Les dates, les lieux, les auteurs présumés sont identifiés. Les chaînes de commandement qui relient ces exactions au sommet de l’État sont établies.

 

Pendant que Touadéra reste cloué à Bangui, le Bureau du Procureur de la CPI examine la communication des Douze Apôtres. Cette phase préliminaire peut durer plusieurs mois. Le Procureur vérifie la recevabilité du dossier, la gravité des faits allégués, la compétence de la Cour, et surtout, la solidité des preuves présentées.

 

Si le dossier résiste à cet examen, le Procureur peut demander l’ouverture d’une enquête formelle. À partir de ce moment, la procédure entre dans une phase où la discrétion devient la règle. Plus de communications publiques, plus d’annonces préalables. Juste un travail d’investigation méthodique qui peut déboucher, le moment venu, sur des demandes de mandat d’arrêt.

 

C’est précisément cette phase silencieuse qui semble préoccuper le président centrafricain. Contrairement aux poursuites nationales où l’accusé peut souvent anticiper les mouvements de la justice, la CPI fonctionne dans l’opacité jusqu’au moment de l’action. Un mandat peut être émis et scellé – c’est-à-dire gardé secret – jusqu’au moment opportun pour son exécution. Le chef d’État visé peut alors continuer à croire qu’il ne risque rien, jusqu’au jour où il pose le pied dans un aéroport d’un pays partie au Statut de Rome.

 

L’entourage présidentiel tente de justifier l’immobilité de Touadéra par la proximité des Élections générales de décembre 2025. Le président, candidat à sa propre succession, devrait naturellement se concentrer sur la campagne électorale nationale plutôt que sur la diplomatie internationale.

 

Cet argument ne tient pas. Les deux ne sont pas incompatibles. Les chefs d’État en période électorale continuent généralement à assurer leurs fonctions diplomatiques, d’autant plus que les voyages officiels offrent souvent une visibilité médiatique profitable à leur campagne. Un déplacement réussi, un accord signé, une photo avec un homologue prestigieux – autant d’éléments valorisables électoralement.

 

Si Touadéra ne voyage plus, ce n’est pas parce qu’il est trop occupé par la campagne. C’est parce qu’il ne peut plus prendre le risque de sortir du territoire national. La différence est substantielle. Dans le premier cas, il s’agit d’un choix stratégique. Dans le second, d’une contrainte imposée par les circonstances juridiques.

 

Cette auto-assignation à résidence diplomatique produit des effets collatéraux significatifs. Les partenaires internationaux de la Centrafrique observent attentivement la situation. Un chef d’État qui cesse de voyager par crainte d’arrestation devient un interlocuteur moins crédible, moins fiable, moins stable.

 

Les investisseurs potentiels s’interrogent sur la pérennité du régime. Les bailleurs de fonds internationaux réévaluent leurs engagements. Les pays voisins recalculent leurs alliances. Cette fragilisation diplomatique nourrit paradoxalement la procédure en cours : elle confirme que le dossier transmis à La Haye possède une substance réelle, suffisamment sérieuse pour modifier le comportement du président visé.

 

Le piège se referme lentement mais inexorablement. Touadéra ne peut pas rester indéfiniment confiné à Bangui sans affaiblir sa position internationale. Mais il ne peut pas non plus reprendre ses voyages tant que la menace juridique persiste. Cette paralysie diplomatique devient en elle-même un aveu d’inquiétude.

 

Touadera, CNC peut te dire que tu peux voyager sans problème. Mais tu risques d’être cueillir comme un rat, exactement comme Armel Sayo à Douala. Tu vas être cueilli de la même manière.

 

Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Scène spectaculaire  à Bangui : comment l’une de nos équipe de journalistes est tombée dans le piège des gendarmes et des mercenaires russes près du lycée de Fatima. Les discussions sont houleuses  

0

Scène spectaculaire  à Bangui : comment l’une de nos équipe de journalistes est tombée dans le piège des gendarmes et des Mercenaires russes près du lycée de Fatima. Les discussions sont houleuses  

Bangui-et-qui-descend-vers-le-marche-kette-nguere-dans-le-sixieme-arrondissement-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur l'avenue qui passe devant l'église catholique de Fatima à Bangui et qui descend vers le marché Kette Nguéré, dans le sixième arrondissement. Photo CNC
Sur l’avenue qui passe devant l’église catholique de Fatima à Bangui et qui descend vers le marché Kette Nguéré, dans le sixième arrondissement. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs années, dans les rues de la capitale centrafricaine, la nuit cache une réalité que beaucoup préfèrent taire. Depuis l’arrivée massive des forces russes du groupe Wagner en République centrafricaine, les témoignages se multiplient sur des pratiques qui échappent à tout cadre légal. Ce que notre équipe a vécu mardi dernier dans la soirée près de l’église catholique de Fatima montre une dérive criminelle : le racket de la population par des forces censées la protéger.

 

 

Les mercenaires russes, désignés dans le langage populaire à Bangui sous le terme de “Gbengba main”,  littéralement veut dire en français les “ oreilles blanches”. Cette expression veut surtout désigner les  Blancs. Ces Gbengba main  venus de Moscou ont progressivement étendu leur emprise sur différents secteurs de la vie économique centrafricaine. Des mines d’or aux barrages routiers, leur présence se fait sentir partout. Mais c’est dans l’ombre de la nuit que leur collaboration avec certains éléments des forces de sécurité nationale prend une tournure particulièrement inquiétante.

 

Ce mardi 18 novembre dans la soirée, vers 19 heures, notre équipe se déplaçait en moto sur la grande route qui relie le quartier KM5 au marché Ketté Nguéré, en direction du croisement de Pétévo, dans le sixième arrondissement. Un trajet ordinaire dans cette partie de Bangui, où la circulation demeure dense même à la tombée de la nuit. Nous venions de dépasser légèrement l’église catholique de Fatima, ce lieu de culte bien connu des Banguissois, lorsque la scène a basculé.

 

Sur le bord de la route, une silhouette se détachait dans la pénombre. Un homme agitait une lampe torche, faisant des signes clairs pour nous intimer l’ordre de nous arrêter. Dans un premier temps, nous avons pensé à un contrôle de routine. Les forces de l’ordre procèdent régulièrement à ce type de vérifications, surtout à cette heure où la circulation ralentit. Notre équipe s’est donc conformée et a immobilisé la moto. C’est une moto que nous venons d’acheter il y’a une semaine. Elle est encore neuve. Et c’est avec plaisir pour nous de rouler à bord de notre nouvel engin.

 

Mais la surprise de cette nuit nous inquiète sérieusement. Justement, l’homme était effectivement un gendarme centrafricain. Mais ses instructions ont immédiatement éveillé notre méfiance. Au lieu de procéder à un contrôle classique d’identité ou de documents, il nous a demandé d’aller garer notre moto dans un endroit précis, en retrait de la route, pointant du doigt une zone sombre, un peu à l’intérieur. “Allez stationner la moto là-bas”, a-t-il ordonné, ajoutant qu’une autre équipe de gendarmes viendrait ensuite nous poser des questions.

 

Cette procédure inhabituelle a immédiatement éveillé nos interrogations. Nous avons interpellé le gendarme : “Vous êtes gendarme, vous nous arrêtez et vous nous demandez d’aller stationner la moto dans l’obscurité pour qu’une équipe vienne nous interroger ? Si vous avez besoin de vérifier nos papiers, demandez-les ici, sur la route. Si vous voulez voir le document de la moto ou nos pièces d’identité, c’est maintenant qu’il faut les demander. Pourquoi cette mise en scène absurde  ?”

 

Face à nos questions insistantes, le gendarme a commencé à montrer des signes d’embarras. Il répétait mécaniquement : “Allez déposer la moto là-bas, c’est tout”. Mais il était clair qu’il ne maîtrisait pas la situation. Nous avons poursuivi notre questionnement : “Selon vous, est-ce normal qu’un gendarme procède ainsi ? La procédure standard, c’est de demander les documents sur place. Pourquoi cette exception ?

 

Acculé, le gendarme a fini par lâcher le morceau. Contrarié par notre résistance, il a avoué : “Il faut aller voir les Gbengba main. Ce sont les Gbengba main qui ont imposé cela”. Nous avons fait semblant de ne rien savoir des Gbengba main : “Gbengba main, c’est qui ? Expliquez-nous. Vous êtes gendarme, vous parlez de Gbengba main sans expliquer ?”

 

Bien entendu, nous savions parfaitement à qui il faisait référence. Dans le langage de la rue à Bangui, “Gbengba main” désigne sans ambiguïté les mercenaires russes. Cette expression imagée, qui évoque les “oreilles blanches”, est devenue le terme codé pour parler de ces hommes que personne n’ose critiquer ouvertement.

 

Notre refus de coopérer a créé un début d’agitation. Un autre gendarme, observant la scène depuis sa position dans l’ombre, s’est alors approché avec une proposition très différente : “Vous donnez seulement mille francs, c’est tout”. La réalité du dispositif se dévoilait enfin dans toute sa crudité. Il ne s’agissait pas d’un contrôle de sécurité, mais d’un racket pur et simple.

 

Nous avons répondu avec une certaine ironie : “Voilà donc ! Si vous avez faim et que vous voulez de l’argent, on peut vous donner mille francs, cinq cents francs. Mais soyez honnêtes. Ne venez pas nous fatiguer avec l’histoire des Gbengba main. Si c’est pour manger, dites-le simplement. Qu’est-ce qu’on a à faire avec les Gbengba main ?”

 

Le gendarme a tenté de justifier la situation : “C’est normal, nous cherchons à aider nos amis, c’est normal”. Une phrase qui confirmait la subordination de certains éléments des forces de l’ordre nationales aux intérêts des mercenaires russes. Finalement, nous avons sorti mille francs CFA que nous avons remis aux gendarmes. Ils nous ont alors laissé passer.

 

Mais pendant ces échanges tendus, nous avons eu le temps d’observer ce qui se passait autour de nous. Derrière le gendarme qui nous retenait, dans la zone sombre où il voulait nous diriger, une scène stupéfiante se déroulait. Des dizaines et des dizaines de motos étaient garées. Nous avons compté approximativement une centaine de deux-roues stationnés là. Une foule de motocyclistes se trouvait bloquée, tous contraints d’attendre pour payer leur “taxe” informelle pour pouvoir continuer leur route.

 

Le système était parfaitement mis en place. Les gendarmes centrafricains servaient de rabatteurs, interceptant les usagers de la route à l’aide de leurs lampes torches. Les motocyclistes étaient ensuite dirigés vers cette zone de stationnement où, sous la supervision des mercenaires russes restés dans l’ombre, ils devaient s’acquitter de sommes variant entre cinq cents et trois mille francs CFA. Avec près de cent motos interceptées ce soir-là, on imagine aisément le montant de la collecte.

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bambouti, dans le  Haut-Mbomou :  un lieutenant des FACA, un gangsters notoire très alcoolisé,  terrorise la population et menace d’arrestation un père de famille

0

Bambouti, dans le  Haut-Mbomou :  un lieutenant des FACA, un gangsters notoire très alcoolisé,  terrorise la population et menace d’arrestation un père de famille

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/a-bambouti-un-enfant-envoye-par-son-pere-pour-aller-vendre-des-bananes-aux-casques-bleus-de-la-Minusca-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Bambouti, un enfant envoyé par son père pour aller vendre des bananes aux casques bleus de la Minusca. Photo CNC
À Bambouti, un enfant envoyé par son père pour aller vendre des bananes aux casques bleus de la Minusca. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine continue de s’enfoncer dans l’abîme. À chaque fois que l’on croit avoir touché le fond, de nouveaux incidents viennent nous rappeler que le trou peut toujours être creusé plus profondément. Les forces censées protéger les citoyens deviennent parfois leurs premiers bourreaux, transformant le quotidien des populations centrafricaines en un cauchemar permanent.

 

À Bambouti, sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, située à l’extrême sud-est de la République centrafricaine à la frontière avec le Soudan du Sud, un lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA) s’est érigé en véritable dictateur criminel, terrorisant la population par ses comportements bizarres et abusifs. Depuis son déploiement dans cette localité frontalière centrafricaine, cet officier se distingue par une conduite indigne de son rang et de sa fonction. Constamment sous l’emprise de l’alcool traditionnel, il sème le chaos et la terreur parmi les habitants, transformant la vie quotidienne en une série d’humiliations et d’abus de pouvoir.

 

En effet, le lundi 17 novembre dernier, un incident est venu montrer jusqu’où peut aller l’abus d’autorité de ce militaire crapuleux. Un chef de quartier, était revenu de son champ avec des bananes plantains de qualité supérieure. Souhaitant subvenir aux besoins de sa famille, il confia à son jeune fils la mission d’aller vendre une partie de cette récolte aux casques bleus népalais de la MINUSCA, réputés pour apprécier ce produit.

 

Le jeune garçon, portant les bananes sur sa tête, se dirigeait donc vers la base de la MINUSCA lorsqu’il passa à proximité de la position des soldats FACA. C’est là que le lieutenant l’interpella durement. “Et toi! Petit,  viens ici !”, ordonna l’officier. L’officier poursuit : tu vas où avec ces bananes ? Le jeune tenta d’expliquer calmement : “c’est mon père qui m’a envoyé pour vendre ces bananes aux casques bleus népalais de la MINUSCA”. Mais le lieutenant, très alcoolisé dans ses habitudes,  n’en avait cure. “Donne-moi les bananes, c’est fini”, déclara-t-il avec un ton d’autorité sur cet enfant.

 

Face aux protestations du garçon qui répétait les instructions de son père, l’officier réitéra son ordre avec plus d’autorité : “Donne-moi ça ici et c’est fini. Va dire à ton papa que c’est moi qui ai bloqué les bananes”. Non content de confisquer d’une manière criminelle la marchandise, le lieutenant ajouta une menace : “De toute façon, je vais envoyer des militaires pour aller le cueillir ”. Il fit porter les bananes à l’intérieur de la base par ses éléments, avant de renvoyer le jeune garçon humilié et les mains vides.

 

De retour chez lui, le jeune rapporta les faits à son père. Ce dernier, conscient du rapport de force inégal face à un militaire armé et manifestement imprévisible, préféra ne rien dire. Le lendemain seulement, le lieutenant, avec une surprise honteuse,  fait ramener les bananes au vieux par ses éléments. Mais le mal était fait : une journée de vente perdue, l’argent nécessaire pour nourrir la famille non obtenu, et surtout, une humiliation publique infligée à un père de famille et à son fils.

 

Quel est ce type de comportement ? Un chef de famille envoie son fils vendre honnêtement des produits de son champ pour subvenir aux besoins de sa famille, et un officier censé protéger la population lui confisque sa marchandise, l’empêchant de gagner sa vie ? Quel message le lieutenant voulait-il faire passer ? Que les civils n’ont pas le droit de vendre leurs propres produits ? Que l’armée peut s’approprier les biens des citoyens sur un simple caprice ?

 

Est-ce cela l’armée nationale dont nous avons besoin ? Est-ce ainsi qu’un officier des FACA doit se comporter envers les populations qu’il est censé servir et protéger ? Les habitants de Bambouti se posent ces questions : “Sommes-nous vraiment dans un pays organisé ? Est-ce normal qu’un militaire se comporte ainsi ?”

 

Cet incident, aussi banal puisse-t-il paraître au regard d’autres atrocités commises ailleurs dans le pays, montre bien la dérive généralisée qui gangrène la République centrafricaine. Quand les forces de défense et de sécurité, au lieu de protéger les citoyens, deviennent elles-mêmes sources de terreur et d’arbitraire, c’est tout l’édifice national qui s’effondre.

 

Bambouti n’est pas le seul endroit où cela se passe. Partout dans le pays, des militaires, des gendarmes, des policiers abusent de leur position pour rançonner, humilier et terroriser les populations. L’impunité dont ils jouissent les encourage à persévérer dans ces comportements indignes. Ce lieutenant saoul qui confisque des bananes à un enfant aujourd’hui commettra demain des exactions plus graves, en toute impunité. Car c’est bien là le drame : l’absence totale de sanctions contre ces comportements.

 

Nous pensions être arrivés au fond du gouffre, mais manifestement, nous continuons de creuser. Jusqu’où ira cette descente aux enfers ? Touadera, tu a totalement foutu le pays dans la merde.

 

Par Claude Balekouzou….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

MINUSCA à Bouar : Quand Antoine Raphaël  transforme cette mission de paix à une machine d’exploitation et de terreur

0

Minusca à Bouar : Quand Antoine Raphaël  transforme cette mission de paix à une machine d’exploitation et de terreur

 

MINUSCA à Bouar : Quand Antoine Raphaël transforme cette mission de paix à une machine d’exploitation et de terreur
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis son déploiement en République centrafricaine en 2014, la MINUSCA devrait incarner l’espoir d’une stabilisation. Pourtant, derrière les discours officiels sur la protection des civils et le maintien de la paix, une réalité autrement plus sombre se dessine : celle d’une institution gangrenée par la corruption et l’exploitation de ses employés centrafricains.

 

 

Rappelons le, à Bangui, nos investigations ont déjà révélé l’ampleur du scandale. Pendant six années, des centaines de journaliers ont été payés 20 000 francs CFA alors que leurs bulletins de paie affichaient 36 000 francs. Des contractuels licenciés abusivement après avoir réclamé leurs droits. Des superviseurs expatriés – Tony Mushimbete, Ali Lumanisha et d’autres – qui se protègent mutuellement, instaurant un climat de terreur pour étouffer toute contestation.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.

 

Mais ce système d’exploitation ne se limite pas à la capitale. Dans les villes de province, loin des regards et des éventuels contrôles, les abus atteignent des proportions encore plus inquiétantes. Les responsables de la MINUSCA le savent : en province, ils peuvent tout se permettre. La distance géographique, l’isolement des victimes et l’absence de relais médiatiques leur garantissent une impunité quasi-totale.

 

Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, est devenue l’exemple même de cette exploitation particulièrement criminelle. Au centre de ce système se trouve Antoine Raphaël, ressortissant haïtien arrivé en Centrafrique en 2014. Recruté initialement comme Camp Manager à Bangui, ce dernier s’est rapidement distingué par ses méthodes de manipulation et d’abus de pouvoir au quartier général de la mission. Loin d’être sanctionné pour ses pratiques douteuses à Bangui, Antoine Raphaël a au contraire été “récompensé”. En novembre 2021, la MINUSCA l’a relocalisé à Bouar pour y poursuivre, et même intensifier, ses manœuvres d’exploitation. Cette nomination n’est pas un hasard : elle s’inscrit dans une logique de protection mutuelle entre expatriés qui caractérise le fonctionnement interne de la mission.

 

À Bouar, Antoine Raphaël bénéficie d’un appui indéfectible de deux complices centrafricains : Juvrand Eutel Kolondengue, son assistant administratif, et Sandrine Yapoutou. Ce trio forme une véritable cellule mafieuse au sein du bureau de la MINUSCA de Bouar. Ils ont mis en place un système de détournement et d’extorsion d’une ampleur grave.

 

Les pratiques de ce groupe sont d’une précision quasi-industrielle. Première technique : la falsification pure et simple des documents de paie. Les bulletins remis aux journaliers ne correspondent jamais aux montants réellement versés. Certains travailleurs se voient ainsi soustraire 10 000 francs CFA, d’autres 15 000, 20 000 ou même 35 000 francs CFA sur leur salaire mensuel. C’est du vol caractérisé, organisé, répété mois après mois.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,

 

Le détournement ne s’arrête pas là. Chaque mois, des absents et même des personnes décédées sont enregistrés comme présents sur les fiches de présence. Cette falsification permet au groupe de détourner environ 25% du budget destiné aux journaliers de Bouar. Avec un effectif de plusieurs dizaines de travailleurs, ce vol représente des millions de francs CFA sur l’année. L’argent destiné aux familles centrafricaines finit dans les poches d’Antoine Raphaël et de ses complices.

 

Le recrutement lui-même est devenu une source de profit. Antoine Raphaël a instauré un système de monnayage : pour être embauché comme journalier à Bouar, il faut verser 50 000 francs CFA. Cette pratique transforme l’accès à l’emploi en un racket organisé par ce clan mafieux digne des trafiquant colombien. Dans un pays où le chômage touche la majorité de la population active, ce responsable haïtien de la MINUSCA se permet de vendre les postes qui devraient revenir gratuitement aux Centrafricains.

 

Antoine Raphaël favorise méthodiquement le recrutement de journaliers venus de Bangui au détriment de la population de Bouar. Cette stratégie vise un double objectif : d’une part, contrôler une main-d’œuvre déracinée et donc plus vulnérable aux pressions ; d’autre part, priver les habitants de Bouar de revenus qui devraient légitimement leur revenir. Pourquoi privilégier des travailleurs de Bangui alors que Bouar compte des centaines de jeunes qualifiés sans emploi ? La réponse est simple : les déracinés sont plus faciles à manipuler, moins susceptibles de se plaindre aux autorités locales, plus isolés face aux abus.

 

Une fois recrutés et rançonnés, les journaliers découvrent un environnement de travail digne d’un régime autoritaire. Antoine Raphaël impose une pression extrême sur ses employés, les contraignant à travailler bien au-delà des heures normales sans compensation. Toute contestation, toute demande de respect des conditions contractuelles, est immédiatement réprimée. Le Camp Manager règne par la terreur. Il a littéralement assujetti les travailleurs centrafricains, exigeant d’eux une soumission totale.

 

Certains témoignages recueillis par la rédaction du CNC à Bouar évoquent une atmosphère où les employés doivent remercier leur “bienfaiteur” pour des salaires volés, accepter en silence l’injustice quotidienne, se soumettre à l’arbitraire permanent. Cette dictature de bureau se déroule au su et au vu des superviseurs hiérarchiques d’Antoine Raphaël. Mais ces derniers, eux-mêmes expatriés et probablement bénéficiaires du système, restent totalement impuissants – ou plutôt, totalement complices – face à ces violations des droits et de la dignité des Centrafricains.

 

Alors, on peut légitimement se demander à quoi sert réellement la MINUSCA en Centrafrique. Si cette mission onusienne, financée par des centaines de millions de dollars, devient un instrument d’exploitation et d’appauvrissement des populations qu’elle est censée protéger, alors sa légitimité même est remise en cause. Maintien de la paix ou maintien du désordre ? Nous n’avons plus la réponse claire.

 

Face à l’ampleur des détournements constatés tant à Bangui qu’à Bouar, une solution technique s’impose avec urgence : il faut immédiatement abandonner les paiements en espèces pour les journaliers. Que ce soit à Bangui ou dans les villes de province, le système actuel permet tous les abus. L’argent liquide transite par trop de mains, laisse trop peu de traces, et offre une opportunité idéale pour les prédateurs comme Antoine Raphaël.

 

Le paiement par Orange Money ou par virement bancaire direct doit devenir la norme. Ces systèmes laissent des traces vérifiables. Chaque transaction est enregistrée. Les intermédiaires malhonnêtes ne peuvent plus prélever leur dîme au passage. Les victimes disposent enfin d’une preuve tangible du montant réellement versé, qu’elles peuvent confronter à leurs bulletins de paie. Cette réforme est d’autant plus urgente que la MINUSCA elle-même dispose des moyens techniques pour la mettre en œuvre. L’argument selon lequel Orange Money ne fonctionnerait pas en province ne tient pas : des solutions existent, et si la mission consacrait ne serait-ce qu’une fraction des sommes détournées à améliorer l’infrastructure de paiement, le problème serait résolu.

 

Ce qui rend le cas de Bouar particulièrement révoltant, c’est le sentiment d’impuissance totale des autorités locales et même des cadres centrafricains de la MINUSCA. Antoine Raphaël et ses complices agissent en toute tranquillité, protégés par leur statut d’agents onusiens et par la solidarité de leurs superviseurs expatriés. Personne ne parle, personne ne dénonce, comme si ce silence était la règle dans cette institution censée incarner les valeurs des Nations Unies.

 

Les victimes centrafricaines n’ont aucun recours. Elles ne peuvent pas se plaindre en interne sans risquer des licenciement immédiats. Elles ne peuvent pas saisir les autorités locales, car la MINUSCA bénéficie de privilèges et immunités qui la placent au-dessus des lois centrafricaines. Elles ne peuvent même pas alerter l’opinion publique sans s’exposer à un licenciement brutal. Cette situation crée un système à deux vitesses inacceptable : d’un côté, des expatriés qui jouissent d’une impunité totale et s’enrichissent sur le dos des Centrafricains ; de l’autre, des travailleurs locaux privés de leurs droits les plus élémentaires, réduits à un statut de quasi-servitude moderne.

 

Les Nations Unies doivent enfin ouvrir les yeux sur les pratiques criminelles qui gangrenent leur mission en Centrafrique. Une enquête indépendante s’impose sur le cas d’Antoine Raphaël et de tous les responsables impliqués dans ce système d’exploitation. Les victimes doivent être indemnisées. Les coupables doivent être sanctionnés et renvoyés. Le système de paiement doit être réformé immédiatement pour garantir la traçabilité et empêcher de tels abus à l’avenir.

 

Par Brahim….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….

WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Birao : quand un Russe noir torturé par les Wagner après une interpellation par les soldats FACA

0

Birao : un Russe noir torturé par les Wagner après une interpellation par les soldats FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Kiri-un-mercenaire-russe-et-Hassan-Bouba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Birao : un Russe noir torturé par les Wagner après une interpellation par les soldats FACA
Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, les supplétifs centrafricains des Wagner recrutés par les mercenaires russes continuent de payer un lourd tribut. Ces jeunes, que tout le monde appelle désormais les “Russes noirs” ou “Wagner noirs”, opèrent aux côtés des forces russes dans les zones reculées du pays. Mais leur collaboration avec ces mercenaires ne les protège pas de la violence de leurs propres patrons du groupe Wagner.

 

 

En effet, le samedi 22 novembre 2025, dans la matinée, un de ces supplétifs, identifié sous le nom de Mathieu, a vécu un calvaire de sa vie. Peu avant 9 heures, le jeune homme a quitté son domicile en moto. Dans son sac : son arme et son bracelet distinctif de Wagner noir. Il voulait quitter la ville, probablement pour rejoindre son village.

 

À la sortie de Birao, des soldats des Forces Armées Centrafricaines l’ont arrêté au checkpoint. Mathieu était au téléphone. Une fois sa conversation terminée, il a commencé à discuter avec les militaires. Fort de son statut de supplétif russe, il a adopté une attitude ferme face aux FACA. Les soldats ont alors décidé de fouiller son sac et y ont trouvé l’arme et le bracelet.

 

Plutôt que de régler l’affaire entre eux, les soldats FACA ont ramené Mathieu directement chez les mercenaires russes. Aussitôt, ces Wagner ont commencé à l’interroger  : où allait-il avec son arme ? Pourquoi quittait-il la ville ? Pour les Russes, le comportement du jeune homme trahissait une désertion, voire une rébellion.

 

La suite a été violente. Les mercenaires se sont acharnés sur Mathieu, le tabassant violemment. Ils ont confisqué son arme et sa moto avant de le laisser partir. Le jeune homme se trouve aujourd’hui chez lui, souffrant de graves blessures aux côtes et aux bras.

 

Cette affaire permet de mieux comprendre les conditions dans lesquelles opèrent ces supplétifs centrafricains. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de sources à Birao, les Russes noirs achètent eux-mêmes leurs armes avant de partir en opération avec les mercenaires russes. “Ils paient leurs propres armes pour aller mourir”, résument des habitants de Birao.

 

Un système qui transforme ces jeunes Centrafricains en chair à canon, financièrement exploités avant même d’être exposés aux dangers des opérations militaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Martin Dorotou….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Ndélé : quand Le préfet de Bamingui-Bangoran s’empare de force d’une base des Nations Unies

0

Ndélé : quand Le préfet de Bamingui-Bangoran s’empare de force d’une base des Nations Unies

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/la-base-de-l-oim-a-ndele-occupee-illegalement-par-le-prefet-de-bamingui-bangoran.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : quand Le préfet de Bamingui-Bangoran s’empare de force d’une base des Nations Unies
La base de l’OIM à Ndélé occupée illégalement par le préfet de Bamingui-Bangoran

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Alors que l’OIM a confié la garde de ses installations de Ndélé à la mairie en raison de difficultés financières, le préfet de Bamingui-Bangoran, de son côté, a abandonné sa résidence officielle pour venir s’installer de force dans l’ancienne base humanitaire. Des équipements onusiens commencent déjà à disparaître.

 

 

Une nouvelle affaire d’abus de pouvoir vient de secouer la préfecture de Bamingui-Bangoran. Le préfet de la région a confisqué de force l’ancienne base des agences des Nations Unies OCHA et OIM à Ndélé. L’inquiétude grandit sur le sort des équipements humanitaires laissés sur place.

 

L’histoire commence avec le départ de l’agence OCHA de Ndélé, qui avait transmis ses installations à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Face à des contraintes de financement, l’OIM a dû suspendre temporairement ses activités dans la ville. Avant son départ, l’agence onusienne avait confié la garde de la base à la mairie de Dar El Kouti, avec mission de préserver l’intégrité des lieux et des équipements. La base dispose de chambres régulièrement louées aux travailleurs humanitaires et aux autorités en mission à Ndélé. Une infrastructure précieuse dans cette région enclavée du nord-est centrafricain.

 

Mais le préfet, très gourmant et jaloux,  a quitté sa résidence officielle,  l’ancienne maison de l’empereur Bokassa située sur la colline, réhabilitée par la Minusca,  pour venir s’installer dans l’ancienne base onusienne. Cette décision surprend. Sa résidence habituelle bénéficie pourtant de la protection des FACA déployés dans le secteur. Pourquoi abandonner une résidence officielle sécurisée ? L’insécurité le pousse-t-il à fuir malgré la présence militaire ? Préfère-t-il le confort de chambres climatisées ? Ou cherche-t-il simplement à contrôler directement les équipements laissés par l’OIM ?

 

Dès l’arrivée du préfet dans les lieux, la situation se dégrade rapidement. Selon nos sources, des éléments des FACA ont proféré des menaces d’enfoncer le portail contre des clients qui passaient la nuit dans la base. Des équipements commencent à disparaître. Les panneaux solaires, les batteries, les climatiseurs et autres meubles de la base risquent de prendre bientôt le chemin de Bangui, comme c’est souvent le cas dans ces affaires de détournement de biens publics ou humanitaires.

 

Le préfet aurait agi avec la complicité de Benjamin Mawada, originaire lui aussi de Bamingui-Bangoran. Les deux hommes partagent leur appartenance au MCU, ce qui expliquerait cette coordination dans l’accaparement de la base onusienne. Dans une déclaration inquiétante, le préfet se serait comparé à “l’épervier qui vole les âmes des animaux”, menaçant d’arracher l’âme de quiconque oserait le contrarier. Une rhétorique qui rappelle celle du sous-préfet de Bambari lors du récent couronnement des chefs des quartiers le 15 octobre dernier.

 

Cette prédation des biens publics et humanitaires par certains responsables administratifs intervient dans un contexte où les populations de Bamingui-Bangoran ont besoin d’une administration au service du développement, et non d’autorités préoccupées uniquement par l’enrichissement personnel. L’OIM et les autorités onusiennes à Bangui n’ont pas encore réagi officiellement à cette confiscation. Reste à savoir si cette affaire connaîtra des suites judiciaires ou si, comme souvent, l’impunité prévaudra.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Florent Mbissi….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

L’ONG INSO-RCA : des employés nationaux dénoncent la discrimination et les conflits d’intérêts

0

L’ONG INSO-RCA : des employés nationaux dénoncent la discrimination et les conflits d’intérêts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Bruno-Yapande-ministre-en-charge-de-lAdministration-du-territoire-Une-personne-parlant-dans-un-microphone-devant-une-foule-de-personnes-Texte-possible-Paroisse.-Merit-Ausiliatrice.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le ministre Bruno Yapandé termine sa tournée européenne de mendicité diplomatique pour financer des élections après avoir insulté l’Occident toute l’année
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs employés nationaux licenciés par l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO) en République centrafricaine accusent leur responsable Madia BIRALI de pratiques discriminatoires et de violations du Code de conduite de l’organisation. Dans une note d’information datée du 22 novembre 2025 dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie, ils réclament son départ immédiat de Centrafrique.

 

 

En effet, les anciens personnels affirment que M. Madia BIRALI et Mme Albane ont progressivement écarté les employés centrafricains du dispositif de travail. Selon eux, leur situation de chômage s’aggrave parce que M. Madia donne des témoignages négatifs lors des vérifications de références professionnelles auprès des employeurs potentiels. “Ces pratiques portent atteinte à notre réputation et compromettent notre avenir professionnel”, écrivent-ils au Directeur Pays.

 

Au-delà de la discrimination, les employés dénoncent ce qu’ils considèrent comme des violations du Code de conduite d’INSO. Ils citent deux cas de conflits d’intérêts qu’ils attribuent à M. Madia BIRALI, en violation de la politique de prévention de la fraude et de la corruption édictée par le siège.

 

Le premier cas concerne Mme Yabada Rosalie, l’ancienne cuisinière. Après un accident de travail, elle a été licenciée puis immédiatement remplacée par une ressortissante congolaise. Selon les plaignants, ce remplacement s’est fait sans justification transparente ni respect des procédures internes. L’affaire est actuellement devant la justice, sans que l’ONG ne se soit constituée partie.

 

Le second cas porte sur le marché de fourniture d’internet du bureau INSO. Les employés affirment que M. Madia a attribué ce contrat à son frère congolais, en contournant la procédure d’appel d’offres et les règles de passation de marchés en vigueur.

 

Face à ces accusations, les anciens personnels demandent le départ de M. Madia de la RCA dans les plus brefs délais. Ils estiment que la situation peut dégénérer davantage et entraîner des conséquences regrettables.

 

La note a été transmise au Directeur Pays d’INSO, au siège de l’organisation via le site [protectnogasafety.org](http://protectnogasafety.org), ainsi qu’au ministre de la Sécurité publique et de la Justice. Contacté par Corbeaunews-Centrafrique, le bureau d’INSO en RCA n’a pas répondu à nos sollicitatio

 

Par Anselme Mbata….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Aide internationale  en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra

0

Aide internationale  en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-rencontre-entre-le-President-centrafricain-Touadera-et-Diego-Escalona-PATUREL-Ambassadeur-de-lUnion-europeenne-en-poste-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Aide internationale en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra
La rencontre entre le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et Diego Escalona PATUREL, Ambassadeur de l’Union européenne en poste en Centrafrique. Photo la Renaissance

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de son passage à l’émission Bangô ndo tî Bikoua Oku du 24 octobre 2025, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, a vivement critiqué l’usage des aides financières extérieures accordées à la République centrafricaine. Selon lui, ces fonds ne servent pas au développement du pays mais au maintien du régime en place.

 

 

Jean-Pierre Mara a rappelé que chaque année, l’Union européenne, la France à travers l’Agence française de développement (AFD), et les États-Unis annoncent des dons importants pour soutenir Bangui. Pourtant, sur le terrain, les Centrafricains ne voient aucune amélioration de leurs conditions de vie. « Ces aides ne sont pas destinées à construire des infrastructures ni à relancer l’économie, mais à permettre au pouvoir de faire face à ses dépenses dites prioritaires », a-t-il expliqué.

 

L’ancien député cite parmi ces dépenses la rémunération des mercenaires étrangers chargés de la sécurité du président, le paiement des fonctionnaires, les avantages accordés aux membres du parti au pouvoir et l’achat régulier de véhicules pour les dignitaires du régime. « Les routes restent dans le même état, aucune centrale hydroélectrique ni nouvelle infrastructure majeure n’a vu le jour grâce à l’AFD », a-t-il poursuivi.

 

Pour Jean-Pierre Mara, cette logique d’aide entretient volontairement la dépendance du pays. Il affirme que les bailleurs de fonds sont conscients de la destination réelle de leur argent mais continuent d’alimenter le système pour garantir leurs propres intérêts. « Il faut arrêter de croire que le monde souhaite notre développement », a-t-il lancé, estimant que la RCA est piégée dans un cycle d’assistance qui profite davantage au régime qu’à la population.

 

L’ancien parlementaire dénonce enfin l’absence de résultats tangibles malgré des décennies de soutien international. Il constate que le pays reste figé, incapable d’investir dans des projets durables. « Depuis mon enfance, la route Sibut-Grimari est restée la même. La RCA est dans la stagnation et elle s’y complaît », a-t-il conclu, soulignant l’échec du modèle d’aide internationale fondé sur la survie politique plutôt que sur le développement national.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

CENTRAFRIQUE : L’ALTERNANCE POLITIQUE EST-ELLE POSSIBLE AUJOURD’HUI AVEC OU SANS LE SOUTIEN DE L’ENSEMBLE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ?

0

L’ALTERNANCE POLITIQUE EST-ELLE POSSIBLE AUJOURD’HUI AVEC OU SANS LE SOUTIEN DE L’ENSEMBLE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ?

 

CENTRAFRIQUE : L'ALTERNANCE POLITIQUE EST-ELLE POSSIBLE AUJOURD'HUI AVEC OU SANS LE SOUTIEN DE L'ENSEMBLE DE L'OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ?
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La problématique de la possibilité d’une alternance politique à l’état actuel du processus électoral mérite d’être posée au moment où le cadre juridique et institutionnelle est verrouillé ou cadenassé, l’opposition démocratique idéologiquement divisée dans une arène où la manipulation, l’improvisation, le tâtonnement, le bricolage et le rafistolage du pouvoir sont la règle en lieu et place d’un processus électoral démocratique et consensuel.

 

 

Dans cette analyse geopolitique et geostrategique, nous entendons par alternance politique qui au demeurant est un élément substantiel de la démocratie, un acte d’autodetermination, un acte de maturité politique, un renouvellement du projet de société, non seulement le changement du Président de la République mais également le changement voire la redynamisation du modèle de la gouvernance.

 

Après la décision opaque et incompréhensible du conseil constitutionnel portant validation de sept candidats pour les Élections présidentielles de décembre 2025, l’heure est aux stratégies pour négocier le suffrage du peuple.

 

Certains appellent au large rassemblement de l’opposition démocratique pour espérer déjouer les pronostics, d’autres en toute souveraineté souhaitent exiger le minimum des standards internationaux pour une élection libre, équitable, transparente, apaisée et acceptée.

 

Les alliés d’hier s’observent en chiens de faïence pendant que le pouvoir de Bangui lèche ses babines dans cette supercherie organisée.

 

Avant d’affirmer que le rêve utopique d’une alternance politique est synonyme à la derivée d’une fonction constante, il apparaît important de souligner que l’alternance politique dépend de plusieurs facteurs divers et variés.

 

D’abord il faut souffrir de reconnaître que le cadre juridique et institutionnel est hermétiquement verrouillé depuis la promulgation de la constitution, l’amendement indéfini ou l’adaptation permanente du code électoral au processus, la subordination, l’allegeance ou l’infeodation de l’Autorité Nationale des Élections et du Conseil constitutionnel au pouvoir de Bangui…

 

Une forme de caisse de raisonnance….

S’agissant du volet sécuritaire et logistique, des groupes armés occupent encore une portion du territoire national nonobstant la sous-traitance de la sécurité nationale aux forces étrangères ainsi qu’aux forces non conventionnelles de Wagner qui pillent nos ressources naturelles et commettent des exactions atroces sur la paisible population.

 

Ensuite, l’opposition démocratique avec des disparités idéologiques est morcelée et fragilisée en dépit du fait que le pouvoir de Bangui la qualifie d’ennemi de la République car ce dernier est allergique à l’adversité politique républicaine.

 

Enfin, il est notoire que la traditionnelle influence de la communauté internationale sur le processus électoral en Centrafrique a fait une chute vertigineuse de plusieurs étages laissant la place à l’hégémonie des mercenaires de Wagner qui orientent desseins les principales orientations politiques et militaires.

 

Partant de ce constat, une esquisse de scénarios de l’issue du processus électoral dans les jours à venir s’impose.

 

Le premier scénario consiste à la victoire sans gêne et sans résistance du candidat du pouvoir.

 

En conséquence de ce qui précède, la posture de “candidat-alibi” du président de l’URCA tant décriée est ainsi confirmée de façon factuelle.

 

En cas de contestation et de tensions post-electorales, le tyran tentera de l’associer à la gestion de la chose publique le temps de dissiper la crise.

Si par miracle, le président de l’URCA renverse la tendance et que la communauté internationale presse le pouvoir de Bangui de reconnaître sa défaite, ce dernier risque de s’inspirer de la jurisprudence du Congo démocratique où Fayoulou a gagné les Élections et le président sortant Kabila a préféré donner le pouvoir à Monsieur Tschissekedi suite à un deal.

 

Ainsi le “Tschissekedi centrafricain” sera naturellement le candidat du parti UNIR puisque ce dernier fût membre fondateur du MCU, son ancien ministre des finances et son ancien Premier ministre même éphémère.

 

Pour le dernier scénario, le président de l’URCA reussi à gagner les Élections et sous la menace internationale, le pouvoir de Bangui reconnaît sa défaite.

 

Dans cette configuration, les choses vont beaucoup plus se compliquer pour le nouveau locataire du palais de la renaissance car il n’a présenté que 28 candidats aux Élections législatives sur 140 circonscriptions.

 

La probabilité d’avoir des députés capables de former un groupe parlementaire à l’assemblée nationale sera très faible d’où le risque d’une motion de destitution du président de la République dès les premières heures est hyper élevé.

 

Perdu dans les différents scénarios qui occultent les intérêts du peuple, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- L’alternance politique est-elle possible dans une élection à hauts risques où le droit sert de rempart ou d’outils d’oppression au pouvoir de Bangui ?

2- Pourquoi L’alternance politique se passe de façon apaisée ailleurs qu’en République centrafricaine ?

3- En cas de défaite inattendue, le pouvoir de Bangui est-il prêt à céder le pouvoir à l’instar du défunt père de la démocratie centrafricaine le Général André Kolingba ?

4- Le soutien du BRDC et celui des autres formations politiques de l’opposition au candidat de l’URCA suffiront-ils à favoriser l’alternance politique nonobstant le verrouillage juridique et institutionnel du processus électoral ?

Au delà de ses différents scénarios et en tout état de cause, nous concluons que la possibilité d’une alternance politique à l’état actuel du processus électoral est très improbable, utopique voire difficile mais pas impossible.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité, la danse endiablée et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge instructeur.

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 22 novembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?

0

Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui-450×253.jpg” alt=”Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?” width=”450″ height=”253″ />
Opération de désarmement des rebelles de 3R à Koui. Une DKM remise par le chef Bobo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’accord signé en avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et Oumar Abdelkader de 3R et Ali Darassa de l’UPC à Ndjamena promet à ces leaders des groupes armés leur intégration dans l’armée avec reconnaissance de leurs grades militaires.

 

 

L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à N’Djaména entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés 3R et UPC fait miroiter une promesse séduisante aux chefs rebelles : leur intégration dans les Forces Armées Centrafricaines avec reconnaissance de leurs grades militaires. Le calendrier semble précis : cantonnement achevé au 19 juillet 2025, désarmement débuté le 12 juillet à Maloum pour l’UPC avec 300 à 500 combattants concernés, suivi des 3R le 16 juillet. L’accord évoque l’attribution de postes gouvernementaux aux cadres rebelles “selon des critères de compétence” et leur intégration dans l’armée.

 

Cette musique sonne familièrement aux oreilles centrafricaines. En 2019, l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation avait fait les mêmes promesses à quatorze groupes armés. Le président Touadéra a depuis annoncé que neuf d’entre eux se sont autodissous. Pourtant, leurs chefs comme Abdoulaye Issène du FPRC ou certains officiers du RPRC attendent toujours. Aucun grade reconnu, aucune intégration effective dans les FACA. Cette déception a alimenté la naissance de nouveaux mouvements rebelles, dont le PRNC.

 

L’accord actuel reste étonnamment vague sur les modalités concrètes d’intégration. Comment Ali Darassa de l’UPC ou Sembé Bobo des 3R obtiendront-ils leurs galons ? Quels critères détermineront leur rang dans la hiérarchie militaire ? Le texte ne le précise pas. Deux ex-rebelles ont bien rejoint le gouvernement et deux autres conseillent sur l’évaluation de l’accord, mais ces nominations restent symboliques face aux attentes des grands leaders.

 

L’état-major des FACA constitue le premier obstacle. Composé majoritairement de fidèles du président Touadéra, il a toujours résisté à l’arrivée de chefs rebelles à des postes stratégiques. Ces officiers craignent de voir leur influence réduite par l’intégration de nouveaux cadres issus de la rébellion. En 2019, cette résistance institutionnelle avait déjà vidé l’APPR de sa substance.

 

Les divisions ethniques compliquent l’équation. L’appartenance de nombreux rebelles des 3R et de l’UPC à la communauté peule génère des tensions avec d’autres groupes, particulièrement les chrétiens. Nommer Sembé Bobo à un grade élevé pourrait raviver ces fractures au sein même de l’armée. L’accord ne propose aucune solution pour apaiser ces rivalités communautaires qui empoisonnent la vie politique centrafricaine.

 

Le contrôle des ressources naturelles reste un enjeu central ignoré par l’accord. Les territoires des 3R dans l’Ouham-Pendé et ceux de l’UPC dans la Haute-Kotto ou dans la Basse-Kotto  regorgent d’or et de diamants. Ces richesses financent les groupes armés et justifient leur présence territoriale. Sans alternative économique crédible, pourquoi ces chefs abandonneraient-ils des activités si lucratives pour des grades militaires aux revenus incertains ?

 

Le financement du processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement demeure flou. Les bailleurs internationaux, échaudés par les échecs précédents, hésitent à débloquer de nouveaux fonds. Cette contrainte budgétaire pourrait retarder ou compromettre l’exécution des promesses faites aux rebelles.

 

L’histoire récente offre un exemple édifiant avec la formation de la Coalition des Patriotes pour le Changement. Née des frustrations post-APPR, cette alliance de groupes armés déçus a failli prendre Bangui en 2020-2021. Le même scénario pourrait se répéter si l’accord de N’Djaména déçoit les attentes des chefs des 3R et de l’UPC.

 

Les incidents récents à Sikikédé, où des affrontements ont opposé les FACA aux groupes armés malgré l’accord, témoignent de la fragilité du processus. La méfiance mutuelle persiste entre les parties, rendant hypothétique toute intégration harmonieuse.

 

Les précédents centrafricains enseignent que les accords de paix sans volonté politique réelle créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. En attirant les chefs rebelles avec des promesses d’intégration pour mieux les neutraliser sans leur offrir de véritables perspectives, le pouvoir prend le risque de nourrir de nouvelles frustrations.

 

L’accord de N’Djaména ressemble ainsi à un pari risqué. Si les chefs rebelles obtiennent effectivement leurs grades et des responsabilités réelles dans l’armée, il pourrait marquer un tournant dans la pacification du pays. Si ces promesses restent lettre morte comme en 2019, il ne fera qu’alimenter un nouveau cycle de violence. L’avenir de la République Centrafricaine se joue peut-être dans cette capacité à transformer les paroles en actes et à donner corps aux engagements pris à N’Djaména….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Voici comment Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé

0

Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un article de sensibilisation publié dans le numéro 010 de novembre 2025 de la revue “Le Reflet”, Me MBOÉ Dédé-Vianney, Docteur en Droit et Président du Think-Tank “Centrafrique Capital Synergies”, démonte méthodiquement les arguments juridiques brandis contre la nationalité centrafricaine d’Anicet Georges Dologuélé. Sous le titre “Le règne de l’inculture – Contester la nationalité centrafricaine d’AGD, c’est faire état de ses limites et de ses méconnaissances en matière juridique”, l’éminent juriste qualifie cette controverse d’imposture politique dénuée de fondement légal.

 

 

Me MBOÉ constate avoir “aperçu et entendu un certain nombre d’incongruités juridiques être disséminées en requérant la dépossession de plein droit de la nationalité centrafricaine d’AGD”, avant de s’exclamer “Ô tempora, Ô mores !!!” face à cette dérive. Sans se substituer aux avocats de Dologuélé, l’auteur adopte une démarche pédagogique par questionnements successifs pour permettre à chaque lecteur de “se rendre à l’évidence de la grossièreté politique qui est entreprise contre AGD”.

 

L’analyse juridique de Me MBOÉ s’articule autour d’une démonstration historique et technique. Il rappelle qu’AGD, né en 1957, était d’abord citoyen du territoire français de l’Oubangui-Chari avant d’acquérir la nationalité centrafricaine en 1961 par le mécanisme juridique de la succession d’État lors de l’indépendance. “AGD était né français et non centrafricain. Il a acquis la nationalité centrafricaine par le mécanisme juridique de la succession d’État”, précise l’auteur, soulignant qu’à cette époque, Dologuélé cumulait donc une double nationalité.

 

Le juriste explique que le code français de la nationalité avait instauré un délai de dix ans pour que les ressortissants des anciens territoires français d’AEF déclarent vouloir conserver leur nationalité française. N’ayant pas exercé cette option dans les délais, AGD a mécaniquement perdu sa nationalité française en 1973. Lorsqu’il l’a récupérée en 1994, ce fut par un procédé de “réintégration” et non de “naturalisation”, distinction juridique capitale selon Me MBOÉ.

 

“La réintégration, c’est le procédé par lequel il est décidé de la restauration, du rétablissement d’une nationalité à une personne qui a déjà détenue antérieurement cette même nationalité”, détaille l’auteur, tandis que “la naturalisation, c’est l’octroi d’une nationalité à une personne qui n’a jamais détenu antérieurement la dite nationalité”. Cette nuance est cruciale car elle démontre qu’AGD n’a jamais acquis une nouvelle nationalité étrangère après être devenu centrafricain, contournant ainsi les dispositions du code centrafricain qui interdisent la double nationalité par naturalisation ultérieure.

 

Me MBOÉ en conclut fermement que “les dispositions du code de la nationalité centrafricaine que d’aucuns veulent lui opposer ne sont pas rétroactives, ni ne lui sont pas applicables”. Il affirme sans ambages que “toute dénégation de son statut national de centrafricain relève de l’imposture” et que “si dans le contexte politique actuel de Centrafrique, le droit pouvait être dit en toute sécurité juridique, il ne fait aucun doute qu’AGD est, reste et demeure centrafricain”.

 

L’auteur lance également un appel pressant aux praticiens du droit processuel, les exhortant à ne pas “se laisser entraîner dans les bas-fonds d’un débat intellectuellement stérile et médiocre qui singularise et caractérise, de nos jours, la vie publique nationale”. Il insiste pour que le débat se déroule dans les prétoires plutôt que sur les réseaux sociaux, concluant que “tout ce qui a été dit et annoncé sur ce sujet n’est que vile manœuvre d’élimination et de liquidation politique, sans substances juridiques raisonnables ni raisonnées”. Le 10 novembre 2025, Me MBOÉ promettait ainsi que si la justice devait pouvoir être dite avec méthode et précision, “l’éclat de l’indélébilité de la nationalité centrafricaine d’AGD rayonnera”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Constitution-piège : regarder comment Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition,  l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé

0

Constitution-piège : Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition,  l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Constitution-piège : Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition, l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé
Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors du débat Patara du 11 octobre 2025, Dieudonné Ngoumbango a dénoncé une manipulation juridique scandaleuse organisée par le régime Touadéra : l’utilisation de la Constitution de 2023 et d’une loi de 1961 pour transformer des opposants centrafricains en apatrides et les disqualifier de toute compétition électorale. L’exemple le plus frappant est celui d’Anicet-Georges Dologuelé, ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition, que le régime tente de déclarer apatride pour l’écarter de la course présidentielle.

 

 

“Ça veut dire que Monsieur Anicet-Georges Dologuelé , même s’il se porte candidat, il sera disqualifié. Il sera disqualifié. C’est ce qu’il veut dire”, a déclaré Ngoumbango. Cette affirmation résume parfaitement la stratégie du régime : fabriquer des obstacles juridiques insurmontables pour empêcher les opposants crédibles de se présenter aux Élections.

 

Anicet-Georges Dologuelé a servi la Centrafrique comme Premier ministre. Il possédait deux nationalités : centrafricaine et française, comme des milliers d’autres Centrafricains. Cette double nationalité ne posait aucun problème jusqu’à ce que Touadéra décide d’imposer une nouvelle Constitution en 2023 qui exige que les candidats à la présidence n’aient que la seule nationalité centrafricaine.

 

Face à cette exigence, Anicet-Georges Dologuelé a fait ce que la nouvelle Constitution lui demandait : il a renoncé à sa nationalité française. Il a introduit une requête auprès des autorités françaises pour renoncer officiellement à sa nationalité. Il s’est conformé à la nouvelle Constitution imposée par Touadéra.

 

Mais voilà que le régime sort maintenant une autre arme de son arsenal juridique : une loi de 1961 qui dispose que “celui qui acquiert une nouvelle nationalité perd automatiquement sa nationalité centrafricaine”. En application de cette loi, le régime prétend que Dologuélé, en ayant acquis la nationalité française dans le passé, a automatiquement perdu sa nationalité centrafricaine.

 

Selon cette interprétation tordue, Anicet-Georges Dologuelé serait donc devenu apatride dès qu’il a acquis la nationalité française, il y a des décennies. Et maintenant qu’il renonce à la nationalité française pour se conformer à la nouvelle Constitution, il ne redevient pas centrafricain pour autant, puisqu’il aurait “perdu” sa nationalité centrafricaine en 1994 selon la loi de 1961.

 

C’est un piège juridique parfait. Si Anicet-Georges Dologuelé garde sa double nationalité, il est disqualifié par la Constitution de 2023. S’il renonce à la nationalité française, il devient apatride selon la loi de 1961. Dans les deux cas, il ne peut pas se présenter. Le régime a fabriqué une situation où Dologuélé est légalement piégé, quelle que soit la décision qu’il prend.

 

“Voyez-vous quelqu’un comme Anicet-Georges Dologuelé , qui a servi ce pays comme Premier ministre, qui a toujours joui de ces deux nationalités”, s’indigne Ngoumbango. Comment un homme qui a été Premier ministre de la Centrafrique, qui a servi l’État pendant des années, peut-il soudainement être déclaré apatride ?

 

Le paradoxe est encore plus criant quand on sait que Anicet-Georges Dologuelé est actuellement député en exercice. Comme l’a souligné l’animateur Armando : “Lui-même, il dit que le gouvernement de son pays le déclare apatride, mais il est encore député jusqu’en mars 2026, où il ne l’est pas. C’est la question que nous nous posons”. Un député apatride ? Comment comprendre qu’un homme déclaré apatride par le gouvernement continue de siéger à l’Assemblée Nationale ?

 

Cette situation absurde montre que le régime n’applique pas la loi de manière cohérente. Il l’instrumentalise pour écarter les opposants gênants de la course présidentielle, tout en fermant les yeux sur les mêmes “irrégularités” quand elles concernent des postes législatifs moins importants.

 

Ngoumbango dénonce cette manipulation : “Dans tous les pays démocratiques du monde, on n’élabore pas ce genre de Constitution qui exclut un certain nombre de personnes. C’est que des dictatures, vous allez voir que c’est dans des dictatures qu’on essaie de mettre ça en place pour écarter”.

 

Effectivement, cette utilisation de la loi pour transformer des citoyens en apatrides afin de les empêcher de se présenter aux Élections est une technique classique des dictatures. On ne fait pas des lois pour résoudre des problèmes collectifs, on fait des lois pour cibler des individus spécifiques et les neutraliser politiquement.

 

“C’est complètement stupide. Sortir des lois pour favoriser l’unité nationale ? Non, c’est pour diviser”, conclut Ngoumbango. Ces lois ne visent pas à clarifier les conditions d’éligibilité dans l’intérêt du pays. Elles visent à diviser, à exclure, à écarter tous ceux qui pourraient faire de l’ombre à Touadéra.

 

Mathurin Dimbélé Nakoué, le député voleur et trafiquant dont nous avons parlé précédemment, était également présent au débat Patara pour défendre la position du régime. Avec son aplomb habituel, il a prétendu que “la loi, elle est impersonnelle. On ne fait pas une loi pour viser quelqu’un. C’est dans votre tête”.

 

Mais personne n’est dupe. Tout le monde sait que la Constitution de 2023 a été conçue spécifiquement pour écarter certains opposants, en particulier Dologuélé. Tout le monde sait que la résurrection d’une loi de 1961 qui n’a jamais été appliquée pendant des décennies vise uniquement à piéger Anicet-Georges Dologuelé dans une situation juridique inextricable.

 

Dimbélé a tenté de justifier cette application de la loi de 1961 en invoquant des précédents : “Je vous rappelle également que le Président Dologuélé était Premier ministre en 1999 et qu’il y avait dans la Constitution de 1995 le problème de double nationalité. Cette constitution-là contenait également, entre autres conditions, d’éligibilité à la fonction du Président, le problème de double nationalité et qu’il y avait eu un arrêt de la Cour constitutionnelle de l’époque.”

 

Mais cet argument ne tient pas. Si la double nationalité d’Anicet-Georges Dologuelé posait vraiment un problème depuis 1995 ou depuis 1961, pourquoi a-t-il pu être Premier ministre ? Pourquoi a-t-il pu se présenter aux Élections présidentielles de 2015-2016 ? Pourquoi est-il actuellement député ? Si Dologuélé avait vraiment “perdu” sa nationalité centrafricaine en 1994 selon la loi de 1961, toutes ses fonctions depuis cette date seraient illégales.

 

La vérité est que cette loi de 1961 n’a jamais été promulguée par le Président David Dacko. Des milliers de Centrafricains possèdent une double nationalité et ont occupé des fonctions publiques sans que personne ne leur dise qu’ils avaient “perdu” leur nationalité centrafricaine. Mais maintenant que Touadéra veut écarter Anicet-Georges Dologuelé , soudainement cette vieille loi est ressortie des tiroirs et interprétée de la manière la plus restrictive possible.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Électricité en Centrafrique : voilà comment les 11 % de l’ICASEES cachent la réalité des provinces

0

Électricité en Centrafrique : les 11 % de l’ICASEES occultent la réalité des provinces

 

Électricité en Centrafrique : les 11 % de l'ICASEES occultent la réalité des provinces
Pylone de l’ENERCA à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les statistiques officielles d’accès à l’électricité en Centrafrique  cachent l’absence totale de courant dans les zones rurales centrafricaines.

 

 

Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), a déclaré sur la radio Ndékè Luka que 11 % des ménages centrafricains disposent d’un accès à l’électricité en Centrafrique  . Ce pourcentage, présenté comme une donnée objective, dissimule une réalité bien différente : l’électricité n’existe tout simplement pas dans les zones rurales du pays.

Le chiffre avancé par Ali pose question dès qu’on examine sa composition. En évoquant la nécessité de développer « l’électricité rurale  en Centrafrique », le directeur de l’ICASEES admet implicitement que les provinces vivent dans l’obscurité totale. Ces 11 % reflètent probablement la situation de Bangui et de quelques centres urbains comme Berberati ou Bambari, où l’accès reste précaire mais existe. Dans les villages, les habitants utilisent des lampes à pétrole, des bougies ou des générateurs privés pour ceux qui en ont les moyens. L’électricité publique n’y parvient pas.

Cette présentation statistique oriente mal les décisions publiques. Ali affirme que ses données guident les politiques sectorielles dans le cadre du plan national de développement. Mais comment planifier efficacement l’électrification du pays en s’appuyant sur un pourcentage qui masque l’ampleur du défi ? Si le département de l’énergie croit que 11 % des ménages ont déjà accès à l’électricité, il risque de sous-estimer les investissements nécessaires pour électrifier les provinces.

Les conséquences dépassent l’éclairage domestique. Ali mentionne que l’électricité sert aux « petits travaux » et aux machines. Sans courant, les artisans ruraux ne peuvent moderniser leurs outils, les commerçants ne peuvent conserver leurs produits, et les services de base restent inaccessibles. Dans un pays où 70 % des ménages vivent dans la pauvreté selon d’autres enquêtes de l’ICASEES, l’absence d’électricité aggrave l’isolement des communautés rurales.

L’institut justifie sa mission en affirmant fournir gratuitement ces statistiques aux décideurs. Mais la valeur de ces données dépend de leur précision. En présentant 11 % sans préciser que ce chiffre exclut de facto l’immense majorité du territoire national, l’ICASEES produit une information trompeuse. Les partenaires internationaux comme la Banque mondiale, qui financent ces études, ont besoin de données fiables pour orienter leurs programmes d’aide.

La méthode de calcul de ces 11 % reste opaque. L’ICASEES n’explique pas comment elle définit « l’accès à l’électricité » : s’agit-il d’un raccordement permanent, d’un accès occasionnel, ou d’une simple proximité avec une source électrique ? Cette imprécision permet toutes les interprétations et affaiblit la crédibilité de l’enquête.

Les zones rurales centrafricaines attendent toujours leur première ampoule. Les 11 % de l’ICASEES ne changeront pas cette réalité. Ils risquent même de la prolonger en donnant l’illusion d’un progrès là où règne l’obscurité. Une statistique honnête aurait distingué clairement l’accès urbain de l’inexistence rurale, offrant aux décideurs une base solide pour agir….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs

0

Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-enfants-dans-la-salle-lors-de-la-seance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs
Les enfants dans la salle lors de la séance

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant célébrée ce 20 novembre, l’Association Action Solidaire a organisé jeudi à Bangui une rencontre de sensibilisation avec les élèves de l’école Idéal Bilingue School ainsi que ceux des écoles des sourds-muets et des aveugles de Benz-Vie. Une initiative saluée par les responsables pédagogiques comme un moment d’apprentissage essentiel sur les droits et devoirs des enfants.

 

 

Devant des  élèves attentifs, les membres de l’association ont multiplié les exposés pour expliquer les droits fondamentaux de l’enfant. Madame Koyatro Bernadette, trésorière générale d’Action Solidaire, a particulièrement insisté sur le droit à l’identité comme pierre angulaire de tous les autres droits.

 

« L’enfant a d’abord droit à l’identité. Dès qu’un parent met un enfant au monde, il doit faire établir son acte de naissance et assurer un suivi, notamment pour sa santé », a-t-elle déclaré devant l’assemblée. La responsable associative a également rappelé les devoirs qui incombent aux enfants : « Obéir aux parents, aller à l’école, respecter les enseignements des professeurs».

 

Mais c’est surtout aux parents que Madame Koyatro a voulu adresser un message ferme. « Je lance un appel aux pères et aux mères : si vous mettez un enfant au monde, allez directement à la mairie faire établir l’acte de naissance. Sans cet acte, l’enfant n’existe pas sur le plan légal, il n’a pas de survie reconnue sur terre », a-t-elle martelé, soulignant également l’importance du suivi sanitaire et de l’éducation.

Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs
Une photo de famille avec les enfants

 

La journée a également bénéficié des interventions du directeur de l’école des aveugles et sourds-muets ainsi que du représentant de l’Idéal Bilingue School, qui ont enrichi les débats sur les droits de l’enfant.

 

Pour l’un des responsables pédagogiques de l’école hôte, cette initiative constitue une première bienvenue. « Je suis très touché par cette manifestation que l’Association Solidaire organise dans notre établissement. C’est quelque chose de nouveau pour nous. Si cela continue, tous les enfants sauront quels sont leurs droits et leurs devoirs. Cela leur permettra d’aller à l’école, d’étudier, de devenir des personnalités respectées », s’est-il réjoui.

 

Le responsable pédagogique a lancé un appel à tous les parents et établissements scolaires pour qu’ils instruisent les enfants sur leurs droits. « Si les enfants connaissent bien leurs droits, cela leur permettra de se défendre face aux mauvaises situations qui se passent dans le pays », a-t-il conclu, soulignant la dimension protectrice de cette éducation civique.

 

Cette sensibilisation s’inscrit dans un contexte où de nombreux enfants centrafricains restent encore privés d’état civil, avec toutes les conséquences que cela entraîne sur leur accès à l’éducation, aux soins de santé et à une protection juridique effective.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Comment les technologies émergentes influencent les changements économiques en Afrique centrale

0

 

Comment les technologies émergentes influencent les changements économiques en Afrique centrale

 

La technologie numérique offre à l’Afrique centrale une chance de surmonter les obstacles de longue date à la croissance. Des infrastructures limitées, un faible accès bancaire et un commerce régional fragmenté ont longtemps freiné le développement dans des pays comme la République centrafricaine (RCA). Aujourd’hui, les réseaux mobiles, les plateformes numériques et les outils de données remodèlent la création de valeur, élargissant l’entrepreneuriat, l’accès financier et la réforme du secteur public. Ce changement est plus que de nouveaux services, il signale une réorganisation des systèmes économiques de la région.

Redéfinir l’inclusion financière

La banque traditionnelle reste inaccessible à beaucoup, surtout dans les zones rurales ou touchées par les conflits. L’argent mobile a transformé cette situation, permettant aux utilisateurs d’épargner, d’envoyer et de recevoir des fonds avec de simples téléphones portables. En RCA et dans les pays voisins, les paiements mobiles sont essentiels pour le commerce de marché, les envois de fonds et les opérations des petites entreprises.

À mesure que l’adoption numérique se développe, des outils avancés émergent. De nouvelles monnaies numériques peuvent lever des capitaux par le biais la prévente crypto, où les premiers investisseurs acquièrent des tokens avant le lancement public. Ces tokens peuvent ensuite servir d’instruments de paiement ou d’actifs numériques, fournissant des fonds, élargissant l’accès à l’investissement et permettant aux entrepreneurs informels d’épargner et d’investir en toute sécurité.

Ouvrir des routes commerciales régionales

De mauvaises routes, des procédures douanières lentes et des paiements peu fiables ont maintenu les marchés régionaux fragmentés. Les plateformes numériques peuvent les intégrer : les places de marché en ligne connectent les vendeurs de la RCA avec les acheteurs des États voisins, tandis que les applications de logistique mobile relient efficacement les transporteurs et les marchandises. Les déclarations douanières numériques et le suivi transparent réduisent les retards et la corruption. Combinés aux accords économiques régionaux, ces outils créent un marché connecté qui stimule les producteurs locaux et le commerce transfrontalier.

L’agriculture axée sur les données

L’agriculture est essentielle aux économies d’Afrique centrale, mais la productivité est limitée par l’accès à l’information technique, aux données météorologiques et aux méthodes modernes. Les régimes climatiques imprévisibles et le manque d’alertes précoces rendent la planification risquée.

Les outils numériques aident les agriculteurs à prendre des décisions éclairées. Les applications mobiles fournissent des prévisions météorologiques locales et des conseils agricoles, tandis que l’imagerie satellitaire surveille les cultures sur de vastes zones. La combinaison de ces données permet une agriculture de précision, réduisant les pertes et augmentant les rendements. L’amélioration de la productivité renforce la sécurité alimentaire et crée un potentiel d’exportation.

Identité numérique et gouvernance

La faiblesse des systèmes d’identification limite l’accès aux services publics, entrave la perception des impôts et laisse place à la fraude. De nombreux citoyens ne peuvent pas ouvrir de compte, demander de crédit ou recevoir un soutien social.

Des systèmes d’identité numérique sécurisés, y compris ceux construits sur la technologie de grand livre distribué, peuvent fournir une preuve d’identité fiable et lier les individus à l’activité économique. Cela peut aider les autorités à améliorer la perception des impôts, à réduire le détournement de fonds et à distribuer l’aide de manière transparente. Une gouvernance numérique plus forte renforce la capacité de l’État, la confiance et garantit que les dépenses publiques ont un impact accru.

Conclusion

Les technologies émergentes sont en train de remodeler discrètement l’économie de l’Afrique centrale. La finance mobile autonomise les personnes non bancarisées, les plateformes numériques ouvrent des routes commerciales, les outils de données augmentent la résilience agricole et les systèmes d’identité sécurisés renforcent la gouvernance. Le principal défi consiste à construire des infrastructures, à améliorer la littératie numérique et à établir des réglementations claires pour garantir que ces outils génèrent une croissance durable. Cependant, la littératie numérique limitée, la connectivité inégale et l’évolution des cadres réglementaires doivent être abordées pour garantir que les avantages atteignent toutes les communautés.

 

FLASH INFO : attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés

0

attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/checkpoint-des-soldats-faca-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>FLASH INFO : attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés
Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques semaines du premier tour des Élections groupées prévues pour décembre 2025, les bruits de bottes commencent à se faire sentir à travers le pays. Les incidents sécuritaires se multiplient dans plusieurs régions, témoignant d’une montée des tensions à l’approche de ce scrutin.

 

C’est dans ce contexte déjà tendu qu’une nouvelle attaque armée a visé les forces gouvernementales. Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre 2025, vers 23 heures, des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut un checkpoint des Forces armées centrafricaines (FACA) situé à 6 kilomètres à la sortie de Bossangoa, sur l’axe de la Nana-Bakassa.

 

Les assaillants, dont le nombre et l’identité restent inconnus, ont attaqué la position avec une violence qui a pris les soldats FACA au dépourvu. Face à l’intensité de l’assaut, les militaires ont été rapidement mis en déroute. Les échanges de tirs nourris ont fait trois morts dans les rangs des forces gouvernementales. Dépassés par la situation, les soldats survivants ont abandonné le poste et se sont repliés vers la ville.

 

Après avoir contrôlé brièvement la position, les assaillants se sont repliés et dispersés dans la nature, suivant une tactique désormais classique dans ce type d’opération. Aucune information n’a filtré sur d’éventuelles pertes dans leurs rangs. Le bilan total fait état de 3 morts et un blessé.

 

Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, est une ville stratégique du nord-ouest de la Centrafrique. Cette nouvelle attaque pousse à s’interroger sur la capacité des FACA à sécuriser les axes routiers et les positions stratégiques dans cette région, particulièrement en cette période préélectorale sensible.

 

Par Justin Mandaba….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Top Astuces pour Profiter du Code Promo Melbet Tunisie en 2025

0

Si vous avez parié sur le football et apprécié les jeux de casino rapides en Tunisie, vous avez très certainement rencontré le code promo de Melbet Tunisie. Il est populaire dans les groupes de football, dans les discussions sur Telegram, dans les conversations dans les cafés pendant les matchs de Ligue 1 Pro, et même dans les publications lors des soirées de coupes européennes. Et pour être juste, cela a du sens. Un bon code promo vous donne un solde bonus à utiliser, vous permet d’essayer différents paris et rend le tout plus amusant, sans avoir à effectuer un dépôt plus important.

 

Top Astuces pour Profiter du Code Promo Melbet Tunisie en 2025

 

Pourquoi les codes promo comptent autant en Tunisie cette année

Les Tunisiens adorent le football — ce n’est pas un secret pour personne. Les matchs de Ligue 1 Pro suscitent une grande attention, et beaucoup de fans suivent les ligues européennes avec la même passion. C’est pourquoi les paris en ligne sont devenus un passe-temps populaire, surtout lors des grands matchs. Un code promo MelBet Tunisie vous offre davantage de flexibilité et vous permet de placer des paris supplémentaires sans dépasser votre dépôt initial.

L’avantage des codes promo, c’est qu’ils offrent un espace pour expérimenter. Vous pouvez tester de nouveaux marchés, explorer le live betting ou même essayer la section casino sans pression. De nombreux parieurs tunisiens estiment que les bonus leur permettent de mieux tirer parti de la plateforme, car l’enjeu semble moins lourd.

Quels types de codes promo Melbet Tunisie propose en 2025

Melbet a commencé cette année avec une variété de bonus, de nouveaux comme les connus. Que vous aimiez les prédictions footballistiques ou les spins rapides au casino, il y a forcément une offre adaptée à votre style.

Voici un tableau rapide des principaux types de bonus et de ce que les joueurs tunisiens apprécient le plus :

Type de BonusCe qu’il vous offrePourquoi les Tunisiens l’utilisent
Bonus de BienvenueSolde supplémentaire sur le premier dépôtIdéal pour les nouveaux joueurs
Promotion SportiveValeur supplémentaire pour les paris footballParfait pour la Ligue 1 Pro et les matchs européens
Pari GratuitPetit pari sans risqueUtile pour tester des prédictions
Offre de remboursement (Cashback)Retour sur les paris perdantsRéduit le stress les jours malchanceux
Tours Gratuits CasinoTours gratuits sur des machines sélectionnéesParfait pour de courtes sessions de jeu

Conseil n° 1 : Activez le code promo avant de déposer

Un changement de code promo avant d’effectuer un dépôt est une erreur que commettent souvent nos joueurs avant de prendre connaissance de cette information, et c’est vraiment à éviter. De nombreux bonus sont même activés et améliorent leur état une fois le dépôt effectué, sans avoir saisi le code.

 

Pour activer le bonus, ouvrez l’application, allez à la section des bonus, puis saisissez le code promo demandé afin de le valider avant de faire votre dépôt. Juste après avoir effectué le dépôt, le bonus sera crédité. Il faut savoir que l’on procède à cette procédure dans un autre sens afin de répondre à votre demande de retrait.

 

 

Conseil n° 2 : Choisissez les bonus adaptés à votre style

Si vous aimez parier sur le football, le bonus de bienvenue ou la promotion sportive sera idéal. Si vous préférez essayer de nouvelles machines à sous, optez pour les free spins.
Si vous pariez occasionnellement sur de petits paris lors des grands matchs, le free bet vous conviendrait parfaitement.

Conseil n° 3 : Répartissez vos paris au lieu de tout miser

Cette astuce est particulièrement populaire chez les fans tunisiens qui suivent de près la Ligue 1 Pro. Au lieu de tout miser sur une seule prédiction — comme choisir le vainqueur — divisez votre solde en plusieurs petits paris.
Cette méthode simple vous offre davantage de chances de réussir au moins un pari gagnant. Avec les bonus, répartir les paris devient beaucoup plus sûr et plus agréable.

Conseil n° 4 : Profitez du Live Betting

Les Tunisiens excellent en betting live. La section live de Melbet est toujours à jour en matière de cotations et vous offre l’occasion d’en profiter.

Lors d’un match, s’il y a une intensification, avec plus de fautes, de tirs au but, d’attaques, s’il y a plus de pression d’un côté. C’est le bon moment pour miser une partie de votre bonus. Les paris live sont plus intéressants et plus naturels que les paris avant-match, car vous vous basez sur le match en temps réel. De plus, Melbet Tunisie fonctionne très bien sur des connexions moyennes, et le betting live est donc essentiel pour augmenter vos chances en 2025.

Conseil n° 5 : Cherchez les Boosts de Matchday et les Offres Temporaires

Melbet Tunisie adore lancer des boosts promotionnels pendant les grands moments : les derbies de Ligue 1 Pro, les finales de coupe, les matchs de la CAF, les soirées de la Ligue des champions, et parfois même les qualifications internationales.
Ces codes spéciaux offrent plus de valeur que les bonus habituels.

Gardez un œil sur :

  • Les notifications de l’application Melbet
  • leurs pages sur les réseaux sociaux
  • les groupes Telegram tunisiens
  • les bannières dans le site

Les boosts des jours de match sont souvent disponibles seulement pendant quelques heures, donc les repérer tôt vous donne un vrai avantage.

Conseil n° 6 : Utilisez l’Application Melbet au lieu du site web

Bien sûr, vous pouvez jouer sur le site Web. Mais l’application offre une meilleure expérience pour presque tout. L’application se charge plus rapidement, les paiements sont plus fluides, vous êtes instantanément informé des nouveaux codes promo, et vous pouvez voir les cotes en direct plus clairement.

Conseil n° 7 : Jouez intelligemment et ne vous précipitez pas

Cela semble évident, mais beaucoup de joueurs se précipitent lors des moments émotionnels — surtout lors des derbies locaux ou des grands matchs de la CAF. Prenez votre temps. Vérifiez la composition des équipes, tenez compte des absences et évitez de courir après les pertes.

Les bonus vous donnent un solde supplémentaire, mais la meilleure valeur vient toujours des prédictions calmes et réfléchies.

Comment les crypto-monnaies ont acquis une popularité considérable en Afrique ?

0

En Afrique, la crypto est perçue comme un moyen plus rapide d’envoyer et de recevoir de l’argent. Elle constitue également la classe d’actifs la plus populaire pour les traders. Les avantages du Bitcoin et d’autres monnaies numériques favorisent une adoption hyper rapide sur le continent. Voyons comment les africains apprécient les cryptos et interagissent avec.

Comment les crypto-monnaies ont acquis une popularité considérable en Afrique ?

À quoi servent les crypto-monnaies en Afrique ?

L’adoption des crypto-monnaies en Afrique est motivée par des besoins réels plutôt que par la spéculation. Le continent est devenu un terrain d’expérimentation unique pour les cas d’utilisation concrets des crypto-monnaies. Leur acquisition est de plus en plus simple. En effet, grâce à un exchange crypto sans KYC, les africains peuvent s’inscrire et acheter de la crypto tout de suite sans avoir à soumettre des documents d’identité ou des selfies comme c’est souvent le cas.

1. Transferts de fonds et paiements transfrontaliers

Des millions d’Africains dépendent des transferts de fonds venus de leurs proches à l’étranger. Les moyens d’envoi conventionnels tels que Western Union sont souvent coûteux et lents. Les crypto-monnaies permettent des transferts transfrontaliers plus rapides et moins chers, ce qui les rend attractives pour les familles comme pour les entreprises.

2. Protection contre l’inflation

Dans les pays où les monnaies sont volatiles, nombreux sont ceux qui utilisent le Bitcoin ou les stablecoins pour préserver leur épargne. Les stablecoins comme l’USDT et l’USDC sont particulièrement populaires car ils suivent le dollar américain et offrent une protection contre la dépréciation de la monnaie locale.

3. Paiements pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs

Les freelances africains travaillant avec des clients internationaux optent souvent pour les paiements en crypto-monnaies afin d’éviter les frais de transfert élevés et les délais de règlement importants. Les petites entreprises utilisent également les crypto-monnaies pour payer plus efficacement leurs fournisseurs internationaux.

4. Négoce et investissements de détail

Avec le développement des contenus éducatifs et des applications mobiles sur le continent, de plus en plus de personnes s’intéressent aux crypto-monnaies comme placement. Les plateformes d’échange locales ont simplifié et sécurisé le processus d’inscription.

5. Inclusion financière

Les crypto-monnaies offrent un accès aux services financiers à des millions de personnes non bancarisées. Grâce à un simple smartphone, elles peuvent épargner, effectuer des transactions ou participer au commerce numérique, même sans compte bancaire traditionnel.

Entreprises à l’origine de la croissance des crypto-monnaies en Afrique

L’écosystème crypto africain repose sur une combinaison d’acteurs mondiaux et d’innovateurs locaux de premier plan. Binance demeure l’une des plateformes les plus influentes du continent, offrant liquidité, formation et un accès simplifié au trading. Luno est une autre plateforme d’échange majeure, solidement implantée en Afrique du Sud et présente sur plusieurs marchés africains.

Les entreprises locales sont devenues essentielles à l’écosystème. Yellow Card a bâti l’un des plus vastes réseaux d’achat et de vente de crypto-monnaies contre des devises locales. VALR, une plateforme d’échange sud-africaine, propose des solutions de trading avancées tout en favorisant la liquidité régionale. AZA Finance (anciennement BitPesa) est spécialisée dans les paiements interentreprises et offre des solutions de règlement transfrontalières en crypto-monnaies aux entreprises opérant à travers l’Afrique.

Les plateformes pair-à-pair jouent également un rôle majeur. Binance P2P, anciennement Paxful , et diverses applications P2P locales permettent d’échanger des crypto-monnaies même dans les pays où les services bancaires traditionnels sont limités ou lents. Des fintechs comme Chipper Cash ont intégré les crypto-monnaies à leurs services de transfert d’argent, renforçant ainsi leur rôle dans les mouvements de fonds transfrontaliers.

Conclusion

L’essor des crypto-monnaies en Afrique est étroitement lié aux réalités économiques uniques du continent et à son esprit d’innovation. Il répond à des problématiques persistantes telles que les transferts de fonds, l’instabilité monétaire et l’inclusion financière, tout en offrant aux entrepreneurs de nouvelles solutions pour réaliser des transactions à l’échelle mondiale. Soutenu par les plateformes d’échange internationales et de puissantes fintechs locales, l’écosystème crypto africain poursuit son expansion rapide.

À mesure que l’adoption des crypto-monnaies se développe, de plus en plus de gouvernements mettent en place des cadres réglementaires plus clairs, ce qui pourrait ouvrir la voie à des opportunités encore plus importantes. Pour de nombreux Africains, les crypto-monnaies ne sont pas qu’un simple actif spéculatif : elles constituent un outil financier concret qui améliore le quotidien et transforme l’économie numérique du continent.

Ça chauffe au ministère du travail. Les petits dictateurs de l’ACFPE menacent désormais de tuer leurs dénonciateurs

0

Ça chauffe au ministère du travail. Les petits dictateurs de l’ACFPE menacent désormais de tuer leurs dénonciateurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/henri_koulayom_pca_de_acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ça chauffe au ministère du travail. Les petits dictateurs de l’ACFPE menacent désormais de tuer leurs dénonciateurs
Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après la publication des scandales de détournement et de mauvaise gestion par CNC, les responsables indexés promettent de tuer leurs dénonciateurs.

 

 

Les révélations explosives faite par le journal en ligne Corbeau News Centrafrique sur le chaos organisationnel et le détournement de 22 millions de francs CFA à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) ont visiblement touché une corde sensible. Plutôt que de reconnaître leurs méfaits et de rendre des comptes, les responsables indexés dans nos articles ont choisi la voie de l’intimidation et de la menace. Selon nos sources, certains directeurs et cadres de l’ACFPE ont promis de mener une “enquête discrète” pour identifier ceux qui ont fourni des informations à notre rédaction, avec des menaces explicites : “Dès qu’on retrouve la personne, on va la tuer” ou “on va la limoger”. Un comportement de petits dictateurs qui explique parfaitement pourquoi cette institution est devenue un repaire de corruption.

 

Pour comprendre la rage qui anime ces mafieux de l’ACFPE, rappelons brièvement ce que CNC  a révélé ces derniers jours.

 

Premier scandale : Le chaos du projet ICOMPETE….

Dans notre premier article, nous avons documenté le désastre organisationnel du projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés. Ce projet qui devait être une bouée de sauvetage s’est transformé en cauchemar :

 

– Communication inexistante, délai de dépôt réduit à moins d’une semaine

– Monopolisation de la saisie par Monga Aubin, directeur de la Formation, qui a transformé le processus en machine à cash (500 FCFA par fiche de candidat saisi)

– Saisie clandestine dans les bureaux fermés avec des amis et complices

– Affichage des listes le samedi à 11h pour une composition le dimanche

– Listes catastrophiques sans ordre alphabétique, avec des milliers d’omissions et des numéros dupliqués (quatre à cinq candidats avec le même numéro)

– Composition dans le chaos : salles sales, candidats perdus parcourant des kilomètres

– Plus de 500 jeunes arrivés trop tard, privés d’une opportunité de formation

 

Deuxième scandale : Le détournement des 22 millions de FCFA….

Notre deuxième article a révélé comment un budget de 22 millions de francs CFA destiné à la communication du projet a été détourné par une mafia à quatre têtes :

 

– Mbalanga Evodie, cheffe de communication du projet : une géographe sans formation en communication, placée par népotisme grâce à Aristide Ganabo. Elle est également membre du conseil d’administration de l’ACFPE, ce qui lui confère une impunité quasi totale.

– Aristide Ganabo, chargé de mission au ministère du Travail : le parrain qui a imposé Mbalanga Evodie et organiser le système de détournement.

– Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE et sœur de la ministre du Travail : elle a validé les budgets, accepté les nominations complaisantes et certifié les rapports mensongers.

– Le directeur comptable de l’ACFPE : il a validé les dépenses fictives et fabriqué les fausses pièces justificatives.

 

Au lieu d’une campagne d’une semaine avec plusieurs véhicules, des spots radio et la mobilisation d’ONG, la réalité a été : 48 heures de pseudo-sensibilisation, deux véhicules (dont un appartenant déjà à l’ACFPE), aucune campagne radio, aucune ONG mobilisée. Résultat : au moins 19 millions de francs CFA détournés.

 

Ce qui met ces responsables en rage, c’est simple : c’est la première fois qu’ils sont nommément exposés dans la presse. Jusque-là, ils opéraient dans l’ombre, protégés par leurs réseaux politiques et familiaux. Ils volaient tranquillement l’argent destiné aux jeunes centrafricains, organisaient leurs petits trafics, monopolisaient les projets, et personne ne disait rien.

 

La publication de nos articles a brisé cette omerta. Mbalanga Evodie, Monga Aubin, Renée Bimbo, Aristide Ganabo, le directeur comptable : leurs noms sont désormais associés publiquement à des scandales de détournement et de mauvaise gestion. Leur réputation est écornée. Leurs protecteurs au ministère et au gouvernement sont embarrassés. La Banque mondiale est alertée.

 

Cette exposition publique les terrifie. Car elle menace leur système. Si les projecteurs restent braqués sur l’ACFPE, s’ils doivent rendre des comptes, s’ils ne peuvent plus voler en paix, c’est toute leur petite entreprise mafieuse qui s’effondre.

 

Alors, plutôt que de reconnaître leurs erreurs, plutôt que de restituer l’argent volé, plutôt que de démissionner, ils ont choisi la menace et l’intimidation.

 

“On va retrouver la personne et on va la tuer”….

Selon nos informations, plusieurs responsables de l’ACFPE indexés dans nos articles ont tenu des propos particulièrement graves lors de différentes discussions avec des collègues. Furieux d’avoir été démasqués, ils ont promis de mener une enquête discrète pour identifier les sources qui ont fourni des informations à CNC.

 

Les menaces sont explicites : “Dès qu’on retrouve la personne, on va la tuer” ou “on va la limoger”. Ces propos, rapportés par plusieurs témoins internes, révèlent la vraie nature de ces individus. Ce ne sont pas des serviteurs de l’État soucieux de l’intérêt général. Ce sont des petits dictateurs qui se croient tout-puissants, capables de vie ou de mort sur leurs subordonnés.

 

Pourquoi cette arrogance ? Parce qu’ils ont l’habitude de l’impunité. Ils volent depuis des années sans jamais être inquiétés. Ils placent leurs amis et leurs parents aux postes stratégiques. Ils détournent les projets de développement. Ils maltraitent les agents honnêtes. Et rien ne se passe.

 

Cette impunité leur est montée à la tête. Ils se croient intouchables. Ils pensent que parce qu’ils ont la protection de la directrice générale (qui est la sœur de la ministre), parce qu’ils siègent au conseil d’administration, parce qu’ils ont des appuis au ministère, ils peuvent faire ce qu’ils veulent.

 

Menacer de tuer quelqu’un parce qu’il a révélé la vérité sur vos détournements ? C’est le comportement de mafieux, pas de fonctionnaires de l’État. C’est le comportement de petits dictateurs qui ont perdu tout sens de la mesure et de la légalité.

 

CNC est comme l’air qu’on respire : Insaisissable, omniprésent….

À ces responsables qui promettent de “retrouver la personne” et de la tuer ou la limoger, Corbeau News Centrafrique a un message simple : vous ne comprenez pas à qui vous avez affaire.

 

CNC, c’est comme l’air qu’on respire. L’air est partout, invisible, insaisissable. Quand vous parlez, l’air sort de votre bouche. Le voyez-vous ? Non. Quand le vent souffle, le sentez-vous ? Oui. Mais pouvez-vous l’attraper ? Non.

 

Corbeau News Centrafrique, c’est pareil. Nous sommes partout. Dans vos bureaux, dans vos réunions, dans vos chambres même. Nous écoutons ce que vous dites. Nous savons ce que vous faites. Nous documentons vos magouilles. Et vous ne pouvez pas nous attraper.

 

Vous croyez pouvoir mener une “enquête discrète” pour identifier nos sources ? Allez-y. Interrogez tous vos agents. Mettez tout le monde sous surveillance. Instaurez un climat de terreur. Vous ne trouverez rien. Parce que nos sources ne sont pas une personne, mais des dizaines. Parce que les Centrafricains honnêtes qui travaillent à l’ACFPE en ont assez de vous voir voler. Parce que même vos propres complices commencent à avoir peur de l’ampleur du scandale et parlent à CNC.

 

Vous croyez pouvoir nous intimider avec vos menaces de mort ? Nous avons couvert les pires crises de ce pays. Nous avons dénoncé le grand dictateur mafieux et criminel Faustin-Archange Touadera, nous avons dénoncé des criminels de guerre, des mercenaires russes, des ministres corrompus. Vous pensez vraiment que quelques petits voleurs de l’ACFPE vont nous faire taire ?

 

Le vrai problème, c’est vous, pas CNC….

Comprenez bien une chose : Corbeau News Centrafrique ne vous a pas cherché. Nous n’avons pas inventé le chaos du projet ICOMPETE. Nous n’avons pas détourné les 22 millions de francs CFA. Nous n’avons pas monopolisé la saisie pour toucher 500 FCFA par fiche. Nous n’avons pas affiché les listes le samedi pour une composition le dimanche. Nous n’avons pas privé des milliers de jeunes d’une opportunité de formation.

 

C’est vous qui avez fait tout cela. C’est vous qui avez transformé un projet de développement en machine à enrichissement personnel. C’est vous qui avez trahi la confiance de la Banque mondiale. C’est vous qui avez piétiné les espoirs de milliers de jeunes centrafricains.

 

Corbeau News Centrafrique a simplement fait son travail : dire la vérité au peuple centrafricain. Documenter vos méfaits. Exposer votre corruption. Exiger que vous rendiez des comptes.

 

Si vous voulez que CNC arrête de parler de vous, la solution est simple : arrêtez de voler. Arrêtez de détourner les fonds publics. Arrêtez de gérer l’ACFPE comme un clan mafieux. Gérez les deniers publics de l’État comme il se doit, avec transparence et honnêteté. C’est tout.

 

Faites votre travail correctement, servez l’intérêt général plutôt que vos intérêts personnels, et CNC n’aura plus rien à dénoncer. C’est aussi simple que cela.

 

Vos menaces aggravent votre situation….

En menaçant de tuer ou de limoger vos dénonciateurs, vous ne faites qu’aggraver votre situation. Vous ajoutez des charges à votre dossier déjà bien rempli.

 

Le détournement de fonds publics est un crime. Les menaces de mort sont un crime. L’intimidation de témoins est un crime. Vous êtes en train de creuser votre propre tombe juridique.

 

Et vous oubliez une chose importante : vos menaces vont être documentées. Elles vont être rapportées à la Banque mondiale. Elles vont être portées à la connaissance de ce  procureur de la République gbakamandja de Boy-Rabe. Elles vont être incluses dans les dossiers de plainte qui seront déposés contre vous.

 

Quand vous serez finalement traduits en justice – et ce jour viendra – vos menaces de mort seront une circonstance aggravante. Elles prouveront que non seulement vous avez volé l’argent du peuple, mais qu’en plus vous avez tenté d’intimider ceux qui voulaient révéler la vérité.

 

L’ACFPE est devenue un clan mafieux….

Votre réaction face aux révélations de CNC confirme ce que nous disions : l’ACFPE est devenue un clan mafieux. Ce n’est plus une institution de service public. C’est un terrain de chasse pour une petite clique de prédateurs.

 

Une institution saine réagirait aux accusations de corruption en diligentant une enquête interne, en suspendant les responsables mis en cause, en collaborant avec la justice pour établir la vérité. Une institution saine chercherait à restaurer sa réputation en faisant la lumière et en sanctionnant les coupables.

 

Mais l’ACFPE ne fait rien de tout cela. Au lieu de cela, ses dirigeants menacent de mort les lanceurs d’alerte. C’est le comportement d’une organisation criminelle, pas d’une agence publique.

 

Cette dérive est d’autant plus grave que l’ACFPE est censée servir les jeunes centrafricains, leur offrir des formations, leur donner des opportunités. Au lieu de cela, elle est devenue une machine à enrichir quelques individus au détriment de milliers de jeunes désespérés.

 

Corbeau News Centrafrique sait que tous les agents de l’ACFPE ne sont pas corrompus. Nous savons qu’il y a des hommes et des femmes honnêtes dans cette institution, des professionnels qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent malgré l’environnement toxique créé par la direction.

 

À ces agents honnêtes, nous disons : ne vous laissez pas intimider. Les menaces de vos supérieurs sont des actes de désespoir. Ils savent que leur système s’effondre. Ils savent que la vérité éclate au grand jour. Ils savent que leur impunité touche à sa fin.

 

Aux petits dictateurs de l’ACFPE qui pensent pouvoir nous faire taire avec leurs menaces, nous disons clairement : vous vous trompez de combat.

 

Par Alain Nzilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra

0

Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Bangui, le ,   Corbeaunews-Centrafrique (CNC). La décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 a produit un effet inattendu : en validant toutes les candidatures sans répondre aux questions posées, l’institution a involontairement confirmé ce que beaucoup soupçonnaient. Le président Faustin-Archange Touadéra ne peut pas démontrer son ascendance paternelle centrafricaine.

 

 

La requête déposée le 3 novembre 2025 par l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), représenté par son coordonnateur national Élysée Nguimalé, a placé la Cour constitutionnelle face à un problème juridique qu’elle n’a pas su résoudre. L’organisation demandait l’invalidation de la candidature du président sortant Baba Kongoboro pour trois motifs, dont le plus embarrassant concernait son origine paternelle.

 

Selon la Constitution illégale du 30 août 2023, article 67, tout candidat à la présidentielle doit être “centrafricain d’origine”, c’est-à-dire issu de parents eux-mêmes centrafricains d’origine. La requête de l’OGDC exigeait que Touadéra présente les actes de naissance de ses quatre grands-parents – paternels et maternels – pour établir sa conformité avec cette exigence constitutionnelle. Le document allait plus loin en affirmant que la famille paternelle du président “demeure inconnue sur le territoire” centrafricain.

 

Les Centrafricains ont salué cette initiative d’Élysée Nguimalé avec enthousiasme. Beaucoup l’ont surnommé “Joseph Bendounga II”, en référence à Joseph Bendounga, l’ancien député de Bimbo 3 et président du MDREC décédé en janvier 2025. Bendounga incarnait cette opposition irréductible qui refusait toute compromission avec le pouvoir, même face aux pressions les plus lourdes. La comparaison est flatteuse : Nguimalé a osé soulever publiquement une question que tous se posaient en privé, sachant pertinemment que le Conseil Constitutionnel est totalement acquis au régime.

 

Car il faut le dire clairement : le président de cette institution, Jean-Pierre Waboué, n’est autre qu’un proche parent de Touadéra. Originaire du même village, de la même ethnie, il entretient avec le chef de l’État des liens familiaux directs. Dans ces conditions, comment espérer une décision impartiale ? La réponse est venue le 14 novembre : plutôt que de trancher sur le fond, la Cour a simplement déclaré toutes les requêtes irrecevables et validé l’ensemble des candidats.

 

Cette décision à la qualité spéciale d’être examinée attentivement. Elle ne dit nulle part que Touadéra a présenté les actes de naissance demandés. Elle ne confirme pas que ses grands-parents paternels étaient centrafricains. Elle n’établit pas l’identité de son père. Elle se contente d’enterrer la question sous une avalanche de considérants juridiques avant de conclure que tout le monde peut se présenter.

 

Les avocats du président Baba Kongoboro n’ont d’ailleurs pas réussi à apporter la moindre preuve documentaire sur l’ascendance paternelle de leur client lors de la séance publique. Face aux arguments de l’OGDC, ils sont restés bloqués, incapables de produire les documents qui auraient permis de clore définitivement le débat. Si Touadéra possédait réellement les actes de naissance de ses grands-parents paternels, pourquoi ne pas les avoir simplement présentés ?

 

La question de l’origine ethnique du président revient régulièrement dans les discussions. Son apparence physique et ses traits faciaux ont toujours confirmé son ascendance peule, probablement nigérienne comme Hassan Bouba. Ces observations ne relèvent pas du simple préjugé : même quelqu’un qui ne connaît rien à l’histoire de Touadéra, en le voyant pour la première fois, ferait spontanément ce rapprochement. Pour un Centrafricain qui connaît les différentes ethnies du pays, l’évidence saute aux yeux : Touadera est Peul. Regarde Hassan Bouba, et regarde Touadera, c’est la même goutte d’eau.

 

Cette situation prend une dimension particulièrement ironique quand on considère que c’est précisément Touadéra qui a fait inscrire dans la Constitution cette exigence draconienne sur l’origine centrafricaine. La nouvelle loi fondamentale impose que les deux parents du candidat soient eux-mêmes centrafricains d’origine – une barrière manifestement conçue pour écarter certains adversaires politiques. Mais voilà que cette arme se retourne contre son créateur.

 

D’après la requête de l’OGDC, le nom même “Touadéra” serait révélateur. En langue Ngbaka-Mandja, ce terme signifierait “qui est chez l’oncle maternel”, une expression traditionnellement utilisée pour désigner les enfants dont le père est inconnu ou absent. Autrement dit, les enfants bâtards qui sont nourris que par leur maman.

 

Le problème devient encore plus épineux quand on considère la date de naissance de Touadéra. Né en 1957 selon certaines sources, ou en 1958 selon d’autres, il serait venu au monde avant l’indépendance de la Centrafrique en 1960. À cette époque, le territoire était encore sous administration française. Dans le meilleur des cas, Touadéra serait donc né français avant d’être centrafricain – une autre incompatibilité potentielle avec les critères qu’il a lui-même fait inscrire dans la Constitution.

 

Touadéra aurait pu mettre fin à cette controverse de façon simple : présenter son acte de naissance colonial et les documents établissant la filiation paternelle. Ces archives existent nécessairement quelque part, dans les registres de l’administration coloniale puis centrafricaine. Leur absence dans le dossier présenté à la Cour constitutionnelle pose question.

 

La démarche d’Élysée Nguimalé mérite le respect, indépendamment du résultat final. Il savait que Jean-Pierre Waboué, à la tête du Conseil Constitutionnel, ne statuerait jamais contre son parent. Il savait que l’institution ne ferait pas prévaloir le droit sur les considérations politiques. Mais il a quand même déposé cette requête, obligeant ainsi le régime à affronter publiquement des questions gênantes qu’il préférait garder sous silence.

 

Cette affaire rappelle comment Touadéra a pris le contrôle du Conseil Constitutionnel. L’ancienne présidente, Danièle Darlan, avait refusé de valider les manœuvres constitutionnelles destinées à permettre un troisième mandat. Elle a été immédiatement limogée et remplacée par son vice-président, Jean-Pierre Waboué, beaucoup plus docile. Ce dernier a accepté non seulement de réviser la Constitution, mais d’en rédiger une entièrement nouvelle, taillée sur mesure pour les ambitions du président.

 

Le résultat de cette décision du 14 novembre est donc clair : sept candidats participeront à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, dont Touadéra. Toutes les requêtes en invalidation ont été rejetées en bloc. La Cour a choisi la facilité Politique plutôt que l’examen juridique rigoureux.

 

Mais en refusant de répondre sur le fond à la question de l’origine paternelle, le Conseil Constitutionnel a créé un précédent dangereux. Il a établi qu’un candidat peut se présenter à la présidentielle sans avoir à prouver qu’il remplit les critères constitutionnels, du moment qu’il bénéficie du soutien du pouvoir en place. L’institution censée garantir le respect de la loi fondamentale est devenue un simple instrument de validation des choix politiques du régime.

 

Par Alain Nzilo…..

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

À Ndélé, les soldats FACA, déployés dans la ville, survivent avec moins de 5500 francs CFA par mois. L’armée nationale est en faillite totale

0

À Ndélé, les soldats FACA, déployés dans la ville, survivent avec moins de 5500 francs CFA par mois. L’armée nationale est en faillite totale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Ndélé, les soldats FACA, déployés dans la ville, survivent avec moins de 5500 francs CFA par mois. L’armée nationale est en faillite totale
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Depuis plus de 8 ans, les militaires de l’armée centrafricaine, déployés dans les villes de provinces du pays, endurent des conditions qui relèvent de l’indignité. Privés de solde pendant des mois en raison du manque de service bancaire à l’intérieur du pays, ces militaires sont contraints de subsister avec des primes dérisoires. Ils incarnent, malgré eux,  le fossé béant entre les discours officiels sur la montée en puissance de l’armée et la réalité du terrain.

 

 

Birao, Bria, Alindao, Bangassou, Zémio, Obo. Dans ces villes de province où l’État centrafricain déploie ses soldats pour assurer la sécurité, une même réalité s’impose : les militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) vivent dans un dénuement qui défie l’entendement. À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au nord du pays, les soldats, déployés il y’a 8 mois,  n’ont pas touché leur solde depuis ce temps. À Bangassou, la situation confine à l’absurde : six années sans PGA. Six années fermes et nettes.

 

À Ndélé, les soldats FACA, déployés dans la région militaire du nord-Est, la prime globale d’alimentation censée permettre aux militaires de se nourrir et d’entretenir leur tenue s’élève à 5 300 francs CFA par mois. Soit environ 16 000 francs CFA par trimestres versée aux soldats. Avec cette somme, un soldat doit acheter sa nourriture, son savon, laver ses uniformes. Moins de 200 francs par jour pour manger. L’administration militaire elle-même peine à trouver un qualificatif approprié pour cette allocation qu’on n’ose plus vraiment appeler “prime d’alimentation”.

 

Devant cet abandon, les militaires déployés dans certaines régions ont trouvé leur propre système de survie. Dans les préfectures du Nord-Ouest,  Mambéré-Kadéi, Nana-Mambéré, Ouham-Pendé, Lim-Pendé,  où circulent commerçants et trafiquants, les soldats installent des barrages routiers. Chaque véhicule qui passe contribue à leur subsistance. Ce racket de survie, cette corruption née du désespoir, permet à ces hommes de manger.

 

Mais que faire quand il n’y a pas de circulation ? Dans les zones isolées comme Bangassou, les militaires n’ont pas cette “chance”. Ils sont contraints d’ériger des barrières illégales moins rentables qui leur apportent jusqu’à 20 000 francs CFA, juste pour acheter le carburant nécessaire aux patrouilles et se procurer de quoi manger.

 

Par ailleurs, pendant des années, le gouvernement centrafricain a martelé le même argument : l’embargo sur les armes empêche la montée en puissance de l’armée nationale. Faustin-Archange Touadéra en personne a plaidé devant les instances internationales pour la levée de cette restriction. L’embargo a été levé. Il y a plus d’un an maintenant.

 

Et depuis ? Rien. Les armes promises n’arrivent pas. Les équipements non plus. Mais surtout, les militaires continuent de ne pas manger. L’embargo était-il vraiment le problème ? Ou servait-il surtout à masquer une incapacité chronique de l’État à assumer ses responsabilités les plus élémentaires envers ses propres forces de défense ?

 

On dit souvent que l’armée est “la grande muette”. En Centrafrique, cette expression prend un sens particulièrement cruel. Les soldats souffrent en silence, loin de Bangui, loin des caméras, loin des discours officiels sur la professionnalisation des forces armées. Certains, à bout, finissent par déserter. À Zémio, à Obo où la situation est encore pire, des militaires abandonnent leur poste pour tenter de rejoindre la capitale.

 

Comment un État peut-il exiger de ses soldats qu’ils protègent la population, qu’ils affrontent des groupes armés, qu’ils risquent leur vie, quand il est incapable de leur verser leur solde pendant des années et leur accorde une “prime d’alimentation” de 5 300 francs par mois ?

 

La réponse est simple : il ne peut pas. Et les conséquences de cet abandon sont prévisibles. Des militaires affamés, non payés, deviennent des militaires corrompus par nécessité. Des militaires abandonnés deviennent des militaires qui désertent. Des forces armées négligées deviennent des forces armées inefficaces.

 

Pendant ce temps, à Bangui, les autorités continuent de parler de renforcement de la défense nationale. Mais renforcer une armée ne se limite pas à augmenter des nombres. Cela commence par nourrir ses soldats et leur verser ce qu’on leur doit. Six ans de retard à Bangassou. Le gouvernement centrafricain devrait avoir honte.

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : qui a tué  un interprète des Wagner  près de Zemio ?

0

qui a tué  un interprète des Wagner  près de Zemio ?

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/wagner-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : qui a tué un interprète des Wagner près de Zemio ?
Les Wagner en RCA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La mort de Melschie, interprète des Mercenaires russes de Wagner et soldat des Forces armées centrafricaines, survenue il y a une semaine à environ 40 kilomètres de Zémio sur l’axe menant à Bangui, reste entourée de zones d’ombre. Personne ne sait vraiment ce qui s’est passé, et plusieurs versions circulent.

 

 

Les mercenaires russes avec qui Melchi effectuait une patrouille la semaine dernière ont simplement annoncé sa mort, sans donner plus de détails. Depuis, au moins quatre explications différentes tentent de reconstituer les faits.

 

La première version accuse les miliciens Azandé d’avoir tué l’interprète. Mais beaucoup doutent de cette explication. D’autres sources, qui semblent plus fiables, affirment que ce sont les Russes eux-mêmes qui ont éliminé leur propre interprète.

 

Parmi les raisons évoquées, une histoire de détournement d’argent : un propriétaire musulman basé à Bangui aurait envoyé un million de francs CFA à Melchi pour que les mercenaires russes escortent ses véhicules immobilisés et incendié entre Obo et Zemio jusqu’à Bangui. L’interprète n’aurait remis que 400 000 francs aux Wagner, gardant les 600 000 francs restants pour lui. Quand les mercenaires ont découvert la vérité sur le montant réel, ils l’auraient décidé simplement de le tuer.

 

Une autre hypothèse parle d’un vol de diamants que Melschie aurait commis quand il était interprète à Bria. Il aurait été transféré par les Wagner à Zémio exprès pour y être exécuté, loin de tout.

 

Enfin, une dernière version évoque un accident, une manipulation d’arme à feu qui aurait mal tourné.

 

Ce qui est certain, c’est que Melschie n’est pas le premier interprète de Wagner à mourir dans des circonstances troubles. Des dizaines d’interprètes ont déjà été tués, souvent par les mercenaires russes eux-mêmes. Un cas similaire s’est produit entre Bouar et Abba, où un interprète est mort dans des conditions tout aussi suspectes le mois dernier.

 

Le silence des mercenaires russes sur les véritables circonstances de la mort de Melchi  ne fait qu’alimenter les spéculations. Pour l’instant, personne ne sait vraiment ce qui s’est passé sur cette route près de Zémio.

 

Par Charles Nguilo…..

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Mbomou : Un nouveau-né sauvé d’une latrine à Nzacko, la mère, une jeune femme Peule,  est placée en garde à vue

0

Mbomou : Un nouveau-né sauvé d’une latrine à Nzacko, la mère, une jeune femme Peule,  est placée en garde à vue

 

Nzacko-dans-la-prefecture-du-mbomou.jpg” />

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les forces de l’ordre de Nzacko , dans la préfecture du Mbomou, ont secouru un nouveau-né abandonné dans une latrine où il est resté durant quinze heures. Les faits se sont produits le 17 novembre dernier.

 

 

Selon nos informations, recoupées auprès des forces de l’ordre, l’enfant aurait été jeté dans la latrine par sa mère, une femme d’origine peule. Alertés, les éléments des forces de sécurité sont intervenus et ont extrait le nourrisson qui se trouvait dans un état critique.

 

L’enfant a été immédiatement transféré dans une structure de santé où il reste sous surveillance médicale. Son pronostic vital n’a pas été communiqué.

 

La mère a été placée en garde à vue. Une enquête est en cours pour établir les circonstances exactes de cet abandon. Les charges qui pourraient être retenues contre elle n’ont pas encore été précisées.

 

Plusieurs interrogations demeurent sur les circonstances entourant cet accouchement. La femme a-t-elle bénéficié d’un suivi médical prénatal ? A-t-elle accouché seule, sans assistance ? Quels facteurs ont conduit à ce geste désespéré ?

 

Si cette femme a effectivement accouché seule, sans assistance médicale, son propre état de santé demeure critique. Une femme qui vient d’accoucher dans de telles conditions nécessite des soins médicaux urgents. Sa détention immédiate sans prise en charge sanitaire préalable constitue un risque grave pour sa santé. La procédure normale voudrait qu’elle reçoive d’abord les soins nécessaires avant d’être transférée en garde à vue.

 

Dans cette zone reculée du Mbomou, l’accès aux soins de santé maternelle reste limité. De nombreuses femmes accouchent sans assistance médicale, faute de structures sanitaires fonctionnelles à proximité.

 

Toutefois, notre équipe a mené sa propre investigation, et a conclu que l’opération de sauvetage du nouveau-né a mobilisé plusieurs corps de sécurité. Des policiers, des gendarmes et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) ont conjointement participé à l’extraction de l’enfant de la latrine.

 

Les circonstances entourant cet abandon sont tragiques. La jeune femme s’était mariée de manière coutumière avec un homme qui a par la suite rejoint la rébellion. Durant l’absence de son mari, elle a entretenu une relation extraconjugale avec un autre homme et est tombée enceinte.

 

Avec la signature de l’accord de paix de Ndjamena d’avril dernier, les combattants sont sortis de la brousse. Le retour de son mari a coïncidé avec la découverte de la grossesse. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, le mari avait accepté de garder l’enfant malgré les circonstances.

 

C’est la jeune femme elle-même qui, apparemment accablée par la situation, a pris la décision d’abandonner le nouveau-né après l’accouchement. Les voisins, constatant qu’elle n’était plus enceinte, se sont rendus chez elle pour la féliciter. Ne voyant pas le bébé mais entendant ses pleurs provenant de l’extérieur, ils ont découvert l’enfant dans la latrine et ont immédiatement alerté les forces de l’ordre.

 

La mère se trouve actuellement en garde à vue mais bénéficie d’un suivi médical. L’enfant reste hospitalisé sous surveillance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Recrutement des agents recenseurs à Mongoumba : quand le test devient une mafia des amis et parents

0

Recrutement des agents recenseurs à Mongoumba : quand le test devient une mafia des amis et parents

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-foule.jpg” data-wpel-link=”internal”>Recrutement des agents recenseurs à Mongoumba : quand le test devient une mafia des amis et parents
La foule en colère à Mongoumba. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le processus de recrutement des agents recenseurs pour le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) crée l’indignation dans la commune de Mongoumba, située dans la préfecture de la Lobaye. Les résultats affichés cette semaine montre des irrégularités qui remettent en cause la crédibilité de l’ensemble de l’opération pilotée par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES).

 

 

En effet, depuis plusieurs semaines, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), département du Ministère du Plan, en charge du RGPH-4, organise dans les villes de province et à Bangui des tests de sélection pour constituer les équipes qui procéderont au dénombrement. À Mongoumba, instituteurs, directeurs d’école et jeunes diplômés se sont présentés en nombre pour tenter leur chance. Mais l’affichage des résultats a provoqué stupeur et colère parmi les candidats.

 

La liste définitive des candidats retenus affichée contient en effet deux noms de personnes qui n’ont jamais déposé de dossier et qui n’ont jamais passé le test. C’est le cas par exemple de KOLABA   Evrard et KOLABA  César. Ces deux personnes étaient à Bangui quand le teste avait eu lieu à Mongoumba. Pourtant, à la délibération, ces candidats fantômes figurent parmi les admis pour la formation des agents recenseurs. Comment expliquer leur présence sur cette liste, alors qu’ils n’ont franchi aucune des étapes du processus de sélection , ni même du dépôt de dossier ? Certaines voix disent que le formateur est leur propre frère qui les a intégré sans passer de teste.

 

Plus spectaculaire encore, des candidats ayant obtenu des notes largement insuffisantes figurent également parmi les retenus. Vomitiadé Ulrich ,  Il a obtenu au premier tour 2.5  points sur 60. De ce fait, il est normalement automatiquement mis à l’écart à cause de ses  faibles notes. Pourtant, c’est le contraire. Il a été admis pour la formation. Et ce n’est pas tout! Certains avec 20 sur 100, d’autres avec 27, tous en dessous du seuil normalement requis pour une formation qui demande un minimum de compétences. À l’inverse, des candidats ayant obtenu des notes honorables, 30 ou 40 sur 100, découvrent avec amertume que leurs noms n’apparaissent pas sur la liste des admis. Quel intérêt organiser un test de sélection si les critères de réussite ne sont finalement pas respectés ?

 

Le cas des fraudeurs réintégrés ajoute à la confusion. Des candidats exclus pendant le test pour tentative de fraude se retrouvent miraculeusement admis dans la liste finale. C’est le cas de mademoiselle Dorcas qui a été sanctionné figure dans la liste définitive. Cette clémence sélective interroge sur les critères réels de la sélection et sur les interventions qui ont pu s’exercer entre l’examen et la publication des résultats.

 

La direction locale du recrutement invoque la nécessité de respecter une “cohésion sociale” pour justifier certains choix. Des membres de la communauté pygmée ont ainsi été intégrés dans l’équipe, une décision qui se comprend par la nécessité de pouvoir communiquer avec les populations autochtones dans leur langue lors du recensement. Mais cette logique de représentativité s’applique de manière pour le moins discriminatoire.

 

Des jeunes musulmans ayant passé le test avec succès, certains obtenant des notes de 30 ou plus, n’ont pas été retenus. Si la cohésion sociale justifie l’inclusion des Pygmées, pourquoi exclut-elle la communauté musulmane ? Cette incohérence pousse à s’interroger sur les critères réellement appliqués dans cette sélection et sur les pressions éventuelles qui ont pu s’exercer.

 

Au-delà de l’injustice faite aux candidats méritants, ces pratiques portent atteinte à la crédibilité du RGPH-4 lui-même. Un recensement de la population exige rigueur et compétence de la part des agents de terrain qui collecteront les données. Comment garantir la qualité de ce travail si les agents sont recrutés non pas sur leurs capacités, mais sur des critères opaques relevant davantage du clientélisme que de la compétence professionnelle ?

 

Le RGPH-4 représente un enjeu national majeur. Ses résultats serviront de base à la planification des politiques publiques pour les années à venir, de l’éducation à la santé en passant par les infrastructures. Des données faussées ou mal collectées auront des conséquences sur l’ensemble du développement du pays. L’ICASEES et le Ministère du Plan portent la responsabilité de garantir l’intégrité de ce processus à toutes ses étapes, y compris celle du recrutement des agents.

 

À Mongoumba comme sans doute dans d’autres localités du pays, le test de recrutement n’a été qu’une façade. Les véritables décisions se sont prises ailleurs, selon des logiques qui n’ont rien à voir avec la compétence des candidats. Si cette dérive n’est pas corrigée rapidement, c’est l’ensemble du recensement qui risque d’être entaché de suspicion. Les Centrafricains méritent mieux qu’un exercice statistique truqué dès sa préparation.

 

Par Ferdinand Mbiako….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Inclusion scolaire des enfants handicapés : Action Solidaire interpelle le gouvernement centrafricain

0

Inclusion scolaire des enfants handicapés : Action Solidaire interpelle le gouvernement centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/souds-muets.jpg” data-wpel-link=”internal”>Inclusion scolaire des enfants handicapés : Action Solidaire interpelle le gouvernement centrafricain
L’association Action solidaire en activité à l’école des sourds et muets de Benz-vi à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, l’association Action Solidaire a adressé un manifeste aux ministres de l’Éducation nationale et des Affaires sociales pour dénoncer l’exclusion des enfants vivant avec handicap sensoriel au-delà du niveau fondamental 1.

 

 

Dans une lettre datée du 19 novembre 2025, dont la rédaction du CNC a eu copie, l’organisation non gouvernementale Action Solidaire tire la sonnette d’alarme sur une problématique que les autorités centrafricaines ignorent depuis des années : l’absence totale de structures d’accueil pour les enfants sourds, muets et aveugles dans l’enseignement fondamental 2.

 

“À ce jour, aucune structure adaptée n’existe pour accueillir ces enfants dans le fondamental 2, les privant ainsi du droit à une éducation continue et inclusive”, écrit Nadine Claudia KOSSI, signataire du manifeste au nom d’Action Solidaire.

 

L’association qualifie cette situation de “rupture de l’égalité des chances et une violation du droit à l’éducation”. Le manifeste rappelle que la République centrafricaine a pourtant ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (article 28) et la Convention relative aux droits des personnes handicapées (article 24), en plus de ses propres engagements nationaux en faveur de l’éducation inclusive.

 

Cette carence institutionnelle signifie concrètement que des milliers d’enfants centrafricains se retrouvent bloqués après le fondamental 1, sans possibilité de poursuivre leur scolarité, uniquement à cause de leur handicap sensoriel.

 

L’association Action Solidaire formule cinq recommandations précises aux ministères concernés :

 

La création de structures d’accueil inclusives dans les établissements du fondamental 2 pour les enfants sourds, muets et aveugles constitue la première demande. L’association réclame également la formation et l’affectation d’enseignants spécialisés maîtrisant la langue des signes, le braille et les pédagogies adaptées.

 

Le manifeste insiste aussi sur l’adaptation des programmes et supports d’enseignement aux besoins spécifiques de ces élèves, la mise en place d’un cadre de coordination interministériel pour le suivi et l’accompagnement, ainsi que l’implication des familles, associations et partenaires dans la conception d’une Politique nationale d’éducation inclusive durable.

 

“L’avenir d’une nation se mesure à sa capacité à inclure et à protéger les plus vulnérables de ses enfants”, affirme le document adressé aux deux ministres. Action Solidaire exhorte les autorités à “poser un acte fort et historique” en faisant de l’inclusion éducative des enfants handicapés “une priorité nationale conjointe de l’Éducation et des Affaires sociales”.

 

L’organisation reconnaît les “défis structurels et financiers” du système éducatif centrafricain, mais estime qu’une action concertée entre les deux départements ministériels peut amorcer un changement significatif.

 

Cette initiative intervient dans un contexte où la République centrafricaine peine à garantir l’accès à l’éducation même pour les enfants sans handicap, avec des infrastructures défaillantes et un manque chronique d’enseignants qualifiés. La question de l’éducation inclusive reste donc largement marginalisée dans les priorités gouvernementales.

 

Le manifeste attend désormais une réponse des ministères concernés, alors que les enfants vivant avec handicap continuent de voir leur avenir compromis par l’inaction des pouvoirs publics.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Moscou tente une nouvelle fois de renforcer son emprise sur l’éducation

0

Moscou renforce son emprise sur l’éducation

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Remise-officielle-du-batiment par les <a href=Mercenaires russes à Bangui” width=”450″ height=”346″ />
Remise-officielle-du-batiment par les mercenaires russes à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Fin octobre, le directeur général de la Maison russe à Bangui, Dmitri Sytyi, a remis les clés d’une école située à Gobongo à Jean-Laurent Syssa-Magalé, ministre de l’Enseignement supérieur de la République Centrafricaine. Moscou renforce un peu plus sa domination sur le pays.

C’est tout sourire et dans une ambiance très festive que Dmitri Sytyi a donné les clés de la nouvelle école de Gobongo le 27 octobre dernier à Jean-Laurent Syssa-Magalé, en insistant sur « l’importance du développement de l’éducation en République  centrafricaine ».

 

Il s’agit de la deuxième école attribuée dans le cadre de sa coopération avec la Russie. Et sans doute pas la dernière, car la Russie fait de Bangui sa principale tête de pont en Afrique.

Preuve que le pouvoir centrafricain est sclérosé par Moscou : pas une voix officielle ne s’est élevée pour contester le fait que ce soit une entreprise russe spécialisée qui a construit les bâtiments afin de « combler le manque d’espaces de classe, d’augmenter les heures d’étude et d’accueillir des élèves supplémentaires ». Les entreprises centrafricaines et leur personnel seraient donc indignes ou incapables d’ériger des bâtiments pour leurs enfants ?  Les autorités de Bangui sont-elles à ce point aveugles pour ne pas déceler un colonialisme qu’elles ont soi-disant combattu ?

Souveraineté affaiblie

La mise en scène de l’inauguration du 27 octobre à Gobongo orchestrée par la Maison russe ne devrait tromper personne. Derrière cette façade pseudo-culturelle, Moscou amplifie son action de vampirisation de l’État centrafricain, à travers Wagner et ses sbires. Depuis son arrivée en janvier 2018, les mercenaires de Wagner ont fait main basse sur les rouages du pouvoir et certaines fonctions de l’État (notamment la sécurité) qui ont affaibli la souveraineté et la responsabilité de l’État centrafricain. Wagner qui est accusé de nombreuses exactions : villages incendiés et exécutions sommaires notamment, s’est aussi accaparée de nombreuses ressources, obtenant des concessions minières (or, diamants) et forestières.

Pour mieux ancrer son emprise sur le pays, la société militaire privée russe s’empare maintenant de l’éducation. Elle avait déjà poussé quelques feux en 2019 introduisant la langue russe dans les établissements scolaires (secondaire) avant de la rendre obligatoire en 2022 dès la première année de licence, jusqu’au master. Sous l’impulsion de Dmitri Sytyi, un « Centre d’éducation en russe » à l’Université de Bangui, a été inauguré en 2023 pour l’enseignement de la langue russe. Après avoir vampirisé l’université puis l’enseignement secondaire, le directeur général de la Maison russe s’attaque maintenant à l’enseignement primaire, pour mieux façonner les jeunes esprits à la culture russe et mieux faire accepter ce colonialisme rampant qui ne dit pas son nom… Le sango et le français sont les deux langues officielles du pays. Reste à savoir pour combien de temps…

 

Par Adama Bria….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Pris une nouvelle fois en flagrant délit de faux et usage de faux , Jean-Michel Mandaba éliminé honteusement de la présidentielle

0

Pris une nouvelle fois en flagrant délit de faux et usage de faux , Jean-Michel Mandaba éliminé honteusement de la présidentielle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/jean-michel-mandaba-de-bamingui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pris une nouvelle fois en flagrant délit de faux et usage de faux , Jean-Michel Mandaba éliminé honteusement de la présidentielle
jean-michel-mandaba-de-bamingui – Le député Jean-Michel Mandaba, embourbé dans une affaire de pot-de-vin, sera traduit devant la Haute Cour de Justice.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Conseil Constitutionnel démasque l’ancien député corrompu Jean-Michel Mandaba qui a présenté un titre de propriété appartenant à quelqu’un d’autre pour déposer sa candidature.

 

 

Le jeudi 14 novembre 2025, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision n° 014/CC/25 invalidant trois candidatures à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Parmi les candidats éliminés figure Jean-Michel Mandaba, candidat numéro 6 du parti PGD. Une invalidation qui ne surprend personne : Mandaba a été pris, une fois de plus, en train de falsifier des documents officiels.

 

La décision du Conseil Constitutionnel est sans appel. Après vérification auprès de la Direction des Domaines et de la Conservation Foncière, les juges constitutionnels, aussi corrompus qu’il faut le rappeler,  ont découvert que Jean-Michel Mandaba avait versé à son dossier de candidature “la copie d’un titre de propriété bâtie numéro 9063 appartenant en réalité à Madame ASSANI Edith Pulchérie”.

 

La fiche de vérification n° 0200/MFB/DIR CAB/DECTCFD/SCF du 6 novembre 2025, signée du Directeur de l’Enregistrement de la Curatelle, du Timbre de la Conservation Foncière des Domaines du Patrimoine Immobilier, ne laisse aucun doute : Jean-Michel Mandaba  a présenté le titre de propriété d’une autre personne comme si c’était le sien.

 

Le Conseil Constitutionnel a donc conclu que “le dossier de candidature de Monsieur Jean Michel Mandaba est entaché de fraude en écriture publique” et que “sa candidature doit être invalidée pour ce motif”.

 

Fraude en écriture publique. Faux et usage de faux. Voilà les termes juridiques qui qualifient, une nouvelle fois, les agissements de Jean-Michel Mandaba. Et ce n’est pas la première fois. Ni la deuxième. C’est devenu son mode opératoire habituel.

 

Le parcours criminel de Jean-Michel Mandaba est long et bien documenté. Cet homme a fait du faux et de la manipulation sa spécialité, sa marque de fabrique. À chaque fois qu’il se trouve dans une situation délicate, il sort les mêmes recettes : inventer des documents, falsifier des preuves, mentir effrontément.

 

Rappelons d’abord l’affaire qui a détruit sa carrière politique. En juillet 2019, Jean-Michel Mandaba, alors président de la commission ressources naturelles de l’Assemblée nationale, a été filmé en train d’empocher 40 millions de francs CFA versés par des exploitants miniers chinois en échange de permis d’exploitation à Bozoum.

 

La vidéo, projetée devant les députés lors d’une session extraordinaire, était accablante. Jean-Michel Mandaba  n’a eu d’autre choix que de reconnaître les faits et de demander pardon. Une commission d’enquête parlementaire avait alors décidé qu’il serait traduit devant la Haute Cour de Justice. Mais cette procédure n’a jamais abouti. Mandaba s’en est sorti comme toujours.

 

Cette affaire de corruption l’a tout de même disqualifié pour se représenter aux Élections législatives de 2020. Mais cela ne l’a pas empêché de continuer ses magouilles en 2025.

 

Récemment, Mandaba a été au centre d’une nouvelle controverse immobilière. Expulsé d’un premier logement pour non-paiement de loyer, il avait profité de la générosité d’un propriétaire bienveillant qui lui avait offert l’usage gratuit d’une maison en face du restaurant Mirandela. Il y avait même installé le siège de son parti, le PGD.

 

Mais après le décès de ce propriétaire généreux, les héritiers ont exigé le paiement du loyer. Et là, Mandaba a sorti exactement le même scénario que dans l’affaire qui vient de le faire éliminer de la présidentielle : il a prétendu avoir acheté la maison au défunt propriétaire pour 34 millions de francs CFA, payés en liquide, sans aucune preuve écrite.

 

Selon sa version, il aurait envoyé cette somme en espèce dans un sac banko par l’intermédiaire de son fils. Évidemment, aucun reçu. Aucun document. Juste sa parole.

 

Les héritiers ont traîné Mandaba en justice. Le tribunal de première instance lui a donné tort. La cour d’appel a confirmé. La cour de cassation aussi. Trois juridictions ont ordonné son expulsion. Il a finalement été expulsé de force, et son frère procureur a même tenté d’utiliser les forces de l’ordre pour chasser les héritiers légitimes de leur propre maison.

 

Voilà le vrai visage de Jean-Michel Mandaba. Un homme qui ment comme il respire. Un homme qui falsifie des documents. Un homme qui prétend posséder ce qui appartient aux autres. Un homme dont le passé est lourd de fausseté.

 

Et maintenant, pour sa candidature à l’élection présidentielle, il a recommencé exactement la même chose. Il a présenté au Conseil Constitutionnel le titre de propriété de Madame ASSANI Edith Pulchérie en prétendant que c’était le sien.

 

Comment a-t-il pu croire qu’il s’en sortirait ? Comment a-t-il pu penser que personne ne vérifierait ? Ou peut-être comptait-il, encore une fois, sur des complicités pour faire passer son dossier frauduleux ?

 

La Constitution centrafricaine exige que tout candidat à l’élection présidentielle possède une propriété bâtie sur le territoire national. Mandaba ne possède aucune propriété bâtie. Il ne possède rien. Alors il a volé l’identité d’une propriété appartenant à Madame ASSANI Edith Pulchérie.

 

C’est du vol d’identité immobilière. C’est de la fraude en écriture publique. C’est du faux et usage de faux caractérisé. Des infractions pénales graves qui devraient normalement entraîner des poursuites judiciaires.

 

Cette fois-ci, Jean-Michel Mandaba doit être traduit devant la justice. Pas pour des paroles, mais pour la réalité de ses actes. Il doit répondre de cette fraude devant un tribunal pénal. Il doit être poursuivi pour faux et usage de faux dans le cadre d’une candidature présidentielle.

 

Le Parquet de la République doit ouvrir une information judiciaire. Le Procureur Général doit agir. On ne peut pas laisser un homme avec un tel passé criminel continuer à bafouer la loi sans jamais être sanctionné.

 

Mandaba a été filmé en train de recevoir 40 millions de francs CFA de pot-de-vin. Il a inventé un faux achat de maison pour 34 millions de francs CFA. Il a présenté le titre de propriété de quelqu’un d’autre pour sa candidature présidentielle. À chaque fois, c’est le même schéma : le faux, la manipulation, le mensonge.

 

Ce qui est peut-être le plus choquant dans cette affaire, c’est que Mandaba a osé se présenter à l’élection présidentielle. Un homme avec un tel parcours, un homme condamné par trois juridictions dans une affaire immobilière, un homme qui a reconnu avoir reçu 40 millions de pot-de-vin, se présente pour diriger le pays.

 

Quelle image cela donne-t-il de la classe politique centrafricaine ? Quelle image cela donne-t-il du niveau d’exigence morale dans ce pays ?

 

Le Conseil Constitutionnel a fait son travail. Il a vérifié. Il a découvert la fraude. Il a invalidé la candidature. Mais maintenant, il faut que la justice pénale prenne le relais.

 

Jean-Michel Mandaba ne doit pas simplement être éliminé de la course électorale. Il doit être poursuivi, jugé et condamné pour faux et usage de faux. C’est la seule façon de montrer que personne n’est au-dessus de la loi, que la fraude a des conséquences, que le mensonge ne paie pas.

 

La décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 a réduit à sept le nombre de candidats validés pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Trois candidatures ont été invalidées, toutes pour des raisons liées à des fraudes sur les titres de propriété ou les diplômes.

 

Trois candidatures éliminées. Trois cas de fraude. Trois dossiers qui montrent le niveau de médiocrité et de malhonnêteté qui caractérise une partie de la classe politique centrafricaine.

 

Pour Jean-Michel Mandaba, cette invalidation devrait marquer la fin définitive de toute ambition politique. Un homme qui a été pris en flagrant délit de corruption, qui a été expulsé de force d’une maison pour occupation illégale, et qui vient d’être démasqué pour fraude en écriture publique n’a plus aucune crédibilité.

 

Mais connaissant Mandaba et connaissant le système judiciaire centrafricain, on peut craindre qu’une fois de plus, il s’en sorte sans véritable sanction. Qu’il retourne tranquillement à ses affaires, sans jamais avoir à répondre véritablement de ses actes devant la justice.

 

C’est pourtant maintenant ou jamais. Le Conseil Constitutionnel a qualifié les faits de “fraude en écriture publique”. C’est une qualification pénale. Le Parquet doit agir. Le système judiciaire doit montrer qu’il fonctionne, que la loi s’applique à tous, y compris aux anciens députés, y compris aux candidats à la présidentielle.

 

Jean-Michel Mandaba a dépassé toutes les normes. Il a un passé lourd de criminalité, lourd de fausseté. Il a été pris en flagrant délit à l’Assemblée nationale. Il est dans la fausseté d’une propriété. À chaque fois, c’est le faux et usage de faux.

 

Cette fois-ci, il doit être traduit devant la justice. Pour de vrai. Pas pour le langage, mais pour la réalité. Parce qu’il dépasse vraiment les normes.

 

L’Autorité Nationale des Elections publiera le 15 novembre 2025 la liste définitive des candidats au scrutin présidentiel, conformément à la décision du Conseil Constitutionnel. Le nom de Jean-Michel Mandaba n’y figurera pas. Sa candidature a été annulée. Sa fraude a été démasquée.

 

Reste maintenant à savoir si la justice fera son travail et le poursuivra pour faux et usage de faux, ou si, comme c’est trop souvent le cas en Centrafrique, l’affaire sera classée et Mandaba continuera tranquillement ses magouilles sans jamais avoir à rendre compte de ses actes.

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

À Rondi, DANS LA NANA-MAMBÉRÉ, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont créé leur propre tribunal et règnent par la terreur

0

À Rondi, DANS LA NANA-MAMBÉRÉ, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont créé leur propre tribunal et règnent par la terreur

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Rondi, DANS LA NANA-MAMBÉRÉ, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont créé leur propre tribunal et règnent par la terreur
Patrouille des soldats FACA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le commandant LAMTAGUÉ ne se contente pas de recruter illégalement des Camerounais et d’asservir ses compatriotes. Lui et ses hommes ont franchi une ligne encore plus dangereuse : ils ont supprimé toute autorité locale et instauré leur propre système judiciaire à Rondi.

 

 

Dans ce village de la Nana-Mambéré, les soldats FACA se sont transformés en tout. Gendarmes le matin, policiers l’après-midi, agents miniers quand il faut, percepteurs des impôts quand ça arrange, douaniers si nécessaire. Ils cumulent tous les pouvoirs. Ils ont créé leur tribunal, leur cour d’appel, leur cour de cassation. Le tout en une seule personne : eux-mêmes.

 

Le chef de village nommé WAMBETO ? Il ne compte plus. Son rôle de chef coutumier, celui qui depuis toujours règle les différends dans la communauté ? Balayé. Les soldats ont pris sa place. Quand il y a un problème dans le village, les habitants ne vont plus voir le chef. Ils vont voir les militaires. Ou plutôt, ils sont obligés d’aller voir les militaires.

 

Et leur justice n’a rien à voir avec ce qu’on connaît. Prenez un couple qui se dispute. La femme porte plainte contre son mari. Les soldats débarquent, attrapent l’homme, le jettent par terre et le tabassent. Pas une gifle, pas une tape. Un vrai passage à tabac. Ensuite, ils lui fixent une amende. Tu payes ou tu restes en prison. C’est comme ça que ça marche.

 

Une dette entre deux personnes ? Même procédé. Quelqu’un vient porter plainte. Les soldats se déplacent, arrêtent le débiteur présumé sans poser de questions, sans vérifier quoi que ce soit. Direction la détention improvisée. Tu payes l’amende qu’ils ont décidée, et seulement après tu sors. Peu importe si tu devais vraiment cet argent ou pas.

 

Traditionnellement, le chef WAMBETO réglait ce genre de conflits. C’est son travail de chef coutumier. Dans un village sans tribunal, sans commissariat, sans gendarmerie, c’est lui l’autorité naturelle. Mais depuis que le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes se sont installés pour protéger le site minier chinois, ils ont décidé que c’était leur territoire. Leur zone. Leurs règles.

 

Leur justice ne passe par aucun tribunal, aucune procédure, aucun jugement équitable. C’est une justice de poings. La victime accuse, ils arrêtent, ils frappent, ils encaissent. Dans cet ordre. À chaque fois. Et quand on dit “frapper”, il ne s’agit pas de quelques coups symboliques. C’est de la torture pure et simple. Ces militaires frappent vraiment. Durement. Longtemps.

 

Le commandant LAMTAGUÉ supervise ce système. L’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et son adjoint l’adjudant BANAMAYE appliquent les décisions sur le terrain. Ils arrêtent qui ils veulent. Ils punissent qui ils veulent. Ils fixent les amendes qu’ils veulent. Personne ne peut contester. Personne ne peut se plaindre ailleurs. Parce qu’il n’y a pas d’ailleurs. Il n’y a qu’eux.

 

Ces soldats abusent de leur uniforme. Ils ont transformé leur déploiement militaire en racket organisé. Leur mission de sécurisation du site minier en prétexte pour terroriser toute une population. Ce ne sont plus des militaires. Ce sont des criminels en tenue qui ont créé un État dans l’État.

 

WAMBETO assiste, impuissant, à la destruction de son autorité. Les autorités administratives ? Absentes. Les forces de l’ordre classiques ? Inexistantes. Les juges, les procureurs, les tribunaux ? À des centaines de kilomètres. À Rondi, il n’y a que ces soldats qui font tout. La loi, c’est eux. La justice, c’est eux. La punition, c’est eux. L’enrichissement, c’est pour eux.

 

À Rondi, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont bâti leur petit empire. Ils recrutent des étrangers illégaux et empochent des commissions. Ils asservissent leurs compatriotes et les taxent pour survivre. Maintenant, ils rendent leur propre justice et terrorisent ceux qui osent les déranger. Trois étages de corruption, d’abus, de violence. Et ça continue.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

ACFPE : Renée Bimbo, débordée,  sanctionne illégalement les cinq délégués du personnel

0

ACFPE : Renée Bimbo, débordée,  sanctionne illégalement les cinq délégués du personnel

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale par intérim de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique vient d’apprendre que la directrice générale par intérim de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Renée Bimbo, a sanctionné vendredi dernier les cinq délégués du personnel de l’agence. Huit jours de mise à pied pour chacun d’eux. Le motif inscrit sur le document qu’elle a signé ? “Comportement irresponsable envers la hiérarchie”. Rien de plus. Aucun fait précis. Aucune procédure respectée. Une décision qui bafoue ouvertement les protections légales dont bénéficient les représentants du personnel.

 

 

Les délégués du personnel de l’ACFPE étaient six au total. L’un d’eux est décédé récemment. Les cinq autres viennent de recevoir leur notification de sanction. Renée Bimbo a décidé seule de les mettre à pied pendant huit jours. Ces huit jours seront déduits de leur salaire. Une double peine pour des hommes qui ne font que leur travail : défendre les droits du personnel face à une direction qui accumule les abus.

 

Le document de sanction signé par la directrice générale ne donne aucune précision. Aucun fait concret n’est mentionné. On ne sait pas ce qu’elle entend par “comportement irresponsable”. On ne sait pas quelle procédure disciplinaire a été suivie. On ne sait même pas si une procédure a été suivie. Tout laisse penser que Renée Bimbo a simplement décidé de punir les délégués parce qu’ils font leur travail.

 

Le problème, c’est que le droit du travail centrafricain protège les délégués du personnel. Ces protections existent justement pour empêcher que les directions sanctionnent arbitrairement ceux qui défendent les employés. Les délégués ont le droit de contester les décisions de la direction. Ils ont le droit de déposer des plaintes. Ils ont le droit de saisir les tribunaux ou l’inspection du travail. Ils ont le droit de défendre les intérêts des travailleurs. C’est leur rôle.

 

Les accords d’établissement de l’ACFPE prévoient également ces protections. On ne peut pas sanctionner un délégué du personnel simplement parce qu’il fait son travail de représentant. Toute sanction doit suivre une procédure stricte, avec l’accord préalable de l’inspection du travail. Renée Bimbo a ignoré toutes ces règles. Elle a signé une décision de mise à pied comme si les protections légales n’existaient pas.

 

N’importe quel étudiant en première année de gestion des ressources humaines sait cela. C’est un cours de base. Les délégués du personnel sont protégés. On ne les sanctionne pas comme on sanctionne un employé ordinaire. Il y a des procédures à respecter. Renée Bimbo prétend avoir une licence en gestion des ressources humaines. Si c’était vrai, elle saurait tout cela. Mais visiblement, soit elle ne l’a jamais appris, soit elle a tout oublié, soit elle s’en fiche complètement.

 

Le timing de cette sanction n’est pas un hasard. Les cinq délégués sanctionnés sont exactement ceux qui ont déposé plainte au tribunal administratif contre le faux appel à candidature organisé pour légaliser la nomination de Renée Bimbo comme directrice générale titulaire.

 

Rappelons les faits : en septembre 2025, la ministre du Travail Annie Michelle Mwanga et le président du Conseil d’administration Henri Koulayom ont lancé un appel à candidature taillé sur mesure pour la sœur de la ministre. Les critères ont été conçus pour écarter tous les candidats qualifiés et garantir que seule Renée Bimbo puisse postuler.

 

Les délégués du personnel ont contesté cette manipulation. Ils ont saisi le tribunal administratif pour dénoncer les termes de référence discriminatoires de cet appel à candidature. Ils ont défendu le principe du recrutement transparent contre le népotisme assumé de la ministre et de sa sœur. Cette action en justice a déplu à Renée Bimbo. Comment ose-t-on contester sa nomination ? Comment ose-t-on dénoncer le népotisme qui l’a placée à la tête de l’ACFPE malgré son incompétence ? Comment ose-t-on vouloir un directeur général qualifié plutôt qu’une simple sœur de ministre ?

 

La sanction des cinq délégués est la réponse de Renée Bimbo : la terreur administrative. Puisque les délégués osent contester, ils seront sanctionnés. Puisqu’ils osent défendre le personnel, ils seront punis financièrement. Puisqu’ils osent réclamer le respect de la loi, ils seront mis à pied. C’est aussi simple que cela. Renée Bimbo pense qu’en terrorisant les délégués, elle va les faire taire. Elle se trompe.

 

Cette décision confirme l’incompétence totale de Renée Bimbo. Elle ne comprend pas les procédures administratives. Elle ne connaît pas le droit du travail. Elle ne respecte pas les protections légales. Elle gère l’ACFPE comme si c’était sa propriété personnelle. Depuis sa nomination comme directrice générale par intérim, elle a accumulé les scandales : l’expulsion des couturiers-stylistes pour faire place au restaurant de sa sœur ministre, le détournement de 22 millions de francs CFA sur le projet ICOMPETE, le chaos organisationnel qui a privé des milliers de jeunes de formations, l’attribution de marchés à sa sœur Nadia Sandy Ledot et à sa nièce Diane, les plaintes du personnel concernant les salaires impayés et les conditions de travail déplorables.

 

Face à tous ces scandales, face aux critiques de plus en plus nombreuses, face aux plaintes qui s’empilent, Renée Bimbo est totalement débordée. Elle ne maîtrise plus la situation. Elle panique. Et quand une directrice incompétente panique, elle recourt à la terreur. Ne pouvant pas répondre sur le fond aux critiques des délégués du personnel, elle les sanctionne. Ne pouvant pas justifier sa gestion catastrophique de l’ACFPE, elle tente de faire taire ceux qui la dénoncent. Ne pouvant pas démontrer sa compétence, elle cherche à terroriser le personnel pour l’empêcher de protester.

 

C’est une stratégie pathétique. On ne dirige pas une administration publique par la terreur. On ne fait pas taire les revendications légitimes en sanctionnant arbitrairement les représentants du personnel. On ne compense pas l’incompétence par l’autoritarisme. Renée Bimbo semble vouloir imiter sa grande sœur Annie Michelle Mwanga qui dirige le ministère du Travail de manière dictatoriale.

 

Renée Bimbo accumule les erreurs grossières. Elle sanctionne les délégués du personnel en violation de la loi. Elle signe des documents compromettants. Elle laisse des traces de ses malversations partout. Elle se comporte comme une apprentie dictatrice sans en avoir ni l’intelligence ni la subtilité. Le résultat ? Elle s’enfonce chaque jour un peu plus dans le scandale. Chaque décision qu’elle prend aggrave sa situation. Chaque mesure autoritaire qu’elle impose renforce l’opposition du personnel. Chaque violation de la loi qu’elle commet rapproche le moment où elle devra rendre des comptes.

 

La question du diplôme de Renée Bimbo se pose sérieusement. Comment une personne qui prétend avoir une licence en gestion des ressources humaines peut-elle ignorer des notions aussi basiques que la protection des délégués du personnel ? Deux explications possibles : soit elle a réellement étudié mais elle est tellement incompétente qu’elle a tout oublié, soit elle n’a jamais réellement étudié et son diplôme est un faux.

 

Les rumeurs qui circulent au sein de l’ACFPE penchent pour la deuxième option. Plusieurs employés affirment que Renée Bimbo aurait acheté son diplôme quelque part. Certains vont même jusqu’à suggérer qu’elle l’aurait obtenu à l’université dirigée par Henri Koulayom, l’actuel président du Conseil d’administration de l’ACFPE. Si ces allégations sont vraies, cela expliquerait beaucoup de choses. Cela expliquerait pourquoi Henri Koulayom a organisé un appel à candidature taillé sur mesure pour elle. Cela expliquerait pourquoi il la protège malgré son incompétence. Cela expliquerait le lien de complicité évident entre le président du Conseil d’administration et la directrice générale.

 

Corbeau News Centrafrique n’a pas pu vérifier ces allégations de manière indépendante. Mais l’incompétence de Renée Bimbo dans la gestion de l’ACFPE donne du crédit à ces rumeurs. Comment expliquer autrement qu’une personne prétendant avoir une licence en gestion des ressources humaines puisse commettre des erreurs aussi grossières ? Les autorités compétentes devraient vérifier l’authenticité du diplôme de Renée Bimbo. Si elle dirige l’ACFPE sur la base d’un faux diplôme, c’est un scandale qui dépasse le simple népotisme. C’est une escroquerie qui justifie des poursuites pénales.

 

Renée Bimbo pense que sanctionner les délégués du personnel va les intimider et les empêcher de continuer leur action. Elle se trompe lourdement. Cette sanction illégale va produire l’effet inverse. D’abord, elle donne aux délégués un motif supplémentaire de saisir la justice. Ils vont pouvoir contester cette sanction devant l’inspection du travail et devant les tribunaux. Et ils ont toutes les chances de gagner puisque la sanction viole les protections légales dont ils bénéficient.

 

Ensuite, elle va radicaliser le personnel de l’ACFPE. Les employés qui hésitaient encore à soutenir les délégués vont maintenant comprendre que la direction est prête à tout pour les faire taire. Cette prise de conscience va renforcer la solidarité au sein du personnel et durcir les positions. Enfin, elle va attirer l’attention des institutions de contrôle. Comment l’Inspection générale d’État, la Cour des comptes ou l’Assemblée nationale peuvent-elles continuer à ignorer une directrice qui sanctionne illégalement les représentants du personnel ? Cette affaire va probablement déclencher des enquêtes qui révéleront l’ampleur des dysfonctionnements à l’ACFPE.

 

Il faut rappeler pourquoi les syndicats et les délégués du personnel existent. Ce ne sont pas des caprices. Ce ne sont pas des obstacles à la bonne gestion. Ce sont des garde-fous essentiels contre l’arbitraire et l’abus de pouvoir. Sans délégués du personnel, les directions d’entreprises et d’administrations pourraient faire n’importe quoi. Elles pourraient payer les salaires quand elles veulent. Elles pourraient imposer des conditions de travail inhumaines. Elles pourraient licencier sans motif. Elles pourraient discriminer en toute impunité.

 

Les délégués du personnel existent justement pour empêcher ces abus. Ils sont les yeux et les oreilles des travailleurs. Ils veillent au respect de la loi et des accords d’établissement. Ils défendent les droits des employés face aux directions qui voudraient les piétiner. C’est exactement ce que font les cinq délégués sanctionnés à l’ACFPE. Ils défendent le personnel face à une direction incompétente et népotiste. Ils réclament le respect des procédures de recrutement. Ils dénoncent les détournements de fonds. Ils exigent que l’agence soit dirigée dans l’intérêt des Centrafricains et non dans celui du clan Mwanga-Gambor.

 

Pour cela, ils sont sanctionnés. Pour avoir fait leur travail de représentants du personnel, ils sont punis. Pour avoir défendu la loi contre le népotisme, ils subissent une perte de salaire. Cette sanction en dit long sur la nature de la direction de l’ACFPE. Elle confirme que Renée Bimbo ne dirige pas cette agence pour servir l’intérêt général. Elle la dirige comme une dictature personnelle où toute contestation est réprimée.

 

Avec cette nouvelle provocation, Renée Bimbo pousse l’ACFPE au bord de l’explosion. Le personnel est à bout. Les délégués sont sanctionnés illégalement. Les procédures judiciaires s’accumulent. Les scandales financiers se multiplient. L’incompétence de la direction atteint des sommets. Combien de temps cette situation peut-elle durer ? Combien de temps les autorités vont-elles continuer à fermer les yeux sur le naufrage de l’ACFPE ? Combien de temps le clan Mwanga-Gambor va-t-il pouvoir piller impunément cette institution publique ?

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Ahmat Deleris alias Rator : l’imposteur tchadien qui a pris en otage le CSISCA

0

Ahmat Deleris alias Rator : l’imposteur tchadien qui a pris en otage le CSISCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ahmat Deleris alias Rator : l’imposteur tchadien qui a pris en otage le CSISCA
Ahmat Deleris alias Rator

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il faut dire les choses clairement : l’homme qui dirige aujourd’hui le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) est un ressortissant tchadien qui a frauduleusement obtenu la nationalité centrafricaine. Ahmat Deleris, connu sous le sobriquet de Rator, maintient son emprise sur cette institution par la menace, la corruption et le chantage.

 

 

Notre enquête le confirme : cet agent double a infiltré la plus haute institution musulmane du pays et refuse aujourd’hui de lâcher le pouvoir qu’il a confisqué.

 

Contrairement à ce qu’il proclame sur tous les réseaux sociaux, Ahmat Deleris n’est pas originaire de Moungoumba. Nos investigations dans cette localité ont permis d’établir la vérité : cet homme est arrivé tout bébé à Moungoumba avec sa mère tchadienne. Personne dans cette ville n’a jamais connu son père biologique.

 

Sa mère s’est ensuite remariée avec Mahamat Kotaya, un opérateur économique tchadien installé à Moungoumba, parent de l’ex-maire de la ville surnommé “le français”, lui-même frère du défunt Zackariya Attahir jadis installé au quartier Sissongo à Bangui.

 

Élevé dans cette famille tchadienne, Rator a grandi dans la rue, en compagnie de joueurs de cartes et de cambrioleurs. Ce parcours de délinquant explique son comportement actuel à la tête du CSISCA.

 

En poursuivant son investigation, nos journalistes ont découvert que Ahmat Deleris dit Rator a falsifié l’acte de naissance du défunt Amit Idriss pour se fabriquer une identité centrafricaine. Cette fraude documentaire lui a permis d’obtenir illégalement la nationalité centrafricaine et de s’infiltrer progressivement dans les structures de la communauté musulmane.

 

La preuve de sa nationalité tchadienne ? En 2015, cet individu a lui-même créé une “Association des Tchadiens de Centrafrique”. Le ministre de l’Administration du Territoire de l’époque a transmis le dossier à la Communauté Islamique Centrafricaine (CICA) pour avis technique. Le défunt président Oumar Kobine Layama s’est opposé fermement à ce projet divisionniste qui visait à fragmenter la communauté musulmane en associations ethniques et nationales (Haoussa, Foulbé, Bornou, Sénégalais, Maliens, Camerounais…).

 

Un Centrafricain d’origine ne crée pas une “Association des Tchadiens”. Cette initiative prouve son appartenance réelle.

 

La prise de contrôle du CSISCA par Ahmat Deleris s’est faite par étapes, avec la ruse d’un manipulateur professionnel.

 

Lors de l’Assemblée Générale du 15 mars 2020, un accord de réconciliation prévoyait qu’il conserve son poste de deuxième vice-président. Mais l’homme avait d’autres ambitions. Par la corruption, les menaces, l’escroquerie et le mensonge, il a réussi à tromper les membres présents pour se faire élire premier vice-président.

 

Six mois plus tard, l’imam Oumar Kobine Layama décédait. Deleris devenait président par intérim.

 

Depuis, il a instauré un régime de terreur. Il a transféré unilatéralement le siège du CSISCA de l’enceinte de la mosquée de Yapélé vers sa boutique du Km5, un local qui ressemble à une geôle, sans aucune ouverture d’aération en dehors de la porte d’entrée. Ce transfert viole toutes les dispositions statutaires de l’institution.

 

Le mode de gouvernance de Ahmat Deleris  repose sur l’intimidation. Il menace verbalement par téléphone et par messages vocaux sur WhatsApp toute personne qui ose parler d’une Assemblée Générale du CSISCA. Les membres du Bureau Exécutif National sont muselés. Toutes les décisions et déclarations sont prises sans aucune concertation préalable, dans un exercice autocratique du pouvoir.

 

Son mandat de président par intérim a expiré le 15 mars 2025. Mais l’homme refuse de partir. Il conditionne son départ à une nomination au poste de conseiller à la présidence de la République, en rémunération de “services rendus au pouvoir”. Un chantage éhonté qui montre la nature de ses relations avec certains cercles du pouvoir.

 

Lorsque l’escroc et mafieux Daniel Nzéwé a évoqué publiquement la question des étrangers dans notre pays, Deleris s’est immédiatement senti visé et a réagi avec une violence inhabituelle. Depuis, il ne cesse de crier sur les réseaux sociaux qu’il est “Centrafricain d’origine”.

 

Cette insistance pathologique prouve son imposture. Un véritable Centrafricain d’origine n’a pas besoin de convaincre ses compatriotes de sa nationalité. Il l’est naturellement, sans avoir à le prouver quotidiennement.

 

La Constitution de la Septième République est claire : un étranger ne peut diriger une institution en Centrafrique, fût-elle religieuse. Or Ahmat Deleris est tchadien. Sa présence à la tête du CSISCA viole nos lois fondamentales.

 

Cette situation est d’autant plus intolérable que cet agent double a infiltré une institution qui représente plusieurs centaines de milliers de Centrafricains musulmans. Il parle en leur nom, prend des décisions qui les engagent, alors qu’il n’est même pas des nôtres.

 

Par Alain Nzilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique: la mafia des actes de naissance gratuits à la mairie de Bangui bat son plein

0

la mafia des actes de naissance gratuits à la mairie de Bangui bat son plein

 

Bangui-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR mairie-de-Bangui-en-centrafrique RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel
mairie-de-Bangui-en-centrafrique – RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le pays sombre désormais dans une corruption généralisée qui n’épargne aucun secteur. Des bureaux de l’administration aux services de base, tout est devenu prétexte à soutirer de l’argent aux citoyens. La mairie de Bangui en donne un exemple étonnant : un projet financé par l’Union européenne pour délivrer gratuitement des actes de naissance se heurte à un réseau des employés de la mairie qui ont organisé leur propre mafia, exigeant des paiements illégaux à chaque étape.

 

 

Depuis plusieurs mois, des affiches tapissent la capitale et les radios diffusent des annonces : les actes de naissance pour les nouveaux-nés sont désormais gratuits à la mairie de Bangui, grâce au financement de l’Union européenne et de ses partenaires. Mais la réalité contredit complètement ces promesses. Aucun parent n’obtient réellement son document sans débourser d’argent à ces mafieux de la mairie.

 

Dès le dépôt du dossier, les complications surgissent. Les employés réclament aux demandeurs entre 2 000 et 3 000 francs CFA, officiellement pour “le suivi du dossier”. Sans ce paiement, le dossier reste bloqué indéfiniment.

 

Rencontré à la mairie de Bangui par la rédaction du CNC, un père de famille, venu faire le suivi du dossier d’acte de naissance de son fil  témoigne : “Ça fait deux mois que j’ai déposé pour l’acte de naissance de mon bébé. On m’a demandé de verser 2 000 francs CFA pour le suivi. Mais j’ai refusé. Voilà que le dossier de mon bébé traine toujours, et j’attends indéfiniment. ”.  Une jeune mère, de son côté,  raconte une expérience similaire, avec une demande de 2 000 francs CFA. » Quand je suis arrivée à la mairie pour déposer le dossier d’acte de naissance de mon nouveau né, on m’a redirigé dans un bureau en haut. Sur place, l’employé m’a demandé une somme de 2000 francs CFA avant le dépôt du dossier », affirme-t-elle. Une autre maman, rencontrée également à la mairie, raconte la même chose. Ceci dit, cette mafia est générale est bien planifiée par la mairie elle-même.

 

Ce racket s’explique par une logique cynique. Auparavant, la légalisation et la délivrance des actes de naissance constituaient une importante source de bakchichs pour les employés municipaux. Le financement européen réduit drastiquement leurs profits illégaux habituels. Plutôt que d’accepter cette perte de revenus, les employés ont organisé leur propre système parallèle. Chaque demande d’acte de naissance devient prétexte à exiger des “frais de suivi” à différentes étapes du processus administratif.

 

Cette situation transforme une initiative humanitaire en nouvelle source de corruption. L’argent européen censé faciliter l’accès à l’état civil pour les familles centrafricaines finance en réalité un service que les employés municipaux utilisent comme levier d’extorsion. Les victimes se comptent par dizaines. Les parents, souvent démunis, n’ont d’autre choix que de céder au chantage ou de renoncer à obtenir ce document pourtant essentiel pour leurs enfants. Même les programmes d’aide internationale destinés aux populations les plus vulnérables se retrouvent détournés par des fonctionnaires sans scrupules.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Gadzi : Quand Dimanche Beya, président sous-préfectoral du MCU, terrorise la population et impose des taxes illégales aux commerçants et éleveurs

0

Gadzi : Quand Dimanche Beya, président sous-préfectoral du MCU, terrorise la population et impose des taxes illégales aux commerçants et éleveurs

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Ville-de-Gadzile-10-avril-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gadzi : Quand Dimanche Beya, président sous-préfectoral du MCU, terrorise la population et impose des taxes illégales aux commerçants et éleveurs
Ville-de-Gadzile-10-avril-2022 – Centrafrique : violent affrontement entre les Mercenaires russes et des hommes armés à Gadzi

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 En Centrafrique, l’impunité est devenue la règle plutôt que l’exception. Des années durant, les abus de pouvoir se multiplient sans que leurs auteurs ne soient inquiétés. Qu’ils soient agents de l’État, responsables politiques ou cadres de partis au pouvoir, MCU, nombreux sont ceux qui se croient au-dessus des lois et transforment leurs fonctions en instruments d’enrichissement personnel. Cette culture de l’impunité tue le pays petit à petit de la capitale jusqu’aux coins les plus reculés, où les populations subissent quotidiennement les caprices de ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir. Gadzi, dans la sous-préfecture, n’échappe pas à cette logique. Voici ce qui s’y passe avec Dimanche Beya, président sous-préfectoral du MCU.

 

 

Depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir en 2016, une nouvelle manière de gouverner s’est installée en Centrafrique. Le président a choisi une approche que son ministre conseiller, Fidèle Gouandjika, résument par cette formule : « Tout zo à té yé », ou alors en français “tout le monde doit manger”. Dans les faits, cela signifie que les responsables du parti au pouvoir, du sommet jusqu’à la base, ont compris qu’ils pouvaient se servir librement. Cette politique officieuse a créé une classe de militants et de cadres qui considèrent leur position comme un moyen d’enrichissement rapide. Les populations en font les frais.

 

Dimanche Beya connaît bien cette réalité. Nommé président sous-préfectoral du MCU à Gadzi, dans la préfecture de la Mambéré  il y a quatre mois, il a rapidement mis en place son propre système. Dès son installation à la tête du MCU local, les commerçants de la zone ont reçu la même consigne : 5 000 francs CFA par boutique. L’ordre concerne tous les commerces, de Gadzi jusqu’à Guen et Diguiri. Personne n’est épargné.

 

Le mécanisme est simple. Dimanche Beya passe d’une boutique à l’autre, ou envoie ses relais. Ceux qui acceptent de payer évitent les problèmes. Ceux qui refusent reçoivent une convocation exactement comme un chef de la police ou de la gendarmerie. Dimanche Beya utilise son titre de président sous-préfectoral exactement comme un chef mafieux pour donner du poids à ses menaces, même si sa fonction est purement politique et ne lui confère aucune autorité administrative. Mais dans un pays où les lignes entre pouvoir politique et pouvoir administratif se brouillent constamment, cette confusion profite à ceux qui savent en jouer.

 

Un boutiquier de Gadzi, interrogé par la rédaction du CNC,  confirme : “Il est venu me demander mon impôt du MCU. J’ai dit que je n’avais rien. Deux jours après, on m’a fait savoir qu’il fallait que je passe le voir chez lui. J’ai compris que ça pouvait mal tourner pour moi. J’ai fini par  lui verser le montant qu’il m’a exigé ”. D’autres commerçants confirment la même histoire. La somme de 5 000 francs peut paraître modeste, mais pour des petits commerces qui peinent déjà à survivre, c’est une charge de plus qui vient rogner des revenus déjà faibles.

 

Les éleveurs de la région subissent le même traitement, avec des montants encore plus élevés. Dimanche Beya se transforme également au commissaire de police ou au commandant de brigade de gendarmerie pour délivrer des documents officiels. Il impose des “déclarations de pertes” aux éleveurs. Chaque déclaration de perte est  facturée à 25 000 francs CFA par éleveur. Le principe est clair : pour circuler librement avec leurs troupeaux sur le territoire, les éleveurs doivent d’abord passer par cette étape payante. La libre circulation, pourtant garantie par la loi, devient un service payant entre les mains du responsable local du MCU.

 

Ces prélèvements forcés créent une économie parallèle dont Dimanche Beya est le seul bénéficiaire. Les éleveurs, qui dépendent de la mobilité de leurs animaux pour trouver des pâturages et de l’eau, se retrouvent coincés. Refuser de payer signifie prendre le risque d’une convocation, voire de tracas administratifs qui peuvent bloquer leur activité pendant des jours. Beaucoup préfèrent céder pour avoir la paix.

 

La situation devient encore plus spectaculaire quand on apprend que les tensions ne se limitent pas aux habitants de Gadzi. Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC, les relations entre Dimanche Beya et les candidats locaux du MCU sont mauvaises. Ces derniers voient d’un mauvais œil les méthodes de leur président sous-préfectoral, qui ternissent l’image du parti dans la zone. Mais personne ne semble pouvoir ou vouloir le freiner.

 

En quatre mois seulement, Dimanche Beya a réussi à installer un système qui fonctionne à son profit. Les commerçants paient, les éleveurs paient, et ceux qui tentent de résister finissent par plier. Cette situation n’est pas unique à Gadzi. Partout en Centrafrique, des responsables locaux du MCU utilisent les mêmes méthodes. La différence, c’est que personne ne semble intervenir pour y mettre fin.

 

Les habitants de Gadzi, Guen et Diguiri vivent désormais sous cette pression constante. Chaque jour, des commerçants ouvrent leurs boutiques en sachant

qu’une partie de leurs revenus ira dans les poches d’un homme qui n’a aucun droit légal de leur réclamer quoi que ce soit. Les éleveurs déplacent leurs troupeaux en ayant déjà payé pour un droit qui devrait être gratuit. Et tout cela se passe sous les yeux d’autorités administratives qui restent silencieuses.

 

Par Marcelin Biya….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

CENTRAFRIQUE :  QUAND 20 PERSONNES, dont les chefs des groupes armés, PRÉTENDENT RÉPRÉSENTER TOUTE LA RÉGION DE FERTIT.  L’ÉCHEC DE MOBILISATION DE TOUADÉRA EXPOSÉ PUBLIQUEMENT EN IMAGES

0

Centrafrique :  QUAND 20 PERSONNES PRÉTENDENT RÉPRÉSENTER TOUTE LA RÉGION DE FERTIT.  L’ÉCHEC DE MOBILISATION DE TOUADÉRA EXPOSÉ EN IMAGES

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/la-reunion-tenue-mardi-11-novembre-2025-par-des-ex-chefs-des-groupes-armes-de-la-seleka-reclamant-la-region-de-fertit-photo-publiee-sur-les-reseaux-so.jpg” data-wpel-link=”internal”>La réunion tenue mardi 11 novembre 2025 par des ex-chefs des groupes armés de la SELEKA réclamant la région de fertit. Photo publiée sur les réseaux sociaux
La réunion tenue mardi 11 novembre 2025 par des ex-chefs des groupes armés de la SELEKA réclamant la région de fertit. Photo publiée sur les réseaux sociaux

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mardi 11 novembre 2025, le ministre des Transports et de l’Aviation civile Herbert Gotran-Djono Ahaba et le coordonnateur de campagne de la région du Fertit, le mafieux konon Arnaud Djoubaye Abazene, ont organisé à l’hôtel Azimut de Bangui ce qui devait être la “première réunion stratégique” destinée à mobiliser “l’ensemble des cadres” de cette région qui représente près d’un tiers du territoire centrafricain. Le résultat? Un fiasco total que les images de la réunion montre sans concession possible.

 

 

Le communiqué initial, signé par Abazene, annonçait modestement une “réunion stratégique de campagne” convoquant “les cadres et ressortissants de la région de Fertit”. Rien de spectaculaire. Mais la propagande diffusée ensuite sur les réseaux sociaux a transformé ce rendez-vous raté en triomphe imaginaire. On y parle d’une mobilisation de “l’ensemble des cadres originaires de la région”, d’un “engagement unanime” et même d’un objectif délirant de “99% de suffrages” pour Touadéra en décembre 2025.

20 PERSONNES PRÉTENDENT RÉPRÉSENTER TOUTE LA RÉGION DE FERTIT. L’ÉCHEC DE MOBILISATION DE TOUADÉRA EXPOSÉ EN IMAGES
Dans Azimut

 

Les photographies de la réunion publiées sur les réseaux sociaux racontent une tout autre histoire. Sur la première image, une dizaine de personnes sont assises autour d’une table, pendant que derrière elles s’alignent des rangées entières de chaises rouges désespérément vides. Sur la seconde, cinq personnes occupent la table d’honneur, seules dans un décor de rideaux dorés qui souligne encore davantage la vacuité de l’événement.

 

Voilà donc la “mobilisation” tant vantée: au maximum vingt personnes dans une salle préparée pour accueillir plusieurs dizaines de participants. Pour une région qui englobe trois préfectures (Haute-Kotto, Vakaga et Bamingui-Bangoran) et représente près d’un tiers du territoire national, le spectacle est pathétique. Où sont passés tous ces “cadres” censés former une “base électorale déjà largement acquise”?

 

La maigreur de la participation n’est pas le seul problème de cette réunion. Plus grave encore est le profil de ceux qui y siègent. Car sous l’appellation flatteuse de “cadres de la région”, se cachent en réalité d’anciens chefs de groupes armés qui devraient normalement répondre de leurs actes devant la justice, et non organisé des stratégies électorales dans des hôtels de luxe.

 

Ces hommes, pour la plupart issus de la coalition Séléka et d’autres factions rebelles, ont été attirés dans le gouvernement de Touadéra par des nominations ministérielles et des postes de complaisance. Certains ont même été interrogés discrètement par la Cour pénale spéciale (CPS), avant d’être tranquillement laissés en liberté. Pourquoi? Parce que la CPS, affaiblie et instrumentalisée, n’a ni la puissance ni la capacité pour les arrêter. Résultat: ces individus se transforment aujourd’hui en “coordinateurs de campagne” et en “stratèges électoraux”.

 

Prenons le cas du coordonnateur lui-même, le magistrat Arnaud Djoubaye Abazene. Cet homme, qui brandit aujourd’hui un titre de “docteur en droit”, était vice-procureur sous le régime de François Bozizé. Il a été arrêté et placé en détention à l’époque à Bossembélé pour des raisons que tout le monde en Centrafrique connaît. Sa place devrait être en prison, pas derrière un micro à l’hôtel Azimut en train de discourir sur les “grandes orientations” de campagne.

 

Et que dire de Herbert Gotran-Djono Ahaba, ce ministre qui “impulse la stratégie” avec la solennité d’un technocrate, alors que son passé dans les groupes armés est de notoriété publique? La propagande le présente comme un “technicien rigoureux et méthodique”. La réalité est qu’il fait partie de cette galaxie de chefs rebelles reconvertis en hommes politiques grâce à la bienveillance du régime Touadéra. Le cas de monsieur Ernest Mada est aussi grave. Grand voleur, l’homme est actuellement imputé de son salaire par le trésor public pour vol aggravé.

 

Ce qui se passe dans cette salle d’hôtel est le reflet fidèle de ce qu’est devenu le régime de Faustin Archange Touadéra: un système mafieux où les criminels de guerre côtoient les ministres, où les anciens rebelles dictent la ligne politique, et où la justice ne s’applique qu’aux faibles et aux opposants.

 

Ces hommes auraient dû être jugés. Leur place devrait être devant la Cour pénale spéciale, ou mieux encore, devant la Cour pénale internationale pour répondre des crimes commis pendant les années de guerre. Au lieu de cela, ils organisent des réunions de campagne et promettent de livrer 99% des voix à Touadéra.

 

Cette impunité généralisée n’est pas un fait rare. C’est une stratégie délibérée du président Touadéra, qui a compris qu’il ne peut gouverner qu’en s’entourant de mafieux, de criminels et d’hommes de main prêts à tout pour préserver leurs privilèges. C’est ainsi que fonctionne ce régime: en achetant la loyauté de ceux qui devraient être en prison.

 

Malgré les efforts de propagande, cette réunion du Fertit confirme une vérité que le régime ne peut plus cacher: l’édifice Touadéra est en train de s’effondrer. Quand une région qui représente un tiers du pays ne parvient à mobiliser qu’une vingtaine de personnes pour une réunion stratégique à six semaines d’une élection, c’est que quelque chose ne tourne pas rond.

 

Les centros ne sont pas dupes. Ils voient bien que ces prétendus “cadres” ne représentent qu’eux-mêmes et leurs intérêts personnels. Ils comprennent que ces promesses de “99% de suffrages” ne sont que du vent. Ils savent que cette parodie électorale n’a qu’un seul but: maintenir au pouvoir un homme qui a échoué sur tous les fronts.

 

Ce n’est pas avec une poignée d’anciens chefs rebelles assis devant des rangées de chaises vides qu’on construit un projet de société. Ce n’est pas avec des ministres dont la place devrait être en prison qu’on redresse un pays en ruines. Le Fertit, comme le reste de la Centrafrique, a compris le message: il est temps que Touadéra et son équipe de mafieux quittent le pouvoir et laissent la place à ceux qui veulent véritablement travailler pour l’avenir du pays.

 

Par Alain Nzilo….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le mensonge court vite, la vérité arrive lentement : quand le ministre Bertrand Arthur Piri pris en flagrant délit de mensonge sur les déplacés internes

0

Le mensonge court vite, la vérité arrive lentement : quand le ministre Bertrand Arthur Piri pris en flagrant délit de mensonge sur les déplacés internes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba.jpg” data-wpel-link=”internal”>quand le ministre Bertrand Arthur Piri pris en flagrant délit de mensonge sur les déplacés internes
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le gouvernement, par la voix du ministre de l’hydraulique et du développement énergétique, Bertrand Arthur Piri,  a affirmé, en mars dernier, avoir résolu totalement le phénomène des déplacés internes. Pourtant, les chiffres disent le contraire.

 

À Bangui, le ministre de l’Énergie et du Développement hydraulique, Bertrand Arthur Piri, a déclaré qu’il n’existe plus de déplacés internes en Centrafrique. Cette affirmation, présentée comme une réussite politique, entre en contradiction directe avec la réalité du terrain.

 

 

En mars dernier, lors du neuvième anniversaire du mandat présidentiel, Piri s’est exprimé sur les ondes de la radio Ndéké-Luka : « Il n’y a plus de déplacés internes grâce aux efforts du président Touadéra ». Le ministre voulait démontrer l’efficacité des opérations de sécurisation et la reconquête progressive des territoires.

 

Des chiffres qui contredisent le discours officiel

 

Les données des organisations internationales racontent une autre histoire. Le rapport conjoint de l’OIM et du HCR, publié en mai dernier, comptabilise plus de 500 000 Centrafricains toujours déplacés à l’intérieur du pays. Ces populations vivent dans des camps de fortune ou trouvent refuge chez des proches.

 

Dans l’est et le sud-est, particulièrement à Zemio, Mboki, Obo et Mobaye, les habitants continuent de traverser la frontière vers la République démocratique du Congo pour fuir les violences armées. Ces mouvements de population témoignent de l’instabilité persistante dans ces régions.

 

Un forum qui révèle les contradictions

 

Le forum de haut niveau organisé à Bangui les 1er et 2 juillet expose l’incohérence du discours ministériel. Cette rencontre, dédiée à la « réintégration » et aux investissements dans les zones de retour, a réuni les représentants de la Centrafrique, du Cameroun, du Tchad, du Congo et de la RDC.

 

L’organisation même de cet événement prouve que la question des déplacés reste d’actualité. Si le problème était vraiment résolu, comme l’affirme Piri, pourquoi mobiliser autant d’acteurs régionaux et internationaux autour de cette problématique ?

 

Une stratégie de communication pathétique

 

En attribuant la fin des déplacements forcés aux actions du chef de l’État, Bertrand Arthur Piri adopte une approche communicationnelle destinée à préserver l’image du régime. Proche parent du président et membre du Mouvement Cœurs Unis (MCU), il représente un gouvernement qui transforme la gestion politique en exercice de propagande.

 

Cette stratégie privilégie l’apparence de stabilité à la reconnaissance des difficultés humanitaires réelles. Dans un contexte où l’insécurité demeure un défi quotidien, ces déclarations semblent déconnectées de la réalité vécue par les populations.

 

L’invisibilisation comme outil politique

 

Pendant que des milliers de familles survivent sous des abris de fortune, sans accès aux services essentiels, le ministre efface leur existence d’une simple déclaration. Cette négation systématique fait partie d’une stratégie plus large qui consiste à répéter un récit de victoire et de progrès.

 

Les déplacés internes n’ont ni tribune ni moyens de répondre à cette négation de leur situation. Leur invisibilisation devient ainsi un instrument au service d’un discours politique qui refuse d’admettre ses limites….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : comment la ministre Nina-Josiane Bemaka Soui, candidate aux législatives à Bimbo 3,  a acheté le président de l’ANE Morouba Mathias Barthélemy

0

Centrafrique : comment la ministre Nina-Josiane Bemaka Soui, candidate aux législatives à Bimbo 3,  a acheté le président de l’ANE Morouba Mathias Barthélemy

 

Josiane Lina Bemaka-Soui , la cinquième maitresse du Président putschiste Faustin Archange Touadera. CopyrightDR Josiane-Lina-Bemaka-Soui Josiane Bemaka – Soui : la cinquième maîtresse du président Touadera qui sème la pagaille dans son quartier à Bangui
Josiane-Nina-Bemaka-Soui – Josiane Bemaka – Soui : la cinquième maîtresse du président Touadera qui sème la pagaille dans son quartier à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bangui, l’Autorité Nationale des Élections n’appartient plus aux Centrafricains. Elle appartient au régime. Et quand un ou une militante du MCU veut gagner des Élections, elle sait exactement comment s’y prendre. Nina-Josiane Bemaka Soui, ministre des Actions Humanitaires et candidate à Bimbo 3, a trouvé la formule parfaite pour transformer le président de l’ANE en allié personnel.

 

 

Les partenaires internationaux continuent de parler d’Élections libres et transparentes. Ils débloquent des millions d’euros. Ils envoient des observateurs. Ils croient assister à un exercice démocratique. Pendant ce temps, à Bangui, le régime Touadéra a perfectionné une machine de fraude qui transforme chaque scrutin en comédie. L’affaire Bemaka SouiMorouba révèle comment fonctionne cette machine dans les moindres détails.

 

Tout commence par un décès. Un directeur général du ministère des Actions Humanitaires part en mission. Il meurt. Son corps est rapatrié et inhumé. Nina-Josiane Bemaka Soui  doit le remplacer. C’est là que débute la manipulation.

 

La ministre occupe deux positions simultanément : elle dirige le ministère des Actions Humanitaires et se présente comme candidate du MCU aux Élections législatives dans la circonscription de Bimbo 3. Pour remplacer le directeur général décédé, elle fait un choix qui n’a rien d’administratif : elle nomme l’épouse du président de l’Autorité Nationale des Élections, Dr. Morouba Mathias Barthélemy.

 

Cette nomination crée instantanément un lien de dépendance. L’épouse du président de l’ANE doit désormais sa position à la ministre Nina-Josiane Bemaka Soui. Elle devient l’intermédiaire parfaite entre son mari et la candidate. Le système se met en place naturellement : l’épouse organise les rencontres entre la ministre et le président de l’ANE. Les rendez-vous se multiplient. Chaque semaine, Nina-Josiane Bemakassoui se rend à l’Autorité Nationale des Élections. Chaque semaine, elle rencontre Morouba Mathias Barthélemy.

 

Personne ne connaît le contenu exact de ces discussions hebdomadaires. Mais leur fréquence parle d’elle-même. Une ministre-candidate qui fréquente chaque semaine le bureau du président de l’institution chargée de superviser les élections auxquelles elle participe : voilà le niveau de corruption que le régime a normalisé.

 

Ce système fonctionne parce que le régime Touadéra a transformé toutes les institutions en instruments personnels. L’ANE n’existe plus comme organe indépendant. Le Conseil constitutionnel obéit. Les préfets appliquent les consignes. Le MCU contrôle l’appareil administratif dans chaque circonscription. Les élections ne sont plus des scrutins, ce sont des opérations de validation des candidats du pouvoir.

 

À Bimbo 3, les jeux sont faits avant même le début de la campagne. Les opposants peuvent déposer leurs candidatures. Ils peuvent faire campagne. Ils peuvent mobiliser leurs militants. Mais Nina-Josiane Bemakassoui a déjà gagné. Elle a placé l’épouse du président de l’ANE dans son ministère. Elle a créé un lien de subordination. Elle a transformé Morouba Mathias Barthélemy en complice.

 

Cette manipulation confirme comment le MCU va remplir l’Assemblée nationale en décembre. Circonscription après circonscription, ministre après ministre, le parti au pouvoir utilise les mêmes méthodes : nominations stratégiques, réseaux de dépendance, contrôle de l’appareil électoral. Les résultats sont écrits avant le vote. Les urnes ne servent qu’à valider ce qui a été décidé dans les bureaux ministériels et à l’ANE.

 

Le régime a compris une chose essentielle : on ne truque plus les élections en bourrant les urnes. On les truque en contrôlant ceux qui organisent le scrutin, ceux qui comptent les votes, ceux qui valident les résultats. Morouba Mathias Barthélemy n’est qu’un rouage dans cette machine. Mais son cas montre que même le président de l’ANE peut être acheté avec un simple poste ministériel accordé à son épouse.

 

À l’étranger, on parle de processus électoral inclusif. On salue les efforts du gouvernement centrafricain. On évoque les progrès démocratiques. Pendant ce temps, à Bangui, Nina-Josiane Bemakassoui rencontre chaque semaine le président de l’ANE pour préparer sa victoire à Bimbo 3. Et personne ne s’en offusque parce que tout le monde sait que c’est devenu la norme.

 

Voilà comment fonctionne la Centrafrique de Touadéra. Voilà comment le MCU prépare son triomphe électoral de décembre. Voilà pourquoi ces élections ne seront qu’une farce destinée à légitimer cinq années supplémentaires de règne sans partage.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Présidentielle 2025 : regarder comment Le Conseil Constitutionnel invalide la candidature de l’illettrée Saint Cyr TANZA pour faux et usage de faux

0

Présidentielle 2025 : Le Conseil Constitutionnel invalide la candidature de l’illettrée Saint Cyr TANZA pour faux et usage de faux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Présidentielle 2025 : Le Conseil Constitutionnel invalide la candidature de l’illettrée Saint Cyr TANZA pour faux et usage de faux
Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La candidature de Saint Cyr TANZA à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 a été invalidée par le Conseil Constitutionnel dans sa décision n°014/CC/25 rendue publique ce jeudi 14 novembre. Le candidat du parti RCAN est accusé d’avoir produit un faux titre de propriété dans son dossier de candidature, une fraude qui lui vaut désormais d’être passible de poursuites judiciaires.

 

 

La question du titre foncier a été au cœur de l’examen du dossier. Dans son instruction, le Conseil Constitutionnel a découvert que Saint Cyr TANZA avait versé à son dossier un titre de propriété n°11516 qui n’était pas le sien. Les vérifications effectuées auprès de la Direction de l’Enregistrement, de la Curatelle, du Timbre, de la Conservation Foncière, des Domaines et du Patrimoine Immobilier par le conseil constitutionnel ont établi que ce titre foncier non bâti d’une valeur de 600.000 FCFA appartient en réalité à Monsieur Jérémie GOUNOUMOUNDJOU.

 

“Considérant que l’instruction du dossier du candidat Saint Cyr TANZA fait ressortir que celui-ci a versé à son dossier un titre de propriété nº11516 non bâtie d’une valeur de 600.000 F, appartenant à Monsieur Jérémie GOUNOUMOUNDJOU”, indique la décision du Conseil. “Qu’il n’est donc pas propriétaire du titre foncier dont l’original est versé à son dossier de candidature à l’issue de la vérification faite auprès des services compétents.”

 

La juridiction constitutionnelle a tranché sans ambiguïté : “La candidature de Saint Cyr TANZA doit être invalidée du chef de faux et usage de faux.”

 

La fraude commise par Saint Cyr TANZA présente un double caractère d’illégalité. D’une part, l’article 67 de la Constitution centrafricaine exige explicitement que tout candidat à l’élection présidentielle doit “avoir une propriété bâtie sur le territoire national” – condition que TANZA ne remplissait manifestement pas. D’autre part, en présentant un document appartenant à autrui, il s’est rendu coupable de faux et usage de faux en écriture publique, un délit pénal passible de poursuites judiciaires.

 

Le titre présenté par TANZA était non seulement frauduleux, mais concernait également un terrain non bâti, alors que la Constitution exige une propriété bâtie. Cette double irrégularité témoigne soit d’une méconnaissance grave de la loi électorale, soit d’une tentative délibérée de fraude.

 

Le parcours Politique de Saint Cyr TANZA mérite d’être rappelé. La candidature de cet homme aux capacités politiques et intellectuelles limitées avait posé de nombreuses questions depuis son annonce. Plusieurs sources concordantes affirment que le président Faustin Archange TOUADÉRA lui-même l’avait propulsé dans cette course pour donner l’apparence d’un pluralisme Politique .

 

Cette stratégie de manipulation n’aura finalement pas tenu longtemps. Après la réunion du clan présidentiel restreint à Damara et les déclarations d’ouverture du pouvoir, la décision d’éjecter Saint Cyr TANZA  de la course a été prise. Le Conseil Constitutionnel, qui n’est pas une juridiction indépendante mais un simple outil aux mains du pouvoir, a exécuté cette décision en s’appuyant sur les irrégularités bien réelles du dossier du candidat.

 

Les centrafricains avaient depuis longtemps estimé que le profil de Saint Cyr TANZA  ne correspondait pas aux exigences d’une candidature présidentielle crédible. Si le Conseil Constitutionnel ne s’est pas prononcé sur la validité de son diplôme dans cette décision, il s’est concentré sur la question de la propriété immobilière, suffisante pour invalider la candidature.

 

Le faux et usage de faux en écriture publique constitue un délit grave qui expose son auteur à des sanctions pénales. La décision du Conseil Constitutionnel, qui établit formellement la fraude commise par Saint Cyr TANZA, devrait normalement entraîner l’ouverture d’une procédure judiciaire à son encontre.

 

Cette affaire montre une fois de plus les failles du système électoral centrafricain et la facilité avec laquelle certains candidats tentent de contourner les exigences constitutionnelles. Elle pose également des questions sur les mécanismes de vérification de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), qui avait initialement accepté et enregistré ce dossier frauduleux avant de le transmettre au Conseil Constitutionnel.

 

Au terme de cet examen, seuls sept candidats ont été retenus pour le scrutin du 28 décembre 2025. Avec l’invalidation de Saint Cyr TANZA, ainsi que celles de Jean Michel MANDABA (PGD) et Parfait Symphorien NZANGA (Indépendant), la liste définitive comprend : Faustin Archange TOUADÉRA (MCU), Eddy Symphorien KPAREKOUTI (PUR), Serge Ghislain DJORIE (CAPNCA), Marcelin YALIMENDE (Indépendant), Henri Marie DONDRA (UNIR), Aristide Briant REBOAS (PCD) et Anicet Georges Dologuélé (URCA).

 

L’ANE a été sommée par le Conseil Constitutionnel de publier la liste définitive des candidats ce vendredi 15 novembre 2025. Quant aux candidats invalidés, ils devraient voir leur caution remboursée par le Ministère des Finances et du Budget, “lorsque celle-ci a été effectivement payée”, précise la décision.

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC