Accident de la compagnie RAKO AIR : le ministre Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices cherchent à détourner les fonds destinés aux victimes

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, et ses complices au pouvoir tentent actuellement de mettre la main sur le compte bancaire saisi d’un défunt homme d’affaires. Ces fonds devaient servir à indemniser les familles des victimes d’un accident aérien mortel survenu entre Pointe-Noire et Bangui. Cette tentative de détournement montre à quel point l’avidité gangrène le sommet de l’État centrafricain.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à Alhadji Biri, un homme d’affaires d’origine nigériane établi en Centrafrique. Propriétaire de la célèbre chaîne de magasins Africa Auto installés dans toute la capitale Bangui, cet entrepreneur brassait des milliards de francs CFA. Son empire commercial s’étendait entre la Centrafrique et le Nigeria.
Au-delà de ses magasins, Alhadji Biri avait créé une petite compagnie aérienne baptisée RAKO AIR. La compagnie disposait d’un avion dédié uniquement aux liaisons commerciales entre le Congo, la Centrafrique, l’Angola et d’autres destinations d’Afrique centrale. Cette compagnie servait principalement au transport dans le cadre de ses affaires diamantifères. L’homme d’affaires, collecteur de diamants, parcourait l’Afrique centrale pour développer ses activités.
Le drame survient lorsque l’avion de RAKO AIR, parti d’Angola en passant par Brazzaville et Pointe-Noire pour rejoindre Bangui, disparaît en plein vol. L’appareil s’écrase, tuant tous les passagers à bord. Bien qu’il s’agisse d’un petit avion, la perte de toutes les vies à bord représente une tragédie humaine considérable.
Selon les procédures habituelles dans ce genre de situations, il fallait indemniser les familles des victimes. La justice centrafricaine saisit donc l’affaire. Les comptes bancaires d’Alhadji Biri sont immédiatement bloqués, la compagnie RAKO AIR mise sous séquestre. Les fonds devaient obligatoirement servir à indemniser les familles endeuillées par la catastrophe aérienne. Ces mesures judiciaires visaient à garantir que les victimes et leurs proches reçoivent une compensation financière pour le préjudice subi. Le compte bancaire saisi contenait des sommes considérables destinées exclusivement à cet usage.
Depuis la mort d’Alhadji Biri et le début de la procédure de succession, le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices au pouvoir cherchent à détourner ces fonds. Ils tentent de mettre la main sur le compte bancaire saisi qui devait servir à indemniser les victimes de l’accident aérien. Cette manne d’argent, censée réparer le préjudice des familles qui ont perdu leurs proches dans la tragédie de RAKO AIR, est devenue l’objet de convoitise du ministre et de son entourage. Ils veulent capter ces fonds pour un usage personnel, spoliant ainsi les victimes d’un accident déjà traumatisant.
Le ministre et ses complices cherchent par tous les moyens à accéder à ce compte bancaire bloqué, ignorant totalement le fait que cet argent appartient de droit aux familles endeuillées. Cette tentative de détournement démontre un mépris total pour la vie humaine et pour les victimes.
Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a déjà amassé une fortune colossale à travers divers trafics et malversations. Il a accaparé presque tous les terrains de valeur dans la capitale Bangui, multipliant les opérations mafieuses et les enrichissements illicites.
Un épisode de son parcours montre bien son avidité. Lorsqu’il occupait le poste de ministre des Transports et qu’on l’a nommé à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène avait pleuré et catégoriquement refusé de quitter son poste. Il n’a finalement accepté cette promotion que pour une seule raison : son remplaçant au ministère des Transports serait son frère cadet, Djono Ahaba. “Si ce n’était pas Djono Ahaba, je ne pouvais pas aller au ministère de la Justice”, avait-il confié à ses proches. La raison de cette réticence était simple : au ministère des Transports, il avait accès à de multiples sources d’enrichissement illicite. Il ne voulait pas perdre ces opportunités de corruption.
Pourtant, malgré les milliards déjà accumulés de manière illégale, le ministre continue sa course effrénée vers toujours plus d’argent. Il semble oublier une vérité fondamentale : la vie est éphémère. Personne n’est éternel sur cette terre. Même si certains vivent jusqu’à 100 ans, rares sont ceux qui dépassent 120 ou 130 ans. La vie humaine reste limitée. Chacun doit bien gérer le temps qui lui est imparti sur terre.
Alhadji Biri, cet homme d’affaires qui a laissé des milliards, est aujourd’hui mort. Le ministre Abazène, qui cherche à voler l’argent de ce défunt et à spolier les victimes de l’accident, mourra lui aussi un jour. Il laissera derrière lui un héritage. Mais quel héritage ? Au lieu de laisser à sa famille de l’argent propre, gagné honnêtement, il laissera un patrimoine bâti sur le vol, le pillage, les crimes et la spoliation des victimes. Un héritage maudit, fruit de l’injustice et de la corruption.
Cette tentative de détournement des fonds destinés aux victimes de l’accident de RAKO AIR montre l’état de délabrement du système judiciaire centrafricain. Le ministre qui devrait garantir l’application de la loi et protéger les droits des citoyens est lui-même devenu le principal prédateur. Les magistrats, les procureurs et les responsables judiciaires, au lieu de défendre les intérêts des victimes, travaillent main dans la main avec le ministre pour détourner des fonds qui ne leur appartiennent pas.
Pendant ce temps, les autorités centrafricaines, du président Faustin-Archange Touadéra au porte-parole du gouvernement, continuent de proclamer que “la Centrafrique est un État de droit où tout fonctionne normalement”. La réalité sur le terrain raconte une histoire totalement différente.
Les familles des victimes de l’accident de RAKO AIR, qui ont perdu leurs proches dans cette tragédie aérienne, risquent de ne jamais recevoir l’indemnisation qui leur est due. L’argent censé apaiser leur douleur et compenser leur perte est en train d’être capté par des prédateurs au sommet de l’État.
Par Alain Nzilo….
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
