Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La question de l’intégration des agents dans la fonction publique centrafricaine demeure un casse-tête récurrent depuis plusieurs décennies. Au ministère des Finances, où des centaines de stagiaires attendent parfois plus d’une décennie leur titularisation, chaque nouvelle vague d’intégration s’accompagne de son lot d’irrégularités et de manipulations. L’actuel processus d’intégration ne fait pas exception à cette règle.
Au sein de l’administration centrafricaine, les procédures d’intégration se déroulent généralement selon un schéma établi. Les candidats déposent leurs dossiers auprès des services compétents, une commission examine les pièces fournies, vérifie la conformité avec les critères requis, puis établit une liste des personnes retenues. Cette mécanique administrative, apparemment simple, cache en réalité des zones d’ombre où prospèrent divers arrangements.
Au ministère des Finances, la situation présente des particularités notables. Des anciens stagiaires ayant suivi la formation à l’École de la Régie financière patientent depuis six, sept, voire treize à quinze ans avant d’obtenir leur intégration définitive. Ces retards accumulés créent une pression considérable à chaque ouverture d’un nouveau processus d’intégration. Les dossiers s’accumulent, les attentes se multiplient, et avec elles, les tentations de contourner les règles.
Face aux risques de pressions et d’influences qui pèsent traditionnellement sur ces commissions lorsqu’elles siègent à Bangui, le ministre des Finances a pris une décision inhabituelle. Il a ordonné à la commission chargée d’examiner les dossiers de se déplacer à Boali, localité située à 95 kilomètres de la capitale. L’objectif affiché consistait à mettre les commissaires à l’abri des appels téléphoniques incessants, des visites impromptues et des diverses sollicitations venant de proches du pouvoir, de ministres ou d’autres personnalités influentes cherchant à placer leurs protégés.
La commission s’est donc installée à Boali depuis le vendredi de la semaine dernière. Les membres devaient travailler en toute sérénité, hébergés à l’hôtel, loin de l’agitation de la capitale. Ils ont effectivement entamé l’examen des dossiers déposés par les candidats à l’intégration. Mais très rapidement, des informations troublantes ont commencé à circuler.
Selon des sources proches du dossier, certains membres de la commission auraient contacté Bangui pour signaler des anomalies dans les documents à leur disposition. Ils affirment que plusieurs candidats dont les noms figurent sur la liste initiale ne disposeraient pas de dossier complet au sein de la documentation transmise. D’autres auraient des pièces manquantes dans leur dossier. Ces lacunes nécessiteraient, selon ces mêmes sources, de procéder à des remplacements en puisant dans une liste d’attente.
Cette situation paraît pour le moins étrange. Comment des candidats ayant déposé leur dossier en bonne et due forme peuvent-ils se retrouver sans dossier au moment de l’examen par la commission ? Plusieurs hypothèses circulent. La première évoque une manipulation en amont : des dossiers auraient été délibérément soustraits ou incomplets à Bangui avant leur transmission à Boali. La seconde suggère que des pièces auraient été retirées intentionnellement de certains dossiers pour justifier leur élimination et permettre l’insertion de nouveaux noms issus de la fameuse liste d’attente.
Cette liste d’attente constitue justement le point central des suspicions. Elle permettrait d’introduire dans le processus des personnes qui n’avaient initialement pas sur la liste principale, ou dont les dossiers ne répondaient pas aux critères. Des proches de membres de la commission, des parents, des connaissances bien placées pourraient ainsi bénéficier d’une intégration au bénéfice de stagiaires ayant attendu leur tour pendant des années.
Le déplacement à Boali, censé protéger la commission des influences extérieures, n’a donc pas suffi à enrayer la machine. Les réseaux mafieux semblent avoir trouvé le moyen de maintenir leur emprise sur le processus, cette fois-ci non plus par la pression directe, mais par la manipulation des documents et l’instrumentalisation de prétendues irrégularités administratives.
Les agents du ministère des Finances qui attendent depuis plus d’une décennie leur intégration observent cette situation avec amertume. Certains ont rejoint l’administration après leur sortie de l’École de la Régie il y a six ou sept ans. D’autres patientent depuis treize, quatorze, voire quinze ans. Tous ont vu passer plusieurs vagues d’intégration sans jamais figurer sur les listes finales. Cette fois encore, malgré les promesses et malgré le dépôt en règle de leurs dossiers, ils risquent de voir leur espoir s’envoler au profit d’arrangements opaques.
La publication de la liste définitive est attendue cette semaine. Elle permettra de vérifier si les craintes exprimées se concrétisent ou non. En attendant, cette affaire confirme une fois de plus l’ampleur des dysfonctionnements qui gangrènent l’administration centrafricaine. Même les mesures exceptionnelles, comme l’isolement géographique d’une commission, ne parviennent pas à garantir la transparence et l’équité dans les procédures d’intégration. Le système continue de favoriser les réseaux et les connivences au détriment des candidats légitimes qui respectent les règles établies.
Par Alain Nzilo….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
