Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La justice centrafricaine vient de donner raison à un ancien chef de guerre contre un médecin dans la course aux législatives. Souleyman Bi Hassan, ex-colonel du mouvement rebelle 3R, a obtenu l’invalidation de la candidature du Dr Jonas DONON à Bouar. Le docteur n’a même pas été informé de la décision.
Les anciens rebelles ont retrouvé leur place dans la vie politique centrafricaine depuis quelques années. Le président Touadéra leur ouvre grandement les portes, leur offre des investitures, leur garantit l’impunité. Ce qui était interdit hier devient la norme aujourd’hui. Les hommes qui ont semé la terreur dans les préfectures se retrouvent candidats aux Élections, portés par le parti présidentiel lui-même.
Souleyman Bi Hassan ne cache pas son passé. Le recueil officiel de la Cour constitutionnelle le présente comme « conseiller politique du Mouvement 3R ». Ce groupe armé a multiplié les dégâts dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré pendant des années. Massacres de civils comme à Koundili ou à Lemouna , pillages, déplacements forcés de populations. Le bilan est connu de tous.
Pourtant, cet homme figure sur la liste du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), le parti du chef de l’État Baba Kongoboro, pour les législatives du 27 décembre 2020. Circonscription de Bouar, quatrième du département de Nana-Mambéré. L’investiture officielle du parti présidentiel. Personne ne s’en émeut. Les institutions valident.
Le candidat numéro 2 dans cette même circonscription s’appelle Jonas DONON. C’est un docteur. Pas de casier judiciaire, pas de sang sur les mains, pas de villages brûlés à son actif. Un citoyen ordinaire qui se présente aux Élections.
Souleyman Bi Hassan dépose un recours contre lui devant la Cour constitutionnelle. Les motifs du recours ne sont pas publics. Peu importe d’ailleurs. La Cour tranche. Elle invalide la candidature du Dr DONON. Décision prise, affaire réglée.
Le docteur n’est jamais informé. Aucune notification ne lui parvient. Il apprend son élimination de la course par des tiers, par le bouche-à-oreille, peut-être par hasard. La procédure judiciaire la plus élémentaire n’a pas été respectée. Le droit de se défendre n’existe plus.
Un ancien chef rebelle qui attaque un docteur devant les tribunaux et obtient gain de cause. La scène se passe en Centrafrique, pas dans un roman d’anticipation. C’est la réalité du système judiciaire sous Faustin Archange Touadéra.
La Cour constitutionnelle est censée garantir le respect de la loi fondamentale. Elle devient l’instrument du pouvoir. Les juges suivent les consignes. L’ancien rebelle vient du MCU, donc la Cour lui donne raison. Le médecin ne bénéficie d’aucun appui politique, donc il disparaît de la liste électorale. Simple et efficace.
Faustin Archange Touadéra a choisi son camp. Celui des hommes en armes, des chefs de guerre reconvertis, des criminels recyclés en politiciens. Le discours officiel parle de réconciliation nationale, de réintégration des combattants, de paix durable. La pratique montre autre chose. L’impunité totale pour ceux qui ont détruit le pays.
Le régime actuel efface toutes les lignes rouges. Hier, appartenir à un mouvement rebelle constituait un obstacle juridique à toute candidature. Aujourd’hui, cela devient un atout. Le parti présidentiel recrute ses candidats parmi les anciens chefs de guerre. La justice valide ces candidatures et écarte les citoyens respectables.
À Bouar comme ailleurs, les Centrafricains constatent l’absurdité du système. Un homme qui a porté les armes contre l’État peut briguer un siège de député. Un médecin qui a servi la population se voit éliminé sans explication. Le message est limpide : dans la Centrafrique de Touadéra, le crime paie mieux que le service public.
Par Gisèle MOLOMA…
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
