Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a annoncé à la radio un projet de redécoupage communal dans la Vakaga. Ce qu’il présente comme une réorganisation administrative cache en réalité une stratégie politique bien connue du régime Touadéra : fragmenter les territoires pour affaiblir les communautés qui ne font pas partie du gouvernement de Félix Moloua. Cette ethnie occupe les postes clés du gouvernement et utilise maintenant l’outil administratif pour s’assurer que les autres groupes ethniques restent sans influence réelle.
Le phénomène touche plusieurs zones de la préfecture : Ouanda-Djallé, Birao, Sikikédé. Partout, le même scénario se répète avec des variantes selon les réalités locales. Mais aujourd’hui, nous allons examiner ce qui se passe sur l’axe Boromata, où des villages à majorité Sara découvrent qu’on leur impose un découpage qui défie toute logique administrative.
Des villages Sara qu’on refuse de reconnaître
L’axe Birao – Boromata compte plusieurs villages à majorité Sara bien établis. Tangara rassemble entre 200 et 240 habitants. Tayoyo en compte 300. Tagnagna abrite 350 personnes. Ndomandé en héberge 200. Dakirime en regroupe 280. À 47 kilomètres de Birao, Bourguesse compte 500 habitants. Takamala, situé à 45 kilomètres, en rassemble 750 et possède une église catholique, un hôpital, une école primaire et un aérodrome. Takadja, le plus peuplé avec 850 habitants et une école primaire, se trouve à 55 kilomètres.
Au total, plus de 3 500 personnes vivent dans ces villages qui disposent d’infrastructures fonctionnelles. N’importe quel administrateur sensé créerait une commune autour de Takadja ou Takamala, les deux localités les mieux équipées. C’est ce que dicterait la simple rationalité.
Sauf que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a choisi une autre voie. Tous ces villages Sara de l’axe Boromata vont administrativement dépendre de Délémbé, un petit village situé sur l’axe Ouandja en allant vers Bria, à 55 kilomètres de Birao. Délémbé compte, après les troubles militaire, à peine vingt maisons actuellement. C’est un village qui avait un par cet un aérodrome du parc. Mais c’était avant. Mais depuis plusieurs mois, la quasi-totalité des habitants sont partis se refugier à Birao, laissant derrière eux un village quasi-désert. Vingt maisons, et c’est tout. Pourtant, c’est ce lieu quasi inexistant qui devient le chef-lieu d’une commune regroupant des milliers de personnes. Et ce qui est incroyable, ces villages qui se trouve sur l’axe de Boromata sont totalement à l’opposé de Délémbé.
L’absurdité comme méthode de gouvernement….
Comment un village de vingt maisons peut-il administrer des villages qui le dépassent en population et en infrastructures ? Comment justifier qu’on oblige les habitants de Takamala – qui ont un hôpital et un aérodrome – à parcourir des dizaines de kilomètres vers un endroit presque vide pour leurs démarches administratives ?
La réponse se trouve dans une phrase simple : “ les Sara, les Youlou, les Rounga et les autres ethnies de la Vakaga n’ont pas de représentants qui peuvent parler à leur nom au niveau du gouvernement ”. En clair : puisque les Sara, les Youlou, les Rounga n’ont pas de représentants dans les ministères, puisqu’ils ne pèsent pas politiquement à Bangui, on peut se permettre de découper leurs villages comme bon nous semble. On peut les rattacher à une commune fantôme où ils n’auront aucun contrôle sur leur propre administration. Surtout, on pense aux Sara, les vraies victimes absurdes.
En effet, ce redécoupage arrive au moment où le pays se prépare pour les Élections de décembre 2025. Modifier les communes, c’est modifier les circonscriptions électorales. C’est décider qui pourra voter où, quelle communauté aura du poids et laquelle sera diluée dans des ensembles où elle ne comptera pas.
Les mafieux du régime qui contrôlent les ministères de la justice et autres ministères ont compris qu’un territoire bien découpé vaut mieux qu’un scrutin truqué. Si vous dispersez une communauté, si vous la rattachez à un chef-lieu inaccessible ou contrôlé par d’autres, vous annulez sa capacité à se mobiliser. Vous garantissez qu’aux Élections, ces gens ne pèseront rien.
Le régime Touadéra a passé des mois à neutraliser l’opposition par des obstacles juridiques, à installer des candidats fantoches pour donner l’impression d’une compétition électorale. Maintenant, il s’attaque à la géographie électorale elle-même. C’est la dernière couche de verrouillage.
Abazène, l’homme des basses œuvres….
Le ministre de la Justice ne découvre pas ces méthodes. Son parcours au gouvernement a déjà donné lieu à plusieurs controverses. Le voilà qui ajoute une nouvelle page à son dossier en se transformant en géographe politique, redécoupant les territoires selon les intérêts de son clan et du régime plutôt que selon les besoins des populations.
Les Sara de l’axe Boromata, les Youlou de Ouanda-Djallé et les Rounga de Sikikédé ne demandent rien d’extraordinaire. Ils veulent simplement ce que la logique commanderait : une commune dont le chef-lieu corresponde à leur réalité démographique et territoriale. Takadja pourrait parfaitement jouer ce rôle avec ses 850 habitants. Takamala aussi, avec ses infrastructures. N’importe lequel de ces villages conviendrait mieux que Délémbe.
Mais leur problème, c’est qu’ils n’appartiennent pas à la bonne ethnie. Ils n’ont pas de cousins ministres, pas de protecteurs dans les couloirs du pouvoir à Bangui. Alors on les découpe, on les rattache à un hameau qui n’existe presque pas, et on appelle ça de la réorganisation administrative.
Martin Dorotou….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
