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Centrafrique : la COSIPAC annonce un concert de casserole contre la politique du Président Touadera

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – En République centrafricaine, la flambée des prix des produits alimentaires sur les marchés inquiète, et cela devient de plus en plus inquiétant encore lorsque le Cameroun a décidé d’interdire l’exportation de certains de ses produits de grande consommation. La crise d’hydrocarbure se précise également, et le gouvernement  n’a pas cherché à tirer les cartouches à sa disposition pour tenter de contenir  la flambée des prix des produits de grande consommation.  Face à ce que les observateurs appellent la faillite de l’État, la COSCIPAC (coordination des organisations de la société civile  pour la paix en Centrafrique)  a décidé d’organiser dans le pays d’ici le week-end prochain un concert de casserole.   

Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.
Rondpoint du centre-ville de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Alors que la guerre en Ukraine vient à peine de commencer, et le Président français Emmanuel Macron avait proposé à Bruxelles un plan d’urgence pour la sécurité alimentaire mondiale, nombreux sont ceux qui  craignent que l’Afrique subisse de plein fouet cette guerre en Ukraine. Selon de nombreux observateurs, la guerre en Ukraine provoque à la fois un choc inflationniste, mais aussi une raréfaction des céréales et des engrais. Comme le reste du monde, la République centrafricaine est confrontée  à une tendance inflationniste.  Face à la grogne  de la population, le gouvernement centrafricain semble s’occuper d’autres choses : la perspective d’une crise financière grave.  Il n’a pas osé prendre des mesures  pour tenter de contenir ses effets, bien au contraire, il a augmenté fortement les prix de certains produits, et la situation devient de plus en plus insoutenable pour les Centrafricains.

Outre la situation socio – économique préoccupante, le pays s’est confronté depuis plusieurs mois à de graves exactions des Mercenaires russes de la société Wagner sur les civils, poussant le HRW et l’ONU à dénoncer ce qu’ils appellent des crimes contre l’humanité et crime de guerre insoutenables. Du côté du gouvernement, c’est le silence total.

Face à cette situation, la coordination des organisations de la société civile  pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) a décidé de lancer un concert de casserole sur toute l’étendue du territoire centrafricain pour dire non à la dictature du Président Touadera, mais également contre la vie chère à compter du  samedi 7 mai 2022, et ce, durant 48 heures, c’est-à-dire tout le week-end  à partir des 18 heures.

Selon la COSCIPAC, ce concert de casserole est aussi une manière pour les Centrafricains d’exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la politique menée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son gouvernement.

 

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Bitcoin en Centrafrique : le gouverneur de la BEAC contre-attaque

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Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – À la demande des pays de la CEMAC, révoltés par l’adoption d’une loi sur la cryptomonnaie par Bangui, Abbas Mahamat Tolli a écrit au ministre centrafricain des Finances pour le mettre sous pression.

Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget, et Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

 

Abbas Mahamat Tolli est embarrassé face au silence de Bangui. Ayant appris par voie de presse que la Centrafrique avait adopté et promulgué, le 22 avril, une loi sur la cryptomonnaie, alors qu’il séjournait à Washington pour participer aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a contre-attaqué le 29 avril. Le Tchadien a écrit à Hervé Ndoba, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, à la demande des pairs de ce dernier.

 

Ironie de la situation…

 

Dans ce courrier, le gouverneur lui demande de convoquer, pour les 5 et 6 mai, les sessions du conseil d’administration extraordinaire de la BEAC et du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac). L’objectif étant d’examiner les « implications » de la décision prise par Bangui d’adopter le bitcoin comme monnaie ayant cours légal.

Ironie de la situation, la présidence de ces deux instances est actuellement exercée par Hervé Ndoba, en vertu du principe de rotation. Tenir ces réunions extraordinaires reviendrait donc pour l’argentier centrafricain, qui devra fournir des explications, à se tirer une balle dans le pied. Car l’initiative unilatérale de Bangui, qui s’assimile à une volonté de sortir de la zone franc, a du mal à passer dans les autres capitales de la Cemac.

 

Selon des confidences recueillies par Jeune Afrique, trois des cinq autres pays (Tchad, Gabon, Congo, Guinée équatoriale et Cameroun) seraient du reste favorables à l’activation de l’article 35 du traité de l’Umac qui stipule que : « En cas de non-respect des engagements prévus à l’article 5 de la présente convention par un État membre, la conférence des chefs d’État peut constater, à l’unanimité des autres chefs d’État de l’union monétaire, le retrait de celui-ci. »

 

Hervé Ndoba n’a toujours pas répondu au banquier central, ce qui laisse planer une incertitude sur les dates de ces assises. Les autres ministres des Finances s’agacent : ils veulent rapidement trouver une issue à cette crise, la plus sérieuse qu’ait affrontée l’institution monétaire.

 

Perspective d’une crise financière, le porte-parole du gouvernement, Ghislain Serge Djorie déclare sur RFI que  “la situation n’inquiète personne, c’est un chemin vers l’indépendance, la RCA va recourir à l’agriculture”

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La perspective d’une crise financière de grande ampleur semble paniquer le régime du professeur Faustin Archange Touadera. Les langues se délient au gouvernement. On y trouve des propos décalés, contradictoires  et irresponsables de certains ministres. Tout porte à croire que ce petit monde ne vit pas sur le territoire national. C’est le cas du ministre de communication Ghislain Serge Djorie, porte-parole du gouvernement, et proche parent du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie
Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC

 

« Vous savez, nous sommes un État. Nous allons -nous concentrer sur la mobilisation des moyens domestiques. Et ça, c’est le devoir régalien  d’un État. Alors, nous sommes signataires des conventions avec FMI et Banque mondiale, sinon avec d’autres pays que vous et moi nous connaissons très bien.  Mais si ces pays, de façon unilatérale, ne veulent pas aider notre pays, quel est le problème. Il n’y a pas de problème. Nous, on n’en  fait pas de ça un problème d’État. Et ça, c’est salutaire. Je pense que c’est un chemin de l’indépendance que vous êtres en train de nous apprendre. Ça, ça n’inquiète personne. Aucun centrafricain n’est inquiet par rapport à ça. Alors, quelle est l’inquiétude ? Aucune inquiétude au monde, parce que nous continuons de planté, nous avons toujours l’élevage. Nous continuons toujours à nous soigner… », déclare le ministre Ghislain Serge Djorie sur les antennes de la radio France internationale (RFI).

Alors, monsieur le ministre, porte-parole du gouvernement, si la question ne vous inquiète pas, au quartier, ça inquiète énormément les Centrafricains. Prétendre faire recours à l’agriculture pour aider les finances publiques en danger relève de l’ironie, de l’hypocrisie,  surtout quant on sait que l’investissement dans le secteur de production agricole est totalement nul depuis plus de 20 ans.

En République centrafricaine, les méthodes de financement ne sont guère utilisées en agriculture, alors que  les avantages qu’elles peuvent apporter à l’agriculture centrafricaine sont considérables. Notamment, l’intensification de l’innovation agricole, la formation et le renforcement des capacités des agriculteurs, la fourniture d’un environnement agricole infrastructurel fondé sur le développement, la mobilisation des finances, des marchés et de l’agriculture en faveur des pauvres, des régions rurales, des femmes et de jeunes par le biais d’une croissance inclusive. Pourtant, dans les projections de l’aide au développement faites par le Plan de relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), il y’avait de lignes budgétaires consacrées au développement de l’agriculture, à la résilience des communautés. Malheureusement, ces lignes budgétaires sont automatiquement détournées au bénéfice des gratte-ciel des “nouveaux riches” (principalement certains dignitaires du régime qui n’ont plus l’humilité de se cacher avec leurs biens tellement mal acquis) qui poussent partout à Belle vue, Boali, Damara, Ouango, Bimbo, 11 et 14 villas.

Monsieur le ministre, le problème de trésorerie inquiète sérieusement les Centrafricains, plus particulièrement les fonctionnaires, mais ça n’inquiète pas la société de mercenariat russe Wagner qui continue malgré tout de recevoir chaque mois ses milliards de dollars de la part de l’État centrafricain.

Vous parlez de l’indépendance? Alors, de toute façon, vous ne comprenez rien dans ce régime sanguinaire et impopulaire !

 

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Centrafrique : Jean-Serge Wafio, Président du PDCA appelle les militants de son parti à prendre part au concert de casserole de ce week-end

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Logo officiel du parti PDCA

 

Pionnière,

Pionnier,

 

Je m’adresse à toi après quatre (4) années d’inactivités politiques de notre Parti Démocratique centrafricain-PDCA, conformément à l’article 3 des Statuts ainsi libellé ‘’ La durée des activités du Parti est illimitée, sauf en cas de suspension ou de dissolution anticipée par le Congrès’’. En effet, le 09 juin 2018, après t’avoir évoqué mes quelques pressentiments qui présageaient l’avènement d’une atmosphère politique délétère, la forte probabilité d’une nouvelle traversée d’une autre zone de turbulences si le Président TOUADERA réussit son dialogue récusé par toute l’opinion nationale, la famine qui se profile si des dispositions politiques conséquentes ne sont pas prises, les inévitables conséquences de la cristallisation de l’insécurité devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, la réticence du pouvoir envers les Partis Politiques, et la récusation systématique de leurs nombreuses approches politiques transformationnelles suggérées, je t’avais proposé la suspension des activités politiques de notre Parti, parce que l’horizon politique centrafricain commençait à s’assombrir de manière inquiétante, et s’assombrirait davantage à l’approche des élections de 2020-2021.

Et aussi, je n’avais pas manqué de t’évoquer avec force que nous ne pourrions sortir de cette zone de turbulences, si zone de turbulences il y aura, que si nous Centrafricains nous nous mobilisions et nous nous opposions fermement aux dérives dictatoriales, dont les premières sont déjà constatées.

 

Pionnière,

Pionnier,

 

Tu es témoins depuis 2019 que beaucoup de mes pressentiments se sont concrétisés, corroborant ainsi ce que je t’avais évoqué entretemps, pour lequel certains Pionnières et Pionniers étaient sceptiques.

Maintenant, nous sommes tenus de sortir de cette zone de turbulences en nous affirmant politiquement et en donnant un sens politique à nos actions, malgré la terreur érigée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat par moyens de terrorisme d’Etat, de mercenariat d’Etat et de manipulations politiciennes. Ces prochaines semaines, des actions de désobéissance civile seront entreprises. Les deux prochains week-ends seront consacrés pour le premier  (du 07 au 08 mai 2022) aux concerts de casseroles et de sifflets et pour le second ( 14 au 15 mai 2022) à une manifestation citoyenne.

 

Je t’invite pionnière ment à prendre part à ces manifestations et aux autres qui suivront dans le respect, l’unité, la dignité et en prenant les précautions d’usage qui s’imposent. Je t’en sais capable et suis convaincu de ta positive réactivité, pour laquelle je te remercie.

 

Je profite de cette circonstance pour te demander de commencer un travail d’éveil de conscience par nos méthodes habituelles de proximité pour évoquer les alternatives transformationnelles déjà mûries par certains Cadres PDCA, consistant à proposer un nouvel ordre constitutionnel et démocratique consensuel, la restauration de la légalité, l’instauration de la justice sociale, la refondation d’une Nation indivisible et solidaire.

 

Pionnières considérations.

 

                                                                                                              WAFIO JEAN SERGE

                                                                                                      Président Fondateur du PDCA

Aide Alimentaire Programmée de la France pour la RCA en 2022 – Première tranche

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Centrafrique.org/de-gauche-a-droite-lambassadeur-de-france-en-Centrafrique-la-representante-de-lunicef-et-la-coordonnatrice-humanitaire-en-rca/” data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, l'ambassadeur de France en Centrafrique , la représentante de l'Unicef et la coordonnatrice humanitaire en RCA
De gauche à droite, l’ambassadeur de France en Centrafrique , la représentante de l’Unicef et la coordonnatrice humanitaire en RCA. CopyrightCNC

 

Présentation des chiffres de l’aide alimentaire française pour 2022

 

La France, dans le cadre de son aide alimentaire programmée en RCA pour 2022 et de sa lutte contre   l’insécurité alimentaire, a attribué 3.5 millions d’euros de dons (soit 2 milliards 300 millions de FCFA)  au bénéfice de 3 opérateurs humanitaires présents en Centrafrique :

1) PAM : Programme Alimentaire Mondial, à travers son « Assistance Alimentaire aux personnes  affectées par la crise en RCA » – 2 000 000 euros (1 milliard 312 millions de FCFA)

2) UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’enfance, via le programme « Réponse nutritionnelle  d’urgence – fourniture d’intrants nutritionnels dans 7 districts sanitaires » – 800 000 euros (524 800 000 FCFA)

3) ONG ACTED : pour la mise en œuvre du projet « Contribuer à l’amélioration de la sécurité  alimentaire de la population de la commune de Pladama Ouaka à travers une assistance d’urgence » – 700 000 euros (459 200 000 FCFA)

 

Comment fonctionne l’aide alimentaire programmée française en RCA? 

 

Cette aide est l’un des instruments de l’aide publique de développement de la France (Fonds d’urgence  humanitaire) dédiée à la sécurité alimentaire. Elle fait suite à un engagement de la France pris dans le  cadre de la Convention de Londres de 2017. Cette aide contribue au travail des organisations  internationales et ONG qui mettent en œuvre de nombreux programmes de lutte contre l’insécurité  alimentaire et la malnutrition dans le monde. Cette aide se décompose en 2 ou 3 versements par an.

En RCA, ce don et participation de 3.5 millions d’euros correspond à une première tranche. Une deuxième aura lieu également courant 2022 en fonction de l’évolution de la situation humanitaire.

 

Engagements forts, renouvelés et en augmentation de l’aide française en RCA

 

La France participe activement et de manière renouvelée aux actions humanitaires en RCA, soutenant  et appuyant les efforts des Nations Unies et des ONG, œuvrant partout dans le pays et au service de  toutes et tous. En effet, si en 2021 l’aide alimentaire était de 4 millions d’euros, elle est vite rattrapée  par ce premier versement en 2022 de 3.5 millions d’euros. L’engagement de la France en RCA est donc  en augmentation et répond à une situation urgente : 2.4 millions de personnes ont besoin d’une  assistance alimentaire en Centrafrique. La France est le premier bailleur bilatéral humanitaire en  République Centrafricaine. La France est aux côtés des Centrafricains dans la crise : solidaire encore  et toujours, en préparant l’avenir.

 

L’aide humanitaire de la France en République centrafricaine

 

L’aide alimentaire programmée n’est qu’une des composantes de l’aide humanitaire française : en  2021 l’aide humanitaire et de stabilisation en RCA était de 16 millions d’euros à travers plusieurs  programmes et fonds de soutien. A cela s’ajoutent les contributions complémentaires et volontaires  de la France à titre humanitaire, au profit des agences du Système des Nations Unies et Organisations  internationales notamment le CICR qui vient de recevoir un don de 550 000 euros pour la RCA. Depuis  le 1er janvier 2022, la France a déjà décaissé et versé 7.5 millions d’euros d’aide humanitaire afin de  répondre efficacement aux besoins essentiels des populations en concertation, avec et en appui des  partenaires internationaux de la RCA.

 

Vladimir Poutine malade d’un cancer, bientôt opéré et temporairement remplacé ? La rumeur qui enfle, renforcée par une source interne du Kremlin

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Rédigé par L’INDÉPENDANT

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le Président russe aurait consulté son médecin une trentaine de fois ces dernières années. Une rumeur de plus en plus insistante, renforcée par plusieurs sources, assure que Vladimir Poutine est atteint d’un cancer et subira bientôt une opération qui l’éloignera de la présidence pendant quelques temps. 

Poutine chez son médécin
Poutine chez son médécin

 

C’est une rumeur qui fait son chemin depuis quelques mois, l’état de santé de Vladimir Poutine serait déclinant. Elle a récemment été renforcée par la diffusion d’un reportage du média d’investigation russe, The Project, interdit par le Kremlin.

Si l’on sait que le dirigeant russe s’est plusieurs fois retranché et auto-confiné, inquiété par le Covid, Vladimir Poutine, inquiet pour sa santé, se serait entretenu une trentaine de fois avec son médecin Yevgeny Selivanov en quelques années.

Selon une information du mystérieux canal Telegram “General SVR”, plebiscité par l’opposition russe et suivi par plus de 280 000 abonnés, le président va bientôt subir une opération liée à un cancer et devra temporairement céder ses pouvoirs. Une information qui aurait été révélée par un proche du Kremlin, notamment relayée par le New York Post.

Son remplaçant déjà trouvé ? 

Il aurait même déjà choisi son remplaçant, avec qui il aurait récemment eu une longue discussion “à cœur ouvert”. Il s’agirait d’une des seules personnes en qui il a toujours confiance, Nikolaï Patrouchev, actuel chef du Conseil de sécurité de la police fédérale russe.

Il n’aurait néanmoins pas droit à tous ses pouvoirs, mais principalement à ceux liés à l’intervention militaire en Ukraine.

Enfin, The Project rapporte que la confiance de Vladimir Poutine envers les méthodes de médecine traditionnelles aurait décliné ces dernières années. Ce dernier se serait même tourné vers des “méthodes traditionnelles” comme des la prise de bains dans du sang de cerf…

Le Kremlin a toujours officiellement nié que Vladimir Poutine était en mauvaise santé.

 

 

 

 

Centrafrique: l’annonce de mesures de rigueur budgétaire inquiète, notamment les fonctionnaire s

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Texte par: RFI
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

En centrafrique, le ministre des Finances a déclaré que la situation de la trésorerie de l’Etat s’annonce «très préoccupante». RFI / Gaël Grilhot

« Depuis cette annonce, on a la pression de tous les côtés », confie ce responsable syndical. Son téléphone ne cesse de sonner depuis hier. Plusieurs représentants des travailleurs publics affirment attendre des clarifications sur les contours et les secteurs qui seront touchés par les coupes budgétaires. Et espèrent des concertations.

Car si les efforts budgétaires peuvent être faits à différents niveaux dans les finances publiques, les fonctionnaires ont souvent payé les pots cassés au cours des crises dans le pays. Que ce soit sous le président Patassé, Kolingba ou Bozizé, les salaires des fonctionnaires ont souvent été suspendus ; certains agents de l’État ont cumulé jusqu’à plus de deux années d’impayés.

Je pense que c’est un chemin de l’indépendance que vous êtes en train de nous apprendre, et ça n’inquiète personne…

Pour Serge Djorie, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, cette situation économique n’inquiète personne

Le recouvrement d’une grande part de ces arriérés a été engagé par le président Touadéra, avec le soutien de partenaires internationaux. Mais les annonces du ministère des Finances ont réveillé des craintes chez ces fonctionnaires.

La Banque mondiale, de son côté, assure rester engagée à aider la République centrafricaine à mettre en œuvre des réformes visant à renforcer la gestion financière et l’environnement réglementaire.

Centrafrique : Le cinéaste Centrafricain RAFIKI Fariala, privé de liberté, la famille artistique en alerte maximale

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Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Albert Fariala alias RAFIKI, jeune cinéaste centrafricain, en détention provisoire à la Section de recherche et d’investigation (SRI), c’est l’information qui circule depuis ce soir via les réseaux sociaux.

Faculté de droit et des sciences juridiques de l'Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

En effet, c’est dans un message WhatsApp diffusé sur les réseaux sociaux que le message a été porté à l’attention des amoureux du 7e art centrafricain. Albert Fariala alias RAFIKI, un cinéaste âgé de 24 ans, détenu à la SRI suite à la projection de son film dénommé “Nous, Étudiants”.

 

Dans ce message diffusé en boucle sur les réseaux sociaux et attribué au jeune artiste, le film serait interdit de diffusion en Centrafrique. Les censeurs auraient donné pour motif “incitation à la haine”, “film politique qui ternit l’image du gouvernement et de la haute institution universitaire” de Bangui.

 

En réalité, “Nous, Étudiants” de RAFIKI est un coup de projecteur sur la corruption et le harcèlement sexuel qui gangrène le milieu universitaire à Bangui. Normal que dans un contexte où les Droits de l’Homme sont mis à mal, l’auteur de ce long métrage soit dans les collimateurs des censeurs du régime de Bangui.

 

Si les détracteurs du jeune artiste Centrafricain lui attribue une quelconque appartenance au milieu diplomatique français en Centrafrique, il faut préciser que RAFIKI Fariala est un pur produit des Ateliers Varans, lesquels financé par l’Union Européenne, grâce à qui, RAFIKI a pu remporter de nombreux prix internationaux et participé à des grands festivals à l’extérieur.

 

Au moment où nous mettons sous presse, RAFIKI est toujours injoignable, sa famille biologique et artistique reste très inquiète.

 

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« Un jour, le Président Touadera va signer sa propre démission », dixit le journaliste Christian Aimé Ndotah

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Selon Christian Aimé Ndotah, « quand on passe son temps entre festivités et décorations …, on oublie l’essentiel, toute en sachant que le diable est dans les détails … ».

Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera
Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera

 

Justement, si le journaliste Christian Aimé  Ndotah a raison. Depuis fin avril 2022, la situation politique et économique du pays est dans le rouge. C’est d’ailleurs ce que le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba,  venait de confirmer. Ce n’est plus un secret pour personne. L’aide budgétaire que l’Union européenne avait débloqué à l’État centrafricain couvre seulement les mois de décembre 2021, janvier 2022, février, mars, avril et mai 2022. Depuis des décennies, la moitié du budget annuel de l’État centrafricain provient de l’extérieur. Et sur le plan intérieur, il y’a une faible mobilisation des ressources financières internes. Mais depuis quelques mois, l’Union européenne, la France, la banque mondiale et le fonds monétaire international (FMI) ont suspendu leur aide budgétaire à l’État centrafricain.

Ajoutant à cela, le versement mensuel des milliards de francs CFA à la société de mercenariat russe Wagner, crise de carburant dans le pays, inflation galopante, interdiction d’exportation des produits de grande consommation par le Cameroun, la République centrafricaine traverse un moment difficile de son histoire.

Mais pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera, c’est une autre affaire. Il  s’intéresse plus à son pouvoir qu’au peuple centrafricain. Il passe son temps chaque jour entre festivités, décorations et voyage d’affaire personnelle.

Malgré la situation politique et économique lamentable du pays, l’homme de Boy Rabe se penche au tripatouillage de la constitution qui pourrait lui ouvrir grandement la porte à un troisième, quatrième mandat… à la tête du pays.

Pour des observateurs, dans les 30 prochains jours, si la crise persiste, il n’y aura plus de transport public dans le pays. De là, on assiste à une faillite générale du pays : Touadera va lui-même signer sa démission.

 

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Liberté de la presse : où en est la Centrafrique ?

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Chaque année, le 3 mai est reconnu comme la journée internationale de la liberté de la presse. A cette occasion, on attend avec intérêt la publication par l’organisation non gouvernementale (ONG) Reporters sans frontière du classement mondial de la liberté de la presse, avec une même question dans tous les esprits des salles de rédaction du pays : où en est la Centrafrique ?

Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto décédé le 23 février 2022
Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto, fondateur du quotidien Le Citoyen décédé le 23 février 2022

 

Un petit retour en arrière s’impose. Sur un total de cent quatre-vingts (180) Etats, la Centrafrique se classait cent-douzième en 2018, avant de dégringoler à la 145ème place en 2019 ! Quel maléfice s’était donc abattu en si peu de temps sur la terre de Boganda ? On se souvient que c’est, précisément, cette année-là que s’étaient progressivement répandus les Mercenaires russes de Wagner. Leur présence soudaine dans le pays avait même piqué la curiosité de journalistes russes, qui étaient alors venus enquêter sur leurs compatriotes, avant d’être assassinés froidement, en août 2018, dans la région de Sibut. Qui étaient les mystérieux meurtriers ? Quels furent les mobiles du crime ? Malheureusement, l’enquête semble aujourd’hui belle et bien enterrée, le gouvernement se contentant d’évoquer un « crime crapuleux », alors qu’une investigation indépendante, qui repose sur l’étude du procès-verbal de la gendarmerie, a montré que les journalistes ont bien été la cible de tueurs professionnels. Saura-t-on un jour la vérité ? Quel rôle a joué la société de mercenaires Wagner dans cette affaire ?

 

Il reste que, depuis, les journalistes centrafricains travaillent sous l’ombre d’une menace permanente. La situation s’est-elle améliorée ? La rca était remontée à la 132ème place en 2020, puis à la 126ème place en 2021. Mais force est de constater que les bâtons dans les roues des journalistes restent bien présents, pour entraver la course de leur mission d’information au service des compatriotes.

 

Rappelons-nous la suspension de notre site, ainsi que nos confrères du Tsunami, en février 2021, sur décision arbitraire du ministre des postes et des télécommunications. Ou encore la tentative du Haut Conseil à la Communication (HCC), il y a quelques semaines, de faire interdire le journal Média +. Est-ce comme cela qu’un gouvernement républicain digne de ce nom fait respecter la liberté de la presse ?

 

Mais le plus difficile, pour un journaliste intègre, est de louvoyer entre les « infox », les mensonges et les fausses nouvelles, de dévoiler la vérité noyée dans le brouillard de la propagande. Quel est le prix d’un journaliste, sur la place de Bangui, pour accepter de répandre les fake news ? On parle de cent-cinquante mille (150 000) francs CFA pour un article pro-russe. Les mercenaires de Wagner n’hésitent pas à payer pour faire oublier leurs turpitudes. Leur soupe est bonne, mais la vérité est amère.

 

Notre confrère Jean Sinclair Maka Gbossokotto était un journaliste libre et courageux. Fondateur d’Anti-infox RCA, il a lutté jusqu’au bout contre les mensonges de la propagande, pour faire triompher la vérité, dans la tradition des grands journalistes d’investigation. Il est décédé, de cause inconnue, le 23 février dernier. Nul doute que sa disparition précoce arrangera beaucoup de gens au service d’intérêts occultes, mais fera encore reculer la Centrafrique au classement international de la liberté de la presse.

 

 

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Centrafrique : arrestation du chargé de relations et mobilisation extérieures  du parti RDC

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine est définitivement  plongée dans le totalitarisme. Dorénavant, les forces de l’ordre peuvent vous interpeller, vous arrêter sans indices préalables d’infraction. C’est d’ailleurs ce qui vient d’arriver à Monsieur Clovis Ballet, chargé de relations et mobilisation extérieures  du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC). L’homme est placé en détention provisoire depuis plusieurs jours à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Une arrestation qui soulève d’énormes inquiétudes non seulement au sein de sa famille biologique, mais aussi au sein de sa famille politique.

Le siège du parti RDC à Bangui
Le siège du parti RDC à Bangui. Photo CNC

 

Le 24 avril dernier, par la voie d’un appel téléphonique, Monsieur Clovis Ballet, chargé de relations et mobilisation extérieures   du parti RDC avait été convoqué à se présenter urgemment à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour une affaire le concernant. Comme c’était urgent, l’homme s’est dépêché pour se rendre à la SRI. Mais à son arrivée, il s’est rendu compte qu’il vient de tomber dans un piège. Les gendarmes lui ont dit de patienter ici.

Sans rien savoir, l’homme est toujours maintenu dans les locaux de la gendarmerie jusqu’au soir. Toujours rien à l’horizon. Il demande aux gendarmes les raisons de son maintien, ces derniers lui ont répondu qu’il doit patienter jusqu’à l’arrivée du Président. Mais quel Président? Justement, les gendarmes veulent parler de monsieur Henri-Pierre Assangou, Président par intérim de son parti, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Incroyable!

En effet, selon notre investigation, la veille, c’est-à-dire le 23 avril, lors de l’assemblée générale de son parti, l’homme avait eu un accrochage verbal avec monsieur Henri-Pierre Assangou, Président par intérim du RDC au sujet du désordre organisé au sein dudit parti. C’est une affaire interne à un parti politique, mais voilà que cela devient une affaire criminelle et sans infractions pénales. Incroyable!

Le moment où nous écrivons cet article, Monsieur Clovis Ballet est toujours maintenu à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, et ce, sans aucune conséquence possible pour les auteurs. C’est normal dans ce pays. On peut même fabriquer des infractions contre toi. Le but c’est de faire saigner à blanc c’est tout.

 

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« Avec le bitcoin,   c’est l’économie centrafricaine qui sera saignée  à blanc », dixit le député Joseph Bendounga

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique ) (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Près de deux semaines après l’adoption et la promulgation de la loi autorisant la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine, les centrafricains se demandent de plus en plus pour quel intérêt  pour la République centrafricaine d’avoir cette loi.

Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga interviewé par les journalistes après le vote de la politique générale du gouvernement
Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga interviewé par les journalistes après le vote de la politique générale du gouvernement. Photo CNC

 

Anicet Georges Dologuelé

 

Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, ancien premier ministre et ancien directeur général de la banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), le problème de la République centrafricaine est que c’est un pays pauvre. L’un des pays les plus pauvres au monde.

« Nous avons très peu de ressources en terme d’État. Nous avons très peu d’hommes d’affaires. Et donc ceux qui viennent chez nous  pour faire des affaires, soit dans les ressources naturelles, soit dans le commerce général, notre intérêt  est qu’ils fassent ces affaires  de manière publique, organisées, et que le trésor puisse prendre  ce qui lui est du. C’est-à-dire les taxes liées à cette activité. Mais il faut que ça soit transparent pour que les affaires profitent au pays et aux centrafricains. Mais si vous créez  une situation, où l’opérateur  sait qu’il peut utiliser un canal  qui échappe à l’État pour faire ses trafics en Centrafrique, ça veut dire que nous serons de plus en plus pauvre, et ceux qui viennent chez nous serons de plus en plus riche », déclare l’opposant Anicet Georges Dologuelé.

 

Joseph Bendounga

 

Justement, sur la question de transparence, le député Joseph Bendounga considère pour lui qu’avec le bitcoin,   c’est l’économie centrafricaine qui sera saignée  à blanc.

« L’État a le droit de regard   Sur tout ce qui se passe sur toute l’étendue de son territoire. Avec la monnaie virtuelle,  la République centrafricaine n’a pas la possibilité de taxer, de contrôler, et pour le cas spécifique  en République centrafricaine, nous n’avons pas une bourgeoisie nationale.  Tous les grands opérateurs économiques sont des étrangers. Vous savez que les libanais,  partout dans le monde, à la fin de chaque année, drainent leurs richesses du monde vers le Liban. Avec le bitcoin, ça sera un grand boulevard. C’est l’économie centrafricaine qui sera saignée à blanc, et in fine,  la faillite de l’État centrafricain », s’insurge le député Joseph Bendounga. .

 

Martin Ziguelé

 

Pour l’opposant Martin Ziguelé, ancien premier ministre, ancien Directeur national de la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC),  il n’y a aucun dispositif  d’assurance dans cette loi.  Pour lui, il faut que l’ensemble des risques auxquels peut être soumis l’épargnant soient sériés, listés, et comme font les écoliers, il faut cocher chaque case de sécurité pour que l’épargnant ne perde pas au risque.

« L’État est là pour protéger  le citoyen. Aucune mesure de protection est faite dans cette loi », affirme le député Martin Ziguelé. D’après lui, c’est exactement  comme quelqu’un qu’on « largue  en parachute,  et Dieu seul sait ce qui va se passer  pendant le moment où vous êtes la sortie de l’avion en parachute libre  et le moment où vous atterrissez ».

Pour les autorités du pays, l’adoption de la cryptomonnaie dans le pays est une opportunité supplémentaire pour l’économie centrafricaine.

 

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L’artiste RAFIKI en danger. Son film interdit de diffusion sur le territoire centrafricain, sa liberté menacée.

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Un film consacré à la vie des étudiants centrafricains, et  réalisé par RAFIKI , un citoyen centrafricain, vient d’être interdit de diffusion en République centrafricaine. Il est désormais interdit aux chaînes de télévision et autres moyens de communication  installés sur le territoire centrafricain de faire la diffusion de ce film. Pour quelle raison?

L'artiste RAFIKI
L’artiste RAFIKI

 

Pour le gouvernement centrafricain, le film contient des paroles et gestes qui incitent à la haine. C’est  un film politique qui non seulement dénigre l’image du pays, de l’université…, mais aussi un film français contre le système en place.

Selon l’artiste, le ministre des Arts et de la Culture lui a fait savoir que le conseil des ministres doit siéger prochainement sur l’affaire. Mais d’ores et déjà, le ministre de la Communication et son homologue de l’enseignement supérieur sont très en colère contre le film et son auteur…

Et ce n’est pas tout. La vie de l’artiste est également en danger :

« Je suis en danger pour le moment suite à la première centrafricaine de mon film « Nous, étudiants ! », alerte l’artiste sur les réseaux sociaux.

Pour de nombreux Centrafricains, c’est désormais de cette manière que les observateurs critiques vivent dans le pays de Boganda.

 

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La Centrafrique juge «alarmant» l’état de ses finances

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Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La situation des finances publiques en Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU et en guerre civile depuis neuf ans, est «alarmante», a déclaré le ministre de l’Économie dans un communiqué transmis mercredi à l’AFP. «La situation s’annonce très préoccupante pour la trésorerie de l’État», a affirmé Hervé Ndoba, évoquant une «situation alarmante».

«L’avenir paraît très incertain pour les finances publiques et l’économie nationale», a poursuivi M. Ndoba. La Centrafrique, pays d’environ 5,5 millions d’habitants, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, qui a toutefois considérablement baissé d’intensité depuis 2018.

En juin 2021, la France, ancienne puissance coloniale, avait annoncé le gel «jusqu’à nouvel ordre» de son aide budgétaire, de l’ordre de 10 millions d’euros, à la Centrafrique, jugée «complice» d’une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie. En décembre 2020, la Russie a dépêché d’urgence des centaines de paramilitaires au secours de l’armée démunie du président Faustin Archange Touadéra, pour repousser une offensive rebelle qui menaçait Bangui.

L’ONU, la France et des ONG internationales estiment qu’il s’agit en fait de «mercenaires» du groupe de sécurité privé Wagner, et que le pouvoir centrafricain a placé le pays sous la coupe de ce groupe russe qui «pille» les ressources du pays en échange de son soutien militaire. «En l’absence des financements extérieurs, l’État n’est plus en mesure d’exécuter le budget initial de manière intégral», selon le communiqué du ministère de l’Économie, qui évoque également «des coupes de 40 à 60% dans le budget» de certains ministères, sans préciser lesquels.

Bitcoin : les performances de l’américain MicroStrategy confirment des pertes potentielles pour ce tte monnaie

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Texte par: Agence Ecofin
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

MicroStrategy, une entreprise dont le modèle économique repose sur l’investissement dans les bitcoins, a déclaré pour le premier trimestre 2022 une dépréciation de 170,1 millions $ sur la valeur totale de ses actifs constitués majoritairement de bitcoins. Ce chiffre est en hausse de 16% par rapport à ce qui avait été déclaré pour le trimestre précédent (4e trimestre 2021).

Cette information signale surtout que le Bitcoin (BTC), la principale monnaie digitale décentralisée en cours dans le monde, est en perte de vitesse. Depuis le début de l’année, sa valeur a reculé de 16,9% comparé au dollar US, et cela peut se traduire par une baisse de fortune pour ceux qui la possèdent. MicroStrategy est un exemple à suivre. Son principal dirigeant, Michael Saylor, est un ardent défenseur du BTC, et sait donc mieux que quiconque comment en tirer profit.

Les cryptomonnaies ont récemment gagné en intérêt dans la communauté des investisseurs financiers, en raison de la forte hausse des plus-values potentielles qu’elles ont générées. Depuis leur acceptation en 2015 comme actifs financiers négociables sur des plateformes, elles ont connu une hausse de leurs valeurs (11 814,65 % pour le BTC). Aucun autre produit d’investissement, y compris l’or, n’a connu une telle progression.

A fin avril dernier, deux actualités sont venues redonner de nouveaux éléments de confiance en cette forme de paiement. Goldman Sachs, une des plus importantes banques d’investissement dans le monde, a annoncé avoir accordé un prêt, en acceptant comme garantie des bitcoins. En République centrafricaine, une loi a fait des cryptomonnaies une monnaie légale, et les dirigeants ont officiellement adopté le BTC comme moyen de paiement.

Le Bitcoin séduit et divise. Le Fonds monétaire international (FMI) y voit un risque pour la stabilité financière. Mais en Afrique, et particulièrement au Nigeria, il est la nouvelle opportunité pour devenir riche. Le pays est parmi les premiers en termes de transactions effectuées en BTC, et de nombreuses fintech rivalisent de créativités pour faciliter le trading par des personnes ordinaires.

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Si les comptes Twitter et Facebook du Président Faustin Archange Touadera sont gérés depuis la Russie  ?

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis presque trois ans, la plateforme de réseau social Facebook avait lancé une nouvelle fonctionnalité importante de transparence. C’est une fonctionnalité qui permet à n’importe qui d’aller consulter les détails de chaque page : les dates de création, les fusions avec d’autres pages, les changements de nom de page et l’endroit  d’où une page est gérée. C’est justement par cette fonctionnalité que Facebook a mentionné, d’une manière visible que la page de la présidence de la République centrafricaine, intitulée La Renaissance est cogérée par une personne depuis la Russie, mais aussi par une autre personne en RCA. Ce qui montre à quel point les autorités centrafricaines sont complètement sous la domination choquante de la société russe Wagner. Alors, les centrafricains se demandent si les comptes Twitter et Facebook du chef de l’État ne seraient-ils pas gérés depuis la Russie ?

Le Président Faustin Archange Touadera dans un cercle ronde très bon
Le Président Faustin Archange Touadera, Photo montage CNC

 

Décidément, la société de mercenariat russe Wagner n’est pas près de lâcher sa pression sur les autorités centrafricaines. En 5 années de sa coopération avec la République centrafricaine, Wagner arrive à tout contrôler, allant jusqu’à gérer même les pages Facebook et Twitter de nos institutions publiques, mais aussi de nos autorités à leur place. Le seul souci, c’est que ces gens n’écrivent et parlent difficilement le français. Le cas avec LES FÉLICITATIONS DE TOUADERA à Emmanuel Macron avec un message étrange  que de nombreux observateurs ont sévèrement critiqué.

Selon l’Éditorialiste Ernest Lakouétènè, le message du chef de l’état centrafricain au Président français  Emmanuel Macron, à première lecture, rien d’anormal, mais bourré des fautes et des expressions non diplomatiques.

D’après lui, l’énorme surprise c’est de voir Touadera, le Président centrafricain, s’abîmer dans la basse flatterie, qui tient ici de la flagornerie… Dans quel but? Gagner la sympathie de Macron? rentrer dans ses bonnes? Sûrement les deux.

Ainsi, on se demande si le compte Twitter du Président Faustin Archange Touadera n’est-il pas géré depuis la Russie comme la page Facebook de la présidence de la République ? Sans oublier les comptes sur les réseaux sociaux du gouvernement et du ministère des Affaires étrangères.

 

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Centrafrique : Affaire de l’enlèvement de l’homme d’affaires Issa Manu, sa famille continue d’être terrorisée

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La famille de l’homme d’affaires Issa Manu, disparu mystérieusement le 20 janvier 2021 au siège du mouvement des cœurs unis, parti au pouvoir, continue malheureusement de subir de lourde pression de la part du pouvoir. Son fils aîné, dénommé Saleh, reçoit quasiment tous les jours des appels de menaces des individus non identifiés sur son mobile. Pour des raisons de sécurité, la famille ne bouge plus en dehors de leur quartier. Une véritable prison à ciel ouvert. Et vous dites que la République centrafricaine est un pays de droit?

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Simplice Mathieu Sarandji.

 

C’était avec un cœur serrer l’année dernière que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou avait décrit dans les médias les circonstances dans lesquelles son père avait été kidnappé :

« Mon père était venu juste pour demander l’audience pour voir monsieur Simplice Mathieu SARANDJI afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle quand il a été enlevé par des hommes en tenue ».

D’après son conducteur, Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle. C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été enlevé et conduit à une destination inconnue au bord d’une voiture Corolla couleur bleue, conduite par une personne civile, et escortée par deux porteurs de tenue « a témoigné monsieur Bello, conductrice de l’homme d’affaires Issa Manou qui n’est plus jamais revenue à la maison ni appelé sa famille depuis ce jour.

Pour les enfants de l’homme d’affaires, il est temps que la justice de leur pays s’intéresse à cette affaire de la disparition de leur père qui est un homme très responsable et qui s’est toujours battu dignement pour assurer l’éducation et la survie  de ses enfants. En cas du décès, son corps pourrait leur remettre pour qu’il soit inhumé dignement.

Or, depuis plusieurs mois, plus précisément après la dénonciation de l’enlèvement de leur père Issa Manu dans des médias, les enfants  de ce dernier ne cessent de subir de lourde pression, tant du côté du pouvoir que de leur milice armée. Le dernier en date, c’était le jeudi 28 avril 2022 quand le fils aîné, monsieur Saleh, avait reçu sur son mobile un appel d’intimidation d’un inconnu, le menaçant de mort s’il ne ferme pas sa « gueule ».  Et ce n’est pas malheureusement la première fois. Tous les membres de la famille ont affirmé avoir subi plus ou moins de pression de la part du pouvoir ou de leur milice armée.

« Loin de nous intimider, ces individus ne faisaient que renforcer notre détermination et notre volonté à lutter pour la manifestation de la vérité sur la disparition de notre père Issa Manu  », a déclaré Monsieur Saleh à la rédaction du CNC.

Contacté, un observateur dénonce la méthode utilisée par le pouvoir pour intimider la famille du disparu Issa Manu.

« C’est une vieille méthode russe que le pouvoir de Bangui importe dans notre pays. C’est du terrorisme d’État, une criminalité d’État », dénonce-t-il.

 

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Centrafrique : le ministre des Finances Hervé Ndoba annonce la banqueroute de l’État

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 4 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Lors d’une réunion de son cabinet mardi, le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba, de retour de Washington, aux États-Unis,  où il avait participé, aux côtés du Premier ministre, chef du gouvernement Félix Moloua, aux réunions de printemps du Fonds Monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque Mondiale (BM),  a annoncé à ses collaborateurs que la situation de la trésorerie de l’État s’annonce très préoccupante. Cela veut dire en langage facile qu’il n’y a pas d’argent et qu’il n’y en aura pas dans un avenir proche. Ceci dit, cette déclaration du ministre des Finances, de par l’analyse des observateurs, n’est pas autre chose qu’une déclaration de banqueroute de l’État centrafricain. Pour les Centrafricains, il est plus que nécessaire que l’État arrête de verser chaque mois des sommes importantes à la société de mercenariat russe Wagner.   

Ci-dessous la déclaration du service de communication du ministère des Finances.

Le ministre des finance Hervé Doba

 

#REUNIONDECABINET : LA SITUATION S’ANNONCE TRES PREOCCUPANTE POUR LA TRESORERIE DE L’ETAT, SELON LE MINISTRE #HERVENDOBA

 

Dès son retour de Washington où il avait participé, aux côtés de S.E.M. le Premier ministre, chef du gouvernement Félix Moloua, aux réunions de printemps du Fond Monétaire International (FMI) et du Groupe de la Banque Mondiale (BM), le ministre chargé des finances et du budget #HervéNdoba, a présidé ce mardi 03 mai, dans la salle de conférences de son département, la traditionnelle réunion hebdomadaire de son cabinet. Cette rencontre était l’occasion pour le membre de l’exécutif, d’échanger avec ses proches collaborateurs sur le ouput de cette importance rencontre internationale, relative aux grands enjeux économiques mondiaux de l’heure.

Dans son exorde, le ministre Hervé Ndoba a évoqué sans ambages les quintessences des différentes réunions, en mettant un point d’orgue sur ce que l’on pourrait qualifier de conclusions essentielles. Lesquelles décisions découlent des échanges entre les autorités centrafricaines, conduites par S.E.M. Félix Moloua et les équipes du FMI et de la BM. En faisant l’économie du passage avec succès de la première revue du #ProgrammedeRéférence (PR), le ministre Hervé Ndoba a déclaré que l’avenir parait très incertain pour les finances publiques et l’économie nationale.

Au fait, le décaissement des appuis budgétaires par les institutions de Breton de Woods et d’autres partenaires financiers traditionnels de la RCA, ne devrait plus faire l’objet de réflexions, car, ces institutions financières et de développement n’ont point inscrit cet engagement dans leur agenda. Toutefois, « il existe une lueur d’espoir pour le financement de certains projets orientés vers les populations », s’est-il ensuite confié.

Dans ce contexte particulièrement tendu, l’exécutif est mis à rude épreuve, et il est vital de poursuivre les séances d’immersion budgétaire à un rythme adéquat, en vue de pratiquer des coupes de 40 à 60% dans le budget des ministères sectoriels, insiste l’argentier national. En l’absence des financements extérieurs, l’Etat n’est plus en mesure d’exécuter le budget initial de manière intégrale, d’où nécessité d’aller vers sa révision.

Il est expédient de noter que nonobstant cette situation alarmante, les régies financières ont réalisé une bonne performance, en dépassant les prévisions des recettes au titre du premier trimestre 2022. Cependant, ces ressources financières mobilisées ne permettent pas de couvrir l’ensemble des charges de l’Etat et la poursuite des investissements dans les infrastructures sociales de base.

S’appuyant sur les grands enjeux du moment, le ministre Hervé Ndoba a exhorté ses collaborateurs à s’appuyer sur des leviers susceptibles d’accroître les recettes de l’Etat, seul moyen pour le moment, permettant le financement des politiques publiques. « Nous devons compter sur l’effort de tout un chacun, pour sortir de cette situation, car, la situation de la trésorerie de l’Etat est très préoccupante », a-t-il martelé.

Pour mémoire, les réunions de printemps du FMI et de la BM sont des opportunités pour des acteurs d’horizons divers d’échanger sur la conjoncture économique mondiale, la lutte contre la pauvreté et des questions de financement du développement inclusif. Celles de cette année auxquelles, ont pris part le Premier ministre Félix Moloua et le ministre chargé des finances et du budget Hervé Ndoba avaient eu lieu du 18 au 24 avril.

 

L’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane, en colère, décide de retirer sa confiance à l’égard des autorités centrafricaines

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ancien ministre et ancien chef rebelle, Mohamed Moussa Daffhane, depuis Paris, monte au créneau et s’insurge contre le comportement des autorités de son pays, la République centrafricaine. Il décide, enfin d’une manière officielle, de leur « retirer sa confiance », selon son propre terme.

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Image d’illustration d’une patrouille des éléments de l’UPC à Bambari. Par Pacôme Pabandji.

 

« Comment voudriez-vous que nous continuions à faire confiance à un régime dont la préoccupation essentielle chaque jour est le ventre et le sexe ? Comment voudriez-vous que nous continuons à faire confiance à un gouvernement qui est lui-même commanditaire, du moins complice de meurtre, d’assassinat, d’enlèvement et torture, de séquestration, de harcèlement,  d’instrumentalisation de la justice, d’embrigadement des jeunes dans la commission d’actes antirépublicains, et  des actes rétrogrades ? », s’interroge l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane dans une vidéo en direct sur la plateforme du réseau social Facebook.

D’après lui, ces actes antirépublicains commis pour la plus part dans le pays seraient sous le commandement du gouvernement. Il exprime son vif ressentiment vis-à-vis d’une vidéo qui a largement circulé sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours dans laquelle on a vu six soldats FACA étaient en train d’égorger deux jeunes Peuls qu’ils les ont accusé d’être des rebelles.

« Malgré le démenti mensonger, mal cousu, salissant des responsables de l’exécutif,  il a été prouvé  que ces éléments appartiennent bel et bien aux forces de défenses et de sécurités de notre pays. Ces actes de barbarie prouvent à suffisance que les cas de l’homme d’affaires Issa Manu et d’autres seraient avérés malgré les démentis des plus hauts responsables du régime ».

Pour cet ancien ministre de la Seleka, le pouvoir actuel dépasse les limites.

« Les responsables de ce régime font montre  de fartage insolant et immoral à des artistes étrangers qui viennent dans notre pays à hauteur de millions  de francs CFA…, je suis vraiment en colère  ».

D’après lui, ce régime du Président Faustin Archange Touadera est considérablement inconscient et immoral.  Et donc il n’y a aucune possibilité d’y faire confiance.

Rappelons que l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane vit depuis trois ans en France.

Nana-Mambéré, 5 ex-rebelles de 3R copieusement tabassés et torturés par les mercenaires russes, 2 placés en détention

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Après avoir déposé officiellement leurs armes en décembre dernier, les 5 des 8 ex-rebelles de 3R, en raison de leurs conditions de vie très difficile,  ont décidé de retourner sur des chantiers miniers dans la sous-préfecture de « Abba » pour chercher à travailler comme orpailleurs, c’est-à-dire  laver des alluvions aurifères pour  en retirer les paillettes d’or. Mais à leur surprise, ils ont été mal accueillis par la population locale et remis aux Mercenaires russes. C’est le début de leur souffrance.

Bouar/chantier-minier-de-abba-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-38513″ data-wpel-link=”internal”>Chantier d'or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.
Chantier d’or

 

C’était le mercredi 22 décembre dernier que les 15 rebelles, qui affirment appartenir à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sont sortis  de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.

Ces ex-combattants rebelles, dont 7 ex-miliciens Anti-Balaka et 8 ex du mouvement 3R (Retour, réclamation, réhabilitation),sont sortis vers le village Bakari, situé à environ 115 kilomètres de Bouar. Ils ont rencontré les populations qui les ont conduits dans la base des forces armées centrafricaines (FACA) qui, à leur tour, les ont conduits à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré ».

Or, depuis 4 mois, ces ex-rebelles, abandonnés à leur triste sort, ont connu toute sorte de difficulté pour subvenir à leur besoin. Certains qui ont des femmes et enfants ne peuvent plus supporter. C’est ainsi qu’ils ont décidé la semaine dernière de retourner à Bakari, pour certains, à Kpandé pour les autres.  Mais sur les chantiers de Kpandé, ces ex-rebelles, qui étaient au nombre de 3, ont eu la surprise de voir que les mercenaires russes sont devenus maintenant des chefs des chantiers, des superviseurs. Mais après leur interrogatoire par les hommes de Wagner, ces ex-rebelles ont décliné leur identité avec des pièces justificatives à l’appui. Ce qui n’a pas empêché les mercenaires russes de les tabasser copieusement. Ils ont été refoulés de la localité. Or, à Bakari, situé à environ 115 kilomètres de Bouar, ce sont plutôt les populations locales qui ont mal accueilli ces ex-rebelles qui étaient au nombre de 2. Ils ont été accusés d’être des coupeurs de route et remis aux mercenaires russes qui sont basés à Baboua. Après être tabassés, ces deux ex-rebelles ont été transférés à Bouar, à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie depuis 4 jours.

Affaire à suivre…

 

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La COSCIPAC  appelle la population de Bangui,  celle des villes de toutes les provinces de la RCA à se tenir prête pour  l’organisation des Concerts de Casseroles et de Klaxons tous les jours

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Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

 

COORDINATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

 

APPEL A LA MOBILISATION GENERALE POUR LA  SAUVEGARDE DE NOTRE PATRIE !

 

« LE BATEAU centrafricain EST ENTRAIN DE SOMBRER, IL APPARTIENT A TOUS LES  BRAS QUI Y SONT EMBARQUES DE S’ACTIVER POUR LE SAUVER, AU RISQUE D’Y PERDRE  LA VIE ! »

 

Peuple Centrafricain, réveilles toi, lèves toi et bats toi pour ton droit à la vie !

Nous, Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en  Centrafrique (COSCIPAC), réunit en Assemblée Générale Extraordinaire ce jour, avons  observé et examiné la réaction du pouvoir en place en rapport avec les revendications  nobles et pertinentes faites à l’encontre du gouvernement en la date du 11 Avril 2022.

En effet, en tant que « voix des sans voix », la COSCIPAC a interpellé le pouvoir  vacillant et médiocre de Faustin Archange TOUADERA sur les dérives dangereuses qui  résultent de ses actions maffieuses et sanguinaires qui mettent en péril la vie même, et  l’existence de la RCA et de ses habitants, en tant que patrie et peuple !

Et depuis plus de deux ans, la COSCIPAC ne cesse de crier haut et fort ce que le  Centrafricain pense et redoute du pouvoir du « roublard » FAT et des manigances de son  clan du MCU.

Il s’avère que malgré nos mises en gardes, nos nombreuses alertes et nos  innombrables revendications, rien n’y fait ! La situation de notre pays et la vie du  centrafricain va de mal en pis ; et, cela sans qu’aucune lueur d’espoir ne pointe à l’horizon.

La terreur règne en maitre absolu sur la terre de Barthelemy BOGANDA ! Avec ce tableau sombre et insupportable pour le commun des mortels qui se respecte, le  MCU et son leader TOUADERA veulent manipuler Notre Constitution, si chèrement

acquise, pour leur permettre de « remettre le compteur à Zéro », comme ils aiment le  dire, afin de pouvoir briguer un autre mandat, en fraudant comme ils ont la manie de le  faire !

Non content des malheurs et du désespoir du peuple, TOUADERA, le MAFIEUX,  Docteur « Es Roublardise », nous plonge encore d’avantage, en voulant faire de la RCA la  plateforme, véritable plaque tournante, du crime organisé et du blanchiment d’argent  des crimes de sang, en instaurant une loi sur la Crypto monnaie, mode de paiement et  d’investissements prisée, et totalement récupérée, par la maffia et trafiquants de tous  bords.

Trop, c’est trop !

Centrafricaines, Centrafricains, il est plus que temps de te réveiller, de te lever tel  un seul homme, non pas seulement pour barrer la route, mais pour chasser du milieu de  toi ces mauvaises herbes que sont le groupe des Médiocres, Corrompus, Usagés et Usés,  en d’autres termes : le MCU.

Il est temps de lui montrer par tes actions et actes de bravoure que tu n’es plus ce  peuple « malade de l’Afrique » que l’on peut manipuler à volonté ! C’est pourquoi, comme prévu, il est temps de passer aux actions ! Il est temps de  prouver aux yeux du monde et de tes détracteurs que tu as la maitrise de ton destin et de  ta destinée !

Si tu croises les bras, qui viendra agir à ta place ? Regardes autour de toi, tu ne vois pas comment les autres défendent leurs libertés  chèrement acquises au prix du sang ? Ne te souviens-tu pas de tes aïeuls qui ont bravé les armes et les prisons de  l’empire pour une simple raison de tenus scolaires et de retard de salaires ?

Mais, comment peux-tu laisser un consortium de brigands, voyous, corrompus et  corrupteurs, voleurs, pilleurs, escrocs, assassins, maffieux, qui ont fait appel à des  mercenaires sanguinaires pour te décimer et te réduire à l’esclavage, continué de te  fouler aux pieds ? Ou est ton UNITE ? Ou est ta DIGNITE ? Quel TRAVAIL fais-tu pour recouvrer enfin  ta Liberté ?

La COSCIPAC met en garde toutes les personnes malintentionnées  qui veulent manipuler une partie de la population afin qu’elle prenne  partie à leurs manœuvre machiavéliques pour toucher à notre Constitution !

Nous mettons également en garde le défroqué, Premier Vice-Président  de l’Assemblée Nationale, auteur et acteur principale de ce projet ainsi  que ses acolytes députés, dont nous détenons les noms, et nous les appelons à arrêter  toutes leurs manigances par personnes interposées pour toucher à « Notre Constitution » !

De ce qui précède, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix  en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, appelle la population de Bangui,  celle des villes de toutes les provinces de la RCA à se tenir prête pour  l’organisation des Concerts de Casseroles et de Klaxons tous les jours, à partir  de 19 heures dans les jours à venir , en réponse à l’appel que nous lancerons,  pour manifester notre mécontentement, notre ras- le bol, notre dégout et le  rejet total du Régime autocratique, dictatoriale et sanguinaire de Faustin  Archange TOUADERA et de son clan MCU.

Nous disons, enfin, à l’endroit de tout le peuple centrafricain, que « l’heure  n’est plus aux réactions, mais, plutôt, aux Actions pour sauver notre République en  Danger, car prise en Otage ! »

L’armée la plus forte du monde est le Peuple, et, la force reste au Peuple !

 

Fait à BANGASSOU, le 03 Mai 2022

Pour la COSCIPAC

Le Coordonnateur National

Petit Delphin KOTTO

Centrafrique: Human Rights Watch  accuse les paramilitaires russes de meurtres et tortures sur des civils

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Rédigé par AFP

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

 Bangui (CNC) – Des «preuves convaincantes» démontrent que des paramilitaires russes soutenant le pouvoir en Centrafrique y ont commis «de graves abus» sur des civils, dont des meurtres et tortures, «en toute impunité» depuis 2019, estime Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mardi.

 

Deux hommes de Wagner en opération
Deux mercenaires de Wagner en opération

 

Ce pays, l’un des plus pauvres du monde, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile très meurtrière au début mais qui a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. Le président Faustin Archange Touadéra a toutefois appelé fin 2020 Moscou à la rescousse d’une armée faible et démunie pour repousser une offensive rebelle qui menaçait Bangui et le régime.

Des centaines de paramilitaires russes –des «mercenaires» de la compagnie privée de sécurité Wagner selon l’ONU et des capitales occidentales– ont été envoyés en renfort de centaines d’autres qui soutenaient le régime déjà depuis 2018.

Grâce à eux, les groupes armés, rebelles ou simples prédateurs, ont été repoussés d’une majorité des deux tiers du territoire qu’ils occupaient encore en 2020.

Mais l’ONU, l’Union européenne et des pays, comme la France notamment, accusent les «mercenaires» de Wagner de commettre des crimes et exactions contre les civils, et le pouvoir de M. Touadéra de les laisser piller les ressources du pays en échange de leur soutien militaire.

«Des preuves convaincantes montrent que des forces identifiées comme russes soutenant le gouvernement centrafricain ont commis de graves abus à l’encontre de civils en totale impunité», résume Ida Sawyer, directrice de la division Crises et conflits à HRW, en conclusion d’un rapport de 13 pages basé notamment sur les témoignages de dizaines de victimes, proches et témoins.

«Des forces identifiées par des témoins comme étant russes semblent avoir sommairement exécuté, torturé et battu des civils depuis 2019», dénonce HRW.

«Le gouvernement centrafricain a certes le droit de demander une assistance internationale en matière de sécurité, mais il ne peut pas permettre à des forces étrangères de tuer et de maltraiter des civils en toute impunité», accuse Mme Sawyer.

Le rapport établit clairement un lien — en s’appuyant sur des «preuves» avancées par des gouvernements occidentaux et des experts de l’ONU — entre ces «forces russes» et Wagner, qui a selon lui «des liens manifestes avec le gouvernement russe».

HRW détaille notamment l’exécution par «des hommes parlant russe» de 12 hommes «non armés» arrêtés à un barrage routier, «battus» puis «abattus» d’une balle dans la tête le 21 juillet 2021 près de Bossangoa, à 300 km au nord-ouest de Bangui.

Le rapport évoque aussi des «détentions arbitraires, tortures et exécutions extra-judiciaires» présumées à Alindao (centre) en juin 2021, sur des «hommes arrêtés au hasard dans la rue».

Sollicités par HRW sur les accusations du rapport, ni le gouvernement centrafricain, ni le ministère russe des Affaires étrangères n’ont donné suite, selon l’ONG. Moscou affirme systématiquement que les paramilitaires russes sont des «instructeurs militaires non armés» chargés d’entraîner les soldats centrafricains.

 

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Bitcoin : la Centrafrique risque-t-elle une  exclusion de la zone CFA ? 

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Bangui (CNC) – Scandalisées par l’octroi d’un cours légal aux  cryptomonnaies, les autorités financières d’Afrique  centrale comptent sévir. Mais le front commun affiché au  sein de la BEAC est-il véritablement uni ?

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Rédigé par Joël Té-Léssia Assoko, Maureen Songne, Omer Mbadi

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

Vu de la présidence, à Bangui, la « décision historique » d’adopter le Bitcoin comme « monnaie  officielle » représente sans le moindre doute « un pas décisif vers l’ouverture de nouvelles  opportunités » pour la République centrafricaine (RCA), selon un document de l’exécutif  consulté par Jeune Afrique. À l’extérieur des frontières de cet État, l’un des six pays les plus  pauvres de la planète – le PIB par habitant végète à 493 dollars bien au-dessus du score  burundais (239 dollars), mais pas trop loin de l’Afghanistan (518) –, la réaction est  incandescente.

« C’est un bras d’honneur aux principes communautaires », s’émeut un haut cadre de  l’administration des Finances de la sous-région.

 

« Cette décision semble une provocation  destinée à entraîner l’expulsion de la Centrafrique de la zone CEMAC et du Franc CFA. Les autorités de Bangui donnent aux pays voisins une raison de les expulser de la Zone plutôt que  d’assumer leur volonté unilatérale d’en sortir », tempête cet expert.

« La Loi votée le 22 avril  2022 en RCA est nulle et de nul effet, dans la mesure où elle viole les textes de l’Union  monétaire en Afrique centrale (UMAC) auxquels adhère le pays », complète depuis Yaoundé  un responsable de la Banque centrale des États d’Afrique centrale (BEAC).

Signe de l’urgence et de la volatilité de la situation, nos interlocuteurs ont insisté pour que leur  anonymat soit préservé, tant que les chefs d’État de la sous-région ne se seront pas  officiellement prononcés.

 

Approximations et bégaiements juridiques

 

Le texte de la loi du 22 avril votée par les députés centrafricains pose bien des difficultés. Il  octroie « un pouvoir d’émission illimité » (art. 1) régissant les cryptomonnaies, sans pour autant  indiquer clairement de quelle autorité dépend cette puissance. Le même article stipule que cette  disposition est « sans préjudice de la loi sur l’intégration monétaire ». Autrement dit, une  nouvelle structure d’émission de monnaie légale est instaurée « sans préjudice » aux instances  chargées de l’émission de toute monnaie légale dans la république centrafricaine…

C’est la plus grave crise institutionnelle de l’histoire récente de l’Afrique centrale Ce texte qui octroie également aux cryptomonnaies un taux de change « librement déterminé  par le marché » – une hérésie monétaire au vu des textes encadrant le cours du franc CFA  d’Afrique centrale (XAF) vis-à-vis de l’euro – proclame qu’en matière comptable la « monnaie  légalement utilisée en RCA est considérée comme monnaie de référence ». Laquelle : le franc  CFA ou le Bitcoin ? Mystère.

Ces approximations et bégaiements juridiques ont le don d’exaspérer les spécialistes de la  finance et du cadre monétaire régional consultés par Jeune Afrique. « Il y a des instances  communautaires auxquelles les pouvoirs de politique monétaire ont été délégués. Selon les  informations obtenues de la BEAC, jamais la question de l’accord d’un cours légal aux  cryptomonnaies en Centrafrique n’a été portée à l’ordre du jour du Comité de politique

monétaire de la Banque centrale. C’est la plus grave crise institutionnelle de l’histoire récente  de l’Afrique centrale », insiste notre cadre de Libreville.

 

Est-ce que Bangui a bien mesuré la portée et les conséquences de cette décision ?

 

Court-circuiter l’architecture légale, financière et institutionnelle De fait, malgré les circonlocutions du texte adopté le 22 avril à Bangui, de l’aveu même des  autorités centrafricaines, l’objectif est bel et bien de court-circuiter l’architecture légale,  financière et institutionnelle existant au sein de la Communauté économique et monétaire  d’Afrique centrale.

« Envoyer de l’argent de la RCA à l’international devient très difficile. Recevoir également [des  fonds] à destination de la RCA le devient également. Parce que cela est contrôlé [et] passe par  les Banques centrales », a justifié Justin Gourna Zacko, ministre centrafricain des TIC, après  l’adoption du texte de loi.

 

Personne ne peut accepter cette indiscipline

 

« Est-ce que les autorités centrafricaines ont bien mesuré la portée et les conséquences pratiques  de cette décision ? », avertit notre dirigeant.

Défi lancé aux institutions, risques de propagation Selon plusieurs sources contactées au sein de la CEMAC (Cameroun, RCA, Congo-Brazzaville,  Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), la sortie pure et simple de la Centrafrique de la zone CFA  est tout à fait envisageable. « Personne ne peut accepter cette indiscipline et un pareil défi lancé  à tout le mécanisme de contrôle interne de la zone monétaire », tranche notre interlocuteur à  Libreville.

C’est la porte ouverte à toute sortes de sorties et d’entrées illégales de devises « Le risque est clair : c’est celui de propagation à l’ensemble du marché. Dès que vous avez au  sein d’un pays membre de la CEMAC une place de marché qui permet de convertir des francs  CFA (XAF) en cryptomonnaie, vous avez de fait un mécanisme de sortie de devises parallèle à  celui contrôlé par la BEAC. Donc tout détenteur de francs CFA dans la zone peut y avoir  recours, qu’il soit en Centrafrique ou non. C’est la porte ouverte à toute sortes de sorties et  d’entrées illégales de devises », complète notre source.

« Avec la cryptomonnaie, il n’y a plus de contrôle de la Banque centrale. Vous avez votre  argent, vous l’envoyez à un investisseur ou à une entreprise, vous [le] recevez dans n’importe  quelle monnaie – dollar, euro, CFA, naira. Il faudrait que nous ayons le cadre juridique, d’abord,  pour permettre à tout Centrafricain de disposer de cette possibilité de transfert d’argent », s’est  enthousiasmé Justin Gourna Zacko, confirmant les pires craintes de plusieurs dirigeants des  pays voisins.

Cette dernière précaution de langage est, de fait, l’une des principales sources d’anxiété et de  colère vis-à-vis de l’expérimentation de Bangui. « L’article 3 de la Convention régissant  l’UMAC stipule que : « L’Union monétaire se caractérise par l’adoption d’une même unité  monétaire dont l’émission est confiée à un Institut d’émission commun, la Banque des États de  l’Afrique centrale, […] régi par des statuts propres qui font partie intégrante de cette  Convention », insiste le cadre de la BEAC, pour qui les récentes annonces centrafricaines  constituent un affront direct au principe même d’union monétaire.

 

Derrière cette décision, l’ombre tutélaire de Moscou ?

 

Nombreux sont ceux qui voient dans cette « disruption » l’ombre tutélaire de Moscou, dont les  démembrements à travers la nébuleuse Wagner sont incontournables à Bangui. « Il est étrange  et anormal que la RCA soit le premier pays à prendre l’initiative d’une loi sur la cryptomonnaie,  sans l’avis du gouverneur de la BEAC et en dehors de tout cadre réglementaire communautaire.

C’est une infraction grave », rappelle notre interlocuteur à Yaoundé.

« Par cette loi, dans son empressement à légiférer pour se placer au rang des premiers  « courageux et visionnaires » États du monde à reconnaitre le Bitcoin comme monnaie officielle  et moyen de paiement, la République centrafricaine a pris la décision souveraine de dénoncer implicitement tous les traités et accords monétaires et financiers conclus par elle », avertit une  note juridique interne au sein de l’institution monétaire régionale, consultée par Jeune Afrique.

 

Cette opération favorisera le blanchiment de l’argent sale, fera le lit de la fraude fiscale et de  l’escroquerie

 

Au demeurant, des réticences se sont exprimées depuis la Centrafrique même, où le taux de  pénétration d’internet est de seulement 11 % selon le spécialiste des données en ligne  DataReportal. Les députés de l’opposition que sont les anciens Premier ministre Anicet Georges  Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Rachel Ngakola, ex-directrice générale des Douanes,  tous membres de la commission ayant étudié le projet de loi, se sont désolidarisés du rapport  final, pour cause de « fortes réserves ». Ils mettent en avant une opération qui favorisera, selon eux, « le blanchiment de l’argent sale,  fera le lit de la fraude fiscale et de l’escroquerie ». Les trois députés s’inquiètent également de  l’impact d’une telle mesure sur les bailleurs. Un tel projet « ne peut susciter que de la suspicion  » et risque de compromettre « les décaissements des grandes institutions », alertent-ils.

 

L’exercice délicat du comité ad hoc de la BEAC

 

Selon les informations de Jeune Afrique, un comité ad hoc a été mis en place par la BEAC pour  plancher sur le nouveau cadre monétaire instauré en Centrafrique.

Convoqué par le gouverneur  de la BEAC, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, ce comité doit rendre ses conclusions au plus  tard ce lundi, 2 mai.

Nous ne faisons plus confiance aux Occidentaux. La Centrafrique n’a pas tort de prendre les  devants

Exercice délicat, car tous ne désapprouvent pas entièrement la décision de Bangui. Un haut  dirigeant des instances financières équato-guinéennes pointe le mouvement de « panique »  provoqué par les sanctions financières contre le Mali mais aussi contre la Russie, notamment les restrictions d’accès à la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, d’un côté, et la  confiscation des réserves de devises étrangères de l’autre.

« N’importe quel gouvernement responsable doit se préparer au pire. Nous ne faisons plus  confiance aux Occidentaux même pour respecter les règles internationales. Un dirigeant prend  telle décision contestée, et n’importe quel citoyen du pays en question peut voir ses actifs  confisqués ? Sans respect d’aucune règle, même pas les protections diplomatiques ? La  Centrafrique n’a pas tort de prendre les devants. Ce sont des décisions de protection, des  parades, des palliatifs », insiste cette source. Cependant, les dirigeants centrafricains auraient  dû « informer les autorités de la sous-région et les partenaires, dont la France », complète-t­elle.

 

Réactions sévères, vers des sanctions exemplaires ?

 

« Cette loi porte en elle tous les germes de la déstructuration, de la destruction du système  monétaire, bancaire et financier de la CEMAC, bâti sur une monnaie unique, tel que nous le  connaissons », avertit un analyste juridique de la Banque centrale.

Du côté occidental, la réaction est sévère. « Nous avons pris note de la promulgation, le 22  avril, d’une loi régissant les cryptomonnaies en RCA », indique un porte-parole de la  Commission européenne, interrogé par Jeune Afrique. « L’Union européenne attend des  éclaircissements sur les modalités de mise en œuvre proposées, ainsi que sur les implications  pour l’union monétaire de la CEMAC, y compris la convention UMAC. Notre délégation est  en échange régulier avec les autorités du pays, ainsi qu’avec nos principaux partenaires et les  institutions de la CEMAC », complète le fonctionnaire européen. Ce dernier rappelle cependant  que « les mesures restrictives au regard de la situation en RCA qui comprennent (entre autres)  un gel des avoirs et une interdiction de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités  sur la liste de sanctions », restent en vigueur.

« Les cryptoactifs et en particulier les cryptomonnaies sont couverts par ces sanctions. Le  contournement des sanctions de l’UE par l’utilisation de cryptoactifs n’est pas autorisé »,  conclut-il. Dont acte.

 

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Centrafrique : le gouvernement veut rassurer le public sur l’adoption de Bitcoin

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Rédigé par Xinhua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) veut rassurer le public sur l’inquiétude de la légalisation de la crypto-monnaie de Bitcoin, a indiqué dimanche le ministre centrafricain de l’Economie numérique, des Postes et Télécommunications, Justin Gourna-Zacko, lors d’une interview accordée à Xinhua.

 

La légalisation de cette monnaie est jugée “anormale” par certains députés de l’opposition et leaders politiques centrafricains, qui trouvent étrange que la RCA, membre de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), soit le premier pays à prendre l’initiative d’une loi sur la crypto-monnaie, sans l’avis du gouverneur de la BEAC et en dehors de tout cadre réglementaire communautaire.

“Le gouvernement n’a pas besoin de solliciter l’avis des institutions internationales bancaires pour utiliser la crypto-monnaie. De plus, cette loi ne va pas à l’encontre des textes internationaux qui régissent les finances dans notre pays et la sous-région. Nous avons travaillé avec les juristes et financiers qui nous ont dit qu’ils n’ont pas d’incompatibilité entre les textes internationaux et les nôtres”, a réagi le ministre.

Adoptée par les législateurs centrafricains et promulguée par le président du pays, la crypto-monnaie est entrée officiellement en vigueur en RCA, selon un communiqué de presse rendu public le 26 avril par la présidence centrafricaine.

 

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À Nzako, le bilan de l’attaque des rebelles s’alourdit, les soldats FACA quittent la ville pour Bangui

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La colère est grande à Nzako après l’attaque jeudi d’une position de l’armée nationale par des rebelles dans la ville. C’est une grande déception quand on voit comment les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) combattent leurs ennemis. Au premier tir de canon, certains ont déjà jeté leur arme et prennent la poudre d’escampette. Pourtant, à Bangui, le chef de la COSI (communauté des officiers pour la sécurité internationale), le russe Alexandre Ivanov, et les autorités centrafricaines ne manquent pas d’éloges pour ces soldats de l’armée nationale.

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Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Le jeudi 28 avril 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué, d’une manière foudroyante, les positions de l’armée nationale à Nzako, une localité du Mbomou, dans le sud-Est de la République centrafricaine. L’affrontement a duré un peu plus d’une heure, faisant 6 morts au départ dans le rang des soldats FACA, et trois du côté des rebelles. Mais ce bilan s’alourdit très vite, on parle désormais de 11 morts du côté des FACA, et toujours 3 du côté des rebelles. La quasi-totalité de ces soldats a perdu leurs outils de combats, seuls d’eux qui ont pu garder leurs armes  par-devers eux.  Au même moment, ils ont quitté précipitamment la ville pour se retrancher à Bakouma, une ville située à 60 kilomètres sur l’axe Bangassou, au sud-Est de la RCA.

Pendant ce temps, les Mercenaires russes, basés à Bria, sont venus en renfort à Nzako pour tenter de rassurer la population. Mais à leur arrivée dans la ville, la surprise en est qu’ils ne trouvent aucun soldat sur place. Ils les ont appelés au téléphone pour tenter de les supplier de retourner à Nzako, mais ces derniers ont catégoriquement refusé en bloc. Ces soldats ont justifié leur refus de retourner à Nzako par le comportement violent de ces mercenaires russes envers eux, et décident finalement de regagner Bangassou, puis Bambari pour afin descendre à Bangui.

C’est ce qu’on appelle retour en force de l’armée nationale grâce aux « russes ».

 

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Éditorial du journaliste Ernest Lakouétènè : QUAND LES FÉLICITATIONS DE TOUADERA M’INSPIRENT…

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Rédigé par Ernest Lakouétènè

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ainsi donc, Touadéra a décidé de faire comme les autres : féliciter Macron pour sa réélection. Cela peut paraître une banalité dans les usages diplomatiques internationales.

centrafricain-faustin-archange-touadera-a-lelysee-le-25-septembre-2017-11/” rel=”attachment wp-att-32170″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Passons sur les fautes élémentaires de français; on commence à s’y habituer, même si cela ternit quelque peu l’image de l’illustre “Pr”, et, pire encore, celle du pays qu’il préside. Ce pays n’est pas encore devenu russophone; le Pr devrait s’en souvenir, et ses “nègres” devraient veiller avec plus de rigueur à la toilette orthographique et grammaticale des écrits qui portent la signature du Pr!! Mais passons.

 

Nul n’ignore la nature plutôt exécrable des relations entre la rca et la France. Le régime aventurier et sans vision du MCU ne manque aucune occasion (depuis ses nouvelles amours russo – mercenaires) de dénoncer et accuser la France et ses officiels de tous les péchés. Les supporteurs zélés de ce régime et de son Président (Pr) de chef ne se gênent plus d’insulter, humilier, vilipender, honnir la France et ses dirigeants, la France qui est systématiquement pointée comme la cause, la responsable unique de tous nos maux, y compris ceux que nous créons nous-mêmes par notre nullité, notre incompétence, notre irresponsabilité. Tout est imputé à la France! A proportion que la Russie de Poutine nous est exhibee comme LE modèle, l’archétype du “Bon Pays” à louer, encenser et imiter, jusqu’à la stupidité.

 

Moyennant quoi, Touadéra et Macron ne sont pas des potes. Loin s’en faut. Cela crève les yeux.

 

Or, l’énorme surprise, c’est de voir Touadéra, le Pr, s’abîmer dans la basse flatterie, qui tient ici de la flagornerie… Dans quel but? Gagner la sympathie de Macron? rentrer dans ses bonnes? Sûrement les deux.

 

Ça commence par un retentissant

 

<<Monsieur le Président, cher ami>> et ça finit par <<Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances renouvelées de ma très haute et amicale considération>>. Sans oublier le savoureux <<Amicalement>> (ajouté au stylo!)

Une aussi insistante proclamation d’amitié nous laisse songeurs!

 

Mais dès qu’il est lancé dans ses envolées lyriques, notre Pr ne contrôle plus sa verve. C’est ainsi qu’à son grand et vieux pote réélu, le Pr-poète entre en pamoison ; il déclare à celui-ci plus que son amour :

<<Mes vives et chaleureuses (quelle inutile redondance!) félicitations>>, auxquelles il n’oublie pas d’ajouter, curieusement, <<mes vœux  sincères de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple français>>!! (Je ne sais pas ce qu’en pense l’agitateur en chef de Bangui, un certain Kossimachin; mais, on dirait bien que Touadéra trahit la grande cause qui fait vivre leur camp). Vérification faite, Macron est juste réélu à la tête de la France; sa “santé” et son “bonheur” ne sont pas menacés. Et puis, féliciter est une chose, former des vœux  est autre chose.

Il est tout de même cocasse et truculent d’entendre le président de l’un des derniers pays les plus pauvres de la terre se soucier du “progrès” et de la “prospérité” d’un des pays les plus puissants et les plus développés du monde.

 

MACRON, L’ANTI-TOUADÉRA?

 

Là où le Pr m’a surpris et épaté, c’est quand il évoque les “hautes qualités” qu’il reconnaît à son grand ami Macron. En effet, l’état calamiteux de notre Centrafrique que ce Pr dirige depuis déjà 11 longues années (5 ans comme premier ministre et 6 ans comme président) m’avait laissé penser qu’il ne savait rien de son véritable rôle, de ce que son peuple et son pays attendent de lui, des vertus et qualités qui sont celles d’un vrai chef d’État. Erreur! Le Pr de Bangui sait tout ça! Sauf qu’il reconnaît ces qualités chez Macron, mais pas chez lui-même, selon ce qu’il déclare ou suggère lui-même. Il sait que la réélection de l’ami qu’il célèbre

<<est un hommage à vos hautes qualités humaines et intellectuelles>>! (Quand on manque de telles <<hautes qualités>> est-on digne de gouverner un pays?)

Notre Pr poursuit en rendant hommage au <<peuple français qui, fidèle aux nobles idéaux qui fondent l’identité de votre pays, a fait le choix du progrès, de l’ouverture et de la confiance en l’avenir>>! Incroyable!

Nous, peuple centrafricain, à quelles “nobles valeurs qui fondent notre identité” sommes-nous fidèles, depuis 2016 où tout le pays part en lambeaux?

Touadéra est-il crédible quand il parle de “progrès”, d’ “ouverture” et de “confiance en l’avenir”?

 

Le même Pr qui, il y a tout juste un mois, est passé à côté d’une belle opportunité de rassembler son peuple et dialoguer avec tous pour marcher résolument vers la sécurité, a-t-il une once de crédibilité lorsqu’il évoque, s’adressant à Macron <<notre combat commun et l’action que nous menons ensemble pour promouvoir la sécurité, la paix, la justice, la liberté et la démocratie>>? C’en est trop! La flagornerie débouche généralement sur le ridicule…

 

En définitive, en vantant les qualités qui ont fait réélire Macron, Touadéra suggère bien qu’il est étranger et délibérément fermé à ces valeurs.

Voilà pourquoi son régime est incapable d’assurer à son propre peuple et son pays “la sécurité, la paix, la justice, la liberté et la démocratie”.

 

La RCA souffre précisément de l’inexistence de ces valeurs qui fondent le développement et le progrès de tout peuple. Une chose est de le savoir et de le dire du bout des lèvres, une autre est d’y croire et de s’appliquer à les cultiver chez soi.

 

Un régime au pouvoir qui se révèle incapable de garantir à son peuple ces valeurs cardinales est disqualifié.

 

Tel est le message unique des félicitations professorales venues de Bangui. Dommage! Triste!

 

  1. Lakouéténé-Yalet

 

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Centrafrique : forte augmentation des tarifs douaniers, inquiétude chez les importateurs  

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis deux semaines, la République centrafricaine, confrontée à des difficultés financières de grande ampleur, a fortement augmenté  ses tarifs douaniers  sur plusieurs produits   de toute provenance extérieure au territoire douanier  centrafricain.  Ces nouvelles mesures consistent à imposer des droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 50% sur les importations des marchandises et de service, et ce, conformément à la loi de finances 2020, 2021 et 2022, selon la direction générale des douanes et droits indirects de la RCA. Or, pour les importateurs, ces nouvelles mesures sont trop arbitraires et décourageantes.

Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

Le peuple centrafricain victime

 

Décidément, le gouvernement centrafricain est résolument décidé à frapper de plein fouet le peuple centrafricain des conséquences de sa mauvaise gestion du pays. Avec plusieurs milliards de francs CFA versés mensuellement à la société de mercenariat russe Wagner, les caisses de l’État sont désormais au rouge. Et le seul moyen d’avoir de liquidité pour payer à nouveau la société Wagner, c’est de frapper de plein fouet les poches des centrafricains. C’est ainsi que depuis deux semaines, Bangui  a instruit le chef  du corridor du guichet unique au Cameroun d’appliquer à la lettre les nouveaux tarifs douaniers décidés  dans la loi des finances 2020 et 2021 qui consistent à  faire payer les importateurs d’au moins 25% de plus  sur les droits et taxes  douanières, le tout sans avoir sensibilisé les importateurs, encore moins informé  certains conseils sur ces nouvelles mesures. Ils ont pris tout le monde par surprise.

 

Les centrafricains en otage

 

Pour beaucoup des importateurs, le gouvernement centrafricain a décidé de prendre tout son peuple en otage, soi-disant que c’est l’Assemblée nationale  qui a voté cette loi.

« Un parlement qui n’a jamais voté une loi en faveur du bat peuple, un parlement bourré des criminels économiques, un parlement corrompu »,  s’alarme un importateur centrafricain.

Le cas palpable est celui d’importations des véhicules par exemple. Pour un petit engin d’occasion de  5, 6 et 7 chevaux, le tarif initial était de 625842 francs CFA, ajoutant   une somme de 11925f pour les frais de banque, ce qui fait en tout 637767 francs CFA  pour le droit et taxe. Mais maintenant ils ont augmenté à 901000 francs CFA, ajoutant la somme de   11925f de frais de banque, ce qui fait en tout 912925 francs CFA  pour les petites voitures de 5, 6 et 7 chevaux fiscaux.

Alors pour les 4×4 de 8, 9, 10,et 11 Chauveau fiscaux, avant c’est 740 mille francs CFA avec  les frais de banque, mais maintenant c’est 1360000francs CFA plus 11925 francs CFA de droit de banque, ce qui fait 1,371,925 francs CFA.

Une augmentation moyenne de 25%.Hors ont mis cette augmentation vertigineuse des droits et taxes douanières sur les produits importés, sur le marché de la capitale, les prix flambent à nouveau. Et cela concerne  les produits de grande consommation. Certains produits n’existent plus sur les marchés.Pour les Centrafricains, le pays tend de plus en plus vers une noyade collective.« Le pays est déjà dans le trou. Mais à force de creuser en profondeur, on risque de se retrouver pleinement dans l’eau sous la terre, et c’est la noyade collective », s’alarme un étudiant de  l’université de Bangui.

 

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Les Centrafricains, pris au piège, condamné par le gouvernement à mourir de leur maladie dans le pays

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – C’est une décision inédite. Du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine, encore moins du monde. Le pays, déjà au fond du trou, s’enfonce de plus en plus. Mais jusqu’à quel niveau? Le paiement par mois de plusieurs milliards de francs CFA à la société de mercenariat Wagner plonge le trésor public dans le chaos financier.  Mais pour le gouvernement, le problème est loin, et la solution est avant tout sur le dos du peuple centrafricain.

 

Par arrêté n°102, le ministre de la Santé et de la Population, sur proposition du directeur de cabinet de la présidence, suspend temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger, avec pour principale raison : la crise budgétaire.

Justement, cette crise financière plonge tout le pays dans une autre dimension sociale plus grave. Avec au moins 2,2 millions de personnes qui sont en insécurité alimentaire élevée en raison des prix élevés des denrées alimentaires, et la quasi-totalité des hôpitaux du pays sont dans des conditions alarmantes, les autorités du pays, de leur côté, trouvent mieux de suspendre temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger. Ceci dit, les fonctionnaires de l’État, qui ont malheureusement cotisé chaque mois pour leur santé,  ne sont plus admissibles à une évacuation sanitaire à l’étranger. Chacun pour soit, Dieu pour tous.

 

Les observateurs s’insurgent

 

Alors, pour de nombreux observateurs centrafricains, pourquoi ne pas aussi diviser les frais spéciaux dédiés à la présidence et à la primature (entre 600 millions de FCFA à 1 milliard) ? Réduire drastiquement le salaire du Président de la République et celui du chef du Parlement ? Pourquoi ne pas supprimer les “bons vendredis” accordés aux ministres et à certains chefs d’institutions publiques ? Ne serait-ce pas tout simplement justice face à la situation financière très chaotique des centrafricains, qui exige plus que jamais, une vraie politique d’austérité ?

Selon monsieur Ben Wilson NGASSAN, observateur de la vie politique , ceux qui tiennent le pouvoir en Centrafrique ne tarissent jamais d’éloges pour eux-mêmes : “visionnaire”, “optimiste”, “indépendantiste”, “Pouvoir du peuple”, sauf qu’on les voie très rarement prendre des mesures politico-économiques réelles pour abréger la souffrance du Peuple pour qui ils se réclament.

 

Disparité sociale choquante

 

« Les disparités sociales sont aujourd’hui très patentes en Centrafrique. Il y a quelques semaines, un ancien dignitaire de ce régime nous faisait entrer dans le paradis de sa villa huppée. Un vrai scénario digne de Pablo Escobar ! Toutefois, au Palais de Mandji, tous les week-ends, le vent est en poupe. Mais qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ces gens ? », s’alarme monsieur Ben Wilson.

 

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Nathalie Yamb, cette panafricanoïde, ostentatoirement appelée “la dame de Sotchi”, traite l’opposant Martin Ziguélé de “perroquet de Paris”.

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Rédigé par Ben Wilson

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le crime du Président du MLPC  Martin Ziguelé : Prendre position politique contre la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie avec toutes ses conséquences qu’on sait déjà. Mais quand les Centrafricains y pensent, ils se demandent comment fait cette apatride pour dormir la conscience tranquille avec ce comportement digne des néoesclaves ?

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Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Yamb est Camerounaise, elle s’est naturalisée Suissesse, et profite merveilleusement de la belle vie en Europe et vilipende l’Occident (paradoxe, incohérence ?)

 

D’après un observateur centrafricain, « cette dame qui se croit plus Centrafricaine que les Centrafricains eux-mêmes feraient mieux de venir à Bangui, vivre dans nos rues poussiéreuses, palper la réalité de l’huile qui manque dans notre cuve pour savoir à quel point ce peuple souffre ».

 

Vous avez dit “Panafricaniste” ? Voilà ces gens qui déshabillent Paul pour habiller Pierre, ajoute – t-il.

 

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Légalisation du bitcoin en Centrafrique : l’ombre de la Russie ?

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Texte par: AFP/VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

C’est officiel depuis ce mercredi 27 avril, la Centrafrique est le deuxième pays au monde, après le Salvador, à adopter le bitcoin comme monnaie légale. Le résultat d’un projet de loi « régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine » voté « à l’unanimité » des députés présents à l’Assemblée nationale de Bangui, la capitale, ce jour-là. Le président Faustin-Archange Touadéra l’a promulguée. Et désormais, si vous allez glaner quelques informations sur ce pays d’Afrique centrale, coincé entre le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Tchad, Wikipédia vous dira que les devises officielles du pays sont le bitcoin et le franc CFA.

Dans une série de tweets, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est ainsi réjoui de l’attention reçue par une telle décision, expliquant avoir « promulgué la loi dans l’espoir que ce serait une opportunité pour le développement économique et technologique de la RCA », la République centrafricaine. Paradoxalement, la Centrafrique est le deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU et est plongée dans une sanglante guerre civile depuis 2013.

La reconnaissance du bitcoin comme monnaie légale interroge ainsi de nombreux observateurs, jusqu’aux partis de l’opposition à Bangui. Martin Ziguélé, ancien Premier ministre aujourd’hui député de l’opposition, a ainsi fait savoir qu’il allait « attaquer cette loi devant le Conseil constitutionnel ». Il ajoute que « cette loi est une manière de sortir du franc CFA par un moyen qui vide de sa substance la monnaie commune (…), ce n’est pas une priorité pour le pays, cette démarche interroge : à qui profite le crime ? ».

Certains, comme Philippe Herlin, économiste spécialiste des questions monétaire et auteur du guide pratique des cryptomonnaies Bitcoin : comprendre et investir (Eyrolles), y voient l’occasion pour la Centrafrique d’un développement économique et d’une certaine émancipation vis-à-vis du franc CFA, toujours arrimé à l’euro. « Le bitcoin comme monnaie légale peut rendre des services à la population, notamment aux Centrafricains immigrés qui envoient des sommes d’argent au pays explique-t-il. Actuellement, ils passent par des banques ou des opérateurs spécialisés qui prennent des frais importants, avec le bitcoin les frais sont nettement inférieurs, voire inexistants. » Autre intérêt pour le pays, le développement du bitcoin pourrait permettre de bancariser une population qui ne fonctionne presque exclusivement qu’avec de l’argent liquide.

Escroquerie ?

Problème, la Centrafrique n’est que très peu électrifiée. Parmi 5 millions de Centrafricains, 15 % seulement ont accès à l’électricité, pour une capacité de 30 mégawatts heure. À titre de comparaison, le Sénégal a une capacité de 650 MW, la France de 500 térawatts heure. Par ailleurs, seul 4 % de la population a accès à internet. Deux paramètres pourtant essentiels pour pouvoir user du bitcoin. « Cela peut être une motivation pour développer les réseaux d’électricité et d’Internet », veut croire Philippe Herlin.

Grégory Vanel, professeur d’économie à Grenoble École de management, n’est pas dupe. Pour lui, « cette décision est purement symbolique, elle n’aura que très peu d’effets sur l’économie du pays ». Et pour cause : si l’usage du bitcoin peut permettre à la Centrafrique de s’émanciper vis-à-vis du dollar et des institutions monétaires internationales, encore faut-il que le pays dispose de bitcoins et donc arrive à en acquérir. « Or, il est aujourd’hui très compliqué de se procurer des bitcoins, et leur nombre est limité », assure l’économiste.

Il existe toutefois une autre solution : le minage. Il s’agit de fournir un service au réseau de ladite monnaie en échange d’une récompense pécuniaire, en bitcoins donc. Mais pour cela, il faut un très bon réseau Internet et beaucoup d’énergie. Ce que n’a pas vraiment la Centrafrique. « Pour que tout cela fonctionne, il faudrait que les gens puissent acheter des cryptomonnaies. Or, les conditions ne sont pas réunies, approuve Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Tout cela n’a rien à voir avec l’intérêt pour la population.»

Pour quel intérêt alors ?

Beaucoup de regards se tournent depuis l’annonce vers la Russie, grand allié de la Centrafrique depuis 2018. Des contrats de livraisons d’armes et de blindés à la protection du président Faustin-Archange Touadéra, Moscou fait partie des partenaires privilégiés de Bangui, si ce n’est le seul. « L’une des pistes possibles de cette adoption soudaine du bitcoin comme monnaie légale pourrait être une volonté de contourner les sanctions internationales prises contre la Russie depuis le début de la guerre », expose Thierry Vircoulon, qui penche aussi pour une tentative d’escroquerie du pouvoir centrafricain.

« La Centrafrique est un pays exportateur de ressources naturelles, libellées et facturées en dollars, ce qui fait que lorsqu’elle veut payer un autre pays, elle le fait en dollars, souligne Grégory Vanel. Or, depuis les sanctions internationales adoptées contre la Russie et son exclusion du système interbancaire Swift, ce n’est plus possible si elle veut commercer avec la Russie ». La solution serait d’utiliser une monnaie « neutre », qui échappe au contrôle des institutions monétaires internationales, dont la Banque centrale. « Le bitcoin est une monnaie qui n’est pas censurable, neutre géopolitiquement », estime de son côté Philippe Herlin, convaincu que la cryptomonnaie peut prendre une place importante comme monnaie de réserve et de transaction, notamment pour les pays qui voudraient s’émanciper du dollar.

Fin mars, la Russie avait d’ailleurs émis l’idée que des pays puissent payer son gaz en bitcoins. Provocation ou clin d’œil, le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra a déclaré sur son compte twitter quelques heures après la publication de la loi du 27 avril : « Bitcoin is universal money. »

 

MANIPULATION DU MCU : QUAND CERTAINS CADRES DU MLPC MORDENT A L’HAMEÇON

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Rédigé par Prosper Yaka

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 1 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Comme on le dit souvent, le mensonge arrive vite à l’âge mûr mais ne vit pas de longs jours. C’est malheureusement ce que l’on pas compris avec ces frondeurs du MLPC dont l’appât du gain motive leur décision puisqu’étant pressés d’aller à la mangeoire du MCU.

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C’est avec effarement que les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine ont suivi la sortie malencontreuse à la limite surréaliste de certains cadres du MLPC et non les moindres à travers la publication d’un manifeste pour mettre en place une Coordination nationale dite Courant de Pensées Originelles (CPO).

L’on remarque aisément que ce fameux manifeste qui ne cadre aucunement à la réalité telle que vécue par le MLPC sous la présidence du Président Martin Ziguélé, n’est qu’une sorte de procès d’intentions contre ce dernier doté d’un leadership visionnaire qui, n’eût été sa présence à la tête du MLPC, on aurait parlé de ce grand parti au chapitre nécrologique.

Il apparaît dès lors clairement que cet acte posé par ce groupuscule des cadres du MLPC n’ayant aucun poids politique sur la scène nationale n’est que l’expression d’indiscipline doublée de haute trahison. Comment peut-on se dire militant et ne pas accepter de se plier à la décision du parti ? Et quand il y a un disfonctionnement au sein du parti comme le laisse entendre ce manifeste rafistolé, le bon sens aurait voulu que le règlement se passe au sein du bureau politique du parti et non dans des motels.

Un grand parti politique comme le MLPC est une institution reconnue par les lois de la République et fonctionne selon ses textes de base. Et il est prévu nulle part ailleurs une quelconque Coordination qui peut s’ériger en arbitre pour sanctionner un Président du parti légalement élu par le congrès qui est l’organe suprême. Le MLPC a toujours prôné l’État de droit et, l’État de droit n’est pas la pagaille.

Cela dit, cette décision maladroite du « CPO » qui est nulle et non fondée est guidée vraisemblablement par l’envie de ses auteurs de satisfaire le vœu des commanditaires de ce coup foireux tapis dans l’ombre qui cherchent à liquider le MLPC pour assouvir leur désire.

A la vérité, le MLPC fait peur au pouvoir en place. Et pour le fragiliser, il fallait donc procéder par l’achat de certains militants assoiffés, d’où la naissance de cette Coordination qui n’a aucune base légale.

Selon de gentilles indiscrétions, dans la logique de la révision de la Constitution afin d’offrir un 3è mandat illégal à Touadera, le MCU cherche par tous les moyens pour phagocyter certains cadres des partis d’opposition. C’est ainsi que certains cadres des partis comme le MLPC sont identifiés comme des proies faciles et manipulables à souhait, qu’ils peuvent être débauchés facilement.

La machine étant mise en marche depuis la tenue du dialogue républicain, c’est le cas de le dire pour Jean-Édouard Koyambounou et ses amis d’infortune du « CPO » que le Chef de cabinet particulier du Président Touadera, Donatien Maleyombo a reçus le week-end dernier pour leur remettre la bagatelle somme de 3 millions pour ce sale boulot avec à la clé, la promesse de nomination à des postes de responsabilité si jamais, ils arriveraient à réussir la mission chasser Martin Ziguélé.

Malheureusement le pot aux roses a été découvert et le projecteur nous éclairera davantage !

 

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Au JOURNAL “MÉDIAS PLUS”.

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Rédigé par Lésias – Carrière LAGBO

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 1 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La presse écrite, ce noble métier qui devrait contribuer effectivement au renforcement de l’État de droit, de la Cohésion sociale et de l’accès à l’information dans notre pays tant meurtri par des crises permanentes qui trouvent ses ingrédients dans la pratique malsaine de quelques uns qui usent de cette profession pour se faire de l’argent sale et de pérenniser la division et la haine au sein de la population centrafricaine notamment des Organisations Politiques par la désinformation et la manipulation des pensées. Parce qu’on les paie pour insulter, dénigrer et blanchir ce qui est noir !!!

Telles sont les pratiques anti journalistiques entreprises par le “Journal Médias Plus” dans son numéro 2776 du 28 avril 2022 sur une prétendue destitution du Président du MLPC Martin ZIGUELE par une nouvelle Coordination Nationale créée au sein de son propre parti.

 

Au regard des textes juridiques du MLPC, une Coordination nationale créée en son sein a t – elle le droit de destituer un Président de ce parti issu du Congrès ?

 

Voilà qui prête confusion en droit d’informer et devoir d’informer ou du but lucratif que poursuit “MÉDIAS PLUS” !!!

 

Il y’a lieu de rappeler ici au “Journal Médias Plus” que sa narration ou exposé des faits sur ce sujet dans son numéro susmentionné était totalement en déphasage avec les principes Statutaires et Réglementaires qui régissent l’Organisation et le Fonctionnement du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

Ce qui traduit explicitement sa méconnaissance des textes fondamentaux de ce parti, sans doute aussi celle de la vraie culture politique qu’entretient le MLPC malgré tant d’années du militantisme de son Directeur de Publication Cyrus SANDY au sein de ce parti.

Une occasion pour nous militants de lui notifier que le MLPC attend toujours sa carte d’adhésion pour confirmer sa démission au sein du Parti !!!

 

Des manquements qui mettent en exergue le doute émis sur la crédibilité de ces informations recoupées par cette rédaction qui tente vainement de vendre au Peuple centrafricain.

Oubliant ainsi, son rôle de Vérificateur des faits, d’Enseignant, de Sensibilisateur et Prometteur de la vérité, de l’Éducation saine, de la Cohésion sociale, de l’État de droit et de la paix en vue d’assurer un équilibre entre les différents Pouvoirs Publics et les Classes Politiques de l’Opposition.

 

Pendant que le Peuple centrafricain à travers les Organisations Politiques et la Société civile épris de l’unité et de la paix ont la commune préoccupation qui est celle de la stabilité des centrafricains par l’inclusion en vue d’une réconciliation nationale, le Journal “MÉDIAS PLUS” nous pollue l’atmosphère publique et politique en ternissant les images des personnalités politiques qui s’opposent  au nouvel Touaderisme Poutinien.

Une démarche qui nous pousse à nous interroger sur tant de publications consacrées à la famille ZIGUELE en laps de huit (8) mois par cette presse écrite malgré la sanction pour diffamation infligée à sa rédaction par le Haut Conseil de Communication.

Est ce un règlement de compte, de la pure haine ou un mépris pour la famille ZIGUELE dont le MLPC n’est qu’un mobile de prétention ?

Dieu seul sait !!!

Mais ce qui nous intéresse ici c’est l’avenir du MLPC que certains veulent hypothéquer afin de garantir leur lendemain qui semble hypothétique à cause de la “politique de ligne dure” que opte désormais l’Opposition Démocratique et aussi de la crise financière aiguë qui se pointe à la porte principale du Trésor Public Centrafricain.

Décidément, le ventre qui a faim n’a plus d’oreilles !!!

Il est alors impérieux de rappeler une fois de plus au “Médias Plus” que selon les Statuts et le Règlement Intérieur du MLPC contrairement aux insinuations issues de son obsession pour la famille ZIGUELE qui lui permet d’animer son journal quotidiennement que :

1- Le MLPC est une composante de: 20 Unions Fédérales,

44 Fédérations,

140 Sous Fédérations et de multitudes des cellules et non une Coordination d’au moins cinq personnes;

2- Seul le Bureau Politique est habileté à convoquer une Assemblée Générale ou extraordinaire soit sur demande du Conseil Politique National et non une Coordination regroupant une franche dissidente (art. 24 Statuts);

3- Seule la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA) est habiletée à se prononcer sur la gestion interne des ressources du Parti sur une demande expresse du Bureau Politique soit tout organe du parti représentant 2/3 de ses membres et non une fameuse Coordination composée d’au moins cinq (5) militants récalcitrants (art.48 R.I);

4-  La vision cohérente du parti sur plan national et international est définie au dernier paragraphe du préambule des Statuts et non cela résulte d’une préoccupation d’une quelconque Coordination ;

5- Les fonds du MLPC sont déposés dans des comptes bancaires ouverts par le Bureau Politique. Le Président du Bureau Politique est l’ordonnateur principal des dépenses. Le Trésorier Général est cosignataire avec l’ordonnateur de tous les titres de paiement et responsable des opérations arrêtées par le Bureau Politique ( Article 73 R.I);

6- Le Président ne peut ordonner une dépense qu’à condition de vérifier la disponibilité des fonds, la crédibilité des factures pro forma accompagnées d’un bon de commande, sa conformité avec le programme d’emploi dûment arrêté par le Bureau Politique ( Article 74 R.I );

7- Les principes qui régissent le Parti sont :

– le respect scrupuleux de la ligne  politique du Parti ;

– le respect de la voix des urnes à tous les niveaux et la soumission de la minorité à la majorité ;

– le respect du principe de contradictions dans les débats;

– le respect des instances du Parti ( Article 76);

8- L’inobservation des dispositions prévues à l’Article 76 ci-dessus  constitue une faute grave devant être sanctionnée comme telle ( Article 77 R.I); 9- Sont aussi considérées comme fautes graves :

– le refus d’exécuter les décisions et directives émanant des différents organes du Parti dont relève le militant ;

– la constitution de groupes parallèles, en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes du Parti;

– l’association avec des groupes organisés et /ou des personnes pour nuire au Parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants , cadres et dirigeants du Parti ;

– le dénigrement du Parti, de ses membres, militants et responsables, par voie de presse ou par tout autre moyen de communication ;

– l’engagement du Parti sans en avoir reçu mandat ;

– l’inobservation de la voie hiérarchique ( Article 78 R.I);

10- Selon la gravité, toute infraction aux Statuts et Règlement Intérieur peut faire l’objet des sanctions suivantes :

A l’encontre d’un militant:

– l’avertissement ;

le blâme ;

-la suspension ;

– l’exclusion définitive ou la radiation ( Article 80 );

11- Il existe nullement dans les textes juridiques du MLPC une rubrique réservée aux bons ou mauvais militants ni celle des militants de premières ou dernières heures. Chose qu’il tente de démontrer dans son numéro.

 

En definitive, au regard de ces dispositions Statutaires et Réglementaires, il y’a donc lieu de s’interroger sur la crédibilité de ces informations fournies dans votre numéro et du caractère légal et légitime de cette nouvelle Coordination qui prétend diriger désormais les affaires courantes du MLPC.

Lorsqu’on s’abstient consciemment des règles d’éthique de la fonction qu’on exerce pour un intérêt autre qui ne dit son nom cela revient à trahir la conscience de soi-même.

Voilà un assassin qui crie à la victime !!!

Une pure sorcellerie intellectuelle qui mine le monde de la presse écrite centrafricaine.

La haine et le mensonge quand ils nous tiennent !!!

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du mouvement de libération de la jeunesse centrafricaine (MLJC)

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUÉ

 

Depuis environ une semaine, certains organes de presse passés maîtres dans l’art de  la diffusion de fausses nouvelles sous forme de « scoops », instrumentalisés dans  cette démarche bien connue de manipulation de l’opinion publique pour faciliter la  tâche aux fossoyeurs de la démocratie centrafricaine, se font l’écho d’un groupe de  militants du MLPC, dont certains sous sanction disciplinaire, dans leur tentative  désespérée en violation des textes, de déstabiliser le Parti et ses organes élus lors du  IVème Congrès ordinaire, dont le Camarade Martin ZIGUELE Président du Parti.

Devant cette situation, le Bureau National du Mouvement de Libération de la  Jeunesse Centrafricaine (MLJC), réuni en session extraordinaire le vendredi 29 avril  2022 au siège du Parti, demande aux Camarades Responsables des Unions Fédérales,  des Fédérations et Sous-Fédérations , des Sections et Cellules du MLPC, à tous les  militantes et militants ainsi qu’aux sympathisants , de rester sereins, confiants mais vigilants devant ces manœuvres dont la finalité bien connue est la destruction du  Parti.

Le Bureau National du MLJC renouvelle et confirme son adhésion à la ligne politique  du Parti défini lors du IVème Congrès ordinaire tenu du 2 au 5 mars 2019 à Bangui et  conduite par le Bureau Politique sous la direction éclairée du Président Martin  ZIGUELE, ainsi que son indéfectible soutien à tous les organes dirigeants,  démocratiquement élus par les 144 fédérations du Parti.

De même le Bureau National du MLJC réitère tout son soutien au Camarade Martin  ZIGUELE, Président du Parti, et lui demande de s’atteler sereinement à la préparation  du Conclave, dans le seul but qui vaille, celui de relancer les activités du Parti dans  l’unité, la paix et la sérénité.

La lutte continue avec le Camarade Président Martin ZIGUELE, le Conseil Politique  National, le Bureau Politique, les Bureaux Nationaux du MLJC et du MLFC, les Unions  Fédérales, le Conseil des Sages et la Commission de Contrôle et d’Arbitrage ainsi que tous les membres des organes légitimes issus du IVème Congrès ordinaire de notre  Parti.

Tous unis nous vaincrons !

 

Centrafrique : braquage dans la sous-préfecture de « Abba », au moins 45 millions de francs CFA emportés

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 02 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine (rca) est le théâtre de violence récurrente  qui touche une population encore marquée par la guerre civile  depuis 2013. Des villages brûlés, des exécutions sommaires, des pillages… Mais depuis quelque temps,  cette population, prise au piège des combats violents entre les groupes armés et les forces gouvernementales, est à nouveau  la cible des brigands armés qui n’hésitent plus à les dépouiller de leurs maigres biens. C’est exactement ce qui s’est passé vendredi dans la localité de « Abba », chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, située au Nord-ouest de la République centrafricaine.

Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

Selon des informations recueillies, ce vendredi 29 avril, vers 13 heures, dans la localité de « Abba », un groupe de cinq (5) individus armés, non identifiés, ont tendu un guet-apens à 4 kilomètres de la ville sur l’axe Gallo. Mais durant l’embuscade, ils ont pris environ 200 personnes civiles  dans leur filet. Dépouillé de leurs biens un par un : téléphone portables, porte-monnaie,  marchandises, etc., ces pauvres citoyens ont été libérés trois heures plus tard vers 16 heures. Les victimes ont estimé la somme emportée par les assaillants à environ 45 millions de francs CFA, et ce, sans compter les marchandises également emportées.

Parmi les victimes, seule une personne qui aurait été blessée au visage. Mais les forces de l’ordre, informées tardivement de la nouvelle, n’ont pu rien faire. Les Mercenaires russes, déployés à Abba, quant à eux, sont actuellement sur les chantiers miniers à Kpandé, situé à 60 kilomètres de la ville de « Abba ».

Interrogées par la rédaction, certaines victimes ont pointé du doigt les rebelles de 3R comme les auteurs de cet acte criminel.

Pour l’heure, les forces de l’ordre n’ont pas pu mettre la main sur ces brigands qui sont actuellement dans la nature.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Tripatouillage de la constitution,  une grande fissure est apparue dans le dispositif du pouvoir, Sarandji monte au créneau et hausse le ton, la peur s’empare de tout le monde

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 30 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Une grande fissure est apparue vendredi dans le dispositif de la modification de la constitution orchestrée depuis fin mars 2022 par quelques conseillers du chef de l’État Faustin Archange Touadera en vue de lui permettre de briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine. Mais ce vendredi, une grande fissure, pas la moindre,  est apparue au sommet du pouvoir. Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale,  qualifie cela comme manipulation et s’en est pris violemment à son premier vice-président Évariste Ngamana.

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Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

C’était lors de la remise du mémorandum par le prétendu front républicain pour la modification de la constitution dirigé par le chef milicien Héritier de Bonheur Doneng  à l’Assemblée nationale  ce vendredi 29 avril que les Centrafricains ont découvert le vrai visage des initiateurs du projet suicidaire de la révision constitutionnelle.

En effet, à l’issue de leur marche ce vendredi 29 avril, le Président du front républicain pour la révision de la constitution, Monsieur  Héritier de Bonheur Doneng,  entouré de certains jeunes manipulés,  ont voulu remettre leur mémorandum au Président de l’Assemblée nationale  Simplice Mathieu Sarandji en vue de pousser le parlement centrafricain à lancer la procédure de la modification de la constitution du 30 mars 2022.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji,  connaissant bien les en dessous de cette manipulation, refuse non seulement de sortir, mais ordonne au chef milicien Héritier de Bonheur Doneng  et ses disciples de quitter immédiatement l’enceinte de l’Assemblée nationale, sans quoi ils seront arrêtés. Or, le premier vice-président de l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana, qui est l’un des initiateurs de ce projet de la révision constitutionnelle, est sorti récupérer le mémorandum aux mains du chef milicien Héritier de Bonheur Doneng.

Et ce n’est pas tout! L’honorable Évariste Ngamana, qui a réceptionné le mémorandum, a voulu remettre cela au Président Simplice Mathieu Sarandji, mais celui-ci a violemment rejeté, et le chasse de son bureau. Il lui ordonne de déchirer le mémorandum du prétendu front républicain pour la modification de la constitution.

D’après lui, tout ça, c’est de la manipulation, et qu’il était avec Faustin Archange Touadera pratiquement chaque jour. S’il devait avoir quelque chose en ce sens, Touadera lui aurait dit qu’il était dans ces directives, mais rien.

Devant la colère du Président Simplice Mathieu Sarandji, Évariste Ngamana promet d’aller voir le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour lui tout raconter en détail.

« Je ne suis pas son enfant. Pourquoi il hausse le ton sur moi de cette manière », déclare Évariste Ngamana à ses collègues députés.

Affaire à suivre…

 

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Selon Facebook, la page de la Présidence de la République centrafricaine est gérée depuis la Russie

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Rédigé par Servan Ahougnon (ECOFIN)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Ces derniers mois, 3 pays africains se sont particulièrement rapprochés de la Russie. Il s’agit du Mali, de la Guinée et de la centrafrique.  En marge des passes d’armes médiatiques entre la Russie et les grandes nations européennes, ces pays permettent au Kremlin de lancer des initiatives concurrentes au soft power des autres nations européennes.

Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC
Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC

 

Selon les informations fournies par la plateforme de Facebook, la page de la présidence centrafricaine, intitulée La Renaissance, est cogérée par une personne résident en Centrafrique et une autre se trouvant en Russie. Cette information est visible dans l’onglet information de la page qui mentionne deux gestionnaires du compte, l’un résidant en Centrafrique et l’autre en Russie.

 

En soi, cela n’est pas si étonnant quand on considère le récent rapprochement entre la république Centrafricaine et la Russie. Face au storytelling des grandes nations occidentales, la Centrafrique fait partie des pays à soutenir la communication russe en Afrique.

Basant son offensive de séduction sur le rappel que la Russie n’a jamais eu d’empire colonial en Afrique et que l’Union soviétique a soutenu la lutte contre les indépendances, le Kremlin est en train de se repositionner sur le continent.

Avec une page Facebook cogérée, les deux alliés, Centrafrique et Russie, s’assurent de délivrer un message commun.

 

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Centrafrique : six militaires tués par des rebelles dans le Sud-Est

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Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Six militaires ont été tués jeudi dans une attaque de rebelles dans le sud-est de la centrafrique, en proie depuis plusieurs années à une guerre civile, a déclaré vendredi 29 avril à l’AFP le député de la région.

«Des rebelles ont attaqué jeudi vers 4 heures du matin la ville de Nzako», à 700 km à l’est de la capitale Bangui, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, et «le bilan est de 6 morts du côté des militaires et trois rebelles ont également été tués», a assuré Gabin Mboli Fouele. Il a pointé la responsabilité des rebelles membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une alliance créée en décembre 2020 pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra, qui briguait un deuxième mandat.

«Les rebelles ont pillé la ville jeudi, avant de se replier dans la brousse mais ils vont revenir à un moment», a assuré Gabin Mboli Fouele. «Les rebelles ont attaqué la ville hier (jeudi) dans la matinée», a confirmé à l’AFP la maire de la localité Adja Kaltouma Gandja, qui n’a pas donné de bilan. La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018.

Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur Bangui et Faustin-Archange Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie. Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint des centaines déjà présents depuis 2018 et permis, en quelques mois, de repousser l’offensive des rebelles puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient. Mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’État.

Entreprise de déstabilisation du MLPC, communiqué de presse du bureau politique

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Prenant prétexte de la décision du Bureau Politique du 26 Mars 2022, portant suspension du camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU, 1er Vice Président, pour acte d’indiscipline manifeste, un groupuscule de militants entreprend de déstabiliser le Parti en posant des actes qui violent les règles du Parti.

Au nom du Parti, je tiens à rappeler à tous qu’aucun militant n’est au-dessus des règles de fonctionnement du Parti et que leur violation entrainera pour leur(s) auteur(s) les sanctions proportionnelles prévues à cet effet car toute société, toute structure a besoin d’une base minimale de règlementation pour fonctionner harmonieusement.

En conséquence, j’invite tous les Responsables des organes, les Cadres, les militantes et militants du Parti à rester sereins, en évitant d’une part de prêter l’oreille aux chants de sirène des militants dont la moralité et le comportement sont loin d’être exemplaires, et d’autre part, de faire bloc derrière Martin ZIGUELE, Président du Parti pour faire échec au plan sordide du groupuscule dont le dessein inavoué est la liquidation pure et simple du Parti.

Tous unis, nous vaincrons.

 

 

RCA : nouveau massacre des civils sur le marché hebdomadaire de Kouki, plusieurs dizaines des morts

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Rédigé par Anselme Féimonazoui

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La souffrance des populations dans l’arrière-pays se poursuit. Après le massacre  de Bossangoa qui s’était produit le jeudi 21 juillet 2022 à 12 kilomètres de la ville sur l’axe Nana-Bakassa, lequel au moins 19 civils avaient été froidement abattus par les Mercenaires russes, dont la Minusca et la justice centrafricaine avaient ouvert une enquête dont l’issue n’est pas connue, voilà  qu’un nouveau massacre des civils vient de produire  sur le marché hebdomadaire de Kouki.

, Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner,
Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner

 

Les séries de massacres se poursuivent dans le pays. Après les récents massacres qui se sont produits à Aïgbado, Yangoudroudja, Mouka, Ouadda, Ndah, Gordile, Nana-Bakassa et Kouki, voila qu’un autre massacre, plus cruel, vient à nouveau d’avoir lieu dans la localité de Kouki, située à une soixantaine de kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, dans la préfecture de l’ouham.

Pour l’heure, notre enquête sur cette affaire est en cours, mais les premiers éléments d’information font état d’au moins 17 civils froidement abattus sur le marché hebdomadaire de Kouki ce jeudi 28 avril 2022. Ce sont tous des civils. On ignore les raisons de l’attaque.

Les témoins ont pointé du doigt les mercenaires russes de la société Wagner et leurs supplétifs soldats de forces armées centrafricaines (FACA) comme les auteurs desdits crimes.

Nous reviendrons dans nos prochains articles sur ce nouveau massacre des civils à Kouki.

 

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Égorgement de deux civils par les soldats FACA, l’une des victimes vient d’être identifiée par CNC, sa famille exprime son indignation

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copie de passeport camerounais de la victime

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) – C’est une affaire qui avait soulevé une vive clameur d’indignation, un mouvement collectif de protestation lors de la publication de la vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit deux civils de confession musulmane, attachés les, mais au dos, et égorgés avec un couteau par un soldat FACA comme un animal en présence de six autres soldats. L’état-major parle d’une vidéo montage dans le but est de ternir l’image de l’armée nationale, ce que de nombreuses sources concordantes l’ont catégoriquement contesté, et appellent à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Une semaine plus tard, la famille de l’une des victimes, en voyant la vidéo du crime publiée par CNC, vient de manifester son indignation contre les autorités centrafricaines.

Les soldats FACA avec les deux corps de leurs victime
Les soldats FACA avec les deux corps de leurs victime

 

Sur la vidéo, la deuxième victime a être tuée par ces criminels soldats FACA s’appelle Abdouraouf,  âgé de 30 ans, de nationalité Camerounaise.  C’est un vendeur des voitures d’occasion. Il habite à Garoua Boulaï, une ville située à l’est du Cameroun à la frontière avec la République centrafricaine.

Mais au mois de janvier dernier, après le massacre perpétré par les Mercenaires russes dans le village Aïgbado le 16 et 17 janvier, les frères de Monsieur Abdouraouf ont contacté la rédaction du CNC pour nous alerter sur l’image que nous avions illustrée avec l’article dudit massacre. Selon eux, c’était leur frère qu’ils l’ont vu menotter parmi les soldats FACA. Ils ont supplié la rédaction de chercher à savoir s’il a été aussi tué.

Un homme capturé par les mercenaires russes dans le village Aïgbado, au nord-Est de dBria
Un homme capturé par les mercenaires russes dans le village Aïgbado, au nord-Est de dBria

 

Voilà que trois mois plus tard, leur inquiétude se confirme. L’image n’était pas en réalité du massacre du village Aïgbado, dans la Haute-Kotto,  mais d’un autre crime perpétré par les soldats FACA dans la Nana-Mambéré.  Les faits se confirment du jour en jour. L’un des criminels sur la vidéo est un policier, affecté à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. En dehors de lui, il y’a aussi un officier de l’armée nationale, le capitaine Lengbé, détaché à Bouar, dans la Nana-Mambéré, figure également sur la vidéo. Mais pourquoi l’état-major parle d’une vidéo montage, du moment où quelques criminels qui figurent sur la vidéo sont clairement identifiés, et la vidéo elle-même est jugée authentique par de nombreux experts?

 

 

Pour les parents de Monsieur Abdouraouf, la justice centrafricaine doit faire son travail. Dans le cas contraire, ils porteront plainte devant la justice camerounaise pour crime.

 

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