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Que cache la réaction de l’UA sur la crise ukrainienne?

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Que cache la réaction de l’UA sur la crise ukrainienne?

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Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, l’Afrique a précisé sa position en condamnant l’invasion russe. .

Dans ce genre de crises politiques, l’Afrique s’est souvent abstenue de dévoiler sa position, une démarche souvent interprétée comme étant la raison de sa faible position sur la scène internationale./////////////.

Mais cette fois, le continent pouvait difficilement rester indifférent face à l’invasion russe, d’autant plus que Moscou a envoyé des soldats, ou des mercenaires, selon les interprétations, dans plusieurs pays africains./////////////.

Explication sur cette prise de position/////////////.

“L’Afrique est maintenant beaucoup plus multidimensionnelle. Il y a tellement d’acteurs présents, elle est tellement mondialisée”, explique Antoine Glaser, spécialiste de la politique africaine, sur les raisons de la prise de position de l’Union Africaine./////////////.

“Mais ce n’est quand même pas le retour à la guerre froide avec d’un côté le soutien de la Russie aux mouvements d’indépendance et de l’autre l’Occident. Malgré tout, l’Afrique peut avoir d’autres marges de manœuvres qu’elle n’avait pas auparavant”, poursuit Antoine Glaser./////////////.

Mais si l’Afrique est désormais capable de choisir parmi ses partenaires extérieurs, d’autres spécialistes du continent voient dans cette prise de position une pression indirecte de l’Occident qui a intérêt à sanctionner la Russie./////////////.

Le journaliste et écrivain nigérien Seidick Abba, voit plutôt une main invisible de l’Occident dans ce que dit l’Union Africaine: /////////////.

“Pour l’Occident, l’enjeu aujourd’hui c’est d’obtenir l’isolement politique, diplomatique et économique total de la Russie. Donc les pays africains sont sollicités intensément. Il faut se souvenir que le sommet Union Européenne Union Africaine vient de se tenir à Bruxelles. Donc il est logique qu’à la suite de cela, l’Union Européenne, qui entend être un partenaire de l’Afrique, attende que l’Afrique s’aligne sur sa position”./////////////.

L’Afrique du Sud profite des sanctions/////////////.

En plus de l’Union Africaine et la Cédéao qui ont condamné l’invasion russe en Ukraine, l’Afrique du Sud aussi a critiqué Moscou.Parmi les sanctions prises à l’encontre de la Russie il y a un embargo sur le marché international des matières premières. David Gakunzi, un intellectuel burundais, pense que ces sanctions profitent déjà à l’Afrique du Sud. /////////////.

Les étudiants africains d’Ukraine réfugiés en Roumanie/////////////.

“Je pense aussi que les pays comme l’Afrique du Sud, producteurs d’or, pourront bénéficier de l’embargo sur la Russie qui est aussi un grand producteur d’or. On le voit d’ailleurs parce que depuis quelques jours, le Rand (la monnaie sudafricaine, ndlr) s’est renforcé” explique t-il./////////////.

La crise ukrainienne a aussi poussé l’Union Africaine et la Cédéao à s’inquiéter du sort des Africains bloqués à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne./////////////.

Plusieurs pays du continent, notamment le Togo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Nigeria, se sont mobilisés pour aider leurs ressortissants parvenus à rejoindre la Pologne.

Avec DW français
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La force ne doit pas faire le droit, les guerres injustes sont vouées à être perdues

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Josep Borrell, Haut représentant de l’union européenne

 

Josep Borrell, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

et Vice-Président de la Commission Européenne

 

 

En cette heure sombre, où nous assistons à l’invasion non provoquée et injustifiée de l’Ukraine par la Russie ainsi qu’à des campagnes massives de désinformation et de manipulation de l’information, il est essentiel de séparer les mensonges – inventés pour justifier ce qui ne peut l’être – des faits.

 

Ce qui est un fait c’est que la Russie, une grande puissance nucléaire, a attaqué et envahi un pays voisin pacifique et démocratique, qui ne l’a ni menacé, ni provoqué. En outre, le président Poutine menace de représailles tout autre État qui viendrait au secours du peuple ukrainien. Un tel usage de la force et de la coercition n’a pas sa place au 21e siècle.

 

Ce que fait Vladimir Poutine n’est pas seulement une grave violation du droit international, c’est une violation des principes fondamentaux de la coexistence humaine. Avec son choix de ramener la guerre en Europe, nous assistons au retour de la “loi de la jungle” où la force fait loi. Sa cible n’est pas seulement l’Ukraine, mais la sécurité de l’Europe et l’ensemble de l’ordre international fondé sur des règles, basé sur le système des Nations unies et le droit international.

 

Son agression prend des vies innocentes et foule aux pieds le désir des gens de vivre en paix. Des cibles civiles sont frappées, violant clairement le droit humanitaire international, forçant les gens à fuir. Nous voyons une catastrophe humanitaire se développer. Pendant des mois, nous avons déployé des efforts sans précédent pour parvenir à une solution diplomatique. Mais Poutine a menti à tous ceux qui l’ont rencontré, en prétendant être intéressé par une solution pacifique. Au lieu de cela, il a opté pour une invasion à grande échelle, une guerre totale.

 

La Russie doit cesser immédiatement ses opérations militaires et se retirer sans condition de tout le territoire de l’Ukraine. Il en va de même pour le Belarus, qui doit immédiatement cesser de participer à cette agression et respecter ses obligations internationales. L’Union européenne est unie pour offrir un soutien déterminé à l’Ukraine et à son peuple. C’est une question de vie ou de mort. Je prépare un paquet d’urgence pour soutenir les forces armées ukrainiennes dans leur combat.

 

En réponse, la communauté internationale va maintenant opter pour un isolement complet de la Russie, afin de tenir Poutine pour responsable de cette agression. Nous sanctionnons ceux qui financent la guerre, en paralysant le système bancaire russe et son accès aux marchés internationaux.

 

L’UE et ses partenaires ont déjà imposé des sanctions massives à la Russie, qui visent ses dirigeants et ses élites ainsi que des secteurs stratégiques de l’économie dirigée par le Kremlin. L’objectif n’est pas de nuire au peuple russe, mais d’affaiblir la capacité du Kremlin à financer cette guerre injuste. Pour ce faire, nous agissons en étroite collaboration avec nos partenaires et alliés – les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. De nombreux pays font bloc dans le monde entier pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine. Nous sommes ensemble du bon côté de l’histoire face à l’épouvantable agression de la Russie contre un pays libre et souverain.

 

 

 

 

Pour justifier ses crimes, le Kremlin et ses partisans se sont engagés dans une campagne de désinformation massive, qui a commencé déjà il y a plusieurs semaines. Les médias d’État russes et leur écosystème ont colporté massivement des contre-vérités sur les réseaux sociaux dans le but de tromper et de manipuler les opinions publiques.

 

Les propagandistes du Kremlin qualifient leur agression d’”opération spéciale”, mais cet euphémisme cynique ne peut cacher le fait que nous assistons à une véritable invasion de l’Ukraine, dans le but d’écraser sa liberté, son gouvernement légitime et ses structures démocratiques. Qualifier le gouvernement de Kiev de “néo-nazi” et de “russophobe” n’a aucun sens : toutes les manifestations de nazisme sont interdites en Ukraine. Dans l’Ukraine moderne, les candidats d’extrême droite sont un phénomène marginal bénéficiant d’un soutien minimal, qui ne leur permet même pas de passer la barre permettant d’entrer au parlement. Le gouvernement ukrainien n’a pas isolé le Donbas et il n’a pas interdit l’utilisation de la langue et de la culture russes. Donetsk et Louhansk ne sont pas des républiques, ce sont des régions ukrainiennes contrôlées par des groupements séparatistes armés et soutenus par la Russie.

 

Nous le savons – et de nombreux Russes le savent. Des manifestations courageuses ont eu lieu dans les villes de Russie depuis le début de l’invasion, exigeant la fin de l’agression contre une nation voisine pacifique. Nous entendons leurs voix et saluons le courage dont ils font preuve en s’exprimant. Nous voyons également de nombreuses personnalités publiques russes protester contre cette invasion insensée.

 

Je continue à travailler avec nos partenaires du monde entier pour assurer une réaction conjointe de toute la communauté internationale contre le comportement du Kremlin. Le 25 février, seule la Russie a opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’agression contre l’Ukraine, la Chine, l’Inde et les Émirats arabes unis s’étant abstenus. Partout dans le monde, les pays condamnent l’action de la Russie, et à l’Assemblée générale, l’ensemble de la communauté internationale doit unir ses forces et contribuer à mettre fin à l’agression militaire de la Russie en adoptant la résolution correspondante des Nations unies.

 

Avec cette guerre contre l’Ukraine, le monde ne sera plus jamais le même. C’est maintenant, plus que jamais, le moment pour les sociétés et les alliances de se rassembler pour bâtir notre avenir sur la confiance, la justice et la liberté. C’est le moment de se lever et de s’exprimer. La force ne fait pas le droit. Cela n’a jamais été le cas. Et cela ne le sera jamais.

 

 

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

 

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

http://eeas.europa.eu/delegations/central_africa/index_fr.htm

 

La Communauté des officiers pour la sécurité internationale: une “Mercenaires SARL” en RCA

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Le Russe Alexandre Ivanov se présente comme le “chef” de la COSI, la Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale. Cette organisation, dont il est  le directeur général (selon le titre employé par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Aleksandr Gruhsko dans un courrier du 10 janvier 2022), est présente en RCA où elle participe à la formation des forces de sécurité locales. A ce titre, on peut considérer que c’est une ESSD (entreprise de service de sécurité et de défense).

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Le Russe Alexandre Ivanov, chef de la COSI

 

Alexandre Ivanov a accepté de répondre par courriel à des questions. Les échanges ont été faits en français. Il ne s’agit pas de confidences mais de réponses fournies par un des responsables des Mercenaires russes opérant en RCA (photo ci-dessous d’Alexandre Ivanov et de Maksim Shugaley, sociologue et influenceur russe, prise en mai 2021).

Récemment, l’homme d’affaires russe Evgeny Prigozhin (ou Evgueni Prigojine) a tenu à adresser ses “félicitations, sa fierté et sa gloire aux instructeurs russes” de RCA et surtout “une profonde révérence à M. Ivanov”, selon un article paru le 20 février dans Afrique média. On se rappellera que E. Prigozhin est souvent présenté comme le grand ordonnateur de l’élusif groupe Wagner.

 

 

Quel est le statut de la Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale (COSI) ?

C’est une société à responsabilité limitée (SARL), la Communauté d’officiers pour la sécurité internationale. Cette SARL est immatriculée dans la Fédération de Russie. Elle exerce ses activités conformément à la législation en vigueur de la Fédération de Russie. Conformément à cette législation, lа Communauté des Officiers pour la Sécurité internationale a le droit d’exercer ses activités au niveau international.

 

Dans quels pays la COSI intervient-elle ?

 

La Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale (COSI) ne travaille qu’en RCA.

 

Avez-vous été en contact avec des représentants des gouvernements malien et burkinabé pour leur proposer vos services?

Non, nous n’avons pas contacté les représentants de ces pays. Dans ma déclaration publique du 25 janvier 2022, parlant de la possibilité d’une coopération entre les entreprises russes avec le Burkina Faso (ndlr: voir ici), je n’ai pas parlé de la COSI, mais d’autres entreprises russes qui pourraient entreprendre un projet similaire à celui que nous mettons en œuvre en RCA.

 

Quels sont vos effectifs actuels en RCA?

À l’heure actuelle, il y a 1 135 instructeurs de la Communauté d’officiers en RCA qui effectuent des tâches de formation du personnel de l’armée nationale, ainsi que de la police et de la gendarmerie. La République centrafricaine est depuis longtemps dans une crise sécuritaire prolongée, avec un grand nombre de groupes armés opérant dans le pays et terrorisant la population civile. La réponse à ces défis de sécurité, bien sûr, devait être une forte armée nationale, qui à l’époque n’existait pas en RCA. Ensuite, le gouvernement de la République centrafricaine s’est tourné vers la Fédération de Russie pour obtenir de l’aide et elle l’a reçue. Au cours de nos travaux, nous avons réussi à former un nombre suffisant de personnel pour qu’au moment de l’aggravation de la crise en décembre 2020, les forces de sécurité nationale de la République centrafricaine soient suffisamment formées pour donner une rebuffade consolidée aux groupes criminels et aux ennemis de la population civile. Nous avons montré comment résoudre efficacement les problèmes de formation des forces armées, nous avons aidé les FACA à planifier des opérations, de tactique, à organiser la logistique, etc. Selon les dirigeants de la République centrafricaine, toutes ces tâches ont été exécutées à un niveau élevé. Cela a mené à la victoire sur les criminels et au rétablissement de la paix.

 

En RCA, outre la formation, des personnels de la COSI sont-ils chargés de missions de protection et de sécurité rapprochée?

Les employés de la COSI exercent exclusivement des activités de formation et de conseil, y compris à proximité immédiate des lieux où les FACA exercent leurs opérations. De plus, nos instructeurs aident à organiser la logistique de l’armée nationale et partagent leur expérience dans la conduite d’activités de reconnaissance. Lors de la réalisation d’opérations, nous aidons à les planifier. Il existe d’autres sociétés de sécurité privée en République centrafricaine, où des citoyens étrangers ont été recrutés. Je sais qu’ils traitent de questions de sécurité personnelle, y compris pour les dirigeants du pays.

 

Quel est le statut des sociétés de sécurité russes qui interviennent à l’international ?

Je ne peux pas être responsable du statut de toutes les sociétés de sécurité. Je représente la COSI : nous travaillons à la demande officielle du gouvernement de la République centrafricaine, conformément à la législation de la République centrafricaine et de la Russie, avec l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU. Cependant, je pense que d’autres entreprises russes peuvent offrir leurs services au niveau international de manière assez ouverte et honnête. S’il s’agit de la question de “l’exportation de la sécurité, il y a de nombreux spécialistes russes, dont les connaissances et l’expérience peuvent être utiles aux pays qui souhaitent parvenir à une paix durable sur leur territoire, par exemple, les pays qui luttent maintenant désespérément contre la menace croissante du terrorisme.

 

Parmi ces entreprises, on trouve la société Wagner… ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends des journalistes européens parler de Wagner, c’est déjà une sorte de folklore, une légende qui passe de bouche à oreille : Wagner qui marche en Afrique, qui est si fort que tout le monde a peur de lui. Je suis presque constamment en Afrique, mais je n’ai pas vu Wagner. Il y a des spécialistes russes qui viennent officiellement en Afrique, à la demande des autorités compétentes. Ils viennent faire leur travail, partager leur expérience, enseigner, ils travaillent comme pilotes, ingénieurs, certains sont impliqués dans la protection des installations. En plus, des Russes agissent également en tant que casques bleus de l’ONU. A noter que, selon mes informations, les Russes font bien leur travail, tout le monde est content. Mais lorsque des médias peu scrupuleux doivent organiser un bourrage de désinformation, apparaît ce Wagner qui est responsable de tout. Et puis on dit que tous les Russes d’Afrique sont des Wagner.

 

Craignez-vous qu’il y a une confusion entre votre organisation et Wagner, et que cela pourrait vous être préjudiciable?

Oui, c’est un gros problème. Mais il est important pour moi de préciser les choses, et je crois que cette confusion n’est pas accidentelle. C’est le résultat d’un travail délibéré visant à discréditer la Russie. De telles campagnes d’information diffamatoires sont menées par nos adversaires et ennemis du monde sans scrupules. L’étiquette “Wagner”, impliquant que c’est quelque chose de mauvais, est accrochée à tous les Russes qui travaillent avec succès et efficacement à l’étranger. Et puis diverses provocations sont organisées. Quant aux dommages causés par de telles campagnes de désinformation contre les spécialistes russes en Afrique, nous nous efforçons de minimiser ces dommages. Par exemple, je suis ouvert à la communication, j’essaie de donner des commentaires aux différents médias, en disant la vérité sur nos activités. Je pense que cela devrait aider à la fois notre organisation et la sécurité internationale en Afrique et dans d’autres régions. Les personnels de ces sociétés russes sont accusés de crimes, et plus précisément en RCA.

 

Quelles réponses apportez-vous à ces accusations ?

Les critiques dans notre adresse sont infondées. Elles s’appuient sur des sources anonymes, exagérées dans les médias étrangers, dont la tâche principale est de discréditer le succès de la République centrafricaine et notre coopération avec la République. La position de nos accusateurs ne correspond pas à la réalité, bien connue de tous ceux qui connaissent vraiment la situation en RCA. Cela est particulièrement évident pour les habitants de la République. Les Centrafricains viennent aux rassemblements pour nous montrer leur soutien, car ils voient de leurs propres yeux ce que leur armée nationale a réalisé après s’être entraînée avec des instructeurs russes. Quant aux campagnes visant à discréditer notre activité, notre principale arme contre la politique de désinformation est l’honnêteté, la transparence et la publicité. Nous continuerons à mener à bien notre travail en RCA et à défendre publiquement notre honnêteté devant les médias et les tribunaux.

 

Par Ouest-France.fr

Arrestation au Tchad de l’ancien ministre centrafricain Maxime Mokom, ancien leader de la milice Anti-Balaka, proche de l’ancien Président François Bozizé

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Bangui, 1 mars 2022 (Corbeaunews-Centrafrique) – Son transfèrement est en cours vers Ndjamena, capitale de la République du Tchad. Selon des informations exclusives du CNC, l’ex-ministre centrafricain  Maxime Mokome serait  arrêté ce dimanche 27 février 2022 par les forces de l’ordre tchadiennes à Sido.

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Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Selon des sources sécuritaires locales, l’ancien ministre Maxime Mokome avait commencé à avoir de souci dans ce pays lorsqu’il avait dénoncé publiquement la gestion des fonds angolais par le puissant directeur de l’Agence nationale de sûreté (ANS), Ahmed Kogri. Il avait très mal gobé le fait que dans les fonds alloués par la CEEAC pour entretenir tous les chefs rebelles centrafricains au Tchad, Monsieur Ahmed Kogri  a préféré acheter deux maisons seulement aux chefs rebelles Mahamat Alkhatim du MPC  et Bobbo de 3R.

C’est ainsi qu’il avait décidé de dénoncer ce népotisme et quitter le territoire tchadien.  Mais pour le tout puissant Ahmed Kogri  , l’ancien ministre centrafricain avait franchi la limite du supportable. Son nom est placé parmi les personnes recherchées par les forces de l’ordre tchadiennes.

Alors que le dimanche 27 février, à Sido Tchad, l’ancien ministre Maxime Mokome réapparaît en public dans cette ville, il se fait repérer par le service de renseignement tchadien. Il est immédiatement arrêter par les forces de l’ordre tchadiennes. Placé en garde à vue, l’homme est actuellement en route pour Ndjamena. Il sera probablement présenté à Monsieur Ahmed Kogri qui décidera de son sort.

Notons que Monsieur Ahmed Kogri, Directeur général de l’ANC,  est un homme filou. Il communique discrètement avec le service de renseignement centrafricain et le chef de l’État Centrafricaine Faustin Archange Touadera. C’est lui qui fournissait des renseignements au chef rebelle Hassan Bouba.  Même la villa que l’ancien chef d’État centrafricain François Bozizé loue actuellement à Ndjamena serait pour son fils.

Nous reviendrons prochainement sur cette affaire dans nos articles sur CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Où sont passés les 11 milliards de dollars promis par la Russie ?

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A la mi-avril 2021, lors d’une visite réalisée à Moscou, M. Pascal Bida Koyagbélé ministre coordinateur des grands travaux et des investissements stratégiques en rca a déclaré que la Russie s’était engagée à injecter 11 milliards de dollars dans des projets de reconstruction en Centrafrique. Les premiers investissements devaient se faire en 2021.

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

La nouvelle avait fait l’objet de nombreuses publications par les médias online et la presse écrite. Ces derniers vantaient les mérites du pouvoir russe et montraient l’intérêt que représentait le pays à leurs yeux. A ce jour, le pays n’a pas vu le moindre projet de reconstruction russe.
Ériger un monument à la gloire des Mercenaires russes, lancer la production d’une marque de vodka, ou encore installer trois casemates en face de leur ambassade… c’est donc cela les projets de reconstruction du pays ? C’est donc cela qui a coûté 11 milliards ? Tout juste quelques centaines de milliers de FCFA et encore !
L’année 2022 ayant déjà bien commencé, il n’y a toujours pas l’ombre du moindre FCFA sorti du portefeuille de la Russie pour tenir ses engagements en matière de reconstruction pour le développement du pays. Pourtant les besoins ne manquent pas : électricité instable, routes impraticables et dangereuses, insalubrité des rues, infrastructures, développement de chemins de fer, construction de sanitaires publiques, etc.
La crise humanitaire que vit notre pays fait que 63 % de la population a recours à l’aide humanitaire pour vivre ou survivre. Les russes, à ce jour ne sont pas en mesure et n’ont pas la volonté d’œuvrer pour le pays et donc améliorer le quotidien des centrafricains. Car il ne faut pas oublier que l’obtention de la stabilité d’un Etat passe par son développement. En 4 ans de présence russe, la situation du pays ne s’est pas améliorée.
Autant de faits qui montrent le peu d’intérêt que porte la Russie à la Centrafrique et à sa population.

Par Adama Bria
Journaliste rédacteur
Alain Nzilo
Directeur de publications
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email : alainnzilo@gmail.com

Centrafrique : la jalousie l’aurait poussé au meurtre de son épouse

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Bangui, 1 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un mari très jaloux, convaincu que sa femme le trompait, n’aurait pas hésité à la poignarder à mort dans leur maison  à cantonnier, dans la Nana-Mambéré, sans se soucier de la présence de leurs deux enfants.

centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>La lettre police sur leur pick-up
CopyrightCNC

 

Les témoins  du crime ont raconté en détail ce qu’ils ont vu et entendu au moment de la scène. Ils ont raconté aux forces de l’ordre qui ont pu mettre la main sur le mari qui est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

Selon plusieurs témoignages recueillis, la jalousie serait à l’origine de la colère du mari. Il avait accusé sa femme âgée de 40 ans de l’avoir trompé. Il l’a poignardé à plusieurs reprises. Grâce aux voisins, celle-ci avait été transportée d’urgence à l’hôpital, mais son décès a été malheureusement constaté à son arrivée aux urgences. Le mari est en ce moment à la gendarmerie.

Rappelons qu’il y a trois jours, une femme, mère d’un bébé de deux mois, avait été tuée à Baboua par son conjoint, un ex-rebelle du FDPC habitant à Berra, un village situé entre Baboua et Abba. C’était un matin, le bébé était en train de téter quand la mère a été mortellement atteinte par des projectiles d’armes à feu tirées par son conjoint, venu exclusivement à Baboua pour tuer sa femme qui avait été empêchée par sa mère de retourner chez son mari violent. Le suspect est aussi en fuite dans la nature.

Il y’a lieu de noter que le nombre de féminicides est en hausse en République centrafricaine depuis le début d’année.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Ukraine-Russie : de la Centrafrique au Mali, Wagner participe à la guerre de Poutine

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Présents à Bamako et à Bangui, les Mercenaires russes ont depuis quelques jours le regard tourné vers l’Ukraine. Des hommes y auraient été envoyés depuis la Centrafrique, où la propagande tourne à plein régime pour soutenir l’invasion de Poutine.

 

Le 24 février dernier, alors que les troupes russes ont à peine déclenché leur offensive en Ukraine, un message est posté sur le fil de conversation officieux du groupe Wagner sur Telegram (intitulé « Reverse side of Z medal »). Il est on ne peut plus clair : « Nous savons qu’à Kiev, ainsi que dans les grandes villes d’Ukraine, la population se mobilise pour former des unités de défense territoriale. (…) C’est votre choix. (…) Mais croyez-moi, évitez d’être inscrit dans de telles unités. »

 

Depuis, la majorité des messages postés sur le même réseau social piloté par le groupe Wagner ne parlent que d’une chose : l’offensive militaire lancée en Ukraine par l’occupant du Kremlin Vladimir Poutine. Ici, on évoque des défenseurs de Kiev, la capitale, qui se rendent, submergés par l’avancée russe. Là, on décrit le matériel militaire ukrainien détruit ou saisi par les hommes de Moscou. Sur cette chaîne regroupant à ce jour près de 160 000 personnes, la guerre de l’information bat son plein.

DES UNITÉS COMBATTANTES AURAIENT ÉTÉ ACHEMINÉES DEPUIS LA CENTRAFRIQUE POUR CAPTURER LE PRÉSIDENT ZELENSKY

 

Mais à quel point le groupe Wagner est-il impliqué ? Selon une source interne citée par le quotidien britannique The Times, des unités combattantes ont été acheminées depuis la Centrafrique vers le théâtre d’opérations ukrainien, avec pour mission de s’infiltrer dans les défenses de Kiev et – entre autres – de capturer le président Volodymyr Zelensky. Certaines sources évoquent un contingent pouvant aller jusqu’à 400 hommes, d’autres estiment en revanche leur nombre à seulement plusieurs dizaines.

 

Bangui et Bamako au cœur de la guerre

 

Selon nos informations, plusieurs départs d’appareils russes – dont le plan de vol reste toutefois inconnu – ont en effet été constatés à l’aéroport de Mpoko à Bangui, et l’activité est devenue intense dans la capitale, notamment au camp de Kassaï. C’est depuis cet endroit que plusieurs hélicoptères ont décollé ces derniers mois vers Bamako pour se déployer au Mali. Le groupe financé par Evgueni Prigojine, un familier de Vladimir Poutine, dispose de plus de deux milliers d’hommes en Centrafrique, répartis entre Bangui, Berengo et l’intérieur du pays.

Nombre des combattants aguerris de Wagner ont débuté leur « carrière » dans le Donbass, en Ukraine. Le chef opérationnel du groupe et numéro deux de Prigojine, Dmitry Utkin, y a lui-même combattu. Ce néo-nazi revendiqué y aurait commandé des unités de mercenaires à la fin de 2014 et au début de 2015, sous la bannière des « Corps slaves », ancêtres officieux de Wagner. Ex-lieutenant-colonel du renseignement militaire russe (le fameux GRU), Utkin – qui a par la suite posé ses valises en Libye, au Soudan ou en Centrafrique – a donc en quelque sorte fait ses classes de mercenaire à l’est de l’Ukraine. « C’est son terrain de prédilection. Il est tout à fait logique que Moscou fasse à nouveau appel à son expertise », glisse une source sécuritaire occidentale.

 

WAGNER N’HÉSITE PAS À SE SERVIR DE LA CENTRAFRIQUE ET DU MALI POUR ALIMENTER LA PROPAGANDE DE POUTINE

 

L’apport de Wagner est-il uniquement militaire ? « Son impact le plus visible est en réalité sur le plan de l’information », explique un spécialiste du groupe. Ce dernier n’hésite en effet pas à se servir de la Centrafrique et du Mali pour alimenter la propagande de Vladimir Poutine. Ces derniers jours, deux faux contenus ont notamment été abondamment relayés par les médias liés au groupe et faisaient état de la reconnaissance par Bamako et Bangui des républiques de Donetsk et Lougansk, qui se sont proclamés indépendantes avec le soutien de Moscou.

 

La fabrique à « fake news »

 

Côté centrafricain, cette « information » est en réalité tirée d’un article de l’agence de presse officielle russe RIA Novosti, qui prétend relater les propos du président Faustin-Archange Touadéra, selon qui la reconnaissance des deux entités allait « sauver des vies et éviter beaucoup de violence ». Au même moment, RIA FAN, le site phare du groupe Patriot, l’entité médiatique de Evgueni Prigojine, titre : « Le président centrafricain Touadéra reconnaît Donetsk et Lougansk ». Seulement, cette information a depuis été démentie par Bangui, non sans avoir été abondamment partagée.

 

Au même moment, du côté de Bamako, un document contrefait circulait sur les réseaux sociaux, suggérant là aussi une reconnaissance par les autorités maliennes des deux républiques autoproclamées. Si l’origine de cette désinformation n’a pu être établie pour le moment, cette « fake news » a été là aussi abondamment relayée sur les comptes et canaux gérés par Wagner sur les réseaux sociaux, avant d’être reprise par les médias et comptes locaux favorables aux intérêts russes et, pour beaucoup, à la junte au pouvoir.

« Wagner joue sur le sentiment anti-occidental pour obtenir un élan de sympathie envers la politique de Poutine », explique un chercheur fin connaisseur du groupe. « C’est un cas d’école, explique un autre expert de Wagner et de la Russie. La doctrine russe inclut la désinformation dans les stratégies nécessaires à toute opération militaire. Chez eux, ils contrôlent l’information et, chez les autres, ils tentent de l’influencer. C’est l’un des rôles principaux de certaines unités du GRU, qui travaille en collaboration avec Wagner et le groupe Patriot de Prigojine ».

LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DES NATIONS UNIES PLAIDE POUR UN DIALOGUE INCLUSIF

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Bangui, 1 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a plaidé lundi pour un dialogue inclusif en République centrafricaine (RCA), tout en réaffirmant le soutien financier et technique de la Minusca à la tenue prochaine du dialogue républicain prévu fin mars 2022. « Nous formons le vœu que ce dialogue soit le plus inclusif possible, le plus transparent possible avec tous les représentants des forces politiques, de l’opposition, bien sûr la majorité présidentielle, la société civile », a déclaré le Secrétaire général adjoint lors d’une conférence de presse à Bangui, au terme de sa visite de quatre jours en RCA.

Jean-Pierre LACROIX en visite dans une radio communautaire à Bangassou. CopyrightMINUSCA.

 

Le Secrétaire général adjoint a qualifié « cette phase de dialogue » de « particulièrement importante pour restaurer la confiance, pour tracer le cap des efforts politiques à venir dans un climat apaisé en République centrafricaine », avant de rappeler que la MINUSCA apporte une contribution financière à l’organisation du dialogue politique. Interrogé sur la participation des groupes armés au dialogue républicain, le Secrétaire général adjoint a indiqué qu’«il y a le cadre de l’APPR (Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA) qui est important dans ce contexte. C’est ce cadre qui définit les termes du dialogue avec les groupes armés mais aussi les perspectives d,e dialogue avec notamment les étapes comme le d,ésarmement (le DDR), qui sont des étapes fondamentales étapes pour lesquelles nous sommes prêts à apporter davantage de soutien ».

Au cours de la conférence de presse, Jean-Pierre Lacroix, a également abordé sa récente participation au sommet du mécanisme de suivi de l’accord d’Addis-Abeba tenu à Kinshasa, en présence notamment Chef de l’Etat centrafricain, ainsi que le processus de renforcement des effectifs de la Force et de la Police de la MINUSCA prévu par la résolution 2566 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Concernant la justice, le Secrétaire général adjoint a rappelé qu’« il ne peut pas avoir de paix durable sans justice. Les populations demandent que les responsables de crimes répondent de leurs actes ». « Nous sommes engagés dans beaucoup d’actions pour renforcer la justice centrafricaine », a affirmé Jean-Pierre Lacroix, rappelant par ailleurs, le mandat des droits de l’homme de la Mission. « La MINUSCA a un mandat donné par le Conseil de sécurité pour recueillir des informations, et faire rapport sur les allégations de violations des Droits de l’Homme, sachant que pour poursuivre sur cette question préoccupante des violations des Droits de l’Homme, c’est aux autorités centrafricaines évidemment qu’il revient d’engager des poursuites, pour que les auteurs de ces violations, lorsqu’ils sont déclarés coupables, pour qu’ils puissent rendre compte de leurs actes », a-t-il dit.

Le chef des opérations de paix de l’ONU s’est également réjoui des échanges avec les autorités locales, les leaders communautaires, la société civile et les différentes
entités à Bria (584 km au nord-est de Bangui) « Ils nous tous exprimé leur reconnaissance à l’égard du travail fait par la MINUSCA. Ils me disent qu’il y’a certains progrès et en même temps il y’a des défis, des problèmes de sécurité. Nous entendons beaucoup d’expressions de reconnaissance à l’égard de la MINUSCA. Et on entend aussi de beaucoup de participants, le désir que nous soyons plus présents. Alors mon message a été que nous voulons faire plus, d’ailleurs nous travaillons à finaliser le renforcement des capacités de la MINUSCA », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

Le chef des opérations de paix de l’ONU a également rendu hommage au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, qui quitte prochainement ses fonctions. « C’était pour moi l’occasion de lui rendre un hommage très appuyé au nom du Secrétaire général, au nom de nous tous, pour le travail très professionnel, très engagé, très courageux qu’il a fait pend,ant ces trois ans dans un contexte toujours très difficile, avec les défis de sécurité et la Covid,-19 », a-t-il souligné.

Au cours de sa visite en RCA, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix a eu des entretiens avec le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, le Premier ministre, Felix Moloua, la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo- Témon, le bureau du comité d’organisation du dialogue républicain ainsi qu’avec la communauté diplomatique et le personnel de la MINUSCA et des Nations Unies.

 

La Minusca

Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukraini en. Mais Wagner, qu’est-ce que c’est ?

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Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukrainien. Mais Wagner, qu’est-ce que c’est ?

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Bangui ( République centrafricaine ) – Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukrainien. Mais Wagner, qu’est-ce que c’est ? .

Selon les informations du média britannique The Times, plus de 400 Mercenaires russes opèrent à Kiev avec l’ordre du Kremlin d’assassiner le président Zelensky et son gouvernement./////////////.

Il leur serait demandé de préparer le terrain pour que Moscou prenne le contrôle./////////////.

Le groupe Wagner ? Qui le compose ? Et que fait-il ? Il s’agit d’une milice privée dirigée par un proche allié du président Vladimir Poutine et fonctionnant comme une branche indépendante de l’État. Le Kremlin a toujours nié l’existence de ce groupe, répétant avec insistance que “les sociétés militaires privées sont interdites en Russie”. Mais selon The Times, des mercenaires sont revenus d’Afrique il y a cinq semaines, avec pour mission “d’anéantir le gouvernement de Zelensky en échange d’une importante prime financière.”/////////////.

En Ukraine, en Syrie et ailleurs/////////////.

Amnesty International avait rédigé une longue description de cette armée privée dans sa revue La Chronique, en septembre 2021. L’organisation non gouvernementale y rappelle que c’est en 2019 que Denis Korotkov, ancien policier de Saint-Pétersbourg et actuel reporter pour le journal d’opposition russe Novaya Gazeta, commence à détailler les “sales boulots” effectués par ce groupe mystérieux. Cette année-là, le journaliste découvre une vidéo de torture et décapitation tournée en 2015. Il parvient à identifier un des intervenants. C’est le début d’une longue enquête./////////////.

Selon les sources, entre 2 500 à 5000 hommes forment ce groupuscule et sont répartis à travers le monde, sur les conflits où la Russie a des intérêts stratégiques. “Avec les sécessionnistes du Donbass, en Ukraine. Mais aussi avec les troupes de Bachar al-Assad, en Syrie”, note Amnesty International qui accuse Wagner de “commettre des tortures, des exécutions ou des viols, contre des civils, dans des zones de conflit.”/////////////.

Depuis la révélation de l’existence de cette unité secrète, des témoignages d’anciens combattants ont été recueillis. Certains confirment avoir combattu en Syrie et en Ukraine pour un bataillon créé par Dimitri Outkine, un lieutenant-colonel du renseignement militaire russe (le GRU) passé au privé. Ces soldats auraient également eu accès à une caserne du GRU (le renseignement militaire russe) pour s’entraîner au combat. En août 2021, la BBC estimait à 10.000 le nombre de mercenaires à avoir combattu sous la bannière du groupe de Wagner au cours des sept dernières années./////////////.

Prigojine, l’ami de Poutine /////////////.

Le journaliste Korotov continue d’enquêter, recoupe les documents et remonte les numéros de téléphone. Avec l’aide du média russe RCB et du site d’investigation Bellingcat, il découvre qu’un milliardaire de Saint-Pétersbourg, Evgueni Prigojine, est à la tête de Wagner. Aucun document officiel ne relie l’homme à l’organisation criminelle. Mais quand il questionne les anciens soldats de Wagner sur le rôle de Prigojine, on lui confirme que “c’est lui le boss”./////////////.

Prigojine, c’est aussi un ami de Vladimir Poutine. Après un séjour en prison pour banditisme et vols avec violence, il ouvre des restaurants de luxe, où Poutine se rend parfois. Ce dernier permet à son ami de devenir le traiteur officiel du Kremlin et de fournir les cantines de l’armée et les écoles de Russie. Il investit une partie de sa fortune dans une agence de communication que le FBI accuse depuis 2016 d’avoir influencé les élections américaines en faveur de Donald Trump./////////////.

Questionné par The Bell, un média russe basé à Londres, Prigojine nie tout lien avec le ministère de la Défense, et assure qu’il ne peut “ni financer ni équiper une société de mercenaires qui n’existe pas”.

Avec Lalibre.be
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Les mercenaires Wagner en Centrafrique : des diamants et des exactions

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À la mi-janvier, dans le nord-est du pays, au moins une trentaine de civils ont été tués dans un massacre imputé aux forces armées locales épaulées par la société privée de mercenaires russes. Un déchaînement de violences qui pourrait être lié au manque de rentabilité de Wagner dans ce pays. À l’abri des regards, les exactions continuent.
Centrafrique.org/russe-Centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Un panneau célèbre la collaboration entre l'armée russe et l'armée centrafricaine, à Bangui, en République centrafricaine, en 2019. Ashley Gilbertson/The New York Times-Redux-Rea
Un panneau célèbre la collaboration entre l’armée russe et l’armée centrafricaine, à Bangui, en République centrafricaine, en 2019. Ashley Gilbertson/The New York Times-Redux-Rea

 

Que s’est-il passé exactement les 16 et 17 janvier 2022 dans la région de Bria, dans le nord-est de la Centrafrique (RCA) ? Selon plusieurs sources dignes de foi, des mercenaires de la société russe Wagner et l’armée centrafricaine (Faca) auraientouvert le feu contre les villageois d’Aïgbado et de Yanga, à 75 et 143 kilomètres de Bria.

 

Plusieurs dizaines de morts

 

Bilan de ces deux attaques : au moins trente morts, selon l’ONU. « Entre 65 et 68 », corrige une source militaire proche du dossier. « Il est fort probable que des rebelles aient été présents dans la localité », écrivent des sources sécuritaires françaises dans une note que La Croix a pu consulter, soulignant qu’« il est impossible de discriminer formellement la part de civils et de combattants tués. De nombreux témoignages ont toutefois rapporté des exécutions sommaires, des enlèvements et des tirs discriminés sur des civils ». Selon les journalistes de l’agence d’information centrafricaine CNC, le bilan de ces attaques s’élèverait même à plus de 70 victimes.

ENQUÊTE. Wagner, des mercenaires au service de Poutine

 

Pour faire la lumière sur ces exactions, la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a ouvert une enquête sur cette double tuerie. Mais « l’accès à la localité a été bloqué par des véhicules des forces loyalistes et des patrouilles onusiennes se sont vues interdire un accès libre à la localité (escorte permanente par des éléments Wagner) », souligne la note.

 

Démentis

 

Le gouvernement centrafricain dément catégoriquement ces informations. « C’est une campagne d’acharnement contre les Faca et nos alliés. Ils veulent les présenter comme des assassins du peuple centrafricain », explique le porte-parole de la présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème en accusant les médias français d’être les auteurs de cette manipulation.

 

Alexandre Ivanov, conseiller à la présidence centrafricaine et représentant des « instructeurs » russes sur place, assurait le 5 février : « En ce moment, nous assistons à l’activation de ressources d’information de propagande qui gagnent de l’argent en inventant des nouvelles, calomniant les spécialistes russes et la Russie (…). Les instructeurs sont accusés de crimes qui auraient été commis à des centaines de kilomètres de l’endroit où ils se trouvent. Que vont-ils ensuite proposer ? Wagner sur Mars ? »

 

Des exactions par centaines en RCA

 

Interrogé par La Croix sur les événements de Bria, un proche collaborateur du secrétaire général de l’ONU dit attendre le résultat de l’enquête, en précisant toutefois que « ce ne serait pas la première fois que Wagner serait impliqué dans des exactions en RCA ». À la mi-2021, le groupe d’experts de l’ONU chargé de la Centrafrique avait déjà dénoncé les crimes attribués aux forces de sécurité centrafricaines et aux paramilitaires russes lors de leurs opérations conjointes. Le gouvernement centrafricain avait lui-même reconnu en octobre dernier une partie de ces crimes.

EDITO. Wagner, l’armée qui n’existait pas

 

Depuis le mois de décembre, Wagner appuie les milices animistes et chrétiennes Anti-Balaka « pour mener des opérations et des exactions », souligne la note. Ces milices, poursuit-elle, « participent à l’intensification des exactions en province, Wagner instrumentalisant les clivages intercommunautaires entre les populations peule, musulmane et chrétienne pour agir en toute impunité et renforcer son assise. »

 

Wagner en difficulté financière

 

Comment comprendre un tel déchaînement de violences ? « Wagner est de plus en plus aux abois en RCA », répond un observateur qui a requis l’anonymat. La société ne gagnerait pas assez d’argent dans ce pays pour être une affaire rentable aux yeux de son principal actionnaire, l’oligarque russe Evgueni Prigojine. Même si elle a obtenu l’exploitation de zones diamantifères dans le nord-est du pays, qu’elle a monté un trafic d’or entre Bria et le Soudan, selon cette même source, la rentabilité de son intervention en RCA ne serait pas au rendez-vous.

ANALYSE. Centrafrique : Moscou, l’indispensable allié

 

Surtout depuis que sa surveillance des douanes lui a été retirée par le premier ministre Henri-Marie Dondra. « Pour se payer, Wagner est contraint d’étendre son contrôle sur les zones d’extractions diamantifères qui se trouvent à Aïgbado. Le 16 et le 17 janvier, elle est intervenue violemment pour s’imposer dans cette nouvelle zone », assure l’observateur.La note confirme que « les artisans miniers sont régulièrement taxés, pillés et/ou exécutés » par Wagner.

Selon le site d’information CNC, la société russe réclamait six mois d’arriérés au gouvernement centrafricain du premier ministre Henri-Marie Dondra.

 

La colonne infernale

 

Jugé trop peu conciliant avec les Russes, ce dernier a été démis par le président Touadéra, le 7 février, et remplacé par Félix Moloua, au profil plus russo-compatible. « Son départ est bien lié à l’incapacité du gouvernement centrafricain à payer Wagner », dit notre source militaire. Un remaniement politique qui coïncide avec une offensive des mercenaires russes dans les zones diamantifères de la Haute-Kotto (Nord-Est) et aurifères de l’Ouham (Nord-Ouest).

EXPLICATION. Mali : l’ombre des paramilitaires russes de Wagner

 

« L’opération de nettoyage a commencé au début février en suivant l’axe de Bria à Ouadda et Sam-Ouandja », confie l’observateur, avant d’établir la liste funèbre de leurs derniers crimes : le 12 février, assassinat de Zakaria Damane (leader du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique) et de 5 personnes ; le 14 février,exécution de 16 personnes dans un chantier minierde Ouadda ; le 15 février, 6 tués dans une nouvelle mine ;le 19 février, attaque de la mine de Boungouziti à 45 km de Ouadda…

 

Faute de rentabilité, bientôt le départ de Wagner ?

 

Cette colonne infernale dont le mode opératoire rappelle celui des 16 et 17 février dernier bénéficierait de la protection de Bangui. « Le gouvernement se trouve dans un étau, jugele chercheur Thierry Vircoulon, de l’Institut français de relations internationales. D’un côté, ses caisses sont vides en raison de la suspension, par ses principaux bailleurs dont la France et l’Union européenne, de leurs aides budgétaires. Et de l’autre, il est sommé par Wagner de lui verser les paiements qu’il lui doit. »

Ce défaut de rentabilité va-t-il conduire Evgueni Prigojine à retirer ses pions de la RCA ? D’autant que son arrivée au Mali et la crise en Ukraine mobilisent ses hommes. « On assiste déjà à une diminution des effectifs en RCA au profit de ces régions du monde », remarque l’observateur. « Wagner ne partira pas tout de suite de la RCA, tempère la source militaire. La Centrafrique est un laboratoire où les Russes expérimentent l’outil Wagner pour se réimplanter en Afrique. Moscou poursuit des buts politiques et stratégiques, même à fonds perdu. » Un nouvel outil d’autant plus dangereux et efficace qu’il jouit, en Centrafrique, d’une totale impunité.

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Wagner en Centrafrique

  • Le nombre de mercenaires de la société Wagner en Centrafrique n’est pas connu. Moscou ne reconnaît officiellement la présence que de 1 135 « instructeurs non armés », mais les ONG opérant sur le terrain, la France et l’ONU affirment qu’une partie d’entre eux sont des hommes de Wagner.
  • Le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian l’a accusé le 17 septembre 2021 de se « substituer » à l’autorité de l’État et d’en « confisquer la capacité fiscale ».
  • En raison du contrôle exercé par Wagner sur les Forces armées centrafricaines (Faca), la mission de l’UE à Bangui a suspendu sa mission de formation des forces armées centrafricaines depuis le 15 décembre 2021.
  • La présence de cette société est aussi signalée en Libye, au Soudan et au Mali et elle est intervenue au Mozambique. En dehors de l’Afrique, Wagner est engagée en Syrie et en Ukraine.

 

La-croix.fr

Centrafrique, des violences entre les groupes armés font au moins 9 morts dans la Ouaka

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Des affrontements entre un groupe des malfaiteurs armés identifiés comme des éléments rebelles de l’UPC et des miliciens Anti-Balaka munis de fusils artisanaux ont fait au moins 9 morts et plusieurs blessés dans le village Mbiakreu, dans la sous-préfecture d’Ippy, au centre de la République centrafricaine.   

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Les rebelles avec leurs armes

 

Selon des informations de sources locales recueillies par la rédaction, l’affrontement avait eu lieu jeudi 24 février 2022 vers 9 heures dans le village Mbiakreu, situé à  38 kilomètres de la ville d’Ippy sur l’axe  Djoubissi.

 

Selon les mêmes sources, l’incursion des éléments rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Mbiakreu  qui aurait occasionné cet affrontement. D’après eux, les rebelles auraient tenté de braquer certains habitants de Mbiakreu, mais les miliciens Anti-Balaka auraient réagi en représailles   pour affronter les rebelles.

Le bilan provisoire fait état de cinq morts et sept blessés parmi les habitants armés et non armés ainsi que de quatre morts côté rebelles.

Mais  de leur côté, plusieurs sources humanitaires ont laissé entendre que sur place, le climat reste tendu. Elles s’inquiètent d’une nouvelle flambée de violence, alors que les deux groupes opposés se font toujours face dans le secteur.

Rappelons que dans ces localités d’Ippy, les violences font rage entre les miliciens Anti-Balaka soutenus par les soldats FACA et les Mercenaires russes et les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis la fin de l’année dernière.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les employés de la société Aviation Handling Service sont-ils soumis à un espionnage sévère de leur directeur général ?

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le constat est sévère! Désormais, tous les appels des agents de la société Aviation Handling Service passent sur la table d’écoute. Après des tensions, disputes, stress, mauvaises conditions de travail, les employés de ladite société voient leur droit littéralement violé par leur directeur générale.

rca-le-directeur-general-de-laviation-handling-service-monsieur-ghislain-houemavo-collabore-t-il-avec-la-cpc/banderole-de-greve-des-personnels-de-laviation-handling-service-demandant-le-depart-non-negociable-et-sans-conditions-de-leurs-directeur-general-monsieur/” rel=”attachment wp-att-51198″ data-wpel-link=”internal”>Banderole de grève des personnels de l'Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur HOUEMAVO Ghislain Habib
Banderole de grève des personnels de l’Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur
HOUEMAVO Ghislain Habib

 

Après avoir mis en place ses trois(3) vaillants soldats d’espionnage qui sont:

– BELLA-LITE Pierre Alias Pedro; HOMPA Germain; NGASSA Pierro

Qui lui sont fidèle, monsieur Ghislain Habib HOUEMAVO avec l’accord de son DAF monsieur Francisco DALMEDA, souvent renvoyé partout où il passe pour de vol aggravé, il a décidé de passer à la vitesse supérieur en violant le droit des agents de la société et, sans réfléchir,  ne cesse pas de monter en créneau sur eux.

 

D’après monsieur Ghislain Habib HOUEMAVO  , Directeur général,  sa sécurité est menacé, et tous les téléphones de ses employés devraient passer sur la table d’écoute. Plus étonnant encore,  il a quitté son appartement pour se résider dans un hôtel, et se promène désormais avec deux(2) gendarmes pour assurer sa sécurité. Et ce n’est pas tout! L’homme menace clairement les employés et dire ceci : ” Des sangs seront collés au mur”.

 

Rappelant que l’article 5, alinéa 1 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 dispose que ” la liberté de la personne est inviolable”.

Aussi l’article de la Déclaration Universelle des droits de l’homme dispose aussi que “Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne”.

 

Selon nos informations, les agents de la société Aviation Handling Service dans l’unanimité veulent intenter une action en justice pour leur liberté et leur sécurité. Mais nous sommes dans quel pays?

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Centrafrique : 17 véhicules de Wagner, remplis des mercenaires russes, ont quitté la ville de Bria pour Ippy. Quelle stratégie?

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Rappelez-vous, en décembre dernier, 11 véhicules de Wagner, remplis des Mercenaires russes, avaient quitté la ville de Bria pour Ippy, puis Ippy pour Bambari. Mais quelques jours plus tard, ils sont revenus discrètement la nuit à Bria pour commettre de nombreuses exactions sur les civils. S’agit-il de leur nouvelle stratégie?  Nombreux sont ceux qui se demandent si Wagner veut jouer encore sur les nerfs  des habitants de la Haute-Kotto. 

Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Souvenez-vous, le mercredi 15 décembre 2021, à Bria, la population avait observé, avec un grand étonnement,  un mouvement des mercenaires russes appartenant à la compagnie Wagner,  fidèle au chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon les témoins, le convoi, composait de 11 véhicules, remplis des mercenaires de Wagner, avait quitté la ville de Bria, mercredi matin,  à destination de Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka. Mais 24 heures plus tard, ils sont revenus discrètement la nuit vers Bria. C’était donc un simulacre de départ, une stratégie pour revenir massacrer la population. C’est ainsi que le 16 et 17 janvier 2022, ces mêmes mercenaires sont allés dans les villages Aïgbado et Yanga, respectivement à 75 et 145 kilomètres de Bria sur l’axe de Ndélé, et exécuter au moins 87 personnes, selon le bilan exact communiqué par un chef du groupe du village Yanga et Aïgbado. Et ce n’est pas tout! Le mercredi 9 février 2022, dans les villages Mouka, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda,  et  à Yangoudroudja, situé à 155 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, au moins 90 personnes ont été massacrées. Trois jours plus tard, le 12 février, le général Zakaria Damane, allié du pouvoir, avait été égorgé par les mercenaires russes à 8 kilomètres de Ouadda sur l’axe Pipi . Son corps piégé.

Une fois de plus, le samedi 26 février 2022, 17 véhicules de Wagner, remplis d’une centaine des mercenaires, ont quitté la ville de Bria vers 8 heures du matin à destination de la ville d’Ippy. Vers 15 heures, ils sont arrivés à Ippy. On ignore ce qu’ils font exactement dans cette ville, mais à leur arrivée, ils ont parqué tous leurs véhicules dans leur base. Depuis ce temps, aucun de leur mouvement n’est signalé, peut-être la nuit comme dans leur tactique.

 

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Bossangoa / Bouca , une dizaine des commerçants kidnappés par des malfrats, leurs biens emportés

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le phénomène des coupeurs de route délinquants qui attaquent les automobilistes sur les grands axes routiers  devient de plus en plus inquiétant en République centrafricaine. Ces malfrats sont souvent assimilés aux éléments des groupes armés, même s’il est difficile d’y faire la différence.  C’est exactement ce qui est arrivé dans le village Gbakara, situé à   25 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bouca  où des dizaines des civils ont été kidnappés et agressés, leur bien emporté par les assaillants.

Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki
Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Selon des informations recueillies sur place, le vendredi 25 février, entre 7h et 9h, au village de Gbakara, à 25 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bouca, un groupe d’individus armés, assimilés aux miliciens Anti-Balaka ( selon la population locale), armés des mitraillettes AK-47 ont intercepté et braqué une dizaine de commerçants en provenance de Bouca.  Les assaillants ont emmené leurs victimes en brousse afin de les déposséder. Deux des commerçants retenus ont réussi à s’échapper. Les assaillants ont également ouvert le feu et blessé par balles à un autre motocycliste qui refusait de s’arrêter. Ils ont emporté cinq motos ainsi que les cargaisons transportées.

 

Informées de la nouvelle, les soldats FACA et les éléments de sécurité intérieure se sont rendus sur les lieux.

Pour les populations locales, la recrudescence des actes du banditisme dans la localité est devenue de plus en plus inquiétante. Ils demandent au gouvernement  de renforcer davantage les forces opérationnelles de l’armée et à œuvrer pour améliorer les conditions de vie des forces de défense et de sécurité afin d’assurer un climat de paix et de sécurité.

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste

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tracasserie et l’insécurité routière, les passagers d’un véhicule ont été braqués dans la localité d’Ippy en Centrafrique

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 Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Des dizaines des passagers d’un véhicule de transport en commun, en provenance de la ville d’Ippy, ont été braqués par un groupe des malfaiteurs, identifiés formellement par la population locale comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur l’axe Ippy Bambari, plus précisément au PK 25 d’Ippy, a-t-on appris de sources concordantes.

rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim
Les combattans rebelles . Photo CNC

 

Selon la même source, la scène criminelle avait eu lieu jeudi 24 février, dans la matinée, vers 9 heures, à une vingtaine de kilomètres d’Ippy, plus précisément au village Zoubingui,   sur l’axe Bambari. Le véhicule, qui faisait le trafic entre Bangui et Bria, n’avait pas eu la chance ce jour, est tombé dans le filet des criminels de route, identifiés comme des rebelles du CPC alors qu’il roulait vers Bambari. Ils ont littéralement dépouillé les passagers de leur argent, téléphones ainsi que de quelques poulets.

« Le conducteur a été gratuitement tabassé pour des raisons inconnues avant d’être finalement libéré sans plus de violence », a précisé une source locale.

Notons qu’en cette période de tension sécuritaire et de guerre dans le pays, les voyageurs ont des sérieux problèmes pour se déplacer librement. D’un côté les forces de l’ordre, de l’autre côté les rebelles. Les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer et demander à Dieu de leur venir au secours.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Lynchage à mort d’un enfant de 7 ans présumé sorcier, ses deux complices maintenus à la brigade criminelle

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que Prince avec ses deux co-accusés avaient été admis dans une chapelle  pour une délivrance « divine » par un présumé pasteur, il a été torturé à mort par ses parents qui l’ont accusé de sorcellerie. L’un des présumés criminels est interpellé, ses complices en fuite, et deux autres enfants présumés sorciers sont maintenus à la brigade criminelle pour des raisons de sécurité.

centrafrique.org/greve-des-policiers-centrafricains-des-tractations-sintensifient-en-coulisse/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-31537″ data-wpel-link=”internal”>direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews

 

Torture suivie de l’assassinat

 

Parce qu’ils sont déclarés sorciers, les trois enfants, à savoir Prince, presque 7 ans, Gracia, 7 ans et Magalie, 11 ans ont été sauvagement torturés par les membres de leur famille   ainsi qu’une partie des habitants du quartier poto-poto, dans le Bégoua à Bangui.

Selon la version répandue et les témoignages recueillis par la police et le chef dudit quartier, ce sont eux qui auraient « mangé mystiquement  » à mort certains membres de leur famille. C’est ainsi qu’ils ont été maintenus depuis jeudi 24 février dans une cellule de prière en vue de leur « délivrance » divine, selon leur parent.

Privés de nourriture, les trois enfants « sorciers »ont failli être enterrés vivants dans une fosse non loin de la cellule de prière. Et ce n’est pas tout! Ils ont été torturés sauvagement jusqu’à la mort de plus jeune des trois dénommés Princes.

Pour l’heure, les présumés criminels sont en fuite, l’un des témoins oculaires est actuellement maintenu en garde à vue à la brigade criminelle de Bangui.

Les deux autres enfants sont aussi maintenus à la brigade pour des raisons de leur sécurité, selon la police.

Selon un habitant du quartier poto-poto, on a l’impression que le pays est plongé  dans des actes d’autodéfense. « Pour cultiver la paix et la justice sociale, il n’y a que le chemin de la raison et de la loi de la République en lequel   les citoyens centrafricains se doivent d’être soumis en tout temps et en toutes circonstances « .

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Des jihadistes tuent 27 personnes dans le nord-est du Nigeria

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Des jihadistes tuent 27 personnes dans le nord-est du Nigeria

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Bangui ( République centrafricaine ) – Vingt-sept personnes ont été tuées depuis vendredi dans quatre attaques distinctes attribuées à des jihadistes dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources sécuritaires et des habitants. .

Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), branche dissidente de Boko Haram qui a fait scission en 2016, a multiplié les attaques ces dernières semaines malgré les opérations militaires en cours dans la région. /////////////.

Le président nigérian approuve une modification de la loi électorale /////////////.

Samedi soir, l’Iswap a tué 24 civils dans trois villages de l’État du Borno, ont déclaré à l’AFP un chef de milice antijihadiste et un habitant, affirmant que ces civils étaient visés pour avoir aidé les troupes face aux insurgés./////////////.

Les assaillants ont ciblé les villages de Sabongarin Kimba, Mandara-Girau et Ngama, aux abords de la forêt de Sambisa, l’un des principaux repaires des jihadistes, ont indiqué ces sources./////////////.

“Les terroristes ont tué 24 personnes dans les trois villages la nuit dernière”, a déclaré le chef de milice antijihadiste, Mustapha Karimbe./////////////.

“Ils se sont déplacés de village en village, choisissant leurs cibles et les massacrant”, a ajouté M. Karimbe, précisant que neuf résidents ont été tués à Sabongarin Kimba, sept à Mandara-Girau et huit à Ngama./////////////.

Selon lui, les soldats avaient demandé l’aide des villageois pour surveiller une route où les jihadistes ont l’habitude de tendre des embuscades./////////////.

Les attaques étaient “une punition pour l’aide apportée par les habitants aux soldats”, a-t-il dit./////////////.

L’armée et des responsables locaux n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour confirmer les attaques./////////////.

Un autre milicien, Umar Ari, a fourni le même bilan, affirmant que les insurgés avaient envoyé un avertissement aux villageois, les menaçant de “graves conséquences” s’ils coopéraient avec l’armée./////////////.

Selon un habitant de la ville voisine de Biu, Ahmad Babagana, “il était clair qu’ils connaissaient les habitants qu’ils recherchaient”./////////////.

Vendredi en fin de journée, l’Iswap a mené une autre attaque à Chibok, toujours dans l’Etat du Borno, où Boko Haram avait enlevé plus de 200 écolières en 2014, suscitant l’indignation du monde entier./////////////.

Des combattants arrivés en pick-ups et à motos ont attaqué le village de Kautikeri dans le district de Chibok, ont indiqué deux résidents./////////////.

“Ils sont arrivés vers 17h45 (1645 GMT) et ont attaqué le village avec des armes à feu, tuant trois personnes et brûlant une église”, a déclaré à l’AFP Samson Bulus, un habitant de Kautikeri. /////////////.

Un autre habitant, Samson Silas, a fait le même récit. /////////////.

Il s’agit de la deuxième attaque jihadiste contre ce village en un mois. Le 20 janvier, l’Iswap a tué deux habitants et enlevé 20 enfants, selon deux habitants et un chef local./////////////.

L’armée affirme avoir tué 180 jihadistes et arrêté 130 personnes soupçonnées de “terrorisme” dans le nord-est du pays depuis la fin du mois de janvier./////////////.

Le conflit dans le nord-est, qui dure depuis 12 ans, a fait au moins 40.000 morts et plus de deux millions de déplacés.

Avec AFP/VOA
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Comores: crash d’un avion avec 14 personnes à bord

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Comores: crash d’un avion avec 14 personnes à bord

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Bangui ( République centrafricaine ) – Un petit avion qui assurait un vol entre deux îles de l’archipel des Comores, dans l’océan Indien, avec douze passagers et deux pilotes à bord, s’est écrasé en mer samedi, a-t-on appris de sources concordantes. .

“Les opérations de recherche en cours (…) ont commencé à retrouver les débris de l’appareil dans la zone côtière de Djoiezi confirmant le crash aérien”, affirme un communiqué du ministère de Transports. /////////////.

Le gouvernement précise que les douze passagers sont tous Comoriens, tandis que les deux membres d’équipage sont de nationalité tanzanienne. /////////////.

“AB Aviation a la tristesse d’annoncer la disparition du vol ce samedi” entre la capitale Moroni, sur l’île de la Grande Comore, et Fomboni, sur l’île de Mohéli, à quelque 90 km, avait annoncé la compagnie aérienne dans l’après-midi, précisant qu’il s’agit d’un avion de type Cessna./////////////.

Ce vol, qui a quitté la capitale à la mi-journée, aurait du atterrir une quarantaine de minutes plus tard. Mais “il a disparu des radars à environ 2,5 km” de son aéroport de destination, “en mer”, affirme la compagnie. /////////////.

Des cellules de crise ont été mises en place pour les familles sur chacune des deux îles. A Moroni, le frère d’une passagère, Idi Boina, 55 ans, confie son angoisse. “Je n’ai pas d’espoir. Dès demain, on va commencer le deuil de ma soeur”, dit-il à l’AFP./////////////.

Des pêcheurs et des vedettes rapides s’étaient immédiatement rendus vers la position où le signal a été perdu, a-t-on appris auprès des autorités, qui ont demandé l’assistance du gouvernement français depuis l’île de Mayotte voisine./////////////.

“Trois vedettes ont été dépêchées, c’est ce qui a permis de récupérer des débris de l’avion et des objets appartenant aux passagers”, a expliqué Abdel-Kader Mohamed, directeur général de la police./////////////.

“Demain, nous allons continuer les recherches. Tant qu’on n’a pas retrouvé de corps, il y a de l’espoir”, a-t-il ajouté.

Avec AFP/VOA
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Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix,  en visite en Centrafrique, reçu par le premier ministre centrafricain

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Bangui, 26 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a eu des échanges courtois ce samedi avec le Premier ministre centrafricain Félix Moloua, a-t-on appris ce jour de sources officielles.

Le secrétaire général adjoint Jean-Pierre Lacrois reçu par le premier ministre centrafricain Félix Moloua
Le secrétaire général adjoint Jean-Pierre Lacrois reçu par le premier ministre centrafricain Félix Moloua

 

  1. Lacroix a exprimé dans son tweet la félicitation pour la nomination de M. Moloua et la disponibilité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) à continuer sa coopération dans la mise en oeuvre du mandat pour une paix durable en faveur des Centrafricains.

En visite de quatre jours commencée vendredi, le responsable onusien devrait échanger avec les autorités centrafricaines, dont le président de la République, le bureau du comité d’organisation du dialogue républicain ainsi que la communauté diplomatique.

“C’est une visite pour faire le point avec nos interlocuteurs habituels, les autorités centrafricaines, nos collègues de la MINUSCA, mais aussi d’une manière très importante, la population, la société civile, ceux qui sont directement affectés par l’insécurité, ceux qui sont au contact sur le terrain des collègues de la MINUSCA, et qui voient directement l’effet de notre travail de protection”, a indiqué M. Lacroix.

L’arrestation de quatre militaires de la MINUSCA qui ont été libérés le jeudi passé est aussi une question que doit aborder le chargé des opérations de paix de l’ONU avec les autorités centrafricaines conformément au mandat de la mission de paix de l’ONU dans le pays.

Cette visite intervient à un changement au leadership de la MINUSCA, marqué par la fin du mandat du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye, qui cède la place à la diplomate rwandaise, Valentine Rugwabiza, nommée jeudi dernier par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

 

Xinhua

CENTRAFRIQUE : L’HYPOTHÉTIQUE ENQUÊTE JUDICIAIRE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE SUR LA PRÉSUMÉE TENTATIVE D’ASSASSINAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

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Bangui, 27 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’opinion publique nationale et internationale avaient été informées que le président de la République centrafricaine a échappé à une tentative d’assassinat à l’aéroport international Bangui-Mpoko alors que ce dernier revenait du sommet Europe-Afrique de Bruxelles en Belgique. Paraphrasant le communiqué de presse du procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui pondu le lendemain des faits, il s’agirait de quatre (4) casques bleus de l’ONU de différentes nationalités européennes, lourdement armés à bord d’un véhicule banalisé et suspect à trente (30) mètres du passage du cortège présidentiel. Selon les propres termes du communiqué de presse, les suspects ont été arrêtés pour des besoins d’investigation et une enquête régulière a été ouverte par le parquet général.

Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Personnellement, nous avons apprécié à sa juste valeur le dernier paragraphe du communiqué de presse où le parquet général mettait en garde l’opinion publique d’observer le calme en attendant l’issue de la procédure mais le centre de gravité du pouvoir l’entendait de l’autre oreille. Des spéculations dérisoires ou imaginaires galopent à vitesse exponentielle indexant au passage l’ancienne puissance coloniale de tentative d’assassinat voire de tentative de coup d’état inondent tous les supports de la nouvelle technologie médiatique sans recadrage du ministre de l’intérieur ni celui du porte-parole du gouvernement qui excelle aux abonnés absents des grands rendez-vous.

L’absurdité de l’enquête du procureur de la république qui heurte les initiés du droit c’est qu’après le communiqué de l’ambassade de France à Bangui suivi du communiqué de la mission onusienne auprès de la Centrafrique attestant l’identité et le statut des suspects, ces militaires croupissent toujours dans les locaux de la gendarmerie provoquant la vive réaction du secrétaire général de l’ONU depuis New-York pour rappeler à l’Etat centrafricain le respect de son engagements paraphés en 2014 lors du déploiement des forces onusiennes en Centrafrique.

En effet, il convient de rappeler sauf oubli de la part des autorités centrafricaines que les personnels de l’ONU bénéficient de l’immunité juridictionnelle qui par définition est un privilège dont bénéficient certaines personnalités au nom du respect de la souveraineté en vertu duquel ces dernières ne peuvent être déférées aux juridictions de l’Etat où elles résident ni en matière pénale qu’en matière civile. Ainsi, dès la connaissance de leur statut onusien, il n’y a plus de débats car la messe est déjà dite.

Aux dernières nouvelles, malgré quelques entêtements, nous avons appris que les militaires précédemment arrêtés ont été libérés…Tout ça pour ça.

Fort de ce qui précède, conjugué aux différentes agitations, le citoyen lambda s’interroge :

La seule présence d’un véhicule banalisé sans tentative d’infiltration du dispositif sécuritaire suffit-elle à justifier un projet d’assassinat du président de la république ?

Peut-on établir un lien de rationalité entre des présumés assassins qui commettent des forfaits en ayant en sa possession son badge professionnel permettant son identification ?

Le communiqué du procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui fait-il office de communiqué gouvernemental ?

Pourquoi le porte-parole du gouvernement ne s’est pas prononcé sur cet événement qui est de nature à déstabiliser les institutions de la république ?

S’agit-il d’une campagne de désinformation savamment orchestrée sur fond de phobie française ?

À l’inverse, comment peut-on expliquer la coïncidence de ce scénario à l’accusation du duo France-USA devant le conseil de sécurité de l’ONU contre les exactions des paramilitaires russes ?

L’enquête régulière ouverte par le procureur de la république est-elle arrivée à son terme ?

Dans l’affirmative, quelles sont les conclusions de l’enquête ?

Pourquoi les conclusions de l’enquête ne sont-elles pas rendues publiques ?

Pourquoi le procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui ne s’est pas prononcé sur la libération des militaires à l’instar de l’ouverture du communiqué d’ouverture de  l’enquête ?

Au delà de tout ce qui précède, cet énième incident soulève la problématique de la porosité, de la perméabilité de la sécurité aéroportuaire facilement franchissable par des dignitaires communément appelés en dialecte « kota zo ». Nous sommes par ailleurs convaincu que le silence du gouvernement sur ce dossier crée un doute sur la rationalité de la version présentée en filigrane…comme quoi le gouvernement savait préalablement qu’il s’agissait d’un odieux montage.

Par voie de conséquence, l’on remarque au final que ce régime manque de sérieux, d’autorité, hésitant sur tout, indécis dans les manœuvres dictées par les nouveaux alliés…le gouvernement tire dangereusement sur le cordon de la campagne anti-française au risque de s’éclabousser une fois le cordon rompu.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 26 février 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Remaniement du gouvernement tchadien de transition

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Remaniement du gouvernement tchadien de transition

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Bangui ( République centrafricaine ) – La junte au pouvoir au Tchad depuis la mort du président Idriss Déby Itno a remanié le gouvernement de transition, neuf mois après sa nomination, selon un décret lu vendredi sur la radio d’Etat par le porte-parole de l’armée. .

Treize des 40 maroquins de ministres et secrétaires d’Etat ont été réattribués, dont ceux du Pétrole, de l’Economie, de la Sécurité publique ou bien encore de l’Education, selon le décret lu par le général Azem Bermandoa Agouna./////////////.

Depuis l’annonce de la mort du président Déby, tué dans des combats contre des rebelles, son fils, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, concentre presque tous les pouvoirs à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT) composé de 15 généraux. /////////////.

Il a promis des élections “libres et démocratiques” dans une période de 18 mois renouvelable, mais sans exclure une prolongation de la transition./////////////.

Le gouvernement, nommé par le président du CMT, est dirigé par Albert Pahimi Padacké, dernier Premier ministre d’Idriss Déby, avant que ce dernier ne supprime le poste en 2018./////////////.

Mahamat Idriss Déby a promis un pré-dialogue avec les groupes armés qui doit se tenir à partir du 27 février au Qatar, mais de plus en plus de doutes pèsent sur le respect du calendrier.

Avec AFP/VOA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Remaniement-du-gouvernement-tchadien-de-transition.webp” rel=”attachment wp-att-54309″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Remaniement-du-gouvernement-tchadien-de-transition.webp” alt=”” title=”remaniement-du-gouvernement-tchadien-de-transition-webp” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-54309″ />

Jean-Pierre La Croix en visite en Centrafrique

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Jean-Pierre La Croix en visite en Centrafrique

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le sous-secrétaire général de l’Onu aux opérations de paix, Jean-Pierre La Croix, est en visite en centrafrique. Une visite qui intervient dans un contexte difficile. .

En Centrafrique la mission de l’Onu sur place, la Minusca, doit cohabiter avec les Mercenaires russes du groupe Wagner et la tension s’est accrue avec les autorités centrafricaines après l’arrestation, puis la libération, de quatre soldats de la paix. Ils étaient accusés d’avoir tenté d’assassiner le président Faustin Archange Touadera./////////////.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exigé leur “libération immédiate”, assurant que la procédure établie entre l’ONU et la Centrafrique en cas de soupçon d’infraction concernant des personnels onusiens “n’avait pas été respectée”./////////////.

Les quatre soldats d’élite du corps de la Légion étrangère de l’armée française, de nationalité roumaine, italienne, bulgare et française, avaient été appréhendés lundi alors qu’ils étaient en treillis, lourdement armés et munis de leurs badges de la Minusca, à bord d’un véhicule blindé banalisé devant l’aéroport de Bangui./////////////.

L’ambassade de France et l’ONU avaient immédiatement indiqué qu’ils étaient membres de la sécurité rapprochée du général français Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la force de la Minusca, qui compte quelque 15.000 Casques bleus dans ce pays en guerre civile depuis 2013. Ils venaient de le déposer à l’aéroport où il prenait l’avion pour Paris./////////////.

A présent que les soldats sont remis en liberté et l’affaire classée sans suite, Jean-Pierre La Croix estime que désormais, la confiance est un processus qui doit être conforté tous les jours.

Avec DW français

RCA : Une rencontre débat sur les regards croisés entre l’administration publique et la société civile pour comprendre leurs rôles et relations

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 Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une table ronde autour d’une conférence débat intitulée « Regards croisés entre la société civile et l’administration publique centrafricaine », a été organisée ce 23 février 2022 à l’ENAM de Bangui. Cette rencontre a permis aux deux parties, d’échanger et de  dialoguer ensemble,  pour dégager des solutions conjointes aux enjeux de l’heure.

Les participants issus de la société civile et l'administration publique centrafricaine
Les participants issus de la société civile et l’administration publique centrafricaine. Photo CNCq

 

Dans le cadre de l’avènement du projet Tamboula 3 qui amorce une période décisive avec le début des stages des 40 auditeurs de l’ENAM au sein de la société civile centrafricaine, que cette conférence débat a  été organisée pour permettre de comprendre les rôles et relations de l’administration publique et les organisations de la société civile, leurs interactions, les possibilités d’une meilleure collaboration.

Cette table ronde a été organisée conjointement par l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), et l’Institut National du Service Publique (INSP) de France,  pour faire vivre et faire évoluer, main dans la main, le projet Tamboula, qui est l’un des projets emblématiques de la coopération franco-centrafricaine. Plusieurs personnalités nationales et internationales ont pris part à ce débat, dont le ministre de la fonction publique, Marcel Djimasse et l’ambassadeur de la France en Centrafrique, Jean Marc Grosgurin.

Selon Jérôme Guyon, Adjoint au Chef de mission de l’INSP, l’objectif recherché à travers cette conférence débat, est de partager les connaissances sur les rôles et relations entre les organisations de la société civile et de  l’administration publique centrafricaine. « Etant comme la société civile ont le même objectif de développement,  de croissance,  pour que les services soient rendus au public et il faut discuter pour mieux se connaître », a-t-il précisé.

Quant à Jean Marc Grosgurin, l’ambassadeur de la France en Centrafrique, cette rencontre-débat invite deux mondes, deux univers, certes différents, mais pourtant complémentaires et interdépendants, à échanger, dialoguer ensemble pour trouver des solutions conjointes aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Par ailleurs, le diplomate français a rappelé que « cet évènement qui célèbre  également les cinq ans de projet de Tamboula, témoigne des efforts constants mis en œuvre par l’ENAM et l’INSP pour faire vivre et faire évoluer, main dans la main, un projet emblématique de la coopération entre les deux pays (RCA et la France) », a-t-il dit dans son discours.

Depuis son lancement en 2018, le projet Tamboula est actuellement à son troisième volet et c’est le  projet qui résulte d’un engagement de 2017 entre les plus hautes autorités des Etats centrafricain et français. En cinq ans et à travers trois promotions, 240 fonctionnaires et cadres de la société civile ont été formés aux fondamentaux de la gestion administrative.

Il est à rappeler que ce projet est aussi le fruit d’un partenariat entre l’ENAM de Centrafrique et l’Institut de service public de France. Il est soutenu par le ministère  français de l’Europe et des Affaires étrangères.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La Centrafrique, premier et seul pays africain à reconnaître l’indépendance de la République populaire de Donetsk et de Louhansk

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marche du soutien des partisans du régime pour soutenir les pays indépendants déclarés par la Russie

 

Selon le Président centrafricain, cette décision sauvera sans doute des vies

 

Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadera a très rapidement reconnu la républiques populaires de Donetsk et la républiques populaires de  Louhansk  comme des républiques indépendantes.

« Je pense que cette décision sauvera sans aucun doute des vies et empêchera beaucoup de violence. Selon notre analyse, il vise à sauver la vie des gens et est soutenu par beaucoup, car il vise à éviter la violence et la perte de vies humaines », a déclaré le dirigeant centrafricain.

 

Selon les médias russes, c’était le lundi 21 février que  le président russe Vladimir Poutine a signé un décret reconnaissant la souveraineté des Républiques populaires de Donetsk et Louhansk.  Selon ces médias, les dirigeants du LDNR Denis Pushilin et Leonid Pasechnik ont demandé au chef de la Fédération de Russie une décision correspondante.

 

À en croire ces médias russes, « sur la question de la reconnaissance du Donbass, la Russie était soutenue par la Serbie, l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud et la Syrie ».

Notons que ce n’est pas la première fois que l’État centrafricain a reconnu l’indépendance des territoires prorusses.  Selon nombre des observateurs, cette situation va sans doute renforcer notre pays dans son isolement diplomatique.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le secrétaire général de l’ONU NOMME Madame VALENTINE RUGWABIZA, la belle sœur à Touadera en tant que  sa nouvelle représentante spéciale pour la République centrafricaine

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a annoncé jeudi la nomination d’une rwandaise, Madame Valentine Rugwabiza, une des belles sœurs du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera comme son nouveau Représentant spécial pour la République centrafricaine et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter
Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter

 

Une belle prise pour le bureau des nations unies en République centrafricaine. Tous les centrafricains attendent désormais de voir comment le pouvoir de Bangui, en tête le chef de l’État Faustin Archange Touadera  va pouvoir accuser cette institution des nations unies de connivence avec les groupes armés, ou encore demander son départ de la RCA.

Notons que Madame Rugwabiza succède à Mankeur Ndiaye du Sénégal, qui dirige la Mission depuis 2019. Le Secrétaire général est reconnaissant des services rendus par M. Ndiaye au peuple de la République centrafricaine pendant une période mouvementée et critique de son histoire. Son leadership a joué un rôle déterminant dans le soutien global de la MINUSCA aux élections générales tenues en 2020-2021.

Mme Rugwabiza a travaillé pendant plus de trente ans sur les questions de développement et de sécurité en Afrique dans les secteurs public et privé en tant que membre du Cabinet, haut diplomate du Rwanda accrédité auprès de plusieurs pays et organisations et haut responsable d’entités nationales, régionales et multilatérales. . Depuis N2016, Mme Rugwabiza a été Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies et ambassadrice non résidente du Rwanda en Colombie et en Jamaïque.

De 2014 à 2016, elle a été ministre des Affaires de la Communauté de l’Afrique de l’Est et membre de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est. De 2013 à 2014, elle a été directrice générale du Rwanda Development Board et membre du cabinet.

De 2005 à 2013, Mme Rugwabiza a été Directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève. Auparavant, elle a été Représentante permanente du Rwanda auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des agences spécialisées des Nations Unies, ainsi qu’Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Rwanda en Suisse, de 2002 à 2005.

Mme Rugwabiza parle anglais, français, swahili et kinyarwanda.

 

RCA :deux agents, travaillant pour les  nations-unies, bloquées à l’entrée de la ville de Grimari par les mercenaires russes

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, les mercenaires de Wagner sont résolument décidés à entraver les activités des organisations humanitaires et celles des Nations unies en République centrafricaine. Ils manipulent et dressent nos agents de forces de l’ordre contre leur personnel partout sur le territoire national avec une seule phrase: « ce sont eux qui livrent les armes et munitions aux rebelles ». Il faut donc les arrêter!!!! Incroyable!

À l'entrée de la ville de Grimari
À l’entrée de la ville de Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. Photo CNC

 

La scène s’est produite la semaine dernière à l’entrée de la ville de Grimari sur l’axe Bambari, à environ 350 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka.

En effet, l’un de nos journalistes dans la région, au volant de son véhicule en provenance de Bambari pour Bangui via Sibut, a été bloqué au checkpoint des soldats FACA à moins de 7 kilomètres  à l’entrée de la ville  de Grimari. Mais il n’était pas le seul, devant lui, il y’avait un véhicule dans lequel se trouvaient  deux agents centrafricains, travaillant pour le compte d’une organisation des nations unies, venues à Grimari pour mener des activités auprès de certains bénéficiaires de ladite organisation.   Or, avant leur départ pour Grimari, leur organisation avait pris soin de prévenir le préfet de la Ouaka, le sous-préfet de Bambari ainsi que celui de Grimari. Un document officiel leur avait été remis pour faciliter leur circulation. Mais au checkpoint des soldats FACA à Grimari, après vérification de leur papier d’identité, ces militaires centrafricains leur ont exigé d’aller s’expliquer aux Mercenaires russes qui, selon eux, disent  que ce sont des gens comme eux, les agents humanitaires des Nations unies et des ONG internationales qui fournissent des armes et munitions aux rebelles. Immédiatement, ils ont été conduits dans la base des mercenaires russes, et nous, de notre côté, nous  poursuivons notre route sans savoir ce qui arrive à eux derrière nous.

Selon certains observateurs nationaux, une mauvaise disposition d’esprit de la part de ces mercenaires russes freine sensiblement les activités humanitaires en RCA, et plonge les populations dans une crise grave que l’État centrafricain n’est pas en mesure d’y faire face.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la Minusca annonce une opération militaire conjointe  en cours contre les miliciens d’autodéfense dans la Nana-Gribizi

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’objectif, selon la Minusca, de mettre fin aux exactions de ces miliciens d’autodéfense sur la population civile. Et elle est menée conjointement avec les Casques bleus et les éléments de force de sécurité intérieure. Ce qui a permis l’arrestation de plusieurs suspects ainsi que la récupération des armes artisanales.

Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR
Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR

 

« Les Casques bleus et les forces de sécurité intérieure mènent actuellement une opération conjointe à Ouandago (50 km de Kaga-Bandoro) pour mettre fin aux exactions d’un groupe d’autodéfense », a déclaré la Minusca lors d’un point de presse hebdomadaire mercredi à Bangui. D’après elle, cette opération a permis d’interpeller des suspects et récupérer des armes.

« Le bilan à mi-parcours fait état de 11 personnes interpellées, 11 armes de fabrication artisanale saisies et plus de 10kg de chanvre indien saisis », a déclaré la Minusca, en précisant que la population a apprécié cette opération et a recommandé la présence des forces de sécurité intérieure, à leurs côtés.

 

Cette opération intervient un mois après celle menée par les Casques bleus sur l’axe Bambari – Alindao, plus précisément vers la localité de Boyo, théâtre des violents affrontements entre les rebelles de l’UPC et les miliciens Anti-Balaka faction Touadera.

Rappelons qu’il y a deux semaines, la Minusca avait annoncé une opération de grande envergure contre les rebelles de l’UPC et du FPRC à Bakouma et Zako dans les prochains jours.

« La Force de la MINUSCA est en train d’établir une stratégie globale et transversale pour bouter hors de Nzako et Bakouma (Mbomou) les groupes armés qui y ont élu domicile. Ces deux localités verront une action dans les prochains jours », a déclaré la Minusca lors de sa conférence de presse hebdomadaire du mercredi 9 février 2022.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Mafia : Mis en cause à Banjul, le négociant roumain Nicolae Buzaianu se réinvente à Bangui

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Mafia : Mis en cause à Banjul, le négociant Nicolae Buzaianu se réinvente à Bangui

 

Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un temps associé à l’ex-président gambien Yahya Jammeh dans une exploitation de bois de rose, le négociant suisso-roumain Nicolae Bogdan Buzaianu, dont les activités en Gambie et en Roumanie ont fait l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires, a rencontré à plusieurs reprises le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en marge du sommet Union européenne-Union africaine qui s’est tenu les 17 et 18 février à Bruxelles.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a rencontré l’homme d’affaires suisso-roumain Nicolae Bogdan Buzaianu, longtemps actif dans l’exploitation du bois de rose en Gambie. C’était la deuxième fois que les deux hommes se retrouvaient en tête-à-tête. Nicolae Buzaianu, qui a commencé dans le négoce d’électricité dans son pays d’origine, la Roumanie, a eu une première audience avec le chef de l’Etat centrafricain à Dubaï, fin novembre. Il a été introduit par un membre du premier cercle de Touadéra, la Mauricienne Sandra Boodhun, promue à l’automne dernier au rang de conseillère spéciale du président Avant de se  rendre à Dubaï, Buzaianu avait effectué une visite à Bangui et est depuis retourné dans le pays à au moins deux reprises. Les activités de l’homme d’affaires dans le négoce du bois qui représentait 40 % des exportations de la Centrafrique en 2020.  Figure en bonne place dans le rapport remis en septembre en 2019 aux nouvelles autorités gambiennes par la commission d’enquête sur les crimes économiques attribués à l’ex-Président Yahya Djammeh Westwood Gambia, la société de Nicolae

Buzaianu, a disposé sous le mandat de Jammeh d’un monopole sur l’exploitation du bois de rose et a payé, en six ans, 15 millions de dollars d’honoraires à l’ex-chef de l’État gambien, qui était indirectement actionnaire de l’entreprise. En Suisse, l’ONG Trial International a dénoncé en juin 2019 les agissements de l’homme d’affaire suisso-roumain en Gambi auprès du ministère public de la confédération.

Avant de s’établir en Gambie, Nicolae Buzaianu était engagé dans le négoce d’électricité en Roumanie.  Activité qui, là encore, a valu à ses sociétés quelques déboires judiciaires. L’homme d’affaires, qui acquérait de l’électricité à taux préférentiels auprès de la société d’État Hidroelectrica et la revendait au prix fort, a vu en 2015 son entreprise Energy Holding frappée d’une amende de 2,7 millions d’euros par le conseil de la compétition roumain.

En outre, deux ministres roumains accusés d’avoir bénéficié de gratifications de l’entreprise, Codrut Seres et Elena Udrea, ont chacun écopé de peine de prison pour trafic d’influence.

Nicolae Buzaianu lui-même n’a pas été condamné, pas plus en Roumanie qu’en Gambie.

 

Par Afrique intelligence du 24 février 2022

« il n’y aura pas de solution militaire exclusive à la crise » en Centrafrique, dixit le Représentant du secrétaire général de l’ONU en RCA

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a été informé, ce mardi 22 février, par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Mankeur Ndiaye, sur les derniers développements en République centrafricaine notamment la sécurité, le dialogue politique, l’Accord de paix, la situation humanitaire et la mise en œuvre du mandat de la Minusca« La MINUSCA doit rendre compte de l’exécution du mandat au Conseil de sécurité tous les 4 mois : février, juin et octobre », a expliqué Kazimiro Rudolph Jocondo, directeur des Affaires politiques de la MINUSCA, qui a participé à la conférence de presse hebdomadaire de la Mission. 

Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter
Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter

 

S’exprimant sur la présentation du rapport, Kazimiro Rudolph Jocondo a indiqué que le Représentant spécial, conscient que « les progrès sont réels et les défis encore nombreux », a appelé le gouvernement centrafricain à « manifester davantage son engagement pour l’avancement du processus de paix à travers l’adoption de mesures concrètes et rapides ».  

Devant les membres du Conseil, Mankeur Ndiaye a souligné que, « la feuille de route conjointe de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, du le 16 septembre 2021, gagnerait à renforcer son ancrage dans l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation », a relevé Kazimiro Rudolph Jocondo, ajoutant que le Représentant spécial appelle « les acteurs politiques centrafricains à poursuivre cet élan positif afin de contribuer à la tenue d’un dialogue républicain sincère, inclusif et constructif, de nature à générer des accords en faveur de la stabilité et de la réconciliation nationale », a noté le directeur des Affaires politiques de la MINUSCA.

Le Chef de la MINUSCA a également souligné devant les membres du Conseil de sécurité que, malgré la déclaration de cessez-le-feu unilatéral décrété en octobre 2021, la situation sécuritaire demeure préoccupante, avec des opérations militaires en cours contre des groupes armés, membres de la Coalition des patriotes pour le changement et les représailles menées par les groupes armés à la fois contre les forces de sécurité nationale et les populations. « Le Représentant spécial a encouragé le gouvernement à explorer une démarche plus équilibrée qui tempère la prédominance des opérations militaires par la poursuite des processus politique et de paix », a signalé Kazimiro Rudolph Jocondo, citant le Représentant spécial, pour qui « il n’y aura pas de solution militaire exclusive à la crise » en RCA.

En ce qui concerne les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises par toutes les parties au conflit, le Représentant spécial « exhorte les autorités centrafricaines à mener les enquêtes requises, poursuivre les auteurs de ces violations et rendre ainsi justice aux victimes ». Pour ce qui est de l’utilisation d’engins explosifs par les parties au conflit, notamment dans l’Ouest du pays, le Chef de la MINUSCA « condamne fermement leur utilisation aux conséquences dramatiques et appelle les parties prenantes au conflit à renoncer à leur usage immédiatement », a informé Kazimiro Rudolph Jocondo.

Lors de sa présentation, le Représentant spécial a salué les autorités centrafricaines dans leur volonté de mise en œuvre de la feuille de route sur la Réforme du Secteur de la Sécurité, approuvée par le chef de l’État en août 2021, ainsi que l’opérationnalisation de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation. Cependant, le Représentant spécial a déploré le climat délétère entretenu par des campagnes de désinformation ainsi que les violations de l’Accord de siège, tout en saluant la réactivité du Président de la République face aux cas de violations soumis à sa haute attention, ainsi que la disponibilité du nouveau Premier ministre à cet égard.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé la visite du Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, en RCA du 25 au 29 février 2022. « Cette visite est axée sur la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA et sur le processus politique et de paix en RCA », a déclaré Monteiro.

Le porte-parole de la MINUSCA a par ailleurs souligné que le leadership de la Mission poursuit les contacts avec les autorités centrafricaines pour trouver une issue à la détention des quatre membres de son personnel chargés de la protection rapprochée du Chef d’état-major de la Force de la Mission, le Général Stéphane Marchenoir, arrêtés lundi. « La MINUSCA tient à préciser que les quatre agents arrêtés ont été recrutés par l’organisation des Nations Unies et ont intégré l’équipe de protection rapprochée du Chef d’état-major de la Force de la Mission », a-t-il souligné.

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a fait savoir que la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire a été quelque peu mouvementée au cours de la semaine écoulée, en raison de l’augmentation des mouvements des groupes armés dans certaines parties de l’arrière-pays. De ce fait, « la Force a réadapté son dispositif en direction des zones les plus concernées afin d’assurer au mieux la protection des civils », a-t-il dit, ajoutant que les casques bleus poursuivent des patrouilles robustes, dans leurs différents lieux de déploiement. Le lieutenant-colonel Ouédraogo a également fait part des visites du Commandant de la Force, le Général de corps d’armée Daniel Sidiki Traore, et du Chef d’État-Major, le Général de Brigade Stéphane Marchenoir, à Berberati, Bouar, Beloko et Baboua afin de rencontrer les casques bleus et échanger avec les autorités locales, les autres partenaires et la population.

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a souligné la poursuite de la collaboration entre UNPOL et les forces de sécurité intérieure à Bangui et dans les régions, afin de protéger les civils. Il a cité entre autres une opération dans la ville de Ouandago, dans la Nana-Gribizi, à laquelle la Force a également pris part, suite aux exactions d’un groupe d’auto-défense sur la population. « Le bilan à mi-parcours fait état de 11 personnes interpellées, 11 armes de fabrication artisanale saisies et plus de 10kg de chanvre indien saisis », dit-il, précisant que la population a apprécié cette opération et a recommandé la présence des forces de sécurité intérieure, à leurs côtés.

 

 

Minusca

Tchad : derrière l’éviction de Baba Laddé, la guerre des maîtres-espions

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Bangui, 25 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – L’aventure n’aura duré que cinq mois. L’ancien chef rebelle peul Baba Ladde, de son vrai nom Mahamat Abdoul Kadré Oumar, a été démis le 15 février de son poste de directeur du renseignement et des investigations du Tchad. Il sera remplacé par Ismat Acheikh, ancien gouverneur du Borkou.

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Le chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR

 

Baba Ladde paie ainsi le prix de sa sourde rivalité avec le puissant directeur de l’Agence nationale de sûreté (ANS), Ahmed Kogri. Ce dernier n’a jamais accepté la nomination de Baba Laddé et a pesé de tout son poids pour écarter l’ancien chef rebelle.

En compensation, Baba Laddé récupère le bien moins stratégique fauteuil de secrétaire général du ministère de la sécurité publique. Ses connexions centrafricaines avec plusieurs groupes armés – l’Union pour la Paix en Centrafrique d’Ali Darass, le groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) du Général Bobo … – devraient ainsi rester un atout pour N’Djamena. Cet entregent avait suscité un vent d’inquiétude à Bangui lors de sa nomination en octobre.

Les tensions entre Bangui et N’Djamena sont en revanche descendues d’un cran ces dernières semaines. Symbole de ce réchauffement : Mahamat Idriss Déby et Faustin-Archange Touadéra se sont entretenus à Bruxelles, en marge du sommet Union européenne-Union africaine à Bruxelles.

 

 

Par Afrique intelligence

Centrafrique : comment Paris et la Minusca ont obtenu la libération des militaires français

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Par Jeune Afrique

 

L’ambassade de France et la mission onusienne à Bangui se sont engagées dans un bras de fer avec les autorités  pour obtenir la libération, le 24 février, des quatre soldats français arrêtés trois jours plus tôt.  Pendant trois jours, l’a!aire des quatre militaires français arrêtés à Bangui parce que soupçonnés d’être des mercenaires a défrayé la  chronique. Selon nos informations, ils ont “nalement été libérés ce 24 février. Mais que s’est-il vraiment passé ?

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Les militaires français de la Minusca entrain de monter dans un pick-up de la gendarmerie

 

Tout a commencé le 21 février. Alors que Faustin-Archange Touadéra (FAT) rentrait ce jour-là de Bruxelles, où il avait pris part au sommet  Union européenne-Union africaine (UE-UA), quatre éléments français de la Minusca ont été repérés dans le périmètre de la sécurité  présidentielle. Ils ont aussitôt été arrêtés par la gendarmerie. Des armes, des munitions et du matériel ont été retrouvés dans le véhicule banalisé dans lequel ils se trouvaient et qui ne portait pas le sigle des Nations unies.

 

Réunion d’urgence

La Minusca a assuré qu’ils étaient chargés de la sécurité du chef d’état-major de la mission. Mais les autorités les ont accusés d’avoir voulu  attenter à la vie du chef de l’État. Ils ont alors été emmenés dans les locaux de la Section de recherche de la gendarmerie centrafricaine.

Depuis, la France et la Minusca ont multiplié tentatives de médiation et fortes pressions afn d’obtenir leur libération. Selon une source  ministérielle centrafricaine, l’ambassade de France a notamment compliqué la délivrance de visas. Mais Bangui s’est obstiné.

Une enquête « régulière » a été ouverte concernant « quatre militaires de race blanche ». Le 23 février, en milieu de journée, le procès­-verbal a été déposé chez le procureur général près le Tribunal de grande instance de Bangui. Les quatre hommes ont été présentés le 24  février au Parquet.

Selon nos sources, l’ambassadeur français Jean-Marc Grosgurin a mis en place dès le 21, jour de l’arrestation, un canal de discussion avec la  présidence afn de tenter de déminer la situation. Du côté de la Minusca, une réunion d’urgence a été organisée afn de décider de la mise  en place d’une équipe pour entamer des négociations avec les autorités.

Le lendemain, Mankeur Ndiaye, le patron de la mission, a profité de sa présence à New York, où il assistait à l’assemblée générale de l’ONU,  pour en informer directement le Conseil de sécurité. À Bangui, son adjointe Lizbeth Anne Cullity, accompagnée de Daniel Sidiki Traoré, le  commandant de la Force de la Minusca, sont personnellement allés voir FAT pour lui demander la libération des militaires. Ils ont évoqué  une violation de l’accord de la Minusca avec le gouvernement, rendant diffcile l’exécution de son mandat.

Mais le président a d’abord campé sur ses positions. D’après l’un de ses proches, il avait donné son accord pour que les quatre militaires soient libérés et restent à Bangui « pour les besoins de l’enquête. » Mais il aurait changé d’avis « juste après une discussion avec les  Russes ». Avant de revenir à nouveau sur sa décision en autorisant leur libération.

 

Dernière minute : les quatre militaires français interpellés à l’aéroport lundi viennent d’être libérés

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Bangui, 24 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est une information confirmée par la Minusca. Les quatre Casques bleus français arrêtés lundi dernier à l’aéroport international de Bangui Mpoko viennent d’être libérés, selon la Minusca.

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Les militaires français de la Minusca entrain de monter dans un pick-up de la gendarmerie

 

Toujours d’après la Minusca, les quatre membres du personnel de la MINUSCA interpellés sont chargés de la protection rapprochée du chef d’état-major de la Force de la MINUSCA. Ils  ont été arrêtés lundi après-midi devant les installations de l’aéroport international de Bangui-M’poko. Ces derniers venaient d’accompagner le Chef d’état-major en partance pour la France.

À ce titre, La MINUSCA avait regretté cet incident et condamne vivement son instrumentalisation sur les réseaux sociaux, dans une tentative de manipulation de l’opinion publique. Elle avait rejeté catégoriquement les accusations d’atteinte à la sûreté de l’État.

Dans une déclaration faite au siège des Nations unies à New York, le secrétaire général des Nations unies, Monsieur Antonio Guterres, avait appelé lui aussi à la libération immédiate de ces quatre Casques bleus interpellés.

Finalement, ce jeudi après-midi, on vient d’apprendre leur libération après 72 heures de garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le DG des transports, Wenceslas Nguelekoumou, épinglé dans un rapport de contrôle interne

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Bangui, 24 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’acte d’accusation figure dans un rapport de mission de contrôle de la régularité des timbres fiscaux sur tous les fonds de dossier des titres sécurisés de transport couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2020 et du 1er janvier au 30 juin 2021 et de la vérification des états de versement des ristournes dédiées à la sécurité routière versée par les sociétés concessionnaires AL MADINA et BG Test sûr à l’Autorité Délégante.

centrafrique.org/nono-wenceslas-nguelekoumon-directeur-des-transports-de-surface-au-ministere-des-transports/” data-wpel-link=”internal”>Nono Wenceslas Nguelekoumon, directeur des transports de surface au ministère des Transports
Nono Wenceslas Nguelekoumon, directeur des transports de surface au ministère des Transports. Photo RNL

 

D’après le rapport consulté par la Rédaction, la mission a été ordonnée le 27 juillet 2021 par le ministre Hubert Gotrand Djono-Ahaba peu après sa prise de fonction. 40 217 titres de transport ont été scrutés par la mission. Sur ces 47 217 titres, 5 190 sont réguliers et 30 027 sont irréguliers soit 87,09%. La valeur fiscale de tous ces dossiers irréguliers s’élève à 514 219 000 F CFA.

Sur les ristournes versées par les concessionnaires, le montant global versé depuis 2018 s’élève à 58 548 030 F CFA dont 1 115 270 F CFA versés par BG TEST SÛR et 56 932 760 F CFA versés par la société ALMADINA.

Interrogé par CNC, un cadre du ministère affirme que l’Autorité Délégante qui doit percevoir ces ristournes n’est autre que la DGTS, entendu, la Direction Générale des Transports et des Surfaces, représentée par son DG au moment des faits par le  sieur Wenceslas Nono Nguelekoumou.

« Le versement des ristournes/redevances versées au profit de la sécurité routière se faisait et s’effectue encore en espèce directement au mandaté, l’Autorité délégante (DGTS) ainsi que l’usage qui a été fait de ces ristournes », peut-on lire dans la note de synthèse de la mission.

Interrogé par les contrôleurs dans le cadre de cette mission, Wenceslas Nono Nguelekoumou s’est borné à évoquer des raisons qui seront ensuite analysées et qualifiées de « sans fondement technique et administratifs ».

Contactés par CNC, plusieurs conducteurs affirment qu’ils remettent normalement tous les frais de dossiers à Nguelekoumou où un de ses agents afin d’avoir un quitus fiscal leur permettant d’aller à AL MADINA finaliser leurs démarches.

 

Nguelekoumou utilise abusivement ses pouvoirs à ses propres fins.

D’après les constats décrits dans le rapport, Wenceslas Nono Nguelekoumou, pour s’enrichir dignement, fait recours à l’usage des « Accords exceptionnels » conférés à son poste et transforme en titre sécurisé tous les anciens titres traités et bloqués en son temps pour la procédure de recrutement du nouveau concessionnaire.

Par ces pratiques, la responsabilité de Wenceslas Nono Nguelekoumou ainsi que celle de son équipe est ainsi pointée dans le rapport, à l’exception, dit le rapport, de celles de la Directrice des Transports Routiers, du Chef de service de permis de Conduire et de la capacité, du vice-président de Guichet Unique et de la nouvelle équipe des contrôleurs affectée à la cellule informatique.

Contacté par CNC, un cadre du ministère confirme les faits de détournement de plusieurs centaines des millions de F CFA et déplore les silences complices rt coupables observés par l’Autorité de la Bonne gouvernance, la primature et le bureau de l’Assemblée nationale pourtant saisis par ce rapport pour toutes fins utiles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : 3 humanitaires de l’ONG française ACTED interpellés par les mercenaires russes, leur base à Bambari perquisitionnée

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Bangui, 24 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le gouvernement centrafricain et son partenaire Wagner sont en train de franchir très loin la limite tolérable. Deux jours après l’arrestation à Bangui de trois Casques bleus français de la mission de l’ONU en Centrafrique, c’est le tour des humanitaires français d’être la nouvelle cible des autorités centrafricaines et de son alliée Wagner, en commençant par l’ONG ACTED, dont l’une des bases est à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

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Action de l’ONG ACTED à Bambari

 

Ce mercredi 23 février, à la surprise de la population, la base opérationnelle de l’ONG internationale ACTED à Bambari a été encerclée par les Mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, les éléments de la gendarmerie et de la police. Les raisons évoquées, rechercher et récupérer les armes de guerre qui aurait été livrée par un camion en provenance de Bangui. Mais après des perquisitions des locaux, ils n’ont rien trouvé du suspect. En suite, trois agents, dont deux Français ont été interpellés, des téléphones turaya ont été bloqués pour soit-disant scruter les contenus.

Au même moment,  l’agent humanitaire centrafricain interpellé a lui été tabassé par les mercenaires russes tandis que ses collègues français sont maintenus au poste pour nécessité d’enquête. Une procédure fallacieuse avait été engagée à leur encontre. Mais après l’intervention de la coordination humanitaire des Nations unies (OCHA)  et de certaines personnalités, les trois agents ont été libérés, mais les téléphones turaya de l’ONG ont été bloqués.

Cette situation complique davantage la relation entre la France et la République centrafricaine.

« Comme si l’on fait tout pour obliger Paris à intervenir en Centrafrique pour mettre fin à ce désordre. Nos autorités ne comprennent rien », s’alarme un Centrafricain sur Facebook.

Mais à Bambari, c’est le nom du maire de la ville, Monsieur Abel Matchipata qui est mis en cause dans cette affaire. Certains l’accusent d’être à l’origine de tout ce problème. Selon eux, un camion chargé des produits humanitaires d’ACTED est arrivé  à Bambari quelques heures plutôt, et c’est le maire qui aurait alerté les Russes qu’une cargaison d’armes venait d’être livrée à l’ONG ACTED. C’est ainsi que ces hommes de Wagner, appuyés par les éléments de forces de l’ordre, sont intervenus pour fouiller tous les locaux.

 

Affaire à suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Quand un gouvernement laisse massacrer son peuple par des mercenaires

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Bangui, 24 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Chaque semaine, les mercenaires de Wagner franchissent un nouveau palier dans l’horreur et l’ignominie à Bangui. Et cette fois, les dirigeants brillent par leur absence de réaction préférant se glorifier de l’attribution d’un pseudo prix de la Paix d’un Mouvement Panafricain de la Jeunesse qui ne représente en réalité rien du tout.

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Statue à la gloire des Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Une semaine après les massacres odieux de Centrafricains par les mercenaires russes dans la région de Bria, cette fois-ci les mercenaires de Wagner ont tué un bébé de quatre mois à PK 12 mercredi 26 janvier. Se croyant les maitres du pays, le camion transportant ces barbares a causé un accident avec un mototaxi qui transportait une famille. Le camion russe a roulé sur le corps du bébé, le tuant et blessant les autres passagers. Devant la réaction de la population indignée, les mercenaires de Wagner ont braqué leurs armes et ont appelé des renforts pour pouvoir continuer leur route comme si de rien n’était.

 

Depuis, il n’y a eu aucune réaction de la Présidence ou de la Primature. Les gouvernants qui sont au pouvoir n’oseront jamais mordre la main du Tsar qui les protège et les maintient en place. Les gouvernants asservis préfèrent se nourrir sur le peuple plutôt que le défendre. Ils préfèrent enrichir les mercenaires en les laissant mettre à sac le pays.

 

Symbole de la soumission du pouvoir aux prédateurs d’Alexandre Ivanov, le monument aux morts inauguré l’année dernière devrait être reconstruit en montrant deux Wagner massacrant une famille centrafricaine devant deux membres du gouvernement impassibles.

 

Quand est-ce que ce gouvernement va réagir devant cette mise à sac du pays ? Le peuple se sent trahi par ceux qui ont fait venir ces tueurs qui agissent contre la population centrafricaine.

 

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Quand la liberté d’expression est bafouée

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Bangui, 24 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les médias, les écrivains, les intellectuels, les polémistes pour ne citer qu’eux, peuvent-ils évoquer librement tous les sujets ? Chacun pourra se faire son idée en lisant la presse ou en écoutant les radios centrafricaines. A première vue, chacun est libre de s’exprimer comme il l’entend au pays de Boganda mais il convient tout de même de ne pas tirer de conclusions trop hâtives.

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image de la cloture de la radio Ndèkèluka à Bangui, en République centrafricaine.

 

La presse écrite

 

Nombreux sont les quotidiens centrafricains qui ne connaissent pas de problèmes car ils adoptent une ligne éditoriale soit neutre, soit allant dans le sens des autorités du pays. Ils peuvent alors s’exprimer « librement » puisqu’ils ne risquent pas de s’attirer les foudres du pouvoir en place même si leurs articles ne correspondent pas à la réalité que chacun vit au quotidien ! En revanche, ceux qui essaient de faire leur travail de journaliste avec professionnalisme et déontologie pour simplement informer les lecteurs, sont parfois victimes de pressions. Certains connaissent des visites à domicile effectuées par les requins et bien évidemment commanditées.

 

Pour la radio

C’est sensiblement la même chose. Effectivement, celles qui sont dans la droite ligne du parti ne connaissent pas de soucis. En revanche, celles qui couvrent l’actualité de manière factuelle sans la parer d’habits ou d’artifices visant à tromper le lecteur sont parfois dans l’œil du cyclone. On leur fait rapidement comprendre qu’ils sont allés trop loin et que le gouvernement en place et ceux qui tirent les ficelles ne doivent pas faire l’objet de railleries ou de contestations.

Ce fut le cas de la station Ndeke Luka, radio la plus écoutée au pays, qui fin 2019 a eu l’interdiction d’émettre pendant plus d’une semaine. La raison invoquée était due à un défaut de paiement pour l’utilisation de leurs émetteurs en province. Mais cela n’était pas vrai. Ils avaient surtout rapporté des faits qui embarrassaient le pouvoir en place et surtout leurs conseillers russes. L’intimidation est une des méthodes récurrentes que les Russes utilisent pour faire taire l’opposition et réduire la liberté d’expression. C’est le même cas pour la station Bangui FM qui a été suspendue durant des mois.

 

La Russie, un pays particulièrement répressif contre les opposants !

 

En effet, pas plus tard qu’en ce début d’année, 15 ans de prison ont été infligés par la justice russe à l’historien Iouri Dmitriev. D’après l’ONG russe Mémorial qui dénonce l’acharnement du pouvoir de Moscou, ce procès aurait été truqué. Pour couper court, l’ONG Mémorial a de suite été dissoute par les autorités russes, jetant ainsi la liberté d’expression aux oubliettes. Toujours dans le même registre, l’écrivain satirique russe Viktor Chenderovitch qui présentent également des émissions de télévision et de radio vient d’annoncer qu’il se voyait obligé de quitter la Russie car il subissait de fortes pressions. Il craint pour sa vie du fait de ses prises de positions qui ne plaisent pas en haut-lieu. Il craint d’être condamné en diffamation à l’issue d’un procès intenté par Evguéni Prigojine. Ces deux exemples sont malheureusement loin d’être des cas isolés, la Russie étant régulièrement épinglée comme étant un pays particulièrement répressif contre les opposants !

 

Là où la liberté d’expression est bafouée, les libertés reculent ! Ouvrons les yeux !

 

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’ancien ministre  de la justice Flavien Mbata nommé ambassadeur en France, sa demande d’agrément est à l’étude

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 Bangui, 24 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le projet de nomination d’un nouvel ambassadeur de la RCA auprès de la République française a été révélé par le journal Africa Intelligent du 3 octobre 2021.  Selon ce journal, le nom de l’ancien ministre de la Justice, le magistrat  Flavien Mbata figure en bonne position parmi les candidats à ce prestigieux poste d’ambassadeur dans la capitale française. Quatre mois plus tard, c’est chose faite. Il est proposé à ce poste par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon le ministère centrafricain des Affaires étrangères, « la proposition de Monsieur Flavien MBATA qui possède les qualités requises pour cette noble fonction contribuera au renforcement des relations de coopération et de fraternité qui existent entre la République centrafricaine et la République française ».

 

 

Alors que la République centrafricaine n’avait plus d’ambassadeurs à Paris depuis plus d’un mois après le limogeage brutal de Monsieur Gbezera Bria, sur proposition du gouvernement, et après validation du chef de l’État Faustin Archange Touadera, Monsieur Flavien Mbata, magistrat, ancien directeur de cabinet du Président de la Cour constitutionnel, ancien ministre de la justice est proposé au poste d’ambassadeur de la RCA à Paris.

Cette proposition de nomination intervient un mois après celle de Madame Marie-Madeleine KOUET qui aurait été rejetée par Paris. Mais celle de nomination de Monsieur Flavien Mbata comme nouvel ambassadeur de la RCA auprès de la République française avait été révélé par le journal Africa Intelligent du 3 octobre 2021.

Selon plusieurs sources concordantes, Monsieur Flavien Mbata fait partie d’une liste de personnalités centrafricaines concernées par un projet de gel des avoirs en France, et il serait impliqué dans plusieurs affaires de malversation dans le pays.

En outre, l’ancien ministre Flavien Mbata et son frère jumeau Gervais Mbata avaient été arrêtés à l’aéroport de Roissy Charles  de Gaulle en 2020 avec une très forte somme d’argent en euro, dont la provenance est douteuse. Ce qui rend douteux sa moralité.

Aussi, l’homme est sérieusement malade actuellement, son séjour en France avait été accepté par les autorités françaises sous condition. Il avait été prié de quitter le territoire français après une garde à vue de près de six heures en 2021 au commissariat central de Reims après avoir été interpellé au domicile chez sa cousine. Ainsi, sa proposition de nomination comme ambassadeur de la RCA auprès de la France étonne plus d’un,

Mais la seule chose qu’on reconnait chez lui, c’est qu’il est parent au chef de l’État. C’était lui qui avait annoncé dans un débit de boisson au quartier Galabadja la victoire de son cousin Faustin Archange Touadera à l’élection présidentielle de 2016. Et il s’était follement réjoui qu’un membre de son ethnie accède à la magistrature suprême  de l’État.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : commémoration de la journée du Défenseur, plusieurs dizaines des jeunes se  sont rassemblés autour du monument russe à Bangui

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Bangui, 24 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mercredi 23 février 2022, à 9 heures, c’est l’heure et le jour brutalement connus des Centrafricains appelés à s’associer au sieur Blaise Didacien Kossimatchi,  Président du mouvement Talitha Koum, et plusieurs dizaines de ses jeunes,  pour célébrer la surprenante journée des défenseurs de la République Centrafricaine devant le monument russe baptisé “Ti Bata Siriri Na Bé-Africa”.  Ont également prit part des dizaines des soldats FACA, des éléments de la police et de la gendarmerie triés sur le volet et des badauds.

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Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Lors de la célébration, l’organisateur en chef, le sieur Didatien Kossimatchi a, dans son allocution, appelé les uns et autres à soutenir les institutions de la République.

« Moi je lance ce vibrant appel à toute la paisible population  centrafricaine de soutenir nos autorités, de soutenir nos institutions, de soutenir nos FACA, de soutenir nos alliés, à savoir les Russes et les Rwandais, et aussi d’avoir l’esprit du patriotisme », déclare Blaise Didatien Kossimatchi, Président du mouvement Talitha Koum.

le représentant du ministère de la Défense de la Russie en Centrafrique, le général Galimullin Anwar avec quelques jeunes dans la Maison russe
le représentant du ministère de la Défense de la Russie en Centrafrique, le général Galimullin Anwar en réunion avec quelques jeunes dans la Maison russe le 23 février 2022 à Bangui. Photo CNC

 

Après la célébration, le représentant du ministère de la Défense de la Russie en Centrafrique, le général Galimullin Anwar a tenu une réunion avec quelques jeunes dans la Maison russe qui, selon le général orateur du jour, est un centre culturel pour la consolidation de la paix de coopération Russo-Centrafricaine créé par la Fédération de la Russie.

L’initiative prise était de présenter une cartographie des villes libérée par les Mercenaires russes du Wagner.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Décès du journaliste Gbossokotto : l’équipe France en Centrafrique salue son engagement sans faille et son professionnalisme au service de son pays

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Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto, fondateur du quotidien Le Citoyen décédé le 23 février 2022

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’Ambassade de France en rca adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto décédé ce matin.

Attristée par cette disparition soudaine, l’équipe France en Centrafrique salue l’engagement sans faille et le professionnalisme de M. Gbossokotto au service de son pays et d’une information libre et de qualité.

Journaliste apprécié et respecté par ses pairs, M. Gbossokotto était à la fois le Directeur de Publication d’Anti Infox RCA et coordonnateur du Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation. Il était également co-formateur du projet « Desinfox Afrique » mis en œuvre par CFI Développement Médias, l’agence française de Coopération Médias et fondateur du projet « Ensemble sauvons la démocratie contre la désinformation » soutenu par le Service de Coopération et d’Action Culturelle de cette Ambassade.

La République Centrafricaine vient de perdre l’un des meilleurs journalistes de sa génération, un grand défenseur de la liberté de la presse et d’informer.

 

Centrafrique : Le SG de l’ONU appelle le gouvernement centrafricain à  respecter toutes ses obligations en vertu du droit international

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Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

COMMUNIQUÉS DE  PRESSE

 

République centrafricaine: le Secrétaire général condamne fermement

l’arrestation de quatre membres de la Minusca

La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de  M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

 

Le Secrétaire général condamne fermement l’arrestation de quatre membres de la  Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République  centrafricaine (MINUSCA). Ils ont été arrêtés par la gendarmerie centrafricaine à bangui le  lundi 21 février 2022, alors qu’ils escortaient un officier militaire supérieur de la Mission.

Le Secrétaire général souligne que, conformément à l’Accord sur le statut des forces  de l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement de la République  centrafricaine relatif à la MINUSCA, ces membres de la MINUSCA bénéficient de  privilèges et d’immunités qui leur sont accordés dans l’intérêt de l’Organisation des Nations  Unies.

Le Secrétaire général rappelle que l’Accord sur le statut des forces de 2014 établit  une procédure spécifique dans les cas où des membres de la MINUSCA sont soupçonnés,  par les autorités de la République centrafricaine, d’avoir commis une infraction. Le  Secrétaire général note que cette procédure n’a pas été suivie dans le cas présent.

Le Secrétaire général appelle le gouvernement de la République centrafricaine à  respecter toutes ses obligations en vertu du droit international, y compris l’Accord sur le  statut des forces, et à remettre sans condition et sans délai ces personnels de la MINUSCA.

Le Secrétaire général réaffirme la solidarité et le soutien continus des Nations Unies à la  République centrafricaine.