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CPI : affaire YEKATOM et NGAÏSSONA, reprise du procès ce lundi 28 mars 2022

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 29 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce lundi 28 mars 2022 devant la cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas. L’audience de cette journée sera consacrée à la déposition du témoin présenté par l’accusation P-0954 (avec mesures de protection.
M. Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI le 25 janvier 2019 ©ICC-CPI
M. Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI le 25 janvier 2019 ©ICC-CPI

 

Selon le bureau du procureur  de la Cour pénale internationale,  les audiences dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona se poursuivent ce lundi 28 mars 2022, à 9h de la rca avec la déposition du témoin présenté par l’accusation.

 

Le témoins P-0954, un ex-milicien Anti-Balaka

 

Le témoin P-0954 était un membre de la milice Anti-Balaka. Il devrait déposer (avec des mesures de protection), entre autres  sur l’attaque du 5 décembre 2013 contre Bangui; les affrontements du 20 décembre 2013 entre la Seleka et les Anti-Balaka à Bangui ; la structure et le commandement des Anti-Balaka, la nomination présumée de Ngaïssona comme Coordinateur général national et son autorité et coordination des activités du mouvement ; la scission au sein des anti- Balaka, fondée sur le désaccord concernant le retour de Bozizé au pouvoir  et les pourparlers de paix de Brazzaville ainsi que les réunions qui ont eu lieu avant et après les pourparlers.

Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka,  et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka  sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.

 

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Centrafrique : malgré la guerre,  la cinquième épouse de Monsieur Ali Darassa est enceinte

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 29 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Enrôlée de force avec sa famille en 2017, mademoiselle Amina Bodakpo, devenu de force la cinquième épouse du chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC, est enceinte de près de neuf mois. Une nouvelle qui étonne plus d’un au point où, les parents de la fille proposent son évacuation au Soudan ou au Tchad pour son accouchement dans des conditions acceptables.
mademoiselle Amina Bodakpo
mademoiselle Amina Bodakpo

 

Pourchassé par les Mercenaires russes et les éléments des forces armées centrafricaines, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), est depuis près d’une année introuvable. L’homme se déplace de forêt en forêt, de ville en ville, et sécurisé pour la plus par du temps par ses gardes rapprochées. Or, une centaine de ses éléments, à travers la campagne menée par Hassan Bouba, l’ex-numéro 2 de l’UPC, arrive à quitter le maquis et rejoindre le processus du désarmement initié par le gouvernement. Mais Amina Bodakpo, enrôlée avec sa famille dans la rébellion de l’UPC par le chef rebelle Ali Darassa, refuse de quitter le maquis.  Elle est affectée dans les forces rapprochées du chef rebelle Ali Darassa. En réalité, la fille est devenue non seulement une esclave sexuelle, mais aussi une aide domestique  du chef rebelle jusqu’au point de tombée enceinte.

Cette histoire montre combien les filles sont vulnérables dans les conflits armés.

Rappelons que mademoiselle Amina Bodakpo vivait avant à Bougouera, situé à 65 kilomètres de Bangui sur l’axe de Boali avant de regagner la ville de Bambari en 2014 suite aux exactions de la milice Anti-Balaka contre la population musulmane.

Pour l’heure, elle attend d’être transférée au Tchad ou au Soudan pour son accouchement.

 

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Centrafrique : le premier-vice-Président du parti RPR interdit de sortie du territoire national

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 29 mars 2022

 

Bangui (CNC) – L’ancien soldat des forces armées centrafricaines (FACA), Monsieur Modeste Mbaye , Premier Vice Président du Rassemblement pour la République (RPR), ancien candidat malheureux aux législatives de 2020 – 2021 dans la circonscription de  la Lessé, a été interdit de sortie de territoire par la police de l’air et de frontière.
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Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.

 

Le RPR s’alarme

 

Selon le parti, Monsieur Modeste Mbaye, Premier Vice Président du Rassemblement pour la République (RPR) a été empêché de quitter le territoire national .

D’après l’intéressé, C’est au moment d’embarquer pour le vol du dimanche 27 Mars 2022 pour la France que le 1er Vice Président du RPR, Modeste Mbaye, s’est vu confisquer ses pièces d’identité, ses titres de séjour et de transport par le commissaire de police de l’aéroport Bangui -Mpoko.

À en croire ses proches, cette mesure de coercition contre un haut cadre du RPR est la réponse des pouvoirs publics au refus du Président Fondateur SE Ferdinand Alexandre N’Nguendet de prendre part au Dialogue Républicain.

Appelle au calme

En attendant l’issue des procédures engagées par le conseil du parti, Maître Sombo Dibelé, le parti appelle tous les militants et sympathisants au calme et à la mobilisation ».

 

Source : Le SG KOSSINEDET>>

 

Serviteur des Peuples

Membre de la Ligue Internationale des droits de l’Homme

Centrafrique : Allègement du couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 29 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Les autorités centrafricaines ont allégé le couvre-feu instauré en janvier 2021 à cause de la menace représentée par les rebelles, selon un décret présidentiel publié lundi 28 mars 2022.
Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui
Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

De minuit à 5 heures du matin, déplacement interdit

 

Désormais, les déplacements  sont interdits à partir de minuit au lieu de 22 heures jusqu’à 5 heures  (4 heures GMT) selon le texte officiel décrété suite au rapport du ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’armée.

Début janvier, un couvre-feu avait en effet été instauré de 18 heures à 5 heures du matin  dans l’ensemble du territoire centrafricain pour contrer les actions de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la nouvelle alliance rebelle qui avait lancé il y a un an une offensive juste avant les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Celui-ci a été allégé de 22 heures à 5 heures du matin en mai 2021.

Mais le couvre-feu instauré de 22 heures à 5 heures du matin par Décret nº21.128 du 31 mai 2021 est allégé maintenant de 24 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

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En Centrafrique, fin du dialogue national sans avancées concrètes

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Texte par: Lalibre.be
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le 15 mars, le président Touadéra avait annoncé à la surprise générale que le « Dialogue républicain » avec l’opposition et la société civile aurait lieu à partir du 21 mars, mais sur un programme et des objectifs restés très vagues.

Cette semaine de discussions, dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à Bangui, s’est tenue parfois dans des conditions houleuses, notamment lorsque des représentants de la société civile ont menacé de se retirer quand une modification de la Constitution pour permettre au chef de l’État de se présenter à un troisième mandat a été évoquée, avant d’être finalement retirée.

« J’ai utilisé le dialogue comme seule voix de la paix et de la réconciliation nationale », a déclaré lors de la cérémonie de clôture de ces assises le président Touadéra, devant environ 700 participants, assurant que le dialogue de réconciliation nationale a « atteint son objectif ».

« Dans un élan de solidarité sans précédent, vous avez résisté aux manipulations et aux gesticulations diaboliques des éternels contestataires », a-t-il poursuivi, visant l’opposition qui a boycotté le dialogue.

Lors de cette cérémonie, le président du dialogue, Richard Filkota, a annoncé que 600 recommandations avaient été formulées.

Il n’a cependant égrené qu’une partie de ces propositions, comme la mise en place d’un impôt pour le budget de l’armée, ou encore la fin de l’embargo sur les armes à feu réclamée depuis de nombreuses années par Bangui. Cet embargo avait été imposé par l’ONU en 2013, après qu’une coalition de groupes armés avait renversé le régime du président François Bozizé et plongé le pays dans la guerre civile.

« Le président a toujours dit qu’il ramènerait la paix dans ce pays avec le dialogue, toutes les recommandations sont essentielles », a affirmé à l’AFP Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence.

– » Ni le temps ni l’argent » –

« Il faut qu’on applique ces conclusions pour que l’on puisse s’en sortir, et ce dialogue est une demi-victoire, même si nous aurions souhaité que les groupes armés soient là parce qu’ils sont à l’origine de nos problèmes », a affirmé un membre de la société civile, Bruno Gbiebga, avocat et militant des droits humains.

Mais « les recommandations ne seront pas mises en oeuvre », prévient déjà Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales (Ifri). « Même si le gouvernement voulait les mettre en oeuvre, il n’en aurait ni le temps ni l’argent ».

L’opposition et plusieurs experts de la région avaient déjà critiqué un dialogue de réconciliation sans les principaux rivaux politiques ni ennemis armés du régime, estimant qu’il ne pourrait déboucher sur aucune avancée concrète en dehors de la promesse vague d’une « feuille de route » destinée à mieux intégrer l’opposition et la société civile dans la gouvernance du deuxième pays le moins développé du monde, selon l’ONU.

Touadéra avait promis à la communauté internationale ce dialogue de réconciliation au lendemain de sa réélection, fin décembre 2020, avec 53,16% des suffrages mais alors que moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité d’aller voter en raison de l’insécurité. Depuis, comme après son élection en 2016, quand la guerre civile entamée en 2013 avait commencé à se faire moins meurtrière, le chef de l’État et son Mouvement Coeurs Unis (MCU) règnent sans partage au gouvernement comme au Parlement, grâce à l’appoint de petits partis satellites.

Lors de la présidentielle, Bangui était menacée par une offensive de plusieurs des groupes armés occupant alors deux tiers du territoire. M. Touadéra avait appelé Moscou à l’aide et des centaines de paramilitaires russes étaient venus s’ajouter à ceux présents depuis 2018, à la rescousse d’une armée démunie.

Ces « instructeurs non armés » selon Moscou, « mercenaires » de la société privée de sécurité russe Wagner selon l’ONU, ont, depuis, facilement repoussé les groupes armés de la majorité des villes et territoires qu’ils occupaient. Non sans être accusés par l’ONU et la France de commettre – tout comme les groupes armés et rebelles – des « crimes de guerre », et d’avoir fait main basse sur les ressources du pays.

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CENTRAFRIQUE : ECHEC ASSURÉ DU SOI-DISANT « DIALOGUE RÉPUBLICAIN » DE TOUAD ÉRA QUI VEUT UN 3E MANDAT (CONSEIL DES RUSSES)

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Texte par: Afrique éducation
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Pendant une semaine, les 450 participants du dialogue national de réconciliation destiné à ramener la paix en Centrafrique ont adopté 600 recommandations.

Une telle demande alors que les principaux leaders de l’opposition ont boudé la conférence illustre de maniére éclatante l’incurie de l’Etat, l’incapacité dont a fait preuve, ces dernières années, le gouvernement centrafricain face aux problèmes politiques, sociaux et économiques que rencontre le pays.

On se demande comment le gouvernement centrafricain va pouvoir financer autant d’actions. Ni la Russie, ni la France ne semblent prêtes à apporter une aide financière au président Touadéra.

Certains participants ont préconisé une révision de la …Constitution afin de permettre au président centrafricain de briguer un troisième mandat. Cette proposition a soulevé un tollé. Selon certaines indiscrétions, elle viendrait des conseillers russes.

Concernant les milices, elles n’ont pas été conviées à ce dialogue républicain. Les recommandations touchant à leur condamnation et leur dissolution relèvent, donc, de l’exercice de style.

Dans le pays de Faustin-Archange Touadéra, c’est un éternel recommencement. Il y a 7 ans, c’était toujours et encore le dialogue.

Enfin, la plupart de ces recommandations avaient déjà été formulées, il y a 7 ans, lors du Forum de Bangui. Elles n’ont pas été suivies d’effet.

Le dialogue républicain lancé par le président centrafricain avait probablement pour le président Touadéra pour but de regagner la confiance des Centrafricains et de la communauté internationale.

Faute de temps, faute d’argent, faute de mobilisation, les 600 recommandations risquent de ne pas être mises en oeuvre. Elles resteront lettre morte.

Patrick David

Docteur en droit

Alerte info : débandade de la population à Boali, des détonations d’armes entendues partout

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Alerte info : débandade de la population à Boali, des détonations d’armes entendues partout

 

Rédigé par Patrice Olona

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – La ville de Boali, située à 95 kilomètres au nord-ouest de Bangui, est à nouveau secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. La population en fuite, la ville se vide de ses habitants.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.
Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Il est 15h30  ce lundi 28 mars  quand les détonations d’armes commencent à se faire à nouveau entendre partout dans la ville.  Les habitants, pour des raisons de sécurité, préfèrent se réfugier pour la plupart chez eux. La ville est en ce moment vidée de ses habitants.

Selon des informations du CNC, l’attaque aux grenades hier sur le marché de Lamy par un groupe des malfaiteurs qui serait à l’origine de cette nouvelle violence dans la ville.

D’après la gendarmerie locale, une dizaine des jeunes de Boali, armés de fusils automatiques, ont voulu se venger  de la mort des cinq personnes tuées dans l’attaque aux grenades sur le marché de Lamy hier à 18 heures. Ils ont pris d’assaut les commerces des Peuls, en attaquant les propriétaires, poussant les forces de l’ordre à intervenir, occasionnant des échanges des tirs dans la ville.

Rappelons qu’après l’attaque d’hier sur le marché de Lamy, des renforts ont été sollicités par les forces de l’ordre, mais le ministre, de son côté, n’a pas répondu favorablement. Justement, suite aux évènements de cet après-midi, un renfort devrait quitter Bangui pour aller à Boali dans les prochaines heures.

Pour des nombreux observateurs, c’est aussi la diffusion de la nouvelle de l’attaque à la grenade hier sur le marché de Lamy à la radio indexant les éleveurs comme auteurs de l’attaque d’hier qui serait aussi à l’origine du mécontentement de ce groupe des jeunes aujourd’hui.

 

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État-major ukrainien: la Russie a perdu 17 000 soldats et 123 avions de chasse

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État-major ukrainien: la Russie a perdu 17 000 soldats et 123 avions de chasse

Texte par: Agence Anadolu
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

L’état-major ukrainien a annoncé que les pertes subies par ses forces au profit de l’armée russe s’élevaient à 17 000 soldats, 123 chasseurs, 127 hélicoptères et 586 chars depuis le début de la guerre le 24 février.

La même source a indiqué, dans un communiqué, lundi, que l’armée ukrainienne a détruit entre le 24 février et le 28 mars, 1694 véhicules blindés, 302 pièces d’artillerie, 95 systèmes de missiles et 54 systèmes de missiles de défense aérienne.

Selon le communiqué, l’armée ukrainienne a réussi à détruire 1 150 véhicules militaires, 7 navires et canonnières, 73 véhicules à carburant et 66 drones de l’armée russe.

Le 24 février, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, qui a été suivie de réactions internationales et de l’imposition de sanctions économiques et financières “sévères” à Moscou.

Pour mettre fin à l’opération, la Russie demande à l’Ukraine d’abandonner tout projet de rejoindre des entités militaires, y compris l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et d’adopter une neutralité totale, ce que Kiev considère comme une “ingérence dans sa souveraineté”.

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RCA : le chef d’État major de 3r tué dans une embuscade des mercenaires russes

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Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Plusieurs officiers de 3R, dont le chef d’État major, l’autoproclamé général Kaou,   ont été pris en étau dans une embuscade tendue par les Mercenaires russes de la société Wagner. Le général a été tué ainsi que trois de ses officiers.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/le-chef-dEtat-major-de-3R-le-general-Kaou-Laddea.jpg” data-wpel-link=”internal”>le chef d’État major de 3R, le général Kaou Laddé
le chef d’État major de 3R, le général Kaou Laddé tué dans une embuscade tendue par les mercenaires russes proche de la frontière du Tchad, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

De Paoua en passant par Pougole, les rebelles sont recherchés

La scène s’est produite ce vendredi 25 mars 2022 vers 6 heures du matin dans un petit campement situé à une soixantaine de kilomètres de la frontière du Tchad.

Les mercenaires russes, sur des motos, en provenance de la ville de Paoua, ont emprunté une piste rurale vers Pougole en allant vers la frontière du Tchad. Mais avant d’arriver dans le coin, ils ont mis la main sur des conducteurs clandestins de taxi-moto. En essayant de leur soutirer des informations, les cers derniers ont catégoriquement nié avoir eu connaissance  de la présence des rebelles dans le secteur. Mais pour leur faire peur, les mercenaires russes ont abattu froidement l’un des conducteurs de taxi-moto et mettent la pression sur les autres qui ont aussitôt dévoilé l’endroit où sont positionnés les rebelles.

 

Embuscade des Russes et affrontement avec les rebelles 

De bouche à oreille, les Russes finissent finalement à localiser les rebelles, mais essayent de les encercler méthodiquement. C’est ainsi qu’ils attendent le lendemain vers 6 heures pour les réveiller par des tirs d’artillerie lourde et légère.

 

Le chef d’État major de 3R tué ainsi que trois de ses officiers

Dès le début de l’affrontement, le chef d’État major de 3R, le général Kaou Laddé a été abattu, suivi du général Djakakoutou Ibrahim et du colonel Dido,  blessé, mais mort plus tard. Un lieutenant avait été blessé, mais mort aussi de ses blessures quelques minutes après le combat. Le général Djoborodje  a lui été, selon des informations du CNC, blessé, mais on ignore sa position actuelle. Il y’a également cinq blessés parmi les rebelles.

 

Rappel des faits

Il y’a lieu de rappeler que dans la matinée du mardi 22 mars 2022, les rebelles de 3R, membres de la coalition  des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué les positions des soldats FACA dans le village Nzakoundou, situé à environ 72 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim. Les soldats FACA, pris en étau, ont abandonné leur position avant de se retirer à 12 kilomètres du village Nzakoundou. Ils ont fait appel aux mercenaires russes qui sont positionnés vers Paoua pour leur venir en aide militaire.

 

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Centrafrique : panique au village sans souci, présence massive des rebelles lourdement armés

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – La psychose a gagné, depuis vendredi 25 mars 2022, les habitants de la localité de Sans souci, située à environ 42 kilomètres de Bria sur laxe Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, suite à la présence massive des combattants rebelles. Les populations, paniquées, sont actuellement en débandade dans la brousse, tandis que les rebelles, environ une centaine,  lourdement armé, continuent doccuper le village.

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Des rebelles de l’UPC. CopyrightDR

 

Les rebelles sont de retour

Vendredi 25 mars, un mois après le massacre commis par les mercenaires de la société russe Wagner ayant causé la mort d’au moins 25 civils dans le village minier de Mouka, les rebelles, estimés à une centaine,  sont de retour dans la localité, mais cette fois dans le village « Sans souci », après avoir été chassés par les hommes de Wagner le 9 février 2022.

« Ce sont des Peuls, ils sont nombreux, très nombreux,  marchant à pied, d’autres sur des motos. Ils sont arrivés vers 15 heures dans notre village en faisant de légères sommations partout. Par mesure de sécurité, jai pris la fuite avec ma famille dans la brousse », raconte un déplacé du village sans souci interrogé par CNC.

 

Les rebelles ont intercepté un conducteur de taxi moto

Au même moment, à Mouka, un autre déplacé raconte à CNC que les rebelles auraient intercepté un jeune du village avec sa moto, et il ignore s’ils l’ont agressé physiquement.

Pour l’heure, l’État major n’a pas encore réagit, encore moins le gouvernement sur cette présence massive des rebelles dans cette localité.

 

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Modification de la constitution, le clan du pouvoir crie à la victoire avant l’heure

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le lundi 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis le début des travaux du dialogue républicain qui n’a rien d’inclusif, on assiste malheureusement aux multiples sorties tonitruantes de certains proches collaborateurs et partisans du chef de l’État , appelant à la modification de la Constitution, la loi mère de la République centrafricaine, permettant ainsi au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Malgré la déclaration du Président du présidium  de ces assises qui a clairement indiqué que le dialogue républicain n’est pas compétent pour recommander la révision de la constitution, les partisans du chef de l’État maintiennent leur position et crient d’ores et déjà à la victoire.

À lire aussi :le nécessaire dialogue ou la poursuite de la guerre ?

 

Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba
Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba

 

Les proches du pouvoir à la manœuvre

 

Pour Monsieur Héritier Doneng, Directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, et également Président d’une association fictive dénommée « FRONT RÉPUBLICAIN »,le bal est joué, et les recommandations du dialogue républicain y comprise celle relative à la révision de l’article 154 du Titre VXI de la Constitution du 30 mars 2016 seront soumises aux instances habilitées, c’est-à-dire à l’assemblée nationale et au chef de l’État Faustin Archange Touadera.

À lire aussi :Les atrocités des mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur  de la CPI

 

 Des juristes ouest africains plongés sur le projet de la modification constitutionnelle

 

Au même moment, selon des informations du CNC, une équipe de juristes venu de l’Afrique de l’ouest que CNC se réserve le droit de dénoncer sont au back office à l’assemblée nationale. Leur but, traiter la proposition de la modification de la constitution du 30 mars 2016 qui sera soumis par le pouvoir en place. Ce qui prouve à suffisance que ce dialogue dit républicain est comme le congrès extraordinaire du MESAN de Bokassa en 1976, où les délégués se sont retrouvés face à Bokassa et son projet d’empire de 1977.

Mais dans les rues de la capitale et sur les réseaux sociaux centrafricains, nombreux sont ceux qui pensent que le Président Faustin Archange Touadera et ses partisans sont en train de jouer au feu.

À lire aussi : Le triomphe du fin manœuvrier politique Simplice Mathieu Sarandji

Les observateurs réagissent

 

Pour des nombreux observateurs, cette question de la modification de la Constitution dont la société civile a seulement réussi à reporter l’échéance va être reprise par l’Assemblée Nationale dans un laps de temps relativement court. Et selon certaines indiscrétions, le référendum risquerait de passer avec ou avant les locales.

À lire aussi : Macron, président chef de guerre, candidat en chaussons

 

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Centrafrique : le MLPC, le PATRI et  le KNK sanctionnent leurs représentants au dialogue républicain

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Soupçonnés d’avoir touché une importante somme d’argent de la part du parti au pouvoir, certains représentants des partis politiques de l’opposition au sein du comité préparatoire du dialogue républicain ont décidé de ne pas obéir aux instructions données par leurs partis politiques respectifs. En faisant ainsi, ils transgressent les textes statutaires et trahissent en même temps leur organisation politique. Alors que les travaux dudit dialogue démarrent sans la participation officielle de l’opposition démocratique, leurs représentants, quant à eux, refusent de quitter. Leur bureau politique, à la demande des militants, tente d’entériner la rupture avec eux.
De gauche à droite, l'ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l'ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l’ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN

 

Les sanctions et le règlement intérieur des partis

 

En République centrafricaine, il n’existe pas de statuts généraux des partis politiques qui fixeraient une solution commune pour tous les partis.  Au contraire, la constitution du 30 mars 2016 protège la liberté des partis politiques en prévoyant que « les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement ». Par voie de conséquence,  les partis politiques sont des personnes morales  de droit privé,  des associations qui fixent elles-mêmes dans leur statut les modalités de sanctions de leurs adhérents,  les règles de suspension ou d’exclusion.

 

À lire aussi : RCA : Présidentielle  2020, le médiateur de la République prône l’apaisement

Quand n’est-il pour le MLPC, le PATRI ou le KNK?

 

Dans le cas présent, les statuts et règlements intérieurs de ces trois partis politiques prévoient que la « qualité d’adhérent se perd également par la démission ou l’exclusion  , dans les conditions fixées par le règlement intérieur qui prévoit que  dans l’attente de la décision de sanction, le Président du mouvement peut, après avis du bureau politique, décider de suspendre l’intéressé  à titre provisoire.

C’est ce qui s’est produit avec l’exclusion des membres de ces trois partis politiques , à savoir le MLPC, le PATRI, mais aussi le KNK.

 

À lire aussi: RCA : réaction du parti MLPC sur le massacre de Matchika

 

Koyambonou, KAÏGAMA et KPEFIO sanctionnés

 

Pour le MLPC, c’est son premier vice-président Gabriel Jean Édouard KOYAMBOUNOU, ancien premier ministre qui est suspendu de toute activité du Parti jusqu’à nouvel ordre  conformément aux dispositions des articles 78 et 79 du règlement Intérieur du parti. Les motifs évoqués : refus d’exécuter les décisions et directives émanant de la direction du Parti ; o engagement du Parti sans en avoir reçu mandat.

Même son de cloche du côté du PATRI de maître Crépin Mboli Goumba. Son représentant au comité d’organisation du dialogue républicain, Monsieur Benjamin KAÏGAMA est aussi sanctionné.

Pour le parti KNK, c’est une autre affaire. Son Président de la jeunesse, Monsieur Kévin Sosthène KPEFIO, sans mandats officiels de son parti, est allé, soi-disant le représenter  aux assises du dialogue  républicain. Une malhonnêteté  que le parti a décidé de sanctionner. Il a été suspendu des activités du parti pour des motifs : Indiscipline ; haute trahison ; engagement du parti sans délégation expresse par voie de déclaration publique ; inobservation de la voie hiérarchique ; constitution d’un groupe parallèle en rébellion manifestement ouverte avec les instances dirigeantes du parti.

 

À lire aussi : CENTRAFRIQUE :DÉCRYPTAGE JURIDIQUE ET ANALYTIQUE DE LA NOUVELLE LOI RELATIVE AUX PARTIS POLITIQUES ET AU STATUT DE L’OPPOSITION.  

 

Il y’a lieu de rappeler  que les travaux du dialogue républicain qui avaient débuté lundi 21 mars, ont pris fin ce dimanche 27 mars 2022 en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

À lire aussi : CENTRAFRIQUE : DES ÉLECTIONS POUR RENOUVELER LES INSTITUTIONS POLITIQUES AU DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, L’ÉPILOGUE D’UNE CRISE HISTORIQUE

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Centrafrique : fin d’un dialogue de réconciliation sans avancées concrètes, mais dominé par la proposition de la modification de la constitution

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Rédigé par TV5

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 27 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le 15 mars, le président Faustin Archange Touadéra avait, à la surprise générale, annoncé que le “Dialogue républicain” avec l’opposition et la société civile, se tiendrait à partir du 21 mars. Le programme et les objectifs étaient toutefois restés très vague.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Michel-Djotodia-et-Catherine-Samba-Panza-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-le-21-mars-2022-le-jour-douverture-du-dialogue-republicain.jpg” data-wpel-link=”internal”>Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 21 mars 2022 le jour d'ouverture du dialogue républicain
Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain

 

Cette semaine de discussions, dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à Bangui, s’est parfois tenue dans des conditions houleuses. Notamment lorsque des représentants de la société civile ont menacé de se retirer quand une modification de la Constitution pour permettre au chef de l’État de se présenter à un troisième mandat a été évoquée. La proposition a finalement été retirée.

600 recommandations formulées

Lors d’une cérémonie de clôture de ces assises, le président du dialogue, Richard Filkota, a annoncé que 600 recommandations avaient été formulées.

Il n’a cependant égrené qu’une partie de ces propositions. Parmi elles, la fin de l’embargo sur les armes à feu. Celle-ci a été imposé par l’ONU en 2013, après qu’une coalition de groupes armés a renversé le régime du président François Bozizé et plongé le pays dans la guerre civile. Ou encore la mise en place d’un impôt pour le budget de l’armée.

Absence des principaux rivaux politiques et des ennemis armés du régime

 

Le président a toujours dit qu’il ramènerait la paix dans ce pays avec le dialogue, toutes les recommandations sont essentielles“, a affirmé Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence.

Il faut qu’on applique ces conclusions pour que l’on puisse s’en sortir, et ce dialogue est une demi victoire, même si nous aurions souhaité que les groupes armés soient là parce qu’ils sont à l’origine de nos problèmes“, a regretté Bruno Gbiebga, avocat et militant des droits de l’Homme, membre de la société civile.

 

Les recommandations ne seront pas mises en œuvre.

 

Même si le gouvernement voulait les mettre en œuvre, il n’en aurait ni le temps ni l’argent.

 

Selon Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales (Ifri), “les recommandations ne seront pas mises en œuvre. Même si le gouvernement voulait les mettre en œuvre, il n’en aurait ni le temps ni l’argent.”

 

L’opposition et plusieurs experts de la région avaient déjà critiqué un dialogue de réconciliation sans les principaux rivaux politiques ni ennemis armés du régime. Ils estimaient qu’il ne pourrait déboucher sur aucune avancée concrète en dehors de la promesse vague d’une “feuille de route” destinée à mieux intégrer l’opposition et la société civile dans la gouvernance du deuxième pays le moins développé du monde, selon l’ONU.

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Six soldats nigériens tués dans une nouvelle attaque près du Burkina

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Six soldats nigériens ont été tués jeudi dans une attaque “terroriste” dans l’ouest du Niger, près du Burkina Faso, la deuxième en dix jours, marquant une reprise des violences dans cette région après quelques semaines de relative accalmie, à indiqué samedi le ministère de la Défense.

“Le jeudi 24 mars 2022 aux environs de 16h30 locales (15h30 GMT) une mission d’escorte des Forces armées nigériennes (FAN) est tombée dans une embuscade tendue par un groupe d’hommes armés terroristes aux alentours du village de Kolmane, dans le département de Téra”, explique le ministère dans un communiqué.

“Le bilan est le suivant : six militaires tués, un militaire blessé et un véhicule détruit. Côté ennemi, (le bilan est) non déterminé”, poursuit le texte, indiquant que les assaillants se sont repliés en direction de la zone dite des trois frontières.

Le département de Téra est situé dans cette vaste région de Tillabéri, aux confins du Burkina Faso et du Mali, théâtre depuis 2017 d’actions sanglantes de mouvements jihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI).

Le 16 mars, une double attaque contre un bus et un camion avait fait 21 morts, près de la frontière du Burkina Faso.

Cet incident a marqué une reprise des violences après quelques semaines “d’accalmie” comme le reconnaissait Hassoumi Massoudou, le ministre nigérien des Affaires étrangères, mi-février.

Le président nigérien Mohamed Bazoum a amorcé une nouvelle approche ces derniers mois, celle du dialogue avec des chefs jihadistes afin de tenter de retrouver la paix.

Mais la riposte militaire se poursuit puisque quelque 12.000 soldats nigériens combattent dans une dizaine d’opérations antijihadistes dont près de la moitié le long des plus 1.400 km de frontières avec le Mali et le Burkina Faso.

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La FAO et ses partenaires adoptent une feuille de route relever les défis d’habilitation des jeunes et des femmes pour construire des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables en Afrique centrale  

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Rédigé par la FAO

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 Bangui (CNC) – Les travaux de la 14ème Réunion de l’équipe multidisciplinaire du Bureau Sous-régional pour l’Afrique Centrale se sont achevés le 03 mars dernier au terme de trois jours de concertation sur le thème « Libérer le potentiel de la jeunesse et des femmes pour rendre les systèmes alimentaires plus efficients, inclusifs, résilients et durables en Afrique centrale ».
 

La FAO et ses partenaires adoptent une feuille de route relever les défis d’habilitation des jeunes et des femmes pour construire des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables en Afrique centrale

 

Cette rencontre sous-régionale entre la FAO et ses partenaires qui s’est tenue par en mode hybride (en présentiel dans les pays et en ligne via zoom entre les pays), a mobilisé plus de 168 participants, représentant la FAO et les gouvernements des 8 pays couverts par cette organisation dans la sous-région, ceux des communautés économiques et des institutions parlementaires sous régionales, des institutions spécialisées, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé.

 

La rencontre a été rehaussée par la présence et la contribution du Président de la Commission de la CEEAC, du Sous-Directeur Général, Représentant Régional de la FAO pour l’Afrique de dix Ministres, des secrétaires généraux, des directions générales des ministères et des parlements (Assemblée Nationale et Senat) de certains pays d’Afrique centrale mais aussi, des institutions.

 

Ces assises de la FAO en Afrique Centrale, ont permis de présenter les progrès réalisés à ce jour, d’évaluer et ajuster le travail sur le terrain, à travers une définition claire des priorités actuelles et de la responsabilité spécifique de chaque acteur.

 

Aussi, les participants ont échangé sur les défis et les solutions potentielles à apporter pour une meilleure exécution des programmes, conformément au mandat et au nouveau cadre stratégique 2022-2031 de la FAO, aux niveaux sous-régional et national, afin d’aider les pays à obtenir une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie pour tous, sans laisser personne de côté.

Les travaux ont été organisés sous forme de présentations en plénière suivies d’échanges inclusifs avec les participants autour de cinq (5) sessions à savoir :

  1. Une session de haut niveau avec les interventions des ministres sur les préparatifs de la 32eme Session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique, les priorités sous régionales et l’insertion économique des jeunes et des femmes : quelle approche politique.
  2. Une session sur l’inclusion des jeunes et des femmes dans les chaines de valeurs agricoles ;
  3. Une session sur les synergies et coordination technique des plans de travail et du cadre stratégique 2022-2023 de la FAO ;
  4. Une session sur la mobilisation de ressources, les partenariats, l’innovation et la communication ;
  5. Une dernière session pour la finalisation des travaux, la lecture du communiqué final et des recommandations et la clôture de la rencontre.

Au terme des trois jours de riches échanges, cette consultation large et diversifiée, a abouti sur la formulation de plusieurs recommandations à l’endroit de chaque acteur, pour relever les défis d’habilitation des jeunes et des femmes pour mieux adapter et accompagner la transformation des systèmes alimentaires en Afrique centrale.

 

Recommandations aux bureaux pays de la FAO:

 

1.    Mettre en place des mécanismes d’urgence (abris, installations sanitaires, cash, nourriture, psychologue) et la distribution d’intrants agricoles pour les personnes vulnérables ;

 

2.    Renforcer les capacités des jeunes et des femmes pour l’accès aux financements (mentorat, plateforme de financement, site internet) ;

 

3.    Renforcer la formation des équipes pays à la nouvelle programmation budgétaire et encourager la recherche des synergies pour un meilleur appui des jeunes et des femmes.

 

Recommandation au Bureau Sous-régional

 

  1. Renforcer la formation des équipes pays, pour compétence accrue dans le nouveau cadre stratégique de la FAO et une planification intégrée et encourager la recherche des synergies entre équipes pour un meilleur appui des jeunes et des femmes.

 

 

 

Recommandations à la CEEAC

 

  1. Accélérer la vulgarisation des contenus de la ZLECA pour une meilleure compréhension et application par les Etats en Afrique centrale ;

 

  1. Coordonner avec la FAO des programmes de renforcement des capacités des Etats et autres parties pour une meilleure inclusion des jeunes et des femmes dans les chaines de valeur agricole.

 

Recommandations aux parlementaires

 

1.    Améliorer les politiques de gouvernance pour une meilleure implication des jeunes et des femmes dans les chaines de valeurs agricoles.

 

 

Recommandations aux Etats

 

  1. Renforcer les capacités des jeunes en matière de marketing, des nouvelles technologies, de l’entreprenariat et du coaching pour valoriser les produits finis ;

 

  1. Mettre à la disposition des jeunes du matériel aratoire, des intrants (semences, alevins…) et des moyens de communication (radio communautaires, plateforme internet) ;

 

  1. Améliorer l’environnement des affaires, l’accès à la terre pour les jeunes et les femmes ;

 

  1. Renforcer le partenariat entre les banques, les assurances et le secteur privé pour un meilleur encadrement des jeunes et des femmes.

 

 

La FAO et ses partenaires de la sous-région, ont renouvelé leur engagement à mutualiser leurs efforts et créer des synergies pour un travail plus efficace aux niveaux national et sous-régional, conformément à la vision du nouveau cadre stratégique 2022-2023 de l’organisation onusienne.

 

Suivez-nous sur twitter

@FAOAfriqueCent

 

Contactez

Levy Bouassa

Communication du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale

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Ce communiqué de presse a été élaboré et distribué par

Le Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale 

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Centrafrique : l’action russe échappe à toute transparence

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La Russie a accru depuis plusieurs années son influence en Centrafrique. Les relais de cette influence sont essentiellement un bureau militaire rattaché au ministère de la Défense et la présence des mercenaires du groupe Wagner qui opèrent aux côtés des forces armées centrafricaines. Mais la coopération militaire avec la Russie échappe à toute transparence. Lors du dialogue républicain qui vient de s’ouvrir à Bangui, une commission chargée de la diplomatie et de la coopération internationale a exigé plus de transparence dans ce domaine.

L’idée a été notamment exprimée par Cyriaque Gonda, président de la Coalition de l’opposition démocratique COD-2020.

Une opacité justifiée ?

Mais Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président Touadera, qui n’a jamais caché combien la Centrafrique se réjouissait de la présence russe, a refusé de donner plus de détails :

“Est-ce que vous avez vu l’accord entre la République centrafricaine et le Rwanda en matière militaire ? Nous avons des accords de défense avec la France, pourquoi vous voulez qu’on ne rende public que l’accord de défense entre la Fédération de Russie et la RCA ? Pourquoi les gens se focalisent seulement sur cet accord ? Alors que les Russes ont fait mieux que tous ces pays-là.”

Un problème qui serait déjà réglé, selon Henri Vigné Milla, député de Mobaye et membre de la majorité :

“Nous l’avons déjà ratifié à la commission des Affaires étrangères et la République centrafricaine. Il ne devrait pas y avoir un problème de transparence ni de clarté sur cet accord militaire entre la Centrafricaine et la Fédération de Russie.”

Mais la société civile dénonce le flou entretenu sur cet accord. Bruno Hyacinthe Gbiegba est représentant de la société civile au dialogue républicain :

“C’est tout à fait normal, on ne peut pas signer des accords avec n’importe quel pays et cacher cela pour que ce soit deux ou trois personnes qui le gèrent. On signe ces accords au nom du peuple, que ce soit avec la France, la Russie, les Etats-Unis, la Chine, le Congo, le Rwanda… il faudrait qu’il y ait de la transparence et le peuple doit savoir pourquoi vous avez signé cet accord pour le protéger. Comme ça il va vous soutenir. Mais vous ne pouvez pas garder cela dans un secret que le peuple ne comprend pas. Que le peuple sache ce qu’on est en train de faire pour lui.”

Que fait Wagner ?

La Centrafrique a signé un accord de coopération militaire en 2018 avec la Russie. Les premiers officiers russes du bureau militaire rattaché au ministère de la Défense sont arrivés en octobre 2020, alors que le flou persiste autour du groupe paramilitaire Wagner.

En effet, ni le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, ni son homologue russe Vladimir Poutine, ne reconnaissent la présence des mercenaires de Wagner en Centrafrique, alors que ceux-ci sont accusés de plusieurs crimes sur les populations civiles par les Nations unies.

Centrafrique : Wagner double la diplomatie russe

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Rédigé Par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 26 mars 2022

 

Depuis dix mois, Moscou n’a plus d’ambassadeur à Bangui. Un vide que le groupe militaire Wagner n’a pas tardé à combler.

Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.
Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

Nommé ambassadeur de Russie en Centrafrique le 10 janvier, Alexandre Bikantov, qui a été directeur adjoint chargé de la Communication au  ministère des Affaires étrangères, n’a toujours pas posé ses valises à Bangui. Depuis mai 2021, Moscou n’a donc plus d’ambassadeur à Bangui, le dernier, Vladimir Titorenko, ayant officiellement quitté son poste pour raisons de santé (les séquelles d’une blessure par balle reçue en Irak en 2003).

 

Plusieurs fois annoncée, l’arrivée d’Alexandre Bikantov n’a cessé d’être repoussée. Selon nos informations, une nouvelle date avait été #xée ce 25 mars –, mais le diplomate ne figure pas parmi les passagers du vol Air France qui devait le mener en Centrafrique.

L’ambassade de Russie doit donc continuer de fonctionner avec un chef de section consulaire et un chargé d’affaires.  Une situation étonnante dans ce pays où Moscou et Paris sont engagés dans un bras de fer depuis des mois.

 

Confusion

 

Le groupe paramilitaire russe Wagner a su profiter de cette situation. Ce sont ses cadres qui s’achent lors des cérémonies o” siège qu’organisent les autorités centrafricaines à l’Assemblée nationale, à la primature ou à la présidence. Les diplomates russes en poste en Centrafrique commencent d’ailleurs à s’inquiéter de cette omniprésence et de la confusion qui en découle.

Lorsqu’il prendra ses fonctions, Alexandre Bikantov aura donc fort à faire pour s’imposer face à cette « Russie officieuse », solidement implantée au cœur du pouvoir centrafricain. À Bangui, on soupçonne même le groupe Wagner d’intriguer à Moscou pour retarder l’arrivée de l’ambassadeur.

Contacté par Jeune Afrique, un ministre centrafricain raconte ne pas toujours savoir avec qui traiter. « Les Russes débarquent au ministère sans se soucier du protocole. Mais on doit les recevoir et, souvent, donner suite à leur requête, parce que personne ne sait qui est membre de l’ambassade et qui fait partie de Wagner », raconte-t-il.

 

Deux mille combattants

 

Dans les chancelleries étrangères, le malaise est tout aussi palpable. « Les autorités centrafricaines n’arrêtent pas de dire que la Russie est un partenaire privilégié. Les efforts [pour trouver une issue à la crise politico-sécuritaire] seront vains tant que nous n’aurons pas d’interlocuteur officiel [russe] dans le pays », soupire un diplomate occidental.

Reste que Wagner a indéniablement un coup d’avance sur l’ambassade de Russie. Avec un peu plus de deux mille combattants dans le pays, cette organisation renforce les capacités militaires des Forces armées centrafricaines dans la lutte contre les groupes armés. Pendant ce temps, la Russie officielle en est encore à tisser des liens avec le gouvernement et à tenter de lancer des projets ou de proposer des bourses à une poignée d’étudiants méritants.

 

Est-ce un signe ?

 

Depuis sa nomination, en février, Félix Moloua, le nouveau Premier ministre centrafricain, a reçu la plupart des diplomates en poste à Bangui, à l’exception des Russes.

CENTRAFRIQUE : Le (non)  » dialogue républicain  » de Touadéra

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Rédigé par Afrique Éducation

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 26 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le « dialogue républicain »  lancé par le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, censé ramener la paix et la sécurité se déroule sans que les représentants des groupes armés aient été conviés et en l’absence des ténors de l’opposition, qui ont choisi de boycotter la rencontre.

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Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

Ce dialogue de réconciliation nationale  risque d’être   » une montagne qui accouche d’une souris « . Il ne faut pas se faire d’illusions. La plupart des observateurs n’attendent pas d’avancées significatives de cette rencontre. L’opposition armée et non armée a boudé les travaux. Touadéra est un dirigeant non crédible. Son dialogue encore moins.

Il convient, néanmoins, de suivre les débats au sein des commissions mises en place et tout particulièrement,  ce qui concerne la gouvernance, la neutralisation des milices, les liens avec la France, la clarification des missions des  » instructeurs russes « , le comportement des mercenaires de Wagner, la nomination de Valentine Rugwabisa à la tête de la Minusca dont le bilan mitigé est critiqué.

 

Si ces sujets ne sont pas abordés , ce « dialogue républicain » sera une rencontre sans lendemain … Bref, un non dialogue républicain.

Patrick David

Docteur en droit

 

Centrafrique : message patriotique de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA au peuple centrafricain

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

Mes Chers compatriotes,

Prenez garde à ne pas conforter  la matriochka de Wagner qui règne à Bangui.   Je souhaite m’adresser à la nation centrafricaine et offrir mon analyse de l’état  du pays, pour qu’ensemble nous donnions une impulsion nouvelle et forte à la  révision de nos politiques publiques. Ce message se veut aussi un témoignage  de solidarité, tout en appelant à votre patriotisme et votre vigilance.

Wagner gangrène notre pays et y poursuit sans crainte la prédation au vu et au  su de tout le monde. Non satisfaite d’avoir pris possession du cerveau, pourtant  réputé brillant de celui que cette compagnie russe a porté au pouvoir en 2021 et  qu’elle est désormais la seule à soutenir, Wagner met méthodiquement le pays  en coupe réglée.

Je voudrais vous rappeler les propos utilisés par certaines personnalités, actuel­lement dans l’entourage présidentiel, le 15 mars 2021:

« Ces Russes qui sont là ne s’arrêteront pas de venir. Et s’ils exigent en retour nos  diamants, nous n’aurons d’autre choix que de les leurs remettre. Si c’est notre  uranium qu’ils demandent, on sera contraint de le leur donner. Si c’est le bois

qu’ils veulent, on le leur cédera. Et même si ce sont nos femmes qu’ils réclament  pour assouvir leurs besoins primaires, nous sommes prêts à les leur livrer. »

Voilà comment s’expriment les autorités publiques sur la gouvernance actuelle  de notre pays, sur le devenir de notre État et sur le sort de nos concitoyennes.

Nous sommes à un stade avancé de la stratégie de la Matrioschka, cette poupée   russe qui est empilée de plusieurs autres corps de poupée, introduite en Centrafrique par des aventuriers à qui nos dirigeants obéissent aujourd’hui avec  déférence.

Le cancer de Wagner métastase dans tout le pays. Nous sommes parvenus à un  tel point d’inféodation à Wagner qu’il ne reste plus qu’à débaptiser Bangui et à  lui donner le nom qui correspond le mieux à la réalité actuelle : “Banguigrad“.

Soyez alertés, mes Chers compatriotes. Le tocsin sonne. Vous l’avez tous entendu, le Conseiller spécial du Président de la République, cumulativement chef de la délégation des pouvoirs publics s’est engagé sur la modification de la Constitution, avec notamment la suppression de la limitation du nombre de mandats  du Président de la République. Il projette, à travers une réunion vidée de sens à laquelle certains de nos compatriotes ont été conviés, d’assurer à Faustin-Archange  TOUADERA le renouvellement de son mandat et permettre ainsi à ses amis de  Wagner de continuer à piller le pays. Par cette même occasion, Wagner et ses associés se garantissent une certaine sécurité judiciaire pour éviter de répondre de  leurs actes devant les juridictions nationales et internationales pour les nombreux  crimes contre l’humanité dont les rapports des agences onusiennes les accusent.

Un terme doit être mis à la marchandisation de notre pays et à la dilapidation de  son patrimoine.

Le message que je vous adresse est un appel patriotique. Dans la légalité et par la  légalité, nous ne reculerons pas. Bien entendu, nous ne céderons pas à la tentation de nous affranchir de la loi. Nous, nous sommes légalistes. Le coup d’État permanent est du côté du fossoyeur de nos libertés. Telle n’est pas, pour ce qui nous  concerne, notre culture. Quant à moi, je tiens trop à la démocratie pour la trahir.

Nous ne suivrons pas l’exemple qui est affiché par le pouvoir. Ici, à Banguigrad, les  oligarques ne sont pas du côté de l’opposition, ils sont au palais présidentiel, là où  le salut de la Patrie aurait dû être la seule préoccupation du locataire actuel.

Chers compatriotes : RÉSISTONS !

Les armes ne sont pas du côté des démocrates qui n’ont pour se défendre que  leur patriotisme et la loi. Mais Faustin Archange TOUADERA veut nous retirer notre  Constitution, – notre dernier rempart – pour défendre notre liberté, afin qu’il puisse  s’ériger tsar à vie.

Même si je suis victime de manœuvres insidieuses pour m’éliminer politiquement,  je continuerai, inlassablement et avec humilité, de mener mon combat pacifique  pour notre nation et notre République. Il s’agit d’une action que je conduis avec  détermination, en ayant pour seule ambition, non pas de servir mes intérêts, mais  ceux du Peuple centrafricain.

Ayons ensemble l’énergie, le courage, la détermination et la persévérance de nous  opposer aux prédateurs et à leur accaparement des ressources naturelles du pays,  ainsi qu’au syndrome aujourd’hui bien visible du 3ème mandat et des mandats illimités, négation même de la démocratie.

Chers compatriotes, à nous, de ne pas nous résigner, mais de nous opposer frontalement au verrouillage du jeu démocratique ainsi qu’à la confiscation du pouvoir  par les oligarques de Wagner. Il nous appartient désormais d’entrer collectivement  en résistance.

 

Abdou Karim MECKASSOUA

Président

Dernières heures : la société civile menace de quitter les travaux du dialogue républicain

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 25 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Dans une note adressée au Président du présidium du Dialogue républicain, les délégués de la société civile au dialogue républicain ont alerté sur la velléité du projet de la modification de la constitution qui permettrait au Président Faustin Archange Touadera de s’assurer un troisième mandat en 2025.

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Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga le 28 décembre 2019. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

Alors que le dialogue républicain se poursuit au cinquième jour, les représentants des pouvoirs publics qui sont dans la Commission 2 : Gouvernance politique et État de Droit, Renforcement Démocratique et Institutionnel, ont insidieusement proposé la révision de certains articles de la Constitution du 30 mars 2016. Ainsi, la société civile, dans sa correspondance adressée au Président du Présidium du Dialogue républicain, se dit ne peut cautionner cette démarche anti Constitutionnelle, qui comporte les germes d’une crise politique que personne ne maîtrise les contours.

« Si ces propositions ne sont pas retirées, nous allons nous retirer du Dialogue et décliner nos responsabilités de cette forfaiture en prenant le peuple et l’opinion internationale à témoins », affirment-ils.

Ci-dessous, l’extrait de la note adressée au Président du présidium du dialogue républicain :

 

 

 

 

Objet : Préalable sur la recommandation de la Commission 2 relative à la révision de la Constitution.

 

Monsieur le Président,

 

Nous avons le respectueux honneur de vous soumettre un préalable avant l’examen du rapport des travaux de la Commission 2 : Gouvernance politique et État de Droit, Renforcement Démocratique et Institutionnel.

 

En effet, dans le cadre de sa participation au processus de concertation permanente entre les acteurs socio-politiques de la République Centrafricaine, la Société Civile a accepté de participer aux travaux du Dialogue Républicain qui se déroulent du 21 au 27 mars 2022 à Bangui.

L’objectif de cette rencontre est de permettre aux Centrafricains de débattre en toute liberté les problèmes qui sont à l’origine des crises récurrentes de notre pays et formuler des recommandations afin de les juguler et permettre au pays de retrouver la paix et entreprendre sereinement son développement.

À la grande surprise des Délégués de la Société Civile à ce fora très important, et prétextant la faiblesse de certaines Institutions Républicaines, les représentants des pouvoirs publics qui sont dans la Commission 2 : Gouvernance politique et État de Droit, Renforcement Démocratique et Institutionnel, ont insidieusement proposé la révision de certains articles de la Constitution du 30 mars 2016.

Il faut préciser que cette proposition est contraire aux termes de référence adoptés par tous les participants du dialogue et n’est surtout pas inscrit à l’ordre du jour du Dialogue Républicain.

, En même temps que cette proposition est formulée par les Délégués du pouvoir et du parti MCU, certains caciques du pouvoir et leaders des organisations d’appui au régime publient sur les réseaux sociaux des déclarations demandant la révision des articles 35, 36, 37 et 153 de la Constitution afin de permettre au Président TOUADERA d’effectuer un troisième mandat. L’un de ces leaders a même écrit au Présidium du Dialogue Républicain pour demander que la modification de l’article 153 de la Constitution soit inscrite à l’ordre du jour du Dialogue en vue de son adoption.

La Société Civile étant républicaine et attachée au respect des lois et règlements de la République ne peut cautionner cette démarche anti Constitutionnelle, qui comporte les germes d’une crise politique que personne ne maîtrise les contours.

Ainsi, nous demandons le retrait pur et simple des propositions de recommandations relatives à la modification de la Constitution du rapport des travaux du Dialogue Républicain.

Si ces propositions ne sont pas retirées, nous allons nous retirer du Dialogue et décliner nos responsabilités de cette forfaiture en prenant le peuple et l’opinion internationale à témoins.

Nous retirerons également tous nos représentants dans le Comité d’organisation et le Présidium du Dialogue.

Comptant sur votre sens du Dialogue pour dissiper cette crise, recevez, Monsieur le Président, toutes nos fraternités et l’expression de notre parfaite considération.

Dialogue républicain : les en-dessous du retrait de l’opposition, Dologuélé et Gonda s’accusent mutuellement

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 25 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Au troisième jour des travaux du dialogue républicain, la question de la participation ou non de l’opposition à cette rencontre continue de faire de vague. Au sein de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), deux lignes s’affrontent : l’une poussée par Monsieur Dologuélé, Président de l’union pour le renouveau centrafricain (URCA), et l’autre par Monsieur Cyriaque Gonda, Président du Parti pour une Centrafrique nouveau (PNCN). Les deux   s’accusent mutuellement avant que l’autre quitte la coalition.

Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Deux blocs au sein de la COD-2020

Pour Monsieur Dologuélé, Nicolas Tiangaye,  Mahamat Kamoun et autres, le dialogue tant réclamé par les forces vives et la communauté internationale c’est pour résoudre des problèmes qui minent le pays depuis plus de dix ans. Cela passe par  la résolution de problème entre les deux principaux protagonistes qui sont les pouvoirs publics et les groupes armés. Mais organisé un dialogue sans les groupes armés n’a plus de sens.

En plus de la non implication des vrais protagonistes, les thèmes choisis ne cadrent pas avec les vraies raisons qui ont remis le pays dans la crise, Le format du dialogue est entièrement vicié, sans oublier les intentions cachées du dialogue qui posent problème. Or, Cyriaque Gonda et Aurélien Simplice Zingas n’ont pas la même analyse des faits. Ils proposent d’aller au dialogue, et éviter la politique de chaise vide. « C’est en discutant qu’ils vont trouver un terrain d’entente ».

 

L’ombre de Bozizé et Meckassoua plane sur l’affaire

En réalité, Cyriaque Gonda et Aurélien-Simplice KONGBELET – ZINGAS accuse  Dologuélé , Nicolas Tiangaye et Mahamat Kamoun d’être influencés par l’ancien Président François Bozizé et Abdoul Karim Meckassoua. Ce que ces derniers refusent en bloc et parlent de la mauvaise disposition d’esprit, et les accusent à leur tour d’être des corrompus et des traîtres !

 

Gonda et Dologuélé s’affrontent

Lors d’une discussion sur une plateforme de réseaux sociaux en ligne, Monsieur Cyriaque Gonda accuse Monsieur Dologuélé d’être derrière les informations contenues dans les vidéos live  de Monsieur  Rodrigue Joseph Prudence  Mayté qui ne cesse de les salir. Ce que Dologuélé nie en bloc bien sûr.

 

Quand est-il pour le MLPC et le PATRI

 

La position du MLPC est identique à celle du PATRI. Pour les deux,  vingt ans après la prise du pouvoir de Bozizé par les armes, l’insécurité persiste dans le pays. Ils exigent la présence des groupes armés dans ce dialogue pour pouvoir régler ce problème définitivement.

En plus de cela, il  faudrait qu’il y’ait un Accord politique à la fin dudit dialogue et non des simples citations dites, des Résolutions. Depuis 2005, les élections organisées dans le pays ne sont jamais des élections, et  donc il faudrait trouver une formule définitive à cela. Qualitativement,  la gouvernance de notre pays doit changer, et les fondements juridiques des institutions publiques soient bien établies et claires. Mais le pouvoir ne leur a pas donné de suite favorable.

Rappelons que suite aux positions de Messieurs Cyriaque Gonda et Aurélien-Simplice KONGBELET – ZINGAS, les deux  ont été exclus de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020).

 

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Centrafrique : les enjeux d’une révision constitutionnelle qui suscite très vive opposition

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 25 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Pour Monsieur Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du chef de l’État, le projet des modifications de la constitution du 30 mars 2016 sera inclus  prochainement dans le rapport final du dialogue républicain qui va recommander une série de mesures qui pourraient garantir un climat apaisé lors des prochaines élections. Mais d’ores et déjà, certains participants accusent les proches du  chef de l’État de vouloir pousser ce dernier à rester au pouvoir au-delà  de deux mandats fixés par la constitution.

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Monsieur Fidèle Gouandjika

 

La modification de la constitution, une réalité cachée

 

Au départ, c’était une intention cachée. Mais au fur et à mesure que le dialogue avance, le pouvoir de Bangui dévoile ses intentions réelles : la modification de la constitution.

Dans la commission de gouvernance et politique,  remplie des personnalités proches du pouvoir public, toutes les communications sont axées sur la révision de la Constitution.

 

Pourquoi le Président veut-il réviser la constitution?

 

Selon ces personnalités proches du pouvoir, il ne sera pas question de la révision des mandats présidentiels lors du prochain référendum , mais de l’adaptation de la constitution aux nouveaux enjeux politiques du moment. Or, selon les observateurs, même une légère modification de la constitution va permettre au Président Faustin Archange Touadera de pouvoir se représenter indéfiniment aux élections présidentielles.

 

Projet contesté

Pour l’opposition démocratique, le pouvoir de Bangui est en train de s’amuser au feu. Elle voit dans ce prétendu projet de la révision constitutionnelle un stratagème du pouvoir pour une nouvelle candidature à la présidence fin 2025.

« Modifier une constitution ou adopter une nouvelle constitution pour se maintenir au pouvoir et empêcher l’alternance démocratique est une forfaiture, une haute trahison », déclare un participant au dialogue républicain.

 

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Violente attaque des rebelles sur un chantier minier dans le nord-ouest de la RCA

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNCD), le vendredi 25 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Au moins deux civils ont été tués, mardi,  dans le nord-Ouest de la République centrafricaine lors d’une violente attaque imputée aux rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur un chantier minier de Yanoy , situé à environ 12 kilomètres de Guia-Bouar , proche de la frontière avec le Cameroun, selon un bilan provisoire établi par les autorités locales.

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Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba

 

Selon des sources locales ayant requis le strict anonymat, l’attaque avait eu lieu dans la nuit du mardi à mercredi 23 mars 2022. Les assaillants, lourdement armés, avaient fait leur incursion sur le chantier de Yanoy vers 1 heure du matin en procédant aux fouilles systématiques  des maisons, aux fouilles corporelles  et à l’agression physique des civils.

 

Deux personnes tuées, et trois autres blessées

Selon les autorités locales, au cours de l’attaque, au moins deux personnes ont été tuées, et trois autres grièvement blessées. Des commerces pillés, des habitants dépouillés durant près de trois heures et demie.  Les assaillants se sont retirés vers 4 heures du matin.

Selon un habitant joint au téléphone, les forces de l’ordre sont arrivées quatre heures plus tard après le retrait des assaillants.

Rappelons que cette localité est le théâtre d’affrontement régulier entre les forces de l’ordre et les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

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Invasion russe en Ukraine : les Centrafricains pas surpris

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 25 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le 24 février 2022 est une date qui va malheureusement avoir sa place dans les livres d’histoire et pour cause ! C’est ce jour-là que la Russie a décidé, en faisant fi de toutes les règles internationales, d’envahir l’Ukraine, de renverser le pouvoir démocratiquement élu, de causer des dégâts considérables et d’asservir sa population.

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Meeting du soutien des partisans du président Touadera aux autorités russes dans leur guerre contre l’Ukraine. Photo CNC

 

Certes, cette guerre dont personne ne peut aujourd’hui présager de son issue se déroule loin du pays de Boganda et la population centrafricaine est beaucoup plus préoccupée à gagner sa vie que de suivre au jour le jour la situation dans un pays de l’est de l’Europe.

 

Toutefois, dans les rues de Bangui, le sujet revient parfois dans les discussions et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Centrafricains ne semblent pas vraiment surpris des méthodes utilisées par les Russes dans leur volonté d’anéantir un pays souverain.

 

« Les autres là, on connait leurs manigances maintenant ! On les voit à l’œuvre depuis quatre ans et quand on sait toutes les misères qu’ils font subir à nos frères et sœurs en province, entre les pillages, les assassinats, les viols, la destruction des maisons, les tortures et tout le reste, on ne s’attendait pas à autre chose de leur part » s’exclame Maxim du quartier Bakongo.

Quant à Félix, il n’y va pas non plus par quatre chemins « Ces gens-là sont des barbares sanguinaires qui n’ont aucune limite. Quand on voit ce qu’ils font subir à leur frères ukrainiens parce qu’ils sont des slaves comme eux, on peut craindre le pire chez nous ! Comment voulez-vous qu’on puisse avoir une quelconque confiance dans ces types ? D’ailleurs, un à un tous les pays de la planète tournent le dos à la Russie».

Yvonne, elle, est plus pragmatique : « Je suis inquiète pour notre pays car, malheureusement, nos hommes politiques ont fait le choix de se tourner vers la Russie depuis quelques années. Déjà à l’époque, tout le monde doutait de ce choix hasardeux que l’on n’avait pas compris déjà… Mais avec cette guerre, nous avons encore plus peur des retombées que cela va nous causer».

 

Il est vrai que l’avenir déjà sombre de la Centrafrique ne va pas s’éclaircir avec cette invasion russe en Ukraine, invasion qui risque d’isoler encore plus notre pays sur la scène internationale.

 

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Centrafrique : Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye, victimes de « vol par effraction »

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 25 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis quelques jours, à Bangui, une série de vol par effraction inquiète la population. L’honorable Martin Ziguélé et maître Nicolas Tiangaye en sont aussi les victimes. S’agit-il vraiment de vol ou de la vandalisassions ?

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Dans la nuit du 20 au 21 mars 2022, le cabinet du maître Nicolas Tiangaye a été victime d’un « vol par effraction ». L’homme avait déposé plainte au tribunal contre X, et précise que son ordinateur portable Mack book professionnel; son téléphone portable; un disque dur externe; des documents personnels et professionnels ont été emportés par les assaillants.

Pour de nombreux Centrafricains, maître Nicolas Tiangaye, Président du parti  convention républicaine  pour le progrès social (CRPS),  n’est pas victime d’un vol ordinaire.  Il s’agit bien d’un acte criminel orchestré par les autorités du pays. Une version confirmée par les voisins du cabinet au centre-ville sur l’avenue Boganda qui ont affirmé avoir vu les forces de l’ordre perquisitionné en pleine nuit le cabinet de maître Nicolas Tiangaye. Ce qui est évidemment illégal du point de vue de la loi.

La même scène s’est produite 24 heures plus tard à la ferme de l’honorable Martin Ziguélé, située au PK46 route de Mbaïki. Les gardiens ont indiqué que ce sont des gendarmes à bord d’un pick-up BJ80 qui étaient venus casser les portes de magasin des matériaux et emporter plusieurs machines.

Il y’a lieu de rappeler que l’honorable Martin Ziguélé, Président du MLPC,  et maître Nicolas Tiangaye, Président du CRPS,  faisaient partie des leaders de l’opposition qui ont boycotté en touche le dialogue républicain organisé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

 

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Des milliers de Soudanais manifestent contre le putsch et l’inflation

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Depuis le putsch, la répression des manifestations a fait 90 morts et des centaines de blessés parmi les protestataires, selon des médecins prodémocratie, tandis qu’un policier a été tué.

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans la capitale soudanaise Khartoum pour protester contre le coup d’Etat d’octobre et la vie chère dans leur pays où l’inflation s’aggrave, ont rapporté des témoins à l’AFP.

Depuis le coup de force du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre, le Soudan, l’un des plus pauvres au monde, a perdu son aide internationale et se trouve désormais pris à la gorge par la hausse des prix des céréales, de l’électricité et du pétrole des suites de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Des manifestations sont régulièrement organisées dans la capitale pour réclamer un pouvoir civil et plus récemment pour dénoncer l’inflation.

“Non au pouvoir militaire!” et “les militaires à la caserne!”, ont scandé des milliers de manifestants à Khartoum, selon un journaliste de l’AFP.

Les routes principales de Khartoum, ainsi que d’autres en banlieue, sont bloquées depuis deux jours par des blocs de pierre et des branches posés par les protestataires qui ont aussi brûlé des pneus.

“La situation (économique) est devenue insupportable”, a déclaré à l’AFP Imane Babiker, une manifestante qui défilait à Khartoum-Nord. “C’est la troisième fois que je manifeste depuis que les conditions économiques se sont aggravées”, a-t-elle poursuivi.

Depuis le putsch, la répression des manifestations a fait 90 morts et des centaines de blessés parmi les protestataires, selon des médecins prodémocratie, tandis qu’un policier a été tué.

Outre le coup d’Etat et l’inflation, les manifestants dénoncent la répression mais aussi la mainmise des militaires sur la politique et l’économie du Soudan, contrôlé quasiment en continu par des généraux en 66 ans d’indépendance.

Le coup d’Etat avait mis fin à un fragile accord de partage du pouvoir entre les civils et les militaires après la destitution par l’armée en 2019 du président Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d’une main de fer.

Le pays n’a plus de Premier ministre depuis que Abdallah Hamdok, le visage civil de la transition, a jeté l’éponge début janvier après avoir tenté de coopérer avec les militaires.

Dans une interview publiée mercredi par le journal saoudien Al-Awsat, le général Burhane a dit espérer qu’un nouveau Premier ministre sera nommé dès que les militaires et les civils seront parvenus à un accord sur un partage du pouvoir.

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Plus de 48 morts dans une double attaque en Somalie

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les shebab ont été chassés de Mogadiscio en 2011, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales de la Somalie.

Deux attaques survenues mercredi soir à Beledweyne, une localité du centre de la Somalie, et revendiquées par les shebab, ont tué au moins 48 personnes, selon un nouveau bilan, a déclaré jeudi le gouverneur de l’État d’Hirshabelle.

Ces attaques sont intervenues quelques heures après une autre attaque menée contre l’aéroport de la capitale Mogadiscio, réputé pour être le site le plus sécurisé de ce pays instable de la Corne de l’Afrique.

“Nous pouvons confirmer pour l’instant que 48 personnes ont été tuées et 108 autres blessées dans les deux explosions”, a déclaré Ali Gudlawe Hussein, gouverneur de l’État de Hirshabelle, ajoutant que les secouristes avaient trouvé des corps ensevelis sous des débris.

“Nous exhortons (les citoyens) à être très vigilants, nous ordonnons à toutes les agences sécuritaires de renforcer la sécurité”, a-t-il dit. Plus tôt jeudi, le chef de la police du district de Beledweyne avait déclaré à l’AFP que les attaques avaient fait plus de 30 morts.

“Les terroristes ont mené la première attaque avec un kamikaze et ont tenu prête une voiture chargée d’explosifs devant l’hôpital afin de faire plus de victimes”, a déclaré par téléphone Isak Ali Abdulle, le responsable de la police locale. “Il s’agissait d’attaques simultanées dévastatrices qui ont endommagé des biens ainsi que causé des pertes civiles massives”.

La première attaque a tué deux députés sortants, dont Amina Mohamed Abdi, qui faisait campagne pour sa réélection, ainsi que “plusieurs” de ses gardes.

La deuxième a eu lieu peu de temps après devant l’hôpital, où des voitures éventrées étaient visibles jeudi. Les islamistes shebab ont revendiqué les attaques, affirmant avoir visé des “hommes politiques concourrant pour les élections” en cours.

Aéroport

Mercredi matin, au moins trois personnes ont par ailleurs été tuées lors d’une attaque sur l’aéroport de Mogadiscio, enceinte sous haute protection abritant des bureaux de l’ONU, des ambassades et une base de la force de l’Union africaine (Amisom).

L’attaque – durant laquelle une station-service a pris feu, dégageant un épais panache de fumée – a duré environ 45 minutes, ont indiqué plusieurs témoins, avant que les assaillants ne soient abattus. Cette dernière a également été revendiquée par les shebab.

Les shebab, qui combattent le fragile gouvernement fédéral somalien, ont été chassés de Mogadiscio en 2011 après une offensive de l’Amisom, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales de Somalie et continuent de mener des attentats sur des cibles gouvernementales et militaires.

La Somalie, et particulièrement sa capitale, ont été ces dernières semaines le théâtre de multiples attaques, alors que le pays attend depuis plus d’un an l’élection d’un nouveau Parlement et d’un nouveau président. Le mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, est arrivé à échéance en février 2021 sans qu’il soit parvenu à organiser un scrutin.

Depuis, le processus avance péniblement, retardé par des conflits au sommet de l’exécutif et entre le gouvernement central et certains Etats fédéraux. Après maints reports, la clôture des élections de la chambre basse a été fixée au 31 mars. Cette étape doit ouvrir une nouvelle phase devant mener à la désignation d’un nouveau chef de l’Etat.

“Massacres politiquement motivés”

Les retards à répétition inquiètent la communauté internationale, qui estime qu’ils détournent l’attention des autorités de sujets cruciaux pour le pays, comme l’insurrection des shebab.

“La violence n’est pas une façon d’avancer pour la Somalie. L’UE condamne le terrorisme et les massacres politiquement motivés”, a écrit jeudi sur Twitter Tiina Intelmann, ambassadrice de l’Union européenne en Somalie.

“Nos pensées vont à tous ceux qui ont été touchés par les attaques à Mogadiscio et à Beledweyne hier. Nous condamnons fermement l’utilisation de la violence pour intimider et perturber les élections. Le Royaume-Uni se tient aux côtés de la Somalie dans sa lutte contre le terrorisme”, a également écrit sur Twitter Katie Foster, l’ambassadrice anglaise pour la Somalie.

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Guerre en Ukraine : « L’OTAN devrait appliquer des sanctions ciblées contre les klept ocraties africaines alliées du Kremlin »

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Texte par: Le monde Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Tribune. Pour contrer l’invasion russe de l’Ukraine, les pays membres de l’OTAN ont choisi de livrer une guerre économique agressive à la Russie. Ils devraient également appliquer des sanctions ciblées contre les kleptocraties africaines alliées du Kremlin et sous influence de l’armée de l’ombre de Vladimir Poutine, le Groupe Wagner. Ces mesures viseraient à combattre la montée en puissance d’Etats criminels, satellites de la Russie, utilisés comme des réservoirs de ressources naturelles et humaines pour soutenir, à long terme, l’effort de guerre russe.

En retrait depuis la chute de l’empire soviétique, le Kremlin a renforcé son activité diplomatique sur le continent africain à partir de 2017, en promouvant un discours très anti-occidental et des accords de type « armes et protection contre ressources minières et stratégiques ». Ce rapprochement, confirmé par le premier sommet Russie-Afrique, qui s’est tenu à Sotchi en octobre 2019, n’a rien d’anodin.

Historiquement, l’Afrique a surtout été considérée pour ses réserves de ressources stratégiques. Sur fond de pillage colonial exercé par les puissances européennes, le continent a joué un rôle essentiel au cours de la seconde guerre mondiale en participant à l’effort de guerre aux côtés des pays alliés. Avec la menace d’une troisième guerre mondiale, le Kremlin entend lui aussi s’assurer d’une contribution africaine.

C’est ainsi que la Centrafrique, longtemps considérée comme un pré-carré français, a fait son entrée en 2018 dans la sphère d’influence russe. Ce pays riche en ressources naturelles, classé 188 sur 189 selon l’indice de développement humain et décimé par deux décennies de conflits armés meurtriers, est devenu en quatre ans un modèle que Moscou entend exporter à d’autres pays africains. Estimée à quelque 2 000 hommes, la présence du Groupe Wagner y a profondément modifié le paysage politico-sécuritaire et économique.

Climat d’épouvante

The Sentry, l’organisation pour laquelle je travaille, a confirmé le financement par le groupe russe de vastes campagnes de propagande anti-françaises, anti-ONU et anti-occidentaux. Au cours de l’année 2020, un véritable hold-up électoral s’est joué, sur fond de guerre d’influences, forçant le second mandat du président Faustin-Archange Touadéra et une quasi-mise sous tutelle du pays par le Groupe Wagner.

En juin 2021, le chef de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Mankeur Ndiaye, a alerté le Conseil de sécurité de l’ONU en affirmant que « jamais, par le passé, les violations des droits de l’homme et manquements au droit international humanitaire imputables aux forces armées centrafricaines, forces bilatérales [mercenaires de Wagner] et autres personnels de sécurité… n’ont égalé les propensions documentées par la Minusca ».

L’offensive militaire orchestrée par le régime centrafricain et les mercenaires de Wagner contre les groupes rebelles s’est en effet soldée par des exécutions sommaires de masse, des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées, des violences sexuelles et basées sur le genre, des pillages et des attaques contre le personnel de l’ONU et les humanitaires. Un rapport confidentiel de la Minusca consulté par The Sentry affirme notamment qu’un civil, enlevé par les mercenaires de Wagner en mai 2021, a été « sauvagement torturé, puis découpé vivant avant d’être décapité et brûlé ». Le chef d’un village situé au centre du pays a déclaré à The Sentry que les mercenaires de Wagner « viennent piller boutiques, motos, tout, et quand on leur demande comment on va nourrir nos familles, ils répondent allez demander à Touadéra de vous rembourser ».

Ce climat d’épouvante s’est étendu aux zones minières. Des habitants de ces régions interrogées par The Sentry confirment que l’accès à de nombreux chantiers est désormais interdit aux populations civiles qui, si elles sont trouvées sur les sites, sont systématiquement tuées, parfois égorgées, par les forces centrafricaines et les mercenaires de Wagner. Le leitmotiv de cette politique de la terreur est que toutes les personnes considérées comme ennemies des intérêts russes, et ceux de leur allié le président Touadéra, doivent être neutralisées, voire éliminées.

Main basse sur l’or et les diamants

Depuis que les mercenaires de Wagner se sont installés en Centrafrique, invités par le régime centrafricain, le groupe russe a fait main basse sur des réserves exportées dans l’opacité la plus totale. Les ressources exploitées, principalement l’or, le diamant et potentiellement d’autres minerais stratégiques présents dans le sous-sol centrafricain, semblent surtout être acheminées vers le Soudan voisin. Des informations recueillies sur le trafic aérien en 2019 des avions détenus par Lobaye Invest, une société du Groupe Wagner, montrent plusieurs vols empruntant l’itinéraire Bangui-sites miniers-Nyala, au Soudan, où Wagner détient une base militaire stratégique.

Entre 2019 et 2020, des sources confirment des achats réguliers d’or et de diamants aux groupes armés, alors en contrôle des zones minières. A cette période, ces achats étaient réalisés directement par le conseiller russe du président Touadéra, Valery Zakharov, depuis placé sous sanction américaine et européenne, et son adjoint Andrei Blinkov. L’organisation est depuis quelque temps contrôlée par Vitaly Perfilev et Dimitri Sytyi qui, selon une source proche du pouvoir, font la pluie et le beau temps en Centrafrique.

En plus d’œuvrer à l’adoption d’un nouveau cadre légal organisant un monopole du secteur minier en faveur des intérêts russes, Wagner a installé des unités d’exploitation de minerais un peu partout dans le pays. Selon l’ONG belge IPIS, près de 6 tonnes d’or sont extraites du sous-sol centrafricain chaque année et le panel des experts de l’ONU estimait en 2021 à 95 % les exportations illégales d’or. Une situation qui profite au Groupe Wagner puisque ses activités minières échappent à tout contrôle étatique.

Le Kremlin ne se contente pas de capter une partie des ressources naturelles du continent, il exploite aussi ses ressources humaines disponibles pour soutenir un effort de guerre global, à long terme. Des recrutements de combattants par le Groupe Wagner, notamment en Libye, en Syrie et en Centrafrique visent vraisemblablement à renforcer les rangs militaires russes sur ses terrains d’opération, notamment en Ukraine. Le président russe semble aussi vouloir sortir de l’isolement en cooptant des pays alliés pour davantage peser dans le bras de fer avec l’Occident. Si les sanctions contre le Groupe Wagner et ses leaders ont jusqu’ici prouvé leurs limites, des mesures de rétorsion ciblées et efficaces contre les réseaux kleptocratiques alliés du Kremlin et protégés par le Groupe Wagner pourraient, elles, avoir un effet double : mieux combattre les atrocités et le pillage en cours sur le continent africain et affaiblir l’effort de guerre russe.

Nathalia Dukhan, enquêtrice sur les financements illicites et les conflits en Afrique et analyste pour l’organisation américaine The Sentry.

RCA : ce que pense Jean-Serge BOKASSA de « multiples démissions au sein de la COD-2020 »

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Rédigé par Jean-Serge BOKASSA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 24 mars 2022

 

Les multiples démissions enregistrées au sein de la plateforme du COD2020, plateforme à laquelle le #MKMKS n’appartient pas, si besoin est de le rappeler, nous interpellent tous surtout nous de l’opposition, certes, mais…

 

Nos motivations réelles, lorsque nous nous engageons, fussent elles cachées, sont le miroir de ce que nous sommes véritablement et non de ce que nous voulons laisser paraître.

Nous pouvons tous revêtir nos discours de mots mielleux, pieux, de mots touchants au relent révolutionnaire et patriotique, mais seuls nos actes suffisent à dévoiler qui nous sommes réellement.

Lorsque nous faisons le choix de vivre pour nos convictions, il va de soit que nous acceptions de souffrir de l’ignominie, du rejet voire même, que nous acceptions de mourir pour celles-ci.

L’abandon de ses convictions, lorsque les motivations d’un tel acte sont suscitées par l’intérêt général, alors il peut être acceptable. Mais s’il est motivé par une démarche alimentaire, comme c’est trop souvent le cas chez nous, alors il est détestable et honteux au plus haut point. Similaire à un acte de désertion pour un militaire ou au reniement de sa foi pour un croyant.

Alors, dans notre cas, où se trouve l’intérêt général du Peuple centrafricain aujourd’hui ? Il se trouve aujourd’hui prioritairement dans la recherche d’une paix, une paix avec tous et une paix pour tous. Si la paix n’a pas de prix, et qu’il convienne de la rechercher à tout prix, elle doit surtout être construite avec des matériaux solides pour que celle-ci, la paix, soit durable. Une volonté réelle, une sincérité formelle, une détermination sans faille. Le plus dur résidant dans la conciliation de l’urgent à savoir la cessation de toutes hostilités et à moyen et long terme, les réparations à savoir rendre justice aux victimes dont on ne parle que trop peu.

Toute forme de subterfuge et d’artifice fallacieux aux fins de tromper le peuple par une accalmie aura des conséquences irréversibles.

La propagande mensongère ne saurait avoir raison du peuple tout le temps car le mensonge ne saurait durer éternellement. L’abandon de la lutte citoyenne en République centrafricaine n’a rien d’étonnant c’est plutôt son contraire qui étonne.

En disant cela, loin de moi je juger les intentions cachées de ceux qui ont choisi d’abandonner le champ de la lutte citoyenne dont le peuple a besoin ou encore moins de juger la décision prise par les responsables du COD2020. Mais une chose est sûre, nous avons tous quelque soit nos divergences, besoin de reconquérir cette paix qui nous manque cruellement aujourd’hui et dont personne ne peut se prévoir d’en avoir l’apanage et encore moins le monopole à lui seul.

Ainsi, restons des modèles de constance, sachons faire preuve d’ouverture et de flexibilité si le but consiste à trouver de vrais solutions pour le peuple en mettant nos égos de côté.

Seule la lutte libère !

PS : En ce jour qui a marqué la prise de pouvoir de cette coalition rebelle dénommée « #Séléka », je veux avoir une pensée pieuse pour la mémoire des victimes de cette période.

Je pense avoir dit…ce que je pense.

 

Serge BOKASSA

Centrafrique : Inauguration des ponts  Baileys

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 24 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le pont Baileys de PK14 sur l’axe Boali, a été inauguré ce 22 mars 2022 par le gouvernement centrafricain et Expertise France pour faciliter la circulation des biens et des personnes entre les différentes régions de la République centrafricaine. La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence des plusieurs personnalités dont le ministre des travaux publics, le représentant du Chef de la délégation de l’Union européenne et du représentant de l’Ambassade de France en Centrafrique.

La vue d'en face du pont Bailey construit par Expertise France
La vue d’en face du pont Bailey construit par Expertise France. Photo CNC

 

En total 14 ponts de type Bailey ont été installés à travers les régions ciblées par l’action pour permettre la réouverture de 90 kilomètres de pistes dans les localités de Kpagbara, Oumba Ngberi, Pk14 et Trangué.

Ces multiples installations font suite à un diagnostic ayant porté sur plus de 400 ouvrages et points de franchissements, 16 sites ont été identifiés dans les préfectures de la Lobaye, de la Mambéré-Kadei, de la Sangha-Mbaéré, de l’ouham-Pendé, de l’Ombella-Mpoko, de la Ouaka et du Mbomou pour accueillir des infrastructures de ponts Baileys.

Ce projet vise à installer, dans des zones enclavées, de ponts métalliques Baileys cédés par le Centre national des ponts de secours de France. Les travaux réalisés pour la construction de cet ouvrage ont impliqué la réouverture de 1,3 kilomètre de pistes ainsi que la pose d’un pont de type Bailey de 15 mètres, mobilisant un total de 40 personnes pendant 15 jours, afin de relier le quartier à la périphérie nord de la ville de Bangui.

Le représentant du maire de la commune de Begoua, a remercié vivement la France et l’Union européenne pour la construction de ce pont à travers l’Expertise France : « La population de Begoua vous est très reconnaissante et appelle à la pérennisation dudit projet pour désenclaver les régions de Centrafrique plus particulier celle de Begoua ».

De son côté, Louis Estienne, Conseiller de coopération de l’Ambassade de France-RCA et représentant de l’Ambassadeur de France en Centrafrique, a rappelé qu’à travers ce don à l’Union européenne, la France permet de reconnecter et permettre aux marchands de descendre sur les marchés pour pouvoir faire que les produits circulent et se vendre facilement aux populations.

« Le projet sur lequel  la France travaille étroitement c’est celui d’une très grande envergure qui est celle de la reconstruction du pont de PK9 de Bimbo. Les études préalables ont été lancées et espérant qu’elles débouchent comme vous pouvez le constater à travers une coopération bilatérale  via sa participation à l’Union européenne », a conclu le Conseiller en coopération de l’Ambassade de France en Centrafrique.

Quant au ministre des travaux publics, Guismala Hamza, il retrace l’objectif de ce projet qui selon lui, vise à désenclaver les régions du pays y compris les quartiers de la capitale Bangui qui constitue un axe stratégique d’améliorer la circulation des biens et des personnes. « Il permet aussi de renforcer la sécurité, de cohésion sociale, le déploiement des agents de l’Etat et de redynamiser le secteur de l’économie », a témoigné les membres du gouvernement.

Ce projet est financé à hauteur de 6,8 millions d’euros par l’Union européenne, l’Allemagne, la France, les Pays Bas, l’Italie et la Suisse, via le Fonds Békou. A travers ce projet, l’UE et la France confirment leur engagement pour le développement de toutes les relations de la Centrafrique.

 

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Nigeria : Au moins 16 morts dans l’attaque d’un village

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Rédigé par VOA Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le centre et le nord-ouest du Nigeria sont depuis des années le théâtre de gangs criminels, appelés localement “bandits”, qui attaquent les villages, volent le bétail, kidnappent et tuent les habitants. (photo d’illustration)

 

Des hommes armés ont tué dimanche au moins seize villageois lors d’une attaque dans le nord-ouest du Nigeria, dernières violences en date imputées à des bandes criminelles lourdement armées, a déclaré lundi la police.

Le centre et le nord-ouest du pays le plus peuplé d’Afrique sont depuis des années le théâtre de gangs criminels, appelés localement “bandits”, qui attaquent les villages, volent le bétail, kidnappent et tuent les habitants. Et face à la multiplication des attaques, le gouvernement a récemment déclaré “terroristes” ces groupes criminels.

Dimanche, des dizaines d’hommes armés à moto ont pris d’assaut le village de Ganar-Kiyawa, dans l’Etat de Zamfara, tuant 16 villageois, a affirmé le porte-parole de la police locale, Mohammed Shehu.

“Les terroristes ont tué 16 personnes dans l’attaque et ont fui avant le déploiement de la police”, a déclaré M. Shehu. “La police et l’armée sont dans la zone pour prévenir d’autres attaques et poursuivre les bandits”, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le bureau du gouverneur de l’Etat de Zamfara a confirmé l’attaque, affirmant que “de nombreuses vies auraient été perdues et de nombreuses autres blessées”, sans donner davantage de détails. La presse locale évoque quant à elle un bilan bien plus élevé, avec au moins 37 morts dont le chef du village, et des dizaines de personnes kidnappées.

En dépit des opérations militaires et des amnisties, les attaques se multiplient dans le nord-ouest et le centre. Début janvier, plus de 200 personnes avaient été tuées au cours de plusieurs attaques menées par des hommes armés dans l’Etat de Zamfara. Les agresseurs opèrent depuis des camps cachés dans une vaste forêt à cheval sur les États de Zamfara, Katsina, Kaduna et Niger.

Selon Ibrahim Dosara, commissaire à l’Information de l’Etat de Zamfara, près de 700.000 personnes ont fui leur domicile pour échapper à ces attaques, ce qui a incité le gouvernement à ouvrir huit camps pour les accueillir.

La violence des bandits dans les États du nord-ouest et du centre du Nigeria n’est qu’un des défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité, qui luttent également contre une insurrection jihadiste vieille de 12 ans dans le nord-est et contre les tensions séparatistes dans le sud-est du pays.

Centrafrique : mise en garde du collectif « touche pas à ma constitution  aux membres du Présidium du Dialogue Républicain»

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis le démarrage des travaux du dialogue républicain censé mettre fin à la crise qui a secoué le pays durant plusieurs années,  les centrafricains sont surpris de voir les débats s’orientent de plus en plus sur l’opportunité de la modification de la constitution. Face à cette agitation, le collectif « touche pas à ma constitution » préfère mettre en garde les membres du Présidium dudit Dialogue.

Voici l’extrait de leur correspondance.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/collectif-touche-pas-à-ma-constitution-en-Centrafrique-bannière-.jpg” data-wpel-link=”internal”>collectif touche pas à ma constitution en Centrafrique bannière

 

Mesdames et Messieurs les membres du Présidium du Dialogue Républicain,  

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution »,suit de près les travaux du Dialogue républicain qui devrait permettre de prendre des recommandations consensuelles et exécutoires afin de mettre terme à ces multiples crises militaro-politiques qui ont secouées violement depuis des années notre pays la République centrafricaine.

Par ailleurs, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »constate depuis l’ouverture des travaux des agitations malsaines tendant à obtenir via cette assise la modification de la durée du mandat du président de la République qui constitue l’une des raisons de ces crises récurrentes.

Il ressort de l’article 35 alinéa 2 de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 « Que la durée du mandat de la Président de la République est de 5ans. Le mandat est renouvelable qu’une seule fois ».

Fort de tout ce qui précède, le Collectif porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’il mènera la lutte de la préservation des valeurs démocratiques acquises au prix de plusieurs sacrifices en cas de toute modification sur les dispositions constitutionnelles portant sur la durée du mandat du Président de la République.

Veuillez recevoir Mesdames et Messieurs les membres du Présidium du Dialogue Républicain, l’expression de nos salutations militantes

 

Dr Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG

 

 

Centrafrique : sept bonnes raisons pour lesquelles le dialogue dit républicain sera un échec (excellente analyse)

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Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain

 

1-Le régime de Bangui a été contraint d’organiser ce dialogue.

 

Face à l’impasse qui caractérisait la gouvernance sous le magistère de Touadera, plus précisément durant la moitié de son PREMIER mandat, l’opposition démocratique, la société civile, les religieux, puis la Communauté Internationale, les voix étaient nombreuses pour appeler à la tenue d’un dialogue national. Ceci, dans le but de décrisper les tensions avant les élections de 2020. Mais voyant qu’il était en “position de force”, le pouvoir de Bangui a fait fi. Conséquence : nous avons eu l’une des élections les plus calamiteuses de l’histoire du monde. Avec la “rage” du bloc occidental contre la présence de Wagner en terre centrafricaine, les subsides des partenaires internationaux seront coupés. Le régime se trouve esseulé économiquement, politiquement et diplomatiquement. Il faut donc convoquer un dialogue, à n’importe quel prix, sous n’importe quel format. Pour quelle finalité ? Lever le blocus des Institutions Financières Internationales, et donner au Peuple l’impression qu’on est pour la paix, le dialogue, la main tendue.

 

2-Le format du dialogue est entièrement vicié, dès le départ

 

Sentant le danger d’un dialogue franc, inclusif et sincère si celui-ci venait à être organisé, le pouvoir de Bangui va devoir verrouiller tout, au départ. C’est-à-dire, adopter la stratégie de la surpopulation. Celle-ci consiste à remplir le Comité préparatoire du dialogue des barons du régime. Objectif : Empêcher la tenue du vrai débat.

 

3-Les thèmes choisis ne cadrent pas avec les vrais problèmes que vit le pays

 

A la place des urgentes question de paix, d’occupation de notre territoire par les rebelles et Wagner, de détournement de deniers publics érigé en mode de gouvernance, de pillage systématique de nos ressources par les nouveaux partenaires, de régression criarde de notre système éducatif, de la désacralisation de nos institutions publiques, le CODR nous emmène des thèmes qui vont accoucher des cours magistraux. Rien de bon ne pourra donc sortir de Nazareth.

 

4-Les vrais protagonistes n’ont pas été impliqués

 

Au fait, pourquoi organise-t-on un dialogue ? Hé bien, c’est pour résoudre des problèmes entre deux protagonistes. Et les protagonistes de cette crise que subit injustement le Peuple sont tout simplement les pouvoirs publics et les rebelles. L’opposition démocratique et la société civile devrait donc être conviées à ce dialogue comme arbitres de cette crise animée par ces deux protagonistes. Encore-là, échec et mat.

 

5-Les intentions cachées du dialogue

 

Même si les philosophes disent que la fonction de la pensée ne se délègue point, il n’en demeure pas moins que les intentions des oligarques qui nous gouvernent étaient bien connues avant ce dialogue. Et ces intentions c’est, aller au dialogue pour obtenir un référendum constitutionnel, avec pour corrolaire la révision des mandats présidentiels, ce qui va bien accorder à Touadera, une gouvernance à vie. Un peu comme voudrait le faire Jean Bedel Bokassa, en son temps. La preuve de ces affirmations, les sorties intempestives des ogres du pouvoir bien avant ce dialogue. Le refrain était clair : Allons vers une modification de la Constitution.

 

6-L’arbitrage n’existe pas

 

C’est tout aussi simple de comprendre, en règle de compétition, il est dit, on ne peut à la fois être juge et partie. Or, pour ce dialogue, on nous envoie un représentant des pouvoirs publics comme le numéro un du présidium du dialogue, et on nous dit de croire que tout ira bien. Pour une fois, soyons sincère, comment peut-on donner de bonnes fessées à son patron ? Et ça, le DG de l’ENAM ne serait certainement prêt à le faire.

 

7-Et pour finir, on exclut Bozizé, on installe somptueusement Djotodja.

 

Soit o…

 

Dialogue républicain, le CNCA-PDD rejette d’avance les résolutions issues de ce « festival »  

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Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

CONGRÈS NATIONAL centrafricain POUR LA PAIX, LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT

        (CNCA-PDD) 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ EXÉCUTIF DU PARTI

 

Dans le but de modifier la Constitution de la République, se maintenir au pouvoir et accentuer la dictature à la manière de leur maître de la Fédération de la Russie, Touadera a invité ses associés du MCU et neuf autres mouvements et Partis politiques de la majorité présidentielle et de la “mangeoire” à prendre part à une réunion d’amis appelée “Dialogue républicain” du 21 au 27 mars 2022 à Bangui.

 

Le  peuple Centrafricain dans son ensemble ne se reconnaît pas dans ce festin des destructeurs de la Centrafrique.

 

Comme les autres Partis politiques de l’opposition démocratique de notre pays, le CONGRÈS NATIONAL CENTRAFRICAIN pour PAIX, la DÉMOCRATIE et le DÉVELOPPEMENT (CNCA-PDD) rejette d’avance les résolutions issues de ce Festival.

 

Pour ce faire, le CNCA-PDD appelle:

-Le Peuple Centrafricain souverain à  des manifestations populaires pour chasser du pouvoir ses bourreaux qui sont entre autres Touadera, Sarandji, Mokpeme, Piri, Balalou, Zokoue, Ngamana, et bien d’autres criminels et groupes terroristes (Wagner, Forces Expéditionnaires Rwandaises, Requins, Anti-Balaka version Touadera, la garde prétorienne du “Pharaon et dictateur de DAMARA” …),

 

-Demande aux vaillants Forces de défense et de sécurité de la Centrafrique ( FACA et FSI) de se mettre du côté du Peuple martyrisé pour qu’ensemble nous écrivons une nouvelle histoire de notre pays,

 

-Appelle sans tarder le Procureur Général de la Cour Pénale Internationale ( juridiction qui  ne reconnaît pas l’immunité accordée aux chefs d’Etat par les juridictions nationales)

à ouvrir sans délai des enquêtes pour crimes avérés de guerre, crimes contre l’humanité et terrorisme d’Etat à l’encontre de Touadera et ses complices,

 

-Demande à tous les Centrafricains de  traquer, réunir et conserver avec minutie toutes les preuves pour leurs inculpations qui ne saurait tarder,

 

-Invite les organisations de défense des droits humains et de la société civile aussi bien que la presse nationale et internationale à se mobiliser davantage pour défendre la vérité et informer le monde de la tragédie humaine en cours Centrafrique,

 

-Demande à la communauté internationale de rejeter d’avance les conclusions dudit ” dialogue républicain” car ne répondant pas à la volonté et aux aspirations du Peuple de Centrafrique.

 

Bangui, le 23 mars 2022

 

Fondateur et Président National du CNCA-PDD

 

Ferdinand    MBOKOTO-MADJI

 

Centrafrique : vers l’abrogation des Accords liant le pays à la France 

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Il n’est question que des jours qui comptent. C’est désormais clair et ancrés dans les esprits des autorités et de certains élus de la nation qui veulent faire passer une loi tendant à l’abrogation de la loi n°60.163 du 21 juillet 1960 qui avait approuvé les Accords paraphés à Paris et qui avait autorisé le Président du Gouvernement de l’époque à les signer dès la proclamation de la République centrafricaine. A la recherche des moyens légaux pour le faire depuis la mise à disposition des archives de l’Assemblée aux mercenaires russes de la société Wagner, la Cour Constitutionnelle vient de leur indiquer la voie à suivre.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan.jpg” data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, le chef de l'État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Des manœuvres en cours

 

Tout à commencer après la mise sur papier, des dispositions d’une proposition de loi par l’honorable Auguste Boukanga. Cette proposition de loi qui va porter son nom, la loi Boukanga, a subi une série de parcours et finira par atterrir à la Présidence avant de revenir à l’Assemblée nationale.

 

La loi Boukanga.

C’est l’honorable Auguste Boukanga, en tête d’un groupe des députés, qui avait rédigé ladite proposition de loi et qui devrait porter son nom, la loi Boukanga. Cette proposition de loi, si elle est votée, abrogera la loi du 21 juillet 1960 approuvant tous les Accords liés la France avec la Centrafrique au sortir de son indépendance. Accord militaire, Accord de défense, Accord économique, Accord monétaire.

 

Le bureau de l’Assemblée nationale saisi.

En se fondant sur l’article 91 de la Constitution qui dispose que la ratification ou la dénonciation des Traités et Accords internationaux ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, le bureau de l’Assemblée nationale a été saisi par l’honorable initiateur Auguste Boukanga qui a rendu un avis technique motivé et défavorable déclarant au passage sa proposition de loi irrecevable.

Très mécontent de la décision du bureau, l’honorable Auguste Boukanga demande au président de l’Assemblée nationale de saisir la Cour Constitutionnelle pour avis.

 

La Cour Constitutionnelle saisie, les déboute.

Dans une requête en date du 18 février Simplice Mathieu Sarandji a saisi la Cour Constitutionnelle pour avis. Pour les juges de la Cour Constitutionnelle, considérant que l’avis demandé les a conduit à interpréter les dispositions de la Constitution, il y’a lieu, pour eux, de rendre une décision que d’émettre un simple Avis.

 

Que dit la décision ?

Pour les juges constitutionnels, en matière de Traités internationaux et ce conformément à l’article 91 alinéa 2 de la Constitution, le Parlement n’intervient que pour délivrer son autorisation pour la ratification et la dénonciation.

« Qu’il ressort de toutes ces dispositions qu’il revient à l’Exécutif le pouvoir d’initier la négociation ou la dénonciation des Traités internationaux », ont martelé les juges avant de decider que : « L’initiative de la négociation et de la dénonciation des Accords et Traités internationaux est du ressort de l’Exécutif ».

 

Que fera-t-il ?  Touadera

 

C’est désormais vers les participants au dialogue républicain de demander solennellement à Touadera de demander l’abrogation de cette loi de 1960 qui relie le pays avec la France que les yeux et oreilles des mercenaires russes de Touadera, auteurs invisibles de cette initiative, sont tournés.

Pour ces auteurs invisibles, seul l’abrogation de cette loi permettra à Touadera de sortir la Centrafrique de la puissance française. Et grace à leurs appuis multiformes, la Centrafrique aura sa propre monnaie, ses propres avions et pourrait transformer tout sur place à Bangui.

 

Et après ?

 

La Centrafrique tournera définitivement la page de France, son pays colonisateur. C’est la position exprimée par Simplice Mathieu Sarandji et Maxime Balalou devant la quasi-totalité des participants à ce dialogue et ayant participé, deux jours avant, à la rentrée politique du parti au pouvoir, le MCU.

Maxime Balalou parle, lui, d’ une « nouvelle République impulsée par le président de la République Faustin Archange Touadera ».

Simplice Mathieu Sarandji : « Nous au MCU, nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire de ce pays. Cette rentrée politique est le point de départ d’une nouvelle clarification politique en notre sein pour que triomphe nos idéaux d’unité, de fraternité, de paix, de réconciliation et du développement ».

A suivre….

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Centrafrique : violente attaque des rebelles au village Nzakoundou, les FACA en débandade

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Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le village Nzakoundou, situé à 72 kilomètres de Bocaranga, est à nouveau secoué par des détonations d’armes lourdes et légères. L’affrontement à durée de plusieurs heures, et les rebelles ont pris le dessus, contrôlant entièrement le village aux mains des soldats FACA.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Des-blesses-dans-lattaque-du-village-Nzakoundou-le-22-mars-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des blessés dans l'attaque du village Nzakoundou le 22 mars 2022
Des blessés dans l’attaque du village Nzakoundou le 22 mars 2022. Ici dans l’hôpital de Bocaranga.

 

Une attaque foudroyante

 

Selon nos informations, l’attaque a eu lieu dans la matinée du mardi 22 mars 2022 dans le village Nzakoundou, situé à environ 72 kilomètres de Bocaranga.

D’après Monsieur Mathurin Zibangué, un habitant de Nzakoundou contacté par CNC, les éléments rebelles de 3R, membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC),  ont lancé, mardi, vers 9 heures, une violente attaque contre leur village et les positions de l’armée nationale. Ils ont commis des dégâts importants, et tuant au moins 5 morts, et blessés au moins 10 autres, dont  un Soldat FACA et quatre enfants  tués et les blessés, dont 2 FACA, sont transférés dans un hôpital à Bocaranga. On signale également des scènes de pillage des magasins par les assaillants.

Des blessés dans l'attaque du village Nzakoundou le 22 mars 2022
Des blessés dans l’attaque du village Nzakoundou le 22 mars 2022

 

Débandade des soldats FACA

 

Cependant, les soldats FACA, basés à Nzakoundou, sont actuellement en débandade vers le village Kouwone pour les uns, et Ndim puis Bocaranga pour les autres.

Pour l’heure, ce sont toujours les rebelles qui contrôlent le village aux mains des soldats FACA qui avaient annoncé leur intention d’aller combattre aux côtés des militaires russes en Ukraine.

Rappelons que Nzakoundou  est le village Natale de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, qui est aussi député de Bocaranga 1.

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Centrafrique : dialogue républicain, que disent les Centrafricains?

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – 48 heures après son lancement par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, les travaux du dialogue républicain continuent de susciter de nombreuses réactions dans la capitale centrafricaine et sur les réseaux sociaux. Nombreux sont ceux qui pensent que les conditions de non-inclusivité et d’absence de consensus dynamique, le dialogue républicain est tout simplement vidé de sa substance. Mais pour les partisans du régime, inclusivité ou pas, le pays doit avancer.

Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 21 mars 2022 le jour d'ouverture du dialogue républicain
Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain

 

Le format du dialogue soulève des questions

 

Pour la majorité présidentielle, le dialogue républicain  est un souhait, un vœu, qui est une initiative du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Il permettra de  faire un état de lieux de la République, et d’envisager l’avenir  avec beaucoup d’optimisme et avec bon espoir. Mais sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, le format et la non-inclusivité du dialogue soulèvent beaucoup des questions. Pour eux, peut-on faire un dialogue seulement qu’avec ses propres amis?

Sur les réseaux sociaux, on peut lire :

« Le dialogue républicain est taillé des thèmes déjà trop traités et tellement connus de tous dont les audaces, en aucun cas, n’ont été mises en application », réagit un internaute qui ajoute que : » le dialogue républicain, celui qui semble vouloir tracer une nouvelle voie de la conduite des affaires de l’État, à proprement parler, n’est qu’un plat « réchauffé », mais cette fois, nous espérons qu’ils vont le manger seuls. Qui ? le gouvernement ! ».

 

Un spectacle aux yeux du monde

 

Pour un enseignant de l’école Galabadja, ce dialogue n’est autre qu’un spectacle. « Une fois de plus les Centrafricains se préparent à se livrer en spectacle aux yeux du monde entier avec ce prétendu dialogue dont l’exclusivité est l’emblème. Que cherche-t-on au travers de ce soi-disant dialogue? La paix? Je ne vois pas comment cela serait possible en l’absence de ces maudits groupes armés qui ne cessent de semer la désolation dans nos familles et nos régions.

Voilà une occasion qui aurait servi de mettre les rebelles centrafricains face à leur conscience, leur faire prendre des engagements qui, s’ils s’avisaient encore contre toute logique à reprendre les armes contre leur pays, les auraient définitivement voués aux gémonies.

Et la communauté internationale, lassée par leur versatilité, nous aurait aidés à sonner le glas de leur existence. Il est donc extrêmement naïf de se figurer qu’il sortira du positif de cette “touaderade” dont le cynisme politique le dispute aux appétits de pouvoir de bas étages. Mon vif souhait est que les Centrafricains restent vigilants lors de ces assises de honte afin de ne pas se faire le complice des viles manœuvres de Touadera et de ses sbires. Le peuple centrafricain ne pardonnera pas les coassociés de ceux qui veulent confisquer sa souveraineté et son aspiration légitime à vivre dans la paix et à travailler librement pour faire du développement de la Centrafrique une réalité ».

 

 

Centrafrique : le MLPC et le PATRI retirent officiellement leurs représentants du dialogue républicain

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Au lendemain de la déclaration de l’opposition démocratique relative à sa non-participation aux travaux du dialogue politique, le MLPC et le PATRI saisissent officiellement le Président du Comité d’Organisation du Dialogue républicain pour lui annoncer officiellement le retrait de leurs différents représentants de cette rencontre.

maître crepin mboli goumba président du parti PATRI
Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Le MLPC retire son représentant

 

« Je suis au regret de vous notifier par la présente, eu égard à la décision prise par l’Opposition démocratique de ne pas prendre part aux travaux du Dialogue en cours, pour les raisons évoquées dans sa déclaration, le retrait de Monsieur Gabriel Jean Édouard KOYAMBOUNOU, représentant du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) du Comité d’Organisation du Dialogue républicain (CODR) que vous avez l’honneur de présider », précise le MLPC dans sa correspondance adressée au Président  du Comité d’Organisation du Dialogue républicain.

 

Le PATRI retire son représentant

 

« Par la présente et conformément à la déclaration de l’Opposition démocratique faite en date du 20 mars 2022 par laquelle, elle a exprimé sa non-participation au Dialogue républicain, le parti PATRIE est au regret de vous signifier le retrait de son représentant le patriote Benjamin KAÏGAMA du CODR ».

 

Rappelons que les partis politique de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le MLPC et le  PATRI, avaient annoncé, le 20 mars 2022,  qu’il ne pourra participer aux travaux du Dialogue dit républicain, dont les travaux ont débuté depuis le lundi 21 mars 2022.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Centrafrique : Première comparution de M. Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka devant la CPI

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Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 23 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Une semaine après son transfèrement à la cour pénale internationale,  l’ex-leader de la milice Anti-Balaka Maxime Mokome a comparu pour la première fois ce mardi 22 mars 2022 devant la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (« CPI).   

La salle de la justice du bureau local de la Cour pénale internationale de Bangui
La salle de la justice du bureau local de la Cour pénale internationale de Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahi,

 

Audience de confirmation d’identité

 

Au cours de cette audience, la Chambre a procédé à la vérification de l’identité du suspect et s’est assurée qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement.

L’audience de première comparution a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense.  Selon la CPI, L’ouverture de l’audience de confirmation des charges aura lieu le 31 janvier 2023, c’est-à-dire dans un peu plus de 11 mois.

 

Monsieur Maxime Mokome, toujours un suspect

 

Pour Monsieur Francisco B. Gonzalez Centeno, chargé de l’information publique à la CPI en rca, Monsieur Maxime Jeoffroy Eli Mokom est encore un suspect devant la CPI. Il est considéré comme un innocent jusqu’à la décision finale des juges. Mais avant le procès à proprement parlé, selon Monsieur Francisco, il y’aura une audience de confirmation des charges qui déterminera s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même, selon Francisco B. Gonzalez Centeno.

Rappelons que dans une déclaration le 18 mars, le procureur de la CPI, Karim Khan s’est réjoui de la récente arrestation de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka et de son transfèrement à la CPI, « afin qu’il puisse répondre de ses actes devant la justice, pour les crimes présumés qui lui sont reprochés par la CPI ».

 

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Bangui, inauguration du nouveau terrain de basketball à l’institut  national de la jeunesse et des sports

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Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mars 2022

 

 Bangui (CNC) – C’est dans  une ambiance particulièrement conviviale qu’a eu lieu le mercredi 16 mars 2022 à 9 heures l’inauguration officielle du terrain de basketball réhabilité de l’institut national de la jeunesse et des sports (INJS) à Bangui, et ce, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports Aristide Brian REBOAS.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/La-coupure-du-ruban-par-le-ministre-de-la-Jeunesse-des-Sports-et-de-lEducation-Civique-et-monsieur-Cyrille-Damango.jpg” data-wpel-link=”internal”>La coupure du ruban par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l'Éducation Civique et monsieur Cyrille Damango
La coupure du ruban par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique monsieur Aristide Briand REBOAS et Monsieur Cyrille Damango

 

Sur initiative de l’association GIBA-BCAGS Academy, en collaboration avec la mission logistique française (MISLOG) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, le terrain de basketball du gymnase de l’institut national de la jeunesse et des sports (INJS), autrefois non praticable en raison de sa dégradation avancée, a été remis à neuf pour permettre à toute la jeunesse centrafricaine d’y développer ses activités sportives.

La cérémonie de remise de ce terrain de basketball s’est déroulée en présence de Monsieur Aristide Briand Reboas, ministre responsable de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation civique; du Président de l’association GIBA-BCAGS Academy, Monsieur   Cyrille Damango.

Le ministre Aristide Briand REBOAS s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet qui aura probablement un impact concret sur le développement du sport dans la capitale.

« Nous avons toujours à gagner quand on investit dans  la jeunesse.  Investir dans la jeunesse c’est investir dans l’avenir, dans la sûreté et la sécurité », déclare le ministre Aristide Briand REBOAS.

Même son de cloche du côté de l’association GIBA-BCAGS Academy, présidée par Monsieur Cyrille Damango.

 

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