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CENTRAFRIQUE : LES LEÇONS DIDACTIQUES DU DIALOGUE POLITIQUE SENSÉ SOLUTIONNER DURABLEMENT LA CRISE.

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Rédigé par Bernard Selembi Doudou

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Les assises du dialogue politique tant réclamé par l’opposition démocratique a été finalement convoquées du 21 au 27 mars par décret présidentiel. Environ quatre cent cinquante (450) participants triés sur des critères non élucidés ont été conviés dans l’hémicycle de l’assemblée nationale pour échanger et esquisser de solutions durables à la crise.
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Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

 

Il faut noter que le format du dialogue politique a formellement exclu les principaux protagonistes représentés par les groupes armés au profit de l’opposition non armée. Il apparaît important de souligner que la véritable opposition démocratique c’est à dire la plateforme COD 2020 ainsi que les partis associés a participé activement aux différents ateliers préparatoires du dialogue politique avant de se rétracter à la veille du lancement officiel.

La consigne du retrait ou de boycott du dialogue politique n’a pas atteint le résultat escompté car les différents représentants ont bravé le mot d’ordre et par voie de conséquence ont été radiés ou suspendus par leurs entités politiques respectives. Après le rejet de la manœuvre tendant à modifier la loi fondamentale en vue d’ouvrir une voie royale au troisième voire quatrième mandat du président de la république, les participants ont validé plus de six cent (600) recommandations presque identiques à celles du forum de Bangui.

Ainsi, pour tirer les leçons et enseignements de ce dialogue très expéditif  qui s’assimile à un monologue, le citoyen lambda s’interroge :

Que faut-il retenir de ce dialogue politique en termes de valeurs ajoutées si ce n’est que du gaspillage ?

Comment un demi-millier de participants peuvent se parler efficacement et contradictoirement dans un laps de sept (7) jours ?

Le ratio donne combien de temps de parole à chaque participants ?

Sachant que le véritable but de ce dialogue est la modification de la constitution, l’échec du dialogue était-il planifié en filigrane ?

En quoi les recommandations de ce dialogue politique sont-elles différentes de celles du forum de Bangui ?

Outre les pressions ou les promesses de postes ministériels, le consensus a t-il prévalu dans la rédaction de ces recommandations ?

Après la lecture synoptique de la semaine idyllique du dialogue politique, nous avons de prime à bord le sentiment d’un gâchis, d’une perte de temps, de dépenses inopportunes des fonds du contribuable alors que les priorités du bas peuple sont ailleurs.

S’agissant du format exclusif du dialogue politique, il trahissait déjà la véritable intention de magouilles, de manipulations du pouvoir qui se souci peu de l’avenir du peuple. Ces différentes manœuvres ont ainsi mis à nu la fragilité et le manque de personnalité des opposants politiques où on a assisté honteusement à des limogeages, des démissions, des trahisons…conséquence de la dislocation de l’opposition radicale. Cette cacophonie indescriptible digne d’une série hollywoodienne tournée dans les pauvres favélas brésiliennes remet en cause la loi N* 20.013 du 11 juin 2020 relative au parti politique et au statut de l’opposition et plus particulièrement le volet concernant le financement des partis politiques en Centrafrique.

On a par ailleurs remarqué la réaction salutaire de la société civile qui s’apparentait jadis à une chambre d’enregistrement des décisions du pouvoir et qui a subitement retrouvé sa lucidité en prenant ses responsabilités devant l’histoire. En effet, cette dernière a rejeté avec vigueur la manœuvre tendant à modifier la constitution du 30 mars 2016 tandis que les sbires du pouvoir ainsi que les associations inventées pour la cause jubilaient déjà en travestissant le droit en faveur du troisième mandat…alors que sans enjeux électoraux, ce dialogue politique était une aubaine pour extirper les maux qui gangrènent notre beau pays.

Au delà de ce qui précède et outre le procès ou la diabolisation de l’opposition démocratique, le pouvoir a réussi à se créer de nouveaux partenaires artificiels jadis inamicaux et spécialisés dans des démissions circonstanciées, ainsi le mercato politique printanier sur fond de promesses de postes ministériels est ainsi clos. Au final, ce dialogue politique a substantiellement généré beaucoup de problèmes qu’il prétend en résoudre…

mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 02 avril 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

La CPI lance un appel à toutes les victimes de Monsieur Mahamat Saïd  de se manifester

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Selon la cour pénale internationale, les procès dans l’affaire Mahamat Saïd, poursuivi  pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui, en République centrafricaine (RCA), en 2013, vont débuter le 22 septembre prochain à La Haye. À ce titre, elle lance un vibrant appel à toutes ses victimes de se manifester.
mahamat Saïd Abdel Kani devant la cpi
Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.

 

Un appel aux victimes

 

Cet appel a été lancé, lors d’un point de presse organisé à Bangui, le jeudi 31 mars 2022, par le bureau de la cour pénale internationale à Bangui.

À lire aussi : réaction du parti MLPC sur le massacre de Matchika

Les droits des victimes garantis

 

Selon Monsieur Blaise Zalagoé,  les victimes ont une place particulière devant la cour pénale internationale. C’est les droits qui leur sont reconnus de participer, d’exprimer leur vie aux préoccupations pour que les juges prennent ça  en compte dans les différentes procédures  qu’ils vont engager contre monsieur Mahamat Saïd.

« Cette affaire va concerner  le fait que Mahamat SAÏD, à l’époque responsable de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB)  entre avril et août 2013, aurait commis sous sa responsabilité des actes de tortures, de traitements inhumains et dégradants, de déportations et de tout autre acte que la cour juge  compétents pour qu’il puisse répondre de ces faits devant les juges. Et c’est cela que nous voulons lancer un appel  à toutes les personnes qui se reconnaissent à l’époque avoir été arrêtées   pour des raisons politiques, militaires ou autres, et qui ont été détenus à l’OCRB de se manifester. Parce que la cour  leur reconnaît le droit de participer dans cette procédure et aussi d’être un moteur pour la reconnaissance  de la vérité sur ce qui a été fait, ou des crimes qui ont été commis à l’époque sous la responsabilité de ce Monsieur », a déclaré Monsieur Blaise Zalagoé.

À lire aussi : Affaire Hassan Bouba, communiqué de presse du barreau de la République centrafricaine

Dans la salle de la justice du bureau local de la Cour pénale internationale à Bangui en République Centrafricaine lors d'un point de presse avec le représentant pays du bureau monsieur Mike Cole et les journalistes
Dans la salle de la justice du bureau local de la Cour pénale internationale à Bangui en République Centrafricaine lors d’un point de presse avec le représentant
pays du bureau monsieur Mike Cole et les journalistes

 

Les victimes ne produisent pas des éléments de preuve devant la CPI  

 

S’agissant de la procédure en tant que telle, devant la cour pénale internationale, une victime qui participe n’amène pas des éléments de preuve. C’est le procureur qui amène des éléments des preuves.

« Pour les victimes,  leurs droits qui sont reconnus, c’est juste, à chaque étape de procédure s’ils ont un point de vue à donner, c’est ce point de vue que la cour leur reconnaît à travers un avocat pour le faire… La participation des victimes c’est une procédure indépendante qui relève de la seule volonté  des personnes qui veulent  se faire entendre dans un procès devant la cour pénale internationale », ajoute Monsieur Blaise Zalagoé.

À lire aussi : Un ex Séléka à la CPI : vers un rééquilibrage des poursuites pour les crimes commis en RCA

 

Rappel des faits 

 

Rappelons que monsieur Mahamat Saïd, interpellé par la Minusca à Bria, et remis le 24 janvier 2021 à la cour pénale internationale. Il est poursuivi pour crimes présumés suivants :

  • crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et
  • crimes de guerre (torture et traitements cruels).
  1. Said est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire de ceux-ci, ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission de ces crimes, ou d’avoir apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à leur commission, ou d’y avoir contribué de toute autre manière.

 

Selon Monsieur Rosmon Zokoué, chargé de communication au bureau de la CPI à Bangui, la participation des victimes devant la Cour est gratuite et volontaire. La Cour ne demande aucuns frais pour l’enregistrement et les informations données aux victimes tout au long de la procédure. Si vous vous considérez comme victimes et être intéressé à participer dans l’affaire SAID, veuillez appeler ou laisser un message au :

+236 72 30 34 02

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

“Zingas est une erreur politique de longue date”, déclare Me Crépin Mboli-Goumba

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Rédigé par Elvis Mattador

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 4 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le sujet vaut en tout cas son pesant d’or, alors que depuis 72 heures, l’actualité politique en Centrafrique est vivement mouvementée par les élucubrations de certains “dissidents” de l’opposition démocratique. “Zingas est une erreur politique de longue date” a déclaré Me Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et un des leaders de l’opposition élargie. Une belle tacle pour celui qui se prenait hier pour le porte-parole de l’opposition majoritaire.
L’honorable Simplice Zingas, l’ancien premier vice-Président de l’assemblée nationale le 25 février à Bangui. Il a été cité dans l’affaire. Credit photo : Anselme Mbata pour CNC.

 

Finalement, la chose est désormais sue. Aurélien Simplice Kongbélet Zingas passe depuis de terribles nuits blanches pour ne pas dire cauchemardesques. En cause, les révélations cinglantes de son désormais ex collègue de l’opposition, Me Crépin Mboli-Goumba. Il y a de quoi à rire et aussi à pleurer. La politique va de paire avec l’éthique. Et ça, ce ne sera pas le philosophe politique Platon qui nous dira le contraire. Lui qui déclara jadis “ce qu’il en coûte aux gens de ne pas s’occuper de la politique, c’est d’être gouvernés par des gens pires qu’eux-mêmes”.

 

Comment s’autoproclamer unique démocrate devant l’Éternel lorsqu’on traîne beaucoup de cafards dans son tiroir ?

 

Zingas a eu l’outrecuidance de toucher à la niche, il aura dans les mois à venir à faire face aux piqûres des abeilles.

 

A propos de ce Monsieur, un internaute centrafricain écrit : “La perfidie de Zingas mérite silence. Ce monsieur est tout un incubateur d’intelligence sotte au service du désordre politique. Depuis plus de quinze ans que ce garçon existe dans l’arène politique centrafricaine, l’on ne peut compter combien de fois sa personne est citée dans des coups de putes politiques mêlant ruse, trahison, malversations et corruption. Zingas a-t-il la morale saine pour pointer du doigt accusateur un Centrafricain, soit-il de l’opposition démocratique, et lui reprocher une proximité malsaine avec le pouvoir ? Ce ne serait pas ses fameux mots qui porteront un coup fatal à l’image de Dologuele. Zingas ne s’illustre que par ce genre de comportement indécent, nocif sous prétexte qu’il est le plus grand démocrate devant l’Éternel”. Voilà qui plus est pertinent !

 

Interrogé sur la question, l’analyste centrafricain Ben Wilson NGASSAN estime quant à lui que les dernières sorties des “dissidents” de l’opposition témoignent leur immoralité politique, ajoute-t-il, qu’à l’heure du bilan ceux-ci seront jetés dans la poubelle de l’histoire, leur génération avec.

 

Au regard de ces pertinentes citations, comment ne pas donner raison à Me Crépin Mboli-Goumba, qui enfonce le clou, affirmant que Zingas est une erreur politique de longue date ? L’illustration de Zingas agenouillé devant Mboli-Goumba, en présence des témoins encore vivants, révèle combien cet homme entré en politique par effraction, peut être nocif au point de marcher sur son honneur.

 

Alors que les révélations le concernant tournent encore en boucle, il ne reste qu’une chose à demander à la nature “grand bien lui fasse”, car le scorpion qui a piqué hier, pique aujourd’hui et piquera encore demain.

 

 

Les raisons de la “Poutinophilie” en Afrique

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Depuis le début de la guerre en Ukraine, une partie de l’opinion africaine apporte son soutien à Vladimir Poutine. Le président russe est en effet considéré par certains comme le rempart contre l’arrogance et la domination des Occidentaux. Nous en débattons cette semaine sous l’Arbre à Palabres avec nos invités.

Début mars, l’Assemblée générale de l’Onu a adopté à une écrasante majorité une résolution qui “exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine”.

Sur les 193 membres de l’ONU, 141 pays ont approuvé la résolution intitulée “Agression contre l’Ukraine”, cinq s’y sont opposés. Il s’agit de la Russie, la Biélorussie, la Corée du Nord, l’Erythrée et la Syrie.

35 pays se sont abstenus, dont la Chine. En Afrique, des pays comme l’Algérie, le Burundi, la République Centrafricaine, le Mali, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Soudan et l’Angola ont aussi choisi l’abstention. Tandis que la Guinée, le Burkina Faso, le Togo, le Cameroun et le Maroc ont décidé de ne pas participer au vote.

En décidant de s’abstenir, les douze pays africains ont choisi de soutenir l’envahisseur russe, avaient réagi certains analystes. Alors que d’autres ont compris la position de ces pays abstentionnistes, qui s’inscrit dans le droit fil du principe de non alignement de l’Afrique pendant la période de la guerre froide.

Poutinophilie ?

Alors que la guerre battait son plein, le 4 mars, à Bangui, la capitale de centrafrique, certains habitants ont manifesté leur soutien à l’invasion russe de l’Ukraine. Sur les réseaux sociaux, le mouvement de sympathie envers Vladimir Poutine, va crescendo.

Le président russe est en effet considéré par une partie de l’opinion africaine comme le rempart contre l’arrogance et la domination des occidentaux. De plus, certains intellectuels africains, et les “influenceurs” pro-Poutine du continent : le franco-béninois Kemi Seba et la Suissesse d’origine camerounaise Nathalie Yamb affichent ouvertement leur soutien à la guerre menée par Vladimir Poutine en Russie.

Cette “Poutinophilie” ne surprend guère. Car, la Russie a accru depuis plusieurs années son influence militaire et diplomatique dans beaucoup de pays africains, par la signature d’une vingtaine d’accords de coopération militaire avec des pays africains comme le Tchad, l’Algérie, le Mali, la République centrafricaine, le Cameroun ou encore le Soudan. Moscou est aussi présente en Afrique dans le secteur de la vente d’armes de guerre mais aussi par la présence controversée du groupe paramilitaire Wagner.

De plus, en 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et le continent africain ont atteint 20 milliards de dollars, soit 17,2 % de plus que l’année précédente.

Le président russe entretient de relations étroites avec beaucoup de dirigeants africains

Qu’est-ce qui explique le soutien affiché d’une partie de l’opinion publique africaine à Vladimir Poutine? Nous en débattons avec nos invités.

Des manifestants réclament le retrait du Mali de la Cédéao

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Des centaines de manifestants ont exigé ce vendredi le retrait du Mali de la Cédéao. Quelles seraient les conséquences d’un tel scénario ?

A l’appel de plusieurs organisations de la société civile, les manifestants, à l’aide de banderoles et de slogans hostiles à la Cédéao ainsi qu’à la France, se sont retrouvés place de l’Indépendance à Bamako ce vendredi (01.04). Ils ont notamment réclamé l’autonomie monétaire du Mali qui est depuis le 9 janvier sous le coup de sanctions. Les manifestants souhaitent aussi que le Mali se retire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Pour le moment, les autorités de la transition malienne n’évoquent pas cette éventualité, du moins pas officiellement.

Impact sur le plan économique

“Les chefs d’Etat ont décidé qu’ils étaient disposés à prévoir une prolongation de la transition au Mali dans une fourchette de 12 à 16 mois. En ce qui concerne la Cédéao, les sanctions sont toujours maintenues”, Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao, expliquait ainsi lors de la dernière session extraordinaire de l’institution la décision concernant le Mali.

Cette décision passe visiblement mal auprès de certains Maliens qui demandent le retrait du pays de la Cédéao.

Mais prendre ses distances vis-à-vis de la Cédéao reviendrait pour le Mali à tourner le dos à une organisation qui constituait en 2019 un marché de plus de 350 millions de consommateurs, avec des pays membres générant au total un PIB de 730 milliards de dollars.

“C’est vrai que sur le plan économique, l’intégration sous-régionale est encore parcellaire mais il existe plusieurs programmes mis en œuvre au niveau de la sous-région. Du point de vue de la coopération internationale également l’approche sous-régionale est considérée et le Mali émarge dans un certain nombre de programmes, que ce soit avec la Banque africaine de développement, l’Union européenne”, rappelle l’expert en gouvernance Dany Ayida qui précise par ailleurs que “si le Mali se retire, il remet en cause ces mécanismes. Sur le plan commercial c’est vrai que les échanges entre le Mali et les pays de la sous-région ne sont pas aussi importants mais sur le plan de l’agriculture, le Mali échange beaucoup avec des pays comme le Sénégal, la Côte d’ivoire, les pays côtiers comme le Bénin, le Togo, le Nigeria.”

Quitter la Cédéao pourrait ainsi porter un coup dur à l’économie du Mali si les Etats membres de l’institution décidaient de suspendre leurs échanges avec Bamako.

Déjà les sanctions actuelles de la Cédéao pèsent sur le Mali. Dans le domaine des transports par exemple, de nombreuses commandes sont bloquées sur l’axe Dakar-Bamako, l’une des principales routes d’approvisionnement du Mali. Des produits essentiels à l’économie malienne comme le ciment et le fer, les voitures d’occasion importées depuis l’Europe par les ports ou encore le matériel informatique et les équipements de transport sont quant à eux totalement bloqués.

La crainte d’un isolement

Sur le plan politique, on pourrait s’attendre également à des conséquences. “C’est l’isolement international du Mali qu’il faut craindre parce qu’il se trouve qu’aujourd’hui le Mali est militairement soutenu par des Russes par l’entremise de Wagner, ce qui ne tombe pas bien dans la mesure où la Russie est au banc de la communauté internationale depuis l’invasion de l’Ukraine (…) Cela s’inscrit dans une dynamique qui n’est pas à l’avantage du Mali”, explique Dany Ayida.

Il faut savoir que la Mauritanie avait déjà franchi le pas en quittant la Cédéao en 2000 pour intégrer l’Union du Maghreb arabe avec l’Algérie, la Libye, le Maroc et la Tunisie. Mais depuis, Nouakchott tente de réintégrer la Cédéao pour profiter à nouveau de certains avantages notamment commerciaux.

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En Casamance, les écoles ferment à cause de l’insécurité

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les enfants payent à nouveau le prix des combats qui font rage depuis une dizaine de jours en Casamance.

Le climat d’insécurité engendré par l’offensive de l’armée sénégalaise dans la zone frontalière entre le Sénégal et la Gambie contre les positions du chef de guerre du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, Salif Sadio, a entraîné la fermeture de nombreuses écoles.

“Ce sont des écoles où les élèves se déplacent souvent par groupes d’un village à un autre. Pour éviter des victimes collatérales, en collaboration avec l’Inspection de l’éducation et de la formation, nous avions déjà, à l’entame des combats, décidé de la suspension des cours jusqu’à ce que la situation revienne à la normale.”

Trouver des alternatives

Cheikh Faye explique que même sans la fermeture des écoles, les cours seraient perturbés car beaucoup d’enfants de la zone ont fui l’insécurité avec leurs parents.

Il assure toutefois que ses services ont mis en place un dispositif pour permettre aux enfants réfugiés dans les villages de Casamance de pouvoir étudier :

“On n’a pas voulu rester comme ça et voir les enfants perdre leur temps d’apprentissage. Pour les enfants qui sont déplacés en territoire sénégalais, on a mis en place un dispositif d’accueil et d’intégration. Pour le moment, nos capacités d’accueil ne sont pas dépassées mais si le flux continue et si la situation perdure, on sera amené à créer des classes spéciales pour les accueillir.”

Prévoir l’après-crise

Saloum Bodia est membre de la Fédération Dymbaya, une association qui agit pour le bien-être de l’enfant. Pour lui, cette situation va affecter les élèves. Il faut penser à leur prise en charge lorsque la crise sera finie :

“Les gens sont déplacés, les enfants n’ont plus de cours à cause des bombardements. Cela va affecter les enfants sur le plan psychologique, ils sont fragiles. Même les adultes sont traumatisés. Maintenant, il faut penser à l’après-guerre qui exige un accompagnement dans le cadre de l’appui psycho-social pour le bien-être de ces enfants.”

A signaler qu’à chaque fois que les affrontements touchent cette zone frontalière, depuis le début du conflit casamançais, ce sont des milliers d’enfants qui fuient avec leurs parents vers la Gambie. Souvent, ces enfants continuent leur cursus scolaire en Gambie ou abandonnent tout simplement leurs études.

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RDC: le ministre de l’Economie déchu après un vote des députés

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Texte par: Lalibre.be
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Depuis plusieurs semaines, les prix des farines de maïs et de manioc, du riz, du sucre, de l’huile, du poulet, ne cessent de grimper.

Kalumba était également appelé à s’expliquer sur le flou entourant l’importation de poissons chinchards de Namibie. En septembre, l’exécutif avait indiqué avoir payé à la Namibie environ 5,8 millions de dollars pour la pêche et l’acquisition de 27.000 tonnes de poissons afin de stabiliser le prix de ce produit sur les marchés de la capitale principalement.

Après la présentation de la motion de défiance par son auteur (un député de la majorité), les réponses du ministre Kalumba et le débat général, le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso a appelé au vote.

Sur les 368 députés présents, 277 ont voté pour la déchéance de M. Kalumba, 79 ont voté contre et 12 se sont abstenus, a indiqué mercredi soir le service de communication de l’Assemblée nationale.

Selon la loi, le ministre déchu doit remettre sa démission au Premier ministre, explique à l’AFP le député de la majorité Juvénal Munubo, ce qui n’était pas encore fait jeudi.

En RDC, la déchéance d’un membre du gouvernement par les parlementaires (députés ou sénateurs) est rarissime.

Le vote contre M. Kalumba « traduit le manque de confiance des députés envers le gouvernement », estime M. Munubo. « A une année des élections, les députés pensent à leur réélection » et sanctionnent les membres du gouvernement qui « ne répondent pas aux intérêts du peuple », ajoute cet élu.

Les élections présidentielle et législatives sont censées se tenir fin 2023 en RDC.

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Centrafrique-Russie : qui est Vitali Perfilev, le patron de Wagner à Bangui ?

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Rédigé par Mathieu Olivier (Jeune Afrique)
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) -:Conseiller à la sécurité de Faustin-Archange Touadéra et chef militaire du groupe de mercenaires à Bangui, le Russe y est omniprésent. Portrait d’un homme que vous ne devriez pas connaître. Vitali Perfilev est longtemps resté dans l’ombre. À Bangui, certains se souviennent de lui dès le milieu de 2019. Il n’est alors qu’un mercenaire parmi d’autres, l’un des chefs du groupe Wagner en centrafrique, partageant son temps entre Bangui et Berengo, l’ancienne résidence impériale où les Russes ont installé leur base de commandement et d’entraînement. Mais Per!lev agit sous le couvert d’un autre homme, plus en vue : Valeri Zakharov, qui est alors conseiller du président Faustin-Archange Touadéra en matière de sécurité.

 

Depuis, Vitali Per!lev a pris du galon. Pendant que Zakharov a peu à peu pris ses distances avec Bangui, lui y est monté en grade, devenant le bras-droit pour la Centrafrique de Dmitri Utkin, chef opérationnel de Wagner. En décembre 2020, alors que les groupes armés du pays sont passés à l’offensive, il est notamment le principal ordonnateur militaire de la défense de Bangui, puis de la contre-attaque russocentrafricaine visant à désenclaver la capitale. Selon nos informations, il est aujourd’hui o#ciellement conseiller de Faustin-Archange Touadéra, comme Zakharov avant lui.

Ancien de la Légion étrangère française Né en Russie, Vitali Per!lev a effectué une partie de sa carrière au sein de la Légion étrangère française, un passé qui ne manque pas de gêner Paris – rival de Moscou – aux entournures. Il est ensuite rentré à Saint-Pétersbourg, avant de s’engager au sein de Wagner (comme nombre d’anciens soldats originaires de cette ville, qui est le !ef du !nancier du groupe de mercenaires, l’oligarque et proche de Vladimir Poutine, Evgueni Prigojine).

Selon l’un de ses proches à Bangui, l’ancien légionnaire a, entre autres, combattu pour Wagner en Syrie, avant de débarquer en Centrafrique. Dès 2015, soit deux ans environ avant de commencer son déploiement en Centrafrique, le groupe de mercenaires a notamment défendu sur le sol syrien des sites pétroliers et combattu en soutien des troupes de Bachar al-Assad. Un accord secret permettait à leurs sociétés-sœurs d’y obtenir 25 % des béné!ces des puits de pétrole repris à l’État islamique.

 

En Centrafrique, Vitali Per!lev ne passe pas inaperçu.

 

Ce « grand blond bien bâti », aux dires d’une de ses connaissances, circule souvent seul au volant d’un pick-up V8 blindé dont le modèle est aisément reconnaissable. Âgé d’environ cinquante ans, le Russe aime fréquenter la terrasse qui jouxte la piscine de l’hôtel Ledger, et apprécie les ambiances (et les bouteilles de vin) de la brasserie Le Kiss, du restaurant Cuisine A ou encore du M, un autre établissement prisé de la haute société banguissoise. Habillé en civil, il y invite régulièrement ses amis centrafricains.

L’homme de Touadéra et de son cercle

Parmi ses contacts privilégiés !gurent certaines des personnalités les plus in$uentes de l’entourage de Faustin-Archange Touadéra. Le ministre de la Défense et neveu du chef de l’État, Jean-Claude Rameaux Bireau, en fait partie, ainsi que l’ancien ministre Henri WanzetLinguissara, aujourd’hui patron des renseignements. Les ministres Pascal Bida Koyagbélé (grand habitué du M) et Hassan Bouba !gurent également dans le haut de son carnet d’adresses, tout comme le premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du Mouvement cœurs unis (MCU, au pouvoir), Evariste Ngamana.

 

PERFILEV OBTIENT SANS PEINE DES TÊTE-À-TÊTE AVEC LE PRÉSIDENT TOUADÉRA

 

Surtout, Vitali Per!lev entretient un contact direct avec le président lui-même. Selon nos sources, l’ancien de la Légion étrangère s’entretient souvent (et à toute heure) au téléphone avec Faustin-Archange Touadéra, qui l’interroge régulièrement sur l’avancée de telle ou telle opération de terrain. Le Russe se rend aussi régulièrement au palais présidentiel, où il ne s’embarrasse guère du protocole pour obtenir un tête-à-tête avec le chef de l’État.

Per!lev dispose pour cela d’un cabinet non loin de la présidence, le même qui avait été mis à disposition de Valeri Zakharov. Ce discret espace de travail est situé à deux pas des services du cadastre de la Ville et du ministère de l’Habitat, dont il partage le parking. Selon un visiteur récent, Vitali Per!lev y dispose d’un bureau et d’un salon d’un peu moins de 20 m², peint en jaune et équipé de canapés en cuir de couleur noir.

 

Empoisonnement et paralysie

 

Décrit comme un « bon vivant », le patron de Wagner à Bangui souffrirait toutefois de problèmes de santé réguliers. Une rumeur a d’ailleurs récemment fait état d’une paralysie des jambes et d’une évacuation sanitaire, à laquelle la presse prorusse centrafricaine a rattaché une prétendue tentative d’empoisonnement par les services de renseignement français. Alertés de ce qu’ils considèrent comme une « opération » d’intoxication, les intéressés ont souri mais ne se sont pas donné la peine de démentir.
# L’ACTION DU GROUPE WAGNER A FAIT L’OBJET DE DISCRÈTES CRITIQUES CES DERNIERS MOIS AU SEIN DE L’APPAREIL DIPLOMATIQUE RUSSE
Selon nos sources, le sujet du vrai-faux empoisonnement a été abordé entre les ambassades de Russie et de France en Centrafrique, la diplomatie russe se désolidarisant des accusations. Une nouvelle théorie circule d’ailleurs à Bangui sur l’origine des ennuis de l’ancien légionnaire, l’attribuant cette fois à un règlement de comptes entre Russes pro et anti-Wagner. L’action du groupe a effectivement fait l’objet de discrètes critiques ces derniers mois au sein de l’appareil diplomatique russe, retardant notamment l’arrivée du nouvel ambassadeur, Alexandre Bikantov.

 

Est-ce l’effet de l’implication, très médiatisée, de Wagner au Mali puis en Ukraine ?

 

Ces dernières semaines, des ajustements d’hommes et de matériel ont été opérés depuis la Centrafrique, d’où des hélicoptères et des combattants ont notamment été réaffectés, sans que l’on puisse savoir avec certitude s’ils l’étaient à destination du théâtre malien ou de la région de Kiev. À Bangui, certaines personnalités politiques et diplomatiques, critiques de Vitali Per!lev et de ses hommes, plaident discrètement pour un réajustement de la relation avec la Russie.

Des incendies se multiplient au Tchad

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Depuis le mois de février, près d’une vingtaine d’incendies plus ou moins graves ont été recensés dans plusieurs villes. Ces sinistres semblent souvent liés aux mauvais branchements électriques mais….

Depuis la mi-février, il ne se passe presque pas un seul jour sans qu’un incendie soit déclaré dans un quartier de N’Djamena, la capitale, ou dans une autre ville du Tchad.

Ce sont généralement des boutiques ou encore des marchés et des maisons individuelles qui sont dévastés par ces sinistres.

Solkem est l’une des victimes de ce phénomène. Partie au marché pour faire des achats, elle a retrouvé à son retour sa maison, située dans le 7e arrondissement, détruite par un incendie dont elle ignore l’origine.

“J’étais sorti pour me rendre au marché. Brusquement, le feu a pris ma maison. Lorsque je suis revenue, tout était parti en fumée. Ma valise, ma penderie, la valise de mes enfants… bref tout ce que j’ai dans la maison comme bien est parti. Donc je ne sais pas comment ça s’est déroulé.”

Mauvais branchements

Plusieurs restaurants ont été également réduits en cendres dans des circonstances similaires. Les mauvais branchements sont souvent désignés comme la cause de ces sinistres en cette période de surcharge électrique.

“Concernant les incendies répétitifs comme ceux qui se déroulent chez nous à N’Djamena et dans les provinces, leur cause principale c’est l’électricité. Parfois ce sont des branchements anarchiques de câbles électriques, parfois c’est le retour en force de l’électricité qui provoque une certaine intensité et qui fait que des compteurs prennent feu. Donc dans la plupart des cas c’est l’électricité”, explique l’universitaire Evariste Ngarlem Toldé.

Ces incendies qui se déclenchent souvent tard dans la nuit et dans des circonstances similaires suscitent de nombreuses interrogations.

Certains Tchadiens évoquent une punition divine, d’autres soupçonnent plutôt des origines criminelles bien qu’aucune preuve n’ai été apportée.

Il n’y a aucune réaction du gouvernement tchadien jusque-là face à ces incendies répétitifs qui ont entrainé de lourdes pertes aux entreprises et aux particuliers.

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L’ONU accuse la RCA de violations des droits humains

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La Commission des droits de l’homme de l’ONU dénonce les crimes contre les civils commis par l’armée et par le groupe paramilitaire russe Wagner.

D’après Michelle Bachelet, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, “les opérations militaires menées contre les groupes armés d’opposition par les forces de sécurité du gouvernement, soutenues par divers éléments armés et des entrepreneurs privés étrangers, auraient également donné lieu à de graves violations des droits de l’homme”.

Selon le communiqué publié par l’ONU, plus de 840 personnes ont été victimes d’assassinats et d’autres violations des droits de l’homme dans les trois derniers mois de 2021. Ces tueries ont été dénombrées dans 63 incidents de violations des droits de l’homme, d’abus et d’infractions au droit humanitaire international – dont beaucoup sont extrêmement graves.

Les mercenaires de Wagner accusés

Les forces armées centrafricaines, les mercenaires de Wagner, ainsi que certains groupes rebelles opérant dans ce pays sont accusés d’être les auteurs de ces crimes par la division des droits de l’homme de la Mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca.

Fernand Mandé, coordinateur de la Coalition des organisations de la société civile pour la Cour spéciale mise en place pour la Centrafrique, explique que “des fois dans leurs véhicules, les hommes de Wagner sont avec les FACA. Il y a des images filmées par un FACA qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Il a été filmé comment ils ont arrêté des bandits. Ils les déshabillent, les torturent, puis les assassinent”.

“La justice doit agir”

Selon l‘ONU, 59% de ces incidents ont été attribués aux groupes armés signataires de l’Accord de paix de février 2019. Fernand Mandé estime que la justice centrafricaine devrait agir car certains groupes entretiennent de bonne relations avec le gouvernement

“Sur le terrain on a Abdoulaye Hissene qui est là. C’est un chef rebelle lui aussi et il ne s’inquiète pas. Il a pris part au dialogue et a dit qu’il était prêt à se rendre devant la justice. Mais il faudrait que la justice puisse leur mettre la main dessus”, précise-t-il.

Abdoulaye Hissene, chef rebelle du Front pour la Renaissance de la Centrafrique, signataire de l’accord de paix de 2019, placé sous mandat d’arrêt par la justice de son pays en 2018 et sous sanctions des Etats-Unis en 2017, reste évasif sur les accusations formulées contre lui.

“Moi j’avais demandé pardon à toute la population de mon pays mais concernant d’autres actions, je ne peux pas me prononcer là-dessus parce que je ne suis pas un expert”, se défend-il.

La Centrafrique se défend

La délégation centrafricaine à Genève a rappelé les mesures prises par Bangui pour lutter contre l’impunité, sans se prononcer directement sur les allégations portées contre Wagner. Selon le même communiqué, Arnaud Djoubaye Abazene, ministre de la Justice et des Droits de l’homme de la République centrafricaine affirme que “des actions multiples sont en cours d’exécution afin de rendre la justice plus accessible et équitable pour tous les Centrafricains”.

Aussi, une suite judiciaire est en cours, au sujet du rapport de la Commission d’enquête spéciale à l’effet de “faire la lumière sur les allégations de violations des droits de l’homme révélées l’année dernière par la Division des droits de l’homme de la MINUSCA”. De même, Bangui a instruit l’ouverture des enquêtes judiciaires suite à de nombreux cas présumés de violations des droits de l’homme perpétrés à l’intérieur du pays.

Selon l’ONU, ces violences ont déjà provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, tandis que près des deux tiers de la population aurait besoin de protection et d’assistance humanitaire.

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Révision de la constitution, Touadera veut changer le modèle politique actuel

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Rédigé par Michael Dawili

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le chef de l’État, Professeur Faustin Archange Touadera, âgé de 65 ans, et frappé par l’interdiction inscrite dans la constitution de 30 mars 2016  d’exercer plus de deux mandats présidentiels, veut passer en force pour un nouveau mandat. Il a été élu pour la première fois en 2016,avant de briguer un second mandat à l’issue d’une élection jugée très « bâclée et controversée » de décembre 2020.
Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.
Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.

 

Pour contourner ce blocage constitutionnel, certains caciques de son pouvoir ont mûri la pensée de réviser l’actuelle constitution adoptée le 30 mars 2016 afin de lui permettre de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2025, puis changer le modèle politique actuel.

Selon eux, l’actuelle constitution, qui définit le type de société organisée dans le pays,  serait inspirée du modèle français d’une part, et d’autre part inadapté à la réalité centrafricaine.

À en croire leur différente déclaration, il serait préférable de rompre tous les liens avec l’ex-puissance coloniale, vu le contexte de brouilles avec cette dernière, qui a pris des mesures de rétorsion contre la rca. C’est dans ces contextes que la constitution du 30 mars 2016 est visée.

 

Mais quel autre modèle voudraient-ils essayer, vu que la RCA s’est acoquinée depuis plus de 5 ans avec des pays qui ne sont pas des modèles de démocratie ?

 

Une telle initiative hasardeuse ne fera qu’aggraver la situation du pays, qui continue de traverser une crise sécuritaire, économique, politique et récemment diplomatique.

Ce scénario démontre à la suffisance que  le chef de l’État voudrait conserver le pouvoir à tout prix à la fin de son second mandat.

Selon les observateurs, le modèle que le pouvoir veut mettre en place après cette modification de la constitution n’est autre que de basculer définitivement le pays dans le totalitarisme aggravé.

 

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Bras de fer politique, Gonda et Zingas attaquent brutalement Dologuélé, Tiangaye et Martin Ziguélé

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – C’est un nouvel ongle d’attaque privilégié par le pouvoir en place : diviser pour bien régner. Les amis d’hier sont devenus des ennemis aujourd’hui. C’est pourquoi en politique, on dit souvent qu’il n’y a pas de conviction, mais il n’y a que des circonstances.
Les exclus des partis de l'opposition démocratique lors de leur point de presse le jeudi 31 mars 2022 au siège du PNCN à Bangui
Les exclus des partis de l’opposition démocratique lors de leur point de presse le jeudi 31 mars 2022 au siège du PNCN à Bangui

 

Attaque brutale, Cyriaque Gonda à la manœuvre  

 

Messieurs, Cyriaque Gonda, président du parti national pour une Centrafrique nouveaux (PNCN), Jean-Édouard Koyambonou, premier vice-président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Simplice Aurélien Zingas, secrétaire général du parti Kelemba et  Benjamin KAÏGAMA, cadre du  parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), lors d’un point de presse organisé ce jeudi 31 mars 2022 à Bangui, ont décidé de présenter ce qu’ils appellent  le « bilan de la participation de  l’Opposition Démocratique  au Dialogue Républicain ». Mais très vite, ce point de presse, orchestré et financé en coulisse par le parti au pouvoir, tourne au règlement de compte personnel.

Prenons la parole, Monsieur Cyriaque Gonda attaque brutalement maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), Monsieur Martin Ziguelé, Président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et Monsieur Anicet Georges Dologuelé, Président de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA).

Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé et Simplice Aurélien Zingas
L’honorable Martin Ziguelé, Président du MLPC à gauche, Le Président de l’URCA, l’honorable Anicet Georges Dologuelé au milieu et l’honorable Aurélien Simplice Zingas à droite. Photo collage CNC

Ziguélé , Tiangaye proches de la Seleka, Dologuelé suppôt de la France

 

Pour l’orateur du jour Cyriaque Gonda et ses trois autres collègues, Martin Ziguélé, Nicolas Tiangaye et Anicet Georges Dologuelé ont refusé d’aller à ce dialogue républicain organisé par le chef de l’État à cause des raisons personnelles et non d’intérêts collectifs.

D’après lui, Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé auraient peur d’être agressés à cause de leur vieille accointance avec la SELEKA.

Concernant Dologuélé, Cyriaque Gonda pense qu’il est convaincu par son réseau français que la stratégie du néant visant à paralyser son pays ou à l’asphyxier était la meilleure chose à faire, et qu’il fallait coûte que coûte boycotter les assises.

 

Les traîtres

 

Comme si cela ne suffisait pas, Cyriaque Gonda enfonce le clou en qualifiant ces trois anciens premiers ministres, à savoir Martin Ziguélé, Dologuélé et Nicolas Tiangaye  des traîtres.

« Qui donc est traître si ce n’est celui qui a laissé sa chaise vide lors d’un dialogue destiné à ramener une paix durable dans notre pays ? Qui donc est traître, si ce ne sont ceux qui ont posé des conditions pour participer au dialogue, et une fois ces conditions acceptées ont quand même décidé de ne pas y participer?

Les faits sont là et les faits sont têtus. Ce qui est certain, les traîtres ne sont pas parmi nous ici. Les traîtres sont ceux qui ont déserté le champ de bataille en abandonnant la cause commune, la cause du peuple. Ces déserteurs, vous les connaissez. Des fuyards qui exposent sciemment les camarades au danger dans l’unique intérêt de leur agenda caché qui ne saurait profiter au peuple centrafricain », a-t-il déclaré.

 

Bilan de la participation au Dialogue

 

Pour Simplice Aurélien Zingas, l’orateur qui aborde ce thème, leur participation efficace aux travaux du Dialogue a permis d’obtenir tous les points de revendications que « l’opposition Démocratique élargie » devait porter au Dialogue républicain, à savoir le rejet de toute initiative visant à réviser la Constitution du 30 mars 2016 sous la houlette de la Société Civile et de l’Opposition démocratique ; recommandation sur les mesures de décrispation, notamment à l’endroit des prisonniers politiques, d’opinions et autres ; l’évocation et l’exposé en plénière de la crise électorale de 2020…

Pour Jean-Édouard Koyambonou,  Cyriaque Gonda, Aurélien Simplice Zingas et Benjamin KAÏGAMA, leur participation au dialogue républicain qui a pris fin dimanche dernier a permis d’avancer sur de nombreux points positifs pouvant aider le pays à sortir de la crise qui l’a secoué depuis tant d’années.

Ont-ils obtenu un accord politique visant de gérer les résolutions de leur dialogue ?

C’est le troisième point des 3 recommandations mais aucun d’entre eux n’est en mesure de l’affirmer. Mais une chose est sûre,  ils seront tous nommés quelques part à la Présidence ou à la Primature .

Rappelons que Cyriaque Gonda et Simplice Aurélien Zingas avaient été exclus de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) pour trahison. Mais Jean-Édouard Koyambonou et  Benjamin KAÏGAMA , pour eux, ont été sanctionnés par leur parti respectif, le MLPC et le PATRI pour non respect de consignes donnés par la direction de leur parti.

 

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Fausse allégation de coup d’État, l’union des églises évangéliques monte en créneau contre le pasteur Singa Gbazali

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Si l’histoire semble tirer d’un film d’espionnage anglais, elle fait tout de même un scandale au sein de l’union des églises évangéliques de centrafrique (AEC). Le pasteur Singa Gbazali, Président de ladite association évangélique, qui se disait victime d’une machination politique orchestrée par le député Aurélien Simplice Zingas et Abdou Karim Meckassoua visant à faire un coup d’État contre le Président Touadera, fait aujourd’hui l’objet d’une sanction sévère de la part de son organisation.   
L'honorable Aurelien Nzingas pour stop aténè
L’honorable Aurélien Nzingas

 

Une assemblée générale extraordinaire pour sanctionner le pasteur

 

En effet, ce jeudi 31 mars 2022, à Bangui, s’est tenue, au sein de la faculté des églises baptistes  (FATEB), une assemblée générale extraordinaire de l’union des églises évangéliques en Centrafrique. L’objectif, selon les organisateurs, écarté le Pasteur Singa Gbazali de la tête de ladite association. Pourquoi?

 

Allégation du coup d’État, Zingas s’explique

 

La semaine dernière, lors du dialogue républicain, le conseiller du chef de l’État, Monsieur Fidèle Gouandjika avait interpellé publiquement le député Aurélien Simplice Zingas de s’expliquer sur les raisons de son implication dans une affaire de coup d’État avec l’ancien Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua. C’était en présence du pasteur Singa Gbazali et de tous les participants au dialogue, le député Aurélien Simplice Zingas prend la parole et s’explique.

 

Singa Gbazali, Pasteur controversé

 

Selon Monsieur Zingas, c’était à la demande très insistante de Monsieur Singa Gbazali qui souhaite rencontrer l’ancien Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua qu’il l’avait accompagné au domicile de ce dernier. Lors de leur conversation, le pasteur Singa Gbazali introduit ses doléances à Meckassoua. Il souhaite une contribution financière de l’ancien Président de l’Assemblée nationale pour la construction du siège de l’AEC. Mais ce dernier, qui venait de rentrer de France, répondait avec courtoisie au pasteur Singa Gbazali qu’il avait un problème de liquidité. Mais il verra bien le moment venu. Pour Meckassoua, c’est aussi une belle occasion pour lui, étant musulman,  de tisser une relation avec le pasteur Singa Gbazali qui, lors de prochaine élection présidentielle, pourrait  sensibiliser ses fidèles chrétiens derrière sa candidature.

 

De Meckassoua à Touadera, le pasteur crée de problème

 

Or, à la fin de l’entretien avec Meckassoua, le pasteur Singa Gbazali est allé directement rencontrer le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour lui dire que monsieur Abdou Karim Meckassoua et Aurélien Simplice Zingas voudraient l’entraîner dans un projet de coup d’État contre lui. L’affaire faisait beaucoup de bruit au palais de la renaissance, et le chef de l’État était obligé de contacter le Président congolais Denis Sassou Nguesso pour lui faire part de la nouvelle. Ce qui avait poussé Abdoul Karim Meckassoua d’être en colère contre le député Zingas. Mais lors du dialogue républicain, le conseiller du chef de l’État, Monsieur Fidèle Gouandjika revenait sur l’affaire, et le député Zingas, tout comme le pasteur Singa Gbazali, présent dans la salle, s’expliquaient devant le public.

 

Colère au sein de l’association des églises évangéliques

 

Mais pour les membres de l’union des églises évangéliques de Centrafrique,  le pasteur Singa Gbazali trahit leur association. Il faut nécessairement trouver une solution pour l’écarter à la tête de ladite association. C’est pour cette raison qu’ils ont organisé une assemblée générale extraordinaire ce jeudi 31 mars 2022. Un autre pasteur est désigné pour assurer la présidence de l’association avant la prochaine assemblée élective.

 

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Violence intercommunautaire à Boali, le Professeur Gaston Mandata Nguérékata, Président du PARC réagit et condamne fermement les actes « inhumain » perpétrés

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC, le vendredi 1 avril 2022

 

 

Bangui (CNC) – Le 27 et 28 mars, l’escalade de la violence intercommunautaire à Boali, située à environ 95 kilomètres de Bangui a causé la mort d’au moins six personnes, plus de 6 blessés et le déplacement de près d’un millier des individus, selon la gendarmerie locale. Face à cette série de crime, le            Gaston Mandata Nguérékata, Président du parti pour la renaissance  centrafricaine (PARC), dans un fichier audio que la rédaction a eu copie,  condamne avec la plus grande fermeté  lesdits événements, et demande que les  auteurs soient arrêtés et poursuivis en justice.

Ci-dessous l’intégralité de son intervention audio retranscrite par la rédaction.

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

 

 

Centrafricaine, centrafricain, chers compatriotes je vous salue

 

Je suis le professeur Gaston Mandata Nguérékata.

Du 27 au 28 mars 2022, des graves incidents ont causé la mort de six personnes, et des nombreux blessés dans  le village de Lambi, à 43 kilomètres de Boali sur l’axe Lac de caïman.  Les images qui nous sont parvenues attestent le caractère extrêmement violent et barbare de ce qu’on peut qualifier d’assassinat prémédité de certains groupes extrémistes et irresponsables, et connus d’ailleurs de tous.

Mais au-delà de ces événements qui portent un coup fatal à la volonté du peuple centrafricain de tourner la page définitivement à nos divisions, qu’elle soit religieuse, ethnique ou sociale,  il faut noter que la violence a désormais pris un visage  inhumain, déshumanisant. Non seulement on tue, mais on va jusqu’à humilier  e défunt en s’acharnant sur son corps sans vie, avec une grande bestialité.

Il résulte de toutes ces violences qui pourraient prendre racine vers l’an 2012, sinon un peu plus,  un sérieux traumatisme  individuel et collectif  des Centrafricains.

Le jeune qui a vu ses parents  torturés, tués, violés  vivra un traumatisme  toute sa vie, si rien n’est fait pour l’aider à en sortir.

Elle est devenue la norme, la violence. Elle n’émeut plus  grande personne. Elle est banalisée. En somme, nous craignons qu’une culture de la violence puisse durablement s’installer  à notre cher pays, une autre fois décrit comme la Suisse africaine.

Le parti pour la renaissance  centrafricaine (PARC) condamne avec la plus grande fermeté  lesdits événements, et demande que les  auteurs soient arrêtés et poursuivis en justice.

Nous invitons par ailleurs le gouvernement, le corps médical, les ONG humanitaires, les psychologues centrafricains, et tous les amis du peuple centrafricain   à développer  et mettre en œuvre des programmes de sensibilisation, d’éducation, ou de rééducation des populations en matière de violence  dans les  quartiers, les villages et les écoles. Ceci afin d’attribuer  et enrailler à terme  le traumatisme général que nous connaissons.

Ensemble, construisant pour ne pas dire tout court, reconstruisant  une société plus humaine, plus fraternelle, dénouée de violence et le traumatisme.

Je vous remercie.

 

 

Wagner recrute des combattants mais ne les paie pas

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La situation n’est pas aussi facile que prévue pour les mercenaires de Wagner qui n’arrivent pas à améliorer la situation sécuritaire en Centrafrique après maintenant 4 années de présence. Les groupes armés sévissent toujours dans le pays qui ne retrouve malheureusement pas le chemin de la paix !
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Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR

 

Les mercenaires et les FACA dont les effectifs sont insuffisants pour occuper le terrain efficacement essaient donc de trouver des solutions pour recruter des hommes et obtenir des résultats permettant enfin d’améliorer la situation sécuritaire du pays.

 

Ainsi, depuis maintenant plusieurs mois, des combattants principalement anti-balaka et quelques autres ayant quitté l’UPC ont été enrôlés sur ordre des mercenaires russes. Les mercenaires les utilisent pour boucher les trous de leur dispositif inefficace, pour qu’ils leur apportent des informations mais aussi pour qu’ils commettent à leur place des exactions contre la population afin de pouvoir s’en laver les mains.

 

Bien évidemment, au moment de leur recrutement, les Russes leur ont fait miroiter qu’ils seraient payés pour leurs services, mais il faut croire que cela est resté lettre morte si l’on en croit de récentes manifestations qui se sont tenues du côté de Bambari.

 

En effet, le 15 février, quelques dizaines de combattants anti-balaka qui avaient décidé de travailler pour les Russes ont manifesté leur mécontentement à l’entrée de la ville de Bambari en bloquant de manière symbolique le pont enjambant la Ouaka pour réclamer leur salaire ! La raison est qu’ils n’ont pas été payés pour certains depuis qu’ils ont collaboré avec les FACA et Wagner. Et le problème ne touche pas seulement quelques combattants. Pour éviter que la manifestation n’ait trop d’ampleur, les FACA ont transféré presque 200 anti-balaka vers Ippy pour éviter les incidents et cacher la vérité qui dérange !

Non seulement, le financement de ces combattants supplémentaires n’a pas été planifié et, du fait d’un isolement croissant du pays, les rentrées d’argent sont minimes depuis la mise en place des sanctions internationales. Le peu d’argent qui arrive est donc réquisitionné par Wagner qui n’a visiblement pas le sens du partage !

 

Une preuve supplémentaire s’il en fallait encore, que les Russes ne tiennent pas leurs engagements !

Engagez-vous, et rengagez-vous ! A défaut d’argent, vous verrez du pays !

 

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Abba, une affaire criminelle secoue la ville

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi  1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La tentative d’égorgement d’un commerçant par son employé ce mardi 29 mars a vivement secoué la ville d’Abba, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la rca.

 

Du vol d’argent à la tentative d’égorgement

En effet, dans la nuit du mardi à mercredi 30 mars, un jeune commerçant, qui tenait une cafétéria au centre-ville d’Abba, a été victime d’une tentative d’égorgement. Il a été transféré d’urgence à l’hôpital, mais  son pronostic vital n’est plus engagé, selon une source hospitalière.

À en croire la déposition de la victime aux enquêteurs, son agresseur serait l’un de ses propres employés à la cafétéria. D’après lui, à la veille de son agression, avant de partir à l’hôpital, il avait laissé ses trois employés s’occuper de son commerce. Mais à son retour, à sa grande surprise, l’argent qu’il avait laissé sur place a disparu. Mais suite à une réunion qu’il avait organisée avec ses trois salariés, l’un d’eux affirme avoir observé un autre employé récupérer l’argent. Il pensait que c’était pour lui garder.

Alors que le patron n’a pas encore décidé de sanctions à affliger au salarié fautif, quelques heures plus tard,  vers 3 heures du matin, le patron, qui était en train de préparer les tables, est malheureusement saisi par derrière, et sa gorge tranchée avec un couteau à dent.

 

L’agresseur identifié

 

Heureusement, après son agression au couteau, l’homme tombe au sol, mais respire encore. Transféré à  l’hôpital, il arrive à faire identifier son agresseur aux enquêteurs qui n’est autre que son salarié fautif. Les gendarmes, de leur côté, sont allés rapidement interpeller le présumé criminel et le placer en garde à vue.

 

Le suspect sera-t-il libéré ?

 

Mais la chose qui a choqué énormément la ville, c’est l’attitude des enquêteurs. Ils exigent aux parents du suspect de leur verser une somme d’argent avant la libération du suspect. À défaut, ils seront obligés de le transférer à Bouar pour qu’il réponde de ses actes. Pour les proches de la victime, l’attitude adoptée par ces gendarmes n’est pas du tout professionnelle. Comment vous libérerez  un suspect sans l’avoir jugé? demandent-ils.

Affaire à suivre de près.

 

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Darfour: 45 morts dans de nouveaux heurts tribaux

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Au moins 45 personnes ont été tuées depuis mardi dans de nouveaux affrontements tribaux au Darfour, région de l’ouest du Soudan régulièrement endeuillée par des violences, ont indiqué jeudi les autorités de sécurité locales.

Les combats ont débuté mardi entre la tribu africaine des Fallata et une tribu arabe dans des villages près de Nyala, la capitale du Darfour-Sud, ont rapporté des témoins à l’AFP.

“Les combats entre les tribus Fallata et Rizeigat ont fait 15 morts mardi et 30 mercredi”, a indiqué un communiqué du Comité de sécurité du Darfour-Sud, un organe gouvernemental local, précisant que des femmes et des enfants faisaient partie des victimes.

Plus tôt, des chefs des deux tribus ont affirmé séparément à l’AFP que les combats s’étaient poursuivis jeudi. Le responsable de la tribu Fallata avait évoqué une trentaine de morts jusque-là.

Une source médicale a par ailleurs fait état d’une vingtaine de blessés, certains dans un état critique, ayant été transportés dans des hôpitaux à proximité.

D’après un habitant du Darfour-Sud, Mohamed al-Fatteh, les affrontements ont éclaté après qu’un chef arabe a été tué.

Plus tôt en mars, des affrontements entre éleveurs et agriculteurs dans la région montagneuse du Jebel Moun, au Darfour-Ouest frontalier du Tchad, ont fait une quarantaine de morts en une semaine.

Des heurts entre éleveurs arabes et agriculteurs africains pour des disputes territoriales ou l’accès à l’eau avaient déjà causé la mort de près de 250 personnes d’octobre à décembre au Darfour, selon un syndicat de médecins prodémocratie.

La région a été ravagée par une guerre civile déclenchée en 2003 entre le régime à majorité arabe et les insurgés issus de minorités ethniques dénonçant des discriminations.

Dans ce conflit, environ 300.000 personnes sont mortes et près de 2,5 millions ont été déplacées durant les premières années de violences, d’après l’ONU.

Le Soudan, sorti en 2019 de trente années de dictature militaro-islamiste, a été le théâtre en octobre d’un coup d’Etat qui a interrompu un processus visant à établir un pouvoir civil, accentuant la crise économique.

Au Darfour, le vide sécuritaire créé par le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane a favorisé une résurgence de la violence, expliquent les experts, avec des pillages de bases de l’ONU, des combats tribaux, des attaques armées et des viols.

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“Nous avons vu des soldats russes refuser d’exécuter les ordres, saboter leur propre équipement et même abattre accidentellement leur propre avion”

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“Nous avons vu des soldats russes refuser d’exécuter les ordres, saboter leur propre équipement et même abattre accidentellement leur propre avion”

Texte par: Lalibre.be
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le président Vladimir Poutine est fourvoyé par ses conseillers qui “ont peur de lui dire la vérité” sur sa stratégie de guerre “défaillante” en Ukraine où des troupes russes sabotent des équipements et abattent accidentellement leur propre avion, ont fait valoir les renseignements britanniques et américains.

Les proches alliés, dont les espions s’efforcent de mettre en avant les échecs de la Russie et les divisions du Kremlin, ont déclaré que les conseillers de M. Poutine avaient “trop peur” de lui dire toute la vérité sur les revers de Moscou sur le champ de bataille et l’impact réel des sanctions.

Quelques heures après la publication par la Maison Blanche de son rapport de renseignement sur la situation en Ukraine, le chef de l’agence de renseignement britanniques GCHQ, Jeremy Fleming, a estimé jeudi dans un discours à l’Université nationale australienne de Canberra que le dirigeant russe avait surestimé la capacité de son armée à remporter une victoire rapide.

“Nous avons vu des soldats russes – à court d’armes et le moral en berne – refuser d’exécuter les ordres, saboter leur propre équipement et même abattre accidentellement leur propre avion”, a énuméré M. Fleming.

“Et même si les conseillers de Poutine ont peur de lui dire la vérité, ce qui se passe et l’ampleur de ces erreurs d’appréciation doivent être parfaitement clairs pour le régime”, a-t-il estimé.

Selon Jeremy Fleming, le président russe a sous-estimé la résistance ukrainienne, la force de la coalition internationale contre lui et l’impact des sanctions économiques.

Il est “assez évident” que Poutine est mal conseillé, abonde Marcus Hellyer, analyste de la défense à l’Australian Strategic Policy Institute de Canberra.

Selon lui, les renseignements occidentaux essaient de semer la dissidence ou alimenter le doute sur le jugement de Vladimir Poutine en Russie.

Quels que soient les conseils qu’il reçoit, M. Poutine dispose de ressources et il est peu probable qu’il accepte un accord à moins d’avoir quelque chose de “très substantiel” à présenter au peuple russe, a-t-il ajouté.

“Il se peut qu’ils aient réalisé qu’ils ne peuvent pas vaincre complètement l’Ukraine, ils vont donc adopter une stratégie différente, qui consiste à occuper tout le Donbass, à occuper autant que possible la côte de la mer Noire et à utiliser cela (…) pour leur stratégie de négociation.”

Poutine mal informé par ses conseillers qui ont “peur”: Maison Blanche

“Trompé”

Ces remarques font écho à un briefing de la Maison Blanche sur des renseignements américains rendus public mercredi. Selon leurs informations, les relations de Poutine avec son personnel militaire se sont détériorées.

“Nous avons des informations, que nous avons maintenant rendues publiques, selon lesquelles (Vladimir Poutine) s’est senti trompé par l’armée russe”, a déclaré Kate Bedingfield, directrice de la communication de la Maison Blanche.

Ces derniers jours, les forces ukrainiennes ont repris des territoires, dont Irpin, situé dans la banlieue stratégique de Kiev, alors que l’offensive russe semble s’enliser, cinq semaines après le début de l’invasion le 24 février.

Les rapports des renseignements américain et britannique interviennent au moment où les questions se multiplient sur la relation qu’entretient le président russe avec son ministre de la défense, Sergueï Shoigu, qui a disparu de la scène publique pendant des semaines avant de réapparaître le 26 mars dans une émission de télévision.

Des images non datées ont montré M. Shoigu – qui y a fait référence à une réunion du ministère des finances la veille – présidant une réunion sur les marchés publics de défense de Russie.

Il y a une “tension persistante” entre M. Poutine et le ministère de la défense de Moscou, conséquence de la méfiance du dirigeant russe à l’égard de sa direction, a déclaré un haut responsable américain à Washington.

Groupe Wagner

Selon le site d’information russe Meduza, basé en Lettonie, des experts du renseignement russe ont déclaré que le chef du “cinquième service” du FSB, Sergei Beseda, et son adjoint, Anatoly Bolukh, avaient tous deux été assignés à résidence dans le cadre d’une enquête.

FSB Dosye, un site d’investigation spécialisé dans le travail du FSB, a déclaré que les informations faisant état d’une purge à grande échelle au sein de l’institution étaient exagérés.

M. Beseda a effectivement été interrogé par les enquêteurs, mais est toujours en poste et n’est pas en état d’arrestation, selon le site.

M. Bolukh a également été interrogé mais n’est plus, depuis quelques années, le numéro deux du cinquième service, ajoute FSB Dosye.

Les cyberattaques de la Russie restent, pour l’heure, une menace, a en outre avertit Jeremy Fleming: “Nous avons vu des indicateurs qui suggèrent que les cyberacteurs russes cherchent des cibles dans les pays qui s’opposent à leurs actions.”

Sur le terrain en Ukraine, Moscou utilise des mercenaires et des combattants étrangers pour soutenir ses propres forces.

Parmi eux, le groupe Wagner, qui “passe à la vitesse supérieure” après avoir été actif dans le pays depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

“Le groupe travaille comme une branche fantôme de l’armée russe”, permettant à Vladimir Poutine de se déresponsabiliser face aux “opérations plus risquées”, a-t-il fait valoir.

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Centrafrique, la sécurité confiée à des milices d’anciens criminels

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Texte par: Le monde Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le Président centrafricain Touadera a non seulement fait appel aux mercenaires russes de la société Wagner. Il a également instrumentalisé sur le terrain des milices armés peu recommandables qui font régner un ordre précaire en dehors du cadre légal. C’est du moins la mise en garde très officielle d’un rapport daté de Septembre 2021 et réalisé à Paris par la DIDR (Direction de l’Information, de la Documentation et de la recherche), un service de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA).

Les éléments de la garde présidentielle de Touadéra sont recrutés sur la base des critères d’appartenance ethnique et formés dans certains pays étrangers

Les autorités françaises s’inquiètent désormais de la façon brutale dont le gouvernement centrafricain fait régner un calme précaire sur son territoire. Un rapport finalisé récemment par les services français de l’OFPRA fait état de fortes inquiétudes sur la situation de tension qui règne à Bangui du fait de l’existence de « groupes étatiques et para étatiques » fort peu controlés. La privatisation du maintien de l’ordre public par ces milices est en effet la porte ouverte aux abus et aux dérapages. Les recruteurs centrafricains n’ont pas été regardants sur le parcours de ces mercenaires, qu’ils proviennent des groupes d’autodéfense ex Séléka du quartier musulman de Bangui, le PK5, ou des groupes armés anti Séléka (chrétiens) dont certains dirigeants doivent être jugés par la Cour Pénale Internationale

Le modèle russe de « Wagner »

Est ce le modèle des mercenaires fusses de la société privée Wagner qui a influencé le président Touadera et ses conseillers en matière de sécurité? Des groupes para étatiques prolifèrent en Centrafrique qui n’agissent pas sous le contrôle du gouvernement officiel, tout en bénéficiant de fonds en espèces et d’armements dont le financement est prélevé sur la caisse du budget de la Défense. Ce qui nuit grandement à la mise en place depuis 1917 de la vaste réforme annoncée des forces de sécurité, qui a été décidée avec le soutien de l’ONU et de la communauté internationale.

Dans un rapport de 2021, les experts onusiens se sont inquiétés de l’existence de quatre milices qui tiennent le haut du pavé. Ces bandes qui recrutent aussi bien chez les musulmans que chez les chrétiens ont beaucoup coopté parmi les soldats perdus des bandes organisées qui ont semé la terreur en Centrafrique ces dernières années.

Les barrières sont plus floues que jamais entre les effectifs policiers de l’Etat centrafricain, les soldats réguliers et une mouvance de supplétifs qui ont trempé dans la criminalité et la guerre civile avant d’être tentés aujourd’hui par l’espoir de s’intégrer dans les forces régulières de la gendarmerie ou de l’armée.

En Centrafrique fin2021, des éléments de la Garde Présidentielle ont ouvert le feu sur une patrouille de Casques Bleus qui s’approchait de l’aéroporta

La garde présidentielle, un État dans l’État

Les experts de l’ONU se sont inquiétés du rôle grandissant joué par le « groupement spécial chargé de la protection républicaine », communément connue comme la garde présidentielle du président Touadera. « Les ressources humaines et la gestion de ce corps échappent au contrôle des Forces armées, dites FACA, et à la réforme du secteur de la sécurité », note les auteurs du rapport de l’OFPRA.

Les membres de la garde présidentielle ont été recrutés sur une base clanique. À savoir depuis le quartier du président Touadera, « Boy Rabe », dans le quatrième arrondissement de Bangui, au sein de l’église baptiste de Ngoubagana qui est celle du chef de l’Etat, ou encore à partir de son ethnie (« Mbaka-Mandja »). Beaucoup de jeunes recrues de la garde présidentielle sont issus de groupes Anti-Balaka (chrétiens). « On cite l’exemple de Thierry Lébéné, alias « le Colonel 12 puissances », un ancien combattant qui a sévi sous le commandement de Patrice-Edouard Ngaissona », note le rapport de l’OFPRA.

L’ancien dirigeant de la fédération de football qu’est Ngaissona de la République centrafricaine (RCA), est jugé actuellement pour crimes de guerre devant la Cour pénale internationale, accusé de crimes contre l’humanité.

Des figures politiques de l’opposition sont pris pour cible par la garde présidentielle en dehors de toute procédure judiciaire notamment depuis la proclamation de l’état d’urgence en janvier 20021. Des sources ont informé les experts de l’OU que Christian Gazam-Betty, membre du Parti de l’Union pour la Renaissance, avait du se cacher pendant des semaines après avoir été recherché par les miliciens du Préisdent Tpuadera, en dehors naturellement de tout cadre légal, et dans un but qui ne devait pas être totalement avouable.

« Les Requins », des hommes de main discrets.

Un groupe appelé « les requins » a été créé en juillet 2019 par Héritier Doneng, un fonctionnaire du ministre de la Jeunesse et des Sports, qui était destiné au départ à menacer les opposants sur les réseaux sociaux et à diffuser des fausses informations. La routine !

Mais en 2020, un nouveau groupe est apparu sous le même nom, où on trouvait un certain nombre de combattants ex ant-Séléka,, issus de la Garde Présidentielle. Opérant généralement la nuit et malgré le couvre feu, ces miliciens enlèvent des individus à leurs domiciles ou les soustraient à des gardes à vue dans le locaux de la police et de la gendarmerie. Les victimes de ces opérations extra judiciaires sont emmenées au Camp de Roux, une base militaire où on croise des policiers de l’OCRB, l’Office contre la Banditisme), mais aussi des soldats ou des membres de la garde présidentielle, notamment Thierry Lénéné qui joue un rôle central dans les interrogatoires musclés qui sont menés hors tout contrôle judiciaire.

En janvier 2021, « le journal de Bangui » a accusé « les Requins » d’avoir assassiné un colonel des eaux et forèts qui aurait eu maille à partir avec les groupes dits d’« autodéfense » de son quartier. Depuis 2013 en effet, ces groupes issus de la Séléka, prétendent défendre la population musulmane de Bangui, notamment dans le quartier du « PK5 ». La plupart des membres de ces milices officiellement défensive dont des petits malfrats qui se sont rapprochés du pouvoir, et notamment de la Garde Présidentielle.

Les groupes d’auto défense, supplétifs du régime

Les groupes d’autodéfense autoproclamés du quartier PK5 se sont livrés à des combats contre la Minusca et les Forces de sécurité intérieure. Ils ont commis depuis 2013 de nombreuses violations des droits humains). Dans le cadre de ses enquêtes, il a découvert qu’en dépit des relations historiquement conflictuelles avec les forces de sécurité de l’État, des éléments connus de ces groupes avaient été secrètement recrutés par des responsables de l’État depuis janvier 2021 et se désignaient eux-mêmes comme «les volontaires».

Le Groupe d’experts de l’ONU a recueilli les témoignages de membres de groupes armés, de représentants d’autorités locales, de membres des FACA et de recrues, qui ont décrit le mécanisme de recrutement. La procédure a été menée sous la supervision directe du Ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique, Henri Wanzet-Linguissara, par la voie d’un réseau d’intermédiaires qui avaient des relations dans le quartier PK5. La recrue la plus notoire était sans doute Mahamat Rahama, alias «LT», le principal dirigeant du groupe d’autodéfense du PK5 depuis la mort du «général» Nimery Matar Djamouss, alias «Force», en juin 2019.

«LT» a mené les négociations concernant les recrutements directement avec le Ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique. Bien qu’ils aient précédemment participé au processus de désarmement, de démobilisation, de rapatriement et de réintégration, 58 combattants subordonnés à «LT» ont été recrutés au moyen de ce processus parallèle et, depuis janvier 2021, se battent contre la CPC aux côtés des FACA, des Forces de sécurité intérieure et des instructeurs russes

Il faut reconnaitre à ces petites maffias locales le mérite d’avoir dépassé les clivages confessionnels puisqu’on retrouve autant de chrétiens que de musulmans dans leurs rangs.

RCA : l’ONU s’insurge des exactions commises par les rebelles et le groupe paramilitaire rus se Wagner

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Texte par: Minusca
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Au cours des trois derniers mois de 2021, la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) a documenté 363 incidents de violations des droits de l’homme, d’abus et d’infractions au droit humanitaire international – dont beaucoup sont extrêmement graves. 848 victimes ont été enregistrées.

Quelque 59% de ces incidents ont été attribués aux groupes armés signataires de l’Accord de paix de février 2019.

Les forces de sécurité nationales et leurs alliés étaient responsables de 40% des incidents – une forte augmentation par rapport aux 23% enregistrés en janvier 2021.

Les « forces bilatérales russes » accusées de racket, torture ou menace

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Mme Bachelet s’est inquiétée du fait que la réponse du gouvernement aux groupes armés passe de plus en plus par des arrestations arbitraires de membres de communautés déjà vulnérables, comme les musulmans et les Peuls, qu’ils associent à des groupes armés. « Ce schéma de violations touchant les communautés minoritaires est profondément inquiétant », a-t-elle déploré.

D’une manière générale, les droits de nombreuses personnes sont violés – et la discrimination et les mauvais traitements ciblés risquent une fois de plus de « déclencher un nouveau cycle de violence le long des lignes communautaires, religieuses et ethniques ». « Les revers pour la paix et la réconciliation d’une telle évolution seraient profonds », a-t-elle fait valoir.

De son côté, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Yao Agbetse, a indiqué avoir reçu « plusieurs témoignages concordants faisant état d’exactions commises par les forces bilatérales russes sur des populations civiles ». Il s’agit notamment « des violences sexuelles, des actes d’intimidation, des destructions d’habitations, des menaces, de racket ».

« Les forces bilatérales russes sont également accusées des actes de torture, de traitements cruels, humiliants, inhumains et dégradants, y compris sur des dépositaires locaux de l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays, en occurrence dans les localités de Aigbando, Bambari, Beloko, Bossangoa, Boyo, Bria et Mouka », a déclaré Yao Agbetse.

Le groupe Wagner accusé « d’entraver systématiquement le travail des enquêteurs »

Par ailleurs, l’Expert indépendant onusien a également accusé le groupe Wagner « d’entraver systématiquement le travail des enquêteurs ». « Les forces bilatérales russes font parfois obstruction à la conduite d’enquêtes dans certains endroits où des violations des droits de l’homme auraient été commises », a-t-il dit.

A ce sujet, il a rappelé que la Commission d’enquête spéciale du gouvernement centrafricain avait conclu à des violations commises par les forces bilatérales russes.

« Au regard de la nature des relations contractuelles entre la RCA, sujet de droit international, et les forces bilatérales russes, entité n’ayant pas de reconnaissance au regard du droit international, et en absence de toutes autres informations publiques relatives aux stipulations contractuelles, la responsabilité des violations documentées incombe à l’Etat centrafricain qui doit prendre diligemment toutes les mesures nécessaires pour que justice soit rendue aux victimes », a-t-il indiqué.

Dans ces conditions, il juge urgent que des mesures appropriés soient prises, « à bref délai ». Le but est de mettre un terme à ces violations des droits des populations civiles, à des tensions latentes ou ouvertes entre les alliés russes et les forces de défense et de sécurité centrafricaines, et à toutes les entraves aux opérations de la MINUSCA et du travail des humanitaires.

Sur un autre plan, la « baisse de la capacité de nuisance des groupes armés, notamment UPC, 3R, ex-seleka, Anti-Balaka », ne les a pas empêchés de continuer à faire peser sur la population des menaces et des exactions. Ces groupes rebelles ont ainsi poursuivi les violations des droits des populations civiles, les incursions expéditives de jour et de nuit dans les villages et les collectes illégales de taxes sur les routes.

La RCA entend faire la lumière sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme

La délégation centrafricaine a rappelé les mesures prises par Bangui pour lutter contre l’impunité, sans se prononcer directement sur les allégations portées contre Wagner. « Des actions multiples sont en cours d’exécution afin de rendre la justice plus accessible et équitable pour tous les Centrafricains », a affirmé Arnaud Djoubaye Abazene, ministre de la Justice et des Droits de l’homme de la République centrafricaine.

Aussi, une suite judiciaire est en cours, au sujet du rapport de la Commission d’enquête spéciale à l’effet de « faire la lumière sur les allégations de violations des droits de l’homme révélées l’année dernière par la Division des droits de l’homme de la MINUSCA ». De même, Bangui a instruit l’ouverture des enquêtes judiciaires suite à de nombreux cas présumés de violations des droits de l’homme perpétrés à l’intérieur du pays.

Selon l’ONU, la conséquence directe de ces violences est que plus de 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer et que 3,1 millions de personnes – 63% de la population – ont besoin de protection et d’assistance humanitaire. « Jamais, au cours des cinq dernières années, il n’y a eu autant de personnes en situation de besoin aigu en République centrafricaine », a conclu la Haute-Commissaire Michelle Bachelet.

Révision de la constitution, Touadera invite 5 juristes béninois à Bangui

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Annoncé par les fidèles lieutenants du Président de la République lors du dialogue politique du 21 au 27 mars 2022, le projet de la révision de la constitution ne fait plus l’ombre d’aucun doute. Le projet est bien en marche depuis plusieurs mois, et le géographe Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale  qui supervise personnellement les travaux.
De gauche à droite, l'ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Touadera et le troisième mandat

 

Le Président Faustin Archange Touadera, à la tête du pays depuis 6 ans, ne compte pas quitter  le pouvoir de sitôt. Le chef de l’État, âgé de 65 ans, et frappé par l’interdiction inscrite dans la constitution de 30 mars 2016  d’exercer plus de deux mandats présidentiels,  a voulu soumettre au référendum  une nouvelle constitution susceptible  de lui permettre de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2025.

 

À lire aussi : Dialogue républicain,  le mouvement de Jean-Serge Bokassa écarté de ces assises

Mise en place d’une équipe restreinte avec des juristes béninois

 

Sans le déclarer officiellement au peuple centrafricain, l’homme préfère mettre en place discrètement une équipe restreinte à l’Assemblée nationale chargée de rédiger un projet de la nouvelle constitution de la République centrafricaine.

Cette équipe, composée essentiellement de 5 juristes béninois, travaille exclusivement avec le Président de l’Assemblée nationale. Ils sont formellement interdits d’approcher, de parler, ou même d’échanger  quelques mots avec les autres parlementaires, y compris les employés de l’Assemblée nationale.

 

« Les Béninois sont là depuis plusieurs jours. Ils sont au nombre de 5. On leur a donné individuellement la copie de la constitution pour qu’ils rédigent une nouvelle », déclare à CNC un conseiller du chef de l’État qui a requis le strict anonymat.

Vue d'ensemble de l'assemblée nationale centrafricaine
Vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine le 1 septembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Une commission parlementaire sera mise en place

 

D’après lui, le projet de la nouvelle constitution rédigé par ces béninois sera soumis bientôt à une commission parlementaire qui sera chargée d’adopter, puis de le soumettre  au référendum qui sera couplé avec les municipales d’ici à fin 2023.

Pour l’heure, l’opposition et la société civile n’ont pas encore réagi.

 

À  lire aussi : RCA : investiture du Président TOUADERA, le Président burundais est arrivé à Bangui, son homologue congolais de la RDC attendu ce matin

 

À lire aussi :RCA : quand Monsieur Marwan GUINON, chargé de mission à l’assemblée nationale soulève un tollé sur les réseaux sociaux

 

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Centrafrique : présence massive des rebelles signalée à 18 kilomètres de Bria, circulation perturbée

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le jeudi 31 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis une semaine, à Bria, c’est toujours l’inquiétude qui domine.  Après la sortie massive des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 42 kilomètres de la ville sur l’axe Ouadda, puis l’ultimatum que les rebelles ont lancé samedi dernier aux autorités militaires et civiles locales, la ville de Bria est à nouveau sous pression des rebelles ce mercredi 30 mars 2022.Leur présence est à nouveau signalée à 18 kilomètres de Bria sur l’axe Ippy, et la voie a été coupée durant plusieurs heures.
Village Yangou - Mango, situé à 18 Kilomètres de Bria sur axe Ippy, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au centre nord-Est de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio
Village Yangou – Mango, situé à 18 Kilomètres de Bria sur axe Ippy, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au centre nord-Est de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

De la pression militaire à la pression économique

 

Pour les rebelles, la pression militaire seule ne suffit pas. Il faut également mettre de la pression économique, c’est-à-dire perturber les activités  commerciales de la région. Donc la stratégie est de couper la principale voie de ravitaillement de la ville de Bria, si l’occasion se présente. Ceci n’est pas une simple idée, c’est une réalité du jour.

À lire aussi : Bria, un mort dans un acte de braquage au village Yanga

Présence des rebelles signalée dans le village Yangou-Mango, 18 KM de Bria

 

Ce mercredi 30 mars 2022, à la surprise de la population, plusieurs dizaines des rebelles, lourdement armés, sont sortis dans le village Yangou – Mango, à 18 kilomètres de la ville sur l’axe Ippy, bloquant les circulations dans les deux sens durant des heures. Les véhicules, en provenance de Bria avec des passagers à bord, ont été sommés de rebrousser chemin. Tout comme ceux qui venaient de la ville d’Ippy. D’après les rebelles, la voie ne sera libre de circulation que le lendemain, c’est-à-dire jeudi 31 mars 2022

À lire aussi : Centrafrique : L’hôtel de ville de Bria attaqué par des hommes armés

 

Pour la population locale, c’est l’inquiétude qui domine. Alors, nombreux sont ceux qui se posent des questions pour savoir si ce sont les mêmes rebelles qui étaient sortis la semaine dernière dans le village Sans souci à 42 kilomètres ou c’est un autre groupe des rebelles.

 

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De la fondation caritative à la campagne publicitaire controversée de Vodka, Habib MAYGUELE alias BEACHMAN sème le doute

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 31 mars 2022

 

Bangui (CNC) – L’artiste Habib MAYGUELE alias BEACHMAN, Président fondateur de l’association caritative Handicapable internationale, est depuis quelques jours la nouvelle vedette  de la campagne publicitaire controversée  de Vodka, un alcool très toxique, importée en République centrafricaine par la société de mafia russe Wagner. Or, la nouvelle posture adoptée par le bien aimé artiste Habib MAYGUELE  ne fait pas l’unanimité, si l’on se fie aux commentaires dans les rues de la capitale centrafricaine.

Le président fondateur HANDICAPABLE Beachman au milieu

 

BEACHMAN, vedette de Vodka en rca

 

Pour booster la communication de son alcool Vodka, la société de mercenariat russe Wagner fait appel à une star centrafricaine de rappe, Monsieur  Habib MAYGUELE alias BEACHMAN. Or, ce dernier est pleinement impliqué dans des activités caritatives et humanitaires dans le pays. Il a même créé une fondation dénommée « Handicapable internationale », un organisme d’accompagnement, d’aide  et de formation des personnes vivantes avec les mobilités réduites. Pour les Centrafricains, l’homme est non seulement une star nationale, mais une icône de toute la jeunesse centrafricaine.

Son engagement au côté de la société Wagner comme vedette de la campagne de Vodka en RCA ne rime pas avec son engagement humanitaire, selon de nombreux Centrafricains.

À lire aussi : Centrafrique : lancement de la fondation HANDICAPABLE international à Bangui

 

Pour eux, la boisson spiritueuse Vodka a un potentiel risque aggravé sur la santé à court, moyen et long terme. C’est pourquoi ils jugent mieux de le voir pleinement engagé dans la campagne de prévention de l’alcool.

À lire aussi :RCA : Bria, le directeur de campagne du candidat du MCU aux législatives kidnappées

Qu’en est-il pour ses partenaires?

 

Du côté de ses partenaires, en particulier ceux de la fondation Handicapable internationale, ils ne voient pas de mauvais œil l’engagement de Habib MAYGUELE  comme vedette dans la campagne publicitaire de Vodka.

« La MISLOG soutient Beachman dans le cadre de sa fondation FHI( Fondation Handicapable Internationale) afin d’aider à la prise en compte et à la réinsertion des personnes handicapées. Concernant ses actions en tant qu’artiste, cela lui appartient totalement et la MISLOG fait bien la différence entre les deux », a réagi la mission logistique française de Bangui, partenaire de la fondation Handicapable.

Pour les Centrafricains, avec cette campagne de Vodka, l’image de l’artiste est totalement écornée.

 

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Le régime de Bangui et la tentation du troisième mandat*

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Rédigé par Ben Wilson NGASSAN (Écrivain-journaliste)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)), le 31 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Ce qui ressemblait hier à un discours de crieurs publics, est désormais plus qu’une évidence. Le (non) dialogue républicain de Bangui a savamment alimenté les velléités de la sibylline démarche d’un passage au troisième mandat, voire une présidence à vie. Mais, jusqu’où ce régime ira-t-il dans sa logique ?
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

“Les meilleurs savent passer le relais”, avait déjà si éloquemment déclaré le célèbre éditorialiste Jean-Baptiste Placca. Et encore, aucune Nation n’a jamais été bâtie par un seul homme.

 

Quand vous demandez à GOUANDJIKA les raisons de cette course effrénée vers la modification de la Constitution, il vous dira qu’il milite simplement pour la révision de certains articles de la Constitution, hormis celui qui fixe le mandat présidentiel à deux. Et quand même, il ajoute que cela permet de remettre tous les compteurs à zéro, c’est-à-dire d’ouvrir ainsi la possibilité d’une nouvelle candidature du Président Touadera, a-t-on lu quelque part sur Facebook.

Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.
Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.

Quand vous demandez encore à Héritier Doneng, ce DIRCAB au passé peu glorieux, il vous dira que lui, milite pour la révision de l’article 154 de la Constitution, qui selon lui, contiendrait des dispositions du régime de transition, et la loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif (cf article 2 du Code civil).

 

Un combat avec deux motivations diamétralement opposées. C’est ça qu’on appelle cohérence. Finalement, les deux réformistes se prennent pour l’ensemble du Peuple centrafricain, et toute la République devrait fonctionner selon leurs calculs politiques mesquins.

 

Évidemment que les dieux rendent fous puis aveugles les dirigeants politiques qu’ils veulent perdre. C’est à se demander si ceux qui nous gouvernent ne sont pas dans les deux cas, avec cette suicidaire tentative de modification de la mère des lois, la Bible de la République.

 

Pourtant, le Chef de l’État Centrafricain n’a encore rien dit dans tout ça ?

 

C’est sûrement mal connaitre le Tsar de Bangui, qui, à ses habitudes, a toujours appliqué la théorie machiavélique de “simulation-dissimulation”. Vous l’aviez bien vu, le jour du lancement du dialogue dit républicain, dire, qu’aucun sujet ne doit être tabou. A la suite, ses affidés ont repris cette “réthorique” pour l’envoyer plein-la-figure aux militants de la société civile que même le débat sur la modification de la Constitution ne doit être tabou. Touadera lâche juste les ogres du pouvoir afin de faire le test d’opinions, demain, lui-même, convoquera un référendum constitutionnel pour la cause. La suite des événements nous le dira…

 

Est-ce justement pour ça que le Présidium du dialogue a dit renvoyer le débat sur la Constitution à la compétence de la Présidence de la République (première institution du pays) et l’Assemblée nationale (haute représentation du Peuple) ?

 

Le fait que le Présidium renvoie le débat à la compétence de ces deux institutions, ne résoud pas le problème. Vous savez très bien qu’en Centrafrique, le pouvoir est dirigé, depuis un certain temps, par un club de vieux amis. Nul ne rappellera à l’autre ses responsabilités, pour que, comme dans toute démocratie, le pouvoir arrête le pouvoir. Et d’ailleurs, pour avoir prouvé à suffisance, leur aptitude à s’applatir devant Touadera, plus personne ne fait désormais confiance à ceux qui dirigent les institutions publiques en Centrafrique.

 

Or, toute société politique est évolutive, et l’actuelle Constitution présenterait certaines insuffisances qu’il faut corriger…

 

Si on change la Constitution, ce doit être pour l’améliorer dans l’intérêt général du Peuple. Avec le régime de Bangui, il existe trop de subtilités et de vices, que toute l’opinion s’accorde à dire que ces stratagèmes viseraient à prolonger le bail de l’homme du 30 Mars, au grand mépris des défis qui s’imposent à la vie de la Nation.

 

Et donc, doit-on s’attendre au pire si l’actuel régime va au bout de ses idées ?

 

Il s’y rendra. Mais, à l’opposé de la Guinée Conakry ou de la Côte d’Ivoire où il a été aussi question de troisième mandat, marqué par des violences inouïes, pour l’un, et soldé par un coup d’État pour l’autre, le chaos politico-sécuritaire surgira immanquablement en Centrafrique, au lendemain de la décision d’aller de façon officielle vers le troisième mandat. Les conséquences vont être violentes et dramatiques.

 

Que faire alors ?

 

Le Président de la République doit se résigner à écouter les chants de sirène de ses ouailles qui n’hésiteront pas à le laisser, seul, face à son destin, lorsque surviendront les conséquences d’une telle initiative contre-nature. Quand on nous exhibait Alpha Condé lors de sa chute, c’était bien à l’absence de ses Conseillers. Lui, seul, capturé tel un “requin” (coïncidence ?) par les nouveaux maîtres des lieux. Le Président de République devra donc le faire, comme on l’a suggéré dans notre première lettre ouverte. C’est-à-dire, convoquer une grande concertation nationale, réellement inclusive, débattre avec toutes les forces vives de la Nation, même les plus extrémistes, de l’opportunité de modifier certaines dispositions de la Constitution. Si cela rencontre l’agrément de la majorité, alors on appréciera. Mais jusque-là, ces crocs à dents n’ont absolument rien à voir avec le sort du Peuple pour qui on se bat, car vivant à majorité dans l’extrême pauvreté.

Dommage !!!

 

 

Le groupe des dissidents de l’opposition : Zingas gonda et Koyambonou tient une conférence de presse à Bangui

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 31 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Ce jeudi 31 mars, à Bangui, au siège du parti national pour une centrafrique nouveau (PNCN) aura lieu un point de presse réunissant les trois dissidents de l’opposition démocratique à savoir  Cyriaque Gonda, Jean-Édouard Koyambonou et Simplice Aurélien Zingas.
De gauche à droite, l'ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l'ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l’ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN

 

Les trois transfuges politique en action

 

On ignore les vraies raisons de cette nouvelle conférence de presse de ces trois transfuges politiques, mais des informations crédibles font état de leur entretien discret avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera au lendemain de la clôture du dialogue républicain. Un élément de langage leur aurait été donné pour diaboliser de nouveau l’opposition.

« Il faut utiliser au maximum cette prise afin de fragiliser l’opposition démocratique », soupire un proche collaborateur du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Réaction timide de l’opposition

 

Mais du côté de l’opposition, tous ces trois « traitres » ne représentent rien politiquement.

«  Koyambonou= 0 base électorale, PNCN de GONDA= 0 DÉPUTÉ à l’Assemblée nationale, Zingas le chef de file des transfuges politique avec son Parti politique Kelemba= 1 seul député qui se résume à lui-même… . Allez -y comprendre que tout ce monde réuni ne vaut même 0,5% de l’électorat »,

déclare un leader de l’opposition.

Pour de nombreux observateurs, les vrais bétails politiques viennent de commencer avec les trois cadres de l’opposition qui abandonnent leur cause pour se rallier au pouvoir.

 

Corbeaunews Centrafrique

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CENTRAFRIQUE Quels conseillers présidentiels prêchent pour un troisième mandat de  Touadéra ?

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Rédigé par aAfrique Intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 31 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le dialogue républicain qui s’est clos le 27 mars à Bangui a notamment abordé, à l’initiative de  proches du président centrafricain, l’éventualité d’instaurer un nouveau régime constitutionnel. La manœuvre remettrait à zéro le compteur de ses mandats présidentiels et permettrait à Touadéra de rester au pouvoir.
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Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

Boycotté par l’opposition, le dialogue républicain, qui s’est tenu du 21 au 27 mars, a donné lieu à un débat inattendu : faut-il modifier la constitution ? Une poignée de proches de Faustin-Archange Touadéra plaide en effet en ce sens depuis plusieurs semaines. Une perspective qui pourrait éventuellement permettre au président centrafricain de concourir à un troisième mandat pour les élections de 2026. En privé, Touadéra laisse lui-même volontairement planer le doute quant à cette éventualité.

 

SOUTIENS DU PROJET DE RÉFORME

 

Lors du dialogue républicain, le sujet a été présenté au cours des travaux de la Commission 2 intitulée “Bonne gouvernance”. Il a été avancé par Rodolphe Héritier Doneng, le directeur de cabinet du ministre des sports, dans le cadre d’un projet de réforme sanctionnée dans la foulée par un référendum.

Doneng est président du Front républicain, une coalition fictive de micro-partis qui gravite autour du parti présidentiel, le Mouvement des cœurs unis (MCU). Il était en 2019 le créateur des “Requins”, mouvement de la jeunesse du MCU, officiellement dissous. Mais le nom est resté depuis pour désigner une colonne informelle affiliée au pouvoir évoluant au sein de l’armée.

L’autre soutien de ce projet de réforme est le conseiller spécial, et financier revendiqué, de Faustin-Archange Touadéra, Fidèle Gouandjika. L’ancien ministre des télécommunications sous François Bozizé avait, quelques jours avant le dialogue, bruyamment fait l’apologie d’une modification de la constitution sur sa page Facebook, particulièrement suivie et qui constitue l’une des voies de communication informelle de la présidence.

 

UNE CONSTITUTION VERROUILLÉE

 

Le texte fondamental adopté en 2016, au terme d’une transition, empêche, au titre de l’article 35, le chef de l’Etat d’exercer plus de deux mandats consécutifs. Une disposition impossible à modifier selon l’article 153. Les faucons du MCU se sont donc attaqués aux articles transitoires de la constitution, qui pourtant, par définition, n’ont qu’un effet temporaire, arguant par exemple qu’elles font référence à un “chef d’Etat de transition“, qui n’existe plus.

Après plusieurs suspensions de séances, la question de modification de la constitution a finalement été rejetée des conclusions, sous la pression de la société civile.

Mais celle-ci redoute d’autres tentatives dans les mois à venir, voire plus tôt : la question de la constitution devrait être sur toutes les lèvres lors de l’anniversaire de la réélection de Touadéra, qui sera fêté ce mercredi par le MCU.

 

 

Un procureur et un colonel suspendus par la junte guinéenne

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Alphonse Charles Wright et Balla Samoura ont tous les deux été démis de leurs fonctions avec effet immédiat. Une nouvelle démonstration de force de la junte.

En Guinée, deux suspensions en haut lieu se sont déroulées mardi (29.03.2022), en quelques heures. Il s’agit d’une part, du procureur général de la Cour de Conakry, Alphonse Charles Wright, et d’autre part, du haut commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Balla Samoura, proche du CNRD, l’organe dirigeant de la junte.

Auparavant, les deux hommes s’étaient affrontés par médias interposés au sujet de leurs compétences respectives.

Après le limogeage en janvier dernier de la ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Fatoumata Yarie Soumah, les putschistes semblent de nouveau vouloir mettre de l’ordre dans l’administration.

Une démonstration de force qui ne laisse rien présager de bon selon Alseny Sall, chargé de communication auprès de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen.

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Mali : il y a dix ans, Gao tombait aux mains du MNLA

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le 31 mars, la ville de Gao dans le nord du Mali, tombait entre les mains de groupes rebelles entrés en rébellion contre l’Etat malien.

Ce 31 mars 2012, la ville de Gao, principale ville dans le nord du Mali, tombait entre les mains du MNLA, le Mouvement national de libération nationale de l’Azawad, puis du MUJAO, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest.

Plusieurs centaines de personnes ont été contraintes de fuir la ville pour échapper aux violences que faisaient subir les chefs terroristes aux populations civiles.

L’armée française a soutenu l’armée malienne dans la libération de Gao et d’autres villes du Mali

“On enlevait les femmes et les enfants”

“On a tout abandonné. On était obligé d’abandonner. Nous sommes partis sous les tirs”, raconte Mariam Diawara.

Le 5 avril 2012, Diouara Mariam Diawara n’avait pas d’autres choix que de quitter Gao qui avait été occupée cinq jours plutôt par les groupes armés. Elle se souvient de cette période sombre de l’histoire de sa ville natale.

” Quand la guerre a surgi, nous étions obligés de fuir Gao. On enlevait les femmes, on enlevait les enfants, on cassait les maisons, on prenait les biens des gens. On tuait les hommes, on tuait les civils et les militaires, les agents de l’Etat. Il n’y avait plus de pharmacies, de centres de santé. Nos parents et proches nous mettaient la pression pour qu’on quitte la ville parce qu’ils craignaient pour notre vie”, se souvient Mariam.

Mali : dix ans d’une crise sanglante

Depuis 2012, l’histoire du Mali est marquée par des coups d’Etat et une instabilité qui menace aussi les pays voisins. Retour en images.

Neuf ans de présence de militaires internationaux pour appuyer les FAMA (soldats de l’armée malienne) n’ont pas permis encore de venir à bout des groupes djihadistes dans le nord et le centre du Mali. Les morts de civils se comptent désormais par centaines, les défenseurs des droits humains dénoncent aussi des violences commises par des militaires. Retour en images : Mali, 2012-2022.

Mali : dix ans d’une crise sanglante

En 2012, le Nord-Mali vacille

En mars 2012, les rebelles touaregs du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) prennent le contrôle de villes du nord: Tessalit, Gao, Tombouctou. Des groupes djihadistes comme Ansar Dine et Aqmi s’implantent aussi dans le nord du Mali et s’allient ponctuellement aux Touaregs contre le pouvoir central. Début avril, le MNLA proclame unilatéralement l’indépendance de l’Azawad.

Une transition civile

Dioncounda Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale, est investi président le 12 avril 2012. Le 17, l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra devient Premier ministre de transition. Fin avril, des soldats restés loyaux à l’ex-président ATT attaquent le camp militaire des putschistes à Kati. La junte fait échouer ce contre-coup d’Etat qui se solde par 22 morts et des dizaines de blessés.

“Crime de guerre” à Tombouctou

Fin juin 2012, les Touaregs du MNLA quittent Tombouctou. Les islamistes du Mujao prennent Gao. A Tombouctou, les islamistes d’Ansar Dine détruisent des mausolées classés au patrimoine mondial de l’Unesco. La procureure de la CPI estime qu’il s’agit d’un “crime de guerre” passible de poursuites. En novembre 2021, Ahmad Al Faqi Al Mahdi sera condamné. D’autres procès sont en cours devant la CPI

Intervention de la Cédéao et médiation

Fin 2012, la Cédéao et d’autres pays africains décident d’envoyer 3.300 militaires pour aider l’armée à chasser les islamistes du Nord. Ansar Dine instaure la charia à Kidal. Des représentants d’Ansar Dine et du MNLA rencontrent le médiateur Blaise Compaoré. Ils accepte “un dialogue politique” avec Bamako. L’UE prévoit une mission de formation de l’armée malienne à partir de janvier 2013.

Arrestation du Premier ministre

Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2012, le Premier ministre Cheick Modibo Diarra est arrêté par des militaires sur ordre du capitaine Sanogo. Le gouvernement démissionne. Diango Cissoko, médiateur de la République, est chargé de composer un nouveau gouvernement.

11 janvier 2013: la France intervient militairement

Le président malien demande à la France d’intervenir militairement. Paris lance l’opération “Serval” pour empêcher la progression des islamistes vers le sud. Fin janvier, les FAMA soutenues par l’armée française reprennent le contrôle de Gao puis Tombouctou. Début février, le président français François Hollande en visite au Mali, réaffirme que la France restera “le temps qu’il faudra”.

EUTM-Mali et Minusma

La formation des FAMA maliens commence en avril 2013, par des instructeurs militaires européens de l’EUTM-Mali. Le 15 avril, le Conseil de sécurité autorise une force de 12.600 Casques bleus chargés de stabiliser le Nord du Mali. LaMission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) doit être déployée au 1er juillet et comptera à terme 12.600 militaires et policiers.

Election d’Ibrahim Boubacar Keïta en décembre 2013

Selon les résultats officiels, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du RPM, est élu président du Mali avec 77,61% des voix. Son adversaire Soumaïla Cissé reconnaît sa défaite. IBK est investi début septembre dans ses fonctions et nomme Oumar Tatam Ly comme Premier ministre pour former un “gouvernement d’ouverture”.

Accord d’Alger sur fond de violences

Le 15 mai 2015, le gouvernement du Mali et des groupes armés signent à Bamako l’accord d’Alger. Mais dans le nord et le centre du Mali, les attaques continuent. Le 20 novembre 2015, 21 personnes sont tuées dans l’attaque de l’hôtel Radisson, à Bamako, revendiquée par le groupe djihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar.

L’Onu dénonce des exactions

L’ONU dénonce en janvier 2016 des violations massives des droits de l’homme dans deux rapports publiés conjointement par la Minusma et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. En visite à Bamako, la chancelière allemande Angela Merkel évoque en octobre le trafic de drogue et d’êtres humains ainsi que l’insécurité dans le nord du Mali.

2017: Sanctions de l’Onu

Le Conseil de sécurité adopte en septembre 2017 un régime de sanctions ciblées contre “ceux qui dressent des obstacles” à l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays. Des attentats et les combats continuent de faire de nombreuses victimes civiles et militaires

Réélection d’IBK en 2018

Vingt-quatre candidats participent au premier tour de la présidentielle, fin juillet 2018. Le 12 août, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta est réélu avec plus de 67% des voix. Mais le taux de participation est de 34,5% seulement. L’insécurité est telle que l’Onu menace en juillet 2018 de retirer ses Casques bleus.

Massacre à Ogossagou

Le village peul d’Ogossagou est attaqué le 23 mars 2019. Au moins 160 personnes sont tuées, dont des femmes et des enfants. Des miliciens dogons sont accusés. Des litiges fonciers opposent les deux communautés. Les violences se sont multipliées depuis mars 2018 dans les régions de Mopti puis Ségou.

Démission de Boubèye Maïga

En avril 2019, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga jette l’éponge. Avec le président IBK, il est critiqué par un mouvement contestataire qui nait notamment sous l’impulsion de l’imam rigoriste Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique.

La contestation enfle

En avril 2020, le déroulement des législatives est perturbé dans le centre et le nord du pays. Le scrutin avait pourtant été reporté à deux reprises, depuis fin 2018. Des manifestations contestent les résultats. Quand un olicier abat un jeune homme lors d’une interpellation près de Kayes, des émeutes éclatent. L’opposition appelle à la “désobéissance civile pacifique”.

Coup d’Etat du 18 août 2020

Le 18 août 2020, des militaires arrêtent le président Ibrahim Boubacar Keïta. IBK annonce sa démission ainsi que la dissolution de l’Assemblée nationale. La junte crée un Comité national pour le salut du peuple et annonce une “concertation nationale” pour une transition de 18 mois. Bah N’Daw est nommé président de la transition et le colonel Assimi Goïta devient son vice-président.

Le coup d’Etat dans le coup d’Etat

Le 24 mai 2021, Bah N’Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane, sont arrêtés sur ordre du colonel Assimi Goïta. C’est le 2è putsch en moins d’un an parce que les putschistes de 2020 n’ont pas été reconduits à la Défense et la Sécurité au sein du nouveau cabinet. L’arrestation des dirigeants civils de la transition est dénoncée par l’Onu, la Cédéao, l’Union africaine, les Etats-unis et l’UE.

Le “problème ” russe

L’Union africaine suspend le Mali suite à ce nouveau coup d’Etat. Paris suspend sa coopération militaire avec le Mali et annonce la fin de l’opération Barkhane, déployée dans le pays depuis 2014 contre les groupes djihadistes avec près de 5.000 soldats. Cette décision est due aux tensions avec Bamako au sujet de la présence supposée de membres du groupe paramilitaire russe Wagner au Mali.

Décembre 2021: Barkhane quitte Tombouctou

La France entame son retrait militaire du Mali après neuf ans de lutte antijihadiste, elle se sent poussée dehors par la junte malienne. Les soldats français de l’opération Barkhane quittent Tombouctou, à la mi-décembre 2021. Auparavant, ils avient évacué leurs bases de Kidal et de Tessalit pour se replier sur Gao. Les Forces armées maliennes et la Minusma assurent la sécurité de ces villes.

La souffrance des civils

L’ONG Human Rights Watch dénonce à la mi-mars 2022 une “nouvelle vague d’exécutions de civils” ainsi que des pillages par l’armée malienne et les jihadistes dans le centre et le sud-ouest du Mali. Depuis 2012, les violences ont fait aussi plus de 320.000 personnes déplacées, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La médiation fait chou blanc

Le 20 mars 2022, le médiateur ouest-africain pour le Mali, Goodluck Jonathan, repart de Bamako sans avoir pu s’entendre avec la junte malienne sur la durée de la transition ni la date des prochaines élections. La Cédéao et l’Uemoa ont pris des sanctions en janvier 2022 contre la junte qui n’a toujours pas publié le chronogramme de la restitution du pouvoir aux civils.

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RDC : Les raisons de la résurgence du mouvement rebelle M23

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les affrontements entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise dans l’est de la RDC continuent de provoquer des déplacements de population. D’aucuns y voient une rivalité rwando-ougandaise.

La dernière attaque en date s’est produite hier mardi [29.3.2022] à Bunagana. Des milliers d‘habitants ont pris la fuite vers Kisoro, en Ouganda. L’Ouganda accuse le Rwanda de soutenir le M23 pour le déstabiliser.

D’ailleurs les soldats congolais des FARDC ont présenté deux hommes comme des soldats rwandais qu’ils auraient capturés pendant des affrontements avec le M23.

“Pourtant ces militaires se reconnaissaient très rwandais. Je crois que le Rwanda n’a jamais joué franc jeu et personne ne peut croire à ses arguments et le Rwanda n’a pas cessé avec ses mécanismes de déstabilisation de l’est de la RDC”, a estimé Placide Nzilamba, un habitant de Goma.

Le M23 réfute les accusations

Le M23 reproche aux autorités de Kinshasa de n’avoir pas respecté des engagements pris en faveur de ses combattants.

Mais le porte-parole du M23, le major Willy Ngoma, clame, dans une “mise au point” publiée hier, que son mouvement armé est une émanation congolaise :

“Le M23 est un mouvement politico-militaire congolais et ne bénéficie d’aucune aide ni de près, ni de loin d’un quelconque pays voisin. Les propos diffamatoires des FARDC tiennent à couvrir leurs incompétences notoires “, a déclaré le major Willy Ngoma.

Le Rwanda, lui, accuse l’Ouganda de vouloir le déstabiliser aussi, par des activités de renseignements, en soutenant d’autres groupes armés comme les FDLR ou les ADF, également actifs en territoire congolais. Les autorités de Kigali nient tout soutien au M23.

Rivalité rwando-ougandaise

L’attaque de Bunagana a eu lieu à l’endroit et le jour où devaient être déployés des matériels de construction pour bâtir de nouvelles routes entre la RDC et l’Ouganda.

“La mutualisation des efforts des armées rwandaises et congolaises et la sécurisation de projets de construction de route entre l’Ouganda et la RDC… Et il est inconcevable pour le Rwanda que ce tronçon soit sécurisé par l’armée ougandaise. C’est pour eux mettre votre ennemi solidement armé à votre porte”, a estimé Onesphore Sematumba, chercheur à l’International Crisis Group, expliquant en quoi les axes routiers reliant la RDC à l’Ouganda ne plaisent en effet pas aux autorités rwandaises.

Mardi [29.3.22], huit Casques bleus – six Pakistanais, un Russe et un Serbe – sont morts hier dans le crash d’un hélicoptère Monusco.

L’appareil survolait une zone de combats entre l’armée des FARDC et la rébellion du M23, en territoire de Rutshuru. Les autorités militaires locales affirment que le M23 aurait abattu l’hélicoptère, ce qui n’a pas pu être confirmé.

Extrait de l’entretien avec Onesphore Sematumba (ICG)

“Il y a deux éléments d’analyse importants. Le premier élément est lié à cette mutualisation des efforts des armées ougandaises et congolaises qui jusque là, se sont faites en trois phases. Et maintenant nous en sommes à la troisième phase : la sécurisation des projets de construction de routes entre l’Ouganda et la RDC. Et là, il y a deux tracés de Beni-Butembo jusqu’à Goma et le tracé qui partirait de la frontière ougandaise (Kisoro) pour aller à Bunagana avant de faire la jonction jusqu’à Goma.

Or ces routes longent pratiquement la frontière rwandaise. Il est donc inconcevable que le Rwanda accepte que ce tronçon soit sécurisé par l’armée ougandaise. Cela reviendrait pour Kigali à pratiquement mettre son ennemi solidement armé à votre aide.

DW : Est ce qu’il y a aussi des taxes aussi qui, peut être, échapperaient au Rwanda si les marchandises ne transitaient plus par son territoire?

C’est la deuxième donne, parce que si cette route se développe, elle entre directement en concurrence avec la route rwandaise, la belle route rwandaise, qui contourne les volcans de l’autre côté, du côté rwandais.

Donc, il y a vraiment un manque à gagner par rapport au trafic, par rapport aux taxes douanières, etc etc donc là la route qui passe par le Rwanda est essentiellement utilisée par les congolais. Donc les congolais pourraient alors opter pour la route qui passe par chez eux. Et et voilà, ce serait un sérieux manque à gagner. Donc c’est ce projet là. Des routes négociées entre l’Ouganda et la RDC ne fait pas l’affaire du Rwanda.

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L’implication russe en Centrafrique bousculée par la guerre en Ukraine

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Texte par: Le monde Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les mercenaires de la société russe Wagner sont-ils en train de délaisser la Centrafrique pour l’Ukraine, berceau de leurs interventions armées, et le Sahel, leur nouvelle zone d’expansion ? Depuis le début de leur déploiement au Mali, dénoncé fin décembre 2021 par les Occidentaux, et plus encore depuis l’entrée en guerre de la Russie contre son voisin deux mois plus tard, les intentions de ces paramilitaires, décrits comme la force occulte de Vladimir Poutine, font l’objet d’incessantes spéculations à Bangui.

« On note ces dernières semaines une diminution des rotations d’Iliouchine [avions servant au transport de troupes et de matériel] sur le tarmac de l’aéroport de Bangui-M’Poko », relève une autre source basée dans la capitale centrafricaine. « Après être montés au-delà de 2 000 hommes, ils sont aujourd’hui bien moins de 1 500 et ont dû abandonner plusieurs bases à l’intérieur du pays », complète une troisième.

Conseiller « empoisonné »

Dans la masse des rumeurs qui agitent Bangui, une « information » n’est pas passée inaperçue ces derniers jours. Vitaly Perfilev, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra et chef militaire de Wagner en Centrafrique, assurait dans un article publié le 19 mars par le site Le Potentiel centrafricain avoir été contraint à une évacuation sanitaire après avoir été « empoisonné par certaines personnes » et « exposé à une substance toxique ».

Cet ancien soldat de la Légion étrangère française, parti de Centrafrique « une dizaine de jours avant le déclenchement de la guerre en Ukraine », selon une source française, n’accusait pas nommément Paris, mais, sur place, les insinuations suffisent largement à désigner un coupable. Qu’il soit parti se soigner ou batailler sur d’autres théâtres de guerre, Vitaly Perfilev est depuis revenu aux commandes des « instructeurs » déployés en Centrafrique, comme Moscou et Bangui les qualifient. Mais avec quels plans ?

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Centrafrique : Igor Lamaka, leader de la milice Anti-Balaka aile Ngaïssona paralysée après un accident

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Monsieur Igor Lamaka,  leader de la milice Anti-Balaka faction Ngaïssona  vit en ce moment avec de lourdes séquelles d’un accident vasculaire cérébral  subi il y a une semaine, et le laissant partiellement invalide.

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Monsieur Igor LAMAKA, coordonnateur de la milice Anti-Balaka faction Édouard Ngaïssona

 

Un AVC foudroyant

Monsieur Igor Lamaka, réfugié à Moundou au sud du Tchad, a été frappé par un terrible accident vasculaire cérébral (AVC), il y a exactement dix jours alors que sa fille, qui vit aussi avec lui au Tchad, était morte récemment de suite d’une courte maladie.  Il est actuellement resté immobile sur son lit à la maison, mais les médecins ont estimé que son cas nécessite son évacuation dans un grand hôpital à Ndjamena, la capitale du Tchad.

Pour l’heure, l’homme en subit encore les séquelles : une paralysie partielle du côté droit de son corps l’empêche d’utiliser son bras  et sa jambe droits, et rend très difficile son élocution. De plus, il se déplace en claudiquant. Il a de la difficulté à dormir et la douleur le fait souffrir, selon ses proches interrogés par CNC. Mais depuis 3 jours, l’homme a été évacué à Ndjamena pour y recevoir des soins appropriés.

Rappelons qu’il y a quelques années, Monsieur Igor Lamaka était victime d’un accident de circulation à Bangui. Il avait subi  des fractures  au tibia  et un os au niveau du genou. Pour le tibia est fémur  Il avait eu droit aux clous et broches.

 

Igor Lamaka, successeur de Patrice Édouard Ngaïssona

). En décembre 2018, Monsieur Édouard  Ngaïssona, leader de la milice Anti-Balaka  a été arrêté à Paris  par la justice française à la demande de la cour pénale internationale. Suite à la décision de l’organe de cette milice sanguinaire, Monsieur Igor Lamaka avait été désigné coordonnateur en lieu et place de Monsieur Édouard Patrice Ngaïssona.

Mais suite à l’offensive menée par les forces gouvernementales en janvier 2021, il s’est réfugié, avec certains leaders des groupes armés au Tchad, et ce,    À la demande de la communauté internationale.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Bria, ultimatum des rebelles aux autorités militaires et civiles locales

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – La guerre se précise de nouveau à Bria, dans la Haute-Kotto, où  les FACA, appuyés par les mercenaires russes, étaient entrés en action il y’a un an pour chasser les rebelles du FPRC, du MPC, de l’UPC, du MLCJ, du RPRC et du PRNC.

Panneau de signalisation à Bria
Panneau de signalisation à Bria. Photo CNC

 

De force ou de gré, nous serons de retour

 

Samedi, 26 mars 2022, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont lancé, dans la matinée,  un ultimatum aux autorités militaires et civiles de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.

Lire aussi : Centrafrique : Massacre de Bria,

Ultimatum

 

« De force ou de gré, nous serons de retour bientôt  à Bria”, avertissent les rebelles de la  CPC sur une grande pancarte placée aux abords du stade municipal, et  découverte ce samedi 26 mars dans la matinée par la population.

 

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Le préfet de la Haute-Kotto, dont la résidence se situe à quelques 200 mètres de la scène, a été alerté par les habitants qui ont découvert le pancartage.

À lire aussi :Centrafrique : Massacre de Bria, le bilan s’alourdit de jour en jour et atteint près de 70 morts

FACA et mercenaires russes informés

 

Aussitôt, le commandant du détachement militaire à Bria, et le chef des mercenaires russes ont été informés de la nouvelle. Quelques minutes après, une réunion avait été organisée par le préfet qui a promis de diffuser un message de paix sur les antennes de la radio locale ce samedi soir.

Pendant ce temps, les mercenaires russes ont récupéré et détruire la pancarte.

Pour l’heure, à Bria, c’est l’inquiétude qui domine au sein de la population.

 

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Centrafrique : Un journaliste indépendant activement recherché par une milice armée proche du pouvoir

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 30 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Alors que le dialogue politique dit républicain vient de s’achever à Bangui, et que les proches du pouvoir ont proposé d’inclure dans les recommandations un projet de la modification de la Constitution pour permettre au chef de l’État de se présenter à un troisième mandat, le journaliste centrafricain Ben Wilson NGASSAN, droit dans ses bottes,  a « pris son courage à deux mains » pour envoyer une lettre ouverte à TOUADERA et dénoncer son obsession à vouloir modifier à tout pris la constitution de la République. Mais quelques jours après, le jeune homme devient la cible de menaces et d’intimidation de la part de la milice armée du pouvoir. Il est activement recherché, sa vie est aussi en danger. Ceci est une alerte rouge!
les journaux de Centrafrique
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Des menaces, des intimidations

 

Cela fait trois jours que le jeune journaliste Ben Wilson NGASSAN se cache.  Le dimanche 27 mars au soir, quelques heures seulement après avoir adressé une lettre ouverte au Président de la République Faustin Archange Touadera et dénoncer son obsession à vouloir modifier à tout pris la constitution de la République, le journaliste a malheureusement commencé à constaté des faits étranges devant son domicile. Des menaces, des intimidations.

 

  Les blouses noires

 

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le journalise ben Wilson NGASSAN

précise que « Près de là où je vis en réclusion, deux véhicules noirs, vitres fumées, surtout non immatriculées, ont sillonné les encablures, à des segments opposés. Selon les voisins, cela paraît étrange, car les propriétaires du véhicule ne résident pas dans ce quartier, et ces véhicules n’ont jamais sillonné les parages. Pour des raisons de précaution, je vais changer en toute discrétion mon lieu de réclusion, en attendant de voir clair. J’interpelle les uns et les autres sur le danger sécuritaire perpétuel que j’encours. Jeune que je suis, assisté d’un autre jeune de la même génération que moi, je ne suis vraiment pas en sécurité. Je garde le moral malgré tout ».

 

12 puissances à la manœuvre

 

Selon des informations recueillies, le jeune journaliste Ben Wilson  serait actuellement traqué par un certain Thierry Lébené alias 12 puissances et certains éléments de la garde présidentielle. Ils l’ont prémédité depuis trois jours.   Ceci  est grave, car on connaît très bien la méthode du pouvoir dans ses actions qui consistent à assassiner les journalistes indépendants. On se souvient encore de l’empoisonnement mortel du journaliste Jean Saint-Claire  Maka Gbossokotto   à Bangui.

 

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Boali, une épuration ethnique et religieuse programmée, la chasse à l’homme commencent

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Rédigé par Patrice Olona

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 28 mars 2022

 

Bangui (CNC) – La ville de Boali, située à 95 kilomètres au nord-ouest de la capitale, est depuis trois jours secouée par un conflit ethnicoreligieux, déclenché au lendemain d’un attentat à la grenade perpétré sur un marché local, faisant 5 morts et des blessés. Sans preuve concrète, les « Peuls musulmans » et « Gbaya » ont été indexés, poussant les membres d’une milice armée proche du pouvoir à commettre des exactions en représailles. C’est la confusion totale.

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Un attentat sur un marché de Lamy

 

Un attentat a visé un marché de Lamy, à Boali, à la tombée de la nuit dimanche 27 mars 2022, faisant plusieurs dégâts matériels et humains.

« Il y’a eu une attaque à la grenade, ce dimanche  vers 17 heures, faisant  cinq morts et sept blessés graves », a déclaré à CNC un élément de la gendarmerie locale.

Aussitôt, le lieu de l’attentat a été bouclé pour permettre au service de sécurité de récolter des preuves et faire évacuer les blessés. La gendarmerie a également appelé le public à rester calme et à collaborer avec les enquêteurs.

 

Les Peuls et les Gbaya accusés

 

Or, sur les antennes de la radio, un soi-disant témoin a directement accusé les éleveurs comme les auteurs de l’attaque. De facto, de bouche à oreille,  des rumeurs se propagent comme une traînée de poudre dans la ville, indexant les Gbaya et les Peuls comme commanditaires de cet attentat meurtrier.

 

Les REQUINS se mobilisent

 

Cependant, une branche de la milice « REQUINS », proche du pouvoir, mobilise ses hommes armés. Au même moment, , à la gendarmerie, la nouvelle inquiète au plus haut niveau. Un renfort a été sollicité à Bangui.  Le directeur général de la gendarmerie, avec son homologue de la police, a sollicité auprès du ministre  des moyens pour leur permettre d’envoyer le renfort à Boali. Le ministre, de son côté, ferme son téléphone et ne donne aucune suite.

 

La ville s’embrase

 

Mais le lendemain, lundi 28 mars, vers 15 heures, les miliciens ont commencé à mener des opérations contre les Peuls et les Gbaya. Des détonations commencent, la population en débandade générale. Les forces de l’ordre interviennent, mais la ville s’embrase. Les Peuls, les musulmans, les Gbaya se réfugient en masse à la gendarmerie, laissant leurs commerces et habitations à la merci des miliciens. La gendarmerie faisait état d’un mort et de plusieurs blessés.

 

Arrivée de Firmin Ngrebada et Félix Moloua

 

Le député de la ville, l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA et le Premier ministre Félix Moloua sont actuellement en déplacement dans la ville pour tenter de ramener le calme. Mais sur place, la population accuse le pouvoir d’avoir équipé et armé ce groupe des brigands sans foi ni loi.

 

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Détachement militaire : arrivée  de plusieurs centaines des soldats FACA à Bria

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 29 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le gouvernement centrafricain vient de prendre au sérieux la situation sécuritaire dans le nord du pays. Un nouveau détachement militaire d’environ 200 hommes vient d’être envoyé  à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, située au nord  de la République  centrafricaine. Ils viennent de mettre leur pied dans la ville quand les rebelles ont lancé, 24 heures plus tard,  un ultimatum aux autorités militaires et civiles locales.
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire

 

Renforcement de la position de l’armée nationale au centre-Est

 

Selon l’État major de l’armée, ces hommes auront pour mission la sécurisation de la ville et le renforcement de la position de quelques soldats  de la région militaire du centre est de la République centrafricaine.

Pour le préfet de la Haute-Kotto, Monsieur Thierry Évariste Binguinenndji,  le déploiement des soldats de l’armée nationale dans sa région  à considérablement limiter l’impacte des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

« Nous avons plaidé pour le déploiement des soldats FACA, des éléments de la gendarmerie et ceux de la police à Bria. Et cette présence au côté de la Minusca a limité l’impact de rebelles  du CPC », avait déclaré le préfet lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

 

Une surprise les attend

 

Mais comme une surprise, le lendemain de l’arrivée des soldats FACA à Bria, les rebelles ont lancé un ultimatum aux autorités militaires et civiles locales :

« De gré ou de force, nous serons de retour à Bria », déclarent les rebelles dans leur ultimatum. À la découverte du message, le préfet et le nouveau commandant du détachement militaire dans la ville sont intervenus sur les antennes de la radio locale quelques heures plus tard pour appeler la population au calme.

 

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Centrafrique : Touche pas à ma constitution, désignation d’un porte-parole et d’un Représentant au Mali

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Décision n°001/ 2022 portant désignation du Porte-Parole et d’un   Représentant du Collectif « Touche pas à Constitution » au MALI.

 

Vu la loi du 1er juillet 1901,

 

Vu le statut et le règlement intérieur,

Vu le fonctionnement et l’organisation du Collectif « Touche pas à ma Constitution »,

Vu la Décision d’enregistrement dudit Collectif au Journal officiel en date de juin 2012,

Vu la proposition portant désignation au poste du Porte-Parole du Collectif adoptée en unanimité,

Vu la proposition portant désignation d’un Représentant du Collectif adoptée en unanimité,

Le Bureau exécutif décide ce qui suit :

Monsieur Charles MASSI est désigné en qualité du Porte-Parole du Collectif, Monsieur Nathanael MANDAKONDJI est désigné Représentant du Collectif au MALI.

Article 1 : La présente décision abroge toutes dispositions antérieures.

Article2 : La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout   où besoin sera.

Fait à Toulouse, le 27/ 03/ 2022

Le Coordonnateur Général.

Dr Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG

 

Ampliations :

-Le Bureau Exécutif,

-L’intéressé,

-La presse

Bangui veut lutter contre l’exploitation illégale des mines

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

En centrafrique, la fraude et l’exploitation illégale sont monnaie courante dans le secteur minier, notamment aurifère.

Le gouvernement de Centrafriquea décidé de poursuivre ceux qui exploitent illégalement l’or. C’est le cas notamment à Sosso Nakombo, dans le sud-ouest du pays, où une mission de contrôle gouvernementale a ordonné la saisie des équipements de plusieurs ressortissants chinois, partenaire d’une coopérative locale, qui exploitaient illégalement un filon d’or. Un représentant local de l’Etat était aussi impliqué.

Sept mois après le retrait du permis d’exploitation à la coopérative Kamsona, pour exploitation illégale et dégradation de l’environnement, la mission de contrôle, conduite par le ministre des Mines Rufin Bénam Beltoungou, a constaté que celle-ci poursuivait son exploitation en toute illégalité :

“Nous sommes sur le permis de la coopérative Kamsona, ce permis est la propriété d’une autorité locale. Nous avions retiré ce permis pour destruction de l’environnement, exploitation illégale et introduction d’étrangers sur le site. Mais voilà que nous revenons quelques mois après et nous constatons que les activités d’exploitation illégale continuent par cette coopérative avec l’appui de ses partenaires, un groupe de ressortissants chinois.”

Les dégâts environnementaux sont importants. Cette exploitation a dévié par exemple plusieurs cours d’eau de leur lit sur des kilomètres. Sidéré, le ministre a parlé d’un défi à l’autorité de l’Etat et a annoncé des sanctions :

“C’est un défi pour l’autorité de l’Etat, surtout que le propriétaire de ce permis est une autorité locale. D’ailleurs, le code minier fait interdiction à une certaine catégorie de personnalité de pouvoir se livrer à des activités d’exploitation minière. Il a fait usage d’un prête-nom pour avoir un permis et il a exploité. La production n’est pas déclarée, il reprend les activités illégalement et continue de détruire l’environnement.”

Contre-attaque

Selon Rufin Bénam Beltoungou, “la loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur, des mesures doivent être prises puisque le détenteur de ce permis, qui ne l’est plus d’ailleurs, est une autorité locale et il n’avait pas droit à se livrer à de telles activités.”

Au titre de sanctions, la saisie des équipements des partenaires chinois de la coopérative Kamsona a été mise en œuvre. Mais Albert Nakombo, le détenteur du permis pour la coopérative Kamsona, n’exclut pas une procédure contre l’Etat :

“Il n’y a pas eu de saisie mais plutôt un enlèvement de biens. En principe, si une coopérative est dans une infraction, l’Etat devrait notifier la situation aux intéressés. Cela n’a pas été le cas. Nous avons reçu une visite inopinée dans notre chantier et à la sortie du chantier. Un véhicule avait été loué au Cameroun pour apporter à manger aux ressortissants chinois qui travaillent à Sosso Nakombo. Le commandant de l’Unité spéciale anti-fraude l’USAF a interpellé ce véhicule. On sera obligé de saisir la justice.”

Si le retour de l’Etat est déterminant pour stopper la fuite des capitaux et l’assainissement du secteur minier, cette affaire est seulement la partie visible des maux qui minent le secteur. Elle illustre aussi la protection locale dont jouissent certaines coopératives.

L’armée nigériane repousse une attaque contre un train de passagers

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Un train de passagers a été attaqué lundi soir dans le nord-ouest du Nigeria par des hommes armés, qui ont utilisé des explosifs sur la voie, sans faire de victimes, avant d’être repoussés par l’armée, ont indiqué à l’AFP une source sécuritaire et deux proches des voyageurs.

Le train a été attaqué vers 21H00 locale près de la gare de Rijana, sur la ligne reliant Abuja, la capitale du Nigeria, à Kaduna, une ville du nord-ouest du pays, où des hommes armés avaient déjà tenté d’attaquer samedi l’aéroport.

“Des terroristes ont attaqué un train partant de Abuja ce soir avec plus de 970 passagers à bord”, a déclaré à l’AFP un haut responsable sécuritaire.

“Les terroristes ont déclenché de explosifs sur les rails entre les villes de Karari et Rijana” puis ont tenté d’attaquer le train en tirant de nombreux coups de feu, a-t-il ajouté.

“L’attaque a cependant été repoussée” par des militaires “déployés rapidement sur place”, et “le train étant blindé pare-balles, les vies des passagers ont pu être sauvées”, a-t-il précisé. Selon cette source, l’attaque n’a fait aucune victime.

Deux proches de passagers, en contact avec eux par téléphone, ont confirmé à l’AFP l’attaque et le sauvetage par l’armée. “Les passagers ont été sauvés par les soldats. Personne n’a été blessé et ils retournent à Abuja”, a affirmé à l’AFP un de ces proches, Muhammad Musa.

“Un ami à moi qui se trouvait dans le train m’a confirmé qu’ils étaient à présent en sécurité, les militaires sont venus à leur rescousse”, a également déclaré à l’AFP un autre proche, Abullahi Mustapha, au téléphone. “Ils retournent à Abuja, ne pouvant se rendre à Kaduna, alors que les rails ont été endommagés par l’explosion”, a-t-il précisé.

Cette incident intervient deux jours après l’attaque par des hommes lourdement armés samedi de l’aéroport de Kaduna. Ils avaient alors tué un garde de sécurité, avant d’être repoussés par les militaires, et momentanément interrompu le trafic aérien.

Il s’agit des dernières violences en date imputées à des gangs appelés localement “bandits”, qui sévissent dans le nord-ouest et le centre du pays le plus peuplé d’Afrique, où ils pillent, kidnappent et tuent.

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RDC : reprise des combats entre l’armée et le M23

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Dans la province du Nord-Kivu, des affrontements ont poussé des dizaines d’habitants à fuir leurs villages pour se réfugier en Ouganda.

Les positions de l’armée congolaise “ont été attaquées par les M23” à Runyoni et à Chanzu dans la nuit de dimanche à lundi, a fait savoir le lieutenant-colonel Muhindo Lwanzo, directeur de cabinet de l’administrateur militaire du territoire de Rusthuru, dans la province du Nord-Kivu.

Les autorités militaires sur place précisent que les affrontements sont en cours et qu’elles essayent de récupérer les zones prises par le M23.

John Banyene, le président de la société civile du Nord-Kivu, précise que des villages se vident et que la population de Bunagana traverse la frontière vers l’Ouganda, tandis que celle de Rwanguba et Cyengerero se déplace soit vers l’Ouganda soit vers d’autres chefs-lieux.

Pour lui, les autorités congolaises devraient renforcer les effectifs au sein de l’armée.

“Pourquoi nos militaires doivent toujours attendre qu’ils soient attaqués ? Nous demandons au gouvernement de renforcer les effectifs. Mis à part cela, nous avons toujours dit que nos frontières sont poreuses. Certains éléments du M23 se trouvent au Rwanda, d’autres en Ouganda, cela montre que nos voisins ne nous aident pas. Du point de vue sécuritaire, nous avons l’accord cadre (d’Addis Abeba) qui n’est pas respecté par les autres pays voisins comme le Rwanda et l’Ouganda”, s’indigne le président de la société civile du Nord Kivu.

A quand une solution pérenne ?

Défait en 2013 par l’armée congolaise, le M23 (Mouvement du 23 mars) a refait parler de lui au moins de novembre. Ce dernier a été accusé d’avoir attaqué plusieurs positions militaires dans la région de Rusthuru.

Pour Christophe Vogel, chercheur à l’Université de Gand en Belgique, la reprise des activités et affrontements en cours démontre la faiblesse des accords de paix et autres programmes de démobilisation.

Les groupes armés continuent de semer la terreur parmi les civils dans le Nord-Kivu

“Il y a eu une multitude de différentes initiatives, accords de paix, négociations et conférences qui n’ont jamais vraiment aboutis à une solution durable. Ces différentes négociations et conférences sont souvent politisées dans leurs procédures. Mais en même temps, le contenu de ces négociations est plutôt dépolitisé dans le sens où les racines politiques, économiques et sociales qui sont locales au Congo, ou transfrontalières, sont rarement attaquées pour mettre fin à ce cycle de mobilisation, démobilisation, remobilisation,” explique le chercheur à la DW.

Quid de l’état de siège ?

Egalement appelé “Armée révolutionnaire congolaise”, le M23 est issu d’une ancienne rébellion tutsi congolaise du Nord-Kivu, jadis soutenue par le Rwanda et l’Ouganda.

L’armée congolaise mène des opérations militaires dans la province du Nord-Kivu, tout comme dans celles voisines de l’Ituri et du Sud-Kivu, contre les groupes armés, dont le M23.

Depuis le 6 mai 2021, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont été placées sous état de siège, une mesure exceptionnelle où les autorités civiles ont été remplacées par des officiers de l’armée et de la police en vue de mettre fin à l’insécurité et aux massacres de civils par les groupes armés.

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En faisant les opposants politiques des ennemis de la nation, le Président Touadera se pose en diviseur des Centrafricains

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 29 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera, lors de la clôture des travaux des assises du dialogue républicain ce dimanche 27 mars à Bangui, a tenu, au plus grand étonnement des diplomate, un discours très agressif à l’endroit de ses opposants politiques. Il va même les qualifier des « ennemis de la paix , dont les esprits sont hantés par les démons de la trahison, de la méchanceté, de la haine, de l’animosité ».
centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Faustin-Archange-Touadera-a-gauche-et-son-ex-ministre-de-lelevage-a-droite.jpg” data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

À en croire le Président de la République, « les efforts déployés par le Gouvernement avec l’appui de la communauté internationale, dès le retour à l’ordre constitutionnel en 2016, et qui ont permis le retour progressif de la paix, de la sécurité et du relèvement économique, ont été soumis à rude épreuve par la guerre déclenchée en décembre 2020 par une nébuleuse association des malfaiteurs dénommée « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC., Et d’ajouter que «certains concitoyens dont les esprits sont hantés par les démons de la trahison, de la méchanceté, de la haine, de l’animosité, ont entrepris de souffler le feu dans le pays, d’entretenir un climat politique délétère artificiel afin de satisfaire d’autres intérêts que ceux de leurs compatriotes ». En précisant qu’ils se sont « révélés porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d’autres projets que ceux de l’unité nationale, de la paix et de développement de la République Centrafricaine ».

Par ces mots d’une gravité sans précédent prononcés dans le cadre de son discours de clôture de fin des travaux du dialogue républicain,  Faustin Archange Touadera a franchi une étape supplémentaire dans la rupture avec nos principes  démocratiques et républicains.

Pendant ce temps, dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que les ennemis de la nation sont  entre autres « la corruption, l’impunité, l’immaturité politique, le fanatisme, le détournement et tant d’autres vices ».  Faisons la guerre à ces ennemis de la nation, car ce sont eux qui sont à l’origine de tous les problèmes de ce pays.

« Mais comment penser aujourd’hui que le chef de l’État, qui a à l’origine de la libération manu militari du chef rebelle Hassan Bouba, incarcéré à la prison de Camp de Roux par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, manipule l’opinion publique contre certains leaders de l’opposition démocratique alors que lui-même, à travers certaines de ses actions contraires à la loi, montre aussi bien qu’il est ennemi de la nation.

« Le chef de l’État Faustin Archange Touadera trahit notre héritage républicain », s’alarme un enseignant à l’école Gobongo fille.

Rappelons que lors du démarrage des travaux du dialogue républicain, l’opposition a préféré boycotter ces assises pour la simple raison qu’elles ne sont pas inclusives.

 

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