Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 juin 2022
Bangui (CNC) – En tout cas selon Dr. Dominique Désiré ERENON, « aujourd’hui, le risque est réel que notre « DÉMOCRATIE » en tant que forme de gouvernement consacrée par notre Loi fondamentale soit détruite pour être supplantée par l’instauration d’une « CHEFFERIE », ce qui serait assurément un grand recul pour notre pays ». D’après ce constitutionnaliste centrafricain, « le risque est réel, à travers la proposition franchement malvenue et anticonstitutionnelle de révision de notre Loi fondamentale, la Constitution du 30 mars 2016 ». Et l’homme ne s’arrête pas là ! Suivez son regard :
Docteur Dominique Désiré ERENON
LETTRE OUVERTE
Chers compatriotes, le sens de mon engagement politique, depuis la création, le 25 juillet 2021, du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSF), c’est de me battre pour mon pays et pour tous ceux qui en ont le plus besoin, pour tous mes compatriotes qui ne méritent pas leurs sorts actuels afin de contribuer à changer leurs vies.
Je sais que les idées que je défends ne plaisent pas aux fossoyeurs de notre fragile démocratie et de nos institutions de la République. Mais je m’assume pleinement. Je préfère mille fois déplaire en étant défenseur des causes justes que plaire en étant destructeur des fondements de notre vivre ensemble centrafricain. Je n’ai pas besoin que l’on m’aime tant que je fais ce que je suis censé faire pour contribuer à l’accomplissement des aspirations profondes de mes compatriotes.
Chers compatriotes, aujourd’hui, le risque est réel que notre « DEMOCRATIE » en tant que forme de gouvernement consacrée par notre Loi fondamentale soit détruite pour être supplantée par l’instauration d’une « CHEFFERIE », ce qui serait assurément un grand recul pour notre pays. Ce risque est réel, à travers la proposition franchement malvenue et anticonstitutionnelle de révision de notre Loi fondamentale, la Constitution du 30 mars 2016.
Cette proposition représente un mal pour notre pays et j’appelle tous mes compatriotes à le combattre afin d’empêcher sa réalisation. Je sais, s’engager dans ce combat n’est pas facile, car les partisans d’un 3ème mandat présidentiel en faveur du Pr Faustin Archange TOUADERA sont résolument dressés pour manger tout cru les opposants, les diaboliser et leur cracher dessus. Ces partisans et autres courtisans posent des actes pour tenter de plaire au Président TOUADERA en échange de postes ou autres avantages personnels. Ces gens défendent un régime tandis que nous défendons la démocratie chère aux centrafricains.
Cette proposition va au-delà d’une simple révision de la Constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de la durée et du nombre des mandats présidentiels prévu à l’article 153 de notre Loi première, la Constitution du 30 mars 2016 ; je considère que cette proposition est un vrai test pour savoir si nous voulons maintenir la « DEMOCRATIE » comme forme de gouvernement ou passer à une autre forme qui serait très vraisemblablement la « CHEFFERIE TRADITIONNELLE » caractérisée par le culte voué au chef, un pouvoir à vie, une dictature et une succession dynastique ; c’est aussi un test pour savoir si nous sommes gouvernés actuellement par un régime démocratique, l’Etat de droit ou par un système au relent dictatorial dont les méthodes sont empreintes d’inféodation de nos institutions à l’exécutif, de terreur, de persécution et de diffamation à l’égard de tous ceux qui essaient simplement de dire la vérité et d’empêcher certains individus ou esprits égarés de détruire les institutions mises en place par la volonté souveraine des centrafricains.
Chers compatriotes, nous ne devons pas céder au désespoir car le désespoir est le meilleur ami du statu quo et du mal ; ayons l’espoir, car l’espoir est le meilleur ennemi du statu quo et du mal.
Alors, si nous avons l’espoir et de la conviction, levons-nous, marchons et agissons pour sauver notre démocratie aujourd’hui en péril et garantir l’alternance démocratique au pouvoir.
Chers compatriotes, comme je l’ai déjà dit dans mon interview le lundi 30 mai 2022 sur Radio Ndeke Luka, les centrafricains n’attendent pas la révision de la Constitution du 30 mars 2016, mais plutôt des formes plus efficaces de gouvernance publique afin que leurs vies changent ; après sept [7) ans déjà au pouvoir, les centrafricains sont en droit d’attendre du Président TOUADERA et du Gouvernement un certain nombre de réalisations telles que la réhabilitation de l’unique Université de Bangui et la construction d’une deuxième université, l’extension-modernisation de l’unique aéroport Bangui Mpoko et la construction d’un deuxième aéroport international, la construction des hôpitaux modernes pour mettre fin aux évacuations sanitaires, la construction des écoles modernes, la revalorisation des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat notamment des enseignants, la construction des routes et autres infrastructures, la prise des mesures nécessaires à l’apaisement du climat socio- politique très tendu depuis la fin des dernières élections générales, l’amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire, la lutte contre l’injustice sociale, contre la corruption endémique, contre la gouvernance partisane, contre la pauvreté d’une bonne partie de la population ainsi que l’amélioration de nos relations diplomatiques et consulaires. Voilà les vraies préoccupations des centrafricains, voilà les équations qu’il faut résoudre, au nom de la démocratie et pour le salut du peuple centrafricain.
Une fois de plus, je conseille très respectueusement au Président de la République, Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange TOUADERA, à l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Pr Simplice Mathieu Sarandji ainsi qu’aux Députés égarés d’abandonner cette entreprise révisionniste de notre Loi fondamentale car elle n’est pas du tout bonne et les centrafricains n’en veulent pas du tout.
Dr Dominique Désiré ERENON
Président de la Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP)
Centrafrique.org/le-president-de-lassemblee-nationale-interviewe-par-les-medias-a-sa-gauche-le-ministre-de-la-jeunesse-du-sport-et-de-leducation-civique-et-a-sa-droite-le-11-avril-2022-lors-de-lincendie-du-stade/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Le-president-de-lAssemblee-nationale-interviewe-par-les-medias-a-sa-gauche-le-ministre-de-la-jeunesse-du-sport-et-de-leducation-civique-et-a-sa-droite-le-11-avril-2022-lors-de-lincendie-du-stade-omnisport-450×338.jpg” alt=”Le président de l’Assemblée nationale interviewé par les médias, à sa gauche le ministre de la jeunesse, du sport et de l’éducation civique et à sa droite le 11 avril 2022 lors de l’incendie du stade omnisport” width=”450″ height=”338″ />Le président de l’Assemblée nationale, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, interviewé par les médias, à sa gauche le ministre de la jeunesse, du sport et de l’éducation civique, monsieur Aristide Briand REBOAS, et à sa droite le Président de la fédération de basketball, le 11 avril 2022 lors de l’incendie partiel du stade omnisport. Photo CNC
COORDINATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE
A
La très haute Attention de l’Honorable,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
Bangui
Objet : ENONCE DE MOTIF DE LA MARCHE CITOYENNE POUR EXIGER LA DEMISSION SANS CONDITION ET SANS DELAI DU PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, LE 1er JUILLET 2022.
Honorable, Monsieur le Président,
En vous faisant ses compliments, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix », toujours dans ses contributions et veille pour la bonne marche de la démocratie et de la bonne gouvernance publique en République Centrafricaine, tient à vous informer sur les motifs qui l’ont poussée, ainsi que la population entière, à se mobiliser pour sortir dans la rue et exiger la démission sans condition et sans délai du président Faustin Archange TOUADERA.
Avant tout, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix », tient à vous rappeler qu’elle a lancé plusieurs cris de détresse et plusieurs alertes aussi bien à votre endroit, qu’à celui des forces vives de la nation, de la Communauté Internationale, des responsables politiques et des religieux afin de considérer les nombreuses attentes du peuple centrafricain, longtemps méprisé et dont les
droits ont toujours été foulés aux pieds par le régime « Autocratique » de votre ami, le Président Faustin Archange TOUADERA et des conséquences qui pourraient en résulter si aucune mesure préventive et réparatrice ne soient prises. Et voilà qu’aujourd’hui, la souffrance du peuple a atteint son paroxysme avec les conditions de crise globale dont la RCA n’en est pas épargnée ! Nos cris pour tenter d’infléchir, dans le bon sens les orientations dangereuses vers lesquelles tendent les résolutions que prône le président centrafricain dans la gestion de la crise centrafricaine, qui n’est pas seulement sécuritaire, mais qui trouve ses racines dans une crise encore plus profonde : la mauvaise gestion de la chose publique et l’absence totale d’une véritable politique sociale et diplomatique adéquate, ont été considérés comme un crime de lèse-majesté.
Ainsi la tête des leaders, portes- parole des sans voix, ont été mises à prix ; et des chasses à l’homme ont été organisées pour des actions létales visant ces leaders.
En effet, le caractère autocratique, doublé d’un comportement de va-t’en guerre du pouvoir en place, ne favorisent aucunement une résolution pacifique de la crise en cours.
Et pourtant ! le peuple qui a tant souffert des affres de la division voulait, en son for intérieur, qu’un dialogue sincère, honnête et véritablement inclusif, avec la participation de toutes les voix divergentes ayant entrainé la situation chaotique actuelle, sous la supervision d’un médiateur neutre, soit le lieu où les uns et les autres auraient pu partager leurs points de vue divergentes, mais qui se joignent tous sur l’épineux problèmes du bien-être de tous les citoyens, soit tenu pour permettre de faire le point et trouver, ensemble, une sortie honorable pour tous, sans frustrer l’autre ; et pouvoir ainsi faire tabula rasa de tous les désordres afin de permettre à chaque centrafricain de jouer de sa partition pour un meilleur devenir de la République Centrafricaine, si chère à nos cœurs et si indispensable à notre survie en tant que peuple !
Les mêmes causes produisent les mêmes effets !
Le président TOUADERA a prôné, et organisé un dialogue qu’il a qualifié de « Républicain » ; mais qui au finish s’est avéré n’être qu’un rassemblement d’amis pour légaliser une tentative maladroite de manipulation de la conscience populaire et avoir un quitus pour la modification de « Notre Constitution » !
Pour illustrer notre intervention, nous vous dressons, sommairement, le tableau noir qui illustre la vie des centrafricains, dont nous sommes les portes voix.
En effet, pour que la chose soit bien comprise, la COSCIPAC a relevé au cours du précédent mandat et début du second du président TOUADERA, des actes graves et inoubliables qui déconstruisent les Forces de défense et de Sécurité Intérieure :
Ses plus proches collaborateurs, partenaires privilégiés au détriment des FACA, ses compagnons de business et meurtriers et bouchers des centrafricains, retranchés au sein de l’enclave du KM5 et dont certains sont incorporés dans l’Armée associés aux mercenaires Russes de Wagner, violent les hommes tout comme les filles et femmes partout où ils passent, détruisent, pillent les biens publics et privés et tuent le peuple à tout temps. Ce peuple qu’il avait pourtant juré deux fois sur la Constitution de protéger. Ses partenaires sont en train de commettre de graves exactions et se comportent en force envahisseur. Puis que, « qui ne dit mot consent», son silence sur ces faits engage sa responsabilité et débouche inéluctablement sur sa culpabilité.
De la prise du pouvoir du président TOUADERA à nos jours, le peuple centrafricain a connu toutes sortes d’exactions graves, commises par les Groupes Armés et les Mercenaires de la Wagner au service du pouvoir en place (tueries de masse, viols, tortures, enlèvements et exécutions sommaires, vols des biens appartenant aux populations, déplacements forcés, etc…).
Premièrement, les Forces de défense et de Sécurité Intérieure ont connu et vécu toutes sortes de souffrances, négligence et humiliations, jamais vécu depuis sa création encore moins dans aucun autre pays au monde. A titre d’illustration, leur quotidien est caractérisé par les enlèvements, esclavage, tortures, tueries, arrestations arbitraires et tribalistes, PJA insignifiante et souvent détournée par la hiérarchie, valorisation et bon traitement des mercenaires Russes (Wagner) et groupes armés alliés du gouvernement au détriment des FACA etc. La promotion en grade des proches-parents, groupes armés non formés, famille politique du MCU à qui il vient d’offrir des grades importants sans aucune formation requise au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure.
Deuxièmement, il a préféré incorporer au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure, les rebelles, mercenaires étrangers et autres nébuleuses maffieuses au détriment de la Jeunesse Centrafricaine et en violation de la Loi de programmation militaire de la République Centrafricaine. Ce qui a entraîné une prédominance des rebelles alliés du gouvernement dans les Forces de défense et de Sécurité Intérieure.
Troisièmement, le tribalisme, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme, l’impunité, l’injustice sont devenus les seuls critères de gestion de l’Etat instauré dans l’administration publique, surtout au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure, ce qui a eu pour conséquence le dysfonctionnement total de l’appareil de l’Etat. Même, les ELUS de la NATION, parmi lesquels vous-même figurez, ne sont plus motivés que par l’appât du gain facile et la corruption : ils ne travaillent que lorsqu’ils perçoivent des pots de vin venant du Gouvernement ou directement du Chef de l’Etat et de ses alliés russes.
Quatrièmement, au niveau idéologique et politique du Gouvernement, nous avons assisté à l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants, composée et caractérisée par un groupement d’amis et proche-parents de moindre niveau d’instruction et de faible formation académique, manquant de visions politiques pour le pays, véreux, avides d’argents et de gains faciles, aventuriers politiques forgés de toute pièce, de véritables « bras cassés » hissé à l’arène politique. Moins instruits, ils érigent et pratiquent à la place du « Real Politique » la démagogie, la corruption et la délation. Pour l’exercice de la démocratie et la culture politique, ils n’ont comme visions et pratiques que : le dénigrement des adversaires politiques, les Leaders des Organisations de la Société civile, voire les représentations étrangères accréditées en RCA. Les incitations à la haine et à la violence planifiées et diligentées contre leurs adversaires politiques et certains responsables de la Société Civile qui veillent à la bonne marche de la démocratie et défendent les intérêts du peuple, car partageant la souffrance de ce peuple. Outre la pression exercée sur les médias, l’exécutif utilise des subterfuges malsains pour écarter leurs adversaires et opposants de la scène politique et autour d’eux, de peur que des vérités soient dites !
Sur le plan social, le paroxysme a été atteint ! La misère du centrafricain est devenue plus que catastrophique. Malgré les multiples aides et assistances apportées par la Communauté Internationale, le centrafricain n’arrive plus à supporter le coût de la vie. Le panier de la ménagère est plus que vide. Le traitement des fonctionnaires de l’Etat ne leur permet plus de vivre honorablement. Le peuple centrafricain, dans son ensemble, est devenu un peuple malade, mais qui s’ignore être malade ! Les activités commerciales et agro-pastorales (la RCA est un pays à vocation agro-pastorale) sont au rouge. Les écoles connaissent un dysfonctionnement comme on n’en a jamais connu. Il n’existe plus d’infrastructures routières dignes de ce nom, et c’est pire dans la capitale, et lorsqu’on interpelle les membres du Gouvernement, ils répondent que « ce n’est pas aujourd’hui que les routes sont dégradées ! », fin de citation.
Sur le plan de la liberté d’expression : Elle est confisquée par le pouvoir « Autocratique de TOUADERA ».
En effet, étant un pouvoir autocratique, le pouvoir de TOUADERA n’accepte pas de contradiction, ni de critique et encore moins de prise de position contraire à sa volonté.
Ainsi, la liberté de la presse n’existe plus. Il suffit d’écrire un article ou de publier une information dénonçant les dérives du pouvoir en place ou d’un dignitaire du régime et on est automatiquement poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat ou un autre délit qui va faire de vous un paria.
L’Organisation de la Société Civile qui ne se met pas au service de TOUADERA, et qui reste fidèle à sa conviction ; qui refuse de servir celui qui fait l’histoire ; mais qui se met au service de celui qui subit l’oppression, le peuple, est automatiquement taxée de tous les noms et placée dans la liste des ennemies de la nation, donc écartée de toute activité requérant sa participation. Quel régime injuste !
Sur le plan de l’Economie et de l’Intégration tant Sous Régionale, Régionale que Mondiale, le régime de TOUADERA a failli d’une manière lamentable, mélangeant les formules mathématiques d’une manière abracadabrante.
En effet, au lieu de suivre les voies indiquées, ce régime est sorti des sentiers battus pour emmener la RCA dans des méandres sombres ou nul ne se retrouve. Ainsi, il commence à transformer notre pays, jadis estimé, en un repère de brigands et de maffieux de tout genre. Le paroxysme a été atteint lorsqu’il a décidé d’une manière soudaine et personnelle de faire voter, par ceux que nous pensions être des personnes honorables mais qui en fait ne sont que des corrompus assoiffés de gains faciles, les députés de la nation, une loi sur la Crypto monnaie.
Cette loi marque pour le peuple centrafricain et le monde entier, le passage officiel de la RCA dans le giron et la main des maffieux. Comment pouvons-nous rester muets et inactifs face à de telles dérives ?
En conclusion, la COSCIPAC, Voix des Sans Voix, sous l’impulsion populaire, pense que le temps de la tergiversation est passé et est complètement révolu ! Le peuple centrafricain, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, a décidé de prendre en main sa destinée en reprenant son pouvoir à celui à qui il l’a confié et qui s’avère ne pas être à la hauteur de la tâche, à lui confiée.
Puisque les nombreuses alertes n’ont été entendues ; puisque les nombreux avertissements n’ont pas été pris au sérieux, puisque le groupe a TOUADERA persiste et signe dans sa volonté de faire de notre nation une plaque tournante de la maffia, en mettant au banc de
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l’économie mondiale en nous imposant la CRYPTO MONNAIE qui échappe à tout contrôle et, surtout, de vouloir a tout prix « toucher à notre CONSTITUTION ». TROP C’EST TROP ! LE PEUPLE NESE LAISSERA PLUS FAIRE.
Le peuple a donc décidé de passer à la vitesse supérieure.
Apres l’organisation des concerts de casseroles sur toute l’étendue du territoire national, et qui a connu le succès dont vous avez été témoins, le peuple a décidé de sortir dans la rue et exiger le départ du pouvoir de celui à qui le peuple ne peut faire confiance pour l’avenir de notre nation : Faustin Archange TOUADERA. Cette sortie se fera le 1er Juillet 2022, et se poursuivra jusqu’à son départ du pouvoir.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 juin 2022
Bangui (CNC) – Le délit d’offense au chef de l’État a été retenu contre l’activiste et journaliste camerounais Rémy Ngono et madame NTSAMA Sabine Hortense, qui avaient mentionné dans une émission en direct sur les réseaux sociaux que le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera serait complice du mafieux camerounais Émile Parfait Simb, dont il lui a donné un passeport diplomatique, la nationalité centrafricaine et protégée de la justice camerounaise. Selon eux, le chef de l’État centrafricain serait un « minable voyou ». La justice centrafricaine a donné raison au plaignant et condamne les suspects. Alors, on se demande si ces camerounais n’ont-ils pas raison?
En effet, l’activiste et journaliste camerounais Rémy Ngono et madame NTSAMA Sabine Hortense ont été poursuivis par le gouvernement centrafricain sur le fondement des ARTICLES 132, 133, 134 ET 135 du Code pénal centrafricain.
Infraction criminelle réprimé par la loi centrafricaine
Selon le gouvernement, « dans leur émission diffusée sur les réseaux sociaux, ces journalistes prétendument panafricanistes ont insidieusement fait un rapprochement au professeur Faustin Archange Touadera et les instructeurs russes, et ont incité la population centrafricaine à la haine et à la révolte :
Qu’ils ont par cette occasion porté atteinte à l’honneur et à la dignité du Président de la République le Professeur Faustin Archange TOUADERA par des propos injurieux et diffamatoires en ces termes : “ Un minable voyou’”.
Dans une vidéo, sur sa page Facebook, le journaliste Rémy Ngono a révélé comment monsieur TOUADERA utilise sa position pour protéger des entités criminelles internationales. Le président centrafricain y est présenté comme le parrain d’une mafia savamment orchestré par des féemans camerounais. Un mode opérationnel digne de COSA nostra .
En ce qui concerne Dame NTSAMA Sabine Hortense, elle a allégué dans une Live sur Facebook ce qui suit : « Liyeplimal : Plainte contre le président Centrafricain pour complicité » « Notre dossier vient de prendre un dernier virage. On va poursuivre aux États-Unis. toutes personnes ayant de près ou de loin contribué au crime de Monsieur SIMB ».
L’annonce qu’on va poursuivre le Président centrafricain, Monsieur TOUADERA, parce que nous considérons qu’il est complice d’arnaque, d’escroquerie, de fraude, à l’échelle internationale, faits qualifiés d’infractions criminelles aux É.-U..
Le Président centrafricain soutient Monsieur SIMB, c’est officiel ….. Le Président centrafricain est complice de recel de produits d’arnaque, de produits de blanchissement…
Toujours selon le gouvernement, les « propos mensongers publiés par les suspects démontrent à suffisance le degré de discrédit que ces journalistes de la presse privée ont voulu porter sur la personnalité d’une autorité détentrice d’un pouvoir public ;
Qu’il est sans conteste que l’analyse subjective des problèmes liés à la gestion de la chose publique faite par les prétendus journalistes NGONO Remy et Dame NTSAMA Sabine Hortense renferme des propos offensants qui violent allégrement la loi.
Que ces faits constituent le délit d’offense au chef d’Etat, Infraction prévue et punie par les dispositions combinées des articles 132,133,134 et 135 du Code Pénal centrafricain.
Mais la réalité ?
Or, en réalité, les faits donnent raison à ces journalistes camerounais. Le chef de l’État centrafricain se comporte exactement comme un parrain mafieux. Il a fait de la République centrafricaine un pays voyou, un paria où tous les criminels du monde ont leur place.
Ce mafieux camerounais dont tout le monde sait pertinemment qu’il a arnaqué plusieurs centaines des milliards de francs CFA de ses compatriotes camerounais avant de s’enfuir en RCA. Dans ce pays, les autorités lui ont attribué un passeport diplomatique, la nationalité centrafricaine, et le nommé même conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale. Un fait choquant pour ses victimes qui se sont énervés du comportement des dirigeants centrafricain, en premier le Président de la République qui a fait autant son éloge en public.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 juin 2022
Bangui (CNC) – Le capitaine conduisait une moto quand il était tombé dans une embuscade des hommes armés non identifiés. Il a été malheureusement tué avec une femme qu’il ait transporté dans une embuscade des éléments armés dans la localité de Zarami, non loin de la ville de Gallo, à une soixantaine de kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
centrafrique.org/le-corps-sans-vie-du-capitaine-tue-dans-une-embuscade-le-samedi-11-juin-2022/” data-wpel-link=”internal”>Le corps sans vie du capitaine tué dans une embuscade le samedi 11 juin 2022
C’était le samedi 11 juin 2022 que l’officier de l’armée centrafricaine, sur une motocyclette à destination de Gallo, était tombé dans une embuscade des hommes lourdement armés non identifiés. Il a été tué dans la fusillade ainsi qu’une femme qu’il transportait.
En effet, selon des informations recueillies par un journaliste du CNC, le samedi dernier, un homme transportait une femme malade sur une moto pour aller à l’infirmerie de Gallo. En arrivant au croisement de Zarami, juste au checkpoint des soldats FACA, l’officier, qui avait ses courses à faire au niveau de Gallo, récupère la moto ainsi que la femme malade pour l’accompagner à l’infirmerie de Gallo et profiter de l’occasion pour faire ses courses. Malheureusement, Dieu a décidé autrement. Juste à 3 kilomètres du croisement Zarami, il est tombé dans l’embuscade des individus non identifiés. Il est abattu à bout portant. La femme qu’il a accompagnée est également atteinte par un projectile, elle est morte de ses blessures plus tard à l’infirmerie.
Informés de la nouvelle, ses éléments, lourdement armés, sont venus au renfort, mais ils sont tombés à leur tour dans une autre embuscade. Au moins 7 soldats seraient morts.
Pour l’heure, l’état-major de forces armées centrafricaines n’a pas encore réagit sur cette nouvelle triste information.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 13 juin 2022
Bangui (CNC) – C’est un virage à 180° que certains partisans du régime Touadera sont en train de prendre à seulement un an du deuxième mandat de leur champion, le mathématicien de Boyrabe Faustin Archange Touadera. C’est désormais clair. Le bateau Touadera est en train de chavirer, et chacun des membres de l’équipe cherche à se sauver. C’est le cas du tristement célèbre griot burkinabé Harouna Douamba qui menace ouvertement le pouvoir de Bangui de tout révéler publiquement si la vie de de son ami Doctrouvé Koï arrive à être menacée. Ça commence bien!
centrafrique.org/en-centrafrique-fausses-informations-et-discours-de-haine-proliferent-a-lapproche-des-elections/5df8b30d-a817-409f-9ebd-43402bae55ae/” rel=”attachment wp-att-36585″ data-wpel-link=”internal”>Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.
Dans un post publié sur sa page Facebook ce dimanche 12 juin 2022, l’imposteur Koï Doctrouvé a mentionné qu’il serait en danger imminent.
« SOS alerte Info. La vie du lanceur d’alerte Euloge Doctrouvé Koï est en danger. Aux dernières nouvelles, les éléments de sécurité du Président de l’Assemblée nationale seraient à sa trousse sur ordre du “Directeur de sécurité” de fait Ernest Bata en lieu et place d’un certain Sylvère Mbeya qui le seconde désormais », alerte monsieur Koï Doctrouvé sur son profil Facebook.
Mais quelques heures plus tard, son ami, le burkinabé Harouna Douamba publie sur WhatsApp un audio dans lequel il menace les autorités centrafricaines de tout dévoiler en publics leurs secrets qu’il a bien gardés.
« Je veux qu’on m’écoute très bien, parce que nous avons donné notre vie, nous avons sacrifié notre vie pour les autorités qui sont en place en ce moment. Nous avons sacrifié notre vie pour le Président Faustin Archange Touadera. Alors, je le dis, trop c’est trop. Si jamais, on touche à un cheveu de Doctrouvé, Harouna Douamba, que suis-je, je vais me déballer. Je vais me déballer. Pour tous les panafricanismes qui sont dans la CAEE, nous allons déballer », déclare monsieur Harouna Douamba.
Et l’homme ne s’arrête pas là. Il dit condamner les propos insultants de l’imposteur Doctrouvé, mais il affirme que tout ça, c’est les fruits de l’impunité qui règne entre les protégés du pouvoir.
« Si aujourd’hui Doctrouvé s’est permis d’injurier certaines personnes, c’est parce que d’autres ont fait et n’ont pas été punis. Donc pourquoi aujourd’hui se lever pour vous acharner sur Doctrouvé. Non! Si vous vous acharnez sur Doctrouvé, je vous parie, je vais m’étaler, et ça va faire mal. Je peux vous le dire. Je vais rentrer dans tout, vous allez voir. Trop c’est trop. On ne gère pas une nation de cette manière. On ne gère un peuple de cette manière », ajoute monsieur Harouna Douamba.
Pour l’heure, le pouvoir de Bangui, tant du côté de Touadera, proche de ces deux hommes, tant du côté de Sarandji avec qui, Doctrouvé est entrée en guerre ouverte, n’a pas encore réagi aux propos de monsieur Harouna. Mais connaissons très bien ce monsieur, sa sortie menace grave la stabilité du régime de Touadera. S’il arrive un jour à se faire déballer, c’est la catastrophe et débandade totales.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 juin 2022
Bangui (CNC) – Dans la nuit du samedi à dimanche 12 juin, la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, située à environ 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui a été secouée durant des heures par des détonations d’armes lourdes et légères. Les forces de l’ordre, mises en alerte, ont été déployées dans la ville. Mais que s’est-il passé?
centrafrique.org/croisement-de-paoua-centre-baptise-nous/” data-wpel-link=”internal”>Croisement de Paoua centre baptisé NOUS. CopyrightCNC/ Gaël Bobérang
Selon des informations recueillies auprès de certains éléments de forces armées centrafricaines (FACA) à Paoua, peu avant 20 heures, dans la nuit du samedi à dimanche 12 juin, des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui rôdent depuis plusieurs jours autour de la ville, étaient venus désarmer de force deux auxiliaires de la police et de la gendarmerie sur un checkpoint à Bédéré, situé à 5 kilomètres à l’entrée de la ville sur l’axe Bossangoa.
Alors que les rebelles étaient parti depuis, deux heures plus tard, les Mercenaires russes, informés de la nouvelle, étaient venus sur le lieu faire des tirs assourdissants avec des armes lourdes et légères durant des heures avant de rentrer vers minuit et une heure du matin. Toute la population croyait à un affrontement entre les rebelles et les forces de l’ordre. Or, en réalité, ces mercenaires ne faisaient que trembler la population pour rien. Ou alors, poursuit un habitant de la ville, ils veulent montrer à Touadera qu’ils ont repoussé cette nuit les rebelles de la CPC. Or il n’y’avait aucun assaillant en vue cette nuit. Ils étaient partis loin depuis deux heures du temps.
Ce n’est que dans la matinée que la population découvre la supercherie employée par les hommes de Wagner. C’est le choc total.
Centrafrique.org/Centrafrique-comment-touadera-veut-renflouer-ses-caisses-avec-des-bitcoins-de-dubai/seance-photo-du-president-touadera-en-coree-du-sud/” rel=”attachment wp-att-56406″ data-wpel-link=”internal”>Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022
DECLARATION DE MADAME Sabine NTSAMA A LA SUITE DE LA CITATION DIRECTE DU PRESIDENT DE LA RCA MENTIONANT SON NOM.
Montréal. 12 juin 2022.
J’ai découvert sur les réseaux sociaux à mon réveil ce matin, trois pages d’une citation directe que le Ministre centrafricain de la Justice, adresse à des magistrats du Centrafrique, au nom du président Centrafricain Faustin Archange Touadera, contre J. Remy NGONO et moi-même. Il demande à sa justice, dont la compétence territoriale couvre un pays dont je ne suis ni résidente, ni citoyenne, de me condamner à lui verser FCFA 50 millions pour avoir annoncé que des poursuites judicaires le visant, allaient être intentées aux Etats Unis d’Amérique pour son soutien à Simb Emile Parfait, suspect de crimes graves dans plusieurs pays.
Par cette déclaration, je tiens à préciser que :
Touadera, son Ministre de la Justice, ses auxiliaires de Justice, ne m’ont jamais cité à comparaître devant aucune juridiction. La citation lue sur les réseaux sociaux vise M. J. Remy Ngono, dont je ne suis ni la conjointe, ni la collaboratrice, mais dont je semble être l’intermediaire choisie pour lui signifier ladite citation.
Touadera et son gouvernement estiment que je l’ai diffamé après avoir annoncé que des poursuites judiciaires étaient engagées contre lui pour son soutien à M. Simb Emile Parfait. Or Me Ross Pitcoff du barreau de New York va clarifier dans les prochaines heures, la progression de ces poursuites que mon collectif, avec l’assistance de Me Dominique Fousse, au Cameroun et la représentation de M. Rodrigue Soffo, Lobbyist. Mais M. Touadera ne dit pas en quoi l’information sur les poursuites est fausse, et n’arrive pas à expliquer comment la délivrance d’un passeport diplomatique centrafricain à M. Simb, poursuivi dans plusieurs pays et surtout la sollicitation pour ce dernier de visa pour aller en Russie ne serait pas un soutien à une personne poursuivie par la justice de plusieurs pays et qui ne doit sa présence dans sa délégation qu’à une libération sous garant après avoir été interpellé par la justice camerounaise.
Touadera qui réduit l’idée de justice à son parquet, ses magistrats et son ministre de la justice devrait se rappeler que je suis citoyenne Canadienne, pays où je réside, et que la meilleure juridiction pour adresser sa « citation » est au Canada.
En plus des poursuites actuelles le visant au Canada et aux Etats Unis d’Amérique, M. Touadera doit être assuré sur le fait que du point de vue du droit, il sera défait s’il porte cette poursuite devant un seul tribunal de pays où la justice est libre et indépendante.
Les autorités diplomatiques et politiques canadiennes déjà saisies par notre conseil en lobbying seront appelées dans les prochaines heures à exercer le devoir de protection de la citoyenne que je suis contre M. Touadera. Et nos avocats adresseront des demandes supplémentaires en justice pour faire réprimer la falsification de mon identité, de ma profession ainsi que les outrages contenus dans cette « citation directe ».
FIN
POUR PLUS D’INFORMATIONS.
bien vouloir prendre l’attache de notre mandataire et lobbyist
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 juin 2022
Bangui (CNC) – Selon nos informations, ces individus, dont on retrouve deux importants imams musulmans, sont actuellement incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui . Aucune déclaration officielle n’a été faite sur cette affaire, mais celle-ci ne semble être qu’une arrestation arbitraire, dont le but principal serait d’arnaquer les parents des victimes.
rca-une-operation-de-la-cns-visant-a-debusquer-un-malfrat-fait-polemique-a-bangui/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” rel=”attachment wp-att-36406″ data-wpel-link=”internal”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
C’était le vendredi dernier après la prière du Midi que les forces de l’ordre, composés des militaires, des gendarmes et des policiers ont bouclé la mosquée centrale du marché à bétail de Bouboui, situé au PK 45 de Bangui sur la route de Boali.
Selon des informations recueillies sur place, à leur arrivée, ces policiers, gendarmes et militaires ont fait déplacer un détenu comme leur principal indicateur. C’était ce détenu qui leur doigte chacun des fidèles à la sortie de la mosquée ce jour. On ignore les raisons exactes de leur opération, mais les forces de l’ordre ont interpellé plusieurs individus, dont deux importants imams musulmans à savoir : imam Modibo Daouad, imam Goni Ahmad Assina.
Interrogés par CNC, leurs femmes et enfants ne veulent pas communiquer sur l’affaire pour le moment. Mais des informations discrètes font état de ce que les enquêteurs auraient demandé de l’argent en espèce à leur famille avant leur libération ce lundi.
Mais notre équipe suit de près l’évolution de l’affaire si l’argent sera remis discrètement aux enquêteurs.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 juin 2022
Bangui (CNC) – La République centrafricaine va de mal en pis. Une association proche du parti au pouvoir dicte sa loi aux autorités du pays. Et cela ne semble déranger personne. La plateforme Galaxy et son coordinateur Blaise Didatien Kossimatchi sortent de leur bref moment de silence d’une dizaine de jours. Ils viennent d’ordonner à l’état-major de forces armées centrafricaines de changer immédiatement la couleur de tenues de nos soldats. Incroyable!
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
Selon la plateforme Galaxy, suite à l’Assemblée générale Extraordinaire qui est l’organe suprême de ladite plateforme tenue le Samedi 11 Juin 2022 de 13 Heures 30 Minutes à 17 Heures 48 Minutes, il ressort que le ministère de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée et l’État-major des FACA doivent veiller scrupuleusement au paiement régulier du Prime Globale d’Alimentation(PGA) aux Ayants droit afin d’éviter des détournements récurrents par certains Officiers cupides et véreux et de mettre en place un Comité de Suivi pour ce paiement . Et la plateforme ne s’arrête pas là. Elle exige également de respecter à la lettre le délai des relèves de détachement sur le terrain et de changer la couleur des tenues de nos FACA pour éviter la Confusion avec les forces du mal .
Et la dépression continue. La Galaxy de Blaise Didatien Kossimatchi exige non seulement aux ministères de la Défense et de la Sécurité publique d’organiser des Raffles et des fouilles dans les Arrondissements de Bangui et ses environs pour mettre la main sur certains mercenaires infiltrés dans la Capitale , mais exige également du Ministères de la Défense et de la Sécurité publique de renforcer les contrôles au bord du fleuve Oubangui, à nos frontières, dans les couloirs de transhumance, dans les Motels, Auberges, etc.
Du côté des autorités, c’est le silence total. Une association qui donne de l’ordre au gouvernement, qui appelle à la haine, à l’agression des étrangers et des citoyens centrafricains aux vues et sus de tout le monde sans que cela émeuve personne, même nos autorités, du jamais vu dans le monde, sauf au Rwanda en 1994.
La rca s’enfonce de plus en plus dans le trou avec Touadera, un Président incompétent.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 juin 2022
Bangui (CNC – Un millier des éléments de forces armées Centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie et de la police, ont mené, ce vendredi 10 juin, une opération de fouille systématique des maisons porte par porte dans une partie du troisième arrondissement de Bangui. Selon la police, plusieurs centaines des individus suspects ont été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères, parmi lesquels on y trouve les Congolais de la RDC, les tchadiens, etc..
centrafrique.org/centrafrique-grave-incendie-dune-boutique-au-marche-pk5/marche-du-pk5-sur-avenue-koudoukou-devant-abc-direction-rondpoint-bon-le-15-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-49584″ data-wpel-link=”internal”>Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC
Dans le cadre de ses opérations de contrôle d’identité, de la recherche des suspects et des armements, le ministère de la Sécurité publique a lancé depuis l’année dernière une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après des fouilles dans une partie du cinquième arrondissement, du huitième arrondissement, puis du quatrième arrondissement, du troisième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce vendredi 10 juin, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du troisième arrondissement, allant du croisement du cinquième arrondissement jusqu’au quartier Gbaya – Dombia et une partie de Boeing, dans la commune de Bimbo. Les forces de l’ordre fouillent des maisons, cherchent des armes et objets dangereux.
L’opération de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre a permis de mettre la main sur plusieurs centaines de personnes, dont 200 suspects nationaux et étrangers qui ont été aussitôt transférés à la section de recherche et d’investigation.
Et ce n’est pas tout ! L’opération a permis également l’arrestation de 200 Congolais de la RDC sans papier qui ont été conduits à la direction de surveillance du territoire (DST) pour conduite à tenir.
Selon le témoignage d’un chef de quartier recueilli par la rédaction du CNC, les forces de l’ordre ont profité de cette fouille pour voler dans la chambre d’un commerçant une somme de 7 millions de francs CFA. Selon nos informations, tous les suspects sont actuellement mis aux arrêts à la section de recherche et d’investigation pour la nécessité d’enquête.
Centrafrique.org/ouanda-djalle/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/ouanda-djalle-450×300.jpg” alt=”Image de Ouanda-Djallé” width=”450″ height=”300″ />Copyriht UNICEF
MISE EN GARDE DE LA JEUNESSE DE OUANDA-DJALLE SUR LES BIAIS DANS LA DEMARCHE DE DECOUPAGE DE LA LIMITE ENTRE LA SOUS-PREFECTURE DE OUANDA-DJALLE ET LA SOUS-PREFECTURE DE OUANDJA DANS LE BUT D’OCCULTER LA REALITE
A l’intention de :
Autorité Suprême de la République Centrafricaine, Président de la République, Chef de l’Etat;
Haute autorité de l’Etat, Premier Ministre ;
Haute autorité Législative, Président de l’Assemblée Nationale ;
Communauté internationale ;
Société civile ;
Communauté Nationale
La jeunesse de Ouanda-Djallé tient à informer la communauté nationale et internationale des démarches toujours biaisées volontairement, pour la résolution de problème de découpage de limite qui oppose la sous-préfecture de Ouanda-Djallé et la sous-préfecture de Ouandja, nouvellement créée.
Cette démarche de découpage qui devrait commencer par le contact entre les deux communautés pour trouver de solution durable, a été pris à l’envers sous la pression des ministres de la sous-préfecture de Ouandja (Djoubaye, Djono et autres) qui ont initié le projet grâce à l’utilisation de leur pion (Haroun Djolingar, cartographe) qui se trouve en position de force au ministère de l’habitat. Au lieu de commencer par les travaux de terrain, ils ont volontairement commencé par l’élaboration de la carte à leur niveau à Bangui, occultant la population de Ouanda-Djallé pour soumettre à l’Assemblée Nationale. Comme preuve, cette fausse carte a été déjà introduite dans les années 90 sous le règne du feu Président PATASSE qui a rejeté la proposition suite à la réaction des grands dirigeants de la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, le feu MOUSSA Grébaye et le feu KOUDOUFARA Dieudonné. Puis, Djolingar et ses commanditeurs ont encore présenté cette même carte lors de l’Assemblée Générale de l’Association des Ressortissants de la Vakaga pour le Développement (AREVAD). Elle a été purement et simplement rejeté par toutes les autres communautés de la Vakaga présentes dans cette assemblée.
Dès lors, tout le projet de ces agitateurs, provocateurs et agresseurs issus de la commune de Ouandja était, coûte que coûte, de prendre le pouvoir de force, voler l’argent du Public pour imposer leur soif d’envahir et d’annexer la sous-préfecture de Ouanda-Djallé. Finalement, ils ont réussi avec la prise de pouvoir de séléka. Aujourd’hui, ils disposent de l’argent volé pour manipuler les agents faibles de l’administration publique. Ils ont le pouvoir politique et les services de l’État obtenu sous la coupe de groupe armés pour changer les données de la cartographie du pays en leur faveur. Bref, induire en erreur ou tromper les autorités de l’état est leur stratégie. Ce n’est pas sérieux. C’est forcé une voie qui conduirait à un conflit intercommunautaire dans la région.
Malheureusement, le Ministre de l’Administration du territoire est enroulé dans la farine de billet de banque pour défendre mordicus ce projet d’annexion de force de la Sous- préfecture de Ouanda-Djallé par les sulfureux dirigeants de la commune de Ouandja devenu sous-préfecture. Qu’est-ce qui les intéressent sur le sol de la sous-préfecture de Ouanda-Djallé. Seule zone de safari et lieu des ossements de ancêtres de cette population ? Et pourtant, ils ont un grand espace qui va de la frontière avec le Tchad jusqu’à Tiringoulou. En plus, une partie au sud de Gordil qui appartenait à la sous-préfecture de Ouanda-Djallé leur avait déjà été cédé par amour du prochain. Comme un adage dit : si tu donne ton doigt à un assoiffé, il mangera tout ton bras. C’est ce que la population de la sous-préfecture de Ouanda-Djallé est en train de souffrir.
Toutes les démarches qui sont initiées par la bonne volonté du Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange TOUADERA au cours du Conseil de Ministre ont toujours été détournées et mal gérées par l’Administration du Territoire sous la pression de Djoubaye, Djono et Flamiza.
Plusieurs tentatives de résolution sans implication ou prise en considération de la population de Ouanda-Djallé (biais volontairement introduite)
Première tentative avec biais : Mission du Ministre délégué TOUMOU à Birao. La délégation de Ouanda-Djallé, non invitée, a présenté ses mécontentements quant à la démarche et la tentative de récupération de force des ossements de ses parents. Cette déclaration de mécontentement occultée volontairement dans le rapport de la mission qui
a été présenté faussement comme un succès pour toutes les parties prenantes. Nous disposons encore les échos sonores de cette réunion.
Deuxième tentative avec biais : Le Ministre Djoubaye, bien que juge et partie, a décidé de se rendre à Birao en compagnie du Ministre de l’Administration du territoire pour s’imposer. Pour réussir sa mission d’imposition, il a évité de conduire la mission ni dans la ville de Birao, ni dans la ville de Ouanda-Djallé pour écouter les parties prenantes afin de trouver de solution à l’amiable. Il a décidé d’organiser une réunion éclaire d’une heure de temps à l’aéroport de Birao pendant laquelle il a rencontré séparément les deux communautés en opposition et a terminé la mission sans conclusion consensuelle. Caricaturalement, monsieur Djoubaye a lui-même pris son stylo à bille pour tracer une portion à son gré sur la carte qu’il a décidé de donner à Ouanda-Djallé.
Troisième tentative avec biais : La mission des techniciens s’est rendue avec GPS dans la préfecture de la Vakaga. Cette fois-ci la population de Ouanda-Djallé pensais que tout ira parce qu’il s’agit des techniciens qui connaissent leur boulot. Malheureusement, nous avons encore constaté qu’il y a biais. Arrivée à Birao, au lieu de prendre une personne par communauté (Youlou, Kara, Goula) pour leur montrer les lieux indiqués dans les requêtes, cette mission a pris un seul accompagnateur (éclaireur), en la personne de KAMKOSSA qui fils de la sous-préfecture de Ouandja et détracteur de la population de Ouanda-Djallé. Imaginé la suite. La mission n’a pas pris des repères limitrophes au Soudan. Aussi, elle n’a pas atteindre Ouanda-Djallé évoquant une fausse raison d’inaccessibilité. Pour quelqu’un qui connaît l’axe Birao-Ouanda-Djallé, les endroits marécageux s’étalent de tahala à la rivière Ouandja. Dépassant ces endroits, et surtout de Ndaya à ouanda-Djallé, il n’y a pas aucun obstacle pour atteindre la ville de Ouanda-Djallé.
En aucun cas, la population de Ouanda-Djallé ni les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui n’ont été associé dans l’organisation de ces différents fiascos de mission de terrain. Il ressort de tout ce qui précède, une volonté de détourner toutes les missions de terrain sous la commande de Djoubaye et sa suite qui met en jeux tout ce qu’il faut pour détourner toute personne en charge de la mission.
Si les hautes institutions de l’Etat se laissent tromper par ces manœuvres, la jeunesse se dégage la responsabilité de tout désagrément.
Nous voulons préciser que la population de Ouanda-Djallé, bien que pacifique, ne se laissera pas faire. Cette population est orpheline parce que ses enfants ont opté pour l’intégrité en évitant de s’enrichir frauduleusement, évitant les mensonges, évitant la violence en créant des groupes armés comme ceux qui se plaisent dans cette pratique. Sa seule erreur est de ne pas créer de groupes armés. Nous nous réservons le droit non seulement de saisir la justice de notre pays pour une solution transparente mais aussi de répondre à la hauteur du traitement immédiat qui viendra de ces agresseurs.
Malgré tout cela, la population de Ouanda-Djallé continu de faire confiance aux autorités de notre pays pour la reprise de la carte avec les découpages de la sous-préfecture de Ouanda-Djallé prévu par les textes règlementaires et les lois délimitant les circonscriptions administratives de la rca soient respectés (Loi 64/33 du 20 novembre 1964). Ces textes et lois toujours en vigueur retiennent les limites dans la Préfecture de la Vakaga de la manière suivante : « Les limites entre les subdivisions de Ouanda-Djallé et de Birao passent d’abord aux environs de Ngourouet au sud de la région de Gordil. Le cours
de la rivière Ouandja sis sur la piste Birao-Ouanda-Djallé, de ce point, une ligne droite aboutissant à l’ancien village NIAMpuis la piste de jusqu’à la frontière du Soudan ». Autrement dit, toute la zone au sud de la délimitation allant jusqu’à Djebel-Tinga composé des anciens villages Youlou, Mirimbi, yogo, gagalanga, youba et autres appartient de droit à la Sous-préfecture de Ouanda-Djallé. Tous ces villages portent les noms des sous-groupes des Yulu appartenant à la sous- préfecture de Ouanda-Djallé.
Demander à ceux qui revendiques ces villages la signification de ces différents noms, ils n’auront pas de réponse à vous donner si ce ne sont que des aventures mensongères.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Au moins 9 personnes, dont 3 femmes, 3 enfants, 3 hommes sont décédées, et 14 autres blessées à la suite d’un horrible accident de la circulation survenu vendredi à 95 kilomètres à la sortie nord de la capitale centrafricaine Bangui, selon la gendarmerie de Boali.
centrafrique.org/un-camion-accidente-a-kassango-boali/” data-wpel-link=”internal”>Camion accidenté sur la montagne de Kassango à Boali
Le drame est survenu peu après 9 heures ce vendredi 10 juin à la sortie sud de Boali, une localité située à 95 kilomètres à la sortie nord de la capitale centrafricaine Bangui.
Le camion, qui transportait des personnes et des marchandises, était en provenance du Cameroun quand le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule sur la descente de Kassango, occasionnant la chute du camion qui a fait provisoirement 9 morts, dont 3 femmes, 3 enfants et 3 hommes, et 14 blessés, selon la gendarmerie de Boali.
Selon la même source, l’excès de vitesse et le chargement débordé seraient à l’origine de l’accident.
Rappel
Les accidents de route sont très nombreux et le plus souvent meurtriers en République centrafricaine, où des véhicules sont mal entretenus et de nombreuses routes sont en mauvais état, selon un agent de la police nationale.
Les accidents sont aussi dus à des erreurs de conduites, car de nombreux automobilistes, étant détenteurs de permis acheté auprès des agents du ministère des Transports corrompus sans n’avoir jamais fréquenté d’auto-école, indiquent la même source.
Un des blessés de l’accident du camion à Boali Kassango
Pour l’heure, les blessés et les cadavres sont transférés à Bangui par les véhicules de la police et gendarmerie.
On signale également une scène de pillage, mais à l’arrivée des forces de l’ordre, tout est arrêté.
Publié par Corbeaunews Centrafrique )CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Le bitcoin comme monnaie officielle au côté du F CFA, les mercenaires de Wagner comme réponse au défi sécuritaire… Rien ne semble arrêter le président qui continue d’évoluer sans stratégie, confiant en sa seule bonne étoile, selon Adrien Poussou, ancien ministre et opposant au régime.
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022
« Si vous voyez un banquier suisse sauter d’une fenêtre, sautez derrière lui. Il y a sûrement de l’argent à gagner », disait François – Marie Arouet, plus connu sous le nom de Voltaire. Ce n’est nullement ignorer cette recommandation que de se montrer circonspect devant les choix de l’actuel chef de l’État centrafricain. Hormis le fait que Faustin-Archange Touadéra ne soit pas un banquier suisse, le véritable problème est moins celui, anecdotique, de l’adhésion aveugle à toutes ses thèses, que celui, essentiel, de la compréhension et de l’explication de certaines de ses décisions, lesquelles semblent parfois défier toute logique, alors même que la Centrafrique est engluée dans une crise protéiforme.
Incompétence et embrouillamini
En faisant du bitcoin une monnaie officielle au côté du F CFA, le numéro un centrafricain n’a pas mesuré la gravité de ce choix et son impact sur l’ensemble des économies de la sous-région. Tout au plus, crovait-il que la technologie des crvptomonnaies était identique à celle utilisée pour les transactions mobile money, comme l’a expliqué, avec candeur, l’un de ses ministres. Pis, personne dans son entourage n’a jugé utile de lui rappeler certaines règles de bonne conduite imposées par l’Union monétaire de l’Afrique centrale à laquelle la République centrafricaine a aliéné sa souveraineté monétaire, faisant du F CFA la seule monnaie de référence dans la zone Cémac. Sinon, il aurait pu s’apercevoir que la pilule aurait du mal à passer auprès de la Banque centrale des États de l’Afrique centrale (Béac) et de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), oui n’ont pas tardé à s’insurger contre cette décision. En tout cas, sur cette adoption de la cryptomonnaie, l’incompétence de certains de ses ministres a troublé son message et consacré l’embrouillamini.
De même que Faustin-Archange Touadera n’a pas prévu que le recours aux Mercenaires russes de Wagner – qui montrent au fil des jours un niveau de bestialité jamais atteint dans le pays – pouvait entraîner la suspension de l’aide internationale, notamment les contributions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, deux institutions qui ne sauraient se faire complices d’une chevauchée effrénée vers la barbarie et d’un savoir-faire inégalé dans la cruauté. Le problème, c’est que le budget de fonctionnement de la République centrafricaine dépend presque entièrement de l’aide internationale, tant bilatérale que multinationale, assujettie au respect scrupuleux de certains principes éthiques et moraux.
Situation sécuritaire dégradée
C’est dans ce contexte explosif – où la situation sécuritaire s’est dangereusement dégradée, où l’on assiste à la reprise des affrontements de forte intensité opposant les troupes gouvernementales appuyées par Wagner aux groupes armés (avec des pans entiers du territoire centrafricain enregistrant des accrochages meurtriers), où les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont entraîné une inflation galopante et la pénurie des produits de première nécessité tels que l’essence ou la farine de blé – que le président centrafricain a cédé aux sirènes de son entourage. Il s’est engagé sur la voie sans issue de la modification constitutionnelle, censée lui permettre de se maintenir au pouvoir. Une démarche crisogène qui fait l’unanimité contre elle, suscitant l’ire des leaders de l’opposition, lesquels ont juré de l’en empêcher par tous les moyens.
La vérité, c’est que le locataire du palais de la Renaissance est un intuitif qui vogue et évolue sans stratégie. La seule certitude qu’il a, c’est sa bonne étoile. Si, en 2015, il a été candidat à la fois à l’élection présidentielle et aux législatives, c’est parce qu’il espérait être élu
député de la ville de Damara. Mais, contre toute attente, il fut déclaré vainqueur de la présidentielle. Voilà pourquoi il croit dur comme fer à la ruse et à la baraka, assuré que tout s’achète, y compris le silence de ses opposants.
« Tous détestent le président… »
Seulement, l’intuition et la bonne étoile d’un président ne suffisent pas à faire une politique ou à faire bouillir la marmite de ses concitoyens, même si ses laudateurs sont convaincus du contraire. Malheureusement, cette attitude est à l’image de celle de la plupart des hommes politiques centrafricains, abonnés aux stratégies de courte vue et persuadés que le salut de la Centrafrique viendra de l’étranger. De nombreux membres de l’élite nationale se croient toujours obligés de se prévaloir de leurs prétendues relations à l’étranger comme d’un gage de légitimité ou d’un brevet de compétence leur conférant le droit, plus qu’à tout autre citoyen, de conduire la destinée du pays. « Tous détestent le président en place jusqu’à ce qu’il leur donne de quoi manger. Or, la haine d’un président, avec ses limites, ne constitue pas une alternative crédible », avance un connaisseur du marigot politique centrafricain, dont Faustin-Archange Touadera est un pur produit.
Une chose est cependant certaine : il n’y aura jamais de progrès possible en Centrafrique sans une claire conscience de ses élites de leur propre responsabilité, à tous les niveaux, du plus petit au plus grand. Aucun pays au monde ne s’est développé en déléguant sa gestion quotidienne ou en sous-traitant sa souveraineté à des puissances étrangères. À la tête d’un pays qui est le ventre mou d’une région en proie à l’instabilité chronique et traversée par de fortes turbulences, le chef de l’exécutif centrafricain ferait mieux d’être plutôt rationnel qu’instinctif. La baraka ne fait pas tout!
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – C’est un fait nouveau. Deux soldats de forces armées centrafricaines, sur une moto en provenance de Bezéré, sont tombés dans une embuscade des présumés rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) dans la localité de Doko, située à environ 25 kilomètres de Bocaranga en allant vers bang, dans la préfecture de l’ouham– Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Alors qu’il y a quelques jours, deux soldats FACA, sur une moto, étaient tombés dimanche dernier dans une embuscade des rebelles dans la localité de Koro, située à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga. Trois jours plus tard, ce mercredi 8 juin 2022, les mêmes faits se sont reproduits sur le même lieu.
Un soldat tué, et un autre capturé. L’otage capturé serait blessé, mais les rebelles ont affirmé qu’il serait placé sous soins intensifs. Ceci dit, en moins d’une semaine, deux soldats FACA sont pris en otage par les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – C’est l’heure du bilan. De la Centrafrique, en passant par le Mozambique ou l’Ukraine, c’est toujours le même refrain. Les Mercenaires russes agissent en toute impunité.
Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner
Le comble de l’horreur!
Djamila n’a jamais su appeler à l’aide, ni se débattre. A tout juste 12 ans, cette jeune fille sourde et muette, frêle et autiste, a été victime de viols à répétition. Par qui? Des membres de Wagner chargés de la formation et de la garde rapprochée du président Touadéra. L’ancienne ministre centrafricaine des affaires étrangères, Marie-Reine Hassen, en témoigne.
La fillette a été retrouvée évidée par ses violeurs.
De son vivant, la famille de Djamila a voulu laver la honte… Son histoire a fait grand bruit à la Minusca, à la brigade criminelle, à l’unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants (UMMIR). Mais, très rapidement, l’issue a été fatale. La fillette, alors enceinte de huit mois, a été enlevée par deux motos. Elle a été retrouvée éventrée et évidée, au bord d’une rivière. Les auteurs du viol ont supprimé toute trace, pour ne pas être inquiétés.
Anéanties par l’humiliation et la déshumanisation…
En Centrafrique, les victimes de violences sexuelles sont des dizaines de milliers. Des femmes et des filles, des hommes et des garçons, et même des personnes âgées. L’objectif est de les humilier. De les déshumaniser. C’est le cas de cette vendeuse de mangues, piégée puis violée par cinq mercenaires de Wagner, qui s’est vue remettre 1 000 FCFA par chacun, à la manière d’une prostituée. A Boali, c’est le cas de ce jeune contraint d’harponner une dizaine de filles chaque semaine, et de les violer avec eux. C’est encore le cas de femmes juste accouchées et du personnel médical agressé, à l’infirmerie du camp Henri Izamo de Bangui. Et comme si cela ne suffisait pas, les victimes contractent toutes sortes de maladies sexuellement transmissibles, faute de pénétrations non protégées.
Les victimes se murent dans le silence.
En un an, avec la montée en puissance des FACA et de ces mercenaires russes, associés à la police centrafricaine, les violences sexuelles ont été multipliées par 5. En 2021, entre janvier et juillet, il y a eu plus de 5 300 cas répertoriés dans le pays. En réalité, ils sont plus nombreux. Terrifiés à l’idée de saisir la justice et par crainte de représailles, la plupart des survivants se murent dans le silence.
Le droit de violer en toute impunité…
Selon une autorité locale, les mercenaires de Wagner sont autorisés par le régime de Touadéra “ à assouvir leurs appétits sexuels” en contrepartie de leurs interventions. Cette information a été confirmée en mars 2021 sur les réseaux sociaux avec la publication du conseiller Fidèle Ngouandjika: les mercenaires sont effectivement “ libres de violer nos mamans, nos filles et nos enfants”.
Et de tuer jusqu’en Ukraine.
Partout où ils passent, c’est le même refrain. Selon Human Rights Watch, des femmes et des filles mozambicaines, enlevées par les terroristes de l’État islamique (EI), sont revendues à des “combattants étrangers” pour des sommes comprises entre 40 000 et 120 000 meticais (365 000 à 1 100 000 FCFA). En Ukraine, la situation est démultipliée par le contexte de guerre. Filles et garçons sont violés devant leurs propres parents. Ils assistent à l’assassinat de leurs pères et aux viols de leurs mères. Une rescapée dira même cette phrase horrible: “Ils s’y sont mis à plusieurs. Je crois que seuls mes yeux et mes oreilles n’ont pas été violés”.
« Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner », ont déclaré des experts indépendants de l’ONU, dans un communiqué.
Malgré plusieurs dénonciations faites dans les médias, la situation reste inchangée. Les mercenaires de Wagner continuent leurs atrocités sur les civils, en toute impunité. Quand et où la gangrène va-t-elle s’arrêter ?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Si dans le nord, nord-ouest, le nord-est et le centre, les Mercenaires russes se contentent exclusivement à l’exploitation illégale des ressources minières : diamants et or. À l’Ouest, principalement dans la préfecture de la Lobaye, en plus des ressources minières, ils s’adonnent à la production illégale des bois, qui proviennent exclusivement de l’abattage clandestin des arbres. Une situation qui inquiète la population locale qui préfère alerter l’opinion nationale et internationale sur leur situation.
Boda-et-bambio/” data-wpel-link=”internal”>Boda-et-Bambio-450×338.jpg” alt=”Vue d’ensemble d’un village entre Boda et Bambio” width=”450″ height=”338″ />Vue d’ensemble d’un village entre Boda et Bambio. Photo CNC
En 2013 – 2014, après la mise à sac de plus grosses entreprises forestières et de transformation de bois dans la Lobaye par la Séléka et les Anti-Balaka, la production des bois de sciage était devenue rare. Le chômage bat son plein, et la pénurie de bois manufacturés se faisait sentir sur les marchés de la capitale.
Pour se faire de l’argent et répondre au besoin qui se fait sentir, certains jeunes de la région, munis des tronçonneuses, s’adonnent à des activités de trafic illicite des bois de sciage. Ils multiplient des abattages clandestins des arbres. Certains particuliers, à bord des camions, quittent Bangui pour aller se ravitailler chez ces producteurs artisanaux. Mais les forces de l’ordre n’ont pas baissé la main. Elles multiplient également des opérations contre ces abattages clandestins, et certains de ces jeunes artisans ont été arrêtés et emprisonnés.
Les mercenaires russes, eux-aussi, s’adonnent à cette activité
Mais depuis 2021, avec l’arrivée massive des mercenaires russes en RCA, les choses ont changé. Ils occupent la quasi-totalité de la forêt de la région, et la production des bois clandestins est devenue quasi-normale. Avec leurs tronçonneuses, ils multiplient la déforestation dans la région.
À Boda par exemple, ce sont eux qui produisent maintenant des bois de sciage. Des clients viennent de Bangui et achètent chez eux des bois issus des abattages clandestins. Les agents des Eaux et Forêts qui ne laissaient pas le temps aux jeunes Centrafricains qui faisaient ces abattages clandestins, ne sont plus visibles.
Au même moment, les personnes qui défendent la forêt font l’objet de menace régulière de la part de ces mercenaires. Mais à Bangui, les responsables du ministère de l’Environnement et du ministère des Eaux et Forêts, ont affirmé que ces personnes, qui se disent défenseures de la forêt, agissent dans l’illégalité. Une réaction très étonnante.
D’après les cadres de ces deux ministère,, ces soit-disant, défenseures de la forêt, qui agissent, ne s’étaient pas enregistrés dans le cadre de la loi sur les associations et les organisations non gouvernementales. Or, ces personnes ont travaillé depuis une dizaine d’années en collaboration avec les agents des eaux et forêt de la région sans que le gouvernement ne parle de l’illégalité. Mais comme cela concerne désormais directement les activités menées par les mercenaires russes, le gouvernement change de lengage, il parle russe, lui aussi, pour déplorer un membre de l’association locale de la défense de la forêt qui existe depuis deux décennies.
“Laissez les faire, c’est politique le gars. On y peut rien. Cela va de la sécurité et de la survie du présidentTouadera. ” Balance un cadre du ministère des Eaux et Forêts.
Centrafrique.org/rca-letat-major-de-la-cpc-denonce-les-multiples-cas-de-tuerie-de-masse-perpetrees-par-les-soldats-faca-et-les-mercenaires-de-wagner/le-chef-rebelle-ali-darassa-mahamat-ici-a-bokolobo-le-10-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-56489″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-Mahamat-ici-a-Bokolobo-le-10-mai-2019-450×419.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019″ width=”450″ height=”419″ />Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Coordonnateur Militaire, Chef d’Etat major de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le General d’Armée Ali Darassa Mahamat, informe l’opinion nationale et internationale que désormais toutes les zones reconquises par la Coalition CPC doivent être une zone dont la population centrafricaine et les Éleveurs, Agriculteurs, commerçants et les organisations humanitaires doivent circuler librement sans aucune restriction.
Par conséquent, Il est demandé impérativement a tous les officiers généraux, supérieurs, et sous-officiers en charge de la sécurité dans ces zones de respecter la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et la charte africaine des droits et des peuples , adoptées le 27 juin 1981 a Nairobi, qui sont d’ailleurs le socle juridique de notre combat.
Dans la condition des opérations et en toute circonstance, observant stricte du droit international humanitaire, qui règlemente de conflits armées, internationaux ou internes et dont je rappelle ici les principes impératifs absolu dans toutes les unités et pour tous les combattants de la coalition CPC:
> Le Principe d’humanité.
Le Principe de la non-distinction,
Le Principe de précaution,
> Le Principe de proportionnalité,
> Le Principe d’interdiction des maux superflus et des souffrances inutiles.
L’Etat major de la coalition CPC, demande a toute la population centrafricaine de vaquer librement a leurs occupations dans la zone sous contrôle de la CPC. Et de ne pas céder a la panique, puisque les vaillants soldats s’engagent a garantir leurs sécurité.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Du 2 au 26 mai 2022, l’une de nos équipes a parcouru 120 kilomètres qui séparent la ville de Bambari à celle d’Alindao, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la basse Kotto. Dans un pays normal, ce trajet peut s’effectuer en moins de 2 heures. Que s’est-il passé ?
centrafrique.org/village-ngouli-a-12-kiloetres-de-alindao-sur-axe-bambari/” data-wpel-link=”internal”>Village Ngoulie pk 12 à l’entrée de la sous-préfecture d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto
En réalité, la plupart des Centrafricains qui vivent dans la capitale Bangui ne savent même pas ce qui se passe à l’intérieur du pays. Certains cherchent à défendre ce qui est indéfendable.
Selon Martin Ziguélé, « le miroir de tous dirigeants centrafricains doit être celui qui vit à Obo, celui qui vit à Alindao, celui qui vit à Kabo, celui qui vit à Bossangoa, celui qui vit à Nola… ». Mais en réalité, sur le terrain, ce miroir est moins éclatant, et peut même devenir inutile. Dans les villes de province, les populations sont les plus pauvres des pauvres. Elles sont les plus isolées du monde. Imaginez-vous, pour un trajet de 120 kilomètres, il te faut au moins 21 jours, voir un mois pour les parcourir.
Village Ngoulie pk 12 à l’entrée de la sous-préfecture d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto. CopyrightCNC / Bertrand Yékoua
L’une de nos équipes, qui a quitté Bambari le 2 mai pour aller à Alindao, pour une distance de 120 kilomètres à bord d’un pick-up, a fait 21 jours de route. Ceci dit, par jour, notre équipe parcourt 6 kilomètres en moyenne. Même avec un tricycle, on roule mieux. Cette route est surnommée « la route de la mort ». C’est l’une des routes les plus difficile du pays. Et ce n’est pas un truc isolé. C’est quasiment partout sur le territoire national.
Selon les journalistes qui ont fait cette expérience difficile, la principale cause est l’état chaotique des chaussées de routes. D’après eux, les transporteurs peuvent parcourir 100 kilomètres de Bambari à Alindao en deux semaines. Mais à 20 kilomètres d’Alindao, le trajet est difficile. De là, ils peuvent passer entre une et deux semaines pour les 20 kilomètres restants. Les transporteurs appellent ce tronçon « général ». C’est le plus difficile de tout.
On ne peut plus honnêtement parler d’un réseau routier dans ces localités de la République centrafricaine. Il faut noter que sur 10 véhicules qui sillonnent l’axe Bambari Alindao, 5 doivent foncer, contre 3 accidentés.
Ce qui fais que les prix des produits de première re nécessité flambent. Les gens vivent comme au 19e siècle. Mais imaginez-vous, Bambari, Alindao, 3 semaines de route ? Mais pour Bambari – Bangassou, ça va être comment ?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Malgré la présence des éléments des forces armées centrafricaines (FACA), les populations de Bavara et de Gouzé, situés respectivement à environ 80 et 20 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum craignent une probable attaque des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette panique, qui intervient au moment que les Nations unies, qui mènent depuis plusieurs jours des exercices de simulation, élaborent une trajectoire d’attaque et de la protection de la population.
La commune de Bavara, située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum. Photo CNC / Bobérang
À cause des rumeurs d’une éventuelle attaque des rebelles de 3R dans les localités de Bavara et de Gouzé, la psychose gagne la population civile. Certains habitants tentent de fuir vers la ville de Paoua, d’autres préfèrent se réfugier dans la brousse ou dans leur champ. Selon certains, les rebelles de 3R seraient vus dans le parage, et préparent probablement leur incursion dans ces localités.
En cause en effet, selon des informations recueillies, un ex-enfant soldat du groupe Révolution justice (RJ) de l’ex-ministre Armel Sayo, originaire de la ville de Gouzé et qui avait regagné le mouvement 3R il y a un an, avait profité de leur passage non loin de la localité de Gouzé pour s’enfuir avec son arme lourde. L’homme en a profité pour alerter les soldats FACA et se constituer prisonnier à la gendarmerie de Paoua.
Les rebelles, de leur côté, ont menacé, selon la population locale, d’attaquer la ville de Gouzé et de Bavara, à la recherche de leur arme. C’est ainsi qu’avec les exercices de simulation de la Minusca, les habitants de ces deux villes ont pris peur et décident de quitter leur foyer et regagner en masse la ville de Paoua.
Pour l’heure, les soldats FACA et les Mercenaires russes ont été déployés dans ces deux localités pour attendre l’arrivée promise des rebelles.
Selon ce déserteur de 3R, parmi les assaillants, il y’avait quatre chrétiens et le reste est constitué des Peuls.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Des déplacés de l’ouest du pays témoignent des horreurs qu’ils auraient vécu sous présence russe.
Campement des Peuls attaqué par les Mercenaires russes de la société Wagner le 13 novembre 2021 au village Kparé
Les violences de l’armée et des mercenaires du groupe Wagner semblent se poursuivre en Centrafrique. En témoignent, une nouvelle fois, des victimes sur les antennes de la Deutsche Welle. Des hommes, des femmes et des enfants contraints à fuir les villages de Bèzèrè, Létélé et Bordouhl, dans l’ouest du pays.
“Ce sont les Russes qui nous ont contraint à vivre ici”, assure Souleymane Ali, qui vit sur le site de déplacés de Bocaranga depuis trois mois.
Accusations multiples
“Les Russes ont tué beaucoup de gens, il y a des hommes dont les femmes ont été éventrées avec un couteau, pas avec un fusil”, poursuit-il. “Ce qu’ils ont enlevé dans le ventre, cela on ne le sait pas. Ce sont neuf personnes qui ont été tuées ainsi le même jour, un dimanche, le 6 décembre.” Suite à cela, en plein période de récoltes, il a laissé champs, cabris, moutons et tout ce qu’il possédait et pris la fuite.
“Au niveau des forces de défense et de sécurité intérieures, nous déplorons aussi et surtout les exactions, les actes de tortures, les traitements cruels, inhumains, humiliants et dégradants commis par les alliés russes sur la population, mais aussi sur les personnes qui représentent l’Etat dans l’arrière-pays, notamment les préfets, maires et commissaires de police“, confirme Yao Agbetse, expert indépendant de l’Onu de passage en Centrafrique.
“Les gens parlent sans preuves”
Suite à ces différents rapports, la Banque mondiale a suspendu son aide budgétaire, soupçonnant que son aide serait en partie utilisée pour financer l’intervention des mercenaires de Wagner. Mais le gouvernement n’entend pas reculer. “Les gens se trompent, ils n’ont pas les preuves et ils parlent dans le vide”, assure Claude Rameau Birreau, ministre de la Défense. “Nous, nous pensons que nous sommes responsables, nous évoluons et nous allons continuer d’évoluer avec nos partenaires de la Russie.”
Les membres des communautés s’assurant victimes de ces crimes espèrent eux que la justice les écoutera. En octobre 2021, le gouvernement avait reconnu, dans un rapport, l’existence de ces exactions. Aucune suite judiciaire n’a cependant été engagée.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 juin 2022
Bangui (CNC) – Le Groupe d’Action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016 (G-16), a tenu sa première conférence de presse à Bangui, le 8 juin 2022. Présentée par Me Arlette Sombo Dibélé, Avocat au barreau centrafricain, militante Droits de l’Homme; Monsieur Ben Wilson NGASSAN, Journaliste indépendant, Activiste, monsieur Karl BLAGUE, Observateur de la vie politique.
Selon le G16, ce projet de la révision constitutionnelle n’est rien d’autre qu’un coup d’État constitutionnel qui vise à rétablir le pouvoir à vie que les Centrafricains ont massivement et définitivement rejeté, mais elle le fait, en plus, en foulant au pied une des interdictions les plus fermes de notre Constitution
Ci-dessous l’extrait du propos liminaire de la conférence de presse.
conférence de presse du groupe de 16
Alors que les défis quotidiens auxquels font face nos populations sont entre autres : la cherté de vie marquée par une crise socioéconomique inédite, le pourrissement de la vie politique par l’entretien de la violence, de la terreur et des persécutions de toute sorte, la montée de l’insécurité par la reprise des combats entre les groupes militaires et les forces gouvernementales, des députés véreux, en tête desquels Me Brice KAKPAYEN, entendent se prêter au jeu dangereux de tentative d’un coup d’Etat constitutionnel, car c’est bien de cela qu’il s’agit.
En effet, non seulement elle vise à rétablir le pouvoir à vie que les Centrafricains ont massivement et définitivement rejeté, mais elle le fait, en plus, en foulant au pied une des interdictions les plus fermes de notre Constitution : l’interdiction
…Nous en voulons pour preuve, non seulement le basculement de la République centrafricaine vers l’empire, de triste mémoire, sous la gouvernance du défunt Empereur Jean-Bedel BOKASSÀ, mais aussi les expériences récentes d’autres peuples africains, notamment ceux du Burkina Faso de Biaise Compaoré, de la Guinée d’Alpha Condé, et nous en passons….
Des filles et fils de ce pays, avec des organisations de la société civile n’en restent pas moins debout, comme nous le démontrent, entre autres, le Professeur Jean- François AKANDJI-KOMBE, à travers son Mouvement Citoyen Debout et Solidaires Centrafrique, le Magistrat Joseph BINDOUMÏ, à travers la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, ou encore la Plateforme « Touche pas à ma Constitution »….
C’est donc pour apporter sa pierre à l’édifice que le G-16 a été créé, un groupe d’action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016….
C’est ici qu’il convient de questionner cette démarche qui est celle du pouvoir, tendant à favoriser l’exclusion en lieu et en place du rassemblement, de l’Unité des Peuples, tel que défini dans la Constitution que nous défendons….
Sans épiloguer sur les chiffres les plus effrayants de la Banque Mondiale ou de la FAO qui annoncent qu’au moins 2.3 millions de Centrafricains mourraient de faim, d’ici à la fin de cette année, il y a même lieu de noter que, de façon empirique, le pays est en pleine récession économique. Et la loi hasardeuse sur la cryptomonnaie que vient de vendre le pouvoir, ne fera qu’exacerber la chute économique déjà en cours, car non seulement les Partenaires ont refusé de nous apporter leurs aides, mais durant six ans, le gouvernement n’a pas travaillé à créer de la richesse, à apporter des solutions concrètes face à l’inflation ou à la cherté de vie….
Si la légitimité démocratique du régime de Bangui est toujours remise en cause, il n’en demeure pas moins qu’une nouvelle Loi, avec pour objectif d’offrir un troisième mandat ou un règne a vie au Président Touadéra, ne viendra que renforcer la légitimité des groupes armés et détériorer le climat sécuritaire déjà trop délétère….
Figurez-vous que, la Loi du 30 Mars 2016 a été promulguée suite aux larges consultations populaires à la base, soldées par le Forum de Bangui, véritablement inclusif, le Peuple avait, durant ce temps, manifesté sa volonté souveraine déclinée dans cette Loi….
Fort de tout ce qui précède, nous, acteurs de la Société civile, réunis au sein du G- 16, protestons vigoureusement contre cette tentative éhontée de modification de la Constitution, qui ouvrira sans doute la voie à l’instabilité sécuritaire, politico- démocratique et surtout juridico-institutionnelle.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 juin 2022
Bangui (CNC) – En République centrafricaine, la situation sécuritaire demeure très préoccupante. Les hommes de Wagner semblent être dépassés par l’ampleur de l’événement. Ils proposent un nouveau deal avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera, mais celui-ci, lors de sa réunion avec les députés à Damara, demande à ces derniers d’y réfléchir.
Au milieu, le chef de la communauté des officiers russes pour la sécurité internationale, à gauche le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à droite le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji
Selon le Président de la République, la semaine dernière, une attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre une patrouille des soldats de l’armée nationale à 30 kilomètres de Bambari avait fait 8 morts dans le rang de l’armée nationale. Quelques heures plus tard, deux hélicoptères des mercenaires russes étaient appelés en urgence sur le lieu, mais les assaillants étaient tous partis.
Une situation qui a non seulement énormément choqué les mercenaires russes, mais panique également le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Selon les hommes de Wagner, malgré des efforts de formation et de recyclage, les soldats de forces armées centrafricaines ne sont toujours pas capables de faire des efforts face aux rebelles. Ils sont trop peureux.
« Même rester 5 minutes et essayer de repousser une attaque des rebelles, ils sont incapables », disaient-ils.
Écœurés, ils demandent au chef de l’État d’élaborer un plan pour recruter une bonne partie de ces rebelles, surtout les Peuls, dans les forces armées centrafricaines. Une seule option, selon Wagner, pour la République centrafricaine d’avoir une armée robuste digne de ce nom.
Or, le Président de la République, de son côté, semble paniquer. Il a proposé à son tour aux députés réunis autour de votka russe à Damara, de lui faire une proposition en ce sens.
Alors, pour certains observateurs, les démarches engagées par le ministre Hassan Bouba semblent prouver ses limites. Il faut encore un nouveau plan pour diviser les groupes armés et récupérer une bonne partie des rebelles.
« On a demandé au Président de la République de discuter avec les groupes armés, il a refusé. Au dialogue, c’est l’option Win NA Win qui a été retenu. Mais maintenant il voulait faire marche arrière pour discuter en coulisse avec certains rebelles. C’est trop tard. On a perdu beaucoup des soldats pour rien », déclare un député du parti RDC qui a assisté à la réunion de Damara le week-end dernier.
Pour certains hommes politiques de l’opposition, Touadera veut préparer son terrain pour le troisième mandat. Il veut surtout calmer la tension sécuritaire avant de s’engager sur la voie de la modification de la constitution, parce que le temps actuel lui est défavorable.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 juin 2022
Bangui (CNC) – Lors de son point de presse tenu le 26 mai dernier, l’argument avancé par le député de Mbaïki 1, Bruce Kévin Kakpayen, Président de la commission Lois et institutions dans lequel il disait ceci : ” L’article 156 de la Constitution me donne le plein pouvoir de la modifier voire la réviser “. Cet argument a provoqué un tollé d’incompréhension au sein de ses collègues avocats au barreau centrafricain. « Il se dit juriste, avocat », maître Bruce Kévin Kakpayen, en réalité, « c’est un avocat idiot », murmurent ses collègues avocats et magistrats, interrogés par la Rédaction de CNC.
Bruce Kévin Kakpayen, lors de sa conférence de presse, le 26 mai 2022.
Le monde universitaire en colère
Pour plusieurs professionnels de droit, enseignants, étudiants, avocats et magistrats, l’argument tenu par le député de Mbaïki 1 montre à suffisance qu’un cataclysme guette l’université de Bangui.
Pourtant, l’avis de la Cour constitutionnelle sur la volonté de ses aînés à tripatouiller la Constitution était très clair, et ils se demandent pourquoi il n’a pas pris son temps de le lire avant de s’aventurier dans une telle entreprise criminelle au point de le qualifier d’un rebelle ?
Que dit l’avis de la Cour Constitutionnelle ?
Dans un avis rendu par la Cour constitutionnelle présidée par madame Darlan en 2020 visant à compléter la Constitution par une loi à valeur constitutionnelle, la Cour avait fait le tour des articles de la Constitution du 30 mars, aujourd’hui à problème, parfois sans problème, selon le président Touadera et ses acolytes. Dans cet avis, entre autres, il est dit ceci :
Considérant que l’examen combiné des dispositions constitutionnelles indique que le peuple a clairement manifesté d’instituer un verrou constitutionnel en ce qui concerne le mandat du président de la République, verrou que nul ne peut, pas même ses représentants, les députés, sauf à trahir cette volonté, ne peut supprimer, ni le modifier.
Avant de prononcer ce considérant, la Cour a pris le soin de rappeler certaines dispositions des articles 151, 153 et 156 de la Constitution que ce député de Mbaïki 1 Bruce Kévin Kakpayen se base pour défier ses professeurs de droit qui sont devenus des gardiens des lois.
Qui peut demander la révision de la Constitution selon la Constitution.
Article 151 de la constitution : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République et au parlement statuant à la majorité des deux tiers 2/3) des membres qui composent chaque chambre ».
La Cour déclare que : Considérant que le Parlement comprend deux chambres, l’Assemblée nationale et le Sénat ;
Qu’aux termes de l’article 156 de la Constitution, « en attendant la mise en place du Sénat, l’Assemblée nationale exerce la totalité du pouvoir législatif ». Les professeurs de Bruce rappellent ici le type de pouvoir que doit détenir chaque député en l’absence des sénateurs : le pouvoir de légiférer et non le pouvoir constituant dérivé.
« La durée du mandat du président de la République est de cinq ans (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois ».
« En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit »
En plus, l’article 153 dispose qu’est expressément exclue de la révision, la forme républicaine de l’État ; le nombre et la durée des mandats présidentiels, les conditions d’éligibilité, les dispositions du présent article 153…
Maître Bruce Kévin Kakpayen enfonce le clou et touche aux conditions d’éligibilité
Alors que la Cour rappelle que l’Assemblée nationale exerce la totalité du pouvoir législatif qui consiste à un légiférer seulement, c’est de voter les lois et non le pouvoir constituant dérivé, qui consiste quant à lui, à réviser la Constitution et confié au Parlement, pour l’honorable, Maître Bruce Kévin Kakpayen, qui a été désigné de porter la forfaiture intellectuelle du régime en place, son examen combiné des dispositions de la Constitution du 30 mars lui donne le pouvoir de réviser non seulement la Constitution, mais également et surtout de modifier l’article 153 qui interdit sa propre modification, en occurrence, les conditions d’éligibilité. Ou il veut toucher à la nationalité des candidats.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 juin 2022
Bangui (CNC) – Il est maintenant établi que le député de Carnot, Évariste Ngamana, porte-parole du parti au pouvoir, utilise un faux diplôme. Une maîtrise en droit privé qu’il n’a jamais obtenu. Cela a été démontré par l’université de Bangui lorsqu’il avait déposé sa demande d’intégration dans la fonction publique en 2007.
centrafrique.org/evariste-ngamana-2/” data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
Justement, à cette époque, son beau-frère, le professeur Faustin Archange Touadera était encore recteur de l’université de Bangui, et son patron actuel, le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire général de l’Université. C’est dans ce contexte que le faussaire Évariste Ngamana avait tenté d’utiliser son faux diplôme de maîtrise pour se faire intégrer dans la fonction publique. Sauf qu’il a été pris la main dans le sac. Après vérification, c’était le secrétaire général de l’université à cette époque, le docteur Simplice Mathieu Sarandji qui avait certifié que le diplôme sortait de laboratoire du quartier combattant.
Mais Évariste Ngamana, après être humilié, avait tenté de se réinscrire en Master 1 à l’université de Bangui, alors qu’il occupait le poste du directeur de cabinet au ministère chargé des relations avec le parlement. Là aussi, l’homme se rendait jamais en classe, et ne prenait pas le cours. Mais lors de la session, sous pression, le doyen de la faculté avait trafiqué des copies à son nom avant de le déclarer admis. Ce n’est pas un diplôme légalement obtenu, mais toujours par la fausseté. Cette fois, l’homme est détenteur d’un vrai faux diplôme de l’université de Bangui.
Cette affaire est gardée top secret depuis plus de décennies jusqu’à cette semaine, une période à laquelle certains députés proches du pouvoir mènent actuellement une campagne en faveur de la révision de la constitution, dont l’honorable Évariste Ngamana est l’un des initiateurs.
Et ce n’est pas tout! L’honorable Évariste Ngamana mène actuellement de lobbying auprès de ses paires députés pour lancer une motion de destitution contre son patron Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale. L’homme se voit remplaçant légitime de Simplice Mathieu Sarandji.
Pour de nombreux observateurs, Évariste Ngamana devrait être en prison. Il a utilisé de faux documents pour tenter de tromper la vigilance des autorités. À ce titre, il est coupable de faux et usage des faux, puni par la loi. Certes, il n’est pas le seul, mais son cas est flagrant.
Nous reviendrons sur ce dossier dans nos prochains articles.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 juin 2022
Bangui (CNC) – Ce mardi 7 juin 2022, un communiqué du ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’armée affirme qu’un avion militaire de couleur grise foncée portant des munitions non identifiées a survolé les positions des Forces armées Centrafricaines à basse altitude au niveau de la localité de Moyenne SIDO, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, non loin de la frontière avec le Tchad. Mais ce communiqué du ministère de la Défense nationale, loin d’être pris au sérieux par la population, tourne à la dérision dans la capitale.
Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC
« Selon les informations en notre possession, le 02 juin 2022, entre 10h50 et 11h05, un avion militaire de couleur grise foncée portant des munitions non identifiées a survolé les positions des Forces armées Centrafricaines à basse altitude au niveau de la localité de Moyenne SIDO », affirme le communiqué du ministère de la Défense.
Or, pour un officier général des FACA à la retraite interrogé par CNC, comment les autorités peuvent-elles savoir que cet avion militaire inconnu transporte des munitions de guerre et elles ne sont pas en mesures de relever son numéro d’identification ?
Plus grave encore, le communiqué précise que « La République centrafricaine considère le survol de cet avion militaire hostile, comme un acte d’agression qui viole notre souveraineté et menace la sécurité du citoyen. Le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée pour sa part condamne avec la dernière énergie une telle manœuvre destinée visiblement à violer notre espace aérien et se réserve le droit de répondre dorénavant, à toute forme de provocation tendant à semer la confusion dans les esprits et à porter un coup à la sécurité nationale ».
Pour cet officier supérieur, le mot qui étonne plus c’est que « le ministère se réserve le droit de répondre dorénavant ». Mais répondre avec quoi ? D’après lui, ce n’est pas aujourd’hui que notre espace aérien est constamment violé, mais nous n’avons aucun moyen de stopper cela ni menacer.
Pour lui, ce n’est qu’une personne déréglée qui peut savoir si dans tel ou tel avion qui survole, il y’a tel ou tel nombre des personnes. Ou de quoi il transport. Un déréglé peut tout imaginer.
« Hier, c’était un avion piloté par un britannique qui s’est écrasé dans la Vakaga, aujourd’hui c’est un autre avion non identifié transportant des munitions qui a survolté la ville de Kabo, et demain ? Ça serait sans doute un bateau rempli des rebelles qui va accoster à Damara ?», ironise un médecin à Bangui
Pour le gouvernement centrafricain, il ne fait aucun doute, c’est le Tchad qui serait derrière cette nouvelle violation de notre espace aérien, mais manque le courage de saisir directement les autorités tchadiennes pour leur faire part de notre inquiétude.
Encore une fois, un communiqué laconique et vide de sens de nos autorités.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Dans la journée du samedi 21 mai, à Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Lobaye, un Soldat FACA, détaché dans la ville par l’état-major de forces armées centrafricaines, avait été tabassé par les Mercenaires russes de la société Wagner. Quelques heures plus tard, l’homme perd connaissance et succombe à ses blessures. Mais notre équipe, penchée depuis plusieurs jours sur l’affaire, revient sur le dossier avec de nouveaux éléments choquants qui incriminent totalement les mercenaires de Wagner.
Selon des informations recueillies auprès de la famille de la victime à Bangui et ses collègues militaires à Boda, tout porte à croire que le soldat, détaché à Boda, était bel et bien sur un chantier minier local quand il avait été agressé par les mercenaires russes.
En effet, selon les différents témoignages recueillis, le samedi 21 mai 2022, les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, étaient en opération de patrouille sur un chantier minier local. L’objectif était de surveiller les artisans qui cherchaient des pierres précieuses. Mais au cours de leur patrouille, un artisan, au moment du lavage des graviers, aurait trouvé un diamant dans son panier, mais il n’a pas voulu remettre la pierre précieuse aux mercenaires de Wagner. Il tourne, discrètement, et remettre cela à un soldat FACA. Malheureusement, leur geste avait été bien suivi par un mercenaire de Wagner qui a aussitôt signalé à ses collègues. Les mercenaires russes appellent l’artisan et le soldat FACA. Ils tentent de mettre la pression sur eux. Or, le soldat FACA, après avoir récupéré le diamant, préférerait le cacher dans sa bouche. Mais comme il a su que les Wagner ont compris le jeu, il a préféré avaler complètement le diamant.
Au moment de leur interrogatoire, l’artisan avoue avoir remis le diamant au soldat qui ne pouvait plus se justifier. Les mercenaires de Wagner ont commencé à le tabasser, mais l’homme n’a pas montré où se trouve le diamant. Ils continuent de le frapper, frapper, frapper jusqu’à ce qu’il tombe dans le coma. Malheureusement, il succombe à ses blessures au moment de son transfert dans un hôpital à Bangui. Son corps a été remis à sa famille au quartier PK13, route de Boali. Mais la surprise est de taille!
Après son enterrement, les mercenaires russes ont demandé à ses parents le lieu de son enterrement pour aller déterrer le corps et faire l’autopsie. Quelle autopsie ? Selon ses collègues militaires, les Russes voudraient chercher ce diamant dans son estomac. Une cruauté du jamais vue.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 juin 2022
Bangui (CNC) – Ces militaires de l’armée nationale sont actuellement détenus à la prison correctionnelle militaire de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. On leur a reproché d’avoir abandonné leur base au profit des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Bambari/nouveaux-soldats-faca-a-bouar-formes-par-les-instructeurs-de-leutm-rca-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38532″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Déployés dans les localités frontalières de Ngaoukala et Hassana, une quarantaine des soldats de forces armées centrafricaines (FACA) avaient décidé de se retirer collectivement, pour des raisons très justifiées, de leur position dans ces localités de Lim-Pendé, situées au nord-ouest de la République centrafricaine. Ces soldats, après leur retrait, certains ont regagné la ville de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, d’autres, dans la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.
Pour les Mercenaires russes, cette désertion est d’autant plus choquante que ces militaires ne doivent pas être caressés au sens de poil. Ainsi, ils ont été rappelés à Bouar, puis désarmés avant d’être jetés en prison militaire. Pour l’heure, ce sont les mercenaires russes eux-mêmes qui assurent la sécurité de la geôle pour éviter qu’ils soient libérés.
Au même moment, l’état-major est saisi du dossier afin d’engager une poursuite judiciaire à leur encontre.
Du côté des parents de ces soldats, c’est le soulagement.
« Avec les événements qui se sont produits ce dernier temps dans certaines villes du pays, l’essentiel est qu’ils sont en vie », déclare le père de l’un des soldats emprisonnés.
Rappelons que les mercenaires russes, lors d’une patrouille qu’ils ont menée dans la localité de Kaïta, se sont enfuis à grande vitesse devant les rebelles qui ont mis le feu sur eux. Ils ont abandonné tous leurs effets ainsi qu’un drone militaire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 7 juin 2022
Bangui (CNC) – Une tentative d’enlèvement d’au moins 5 détenus à la prison militaire de Camp de Roux a failli tourner à un véritable bain de sang entre les Casques bleus égyptiens de la Minusca et les Mercenaires russes de la société Wagner.
Des mercenaires russes dans un pickup de patrouille de la gendarmerie au centre-ville de Bangui. Crédit photo : AFP
Selon une source militaire ayant assisté à la scène, l’objectif des mercenaires russes était d’enlever au moins cinq détenus à la prison militaire du camp de Roux à Bangui. Mais à leur arriver, les Casques bleus égyptiens les ont stoppés à l’entrée de la prison.
Après quelques minutes de discussion, les Russes les ont remis cinq noms des détenus qu’ils veulent les embarquer. Les Casques bleus égyptiens se demandent ce qu’ils veulent faire avec ces personnes, à plus forte raison un week-end.
Une discussion s’éclate entre les Casques bleus et les mercenaires russes. Ces derniers insistent, les Casques bleus s’opposent. Les Russes dégainent leurs armes, les Casques bleus le font aussi. Les deux parties se regardent en chiens de faïence.
Selon la même source, parmi les noms cités, figure celui de Tidjani Hamit. Un ex-rebelle du FPRC interpellé il y a six ans à Sibut par la Minusca.
Rappelons que ce n’est pas pour la première fois que les mercenaires russes et les requins enlèvent les détenus dans leur cellule. Les mêmes faits se sont produits à plusieurs reprises à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.
Souvenez-vous, le samedi 9 avril 2022, cinq détenus avaient été enlevés à Ngaragba puis exécutés froidement par les gardes présidentiels et les mercenaires russes. Et la semaine passée, trois détenus, dont on ignore les noms, ont été enlevés et exécutés par ces mêmes criminels en liberté.
« Si ce n’est pas de la dictature, c’est de l’anarchie », s’exclame un avocat centrafricain.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 7 juin 2022
Bangui (CNC) – Le Président de la République Faustin Archange Touadera, et tous ses collaborateurs de la présidence de la République se sont mobilisés derrière le premier vice-président de l’Assemblée nationale, le député Évariste Ngamana. Surnommé l’homme du troisième mandat, le député de Carnot durcit son bras de fer avec son patron Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale. Considéré comme la tête de liste des députés de la majorité ayant marqué leur opposition à un troisième mandat du Président de la République, Simplice Mathieu Sarandji est désormais réduit en minorité au sein de son parti, le MCU. Mais la bataille ne fait que commencer.
rca-le-choix-de-lancien-premier-ministre-sarandji-a-la-presidence-de-lassemblee-nationale-touadera-a-t-il-roule-tout-le-monde-dans-la-farine/le-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-le-5-mai-2021-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-46673″ data-wpel-link=”internal”>Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Depuis le 26 mai dernier, date à laquelle le député Brice Kevin Kakpayen de la circonscription de Mbaiki-1, président de la commission des lois et Institution à l’Assemblée nationale avait convié certains faucons du régime et des députés des groupes parlementaires de la majorité présidentielle à un point de presse sur ” une proposition de loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016″, on assiste à un véritable éclatement au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale qui est maintenant divisée en trois grands blocs.
Les blocs à l’assemblée nationale
Le premier bloc, qui concerne les députés de la majorité ayant exprimé leur souhait de voir le chef de l’État Faustin Archange Touadera briguer un troisième, un quatrième voir cinquième mandat à la tête du pays, est dirigé par le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana, beau-frère direct du chef de l’État.
Le deuxième bloc, qui regroupe quelques députés de la majorité difficilement manipulable et contre un projet du troisième mandat, est dirigé par l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale.
Et le troisième bloc, c’est celui de l’opposition démocratique, naturellement contre tout projet de la révision constitutionnelle.
Or, entre ces trois grands blocs politiques, le bras de fer est intense entre celui de Sarandji et Ngamana sur fond d’une ambition personnelle. Évariste Ngamana rêve de devenir le prochain Président de l’assemblée nationale, soit maintenant ou dans quatre ans. Simplice Mathieu Sarandji, de son côté, songe de devenir en 2026 Président de la République, succédant à Touadera. Donc l’ambition de Touadera de briguer un troisième mandat en 2026 est un véritable obstacle pour lui.
Chaque camp maintient sa position. Évariste Ngamana et Simplice Mathieu Sarandji ne se parlent plus. Les deux hommes ne se croisent plus. Même le chef de l’État limite aussi ses conversations avec son ami Simplice Mathieu Sarandji qui multiplie des réunions avec les diplomates russes en poste à Bangui.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Si tout le monde ou presque sait que monsieur Euloge Doctrouvé est un apprenti politicien arriviste sans scrupule, nombreux sont ceux qui ne savent pas encore que ce monsieur est un grand traitre, un mythomane, un homosexuel devenu depuis trois ans, à la surprise de tous, l’un des griots du régime de Touadera. Mais l’homme ne s’était pas contenté de faire du griotisme comme son sport favori. Il crée sa propre milice armée proche du pouvoir dénommée l’opération kokotha. C’est justement avec le nom de cette milice qu’il a déposé plainte, sans aucun motif invoqué, contre plusieurs leaders de l’opposition démocratique, dont maître Crépin Mboli Goumba, Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Maître Nicolas Tiangaye..
Monsieur Daniel Nzéwé
À l’annonce de sa plainte déposée auprès du tribunal de grande instance de Bangui, les réactions se multiplient dans le pays pour condamner ce genre de comportement.
Du côté de l’opposition démocratique
C’est l’indignation et l’incompréhension qui dominent. Euloge Doctrouvé, un homme de l’ombre, sorti du néant qui veut s’approcher du soleil.
« La rca est un mystère. Doctrouvé, je ne le connaissais que par ses injures. Il y a 6 mois, il a fait le siège de mon cabinet pour m’assurer de son admiration, de l’ingratitude du MCU, parti au pouvoir. Il avait perdu son enfant le même jour et incapable de l’inhumer. Il était si fraternel! Triste! », déclare maître Crépin MboliGoumba sur son compte Twitter.
Pour maître Crépin MboliGoumba, « les plus grands opposants au régime du Président Touadera ne sont pas les opposants politiques. Ce sont ces marginaux frustrés sans travail décent, responsables par leurs actes d’outrance et d’appel au meurtre des blocages avec le FMI, la Banque mondiale, les pays amis. Ils sont la face du régime », ajoute t-il.
Au sein du Parti au pouvoir
C’est Daniel Nzéwé, un partisan de la première heure du Président Faustin Archange Touadera, selon ses termes, qui s’insurge, c’est le « Ras le bol! »
« Les militants de la première heure sont calmes et c’est des strapontins qui veulent donner l’impression qu´ils sont des vrais serviteurs.
Je commence à en avoir marre de ce dérèglement bizarre du mécanisme politique.
L´opposition doit jouer son rôle et nous le nôtre, on ne peut pas les empêcher de jouer leur partition autrement dit nous glissons vers un système totalitaire.
La monarchie ne passera pas dans ce pays et ne donnons pas l´occasion propice d´un recul vers les prises de pouvoir par des actes scélérats…qui vous dit qu´on peut déposer plainte contre l’opposition pour sa déclaration d’intention! ».
Bref parcours d’ Euloge Doctrouvé
Pour rappel, en 2018, le sieur Euloge Doctrouvé, était a Brazzaville et disait à tout le monde qu’il était en fuite vers le Congo – Brazzaville à cause du professeur Touadera qui n’est autre qu’un criminel à la tête du pays et qui cherchait à lassassinzr et assassiner toute sa famille. Il avait même déposé une demande d’asile politique à Brazzaville, pour ce motif, mais il a été débouté faute de preuve. Sachant quoi faire, l’homme rentre à Bangui et se dit subitement Docteur en sciences politiques et rode désormais, par sa survie, autour du pouvoir comme griot.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Ancien secrétaire général adjoint de l’association de la communauté Peule « Kawtal pulaaku », puis ancien otage du chef rebelle Ali Darassa en juin 2015, Monsieur Mamadou Koura Abdoul a été nommé, par son ex-ravisseur, le chef rebelle Ali Darassa comme porte-parole militaire de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
centrafrique.org/le-nouveau-porte-parole-militaire-de-la-cpc/” data-wpel-link=”internal”>Mamadou Koura Abdoul, nouveau porte-parole de la CPC
C’était dans une note de service en date du 1er juin 2022 que le coordonnateur militaire, chef d’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa Mahamat a nommé son nouveau porte-parole.
Il s’agit de Monsieur Mamadou Koura Abdoul, ancien secrétaire général adjoint de l’association « Kawtal pulaaku ».
Résidant à Bambari en 2015, l’homme avait été enlevé avec toute sa famille par le chef rebelle Ali Darassa avant de devenir par la suite cadre au sein de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Nommé porte-parole de l’état-major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), Monsieur Mamadou Koura Abdoul doit dorénavant collaborer étroitement avec le chef rebelle Ali Darassa dans la mise en œuvre de la stratégie militaire de la CPC. Il remplace monsieur Abakar Sabome, limogé il y’a quelques mois pour des raisons de son comportement subversible.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – En réalité, l’armée centrafricaine n’existe que de nom. Que ça soit les officiers supérieurs, officiers subalternes, sous-officiers, hommes du rang, ils sont tous soumis d’une manière ou d’une autre à la société de mercenariat russe Wagner qui dicte non seulement sa loi sur nos forces de défense et de sécurité intérieure, mais également sur nos autorités politiques. Une fois de plus, l’état-major de forces armées centrafricaines, après le tabassage à mort d’un Soldat FACA à Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Préfecture de la Lobaye, a pris une étonnante décision. Ce qui indique que le pays n’est pas près de sortir de l’auberge.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Pour le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major de forces armées centrafricaines (CEMA), si ce soldat avait été frappé à mort par les mercenaires de Wagner, c’est parce que la faute lui appartient. « Il serait auteur de sa propre mort ». Et d’une manière générale, tous les soldats présents ce jour seraient également ses complices. En conséquence, ils devraient être tous redéployés dans une autre ville de province.
Selon le général Zéphirin Mamadou, tous ces soldats détachés à Boda devraient être redéployés immédiatement à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran.
Le choix de cette ville n’est pas fait par hasard. C’est un lieu où les Mercenaires russes torturent plus les soldats FACA en toute impunité.
Rappelez-vous, le mois dernier, ils ont tué même leur interprète. Et la semaine dernière, lors du déploiement des soldats FACA à Ouadda-Djalé, ils les ont laissés à 40 kilomètres de Tiringoulou sur l’axe de Ouadda-Djalé afin qu’ils marchent les 85 kilomètres restants à pied.
Pour la famille de ces soldats revenant de Boda, C’est une autre sanction qu’on leur afflige.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 juin 2022
Bangui (CNC) – Selon des informations recueillies par les autorités militaires et préfectorales de la Nana-Mambéré, la ville de Bouar, située à 452 kilomètres au nord-ouest de Bangui, serait encerclée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Ainsi, depuis trois jours, les Mercenaires russes, basés dans la sous-préfecture de Koui, sont appelés au renfort à Bouar. Ils multiplient des patrouilles, et la pression monte de plusieurs crans.
centrafrique.org/centre-ville-de-bouar-2/” data-wpel-link=”internal”>La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrghtCNC
Selon les autorités locales, la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, serait encerclée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Or, depuis plusieurs jours. Aucun accrochage n’est signalé dans le secteur, mais la pression monte de plusieurs crans dans la ville.
À l’origine, la semaine dernière, la présence de plusieurs colonnes des rebelles de 3R et des miliciens Anti-Balaka avait été signalée à plusieurs reprises par certains habitants autour de la ville. Ces rebelles seraient lourdement armés.
Au même moment, dans la ville, les forces de l’ordre multiplient de patrouilles de proximité. Chaque checkpoint tenu par les éléments de forces de défense et de sécurité est renforcé en hommes et matériels. Les mercenaires russes, initialement basés dans la sous-préfecture de koui, sont également rappelés à Bouar pour prêter main-forte à la sécurisation de la ville .
Cependant, les activités tournent à merveille. Aucun signe de panique n’est observé au sein de la population. Mais ce sont les autorités locales qui sont actuellement sous pression sécuritaire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – À l’initiative du Chef de l’État Faustin Archange Touadera, de nombreux cadres et militants du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, ainsi qu’une vingtaine des conseillers à la présidence de la République se sont mobilisés depuis deux semaines pour une gigantesque manifestation populaire en faveur d’un troisième mandat pour le Président Faustin Archange Touadera, interdit par la constitution du 30 mars 2016.
La République centrafricaine est à nouveau agitée par une campagne en faveur d’un troisième mandat pour le Président Faustin Archange Touadera, interdit par la constitution.
Depuis deux semaines, les cadres et les militants ainsi que les proches conseillers à la présidence se sont réunis discrètement au palais de la renaissance en vue de peaufiner leur stratégie de mobilisation de la population en faveur d’un troisième mandat, puisque Touadera, selon eux, « est le meilleur choix pour la République centrafricaine en 2026, 2031, et voir même 2036, parce qu’il est le seul garant de la paix et de la stabilité du pays ».
À l’issue de leur réunion, plusieurs cadres du MCU ainsi que certaines personnalités de la présidence ont été discrètement déployés dans les villes de province afin de mobiliser la population pour une grande marche le 1er juillet 2022 dans tout le pays. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana invite également les députés de la majorité à réunir leur troupe dans le même but.
Touadera est-il pour ou contre ?
Cette mobilisation des cadres du parti présidentiel, le mouvement des cœurs unis est en contradiction avec les déclarations du Président qui a répété à plusieurs reprises qu’il ne fera pas un troisième mandat. Même après sa réélection très contestée en mars 2021, il déclarait devant les journalistes : »Je suis là pour respecter et faire respecter la constitution ».
Mais la société civile et l’opposition démocratique voient dans cette agitation une manœuvre du Président Touadera qui agiterait en sous-main ses partisans afin de pouvoir modifier la constitution à son profit.
Pour le MCU, la grande marche du 1er juillet est organisée comme suit :
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Ce dimanche 5 juin 2022, à Damara, une rencontre avait eu lieu entre le Président de la République Faustin Archange Touadera et les députés ayant signé la pétition visant à modifier la constitution du 30 mars 2016. Pour certains, le chef de l’État aurait convié tous ces députés pour leur annoncer sa ferme volonté de ne pas briguer un troisième mandat. Pour d’autres, c’est tout le contraire. Selon eux, ces députés corrompus de la République seraient à Damara afin de recevoir le pactole en vue d’adopter le projet de modification de la constitution qui permettrait au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Alors, qui dit vrai ?
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightCNC
Élu en 2016, puis réélu en 2020, juridiquement, le Président Faustin Archange Touadera n’est plus constitutionnellement autorisé à briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine. Or, le 26 mai dernier, le député Brice Kevin Kakpayen de la circonscription de Mbaiki-1, se disant avocat et président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale, a convié certains faucons du régime et des députés de la majorité à un point de presse sur ” une proposition de loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016″.
Mais le chef de l’État, de son côté, a affirmé à plusieurs reprises qu’il ne se représenterait pas en 2026.
« Nous voulons aller dans un État de droit… Nous avons nos textes. Nous avons la constitution. On doit la respecter pour bâtir un État de droit, une démocratie, c’est ce que nous sommes en train de faire », déclare le Président de la République à la veille de sa réélection en 2020. Mais dans son propre camp, certains font campagne pour qu’il se maintienne au pouvoir, notamment son beau-frère Évariste Ngamana, son conseiller Fidèle Gouandjika, son directeur de cabinet Obed NAMSIO, etc. Certaines personnalités ont été déployées dans les villes de province en vue de mobiliser la population en faveur de la modification de la constitution.
Certains ont organisé de marche à Bangui pour appeler à un troisième mandat.
Au même moment, certains hauts cadres du parti au pouvoir marquent leur réticence, à voir leur opposition à un troisième mandat. C’est le cas du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, potentiel candidat à la prochaine présidentielle, selon plusieurs observateurs.
Alors, la réunion de Damara serait-elle une occasion pour le chef de l’État de jeter l’éponge publiquement ou de réaffirmer sa volonté de briguer un troisième mandat ?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Deux soldats de forces armées centrafricaines, sur une moto en provenance de Bezéré est tombée dans une embuscade des présumés rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) dans la localité de Doko, située à environ 25 kilomètres de Bocaranga en allant vers bang, dans la préfecture de l’ouham– Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
« Deux soldats de forces armées centrafricaines, sur une moto sont tombés dans une embuscade ce dimanche 5 juin 2022, aux environs de 10 heures dans la localité de Doko, située à 25 kilomètres au nord de Bocaranga sur l’axe de bang. Le bilan provisoire fait état d’un soldat tué, et un autre capturé» a indiqué à CNC une source sécuritaire locale.
Pour l’heure, on ignore les identités réelles des assaillants, mais selon la population locale, il ne fait aucun doute, ce sont bel et bien des combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation).
Or, à l’annonce de la nouvelle de l’embuscade contre les soldats FACA, une pluie de détonation d’armes automatiques s’est abattue sur la ville de Bocaranga. Des chasses contre les civils sont engagées par les soldats FACA dans la ville, et deux individus de l’ethnie Peule seraient gravement blessés.
Rappelons que les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont récurrentes, notamment dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Samedi 4 juin 2022, vers 10 heures, un capitaine de la gendarmerie, de retour de travail, a été grièvement heurté par un camion-citerne de la société Wagner. Le conducteur, un mercenaire russe, n’avait pas pris le temps de s’arrêter, provoquant la colère de la population locale qui exige son arrestation et sa traduction devant la justice.
rca-un-grave-accident-de-circulation-impliquant-un-vehicule-des-sapeurs-pompiers-fait-un-mort/avenue-de-lindependance-niveau-d10-entree-ecole-saint-floris-le-14-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-38588″ data-wpel-link=”internal”>Environnement de l’accident survenu à Gobongo sur l’avenue de l’indépendance à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
L’accident s’est produit sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du quartier Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, à la sortie nord de la capitale.
Le camion-citerne , conduit par un mercenaire russe, était en provenance du PK12 quand le conducteur, par un jeu de volant, a tenté de dépasser dangereusement une voiture qui était devant lui. Malheureusement, dans son geste non réfléchi, il a heurté violemment et frontalement un capitaine de la gendarmerie qui roulait sur sa moto en provenance du centre-ville.
Selon les témoins, le capitaine était habillé en tenue de la gendarmerie. Il était seul sur sa moto DT quand il a été happé par ce camion.
Mais à la grande surprise de tous, le conducteur du véhicule incriminé, un mercenaire de Wagner, n’a pas s’arrêter pour voir l’état de sa victime. Il a préféré poursuivre sa route et prendre la fuite comme si de rien n’était.
Grâce au soutien de la foule qui a assisté à la scène, le capitaine a été transféré en urgence à l’hôpital de l’amitié par un véhicule militaire qui est arrivé par hasard sur la scène.
Le comportement adopté par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner en Centrafrique montre à suffisance qu’ils n’ont aucune considération pour les noirs, en particulier les Centrafricains. Pour la foule qui avait assisté à la scène, ces terroristes de Wagner doivent payer tôt ou tard de leur bêtise.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Une semaine après l’entrée en vigueur de l’obligation faite à tous les opérateurs économiques exerçant en République centrafricaine de recourir au bitcoin comme leur deuxième monnaie de paiement sous peine d’une peine de 20 ans de prison, le président Touadera et ses promoteurs de cryptomonnaie, n’ont rien encore vu passer, un échange en bitcoin, ce qui le pousse à multiplier des communiqués ces derniers temps, et va jusqu’à demander à son gouvernement d’élaborer un plan stratégique dans ce sens. Mais pour un cadre du ministère des Finances, c’est une peine perdue par avance. Le Premier ministre, le ministre des Finances a été mis à l’écart dans l’élaboration pour sa loi sur la cryptomonnaie, et c’est maintenant à eux qu’il demande un plan stratégique ». « On a l’impression que depuis 2016, c’est maintenant que Touadera donne l’ordre au gouvernement de préparer une stratégie de développement de la RCA ».
Ci-dessous le communiqué de la présidence de la République.
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les changements que traverse la République Centrafricaine ont déjà fait le tour de la planète. Notre courage de faire le premier pas dans le monde des technologies Blockchain, Bitcoin, ainsi que des crypto-monnaies a été accueilli à la fois avec enthousiasme et réticence.
Nombreuses personnes ont qualifié la décision de la République Centrafricaine de “provocation“, mais nous ne pouvons pas les soupçonner de mauvaise foi. Nous croyons qu’ils ont trouvé inattendue une démarche aussi audacieuse, venant d’un pays qui, jusqu’alors, était inaudible et peu visible dans la foule des États africains.
D’autres personnes, ouvertes d’esprit, ont applaudi la décision de la République Centrafricaine de choisir une option moderne et visionnaire, ainsi que le choix d’un nouvel horizon d’action et des solutions qui vont au-delà du conventionnel.
La Présidence de la République estime que la réalité politique et économique de notre pays nous oblige à adopter un changement fondamental afin de minimiser les efforts nécessaires au développement économique et de maximiser les résultats obtenus.
En choisissant de parler le langage de la monnaie universelle, le Bitcoin, nous voulons offrir une opportunité gagnant-gagnant à tous ceux qui croient en nos chances de réussite et c’est pour cette raison que nous avons choisi de nous ouvrir à tous les pays du monde.
Nous disposons d’un capital précieux, nos ressources naturelles, qui doivent jouer un rôle clé pour assurer la richesse et le développement durable du Peuple centrafricain.
Cette carte doit être jouée de manière à générer de nouveaux marchés porteurs et à trouver des solutions aux besoins de notre société : la création d’emplois, le renforcement de l’économie, la démocratisation.
Les ressources naturelles vont devenir le moteur de notre économie et ce projet de transformation va produire des changements majeurs. Le moment est venu de laisser une liberté d’action à tous ceux qui pensent comme nous et sont ouverts aux possibilités illimitées qu’un avenir numérique pourrait offrir.
En démocratisant les ressources, nous donnons à tous l’accès aux richesses de notre terre. En d’autres termes, nous les transformons en actifs numériques tout aussi précieux et importants grâce à un mouvement administratif et économique nouveau et sans précédent.
N’oublions pas que le Plan minier de la République Centrafricaine, réalisé en 1995, a identifié plus de 470 indices minéraux repartis sur les 623.000 Km2, où l’or, le fer, les diamants, le lignite, le cuivre, le calcaire, l’uranium, le lithium, le cobalt, le colombo tantalite, le manganèse, le pétrole et le rhodium ont des ressources de premier ordre et certainement pas les seules existantes.
Sur la base de ce gigantesque trésor géologique et de tout ce qui précède, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, a demandé aujourd’hui au Gouvernement de préparer une stratégie pour avancer sur la voie de la création de nouvelles opportunités d’investissement dans l’économie centrafricaine.
Le Président de la République, Chef de l’Etat, continue à se concentrer sur ce qui compte vraiment : assurer la prospérité du peuple centrafricain et une croissance saine pour le pays.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Décidément, le concert de casserole, lancé il y a un mois par la coordination de la société civile, commence à faire énormément de bruit dans le pays. Après les villes de l’ouham et de l’Ouham-Péndé, c’est le Grand Nord qui est désormais touché. Monsieur Abakar Issa Zarma, natif de la région, appelle toute la jeunesse locale à se mobiliser massivement derrière le mot d’ordre de la COSCIPAC pour un prochain concert de casserole afin de barrer la route au troisième mandat du Président Faustin Archange Touadera.
Ci-dessous, l’extrait de son appel à la jeunesse du nord :
Abakar Issa Zarma, résident au Canada, appelle le peuple du nord à l’unité
Toute la jeunesse centrafricaine en générale et celle de grand Nord en particulière doivent se lever ensemble derrière la société civile COSCIPAC pour dire non au régime autoritaire de Touadera suite à la tentative de révision de la constitution centrafricaine.
Cette jeunesse centrafricaine doit aussi dire stopper l’injustice, l’insécurité accrue dans l’ensemble de nôtre Centrafrique.
Toutes les communautés, toutes les victimes de ce régime autoritaire doivent se mobiliser pour dire trop c’est trop au régime dictatorial de Bangui. La Centrafrique n’a pas besoin des hommes forts mais plutôt elle a besoin des institutions fortes pour son épanouissement.
J’appelle aussi particulièrement les victimes de Gordil, Ndah, Tiroungoulou, Bourmata,Ouandja et autres de soutenir la société civile COSCIPAC dans sa lutte pour la libération et pour le bien être de la population civile centrafricaine.
Ne restez derrière le monde. Réglez vos différents, restez unis et solidaire pour enfin retrouver la paix, la sécurité, le vivre ensemble et le développement.
Président Touadera a promis la construction d’une grande hôpital et une université à Birao mais jusqu’à là silence radio, la seule chose que president Touadera a réalisé au grand Nord est la division qu’il a semé dans nos communautés, des conflits ethniques depuis la fin de son premier mandat.
Pour finir, je nous rappelle que la solidarité, l’unité nationale et l’entente entre nous sont sûrement importants et nécessaires.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 6 juin 2022
Bangui (CNC) – Et si c’est vrai : « qui sème le vent récoltera la tempête ». La plateforme des cadres et des Élites de Centrafrique, dans une correspondance adressée au Président de la République Faustin Archange Touadera, exige de celui-ci une déclaration imminente et urgente mettant fin à la révision de la Constitution. D’après cette plateforme, « techniquement que constitutionnellement, la révision constitutionnelle n’est pas réalisable » en Centrafrique.
Ci-dessous l’extrait de la correspondance adressée au Président de la République.
Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
QUI SEME LE VENT, RECOLTERA LA TEMPETE
Monsieur le Président de la République,
L’exercice du pouvoir d’Etat dans un pays, comme le nôtre, dont la principale caractéristique est la docilité de nos populations, semble ne susciter auprès de votre vous qu’une hostilité contre la pratique et les valeurs d’une gouvernance de concertation, de consensus, par le dialogue.
En définitive, Monsieur le Président de la République, nous avons pris le temps de vous observer et d’étudier les axes de votre mode de gouvernance, qui ne sont que duplicités et manipulations.
Les Cadres et les Elites, sur le Dialogue républicain des 21 au 27 mars 2022 à Bangui, vous notifiaient :
« Au terme de la durée de cette réunion et, au regard de ses résultats, nous n’avons toujours pas réussi à comprendre l’intérêt du schéma du Dialogue dit « républicain », ni son sens ni ses objectifs.
Dans notre première déclaration, portant sur l’examen des travaux du Dialogue républicain, nous vous démontrions, sans même aborder le sujet sous un angle politique ni avec une connotation politicienne, que la révision constitutionnelle que vos partisans avaient essayé d’introduire dans les débats, était une perspective vaine.
Croyant vous avoir fait entendre raison, nous constatons désormais que par les arguties de vos colistiers, réunis notamment à Boali et désormais dans les officines du palais de la Renaissance et depuis quelques jours dans un hôtel de la place, des députés instrumentalisés par vous, entendent procéder à la révision de la constitution, pour modifier la durée et le nombre du mandat présidentiel, pourtant décidé par le peuple souverain, hors de tout contexte politicien.
Vous entretenez, encore et toujours par personnes interposées, l’aventure d’une impasse politique mais aussi le simulacre d’une interprétation, en réalité, manœuvrière que vous-même et vos collaborateurs faites des articles 152 et 156 de la Constitution du 30 mars 2016.
Comme d’habitude, vous vous tenez toujours en arrière-plan. Vous suscitez le trouble, vous initiez les conflits et faites faire le sale boulot par d’autres, notamment par certains de vos collaborateurs, plus en verve avec la vulgarité, par vos milices et par l’assemblée nationale dont la majorité émarge dans vos caisses noires.
Suite aux tentatives ratées de vos colistiers à l’occasion du Dialogue républicain, le 8 avril 2022, nous vous indiquions, tant techniquement que constitutionnellement, Monsieur le Président de la république, en l’état de notre représentation parlementaire et de l’état du pays, la révision constitutionnelle n’est pas réalisable.
Donc, sauf un « Big Bang » affectant la Cour constitutionnelle, nous avons par principe, l’assurance de ce que si le Bureau de l’Assemblée nationale, devait aussi cautionner vos visées autocratiques, la Cour constitutionnelle ne pourra en aviser qu’autrement.
Or, les faits de l’actualité font ressortir, en ce qui vous concerne, qu’adepte de la pratique de machiavel que vous semblez prendre pour modèle, il ne fait plus aucun doute que c’est bien vous- même, à travers vos partisans, qui êtes le maître d’œuvre de toutes ces spéculations. Vous semblez ne pas vous préoccuper des effets éruptifs de vos actes, tels qu’ils ne tarderont à pas à se manifester.
Monsieur le Président de la république, nous vous avons entendu prétendre que vous n’agissez que pour « / ‘indépendance de nos institutions et pour le renforcement de la démocratie ». Or, par vos pratiques de gouvernance, peut-on véritablement vous reconnaître la qualité d’un Homme d’état acquis à l’« indépendance de nos institutions et au renforcement de la démocratie » ?
Le Concept de l’indépendance de nos institutions et le renforcement de la démocratie permettent-ils à des partisans attachés à votre parti politique de nuire aux personnalités publiques ou privées qui sont démocratiquement opposées à vos orientations politiques ?
Le Concept de l’indépendance de nos institutions et le renforcement de la démocratie sont-ils compatibles avec les déclarations les plus farfelues et les plus incendiaires des collaborateurs les plus immédiats des plus hautes autorités de l’Etat ?
Le Concept de l’indépendance de nos institutions et le renforcement de la démocratie vous autorisent-ils l’instauration d’un désordre institutionnel et fonctionnel de l’Etat centrafricain ?
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, LE PEUPLE CENTRAFRICAIN EST CERTES DOCILE, MAIS PAS NAÏF :
Lorsqu’ un député, se faisant entretenir par votre cabinet, se singularise par une prise de parole publique par voie de conférence de presse, y conviant à titre de faire-valoir, les plus Hauts responsables de la Présidence de la République et assène à coup d’hérésies à nos populations des incongruités, au sujet d’une proposition de loi de révision constitutionnelle, qu’il aurait déposé devant le Bureau de l’assemblée nationale, croyez- vous vraiment que votre responsabilité sera exonérée de cette manœuvre de dupe ?
Lorsqu’un député, proche de votre cercle de pouvoir, s’illustre inconsidérément sur un sujet de discorde, devant un parterre de sommités de l’Etat, visant l’objectif de vous faire réaliser un troisième mandat présidentiel, ces-derniers ne sont-ils pas, en raison de leurs fonctions, des complices ou des soutiens, de perspectives les plus saugrenues, traduisant une provocation et une défiance de plus, de votre part, à l’égard de tout un peuple ?
Lorsque le président de la république laisse agir des supplétifs, en ses lieux et places, tel déjà en mai 2020, devons-nous douter de qui est, en réalité, à la manœuvre ?
Monsieur le Président de la république, à demeurer dans une culture et une pratique de gouvernance de duplicité, d’affrontements, de défiance, de discorde, dans la vulgarité à outrance qu’entretiennent vos collaborateurs, dans les violences verbales et mêmes physiques qui sont la marque de vos partisans :
NE VOUS EN DEPLAISE, VOUS CONDUISEZ LE PAYS A SA PERTE.
Nous ne cesserons de vous le répéter. Monsieur le Président de la République, c’est vous qui tenez la manche de direction de notre pays et c’est vous qui, dès lors : Vous assumerez, seul, la responsabilité des cataclysmes qui s’annoncent, du fait de votre mode de gouvernance empreinte de duplicité et de malices.
C’est en considération des risques qui se pointent devant nous, qu’eu égard à tous ces motifs que, nous, Membres et personnalités constituant la plateforme des Cadres et des Elites de Centraffique, réunis dans les « Forces Citoyennes » résidant en France : Nous exigeons, de votre part, une déclaration imminente et urgente mettant, purement et simplement, fin à la spéculation visant l’illusoire révision de la Constitution, que vous envisagez et qui va nous conduire, tous, à la détérioration de ce qui reste de notre fébrile concorde nationale.
Vous avez choisi de gouverner notre nation avec des calculs de probabilités hasardeuses, sur des programmes d’algorithmes évanescents. Soyez-en certain, le défi que vous lancez, sera relevé :
«L’HOMME CENTRAFRICAIN NAIT NATURELLEMENT BON, MAIS C’EST LA SOCIETE QUE VOUS VOULEZ NOUS IMPOSER QUI NOUS TRANSFORMERA EN BÊTE FAUVE ».
Persistez dans le déni de l’éveil du peuple centrafricain et il vous en cuira, à vous-même et à vos partisans qui s’imaginent être des terreurs en Centrafrique.
Persévérer dans la voie que vous avez choisie et vous constaterez que vos terroristes succomberont, eux- mêmes, à leur terreur.
Que vos partisans se détrompent : L’aptitude à la violence, à la confrontation à la réalisation des actes identiques à ceux qu’ils pratiques et à l’intimidation n’est pas à sens unique.
Monsieur le Président de la République : « Confronté à l’impossible nul n’est tenu à d’être en réserve ».
Que la sagesse vous inspire, que la proposition de loi de Kakpayen ne vienne jamais à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Fait à Paris le 1er juin 2022
La Coordination des « Forces Citoyennes de France »