dimanche, avril 26, 2026
Accueil Blog Page 273

RCA : un véhicule humanitaire cible d’attaque des hommes armés  dans la Ouaka, deux blessés graves

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 11 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Un véhicule humanitaire de l’ONG COHEB  a été attaqué samedi 9 avril par un groupe des hommes armés dans la localité de nzeleté, située à une vingtaine de kilomètres d’Alindao sur l’axe de Bambari.
FPRC-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Selon des sources humanitaires, l’attaque a eu lieu samedi 9 avril 2022 dans les après-midi. Le véhicule à bord duquel se trouvait 4 personnes du Community Humanitarian Emergency Board, en provenance de Bambari, a été pris d’assaut quelques kilomètres seulement après le village Nzeleté, situé à une quarantaine de kilomètres d’Alindao.

Le conducteur a été gravement agressé ainsi qu’un consultant du programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

On ignore les circonstances de l’attaque, mais les deux blessés ont été transférés dans un hôpital à Alindao. Leur état de santé inquiète sérieusement leur famille.

Rappelons que les activités humanitaires sont largement perturbées dans la région de la Ouaka et de la Basse-Kotto ce dernier temps. Cette attaque intervient 48 heures seulement après une autre attaque survenue vers le village Kpanga, dans la Basse-Kotto. Le  convoi, composé de cinq véhicules, était en provenance de la localité de Pouloubou quand ils sont tombés dans le filet des bandes armées à 7 kilomètres à l’entrée du village Kpanga, situé à 45 km d’Alindao sur l’axe Mingala, dans la préfecture de Basse-Kotto .

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Deux nouveaux chefs de mission diplomatiques accrédités au palais de la renaissance à Bangui

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 

 Bangui (CNC) – Le président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera, a successivement reçu le 8 avril 2022 au palais de la renaissance à Bangui, les lettres de créances des ambassadeurs de la Fédération de Russie et des États-Unis. La cérémonie qui a duré plus de deux heures s’est déroulée dans la plus grande solennité diplomatique.
rca-et-le-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>rca-et-le-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”De gauche à droite, Monsieur Alexander BIKANTO, nouvel Ambassadeur de Russie en RCA, et le chef de l’État Faustin Archange Touadera,” width=”450″ height=”300″ />
De droite à gauche, Monsieur Alexander BIKANTO, nouvel Ambassadeur de Russie en RCA, et le chef de l’État Faustin Archange Touadera,

 

Alexander BIKANTO, nouvel Ambassadeur de la Russie en RCA

 

Le vendredi 08 avril 2022, au salon des Ambassadeurs du Palais de la Renaissance, monsieur Alexander BIKANTO, nouvel Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie auprès de la République Centrafricaine, a remis, au Président Faustin Archange TOUADERA, les lettres de rappel de son prédécesseur Vladimir TITORENKO ainsi que celles par lesquelles le Président Vladimir POUTINE l’accrédite en qualité d’ambassadeur auprès de la République Centrafricaine.

Comme de tradition, cette cérémonie s’est déroulée dans la plus grande solennité. Elle a été ponctuée par une audience  entre le chef de l’État et le diplomate russe.

De gauche à droite, Madame Patricia MAHONEY, nouvelle Ambassadrice des États-Unis en RCA et le chef de l'État centrafricaine Faustin Archange Touadera
De gauche à droite, Madame Patricia MAHONEY, nouvelle Ambassadrice des États-Unis en RCA, et le chef de l’État centrafricaine Faustin Archange Touadera

 

Patricia MAHONEY, nouvelle Ambassadrice des États-Unis en RCA

 

Après la première cérémonie, le ballet diplomatique s’est poursuivi  au palais de la renaissance avec la présentation des lettres de créances de madame Patricia MAHONEY, la nouvelle Ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire des États-Unis auprès de la République Centrafricaine a.

Elle  a dans un premier temps remis au Président Faustin Archange TOUADERA les lettres de rappel de son prédécesseur madame Lucy TAMLYN avant de présenter celles l’accréditant par le Président des États-Unis Joe Biden, en qualité d’ambassadrice près de la République Centrafricaine.

La cérémonie a eu lieu au salon des Ambassadeurs du Palais de la Renaissance en présence des quelques autorités politiques Centrafricaine.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

0

Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Mieux vaut tard que jamais. Ainsi, la semaine passée, six régiments de la 2e Brigade Blindée [BB] ont reçu la Croix de la valeur militaire [CVM] pour leurs « faits d’armes exemplaires » en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris, laquelle a pris fin en… 2016. Pour rappel, cette intervention française avait été décidée trois ans plus tôt afin de mettre un terme aux affrontements entre les milices anti-balakas et les groupes armés relevant de la Séleka, faciliter le déploiement d’une mission des Nations unies [la Minusca, ndlr] et favoriser la transition politique dans ce pays.

Puis, une mission de formation des forces armées centrafricaines [FACa] fut mise en place par l’Union européenne [EUTM rca] tandis qu’un plan appelé DDR [désarmement, démobilisation et réintégration] devait permettre de réduire les violences en incitant les groupes armées à rendre les armes.

Dans le même temps, la Centrafrique se dota de nouvelles institutions et organisa des élections présidentielles et législatives. Et, depuis 2016, elle est dirigée par le président Faustin-Archange Touadéra. Mais celui-ci n’aura guère tardé à se tourner vers la Russie.

Fin 2019, et alors qu’un accord de paix entre Bangui et quatorze groupes armés avait été signé à Khartoum, Moscou obtint l’autorisation de livrer des armes aux FACa. Et pour assurer la formation des soldats centrafricains, des « instructeurs militaires civils » russe [pour reprendre la formule de la diplomatie russe, ndlr] se déployèrent en Centrafrique, en particulier dans les régions minières, également convoitées par les organisations rebelles. Et le tout, sur fond de propagande anti-française.

Et c’est ainsi que le groupe paramilitaire russe Wagner s’est imposé dans le pays, au point d’avoir désormais la mainmise sur les FACa. « Lorsqu’ils [les mercenaires de Wagner] pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays », avait ainsi dénoncé Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, en octobre 2020.

Pour autant, la présence du groupe Wagner en Centrafrique n’a pas permis de mettre un terme aux violences, notamment celles commises contre les populations civiles. Et plusieurs groupes rebelles [Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, Unité pour la paix en Centrafrique, 3R, etc] restent actifs.

« Je reste consterné par l’augmentation constante des atteintes aux droits humains et des violations du droit international humanitaire perpétrées par toutes les parties au conflit, y compris le recours excessif à la force. […] J’exhorte les autorités nationales à prendre des mesures vérifiables et immédiates pour prévenir les graves violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité nationales et autre personnel de sécurité, notamment les atteintes visant les minorités ethniques et religieuses », avait ainsi dénoncé Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, dans son dernier rapport sur la situation en Centrafrique.

Et d’ajouter : « Je condamne fermement les violences commises par les groupes armés, qui doivent cesser immédiatement. Ce cycle de violence, s’il n’est pas maîtrisé, risque de replonger le pays dans un conflit de grande ampleur, notamment fondé sur des critères ethniques et religieux. Nous avons la responsabilité collective d’éviter ce scénario ».

Bien que l’opération Sangaris soit terminée depuis près de six ans, les forces françaises sont toujours présentes en Centrafrique, via leur participation à l’EUTM RCA [qui a cependant réduit ses activités] et à la MINUSCA. En outre, elles assurent une mission logistique à Bangui [MISLOG].

Signe, sans doute, d’une certaine inquiétude, l’État-major des armées a, d’une manière inhabituelle, évoqué l’évolution de la situation en Centrafrique dans son dernier compte-rendu des opérations. Évolution observée par les militaires français présents à Bangui.

Les forces françaises présentes en Centrafrique « observent une dégradation lente mais continue de la situation économique et surtout sécuritaire » et les « opérations coups de poing menées par les Forces armées centrafricaines et leurs partenaires de Wagner, émaillées de violences, sont suivies le plus souvent par un départ des FACa, incapables d’occuper et de contrôler les zones d’évolution des groupes armés », explique l’EMA.

La conséquence est que les rebelles reviennent rapidement dans les zones que les FACa sont incapables de tenir, comme cela a récemment été le cas dans l’est de la Centrafrique, relève l’État-major des armées. Et cela d’autant plus que le groupe Wagner se concentre surtout sur la « prédation des ressources minières ».

« Cette dynamique se traduit par un affaiblissement du processus de Désarmement démobilisation et réintégration, tout en créant encore davantage d’insécurité pour les populations devant faire face à ces bandes violentes désormais dotées de la légitimité procurée par leurs nouveaux statuts, hypothéquant toujours plus les possibilités d’un retour de l’État en dehors de Bangui », prévient l’État-major des armées.

Par ailleurs, sur une carte illustrant son constat, celui-ci dénonce les « actions d’entraves » contre la MINUSCA en général et la France en particulier, avec des saisies et des « contrôles forcés » de matériels, de violations des accords de coopération, des opérations d’influence et des arrestations de Casques bleus, comme cela est arrivé à quatre légionnaires de l’équipe de protection rapprochée du général français Marchenoir, le chef d’état-major de la Force de la MINUSCA, en février dernier.

Le même document accuse le groupe Wagner de recruter des « supplétifs » issus de groupes rebelles pour « protéger les sites miniers au détriment de la protection de la population, exacerbant ainsi les tensions inter-ethniques ». Et de dénoncer également des exactions « quotidiennes » ciblant principalement les populations peules et musulmanes, lesquelles sont « accusées de connivence » avec certains groupes armés.

Massacre de Moura au Mali : la Russie bloque à l’ONU une demande du Conseil de sé curité pour des « enquêtes indépendantes »

0

Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La Russie a bloqué une demande du Conseil de sécurité de l’ONU d’avoir des « enquêtes indépendantes » sur un massacre présumé fin mars de plusieurs centaines de civils à Moura au Mali par l’armée malienne et des paramilitaires russes, a appris samedi l’AFP de sources diplomatiques

Cette demande figurait dans une déclaration rédigée par la France et qui a été soumise à l’approbation vendredi du Conseil de sécurité. La Russie, soutenue par la Chine, s’y est opposée, selon plusieurs diplomates. Moscou et Pékin « ne voyaient pas la nécessité » de ce texte, jugé « prématuré » alors qu’une enquête a été ouverte par les autorités maliennes, a indiqué à l’AFP un de ces diplomates sous couvert de l’anonymat.

Dans un communiqué vendredi à Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères avait félicité le Mali pour une « victoire importante » contre le « terrorisme » et qualifié de « désinformation » les allégations sur le massacre de civils par les forces maliennes, tout comme celles sur l’implication de Mercenaires russes de la société privée Wagner dans l’opération.

Le ministre français des Affaires étrangères a mis en doute la version des autorités maliennes et a réclamé une « enquête des Nations unies »

La déclaration proposée au Conseil de sécurité soulignait la « profonde préoccupation » de ses membres « face aux allégations de violations et atteintes aux droits humains au Mali, en particulier celles qui auraient été perpétrées contre des civils à Moura, dans la région de Mopti, du 27 au 31 mars 2022 ».

Le projet de texte obtenu par l’AFP appelait « toutes les parties au Mali à mettre immédiatement fin à ces violations et abus et à se conformer à leurs obligations en vertu du droit international applicable ». Il réclamait également « des enquêtes approfondies et indépendantes pour établir les faits, trouver les responsables de ces violations et exactions et les traduire en justice ».

Vendredi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a mis en doute la version des autorités maliennes sur les événements de Moura et réclamé une « enquête des Nations unies ». Dans un rapport, l’ONG Human Rights Watch a fait état de l’exécution sommaire de 300 civils par des soldats maliens associés à des combattants étrangers entre le 27 et le 31 mars à Moura.

Les autorités maliennes affirment pour leur part avoir « neutralisé » 203 djihadistes dans cette localité du centre du Mali où l’ONU réclame en vain depuis plus d’une semaine un accès pour enquêter sur le terrain, en vertu de son mandat défini par le Conseil de sécurité.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11.jpg” rel=”attachment wp-att-55531″ data-wpel-link=”internal”>

ATLÉTICO MADRID : « ENTRE NOUS, IL Y A BEAUCOUP DE RACISME », KONDOGBIA DÉPLORE LA X ÉNOPHOBIE ENTRE AFRICAINS

0

ATLÉTICO MADRID : « ENTRE NOUS, IL Y A BEAUCOUP DE RACISME », KONDOGBIA DÉPLORE LA XÉNOPHOBIE ENTRE AFRICAINS

Texte par: AFP
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Auteur d’un match plein avec l’Atlético Madrid contre Manchester City en Ligue des champions, Geoffrey Kondogbia (29 ans) a pris le temps de se confier sur la République centrafricaine, sélection dans laquelle il évolue après un passage en équipe de France.

Interrogé sur le football africain, le milieu de terrain des Colchoneros n’hésite à émettre des critiques. “Quand on regarde les faits, c’est une certitude. Mais je ne suis pas pour dire que c’est à causes des autres. C’est clairement à cause de nous. (…) On a tendance à déléguer, à être assisté, on a du mal à prendre les choses en main quand il s’agit de notre destin. L’Africain a montré qu’il avait des qualités dans tous les domaines mais le problème est qu’on n’est pas dans des endroits décisionnaires. Par exemple, quelle personnalité africaine est partie se greffer à la Fifa pour prendre position ou avoir un poste important ? On laisse les autres le faire” a ainsi déclaré Kondogbia dans un entretien accordé à “OuiHustle”, selon des propos relayés par RMC Sport.

“il y a beaucoup de racisme”

Outre des remarques sur le plan footballistique, l’ancien Lensois a également déploré le racisme qui règne parfois sur le continent africain. “Il y a une réalité, il faut être honnête, nous-mêmes, entre nous, il y a beaucoup de racisme. En Afrique de l’Ouest il y en a… Chez nous, en Afrique centrale, il y en a… Les guerres ethniques que l’on a connues, elles ne sont pas en France, elles ne sont pas en Europe, c’est en Afrique que ça s’est passé” a ainsi déclaré Kondogbia.

International centrafricain après avoir porté le maillot de l’équipe de France (5 sélections), Geoffrey Kondogbia a dénoncé le racisme entre Africains. “Il y a une réalité, il faut être honnête, nous-mêmes, entre nous, il y a beaucoup de racisme. En Afrique de l’Ouest il y en a… Chez nous, en Afrique centrale, il y en a… Les guerres ethniques que l’on a connues, elles ne sont pas en France, elles ne sont pas en Europe, c’est en Afrique que ça s’est passé” a déclaré le milieu de terrain de l’Atlético Madrid, dans un entretien accordé à “OuiHustle”.

Centrafrique : dans les coulisses de la formation du prochain gouvernement

0

 

Par Mathieu Olivier et Pacôme Pabandji

 

Après la tenue du dialogue national à Bangui, Faustin-Archange Touadéra s’attelle à un remaniement de son  gouvernement. Plusieurs opposants et anciens chefs rebelles ont été discrètement consultés. Jeune Afrique vous  emmène au cœur d’un casting aussi secret que sensible.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Le-gouvernement-Dondra-avec-le-chef-de-lEtat-Touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Le-gouvernement-Dondra-avec-le-chef-de-lEtat-Touadera-450×300.jpg” alt=”Le gouvernement Dondra au complet avec le chef de l’État Touadera” width=”450″ height=”300″ />
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance

 

Le 27 mars dernier s’achevait le dialogue national républicain à Bangui. Depuis, le président Faustin-Archange Touadéra (FAT) est à pied d’œuvre pour remanier son équipe de ministres. Selon nos informations, les négociations ont commencé et plusieurs entretiens ont eu lieu entre des proches du chef de l’État, ainsi que ceux de son Premier ministre Félix Moloua, avec des personnalités espérant faire partie du prochain gouvernement d’ouverture.

Selon nos sources, Aurélien Simplice Zingas, secrétaire exécutif du Parti pour la démocratie et la solidarité (PDS-Kélemba), y fera très certainement son entrée. L’opposant a clairement a ché sa préférence pour le portefeuille des Eaux et Forêts, mais Faustin-Archange  Touadéra préfèrerait pour le moment lui con”er la Communication, ainsi que la charge de porte-parole du gouvernement qu’il a déjà assumée sous François Bozizé.

 

Troisième mandat

Plusieurs autres membres de l’opposition sont également sur les tablettes présidentielles, notamment Kévin Sosthène Kpe!o, président de la jeunesse du Kwa Na Kwa, et Cyriaque Gonda. Ce dernier, patron du Parti national pour une Centrafrique nouvelle, tient la corde pour obtenir le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ce qui obligerait FAT à trouver un point de chute à l’actuelle titulaire Sylvie Baïpo-Teimon, qui devrait conserver un strapontin.

Selon nos sources, le président s’attèle surtout à recruter des personnalités de l’opposition a”n d’affaiblir cette dernière (et notamment les partis d’Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé ou Crépin Mboli-Goumba) en vue du projet de modification constitutionnelle qu’il souhaite présenter dans les mois qui viennent. Celui-ci, s’il était adopté, pourrait lui permettre de se présenter pour un troisième mandat, ce que la loi centrafricaine lui interdit actuellement.

 

Sani Yalo et Simplice Mathieu Sarandji à la manœuvre

Au rang des entrants, l’ancien rebelle Abdoulaye Hissène devrait lui aussi se faire une place. Selon nos informations, celui qui a récemment accepté de participer au dialogue national a fait connaître son intérêt pour le stratégique ministère de l’Intérieur. Mais le chef de l’État et son Premier ministre, conseillés par l’homme d’affaires Sani Yalo et le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji (SMS), auraient jugé cette ambition trop grande. Hissène pourrait donc se voir con”er le portefeuille du Désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion.

Plusieurs actuels ministres sont, quant à eux, sur la sellette. SMS aurait ainsi conseillé à FAT de se séparer de l’actuel ministre des Finances, Hervé Ndoba, et de le remplacer par Bienvenu Marius Roosevelt Feïmonazoui, directeur de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), ou par l’actuel patron des Douanes, Frédéric-Théodore Inamo. Ce dernier a l’avantage d’être notamment bien vu par les alliés russes de la présidence centrafricaine, dont l’infuence sur les douanes centrafricaines est de premier ordre. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Faustin­Archange Touadéra, qui apprécie le travail de Ndoba, n’aurait pas encore tranché.

 

Limiter l’infuence d’Henri-Marie Dondra

Arthur Bertrand Piri, pourtant neveu du chef de l’État, n’est pas non plus assuré de conserver son rang de ministre (il occupe actuellement l’Énergie), tout comme Serge Ghislain Djorie – qui devrait quitter la Communication au profit de Aurélien Simplice Zingas – et Aristide Briand Reboas (Jeunesse et sports). Enfn, Virginie Baïkoua devrait elle aussi quitter le gouvernement : l’actuelle ministre de l’Action humanitaire paierait ainsi sa proximité avec l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra.

L’un des objectifs de ce remaniement – outre la préparation à une révision constitutionnelle – est aussi de limiter l’infuence dans les cercles ministériels de Dondra, qui ne cache guère ses ambitions pour la présidentielle prévue en 2026. Flanqué de Sani Yalo, c’est là aussi Félix Moloua qui est à pied d’œuvre pour proposer des solutions au président Touadéra, dont celles de faire entrer une ou deux personnalités issues de la société civile au gouvernement.

Le Premier ministre s’appuie notamment sur les conseils de son frère, l’ambassadeur au Tchad Jean-Bertrand Léopold Biamba, dont il a favorisé la nomination et qui était récemment à Bangui durant le dialogue national. Henri-Marie Dondra pourrait d’ailleurs voir un de ses ennemis politiques revenir au gouvernement, en la personne d’Henri Wanzet Linguissara. L’ancien ministre de l’Intérieur, qui occupe actuellement la tête des services de renseignement et reste un rouage essentiel du système Touadéra, est soutenu par Simplice Mathieu Sarandji.

 

 

Incohérence, légèreté, impertinence de Sylvie Baïpou Témon au micro de TV5 Monde

0

 

Rédigé par   Elvis Mattador

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui (CNC) – Encore une preuve que la diplomatie centrafricaine se porte très mal sous l’ère Faustin Archange Touadera. Au fort des grandes tensions politiques et géopolitiques qui secouent le pays, la chaîne TV5 Monde a bien voulu accorder une tribune à celle qui se trouve être la cheffe de la diplomatie centrafricaine. Ultime occasion pour le pays de Boganda de briller et d’expliquer avec méthode sa position face au conflit Russie-Ukraine si diligence communicationnelle était. Comme à ses habitudes, Sylvie Baipo Témon, “étrangère aux affaires étrangères”, a brillé par une impertinence qui ne dit pas son nom. Et pour causes ?
La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon
La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon. Photo Agence Anadolu

 

 

Face aux questions pourtant simplistes du journaliste de TV5 Monde, Sylvie Baipo Témon a brillé par la stratégie de l’évitement.

 

Première question : Quelle est la position de la République centrafricaine par rapport au conflit russo-ukrainien, lorsqu’on sait que la Russie est une alliée stratégique du régime de Bangui sur le plan de la défense, et surtout qu’il y eut des manifestations à Bangui en faveur de la Russie ?

La rossignol de la maison des champignons effleure, pour ne pas dire balbutie, renvoyant son locuteur à revisiter les principes du Droit International Humanitaire ; ce qui est bien loin d’être la tasse de thé des autorités de Bangui qui les viole (les principes du droit international humanitaire) allègrement, avec la complicité des FACA et des mercenaires du groupe Wagner.

En outre, Sylvie cache très mal le manque de courage des autorités de Bangui à assumer le flirt avec la Russie. Cela se justifie par les feintes à demi-mot où on envoie les badauds dans la rue chanter la gloire de la Russie, alors qu’il existe des canaux diplomatiques officiels pour marquer son soutien au pays des Tsars.

De quoi la diplomatie centrafricaine a-t-elle donc peur ?

La réponse est simple. Avec les preuves patentes de son engagement avec la Russie, le compte à rebours est donc prêt à être lancé. Les conséquences se font déjà sentir au pays de Boganda. Les caisses de l’État sont vides. La France a suspendu son importante aide budgétaire, laquelle représentait une grande moitié du budget centrafricain. L’UE est sur la même longueur d’ondes. Il y a risque d’arriérés de salaire à l’horizon. Qui plus est, la position de la diplomatie américaine concernant les pays africains qui soutiennent la Russie s’avère donc dangereuse pour cet État fragile qu’est la Centrafrique. Les sanctions pourraient être économiques, politiques, diplomatiques.

A défaut de jouer au rétropédalage ou à l’équilibriste, la diplomatie centrafricaine préfère l’évitement. Qu’en pensera la Russie, lorsqu’on sait qu’à Bamako, les positions sont clairement assumées. “Le discours et la méthode” de René Descartes n’est pas le propre de la cheffe de la diplomatie centrafricaine, caissière de son état.

 

Deuxième question : Plainte de la commission des Droits de l’Homme de l’ONU par rapport aux entraves faites aux enquêteurs, et déclaration de l’ONU tenant le gouvernement centrafricain responsable des violations des droits de l’homme commises par Wagner dans le pays.

 

Sylvie Baipo Témon joue ici à la stratégie de l’accusé-accusateur. La bonne dame renvoie la balle à l’ONU. Elle l’accuse de n’avoir pas su résoudre la crise en Centrafrique. Qui plus est, l’étrangère aux affaires étrangères tient la réthorique chérie des princiers de Bangui : “La crise centrafricaine ne date pas de 2021.

Il y a aussi eu entre-temps des violations”. Une manière de dire si les groupes armés ont tué, violé, qui est Wagner pour ne pas faire autant ? Qui sont les FACA pour ne pas faire de même. Une réthorique entièrement irresponsable et indigne d’un État dit des droits de l’homme. Sylvie Baipo Témon légitime en quelque sorte les crimes graves commis par Wagner en Centrafrique, ignorant que la justice internationale a encore dans son filet Ngaissona, Mokome et Rombhot.

A entendre la dame, Wagner peut continuer à tuer, violer et égorger. Il n’y aura pas justice pour les victimes. Encore plus, la justice centrafricaine n’est pas prête à punir ses nouveaux amis. Voilà comment, au regard des principes qui gouvernent le monde, Sylvie Baipo Témon enterre le régime de Touadera, et annihile surtout l’image que la Communauté Internationale peut se faire de ce pays.

A la fin de son intervention, aucun plaidoyer comme on voit dans les sorties médiatiques de certains diplomates à travers le monde. De 2018 à 2022, la République centrafricaine a accueilli la pire ministre des affaires étrangères. Aucune action forte pour porter le pays aux oripeaux des idées et des concepts. Aucune action pour marquer la diplomatie culturelle et sportive du pays. Aucune action pour imposer le pays au niveau des instances internationales. Aucun partenariat diplomatique conclu pour lutter contre l’enfoncement du pays. Des balades touristiques, tout pour les balades touristiques. Ce n’est pas sa faute pourtant, ancienne de BNP Paribas, Sylvie est juste une étrangère aux affaires étrangères.

En pensant au bradage des passeports diplomatiques sous sa gouverne, ne doit-on pas penser que la rossignol est passée “d’étrangère aux affaires étrangères” à “étrangère aux affaires étranges” (affaires louches) ? C’est à voir…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Maître Nicolas Tiangaye prévient : Les conséquences d’un éventuel  tripatouillage de la constitution seront très graves

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 avril 2022

 

Bangui (CNC) – « La question du tripatouillage de la constitution interpelle tous  les Centrafricains, y compris ceux du MCU, parce que c’est mettre le pays à feu et à sang », prévient maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), porte-parole de l’opposition.
Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Renvoi de la question de la modification constitutionnelle au Président de la République et à l’assemblée nationale  est illégal

 

Lors du dialogue républicain qui s’est tenu à Bangui du 21 au 27 mars derniers, notamment dans la commission de gouvernance et politique,  remplie des personnalités proches du pouvoir public, toutes les communications étaient axées sur la révision de la Constitution. Mais le présidium, après  quelques minutes de retrait, revient pour annoncer que le dialogue n’est pas compétent sur le sujet. Il renvoie la question au Président de la République et à l’assemblée nationale. Or, pour Maître Nicolas Tiangaye, ancien bâtonnier centrafricain,  la question de renvoi de la modification de la constitution au Président de la République et à l’assemblée nationale par le présidium du dialogue républicain est totalement illégal.

« Au niveau de l’opposition, nous  pensons  que ce n’était pas dans les attributions du dialogue de procéder à un renvoi. Le Président Filakota aurait dû simplement constater  que la question n’était pas inscrite à l’ordre du jour, et la  rejette simplement.  Ce n’est pas à lui de  dire que le dialogue républicain renvoie la question au Président de la République  et à l’Assemblée nationale. Il n’a aucun pouvoir de le faire. Il a fait peut-être par erreur », déclare maître Nicolas Tiangaye.

 

« Mettre le pays à feu et à sang »

 

D’après Maître Nicolas Tiangaye, « la question du tripatouillage de la constitution interpelle tous les Centrafricains, y compris ceux du MCU (parti au pouvoir), parce que c’est  mettre le pays à feu et à sang », prévient-il.

Pour un chercheur à l’université de Bangui, les conséquences d’un changement constitutionnel en République centrafricaine seront sans doute très catastrophiques sur le cadre électoral, politique et le respect des principes démocratiques.

« La nouvelle constitution va contribuer à faire vaciller l’alternance politique, renforcer l’emprise  du pouvoir exécutif et accroître l’asservissement des institutions électorales ».

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Faustin Archange Touadera, un Président sans programmes

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Une semaine après la fin du dialogue dit républicain tenu à Bangui du 21 au 27 mars 2022, le Président du l’union pour le renouveau centrafricain (URCA), monsieur Anicet Georges Dologuélé, membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020        )brosse un bilan mitigé de ces assises politiques. Selon lui, le chef de l’État Faustin Archange Touadera « utilisait ce dialogue pour enfin avoir un programme politique ».
Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Pour monsieur Dologuélé, les 600 recommandations issues de ce dialogue républicain sont toutes des recommandations  de gestion d’un État. Pour lui, Faustin Archange Touadera n’a ni un programme en 2016, ni en 2020 lors de son élection à la magistrature suprême de l’État.

«  Quand vous êtes un candidat à une élection présidentielle, vous avez un projet de société que vous présentez à la population. Mais quand la population élut l’un d’entre vous, ça veut dire qu’il y’a un programme de travail. Il dispose d’instruments, il dispose d’une assemblée nationale pour voter les lois, il dispose d’un budget, il dispose de toutes les possibilités pour mettre en œuvre son programme. Mais j’ai été très surpris  quand j’ai vu les 600 recommandations ce du dialogue. J’ai toute l’impression  que mon frère Faustin Archange Touadera n’avait pas eu de programmes ni en 2016 ni en 2020 », déclare Monsieur Dologuélé

lors de la conférence de presse de l’opposition le 02 avril à Bangui.

Pour lui,  ce n’est pas aux Centrafricains de venir à un dialogue  dire  au Président de la République qu’il faut faire chaque année une conférence diplomatique. Ce n’est pas à un dialogue pour dire qu’il faut donner de l’argent aux ambassades pour fonctionner. Ce n’est pas à un dialogue  de dire qu’il faut mettre de l’argent  de côté pour organiser les prochaines élections.

« On n’a pas à appeler les gens pour venir vous dire ce que vous devez faire… Un dialogue républicain  c’est pour discuter avec une frange de la société avec qui  l’on a de problème et arrivée à trouver des solutions ensemble », ajoute l’opposant Anicet Georges Dologuélé qui précise en outre que pour faire un dialogue avec quelqu’un, écoute le au moins. Ce n’est pas toi qui a l’exclusivité pour proposer le thème du c que le dialogue républicain, censé ramener la paix en Centrafrique, s’est terminé dimanche 27 mars 2022. Une semaine de discussion, 400 participants, mais pas  l’opposition, ni les groupes armés, et au final 600 propositions.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

L’ASSOCIATION ACTION SOLIDAIRE ET LE PLAIDOYER POUR LA LUTTE CONTRE LA PRÉCARITÉ MENSTRUELLE DES JEUNES FILLES ET MÈRES EN CENTRAFRIQUE

0
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Nadine-KOSSI-Presidente-et-son-adjointe-Gabriella-Adeyemo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Nadine-KOSSI-Presidente-et-son-adjointe-Gabriella-Adeyemo-450×253.jpg” alt=”Nadine KOSSI, Présidente, et son adjointe Gabriella Adeyemo” width=”450″ height=”253″ />
Nadine KOSSI, Présidente, et son adjointe Gabriella Adeyemo

 

PLAIDOYER EN FAVEUR DE LA SANTÉ ET DE L’HYGIÈNE MENSTRUELLE

 

Nadine kossi, Présidente,

WhatsApp : 0033 6 61 65 38 71

Gabriella Adeyemo, Vice-Présidente,

WhatsApp : 0044 7400 712721

mail : action.solidaire2@gmail.com

 

  1. UNE NOTE SUR LA TERMINOLOGIE

 

Toutes les femmes et les filles n’ont pas leurs règles, et toutes les personnes qui ont leurs règles ne sont pas des femmes. Le terme « femmes et filles » fait référence ici à toutes les personnes qui ont leurs règles menstruelles, y compris les jeunes filles, les femmes, ainsi que les personnes transgenres non-binaires.

La santé et l’hygiène menstruelles (SHM) comprennent à la fois la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) et les facteurs systémiques plus larges qui lient la menstruation à la santé, au bien-être, à l’égalité des sexes, à l’éducation, à l’équité, à l’autonomisation et aux droits.

Ces facteurs systématiques ont été résumés par l’UNESCO comme suit : connaissances précises et actualisées ; matériaux disponibles, sûrs et abordables ; installations sanitaires et de lavage des mains, y compris l’élimination sans risque et hygiénique des déchets ; des normes sociales positives (tout cela constitue par définition la GHM) ; professionnels informés et à l’aise, référencement et accès aux services de santé ; et plaidoyer et politique.

 

L’ASSOCIATION ACTION SOLIDAIRE ET LE PLAIDOYER POUR LA LUTTE CONTRE LA PRÉCARITÉ MENSTRUELLE DES JEUNES FILLES ET MÈRES EN centrafrique

 

  1. Objectif de ce document

Notre plaidoyer est destiné à contribuer aux politiques de santé publique au niveau national. Cela signifie collaborer avec les pouvoirs publics, tous nos partenaires et parties prenantes, y compris les initiatives apparentées et les réseaux pour faciliter le partage des connaissances.

 

L’Association Action Solidaire, cultive une vision partagée des systèmes de santé. Elle veut contribuer à la diffusion de messages communs de changement de comportement et coordonner les stratégies et les activités pour opérer des changements positifs aboutissant à des progrès accélérés et équitables vers la santé et l’hygiène menstruelles des femmes et filles centrafricaines.

 

  1. Pourquoi investir dans la santé et l’hygiène menstruelles en Centrafrique ?

 

La précarité menstruelle est une réalité quotidienne pour les jeunes filles et jeunes mères en Centrafrique et se définit comme le manque d’accès, à des protections hygiéniques pour une hygiène décente. Les conséquences de la précarité menstruelle ne sont pas seulement économiques, elles sont aussi sanitaires et mentales.

Aujourd’hui, les tabous autour des règles sont encore bien présents dans notre société. Le manque d’information, mais aussi les préjugés viennent accentuer les inégalités dans l’accès aux protections, mais aussi dans l’accès aux soins ou encore la prise en compte de la précarité menstruelle dans divers aspects de la vie des personnes menstruées (études, travail, etc.).

Si les règles sont naturelles, un tabou les entoure encore. La peur et la gêne d’en parler entraînent un manque d’informations chez les femmes, notamment les jeunes filles et mères, et peuvent ainsi provoquer :

  • une expérience négative, voire traumatisante, lors de leurs premières règles ;
  • une honte vis-à-vis de leur corps et un mal-être ;
  • une méconnaissance des symptômes et donc un stress lors de leur apparition ;
  • une intériorisation de la douleur souvent considérée comme “naturelle” pouvant provoquer de gros retards de diagnostic de maladies telles que l’endométriose.

 

Considérant que dans toutes les cultures, les règles ont été ou sont encore stigmatisées et considérées comme quelque chose de « sale » ou « d’impur » et que les sujets relatifs aux menstruations sont tus et ne sont pas discutés ouvertement, la question de la précarité menstruelle en Afrique subsaharienne, et dans le monde en général, devient un impératif de développement social et doit être mise en avant pour sensibiliser la société et les pouvoirs publics.

Nous cofondatrices d’Action Solidaire, à travers notre démarche, voudrions réveiller les consciences et faire bouger les choses.

 

Comment faire bouger les choses?

La problématique de la question de la lutte contre la précarité menstruelle doit être considérée comme l’affaire de tous, pas seulement celle de femmes, et cela passe toujours et encore en priorité par la communication. Le but, c’est d’avoir une approche intégrée, de mener à la fois des actions en matière de formation, d’hygiène et d’éducation. Il y a aussi la sensibilisation à travers des campagnes qui traiteront de l’hygiène menstruelle.

 

En quoi la question des règles doit devenir un sujet pour tous ?

Les règles posent la question de la place des femmes dans l’espace public. Les implications du tabou des règles dans la santé publique sont énormes. Quels moyens met-on en œuvre pour améliorer la santé des jeunes filles et mères, voilà ce que cela soulève ? Comment se fait-il que l’on ne trouve pas encore aujourd’hui des protections hygiéniques dans tous les lieux publics, quelle politique mettre en place pour réduire le coût des protections hygiéniques ?

 

Pour rappel, la communauté internationale commémore chaque 28 mai une Journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle. Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) estime qu’en Afrique 66 % des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative, et parfois traumatisante. La même source indique que sur le continent africain, une fille en âge de scolarisation sur dix s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles.

 

Pourquoi cette journée a lieu le 28 mai ?

Le choix du 28 mai pour célébrer cette journée n’est pas anodin. En effet, le 28e jour du mois a été choisi, car un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours. Le mois de mai est quant à lui le 5e mois de l’année, ce qui correspond au nombre de jour moyen de la durée des règles.

Nous voulons saisir l’occasion de la date du 28 mai pour lancer un appel aux ministères de la Santé, des Affaires sociales, de l’éducation nationale et du commerce pour une prise en compte au niveau nation de la problématique de lutte contre la précarité menstruelle.

 

  • IMPACT POTENTIEL DE L’INVESTISSEMENT DANS LA SANTE

ET L’HYGIENE MENSTRUELLES (SHM)

 

La menstruation est une partie normale et naturelle du système de reproduction. Chaque jour, des millions de personnes ont leurs menstruations. Malgré cela, la Santé et l’Hygiène Menstruelle restent une composante négligée qui affecte le cours de la vie de nombreuses femmes et filles dans le monde entier en général et en Centrafrique en particulier. On estime qu’actuellement, un nombre inestimable de femmes et de filles en Centrafrique sont confrontées à des contraintes liées à leurs besoins de bien gérer leurs menstruations.

L’Association Action Solidaire pense qu’investir dans la santé et l’hygiène menstruelles en Centrafrique intègre valablement les objectifs du Projet Capital Humain et Autonomisation des femmes et des filles « Maïngo » du Gouvernement qui s’inscrit dans le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA). Ce projet de développement de capital humain met un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et adolescentes en renforçant le système de santé, et en facilitant l’accès à l’éducation et en augmentant les opportunités d’emploi.

Il se trouve que les principaux bénéficiaires du projet sont les filles et les jeunes femmes âgées de 10 à 24 ans.

 

Les objectifs de cet appel sont les suivants :

Faciliter l’accès et le choix de protections périodiques notamment pour les jeunes filles et mères ; plus précisément, il s’agit de mettre à leur disposition des protections à titre gratuit ou à un prix symbolique :

  • contribuer à lever les tabous et la stigmatisation relatifs aux menstruations ;
  • sensibiliser à la précarité menstruelle et à l’importance d’une bonne hygiène et santé intimes.

Il existe de plus en plus de preuves qui montrent qu’investir dans la Santé et l’Hygiène Menstruelle peut avoir des effets positifs pour les femmes et les filles dans plusieurs domaines, tels que les avantages économiques, la participation à l’éducation, l’autonomisation, la santé et la santé mentale.

La Santé et l’Hygiène Menstruelle sont donc essentielles pour faire progresser l’égalité des genres dans son ensemble. Les interventions sur le lieu de travail, telles que l’accès aux produits menstruels et/ou aux informations sur la menstruation, ont montré qu’elles augmentaient l’assiduité et la participation aux activités économiques.
La gestion de la menstruation saine est une partie essentielle des efforts des Nations Unies pour aider les pays à réaliser l’Agenda 2030 du développement durable. Il s’agit d’une étape essentielle vers l’égalité des sexes, qui contribuera à l’amélioration de l’éducation et des services d’eau et d’assainissement. Tous ces objectifs sont importants dans l’Agenda 2030.

En augmentant la fréquentation scolaire et en réduisant potentiellement ou au moins en retardant l’abandon scolaire en Centrafrique, les interventions en matière de la santé et de l’hygiène menstruelles peuvent avoir des effets à long terme sur le bien-être les femmes et les jeunes filles qui ont leurs règles. Quand elles sont scolarisées, les filles sont moins susceptibles d’être mariées tôt ou d’avoir des enfants.

En prolongeant leur scolarité, les filles auront moins d’enfants et leur famille sera en meilleure santé, plus riche et mieux éduquée.

La fréquentation scolaire a également été liée à une moindre exposition aux infections sexuellement transmissibles. Les interventions en matière de santé menstruelle ont également eu des effets positifs sur les résultats de l’autonomisation, comme la confiance en soi pour gérer sa santé menstruelle à la maison et à l’école.

En termes de santé, les mauvaises pratiques en matière de santé menstruelle ont été liées aux infections de l’appareil reproducteur et aux infections urinaires, tandis que la fourniture de coupes menstruelles et de serviettes hygiéniques réduit les risques d’infections sexuellement transmissibles (IST) et le risque de vaginose bactérienne.

Il existe un consensus général sur le fait qu’une meilleure connaissance du cycle menstruel peut conduire à une meilleure connaissance du corps et à une plus grande autonomie, ce qui est susceptible d’avoir un impact positif sur la santé sexuelle et reproductive des femmes et des filles. Par exemple, en ce qui concerne la planification familiale, la connaissance des changements des saignements menstruels induits par la contraception peut permettre aux femmes et aux filles de faire des choix corporels éclairés sur l’utilisation des méthodes de contraception et d’en augmenter l’utilisation continue.

 

Ce plaidoyer s’adresse principalement aux départements ministériels suivants :

  1. Ministère de l’Éducation Nationale ;
  2. Ministère de la Santé et de la Population ;
  3. Ministère de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant ;
  4. Ministère de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale ;
  5. Ministère de l’Economie et de la Coopération Internationale ;
  6. Ministère des Petites et des Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé ;
  7. Ministère de l’Environnement et du Développement Durable

 

 

CONCLUSION

Ce plaidoyer en faveur de la Santé et l’Hygiène Menstruelle pour le partenariat et l’investissement en vue de l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des filles en Centrafrique est une question de droits de l’Homme, qui soutient la réalisation de plusieurs ODD et est essentielle pour faire progresser l’égalité des sexes. La Santé et l’Hygiène Menstruelle peuvent avoir un impact positif sur plusieurs aspects de la vie des femmes et des filles Centrafricaines, tels que l’amélioration des avantages économiques, la participation à l’éducation, l’autonomisation, la santé et la santé mentale.

 

 

Centrafrique : braquage d’un convoi humanitaire dans la basse Kotto

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Un convoi des véhicules humanitaires a  fait l’objet d’un braquage dans la  préfecture de la Basse-Kotto, située à environ 550 kilomètres au centre est de Bangui. Il s’agit des véhicules de l’ONG internationale française « action contre la faim (ACF) » qui ont été braqués par un groupe d’hommes armés identifiés comme des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).  

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Logo-de-lONG-francaise-action-contre-la-faim.png” data-wpel-link=”internal”>Logo de l'ONG française action contre la faim

 

L’ONG ACF ciblée

 

Selon des informations recueillies sur place, le convoi, composé de cinq véhicules, était en provenance de la localité de Pouloubou quand ils sont tombés dans le filet des bandes armées à 7 kilomètres à l’entrée du village Kpanga, situé à 45 km d’Alindao sur l’axe Mingala, dans la préfecture de Basse-Kotto .

Après quelques minutes de fouilles corporelles, les assaillants ont emporté tous les téléphones (satellitaires et ordinaires), des équipements informatiques (ordinateurs, imprimantes)  et d’autres biens.

Selon les autorités locales, il y’a au moins 3 blessés dans cette attaque, dont 1 dans un état critique se trouvant au bloc opératoire dans un hôpital à Alindao pour subir une intervention chirurgicale.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Faustin Archange Touadera rend dernier hommage au policier tué à Bria par des hommes armés

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 avril 2022

 

 Bangui (CNC)- Faustin Archange Touadera a rendu, jeudi 7 avril 2022,  un hommage national à Monsieur Ngoumbeti Boris, policier tué  à 45 kilomètres de Bria sur l’axe Ippy, dimanche 3 avril, par des hommes en armes.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/Combat-du-pk5-les-policiers-dans-un-pick-up-pour-intervenir.jpg” data-wpel-link=”internal”>Combat du pk5 les policiers dans un pick-up pour intervenir

 

 

Le dernier hommage s’est déroulé au domicile familial des parents de la victime au quartier Boyrabe  sur la rue monastère  que le Président Faustin Archange Touadera a honoré de sa présence.

C’était un gardien de la paix, promu après son décès par le chef de l’État au grade de brigadier de la police, et admis  à  la retraite d’office avec effet financier immédiat.

Monsieur Ngoumbeti Boris a été assassiné, dimanche 3 avril 2022, à 45 kilomètres de Bria sur l’axe Ippy, plus précisément au village Ngouaboutou. Ils étaient deux, tous des policiers en civil à bord d’un véhicule de transport public en provenance  de Bangui pour Bria. Mais le véhicule, avec plusieurs passagers à bord,  a été pris d’assaut par des hommes en arme. Au même moment, l’un des deux policiers arrive à s’échapper dans la brousse, fuyant les agresseurs, tandis que l’autre, arrêté par les malfrats, a été froidement abattu.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » dénonce et condamne les violences perpétrées contre la population de LAMBI

0

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/collectif-touche-pas-à-ma-constitution-en-Centrafrique-bannière-.jpg” data-wpel-link=”internal”>collectif touche pas à ma constitution en Centrafrique bannière

 

Communiqué de presse

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » dénonce et condamne les violences perpétrées contre la population de LAMBI

 

C’est avec indignation que le Collectif « Touche pas à ma Constitution » appris dernièrement la nouvelle des actes perpétrés contre la population de la localité de LAMBI. L’ensemble de ces actes témoignent à quel point la sécurité qui fait partie de l’une des missions régaliennes fonctionne en mode déficitaire en République Centrafricaine.

Le silence très interrogatoire des autorités publiques et ceux de la classe de politique face à ces actes ignobles invite notre Mouvement à pouvoir réagir non seulement pour dénoncer en même temps mais aussi de condamner la nature de ces actes odieux qui ont occasionné la mort de plusieurs personnes.

Vu la nature de ces crimes, le Collectif exige des autorités l’ouverture sans délai des enquêtes judicaires permettant de faire la lumière sur ces évènements.

Le Collectif exhorte les compatriotes à privilégier la voie de la Paix tout en exigeant du Gouvernement de déployer des mesures nécessaires pour garantir la sécurité de tous les citoyens vivant sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Le Collectif souhaite un prompt rétablissement aux blessés et présente à la famille des victimes toute sa compassion.

 

Fait à Dakar le 04/ 04 2022

Le Porte-Parole

Charles MASSI

 

https://youtu.be/urztLM2EJi0

0

Texte par: BBC Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Une récente série d’attaques présumées menées par des groupes armés russes dans une région aurifère de la République centrafricaine a fait des centaines de morts et poussé des milliers d’autres personnes à fuir vers le Soudan.

Ces violences meurtrières, attribuées par des témoins oculaires aux mercenaires du groupe Wagner, dont le chef présumé Evgueni Prigojine est un proche allié du président russe Vladimir Poutine, sont une preuve supplémentaire des manœuvres géostratégiques et de la ruée vers l’or qui se déroulent dans cette partie de l’Afrique, où Moscou est opposé aux Nations unies et à la France.

EN IMAGES : Des chercheurs d’or ratissent les sites antiques du Soudan

Au cours d’une série d’assauts qui ont eu lieu entre le 14 et le 18 mars, des groupes armés russes ont tué des civils originaires du Soudan, du Tchad, du Niger et de la Centrafrique, indiquent des survivants à Middle East Eye.

Selon des témoins oculaires, les attaques se sont produites à 200 km à l’ouest de la frontière soudanaise et à 400 km à l’est de Bangui, capitale centrafricaine, dans le secteur d’Andaha.

Des milliers de personnes ont fui la région pour se réfugier au Soudan et les petits chercheurs d’or ont perdu des millions de dollars d’or et de biens au total.

Selon des survivants interrogés par MEE, les assaillants appartenaient au groupe Wagner, largement soupçonné d’être présent au Soudan et en Centrafrique depuis plusieurs années.

Alors que la guerre actuelle en Ukraine crée un besoin urgent de liquidités et de réserves d’or pour Moscou, les observateurs pensent que les forces russes ont pour objectif d’expulser les mineurs de la région afin de ramener ensuite l’or et les diamants en Russie par des voies de contrebande. Des combattants du groupe Wagner ont également été photographiés dans l’est de l’Ukraine.

L’or en soutien au rouble

Le rouble russe s’est effondré après le début de l’invasion et les sanctions imposées par les puissances occidentales. Cependant, les mesures de contrôle des capitaux ont contribué à stabiliser la monnaie et certains observateurs pensent que les réserves d’or sont utilisées par le gouvernement russe pour soutenir le rouble.

Le vice-dirigeant de facto, le général Mohamed Hamdan Dagalo, communément appelé Hemetti, a passé une semaine en Russie fin février et début mars (AFP/Ashraf Shazly)

Depuis le coup d’État du 25 octobre qui l’a porté au pouvoir, le gouvernement militaire soudanais cherche à renforcer et à développer les liens préexistants avec Moscou.

Le vice-dirigeant de facto, le général Mohamed Hamdan Dagalo, communément appelé Hemetti, a passé une semaine en Russie fin février et début mars, où il a défendu l’assaut de Poutine en Ukraine et s’est dit ouvert à l’établissement par Moscou d’une base navale sur la côte soudanaise de la mer Rouge.

Lorsqu’Adam Zakaria, 35 ans, et vingt membres de sa famille ont quitté la région aurifère du Darfour en raison de l’insécurité qui régnait dans la région soudanaise pour aller chercher plus d’or en Centrafrique, il ne pensait pas qu’il finirait par perdre au moins six proches et la quasi-totalité de son argent.

« La situation était très bonne depuis 2018 », explique Adam Zakaria à MEE, à Um Dafuq, premier point d’entrée au Soudan depuis la Centrafrique.

« Ce que nous avons vu était très brutal et sanglant. Ils ont utilisé des forces agressives et des armes contre les civils, notamment pour massacrer les commerçants et les mineurs et piller notre argent et l’or »

– Adam Zakaria, un survivant

« Nous avons commencé à acheter ou à louer des terres pour chercher de l’or. Nous avons empoché des milliers de dollars chaque mois en travaillant avec des citoyens centrafricains et des gens venus du Tchad et du Niger. Le secteur d’Andaha est très riche en or. Tous les mineurs étaient heureux. »

D’après Adam Zakaria, plus d’une cinquantaine de Soudanais, dont six membres de sa famille, ont été tués par les forces russes lors de ces attaques. En guise de preuves, MEE a pu consulter des photos explicites d’un certain nombre de victimes tuées.

Selon Adam Zakaria, les Russes ont utilisé des armes lourdes, notamment des hélicoptères d’attaque, des chars et des véhicules tout-terrain armés.

« Ce que nous avons vu était très brutal et sanglant. Ils ont utilisé des forces agressives et des armes contre les civils, notamment pour massacrer les commerçants et les mineurs et piller notre argent et l’or », raconte-t-il.

« Expulser les mineurs »

Ce Soudanais pense que le goupe Wagner est à l’origine des attaques et ajoute que les entreprises russes « veulent expulser les mineurs traditionnels afin de pouvoir contrôler elles-mêmes les secteurs aurifères en Centrafrique, puis dans toute la région du Sahel ».

« Nous avons eu des centaines de victimes au cours de notre fuite de la région, lorsque les forces russes ont traqué les déplacés jusqu’à ce qu’ils soient proches de la frontière soudanaise », explique-t-il.

Un autre Soudanais victime de l’attaque, Zakaria Mohamed Abdallah, 30 ans, a également perdu des milliers de dollars et plusieurs kilogrammes d’or.

Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye arrêtés au Soudan

Interrogé par MEE, il explique que les mineurs collectent activement de l’or ainsi que des diamants dans le secteur de Silonka, à une quinzaine de kilomètres d’Andaha.

« C’était la scène la plus violente que j’ai vue de ma vie », confie-t-il. « Ils ont massacré tout le monde. J’ai vu au moins vingt corps abandonnés au hasard. Ils nous ont pillés alors que nous fuyions à moto pour traverser la frontière et atteindre Um Dafuq. »

« J’ai presque tout perdu, y compris l’argent que j’ai gagné et l’or que j’ai collecté au cours des derniers mois », affirme-t-il.

Zakaria Mohamed Abdallah accuse les forces soudanaises d’avoir ouvert la porte à une présence russe dans la région. Il affirme également que l’armée soudanaise est postée à la frontière centrafricaine et que lui-même et les autres mineurs en fuite ont subi des mauvais traitements de leur part.

Selon Haroun Adam, une autre victime de l’offensive, des mercenaires russes ainsi que certains combattants des Banda, un peuple centrafricain, ont attaqué les chercheurs d’or à différents endroits dans le secteur d’Andaha et ses environs, tuant ainsi des dizaines de personnes originaires du Soudan et du Tchad qui y travaillaient.

Interrogé par MEE, il explique que le contrôle de l’exploitation aurifère fait l’objet d’un conflit à grande échelle entre la Seleka et les anti-balaka, deux groupes rebelles qui s’affrontent en Centrafrique depuis plusieurs années mais qui sont aujourd’hui entravés par les enquêtes sur leurs exactions et les demandes de procès.

« Ils ont massacré tout le monde. J’ai vu au moins vingt corps abandonnés au hasard. Ils nous ont pillés alors que nous fuyions à moto pour traverser la frontière et atteindre Um Dafuq »

– Zakaria Mohamed Abdallah, une victime de l’attaque

Mais selon Haroun Adam, ce conflit se répercute sur l’ensemble de la région, dans la mesure où les forces russes soutiennent actuellement le gouvernement centrafricain du président Faustin-Archange Touadéra – qui dépend désormais presque entièrement de Moscou – et cherche à chasser les étrangers et les locaux de la région.

Comme le rapporte Africa Confidential, les affrontements entre le groupe Wagner et la mission de l’ONU en Centrafrique, la Minusca, se sont aggravés dernièrement. Après l’arrestation de quatre soldats français à l’aéroport de Bangui sur fond de tensions avec la Russie et le départ de Mankeur Ndiaye, le chef de la MINUSCA, l’heure est au règlement de comptes.

En mars dernier, Mankeur Ndiaye s’est rendu à Moscou pour se plaindre du groupe Wagner, mais n’a reçu aucune assurance. À son retour en Centrafrique, il a déclaré publiquement que le groupe militaire privé était un problème pour l’ONU ainsi que pour la France.

Le groupe Wagner et ses partisans ont réagi en organisant des manifestations contre la MINUSCA et en diffusant sur Internet des accusations selon lesquelles des employés de l’ONU se livraient à des activités de contrebande, des viols, un trafic d’enfants et toute une série d’autres crimes odieux.

Concurrence, violence et désinformation

Moniem Madibo, un analyste local, explique à MEE que le conflit autour des ressources – en particulier l’or – dans la région s’est intensifié depuis 2017, lorsque l’ancien président soudanais Omar el-Béchir a autorisé les Russes à exploiter des ressources à la frontière entre le Soudan et la Centrafrique.

« Les groupes armés russes se sont installés dans la région pour l’exploitation minière. Le gouvernement soudanais a permis aux Russes d’être présents dans le pays et le gouvernement centrafricain a également ouvert la porte aux Russes afin qu’ils aident Bangui dans sa lutte contre la milice rebelle de la Seleka », affirme-t-il.

Moniem Madibo indique à MEE que la concurrence entre les Français et les Russes se poursuit et s’attend à ce qu’elle s’intensifie, dans la mesure où Moscou cherche à s’emparer de grandes quantités d’or dans le contexte de la guerre en Ukraine.

« Les Russes étendent leur influence dans la région. De nombreux témoins oculaires confirment que la société Wagner expulse les mineurs et s’empare de tout le secteur », poursuit-il.

Certains pensent que la Russie a confié au Groupe Wagner la promotion de ses intérêts stratégiques en Afrique.

« Il s’agit d’une expansion au rabais, avec une force de mercenaires qui s’allie à des régimes militaires corrompus, autocratiques et impopulaires et qui s’empare d’une part importante des richesses naturelles de ces pays en contrepartie de ses services de sécurité rendus à des dirigeants impopulaires », affirme à MEE Suleiman Baldo, militant pro-démocratique soudanais.

Même s’il constate que l’administration militaire soudanaise s’est rangée du côté de la Russie, il ajoute que Moscou n’est pas en mesure d’aider le Soudan en raison de la crise économique internationale actuelle et des sanctions imposées à la suite de l’invasion de l’Ukraine.

« Ils nous ont mitraillés et j’ai fait semblant d’être mort » : des Libyens racontent la brutalité des mercenaires russes

« Le régime militaire du général Abdel Fattah al-Burhan et de Hemetti a choisi de se ranger ouvertement du côté de la Russie au moment où ses forces envahissaient un pays souverain en Europe, envoyant ainsi un message au reste du monde selon lequel la junte a toujours l’intention de réprimer violemment les revendications de la population soudanaise en faveur d’une transition démocratique menée par des civils », soutient Suleiman Baldo.

« À court terme, la Russie aura peu de moyens pour alléger la crise économique au Soudan, au-delà d’une poursuite de la fourniture d’armes à l’armée et des services de sécurité et politiques que le groupe Wagner continue d’apporter à la fois à l’armée et aux Forces de soutien rapide. »

Le militant ajoute que les experts en désinformation travaillant pour le groupe Wagner « continuent de soutenir les revendications de l’establishment militaire au Soudan en créant sur les réseaux sociaux des plateformes d’informations manipulées qui ne cessent d’être bloquées par Facebook, car elles représentent une ingérence illégale d’une puissance étrangère dans les affaires intérieures d’un pays. »

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a récemment nié toute présence du groupe Wagner dans le pays.

« Ils ont déclaré que la société russe de sécurité Wagner était présente au Soudan et menait des activités de formation, d’exploitation minière et d’autres activités illégales […], ce que le gouvernement du Soudan dément catégoriquement », a indiqué le ministère en réponse à un communiqué de diplomates occidentaux.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

https://youtu.be/urztLM2EJi0[object 3]

L’Australie libère 20 demandeurs d’asile après 9 ans de détention

0

L’Australie libère 20 demandeurs d’asile après 9 ans de détention

Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique

Les autorités australiennes ont libéré vingt demandeurs d’asile, ce jeudi, après neuf ans de détention, selon un organisme local de défense des droits humains.

“Les autorités ont libéré une vingtaine de réfugiés de centres d’hébergement temporaires à travers le pays”, a déclaré, dans un communiqué, le Centre de ressources pour les demandeurs d’asile (ASRC), une organisation locale de défense des droits humains.

“Ces réfugiés recevront des visas temporaires qui leur permettront de rester temporairement en Australie”, ajoute le même communiqué.

L’organisation a indiqué qu’”il y a environ dix autres réfugiés, qui sont détenus dans des centres de détention depuis neuf ans”.

“Le gouvernement australien n’a fourni aucune raison justifiant la détention des dix personnes restantes contre leur volonté”, a déclaré l’ASRC.

“Enfin, après neuf ans, les réfugiés recouvrent la liberté qu’ils méritent, tous les autres doivent être libérés immédiatement”, a déclaré Jana Favero, directrice des campagnes de l’organisation.

Selon les médias locaux, les autorités australiennes ont libéré près de 230 réfugiés des centres de détention, depuis décembre 2020.

Certains réfugiés ont cependant contracté diverses maladies, en raison de leur longue période de détention, dont notamment l’anxiété psychologique, le diabète et l’hypertension artérielle, rapportent les médias locaux.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9.jpg” rel=”attachment wp-att-55501″ data-wpel-link=”internal”>

Climat de peur et de terreur au Mali

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Depuis le second putsch du 24 mai, on assiste à un rétrécissement de l’espace démocratique. Les voix discordantes sont muselées et les plus téméraires sont mis en prison.

“La plupart des interlocuteurs traditionnels avec lesquels on échange sur la situation du Mali ne peuvent plus parler. Parce qu’ils ont des craintes pour eux-mêmes, pour leur famille” déclare à la DW, le journaliste et écrivain nigérien Seidik Abba. Mais les journalistes de la rédaction Afrique de la DW qui travaillent sur le Mali ont fait un constat similaire. Ce climat de peur ne surprend toutefois pas maître Mamadou Ismaïla Konaté, avocat et ancien ministre de la Justice.

“On sait bien que la spécificité du régime militaire, dans un contexte politique, c’est que l’expression de l’autorité est forte. L’anéantissement des libertés est une évidence. Et la négation absolue des droits aussi. Le propre de tout régime militaire, que les populations africaines, aussi bien au Mali, en Guinée ou au Niger ont applaudi, se termine toujours dans des contextes ou les espaces de liberté se réduisent. C’est un contexte où le jeu politique est totalement anéanti. C’est un contexte dans lequel il y a la superdominance des militaires et l’expression du pouvoir absolu par le biais des armes”, déclare-t-il.

Dictature de Moussa Traoré

L’expression de ce pouvoir rappelle à bien des égards les 23 ans de la dictature de l’ancien président malien, Moussa Traoré, qui dirigea son pays d’une main de fer. Selon Seidik Abba, “il y a une sorte de dictature rampante. On peut vous incarcérer sans considération des lois.

On peut empêcher votre évacuation sanitaire, comme ce qui est arrivé à Soumeylou Boubèye Maïga, alors qu’un collège de médecins indépendants avait requis son évacuation sanitaire. On peut perdre son immunité, en tout cas pour ce qui est arrivé à Issa Kaou Djim qui était un conseiller au CNT (Conseil national de la transition, l’organe législatif), qui a été mis en prison de façon irrégulière puisqu’il pouvait bénéficier de l’immunité parlementaire. Il y a un climat de dictature, de terreur qui amène à considérer que le Mali a reculé d’au moins une vingtaine d’années ou une trentaine d’années.”

L’économiste Etienne Fakaba Sisoko est en prison depuis janvier dernier. Son tort ? Il était intervenu dans plusieurs médias, maliens et étrangers, à propos de possibles répercussions des sanctions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest et de l’Union économique et monétaire ouest africaine sur le Mali.

Arrêté une première fois en décembre dernier, puis libéré en janvier, l’ancien opposant au président IBK, Oumar Mariko, vit pour sa part dans la clandestinité depuis quelques jours.

Etienne Fakaba Sissoko est en prison depuis janvier dernier

Le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance est recherché par la justice pour avoir critiqué la junte au pouvoir et affirmé que l’armée était en train d’assassiner des gens. Maître Mamadou Ismaïla Konaté, estime pour sa part que “le peuple du Mali ou les peuples africains ont acquis un niveau de maturité qui ne permet pas pendant très longtemps de courber l’échine et de laisser faire. Donc, cette situation, à la limite, peut résulter bien évidemment d’un instinct populaire, d’un instinct de nationalisme exacerbé, de patriotisme affirmé au-delà des limites. Et c’est pour ça que la veille doit être permanente, l’attention doit être vive et le contrôle citoyen doit être totalement permanent.”

Contacté, aucun responsable politique n’a souhaité se prononcer sur ce climat de terreur constaté au Mali.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Climat-de-peur-et-de-terreur-au-Mali.jpeg” rel=”attachment wp-att-55498″ data-wpel-link=”internal”>

La principale plateforme tchadienne de l’opposition suspend les pourparlers avec la junte

0

Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le dialogue de réconciliation nationale pour des élections “libres” au Tchad, censé s’ouvrir dans un mois avec déjà beaucoup de retard, risque d’être compromis avec l’annonce mercredi par la principale alliance de l’opposition de la suspension de ses pourparlers avec la junte militaire au pouvoir.

Car, dans le même temps, un “pré-dialogue” avec les innombrables groupes armés piétine à Doha, au Qatar, près d’un mois après son ouverture, au surlendemain du retrait de l’un des plus puissants mouvements rebelles, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR).

Le Dialogue national inclusif promis il y a un an par la junte entre les militaires au pouvoir, l’opposition politique et armée et la société civile aurait alors du plomb dans l’aile si les principaux groupes armés ainsi que la plateforme Wakit Tamma, regroupant l’essentiel des mouvements de l’opposition politique, n’y participaient pas.

“Wakit Tamma annonce la suspension de toute négociation relative au dialogue avec la junte et son gouvernement”, à qui il reproche notamment “l’enlisement du pré-dialogue de Doha” avec les groupes armés, “la prédominance de violence au sein des forces de défense et de sécurité, (…) les violations systématiques des droits humains”, a déclaré mercredi Max Loalngar, le porte-parole de cette alliance de partis et associations de la société civile qui dénonce régulièrement un “coup d’Etat” de la junte il y a un an.

Le jour même de l’annonce de la mort du président Idriss Déby Itno le 20 avril 2021, tué au front contre des rebelles après avoir dirigé 30 ans le Tchad d’une main de fer, son fils, le général Mahamat Idriss Déby Itno, avait pris le pouvoir à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT) de 15 généraux.

Proclamé président de la République de transition, il avait immédiatement dissout parlement et gouvernement et abrogé la Constitution mais promis des “élections libres et démocratiques” dans un délai de 18 mois renouvelable une fois, après un “dialogue national inclusif”, plusieurs fois reporté, et finalement prévu pour le 10 mai 2022.

Dès les premiers jours, le nouvel homme fort tchadien avait été adoubé par la communauté internationale, France, Union européenne et Union africaine en tête, son armée étant l’un des piliers de la guerre contre les jihadistes dans le Sahel au côté de Paris.

Toutefois, Paris, l’UE et l’UA avaient demandé que le délai de 18 mois ne soit pas dépassé pour des élections qui devraient donc se tenir à l’automne 2022.

-“Succession dynastique”-

Mais Mahamat Idriss Déby avait déjà donné en juin 2021 un coup de canif à ces engagements en envisageant une prolongation de la transition si les Tchadiens ne sont pas “capables de s’entendre” et remettant à “Dieu” son “destin” personnel lors des élections.

“Nous disons Non à la candidature du président du CMT et à tous les acteurs de la transition, Non à une succession dynastique et clanique du pouvoir”, a martelé M. Loalngar, dénonçant “des manipulations à peine voilées tendant à maintenir le CMT en selle au-delà des 18 mois”.

Et de dénoncer “une communauté internationale qui s’obstine à soutenir vaille que vaille un régime illégal et illégitime”.

“Nous déplorons qu’ils se mettent en marge d’un dialogue qui va dessiner l’avenir du Tchad”, a réagi auprès de l’AFP Abderaman Koulamallah, porte-parole du gouvernement nommé par la junte, ajoutant que “les principales forces politiques légitimées par les élections poursuivent leur participation au dialogue”.

Wakit Tamma a aussi lancé un appel aux Tchadiens “à se préparer à des actions gigantesques qui seront coordonnées et ciblées dans les jours à venir”.

Des marches organisées par l’opposition sont tantôt autorisées, tantôt interdites, alors qu’elles étaient systématiquement proscrites avant la mort du président Idriss Déby Itno.

“Je n’ai pas d’objection à cette décision” d’un retrait des pourparlers, a déclaré à l’AFP Succès Masra, président du parti Les Transformateurs, membre de Wakit Tamma et l’un des plus farouches opposants. “Nous avons toujours prôné le dialogue, les marches sont organisées quand nous n’avons pas d’autre choix. Toutes les options sont sur la table”, a-t-il poursuivi.

“Si ce sont des manifestations légales, il n’y a pas de problème, le droit de manifester est un droit constitutionnel”, a assuré M. Koulamallah.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8.jpg” rel=”attachment wp-att-55481″ data-wpel-link=”internal”>

RDC : Jean-Claude Van Damme reçoit un passeport diplomatique congolais

0

Texte par: Agence Anadolu
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les autorités congolaises ont accordé, mercredi, un passeport diplomatique au célèbre acteur de cinéma, Jean-Claude Van Damme, en tant qu’ambassadeur de la culture et de la biodiversité congolaise.

« C’est avec beaucoup de fierté que je reçois ce passeport en tant qu’ambassadeur. C’est le titre d’ambassadeur pour le rayonnement de la jeunesse du point de vue sport, santé et culture », a déclaré l’acteur lors d’une conférence de presse en présence du vice – ministre congolais des affaires étrangères à Kinshasa.

La RDC « est un des deux poumons de la planète », a-t-il ajouté rappelant qu’il était également ambassadeur « pour les investissements pour le Congo en Amérique, en Asie, etc. Ces pays doivent aider à développer l’agriculture ».

« Je vais essayer de convaincre les stars internationales Stallone, Schwarzenegger, Jacky Chan et bien d’autres. Il y a aussi des chanteurs ou des chanteuses comme Jennifer Lopez, des footballeurs comme Messi, Ronaldinho, Cristiano Ronaldo, Ils doivent venir dans ce pays pour montrer qu’il y a une sécurité, montrer que le Congo peut protéger les acteurs du showbiz », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que ces stars « ont une certaine peur et ne veulent pas venir ici à cause de fausses informations ».

La veille de cette conférence, Van Damme qui séjourne dans la capitale congolaise depuis une semaine a été reçu par le président Felix Tshisekedi.

Né dans le Sud – est de la RDC, 4 mois après l’accession du pays à l’indépendance (octobre 1960), Jean-Claude Van Damme est un acteur, réalisateur, producteur de cinéma et pratiquant d’arts martiaux belge.

Il a connu un succès planétaire grâce à plusieurs films comme Bloodsport (1988), Universal Soldier dans la d’ébriétés décennie du vingtième siècle. Fin janvier, les autorités avaient octroyé un passeport diplomatique au rappeur Gim’s pour faire rayonner la culture congolaise.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7.jpg” rel=”attachment wp-att-55477″ data-wpel-link=”internal”>

Burkina Faso : l’ancien président Blaise Compaoré condamné par contumace à  la prison à perpétuité pour l’assassinat de Thomas Sankara

0

Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

L’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a été condamné mercredi 6 avril, par contumace, à la prison à perpétuité pour sa participation à l’assassinat de son prédécesseur, Thomas Sankara, tué avec douze de ses compagnons lors d’un coup d’Etat, en 1987.

Le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde, Hyacinthe Kafando, et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987. Blaise Compaoré, en exil depuis 2014 en Côte d’Ivoire, et Hyacinthe Kafando, en fuite depuis 2016, étaient les grands absents de ce procès qui avait débuté il y a six mois.

Ce procès historique s’est ouvert en octobre 2021, trente-quatre ans après la mort de Thomas Sankara, icône panafricaine, assassiné lors d’un coup d’Etat qui avait porté au pouvoir Blaise Compaoré. Ses avocats avaient dénoncé « un procès politique » devant « une juridiction d’exception », estimant que la procédure « ne vaut rien ».

Trente ans de prison ferme avaient été requis contre Blaise Compaoré par le parquet du tribunal militaire de Ouagadougou pour « attentat à la sûreté de l’Etat », « recel de cadavre » et « complicité d’assassinat ». La même peine avait été requise contre Hyacinthe Kafando, ancien commandant de la garde de M. Compaoré, autre grand absent du procès, en fuite depuis 2016 et accusé d’« assassinat ».

Outre ces deux absents de marque, douze autres accusés ont assisté à ce procès-fleuve, parmi lesquels le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987, pour qui le parquet militaire avait requis vingt ans de prison pour les mêmes chefs d’inculpation que M. Compaoré, plus « la subornation de témoins ». Le général Diendéré purge déjà une peine de vingt ans pour une tentative de coup d’Etat en 2015.

Comme la plupart des accusés présents, il avait plaidé non coupable et les avocats de la famille Sankara ont regretté qu’aucun n’ait avoué ou ne se soit repenti. « Personne ! Nous demandons au tribunal de rendre justice aux familles. Nous ne voulons pas une vengeance, nous demandons simplement justice », a déclaré l’un d’eux, Prosper Farama.

Procès perturbé par un putsch

Le procès a été perturbé par le coup d’Etat du 24 janvier du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé le président élu, Roch Marc Christian Kaboré. Il a une première fois été suspendu au lendemain du putsch, puis, le 31 janvier, « jusqu’au rétablissement de la Constitution » mise en sommeil lors du coup d’Etat, puis rétablie par la junte au pouvoir, permettant sa reprise.

Mais de nouvelles interruptions sont survenues, dont une à la suite de la prestation de serment de M. Damiba devant le Conseil constitutionnel, le 16 février. La défense a alors introduit une requête, en soulignant qu’on demandait des condamnations pour « attentat à la sûreté de l’Etat », alors que le putsch du lieutenant-colonel Damiba, validé par le Conseil constitutionnel, constituait en lui-même un « attentat à la sûreté de l’Etat ». Cela « consacre la prise de pouvoir par la force comme un mode constitutionnel de dévolution du pouvoir », avaient soutenu les avocats de la défense. Un argument « non fondé » rejeté par le Conseil constitutionnel, permettant la reprise du procès.

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, en 1983, Thomas Sankara a été tué avec douze de ses compagnons par un commando lors d’une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Il avait 37 ans.

La mort de Thomas Sankara, qui voulait « décoloniser les mentalités » et bouleverser l’ordre mondial en prenant la défense des pauvres et des opprimés, a été un sujet tabou pendant les vingt-sept ans de pouvoir de M. Compaoré, contraint de partir à la suite d’une insurrection populaire, en 2014.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6.jpg” rel=”attachment wp-att-55466″ data-wpel-link=”internal”>

Wagner : ce qu’on sait sur le groupe mercenaire russe

0

Texte par: BBC Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les services de renseignements militaires britanniques affirment que 1 000 mercenaires de la société militaire privée russe, le groupe Wagner, sont en train d’être déployés dans l’est de l’Ukraine.

Le groupe a été actif au cours des huit dernières années en Ukraine, en Syrie et dans des pays africains et a été accusé à plusieurs reprises de crimes de guerre et de violations des droits de l’homme.

Une enquête de la BBC sur le groupe Wagner a mis en évidence l’implication présumée d’un ancien officier de l’armée russe de 51 ans, Dmitri Utkin. C’est lui qui aurait fondé le groupe Wagner et lui aurait donné son nom, son ancien indicatif téléphonique.

Il est un vétéran des guerres de Tchétchénie, un ancien officier des forces spéciales et un lieutenant-colonel du GRU, le service de renseignement militaire russe.

Le groupe Wagner est entré en action pour la première fois lors de l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, explique Tracey German, professeur de conflits et de sécurité au King’s College de Londres.

“On pense que ses mercenaires font partie des “petits hommes verts” qui ont occupé la région”, dit-elle. “Environ 1 000 de ses mercenaires ont ensuite soutenu les milices pro-russes qui luttent pour le contrôle des régions de Louhansk et de Donetsk.”

“Wagner recrute principalement des vétérans de l’armée qui ont besoin de rembourser leurs dettes”, explique Samuel Ramani, Associate Fellow au Royal United Services Institute. “Ils viennent de zones rurales où il y a peu d’autres possibilités pour eux de gagner de l’argent”.

“Diriger une armée de mercenaires est contraire à la constitution russe”, affirme Tracey German, professeur de conflits et de sécurité au King’s College de Londres.

“Cependant, Wagner fournit au gouvernement une force qui est niable. Wagner peut s’impliquer à l’étranger et le Kremlin peut dire : cela n’a rien à voir avec nous.”

Qui finance le groupe Wagner ?

Certains suggèrent que l’agence de renseignement militaire russe, le GRU, finance et supervise secrètement le groupe Wagner.

Des sources mercenaires ont déclaré à la BBC que sa base d’entraînement à Mol’kino, dans le sud de la Russie, se trouve à côté d’une base de l’armée russe.

La Russie a toujours nié que Wagner ait un quelconque lien avec l’État.

L’enquête de la BBC, qui a permis d’identifier les liens entre Utkin et le groupe Wagner, a également établi un lien avec Evgeny Prigozhin, l’oligarque connu sous le nom de “chef de Poutine” – ainsi nommé parce qu’il est passé du statut de restaurateur à celui de traiteur du Kremlin.

De nombreuses sociétés de M. Prigozhin sont actuellement sous le coup de sanctions américaines pour ce qu’elles appellent son “influence politique et économique malveillante dans le monde entier”. Il a toujours nié tout lien avec le groupe Wagner.

Où le groupe Wagner a-t-il opéré ?

En 2015, le Groupe Wagner a commencé à opérer en Syrie, combattant aux côtés des forces pro-gouvernementales et gardant également des champs pétrolifères.

Il est actif en Libye depuis 2016, soutenant les forces loyales au général Khalifa Haftar. On pense que jusqu’à 1 000 mercenaires de Wagner ont participé à l’avancée de Haftar sur le gouvernement officiel de Tripoli en 2019.

En 2017, le groupe Wagner a été invité en République centrafricaine pour garder les mines de diamants. Il travaillerait également au Soudan, où il garderait des mines d’or.

En 2020, la Trésorerie américaine a déclaré que Wagner avait “servi de couverture” dans ces pays pour les sociétés minières de M. Prighozin, telles que M Invest et Lobaye Invest, et les a placées sous sanctions.

Plus récemment, le groupe Wagner a été invité par le gouvernement du Mali, en Afrique de l’Ouest, pour assurer la sécurité contre les groupes militants islamiques. Son arrivée en 2021 a influencé la décision de la France de retirer ses troupes du pays.

Samuel Ramani affirme que le groupe Wagner compte au total quelque 5 000 mercenaires opérant à travers le monde.

Quels crimes Wagner aurait-il commis ?

Les Nations unies et le gouvernement français ont accusé les mercenaires de Wagner d’avoir commis des viols et des vols à l’encontre de civils en République centrafricaine et l’UE leur a imposé des sanctions pour cela.

En 2020, l’armée américaine a accusé les mercenaires de Wagner d’avoir posé des mines terrestres et d’autres engins explosifs improvisés dans et autour de la capitale libyenne, Tripoli.

“L’utilisation irréfléchie de mines terrestres et de pièges par le Groupe Wagner nuit à des civils innocents”, a déclaré le contre-amiral Heidi Berg, directeur du renseignement au Commandement Afrique de l’armée américaine.

Que fait le Groupe Wagner dans la guerre actuelle en Ukraine ?

Dans les semaines qui ont précédé l’invasion de l’Ukraine par la Russie, on pense que les mercenaires du groupe Wagner ont mené des attaques sous faux drapeau dans l’est de l’Ukraine pour donner à la Russie un prétexte pour attaquer, explique Tracey German.

Aujourd’hui, des messages sont apparus sur les réseaux sociaux russes pour recruter des mercenaires en les invitant à “un pique-nique en Ukraine”. Cependant, ces groupes de mercenaires portent d’autres noms, comme “Les Faucons”.

Candace Rondeaux, professeur d’études russes, eurasiennes et d’Europe de l’Est à l’université d’État de l’Arizona, estime qu’il s’agit peut-être d’une tentative de se détourner du nom Wagner, car “la marque est entachée”.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Wagner-ce-quon-sait-sur-le-groupe-mercenaire-russe.jpeg” rel=”attachment wp-att-55463″ data-wpel-link=”internal”>

Centrafrique : Touadera va demander à la MINUSCA de construire le pays

0

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 avril 2022

 

Bangui (CNC) – C’est la position prise par les cadres, militants et partisans des partis au pouvoir, le MCU, lors de leur conclave élargi, renommé, « dialogue républicain », qui ont quasiment tous, pris place, dans la Commission I, Thématique Politique étrangère et coopération internationale. Retour sur quelques recommandations de ce conclave républicain.
Minusca-et-le-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-le-au-palais-de-la-renaissance-le-17-aout-2021.-Minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mankeur Ndiaye de la Minusca et le chef de l'État Faustin Archange Touadera le au palais de la renaissance le 17 août 2021. Minusca
Mankeur Ndiaye de la Minusca et le chef de l’État Faustin Archange Touadera le au palais de la renaissance le 17 août 2021. Minusca

 

À la recherche de financement

 

Financement acculé, le président Faustin ¬Archange Touadéra n’a cessé de multiplier des voyages d’affaires à la recherche de financement. Lors du sommet Europe-Afrique le 17 février, par exemple, il avait tenté, en vain, de décrocher un tête-à-tête avec son homologue français Emmanuel Macron pour discuter du rétablissement de l’appui budgétaire français de 10 millions d’euros que son pays, la France, octroyait à l’État centrafricain et qui est gelé depuis deux ans. Tout comme la France, le FMI et l’Union européenne ont aussi fermé les robinets d’aides financières au pays.

 

Et que disent les participants à ce dialogue républicain ?

 

Ils adoptent, par acclamation, une résolution concernant la MINUSCA, qui dit : « Élaborer et proposer un avenant sur certains aspects économiques et financiers de l’accord de siège avec la MINUSCA ».

Selon un participant à ce dialogue contacté par la Rédaction, les membres de la Commission I, Thématique Politique étrangère et coopération internationale, n’ont pas hésité un seul instant pour valider l’argument émanant de la tête pensante venue de la Présidence de l république, selon lequel, la MINUSCA dépense beaucoup pour les salaires de son personnel et dans ses équipements, salaires qu’ils n’utilisent pas en Centrafrique afin de booster l’économie. Et il faut réviser leur Accord de siège afin d’exiger à cette mission onusienne de construire les routes, les écoles, les hôpitaux.

D’après ce participant, tous les membres ont rejeté en bloc, la proposition de l’opposant Cyriaque Gonda du PNCN, de réviser l’accord militaire signé avec la Russie afin d’intégrer l’aspect économique. Pour eux, le volet militaire doit être confié aux Russes et non à la MINUSCA.

 

L’avenant aurait-il la chance d’être adopté ?

 

C’est la question que se posent certains observateurs de la vie politique centrafricaine. Échangé avec plusieurs diplomates en poste à Bangui, ceux-ci avancent que ce sont les mêmes contributeurs, l’Union européenne, le FMI, qui ont gelé hier leurs fonds au gouvernement centrafricain et qui financent aujourd’hui les activités de la MINUSCA.

Pour ces diplomates, il ne sera pas possible de confier à la MINUSCA, qui n’est qu’une mission temporaire des Nations unies, des activités financées par ces mêmes partenaires et qui se réalisent actuellement sur le terrain par des ONGs internationales.

« Si déjà, les gels de ces aides budgétaires résultent des engagements non tenus des autorités, des comportements injurieux et diffamatoires soutenus par elles et que ces comportements, ces propos injurieux, continuent, voir même, s’accentuent à l’endroit de la MINUSCA, comment veulent-ils que ces mêmes États contributeurs mettent les mains à la poche pour payer pour qu’on leur insulte? » rétorquent certains de ces diplomates.

Affaires à suivre….

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Hypocrisie et manipulation : les leçons de droit international du Consul de Russie 

0

 

Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le 19 mars dernier, l’élite de nos futurs enseignants de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Bangui a eu le privilège de recevoir un cours du Consul de l’Ambassade de la Fédération de Russie, monsieur Vladislav Ilin en personne. Au programme de la leçon : la Convention sur les relations diplomatiques de Vienne de 1961. Le diplomate, revêtu d’une magnifique chemise africaine pour l’occasion, en a profité pour justifier laborieusement l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/immeuble-habritant-lambassade-de-la-Russie-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>immeuble abritant l'ambassade de la Russie en Centrafrique
immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Le mépris absolu

 

La diplomatie est, dit-on, l’art de l’équilibre. Assurément, M. Ilin s’est livré à un exercice savant d’équilibriste ! Et pour cause. La Russie s’est récemment distinguée par son mépris absolu du droit international, en agressant brutalement son voisin, l’Ukraine, un soi-disant « pays frère ». Même les amis et les alliés de la Russie, subjugués par les injonctions de la Russie, n’ont pu faire mieux que s’abstenir lors du vote de la condamnation de l’invasion russe par l’Assemblée générale des Nations-Unies du 2 mars, tant la violation de la charte des Nations-Unies était évidente. Cet expert russe a-t-il prévu de donner une conférence sur la convention de Libreville, interdisant l’emploi des mercenaires, que la Centrafrique n’a jamais ratifiée ? A quoi bon confier la formation des futures élites de la nation à des experts aussi peu recommandables ?

 

Des menteurs

 

Nous laissons les jeunes futurs enseignants centrafricains se former auprès de menteurs russes, au lieu de tirer les leçons de l’histoire et du monde qui nous entoure. Que celui qui a des yeux regarde ! La Russie a-t-elle jamais respecté le droit souverain des Nations ? La Hongrie en 1956, la Tchécoslovaquie en 1968, la Géorgie en 2008, l’Ukraine d’abord en 2014 et maintenant en 2022, voilà comment la Russie traite ses voisins, sans oublier, à l’époque de la dictature communiste soviétique, l’Ethiopie et l’Angola !

 

  1. Ilin a promis de revenir chaque semaine à l’Ecole Nationale Supérieure. La prochaine fois, il doit parler de la paix de Westphalie. C’est ce traité ancien qui a reconnu, jadis, en Europe, la souveraineté et l’égalité des Etats entre eux, dans le concert des Nations. La souveraineté que la Russie bafoue partout, en Ukraine comme en Centrafrique.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Dialogue républicain : Monsieur Cyriaque Gonda, Président du PNCN, pris en flagrant délit de mensonge et de trahison

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 avril 2022

 

Bangui (CNC) – L’exclusion de Monsieur Cyriaque Gonda, Président du parti national centrafricain pour une Centrafrique nouvelle  (PNCN) dans la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) n’a pas surpris la plupart des observateurs centrafricains. Pour maître Nicolas Tiangaye, Président de la CRPS, celui-ci est un véritable traître pris en flagrant délit de trahison.
Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

« Nous étions au courant depuis longtemps de la trahison de Cyriaque GONDA. Mais comme nous sommes des stratèges, nous sommes des tacticiens, il nous fallait prendre le voleur les mains dans le sac, parce qu’il voulait nous piéger… comme il s’est entendu avec le Président TOUADERA », a déclaré, lors d’un point de presse organisé samedi  2 avril 2022 à Bangui,  Maître Nicolas Tiangaye, Président de la convention républicaine pour le progrès social (CRPS), porte-parole de l’opposition démocratique élargie.

Ce point de presse de l’opposition élargie, au départ, selon Maître Nicola Tiangaye, c’était  organisé pour exposer des réflexions sur le dialogue républicain  organisé par le chef de l’État s’il pourrait-il  déboucher vers la paix en Centrafrique? Or, ces leaders de l’opposition, cibles d’une attaque lors d’une conférence de presse organisée par les dissidents de l’opposition quelques jours plutôt, ont été très vite rattrapés par des questions des journalistes sur les attaques verbales dont ils sont victimes.

Mais pour maître Nicolas Tiangaye, il ne fait aucun doute, monsieur Cyriaque Gonda leur avait tendu un piège, mais comme ils sont des stratèges, celui-ci s’est renfermé sur les traîtres eux-mêmes.

« En réalité, Gonda est parti avec armes et bagages dans la majorité présidentielle », affirme maître Nicolas Tiangaye, qui ajoute au passage que le Président Faustin Archange Touadera considère que ceux qui sont allés à son dialogue républicain sont des opposants éclairés, et que les autres, qui sont dans l’opposition élargie sont toujours dans le ténèbres.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Dialogue républicain : les participants réclament leurs frais de transport

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La question a été évoquée à plusieurs reprises, mais les autorités du pays semblent boucher leurs oreilles. Tous les participants venus des villes de province n’ont toujours pas pu regagner leur ville respectives. Ils attendent toujours leurs frais de transports promis par le chef de l’État.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Michel-Djotodia-et-Catherine-Samba-Panza-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-le-21-mars-2022-le-jour-douverture-du-dialogue-republicain.jpg” data-wpel-link=”internal”>Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 21 mars 2022 le jour d'ouverture du dialogue républicain
Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain

 

Un budget de plus de 300 millions de francs CFA

 

Avant l’ouverture des travaux du dialogue républicain, le comité d’organisation avait estimé un budget  prévisionnel de plus de 300 millions de francs CFA pour les assises. Ce budget prévisionnel est adapté selon les dépenses à effectuer , entre autres les perdîmes, des frais de transport, frais d’hôtel  et frais de déjeuner. On ne peut imaginer que ce dialogue politique ne pouvait avoir lieu sans que le gouvernement ne dispose de ce budget.

 

Les participants des villes de provinces toujjours bloqués à Bangui

 

Or, depuis la fin du dialogue dit républicain le 27 mars 2022, les participants, venus pour la plupart des villes de province, n’ont toujours pas perçu leurs frais de transports, ni de départ, ni de retour.

S’agit-il d’un nième détournement des fonds publics?

Rappelons que cette pratique n’est pas nouvelle dans le pays. Depuis plus de 30 ans, ce genre de comportement devenu malheureusement légal sous le régime actuel continue de faire des victimes.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : dissolution du bureau exécutif  de la fédération de basketball sur fonds du détournement des fonds

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 6 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le 4 avril 2022, le ministre chargé de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation civique a annoncé la dissolution du bureau exécutif de  la fédération centrafricaine de basketball. Raisons évoquées : « Incivisme et détournement des Fonds ».
centrafricain-Serge-Singha-Bengba.jpg” data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/President-de-la-federation-de-Basketball-centrafricain-Serge-Singha-Bengba-450×338.jpg” alt=”Président de la fédération de Basketball centrafricain Serge Singha Bengba” width=”450″ height=”338″ />
Président de la fédération de Basketball centrafricain Serge Singha Bengba. Photo CNC

 

Dissolution du bureau exécutif de la fédération

 

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Aristide Briand REBOAS a dissous, le 4 avril 2022, le bureau exécutif de la fédération centrafricaine de basketball dirigée par Monsieur Serge Singha Gbengba, fondateur du complexe scolaire et universitaire New-Tech institut et Président du club de Basketball  Newtech Bantou.

 

Motifs de la dissolution

 

Les raisons évoquées par le ministère de la Jeunesse et des Sports comprennent entre autres :

  • Incivisme et détournement des Fonds alloués par le trésor public dans le cadre des sorties internationales de l’équipe nationale de Basketball ;

Désorganisation de la Fédération et absence d’un plan d’action cohérent réel de développement du basket-ball, sport roi en République centrafricaine.

  • Propos diffamatoire, calomnieux et tendancieux à l’endroit du ministre responsable de la promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique.
  • Absence de document de reconnaissance officielle de la Fédération centrafricaine de Basketball aux fichiers du ministère des Sports, en dépit des relances réitérées par le département de tutelle.

 

Un comité provisoire mis en place

 

Alors qu’un comité provisoire de crise a été mis en place, pour assurer la transition au sommet du basketball centrafricain, les tensions entre les différents acteurs de ce sport ne semblent pas pour autant terminées.

D’après le ministre de la Jeunesse et des Sports, Le Comité de crise mis en place est chargé de l’organisation de nouvelles élections pour la désignation et l’installation des nouveaux membres du H de la Fédération centrafricaine de Basketball.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

L’Onu s’alarme des crimes contre les civils au Mali

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le secrétaire général de l’Onu a appelé l’armée malienne et ses “partenaires bilatéraux”, le groupe paramilitaire russe Wagner, à respecter leurs “obligations internationales”.

L’armée malienne a déclaré en fin de semaine dernière avoir tué “203 combattants” de groupes armés terroristes. C’était lors d’une opération dans le centre du pays.

Une version contredite par certains témoignages qui parlent d’un massacre de civils dans le village de Moura.

Dans un rapport remis cette semaine au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres a déclaré que “la situation des droits de l’homme est restée précaire, principalement en raison d’attaques délibérées et généralisées contre des civils par des groupes armés présumés extrémistes. Il explique que dans certains cas, les opérations antiterroristes ont également eu des conséquences désastreuses pour la population civile,”en particulier dans le centre du Mali”.

Le patron de l’Onu soutient “qu’entre le 26 et le 29 janvier, des éléments des Forces armées maliennes ont exécuté sommairement ou arbitrairement au moins 20 personnes, 19 hommes et un garçon et détruit délibérément de nombreuses habitations civiles et d’autres biens lors de trois événements dans la région de Bandiagara”.

“Le seul but est de noircir les victoires que sont en train de réaliser les forces armées maliennes sur le terrain. Et il y en a qui ne veulent pas que le monde sache que nos forces armées sont en train de venir à bout du terrorisme au Mali. Malgré la présence sur neuf ans de Barkhane, de Takuba et de la Minusma (la mission de l’Onu au Mali) sur le sol malien, le terrorisme gagnait du terrain chaque jour. Mais chaque jour, nous libérons des villages. Aujourd’hui, nous avons à peu près 14.000 villages qui ont été libérés. Il y a plus 750.000 réfugiés et déplacés qui sont retournés sur leur lieu d’habitation”, répond à la DW Fousseynou Ouattara, vice-président de la commission défense du Conseil national de transition, l’organe législatif de la transition malienne, et président du Collectif pour la refondation du Mali (Corema), qui rassemble des associations et des partis soutenant les autorités militaires.

Dans son rapport, le patron de l’Onu a aussi soutenu que “le 7 février, les forces armées maliennes auraient lancé des frappes aériennes sur un hameau près du village de Bouka-were, dans la région de Ségou, tuant dix civils et faisant plusieurs autres blessés.

C’est pourquoi, une enquête doit être diligentée afin d’établir les responsabilités, suggère Kassoum Tapo, ancien ministre des Droits de l’homme et de la réforme de l’Etat du Mali, président du Mouvement pour la refondation du Mali. Il est aussi l’un des porte-parole du Cadre des partis pour une transition réussie.

“Au lieu de ces atrocités-là, on aurait dû plutôt faire des enquêtes, vérifier et apporter l’information contraire. Si c’est faux, le démentir. Si c’est vrai, engager les poursuites contre les auteurs éventuels. La guerre n’autorise pas à commettre des crimes. Elle n’autorise pas à violer les droits de l’Homme. Et s’il y a des dérives, qu’elles soient dénoncées et ça n’a rien à voir avec le fait qu’on en veuille à l’Etat du Mali ou qu’on en veuille au Mali”, affirme Kassoum Tapo.

Dans son rapport, le secrétaire général de l’Onu a utilisé le terme de “partenaires bilatéraux”. Antonio Guterres fait allusion aux paramilitaires russes de Wagner qui sont aussi accusés par l’Onu d’avoir commis des crimes contre les populations civiles. Même si le Mali a jusqu’ici nié leur présence sur son sol.

La France préoccupée

Dans un communiqué, “la France est gravement préoccupée par les informations faisant état d’exactions massives dans le village de Moura par des éléments des forces armées maliennes accompagnées de Mercenaires russes du groupe Wagner, et qui auraient causé la mort de centaines de civils.”

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian

Après avoir présenté ses condoléances aux familles des victimes, Paris appelle à l’ouverture rapide d’enquêtes nationales et internationales pour établir les responsabilités de ces actes et traduire en justice leurs auteurs.

Paris s’inquiète, poursuit le communiqué, de la multiplication des exactions au centre du Mali depuis le début de l’année 2022 et de l’impunité dans laquelle celles-ci se déroulent. C’est pourquoi, elle appelle les autorités maliennes à prendre les mesures nécessaires pour enrayer ces violences.

Elle souhaite que la Minusma utilise l’ensemble des moyens à sa disposition pour faire la lumière sur ces événements et contribuer à protéger les civils conformément à son mandat.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/LOnu-salarme-des-crimes-contre-les-civils-au-Mali.jpeg” rel=”attachment wp-att-55445″ data-wpel-link=”internal”>

L’armée russe de nouveau accusée de crimes de guerre

0

L’armée russe de nouveau accusée de crimes de guerre

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Des images macabres des environs de Kiev ont provoqué une onde de choc en Occident. Certains dirigeants parlent de “génocide”. La Russie nie en bloc.

Depuis ce weekend, la ville de Boutcha est désormais associée à l’horreur et à la cruauté des forces armées russes; Un symbole pour toutes les autres localités ukrainiennes où les soldats de Vladimir Poutine se sont livrés à des actes assimilables à des crimes de guerre.

Dans les environs de Kiev mais aussi dans la région de Kharkiv, ou encore près de Marioupol, les informations concernant l’emploi de mines antipersonnel – interdites -, l’utilisation d’armes explosives dans des zones d’habitation ou des actes de violence à l’égard de populations civiles se multiplient.

Minutieux travail de vérification

Des informations que des organisations comme Human Rights Watch s’emploient à vérifier et à recouper. Dimanche, (3.4.2022) l’organisation a publié un nouveau rapport sur les exactions commises par l’armée russe dans les zones occupées.

Wenzel Michalski dirige la section allemande de HRW. Il revient, au micro de nos confrères de l’ARD, sur la façon dont l’ONG travaille :

“Chaque personne a une perception différente. Un même événement n’est pas perçu pareil selon que vous êtes la victime, l’agresseur ou un témoin. Nous essayons donc de parler avec un maximum de personnes. Et quand les faits se recoupent, nous savons que la probabilité augmente pour que ce soit vrai. Nous utilisons des preuves vidéo, des preuves photos, des témoignages que nous trouvons aussi sur les médias sociaux. Et nous avons un département ultra-moderne avec une équipe de spécialistes qui nous aident à analyser toutes ces données.”

Outre les exécutions sommaires, le rapport de Human Rights Watch fait état de viols et de pillages – des actes non isolés qui font penser que l’état-major russe, s’il ne les a pas planifiés, les tolère.

Moscou accuse l’Ukraine de falsification

A propos des massacres de Boutcha, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a évoqué des “falsifications” et mises en scène à destination de la presse.

Pourtant, Moscou dément, nie et va jusqu’à accuser l’Ukraine de fabriquer des images pour les médias occidentaux. Une tactique bien connue de l’analyste britannique Michael Clarke :

“Le scénario russe se déroule toujours en trois parties. D’abord, ils nient tout en bloc. Ensuite, ils essaient de brouiller l’information notamment sur les médias sociaux en disant que tout est très compliqué et qu’il n’y a pas de réponse simple. Enfin, quelques années plus tard, ils finissent par admettre les fait en disant “vous faites la même chose” et ils mettent en avant une sorte d’équivalence morale en Occident.”

Enquête internationale

Ce lundi, le Premier ministre polonais a appelé à créer une commission d’enquête internationale sur “le génocide” commis, selon lui, par l’armée russe dans des villes ukrainiennes, dont Boutcha.

Comme d’autres dirigeants politiques, Mateusz Morawiecki a aussi réclamé que de nouvelles sanctions soient prises contre la Russie. Selon lui, c’est l’Allemagne qui actuellement est “le principal obstacle à des sanctions très fortes”.

A noter qu’Angela Merkel est, elle, sortie de sa réserve : par le biais de sa porte-parole, l’ancienne chancelière a défendu la position de l’Allemagne dans le cadre du sommet de l’Otan en 2008. Berlin s’était alors opposé à une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique, tout comme le président français de l’époque, Nicolas Sarkozy. Une déclaration alors qu’hier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait invité les deux anciens dirigeants à se rendre à Boutcha pour voir “à quoi la politique de concessions envers la Russie a abouti.”

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Larmée-russe-de-nouveau-accusée-de-crimes-de-guerre.jpeg” rel=”attachment wp-att-55442″ data-wpel-link=”internal”>

Le procès d’un chef de milice accusé de crimes contre l’humanité au Darfour s ’ouvre devant la CPI

0

Texte par: Le monde Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Un ex-chef de milice sera la première personne à être jugée devant la Cour pénale internationale (CPI), mardi 5 avril, pour les atrocités commises au Darfour, une région de l’ouest du Soudan régulièrement endeuillée par des violences et théâtre d’un bain de sang il y a près de vingt ans.

Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman, 72 ans, collaborateur de l’ex-président soudanais Omar al-Bachir, était le chef de la milice janjawid, force supplétive du gouvernement soudanais accusée d’exactions durant le conflit du Darfour. Egalement connu sous son nom de guerre, Ali Kosheib, il est accusé de 31 chefs de crimes de guerre et contre l’humanité commis en 2003 et 2004 au Darfour.

A l’époque, le conflit avait éclaté lorsque des membres de minorités ethniques avaient pris les armes contre le régime de Khartoum, dominé par la majorité arabe. Khartoum avait répondu avec les Janjawids, une force issue des tribus nomades de la région. Selon des groupes de défense des droits humains, ceux-ci avaient alors opéré une « campagne systématique de nettoyage ethnique » ciblant les groupes ethniques des Four, des Masalit et des Zaghawa. Le bilan humain du conflit est estimé à 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon les Nations unies.

En avril 2007, la CPI, dont le siège se situe à La Haye, aux Pays-Bas, a émis un mandat d’arrêt contre M. Abd-Al-Rahman. Celui-ci a fui en centrafrique, en février 2020, lorsque le nouveau gouvernement soudanais a annoncé son intention de coopérer avec les enquêteurs de la CPI. Il s’est rendu en juin 2020 à la CPI après treize ans de fuite et dément les charges à son encontre.

Villageois assassinés, femmes et filles violées

Selon les procureurs de la CPI, le chef de milice, soutenu par les forces soudanaises, a mené des attaques contre des villages dans la zone de Wadi Salih, au Darfour, en août 2003. Au cours de ces attaques, au moins 100 villageois ont été assassinés, des femmes et des filles ont été violées et les membres du groupe ethnique prédominant, les Four, ont été transférés de force et persécutés. Surnommé « colonel des colonels », il est également accusé d’avoir mobilisé, recruté, armé et approvisionné les milices janjawids sous son commandement.

M. Abd-Al-Rahman étant le premier suspect à être jugé pour des crimes de guerre commis au Darfour, ce procès représente « une chance rare et longtemps attendue pour les victimes et les communautés terrorisées par les Janjawids de voir un dirigeant présumé être traduit en justice », a déclaré Human Rights Watch dans un communiqué.

Le procureur en chef de la CPI, Karim Khan, a déclaré que le coup d’Etat militaire au Soudan, en octobre 2021, avait marqué un revers dans le travail de la cour, le pays étant secoué par l’aggravation des troubles. La semaine dernière, au moins 45 personnes sont mortes au Darfour, selon les autorités de sécurité locales.

Touadera grandi en culte de personnalité

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Février 2015, le candidat indépendant Faustin Archange Touadera a été proclamé élu président de la République. Dans l’euphorie de cette victoire, son directeur national de campagne d’alors, Simplice Mathieu Sarandji, monte au créneau, à la radio, pour crier et chanter, haut et fort et à ceux qui veulent le croire et l’écouter, un refrain, avant d’être nommé, dans la foulée, Premier ministre et chef du gouvernement.

 

Un exemplaire des nouveaux timbres postaux et fiscaux à l'honneur du Président Faustin Archange TOUADERA.
Un exemplaire des nouveaux timbres postaux et fiscaux à l’honneur du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Quelle chanson a-t-il crié ?

 

Ceux qui gardent encore les têtes sur les épaules, peuvent se souvenir d’un extrait de ces cris. « C’est fini, terminé, les cultes de personnalité. Le président Touadera ne veut pas des T-shirts à son image, ne veut plus voir des gens qui dansent devant lui quand il passe ».

Simplice Mathieu Sarandji, alors Directeur de campagne de son maître Faustin Archange Touadera, avait pris cette position pour justifier leur slogan selon lequel, Touadera est un pauvre candidat et candidat des pauvres. Il n’a pas les moyens de s’offrir les t-shirts, pagnes, parapluies, mapa (pain au sens de la corruption en sango) et tous autres gadgets électoraux à ces pauvres.

À lire aussi : Nourd Gregaza, Président du PRNC déclare le Président Touadera responsable de l’assassinat de son chef d’État-major Zakaria Damane

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

Touadera et Sarandji très vite rattrapés

 

Mais un an seulement après leur prise de pouvoir, les discours festifs et émotionnels du tandem, Touadera – Sarandji, tenus par Sarandji visant à justifier pourquoi ils n’avaient produit des gadgets électoraux lors des campagnes électorales ont été tombés dans les oubliettes. Des cérémonies impériales sont constamment organisées pour la gloire du président Faustin Archange Touadera.

Lors de tous les passages du maître de Bangui, même pour aller à son champ les dimanches à Damara, des chants et danses des personnes affamées spécialement triées pour la cause, sont organisés.

À lire aussi : agression de Monsieur Éphrem MASSEO par le neveu de Touadera et sa clique, réaction de la PJLOD

 

Le Rubicon vient de franchir

 

Même si les panneaux publicitaires se fusent partout et que des chemises, pagnes et pantalons, sont confectionnées par certains cadres et bienfaiteurs du parti au pouvoir, le MCU, et distribués comme des bonbons russes, aux Banguissois à chaque évènement ou sortie du président fondateur, c’est au tour du ministère des Postes et de Télécommunication de créer, pour son second quinquennat, des timbres fiscaux et postaux à l’effigie de Touadera.

 

Réactions controversées des internautes

 

À Bangui comme dans d’autres capitales, ce sont les internautes, les premiers à apercevoir et partager ces timbres, qui réagissent. Si certains partisans du pouvoir saluent cette initiative, d’antres estiment que ces timbres ne seront pas vendus comme il se doit en raison de la faillite des services des courriers dans le pays. « Je vais acheter un pour mes archives », lance un participant du parti au pouvoir.

Pour les contres partisans, « C’est une parfaite marque déposée de la dictature », un signe que Touadera veut rester au pouvoir tant que son mentor, le président Poutine, reste président, où alors, tant qu’il respire comme les autres.

À lire aussi : La Centrafrique, à court d’argent, signe un accord d’assistance économique gratuite avec la Chine

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Bria, un agent de lla police froidement abattu par des hommes armés

0

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Au ministère de la Sécurité publique, nombreux sont ceux qui pensent que les victimes auraient été balancées par un indicateur. Ils étaient  deux, tous deux agents de la police, interpellés par des hommes armés non identifiés à l’entrée de Bria. Mais l’un arrive à s’échapper, et l’autre, capturé, a été froidement abattu.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Les-rebelles-avec-leurs-armes.png” data-wpel-link=”internal”>Les rebelles avec leurs armes
Les rebelles avec leurs armes

 

Embuscade des rebelles

 

Selon des informations recueillies sur place, ce dimanche 3 avril, vers 21 heures, un camion de transport, avec des passagers à bord, en provenance de Bangui, et à destination de Bria, a été la cible des hommes en armes non identifiés.

D’après les mêmes sources, à bord de ce camion, deux agents de police, détachés au commissariat de Bria, dans la Haute-Kotto, faisaient partie des passagers. Mais  en arrivant à 45 kilomètres de Bria sur l’axe Ippy, plus précisement au village Ngouaboutou, le véhicule est tombé dans le filet des hommes armés non identifiés,  identifiés comme des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Policier abattu

 

Après avoir minutieusement fouillé le véhicule, les assaillants ont exigé à l’équipage de leur faire identifier les deux policiers qui sont à bord. Sous la menace de leur fusil, l’un des apprentis était obligé de les montrer aux assaillants.

Au même moment, l’un des policiers, sentant le danger a pris la poudre d’escampette, s’éclipsant  dans la brousse. Les malfaiteurs ont tenté de l’attraper, mais c’était trop tard. Tandis que l’autre policier, qui n’a pas pu s’échapper, a été arrêté et froidement abattu par les assaillants.

Pour l’heure, le corps de la victime est ramené à Bria. Il sera transféré à Bangui dans les prochaines heures.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Le russe, bientôt troisième langue officielle de la République centrafricaine

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 stipule clairement que  le français et le sango sont les deux langues reconnues comme langues officielles de la République centrafricaine. Or, avec  la nouvelle révision constitutionnelle voulue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, cette disposition  sera modifiée, et le https://corbeaunews-centrafrique.org/les-atrocites-des-mercenaires-russes-au-menu-dun-entretien-entre-le-president-touadera-et-le-procureur-de-la-cpi/russe prendra place au côté de Français et l’anglais.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l'Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

La Centrafrique, premier pays africain à parler russe?

 

Si on en croit à certaines indiscrétions révélées  par les conseillers du chef de l’État, un projet de loi portant sur le statut des langues , et qui visait à mettre de l’ordre dans le paysage linguistique centrafricain serait en cours. Or, certains membres du gouvernement, de leur côté,  ont indiqué que c’est dans le projet de la nouvelle Constitution que les langues officielles seront définies, et ça ne sera pas deux comme avant, mais trois langues: le sango, le français et le russe. .

à lire aussi : Alexandre Ivanov, chef de la COSI, tente de détourner l’attention après le terrible massacre de Wagner dans la Haute-Kotto

Cette nouvelle Constitution voulue par Touadera fera la part belle à la langue russe qui deviendra la troisième langue officielle de la RCA au côté de sango et Français.

Pour les autorités centrafricaines, l’officialisation de la langue russe leur permettra d’être en ordre  avec la Russie, nouvelle partenaire militaire du pays. Et pour ce faire   il faut insérer l’apprentissage de cette langue dans les écoles, collèges, lycées, et les universités.

Des centres de la langue russe sont ainsi créés dans la capitale et des messages téléphoniques, SMS, sont envoyés à tous les abonnés pour information depuis février 2022.

Orange Centrafrique. Ecolerusse:  Le temps du Russie ! L’ouverture de l’Ecole de langue Russe. Cours intensifs, préparation au concours d’entrée aux Universités Russes. Maison Russe : 72394471. 

Telecel. ECOLERUSSE : Le temps du Russie ! L’ouverture de l’Ecole de langue Russe. Cours intensifs, préparation au concours d’entrée aux Universités Russes. Maison Russe : 75669696

Il y’a lieu de noter qu’en novembre dernier, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait indiqué que dès la prochaine rentrée universitaire, le russe serait enseigné dès la première année de licence, et ce, jusqu’en première et deuxième année de master.

À lire aussi : La Centrafrique, à court d’argent, signe un accord d’assistance économique gratuite avec la Chine

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

 

Quel avenir pour la Russie en République centrafricaine ?

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Au fort de la crise sécuritaire, sociopolitique et diplomatique que traverse encore la Centrafrique, la Russie marque jusque-là son entière puissance. Mais depuis le déclenchement de la crise en Ukraine, nombreuses sont les voix qui évoquent un certain recul de l’ex puissance soviétique dans le dossier centrafricain. Quel avenir pour la Russie en Centrafrique ?

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

 

“Kremlin a profité de “l’abandon” de la France

 

En 2018, c’est presque en territoire stratégiquement vide que les Russes débarquent en Centrafrique. Ce pays classé parmi les moins développés de la planète venait de sortir d’une longue transition politique marquée par des élections générales qui ont favorisé l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités politiques et la création de nouvelles institutions.

Mais au lendemain de cette longue transition politique, soit en 2016, les nouvelles autorités de la Centrafrique continuaient de faire face aux caprices des groupes rebelles qui occupaient entre-temps 80% du territoire national et avaient systématiquement mis le pays en couple réglée.

Après le retrait des troupes françaises de la force Sangaris, Bangui a tenté vainement d’obtenir un soutien de taille de son ami historique, la France, avant de se voir envoyer vers la Russie qui pouvait l’aider à faire face aux rebelles. Depuis lors, des contrats secrets ont été passés entre le gouvernement centrafricain et la puissance russe.

 

“600 instructeurs privés envoyés, un partenariat militaire assuré”

 

Dans les clauses du contrat les liant avec les Russes, les autorités centrafricaines devaient bénéficier de la livraison d’armes russes de nouvelle génération. Seulement que l’armée nationale disloquée suite à la crise de 2013 devait subir des formations sur le maniement de ces nouveaux équipements militaires. C’est ainsi que sous caution du Conseil de sécurité des Nations Unies, 600 instructeurs Russes avaient été dépêchés en Centrafrique dans le but d’assurer la formation des FACA.

 

“Des instructeurs qui combattent”

 

Face à la complexité de la situation sécuritaire marquée par l’impuissance des forces nationales et les violences quasi quotidiennes sur les populations, ceux qui étaient jadis considérés comme des instructeurs vont se mettre en ordre de bataille. Cette situation favorisera la violation répétée des droits de l’homme et du droit international humanitaire. De nombreux rapports dont certains attestés par le pouvoir de Bangui confirmeront les exactions commises par les Mercenaires russes sur le terrain.

 

“Des instructeurs ou des mercenaires”

 

Cependant, sur le terrain, tout dénote qu’une grande partie des combattants envoyés en Centrafrique ne sont de l’armée rouge, car ne portant aucun signe distinctif de celle-ci. C’est alors que s’ouvriront des dénonciations des acteurs sur place et aussi bien des Occidentaux dont principalement la France. Si l’utilisation des mercenaires sous toutes ses formes est formellement prohibée par les textes qui régissent le droit international, Bangui assistera donc à la coupure de tout nécessaire subside de ses principaux partenaires. Parmi les conditions fixées par les institutions de Breton Wood pour normaliser la coopération financière avec le pays, la cessation des activités de Wagner sur le terrain.

En six mois de suspension temporaire de l’appui budgétaire de la France et face au durcissement des conditions d’aides des autres institutions financières internationales, Bangui ressent une vraie asphyxie économique. Tout démontre que Wagner est devenu le compagnon encombrant pour ce régime qui se bat afin d’assurer ses charges régaliennes.

 

“L’imbroglio ukrainien”

 

Si toutes les tentatives n’ont pu lever le blocus, la chronique de la guerre en Ukraine est venue renforcer la pression internationale sur Bangui. La Russie sous le poids de nombreuses sanctions économiques ne serait en mesure de soutenir économiquement son allié centrafricain qui se bat avec les hautes vagues.

Sur le plan militaire, les renseignements américains signalent depuis un certain temps le rapatriement de nombreux mercenaires Russes vers l’Europe de l’Est. Et selon certains analystes, la Russie opterait pour une concentration de ses forces militaires et économiques afin de faire face à l’offensive des Occidentaux qui menacent son influence. Du coup, le retrait presqu’en catimini des combattants Russes, sans communication officielle du gouvernement centrafricain témoigne, on ne peut plus clair le malaise qui pourrait friser dans un futur très proche l’axe Bangui-Moscou.

Alors que sur le terrain de la guerre en Europe, la Russie n’en a pas encore fini avec ses détracteurs, doit-on s’attendre à son retrait définitif mais progressif de la Centrafrique ? Cette question n’est guère fortuite, et c’est la suite des événements qui pourra bien nous édifier.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : les secrets d’Henri Wanzet Linguissara, pilier du système Touadéra

0

 

Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 5 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Ce proche de Faustin-Archange Touadéra est aujourd’hui à la tête des renseignements centrafricains. Voici comment l’ancien ministre de la Sécurité publique a su se maintenir à flot malgré l’hostilité de certains puissants de Bangui.

 

Le ministre de l'intérieur Henri Wanzet Linguissara
Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR

 

Depuis le 23 juin 2021, Henri Wanzet Linguissara ne fait plus partie du gouvernement centrafricain, où il était entré en 2017 en tant que ministre de la Sécurité publique. Il reste toutefois, neuf mois plus tard, l’une des plus incontournables personnalités politiques de Bangui, où ses réseaux lui ont permis de se maintenir dans le cercle du président Faustin-Archange Touadéra. Il est notamment au cœur de l’imbroglio diplomatique qui oppose toujours la France à la Centrafrique au sujet de quatre militaires arrêtés en février à l’aéroport Mpoko de la capitale.

 

Interlocuteur des Russes

 

“Le gendarme de formation a ainsi plus que résisté à l’hostilité de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra (remplacé le 7 février dernier par Félix Moloua). Ancien de l’École de guerre de Pékin et de l’École des officiers de la gendarmerie de Melun, en France, il a pris la tête des renseignements centrafricains après sa sortie du gouvernement. Une promotion qu’il doit en partie à ses contacts privilégiés avec les mercenaires russes du groupe Wagner, dont il est depuis plusieurs années l’un des interlocuteurs réguliers.

Henri Wanzet Linguissara s’était en effet rapproché de l’ancien numéro un de Wagner à Bangui, Valeri Zakharov, alors que celui-ci était également conseiller de Faustin-Archange Touadéra pour la sécurité. Si Zakharov a quitté la Centrafrique depuis quasiment une année, l’ancien ministre s’entretient désormais régulièrement avec le nouveau patron de Wagner en terre centrafricaine, Vitali. Il fournit aujourd’hui des informations essentielles aux mercenaires russes en utilisant les services de renseignements centrafricains.

 

Réseau d’informateurs

 

Henri Wanzet Linguissara dispose également d’un vaste réseau d’informateurs au sein de plusieurs groupes armés rebelles. Un entregent qui a été particulièrement utile à Wagner depuis son arrivée dans le pays en 2017. L’ancien gendarme a ainsi été l’un des acteurs majeurs de la défense de Bangui lors de l’offensive, en décembre 2020 et janvier 2021, de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC, alliance de groupes armés).

Surtout, le patron des renseignements a pu profiter de sa très bonne relation avec Faustin-Archange Touadéra, qu’il cultive depuis 2012.

Nommé directeur général de la police cette même année, il s’était rapproché de l’actuel chef de l’État alors que celui-ci occupait la primature.

Henri Wanzet Linguissara est également proche du président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji.

Coordonnateur du Mouvement cœurs unis (MCU, au pouvoir), Sarandji est aujourd’hui l’un des plus fervents soutiens de Henri Wanzet Linguissara. C’est d’ailleurs lui qui avait proposé son nom au chef de l’État pour la Sécurité publique, en remplacement de Jean-Serge Bokassa. L’ancien gendarme, qui n’est cependant pas officiellement membre du MCU, a de nouveau bénéficier de son appui pour prendre les rênes des renseignements.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Russie : Evgueni Prigojine, la machine Afrique de Vladimir Poutine

0

 

Rédigé par Mathieu Olivier (Jeune Afrique)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Financier du groupe Wagner, fer de lance de la stratégie d’influence russe sur le continent, ce skieur ayant fait fortune dans la restauration est l’un des oligarques les plus importants de l’entourage de Poutine.
Evgueni Prigojine
Evgueni Prigojine

 

À chacun, on a fait jurer le secret. La réunion qui se déroule à Khartoum n’aura jamais eu lieu. Depuis des mois, pourtant, des tractations secrètes ont permis de la préparer. Des émissaires se sont envolés en hélicoptère vers des coins reculés de la Centrafrique pour en dessiner les contours. D’autres rendez-vous ont été organisés au Soudan. Chaque pas a coûté du temps et de l’argent. Et, en ce mois d’août 2018, la réunion initiale var se tenir.

Le patron des renseignements soudanais, Jamal Aldin Omar, se charge de l’accueil. Il a mis à disposition une salle climatisée à l’abri des regards. Ali Darassa, Abdoulaye Hissène, Mahamat al-Khatim et Noureddine Adam, principaux chefs de groupes armés qui contestent le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, sont présents. Face à eux : un groupe d’hommes blancs. Selon certains experts, le financier de Wagner figure parmi les cinq plus grandes fortunes de Russie.

Certains sont en uniforme. D’autres en costume, comme Evgueni Prigojine. L’oligarque, chef de la délégation qui fait face aux rebelles, se rend de temps à autre au Soudan. Le groupe Wagner, qu’il finance, y mène des activités depuis plusieurs années en lien avec le pouvoir. Son entreprise Concord y soutient également des sociétés dans l’extraction minière. Prigojine pose régulièrement ses avions sur le tarmac de Khartoum.

Cette fois, il est accompagné par une quinzaine de gardes menés par son bras droit, Dmitri Utkin, chef de Wagner. À leurs côtés, deux spécialistes de la Centrafrique : Dmitri Sytyi, traducteur francophone, et Valery Zakharov.

 

À la conquête de Bangui

La réunion dure deux heures. Prigojine parle beaucoup. Il évoque, au nom du gouvernement centrafricain, dit-il, un partenariat gagnant­gagnant et un partage des ressources préfecture par préfecture. « Une part pour Bangui, une part pour le groupe armé de la région, une part pour Wagner », explique un participant ayant rompu sa promesse de silence. Les hommes se séparent avec, pour les Centrafricains, des valises de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Six mois plus tard, le gouvernement centrafricain et les rebelles signent les accords dits de Khartoum. Evgueni Prigojine vient de conquérir Bangui.

 

Qui est donc cet envoyé offcieux de Moscou ?

Né à Léningrad en 1961, ce !ls d’un ingénieur des mines intègre d’abord un lycée consacré au sport et se prend d’amour pour la glisse. Evgueni veut devenir skieur professionnel, mais s’inscrit en parallèle à l’Académie de chimie et de pharmacie de sa ville natale. Il rencontre surtout ses premiers problèmes avec la justice : arrêté pour vol, il est jugé coupable en novembre 1979, mais écope d’une peine avec sursis. Le tribunal se montre clément. Prigojine n’en profite pas. Deux ans plus tard, le revoilà devant la justice.

Cette fois accusé de vol en bande organisée, d’escroquerie et de participation à un réseau de prostitution, il est condamné à douze ans de réclusion. Il effectue les trois quarts de sa peine et retrouve la liberté en 1990, alors que l’URSS est sur le point de disparaître.

Dans la cité désormais appelée Saint-Pétersbourg, l’heure est aux affaires. Prigojine monte avec son beau-père un restaurant, un fast-food où le menu propose surtout des hot dogs, dans le marché d’Apraksin Dvor. Peu de temps après, le voilà directeur et actionnaire à 15 % de Contrast, la première chaîne d’épiceries de la ville, dont l’un de ses anciens camarades de classe se trouve être le fondateur.

 

L’homme qui servait Poutine… et Chirac

En 1995, il persuade un autre ami de Contrast, Kirill Ziminov, de s’associer avec lui pour lancer un restaurant de luxe, le Old Customs House. Deux ans plus tard, ils rachètent un bateau et l’aménagent sur le modèle des restaurants parisiens de la Seine, avant de l’installer sur la Neva. L’élite de la nouvelle Russie s’y presse. Prigojine devient le cuisinier des puissants, et notamment d’un certain Vladimir Poutine.

Jusqu’en 1996, ce dernier a été l’éminence grise du maire de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobtchak. Son bras droit jusque dans les milieux les plus interlopes.

S’il a ensuite pris la route de Moscou pour se placer dans le sillage de Boris Eltsine et lui succéder à la tête du pays, Poutine conserve bien le cœur de son pouvoir dans l’ancienne capitale des tsars. Devenu président, il y retourne volontiers, notamment pour y partager un repas sur les eaux de la Neva, dans le plus luxueux des établissements, celui d’Evgueni Prigojine, homme de con!ance des réseaux pétersbourgeois.

EN 1981, IL EST CONDAMNÉ À DOUZE ANS DE PRISON POUR VOL EN BANDE ORGANISÉE ET PARTICIPATION À UN RÉSEAU DE PROSTITUTION

 

Lire la suite sur Jeune Afrique….

Centrafrique, ces medias anti France financés par la Russie

0

Texte par: Le monde Afrique
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Jean Sinclair Maka Gbossokotto, journaliste en Centrafrique (RCA), a été retrouvé mort il y a peu à Bangui, dans des circonstances très troublantes et sans aucune autopsie.

Notre confrère avait éclairé par son courage et sa détermination la formation du CEJIFAM (Certificat de Journalisme Innovant Francophone en Afrique Méditerranée) créé par l’association « Médias et Démocratie ». Cette formation vise à créer un pôle d’excellence pour les journalistes africains.

La dernière enquête de Jean Sinclair Maka Gbossokotto qui ne lui a pas valu que des amis à Bangui était consacrée à l’image de la France en Centrafrique où le président Touadera a noué une forte alliance avec la Russie de Poutine.

les mercenaires russes de la société Wagner imposent leur loi en Centrafrique et menacent les journalistes comme les opposants

Le 11 août dernier, ils sont plusieurs dizaines de journalistes et communicants massés dans une pièce d’un immeuble situé à quelques pas de l’Assemblée nationale. Le prétexte, c’est une conférence de presse consacrée aux festivités des 61 ans de l’accession de la République centrafricaine à l’indépendance. Mais, dans les discussions, il n’est question que de la France, ce partenaire historique devenu « gênant ». Ce partenaire cible aujourd’hui du soft power russe et d’une propagande anti-occidentale. Celle-ci est véhiculée par deux médias financés par des fonds russes et réputés très favorables à la politique de la Russie en Centrafrique : « Lengo Songo », en français « cohésion sociale », et « Ndjoni Sango » («bonne nouvelle »). Le premier est une station de radio employant un peu plus d’une vingtaine de journalistes, couvrant 60 % du territoire centrafricain et doté d’une forte audience. Le second est un site d’informations en ligne et en version papier. Dans ce pays où l’on compte moins de cinq sites d’information, « Ndjoni Sango » est très suivi par les Centrafricains et très actif sur Facebook.

Les relations franco centrafricaines ont beaucoup changé avec l’avènement de ces médias relayeurs du « complot français ». Des attaques verbales, des manifestations de propagande, de la désinformation, mais surtout une manipulation des masses : c’est le début d’une nouvelle ère qui semble appelée à durer. Mais comment tout cela a-t-il commencé ?

Intervention militaire

Jusqu’en 2013, année de la plus grande crise politico-sécuritaire qu’a connue la Centrafrique, la France était encore très influente. L’ancienne puissance coloniale était impliquée, à de nombreux niveaux, dans les affaires politiques, diplomatiques, économiques, culturelles et militaires du pays. Elle avait toujours son mot à dire dans le choix des dirigeants centrafricains. Une mise sous tutelle qui ne soulevait pas de fortes récriminations, mais que conteste l’ambassadeur de France en Centrafrique, Jean-Marc Grosgurin : « Le partenariat que la France propose à la Centrafrique vise à s’attaquer aux racines de la crise centrafricaine, notamment la faiblesse du système éducatif, la mauvaise gouvernance, l’absence de services publics sur une grande partie du territoire et le manque d’investissements dans les infrastructures. ».

En décembre 2013, alors que la RCA se trouvait en pleine crise politico-sécuritaire, avec des relents intercommunautaires, la France a décidé de l’envoi de ses troupes. C’est alors qu’est née l’opération Sangaris, dans le but de contrer la dimension interconfessionnelle que prenait le conflit. En effet, suite au renversement de l’ancien président François Bozizé par la nébuleuse Séléka, un groupe armé hétéroclite regroupant des opposants au pouvoir, la Centrafrique avait fait face à une spirale de violences entre chrétiens et musulmans. À cette époque, pour beaucoup de Centrafricains, la France était le « sauveur ». De fait, sans cet appui militaire étranger, la Centrafrique aurait pu sombrer dans le génocide.u

« Un abandon »

Cependant, en dépit de l’aide militaire française, les défis sécuritaires ne cessèrent de se multiplier. L’aspect urbain des différentes attaques a rendu difficile la sécurisation du pays. Et, face à la persistance du conflit, les autorités centrafricaines demandèrent l’appui militaire des Nations Unies. C’est ainsi qu’est née, le 10 avril 2014, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (Minusca). Peu avant le déploiement des forces de l’ONU, la France estima alors que sa mission tirait à sa fin et elle décida du retrait définitif de ses troupes. Un choix mal perçu par les Centrafricains qui y virent un « abandon » en pleine crise. Forte de sa présence sur le terrain depuis plusieurs mois, l’armée française disposait d’une bonne connaissance des zones de tension dans le pays et des stratégies à mettre en place. Ce qui n’allait pas être le cas des forces de l’ONU qui devaient commencer par établir un diagnostic de la situation sécuritaire du pays avant de passer à l’action.

Dès lors, se développèrent des théories du complot présentant la France comme l’« instigatrice des conflits en Centrafrique et une « mauvaise alliée ». Ce n’était que le début d’un divorce profond… Le retour à l’ordre constitutionnel et la stabilité du pays se feront attendre. Les nouvelles autorités du pays seront chaque jour confrontées aux tentatives de déstabilisation des institutions de la République, alors que plus de 80 % du territoire national étaient placés sous le joug des groupes armés. La paix n’étant pas encore établie, les forces de l’ONU se trouvaient dans l’impossibilité de la maintenir.

Influence russe

Profitant de cette instabilité en Centrafrique, la Russie se servit de l’influence de quelques organisations de la société civile. Et, notamment, de la Galaxie Nationale, une coordination dirigée par Didacien-Blaise Kossimatchi, un enseignant-chercheur à l’université de Bangui, proche de l’ancien président Bozizé. Le septuagénaire a recours à tous les supports pour se faire entendre : communiqués de presse, radio et télévision nationale… Après la chute de Bozizé, Kossimatchi est revenu, contre toute attente, dans les sphères du pouvoir aux côtés de l’actuel chef de l’État centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Il va fonder, sous le magistère de ce dernier, la plateforme dénommée Talita Koum, laquelle défend la « vision politique » de l’actuel régime. On le retrouve sur tous les fronts des campagnes de désinformation visant la France et les autres partenaires du pays. Kossimatchi a ses entrées dans les médias d’État et aussi au sein d’organes de presse acquis à la cause du régime en place.

Le 12 mai dernier, une forte mobilisation de la plateforme de la société civile Galaxie Nationale a eu lieu à Bangui pour exiger le départ de la Minusca et de Radio France Internationale (RFI). Le mot d’ordre était celui-ci : « Exigeons le départ sans condition de Monsieur Mankeur Ndiaye (chef de la MINUSCA, ndlr) et des forces de la MINUSCA du territoire centrafricain pour haute trahison de la charte des Nations Unies, immixtion dans les affaires internes centrafricaines et pour leur collaboration directe avec les groupes armés. ». En outre, les manifestants s’en prirent à RFI, « un outil de propagande de la France à travers ses tapages médiatique grotesques, truffés de mensonges, orchestrés dans le but visible de ternir l’image de la République centrafricaine et ses alliés auprès de l’opinion nationale et internationale. ».

Bras de fer

Un peu plus tard, le 30 juin 2021, la plateforme Galaxie Nationale a annoncé la fin de la « trêve » avec la Minusca et la France. Pour marquer cet évènement, la plateforme projetait un concert de casseroles devant l’ambassade de France à Bangui, le 14 juillet.

Une action finalement annulée au dernier moment. Malgré les incessants appels à la manifestation populaire lancés par Kossimatchi, la population ne descendra pas dans la rue. Était-ce une prise de conscience réelle de la part de la population ou simplement que les habitants de Bangui ne se reconnaissaient plus dans ces appels à la haine ? Difficile de le dire avec précision. Toujours est-il que les diatribes de Kossimatchi ne laissent pas d’étonner en raison de leur incohérence. D’un côté, l’homme demande la « révision des accords entre la RCA et la France », de l’autre, il appelle à la « rupture de la coopération diplomatique » entre les deux pays. Comprenne qui pourra !

Interrogée au sujet du bras de fer diplomatique entre les deux puissances, l’ambassadeur de France en Centrafrique botte en touche en dressant la liste des initiatives de la France : « Il s’agit d’un partenariat respectueux de la souveraineté du pays, et donc de la responsabilité première de ses autorités et de ses citoyens. Nous ne prétendons pas apporter de solutions toutes faites ou relever le pays à la place des Centrafricains, mais nous voulons leur donner les moyens de se développer par eux-mêmes. Ces dernières années, la France a ainsi formé des milliers de militaires, gendarmes, policiers et sapeurs-pompiers, 200 fonctionnaires, des magistrats, des dizaines de professeurs, des médecins, des journalistes, des artistes… Ces résultats sont tangibles et constituent la meilleure réponse à la désinformation. »

Les relations franco-centrafricaines ont beaucoup changé avec l’avènement de ces médias relayeurs du « complot français ».

Quant au chargé d’affaires de l’ambassade de Russie à Bangui, Lekhov Konstantin, il dément toute hostilité entre son pays et la France en Centrafrique. Pour le diplomate, « la RCA est un pays qui a besoin d’appuis multiformes de tous ses pays amis et partenaires historiques ». Bangui affirme de son côté ne pas être concernée par la rivalité entre les deux puissances : « Le conflit entre la France et la Russie ne nous regarde pas », avait déclaré Sylvie Baipo-Temon, cheffe de la diplomatie centrafricaine, dans une interview accordée à Jeune Afrique, le 11 juin dernier.

Manipulation

Pendant ce temps, les entreprises de désinformation continuent d’être alimentées afin de discréditer davantage l’ancienne puissance coloniale. « L’influence russe est réelle dans ce pays, affirme le journaliste politique centrafricain Wilson Ngassan. Elle se fait beaucoup sur Facebook, ce réseau social très utilisé par les Centrafricains. Des fake news sont régulièrement conçues pour contrer l’action des partenaires des pays autres que la Russie. Les Russes surfent sur la méconnaissance de la situation de la population. Et les infox qu’ils distillent via leurs différents réseaux fonctionnent à merveille, même si, dans le fond, l’on sait tous que c’est de la manipulation. »

Au regard de ces campagnes déplorées par l’Élysée, Emmanuel Macron a décidé, le 7 juin, la suspension de l’aide budgétaire et militaire de la France au profit de la Centrafrique. Le président français avait dit à son homologue centrafricain, lors d’un échange téléphonique le 1er juin, qu’il était « l’otage du groupe paramilitaire russe Wagner », présent dans différentes zones de conflits à travers le monde, et que le France se montrait très préoccupée par l’actualité de la Centrafrique. Pourtant, pour Félix Moloua, ministre centrafricain du Plan et de la Coopération, « la relation entre la France et la RCA est toujours au beau fixe ».

Profitant de cette instabilité en Centrafrique, la Russie se servit de l’influence de quelques organisations de la société civile

Les femmes et hommes de culture centrafricains, pour leur part, ne se nourrissent pas de reproches à l’égard de la France. Pour eux, celle-ci s’est toujours tenue au chevet des artistes et intellectuels centrafricains : « Nous sommes conscients des remous qui existent, mais il faut dire qu’au-delà de tout, la France demeure le premier partenaire de la culture centrafricaine, témoigne Grace-à-dieu Toussounou alias GAD, poète-slameur. Grâce à l’Alliance française de Bangui, beaucoup d’hommes de culture centrafricains voyagent à travers le monde et promeuvent leur art, ce qui se fait difficilement avec le ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme centrafricain. »

À vrai dire, pour beaucoup de Centrafricains, ces opérations de désinformation visant la France seraient dues à une forme de lassitude. Une lassitude et une déception de constater que 60 ans de coopération n’ont toujours pas conduit la Centrafrique à l’émergence. Selon Paul Crescent Béninga, chercheur et figure de la société civile, « cette coopération doit être rediscutée en toute sincérité, en tenant compte des défis de l’heure, pour qu’elle soit profitable aux nouvelles générations ». Mais de qui viendra cette initiative de réchauffement des relations diplomatiques entre les deux pays amis ? La France a fait un geste de bonne volonté en envoyant à Bangui, en septembre dernier, Sylvain Itté, ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique. Le diplomate a annoncé vouloir « engager un dialogue constructif avec la Centrafrique », tout en déclarant que la clé du renouveau de la coopération se trouve en Centrafrique. Reste à savoir si les autorités centrafricaines auront envie de saisir cette main tendue.

 

RCA : Le pari de Touadera gagné, le dialogue républicain impose une solution militaire pour résoudre les conflits avec les groupes armés

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4  avril 2022

 

Bangui (CNC) – galvanisé par les actions des mercenaires russes de la société Wagner ayant réussi à repousser les tentatives de la prise de son fauteuil présidentiel, le président Faustin Archange Touadera ne veut plus des accords avec les groupes armés et ne souhaite même pas rassoir avec son ancien patron François Bozizé devenu coordonnateur de la CPC, une coalition des groupes armés, jadis, signataires d’un accord avec Touadera.

 

Si l’opposition démocratique avance que pour faire la paix, on ne peut dialoguer qu’avec son ennemi, d’une part et que d’autre part, les chefs d’État et de gouvernement de la région militent pour une négociation avec les groupes armés de la CPC coordonné par l’ancien président, le général Bozizé, dans le camp d’en face, le parti au pouvoir et ses alliés, c’est le langage militaire qu’il développe.

À lirs aussi : les jeunes leaders de l’opposition démocratique conditionne leur participation aux élections locales par l’organisation du dialogue républicain

 

Le dialogue républicain opte la guerre comme solution

 

Les groupes armés, en leurs têtes, des généraux, sont avertis. « Reconquérir et sécuriser la RCA par des solutions militaires ». C’est la position désormais adoptée par la totalité des partisans du parti au pouvoir siégeant dans la Commission n° II, Thématique Paix et Sécurité et adoptée, par acclamation, par les participants à cette réunion-débat.

Pour ces participants ayant reçu des consignes fermes, il n’est plus question de parler d’un Accord avec les groupes armés. Tous les 14 Accords signés avec les groupes armés dont le célèbre accord préparés par les Mercenaires russes appelé « l’Accord de Khartoum », ne doivent pas faire allusion dans l’une des résolutions de ce dialogue. Pour preuve, seul les recommandations du Forum de Bangui ont été cité.

À lire aussi : le mandat de Mankeur Ndiaye patron de la Minusca tire à sa fin

Préparer aussi les fonctionnaires à faire la guerre

 

Entre autre recommandations de la Commission II, Thématique Paix et Sécurité adoptée, par acclamation, par les participants au dialogue républicain est « d’instaurer le service militaire obligatoire pour l’entrée dans la fonction publique ».

Pour les membres de cette Commission, tout Centrafricain, qui veut intégrer la fonction publique centrafricaine, doit suivre une formation militaire obligatoire de trois mois. Ceci leur permettra d’apprendre le maniement non seulement des armes russes mais également et surtout les techniques des combats des Russes.

Contacté par la Rédaction, un haut cadre de la fonction publique, parle d’un nouveau coup d’épée dans l’eau. « La loi exige un test d’entrée dans la fonction publique centrafricaine, mais elle n’a été appliquée qu’une seule fois et délaissée. Et c’est pour la formation militaire qu’ils feront ? » doute ce haut fonctionnaire de l’État.

 

La guerre ne résout rien pourtant.

 

Faire la guerre, c’est bombarder, c’est détruire, avec toutes ses répercussions que l’on connait, sur la population civile. Avec les difficultés financières que le pays traverse, qu’est-ce qui se cache derrière cet empressement de faire la guerre si nous ne sommes pas en mesure de reconstruire ce qui a été détruit durant les précédents conflits d’une part et que d’autres part, ils demandent que le gouvernement invente d’autres impôts pour renflouer la caisse de l’Etat ?

À lire aussi : Poker menteur entre Bangui et les groupes armés

 

Il est encore temps de réfléchir sur ce que ne cesse de dire, Winston Churchill : « To jaw-jaw is always better than to war-war », la diplomatie et la négociation sont toujours préférables à la guerre.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : Les caisses de l’État sont plus que vides, le ministre des finances convoqué à l’Assemblée nationale

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Selon le programme établi par le bureau de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Monsieur Hervé Doba sera convoqué d’ici la semaine prochaine devant les députés. À l’ordre du jour, le point sur la situation économique et financière du pays qui s’annonce rude d’ici le mois de juin prochain.

Le ministre des finance Hervé Doba

 

L’aide budgétaire de l’union européenne va s’arrêter au mois de mai

 

Les prochains mois s’annoncent difficiles pour les Centrafricains. Elle ouvre une période de crise financière sans précédent. C’est la dernière aide budgétaire débloquée par l’Union européenne au gouvernement centrafricain qui a permis le paiement des salaires de fonctionnaires de l’État depuis cinq mois. Or, l’Union européenne a prévenu, son dernier  versement d’aide budgétaire à l’État centrafricain va s’arrêter d’ici le mois de mai prochain, en attendant une nouvelle décision de la commission. Entre temps, l’État centrafricain va se débrouiller seul avec ses propres moyens fiscalo-douaniers.

 

La prochaine saison s’annonce difficile

 

Pour les élus de la nation, la prochaine saison s’annonce difficile pour les fonctionnaires de l’État. Il faut donc nécessairement interpellé le ministre des finances à l’assemblée nationale pour faire le point sur la situation financière du pays.

Pour les députés, il ne fait aucun doute, il y’a des problèmes aujourd’hui. Les caisses de l’État sont vides. « Le niveau actuel  des collectes fiscalodouanières ne permettra pas au gouvernement de faire face à ses obligations. Ça sera une faillite totale », s’alarment-ils.

À lire aussi: Catherine Samba-Panza : Une transition sur fond de scandales. (Partie II).

Siphonnage des caisses du trésor 

 

Pour un professeur à l’université de Bangui, la situation de la trésorerie de l’État est très grave, d’autant que celui-ci ne bénéficie d’ici à deux mois d’aucune aide budgétaire de quelques bailleurs que ce soit.

« Il ne peut en être autrement, eu égard à la male gouvernance et au stupéfiant siphonnage des caisses du trésor », ajoute-t-il.

À lir aussi : Paris se livre à un discret inventaire de la mission de formation militaire de l’UE

C’est vraiment ce régime qui a plus que tous bénéficier de l’appui financier massif de la communauté internationale? 

 

D’après un éditorialiste centrafricain, « bien que les caractère sanguinaire, brutal, anti-démocratique et prédateur sont les signes distinctifs du régime de Touadera, c’est paradoxalement ce régime qui a plus que tous bénéficier l’appui financier massif de la communauté internationale ».

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de  l’opposition démocratique met en garde le prétendu Front Républicain du chef de l’État

0
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-MLPC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-MLPC-450×337.jpg” alt=”Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />
Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD), réunie ce jour 30 mars 2022, dans ses sessions hebdomadaires, s’est penchée sur les questions d’actualités politiques de l’heure notamment sur la division au sein de l’Opposition Démocratique d’une part et d’autre sur les Résolutions émanant du Dialogue Républicain tenu du 21 au 27 Mars 2022 et plus particulièrement sur l’aspect de modification de la Constitution déjà rejetée par les participants au Dialogue au nom de tous les Centrafricaines et Centrafricains.

La PJLOD, organisation libre et indépendante conformément à ses Statuts et Règlement Intérieur (articles 5 et 6 des Statuts), s’est donnée pour mission de soutenir l’Opposition Démocratique, de promouvoir les Droits Humains et de lutter contre la mauvaise gouvernance, est au regret de constater la crise qui a sévi au sein des Partis Politiques de l’Opposition Démocratique dont leurs Représentants au Dialogue avaient presque tous désobéi aux mots d’ordre de leurs partis.

La PJLOD condamne avec vigueur la posture peu démocratique et rusée de ces représentants de l’Opposition Démocratique et qui de fait, met en exergue leur soif d’intérêts personnels inavoués en  détriment des intérêts collectifs de leurs partis politiques respectifs.

Trahir son Parti c’est trahir les  siens et la nation centrafricaine car tout parti politique reconnu par la loi centrafricaine est un bien de cette nation.

Quel héritage pour la Jeunesse centrafricaine ?

Par ailleurs, la PJLOD suit avec une attention particulière cette volonté manifeste entreprise par une certaine entité dénommée « Front Républicain » visant à modifier la « Constitution » afin d’offrir un troisième (3) mandat à Mr Faustin Archange TOUADERA malgré le refus de la Société Civile Centrafricaine lors du dernier dialogue dit « Républicain ».

Tout en s’interrogeant si l’initiative de révision de la « Constitution » appartient à une telle entité, La PJLOD tient à informer l’opinion nationale et internationale qu’elle s’opposera à une telle initiative pouvant conduire notre pays à un régime politique à vie bafouant ainsi les efforts de la démocratie en Centrafrique.

Le respect de la Constitution traduit par l’alternance reste la règle d’or pour une démocratie responsable, la paix et la stabilité des Centrafricains.

La PJLOD lance un vibrant appel à toute la Jeunesse Centrafricaine et aux élus de la nation d’être vigilants et de ne pas se laisser manipuler par une classe dirigeante  qui jusque-là reste sourde aux vrais problèmes sociopolitiques centrafricains mais affiche un ardent désir de s’éterniser au pouvoir en modifiant la Constitution.

Ne trahissez pas le Peuple Centrafricain qui vous a élus !!!

 

Fait à Bangui le 04 Avril 2022

LE RAPPORTEUR GENERAL

Aimé Dounda

Renouvellement des membres du Conseil économique et social, le secrétariat du gouvernement prit en flagrant délit de fraude

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Quelques jours après la publication, sur les réseaux sociaux,  du décret entérinant la désignation et l’élection des membres du conseil économique et social, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les nombreuses irrégularités et des fraudes massives sur la liste des nouveaux conseillers économiques.
De gauche à droite, Monsieur parfait Achille Romaric SANGOUZIRANI, représentant légal du Haut-Mbomou, et Madame Pierrette Adolphine DIMBETI, la perdante, auteure de la fraude au ministère chargé du secrétariat du gouvernement.
De gauche à droite, Monsieur parfait Achille Romaric SANGOUZIRANI, représentant légal du Haut-Mbomou, et Madame Pierrette Adolphine DIMBETI, la perdante, auteure de la fraude au ministère chargé du secrétariat du gouvernement.

 

Tripatouillage sur la liste des 70 conseillers désignés

 

Le conseil économique et social, deuxième chambre constitutionnelle de la République centrafricaine, renouvelle ses membres pour les cinq prochaines années pour cette nouvelle mandature.

Suite à l’appel lancé par les autorités centrafricaines pour le renouvellement des membres   du conseil,   70 conseillers ont été désignés ou élus, représentant ainsi leurs préfectures  ou la diaspora centrafricaine à l’étranger.

Mais la surprise est de taille. Parmi les 70 membres élus, plusieurs n’ont pas vu leur nom sur le décret entérinant la désignation et l’élection des membres du conseil économique et social signé par le chef de l’État. Le cas flagrant est celui du Haut-Mbomou, dont le nom a été purement et simplement remplacé par un autre.

Ci-dessous, la liste des tous les gagnants au ministère de l’administration du territoire envoyée au secrétariat du gouvernement:

 

 

Le nom d’un gagnant a été remplacé par celui de son adversaire

 

Selon les informations crédibles recoupées par CNC, la personne élue dans le Haut-Mbomou est Monsieur parfait Achille Romaric SANGOUZIRANI.  Mais sur le décret signé par le chef de l’État, c’est le nom de madame Pierrette Adolphine DIMBETI, sa malheureuse adversaire qui apparaît.

 

Le jeu de magouille

 

D’après les enquêtes menées par notre bureau d’investigation, il apparaît clairement que la fraude a bien été organisée au niveau du ministère chargé du secrétariat du gouvernement. C’est même clair, sur la liste de 70 conseillers élus, le nom de Monsieur   parfait Achille Romaric SANGOUZIRANI  figure bien dans le fichier du ministère de l’Administration du territoire. Or, cette même liste, envoyée au ministère chargé du secrétariat du gouvernement, subi des nombreux tripatouillages : des noms ont été volontairement changés, celui de Monsieur parfait Achille Romaric SANGOUZIRANI a été remplacé à celui de madame Pierrette Adolphine DIMBETI avant d’atterrir au bureau du chef de l’État.

 

Ci-dessous une copie du décret signé par le chef de l’État :

 

 

 

Mais qui est madame Pierrette Adolphine DIMBETI

 

Conseillère économique  et sociale à la précédente mandature, madame Pierrette Adolphine DIMBETI avait déposé sa démission pour se présenter aux législatives de 2020 – 2021 dans la circonscription de Mboki. Battue aux législatives, elle se tourne vers les élections des membres du conseil économique et social pour se présenter à nouveau. Sortie vaincue lors de ces élections, elle préfère se tourner vers la mafia à la mexicaine. C’est ainsi que son nom a été illégalement remplacé à celui de son adversaire, le vrai  gagnant, au niveau du ministère de l’Administration du territoire.

 

Le conseil économique et social est une assemblée constitutive auprès des pouvoirs publics dont les compétences s’étendent aux domaines économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

 

Ci-dessous les différents procès verbaux des résultats de vote:

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : La scission de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale s’organise

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Plusieurs députés frondeurs de la majorité présidentielle, déçue, s’organisent  pour former un bloc, pour ne pas dire un groupe parlementaire  . Ce départ collectif pourrait fragiliser la dynamique du mouvement des cœurs unis à l’Assemblée nationale.
Le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

La scission

 

En Centrafrique, l’unité nationale qui a marqué le début de la septième législature il y a près d’une année semble un lointain souvenir.  Non seulement l’opposition n’a pas cessé de tirer à boulets  rouges sur le gouvernement, mais la majorité elle-même semble sur le point de se déchirer complètement.

À lire aussi: RCA : levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition, la justice vient d’annuler le processus

 

Selon des informations émanant des sources confidentielles, une dizaine des députés de la majorité, sanctionnés pour de motif d’indiscipline caractérisée au sein du groupe par le patron des députés du mouvement des cœurs unis (MCU) à l’Assemblée nationale, s’apprêteraient à former un groupe des dissidents autour des honorables GABAS, BALENDA Max Sylvain et IBRAHIM ALHISSEN Algoni. Or, parmi ces députés frondeurs interrogés par la rédaction,  il y a d’autres qui voudraient dorénavant s’occuper de leur business personnel que des activités parlementaires.

« Je préfère utiliser mes étiquettes du député et s’occuper de mon business d’import-export c’est mieux. La politique commence à m’agacer », déclare un dissident de la majorité présidentielle.

À lire aussi: Modification de la constitution, le clan du pouvoir crie à la victoire avant l’heure

 

Il y’a lieu de rappeler que le 19 mars 2022, le patron des députés du mouvement du cœur unis (MCU) à l’Assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana  a décidé de sanctionner dix élus de la majorité pour des motifs suivants : « l’indiscipline caractérisée au sein du groupe ».

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com