L’avocate de Grâce Bongo, Me Elise Arfi, a estimé jeudi que la mise en examen en France de cette fille du défunt président du Gabon Omar Bongo Ondimba dans l’enquête sur les “biens mal acquis”, était une décision “scandaleuse” et “politique”.
Cette mise en cause “est complètement scandaleuse, elle est aussi politique, personne ne s’en cache”, a réagi auprès de l’AFP Me Arfi, avocate de Grâce Bongo, fille du défunt chef de l’Etat âgée de de 58 ans, mise en examen avec trois autres de ses frères et soeurs. “On ira jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme”, a assuré l’avocate.
La justice française soupçonne plusieurs membres de la famille Bongo d’avoir “sciemment” bénéficié d’un important patrimoine immobilier “frauduleusement” acquis par le patriarche pour une valeur récemment estimée “à au moins 85 millions d’euros”.
“Vingt-cinq ans après une vente, on vient chercher la propriétaire en disant que les faits qui ont servi à financer cet appartement n’auraient pas une origine licite”, s’est offusquée l’avocate de cette fille d’Omar Bongo, mise en examen le 25 mars.
“L’Etat français a collecté toutes les taxes et impôts qu’il convenait de collecter. Ces ventes ont été légales et régulières”, a-t-elle plaidé. “C’est une atteinte très, très grave portée au droit de propriété et au principe de sécurité juridique, qui ont valeur constitutionnelle”, a-t-elle encore dit.
“La justice française se fait gardienne des intérêts du contribuable gabonais, mais parallèlement le parquet refuse au Gabon sa constitution de partie civile”, a-t-elle aussi dénoncé, faisant référence à la récente décision du magistrat instructeur de refuser le statut de victime à l’Etat gabonais, qui conteste cette décision en appel.
Me Elise Arfi y voit un paradoxe : “La France va s’accaparer le patrimoine gabonais, et non le contribuable gabonais”. Surtout, l’avocate s’est interrogée sur l’absence de procédure visant “tous les chefs d’Etat qui ont des biens français”, ciblant des dirigeants du Golfe ou du Maghreb. “Pourquoi seulement le Gabon ? C’est une rétorsion”, d’après elle.
En France, Rifaat al-Assad, oncle du dirigeant syrien Bachar al-Assad, a été condamné en septembre en appel à quatre ans de prison. Sa défense a annoncé un pourvoi.
Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale, a lui été définitivement condamné en juillet à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende, ferme, après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
Les trois hommes sont accusés du massacre en mai 2019 de 46 civils dans des villages du nord-ouest du pays.
Dès l’ouverture du procès, Aimé-Pascal Delimo, président de la chambre d’assises de la CPS, a constaté « l’absence » des avocats de la défense. « Nous suspendons l’audience pour un renvoi le 25 avril », a-t-il déclaré.
« Ce faux départ montre que le fonctionnement de la CPS reste difficile malgré l’appui des bailleurs internationaux », a déclaré à l’AFP Enrica Picco, directrice du projet Afrique centrale du centre de réflexion International Crisis Group (ICG).
Créée en 2015 par le gouvernement avec le parrainage de l’ONU, mais dont les travaux ont été lancés seulement en octobre 2018 avec les premières enquêtes, la CPS est composée de juges et procureurs nationaux et internatiounaux originaires notamment de France, du Togo et de RDC. Elle est chargée de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis depuis 2003 en centrafrique.
La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, a connu depuis 2013 une guerre civile, qui considérablement baissé d’intensité depuis 2018.
Confronté à une offensive rebelle il y a plus d’un an, le pouvoir a reçu le renfort de centaines de paramilitaires russes pour la repousser, des « mercenaires » de la compagnie privée Wagner selon l’ONU, la France et des ONG qui accusent les deux camps de commettre des crimes contre les civils.
Au cours des attaques, six travailleurs humanitaires et un agent d’un district sanitaire ont été blessés, dont un grièvement, alors qu’ils étaient en mission dans le sud de la rca.
La Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Denise Brown, s’est dite « profondément choquée et consternée » par ces deux attaques perpétrées par des individus armés contre des organisations humanitaires.
L’organisation humanitaire, Action contre la faim, avait annoncé, vendredi, la suspension d’une partie de ses activités dans la préfecture de la Basse-Kotto dans le sud de la RCA, suite à l’attaque d’un véhicule de l’ONG dans laquelle cinq personnes ont été blessées.
Il s’agit notamment de la suspension des activités de ses cliniques mobiles ainsi que ses activités visant à améliorer l’accès à l’eau potable au profit de 11.000 personnes dans les zones reculées de la préfecture de la Basse-Kotto, dont de nombreux enfants et femmes enceintes.
« Chaque fois que les humanitaires sont pris pour cible, la vie de milliers de personnes vulnérables est en danger. Les humanitaires qui s’efforcent d’aider la population dans des conditions extrêmement difficiles ne doivent pas être attaqués” », a déclaré dans un communiqué Mme Brown.
Une quarantaine d’incidents enregistrés depuis le début de l’année
La RCA est l’un des pays les plus difficiles au monde pour les travailleurs humanitaires. Entre le 1er janvier et le 15 avril 2022, 43 incidents affectant des organisations humanitaires ont été enregistrés au cours desquels 11 travailleurs humanitaires ont été blessés.
Selon l’ONU, au moins un incident par jour contre des travailleurs humanitaires avait été enregistré en 2021 dans ce pays, la moitié étant des vols, des braquages et des intrusions. Ces incidents sécuritaires entravent l’acheminement de l’aide humanitaire dont dépend pourtant plus de la moitié de la population centrafricaine.
Ces incidents sécuritaires interviennent alors que 3,1 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et de protection en République centrafricaine cette année, soit 63% de la population. 2,2 millions d’entre elles ayant des besoins sévères pourraient ne pas survivre sans l’assistance et la protection requises.
Malgré un environnement opérationnel difficile et dangereux, les acteurs humanitaires sont venus en aide en 2021 à 1,8 million de personnes en situation d’urgence.
« Les civils demeurent les premières victimes du conflit en Centrafrique et l’aide humanitaire est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes. Les humanitaires qui leur viennent en aide en toute neutralité et impartialité doivent bénéficier d’un libre accès en toute sécurité », a fait valoir la Coordonnatrice humanitaire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – Dans la matinée du mardi 19 avril 2022, s’est tenu dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance, la cérémonie d’Installation des nouveaux membres de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance. La cérémonie s’est déroulé en présence du Chef de l’État, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, du Premier ministre intérimaire madame Sylvie Baipo Temon et des membres, des certains personnalités de la République, des membres du gouvernement et des quelques diplomates accrédités auprès de la République Centrafricaine.
centrafrique.org/au-milieu-le-president-de-la-republique-chef-de-letat-le-professeur-faustin-archange-touadera-a-gauche-le-president-de-lassemblee-nationale-lhonorable/” data-wpel-link=”internal”>Au milieu le Président de la République, chef de l’État le Professeur Faustin Archange TOUADERA, à gauche le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable
Mentionner dans le Titre XIV (article 146 à 150) de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016, la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance est une institution indépendante de tout pouvoir politique, de toute association ou de tout groupe de pression. Cette institution veille à la représentation équitable de toutes les régions de la République Centrafricaine dans les Institution publiques et parapubliques. Veille à proscrire toute gestion familiale, clanique, patrimoniale et partisane de la chose publique et veille également à la protection des droits minorités, des peuples autochtones, des personnes handicapées ainsi que du principe de l’égalité entre homme et femme.
Dr Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance
Rappelant que s’était à la date du 16 février 2022 que les enseignants supérieurs de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bangui se sont réunis pour élire l’un d’entre eux. Le Dr Guy Eugène Demba, président sortant est réélu à sa propre succession à 100% sur le 23 votants.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – Décidément, le pays est loin de s’en sortir. Avec les mercenaires de Wagner, dit les Mercenaires russes, qui ne sont guidés par aucune morale, la République centrafricaine creuse de plus en plus le fond. Dans la nuit du samedi à dimanche, trois mercenaires de Wagner, en slip, pistolets à la hanche, ont quitté leur base derrière la gendarmerie pour entrer dans le camp Henri Izamo de la gendarmerie nationale. Dès leur arrivée, ils se sont dirigés vers la maternité où ils ont commis des actes d’attouchements sexuels et de viol sur des malades et le personnel soignant.
centrafrique.org/direction-generale-de-la-gendarmerie-a-bangui-centrafrique-le-6-aout-2019-par-cnc-micka/” data-wpel-link=”internal”>Direction générale de la gendarmerie à Bangui, en République centrafricaine. CopyrightCNC
Incursion des mercenaires russes à la gendarmerie
C’est une scène d’une gravité exceptionnelle qui s’est déroulée le dimanche 10 avril dans le camp Henri Izamo de la gendarmerie à Bangui. On a l’impression que même dans un camp militaire, les mercenaires russes ne semblent pas avoir aucunement des limites. Ces sanguinaires sans pitié cherchent des proies partout où ils se rendent. C’est ainsi qu’à la maternité de la gendarmerie, les femmes qui venaient d’accoucher ont eu le malheur de leur vie d’avoir croisé ces malades mentaux cette nuit. Pour elles, la double peine est réelle : ne pas avoir été défendues au moment de l’agression. C’est un traumatisme supplémentaire à gérer.
Guérite à l’entrée de l’infirmerie de la gendarmerie nationale au camp Henri Izamo à Bangui
Agression à la maternité
En effet, le dimanche 10 avril 2022, de 10 heures à 1 heure du matin , trois mercenaires de la société Wagner, en slip, pistolets à la hanche, alcool à la main, ont pénétré dans le camp Henri Izamo de la gendarmerie nationale. Dès leur arrivée, ils se sont dirigés vers la maternité où ils ont retrouvé deux accouchées, une infirmière et une aide accoucheuse. présentes dans leur bureau.
Les mercenaires russes, sans retenues, se sont mis à faire des attouchements et des signes sexuels sur ces deux femmes qui venaient pourtant d’accoucher. C’était pénible et humiliant, témoigne l’une des victimes à CNC sous couvert d’anonymat.
Pendant ce temps, l’infirmière présente avait constaté les faits et exige aux hommes de Wagner de les laisser tranquilles, car elles venaient d’accoucher. Elles ont encore du sang sur elles, disait-elle à ces mercenaires. Or, son intervention, plus que salutaire, va lui coûter cher. Les mercenaires russes, abandonnant les deux accouchées, retournent maintenant sur l’infirmière pour tenter de l’agresser. Mais celle-ci avait eu le courage d’aller se réfugier dans la salle d’accouchement et appelle au téléphone le chef du centre, qui est aussi l’un de ses collègues gendarmes .
Intervention du gendarme, départ de l’infirmière
Le chef du centre, appelé en urgence par l’infirmière, est arrivé immédiatement à la maternité et commence à persuader les mercenaires russes de quitter le lieu. Il ordonne aussi à l’infirmière de rentrer à la maison. Mais les hommes de Wagner, terriblement alcoolisés, faisaient semblant de quitter le lieu, mais ils sont revenus, derrière le bâtiment pour forcer la fenêtre de la salle d’accouchement et entrer par effraction.
Pendant ce temps, l’aide accoucheuse, une adjudant-chef, était encore dans la maternité. Les russes en ont profité pour l’agresser sexuellement tour à tour durant des heures dans la maternité et transformer la salle d’accouchement en une boîte boîte de nuit jusqu’à 1 heure du matin du lundi.
Selon notre investigation, ces mercenaires russes ne sont pas sur leur première agression sexuelle dans cette maternité. Comme si ils ont l’habitude d’agresser cette aide soignante plusieurs fois.
Mais la chose la plus étonnante, ces hommes de Wagner semblent avoir une liberté totale et illimitée dans le pays. Ils ont terrorisé presque tout le monde, personne ne peut oser critiquer ou dénoncer leurs agissements.
Depuis lors, ni le directeur générale de la gendarmerie, ni le gouvernement ne condamnent ces actes criminelles ou cherchent à trouver une solution.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 20 avril 2022
Bangui (CNC) – La ville minière de Ndachima, située dans la préfecture de la Ouaka, tourne depuis quelques semaines sans le maire de la ville. Ce dernier a malheureusement été exécuté par les mercenaires russes de la société Wagner qui l’ont accusé d’être de mèche avec les rebelles de l’UPC, ce que sa famille conteste catégoriquement.
Bambari-ali-darassa-invite-les-morts-a-sa-table/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-a-ndassima/” rel=”attachment wp-att-39177″ data-wpel-link=”internal”>un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
Selon des informations recueillies auprès de la famille endeuillée, monsieur Sanda, maire de Ndachima aurait été faussement accusé par les mercenaires russes d’être de connivence avec les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du chef rebelle Ali Darassa.
D’après les mêmes sources, c’est sur la base de cette fausse information qu’ils ont décidé de l’éliminer. Or, d’autres sources locales ont indiqué que la décision d’exécution du maire Sanda serait venue de la part du préfet de la Ouaka, monsieur Victor Bissekoin.
« La plupart des exécutions sommaires perpétrées par les mercenaires russes dans la Ouaka est l’œuvre du préfet Victor Bissekoin en personne. L’homme est très rancuneux et ne cesse pas de préméditer ces collaborateurs », lance un cadre de la mairie de Bambari.
Rappelons qu’en moins de trois mois, Monsieur Victor Bissekoin, préfet de la Ouaka est accusé de deux meurtres sordides dans la localité. L’un concerne l’exécution de l’ancien maire de Bambari Didier Wangué, , assassiné avec sa famille le 14 décembre 2021 par les miliciens Anti-Balaka en faction Touadera dans sa ferme du village Gallougou. Le deuxième concerne Monsieur Sanda, maire de Ndachima, assassiné par les mercenaires russes dans sa localité de Ndachima.
Rappelons que Monsieur Sanda est un originaire d’Ouadda, dans la Haute-Kotto. À cause d’un problème de jalousie qu’il avait eu avec le chef rebelle Zacharia Damane, il avait quitté sa ville de Ouadda il y a plus de 20 ans pour se réfugier à Ndachima, dans la Ouaka. Mais quelques années plus tard, il a été nommé maire de Ndachima, le poste auquel il a occupé jusqu’en 2022, date de son exécution par les mercenaires russes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – La localité d’Amadagaza, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mambéré-Kadéi, situé à 139 kilomètres au nord-ouest de Berberati, dans l’ouest de la République centrafricaine, est secouée depuis le week-end dernier par des affrontements entre des rebelles de 3R et les Mercenaires russes de la société Wagner, provoquant une intervention des deux hélicoptères de combat.
Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC
Samedi 16 avril 2022, vers 15 heures, les mercenaires russes, armés jusqu’aux dents, sur des motos, ont attaqué les positions des rebelles de 3R dans la localité d’Amadagaza, plus précisément à 25 kilomètres de la ville, proche de la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain à celui du Cameroun. Le combat a duré environ 2 heures et s’est terminé vers 17 heures. Aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais des sources militaires locales parlent d’un mort et d’un blessé du côté des rebelles. Or, du côté des mercenaires russes, aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais les mêmes sources parlent aussi d’un blessé. D’après elles, deux hélicoptères des mercenaires russes, positionnés dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, sont appelés au renfort. Ce qui a permis aux rebelles de se retirer et cesser le combat vers 17 heures.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – C’est un ex-commandant de zone de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-Est de la rca. Mais après le retrait de ce mouvement de l’accord politique pour la paix en République centrafricaine (APPR-RCA), l’homme conteste la décision de son chef hiérarchique Ali Darassa et se sépare de l’UPC. Mais douze mois plus tard, il envisage de prendre une autre décision radicale : quitter l’APPR-RCA, si possible de regagner l’UPC.
De gauche à droite, le colonel Adamou Sengue sengue et le général Hassan Guéndérou
Après près de deux ans de sa signature, six groupes armés parmi les 14 signataires de cet accord de paix de Khartoum, dont l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avaient décidé de suspendre leur participation dans les différents organes de la mise en œuvre de cet accord de paix et quittent le gouvernement. Ils dénoncent l’attitude du chef de l’État. D’après eux, ce dernier n’a pas honoré ses engagements dans le cadre de cet arrangement politique. Or, l’un des trois représentants de l’UPC dans le gouvernement NGRÉBADA, quant à lui, refuse de quitter le gouvernement. Il s’agit de monsieur Hassan Bouba. Celui-ci mène une démarche parallèle en vue de diviser ce groupe armé, et ramener les combattants dans l’APPR-RCA. C’est en ce moment que l’autoproclamé général Hassan Guéndérou, commandant de zone de l’UPC dans le Haut-Mbomou, convaincu par les arguments avancés par monsieur Hassan Bouba, avait décidé, avec tous ses éléments, de quitter le groupe UPC pour réintégrer l’APPR-RCA. Mais plus de douze mois après, toutes les promesses faites par le ministre Hassan Bouba au Général Hassan Guéndérou ne semblent qu’être une utopie.
C’est dans cet ordre d’idée que le général Hassan Guéndérou, avec ses officiers, a organisé une réunion la semaine dernière à Obo. L’objectif, quitter l’APPR-RCA.
Pour de nombreux observateurs, leur départ de l’APPR-RCA signifie le retour aux affrontements avec les forces de l’ordre.
Mais retourneront – t-il au sein de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa ?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – En grève depuis plus de deux semaines pour dénoncer les tracasseries routières sur le corridor Douala-Garoua Boulaï, les transporteurs routiers menacent d’observer prochainement un mouvement de grève sur le corridor Béloko- Bangui pour exiger du gouvernement centrafricain l’allègement significatif du nombre de postes de contrôle intermédiaires qui sont à l’origine des nombreuses tracasseries sur le corridor.
La traversée du corridor Douala-Bangui, long de 1416 km, est un véritable parcours du combattant. Les transporteurs routiers qui assurent le fret terrestre entre la capitale économique du Cameroun et celle de la République centrafricaine Bangui sont régulièrement confrontés à de nombreuses difficultés. Notamment des tracasseries policières causées par une multitude de postes de contrôle où ils doivent souvent payer des pots-de-vin pour qu’on les laisse avancer.
D’après le journal camerounais éco Matin qui a rapporté les propos de monsieur Moise Vokeng, président du réseau des professionnels des transports routiers du Cameroun, les pertes journalières pour les transporteurs sur cet axe routier, rien que sur le territoire camerounais, sont estimées à des milliards de francs CFA. D’après lui, en moyenne, 35 000 camions de marchandises qui transitent entre le Cameroun, la République centrafricaine et
le Tchad.
Contactés par CNC, certains transporteurs estiment que sur l’axe Béloko – Bangui, la multiplicité des contrôles routiers est énorme. Selon eux, rien qu’à la barrière de Béloko, il y’a un poste des soldats FACA juste après celle de la douane. Donc après des formalités douanières, il faut ensuite verser un pot de vin à la barrière des soldats, alors que leur présence sur le lieu est d’assurer la sécurité de la douane. Mais en plus de fonds versés par la douane, ils préfèrent en plus racketter les transporteurs routiers. À Baboua et à l’entrée de la ville de Bouar, c’est aussi les mêmes pratiques, et ce, à seulement 150 kilomètres de distance.
Par ailleurs, ces mêmes transporteurs routiers entendent dénoncer les violences qu’ils font l’objet régulièrement sur la route. D’après eux, pour un rien, ces hommes de Wagner portent des mains sur eux.
Les forces camerounaises se sont déployées à la frontière du pays avec la République centrafricaine après des informations d’enlèvements répétées par les rebelles centrafricains ce mois-ci, rapporte VOA.
Selon les informations, les forces armées du Cameroun ont décidé de prendre des mesures pour protéger les populations à la frontière avec la Centrafrique. L’armée a mené des opérations dans certains villages à sa frontière orientale avec la rca lundi pour libérer, selon VOA, des civils retenus captifs par des rebelles centrafricains.
« Quand nous sommes arrivés, malheureusement ils [les rebelles présumés] nous ont vus. Alors, ils ont ouvert le feu, mais nous avons réagi immédiatement, et, dans l’affrontement, ils se sont enfuis. Avant de s’enfuir, ils ont tué un otage et un a été grièvement blessé, alors il est mort. Cependant, sur les sept que nous avons libérés, cinq sont arrivés {chez nous} sains et saufs. Nous continuons à demander à la population de coopérer, de nous donner des informations au moment opportun afin que nous puissions réagir », a le colonel Dominique Njoka cité par VOA.
Selon lui, certains des rebelles se sont échappés à travers la frontière poreuse tandis que d’autres se cachent toujours dans les forêts du Cameroun. Des centaines de soldats ont ensuite été déployés par l’armée camerounaise dans la région pour débusquer les rebelles, qui ont enlevé au moins 35 civils au Cameroun au cours des trois dernières semaines.
Alain rassemble les quelques pièces accumulées après une journée de travail sous le cagnard: à peine 2.000 francs CFA, environ 3 euros. L’ homme de 18 ans, qui vend de l’eau à N’Djamena, a vu son quotidien se détériorer depuis l’arrivée au pouvoir il y a un an de Mahamat Idriss Déby Itno.
“Cette année est particulièrement difficile parce que je n’arrive pas à écouler ma marchandise”, raconte à l’AFP Alain, qui ne souhaite pas donner son nom, le t-shirt noir couvert de poussière.
Il attend passivement sur une petite chaise en bois, le regard dans le vide, près d’un petit marché du quartier Ardebdjoumal, dans le 3e arrondissement de la capitale. La clientèle ne se bouscule pas pour acheter des petits sachets d’eau, qu’il vend 50 francs l’unité, soit 7 centimes d’euro.
“La gestion de Déby père était meilleure que celle de son fils”, poursuit-il, en baissant la voix.
Le Tchad est, selon l’ONU, le troisième pays le moins développé de la planète. La Banque mondiale estime que 42% d’une population d’environ 16 millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté. Quelque 5,5 millions de personnes – un tiers de la population – ont besoin d’une “aide humanitaire d’urgence”, selon les Nations Unies.
Augmentation des prix de l’huile et du pain, exacerbée par le conflit en Ukraine, coupures récurrentes d’électricité, vétusté des routes, baisse de la production pétrolière: le quotidien des Tchadiens ne s’est pas amélioré depuis un an et l’arrivée au pouvoir de Mahamat Idriss Déby, qui a succédé à son père, Idriss Déby, qui avait dirigé d’une main de fer pendant 30 ans ce pays enclavé d’Afrique centrale.
Le jour de l’annonce par l’armée de la mort d’Idriss Déby, le 20 avril 2021, son fils Mahamat Idriss Déby, jeune général de 37 ans, s’est vu proclamé chef d’une junte de 15 généraux et Président de la République de transition.
Selon un rapport de l’International Crisis Group publié en janvier 2021, contesté par les autorités, le Tchad consacre “30 à 40%” de son budget national à la défense. D’après l’Unesco, le budget de l’éducation ne représentait en 2019 que 2,37% du PIB.
“Les prix ont flambé”
Moussa Nouerma sillonne les allées du marché de Ardebdjoumal, de grosses gouttes de sueur tombant sur son visage. Moussa, marchand ambulant originaire du sud du pays et âgé de 29 ans, tente d’écouler des cigarettes. Non sans mal. “Cette activité n’est pas rentable mais je suis obligé de le faire pour ma propre survie”, raconte-t-il, sa marchandise posée en équilibre sur sa tête.
“La cherté de vie, nous la ressentons plus sous le règne de Déby fils” se plaint-il, déplorant notamment les “nombreuses coupures d’électricité”, mais prenant aussi pour exemple le prix d’un simple plat de riz: “Il y a un an, il était à 250 francs (environ 37 centimes d’euro), contre 300 francs aujourd’hui (45 centimes)”.
Dans les rues de N’Djamena, rien ne semble avoir changé depuis un an. Les affiches de campagne de l’ancien président Idriss Déby, qui briguait un sixième mandat en avril 2021, sont toujours placardées sur de nombreux murs. Le long des artères poussiéreuses battues par le souffle de l’harmattan, le vent sec venu du désert, des enfants font la manche près des feux de circulation.
Dans les allées du grand marché central de la ville, dans le quartier d’Ambassatna, de nombreux mendiants tendent la sébile. Léa, âgée de 30 ans, s’arrête devant un étal pour acheter des légumes. Et reste interloquée devant les prix. “Nous n’arrivons même pas à remplir les paniers cette année; les prix ont triplé sur les marchés”, s’indigne-t-elle. “Il faut que l’État intervienne pour réguler”.
“Pendant le mois de ramadan, les prix ont flambé, tout est cher”, abonde Patrick, qui sillonne le marché sur une mobylette.
Depuis plusieurs mois, des manifestations contre la vie chère sont organisées à N’Djamena. “La question sociale est un problème pour les autorités”, redoute auprès de l’AFP Kelma Manatouma, chercheur tchadien en sciences politiques. “Cela peut créer des troubles”.
Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
Sept ans après la création de ce tribunal, trois chefs de guerre sont poursuivis pour crimes de guerre devant des magistrats nationaux et internationaux.
Dans le box des accusés, trois suspects sont attendus : Issa Sallet Adoum alias Bozizé, Yaouba Ousman et Mahamat Tahir. Tous des anciens membres du groupe rebelle “3R” (Retour, Réclamation et Réhabilitation). Ils sont poursuivis pour des crimes qui auraient été commis en 2019, à Lemouna et Koundjili dans la province de Paoua dans le nord-ouest du pays.
Dans la province de Paoua, les victimes et les organisations de défense des droits de l’Homme espèrent beaucoup de ce premier procès
Pour les avocats des victimes, le début de ce procès devant la Cour Pénale Spéciale est une bonne nouvelle. “Cette audience est capitale parce que beaucoup de victimes, des orphelins des actes qui ont été commis par les hommes des 3R à Lemouna et Koundjili, c’est le moment où jamais” explique Me André Olivier Manguereka. “Les victimes vont exprimer leur préoccupation devant la Cour Pénale Spéciale. J’ai déposé une plainte le 11 mars 2020, au nom de ces victimes et nous avons recueilli assez d’éléments pour étayer nos arguments pour défendre les victimes”.
Signal fort
Le procès s’ouvre au moment où plusieurs civils sont tués et des maisons incendiées à Aïngbando, dans le nord du pays. Des actes attribués aux forces centrafricaines et leurs alliés russes. Pour la Cour pénale spéciale, ce procès est un signal fort pour ceux qui se croient intouchables.
“Ce procès constitue une mise en garde pour tous ceux qui pensent qu’ils pourront violer sans gêne les droits humains et circuler librement sur le territoire national. La justice quelle que soit sa forme ou sa lenteur, atteindra toujours ses objectifs à savoir, garantir les droits constitutionnellement établis de tout centrafricain et étranger vivant sur le territoire national. C’est ce rôle qui relève de la justice en tant que piédestal de l’Etat de droit dans tout Etat”, estime Jean-Bruno Malaka, le porte-parole de la Cour pénale spéciale.
Petite sœur de la CPI
La Cour pénale internationale, la juridiction sœur de la Cour pénale spéciale, se réjouit de l’ouverture de ce procès. Esti Tambay, conseillère juridique à la CPI affirme que “les accusés auront droit à la pleine protection de leurs droits y compris la présomption d’innocence. Le premier procès sera un test crucial du système de la Cour Pénale Spéciale. Il sera important pour le tribunal d’évaluer le déroulement de ce premier procès afin d’en tirer des leçons qui pourront être utilisées pour améliorer ses pratiques pour les procès futurs. Finalement il est important de savoir que la CPS mène des enquêtes en tandem avec la Cour Pénale Internationale. La CPI est une cour permanente de dernier recours”.
L’audience qui s’ouvre ce mardi comporte aussi des risques à cause des remous au sein des avocats, constitués et commis d’office. Certains boudent en effet l’offre de la CPS qui serait au deçà de leurs attentes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 19 avril 2022
Bangui (CNC) – Dans le monde, c’est le Salvador qui est le seul pays pour l’heure à avoir fait du Bitcoin une monnaie légale. Mais la République centrafricaine, qui envisage de faire le même pari, pourrait devenir le premier pays africain à faire de la cryptomonnaie une monnaie légale. Or, cette monnaie électronique est totalement risquée : complexité, forte, volatilité, approche frauduleuse. C’est une monnaie d’une économie criminelle qui échappe à tout contrôle.
Reunion de sensibilisation présidée par le 1er VPAN Evariste NGAMANA à l’hôtel Azimuts sur le projets de Loi sur la cryptomonaie en RCA
Panique au sommet de l’État
Décidément, avec la perspective d’une crise financière au trésor public, Touadera est résolument plongé dans une panique générale. Même avec le Bitcoin, une monnaie électronique qui échappe à tout contrôle, il est prêt à faire le saut pour satisfaire le besoin de ses amis criminels et mafieux.
Mais c’est quoi le Bitcoin?
Selon le dictionnaire Wikipédia, « une cryptomonnaie, dit aussi cryptoactif, est une monnaie numérique émise de paire à paire sans nécessité d’une banque centrale, et utilisable au moyen d’un réseau informatique ».
Vous l’avez compris, le Bitcoin est une monnaie virtuelle qui échappe à tout contrôle des autorités financières régionales et internationales, qui n’a pas de dépositaires, qui n’a pas de support et qui favorise le blanchiment. Mais comment la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui a le monopole d’émission de monnaie en Afrique centrale, va-t-elle réagir? Comment le FMI et la banque mondiale qui sont en négociation en ce moment avec le gouvernement vont-ils réagir ?
Les députés assis à latérale gauche lors de la reunion d’appel à voter le projet de Loi sur la cryptomonaie à l’hôtel Azimuts à Bangui
Comment le Bitcoin est arrivé en RCA?
Souvenez-vous, au mois de novembre 2021, le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avait gracieusement offert la salle du parlement centrafricain à l’artiste congolais Koffi Olomidé pour un concert semi-public. Or, en réalité, l’artiste congolais avait été invité par l’homme d’affaires camerounais Émile Parfait Simb, soi-disant spécialiste de cryptomonnaie.
Cette soirée musicale était consacrée, selon ses auteurs, à une levée de fonds pour l’Assemblée nationale. D’ailleurs, le lendemain, Sarandji avait même déclaré qu’une somme importante avait été levée ce jour en faveur de l’Assemblée nationale. C’est ce même Émile Parfait Simb qui est à l’origine de la construction actuelle d’un bâtiment annexe de l’Assemblée nationale. Donc leur but principal c’est de légalisze le Bitcoin comme une monnaie légale en République centrafricaine afin de leur permettre d’avoir un lieu de recyclage de l’argent sale.
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Mais comment veulent-ils procéder?
Le chef de l’État, son Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale veulent passer par le vote d’une loi au parlement. C’est ainsi que le mercredi 13 avril 2022, une session avait été convoquée à la commission des finances en présence du Premier ministre Félix Moloua, mais pas celui des finances.
Bizarre! Le débat a été houleux, mais plusieurs zones d’ombre avaient été relevées dans le projet. Le Premier ministre avait décidé qu’il reviendrait avec le projet devant la commission une fois de retour des États-Unis.
Mais contre toute attente, deux jours plus tard, le vendredi dernier, à l’hôtel Azimut à Bangui, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Monsieur Évariste Ngamana a organisé une réunion d’appel à voter de la loi instaurant la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine. Le vote est prévu pour ce jeudi.
Mais que dit dans ce projet de cryptomonnaie ?
Ce projet de loi, s’il sera voté par le parlement, aura pour objet de régir toutes les transactions liées aux cryptomonnaies en République centrafricaine, sans restriction, avec un pouvoir d’émission illimité dans toute sa transaction et à tout titre effectué par les personnes physiques ou morales, publiques ou privées.
En plus, le taux de change entre les cryptomonnaies et la monnaie utilisée en République centrafricaine est librement déterminé par le marché.
Les contributions fiscales peuvent être payées en cryptomonnaies à travers les plates-formes reconnues et autorisées par le Gouvernement Centrafricaine.
Plus étonnant dans ce projet de loi, tout agent économique est tenu d‘accepter les cryptomonnaies comme forme de paiement lorsqu‘elles sont proposées pour l’achat ou la vente d’un bien ou d‘un service.
Et après l’adoption de la loi ?
D’après les termes de ce projet de loi, l”État doit garantir à travers la Banque centrale par la création d’un Trust, la convertibilité automatique et instantanée des cryptomonaies. Ce que doute fortement la faisabilité du moment où la Banque centrale n’a pas été consultée.
Et tous les contrevenants aux dispositions de cette loi seront possibles d’une peine de prison ferme de 20 ans, assortie d’une amande comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 avril 2022
Bangui (CNC) – De nombreuses enquêtes de journalistes d’investigation ont révélé les campagnes de désinformation que la Russie mène en Afrique sur les réseaux sociaux et les médias en ligne. Il n’est de secret pour personne, la Russie met les moyens pour tenter de parvenir à ses fins. Payer des journalistes peu scrupuleux pour publier des piges et conter ses bienfaits, ou raconter des mensonges pour se faire plaindre en passant pour les victimes de complots, voilà comment la Russie joue le jeu pour s’étendre en Afrique.
Le Russe Alexandre Ivanov, chef de la COSI
Des médias propagandistes
Ainsi en Centrafrique, voici la dernière fausse information relayée par « le Potentiel centrafricain », ce blog privé que tout un chacun sait être financé par la Russie : « Le Conseiller russe à la Présidence, Vitali Perfilev, serait empoisonné par l’occident… ».
Les « sources dignes de foi » qui ont enquêté assurent que ce sont les services de renseignement occidentaux qui l’ont empoisonné… Un article qui sonne creux, aussi bien sur le fond que sur la forme. Ce qui laisse clairement des doutes sur le professionnalisme de l’auteur. Une fois de plus, ils sont incapables de prouver la moindre de leurs allégations. Une fois de plus, il faudrait croire aveuglement sur parole ces russes qui envoient leurs mercenaires pour « rétablir la paix et la sécurité » ?
Les libérateurs massacreurs
Doit-on encore rappeler qui ils sont vraiment ? Des soi-disant libérateurs qui massacrent le peuple centrafricain pour remplir leurs poches d’or ou de diamants, comme ils l’ont récemment fait à proximité des sites d’exploitation à Gordil et à Markounda au nord de la RCA mi-mars. Des « garants » de la sécurité qui écrasent les bébés dans Bangui avec leurs 4×4, et tuent sans distinction femmes, enfants et vieillards sans raisons aucunes comme ils l’ont fait à Aigbando, Mouka , Yangoudroudja etc….
Des bandits, qui sous prétexte de pacifier la Centrafrique, se servent sans payer dans les magasins des villes, ou pompent les réserves de carburant dans tout le pays, accentuant la crise en faisant augmenter les prix de toutes les matières de premières, comme le litre d’essence qui augmente de 30 % ou une course en moto taxi de 50%. Des bandits, qui maintenant que leur mère patrie ne parvient pas à annexer rapidement l’Ukraine, sont toujours plus nombreux à rentrer au pays, laissant la Centrafrique dans le désarroi et l’instabilité la plus totale.
Le mensonge et la propagande
Le mensonge et la propagande sont depuis des décennies inscrits dans les us et coutumes de la Russie, qu’elle exporte aujourd’hui sur son nouveau terrain de jeu qu’est l’Afrique. Mais les Centrafricains ne sont pas dupes, ils voient bien clair dans le jeu des russes.
Quant à monsieur Perfilev, s’il a réellement été empoisonné, c’est bien par l’atmosphère qui règne aujourd’hui à cause des mercenaires de Wagner. Des bandits envoyés en Centrafrique par des oligarques russes, qui, sous prétexte d’aider le pouvoir en place, pillent les ressources du pays, ses habitants et multiplient les exactions sur les populations.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 19 avril 2022
Bangui (CNC) – Ni le parquet général, ni la cour pénale spéciale (CPS), censé être indépendante et impartiale, ni les organisations de droit de l’homme, encore moins la société civile n’osent condamner le crime abject et islamophobe du capitaine SYLVANUS LÉNGBÉ et de ses éléments sur un jeune Mbororo dont les mains sont attachées dans le dos et la gorge tranchée. Mais après la condamnation faite par le député Martin Ziguélé, Président du parti MLPC et l’ancien ministre Jean-Serge BOKASSA, c’est le tour de l’ancien ministre d’État Mohamed Moussa Dhaffane d’appeler le chef de l’État et ses collaborateurs au respect des droits humains.
Mohamed Moussa Dhaffane s’adresse au Président de la République
« Mon message s’adresse au chef de l’État Faustin Archange Touadera. La vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle on voit des FACA tranchés la gorge d’un jeune Mbororo dont les mains sont attachées dans le dos nous choque énormément. Je viens ici pour vous dire avec tout le respect dû à votre rang qu’il faut changer radicalement des pratiques. La direction à laquelle vous êtes en train de vous engager n’est pas la bonne pour le bien de notre pays. Je vous demande sincèrement de la changer radicalement. Vous dites également à vos collaborateurs de changer également leur comportement, leur attitude avant que les choses ne deviennent trop tard », déclare l’ancien ministre d’État Mohamed Moussa Dhaffane sur son compte Facebook.
Diversion du pouvoir
Mais du côté du pouvoir, c’est tout autre chose. On préfère s’engager dans une nouvelle STRATÉGIE DE diversion pour légitimer le crime islamophobe du capitaine SYLVANUS LÉNGBÉ et de ses éléments.
Le pouvoir de Bangui, par la voix du ministre conseiller spécial Fidèle Gouandjika, omniprésent sur les réseaux sociaux, n’attaque plus la CPC ou la Minusca qu’il considérait comme les auteurs de la vidéo prétendument trafiquée où l’on voit des FACA tranché la gorge d’un jeune Mbororo dont les mains sont attachées dans le dos.
Martin Ziguelé dans le viseur
Désormais c’est l’Honorable Martin Ziguélé qui est dans leur viseur, accusé selon eux de salir l’image des FACA en exigeant une enquête sur le crime abject perpétré contre ces petits Mbororo par le capitaine islamophobe Sylvanus Léngbé et ses éléments.
Il est question, d’après les propos du même ministre conseillé spécial Fidèle Gouandjika, de lever l’immunité parlementaire du député Martin Ziguélé. Intimidation politico-judiciaire dirigée également envers tout député qui oserait battre en brèche les élucubrations du pouvoir de Bangui sur cette affaire. Incroyable.
D’après notre enquête sur cette affaire, l’acte criminel grave posé dans cette vidéo serait perpétré dans la Nana-Mambéré. Ça pourrait être dans la localité d’Ydéré. Aussi, dans la vidéo, parmi les soldats FACA qui ont participé à la commission du crime, il y’a aussi un élément de la police nationale. Celui-ci faisait partie des éléments du commissariat de Bouar. Or, l’état-major des FACA, de son côté, parle d’une vidéo trafiquée, dont le but principal serait de salir l’image de l’armée nationale. Une réaction honteuse et criminelle.
Bangui (CNC) – M. Alexander Bikantov, nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie en République centrafricaine, est enfin arrivé à Bangui, le 25 mars dernier. Il était temps. Nommé par le président Poutine le 10 janvier, il succède à M. Titorenko, rappelé dans son pays pendant l’été 2021, après huit mois de vacance du poste.
centrafrique.org/m-alexander-bikantov-le-nouvel-ambassadeur-russe-devant-le-monument-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Alexander Bikantov, nouvel Ambassadeur de la Fédération de Russie devant le monument de la statue à la mémoire des Mercenaires russes de la société Wagner à Bangui
En vérité, le Kremlin ne semblait pas pressé d’envoyer un représentant en Centrafrique, et les dignitaires du ministère des affaires étrangères russe ne se sont pas non plus précipités pour en dépêcher un… D’ailleurs, à quoi sert vraiment cet ambassadeur ? Est-il le véritable représentant de son pays ? Dans le fond, l’action de la Fédération de Russie en Centrafrique est très faible : pas d’entreprises, pas d’investisseurs, pas de médecins, pas d’ONG.
Quelle aide peut nous apporter l’ambassade russe dans la voie de l’émergence et du développement?
Le Kremlin n’est représenté dans le pays que par les troupes de Wagner ! En fait de diplomates, des mercenaires. En fait de développement, le pillage et la guerre !
M. Bikantov ne s’y est pas trompé. Son premier acte symbolique, le 31 mars dernier, fut d’aller se recueillir devant le monument aux morts des mercenaires de Wagner, boulevard des martyrs. Il aurait très bien pu aller se présenter à M. Vitali Perfilev, celui-là même qui se comporte comme le véritable représentant de la Russie et se conduit en despote, lui ce conseiller russe à la sécurité de la présidence, lui le chef de Wagner dans le pays. S’il fallait encore rappeler que ce monument, « en hommage aux forces armées et aux combattants russes »,n’est finalement pas ce qu’il devrait représenter puisque le Président russe, Vladimir Poutine, ne reconnait n’avoir envoyé que des « instructeurs non armés » pour former les FACA. Et s’ils ne combattent pas, comment peuvent-ils mourir une arme à la main, pour qu’un monument à leur gloire leur soit érigé ?
La Russie, empêtrée dans sa guerre cruelle en Ukraine, se désintéresse de la Centrafrique, mais elle a semé le chaos en lâchant ses hordes de mercenaires sur le pays et elle est aujourd’hui incapable de réparer le mal qu’elle a cherché à répandre.
En Russie, certains députés minoritaires ont bien essayé, en vain, de faire passer une loi pour réglementer les activités des sociétés militaires privées (SMP) comme Wagner mais, sans surprise, M. Alexander Ivanov, le chef de la Communauté des Officiers pour la Sécurité internationale (COSI), le porte-parole officieux des mercenaires russes, s’est empressé de communiquer que cette loi de bon sens n’était pas nécessaire ! Il promet enfin que les mercenaires ne quitteront pas la Centrafrique… Pourtant personne ne les retient, les fils et filles de Boganda n’ont pas besoin d’eux !
Dans ces conditions, on comprend que M. Bikantov ne se soit pas pressé pour rejoindre son nouveau poste. Il a enfin présenté ses lettres de créances, ce vendredi 8 avril, au président Touadéra. Il peut désormais assister aux réunions du cercle restreint du président FAT le dimanche matin, ou encore à celles de l’Assemblée Nationale pourtant réservées aux centrafricains. On peut maintenant se demander qui porte la voix officielle de la Russie à Bangui ? M. Bikantov ? M. Perfilev ? M. Ivanov ? Le message de la Russie est, plus que jamais, environné de ténèbres.
Bangui (CNC) – Depuis deux jours, le prétendu Président du Front Républicain pour la Modification de la Constitution, ci-devant Héritier Doneng, se félicite d’avoir mobilisé 150.000 signatures en vue d’aller à la modification de notre loi-mère. A l’entendre s’époumoner, 150.000 signatures, est un succès-record. Si cet ogre du pouvoir ne maitrise ni les Statistiques encore mieux le Droit qu’il prétend défendre, allez-lui dire que 15.000 signatures ne représente que 0.05% de l’effectif de la population centrafricaine estimée à 5 millions d’habitants. En revanche, ni son activisme politique éhonté, ni les dispositions légales ne lui confèrent le droit de pousser son champion à niquer une fois de trop la Constitution.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
Mais seulement qu’avec ces gens, rien ne me surprend. Si FAT avait été “réélu” avec seulement moins de 20% du corps électoral, qu’est-ce qui lui sera difficile de faire un passage en force avec 0.05% de la statistique globale de la population ?
Les mathématiques ne sont pas l’apanage de ceux qui nous gouvernent depuis 2016.
capture d’écran de la publication du prétendu Président du Front Républicain pour la Modification de la Constitution
Des chiffres imaginaires
Alors que je dénonçais les statistiques éhontées du prétendu Président du Front Républicain pour la modification de la Constitution, lequel s’époumone qu’avec 150. 000 signatures, il dispose de toute la légalité constitutionnelle pour pousser son champion à convoquer un référendum, je me suis retrouvé ce soir, bien entendu à mon grand désarroi, avec une hausse vertigineuse des chiffres. Selon les images en annexe, on est passé en quelques heures de 150.000 à plus de 250.000 signatures. Il y a vraiment de quoi à rire et à pleurer.
Pas de crédit pour les chiffres
Ne venez pas dire que je fais de fixation sur les chiffres ou encore j’accorde beaucoup de crédit à ces ogres du pouvoir dont la voix ne dépasse pas les collines de l’Oubangui, tant il est vrai que les cafards qu’ils traînent dans leur tiroir avec la création de la milice requin rythmée par des exécutions extrajudiciaires leur ôte toute crédibilité. Bref, il s’agit uniquement de montrer en quoi le système qui nous gouverne est vicieux. En 2020, un leader de l’opposition leur disait que même pour tricher, il faut de l’élégance et de la manière. Sauf que l’élégance n’est pas le propre de ces gens – là. Pour couper court, il est plus qu’urgent qu’on leur dise “STOP, ça suffit, la République centrafricaine n’est pas votre patrimoine”.Ainsi, dans les jours à venir, je lancerais le slogan “s’unir pour agir, c’est gagner ensemble” ; une sorte de leitmotiv pour tous les compatriotes épris de paix afin de faire barrage à tout projet inique de modification de la Constitution.Tenez vous bien, la Patrie ou la mort, nous vaincrons 🙏🙏🙏
Édito rédigé par Ben Wilson NGASSAN, Observateur de la vie publique.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Le 30 Mars 2021, il y a de cela un an et dix-huit jours, le Président de la République prêtait serment pour un second mandat acquis au forceps, car n’ayant été “réélu” dès le premier tour qu’avec moins de 25% du corps électoral. Du haut de la chaire, l’homme du 30 Mars déclara, et j’étais un témoin oculaire : “Pour ce second mandat, l’impunité pour tous les crimes commis en Centrafrique est la ligne rouge à ne pas franchir”. Rappelons-le, c’était sous les ovations de ses fanatiques que ce discours avait été tenu. Certains observateurs commençaient même à accorder du crédit de confiance au discours de l’homme, espérant que pour cette fois la dame justice allait sévir depuis le palais de Mandjo contre tous les criminels politiques et économiques. En tout cas, en ce temps, l’espoir ne pouvait qu’être permis, car figurez-vous, c’est l’espoir qui fait vivre.
rca-prestation-de-serment-du-president-faustin-archange-touadera-a-lassemblee-nationale-a-bangui/prestation-de-serment-de-touadera-le-30-mars-2021/” rel=”attachment wp-att-45595″ data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
Un an après ce gros scoop médiatique, il faut faire le bilan à mi-parcours. Faisant la revue des réseaux sociaux ce matin, je vois les partisans du régime se féliciter de l’arrestation du général Narkoyo. Un de ces commentateurs les plus loufoques est allé loin pour déclarer : “Après le Win na Win, place à Ngbanga na Ngbanga”. J’en ai ri au sein de ma mini bibliothèque.
La pensée qui m’a traversée et qui me hante en écrivant ces quelques lignes est la suivante :
-Hassan Bouba est-il déjà démis de ses fonctions et remis à la justice ?
-Abdoulaye Hissene jugé par contumace a-t-il déjà fini de purger de sa peine ; les rumeurs de sa très prochaine nomination au gouvernement sont-elles fausses ou bien on en sera encore servi, sous peu, nous les victimes ?
-La Mairie de Bangui, le ministère des finances, le Parlement, le Ministère de la Défense où pèsent des grands rapports de la Cour des Comptes ou encore de l’inspection Générale de l’État ont-ils déjà rendus à la justice leurs criminels économiques ?
Hier Bozoumgate, Beckergate, Renaissance Gate. Qu’avons-nous fait de tous ces crimes économiques odieux ? Ou cette justice pour tous ne doit sévir que pour les autres ?
En pervertissant la morale politique et en baillônnant la justice, la vraie, nous sommes entrain d’empêcher ce pays d’aller vers la vraie réconciliation et le renouveau.
En Centrafrique, les dernières années ont vidé les discours politiques de toute crédibilité. De moins en moins, le Peuple croit à ses dirigeants. Entre les discours et la réalité, il y a encore un grand gap à combler.
Dans un pays à l’État de droit quasi-failli, ensanglanté par des décennies de guerres civiles, dont la dernière, entamée il y a 9 ans, perdure aujourd’hui, et avec un territoire aux deux tiers aux mains de milices armées il y a un an, la CPS a dû franchir un éprouvant parcours d’obstacles pour en arriver là.
Et rien n’est joué encore pour cette juridiction qui peine à affirmer son autorité quand le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra, accusé par l’ONU, l’Union européenne et la France d’avoir jeté son pays sous la coupe de Moscou et de la société russe de sécurité privée Wagner, qui exploite ses rares richesses – l’or et le diamant – en échange de sa protection contre les rebelles.
Si la CPS est louée par certains comme un modèle de justice à exporter dans d’autres pays en guerre civile ou qui s’en relèvent, d’autres doutent de son efficacité tant elle a tardé à ouvrir son premier procès, pour trois criminels de guerre présumés sans envergure.
Créée en 2015 par le gouvernement avec le parrainage de l’ONU, mais dont les travaux ont été lancés seulement en octobre 2018 avec les premières enquêtes, la CPS – composée de juges et procureurs nationaux et internationaux originaires notamment de France, du Togo et de RDC – audiencera mardi son premier procès pour juger pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité, commis en mai 2019, Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Tahir Mahamat.
Membres d’un des plus puissants groupes armés qui terrorisent les populations depuis des années, les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), ils sont accusés du massacre de 46 civils dans des villages du nord-ouest du pays.
– Obstacles –
L’ouverture de ce procès – qui ne fait l’objet d’aucune publicité par le gouvernement alors que des ONG internationales et des juristes étrangers le qualifient d’”historique” – survient exactement cinq mois après l’arrestation par des policiers de la CPS du ministre de l’Elevage et ex-chef rebelle Hassan Bouba dans son ministère à Bangui.
Si la CPS n’avait pas précisé les raisons de son inculpation, l’ONG américaine The Sentry, spécialisée dans la traque de l’argent sale qui finance les guerres, affirmait qu’il était directement responsables de l’attaque d’un camp de déplacés en novembre 2018 qui s’était soldée par la mort d’au moins 112 villageois dont 19 enfants.
Quelques jours après, il était exfiltré de prison par des gendarmes avant de regagner son ministère, à quelques centaines de mètres de la CPS, et d’être décoré par le chef de l’Etat de l’Ordre national du Mérite.
“La CPS se heurte à des obstacles dressés par le pouvoir, parfaitement illustrés par l’affaire Hassan Bouba”, déplore Nicolas Tiangaye, avocat et porte-parole de la Coalition de l’opposition-2020 (COD-2020), qui regroupe la quasi-totalité des partis de l’opposition non armée.
Selon ses détracteurs, la CPS ne peut même pas compter sur le soutien des 14.000 Casques bleus de la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca), alors que les Nations unies en sont le parrain et le principal bailleur de fonds. La CPS dispose d’un budget annuel de 12 millions d’euros, principalement fourni par l’ONU, l’UE et les Etats-Unis.
– “Gros poissons” –
“Les décisions des juges doivent être appliquées par d’autres entités, il y a au moins 25 mandats d’arrêts mais ni la Minusca, ni les autorités centrafricaines ne les exécutent alors que cela fait partie de leur mandat”, dénonce Alice Banens, conseillère juridique pour Amnesty International.
“La véritable question maintenant est de savoir si nos mandats, y compris ceux destinés aux gros poissons, seront exécutés”, admet pour l’AFP le président centrafricain de la Cour, Michel Landry Louanga.
La CPS est aussi affligée par une logistique défaillante qui n’a pas aidé à sa mise en place extrêmement longue – les deux derniers juges étrangers ont pris leurs fonctions en février et “des postes clés de la CPS restent vacants et difficiles à pourvoir”, déplore l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un récent rapport.
“La situation de la CPS est particulière, c’est une juridiction qui fonctionne alors qu’il y a encore des affrontements et nos détracteurs l’oublient”, plaide le président Louanga. “Malgré tout, nous réussissons à monter des procédures pour crimes de guerre et ça n’arrive nulle part ailleurs, il n’y a pas de comparaisons dans le monde”.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – La victime s’appelle Igor. C’est un élément de forces armées centrafricaines (FACA). Son assassinat, survenu samedi 16 avril 2022 dans la matinée, a créé d’énormes chocs parmi ses collègues militaires détachés dans le district militaire du nord-Est à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, à environ 654 kilomètres au nord de la capitale Bangui.
centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des Mercenaires russes
Selon des témoignages concordants recueillis auprès des autorités civiles et militaires locales, la mort du soldat Igor était survenue dans la base militaire des paramilitaires de la société privée russe Wagner, dits mercenaires russes. On ignore les vraies raisons de son assassinat, mais ses collègues militaires parlent d’une exécution crapuleuse.
En effet, selon des militaires interrogés, après leur retour d’une mission militaire dans la préfecture de la Vakaga où ils ont commis un massacre sur des civils, les mercenaires russes ont subitement changé d’humeur. Ils semblent être sur leurs nerfs. Ils ne s’entendaient pas avec leur interprète Igor. Mais le samedi dernier, dans la matinée, ils étaient venus parler avec lui devant la base militaire des FACA puis quelques minutes après ils l’ont appelé dans leur base avant de l’exécuter froidement sans raison.
« Igor n’était pas blessé au combat. D’ailleurs, lors de notre opération dans la Vakaga, nous n’avions pas affronté des groupes armés. Donc il n’était pas blessé sur le théâtre de l’opération. Mais il a été froidement abattu par ses « amis russes après une légère discussion dans leur base », déclare à CNC un Soldat FACA.
OR, à Ndélé, son assassinat a ému la population locale. Certains parlent du camouflage d’un témoin gênant en l’exécutant simplement.
« Igor travaillait avec eux depuis au moins six mois. Si bien que nos responsables militaires l’ont autorisé à les regagner dans leur base. Donc de là-bas, il aurait été pleinement dans leur secret criminel parce qu’il entend leur langue très bien. Je pense que pour ma part, son assassinat serait dû à la volonté de le faire taire », témoigne un autre soldat FACA.
Pour l’heure, son corps est transféré à Bangui par voie aérienne et attend d’être inhumé par sa famille qui attend d’avoir des explications de la part du gouvernement.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – L’ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine, monsieur Alexander BIKANTOV et quelques membre de son Ambassade ont été reçu, vendredi 15 avril 2022, dans la matinée, vers 9h par le ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, monsieur Hassan Bouba dans son cabinet.
Le ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, le général major Amos GALIMOULLINE, chef de Bureau du
But officiel de la visite
D’une manière officielle, l’ambassadeur est venu procéder à un échange de vue constructif concernant les perspectives de la coopération bilatérale en matière d’élevage et de la santé animale en République centrafricaine y compris les problématique de Fédération Nationale des Éleveurs Centrafricaines (FNEC)
Le but officieux
D’après des informations recueillies, le but principal de cette visite est de demander au ministre Hassan Bouba de leur donner un nombre bien structuré des éléments peuls, pour qu’il aille combattre au côté des Wagner au Mali
A gauche l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République Centrafricaine monsieur Alexander BIKANTOV et à droite le ministre de l’Élevage
Réactions
Selon certains observateurs, la priorité des priorités en République centrafricaine pour le moment est un problème d’argent et de la sécurité. Mais comment un représentant diplomatique peut se soucier de l’élevage, en abandonnant d’autres secteurs clés?
« La hausse des denrées alimentaires sur le marché n’interpelle pas ce fameux ambassadeur? », s’interroge un fonctionnaire au ministère des Travaux publics. Pour lui, comment est-ce possible que lors d’un entretien avec, l’ambassadeur se permet de se déplacer avec un chef du bureau du ministère de la Défense de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine, monsieur Amos GALIMOULLINE ?
Rappelons que depuis son arrivé sur le sol centrafricain, après la présentation de sa lettre de créance au président de la République, l’ambassadeur Alexander BIKANTOV est allé dans un premier temps, se recueillir devant le monument de Wagner, un signe d’allégeance aux patrons de cette société privée de mercenariat et ensuite, aller rendre une visite de courtoisie au président de l’Assemblée nationale, enfin le ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, la troisième personnalité, qu’il lui a rendu visite juste pour parler de l’Élevage sans voir certains ministères à problème, plus pire encore, le Premier ministre qui dirige ce ministre.
Publié par Corbeaunews Centrafrique )CNC), le 18 avril 2022
Bangui (CNC)- Depuis le 21 mars dernier, une série d’impulsions politiques viennent plonger tout le pays dans l’incertitude. Des initiatives de révision de la constitution du 30 mars 2016 par le pouvoir de Bangui commencent à inquiéter sérieusement les Centrafricains. Après la société civile qui a affiché sa vive préoccupation, c’est le tour de l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa de lancer un vibrant appel à la conscience collective de chacun des Centrafricains.
centrafrique.org/centrafrique-declaration-de-monsieur-jean-serge-bokassa/jean-serge-bokassa-vue-profil-2/” rel=”attachment wp-att-29658″ data-wpel-link=”internal”>L’ex-ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa. Photo courtoisie.
un appel patriotique à la conscience collective
Depuis près d’un mois, en République centrafricaine, des voix s’élèvent de partout, tant du côté de la société civile que des hommes politiques pour critiquer et dénoncer les « démarches illégales » engagées par certains proches du chef de l’État pour une révision de la constitution du 30 mars 2016 qui servira sans doute la volonté de celui-ci de briguer un énième mandat.
Pour le leader du mouvement « Kodro ti mo kozo si » monsieur Jean Serge Bokassa, il n’en est point question. Il lance un appel à la conscience collective de chacun.
« Je voudrais lancer un appel patriotique à la conscience collective de chacun de nous. Un appel à l’éveil de notre conscience citoyenne. Un appel à une vigilance républicaine face au projet inique de certains qui veulent nous forcer à accepter la modification de la constitution dans le but de confisquer le pouvoir du peuple souverain. Il n’en est point question », déclare l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa dans un fichier audio largement partagé sur les réseaux sociaux.
Les centrafricains doivent se lever contre ce projet inique
Pour l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa, les Centrafricains doivent être très vigilants face à un éventuel tripatouillage de la constitution par le pouvoir en place.
« Trop c’est trop. Tous ceux qui veulent leur pays; tous ceux qui veulent la paix; Tous ceux qui veulent le développement de leur pays, ils doivent aujourd’hui dire non à la révision de la loi fondamentale de leur pays », s’alarme – t-il, avant de lancer un nouvel appel au Président Faustin Archange Touadera,
« Au Président Faustin Archange Touadera. La constitution vous donne deux mandats à la tête de ton pays. Si tu finis tes deux mandats, retire-toi aisément. C’est pour la paix dans notre pays »,ajoute-t-il.
Il y’a lieu de rappeler que lors du dialogue républicain qui s’est tenu à Bangui du 21 au 27 mars 2022, l’ancien porte-parole du gouvernement à l’époque du régime de Bozizé, ministre conseiller actuel du chef de l’État, monsieur Fidèle Gouandjika, soutenu par certains ministres du gouvernement Moloua, avait pris l’initiative de proposer une recommandation allant au sens de la révision de la constitution du 30 mars 2016.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Dire que notre société est en pleine déconfiture ne suffit pas pour qualifier ce que nous vivons. Notre société est en pleine DÉCONSTRUCTION, car nous vidons chaque fonction sociale de sa substance. Après les Pasteurs, ce sera bientôt le tour des professionnels de médias.
centrafrique.org/centrafrique-radio-ndeke-luka-denonce-une-decision-politique/cloture-de-la-radio-ndekeluka-a-banguipar-vianney/” rel=”attachment wp-att-34993″ data-wpel-link=”internal”>image de la cloture de la radio Ndèkèluka à Bangui, en République centrafricaine.
Je travaille comme officier communication pour une multinationale, un jour alors que j’élaborais ma stratégie de communication, j’ai marqué “créer une relation de proximité avec les médias locaux et internationaux”, mon DG (un européen) me répliqua : “les journalistes centrafricains, c’est la racaille…pas la peine”. J’avoue que j’avais piqué une vive colère ce jour, car non seulement mon patron méprisait mon corps de métier, il jetait surtout de l’opprobre sur mes compatriotes, et je le lui ai fait savoir, sans détour. Mais à voir les choses dans le fond, son mépris n’était qu’un constat criard des réalités de notre société.
A titre d’exemple, un confrère pour qui j’avais beaucoup d’estime, m’a retiré ce matin de sa plateforme WhatsApp. Aux motifs : “Je fais de l’acharnement contre ceux qui ont quitté les rangs de l’opposition ; les principes du métier de journalisme ne me donnent pas le droit de répondre à ceux qui commentent mes sorties médiatiques ; je suis allergique aux critiques ; je dois choisir une idéologie, car selon lui je n’en ai pas. Jugez-en vous-mêmes de sa bouffonnerie ! Et dire que celui-ci totalise plus de dix ans d’exercice professionnel avec un niveau expressif très approximatif, j’avoue sans blague que j’ai envie de vomir du sang noir…
Au premier point, il parait que les journalistes sont des éducateurs, des leaders d’opinion, crever l’abcès pour demander aux gens d’être loyaux vis-à-vis de leurs convictions, est-ce de l’acharnement ? Ce journaliste que je préfère taire le nom peut-il me dire quel est ce principe journalistique qui m’empêche de répondre à mes détracteurs, puisqu’il semble que cela m’échappe ? Ensuite où m’a-t-il vu allergique aux critiques, moi qui l’avait taclé une fois, il a fui longtemps avant de réapparaître ? Je dois choisir une idéologie, dit-il, s’érige-t-il désormais censeur de mes convictions républicaines ? Qui à Bangui ne sait pas que je suis un observateur opposé idéologiquement au régime de Bangui ? Doit-on pour cela faire un Master en France pour le comprendre ?
Bref, au temps de Bokassa, l’empereur foutait en prison les journalistes incompétents, ceux qui ne maîtrisaient pas la langue. C’est ici qu’il faut croire qu’à certaines choses, la dictature est bonne. Comment ceux qui sont censés éduquer la Nation peuvent-ils tant manquer de culture générale et d’ouverture d’esprit ?
A travers le monde, au-delà de la formation en Sciences de l’information et de la communication, les journalistes étudient des sciences humaines connexes telles que les Sciences Politiques, le Droit, la Sociologie, les Relations Internationales, l’Histoire, l’Économie ou les Arts ; cela les empêche justement d’étaler leur ignorance sur les questions de société les plus simples.
J’ai encore compris que s’opposer idéologiquement au régime de Bangui, c’est être antiprofessionnel et surtout contre les intérêts de la Nation. Comment parlerons-nous d’équilibre démocratique si tous les journalistes doivent faire allégeance aux forts du moment ?
En vérité, même seul contre tous, je ne reculerai pas, car comme le disait l’illustre Desmond Tutu, rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur. Mais surtout j’ai fait mienne une célèbre citation de Jean Baptiste Placca où l’homme disait : «Il est des circonstances qui imposent de ne pas craindre de déplaire, de ne pas chercher à complaire, de ne pas se taire, lorsque ce qui est en cause relève du devenir d’un peuple. Le devoir sacré, ici, impose de mettre de côté ses sympathies, ses amitiés, ses intérêts personnels, bref, toutes les avidités éhont�
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Une équipe de 162 militaires de l’armée sénégalaise est arrivée la semaine dernière à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA). Pour se joindre aux éléments de la force de réaction rapide de la Minusca (Mission de nations unies en Centrafrique ), a déclaré le général Stéphane Marchenoir, d’état-major de la Force de la Minusca.
Arrivée à Bangui des casques bleus sénégalais de la force de réaction rapide de la Minusca, le samedi 16 avril 2022. CopyrightMinusca
Selon la mission, ils seront tout au total 180 Casques bleus sénégalais déployés dans le cadre du renfort des effectifs de la Force de la #MINUSCA.
Le général Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la Force de la Minusca a annoncé que « Ces 180 Casques bleus font partie du renfort autorisé par la résolution 2566 du 13 mars 2021 du Conseil de sécurité, laquelle augmentant les effectifs de la Force et de la police de la MINUSCA ».
Selon ce général français, cette unité de 180 soldats déployés dans le cadre du renforcement des effectifs de la force de la Minusca sera basée à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
D’après lui, « Leur mission principale sera d’être une force de réaction rapide pour être employées partout dans le secteur en suivant les missions qui leur seront données par le commandant de secteur », a déclaré le général Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la Force.
Notons qu’en mars dernier, une unité de 157 nouveaux Casques bleus tunisiens de forces de réaction rapide de la Minusca était arrivée à Bangui dans le cadre de la même résolution 2566 du conseil de sécurité, laquelle augmentant les effectifs de la Force et de la police de la MINUSCA ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Le lycée français Charles De Gaulles de Bangui a célébré ce jeudi dernier le trentenaire de cet établissement franco-centrafricain, en présence de plusieurs personnalités nationales et internationales dont le ministre centrafricain de l’enseignement supérieur Jean-Laurent Syssa, l’Ambassadeur de France en Centrafrique, Jean Marc Grosgurin et directeur général de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), Olivier Brochet.
Deux élèves du lycée français Charles Des Gaulles à Bangui font la démonstration d’assistance à une personne en danger. La scène est observée par l’ambassadeur. Photo CNC
Les enceintes de lycée français Charles De Gaulles de Bangui ont vibré ce 13 avril 2022 au rythme de plusieurs manifestations à l’occasion de la célébration du trentenaire de cet établissement qui fait partie de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Plusieurs activités culturelles ont été inscrites à l’ordre du jour de cet anniversaire, entre autres, les danses, théâtre et tournois sportifs.
Le directeur général l’agence pour l’enseignement français à l’étranger et l’ambassadeur de France en Centrafrique. Photo CNC ( copyright CNC du 13 avril 2022)
Selon l’Ambassadeur de la France en Centrafrique, le lycée français Charles De Gaulles est un lieu propice à un enseignement exigeant, « permettez-moi de souligner devant vous les traits caractéristiques qui étayent cette affirmation. J’en développerai trois qui me paraissent métier une attention particulière, le LFCDG est un lycée français, c’est un lycée franco-centrafricain, enfin c’est un maillon du réseau mondial AEFE », a déclaré Jean Marc Grosgurin.
Le diplomate français a retracé les trois traits spécifiques de la pédagogie à la française, à savoir, la pédagogie qui repose à la fois sur la transmission d’un socle de connaissances à la fois étendu et solide ; celle fondée sur la participation active des élèves qui sont encouragé à exercer leur esprit critique et le trait de la philosophie de l’éducation qui vise à contribuer de manière décisive, à la formation à la citoyenneté. Des femmes et des hommes libres, mettant leur intelligence au service d’un projet à la fois individuel et collectif.
Le lycée français Charles De Gaulles de Bangui est conventionné de la maternelle à la terminale et aujourd’hui, cet établissement à plus de 600 élèves (15 nationalités), 56 personnels d’encadrements dont 40 enseignants, avec 100% de réussite au BAC et 94% de réussite au DNB.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – La nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine et Cheffe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Mme Valentine Rugwabiza, est arrivée à Bangui ce dimanche, 17 avril 2022, pour prendre ses fonctions.
centrafrique.org/valentine-rugwabiza/” data-wpel-link=”internal”>Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca
Dans les prochains jours, elle aura une série d’audiences, notamment , avec le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadéra, les membres du Gouvernement et les présidents des institutions de la République centrafricaine. La Représentante spéciale envisage également de s’entretenir avec des personnalités du pays ainsi que les partenaires internationaux et entend effectuer des visites dans les différentes régions de la République centrafricaine.
Mme Valentine Rugwabiza a été nommée par le Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, le 23 février 2022.
Depuis 2016, Mme Rugwabiza était Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies et Ambassadrice non-résidente du Rwanda en Colombie et en Jamaïque. De 2014 à 2016, elle était ministre des Affaires de la Communauté de l’Afrique de l’Est et membre de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est. De 2013 à 2014, elle était Directrice générale du Rwanda Development Board et membre du Cabinet.
De 2005 à 2013, Mme Rugwabiza a été Directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève. Auparavant, elle était Représentante permanente du Rwanda auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG) et des institutions spécialisées des Nations Unies,
ainsi qu’Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Rwanda en Suisse, de 2002 à 2005.
Mme Valentine Rugwabiza, qui a plus de 30 ans d’expérience sur les questions de développement et de sécurité en Afrique, tant dans le secteur public que dans les entreprises, succède à ce poste au Sénégalais Mankeur Ndiaye, dont le mandat a pris fin le 31 mars 2022.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022
Bangui (CNC) – Un choc frontal entre deux véhicules a légèrement blessé trois personnes dans la soirée du dimanche 17 avril 2022. Le mauvais état de chaussée serait à l’origine de l’accident, selon la police nationale qui a constaté les faits.
centrafrique.org/deux-vehicules-accidentes-sur-lavenue-de-lindependance-a-hauteur-de-lhopital-de-lamitie-ce-dimanche-17-avril-2022/” data-wpel-link=”internal”>Deux véhicules accidentés sur l’avenue de l’indépendance à hauteur de l’hôpital de l’amitié, ce dimanche 17 avril 2022. CopyrightCNC
Circonstances de l’accident
Selon la brigade d’accident du commissariat de police du quatrième arrondissement, les faits se sont produits dimanche 17 avril vers 18h34mn devant l’hôpital de l’Amitié, situé sur l’avenue de l’indépendance, dans le quatrième arrondissement.
Selon la police, les deux véhicules, dont l’un, de couleur blanche, appartenant au Prêtre François Xavier Youngbandi, vice-président de l’ÂNE, et l’autre, de couleur noire, appartenant au colonel de la douane Portia DEYA ABAZENE.
Les deux véhicules venaient chacun dans des directions opposées, et se sont percutés frontalement en tentant de dévier les parties dégradées de la route. La collusion s’était produite juste devant l’hôpital de l’Amitié, et il n’y avait pas des cas graves, seuls deux personnes légèrement blessées dans le véhicule du douanier.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 17 avril 2022
Bangui (CNC) – En ce début de mars, le soleil brille sur les fontaines dorées du somptueux palais de Peterhof, aux abords de Saint-Pétersbourg. A l’heure où les bombes pleuvent sur l’Ukraine, le “Versailles russe”, ancienne résidence de Pierre le Grand, accueille une touriste de marque. Duduzile Zuma, la fille de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, prend la pose, incognito.
de la Russie sur le continent.
Meeting du soutien des partisans du président Touadera aux autorités russes dans leur guerre contre l’Ukraine. Photo CNC
Lunettes de soleil sur le nez, la jeune femme fait de la main gauche le V de la victoire. Son selfie, assorti du hashtag #IStandWithRussia (JeSuisAvecLaRussie) et du drapeau russe, sera partagé sur Twitter à ses 200 000 abonnés. Une publicité clefs en main pour Vladimir Poutine, ni plus ni moins que “le président du monde”, d’après la fille Zuma.
D’autres internautes africains voient en lui un “héros”, défenseur des opprimés contre “l’Ouest” colonisateur. “Deux hashtags ont émergé sur les réseaux sociaux aux premières heures de la guerre, explique le chercheur britannique Carl Miller, coauteur d’une étude sur le sujet pour le Centre for the Analysis of Social Media : #IStandWithRussia et #IStandWithPutin.
Ces messages sont passés sous les radars en Occident, où l’indignation et la sympathie pour l’Ukraine dominent. Mais lorsque nous avons commencé nos recherches, un tout autre monde s’est ouvert sous nos yeux.”
Dans cette réalité parallèle, des commentaires prorusses se mêlent à des critiques de “l’hypocrisie” et des “doubles standards” des Occidentaux et à des photos – bidon – de Poutine en treillis aux côtés de leaders indépendantistes africains. Des contenus relayés par de vrais comptes, des profils suspects et de fausses identités. Un indice, selon Carl Miller, d’une vaste opération d’influence russe ciblant les pays du Sud. Dans le viseur, l’Afrique, un continent convoité depuis une dizaine d’années par Moscou, en quête de nouveaux alliés et de marchés alternatifs.
“L’Afrique a pris une importance capitale dès les années 2010 dans la stratégie de Poutine visant à rectifier les frontières de son Etat, rappelle Arnaud Kalika, directeur du séminaire Russie au Conservatoire national des arts et métiers. A l’époque déjà, le président russe anticipe les sanctions occidentales et cherche des plans B.”
L’annexion de la Crimée, en 2014, a un effet d’accélérateur. L’envoyé spécial pour l’Afrique, Mikhaïl Bogdanov, s’y rend 50 fois de 2014 à 2019 ; les oligarques russes se bousculent dans les palais présidentiels. Le VRP officieux de Poutine, Evgueni Prigogine, multiplie les allers-retours pour vendre les services des paramilitaires de Wagner et infiltrer au passage les médias locaux pour influencer une élection – à Madagascar, par exemple – ou diffuser, en Centrafrique ou au Mali, une petite musique antifrançaise.
Blé, coopération militaire…
A la faveur de la guerre en Ukraine, le maître du Kremlin compte aujourd’hui les points marqués. Une première indication tombe le 2 mars, lors du vote d’une résolution à l’Assemblée générale de l’ONU dénonçant “l’agression contre l’Ukraine”. Sur les 54 Etats africains, 17 s’abstiennent ; une dizaine n’assiste pas au vote. La douche froide pour les Occidentaux. “On a fait du forcing auprès de plusieurs pays pour qu’ils votent pour. Au bout du compte, on n’atteint même pas la moyenne !, grince un proche d’Emmanuel Macron. Ils se demandent ce qu’ils ont à gagner et à perdre…”
De fait, la cartographie des abstentionnistes – qui revendiquent leur neutralité, dans la tradition des non-alignés – se rapporte en partie aux amitiés nouées avec Moscou. Il faut dire que le Kremlin a pris soin de cibler des secteurs stratégiques ces dernières années, à l’instar du blé. De 2018 à 2020, l’Afrique en a importé de Russie pour 3,7 milliards de dollars, soit 32 % du total des importations de cette céréale.
Mais le produit phare du “catalogue” Poutine demeure la coopération militaire. Près de la moitié des Etats du continent ont conclu un accord avec le Kremlin. L’Algérie est son premier client, qui a doublé ses dépenses militaires depuis 2010. “L’Europe a donc à sa frontière sud un pays dont tout le système sécuritaire est tenu par les Russes”, résume notre source.
Des miliers de tonnes d’or
Ce n’est pas tout. En marge des partenariats officiels, la société militaire privée Wagner a elle aussi séduit des Etats faillis. Les dirigeants du Mali, de la République centrafricaine et du Soudan comptent désormais sur ces mercenaires, sorte de garde prétorienne, pour conserver le pouvoir. Et ils ont acquis ces “petits hommes verts” en échange de concessions minières et aurifères. De quoi renflouer les réserves d’or du Kremlin pour s’affranchir du dollar et, le moment venu, faire face aux sanctions économiques.
Mission accomplie, à en croire les données du World Gold Council : les coffres de la Banque centrale russe abritaient, fin 2021, près de 2 300 tonnes d’or… soit cinq fois plus qu’il y a quinze ans ! Le Soudan, troisième producteur du continent, n’y est sans doute pas pour rien. L’homme fort du pays, le général Daglo, aurait lui-même embarqué des lingots dans son dernier vol en direction de Moscou pour une visite officielle le 23 février (à la veille de l’invasion de l’Ukraine), croit savoir l’ancien analyste de la CIA Cameron Hudson, informé par un membre de la délégation.
Pour soigner son image auprès de ses clients africains, la Russie rappelle volontiers les jours heureux soviétiques, quand l’URSS sponsorisait les mouvements de libération nationale. Surtout, elle capitalise sur les rancoeurs à l’égard de l’Occident. “L’Afrique a de la mémoire. Elle se souvient de l’intervention de l’Otan en Libye face à Kadhafi ou de l’invasion en Irak”, glisse Jean-Yves Ollivier, un businessman français intime du président congolais, proche des milieux d’affaires russes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – La cérémonie s’est déroulé dans la salle des Banquets du Palais de la Renaissance en début d’après-midi du 15 avril 2022 en présence du Président de la République son excellence Pr Faustin Archange TOUADERA.
Remise des médailles par le Président Faustin Archange TOUADERA
Après un an passé au sein de la Minusca sur le sol centrafricain à côté des Force Armée Centrafricaine dans la reconquête du pays entre les mains des groupes armées. Pour témoigner la reconnaissance du peuple centrafricain pour les services rendus à la nation, le Président de la République Pr Faustin Archange Touadera à décerné des médailles à titre exceptionnel aux valeureux soldats du contingent rwandais de la Minusca.
Des officiers, des sous-officiers et des soldats rwandais ont reçu tour à tour des mains du Président Touadera la cravate de Commandeur dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine, des médailles de chevalier et des médailles de l’Étoile du mérite militaire.
A gauche le colonel Augustin MIGABO, commandant en chef du contingent rwandais de la Minusca et à droite, le chef de l’État, le Pr Faustin Archange Touadera
En prenant la parole, le commandant en chef du contingent rwandais, le colonel Augustin MIGABO a exprimé sa gratitude à l’endroit du Président Faustin Archange TOUADERA:
“La médailles qui nous a été décerné aujourd’hui, c’est pour nous un symbole de discipline, de patience, de résilience de la force que je commande et surtout d’une grande coopération avec nos frères centrafricains et la Minusca”. Avant de conclure que:
“Nous devons tous à notre Président, Chef de l’État et commandant suprême de l’armée rwandaise, son excellence Paul Kagame”
Des soldats du 8ème contingent de la Minusca dans la salle des Banquets du Palais de la Renaissance avant la remise du médaille
Rappelant que la cérémonie a eu lieu devant plusieurs personnalités de la République.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022
Bangui (CNC) – Un accident de circulation impliquant un pick-up du cortège du directeur général de la police nationale et un véhicule d’un diplomate est survenu cette nuit sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du marché Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui.
centrafrique.org/le-vehicule-du-diplomate-implique-dans-un-accident-de-circulation-sur-lavenue-de-lindependance-a-hauteur-du-marche-de-gobongo-le-16-avril-vers-minuit/” data-wpel-link=”internal”>Le véhicule du diplomate impliqué dans un accident de circulation sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du marché de Gobongo le 16 avril vers minuit. CopyrightCNC
Les circonstances de l’accident
Selon les premiers éléments d’informations recueillies sur place puis confirmées par la direction générale de la gendarmerie, le véhicule du cortège du général de la police Bienvenu Zokoué, en provenance du PK12, à la sortie nord de la capitale, a cogné une voiture cette nuit vers 00h12mn au niveau du marché de Gobongo en face de la boulangerie le bon samaritain, dans le quatrième arrondissement de Bangui.
Le chauffeur, au volant du véhicule de la police qui venait à toute allure, bifurquait brusquement dans le sens inverse devant la boulangerie « Le bon samaritain » pour acheter du pain. Malheureusement dans sa manœuvre, le conducteur du véhicule du DG de la police a perdu le contrôle de son véhicule et a violemment cogné la voiture d’un diplomate qui venait du côté du quartier Fouh. Mais celui-ci, sortant de sa voiture, présente son passeport diplomatique aux policiers qui assuraient la sécurité rapprochée du DG Bienvenu Zokoué.
Le diplomate embarqué
Malgré les explications fournies par ce diplomate, les policiers qui assurent la sécurité rapprochée du DG de la police faisaient fi et commence à le brutaliser comme un simple voleur. Ils l’ont jeté dans leurs 4×4 pour une destination inconnue.
Ce comportement violent et non professionnel de ces policiers qui assurent la sécurité du DG de la police témoigne la façon dans laquelle nos autorités et leurs proches agissent sur la population centrafricaine en générale. Ils agissent comme un petit Dieu.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022
Bangui (CNC) – Un accident de route s’est produit samedi 16 avril dans la matinée du samedi 16 avril dans la ville de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, située à 225 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui.
Accident d’un camion sur le pont Lala à Yaloké, le 16 avril 2022
D’après des témoignages recueillis sur place, le véhicule, transportant des dizaines de passagers, était en provenance de la ville de Bozoum, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, et à destination de la ville minière de Boda, dans la préfecture de la Lobaye.
Mais le véhicule, en arrivant sur le pont lala de Yaloké, a fait une chute spectaculaire. Heureusement, tous les passagers à bord sont sortis indemnes. Que des blessés légers étaient à déplorer, selon les autorités locales.
L’État de la route mis en cause
Selon plusieurs témoins de la scène interrogés par la rédaction, l’état de la route, où plus précisément son mauvais état : nid de poule, la tranchée serait à l’origine du dommage.
Rappelons que l’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route et l’état défectueux des chaussées et des véhicules sont pointés du doigt par les observateurs comme étant les causes des accidents de la route en République centrafricaine (RCA).
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022
Bangui (CNC) – À la sortie du dialogue politique qualifié de républicain, le spectre d’une modification jubilatoire de la constitution plane sur la démocratie centrafricaine encore embryonnaire mais tant fragilisée. C’est ainsi que des manœuvres, intimidations et spéculations visant à fragiliser l’opposition démocratique se multiplient par des débauchages des élus de la nation appartenant à l’opposition en vue de s’approprier une majorité absolue à l’assemblée nationale.
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie
Cette pratique moyenâgeuse vise à vider l’opposition démocratique de sa substance, de l’anéantir et de la contraindre à conjuguer le même verbe que le pouvoir existant. Il apparaît important d’affirmer solennellement qu’il est évident que la constitution du 30 mars 2016 capitalise beaucoup de coquilles et d’incohérences d’où la nécessité de l’actualiser, de l’adapter aux contraintes politiques modernes mais c’est le « timing », l’opportunité ou alors les mobiles de cette révision constitutionnelle qui interrogent le commun des mortels. Pour être légitime et exempt de contestations, la modification de la loi constitutionnelle doit obéir à des règles strictes de procédure.
En effet, le titre 15 de la constitution qui ne comporte que trois articles fixe expressément les règles de procédure de la révision et les limites. Ainsi, l’article 151 de la constitution accorde concurremment au président de la république et à l’assemblée nationale le droit de l’initiative de la révision sous réserve de l’approbation par les 2/3 des membres la composant. L’alinéa 2 de l’article 152 définit des limites liées à la période c’est à dire que la révision constitutionnelle ne peut se faire pendant la vacance de la présidence de la république ni lorsque l’unité et l’intégrité du territoire sont atteintes. Enfin, l’article 153 qui consacre le caractère rigide de la constitution se contente d’énumérer des exclusions au modification constitutionnelle dont le nombre et la durée du mandat présidentiel c’est à dire que toute modification de la constitution ne concernera nullement ce domaine.
Fort de ce rappel constitutionnel, le citoyen lambda craignant l’instrumentalisation ou la satisfaction d’un agenda caché s’interroge :
Quelles seraient les réelles motivations pour justifier une éventuelle modification de la constitution ?
Cette modification de la constitution qui se présente en filigrane est-elle opportune et indispensable ?
Cette modification de la constitution « a tout va » garantit-elle un avenir meilleur à la jeune démocratie centrafricaine ?
Le modèle politique centrafricain calqué sur la cinquième république française serait-elle épuisée et inadaptée aux réalités du moment ?
Un éventuel référendum réputé budgétivore serait-il l’idéal à la sortie d’une dépense inopportune du débat républicain ?
Au delà de tout ce qui précède, nous tenons à souligner que l’expérience africaine des révisions de la constitution tendant à se maintenir au pouvoir n’a apporté que des pleurs et désolations.
À l’instar de certains présidents qui ont tenté et échoué la modification de la constitution comme le président Olusegun Obansajo du Nigéria en 2006, le président Frederic Chiluba de la Zambie en 2001, le président Blaise Campaoré du Burkina et récemment le président Alpha Condé de la Guinée Conakry. Ces expériences respectives n’ont enregistré que des morts d’hommes, des exiles, des arrestations arbitraires ou emprisonnements, des dégâts matériels importants, des sanctions diplomatiques et/ou économiques, de la dégradation de la qualité des institutions républicaines sans oublier la méfiance des investisseurs…ce que nous ne souhaitons pas pour notre nation, car évitable.
Pour finir, en référence à la sémantique sur fond du politiquement correct, nous nous permettons d’affirmer que les vocables « révision », « modification » ou « changement » de constitution ne vise exclusivement que l’article sur le nombre et la durée du mandat comme si c’est seulement cet article qui est à l’origine de l’inadaptation ou de l’incohérence de la loi fondamentale. Mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
La mission de l’ONU en centrafrique a annoncé vendredi à l’AFP avoir ouvert une enquête sur des informations non confirmées par Bangui sur les meurtres d’une dizaine de civils. bluraz / stock.adobe.com
La mission de l’ONU en Centrafrique a annoncé vendredi à l’AFP avoir ouvert une enquête sur des informations non confirmées par Bangui sur les meurtres d’une dizaine de civils attribués à des militaires locaux et des paramilitaires russes. La guerre civile, entamée il y a neuf ans, a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais, confronté à une offensive rebelle il y a plus d’un an, le pouvoir a reçu le renfort de centaines de paramilitaires russes pour la repousser, des «mercenaires» de la compagnie privée Wagner selon l’ONU, la France et des ONG qui accusent les deux camps de commettre des crimes contre les civils.
Les 11 et 12 avril, dans les villages de Gordil et Ndah, à plus de 1000 km au nord-est de Bangui, des éléments des «FACA (Force armées Centrafricaines) et leurs alliés» (terme utilisé par les autorités comme l’ONU pour désigner les paramilitaires russes) ont mené une opération et tué «des civils», ont indiqué à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, des sources sécuritaire, humanitaire et administrative concordantes. Entre 10 et 15 civils ont été tués, selon ces mêmes sources. «Une enquête a été ouverte sur cette attaque par la Minusca», la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique qui a déployé, depuis 2014, quelque 14.000 casques bleus dans le pays, a déclaré à l’AFP son directeur de la Communication, Charles Bambara.
«La Minusca ne fera aucun autre commentaire avant la fin des investigations», a-t-il ajouté. Interrogé par l’AFP, le porte-parole de la présidence de la République, Albert Yaloke Mokpeme a répondu «ne pas être au courant». Dans ce pays très pauvre d’Afrique centrale, le président Faustin Archange Touadéra a été réélu en décembre 2020 dans un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité de se rendre aux urnes en raison de l’insécurité, même si la guerre civile sanglante entamée en 2013 a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. Les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur Bangui et Faustin Archange Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.
Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint des centaines déjà présents depuis 2018 et permis, en quelques mois, de repousser l’offensive des rebelles puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient. Mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’Etat. Le 30 mars, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet a dénoncé de «graves violations des droits de l’homme» en Centrafrique, dont «des meurtres et des violences sexuelles» sur les civils, commis par les groupes rebelles mais aussi les militaires et leurs alliés russes.
Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
Au Mali, des témoins assurent avoir assisté à des massacres que l’armée aurait perpétré contre des civils à Madougou.
Human Rights Watch, dans son rapport sur les événements du village de Moura, dans la région centrale de Mopti, fait état de plus de 300 personnes tuées. En effet, il y a près de deux semaines, l’armée malienne affrontait des djihadistes dans ce village.
L’armée assure avoir tué plus de 200 djihadistes, mais Human Rights Watch et d’autres défenseurs des droits humains affirment que les victimes seraient en fait des civils.
Des allégations “mensongères”
Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission défense et sécurité du CNT, le Comité National de Transition, affirme que “ce sont des allégations mensongères, et moi je suis désolé que les gens qui se disent représentants d’une ONGs’en donnent à de la spéculation”. Il estime aussi qu’il existe des “deals, car quand vous donnez 5.000 ou 10.000 francs à quelqu’un pour témoigner, ce témoignage ne vaut rien”.
Que s’est-il passé à Madougou?
Les démentis des autorités maliennes contredisent les témoignages de certains habitants de la commune de Madougou, par exemple, où sept jeunes garçons ainsi qu’un vieil homme ont récemment été massacrés.
Ce témoin qui parle sous couvert d’anonymat affirme que “les militaires revenaient de Mondoro. C’était un détachement qui rentrait à Koro, et là ils ont croisé les sept personnes qui gardaient des bétails. Il y avait un vieillard de plus de soixante-dix ans qui était avec eux. Ils les ont pris et les ont fusillés sur le champ avant de continuer leur chemin.”
L’armée malienne, selon un autre témoin qui préfère aussi parler sans être reconnu, ne part pas seule en “opération”. Les mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner reviennent dans les discussions sur l’insécurité dans cette région, malgré les dénégations du gouvernement de transition qui nie tout lien avec ce groupe privé.
“C’est évident que c’est Wagner, parce qu’avant, quand il y avait des Français et d’autres blancs qui accompagnaient l’armée malienne, les villageois étaient rassurés en se disant qu’il n’y aurait pas de crime. Depuis que ces nouveaux blancs sont arrivés, toutes les exactions ont été commises par eux ou devant eux”, conclut-il.
Collaboration avec des djihadistes?
“Les raisons de ces massacres restent souvent inexpliquées”, regrettent les deux habitants. Le premier explique cependant que l’armée malienne a souvent accusé la population de la région d’être en étroite collaboration avec des groupes djihadistes.
“C’est comme cela que l’armée raisonne. Elle pense que la population est devenue complice des djihadistes. Mais, les communautés sont obligées de collaborer. Cela fait combien d’années qu’il n’y a dans cette région ni de services de base, ni de protection, ni de sécurité? Il n’y a rien”, déplore-t-il
Ces affrontements entre les Fama et les djihadistes créent des situations de famine à certains endroits. Les déplacements internes de populations se multiplient. Et certaines organisations humanitaires n’ont plus accès à certaines localités.
Bangui (CNC) – Alors que la République centrafricaine s’apprête à tenir les élections locales ; lesquelles élections souffrent d’un problème criard de financement par la seule faute du pouvoir en place, le régime se donne à cœur-joie de débaucher les cadres des partis politiques de l’opposition démocratique. Deux députés du Parti Africain pour une Transformation Radicale et l’intégration des États (PATRIE) ont annoncé leur démission de la formation politique qui les ont porté, et annoncent rejoindre la vague MCU. La démocratie centrafricaine semble ainsi détricotée. Me Crépin Mboli-Goumba appelle les forces vives de la Nation à boycotter les élections communales en vue.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/10/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-PATRI.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/10/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-PATRI-450×450.jpg” alt=”maître crepin mboli goumba président du parti PATRI” width=”450″ height=”450″ />Maître Crepin Mboli-Ngoumba
Rédigé par Arthur Socfield
Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le vendredi 15 avril 2022
L’alerte avait été donnée par le média panafricain “Jeune Afrique”. Le pouvoir de Bangui en mal de légitimité veut liquider l’opposition dans le seul but de marcher sur la démocratie et l’État de droit. Ce que l’on craignait depuis est désormais plus qu’une évidence. Deux députés du PATRIE ont annoncé leur démission et rejoingent le presque parti-État, MCU.
Dans un communiqué de presse rendu aujourd’hui, le Président du PATRIE met en lumière les nombreuses irrégularités qui ont émaillé les élections de 2020, où selon le leader de l’opposition démocratique, nombre de candidats de son parti avaient été injustement disqualifiés.
Pour Me Crépin Mboli-Goumba, cela explique nettement la tendance des institutions en charge des élections (ANE, Cour Constitutionnelle) à se coucher devant l’exécutif. A la lumière de cette évidence, l’opposant affirme que les élections sont “inutiles” en Centrafrique, vu la volonté effrénée du pouvoir en place à tordre le coup au jeu démocratique.
Le PATRIE par la voix de son Président appelle ainsi l’ensemble des forces vives de la Nation à boycotter les communales en vue.
Interrogé sur la question, l’analyste politique Ben Wilson NGASSAN estime pour sa part que, jamais la démocratie n’a été aussi spoliée en Centrafrique. Pour lui, les dernières chroniques ont mis en lumière le caractère dictatorial du pouvoir de Bangui. Il en appelle ainsi les forces vives de la Nation à faire barrage à la volonté du pouvoir en place de confisquer l’appareil de l’État.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 4 avril 2022
Bangui (CNC) – Pour maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), dans le contexte actuel, il y’a de plus urgent et plus important à faire pour le peuple centrafricain que de tripatouiller la constitution qui pourrait ouvrir la porte au Président Touadera à un troisième mandat.
Maître Crepin Mboli-Ngoumba
Selon maître Crépin Mboli-Goumba, la République centrafricaine a trop de problèmes : « Une économie apprivoisée par les étrangers, une population analphabète à 67%, une absence de conscience nationale, un territoire perdu chaque année au profit des pays voisins, le bradage de nos ressources naturelles ». En plus de cela, il y’a « des hommes d’honneur! ». Mais pourquoi le tripatouillage de la constitution qui les intéresse ?
Une économie apprivoisée par les étrangers
La République centrafricaine recèle de multiples ressources et que des entreprises étrangères y prospèrent. Mais pour les Centrafricains, cela semble relever de la provocation pour ne pas dire de la mafia. Comment parler d’un « pays riche » alors que ce pays concentre à lui seul un désastre humanitaire ? Plus de la moitié de la population a besoin d’aide d’urgence de dernier recours, le revenu par habitant a considérablement diminué. Ce qui a poussé même l’ancien premier ministre Jean-Paul Ngoupandé à décrire : « tout se passe comme si les tragédies qui ont émaillé l’histoire de l’humanité s’étaient donné rendez-vous sur cette terre de la désespérance humaine… ». Alors, comment réagit la population ?
Une population analphabète à 67%,
Les conséquences de l’analphabétisme en République centrafricaine sont nombreuses et dommageables à plusieurs égards. En plus d’affecter les personnes analphabètes dans leur quotidien et de souvent hypothéquer leur avenir . Ce fléau affecte la société de façon importante tant au plan social qu’au plan économique.
Le plus dur de tout est que cette portion importante de la population à une capacité limitée à obtenir de l’information essentielle et à la comprendre. Elle est livrée à toute sorte de manipulation. Une proie facile des hommes politiques véreux.
une absence de conscience nationale
Si plus de la moitié de la population est analphabète, il ne faut plus s’attendre à grand-chose. C’est l’une des lacunes de l’enseignement de l’histoire nationale dans notre réseau scolaire, en particulier dans des lycées et des collèges. Cet enjeu fondamental pour notre pays nous interpelle d’autant plus à l’heure actuelle où il est de plus en plus difficile de mobiliser la population autour d’enjeux nationaux.
La population semble se soucier et se mobiliser davantage pour des enjeux superficiels comme le football ou le cinéma que pour des enjeux fondamentaux tels que l’état de service public ou le détournement aggravé de deniers publics par les autorités en place.
un territoire perdu chaque année au profit des pays voisins
En raison de l’instabilité chronique du pays et la faible capacité militaire de l’armée nationale à contrôler les frontières du pays, la République centrafricaine n’est plus en mesure d’exercer sa souveraineté. Elle perd chaque année une portion importante de son territoire au profit de ses voisins comme le Cameroun, le Tchad ou le Soudan. Et les autorités du pays ne semblent pas bouger sur ce point.
le bradage de nos ressources
Sur ce point, le pays est tombé désormais aux mains d’une puissante mafia étrangère. Les autorités centrafricaines se sont livrées discrètement à des manœuvres visant à faire passer le bien collectif aux mains de quelques groupes d’intérêt privé, pour la plupart la mafia étrangère. Le cas flagrant est la main mise de la société russe Wagner sur nos ressources naturelles et minières.
À l’Assemblée nationale, tous ceux qui soi-disant représentent le peuple centrafricain bâtissent l’avenir du pays autour d’une vision axée sur l’intérêt personnel et politique et non de la population en générale. Un ce qui pousse les centrafricains à penser que la dépossession de nos ressources relève davantage du complot que de l’improvisation.
Pourquoi le tripatouillage de la constitution?
Si la mafia s’implante dans un pays, il est difficile qu’elle n’en quitte dans un laps de temps. Lors de la dernière prestation de serment du Président Touadera à l’Assemblée nationale, il avait juré sur la constitution du 30 mars 2016 qu’il la respectera fidèlement. Or, celle-ci a hermétiquement fermé toutes les portes à son tripatouillage, mais le chef de l’État, dans ses ambitions à rester indéfiniment au pouvoir, s’active en coulisse pour la modifier. Des manœuvres sont en cours. Pour quel intérêt? Les priorités sont ailleurs, selon Crépin Mboli-Goumba.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 avril 2022
Bangui (CNC) – Le colonel Christian Djouma Narkoyo, ancien porte-parole de la coalition Seleka, et ancien commandant de la légion mobile de la gendarmerie durant la courte période de la transition dirigée par le putschiste Michel Djotodia entre 2013 – 2014, a été interpellé par les forces de l’ordre le week-end dernier à cantonnier alors que celui-ci tentait de traverser illégalement la frontière centrafricaine – camerounaise. Alors, les Centrafricains se demandent pour quel crime cet homme a-t-il été arrêté.
Les combattants rebelles de l’UPC.
Les gros poissons sont-ils protégés
Rien ne va plus dans ce pays de merde, selon Donald Trump. Les redoutables criminels sont de proches amis des autorités en place, mais leurs subalternes sont pourchassés comme des bêtes par ces mêmes autorités.
Le colonel Christian Djouma Narkoyo, natif de Vakaga, est un Goula proche du ministre de la Justice et de l’ancien Président de transition Michel Djotodia. L’homme fut l’un des porte-parole de la coalition Seleka lors de son offensive sur Bangui en mars 2013, mais celui-ci disparaît totalement dans la nature depuis le départ de son frère Michel Djotodia du pouvoir en 2014. On lui reproche d’avoir commis de crimes, mais ces chefs militaires et politiques, soupçonnés des crimes graves, sont encore dans le gouvernement comme le ministre de la Justice, le ministre de l’Hydraulique, le ministre délégué au désarmement, ou encore Michel Djotodia, proche ami du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Tous ces hommes sont en liberté, et circulent partout sur le territoire national sans s’inquiéter.
Hassan Bouba et Abdoulaye Hissen, des redoutables criminels, sont en liberté dans la capitale
Si les Centrafricains n’ont pas encore en mémoire les crimes commis par le colonel Christian Djouma Narkoyo, ceux du sulfureux ministre Hassan Bouba et de l’ancien ministre Abdoulaye Hissen sont encore vifs.
Hassan Bouba
Ex-chef de l’unité pour la paix en Centrafrique, est soupçonnée d’avoir commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. D’ailleurs, en novembre 2018, au moins 112 civils dont une vingtaine d’enfants, sont massacrés dans un camp de déplacés près d’Alindao dans le centre du pays. L’ONG américaine The Sentry met en cause dans son dernier rapport la responsabilité du ministre qui a été inculpé pour crimes de guerre et crime contre l’humanité par la cour pénale spéciale et incarcéré à la prison de camp de Roux avant d’être libéré par la force une semaine plus tard par les éléments de la garde présidentielle. Depuis cette date, l’homme est toujours en liberté et circule librement.
Abdoulaye Hissen
Chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), placée depuis plusieurs années sous sanction des Nations unies pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est désormais devenu un allié sur du pouvoir. Monsieur Abdoulaye Hissen avait été placé sous mandat d’arrêt de la justice centrafricaine en 2018, puis placé sous sanction des États-Unis en 2017. L’homme est soupçonné d’avoir commis de graves crimes de guerres et de crimes contre l’humanité sur des populations civiles, notamment les derniers affrontements intergroupes armés de 2020 – 2021 au nord du pays ayant causé des centaines des morts et occasionné le déplacement des milliers de personnes.
Mais pourquoi le colonel Christian Djouma Narkoyo est arrêté alors que Abdoulaye Hissen, Hassan Bouba , Michel Djotodia et autres sont toujours en liberté?
Difficile de le savoir. Pour les agents des forces de l’ordre qui l’ont interpellé, sa faute est qu’il n’est pas retourné à son travail à la gendarmerie depuis le départ de son frère Michel Djotodia du pouvoir en 2014. L’homme a tenté de se justifier, mais les agents ne l’ont pas entendu, et préfèrent le transférer le lendemain de son arrestation à Bouar. Depuis lundi, l’homme est incarcéré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.
Bambari-le-16-mars-2019-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-1-450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />Ali Darassa et ses hommes à Bambari pour illustration.
Communiqué de presse
L’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son Coordonnateur Militaire, Chef D’État-major, le Général ALI DARASSA MAHAMAT vient par le présent communiqué porter un démenti formel sur les déclarations mensongères publiés les 07 et 10 avril 2022 sur les pages des journaux financés par le président illégitime Touadera, Hassan Bouba et Dimitri Sweety, un des patrons des mercenaires Wagner en République Centrafricaine. Les journaux tels que le potentiel centrafricain, lengo songo, des comptes avatars créer sur les réseaux sociaux, le journal en ligne corbeau news comme quoi l’UPC serrait impliqué dans les actes de braquage posés dans la Basse Kotto et la Ouaka. Ces actes de barbaries auraient été ordonnés par un porte parole de l’UPC.
Le chef d’état major de l’UPC, Chef d’Etat major général de la CPC, le Général d’armée ALI DARASSA MAHAMAT confirme que Mr Ousmanou Mohamadou est bien le Coordonnateur Politique et Porte Parole du dit mouvement, mais n’a jamais ordonné une telle mission.
Le Coordonnateur Militaire Chef d’état Major de l’UPC et Chef d’état major général de la CPC, le Général d’armé Ali DARASSA MAHAMAT profite de cette occasion pour dénoncer les attaques et les actes de barbarie perpétrés depuis un certain temps contre les éleveurs peulhs et la Communauté Musulmane dans toutes la République Centrafricaine par les milices dénommés “requins” et des Anti-Balaka créé par Touadera et les mercenaires Wagner pour exterminer cette Communauté.
L’UPC par la voix de son Coordonnateur militaire, chef d’état major et Chef d’état major
général le Général d’armé Ali DARASSA MAHAMAT aimerait par le présent attirer l’attention de la communauté internationale et de tous les centrafricains en particulier ceux de la Ouaka, Basse Kotto et la haute Kotto de ne pas céder aux manipulations de Touadera, de Hassan Bouba et de leur patron Dimitri Sweety. Il les exhorte de se lever comme un seul homme pour rejoindre la coalition des patriotes pour le changement (CPC) afin de chasser Touadera et ces mercenaires buveurs de sang de la République Centrafricaine.
Fait à Bokolobo le 13/04/2022
Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Faustin-Archange-Touadera-sur-un-timbre-postal.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Faustin-Archange-Touadera-sur-un-timbre-postal-450×364.jpg” alt=”Un exemplaire des nouveaux timbres postaux et fiscaux à l’honneur du Président Faustin Archange TOUADERA.” width=”450″ height=”364″ />Un exemplaire des nouveaux timbres postaux et fiscaux à l’honneur du Président Faustin Archange TOUADERA.
La convocation du Congrès est-elle une option ouverte, pour procéder à une révision constitutionnelle?
L’intérêt de la discussion entrouverte, par les Pouvoirs publics, le 27 mars 2022, en ce qui concerne la révision de la constitution, est celui de savoir si la constitution, en l’état de son application, est susceptible d’être révisée, peu importe pour des motifs de formes ou même de fonds ? La réponse à cette question est inscrite dans la lettre de la constitution, notamment dans son titre XVI, qui a instauré une période transitoire. Il suffit de bien savoir la lire pour la découvrir :
Article 152: La révision de la constitution intervient lorsque le projet ou proposition présenté, en l’état, a été voté par le Parlement réunit en Congrès à la majorité des trois quart (3/4) des membres qui le composent
Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie, en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu ’il est porté atteinte à la sécurité et à l’intégrité du territoire.
La constitution centrafricaine est, bien entendu, théoriquement révisable, comme tout acte fondamental.
Cependant, elle ne peut être révisée, que dans le strict respect des règles de procédure soit par le «Congrès», soit par recours au «Référendum». Or, le recours à ces deux mécanismes constitutionnels sont soumis à des conditions.
Lors de son entrée en fonction en 2016, le Président de la république a reçu du peuple centrafricain, à travers l’article 155 de la constitution, instruction de mettre en place, dans les 12 mois qui suivent la date de son investiture, toutes les institutions de la république à l’exception du Sénat, dont la mise en place, selon l’article ne peut se faire «qu’après» la mise en place des institutions municipales et régionales.
Or, le Représentant des pouvoirs publics au Dialogue républicain, faisant fi de l’article 152, a fait des interventions sur le « Congrès et sur le «Référendum», les présentant comme étant des instruments juridiques susceptibles, pour le Président de la république, d’y recourir comme il l’entend et à sa convenance, notamment dans les périodes courantes.
Les centrafricains et les centrafricaines ont le droit d’avoir quelques éclairages, pour se faire des avis sur les subites envies de révisions, dont on saura tôt ou tard les orientations qui les animent.
Envisageons les deux alternatives, à savoir la révision constitutionnelle par le Congrès et la révision constitutionnelle par le Référendum.
D’abord, il faut savoir que tout le Titre XVI de la constitution sont des dispositions majoritairement transitoires et quelques unes sont finales. Les dispositions transitoires d’un textes sont appelées à disparaître une par une, dès la survenance des faits qu’elles ont prévu. Elles s’éteignent, alors, par leur caducité.
Or, les prescriptions transitoires de la constitution du 30 mars 2016 demeurent encore en partie applicables, car les institutions qui devaient être installées, dans les délais impartis, n’ont pas toutes été mises en place, à ce jour. C’est le cas, en ce qui concerne le Sénat, qui n’est pas encore installé et sans lequel, il ne peut être convoqué de «Congrès».
C’est l’installation du Sénat qui aurait été le point final de la période transitoire, ouverte par l’article 156 de la constitution. Si le Sénat avait déjà été installé, toutes les dispositions transitoires du Titre XVI de la constitution, exceptées les dispositions finales, auraient été les unes après les autres et par automaticité, frappées de caducité immédiate.
La période transitoire s’éteignant, ainsi, d’elle-même, réviser la constitution pour y supprimer formellement des dispositions frappées de caducité, n’est donc que de l’esthétisme rédactionnel et n’a aucune urgence.
C’est pourquoi, l’on ne peut être que surpris, de constater que d’aucuns allèguent d’une urgence subite, que personne ne comprend, en s’égosillant sur le caractère impératif de réécrire la constitution, si ce n’est autre chose qui soit en vue.
L’Assemblée nationale peut-elle exercer, seule, les attributions du Congrès?
La première question, qui vient à l’esprit, est celle de savoir, si dans l’état constitutionnel de notre pays, le Centrafrique, le Congrès peut-il être convoqué, sans le Sénat? Le Président de la république peut-il recourir à l’option de la convocation du Congrès, sans l’existence organique du Sénat, pour procéder à une révision constitutionnelle?
Cette interrogation renvoie à la connaissance de ce que c’est le Congrès?
L’article 65 de la constitution dispose:
Les deux chambres du Parlement peuvent se réunir en «Congrès», à la demande du Président de la République pour:
Entendre une communication du Président de la république ou recevoir un message du Président de la République;
Se prononcer sur une projet ou une proposition de révision constitutionnelle.
Ainsi donc, le Congrès n’est pas un ensemble d’attributions de l’exercice du pouvoir législatif.
Le Congrès, c’est la réunion «organique» des deux Chambres parlementaires et, il n’exerce aucune attribution législative ordinaire. Il est un organe, non permanent dont les compétences sont spécifiques et limitativement définies à l’article 65 de la constitution.
Et, donc, si le Sénat n‘est pas encore installé, c’est bien parce que le Président de la république ne s’est pas, du tout, donné les moyens de recourir, en temps opportun, à sa mise en fonction de sorte qu’il se retrouve, par son propre fait, dans l’impossibilité de pouvoir recourir à la convocation du Congrès.
En effet:
1- La constitution a, pourtant, donné au Président de la République 12 mois, à compter de son investiture, pour procéder à l’installation de toutes les institutions de la constitution, de sorte que c’est, s’il s’était acquitté de l’instruction qui lui avait été donnée, notamment en organisant les élections municipales et régionales, il aurait été en situation de procéder à l’installation du Sénat. Ce qui l’aurait placé en situation, légale, de pouvoir convoquer aisément le Congrès, constitué par les deux Chambres parlementaires.
– Or, 12 mois après son investiture en 2016, le Président élu n’a pas réalisé la totalité de l’instruction qu’il a reçue du peuple. Mais encore, au terme de son mandat de 2016 à 2021, soit après cinq ans d’exercice de son mandat présidentiel, il n’a pas procédé à l’organisation des élections municipales ni régionales en vue de permettre au Sénat d’être « organiquement » installé, comme deuxième chambre parlementaire.
– Tant que dure la période transitoire, il faut éviter des interprétations totalement erronées. L’article 156 n’a jamais substitué le Sénat par l’Assemblée nationale. L’affirmer ou le penser serait une grossière erreur de droit ou une tromperie intentionnelle, qui serait véhiculée au soutien d’une perspective non encore divulguée. L’article 156 se contente de prescrire que c’est uniquement «la totalité du pourvoir législatif» qui est exercée durant, la période transitoire, par l’Assemblée nationale, en attendant la mise en place du Sénat.
Ainsi, l’Assemblée nationale ne supplée pas le Sénat. Mais encore le Congrès n’est pas, matériellement, une attribution des activités ordinaires du pouvoir législatif. Il est un organe autonome, non permanent, qui n’est que constitué par les deux Chambres parlementaires, réunies, exclusivement sur convocation du Président de la république, et qui poursuit deux objets précis: soit recevoir et entendre une communication ou un message du Président de la République, soit se prononcer sur un projet ou une proposition de révision constitutionnelle (article 65 de la constitution).
– Réinvesti en 2021, nous constatons, aux jours dits du Dialogue républicain, que 12 mois après sa deuxième investiture, le Président de la république n’a toujours pas fait procéder à la réalisation des élections municipales ni régionales. Donc, le Sénat, d’un point de vue organique, n’est toujours pas constitué ni installé.
Dès lors, l’Assemblée nationale, en vertu de l’article 156 de la constitution, se retrouve de nouveau en situation d’exercer, à titre transitoire, la « totalité du « pouvoir législatif », sans être établie, comme unique chambre parlementaire. Dès lors, le Président de la république s’est lui-même fermé les porte de recourir au Congrès pour réviser la constitution, car il n’a pas permis à ce que la deuxième chambre parlementaire ait pu avoir été installée, afin qu’il puisse être en capacité Constitutionnelle de convoquer le Congrès.
– L’exercice de la « totalité du « pouvoir législatif », par l’Assemblée nationale, ne signifie pas qu’il y a une fusion-absorption organique des deux Chambres parlementaires, en faveur de l’Assemblée nationale.
– Le «Congrès» n’est pas une attribution matérielle incluse dans le champ des compétences législatives. Le Congrès n’est peut pas être susceptible d’être constituée exclusivement par l’une ou l’autre des chambres parlementaires.
Le Congrès est, obligatoirement, la réunion organique des deux chambres parlementaires, convoqué spécifiquement par le Président de la république, faute de quoi, le Congrès ne peut pas avoir d’existence, ni constitutionnelle, ni légale.
Or, en ce qui concerne la révision de la constitution, le peuple souverain a disposé, qu’elle ne pourra être réalisée, que selon deux procédés, alternatifs précis: soit par un vote du « Congrès », soit par le vote direct du peuple, lui-même, consulté par «Référendum».
Ainsi donc, procéder à la révision constitutionnelle, sous une forme qui ne serait pas, en l’occurrence, un Congrès, mais une délibération de l’Assemblée générale, ce serait une violation de la constitution. Le Congrès, est un organe, dont l’existence n’est pas susceptible d’interprétation et ne saurait naître d’un supplétif.
Il ne s’agit pas, ici, de l’exercice du pouvoir parlementaire au sens des articles 77 à 89 de la constitution, pour lesquels, à titre transitoire, l’article 156 en a confié l’exercice à l’Assemblée nationale, tant que le Sénat n’a pas encore été installé.
C’est dire que ceux qui s’imagineraient, qu’en vertu de l’article 156 de la constitution, l’Assemblée nationale serait en capacité constitutionnelle de se réunir, seule, en Congrès, ils font une erreur, lourdement préjudiciable à la nation.
En conclusion, tant que «les obligations de faire» prescrites au Président de la république n’auront pas été exécutées dans leur totalité, tant que le Sénat, dans les temps présents, n’est pas installé en tant que chambre parlementaire :
Il est irréalisable constitutionnellement, pour le Président de la République, de convoquer «le Congrès».
La Révision constitutionnelle par Référendum, est-elle, instamment, envisageable ?
L’article 152 de la constitution prescrit qu’aucune révision constitutionnelle ne peut être entreprise, « lorsqu’il est porté atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire ».
La question, dès lors, est celle de savoir, quel est l’état actuel de Centrafrique, en terme « d’unité et d’intégrité du territoire » ? Il s’agit d’une appréciation objective des faits, qui est de la compétence de la Cour constitutionnelle.
Toutefois, sans préjuger ni présager de sens éventuel de ce que dirait l’institution suprême, de nombreux indices permettent, sans marges d’erreurs, d’en avoir une appréhension. En effet, plusieurs des décisions de la Cour constitutionnelle et de nombreux rapports d’organismes internationaux ainsi que des ONG font état de ce que les Groupes armés « occupent » une grande partie de notre territoire national. Ces faits sont constants, aux jours du Dialogue Républicain.
Sans qu’il ne soit nécessaire d’entrer dans des investigations plus approfondies, démonstration est ainsi faite que « l’unité du pays et l’intégrité de notre territoire national » sont, dans les temps actuels, non effectives et donc compromettent l’organisation d’un référendum.
Au demeurant, un simple regard sur les conditions dans lesquelles se sont organisées les élections du 20 décembre 2020, témoignent de « l’atteinte qui est portée à l’unité et à l’intégrité du territoire centrafricain»,
par les Groupes armés.
Voilà pourquoi, au regard des conditions posées par l’article 152 de la constitution, en l’état actuel de Centrafrique, l’organisation d’un référendum en vue de la révision de la constitution est une perspective nulle.
C’est pourquoi, si dans son principe, le peuple peut faire ou défaire, tout ce qu’il a institué, il ne peut l’accomplir que dans le respect des règles, qu’il s’est lui-même imposé et, en l’occurrence, celles-ci sont les modalités de convocation du Congrès et les conditions requises pour l’organisation d’un référendum. Ces Modalités et conditions ne sont ni remplies, ni réunies, à ce jour.
En conséquence, tant par la voie du Congrès que par le référendum, en l’état actuel de Centrafrique, prétendre réaliser une révision constitutionnelle est soit une utopie, soit un projet de coup d’état constitutionnel.
Tout forcing, en révision constitutionnelle, notamment en ayant recours, à un «avis» qui, bien que correspondant à un «jugement-avant dire droit», mais qui est en Centrafrique, insusceptible de recours, sera, une fois de plus, une décision de complaisance, susceptible d’affecter durablement la paix sociale.
En effet, au regard des irritations qui se sont manifestées le 27 mars 2022, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, prendre une telle responsabilité de faire un passage en force, pour réviser la constitution, serait un acte susceptible d’être «l’allumette qui embrasera le baril de poudre, tenu à proximité de notre maison commune, le Centrafrique, avec lequel certains acteurs jouent, comme à la roulette russe».
C’est pourquoi, notre Association, notre regroupement en Think Tank, oeuvrant et travaillant pour la fortification de la technicité de nos Élites et nos Cadres, en vue de la Réforme de l’État centrafricain, de la Révision de nos politiques publiques et du Renforcement de nôtre Démocratie nationale, en appelle à la raison et à la sérénité pour que la vie publique, de notre Etat, ne soit pas entraînée spéculativement dans des querelles périphériques, qui contrarieraient notre devoir commun de concourir à la prospérité de notre Nation et à celle de nos compatriotes, dans la paix et par la solidarité.
Le Président
Me MBOE Dédé-Vianney
Commandeur de l’Ordre National du Mérite Centrafricain
Et. par Délégation
Luther Avertin ANGOBA
Master de droit
Coordonnateur des «Clubs Synergies» en Centrafrique, Secrétaire exécutif
La mort d’un migrant congolais par une balle tirée par un policier a déclenché des protestations et des appels à la justice dans l’État américain du Michigan.
L’incident remonte au 4 avril, selon le quotidien Detroit Free Press. Ce jour là, le véhicule dans lequel se trouvait Patrick Lyoya, 26 ans, originaire de la République démocratique du Congo, est stoppé lors d’un contrôle routier.
Selon la police, les plaques d’immatriculation ne correspondaient pas au véhicule. M. Lyoya sort du véhicule mais le policier lui intime l’ordre de se rasseoir à l’intérieur. Une course à pied s’en suit et Patrick Lyoya se retrouve au sol, taclé par le policier.
“Lâche le Taser!”, crie le policier, qui est sur M. Lyoya. Un Taser est un pistolet qui libère une puissante charge électrique capable de paralyser ou de tuer. Une détonation est entendue et Patrick Lyoya reçoit une balle dans la tête.
Les responsables de l’État du Michigan ont promis une enquête complète.
Le policier impliqué, dont l’identité n’a pas été rendue publique, a été mis en congé payé.
Après la publication de l’enregistrement vidéo, des manifestants se sont rassemblés mercredi soir dans la ville de Grand Rapids pour demander justice.
“La vidéo était pénible à regarder”, a confié Mark Washington, le directeur de la ville de Grand Rapids, cité par le quotidien New York Times.