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Coup d’État Constitutionnel en Centrafrique : Analyse et Réactions du Professeur Jean-François Akandji-Kombé

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Coup d’État Constitutionnel en Centrafrique : Analyse et Réactions du Professeur Jean-François Akandji-Kombé

 

Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Professeur Jean-François Akandji-Kombé

 

 

Bangui, 10 août 2023 (CNC) –  La République centrafricaine, pays enclavé au cœur de l’Afrique, a récemment fait les gros titres avec l’approbation d’une nouvelle constitution par référendum. Cependant, cette réforme suscite une vive controverse tant au niveau national qu’international. L’opposition centrafricaine accuse le gouvernement d’orchestrer un coup d’État institutionnel pour maintenir le pouvoir en place, tandis que les observateurs internationaux soulèvent des inquiétudes quant à l’érosion des principes démocratiques et des droits de l’homme. Pour éclairer cette situation complexe, Professeur Jean-François Akandji-Kombé, éminent juriste et président du Conseil de résistance et de transition, dans une interview exclusive accordée à la chaine française TV5.

 

Le Résultat du Référendum : Un Score à la Soviétique

 

Le Professeur Akandji-Kombé qualifie le résultat du référendum, avec 95,27% en faveur de la nouvelle constitution, de “score à la soviétique”, remettant ainsi en question la nature démocratique de ce processus. Selon lui, ce score témoigne d’un changement culturel inquiétant plutôt que d’une réelle transition vers une culture démocratique.

 

L’interviewé ne reconnaît pas ces résultats, arguant que le Conseil de résistance et de transition ne considère pas le référendum comme une opération démocratique légitime. Pour lui, il s’agit d’un coup d’État déguisé, d’un “braquage” constitutionnel visant à perpétuer le pouvoir en place.

 

Un Coup d’État Constitutionnel

 

Le Professeur Akandji-Kombé soutient que le coup d’État constitutionnel est le résultat d’une longue planification. Il rappelle l’importance de l’ordre constitutionnel établi lors du forum de Bangui, où les centres africains avaient exprimé leur volonté de mettre fin à la présidence à vie et de contrôler leurs ressources. Cependant, la nouvelle constitution élimine ces demandes fondamentales, renforçant ainsi les accusations de coup d’État institutionnel.

 

L’Opposition et la Résistance : Dénonciation et Mobilisation

 

Face à ce qu’il qualifie de “coup d’État”, le Professeur Akandji-Kombé affirme que l’opposition et la résistance maintiendront leur position. Selon lui, leur injonction constitutionnelle est de faire échec à l’autorité illégitime. Il insiste sur le caractère illégitime du pouvoir actuel et appelle à sa démission.

 

Déconstruction de la Nouvelle Constitution

 

Le Professeur Akandji-Kombé analyse les principales mesures de la nouvelle constitution, soulignant particulièrement la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels et leur prolongement de 5 à 7 ans. Il accuse le président Faustin-Archange Touadéra de chercher à accéder à la présidence à vie, en éliminant les obstacles constitutionnels qui contrôlaient l’exécutif.

 

Il pointe également une disposition controversée concernant la nationalité d’origine, accusant la nouvelle constitution de marginaliser une grande partie de la population centrafricaine en imposant des critères éducatifs et nationaux élitistes pour se présenter aux élections. Pour lui, cette approche menace l’identité nationale et l’équité politique.

 

Rappelons que l’interview du Professeur Jean-François Akandji-Kombé à la chaine TV5 Afrique met en lumière les tensions et les préoccupations entourant la nouvelle constitution en République centrafricaine. Les accusations de coup d’État constitutionnel, de manœuvres politiques et d’injustice sociale révèlent les profondes divisions au sein du pays. Alors que le gouvernement affirme que cette réforme marque une étape vers l’indépendance, les critiques restent vives et les défis à relever demeurent considérables.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La MINUSCA inaugure de nouveaux bâtiments pour le Tribunal Militaire et la Commission des Frontières en République Centrafricaine

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La Minusca inaugure de nouveaux bâtiments pour le Tribunal Militaire et la Commission des Frontières en République Centrafricaine

 

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Le Caporal-Chef Achille Désiré Legrand Yamanz, devant la Cour Criminelle ce mardi 07 janvier 2020 à la Cour d’Appel de Bangui. Crédit photo : CNC

 

 

 

Bangui, 10 août 2023 (CNC) –  La République Centrafricaine (RCA) franchit une étape significative dans sa quête pour renforcer la sécurité intérieure et maintenir l’ordre juridique, avec l’inauguration des bâtiments rénovés et équipés du premier Tribunal Militaire Permanent et de la Commission Nationale en charge de la gestion des frontières. Cette réalisation majeure, portée par la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), illustre un engagement profond envers la réforme du secteur de la sécurité dans le pays.

 

Le 9 Août 2023 restera une date gravée dans l’histoire de la RCA, marquant le pas vers une justice militaire renforcée et une meilleure gestion des frontières. Les nouveaux bâtiments, dont le coût s’élève à 214.722.270 FCFA, sont le fruit des efforts conjoints de la MINUSCA et du gouvernement centrafricain, signe d’une collaboration fructueuse dans la poursuite d’objectifs communs.

 

Le premier Tribunal Militaire Permanent représente un jalon crucial dans la quête pour une justice équitable au sein des forces armées. Il sera chargé de juger les affaires liées aux infractions militaires, contribuant ainsi à renforcer la discipline et l’intégrité au sein des rangs militaires. Cette initiative envoie un message fort sur la volonté du gouvernement centrafricain de lutter contre l’impunité et d’assurer que les actes répréhensibles au sein de l’armée ne restent pas impunis.

 

La Commission Nationale en charge de la gestion des frontières, quant à elle, revêt une importance capitale dans un pays où les enjeux liés aux frontières sont complexes et sensibles. Avec son rôle crucial dans la surveillance, le contrôle et la gestion des mouvements transfrontaliers, cette commission sera un pilier essentiel pour renforcer la sécurité nationale, la stabilité régionale et la coopération internationale.

 

L’engagement de la MINUSCA dans ce projet est une preuve tangible de la volonté des Nations Unies de soutenir les efforts de réforme en RCA. Cela témoigne également de la mission de la MINUSCA d’accompagner le gouvernement centrafricain dans la consolidation de la paix et la stabilité, à travers des initiatives ciblées et des investissements judicieux.

 

Cette étape ne marque pas seulement l’achèvement de bâtiments physiques, mais symbolise un engagement collectif envers un avenir meilleur pour la République Centrafricaine. La MINUSCA et le gouvernement centrafricain ont travaillé main dans la main pour réaliser cette réalisation majeure, posant les fondations d’un système judiciaire et de sécurité renforcé, nécessaire pour construire un avenir stable et prospère pour le peuple centrafricain.

 

Ceci dit, l’inauguration des bâtiments du premier Tribunal Militaire Permanent et de la Commission Nationale en charge de la gestion des frontières est une étape cruciale dans le parcours vers la stabilité et la sécurité en RCA. La contribution financière et l’expertise de la MINUSCA ont été essentielles pour la réalisation de ce projet, témoignant de l’engagement résolu des Nations Unies envers la paix et le progrès en République Centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Renforcement de la Coordination Civilo-Militaire et de l’Accès Humanitaire

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Centrafrique : Renforcement de la Coordination Civilo-Militaire et de l’Accès Humanitaire

 

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Un pas en avant vers une aide humanitaire plus efficace et coordonnée

 

Bangui, 10 août 2023 (CNC) –  Le 9 août 2023, l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) en République centrafricaine a annoncé une initiative cruciale pour le pays. Vingt-sept participants, issus des acteurs humanitaires, des forces armées et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), se sont réunis du 8 au 9 août à Paoua pour une formation dédiée à la coordination civilo-militaire et à l’accès humanitaire. Cette initiative vise à renforcer les compétences et les connaissances de ces intervenants dans des domaines essentiels pour l’efficacité et la sécurité de l’aide humanitaire dans le pays.

 

Une coordination accrue pour une réponse humanitaire optimale

 

La République centrafricaine a traversé de nombreuses années de conflits et de crises humanitaires, ce qui a rendu l’accès aux populations vulnérables et la fourniture d’une aide humanitaire vitale souvent difficile. La coordination civilo-militaire joue un rôle crucial dans ces contextes complexes en garantissant que les efforts humanitaires soient alignés avec les actions militaires, évitant ainsi les obstacles inutiles et les tensions potentielles.

 

L’initiative organisée par OCHA CAR vise à renforcer cette coordination en fournissant une plateforme d’apprentissage et d’échange entre les acteurs humanitaires et les forces armées. En impliquant également la MINUSCA, l’ONU démontre son engagement envers la sécurité et le bien-être des populations civiles en République centrafricaine.

 

Un accès humanitaire facilité pour les populations vulnérables

 

L’accès humanitaire est souvent entravé par des défis logistiques, sécuritaires et politiques. Les zones touchées par les conflits sont souvent difficiles d’accès, ce qui rend la livraison d’aide vitale aux populations vulnérables un défi complexe. La formation organisée à Paoua vise également à améliorer la compréhension de ces défis et à fournir des outils pratiques pour surmonter les obstacles qui entravent l’acheminement efficace de l’aide.

 

En améliorant la coordination entre les acteurs humanitaires, les forces armées et les institutions internationales, cette initiative peut contribuer à créer un environnement plus propice à la fourniture d’une aide humanitaire vitale aux populations les plus touchées par les crises en République centrafricaine.

 

Notons que l’initiative de formation sur la coordination civilo-militaire et l’accès humanitaire à Paoua en République centrafricaine marque un pas en avant significatif vers une réponse humanitaire plus efficace, coordonnée et sécurisée dans un contexte de défis persistants. En renforçant les compétences et les connaissances des intervenants clés, cette initiative contribue à créer un environnement où les besoins des populations vulnérables sont mieux pris en compte et où l’acheminement de l’aide humanitaire peut se faire de manière plus fluide. Cela illustre également l’importance de la coopération entre les différents acteurs, qu’ils soient humanitaires, militaires ou institutionnels, pour garantir un meilleur avenir pour les citoyens de la République centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Yao Agbetse , Expert de l’ONU, en visite en République centrafricaine

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Yao Agbetse , Expert de l’ONU, en visite en République centrafricaine

 

M. Yao Agbetse (Togo) est un avocat des droits de l’homme, chercheur et enseignant qui a
M. Yao Agbetse (Togo), expert de droit l’homme de l’ONU sur la RCA.

 

 

Bangui, 10 août 2023 (CNC) –  Dans le paysage complexe des défis auxquels sont confrontés les droits de l’homme, émergent des individus exceptionnels dont la détermination et l’expertise illuminent le chemin vers une justice durable. M. Yao Agbetse, originaire du Togo, se dresse comme l’un de ces piliers incontestables de la lutte pour les droits fondamentaux en République centrafricaine. Avocat émérite spécialisé dans les droits de l’homme, chercheur érudit et enseignant dévoué, il incarne un engagement inébranlable envers la justice et les droits de l’homme, marqué par un quart de siècle d’efforts inlassables.

 

Le parcours de M. Agbetse reflète une vie consacrée à la poursuite d’une justice équitable et à la défense des droits de l’enfant. Avec une carrière imprégnée de connaissances juridiques pointues et d’expériences pratiques variées, il a travaillé au cœur même des systèmes nationaux pour promouvoir et protéger les droits fondamentaux. Des ruelles animées de Cotonou, au Bénin, jusqu’aux vastes paysages de la République démocratique du Congo, en passant par les terres vibrantes de la Côte d’Ivoire et du Mali, M. Agbetse a laissé sa marque en guidant l’élaboration de lois et de politiques en matière de droits de l’homme.

 

Dans une région où la collaboration entre les acteurs gouvernementaux et la société civile est cruciale, M. Agbetse a créé des espaces de dialogue et des outils pour encourager une action concertée. Ses efforts ont permis de jeter des ponts entre ces deux mondes apparemment divergents, démontrant que le respect des droits humains est un objectif commun qui transcende les clivages. Il a notamment impulsé des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration, favorisant ainsi la consolidation de la paix dans des contextes fragiles.

 

Mais l’influence de M. Agbetse ne se limite pas à la sphère nationale. Sa participation active aux sessions du Conseil des droits de l’homme à Genève a renforcé sa portée internationale. En fournissant des informations cruciales et vérifiées aux experts de l’ONU, il a contribué à façonner des évaluations précises des enjeux relatifs aux droits de l’homme dans différentes nations. Ses recommandations spécifiques et pragmatiques ont jeté les bases d’une responsabilité accrue et d’un accès équitable à la justice.

 

C’est dans ce contexte que le mandat de l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine a été établi par le Conseil des droits de l’homme en septembre 27. Cette nomination témoigne de la reconnaissance de l’expertise et de l’engagement sans faille de M. Agbetse envers la cause des droits de l’homme. Sa visite en République centrafricaine revêt une importance cruciale, offrant l’opportunité de plonger au cœur des enjeux locaux et de proposer des solutions concrètes pour relever les défis pressants.

 

Notons que monsieur Yao Agbetse incarne le pouvoir transformateur d’un individu résolument dédié à l’amélioration des droits de l’homme. Son parcours impressionnant, forgé dans les tranchées des luttes pour la justice, inspire l’espoir et rappelle que des héros discrets mais déterminés continuent de s’élever pour défendre les valeurs les plus fondamentales de notre humanité.

 

Par Anselme Mbata

 

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Inauguration d’un Centre Hospitalier de Lutte contre les Grandes Endémies en République Centrafricaine

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Inauguration d’un Centre Hospitalier de Lutte contre les Grandes Endémies en République Centrafricaine

 

Centrafrique.org/le-putschiste-de-bangui-faustin-archange-touadera-lors-de-linauguration-du-centre-epidemiologique-au-pk24/” data-wpel-link=”internal”>Le putschiste de Bangui, Faustin Archange Touadera lors de l'inauguration du centre épidémiologique au PK24
Le putschiste de Bangui, Faustin Archange Touadera lors de l’inauguration du centre épidémiologique au PK24

 

 

Bangui, 10 août 2023 (CNC) –  La République Centrafricaine a franchi une étape importante dans son combat contre les grandes endémies en inaugurant récemment le “Hôpital des grandes endémies”. Cet établissement de pointe, situé à Delebama, à 24 kilomètres de la capitale Bangui sur la route de Damara, a été officiellement inauguré par le putschiste de Bangui, monsieur Faustin Archange Touadera. Cette initiative témoigne de l’engagement du pays à renforcer ses capacités de traitement et de prévention des maladies épidémiques.

 

L’Hôpital des grandes endémies se distingue par sa spécialisation dans la prise en charge de maladies telles que la lèpre, le Covid-19 et la tuberculose. Sa création revêt une importance cruciale, car elle renforce la capacité de la République Centrafricaine à faire face aux épidémies endémiques ainsi qu’aux maladies contagieuses qui peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur la population.

 

Doté de plusieurs bâtiments et équipé de technologies de pointe, le centre dispose d’une capacité impressionnante de 350 lits, dont 50 lits d’observation. Parmi les services disponibles figurent la radiologie mobile, la dialyse mobile, un scanner, un laboratoire de diagnostic, un centre de production d’oxygène et un centre de production d’antibiotiques. Cette infrastructure médicale moderne place le pays dans une meilleure position pour répondre aux besoins de santé urgents et contribuer à la prévention des épidémies.

 

Le ministre de la Santé, le Dr Pierre Somsé, souligne que l’Hôpital des grandes endémies va bien au-delà d’un simple centre de soins. Il renforce la capacité du pays à lutter contre les maladies épidémo-endémiques dans un contexte marqué par la menace croissante de ces affections. Les maladies émergentes et réémergentes représentent aujourd’hui une part significative des pathogènes responsables des décès, avec une proportion atteignant jusqu’à 85%. La création de cet hôpital témoigne donc de la détermination du pays à faire face à ces défis sanitaires.

 

Cependant, un élément essentiel pour le succès de cet établissement reste le personnel qualifié. Le président Faustin Archange Touadera met en avant la nécessité de former des professionnels de la santé compétents et capables de gérer efficacement les services du centre. Les équipements et les installations modernes sont indéniablement importants, mais sans un personnel formé adéquatement, leur utilisation et leur impact seraient limités.

 

Les efforts déployés pour la construction de cet hôpital ont été considérables. Construit sur une période de trois ans, le coût total de plus de 8 milliards de francs CFA a été financé par le gouvernement. Cette dépense reflète la priorité accordée à la santé publique et à la préparation face aux épidémies potentielles.

 

En tant que patrimoine collectif, l’Hôpital des grandes endémies mérite d’être protégé et préservé. Le chef de groupe du village de Delebama, Marcel Kossi, appelle les habitants à s’unir pour garantir la sécurité de cette institution vitale. Il met en garde contre toute tentative de destruction ou de négligence, soulignant que le sort de cet établissement influe directement sur le bien-être et l’avenir du village.

 

En somme, l’inauguration de l’Hôpital des grandes endémies en République Centrafricaine marque un tournant dans la lutte contre les maladies épidémiques et endémiques. Cet établissement de pointe, doté d’installations modernes et d’un personnel qualifié, renforce les capacités du pays à répondre aux crises sanitaires et à préserver la santé de sa population. Cette initiative reflète l’engagement du gouvernement envers la santé publique.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Résister Comme un Baobab : madame Doumta l’Inébranlable

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Résister Comme un Baobab : madame Doumta l’Inébranlable

 

Centrafrique.org/la-ministre-de-commerce-madame-lea-koyassoum-doumta-menacee-de-poursuite-judiciaire-en-suisse-pour-escroquerie-aggravee1/la-ministre-lea-mboua-doumta/” rel=”attachment wp-att-58114″ data-wpel-link=”internal”>La ministre Léa Mboua Doumta
La ministre Léa Mboua Doumta. CopyrightDR

 

Hommage à madame Doumta, ministre du commerce.

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08 août 2023 (CNC) –

 

 

Dans les terres d’Afrique, fière et vaillante,

Résolue, Madame Doumta se lève et chante,

Comme le lion dans la savane éblouissante,

Elle brave les tempêtes, forte et puissante.

 

Sur le chemin de la vertu et de la raison,

Elle s’avance, emplie de détermination,

Ses actes sont guidés par l’introspection,

Pour son peuple, elle agit avec passion.

 

Tel un baobab, elle résiste aux vents contraires,

De sa sagesse, le pays se nourrit, prospère,

Elle refuse d’obéir aux intérêts éphémères,

Préférant la grandeur d’un futur solidaire.

 

Des adages africains lui prêtent leurs voix,

“Le courage est la clé qui ouvre toutes les lois”,

“Tant que l’on vit, l’espoir brille comme une croix”,

Madame Doumta, inspirante, entend cette voie.

 

Mais aussi d’Europe, les adages s’unissent,

“La vérité vaut bien qu’on lui rende hommage”,

En refusant l’injustice, elle agit en justicier,

Dans l’histoire du pays, elle écrit une page.

 

“Un seul brin d’herbe ne cache pas la montagne”,

Madame Doumta, par son geste, accompagne,

Les aspirations profondes d’un peuple qui gagne,

L’écho de son courage résonne et emblème.

 

Le dimanche 30 juillet, date mémorable,

Elle a osé se tenir face à l’incontrôlable,

Avec noblesse, elle a tracé son propre sable,

Défendant les valeurs, elle est inébranlable.

 

Hommage à la ministre de commerce au grand cœur,

Qui a su braver les tempêtes et les leurres,

Madame Doumta, par son audace et sa grandeur,

Restera gravée dans nos cœurs, héroïque maman.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’Affaire des passeports diplomatiques fantômes : Plongée dans l’escroquerie de Reboas et Nakombo

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L’Affaire des passeports diplomatiques fantômes : Plongée dans l’escroquerie de Reboas et Nakombo

 

Makombo maire de Bangui
Emile Gros Nakombo, Maire de la ville de Bangui. copyrightautremédia.

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Une nouvelle tâche sombre se dessine dans l’histoire politique de la République centrafricaine, avec une affaire d’escroquerie impliquant deux personnalités en vue, monsieur Aristide Briand Reboas, devenu ministre de la Jeunesse et des Sports quelques moins plus tard, et monsieur Émile Gros Nakombo, président de la délégation spéciale de la ville de Bangui. Cette affaire, qui s’est déroulée en 2019, jette une lumière crue sur le manque d’éthique et d’intégrité au sein du régime du Président  Faustin Archange Touadera.

 

Le récit est choquant et révoltant. Des citoyens coréens, venus en République centrafricaine avec l’intention d’investir dans le secteur minier, ont été pris au piège par la duplicité d’Aristide Briand Reboas, qui se présente pourtant comme un Apôtre de l’église évangélique en Centrafrique. Au lieu de les guider et de les aider, Reboas a vu en eux une opportunité de s’enrichir rapidement et sans scrupules. Pire encore, il a trouvé un allié en la personne d’Émile Gros Nakombo, le maire de Bangui, créant ainsi une alliance sordide pour dépouiller ces Coréens de leur argent.

 

Aristide Briand Reboas président du parti chrétien démocrate centrafricain
Monsieur Aristide Briand Reboas, Président du parti chrétien démocrate. Photo de courtoisie.

 

Tel des mafieux impitoyables, Reboas et Nakombo ont concocté un stratagème pour duper ces Coréens. Ils leur ont promis des passeports diplomatiques centrafricains et des laisser-passer, supposément approuvés par les plus hautes instances de l’État centrafricain. Cette ruse a été conçue pour flatter l’ego des investisseurs coréens et les pousser à débourser d’importantes sommes d’argent, soit 45 millions de francs CFA par passeport diplomatique, totalisant 135 millions de francs CFA pour les trois coréens concernés.

 

Le moment de vérité est arrivé lorsqu’ils ont invité les Coréens dans un hôtel de Bangui, où ils leur ont présenté leur fausse réalité avec assurance. Ils ont prétendu que les plus hauts responsables du pays soutenaient l’opération et exigeaient le paiement immédiat. Toutefois, Les Coréens, de leur côté, doutent un peu de la situation. Mais dans une démarche stratégique de la mafia, monsieur Émile Gros Nakombo tente de convaincre les Coréens en appelant en urgence le ministre délégué aux affaires étrangères d’alors, monsieur Sokodé pour les retrouver à l’hôtel du centre.

Le ministre, connaissant pas l’affaire, a pris sa voiture avec son garde du corps pour se rendre à l’hôtel du centre. Arrivée sur le lieu, immédiatement, le maire de Bangui, plus malin, l’a retiré pour lui donner de farfelu conseil d’un grand frère.

 

Alors, le ministre est appelé en urgence pour un simple conseil ‘d’un grand-frère  ? En réalité, le but du maire de Bangui c’est juste la présence du ministre, et le tour est joué. Après quelques minutes de balade à l’extérieur,  entre le maire de Bangui et le ministre, ce dernier s’est retiré.

 

Cette manœuvre habile a finalement poussé les investisseurs à céder, convaincus que l’opération était approuvée par le gouvernement. Ils ont ainsi remis leur argent durement gagné à Nakombo et Reboas, dans l’espoir de recevoir les précieux documents.

 

Cependant, leur espoir s’est vite évanoui. Les Coréens, victimes de leur propre confiance et de la duplicité des criminels en col blanc, n’ont jamais reçu les passeports diplomatiques promis. Ces individus malveillants ont non seulement trahi la confiance des investisseurs étrangers, mais ils ont également terni la réputation de tout un pays, illustrant l’étendue de la corruption et de la dégradation morale au sein de la classe politique centrafricaine.

 

La découverte que monsieur Aristide Reboas a été arrêté l’année dernière en Corée du Sud pour une autre affaire d’escroquerie ne fait qu’ajouter du poids à ces allégations d’activités criminelles. Cette situation soulève des questions fondamentales sur l’intégrité et la compétence de ceux qui sont censés diriger et servir la nation.

 

Il est temps que les citoyens centrafricains se lèvent pour exiger des comptes de la part de ceux qui trahissent leur confiance. Le président Faustin Archange Touadera doit faire preuve de leadership en nettoyant les écuries d’Augias de son administration, en évinçant ceux qui ternissent la réputation de la République centrafricaine. Seuls des dirigeants intègres et honnêtes peuvent espérer conduire le pays vers un avenir meilleur, loin des scandales et de la corruption qui ont secoué ses fondements.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Manipulation, mensonges et démagogie : Démystification des résultats du pseudo référendum centrafricain

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Manipulation, mensonges et démagogie : Démystification des résultats du pseudo référendum Centrafricain

 

Centrafrique.org/le-projet-de-la-nouvelle-constitution-de-touadera-un-Festival-de-fautes-dorthographe/remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-president-touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-evariste-ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee/” rel=”attachment wp-att-66933″ data-wpel-link=”internal”>Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Le spectre du mensonge et de la manipulation plane depuis deux ans sur la scène politique centrafricaine, suite aux propos trompeurs de Monsieur Évariste Ngamana et de Monsieur Symphorien Kparekouti concernant les résultats présumés d’un référendum controversé. Leur narration triomphante est une insulte à l’intelligence du peuple centrafricain. L’examen attentif des faits met en lumière les incohérences criantes et la mascarade qui entourent ce prétendu vote.

 

D’abord, la soi-disant participation de 61,10% apparaît comme un nombre tout à fait arbitraire, sans fondement crédible. Comment peut-on affirmer qu’une majorité significative a voté lorsque de nombreux observateurs ont signalé une faible participation et des irrégularités ? Les affirmations de Monsieur Ngamana et de Monsieur Kparekouti ne sont rien de plus que des artifices pour tenter de légitimer un processus totalement illégal et qui manque de transparence.

 

L’argumentaire de Monsieur Kparekouti, louant la nouvelle constitution comme une “libération réelle” et un “acte de souveraineté”, est un exemple flagrant de démagogie politique. Cette nouvelle constitution a été imposée au peuple centrafricain sans un véritable débat démocratique. Tenter de la dépeindre comme une expression authentique de la volonté populaire est un affront à l’intelligence du peuple.

 

Quant à Monsieur Martin Ziguelé, son rejet des résultats et sa dénonciation de l’ANE comme un organe partisan ne sont pas sans fondement. Les preuves d’une manipulation préalable des résultats sont accablantes, avec les résultats déjà diffusés sur les réseaux sociaux avant l’annonce officielle. Cette “proclamation formelle” par l’ANE n’est qu’une façade pour cacher une prise de décision politique et antidémocratique.

 

La critique acerbe de Gervais Lakosso, coordonnateur du GTSC, est une mise en évidence du climat politique inquiétant en Centrafrique. L’alignement des institutions de l’État avec le parti au pouvoir est un coup dur pour l’intégrité démocratique. L’accord entre les déclarations de l’ANE et du parti au pouvoir ne fait que renforcer les doutes quant à l’indépendance et la crédibilité des organes de gouvernance.

 

En fin de compte, il est indiscutable que les propos de Monsieur Évariste Ngamana et de Monsieur Symphorien Kparekouti sont une tentative désespérée de dépeindre un processus douteux comme légitime. L’opposition de Monsieur Martin Ziguelé et de Gervais Lakosso, basée sur des preuves solides et des arguments cohérents, soulève des inquiétudes justifiées quant à l’avenir démocratique de la République centrafricaine. Le peuple mérite la vérité, la transparence et une voix réellement démocratique dans les décisions qui façonnent l’avenir de leur pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La Tentative dérisoire de la Russie d’attirer les Jeunes Africains : Analyse de la stratégie controversée de Poutine envers la République Centrafricaine

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La Tentative dérisoire de la Russie d’attirer les Jeunes Africains : Analyse de la stratégie controversée de Poutine envers la République Centrafricaine

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  Depuis des décennies, l’Europe est devenue l’aspiration de milliers de jeunes Africains qui tentent désespérément de rejoindre le vieux continent, parfois au péril de leur vie. Toutefois, la Russie, voulant capitaliser sur cette tendance, a lancé une stratégie pour rallier les jeunes Africains à sa cause. Cependant, cette tentative sournoise a été largement rejetée par le peuple africain, en particulier par les Centrafricains, dont le pays entretient une relation étroite avec la Russie en Afrique centrale.

 

La Proposition de Vladimir Poutine

 

Selon le Président russe, Vladimir Poutine, les pays africains alliés de la Russie, dont la République centrafricaine, pourraient bénéficier d’une exemption de visa pour tous leurs citoyens. Cette mesure permettrait notamment aux Centrafricains de voyager en Russie sans visa, de la même manière qu’ils le font dans certains pays subsahariens. Cependant, il convient de se demander si la Russie est réellement un pays accueillant pour les Africains.

 

Xénophobie et ségrégation en Russie

 

La réalité est que la Russie ne s’est pas avérée favorable pour les Africains. La xénophobie persistante envers les Africains est un problème majeur. Les Africains ont très peu de possibilités de travail en Russie, et même s’ils en trouvent, ils sont souvent rejetés et maltraités par les Russes. Des exemples passés montrent que les Russes ont souvent ordonné à des Africains de céder leur place dans les transports en commun ou les ont insultés dans les rues comme s’ils étaient inférieurs.

 

La Différence avec l’Occident

 

Cette réalité contraste fortement avec les opportunités que les jeunes Africains recherchent en Amérique et en Europe, où la démocratie offre un environnement propice à l’apprentissage, à la formation et au travail. Ces jeunes désirent aider leur famille en Afrique grâce à leur réussite personnelle. Cependant, voyager dans un pays où la ségrégation et le racisme sont monnaie courante rend cette ambition difficilement réalisable.

 

Israël en Comparaison

 

Un autre exemple frappant est celui d’Israël, un pays développé qui exempt les Centrafricains de visa pour voyager sur son territoire. Cela soulève la question de savoir si la Russie peut se comparer à Israël en termes d’accueil des étrangers et de volonté de créer des liens solides avec l’Afrique.

 

Rappelons que la stratégie de la Russie pour attirer les jeunes Africains, en particulier les Centrafricains, est dérisoire et rejetée par le peuple africain. Les aspirations des jeunes Africains pour une vie meilleure les poussent vers des destinations où règnent la démocratie et l’ouverture. La Russie, en dépit de ses efforts, doit faire face à des défis majeurs en matière de tolérance et d’inclusion pour parvenir à susciter l’éloge des Africains en Afrique centrale. En fin de compte, l’avenir des relations entre la Russie et l’Afrique repose sur une compréhension mutuelle, le respect des droits de l’homme et l’ouverture à la diversité culturelle.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Chercheur à l’Université de Québec à Trois-Rivières au Canada

 

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Centrafrique : L’appel audacieux de monsieur Cyriaque Rebaïlé pour un Changement de Cap Judiciaire

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L’appel audacieux de monsieur Cyriaque Rebaïlé pour un Changement de Cap Judiciaire

 

Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  La situation politique et judiciaire en République Centrafricaine soulève des questions légitimes sur l’équité, la transparence et l’intégrité du système. Récemment, des propos troubles du ministre de la Justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, ont mis en lumière des préoccupations importantes, évoquant la question de la justice à deux vitesses et la nécessité d’un changement fondamental pour le bien du pays.

 

L’appel éloquent d’un étudiant centrafricain en droit à l’université de Bangui, monsieur Cyriaque Rebaïlé , à l’égard du ministre de la Justice met en évidence une inquiétude profonde et partagée par de nombreux citoyens centrafricains. Il souligne la nécessité de réformes urgentes et d’une véritable équité dans le système judiciaire du pays. Bien que l’auteur de l’appel prenne soin de souligner son respect pour le ministre, il insiste sur la nécessité de dire la vérité, même si cela peut être inconfortable.

 

La principale préoccupation soulevée par monsieur Cyriaque Rebaïlé concerne la justice à deux poids deux mesures. L’auteur remet en question pourquoi certains individus semblent échapper aux conséquences de leurs actes, tandis que d’autres sont confrontés à la justice avec rigueur. Cela crée une perception de partialité et d’injustice qui peut miner la confiance du peuple dans les institutions gouvernementales et judiciaires. L’appel à clarifier ce schéma inéquitable est essentiel pour rétablir la foi du peuple envers le système.

 

De plus, monsieur Cyriaque Rebaïlé soulève des interrogations sur la politique et les stratégies du ministère de la Justice dans son pays pour encourager le développement économique du pays. Comment le système judiciaire peut-il attirer les investisseurs et instaurer la confiance nécessaire pour stimuler la croissance économique ? Comment la justice peut-elle soutenir la République Centrafricaine dans sa quête de progrès ? Ces questions sont cruciales pour l’avenir du pays.

 

Monsieur Cyriaque Rebaïlé ne se limite pas à exposer les problèmes, il propose également des solutions concrètes. Il appelle à une réforme en profondeur du système judiciaire, à l’éradication de la partialité et à l’arrêt de la protection des individus impliqués dans des crimes économiques. L’appel à nettoyer la justice et à mettre fin aux pratiques de manipulation et de favoritisme est un pas audacieux vers une gouvernance plus transparente et équitable.

 

Monsieur Cyriaque Rebaïlé souligne également l’importance de la foi et de la morale dans la prise de décision. Il rappelle que, quelle que soit la position de pouvoir qu’une personne occupe, elle reste mortelle et que toutes les richesses matérielles ne sont que temporaires. Cette réflexion souligne l’importance des valeurs éthiques dans la gouvernance et met en évidence l’importance de servir le bien commun plutôt que des intérêts personnels.

 

L’impact de cet appel ne peut être minimisé. Il met en lumière les failles du système et lance un appel à l’action en faveur du peuple centrafricain. En encourageant le ministre de la Justice à faire preuve de courage et à mener des réformes audacieuses, monsieur Cyriaque Baïlé  souligne l’importance de la responsabilité, de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance.

 

Rappelons que les préoccupations exprimées dans cet appel reflètent des inquiétudes légitimes sur la justice et la gouvernance en République Centrafricaine. La quête de réformes audacieuses et d’une gouvernance transparente est essentielle pour le bien-être du pays et de son peuple. Il appartient maintenant aux dirigeants et aux institutions de prendre des mesures concrètes pour rétablir la confiance et bâtir un avenir meilleur pour tous les citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’inhumanité de la bureaucratie : Le Préfet par intérim de Lim-Pendé laisse la vie d’un fonctionnaire en suspens

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L’inhumanité de la bureaucratie : Le Préfet par intérim de Lim-Pendé laisse la vie d’un fonctionnaire en suspens

 

Paoua-la-presence-des-elements-de-3r-dans-la-peripherie-inquiete-les-populations/vue-generale-de-lhopital-de-paoua-en-rca-octobre-2020-seigneur-yves-wilikoesse-msf/” rel=”attachment wp-att-42035″ data-wpel-link=”internal”>Vue générale de l'hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF
Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Un récit tragique récemment constaté par le correspondant du CNC dans la région de Lim-Pendé, Fortuné Bobérang, révèle une vérité amère sur les priorités tordues et l’insensibilité de certains fonctionnaires. Dans la ville de Paoua, chef-lieu de Lim-Pendé en République centrafricaine, un fonctionnaire de l’État, déjà en proie à une maladie grave, s’est vu refuser une évacuation médicale vitale par le Préfet par intérim de la région. Cette situation a mis en évidence une pratique inquiétante et impitoyable qui met en danger la vie des citoyens malades, les laissant à la merci d’une bureaucratie qui semble ignorer l’urgence des situations médicales.

 

L’homme avait été amené à Paoua pour assister aux funérailles d’un membre de sa famille. Cependant, son état de santé s’est rapidement détérioré, se manifestant par des vomissements de sang incessants. Les médecins locaux, conscients de l’insuffisance et l’incapacité des plateaux sanitaires de l’hôpital de Paoua à traiter sa maladie, ont jugé nécessaire son évacuation vers Bangui, la capitale, où il pourrait recevoir les soins appropriés auprès de son médecin traitant. Une décision qui aurait dû être prise sans délai pour sauver une vie en danger.

 

C’est à ce moment-là que le rôle crucial du Préfet par intérim de Lim-Pendé entre en jeu. En tant que responsable administratif de la région, il détient le pouvoir de donner l’autorisation nécessaire pour l’évacuation médicale. Mais au lieu de prendre une décision rapide et compatissante, il a choisi de repousser cette décision vitale jusqu’au 17 août prochain, une date éloignée dans le temps. Cette attitude indifférente soulève des questions troublantes sur le sens des responsabilités et la compassion envers les concitoyens en détresse.

 

Il est impératif de souligner que la mort, pour attraper quelqu’un, n’attend pas les délais administratifs. Elle ne peut pas attendre, non plus, que des processus bureaucratiques soient suivis pour prendre des vies. L’attitude du Préfet par intérim de Lim-Pendé est non seulement insensible, mais elle met également en danger la vie des fonctionnaires et des citoyens qui, en se déplaçant dans les provinces, peuvent se retrouver dans des situations médicales critiques.

 

Cette affaire soulève des inquiétudes plus larges concernant le système bureaucratique et administratif du pays. Les autorités ont la responsabilité de mettre en place des procédures efficaces pour gérer les situations d’urgence, en particulier lorsqu’il s’agit de la vie humaine. Des protocoles doivent être en place pour garantir que les décisions vitales sont prises rapidement et de manière éclairée, en tenant compte des besoins et de la dignité des individus.

 

Rappelons que  l’histoire du fonctionnaire malade de Lim-Pendé est un exemple choquant de la manière dont les priorités administratives peuvent primer sur la vie humaine. Le Préfet par intérim a manifestement failli à son devoir d’empathie et de sens des responsabilités en retardant une décision d’évacuation vitale. Cette affaire devrait servir de rappel urgent pour revoir et améliorer les pratiques administratives afin qu’elles soient en phase avec les besoins réels des citoyens en situation de crise médicale.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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Centrafrique : les heures d’après….

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les heures d’après….

 

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Tout observateur sérieux de la vie politique du Centrafrique notera aisément une régression du courage en politique. Ce qui est une vertu à la politique et du politique a laissé place à de la couardise et des petits habiles manœuvriers.

Il est pourtant évident, que pour marquer une période, sa période, la compétence ne suffit pas, seul le courage politique sera retenu et servira de marqueur à des générations.

Deux exemples à retenir pouvant servir de repères.

Pis, ces deux exemples s’alignent aisément sur le contexte actuel.

  1. Mme Domitien : cette grande dame de la même ethnie et du même parti politique que J.B.Bokassa (1966-1979). Elle n’a pas hésité à s’opposer au projet du sacre de celui-ci. Elle a jugé ce projet non essentiel pour le Centrafrique.
  2. François Guéret : ce magistrat, de la même ethnie que André Kolingba (1981-1993) a pris sa plume pour dénoncer publiquement le népotisme comme politique menée.

Ni le parti politique encore moins l’ethnie ont eu raison de ces deux personnages.

Un patchwork le MCU ?

Les intérêts d’un parti s’opposent toujours aux intérêts d’une nation

Le patchwork est un ouvrage constitué de morceaux de tissus de différentes couleurs cousus les uns avec les autres. Tel est le parti au pouvoir où se retrouvent les amis, parents, et même des panafricanistes supposés.

Chacun défend des intérêts souvent contraires les uns des autres.

Cet équilibre tient encore miraculeusement. Mais à l’épreuve de ce référendum, les signes de fissure apparaissent. Nous en recensons 3 classés également en 3 effets : immédiats, courts et moyens termes

Effet immédiat, deux affaires aux lendemains qui déchantent?

Le premier : le combat d’exhibition opposant deux ministres conseillers de Touadera. Ce n’est qu’un affrontement de deux intérêts contraires : les soutiens internes ou encore des nationaux, ceux qui ont cru ou faire semblant de croire au président des pauvres et en tirer profit, contre les soutiens étrangers des feyman déguisés en panafricanistes, lesquels entendent profiter de l’homme et du pays. Jules Njawé ferait partie des disciples d’Emile Parfait Simb, auteur d’une gigantesque escroquerie en bande organisée et recherché par la justice internationale.

Le deuxième, à effet immédiat est l’avenir du parti politique MCU, lié grandement à l’avenir du tandem Touadera-Ngamana.

Ce tandem est la rencontre des ambitions où l’un entend utiliser l’autre pour ses intérêts personnels. Il restera l’interrogation : jusqu’à quand et comment cela finira-t-il ?

Touadera a trouvé en Ngamana, l’allié de circonstance pour se débarrasser de ses compagnons des premières heures (Cf. La nouvelle constitution où la vendetta de Touadera contre le Centrafrique). Cette tâche accomplie, lui sera-t-il d’autres utilités ? Dans les milieux maffieux, comme fonctionne le MCU, celui qui sait trop devient encombrant. I kou i ba maah.

Le second (Ngamana) a profité de l’occasion pour deux objectifs : laver l’affront de la “moralité douteuse” et prendre, en même temps, les rênes du parti, en s’appuyant sur les “indépendants”, ces pestiférés d’hier méprisés par le Bureau politique, car dépourvus de culture politique et démocratique, mais attirés seulement par l’appât de gain.

Jusqu’à quand Ngamana et les siens accepteront d’être utilisés par Touadera ? Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ?

Ainsi deux camps, au sein du MCU : celui des fondateurs du parti d’un côté, et celui des ralliés obséquieux à souhait, de l’autre côté.

Les jours d’après seront mouvementés tant l’animosité est à son comble.

Tout Centrafricain a pu constater la non-participation de SMS, Ngrebada et Dondra à la campagne référendaire. Leur non-participation à cette campagne expliquerait grandement la pantalonnade observée, au niveau de la DNC avec des pratiques moindres et des arguments pauvres faisant révéler la vacuité d’une idéologie politique au sein de ce parti.

En moyen terme, l’applicabilité de ce que tous qualifient du règlement intérieur du parti au pouvoir posera problème.

Nombre de députés va perdre leurs investitures. Et pour cause. Très peu a le baccalauréat. C’est la base rurale, la force du MCU qui va être sabotée car ce sont eux les premiers ralliés ayant un réel ancrage local. Cette manœuvre bénéficiera aux opportunistes aux longues dents aiguisées à l’affût de gain s et des postes.

En définitif

Le courage est l’un des attributs des hommes et de femmes d’Etat. Pourtant le parti MCU en regorge. Mais Touadera veut un parti acquis à sa cause au sein duquel n’existeraient débats ou interactions débouchant sur des réflexions profondes pour le pays.

Sarandji, Ngrebada, Dondra et compagnie pourront-ils se révéler des sphinx pour renaître de leurs cendres ? Mbeni nga si.

Toujours est-il qu’abandonné le navire MCU à Ngamana qui sera rallié par les soutiens étrangers (feymania), le pays ne survivrait à une telle éventualité.

Ici et maintenant, c’est le lieu de voir se démarquer des hommes et femmes d’Etat épris de leur pays pour compléter le nombre des héros et hérauts du Centrafrique à l’exemple de Mme Domitien et de François Guéret.

 

Par Orphée Douaclé-Ketté

Observateur politique engagé

 

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Reprise des hostilités dans le Haut-Mbomou, 8 personnes tuées

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Reprise des hostilités dans le Haut-Mbomou : 8 personnes tuées

 

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Centre Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, aus sud-Est de la République centrafricaine. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Après une période de calme relatif, les tumultes reprennent dans la préfecture du Haut-Mbomou, une région reculée située à l’extrême sud-est de la République centrafricaine. Les habitants de la région sont à nouveau plongés dans l’angoisse alors que des enlèvements et des affrontements ont secoué la région ces derniers jours.

 

Les événements qui se sont déroulés ce week-end et le début de la semaine ont opposé les combattants de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à la milice AZANDE ANI KPI GBE. Le bilan humain est lourd, avec au moins huit personnes tuées à proximité des villes d’Obo et de Mboki. Ces pertes tragiques sont la preuve des cicatrices profondes qui marquent la région.

 

Au cœur de ces violences se trouve un enlèvement survenu dimanche dernier, où cinq habitants, dont un chef de groupe, ont été enlevés dans le village de Lingwa, situé à 25 km d’Obo, sur l’axe de Bambouti. Cet acte odieux a été attribué aux rebelles de l’UPC, semant la peur et l’incertitude parmi les habitants.

 

Hier, lundi, les rues ont été le théâtre de combats intenses entre les rebelles de l’UPC et les éléments de la milice AZANDE ANI KPI GBE, à seulement sept kilomètres d’Obo, toujours sur l’axe de Bambouti. La situation s’est détériorée davantage avec des représailles rapportées près de Mboki, où les rebelles de l’UPC ont pris d’assaut une région paisible, laissant trois personnes sans vie à trois kilomètres de la ville.

 

Un habitant de la région d’Obo a partagé son témoignage poignant, rappelant que les affrontements d’avant-hier avaient opposé les rebelles de l’UPC aux éléments de la milice AZANDE ANI KPI GBE sur l’axe de Bambouti. Les conséquences sont tragiques, avec la perte de deux miliciens et six civils, ainsi que quatre blessés hospitalisés dans un hôpital local. La violence s’est également abattue sur des agriculteurs innocents alors qu’ils se trouvaient sur la route de Mboki, laissant un vieillard, un enfant et une femme sans vie.

 

Dans ce contexte alarmant, le député de la circonscription Obo 1, Ernest Mizedio, a lancé un appel pressant au gouvernement, exigeant qu’il prenne ses responsabilités face à la détérioration de la situation. Les habitants de la région, déjà fragilisés par des années de conflits, ont désespérément besoin de sécurité et de protection pour reconstruire leur vie et préserver leur dignité.

 

Il est essentiel de rappeler que ces nouvelles flambées de violence et de meurtres interviennent après une période de calme apparent qui avait régné ces dernières semaines dans la région du Haut-Mbomou. Ces affrontements tragiques mettent en évidence la fragilité de la paix dans cette partie du monde, soulignant l’importance d’une réponse concertée et coordonnée pour mettre fin à la violence et garantir la sécurité des citoyens innocents qui continuent de souffrir des conséquences de ces conflits.

 

Par Félix Ndoumba

 

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ANE, ou le triomphe des professionnels de la fraude face aux démocrates

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ANE, ou le triomphe des professionnels de la fraude face aux démocrates

 

Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l'autorité nationale des élections (ANE)
Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Lorsque les résultats du référendum constitutionnel en République Centrafricaine ont été publiés par l’Agence Nationale des Élections (ANE), les réseaux sociaux ont été inondés de réactions, toutes aussi prévisibles les unes que les autres. Les chiffres affichés, évoquant un score soviétique de 95% en faveur des modifications constitutionnelles, avec un taux de participation de 61%, ont réveillé un débat qui ne cesse de s’intensifier : celui de la véritable nature de la démocratie dans le pays.

 

Le journaliste Ben Wilson Ngassan, à travers un post percutant, exprime son scepticisme quant à l’intégrité du processus constitutionnel et à son alignement avec les principes démocratiques. L’auteur critique la démocratie biaisée qu’il qualifie de “democrature” dans laquelle le pays semble s’enfoncer. Les mots choisis par Ngassan sont cinglants et son ton sévère. Il pointe du doigt le gouvernement du président Faustin Archange Touadera, en affirmant que celui-ci, tout en évitant de restaurer formellement l’empire, a délibérément organisé un référendum de façade pour consolider son pouvoir.

 

Au cœur du débat se trouve la question de la légitimité de la Constitution elle-même. Ngassan rappelle les enseignements du droit constitutionnel, où la participation active des citoyens dans l’élaboration d’une Constitution est considérée comme une condition préalable à sa légitimité. Les chercheurs cités par Ngassan soulignent l’importance de la perception de légitimité dans le respect des lois et règles établies. Ainsi, l’auteur condamne la manière dont la nouvelle Constitution a été imposée aux citoyens, sans consultation ni véritable engagement populaire.

 

Le parallèle établi entre les pratiques de démocratie et les souvenirs d’éducation primaire est frappant. Ngassan fait valoir que même dans un contexte de classe, les décisions sont prises collectivement et après des discussions. L’auteur utilise cette analogie pour dénoncer le processus isolé et peu transparent auquel le pays a assisté lors de l’élaboration de la Constitution. Il exprime sa consternation face à la passivité apparente de la population face à cette “democrature” et la comparaison faite avec des moutons menés à la bergerie renforce le sentiment de perte d’autonomie et d’agency.

 

Ben Wilson Ngassan ne mâche pas ses mots lorsqu’il qualifie le président Touadéra d’autocrate et pointe du doigt la possible influence de forces extérieures, notamment le groupe paramilitaire russe Wagner, sur le processus de référendum. Cette observation souligne l’impact potentiel de ces acteurs sur la démocratie centrafricaine et accentue les préoccupations concernant la souveraineté nationale.

 

Le post de Ngassan conclut avec un sentiment d’espoir, mêlé de découragement. Il se retire temporairement de la couverture de l’actualité liée au référendum, promettant de consacrer son énergie à la formation des jeunes générations. Cette décision exprime sa conviction que le renouveau démocratique pourrait émerger de cette nouvelle génération, une lueur d’espoir face aux défis actuels.

 

En résumé, Ben Wilson Ngassan, à travers un post incisif, met en lumière les inquiétudes croissantes quant au processus constitutionnel en République Centrafricaine. Ses observations détaillées sur la légitimité, la démocratie et l’influence externe offrent un aperçu saisissant de la situation actuelle du pays. La plume de Ngassan rappelle que la démocratie ne devrait pas être prise pour acquise, et que la voix des citoyens doit être respectée et entendue pour garantir un avenir politique juste et transparent.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Tromperie Électorale en RCA : Le BRDC Dénonce des Chiffres Fantaisistes annoncés par l’ANE

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Tromperie Électorale en RCA : Le BRDC Dénonce des Chiffres Fantaisistes annoncés par l’ANE

 

Les quelques responsables des partis politiques d'opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22
Les quelques responsables des partis politiques d’opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22

 

 

 

Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a publié un communiqué de presse cinglant, contestant les résultats provisoires du pseudo-référendum constitutionnel du 30 Juillet 2023. Dans un langage sévère mais précis, le BRDC dénonce les irrégularités et le manque de crédibilité du processus électoral orchestré par le régime du dictateur TOUADERA.

 

L’autorité qui se présente comme l’instance de décision, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), est décrite par le BRDC dans son communiqué de presse comme une simple chambre d’enregistrement des décisions du Mouvement des Cœurs-Unis (MCU), considéré comme le bras séculier du dictateur Faustin Archange Touadera. C’est avec un ton d’indignation que le BRDC révèle que les résultats ont été proclamés malgré l’absence d’un fichier électoral valide, ce qui ébranle d’emblée la crédibilité du scrutin.

 

Le chiffre avancé pour le taux de participation, fixé à 61,10%, ainsi que les chiffres imaginaires des inscrits et des suffrages exprimés, suscitent un énorme scepticisme. Un taux de 95,27% de OUI en faveur de la constitution proposée ne fait qu’ajouter à cette méfiance envers l’ANE, perçue comme étant à la solde du pouvoir en place et manquant d’indépendance depuis sa création.

 

Le régime du Président Touadera  est alors présenté comme étant la cible de la dérision de la communauté internationale, du fait de la supercherie apparente dans les résultats de ce référendum. L’article souligne également la large adhésion à l’appel au boycott lancé par l’Opposition Démocratique, représentée par le BRDC, qui a été massivement suivi par le Peuple Centrafricain sur l’ensemble du territoire. Cette participation au boycott est perçue comme une preuve de la maturité politique du peuple, qui refuse d’accepter des résultats douteux.

 

Le BRDC, présenté comme un rempart inébranlable contre la dictature moyenâgeuse du despote TOUADERA, rejette avec véhémence la validité même du pseudo-référendum du 30 Juillet 2023. Leur argument repose sur le fait que ce scrutin va à l’encontre de la Constitution établie le 30 Mars 2016, ainsi que de la décision rendue le 23 Septembre 2022 par la Cour Constitutionnelle. Le BRDC affirme que la seule source de légitimité du pouvoir en République Centrafricaine reste le référendum constitutionnel tenu les 13 et 14 Décembre 2015, un processus unanimement reconnu pour son caractère populaire, inclusif et consensuel.

 

En somme, le communiqué du BRDC se pose comme une critique acerbe d’un processus électoral entaché d’irrégularités et de manque de transparence. Le langage utilisé est fort et délibéré, soulignant la détermination du BRDC à défendre la Constitution et la démocratie en République Centrafricaine. Les arguments présentés, soutenus par des exemples précis, visent à éveiller l’attention de la communauté internationale sur ce qui est considéré comme une tentative de manipulation du pouvoir en place.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Un Pas en Avant : La MINUSCA Nourrit l’Avenir Maternel à travers des Soins de Santé Adaptés

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Un Pas en Avant : La Minusca Nourrit l’Avenir Maternel à travers des Soins de Santé Adaptés

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Bangui, 09 août 2023 (CNC) –  Dans une démarche qui se veut à la fois attentionnée et innovante, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a récemment concrétisé un projet significatif au cœur de Bangui. Cet ambitieux projet se focalise sur l’amélioration des soins médicaux destinés aux femmes en uniforme, aux familles des gendarmes et aux habitants de la République centrafricaine en général, en accordant une attention particulière aux besoins maternels.

 

Le Camp Henri Izamo à Bangui revêt désormais une signification bien plus profonde, abritant les tout nouveaux locaux de la maternité de la gendarmerie nationale, œuvre portée par la section de la réforme du secteur de sécurité de la MINUSCA. Avec une cérémonie officielle tenue le 27 juillet 2023, en présence de dignitaires importants tels que les officiers de l’armée centrafricaine, Joan Adamson – la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine – et Claude Rameau-Bireau, le ministre de la défense nationale, ce projet a été remis aux autorités dans un acte de solennité et de partenariat.

 

Le ministre Claude Rameau Biro s’est adressé avec gratitude et confiance à la MINUSCA : « Nous comptons toujours sur vos appuis multiformes. J’ai compris que vous êtes en train de construire une juridiction militaire pour notre armée. C’est des œuvres. Vous allez aller au Bouar pour faire la même chose. Nous comptons toujours sur vous pour ces appuis que vous nous apportez toujours quand le besoin se fait sentir. » Ces mots témoignent de la valeur de la coopération internationale dans la poursuite d’objectifs d’une telle portée.

 

Au cœur de ce projet, l’accès amélioré aux soins de santé maternelle fournis par des équipes médicales militaires jouera un rôle crucial dans le renforcement des liens entre les forces nationales de sécurité et la population centrafricaine. Joan Adamson souligne l’engagement continu de la MINUSCA envers le gouvernement centrafricain pour restaurer l’autorité de l’État, en notant : « La maternité c’est l’avenir d’un pays. C’est les enfants qui naissent dans ce contexte. Aussi on voulait améliorer les conditions de travail mais comme on a remarqué ce sera une facilité qui est aussi pour les citoyens, pour la population. Alors c’est dans ce contexte que les services auront la disposition de la population également. »

 

La portée de ce projet de construction et de rénovation est impressionnante : elle inclut la réhabilitation d’un bloc administratif comprenant trois bureaux et deux toilettes, l’extension du bloc opératoire avec deux bureaux, une salle d’eau, une salle de repos, et même la construction d’un incinérateur de déchets. Le coût total de ces efforts dépasse la somme de 38 millions de francs CFA, témoignant de l’engagement financier conséquent qui sous-tend cette entreprise altruiste.

 

En fin de compte, ce projet transcende les simples considérations médicales et institutionnelles. Il illustre une collaboration multilatérale résolue à bâtir un avenir de santé et de sécurité maternelle renforcée pour les femmes en uniforme, les familles de gendarmes et toute la population centrafricaine. Avec ce pas en avant, la MINUSCA définit un exemple concret de ce que la coopération internationale peut réaliser pour le bien-être des générations à venir.

 

Par D. Y Ibrahim

 

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Secrets de l’endurance: comment augmenter l’activité physique et améliorer les résultats de l’entraînement

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L’activité physique régulière est un élément essentiel d’un mode de vie sain. Cependant, maintenir un niveau élevé de forme physique peut être difficile, surtout si vous cherchez à améliorer vos performances. C’est là qu’interviennent les secrets de l’endurance. Ces stratégies et techniques vous permettront d’augmenter votre capacité d’endurance, d’améliorer vos résultats d’entraînement et d’atteindre vos objectifs de fitness.

 

Centrafrique.org/image-sport-pour-la-publicite/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/image-sport-pour-la-publicite-450×300.png” alt=”Secrets de l’endurance: comment augmenter l’activité physique et améliorer les résultats de l’entraînement” width=”450″ height=”300″ />

Augmenter l’activité physique

Activité physique constante

 

Pour augmenter votre activité physique, la cohérence est la clé. Il est recommandé d’incorporer une forme d’exercice dans votre routine quotidienne. Cela peut être aussi simple que de faire une promenade pendant votre pause déjeuner ou de faire du vélo pour aller au travail.

Diversité des exercices

Il est également important de diversifier vos exercices. En engageant différents groupes de muscles et en changeant votre routine d’entraînement, vous pouvez éviter l’ennui et les plateaux d’entraînement.

Pour ceux qui s’intéressent aux sports, suivre les compétitions et parier sur les résultats peut aussi devenir une source de motivation. Vous pouvez le faire facilement sur des sites de paris sportifs comme BetWinner – https://betwinner.global/fr/connexion/, qui propose une large gamme de sports sur lesquels parier.

Améliorer les résultats de l’entraînement

Alimentation équilibrée

 

Pour améliorer vos résultats d’entraînement, il est essentiel de maintenir une alimentation équilibrée. Cela comprend une variété de fruits, de légumes, de protéines, de glucides et de graisses saines. Une bonne nutrition est la fondation sur laquelle une forme physique optimale est construite.

Repos suffisant

Le repos est également crucial. Votre corps a besoin de temps pour se remettre des séances d’entraînement, c’est pourquoi il est important de vous assurer que vous dormez suffisamment chaque nuit.

Hydratation adéquate

L’hydratation est un autre élément essentiel de l’amélioration des performances d’entraînement. Assurez-vous de boire suffisamment d’eau avant, pendant et après vos entraînements pour éviter la déshydratation.

 

Techniques pour améliorer l’endurance

Entraînement par intervalles

 

L’entraînement par intervalles est une méthode efficace pour améliorer l’endurance. Il s’agit d’alterner entre des périodes d’exercice à haute intensité et des périodes de repos ou d’exercice à faible intensité. Voici un exemple de routine d’entraînement par intervalles :

  • Échauffez-vous pendant 5-10 minutes avec une activité à faible intensité, comme la marche rapide.
  • Faites une activité à haute intensité, comme le sprint, pendant 30 secondes à une minute.
  • Reposez-vous ou faites une activité à faible intensité pendant 1-2 minutes.
  • Répétez ces intervalles pendant 20-30 minutes.
  • Terminez par une séance de refroidissement de 5-10 minutes d’activité à faible intensité.

Entraînement en côte

L’entraînement en côte est une autre méthode efficace pour améliorer l’endurance. Voici comment vous pouvez incorporer l’entraînement en côte dans votre routine :

  • Commencez par une séance d’échauffement de 5-10 minutes à faible intensité.
  • Trouvez une colline de taille moyenne et montez-la à un rythme soutenu.
  • Redescendez la colline à un rythme lent pour vous reposer.
  • Répétez cet exercice plusieurs fois.
  • Terminez par une séance de refroidissement de 5-10 minutes à faible intensité.

Gestion du stress et de la fatigue

Stratégies pour la relaxation

L’atténuation du stress est cruciale pour l’amélioration de l’endurance. Des méthodes de détente, comme la méditation et le yoga, peuvent contribuer à diminuer le stress et à augmenter l’endurance. Voici quelques stratégies de relaxation que vous pourriez adopter :

  • La respiration consciente : Choisissez une position agréable, assise ou allongée. Respirez profondément par le nez, gardez votre souffle quelques instants, puis expirez doucement par la bouche. Pratiquez cet exercice pendant quelques minutes.
  • L’imaginaire apaisant : Fermez les yeux et projetez-vous mentalement dans un environnement ou une situation qui vous inspirent calme et tranquillité. Laissez-vous absorber par les détails de cette image durant plusieurs minutes.

Techniques de récupération

La récupération est également essentielle pour l’endurance. Voici quelques techniques de récupération que vous pouvez utiliser après l’entraînement :

  • Étirements : Prenez le temps de vous étirer après chaque séance d’entraînement. Cela aide à prévenir les blessures et à améliorer la flexibilité.
  • Hydratation et nutrition : Buvez beaucoup d’eau et mangez un repas équilibré après l’entraînement pour aider à la récupération musculaire.
  • Repos : Assurez-vous de vous reposer suffisamment après l’entraînement. Le sommeil est essentiel pour la récupération musculaire et l’endurance.

Conclusion

Augmenter l’activité physique et améliorer les résultats de l’entraînement nécessite une approche équilibrée. Il est important de maintenir une routine d’exercice constante, une alimentation équilibrée, un repos suffisant et une hydratation adéquate. Pour plus d’informations sur l’importance de l’activité physique, consultez cet article de Wikipédia.

FAQ

  1. Quelle est la meilleure façon d’augmenter mon activité physique ? La meilleure façon d’augmenter votre activité physique est d’incorporer l’exercice dans votre routine quotidienne et de diversifier vos entraînements.
  2. Comment puis-je améliorer mes résultats d’entraînement ? Pour améliorer vos résultats d’entraînement, maintenez une alimentation équilibrée, dormez suffisamment et restez hydraté.
  3. Est-il nécessaire de s’entraîner tous les jours ? Non, il est important de permettre à votre corps de se reposer et de récupérer. L’idéal est d’alterner entre jours d’entraînement et jours de repos.
  4. Quel rôle joue l’alimentation dans l’amélioration de l’endurance ? Une bonne nutrition fournit l’énergie nécessaire pour l’exercice et aide à la récupération et à la réparation des muscles après l’entraînement.
  5. Comment les paris sportifs peuvent-ils m’aider à rester motivé ? Parier sur vos sports préférés peut vous aider à rester engagé et intéressé par vos routines d’entraînement, surtout si vous choisissez des sports auxquels vous participez vous-même.

 

 

La Paix à Contre-Sens : Héritier Doneng Récompensé pour avoir semé la terreur

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La Paix à Contre-Sens : Héritier Doneng Récompensé pour avoir semé la terreur

 

Centrafrique.org/Centrafrique-trafic-des-faux-diplomes-le-chef-milicien-heritier-doneng-vient-dobtenir-une-licence-en-droit-public/le-chef-milicien-heritier-doneng-avec-des-journalistes/” rel=”attachment wp-att-61344″ data-wpel-link=”internal”>Le chef milicien Héritier Doneng avec des journalistes
Le chef milicien Héritier Doneng lors de son point de presse à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  Au-delà des frontières de la crédibilité, une organisation camerounaise au nom improbable a décerné récemment un papier dit “Diplôme de Membre d’Honneur pour la Paix” au célèbre chef milicien Requin Héritier Doneng. La nouvelle a suscité une vague d’ironie et de perplexité parmi les citoyens centrafricains. Mais quelle est donc cette étrange entité camerounaise qui s’est arrogée le droit de délivrer de tels titres, et surtout, comment peut-elle honorer un individu connu pour ses actes criminels ?

 

L’absurdité commence dès le nom de l’organisme en question. ” Nouvelle Perspective “ Qui se réclame d’une mission des Observateurs Internationaux des Droits de l’Homme. Elle est basée à Yaoundé, au Cameroun. Et comment ces fondateurs ont-ils pu obtenir leur accréditation ? Le récépissé n°290/RDA/H.52/BAPP est-il réellement légitime, ou n’est-ce qu’un simple bout de papier imprimé dans un coin obscur ? L’opacité de cette Mission of International Human Rights soulève de sérieuses inquiétudes quant à son existence réelle.

 

Mais ce qui rend cette farce encore plus grotesque, cette Nouvelle Perspective n’est même pas un centre de formation mais délivre un diplôme. La raison invoquée pour décerner ce soit-fabriqué, diplôme de membre d’honneur” à Héritier Doneng : “En reconnaissance pour son soutien pour la cause humanitaire et le maintien de la paix.” On ne peut qu’éclater de rire devant une telle affirmation. Comment un chef de milice, impliqué dans de nombreux crimes, peut-il être associé à la paix et à l’humanitaire ? C’est une insulte à l’intelligence de quiconque examine de près les antécédents de cet individu.

 

La cerise sur le gâteau de cette mascarade est l’attribution du titre de “docteur” à Héritier Doneng. Il semble que tout le monde peut devenir docteur dans ce pays des mafieux et des criminels. Tout le monde se souvient qu’il y a un an, il avait réussi à frauder pour obtenir officieusement sa licence en droit à l’université de Bangui. Mais pour le doctorat, où a-t-il obtenu cette prétendue distinction académique en moins de six mois ? Est-ce une récompense pour avoir semé le chaos et la terreur dans le pays ?

 

Face à cette situation kafkaïenne, il est difficile de prendre au sérieux l’organisation décernant ces “honneurs.” Il est fort probable que cette “Nouvelle Perspective pour la paix et les droits de l’homme” soit une création fantaisiste, probablement montée de toutes pièces pour servir les intérêts douteux d’Héritier Doneng et de sa milice.

 

Rappelons que cette histoire absurde soulève des questions plus graves sur les procédures d’accréditation des organisations, sur la véracité des titres décernés et sur la nécessité de rester vigilant face aux manipulations médiatiques. La délivrance d’un “diplôme de paix” à un chef rebelle impliqué dans des actes criminels et d’un titre de docteur douteux ne fait que renforcer le besoin d’une transparence accrue dans les processus de reconnaissance et de récompense. Espérons que cette farce ridicule serve de leçon et incite à une remise en question sérieuse des pratiques de certains organismes prétendument humanitaires.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Crise en Centrafrique : Faustin Archange Touadera face à l’ultimatum Américain

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Crise en Centrafrique : Faustin Archange Touadera face à l’ultimatum Américain

Le Président de la République centrafricaine, monsieur Faustin Archange Touadera, lors de son message à la nation à l'occasion du 64e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine
Le Président de la République centrafricaine, monsieur Faustin Archange Touadera, lors de son message à la nation à l’occasion du 64e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine

 

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  À quatre mois de l’échéance fatidique, l’ultimatum américain lancé au Président Faustin Archange Touadera pour se séparer de la milice russe Wagner génère une montée de tension sans précédent entre les deux nations. La pression s’accentue alors que le premier vice-Président de l’Assemblée nationale, monsieur Évariste Ngamana, a accordé une interview à Radio France Internationale, révélant que le Président centrafricain a déjà répondu aux préoccupations américaines dans une correspondance adressée à la Maison Blanche.

 

Lors du sommet de Washington en décembre dernier, le Président américain Joe Biden a présenté un plan de sécurisation de la République centrafricaine  à Faustin Archange Touadera, assorti de conditions non négociables. Pour bénéficier de ce plan, le Président centrafricain devrait rompre tout lien avec la milice russe Wagner et abandonner son projet controversé de modification constitutionnelle, visant à étendre son maintien au pouvoir pour de nombreuses années à venir.

 

Le plan américain comporte diverses propositions, notamment le financement, la formation et l’équipement de l’armée centrafricaine, et il donne un délai de 12 mois au Président centrafricain pour répondre. Cependant, à quelques mois de l’expiration de l’ultimatum, Faustin Archange Touadera refuse de céder et maintient sa position.

 

La surprise a été totale pour les Centrafricains lorsque le premier vice-Président de l’Assemblée nationale a pris l’initiative de répondre au Président américain en rejetant catégoriquement la proposition américaine. Selon l’honorable Évariste Ngamana, la République Centrafricaine n’est pas fermée aux Américains, qui sont les bienvenus sur leur sol, mais il exclut formellement le départ de la milice russe Wagner de son pays. Il soutient que le gouvernement a déjà travaillé sur ce dossier et qu’il l’a transmis aux États-Unis.

 

Dans un ton déterminé, monsieur Évariste Ngamana réitère que la République Centrafricaine ne se soustraira à aucune négociation. Les États-Unis sont libres de venir en Centrafrique, mais ils ne peuvent exiger le départ de la milice russe Wagner. Le Président Faustin Archange Touadera reste inflexible et rejette en bloc la proposition américaine, un comportement qui en dit long, comme l’illustre le référendum constitutionnel qu’il a organisé le 30 juillet dernier.

 

Face à cette situation tendue, tous les regards sont désormais tournés vers les États-Unis, dans l’attente de leurs éventuelles réactions. Les centrafricains ne peuvent pas continuer à souffrir ainsi, comme le confirme Fabrice, un étudiant centrafricain, qui espère que la crise trouvera une résolution très vite.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Violent affrontement entre les Wagner et les rebelles de la CPC à Bokolobo, plusieurs morts  

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Violent affrontement entre les Wagner et les rebelles de la CPC à Bokolobo, plusieurs morts  

 

Centrafrique.org/rca-recensement-electoral-un-superviseur-de-lane-tue-a-ippy/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-8/” rel=”attachment wp-att-39845″ data-wpel-link=”internal”>5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  La situation en Centrafrique est à nouveau ensanglantée par des affrontements violents entre les mercenaires de Wagner et les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le dernier incident s’est déroulé à Bokolobo, dans la préfecture de la Ouaka, située à une soixantaine de kilomètres de Bambari.

 

Dans un silence presque assourdissant, l’indifférence des autorités centrafricaines face à ces événements tragiques est frappante. Les pertes en vies humaines ne cessent de s’accumuler, et la population locale est laissée sans défense, confrontée à une violence inimaginable.

 

La semaine dernière, le samedi précisément, une scène macabre s’est déroulée dans la petite localité reculée de Grignanda, située entre Bokolobo et Chimbolo, le long d’une petite piste locale. Les mercenaires de Wagner, appuyés par une dizaine de russes noirs et des soldats FACA, ont lancé une attaque matinale contre les positions des rebelles de l’UPC.

 

Cependant, les rebelles étaient bien préparés et alertés grâce à leurs antennes, ce qui leur a permis de surprendre les Wagner et leurs alliés. Ils ont contre-attaqué avec une vigueur surprenante, infligeant la mort à plusieurs éléments de forces gouvernementales, dont quatre russes noirs et trois soldats FACA.

 

Malgré le retour apparent au calme dans le village de Grignanda, la tension persiste et menace de raviver le conflit à tout moment. Les habitants de la région vivent dans la crainte constante des violences qui pourraient éclater à nouveau.

 

Ce nouvel affrontement soulève une fois de plus la question de la sécurité dans la région et met en évidence le besoin urgent de la prise de mesures décisives pour mettre fin à ces cycles de violence meurtrière.

Par Bertrand Yékoua

 

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Aristide Briand Reboas, un ministre escroc qui divague dans son interview post-référendum constitutionnel

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Aristide Briand Reboas, un ministre escroc qui divague dans son interview post-référendum constitutionnel

 

Centrafrique.org/morel-donossio-temoignage-poignant-sur-la-situation-alarmante-de-la-centrafrique/aristid-briand-reboas-bon-pour-les-articles-2/” rel=”attachment wp-att-37675″ data-wpel-link=”internal”>aristid Briand REBOAS bon pour les articles

 

 

Bangui, 06août 2023 (CNC) –  Au lendemain du référendum constitutionnel en République Centrafricaine, le ministre des Sports et de la Jeunesse, Aristide Briand Reboas, s’est livré à une interview aux airs de propagande, affirmant avoir été le premier initiateur de la modification de la constitution depuis 2018. Cependant, son discours manque de crédibilité et laisse transparaître les marques d’un escroc qui divague.

 

Dans cette interview, Aristide Briand Reboas tente de se positionner comme le défenseur de la jeunesse centrafricaine et co-fondateur de la plateforme Paix-2020, prétendant avoir œuvré pour le bien du pays. Cependant, ses propos manquent de fondement et semblent destinés à manipuler l’opinion publique.

 

D’emblée, le ministre nie l’appel au boycott lancé par la société civile, les partis politique de l’opposition et certaines personnalités indépendantes envers le référendum constitutionnel, le qualifiant de pari risqué. Cette affirmation dénote un mépris évident pour les opinions divergentes, montrant ainsi le peu de respect qu’il accorde aux citoyens qui ont exprimé leur désaccord avec le processus.

 

En outre, l’apôtre Aristide Briand Reboas, connu pour de grande escroquerie,  essaie de détourner l’attention du président de la République en affirmant que ce dernier n’était pas à l’origine de cette révision constitutionnelle. Ces déclarations cherchent clairement à blanchir l’image du chef de l’État en le dégageant de toute responsabilité dans cette démarche contestée.

 

Malgré l’évidente impopularité du projet, le ministre tente de se présenter comme le porte-étendard de la jeunesse et prétend qu’elle a été l’élément déclencheur de cette révision constitutionnelle. Cette tentative désespérée de s’approprier les aspirations légitimes de la jeunesse ne peut dissimuler le fait que cette révision était en réalité une manœuvre politique visant à consolider le pouvoir en place.

 

Le discours du ministre semble également être empreint de démagogie et d’illusion. Il évoque des mesures telles que la couverture maladie universelle et l’emploi des jeunes artistes, sans fournir de détails concrets sur leur mise en œuvre. Ces promesses vides de sens visent à flatter l’opinion publique sans se soucier de la faisabilité ou des implications financières de telles initiatives.

 

Enfin, la prétention du ministre à défier les puissances internationales comme le G20 pour se tourner vers d’autres partenaires, tels que la Chine, démontre une ignorance totale des réalités géopolitiques et économiques mondiales. Ces déclarations dénotent un manque flagrant de vision stratégique et de compréhension des enjeux internationaux.

 

Ceci dit, l’interview du ministre Aristide Briand Reboas est un ramassis de déclarations creuses et mensongères visant à se donner une image de défenseur de la jeunesse et du peuple centrafricain. Cependant, ses propos sont dénués de crédibilité et révèlent son incompétence et son désir de manipulation. La République Centrafricaine mérite des dirigeants intègres et responsables, non des escrocs qui cherchent à se maintenir au pouvoir à tout prix.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Touadera : Entre autoritarisme et malhonnêteté, le vrai visage du régime

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Touadera : Entre autoritarisme et malhonnêteté, le vrai visage du régime

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-a-franchi-la-ligne-rouge-de-la-democratie/faustin-archange-touadera/” rel=”attachment wp-att-61287″ data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera
Monsieur Faustin Archange Touadera

 

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  Ah, quelle farce ! Le Président Touadera et ses partisans semblent avoir recours à des stratagèmes dignes d’un mauvais soap-opera pour justifier leur nouvelle constitution discriminatoire et illégale. On dirait une pièce de théâtre comique, mais hélas, ce n’est que la réalité politique en République centrafricaine.

 

Apparemment, les partisans de Touadera ont décidé de recycler une vieille affaire de 1999 pour essayer de justifier leur nouvelle constitution discriminatoire. Ils prétendent que le concept de “centrafricain d’origine” et l’interdiction de la double nationalité ont été appliqués lors des élections de 1999 sous le régime du Président Patassé. Quel audacieux mensonge ! Les citoyens centrafricains ne sont pas dupes, et cette tentative désespérée de légitimation ne trompe personne.

 

L’idée de limiter l’accès à la présidence uniquement aux centrafricains d’origine est non seulement discriminatoire, mais aussi potentiellement dangereuse, car elle pourrait attiser des tensions et des divisions au sein du pays. On peut s’interroger sur la logique derrière cette mesure. Est-ce que cela signifie que les centrafricains naturalisés ou d’ascendance étrangère ne sont pas considérés comme de véritables citoyens ? C’est une insulte à l’unité et à la diversité de la nation centrafricaine.

 

Quant à l’interdiction de la double nationalité, elle montre clairement que Touadera cherche à écarter tout concurrent potentiel qui pourrait avoir des liens avec un autre pays. Au lieu de miser sur des candidats compétents et engagés pour le bien du pays, il préfère s’accrocher au pouvoir en restreignant les choix du peuple. C’est une véritable mascarade démocratique.

 

Le fait que la Cour constitutionnelle avait autorisée une telle mascarade référendaire est également suspect. On peut se demander si cette institution est réellement indépendante ou si elle est soumise aux intérêts du Président en place.

 

En fin de compte, cette nouvelle constitution clanique et illégale ne fait que renforcer l’image d’un régime autoritaire et malhonnête. Les centrafricains méritent mieux que cela. Ils ont le droit de choisir librement leurs dirigeants, sans être soumis à des manœuvres politiques sournoises et trompeuses. Espérons que la vérité finira par triompher et que la démocratie sera restaurée en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Niger : Au-delà d’une tentative de coup d’État, des enjeux cruciaux pour l’Afrique de l’Ouest

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Niger : Au-delà d’une tentative de coup d’État, des enjeux cruciaux pour l’Afrique de l’Ouest

 

Centrafrique.org/afrique-en-crise-niger-ou-et-quand-la-ceinture-de-securite-devient-la-pire-menace/militaires-nigeriens-qui-soutiennent-le-coup-detat/” rel=”attachment wp-att-67482″ data-wpel-link=”internal”>militaires nigériens qui soutiennent le coup d'État

 

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  Depuis le 26 juillet, le Niger a été secoué par une tentative de coup d’État, mais cette situation ne peut être réduite à une simple répétition des crises politiques africaines. En effet, cette tentative de déstabilisation présente des spécificités qui méritent d’être examinées de près.

 

Tout d’abord, le Niger se distingue par son respect de la Constitution. Le président Mahamadou Issoufou a été élu démocratiquement en 2011 et s’est retiré conformément à la limite de deux mandats fixée par la Constitution. Son successeur, Mohamed Bazoum, également issu du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), a été élu en 2021. Cette transition pacifique du pouvoir contraste avec d’autres pays où des dirigeants ont préféré manipuler la Constitution pour se maintenir au pouvoir. La démocratie nigérienne montre ainsi sa vitalité en confiant la gouvernance à des personnalités issues de minorités, comme Mohamed Bazoum, membre de la communauté arabe, habituellement sous-représentée dans le paysage politique du Niger.

 

La deuxième spécificité du Niger réside dans sa lutte contre les groupes intégristes islamistes depuis près de quinze ans. Confronté à Boko Haram et à l’État islamique au Grand Sahara (EI-GS) ainsi qu’au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans de Iyad Ag Ghali, le pays a fait face à des défis sécuritaires importants. Néanmoins, grâce à une stratégie de diversification des partenariats militaires et à des investissements dans l’équipement et la formation de l’armée nigérienne, la situation sécuritaire s’est améliorée, malgré des attaques persistantes dans certaines régions.

 

La gestion économique et sociale du Niger est la troisième spécificité remarquable. Des progrès significatifs ont été réalisés dans la production agricole et l’amélioration de l’environnement grâce à l’initiative 3N (“les Nigériens nourrissent les Nigériens”). Malgré une forte croissance démographique, la pauvreté a reculé de 8 à 10 % dans les zones rurales et urbaines. Des efforts ont également été déployés pour promouvoir l’éducation des filles, traditionnellement exclues de l’accès à l’éducation.

 

Alors, pourquoi cette tentative de coup d’État ? La réponse réside dans l’histoire politique du Niger, marquée par des périodes d’instabilité, notamment sous le régime militaire de 1974 à 2010. Certains généraux et officiers supérieurs nigériens ont hérité de cette tradition et ont tenté de remettre en cause le processus démocratique. La situation a été aggravée par l’influence croissante de la Russie en Afrique, notamment en République centrafricaine, où la présence de la société militaire privée Wagner a suscité des inquiétudes quant à la souveraineté du pays.

 

La Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réagi rapidement en prenant acte de la situation et en envisageant une possible intervention militaire si les négociations échouaient. Cependant, la question de la meilleure approche pour contrer la menace intégriste reste ouverte et nécessite une réponse stratégique régionale concertée.

 

Dans ce contexte, il est crucial de ne pas sous-estimer les enjeux spécifiques du Niger et de considérer cette tentative de coup d’État comme une simple fatalité africaine. Le pays doit faire face à des défis internes, sécuritaires et régionaux qui nécessitent des solutions adaptées et concertées. Il est impératif de soutenir le processus démocratique, de renforcer la coopération régionale et de promouvoir des alternatives économiques et sociales pour contrer l’extrémisme et garantir la stabilité dans la région.

 

Par Guy LABERTIT

 

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Analyse politique : Pourquoi les dictatures ne perdurent pas en RCA selon maître Crépin Mboli-Goumba

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Analyse politique : Pourquoi les dictatures ne perdurent pas en RCA selon maître Crépin Mboli-Goumba

 

Maître Crépin Mboli-Goumba
Maître Crépin Mboli-Goumba

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  Dans son récent tweet, le Président du PATRIE, et coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba , a soulevé une question capitale sur la fragilité des dictatures en République Centrafricaine (RCA). D’après le leader politique, contrairement aux autres pays du monde, les dictatures dans son pays ne perdurent pas, et cela pour deux raisons essentielles : la détermination du Peuple et le manque de moyens financiers propres, les rendant vulnérables face aux sanctions internationales. Ce message nous invite à scruter de plus près la nature du pouvoir politique en RCA et les facteurs qui contribuent à sa fragilité.

 

Au cœur du débat se trouve le pseudo référendum illégal et controversé orchestré par le Président de la République Faustin Archange Touadera . Le scrutin, qui s’est tenu le 30 juillet dernier, a suscité de vives critiques et des accusations de manipulation orchestrée par des forces extérieures, notamment la Russie et le groupe Wagner. Ce projet référendaire, visant apparemment à maintenir le chef de l’État au pouvoir, a soulevé des inquiétudes quant à sa légitimité et sa transparence.

 

Le Président Mboli-Goumba souligne que les dictatures en RCA ont une espérance de vie limitée en raison de deux éléments clés. Tout d’abord, il met en avant la détermination indéfectible du Peuple centrafricain. La population de la RCA a connu de nombreuses épreuves tout au long de son histoire, et cette résilience semble être une force qui défie toute forme de gouvernance oppressive. Les citoyens de la RCA aspirent à un gouvernement juste, transparent et respectueux des droits de l’homme. L’histoire du pays a été marquée par des soulèvements populaires, des manifestations, et des mouvements de résistance, témoignant de la détermination sans faille du Peuple à défendre ses droits et sa dignité.

 

La deuxième raison avancée par Maître Crépin Mboli-Goumba est le manque de moyens financiers propres des dictatures en RCA. Contrairement à d’autres régimes autoritaires qui bénéficient souvent de vastes ressources naturelles, les dirigeants centrafricains se trouvent dans une situation plus précaire. Cette dépendance économique extérieure rend ces régimes vulnérables aux pressions internationales, en particulier aux sanctions. Lorsqu’ils sont confrontés à des mesures punitives de la part de la communauté internationale, leur capacité à maintenir leur emprise sur le pouvoir est sérieusement compromise.

 

Le tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba nous incite à réfléchir sur la nature éphémère des dictatures en RCA et à mieux comprendre les dynamiques qui façonnent le paysage politique de cette nation d’Afrique centrale. La question cruciale reste de savoir si le pseudo référendum du Président Touadera marquera un tournant décisif dans l’histoire politique du pays ou s’il conduira à une nouvelle manifestation de la détermination du Peuple à défendre ses droits démocratiques.

 

Ceci dit, le message du Président Mboli-Goumba met en lumière l’importance de la mobilisation populaire et l’impact potentiel des sanctions internationales sur les dictatures en RCA. La situation politique actuelle du pays appelle à une vigilance renforcée de la part de la communauté internationale et à un soutien aux aspirations démocratiques du Peuple centrafricain. La RCA se trouve à la croisée des chemins, et seule l’histoire nous dira si cette détermination populaire conduira à des changements positifs et durables pour le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’Avenue Idriss Déby : Entre Obscurité et Espoir de Lumière

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L’Avenue Idriss Déby : Entre Obscurité et Espoir de Lumière

 

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avenue

 

 

Édito de Mbata Anselme

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) – Hello tout le monde ! Aujourd’hui, on parle d’un sujet sérieux qui touche la capitale, Bangui. On se retrouve sur l’avenue Idriss Déby, dans le 3e arrondissement. Vous savez quoi ? Là-bas, c’est la rénovation en cours, mais y a un hic : pas d’électricité ! Ouais, c’est un vrai problème qui met les usagers dans l’obscurité totale sur cette route de près de 3 km.

 

Tu peux te balader à 9 heures du soir, et tu vois juste les phares des bagnoles et des motos qui éclairent l’Avenue Idriss Déby. C’est pas cool du tout ! Y a juste quelques points de vente qui tentent de disperser un peu de lumière dans cette obscurité inquiétante.

 

Et les commerçants en ont ras-le-bol de cette situation. On a causé avec Mariam Mamat, une vendeuse de beignets qui est plutôt mécontente. Avant, elle pouvait vendre jusqu’à pas d’heure, genre 21h-22h, mais maintenant, à cause de cette obscurité, elle est forcée de fermer la boutique à 18h-19h. C’est super frustrant parce que c’est carrément le moment que les voleurs choisissent pour défoncer les portes des boutiques. Ah ouais, c’est pas safe du tout !

 

Hamad, lui aussi, il en a marre de cette nuit noire. Il dit que c’est vraiment dangereux, que ça cause des accidents ! Imagine-toi, des gosses qui tombent dans les caniveaux la nuit ! C’est pas de la blague, hein ? En plus, les bandits profitent de cette obscurité pour faire leurs mauvais coups. C’est vraiment la galère !

 

Farida, une autre commerçante, elle en a marre aussi. Elle dit que c’est à peine si les clients les voient lorsqu’ils viennent. Résultat ? Ils vendent moins, et parfois, même à 21h-22h, ils rentrent bredouilles. Et les parents, en panique, ont vu leurs gosses se faire percuter par des motos taxis au bord de la route. Pas cool du tout !

 

Franchement, les autorités doivent réagir ! L’éclairage public, c’est pas du luxe, c’est vital ! Les commerçants doivent fermer super tôt à cause de cette obscurité terrifiante. C’est pas normal que des accidents arrivent juste à cause d’un manque de lumière. On dirait un film d’horreur, sérieux !

 

Le président Faustin Archange Touadera a inauguré l’Avenue Idriss Déby y a quelques mois, mais voilà, on attend toujours une solution pour ce problème d’éclairage. Les riverains et les usagers de cette route espèrent que le gouvernement va se bouger les fesses pour leur garantir la sécurité et redonner une beauté à cette avenue bitumée.

 

Allez, les autorités, bougez-vous un peu  les fesses! Faites briller cette avenue, illuminez-la ! C’est pas compliqué d’installer des lampadaires solaires, si ? Ça rendra la vie meilleure à tous ceux qui fréquentent cette route. Alors, haut les cœurs et que la lumière soit ! 🌟

 

Par Anselme Mbata

 

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De l’Espoir à la Désillusion : Le Parcours d’un Supporter Déçu par le Président Touadera

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De l’Espoir à la Désillusion : Le Parcours d’un Supporter Déçu par le Président Touadera

 

Le Président Archange Touadera. Photo de son anniversaire de la deuxième année au pouvoir.

 

 

Bangui, 08  août 2023 (CNC) –  Le tweet de Teddy Alban Jefferson Ndouba Naguidengar, un citoyen centrafricain, a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Dans ce message, il exprime son mécontentement envers le maire de la ville de Bangui et le président Faustin-Archange Touadera, qualifiant ce dernier de “truand” et remettant en question ses capacités de diriger le pays.

 

Ce tweet met en lumière le mécontentement et les inquiétudes d’une partie de la population centrafricaine concernant la gestion du pays et le leadership de ses dirigeants.

 

La première partie du tweet de M. Ndouba Naguidengar révèle son mécontentement envers les personnalités politiques mentionnées, dont le maire de Bangui, monsieur Émile Gros Nakombo,  et le président Faustin Archange Touadera  . Il accuse ces dirigeants de se “couvrir les uns et les autres”, suggérant une complicité dans des actions douteuses. Ces allégations sont graves et soulèvent des questions sur la transparence et l’intégrité du gouvernement.

 

Le soutien initial de M. Ndouba Naguidengar envers le Président Touadera  témoigne de l’espoir que beaucoup ont placé en lui au début de son mandat. Cependant, il exprime désormais sa déception face à “ses actions” qui, selon lui, ont prouvé qu’il manque de courage pour diriger le pays. Ces critiques soulèvent la question de la performance du gouvernement et de la satisfaction des citoyens vis-à-vis de ses actions et de ses politiques.

 

Le tweet de M. Ndouba Naguidengar reflète également un mécontentement plus large au sein de la société centrafricaine envers la situation politique et économique du pays. Les préoccupations concernant la corruption, la stabilité politique, l’accès aux services de base et la sécurité persistent depuis de nombreuses années en République centrafricaine.

 

Face à ces critiques, il est essentiel que le gouvernement centrafricain et ses dirigeants prennent en compte les préoccupations légitimes de leurs citoyens. Écouter les voix dissidentes peut être une occasion de renforcer la démocratie, d’améliorer la gouvernance et de construire un consensus pour faire face aux défis nationaux.

 

Il y’a lieu de noter que  le tweet de Teddy Alban Jefferson Ndouba Naguidengar est un rappel du pouvoir des réseaux sociaux pour exprimer des opinions et des inquiétudes au sein de la société. Les dirigeants centrafricains devraient voir ces critiques comme une opportunité de réévaluer leurs actions et de s’engager davantage avec leur population pour répondre aux besoins et aux aspirations du peuple centrafricain. La construction d’un dialogue ouvert et constructif entre les gouvernants et les citoyens est essentielle pour renforcer la confiance, améliorer la gouvernance et construire un avenir meilleur pour la République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Référendum de la honte : Une farce démocratique dénoncée une nouvelle fois par l’opposition

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Référendum de la honte : Une farce démocratique dénoncée une nouvelle fois par l’opposition

 

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École Ngola, un centre de bureau de vote référendaire à 15h 05mn

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –  La République Centrafricaine a récemment été le théâtre d’un référendum controversé, suscitant une vague d’indignation au sein de la population centrafricaine et de l’opposition politique. Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, a vivement dénoncé cette consultation qualifiée de “référendum de la honte”. Dans un tweet, il a déclaré que ce scrutin manquait de valeur et était entaché de tricherie massive.

 

Le référendum en question s’est tenu le 30 juillet 2023 en République Centrafricaine. Selon les informations vérifiées par Crépin Mboli-Goumba , la situation dans la plupart des bureaux de vote était préoccupante. Les électeurs n’ont été remis qu’un seul bulletin portant la mention “Oui”, sans aucune possibilité de voter “Non”. Cette apparente absence de choix démocratique remet en question l’intégrité du processus électoral.

 

De plus, l’Autorité Nationale des Élections (A.N.E) a été critiquée pour son manque de transparence. Les dernières illusions sur la fiabilité de cette institution se sont envolées, laissant les citoyens dubitatifs quant à sa capacité à garantir des élections libres et équitables.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, cette consultation était loin d’être un moyen d’apaiser les tensions dans le pays, comme l’avait peut-être espéré le gouvernement. Au contraire, elle est perçue comme une confrontation avec le peuple, rappelant tristement les heures sombres de l’histoire, notamment en référence à la période de 1940 où la démocratie fut également bafouée.

 

Le caractère illégal et biaisé de ce référendum est largement remis en question par l’opposition. Cette manœuvre politique semble être une tentative désespérée de légitimer une dictature sous couvert d’une consultation démocratique.

 

 

Rappelons que le référendum de la honte en République Centrafricaine a laissé un goût amer au sein de la population et chez l’opposition politique, dénonçant une consultation dépourvue de valeur et entachée de tricherie massive. La légitimité du processus électoral et de l’Autorité Nationale des Elections a été sérieusement remise en question. Les responsables politiques et la communauté internationale doivent agir avec fermeté pour préserver la démocratie et les droits fondamentaux du peuple centrafricain. Nul ne devrait tolérer une dictature déguisée en démocratie, et la voix de l’opposition doit être entendue pour rétablir la justice et l’équité dans le pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La Désinformation et l’Alphabétisation en Ligne : Analyse du Tweet de Monsieur Orphée Douaclé-Ketté

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La Désinformation et l’Alphabétisation en Ligne : Analyse du Tweet de Monsieur Orphée Douaclé-Ketté

 

Centrafrique.org/crise-economique-en-centrafrique-chape-de-plomb-sur-la-societe-civile-et-le-syndicat-des-consommateurs/dans-une-rue-de-bangui-new-york-times/” rel=”attachment wp-att-61956″ data-wpel-link=”internal”>Dans une rue de la capitale centrafricaine Bangui. Copyright New York Times
Dans une rue de la capitale centrafricaine Bangui. Copyright New York Times

 

 

Bangui, 08 août 2023 (CNC) –   Le récent tweet de Monsieur Orphée Douaclé-Ketté, qui a suscité l’attention de nombreux internautes, soulève des questions cruciales sur la désinformation, l’alphabétisation en ligne et le partage d’informations sur les réseaux sociaux. Dans ce tweet, il cite le poète des opprimés, Camara Mandjan, pour exprimer sa frustration envers une partie des utilisateurs d’internet qui semblent préférer le son et les images aux contenus textuels et réfléchis.

 

Le message de Monsieur Douaclé met en lumière une préoccupation mondiale croissante : l’impact de la désinformation et de l’analphabétisme numérique sur la société. Il mentionne également la situation spécifique en République centrafricaine, où l’alphabétisation en ligne semble être un problème majeur.

 

Le manque d’alphabétisation numérique peut conduire à une propagation rapide de la désinformation. Les utilisateurs qui ne sont pas en mesure d’analyser et de vérifier les informations qu’ils trouvent en ligne sont plus susceptibles de partager des informations fausses, trompeuses ou sensationnalistes. Cela peut avoir des conséquences graves, notamment en alimentant des tensions sociales, en créant des divisions et en alimentant des conflits.

 

La préférence pour les contenus audiovisuels et les informations sensationnelles peut être attribuée à plusieurs facteurs. Tout d’abord, la surcharge d’informations à laquelle nous sommes confrontés quotidiennement peut rendre difficile le tri des informations vérifiées des rumeurs. De plus, les contenus audiovisuels sont souvent plus engageants et faciles à consommer que les articles de texte, ce qui les rend attractifs pour de nombreux utilisateurs.

 

En République centrafricaine, où l’analphabétisme reste un défi, l’accès limité à l’éducation et aux informations peut contribuer à la propagation de la désinformation. Les médias traditionnels ont également un rôle important à jouer dans l’éducation et la diffusion d’informations fiables dans ces régions.

 

Pour lutter contre la désinformation et promouvoir l’alphabétisation numérique, il est essentiel que les gouvernements, les organisations et les médias collaborent. Voici quelques mesures qui pourraient être prises :

 

  1. Campagnes de sensibilisation : Des campagnes de sensibilisation ciblées peuvent être mises en place pour éduquer les utilisateurs sur les risques de la désinformation et l’importance de vérifier les sources avant de partager des informations.

 

  1. Programmes d’éducation en ligne : Des programmes d’éducation en ligne peuvent être développés pour aider les utilisateurs à améliorer leurs compétences en recherche et en vérification d’informations.

 

  1. Partenariats avec les médias traditionnels : Les médias traditionnels peuvent jouer un rôle clé en fournissant des informations factuelles et en s’associant avec les plateformes numériques pour diffuser des contenus éducatifs.

 

  1. Renforcement de l’accès à l’éducation : Investir dans l’éducation formelle et informelle est essentiel pour réduire l’analphabétisme et améliorer la capacité des individus à évaluer de manière critique les informations qu’ils rencontrent en ligne.

 

  1. Renforcement de la régulation en ligne : Les plateformes numériques peuvent jouer un rôle plus actif en mettant en œuvre des politiques de modération efficaces pour réduire la propagation de la désinformation.

 

Notons que le tweet de Monsieur Orphée Douaclé-Ketté soulève une question pertinente sur la désinformation et l’alphabétisation en ligne. La propagation rapide de fausses informations peut avoir des conséquences néfastes sur la société, et il est crucial de promouvoir l’éducation numérique pour aider les utilisateurs à naviguer de manière responsable dans l’ère de l’information numérique. Des efforts concertés de la part des gouvernements, des organisations et des médias sont nécessaires pour relever ce défi et créer un espace numérique plus éclairé et éduqué.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

 

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Père Inconnu, Vérité Dissimulée : Touadera au cœur de controverse

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Président Touadera : Un Chef d’État Acculé par sa Propre Constitution, tente de manipuler la population

 

 

 

Bangui, 06 août 2023 (CNC) –  Depuis la promulgation de sa nouvelle constitution, le Président Touadera  se retrouve confronté à une série de contradictions qui ne font que fragiliser sa position politique. Présentée par le gouvernement comme un instrument pour la stabilité et le développement de la République centrafricaine, la nouvelle constitution initiée par le Président de la République, Faustin Archange Touadera , suscite pourtant de nombreuses critiques et soulève des interrogations légitimes sur la sincérité de son auteur.

 

D’emblée, il est évident que certaines dispositions de cette constitution ont été conçues pour mettre des bâtons dans les roues de ses opposants politiques réunis au sein du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) ainsi qu’au sein de son propre parti, le mouvement des cœurs-unis (MCU). Ce qui en soi est une manœuvre politique courante, mais les incohérences qui en découlent sont difficiles à ignorer.

 

Le Président Touadera a voulu se poser en défenseur intransigeant de la nationalité centrafricaine en exigeant que les candidats à certaines fonctions étatiques soient de “centrafricain d’origine” et qu’ils ne possèdent pas d’autre nationalité. Cependant, il est de notoriété publique que le chef de l’État lui-même n’est pas né de parents centrafricains, mais d’un père Peul nigérien et d’une mère centrafricaine. Cette contradiction est d’autant plus flagrante que le Président n’a jamais eu l’occasion de rencontrer son père nigérien, qui est rentré dans son pays avant même sa naissance.

 

Face à la polémique grandissante autour de l’origine du Président Touadera, ses partisans ont opté pour une tactique de diversion déconcertante. En effet, des individus peu scrupuleux, tels que Fidèle Gouandjika et Danièle Nzéwé, se sont rendus sur un cimetière à Damara pour prétendument montrer le tombeau du père du Président. Cependant, il s’agissait en réalité du cimetière de monsieur Gregaza  Thomas Robert , alias Bata Kondo, beau-père de M. Faustin Archange Touadera, qui avait épousé sa mère après le départ de son père nigérien. Monsieur Robert, beau-père de Touadera,  habitait en face du chef Mandaba au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Cette manœuvre malhonnête et répréhensible ne fait que jeter davantage le discrédit sur le Président et son entourage.

 

Au lieu d’assumer son passé et de faire preuve de transparence, le Président Touadera semble préférer le mensonge et la manipulation. Cette attitude est d’autant plus décevante qu’il avait autrefois été présenté comme le Président des pauvres, prêt à défendre les intérêts de la population centrafricaine. Malheureusement, il semble avoir oublié ces valeurs au profit de manœuvres politiciennes et de la criminalité transfrontalière.

 

Rappelons que la nouvelle constitution du Président Touadera a révélé des contradictions embarrassantes, affaiblissant ainsi sa crédibilité en tant que Chef d’État. Les efforts pour masquer son passé et sa véritable origine nationale ne font qu’alimenter les doutes et la méfiance au sein de la population. Il est temps que le Président fasse preuve de responsabilité et de transparence envers son peuple et qu’il agisse véritablement pour le bien-être et le progrès de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Démocratie en action : Des rebelles pédagogues tabassent les votants du référendum du Président Touadera

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Démocratie en action : Des rebelles pédagogues tabassent les votants du référendum du Président Touadera

 

Ville de Gadzi, le 10 avril 2022. Photo CNC
Ville de Gadzi, située à l’ouest de la République centrafricaine. Icic filmée le 10 avril 2022. Photo CNC

 

Bangui, 06 août 2023 (CNC) –  Triomphant et plein d’enthousiasme, le parti au pouvoir, le mouvement des cœurs-unis, crie victoire à la suite du référendum du 30 juillet, dont la participation se résume malheureusement à un maigre 5% de la population. Oui, vous avez bien lu, 5% seulement ! Cela ne les a pas empêchés de s’autoproclamer grand vainqueur, comme si c’était une compétition effrénée pour le titre du “Plus bas taux de participation jamais enregistré”.

 

Cependant, le prix fort est payé par ceux qui ont eu le malheur de prendre part à ce pseudo-référendum. Dans un acte qui prouve une fois de plus que la démocratie a atteint de nouveaux sommets, un groupe d’individus a décidé de jouer les justiciers et de corriger ces citoyens du village de Bamité près de Mayaka. Ces justiciers auto-proclamés sont apparemment affiliés aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) , parce que, vous savez, quand on participe à un référendum calamiteux de ce genre, on mérite une bonne raclée !

Le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI à Yaloké auprès des déplacés
Le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI à Yaloké auprès des déplacés

 

Bien sûr, le député de Gadzi, dans la Mambéré, s’inquiète de cette situation et demande à cor et à cri le déploiement des militaires centrafricains pour protéger les pauvres âmes qui ont osé exprimer leur droit de vote. Oui, le “seul problème” qu’il y a, c’est cette vilaine insécurité qui surgit lorsque les citoyens sont battus pour avoir exercé leur droit démocratique. Un détail insignifiant, n’est-ce pas ?

 

Dans la zone de Gadzi, c’est la fête ! Vous avez des rebelles qui viennent de partout, de Baoro, de l’Ouham-Pendé, et apparemment, ils aiment bien passer par là, prendre des vacances, et planter leurs tentes. Mais ne vous inquiétez pas, le député a tout prévu, il a écrit au chef d’État-major et même rencontré le ministre de la Défense. Malheureusement, tout cela n’a pas encore porté ses fruits, mais bon, Rome ne s’est pas construite en un jour, n’est-ce pas ?

 

Les conséquences désastreuses de ce référendum sont bien réelles. Les habitants n’osent plus aller travailler dans les champs, au chantier ou même faire leur commerce librement. Après tout, qui voudrait risquer de se faire piller, taper ou blesser à tout moment par des rebelles qui surgissent de nulle part ? C’est presque comme si le simple fait de participer à un référendum ou de s’exprimer démocratiquement vous condamnait à vivre dans la terreur.

 

L’un des exemples concrets donnés par le député est celui du village de Gbameté, qui a eu l’honneur de se faire assiéger par les gentils rebelles. Ils ont rassemblé la population, comme s’ils allaient organiser un pique-nique, mais non, ils leur ont donné une leçon de démocratie à coups de poings.

 

Mais ne vous inquiétez pas, la population ne perd pas espoir et a un message pour le gouvernement : tout ce qu’elle demande, c’est le déploiement d’un détachement de forces armées centrafricaine à Gadzi. Rien de plus simple, n’est-ce pas ? On veut juste la paix, même si cela signifie que des rebelles surgissent de temps en temps pour nous corriger à coup de bâton.

 

Ceci dit, chers lecteurs, nous pouvons tous nous féliciter du succès du référendum et de la brillante démocratie qui règne dans ce pays d’Afrique centrale. Tout cela est fait avec une ironie évidente, car ce triste épisode met en évidence les dysfonctionnements d’un système politique qui prétend être démocratique mais qui écrase sans vergogne ceux qui osent s’exprimer différemment. Bravo à tous, et surtout aux 5% de participants qui ont payé le prix fort pour avoir exercé leur droit de vote ! Quel bel exemple de démocratie moderne !

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Nouveau drame en Centrafrique : Boguéré ensanglantée, la paix encore loin du compte

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Nouveau drame en Centrafrique : Boguéré ensanglantée, la paix encore loin du compte

 

Des Éleveurs Peuls Mbororo

 

 

Bangui, 07août 2023 (CNC) –  Par une tragique journée de vendredi, le calme apparent dans la préfecture de la Lobaye s’est transformé en un enfer meurtrier. Un nouvel épisode macabre, après le massacre de Ndélé il y a seulement cinq jours, a bouleversé la quiétude du village de Gbandingue, une petite localité située à 70 kilomètres de Boda en allant vers Dialingo  sur l’axe de Boguéré,, au sud-ouest de la République centrafricaine. L’horreur s’est abattue sur un  paisible camp des éleveurs Peuls, laissant derrière elle une dizaine de morts et une communauté en deuil.

 

Ce massacre sanglant survient à un moment crucial pour la nation centrafricaine, après seulement une semaine du référendum de la honte tant vanté, présenté par le Président Faustin Archange Touadera comme l’espoir de ramener la paix et la stabilité dans le pays. Malheureusement, la réalité semble bien différente. Au lieu d’un climat apaisé, la violence continue de frapper durement, semant la terreur et l’incertitude parmi les populations déjà éprouvées.

 

Malgré le caractère odieux de cet assassinat, les circonstances exactes de cette tragédie demeurent floues, ne permettant pas d’identifier avec certitude les responsables de cet acte infâme. Selon les informations disponibles, un groupe de miliciens local non identifié serait à l’origine de cette effroyable tuerie. Parmi les victimes, on déplore la perte de plusieurs membres d’une même famille, y compris des femmes et des enfants, innocents victimes d’une violence aveugle.

 

Les témoins sur place ont décrit l’horreur de cette scène inimaginable, où le sang a coulé en plein jour, semant la terreur parmi les habitants. L’un des blessés a été transporté d’urgence à Boda centre, dans l’espoir de recevoir des soins adéquats, mais malheureusement, il a succombé à ses blessures à l’hôpital de Boda. Ce drame témoigne de l’urgence de la situation et de la nécessité d’une intervention rapide pour protéger les populations vulnérables.

 

Un aspect tout aussi alarmant est l’absence de couverture médiatique de cette tragédie. Alors que les vies de citoyens innocents sont fauchées dans le sang, le silence des médias nationaux et internationaux est assourdissant. La communauté internationale doit se mobiliser et accorder une attention urgente à cette situation pour prévenir de nouveaux drames.

 

Il est essentiel que le gouvernement centrafricain et les acteurs internationaux prennent des mesures fermes pour identifier les auteurs de ces actes horribles et les traduire en justice. La paix et la stabilité ne peuvent être atteintes tant que l’impunité règne pour de tels crimes. Une enquête impartiale et transparente est nécessaire pour faire la lumière sur cette tragédie et empêcher que de tels événements ne se reproduisent.

 

Il y’a lieu de rappeler que le récent massacre de Boguéré souligne la nécessité d’agir rapidement pour protéger les populations vulnérables en République centrafricaine. La paix tant espérée ne pourra être atteinte sans un engagement fort pour mettre fin à la violence et à l’impunité. En cette période cruciale, il est essentiel que les médias nationaux et internationaux se saisissent de cette tragédie pour sensibiliser l’opinion publique et exiger des actions concrètes pour prévenir de nouvelles atrocités. La population centrafricaine mérite la paix, la sécurité et la justice, et il est temps que le monde se mobilise pour répondre à cet appel pressant.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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l’Autorité nationale des élections: Le Chef d’Œuvre de la Fiction Électorale

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l’Autorité nationale des élections: Le Chef d’Œuvre de la Fiction Électorale

 

Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l'autorité nationale des élections (ANE)
Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

 

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  Le cirque absurde de l’autorité nationale des élections et son soi-disant référendum se révèlent être une parodie lamentable de démocratie. Avec une participation ridicule avoisinant à peine les 4 ou 5 %, on se demande si l’Autorité nationale des élections (ANE) a recruté des lapins de Pâques pour aller déposer les bulletins dans les urnes. Quelques âmes égarées ont-elles réellement cru en cette farce ? Les chiffres annoncés par l’autorité nationale des élections sont tellement exagérés qu’ils ressemblent davantage à une sortie d’un film d’horreur qu’à une représentation de la réalité.

 

On se demande si l’Autorité nationale des élections (ANE) a fait appel à une équipe de scénaristes pour concocter ce scénario fantasmagorique. Comment ont-ils osé prétendre qu’un écrasant 95,21 % de la population a dit “oui” à cette supercherie, tandis que seulement 4,79 % ont eu le courage de dire “non” ? Sérieusement, est-ce que l’Autorité nationale des élections (ANE) pense que le peuple centrafricain est composé de moutons incapables de voir à travers cette mascarade grotesque ?

 

Ce “oui” massif, aux allures d’unanimité, est-il censé crédibiliser la volonté du peuple ? Soyons réalistes, personne ne peut sérieusement croire que plus de 95 % des Centrafricains soutiennent le maintien au pouvoir du Président Touadera. Il est clair que cette prétendue consultation populaire a été manipulée pour donner l’illusion d’un soutien massif à un homme qui cherche désespérément à s’accrocher au pouvoir.

 

Il est temps que l’Autorité nationale des élections (ANE) cesse de prendre les citoyens centrafricains pour des imbéciles. Les électeurs ont le droit d’être traités avec respect et de bénéficier d’une véritable démocratie, pas d’une mascarade de vote qui ne sert qu’à satisfaire les ambitions politiques d’un seul homme.

 

Et que dire de cette tentative éhontée de supprimer la limite fixée par la constitution du 30 mars 2016 ? Tout cela dans le seul but de créer un boulevard pour Touadera en 2026 ? C’est une insulte à l’intelligence du peuple et une atteinte flagrante à l’état de droit. Il est évident que ce pseudo référendum n’a aucune légitimité et ne fait que renforcer les doutes quant à la sincérité du gouvernement envers la démocratie.

 

Le Président de la République, Faustin Archange Touadera,  devrait avoir honte de sa conduite antidémocratique et de son mépris envers les citoyens. Au lieu de se focaliser sur des manigances politiques douteuses, elle ferait mieux de s’atteler aux véritables problèmes auxquels la Centrafrique est confrontée, tels que la pauvreté, la corruption et l’insécurité.

 

En réalité, ce pseudo référendum est une insulte à la démocratie et au peuple centrafricain. Le Président Touadera  devrait se remettre en question et faire preuve de respect envers ses citoyens en organisant de véritables élections libres et équitables. Tant que le pouvoir en place continuera de se livrer à de telles manœuvres, il ne sera pas digne de la confiance et du respect du peuple qu’il prétend représenter.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Traqué par le régime de Bangui, Charles désiré Zang-Zang appelle à l’aide

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Traqué par le régime de Bangui, Charles désiré Zang-Zang appelle à l’aide

 

charles-desire-zang-zang
charles-desire-zang-zang

 

 

Bangui, 07août 2023 (CNC) –  Dans une épreuve devenue insoutenable, Charles Désiré Zang-Zang, surnommé le “dragon de Bangui,” a lancé un appel à l’aide face à la persécution dont il est victime de la part du régime du Président centrafricain Faustin Archange Touadera et de ses partisans. Connu pour ses critiques acerbes envers le gouvernement sur les réseaux sociaux, Zang-Zang réside actuellement dans un pays africain éloigné de la République centrafricaine, dans l’espoir de se mettre à l’abri de l’emprise du régime.

 

Malheureusement, la distance n’a pas freiné la détermination du Président Touadera  à traquer implacablement Zang-Zang. Le dirigeant centrafricain semble fermement opposé à toute forme de contradiction, refusant de tolérer toute critique, même celles émises sur les plateformes de médias sociaux. Cette intransigeance a incité le “putschiste de Bangui” à lancer une véritable chasse à tous ses détracteurs, incluant Zang-Zang et ses publications Facebook.

 

Les événements récents recueillis par la rédaction du CNC font état d’une série de tentatives pour nuire à Charles Désiré Zang-Zang. La première s’est manifestée par une rencontre avec une connaissance, une jeune fille originaire de la République centrafricaine. Au cours de cette rencontre, cette dernière a tenté de l’empoisonner, heureusement sans succès. Malheureusement, les attaques n’ont pas cessé là, car d’autres individus ont été mandatés pour s’en prendre à lui, multipliant les menaces et les agressions.

 

Face à la gravité de la situation, Zang-Zang a été contraint de solliciter l’aide du public, partageant son histoire poignante sur les réseaux sociaux lors d’un appel public émouvant. Dans une tentative apparente de terroriser l’homme et de dissuader d’autres critiques potentiels, le Président Touadera semble avoir atteint son objectif. Toutefois, cette répression soulève des questions sur le respect des libertés d’expression et d’opinion au sein de la République centrafricaine.

 

L’affaire de Charles Désiré Zang-Zang constitue un véritable cas à suivre, car elle met en lumière les dangers que peuvent représenter les régimes autoritaires pour les voix dissidentes. En tant que journaliste, nous resterons attentifs à l’évolution de la situation et nous nous engageons à informer nos lecteurs sur les développements futurs de cette histoire.

 

Il est important de rappeler que la liberté d’expression est un pilier essentiel de toute société démocratique, permettant le débat, le dialogue et la remise en question des pouvoirs en place. Tout individu a le droit d’exprimer son opinion sans crainte de représailles ou d’attaques physiques. La communauté internationale devrait également prêter attention à cette affaire et encourager la République centrafricaine à respecter les droits fondamentaux de ses citoyens.

 

Rappelons que l’appel à l’aide de Charles Désiré Zang-Zang soulève des inquiétudes quant à la situation des droits de l’homme et de la liberté d’expression en République centrafricaine. Nous espérons que cette affaire sensibilisera davantage la communauté internationale sur l’importance de protéger ces droits fondamentaux dans tous les pays et qu’elle contribuera à mettre fin à toute forme de persécution à l’encontre des voix dissidentes. Affaire à suivre…

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bientôt, un gros illettré tchadien sera propulsé Président en République centrafricaine

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Bientôt, un gros illettré tchadien sera propulsé Président en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/hassan-bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres/” data-wpel-link=”internal”>Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères
Hassan Bouba, le ministre chef rebelle et Lavrov, ministre russe des affaires étrangères

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 06 août 2023 (CNC) –    La République centrafricaine est un pays marqué par des périodes tumultueuses de conflits et de gouvernances instables. Récemment, une controverse suscite l’émoi dans la nation centrafricaine: l’ascension politique fulgurante d’un homme peu commun, Hassan Bouba, un Tchadien de nationalité et illettré, qui ambitionne d’occuper le fauteuil présidentiel en RCA.

 

D’après des sources crédibles, Hassan Bouba aurait été imposé au Président Touadera par Wagner, une société militaire privée russe. Son parcours au sein du pays est étonnant, car il a commencé sa carrière en intégrant la rébellion de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) peu de temps après son arrivée en République centrafricaine. Il y a occupé le poste de coordinateur politique et a été associé à de graves accusations d’assassinats et de massacres de masse. Suite à cela, il a été arrêté par la cour pénale spéciale, mais son évasion spectaculaire orchestrée par les forces de Wagner et de la garde présidentielle a suscité un profond étonnement parmi la population centrafricaine.

 

Depuis lors, Hassan Bouba a été réintégré au gouvernement à deux reprises par le biais de remaniements ministériels. Il a même été proposer par les Wagner pour occuper prochainement le poste du ministre d’État, malgré ses lacunes évidentes en matière de compétences linguistiques, puisqu’il éprouve des difficultés à écrire et à parler correctement en français.

 

Récemment, l’homme a participé au forum Afrique-Russie, où il a été photographié aux côtés de dirigeants de premier plan, notamment le Président sénégalais, Macky Sall, et le ministre russe des affaires étrangères. Cette mise en avant de Hassan Bouba dans des événements de prestige suscite des doutes parmi la population centrafricaine. Certains voient cette présence diplomatique comme un signe que Wagner et la Russie chercheraient à l’imposer comme le prochain Président de la République centrafricaine, malgré sa nationalité tchadienne.

 

Face à ces développements troublants, l’avenir politique de la République centrafricaine demeure incertain. La montée en puissance d’Hassan Bouba et son éventuelle accession à la présidence suscitent des inquiétudes quant à la direction que pourrait prendre le pays. La population attend avec appréhension les prochains développements et les décisions qui seront prises par les acteurs politiques locaux et internationaux.

 

Cette affaire est à suivre de près, car elle pourrait avoir des répercussions importantes sur la stabilité en République centrafricaine. Espérons que les responsables politiques prendront en compte les inquiétudes légitimes de la population et agiront dans l’intérêt du pays.

Par Gisèle MOLOMA

 

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Une nuit sanglante à Birao : le cri de détresse d’un village livré à lui-même

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Une nuit sanglante à Birao : le cri de détresse d’un village livré à lui-même

 

Minusca-documente-82-atteintes-en-deux-semaines/amdafock/” rel=”attachment wp-att-62639″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/amdafock-450×299.jpg” alt=”Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao en allant vers la frontière avec le Soudan” width=”450″ height=”299″ />
Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao en allant vers la frontière avec le Soudan. CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  Birao, petite localité nichée dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine, est en proie à un fléau dévastateur. Privée de la protection des forces de sécurité intérieure, cette région est devenue un territoire sans loi où la violence règne en maître. Une nuit sombre, dans le village d’Anmgroumaï, situé à 35 kilomètres de Birao, une famille paisible a été cruellement attaquée lors d’une tentative de vol à main armée, laissant derrière elle une scène macabre.

 

Il était entre 1 heure et 2 heures du matin lorsque le cauchemar a commencé pour cette famille centrafricaine. Trois malfaiteurs, armés de mitraillettes, ont brisé les portes de leur demeure dans le seul but de dérober leurs biens. Mais le père, un homme robuste et déterminé, n’allait pas se laisser faire. Une bagarre sans merci a éclaté entre lui et les voleurs, qui semblaient avoir sous-estimé la résistance de leur victime. Malgré les tirs de balles, l’homme a miraculeusement survécu, peut-être protégé par un puissant gris-gris qui aurait écarté les balles de son corps.

 

Le triste dénouement de cette tragédie réside dans le sort réservé à la femme du père et à leur jeune enfant. Ces derniers étaient présents dans la même chambre lors de l’affrontement, et ils n’ont pas échappé aux balles meurtrières. Leur vie s’est éteinte brutalement, laissant le père meurtri et dévasté par cette perte irréparable. Face à une telle atrocité, les voisins accourus sur les lieux ont été choqués et bouleversés par cette scène d’horreur.

 

Le chef du village et les habitants sont à bout de forces et d’espoir, suppliants le gouvernement d’intervenir pour déployer des forces de défense et de sécurité intérieure. En l’absence de ces forces protectrices, Birao et ses habitants sont abandonnés à leur triste sort, laissant place à l’anarchie et aux violences qui ensanglantent cette région depuis huit longues années.

 

La situation désespérée de Birao est le reflet d’un pays déchiré par des années de conflits et d’instabilité politique. La population centrafricaine souffre des conséquences dévastatrices de ce climat de violence et de l’absence de protection. La détresse de ce village est le cri de tous les Centrafricains qui vivent dans la peur et l’insécurité depuis trop longtemps.

 

Il est grand temps que des mesures soient prises pour rétablir l’ordre et la paix dans cette région dévastée. Le gouvernement se doit d’agir rapidement pour répondre aux appels de détresse des populations en déployant les forces nécessaires pour protéger les citoyens de Birao et des autres régions vulnérables du pays.

 

Ainsi, espérons que le triste sort de cette famille ne soit pas vain et qu’il puisse être le déclencheur d’une prise de conscience collective. Il est essentiel de faire entendre leur cri de détresse et de mettre fin à l’insécurité qui gangrène la République centrafricaine. La protection des citoyens doit être une priorité absolue, et cela ne pourra se réaliser qu’avec un engagement sincère du gouvernement et de la communauté internationale.

 

Notons que Birao est un symbole tragique de l’état de déliquescence dans lequel est plongée la République centrafricaine. Cette nuit sanglante ne doit pas être oubliée, mais plutôt considérée comme un appel pressant à l’action. Les Centrafricains méritent de vivre dans un pays pacifique, où la sécurité est assurée, et où la vie de chaque citoyen est protégée. Il est temps de mettre fin à cette situation catastrophique et de construire ensemble un avenir plus sûr et plus harmonieux pour tous.

 

Par Moïse Banafio

 

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Braquage et Arrestation Héroïque : Un Dimanche Matin Tumultueux à Bangui !

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Braquage et Arrestation Héroïque : Un Dimanche Matin Tumultueux à Bangui !

 

Centrafrique.org/rca-pk-13-des-quartiers-livres-aux-criminels/croisement-sinistre-le-15-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-46524″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/croisement-sinistre-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement de Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang” width=”450″ height=”337″ />

 

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  Bangui, le cœur de l’action : Une bande de présumés braqueurs a été traquée sans relâche par la police du huitième arrondissement, dans une course-poursuite effrénée. L’issue était incertaine, mais finalement, six suspects ont été appréhendés, mettant un terme à leur série de méfaits. Retour sur une opération policière héroïque qui a fait trembler la criminalité.

 

Les six suspects, âgés de 15 à 24 ans, venaient tout juste de conclure leurs méfaits, lorsqu’ils ont été pris en chasse par les forces de l’ordre. Malheureusement pour deux d’entre eux, leur fuite fut interrompue par des balles de la police. Néanmoins, le chef de la bande, tel un éclair dans la nuit, a réussi à s’échapper, défiant les autorités dans un jeu du chat et de la souris palpitant.

 

Cependant, la police ne s’est pas laissée démonter par cette évasion. Pendant plusieurs minutes d’échanges de tirs intenses, les forces de l’ordre ont maintenu la pression sur les braqueurs, jusqu’à ce que la justice triomphe. Les six autres membres de la bande, sans armes pour se défendre, ont été finalement capturés, mis hors d’état de nuire et conduits au commissariat.

 

Fulbert Yagina, le courageux commissaire de police du huitième arrondissement, a tenu à souligner l’effort quotidien de son équipe pour protéger la population. “Nous patrouillons souvent à pied dans les rues, veillant sur la sécurité de nos concitoyens. Cette nuit, nos pas nous ont menés vers l’action, et nous avons contrecarré le braquage à Galabadja Sinistré et derrière l’ENERCA de Gobongo vers Cité Jean 23. Leur retour tardif vers deux heures du matin nous a permis de les attendre et de les appréhender sans relâche.”

Commissariat du 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Malgré l’efficacité de l’intervention policière, l’appel à l’aide lancé à la population n’est pas passé inaperçu. Le commissaire Yagina a exprimé le besoin d’une collaboration étroite entre la police et les habitants du quartier pour combattre efficacement la montée en flèche des braquages. “Nous avons besoin de votre soutien, de vos informations précieuses pour continuer à faire notre travail avec succès.”

 

Face à la répétition des actes criminels dans le huitième arrondissement, cette victoire incontestable des forces de l’ordre est accueillie à bras ouverts par la population. Les habitants se réjouissent de voir que la bravoure et le dévouement des policiers sont récompensés par des actions concrètes pour leur sécurité et leur bien-être.

 

Rappelons que cette journée a marqué un tournant pour la lutte contre la criminalité dans le huitième arrondissement de Bangui. Les braqueurs présumés ont été mis hors d’état de nuire grâce à l’engagement sans faille de la police locale. Cet événement nous rappelle l’importance cruciale de la coopération entre les forces de l’ordre et la population pour garantir un environnement sûr et paisible pour tous. La communauté peut être fière de ses protecteurs, qui se battent chaque jour pour la sécurité de tous.

 

Par Anselme Mbata

 

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Liberté et Engagement : La Naissance de la Plateforme Syndicale ‘La Renaissance’

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Liberté et Engagement : La Naissance de la Plateforme Syndicale ‘La Renaissance’

Centrafrique.org/rca-panique-a-bangui-la-ville-de-bossembele-serait-tombee-aux-mains-des-rebelles/rondpoint-centre-ville-de-bangui-le-13-decembre-2020-par-gisele-moloma/” rel=”attachment wp-att-42776″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/rondpoint-centre-ville-de-bangui-le-13-decembre-2020-par-gisele-moloma-450×224.jpg” alt=”Centre-ville de Bangui avec un arc de zo-koué-zo” width=”450″ height=”224″ />
Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

 

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  Le cercle des organisations syndicales s’élargit en République Centrafricaine avec l’émergence d’une nouvelle plateforme prometteuse appelée “La Renaissance”. Samedi dernier, à Bangui, cette initiative a été officiellement dévoilée par son coordinateur, Pierre Clavin Gbokoli, qui nous présente l’intérêt de cette structure ainsi que sa composition.

 

Dans le monde syndical, la notion de liberté occupe une place primordiale. C’est justement cette liberté qui a incité les centrales syndicales à se regrouper au sein de cette plateforme pour défendre les intérêts des travailleurs. Le projet de création de “La Renaissance” a été mûrement réfléchi par ces cinq centrales, dans le but de donner naissance à une entité efficace et engagée.

 

Auparavant, certaines plateformes ont malheureusement souffert de malentendus qui ont terni la réputation des secrétaires généraux de certaines centrales. Face à cette situation, Pierre Clavin Gbokoli et d’autres dissidents ont préféré se retirer pour former une nouvelle plateforme, capable de répondre aux attentes des travailleurs et de promouvoir une coopération constructive.

 

Interrogé sur les raisons qui ont motivé leur départ, Gbokoli explique que l’un des principaux problèmes était le manque d’informations et d’invitations lors des réunions importantes. Il pointe également du doigt un sous-groupe affilié au gouvernement qui a, selon lui, influencé négativement les décisions prises au sein des anciennes plateformes.

 

Ainsi, “La Renaissance” est née de la volonté de mettre fin à ces dysfonctionnements en regroupant les cinq centrales syndicales suivantes : le Syndicat des Travailleurs pour le Développement (STD), la Confédération Démocratique des Travailleurs de Centrafrique (CDTC), la Confédération Générale des Travailleurs de Centrafrique (CGTC), l’Union Syndicale Libre de Centrafrique (USLP) et le Syndicat Autonome de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle.

 

Cette diversité d’organisations permettra à “La Renaissance” de bénéficier d’une force collective, d’une représentativité plus étendue et d’une voix unie pour faire entendre les revendications des travailleurs dans le pays. En unissant leurs efforts, ces centrales espèrent avoir un impact plus significatif sur les politiques en matière de travail et de droits des travailleurs.

 

Rappelons que la Renaissance” est un nouveau chapitre dans l’histoire du syndicalisme centrafricain. Cette plateforme représente un espoir pour les travailleurs du pays en quête d’une voix forte et indépendante pour défendre leurs droits et leurs intérêts. Reste à voir comment cette initiative prendra forme dans les mois à venir et quelle sera son influence sur la scène syndicale nationale et au-delà.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Dépasser les Petites Ambitions : Réflexions de maître Crépin Mboli-Goumba

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Dépasser les Petites Ambitions : Réflexions de maître Crépin Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  À l’heure où l’obscurantisme menace le Centrafrique et où les ambitions politiques semblent se réduire à une soif inextinguible du pouvoir, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président de PATRIE et coordinateur du BRDC, soulève une question essentielle : Quel est le niveau d’ambition de notre nation ? Dans un post engagé, il évoque un projet de réhabilitation du Centre National de Basket-Ball Martin Ngoko, symbole des petites réalisations qui ne font que rattraper le passé. Il invite le peuple centrafricain à être exigeant envers lui-même et ses dirigeants pour construire un avenir prospère. Découvrez ses réflexions sur l’importance de viser plus haut et de bâtir pour la postérité. #AmbitionNationale #Centrafrique #ConstruirePourLavenir

Ci-dessous, le post de maître Crépin Mboli-Goumba :

 

L’AMBITION NATIONALE

 

A l’heure où l’obscurantisme s’empare du Centrafrique, où après presque huit ans de gouvernance, le Président Touadera n’a que sa soif inextinguible du pouvoir et le mépris des institutions démocratiques à proposer à ses compatriotes, une question m’habite. Cette question dépasse le cadre politique, et concerne l’homme Centrafricain. Elle m’a été suscitée par une image, en fait, un projet de réhabilitation du Centre National de Basket-Ball Martin Ngoko. Et de certains commentaires enthousiastes transférés. Cela cadre bien avec l’autosatisfaction qui encadre toujours les petites réalisations qui encombrent souvent l’espace des ministères.

Je voudrais rappeler que notre pays a été deux fois champion d’Afrique. Et rappeler également que le Centre National Martin Ngoko est un hangar qui abritait les coucous à l’époque, puisque c’était dans l’enceinte de l’aérodrome. C’est précisément là où le Gouvernement de l’époque est venu attendre sans succès le retour du père fondateur, Barthélémy Boganda. Le hangar existait donc bien avant l’indépendance de notre pays. Ce que nous essayons de faire, à travers cette réhabilitation, c’est rattraper notre niveau d’il y a 60 ans. La symbolique est désastreuse. Je souhaite préciser que ce n’est pas la polémique qui m’intéresse ici. Mais une volonté de susciter un débat, sur notre propension à nous satisfaire de pis-aller. Un Peuple doit être toujours exigeant vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis de ses dirigeants. A titre d’exemple, si Soglo, qui a véritablement lancé le Bénin moderne, était Centrafricain, il serait mort au pouvoir. Les Béninois le congedièrent après un mandat, reconnaissants mais confiants en l’avenir de leur pays et convaincus de trouver un autre dirigeant pour faire mieux. Ils ont eu Yayi Boni, qui a relevé le défi. Aujourd’hui, Talon a franchi une autre étape sur le chemin du développement.

Comment se fait-il que nous soyons la République des kiosques, des gargottes et des petites ambitions? Quand il s’agit de construire pour les 50 prochaines années, le Centrafricain n’est plus au rendez-vous. Je sais de quoi je parle. J’ai été Ministre pendant 10 mois, il y a 9 ans. Certes, je ne suis pas peu fier d’avoir construit 4 ponts, initié le bitumage novateur des routes sans sortir un seul rond ( un exemple reconnu par le pouvoir actuel), mais mon regret, c’est d’avoir rencontré de l’incompréhension sur la nécessité de faire un pont entre la RDC et la RCA, au niveau de Bangui. Quand je suis arrivé au gouvernement, cela faisait 9 ans qu’un financement de la BADEA attendait d’être utilisé. Les autorités d’avant avaient semble-t-il peur que la RDC envahisse leur pays par ce pont! 15 millions d’habitants et de consommateurs, en face, n’attendaient que nous.

Je vous laisse comparer ce qui se fait ailleurs.

Cela me fait penser à une compatriote, lors de mes études. Elle était heureuse de nous annoncer qu’elle venait d’acheter un téléviseur, mais en noir et blanc. Elle avait fini sa phrase par “il vaut mieux ça que rien”. Avec spontanéité, je lui avais répondu: “Non, il vaut meux rien que ça”. Je m’étais naturellement excusé de cette goujaterie, qui avait des allures de taquinerie.

Non, refusons la médiocrité. Cherchons les moyens. Construisons pour la postérité. Quand je passe devant le Ministère des Affaires Étrangères, par exemple, ça c’est de l’ambition!

 

Maître Crépin Mboli-Goumba

Patriote

Résistant

 

 

 

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À Bangassou, une urgence citoyenne : combattre l’insalubrité pour un cadre de vie sain

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À Bangassou, une urgence citoyenne : combattre l’insalubrité pour un cadre de vie sain

 

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Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC

 

 

Bangui, 07août 2023 (CNC) –  Dans la ville de Bangassou, située dans la région du Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, un fléau préoccupant sévit : l’insalubrité. La saison pluvieuse ne fait qu’aggraver la situation, avec des hautes herbes envahissant les quartiers, les abords des rues et les concessions inoccupées. Cette réalité alarmante inquiète de nombreux habitants qui se mobilisent pour sensibiliser et agir.

 

Un décor inquiétant

 

Bangassou est malheureusement devenue le théâtre d’une scène désolante. Les hautes herbes prolifèrent dans tous les recoins de la ville, donnant l’impression d’un terrain abandonné. Pour les habitants, cette situation est particulièrement préoccupante, car elle constitue un terrain propice à la prolifération de serpents et d’autres dangers. Natacha, l’une des résidentes, exprime son inquiétude face à cette montée de l’insalubrité et souligne le manque d’initiative pour y faire face.

 

Un appel à la mobilisation citoyenne

 

Face à cette situation critique, Dieudonné Ngbokoli, un autre habitant de Bangassou, appelle à l’action et encourage les chefs de quartier à mobiliser leurs administrés pour mener des vastes opérations de nettoyage dans la ville. Il constate que certaines parcelles restent inoccupées depuis des années, sans être entretenues, et incite les habitants à prendre leurs responsabilités en entretenant leur propriété et les abords des routes.

 

La responsabilité du maire et des autorités municipales

 

Pour François Marimboulou-Fuyo, un père de famille résidant à Bangassou, la lutte contre l’insalubrité ne doit pas reposer uniquement sur les citoyens, mais également sur l’engagement du maire et des autorités municipales. Il dénonce l’état déplorable de certaines grandes concessions officielles, qui devraient pourtant être des exemples de propreté. Selon lui, le maire et ses équipes, en collaboration avec les chefs de quartier et de groupe, devraient prendre en charge la gestion de cette problématique et assurer le suivi de l’entretien des concessions.

 

Un appel à l’action des autorités locales

 

Face à cette situation préoccupante, Théophile Ndémba, président de la délégation spéciale de Bangassou, annonce qu’une réunion avec tous les leaders communautaires sera organisée prochainement. Cette initiative est louable, mais les habitants attendent une action concrète et immédiate pour combattre l’insalubrité qui gagne du terrain chaque jour.

 

Des routes dégradées pour couronner le tout

 

En plus du problème d’insalubrité, Bangassou est confrontée à la dégradation avancée de nombreuses routes, entravant la libre circulation des vélos, motos et véhicules. Cette situation aggrave les difficultés quotidiennes des habitants et rend urgente une prise en charge globale des problèmes d’infrastructure de la ville.

 

Rappelons que l’insalubrité croissante à Bangassou est une urgence citoyenne qui nécessite une mobilisation collective de tous les acteurs concernés. Les habitants, les autorités locales, le maire et les leaders communautaires doivent unir leurs forces pour combattre ce fléau et préserver un cadre de vie sain pour tous. Il est primordial de sensibiliser la population sur l’importance de l’entretien de leurs propriétés et des espaces publics. De plus, des actions concrètes et rapides doivent être entreprises pour nettoyer la ville et restaurer son attractivité. L’heure est à la responsabilité partagée pour un Bangassou propre, sûr et agréable à vivre.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Les Femmes de Bria et de Sam-Ouandja Soutenues par la MINUSCA pour le Développement Économique !

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Les Femmes de Bria et de Sam-Ouandja Soutenues par la Minusca pour le Développement Économique !

 

 

 

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Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

Édito de Mbata Anselme

 

Bangui, 07 août 2023 (CNC) –  Hey tout le monde ! Vous avez sûrement entendu parler de la MINUSCA, mais saviez-vous qu’elle soutient maintenant des groupements de femmes à Bria et à Sam-Ouandja ? Oui, vous avez bien entendu ! Et leur mission est plutôt cool : aider ces femmes dynamiques dans leurs activités de commerce, d’agriculture et d’élevage. C’est pas génial ?

 

Mercredi dernier, la MINUSCA a fait des heureuses en remettant des outils agricoles et d’autres produits utiles pour la boulangerie et la fabrication de savon à pas moins de 130 femmes faisant partie de trois groupements différents. Imaginez, elles ont reçu des kits trop sympas comprenant des moulins, des brouettes, des sacs de semences, des chèvres, des sacs de farine et de soude, ainsi que des bidons d’huile de palme. Mais là, c’est pas juste pour leur faire plaisir et leur donner un coup de pouce, non non ! Le vrai objectif, c’est de les encourager à augmenter leur production.

 

Vous vous demandez sûrement ce que font ces femmes dans leur quotidien. Eh bien, c’est hyper varié ! Certaines d’entre elles fabriquent des pains, des baignées (on se demande bien ce que c’est, mais ça doit être délicieux !), et du savon. D’autres se lancent dans l’agriculture en cultivant des champs, tandis que certaines préfèrent vendre des petits articles trop mignons. Et il y a même celles qui se consacrent à l’élevage des volailles et des caprins, c’est-à-dire des chèvres et des moutons. Quelle diversité, n’est-ce pas ?

 

Fatou Keïta, qui est responsable de la section genre de la MINUSCA secteur est, a expliqué pourquoi cette aide est si importante. Bria et Sam-Ouandja ont été touchées par des crises qui ont mis à mal l’économie locale. Donc, c’était carrément vital de rassembler toutes ces femmes formidables et de les faire travailler ensemble. Et vous savez quoi ? Leur travail ne s’arrête pas là, ils veulent les accompagner pour qu’elles deviennent de véritables actrices du développement en Centrafrique. C’est génial de voir des femmes si fortes et engagées, prêtes à tout donner pour leur communauté !

 

Alors, bien sûr, les femmes qui ont reçu cette aide sont super contentes. Rekia Anour, qui est la présidente du groupement des femmes du quartier Bornou-à Bria, a déclaré qu’avant, elles n’avaient pas beaucoup de soutien. Mais maintenant, elles remercient du fond du cœur la MINUSCA qui a écouté leurs besoins et qui leur a donné des semences de maïs, d’arachides et de courges. Vous vous rendez compte ? Grâce à ça, elles vont pouvoir développer leur activité et assurer un avenir meilleur pour elles et leur famille. C’est vraiment touchant !

 

Et Halima Ali, la présidente des femmes Peul du quartier Gobolo-à Bria, est tout aussi reconnaissante envers la MINUSCA. Elle a lancé un appel à toutes les femmes pour se mettre au travail et contribuer au développement de leur localité. C’est tellement inspirant de voir ces femmes déterminées à réussir et à soutenir leur communauté.

 

Moi, je dis bravo à la MINUSCA pour cette initiative formidable ! J’espère sincèrement que dans six mois, on pourra entendre les belles histoires de réussite de ces femmes incroyables. Allez les filles, vous êtes capables de tout, et on est tous derrière vous pour vous soutenir dans cette aventure économique. On croit en vous !

 

Par Anselme Mbata

 

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