Dictature et mascarade démocratique : le référendum constitutionnel de Touadera, une farce macabre
Le président Touadera lors de sa rencontre avec les militants de MCU à Paris
Édito de M. Alain Nzilo
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Le 30 juillet prochain, le peuple centrafricain sera témoin d’une mascarade démocratique orchestrée par le Président Faustin Archange Touadera, qui se présente désormais comme le nouveau dictateur de Bangui. Ce référendum constitutionnel, dont le résultat final est déjà connu d’avance avec un écrasant 99% de “oui”, est une insulte flagrante à la véritable volonté du peuple centrafricain.
Il est inadmissible que Touadera ose former une équipe de campagne référendaire pour promouvoir son projet de nouvelle constitution illégal, alors que ni la société civile ni l’opposition démocratique n’ont jamais eu l’intention de mener une campagne contre ce projet dont le contenu est dissimulé au peuple. Tout cela démontre l’absence totale de transparence et le mépris de Touadera envers les principes fondamentaux de la démocratie.
Il est ironique de constater que le résultat du scrutin soit déjà connu à l’avance, avec un score étonnamment élevé de 100 ou 99% en faveur du “oui”. Il s’agit clairement d’un match truqué où l’issue est prévisible et où la voix du peuple est bafouée. Comment peut-on croire que Touadera, un président qui n’a pas respecté la constitution, qui gouverne en autocrate, qui qualifie publiquement ses opposants de terroristes, puisse accepter les résultats défavorables de ce référendum ?
La date soigneusement choisie du 30 juillet n’est qu’un stratagème pour précipiter l’adoption de cette nouvelle constitution afin de permettre à Touadera de se maintenir au pouvoir à vie. Il ne fait aucun doute que son fils, né d’une femme rwandaise, sera ensuite propulsé comme son successeur, d’où l’intérêt du Président rwandais Paul Kagamé pour ce référendum. Cette manœuvre est une insulte à l’intelligence du peuple centrafricain, qui voit ses droits et sa volonté bafoués par un président obsédé par le pouvoir et déconnecté de la réalité.
Les centrafricains sont conscients que cette mascarade de référendum ne sert qu’à renforcer le pouvoir autoritaire de Touadera et à perpétuer un régime où la voix du peuple est étouffée. Ils ont bien compris que leur temps est gaspillé par un président qui se croit demi-Dieu et qui prétend avoir accompli ce que ses prédécesseurs n’ont jamais réussi.
Il est temps de dénoncer cette farce macabre qu’est le référendum constitutionnel de Touadera. La communauté internationale doit condamner cette violation flagrante des droits démocratiques et soutenir le peuple centrafricain dans sa lutte pour une véritable démocratie. La voix du peuple ne peut être réduite au silence, et il est de notre devoir de dénoncer les tentatives de dictature qui se cachent derrière cette façade illusoire de démocratie.
Le peuple centrafricain mérite mieux que cette parodie de démocratie. Il est temps de rejeter la manipulation, le despotisme et l’autocratie de Touadera. Le peuple doit être libre de choisir son avenir sans être bâillonné par un président qui cherche à s’accrocher au pouvoir à tout prix.
Au cœur de la colère : les Centrafricains dénoncent les vols et détournements sur les réseaux sociaux
Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Les réseaux sociaux ont révolutionné la façon dont les citoyens du monde entier s’expriment et partagent leurs opinions. La Centrafrique ne fait pas exception à cette tendance, et de nombreux Centrafricains utilisent les plateformes en ligne pour exprimer leur mécontentement envers le gouvernement actuel. Les réseaux sociaux offrent un espace où les individus peuvent dénoncer la corruption, les vols et les détournements qui se déroulent dans le pays. Cet article examine les réactions des Centrafricains sur les réseaux sociaux et met en lumière certaines des préoccupations exprimées.
Une gouvernance controversée :
La gouvernance actuelle de la Centrafrique est l’objet de vives critiques sur les réseaux sociaux. Les citoyens dénoncent le gouvernement en place, le qualifiant de “bandits de grand chemin aux cols blancs” dont le sport préféré est le vol et l’athlétisme du mensonge. Les utilisateurs des réseaux sociaux pointent du doigt les allégations de vols et de mauvaise gestion, affirmant que les responsables gouvernementaux tentent de dissimuler leurs méfaits en brandissant le drapeau du panafricanisme et du patriotisme.
Les réactions face à la corruption :
La corruption est un sujet brûlant sur les réseaux sociaux centrafricains. Les utilisateurs dénoncent les détournements de fonds, affirmant que des millions de francs sont versés à des journalistes et à des influenceurs étrangers, tels qu’Afrique Média et le youtubeur Franklin NYAMSI, pour couvrir les actes répréhensibles du gouvernement. Les internautes expriment leur frustration face à cette situation et appellent à une véritable lutte contre la corruption.
Les scandales de vol et de détournement :
Les Centrafricains partagent également des histoires de vols et de détournements impliquant des personnalités politiques proche du pouvoir. Un exemple souvent cité est celui de la construction de l’hôpital de l’Amitié à Bangui par les chinois. Selon les témoignages en ligne, des ouvriers centrafricains de l’ethnie Ngbakamandja et mandja auraient volé des matériaux de construction, allant des tôles aux sacs de ciment, au point de dérober une caisse en bois piégée contenant un responsable chinois. Cette affaire met en lumière l’ampleur présumée des vols commis par certains membres du gouvernement, ce qui suscite l’indignation des Centrafricains.
La politique et les rivalités :
Les réseaux sociaux sont également le théâtre de débats politiques animés en Centrafrique. Les internautes expriment leur méfiance envers les politiciens et révèlent les liens complexes entre certains membres du gouvernement. Des allégations de trahison et de manipulations politiques sont fréquemment mentionnées. Certains utilisateurs affirment que des politiciens comme le ministre Fidèle Gouandjika ont soutenu financièrement la rébellion de la Séléka pour éviter d’être poursuivis pour des actes de corruption par l’ancien président Bozizé.
Les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel dans la façon dont les Centrafricains expriment leur mécontentement envers le gouvernement. Les plateformes en ligne offrent un espace où les citoyens peuvent dénoncer la corruption, les vols et les détournements présumés qui sévissent dans le pays. Les réactions sur les réseaux sociaux soulignent les préoccupations des Centrafricains face à la gouvernance actuelle et appellent à une plus grande transparence et à une lutte plus ferme contre la corruption. Ces discussions en ligne contribuent à la formation d’une opinion publique critique et participent au débat démocratique en Centrafrique.
Violations des droits et intimidation politique : le pouvoir de Bangui franchit une nouvelle ligne rouge
Eulogue Doctrouvé Koï dans la brigade de l’OCRB de Bangui
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Le pouvoir de Bangui est accusé de violations flagrantes des droits et d’intimidation politique, dans le cadre de la campagne pour le Référendum constitutionnel. L’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) dénonce ces actes condamnables, qui mettent en danger la sécurité des opposants et de leurs familles. Ces événements récents soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux dans le pays.
Le 19 juin 2023, Éloge KOÏ DOCTROUVÉ, membre de la Commission Opérations électorales de la Direction nationale de campagne pour le Référendum constitutionnel, a délibérément publié sur Facebook la copie du passeport français du Président de l’URCA, Monsieur Anicet Georges DOLOGUELE. Cette action irresponsable et illégale a été perpétrée avec l’apparent soutien du Ministre Maxime BALALOU, président de ladite commission. Le message accompagnant le passeport remet en question la nationalité de Monsieur DOLOGUELE et le dénigre en lui suggérant de se présenter à l’élection présidentielle française de 2027. Cette atteinte à la vie privée constitue une violation inacceptable des droits individuels et une tentative évidente de discréditer l’opposition politique.
Mais ce n’est pas tout. Le 25 juin, Éloge KOÏ DOCTROUVÉ a diffusé une vidéo sur Facebook dans laquelle il annonçait l’existence d’un groupe de personnes chargées de brutaliser physiquement le Président de l’URCA et son équipe lors de leurs déplacements dans les quartiers de Bangui. Ces menaces de violence physique et les propos violents et dégradants tenus envers une militante de l’URCA Europe démontrent l’intention claire de semer la terreur et l’intimidation parmi les membres de l’opposition.
Ces agissements choquants ne peuvent être ignorés. Ils témoignent d’une volonté délibérée de la part du pouvoir en place d’entraver la candidature de Monsieur DOLOGUELE à la prochaine élection présidentielle en utilisant des méthodes illégales et violentes. De plus, la divulgation de renseignements personnels, tels que l’adresse de Monsieur DOLOGUELE en France, représente une menace directe pour la sécurité de sa famille.
Le Bureau Politique de l’URCA tient le Président Archange Faustin TOUADERA pour responsable de ces violations des droits et de l’intimidation politique. Il met en garde le pouvoir de Bangui contre toute atteinte à la sécurité des membres de l’opposition démocratique, des militants et du Président de l’URCA. Ces actes inqualifiables ne font qu’aggraver les tensions politiques déjà présentes dans le pays et mettent en péril le processus démocratique.
Il est essentiel que la communauté nationale et internationale prenne conscience de ces graves atteintes aux droits et à la sécurité des opposants politiques en République centrafricaine.
Les principes démocratiques, la liberté d’expression et la protection des droits fondamentaux doivent être respectés et garantis pour permettre un environnement politique équitable et pacifique. Les responsables de ces actes doivent être tenus pour comptables de leurs actions, afin de restaurer la confiance et de préserver la démocratie en République centrafricaine.
Les sanctions américaines contre le groupe Wagner en RCA : Les centrafricains demandent des mesures plus sévères
Le président Touadera et l’ancien Premier ministre, élu, député de Boali, Firmin NGRÉBADA
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Les sanctions américaines à l’encontre du groupe Wagner en République centrafricaine ont suscité des réactions mitigées parmi les centrafricains. Alors que certaines voix saluent ces mesures prises par les États-Unis, d’autres estiment qu’elles ne sont pas suffisamment dissuasives pour les autorités centrafricaines. Au lieu de sanctionner collectivement le groupe Wagner, les centrafricains en colère appellent à des sanctions individuelles ciblant les responsables du pouvoir de Bangui.
Pour de nombreux centrafricains exprimant leur mécontentement sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale, les sanctions individuelles auraient un impact plus significatif sur les autorités centrafricaines. Ils estiment que ces mesures devraient non seulement affecter les avoirs des responsables concernés, mais également restreindre leurs déplacements et autres privilèges liés à leur position de pouvoir.
Ces voix mécontentes soulignent que les sanctions américaines actuelles n’auront pas d’effet notable sur le groupe Wagner en RCA ni sur le régime au pouvoir. Elles préconisent plutôt des mesures plus ciblées, visant spécifiquement les proches du régime qui ont facilité l’influence grandissante du groupe Wagner en République centrafricaine.
Les centrafricains font référence à des précédents, comme lorsque les États-Unis ont pris des sanctions contre les proches de l’ancien président congolais Joseph Kabila à l’époque. Ils estiment que si de telles mesures ont été prises dans le passé, elles devraient également s’appliquer aujourd’hui aux individus tels que Koyagbelé, Ngamana, Firmin Ngrebada, Armand Djoubaye Abazène, Claude Biro, Fidèle Gouandjika, Touadera et autres, qui sont considérés comme des alliés de la nébuleuse vague nerf en Centrafrique.
Ces voix dissidentes soulignent que tant que les partisans de Wagner ne seront pas individuellement sanctionnés, toutes les mesures prises contre ce groupe en RCA n’auront aucun impact sur le régime en place, qu’ils qualifient de “moribond”.
Il est important de noter que ces opinions exprimées reflètent les frustrations et les inquiétudes de la majorité des centrafricains vis-à-vis des sanctions actuelles. Cependant, il convient également de prendre en compte d’autres perspectives sur la question, notamment celles des partisans des mesures prises par les États-Unis.
Sani Yalo et Rator : la dangereuse alliance derrière l’escroquerie des pèlerinages en Centrafrique
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Monsieur Sani Yalo et sa clique de mafieux centrafricains sont de retour, semant le chaos et l’arnaque sur leur passage. Cette fois-ci, ce sont 148 centrafricains, dont 138 Peuls qui sont tombés dans les griffes de ce parrain impitoyable.
Sani Yalo, chef suprême de cette mafia, a mis en place une agence de pèlerinage à la Mecque, soutenu par ses sbires du KM5. Leur cible ? Les potentiels pèlerins centrafricains, dont la quasi-totalité vient de la communauté Peule déjà marginalisée et vulnérable. C’est ainsi que 148 Centrafricains, dont 138 Peuls musulmans ont été pris au piège de la mafia de Sani Yalo.
Il n’aura fallu que 48 heures pour que ces pauvres âmes réalisent qu’elles ont été dupées par le parrain Sani Yalo et son bras droit, le sans scrupule monsieur Rator. Imaginez-vous, Chacune de ces victimes a versé au moins 3 millions de francs CFA, ce qui équivaut à plus de 300 millions de francs CFA détournés par le seul Sani Yalo.
Pour l’instant, ces pèlerins arnaqués errent dans les mosquées de la capitale, Bangui. Certains, qui n’ont pas supporté cette escroquerie, ont même contracté des maladies, victimes d’un double tour de vis cruel. Pendant ce temps, d’autres vivent dans la précarité, ayant tout perdu à cause de ces criminels sans pitié.
Selon une source proche de monsieur Rator, sur les 348 millions de francs CFA récupérés, 200 millions auraient été remis au ministère de l’administration publique pour financer un référendum extrêmement controversé. Le reste de la somme, quant à lui, se retrouve dans les poches déjà bien remplies de Sani Yalo et de sa bande de criminels.
Il est absolument scandaleux de constater que de tels individus puissent agir en toute impunité, exploitant les plus faibles de la société à des fins personnelles et politiques. Sani Yalo et sa clique doivent être traduits en justice et répondre de leurs actes criminels.
Le peuple centrafricain mérite mieux que cela. Il est grand temps que les autorités prennent des mesures fermes et déterminées pour démanteler cette mafia qui gangrène le pays depuis trop longtemps. Les Peuls centrafricains, ainsi que toutes les autres communautés, doivent être protégés et respectés, et non exploités par des criminels sans scrupules.
Il est temps de mettre fin à l’impunité et de restaurer la justice en Centrafrique. Le parrain Sani Yalo et sa bande de mafieux doivent être traqués, arrêtés et traduits en justice pour leurs méfaits. Le peuple centrafricain mérite de vivre dans un pays où règnent la sécurité, la justice et l’égalité pour tous, sans craindre d’être victime des agissements d’une poignée de malfrats sans morale.
Centrafrique : “Décès du détenu Oumar AL BACHIR, Fin tragique d’un présumé criminel de guerre
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — La Cour pénale spéciale est attristée d’annoncer le décès de Monsieur Oumar AL BACHIR, détenu et inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Cet événement tragique s’est produit dans l’après-midi du dimanche 25 juin 2023, au Centre Hospitalier de Bangui, suite à une série de maladies qui ont finalement emporté sa vie.
Oumar AL BACHIR avait été arrêté le 21 septembre 2022, suite à un mandat d’arrêt, et inculpé le même jour pour son implication présumée dans des crimes graves commis le 28 mai 2014. Ces crimes incluent des actes tels que l’extermination, le meurtre, la persécution, la disparition forcée de personnes, l’emprisonnement ou d’autres formes de privation grave de liberté, ainsi que d’autres actes inhumains. Ces accusations sont liées à l’attaque perpétrée contre l’Eglise Notre Dame de Fatima, située dans le 3e arrondissement de Bangui.
La procédure judiciaire engagée à l’encontre d’autres inculpés se poursuit, mais le décès d’Oumar AL BACHIR met un terme à l’action publique le concernant. C’est une fin tragique pour un homme qui devait répondre de ses actes devant la justice.
La Cour pénale spéciale de la République Centrafricaine, par le biais de son Unité de communication et de sensibilisation, tient à exprimer ses condoléances à la famille et aux proches d’Oumar AL BACHIR. Cette triste nouvelle marque également la fin d’un chapitre dans le processus de justice pour les crimes commis en 2014.
Centrafrique : Le baccalauréat 2023, des épreuves marquées par les défis de la fraude
Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Après une brève pause pour célébrer la fête de Tabaski, les étudiants centrafricains ont repris les épreuves écrites du baccalauréat ce jeudi 29 juin 2023. Malgré quelques cas de fraude signalés, les examens se sont déroulés sans incidents majeurs.
Les salles d’examens ont été le théâtre des épreuves de français et d’histoire géographie, qui ont été composées ce jeudi pour les candidats du baccalauréat de l’enseignement général, à la fois dans la capitale, Bangui, et dans les provinces.
Malheureusement, certains centres d’examen ont connu des problèmes de fraude, en particulier liés à l’utilisation des téléphones portables. Au lycée Marie-Jeanne Caron, qui accueillait le centre numéro 5, pas moins de 80 cas de fraude ont été signalés. Vanessa Bingui, chef du centre, déplore cette situation : “Tous les candidats sont présents, nous n’avons enregistré aucun cas d’absence. La principale difficulté réside dans la possession des téléphones portables par les candidats. Malgré les consignes, certains ont décidé de garder leur téléphone avec eux. À ce jour, nous avons déjà identifié plus de 80 fraudeurs.”
Les cas de tricherie avec les téléphones portables ont également été signalés dans d’autres centres d’examen, tels que les numéros 4, 7 et 10. Malgré les consignes strictes données par les autorités, les candidats semblent agir à leur guise. Paul Ngaissona, chef du centre numéro 10, situé au lycée d’État des Rapides, témoigne : “Le problème des téléphones est récurrent. Quelles que soient les consignes que nous donnons en permanence, certains ne peuvent s’empêcher d’enfreindre les règles. Nous retrouvons régulièrement des téléphones dans les salles d’examen, malgré nos efforts pour les collecter. Certains individus peuvent même en posséder trois ou quatre. C’est une situation difficile à gérer.”
Le baccalauréat a débuté lundi avec les candidats du lycée technique et se terminera ce vendredi pour la série A. Quant aux séries B, C, D et technique, les épreuves se poursuivront jusqu’à samedi.
Malgré les défis liés à la fraude, les épreuves du baccalauréat restent un moment crucial pour les étudiants centrafricains. Ces examens représentent une étape importante dans leur parcours éducatif, et leur réussite ouvre les portes vers l’enseignement supérieur et de nouvelles opportunités. Espérons que les prochains jours se dérouleront sans encombre et que les étudiants pourront démontrer leurs connaissances et leurs compétences dans un environnement équitable et transparent.
Référendum de la honte : À Bangui, les kits de bureau font leur show”
Théophile Momokoama, rapporteur général de l’ANE, à Bangui, le 18 février 2021. Photo RFI
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Le Président Touadera semble vouloir suivre les traces des plus grands dictateurs en organisant un référendum de la honte afin de pouvoir briguer un troisième mandat et instaurer une dynastie familiale à la tête de la République centrafricaine. Et pour couronner le tout, les matériels électoraux sont déjà arrivés à Bangui, mais ne vous emballez pas trop vite, car il s’agit simplement de matériels de bureau. Eh oui, on pourrait presque penser qu’il s’agit d’une mauvaise blague !
Le rapporteur général et porte-parole de l’ANE, Théophile Momokoama, a tenu à préciser les détails de ces matériels non sensibles. Selon lui, ils sont en train d’arriver progressivement à Bangui par la voie routière depuis Douala. Les premières cargaisons sont déjà arrivées et sont soigneusement entreposées à leur site de combattants. Et si vous vous demandez ce qu’ils entreposent avec tant de précaution, la réponse est simple : des kits de bureau de vote. Oui, vous avez bien lu, des kits de bureau de vote ! Parce qu’apparemment, après les élections générales, l’essentiel du matériel lourd, comme les urnes et les isoloirs, est déjà en région.
Nous sommes donc face à une situation où les matériels non sensibles sont stockés à Bangui et les matériels sensibles, ceux-là même qui sont nécessaires pour un référendum transparent et équitable, seront déployés à la dernière minute. Comme le dit si bien le rapporteur général, le matériel sensible ne peut pas rester trop longtemps en stock. Ah, c’est sûr que ce serait embêtant si les Centrafricains avaient trop de temps pour examiner ces matériels et remettre en question leur fiabilité !
On ne peut s’empêcher de se demander si tout cela est un scénario tout droit sorti d’une pièce de théâtre comique. Le Président Touadera nous jouerait-il un rôle de chef d’État démocrate alors qu’il se dirige clairement vers une réélection illégitime ? Il est vrai que la politique peut parfois être un terrain propice à l’humour, mais dans ce cas précis, les conséquences pour le peuple centrafricain risquent de ne pas être très drôles.
Il est temps de se réveiller et de dénoncer ce référendum de la honte imposé illégalement par le Président Touadera. La démocratie et la volonté du peuple ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel des ambitions personnelles. Les matériels électoraux peuvent bien arriver à Bangui, mais tant que le respect des règles démocratiques et la transparence ne sont pas au rendez-vous, il ne s’agit que d’un triste spectacle.
Espérons que les Centrafricains se lèveront contre cette mascarade et montreront au Président Touadera que la République centrafricaine mérite mieux que cela. En attendant, préparons-nous à assister à un référendum où les matériels de bureau auront plus d’importance que la voix du peuple. Quelle époque ironique nous vivons !
Les arnaques en Centrafrique : une menace grandissante pour la population
Circulation devant National Hôtel à Sica-Bangui. CopyrightCNC
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Les arnaques en Centrafrique sont devenues un véritable fléau, touchant de plus en plus de personnes chaque jour. Sous diverses formes, ces escroqueries ont déjà fait de nombreuses victimes, mettant en péril la confiance des citoyens et leur sécurité financière. Un récent témoignage d’une victime, Idriss Habib, met en lumière l’ampleur du problème. Alors que les autorités policières mènent des enquêtes pour démanteler ces réseaux criminels, il est essentiel que la population fasse preuve de vigilance et adopte des mesures de précaution pour se protéger contre ces escroqueries.
Les témoignages révélateurs :
Idriss Habib, l’une des victimes d’arnaque, partage son expérience malheureuse. Il raconte avoir été contacté par un individu prétendant être son oncle et se trouvant à Boali, à 95 kilomètres de Bangui. Ce dernier lui a demandé de récupérer des échantillons de graines pour lui. Après avoir rencontré cet homme au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui, Idriss lui a remis 350 000 francs CFA en échange de petites graines. Il a ensuite réalisé qu’il avait été victime d’une arnaque. Heureusement, Idriss a signalé l’affaire à la police, qui a réussi à interpeller deux suspects liés à cette escroquerie.
L’appel à la vigilance :
Face à cette vague croissante d’arnaques, Eric Dangala, commissaire de police au commissariat central, exhorte les centrafricains à être plus vigilants. Il souligne qu’il est crucial de ne pas remettre une somme importante d’argent à un inconnu du jour au lendemain. Les compagnies de téléphonie mobile sont également sollicitées pour apporter leur contribution dans la lutte contre ces escroqueries, car la situation devient de plus en plus effrayante et appauvrit toute une population. De plus, l’introduction de la monnaie électronique, qui n’est pas encore maîtrisée par tous, rend la situation encore plus complexe. Les réseaux sociaux sont devenus un terrain propice aux arnaques, accentuant davantage le risque pour la population.
Les mesures de prévention :
La société Orange, confrontée à de nombreuses plaintes de clients victimes d’arnaques, prend également des mesures pour protéger ses utilisateurs. Audrey-Michelle Serefio, chef du département Orange Money, souligne l’importance de garder confidentiel son code secret et de ne jamais le partager avec des tiers. Elle met en garde contre le fait de taper son code secret après avoir reçu un appel pour une réclamation ou toute autre demande similaire, car cela pourrait faciliter le vol de l’argent. Les autorités policières ont déjà entamé des investigations pour démanteler ces réseaux d’arnaques et poursuivre les coupables en justice.
Pour les observateurs, les arnaques en Centrafrique constituent une menace croissante pour la population. Les témoignages de victimes, tels celui d’Idriss Habib, mettent en évidence les conséquences néfastes de ces escroqueries sur les individus et la société dans son ensemble. Il est impératif que chacun reste vigilant et prenne les précautions nécessaires pour éviter de tomber dans le piège de ces arnaques. Les autorités policières, en collaboration avec les compagnies de téléphonie mobile, mènent des actions pour démanteler ces réseaux criminels et prévenir de nouvelles escroqueries. La sensibilisation de la population, combinée à des mesures de sécurité renforcées, contribuera à réduire l’impact de ces arnaques et à protéger les citoyens centrafricains.
De la paranoïa à la comédie : l’État-major des armées centrafricaines en spectacle
Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’état-major
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Chers lecteurs, préparez-vous à un spectacle aussi hilarant qu’absurde, mettant en scène l’État-major des armées centrafricaines dans une pièce de théâtre digne des plus grands comiques. Leur dernière production, une plainte contre Messieurs NGUENDET Alexandre Ferdinand, KOKAMA Rodrigue Charly, et autres, est un véritable chef-d’œuvre de l’ironie et de spectacle de dernier cri.
Dans cette pièce surréaliste, les Officiers généraux et tout le personnel des forces de défense et de sécurité jouent le rôle de victimes offensées. Leur motif de plainte ? Rien de moins que “l’atteinte au renom et à l’image des forces de Défense et de Sécurité”. Oh, comme c’est tragique ! Leur prestige aurait-il été égratigné ? Quelle horreur !
Mais attendez, il y a plus ! La deuxième accusation est encore plus délirante : “citation nominative avec rang et prérogative des officiers généraux des Forces de Défense et de sécurité à des fins d’atteinte à la sûreté de l’État”. Sérieusement ? Ces messieurs se plaignent d’avoir été nommés publiquement avec leurs grades, leurs noms et leurs numéros matricule ? Est-ce une comédie ou une tragédie ?
Et la palme revient à la troisième accusation : “discours accusateur ouvert”. Voilà une accusation si vague et générale qu’elle pourrait être appliquée à n’importe qui. Mais dans cette pièce, elle est utilisée pour accuser les protagonistes de vouloir prendre “la direction politique de la République Centrafricaine d’une manière inconstitutionnelle”. Quelle farce ! Ces messieurs se sentent menacés par des propos politiques qui ne vont pas dans leur sens.
Mais attendez, la pièce n’est pas terminée ! Un autre personnage, Monsieur Rodrigue Charly KOKAMA, entre en scène avec ses “messages vidéos, audio et écrits” appelant les forces de défense et de sécurité nationales à rallier un groupe terroriste. Voilà une intrigue digne d’un mauvais scénario d’action. Est-ce que quelqu’un a dit “déstabiliser les institutions de la République légalement établies” ? Voilà une manière exquise de replonger le pays dans le chaos et de garder le public en haleine.
Mes chers lecteurs, laissez-moi vous rappeler qu’il s’agit d’une pièce de théâtre, d’une fiction burlesque. Il est difficile de croire que de tels événements puissent se dérouler dans la réalité. Mais nous sommes ici, au cœur de l’absurdité, où l’ironie et la critique se mêlent pour former une satire cinglante.
Alors, asseyez-vous, détendez-vous et profitez du spectacle offert par l’État-major des armées centrafricaines. N’oubliez pas de prendre du recul et de savourer cette tragi-comédie dans toute sa splendeur. Après tout, le rire est souvent la meilleure réponse à l’absurdité.
Dans l’attente de la prochaine production de l’État-major des armées centrafricaines, nous vous souhaitons de joyeux éclats de rire et une prise de conscience aiguisée.
Centrafrique : Évariste Ngamana coincé et piégé, délire
L’honorable Évariste Ngamana
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Dans une interview accordée à notre confrère Christophe Boisbouvier de Radio France Internationale (RFI), Évariste Ngamana, le Président du comité illégal chargé de la rédaction du projet de la nouvelle constitution, nommé directeur national de campagne référendaire du président Touadera sur base de confiance selon laquelle, il a pu garder le secret de la rédaction jusqu’au bout, s’est distingué par ses propos contradictoires et sa logique tordue. Alors qu’il était censé défendre le projet de la nouvelle constitution et le prochain référendum, ses réponses ont suscité plus de perplexité que de clarté.
Dès le début de l’interview, Evariste Ngamana prétend que le peuple centrafricain, dans son ensemble, a réclamé le changement de la constitution sans préciser pourquoi, à quel moment et sans apporter aucune preuve concrète de cette prétendue volonté populaire. Il s’est contenté de reprendre leur refrain en citation de marches, de manifestations, de mémorandums et de pétitions pourtant réalisées signées par deux ou trois personnes au nom d’un millier des noms fictifs. Où sont les chiffres, les enquêtes d’opinion ? Ngamana se contente de vagues affirmations sans fondement.
Une autre incohérence flagrante qui apparaît lorsque notre confrère Christophe Boisbouvier interroge Ngamana sur le contenu de la future constitution resté inconnu depuis la convocation du corps électoral. En réponse, Evariste Ngamana affirme que le texte ne sera consultable qu’au moment de la campagne référendaire, soit seulement quelques jours avant le vote. Et d’ajouter : “ Mais cela n’empêche qu’au moment de la publication du décret convoquant le corps électoral, ce texte a été bel et bien annexé au décret.”
Sur insistance de notre confrère Christophe Boisbouvier : ” Et quand est-ce que le texte sera consultable ?”. Evariste Ngamana, perdu et sans savoir qu’il a déjà dit que le texte a été annexé au décret convoquant le corps électorale, répond en ces termes : ” Comme je viens de vous le dire, ce sera au moment de la campagne référendaire, ou bien quelques jours avant.”
Mais comment un texte est annexé et demandé à être publié au Journal Officiel pour que tout citoyen le consulte peut être retrouvé inaperçu ? Et comment peut-on demander aux citoyens de se prononcer sur une constitution qu’ils ne connaissent pas ?
Cette attitude méprisante envers le peuple centrafricain est tout simplement inacceptable.
De plus, Ngamana prétend respecter les dispositions du corps électoral en retardant la publication du texte de la constitution. Cependant, il n’explique pas pourquoi cette publication ne peut pas être consultée dans le Journal Officiel tel qu’exigé par le décret convoquant le corps électoral qui va avec, permettant ainsi aux citoyens de l’étudier en profondeur avant de se rendre aux urnes. Cette opacité délibérée renforce les soupçons d’une manœuvre politique visant à imposer la volonté du président Touadera sans véritable consultation populaire.
Lorsque notre confrère l’interroge sur les principaux changements proposés dans la nouvelle constitution, Evariste Ngamana, un des rédacteurs des textes de la nouvelle constitution, répond évasivement en mentionnant les résolutions d’un dialogue républicain tenu en 2022. Une fois de plus, aucune information concrète n’est fournie. Ngamana se contente de parler de “changement” sans préciser en quoi consiste ce changement et comment il répond aux aspirations du peuple centrafricain. Cette absence de transparence est déconcertante et renforce les doutes quant à la légitimité du projet de constitution.
Interrogé sur l’opportunité d’organiser un référendum dans un pays confronté à de graves problèmes sécuritaires et économiques, Evariste Ngamana répond de manière évasive en affirmant qu’il est nécessaire d’harmoniser et de contextualiser la loi fondamentale. Cette réponse vague ne fournit aucune justification convaincante quant à la priorité d’un changement constitutionnel dans un contexte de crises multiples. Ngamana ne fait que répéter des slogans creux sans apporter de véritables arguments.
La partialité de Ngamana devient encore plus évidente lorsqu’il aborde la question du troisième mandat présidentiel. Alors que l’opposition accuse le président Touadera de vouloir prolonger son règne en modifiant la constitution, Evariste Ngamana nie catégoriquement ces allégations sans fournir aucune explication convaincante. Il affirme même que la question du mandat ne peut pas être posée pour l’instant, mais laisse entendre que si Touadera répond aux critères d’éligibilité, il pourrait se présenter du moment ça sera une nouvelle République, le compteur sera remis à zéro. Ces propos ambigus ne font qu’alimenter les spéculations sur les véritables intentions du président qui consiste à contourner la Constitution actuelle qui l’empêche de briguer un autre mandat au-delà de ses deux actuels et renforcent les inquiétudes quant à l’objectif réel de ce référendum.
Evariste Ngamana nie également les demandes de contribution financière adressée aux cadres, ministres, préfets, sous-préfets et aux présidents des institutions du pays pour l’organisation du référendum. Pour lui, la lettre demandant ces contributions ne provient pas de la direction nationale de campagne qu’il dirige. Pourtant, elle est signée par le président de la commission finance qu’il a dans sa direction nationale de campagne. Veut-t-il dribler qui ? et mentir à qui ?
Cette contradiction est troublante et laisse penser que les autorités cherchent à financer le processus de manière peu transparente. En outre, le fait que Ngamana insiste sur le soutien du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), pour la collecte de ces contributions, laisse supposer une instrumentalisation politique de ce processus.
En un mot, l’interview d’Évariste Ngamana soulève de nombreuses questions quant à la pertinence et à la légitimité du projet de la nouvelle constitution en Centrafrique. Ses réponses évasives, contradictoires et dénuées de transparence témoignent d’un manque de respect envers le peuple centrafricain et soulèvent des doutes sur les véritables motivations de ce référendum. Il est essentiel que les citoyens centrafricains soient informés de manière claire et transparente sur les enjeux et le contenu de ce projet constitutionnel avant de prendre une décision aussi cruciale pour l’avenir de leur pays.
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Contrairement à la croyance commune, de nouvelles révélations de The Sentry indiquent que le président centrafricain Faustin Archange Touadera exerce une influence significative sur les opérations militaires et les décisions stratégiques, contredisant ainsi l’idée qu’il est un otage de Wagner.
Selon le dernier rapport publié par The Sentry , des sources militaires et des sources disposant d’informations de première main sur la présidence de Touadéra suggèrent que Touadéra et des individus de son entourage exercent tous deux une forte influence sur la chaîne militaire centrafricaine de commandement et opérationnalisant l’armée et ses partenaires étrangers à leurs propres fins. Neuf sources avec des informations de première main sur le système Touadéra a déclaré que Touadéra prend rarement des décisions publiquement, mais il reste toujours le décideur ultime. Une autorité politique anciennement influente a déclaré à The Sentry : le pouvoir est concentré entre les mains de Touadéra et de quelques conseillers écoutés et capables d’agir… Il l’a montré plusieurs fois, c’est lui qui prend les décisions. The Sentry a tendu son micro à la présidence centrafricaine pour commentaire, mais n’a pas reçu de réponse.
Ce constat contraste avec la croyance commune des acteurs internationaux selon laquelle Touadéra est l’otage de Wagner. Un ancien cadre du MCU a déclaré à The Sentry que le président centrafricain « a développé un système dans lequel il décide de tout sans être responsable de quoi que ce soit », ne laissant essentiellement aucune trace. Cela a été corroboré par plusieurs sources qui ont utilisé un langage similaire pour décrire l’approche de Touadéra. Lors de la livraison des commandes, « Touadéra passe toujours par des intermédiaires », un haut gradé centrafricain, un officier de police a déclaré à The Sentry, ajoutant que lorsqu’un ordre vient d’Arthur Bertrand Piri, le neveu de Touadéra; Sani Yalo, financier et conseiller spécial de Touadéra ; ou Alfred Service, l’ancien directeur général de la garde présidentielle, « ça vient du président directement, il n’y a rien à douter ni à discuter ».
Les 11 sources militaires interrogées par The Sentry ont confirmé que les opérations militaires menées à Bangui, en particulier, sont supervisées par la chaîne de commandement militaire centrafricaine, et plusieurs d’entre elles ont confirmé que le président et son entourage donnent finalement les ordres. Par exemple, en 2021, Touadéra raconte à Jeune Afrique que les forces de sécurité « effectuaient des missions de ratissage à Bangui pour démasquer tous ceux qui possèdent illégalement des armes. Ces missions de ratissage ont été évoquées dès février 2021, lorsque la chaîne centrafricaine Radio Ndéké Luka, quant à elle, rapportait que « depuis plusieurs semaines, des inconnus tués par balles autour du cimetière de Ndrès », à Bangui. “Tous les matins, c’était un tombeau ouvert”, a déclaré une autorité politique à The Sentry. Une source militaire qui a participé à ces opérations a ajouté que, bien que certains « corps aient été amenés au camp militaire… d’autres corps aient été amenés au cimetière de Ndrès. » Une autorité politique liée à l’entourage proche de Touadéra a noté que « toutes ces exactions existent pour protéger son pouvoir », ajoutant que toute personne désireuse de dénoncer les exactions et les meurtres recevait des instructions strictes de la présidence : « Vous devez vous taire ».
Un officier militaire centrafricain impliqué dans ces missions a déclaré que les ordres venaient directement du président. C’est l’entourage présidentiel – principalement Piri et Yalo – qui ont donné des instructions pour la « disparition forcée et les meurtres » des anciennes autorités, dont Bozizé. Cela a été corroboré par de multiples sources militaires et civiles avec des informations de première main. Le Groupe d’experts des Nations Unies sur la RCA a également confirmé que « les ordres étaient donnés par un groupe de conseillers présidentiels, utilisant souvent le prétexte de liens présumés avec la CPC, pour mener des opérations violentes et, parfois, faire avancer leurs propres intérêts personnels. ». Cinq autres sources bien liées à la présidence centrafricaine a confirmé que ces missions consistaient à cibler Bozizé et d’autres opposants politiques, à kidnapper les officiers et militaires Gbaya, et organisaient les disparitions forcées de membres du parti politique de Bozizé, le Kwa Na Kwa. Les ordres étaient principalement donnés à Jules Wananga et Julien Foulou Rafai, les commandants de deux unités de la garde présidentielle qui opéraient à Bangui aux côtés des milices parrainées par le gouvernement local, notamment les milices Anti-Balaka, toutes connues sous le nom de «Requins». « Les « Requins » devinrent tristement célèbres à Bangui comme une force de l’ombre, impliquée dans des opérations extrajudiciaires… opérant principalement la nuit, et sous le couvert d’un couvre-feu imposé par le gouvernement… leur pratique la plus courante consistait à kidnapper des individus », a écrit le Groupe d’experts des Nations Unies sur la RCA dans son rapport final de 2021. The Sentry a tendu son micro à Wananga et Rafai pour commentaires, mais n’a pas reçu de réponse.
Source : The Sentry « Architects of Terror”, june 2023
La mine d’or de Ndassima: Une mainmise lucrative de Wagner en Centrafrique
Bambari-ali-darassa-invite-les-morts-a-sa-table/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-a-ndassima/” rel=”attachment wp-att-39177″ data-wpel-link=”internal”>un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Un nouveau rapport publié par l’ONG américaine The Sentry dévoile les dessous de l’exploitation minière la plus importante de Wagner en Centrafrique, mettant en lumière les méthodes économiques prédatrices du groupe.
Suite à la récente mutinerie d’Evgueni Prigogine, le chef de Wagner, l’avenir de cette milice proche du Kremlin, qui sert les intérêts russes en Afrique depuis 2017, est incertain. Bien que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ait affirmé que les “instructeurs” de Wagner continueraient d’apporter leur assistance en Afrique, notamment en Centrafrique et au Mali, il n’a pas précisé si la gestion du groupe allait changer de main ni si les activités économiques du groupe seraient maintenues. En effet, en plus de leur soutien militaire, Wagner exploite plusieurs entreprises, notamment dans le secteur minier, dans les pays où il est présent. Le rapport d’enquête publié par The Sentry expose en détail le plus grand chantier minier de Wagner en Centrafrique ainsi que les méthodes de prédation économique utilisées par le groupe.
Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari. CopyrightCNC
Ndassima, située dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine (RCA), est la mine d’or centrafricaine au potentiel industriel le plus élevé. Selon un document du ministère des Mines, la valeur brute estimée du gisement atteindrait 2,8 milliards de dollars. Ce site, dont les permis étaient précédemment détenus par la société canadienne Axmin, est passé sous le contrôle de Midas Ressources en 2020, dans des circonstances controversées et contestées par Axmin.
La nature de Midas Ressources, une entreprise liée à Wagner, témoigne des pratiques commerciales opaques et informelles du groupe russe. Bien que l’entreprise semble enregistrée en RCA, elle n’apparaît pas dans le registre du commerce centrafricain. Son actionnariat officiel est basé à Madagascar, bien que cela semble être une couverture. Midas a bénéficié de traitements de faveur en Centrafrique, notamment en matière fiscale et dans l’attribution de permis miniers. Le site de l’entreprise affiche le numéro de téléphone d’un proche de Touadéra, le diamantaire William Wabem Ndede. De plus, bien que l’entreprise soit en activité, Midas ne figure pas dans les statistiques du ministère des Mines.
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Selon le rapport de The Sentry, Midas opère activement à Ndassima. L’ONG s’appuie sur l’analyse de photos satellites datant de mai et juillet 2022, qui montrent des installations industrielles sur le site. Les machines industrielles ont été acheminées en RCA via le réseau d’entreprises de Wagner basées au Soudan, au Cameroun, à Madagascar et en Russie, selon l’ONG.
L’exploitation de cette mine s’accompagne d’une campagne de terreur orchestrée par Wagner pour dissuader les populations locales d’acc
éder à la zone et pour s’assurer le monopole de l’activité aurifère. The Sentry a interrogé des soldats centrafricains et des miliciens affiliés à Wagner, qui ont décrit des opérations de “nettoyage” sur les sites miniers, au cours desquelles il est ordonné de tuer toute personne présente. Une victime confirme ces allégations en déclarant : “Ils ont interdit à quiconque d’aller creuser à Ndassima. Avant cela, ils avaient tué quatre collecteurs qui possédaient plus de 200 millions de XAF [environ 329 000 dollars] et 50 kilogrammes d’or. Ils ont tout volé. Ensuite, ils ont versé du carburant sur les personnes attachées et y ont mis le feu”.
Midas emploie des travailleurs centrafricains dans des conditions déplorables pour exploiter Ndassima, selon les témoignages recueillis par l’ONG. En septembre 2021, environ 300 mineurs auraient été recrutés pour travailler dans l’exploitation minière de Ndassima. Ils sont répartis en deux équipes qui travaillent respectivement de jour et de nuit. Outre les bas salaires, les employés se plaignent de traitements inhumains et dégradants, allant des passages à tabac aux meurtres en passant par les viols.
En plus de cette exploitation localisée, Wagner s’est arrogé le monopole de l’or et du diamant dans la zone entourant Ndassima. Le groupe a interdit la vente d’or et de diamant à d’autres acteurs que lui dans les zones qu’il contrôle. Les collecteurs sont donc contraints de vendre leurs diamants et leur or exclusivement à Wagner, à un prix bien inférieur à celui du marché. Selon les sources interrogées par l’ONG, un prix fixe de 16 000 FCFA par gramme d’or est imposé, bien en dessous des prix moyens compris entre 24 000 et 29 000 FCFA par gramme.
Étant donné les investissements matériels et sécuritaires consentis par Wagner dans cette mine, il est peu probable que cette activité soit abandonnée. La question est de savoir si Prigozine parviendra à conserver ce trésor ou s’il devra le céder à des réseaux plus fidèles au Kremlin.
La mine d’or de Ndassima en Centrafrique reste le symbole de l’exploitation minière lucrative de Wagner en Afrique. Malgré les controverses entourant son actionnariat, les pratiques prédatrices et les violations des droits humains perpétrées par le groupe, l’avenir de cette exploitation demeure incertain. Il est crucial que la communauté internationale continue de surveiller de près les activités de Wagner en Afrique et prenne des mesures pour mettre fin à ces pratiques préjudiciables à la population locale et à l’économie du pays.
Révélations explosives sur les agissements de Fidèle Ngouandjika : un leader corrompu et prédateur
Centrafrique.org/fidele-gouandjika-haut-cadre-de-knk-reconverti-en-mcu-apres-la-chute-de-bozize/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize-450×296.jpg” alt=”Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé” width=”450″ height=”296″ />Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Dans un extrait saisissant, l’ancienne ministre Dorothée-Aimée Malenzapa, une femme leader en Centrafrique, expose les actes répréhensibles de Fidèle Ngouandjika. Entre détournements de fonds, spoliation des plus démunis et gestion catastrophique, Ngouandjika est dépeint comme un personnage grotesque, avide de pouvoir et sans scrupules. Cet article dévoile les vérités troublantes sur ce leader corrompu et soulève des questions sur l’impunité et les vices qui gangrènent la politique en Centrafrique.
Ci-dessous, l’extrait de l’ancienne ministre :
L’imbroglio centrafricain par Dorothée-Aimée Malenzapa, femme leader (Extrait 2)
Fidèle Gouandjika
Ce personnage grotesque, ignoble, oublie que dans sa vantardise de faiseur de roi, c’est lui qui livrait des informations sur le professeur Faustin Archange Touadera, pour se faire important lorsque nous étions au gouvernement.
Qu’il ose démentir et les détails sortiront, même venant de personnes autres que moi, si je ne veux pas me mettre à son niveau d’abjection !
Celui-là dont le point d’honneur est d’étaler sa fortune, acquise par prédation. Car comme l’a si bien dit l’ancien président des USA Harry Truman: “On n’entre pas en politique pour être riche, à moins d’être un escroc”.
Il faisait passer toutes les sociétés de téléphonie en Centrafrique comme sa propriété privée, quand il était ministre des postes et télécommunications. Qu’il se souvienne de l’affaire Telsoft Gateway Centrafrique en septembre 2011, pour lequel Monsieur Grégory Dufosse un ressortissant français et responsable opérationnel de ladite société avait été incarcéré injustement pour un chèque de cinquante millions 50 000 000 Fcfa qui, au lieu d’être encaissé par le trésor public était allé dans la poche du rapace Ngouandjika.
Sa boulimie qui n’a d’égal que sa cupidité n’épargne rien sur son passage de prédateur hors pair.
Passe qu’il vole au vu et au su de tout le monde et se fasse applaudir car, en Centrafrique, tel que je le disais plus haut, depuis le retour à l’ordre constitutionnel, les vices sont devenus des vertus mais sa cleptomanie le pousse aussi à vouloir escroquer les pauvres vendeuses de poisson du marché central, je l’ai surpris un dimanche matin de l’année 2016 en pleine action.
Pour revenir au dossier des cinquante millions 50 000 000 Fcfa que j’avais géré avec l’ambassadeur de France Monsieur Jean-Pierre Vidon, en ma qualité de ministre de la coopération, je voudrais mentionner la fragilité de cet homme infâme, qui se croit tout permis mais qui était véritablement ébranlé face à mon refus de répondre à ses appels téléphoniques, au point qu’il était obligé de me supplier par SMS. J’ai alors réellement senti un géant aux pieds d’argile, qui ne le soutenaient plus, tellement qu’il tremblait.
Et c’est ce personnage vil, sans vergogne, qui dans sa névrose ne se sent bien que quand son cerveau malade déverse des insanités, qui ose s’attaquer aux honnêtes et dignes citoyens et citoyennes.
Il feint de ne pas se souvenir que je lui ai succédé au ministère de l’agriculture où j’ai découvert sa gestion désastreuse. Voici un bref résumé non exhaustif de ses forfaits :
1°) Projet pour la relance de l’agriculture financé par la Banque mondiale
Il avait détourné 124 000 000 Fcfa en l’espace de six (6) mois d’existence d’un projet se chiffrant à des milliards, qui devait durer 5 ans. À terme, il l’aurait entièrement dévalisé.
J’avais dû faire arrêter le directeur du projet en février 2013, le rendant responsable directement en attendant les enquêtes qui devaient s’en suivre.
2°) Projet FIDE -Fonds interprofessionnel pour le développement de l’élevage-
Gestion catastrophique, en plus il n’avait jamais voulu prendre l’arrêté de dissolution de ce projet, suite au décret du chef de l’État, y mettant un terme, afin de continuer à se servir. J’ai rendu cela exécutoire aussitôt que je fus installée.
3°) Dons chinois en matériels agricoles s’élevant à des milliers, que j’avais réceptionnés et conservés soigneusement en attendant une distribution équitable.
Ngouandjika n’avait pas attendu la remise officielle et dans sa pratique de gangstérisme, il avait cassé en plein jour le magasin du ministère de la coopération au bord du fleuve, pour vider lesdits matériels, qu’il faisait vendre aux abords des routes à vil prix. Quelle honte de spolier de la sorte de pauvres paysans !!! Et on est fier.
Au-delà de tout et ironie du sort, l’inspection générale d’État avait séjourné au ministère de l’agriculture tout le mois de janvier 2013, donc peu avant ma prise de fonction en tant que ministre de l’agriculture et j’avais refusé de signer le procès-verbal de passation de service pour non-conformité des dossiers, décision approuvée par l’Inspecteur d’État qui devait procéder à mon installation. Je ne voulais en aucune manière engager ma signature pour valider ce qui était convenu d’appeler le pire dysfonctionnement d’un département ministériel, qu’Il gérait comme une épicerie du quartier, plus grave, ne venant au bureau que trois (3) fois par semaine. On ne devrait donc pas s’étonner qu’avec une telle présence dans les fonctions de conseiller, de surcroît spécial, le pays puisse enregistrer aujourd’hui les résultats qu’on connait!
Que ne dirait – il pas aujourd’hui ? J’ai vu les limites de cet individu, qu’on ne peut que regretter d’avoir avec soi, lors de la passation de service citée plus haut, le 5 février 2013, où il était bien dégonflé. Autre signe insolite, je ne m’attendais pas à me retrouver dans un bureau ministériel qui baignait dans la crasse, même si le personnage s’illustre par une allure répugnante, alors que le lieu est, par excellence, appelé à accueillir par moment des personnalités étrangères.
C’est précisément le fait pour Ngouandjika de savoir qu’il n’a aucune crédibilité à mes yeux, parce que je détiens tous ses dossiers de prédation, qui le torturent, lui provoquent des tourments, et lui font dire n’importe quoi. Il y’a un proverbe chez nous qui dit : “les gens qui sont dans la boue aiment bien en mettre sur d’honnêtes et dignes personnes, pour se donner bonne conscience.” Et c’est ce que veut faire le tristement célèbre Ngouandjika, cet énergumène sans foi, ni loi.
Cependant, c’est peine perdue car Madame Dorothée Aimée #Malenzapa est une grande dame respectable, mère de famille digne, dont l’affection maternelle ne se limite pas seulement à sa descendance biologique n’en déplaise aux souillons ! Ma réputation ne peut donc en aucune manière être entachée par des envieux, des jaloux, des aigris, des complexés qui ne se préoccupent que d’amasser, telles des rapaces, sur le sang du peuple. Acte odieux qu’ils finiront bien par payer un jour.
Au plan politique, juste quelques exemples pour conforter l’opinion sur ce pervers, versatile à volonté :
À l’inauguration de l’usine d’égrenage de coton de Bossangoa en octobre 2012, Ngouandjika récitait un discours appris par cœur, où il avait mentionné que le président Bozizé était le nouveau #Boganda. Aussitôt la crise amorcée, le voilà, tel Tournesol, qui très vite retourne sa veste pour accuser le même Président Bozizé, d’être la cause des problèmes et ceci, lorsque nous attendions, à l’Aéroport Bangui M’poko, en janvier 2013, le président #YayiBoni du Bénin, alors président en exercice de l’Union africaine, venu s’entretenir avec son homologue, avant la rencontre de Libreville. C’était comme si nous, ministres présents (es) ce jour-là, nous nous étions entendus (es) pour ne même pas faire une quelconque observation à ce misérable, face à ce qui n’était rien d’autre que du ridicule, des âneries et surtout, signe confirmé de la posture des griots, mangeurs à tous les râteliers.
Je signale que c’est encore lui avec son zèle surdimensionné inutilement, qui avait annoncé, contre toute attente, de manière incongrue, que le président Bozizé allait modifier la Constitution pour briguer un 3e mandat.
En plus, comme sa mémoire abjecte ne fonctionne que pour des calculs sordides, des prédations et pour des calomnies reflétant sa propre situation existentielle, il ne peut pas retenir ni se souvenir des valeurs humaines environnantes. Quand nous étions au gouvernement, j’exigeais, par respect pour mon âge, que les ministres plus jeunes m’appellent grande sœur et ceux ayant l’âge de mes enfants s’adressaient à moi dans les termes maman ou mère. Les concernés (es) le faisaient avec affection, ce qui me comblait de plaisir en tant que vraie femme africaine, respectueuse et détentrice des valeurs ancestrales. Qu’il s’en prenne aux gens de son acabit, qui se complaisent dans des situations dégradantes, en tout point de vue, je ne suis pas de ceux et celles-là.
D’ailleurs, je n’ai toujours éprouvé pour ce monstre que du dégoût, en dépit de ses tentatives de rapprochement.
Crise socio-économique en RCA : la Banque mondiale propose des réformes
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — La République centrafricaine, pays en proie à de nombreux défis socio-économiques, suscite aujourd’hui l’inquiétude de la Banque mondiale. Dans un cahier économique présenté mardi aux autorités centrafricaines, l’institution expose sa préoccupation quant à la situation actuelle et propose des principes de réforme des subventions au carburant dans le pays.
Ce rapport annuel de la Banque mondiale repose sur deux facteurs majeurs. Tout d’abord, la détérioration de la conjoncture socio-économique mondiale, caractérisée par le conflit en Ukraine et la flambée des prix des hydrocarbures. Ces événements ont entraîné des répercussions significatives, comme l’explique le représentant résident de la Banque mondiale en République centrafricaine.
Après la crise du Covid-19, qui a déjà secoué l’économie mondiale, le conflit en Ukraine a perturbé les chaînes d’approvisionnement en produits pétroliers, entraînant ainsi une hausse des coûts à l’échelle planétaire. Les pays importateurs de pétrole, tels que la République centrafricaine, ont été confrontés à des risques macroéconomiques considérables à moyen terme. Ces circonstances ont eu un impact direct sur les coûts de la subvention accordée aux produits pétroliers, créant ainsi des risques budgétaires importants.
Les conséquences sont multiples, à commencer par une baisse des recettes fiscales de l’État. Cette situation engendre un resserrement budgétaire, qui se traduit par une diminution des investissements dans des secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation et la protection des couches sociales les plus vulnérables.
La question centrale qui se pose est donc la suivante : comment réduire la subvention accordée aux produits pétroliers sans pénaliser les populations les plus défavorisées ? Cette question fondamentale nous concerne tous et nécessite une réflexion approfondie.
Parmi les solutions envisagées, l’adoption de mécanismes graduels d’ajustement des prix à la pompe, combinés à des mesures visant à renforcer les finances sociales, est l’un des axes proposés. Toutefois, la Banque mondiale alerte sur le fait que près de la moitié de la population centrafricaine souffre de sous-alimentation chronique. Par conséquent, il est essentiel de mettre en œuvre de nouvelles politiques visant à améliorer la situation sécuritaire, stimuler les finances publiques, attirer les investissements privés et renforcer le capital humain.
Malgré les défis majeurs auxquels elle fait face, l’économie centrafricaine démontre une résilience notable. En effet, elle parvient à maintenir une certaine stabilité malgré la hausse généralisée des prix et les crises sécuritaires récurrentes.
La République centrafricaine, en collaboration avec la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux, devra donc poursuivre ses efforts pour trouver des solutions durables aux défis socio-économiques auxquels elle est confrontée. Il est essentiel de placer les populations les plus démunies au cœur de ces mesures et de veiller à ce que les réformes engagées bénéficient réellement à l’ensemble de la société. Seule une approche holistique, intégrant des politiques économiques, sociales et sécuritaires cohérentes, permettra de sortir la République centrafricaine de cette situation préoccupante et de créer un avenir plus prometteur pour ses citoyens.
Mobaye, 6 ans sans Douane : un appel à l’action pour soutenir l’économie locale
Bureau de la douane de Mobaye, au sud de la République centrafricaine
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — L’absence du service de Douane dans la sous-préfecture de Mobaye, située dans la basse-Kotto, est un problème qui persiste depuis maintenant plus de 6 ans. Cette situation a des conséquences néfastes, non seulement pour les habitants de la région, mais aussi pour l’État centrafricain dans son ensemble. En effet, le bureau chargé du contrôle et du recouvrement des taxes a été délaissé et est aujourd’hui en état de vétusté, conséquence directe des conflits armés qui ont secoué la région.
Selon le sous-préfet de Mobaye, cette absence de service de Douane représente un manque à gagner considérable pour l’État. Depuis son arrivée il y a 6 ou 7 ans, aucun service financier n’a été mis en place dans la sous-préfecture. Le service de Douane avait bien été présent pendant une courte période, mais il est reparti vers la capitale, Bangui, et depuis lors, il n’y a eu aucun signe de retour.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que la direction générale de la douane centrafricaine réalise de très bonnes performances en termes de recettes pour l’État. Cependant, la sous-préfecture de Mobaye subit les conséquences néfastes de l’absence de ce service crucial. C’est un véritable dommage et un manque à gagner pour la région.
Le rôle de la Douane est essentiel dans un pays, car elle permet de contrôler les importations et les exportations, de collecter les taxes et de lutter contre la contrebande. Sans ce service, les autorités locales et les habitants de Mobaye qui se trouvent face à la frontière de la République démocratique du Congo, se retrouvent démunis, privés des avantages économiques et sécuritaires qu’il apporte.
Il est donc primordial que les autorités centrafricaines prennent des mesures pour remédier à cette situation. La réhabilitation du bureau de la Douane à Mobaye et le déploiement d’un personnel qualifié permettraient de relancer l’activité économique de la région et de renforcer les recettes de l’État. De plus, cela contribuerait à la lutte contre la contrebande et à la sécurisation des frontières.
Il est temps que les responsables politiques et administratifs prennent conscience de l’importance de ce problème et agissent en conséquence. Les habitants de Mobaye méritent un accès équitable aux services publics et une opportunité de contribuer au développement économique de leur région. La présence d’un service de Douane actif et efficace est un élément clé pour atteindre ces objectifs.
Crise humanitaire à Birao : la Minusca appelée à l’aide pour sauver la population
patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République Centrafricaine, est confronté à une grave crise humanitaire. Alors que le gouvernement centrafricain se concentre sur l’organisation d’un référendum constitutionnel controversé, la population de Birao souffre dans l’indifférence. Les habitants de cette région en détresse se tournent désormais vers la mission des Nations Unies, la Minusca, pour solliciter son aide urgente dans le transport de produits de première nécessité.
Une lettre de doléance a été rédigée par les communautés de Birao, représentées par leurs leaders issus des femmes, des jeunes, des religieux, des sages, des commerçants et de la Municipalité. Ils exposent la situation sociale critique que vit la population de la Vakaga, en particulier celle de Birao. Cette situation découle de la crise militaro-politique qui sévit au Soudan, pays voisin de la préfecture de la Vakaga. Les villes de la région dépendent des approvisionnements en produits essentiels en provenance du Soudan et du Tchad. Malheureusement, depuis le déclenchement de la crise soudanaise, les frontières avec le Tchad sont fermées, entraînant ainsi un blocage des échanges commerciaux entre la RCA (Vakaga) et le Soudan. Cette situation conduit à une rareté des produits de première nécessité sur les marchés locaux, avec une augmentation vertigineuse des prix pour les biens disponibles.
Cette situation précaire risque de s’aggraver de juillet 2023 à juin 2024, mettant en péril la vie sociale de la population. Afin d’illustrer la gravité de la situation, une annexe accompagnant la lettre de doléance présente les coûts actuels de certains produits vendus à Birao.
Dans leur missive, les habitants de Birao sollicitent humblement la bonne volonté de la Minusca pour faciliter le transport de produits de première nécessité par des vols aériens. Ils proposent d’acheter ces produits à Bangui afin de les rendre accessibles à la population de Birao à des prix abordables, préservant ainsi le climat de paix et de vivre-ensemble dans la région.
En espérant que cette requête retiendra l’attention de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, les signataires expriment leur plus haute considération et lancent un appel pressant à l’aide. Cette lettre a été rédigée le 27 juin 2023 à Birao par les communautés de la région.
La crise humanitaire qui sévit à Birao, selon des nombreux observateurs centrafricains, est un appel à l’action pour la Minusca. Il est essentiel que des mesures soient prises rapidement pour acheminer les produits de première nécessité à la population dans le besoin.
Une Journée Olympique mémorable en RCA : quand le sport unit les cœurs
quand le sport unit les cœurs
Bangui, 29 juin 2023 (CNC) — Bangui, le 26 juin 2023 – Les rues de Bangui ont résonné de joie et d’excitation lors des festivités organisées pour célébrer la Journée Olympique en République centrafricaine. L’événement, réalisé en partenariat avec le Comité National Olympique centrafricain et soutenu par l’Ambassade de France, a connu un succès retentissant, rassemblant des milliers de participants de tous âges et de toutes origines.
La journée a débuté au PK5, où une foule colorée s’est rassemblée pour la course de 10 km. Les coureurs ont tracé leur chemin à travers les quartiers de la ville, sous les encouragements enthousiastes des spectateurs. Des ravitaillements bienvenus ont été mis en place tout au long du parcours, offrant aux participants une pause pour reprendre leur souffle et se réhydrater.
Simultanément, une marche animée a pris place du PK0 au Stade Omnisport. Accompagnée d’une fanfare joyeuse, cette marche a attiré une foule nombreuse et hétéroclite. Tout le monde était invité à se joindre à cette célébration inclusive du sport, où l’esprit de communauté était au cœur de l’événement.
Qu’ils aient participé à la course ou à la marche, tous les participants ont été récompensés pour leur engagement et leur contribution. Chaque personne a reçu un tee-shirt commémoratif ainsi qu’un certificat de participation, symboles tangibles de leur participation à cette journée spéciale. L’excitation était palpable alors que les participants franchissaient la ligne d’arrivée et se voyaient applaudis pour leurs efforts.
Au Stade Omnisport, les festivités se sont poursuivies avec des matchs de démonstration de basket-ball, mettant en avant les talents des joueurs locaux. Le public a vibré au rythme des dribbles, des tirs précis et des acrobaties impressionnantes. Les spectateurs ont été inspirés par la passion et la détermination dont ont fait preuve les athlètes sur le terrain.
L’événement a également vu la participation de cyclistes professionnels, ajoutant une touche de compétition intense. Une course de PK25 au Stade Omnisport a permis de mettre en lumière la diversité des disciplines sportives et de célébrer la persévérance des athlètes centrafricains.
Au-delà de la fête et de l’excitation, cette journée a également servi de rappel pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024. Les organisateurs ont encouragé les athlètes à continuer à s’entraîner et à représenter fièrement la République centrafricaine lors de cet événement mondial prestigieux. L’Ambassade de France, en tant que partenaire de longue date du Comité National Olympique centrafricain, a exprimé sa fierté de soutenir ces initiatives sportives qui renforcent les liens entre les deux pays.
La Journée Olympique en République centrafricaine a été un succès éclatant, témoignant de l’engagement et de l’amour du sport de la population. Des moments de compétition passionnés, de camaraderie et de célébration ont été partagés par tous ceux qui ont participé à cet événement inoubliable. Cette journée restera gravée dans les mémoires comme une démonstration de l’unité que le sport peut apporter, transcendant les barrières et rassemblant les cœurs. Grâce à des partenariats solides et à des initiatives sportives inclusives, la République centrafricaine continue de faire rayonner l’esprit olympique et de cultiver une passion pour le sport au sein de sa population.
Des Mercenaires russes font leurs courses en octobre au super marché Bangui Mall, un supermarché chic utilisé principalement par le personnel des ambassades et des. CopyrightNew York Times
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Touadera, l’homme qui ment comme il respire, a finalement été démasqué dans sa supercherie. Alors qu’il savait parfaitement qu’il avait signé un accord militaire avec le groupe de mercenaires Wagner, il a préféré manipuler la communauté nationale et internationale en leur disant qu’il ne connaissait pas ce qu’elle appelait “Wagner” et qu’il y avait aucun homme de Wagner sur le sol centrafricain en mettant quiconque au défi de lui prouver le contraire. Mentir, mentir et encore mentir, voilà la spécialité de cet homme Faustin Archange Touadera, qui se prétend être un Professeur des Mathématiques et Géométries réunies des Universités. Quelle honte !
Selon Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, les “instructeurs de Wagner” vont continuer à opérer en République centrafricaine, tout comme au Mali. Notez bien cependant pour bien démentir le professeur Touadera, il parle des “instructeurs de Wagner” et non des instructeurs de l’armée russe.
Cela signifie clairement que nos forces de défense et de sécurité intérieures sont formées depuis plus de cinq ans par des mercenaires et à des techniques de mercenariat, entre autres, les techniques agressives, les tortures, les violences de tout genre, apprendre à couper les mains, les doigts, arracher les ongles, bruler et faire disparaitre les corps des victimes. C’est désormais officiel, même si nous le savions bien avant déjà.
Mais Touadera, son premier ministre et ses ministres continuent de mentir comme des enfants pris de convulsions palludéennes. Ils pensaient que les Centrafricains étaient des moutons et que la communauté internationale était assez stupide pour avaler leurs multiples déclarations honteuses. Maintenant que le voile est complètement levé grâce au coup de théâtre de Prigojine, la vérité comme à jaillir et toutes les langues commencent à se délier, Touadera se referme sur lui.
Il est grand temps que les soldats des FACA, les policiers et les gendarmes cessent de participer à la formation dispensée par ces criminels de Wagner désormais reconnus en tant que tel par leur pays. Ce n’est pas digne d’un pays. Certes, il est important de transmettre une culture militaire aux nouvelles recrues, mais avec Wagner, c’est le chaos total…
Bon nombre de Centrafricains ont raison de qualifier Touadera d’un rebelle parfait.
« Touadera est un rebelle. Tout ce qu’il nous raconte depuis 2016 n’est que pure mensonge. La preuve en est qu’à l’heure où je vous écris, une procédure est en cours pour arrêter Prigojine. Poutine, ancien membre du KGB, ne pardonne jamais la trahison…
Touadera nous a menti en prétendant avoir signé un accord avec la Russie, alors qu’en réalité, l’accord était signé avec le groupe rebelle Wagner, probablement avec Prigojine, un autre rebelle comme lui.
C’est la même chose qu’il a faite avec les Seleka, qui ont réalisé qu’ils avaient été dupés et qui se sont rebellés à nouveau. Voilà la vérité et voila l’homme qui a la destinée de Centrafrique entre ses mains souillées. Ce fourbe pense que la ruse est sans conséquence, mais il finira par payer pour tout le mal qu’il a infligé au peuple centrafricain », s’alarme Sylvain, un internaute centrafricain.
Pour la Rédaction du CNC, il temps que les députés, qui ont aussi un compte à rendre au peuple centrafricain, demandent et exigent que le gouvernement mette à leur disposition l’accord militaire prétendument signé avec les autorités russes en violation de la Constitution et classé secret de défense depuis plus de cinq ans sans raison de l’être afin d’y voir claire.
Les révélations sur l’accord avec Wagner une fois le secret de défense levé mettra en lumière un jour la duplicité de Touadera et son mépris pour la population centrafricaine. La colère gronde et la justice doit être rendue pour ces tromperies impardonnables.
Faustin Archange Touadera au bord du précipice judiciaire : un groupe des 4 ONG prêtes à déposer plainte
Faustin Archange Touadera
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Faustin Archange Touadera, le président centrafricain, se retrouve dans une situation délicate, très délicate, après plus de sept ans au pouvoir, alors que sa gouvernance catastrophique, criminelle et népotique commence à lui causer des problèmes. Les nombreux crimes commis par son régime contre la population civile centrafricaine le rapprochent dangereusement non seulement d’une poursuite devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, mais également de la juridiction française à Paris.
Un groupe de quatre organisations de la société civile centrafricaine a discrètement annoncé leur réelle intention d’engager des poursuites contre le président Faustin Archange Touadera, à la fois devant la CPI à la Haye au Pays-Bas et à Paris en France. Leurs motifs sont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Ces organisations exhortent les victimes et les familles des victimes à contacter prochainement leurs services, qui seront déployés dans tout le pays dans les prochains jours. Pour l’instant, ces organisations préfèrent rester anonymes, mais elles sont déterminées à déposer leur plainte d’ici la fin du mois de juillet, d’abord devant la CPI, puis devant la justice française à Paris.
Leur objectif est clair : faire la lumière sur les nombreux crimes commis par les mercenaires de Wagner, les milices Requin, la faction Anti-Balaka Touadera, ainsi que les éléments de la garde présidentielle à l’encontre des civils centrafricains.
Selon de nombreux observateurs, Faustin Archange Touadera risque désormais sérieusement d’être poursuivi pour les crimes largement commis sous son régime. Il ne s’agit pas de politique, mais de justice pour les victimes innocentes. ” Touadera et ses complices identifiés doivent répondre de leurs actes ignobles”, affirment-ils.
Au sein de la population, la nouvelle n’a pas encore largement résonné, mais elle circulera sans aucun doute dans les jours à venir. Les auteurs de cette action en justice ne cherchent pas à provoquer de remous, mais ils sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs projets.
Si ces ONG parviennent à déposer plainte contre Touadera, cela constituerait la deuxième action en justice contre le président Faustin Archange Touadera, la première étant liée aux biens mal acquis.
Les batailles juridiques imminentes auxquelles fait face le président Faustin Archange Touadera pourraient avoir des répercussions significatives sur sa carrière politique et sur la République centrafricaine dans son ensemble. La perspective de tribunaux internationaux et nationaux scrutant ses actions est un rappel que personne n’est au-dessus des lois et que la justice doit prévaloir au nom des innocentes victimes qui ont souffert sous son régime.
Une alliance risible entre le PPLD et le MCU: le triste spectacle du ralliement au troisième mandat de Touadéra
Des casquettes et écharpes à l’effigie de Touadera portées par celui là-même qui a interdit le culte de la personnalité, sieur Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — L’arène politique centrafricaine vient de nous offrir une nouvelle farce désolante avec l’alliance entre le Mouvement des cœurs unis (MCU) et le Parti Panafricain pour les Libertés et le Développement (PPLD). Ces partis politiques de troisième zone semblent prêts à tout pour se rapprocher du pouvoir et soutenir le référendum constitutionnel de Touadéra, y compris trahir leurs propres idéaux. Cette triste mascarade est révélatrice de l’opportunisme et de l’absence de principes qui règnent dans certains cercles politiques en République centrafricaine.
Un mariage d’intérêts vides :
Le PPLD, fondé en 2018 par Sosthène Guetel Dilamkoro, un ancien cadre du parti MLPC, se présente comme un parti politique ambitieux. Cependant, il ne s’agit en réalité que d’une coquille vide, tout comme le parti Mouni. Ces formations politiques marginales semblent simplement chercher où les responsables pourront trouver de quoi survivre, sans se soucier de l’intérêt général du peuple centrafricain. Leur alliance avec le MCU en est la preuve flagrante.
La réaction d’un compatriote déçu :
Face à cette mascarade politique, un compatriote centrafricain a exprimé son désarroi. Il déclare que ces partis politiques opportunistes ne méritent même pas d’exister et suggère ironiquement que Dieu les laisse vivre pour qu’ils puissent récolter ce qu’ils ont semé. Cette réaction est symptomatique de l’exaspération des jeunes générations qui aspirent à reprendre leur dignité et leur honneur.
Le prix à payer :
Comme le dit si bien notre compatriote, tout se paie ici-bas. Les jeunes citoyens des régions de l’Ouham, l’Ouham-Péndé et Lim-Pendé sont invités à rester unis et à prendre note des noms de ces opportunistes politiques. Il est temps de laisser ces politiciens sans scrupules là où ils seront lorsque l’honneur et la dignité du peuple centrafricain seront enfin restaurés. Ils devront rendre des comptes pour leurs actions calculées et égoïstes.
En un mot, l’alliance entre le MCU et le PPLD, deux partis politiques insignifiants, révèle le côté sombre de la politique centrafricaine. Ces formations opportunistes sont prêtes à tout sacrifier, y compris leurs principes, pour tenter d’obtenir une part du pouvoir. Cette triste comédie politique doit être dénoncée et condamnée par tous les citoyens conscients de la nécessité d’une gouvernance intègre et véritablement au service du peuple centrafricain. Il est temps de tourner la page sur ces mini partis politiques et de construire une République centrafricaine forte, où les aspirations des citoyens sont respectées et défendues.
Faustin Archange Touadera, Un président qui fait pâle figure
Les gen se rassemblent autour d’une fontaine d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Après près de 8 années de pouvoir en République centrafricaine, le Président Faustin Archange Touadera peut se vanter d’un bilan remarquable… de médiocrité. Alors que d’autres pays africains, tels que la Côte d’Ivoire, avancent à grands pas dans leur développement, la RCA stagne lamentablement. Examinons de plus près les réalisations (ou l’absence de celles-ci) du régime de Bangui et comparons-les avec les avancées impressionnantes de la Côte d’Ivoire.
Photo prise 5 jours après la mise en circulation de la route de croisement avenue Touadera à l’institut Pasteur de Bangui goudronnée par une entreprise
Faustin Archange Touadera:: Un seul château d’eau sur 5 000 promis en 2 ans en RCA 😂
Le Président Touadera a réussi à nous étonner avec sa capacité à ne rien accomplir. Sur les 5 000 châteaux d’eau promis à la population centrafricaine, un seul est inachevé après deux longues années. Cette réalisation dérisoire témoigne du manque de vision et d’engagement du président envers son propre peuple. Pendant ce temps, la Côte d’Ivoire et d’autres pays africains font des pas de géant dans le domaine des infrastructures.
Les réalisations époustouflantes de la Côte d’Ivoire en 10 ans :
Pendant que la RCA piétine, la Côte d’Ivoire connaît une véritable révolution en matière de développement. En seulement 10 ans, le pays a réalisé des prouesses impressionnantes. Voici quelques-unes des avancées majeures :
– 3 894 km de routes bitumées, favorisant la connectivité et facilitant les échanges commerciaux.
– Construction de 25 ponts et échangeurs, dont 11 sont actuellement en cours de construction, pour améliorer la circulation et réduire les embouteillages.
– 2 000 km de routes interurbaines bitumées, permettant une meilleure mobilité à travers le pays.
– Plus de 90 % des villages sont désormais électrifiés, offrant aux populations des conditions de vie meilleures et favorisant le développement économique.
– Construction de 36 371 salles de classe pour l’enseignement primaire et secondaire, investissant ainsi dans l’éducation des jeunes ivoiriens.
– Mise en place de 320 lycées et collèges pour garantir un accès à l’éducation de qualité.
– Création de 200 centres d’aptitude pour la formation pédagogique, afin de renforcer les compétences des enseignants.
– Construction de 7 établissements techniques et professionnels modernes, offrant aux jeunes des opportunités de formation dans divers domaines.
– Édification de 8 universités avec 14 autres en projet, garantissant l’accès à l’enseignement supérieur pour tous les jeunes ivoiriens ambitieux.
– Établissement de 312 établissements secondaires de premier contact, pour promouvoir l’éducation de base et réduire le taux d’analphabétisme.
– Construction de 5 hôpitaux généraux et de 8 centres hospitaliers régionaux (CHR), témoignant de l’engagement envers la santé et le bien-être des Ivoiriens.
– Construction d’un CHU en cours à Abobo, démontrant l’investissement continu dans les infrastructures médicales de pointe.
Face à ces chiffres édifiants, le bilan du Président Touadera en République centrafricaine apparaît comme un échec retentissant. Pendant qu’en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays africains, les dirigeants mettent en œuvre des politiques ambitieuses pour le bien-être de leurs populations, la RCA reste enlisée dans l’inaction et l’absence de résultats concrets. Il est grand temps pour les Centrafricains de réfléchir à leur avenir et de demander des comptes à leurs dirigeants. Le développement de leur pays ne peut pas se permettre de rester à la traîne pendant que d’autres nations avancent à pas de géant vers un avenir meilleur.
Révélations choquantes : le Groupe Wagner capture complètement l’État centrafricain par la terreur
Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Un nouveau rapport d’enquête publié aujourd’hui par The Sentry met en lumière les agissements du Groupe Wagner en République centrafricaine. Connue comme l’« armée privée de Vladimir Poutine », cette organisation paramilitaire a réussi à capturer l’État centrafricain en utilisant des techniques de terreur. Les soldats et les miliciens qui sont sous son contrôle décrivent une vie de violence et de peur constante.
Le rapport intitulé « Architectes de terreur : Comment le Groupe Wagner renforce son emprise sur l’État en République centrafricaine » détaille la stratégie mise en place par le groupe de Mercenaires russes pour s’emparer du pouvoir et des ressources naturelles du pays. Avec le soutien du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Groupe Wagner a réussi à infiltrer et à contrôler les forces militaires, politiques et économiques de la RCA en seulement cinq ans.
Les témoignages recueillis par The Sentry révèlent que le Groupe Wagner dispense des formations militaires incluant des techniques de torture extrêmement violentes. Les soldats et les miliciens sont formés à couper les doigts et les jambes, arracher les ongles, étrangler, brûler des personnes vivantes et bien d’autres atrocités. Les commandants du Groupe Wagner ont pour devise de « ne laisser aucune trace », ce qui signifie tuer tout le monde, y compris les femmes et les enfants.
Le rapport met également en évidence les activités économiques du Groupe Wagner, qui s’est approprié les ressources naturelles de la Centrafrique, notamment les diamants et l’or. Le groupe a établi un réseau transnational de compagnies et d’opérations dans plusieurs pays, de Madagascar au Soudan, en passant par le Cameroun, pour exploiter ces ressources à grande échelle.
La situation en République centrafricaine est alarmante. Le pays a connu le pire taux de mortalité au monde au cours de l’année dernière, en grande partie à cause des actions du Groupe Wagner. Les populations civiles sont victimes de massacres et de violences inouïes.
Face à cette menace, le rapport de The Sentry formule plusieurs recommandations. Il appelle à la création d’une coalition internationale, similaire à la Coalition mondiale contre Daech, pour contrer l’influence du Groupe Wagner en Afrique et dans le monde. Il recommande également l’extension des sanctions contre les réseaux du Groupe Wagner et la désignation de celui-ci comme une organisation terroriste étrangère.
En somme, il est urgent que la communauté internationale agisse pour contrer les activités criminelles du Groupe Wagner en République centrafricaine et ailleurs. Les populations civiles sont victimes d’atrocités et la souveraineté de l’État centrafricain est compromise. Il est essentiel de mettre fin à l’impunité dont jouissent les responsables de ces crimes et de promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme.
Face aux révélations choquantes du nouveau rapport d’enquête de The Sentry sur le Groupe Wagner en République centrafricaine, il est difficile de rester indifférent. Les témoignages des soldats et des miliciens qui ont subi les formations brutales du groupe russe dépeignent une réalité effrayante. Les méthodes de torture enseignées, allant de la mutilation à l’assassinat de masse, montrent l’ampleur de la terreur que le Groupe Wagner sème dans le pays.
Appel urgent du Commandant Sayo Pour un changement en Centrafrique
Armel Sayo, Président du groupe rebelle révolution et justice
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Dans une déclaration forte largement partagée sur les réseaux sociaux, le Commandant Armel Ningatoloum Sayo, ancien ministre, s’adresse aux Centrafricains et Centrafricaines pour les sensibiliser sur la situation alarmante qui prévaut dans leur pays. À travers son discours, il expose les conséquences des crises politiques et militaires qui ont affligé la République Centrafricaine pendant trois décennies et lance un appel à l’action pour mettre fin à la gouvernance de Touadera, qu’il qualifie de néfaste pour le pays.
Le Commandant Sayo rappelle aux compatriotes que les crises passées ont eu un impact désastreux sur l’éducation et le tissu social du pays, détruisant ainsi les bases posées par les pères fondateurs. Il dénonce également l’exploitation des ressources naturelles au profit d’une élite privilégiée, aux dépens du peuple centrafricain qui devrait être la priorité.
La volonté de monsieur Faustin Archange Touadera de se maintenir au pouvoir en organisant un référendum constitutionnel très contesté est également dénoncée par le Commandant Sayo. Il souligne que ce projet menace la stabilité sociopolitique et économique de la nation et demande que le peuple soit consulté de manière juste et transparente pour garantir un avenir solide.
Le discours met également en lumière la composition de l’équipe de campagne référendaire de Touadera, majoritairement constituée de membres de l’exécutif et de certaines institutions, ce qui soulève des questions sur sa représentativité réelle. Le Commandant Sayo appelle ainsi à un retour aux fondamentaux de la démocratie et du bon sens, soulignant que la paix et l’avenir ne peuvent être construits par un individu seul.
Le Commandant Sayo exhorte les Centrafricains à agir et à se lever contre les pratiques illégitimes et la mauvaise gouvernance. Il affirme que le pays est à un tournant décisif et que l’indifférence et le silence ne feront qu’aggraver la situation. Il invite le peuple à se mobiliser massivement pour barrer la route à Touadera et à ses agissements, soulignant que la nation ne peut être dirigée par des dirigeants sans vision.
Le discours du Commandant Armel Ningatoloum Sayo est un appel vibrant à l’action pour sauver la République Centrafricaine de la crise actuelle. Il met en évidence les conséquences néfastes de la gouvernance de Touadera et exhorte le peuple centrafricain à se lever et à se mobiliser pour un changement urgent. Le Commandant Sayo affirme que l’avenir du pays dépend de l’engagement de chacun et appelle à une réaffirmation des valeurs démocratiques, de la paix et de la justice. Il est temps de balayer les maux qui affligent la nation et de reconstruire un avenir digne et prospère pour tous les Centrafricains.
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Dans un acte de déconnexion totale avec la réalité, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique) et le gouvernement centrafricain ont récemment publié un communiqué de presse qui suscite le ridicule et la consternation. Dans ce communiqué, ils annoncent fièrement le lancement des travaux du Dialogue de haut niveau sur la politique nationale des Droits de l’homme à Bangui. Mais sérieusement, de quoi la Minusca et le gouvernement centrafricain se moquent-ils ?
Il est ironique de voir ces institutions parler de droits de l’homme dans un pays où les civils sont tués massivement sans la moindre retenue. La Centrafrique est plongée dans un chaos sanglant depuis des années, avec des groupes armés qui commettent des atrocités quotidiennement. Les civils sont victimes de meurtre, de violences, de viols, de pillages et d’autres violations flagrantes des droits de l’homme de la part des mercenaires de Wagner, des miliciens du régimes, de la garde présidentielle. Et pourtant, la Minusca et le gouvernement centrafricain nous présentent un “Dialogue de haut niveau” comme si cela allait miraculeusement résoudre tous les problèmes.
Le communiqué de presse mentionne également que cette rencontre vise à susciter une réappropriation nationale de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Mais comment peut-on parler de réappropriation lorsque les droits de l’homme sont systématiquement bafoués en Centrafrique ? Comment peut-on célébrer le 75e anniversaire de la signature de la déclaration alors que les massacres continuent et que l’impunité règne en maître ?
La participation de 100 lycéens à cette rencontre est également mentionnée, comme s’il s’agissait d’une avancée significative. Mais en réalité, cela ressemble davantage à une mascarade qu’à une véritable opportunité pour les jeunes de s’exprimer. Pendant que ces lycéens sont supposés échanger sur les enjeux et les défis de la mise en œuvre des droits de l’homme, les balles continuent de pleuvoir et de faucher des vies innocentes dans leur propre pays.
Ce soi-disant Dialogue de haut niveau sur la politique nationale des droits de l’homme intervient également dans le contexte de la Commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et des préparatifs pour le prochain passage de la République centrafricaine devant le Conseil des Droits de l’Homme. On peut se demander si ces événements sont autre chose qu’une vitrine internationale pour donner l’illusion que des mesures sont prises pour améliorer la situation des droits de l’homme en Centrafrique.
Les Nations unies prétendent que cette rencontre s’aligne sur le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, signé avec le gouvernement centrafricain. Mais ce plan semble bien faible et inefficace lorsque l’on constate le niveau de violence et de souffrance enduré par la population centrafricaine au quotidien. Les paroles et les promesses ne suffisent plus, il est temps d’agir de manière concrète et significative pour mettre fin à cette crise humanitaire.
En fin de compte, ce communiqué de presse de la Minusca et du gouvernement centrafricain est une insulte aux victimes de violations des droits de l’homme en Centrafrique. Plutôt que de se vanter de dialogues inutiles et de célébrations creuses, il est grand temps que ces institutions prennent des mesures sérieuses pour protéger les civils, traduire les responsables de ces atrocités en justice et œuvrer véritablement en faveur des droits de l’homme. Tant que des actions concrètes ne seront pas entreprises, les mots resteront vides de sens et les souffrances du peuple centrafricain perdureront.
Les Wagner et les mercenaires rwandais en Centrafrique : Quel avenir pour eux ?
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Dans une déclaration largement partagée sur les réseaux sociaux, Monsieur Fari-Taheruka Shabazz, directeur de cabinet de l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, aborde la question des groupes Wagner et des mercenaires rwandais en Centrafrique. Alors que l’assaut final pour mettre fin à la dictature de Touadera se profile, il est important de comprendre quelle sera l’issue pour ces troupes étrangères, selon monsieur Shabazz.
Le sort des Wagner en Centrafrique :
Depuis l’opération avortée de coup d’État de monsieur Evgueni Prigogine, , chef des Wagner, contre Poutine le week-end dernier, aucune réaction officielle des autorités centrafricaines n’a été observée. Cependant, le ministre conseiller spécial de Touadera, Fidel Gouandjika, a rappelé que la Russie avait signé un accord de défense avec la République centrafricaine en 2018, et non avec les Wagner. Il a souligné que la Russie devrait maintenant envoyer de nouveaux contingents de l’armée russe, car les Wagner ne font plus partie de l’équation sécuritaire en RCA.
Il est clair que les Wagner sont désormais exclus de la carte politique et sécuritaire de la RCA. Ils ne sont plus les bienvenus dans le régime de Touadera, qui cherche à se rapprocher de Poutine. Cette élimination des Wagner était programmée depuis longtemps, comme l’a confirmé Evgueni Prigogine, le fondateur des Wagner, dans un message audio. Il a révélé que les Wagner étaient sur le point d’être dissous, ce qui a provoqué leur protestation.
Selon l’Institut pour l’étude de la guerre, l’accord négocié par le dictateur biélorusse Alexandre Lukashenko pourrait probablement éliminer le groupe Wagner. Cependant, le média russe Vyostka mentionne que Lukashenko cherche peut-être à réactiver ou à reformuler les activités des Wagner sous une autre forme. Malgré cela, les liens organiques entre le ministère de la Défense russe et les Wagner sont définitivement rompus.
Les déclarations contradictoires de Lavrov et les manipulations politiques :
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a récemment déclaré que les Wagner continueraient à opérer au Mali et en Centrafrique. Cependant, ces propos doivent être pris avec précaution. Ils semblent être une communication politique de crise visant à dissimuler la vérité. Evgueni Prigogine lui-même a dénoncé les mensonges et la corruption au sein du gouvernement russe, remettant en question la communication officielle.
Il est important de rappeler que Sergueï Lavrov avait précédemment nié l’existence des Wagner, les qualifiant d’invention occidentale visant à discréditer la Russie. Ainsi, ses déclarations actuelles soulèvent des doutes quant à sa crédibilité. De plus, la réunion de sécurité présidée par Poutine, lors de laquelle l’enquête sur le coup d’État présumé impliquant Prigogine a été évoquée, démontre que l’affaire n’est pas close, malgré les déclarations antérieures de Poutine.
Conséquences pour les Wagner et les mercenaires rwandais en Centrafrique :
Les Wagner en Centrafrique sont dans une situation critique. Ils sont rejetés par Touadera, qui souhaite établir de bonnes relations avec Poutine, et Poutine lui-même souhaite éliminer les Wagner. De plus, les forces armées centrafricaines, soutenues par des groupes armés locaux, les considèrent comme des cibles légitimes. Leur survie est donc compromise.
Quant aux mercenaires rwandais, ils doivent également faire face à une situation difficile. Leur présence en Centrafrique pour combattre les forces centrafricaines est contestée. Les affrontements passés avec les autodéfenses et les forces de la CPC ont déjà entraîné de lourdes pertes pour eux. Il est dans leur intérêt de se retirer, car leur participation à ce conflit intra-centrafricain pourrait avoir des répercussions négatives sur les populations rwandaises déjà présentes en RCA.
Pour monsieur Fari-Taheruka Shabazz, les troupes Wagner et les mercenaires rwandais se trouvent dans une situation précaire en Centrafrique. Les Wagner ont été officiellement écartés de l’équation politique et sécuritaire, et leur dissolution semble inévitable. Les mercenaires rwandais sont confrontés à l’opposition de divers acteurs locaux et à des pertes significatives. Pour sauver leur vie, il leur est conseillé de se retirer et de se conformer aux recommandations des forces centrafricaines. Le sort de ces groupes étrangers dépendra de leurs choix et de leur capacité à s’adapter à l’évolution de la situation sur le terrain.
Maisons perdues, espoirs envolés : Les défis des anciens réfugiés à Bocaranga
Les abris des déplacés internes de Bocaranga. CopyrightCNC
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — Le retour des réfugiés dans leur ville d’origine est souvent considéré comme une étape positive dans leur processus de réintégration. Cependant, à Bocaranga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham-Pendé, cette réalité est bien loin d’être idéale pour plus de 300 ex-réfugiés centrafricains. Ils font face à de nombreuses souffrances et difficultés, alors qu’ils espéraient reconstruire leur vie dans un environnement familier.
Ces ex-réfugiés, qui sont originaires de Bocaranga, ont été contraints de fuir leur pays en raison du conflit et des troubles qui sévissaient en République centrafricaine. Ils ont cherché refuge au Cameroun, vivant dans des camps de réfugiés dans des conditions précaires pendant une période prolongée. Cependant, à leur retour dans leur ville d’origine, ils ont été confrontés à de nouvelles épreuves qui ont exacerbé leur souffrance.
Pancarte indiquant le site des personnes déplacées internes au pk3 de Bocaranga. Copyright
L’une des principales difficultés auxquelles ces ex-réfugiés font face est la confiscation de leurs biens par certains de leurs concitoyens. Leurs maisons, leurs champs et d’autres propriétés ont été pris illégalement, privant ainsi ces personnes déjà vulnérables de leur moyen de subsistance. Ces biens représentaient leur seul espoir de se rétablir après avoir vécu dans des conditions difficiles en tant que réfugiés.
Cette situation les plonge dans une détresse économique, les laissant sans abri et sans moyen de subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux. Ils sont confrontés à des difficultés pour se nourrir et pour trouver un abri décent. Cette réalité est d’autant plus préoccupante que ces ex-réfugiés ont déjà enduré des années d’épreuves et ont fait preuve de résilience pour survivre en tant que réfugiés.
Face à ces souffrances, ces ex-réfugiés appellent à l’intervention des autorités centrafricaines. Ils demandent une solution urgente à leur situation humanitaire précaire. Ils espèrent que les autorités pourront protéger leurs droits fondamentaux, rétablir leur accès à leurs biens confisqués et leur offrir un soutien pour se réintégrer pleinement dans la société.
Il est important de sensibiliser la population locale à la situation de ces ex-réfugiés et de promouvoir la solidarité et l’entraide. L’intégration des ex-réfugiés dans la société est essentielle pour favoriser la réconciliation et la cohésion sociale à Bocaranga.
Les ex-réfugiés centrafricains de retour à Bocaranga continuent de souffrir, confrontés à la confiscation de leurs biens et à des difficultés économiques et sociales. Il est impératif que les autorités centrafricaines prennent des mesures concrètes pour résoudre cette situation et fournir une aide aux ex-réfugiés afin de faciliter leur réintégration dans la société. La protection des droits fondamentaux de ces personnes vulnérables est une priorité et nécessite une action collective de la part des gouvernements, des organisations et de la communauté internationale.
De nouvelles sanctions financières américaines contre Wagner en République centrafricaine
Des mercenaires du Groupe Wagner en Centrafrique en 2020
Bangui, 28 juin 2023 (CNC) — De nouvelles mesures punitives ont été annoncées par les Etats-Unis le mardi 27 juin, ciblant les activités du groupe mercenaire russe Wagner en République centrafricaine, en particulier après une récente mutinerie avortée de son chef, Evguéni Prigojine. Ces mesures étaient initialement prévues en début de semaine, mais ont été reportées afin de ne pas donner l’impression de prendre parti dans la crise qui s’est déroulée en Russie pendant le week-end.
Le département du Trésor américain a indiqué que les sanctions visaient la compagnie minière Midas Resources, qui exploite plusieurs mines en République centrafricaine, ainsi que Diamville, une entreprise spécialisée dans les transactions aurifères, toutes deux contrôlées par M. Prigojine. Les sanctions ont également été étendues à une autre société basée à Dubaï, Industrial Resources General Trading, accusée de gérer les transactions pour le compte de Diamville.
“L’une des sources de financement des opérations brutales du groupe Wagner provient en partie de l’exploitation des ressources naturelles dans des pays tels que la République centrafricaine et le Mali”, a déclaré Brian Nelson, sous-secrétaire au Trésor, dans un communiqué. “Les Etats-Unis continueront de cibler les sources de revenus du groupe Wagner afin d’empêcher son expansion en Afrique, en Ukraine ou ailleurs”, a-t-il ajouté.
Peu de temps avant cette annonce, le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller, avait prévenu de l’imminence de ces sanctions et avait une fois de plus condamné les activités du groupe Wagner en Afrique. “Nous pensons que partout où le groupe Wagner se rend, il sème la mort et la destruction sur son passage”, a déclaré M. Miller lors d’une conférence de presse, enjoignant les gouvernements africains et d’autres pays à mettre fin à toute coopération avec Wagner.
Le groupe paramilitaire russe est de plus en plus actif en Afrique, notamment au Mali et en République centrafricaine.
Le chef de Wagner a mené une brève rébellion vendredi et samedi, au cours de laquelle ses hommes ont pris le contrôle de bases militaires et ont avancé vers Moscou avant de faire soudainement volte-face. Interrogé sur la décision du président biélorusse Alexandre Loukachenko de l’accueillir, le porte-parole américain a déclaré que cela reflétait une nouvelle fois le fait que Loukachenko place les intérêts de Vladimir Poutine et du Kremlin avant ceux de son peuple.
Interview exclusive : Anicet Georges Dologuelé dénonce l’obstination et la brutalité du président Touadera
Anicet Georges Dologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021.
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Lors d’une interview exclusive accordée au CNC, Anicet Georges Dologuelé, président du parti politique l’URCA, dénonce l’obstination et la brutalité du président Faustin Archange Touadera dans sa volonté de faire adopter une nouvelle Constitution en Centrafrique.
Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : L’honorable Anicet Georges Dologuelé bonjour
Anicet Georges Dologuelé (AGD) :Bonjour
CNC :Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Honorable Anicet Georges Dologuelé, vous êtes président du parti politique l’URCA. Vous étiez en France quand aviez radié votre premier vice-président, qui est aussi député de votre parti comme vous, André Nalké Dorogo. Vous êtes maintenant de retour à Bangui. Comment se porte votre parti surtout au niveau de l’Assemblée nationale avec votre désormais ancien premier vice-président ?
AGD : Je ne trouve pas très utile de parler de cet ancien militant. Nous faisons de la politique librement et chacun assume ses choix. Il a assumé les siens et l’URCA en a tiré les conclusions qui s’imposaient. Nous lui souhaitons bon vent dans sa nouvelle famille politique. Ma conviction est que les relations humaines doivent se situer au-dessus des alliances de circonstances guidées par l’appât du gain. De ce fait, j’ai toujours encouragé les militants de l’URCA à conserver les meilleures relations possibles avec ceux qui ont choisi d’aller voir ailleurs. Cette perception des relations humaines contribue certainement à maintenir l’ambiance familiale et l’enthousiasme militant que vous observez au sein de l’URCA, quelles que soient les difficultés. L’URCA est un parti jeune, dynamique, combattif et déterminé.
CNC : Votre parti est membre du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, BRDC, un regroupement des partis politiques de l’opposition réunis en vue de défendre la Constitution du 30 mars 2016 dont le président Touadera ne veut plus. Après les théories et discours, il a passé à l’acte depuis le 30 mai dernier en convoquant, par décret, le corps électoral pour se prononcer sur le projet d’une nouvelle Constitution. Selon vous Anicet Georges Dologuelé, député et ancien Premier ministre, ce processus est-il légal,? Les raisons évoquées, la façon de rédiger ce projet, en un mot l’ensemble du processus. Et comment vous comptez faire au sein de votre parti ?
AGD : Beaucoup d’encre a coulé sur le sujet et d’éminents juristes -dont ceux de la Cour Constitutionnelle- ont démontré à suffisance que cette démarche pour imposer une nouvelle Constitution aux Centrafricains était aux antipodes de la légalité et des intérêts nationaux. Si les intentions de Faustin Archange Touadera avaient été nobles, une démarche consensuelle aurait au minimum été tentée, sachant que l’absence du Sénat représentait un obstacle juridique insurmontable déjà identifié et clairement notifié par la Cour Constitutionnelle.
Mais il ne vous a pas échappé que le Président de la République n’avait cure de nos états d’âme républicains. Il avance avec obstination et brutalité, obligeant l’ANE à organiser en 2 mois un scrutin qui en aurait nécessité au moins 6, utilisant le papier avec entête de la Présidence de la République pour nommer le Directeur de campagne du MCU, contraignant les Présidents des Institutions républicaines à marcher sur leur indépendance pour être membres de l’équipe de campagne du MCU, soumettant tous membres du Gouvernement, les Présidents des Institutions républicaines et les hauts fonctionnaires de l’Etat à un barème de cotisation pour le financement de la campagne référendaire du MCU. Les locaux de l’Assemblée Nationale, deuxième Institution de la République, sont aujourd’hui transformés sans aucun état d’âme en Quartier Général de campagne du MCU. On nage dans le totalitarisme !
Les opérations électorales (impression et acheminement des bulletins, transport des urnes, etc.) et les supports de campagnes (teeshirts, affiches et autres autocollants) seraient à la charge d’un partenaire bilatéral bien identifié, que vous devinez aisément.
Comme vous l’avez constaté, le vote d’une étrange Loi sur la tokénisation des ressources naturelles, minières, forestières et foncières avait été imposé à marche forcée aux députés de la majorité, pour permettre notamment de débloquer les fonds nécessaires à l’organisation de ce référendum constitutionnel. Cette loi est l’une des pires jamais votées dans notre pays depuis son indépendance, en cela qu’elle livre tout le sol et le sous-sol de notre pays à l’appétit vorace de toute la pègre de la planète, au détriment des citoyens et des intérêts du pays.
En définitive, notre pays ne nous appartient plus et le Président de la République s’auto constitue en mercenaire à la solde d’autres mercenaires pour dépecer la dépouille de la République centrafricaine. Ceux-ci ont intérêt à le maintenir au pouvoir pour pérenniser leurs activités criminelles.
Mais les militants de l’URCA n’abandonnent pas le combat. Que ce soit à l’intérieur du BRDC, en partenariat avec les plateformes de la Société civile et les personnalités politiques engagées dans cette lutte, ou simplement en tant que parti politique de l’Opposition, nous œuvrerons à faire échec à ce projet néfaste pour notre pays et à défendre la Constitution du 30 mars 2016.
CNC : Au sujet de ce referendum constitutionnel, l’ambassadrice des Etats-Unis en Centrafrique s’est exprimée. Chacun interprète selon sa compréhension. Mais vous, député, ancien Premier ministre et président d’un parti politique de l’opposition. Comment vous analysez sa prise de position ?
AGD : Des réactions ont été enregistrées de la part de certains grands pays et de certaines organisations comme l’Union Africaine et l’ONU. Vous noterez qu’elles sont entourées d’une telle précaution diplomatique que leur interprétation suscite des réactions contrastées. Ce qui me parait décisif, c’est l’expression de ce que je perçois au quotidien comme le ras le bol des centrafricains. C’est notre responsabilité de provoquer d’encourager les centrafricains à manifester leur opposition à cet référendum.
CNC : Le projet de la nouvelle Constitution n’est pas encore rendu public. Mais selon certaines indiscrétions proches du pouvoir, une copie a été envoyé au chef de l’opposition. C’est à vous qu’il a été envoyé ?
AGD : La grande escroquerie de ce référendum (mais ces gens-là n’en sont pas à leur première escroquerie), c’est qu’on ne sait toujours pas sur quoi il va porter puisque le texte de la nouvelle Constitution, qui avait été préparé dans le plus grand secret par une commission jugée illégale par une décision de la Cour constitutionnelle, continue d’être conservé dans le coffre-fort du MCU. Vous savez, quand vous donnez un biberon à boire à un bébé, il l’avale sans savoir ce qu’il y a dedans. C’est le sort que Touadera réserve aux centrafricains, qu’il ne trouve certainement ni suffisamment matures, ni suffisamment respectables pour leur faire lire et analyser le texte de cette nouvelle Constitution.
CNC : Durant les deux dernières élections présidentielles, vous êtes arrivé en deuxième position. Et pour le président Touadera, ses alliés russes et sa famille politique, vous constituez une menace pour eux. C’est la principale raison
de la rédaction d’une nouvelle Constitution que de réviser l’actuelle en insérant certaines dispositions pour exclure les binationaux, dont vous, d’être candidats à l’élection présidentielle. Comment vous allez faire pour faire échouer ce referendum ? Vous allez battre campagne pour le NON ? Ou quelle consigne allez-vous donner à vos militants ?
AGD : Il y a une fébrilité au sein de ce pouvoir qui me surprend, chaque fois qu’il est question de ma modeste personne. Certainement que l’actuel Chef d’Etat n’est pas à l’aise parce qu’il sait ce qu’il sait sur les conditions de son accession et de son maintien au pouvoir.
Ceci dit, j’ai effectivement la nationalité française depuis presque 30 ans, simplement parce que j’ai épousé une centrafricaine née en France, de père et de mère centrafricains mais qui, par le droit du sol, était également française. Les liens du mariage m’ont naturellement permis d’acquérir cette deuxième nationalité dont je n’ai aucune raison de rougir. Je revendique donc ma bi nationalité avec fierté. J’étais déjà binational avant de devenir Ministre des finances puis Premier Ministre de mon pays. J’avais été nommé à ces hautes fonctions d’Etat par le Président Ange Félix Patassé, que personne ne pourra jamais traiter de pro-français. J’étais toujours binational quand en 2016 Charles Malinas, alors Ambassadeur de France en Centrafrique, avait été à la manœuvre en complicité avec les autorités de Transition, dans une logique de « Tout sauf Dologuele » pour voler ma victoire et la remettre à l’actuel locataire du Palais de la Renaissance. J’étais perçu comme trop indépendant d’esprit, trop déterminé à faire évoluer mon pays vers le développement, apparemment trop bien organisé pour y arriver (certains diraient trop nationaliste) et certainement plus difficile à manipuler. Alors, le choix avait été porté sur Faustin Archange Touadera, qui paraissait plus facile à contrôler. Les craintes de Charles Malinas et de notre Maman nationale de l’époque n’étaient certainement pas infondées, puisque leur poulain est aujourd’hui complètement contrôlé par un grand pays qui a malheureusement pris tout le monde de vitesse. Oui, je suis binational, mais ce n’est pas un binational qui a vendu notre pays en menus morceaux aux étrangers comme nous le constatons tous aujourd’hui; ce n’est pas un binational qui a fait passer le nombre de groupes armés de 6 à 15 et qui a assisté, dans une indifférence des plus cyniques, au massacre de plusieurs dizaines milliers et à l’exil de près d’un million de nos compatriotes par ces groupes armés dont les chefs étaient ses partenaires en affaires ; ce n’est pas un binational qui a pillé le trésor public, détourné plus de 1000 milliards d’aide financière à notre pays et installé dans les plus hautes fonctions des criminels économiques étrangers à qui il a généreusement donné la nationalité centrafricaine ; ce n’est pas un binational qui a plongé notre pays dans l’abîme ; ce n’est pas un binational qui a compromis durablement l’avenir de notre jeunesse ; ce n’est pas un binational qui cherche à rester absolument au pouvoir pour brader encore et encore la souveraineté de notre pays et y occasionner plus de morts et de miséreux.
Aujourd’hui, le problème ne se trouve pas dans le nombre des nationalités dont dispose un candidat. Le bon candidat doit naturellement être de nationalité centrafricaine, mais surtout être et en capacité de diriger notre pays et de le conduire vers le progrès et le développement. Aujourd’hui, de centaines de cadres centrafricains à travers le Monde remplissent ces conditions tout en étant des binationaux. Certains envisagent déjà d’être candidats aux élections générales de décembre 2025. Cette génération des 35-55 ans est celle qui va prendre en mains la gestion de notre pays dans les années à venir, dans une logique évidente de renouvèlement naturelle d’une classe politique vieillissante. Je partage avec vous une un constat sans appel : depuis plus de trois décennies, la quasi-totalité des nombreux centrafricains qui naissent, grandissent, étudient et démarrent leur vie professionnelle à l’Etranger sont des binationaux. Ils représentent aujourd’hui les ressources humaines les mieux formées dont doit s’enorgueillir notre pays. C’est eux qui prendront un jour en mains la destinée de notre pays. A-t-on le droit de les y empêcher et de priver notre pays de ce trésor ?
Ainsi, vous constatez avec moi que, dans l’unique dessein d’empêcher la candidature de deux ou trois adversaires politiques à l’élection présidentielle de 2025 et en particulier celle d’un certain Anicet Dologuele, le Président Touadera est déterminé à instrumentaliser une nouvelle Constitution. Ce faisant, il interdira à toutes ces centrafricaines et à tous ces centrafricains de qualité ou en devenir, dont certains collaborent pourtant déjà avec lui, de briguer le moindre mandat électoral ! Il aura décidé à lui tout seul que notre pays ne pourra jamais tirer profit des compétences et des expériences accumulées par ces brillants compatriotes, notamment dans les fonctions de Président de la République, de députés de la Nation, de sénateurs, de maires, de conseillers régionaux, etc. C’est énorme ! C’est injuste ! C’est un vrai désastre pour l’avenir de notre pays.
CNC :Honorable Dologuelé, vu la Constitution du 30 mars 2016, le président Touadera, , a déclaré la guerre au peuple centrafricain depuis le 30 mai 2023. De ce fait, il n’est plus un président légitime démocratiquement. Les voix se sont levées pour demander sa démission. Le fauteuil président est vide, si je peux me permettre de reprendre votre propre expression. Selon vous, comment faire pour trouver quelqu’un en vue d’occuper ce fauteuil ?
AGD : Par un communiqué de presse en date du 26 octobre 2022, l’URCA avait pris à témoin la communauté nationale et internationale sur le constat que la démocratie était devenue impossible en RCA du fait des agissements du régime en place. Tirant les conséquences de ce constat, l’URCA avait réclamé la démission de Faustin Archange Touadera des fonctions de Président de la République centrafricaine et demandé qu’une procédure de mise en accusation pour parjure et haute trahison soit initiée à son encontre auprès de la Haute Cour de Justice. Ce Monsieur a en réalité perdu sa légitimité depuis bien longtemps et occupe illégalement un fauteuil présidentiel dont il ne veut plus jamais se séparer. D’autres ont essayé avant lui et ont quitté la scène politique par la petite porte…Wait and see !
CNC : Honorable Dologuelé. Pendant que vous vous tergiversez au sein du BDRC, l’équipe de campagne référendaire du président Touadera est à pied d’œuvre. Il faut faire quelque chose et vite pour barrer la route à ce referendum. A ce jour, deux pistes de solutions sont actuellement connues. Celle exprimée par l’ancien président de Transition Alexandre Ferdinand Nguendet exigeant la démission de Touadera avant le 1er juillet et celle portée par l’ancien président François Bozizé, appelant à l’union des forces militaires autour de lui, à la CPC. Laquelle selon vous est réaliste à ce jour ?
AGD : Je ne permettrai pas de porter de jugement de valeur sur des solutions dont je n’ai pas la maîtrise.
CNC : Et quel serait votre avenir politique si la nouvelle Constitution est votée et promulguée malgré tout ?
AGD : Ce n’est pas à Faustin Archange Touadera de décider de mon avenir politique, même si l’éventualité de ma candidature lui donne des cauchemars, qu’il n’arrive plus camoufler. Son entourage l’encouragerait même très fortement à m’éliminer physiquement.
Mais avec tout le respect que je lui dois, ce monsieur n’a plus rien à faire à la tête de mon pays. Qu’il termine son mandat et qu’il parte ! Il a déjà fait tant de mal à des millions d’êtres humains, à des millions de nos compatriotes ! Quant à mon avenir politique, je déclare avec humilité qu’il appartient aux centrafricains et à Dieu.
CNC : Un mot pour vos militantes et militants, pour le peuple centrafricain qui attend votre réaction.
AGD : La population centrafricaine est aujourd’hui apeurée et résignée. Elle a déjà subi tous les malheurs du monde et en est réduite à se demander chaque jour quelle nouvelle souffrance Faustin Archange Touadera va inventer pour l’asservir et la déshumaniser un peu plus. J’aime à rappeler que dans le dernier alinéa de l’article 15 de la Constitution du 30 mars 2016, il est clairement spécifié que « l’Etat garantit la liberté de manifestation pacifique ». Aussi, j’invite mes compatriotes à se lever comme un seul homme pour dire NON à la dictature, NON au pillage de nos ressources, NON au bradage de notre souveraineté, NON à ce régime de criminels de tous bords.
CNC : Anicet Georges Dologuelé, nous vous remercions.
Touadera, Poutine, Wagner et troisième mandat : un coup de tonnerre inquiétant.
Des mercenaires masqués du groupe Wagner, ainsi que des agents de sécurité de la garde présidentielle, prennent la garde lors d’un événement alors que le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Un vent de tumulte souffle sur la République centrafricaine, tout comme le Mali, deux pays africains qui hébergent les Mercenaires russes de la société Wagner en difficulté en Russies, depuis le week-end dernier. Le Président Faustin Archange Touadera, qui avait misé gros sur les mercenaires de Wagner pour imposer une constitution controversée et briguer un troisième mandat présidentiel, s’est subitement retrouvé aujourd’hui devant un multiple dilemme, plusieurs options déchirantes à faire le bon choix : rompre définitivement avec Prigogine parti en exil à ses hommes qui l’entourent et qui le protègent ou, se ranger derrière le Président Poutine en vue condamner sa rébellion, ou alors se tourner vers la proposition américaine en faisant volte-face pour les faire partir de Centrafrique. Mais à quel prix?
Depuis la tentative de coup d’État orchestrée par Evgueni Prigogine, le chef du groupe Wagner, contre les autorités militaires russes, le Président Vladimir Poutine a qualifié ces agissements de haute trahison lors d’une déclaration radio-télévisée. Il a promis des sanctions sévères à l’encontre de Prigogine, avant de faire marche arrière quelques heures plus tard face à l’avancée sans résistance des mercenaires de Wagner de Prigojine.
Peu après l’impossibilité de Prigogine d’assiéger Moscou afin de prendre le pouvoir en Russie, il s’est vu obligé d’accepter l’offre d’asile politique et d’abandon des poursuites pénales que lui offre le président Poutine afin d’aller s’exiler en Biélorussie. Les autorités russes, face à l’abandon du projet de Prigojine et de son départ en exile et de ses hommes, annoncent à nouveau l’ouverture d’une autre enquête judiciaire en poursuite pour un autre chef d’accusation de “rébellion” contre lui et ordonnent à nouveau à ses mercenaires de rejoindre l’armée fédérale russe d’ici le 1er juillet prochain. En d’autre terme, le groupe Wagner sera dissous d’ici le 1er juillet 2023.
Mais qu’adviendra-t-il des mercenaires de Wagner en République centrafricaine ?
C’est la principale interrogation casse-tête du président Touadera et de son entourage. Le président Touadera et son entourage s’inquiètent et s’interrogent dans tous les sens et toute durant toute la nuit de samedi à dimanche. Entre autres questionnements posés sur la présence et la continuation de la mission des mercenaires de Prigojine en Centrafrique :
Les mercenaires de Prigojine en Centrafrique accepteront-t-ils, vu leur âge, de rejoindre l’armée fédérale russe ?
Si c’est le cas, vont-ils continuer à opérer aux côtés de l’armée centrafricaine contre les groupes armés ? où seront-ils redéployés en Ukraine ?
Vont-ils continuer à piller, tuer et violer les Centrafricaines et Centrafricains ? justement par ce qu’ils ne seront plus des mercenaires mais plutôt des forces légales.
Continueront-t-ils à assurer la sécurité du Président Touadera à vie comme le faisait le groupe Wagner ?
Et les sociétés de Prigojine et de ses hommes de main ? Vont-t-elles continuer à exploiter nos forêts, nous sous-sol? ou Poutine va-t-il nous demander de les fermer purement et simplement ? Et si elles doivent continuer à s’exercer, qui bénéficiera des revenus ?
Ce sont autant de questions que se posent les Centrafricains et les autorités centrafricaines au lendemain de la décision de Prigojine d’abandonner tout et de partir en exil.
Une chose est certaines, les autorités russes ont promis de couper les sources de financement de Wagner qui vont directement dans les poches de Prigojine d’ici juillet, mais comment les mercenaires déployés en République centrafricaine seront-ils rémunérés pour survivre ?
La principale interrogation de départ ou non des mercenaires de Prigojine de Centrafrique a trouvé une réponse par la voix du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, un des financiers de Wagner et ami de Prigojine: “Les éléments de Wagner resteront en Centrafrique et au Mali”. Annonce Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.
Une annonce qui rassure un peu le président Touadera et son entourage qui misent beaucoup sur les mercenaires russes et syriens de la société paramilitaire Wagner de Prigojine afin d’asseoir leur projet de référendum constitutionnel pourtant demandé et exigé par eux. Pour bon nombre des Centrafricains, sans les mercenaires de Wagner, il n’y aura pas de troisième mandat ou un second mandat écourté et Touadera le sait très bien.
L’avenir politique du Président Touadera est plus incertain que jamais quoi qu’il en soit. La balance penche entre les différentes influences internationales, la volonté du peuple et les ambitions du Président Touadera. Tous les regards sont désormais tournés vers l’administration Poutine après la fuite de Prigojine qui prendront, dans les jours à venir, des décisions de rapatriement total ou partiel des mercenaires russes de Wagner en Centrafrique. Des autorités russes après cette tentative de coup d’état qui ne veulent plus que Prigojine suce désormais le lait et le miel des retombés économiques des activités de ses désormais anciens hommes en Centrafrique et au Mali.
Centrafrique : Nourredine Adam prévient, menace et annonce un événement
FPRC-3/nourredine-img_12janv2018213243-9/” rel=”attachment wp-att-27479″ data-wpel-link=”internal”>Noureidine ADAM , Le chef du FPRC.
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Dans un message audio largement relayé sur les réseaux sociaux, le chef rebelle Nourredine Adam, patron du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), prévient, menace et annonce la survenance prochaine d’un avènement qu’il qualifie d’une action de libération du peuple centrafricain et de son territoire entre les mains d’un homme et ses complices de Wagner actuellement en difficulté en Russie après l’exil de leur chef Prigojine. Il en a profité pour exhorter tous les Centrafricaines et Centrafricains à se lever pour la paix et la réconciliation nationale. Alors que le pays est en proie à des violences, des pillages et des atteintes aux droits humains, Nourredine Adam fait appel à la conscience de chacun pour unir leurs forces et œuvrer collectivement à la construction d’un avenir meilleur.
Nourredine Adam, dans son message au peuple centrafricain, aux soldats de l’armée nationale et au gouvernement de Touadera, exprime sa profonde inquiétude face à la situation sécuritaire, économique et sociale actuelle en Centrafrique. Il décrit les multiples défis qui entravent le chemin vers la paix, tels que les assassinats, les pillages, le népotisme, les arrestations et les viols qui touchent les citoyens innocents, y compris les femmes et les enfants. Les commerçants vivent également dans la peur constante des pillages, tandis que même les membres de l’armée nationale subissent des brutalités et des violences. Ces atrocités sont devenues les gouttes d’eau qui font déborder le vase, mettant en évidence la nécessité d’un changement radical.
Le chef rebelleNourredine Adam exprime également son incompréhension face au blocage que les pèlerins centrafricains qui souhaitent se rendre à La Mecque, traversent. Il les encourage à prier et à croire que Dieu les entendra et les acceptera. Il prie amplement aux Imans, aux Prêtres et aux Pasteurs de prier aussi pour que lui et ses hommes puissent être fortifiés et protégés dans leur prochaine mission de libération du peuple centrafricain, probablement, dans ce mois de juillet.
Le moment est venu d’agir, affirme le redoutable chef de guerre, Nourredine Adam, qui profite de cette occasion pour lancer un appel à toutes les Centrafricaines, à tous les Centrafricains et de leur rappeler que la volonté du peuple c’est la volonté de Dieu. Il ne faut qu’ils ne laissent pas uniquement leurs fils, frères et sœurs militaires, à agir seuls pour libérer le pays aux mains des tyrans. Chaque Centrafricaine, chaque Centrafricain, a son devoir et qu’il doit constitutionnellement le revendiquer. Ce ne sont las les armes qui donnent la mort aux gens. Chacun de nous, être humain, a son jour de mort déjà daté et programmée par Dieu avant même que nous venions dans ce monde.
Le redoutable chef de guerre, Nourredine Adam va même plus loin pour citer les cas de guerres de liberté réalisées dans deux pays africains: l’Algérie et le Sud-Soudan, où les peuples de ces deux pays se sont mortellement sacrifiés. En Algérie, 1 500 000 de morts et au Sud-Soudan, 28 ans de guerre, 2 000 000 de morts.
Le redoutable chef de guerre, Nourredine Adam lance aussi à cette occasion, un vibrant appel aux forces armées centrafricaines (FACA) aussi afin qu’ils pensent aux souffrances du peuple centrafricain et qu’elles prennent leurs responsabilités. Elles ont, averti-t-il, jusqu’au 30 juin 2023, pour décider et agir. A défaut, ils seront contraints à une vie civile.
Il exhorte également, malgré lui, le gouvernement à réfléchir sérieusement à ses actions et à la violation de la constitution. Les Centrafricains souffrent et portent le fardeau de leur pays, et ils assumeront les conséquences de leurs décisions.
Les paroles émouvantes et menaçantes du chef rebelle Nourredine Adam résonnent profondément en dans le pays aux côtés des appels à la démission de l’ancien président du conseil national de Transition Alexandre Ferdinand Nguendet et d’un autre chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo. Son appel à l’unité, à l’action et à la responsabilité individuelle et collective est un rappel puissant de la nécessité d’œuvrer ensemble pour construire une nation pacifique et réconciliée. Les Centrafricains doivent se lever, revendiquer leurs droits et travailler main dans la main pour surmonter les défis qui entravent leur pays. Les leaders religieux sont également invités à soutenir cette cause en gardant les Centrafricains dans leurs prières.
L’appel de Nourredine Adam est un cri du cœur qui met en évidence la détermination du peuple centrafricain à ne pas accepter la violence et l’injustice. Il est temps pour chacun de faire entendre sa voix et de contribuer activement à la recherche de solutions durables. En répondant à cet appel, les Centrafricains peuvent jeter les bases d’un avenir meilleur, où la paix et la réconciliation régneront en maîtres.
les autorités centrafricaines face à l’illusion de la puissance russe
Touadera et Poutine
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — La réalité de la puissance militaire de la Russie a été remise en question à la suite de la rébellion de Wagner, un groupe de Mercenaires russes dirigé par Yevgeny Prigojine, qui a menacé ouvertement le président Poutine. Cette situation a également suscité des préoccupations quant aux conséquences pour la République centrafricaine, qui bénéficie d’un soutien militaire de Wagner.
Les Centrafricains se demandent si le président Poutine vit dans une réalité parallèle. Les déclarations et les défis lancés par Prigojine ont révélé le véritable visage de la puissance russe, qui se révèle être purement imaginaire. Les propagandes russes, qui ont autrefois fait de la Russie une force invincible, ne sont plus crédibles depuis samedi soir.
Cette rébellion de Wagner soulève des questions inquiétantes pour les Centrafricains. Si Prigojine est capable de défier Poutine et la Russie dans leur grandeur, quelle sera la sécurité de nos autorités en République centrafricaine ? Devront-elles choisir entre Poutine et Prigojine ?
De plus, cette situation a de graves conséquences pour le Mali, qui comptait sur Wagner pour évincer la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Cependant, la Russie ne peut pas simplement envoyer son armée en Afrique. Si ce n’est pas Wagner, les autorités centrafricaines, qui comptent fortement sur ce groupe, doivent reconsidérer leur position.
La réalité est que la Russie n’est qu’une puissance en carton. Les déclarations antérieures du conseiller spécial du président Touadera, qui prétendait que la Russie était la première puissance militaire et nucléaire mondiale, et que la République centrafricaine était la première puissance militaire en Afrique grâce à Wagner, ne sont que de la propagande vide de sens.
Il est temps de prendre du recul et d’évaluer objectivement la situation. La rébellion de Wagner a démontré que les prétentions de puissance militaire de la Russie reposent sur des fondements fragiles. Les Centrafricains et d’autres pays qui comptent sur ce soutien doivent être conscients des risques potentiels et envisager d’autres options pour garantir leur sécurité et leur stabilité à long terme.
Centrafrique : le Parti MOUNI, une farce politique sans précédent !
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Dans un communiqué de presse teinté de suffisance et de vantardise d’un homme isolé, en quête de survie à Bangui, Serge Bruno MAGEAOT, se déclarant coordonnateur de zone Europe du parti politique, MOUNI, de Thierry Kamach, pour bien se raccrocher de ce dernier, a tenté désespérément de se donner une légitimité et une importance qu’il n’a jamais eues afin de se faire parler de lui et de se faire voir auprès du soleil. Mais ne nous y trompons pas, derrière cette façade douteuse se cache un parti insignifiant dirigé par Thierry Kamach, un individu incompétent, viveur et affairiste qui n’a aucune vision politique et pour son pays et pour le peuple centrafricain.
Ce soi-disant coordonnateur zone Europe de parti ayant pour résidence à Bangui, qui se vante, des 14 députés du parti arrivés grâce aux puissances de l’argent à l’Assemblée nationale, des 2 ministres sur les 5 proposés pour nomination au gouvernement, ne doit sa présence que grâce à sa collaboration honteuse avec le Président Touadera. Il est clair que le Parti MOUNI n’existe que de nom et grâce à la puissance financière éphémère de l’héritage de son président qui ne tardera pas à finir, une coquille vide qui tente désespérément de se faire remarquer dans le paysage politique centrafricain.
Prenons un moment pour nous moquer de la prétendue réunion réussie du Président Touadera avec la diaspora en France. Apparemment, il était si populaire et aimé que sa sécurité a été menacée par le CRT et la brigade anti-référendum. Incapable de faire face à cette menace, il a dû se cacher dans la clandestinité d’un hôtel à un autre. Quelle réussite époustouflante !
Et que dire des méthodes pathétiques utilisées par le parti MOUNI et le MCU pour tenter de gagner en popularité ? Distribuer des billets de banque aux enfants des rues en espérant attirer une foule d’une dizaine de Centrafricains, voilà à quoi se résume leur stratégie pitoyable. Il est triste de voir à quel point ils sont désespérés et déconnectés de la réalité.
Il est clair que le parti MOUNI est en train de s’enterrer définitivement sur la scène politique nationale. Leur manque de popularité et leur incompétence flagrante ne font que renforcer cette évidence. Les Centrafricains ne sont pas dupes et ne se laisseront pas berner par ces imposteurs politiques.
En réalité, le communiqué de presse du Parti MOUNI est une tentative risible de se donner de l’importance. Derrière leurs déclarations creuses se cachent un parti sans substance et un leader qui peine à faire preuve d’intelligence et de compétence. Leur place dans l’histoire politique de la République Centrafricaine sera à jamais marquée par leur échec retentissant.
Hammadou Rawandou : nouvel atout stratégique pour la CPC en tant que nouveau porte-parole militaire
Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment annoncé la nomination de Hammadou Rawandou en tant que nouveau porte-parole militaire. Cette décision marque un tournant important pour la CPC, soulignant son engagement continu en faveur du changement et de l’amélioration de la situation en République centrafricaine.
La nomination de M. Rawandou représente un nouveau chapitre dans l’histoire de la CPC, qui s’efforce de créer un changement positif en République centrafricaine. En tant que coordonnateur politique du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), M. Rawandou a fait preuve d’un leadership remarquable et d’un dévouement sans faille envers les idéaux de la CPC. Sa vaste expérience dans le domaine politique et son engagement en faveur de la sécurité, de la paix et de la réconciliation en font un choix naturel pour occuper ce poste clé.
Le Conseil des Leaders de la CPC, réuni en session extraordinaire le 8 juin 2023 à Markounda, a pris la décision de nommer M. Rawandou en tant que Porte-Parole Militaire de la coalition. Cette décision, qui abroge toutes les dispositions antérieures contraires, est une étape importante pour renforcer la voix de la CPC et promouvoir ses objectifs de sécurité, de paix et de réconciliation dans le pays.
Dans un communiqué officiel, le Général François Bozizé Yangouvonda, Coordinateur Général de la CPC, a déclaré : “Nous sommes ravis d’accueillir M. Hammadou Rawandou en tant que nouveau porte-parole militaire de la CPC. Sa nomination renforce notre engagement en faveur du changement et témoigne de notre détermination à œuvrer pour un avenir meilleur pour la République centrafricaine. Nous avons pleinement confiance en ses capacités et en sa vision pour promouvoir nos idéaux de sécurité, de paix et de réconciliation.”
La CPC, dont la devise est ” SÉCURITÉ – PAIX – RECONCILIATION “, est déterminée à unir les forces vives de la nation centrafricaine pour apporter des changements significatifs. Grâce à cette nomination stratégique, la coalition renforce sa représentativité et sa capacité à faire entendre sa voix dans les débats politiques et sécuritaires du pays.
La nomination de M. Rawandou est également un signal fort en faveur de la continuité et de la stabilité au sein de la CPC. Alors que de nombreux défis persistent en République centrafricaine, la coalition reste résolument engagée à travailler pour la sécurité, la paix et la réconciliation, et cette nomination témoigne de sa volonté de surmonter ces obstacles avec détermination et vision.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) se tourne maintenant vers l’avenir avec optimisme, sous la direction de son nouveau porte-parole militaire, M. Hammadou Rawandou. Ensemble, ils poursuivront leur mission de promouvoir la sécurité, la paix et la réconciliation, et de faire avancer la République centrafricaine vers un avenir meilleur pour tous.
Manifestations de désobéissance civile: la COSCIPAC et La voix du peuple veulent se faire entendre
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Deux correspondances récentes émanant de la COSCIPAC (Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique) ont révélé l’intention du peuple centrafricain d’organiser une grande manifestation pacifique de désobéissance civile pour exprimer son mécontentement vis-à-vis du gouvernement actuel dirigé par le Président Faustin Archange Touadéra. Les lettres adressées respectivement au Ministre de la Sécurité Publique et à la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies soulignent les préoccupations du peuple et appellent à une prise de conscience de la situation précaire du pays.
La première correspondance, adressée au Ministre de la Sécurité Publique, met en exergue l’article 15, alinéa 4 de la Constitution centrafricaine qui garantit le droit à la liberté de manifestation pacifique. La COSCIPAC, représentant la voix des sans voix, exprime ainsi la volonté du peuple centrafricain de manifester publiquement pour revendiquer ses droits régaliens qu’il estime bafoués. Les décisions et orientations politiques du gouvernement sont critiquées pour ne pas prendre en compte les préoccupations des citoyens. La COSCIPAC insiste sur le caractère pacifique de la manifestation et appelle les forces de sécurité à ne pas intervenir contre le peuple, soulignant qu’elle n’est influencée par aucun parti politique.
Dans la deuxième correspondance, adressée à la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies, la COSCIPAC alerte sur la nécessité de prendre des mesures de prévention en vue de contrôler le déroulement des manifestations pacifiques prévues. Elle dénonce les manœuvres du régime de Touadéra visant à imposer une dictature et exprime la détermination du peuple centrafricain à reprendre en main son destin. Les préoccupations portent notamment sur les tentatives de modification de la Constitution et les conséquences économiques néfastes pour le pays. La COSCIPAC sollicite le soutien des forces onusiennes pour assurer la sécurité des populations face à d’éventuelles actions violentes ou létales contre le peuple.
Ces correspondances de la COSCIPAC mettent en lumière les préoccupations grandissantes du peuple centrafricain vis-à-vis de la gouvernance actuelle. Elles témoignent de sa volonté de faire entendre sa voix de manière pacifique, tout en demandant une protection adéquate pour garantir sa sécurité lors des manifestations. Les revendications du peuple sont liées à la défense de ses droits régaliens et à la recherche d’une solution pacifique aux problèmes nationaux.
Il est essentiel que les autorités centrafricaines et la communauté internationale prennent en compte ces préoccupations et s’engagent dans un dialogue constructif avec la COSCIPAC et d’autres acteurs de la société civile pour résoudre les problèmes auxquels la République centrafricaine est confrontée. La voix du peuple doit être écoutée et des mesures appropriées doivent être prises pour assurer la sécurité et le bien-être de tous les citoyens centrafricains.
Dans cette période cruciale pour la République centrafricaine, il est important de favoriser un dialogue inclusif et pacifique afin de trouver des solutions durables aux défis auxquels le pays est confronté. La COSCIPAC, en tant que représentante de la société civile, joue un rôle essentiel en donnant une voix aux sans voix et en faisant entendre les préoccupations de la population. Espérons que ces correspondances contribueront à susciter un véritable dialogue et à ouvrir la voie à des changements positifs pour la République centrafricaine.
Zémio : l’insécurité grandissante plonge la ville dans le chaos
Zemio-contre-les-taxes-illegales-instaurees-par-le-maire-de-la-ville/madame-la-maire-de-zemio-rosalie-nawira/” rel=”attachment wp-att-58158″ data-wpel-link=”internal”>Madame la maire de Zémio, Rosalie Nawira
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Zémio, une ville autrefois paisible et prospère, est aujourd’hui le théâtre d’une montée inquiétante de la criminalité. Les habitants, las et désemparés, dénoncent cette situation qui perdure depuis maintenant deux longs mois.
Depuis la crise militaro-politique qui a ébranlé la République centrafricaine en 2013, Zémio a perdu toute présence des forces de défense et de sécurité intérieure. Les seules forces présentes sur le terrain sont des groupes non conventionnels, tels que les éléments rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ainsi que les éléments rebelles de la LRA, connue pour ses exactions sous la direction de Joseph Kony. Ce vide sécuritaire a ouvert la porte au chaos et à la terreur.
La ville a sombré dans un cycle infernal d’affrontements entre une milice d’autodéfense locale, surnommée “A Zandé Ani Kpi Gbé”, et les rebelles de l’UPC. Ces affrontements ont plongé la localité dans un état de désarroi sans précédent. Les habitants sont victimes de racket et de violences, pris en otage par des individus sans scrupules.
Les habitants pointent du doigt les éléments de la LRA de Joseph Kony, qui ont été aperçus patrouillant dans les rues de la ville. Profitant de cette confusion, ils n’hésitent pas à braquer la population déjà fragilisée par les tensions locales. Mais ce n’est pas tout, certains résidents accusent également les rebelles de l’UPC d’avoir pactisé avec les éléments de la LRA, agissant ainsi de connivence pour semer le trouble et la terreur.
Face à cette situation alarmante, notre équipe a tenté de contacter madame Rosalie Nawira, maire de la ville de Zémio. Malheureusement, nos tentatives sont restées vaines. Cependant, son équipe nous a assuré qu’elle s’exprimera prochainement pour apporter des éclaircissements sur la situation qui prévaut à Zémio.
Les habitants de Zémio vivent dans la peur constante, leur quotidien est désormais rythmé par l’insécurité et l’incertitude. Ils appellent à l’aide, espérant que les autorités centrafricaines prendront rapidement des mesures pour rétablir la paix et la sécurité dans leur ville. Car il est urgent d’agir, de redonner espoir à une population meurtrie et de mettre fin à cette vague de criminalité qui la submerge.
En attendant, les habitants de Zémio restent unis, faisant preuve de solidarité et de courage face à l’adversité. Ils aspirent à retrouver une vie normale, où la quiétude et le développement prévalent sur la peur et la violence. Il est grand temps que les autorités agissent afin que Zémio puisse retrouver sa splendeur d’antan, une ville où il fait bon vivre, une ville où la sécurité n’est pas un vain mot.
Référendum de Touadera, L’Église catholique appelle à éviter les troubles”
Église catholique de Bria le 3 mars 2019 par Moïse Banafio pour CNC.
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Le Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a exprimé sa volonté de changer la constitution du pays par le biais d’un référendum le 30 juillet prochain. Cette annonce a suscité de vives réactions, notamment de la part de l’Église catholique en Centrafrique. Une déclaration émanant d’une réunion plénière des évêques a souligné les préoccupations de l’Église quant aux implications de cette décision sur la stabilité socio-politique du pays.
L’assemblée plénière des évêques, qui s’est tenue du 21 au 25 juin à la cathédrale Saint-Pierre-Claver de Bangassou, a abouti à un message clair et unifié. L’Abbé Cédric Kongo a exprimé les interrogations de l’Église face au choix politique du gouvernement de convoquer un référendum pour adopter une nouvelle constitution.
Dans son message, l’Église catholique a souligné la nécessité d’examiner attentivement les principes et les jeux démocratiques impliqués dans ce processus de modification constitutionnelle. Elle a également mis en évidence les nombreux défis socio-politiques et économiques auxquels le pays est confronté. Reconnaissant les efforts déployés et les sacrifices consentis pour rétablir la paix et restaurer la souveraineté nationale, l’Église a cependant exprimé sa préoccupation quant aux risques de troubles socio-politiques supplémentaires que pourrait entraîner un tel changement constitutionnel.
La position de l’Église catholique en Centrafrique revêt une importance particulière compte tenu de son rôle en tant qu’institution influente et respectée dans le pays. Elle joue un rôle essentiel dans la médiation des conflits et la promotion de la réconciliation nationale. L’Église s’efforce également de défendre les droits de l’homme, la justice sociale et la bonne gouvernance.
La déclaration des évêques reflète une préoccupation légitime quant à la stabilité du pays. La République centrafricaine a traversé de nombreuses périodes de troubles politiques et de conflits violents au cours des dernières décennies. La mise en œuvre d’un changement constitutionnel pourrait avoir des répercussions sur l’équilibre politique fragile et la cohésion sociale déjà précaire.
Il est essentiel que le gouvernement centrafricain écoute attentivement les préoccupations exprimées par l’Église catholique et les autres parties prenantes de la société civile. Les décisions relatives à la constitution doivent être prises dans un cadre inclusif, respectant les principes démocratiques et garantissant le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens.
Dans cette période critique pour la République centrafricaine, il est primordial de privilégier le dialogue et la concertation pour trouver des solutions aux défis auxquels le pays est confronté. La voix de l’Église catholique, en tant qu’agent de paix et de justice sociale, doit être entendue et prise en compte dans les décisions politiques qui façonneront l’avenir de la nation.
L’avenir de la République centrafricaine dépend de la capacité de ses dirigeants à promouvoir la stabilité, la démocratie et le développement durable. Le respect des principes démocratiques, l’inclusion de toutes les parties prenantes et le respect des droits de l’homme sont des éléments essentiels pour construire une société pacifique et prospère.
AMOS SAMBA et GERVAIS LAKOSSO EN CONCERT LIVE À L’ALLIANCE FRANÇAISE DE BANGUI
AMOS SAMBA et GERVAIS LAKOSSO EN CONCERT LIVE À L’ALLIANCE FRANÇAISE DE BANGUI
Bangui, 26 juin 2023 (CNC) — La scène musicale de Bangui s’apprête à vibrer au rythme envoûtant d’un concert exceptionnel qui réunira deux talents exceptionnels : Amos Samba et Gervais Lakosso. Préparez-vous à une soirée mémorable de musique et de divertissement le samedi 1er juillet 2023 à 16h à l’Alliance Française de Bangui.
Amos Samba, l’étoile montante de la musique, et Gervais Lakosso, l’artiste aux influences en Centrafrique, se réuniront sur la même scène pour offrir une performance époustouflante. Ces deux artistes talentueux apporteront leur style unique et leur énergie contagieuse pour créer une expérience musicale inoubliable.
L’Alliance Française de Bangui, un lieu culturel emblématique de la ville, accueillera cet événement musical d’envergure. Son atmosphère chaleureuse et sa scène professionnelle offriront le cadre idéal pour profiter pleinement de ce concert live. Que vous soyez un passionné de musique ou simplement à la recherche d’une soirée divertissante, cet événement est fait pour vous.
Et ce n’est pas tout ! L’entrée à ce concert exceptionnel est GRATUITE pour tous les amateurs de musique. C’est une occasion rare de découvrir et d’apprécier le talent de ces deux artistes sans dépenser un centime. Venez en famille, entre amis ou même en solo, et laissez-vous emporter par la magie de la musique.
La musique a le pouvoir de rassembler les gens, de transcender les barrières et de créer des souvenirs durables. Ne manquez pas cette opportunité unique de vivre un moment de partage, de danse et de pure joie. Marquez cette date dans votre calendrier et rejoignez-nous le samedi 1er juillet 2023 à 16h à l’Alliance Française de Bangui pour une soirée musicale inoubliable.
Réservez dès maintenant votre place pour ce concert exceptionnel qui promet d’enflammer la scène de Bangui. Soyez prêts à vivre une expérience musicale hors du commun.
Hôpital régional de Berberati : Les défis critiques de fonctionnement et d’hygiène
Centrafrique.org/centrafrique-tentative-degorgement-dun-enfant-a-berberati-le-suspect-arrete-par-les-forces-de-lordre/la-victime-au-hopital/” rel=”attachment wp-att-62733″ data-wpel-link=”internal”>La jeune Alfredine à l’hôpital de Berberati. CopyrightCNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéi, est confrontée à de graves problèmes au sein de son hôpital régional universitaire. Les difficultés auxquelles cette institution médicale est confrontée sont nombreuses, allant du manque d’électricité à l’absence d’équipements adéquats, sans oublier les conditions insalubres qui y règnent. La population locale déplore ces conditions déplorables et cherche des solutions pour améliorer la situation.
Une femme qui accompagne sa sœur à l’hôpital de Berberati témoigne du manque d’électricité et de l’aggravation de l’insalubrité. Selon elle, les coupures de courant peuvent perturber les opérations chirurgicales, mettant ainsi en danger la vie des femmes. De plus, les odeurs nauséabondes qui se dégagent de l’hôpital sont un problème majeur, et passer du temps dans cet environnement expose les visiteurs à des maladies. Le manque d’installations sanitaires oblige même les gens à se laver dans la brousse environnante, ce qui démontre le manque flagrant d’hygiène au sein de l’établissement.
Cependant, Véronique Diango, responsable de la maternité de l’hôpital, affirme que l’environnement insalubre est principalement causé par les patients et leurs accompagnants. Elle explique que le personnel hospitalier est conscient des procédures de gestion des déchets et sait où les éliminer de manière appropriée. Malheureusement, les patients et leurs proches laissent leurs déchets partout, contribuant ainsi à la saleté persistante de l’hôpital. Diango souligne la nécessité de sensibiliser la population à l’importance de maintenir l’ordre et la propreté au sein de l’établissement.
Le député Sosthène Dengbé critique vivement la mauvaise gestion de l’hôpital régional universitaire de Berberati depuis le départ de l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF). Il fait remarquer que toute la population se plaint de la situation actuelle, lui y compris. Il soulève la question de savoir pourquoi il est désormais nécessaire de se rendre à Carnot pour passer une radiographie, alors que les équipements nécessaires sont restés à Berberati après le départ de MSF. Dengbé accuse les habitants de Berberati d’avoir volé ces appareils sans que personne ne les dénonce. Selon lui, la mauvaise gestion de l’hôpital est un problème majeur qui doit être résolu.
Le médecin chef de l’hôpital, Judicaël, confirme les difficultés auxquelles l’institution est confrontée. Il explique que l’hôpital ne dispose que d’un petit générateur pour assurer son fonctionnement. Cependant, la récente flambée des prix du carburant rend impossible un fonctionnement continu de 24 heures. De plus, les deux générateurs sont tombés en panne, aggravant davantage la situation. Judicaël déplore également le manque d’appareils radiologiques et indique que des démarches sont en cours pour en obtenir.
En plus des problèmes techniques, l’hôpital régional universitaire de Berberati est également confronté à un autre défi majeur : l’absence de clôture. Cette situation expose l’établissement à des intrusions et compromet la sécurité des patients et du personnel médical. Une partie de la population espère le retour de MSF ou l’appui d’autres organisations partenaires pour faire face à ces difficultés.
Il est indéniable que l’hôpital régional universitaire de Berberati traverse une période critique, marquée par le manque d’électricité, l’insalubrité, le manque d’équipement et la mauvaise gestion. Pourtant, au milieu de ces défis, il est important de reconnaître les efforts déployés par les professionnels de la santé qui continuent de fournir des soins dans des conditions difficiles. La population et les autorités locales doivent unir leurs forces pour résoudre ces problèmes urgents et assurer la fourniture de soins médicaux adéquats à Berberati.
Bangui, 27 juin 2023 (CNC) — Un incendie dévastateur provoqué par le stockage illégal de carburant a récemment frappé la ville de Bangui, mettant en évidence les dangers associés à de telles pratiques. Bien que les incidents de ce genre aient été en baisse ces derniers temps, la tragédie de lundi matin a rappelé à tous la nécessité de prendre des précautions supplémentaires.
Le sinistre s’est déclaré aux alentours de 7 heures du matin, dans le deuxième arrondissement de Bangui. Selon les témoignages recueillis par nos journalistes, un feu d’origine indéterminée a pris naissance après avoir touché un fil électrique, pour ensuite se propager à un fût rempli de carburant. En un instant, les flammes ont englouti trois maisons et une boutique, laissant derrière elles un paysage de désolation et de tristesse.
Une des victimes, encore sous le choc, a partagé son expérience dévastatrice : “Nous n’avions même pas encore allumé le foyer pour préparer le petit-déjeuner lorsque l’incendie s’est déclaré chez nous. Nous avons tout perdu. Les documents, les vêtements, les ustensiles de cuisine… tout est parti en fumée.” Cette déclaration poignante témoigne de la détresse profonde qui a frappé ces familles, confrontées à une perte totale et à une difficulté insurmontable pour reconstruire leur vie.
Face à cette catastrophe, quelques jeunes du quartier ont tenté de venir en aide aux victimes, mais leurs efforts se sont avérés vains. Constant, l’un de ces jeunes courageux, exhorte la population à prendre conscience des dangers liés au stockage de carburant à domicile : “Je demande à tous ceux qui gardent des fûts de carburant chez eux d’éviter de courir de tels risques. C’est pour éviter de telles tragédies que les stations-service interdisent l’utilisation des téléphones et de cigarettes à proximité du carburant. Malheureusement, ces précautions ne sont pas respectées ces derniers temps.”
Pendant ce temps, les blessés de cet incendie reçoivent actuellement des soins dans les hôpitaux de Bangui. Cette tragédie rappelle l’importance d’une sensibilisation continue sur les risques liés au stockage de carburant et met en lumière le besoin urgent de renforcer les mesures de sécurité dans la communauté. Les autorités et les organismes concernés devraient travailler ensemble pour éduquer la population sur les pratiques sûres en matière de stockage et d’utilisation de carburant, afin d’éviter d’autres drames similaires à l’avenir.
Cet incendie causé par le stockage illégal de carburant à Bangui a entraîné la destruction de plusieurs habitations et a causé des blessures à plusieurs personnes. Cette tragédie met en évidence les risques et les conséquences désastreuses associées à de telles pratiques. Il est essentiel que la communauté prenne des mesures préventives pour éviter de tels incidents à l’avenir. La sécurité doit primer sur toutes les autres considérations, et chacun doit prendre conscience de sa
responsabilité en matière de stockage et d’utilisation de carburant.