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Cris de panique à Koui : l’armée nationale surprend la population

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Cris de panique à Koui : l’armée nationale surprend la population

 

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

 

Bangui, 06août 2023 (CNC) –  Incroyable buzz à Koui, la petite sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, où la panique était à son comble tôt samedi matin ! Le bruit infernal d’armes lourdes et légères a secoué la ville, faisant croire à une attaque imminente des redoutables rebelles. OMG, c’était limite apocalypse pour les habitants qui se sont crus pris au piège d’une invasion ennemie !

 

Pendant près d’une heure, on aurait dit que la ville était en pleine guerre, ou même dans un film d’action survolté. Les gens se précipitaient dans tous les sens, cherchant désespérément un abri, criant leur frayeur à qui voulait l’entendre. Un vrai chaos! Les cœurs battaient à tout rompre, des sueurs froides coulaient le long des visages… Bref, c’était du jamais vu à Koui !

 

Et vous savez quoi, d’après les commères du coin, ça serait les fameux soldats de l’armée nationale qui se seraient lâchés dans un exercice militaire intensif. Ouais, carrément ! Ils auraient décidé de jouer les cow-boys avec leurs gros joujoux guerriers, sans prévenir personne. Mais bon sang, pourquoi diable organiser ce genre de truc sans prévenir personne ? Sérieux, c’est pas comme si c’était un défilé de mode, hein !

 

En tout cas, autant te dire que le mot “peur” a pris une toute nouvelle signification pour les pauvres habitants de Koui ce samedi matin. Certains devaient certainement penser que c’était leur dernier jour sur Terre ! Imagine un peu la trouille qu’ils ont eue ! Franchement, c’est pas cool de jouer avec les nerfs des gens comme ça.

 

Mais heureusement, le calme est finalement revenu sur la ville. Comme par magie, les armes se sont tues, et les vaillants soldats sont rentrés gentiment dans leurs casernes. Du coup, maintenant tout le monde respire un peu mieux, on peut enfin vaquer à ses occupations quotidiennes sans se demander si on va se faire bombarder à chaque instant.

 

Enfin bon, tout est bien qui finit bien, comme on dit. Mais franchement, faudrait que les autorités locales pensent à prévenir la population la prochaine fois qu’ils veulent jouer les Rambo ! Parce que là, entre nous, ça aurait pu très mal tourner, et on serait loin d’une happy ending à l’américaine !

 

Par la rédaction du CNC

 

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Édito/  La MINUSCA : Des Experts en Droits de l’Homme qui tirent la sonnette d’alarme !

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Édito/  La Minusca : Des Experts en Droits de l’Homme qui tirent la sonnette d’alarme !

 

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

 

Édito de Mbata Anselme

 

Bangui, 06 août 2023 (CNC) –  La MINUSCA, une mission de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA), qui a désormais ajouté une nouvelle corde à son arc : le décompte des violations des droits de l’homme. Et laissez-moi vous dire que leur dernier rapport est plutôt inquiétant !

 

C’était il y a deux semaines, juste avant le référendum constitutionnel du 30 juillet dernier. La MINUSCA a dressé un bilan glaçant des violations des droits de l’homme survenant dans le pays. Et figurez-vous, les chiffres sont tombés lors d’une conférence de presse, autant dire que tout le monde était attentif.

 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Montero, nous a balancé quelques chiffres qui font froid dans le dos. Entre le 15 et le 28 juillet, ils ont documenté et vérifié pas moins de 164 violations et atteintes aux droits de l’homme et aux droits internationaux humanitaires. Ouah, ça fait beaucoup trop ! Et le pire, c’est que ces actes ont touché 173 victimes. Oui, vous avez bien entendu, 173 personnes ont souffert de ces atrocités.

 

Qui sont les coupables, me direz-vous ? Eh bien, ils sont nombreux et variés. Les agents de l’État, les groupes armés qui ont signé l’accord de paix, mais aussi des combattants armés non identifiés et non signataires de cet accord. En gros, il y a de tout dans le tas, une vraie cocktail explosif de violations des droits de l’homme.

 

Les préfectures les plus touchées sont l’Ouham et la Haute-Coteau. On ne peut pas dire que ça va fort dans ces coins-là. Et le pire, c’est que 5 violations de droits de l’homme ont persisté même après le référendum. On se demande bien pourquoi, mais apparemment, ces gens ne se sont pas laissé décourager par les enjeux importants que représentait cette consultation populaire.

 

Bon, il est vrai que la RCA a connu des années de conflits et de violences, mais quand même, ça devrait aller mieux avec une mission de maintien de la paix, non ? On espère que la MINUSCA va faire tout son possible pour que ces violations ne se reproduisent pas et que la situation s’améliore dans ce pays qui a besoin de paix et de stabilité.

 

En tout cas, ce rapport de la MINUSCA est un signal d’alarme qui doit être pris au sérieux. Les droits de l’homme, c’est important, et il ne faut pas l’oublier. Allez, on croise les doigts pour que les choses s’améliorent en RCA et que la MINUSCA fasse du bon boulot dans sa nouvelle mission de comptage des violations. On compte sur eux !

 

Voilà pour le point sur la situation en RCA. On se retrouve bientôt pour d’autres nouvelles, et surtout, prenez soin de vous et de ceux qui vous entourent ! À la prochaine !

 

Édito de Mbata Anselme

 

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Fluctuations des Prix du Manioc à Bouar : Quelles Solutions pour l’Insécurité Alimentaire ?

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Fluctuations des Prix du Manioc à Bouar : Quelles Solutions pour l’Insécurité Alimentaire ?

 

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Bangui, 06août 2023 (CNC) –  La récente décision de la mercuriale fixant le prix du Manioc à 2500 francs CFA pour une demi-cuvette a provoqué une vive contestation parmi les commerçants et commerçantes de Bouar . En effet, ces derniers ont choisi d’ignorer cette mesure et imposent désormais aux consommateurs un tarif exorbitant de 3500 francs CFA. Cette situation a mis la mairie dans une situation difficile, débouchant sur un véritable bras de fer à Bouar .

 

Pour les habitants de Bouar , dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le Manioc est un aliment de base incontournable dans leur quotidien. Une mère de famille rencontrée au marché central exprime son désarroi face à cette augmentation soudaine : « Avec un ménage élargi, nous ne savons quoi faire pour manger à notre faim. Nous souhaitons qu’on revoit en baisse le prix pour nous permettre de supporter cette situation avec nos faibles revenus. »

 

Du côté des commerçantes, les raisons invoquées pour justifier cette hausse de prix sont multiples. D’une part, elles évoquent la montée des dernières intempéries dans la localité, qui a affecté les champs de Manioc et réduit l’offre du produit. D’autre part, elles pointent du doigt l’augmentation des frais de transport des produits aux environs de Bouar . Véronique, une vendeuse, témoigne : « Cette année, une maladie a ravagé les champs de Manioc. Nous constatons aussi que l’offre est inférieure à la demande. Mais dans un passé récent, le prix était favorable dans les marchés hebdomadaires. Mais aujourd’hui, les frais des transports en moto ont tout changé. »

 

Les autorités municipales, conscientes de l’impact de cette augmentation sur les ménages à faible revenu, espèrent toujours voir cette mesure respectée. Dieu béni Massina, maire de Bouar, affirme que ces vendeuses préfèrent même ne plus vendre plutôt que de s’aligner sur un prix de 3300 ou 3500 francs CFA. Pour contrôler la situation, il a pris la décision de limiter la vente de Manioc aux centrafricains de Bouar uniquement, interdisant toute exportation vers Garoua-Boulaï, au Cameroun. Son objectif est clair : il souhaite que la population puisse manger à sa faim malgré les difficultés.

 

Cette hausse du prix du Manioc survient à un moment où le panier de la ménagère connaît une flambée des prix des produits de consommation sur le marché. Cette situation risque de fragiliser la lutte contre l’insécurité alimentaire dans la région, car le Manioc est un aliment de première nécessité pour de nombreux centrafricains.

 

Face à ce bras de fer à boire, il est essentiel que les parties prenantes trouvent un terrain d’entente pour le bien-être de la population locale. La collaboration entre les vendeuses, les autorités locales et les représentants des consommateurs est cruciale pour parvenir à une solution équitable qui permette aux centrafricains de se nourrir correctement sans subir les conséquences d’une flambée des prix. La situation appelle à la compréhension et à la solidarité de chacun afin de préserver la stabilité alimentaire de la région.

 

Par Gervais Lenga

 

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Centrafrique : le double jeu de l’autorité nationale des élections

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le double jeu de l’autorité nationale des élections

 

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Le rapporteur général et porte-parole de l’ANE, Monsieur Téophile Momokouama. Photo CNC

 

 

Bangui, 05 août 2023 (CNC) –  La République centrafricaine a récemment été témoin d’un référendum aussi calamiteux que controversé, orchestré par l’autorité nationale des élections (ANE). Alors que le peuple centrafricain attendait un semblant de démocratie, l’ANE a réussi à organiser une véritable farce aux résultats pour le moins surprenants.

 

Selon le porte-parole de l’ANE, monsieur Théophile Momokoama, plus de 90% des bulletins auraient déjà été dépouillés. Un tel résultat suscite un sentiment d’émerveillement, mais pas dans le bon sens du terme. Comment est-il possible qu’une majorité aussi écrasante des bulletins ait été dépouillés en si peu de temps, alors que l’état des routes dans le pays est difficilement praticable? Il semblerait que le miracle de l’autorité électorale dépasse l’entendement, ou peut-être est-ce simplement le signe d’un système corrompu qui ne se soucie guère de la réalité.

 

Ce référendum a été qualifié par les centrafricains de “honte” et de “division”, et à juste titre. Sous le prétexte de moderniser la constitution, le président Faustin Archange Touadera et ses alliés russes cherchent clairement à consolider leur pouvoir en République centrafricaine. En contournant les limites constitutionnelles pour se maintenir au pouvoir, Touadera montre une réelle volonté de s’accrocher au trône au mépris des principes démocratiques.

 

Le peuple centrafricain, pourtant l’acteur principal de ce référendum, a largement boudé cette mascarade électorale. La population semble avoir compris qu’il s’agit d’un jeu truqué, où les dés sont pipés en faveur du pouvoir en place. C’est un affront à la véritable démocratie, où la voix du peuple est censée être respectée et entendue.

 

Il est tout à fait ironique de constater comment l’ANE, censée être un organe impartial garantissant l’intégrité des élections, s’est transformée en un instrument de légitimation de l’autocratie. Plutôt que de faire preuve de transparence et d’équité, l’ANE semble s’être transformée en “autorité nationale des illusions électorales”.

 

Ce simulacre de démocratie ne peut être pris au sérieux par la communauté internationale. Il est grand temps que la Russie réalise que le maintien de dirigeants au pouvoir par des méthodes douteuses et autoritaires n’est pas la voie vers une véritable influence en Afrique. Au contraire, cela ne fera que ternir la réputation du pays et renforcer le mécontentement du peuple centrafricain.

 

Il est nécessaire que les voix des centrafricains soient entendues et que des élections libres et équitables soient organisées, sans ingérence étrangère ou manipulations internes. L’avenir de la République centrafricaine repose sur la véritable volonté du peuple, pas sur les manœuvres politiques douteuses.

 

Ceci dit, ce référendum en République centrafricaine est un triste exemple de la dégradation de la démocratie et de la montée de l’autoritarisme. L’ANE, en jouant un rôle de complice, a contribué à cette débâcle électorale. Espérons que le peuple centrafricain saura s’unir pour défendre ses droits et aspirations démocratiques et mettre fin à cette parodie de gouvernance.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bangui sous l’emprise des criminels : la spirale infernale des habitants

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Bangui sous l’emprise des criminels : la spirale infernale des habitants

 

Centrafrique.org/les-faca-triomphent-dans-une-nuit-de-combats-acharnes-au-km5/les-presumes-braqueurs-interpelles-par-les-forces-de-lordre-au-quartier-km5/” rel=”attachment wp-att-66518″ data-wpel-link=”internal”>Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l'ordre au quartier KM5
Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l’ordre au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui

 

 

Bangui, 05 août 2023 (CNC) –  Sombre réalité : La criminalité désenfrenée frappe encore au cœur de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Les habitants sont plongés dans un profond désarroi, désemparés quant aux solutions à adopter face à cette vague incessante de braquages et d’assassinats qui gangrène leur quotidien. L’onde criminelle a atteint tous les recoins de la ville, tandis que les autorités centrafricaines semblent rester sourdes et aveugles, abandonnant la population à son triste sort.

 

Dans la nuit du jeudi au vendredi 4 août 2023, des criminels sans pitié ont une fois de plus sévi au quartier PK15, route de Boali. C’est dans le modeste foyer d’un paisible citoyen qu’ils ont choisi de frapper, scellant les portes des voisins avant de s’introduire brutalement chez leur victime. Tout cela pour une moto et un téléphone portable. Leur acte odieux s’est soldé par un assassinat sauvage, laissant une famille endeuillée et meurtrie. La cupidité de ces malfaiteurs n’a aucune limite, et leur soif insatiable d’argent facile les pousse à commettre l’irréparable.

 

Pendant près de huit longues années, les Centrafricains ont dû composer avec cette réalité effrayante, où chaque jour apporte son lot d’horreurs. La population vit dans la peur et l’incertitude, sans savoir qui sera la prochaine victime de cette vague de criminalité galopante. Le sentiment d’impuissance prédomine alors que les autorités semblent se désintéresser de cette situation critique. Le cri d’appel à l’aide de la population semble rester inaudible, et l’espoir de jours meilleurs s’amenuise au fil du temps.

 

Il est grand temps que des mesures sérieuses soient prises pour endiguer cette montée en flèche de la criminalité. La sécurité des citoyens doit être une priorité absolue pour les autorités centrafricaines. Des mesures d’urgence doivent être mises en place pour renforcer les forces de l’ordre et éradiquer les réseaux criminels qui sévissent impunément. Une justice équitable doit également être rendue, afin que les coupables répondent de leurs actes devant la loi et que les victimes puissent enfin obtenir réparation.

 

Au-delà des réponses sécuritaires, il est primordial d’investir dans des programmes sociaux et économiques visant à réduire la pauvreté et à offrir des opportunités d’emploi aux jeunes, qui souvent, par désespoir, se laissent embrigader dans la criminalité. L’éducation et la formation professionnelle jouent un rôle essentiel dans la construction d’une société plus stable et prospère.

 

La République centrafricaine mérite un avenir meilleur, où ses habitants pourront vivre en paix, sans craindre pour leur vie et leurs biens. Cependant, pour atteindre cet objectif, il est impératif que les autorités prennent leurs responsabilités et agissent avec détermination pour mettre fin à cette spirale infernale de violence.

 

Rappelons que  les récents événements tragiques au quartier PK15 sont le reflet d’une réalité inquiétante qui perdure depuis trop longtemps en République centrafricaine. La population mérite un meilleur avenir, et c’est à travers des actions concrètes et coordonnées que la société centrafricaine pourra évoluer vers la sécurité, la stabilité et le développement. N’oublions pas que derrière chaque statistique macabre se cachent des vies brisées et des familles endeuillées. La lutte contre la criminalité ne doit pas être reléguée au second plan, mais devenir une priorité nationale. La République centrafricaine a besoin de solidarité, de courage et d’engagement pour sortir de cette sombre période et avancer vers un avenir plus prometteur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les accusations infondées et les attaques politiques : le ministère des finances de la RCA sous pression

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Les accusations infondées et les attaques politiques : le ministère des finances de la RCA sous pression

 

Centrafrique.org/missions-detudes-diagnostic-du-fmi-en-rca-les-experts-decouvrent-des-faits-inattendus/herve-ndoba-modifie/” rel=”attachment wp-att-60982″ data-wpel-link=”internal”>Hervé Ndoba
Hervé Ndoba

 

 

Bangui, 05 août 2023 (CNC) –  Dans un pays où la propagande et la manipulation sont monnaie courante, un post largement partagé par les partisans du Président Faustin Archange Touadera concernant le mouvement ministériel au ministère des finances et du budget en République centrafricaine émerge comme une illustration triste de la corruption et de la décadence morale qui sévissent dans notre nation. Sous un voile de mots trompeurs, les véritables intentions des fossoyeurs de la République sont dévoilées, révélant ainsi le profond dysfonctionnement du régime de Bangui.

 

Le post en question tente de semer la confusion en mêlant délibérément des éléments politiques à une affaire qui devrait être traitée de manière professionnelle et impartiale. Mentionner le nom des partis politiques comme le MCU, le MLPC et le KNK dans le contexte d’un mouvement ministériel n’est rien d’autre qu’une tactique malhonnête pour détourner l’attention de la véritable question : l’intégrité et la compétence des personnes nommées à des postes importants au sein du gouvernement.

 

Parmi les accusations portées, celles de népotisme et de tribalisme pèsent lourdement sur le Directeur de cabinet du ministère des finances, Wamata Yambouka. On l’accuse d’avoir favorisé ses proches et d’avoir manipulé les nominations en faveur de son groupe ethnique proche de Kaba. Cependant, ces allégations, graves et préoccupantes, requièrent des preuves tangibles pour être crédibles. Malheureusement, le post ne fournit pas de faits concrets pour étayer ces affirmations, les rendant ainsi discutables et irresponsables.

 

Les détracteurs du Ministre des Finances et de son Directeur de Cabinet insinuent que le dernier mouvement au sein du ministère a été orchestré dans le but de placer des proches politiques et familiaux. Ils font référence à une supposée collusion entre Hervé Ndoba et Wamata Yambouka pour favoriser leurs proches au détriment de l’intérêt général. Cependant, ces allégations demeurent infondées et manquent de preuves concrètes pour être considérées sérieusement.

 

Il est important de garder à l’esprit que le ministère des finances est un poste stratégique au sein du gouvernement, et les manœuvres politiques pour y placer des alliés sont courantes. Les dirigeants ont naturellement tendance à s’entourer de personnes en qui ils ont confiance et avec qui ils partagent des liens étroits. Cependant, cela ne signifie pas automatiquement qu’il y a un complot malveillant derrière chaque nomination.

 

Pour mieux comprendre les motivations des détracteurs, il est essentiel de se pencher sur leurs appartenance politiques. Il est possible que leurs attaques contre le Ministre des Finances, Hervé Ndoba, et son Directeur de Cabinet, Wamata Yambouka, soient motivées par des intérêts politiques cachés, plutôt que par un souci sincère pour l’intérêt public.

 

Le ministère des finances est confronté à de nombreux défis, parmi lesquels la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence. Dans cette optique, il est essentiel que le ministre et son équipe travaillent en étroite collaboration pour relever ces défis de manière efficace. Les accusations infondées et les attaques personnelles ne font qu’entraver les efforts du ministère pour servir au mieux le peuple centrafricain.

 

Ceci dit, les attaques dirigées contre le Ministre des Finances et son équipe sont sans fondement et semblent être motivées par des intérêts politiques plutôt que par une recherche de vérité. Les allégations de népotisme, de tribalisme et de clientélisme manquent de preuves concrètes et doivent être rejetées comme de simples tentatives visant à déstabiliser le ministère et à compromettre la stabilité économique du pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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Massacre à Diki: La CPC décline la responsabilité et accuse le gouvernement de TOUADÉRA”

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Massacre à  Diki: La CPC décline la responsabilité et accuse le gouvernement de TOUADÉRA”

 

Centrafrique.org/hammadou-rawandou-nouvel-atout-strategique-pour-la-cpc-en-tant-que-nouveau-porte-parole-militaire/hammadou-rawandou-porte-parole-militaire-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-66418″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Hammadou-Rawandou-porte-parole-militaire-de-la-CPC-450×403.jpg” alt=”Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC” width=”450″ height=”403″ />
Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC

 

 

Bangui, 05août 2023 (CNC) –  Le village de Diki à Ndélé, en Centrafrique, a été le théâtre d’un massacre tragique le 1er août 2023, suscitant des accusations et des démentis entre le gouvernement du Président Touadera  et la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Dans un communiqué de presse, la CPC a nié toute implication dans cette attaque et a pointé du doigt la responsabilité du gouvernement.

 

Le Communiqué de la CPC :

 

Dans son communiqué, la CPC dénonce le gouvernement de TOUADÉRA comme irresponsable et menteur. Elle rejette catégoriquement toute implication dans le massacre de Diki et accuse le gouvernement de répandre des mensonges pour salir sa réputation. La CPC affirme que ses actions visent à mettre fin à la dictature du régime et à ouvrir une ère nouvelle de liberté et de démocratie pour la Centrafrique. Elle se présente comme l’émanation du peuple et se bat pour protéger les populations civiles dans les zones qu’elle contrôle.

 

Les Allégations contre le Gouvernement :

 

La CPC soulève des questions sur le patriotisme et le respect des droits civiques du gouvernement de TOUADÉRA. Elle accuse ce dernier d’utiliser des milices et des mercenaires venus de l’extérieur pour lutter contre la CPC. Elle affirme que le gouvernement a transformé le territoire en un refuge pour criminels et aventuriers, qui se livrent impunément à des exactions contre les populations civiles, en particulier dans les zones minières et les villages d’éleveurs Peuhles.

 

Le Contexte International :

 

La CPC se défend des accusations de terrorisme, affirmant que les rapports d’experts internationaux ne qualifient pas ses actions de terroristes, contrairement aux alliés du gouvernement, notamment les Wagner, qui sont qualifiés d’organisation terroriste dans des documents internationaux et des lois de pays démocratiques. Elle s’insurge contre le silence international concernant les agissements des alliés du gouvernement.

 

Notons que le massacre de Diki à Ndélé reste entouré de controverses et de déclarations contradictoires entre le gouvernement de TOUADÉRA et la CPC. Les accusations et dénégations se multiplient, laissant la population civile dans l’angoisse et la souffrance. Il est essentiel que la lumière soit faite sur cette tragédie afin d’identifier les véritables responsables et de mettre fin à l’impunité. La paix et la stabilité en Centrafrique dépendent d’une enquête approfondie et impartiale pour rendre justice aux victimes et prévenir de nouvelles violences. La communauté internationale a un rôle crucial à jouer en soutenant les efforts pour une résolution pacifique de ce conflit.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Pénurie d’électricité à Bangui : Une situation préoccupante laissée sans réponse

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Pénurie d’électricité à Bangui : Une situation préoccupante laissée sans réponse

 

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Pylone de l’ÉNERCA Bangui

 

 

Bangui, 05 août 2023 (CNC) –  Ces derniers jours, les habitants de plusieurs arrondissements de Bangui, ainsi qu’une partie de Bimbo, sont aux prises avec des coupures d’électricité à répétition prolongées dans leur secteur. Le constat est amer dans ces quartiers qui se retrouvent plongés dans l’obscurité, entravant la vie quotidienne des résidents et perturbant les activités professionnelles.

 

L’origine de ces perturbations reste encore inconnue et l’ÉNERCA (Énergie Centrafricaine), l’organisme en charge de la distribution d’électricité, n’a pas encore communiqué à ce sujet. Cette absence de communication ne fait qu’accroître le mécontentement et l’inquiétude des citoyens, qui ne peuvent que spéculer sur les raisons de ces problèmes persistants.

 

Dans les quartiers touchés, les conséquences sont lourdes. Des petits commerçants comme Jeanine, qui vend des yaourts dans le quartier Kaya du huitième arrondissement, ont subi des pertes financières considérables. Les coupures d’électricité ont entraîné la détérioration de ses marchandises, incapables d’être conservées au congélateur. De plus, payer des factures pour un service inexistant est une source de frustration pour les résidents qui se retrouvent impuissants face à cette situation.

 

La vie professionnelle est également durement touchée. Dominique, menuisier dans le secteur Michelin de Bimbo, dépend totalement de l’électricité pour exercer son métier. Malheureusement, les coupures récurrentes l’empêchent de travailler régulièrement, entraînant une perte de revenus importante pour lui et sa famille. Les équipements électroménagers essentiels à son activité se retrouvent également hors d’usage, aggravant encore davantage sa situation.

 

Pire encore, certains résidents doivent faire face à une réalité dangereuse. C’est le cas de Conta Kola, habitant du quartier Fondo du troisième arrondissement, où les coupures d’électricité coïncident avec une recrudescence des actes de braquage. Vivre dans l’obscurité dans un quartier déjà réputé pour son insécurité ajoute une couche de peur et d’angoisse à la vie quotidienne de ces citoyens.

 

Face à cette situation alarmante, les résidents appellent les autorités à agir rapidement pour trouver une solution durable. Contacter l’organisme en charge de la distribution d’électricité, l’NRK, n’a pour l’instant donné aucun résultat. Le silence de ce service renforce le sentiment d’abandon des citoyens et l’impression d’un manque de prise en compte de leurs préoccupations.

 

Le gouvernement du Président Faustin Archange Touadera , quant à lui, avait promis une amélioration de la situation grâce à la mise en marche du site de panneaux solaires de Nzila, annoncé il y a plusieurs mois. Malheureusement, cette promesse semble être restée lettre morte, laissant les habitants se demander si cette annonce n’était qu’une manipulation politique visant à calmer leur mécontentement.

 

La pénurie d’électricité à Bangui est devenue un problème urgent qui affecte de manière significative la vie des citoyens et l’économie locale. Il est grand temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour résoudre cette crise et fournir une distribution d’électricité stable et fiable à tous les quartiers concernés. La transparence et la communication avec la population sont également essentielles pour restaurer la confiance et montrer un véritable engagement à résoudre cette situation préoccupante.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Référendum de la honte, la CPC fustige une participation extrêmement faible, ne dépassant pas les 5%.

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Référendum de la honte, la CPC fustige une participation extrêmement faible, ne dépassant pas les 5%.

 

Centrafrique.org/rassemblement-et-coordination-des-forces-lappel-du-general-francois-bozize-pour-une-lutte-unifiee-en-Centrafrique/lancien-president-centrafricain-francois-bozize/” rel=”attachment wp-att-65792″ data-wpel-link=”internal”>L'ancien Président centrafricain François Bozizé
L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

 

Bangui, 05 août 2023 (CNC) –  Le pouvoir du Président Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, a convoqué un référendum constitutionnel le 30 juillet 2023, suscitant des réactions vives de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Dans un communiqué de presse daté du 1er août 2023, la CPC dénonce cette initiative qu’elle considère comme une attaque contre la démocratie et l’État de droit.

 

La contestation du référendum

 

La CPC, qui s’oppose fermement au pouvoir en place, voit dans le référendum constitutionnel un acte injustifié et antidémocratique. Elle accuse le gouvernement de TOUADERA de chercher à perpétuer un “Coup d’État Permanent contre la Constitution du 30 mars 2016”. Selon la CPC, le rejet massif du référendum par le peuple centrafricain est manifeste, puisque la participation a été extrêmement faible, ne dépassant pas les 5%.

 

L’appel à l’Union Sacrée

 

Face à cette situation, la CPC lance un appel à l’Union Sacrée. Elle souhaite rassembler toutes les oppositions armées et forces vives du pays pour mener un assaut global concerté contre le pouvoir en place. La CPC est convaincue que l’unité d’action est nécessaire pour défendre la démocratie et l’État de droit en Centrafrique. Elle vise à mobiliser toutes les forces qui s’opposent au pouvoir antidémocratique et tyrannique de TOUADERA.

 

Les félicitations et les attentes

 

La CPC félicite et remercie le peuple centrafricain pour sa prise de conscience et son refus de l’orientation politique du gouvernement actuel. Elle adresse également ses encouragements aux leaders d’opinion, à la société civile et aux partis politiques qui se sont regroupés pour défendre les valeurs démocratiques. Tout en demandant à TOUADERA de respecter la volonté du peuple, la CPC est catégorique : le peuple ne veut plus de lui à la tête du pays.

 

Un constat inquiétant

 

La CPC considère que le projet de TOUADERA vise à liquider la démocratie et l’État de droit en Centrafrique. Elle remet en question tout accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés, puisque ces accords étaient censés être fondés sur le retour de la démocratie et de l’État de droit par le dialogue et la concertation.

 

L’appel à la communauté internationale

 

La CPC lance un appel à la communauté internationale, ainsi qu’aux communautés régionale et sous-régionale. Elle les invite à reconsidérer leur soutien au pouvoir de TOUADERA, car cela pourrait être perçu comme un déni de démocratie et un soutien à un État liberticide et antidémocratique. La CPC demande à la communauté internationale de prendre acte de la situation et de soutenir les aspirations démocratiques du peuple centrafricain.

 

La République Centrafricaine fait face à des défis majeurs en matière de démocratie et de paix. La convocation du référendum constitutionnel le 30 juillet dernier a suscité de vives réactions de la part de la Coalition des Patriotes pour le Changement. La CPC appelle à l’Union Sacrée pour défendre la démocratie et l’État de droit en Centrafrique. Elle félicite le peuple pour son rejet du référendum et demande à la communauté internationale de soutenir les aspirations démocratiques du pays. Dans cette période cruciale, l’unité et la solidarité du peuple centrafricain seront essentielles pour assurer un avenir pacifique et prospère.

 

Par la rédaction du CNC

 

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De l’absurde à l’audacieux : Les officiers centrafricains incompétents en mission au Congo

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De l’absurde à l’audacieux : Les officiers centrafricains incompétents en mission au Congo

 

Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles
Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  Dans une aventure digne d’un roman de fiction, une délégation de l’État-major de l’armée centrafricaine s’est lancée dans une mission de balade audacieuse à Kinshasa, en République démocratique du Congo. La nouvelle a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant autant d’enthousiasme que de sarcasme chez les Centrafricains. Car oui, il ne s’agit pas d’une expédition héroïque ou d’une mission diplomatique de haut vol, mais plutôt d’une simple escapade d’une clique d’officiers incompétents, qui, pour une raison inexplicable, ont été choisis pour cette épopée.

 

Menée par le chef d’État-major en personne, le général Zéphirin Mamadou, la délégation est composée d’une dizaine d’officiers supérieurs, dont certains sont même gratifiés du titre prestigieux d’officiers généraux. Un tel rassemblement de cerveaux brillants promet forcément une réussite éclatante, n’est-ce pas ?

 

Pourtant, au milieu de cette brochette d’officiers, quelques noms se détachent particulièrement, attirant l’attention des critiques acerbes des Centrafricains et surtout, de plusieurs hommes en uniforme. En tête de liste se trouve le colonel WALLOT MAKPANGA Théophile, un personnage qui évoque plus un aventurier du Moyen-Âge qu’un officier de l’armée moderne. Ses compétences militaires sont à chercher du côté des contes et légendes, car il n’a jamais mis les pieds dans une académie militaire ou une école d’officiers. On se demande alors comment il a grimpé les échelons. Peut-être grâce à ses talents exceptionnels de relations publiques ?

 

Mais ne vous inquiétez pas, notre chef d’orchestre de l’incompétence n’est pas seul. À ses côtés, on retrouve aussi deux officiers supérieurs, KOUANDONGUI Francky, et MAHELENGAMO Wilfried, un directeur général au ministère de la Défense. Ces deux brillent également par leur absence totale de compétence. Leurs échecs répétés à chaque formation qu’ils suivent leur confèrent une sorte de palmarès indiscutable dans l’art de rater brillamment tout ce qu’ils entreprennent. Un véritable génie de l’ineptie militaire, qui semble avoir été choisi pour cette mission spéciale pour relever le niveau de défi et apporter une touche comique à l’ensemble.

 

Alors, la raison de cette délégation de l’armée au Congo reste floue, tout comme la logique qui sous-tend la sélection de cette fine équipe d’officiers. Pour un sous-lieutenant contacté par la Rédaction : ” aucun de ces officiers généraux ou officiers supérieurs n’a mis ses deux pieds en province en vue de rendre visiter aux éléments qui se battent jour et nuit à l’intérieur de pays. Mais si c’est pour aller à l’étranger, c’est tout le monde qui demande qui part”.

Serait-ce une sorte de divertissement national, une pièce de théâtre en plein air pour le divertissement du peuple centrafricain ? Ou bien, l’État-major chercherait-il à démontrer les capacités de résilience de l’armée en envoyant délibérément une équipe qui incarne la légendaire incompétence ?

 

Quoi qu’il en soit, cette mission improbable ne manquera pas de laisser une empreinte durable dans l’histoire de l’armée centrafricaine. On se souviendra sans aucun doute de ces officiers vaillants, qui ont bravé les frontières pour représenter leur nation avec brio, malgré leur manque flagrant de compétences. Une chose est sûre : le ridicule ne tue pas, et pour ces héros malgré eux, l’avenir réserve encore bien des aventures pittoresques.

 

En attendant, la nation centrafricaine se prépare à accueillir ses valeureux guerriers au retour de leur épopée, s’attendant à un défilé triomphal. Et pourquoi pas ? Après tout, dans un monde où l’absurde est roi, ces officiers incompétents pourraient bien être les véritables héros dont le pays a besoin pour rire et se divertir dans ces temps tumultueux.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : une nouvelle rébellion en gestation à la présidence

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une nouvelle rébellion en gestation à la présidence

 

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Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  La présidence de la République centrafricaine est secouée depuis le 30 juillet 2023 par une série de confrontations violente entre les ministres conseillers, mettant en péril la stabilité politique du régime de Bangui. Les deux principaux protagonistes, Wilfried Sebiro et Fidèle Gouandjika, tous deux des proches parents du Président Faustin Archange Touadera, s’affrontent violemment sur les réseaux sociaux. Ces rivalités, si elles perdurent, pourraient avoir des conséquences dramatiques pour le chef de l’État.

 

Au lendemain de l’affrontement qui avait opposé Wilfried Sebiro, ministre conseiller en communication du Président, à son collègue Jules Ndjawé, un autre chapitre d’hostilité s’est ouvert entre Wilfried Sebiro et Fidèle Gouandjika. Ce dernier a proféré des accusations cinglantes à l’égard des bagarreurs sur les réseaux sociaux, affirmant que la rixe n’était pas un accident, mais l’aboutissement malheureux d’une échéance…Ceux et celles qui sont voyous de naissance se comportent toute leur vie comme des voyous quel que soit leur niveau d’études et quel que soit les fonctions qu’ils ou qu’elles occupent.

Pour Fidèle Gouandjika, c’est clair et sans équivoque. Un voyou reste et restera un voyou durant toute sa vie, quel que soit leur niveau d’éducation ou leur position sociale.

Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé
Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé

 

En réponse aux attaques de Gouandjika, Wilfried Sebiro, affirme qu’il est journaliste et fut Directeur de Publication de “Centrafrique Libre”. Il revendique son héritage familial empreint d’honnêteté et de valeurs. Une manière de dire qu’il n’est pas né voyou comme le pense son oncle Fidèle. Il réitère son engagement à défendre les intérêts de son peuple, en dépit des menaces et des adversités. Sebiro se targue également de ses compétences en anglais et de son expérience en tant que chauffeur poids lourd et aide maçon en Voiries et Réseaux Divers. Malgré son rôle de ministre conseiller, il affirme qu’il ne se détournera pas de son humble origine et qu’il continuera à œuvrer pour le bien-être de la population centrafricaine.

 

Ces rivalités internes au sommet du pouvoir inquiètent de nombreux observateurs qui redoutent des répercussions désastreuses pour le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement. Les tensions entre les deux ministres conseillers risquent de fragiliser davantage la cohésion au sein de la présidence et pourraient entraîner une crise politique de grande ampleur. Certains estiment que si les hostilités perdurent, la stabilité du pays sera mise à rude épreuve, ce qui pourrait créer un climat propice à la naissance d’une nouvelle rébellion des Ngbakamandja de Damara.

 

En outre, les déclarations de Wilfried Sebiro laissant entendre un éventuel retour dans le maquis en cas de révocation de ses fonctions ministérielles, ajoutent une dimension inquiétante à la situation. Cela pourrait être interprété comme une menace voilée contre le gouvernement en place.

 

De son côté, Fidèle Gouandjika, considéré comme le parrain des parrains mafieux centrafricains, reste inflexible dans ses accusations et semble déterminé à pousser à une éventuelle sanction contre Sebiro.

 

Pour les observateurs, le Président Faustin Archange Touadera doit prendre des mesures fermes pour apaiser ces rivalités grandissantes au sein de son entourage politique. Il est essentiel que les différents acteurs se concentrent sur l’intérêt supérieur du pays et sur le bien-être de la population centrafricaine plutôt que sur leurs querelles personnelles.

 

Rappelons que les rivalités à la présidence de la République centrafricaine mettent en lumière des tensions internes qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour le pays. La stabilité politique est essentielle pour le développement et la prospérité de la Centrafrique. Il appartient au Président Faustin Archange Touadera de rétablir l’unité et de calmer les esprits au sein de son gouvernement afin de garantir un avenir pacifique et prospère pour la nation.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Fraude électorale : L’ANE danse avec les marionnettes du pouvoir

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Fraude électorale : L’ANE danse avec les marionnettes du pouvoir

 

Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l'autorité nationale des élections (ANE)
Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  C’est un véritable spectacle folklorique que nous avons pu observer lors du récent scrutin référendaire initié par le Président de la République Faustin Archange Touadera, le 30 juillet 2023. Loin d’être une danse harmonieuse de démocratie, cette mascarade électorale complètement et hautement illégale a fait naître de nombreuses réactions acerbes, dont celle du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC).

 

Le code électoral, qui est censé être la partition claire des règles du jeu démocratique, est pourtant bafoué par l’Autorité nationale des élections (ANE) elle-même. L’article 44 de ce code, aussi stupide soit-il, stipule pourtant de manière catégorique que « Le vote pour consultation électorale ou référendaire se déroule à bulletins uniques. » Mais qu’avons-nous pu constater lors de ce spectacle désolant ?

 

Deux bulletins distincts étaient présents dans les urnes ! Un bulletin blanc pour le “OUI” et un bulletin rouge pour le “NON”. Un véritable défilé de couleurs pour une consultation qui se voulait pourtant simple et unifiée. Cette dissonance entre les règles électorales et la réalité des urnes rend évidente la nullité de ce scrutin référendaire. L’ANE n’a même pas été capable de respecter ses propres contre-textes, dévoilant ainsi son incompétence flagrante et son manque de sérieux.

 

Mais la question qui se pose alors est la suivante : pourquoi l’autorité nationale des élections s’est-elle adonnée à cette farce grotesque ? La réponse semble claire comme de l’eau boueuse dans un marécage politique. L’ANE est tout simplement soumise à la volonté du gouvernement, réduit à une marionnette désarticulée entre les mains des autorités centrafricaines. En devenant complice de ce scrutin mafieux, elle s’est transformée en une simple extension de l’exécutif, abandonnant toute indépendance et crédibilité.

 

Il est navrant de constater que dans un pays qui se prétend démocratique, les institutions censées garantir l’équité et la transparence des élections se retrouvent piétinées et dégradées en un ballet macabre d’illégalités. La prétendue danse des fraudes massives orchestrée par l’ANE a dévoilé les ficelles de cette manipulation politique qui ne trompe personne. C’est comme si l’on avait demandé à un groupe de novices de danser un ballet classique : les pas sont hésitants, les mouvements maladroits, et l’ensemble est une cacophonie inaudible.

 

Face à cette comédie démocratique qui ne fait rire que les acteurs de ce triste spectacle, il est temps de dénoncer ces pirouettes frauduleuses et de réclamer une véritable réforme électorale. Le peuple mérite mieux que d’être pris pour un public naïf assistant à une pièce de théâtre grotesque. La démocratie est une symphonie complexe qui nécessite l’harmonie entre les institutions et le respect scrupuleux des règles établies. L’ANE devrait apprendre que les danses folkloriques ont leur place dans les fêtes traditionnelles, mais pas dans l’exercice démocratique où chaque voix compte et où chaque fraude porte atteinte à la légitimité du pouvoir.

 

Ceci dit, l’Autorité nationale des élections a réussi à transformer un processus électoral en une pièce de théâtre absurde où les règles sont ignorées et les acteurs dépourvus de crédibilité. Si la situation n’était pas aussi grave, on pourrait presque applaudir cette performance pitoyable. Mais hélas, ce n’est pas le cas. Le peuple centrafricain mérite une démocratie sincère et respectueuse, et il est grand temps que l’ANE arrête de danser avec les marionnettes du pouvoir pour retrouver son rôle essentiel : garantir la voix du peuple, sans artifice ni tricherie.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Fusillade meurtrière à Libye : Le récit bouleversant des témoins”

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Fusillade meurtrière à Libye : Le récit bouleversant des témoins”

 

Une patrouille des soldats FACA À Sibut en juillet 2018. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –   Un drame tragique a secoué la Libye, plus précisément près de la ville de Sibut, dans la préfecture de l’Ombella Poko. Un événement qui a coûté la vie à un civil et blessé une dizaine autres personnes, perpétré par un membre des forces armées centrafricaines. Le terrible incident s’est déroulé durant la nuit du mercredi au jeudi 3 juillet 2023.

 

Les circonstances qui ont conduit à cette tragédie sont particulièrement sombres. En effet, le drame a eu lieu alors qu’une délégation de l’autorité nationale des élections regagnait Bangui après le vote référendaire du dimanche 30 juillet dernier, auquel ils avaient assisté à Bria. Le cortège était escorté par des éléments des forces armées centrafricaines.

 

Vers 20 heures le mercredi 2 août, alors que le cortège était arrivé à Libye, l’un des membres des forces armées a brusquement sauté du véhicule et a commencé à faire des tirs partout en l’air. Malgré les efforts de ses camarades d’armes, ils n’ont pu le neutraliser ou le maîtriser, et il a continué à tirer à plusieurs reprises pendant presque toute la nuit.

 

Le tireur a également pris pour cible un taxi-brousse  dans la gare de Libye, blessant plusieurs personnes innocentes. Et, dans la matinée du jeudi 3 août, il a froidement abattu un jeune habitant de Libye qui sortait à peine de chez lui, ajoutant une tragédie de plus à cette nuit de cauchemar.

 

Face à cette menace mortelle, les habitants de Libye et les forces de sécurité intérieure locale se sont sentis contraints d’intervenir pour leur propre survie. Ils ont finalement réussi à abattre le membre de l’armée nationale, devenu un danger pour la communauté. Un acte qui n’a pas été pris à la légère, mais qui était malheureusement nécessaire pour protéger leurs vies.

 

Thierry Evariste Biguinindji, préfet de la Haute-Coteau, faisait partie du cortège ce soir-là. Il a été témoin de la tragédie et a rapporté les événements de cette nuit cauchemardesque. Il explique que lorsque le cortège s’était arrêté à Libye pour parler avec un membre de l’autorité nationale des élection (ANE), un coup de feu a retenti subitement derrière leur véhicule. Ils étaient tous déconcertés et ont initialement pensé qu’ils faisaient l’objet d’une attaque. C’est seulement plus tard qu’ils ont appris que l’assaillant faisait partie de leur propre contingent.

 

Après cet horrible événement, la gendarmerie locale est intervenue et placer les deux autres éléments de sécurité qui accompagnaient le tireur en garde à vue. Ils sont actuellement détenus par la gendarmerie, en attendant que la lumière soit faite sur cette affaire choquante.

 

La communauté de Libye pleure le jeune homme qui a perdu la vie, et sa famille a organisé ses funérailles dans une atmosphère de tristesse et de consternation. Le soldat responsable de cette tragédie est également décédé lors de cette nuit fatidique, laissant derrière lui des questions sans réponse et un sentiment de douleur pour tous ceux qui ont été touchés par cette terrible perte.

 

Notons que cette nuit de violence en Libye a laissé des marques indélébiles dans le cœur de la communauté locale. C’est une tragédie qui aurait pu être évitée, et qui soulève des interrogations sur la sécurité et la stabilité de la région. Espérons que des mesures seront prises pour éviter que de telles situations se reproduisent à l’avenir et que justice soit rendue pour les victimes et leurs familles endeuillées.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : des ressortissants chinois se sentent de plus en plus menacés dans l’arrière-pays

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des ressortissants chinois se sentent de plus en plus menacés dans l’arrière-pays

 

Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé
Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé

 

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  La situation devient de plus en plus inquiétante pour les ressortissants chinois en République centrafricaine. Dans un communiqué récemment publié par l’ambassade de Chine en Centrafrique, il est demandé aux citoyens chinois installés dans les zones d’insécurité de quitter ces zones.

 

Contactés, certains habitants de Gaga (centre) et Abba (Ouest) ont confirmé que les Chinois installés dans leurs villages disent craindre de leur vie face surtout aux menaces des rebelles et des hommes de Wagner.

Mais pourquoi les menaces pèsent-elles sur les ressortissants chinois ? Nous avons rencontré André (c’est un nom d’emprunt, Ndlr) qui est un mineur, habitant le village Gaga : « les ouvriers qui travaillent avec les entreprises chinoises ne cessent de se plaindre. Ils disent travailler dans des situations extrêmement difficiles. Non seulement les chinois les paient très mal, mais ils les maltraitent. Et récemment, beaucoup d’anciens mineurs ont regagné le rang des rebelles pour venir se venger de ces Chinois ».

Cyrille habite Abba, une ville située à l’ouest de la République centrafricaine. Il a été témoin de la tuerie des éléments FACA qui accompagnaient des Chinois à quelques kilomètres de la ville d’Abba. Il donne un autre son de cloche « ici à Abba, ce sont les éléments de groupes armés qui sévissent et menacent les entreprises chinoises installées ici. Ces éléments rebelles accusent les Chinois de collaborer avec les FACA. Ils veulent être recrutés pour protéger ces Chinois. Ils ne veulent pas de la présence des FACA ici ».

Ces menaces font suite à l’assassinat des 9 citoyens Chinois tués il y a quelques mois dans le village de Chimbolo, à quelques kilomètres de la ville de Bambari et dont les résultats de l’enquête ne sont pas rendus publics, et plusieurs sources indépendantes accusent les hommes de Wagner.

Notons qu’en Centrafrique, plusieurs sociétés chinoises de mines sont installées. Les plus connues sont celles tenues par une Chinoise nommée Zhao dont la réputation traverse les frontières du pays. Arrivée à Bangui en 2016, madame Zhao a su faire fructifier ses affaires. Dans la capitale centrafricaine, la femme d’affaires possède une résidence d’apparence assez quelconque située en face du lycée Boganda dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Elle dispose également de plusieurs biens mobiliers et immobiliers à Douala au Cameroun où elle se rend régulièrement. Madame Zhao détient plusieurs mines d’or dans le pays et plus particulièrement à Ndassima dans la Ouaka et à Chimbolo.

Les menaces à l’endroit des sociétés chinoises en Centrafrique sont un appel que les autorités centrafricaines doivent prendre au sérieux. Jusque-là silencieux, le gouvernement centrafricain qui sort de l’organisation du referendum constitutionnel n’a pas encore réagi.

 

 

Par Pétrus Kassalo

 

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Centrafrique : L’URCA Dénonce un Référendum Sous le Voile de la Clandestinité”

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L’URCA Dénonce un Référendum Sous le Voile de la Clandestinité”

 

Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  Le 30 juillet 2023, un référendum de la honte s’est tenu en République Centrafricaine pour remplacer la Constitution de 2016. L’Union pour la Renaissance Centrafricaine (URCA) a vivement réagi à cet événement, dénonçant une mascarade électorale orchestrée par le Président Touadera .

 

Le référendum illégal

 

Le référendum du 30 juillet 2023 était destiné à adopter une nouvelle Constitution en remplacement de celle de 2016. Cependant, selon l’URCA de l’opposant Anicet Georges Dologuelé, le texte de cette nouvelle Loi fondamentale a été conçu de manière clandestine, sans consultation des forces vives de la Nation. Il aurait été motivé par des frustrations personnelles et des ambitions égoïstes plutôt que par l’intérêt général du peuple centrafricain.

 

L’absence de consultation et de transparence dans la conception de cette nouvelle Constitution a suscité l’indignation du peuple centrafricain. Certains points du texte, notamment la création de castes dans la société, ont été particulièrement contestés. De plus, à seulement 48 heures avant le scrutin, des modifications auraient été apportées au texte sans que les électeurs puissent prendre connaissance de la version finale, soulevant ainsi des doutes quant à l’intégrité du processus.

 

Violations du code électoral

 

L’URCA a également critiqué l’Agence Nationale des Élections (ANE) pour avoir violé le code électoral en concevant deux bulletins de vote distincts pour le référendum. Normalement, le vote référendaire devrait se dérouler à bulletin unique, mais l’ANE a opté pour des bulletins de couleur blanche pour le “OUI” et rouge vif pour le “NON”. Cette action a été perçue comme une tentative d’influencer et de contraindre les électeurs, ce qui a suscité des inquiétudes supplémentaires quant à l’équité du processus électoral.

 

La position de l’URCA

 

Face à cette mascarade électorale, l’URCA refuse de reconnaître les résultats du référendum, qu’elle considère déjà comme préfabriqués. Le parti estime que cet acte illégal de parjure et de haute trahison dépossède définitivement le président Faustin Archange TOUADERA de toute légitimité pour diriger le pays. En conséquence, l’URCA appelle le peuple centrafricain à se tenir prêt à défendre la démocratie et à rejeter toute tentative d’imposer une Constitution illégitime.

 

Rappelons que le référendum illégal et très controversé du 30 juillet 2023 en République Centrafricaine a été fortement critiqué par l’URCA, qui le considère comme une mascarade électorale visant à consolider le pouvoir en place. L’absence de consultation populaire, les modifications de dernière minute du texte constitutionnel, et les violations du code électoral ont suscité l’indignation et la méfiance du peuple centrafricain. En rejetant les résultats de ce référendum, l’URCA appelle à la préservation de la démocratie et à la recherche d’une solution légitime et transparente pour l’avenir constitutionnel du pays. Le chemin vers une République Centrafricaine unie et prospère passe inévitablement par le respect des principes démocratiques et des droits du peuple.

 

Par la rédaction du CNC

 

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RCA : Le BRDC alerte sur les dérives autoritaires du pseudo-référendum

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Le BRDC alerte sur les dérives autoritaires du pseudo-référendum

 

Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la constitution, BRDC, lors de leur conférence de presse au siège du parti PATRIE le 3 août 2023 à Bangui. CopyrightCNC
Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la constitution, BRDC, lors de leur conférence de presse au siège du parti PATRIE le 3 août 2023 à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  Dans une déclaration de presse tenue le 3 juillet 2023 au siège du parti politique PATRI, le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) a vivement réagi à l’organisation d’un pseudo-référendum constitutionnel tenu le dimanche 30 juillet 2023 en République centrafricaine. Qualifiant ce scrutin d’illégal et calamiteux, le BRDC met en garde contre les conséquences désastreuses de cette manœuvre qui mettrait fin à l’ère démocratique du pays.

 

Le pseudo-référendum et ses irrégularités

 

Le BRDC déplore que le référendum constitutionnel organisé en République centrafricaine n’ait pas respecté les standards démocratiques les plus élémentaires. L’une des principales violations pointées par le BRDC est l’absence d’annexion du projet de la nouvelle Constitution au décret convoquant le corps électoral. Cette omission a suscité de vives protestations au sein de la population centrafricaine.

 

De plus, le texte de la nouvelle Constitution a été élaboré par un comité de rédaction illégal, en violation des dispositions de la Constitution du 30 mars 2016. Malgré sa dissolution officielle, ce comité a continué ses travaux, ce qui a suscité un tollé parmi les différentes composantes du peuple centrafricain.

 

Des libertés fondamentales bafouées

 

Tout au long du processus du pseudo-référendum, le BRDC dénonce les multiples violations des libertés fondamentales et des garanties institutionnelles. Des juges constitutionnels, normalement inamovibles pour préserver leur indépendance, ont été écartés de manière illégale pour avoir défendu l’état de droit et la Constitution. Le BRDC révèle que ces juges avaient déjà fait preuve de fermeté en refusant de permettre à la Russie d’influencer le pouvoir en violation de la Constitution afin de maintenir le Président Touadera au pouvoir à vie.

De plus, les opposants au projet de Constitution ont été victimes de menaces de mort, d’injures publiques et d’intimidations judiciaires, démontrant ainsi un climat de répression et d’atteinte aux droits de l’opposition.

 

Vers une présidence à vie ?

 

Le BRDC alerte sur les conséquences du passage de cette nouvelle Constitution. Selon l’organisation, si la Constitution est promulguée, le Président Touadera deviendra de facto un “Roi” doté d’un pouvoir sans précédent dans l’histoire récente de la RCA. Il aura le pouvoir de choisir lui-même un Vice-Président non élu, qui deviendrait alors son dauphin constitutionnel, s’assurant ainsi un pouvoir dynastique.

 

Il y’a lieu de rappeler que le BRDC conclut sa déclaration en lançant un appel à tous les centrafricains pour défendre la Constitution de 2016 et s’opposer par tous les moyens constitutionnels et politiques pacifiques à la nouvelle Constitution proposée. Selon l’organisation, la démocratie est désormais menacée en RCA, et il est essentiel que le peuple reste mobilisé pour sauvegarder ses acquis démocratiques et refuser toute dérive autoritaire. Le BRDC s’engage à poursuivre le combat politique pour le rétablissement de la démocratie et de l’État de droit dans le pays.

Précisons que le référendum constitutionnel en RCA suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile et de l’opposition. Le BRDC, en tant qu’acteur engagé, joue un rôle essentiel dans la défense de la démocratie et appelle à une mobilisation pacifique et constitutionnelle pour préserver les acquis démocratiques chèrement acquis par le peuple centrafricain. La situation reste tendue, et l’avenir politique du pays dépendra en grande partie de la détermination du peuple à défendre ses droits et ses libertés.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Évasion spectaculaire à Bouar : 22 détenus disparaissent dans la nature

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Évasion spectaculaire à Bouar : 22 détenus disparaissent dans la nature

 

Au plein centre de la ville de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine
Au plein centre de la ville de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 04 août 2023 (CNC) –  Avant-hier, une scène digne d’un film d’action s’est déroulée à la maison d’arrêt de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, alors que 22 prisonniers se sont échappés par des moyens inattendus. Selon les témoignages, ces audacieux détenus ont réussi à défoncer le mur de la prison avant de se fondre dans la nature, laissant derrière eux un énorme défi pour les forces de l’ordre.

 

Face à cette situation critique, le procureur de la République, basé au tribunal de grande instance de Bouar, a lancé un appel pressant à la population afin de les encourager à collaborer avec les officiers de police judiciaire pour retrouver les personnes évadées. Ce n’est pas une tâche facile, mais il affirme que la solidarité de la communauté peut être un atout essentiel pour remettre ces évadés derrière les barreaux.

 

Guy Gustav Zoukazoui, Procureur à Bouar, s’est adressé à la population avec un discours empreint de sérénité. Conscient du souci que peuvent éprouver certains citoyens dont les proches sont détenus parmi les évadés, il a tenu à souligner que leur coopération est d’une valeur inestimable pour le bien-être collectif.

 

“Certains détenus parmi les évadés ont des liens familiaux ici, à Boire Centre, d’autres à Baoro, à Abba, à Niem-Yéléwa, à cantonnier, et bien d’autres endroits encore”, a-t-il expliqué. “Je demande à la population de nous aider dans ce sens. C’est un appel que je lance à tous les citoyens de ce pays pour épauler la justice.”

 

Il n’est pas venu les mains vides. Déjà, plusieurs mesures ont été prises pour maximiser les chances de recapture. Le procureur a travaillé en étroite collaboration avec le régisseur de la maison centrale de Boire, obtenant ainsi la liste complète des détenus évadés. Cette information cruciale a été rapidement relayée à toutes les brigades et commissariats de police de la région sous sa juridiction. Ces dispositions visent à alerter les collaborateurs sur le terrain, notamment ceux travaillant aux barrières, les FAKA et les autres vigilants, lors de contrôles de pièces d’identité ou de barrages routiers habituels.

 

Cette mobilisation de la population et des forces de l’ordre témoigne d’un engagement commun en faveur de la sécurité publique. Il est indéniable que la tâche sera ardue, mais l’union fait la force. Face à cette évasion spectaculaire, il est primordial que chaque citoyen se sente concerné et prêt à contribuer à l’intérêt général.

 

Par Gervais Lenga

 

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Massacre de DIKI : Quand la science farfelue du mercenariat s’invite dans les communiqués officiels

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Massacre de DIKI : Quand la science farfelue du mercenariat s’invite dans les communiqués officiels

 

Centrafrique.org/serge-ghislain-djorie-tous-les-rebelles-sont-fatigues-de-la-guerre-ils-demandent-au-gouvernement-leur-desarmement/serge-ghislain-djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-61262″ data-wpel-link=”internal”>Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement
Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango

 

 

Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  Dans un communiqué aussi sérieux qu’inventif, le porte-parole du gouvernement centrafricain, monsieur Serge Ghislain Djorie, a dévoilé aujourd’hui une nouvelle catégorisation du mercenariat qui risque de faire rire plus d’un. Selon ses dires, il existerait désormais deux types de mercenaires : les mercenaires étrangers et… tenez-vous bien… les mercenaires nationaux ! Une révélation qui laisse perplexe et interroge sur l’origine de ces nouveaux concepteurs de la science du mercenariat.

 

Dans un style digne des romans d’aventure du XIXe siècle, le communiqué du gouvernement, signé par son porte-parole Serge Ghislain Djorie, fait état d’une attaque perpétrée par des “éléments armés du groupe terroriste de la Coalition Patriotique pour le Changement (CPC)”, qui ont sommairement exécuté des personnes dans un village reculé. Bien que nous déplorions profondément ces actes barbares, nous ne pouvons nous empêcher de rire devant l’audacieuse affirmation selon laquelle ces criminels seraient en fait des mercenaires, et qui plus est, des mercenaires nationaux et étrangers. Une distinction qui restera sûrement gravée dans les annales de l’absurde.

 

Cela soulève une question cruciale : comment peut-on devenir un mercenaire national ? Existe-t-il des universités spécialisées dans cette discipline ? Quels sont les critères d’admission ? Un diplôme en patrioteologie serait-il requis ? Les réponses à ces interrogations restent malheureusement absentes du communiqué officiel.

 

On peut supposer que le gouvernement centrafricain, dans toute sa bienveillance, a voulu attribuer une identité nationale à ces criminels pour mieux les différencier des mercenaires étrangers. Peut-être envisagent-ils même de leur délivrer des cartes de fidèles patriotes, assorties de réductions sur les attaques terroristes dans les villages lointains.

 

Plus sérieusement, il est évident que cette déclaration sert avant tout à diaboliser la Coalition Patriotique pour le Changement (CPC) en la qualifiant de “groupe terroriste”. Certes, il est important de condamner ces actes violents, mais cela ne justifie pas l’usage d’une rhétorique loufoque pour désigner les auteurs.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, le communiqué nous offre également un florilège d’expressions grandiloquentes telles que “échec cuisant”, “terreur” et “ennemis de la paix”, qui pourraient rivaliser avec les meilleures pièces de théâtre. On imagine aisément que Shakespeare lui-même aurait été envieux de cette prose.

 

Au final, cette tentative de classification farfelue ne fait qu’alimenter le ridicule et la perplexité. Plutôt que de se livrer à un numéro de comédie linguistique, le gouvernement centrafricain ferait mieux de se concentrer sur de véritables solutions pour protéger ses citoyens et prévenir de tels actes odieux.

 

Nous ne pouvons qu’espérer que le gouvernement centrafricain renoncera à cette nouvelle science du mercenariat et se concentrera sur des déclarations plus réalistes et pertinentes. D’ici là, nous continuerons de scruter avec amusement les prochaines annonces du porte-parole du gouvernement, notre excellent docteur, oui docteur, qui semble avoir un talent inné pour l’art de l’ironie involontaire.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Triste Spectacle du Président Touadera face à ses Conseillers Bagarreurs

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Le Triste Spectacle du Président Touadera face à ses Conseillers Bagarreurs

 

Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé
Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé

 

 

Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  Faustin Archange Touadera, Président centrafricain, fait une nouvelle fois preuve de son incompétence flagrante en tolérant des comportements inacceptables au sein de son entourage. Le récent incident où deux ministres délégués conseillers se sont battus violemment en présence du chef de l’État témoigne d’un manque de contrôle et d’autorité qui jette une ombre sur sa capacité à diriger le pays.

 

Dans n’importe quelle nation digne de ce nom, un tel spectacle serait impensable et aurait entraîné des sanctions immédiates et exemplaires. Mais, en République centrafricaine, sous le règne de Faustin Archange Touadera, tout semble permis, et cette attitude laxiste n’a fait qu’accentuer l’indignation et le mécontentement des citoyens.

 

En effet, le Président Touadera était présent lors de cette scène de désordre et de violence, et son manque d’intervention immédiate est révélateur de sa nature peureuse et de son incapacité à imposer l’ordre au sein de son propre cercle politique. Les témoins rapportent que lorsque les deux conseillers commencent violemment à se discuter, il s’est contenté de leur prodiguer de faibles conseils pour se calmer, une réaction bien en deçà de ce que l’on attendrait d’un dirigeant digne de ce nom.

 

Pire encore, au moment où les deux conseillers commencent à se bagarrer, il a choisi de fuir la situation en toute hâte, abandonnant son rôle de leader et quittant le lieu de manière précipitée. Un tel comportement est indigne d’un Président et démontre son incapacité à faire face aux défis qui se présentent à lui, même les plus simples.

L'altercation entre Jules et Wilfried poussant le chef de l’État a quitter le lieu
L’altercation entre Jules et Wilfried poussant le chef de l’État a quitter le lieu

 

La passivité de Faustin Archange Touadera face à cette situation témoigne également d’un manque de fermeté dans sa gouvernance. Alors que les Centrafricains s’attendaient à ce que des mesures sévères soient prises contre les fauteurs de troubles, il n’a fait preuve que d’un silence embarrassant. Cette absence de réaction renforce l’impression que le Président est plus préoccupé par ses propres intérêts que par ceux du peuple qu’il est censé servir.

La police et la gendarmerie aussi ont fait preuve de passivité, d’inaction en venant les séparer dignement au lieu de les arrêtant simplement et de les mettre dans lieu dédié à des citoyens agissant de la sorte.

Par ailleurs, les allégations selon lesquelles le ministre conseiller Jules NJAWE serait impliqué dans des affaires douteuses, notamment dans le trafic de jeunes filles destinées à être présentées au Président Touadera, soulèvent des questions inquiétantes sur l’intégrité et l’éthique de son entourage. Si de tels individus peuvent agir en toute impunité, cela ne fait que discréditer davantage la crédibilité du gouvernement et du Président lui-même.

 

Il est grand temps que Faustin Archange Touadera prenne ses responsabilités en tant que leader, le père de la nation et qu’il fasse preuve de fermeté dans le traitement des comportements répréhensibles au sein de son gouvernement. Le peuple centrafricain mérite un leadership fort et exemplaire, pas un Président peureux et inefficace, incapable de maintenir l’ordre et la décence au sein de son administration.

 

Rappelons que le comportement du Président Faustin Archange Touadera face à cette bagarre scandaleuse entre ses ministres conseillers révèle sa faiblesse et son incapacité à diriger avec autorité. Son manque de réaction appropriée et son silence face à ces actes répréhensibles soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à sa capacité à gouverner le pays. Il est temps que les Centrafricains exigent un leader plus compétent, plus ferme et plus soucieux de l’intérêt du peuple qu’il est censé représenter.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La Farce du siècle : La CEEAC applaudit un referendum illégal et chaotique en Centrafrique

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La Farce du siècle : La CEEAC applaudit un referendum illégal et chaotique en Centrafrique

 

La délégation de la Mission d'Observation de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale reçue à la présidence de la République à Bangui
La délégation de la Mission d’Observation de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale reçue à la présidence de la République à Bangui

 

 

Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  Dans une démonstration éclatante de déni de réalité, la Mission d’Observation de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), dépêchée à Bangui pour le soutien à un referendum totalement illégal, anticonstitutionnel à la Constitution du 30 mars 2026, a choisi de fermer les yeux sur les irrégularités flagrantes lors du prétendu référendum constitutionnel du 30 juillet 2023 en République Centrafricaine. Menée par la fameuse Cheffe de mission Marie Madeleine KALALA NGOY MONGI, la délégation de la CEEAC semble avoir été éblouie par le spectacle grotesque orchestré par le Président Faustin Archange Touadera et son régime autocratique.

 

Il est essentiel de rappeler que ce référendum avait pour but de permettre à Faustin Archange Touadera, de se maintenir indéfiniment au pouvoir, foulant ainsi aux pieds les principes fondamentaux de la démocratie et de l’alternance politique. La constitution du 30 mars 2016, qui n’a pas prévu qu’elle peut être changer via un referendum mais plutôt modifier certaines de ses dispositions et qui impose une limite de mandats présidentiels, devait être envoyée dans la poubelle de l’histoire afin d’instaurer une dynastie familiale où la démocratie serait reléguée aux oubliettes.

 

Dès le début, ce référendum a été dénoncé comme illégal et controversé au regard de la Constitution que Touadera veut changer. Un arrêt de la Cour constitutionnelle de Centrafrique en a décidé aussi ainsi. Sans surprise, ce referendum a été choisi et taillé sur mesure pour les ambitions autoritaires du Président en place. Pourtant, la CEEAC semble être une grande fan de théâtre burlesque, car elle n’a trouvé aucun problème à féliciter la “bonne tenue” du scrutin. Peut-être ont-ils oublié que les bureaux de vote étaient inondés de partisans du pouvoir, tandis que les opposants et les citoyens conscients boycottaient ce cirque politique.

 

Mais ce n’est pas tout, la mission de la CEEAC a également miraculeusement “constaté” que l’élection s’était déroulée dans une “ambiance apaisée”. Bien sûr, comment aurait-il pu en être autrement quand il n’y avait pratiquement personne pour contester les manigances du régime ? Cette mission s’attendait à ce que les armes raisonnent dans le pays? C’était une réunion exclusivement réservée aux courtisans et aux laudateurs du Président Touadera, un véritable bal masqué où les rares voix dissidentes étaient étouffées par les échos de l’autosatisfaction.

 

La prouesse de la CEEAC ne s’arrête pas là. Ils ont également osé saluer l’engouement de la population qui s’est massivement rendue aux urnes. On ne peut qu’imaginer leur définition de la “masse”, car il est bien connu que les bureaux de vote étaient aussi vides que la conscience de ceux qui ont orchestré cette farce électorale. Les électeurs ont été soudoyés avec des billets de banque pour assurer une participation fictive et gonfler artificiellement les chiffres.

 

La cerise sur le gâteau a été le moment où la CEEAC a évoqué des “recommandations” pour le futur, prétendant offrir des conseils pour améliorer l’intégrité du processus électoral. Est-ce un jeu de rôle ? Il est difficile de ne pas rire devant une telle absurdité quand on sait que la CEEAC elle-même est complice de cette mascarade en fermant les yeux sur les abus de pouvoir et les atteintes aux droits de l’homme en Centrafrique.

 

Rappelons que la délégation de la CEEAC a brillamment accompli sa mission de faire semblant d’être une véritable mission d’observation. Elle a réussi à ignorer les évidences, à applaudir un référendum illégal, à valider une mascarade électorale et à se taire sur les aspirations légitimes du peuple centrafricain pour la démocratie et la liberté. C’est un spectacle ironique qui restera dans les annales de l’hypocrisie politique et de la complicité internationale. Bravo CEEAC, bravo !

 

Par Alain Nzilo

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Appel à une manifestation pacifique pour demander l’expulsion d’un ministre conseiller étranger de la RCA

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Appel à une manifestation pacifique pour demander l’expulsion d’un ministre conseiller étranger de la RCA

 

Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé
Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé

 

 

Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  Trois jours après une altercation barbare et choquante entre deux ministres conseillers du Président de la République Faustin Archange Touadera, une demande d’autorisation de manifestation pacifique a été déposée auprès du ministère de la sécurité publique en Centrafrique. Le but de cette marche est de réclamer l’expulsion du camerounais Jules NJAWE, impliqué dans l’incident, du territoire centrafricain.

 

L’incident qui a choqué l’opinion publique a éclaté au centre de vote du lycée Barthelemy Boganda, lors du référendum du dimanche 30 juillet 2023, en présence même du Président Touadera . Le ministre conseiller camerounais, Jules NJAWE, aurait été l’instigateur de cette violente bagarre en donnant le premier coup à son homologue centrafricain, Wilfried Sebiro même si c’est ce dernier qui aurait ouvert les hostilités par des attaques verbales. Les plus hautes autorités centrafricaines, notamment le Président de la République, ont été critiquées pour leur manque d’intervention rapide face à l’incident.

 

Dans ce contexte, un citoyen centrafricain, Mr. Roméo Bienvenu GUERRET SONDOLENE, a pris l’initiative d’organiser une marche pacifique devant le ministère de la Sécurité publique le vendredi 4 août 2023. La demande d’autorisation, adressée au ministre de la sécurité publique, est basée sur l’article 15 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016, qui garantit le droit à la liberté de manifestation pacifique.

 

Dans cette requête, Mr. GUERRET SONDOLENE insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de xénophobie, mais d’une expression de patriotisme. La manifestation, prévue pour durer seulement deux heures, a pour objectif de sensibiliser les autorités compétentes sur l’importance de faire respecter l’autorité des institutions centrafricaines par les étrangers résidant dans le pays.

 

Selon des informations recueillies, Jules NJAWE aurait été un membre d’un gang mafieux au Cameroun avant d’être nommé ministre conseiller du Président Touadera. Cette controverse alimente davantage les motivations derrière l’appel à son expulsion du territoire centrafricain.

 

En cas de refus de l’autorisation, Mr. Roméo Bienvenu GUERRET SONDOLENE envisage de recourir à l’article 21 de la constitution du 30 mars, qui prévoit la possibilité de saisir les juridictions compétentes pour faire valoir ses droits.

 

Cette demande d’autorisation de manifestation pacifique suscite déjà un débat dans l’opinion publique centrafricaine. Certains soutiennent l’initiative de Mr. GUERRET SONDOLENE, considérant qu’elle témoigne de l’engagement des citoyens envers la souveraineté nationale. D’autres, en revanche, appellent à la prudence et au respect des droits des étrangers résidant légalement en Centrafrique.

 

Le ministère de la sécurité publique n’a pas encore rendu sa décision concernant l’autorisation de la marche pacifique, mais l’affaire suscite une attention particulière à la fois sur le plan national et international. Les événements futurs détermineront si cette manifestation aura lieu.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Référendum controversé ,Barthélémy Mathias Mourouba, une déclaration trompeuse et la trahison

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Référendum controversé ,Barthélémy Mathias Mourouba, une déclaration trompeuse et la trahison

 

Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l'autorité nationale des élections (ANE)
Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

 

Bangui, 03août 2023 (CNC) –  La déclaration de Monsieur Barthélémy Mathias Mourouba, Président de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), au sujet du référendum illégal initié par le Président Faustin Archange Touadera, a suscité de vives réactions au sein de la population centrafricaine. Ses propos, visant à rassurer les citoyens centrafricains sur la légitimité du scrutin, ont été rapidement balayés par les preuves flagrantes de fraude et de manipulation qui ont émaillé le jour du référendum.

 

Dès le début, les doutes planaient sur la crédibilité de cette consultation. Les contestations et les appels à l’annulation et le boycott du référendum se multipliaient, alimentés par les inquiétudes légitimes des citoyens quant à la volonté du Président Touadera  de se maintenir au pouvoir pendant des années, en dépit des conséquences sur la stabilité du pays.

 

Les affirmations de Monsieur Mourouba quant à l’intégrité du processus électoral ont rapidement été mises à mal. Le jour du scrutin, les centrafricains ont été témoins de fraudes massives, allant du bourrage des urnes à la fabrication de bulletins de vote favorables au “Oui” par des membres de l’ANE eux-mêmes. Cette situation a sérieusement entaché la crédibilité de l’organisation en charge de superviser le référendum, remettant en question sa neutralité et son impartialité.

 

La manipulation du scrutin dans certains quartiers de la capitale, Bangui, a été particulièrement choquante. Les électeurs se sont retrouvés contraints de voter en faveur du “Oui” uniquement, sans aucune autre alternative. De telles pratiques ne peuvent être qualifiées de démocratiques, et laissent entrevoir une volonté de forcer le résultat en faveur du pouvoir en place.

 

Outre les irrégularités flagrantes, l’utilisation de véhicules pour transporter des urnes pré-remplies de votes favorables au “Oui” en provenance de différentes localités démontre un mépris total envers le peuple centrafricain et son droit de choisir librement son avenir politique. Ces manœuvres entachent non seulement la crédibilité du référendum, mais sapent également la confiance des citoyens envers leurs institutions.

 

Face à ces preuves accablantes, la déclaration de Monsieur Mourouba apparaît comme une tentative désespérée de justifier l’injustifiable. En maintenant le cap sur le déni et la manipulation, l’ANE s’est compromise dans une mascarade électorale qui ne fera que renforcer les divisions au sein de la population et fragiliser davantage la démocratie en Centrafrique.

 

Il y’a lieu de rappeler que la déclaration de Monsieur Barthélémy Mathias Mourouba, Président de l’ANE, au sujet du référendum illégal et controversé initié par le Président Touadera, est loin de convaincre la population centrafricaine. Les fraudes massives et les preuves de manipulation ont été flagrantes, révélant un mépris du peuple et de la démocratie. La crédibilité de l’ANE est sérieusement ébranlée, mettant en péril la confiance des citoyens envers leurs institutions. Il est temps de rétablir la vérité et de permettre au peuple centrafricain de décider de son avenir politique de manière libre et équitable.

 

Par Alain Nzilo

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Massacre à Diki : Indignations et Appels à l’Action pour Mettre Fin à l’Insécurité en Centrafrique

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Massacre à Diki : Indignations et Appels à l’Action pour Mettre Fin à l’Insécurité en Centrafrique

 

Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran
Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran

 

 

Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  Au lendemain du massacre tragique de 13 civils à Diki, une localité située à 140 km de Ndélé, dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, au nord-ouest de la République Centrafricaine, la situation demeure confuse et l’indignation monte au sein de la société civile et des partis politiques. Les assaillants, encore non identifiés, ont ciblé des notables du village, provoquant une vague de réactions et de demandes d’enquête de la part de l’Alliance Centrafricaine des droits de l’homme. Parallèlement, le parti Marche pour la démocratie et le salut du peuple MDSP pointe du doigt l’insécurité persistante dans certaines régions du pays, critiquant les choix politiques du gouvernement.

 

L’Alliance Centrafricaine des droits de l’homme demande des comptes au gouvernement :

 

Face à l’horreur du massacre de Diki, où 13 civils ont été tués, dont 3 notables locaux, l’indignation grandit au sein de la société civile et des partis politiques. L’Alliance Centrafricaine des droits de l’homme, forte de sa conviction en la justice et en la protection des droits fondamentaux des citoyens, a vivement condamné ces actes odieux. Dans un appel pressant, l’organisation demande au gouvernement de mener une enquête approfondie pour identifier les responsables de cette attaque meurtrière.

 

Le sentiment d’incompréhension est palpable chez l’Alliance, notamment en raison du déploiement massif des forces armées centrafricaines et alliées lors des élections référendaires précédentes. Comment une telle attaque a-t-elle pu se produire malgré ces mesures de sécurité renforcées ? Jusqu’à présent, aucune information n’a été divulguée concernant les coupables de ce massacre, laissant les citoyens en quête de réponses et de justice.

 

Le parti MDSP pointe les choix politiques du gouvernement :

 

Le parti Marche pour la démocratie et le salut du peuple (MDSP) estime que l’insécurité persistante en République Centrafricaine est due aux choix politiques inadéquats du gouvernement. Dominique Désiré ERENON, président du MDSP, conteste les allégations du gouvernement selon lesquelles l’insécurité serait en régression. Pour lui, la présence des forces internationales telles que la Minusca et les Wagner, ainsi que des troupes alliées rwandaises, ne semble pas suffisante pour mettre un terme à cette violence.

 

Selon ERENON, il est temps que le gouvernement revoie ses stratégies politiques et renforce sa cohérence et son efficacité pour garantir la sécurité des citoyens. Au lieu de blâmer la constitution de 2016, le président du MDSP affirme que la responsabilité de l’insécurité réside dans les décisions politiques prises au sommet de l’État.

 

Réponse du gouvernement et perspectives :

 

Interrogé sur ce tragique événement, le porte-parole du gouvernement, Serge Ghislain Djorie, a admis être au courant de la situation. Toutefois, il a annoncé que les autorités mènent actuellement des enquêtes approfondies avant de communiquer officiellement sur le sujet. Pour le moment, l’identité des assaillants ainsi que les raisons qui ont conduit à ce massacre restent inconnues.

 

En cette période de deuil et d’incertitude, la République Centrafricaine est confrontée à des défis considérables en matière de sécurité. Il est crucial que le gouvernement réponde rapidement et efficacement à cette tragédie, en prenant des mesures concrètes pour assurer la sécurité des populations vulnérables.

 

Rappelons que le massacre de Diki a suscité une vive émotion au sein de la population centrafricaine et a révélé l’ampleur de l’insécurité qui continue de sévir dans certaines régions du pays. Les appels à l’action sont nombreux, avec l’exigence d’une enquête approfondie pour traduire les responsables en justice et d’une réévaluation des choix politiques pour garantir la sécurité de tous. Dans cette période sombre, la République Centrafricaine doit s’unir pour surmonter ces défis et bâtir un avenir plus paisible et sûr pour tous ses citoyens.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Vandalisme à la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales

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Centrafrique : Vandalisme à la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales

 

Centrafrique.org/les-acteurs-de-justice-incluant-les-avocats-notaires-greffiers-et-huissiers-annoncent-une-greve-de-5-jours/les-avocats-huissiers-et-notaires-reunis-avant-leur-assemblee-generale-extraordinaire-du-mercredi-14-septembre-2022-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-59572″ data-wpel-link=”internal”>les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire du mercredi 14 septembre 2022. Photo CNC
les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire du mercredi 14 septembre 2022. Photo CNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  Dans la nuit du dimanche au lundi 31 juillet dernier à Bangui, un acte de vandalisme a secoué la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CMDHLF). Ce tragique événement a laissé la Commission dans l’incertitude, alors que son unique ordinateur du service et quelques documents essentiels ont été dérobés. Les autorités ont été immédiatement alertées, et la Commission exhorte à présent des mesures pour faire la lumière sur cet acte odieux.

 

Maître Timoléon Mokocongo, rapporteur général de la Commission, a déclaré avec émotion : “Nous avons compris que les gens ne sont pas venus pour nous voler. Ils sont venus prendre possession d’informations.” Cette prise de conscience est cruciale, car elle souligne que cet acte de vandalisme visait à perturber les activités de la Commission et à compromettre sa mission de protection des droits de l’homme.

 

Le contexte politique délicat ne fait qu’amplifier la gravité de cet incident. L’indépendance et la neutralité de la Commission sont en jeu, et c’est ce que Maître Mokocongo souhaite souligner à travers ses paroles : “C’est clair que de tels agissements vont à l’encontre de notre indépendance, de notre neutralité, que le contexte politique est donc.” La Commission nationale des droits de l’homme œuvre pour le bien-être du peuple centrafricain et agit sans parti pris envers qui que ce soit. Les actions de vandalisme et de vol portent atteinte à ces principes fondamentaux et sont inacceptables.

 

Dans un appel solennel, la Commission s’adresse à l’ensemble du peuple centrafricain, aux autorités politiques et administratives, à ses collaborateurs et même à la communauté internationale. Elle souhaite faire comprendre qu’elle ne constitue pas une menace pour quiconque, et qu’elle agit uniquement dans l’intérêt de la justice et du respect des droits humains. Maître Mokocongo rappelle : “Nous sommes contre personne et donc il n’y a pas de raison qu’on vienne nous soumettre à de tels agissements.”

 

La Commission insiste sur la nécessité de prendre des mesures pour éviter que de tels comportements ne se répètent à l’avenir. La sécurité de leur siège et celle de leurs membres est primordiale. Les lois régissant leur fonction doivent être respectées, et c’est dans cette optique qu’ils ont saisi le procureur de la République près du tribunal de grande naissance de Bangui. Une plainte a également été déposée auprès d’une unité de police qui a déjà ouvert une enquête. Maître Mokocongo est optimiste quant à la progression de l’affaire : “Je pense que les personnes sont entendues déjà.”

 

En rappel, le vandalisme à la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales est une attaque non seulement contre cette institution, mais aussi contre les valeurs fondamentales de justice et de respect des droits de l’homme. La Commission appelle à une réaction forte de la part des autorités et de la communauté internationale pour que la sécurité et l’intégrité de leur travail soient préservées. Le peuple centrafricain a besoin de savoir que ses droits sont protégés, et la Commission est déterminée à poursuivre sa mission malgré les obstacles qui se dressent sur son chemin.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Massacre à DIKI : Le MLPC condamne l’inaction du gouvernement pour assurer la sécurité du peuple centrafricain

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Massacre à DIKI : Le MLPC condamne l’inaction du gouvernement pour assurer la sécurité du peuple centrafricain

 

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

 

Bangui, 03août 2023 (CNC) –  Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a publié un communiqué de presse condamnant fermement une nouvelle attaque meurtrière perpétrée par un groupe armé dans le village de Diki, dans la Préfecture de Bamingui Bangoran. Le communiqué soulève des questions sur la gestion de la sécurité des populations centrafricaines par le gouvernement, mettant en évidence une décennie d’inaction malgré une loi de programmation militaire votée.

 

Le massacre à Diki:

 

Le communiqué du MLPC exprime une profonde tristesse face à la perte de plus d’une douzaine de vies innocentes lors de l’attaque du village de Diki. Le groupe armé responsable de cet acte ignoble a ciblé des civils qui ne sont pas directement impliqués dans la crise politico-sécuritaire en cours. Le MLPC présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés, condamnant avec fermeté cette violence injustifiable.

 

Le gouvernement et la sécurité du peuple centrafricain :

 

Le Bureau Politique du MLPC critique sévèrement le gouvernement pour son incapacité à garantir la sécurité des populations centrafricaines. Malgré l’existence d’une loi de programmation militaire destinée à équiper les forces de défense et de sécurité du pays et à établir des garnisons militaires proches des populations, le gouvernement n’a pas réussi à mettre en œuvre ces mesures. Le communiqué souligne également que des ressources financières ont été allouées au récent référendum, prouvant ainsi que l’argent est disponible lorsque le gouvernement le souhaite. Cela suscite donc des interrogations sur les priorités du gouvernement en matière de sécurité et de bien-être du peuple centrafricain.

 

Appel à l’action et à la responsabilité:

 

Le MLPC appelle le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour identifier et traduire en justice les auteurs de ce massacre. Il souligne que l’impunité face à de tels actes odieux ne peut être tolérée et que la justice doit être rendue pour les victimes et leurs familles. De plus, le communiqué exhorte le gouvernement à revoir sa gestion de la sécurité afin de garantir la protection de la vie de ses citoyens tout en créant un environnement propice au développement et à la paix dans le pays.

 

Rappelons que le communiqué du MLPC met en lumière les conséquences tragiques de l’inaction du gouvernement en matière de sécurité du peuple centrafricain. Le massacre à Diki est une tragédie qui ne peut être ignorée, et le MLPC appelle à une prise de conscience urgente et à des mesures concrètes pour éviter de futures pertes de vies innocentes. La paix et le développement de la République centrafricaine dépendent de l’engagement du gouvernement à protéger ses citoyens et à les placer au cœur de ses priorités. Il est temps de répondre à cet appel pour un avenir plus sûr et prospère pour tous les Centrafricains.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Enfants sans identité : l’épineux problème des actes de naissance à Bossembélé

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Enfants sans identité : l’épineux problème des actes de naissance à Bossembélé

 

École sous-préfectorale de Baboua, dans la Nana-Mambéré

 

 

 

Bangui, 03 août 2023 (CNC) –  L’accès à l’éducation est un droit fondamental pour chaque enfant, mais à Bossembélé, une localité située à plus de 160 kilomètres de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, de nombreux enfants sont privés de ce droit en raison de l’absence d’actes de naissance. Cette situation représente un véritable problème pour de nombreux parents qui aspirent à garantir la citoyenneté de leurs enfants.

 

Florida et Igor, deux adolescents âgés de 15 ans, font partie de ceux qui n’ont pas pu obtenir leur acte de naissance. Florida témoigne : “Mes parents n’ont pas les moyens de faire mon acte de naissance à la mairie. C’est pourquoi je les encourage à me le fournir, car c’est un document très important pour chaque être humain.”

En effet, l’acte de naissance est bien plus qu’un simple bout de papier. Il représente l’identité de chaque individu et joue un rôle crucial dans diverses situations, notamment en cas d’accident où il permet de faciliter l’identification et de contacter les parents.

 

Pour se procurer un acte de naissance à la mairie, il faut débourser la somme de 2500 francs CFA. Si certains parents rencontrent des difficultés financières, d’autres se heurtent à des retards administratifs à l’hôpital pour obtenir le dossier de naissance de leurs enfants. Cette situation rend encore plus difficile l’accès à l’éducation pour de nombreux enfants.

 

Heureusement, en 2018, le ministère de l’Éducation nationale a lancé un projet intitulé “École pour tous” dans le but de garantir l’accès à l’instruction des enfants, même en l’absence d’acte de naissance. Grâce à ce programme, plus de 300 enfants ont été inscrits dans les écoles de la région, telles que l’école Fraternité, les écoles sous-préfectorales garçons et filles, ainsi que les écoles plateaux.

Justin Gaissa, directeur de l’école Fraternité, explique : “Auparavant, le problème des actes de naissance était un obstacle majeur. C’est pourquoi nous nous sommes focalisés sur le projet « Éducation pour tous ». Nous donnons désormais accès aux parents pour inscrire leurs enfants en recueillant quelques informations nécessaires. Nous sensibilisons beaucoup les parents pour qu’ils oublient l’idée d’aller à la mairie pour délivrer les actes de naissance à leurs enfants et ainsi leur permettre de progresser dans leurs études.”

 

Le projet “École pour tous” représente un pas en avant significatif dans la lutte pour l’éducation inclusive à Bossembélé. En donnant la possibilité aux enfants sans acte de naissance de bénéficier d’une éducation, il ouvre de nouvelles perspectives pour leur avenir et leur permet de s’épanouir pleinement. Cependant, il reste encore du travail à faire pour résoudre durablement le problème des actes de naissance manquants et pour assurer que chaque enfant puisse jouir pleinement de ses droits en tant que citoyen à part entière.

 

Ceci dit, l’accès à l’éducation est un droit universel et inaliénable pour chaque enfant. À Bossembélé, malgré les difficultés liées à l’absence d’actes de naissance, le projet “École pour tous” témoigne d’une volonté de changer les choses et de permettre à chaque enfant de bénéficier d’une éducation de qualité. Il est essentiel que les autorités continuent à œuvrer pour surmonter les obstacles et à sensibiliser les parents sur l’importance de cet acte administratif qui ouvre la voie à un avenir meilleur pour leurs enfants. La réussite de ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre les acteurs locaux et les parents, démontrant ainsi que, collectivement, il est possible de créer un avenir éducatif prometteur pour la jeunesse de Bossembélé.

 

Par Anselme Zato

 

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Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du Président Touadera, est une reprise de justice aux États-Unis

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Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du Président Touadera, est une reprise de justice aux États-Unis

 

Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du Président Touadera, est une reprise de justice aux États-Unis
Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du Président Touadera, est une reprise de justice aux États-Unis

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  La présidence controversée du Président centrafricain, Faustin Archange Touadera , est sous les projecteurs une fois de plus alors qu’une enquête de la rédaction du CNC révèle que sa conseillère la plus influente, Maria SANDRA Boodhun, est une reprise de justice aux États-Unis. Cette nouvelle controverse soulève des questions sur le cercle de conseillers choisi par le Président et suscite des interrogations légitimes quant à la sélection de personnalités controversées dans son entourage.

 

Depuis que Maria SANDRA Boodhun a été introduite auprès du Président Touadera  par le camerounais Jules NJAWE, elle a gagné en pouvoir et influence au sein de l’administration centrafricaine. Cependant, cette ascension rapide est maintenant ternie par des révélations accablantes concernant son passé judiciaire aux États-Unis.

 

Selon le site américain jailbase.com, spécialisé dans la fourniture d’informations sur les arrestations dans les prisons du comté de Miami, Maria SANDRA Boodhun a été arrêtée et écrouée à Miami le 08 janvier 2017. Des sources judiciaires locales ont confirmé l’exactitude de ces informations. Ces antécédents judiciaires soulèvent des doutes légitimes sur la crédibilité et l’intégrité de cette conseillère au sein de l’administration présidentielle.

 

Il est compréhensible que les citoyens centrafricains soient perplexes et préoccupés par la décision du Président Touadera de s’entourer de personnalités controversées et ayant des antécédents criminels. En tant que chef de l’État, il porte la responsabilité de nommer des conseillers qui représentent les intérêts du pays et du peuple centrafricain de manière intègre et transparente.

 

Le choix d’avoir une conseillère, de surcroit mauricienne,  avec un passé judiciaire troublant soulève des questions sur le processus de vérification des antécédents et sur les critères de sélection utilisés par le Président et son équipe. Les citoyens ont le droit de savoir comment ces décisions sont prises et comment le Président assure la probité de son administration.

 

De plus, cette affaire soulève des inquiétudes plus larges concernant la politique de recrutement du gouvernement dans son ensemble. Les Centrafricains méritent des dirigeants qui respectent l’éthique et l’intégrité, et qui ne tolèrent pas la présence de personnes ayant des liens avec le crime organisé ou des activités illégales.

 

Dans l’intérêt de la transparence et de la responsabilité, le Président devrait également expliquer publiquement les raisons pour lesquelles une personne avec des antécédents judiciaires a été nommée conseillère de premier plan, et quelles mesures seront prises pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent à l’avenir.

 

Les détails sur cette affaire et d’autres sujets connexes seront approfondis dans nos prochains articles. Les citoyens centrafricains méritent de connaître la vérité sur les décisions prises au plus haut niveau de leur gouvernement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Référendum spectaculaire en Centrafrique : le MCU, Maître de l’Art Imaginaire des Résultats

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Référendum spectaculaire en Centrafrique : le MCU, Maître de l’Art Imaginaire des Résultats

 

Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –   La politique centrafricaine semble être devenue le théâtre d’une pièce où l’art de l’illusion prévaut sur la réalité. Alors que les résultats du référendum organisé par le Mouvement des cœurs-unis (MCU) commencent à émerger, la population est confrontée à des chiffres imaginaires et des faits manipulés. Le parti au pouvoir ne laisse guère de place à l’autorité nationale des élections pour faire son travail, dévoilant ainsi une farce politique digne des meilleurs illusionnistes.

 

Le Président Faustin Archange Touadera , visiblement en quête de gloire personnelle, avait lancé ce référendum de la honte, sans se soucier le moins du monde de son caractère illégal. Et voilà, le voile se lève, et nous pouvons constater que les résultats sont tout aussi illusoires que le référendum lui-même !

 

Le MCU, véritable maître de l’art imaginaire des résultats, a su exceller dans l’illusion et la tromperie. D’après leurs calculs dignes d’un conte de fées, ils n’ont laissé aucune marge de manœuvre à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), bien que nous sachions pertinemment qu’elle est complètement sous leur emprise.

 

Un exemple flagrant de cette farce politique nous vient de la troisième circonscription de ville de Bocaranga, où, étrangement, le référendum n’a pu avoir lieu comme prévu. Mais qu’à cela ne tienne, le MCU n’a pas laissé les faits entraver leur créativité. Ils ont osé afficher des résultats, qui sont aussi imaginaires que les licornes au clair de lune. C’est avec une habileté remarquable qu’ils ont ignoré la réalité du terrain, car soyons honnêtes, qui a besoin de faits concrets quand on peut se perdre dans un monde de fantaisie ?

 

Il est vrai que la situation à Bocaranga est assez cocasse. Trois ponts, oui, trois ponts, sont actuellement hors d’usage dans la circonscription de Bocaranga 3. On pourrait penser que cela représente un obstacle insurmontable pour les véhicules qui chercheraient à se rendre aux bureaux de vote. Mais évidemment, le MCU ne se laisse pas arrêter par des détails aussi triviaux. Les résultats imaginaires doivent prévaloir, peu importe la réalité du terrain !

 

Le pouvoir de Bangui ne manque pas de nous étonner avec ses bêtises et ses contorsions pour masquer son manque de légitimité. On se demande s’ils n’auraient pas mieux fait de monter un cirque plutôt que de jouer à la politique. Au moins, ils auraient su exploiter leurs talents dans un domaine où l’illusion et la duperie sont appréciées.

 

En réalité, le référendum du dimanche 30 juillet 2023 en Centrafrique est un véritable spectacle digne d’une pièce de Shakespeare, où les protagonistes rivalisent d’imagination pour créer un monde parallèle où tout est possible. Le MCU, parti au pouvoir, a excellemment joué son rôle dans cette farce politique, en utilisant des résultats imaginaires pour asseoir sa domination. Nous sommes témoins d’un véritable chef-d’œuvre d’illusionnisme, mais au détriment de la démocratie et du bon sens. Espérons que le rideau se lèvera bientôt sur cette comédie politique, et que la vérité éclatera enfin.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Chercheur à l’Université de Québec à Trois-Rivières (Canada)

 

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Référendum sous tension en Centrafrique, plusieurs personnalités évacuent leur famille à l’étranger

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Référendum sous tension en Centrafrique, plusieurs personnalités évacuent leur famille à l’étranger

 

Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et Zéphirin Mamadou, chef d’état-major
Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’état-major

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  Alors que le référendum contesté et illégal s’apprêtait à avoir lieu dimanche 30 juillet 2023, en Centrafrique, des personnalités politiques et militaires ont pris une décision qui fait débat au sein de la population. En effet, avant le scrutin, le chef d’État-major, le général Zéphirin Mamadou, et le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué ainsi que d’autres caciques du pouvoir, ont choisi d’évacuer leur famille à l’étranger. Une mesure perçue comme une protection prudente par certains, tandis que d’autres y voient une possible menace politique contre le régime en place.

 

La prudence avant tout : protéger sa famille

 

Les raisons qui ont poussé ces hauts responsables centrafricains à évacuer leur famille sont compréhensibles à première vue. Face à un contexte politique et sécuritaire tendu, où des violences éclatent parfois sans prévenir, leur préoccupation première est d’assurer la sécurité de leurs proches, femmes et enfants. Zéphirin Mamadou a choisi d’installer sa famille en France, tandis que Bienvenu Zokoué a opté pour le Maroc, deux destinations réputées pour leur stabilité et leur sécurité.

Dans un pays où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales sont fréquents, l’instabilité est préoccupante, et nul ne peut garantir que sa propre famille ne sera pas touchée par ces violences. Cependant, les intentions des personnalités politiques et militaires restent floues et ouvrent la porte à des interprétations multiples.

 

Des soupçons de complot politique

 

À Bangui, certains proches du Président Faustin Archange Touadera voient dans l’évacuation des familles des hauts gradés une manœuvre politique visant à préparer un coup d’État contre le régime en place. Cette perception repose en partie sur le fait que Zéphirin Mamadou est déjà cité dans des affaires de préparation de coup d’État contre son ami, le Président Touadera. Néanmoins, aucune preuve concrète n’a été présentée pour étayer ces allégations, laissant planer le doute quant aux véritables intentions de ces personnalités.

 

Un référendum sous tension

 

Il est important de rappeler que le référendum contesté s’est tenu dimanche dernier, malgré les tensions et les critiques quant à sa légalité. Les autorités centrafricaines ont fait face à des accusations selon lesquelles elles seraient prêtes à sacrifier la vie des citoyens pour servir leurs intérêts personnels. Cette situation a accentué la méfiance et l’inquiétude dans un pays déjà fragilisé par des années de conflits armés.

 

La décision des hautes personnalités politiques et militaires de faire évacuer leur famille à l’étranger  à quelques jours du référendum contesté et illégal suscite des débats au sein de la population centrafricaine. Si certains y voient une mesure de prudence compréhensible dans un contexte de violence et d’instabilité, d’autres émettent des soupçons de complot politique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Scrutin référendaire en Centrafrique, des preuves de corruption massive dévoilée  

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Scrutin référendaire en Centrafrique, des preuves de corruption massive dévoilée  

École Ngola, un centre de bureau de vote référendaire à 15h 05mn
École Ngola, un centre de bureau de vote référendaire à 15h 05mn

 

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  Le paysage politique en Centrafrique est secoué par des révélations choquantes concernant le scrutin référendaire qui s’est déroulé le dimanche 30 juillet 2023. En effet, malgré les élections chaotiques du passé, le référendum constitutionnel de cette année dépasse toutes les bornes imaginaires du monde, laissant les Centrafricains perplexes et indignés face à tant de manœuvres frauduleuses observées.

 

L’opposant Joseph Bendounga, figure emblématique du Mouvement pour la démocratie pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), avait déjà alerté l’opinion publique sur les risques de corruption entourant ce scrutin crucial pour le pays. Ses craintes se sont malheureusement avérées justifiées, laissant planer un doute sérieux sur la sincérité et l’intégrité du processus électoral.

 

L’un des faits les plus préoccupants réside dans l’absence totale de tolérance envers les voix discordantes. Alors que les résultats semblaient prévisibles en faveur du “Oui”, les autorités centrafricaines ont tout mis en œuvre pour éradiquer toute opposition. Les bulletins “NON” ont été purement et simplement bannis lors de ce référendum, privant ainsi les citoyens d’un choix véritable et éclairé.

 

Au cœur de la capitale, Bangui, les pratiques scandaleuses se sont multipliées dans les bureaux de vote. Les électeurs se sont vus remettre un billet de 1000 francs CFA en échange d’un seul bulletin, celui du “Oui”.

Au Maroc, c’est l’ambassade de Centrafrique à Rabat qui demande aux Centrafricains à venir voter contre le remboursement de leurs frais de transports aller-retour et pour un vote de OUI, un bonus de 100 dirhams leur sera accordé.

contre le paiement d’un frais, dit’ frais de transport. Cette méthode de corruption éhontée visant à influencer les votes est non seulement inacceptable mais réduit également le droit démocratique fondamental de chaque citoyen à s’exprimer librement.

 

Mais les dérives ne s’arrêtent pas là. Dans chaque arrondissement de la capitale, les membres du démembrement de l’autorité nationale des élections présents le jour du scrutin dans les centre de bureau de vote ont été corrompus avec des sommes d’argent, chacun recevant 30 000 francs CFA. Cette situation laisse planer de sérieux doutes sur leur impartialité et pourrait les inciter à remplir les urnes à la place des véritables électeurs, entachant ainsi l’intégrité du processus électoral.

 

Face à ces preuves de corruption étalées au grand jour, une partie de la société civile, les défenseurs des droits de l’homme et les citoyens épris de justice s’élèvent pour réclamer l’annulation pure et simple de ce scrutin référendaire très contesté et illégal.

 

Il est temps pour les autorités centrafricaines de prendre leurs responsabilités et de mettre un terme à ces pratiques antidémocratiques qui sapent la confiance des citoyens envers leurs institutions. La crédibilité de la classe politique est en jeu, et il est impératif de rétablir la confiance perdue en rendant des comptes et en prenant des mesures concrètes pour garantir des élections libres et équitables.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Touadera avec sa nouvelle constitution merdique, son régime en pleine dérive

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Touadera avec sa nouvelle constitution merdique, son régime en pleine dérive

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  La nouvelle constitution proposée par le Président de la République Faustin Archange Touadera a récemment été soumise au référendum, suscitant de vives critiques et controverses au sein de la population centrafricaine. Parmi les nombreuses dispositions polémiques qui alimentent la colère des citoyens, l’exclusivité de la nationalité centrafricaine est au centre des débats.

 

Selon cette nouvelle disposition, la nationalité centrafricaine serait exclusive et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité. Cette mesure soulève de nombreuses interrogations quant à la manière dont le Président compte gérer les milliers de nationalités centrafricaines déjà distribuées à des ressortissants étrangers, notamment des Rwandais, des Libanais et des Camerounais surtout.

 

Au lendemain de l’entrée en vigueur de cette nouvelle constitution controversée, toutes les nationalités centrafricaines octroyées frauduleusement seraient automatiquement sans effet. En d’autre terme, elles seront automatiquement, purement et simplement annulées, sans quoi elles seraient anticonstitutionnelles et illégales.  L’article 10 du projet de la nouvelle constitution stipule que : “la nationalité centrafricaine est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec une autre, sauf dans les cas d’exception déterminés par la loi.”

 

Il est difficile de ne pas se rappeler les plus de 500 ressortissants rwandais auxquels le Président Touadera a illégitimement octroyé la nationalité centrafricaine. De même, la nomination du fugitif camerounais Parfait Émile Simb en tant que conseiller du Président de l’Assemblée nationale soulève de sérieuses questions sur l’intégrité de ce processus. La nationalité centrafricaine lui aurait été attribuée de manière discrète, tout comme au camerounais Jules NJAWE, qui a obtenu cette nationalité du jour au lendemain dans des circonstances douteuses.

 

Il est alarmant de constater à quel point le régime de Bangui s’est enfoncé dans la corruption et la fausseté, à l’image des pires gangsters. Si cette nouvelle constitution est promulguée sans régler tous ces cas de fraudes concernant l’attribution de la nationalité centrafricaine, le gouvernement se trouvera dans l’obligation de violer sa propre constitution, signe d’une dérive inquiétante.

 

La confiance du peuple centrafricain envers son gouvernement est gravement ébranlée par ces agissements scandaleux. La nation mérite un processus constitutionnel transparent et légitime, exempt de toute ingérence étrangère et de corruption.

 

Il est temps que les autorités en place prennent en considération les préoccupations légitimes de leur peuple et prennent des mesures concrètes pour restaurer la confiance dans le processus constitutionnel. La Centrafrique a besoin d’une constitution équitable, qui respecte les droits fondamentaux de tous ses citoyens et qui ne soit pas instrumentalisée à des fins politiques douteuses.

 

Dans l’état actuel des choses, la nouvelle constitution proposée par le régime de Bangui semble être un écran de fumée destiné à masquer les véritables enjeux du pays et à maintenir au pouvoir des individus qui ne semblent pas hésiter à trahir les principes démocratiques au profit de leurs intérêts personnels.

 

Par Alain Nzilo

 

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Abdel Chafik , adjoint au maire de Sam-Ouandja, kidnappé par les Wagner

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Abdel Chafik , adjoint au maire de Sam-Ouandja, kidnappé par les Wagner

 

Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux. CopyrightCNC

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  Incertitude et anxiété planent sur la ville de Sam-Ouandja alors que l’adjoint au maire, Monsieur Abdel Chafik, reste introuvable depuis son enlèvement le 22 juillet dernier par les mercenaires de Wagner. Les rumeurs circulent et les esprits sont remplis d’inquiétude quant à son sort, ne sachant s’il est toujours en vie ou s’il a succombé sous les mains de ses ravisseurs impitoyables.

 

Sam-Ouandja, une sous-préfecture de la Haute-Kotto, se retrouve ainsi au cœur d’un sombre drame. Les mercenaires de Wagner accusent Monsieur Abdel Chafik d’être lié aux groupes armés affiliés à la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Ils prétendent qu’il aurait joué un rôle discret dans l’assassinat de trois gendarmes par les rebelles de la CPC en début de mois. Profitant de leur présence dans la ville pour sécuriser un référendum, les mercenaires ont saisi cette occasion pour kidnapper l’adjoint au maire.

 

Le scénario qui s’est déroulé lors de cet enlèvement est d’une cruauté inimaginable. Monsieur Abdel Chafik a été sauvagement torturé devant sa famille avant d’être embarqué dans le véhicule des ravisseurs, laissant derrière lui un silence insoutenable et des proches désemparés.

 

Alors que les inquiétudes grandissent, certains pointent du doigt le député local, Monsieur Abdelkarim Nabia Koudjou, comme étant le commanditaire de ce kidnapping. Cette accusation ajoute un nouvel élément troublant à cette sombre affaire, alimentant la suspicion et la tension dans la région.

 

Toutefois, une lueur d’espoir émerge des ténèbres de cette histoire tragique. Des informations recueillies par la rédaction du CNC indiquent que Monsieur Abdel Chafik serait actuellement détenu dans un état grave à la prison des mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Bien que cela ne soit pas une nouvelle réconfortante, cela suggère qu’il est toujours en vie, du moins jusqu’à la date de ces informations.

 

Tandis que Sam-Ouandja et ses habitants attendent des réponses et des actions concrètes, la solidarité et le soutien de la communauté sont essentiels. La situation appelle à une réaction responsable et unie de la part de tous les acteurs impliqués, afin de ramener la paix et la sérénité dans cette région éprouvée par la violence.

 

Par Moïse Banafio

 

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Référendum de la honte en RCA : le rôle ambigu du Rwanda et de la Russie

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Référendum de la honte en RCA : le rôle ambigu du Rwanda et de la Russie

 

Touadera et son homologue Kagamé.

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  Le 30 juillet 2023, la République centrafricaine (RCA) s’apprêtait à organiser un référendum hautement controversé et illégal. Dans un geste surprenant, le Président Paul Kagamé du Rwanda répond à l’appel de son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadera, en déployant 750 militaires lourdement armés pour aider à sécuriser le processus électoral. Cette décision soulève des questions cruciales concernant la véritable nature de la coopération militaire entre les deux pays.

 

Le contexte pré-référendum est marqué par des inquiétudes croissantes quant aux intentions des groupes armés centrafricains. Le pouvoir de Bangui accuse ces groupes de chercher à perturber le référendum, rappelant les événements de 2020 lors des élections présidentielle et législatives. Face à cette menace, Bangui sollicite le soutien de ses partenaires militaires pour assurer la sécurité du processus référendaire. Parmi les pays ayant répondu favorablement à cet appel, on retrouve la Russie de Vladimir Poutine et le Rwanda de Paul Kagamé.

 

Les deux pays ont choisi des approches différentes pour soutenir la RCA. La Russie a déployé environ 200 miliciens du groupe Wagner, tandis que le Rwanda a envoyé 750 militaires de son armée régulière. Ces renforts militaires suscitent des interrogations quant à leur rôle et leur présence après la fin du référendum. Selon l’accord initial conclu entre Faustin Archange Touadera et ses partenaires, ces troupes devraient retourner dans leur pays une fois le processus référendaire terminé. Cependant, de nombreux observateurs demeurent sceptiques quant à cette possibilité.

 

La participation du Rwanda à ce déploiement soulève notamment des questions sur les motivations sous-jacentes. Certains analystes considèrent que le Rwanda cherche à renforcer ses relations avec la RCA en fournissant une assistance militaire, ce qui pourrait potentiellement servir les intérêts géopolitiques du pays dans la région. Cela pourrait également renforcer le rôle du Rwanda en tant qu’acteur clé dans les efforts de stabilisation de la RCA, mais cela peut aussi soulever des préoccupations quant à une éventuelle ingérence étrangère dans les affaires internes d’un autre pays.

 

La présence russe dans le conflit centrafricain a également suscité des critiques de la part de certains acteurs internationaux qui s’inquiètent de l’implication de sociétés militaires privées russes telles que le groupe Wagner. Le manque de transparence entourant ces acteurs privés et leur rôle exact dans le conflit soulève des préoccupations quant à l’escalade potentielle des tensions et à l’impact sur la stabilité régionale.

 

La situation actuelle en RCA appelle à une surveillance attentive de la part de la communauté internationale. Alors que le pays s’apprête à organiser un référendum contesté, il est essentiel que toutes les parties impliquées respectent le processus démocratique et favorisent la stabilité. Les pays partenaires, y compris le Rwanda et la Russie, doivent faire preuve de transparence quant à leurs intentions et aux actions de leurs troupes déployées en RCA.

 

Rappelons que le déploiement de troupes militaires rwandaises et russes en RCA soulève des interrogations quant aux véritables motivations de cette assistance. La stabilité de la RCA est cruciale pour l’ensemble de la région, et il est essentiel que toutes les parties s’engagent à respecter le processus démocratique et à éviter toute ingérence nuisible dans les affaires internes du pays. La communauté internationale doit rester vigilante.

 

Par Anselme Mbata

 

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Quand la Russie infantilise les chefs d’État africains

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Quand la Russie infantilise les chefs d’État africains

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  La Russie s’est engagée à soutenir les pays africains en leur offrant une aide humanitaire, mais cette assistance suscite également des critiques. Certains observateurs considèrent que cette aide cache une approche qui infantilise les chefs d’État africains et entraîne une dépendance envers la Russie.

 

Le contexte international, marqué par des critiques à l’encontre des anciennes puissances coloniales, a conduit de nombreux pays africains à chercher de nouveaux partenaires pour le développement économique et politique. Dans cette quête de nouvelles alliances, certains dirigeants africains ont tourné leur regard vers la Russie, qui a cherché à renforcer ses liens avec le continent africain ces dernières années.

 

Une approche controversée : infantilisation des chefs d’État africains

 

Certains critiques soutiennent que l’aide russe aux pays africains repose sur une approche infantilisante envers les dirigeants africains. Ils citent des exemples où la Russie a annoncé vouloir offrir de l’aide gratuite, comme du blé, en échange de la loyauté politique. Cette stratégie peut être interprétée comme une tentative de gagner l’amitié et le soutien des chefs d’État africains en les plaçant dans une position de dépendance. Certains chefs d’État pourraient se retrouver pris au piège de cette dynamique de “persécuteur-sauveur-victime”, où la Russie apparaît comme le sauveur qui offre une échappatoire à la persécution de l’Occident, mais qui peut également devenir un persécuteur lorsqu’il exige des faveurs politiques en retour.

 

Conséquences sur la stabilité politique et économique

 

L’infantilisation des chefs d’État africains pourrait avoir des conséquences graves sur la stabilité politique et économique de ces pays. Certains analystes soutiennent que certains dirigeants pourraient modifier les constitutions pour rester indéfiniment au pouvoir afin de maintenir des relations avantageuses avec la Russie. Cela pourrait entraîner des tensions politiques internes, des contestations populaires et même des coups d’État. C’est le cas en République centrafricaine, où le Président, Faustin Archange Touadera, a modifié la constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat  en 2026 et rester indéfiniment au pouvoir et servir les intérêts géopolitique et économique de la Russie en Afrique.

 

En outre, une dépendance excessive vis-à-vis de l’aide russe gratuite pourrait compromettre le développement économique des pays africains. En remplaçant les systèmes d’approvisionnement traditionnels par une assistance gratuite, ces pays risquent de devenir vulnérables aux fluctuations politiques et économiques de la Russie. Une véritable relation de partenariat devrait plutôt encourager les échanges commerciaux équitables et le développement mutuel.

 

Vers une relation plus équilibrée

 

Il est essentiel que les pays africains maintiennent une approche équilibrée dans leurs relations avec la Russie et d’autres partenaires internationaux. Plutôt que de se tourner vers des accords basés sur une assistance gratuite, les dirigeants africains devraient chercher à développer des partenariats économiques mutuellement bénéfiques avec la Russie. Cela implique de promouvoir le commerce équitable, les investissements étrangers responsables et la coopération dans des domaines clés tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie.

 

En même temps, la Russie devrait être consciente de l’importance de respecter la souveraineté et l’autonomie des pays africains. L’aide humanitaire doit être fournie sans conditions politiques ou économiques qui pourraient entraîner une dépendance malsaine. La Russie a également la responsabilité de s’engager dans un dialogue ouvert et transparent avec les dirigeants africains, en reconnaissant leur rôle en tant que partenaires égaux.

 

En un mot, la Russie entretient des relations complexes avec les pays africains, oscillant entre aide humanitaire et critiques d’une approche infantilisante envers les chefs d’État. Pour établir des relations durables et mutuellement bénéfiques, il est essentiel que les deux parties s’engagent dans un dialogue transparent, respectueux et équilibré. Les pays africains doivent veiller à préserver leur souveraineté tout en recherchant des partenariats économiques durables, tandis que la Russie doit adopter une approche responsable qui soutient réellement le développement et la stabilité en Afrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

 

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Centrafrique : Attaque meurtrière à Thiri, une dizaine des personnes tuées

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Centrafrique : Attaque meurtrière à Thiri, une dizaine des personnes tuées

 

Centrafrique.org/centrafrique-naissance-dun-nouveau-groupe-politico-militaire-le-mdrpc-du-general-arda-hakouma/a-akroussoulback-dans-la-bamingui-bangoran/” rel=”attachment wp-att-62822″ data-wpel-link=”internal”>Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran
Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran

 

 

Bangui, 02 août 2023 (CNC) –  La localité de Ndélé, située dans le Bamingui-Bangoran,  a été secouée ce mardi matin par de violentes détonations d’armes lourdes et légères à Thiri, située à une centaine de kilomètres sur l’axe de Chari. Cette attaque survient seulement 24 heures après le référendum très contesté et illégal lancé par le Président de la République, Faustin Archange Touadera.

 

Des témoins interrogés par la rédaction du CNC évoquent une possible attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les assaillants ont pénétré le village de Thiri de manière soudaine, déclenchant le chaos et la panique parmi la population locale. Les premières informations indiquent que 13 civils ont trouvé la mort dans cette tragédie, dont le chef du village.

 

Selon les témoignages recueillis sur place, les rebelles auraient attaqué Thiri en représailles au référendum illégal et contesté. En effet, le chef du village aurait ordonné aux habitants de participer à ce scrutin, malgré l’appel au boycott émis par plusieurs groupes armés. Ces derniers craignent que ce référendum permette au Président de la République Faustin Archange Touadera de se maintenir au pouvoir de manière indéfinie.

 

Cette situation dramatique met en lumière la complexité de la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine. Le référendum controversé a accentué les tensions et suscité des réactions violentes de la part des groupes rebelles. La population civile se retrouve, une fois de plus, prise au piège des affrontements et paie un lourd tribut.

 

Face à cette escalade de la violence, il est impératif que les autorités centrafricaines et les différents acteurs politiques et des groupes armés trouvent des solutions pacifiques et durables pour restaurer la stabilité du pays. La recherche d’un consensus politique est essentielle pour sortir de cette crise qui perdure depuis trop longtemps.

 

Dans l’immédiat, la priorité doit être accordée à la protection des civils, dont la vie est constamment menacée par les violences armées. Des mesures de sécurité adéquates doivent être mises en place pour prévenir de nouvelles attaques et permettre aux populations locales de vaquer à leurs occupations quotidiennes sans crainte pour leur sécurité.

 

Par Moïse Banafio

 

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Le palais de la Renaissance: une maison de prostitution sous le régime de Touadera

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Le palais de la Renaissance: une maison de prostitution sous le régime de Touadera

 

Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite
Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite. Photo montage CNC

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – Dans un pays où la prostitution s’est rapidement propagée, le palais de la renaissance, siège de la présidence de la République centrafricaine, est devenu un triste exemple de la décadence du pouvoir sous le régime du Président Faustin Archange Touadera . Au lieu d’incarner l’espoir et la prospérité nationale, cet édifice prestigieux est maintenant entaché par des pratiques déshonorantes et immorales. L’enquête menée par la rédaction du journal en ligne Corbeaunews révèle que certaines pièces du palais ont été transformées en maisons closes où certains conseillers et chargés de mission, y compris le Président lui-même, invitent des femmes pour des relations inappropriées pour être après promue. Cette promotion sordide, surnommée la « promotion CANAPÉ », ternit la réputation du pays et exige des réformes urgentes pour restaurer la dignité et l’intégrité de la plus haute institution de la nation.

 

Un Palais de la déchéance :

 

Le palais de la Renaissance devrait être un symbole de prestige et d’intégrité, comme il était avant jusqu’au temps de François Bozizé. Sous le régime de Transition, de Michel Djotodia à Catherine Samba-Panza, le palais de la Renaissance était transformé à un centre d’hébergements des rebelles sans famille à Bangui. Mais sous le régime du Président Touadera , il est devenu un lieu de déchéance morale et politique. Loin d’être un exemple de leadership éthique, ce haut lieu du pouvoir est maintenant associé aux scandales sexuels et à la corruption. L’implication même du Président et de ses conseillers dans cette pratique est un affront aux valeurs sociales du peuple centrafricain, qui aspire à une gouvernance responsable et transparente.

Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere

 

Des nominations douteuses :

 

Le lien troublant entre la prostitution et les nominations aux postes de responsabilité dans l’État est un symptôme alarmant de la corruption rampante qui sévit au sommet du gouvernement. Les femmes compétentes et talentueuses devraient être promues en fonction de leurs mérites et de leur dévouement envers le pays, et non pas en échange de faveurs sexuelles. Une telle pratique pernicieuse ne fait qu’affaiblir davantage les institutions publiques et sape la confiance du peuple envers ses dirigeants.

 

Une malédiction sur la nation :

 

La compromission morale du palais de la Renaissance représente une malédiction qui plane sur la nation centrafricaine au sommet. Le pouvoir devrait être exercé avec sagesse et respect, au service du peuple et non de désirs personnels égoïstes. Pour se débarrasser de cette malédiction, il est essentiel que le prochain Président de la République prenne des mesures audacieuses pour nettoyer en profondeur le palais et éradiquer toute trace de corruption et de débauche.

 

Restaurer la dignité de la nation :

 

Le peuple centrafricain mérite des dirigeants dignes de confiance, exemplaires et intègres, capables de relever les défis du pays avec honneur et dévouement. Pas ceux qui mettent en avant leurs désirs personnels. La restauration de la dignité de la nation commence par des actions concrètes pour éliminer la corruption dans les hautes sphères du pouvoir. Une réforme en profondeur de la fonction publique est nécessaire pour mettre fin à la promotion « CANAPÉ » et promouvoir un système de méritocratie où seules les compétences et les réalisations comptent.

 

Notons que le palais de la Renaissance en République centrafricaine est devenu le symbole de la dégradation morale et politique sous le régime de Touadera. Les révélations sur l’utilisation de certaines pièces du palais comme maisons closes et la promotion douteuse de femmes aux postes de responsabilité démontrent le besoin urgent de changement et de réforme. Pour rétablir la dignité de la nation, le prochain dirigeant devra prendre des mesures audacieuses pour nettoyer le palais de toutes saletés corporelles, de toutes corruptions et tous actes immoraux et indignes. Le peuple centrafricain aspire à un leadership éthique et responsable, et il est temps de répondre à cet appel en restaurant l’intégrité de la plus haute institution de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les pathétiques promesses creuses du BRICS et de la Russie envers la République centrafricaine

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Les pathétiques promesses creuses du BRICS et de la Russie envers la République centrafricaine

 

Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie
Monsieur Pascal Bida Koyagbélé lors de son déplacement en Russie

 

 

Bangui, 31 juillet 2023 (CNC) – Depuis quelques années, la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre de promesses d’investissements de la part du BRICS et de la Russie. Leur engagement à utiliser une monnaie commune pour les transactions commerciales semblait être une lueur d’espoir dans un pays en proie à des difficultés économiques. Cependant, il est temps de se poser des questions sur la crédibilité de ces annonces, car jusqu’à présent, il n’y a eu que des paroles en l’air et aucun acte concret.

 

La directrice de l’Alliance internationale des projets stratégiques BRICS, Larissa Zelentsova, a prétendu que le groupe avait trouvé une solution spécialement conçue pour la RCA en matière de système de paiement. Selon ses dires, le président centrafricain aurait déjà été mis au courant de cette proposition. Cependant, ces déclarations semblent vides de sens tant qu’elles ne sont pas suivies d’actions concrètes. Les promesses non tenues ne font qu’accentuer les difficultés économiques du pays et renforcent le scepticisme des observateurs centrafricains à l’égard de ces intentions soi-disant bienveillantes.

 

Le projet d’inauguration du siège de l’Alliance des BRICS en RCA devait être le symbole d’un partenariat fructueux et d’une coopération économique renforcée. Mais qu’en est-il réellement ? À ce jour, on ne peut que constater une absence totale de progrès tangibles. Les mémorandums signés pour initier des projets restent lettre morte, et l’on peut se demander si ces accords ne sont que de simples formalités diplomatiques, dénuées de toute volonté réelle d’investir dans le pays.

 

Pire encore, la directrice du BRICS s’est félicitée de projets tels que la mise en place de la 5G pour le développement de la télévision et du Wi-Fi en RCA. Cependant, ces projets paraissent bien dérisoires face aux efforts déjà consentis par d’autres acteurs internationaux, tels que l’Union européenne, qui ont investi depuis des années dans le développement du réseau de fibre optique du pays. Ces investissements préexistants soulèvent des interrogations sur la pertinence de la 5G dans un pays où des besoins plus urgents en infrastructures de base doivent encore être comblés.

 

Face à ces promesses creuses, il est naturel de se demander si le BRICS et la Russie utilisent la RCA comme un simple pion dans leur jeu géopolitique, ou s’ils ont réellement à cœur le développement économique du pays. L’absence d’actions concrètes après tant de déclarations laisse planer un doute sérieux sur leurs véritables intentions.

 

Il est temps que la RCA et les autres pays africains soient vigilants et exigeants quant aux partenariats économiques proposés par des puissances étrangères. Les promesses séduisantes doivent être accompagnées d’engagements concrets et de résultats tangibles. La crédibilité du BRICS et de la Russie est en jeu, et il est primordial que ces pays africains ne se laissent pas entraîner dans des projets qui ne servent que les intérêts d’autres nations sans réel bénéfice pour leur propre développement.

 

Les promesses non tenues du BRICS et de la Russie envers la République centrafricaine soulèvent des doutes sur leur réelle volonté de contribuer au développement économique du pays. Le temps des paroles en l’air est révolu, et il est maintenant temps d’exiger des actes concrets et des engagements sérieux de la part de ces puissances étrangères. La RCA mérite un véritable partenariat économique, fondé sur la confiance et la coopération mutuelle, plutôt que sur des promesses vides de sens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Le ministre de la santé, Dr. Pierre Somsé, un citoyen en péril face à la nouvelle constitution de Touadera

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Centrafrique : Le ministre de la santé, Dr. Pierre Somsé, un citoyen en péril face à la nouvelle constitution de Touadera

Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR
Docteur Pierre Somse, Ministre centrafricain de la santé. CopyrightDR

 

 

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) – Depuis le 30 juillet 2023, date du référendum constitutionnel du Président Faustin Archange Touadera  , le pays se retrouve plongé dans un grand inconnu, avec des répercussions majeures pour certains membres du gouvernement, dont le Dr. Pierre Somsé, actuel ministre de la santé. En effet, cette nouvelle loi stipule que la double nationalité n’est pas compatible avec la nationalité centrafricaine, forçant ainsi des personnalités influentes à faire un choix crucial pour leur avenir politique.

 

Le cas du Dr. Pierre Somsé est particulièrement délicat. Né dans la région de la Mambéré-Kadéi, il est le fils d’un père congolais et d’une mère centrafricaine, ce qui lui a permis d’obtenir la nationalité centrafricaine dès sa naissance sur le sol du pays. Cependant, avec la nouvelle constitution en vigueur, sa double nationalité est devenue un fardeau. À moins qu’il ne renonce à sa nationalité congolaise, il perdra automatiquement sa nationalité centrafricaine et, par conséquent, son poste de ministre de la santé.

 

La question de la nationalité est devenue un sujet brûlant en République centrafricaine. Alors que le Président Touadera vise à clarifier la situation avec cette constitution, l’opposition démocratique la considère comme discriminatoire et potentiellement crisogène. En effet, plusieurs membres du gouvernement, y compris le Dr. Pierre Somsé, se retrouvent face à un dilemme déchirant, contraints de choisir entre leur carrière politique et leur identité familiale et personnelle.

 

Le cas du Dr. Pierre Somsé est encore plus poignant lorsqu’on prend en compte l’histoire de sa famille. En étant le premier fils de son père avec une citoyenne centrafricaine, il est lié à cette nation par des liens indéniables. Pourtant, la réalité des lois actuelles risque de briser ces liens intimes avec le pays qui l’a vu grandir. Son père, de nationalité congolaise, a été contraint de retourner dans son pays d’origine, laissant derrière lui ses enfants. Le destin tragique du benjamin de la fratrie, devenu médecin et enseignant à l’Université au Congo, illustre à quel point les conséquences de cette situation peuvent être déchirantes et dramatiques.

 

Face à cette situation, le Dr. Pierre Somsé se retrouve pris entre deux feux. D’un côté, il a dédié sa vie professionnelle à la santé du peuple centrafricain en occupant le poste de ministre de la santé. De l’autre, il ne peut ignorer ses origines familiales et l’attachement émotionnel qui le lie au Congo, sa patrie paternelle. Cette nouvelle constitution laisse peu de place à la flexibilité, forçant les citoyens à faire des choix souvent déchirants et entraînant des conséquences profondes pour leur vie personnelle et professionnelle.

 

Rappelons que la nouvelle constitution de la République centrafricaine initiée par le Président de la République, Faustin Archange Touadera, présente des défis majeurs pour des personnalités politiques telles que le Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé, monsieur Thierry Kamach, ministre de l’environnement, madame Sarajevo, ministre de la culture. La question de la double nationalité est devenue un enjeu crucial dans un pays en quête de stabilité politique et sociale. Alors que les dirigeants cherchent à renforcer l’identité nationale, certaines dispositions de cette constitution pourraient mettre en péril la carrière et l’engagement de ceux qui ont contribué au développement du pays. Le sort du Dr. Pierre Somsé illustre parfaitement la complexité de cette situation, laissant entrevoir des conséquences potentiellement dramatiques pour l’avenir de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Référendum de la honte, le député Joseph Bendounga dénonce des irrégularités massives

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Référendum de la honte, le député Joseph Bendounga dénonce des irrégularités massives

 

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Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Photo CNC

 

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  Le député Joseph Bendounga, Président du Mouvement pour la démocratie pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), a vivement critiqué le déroulement du référendum constitutionnel qui s’est tenu le dimanche 30 juillet 2023. Pour lui, cette consultation électorale a été entachée d’irrégularités massives et d’une organisation douteuse, mettant en lumière une mascarade électorale sans précédent dans l’histoire du pays.

 

Le leader du parti MDREC avait  lancé un appel aux électeurs, les incitant à rester chez eux et à boycotter le référendum qu’il qualifie de “honteux”.

 

Selon M. Bendounga, lors de ce référendum dimanche, l’absence ou le nombre insignifiant de bulletins “NON” témoigne de l’étendue de la fraude électorale orchestrée lors de cette consultation. Il accuse ouvertement les forces de sécurité et de défense nationale, ainsi que les agents de l’autorité nationale des élections (ANE), d’être impliqués dans cette “mascarade électorale”.

 

Le député dénonce également le manque d’organisation de cette élection, soulignant que c’est la première fois de l’histoire de la République Centrafricaine qu’un scrutin se déroule dans de telles conditions chaotiques. Selon lui, les fraudes sont orchestrées à grande échelle pour garantir la victoire du “OUI” au référendum constitutionnel.

 

Il rapporte des témoignages troublants provenant de certains bureaux de vote, où des bulletins de vote “OUI” auraient été fabriqués pour bourrer les urnes et fausser ainsi le résultat final. Pour Joseph Bendounga, il ne s’agit plus d’une élection démocratique, mais plutôt d’une vaste opération frauduleuse orchestrée par le régime du Président Faustin Archange Touadera  afin de garantir le triomphe du “OUI” au référendum.

 

Enfin, le député Joseph Bendounga appelle ses partisans et les citoyens centrafricains à rester vigilants face à toute tentative de manipulation de la volonté populaire et à continuer de défendre la démocratie et l’état de droit dans leur pays.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Référendum de la Honte : Entre Victoire imposée et Craintes de Dictature

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Référendum de la Honte : Entre Victoire imposée et Craintes de Dictature

 

Centrafrique.org/referendum-spectaculaire-en-rca-le-oui-remporte-partout-selon-le-mcu/un-centre-des-bureaux-de-vote-du-referendum-constitutionnel-a-9h-50mn/” rel=”attachment wp-att-67497″ data-wpel-link=”internal”>Un centre des bureaux de vote du référendum constitutionnel a 9h 50mn
Un centre des bureaux de vote du référendum constitutionnel a 9h 50mn

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  En République centrafricaine, le référendum qui s’est tenu le dimanche 30 juillet 2023, a suscité des réactions mitigées dans tout le pays. Le coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba, s’est exprimé sur les résultats du scrutin via Twitter, dénonçant une “participation autour de 13%”. Ce taux de participation a été confirmé par des sources au sein de l’autorités nationales des élections, mais des observateurs indépendants, interrogés par la rédaction du CNC, affirment que la réalité est encore plus alarmante, frôlant les 7%. Face à ces chiffres contestés, l’opposition démocratique crie à la moquerie, tandis que le camp soutenant le gouvernement célèbre une victoire pour le peuple et le rétablissement de la démocratie. Cependant, cette victoire est-elle vraiment légitime ou marque-t-elle plutôt l’enracinement de la dictature ?

 

Le Taux de Participation Suscite des Interrogations :

 

Avec un taux de participation aussi faible que 13% (ou potentiellement 7%), le référendum a évidemment soulevé des questions sur la crédibilité du processus électoral en République centrafricaine. La situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on considère les intimidations et de violence exercées par certains partisans du gouvernement contre ceux qui appellent au boycott du scrutin. Ces allégations jettent un voile de suspicion sur la légitimité des résultats qui seront proclamés.

 

L’Opposition Démocratique Crie à la Moquerie :

 

Pour l’opposition démocratique, le référendum est clairement entaché de doutes quant à sa validité et sa représentativité. Considérant le faible taux de participation, cette dernière qualifie le résultat de “moquerie”. Le boycott massif du scrutin, largement suivi, renforce leur conviction que le gouvernement actuel ne jouit pas d’un réel soutien populaire pour ses projets de réforme constitutionnelle.

 

La Position du Gouvernement et de ses Partisans :

 

D’un autre côté, le gouvernement et les partis qui le soutiennent revendiquent une victoire pour le peuple et le rétablissement de la démocratie. Ils soulignent que le référendum s’est déroulé dans le respect des normes électorales établies, malgré les appels au boycott. Le taux de 95% de “Oui” au référendum est vu comme une validation massive des propositions gouvernementales. Cependant, ce pourcentage doit être mis en perspective avec la faible participation globale.

 

Vers une Nouvelle Ère Politique :

 

Le tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba reflète la fracture profonde qui sépare les acteurs politiques centrafricains. Alors que les partisans du gouvernement se félicitent de cette “victoire écrasante”, l’opposition démocratique estime que le faible taux de participation dévoile plutôt le désaveu du peuple envers le pouvoir en place. Dans tous les cas, ces événements marquent le début d’une nouvelle ère politique pour le pays.

 

Notons que ce référendum en République centrafricaine a provoqué des débats passionnés et a révélé les divisions politiques profondes au sein du pays. Les chiffres controversés de la participation mettent en lumière les défis auxquels le pays est confronté pour parvenir à un processus démocratique transparent et inclusif.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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