Quand l’effondrement financier guette Bangui, Fari Tahéruka Shabazz annonce la fin des salaires pour septembre 2026
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le politologue Fari Tahéruka Shabazz prévoit une cessation totale du paiement des salaires publics en République centrafricaine d’ici septembre ou octobre 2026, mettant en cause la gestion du régime actuel.
Les projections financières publiées par le politologue Fari Tahéruka Shabazz sur les réseaux sociaux décrivent une situation budgétaire catastrophique pour l’État centrafricain. Selon ses calculs basés sur les agrégats économiques actuels, le pouvoir de Faustin Archange Touadéra se trouvera dans l’incapacité absolue de verser le moindre franc aux fonctionnaires, militaires, gendarmes, policiers et retraités d’ici l’automne 2026. Cette alerte directe s’adresse également aux étudiants, invités à se préparer à une crise de grande ampleur.
L’analyse des paramètres économiques actuels montre une asphyxie progressive des caisses de l’État, largement accentuée par l’isolement diplomatique et la suspension des appuis budgétaires internationaux. Le régime du troisième mandat, qualifié de dictatorial par ses opposants, a choisi de privilégier des dépenses sécuritaires massives pour maintenir son assise, notamment à travers le financement de partenaires paramilitaires étrangers, au détriment des équilibres macroéconomiques de base. La collecte des recettes domestiques reste dérisoire et ne permet pas de couvrir la masse salariale publique sans perfusion extérieure.
Fari Tahéruka Shabazz insiste sur le caractère total de cette rupture de paiement, affirmant qu’il ne s’agit pas d’un simple retard mais d’une absence complète de liquidités. Les autorités de Bangui, qui tentent de masquer la réalité par des discours rassurants, multiplient les expédients financiers à court terme, notamment des emprunts lourds sur le marché régional qui augmentent la dette publique sans générer de croissance. Les investissements productifs sont inexistants et la corruption généralisée au sein des régies financières prive le trésor public des ressources nécessaires pour honorer ses engagements réguliers.
Les conséquences d’une telle paralysie totale du paiement des salaires toucheraient le cœur même des institutions de l’État, en premier lieu les forces de défense et de sécurité dont la solde dépend entièrement de ces allocations mensuelles. Une faillite de cette nature ouvrirait la voie à un mécontentement généralisé dans l’administration publique, alors que le coût de la vie à Bangui continue d’asphyxier la population urbaine. Les fonctionnaires se préparent déjà à des mois de privation, tandis que l’entourage de Faustin Archange Touadéra refuse pour l’instant d’admettre l’exactitude de ces prévisions comptables.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
f


![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

