Touadera : Entre autoritarisme et malhonnêteté, le vrai visage du régime

Bangui, 08 août 2023 (CNC) – Ah, quelle farce ! Le Président Touadera et ses partisans semblent avoir recours à des stratagèmes dignes d’un mauvais soap-opera pour justifier leur nouvelle constitution discriminatoire et illégale. On dirait une pièce de théâtre comique, mais hélas, ce n’est que la réalité politique en République centrafricaine.
Apparemment, les partisans de Touadera ont décidé de recycler une vieille affaire de 1999 pour essayer de justifier leur nouvelle constitution discriminatoire. Ils prétendent que le concept de “centrafricain d’origine” et l’interdiction de la double nationalité ont été appliqués lors des élections de 1999 sous le régime du Président Patassé. Quel audacieux mensonge ! Les citoyens centrafricains ne sont pas dupes, et cette tentative désespérée de légitimation ne trompe personne.
L’idée de limiter l’accès à la présidence uniquement aux centrafricains d’origine est non seulement discriminatoire, mais aussi potentiellement dangereuse, car elle pourrait attiser des tensions et des divisions au sein du pays. On peut s’interroger sur la logique derrière cette mesure. Est-ce que cela signifie que les centrafricains naturalisés ou d’ascendance étrangère ne sont pas considérés comme de véritables citoyens ? C’est une insulte à l’unité et à la diversité de la nation centrafricaine.
Quant à l’interdiction de la double nationalité, elle montre clairement que Touadera cherche à écarter tout concurrent potentiel qui pourrait avoir des liens avec un autre pays. Au lieu de miser sur des candidats compétents et engagés pour le bien du pays, il préfère s’accrocher au pouvoir en restreignant les choix du peuple. C’est une véritable mascarade démocratique.
Le fait que la Cour constitutionnelle avait autorisée une telle mascarade référendaire est également suspect. On peut se demander si cette institution est réellement indépendante ou si elle est soumise aux intérêts du Président en place.
En fin de compte, cette nouvelle constitution clanique et illégale ne fait que renforcer l’image d’un régime autoritaire et malhonnête. Les centrafricains méritent mieux que cela. Ils ont le droit de choisir librement leurs dirigeants, sans être soumis à des manœuvres politiques sournoises et trompeuses. Espérons que la vérité finira par triompher et que la démocratie sera restaurée en République centrafricaine.
Par Alain Nzilo
Directeur de publications
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
