Analyse politique : Pourquoi les dictatures ne perdurent pas en RCA selon maître Crépin Mboli-Goumba

Bangui, 08 août 2023 (CNC) – Dans son récent tweet, le Président du PATRIE, et coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba , a soulevé une question capitale sur la fragilité des dictatures en République Centrafricaine (RCA). D’après le leader politique, contrairement aux autres pays du monde, les dictatures dans son pays ne perdurent pas, et cela pour deux raisons essentielles : la détermination du Peuple et le manque de moyens financiers propres, les rendant vulnérables face aux sanctions internationales. Ce message nous invite à scruter de plus près la nature du pouvoir politique en RCA et les facteurs qui contribuent à sa fragilité.
Au cœur du débat se trouve le pseudo référendum illégal et controversé orchestré par le Président de la République Faustin Archange Touadera . Le scrutin, qui s’est tenu le 30 juillet dernier, a suscité de vives critiques et des accusations de manipulation orchestrée par des forces extérieures, notamment la Russie et le groupe Wagner. Ce projet référendaire, visant apparemment à maintenir le chef de l’État au pouvoir, a soulevé des inquiétudes quant à sa légitimité et sa transparence.
Le Président Mboli-Goumba souligne que les dictatures en RCA ont une espérance de vie limitée en raison de deux éléments clés. Tout d’abord, il met en avant la détermination indéfectible du Peuple centrafricain. La population de la RCA a connu de nombreuses épreuves tout au long de son histoire, et cette résilience semble être une force qui défie toute forme de gouvernance oppressive. Les citoyens de la RCA aspirent à un gouvernement juste, transparent et respectueux des droits de l’homme. L’histoire du pays a été marquée par des soulèvements populaires, des manifestations, et des mouvements de résistance, témoignant de la détermination sans faille du Peuple à défendre ses droits et sa dignité.
La deuxième raison avancée par Maître Crépin Mboli-Goumba est le manque de moyens financiers propres des dictatures en RCA. Contrairement à d’autres régimes autoritaires qui bénéficient souvent de vastes ressources naturelles, les dirigeants centrafricains se trouvent dans une situation plus précaire. Cette dépendance économique extérieure rend ces régimes vulnérables aux pressions internationales, en particulier aux sanctions. Lorsqu’ils sont confrontés à des mesures punitives de la part de la communauté internationale, leur capacité à maintenir leur emprise sur le pouvoir est sérieusement compromise.
Le tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba nous incite à réfléchir sur la nature éphémère des dictatures en RCA et à mieux comprendre les dynamiques qui façonnent le paysage politique de cette nation d’Afrique centrale. La question cruciale reste de savoir si le pseudo référendum du Président Touadera marquera un tournant décisif dans l’histoire politique du pays ou s’il conduira à une nouvelle manifestation de la détermination du Peuple à défendre ses droits démocratiques.
Ceci dit, le message du Président Mboli-Goumba met en lumière l’importance de la mobilisation populaire et l’impact potentiel des sanctions internationales sur les dictatures en RCA. La situation politique actuelle du pays appelle à une vigilance renforcée de la part de la communauté internationale et à un soutien aux aspirations démocratiques du Peuple centrafricain. La RCA se trouve à la croisée des chemins, et seule l’histoire nous dira si cette détermination populaire conduira à des changements positifs et durables pour le pays.
Par Alain Nzilo
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
