Changement de Cap : France et États-Unis face au putschiste Touadéra
Centrafrique.org/les-etats-unis-sengagent-a-fournir-une-aide-durgence-humanitaire-de-31-milliards-de-franc-cfa-a-la-republique-centrafricaine/aide-americaine-durgence-en-rca/” rel=”attachment wp-att-58578″ data-wpel-link=”internal”>L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.
Bangui, 15août 2023 (CNC) – Dans une récente interview accordée à Radio France Internationale (RFI), Charles Bouessel, expert en politique internationale, a abordé la question du changement de stratégie de la France et des États-Unis à l’égard du putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera. Cette nouvelle approche soulève des interrogations quant aux implications pour la stabilité et l’avenir de la République centrafricaine.
Référendum Constitutionnel et Pouvoirs Étendus
Le référendum constitutionnel en Centrafrique, remporté par une large majorité en faveur de pouvoirs étendus pour le président Touadéra, a suscité des débats et des doutes quant à sa légitimité. Malgré les chiffres annoncés par l’Autorité nationale des élections (ANE), Charles Bouessel souligne que des observations sur le terrain font naître des interrogations sur le taux de participation réel. Des rapports de bureaux de vote peu fréquentés dans certaines régions, en contraste avec les résultats annoncés, remettent en question la crédibilité du processus électoral.
Affaiblissement des Groupes Armés et Stabilité Sécuritaire
L’interview met en évidence les succès du gouvernement et de Wagner, une société militaire privée russe, dans l’affaiblissement des groupes armés en Centrafrique. Cette contre-offensive, entreprise en 2021, a contribué à diviser et affaiblir les groupes armés. L’absence d’incidents sécuritaires majeurs lors du référendum est considérée comme un signe de la faiblesse actuelle de ces groupes. Cependant, cela soulève des questions sur la dépendance croissante envers des forces extérieures pour maintenir la sécurité intérieure.
Vers un Troisième Mandat Présidentiel ?
Le président Touadéra pourrait potentiellement briguer un troisième mandat en 2025, suite aux changements constitutionnels. Bien qu’il n’ait pas encore annoncé ses intentions, les modifications apportées à la Constitution pourraient lui offrir la voie libre. L’interview souligne que ces ajustements incluent l’affaiblissement du poste de président de l’Assemblée nationale et la possibilité de nommer davantage de membres de la Cour constitutionnelle, renforçant ainsi son contrôle sur les institutions.
Choix du Vice-Président et Fragmentation de l’Opposition
Le président Touadéra est également confronté au choix de son vice-président, une décision qui pourrait influencer l’équilibre politique du pays. Parmi les noms évoqués, Évariste Ngamana et Simplice Mathieu Sarandji sont favoris. Cependant, l’opposition en Centrafrique est profondément divisée et affaiblie depuis l’arrivée au pouvoir du président Touadéra. Certains membres de l’opposition ont même appelé à la violence, tandis que d’autres luttent pour se faire entendre dans le processus démocratique.
Changement de Stratégie Internationale
La partie la plus intrigante de l’interview concerne le changement de stratégie de la France et des États-Unis envers le président Touadéra. Charles Bouessel indique que ce changement vise principalement à affaiblir l’influence de Wagner en Centrafrique. Cependant, cela pourrait également renforcer le pouvoir du président Touadéra, donnant à Wagner un motif de rester dans le pays en fonction des accords signés.
L’interview de Charles Bouessel soulève des questions cruciales sur la situation politique en Centrafrique et les nouvelles orientations stratégiques de la France et des États-Unis. Les récents développements, y compris le référendum constitutionnel et la consolidation du pouvoir du président Touadéra, soulignent l’importance d’une analyse attentive de l’évolution de la situation dans ce pays. Alors que les acteurs internationaux ajustent leurs stratégies, il reste à voir quel impact cela aura sur la stabilité à long terme de la République centrafricaine et de la région environnante.
Quand la solidarité et l’ambition se rencontrent : l’autonomisation des femmes de Bossangoa
Centrafrique.org/les-femmes-veuves-de-bossangoa-sinvestissent-dans-2023-08-14_10-13-08_574/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Les-femmes-veuves-de-Bossangoa-sinvestissent-dans-2023-08-14_10-13-08_574-450×253.png” alt=”Quand la solidarité et l’ambition se rencontrent : l’autonomisation des femmes de Bossangoa réunies au sein d’une organisation associative et ont reçu de formation en artisanal et métiers divers” width=”450″ height=”253″ />
Bangui, 15 août 2023 (CNC) – Au cœur de la ville de Bossangoa, dans la section DDR de la Minusca, une histoire de résilience et d’émancipation prend forme. Une vingtaine de femmes, veuves et filles, ont entrepris un voyage courageux vers l’autonomie, portées par la détermination et le soutien de la communauté. À travers l’association Wali tamboula, littéralement « la femme qui marche » en français, ces femmes ont embrassé un projet qui transcende les limites du genre et de la tradition, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités et à un avenir prometteur.
Fondée en 2015 et installée au sein du Centre Sacré-Cœur de Jésus de Saint Charles Louanga à Bossangoa, l’association Wali tamboula avait déjà fait ses preuves dans divers domaines tels que la couture, le tricotage et la production de miel, de sirop de fleurs d’hibiscus et de gari, grâce à l’initiative de réduction de la violence communautaire (CVR) de la Minusca. Cependant, leur dernier projet les a propulsées vers de nouveaux horizons, en les formant à l’art délicat de la fabrication du beurre de karité.
C’est Petite sœur Joséphine Guiyama, une formatrice dévouée au Centre Sacré-Cœur, qui partage avec enthousiasme les avantages de cette aventure. Elle explique que la production du beurre de karité nécessite un investissement initial, mais les retours sont plus que gratifiants. Les bénéfices sont intelligemment répartis en trois parties : la première pour les besoins personnels, la deuxième pour les projets agricoles et la troisième pour continuer à développer la production. Les bénéfices ainsi obtenus ne sont pas simplement monétaires, mais ils servent de fondement à l’autonomie et à la dignité retrouvée de ces femmes.
Avant de se lancer dans ce projet, les femmes étaient aux prises avec des difficultés financières, incapables de subvenir pleinement à leurs besoins quotidiens. Cueillir des feuilles de manioc pour vendre était une réalité dure et insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires de base. Cependant, grâce à leurs efforts acharnés dans la fabrication du beurre de karité, elles ont trouvé une nouvelle voie vers la liberté économique. Les revenus générés leur ont permis d’acheter des vêtements, des chaussures et d’assurer le bien-être de leurs enfants, ouvrant ainsi la voie à un avenir radieux.
L’association Wali Tamboula a franchi un cap significatif en 2022, avec une production de 400 litres de beurre de karité. Ce jalon n’est pas seulement une réalisation quantitative, mais aussi un symbole de l’émancipation continue des femmes. Après avoir suivi une formation pratique intensive de trois mois dispensée par des formateurs qualifiés, les bénéficiaires ont reçu des kits de réinsertion pour les aider à démarrer leurs propres activités génératrices de revenus. De plus, un centre de formation, restauré par la MINUSCA, offre aux femmes la possibilité d’exposer fièrement leurs produits, ouvrant ainsi la voie à la reconnaissance et à la croissance.
Ce projet louable a été rendu possible grâce à l’investissement de la MINUSCA, qui a consacré plus de 18 millions de francs CFA pour sa réalisation. Cette initiative transcende les frontières matérielles pour devenir un exemple inspirant de ce qui peut être accompli lorsque la solidarité, l’apprentissage et l’autonomie se rejoignent. En unissant leurs forces, ces femmes de Bossangoa ont transformé leur destinée, démontrant que les défis peuvent être surmontés et que l’avenir peut être façonné avec courage et détermination. Le beurre de karité qu’elles produisent devient ainsi le symbole d’un épanouissement retrouvé, de liens communautaires renforcés et de la promesse d’un avenir meilleur pour toutes.
Ange, Criminel Énigmatique de Bouar, Abattu à bout portant par des hommes inconnus
Anti-Balaka-au-village-danga/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-11/” rel=”attachment wp-att-27446″ data-wpel-link=”internal”>les miliciens Anti-Balaka pour illustration.
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Bouar, une petite ville paisible aux rues étroites et aux maisons en terre cuite, a longtemps été aux prises avec un sombre individu qui a semé la terreur parmi ses habitants. Ange, loin d’être un messager céleste, est devenu le sinistre symbole de la mort et du désordre. Jadis, il était un combattant aguerri au sein des Anti-Balaka, sous l’égide du général Gbokaho Minang, aussi connu sous le nom de Marcel Ndalé. Cependant, son parcours a pris un tournant inquiétant après 2019, lorsque Monsieur Ange s’est apparenté au programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) instauré par le gouvernement.
En dépit de ses engagements de déposer les armes en 2020, Ange a rapidement trahi cette confiance et s’est transformé en membre sombre de la milice russe noire, une faction affiliée au mystérieux groupe Wagner, impliquée dans des opérations contre des groupes armés. Ainsi, en 2020, il est devenu le bourreau de la Nana-Mambéré, traumatisant la population locale, autrefois paisible.
De Bouar à Baboua, l’ombre sinistre de Monsieur Ange se répandait telle une malédiction. À la simple vue de sa silhouette surgissant au loin sur sa moto, femmes, enfants et personnes âgées s’éparpillaient en hâte pour échapper à son emprise. Son arrivée suscitait une panique incontrôlable, ses actions semant la terreur parmi les résidents. Il s’en prenait aux chefs de village et aux leaders de groupes, imposant des amendes illégales, les accusant d’aider les rebelles et de les abriter. Les chefs de village, pris en tenaille par cet individu impitoyable, étaient contraints de payer des amendes atteignant jusqu’à un million de francs CFA.
Mais Ange ne s’arrêtait pas là. Commerçants, jeunes adolescents et femmes, tous étaient vulnérables à sa cruauté. Ses exactions semblaient sans fin, jusqu’à cette nuit fatidique du 7 août. Dans un revirement que l’on pourrait attribuer au destin, un groupe de personnes, exaspérées par les agissements de l’homme, a orchestré un piège audacieux. Alors qu’Ange regagnait son foyer à Bouar, il fut accueilli par une violente fusillade orchestrée par des individus masqués et armés jusqu’aux dents. L’issue ne fit aucun doute : Ange gisait abattu sur le sol.
Dès l’aube, les rumeurs enflèrent dans les ruelles de Bouar, se propageant telles des étincelles dans l’obscurité. Les avis divergeaient : certains exprimaient une joie sincère devant cette justice expéditive, tandis que d’autres pointaient du doigt les combattants rebelles de la CPC, les soupçonnant d’avoir orchestré cet acte fatal. Quelle que soit la vérité, la disparition d’Ange a apporté un soulagement palpable à la ville et à sa région.
Aujourd’hui, les habitants de Bouar respirent enfin, libérés du joug oppressant de ce criminel sans pitié. Sa chute tragique marque la fin d’un chapitre sombre pour la ville, offrant l’espoir d’un avenir plus serein et prometteur.
Vote et Désordre : Chroniques d’une Ville Chamboulée à Ouadda Maïkaga
FPRC-sur-bria-une-dizaine-des-morts/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019-3/” rel=”attachment wp-att-31913″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019-450×244.jpg” alt=”Renfort des combattants du FPRC vers Ippy le 26 février 2019. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”244″ />Renfort des combattants du FPRC qui a quitté Bria pour la sous-préfecture d’Ippy le 26 février 2019. CopyrightCNC.
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Ouadda Maïkaga, cette ville située à une distance aussi précise que le compte Instagram d’une célébrité centrafricaine, soit 204 kilomètres de Bria sur l’autoroute des fourmis, euh, je veux dire, sur l’axe de Ouadda Djallé, vient de faire son entrée fracassante dans le monde des drames politiques. On peut presque sentir les frissons dans l’air, et ce n’est pas juste à cause de la climatisation défectueuse de l’école primaire de Maïkaga.
Ça a commencé un mardi, le 7 août de l’année très futuriste 2023. Les chefs du coin, les types avec des noms comme “Chef Gombo” et “Chef Kourou-Kourou ” (je plaisante, je n’ai pas les noms exacts, mais vous avez l’idée) se sont retrouvés au centre d’une situation qui aurait pu être le scénario d’un film d’action raté.
Des types armés jusqu’aux dents, et non, je ne parle pas de l’équipe de football locale, ont fait une apparition spectaculaire. Ils ont été rapidement identifiés par la population locale comme les rebelles de la célèbre “Coalition des Patriotes pour le Changement” (CPC pour les intimes). Apparemment, ces gars-là étaient aussi fâchés qu’une étudiante au département de sciences de l’information et de la communication le jour d’un examen surprise.
Et devinez quoi? Ils avaient une liste d’accusations aussi longue que les queues au restaurant universitaire de Bangui. Apparemment, nos chers chefs de quartier avaient eu l’audace d’aller voter lors de ce fameux “pseudo-référendum” du 30 juillet. Un référendum si “pseudo” que même le fantôme de Socrate aurait haussé un sourcil sceptique.
Alors, pourquoi les rebelles se sont-ils sentis personnellement offensés par ces votes? Eh bien, c’est simple. Ils estiment que nos chefs de quartier font partie d’une conspiration diabolique, pire que le dernier épisode de la série populaire “Complots et Cie”. Ces chefs locaux auraient, selon les rebelles, joué un rôle dans la souffrance de la population centrafricaine. Ils sont devenus les boucs émissaires de la misère, un peu comme si c’était leur faute si votre téléphone portable est tombé en panne hier.
Et quelle est leur grande conspiration, me demandez-vous? Préparez-vous à être choqués… Ils ont apparemment encouragé les gens à aller voter lors de ce référendum constitutionnel. Oui, vous avez bien entendu. Ils ont eu l’audace de vouloir que les gens exercent leur droit de vote. C’est aussi scandaleux que si quelqu’un décidait de porter des chaussettes blanches avec des sandales, du jamais vu !
Mais ce n’est pas tout. Les rebelles semblent penser que ce référendum était un stratagème habile pour permettre au président de la République, Monsieur Faustin Archange Touadera , de modifier la constitution et de rester au pouvoir pour toujours, ou du moins jusqu’à ce qu’il puisse obtenir un rabais sur son prochain café.
En réalité, Ouadda Maïkaga est en train de devenir le théâtre d’une tragédie politique digne des plus grands drames de la Haute-Kotto. Des chefs de quartier arrêtés, des rebelles indignés et une constitution controversée – qui a dit que l’ennui était à l’école, hein?
C’est comme si le film “Les Misérables” avait rencontré “La Guerre des Étoiles” dans un scénario écrit par Shakespeare pendant une soirée Netflix. Une chose est sûre, Ouadda Maïkaga n’est pas prête de sortir de l’ombre de l’histoire – du moins jusqu’à ce que quelqu’un trouve un moyen de résoudre ce drame politique en distribuant des barres de Kourou-Kourou gratuites à tous les concernés.
Centrafrique.org/panique-a-koui-parmi-les-soldats-faca-apres-le-depart-des-hommes-de-wagner/wagner-depart-premier/” rel=”attachment wp-att-66807″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Un rapport récent détaille les exactions des Mercenaires russes de la société Wagner. Il précise notamment les techniques de tortures visant les civils alors que la question du retrait de Wagner est toujours d’actualité. En attendant le départ du dernier mercenaire, la CNC revient sur les agissements de la société militaire privée en République centrafricaine.
Les paramilitaires russes commettent des atrocités dans plusieurs régions d’Afrique et s’attaquent quotidiennement à des civils sans défense. Parmi eux, d’anciens militaires, ex-agents de renseignement russes ou encore des prisonniers libérés de prison pour gonfler les effectifs. Leurs techniques d’extermination sont rodées avec, en option, l’effacement de preuves.
La confiance est définitivement rompue avec les Russes
La rébellion avortée vers Moscou a amené le Kremlin à reconnaître officiellement son lien avec le groupe Wagner et sa prise d’intérêts. Depuis, la coopération avec les pays africains laisse perplexe. Le Président Poutine a été forcé de revenir sur ses anciennes déclarations : il finance depuis le début leurs activités, et donc leurs exactions.
Le dernier rapport de l’ONG The Sentry « Les architectes de la terreur » est très instructif. Depuis cinq ans, la stratégie expansionniste de la Russie et les tactiques de déploiement du groupe Wagner en Centrafrique ont été analysées et documentées. Publié le 27 juin dernier, le document décrit minutieusement les exactions commises par Wagner. Les passages les plus terrifiants de cette étude parlent du sort destiné aux civils et procurent une vision d’horreur.
De la formation militaire aux techniques d’extermination
Wagner était censé assurer une formation militaire basique, d’un à six mois, aux armes à feu, au combat au corps à corps et aux techniques d’espionnage et d’interrogatoire aux soldats centrafricains. Ils passent outrent pour former aussi les miliciens du pouvoir dont la plupart sont issus des ex-rebelles. Ces soldats et miliciens rapportent, toujours sur la base de preuves, que le Groupe Wagner dispense des formations particulièrement sadiques aux militaires centrafricains. les cahiers de charge de ces formations, selon ces soldats, incluent l’organisation d’enlèvements ciblés et des techniques de torture : perfectionnement à la découpe de doigts et de jambes, arrachage d’ongles, maniement au couteau pour découper la chair humaine, étranglement, jet de carburant sur personnes vivantes suivi d’une mise à feu ! Ces faits sont qualifiables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Les mercenaires de Wagner sont fidèles à leur devise : « Ne laisser aucune trace », qu’ils la transmettent également aux militaires et miliciens. Cela signifie qu’ils détiennent le droit de tuer qui bon leur semble, y compris les couches les plus vulnérables de la société. Dans tout le pays, des camps entiers d’éleveurs, des villages, des zones rurales et surtout des sites miniers en ont déjà fait les frais. L’intention profonde du Groupe Wagner est de distiller la peur, de créer la terreur et d’exterminer. Tout le monde est concerné : les rebelles, les miliciens et l’ensemble de la population.
À l’avenir en Centrafrique, les mercenaires russes continueront leurs activités meurtrières en toute impunité.
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.
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RCA : Wagner, expert en crimes de guerre
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Un rapport récent détaille les exactions des mercenaires russes de Wagner. Il précise notamment les techniques de tortures visant les civils alors que la question du retrait de Wagner est toujours d’actualité. En attendant le départ du dernier mercenaire, il convient de revenir sur les agissements de la société militaire privée en RCA.
Les paramilitaires russes commettent des atrocités dans plusieurs régions d’Afrique et s’attaquent quotidiennement à des civils sans défense. Parmi eux, d’anciens militaires, ex-agents de renseignement russes ou encore des prisonniers libérés de prison pour gonfler les effectifs. Leurs techniques d’extermination sont rodées avec, en option, l’effacement de preuves.
La confiance est définitivement rompue avec les Russes
La rébellion avortée vers Moscou a amené le Kremlin à reconnaître officiellement son lien avec le groupe Wagner et sa prise d’intérêts. Depuis, la coopération avec les pays africains laisse perplexe. Le Président Poutine a été forcé de revenir sur ses anciennes déclarations : il finance depuis le début leurs activités, et donc leurs exactions.
Le dernier rapport de l’ONG The Sentry « Les architectes de la terreur » est très instructif. Depuis cinq ans, la stratégie expansionniste de la Russie et les tactiques de déploiement du groupe Wagner en Centrafrique ont été analysées et documentées. Publié le 27 juin dernier, le document décrit minutieusement les exactions commises par Wagner. Les passages les plus terrifiants de cette étude parlent du sort destiné aux civils et procurent une vision d’horreur.
De la formation militaire aux techniques d’extermination
Wagner était censé assurer une formation militaire basique, d’un à six mois, aux armes à feu, au combat au corps à corps et aux techniques d’espionnage et d’interrogatoire. Des soldats et miliciens rapportent, toujours sur la base de preuves, que le Groupe Wagner dispense des formations particulièrement sadiques aux militaires centrafricains. Elles incluent l’organisation d’enlèvements ciblés et des techniques de torture : perfectionnement à la découpe de doigts et de jambes, arrachage d’ongles, maniement au couteau pour découper la chair humaine, étranglement, jet de carburant sur personnes vivantes suivi d’une mise à feu ! Ces faits sont qualifiables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Les mercenaires de Wagner sont fidèles à leur devise : « Ne laisser aucune trace ». Cela signifie qu’ils détiennent le droit de tuer qui bon leur semble, y compris les couches les plus vulnérables de la société. Dans tout le pays, des camps entiers d’éleveurs, des villages, des zones rurales et surtout des sites miniers en ont déjà fait les frais. L’intention profonde du Groupe Wagner est de distiller la peur, de créer la terreur et d’exterminer. Tout le monde est concerné : les rebelles, les miliciens et l’ensemble de la population.
À l’avenir en Centrafrique, les mercenaires russes continueront leurs activités meurtrières en toute impunité.
De l’Indépendance à l’Illusion : La Déception du Discours de Faustin Archange Touadera
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Le 13 août, la République Centrafricaine a célébré avec pompe et circonstance le 63ème anniversaire de son indépendance, sous le regard attentif de ses citoyens et du monde entier. L’allocution de monsieur Faustin Archange Touadera, Président autoproclamé et putschiste de Bangui, a tenté de donner une apparence de fierté et de grandeur à une nation qui, dans la réalité, peine à échapper aux chaînes de l’ingérence étrangère et de la désillusion.
Le discours prononcé par Touadera, bien que revêtu d’un vernis de patriotisme, laisse transparaître une réalité bien différente. Il évoque l’indépendance chèrement acquise, mais trahit le fait que cette indépendance demeure un concept éloigné de la réalité quotidienne des Centrafricains. Le putschiste s’est empressé de remercier la Minusca, les forces russes de Wagner et rwandaises pour leur soi-disant soutien à la défense des droits de l’homme et de la démocratie, tandis que la souveraineté de la nation semble se dissoudre sous l’influence étrangère.
Faustin Archange Touadera se félicite des progrès réalisés dans divers domaines, mais omet de mentionner la détérioration constante des conditions de vie de la population, la corruption endémique et l’absence de véritables initiatives de développement. Malgré ses discours sur le respect de la souveraineté nationale, les décisions majeures concernant le pays semblent être prises ailleurs, notamment à Moscou.
L’obsession de Touadera pour l’approbation internationale, en particulier des puissances du BRICS, se reflète dans son désir de rapatrier les ex-combattants de la LRA et d’attirer des projets d’investissement dans les secteurs énergétiques et miniers. Cependant, l’attention portée à ces puissances néglige l’urgence de résoudre les problèmes internes tels que la pauvreté, la violence et la mauvaise gouvernance.
Le discours de Touadera révèle également une division flagrante entre le gouvernement et une bonne partie de la population. Le président fait peu de cas des critiques et de la méfiance qui entourent son régime, les qualifiant de « manipulations, désinformations et messages de haine ». Cette réaction ne fait que renforcer le fossé entre les dirigeants et le peuple, étouffant tout espoir de dialogue constructif.
Il est temps que les citoyens centrafricains remettent en question la rhétorique creuse de leurs dirigeants et demandent des comptes pour l’absence de progrès réel. La soi-disant indépendance ne peut être une façade pour des décennies de mauvaise gouvernance, de manipulation et d’ingérence étrangère. Il est temps de s’engager dans une réflexion sérieuse sur l’avenir de la nation et de faire en sorte que les paroles et les actes de nos dirigeants soient enfin à la hauteur des aspirations et des besoins du peuple.
Rappelons que le discours de Faustin Archange Touadera lors de la commémoration de l’indépendance de la République Centrafricaine sonne creux et décevant. Derrière les mots grandioses et les promesses vides se cachent la réalité amère d’une nation en proie à l’instabilité, à la dépendance étrangère et à la désillusion. Les Centrafricains méritent mieux que des discours vides de sens – ils méritent une véritable indépendance, une gouvernance transparente et une opportunité de construire un avenir meilleur pour leur nation.
Tension à Obo : retour des tirs assourdissants dans la ville
Centrafrique.org/?attachment_id=67888″ rel=”attachment wp-att-67888″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/dans-la-ville-de-Obo-302×450.jpg” alt=”À une cinquantaine de mètres du marché de la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.” width=”302″ height=”450″ />À Obo, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Au cœur de la préfecture du Haut-Mbomou, dans la ville d’Obo, une série d’événements tragiques a une nouvelle fois secoué la tranquillité de la communauté. Le dimanche matin, un jeune résidant du quartier musulman a été enlevé par les miliciens de la milice AZANDE ANI KPI GBE, plongeant ainsi la région dans l’incertitude et la peur.
Les répercussions de cet enlèvement ont rapidement engendré une escalade des tensions. En effet, des bruits assourdissants de coups de feu ont déchiré le calme habituel de la ville lors des après-midis dominicaux. Dans ce contexte alarmant, les habitants ont préféré se terrer chez eux, évitant ainsi de se retrouver au cœur de cette tourmente soudaine et effrayante.
Le quartier voisin de la mairie d’Obo, d’ordinaire animé et vivant, a subitement perdu de son dynamisme. Les rues autrefois fréquentées sont maintenant dépeuplées, les habitants se retirant de la scène publique, cherchant refuge dans les confins rassurants de leurs foyers. Les conséquences de ces événements ne sont pas seulement visibles dans les rues désertes, mais également dans les cœurs et les esprits des habitants, troublés par la perturbation de leur quotidien.
Selon des informations recueillies auprès de sources locales, il semblerait que les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) soient impliqués dans les tirs qui ont ébranlé la ville. Les rapports font état d’une altercation violente entre un membre de la milice AZANDE ANI KPI GBE et un Soldat FACA, qui aurait abouti à la blessure du milicien par une baïonnette. Cette situation précaire et volatile laisse place à de nombreuses interrogations quant à la nature exacte des relations entre les différentes factions en présence.
Le climat de trouble qui règne dans la ville est complexifié par l’implication des Casques bleus du contingent marocain. Les informations font état d’une coopération en cours entre les soldats FACA et les Casques bleus dans les opérations en cours dans la région. Cette présence internationale aux côtés des forces nationales vient ajouter une dimension internationale à un conflit qui, à l’origine, semblait localisé.
Incendie des boutiques à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, dans la nuit du dimanche à lundi 14 août 2023
Selon les dernières informations recueillies, le jeune enlevé par les miliciens d’AZANDE ANI KPI GBE à Obo dans la matinée du dimanche aurait déjà été libéré. Cependant, au cours de cette nuit, plusieurs incendies ont été déclarées dans des boutiques à Obo. Interrogés à ce sujet, certains habitants affirment à CNC que des soldats FACA qui seraient à l’origine de cet acte criminel.
Plus de détails seront disponibles dans nos prochains articles sur CNC.
La Face Obscure de Sani Yalo: Un Portrait Révélateur de Manipulation et de Corruption
Centrafrique.org/centrafrique-quand-sani-yalo-sen-prend-au-ministre-des-finances-henri-marie-dondra/sani-yalo-pca-bureau-affretement-routier-centrafricain-2/” rel=”attachment wp-att-30104″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Sani Yalo du BARC.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Lorsque Cyriaque Rebaïlé, étudiant et observateur averti, s’est exprimé sur les médias sociaux, sa voix s’est élevée contre une figure de la mafia bien connue en République centrafricaine, Sani Yalo. Sa critique percutante met en lumière des aspects troublants du comportement de Sani Yalo, révélant ainsi une image moins reluisante derrière le masque de l’entrepreneur réussi.
L’Hypothèque de l’Avenir de la Jeunesse Centrafricaine
Cyriaque Rebaïlé souligne d’emblée que Sani Yalo est redevable à la jeunesse centrafricaine. Il accuse Yalo de contribuer à hypothéquer l’avenir et la vie des jeunes du pays en les privant d’opportunités et en entravant leur développement par des actions mafieuses digne des grands criminels transfrontaliers.
Contrôle Injustifié et Influence Nuisible
Le post de Cyriaque Rebaïlé pointe du doigt la façon dont Sani Yalo aurait mis en place un réseau complexe pour influencer et manipuler la politique et les affaires du pays. Des allégations de manipulation des décisions présidentielles, de blocage de lettres officielles et d’interférences dans les relations diplomatiques sont mises en lumière. Les actions prétendues de Sani Yalo pourraient saper la souveraineté nationale et entraver les opportunités de coopération avec d’autres pays africains et européens.
L’Empire de la Corruption
Cyriaque Rebaïlé accuse Sani Yalo d’être impliqué dans des actes de corruption et de détournement de fonds. Il met en évidence des cas spécifiques où Yalo aurait utilisé son influence pour détourner des fonds publics et privés à son profit, compromettant ainsi le développement économique du pays.
Un Modèle Dévoyé
Rebaïlé critique le rôle de Sani Yalo en tant que modèle pour la jeunesse centrafricaine. Il suggère que les actions et les décisions de Yalo ne reflètent pas les qualités d’un modèle positif pour les jeunes. Au lieu de servir d’exemple d’intégrité et de réussite, Yalo est accusé de causer des ravages dans l’image et les opportunités de la jeunesse centrafricaine.
Une Jeunesse Empêchée
Cyriaque Rebaïlé souligne les répercussions des agissements de Sani Yalo sur les jeunes centrafricains. Selon lui, les actions de Yalo ont aliéné la République centrafricaine du reste de l’Afrique, ce qui entrave la possibilité de coopération et d’investissements étrangers. Les jeunes centrafricains se voient ainsi privés de partenariats et d’opportunités, ce qui les empêche d’épanouir leur potentiel.
Le post de Cyriaque Rebaïlé offre un aperçu percutant des accusations et des inquiétudes entourant Sani Yalo. Alors que Yalo est perçu comme un entrepreneur prospère et influent, les allégations de manipulation, de corruption et d’abus de pouvoir éclairent une facette sombre de sa réputation. La jeunesse centrafricaine, en quête d’un avenir meilleur, est apparemment victime de ces agissements. La nécessité d’une enquête approfondie et transparente pour établir la vérité et rétablir la confiance semble urgente. La République centrafricaine mérite des dirigeants exemplaires et intègres pour ouvrir la voie à un avenir radieux.
Prêter Serment pour le Peuple ou pour le Pouvoir ? Interrogations sur les Nouveaux Juges en Centrafrique
Les nouveaux juges de la Cour constitutionnelle, de la Haute cour de justice et de la Cour des comptes dans la salle d’audience pour la prestation de leur serment
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Ah, la scène solennelle de juges prêtant serment ! Un rituel qui revient comme une ritournelle, une danse dans le ballet de la justice. Vendredi dernier, les couloirs vénérables de la Cour constitutionnelle, de la Haute Cour de Justice et de la Cour des Comptes ont été le théâtre de cet exercice traditionnel, célébrant l’entrée en fonction de nouveaux juges. Mais parmi les acclamations, il y a toujours des voix qui, tels des sages au sommet d’une colline, observent les événements avec un regard critique.
L’ombre des doutes se glisse dans les interstices des discours bien préparés et des robes impeccables. Le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène se dresse, tel un coryphée, clamant que cette parade judiciaire témoigne de la volonté des autorités d’établir un État de droit en République Centrafricaine. Belle parole, n’est-ce pas ? Mais derrière ce rideau de rhétorique, les rideaux s’ouvrent sur une scène différente.
Prestation de serments des juges de la Cour constitutionnelle, de la Cour de Compte et de la Haute Cour de Justice
Les sourcils se haussent et les esprits s’échauffent. Les Centrafricains, debout dans les coulisses de la société, se demandent si ces juges nouvellement assermentés seront les protecteurs des droits du peuple ou simplement des marionnettes habillées en robes noires, dansant au rythme de la mélodie du régime au pouvoir.
« Nous représentons la justice », proclame Françoise Donengué avec un air de détermination. Pourtant, derrière cette déclaration audacieuse se cache une inquiétude latente. La Haute Cour de Justice, une juridiction d’exception, est appelée à juger des personnalités de haut rang – le président de la République, le premier ministre, les ministres, le président de l’Assemblée et les députés. Un rôle crucial pour maintenir l’équilibre entre le pouvoir et la responsabilité. Mais, la fermeté promise en cas de dérapages est-elle réelle ou simplement une coquille vide ? Les citoyens attendent de voir si cette promesse se concrétise dans les salles d’audience.
Stéphane Gouana rejoint le chœur des nouveaux juges. Il parle de modestes contributions et de fonctions traditionnelles. C’est une perspective noble, en apparence du moins. L’ajout de sa voix à la Cour constitutionnelle, censée être une institution de haut vol, soulève la question de savoir si ce renfort contribuera à renforcer l’indépendance de la justice ou s’il sera simplement un maillon de plus dans la chaîne.
Et puis il y a cette insistance du ministre d’État, cette assertion selon laquelle tout cela témoigne d’une vision gouvernementale pour ancrer l’État du droit. C’est comme si l’on cherchait à peindre un paysage enchanteur, à travers une fenêtre recouverte de poussière. Les résultats définitifs du pseudo référendum constitutionnel, un nuage sombre dans le ciel judiciaire, ajoutent encore une couche d’ambiguïté à la scène.
Alors que les juges prêtent serment, les regards des Centrafricains se tournent vers eux, mêlant espoir et méfiance. Une danse subtile s’ensuit – une danse entre les promesses de justice et la réalité politique. L’État du droit en République Centrafricaine semble être à un carrefour. Les nouvelles voix de la justice sont appelées à jouer un rôle crucial dans le récit du pays. Reste à voir si elles marcheront dans les pas d’une justice impartiale ou si elles se laisseront emporter par la cadence du pouvoir en place. La scène est prête, les acteurs sont en place, mais le verdict final appartient à l’histoire et au peuple qu’elle juge.
Retour au Calme à Linguiri : Une Incursion Éphémère d’Hommes Armés ne Cause que la Panique
Centrafrique.org/Centrafrique-concert-de-casserole-a-ouanda-djalle-la-population-en-colere/village-a-50-kilometres-de-kaga-bandoro-sur-axe-ouadango/” rel=”attachment wp-att-57262″ data-wpel-link=”internal”>Un village sur l’axe Ouandago. CopyrightCNC
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Linguiri, ce pittoresque village niché à 81 km au sud de Kaga, dans le centre nord de la République centrafricaine, a récemment été le théâtre d’une incursion mystérieuse et troublante. Des hommes armés, dont l’identité demeure encore un mystère, ont pénétré les ruelles tranquilles de ce paisible hameau, semant temporairement la panique parmi ses habitants.
L’incident s’est produit vendredi dernier, quand le calme de Linguiri a été brusquement interrompu par l’arrivée inattendue de ce groupe armé. Lourdement équipés, ces individus ont pénétré la ville avec une détermination qui a laissé les résidents en état de choc. Cependant, l’histoire a pris une tournure surprenante : après quelques heures à errer dans les rues paisibles, ces hommes armés ont choisi de se retirer tout aussi mystérieusement qu’ils étaient venus, ne laissant derrière eux ni dégâts humains ni matériels.
Malgré l’absence de pertes matérielles ou de victimes, la panique a laissé son empreinte chez les habitants de Linguiri. Témoin de cet événement inattendu, la population locale a été plongée dans une émotion mêlée de soulagement et de questionnements. Qui étaient ces hommes armés ? Quel était leur objectif ? Pourquoi cette incursion brève mais perturbatrice ?
Les autorités locales et les forces de sécurité ont rapidement été mobilisées pour faire la lumière sur cette affaire déconcertante. Les habitants s’efforcent de découvrir l’identité et les motivations derrière cette incursion éphémère. Les spéculations abondent, et l’imagination collective de la communauté travaille à plein régime pour tenter de reconstituer le puzzle de cet événement inexplicable.
Pendant que les assaillants se retirent, les habitants de Linguiri reprennent doucement leurs activités quotidiennes. Les marchés locaux reprennent vie, les enfants jouent dans les rues en riant et les rumeurs abondent dans les coins ombragés du village. Les cicatrices émotionnelles de l’incursion commencent à s’estomper, et la vie reprend son cours depuis le week-end.
L’histoire de l’incursion éphémère à Linguiri est un rappel saisissant de la fragilité de la paix et de la sécurité dans des régions souvent éloignées des projecteurs médiatiques. Alors que les habitants cherchent à surmonter cette épreuve, leur résilience et leur détermination sont des témoignages vivants de l’esprit humain face à l’adversité.
Impôts et Budgets : Les Héros Méconnus de la Haute-Kotto
Centrafrique.org/Centrafrique-recrudescence-des-actes-du-banditisme-a-bria/dans-le-marche-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-29948″ data-wpel-link=”internal”>Dans le marché de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio/ CNC.
Édito de Mbata Anselme
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Salut la compagnie ! C’est avec une joie non dissimulée que je vous rapporte l’histoire aussi palpitante qu’un épisode de ta série préférée, “Les Enquêtes Fiscales Mystérieuses de Bria”. Prenez une chaise, une boisson énergisante (vous savez, pour rester éveillé pendant cette saga captivante), et suivez-moi dans les méandres de la Haute-Kotto, où le ministère des Finances mène une véritable quête pour éduquer nos braves citoyens sur les mystères cachés derrière le budget de l’État.
C’est mardi dernier que les événements ont pris une tournure palpitante. Une équipe héroïque, composée du Service de Réforme Budgétaire et de l’UNICEF, s’est aventurée dans les profondeurs de Bria, bien déterminée à sensibiliser les masses sur le légendaire “budget citoyen”. Eh oui, tu as bien entendu, c’est une quête pour éclairer le peuple sur l’argent magique de l’État !
Jonas Wilson Ngréngazia Tapiadi, aka le Chef Suprême de la Réforme Budgétaire (oui, c’est son nom complet), a monté sur sa tribune comme un vrai maître de cérémonie. Il nous a servi une tirade digne des plus grands orateurs, nous rappelant que l’argent de l’État est en réalité l’argent du peuple. De quoi rendre jaloux Robin des Bois ! Tapiadi a pointé du doigt le vilain incivisme fiscal qui se cache dans l’ombre, où certains audacieux semblent vouloir se soustraire aux impôts. Quelle audace ! Mais attends, ce n’est pas tout. Apparemment, il semblerait que payer ses impôts soit comme construire une cabane en bois, mais pour tout un pays. Qui l’eût cru ?
Le discours a atteint des hauteurs épiques lorsque Tapiadi a dévoilé la formule secrète du succès national : “qui paye ses impôts bâtit son pays”. Oui, mes amis, c’est aussi simple que ça ! Imaginez-vous, en payant vos impôts, vous construisez les fondations de votre nation chérie. Un peu comme si chaque reçu fiscal était un brick dans le grand Lego de la Haute-Kotto.
Mais la magie ne s’arrête pas là. Tapiadi a également révélé que le budget de l’État était comme la baguette magique du gouvernement, utilisée pour réaliser des tours de passe-passe politiques au profit du peuple. Une véritable aventure de magiciens modernes !
En fin de compte, mes amis, il semblerait que nos citoyens de la Haute-Kotto aient désormais la lourde tâche de sauver le royaume en adhérant au “processus de budgétisation” et en gardant un œil attentif sur l’exécution du budget. Alors, chers compatriotes, enfilez vos capes fiscales et tenez-vous prêts à payer vos impôts comme de vrais héros. Car rappelez-vous, derrière chaque reçu fiscal se cache une parcelle de pouvoir, une épopée budgétaire qui sculptera le destin de notre royaume !
Et voilà, chers lecteurs, l’épopée budgétaire de la Haute-Kotto, où impôts et budgets s’entremêlent dans une danse épique de chiffres et de devoirs civiques. Alors, n’oubliez pas, la prochaine fois que vous payez vos impôts, imaginez-vous brandissant une épée de justice budgétaire pour défendre le royaume de la Haute-Kotto. Car c’est ensemble que nous construirons un avenir brillant, brique fiscale par brique fiscale !
Constitution TOUADERA : Un héritage inique du passé colonial, selon le PDCA
Centrafrique.org/59943-2/monsieur-jean-serge-wafio/” rel=”attachment wp-att-59942″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Serge Wafio, Président du PDCA
Bangui, 13 août 2023 (CNC) – Dans une lettre passionnée, WAFIO Jean Serge, Président Fondateur du PDCA, interpelle les citoyens centrafricains face à la menace que représente la constitution TOUADERA. Il dénonce la réduction de l’individu à un objet aliénable et appelle à la mobilisation pour préserver la survie nationale.*
Cher Compatriote,
Je m’adresse à toi en ce vendredi 11 août, jour vendredi qui demeure depuis 2023 ans la marque de la méchanceté humaine, jour vendredi 11, avant-veille du 13 août, fête de l’indépendance que l’illégitime Président TOUADERA voudrait transformer en une fête de la victoire de son oui référendaire de triche à la russe, pour t’interpeler individuellement et nous interpeler collectivement sur l’implosion-déflagration à terme de la République, si toi, moi et nous tous, ensemble, nous ne nous assumions pas.
Le monde entier a constaté que le dimanche 30 juillet 2023, tu as rejeté le référendum de la honte de TOUADERA à 93 %. Cependant, le lundi 07 août 2023, un oui massif provisoire à 95 % t’a été déclaré, ce qui ne t’a pas surpris, parce que de nombreuses voix t’avaient déjà alerté que les résultats seront des résultats à la russe, parce que les maîtres de TOUADERA au kremlin voudraient continuer de piller allègrement Centrafrique, et pour ce faire, il faut te dénier ta personnalité humaine et te transformer en un objet aliénable.
La constitution TOUADERA, que tu as rejetée à 93 % le 30 juillet 2023, se veut plus cynique que la bulle du Pape Nicolas V du 08 janvier 1454, par laquelle il a concédé au roi Alphonse du Portugal ‘’… la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (terme désignant les Africains noirs), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle, (…), de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, principautés, propriétés, possessions, biens de ces infidèles sarrasins (Africains) et païens…’’, et cette constitution est encore plus inique que le code noir de COLBERT Jean Baptiste promulgué par Louis XIV en 1665 et reformulé par son successeur Louis XV en 1724, lequel code, non encore abrogé, règlemente et présente l’homme noir comme un objet ou une marchandise soumise aux lois du marché et un bien faisant partie intégrante d’un domaine, à travers ses articles 5, 7, 8, 18 et 25.
La constitution TOUADERA est encore plus bestial issante que la conférence de Berlin de 1885 qui a consacré le partage du monde et plus singulièrement le partage de l’Afrique et qui a également consacré la charte de l’impérialisme ou charte du capitalisme.
La constitution TOUADERA est encore plus négationniste que le principat colonial du ministre belge RENQUIN Jules en 1921, par lequel il a demandé, aux missionnaires devant évangéliser le Congo belge, actuelle République démocratique du Congo-RDC, en ces quelques insolents propos :
‘’… désintéresser nos sauvages des richesses matérielles dont regorgent leur sol et sous-sol.
… les contenir pour qu’ils ne se révoltent pas,
… les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner le courage de nous
affronter,
… insistez particulièrement sur la soumission et l’obéissance aveugle,
… ne jamais présenter une chaise à un noir qui vient vous voir,
… ne jamais dire vous à un noir,
… considérez tous les noirs comme de petits-enfants que vous devez continuer de tromper,
… exigez qu’ils vous appellent tous mon père,
… criez au communisme et à la persécution quand ils vous demandent de cesser de les tromper
et de les exploiter. ‘’
La constitution TOUADERA est enfin la négation absolue de ta personnalité, de ton existence humaine parce qu’elle te ramène à l’heure de l’impôt de capitation qui a été la marque coloniale de la bête.
Cher compatriote,
Par ces quelques insolents propos-considérations sus mentionnés, la constitution TOUADERA te ramène à l’heure du servage, te réduit à un outil, à un moyen d’exploitation et à terme, fera de toi un exilé sur la terre de tes ancêtres. Donc, la constitution TOUADERA te sort de la gueule d’un loup pour celle d’un ours.
J’ose croire, que quelle que soit ton insouciance, quelle que soit ton inconscience, quelle que soit ta trouille, tu dois comprendre que c’est la survie du Peuple Centrafricain, dont tu es un élément constitutif, que TOUADERA veut annihiler. Et j’ose encore croire que depuis le 07 août 2023, tu devrais sérieusement admettre, tout comme moi, tout comme nous tous, que les limites de l’intolérable sont atteintes et dépassées ; J’ose encore et encore croire que tu t’es interrogé, tout comme moi et tout comme nous tous, à propos de ce qu’il faut faire maintenant, parce que TOUADERA, à l’instar du pharaon qui avait osé défier le Bon DIEU et de AMANE qui avait prémédité la mort des enfants du Bon Dieu, a commis l’acte fatal ou l’irréparable. Et j’ose encore enfin croire et comprendre que tu as compris, tout comme j’ai compris et tout comme nous avons tous compris, que les choses sérieuses doivent maintenant commencer.
Je te souhaite bonne réjouissance le 13 août, pour le 63ème anniversaire de la fête de l’indépendance et bonne prière le 15 août, pour le 2023ème anniversaire de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, notre mère universelle.
Aurélien Simplice Zingas : Maestro de l’UFDO ou Trouble-Fête sans Frontières ?
Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas-450×400.jpg” alt=”Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas” width=”450″ height=”400″ />Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas
Bangui, 14 août 2023 (CNC) – Dans un acte de rupture significatif, le « MOUVEMENT ARCHE DES PATRIOTES » (MAP) annonce sa séparation de l’Union des Forces démocratiques d’opposition (UFDO), quittant ainsi la fameuse plateforme à la recherche de sens et de justice. Cette démission est portée par un fort ressentiment et un vif mécontentement quant aux actions de monsieur Aurélien Simplice Zingas, président tournant de l’UFDO, dont le mandat de quatre mois arrive presqu’à la fin.
Dans une lettre de démission adressée au Conseil des leaders, le Bureau Politique du MAP exprime son indignation face à ce qu’il qualifie d’intimidation flagrante et de poursuites malveillantes orchestrées par Aurélien Simplice Zingas. Ces accusations font suite à l’introduction d’un Mémorandum/Recours Contentieux en date du 26 juillet 2023 auprès du « Conseil des Leaders » de l’UFDO. Ce document visait à mettre en lumière et à condamner des dysfonctionnements sérieux qui ont gravement perturbé la dynamique de fonctionnement ainsi que la stratégie globale de l’UFDO pour la campagne référendaire constitutionnelle du 30 juillet 2023. Ces échecs étaient attribués à Monsieur Zingas.
Le Bureau Politique du MAP, réuni en comité de crise le 10 août à 16 heures, a pris la décision de recommander vivement au Président Fondateur du MAP, monsieur Opportun TRIBUNAL, de formaliser sa démission auprès du « Conseil des Leaders » de l’UFDO. Cette démission, basée sur les circonstances présentes, entraînera également le retrait immédiat et inconditionnel du MAP de cette plateforme sociopolitique.
L’attitude de Monsieur Aurélien Simplice Zingas semble être au cœur de cette rupture inattendue. Son rôle en tant que président tournant de l’UFDO a été marqué par des allégations d’intimidation et d’acharnement envers le Président Fondateur du MAP. Ces agissements ont suscité des préoccupations majeures quant à l’intégrité et à la transparence de la plateforme UFDO. Le MAP, en choisissant de se désolidariser de l’UFDO, envoie un message clair quant à son refus de tolérer de telles pratiques.
Cette séparation laisse entrevoir des enjeux plus larges au sein de la scène politique actuelle. Elle souligne l’importance d’une gouvernance éthique et responsable au sein des mouvements et des partis politiques. La démission du MAP de l’UFDO reflète une volonté de maintenir une intégrité inébranlable, même dans des moments de désaccord.
Rappelons que la démission du « MOUVEMENT ARCHE DES PATRIOTES » de l’Union des Forces démocratiques d’opposition (UFDO) met en lumière les tensions et les préoccupations liées à la conduite de Monsieur Aurélien Simplice Zingas en tant que président tournant. Cet acte courageux du MAP souligne la nécessité de l’intégrité et de la transparence au sein des mouvements politiques et appelle à une réflexion plus profonde sur les pratiques de gouvernance au sein de ces plateformes.
Bangui, 13 août 2023 (CNC) – En ce samedi 12 août, la Journée internationale de la jeunesse est célébrée avec une résonance particulière en République Centrafricaine (RCA). Alors que la jeunesse constitue plus de 75% de la population, son rôle et sa place dans la société sont au cœur des débats pour promouvoir son émancipation et son engagement actif dans le développement du pays.
La question cruciale qui se pose est : quelle place le pouvoir accorde-t-il véritablement à la jeunesse centrafricaine ? Bien que les politiciens aient souvent cité le dicton “on ne tourne pas le dos à la jeunesse”, les réalités sur le terrain semblent en désaccord avec cette affirmation. Romario Saint-Cyr, opérateur économique, soulève un point de vue critique en déplorant le manque d’opportunités pour les jeunes issus de milieux modestes. Il met en avant les barrières économiques et sociales qui limitent l’accès des jeunes au marché du travail et à l’exercice de leurs compétences.
La nécessité de former la jeunesse pour l’avenir du pays est indéniable. Cependant, Aline, étudiante en sociologie à l’université de Bangui, déplore que les efforts de formation ne soient pas à la hauteur des attentes. Elle observe un écart entre les aspirations des jeunes et les opportunités de formation, en particulier au niveau universitaire. Cette situation représente un risque pour le développement national, car des jeunes compétents et bien formés sont essentiels pour la prospérité d’un pays.
L’Association des étudiants centrafricains suspendus depuis plus de deux ans et la suspension récente du Conseil national de la jeunesse ont eu des conséquences néfastes sur la participation des jeunes dans le processus politique et électoral. Kabany-Membri soulève une préoccupation sérieuse en affirmant que la jeunesse est souvent manipulée à des fins politiques, détournant ainsi son potentiel positif au service de la nation.
Pourtant, des voix optimistes s’élèvent également. Augustin Ibaïlé, directeur du Centre international pour le développement de l’éthique et du leaderships idèles, souligne les efforts actuels du gouvernement pour mobiliser la jeunesse en tant qu’acteurs du développement et de la paix. Il mentionne la nécessité pour la jeunesse de s’affirmer et de prendre en main son destin.
Cependant, la situation socio-économique demeure un défi majeur. Une étude de la Minusca a révélé que le taux de chômage chez les jeunes en 2021 était estimé à 87%, mettant en évidence l’urgence de créer des opportunités d’emploi et de croissance économique pour cette frange importante de la population.
La jeunesse centrafricaine doit surmonter des obstacles multiples, mais elle démontre également une résilience remarquable. Le potentiel de la jeunesse en RCA est immense, mais pour qu’elle puisse véritablement jouer un rôle de premier plan dans le développement national, des mesures concrètes sont nécessaires. L’accès à l’éducation, à la formation professionnelle et à des opportunités économiques équitables doivent être au cœur des politiques gouvernementales. En parallèle, un engagement sincère envers la participation et la représentation des jeunes dans les instances politiques et sociales est essentiel pour permettre à la jeunesse centrafricaine de réaliser son plein potentiel et de contribuer de manière significative à l’avenir du pays.
Promouvoir une culture d’engagement fiscal responsable : Un impératif pour le développement
Centrafrique.org/rca-un-mort-et-un-blesse-grave-dans-une-agression-au-couteau-a-bria/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-37888″ data-wpel-link=”internal”>À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bangui, 13 août 2023 (CNC) – Au cœur de la province, au sein de la pittoresque localité de Bria dans la Haute-Kotto, une initiative remarquable prend forme sous l’égide du ministère des Finances. L’objectif ultime réside dans la mise en place d’une conscience collective, une compréhension profonde de la relation symbiotique entre l’État et ses citoyens, matérialisée par une maîtrise judicieuse des finances publiques.
La semaine dernière, Bria a été le théâtre d’une rencontre significative entre une mission émanant du service de réforme budgétaire, orchestrée en collaboration avec le soutien louable de l’UNICEF. Au cœur de cette délibération constructive, les dignitaires locaux et une pléthore d’habitants ont eu l’occasion de participer à une discussion éclairée au sujet du budget citoyen.
Jonas Wilson Ngréngazia Tapiadi, éminent chef du service de réforme budgétaire, s’est illustré en tant que catalyseur de cette initiative salutaire. Il a lancé un appel vibrant à l’égard de la responsabilité civique, soulignant l’impérieuse nécessité pour chaque citoyen de contribuer au bien-être collectif à travers l’acquittement de ses obligations fiscales.
L’affirmation percutante de M. Tapiadi, « L’argent que l’État utilise est bel et bien l’argent du peuple », éveille une prise de conscience fondamentale. Les fonds publics, issus des contributions individuelles et collectives, sont le pilier essentiel sur lequel repose l’édifice de notre nation. Par conséquent, l’accès à une transparence absolue en matière de ressources est non seulement un droit, mais également un pilier de notre système démocratique.
L’incidence récente de certaines attitudes d’évitement fiscal a attiré l’attention des observateurs avertis. Cet incivisme financier, bien que limité, reste une ombre à dissiper pour réaliser pleinement notre potentiel collectif. Des individus, parmi les fils et filles de notre patrie, hésitent à s’acquitter de leurs obligations fiscales, semblant ignorer la corrélation entre la contribution fiscale et la prospérité nationale. M. Tapiadi rappelle avec éloquence, « qui paye ses impôts bâtit son pays », une vérité intemporelle que nous ne pouvons ignorer.
La sensibilisation en est venue à occuper une place prépondérante dans cet échange révélateur. La nécessité de revitaliser la conscience citoyenne et de dissiper les nébuleuses entourant le processus budgétaire se manifeste de manière impérieuse. De ce fait, l’appel est lancé à toutes les couches de la société, des opérateurs économiques éminents aux jeunes érudits, les héritiers de demain, à se rallier derrière la bannière de l’engagement financier responsable.
La budgétisation, pierre angulaire de la gouvernance, assume un rôle inestimable dans le paysage socio-économique. Le budget de l’État, véritable outil de mise en œuvre des politiques publiques, incarne la voie vers l’épanouissement de la population. Il sert de moyen privilégié pour catalyser le progrès et tisser la trame d’un avenir prometteur.
L’appel à l’adhésion au processus de budgétisation, à travers l’accomplissement des devoirs fiscaux et la vigilance sur l’exécution, se présente comme une prescription incontournable pour le bien-être de la communauté. Il est impératif que chacun comprenne que le bénéfice collectif découle de l’investissement individuel.
Ainsi, l’édification d’une société prospère, fondée sur une culture fiscale responsable et une implication citoyenne avérée, émerge comme l’objectif central à Bria. Les graines semées aujourd’hui germeront en une récolte de développement durable, d’équité et de progrès partagé. En unissant nos efforts et en répondant à l’appel de M. Tapiadi, nous œuvrons à bâtir un avenir radieux, où la maîtrise du budget de l’État forge la voie vers une prospérité inébranlable pour tous.
Tragédie Routière à Tédoua : Trois Âmes Fauchées dans un Drame Éprouvant
Centrafrique.org/flash-info-attaque-des-hommes-lourdement-armes-dans-la-localite-de-bossemptele/bossemptele-le-12-juin-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-40562″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/bossemptele-le-12-juin-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”bossemptélé le 12 juin 2020 par cnc” width=”450″ height=”337″ />La ville de bossemptélé, le 12 juin 2020. Photo CNC / Bobérang
Bangui, 13 août 2023 (CNC) – La quiétude du village Tédoua, niché à 127 km de la ville de Bouar, a été brutalement ébranlée vendredi dernier par un accident de la circulation d’une ampleur tragique. Trois vies ont été fauchées dans ce drame, suscitant une onde de choc au sein de la communauté locale et au-delà. Selon les informations disponibles, une défaillance technique sur un camion de transport de marchandises serait à l’origine de cette funeste journée.
Le vendredi 11 août restera à jamais gravé dans la mémoire de Tédoua, un village paisible dont les ruelles étaient rarement troublées par l’agitation urbaine. Les rayons du soleil matinal commençaient à éclairer les maisons en terre ocre lorsque l’accident s’est produit, éveillant la tristesse et la consternation parmi les habitants. Un véhicule en provenance de Bocaranga, en route vers la capitale Bangui, transportait une précieuse cargaison de boissons en plastique, destinée à étancher la soif de nombreux compatriotes. Cependant, le destin en a voulu autrement.
La pluie qui avait arrosé la région la veille avait laissé sa marque, transformant les routes en une piste glissante et périlleuse. Les gouttes de pluie avaient tissé un voile d’incertitude, créant un terrain propice aux tragédies. Lorsque le camion de marchandises a atteint le village Tédoua, l’impensable s’est produit. La défaillance technique du véhicule a transformé ce bout de route en un cauchemar mortel, emportant avec lui trois âmes innocentes dans un tourbillon de douleur.
Le bilan humain de cet accident déchirant s’élève à trois personnes décédées, tandis que plusieurs autres ont été blessées et évacuées d’urgence à l’hôpital de Bossemptélé pour y recevoir des soins médicaux appropriés. Les familles des victimes et les habitants du village sont plongés dans un mélange d’incrédulité et de tristesse face à cette perte soudaine et insensée.
Emmanuel Yakoubou, chef de centre de santé de Tédoua, a tenté d’expliquer les événements qui ont conduit à cette tragédie inexplicable. « Après les pluies torrentielles qui se sont abattues de 21 heures le 10 août à 8 heures le 11 août, les conditions routières étaient particulièrement précaires », a-t-il expliqué. « Le véhicule en provenance de Bocaranga, chargé de boissons en plastique destinées à être dégustées par les assoiffés de Bangui, a malheureusement perdu tout contrôle. Son périple s’est terminé brutalement dans notre village, entraînant la perte de trois vies innocentes. »
À mesure que Tédoua tente de surmonter cette douloureuse épreuve, la nécessité d’une réflexion approfondie sur la sécurité routière et les conditions des véhicules qui parcourent ces routes s’impose. Chaque vie perdue dans un tel accident est une tragédie qui aurait pu être évitée. Les autorités locales, les organismes de régulation et les communautés environnantes doivent unir leurs efforts pour prévenir de telles catastrophes à l’avenir.
En attendant, les familles des victimes pleurent leurs proches disparus, tandis que la petite communauté de Tédoua se rassemble dans une solidarité sincère pour surmonter cette épreuve douloureuse. La route qui traverse le village portera désormais les souvenirs de ce tragique événement, rappelant à tous les passants la fragilité de la vie et l’importance cruciale de la sécurité routière.
L’Équipe Héroïque de Médecins Sans Frontières à l’Hôpital de Carnot : Sauver des Vies avec Compassion
Centrafrique.org/hopital-de-carnot/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Hopital-de-Carnot-450×338.jpg” alt=”Hôpital de Carnot” width=”450″ height=”338″ />Hôpital de Carnot
Bangui, 12 août 2023 (CNC) – Dans les régions du nord-ouest et de l’ouest, la santé des populations est confrontée à un péril croissant, menaçant la vie et le bien-être de milliers de Centrafricains. Au cœur de cette crise médicale, l’hôpital de Carnot se dresse comme un bastion d’espoir, mais récemment, un nuage sombre a obscurci cet horizon de soins vitaux. La radiologie, un élément essentiel pour les examens médicaux, est tombée en panne, mettant en danger la vie des résidents des préfectures de Mambéré, Mambéré Kadéi et de Sangha Mbaéré. Face à cette situation critique, une intervention rapide s’impose pour sauver les vies en attente d’un miracle désespéré.
Dans ce contexte de détresse, une lumière rayonne, incarnée par l’ONG médicale Médecins Sans Frontières (MSF) France, qui incarne l’incarnation même de l’empathie et de l’engagement humanitaire. Depuis 2009, MSF a offert un soutien inestimable à l’hôpital de Carnot, fournissant des soins médicaux de qualité, des équipements de pointe et un savoir-faire médical de haut niveau. Ce partenariat précieux a permis de sauver d’innombrables vies, transcendant les frontières de la pédiatrie, de la médecine interne et de la lutte contre les maladies pandémiques.
Au sein de ce partenariat indéfectible, une équipe de médecins prescripteurs, d’infirmières diplômées d’État (IDE) et d’assistants médicaux déploie un dévouement exemplaire et une éthique médicale irréprochable. Chacun de ces professionnels de la santé investit du temps, de la passion et de la compassion auprès de chaque patient, créant une atmosphère de soins qui transcende les simples traitements. Parmi ces étoiles médicales, la Doctoresse Noëlla, une congolaise, brille d’un éclat particulier, car elle incarne l’essence même de la profession médicale : soigner avec un cœur généreux et une détermination inébranlable.
La renommée de la Doctoresse Noëlla résonne à travers les couloirs de l’hôpital et au-delà, car elle dépasse les frontières du professionnalisme médical. Au-delà des prescriptions et des diagnostics, elle nourrit un lien profond avec ses patients, les accueillant chaleureusement et établissant un échange sincère. Cette proximité humaine transcende les barrières linguistiques et culturelles, permettant à la Doctoresse Noëlla de comprendre les douleurs et les plaintes de ses patients, ce qui est d’une importance cruciale dans un pays où de tels échanges ne sont pas toujours la norme.
Le témoignage de patients et de leurs familles est un éloge vibrant envers cette Doctoresse Noëlla, une preuve vivante de l’impact transformateur qu’un médecin peut avoir lorsqu’il s’engage avec compassion et générosité. Dans une République centrafricaine où la méfiance envers les praticiens médicaux peut parfois être présente, la Doctoresse Noëlla incarne la promesse que chaque professionnel de la santé a faite en prêtant le serment d’Hippocrate.
Ainsi, en ces temps où la santé des populations est vulnérable, où les machines tombent en panne et où l’incertitude plane, il est réconfortant de savoir que des héros anonymes travaillent inlassablement pour alléger la souffrance humaine. L’équipe de Médecins Sans Frontières à l’Hôpital de Carnot et, en particulier, la Doctoresse Noëlla, sont des exemples vivants de la force de la compassion et de l’impact positif que des individus engagés peuvent avoir. Ils nous rappellent que, même au cœur de l’adversité, l’amour et la détermination peuvent guider notre chemin vers un avenir plus sain et plus radieux.
La triste réalité derrière les mots creux : Faustin Archange Touadera et la milice Wagner en République centrafricaine
Centrafrique.org/touadera-7/” data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera
Bangui, 12 août 2023 (CNC) – Dans un récent entretien avec un média russe, Faustin Archange Touadera, le président de la République centrafricaine, a abordé la délicate question du financement de la milice russe Wagner dans son pays. Les mots qu’il a choisis pour répondre à cette interrogation laissent entrevoir une réalité bien plus sombre que celle qu’il tente de dépeindre. Derrière les prétentions de protection de la population et de maintien de la paix, se cache un tableau bien plus complexe et inquiétant.
Touadera n’a pas hésité à admettre que la République centrafricaine pourrait financer ou payer pour sa propre sécurité, tout cela sous le prétexte de la protection de la population. Pourtant, derrière cette affirmation en apparence noble se cache une réalité désolante : celle de la reconnaissance tacite du pillage de ressources par la milice Wagner pour consolider le mandat présidentiel de Touadera lui-même.
La déclaration de Touadera, “Même si nous devons financer ou payer pour la sécurité, nous devons le faire pour protéger la population”, est révélatrice d’une priorité manifestement biaisée. Le président devenu putschiste depuis le 30 juillet 2023 semble accorder plus d’importance à la préservation de son propre régime qu’à l’intérêt véritable de la population qu’il prétend protéger. L’utilisation du terme “nous devons” soulève des questions fondamentales sur la responsabilité du leadership envers ses citoyens.
Le paradoxe est d’autant plus apparent lorsque l’on observe la contradiction entre les paroles de Touadera et la réalité sur le terrain. La milice Wagner, une entité dont les actions et les intentions sont entourées de controverse, est accusée de violations flagrantes des droits de l’homme et de pillage des ressources naturelles de la République centrafricaine. En finançant ou en tolérant une telle présence sur son sol, le putschiste président Touadera semble non seulement cautionner ces pratiques, mais également les justifier au nom de la sécurité.
Les affirmations ultérieures de Touadera, selon lesquelles le développement ne peut avoir lieu qu’en période de paix, ne sont pas en soi contestables. Cependant, lier directement cette paix à la présence de forces étrangères controversées, au lieu d’investir dans des solutions diplomatiques et locales pour renforcer la sécurité, soulève des inquiétudes quant aux véritables intentions du président.
Touadera blâme également les pays amis qui l’ont abandonné dans sa quête de sécurité et de consolidation. Cependant, il convient de se demander si ces pays ont fait preuve de prudence en se retirant d’une situation où leur soutien pourrait être interprété comme une approbation tacite d’une alliance trouble.
Rappelons que la déclaration de Faustin Archange Touadera met en lumière la triste réalité d’un leadership préoccupé avant tout par la perpétuation de son propre régime, au détriment des intérêts et de la sécurité de la population. Loin des mots creux sur la protection et le développement, les actions réelles semblent indiquer une tolérance coupable envers le pillage des ressources et les violations des droits de l’homme. Le peuple centrafricain mérite mieux que des justifications vides et une approche aussi trouble de la sécurité et du développement.
Bangui, 12 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays au cœur de l’Afrique, a longtemps lutté pour établir une démocratie stable et équitable. Cependant, les défis rencontrés sur ce chemin escarpé vers la liberté ne sont pas ignorés par les esprits éclairés.
Hier, des voix courageuses ont émergé au milieu du tumulte, bravant les risques personnels pour alerter le monde sur les intentions troubles qui se cachent derrière les changements constitutionnels en République Centrafricaine. Parmi ces voix, celle du journaliste Ben Wilson Ngassan résonne avec une clarté déconcertante. Dans un récent post sur les réseaux sociaux, Ngassan a affirmé avec une assurance inébranlable : “Il n’y a pas de naïveté pour les gens lucides.”
La question centrale tourne autour du président en exercice, Faustin Archange Touadera, et de ses ambitions pour le pouvoir. Le changement constitutionnel, jadis enveloppé d’un voile de prudence, se présente désormais sous un jour plus évident. Touadera lui-même, dans des entrevues avec des médias occidentaux, n’a pas hésité à évoquer l’idée d’une présidence à vie. Une déclaration qui laisse peu de place à l’ambiguïté quant à ses intentions réelles.
Pourtant, ceux qui scrutent de près la scène politique centrafricaine ne peuvent se permettre d’être dupes. La déclaration de Touadera souligne le besoin de vigilance constante et d’une évaluation judicieuse des actions et des mots des dirigeants politiques. Comme le souligne Ngassan, “Il n’y a aucune naïveté, ni surprise désagréable pour des gens qui sont lucides.”
La route vers la démocratie authentique et la gouvernance équitable est semée d’embûches, mais elle est loin d’être insurmontable. Les défis qui se dressent devant la République Centrafricaine sont immenses, mais la détermination du peuple à voir émerger un avenir plus juste et plus libre est tout aussi puissante. C’est cette détermination qui permettra de surmonter les obstacles, aussi intimidants soient-ils.
La vision d’un avenir démocratique pour la République Centrafricaine n’est pas une illusion lointaine, mais un objectif réalisable. Alors que des forces malveillantes tentent de s’accrocher au pouvoir, la voix du peuple, guidée par la clairvoyance de personnalités telles que Ben Wilson Ngassan, est un phare d’espoir. Il est crucial de ne pas sous-estimer le pouvoir du peuple de forger son propre destin.
Rappelons que le combat pour la démocratie en République Centrafricaine est un voyage complexe et exigeant, mais il est également porteur d’une lueur d’espoir. Les paroles de Ngassan nous rappellent que les esprits lucides ne seront pas aveuglés par les artifices politiques, mais continueront à éclairer la voie vers un avenir meilleur. Alors que nous saluons le courage de ceux qui s’opposent à l’autoritarisme et à l’injustice, nous sommes également témoins d’une leçon précieuse : la lucidité est une arme puissante dans la lutte pour la vérité et la démocratie.
Mobaye en Délabrement : La Lutte pour Réveiller les Rêves Abandonnés
Centrafrique.org/mobaye-6-ans-sans-douane-un-appel-a-laction-pour-soutenir-leconomie-locale/bureau-de-la-douane-de-beloko/” rel=”attachment wp-att-62638″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/bureau-de-la-douane-de-Beloko-450×338.jpg” alt=”Bureau de la douane de Mobaye, au sud de la République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />Bureau de la douane de Mobaye, au sud de la République centrafricaine
Bangui, 12 août 2023 (CNC) – Au cœur de la Basse Kotto, la petite ville de Mobaye, chef-lieu de cette préfecture, dévoile un visage désolé. Ses édifices publics, autrefois symboles de vitalité et d’espoir, sont aujourd’hui plongés dans un état de délabrement avancé, témoins silencieux des turbulences passées et présentes.
L’aérodrome, qui a vu naître et s’épanouir tant de rêves, se trouve lui-même pris au piège de l’abandon. Construit en 1994, il avait autrefois guidé les espoirs vers le ciel, mais il est maintenant en proie aux séquelles des crises sécuritaires de 2013. Ses pistes d’atterrissage, jadis symboles de connexion et d’échange, sont envahies par l’herbe haute, donnant à l’ensemble une atmosphère presque fantomatique.
Pourtant, à Mobaye, les cœurs résistent à l’oubli. Blaise Dongbakouzou et ses compatriotes, jeunes et déterminés, luttent pour réclamer leur patrimoine. Ils ont entrepris la tâche monumentale de désherber les abords de l’aérodrome, dans l’espoir de restaurer ne serait-ce qu’une partie de sa gloire d’antan. Cependant, leur force de travail est mise à l’épreuve par l’ampleur de la tâche. Les étendues infinies de terrain, les tarmacs qui s’étirent à l’infini, tout cela exige bien plus que les bras dévoués de quelques jeunes gens.
À travers les rues fissurées et les bâtiments lézardés, la voix de Marie Wayoro, une habitante du quartier Ndouh, s’élève. Elle partage avec tristesse l’histoire de l’usine d’égrainage de café, jadis vivante et productive, maintenant laissée à l’abandon. Les caféiculteurs, déconcertés par l’absence de lieu pour transformer leurs récoltes, se trouvent face à un dilemme amer. Les fissures dans les murs des logements et des bâtiments administratifs résonnent comme autant de rappels de la fragilité de la vie dans cette ville autrefois vibrante.
Pourtant, il y a de l’espoir à l’horizon. Le préfet intérimaire de la Basse-Kotto, Victor de Pascal Ouiabona Yakombona, se bat pour rallumer la flamme de la rénovation. Les démarches sont en cours, les partenariats se forment, et l’optimisme fleurit lentement. La réhabilitation des édifices publics, un pas à la fois, pourrait bien signifier le retour de Mobaye à sa splendeur d’antan.
La résilience des habitants de Mobaye, leur détermination à bâtir sur les ruines du passé, est un récit qui mérite d’être entendu. Dans le fracas des fissures et le silence des bâtiments délabrés, se cache une histoire de persévérance, d’unité et d’espoir. Alors que les vols provenant de Bangui continuent de toucher le sol de Mobaye, ils apportent également un rappel silencieux : malgré les épreuves, cette ville refuse de se laisser effacer.
Exactions en masse contre les populations civiles du Mbomou et du Haut-Mbomou : lettre ouverte de M. HETMAN-ROOSALEM Guillaume Kelley au Professeur Touadera
Centrafrique.org/rca-la-ville-de-mobaye-chef-lieu-de-la-basse-kotto-a-ete-reprise-par-les-forces-alliees-ce-mardi-soir/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-3/” rel=”attachment wp-att-46609″ data-wpel-link=”internal”>Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages.
Bangui, 12 août 2023 (CNC) – La situation dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou en République Centrafricaine a atteint un niveau critique. Les exactions en masse contre les populations civiles, perpétrées par des groupes armés depuis une décennie, nécessitent une réponse urgente et décisive. C’est dans ce contexte que Mr HETMAN-ROOSALEM Guillaume Kelley-Himey, en tant que représentant du Comité de Coordination et de Médiation pour la Gestion des Crises dans le Mbomou et le Haut-Mbomou (CCMGC-MB/HMB), a rédigé une lettre ouverte poignante au Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République.
Un Cri d’Alerte pour la Protection des Populations Civiles
Dans cette lettre (ci-joint), Mr HETMAN-ROOSALEM Guillaume Kelley-Himey attire l’attention du Président sur la gravité et la persistance des exactions commises contre les populations civiles du Mbomou et du Haut-Mbomou. Depuis trop longtemps, ces régions sont en proie à des groupes armés venus d’Afrique de l’Ouest, qui perturbent les activités quotidiennes des populations locales et sèment la terreur dans leurs communautés.
La Menace des Groupes Armés Étrangers
Les bandes armées étrangères ont non seulement agressé les populations, mais elles ont également semé la division et l’animosité entre les éleveurs et les populations autochtones. Ces groupes armés exploitent illégalement les ressources de la région, détruisent l’économie locale et mettent en péril la sécurité alimentaire des populations vulnérables. Leur présence remet en question l’identité même de ces communautés sur leurs terres ancestrales.
Un Appel à l’Action et à la Justice
La lettre ouverte adresse également un appel à l’action au Président, en demandant des mesures concrètes pour mettre fin à cette spirale de violence. Le Comité de Coordination et de Médiation pour la Gestion des Crises propose la mise en place d’une plate-forme de médiation, où toutes les parties prenantes pourraient exprimer leurs préoccupations et travailler ensemble vers une solution pacifique et durable. De plus, une enquête est réclamée pour établir la vérité sur les récents événements tragiques et pour assurer que les familles des victimes soient indemnisées.
Une Feuille de Route pour la Pacification
Pour garantir la sécurité et la stabilité de la région, le Comité de Coordination et de Médiation a établi une feuille de route. Celle-ci comprend le départ immédiat des groupes armés étrangers du Mbomou et du Haut-Mbomou, ainsi que la substitution du contingent marocain de la Minusca par un autre contingent, comme le contingent portugais. Cette proposition s’appuie sur les recommandations de l’accord de Khartoum et vise à rétablir la sécurité et la souveraineté de la région.
Vers un Avenir de Paix et de Stabilité
La lettre ouverte de Mr HETMAN-ROOSALEM Guillaume Kelley-Himey est un cri du cœur pour la protection des populations civiles du Mbomou et du Haut-Mbomou. Elle appelle à une action urgente pour mettre fin aux exactions et à la violence qui menacent ces communautés vulnérables. La création d’une plate-forme de médiation et une enquête impartiale sont les premiers pas essentiels vers un avenir de paix, de stabilité et de justice pour l’Est de la République Centrafricaine.
Les yeux du monde sont tournés vers les autorités centrafricaines, dans l’espoir que des mesures significatives seront prises pour mettre un terme à cette crise humanitaire en cours et pour restaurer la dignité et les droits des populations locales.
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Dans le paysage politique et économique de la République centrafricaine, l’ombre de la controverse et de la mafia plane depuis de nombreuses années. Au cœur de ces préoccupations, une figure énigmatique, parrain des parrains mafieux centrafricains nommée, Sani Yalo, a suscité l’intérêt et l’indignation de nombreux citoyens. Des spéculations circulent, des rumeurs se répandent, mais qu’en est-il vraiment ? Cet article se propose de plonger dans les détails de l’affaire Sani Yalo et de ses ramifications, en exposant les faits à la lumière du jour.
L’Histoire d’une Manipulation
Depuis des décennies, le nom de Sani Yalo résonne dans les conversations, accompagné de questions et d’interrogations sur l’origine de sa fortune. Les spéculations vont bon train, alimentant les rumeurs sur les méthodes douteuses employées pour accumuler sa richesse. Mais qu’en est-il vraiment ? Une plongée au cœur de cette affaire révèle un réseau complexe de la mafia, des détournements, de manipulations et d’abus de pouvoir.
Le Réseau de détournements
Sani Yalo, selon des témoignages et des enquêtes approfondies, est un parrain des parrains de la mafia centrafricaine, mais aussi un adepte de détournements et de manipulations. À travers différentes régimes politiques, des enquêtes ont mis en évidence sa spécialité consistant à exploiter les autorités pour obtenir ce qu’il veut. Une telle méthode a été mise en lumière lors de l’affaire de la banque CBCA.
L’Épopée de la CBCA
L’histoire de la banque CBCA, qui défraie la chronique depuis un certain temps, est au cœur des révélations. Sani Yalo aurait exercé une forte pression pour placer ses pions aux postes clés de cette institution, en utilisant son influence auprès du Président Touadera et de certains ministres. Une fois les pièces en place, Sani Yalo utilise ces leviers pour détourner des fonds et mener des opérations financières douteuses.
L’Implication de Zied Khalifa Zarzour
Un autre élément clé de cette affaire concerne Zied Khalifa Zarzour, qui avait été en quelque sorte endormi par Sani Yalo. Ce dernier aurait manœuvré pour faire de Zied Khalifa Zarzour un actionnaire dans ses entreprises, grâce à des documents falsifiés. Cette stratégie aurait permis à Sani Yalo d’utiliser les comptes de la banque CBCA, dont le fameux “Ledger”, pour manipuler de l’argent à sa guise.
Un Réseau Complexifié
L’affaire s’étend également aux complicités et aux ramifications, impliquant d’autres individus et institutions. Des comptes tels que “Équateur Développement” et “Vertical” sont mentionnés dans le cadre de mouvements financiers douteux, mettant en évidence une toile complexe de transactions. Des prêts frauduleux et des détournements massifs sont évoqués, soulignant une stratégie soigneusement orchestrée pour exploiter le système financier.
Un Appel à la Vérité
Face à ces révélations troublantes, un appel à la transparence et à la vérité résonne. Les autorités centrafricaines sont interpelées pour enquêter sur ces allégations et faire toute la lumière sur cette affaire. Le peuple centrafricain, pris au piège des agissements douteux de quelques individus, mérite la vérité et la justice.
L’affaire Sani Yalo révèle les méandres sombres de la politique et de l’économie en République centrafricaine. À travers des manipulations, des détournements et des transactions suspectes, certaines personnes ont prospéré aux dépens du peuple. La lutte pour la vérité et la justice ne peut être abandonnée. Les enquêtes, les révélations et les appels à la responsabilité doivent se poursuivre pour rétablir la confiance et la dignité du peuple centrafricain.
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, en proie à une crise politique inédite, est le théâtre d’un nouvel épisode de discordes. Après l’altercation entre deux ministres conseillers du Président Faustin Archange Touadera, une hostilité exacerbée surgit cette fois-ci au cœur même de la présidence. Ce conflit oppose deux proches parents du nouveau homme fort putschiste de Bangui qui travaillent avec lui, Wilfried Sebiro et Fidèle Gouandjika, dont les échanges véhéments sur les médias sociaux éclairent un opportunisme politique troublant. Les conséquences de cet affrontement mettent en lumière les relations tumultueuses et fragiles au sein du cercle présidentiel.
Les échanges, ayant débuté sur les réseaux sociaux, ont exposé les divergences profondes entre les deux parties. Wilfried Sebiro, chargé de mission en communication présidentielle, a adressé un message cinglant à Fidèle Gouandjika, conseiller spécialiste du Président Faustin Archange Touadera, rappelant leur engagement lors de la campagne présidentielle de 2015. Sebiro a pointé du doigt le manque de participation de Gouandjika à l’époque, s’interrogeant sur sa loyauté à l’égard du Président et de son pays.
Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé
Dans sa réponse, Fidèle Gouandjika a répliqué avec une émotion à fleur de peau, témoignant de la complexité des relations tissées au sein du cercle présidentiel. Tout en se présentant comme le protecteur de Wilfried Sebiro, Gouandjika a souligné sa propre implication précoce dans la campagne présidentielle de 2015 en raison de sa motivation d’être lui aussi candidat à l’élection présidentielle. Mais c’est l’effectif de 30 candidats qui l’avait découragé. Il en a profité pour informer et accuser celui qu’il qualifie son fils, Wilfried Sebiro, d’avoir rejoint tardivement les rangs des partisans du Président.
Pour un ancien soutien de Touadera en 2015 contacté par CNC, Wilfried Sebiro a effectivement rejoint la DNC de Touadera au second tour. Il nous confirme les propos de Fidèle, l’oncle de Wilfried. Au début, nous disait-il, il soutenait et faisait campagne du professeur Gaston Mandata N’Guérékata.
La tension palpable dans ses mots révèle des secrets et des fissures internes que l’on aurait pu présumer jusqu’alors inexistants.
Cet échange houleux met en exergue des enjeux plus profonds que de simples désaccords personnels. Il expose au grand jour une réalité politique déconcertante, où l’opportunisme semble être une force motrice dans les mouvements au sein du pouvoir. Les allégations d’opportunisme politique, lancées à gauche et à droite, mettent en péril la confiance du peuple envers ses dirigeants et ébranlent la stabilité du régime, considéré par les centrafricains de criminel.
Bocaranga : Quand la Politique Devient une Arme de Division
Monsieur Aimé Cesaire kodomo,
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Dans le tumulte des arènes politiques en République centrafricaine, notamment à Bocaranga, les discours acrimonieux et les attaques personnelles semblent devenir monnaie courante. C’est avec une consternation mêlée d’incrédulité que l’on a écouté les propos du Maire de Bocaranga, Monsieur Aimé Césaire KODOMO, proférer des accusations infondées et des mensonges éhontés à l’encontre de Monsieur Lésias-Carrière LAGBO, un intellectuel éminent et conseiller juridique au sein de la Plate-forme des jeunes Leaders de l’opposition Démocratique.
Lors d’une entrevue accordée à la radio locale “MBILI”, Monsieur Aimé Césaire KODOMOs’est laissé aller à une diatribe virulente contre Monsieur Lésias-Carrière LAGBO. Ce qui est particulièrement troublant, c’est la nature diffamatoire des allégations énoncées par le maire, un homme dont le bagage éducatif ne semble pas surpasser le niveau secondaire. Ses mots, chargés de mépris et de calomnies, témoignent d’une véritable descente aux enfers de la rhétorique politique.
Le tableau peint par le maire est des plus sombres. Il prétend que Monsieur Lésias-Carrière LAGBO l’aurait agressé physiquement en public, une assertion qui semble flotter dans les abysses du fantasme. De plus, le maire ne s’est pas contenté de diffuser cette fausse information, il a également osé avancer que Monsieur LAGBO est un criminel recherché à la capitale Bangui. De telles allégations, émanant d’une autorité de l’État, sont à la fois déplorables et dangereuses, sapant la confiance publique et semant les graines de la méfiance.
La question qui s’impose est : comment un individu qui occupe la fonction de maire d’une ville peut-il se permettre de propager des mensonges aussi flagrants sur l’un de ses concitoyens, qui qui plus est, est un fervent défenseur de l’opposition démocratique et un conseiller juridique renommé ? Il va même jusqu’à contester l’origine de naissance de Monsieur LAGBO, affirmant qu’il ne serait pas né à Bocaranga, mais y résiderait seulement. Cette confusion autour de la naissance, une tentative manifeste de discréditer la légitimité de Monsieur LAGBO, est un exemple supplémentaire de la manipulation cynique à laquelle nous assistons.
Le différend entre ces deux figures peut être compris comme une manifestation de tensions plus profondes au sein de la politique locale. Les allégations diffamatoires du maire pourraient être le résultat d’une réaction négative à la position et aux dénonciations de Monsieur Lésias-Carrière LAGBO sur des questions clés, telles que la vente de parcelles de l’État et les manœuvres politiques douteuses. Ces accusations suggèrent que le maire pourrait être plus préoccupé par la protection de ses propres intérêts et de sa position que par la vérité et la responsabilité envers la population.
En somme, l’épisode regrettable impliquant le Maire Aimé Césaire KODOMO et Monsieur Lésias-Carrière LAGBO nous rappelle l’urgence d’une renaissance de l’éthique politique. Le pays mérite des leaders qui s’engagent dans un dialogue civilisé et basé sur des faits concrets, plutôt que de sombrer dans les abîmes de la calomnie. Seule une telle transformation pourrait restaurer la confiance des citoyens et guider le pays vers un avenir plus juste et prospère.
Centrafrique.org/les-etats-unis-sengagent-a-fournir-une-aide-durgence-humanitaire-de-31-milliards-de-franc-cfa-a-la-republique-centrafricaine/aide-americaine-durgence-en-rca/” rel=”attachment wp-att-58578″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/aide-americaine-durgence-en-RCA-450×300.jpg” alt=”L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.” width=”450″ height=”300″ />L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Dans une révélation frappante qui a secoué les cercles diplomatiques internationaux, un rapport accablant a exposé la collaboration entre le Groupe Wagner et l’administration dirigée par le Président Touadéra en République Centrafricaine (RCA). Le rapport, qui plonge dans la manière dont les Forces Armées Centrafricaines (FACA) est tombées sous le commandement de Wagner, a mis en lumière une campagne de terreur qui a laissé la communauté mondiale se débattre avec ses implications. Publié il y a à peine un mois, les conclusions ont suscité un débat sur le rôle des acteurs puissants dans la détermination du sort des nations et les subtilités du soutien international.
La Connexion Wagner-Touadéra
Au cœur de cette controverse se trouve le partenariat entre le Groupe Wagner, une entreprise militaire privée russe, et l’administration centrafricaine, dirigée par le putschiste Faustin Archange Touadera . Les révélations du rapport ont suscité une myriade de questions sur l’étendue de leur collaboration et l’influence que Wagner exerce sur les unités de la FACA. La réputation de Wagner, forgée dans la tourmente de divers conflits mondiaux, a depuis longtemps intrigué les analystes géopolitiques et les décideurs politiques. Leur présence en RCA, cependant, a jeté une ombre sur la stabilité et la sécurité de la nation centrafricaine.
La Campagne de Terreur
L’aspect le plus alarmant du rapport est l’affirmation que les unités de la FACA opérant sous le commandement de Wagner ont orchestré une campagne de terreur au sein de la population. Cela a non seulement suscité des craintes parmi les citoyens de la RCA, mais également suscité des inquiétudes parmi les observateurs internationaux concernant la situation des droits de l’homme dans le pays. Les atrocités ont déclenché des débats sur la responsabilité des entités étrangères lorsqu’elles opèrent au sein d’États fragiles et ont souligné la nécessité de mécanismes de responsabilité.
La Réponse Internationale
Dans un revirement surprenant, au milieu de ces accusations accablantes, les États-Unis ont accordé un soutien financier aux camps militaires de la FACA en RCA. En surface, cette décision peut sembler incongrue avec les accusations troublantes portées contre la FACA et son affiliation avec Wagner. Néanmoins, ce développement met en lumière les dynamiques complexes des relations internationales et souligne les considérations pragmatiques que les gouvernements doivent jongler lorsqu’ils traitent de conflits régionaux.
Implications Géopolitiques
Les événements en cours en RCA servent de microcosme aux défis géopolitiques plus larges en Afrique et au-delà. Le lien entre les puissantes entreprises militaires privées, les gouvernements locaux et les intérêts étrangers met en évidence le réseau complexe d’intérêts qui peuvent façonner le destin des nations. L’épisode Wagner-Touadéra soulève des questions pertinentes sur la souveraineté, la responsabilité et l’équilibre des pouvoirs dans l’ordre mondial du 21e siècle.
Le rapport détaillant l’implication du Groupe Wagner dans les affaires internes de la République Centrafricaine a mis à nu un réseau complexe de dynamiques de pouvoir et d’intérêts contradictoires. Alors que le monde fait face aux révélations sur la campagne de terreur des FACA et de la milice Wagner, les complexités des relations internationales prennent un relief aigu. La juxtaposition du soutien financier de Washington aux camps militaires de la FACA aux côtés des accusations accablantes souligne la nature multifacette de la diplomatie mondiale. Dans la quête de stabilité, de justice et de responsabilité, l’épisode en RCA rappelle de manière frappante que la recherche du pouvoir peut entraîner des conséquences désastreuses pour les populations les plus vulnérables. Alors que la communauté mondiale observe, le chemin à suivre pour la République Centrafricaine reste incertain, tout comme le rôle des acteurs extérieurs dans la détermination de son destin.
Mobilisation Contre le Coup d’État Constitutionnel : Un Appel Vibrant à la Résistance par Médard Polisse-Bébé
Médard Polisse Bébé
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Dans un acte de bravoure et de fermeté, Médard Polisse-Bébé, une personnalité politique centrafricain, a lancé un appel retentissant à la mobilisation contre le coup d’État constitutionnel orchestré par le président en exercice, M. TOUADERA, et ses alliés affiliés à la nébuleuse Wagner. Cet appel, émanant d’une voix respectée et influente au sein de la nation centrafricaine, a rallié des milliers de cœurs et suscité une prise de conscience collective quant aux dangers du prétendu référendum du 30 juillet 2023.
La clameur de cet appel résonne dans tout le pays, galvanisant la population centrafricaine dans une quête unifiée de justice, de préservation démocratique et de sauvegarde des valeurs nationales. Médard Polisse-Bébé, en exprimant son indignation face aux manœuvres sournoises de M. Faustin Archange Touadera, et de la nébuleuse Wagner, a montré un courage exemplaire et une volonté inébranlable de protéger les acquis démocratiques durement gagnés.
Le “pseudo référendum” du 30 juillet 2023, dénoncé avec vigueur par Polisse-Bébé, a été caractérisé par des manipulations flagrantes et des intentions sinistres. La manière dont cette initiative a été orchestrée, sous la férule d’une Agence Nationale des Élections soumise au régime, témoigne d’un cynisme déconcertant. Les dés sont jetés, et selon Polisse-Bébé, c’est bien plus qu’un simple renversement constitutionnel ; c’est une “déclaration de guerre contre le peuple centrafricain”.
La constitution de 2016, fruit d’une reconstruction après les événements sombres de décembre 2013, est sur le point d’être détricotée par un régime avide de pouvoir et de contrôle. M. TOUADERA, qui a été porté au pouvoir grâce aux avancées démocratiques, semble ironiquement déterminé à les démanteler, ouvrant la voie à des tensions politiques, ethniques et confessionnelles, menaçant la stabilité fragile du pays.
Dans son appel, Médard Polisse-Bébé n’a pas mâché ses mots en qualifiant cette entreprise comme la naissance d’une “DICTOCRATIE”, un terme qui résume la dérive alarmante de la démocratie vers la dictature. Ce qui est en jeu, selon lui, va bien au-delà des frontières politiques traditionnelles. Il a dénoncé le projet constitutionnel de M. Faustin Archange Touadera comme étant une menace existentielle pour la nation, une porte ouverte aux abus de pouvoir, à la discrimination systématique et à la spoliation des ressources nationales.
Cependant, face à cette sombre réalité, Médard Polisse-Bébé appelle à la résistance collective. Son appel est un rappel vibrant à l’unité nationale, dépassant les divergences politiques, ethniques et religieuses qui ont souvent fragilisé le tissu social. L’heure de la révolte a sonné, exhorte-t-il, et le devoir patriotique doit prendre le dessus sur les ego individuels. Une défense collective de la dignité et une restauration de la démocratie sont les objectifs centraux de cette mobilisation.
La mise en garde de Polisse-Bébé est claire : la résignation est le pire ennemi dans de telles circonstances. Elle ne peut que conduire à la soumission et à la perte des acquis durement gagnés. Au lieu de cela, il appelle à un soulèvement ordonné et coordonné, employant tous les moyens appropriés pour protéger les intérêts vitaux de la nation centrafricaine.
Rappelons que l’appel de Médard Polisse-Bébé est un cri de ralliement pour les Centrafricains, une énonciation passionnée de la nécessité de préserver la démocratie, les valeurs nationales et la dignité de chaque citoyen. Son appel à la mobilisation contre le coup d’État constitutionnel de M. TOUADERA et de ses affiliés de la nébuleuse Wagner a galvanisé une nation déterminée à préserver son avenir et à repousser les ombres menaçantes de la dictature.
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Dans un dénouement à couper le souffle, l’ancien président de transition, Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, et le dynamique Charlie Rodrigue Kokama ont été condamnés à une retraite anticipée de cinq ans dans les luxueuses résidences de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. La cour a tranché : leur crime impardonnable ? L’incitation à la haine et à la révolte.
Le tribunal de grande instance de Bangui, qui s’est transformé en scène de théâtre pour l’occasion, a offert une performance digne des plus grands drames juridiques. Les acteurs principaux, Nguendet et Kokama, ont été jugés par contumace, ce qui ajoute une touche de mystère à cette comédie judiciaire. On peut imaginer les deux hommes, peut-être en train de siroter des cocktails sur une plage tropicale, se demandant pourquoi diable ils n’ont pas reçu le script de leur propre procès.
Le verdict révèle des chefs d’accusation qui décrivent un tableau délicieusement coloré de tentative de renversement du régime en place. L’ancien président de transition, que l’on pourrait appeler “Monsieur Révolution”, aurait osé appeler l’armée nationale à secouer les fondations des institutions républicaines. N’est-ce pas là un acte de bravoure, une ode à la démocratie ? Qui aurait pensé que notre homme se languissait de quelques années de repos derrière les barreaux ?
Quant à Charlie Rodrigue Kokama, sa performance dans le rôle du porte-parole excentrique d’une organisation mystérieuse mérite une ovation. Son appel à l’insurrection populaire a peut-être été mal compris. Peut-être voulait-il simplement encourager la population à danser dans les rues pour exprimer sa joie collective. Après tout, rien ne rassemble mieux une nation que le rythme envoûtant de la rébellion.
Le parquet de Bangui, qui a décidé de donner vie à cette saga judiciaire, aurait ouvert une enquête contre les protagonistes en juin. Il semble que la scène de cette pièce se soit jouée sur les réseaux sociaux, où le nommé Charly Rodrigue Kokama a lancé un appel retentissant à la révolte. Les médias sociaux, ce carrefour des idées subversives, sont décidément un lieu de choix pour tout révolutionnaire en herbe.
Mais attendez, la trame se complique. Les officiers de l’armée centrafricaine ont déposé plainte contre Nguendet et Kokama. Il semblerait que leur appel à l’insurrection ait été perçu comme une “grande menace” pour l’intégrité territoriale et les institutions du pays. Mais n’est-ce pas là l’essence même de la démocratie ? Laisser tout le monde donner son avis sur la manière dont le pays devrait être dirigé ? Cela s’appelle simplement l’inclusivité révolutionnaire.
Finalement, la sentence est tombée, faisant écho aux applaudissements nourris des spectateurs avides d’un dénouement digne d’un grand écran. Cinq ans de détention paisible, avec une petite amende de 5 millions de francs CFA, ont été attribués aux deux acteurs principaux. Un mandat d’arrêt, agissant comme un rappel de dernière minute pour assurer la ponctualité des condamnés, a été lancé par le parquet de Bangui.
Cependant, prenons un moment pour réfléchir à la toile de fond de ce drame juridique. La justice centrafricaine, qui brille comme une étoile dans le firmament politique, ne peut évidemment pas être soumise à un régime répressif. Après tout, cette pièce ne serait pas possible sans la supervision diligente de Faustin Archange Touadera , le metteur en scène derrière le rideau politique.
En réalité, l’histoire de Nguendet et Kokama est une bouffonnerie qui soulève des questions profondes sur la liberté d’expression et les subtilités de la démocratie. Alors que les protagonistes se retirent pour méditer sur leur rôle dans cette tragi-comédie, nous pouvons tous nous demander : ne sommes-nous pas tous les acteurs de notre propre théâtre politique ?
Évasion spectaculaire de détenus à Bouar : La Minusca S’Explique et Rectifie les rumeurs
Centrafrique.org/les-violences-a-bria-mettent-a-nu-la-minusca-et-le-gouvernement-centrafricain/vladimir-monteiro-porte-parole-de-la-minusca/” rel=”attachment wp-att-35938″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/Vladimir-Monteiro-porte-parole-de-la-MINUSCA-450×271.jpg” alt=”Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.” width=”450″ height=”271″ />Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Le 2 août dernier, les rues de Bouar ont été le théâtre d’une scène digne d’un film d’action hollywoodien, lorsque 22 détenus ont réussi une évasion audacieuse de la maison d’arrêt locale. L’événement a laissé la communauté locale sous le choc, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité de la prison. Cependant, au milieu de cette confusion, les réseaux sociaux ont commencé à bourdonner de spéculations et d’accusations dirigées vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).
Les partisans du Président Touadéra, dont les émotions ont manifestement été exploitées par le groupe Wagner, ont lancé une campagne de désinformation visant à blâmer la MINUSCA pour l’évasion spectaculaire. Les rumeurs ont prétendu que ce sont les casques bleus de la MINUSCA qui étaient responsables de la sécurité de la prison de Bouar, et que leur négligence avait permis l’évasion massive.
Cependant, monsieur Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, a tenu à démystifier ces allégations dans une interview récente accordée à un média local. “Ce qui circule sur les réseaux sociaux, dans certains organes de presse, c’est de la désinformation pure et simple”, a déclaré Monteiro avec conviction. Il a ensuite expliqué que la MINUSCA n’assure pas la sécurité des prisons à l’intérieur du pays, y compris celle de Bouar.
Le rôle réel de la MINUSCA, comme l’a expliqué Monteiro, est de fournir un soutien expert aux autorités pénitentiaires en République centrafricaine. Ils travaillent main dans la main avec les régisseurs et le personnel pénitentiaire pour renforcer la gestion et le fonctionnement des établissements pénitentiaires. Bien que la MINUSCA ne sécurise pas directement les prisons à l’intérieur du pays, elle apporte une assistance précieuse aux prisons de la capitale, Bangui, y compris la célèbre prison de Ngaragba et le camp de Roux.
En ce qui concerne l’évasion de ces 22 détenus, Monteiro a reconnu l’incident comme étant regrettable, tout en soulignant que l’équipe de la MINUSCA spécialisée dans les questions pénitentiaires n’était pas présente sur les lieux au moment de l’évasion. Cependant, dès qu’ils ont été informés de l’événement, l’équipe s’est immédiatement rendue sur place pour offrir conseils et accompagnement aux autorités pénitentiaires locales.
Alors que les rumeurs sur les réseaux sociaux tentent de semer la confusion et de jeter le blâme sur la MINUSCA, il est important de se rappeler que la réalité est souvent plus nuancée que les récits sensationnels. Les forces de la MINUSCA jouent un rôle crucial dans la stabilisation et la sécurité en République centrafricaine, collaborant avec les autorités locales pour renforcer les institutions et maintenir la paix. Plutôt que de succomber aux ragots en ligne, il est essentiel de se tourner vers des sources fiables pour obtenir une compréhension précise et équilibrée des événements en cours.
Nouvelle Commission d’Enquête face à un Passé de Doutes
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – L’assassinat de 13 civils au village de Diki à la fin du mois de juillet dernier dans la région du Bamingui-Bangoran en Centrafrique a suscité l’indignation de la nation et a mis en lumière la nécessité d’une réponse rapide et transparente de la part du gouvernement. Face à cette tragédie, le gouvernement centrafricain a pris l’initiative de mettre en place une commission d’enquête, composée de magistrats et d’officiers de police judiciaire, chargée de faire la lumière sur ces événements et de rendre compte des résultats dans un délai de 15 jours.
Une Réponse Gouvernementale Attendue
Le gouvernement a réagi en conformité avec les attentes de la population en créant cette commission d’enquête. À travers un arrêté du ministère de la justice en date du 4 août dernier, cette commission a été constituée sous la présidence de Jacques Ouakara, procureur général près de la Cour d’appel de Bangui. Les espoirs sont élevés quant à la capacité de cette équipe à identifier les coupables et à rendre justice aux victimes et à leurs familles.
Historique de Doutes
Cependant, il est important de noter que cette initiative gouvernementale s’inscrit dans un contexte où les enquêtes antérieures n’ont pas toujours satisfait les attentes du public. Depuis de nombreux crimes survenus par le passé, notamment à Bossangoa, Chimbolo etc., les commissions d’enquête ont souvent été critiquées pour leur manque de transparence, de rigueur et de résultats tangibles. Ces critiques ont engendré un climat de méfiance envers les institutions gouvernementales chargées de mener ces enquêtes.
La Quête de la Vérité
La composition de cette commission, incluant des magistrats et des officiers de police judiciaire, semble être une tentative de renforcer la crédibilité du processus d’enquête. Toutefois, le défi réside dans la démonstration de l’indépendance de cette commission vis-à-vis des influences politiques et des pressions externes. La nécessité de résoudre cette affaire dans un délai de 15 jours pourrait également poser des défis en matière de collecte d’informations approfondies et de rassemblement de preuves solides.
Vers un Avenir Plus Transparent ?
Les observateurs nationaux et internationaux seront attentifs à la manière dont cette commission mènera ses investigations sur le terrain dans les prochains jours. Si cette initiative se traduit par des résultats concrets et transparents, cela pourrait marquer un tournant dans la perception des enquêtes gouvernementales en Centrafrique. Cependant, le passé jette une ombre de doute sur la capacité de cette commission à briser le cycle de manipulations et de mensonges qui ont souvent caractérisé les enquêtes précédentes.
Rappelons que l’assassinat des 13 civils à Diki a mis en lumière la nécessité de réformer le système d’enquête gouvernementale en Centrafrique. La mise en place de la commission actuelle est une tentative de répondre à ces préoccupations. L’avenir dira si cette initiative parviendra à restaurer la confiance du public et à garantir la justice pour les victimes. En fin de compte, la véritable mesure de succès de cette commission sera la transparence, l’indépendance et la rigueur avec lesquelles elle mènera son enquête et rendra compte de ses résultats.
La Minusca œuvre pour la démilitarisation des prisons en République centrafricaine
Centrafrique.org/rca-un-detenu-egorge-a-la-maison-darret-de-ngaragba-a-bangui/la-prison-de-ngaragba-a-bangui-le-5-avril-2013/” rel=”attachment wp-att-36503″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/La-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-5-avril-2013-450×253.jpg” alt=”La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013 par AFP” width=”450″ height=”253″ />La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013. Photo AFP / Patrick Fort.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 10 août 2023 (CNC) – Dans un pas significatif vers la réforme du système pénitentiaire en République centrafricaine, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a annoncé mercredi son engagement à démilitariser les prisons à travers le pays. Cette décision a été révélée lors d’une conférence de presse hebdomadaire tenue à Bangui, la capitale de la nation, soulignant ainsi l’engagement continu de la Minusca envers la sécurité, la justice et le développement durable dans le pays.
L’annonce a été faite dans le cadre d’un ensemble de mesures visant à améliorer la situation carcérale en République centrafricaine. Outre la démilitarisation des prisons, la Minusca s’engage également à rouvrir les établissements pénitentiaires dans les différentes régions du pays, à recruter et former du personnel pénitentiaire qualifié, ainsi qu’à renforcer la sécurité des prisons de Bangui, la capitale.
Le tweet de la Minusca, publié sur son compte officiel, exprime clairement l’engagement continu de l’organisation envers le secteur pénitentiaire en République centrafricaine. Il souligne que cette initiative s’inscrit dans le cadre de son mandat, démontrant ainsi la responsabilité que la Minusca ressent envers le peuple centrafricain pour garantir la protection des droits de l’homme et l’accès à la justice.
Le processus de démilitarisation des prisons revêt une importance capitale dans le contexte actuel de la République centrafricaine. Cela contribuera non seulement à rétablir la confiance du public dans le système judiciaire, mais également à créer un environnement carcéral plus sûr et plus propice à la réhabilitation des détenus. En transformant les prisons en institutions de réadaptation plutôt qu’en zones de conflit, la République centrafricaine peut espérer une société plus stable et résiliente à long terme.
La réouverture prévue des prisons dans les régions constitue également un élément crucial de cette initiative. Elle permettra de réduire la surpopulation carcérale et d’améliorer les conditions de détention, favorisant ainsi une réintégration réussie des détenus dans la société une fois qu’ils auront purgé leur peine.
Le volet concernant le recrutement et la formation de personnels pénitentiaires témoigne de l’engagement de la Minusca à renforcer les compétences locales pour la gestion efficace des établissements pénitentiaires. Cela aura un impact positif non seulement sur le bien-être des détenus, mais également sur la performance globale du système de justice.
En sécurisant les prisons de Bangui, la capitale, la Minusca envoie un message fort quant à sa volonté de garantir la sécurité et la stabilité dans le cœur même du pays. Cela permettra également d’éviter les éventuels abus et violations des droits de l’homme à l’intérieur des établissements pénitentiaires.
Coopération Bilatérale en Action : La France Accrédite son Ambassadeur en RCA, M. Bruno Foucher,
Renforcement des liens diplomatiques entre la France et la République centrafricaine
Centrafrique.org/bruno-foucher-avec-le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Bruno-Foucher-avec-le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”Monsieur Bruno Foucher, ambassadeur de la France en RCA avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />Monsieur Bruno Foucher, ambassadeur de la France en RCA avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Le 9 août 2023, une étape importante dans les relations diplomatiques entre la France et la République centrafricaine a été franchie avec la présentation des lettres de créance du nouvel ambassadeur français en République centrafricaine, M. Bruno Foucher, au Chef de l’État centrafricain. Cette cérémonie s’est déroulée au prestigieux Palais de la Renaissance, marquant ainsi un engagement renouvelé envers la coopération et l’amitié entre les deux nations.
La nomination d’un nouvel ambassadeur de France en République centrafricaine témoigne de l’importance que les deux pays accordent à leurs relations bilatérales. Cette étape est cruciale pour consolider les liens historiques entre la France et la République centrafricaine et pour travailler ensemble sur des enjeux mondiaux et régionaux, tels que la sécurité, le développement économique et la stabilité politique.
La cérémonie de présentation des lettres de créance revêt une grande signification. Elle marque le début officiel du mandat de l’ambassadeur dans le pays hôte, symbolisant la volonté de coopération et d’échange fructueux entre les deux gouvernements. C’est également une occasion pour les dirigeants des deux pays de discuter des priorités communes, des défis à relever et des opportunités à saisir dans les années à venir.
La République centrafricaine, située en Afrique centrale, a connu des défis importants en matière de sécurité et de développement. La présence diplomatique de la France dans le pays reflète son engagement à soutenir la stabilité, la croissance économique et la promotion des droits de l’homme en République centrafricaine. Cette relation diplomatique renforcée ouvre la voie à une coopération accrue dans des domaines tels que l’éducation, la santé, le commerce et l’investissement.
Le tweet publié par le compte officiel de l’ambassade de France à Bangui souligne l’importance de cette étape diplomatique. Le message transmet non seulement l’information, mais exprime également la volonté des deux pays de travailler ensemble de manière solide et harmonieuse. L’utilisation des drapeaux des deux nations et des émojis de poignée de main et de cœur illustre visuellement l’amitié et la coopération entre la France et la République centrafricaine.
Rappelons que la présentation des lettres de créance du nouvel ambassadeur de France en République centrafricaine marque un moment clé dans les relations diplomatiques entre ces deux pays. Cette démarche renforce l’engagement mutuel à collaborer sur diverses questions, à promouvoir la paix et le développement, et à bâtir un avenir meilleur pour les citoyens des deux nations.
Du Conflit à l’Espoir : Comment les CBPFs Transforment la Réalité à Bria
Centrafrique.org/dans-le-site-des-deplaces-a-bria/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Dans-le-site-des-deplaces-a-Bria-450×239.jpg” alt=”Sur le site des déplacés à Bria” width=”450″ height=”239″ />CopyrightOcha
Bangui, 11 août 2023 (CNC) – Au cours des six derniers mois, les efforts soutenus de l’Office de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies en République centrafricaine (OCHA CAR) ont abouti à une amélioration significative des conditions de vie pour 30 000 personnes résidant dans le site de personnes déplacées internes du PK3 à Bria et dans les environs. Cette amélioration majeure a été rendue possible grâce au soutien précieux du Fonds Central d’Urgence pour les Bénéfices Rapides (CBPFs).
L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et aux installations sanitaires a été renforcé, répondant ainsi aux besoins essentiels de ces communautés vulnérables. Ces résultats notables démontrent l’impact positif des actions coordonnées par l’OCHA CAR en collaboration avec ses partenaires humanitaires.
L’année 2022 a également été marquée par des avancées significatives dans le domaine de l’assistance humanitaire en République centrafricaine, avec pas moins de 234 400 personnes bénéficiant du soutien vital des CBPFs. Cette initiative a permis de renforcer les infrastructures locales, d’apporter des solutions durables et d’améliorer la qualité de vie des populations touchées par les conflits et les déplacements forcés.
Le travail acharné et la détermination des acteurs humanitaires, tels qu’OCHA en République centrafricaine et ses partenaires comme Oxfam RCA, ont été essentiels pour transformer ces défis en opportunités de changement positif. Cette collaboration exemplaire a démontré que l’investissement dans l’humanité peut apporter des résultats tangibles, même dans les environnements les plus complexes et instables.
L’appel à l’investissement dans l’humanité ne peut être plus opportun que jamais. Les besoins humanitaires continuent de croître dans de nombreuses régions du monde, et la République centrafricaine ne fait malheureusement pas exception. Les défis restent nombreux, mais l’histoire de succès à Bria rappelle que chaque contribution, grande ou petite, peut avoir un impact significatif sur la vie des personnes dans le besoin.
En cette journée mondiale de l’humanitaire, rappelons-nous l’importance de soutenir ces efforts essentiels et de travailler ensemble pour investir dans l’humanité. Chaque action compte, chaque vie transformée est une victoire sur l’adversité.
Les cryptomonnaies, telles que le Bitcoin, l’Ethereum et le Ripple, ont suscité un intérêt considérable ces dernières années. Alors qu’elles étaient initialement perçues comme des curiosités technologiques, elles ont depuis lors gagné en popularité et sont devenues un sujet brûlant dans les discussions sur l’économie mondiale. Quelles sont les impacts et les implications des cryptomonnaies sur l’économie mondiale ? Nous allons y répondre en analysant les avantages et les défis qu’elles présentent.
Les avantages des cryptomonnaies pour l’économie mondiale
Les cryptomonnaies offrent plusieurs avantages potentiels pour l’économie mondiale.
Réduction des frais de transaction
Les transactions réalisées avec des cryptomonnaies peuvent être effectuées à moindre coût par rapport aux systèmes financiers traditionnels. Les frais de transaction réduits permettent aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir des fonds à l’échelle internationale sans les coûts élevés souvent associés aux transferts transfrontaliers traditionnels.
Inclusion financière
Dans de nombreuses régions du monde, l’accès aux services financiers de base est limité. Les cryptomonnaies peuvent aider à résoudre ce problème en offrant une alternative accessible aux services bancaires traditionnels. Les personnes non bancarisées peuvent utiliser les cryptomonnaies pour effectuer des paiements, épargner et accéder à d’autres services financiers.
Les défis et les implications des cryptomonnaies
Malgré leurs avantages potentiels, les cryptomonnaies posent également des défis et ont des implications pour l’économie mondiale.
Volatilité des prix
Les cryptomonnaies sont connues pour leur volatilité extrême des prix. Les fluctuations rapides et imprévisibles des prix peuvent créer des incertitudes et des risques importants pour les investisseurs et les utilisateurs. Cette volatilité peut également rendre difficile l’utilisation des cryptomonnaies comme moyen d’échange stable. Néanmoins vous pouvez échanger en toute quiétude avec the news spy.
Criminalité et blanchiment d’argent
L’anonymat relatif offert par certaines cryptomonnaies peut être exploité à des fins criminelles telles que le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Bien que des efforts soient déployés pour renforcer la réglementation et la conformité, il reste des défis importants pour lutter contre ces activités illicites.
Les initiatives et les perspectives futures
Face aux défis et aux implications des cryptomonnaies, plusieurs initiatives sont en cours pour promouvoir leur utilisation responsable et sécurisée. De nombreux gouvernements et régulateurs travaillent à renforcer la réglementation des cryptomonnaies pour prévenir les abus et protéger les consommateurs. Des mesures telles que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que la protection des investisseurs, sont des priorités clés.
Que retenir ?
Les cryptomonnaies ont le potentiel de transformer l’économie mondiale en offrant des avantages tels que des frais de transaction réduits, une inclusion financière accrue et une stimulation de l’innovation technologique. Cependant, ils doivent également faire face à des défis importants, tels que la volatilité des prix, les risques liés à la criminalité et le besoin d’une réglementation adéquate.
Autres choses à savoir sur l’impact des crypto monnaies sur l’économie mondiale
Il n’est plus à prouver, les crypto monnaies occupent une place de choix dans l’économie mondiale aujourd’hui. Voici pour vous, des réponses aux questions qui reviennent souvent.
Qu’est-ce qu’une cryptomonnaie ?
Une cryptomonnaie est une forme de monnaie numérique qui utilise la cryptographie pour sécuriser les transactions, contrôler la création de nouvelles unités et vérifier la propriété des actifs. Elle est généralement basée sur une technologie appelée blockchain, qui enregistre de manière transparente toutes les transactions effectuées.
Comment les cryptomonnaies impactent-elles l’économie mondiale ?
Les cryptomonnaies ont plusieurs impacts sur l’économie mondiale. Elles offrent des avantages tels que des frais de transaction réduits, une inclusion financière accrue et la stimulation de l’innovation technologique. Cependant, elles présentent également des défis tels que la volatilité des prix et les risques liés à la criminalité, ce qui nécessite une réglementation adéquate pour assurer une utilisation responsable.
Les cryptomonnaies sont-elles légales ?
Le statut légal des cryptomonnaies varie selon les pays. Certains pays ont adopté une approche favorable et ont établi des cadres réglementaires clairs pour les cryptomonnaies, tandis que d’autres ont imposé des restrictions ou les ont interdites.
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – Accusations et Controverses : Christophe Raineteau répond aux allégations sur son implication dans le mitraillage de l’Église Fatima en Centrafrique, et l’homme profite pour Démystifier du mirage Russe en Afrique.
Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Monsieur Raineteau, cela fait plusieurs années déjà que vous avez été accusé par les autorités centrafricaines d’avoir fomenté le mitraillage de l’église Fatima par une bande de voyous, comment répondez-vous à ces accusations ? Quelle est votre version des événements ?
Christophe Raineteau : Ma version des faits est la suivante: je ne suis concerné ni de près ni de loin par le mitraillage de l’Église Fatima, je suis, qui plus est Catholique pratiquant, et quand bien même je ne le serais pas mon éducation ne m’autorise pas à m’en prendre à un lieu de culte ! Je suis un géopolitologue et un géopolitologue ne tue pas les gens: il réfléchit à la meilleure façon de rendre vertueuse la politique d’un pays ou d’un homme qui lui demande conseil.
Pour en revenir à l’Église Fatima je crois fondamentalement que c’est un triste fait divers entre une bande de voyous du PK 5 et les autorités policières …les dernières poursuivies par les voyous et en nombre inférieur se sont réfugiées dans l’église croyant que le caractère sacré de celle-ci arrêterait les voyous. Point ne fut le cas…C’est abject et crapuleux.
CNC :Le groupe russe Wagner vous a accusé d’avoir assassiné trois journalistes russes en 2018… Vous affirmez avoir des informations sur les véritables assassins. Pourriez-vous nous en dire plus sur ces enquêtes minutieuses et les preuves que vous détenez ?
Christophe Raineteau : S’agissant des trois journalistes Russes, j’ai eu l’occasion de m’entretenir longuement avec une journaliste ex-compagne d’un des trois malheureux et je me suis aussi entretenu avec le père d’un autre des trois journalistes… Tous sont unanimes : Wagner a tué leurs proches …Lors du tournage documentaire T.V d’Alexandra Jousset et de Ksenia Bolchakova (« Wagner l’armée de l’ombre de Vladimir Poutine»), documentaire ayant du reste obtenu le prix Albert Londres, j’ai pu mesurer l’ampleur de la désinformation Russe et plus particulièrement de Wagner. Un documentaire a été réalisé me concernant en RCA par le média Russe Ria Fan, cette réalisation est un faux : le summum du mensonge il m’affuble d’un pseudo ridicule :”Martin” et prétend que j’ai orchestré l’attentat des trois journalistes… Une fille de peu d’honneur atteste avoir été ma maitresse et elle explique que mon pseudo était marqué au dos de mon téléphone…Tout ceci serait à mourir de rire si cette mascarade n’était pas orchestrée par Wagner et son Valet Centrafricain. En tout cas je recommande à chaque Centrafricain de visionner le documentaire ” Wagner l’armée de l’ombre de Vladimir Poutine ” afin de mieux comprendre la manipulation et le néocolonialisme dont ils font l’objet…Le tandem Touadera /Wagner c’est l’assassinat tempéré par le crime avec pour contour la désinformation.
Monsieur Christophe Raineteau
CNC Vous parlez du “mirage russe” et du “pillage de l’Afrique”. Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par là et présenter des exemples spécifiques de cette supposée pratique néocolonialiste ?
Christophe Raineteau : Vous n’êtes pas sans savoir que Wagner prétend sécuriser la Centrafrique mais qu’en réalité ils ne sécurisent que le périmètre des mines (or ou diamant) qu’ils pillent pour leur propre compte… Aurais-je l’outrecuidance de vous citer la mine de Ndassima où les canadiens du groupe Axmin ont été chassés sans préavis par la horde des barbares de “Midas ressources” …Comprenez Wagner: Monsieur Prigojine a créé une myriade de sociétés écrans qui ne font que peu illusion !
J’ai utilisé le terme de mirage Russe car les Centrafricains se réveilleront demain plus pauvres, leur Président plus riche et les Russes immensément riches. A trop entendre les sirènes du Kremlin, les yeux fermés, ils se réveilleront les mains vides sur un sol qui ne sera plus le leur. Cependant les Centrafricains commencent à s’en rendre compte et le mécontentement gronde : il aura fallu 5 ans pour s’en rendre compte …et peut-être 2 à 3 ans encore pour se défaire du système…
La RCA fut la porte d’entrée de la Russie en Afrique avant que la bande Sahélienne ne tombe sous l’hypnose moscovite …Le Burkina, le Mali et maintenant le Niger …On sait pertinemment que les prochaines cibles sont la RDC et le Tchad. Le Tchad parce que dernier bastion militaire Français fort dans le Sahel et la RDC pour ses ressources minières …la déstabilisation est en cours actuellement et malheureusement mes prévisions sont fiables en Afrique depuis plus de vingt-cinq ans.
CNC :Vous évoquez la dépendance de la justice et du procureur Tambo à la Présidence et aux exigences russes, ce qui aurait influencé votre jugement et le mandat d’arrêt. Pourriez-vous nous donner des détails concrets sur ces interférences alléguées ?
Christophe Raineteau : Je crois que la proximité “familiale” entre le Président Touadera et le Procureur Tambo n’est plus à expliquer ! Et celle du Président Touadera et de Wagner non plus, ce sont des secrets de polichinelle…d’ailleurs mes trois avocats et des magistrats Français, Américains et Anglais qui ont eu le mandat d’arrêt entre les mains ont été sidérés par le non-respect du droit et des procédures… Soit le procureur est aux ordres, soit il est incompétent…les deux ne sont pas à exclure.
CNC : Le référendum du 30 juillet 2023, initié par le Président de la République Faustin Archange Touadera, est-il selon vous manipulé ? Quels sont les éléments qui vous font douter de son intégrité ?
Christophe Raineteau : Comment peut-on, une seconde, penser que le referendum puisse être autre chose que truqué …j’ai reçu de nombreuses photos des bureaux de vote …la foule ne semblait pas être au rendez-vous !
Non seulement ça, mais il n’est que de se rappeler comment le Président Poutine s’est maintenu en place en modifiant la constitution… L’opposition n’est pas dupe sur les scores et la méthode.
CNC : Vous parlez de la souveraineté de la Centrafrique et de sa responsabilité pour son avenir. Comment voyez-vous l’équilibre entre le choix de partenaires étrangers et l’indépendance du pays vis-à-vis de ses hôtes ?
Christophe Raineteau : La Centrafrique n’est plus souveraine en son territoire … Il existe nombre d’exemples où le Président Touadera a été interpellé par écrit par des opposants et que ces derniers recevaient une réponse du conseiller Russe ” très spécial” Valery Zakharov. La Centrafrique a subi l’anschluss en 2018 …Elle est devenue une des écuries du château de Moscou.
Pour autant les dirigeants actuels devront, devant les hommes et l’histoire répondre du pillage de leur pays par une ou plusieurs puissances étrangères et la France portera la responsabilité de sa légèreté, de son inconséquence et de sa complicité passive. Nous avions des relations avec l’Afrique qui ne demandaient qu’à se développer dans les domaines de l’industrie, de la coopération étudiante, de la santé …Ce qui est pour certains, la renaissance de l’Afrique n’est qu’un hold-up. Le panafricanisme ne se conjugue pas à la Russe. Il est temps que les Africains prennent leur destin en main…les Hôtes étrangers doivent être des partenaires pas des pique-assiettes.
CNC :Comment évaluez-vous votre propre situation actuelle en tant que ressortissant français confronté à ces multiples accusations et controverses en Centrafrique ?
Christophe Raineteau : J’ai la chance d’être connu pour ma droiture et mon honneur ce qui n’est pas nécessairement le cas de mes détracteurs…Cela fait toute la différence et cela rassure. Moi je n’ai pas de souci à me retrouver seul avec ma conscience. J’ai pour autant été menacé, et j’ai subi des tentatives d’intimidation des autorités centrafricaines. Je n’y prête plus attention.
CNC : Quelles mesures pensez-vous qu’il faudrait mettre en place pour améliorer le système judiciaire en Centrafrique et garantir une véritable indépendance des institutions ?
Christophe Raineteau : Pour améliorer le système judiciaire Centrafricain il faudrait s’assurer de sa ” non-consanguinité » avec le pouvoir et punir sévèrement la corruption. Ceci est impossible dans la configuration actuelle !
CNC : Certaines personnes pourraient considérer vos déclarations comme étant en conflit avec les intérêts russes en Afrique. Comment répondez-vous à ces critiques et comment gérez-vous les pressions éventuelles qui peuvent découler de vos prises de position ?
Christophe Raineteau : Mes propos ne sont pas contre les intérêts Russes en Afrique mais pour les intérêts Africains en Afrique et pour le développement de la coopération internationale dans le respect des intérêts bilatéraux.
Pour ce qui pourrait m’arriver je prends mes responsabilités. Ce qui est certain c’est que se taire quand on sait équivaut à collaborer avec ceux qu’on dénonce.
CNC : Quels sont vos projets et vos actions futurs pour faire face à ces accusations et pour défendre votre réputation et vos idées en rapport avec la situation en Centrafrique ?
Christophe Raineteau : Mes avocats prennent très au sérieux les accusations dont je suis victime, les mensonges et menaces que j’ai dû subir et, je sais que la roue est en train de tourner. Je serai heureux le jour où le Président Touadera devra répondre de ses exactions au T.P.I.
En attendant je souhaite beaucoup de courage à l’opposition et je leur dédie ces vers de Paul Eluard :
Et par le pouvoir d’un mot :
« Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer : Liberté. » Paul Eluard.
Faustin Archange Touadéra : Un Président enclavé par les ombres de Wagner
Le Président Faustin Archange Touadera
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – En Centrafrique, le nom de Faustin Archange Touadéra évoque davantage la controverse que l’harmonie. L’ascension de cet enseignant de mathématiques aux commandes du pays en 2016, dans des circonstances douteuses, a été marquée par une transformation impressionnante : d’un technocrate en retrait, il est devenu un leader autoritaire qui défie les attentes de paix et de progrès qu’il avait suscitées. En sept années seulement, Touadéra est passé de la promesse de pacification à la captation du pouvoir, du président élu à un putschiste constitutionnel.
Le surnom ironique “président Wagner” qui lui est attribué par les citoyens centrafricains souligne la relation étroite qu’il entretient avec la société privée de mercenariat russe Wagner, qui soutient son régime. L’approbation controversée et illégale d’une nouvelle constitution par référendum en 2023, suivi de la possibilité pour Touadéra de briguer un troisième mandat, révèle son désir manifeste de rester en poste malgré les interdictions constitutionnelles précédentes. Cette démarche suscite des critiques acerbes, qui accusent Touadéra de chercher à perpétuer sa présidence indéfiniment.
Le déclin de l’influence internationale de “FAT” est indéniable. Des voix autorisées, telles que l’ONU, des ONG internationales et des chancelleries occidentales, dénoncent son apparente compromission de la paix et de la stabilité nationale au profit de gains personnels et des intérêts russes. Les ressources naturelles du pays, notamment la forêt, l’or et les diamants, sont exploitées par des entreprises russes liées à Wagner, en échange d’un soutien au régime de Touadéra. Pendant ce temps, la Centrafrique continue de dépendre largement de l’aide internationale pour sa survie économique.
Touadéra se retrouve coincé entre la menace d’une rébellion persistante et la présence envahissante des Mercenaires russes qui ont joué un rôle crucial dans la préservation de son gouvernement en 2021. Cette situation a non seulement terni son image internationale, le transformant en président “prisonnier” ou même “otage” de forces étrangères, mais elle a également conduit à une série d’accusations de crimes contre les civils, imputés aux rebelles, aux militaires et aux mercenaires russes.
Certains de ses partisans le voient toujours comme “l’homme de la paix”, louant ses efforts pour rétablir la sécurité dans certaines régions et négocier des accords avec des groupes armés en 2019. Cependant, l’administration Touadéra n’a pas été dépourvue de controverses internes. Dès le début de son mandat, il a dû composer avec une multitude de factions et de mouvements ralliés autour de lui pour former une majorité à l’Assemblée nationale. L’influence grandissante des Russes et de leurs alliés a fait naître des soupçons quant à ses motivations et à son contrôle sur le pays.
Le bilan économique et social de Touadéra est tout aussi sombre. La Centrafrique, déjà l’un des pays les plus pauvres du monde, voit ses caisses se vider alors que le régime semble plus enclin à satisfaire des intérêts étrangers qu’à répondre aux besoins de sa population.
La crise politique, les violences persistantes et la manipulation des ressources naturelles minérales rappellent le cas de Touadéra au président russe Vladimir Poutine, qui a lui-même été accusé de similarités autoritaires. La transformation de Touadéra en “animal politique”, comme certains experts l’ont décrit, reflète l’ambiguïté de son leadership et sa capacité à jongler entre divers intérêts sans se prononcer clairement.
Il y’a lieu de préciser que le président Faustin Archange Touadéra est devenu un personnage complexe, enchevêtré dans les relations avec des acteurs étrangers et confronté à des crises internes et externes. Son parcours, du technocrate prometteur au dirigeant contesté, met en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays en développement, en particulier lorsque le pouvoir est dévié au profit de l’opportunisme personnel et de l’influence étrangère.
Impuissance Meurtrière : Les FACA à Obo Abandonnent la Population
Les soldats FACA en détachement
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – Dans le tumulte récent des affrontements dans le Haut-Mbomou, un triste récit d’inaction et de négligence émerge, mettant en lumière l’échec des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à protéger leur propre population face aux attaques des groupes armés. Les événements tragiques survenus les dimanches et lundis derniers à Obo et Bambouti, où la milice AZANDE ANI KPI GBE a croisé le fer avec les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont dévoilé une image désolante de l’armée nationale. Malgré leur présence sur les lieux, les soldats FACA semblent avoir fait preuve de passivité, laissant la population locale à la merci des assaillants.
Le manque d’intervention opportune de l’armée nationale a suscité la colère et l’incompréhension parmi les habitants de la région. Pour eux, les soldats FACA censés les protéger ne sont rien de plus que de simples observateurs, voire des touristes indifférents face aux périls qui les entourent. Cette perception a été exacerbée par le fait que l’affrontement meurtrier s’est déroulé à une distance insignifiante d’un poste avancé des FACA. Les tirs d’armes à feu ont résonné à seulement 2 kilomètres de là (7 KM de Obo, et 2 KM d’un poste des FACA), alors que les soldats étaient retranchés dans leur caserne, laissant les habitants sans défense.
La déclaration d’un résident local, Pierre, témoigne de l’absurdité de la situation. Il ne peut s’empêcher de se demander pourquoi les FACA ont choisi de ne pas intervenir, même lorsque la bataille faisait rage à leur seuil. Les coups de feu incessants auraient dû être un signal d’alarme, une invitation à la protection et à la défense de la population. Cependant, les soldats FACA ont choisi la passivité, invoquant l’absence de l’approbation de leur colonel pour agir. Cette révélation jette une ombre inquiétante sur le leadership de l’armée.
Le colonel en question, Ouaoudobo Firmin, a été pointé du doigt comme le responsable de cette inaction meurtrière. Accusé d’être en collusion avec les assaillants, le colonel est décrit comme un pion manipulé par un préfet compromis avec les rebelles de l’UPC. Selon les témoignages recueillis, le préfet aurait enrôlé le colonel dans une alliance suspecte, transformant ainsi le rôle des FACA en un instrument de complaisance au lieu d’une force de protection. Cette collaboration douteuse entre les deux hommes est perçue comme une véritable mafia, laissant la population exposée et vulnérable.
Face à cette réalité accablante, la question fondamentale demeure : où est la loyauté de l’armée nationale envers son propre peuple ? Les citoyens de Obo et Bambouti, déjà fragilisés par la menace persistante des groupes armés, méritent une réponse plus solide et une protection véritable de la part de ceux qui sont censés les défendre. Les FACA doivent se réveiller de leur léthargie, abandonner les alliances douteuses et réaffirmer leur engagement envers la sécurité et le bien-être de leurs concitoyens.
Rappelons que l’inaction des soldats FACA à Obo face aux assaillants est un témoignage accablant de leur incapacité à remplir leur devoir le plus fondamental : protéger la population. Les événements tragiques de ces derniers jours ont mis en évidence une armée nationale ébranlée par des influences extérieures et des motivations douteuses. Si la sécurité des citoyens ne peut pas être assurée par ceux qui portent l’uniforme, la confiance envers l’institution tout entière risque de s’effondrer.
La Russie en Afrique : Une Réalité Complexa à Démystifier
Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-64936″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Voici-une-belle-photo-de-famille-qui-reunit-lambassadeur-de-Russie-les-Russes-de-la-Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Voici une belle photo de famille qui réunit l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner” width=”450″ height=”210″ />Voici une belle photo de famille qui réunit l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – L’Afrique est un continent aux multiples richesses et enjeux géopolitiques, attirant l’attention de nombreux acteurs internationaux. Récemment, la Russie s’est immiscée dans cette dynamique, suscitant des débats sur son rôle et son impact réel sur le développement du continent africain. Malheureusement, certains Africains semblent être séduits par les promesses de cette puissance étrangère. Il est temps de se réveiller et de comprendre les dessous de cette relation.
La Russie, une nouvelle solution pour l’Afrique ? Certainement pas. L’histoire a montré que la Russie n’a pas cherché une coopération équitable avec les pays africains. Elle a profité des failles dans les relations franco-africaines pour s’immiscer dans certains pays africains, manipulant même des questions liées au terrorisme à des fins stratégiques et économiques.
La Russie a suivi une tactique sophistiquée pour atteindre ses objectifs. En soutenant certains pays africains, elle tente de faire pression sur l’Union européenne, la France et les États-Unis en utilisant ces nations africaines comme leviers. Elle envoie des entreprises privées comme Wagner, qui sont en réalité des sociétés de prestations et de facturation, pour s’implanter et signer des contrats avec ces pays. Mais, en fin de compte, c’est le contribuable africain qui supportera le poids financier de ces arrangements.
Le problème majeur réside dans le fait que la Russie ne propose que des solutions armées aux problèmes africains. Cette approche ne favorise pas le développement durable et l’indépendance du continent. Les Russes ont recours à des mercenaires qui ont des antécédents de conflits au Moyen-Orient et en Afghanistan, ce qui ne fait qu’accroître l’instabilité dans les pays africains concernés.
Il est essentiel de comprendre que les Russes utilisent le terrorisme comme un moyen de réaliser leurs propres intérêts. En République Centrafricaine, ils ont manipulé l’opinion publique en distribuant des drapeaux russes et en alimentant le conflit, tout en continuant de financer les groupes armés à travers des paiements secrets.
Certains Africains, malheureusement, tombent dans le piège en encourageant leurs dirigeants à se rapprocher de la Russie. Cependant, il est essentiel de se rappeler que la solution réside en nous-mêmes, en nous solidarisant avec nos dirigeants et en les encourageant à lutter efficacement contre l’insécurité.
Plutôt que de se laisser séduire par des promesses illusoires, les Africains doivent renforcer leur coopération régionale et internationale pour faire face aux défis communs. La solution ne réside pas dans une nouvelle forme de colonisation ou de pillage, mais dans une approche collaborative visant à promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable.
Il est temps que nos intellectuels africains se réveillent et éduquent le peuple sur la véritable nature de cette relation avec la Russie. Nous devons refuser de nous laisser entraîner dans un jeu dangereux qui met en péril notre avenir. Les gouvernements africains doivent renforcer leur coopération avec des partenaires respectueux de leur souveraineté et de leurs intérêts véritables.
Il est temps pour l’Afrique de se réveiller et de rejeter les illusions de la Russie en tant que solution miracle. La véritable solution réside en nous-mêmes, en nous unissant autour de nos dirigeants pour combattre l’insécurité et promouvoir un développement durable et indépendant. Le temps est venu de prendre notre destin en main et de bâtir un avenir prospère pour notre continent.
Opacité et prérogatives excessives : Le décret sur la Garde Présidentielle en Centrafrique suscite l’inquiétude
Deux éléments de la garde présidentielle
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – Le Président Faustin Archange Touadera a récemment signé le décret présidentiel N°23 19 3, portant organisation et fonctionnement du Groupement Spécial de Protection Républicaine, plus communément appelé la garde présidentielle. Ce décret, qui vise à établir une structure dédiée à la protection du président et de sa présidence, soulève de sérieuses préoccupations quant à son impact potentiel sur la démocratie, la transparence et la sécurité nationale.
Manque de surveillance et de reddition de comptes
Le décret attribue une autonomie de gestion financière au Groupement Spécial de Protection Républicaine, permettant ainsi une opacité dans l’utilisation des ressources publiques allouées à cette unité. Cette autonomie financière, sans mécanismes adéquats de surveillance et de reddition de comptes, ouvre la porte à des abus potentiels de pouvoir et à la mauvaise utilisation des fonds publics. Dans un pays où la transparence est cruciale pour préserver l’intégrité gouvernementale, une telle disposition est inacceptable et risque de nourrir la corruption.
Concentration de pouvoir
Le décret accorde des prérogatives considérables au Directeur Général du Groupement Spécial de Protection Républicaine, le plaçant au rang de Ministre Délégué à la Présidence de la République. Cette concentration de pouvoir dans les mains d’une seule personne est une menace pour l’équilibre des pouvoirs au sein de l’État. Une telle disposition pourrait permettre à cette unité de sécurité de devenir une force parallèle, indépendante de tout contrôle démocratique et potentiellement utilisée pour des fins politiques plutôt que pour la protection de l’intérêt national.
Déficit de transparence
Le décret ne fournit pas suffisamment de détails sur la structure, les effectifs et les opérations du Groupement Spécial de Protection Républicaine. Cette absence de clarté peut semer le doute quant à la véritable nature de ses missions et à la manière dont il sera employé. L’absence de surveillance et de directives spécifiques concernant ses actions risque de créer un climat propice à l’impunité et à des comportements abusifs.
Menace pour la sécurité nationale
La discrétion entourant l’organisation et les effectifs du Groupement Spécial de Protection Républicaine, ainsi que le fait qu’il soit couvert par le secret de la défense, soulèvent des inquiétudes quant à son rôle potentiel dans la sécurité nationale. En l’absence de mécanismes de contrôle appropriés, il existe un risque réel que cette unité puisse être détournée de sa mission initiale de protection présidentielle pour servir des intérêts personnels ou politiques, mettant ainsi en péril la stabilité du pays.
Il y’a lieu de préciser que le décret présidentiel N°23 19 3, bien que prétendant organiser la garde présidentielle, pose des problèmes fondamentaux en termes de démocratie, de transparence et de sécurité nationale. Il est impératif que le gouvernement prenne en compte ces préoccupations et entreprenne des mesures correctives pour garantir que cette unité de sécurité reste véritablement dédiée à la protection de l’intérêt national et ne devienne pas un instrument potentiel de pouvoir abusif. La République Centrafricaine mérite une gouvernance transparente, démocratique et respectueuse de l’état de droit pour assurer un avenir sûr et prospère pour tous ses citoyens.
Centrafrique.org/rca-un-presume-capitaine-de-lupc-arrete-par-les-mercenaires-de-wagner-dans-la-basse-kotto/un-rebelle-de-lupc-a-nzako-le-20-mai-2022/” rel=”attachment wp-att-56697″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Un-rebelle-de-lUPC-a-Nzako-le-20-mai-2022-450×421.jpg” alt=”L’un des rebelles qui ont pris d’assaut les positions des soldats FACA à Nzako, le 20 mai 2022. CopyrightCNC” width=”450″ height=”421″ />L’un des rebelles qui ont pris d’assaut les positions des soldats FACA
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – La quiétude relative qui avait enveloppé la ville de Obo, nichée au sud-est du pays dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été brutalement ébranlée par les échos d’un enlèvement et des affrontements entre la milice AZANDE ANI KPI GBE et les éléments de l’UPC, survenus dimanche et lundi derniers. Depuis lors, une atmosphère tendue imprègne les rues, les discussions et les regards des habitants, tous craignant l’avènement d’un affrontement potentiel qui pourrait secouer la ville.
L’enlèvement en question a eu lieu à 25 kilomètres de la ville, où cinq personnes ont été capturées par des individus armés, rapidement identifiés comme des membres de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique). Cet incident a été rapidement suivi par des affrontements signalés le lundi, mettant aux prises les combattants de l’UPC et ceux de la milice AZANDE ANI KPI GBE. Les jours qui ont suivi ont été empreints d’une tension palpable alors que les habitants observaient avec appréhension les développements de la situation.
Malgré la relative quiétude qui règne dans la ville, il est difficile de ne pas ressentir le frisson de la peur qui parcourt les rues. Les corps sans vie du chef de groupe enlevé ainsi que de sa femme, cruellement assassinés, ont été rapatriés et inhumés dans la ville, marquant d’une manière macabre la présence persistante de la violence à ses portes.
Les forces de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) n’ont pas tardé à réagir face à ces événements. Les patrouilles ont été intensifiées sur les axes menant à Bambouti et Obo, tentant de restaurer une certaine forme de sécurité et de confiance dans la population. Pourtant, malgré ces efforts, une anxiété profonde s’est installée parmi les habitants.
Des rapports alarmants évoquent la présence grandissante d’hommes armés, à la fois membres de la milice AZANDE ANI KPI GBE et de l’UPC. Ces informations ont fait naître des inquiétudes croissantes au sein de la population, craignant un affrontement imminent. Les souvenirs encore vifs des affrontements passés et la terreur que ces souvenirs suscitent colorent leurs appréhensions.
Remontons aux origines de cette flambée de violence. Tout a commencé un dimanche, lorsque cinq âmes ont été enlevées au village Lingwa, distant de 25 kilomètres de la ville. Les responsabilités ont été rapidement attribuées aux membres de l’UPC, amorçant ainsi une série d’événements tragiques. Les hostilités ont ensuite pris une tournure plus violente avec l’affrontement entre l’UPC et la milice AZANDE ANI KPI GBE, toujours à 5 kilomètres d’Obo sur l’axe Bambouti. Cet acte a été suivi d’une attaque de représailles menée par des éléments de l’UPC à seulement 7 kilomètres d’Obo sur le même axe. Les conséquences ont été dévastatrices, avec la perte de vie de 11 personnes, principalement des civils innocents pris au piège d’une violence qui les dépasse.
Le député de la région, Obo 1, a élevé sa voix pour dénoncer le manque d’action du gouvernement face à cette montée de tension. Il a appelé à un retour à l’ordre dans la région du Haut-Mbomou, soulignant les conséquences dramatiques que les inactions pourraient engendrer.
Alors que le calme apparent enveloppe Obo, l’angoisse demeure. Les habitants scrutent l’horizon avec une prudence croissante, priant pour que les forces en présence trouvent un moyen de résoudre leurs différends sans précipiter la ville dans le tourbillon de la violence. Seule l’avenir détient la réponse à la question qui brûle toutes les lèvres : Obo pourra-t-elle surmonter les épreuves actuelles et retrouver la paix qui lui a été si durement arrachée ?
Coup d’État Constitutionnel en Centrafrique : Analyse et Réactions du Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Bangui, 10 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, pays enclavé au cœur de l’Afrique, a récemment fait les gros titres avec l’approbation d’une nouvelle constitution par référendum. Cependant, cette réforme suscite une vive controverse tant au niveau national qu’international. L’opposition centrafricaine accuse le gouvernement d’orchestrer un coup d’État institutionnel pour maintenir le pouvoir en place, tandis que les observateurs internationaux soulèvent des inquiétudes quant à l’érosion des principes démocratiques et des droits de l’homme. Pour éclairer cette situation complexe, Professeur Jean-François Akandji-Kombé, éminent juriste et président du Conseil de résistance et de transition, dans une interview exclusive accordée à la chaine française TV5.
Le Résultat du Référendum : Un Score à la Soviétique
Le Professeur Akandji-Kombé qualifie le résultat du référendum, avec 95,27% en faveur de la nouvelle constitution, de “score à la soviétique”, remettant ainsi en question la nature démocratique de ce processus. Selon lui, ce score témoigne d’un changement culturel inquiétant plutôt que d’une réelle transition vers une culture démocratique.
L’interviewé ne reconnaît pas ces résultats, arguant que le Conseil de résistance et de transition ne considère pas le référendum comme une opération démocratique légitime. Pour lui, il s’agit d’un coup d’État déguisé, d’un “braquage” constitutionnel visant à perpétuer le pouvoir en place.
Un Coup d’État Constitutionnel
Le Professeur Akandji-Kombé soutient que le coup d’État constitutionnel est le résultat d’une longue planification. Il rappelle l’importance de l’ordre constitutionnel établi lors du forum de Bangui, où les centres africains avaient exprimé leur volonté de mettre fin à la présidence à vie et de contrôler leurs ressources. Cependant, la nouvelle constitution élimine ces demandes fondamentales, renforçant ainsi les accusations de coup d’État institutionnel.
L’Opposition et la Résistance : Dénonciation et Mobilisation
Face à ce qu’il qualifie de “coup d’État”, le Professeur Akandji-Kombé affirme que l’opposition et la résistance maintiendront leur position. Selon lui, leur injonction constitutionnelle est de faire échec à l’autorité illégitime. Il insiste sur le caractère illégitime du pouvoir actuel et appelle à sa démission.
Déconstruction de la Nouvelle Constitution
Le Professeur Akandji-Kombé analyse les principales mesures de la nouvelle constitution, soulignant particulièrement la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels et leur prolongement de 5 à 7 ans. Il accuse le président Faustin-Archange Touadéra de chercher à accéder à la présidence à vie, en éliminant les obstacles constitutionnels qui contrôlaient l’exécutif.
Il pointe également une disposition controversée concernant la nationalité d’origine, accusant la nouvelle constitution de marginaliser une grande partie de la population centrafricaine en imposant des critères éducatifs et nationaux élitistes pour se présenter aux élections. Pour lui, cette approche menace l’identité nationale et l’équité politique.
Rappelons que l’interview du Professeur Jean-François Akandji-Kombé à la chaine TV5 Afrique met en lumière les tensions et les préoccupations entourant la nouvelle constitution en République centrafricaine. Les accusations de coup d’État constitutionnel, de manœuvres politiques et d’injustice sociale révèlent les profondes divisions au sein du pays. Alors que le gouvernement affirme que cette réforme marque une étape vers l’indépendance, les critiques restent vives et les défis à relever demeurent considérables.