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Kaga-Bandoro, les bouchers en grève : Une crise aux conséquences surprenantes

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Kaga-Bandoro, les bouchers en grève : Une crise aux conséquences surprenantes

 

Centrafrique.org/Centrafrique-kaga-bandoro-la-ville-sous-tension/croisement-a-entree-de-kaga-bandoro-mbres/” rel=”attachment wp-att-57247″ data-wpel-link=”internal”>Croisement à l'entrée de Kaga-Bandoro
Croisement à l’entrée de Kaga-Bandoro. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – La ville de Kaga-Bandoro, nichée au cœur de la préfecture de Nana-Gribizi en République centrafricaine, est actuellement le théâtre d’une grève des bouchers qui a laissé ses habitants sans viande de bœuf depuis cinq jours. Cette situation a suscité de nombreuses interrogations parmi les résidents, d’autant plus que la raison de cette grève demeurait mystérieuse jusqu’à récemment.

 

Lundi, les autorités locales ont organisé une réunion avec les grévistes pour tenter de résoudre la crise qui avait ébranlé la disponibilité de la viande de bœuf pour la population locale. Cependant, il est devenu rapidement évident que même les responsables locaux ignoraient pourquoi les bouchers avaient choisi de faire grève.

 

Interrogé par la rédaction du Corbeaunews-Centrafrique  (CNC),  l’un des grévistes a dévoilé que la grève avait été déclenchée en réaction à l’arrestation et à la détention d’un de leurs collègues par la police.

Mais pourquoi cette arrestation en premier lieu ?

 

Des sources diverses ont permis de découvrir que le boucher en question avait été arrêté en raison d’une plainte déposée par un éleveur local. Ce dernier affirmait que le boucher lui devait de l’argent, résultant d’une transaction concernant la vente de bœufs. La situation se complique lorsque l’on apprend que le boucher avait initialement obtenu les bœufs en crédit et avait ensuite catégoriquement refusé de régler sa dette, forçant ainsi l’éleveur à recourir à la police de Kaga-Bandoro pour faire valoir ses droits.

 

La police avait convoqué le boucher au commissariat et l’avait exhorté à régler sa dette envers l’éleveur. Cependant, les agents de police avaient relâché le boucher, en lui demandant de réunir l’argent nécessaire pour résoudre ce différend. À la sortie du commissariat, le boucher avait partagé cette expérience avec ses collègues du marché, qui l’avaient alors encouragé à ne pas payer la dette sous prétexte que l’éleveur était un étranger.

 

Leur raisonnement était clair : pourquoi devraient-ils s’acquitter de leurs dettes envers un éleveur étranger qui avait déposé une plainte contre l’un d’entre eux ? Selon eux, l’éleveur n’ayant pas la nationalité centrafricaine, il ne méritait pas que ses créanciers respectent leurs engagements financiers envers lui. Le boucher, influencé par cette perspective, avait refusé de payer sa dette pendant plusieurs semaines.

 

L’éleveur, de son côté, avait informé la police de la non-réception des paiements, conduisant ainsi à la convocation du boucher. Cependant, les collègues de ce dernier, qui lui avaient donné le mauvais conseil de ne pas payer la dette, ont réagi en se mettant en grève pour protester contre l’arrestation de leur confrère.

 

La situation soulève des questions sur le respect des accords financiers et sur le sens des responsabilités de certains acteurs économiques. La population locale se demande légitimement pourquoi le boucher a choisi de ne pas honorer sa dette, même s’il s’agit d’un éleveur étranger. Par ailleurs, il est intéressant de noter que la plupart des bouchers sur le marché de Kaga-Bandoro sont fortement endettés, avec certaines dettes atteignant des montants considérables allant de 2 à 5 millions de francs CFA.

 

Leur stratégie, semble-t-il, est de faire grève chaque fois qu’un de leurs collègues est arrêté. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la stabilité économique et au respect des engagements financiers au sein de la communauté des bouchers de Kaga-Bandoro.

 

Il est indéniable que cette crise met en évidence des problèmes plus profonds qui nécessitent une réflexion sérieuse et une intervention des autorités locales pour garantir le respect des contrats et encourager la responsabilité financière dans cette communauté. En fin de compte, cette affaire de grève de bouchers à Kaga-Bandoro soulève des questions sur l’état actuel du pays et la nécessité d’une réforme plus large pour garantir une économie locale plus stable et éthique.

 

Par Félix Zingo

 

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Tragédie à Ouadda-Maïkaga : Un chef de village et son fils abattus par des hommes armés

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Tragédie à Ouadda-Maïkaga : Un chef de village et son fils abattus par des hommes armés

 

Centrafrique.org/centrafrique-attaque-de-la-ville-damdafock-par-les-rebelles-de-la-cpc-la-brigade-de-la-gendarmerie-saccagee/deux-rebelles-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-60959″ data-wpel-link=”internal”>Deux rebelles de la CPC
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) –  À Ouadda-Maïkaga, un petit village situé dans la préfecture de la Haute-Kotto, en République centrafricaine, l’horreur a frappé la semaine dernière lorsque des hommes armés non identifiés ont abattu froidement le chef du village et son fils. Cette tragédie a laissé la population locale sous le choc et a suscité des inquiétudes quant à la sécurité dans la région. Les raisons de cet assassinat demeurent obscures, mais la famille des victimes réclame justice.

 

Le corps du chef du village et son fils abattus à 12 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur la route de Bria
Le corps du chef du village et son fils abattus à 12 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur la route de Bria

L’incident tragique s’est déroulé à environ 12 kilomètres de Ouadda-Maïkaga, précisement au village Chagbo, sur la route menant à Bria, la capitale de la Haute-Kotto. Le chef du village du nom de Jeudi et son fils Enock ont été tués à bout portant, comme des proies traquées par des hommes armés dont l’identité reste inconnue. La brutalité de l’attaque a choqué la communauté locale et suscité l’indignation.

 

Selon de nombreux habitants de Ouadda-Maïkaga, cette double tragédie est attribuée aux éléments rebelles du mouvement PRNC (PARTI POUR LE RASSEMBLEMENT CENTRAFRICAIN) dirigé localement par le sulfureux Mohamed Ali, alias B13, dont la base est située dans la région. Les habitants, témoins de la présence persistante de ces groupes armés, ont décrit comment les routes menant à Ouadda-Maïkaga et Bria étaient infestées de rebelles. La situation sécuritaire semble être de plus en plus préoccupante dans cette région.

 

Il est important de noter que l’ancien ambassadeur russe en République centrafricaine avait déclaré en 2021, dans les médias, que l’arrivée massive du groupe paramilitaire Wagner apporterait la paix à travers tout le territoire en seulement trois mois. Cependant, trois ans plus tard, la réalité est bien différente. La violence persiste, et des tragédies comme celle de Ouadda-Maïkaga témoignent des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de sécurité.

 

Face à cette situation tragique, la population locale et la famille des victimes demandent que justice soit rendue. L’identité des auteurs de cette attaque doit être révélée, et ceux qui sont responsables de ce crime horrible doivent être traduits en justice. La quête de la vérité et de la justice est cruciale pour apaiser la douleur de la communauté et pour restaurer un sentiment de sécurité dans la région.

 

Par Moïse Banafio

 

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Le Dysfonctionnement des Actes de Naissance à Berberati : Une Faille Gouvernementale Inexcusable

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Le Dysfonctionnement des Actes de Naissance à Berberati : Une Faille Gouvernementale Inexcusable

 

Centrafrique.org/berberati-celebre-lintroduction-de-la-carte-didentite-nationale/hotel-de-ville-de-berberati-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64856″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Hotel-de-ville-de-Berberati-copyrights-CNC-450×338.jpg” alt=”Hôtel de ville de Berberati copyrights CNC” width=”450″ height=”338″ />
Hôtel de ville de Berberati. copyrights CNC

 

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – À Berberati, capitale provinciale de Mambéré-Kadéi, à l’ouest de la République centrafricaine, une situation alarmante prévaut depuis 2021 : la délivrance des actes de naissance est suspendue. Cette situation a plongé de nombreux parents dans l’incertitude, les empêchant de déclarer la naissance de leurs enfants. Les raisons invoquées pour justifier cette suspension sont la rupture des registres et l’absence d’officiers d’état-civil. Cette défaillance administrative est inacceptable, et elle met en évidence de graves lacunes dans le fonctionnement du gouvernement.

 

Un parent, Igor Domanga, exprime avec émotion son inquiétude : “Un enfant ne peut pas grandir sans acte de naissance. Pour inscrire un enfant à l’école, il faut d’abord un acte de naissance. Mais jusqu’ici, on n’a pas reçu ces actes de naissance vraiment. Ça nous cause des problèmes. Vraiment, je supplie le gouvernement centrafricain et les responsables de la mairie de Berberati de faire plus tôt possible de mettre à la disposition de la population de Berberati, les actes de naissance de leurs enfants.” C’est un cri du cœur qui résonne chez de nombreux parents à Berberati, confrontés à l’incertitude quant à l’avenir de leurs enfants.

 

La mairie de Berberati admet elle-même l’absence d’un officier d’état civil qualifié pour délivrer les actes de naissance, mais également un sérieux problème de registres. Comment est-il possible que dans une région où la naissance de chaque enfant devrait être enregistrée, de tels problèmes persistent pendant plus de deux ans ? C’est une preuve flagrante de l’incapacité du gouvernement à fournir des services de base à sa population.

 

La réponse des autorités locales, comme le deuxième adjoint au maire de Berberati, Marcel Boutoulis, est tout aussi décevante. Il déclare : “C’est Mme Le Maire qui devrait signer ces registres pour les remettre aux parents des enfants. Mais malheureusement, elle est absente jusqu’à présent.” Les citoyens ne devraient pas être laissés dans l’incertitude en raison de l’absence d’un seul individu. C’est le rôle du gouvernement de veiller à ce que les services essentiels soient fournis en tout temps, indépendamment des absences temporaires de responsables.

 

De plus, la mairie de Berberati a adopté un budget de plus de 150 millions de francs CFA pour son fonctionnement annuel. Cependant, elle semble avoir du mal à mobiliser ces ressources pour résoudre un problème aussi crucial. Cela soulève des questions sur l’efficacité de la gestion des fonds publics, d’autant plus que cette situation perdure depuis plus de deux ans.

 

Le sous-préfet de Berberati, Jacques Antoine Bouléndji, semble minimiser la gravité de la situation en disant : “Je crois qu’il faut que les parents se calment. C’est un truc. On va ouvrir là-dessus. Je crois qu’un enfant doit avoir son acte de naissance. Quel que soit les conditions, on va jeter un coup d’œil dessus.” Cette attitude condescendante ne fait que renforcer le sentiment d’abandon ressenti par la population de Berberati.

 

En réalité, cette situation est le résultat d’une gestion gouvernementale inefficace et de conflits de compétences au sein de l’équipe municipale. La négligence du gouvernement à fournir des services de base tels que la délivrance des actes de naissance met en danger l’avenir des nouveaux-nés de la région. Les citoyens de Berberati méritent mieux que cette défaillance gouvernementale.

 

Par Bertrand Siri

 

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Inondations à Bangui : Promesses vaines du gouvernement face à une crise persistante

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Inondations à Bangui : Promesses vaines du gouvernement face à une crise persistante

 

Centrafrique.org/inondation-quartier-sato-pk10-le-20-mai-2020/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/inondation-quartier-sato-pk10-le-20-mai-2020-450×337.jpg” alt=”inondation quartier sato pk10. CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />
inondation quartier sato pk10. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – La ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, est encore une fois confrontée à une série d’inondations qui plongent de nombreux habitants du nord de la ville dans une détresse sans fin. Le lundi matin dernier, une pluie diluvienne s’est abattue sur la région, provoquant des dégâts matériels considérables et mettant en danger la vie de nombreux citoyens. Face à cette situation, il est difficile de ne pas pointer du doigt l’inaction des autorités gouvernementales, qui continuent à faire des promesses vaines sans prendre des mesures concrètes pour résoudre ce problème récurrent.

 

Le témoignage de Véronique, un résident du quartier Sato, situé au PK9 à la sortie nord de la capitale, est particulièrement révélateur de la souffrance endurée par de nombreuses familles. “Notre maison reste inondée après des récentes pluies. J’ai beaucoup d’enfants et je ne peux pas me permettre d’aller prendre une maison en location. Mes enfants et moi sommes obligés de vivre dans cette condition. Cette situation fait que nous contractons des maladies, des douleurs dans tout le corps. Vu le nombre d’enfants, je ne peux pas abandonner la maison”, se lamente-t-il.

 

Emmanuelle, une autre habitante du secteur, impute la situation aux travaux de construction du pont de PK10. Selon elle, la création d’un canal pour le projet du pont n’a pas été planifiée adéquatement, ce qui a exacerbé les inondations locales. Les habitants se retrouvent donc piégés dans une situation insoutenable.

 

Jean-Claude Nibayom, directeur général des Topozèdes, un projet d’urbanisation, met en lumière les causes profondes de ces inondations. Il explique que la topographie de Bangui, entourée de chaînes de montagne, est propice à l’érosion, qui entraîne ces inondations dans les zones basses de la ville. Normalement, des infrastructures telles que des digues et des retenues d’eau devraient être en place pour gérer efficacement le drainage des eaux, mais ces mesures font cruellement défaut.

 

Le gouvernement a promis à maintes reprises de résoudre ce problème de catastrophe naturelle, mais malheureusement, aucune action concrète n’a été entreprise jusqu’à présent. Les habitants du secteur sont laissés pour compte, subissant les conséquences dévastatrices de cette inondation sans voir de véritables solutions se profiler à l’horizon.

 

La situation est d’autant plus inacceptable que, selon les habitants, aucun dégât humain n’est à déplorer. Cependant, il est clair que l’absence de réaction des autorités met en péril la santé et la qualité de vie des résidents, sans compter les pertes matérielles considérables.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Le Fossé de Maïgaro menace de couper la ville de Bouar à ses voisins

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Le Fossé de Maïgaro menace de couper la ville de Bouar à ses voisins

 

Centrafrique.org/dans-la-ville-de-bouar-au-matin-du-jour-du-referendum-constitutionnel-du-30-juillet-2023/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Dans-la-ville-de-Bouar-au-matin-du-jour-du-referendum-constitutionnel-du-30-juillet-2023-450×337.jpg” alt=”Dans la ville de Bouar, au matin du jour du référendum constitutionnel du 30 juillet 2023″ width=”450″ height=”337″ />
Dans la ville de Bouar, au matin du jour du référendum constitutionnel du 30 juillet 2023

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – La ville de Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré en République centrafricaine (RCA), est actuellement en proie à une menace imminente. Les habitants de cette région s’inquiètent de la progression rapide d’un fossé sur l’axe Maïgaro, situé à seulement 7 kilomètres au nord de la ville. Pour la population locale, l’axe Maïgaro représente une voie cruciale de connexion entre la préfecture de la Nana-Mambéré et d’autres régions du nord de la RCA. Cependant, si rien n’est fait pour stopper la progression du fossé, la ville de Bouar risque d’être isolée de ses localités voisines.

 

Un danger qui se rapproche

 

La situation est préoccupante. Le fossé mystique de Maïgaro, dont la profondeur dépasse les 10 mètres, avance rapidement et menace de couper complètement la route. Actuellement, il ne reste que 3 mètres de route praticable pour les véhicules qui empruntent cet axe essentiel.

 

Arnold Zongay, président du collectif des maraîchers du village Maïgaro, exprime ses inquiétudes, « Ce fossé nous pose un problème majeur. Si rien n’est fait, nous ne savons pas comment nous pourrons évacuer nos semences. Il est impératif que le gouvernement trouve une solution à ce problème, car ce fossé représente un danger public. Une déviation doit être créée pour permettre à la population d’accéder au marché hebdomadaire. De plus, avec la rentrée scolaire, nos enfants auront du mal à se rendre à l’école. »

 

Les habitants du village Maïgaro sont profondément préoccupés par les conséquences de cette dégradation sur leurs activités quotidiennes. Alexis Batoua, chef du village par intérim, en appelle aux autorités locales pour qu’elles prennent leurs responsabilités. « Nous craignons que ce fossé finisse par couper complètement la route, ce qui représenterait un grand danger pour les habitants de ce village », déclare-t-il.

 

Un appel à l’action des autorités

 

Dans un passé récent, le projet IRBGS s’était engagé dans la réhabilitation régulière de cette route, demandant même un projet de construction du fossé pour soulager la population. Les autorités locales doivent maintenant agir de manière décisive pour empêcher cette catastrophe imminente.

 

La forte érosion qui menace la région de Bouar n’a pas échappé au service de l’environnement de la préfecture de la Nana-Mambéré. Les responsables alertent sur le danger imminent que court la population. Éric Ben Deux, inspecteur préfectoral, souligne l’importance vitale des routes pour le développement du pays, en expliquant que les cultivateurs, les commerçants et toute la population dépendent de ces routes pour leur bien-être. Si l’axe Maïgaro venait à être coupé en deux, les conséquences seraient désastreuses pour la région.

 

Interprétations spirituelles en conflit

 

Le site du trou de Maïgaro suscite également des interprétations spirituelles, notamment en relation avec le vent violent Maïgaro qui souffle entre décembre et janvier. Selon le patriarche de Bouar, ce site est au centre de ces croyances. Cependant, il est important de noter que cette thèse ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes du domaine.

 

La situation du fossé de Maïgaro à Bouar est grave et exige une action immédiate des autorités pour empêcher une catastrophe imminente. La connexion entre la préfecture de la Nana-Mambéré et d’autres régions du nord de la RCA est en jeu, mettant en danger la vie quotidienne de milliers de personnes. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour garantir la sécurité et le bien-être de la population de cette région.

 

Par Gervais Lenga

 

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Le CICR continue son engagement humanitaire en République centrafricaine

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Le CICR continue son engagement humanitaire en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-cicr-fournit-de-leau-potable-a-plus-de-300-000-personnes-dont-les-deplaces-internes-de-kaga-bandoro/action-cicr-en-Centrafrique-par-cicr/” rel=”attachment wp-att-33319″ data-wpel-link=”internal”>
CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – En République centrafricaine, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) maintient son engagement humanitaire pour répondre aux besoins des personnes touchées par le conflit et d’autres situations de violence. Au cours de l’année 2023, le CICR a réalisé un ensemble d’actions majeures, fournissant une assistance vitale dans divers domaines. Voici un aperçu des faits et chiffres marquants de ses activités.

 

Sécurité Économique et Accès à l’Eau Potable :

 

Sécurité Alimentaire : Le CICR a fourni une assistance alimentaire à 9 818 ménages autochtones et déplacés, soit 68 726 personnes, sous forme de semences de qualité et de rations alimentaires. Un total de 441 750 kg de vivres a été distribué.

 

– Assistance en Non-Vivres : 1 215 ménages, dont 1 000 ménages de réfugiés soudanais, ont reçu des biens essentiels tels que couvertures, moustiquaires, bâches plastiques, kits de cuisine, pagnes, savons, etc.

 

– Amélioration des Revenus : 960 ménages ont bénéficié de l’assistance en intrants agricoles, formation professionnelle et soutien financier pour des activités génératrices de revenus, avec un montant total de 154 055 710 XAF versé.

 

Appui à la Production Agricole : 10 510 ménages ont reçu des semences vivrières et des outils agricoles pour renforcer leur production.

 

Appui à l’Élevage : Le CICR a fourni des vaccins aux services de santé animale pour protéger le cheptel de plus de 7 000 ménages.

 

Accès à la Santé :

 

– Le CICR a effectué 45 474 consultations curatives, 1 548 accouchements, 5 171 hospitalisations, 705 interventions chirurgicales, 596 enfants malnutris ont été pris en charge, et 17 superviseurs de la Croix-Rouge centrafricaine ont été formés à l’encadrement de 283 relais communautaires.

 

– De plus, 120 enseignants dans 20 écoles ont été formés à la sensibilisation sur les pratiques d’hygiène, et 16 037 visites à domicile ont été réalisées pour sensibiliser 35 773 personnes sur la santé maternelle et infantile.

 

Protection des Liens Familiaux :

 

– Le CICR a aidé 101 personnes séparées de leurs proches à cause du conflit à renouer le contact, réuni 13 enfants et 1 adulte vulnérable avec leurs familles, et échangé 186 messages Croix-Rouge et 104 appels téléphoniques entre des membres de familles séparées.

 

Détention :

 

– 1 956 détenus ont bénéficié de donations régulières de produits d’hygiène, de rénovations des infrastructures sanitaires, et de réparations du réseau d’alimentation en eau dans 5 lieux de détention.

 

Accès à l’Eau et à l’Hygiène :

 

– Le CICR a permis à 58 000 personnes d’avoir accès à l’eau potable grâce à son soutien à la distribution d’eau potable.

 

– 40 500 personnes ont vu leur accès à l’eau potable amélioré grâce à la réhabilitation de 81 pompes à motricité manuelle.

 

– La construction de 6 nouveaux forages équipés de pompes à motricité manuelle a permis à 3 000 personnes d’accéder à un nouveau point d’eau.

 

Ces réalisations du CICR en République centrafricaine démontrent son engagement continu envers la population touchée par le conflit et son rôle crucial dans la fourniture d’une assistance humanitaire essentielle. L’organisation s’efforce de répondre aux besoins vitaux des personnes tout en respectant les principes de neutralité et d’impartialité.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La préoccupation du député de Rafaï : la présence massive de réfugiés soudanais dans sa circonscription

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La préoccupation du député de Rafaï : la présence massive de réfugiés soudanais dans sa circonscription

 

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Bienvenue à Rafaiï

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Le député de Rafaï, Dieudonné  Gbiatou, a récemment alerté sur la présence massive de réfugiés soudanais dans sa circonscription, dans le Mbomou, en République centrafricaine. Selon lui, plus de 6000 réfugiés soudanais vivent actuellement dans cette région, une situation qu’il considère comme une menace pour la sécurité nationale, car ces personnes n’ont pas encore été identifiées par les autorités compétentes.

 

Une préoccupation majeure pour la sécurité nationale

 

Dieudonné  Gbiatou  , député de Rafaï, a exprimé son inquiétude quant à la présence massive de réfugiés soudanais dans sa circonscription. Selon lui, ces réfugiés se retrouvent dans différentes localités de la sous-préfecture de Rafaï, notamment à Derbissaka, Barawa, Dembia, Gueretoungou et Selin. Le nombre de réfugiés soudanais dans la région est considérable, et selon des sources locales, il dépasserait les 6000 individus.

 

L’absence d’identification : un problème majeur

 

Le député Gbiatou déplore que le gouvernement n’ait pas encore pris les mesures nécessaires pour identifier ces réfugiés et garantir leur sécurité. Cette situation pose de nombreuses questions sur les conditions dans lesquelles ils sont arrivés dans la région et sur les mesures à prendre pour les gérer efficacement. Le député s’interroge sur les procédures d’identification et de suivi des réfugiés soudanais, une préoccupation légitime étant donné le nombre important de personnes concernées.

 

Les enjeux de l’identification des réfugiés

 

L’identification des réfugiés soudanais revêt une importance cruciale pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela permettrait de mieux comprendre la situation des réfugiés, leurs besoins et leurs droits. Ensuite, cela faciliterait la coordination entre les agences humanitaires et les autorités locales pour fournir une assistance adéquate en matière de logement, de soins de santé, d’éducation et d’autres besoins essentiels. Enfin, l’identification des réfugiés contribuerait à renforcer la sécurité dans la région, en permettant aux autorités de mieux contrôler et surveiller la présence des réfugiés.

 

Les appels à l’action

 

Face à cette situation préoccupante, le député Gbiatou appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en procédant à l’identification des réfugiés soudanais dans sa circonscription. Il souligne l’urgence de la situation et la nécessité de mettre en place des mesures adéquates pour garantir leur sécurité. Il invite également à réfléchir sur les modalités d’accueil, d’intégration, et de suivi de ces réfugiés dans la région.

 

Rappelons que la présence massive de réfugiés soudanais dans la circonscription de Rafaï suscite de nombreuses préoccupations, en particulier en ce qui concerne la sécurité nationale et le bien-être de ces réfugiés. Il est essentiel que les autorités compétentes prennent des mesures immédiates pour identifier ces personnes et assurer leur sécurité, tout en envisageant des solutions durables pour leur accueil et leur intégration dans la région.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Menace et intimidation : le personnel du bureau de la Minusca à Obo dans la tourmente

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Menace et intimidation : le personnel du bureau de la Minusca à Obo dans la tourmente

 

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Monsieur Pollock, chef de bureau de la Minusca à obo à gauche du Préfet du Haut-Mbomou, en pantalon velours jaune d’œuvre

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Au sein du bureau de la Minusca à Obo, situé dans la préfecture du Haut-Mbomou, une atmosphère tendue règne parmi les agents et les cadres de cette institution des Nations Unies. La source de cette agitation réside dans le comportement du chef du bureau, Monsieur POLLOCK, ainsi que dans certaines de ses décisions qui suscitent de vives inquiétudes. Les employés dénoncent des conditions de travail stressantes, une réorganisation managériale douteuse, ainsi que des actes d’intimidation et de menace.

 

Il y a près de deux ans, à sa prise de fonction comme chef du bureau par intérim, Monsieur POLLOCK avait été perçu comme un potentiel bon manager. Cependant, deux ans plus tard, suite à sa confirmation définitive à ce poste, il semble avoir pris un virage inquiétant, adoptant un comportement autoritaire et dictatorial.

LA CHEFFE de bureau Minusca à PAOUA, Madame AISSETOU SANOGO
LA CHEFFE de bureau Minusca à PAOUA, Madame AISSETOU SANOGO

 

Originaire du Ghana avec des racines tchadiennes, Monsieur POLLOCK a succédé à Madame AISSETOU SANOGO, qui avait été affectée à Paoua. Malheureusement, depuis son arrivée, il a instauré un climat de peur parmi ses collègues, y compris parmi les membres expatriés de la mission onusienne à Obo. On le surnomme “Mon seigneur,” en raison de sa gestion des plus discutables. Son autorité est tellement prédominante qu’en sa présence, tout le personnel se sent contraint de se lever, comme lors du passage d’un général dans l’armée. Cette attitude crée un climat de tension permanent, entravant la concentration des employés et décourageant toute communication constructive. De plus, Monsieur POLLOCK se comporte comme si sa connaissance était infaillible, parlant de manière désobligeante avec ses collègues, coupant souvent leurs conversations et les réprimandant publiquement.

 

Le comportement de Monsieur POLLOCK a récemment atteint un sommet lorsque, de manière provocatrice, il a dévalorisé une équipe de génie civil pakistanaise qui était présente pour des travaux routiers à Obo. Alors que les travailleurs pakistanais prenaient leur pause déjeuner, il les a accusés de ne pas travailler, suggérant qu’ils ne faisaient que manger inutilement. Cette provocation a engendré une série de tensions.

 

Son attitude envers monsieur Simplice, le responsable médias de la Minusca à Obo, a également choqué. Monsieur Simplice a porté ces préoccupations à ses supérieurs à Bangui, qui l’ont convoqué en urgence pour discuter de la situation. Malheureusement, malgré ces mises en garde, le chef de bureau persiste dans ses mauvaises pratiques.

 

Mais ce n’est pas tout. Monsieur POLLOCK a menacé de licencier trois chauffeurs-mécaniciens en décembre prochain, laissant planer une atmosphère d’incertitude parmi le personnel. Les menaces de licenciement ne se limitent pas aux chauffeurs mécaniciens, car les employés locaux, y compris les agents de nettoyage, sont également dans le collimateur de Monsieur POLLOCK. Les listes de ses comportements préjudiciables envers ses collègues sont interminables.

 

Même la population locale d’Obo ne le porte pas dans son cœur en raison de son comportement. Sa maîtrise de la langue nationale, sans accent, est l’une de ses rares qualités appréciées, mais ses attitudes envers les autres sont, malheureusement, à l’opposé.

 

Le personnel de la Minusca à Obo ainsi que la population locale se posent des questions fondamentales : avec un tel comportement, la Minusca pourra-t-elle atteindre ses objectifs à Obo ? Cette situation soulève des préoccupations sérieuses quant au respect des droits de l’homme au sein de l’institution, qui semble être éclipsé par un autoritarisme grandissant. Des mesures appropriées devront être prises pour résoudre ces problèmes et rétablir un climat de travail sain et respectueux au sein du bureau de la Minusca à Obo.

 

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La Dictature en Centrafrique : Un Nouveau Pas Vers l’Instauration du Parti Unique

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La Dictature en Centrafrique : Un Nouveau Pas Vers l’Instauration du Parti Unique

 

Rencontre du footballeur centrafricain Geoffrey Kondogbia avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Rencontre du footballeur centrafricain Geoffrey Kondogbia avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays autrefois prometteur de démocratie et de prospérité, se trouve aujourd’hui à un carrefour critique de son histoire politique. Les dirigeants au pouvoir, sous la houlette du président Faustin Archange Touadera, ont récemment achevé la révision du code électoral, un acte qui menace gravement les fondements démocratiques du pays. Cette démarche, toutefois, n’est qu’un élément d’une série de manœuvres mises en œuvre pour asseoir un pouvoir autoritaire sous la bannière du parti unique.

 

Le gouvernement de la République centrafricaine, décidément insensible aux préoccupations et aux droits de son peuple, semble déterminé à réduire la diversité politique dans le pays. Le 30 août dernier, une nouvelle constitution, controversée et illégale aux yeux de nombreux observateurs, a été promulguée. Cette constitution a jeté les bases d’un régime autoritaire en renforçant les pouvoirs présidentiels et en restreignant les contre-pouvoirs. Elle a ouvert la voie à la révision du code électoral, un projet qui a été finalisé le 19 octobre 2023.

 

Ce nouveau code électoral n’est pas seulement un amendement technique, il est une menace à l’égard de la démocratie centrafricaine. Les caciques du régime, réunis à Boali, ont révisé pas moins de 267 articles, modifiant ainsi les règles du jeu politique. L’une des modifications les plus préoccupantes est le passage du mode de scrutin à deux tours à un mode uninominal à un seul tour. Cette tentative de réforme du mode de scrutin avait déjà été faite en 2020, mais avait été abandonnée face à la résistance de l’opposition et des citoyens soucieux de préserver leur démocratie.

 

Cette résurgence du mode uninominal à un seul tour est inquiétante. Elle témoigne du désir du président Touadera et de son gouvernement de s’accrocher au pouvoir à tout prix, même au mépris de la volonté du peuple. Le mode uninominal à un seul tour réduit les chances pour les partis d’opposition et les candidats indépendants de se faire élire, favorisant ainsi le parti au pouvoir. Cela signifie qu’un gouvernement déjà critiqué pour son autoritarisme est maintenant en passe d’acquérir encore plus de pouvoir et de contrôle sur le processus électoral.

 

La démocratie en République centrafricaine est clairement en danger. Les dirigeants actuels semblent déterminés à instaurer un parti unique et à éliminer toute opposition significative. Ces manœuvres pourraient plonger le pays dans une ère de répression politique, de censure médiatique et d’étouffement de la société civile. Les citoyens de la République centrafricaine méritent mieux que cela. Ils méritent un gouvernement respectueux de leurs droits et de leurs voix, et non un régime autoritaire qui ne cherche qu’à consolider son pouvoir.

 

L’avenir de la République centrafricaine est incertain, mais une chose est claire : il est impératif que la communauté internationale surveille de près la situation et fasse pression sur le gouvernement pour qu’il respecte les principes démocratiques et les droits de l’homme. La démocratie en Centrafrique est un bien précieux qui doit être protégé, et les citoyens méritent la possibilité de décider de leur propre avenir politique, sans ingérence ni manipulation.

Affaire à suivre, car l’avenir de la République centrafricaine est en jeu.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Tragédie à Bakouma : Quatre Enfants Victimes de la Foudre

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Tragédie à Bakouma : Quatre Enfants Victimes de la Foudre

 

Centrafrique.org/centrafrique-une-ambulance-flambant-neuve-pour-les-habitants-de-bangassou/ambulance-de-bangassou-par-corbeaunews-centrafrique-fred-krock/” rel=”attachment wp-att-27387″ data-wpel-link=”internal”>
Don de l’honorable Serge Singha Bengba à la population de Bangassou, CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – Bakouma, une petite ville minière située à l’est de la République centrafricaine, a été secouée par une tragédie inattendue le dimanche 22 octobre 2023. Une pluie foudroyante s’est abattue sur cette communauté paisible, entraînant la mort tragique de quatre jeunes enfants. Leur vie a été fauchée par la foudre lors de cette journée sombre et pluvieuse.

 

La ville de Bakouma, nichée dans la préfecture du Mbomou, a été plongée dans le deuil à la suite de cette catastrophe. La perte de ces quatre jeunes vies a laissé la communauté sous le choc et en deuil. La tragédie s’est déroulée vers 17 heures et demi, lorsque la foudre a frappé de manière inattendue, laissant les habitants impuissants face à la violence de la nature.

Les 4 enfants foudroyés à Bakouma
Les 4 enfants foudroyés à Bakouma

 

Les détails de cet événement tragique sont déchirants. Les enfants, dont les âges varient, se trouvaient à l’extérieur lorsque l’orage a éclaté. Alors qu’ils jouaient, la foudre a soudainement frappé, les électrocutant instantanément. Les secours ont été immédiatement arrivés sur les lieux, mais il était malheureusement trop tard pour sauver ces précieuses vies.

 

L’impact de cette tragédie a été profondément ressenti au sein de la communauté de Bakouma. Les parents et les proches des victimes sont dévastés, cherchant à comprendre comment une journée en apparence ordinaire s’est transformée en un cauchemar. Les habitants de la ville se sont rassemblés pour soutenir les familles endeuillées, partageant leur douleur et offrant leur aide.

 

La foudre est un phénomène naturel dévastateur qui peut frapper n’importe où et à tout moment. Les tragédies comme celle de Bakouma nous rappellent à quel point la nature peut être imprévisible et brutale. Les autorités locales ont rappelé aux habitants de prendre des précautions en cas d’orage, de rester à l’abri et de ne pas s’exposer aux risques inutiles.

 

La perte de ces jeunes vies est une triste réalité qui rappelle à tous la fragilité de la vie humaine. Alors que Bakouma pleure la perte de quatre de ses jeunes résidents, nous sommes tous rappelés de l’importance de la sécurité en période d’intempéries et de la nécessité d’être préparés à faire face à de tels événements imprévus.

 

En ces temps de deuil, la communauté de Bakouma se serre les coudes pour surmonter cette épreuve incommensurable. La mémoire de ces jeunes âmes emportées trop tôt restera gravée dans le cœur de tous ceux qui les ont connus. Cette tragédie nous rappelle l’importance de la solidarité et de la compassion dans les moments difficiles, ainsi que la nécessité de se protéger contre les forces de la nature déchaînée.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Centrafrique: quand le préfet de la Vakaga se Bat Avec un Ex-Combattant à Birao

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quand le préfet de la Vakaga se Bat Avec un Ex-Combattant à Birao

 

 

Centrafrique.org/leonard-mbele-prefet-de-la-vakaga/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Leonard-Mbele-Prefet-de-la-Vakaga-418×450.jpg” alt=”Leonard Mbelé , Préfet de la Vakaga” width=”418″ height=”450″ />
Leonard Mbelé , Préfet de la Vakaga

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Lorsque l’on occupe une position de haute responsabilité au sein de l’État, il est généralement attendu que l’on fasse preuve de respect envers autrui et que l’on adopte une attitude exemplaire. Malheureusement, il arrive parfois que certaines personnes conservent des comportements immatures qu’ils ont acquis dans leur enfance, même en occupant des postes de pouvoir. C’est précisément le cas du préfet de la Vakaga, Leonard Mbelé, un officier supérieur de l’armée nationale qui a été nommé préfet il y a plusieurs années. Malheureusement, cet homme semble avoir du mal à abandonner son comportement puéril. Récemment, il s’est livré à une altercation avec un ancien combattant de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en public, jetant ainsi une ombre sur sa fonction et sa réputation.

 

L’ancien combattant de la CPC en question avait déposé les armes l’année précédente dans la ville de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, avant de décider de retourner dans sa ville natale, Birao, en attendant de bénéficier du programme de réintégration de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine). Cependant, à son arrivée à Birao grâce à l’appui de la MINUSCA, il a été appréhendé par la gendarmerie locale sur ordre du préfet. Le préfet le connaissait bien, sachant que ce jeune homme avait autrefois combattu au sein de la CPC. Après quelques jours de détention, la MINUSCA a finalement obtenu sa libération en plaidant en sa faveur, affirmant qu’il était un démobilisé cherchant à réintégrer la société.

 

Malheureusement, un incident récent est venu ternir cette tentative de réintégration. Lors d’une visite à la MINUSCA pour suivre son dossier de réintégration, le jeune homme a croisé le préfet sur le terrain de la mission. Sans la moindre explication, le préfet s’est violemment attaqué au jeune homme, le frappant de coups de poing. L’incident a rapidement suscité l’intervention de témoins présents sur les lieux pour calmer le préfet, qui agissait de manière impulsive et enfantine.

 

Ce qui est particulièrement surprenant dans cette affaire, c’est que le jeune homme aurait pu aisément maîtriser le préfet grâce à sa force physique supérieure, mais il a choisi de ne pas riposter. Son respect pour l’autorité du préfet et sa conscience du lien qui les unit expliquent son comportement. Pour lui, le préfet est comme un père, et il n’a pas pu se résoudre à le combattre, même en légitime défense.

 

Il convient de souligner que le préfet Leonard et le jeune Armel se connaissent depuis longtemps. Avant de rejoindre les groupes armés, le jeune homme avait travaillé en tant qu’agent de sécurité à Birao et avait même collaboré avec la MINUSCA. Le préfet était donc bien informé de son passé. Cependant, en l’absence d’informations précises sur les activités récentes du jeune homme, il a manifestement choisi d’agir de manière impulsive, compromettant ainsi la réputation de son poste et l’image des autorités locales.

 

Cet incident met en lumière le comportement préoccupant de certaines autorités en République centrafricaine, où le respect de la loi et la dignité des individus devraient être au cœur des actions des fonctionnaires publics. Le rôle des préfets, en particulier, est de maintenir l’ordre, la paix et la justice dans leurs régions respectives, et cela nécessite une conduite exemplaire et un respect envers tous les citoyens, quel que soit leur passé. En fin de compte, l’incident de Birao nous rappelle qu’il est essentiel que les responsables gouvernementaux agissent avec maturité, sagesse et respect, en mettant de côté leurs querelles personnelles pour servir au mieux la communauté et promouvoir l’unité et la réconciliation au sein du pays.

 

Par Moïse Banafio

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Le retour triomphal de l’ONG Alima à Mboki : Un espoir renaît pour la santé de la population

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Le retour triomphal de l’ONG Alima à Mboki : Un espoir renaît pour la santé de la population

 

 

 

Centrafrique.org/de-vaccination-de-long-alima-a-mboki/” data-wpel-link=”internal”>L'équipe de vaccination de l'ONG ALIMA à Mboki. CopyrightCNC
L’équipe de vaccination de l’ONG ALIMA à Mboki. CopyrightCNC

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Depuis la semaine dernière, un vent d’espoir souffle sur la ville de Mboki, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, avec le retour de l’ONG internationale ALIMA, l’Alliance for International Medical Action. Cette nouvelle a été accueillie avec une grande joie par la population locale et les autorités, redonnant ainsi un souffle de vie à cette communauté isolée.

 

Pendant les six derniers mois, les habitants de Mboki ont dû faire face à des conditions de vie médicales précaires, privés de tout centre hospitalier. Le bâtiment qui servait jadis à prodiguer des soins était laissé à l’abandon, vandalisé et pillé, ne laissant aucune ressource médicale à disposition. Les habitants devaient se tourner vers la médecine traditionnelle en cas de maladie, une situation catastrophique qui mettait en danger leur vie et leur bien-être.

 

La situation a commencé à s’améliorer il y a quelques semaines grâce à l’intervention des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Les casques bleus ont apporté un peu de soulagement en fournissant des soins médicaux d’urgence, mais cette assistance était principalement réservée aux femmes enceintes et aux enfants. Pour la grande majorité de la population, seul l’espoir en un “Dieu tout-puissant” restait pour les protéger.

Installation de l'équipe médicale de l'ONG Alima au sous les manguiers à Mboki. CopyrightCNC
Installation de l’équipe médicale de l’ONG Alima au sous les manguiers à Mboki. CopyrightCNC

 

Cependant, le maire de la ville et le sous-préfet de Mboki ont travaillé sans relâche pour trouver une solution à cette crise médicale. Ils ont sollicité l’aide de nombreuses organisations non gouvernementales humanitaires, et c’est ALIMA qui a répondu favorablement à leur appel. Dans la nuit du jeudi au vendredi, une équipe médicale d’ALIMA est arrivée de Zémio, apportant avec elle un regain d’espoir pour la population de Mboki.

 

Une cérémonie marquant le début des activités de l’ONG ALIMA à Mboki s’est tenue le lendemain vendredi en présence du coordonnateur de l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) du Haut-Mbomou, des autorités locales, des notables et de la population. L’ONG a immédiatement mis en place deux équipes médicales : l’une chargée de la vaccination, et l’autre dédiée aux soins d’urgence. Les responsables d’ALIMA ont annoncé que l’équipe médicale d’urgence restera à Mboki et continuera à travailler jusqu’à l’arrivée d’une autre équipe médicale dans les prochains jours. L’équipe de vaccination, quant à elle, quittera la ville une fois la première phase terminée.

 

Pour les habitants de Mboki, le retour d’ALIMA dans leur ville est un véritable soulagement. Enfin, ils ont accès à des soins médicaux essentiels, apportant un peu de réconfort dans une période difficile. Cette initiative rappelle combien les ONG telles qu’ALIMA sont cruciales pour les communautés vulnérables, offrant une lueur d’espoir dans des situations désespérées. Espérons que cet effort marque le début d’une amélioration continue de la situation médicale à Mboki et dans d’autres régions en difficulté de la République centrafricaine.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Accusations contre Maxime Mokome à la CPI : Un Montage Politique selon son Avocat

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Accusations contre Maxime Mokome à la CPI : Un Montage Politique selon son Avocat

 

Anti-Balaka-interviewe-par-le-diaspora-en-2016/” rel=”attachment wp-att-39252″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-ministre-maxime-mokome-à-lépoque-coordonnateur-de-la-milice-anti-balaka-interviewé-par-le-diaspora-en-2016-450×446.jpg” alt=”Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.” width=”450″ height=”446″ />
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – L’affaire de Maxime Mokome, l’un des chefs de la milice Anti-Balaka, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à la Cour Pénale Internationale (CPI), a récemment pris un tournant inattendu. Son avocat, Philippe Larochelle, accuse le gouvernement centrafricain d’être à l’origine de l’arrestation de son client et qualifie la décision du procureur de la CPI de retirer toutes les charges contre Maxime Mokome de “normale.” Selon l’avocat, cette affaire n’est qu’un montage politique visant à se débarrasser d’un adversaire gênant.

 

Maxime Mokome avait été inculpé pour des crimes graves, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, des accusations qui ont attiré l’attention du monde entier. Cependant, l’avocat de Mokome, Philippe Larochelle, prétend que la détention de son client à la CPI était le résultat d’un complot du bureau du procureur de la CPI et des autorités centrafricaines pour éliminer un opposant politique.

 

Philippe Larochelle déclare : “Nous en sommes arrivés là parce que le dossier contre Maxime Mokome n’est qu’un montage, une fabrication tissée à partir de mensonges de gens corrompus, prêts à toutes les magouilles et toutes les compromissions pour tenter de faussement accuser Maxime Mokome. Les accusations contre Maxime Mokome sont le résultat de la complicité entre le procureur de la Cour Pénale internationale et les autorités centrafricaines pour se débarrasser d’un adversaire gênant en la personne de Maxime Mokome.”

 

Selon l’avocat, le procureur de la CPI a joué un rôle ambigu dans cette affaire, alternant entre des poursuites contre Maxime Mokome et le retrait soudain de toutes les charges. Cette incohérence aurait semé le doute sur la crédibilité du dossier du procureur. Larochelle poursuit : “Le procureur souffle le chaud et le froid. Par ses actions, il ne rend service à personne, ni à la République centrafricaine, ni à sa population, et surtout pas à la justice. Le dossier du procureur était vide. Les raisons évoquées par le procureur sont un écran de fumée sur les réelles raisons qui justifient le retrait des accusations.”

 

Les allégations de Philippe Larochelle soulèvent des questions importantes sur l’intégrité du processus judiciaire à la CPI et la possibilité d’une implication politique dans cette affaire. Cependant, il est essentiel de rappeler que cette affaire est en cours de développement, et les détails précis du retrait des charges et de son contexte politique restent à clarifier.

 

Il est essentiel que cette affaire soit examinée avec soin et impartialité pour garantir que la justice soit rendue de manière équitable et transparente. Les allégations de Philippe Larochelle appellent à une enquête approfondie pour établir la vérité, qu’il s’agisse d’un complot politique ou d’un changement légitime de circonstances.

 

En fin de compte, cette affaire met en évidence l’importance de maintenir l’indépendance du système judiciaire et de garantir que les poursuites judiciaires reposent sur des preuves solides plutôt que sur des considérations politiques. La CPI devra faire preuve de transparence et de diligence dans le traitement de cette affaire pour rétablir la confiance en son intégrité.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : Jackson MAZETTE exclu temporairement du parti MLPC

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Jackson MAZETTE exclu temporairement du parti MLPC

 

Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-au-chevets-de-koyambonou-et-sa-bande-coinces/jackson-mazette-au-dernier-anniversaire-du-mlpc-quil-a-organise/” rel=”attachment wp-att-63808″ data-wpel-link=”internal”>Jackson Mazette au dernier anniversaire du MLPC qu'il a organisé
Jackson Mazette au dernier anniversaire du MLPC qu’il a organisé

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Le Bureau politique du parti politique le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, affilié à l’Internationale Socialiste, a pris une décision significative en excluant temporairement son 2ème Vice-Président, Monsieur Jackson MAZETTE, en raison de récidive d’infractions, démontrant ainsi son engagement envers la responsabilité et la conformité de ses membres.

 

Le MLPC, un parti politique centrafricain, affiche fièrement ses valeurs de Justice, de Liberté et du Travail. En tant que membre de l’Internationale Socialiste, le parti s’engage à promouvoir des idéaux sociaux progressistes, ce qui en fait un acteur clé dans la politique centrafricaine.

 

La décision N°02/23, annoncée dans le cadre du Secrétariat Général du parti, concerne l’exclusion temporaire d’un de ses militants, en l’occurrence, leur Camarade Jackson MAZETTE, qui occupait la position de 2ème Vice-Président chargé de l’organisation, de la mobilisation et du suivi des organes depuis le dernier congrès ordinaire de mars 2020. Cette décision a été prise suite à une réunion extraordinaire du Bureau Politique du Bureau politique le 17 octobre 2023.

 

Le motif principal de cette exclusion temporaire est la récidive des infractions commises par le sieur Jackson MAZETTE. Il avait déjà fait l’objet d’une suspension par la Décision N°001/023 du 10 mars 2023. Les dispositions des articles 76, 77, 78, 79 alinéa 2, 80 et 85 du Règlement Intérieur du parti ont été invoquées pour justifier cette exclusion.

 

La décision d’exclusion temporaire a été signée, par ordre, par l’honorable Bernard Dillah, 5ème vice-président au Bureau politique, conformément aux Statuts et au Règlement intérieur du MLPC. Elle prend effet immédiatement à compter de la date de sa signature. De plus, il est prévu que cette décision soit enregistrée et publiée partout où cela sera nécessaire.

 

Cette radiation temporaire du MLPC, intervenue deux jours après le rappel à l’ordre de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, témoigne de son engagement envers la discipline et le respect de ses règles internes. Elle démontre également la détermination du parti à maintenir l’intégrité de ses membres et à faire respecter les normes éthiques et de conduite. La démarche dénote une volonté de renforcer l’unité et la cohésion au sein du parti.

 

Les conséquences de cette radiation temporaire décrites par un conseiller politique du MLPC contacté par la Rédaction sont lourdes pour Jackson Mazette. De l’interdiction d’utiliser les logo et nom du MLPC à ses fins politiques personnelles, à la restitution de sa carte d’adhésion et ce, en passant par l’interdiction de parler au nom de ce parti. Telles sont les premières conséquences immédiates de cette radiation, selon ce conseiller. Et d’ajouter que ” la décision, étant enregistrée et publiée partout où cela sera nécessaire, elle servira à des fins des poursuites judiciaires en son encombre s’il persiste et signe dans ses récidives”, conclut ce conseiller.

 

Cette décision, bien que temporaire, envoie un message clair aux membres du MLPC et à la communauté politique centrafricaine, à savoir que le parti est prêt à prendre des mesures fermes pour faire respecter ses principes et son fonctionnement interne. Elle montre également que le MLPC est résolu à maintenir sa réputation en tant que parti politique responsable et engagé.

 

Le MLPC continuera sans aucun doute à jouer un rôle important dans la politique de la République centrafricaine, défendant ses valeurs de Justice, Liberté et Travail, tout en veillant à l’intégrité de ses membres et à la conformité de ceux-ci avec ses règles et réglementations internes.

 

Par la Rédaction du CNC.

 

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Le Maire de Bangui : Inertie en face de la Salubrité

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Le Maire de Bangui : Inertie en face de la Salubrité

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Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – La récente implication de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans l’assainissement de la ville de Bangui souligne un problème persistant sous l’administration du maire Emile Gros Nakombo. Alors que le personnel des différentes organisations onusiennes s’unit pour nettoyer la ville à l’approche de la Journée des Nations Unies, il est difficile de ne pas remettre en question le rôle du maire dans le maintien de la propreté et de la santé publique à Bangui.

 

L’initiative de l’OMS et d’autres organisations onusiennes est louable, visant à offrir un environnement plus sain à la population en se concentrant sur le marché Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui. Cette action a mobilisé des participants enthousiastes qui sont prêts à œuvrer pour la protection de leur ville et de leurs concitoyens. Cependant, une question cruciale se pose : pourquoi cette initiative est-elle nécessaire en premier lieu ? La réponse nous ramène inévitablement à la responsabilité du maire de Bangui.

 

Il est révélateur que certains citoyens attribuent la montée de l’insalubrité dans la ville à l’administration de M. Nakombo. Les habitants de Bangui ne devraient pas avoir à compter sur des organisations internationales pour nettoyer leur propre ville. Le leadership du maire devrait suffire à assurer un environnement propre et sain pour les résidents.

 

Les commentaires optimistes des citoyens sur l’initiative des Nations Unies ne devraient pas dissimuler le fait que l’insalubrité dans la ville est devenue un problème majeur, un problème qui semble être laissé en suspens par les autorités locales. Les citoyens, dans leur enthousiasme, expriment leur frustration quant à la situation actuelle de Bangui. Ils soulignent également la nécessité pour tout le monde de s’impliquer, mais ne devraient-ils pas avoir un maire qui soit en tête de ces efforts au lieu de dépendre de leur propre initiative ?

 

Marie-Constance, représentante intérimaire de l’OMS en République Centrafricaine, évoque les implications de l’insalubrité environnementale sur la santé et le bien-être mental. Cela met en évidence l’importance critique de maintenir un environnement propre pour le bien-être de la population. Il est indéniable que l’assainissement de la ville est une question d’importance nationale, et il est décevant de voir que les initiatives locales ne parviennent pas à résoudre le problème.

 

Il est important de rappeler que le maire de Bangui est un acteur clé dans la gestion de la ville et qu’il est en mesure de mettre en place des mesures efficaces pour résoudre les problèmes d’insalubrité. En tant que leader local, il devrait être en première ligne pour assurer un environnement sain pour les citoyens de Bangui.

 

Alors que la Journée des Nations Unies vise à valoriser les activités des organisations onusiennes en faveur du développement des peuples membres de l’ONU, il est regrettable que Bangui doive encore compter sur l’aide internationale pour résoudre ses problèmes d’assainissement. Le maire de Bangui devrait prendre cette critique comme une opportunité d’amélioration et agir de manière proactive pour garantir que la ville soit propre et saine pour ses résidents. Il est temps que les citoyens de Bangui puissent avoir confiance en leur leadership local pour répondre à leurs besoins essentiels en matière d’assainissement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Amélioration de l’écoute : La Radio Notre-Dame se tourne vers ses auditeurs et bienfaiteurs

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Amélioration de l’écoute : La Radio Notre-Dame se tourne vers ses auditeurs et bienfaiteurs

 

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radio Motre-Dame de Bangui. Par mickaël Kossi pour corbeaunews

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – La Radio Notre-Dame, une institution bien connue pour son engagement dans la diffusion de contenus religieux et spirituels de qualité, a récemment organisé une journée portes ouvertes destinée à ses précieux auditeurs. L’objectif de cet événement était multiple, mettant en avant à la fois les nouvelles technologies dont dispose la station et les défis auxquels elle est confrontée.

 

Samedi dernier, les portes de la Radio Notre-Dame se sont ouvertes pour accueillir chaleureusement ses auditeurs fidèles et curieux. Cette initiative, inédite pour la station, avait pour dessein de présenter les derniers équipements dont elle dispose, mais aussi de partager les difficultés qu’elle rencontre dans sa mission de diffusion de contenus de qualité. Abed Dani Arthur Bandoba Grembe, directeur général de la Radio Notre-Dame, a partagé ses réflexions sur l’événement et la nécessité de mobiliser des ressources pour surmonter les obstacles qui se dressent devant eux.

 

L’événement a été baptisé « Radio Notre-Dame, E Kaï n’a a kpalé ti machine ti yé », un nom qui traduit la volonté de la station de se moderniser tout en restant fidèle à sa mission spirituelle. Le directeur général a mis en avant un projet d’urgence visant à renouveler l’ensemble des équipements, depuis l’antenne jusqu’au studio de la radio. Un élément clé de ce projet est l’installation d’une nouvelle antenne de relais, qui permettra d’améliorer la continuité de l’écoute, même lorsque des problèmes surviennent.

 

Ces dernières années, les auditeurs de la Radio Notre-Dame ont fait face à des interruptions fréquentes de la diffusion, principalement dues à des problèmes de réception. La nouvelle antenne de relais permettra de remédier à ce problème, garantissant ainsi une expérience d’écoute ininterrompue et agréable pour le public.

 

Cependant, la mise en œuvre de ces projets nécessite des ressources considérables. C’est pourquoi la Radio Notre-Dame se tourne vers ses auditeurs et les personnes de bonne volonté pour obtenir leur soutien financier. Cette démarche illustre la solidarité qui unit la station à son public, soulignant l’importance de la collaboration entre la radio et ses auditeurs pour surmonter les défis actuels.

 

La Radio Notre-Dame, riche de son histoire et de son engagement spirituel, s’efforce de rester à la pointe de la technologie pour offrir une expérience d’écoute optimale à ses fidèles auditeurs. Grâce à cette journée portes ouvertes et à l’appel à la générosité de son public, elle espère continuer à rayonner et à inspirer des vies à travers ses émissions et programmes empreints de spiritualité. La radio rappelle ainsi que son succès dépend en grande partie de la solidarité de sa communauté et de ses bienfaiteurs, soulignant ainsi l’importance de l’unité pour atteindre ses objectifs.

 

Par Anselme Mbata

 

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L’Union européenne remet des actes de naissance aux enfants de Begoua en Centrafrique

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L’Union européenne remet des actes de naissance aux enfants de Begoua en Centrafrique

 

L'ambassadeur de l'UE en Centrafrique qui prononce son discours
L’ambassadeur de l’UE en Centrafrique qui prononce son discours. CopyrightUE-RCA

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – En Centrafrique, un acte de naissance est plus qu’un simple morceau de papier ; c’est la clé qui ouvre les portes à de nombreux droits fondamentaux, notamment l’éducation, la santé, et la participation civique. Malheureusement, de nombreux enfants de cette nation d’Afrique centrale n’ont pas la chance de posséder ce document essentiel. Pour remédier à cette situation, l’Union européenne a récemment entrepris une initiative louable visant à délivrer des actes de naissance gratuits à des centaines d’enfants dans la commune de Begoua.

 

La commune de Begoua est située au nord de la capitale centrafricaine, Bangui, et elle est l’une des nombreuses régions du pays où l’accès à l’acte de naissance est limité. Pourtant, l’absence de ce document peut avoir des conséquences graves pour les enfants, les privant de leur droit à une identité reconnue et les excluant des services essentiels. C’est pourquoi l’initiative de l’Union européenne est un pas significatif dans la bonne direction pour améliorer la situation des enfants de Begoua.

 

Lors de la remise des actes de naissance, qui a eu lieu le samedi dernier, 250 enfants de Begoua ont enfin obtenu ce document crucial qui les aidera à façonner leur avenir. Douglas Carpenter, le représentant de l’Union européenne en République centrafricaine , a souligné l’importance de cette démarche en disant : « Chaque citoyen a le droit de posséder une identité reconnue. Grâce à notre programme de soutien à cette modernisation, nous faisons un pas important dans cette direction. Ils ouvrent la porte à de nombreux droits fondamentaux comme l’éducation, la santé, la participation civique. »

 

Mais l’initiative ne s’arrête pas à Begoua. L’Union européenne a également pour projet de doter la commune de Bimbo de livrets de naissance importants pour permettre aux enfants d’en disposer dès la naissance. Cela démontre l’engagement continu de l’Union européenne envers la modernisation du système administratif centrafricain.

 

La cérémonie de remise des actes de naissance a également été l’occasion de sensibiliser les parents à l’importance de ce document administratif. De nombreuses questions ont été posées sur les difficultés auxquelles les parents sont confrontés lors de la procédure d’obtention de l’acte de naissance. L’initiative a reçu un soutien chaleureux des autorités centrafricaines, qui voient en cela une valeur ajoutée pour l’avenir des enfants et de leurs bénéficiaires.

 

Le ministre d’État à la justice, Arnaud Djoubaye Abazen, a souligné l’importance de l’état civil en tant qu’expression de la souveraineté d’un pays, ajoutant que cette initiative s’inscrit dans une démarche stratégique de l’engagement de l’Union européenne envers le gouvernement centrafricain pour la modernisation de l’état civil en République centrafricaine.

 

Gabin Isidore Ghalimbi, un parent dont l’enfant n’avait pas pu obtenir un acte de naissance, s’est exprimé avec joie à propos du projet : « Suite aux événements qui se sont produits dans notre pays, nous avons perdu l’acte de naissance de nos enfants. Nous sommes heureux aujourd’hui d’en avoir un acte de naissance pour nos enfants. Il y avait eu un projet similaire dans les années passées, mais malheureusement, nous n’avions pas eu l’occasion de faire l’acte de naissance à nos enfants. Mais pour cette fois-ci, nous sommes vraiment très heureux. »

 

La situation des enfants sans acte de naissance est un défi majeur en Centrafrique, exacerbé par les conflits et les crises que le pays a traversés. Non seulement ces enfants sont privés de leurs droits, mais les archives de l’état civil sont également affectées, ce qui rend difficile l’accès aux documents existants. Cependant, l’initiative de l’Union européenne offre de l’espoir en montrant la voie pour éviter ce problème à l’avenir. Elle rappelle que chaque enfant a le droit à une identité, à une vie meilleure, et à un avenir rempli de possibilités.

 

Par Firmin Gazalogo

 

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Les travailleurs du secteur formel et informel unis pour le travail décent et la dignité

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Les travailleurs du secteur formel et informel unis pour le travail décent et la dignité

 

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Retour au calme et circulation désormais à pieds au PK12 après leurs cachettes

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – Le vendredi dernier, les travailleurs du secteur informel et formel se sont rassemblés pour discuter de leurs conditions de travail difficiles. Organisée par le mouvement international ATD Carmon, la Journée Mondiale du Refus de la Misère a permis à chacun de mettre en lumière les mots qui minent la République Centrafricaine (RCA) et d’exprimer leur désir de vivre dans la dignité. Le thème de cette année était “Le travail décent et protection sociale pour mettre la dignité en action”.

 

Lors de cette rencontre, des hommes et des femmes qui luttent ardemment pour échapper à la misère ont pris la parole pour partager leurs expériences et difficultés. Parmi eux, Delphine Konamna, une veuve et mère, a partagé son histoire : “J’achète du bois de chauffage à Mpoko que je transporte en pousse-pousse pour revendre. C’est grâce à l’argent de la vente que je paie la scolarité de mes enfants et réponds à leurs besoins. Je fabrique des briques pour éviter la misère.” Delphine illustre ainsi le courage et la détermination de nombreuses personnes qui, malgré leurs conditions difficiles, travaillent dur pour améliorer leur vie.

 

Cependant, il est important de noter que de nombreux travailleurs, comme Patrick, font face à des problèmes d’exploitation et d’injustice. Patrick, qui effectue des travaux de jardinage et fabrique des cordes servant à puiser de l’eau, a partagé son expérience : “Mon voisin m’a sollicité pour débroussailler sa concession, ce que j’ai fait. Mais jusqu’à ce jour, il ne m’a pas encore payé.” Ces histoires révèlent l’absence de respect de la dignité de ceux qui travaillent dur pour subvenir à leurs besoins.

 

Christian Garot, inspecteur du travail et de la loi sociale, a encouragé les victimes de ces injustices à chercher la justice : “Nous allons les orienter pour qu’ils puissent voir ce qu’il convient de faire en ce qui concerne la législation sociale. La justice est rendue lorsque des actions sont intentées.” Il est essentiel que les travailleurs sachent qu’ils ont des droits et que la loi est de leur côté.

 

Bob Catimbo, représentant du mouvement international Agir Tous pour la dignité ATD Carmon, a souligné l’importance de cette rencontre en ces termes : “On ne peut pas parler de travail décent alors qu’il subsiste encore des déséquilibres, des inégalités et de la maltraitance sociale. Les familles se sont mobilisées pour dénoncer les abus sociaux dont elles sont victimes, que ce soit dans le secteur formel ou informel.” Cette journée a mis en lumière la nécessité de mettre fin aux injustices sociales et d’assurer un traitement équitable pour tous les travailleurs.

 

La Journée Mondiale du Refus de la Misère est reconnue par les Nations Unies et est célébrée chaque année le 17 octobre. Cet événement souligne l’importance de travailler ensemble pour éradiquer la misère, promouvoir le travail décent et garantir la dignité de tous les individus, qu’ils travaillent dans le secteur formel ou informel. Il est temps que la société et les autorités reconnaissent les contributions de tous les travailleurs et veillent à ce qu’ils bénéficient de conditions de travail dignes.

 

Par Sylvain Passi

 

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Démission de M. Serge Simon Bozanga de son rôle de Porte-Parole Politique de la CPC

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Démission de M. Serge Simon Bozanga de son rôle de Porte-Parole Politique de la CPC

 

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L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – Dans une lettre adressée au Coordonnateur Général de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), Le Général François Bozize Yangouvonda, M. Serge Simon Bozanga a annoncé sa démission de son poste de Porte-Parole Politique de la CPC. Cette décision, qui intervient après trois années de service dédiées à la cause, a été prise pour des “convenances personnelles”, selon le contenu de la lettre de démission.

 

  1. Serge Simon Bozanga avait accepté sa nomination en tant que Porte-Parole Politique de la CPC en décembre 2020, une position qui impliquait de représenter et de communiquer au nom de la coalition politique et militaire dirigée par le Général François Bozize Yangouvonda. Dans sa lettre de démission, Bozanga évoque l’intérêt général pour la République centrafricaine et la quête de perspectives plus heureuses pour les citoyens qui vivent sous le régime du Président Touadéra.

 

Au cours de ses trois années de service au sein de la CPC, M. Bozanga a fait preuve d’un engagement inébranlable en mettant à disposition son expérience, ses compétences, et son intégrité pour la cause de la coalition. Il souligne également qu’il a consenti des sacrifices considérables dans sa mission. De plus, M. Bozanga fait référence à une “condamnation infâme” subie, laquelle, selon lui, est le résultat des actions entreprises sous le régime en place.

 

Bien que M. Bozanga ait démissionné de sa position de Porte-Parole Politique de la CPC, il reste profondément engagé en tant que patriote. Il affirme sa disponibilité et sa détermination à continuer de soutenir les combattants et résistants dans leur lutte pour la restauration de la démocratie en République centrafricaine et pour le bien-être de ses concitoyens.

 

La démission de M. Serge Simon Bozanga soulève des questions sur les implications futures pour la CPC et la direction qu’elle prendra. La coalition, qui a été un acteur majeur dans le paysage politique centrafricain, continue de jouer un rôle crucial dans la politique du pays. Les conséquences de cette démission sur l’avenir de la CPC restent à déterminer.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Birao : Le calme est revenu après des rumeurs de présence d’hommes armés

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Birao : Le calme est revenu après des rumeurs de présence d’hommes armés

 

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patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – Dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément à Birao, la tension a récemment monté en flèche à cause de rumeurs persistantes concernant la présence d’hommes armés aux alentours de la ville. Cette situation a plongé la population locale dans la peur et l’incertitude, provoquant même une panique générale la semaine dernière.

 

Les habitants de Birao vivaient dans l’angoisse depuis plusieurs jours, inquiets que des hommes armés rôdent non loin de leur ville. Les rumeurs d’une attaque imminente ont semé la confusion parmi les résidents, les poussant à craindre le pire. Cependant, selon les déclarations du préfet de la Vakaga, Léonard Mbelé, ces allégations de la présence d’hommes armés ne sont que des rumeurs infondées. Il a rassuré la population en déclarant : “Là se sont des rumeurs. Avant-hier, ça a créé la panique au sein de la population. Après vérification, tout ça, même les drones ont survolé, on a appelé les uns et les autres un peu partout tout ça. Les rebelles sont au niveau de Aouk, très loin de Birao.”

 

Cependant, lors de sa conférence hebdomadaire à Bangui, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a confirmé avoir reçu des informations concernant la présence présumée d’hommes armés en périphérie de Birao. La Minusca a rapidement pris des mesures pour assurer la sécurité de la population, comme l’a expliqué Bertrand Dakissaga, porte-parole de la force de la Minusca : “En ce qui concerne la question de présence d’hommes armés près de Birao, effectivement, c’est une question sur laquelle la force de la Minusca est informée. Bien évidemment, la situation est monitorée, est suivie en temps réel, de sorte à ce que les casques bleus présents dans la localité puissent jouer leur rôle conformément au mandat de protéger la population civile.”

 

Heureusement, à l’heure actuelle, la situation à Birao semble s’être calmée, et les habitants reprennent progressivement leurs activités quotidiennes en toute quiétude. Cependant, il est important de rester vigilant face aux rumeurs et de faire preuve de prudence pour éviter de semer la panique injustifiée au sein de la population.

 

À noter que les autorités de Bangui n’ont pas encore émis de commentaire officiel sur ces rumeurs concernant la présence présumée d’hommes armés aux abords de Birao. La situation demeure sous surveillance, et les forces de la Minusca sont prêtes à intervenir pour garantir la sécurité des habitants de la région si la nécessité se présente.

 

Par Moïse Banafio

 

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Une lueur d’espoir pour l’école maternelle de Gbayadombia à Bangui

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Une lueur d’espoir pour l’école maternelle de Gbayadombia à Bangui

 

 

 

 

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Lors de la remise officielle du bâtiment de l’école maternelle du quartier Gbayadombia par la Minusca. CopyrightCNC

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – À Bangui, le 18 octobre 2023, les autorités centrafricaines locales et administratives ont célébré la rénovation de l’école maternelle de Gbayadombia, située dans le 3e arrondissement de la ville. Cette rénovation a été rendue possible grâce à l’implication de la cellule des activités civiles et militaires de l’état-major intégré de la MINUSCA, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine.

 

L’événement s’est déroulé en présence du commandant de la force de la MINUSCA et du représentant de la ministre de la promotion du genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant. Lors de la cérémonie, l’importance de cette rénovation a été soulignée, mettant en lumière le rôle crucial que jouent les écoles maternelles dans la formation des futures générations. Le représentant de la ministre a déclaré : « Vous avez choisi d’œuvrer au profit des enfants, des tout petits, qui sont certes tout petits maintenant, mais qui dans 15, 20, 25 ans seront certainement les responsables envers lesquels auront la chance de mener les actions de ce pays ».

 

Cette rénovation visait principalement à fournir un environnement de travail sûr et approprié aux enseignants et aux 208 enfants fréquentant cet établissement, âgés de 3 à 5 ans. Avant ces travaux, l’école maternelle de Gbayadombia était confrontée à des défis majeurs, notamment des infrastructures délabrées et un équipement inadéquat. Les blocs sanitaires étaient insalubres en raison de l’absence d’adduction en eau, ce qui compromettait sérieusement les conditions d’hygiène. De plus, les salles de classe étaient usées, avec des mobiliers en état de ruine, y compris les chaises, les bureaux, les bancs et les armoires. Parfois, trois enfants devaient partager une seule chaise, ce qui rendait l’apprentissage difficile.

 

Les travaux de rénovation ont été entrepris par les casques bleus de la police et de la force de la MINUSCA. Leur engagement à améliorer les conditions de l’école maternelle de Gbayadombia témoigne de l’importance que la communauté internationale accorde à l’éducation des enfants en République centrafricaine.

 

Il est essentiel de rappeler que la République centrafricaine a connu une grave crise en 2013, qui a touché de nombreux quartiers de Bangui, y compris le troisième arrondissement, ainsi que la population de Gbayadombia. Cette crise a eu des conséquences désastreuses sur le système éducatif, paralysant les années académiques et les activités scolaires. La rénovation de l’école maternelle de Gbayadombia représente donc un pas en avant significatif pour la reconstruction de l’éducation dans la région.

 

Cette réhabilitation ne se limite pas à la rénovation des bâtiments, mais elle incarne également un espoir renouvelé pour les enfants de Gbayadombia. Ils ont reçu des fournitures scolaires lors de la remise des bâtiments, ce qui contribue à créer un environnement propice à leur éducation et à leur épanouissement. L’investissement dans l’éducation des jeunes enfants est essentiel pour bâtir un avenir meilleur pour la République centrafricaine.

 

Rappelons que la rénovation de l’école maternelle de Gbayadombia est un exemple de la manière dont la coopération internationale et la solidarité peuvent avoir un impact positif sur la vie des plus vulnérables. Elle incarne un espoir pour les enfants de la République centrafricaine, en leur offrant un environnement éducatif plus sûr et plus propice à leur développement. Espérons que cette rénovation ne soit qu’un premier pas vers la réhabilitation de nombreuses autres écoles dans le pays, garantissant ainsi un avenir meilleur pour les générations à venir.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Attaque de la CPC dans le Bamingui-Bangoran : Une journée tragique pour l’armée nationale

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Attaque de la CPC dans le Bamingui-Bangoran : Une journée tragique pour l’armée nationale

 

Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />
Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 22 octobre 2023 (CNC) – Dans la matinée du samedi 21 octobre 2023, une petite localité paisible située entre Miamani et Tiri, à une centaine de kilomètres de Ndélé, chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran, a été le théâtre d’une attaque dévastatrice. Les éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris d’assaut une position de l’armée nationale et de ses alliés du groupe Wagner. Les témoins sur place rapportent des scènes de chaos, et bien que le bilan provisoire ne soit pas encore disponible, les dégâts causés par cette attaque militaire semblent considérables.

 

L’attaque soudaine a pris de court la petite localité et a semé la terreur parmi la population locale. Les bruits assourdissants des armes à feu et des explosions ont rompu le calme matinal, alors que les habitants cherchaient refuge et sécurité.

 

La région du Bamingui-Bangoran est depuis longtemps le théâtre de tensions et de conflits armés, principalement liés aux activités des groupes rebelles. Cette attaque ne fait que renforcer la précarité de la situation et la vulnérabilité des civils qui y résident.

 

Bien que le bilan humain ne soit pas encore établi, des sources locales indiquent que les rebelles de la CPC ont mené une attaque violente. Ils ont réussi à récupérer des armes et des munitions laissées par les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans leur retrait. Cette prise d’armes représente un sérieux revers pour les forces gouvernementales, compromettant davantage leur capacité à maintenir la stabilité dans la région.

 

Les attaques de la CPC sont devenues monnaie courante ces derniers mois dans le Bamingui-Bangoran. Le groupe a proclamé son opposition au gouvernement central et a continué de lancer des attaques contre les forces gouvernementales et les alliés étrangers qui les soutiennent. Ces attaques ont entraîné un déplacement massif de populations et ont créé une situation humanitaire préoccupante.

 

Cette attaque récente met en évidence la nécessité d’une intervention rapide pour mettre fin à la violence et protéger les civils innocents qui continuent de souffrir des conséquences de ce conflit. Les négociations de paix et les efforts diplomatiques doivent être intensifiés pour mettre un terme à la violence qui déchire le Bamingui-Bangoran et d’autres régions de la République centrafricaine. Les habitants de ces régions méritent un avenir plus sûr et plus stable, loin des horreurs de la guerre.

 

Par Moïse Banafio

 

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CENTRAFRIQUE : LES LOIS JUGÉES INNOVANTES ET SALVATRICES À PEINE PROMULGUÉES SONT-ELLES DÉJÀ EN DÉSUÉTUDE ET CADUQUES ?

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LES LOIS JUGÉES INNOVANTES ET SALVATRICES À PEINE PROMULGUÉES SONT-ELLES DÉJÀ EN DÉSUÉTUDE ET CADUQUES ?

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui, 22 octobre 2023 (CNC) – Le pouvoir de Bangui sest empressé avec fracas et en méconnaissance des règles basiques de procédure à intégrer dans larchitecture juridique de notre pays des lois jugées innovantes, salvatrices, destinées à contribuer au développement socio-économique.

 

Il sagit entre autres dabord du décret N*23.199 du 30 août 2023 portant promulgation de la nouvelle constitution, ensuite de la loi N*22.004 du 22 avril 2022 régissant la cryptomonnaie et la « tokénisation » des ressources naturelles, foncières de la République centrafricaine jugée dangereuse pour la stabilité et lintégrité financière mais surtout pour la protection des consommateurs.

Cette panoplie de textes juridiques sensés libérer le pays du joug néocolonialiste et faire le lit du développement tous azimuts semble gripper et a montré ses limites à la frontière de la désuétude.

Le pouvoir de Bangui a dailleurs pris acte sans réagir de linexplicable évaporation dune agence de cryptomonnaie emportant des centaines de millions de consommateurs déjà appauvris par le système gabegique imposé.

Comme si cela ne suffisait pas, depuis la promulgation de la nouvelle constitution, le pouvoir de Bangui peine visiblement à mettre en place un nouveau gouvernement avec une nouvelle feuille de route en vue dimpulser une nouvelle dynamique à la machine administrative.

Même la désignation du vice-président de la république prévue par la nouvelle constitution et qui relève du pouvoir discriminatoire du président de la république tarde à prendre corps au risque de créer une profonde division parmi les dinosaures du régime.

Au regard de ce qui précède, le citoyen lambda déboussolé et par manque de repères sinterroge :

La désignation dun vice-président de la république et la mise en place des institutions républicaines prévues par la nouvelle constitution résulte t-elle dun processus qui nécessite du temps ?

La mauvaise expérience d’évaporation mystérieuse de lagence décrédibilisant au passage la cryptomonnaie marque t-elle la fin ou la caducité de la loi régissant la cryptomonnaie en Centrafrique ?

La nouvelle constitution soigneusement gardée dans le tiroir de la présidence est-elle déjà désuète ou obsolète ?

Sagit-il dune abrogation par désuétude ou implicite en dépit de la propagande tapageuse qui prônait les bienfaits de la nouvelle constitution ?

Comment justifier limmobilisme ou la paralysie politique des prétendus démocrates de Bangui ?

En tout état de cause, le peuple nest pas dupe, vous observe…et prendra ses responsabilités quand celles-ci simposeront.

Noublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne récolte que ce quon a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui sattendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que cest moi.

 

Par Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des Élections.

 

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Pour Igor Lamaka : Maxime Mokom Libre, Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Ekatom Suivront

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Pour Igor Lamaka : Maxime Mokom Libre, Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Ekatom Suivront

Centrafrique.org/monsieur-igor-lamaka/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Monsieur-Igor-Lamaka-450×374.jpg” alt=”Monsieur Igor Lamaka” width=”450″ height=”374″ />
Monsieur Igor Lamaka

 

 

 

 

Bangui, 22 octobre 2023 (CNC) – Le 19 octobre dernier, la Cour Pénale Internationale (CPI) a annoncé une décision majeure : l’abandon de toutes les charges pesant contre Maxime Mokom, un nom bien connu dans le contexte des troubles en République Centrafricaine depuis 2013. Cette nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement et des réactions positives de la part de ses partisans, mais elle a également soulevé des questions concernant le processus judiciaire qui a conduit à cette décision. Dans un communiqué émis en réponse à cette annonce, Igor Lamaka, l’ancien porte-parole de la Coordination Générale des Patriotes Anti-Balaka, a exprimé sa gratitude et réaffirmé l’innocence de Mokom.

 

Dans son communiqué, Lamaka commence par remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont apporté leur soutien et leurs prières. Il souligne l’importance de ce moment pour lui et pour ceux qui ont été impliqués dans cette affaire depuis le début. Les partisans de Maxime Mokom ont toujours affirmé son innocence depuis le déclenchement de la crise en République Centrafricaine en 2013. Cette décision de la CPI est perçue comme une confirmation de cette innocence tant revendiquée.

 

Lamaka évoque également la dimension spirituelle de cette affaire en faisant référence à “l’éternel Dieu”, qu’il considère comme le “juste juge de ses élus”. Cela suggère que, pour lui, la vérité finira toujours par triompher, que ce soit par la voie de la justice humaine ou divine. Cette dimension spirituelle est importante pour comprendre la profondeur de la conviction de Lamaka et de ses partisans en l’innocence de Mokom.

 

Lamaka ne manque pas de comparer la méthode du procureur actuel, Karim Khan, à celle de son prédécesseur, Fatou Ben Souda. Il estime que le choix du procureur Khan d’examiner attentivement les dossiers a conduit à l’abandon des charges contre Maxime Mokom. Cette comparaison implique que les précédentes procédures n’ont peut-être pas été aussi justes ou rigoureuses. Cependant, il est important de noter que le travail de la CPI est complexe, et toute décision doit être prise avec soin et en se basant sur des preuves solides.

 

Igor Lamaka conclut en exprimant sa confiance envers la justice internationale et en proclamant l’innocence de Maxime Mokom. Il affirme que la vérité a été rétablie avec la libération de Mokom. Enfin, il laisse entendre aussi que les accusés, Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Ekatom, pourraient également être libérés dans les prochains jours, ce qui est une nouvelle importante pour ceux qui suivent de près cette affaire.

 

En résumé, la décision de la CPI d’abandonner les charges contre Maxime Mokom a été accueillie avec joie par ses partisans, qui continuent de proclamer son innocence. Igor Lamaka a saisi cette occasion pour remercier ceux qui les soutiennent et pour souligner la confiance en la justice internationale. Cette affaire soulève des questions sur les procédures antérieures de la CPI et sur le rôle du nouveau procureur, Karim Khan, dans cette décision. La libération de Mokom ouvre également la voie à l’éventuelle libération de Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom. La question de l’innocence ou de la culpabilité dans cette affaire reste complexe et controversée, mais cette décision a certainement suscité des réactions passionnées des deux côtés.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Inquiétude dans le Haut-Mbomou : La vérité derrière les déclarations du député Éric Gervais KPIODIGUI

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Inquiétude dans le Haut-Mbomou : La vérité derrière les déclarations du député Éric Gervais KPIODIGUI

 

Zemio-monsieur-eric-kpiodigui-accuse-davoir-retenir-illegalement-en-detention-une-camerounaise/le-depute-de-zemio-monsieur-eric-kpiodigui/” rel=”attachment wp-att-53390″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/le-depute-de-Zemio-Monsieur-Eric-Kpiodigui-450×434.jpg” alt=”le député de Zémio, Monsieur Éric Kpiodigui” width=”450″ height=”434″ />
le député de Zémio, l’honorable Éric Kpiodigui

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 octobre 2023 (CNC) –  Le député des EMIO, Éric Gervais KPIODIGUI, a récemment exprimé sa vive préoccupation sur les antennes de la radio Ndékèluka face aux actes de violence perpétrés par des groupes armés dans sa région. Sa réaction fait suite à l’assassinat présumé d’un chef de groupe et au kidnapping de 10 civils par des éléments affiliés à l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), suscitant une inquiétude croissante parmi la population de la sous-préfecture de Zémio.

 

Monsieur KPIODIGUI a appelé le gouvernement centrafricain à déployer des forces armées pour assurer la sécurité des civils, en particulier dans le Haut-Mbomou, où plusieurs groupes armés ont sévi par le passé. Il a souligné que des missions de désarmement avaient déjà été entreprises, ayant permis d’éliminer un groupe de la zone et de rapatrier les éléments de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) en Ouganda. Cependant, l’arrivée des éléments de la FAKA (Forces armées centrafricaines) à Mboki a entraîné le déplacement des membres de l’UPC, provoquant des incursions violentes à Zémio.

 

Les rapports de terrain font état de l’enlèvement de dix personnes, dont deux personnes âgées, trois femmes et plusieurs enfants, ainsi que le meurtre d’un chef de groupe. Les attaques ont également conduit à la création de cinq barrages illégaux sur l’axe de Mboki à Zémio, perturbant gravement la circulation. De plus, des barrages similaires ont été érigés sur l’axe Rafaï, où des actes de violence sont également signalés.

 

La demande du député KPIODIGUI est légitime, car la situation sur le terrain semble préoccupante. Cependant, il est essentiel de clarifier certaines informations fournies par le député, qui se sont avérées inexactes. Tout d’abord, contrairement à ce qui avait été annoncé, le chef de groupe bloqué à Barh, situé à une quarantaine de kilomètres  de Zémio a survécu à l’incident et est rentré chez lui sain et sauf. Il est important de rectifier cette information pour éviter toute confusion.

 

De plus, le député a omis de mentionner la présence d’une troisième milice, les miliciens de la milice AZANDE ANI KPI GBE, qui opèrent également dans le Haut-Mbomou et sont connus pour leur violence. Cette omission soulève des questions quant à la volonté de présenter une image complète de la situation. La région est ainsi le théâtre de la présence de trois groupes armés, ce qui complique encore davantage la tâche des forces gouvernementales pour rétablir la sécurité.

 

En outre, il est crucial de préciser que les anciens éléments de l’UPC qui ont refusé le désarmement ont tous rejoint le mouvement SIRIRI. Cette précision contribue à une compréhension plus nuancée de la situation.

 

La demande de déploiement des forces armées pour protéger la population reste donc valable, mais la clarté et la précision des informations sont essentielles pour une évaluation plus précise de la situation et pour prendre des mesures appropriées. La population de Zémio mérite la paix et la sécurité, et il est impératif que les autorités centrafricaines agissent rapidement pour y parvenir.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La CPI retire les charges contre Maxime Mokome : Un Pas vers l’Équité Juridique selon le magistrat Joseph Bindoumi

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La CPI retire les charges contre Maxime Mokome : Un Pas vers l’Équité Juridique selon le magistrat Joseph Bindoumi

 

Centrafrique.org/hausse-des-prix-violences-et-referendum-constitutionnel-la-lcdh-tire-la-sonnette-dalarme/joseph-bindoumi-president-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme/” rel=”attachment wp-att-65863″ data-wpel-link=”internal”>Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l'homme
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

 

 

Bangui, 01 octobre 2023 (CNC) – La Cour Pénale Internationale (CPI) a récemment pris une décision qui a suscité des réactions contrastées, notamment de la part de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH). En effet, la CPI a choisi de retirer toutes les charges pesant contre Maxime Mokome, l’un des leaders de la milice Anti-Balaka en République centrafricaine. Joseph Bindoumi, président de la LCDH, a qualifié cette décision d’équitable, mais il a également soulevé plusieurs questions importantes.

 

La décision de la CPI de libérer Maxime Mokome a été accueillie positivement par la LCDH, qui a salué la Cour Pénale Internationale pour sa démarche équitable. Cette décision renforce la crédibilité de la CPI en tant qu’instance internationale de justice. Elle envoie un message clair selon lequel la CPI n’hésite pas à réexaminer les affaires en fonction des preuves disponibles et à prendre des décisions fondées sur la justice plutôt que sur d’autres considérations.

 

Cependant, la libération de Mokome soulève de nombreuses interrogations. Joseph Bindoumi souligne que Maxime Mokome avait été jugé et condamné pour des crimes qualifiés à l’époque comme des crimes internationaux par la Cour Criminelle de la République Centrafricaine. Cette libération soulève des questions quant à l’équité des procès nationaux et à la possibilité d’influences extérieures sur les verdicts. Les autorités centrafricaines doivent donc se pencher sur ces préoccupations et évaluer les charges qui pesaient sur Mokome.

 

Un autre aspect crucial est la question des victimes. Lorsqu’un individu est traduit devant la CPI, c’est en général parce qu’il y a des victimes qui cherchent justice. Cependant, dans ce cas, les victimes ne sont pas clairement identifiées. Les avocats des victimes doivent maintenant se demander comment obtenir réparation pour leurs clients si Mokome est libéré.

 

Le retrait des charges contre Maxime Mokome est un exemple des complexités de la justice internationale. La CPI doit tenir compte de divers facteurs, notamment les preuves disponibles, l’équité des procès précédents et les droits des victimes. La décision de la CPI de libérer Mokome, bien qu’elle soit perçue comme équitable par la LCDH, soulève des questions fondamentales sur la justice en République Centrafricaine et sur la manière dont les victimes seront traitées à l’avenir.

 

Il est essentiel que les autorités centrafricaines prennent cette opportunité pour réévaluer leur système judiciaire et garantir que les procès se déroulent de manière équitable, sans aucune influence extérieure indue. De plus, il est impératif que les victimes de ces crimes obtiennent justice et réparation, même en l’absence de charges maintenues contre Maxime Mokome.

 

Rappelons que  la décision de la CPI de retirer les charges contre Maxime Mokome soulève des questions importantes sur l’équité et la justice internationale. Elle met en lumière les défis auxquels sont confrontées les victimes de crimes internationaux et la nécessité de garantir que la justice soit rendue de manière impartiale et équitable.

 

Par Anselme Mbata

 

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Quand les Forces de Défense Deviennent une Menace  pour la population: L’Affaire des FACA à PK5 de Paoua est une preuve

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Quand les Forces de Défense Deviennent une Menace  pour la population: L’Affaire des FACA à PK5 de Paoua

 

Centrafrique.org/rca-au-moins-13-morts-et-une-dizaine-des-blesses-dans-un-affrontement-entre-les-soldats-faca-et-les-rebelles-de-3r-dans-le-nord-ouest/les-soldats-faca-a-ngakobo-dans-le-centre-de-la-rca/” rel=”attachment wp-att-51304″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-soldats-FACA-a-Ngakobo-dans-le-centre-de-la-RCA.-450×203.jpg” alt=”Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.” width=”450″ height=”203″ />
Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.

 

 

 

Bangui, 22 octobre 2023 (CNC) – Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont censées protéger la population et faire respecter la loi. Cependant, un récent incident survenu sur la route de Paoua à Bangui révèle un comportement choquant de certains éléments des FACA, mettant en évidence une sérieuse violation de leurs devoirs et de la confiance du peuple centrafricain.

 

Selon les témoignages recueillis sur place, les éléments des FACA ont arrêté le camion chargé à la barrière de PK5 et ont demandé au conducteur de payer un prétendu “droit de désarmement” avant de pouvoir continuer son voyage. Non seulement cette procédure est non réglementée et arbitraire, mais elle semble également être une couverture pour extorquer de l’argent aux citoyens honnêtes.

 

Le conducteur a été confronté à une demande exorbitante de 25 000 francs CFA par camion, soi-disant pour le “frais du désarmement”, c’est-à-dire le droit de fouiller le véhicule pour vérifier s’il ne transportait pas d’armes. Les soldats FACA, sans pitié, ont refusé de négocier et ont menacé de décharger le camion lorsque le conducteur a proposé une somme plus réaliste de 7 000 francs CFA. Pire encore, un des soldats a agressé le conducteur, blessant un homme innocent qui ne cherchait qu’à poursuivre son voyage en toute légalité.

 

Le préfet par intérim de Lim-Pendé, Martin Kossi, a confirmé ces faits choquants et a appelé les forces loyalistes au respect de la loi. Il a souligné l’absence de texte autorisant de telles formalités et a exprimé son désir de voir les responsables de cet abus de pouvoir traduits en justice. Les actions des soldats FACA vont à l’encontre de leur mission première, qui est de garantir la sécurité de la population.

 

Malheureusement, il est difficile d’obtenir la version des faits des responsables militaires basés à Paoua, ce qui soulève des questions quant à leur volonté de rendre des comptes pour les actes de leurs subordonnés.

 

Les usagers de la route, ainsi que de nombreux citoyens, exigent du gouvernement qu’il accélère le processus de démantèlement des barrières illégales. Ces barrages sont devenus le théâtre de comportements inacceptables de la part de certains éléments des forces de défense et de sécurité, qui semblent s’adonner à des pratiques abusives envers la population civile.

 

Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour remédier à cette situation. Les abus de pouvoir, la corruption et la violence perpétrés par les soldats FACA ne sauraient être tolérés. Les citoyens ont le droit de voyager en toute sécurité et de ne pas craindre d’être victimes d’extorsion ou de violence de la part de ceux qui sont censés les protéger. La réforme et la discipline au sein des FACA sont plus que jamais nécessaires pour rétablir la confiance de la population et garantir la sécurité et la dignité de tous les citoyens.

 

Par Anselme Mbata

 

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Le Scandale de l’Intronisation des Chefs de Quartier à Bimbo : Un Affront à la Démocratie”

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Le Scandale de l’Intronisation des Chefs de Quartier à Bimbo : Un Affront à la Démocratie”

 

Centrafrique.org/a-bimbo-au-sud-ouest-de-bangui-par-diaspora/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/A-Bimbo-au-sud-ouest-de-Bangui-par-Diaspora-450×225.jpg” alt=”À Bimbo, au sud-ouest de Bangui par Diaspora” width=”450″ height=”225″ />
À Bimbo, au sud-ouest de Bangui par Diaspora

 

 

 

Bangui, 22 octobre 2023 (CNC) – La récente intronisation de chefs de quartier dans la commune de Bimbo en République centrafricaine a déclenché une vive controverse parmi les résidents, soulignant de sérieuses préoccupations concernant la légitimité de ce processus. Ces actes, perçus comme un affront à la démocratie, ont suscité une vague de mécontentement parmi les habitants du quartier Plateau et soulevé des questions quant à l’intégrité du processus électoral local.

 

Selon les protestataires, aucune élection n’a été organisée dans leur quartier pour désigner les chefs qui ont été intronisés. Cette action est décrite comme un déni flagrant du droit fondamental des citoyens de choisir leurs représentants locaux. Les cinq candidats qui ont été intronisés ne sont pas le résultat d’une expression démocratique, mais plutôt le produit d’un processus obscur et non transparent.

 

Noël et Pélagie, résidents du quartier Plateau, expriment leur frustration envers ces pratiques non démocratiques. Noël déclare : “Nous ne sommes pas allés aux élections pour élire des chefs de quartier. C’est pendant la nuit que les gens sont venus implanter le mas du drapeau. Nous réclamons simplement des élections. Ce qu’ils nous ont fait n’est ni éthique ni démocratique.” Pélagie renchérit en ajoutant : “Ces personnes intronisées n’ont ni été candidates ni élues. C’est par magouille qu’elles sont devenues chefs de quartier. Nous voulons avoir notre mot à dire et choisir nos autorités.”

 

Un autre candidat, Christian Koé-Firmin, qui avait initialement déposé sa candidature pour les élections des chefs de quartier, témoigne de la surprise et du désarroi que cette intronisation a suscités. “J’ai déposé ma candidature pour des élections de chefs de quartier. On nous a dit de faire campagne avec la population. Mais, à notre grande surprise, les gens sont venus implanter le mas du drapeau la nuit. En plus de cela, on a intronisé des personnes sans notre consentement. Or, la nouvelle constitution interdit la corruption.”

 

La loi sur la collectivité territoriale adoptée en 2020 stipule que les chefs de quartier doivent être élus par leurs concitoyens pour un mandat de 10 ans, un principe fondamental pour une gouvernance locale démocratique. Alors pourquoi n’y a-t-il pas eu d’élections dans la commune de Bimbo ? Selon Marie-Florence Demba, la sous-prophète, il y a eu des difficultés à recueillir des candidatures, en partie en raison des menaces proférées contre les anciens chefs de quartier. Toutefois, ces difficultés ne devraient pas justifier l’omission d’un processus démocratique. Le processus électoral doit être protégé et encouragé, pas ignoré.

 

Face à cette controverse croissante, les résidents du quartier Plateau attendent désormais des explications claires du ministère de l’administration du territoire. Le ministre Bruno Yapendé a répondu en affirmant que les populations elles-mêmes choisissent leurs chefs, mais il a également reconnu qu’il y avait des contentieux et des litiges. Il est impératif que le gouvernement intervienne de manière transparente et équitable pour résoudre ces questions et restaurer la confiance dans le processus électoral local.

 

En fin de compte, ce cas d’intronisation des chefs de quartier à Bimbo soulève des questions sérieuses quant au respect des principes démocratiques dans le processus électoral local. Les citoyens ont le droit de choisir leurs représentants de manière équitable et transparente, conformément à la loi. Toute violation de ces principes doit être prise au sérieux et rectifiée pour préserver la démocratie de la septième république et la confiance du public.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : vers l’annulation des lois sur la cryptomonnaie ?

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vers l’annulation des lois sur la cryptomonnaie ?

 

Centrafrique.org/le-projet-de-la-nouvelle-constitution-de-touadera-un-Festival-de-fautes-dorthographe/lhemicycle-de-lassemblee-nationale-le-jour-de-la-remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution/” rel=”attachment wp-att-66934″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Lhemicycle-de-lassemblee-nationale-le-jour-de-la-remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-450×300.jpg” alt=”L’hémicycle de l’assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution” width=”450″ height=”300″ />
L’hémicycle de l’assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) – L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) a émis un communiqué de presse, le Nº001/OGDC/CN-23, signé par son Coordonnateur National Élysée NGUEMALE, révélant la mystérieuse disparition d’une entreprise de cryptomonnaies, Clé de Succès et de l’ensemble de son personnel. Cet événement inquiétant compromet non seulement la vie mais également l’économie des compatriotes qui ont contribué financièrement à cette agence.

 

Créée en vertu de la loi nº22.004 du 22 avril 2022 régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine, cette entreprise a été publicisée sur les médias d’État, notamment la Radio et la Télévision centrafricaines. L’OGDC souligne que la disparition du personnel soulève des questions sur l’implication potentielle des autorités politiques dans une conspiration économique de grande ampleur.

 

Le communiqué pointe du doigt la responsabilité des élus de la nation qui ont voté cette loi sur la cryptomonnaie en République centrafricaine, dénonçant l’adoption d’une loi dans un domaine mal compris par eux-mêmes et par les citoyens centrafricains. L’OGDC considère cela comme une imposture des députés, soulignant également leur soutien à un processus référendaire clandestin et dictatorial. Ce constat est interprété comme un échec de la démocratie représentative, suscitant ainsi l’appel à une réforme en faveur de la démocratie directe.

 

Dans cette perspective, l’OGDC, en tant que défenseur des droits des citoyens centrafricains, a annoncé son intention de saisir l’Assemblée nationale. Les principales demandes listées par l’OGDC incluent entre autres:

  • l’annulation de la constitution du 30 août 2023
  • l’abrogation de la loi nº22.004 du 22 avril 2022 régissant la cryptomonnaie et
  • le réexamen de la loi du 19 mai 2023 réglementant la tokenisation.

 

L’organisation envisage également de saisir le Conseil d’État pour condamner l’État centrafricain et réclamer des réparations pour le préjudice causé à la population par sa complicité présumée dans une conspiration de mafia économique.

 

Face à cette situation, l’OGDC appelle les victimes de la cryptomonnaie à former un collectif et à coopérer avec eux pour enclencher une procédure judiciaire. Cette initiative vise à unir les forces des citoyens affectés et à donner une voix commune aux préoccupations de la population centrafricaine.

 

Le Coordonnateur National de l’OGDC, Élysée NGUEMALE, a signé le communiqué, soulignant ainsi l’engagement de l’organisation à défendre la démocratie et les droits des citoyens en République centrafricaine. L’OGDC appelle à une prise de conscience collective et à des actions rapides pour remédier à cette situation préoccupante.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Chaos à Zémio : L’Équipe d’une ONG Internationale Victime d’un Braquage Spectaculaire

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Chaos à Zémio : L’Équipe d’une ONG Internationale Victime d’un Braquage Spectaculaire

 

Centrafrique.org/upc-rebelles/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles-450×349.jpg” alt=”Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”349″ />
Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) – Le jeudi 19 octobre 2023 restera gravé dans la mémoire de Zémio, une ville située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Ce jour-là, un événement choquant a secoué la communauté internationale et a jeté une ombre sur les efforts humanitaires en cours dans la région. Une équipe d’une ONG internationale opérant à Zémio a été la cible d’un braquage spectaculaire, plongeant la ville dans le chaos.

 

Les membres de cette ONG, vaillants et dévoués, se rendaient sur un appel d’urgence dans un village voisin, à bord d’une ambulance clairement marquée de leur logo humanitaire. Malheureusement, leur mission de secours s’est transformée en un piège tendu par un groupe d’hommes armés, identifiés comme des éléments de l’UPC de Zémio. L’incident s’est déroulé à environ 20 kilomètres de Zémio, sur l’axe Obo, au milieu d’une région déjà déchirée par la violence.

 

Les assaillants, vraisemblablement aguerris et déterminés, ont forcé l’ambulance à s’arrêter, bloquant la route avec un sang-froid glaçant. Ils ont exigé que les membres de l’ONG leur remettent de l’argent en échange de leur libération. Cet acte odieux n’est malheureusement pas un cas isolé dans une région où l’insécurité est monnaie courante.

 

L’attaque contre des humanitaires est un acte inqualifiable, puisque ces individus sont présents dans la région pour apporter un soutien vital aux populations locales. En République centrafricaine, où la stabilité politique est fragile et où les besoins humanitaires sont criants, ces attaques mettent en péril la capacité des ONG à fournir une assistance essentielle.

 

Ce triste événement souligne également l’importance de reconnaître et de soutenir le travail crucial effectué par les ONG à travers la République centrafricaine . Ces organisations et leurs équipes se battent au quotidien pour améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables, et elles méritent notre respect et notre protection.

 

En dépit de cette attaque choquante, il est essentiel que la communauté internationale continue de travailler en collaboration avec les autorités centrafricaines pour créer un environnement plus sûr pour les acteurs humanitaires et les communautés locales. La République centrafricaine a besoin d’une paix durable, de stabilité et de soutien pour sortir de l’ornière de la violence et de l’insécurité.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Embûche mortelle dans l’Ouham: un soldat tué et deux Blessés

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Embûche mortelle dans l’Ouham: un soldat tué et deux Blessés

 

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des soldats FACA lors d’une patrouille

 

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) – Mercredi dernier, une embuscade meurtrière a frappé les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur l’axe Nanga-Boguila-Bossangoa, faisant un mort et deux blessés. Les événements tragiques se sont déroulés à 25 km de Boguila, précisément à Nana-Bakassa, rappelant la constante menace qui pèse sur les troupes militaires engagées dans le maintien de la paix et la sécurité en République Centrafricaine.

 

Les trois soldats des FACA, qui ont quitté la ville de Paoua, dans la région de Lim-Pendé, se dirigeaient vers Nana-Bakassa lorsque leur mission a brusquement pris une tournure tragique. L’embuscade à laquelle ils ont été confrontés a coûté la vie à l’un d’entre eux et en a blessé deux autres. Leurs noms et antécédents militaires n’ont pas été révélés, mais leur sacrifice met en lumière les risques constants auxquels sont exposés les militaires déployés pour maintenir la stabilité dans une nation marquée par des conflits et des tensions persistantes.

 

Félicité Namsé, mère de la ville de Nanga-Boguila   , a exprimé sa douleur face à cette tragédie. Elle a déclaré : “Il y a un événement qui s’est passé au niveau de Nana-Bakassa, à 25 km de Boguila. Il y a les trois soldats FACA qui ont quitté la ville de Paoua mercredi. Ils sont tombés sur une embuscade à 25 km de Nana-Bakassa, presque 30. Il y a un FACA qui est mort et puis deux autres blessés. Un blessé, c’est grave et puis un, son cas est moins grave.  Les blessés et le corps du défunt étaient ramenés à l’hôpital de Nana-Bakassa avant de les transférés à Bossangoa. Maintenant les blessés sont à la clinique de MSF à Bossangoa.”

 

Cet incident rappelle la vulnérabilité des soldats déployés dans des zones à haut risque, où les groupes armés continuent de représenter une menace sérieuse pour la stabilité du pays. L’engagement des FACA et d’autres forces internationales dans la région est essentiel pour maintenir la paix et la sécurité, mais il comporte des risques considérables.

 

Les blessés ont été rapidement transférés à l’hôpital de Bossangoa, où ils ont reçu les premiers soins. L’un d’entre eux est dans un état grave, tandis que l’autre est moins sérieusement atteint. La mobilisation des forces des FACA de Bossangoa pour secourir leurs camarades blessés témoigne de la solidarité et de l’unité au sein des forces armées centrafricaines.

 

À l’heure actuelle, les blessés reçoivent des soins à la clinique de Médecins Sans Frontières (MSF) à Bossangoa, où ils bénéficieront de l’expertise médicale nécessaire pour se rétablir. L’incident met en lumière la nécessité d’une sécurité accrue dans les zones à risque et souligne l’importance continue de l’effort international pour aider la République Centrafricaine à surmonter ses défis en matière de sécurité et de stabilité.

 

Alors que la nation centrafricaine aspire à la paix et à la réconciliation, de tels incidents tragiques soulignent l’importance de la vigilance et de la coopération dans la lutte contre les menaces à la sécurité. La communauté internationale continue d’apporter un soutien crucial dans ces efforts, mais le chemin vers une paix durable reste semé d’embûches et de défis à surmonter.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Jean-Serge Wafio Décrypte les Conséquences Politiques du Retrait des Charges Contre Mokom

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Jean-Serge Wafio Décrypte les Conséquences Politiques du Retrait des Charges Contre Mokom

 

Centrafrique.org/les-atrocites-des-mercenaires-russes-au-menu-dun-entretien-entre-le-president-touadera-et-le-procureur-de-la-cpi/a-gauche-monsieur-karim-khan-procureur-de-la-cour-penale-internationale-et-a-droite-professeur-faustin-archange-touadera-president-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-53907″ data-wpel-link=”internal”>A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine
A gauche, Monsieur Karim Khan, procureur de la Cour Pénale Internationale, et à droite, Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, ici, à Addis-Abeba, lors de la 35ème conférence des chefs d’État africain en Éthiopie.

 

 

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) – Le lundi 16 octobre 2023, la Cour Pénale Internationale (CPI) a annoncé le retrait de toutes les charges portées contre M. Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka. Cette décision a été accueillie avec une grande résonance en République Centrafricaine (RCA) et a suscité diverses réactions. Le Président du Parti Démocratique Centrafricain (PDCA), M. Jean-Serge Wafio, nous offre son point de vue sur cette décision et ses implications.

 

La notification du retrait des charges par le Procureur de la CPI, Magistrat KARIM A.A. KC, a été accompagnée de déclarations affirmant que cette décision était guidée par l’équité, la justice, et la responsabilité en tant qu’auxiliaire de la Cour. Le Procureur a souligné l’importance de poursuivre uniquement les affaires présentant une perspective réaliste de condamnation et s’est engagé à évaluer rigoureusement la viabilité des dossiers à toutes les étapes de la procédure.

 

Pour les personnes non familières avec les subtilités du droit, cette décision se résume de manière simple : les preuves présentées pour envoyer M. Mokom à la CPI ne sont pas convaincantes. Les accusations portées contre lui n’ont pas été étayées par des éléments de preuve solides, et il en résulte un dossier vide qui ne peut justifier une condamnation.

 

Les conséquences de cette décision sont importantes. Premièrement, le Procureur a précisé que ce retrait de charges était sans préjudice, ce qui signifie que de nouvelles preuves pourraient entraîner un nouveau mandat d’arrêt. Deuxièmement, en l’absence de preuves supplémentaires, M. Mokom ne peut pas être poursuivi légalement. Enfin, si M. Mokom ne peut pas être poursuivi, il a le droit de déposer une plainte contre ceux qui l’ont envoyé à la CPI, notamment le président putschiste Faustin Archange Touadera  , qui est accusé d’avoir été le commanditaire de cette manigance.

 

Le dossier Mokom étant ainsi résolu, du moins jusqu’à de nouvelles preuves, l’attention se tourne maintenant vers d’autres affaires en cours à la CPI, telles que celles impliquant Ngaïssona, Rambo, et d’autres individus. Cependant, cette décision soulève des interrogations quant aux dessous du dossier Mokom. Les allégations selon lesquelles le président Touadéra et ses complices ont orchestré l’envoi de M. Mokom à la CPI pourraient bientôt être mises en lumière.

 

Lorsque la vérité éclate, les répercussions pourraient être significatives, exposant des actes potentiellement illégaux et compromettant l’intégrité du gouvernement. Comme l’a dit M. Wafio, “Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé. Tout ce qui est caché sera su.” En attendant, il est essentiel de suivre de près l’évolution de cette affaire, car elle pourrait avoir un impact majeur sur la politique et la justice en RCA.

 

En fin de compte, cette décision de la CPI représente un pas vers la justice en République Centrafricaine, mais elle soulève également de nouvelles questions sur la politique et la gouvernance dans le pays. La quête de la vérité et de la justice se poursuit, et la RCA continue de faire face à des défis complexes sur la voie de la réconciliation et de la stabilité.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Éducation en détresse : Le gouvernement face à la catastrophe imminente au lycée moderne de Bouar

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Éducation en détresse : Le gouvernement face à la catastrophe imminente au lycée moderne de Bouar

 

Centrafrique.org/lycee-moderne-de-bouar/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/lycee-moderne-de-Bouar-441×450.jpg” alt=”Lycée moderne de Bouar, dans la Nana-Mambéré en République centrafricaine” width=”441″ height=”450″ />
Lycée moderne de Bouar, dans la Nana-Mambéré

 

 

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) – La rentrée scolaire au lycée moderne de Bouar dans la Nana-Mambéré ne ressemble en rien à une célébration de l’apprentissage. Au contraire, elle commence sous le spectre de la désolation, laissant les parents d’élèves, les enseignants et les étudiants eux-mêmes dans l’angoisse d’une éducation compromise. C’est une situation alarmante qui met en évidence l’échec flagrant du gouvernement dans sa mission de fournir une éducation de qualité à la jeunesse centrafricaine.

 

Le déséquilibre entre l’offre éducative et la demande est frappant. Avec un effectif de 6 000 élèves répartis en 4 séries, le lycée moderne de Bouar ne compte que 10 professeurs titulaires pour répondre à l’ensemble de ces besoins éducatifs. Pour aggraver les choses, 12 anciens bénévoles, loin d’être suffisants, sont venus à la rescousse, laissant un déficit d’environ 50 enseignants nécessaires. Cette pénurie d’enseignants qualifiés a un impact dévastateur sur la qualité de l’éducation dispensée dans cet établissement.

 

Les infrastructures sont également dans un état de délabrement avancé. Les salles de classe et les bureaux administratifs sont endommagés, les tables-bancs manquent cruellement, et la sécurité des biens est inexistante, avec des actes de vandalisme qui se multiplient. Le proviseur, Michel Azouzou, exprime son désarroi face à une situation intenable, affirmant que “les difficultés sont nombreuses” et que “pour cette nouvelle rentrée, nous serons confrontés à de grosses difficultés.” Cette situation déplorable décourage non seulement les élèves, mais elle les pousse également à abandonner leur éducation pour s’adonner à des activités commerciales et agricoles, augmentant ainsi le taux de décrochage scolaire.

 

Les parents d’élèves sont profondément préoccupés par les conséquences à long terme de cette crise éducative. Jules Bertin-Guidamain, président de l’Union préfectorale de l’Association des parents d’élèves, lance un appel urgent à l’aide, soulignant la nécessité d’une intervention immédiate pour sauver l’éducation des élèves. Il implore les chefs locaux et la communauté à se mobiliser pour protéger l’établissement et à dénoncer toute activité préjudiciable à l’éducation.

 

Le lycée moderne de Boire, pourtant un pilier de l’éducation en République centrafricaine  depuis des décennies, se trouve désormais au bord du précipice. Ses bâtiments sont en ruine, et sa concession, non clôturée, subit des divisions de la part des riverains. À moins que des mesures drastiques ne soient prises, ce précieux établissement risque de disparaître, privant ainsi des générations futures de la possibilité d’une éducation de qualité.

 

Cette situation au lycée moderne de Bouar est le reflet d’un gouvernement qui a échoué à assurer une éducation de qualité pour ses citoyens. Les ressources et l’attention nécessaires font cruellement défaut, laissant les élèves et les enseignants dans une situation de désespoir. Il est temps que le gouvernement prenne conscience de la gravité de la situation et prenne des mesures immédiates pour sauver l’avenir éducatif de la République Centrafricaine. L’éducation est le pilier sur lequel repose le développement du pays, et il est impératif d’investir dans cet avenir sans plus tarder. Les élèves du lycée moderne de Bouar méritent mieux, et la République Centrafricaine ne peut se permettre de les laisser tomber.

 

Par Gervais Lenga

 

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La Lutte Contre la Désinformation s’Intensifie en Afrique : Une Charte pour Guider le Changement

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La Lutte Contre la Désinformation s’Intensifie en Afrique : Une Charte pour Guider le Changement

les journaux de Centrafrique
les journaux de Centrafrique

 

 

 

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) –  À l’approche de la semaine mondiale de l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) prévue du 23 au 27 octobre, un groupe de professionnels engagés, composé de journalistes, de vérificateurs de faits et d’enseignants originaires de divers pays africains, a uni ses forces pour lutter contre la menace grandissante de la désinformation. Cette initiative, annoncée lors d’un communiqué de presse daté du 17 octobre 2023, a pour but de combattre la manipulation de l’information et de promouvoir l’éducation aux médias et à l’information.

 

Unis contre la manipulation de l’information

 

La désinformation est un fléau qui a le pouvoir de semer la confusion, d’engendrer la peur et de raviver les conflits. Conscients de ces défis majeurs, ce groupe hétérogène de professionnels de l’information a élaboré et signé la “Charte contre la Manipulation de l’Information”. Cette charte représente un engagement fort visant à promouvoir des normes éthiques dans le domaine de l’information, à vérifier les faits avec rigueur et à lutter contre la désinformation sous toutes ses formes. Elle incarne l’unité d’une communauté de médias, de vérificateurs de faits et d’enseignants déterminés à endiguer la menace que la désinformation fait peser sur les sociétés africaines et mondiales.

 

Promotion de l’éducation aux médias et à l’information

 

Au-delà de la lutte contre la désinformation, les signataires de cette charte se sont engagés à renforcer l’éducation aux médias et à l’information en Afrique. Ils reconnaissent que l’éducation représente une puissante arme contre la manipulation de l’information. En ces temps de prolifération de l’information dans un monde de plus en plus complexe, ces professionnels visent à armer les citoyens d’outils intellectuels leur permettant de prendre des décisions éclairées. L’éducation aux médias et à l’information est considérée comme le moyen le plus efficace de développer un esprit critique, de former des citoyens responsables et de prévenir la diffusion de la désinformation.

 

Appel à l’action et à la solidarité

 

Les signataires de la “Charte contre la Manipulation de l’Information” lancent un appel à l’action et à la solidarité. Ils invitent tous les citoyens, les médias, les gouvernements, ainsi que les acteurs de la société civile, à se joindre à cette initiative essentielle. Ils sont convaincus que l’unité de l’ensemble de la société est nécessaire pour relever le défi que représente la propagation de la désinformation. La lutte contre la manipulation de l’information et la promotion de l’éducation aux médias et à l’information sont des missions qui nécessitent la coopération de tous pour assurer un environnement informationnel sain et informé.

 

Pour plus d’informations ou de sollicitations d’interviews, veuillez contacter les équipes de l’initiative Aki Actu :

Mail : akiactu.contact@gmail.com

WhatsApp : +32 477 90 27 07

 

Cet appel à l’action et à la solidarité en faveur de l’éducation aux médias et de la lutte contre la désinformation est un pas important vers la création d’une société mieux informée et plus résiliente aux manipulations de l’information. En s’unissant, ces professionnels de l’information espèrent contribuer à la construction d’un monde où la vérité et la responsabilité prévalent, face à une désinformation de plus en plus répandue.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Un dénouement inattendu : retrait des charges contre Maxime Mokome à la CPI

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Un dénouement inattendu : retrait des charges contre Maxime Mokome à la CPI

 

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Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) –  Le mardi 17 octobre 2023, la Cour pénale internationale (CPI) a surpris le public en mettant fin à la procédure dans l’affaire Le Procureur contre Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka, suite au retrait de toutes les charges par l’Accusation. Cette décision a été prise par la Chambre préliminaire II de la CPI, qui a ordonné la mise en liberté immédiate de Monsieur Mokom.

 

Le retrait des charges par l’Accusation, daté du 16 octobre 2023, mentionne des changements pertinents concernant les éléments de preuve dans l’affaire. L’Accusation estime que, même si les charges étaient confirmées par la Chambre préliminaire II, il n’y aurait aucune perspective raisonnable de condamnation au procès. Il convient de noter que cette décision a été prise avant la conclusion de l’audience de confirmation des charges, laissant la Chambre sans évaluation préalable des éléments de preuve.

 

Maxime Mokome était suspecté de commettre des crimes contre l’humanité et de crimes de guerre présumés commis en République centrafricaine entre décembre 2013 et avril 2014. Sa remise à la Cour par les autorités de la République du Tchad en mars 2022 avait ouvert la voie à un processus judiciaire qui, avec le retrait soudain des charges, prend une tournure inattendue.

 

La Chambre préliminaire II a également ordonné le transfert de Maxime Mokom vers un État d’accueil et, en attendant, il est actuellement dans un lieu temporaire désigné par la CPI.

 

 Les implications et les questions en suspens

 

Cette décision soulève des interrogations quant aux raisons du retrait des charges et aux possibles répercussions sur la quête de justice. Cependant, il est crucial de noter que le retrait des charges ne signifie pas nécessairement la fin de la quête de justice pour les victimes.

 

Quelles mesures sont prises pour garantir que justice soit toujours rendue aux victimes ?

 

Le retrait des charges ne signifie pas nécessairement la fin de la quête de justice pour les victimes. Plusieurs mesures ou voies peuvent encore être poursuivies pour garantir la justice pour les victimes.

 

Procès nationaux :

Même si la CPI ne poursuit pas une affaire, les tribunaux nationaux peuvent toujours enquêter et poursuivre des individus pour des crimes graves. Le principe de complémentarité signifie que la CPI n’intervient que lorsque les juridictions nationales ne sont pas disposées ou ne sont pas en mesure de mener véritablement les procédures.

 

Réouverture de l’affaire à la CPI :

 

Si de nouvelles modifications des preuves apparaissent à l’avenir, le Procureur de la CPI pourrait éventuellement rouvrir l’Affaire contre M. Mokom ou d’autres suspects liés aux mêmes incidents.

 

Réparations et assistance aux victimes :

 

Bien que les réparations à la CPI soient liées aux condamnations, d’autres mécanismes peuvent soutenir les victimes, tels que le mandat d’assistance du Fonds au profit des victimes (FPV) de la CPI. Cela comprend l’assistance des partenaires de mise en œuvre du FPV en République centrafricaine, dédiée à soutenir les victimes de conflits et de crimes graves.

 

Mécanismes de justice alternative :

 

Dans certaines situations, les mécanismes de justice transitionnelle, tels que les commissions vérité et réconciliation, peuvent traiter des violations des droits humains à grande échelle. Bien que ces commissions ne remplacent pas les procès pénaux, elles peuvent offrir une plateforme aux victimes pour partager leurs histoires, promouvoir la réconciliation et recommander des mesures pour prévenir de futures violations.

 

Il est important de se rappeler que la CPI n’est qu’une des nombreuses voies par lesquelles la justice peut être recherchée. Les efforts au niveau national, ainsi que le soutien international et les mécanismes de justice alternative, peuvent toujours jouer un rôle dans la recherche de la responsabilité et le soutien aux victimes.

 

La fin de la procédure dans l’affaire Mokom à la CPI soulève des questions complexes sur les motifs du retrait des charges et sur la manière dont la justice pour les victimes sera assurée. Alors que Maxime Mokome recouvre sa liberté, l’avenir de cette affaire et les démarches ultérieures pour garantir la justice restent des aspects à suivre de près.

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Inquiétude grandissante dans la commune de Boali : Les éleveurs armés suscitent des préoccupations

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Inquiétude grandissante dans la commune de Boali : Les éleveurs armés suscitent des préoccupations

 

Centrafrique.org/Centrafrique-vaste-incendie-criminel-au-village-bouboui-la-population-en-debandade/dans-le-village-bouboui-au-pk-45-de-bangui-sur-la-route-de-boali/” rel=”attachment wp-att-60577″ data-wpel-link=”internal”>Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali

 

 

 

 

Bangui, 20 octobre 2023 (CNC) – Les habitants des villages de Daoko, Malénguiza et Kousundoro, situés à 70 kilomètres de Bangui, vivent actuellement dans un climat d’inquiétude croissante. La cause de leur préoccupation réside dans la présence de groupes d’éleveurs armés qui parcourent leur région depuis quelques semaines. Ces hommes, accompagnés de leurs troupeaux, arborant des armes, ont jeté l’ombre de l’incertitude sur ces paisibles communautés de la commune de Boali.

 

La question de savoir s’il s’agit de véritables éleveurs ou de groupes armés est devenue difficile à déterminer avec précision. Cependant, il est indéniable que leur présence suscite des inquiétudes parmi les habitants des villages proches de Boali. Jusqu’à présent, aucune violence ou exaction n’a été perpétrée à l’encontre de la population locale. Cependant, les autorités locales commencent à exprimer leurs préoccupations et appellent le gouvernement central à assurer la sécurité de ces éleveurs et de la population.

 

Pierre Dauté, conseiller du chef du village de Malénguiza, a tenté de clarifier la situation en déclarant : « Les éleveurs sont des gens qui ne font pas de mal avec leurs armes. C’est juste pour leur protection parce qu’ils font l’objet de braquages et de vols de bœufs. Le jour où le gouvernement va lancer le désarmement, ils vont se faire désarmer. Sans armes, ils seront exposés au vol armé et à la mort. » Cette déclaration soulève la question de la sécurité des éleveurs et de leur besoin de protection, bien que cela crée également des préoccupations au sein de la population locale.

 

À proximité du village de Malénguiza, un troupeau de bétail est aperçu dans les pâturages, guidé par un groupe de 15 personnes, tous armés. Cette image renforce les inquiétudes parmi les habitants de ces régions proche de la capitale Bangui.

 

Michel Wilikon, résident du village de Kouzoundoro, exprime ses inquiétudes et demande au gouvernement de procéder au désarmement de ces éleveurs : « Le désarmement dont nous entendons parler à la radio doit se faire aussi au village Kouzoundoro. Il faut désarmer les éleveurs pour la paix, car nous ne pouvons pas cohabiter avec des armes. »

 

Malgré les tensions et l’incertitude qui règnent, les habitants de ces villages sont contraints de cohabiter avec ces éleveurs armés. Emmanuel Selebangué, chef du village de Kouzoundoro, explique : « C’est vrai qu’ils ont des armes. Nous avons peur, mais comme ils ne font pas de mal, nous sommes obligés de cohabiter avec eux malgré nous. Comme le gouvernement semble nous oublier, nous lui demandons de procéder au désarmement de ces éleveurs pour une cohabitation pacifique. »

 

Les éleveurs armés soutiennent qu’ils sont régulièrement victimes de braquages et de vols, ce qui a incité beaucoup d’entre eux à s’armer pour protéger leurs troupeaux. Pourtant, le ministère de la Sécurité publique et celui de l’Élevage n’ont pas encore réagi à cette situation préoccupante, laissant la population locale dans un état d’incertitude grandissante.

 

Par Anselme Mbata

 

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Le Kremlin et la Centrafrique : l’alliance trouble de la désinformation

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Le Kremlin et la Centrafrique : l’alliance trouble de la désinformation

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

Bangui, 19 octobre 2023 (CNC) – Le 12 octobre 2023, Sputnik Afrique a publié un article intitulé “L’Occident prépare des attentats dans ces deux pays d’Afrique, selon les services secrets russes”. L’article prétend que les services secrets russes ont obtenu des informations sur les liens entre les pays occidentaux et des groupes terroristes en Afrique, en particulier au Mali et en République centrafricaine. Cependant, une analyse critique révèle des lacunes importantes dans cette déclaration sensationnelle.

 

Source d’information

 

La première question qui se pose est celle de la crédibilité de la source, Sputnik Afrique. Il est important de noter que Sputnik est une agence de presse russe financée par le gouvernement russe, ce qui soulève des préoccupations quant à son impartialité. Le lien avec le gouvernement russe soulève des doutes quant à la possibilité d’une manipulation de l’information à des fins politiques. Les lecteurs doivent aborder ces informations avec un esprit critique en raison de l’éventuel parti pris.

 

Manque de preuves tangibles

 

L’article ne fournit pas de preuves tangibles pour étayer les allégations avancées par les services secrets russes. Les affirmations selon lesquelles les services de renseignement occidentaux travailleraient avec des groupes terroristes locaux ne sont pas étayées par des faits concrets, des noms ou des documents vérifiables. En journalisme responsable, les déclarations graves nécessitent des preuves solides, et l’absence de celles-ci remet en question la crédibilité de l’article.

 

Contextualisation politique

 

L’article semble s’inscrire dans un contexte plus large de rivalité politique entre la Russie et l’Occident, en particulier les États-Unis. Les déclarations du chef du Service russe des renseignements extérieurs suggèrent que l’Occident, mené par les États-Unis, perdrait des positions dans différentes régions du monde. Cette perspective politiquement biaisée soulève des préoccupations quant à la motivation réelle derrière les allégations, lesquelles pourraient être alimentées par des considérations géopolitiques plutôt que par des préoccupations légitimes de sécurité.

 

Il est à noter que l’article de Sputnik Afrique soulève des inquiétudes sérieuses en matière de crédibilité et d’intégrité journalistique. Les allégations de complots occidentaux pour perpétrer des attentats en Afrique manquent de preuves tangibles et semblent plutôt ancrées dans un contexte politique plus vaste. Il est essentiel que les lecteurs s’interrogent sur la source de l’information et recherchent des preuves solides avant de prêter foi à de telles affirmations graves.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les États-Unis intensifient leur lutte contre le groupe Wagner en Centrafrique : La CIA déploie un nouveau groupe de travail à Bangui

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Les États-Unis intensifient leur lutte contre le groupe Wagner en Centrafrique : La CIA déploie un nouveau groupe de travail à Bangui

 

Image d'illustration des conseillers américains en RCA
Image d’illustration des conseillers américains en RCA

 

 

 

Bangui, 19 octobre 2023 (CNC) – La Situation en République centrafricaine (RCA) devient de plus en plus complexe avec l’implication croissante des États-Unis dans la lutte contre le groupe paramilitaire russe Wagner. Selon des informations récentes, un groupe de travail de la CIA, actuellement basé à Kinshasa, en République démocratique du Congo, se dirigera vers Bangui en novembre 2023 pour renforcer la sécurité nationale des États-Unis et collecter des données cruciales sur les activités du groupe Wagner.

 

Les États-Unis ont adopté une approche active en vue de chasser les combattants du groupe Wagner d’Afrique, mettant particulièrement l’accent sur la République centrafricaine, un pays étroitement lié au groupe paramilitaire russe. Washington a proposé à Bangui une collaboration renforcée, comprenant la formation de l’armée nationale centrafricaine et une augmentation de l’aide humanitaire, en échange de l’expulsion des forces russes de la région. Malgré des tentatives répétées et des ultimatums émis au président Faustin Archange Touadera, la coopération entre la RCA et la Russie perdure.

 

Le rejet de ces propositions par la RCA a incité les États-Unis à intensifier leurs efforts pour contrer l’influence de Wagner sur le continent. Dans cette optique, un groupe de travail de la CIA se rendra prochainement à Bangui pour renforcer la sécurité des États-Unis dans la région et collecter des informations cruciales sur les activités du groupe russe.

 

Il est intéressant de noter que la CIA a changé de stratégie en remplaçant le superviseur précédent en RCA, dont l’approche jugée inefficace reposait sur des dictats unilatéraux. Le nouveau groupe de travail cherche à établir un dialogue constructif avec les dirigeants et les services de renseignement locaux pour élaborer une stratégie plus efficace et adaptée à la réalité sur le terrain.

 

Cependant, la méthode utilisée par les États-Unis, basée sur des ultimatums et du chantage, soulève des questions quant à la possibilité d’établir des relations fortes, mutuellement bénéfiques et empreintes de confiance. La réticence de la RCA à céder aux pressions américaines démontre la complexité des relations internationales dans la région et souligne les défis auxquels les acteurs mondiaux sont confrontés lorsqu’ils tentent d’influencer les dynamiques politiques et sécuritaires sur le continent africain.

 

La situation en RCA reste tendue, et l’arrivée imminente du groupe de travail de la CIA à Bangui sera observée de près, non seulement par les acteurs régionaux, mais aussi par la communauté internationale, qui suit de près l’évolution de cette lutte complexe entre les grandes puissances pour étendre leur influence en Afrique centrale.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : mise en place d’un plan d’arrestations arbitraire des militants et membres des organes des partis MLPC, URCA et ITA

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Centrafrique : mise en place d’un plan d’arrestations arbitraire des militants et membres des organes des partis MLPC, URCA et ITA

 

Centrafrique.org/rca-conspiration-et-complot-politique-une-discrete-reunion-au-sommet-de-letat-vise-a-bannir-trois-hommes-politiques-de-lopposition-a-sieger-a-lassemblee-nation/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-45725″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

 

Bangui, 19 octobre 2023 (CNC) – La Centrafrique, un pays enclavé au cœur de l’Afrique, fait face à des tensions politiques croissantes, avec des répercussions potentiellement désastreuses pour sa démocratie naissante. Un récent développement inquiétant révèle une nouvelle tentative du régime de Faustin Archange Touadera de restreindre la liberté d’expression et de museler l’opposition, ébranlant ainsi les fondements d’un État démocratique.

 

Le week-end dernier, dans le village de Damara, contrée d’origine de Faustin Archange Touadera et situé à 75 kilomètres de la capitale Bangui, une réunion de hauts responsables du régime s’est tenue. L’objectif de cette réunion était de mettre en place un plan d’arrestations arbitraires visant les militants et membres des partis MLPC, URCA et ITA, affiliés à l’opposition. Cette décision vise à contraindre les opposants à se conformer aux desseins du régime dictatorial de Bangui.

 

La tension politique en Centrafrique s’est intensifiée depuis le 25 septembre dernier, date à laquelle des leaders de l’opposition centrafricaine se sont réunis à Paris, en France. À la suite de cette réunion, un communiqué conjoint a été publié, dans lequel les leaders de l’opposition ont exprimé leur rejet de la nouvelle constitution initiée par Faustin Archange Touadera. Cette constitution, rappeler le, a été rédigée clandestinement, soumise au référendum dans des conditions douteuses, et ses résultats ont été largement critiqués pour des fraudes massives. De plus, elle a été promulguée rapidement sans un véritable consentement populaire.

 

Le gouvernement de Bangui qualifie le communiqué conjoint des leaders de l’opposition de crime d’État, accusant ces derniers de comploter en vue de renverser le régime. En réaction à ces accusations, certains membres influents du régime, tels que M. Fidèle Gouandjika, conseiller de Faustin Archange Touadera, et M. Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale, ont exprimé leur souhait de lever l’immunité parlementaire de trois leaders de l’opposition : Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3 et Président du MLPC, M. Anicet Georges Dologuelé, député de Bocaranga 1 et Président de l’URCA, ainsi que le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA. Tous trois se trouvent actuellement à Paris pour diverses raisons, mais ils sont clairement dans le viseur du pouvoir de Bangui.

 

Face à l’éloignement de ces leaders de Bangui, le régime tente de cibler leurs collaborateurs politiques en établissant une liste de personnes dont les noms sont encore inconnus, mais dont le rôle est potentiellement crucial dans l’opposition.

 

Ces développements soulèvent des inquiétudes quant à la direction dans laquelle Faustin Archange Touadera souhaite mener le pays. Alors que la Centrafrique a connu des périodes d’instabilité politique par le passé, les récentes manœuvres pour réprimer l’opposition et restreindre la liberté d’expression compromettent la stabilité politique du pays et risquent de mettre en péril les acquis démocratiques.

 

Il est essentiel que la communauté internationale suive de près l’évolution de la situation en Centrafrique et encourage le respect des droits fondamentaux, de la liberté d’expression et de la démocratie, afin de prévenir toute escalade des tensions politiques et garantir un avenir pacifique pour ce pays d’Afrique centrale.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

Corbeaunews Centrafrique

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Les exactions des soldats FACA sur les usagers de l’axe Berberati – Gamboula : un problème croissant pour la population

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Les exactions des soldats FACA sur les usagers de l’axe Berberati – Gamboula : un problème croissant pour la population

 

Centrafrique.org/racket-sur-les-routes-les-exactions-des-soldats-faca-sur-les-usagers-de-laxe-berberati-gamboula-se-multiplient/marche-de-nassole-a-53-kilometres-de-berberati-sur-laxe-de-gamboula/” rel=”attachment wp-att-62988″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Marche-de-Nassole-a-53-kilometres-de-Berberati-sur-laxe-de-Gamboula-450×338.jpg” alt=”Marché de Nassolé à 53 kilomètres de Berberati sur l’axe de Gamboula” width=”450″ height=”338″ />
Marché de Nassolé à 53 kilomètres de Berberati sur l’axe de Gamboula. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 19 octobre 2023 (CNC) – La situation des contrôles militaires sur les routes en Centrafrique et surtout sur celles de la préfecture de la Mambéré-Kadéi en République centrafricaine est devenue insupportable pour les usagers en raison des actes de racket et de corruption commis par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) sur les multiples barrages routiers. Ce phénomène persistant a des répercussions néfastes sur les activités économiques et commerciales de la région, ainsi que sur le bien-être de la population locale.

 

Le retour du racket routier

 

Ces actes de racket et de tracasseries routières ont repris de plus belle dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, créant un climat de frustration et de mécontentement chez les usagers. La principale cause de ces problèmes est l’érection de nombreux checkpoints par les forces de défense et de sécurité, notamment les soldats des FACA, le long de l’axe Berberati – Gamboula.

 

Pour ceux qui empruntent cette route, la situation est particulièrement pénible. En partant de Berberati en direction de Gamboula, un trajet d’à peine 30 kilomètres jusqu’au village de Babaza implique de passer par trois barrages tenus par les soldats FACA. Le premier se situe à 10 kilomètres de Berberati, le deuxième à 17 kilomètres, et le troisième à 30 kilomètres. Vingt kilomètres plus loin, au village de Nassolé, se trouve un quatrième checkpoint des soldats FACA. À chacun de ces barrages, les soldats exigent des taxes de passage obligatoire, communément appelées “formalités”. Il est devenu une règle pour les passagers de donner de l’argent lors de ces contrôles routiers.

 

Des taxes qui impactent la population

 

Ces taxes varient en fonction du type de véhicule et de la situation. Par exemple, les taxis-motos sans passagers à bord voient leurs taxes passer de 500 à 1000 francs CFA. Les passagers eux-mêmes sont également soumis à des taxes, qui augmentent si des bagages sont présents. Les charges illégales imposées aux usagers finissent par se répercuter sur les prix des produits vendus sur les marchés locaux, fragilisant ainsi les activités économiques de la région.

 

Réactions à Nassolé

 

Les exactions des soldats FACA atteignent leur apogée à Babaza, où les usagers subissent des abus fréquents. La situation est encore pire à Nassolé, à 53 kilomètres de Berberati, dans la commune de Ouakanga, où les délégués des commerçants et des conducteurs de taxis-motos se plaignent de manière véhémente.

 

Madame Nambona Janette, déléguée des commerçants, souligne que les tracasseries routières entravent leur capacité à ravitailler le marché local en produits alimentaires. Les multiples barrages des FACA et des policiers, combinés aux taxes de passage, affectent sérieusement leurs activités. Elle met également en garde contre la répercussion de ces dépenses sur les prix des produits, mettant en péril le pouvoir d’achat des habitants.

 

De leur côté, les conducteurs de taxis-motos se plaignent également des exactions des soldats FACA. Loïc Maléndocko, un jeune délégué des conducteurs de taxis-motos de Nassolé, appelle les autorités à prendre des mesures pour mettre fin à ces abus. Il décrit comment les soldats FACA réquisitionnent régulièrement leurs motos pour des opérations, parfois de plusieurs jours, sans aucune compensation financière. Lorsque les conducteurs tentent de revendiquer leurs droits, ils sont arrêtés, maltraités, voire emmenés de force dans la base des soldats.

 

Il est essentiel que le gouvernement agisse pour résoudre ce problème qui nuit à la population locale. Une réglementation des pratiques des soldats FACA sur les barrages routiers et une surveillance accrue sont nécessaires pour mettre fin à ces abus et restaurer la confiance des usagers dans les forces de sécurité. Les responsables locaux et nationaux doivent prendre des mesures pour garantir la sécurité et le bien-être des citoyens sur les routes de la préfecture de la Mambéré-Kadéi.

 

Bertrand Siri

Berbérati pour Corbeau News Centrafrique

 

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