Centrafrique : La traque des opposants recommence

Publié le 20 juillet 2023 , 7:25
Mis à jour le: 20 juillet 2023 4:23

Centrafrique : La traque des opposants recommence

 

Les 4 leaders des partis politiques d'opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 21  juillet 2023 (CNC) – Dans une escalade sans précédent de ses actions répressives, le Président Faustin-Archange Touadera a choisi de renforcer la surveillance de ses opposants politiques à l’approche du référendum constitutionnel totalement illégal et anticonstitutionnel du 30 juillet. Sous prétexte de protéger sa propre position au pouvoir, Touadera et sa clique de mafieux ont plongé le pays dans un état de surveillance constante, violant ainsi les droits démocratiques fondamentaux de ses citoyens.

 

La traque des opposants :

 

Des sources crédibles ont révélé que les opposants politiques de Touadera, tels que Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Martin Ziguelé, Serge Bokassa, Mahamat Kamoun, Nicolas Tiangaye et bien d’autres, sont constamment surveillés dans leurs moindres faits et gestes. Non seulement leurs déplacements sont minutieusement épiés, mais leurs domiciles sont également placés sous une surveillance étroite des éléments de la garde présidentielle, les requins.

Les agents de renseignement, fidèles aux ordres de Touadera et ces requins contrôlent chaque individu qui entre ou sort des résidences de ces opposants, cherchant à identifier leurs fréquentations. Cette atteinte à la vie privée est une violation flagrante des droits de l’homme et témoigne de l’absence totale de respect du régime en place envers les principes démocratiques.

 

L’espionnage téléphonique :

 

Pour couronner le tout, le régime de Touadera s’immisce même dans la sphère privée de ses opposants en surveillant leurs appels téléphoniques. Incapables de se contenter d’une simple table d’écoute qui fait défaut, ils exigent régulièrement aux opérateurs de téléphonie de leur fournir les listes détaillées des appels effectués par les opposants. Cette intrusion inacceptable dans la vie privée des citoyens est une tactique digne d’un État policier, où la paranoïa règne en maître. Le Président Touadera prétend que les opposants démocratiques préparent un coup d’État contre lui et son référendum, mais ces allégations sont infondées et visent simplement à justifier son régime répressif.

 

Pour les centrafricains, le Président Touadera  et son régime démontrent une inquiétante tendance à vouloir asseoir leur pouvoir en écrasant toute opposition démocratique. En renforçant la surveillance de ses opposants, en violant leur vie privée et en s’immisçant dans leurs communications, Touadera montre son mépris flagrant pour les principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme. Il est du devoir de la communauté internationale de dénoncer fermement ces agissements répressifs et d’exiger que le Président Touadera respecte les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux de tous les citoyens centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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