le Défi de la reconstruction, L’Appel à une Éducation Responsable de maître Crépin Mboli-Goumba

Bangui, 22 juillet 2023 (CNC) – La République Centrafricaine (RCA) fait face à des défis majeurs dans sa quête de construction nationale. L’avocat centrafricain Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et Coordinateur du BRDC, soulève une question cruciale dans un tweet récent : “Le problème, ce n’est pas notre désaccord. C’est la façon de l’exprimer. Peut-on réussir à construire une nation lorsque les parents ont raté l’éducation de leurs enfants?” Cette réflexion incisive nous invite à explorer la relation complexe entre l’éducation, la gouvernance et la cohésion nationale en RCA.
Une Expression Responsable pour la Construction Nationale
Le tweet de Crépin Mboli-Goumba met en lumière le rôle crucial de la communication dans le processus de construction nationale. Les désaccords politiques sont inévitables dans toute société démocratique, mais la façon dont ils sont exprimés peut soit contribuer à renforcer les liens entre les citoyens, soit les diviser davantage. Une expression responsable, respectueuse et constructive est essentielle pour cultiver un environnement propice à la démocratie et à la stabilité politique.
Le Défi de l’Éducation Parentale
L’avocat centrafricain soulève également la question de l’éducation parentale. L’éducation des enfants revêt une importance cruciale pour l’avenir d’une nation. Des parents responsables et investis dans l’éducation de leurs enfants contribuent à façonner des individus bien équilibrés, ouverts d’esprit et conscients de leur rôle au sein de la société. Lorsque l’éducation parentale fait défaut, la société risque de se retrouver avec des générations mal préparées, susceptibles de perpétuer des comportements néfastes et de compromettre le tissu social.
L’Impact sur la Gouvernance
La déclaration de Crépin Mboli-Goumba pointe du doigt un problème profondément enraciné dans la gouvernance centrafricaine. Des ministres et des responsables politiques qui recourent à l’insulte et à la diffamation pour discréditer leurs adversaires minent la crédibilité du gouvernement et sapent la confiance du public. Une telle conduite démontre un manque de respect pour les principes démocratiques et les valeurs fondamentales de la société.
Vers une Éducation Responsable pour un Avenir Meilleur
Pour relever le défi de la construction nationale en RCA, il est impératif de s’attaquer aux problèmes d’éducation parentale et de communication politique responsable. Les initiatives gouvernementales visant à renforcer l’éducation et à sensibiliser les parents à leur rôle essentiel dans la formation de la prochaine génération doivent être encouragées. Parallèlement, les acteurs politiques doivent être conscients de leur responsabilité en tant que modèles pour la société et adopter des méthodes de communication respectueuses et constructives.
En un mot, le tweet de Crépin Mboli-Goumba nous invite à réfléchir sur les défis auxquels est confrontée la République Centrafricaine dans sa quête de construction nationale. En promouvant une éducation responsable et une communication politique constructive, la RCA peut aspirer à un avenir meilleur, où le respect, la tolérance et la coopération contribueront à renforcer l’unité nationale.
Par Alain Nzilo
Directeur de publications
spécialiste en relations internationales
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
