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Centrafrique : Touadéra se retourne vers Dieu ou diable pour s’éterniser au pouvoir ?

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Centrafrique : Touadéra se retourne vers Dieu ou diable pour s’éterniser au pouvoir ?

 

 

 

 

Bangui, le 7 Décembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

On en sait un peu plus désormais sur la rencontre internationale dite « Petit déjeuner de prière » organisée à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui du 7 au 9 novembre dernier. Si officiellement, cette rencontre internationale est présentée par son initiateur Faustin Archange Touadéra, comme un temps spirituel pour les Centrafricains de mettre de côté leurs différends pour se mettre ensemble et reconstruire leur pays, elle est en réalité, d’après nos informations, des journées de prière ésotérique destinée à trouver les voies et moyens pour sauver ce qui reste du pouvoir de maître de Bangui. Révélation exclusive CNC.

 

Dénommée, une journée, c’est en réalité trois jours et deux nuits entiers consacrés aux prières de sauvetage et/ou de conservation du régime du président Faustin Archange Touadéra, vacillé un mois après son investiture. La première journée a vu défiler de hauts cadres politiques, des leaders religieux et des leaders communautaires, ainsi que d’éminentes personnalités venues de par le monde.

D’où vient l’idée de cette rencontre ?

D’après nos informations, l’idée est venue de deux spirites africains et amis du président Touadéra dans la Grande Loge Nationale Française (GLNF), dont milite Faustin Archange Touadéra.

D’après ces spirites, le mal de Centrafrique vient peut-être de la personne du président Touadéra et de la maçonnerie telle que pratiquée par lui avec son maître François Bozizé lorsqu’ils cogéraient le pouvoir.

« Le fait pour Faustin Archange Touadéra de ne pas s’opposer et surtout de participer à l’assassinat d’un des leurs, Charles Massi et de ne pas dénoncer par la suite,  peut continuer à peser sur lui, et à travers lui, sur le pays continuera à payer le dividende en monnaie de singe si c’est lui qui est au pouvoir. Voilà pourquoi, il est impérieux de nous réunir pour faire quelques choses pour lui et pour le pays » affirme un spirite congolais.

Mais pourquoi ne pas aller prier dans une Église ou Mosquée ?

Pour un participant contacté par CNC, « l’Église est un lieu de rassemblement des chrétiens alors que cette prière rassemble à la fois les chrétiens, musulmans et animistes ». Justifie-t-il la tenue de cette rencontre à l’hôtel Ledger.

Un autre affirme que « Notre prière n’est pas destinée à Dieu, mais aux dieux » nous a répondu un membre participant. Pour ce participant, visiblement un frère maçon de Touadéra, c’est dans un lieu secret où se passent des actes d’abjectes immoralités que des tels types d’incantations se font et non dans un lieu saint.

Alors que les enfants de Dieu activent la puissance divine par la prière, la louange ou le jeun, l’eucharistie, les serviteurs de Satan dispersés dans différentes sectes de par au monde, invoquent les démons par des incantations faites en général dans un lieu secret. Ils sont friands des beaux vêtements, de cérémonial où coulent à flots, les vins et les liqueurs des marques déposées.

Les vins, les liqueurs, les plats appétissants ne séjournent jamais dans les Églises ou les Mosquées. C’est la raison de célébrer cette messe ésotérique à l’hôtel Legder.

Et après… ?

Profiter du chao pour offrir des sacrifices et mettre en route un parti politique comportant des symboles occultes dans les logos propres au locataire.

Violences, tueries, vols, remise en cause de l’autorité de l’État, occupation quasi totale de l’ensemble du territoire par les groupes armés, naissance des nouvelles rebellions, ce sont, entre autres, non seulement des signes annonciateurs de la fin d’un règne voué aux sectes, mais aussi une occasion offerte par les démons pour recevoir des cadeaux de leurs partisans. A cela s’ajoute la fin de l’année.

« Est-ce que les tueries récurrentes de ces derniers temps n’ont pas un lien avec la prière de Ledger ? » S’interrogent des Banguissois qui constatent, à juste titre, l’augmentation des disparitions accidentelles de certains de leurs compatriotes.

Autre action à mettre en route, la création d’un parti politique insérant des symboles occultes. D’après un spirite centrafricain de l’ordre de Rose Croix contacté par CNC peu après la chute de François Bozizé :

« Le logo du parti KNK comporte des sigils ésotériques : Un Soleil Noir levant et des fléchettes aussi noires »  en d’autres termes, des symboles, magiquement, chargés de concentrer le subconscient à perforer des tâches particulières. Une sorte d’envoûtement à l’européenne.

Pour lui, l’inconscient, qu’il soit personnel ou collectif, travaille par les moyens des images et des photos et la Magie parle au subconscient de l’esprit humain à travers de la même façon. Et étant donné que l’Association comme la Franc-maçonnerie dont sont membres, Francois Bozizé, Faustin Archange Touadéra et bien d’autres encore, étudie la Magie et le pouvoir des symboles, il ne fait aucun doute que Faustin Archange Touadéra fait recourt à ces anciens savoirs comme son maître François Bozizé pour former le logo de son nouveau parti en gestation.

En somme …

Avec une partie de la population au subconscient touché, la haine, la jalousie, la méchanceté ont gagné  leur cœur. La prolifération des églises en « e » minuscule, la survenance des faux prophètes et pasteurs-pasteurs assimilés aux Pasteurs, la Centrafrique est loin de connaître la paix pour amorcer son développement si aucun effort d’éduquer les générations futures n’est engagé.

Attendons de voir le logo du parti touadérateurist.

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : A N’DELÉ, TRAFIC D’ARMES GÉANT AU PROFIT DES EX-SELEKAS

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CENTRAFRIQUE : A N’DELÉ, TRAFIC DARMES GÉANT AU PROFIT DES EX-SELEKAS

 

 

N’DELE  ET SES  HABITANTS  PRIS EN OTAGE PAR LES « SEIGNEURS DE GUERRE » SOUDANAIS ET DARFOURIENS 

         

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Les combattants du FPRC à Ndélé en République centrafricaine. CopyrightAljazeera.

 

Bangui, le 7 décembre 2017..

Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.

 

Les appels au secours de la population de N’Délé, à bout de nerfs, suffoquant sous le joug des envahisseurs venus du nord, se perdent dans la savane sans trouver d’écho.

          Les habitants ont été transformés en esclaves par les Arabo-musulmans descendus du Soudan et du Darfour. Ces « seigneurs de guerre » règnent en maîtres absolus sur le commerce des armes qui alimente les deniers des ex-Sélékas, renforçant ainsi leur puissance de feu et leurs prétentions séparatistes. Les trafiquants, anciens Janjawid adeptes de la charia, cruels et sanguinaires, ont fait de la ville un véritable comptoir de vente d’armes à ciel ouvert.

          Scandale des scandales : N’Délé est devenu un no man’s land, dont l’entrée semble interdite aux autorités légitimes. La ville est, désormais, quasiment coupée du reste du pays.

          Quel affront pour le pouvoir en place ! Ce marché d’armes à ciel ouvert, cette espèce de califat en gestation qui soumet les populations abandonnées à la cruauté des envahisseurs, auraient dû provoquer l’ire d’un gouvernement responsable et protecteur. Mais le pouvoir immobile de Bangui, terrorisé devant les bandes armées, se tait. Infiltré par les chefs de l’exSéléka, le gouvernement Sarandji II chancelle sous les oukases des séditieux.

          Dans quel État sommes-nous ? Le pays ressemble à une serpillière sur laquelle n’importe qui peut venir s’essuyer les pieds sans être inquiété. Des rebelles armés et sanguinaires peuvent en massacrer la population en toute quiétude et exiger de rester impunis. Tout se passe comme si l’Union Africaine faisait pression sur le pouvoir légitime pour qu’il cède aux séditieux.

          Si la situation catastrophique de N’Délé perdure, s’installant dans le temps sans une réaction forte du gouvernement pour y mettre fin, il faut craindre pour l’avenir de la République Centrafricaine, et voir se multiplier d’autres marchés d’armes à ciel ouvert sur le territoire.  

 

CAPITULATION  HONTEUSE  DE  L’UNION  AFRICAINE DEVANT LES REBELLES

             Bedializoun Moussa Nebié, représentant de l’UA à Bangui, se félicite : « L’Union Africaine se réjouit que les groupes armés aient accepté d’adhérer à l’initiative africaine pour la paix ».

          On ne peut qu’approuver l’adhésion des rebelles aux négociations de paix et de la réconciliation. Mais à quelles scandaleuses conditions ?

          Après avoir commis d’innombrables crimes contre l’humanité, les ex-Sélékas n’ont pas cessé de refuser la main tendue du président Touadera pour qu’un dialogue s’instaure dans le cadre du DDR mourant. Comment accepteraient-ils, maintenant, d’adhérer au processus de pacification ?

          Il ne faut pas qu’au nom de la paix à tout prix, les victimes soient sacrifiées et leurs bourreaux absous de leurs forfaits criminels. N’oublions pas que ces criminels sont lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU !

          Et que fait-on de l’attente désespérée des victimes et leurs familles qui espèrent toujours qu’on leur rendra justice ?

          Tout le monde en Centrafrique sait que les rebelles ont une obsession : empêcher, coûte que coûte, le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale de Bangui qui les enverrait en prison pour leurs crimes.

          Quant à la Minusca, elle semble pratiquement hors-jeu. Rejetée par la population en colère, elle ne sait plus sur quel pied danser. Il faudrait la remanier en profondeur et changer les responsables qui ont lamentablement failli à leur mission de paix et de protection.

NECESSITE DUNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE

          Nous l’avons à plusieurs reprises suggéré ici. Pourquoi ? Parce qu’en Centrafrique, la situation échappe, peu à peu, à tout contrôle. L’illusion de paix qui règne dans la capitale a été elle-même ébranlée ces derniers jours par des affrontements et des crimes. Les autorités du pays ne contrôlent plus que difficilement la capitale. Cette paix fragile en train d’être menacée par le retour d’une instabilité sanglante. 80% du territoire sont occupés et gérés par les ex-Sélékas. Malgré les gesticulations des uns et des autres pour essayer de ramener le calme, la Centrafrique s’enfonce tous les jours dans le chaos et le pays descend, inexorablement, en enfer.

          Seule, une mobilisation de la communauté internationale pourra imposer la paix et la réconciliation nationale.

          Il faudrait qu’elle intervienne le plus rapidement possible.

          Au nom de l’humanité.

                                                                                                                                             JOSEPH AKOUISSONNE

(6 décembre 2017)

Centrafrique : Médecins sans frontières en danger à Bria

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Centrafrique : Médecins sans frontières en danger à Bria

 

 

 

Bangui, le 7 décembre 2017.

 

L’équipe de Médecins sans frontières (Msf) basée à Bria a frôlé le pire, le lundi dernier. C’est alors que les humanitaires se sont mobilisés au maximum au chevet des victimes, au moment de l’affrontement opposé Anti-balaka et les Casques bleus, que Msf a failli connaitre le pire. Toutefois, le climat a complètement entravé la mission de l’organisation dans la région.

Au même titre que les Casques bleus, la République centrafricaine tend à devenir un pays dangereux pour les humanitaires censés être neutres et libres de leurs activités même en période de guerre dans un pays donné. L’événement de Bria recentre bien toute la problématique du couloir humanitaire. Selon le communiqué rendu publique par Msf dont CNC a eu copie ce mercredi 6 décembre, l’équipe Msf de Bria a échappé belle au pire. « Une ambulance de Msf transportaient un blessé du site des déplacés de Pk3 jusqu’à l’hôpital de Bria, où l’organisation soutient le service de pédiatrie et la prise en charge chirurgicale des blessés, a été interpellée par des hommes armés. Ceux-ci ont braqué leurs armes sur l’ambulance refusant que le blessé soit conduit à l’hôpital. L’incident s’est terminé sans heurts, mais le blessé n’a pu être transféré », peut-on lire dans le communiqué du Msf.

Cette situation considérée comme une menace directe contre la mission des humanitaires en Centrafrique, a fait que l’intervention de Msf à Bria a pris du plomb dans l’aile. Toutefois, le communiqué précise qu’afin de préserver un minimum d’assistance médicale et humanitaire en temps de conflit, il est essentiel que les structures et le personnel médical soient respectés, que le passage des ambulances soit facilité et que toute personne malade ou blessée puisse avoir accès à des soins médicaux. Ceci pour le bien de tous.

Mme Anne-Marie Boyeldieu, Cheffe de mission Msf Centrafrique tient, à cet effet, faire une mise en point : « Notre travail consiste à apporter des soins médicaux gratuits à ceux qui en ont besoin, ceci indépendamment de leur origine, de leur croyance ou de leur affiliation politique », rappelle-t-elle avant de marteler que « nous ne pouvons pas le faire si nos équipes sont menacés ».

Profitant de la circonstance, Mme Anne-Marie  lance un appel aux groupes armés présents dans la localité d’observer scrupuleusement les principes humanitaires : « nous demandons instamment à toutes les forces armées présentes dans la région, et tout particulièrement à leurs chefs ou responsables hiérarchiques, de faciliter le travail du personnel médical en laissant circuler les ambulances et en laissant passer toute personne malade ou blessée qui tente de rejoindre nos structures ».

Il faut également noter qu’en matière humanitaire, un combattant blessé n’est plus en mesure de se battre et que selon le Droit humanitaire international, celui-ci a le droit d’être pris en charge au plan médical.

Pour le cas de la victime transportée par l’ambulance de Msf à Bria, c’est finalement le jour suivant qu’il a été pris en charge.

Une fois de plus, le travail humanitaire doit faire l’objet d’une vaste compagne de sensibilisation en milieu des groupes armés. Seulement, les rebelles, surtout des mercenaires étrangers qui pullulent actuellement en Centrafrique n’ont aucun intérêt ni dans la cohésion sociale, ni dans le respect des droits humanitaires, d’où nécessité pour les forces régulières dont la Minusca d’user de la force pour faire entendre raison à ces seigneurs de guerre.

 

CENTRAFRIQUE : 59e ANNIVERSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE, UNE FÊTE DANS LE PÉRIL.

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CENTRAFRIQUE : 59e ANNIVERSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE, UNE FÊTE DANS LE PÉRIL.

 

 

Centrafrique.com/touadera/le-president-touadera-lors-de-sa-prestation-de-serment-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-17753 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui, le 6 décembre 2017.

Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.

 

FÊTER L’INDÉPENDANCE, MALGRÉ LES PÉRILS

 

          Beaucoup, à Bangui, se demandaient s’il était raisonnable de faire la fête alors que le pays est plongé dans le chaos. Certains rebelles, ennemis de la République Centrafricaine, voulaient d’ailleurs, purement et simplement, annuler ce symbole fort de sa souveraineté, qui doit, tout au contraire, demeurer pérenne.

          Bien entendu, on peut s’interroger sur l’opportunité de fêter ce 59e anniversaire de l’Indépendance. Mais si on ne le célébrait pas, on donnait raison à tous ceux qui veulent détruire la République. Les Centrafricains ont donc choisi de démontrer qu’ils pouvaient être debout, unis et en liesse, pour se souvenir du père fondateur de leur pays, Barthélémy Boganda. En ces temps difficiles et incertains, il fallait que les Centrafricains affirment leur patriotisme face à ceux qui ne cherchent qu’à violer la démocratie et à briser leur unité. Malgré les hurlements des loups qui terrorisent leur patrie, les Centrafricains ont fêté, comme ils le devaient, le 59e anniversaire de leur République, symbole fort et intangible de la réalité inviolable de leur pays.

 

UNE GOUVERNANCE RÉSOLUMENT PATRIOTIQUE

         Le président Touadera s’est adressé à la nation dans un discours de circonstance qui a marqué les esprits. Il a rappelé en effet aux Centrafricains les préceptes de Barthélémy Boganda, fondateur de la République, qui constituent une philosophie de bonne gouvernance que le gouvernement Sarandji II semble, malheureusement, ignorer. Si les engagements de Barthélémy Boganda avaient présidé aux destinées du pays, nous n’en serions pas là.

          C’est pourquoi nous pensons que le gouvernement doit se ressaisir et mener une gouvernance patriotique résolue face aux groupes armés. Il est urgent que le gouvernement gouverne. Que la protection des populations et l’intégrité territoriale du pays soient assurées. La République Centrafricaine en est loin.

          Elle semble être engagée, au contraire, dans un cul-de-sac, dont elle ne peut plus s’extraire. La venue du Souverain Pontife et le voyage du Secrétaire Général de l’ONU, qui avaient suscité tant d’espoirs, autant que les propositions de l’Union Africaine pour un dialogue de paix, se sont noyés dans les méandres boueux du marigot tumultueux qu’est devenue la Centrafrique. Désormais, il ne se passe pas un jour sans qu’on apprenne que des massacres de populations ont eu lieu. Que la situation dans la capitale est si tendue qu’une broutille est capable de mettre le feu aux poudres.

          Si l’incertitude qui plane sur le pays ne cesse pas, c’est l’effacement assuré. Les dirigeants doivent changer de cap et opter pour une politique d’urgence afin de sauver le pays. En tant de guerre, ce n’est pas l’immobilisme qui doit présider aux destinées d’un pays : c’est l’engagement patriotique et républicain de ses dirigeants.

                                                                                                                          

                                  JOSEPH AKOUISSONNE  (5 décembre 2017)

 

Centrafrique : quand les diplomates brésiliens s’inquiètent de la participation des soldats de leur pays aux effectifs militaires de la Minusca.

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Centrafrique : les diplomates brésiliens s’inquiètent de la participation des soldats de leur pays aux effectifs militaires de la Minusca.

 

 

Bangui, le 6 décembre 2017.

 

Le ministre de la défense brésilienne, Raul Jungmann, a annoncé la semaine dernière  que son pays enverra des soldats à une mission de paix en République centrafricaine, ce qui a profondément divisé non seulement la population brésilienne, mais aussi les diplomates. D’ailleurs la manœuvre est loin d’être un consensus au sein du gouvernement.

 

Au ministère des relations extérieures brésilien, on s’accorde à dire qu’il est plus difficile de justifier la nécessité pour le Brésil d’envoyer des troupes en Centrafrique qu’en Haïti. Tandis qu’au ministère de la justice, il y a aussi des réserves , des craintes pour ne pas que le Brésil devienne la cible du terrorisme.

 

Un autre  facteur de préoccupation est le risque réel de la mort des soldats brésiliens. “dans le cas d’Haïti, il y avait une réalité plus connue.” En Afrique, il existe une réalité différente, plus difficile à comprendre, qui pourrait nécessiter plus d’informations pour l’opinion publique, a déclaré un diplomate de haut rang, qui a maintenu qu’il n’y a pas de division institutionnelle entre les ministères. «Il y a seulement des opinions divergentes de part et d’autre au sein du gouvernement», a-t-il conclu. Par contre, Un autre diplomate brésilien a déclaré que ceux qui s’opposent à l’envoi des troupes en Centrafrique qu’ils  considèrent risquée sont partiellement compensés par un remboursement de l’ONU.

 

Une deuxième raison valable pour le camp des sceptiques   serait le coût de la mission. Le ministre a dit que le calcul n’était pas fait encours, mais l’État-Major de l’armée a avancé des chiffres sur le sujet. Selon un officier militaire ayant accès à des études antérieures, il faudrait 100 millions de dollar ppar année, valeur approximative à appliquer à la dernière étape en Haïti pour maintenir un bataillon avec un échange semestriel. Bien que l’ONU exige le remplacement annuel des troupes, le Brésil préfère un plus grand relais, comme un moyen de prévenir les cas d’abus sexuel.

 

Un troisième facteur qui divulgue la décision d’un consensus est la distance culturelle et géographique. Le Brésil contribuerait à la paix dans un pays africain avec de graves conflits liés aux conflits religieux.

L’intention du ministère de la défense est d’envoyer un quota de 1000 soldats en Centrafrique. Le nombre serait un peu plus petit que celui détenu dans le pays par le Pakistan, qui a le plus grand contingent, avec 1115 militaires. La contribution brésilienne serait similaire à celle du Bangladesh ( 001) et de l’Égypte ( 000). Ce n’est pas clair si le Brésil menait la mission. Les prévisions sont que d’autres militaires, toujours en formation, suivent l’opération et non ceux d’Haïti. Il n’y a pas non plus d’estimation de la durée du séjour du Brésil dans le pays.

Jungmann dit que la participation est cruciale pour la formation et la préparation militaires. «C’est une expérience de terrain, en situation réelle, que toute force armée doit constamment être.» Dans son évaluation, il n’y aura pas de problème pour l’approbation de la proposition par le Congrès. Le jeudi, Jungmann a déclaré que le but est que les troupes brésiliennes atteignent la République centrafricaine avant la moitié de l’année 2018. Le projet devrait être traité cette année.

Le ministre a rappelé que le Brésil avait commandé pendant 13 ans la mission de paix en Haïti, à partir de laquelle 36000 soldats du pays ont participé. Jungmann a soutenu que le Brésil devrait participer à des décisions internationales et, si ce n’est pas le cas, ne pas élever son seuil dans les instances internationales, où des questions importantes sont décidées, y compris le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Selon un militaire accompagnant la planification de l’opération, l’estimation de  100 millions de dollar annuellement a tendance à être augmentée au cours de la première année, en raison du coût plus élevé d’installation de la base et de la réaffectation éventuelle. Certains nouveaux équipements devraient être acquis, en raison de la nature du terrain, contrairement à l’haïti. Parmi l’équipement serait 50 jeeps blindées. Un autre point qui exige la mission est d’avoir besoin de vols fréquents.

Au sein des forces armées, il n’y a pas non plus de consensus sur la forme de la mission. Des membres de l’armée considèrent la participation de la marine brésilienne comme une autre forme de dépense supplémentaires, pour la recherche des missions. Indispensable serait le soutien de l’aéronautique. Selon le ministre, la période de permanence ne sera discutée qu’après l’adoption de la proposition par le Congrès. Pourtant, il peut être prolongé, comme il s’est produit successivement en Haïti.

Dans les secteurs du ministère de la justice, la proposition se heurte à la résistance parce que la mission est parmi ses objectifs de lutter contre une coalition de milices musulmanes. La confrontation pourrait rendre le Brésil vulnérable aux attentats terroristes. Jungmann dit toutefois que «ce risque n’a pas été décelé» par la défense, le ministère des rélations extérieures  ou le Bureau de la sécurité institutionnelle (GSI). Jungmann reconnaît que dans le pays africain, le Brésil aura “un défi de plus grande complexité” qu’il n’en avait en Haïti.

Le gouvernement sait cependant qu’il peut être critiqué pour deux facteurs: la forte restriction budgétaire pour 2018 et la plainte des électeurs selon laquelle les villes souffrent d’un crime et les soldats peuvent aider à la sécurité publique. Dans les missions de paix, l’armée a l’autonomie pour combattre la criminalité locale, contrairement à ce qui se passe dans le pays.

 

 

Article préparé à base des journaux brésiliens lus par Félix NDOUMBA.

Centrafrique : la MINUSCA est-elle la mission la plus dangereuse pour les Nations-Unies au monde ? Bangui, le 6 décembre 2017.

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Centrafrique : la Minusca est-elle la mission la plus dangereuse pour les Nations-Unies au monde ?

 

 

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Bangui, le 5 décembre 2017.

Par : Félix NDOUMBA, CNC.

 

Batangafo est une petite ville indéfinissable d’environ 20 000 personnes dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Elle se trouve qu’à quelques centaines de kilomètres de la capitale Bangui, mais les routes dégradées et le danger permanent posé par les groupes armés qui les patrouillent montrent à suffisance que la ville est presque entièrement coupée du reste du pays.

Il n’y a pas de présence gouvernementale dans cette ville de Batangafo, comme d’ailleurs dans d’autres villes du pays. Depuis la fin de l’année 2013, lorsque le conflit a déclenché dans le pays, les autorités locales ont dû quitter précipitamment la ville en masse pour rejoindre la capitale afin d’échapper au danger palpable. Ils ne sont pas encore de retour . Batangafo est aussi tourmentée par les groupes armés comme les rebelles de la séléka et le mouvement des Anti-Balaka qui s’affrontent régulièrement en dépit de la présence de la population civile qui pour la plupart se trouve actuellement dans des camps des déplacés ou dans la brousse.

Dans ce contexte, il est difficile d’évaluer le rôle et l’importance des 100 soldats de la Minusca stationnés dans cette ville de Batangafo dans le cadre de la mission des Nations-Unies pour la paix dans le pays.

«MINUSCA est loin d’être parfaite, mais je ne peux pas imaginer à quoi ressemblerait la situation s’ils n’étaient pas là», a expliqué un bénévole d’une ONG qui a travaillé dans la région.

Les Casques bleus, du contingent pakistanais de MINUSCA, patrouillent la ville dans des camionnettes et des véhicules blindés. Ils sont totalement couverts et surprotégés dans leur armure et aussi leurs Casques bleus anti-balles en tête. Ils essaient de répondre à des appels d’urgence malgré la situation plus ou moins dangereuse pour eux sur le terrain, mais aussi protéger la piste poussiéreuse de l’aérodrome lorsque des fournitures humanitaires sont acheminées. De conversations avec des civils touchés par le conflit en cours, ainsi qu’avec les dirigeants des groupes armés, il est clair que la présence de ces soldats de la paix aide à prévenir les pires excès des groupes armés.

Le travail est loin d’être facile. En fait, la RCA peut juste être l’environnement le plus difficile dans le monde pour les Casques bleus de l’ONU. C’est certainement parmi les plus fatals: 14 soldats de la paix ont perdu la vie cette année. Le dernier incident mortel est la mort d’hier lundi 4 décembre 2017 d’un soldat mauritanien de la Minusca tuée à l’entrée de la ville de bria au nord du pays selon le communiqué publié par la Minusca.

«Si vous comparez avec d’autres missions de l’ONU dans d’autres pays, aucun pays n’est sur un pied d’égalité avec la Centrafrique.» La dynamique de sécurité est une chose, et il n’y a pas d’infrastructure gouvernementale. C’est absent. Puis il y a la présence des groupes armés. «Personne n’a fait un effort sincère pour les désarmer», explique un Officier de la Minusca déployé à Batangafo sous-couvert de l’anonymat.

Dans cette ville, la MINUSCA a réquisitionné l’ancien palais de justice sur une colline surplombant Batangafo. Le bâtiment est maintenant protégé par des rouleaux de barbelés, et par des sentinelles avec des cameras automatiques et des nids de mitrailleuses.

Hassan, responsable depuis seulement deux mois, est fier de ce que ses hommes ont accompli. “nous avons gardé les choses calme sans utiliser la force.” Pour ce faire avec les pourparlers et la réconciliation, c’est la vraie réalisation. Je peux voir les groupes armés commencent à comprendre. En fin de compte, qui est affecté par leurs actions? Les civils.

“si vous créez des problèmes, vous ne vous mettez pas sur une bonne base avec les civils.”

Hassan insiste sur le fait que ses hommes «font les choses différemment»-une allusion, un suspect, aux critiques qui ont obstiné cette mission de maintien de la paix et de son prédécesseur mandaté par l’Union africaine, la mission d’appui international dirigée par les Africains à la République centrafricaine (misca).

Les soldats de la MINUSCA et le misca ont été accusés à maintes reprises d’exploitation et d’abus sexuels, d’agressions et même de meurtres.

Dans un épisode particulièrement accablant, les Casques bleus congolais auraient tué 18 personnes à boali entre décembre 2013 et juin 2015. Les restes de la défunte étaient seulement la semaine dernière retournée à leur famille.

Ces échecs ont été reconnus et condamnés dans une récente résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a également approuvé l’ajout de 900 soldats supplémentaires à MINUSCA pour aider à prévenir une résurgence de la violence.

À Bangui, les autorités du pays et parfait Onanga-Anyanga, le patron de la Minusca ont salué les 900 soldats de la paix supplémentaires – mais ils sont restés francs quant à l’ampleur des défis auxquels sont confrontés ses casques bleus.

Onanga-Anyanga dit qu’il est impossible de fonctionner efficacement dans un pays qui est la taille de l’Afghanistan avec un peu plus de 10 000 soldats. L’Afghanistan, dit-il, avait plus de 10 fois ce nombre de troupes étrangères impliquées à la hauteur du conflit.

«En effet, le pic de la violence depuis mai de cette année a exposé les limites de la force …» «Nous avons le devoir de veiller à ce que nous puissions établir des bases d’opérations temporaires partout où les populations sont à risque, alors c’est un fait que les troupes sont éparpillées», dit-il. «Nous sommes confrontés à d’énormes défis pour nous assurer que nous sommes en mesure de répondre de manière proactive aux nombreuses demandes d’aide, de prévenir la survenance de cette violence et, dans la limite du possible, de repousser et de limiter la menace que les groupes armés posent aux populations.» C’est une tâche énorme.

Le conflit actuel en RCA a commencé en 2013, lorsque les rebelles sous la bannière du mouvement séléka avaient renversé le gouvernement de François Bozizé . Ce mouvement s’est maintenant rompu, de même que la coalition de groupes Balaka (milices de défense civile) qui ont surgi pour les combattre. Le résultat est une instabilité généralisée largement motivée par les préoccupations locales.

Onanga-Anyanga soutient que la Centrafrique est fondamentalement différente des autres contextes dans lesquels les Casques bleus opèrent, en partie en raison du manque historique de gouvernance nationale et en partie en raison de l’éclatement des groupes armés qui rend difficile de savoir avec qui commencer les négociations.

“Dans certains endroits, nous avons une paix à garder.” Ici, nous n’avons pas de paix à garder. Les groupes ne se combattent pas seulement, mais ils nous combattent. Cet endroit est devenu le plus dangereux pour les Casques bleus- nous avons perdu (14) juste cette année. C’est aussi l’endroit le plus dangereux pour les travailleurs humanitaires … C’est juste une guerre brutale … C’est juste inhumain, dit-il.

“Certains de nos soldats ont été tués d’une manière qui est si horrible, coupée en morceaux, sauvagement.” Il n’y a plus de Havre de paix. Ces groupes violent les hôpitaux, violent l’espace humanitaire, vont dans les écoles et les hôpitaux pour tuer des gens, c’est très brutal.

Brutal ou non, Onanga-Anyanga insiste sur le fait que MINUSCA s’engage à rétablir l’ordre en République centrafricaine même si, comme il le soupçonne, il faut plus d’une décennie d’ intervention internationale cohérente.

«Nous espérons seulement aider le pays à marcher en arrière sur ses propres pieds … c’est pourquoi nous demeurons déterminés à faire ce travail – parce qu’il est clair que nous ne pouvons pas laisser la Centrafrique comme maillon faible dans une région déjà si fragile», dit-il. “vous laisserez des territoires immenses totalement sans surveillance et protégé, l’espace non gouverné qui sera juste une invitation pour toutes sortes de criminels à juste affluer dedans … ce sera un risque pour un voisinage déjà fragile.

 

 

 

Avec Relief Web.

Centrafrique : quand l’hôtel Ledger Plaza de Bangui se transforme au marché clandestin des diamants et Ors.

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Centrafrique : quand l’hôtel Ledger Plaza de Bangui se transforme au marché clandestin des diamants et Ors.  

 

 

 

Bangui, le 4 décembre 2017.

 

Dans le salon de l’hôtelLedger   à Bangui, la capitale de la RCA déchirée par la guerre-civile, les marchands clandestins de diamants, discret, ciblent prudemment les potentiels  clients.

Leurs offres chuchotées  pour la vente des diamants et ors  sont le premier indice du marché illégal prospère pour les pierres précieuses dans un pays qu’il y a six ans encore était classé parmi les 10 premiers pays les   plus grand producteur de diamant du monde et est maintenant principalement contrôlé et exploité  par des milices armées.

 

Les ventes illicites sont, pour la RCA,  des mauvaises nouvelles, car le pays lutte en faveur du retrait d’une interdiction internationale des exportations de ses diamants. L’embargo, qui a été partiellement levé l’an dernier, a été imposé en raison des inquiétudes concernant le financement des groupes armés par la vente  des diamants et ors exploités illégalement sur le territoire contrôlé par les milices. Pourtant, alors que les exportations de diamants offrent une source potentielle de recettes publiques désespérément nécessaires, les autorités ont été jusqu’à présent impuissantes à freiner le commerce souterrain.

 

«le gouvernement est conscient que les contrebandiers viennent à Bangui acheter des diamants, mais n’ont pas les moyens de les arrêter», a déclaré le ministre des mines, Leopold Mboli Fatrane. Il cite l’exemple d’un voyageur italien arrêté récemment avec des écailles et d’autres équipements d’évaluation de diamant dans ses bagages.

“si vous êtes pris dans la Loi, nous vous expulser,”Mboli Fatrane dit dans une interview à Bangui.” Mais nous avons un grand pays et à peine tous les moyens d’enquêter.

Les diamants ont été à la fois une bénédiction et une malédiction pour la RCA  depuis son indépendance de la France en 1960, fournissant une source cruciale de revenus pour les pauvres tout en alimentant la corruption et les conflits armés entre les élites.

Sous Jean-Bédèle Bokassa, qui portait une couronne incrustée de diamants quand il s’est proclamé empereur en 1976, les diamants sont devenus un synonyme pour la mégalomanie des politiciens de la nation.

Dans son atelier, le Diamantaire Joseph Guinot, 65, se souvient de ces jours de couronnement affectueusement.

Géologue de formation, on lui demanda d’acheter 1250 diamants pour la Couronne de Bokassa et, plus tard, il permit de vendre les pierres du pays à Anvers. Il a ouvert une entreprise de coupe de diamant et un studio de bijoux, et a construit un hôtel pour les clients de l’étranger. La vie était bonne.

Cela a changé de façon spectaculaire en 2013, quand le coup d’État de l’ex-coalition Séléka  chasse de force le Président François Bozizé du pouvoir et a déclenché les représailles  des Anti-Balaka, une milice proche du Président déchu Bozizé. Des mois plus tôt, les insurgés avaient saisi la ville orientale de Bria, le principal centre de diamant du pays.

Le conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes a incité le processus de Kimberley, un groupe international de certification qui cherche à stopper la vente de diamants à partir de zones de guerre, à suspendre la République centrafricaine. L’économie a contracté de 37% en 2013 à mesure que les exportations officielles se sont effondrées, selon le Fonds monétaire international.

 

Nation la plus pauvre

 

Aujourd’hui, la République centrafricaine est la nation la plus pauvre au niveau mondial, en se classant au bas de la liste des 188 pays de l’indice des Nations Unies pour le développement humain (2016).

À la suite de la nomination d’un gouvernement élu l’année dernière, le processus de Kimberley a permis une levée partielle de l’interdiction de cinq régions de l’Ouest où les combats se sont déformés et un certain contrôle réglementaire pourrait revenir. La première ville à commencer à commercialiser à l’étranger a été Berberati, en mai 2016. Les exportations officielles ont repris «timidement», a déclaré le ministre des mines.

Cependant, alors que les groupes armés restent dans le contrôle des principales villes minières de l’est, le chaos signifie que les diamants des zones rebelles peuvent facilement être mélangés à des pierres légales, a déclaré le témoin mondial du groupe politique basé à Londres dans un rapport de juin.

«les diamants de toutes les parties de la Centrafrique sont principalement transités par des pays voisins pour se retrouver  sur les marchés internationaux», a déclaré l’organisation.

Plus près de la frontière, les contrebandiers utilisent le Cameroun voisin comme point de transit pour les flux à grande échelle de cargaisons non déclarées de diamants de la République centrafricaine, selon l’impact du groupe de défense de l’Ontario, qui a enquêté sur les flux de minerais dans les zones de conflit. Les pierres sont vendues à des endroits tels que Dubaï et l’Inde, selon  l’organisation qui a  déclaré dans un rapport publié en décembre 2016.

Le gouvernement fait du lobbying pour lever complètement l’interdiction des exportations, en disant qu’il ne peut arrêter la contrebande si elle a les fonds nécessaires pour le faire. Le budget du ministère pour la lutte contre la fraude était inférieur à 20 millions de francs CFA ($35 000) lorsque Mboli Fatrane est arrivé au département en mars de l’année dernière, dit-il.

 

Groupes armés

 

«Nous aurons à récupérer tous nos sites miniers des mains des groupes armés si nous voulons une paix réelle et durable–c’est la seule façon», a déclaré le ministre. «C’est le contrôle des sites miniers qui leur permet d’acheter des armes.»

Pour le diamantaire Guinot, il y a toujours l’espoir que l’ère dorée du commerce de diamant reviendra.

«une fois que nous avons la sécurité, nous serons bien», dit-il, debout près d’un employé de polissage d’une pierre rugueuse. “aucun homme travailleur ne peut avoir faim dans un pays qui a de l’or et des diamants.”

(le rapport sur cette histoire a été appuyé par la Fondation internationale des médias féminins, dans le cadre de l’initiative de rapport sur les grands lacs africains.)

 

 

Centrafrique : Où se cache la racine du mal ?

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Centrafrique : où se trouve la racine du mal ?

 

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Simon Koïtoua. L’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 4 décembre 2017.

Par : Simon Koitoua, CNC.

 

D’où se trouve la racine du mal Centrafricain ?  Qui porte la responsabilité des haines   ?

Qui pourra nous apporter des raisons convaincantes  et fiables sur ces maux qui minent particulièrement la Centrafrique ? Touadera est le comptable  de toutes situations,

Il est certes difficile d’apporter des réponses à une telle question, mais il faut dire de façon sincère que la population Centrafricaine attende  un changement honnête  avec un  chef d’Etat responsable, moins demagogue .La situation politique est partout sombre et les lampes de la liberté s’éteignent quotidiennement TOUADERA utilise ses sbires pour s`en prendre a ces detracteurs.

Y a-t-il espoir que la Centrafrique  retrouve  les valeurs humaines pour dépasser le stade des régimes criminels, corrompus  et malsains dans tous les niveaux sont reduis a neants. Peut-on croiser les bras et attendre un avenir meilleur?Les vœux de voir le pays retrouve une paix durable sont d’une urgence capitale et ont une valeur d’or pour toute la  population  Centrafricaine.

Tout cela, c’est parce que la jeunesse laisse le champs libre aux criminels economiques et sanguinaires  qui s’enfoncent dans l’abime politique la plus profonde du monde la  population Centrafricaine rongée par la misère.Là où le bât blesse est que TOUADERA   LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE BANGUI et  ne cesse  d’enrichir ses sbires et achètant  des appartements très coûteux dans différentes villes d’Europe . Là où c’est très choquant, ce qu’on trouve encore en Centrafrique , la  population abandonnee dans une insecurite totale .

La division était la devise du  régime TOUADERA ; l’égalité des citoyens est  bafouée . Ce qui nous rassemble, c’est l’amour de cette patrie, disons non aux criminels economiques.
De toute façon, Touadera  le sait, la ligne rouge est franchie, forcément, il faudra s’organiser et je suis convaincu que le seul survivant de ce naufrage sera la patrie.

La mauvaise gouvernance est un crime comme les autres ,

 

SIMON KOITOUA

CENTRAFRIQUE : LA MORALISATION DES PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITION, UN EXUTOIRE POUR SORTIR DU BOURBIER.

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CENTRAFRIQUE : LA MORALISATION DES PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITION, UN EXUTOIRE POUR SORTIR DU BOURBIER.

 

 

Bangui, le 4 décembre 2017.

 

La vie politique centrafricaine est majoritairement rythmée et animée par les partis politiques. Selon le lexique des termes juridiques, un parti politique est un groupement d’hommes qui partagent les mêmes idées sur l’organisation, la gestion de la société et qui cherche à les faire triompher en accédant au pouvoir. Ainsi, on ne peut imaginer difficilement qu’une démocratie fondée sur le pluralisme des intérêts ne tolère qu’un seul parti politique ou même aucun. Matérialisé par la conférence de la Baule en 1990, le vent du multipartisme a soufflé sur l’Afrique sub saharienne emportant dans sa besace le parti unique.  Désormais plusieurs partis politiques peuvent coexister dans un même État. On distingue traditionnellement le parti au pouvoir avec ses alliés et les partis d’opposition. Le parti au pouvoir, sur lequel le President de la République s’appuie pour définir les grandes orientations politiques du pays (tel n’est pas encore le cas de notre pays car le pouvoir n’a pas encore de parti). Les parties politiques de l’opposition ont la lourde et noble mission d’équilibrer le jeu démocratique en surveillant, critiquant le pouvoir et également en informant l’opinion publique sur l’état de la nation. Face à l’enlisement de différents processus de sortie de crise, le citoyen lambda tente d’évaluer les responsabilités des partis politiques de l’opposition dans cette énigme sécuritaire. Les partis politiques de l’opposition jouent-ils leur rôle dévolu par les textes en vigueur ? En d’autres termes, à quoi servent les partis politiques d’opposition dans un processus démocratique ? Avez-vous auto-évaluer votre rôle et responsabilité dans cette crise ? Face à la démission de l’opposition, peut-on envisager une démocratie sans opposition ? En dépit de quelques errements du pouvoir n’y a t-il pas des avancées notables à relever ou à apprécier ? L’opposition en Centrafrique est-elle synonyme de destruction ? Pourquoi tous les regards sont souvent orientés vers le pouvoir quand il y a un dysfonctionnement ? Nous tenons à rappeler que l’opposition n’a pas seulement vocation à détruire et à contester. Elle doit être aussi une force de proposition, un acteur de la vie politique en proposant plus de débats dans l’espace public, en respectant les engagements des dirigeants et surtout d’oeuvrer pour plus de démocratie. Malheureusement que certains partis politiques d’opposition, animés par la mauvaise foi, par des intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt général, excellent dans la calomnie et la dénonciation. D’autres se permettent de véhiculer des informations et chiffres erronés dans le seul but de discréditer, de ternir l’image du pouvoir, de faire fuir les bailleurs de fonds ou faire échouer de grands projets de la nation. En dehors du peuple,  qui est le véritable perdant de cette manœuvre aveugle ? Plusieurs partis politiques s’inscrivent dans la logique de pourrissement c’est à dire de laisser pourrir la situation à leur profit au lieu de contribuer positivement à l’architecture de la bonne gouvernance et de rechercher les voix de dialogue avec le pouvoir. Certains partis politiques qui se réclament de l’opposition ne représentent que leur propre ombre et n’influence aucunement la vie politique. Par ailleurs, il faut relever les éternels opposants qui n’ont plus rien à proposer pour le développement du pays mais occupent des espaces et empêchent la relève politique : ce sont des semblants de partis ou des partis écrans. À défaut d’être corrompus par le pouvoir, les partis politiques d’opposition ont une grande part de responsabilité dans l’effondrement de notre nation car la posture de critiquer, de détruire sans proposer aboutit à la désintégration des fragiles acquis démocratiques et ils deviennent par la force des choses les fossoyeurs de l’unité nationale. L’irresponsabilité de l’opposition politique conforte le pouvoir à jouer au sourd au détriment de la population. Nous rappelons par ailleurs que collaborer positivement avec le pouvoir pour sortir du bourbier n’équivaut pas à un quitus, ni une carte blanche ou un chèque en blanc. En outre, l’attitude quémandeuse des partis politiques de l’opposition repose la problématique du financement des partis politiques en général. La plupart des partis politiques sont en manque de moyens de leur politique d’où la transhumance massive dans le camp Présidentiel ou ils espèrent seulement sur les maigres revenus de leur leader. Ainsi, comment mieux contrôler les ressources et le fonctionnement de l’état si les partis politiques de l’opposition sont dépourvus de moyens financiers ? Ils faut noter que l’absence de financement officiel des partis politiques ouvre la voie à la pratique des financements occultes qui rendent les partis politiques otages des lobbys financiers une fois accédé à la magistrature suprême. Pour ce faire nous proposons au pouvoir de créer légalement une ligne budgétaire pour donner une âme aux partis politiques ne fussent que pour ceux qui sont représentés à l’assemblée nationale. La communauté internationale doit également conditionner ses aides publiques à un traitement envers les partis politiques d’opposition en vue d’un équilibre démocratique. En contrepartie du financement, les partis politiques sont tenus de publier leur comptabilité. Au delà de toutes spéculations, plusieurs de nos opposants politiques traînent des casseroles. Les uns ont des sobriquets liés à des malversations économiques et financières, d’autres ont des ramifications proches ou lointaines avec les bourreaux actuels du peuple centrafricain. Si véritablement la cour pénale spéciale est impartiale, nos 622000 km carré de superficie ne suffiront pas pour la construction des structures carcérales afin d’accueillir nos soit disant hommes politiques. Pour finir et de peur de capitaliser des centaines de partis politiques dans les années à venir, il serait nécessaire et louable de revoir de manière drastique les conditions de création de partis politiques. À défaut, même les opportunistes qui traînent à longueur de l’année des comptes à découvert s’érigeront en leaders politiques. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 01 décembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                            Tel : 0666830062

 

Centrafrique : communiqué de presse de la Nonciature Apostolique en RCA.

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Centrafrique : communiqué de presse de  la Nonciature Apostolique en RCA.

 

 

COMMUNIQUÉ

 

 

La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur d’annoncer que, en ce jour, le samedi le 2 décembre, à midi, sera publiée l’information que le Saint-Père François a nommé l’abbé Miroslaw (Mirek) GUCWA, Evêque de Bouar, où jusqu’à sa nomination était Vicaire Général dans le même Diocèse.

La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé qu’il sert déjà comme missionnaire fidei donum depuis 25 ans.

Bangui, le 2 décembre 2017

Centrafrique : le sulfureux Gilles Grénzènguet du CNOSCA, enfin, condamné par le TGI de Bangui.

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Centrafrique : le sulfureux Gilles Grénzènguet du CNOSCA, enfin, condamné par le TGI de Bangui.

 

 

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Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué alias 3G

 

Bangui, le 29 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Plusieurs fois reporté depuis 2014, le procès du sulfureux Gilles Gilbert Grénzènguet alias 3G, Secrétaire général du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA), pour agression physique aggravée sur son ex-employé a finalement eu lieu le 23 novembre dernier. 9 mois de prison avec sursis et plus d’un million de franc CFA de dommage et intérêt à payer.

«  Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ». Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzènguet, surnommé par ses collègues sportifs le « bipolaire », n’a pas pu s’échapper, cette fois, aux pressions politiques et judiciaires exercées sur lui. Il s’est présenté, malgré lui, à son procès reporté plus de 10 fois depuis 2014. Une dernière occasion de revoir son ex-employé devenu handicapé par son propre soin.

Pour l’audience du dernier renvoi du 23 novembre dernier, l’homme s’était présenté physiquement devant ses juges et son ex-employé dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Bangui. À la délibération, le gangster Gilles Gilbert Grénzènguet est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à ses dépens à une peine d’emprisonnement de 9 mois avec sursis et 1 million de dommages et intérêts à payer à sa victime, en dehors de la somme de 200 000 FCA des frais d’hospitalisation assumés par son ex-employé du fait son acte criminel à rembourser.

D’après nos sources, le criminel Gilles Gilbert Grénzènguet, projette interjeter appel de sa condamnation si clémente pourtant. Ceci, afin d’échapper à la perte de sa qualité de membre du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain et donc son pote du secrétaire général.

Contacté par CNC, un membre dudit Comité affirme que le désormais condamné Gilles Gilbert Grénzènguet risque d’être suspendu puis radié du Comité pour  « pour moralité douteuse et conduites contraires aux dispositions statutaires de l’organisation conformément à l’article 14 alinéa 4 points. Que le Comité Exécutif se penchera dans les semaines à venir sur son cas. Conclu notre interlocuteur

«  Le SG Grénzènguet est rattrapé par son passé criminel longtemps obstrué par son frère procureur. Et ce passé est une faute grave qui n’aurait pas dû le permettre de briquer le poste de SG du Comité » renchérit un cycliste contacté par CNC.

Sur table à nouveau dans le milieu sportif centrafricain, l’affaire de détournement de plus de  10 millions de francs CFA alloués par le Comité Olympique International aux sportifs centrafricains participant aux Jeux olympiques de 2016 au Brésil, est détournés par le sieur Grénzènguet, refait surface.

En effet, le Comité International Olympique, dans le souci d’encourager les athlètes participant aux jeux olympiques d’été de Rio en 2016, avait versé pour chaque athlète via le Comité Olympique de chaque pays $ 2500.  Pour la Centrafrique, 6 athlètes ont participé à ces jeux de Rio à savoir : Judy Bouiadé (Boxe), Chloé Sauvourel, Christian Nassif (Natation), Francky Mbotto, Victoire Mandaba (Athlétisme) David Bouy (Taekwendo)  et devraient empocher chacun $ 2500 soit environ 1 500 000 FCA soit 9 millions de francs CFA pour les 6 athlètes. Seulement voilà, aucun des  6 athlètes  affirme n’avoir rien vu ni touché une centime de ces millions.

Où sont-ils cachés ou détournés ?

C’est le débat qui anime le milieu sportif centrafricain après la révélation du comportement gangster Gilles Gilbert Grénzènguet.

Affaire à suivre…

 

Copyright2017CNC.

 

 

 

Centrafrique : 59ème anniversaire de l’indépendance, Touadera appelle à une pensée pour les victimes innocentes des crises

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Centrafrique : 59ème anniversaire de l’indépendance, Touadera appelle à une pensée pour les victimes innocentes des crises

 

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Bangui, le 1er décembre 2017.

 

Ce jeudi 30 novembre, à la veille de la célébration du 59ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine, le Président Faustin Archange Touadera, dans son adresse de circonstance à la nation, a lancé un appel à une pensée particulière pour les victimes tombées innocemment dans les crises récurrentes en Centrafrique. Le Chef de l’Etat invite les centrafricains à œuvrer pour une nouvelle Centrafrique recadrée sur les valeurs de l’unité, de dignité et du travail.

Centrafricaines,
Centrafricains,
Mes chers Compatriotes,

Dans la vie des peuples, il existe des moments historiques dont l’évocation leur rappelle les sentiments de fierté, d’appartenance à une Nation, les valeurs traditionnelles qui sous-tendent leur espérance et légitiment leurs actions.

Dans le cas de notre pays, la République Centrafricaine, la célébration chaque année de l’anniversaire de la proclamation de la République est l’un de ces moments pleins de significations et de symboles, en ce qu’ils nous rappellent les sacrifices consentis par nos devanciers et la nécessité d’exalter les idéaux de la République, légués par le Père fondateur, à savoir l’Unité, la Dignité et le Travail.

Fidèle à notre tradition républicaine, nous célébrons demain, à l’unisson, le 59ème anniversaire de la Proclamation de la République par le feu Président Barthélemy BOGANDA.

Les circonstances de la proclamation de la République, le 1er décembre 1958, ont été, vous le savez, extrêmement difficiles et complexes.

En ce jour mémorable, nous nous souvenons avec satisfaction et fierté de l’illustre Père fondateur de la République et de tous ses amis de lutte, tous disparus précocement, dans un accident d’avion, moins d’une année après la proclamation de la République.

C’est aussi l’occasion d’avoir une pensée particulière pour ceux de nos concitoyens, victimes innocentes des violences aveugles perpétrées par les ennemis de la République.

Je souhaite aussi une bonne fête à la diaspora centrafricaine et salue sa contribution à l’effort de reconstruction nationale.

J’associe à la fête l’ensemble de la communauté internationale qui a toujours accompagné notre pays, sans se lasser de porter le fardeau de nos errements politiques.
Dans ce registre, je loue les efforts de l’ONU, particulièrement la Minusca dont les éléments ont payé un lourd tribut dans l’accomplissement de sa mission de maintien de la paix en République Centrafricaine.

Je rends hommage à nos Forces de défense et de sécurité qui, en dépit des difficultés du moment, accomplissent avec abnégation la mission de maintien de l’ordre public et de protection des personnes et des biens.

Mes très chers Compatriotes,

La commémoration de ce 59ème anniversaire nous donne l’occasion de faire une réflexion citoyenne sur la manière dont nous concevons la notion de « République ».

Une République est porteuse de valeurs. Elle est le creuset du bien public et de l’intérêt commun.

Pour le Père fondateur, Barthélemy BOGANDA, les valeurs fondamentales de la République sont l’unité, la dignité et le travail.

L’unité est essentielle pour le développement collectif et le sentiment d’appartenance à une Nation. La dignité est une valeur culturelle liée aux comportements pour promouvoir l’identité du centrafricain, partout où il se trouve.

Le travail est un vecteur de développement, un élément important de promotion de notre société, la clé de l’épanouissement de l’homme. Il est le moyen de nous assurer notre dignité.

L’idéal républicain, inspiré par le Père fondateur n’est ni la haine, ni la violence, ni l’intolérance, ni la division, ni le repli identitaire, moins encore l’atteinte à la vie humaine, la destruction des biens publics et privés.

L’article 24 de la Constitution du 30 mars 2016 énonce de manière péremptoire que la République Centrafricaine est un État de droit, unitaire, souverain, indivisible, laïc et démocratique.
Or, aujourd’hui, nous déplorons tous que les repères collectifs, les valeurs traditionnelles d’unité, de dignité, de travail, d’autorité et d’ordre sont affaiblis, à la faveur des crises récurrentes que connaît le pays.

En 59 ans, notre pays a battu le record de coups d’État et d’autres tentatives de déstabilisation en Afrique, quasiment toutes les décennies.

Cette situation d’instabilité chronique des institutions est, à n’en point douter, l’une des causes fondamentales du retard de notre pays sur le plan économique et social.

Depuis 2012, la République est plus que jamais en danger. Nous avons l’obligation de la sauver contre les velléités sécessionnistes, les menaces d’explosion de notre société, savamment entretenues par certains Compatriotes pour assouvir leur soif politique.

L’unité nationale, chère au Père fondateur est aujourd’hui soumise à rude épreuve, avec les menaces de partition du pays, la fracture sociale et le développement de l’intolérance.

Mais indépendamment des questions de sécurité, on s’aperçoit que dans nos villes et villages, beaucoup de Compatriotes ont perdu le goût du travail et de l’effort. Même sur ce plan, nous avons aussi reculé.

Au regard de toutes ces expériences malheureuses, il nous faut construire une nouvelle société qui s’appuie sur nos valeurs traditionnelles, une société moderne et démocratique à l’exemple des autres États du monde.

Construire une société moderne, ouverte d’esprit, attachée aux idéaux de paix, de tolérance, du vivre ensemble, de démocratie et d’égalité ; une société où chaque citoyen a le souci du bien commun, le sens de la citoyenneté, la recherche de la justice et de l’égalité. Tel est le sens de l’engagement que j’ai pris devant vous, mes chers Compatriotes.

Cette société moderne, je la veux pluraliste, démocratique, respectueuse des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, une société diversifiée, qui fait place à la femme et aux jeunes, en raison de l’important rôle qu’ils jouent dans la société.

Chaque citoyen centrafricain peut développer dans cette société son autonomie et sa liberté, dans la solidarité que permet une vie collective et surtout dans le respect de la République.

Depuis ma prise de fonction, la femme centrafricaine occupe une position privilégiée dans les différents secteurs et institutions de la République.

La jeunesse occupe elle aussi une place importante dans les politiques et programmes du Gouvernement, malgré les circonstances et les opportunités très limitées.

Il nous faut préparer le pays pour les compétitions de demain, et cela doit se faire avec la femme et la jeunesse.

J’exhorte le peuple à marcher dans ce sens.

Mes très chers Compatriotes ;

Dans cette société, la politique a sa place, car nous sommes tous pour le pluralisme politique, la liberté des opinions.

Mais cette politique doit être constructive. Nous devons nous abstenir de tout ce qui peut nous diviser ou de faire reculer davantage le pays.

Nous devons réapprendre à vivre ensemble, comme par le passé. En effet, malgré nos diversités culturelles, nous avons toujours vécu en paix et en harmonie depuis des décennies.

Pour ma part, je suis résolu à construire un Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, le respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs et surtout le respect du caractère sacré et inviolable de la vie humaine.
Dans l’intérêt du pays tant meurtri par les incompréhensions et les querelles inutiles, je veux que l’opposition politique soit démocratique et constructive.

Nous avons l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et la paix, seuls gages du développement économique et social de notre pays.

La liberté d’opinion doit s’exercer dans le cadre des lois et règlements de la République.

J’exhorte donc la classe politique, la société civile et les médias à bannir dans leurs discours et écrits, toutes attitudes et déclarations susceptibles d’engendrer la discorde, l’exclusion, la haine ou la violence.

Aujourd’hui, nous sommes en marche pour bâtir cette société nouvelle, débarrassée des démons de la division, de la haine et de violences barbares et aveugles.

Je vous exhorte, Mes chers Compatriotes, à regarder vers l’avenir avec espoir, car sans espérance, nous courons vers l’abîme.

Il faut croire en notre capacité, en notre génie. Oui, le génie centrafricain existe.

Je vous demande, mes chers Compatriotes, de revenir à nos valeurs de départ, je veux dire à l’Unité, à la Dignité et au Travail, si nous voulons bâtir un avenir meilleur pour nous-mêmes et pour nos progénitures. Si nous faisons notre possible, nous pourrons y parvenir.

Engageons-nous tous pour un avenir d’espoir, un avenir de paix, d’unité nationale, de cohésion sociale et du vivre ensemble.
Prenons résolument la décision de sortir du cycle infernal d’agressions et de représailles, car seule la justice peut soutenir la paix que nous recherchons et la consolider.

Pour ma part, je ne ménage aucun effort dans la recherche de la paix et du bien-être de tous.

Bonne fête à chacune et à chacun.

Vive la République Centrafricaine.

Que Dieu nous bénisse tous.

Je vous remercie.

 

Centrafrique : loi de finances 2018, les députés ont largement plébiscité l’action du ministre Dondra.

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Centrafrique : loi de finances 2018, les députés ont largement plébiscité l’action du ministre Dondra.

 

 

 

Bangui, le 1er décembre 2017.

 

Le mercredi 29 novembre dernier, les parlementaires centrafricains étaient appelés à voter concernant le projet de loi de finances 2018 soumis au débat en plénière. La loi de finances 2018 a finalement été adoptée par 116 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, une première en Centrafrique.

 

La loi des finances 2018 votée à 90 % : pour une première en Centrafrique c’est bien une première, une loi des finances votée au mois de novembre marque un grand pas vers la bonne gouvernance. La date du 29 novembre 2017 restera à jamais gravée dans les annales de la République centrafricaine. Le gouvernement et en particulier ministre des Finances Henri – Marie Dondra aura réussi a bouleversé les mauvaises habitudes. On se souviendra que depuis l’indépendance selon les dires du président de l’Assemblée nationale aucune loi des finances n’aura suivi toutes les procédures en passant par les conférences budgétaires, des arbitrages difficiles pour des ressources quasi inexistantes,des débats à n’en plus finir à la commission finance de l’Assemblée nationale que préside Martin Ziguélé. Des sources proches du président de l’assemblée nous confirment son implication celles de Ziguélé et de Thimoleon Mbaikoua à tout faire pour respecter les délais constitutionnels. Dans les débats on retiendra le faible niveau des ressources propres 117 milliards, un niveau d’endettement élevé 594 milliards. On retiendra également que le gouvernement par la voix de son ministre des finances aurait pris l’engagement d’intégrer environ 6 000 fonctionnaires d’ici 2020 en consacrant 32 % de son budget au volet social. Dans tous les cas ministre des Finances compte sur le prochain conseil d’administration du FMI pour relancer l’économie du pays par le règlement des arriérés. Les recommandations du rapport de la commission finance de l’Assemblée nationale souligné par le président Mekassoua devraient aider à l’assainissement des finances de la République centrafricaine.

Affaire à suivre…

 

 

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Sénégal: les étudiants centrafricains appellent les autorités de Bangui à la rescousse

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Sénégal: les étudiants centrafricains appellent les autorités de Bangui à la rescousse

 

 

 

Dakar 29 novembre 2017, CNC.

 Par Eric NGABA

 

 

Interview : Ils sont environ six milles citoyens centrafricains dont trois milles étudiants qui vivent au Sénégal pour des raisons d’études pour certains et personnelles pour d’autres. Dans des conditions d’études et de vie difficiles, les étudiants centrafricains en particulier appellent les autorités du Bangui à leur secours. L’absence de la représentation diplomatique centrafricaine au Sénégal, le maigre taux d’octroi de bourses aux Etudiants centrafricains au Sénégal (29 sur 3 milles étudiants sont bénéficiaires de bourses), sourde d’oreille des autorités de Bangui sur leur situation sont entre autres autant de questions abordées dans cette interview réalisée depuis Dakar par notre rédaction depuis le Sénégal avec le Secrétaire Général de l’Union des Élèves Étudiants et Stagiaires Centrafricains au Sénégal (UECAS), Grégory Cédric Yoroto.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Que peut-on savoir de la situation des étudiants centrafricains au Sénégal ?

 

Grégory Cédric Yoroto (GCY) : L’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires centrafricains au Sénégal (UECAS). En ce qui concerne la situation des étudiants centrafricains au Sénégal, AECAS a pu récemment, organiser une compagne de recensement au cours de laquelle nous avons dénombré 3000 étudiants, élèves et stagiaires centrafricains vivant sur le territoire sénégalais.

 

Quant aux conditions d’études des étudiants que je viens de citer, seulement 29 parmi les 3000 étudiants qui sont détenteurs de bourses d’études octroyées par l’Etat centrafricain. Cela ne fait même pas 1% de l’effectif total. C’est ce qui explique toutes les difficultés des étudiants, car pour le reste des étudiants, ce sont les parents qui subventionnent leurs études.

 

Comme vous le savez, la vie au Sénégal est très difficile. Les loyers coûtent extrêmement chers, la santé entre autre. En plus de cela, nous n’avons aucune représentation diplomatique et consulaire. Ce qui fait que quand il y a des difficultés, nous nous sentons abandonnés à nous-mêmes. Très souvent, ce n’est que l’AECAS qui, au regard de ses missions et de ses attributions dans la limite de ses moyens,  se voit dans l’obligation de secourir les compatriotes en difficulté.

 

CNC: Comment fonctionne l’UECAS ?

Nous sommes une association qui est reconnue par l’Etat sénégalais, ce qui explique la fiabilité aussi de la collaboration avec les autorités et la population. Je pense que n’importe quel Centrafricain qui arrive au Sénégal, l’UECAS qui existe depuis  30 ans, est la première instance à laquelle les autorités sénégalaises font appel quand il s’agit d’un Centrafricain tout cours pour ne pas parler seulement d’un étudiant, à défaut de l’absence de l’ambassade ou de consulat ou de l’inexistence de l’ACAS Tongo, l’association qui gère toute la communauté centrafricaine au Sénégal.

 

Et l’UECAS n’a aucune subvention, tant du côté du gouvernement centrafricain que du gouvernement sénégalais. Ce ne sont que les cotisations sociales des étudiants membres qui nous permettent de fonctionner. C’est même difficile pour ces cotisations parce que ce que les parents envoient ne suffisent pas aux étudiants de couvrir leurs charges.

 

CNC: Quel est le niveau de la collaboration entre les étudiants centrafricains au Sénégal et les citoyens sénégalais ainsi que les autorités ?

Nous avons une parfaite collaboration avec la population sénégalaise. Le Sénégal est la terre de l’hospitalité, c’est la terre de la Teranga. Les Sénégalais nous acceptent. Je pense qu’au Sénégal, si tu n’es pas délinquant, tu es en règle avec l’administration, tu es tranquille. C’est une collaboration fraternelle qui existe entre nous.

 

CNC: Quand les Centrafricains finissent leurs études, ils cherchent à rentrer au pays, ou bien, ils envisagent d’intégrer la société sénégalaise ?

Il y a ceux-là qui finissent et rentrent automatiquement au pays pour pouvoir prêter main forte à l’Etat, et il y a ceux qui finissent et décident de chercher du travail au Sénégal, vue la situation du pays avec l’instabilité, le manque d’emploi ; et le faible niveau de rémunération. A défaut, ceux qui n’arrivent pas à se faire une place au Sénégal décident d’aller en Europe ou en Amérique. C’est ce que nous déplorons tous, car c’est une perte de compétences, et une fuite d’intellectuel. C’est une grosse perte pour l’Etat. Je pense que dans ce sens, il faut définir une véritable politique diplomatique et une sensibilisation de la part de nos autorités.

 

CNC: Est-ce que vous avez le soutien des autorités centrales de Bangui ?

Ça fait plus de 2 ans que je suis ici au Sénégal, mais aucune des autorités centrales de Bangui n’est venue et a décidé de rencontrer officiellement avec la communauté centrafricaine pour pouvoir échanger avec elle. Personne n’est venu prendre contact, échanger avec la communauté pour s’enquérir de la situation des citoyens centrafricains vivant sur le territoire sénégalais. Que ce soit les ministres qui viennent ici en mission, ou les cadres de la représentation diplomatique. C’est un fait majeur. C’est le minimum que nous demandons, que quelqu’un viennent prendre nos préoccupations pour les porter à la connaissance des hautes autorités du pays. Nous avons essayé d’envoyer des correspondances à la présidence, à la primature et à la présidence de l’assemblée nationale mais ces correspondances sont restées sans suite. Et nous disons que ça  ne sert à rien d’écrire pour ne pas avoir des réponses.

 

CNC: Pour débloquer cette situation, quelles sont vos principaux souhaits ?

La première préoccupation de toute la communauté centrafricaine du Sénégal, c’est d’abord l’installation d’une représentation consulaire pour ne pas dire diplomatique qui puisse vraiment faire office de défenseur de droits et intérêts des citoyens centrafricains sur le territoire Sénégalais. Il y a 3000 étudiants centrafricains, et si on devrait élargir l’effectif à toute la communauté je pense qu’on aura un effectif d’environ 6000 citoyens centrafricains au Sénégal. C’est un effectif assez important qui explique que la diaspora centrafricaine du Sénégal est une diaspora imposante. Notre vœu le plus cher est qu’il y ait une représentation consulaire au Sénégal pour faire face à notre situation. Il y a parfois des situations difficiles que nous n’arrivons pas à résoudre parce qu’il faut à un certain moment, un certain lobby pour appuyer.

 

La deuxième préoccupation est qu’au moins, les autorités centrales de Bangui prêtent l’oreille aux préoccupations des citoyens centrafricains vivant au Sénégal, surtout les étudiants. Imaginez, sur 3000 étudiants, seulement 29 qui ont une bourse d’études. Là je pourrais dire qu’on ne prend aucunement en considération la situation des étudiants qui sont les cadres de demain.

Et aujourd’hui comment comprendre que des gens qui paient leurs études, par leurs parents puissent être redevables demain à l’Etat. Si la personne elle-même subventionne toute sa formation c’est-à-dire à la fin  de ses études, elle ne pourra que satisfaire leur ambition ou celle de ses parents qui ont financé tes études.

Or, si c’est l’Etat qui subventionne, tu as une dette envers l’Etat. Mais je pense que par patriotisme, nous avons toujours ce besoin d’aller prêter main forte au pays, mais il faut que les autorités prêtent attention à nous et je pense qu’ils le veuillent ou non, nous serons leurs remplaçants. C’est pourquoi ils doivent nous prendre en considération.

La dernière préoccupation est que si notre représentation diplomatique ne peut pas être installée et si les quotas de bourses ne peuvent pas être dans l’immédiat rehaussés, il faudrait qu’ils viennent nous écouter et comprendre nos préoccupations pour témoigner leur bonne foi. C’est tout ce que nous leur demandons. Bien évidemment l’UECAS qui se bat pour sauver l’honneur de la communauté centrafricaine au Sénégal, le gouvernement du moins les autorités centrafricaines doivent néanmoins octroyer une petite subvention pour soutenir cette association qui se bat avec ses maigres moyens, ça sera une bonne chose. Voilà notre cri de cœur.

 

CNC: Mettons un cap sur l’actualité, quelle est votre lecture de la situation en Centrafrique ?

C’est toujours alarmant de pouvoir suivre les nouvelles à apprendre qu’il y a eu des cas d’exactions par-ci, des cas de meurtres par-là, et parfois dans le grand silence de nos autorités et on peut dire également dans un silence complice. Pour nous qui sommes à l’étranger, cela nous met mal alaise, et c’est un des facteurs qui découragent et démotivent ceux qui veulent rentrer au pays. Quand, tu termines et que tu entends parler de meurtres, tu es démotivé de rentrer. Il faut que les autorités arrivent à ramener un minimum de sécurité dans le pays.

 

CNC: Nous vous remercions pour votre disponibilité.

C’est à nous de vous remercier pour cet effort que vous avez déployé pour venir à Dakar, nous rencontrer afin de porter nos préoccupations aux autorités centrales de Bangui.

Interview réalisée par Eric NGABA en mission à Dakar

 

Centrafrique : Un regain de violences à Gamboula fait trois morts

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Centrafrique : Un regain de violences à Gamboula fait trois morts

 

 

 

Bangui, le 30 novembre 2017.

 

Le week-end dernier, les villes de Amadagaza et Gamboula ont sombré dans la violence occasionnée par un vol de bétail. Des hommes armés assimilés à des Anti-balaka ont volé quelques 200 bœufs et les représailles ont fait trois morts.

Il y trois semaines, la présence des éléments de Abass Sidiki avait été signalée à Gamboula et Amadagaza, deux sous-préfecture de la Mambéré Kadéi jusqu’ici épargnées par les conflits. La semaine dernière, les hostilités ont été ouvertes entre voleurs de bétail et éléments des 3R (Retour – Réparation – réhabilitation) du chef de guerre camerounais Abass Sidiki. En cause, le vol de 200 bœufs appartenant aux éleveurs peulhs Mbororo par des voleurs de bétail venus probablement d’ailleurs sur les traces des éleveurs via le couloir de transhumance. Les violents affrontements dans cette ville ont fait trois morts dont deux des corps ont été ramenés samedi à Gamboula, à en croire une autorité administrative rencontré à Berbérati.

S’étant mis dans une posture mercantile de défenseur des peulhs, Abass Sidiki combat les Anti-Balaka constitués en voleurs de  bétail et ceci, moyennant des cachets en espèce ou en nature. Cet attelage qui a fonctionné dans l’Ouham-Pendé vient de gagner la Mambéré Kdéi. L’installation des sous-préfets de Gamboula et de Amadagaza qui aurait dû avoir lieu la semaine dernière a été reportée. Le commandant de compagnie de la gendarmerie de la région avec ses éléments sont en mission à Gamboula histoire de s’enquérir de la situation. De son rapport dépendra l’installation des eux sous-préfets.

L’insécurité dans la Mambéré Kadéi a la particularité de n’être qu’une question de vol de bétail facilement maîtrisable si la volonté politique y est. Cela est nécessaire pour réduire la violence sur l’étendue du territoire national.

 

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Centrafrique : La Préfète de Mambéré Kadéi plaide pour la sécurité et la cohésion sociale dans sa localité

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Centrafrique : La Préfète de Mambéré Kadéi plaide pour la sécurité et la cohésion sociale dans sa localité

 

 

 

Bangui, le 30 novembre 2017.

 

Mmadame Philomène Dounda, Préfète de la Mambéré Kadéi, dans une interview accordée à CNC en mission à Berberati s’est dite déterminée à faire de la préfecture un havre de paix et du vivre ensemble. Occasion également pour elle de relever les grands défis qui entravent le développement du monde rural, surtout les handicaps à l’épanouissement de la femme rurale pour laquelle, elle plaide pour une amélioration de conditions de travail et de vie.

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Mme Philomène Dounda bonjour ! Vous êtes Préfète de la Mambéré Kadéi et vous venez à peine d’être installée à votre poste. Quelles sont vos impressions par rapport à la confiance que les autorités du pays vous ont faite ?

Philomène Dounda (PD) : Bonjour Monsieur le journaliste ! Je vous remercie d’avoir effectué le déplacement de Berberatipour nous donner cette opportunité, afin de nous exprimer sur les questions qui concernent notre localité. Avant toute chose, je tiens à remercier vivement le Chef de l’Etat pour la confiance qu’il a placée en moi en me nommant Préfet de la Mambéré Kadéi.

Il faut savoir que mon installation est intervenue au même moment que la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation dans ma localité, ce qui nous a occupés dès notre arrivée. Immédiatement après, j’ai effectué une tournée dans les Sous-préfectures pour installer les Sous-préfets. En cinq jours, j’ai parcouru Dédé Mokouba, Sosso Nakombo, Carnot et Gazi. En principe, je devais poursuivre la mission sur Gamboula et Amasagaza, parce que j’aimerais bien placer tous les Sous-préfets avant la fête du 1er Décembre, afin qu’ils puissent organiser les festivités. Malheureusement, il y a quelques problèmes qui se posent dans ces deux dernières Sous-préfectures. Toutefois, nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour y aller.

CNC : A ce jour, vous avez pu installer que cinq (5) Sous-préfets sur sept (7), et en toile de fond, il y a un problème de sécurité quand bien même que la préfecture de la MambéréKadéi est parmi les quelques rares localités du pays qui sont relativement stables. Que dites-vous de la situation qui prévaut à Gamboula et Amadagaza et qui vous a empêché de dérouler normalement votre chronogramme de travail ?

PD : Je tiens à préciser que la situation de ces deux Sous-préfectures ne touche pas directement la population, c’est une affaire de vol de bétails. C’est cela qui cause les problèmes et provoque des différends entre les uns et les autres. Sinon, la localité est stable dans l’ensemble. D’ailleurs, Mambéré Kadéi a été la première localité à être déclarée « zone verte » pour l’exploitation du diamant dans notre pays. D’emblée, il y a la paix dans notre préfecture.

CNC : Comme vous l’avez souligné, comment allez-vous faire alors pour consolider cette paix, puisque vous êtes désormais à la commande pour gérer tout ce qui doit advenir dans la localité ?

PD : Je crois que la première des choses à faire, ce sera de mettre plus d’accent sur la cohésion sociale pour laquelle nous devons tout de suite nous y mettre. En cela, nous pourrons très rapidement instaurer un climat favorable au vivre ensemble. Je pense que si nous réussissons cela, la Mambéré Kadéi sera plus prospère qu’avant. Et, nous sommes déterminé à faire de la localité une préfecture exemplaire de paix et du vivre ensemble.

CNC : Dans cette mission qui vous a été confiée, que redoutez-vous le plus pour sa réussite ?

PD : Je dirais que lorsque j’ai appris ma nomination, la première des choses a été de m’interroger sur la spécificité de la Mambéré Kadéi. Fort heureusement, lors de la formation que nous avons reçue, en tant que préfet, j’ai eu suffisamment du temps de découvrir la localité. Donc, je ne me fais aucun souci pour cela.

CNC : Madame le Préfet, pour terminer, il y a une mission du Réseau des journalistes pour le développement rural (RJDR) qui a séjourné dans votre localité, week-end dernier avec comme but de sensibiliser les Organisations paysannes sur le modèle des Sociétés coopératives que le Gouvernement à travers le Ministère de l’Agriculture et du développement rural propose. Que pensez-vous d’une telle initiative ?

PD : Je commencerais par jeter des fleurs sur le RJDR, parce que la presse écrite que nous avons l’habitude de connaitre est nettement différente de ce que ce Réseau est en train de faire, notamment en accordant une place de choix au monde rural. Vous savez, le monde rural reste la base de notre société, car c’est elle qui nourrit les villes. Nous nous posons la question : que deviendraient les grandes villes sans le monde rural ? De manière particulière, je voudrais insister sur l’aspect très crucial du rôle et de la place de la femme rurale. Elle souffre beaucoup.

Je profite de votre micro pour plaider la cause de la femme rurale pour qu’elle soit aidée, en lui offrant les moyens nécessaires pour acheminer ses produits depuis les champs pour le village, soit de la maison vers le marché. Vous remarquerez que la méthode reste traditionnelle où au retour des champs, c’est la femme qui porte le bébé, avec tout le fardeau sur la tête et, une fois arrivé à la maison, c’est encore elle qui prépare à manger avant d’aller au lit. Le lendemain, c’est encore elle qui se réveille tôt pour préparer le petit déjeuner, s’occuper des enfants avant de reprendre le cycle de l’activité.

C’est fort de tout cela que je loue l’initiative du RJDR. Toutefois, j’aimerais bien que votre Journal ‘’Echo du monde rural’’ traite des sujets liés à la situation de la femme rurale, en parlant de la construction des pistes rurales  et de doter les femmes avec des poussepousses. Puisque en milieu rural, dès l’âge de 15 ans, une fille est déjà mariée et commence à s’occuper des difficiles taches susmentionnées. Aussi longtemps qu’elle le fera, elle ne tardera pas à être fatiguée. A cela s’ajoutent les accouchements précoces.

Interview réalisée par Fred KROCK

RCA : Affaire Socatel Gateway business telecoms Centrafrique

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RCA : Affaire Socatel Gateway business telecoms Centrafrique

 

Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 30 novembre 2017.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

On connait tous les difficultés de l’opérateur historique de la téléphonie fixe Socatel qui bat de l’aile voyant son nombre d’abonnés chuter chaque année tandis que les infrastructures sont désuètes et les offres de services limitées à la seule ville de Bangui.

 

La Socatel souffre  de pertes d’exploitation chroniques. Le nombre des abonnements aux lignes fixes stagne depuis plusieurs années, à environ 0,2 abonnés pour 100 habitants et 97 % des 5000 lignes existantes sont installées à Bangui. Étant donné la pénurie de lignes fixes traditionnelles, l’accès aux TIC ne pourra s’accroître qu’à travers les technologies sans fil.

Depuis 2007, Socatel n’est plus responsable du trafic international centrafricain, aujourd’hui confié à la société privée Telsoft Centrafrique Gateway.  La Socatel tirait pourtant l’essentiel de ses recettes de la communication internationale grâce au Centre de Transmission par Satellite (CTS) situé à Bangui-M’Poko. Avec la nomination de l’un des cadres de la Socatel M. Fidèle Gouandjika à la tête du Département des Postes et Télécommunications, celui-ci, prétextant que cette Société croupissait sous le poids de 13 milliards FCFA de dettes, baissait l’antenne du CTS et résiliait les contrats avec ses partenaires. Le Ministre Fidèle Gouandjika décidait de libéraliser ce secteur sensible en signant un contrat avec la Société Telsoft International. La Société Telsoft International a, selon les agents et cadres de la Socatel, exploité la passerelle unique pour la communication internationale sans qu’ils ne soient situés sur la contrepartie de l’Etat et celle de leur Société. Face à la pression des travailleurs de Socatel qui voulaient être fixés sur la gestion de cette « Gateway unique » et la destination des ressources qu’elle génère, Telsoft International s’est métamorphosée en Telsoft Centrafrique en se faisant enregistrer comme société de droit centrafricain. Elle a payé sa licence d’une valeur de 1, 5 milliards F CFA.  Le Directeur Général de la Socatel, Marcel Ngaïssio, a signé un contrat de fourniture d’équipements avec Daniel Investissement (DI), une société israélienne. La société Daniel Investissement a réinstallé l’antenne de la Socatel et amené des équipements dont le coût s’élève à 750 millions F CFA. Dans le cadre du contrat qui lie les deux parties, la société israélienne a invité la Socatel à ne rembourser que la moitié du coût total de ces investissements, c’est-à-dire 375 millions. Ce remboursement, Socatel devait l’effectuer sur le trafic international. Elle devait redistribuer les trafics aux opérateurs de téléphonie mobile. Socatel a confectionné un projet de contrat d’acheminement de trafic international qu’elle devait faire signer aux opérateurs de téléphonie lorsque le Ministre Thierry Maléyombo baissera l’antenne de Socatel réhabilité par Daniel Investisment. Le Chef du département des Postes et Télécommunications négocie avec succès un contrat avec Global Voice (GV) qui installera sa Gateway dans l’immeuble abritant le ministère des Postes et Télécommunications. Actuellement, Telsoft Centrafrique et Global Voice se disputent le marché pendant que Daniel Investisment intente une action en justice pour violation unilatérale d’un contrat.

 

C’est par la société israélienne Daniel Investissement que Fidèle Gouandjika et les israéliens faisaient des écoutes téléphoniques qu’il amenait chaque semaine au président Bozizé dans le temps.

 

Telsoft et GVG sont 2 entreprises privées avec des fonctions bien différentes :

 

Telsoft gère la Gateway Unique, à l’origine tous les opérateurs étaient censés passer par Telsoft pour leurs appels à l’international. Telsoft a signé un contrat de 15 ans avec l’état (Ministère de Télécommunications) et dans son contrat Telsoft dispose de l’exclusivité et a acquis une licence internationale à 1,5 Mds  F CFA.

 

GVG fait le monitoring (la supervision). GVG est censé contrôler le nombre d’appels internationaux et de rendre compte à l’état. Donc il doit contrôler Telsoft et tous les opérateurs qui utilisent leurs propres Gateway vers l’international. GVG a signé un contrat de 5 ans qui est arrivé à expiration depuis Avril 2015. Le matériel installé par GVG pour faire la supervision devrait etre remis à l’ART au bout des 5 ans.

 

Un appel vers l’international est à 120 F CFA/min, il y a un revenu sharing qui est composé comme suit : 40 F/min reversé à l’opérateur / 40 F/min reversé à l’état / 40 F/min pour Telsoft

Depuis l’arrivée de GVG, Telsoft reverse directement les 40 F de l’état à GVG qui lui se charge de les reverser à l’état en prenant 40% des 40 F au passage.

La société EIG, qui se présente sous plusieurs noms (EIG, Zeus Télécom, etc.) est venue signer un contrat en novembre 2014 avec le Ministre Abdallah KADRE pour faire la même activité que Telsoft. Ce contrat est actuellement en suspend (les points bloquants sont les suivants:

  1. demande de supervision et gestion de la Gateway qui ne sont pas compatibles pour un même opérateur car on ne peut être juge et partie.
  2. demande de l’exclusivité pour la gestion de la Gateway Unique impossible car le marché est libéralisé).

1- un investissement de plus de 5 000 000 € par le partenaire devait être effectué n’a pas encore mis en évidence.

 

La société E-Alpha-Oméga (une société de consulting en marketing libanaise) vient de signer depuis le 3 juillet 2015 un contrat avec l’ART pour la supervision des appels internationaux et nationaux. Bien que le contrat soit signé, cette société n’est pas encore opérationnelle sur le terrain. C’est cette société qui va maintenant empocher la part de l’Etat en remplacement de GVG.

 

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AFRIQUE NOIRE ET BLANCHE : UN VIVRE ENSEMBLE COMPLIQUÉ

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AFRIQUE NOIRE ET BLANCHE : UN VIVRE ENSEMBLE COMPLIQUÉ

 

Centrafrique : le département américain demande à ses citoyens de quitter la RCA.

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Centrafrique : le département américain demande à ses citoyens de quitter la RCA.

 

 

Bangui, le 28 novembre 2017.

 

Le département d’État avertit les citoyens américains d’éviter les déplacements en République centrafricaine (RCA) en raison d’une situation de sécurité imprévisible, sujette à une détérioration rapide, aux activités des groupes armés et à la criminalité violente.

 

Les citoyens américains qui sont en RCA  sont invités à envisager le départ. La capacité du gouvernement américain de fournir des services consulaires en Centrafrique est extrêmement limitée. Les citoyens américains dans ce pays qui ont besoin d’assistance consulaire doivent contacter l’ambassade des États-Unis à Yaoundé, au Cameroun. Cela remplace l’avertissement de voyage daté du 26 mai 2017. Le potentiel de violence intercommunale en RCA est élevé. Malgré la présence d’une force de stabilisation des Nations Unies, la situation en matière de sécurité est fragile. De vastes régions du pays sont contrôlées par des groupes armés qui kidnappent, blessent ou tuent régulièrement des civils. En cas de malaise, l’aéroport, la frontière terrestre, et les fermetures de route peuvet se produire avec peu ou pas de préavis

L’ambassade des États-Unis restreint le voyage de son personnel en dehors des installations de l’ambassade, et impose également un couvre-feu. Les citoyens américains qui choisissent de rester en RCA devraient avoir des plans de sécurité et d’évacuation qui ne dépendent pas de l’aide du gouvernement américain.

 

Informations connexesInterdictions, restrictions et avis de l’administration fédérale de l’aviation

Les citoyens américains en Centrafrique nécessitant une assistance d’urgence doivent communiquer avec l’ambassade des États-Unis à Yaoundé, au Cameroum Courriel: YaoundeACS@state.gov. Téléphone: à partir d’un téléphone portable, composez le 00-237-22220-1500 poste 4341/4023: à partir d’un cadran fixe 00-237-2220-1500 poste 4341/4023 (du lundi au vendredi, de 9:00 h à 12:00 h, heure locale). Urgences: à partir d’un téléphone portable, composez le 00-237-22220-1500, poste 4531: à partir d’un cadran fixe 00-237-2220-1500, poste 4531. Veuillez noter qu’en raison des problèmes de connectivité locale, tous les fournisseurs mobiles ne peuvent pas travailler en tout temps. Si vous ne pouvez pas passer, s’il vous plaît essayer un autre fournisseur de services. Appelez le 1-888-407-4747 sans frais aux États-Unis et au Canada ou 1 -202-501-4444 d’autres pays de 8:00 h à 8:00 h, heure normale de l’est, du lundi au vendredi (sauf les jours fériés fédéraux américains).

Centrafrique : l’ONU sollicite l’appui du Brésil pour compléter l’effectif militaire de la MINUSCA.

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Centrafrique : l’ONU sollicite l’appui du Brésil pour compléter l’effectif militaire de la Minusca.

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Bangui, le 28 novembre 2017.

 

l’Organisation des Nations-Unies  a demandé au Brésil d’envoyer des troupes pour rejoindre sa mission de paix en République centrafricaine, a déclaré Jean- Pierre Lacroix, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, dans une interview hier lundi 27 novembre 2017.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé ce mois-ci le déploiement de 900 casques bleus supplémentaires pour protéger les civils dans ce pays pauvre d’Afrique centrale  où la violence a éclaté entre les musulmans et les chrétiens en 2013.

Lacroix a déclaré que la violence avait augmenté dans l’est, en raison d’un vide sécuritaire laissé par le départ des troupes ougandaises, qui avait fait partie d’une équipe séparée des États-Unis soutenu par le groupe de travail de l’Union africaine pour la lutte contre  l’armée de Résistance du Seigneur.

La demande de troupes du Brésil, qui vient de terminer une mission de 13 ans en Haïti, doit être acceptée par le Président Michel temer et approuvé par le Congrès brésilien.

«le Brésil a un savoir-faire et un professionnalisme considérables et nous avons certainement besoin de ce genre de troupes dans nos opérations de maintien de la paix», a déclaré m. Lacroix dans la capitale du Brésil, avant une réunion avec les meilleurs soldats des forces armées du pays.

Les troupes ont fait un “fantastique, vraiment exceptionnel travail en Haïti, où ils ont amélioré la situation de sécurité en établissant une relation de confiance

avec la population haïtienne et a montré une bonne conduite et de la discipline, at-il dit.

Le Brésil émerge de sa pire récession et un énorme déficit budgétaire du gouvernement pourrait peser sur la décision d’envoyer plus de troupes à l’étranger, bien que sa contribution au maintien de la paix ait renforcé l’influence internationale de la nation sud-américaine.

Les forces de maintien de la paix des Nations Unies font face aux pressions des États-Unis pour réduire les coûts. Washington verse plus de 28% du budget annuel de maintien de la paix de l’ONU 7,3 milliards de dollar.

En juin, l’ONU a accepté de réduire  600 millions de dollard  en coupes à plus d’une douzaine de missions pour l’année se terminant le 30 juin 2018.

Lacroix a déclaré que la mission de maintien de la paix en Côte d’Ivoire avait été fermée, que le déploiement des troupes au Darfour au Soudan était en baisse et l’année prochaine, l’opération de maintien de la paix au Libéria serait fermée.

«On s’attend à ce que nous Soyez prudents et que nous nous servions de nos ressources de la façon la plus rentable possible», a déclaré Lacroix, un diplomate français qui joue le rôle depuis avril.

Les objectifs politiques et l’efficacité de la quasi-totalité des 15 opérations de maintien de la paix dans le monde ont fait l’objet d’un examen, a dit Lacroix.

 

Centrafrique : présidentielle de 2021, Touadéra et son équipe se prépare activement.

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Centrafrique : présidentielle de 2021, Touadéra et son équipe se prépare activement.

 

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Bangui, le 27 novembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

« 2021 c’est proche, mais notre pouvoir y s’éloigne dangereusement » dixit un proche parent du président Faustin Archange Touadéra. Visiblement, le bateau Fatiste s’écarte du lit du vent et la panique s’empare les passagers à bord. L’idée venue au bidel en chef du navire Arthur Bertrand PIRI pour le rapprocher du lit du vent : créer leur propre parti politique. Et comment ils procèdent ? Enquêtes.

Depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État en mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra et ses proches conseillers, incluant certains membres de ses proches parents influents, sont obsédés à l’idée de créer un parti politique propre au locataire du palais de la Renaissance. Le seul obstacle qui les empêche depuis lors, c’est la recrudescence des violences et des tueries en séries sur l’ensemble du territoire. Violences et tueries dues à l’incapacité de leur leader et à l’inaction de son gouvernement dirigé par son ami personnel et qui ne font que dégringoler, jour après jour, leur maigre cote de popularité.

Entre-temps, pour sauver la galerie et préparer le terrain, quelques partisans et militants du parti déchu, le Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien Président François Bozizé dont le président Touadéra reste, à ce jour, le premier vice-président, se sont ralliés à sa personne et ont créé nombres des mouvements de soutien à sa politique dont les leaders ont du mal à séduire le peuple centrafricain.

Pour preuve, le résultat d’un sondage réalisé par CNC le mois dernier qui lui attribue, lui Faustin Archange Touadéra, 2% d’intention de vote, derrière Karim Meckassoua, 3% et Joseph Bendounga 4%. En tête du sondage ; Ziguélé Martin du MLPC, 26%, suivi de Anicet George Dologuélé de l’URCA, 25% et Désiré Kolingba du RDC, 13%. Les indécis, 26%. En plus, sur 100 personnes interrogées, 97 conseillent au président Touadéra de ne pas se représenter pour un nouveau mandat en 2021.

Mais depuis plus d’un mois, conscients de l’impopularité de leur leader, les premiers responsables du cercle qui gouverne le pays avec le président Touadéra notamment Arthur Bertrand Piri, Sani Yalo, Simplice Mathieu Sarandji et Maxime Balalou, s’activent en coulisse pour la mise en place du parti fédérateur de Touadéra, mais aussi, et surtout étudier son mécanisme du financement. La date butoir avancée, automne 2018 d’après une source proche de la famille à Boye-rabe.

D’après l’un des participants à leurs différentes réunions, le meilleur mécanisme de financement retenu est le modèle utilisé par le parti KNK dont ils sont issus en majorité, la contribution des membres. Et pour ce faire, décision est prise pour caser là où broutent les vaches laitières et où sont installés des nids d’abeilles, d’après leurs propres mots. En d’autres termes, nommer les cadres futures de leur parti à des postes de responsabilité où coulent le lait et le miel.

De la parole aux actes, on assiste depuis ces derniers temps à une vague des nominations, coup par coup, des pro-Touadéra dans l’administration publique centrafricaine et dans certaines organisations régionales et internationales. Du Trésor public à la CEMAC en passant par des Directions générales des sociétés d’État sous le contrôle du président du club Arthur Bertrand Piri et Directions des cabinets ministériels et institutionnels, des Touadéra sont promus et les alliés évincés.

« Les alliés nommés ne peuvent que contribuer au rayonnement de leurs leaders. Alors il faut les virer tous. Quitte à eux de nous faire allégeance en mars 2018 pour une nouvelle nomination » a fait savoir un contrôleur des impôts ayant pris part à leur réunion.

Un véritable signe avant-coureur d’un séisme politique d’une intensité sans précédente qui pourrait désorienter les boussoles internes de certains partis politiques et qui entraîneront, sans coup férir, leur naufrage politique.

D’après un spécialiste et politologue centrafricain, les séries des démissions en cascade et des défections enregistrées au sein du parti KNK de François Bozizé abandonné à Bertin BEA, du MLPC de Martin Ziguélé, de CPRS de Maître Nicolas Tiangaye et du RPR de l’ancien président par intérim de la Centrafrique Alexandre Ferdinand Nguéndet, trouvent leurs débuts d’explications dans ce schéma séismique mis en place par les proches de Touadéra.

Contacté par CNC, le sociologue Xavier Didier affirme qu’il ne peut avoir un séisme politique en Centrafrique. Pour lui, les démissions ou les défections d’un parti au profit d’un autre par certains Centrafricains ne datent pas d’aujourd’hui. « Il y’a des Centrafricains qui sont contraints de s’accrocher au parti pouvoir, soit, pour se mettre à l’abri des poursuites, soit pour garder la ligne. Et cela n’a pas du tout affaissé les partis d’où ils viennent. C’est plutôt l’inverse qui se produit naturellement par l’adhésion des nouveaux membres ». Conclut notre sociologue.

D’ici là, des émissaires du cercle sont envoyés dans différentes préfectures pour débrayer le terrain. De l’argent, des tee-shirts à l’effigie de Touadéra sont distribués à tour de bras aux populations. Les Directeurs des écoles, inspecteurs académiques, intendants, surveillants, censeurs, proviseurs des lycées, commissaires, commandants des brigades et tous les fonctionnaires et agents de l’État déjà en place dans les différentes Préfectures et Sous-préfectures sont instruits d’accueillir et de faciliter les missions précurseures. D’après nos informations, Bozoum, Berbérati, Bouar sont les premières préfectures tests avec les concours de ces autorités locales.

Et Touadéra va-t-il réussir son pari de 2021 ?

Rien n’est sûr si l’on tient compte des paramètres politiques et sociaux actuels. Son secours en faveur de sa famille en difficulté dans les tests des OPJ de la CPS a laissé un mauvais souvenir dans les régions peuplées par l’ethnie et les ethnies assimilées des agents évincés.

En plus, d’après certaines sources diplomatiques, trois quarts des alliés politiques de la « Tortue de Damara », surtout ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en 2016, ne tarderont pas à le relâcher définitivement d’ici fin 2018. L’histoire d’avoir les mains libres pour se préparer, eux aussi, aux échéances de 2020-2021.

Incompétences caractérisées, inactions prouvées et affairismes avérés, désormais, par effet de rapprochement et sous les feux de la rampe, le régime de Touadéra est assimilé à celui de son maître François Bozizé par certaines puissances internationales et régionales comme la France, l’Italie, les États-Unis, le Congo de Dénis Sassou, le Tchad d’Idriss Deby Itno et le Maroc, qui penchent, depuis un mois, sur une solution transitoire. Et les groupes armés, pour l’embrasement total qui le poussera à la porte de sortie avant 2021.

Qui vivra verra.

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Centrafrique : un soldat égyptien de la Minusca abattu par les Anti-Balaka près de Gambo.

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Centrafrique : un soldat égyptien de la Minusca abattu par les Anti-Balaka près de Gambo.

 

 

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Bangui, le 27 novembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Des miliciens Antibalaka ont été soupçonnés ce dimanche d’avoir  tué un soldats égyptien de la Minusca  et blessé trois autres dans une attaque dans le sud de la République centrafricaine, a déclaré la Minusca dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC.

 

L’attaque, que la Minusca a déclarée être menée par des miliciens Antibalaka , a eu lieu à Gambo, à environ 100 kilomètres de la ville de Bangassou où plus de 100 civils et trois casques bleus marocains ont été tués dans des incidents distincts en mai et juillet derniers.

Le conflit a tué des milliers des personnes  en République centrafricaine depuis que les rebelles séléka ont évincé le Président François Bozize en 2013, provoquant un contrecoup de la milice Anti-Balaka proche de celui-ci .

La violence a grimpé d’un cran  lorsque l’ancienne puissance coloniale France a terminé sa mission de maintien de la paix l’an dernier.

Depuis lors, la Mission des Nations Unies avec ses  13 000 soldats de la paix déployés dans le pays , connue sous le nom de MINUSCA, se bat quotidiennement  pour rétablir l’ordre dans un pays où le contrôle du gouvernement s’étend à peine au-delà de la capitale Bangui.

Au total, 13 soldats de la MINUSCA ont été tués cette année seulement

dans le pays. Selon le communiqué de la Minusca,

Cinq miliciens Antibalaka  ont également été tués lors de l’affrontement de dimanche.

 

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE GARANT DE LA LOI FONDAMENTALE VIOLE LES PRINCIPES PRIMORDIAUX DE LA CONSTITUTION.

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE GARANT DE LA LOI FONDAMENTALE VIOLE LES PRINCIPES PRIMORDIAUX DE LA CONSTITUTION.                                              

 

 

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Le Ministre Flavien Mbata.

 

Bangui, le 27 novembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La constitution est l’ensemble des règles écrites ou coutumières qui déterminent la forme de l’Etat, la dévolution et l’exercice du pouvoir. Elle est la loi fondamentale de la République. Placée au sommet de la hiérarchie des normes, la constitution rappelle l’attachement du peuple centrafricain au droit de l’homme et au principe de la souveraineté nationale. Son préambule rappelle les principes de la démocratie c’est à dire l’indivisibilité du pays, la laïcité et l’égalité des citoyens devant la loi sans distinction d’origine, de race ni de religion. La cour constitutionnelle est l’organe judiciaire qui est chargée de veiller au respect de la constitution ainsi qu’à la constitutionnalité des actes administratifs. La tradition républicaine selon les dispositions de l’article 38 de la constitution du 30 mars 2016 oblige le President de la République à prononcer la phrase suivante lors de la prestation de serment : “Moi…..je jure devant Dieu et devant la nation d’observer scrupuleusement la constitution…. de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre éthique, régional ou confessionnel”. Embarrassé suite à la lecture des dispositions de cet article 38 de la constitution, le citoyen lambda s’interroge  en faisant l’économie du volet sécuritaire : Le President de la République observe t-il scrupuleusement la constitution ? Suivant la suite logique, le President de la République remplit-il les devoirs de sa charge sans considération ethnique, régionale ou confessionnelle ? Dubitatif, le citoyen lambda s’intéresse aux récents actes posés par l’élu de la nation. D’abord le décret Présidentiel du 12 septembre 2017 portant nomination des membres du gouvernement. À travers ce décret, le President de la République a fait entrer au gouvernement des représentants des groupes armés notoirement connus comme commanditaires des viols, crimes, assassinats, humiliations, pillages et exactions de tout genre sur le peuple centrafricain. Alors que le garant de la constitution est sans ignoré le contenu de l’alinéa 2 de l’article 28 de la constitution qui dispose : “toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’état, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen est considérée comme coauteur”. Par ailleurs, l’alinéa 3 de ce même article dispose : “les auteurs, coauteurs ou complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat”. Ainsi, en sollicitant les services de ces rebelles, le President de la République n’a t-il pas violé la constitution ? L’article 124 de la constitution considère comme crime de haute trahison le non respect du serment. En attendant l’appréciation des chevronnés en droit constitutionnel, un charismatique leader d’opinion, President d’un parti politique, toujours incompris des régimes successifs a intenté une action en annulation devant le conseil d’Etat. Par méfiance, le conseil d’Etat a préféré démissionner devant ses responsabilités en se déclarant incompétent au motif que le décret pris par le chef de l’Etat a un caractère politique. Il convient de rappeler que le conseil d’état a sciemment ignoré que le pouvoir de nomination politique confié par la constitution au President de la République est par nature un acte administratif relevant du tribunal administratif et par voie de conséquence du conseil d’état en dernier ressort. S’agissant du décret très contesté portant nomination des préfets et sous préfets, la présidence oppose le pouvoir discrétionnaire du President de la République. Nous tenons à rappeler les autorités que le pouvoir discrétionnaire est soumis au principe de légalité, ne doit pas faire l’objet de polémiques et ne doit pas fragiliser les institutions républicaines (réactions et contestations de la classe politique). À la lecture des régimes successifs, le pouvoir discrétionnaire doit se distinguer du pouvoir monarchique synonyme de la dictature. En conséquence, le pouvoir discrétionnaire tel que défini par le pouvoir conduit à des dérapages, dérives. Pour finir, nous abordons l’épineux dossier des vingt officiers de police judiciaire sélectionnés pour appuyer la Cour pénale spéciale. En effet, une commission de sélection a été mise en place par la communauté internationale pour retenir les officiers de police judiciaire. Vingt lauréats ont été retenus à l’issue du test. Le garde des sceaux, sur la base des critères non formels (critères de genre, de l’équilibre régional, de non primauté d’une ethnie) a remplacé dix des vingt lauréats. Surpris par la liste des lauréats validée par décret, la communauté internationale n’a pas tardé à montrer son indignation par le boycott et la suspension du financement de la Cour pénale spéciale. L’ingérence de la présidence de la République dans ce processus de recrutement piloté par le garde des sceaux constitue une entrave, une atteinte grave à l’indépendance du pouvoir judiciaire garanti par l’alinéa 1 de l’article 109 de la constitution. Ainsi, l’exclusion des candidats à un concours pour des raisons de primauté ethnique, régionale et de genre est-elle fondée sur un motif juridiquement valable ? L’appartenance à une ethnie, une région où une religion est-elle incompatible avec l’exercice de la fonction ? Les autorités centrafricaines craignent-elles aussi la mise en place de la Cour pénale spéciale ? Combien de financements le pays a déjà perdu à cause des pratiques de ce genre ? Pourquoi vouloir becs et ongles insérer d’autres personnes que les heureux lauréats ? Pourquoi les parlementaires centrafricains ne s’intéressent pas à ce dossier ? À ce stade d’amateurisme, va t-on encore chercher un bouc émissaire ailleurs ? Va t-on encore accuser l’opposition ? Nous opposons aux initiateurs de cette manœuvres le célèbre arrêt Barel du conseil d’état du 28 mai 1954 (Recueil les grands arrêts de la jurisprudence administrative, page 515). En effet, dans cette affaire un candidat avait été écarté d’un concours pour ses opinions politiques. Cet arrêt avec les conclusions du commissaire du gouvernement Letourneur définit les limites du pouvoir discrétionnaire et rappelle que le principe d’égalité des candidats à un concours et l’impartialité du jury sont inviolables et garantis par la constitution. En conséquence de ce qui précède, nous demandons humblement aux autorités concernées de rétablir les personnes lésées dans leur droit. Mais attention, ne le dites à personne.. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 novembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

 

 

 

 

 

LE MINISTRE FLAVIEN MBATA PRIS EN FLAGRANT DELIT DE FALSIFICATION DE LA LISTE DES LAUREATS AU CONCOURS DES OPJ DE LA CPS

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LE MINISTRE FLAVIEN MBATA PRIS EN FLAGRANT DELIT DE FALSIFICATION DE LA LISTE DES LAUREATS AU CONCOURS DES OPJ DE LA CPS

 

 

 

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Le Ministre Flavien Mbata.

 

Bangui, le 24 novembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Depuis quelques jours, une bien sale affaire au sommet de l’Etat défraie la chronique à Bangui, dans les bureaux, les ambassades, les Etats-majors des partis politiques. L’homme de la rue en parle ; les médias nationaux ont consacré leurs unes à cette affaire. Plus récemment, RFI et Jeune Afrique sont entrés dans la danse. Mais de quoi s’agit-il ?

 

Flavien MBATA, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, magistrat de profession, appartenant l’ethnie Gbakamandja, donc vrai parent du Président Faustin Archange TOUADERA, a falsifié de sa propre main la liste des lauréats au concours des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) auprès de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Au vu de la liste arrêtée par la Commission d’organisation du concours des OPJ, les chefs de file du « gbakamandja power » dont Piri, Mbata et autres se sont concertés et ont estimé que le OPJ retenus étaient à 90 % de l’ethnie yakoma. Là, ils décident de modifier la liste à leur niveau pour y introduire des noms gbakamandja. La liste est modifiée par le Ministre MBATA et le Président TOUADERA signe le décret. Les lauréats recalés expriment leur mécontentement et répandent la nouvelle. Au lieu de tenir compte des revendications de ces derniers, TOUADERA et MBATA organisent quand même la prestation de serment.

Du coup, la communauté internationale principalement les Etats-Unis, la France et même la Minusca sont en colère contre le gouvernement et le Président Faustin Archange TOUADERA. La formation des OPJ de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui devait commencer le lundi 20 novembre a été bloquée du fait du courroux des partenaires financiers de la CPS.

Aujourd’hui, les OPJ qui ont été recalés injustement n’en démordent pas et exigent d’être rétablis dans leurs droits. Or, les faux OPJ ou « OPJ gbakamanja » ont déjà prêté serment. Que faire alors ?

Le Ministre Flavien MBATA, grand faussaire et grand délinquant au sommet de l’Etat, doit démissionner sans délai ou doit être limogé sans délai. Il est devenu indigne de la fonction de ministre. Un Ministre de la  Justice qui se rend coupable de falsification d’un acte officiel, pris par une commission ne doit plus rester au gouvernement. C’est un acte de délinquance qui déshonore SARANDI et TOUADERA.

Mais le couple TOUADERA et SARANDJI, marié pour le meilleur et pour le pire, a déjà prouvé dans un passé récent qu’il ne faut pas compter sur eux pour mener une politique de rupture et de moralité publique. Qui ne se souvient pas de la scandaleuse affaire sextape du Ministre de Mines Léopold MBOLI FATRANE. Non seulement le couple TOUADERA et SARANDJI avait usé des moyens de l’Etat et de l’argent pour taire les journalistes de Bangui. Ensuite, MBOLI FATRANE a été autorisé à se rendre en catimini en France y rester un mois et se faire oublier le temps que l’affaire soit étouffée. On a même été surpris que MBOLI FATRANE soit maintenu au Gouvernement lors du dernier remaniement de septembre 2017.

Quant aux soi-disant députés, ils sont complices de tout cela. Ils ne pensent qu’à leurs privilèges, voyages et missions. Ils sont corrompus, mous et des poltrons incapables d’inquiéter le gouvernement. Normalement, c’est les Députés qui doivent exiger la démission de Flavien MBATA. Depuis leur élection, ils ont déjà prouvé qu’il ne faut rien attendre d’eux.

Heureusement pour les centrafricains que 2021 n’est plus loin….

 

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Centrafrique : Le MPC chasse des magistrats à Kaga-Bandoro

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Centrafrique : Le MPC chasse des magistrats à Kaga-Bandoro

 

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Bangui, le 24 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’ahurissante scène s’est déroulée mercredi à Kaga Bandoro. Les audiences foraines qui devraient se tenir au tribunal de grande instance de la ville n’ont pu avoir lieu. Pour cause, l’aile Séléka du Mouvement patriotique pour la paix en Centrafrique (MPC) dirigé par Alkatim a dit niet aux magistrats de travailler.

Les éléments du MPC ont chassé les magistrats  de la salle d’audience du tribunal de grande instance. De la localité. Preuve que la mauvaise foi des groupes armés d’obédience Séléka est une  réalité. Il y a une semaine, le même mouvement s’est opposé à l’installation du préfet. Il conditionne le retour du préfet dans la localité par  l’effectif limité à deux aides-camp et pas plus devant accompagner le préfet.

Donc, à cette première série d’interdiction est venue s’ajouter celle des magistrats, ce qui laisse déduire que  le MPC est incontestablement hostile  à la restauration de l’autorité de l’Etat. Ainsi, tacitement,   on voit venir les velléités d’une administration parallèle régentée par  des forces négatives.

Cela parait d’autant plus grave quand on sait que le MPC n’est pas seul dans cette rhétorique de défiance. Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) l’aile la plus radicale de la Séléka y a également son cachet. Le mouvement de Nourrédine Adam lui, a poussé le bouchon très loin pour s’opposer catégoriquement à la présence d’une quelconque autorité administrative dans la localité. Tout se passe comme si la partition est en préparation ou bien encore qu’une balkanisation de faite est en cours.

Pourtant, le MPC est signataire de l’accord de Rome et  adhérent au  processus Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) dans le cadre du comité consultatif et de suivi. Le FPRC de son côté, même s’il est réfractaire au DDRR, il est néanmoins représenté au gouvernement avec deux ministres.

 

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Centrafrique : la fermeture de SODIAM fait grincer des dents aux Collecteurs de Berberati

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Centrafrique : la fermeture de SODIAM fait grincer des dents aux Collecteurs de Berberati

 

 

Bangui, le 24 novembre 2017.

 

Les Collecteurs de diamant de la Mambéré Kadéi tirent le diable par la queue aujourd’hui, car leurs stocks de diamant restent sans preneurs. CNC a rencontré Bienvenu Makata Alias Matacky, Président syndical des Collecteurs de la Mambéré Kadéi qui regrette de n’avoir pas pu rencontrer le Président Touadera lors de son passage à Berberati et qui plaide la cause de ses collègues collecteurs de diamant.

« Il y a trop de plainte en milieu des Collecteurs, puisque le seul acheteur qui est SODIAM a fermé ses portes. Elle dit qu’elle n’a pu exporter son diamant », a déclaré Matacky qui fait savoir qu’il beaucoup de produits entre les mains des Collecteurs sans preneur. « Nous demandons au gouvernement de tout mettre en œuvre pour nous chercher des bailleurs. Soit, il faut rouvrir le COMIGEM. Sinon, nous ne pouvons qu’assister impuissamment au développement du phénomène de fraude », ajoute-t-il. L’implantation d’une banque de développement pour aider les opérateurs économiques, notamment les collecteurs et les commerçants figure parmi les attentes des Collecteurs.

En effet, Mataky et six autres collecteurs voudraient bien rencontrer Touadera qui était sur-place à Berberati dans le cadre de la JMA pour lui exprimer cette situation de vive voix, sauf que la rencontre avec le Chef de l’Etat n’avait pas lieu. « Nous sommes un peu déçus que le Président de la République qui est venu à Berberati n’a pas eu le temps nécessaire de rencontrer les Collecteurs. Nous avons un certain nombre de points à lui soumettre », regrette le Président syndical des Collecteurs.

Il n’y avait pas que ce point à présente au Chef de l’Etat, car selon Matacky, une frustration couve au sein des collecteurs de Mambéré Kadéi : « En 2016, on a demandé à tous les Collecteurs de descendre sur Bangui, dans le cadre d’une mission de contrôle en vue de dénicher les gens qui pratiquent frauduleusement le commerce de diamant. Ce sont 300 personnes qui se sont ainsi déplacées. Depuis lors, aucune réponse n’a été donnée à cette déplacement de masse qui nous a coûté cher, puisque nous n’avons pas des moyens de transports personnels », explique-t-il avant de crier le ras-le bol : « Nous ne voulons plus que cela se répète. S’il y a une opération similaire, nous demandons à ce qu’une mission puisse venir nous contrôler sur-place. Mambéré Kadéi est très grand et important en termes de production du diamant ».

Entre temps, il y a lieu des réjouir du retour effectif des Collecteurs après la crise qui a secoué le pays depuis 2013. Selon le Président syndical des Collecteurs de Mambéré Kadéi, l’effectif des collecteurs est passé de deux (02) en 2013 à 138 aujourd’hui. Un motif e fierté pour ce dernier qui semble être le grand artisan de la levée rapide de l’embargo sur le diamant de la localité- déclaré zone verte par le Processus de Kimberley. « Plusieurs missions des experts du gouvernement et ceux du Processus de Kimberley sont venus nous rencontrer avec qui on a longuement discuté pour obtenir la levée de l’embargo sur le diamant de notre zone », précise-t-il.

Occasion pour Matacky de rassurer d’autres opérateurs qu’il n’y a aucune inquiétude quant à la sécurité dans la Mambéré Kadéi. « Depuis que nous avons commencé à relancer le secteur, aucun Collecteur, même ceux qui se promènent avec plusieurs millions dans la forêt, n’on été agressés ou braqués par qui que ce soit. Il n’y a aucun problème d’ordre sécuritaire », affirme-t-il. Et d’ajouter en ce qui concerne la cohésion sociale que chrétien et musulmans vivent en parfaite cohésion en citant pour preuve qu’il a été la rencontre manquée du Président de la République  avec une équipe forte de trois opérateurs musulmans et trois chrétiens. « Il n’y a aucun problème entre nous », insiste Matacky.

 

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Centrafrique Sur quels cercles Touadéra s’appuie-t-il pour gouverner ?

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Centrafrique Sur quels cercles Touadéra s’appuie-t-il pour gouverner ?

 

 

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Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et Son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji

 

Bangui, le 24 Novembre 2017

Par : Lettre du Continent.

 

Parents, fidèles collaborateurs et diamantaires sont les principaux interlocuteurs du chef de l’Etat.

18 mois après l’arrivée de Faustin Archange Touadéra au pouvoir, plusieurs personnalités se sont imposées dans les décisions présidentielles. Outre Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre depuis 2015 et universitaire comme lui, le président centrafricain se repose sur son fidèle ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua. Ce dernier a été son directeur adjoint de campagne en 2016.

Neveu et autre soutien de la première heure du chef de l’Etat, Arthur-Bertrand Piri tient la fonction stratégique de ministre contrôleur général des sociétés d’Etat et des offices publics. Autre parent et chef de cabinet lorsque Touadera officiait comme premier ministre de François Bozizé, Jean-Claude Rameaux Bireau est l’influent ministre conseiller chargé de l’économie à la présidence. Piri et Rameaux Bireau sont particulièrement écoutés. Egalement soutien du candidat Touadéra durant la campagne présidentielle, l’homme d’affaires Sani Yalo dirige le conseil d’administration du stratégique Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC).

Ce premier cercle se compose par ailleurs du linguiste Apollinaire Selezilo. Ce dernier, chef de projet chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche à la commission de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et originaire de Damara comme l’homme fort de Bangui, fait remonter de nombreuses notes à la présidence pour mieux orienter certains dossiers.

Plusieurs collaborateurs du premier ministre ont aussi l’oreille du chef de l’Etat, à l’instar du directeur adjoint de cabinet Maxime Balalou et du pasteur protestant Augustin Hibailé, formé aux Etats-Unis. D’autres puissants hommes d’affaires et commerçants libanais, tels Ali Akrass, sont des conseillers officieux. Ce propriétaire de plusieurs supermarchés à Bangui, où s’approvisionnent les éléments de la Minusca, est connu pour avoir été le financier du parti Kwa Na Kwa de François Bozizé. Des opérateurs comme Robert Ngoki, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA) de Bangui, et des responsables de la filière diamantifère tels Abdoul Karim Danzoumi du Badica (Bureau d’achat de diamants centrafricains) ou Oumarou Mahamat du bureau Sud azur sont des visiteurs réguliers du palais.

Centrafrique : Journée mondiale des pauvres et le plaidoyer de Père Luck Delft de Caritas

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Centrafrique : Journée mondiale des pauvres et le plaidoyer de Père Luck Delft de Caritas

 

 

 

Bangui, le 24 novembre 2017.

 

A l’instar des autre pays de la planète, la République centrafricaine a célébré, le 19 novembre 2017, la première Journée Mondiale des Pauvres. Lors de la célébration eucharistique du 19 novembre 2017 en la Cathédrale de Bangui, Père Luck Delft a délivré ce message sur les traces du Pape François, le Pape des pauvres. Ci-dessous, l’intégralité du message délivré en cette circonstance par le Directeur national de la Caritas.

Le Pape François nous a invités à célébrer, en ce dimanche le 19  novembre, une semaine avant Christ-Roi, la première journée mondiale des Pauvres ; une journée où le Saint Père nous demande de mettre les pauvres au cœur de notre prière et de nos actions.

Les pauvres ne sont pas uniquement les destinataires d’une bonne action de volontariat – ou d’un geste rapide pour apaiser notre conscience. Ils sont au contraire des acteurs indispensables de nos communautés. Le Saint Père nous invite alors à une rencontre authentique avec les pauvres, à les regarder dans les yeux, à leur tendre les mains, à partager nos vies avec eux. Dans la rencontre avec des pauvres, nous rencontrons le Christ lui-même.

Malheureusement, la pauvreté a mille visages dans notre société :en premier lieu, ce sont ceux qui sont privés de moyens de subsistance : nourriture, un toit, des habits permettant de vivre dignement. Mais il y a aussi chaque homme, femme ou enfant marqué par la douleur et la violence ; par les tortures et l’emprisonnement ; par la guerre et  la privation de la liberté et de dignité ; par l’ignorance et  l’analphabétisme ; par l’urgence sanitaire et le manque de travail ; par les traites et les esclavages ; par l’exil et la migration forcée.Trop souvent la pauvreté marginalise, elle exclut, elle stigmatise ceux qu’elle a rendu vulnérable.

Pour casser le cercle vicieux de l’exclusion et de la marginalisation, le Pape nous invite donc à cette rencontre ‘authentique’ avec les pauvres; une rencontre basée sur l’action et pas seulement sur des paroles vides et sans contenu concret. « N’aimons ni en paroles ni en discours, mais par des actes et en vérité »  nous rappelle le Saint Père citant les paroles de l’apôtre Jean.

Notre regard sur les pauvres doit changer, et pas seulement pour un seul jour. Au contraire, cette rencontre authentique, ce partage peut – et doit – devenir un style de vie. Notre image des pauvres doit évoluer durablement ; empruntant le chemin de  leur reconnaissance : d’abord la reconnaissance de leur existence parmi nous mais surtout de leur contribution positive – constructive à nos vies et à nos communautés.   ‘N’oublions pas que pour les disciples du Christ, la pauvreté est avant tout une vocation à suivre Jésus’  insiste-t-il.

Ce dimanche Caritas Centrafrique était là, ensemble avec les victimes du conflit militaro-politique qui a touché notre pays. Des hommes, des femmes et des jeunes mutilés dans leur chair par un coup de machette ou une balle perdue ; revivant inlassablement leur victimisation et celles de leurs proches ayant survécus a des prises d’otage par des groupes armés, ayant reconstruit après la perte de leurs biens ; victimes qui vivent chaque jour encore et encore la souffrance d’un conflit qu’ils n’ont pas voulu.

Par conséquence, ils connaissent des difficultés pour trouver du travail, pour être accepté par leurs familles, pour se réintégrer dans leurs communautés. Parfois ils sont exclus, oubliés.  Mais en même temps la force de leurs expériences et la richesse de leur témoignage sont indispensables si nous voulons parler de cohésion sociale et du retour à une paix authentique et durable.  Eux par leur force de vie, leurs capacités à apprendre de leurs passés douloureux, malgré leur pauvreté apparente, ont tellement à nous offrir.

A l’occasion de la 1e Journée Mondial de Pauvres, en solidarité avec toute l’Église et le Pape qui dimanche midi a partagé un repas avec les pauvres de son quartier, nous, Caritas Centrafrique, avons proposé aussi de partager notre journée avec eux et ensemble de discuter comment les aider à recouvrer une place digne dans notre société.

Parce que, comme l’écrit le Pape François, « partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile ».

Louez soit Jésus Christ.

 

 

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Centrafrique : affaire de la liste des OPJ truquée, Karim MECKASSOUA s’en mêle.

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Centrafrique : affaire de la liste des OPJ truquée, Karim MECKASSOUA s’en mêle.

 

 

 

Bangui, le 23 novembre 2017.

Après la révélation en public de l’affaire dite de « liste truquée des Officiers de la Police judiciaire (OPJ) de la CPS » par la Presse nationale et internationale, l’Assemblée nationale, conduite par son président Abdoul Karim MECKASSOUA, semble être impatiente de connaître les en dessous de cette honteuse tricherie de son challenger Faustin Archange Touadéra et de son complice Simplice Mathieu Sarandji sous la plume de Flavien Mbata, ministre de la Justice et frère de Touadéra. A ce titre,  plusieurs ministres sont attendus vendredi à l’Assemblée nationale. S’agit-il d’une contre-attaque du PAN MECKASSOUA contre le gouvernement ?

Longtemps malmené par le président Touadéra et par son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI à travers leurs griots populaires Kossimatchi et consorts, le président de l’Assemblée nationale le Très honorable Abdoul Karim MECKASSOUA donne l’impression d’être un homme désormais réveillé après la dénonciation et la médiatisation du faux en écriture du ministre de la Justice Flavien Mbata sur les noms des Officiers de la Police Judiciaire (OPJ) retenus par un Comité mixte chargé de les recruter.

Alors que l’affaire continue de défrayer la chronique à Bangui, dans les bureaux, les ambassades et les États-majors des partis politiques, le bureau de l’Assemblée nationale convoque à la va-vite et en toute urgence pour une séance de question-réponse vendredi prochain devant les députés trois ministres du gouvernement Sarandji.

Selon une source gouvernementale, les ministres de l’Intérieur, de la Justice et leur collègue de la Défense sont les principaux concernés et interpellés pour expliquer comment ils ont laissé Flavien Mbata, falsifier un document officiel, notamment le trucage de la liste des Officiers de la Police judiciaire (OPJ) censés mener des enquêtes indépendantes pour la Cour Pénale Spéciale (CPS).

A quoi vont servir les questions des députés aux ministres convoqués ?

Il est vrai que la convocation des ministres devant l’Assemblée nationale est un exercice démocratique prévu par la Constitution, mais les Centrafricains ne sont pas dupes pour ignorer que la décision de recaler  10 OPJ sur 20 retenus au profit de leurs parents amis et connaissances vient directement du président de la République et de son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI. Quel que soit la réponse fournie par le ministre de la Justice Flavien Mbata, rien ne va changer si son frère Touadéra et son clan de l’ethnie gbakamandja, en tête Arthur PIRI, ne pas donnent leur accord.

Mais comment les choses se sont orchestrées ?

D’après nos informations, au de la liste arrêtée par le Comité d’organisation dudit concours, les chefs de file de la famille « gbakamandja », dont issue le président Touadéra, Arthur PIRI et bien d’autres encore, se sont concertés et ont estimé que les OPJ retenus étaient à 99% de l’ethnie yakoma et aucun des leurs ne fait partie. Là, ils ont décidé d’informer le chef de l’État et de modifier la liste à leur niveau pour y introduire des policiers et gendarmes ggbakamandjas.

D’après cette source, le président Touadéra aurait donné lui-même deux noms, sur les dix.  Et parmi ceux-ci, certains ont œuvré dans la milice animiste anti-balaka. C’est ce qui a choqué la communauté internationale à boycotter leur intronisation.

Que va-t-il se passer vendredi ?

Difficile de le savoir au moment où nous mettons en ligne cet article. Pour un Juriste contacté par CNC, la balle est dans le camp des élus de la nation. Vendredi, quels que soient les alibis avancés par le falsificateur Mbata, sa démission doit être mise sur table par les députés qui doivent montrer qu’ils sont là et qu’ils ont cette puissance d’inquiéter les membres du gouvernement à respecter la déontologie de leur métier.

« L’impunité que nous prônons ne doit pas concerner uniquement les criminels. Même les voleurs, délinquants, les truqueurs, les falsificateurs, les stars de la pornographie au col blanc doivent être aussi sanctionnés » affirme un étudiant contacté par CNC qui estime que Flavien Mbata n’a plus sa place dans le gouvernement.

Démettre les délinquants de leur poste de responsabilité, oui, mais le couple Touadéra – Sarandji, marié pour le meilleur et pour le pire, a déjà prouvé dans un passé récent qu’il ne faut pas compter sur eux pour mener une politique de rupture et de moralité publique. Qui ne se souvient pas de la scandaleuse affaire sextape du ministre de Mines Léopold MBOLI FATRANE. Non seulement le couple Touadéra – Sarandji avait usé des moyens de l’État et de l’argent pour taire les journalistes de Bangui, mais surtout, autorisé Léopold MBOLI FATRANE à se rendre en catimini en France pour y rester un mois oublier et se faire oublier le temps que l’affaire soit étouffée. Encore plus grave scandaleux, maintenu dans le gouvernement Sarandji 2 lors du dernier remaniement de septembre 2017.

…Et le président Touadéra ?

Sa peu de popularité, totalement amoindrie depuis une année, est complètement, à nouveau, mise en mal. Plusieurs observateurs issus de l’ethnie des OPJ recalés prient, mains levées à Dieu, pour demander la fin anticipée de son régime. D’après les informations murmurantes circulant dans les couloirs de l’Assemblée nationale au sein des députés ayant l’ethnie en partage avec ces OPJ recalés, si le président Touadéra ne limoge pas son frère Mbata, ministre de la Justice, ils mettront tout en œuvre pour engager la procédure de sa destitution pour violation de la Constitution et de son serment. L’argument avancé pour écarter certains Centrafricains comme les autres n’est pas digne d’un Chef d’État et donc Chef des familles centrafricaines.

« Le président Touadéra  a juré d’être le Président de tous les Centrafricains, sans distinction de race, d’ethnie ou de religion. Il peut nommer qui il veut comme il le fait. Cela relève de son pouvoir discrétionnaire. Mais, truquer une décision prise de manière collégiale et surtout prise sur base d’un mérite en faveur de ses parents n’est pas du tout admissible ».

En attendant d’entendre ces députés et ministres ce vendredi, une chose est sûre, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA est décidé à gratter peu à peu les orteils du Premier ministre Sarandji qu’il n’hésiterait pas à brandir la menace de motion de censure, souvent, déroutée par coup des billets de F CFA.

Il y’a lieu de rappeler que le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA avait boudé la cérémonie de la prestation de serment des vrais-faux Officiers de la Police Judiciaire de Mbata-Sarandji6touadéra, visiblement informé par la communauté internationale qui a elle aussi, opté pour la politique de la chaise vide, suite au micmac décelé.

Affaire à suivre…

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Centrafrique : débandade générale à Rafaï, les séléka s’approchent de la ville.

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Centrafrique : débandade générale à Rafaï, les séléka s’approchent de la ville.

 

 

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Les rebelles de la séléka en patrouille

 

Bangui, le 23 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis quelques jours, la reprise des combats dans la région de Rafaï fait replonger la ville de Rafaï et les communes environnantes dans une affection mentale bouleversante et généralisée. Au fur à mesure que les combattants de la Séléka s’approchent de la ville, les habitants se vident pour se réfugier à l’autre côté de la rive vers la République démocratique du Congo (RDC) via la ville de Bangassou.

 

Lourdement armés jusqu’aux dents selon une source Minusca, les combattants rebelles de la Séléka s’approchent dangereusement de la ville de Rafaï qui se trouve à quelques kilomètres de Bangassou. Selon une source locale, ils se trouvent depuis ce matin à moins de 30 kilomètres de Rafaï et la prise de cette ville n’est qu’une question de jours, vu l’état de la route conclut la source.

Alors que les soldats marocains de la Minusca déployée dans la région ont reçu de renfort pour se redéployer vers la ville de Rafaï, ils n’ont pas pu franchir plus d’une cinquantaine des kilomètres depuis leur position initiale vers Bangassou.

La population quant à elle n’attend plus l’arrivée des séléka pour se mettre à l’abri. Nombre d’entre elles a pris la route de Bangassou à pied pour rejoindre ensuite la République Démocratique du Congo (RDC) en traversant le fleuve l’Oubangui. Pour l’heure, plus personne ne se trouve actuellement au centre Rafaï selon les autorités locales contactées par CNC.

Pendant qu’à Rafaï l’inquiétude et la psychose gagnent le cœur de la ville, à Dembia, une colonne des combattants Séléka a occupé totalement cette commune sans trop de résistance armée.

Au même moment dans la commune de Zacko, une autre colonne des Séléka lourdement armés et appuyés des combattants soudanais se dirige vers cette commune perdue il y’a quelque temps par ces derniers en faveur des miliciens Anti-Balaka. La contre-attaque s’annonce lourde pour la population de Zacko selon plusieurs sources indépendantes crédibles.

D’après un politologue centrafricain contacté par la Rédaction du CNC, la saison sèche qui s’annonce risquerait d’être favorable à la reprise des combats entre les groupes armés.

Du côté des autorités de Bangui, on ne s’attend pratiquement à rien, sinon du silence coupable.

 

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Centrafrique : mise sous tutelle ou anarchie ?

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Centrafrique : mise sous tutelle ou anarchie ?

 

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Bangui, le 23 novembre 2017.

Par: Joseph AKOUISSONNE

 

UN DÉSORDRE  INSUPPORTABLE

Bangui : retour à la case départ du chaos sanglant. Des nervis islamistes viennent de signer un lâche attentat à la grenade offensive, lors d’une fête pour la paix et la réconciliation nationale organisée par de jeunes chrétiens et musulmans. C’était un symbole fort de la quête de la paix.

Des tueries à la grenade, à l’aveuglette et sans discernement, sont rarissimes à Bangui. En procédant ainsi, les auteurs de cet acte criminel ne voulaient laisser aucun doute sur leur appartenance à la nébuleuse islamiste.

On aura pourtant tout essayé pour les amener à la raison et les convier aux négociations de paix. Plusieurs de ces criminels, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU, ont été nommés ministres et conseillers à la Présidence de la République. Rien n’y a fait. Les ex-Sélékas et les autres bandes armées s’arcboutent sur leurs prétentions démesurées. Se sentant proches du pouvoir, ils multiplient les oukases, allant jusqu’à défier le gouvernement légitime en s’opposant à l’installation des Préfets et des Sous-préfets dans les provinces qu’ils devraient occuper et gérer ! Empêcher le déploiement des représentants de l’Etat dans les provinces équivaut à une mise en cause gravissime de l’existence même de la République Centrafricaine.

Cette désorganisation intolérable se fait au nez et à la barbe d’un pouvoir effacé et sans réaction – à telle enseigne qu’on se demande si le pays est encore gouverné. Le plongeon de la République Centrafricaine dans les abîmes de la dislocation paraît inéluctable. Tout se passe dans l’indifférence de la communauté mondiale. Un pays agonise, se meurt, livré aux appétits des séditieux et des prédateurs. Un pays souverain, membre de l’ONU, est tombé dans les griffes de séparatistes, qui agissent au nom de leur religion et ne reculeront devant rien, pas même un bain de sang, pour parvenir au pouvoir à Bangui.

A moins que les forces internationales et les Casques Bleus ne passent à l’action et ne demandent des comptes à ces bandes armées, composées de mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Darfour et du Niger. C’est la crédibilité et la conscience de la communauté internationale qui sont défiées. Les menaces verbales de la Minusca, ses gesticulations dans les provinces, l’augmentation du nombre des Casques Bleus – 900 soldats supplémentaires – risquent de ne pas suffire. On ne voit plus, à l’heure actuelle, comment désarmer les rebelles et les amener à la table des négociations.

CONFÉRENCE  INTERNATIONALE  ET MISE  SOUS TUTELLE ?

Il faudra peut-être en passer par là, le cœur serré.

Le chaos sanglant, récurrent et pernicieux, qui s’est abattu sur le pays, n’est pas près de trouver une issue. Au rythme où montent les périls que rien ne semble freiner, devant l’incapacité des forces internationales, malgré leur armada sur place, à ramener la paix, face à un gouvernement qui ne joue pas son rôle protecteur, que faire ? La situation semble inextricable.

Les populations sont abandonnées à leur triste sort. 80% du pays sont envahis et occupés par les rebelles et les mercenaires. Tout laisse présager une dislocation de la République Centrafricaine. Il faudrait que ceux qui gouvernent se ressaisissent et adoptent une autre attitude face aux exigences des rebelles. Mais croire, comme le pense le Premier ministre Sarandji, qu’il suffit de faire les yeux doux aux terroristes et les faire entrer au gouvernement pour avoir la paix, c’est une illusion regrettable. Les ex-Sélékas veulent le pouvoir et bénéficier ainsi de l’impunité – ce qui est totalement inacceptable pour les Centrafricains, qui exigent que la justice passe, et avec rigueur.

Dans l’état actuel catastrophique du pays, seules une conférence internationale et une mise sous tutelle du pays permettront un désarmement effectif des rebelles et un retour de l’autorité de l’État sur tout le territoire.

Déléguer la gestion d’un pays souverain à une entité internationale, constitue, pour des Centrafricains patriotes, une décision douloureuse. Mais s’il faut en passer par là pour sauver la République Centrafricaine, il faut le faire.

 

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Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

République centrafricaine : Attaquée, l’organisation Médecins Sans Frontières suspend ses activités humanitaires à Bangassou

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République centrafricaine : Attaquée, l’organisation Médecins Sans Frontières suspend ses activités humanitaires à Bangassou

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8.jpeg” alt=”Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale Médecin sans frontière (MSF)” width=”500″ height=”281″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8.jpeg 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/11/3353834D-CA59-4CAE-80C5-B3CBE34D56E8-300×169.jpeg 300w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Logo du Médecin sans frontière (MSF)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 21 novembre 2017 – Suite à un violent braquage à main armée la nuit du 20 novembre, l’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontière (MSF) a évacué ses 58 personnel centrafricains et internationaux de Bangassou, cessant de fait toutes ses activités dans cette ville du sud-est du pays qui est sous contrôle de différentes factions prétendues Anti-Balaka.

« Malgré le fait que nous ayons les moyens et la volonté de rester dans cette région, nous y suspendons toutes nos activités car nous ne pouvons pas mettre la vie de notre personnel en danger alors qu’il est attaqué de même que les structures de santé que nous soutenons,” explique Frédéric Lai Manantsoa, chef de mission pour MSF en RCA.

“Aujourd’hui, les 30 enfants de moins de cinq ans qui étaient hospitalisés à Bangassou ne seront plus à même d’être soignés par un docteur ou un infirmer. Les 26 patients du service de chirurgie seront laissés sans soins. Les seuls témoins extérieurs encore présents sur place sont les soldats des Nations Unies et quelques missionnaires. La population de Bangassou a d’ores et déjà commencé à quitter la ville, y compris les patients de l’hôpital en état critique,” continue Frédéric Lai Manantsoa.

« Face à une telle détresse, une organisation humanitaire comme la nôtre se doit d’essayer de rester sur place aussi longtemps que possible. Abandonner cette population est un constat amer de notre impuissance à offrir une aide humanitaire vitale à l’une des crises mondiales les plus importantes aujourd’hui, ceci à cause des attaques sur notre personnel.

#################### FIN ####################

Note aux éditeurs:

MSF travaille en RCA depuis 1997 et reste opérationnel dans 10 autres localités du pays. L’organisation continue à offrir une aide médicale aux populations vivant des différents côtés, au gré de l’évolution des multiples lignes de front qui divisent le pays, y compris à Bria, Bambari, Alindao, Batangafo, Kabo, Bossangoa, Boguila, Paoua, Carnot et Bangui.

En 2016, l’organisation a fourni un million de consultations médicales, vacciné 500 000 enfants contre différentes maladies, réalisé 9 000 opérations chirurgicales et assisté à la naissance de 21 000 bébés dans le pays. Depuis le début de l’année cependant, avec l’intensification du conflit armé, l’organisation a dû adapter quatre de ses 16 projets (y compris Bangassou) pour répondre aux besoins urgents des personnes directement affectées par le conflit.

Convocation du congrès du salut de la nation Centrafricaine

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Convocation du congrès du salut de la nation Centrafricaine

 

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Lieu : Mingala, République Centrafricaine (RCA)

Dates : Journées des 25, 26 et 27 novembre 2017;

par : La coalition large des centrafricains

 

Ordre du jour : S’agissant de trouver l’unique solution au problème gravissime  prioritaire des centrafricains;

les points à l’ordre du jour sont:

  1. Mandat de la majorité silencieuse du peuple meurtri centrafricain victime de l’insécurité généralisée en République Centrafricaine;
  2. Mettre fin à l’insécurité généralisée sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine;
  3. Identification de la plateforme de la Coalition et celle de son Équipe dirigeante et de son organigramme :
    • Appellation de la Coalition
    • Élection du Bureau Politique
    • Chaîne de commandement unique
  1. Varias

Fait à Gamboula, le 17 novembre 2017

  1. Abdallah Justin

Conseiller Politique

      Pour le Bureau de la Coordination unifiée

Email : abdallahjustin1@gmail.com

Les présidents tchadien et ougandais impliqués dans une affaire de corruption aux Etats-Unis

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Les présidents tchadien et ougandais impliqués dans une affaire de corruption aux Etats-Unis

 

 

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Les Présidents tchadien et son homologue Ougandais

 

Bangui,, le 22 novembre 2017.

Par : lemonde.fr

 

Un ex-chef de la diplomatie sénégalaise et un ancien premier ministre de Hongkong sont soupçonnés d’avoir versé des pots-de-vin aux chefs d’Etat contre des avantages commerciaux.

 

Les noms des présidents tchadien, Idriss Déby Itno, et ougandais, Yoweri Museveni, apparaissent en rouge dans un acte d’inculpation dressé le 16 novembre par la justice américaine dans le cadre d’une vaste affaire de corruption. Les faits incriminés s’étalent sur « plusieurs années » et portent « sur

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/21/les-presidents-t_ans-une-affaire-de-corruption-aux-etats-unis_5218215_3212.html

plusieurs millions de dollars » pour le compte d’une société pétrolière chinoise.

Lire aussi : En Ouganda, des députés rendent l’argent de la « corruption »

L’ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio (61 ans), ainsi qu’un ancien ministre de l’intérieur de Hongkong et secrétaire général d’une ONG fondée par le pétrolier chinois en question, Chi Ping Patrick Ho (68 ans), ont été arrêtés samedi 18 novembre aux Etats-Unis, officiellement inculpés et entendus par un juge. Ils sont soupçonnés d’avoir versé des pots-de-vin aux deux chefs de l’Etat africains en échange d’avantages commerciaux illicites.

Pots-de-vin de 2 millions de dollars

L’accusation la plus spectaculaire liée à des faits remontant à octobre 2014 concerne Idriss Déby Itno. Le chef de l’Etat tchadien, au pouvoir depuis 1990, aurait perçu des mains de Cheikh Tidiane Gadio un pot-de-vin présumé de 2 millions de dollars.

Le ressort de cette affaire est l’ambition commerciale d’une société pétrolière chinoise privée. Bien qu’elle ne soit pas nommée dans les documents américains, tout désigne la CEFC China Energy, une société de Shanghaï dirigée par Ye Jianming. Acteur récent sur la scène pétrolière internationale, relativement inconnu mais très introduit dans les cercles du pouvoir chinois, il a défrayé la chronique, début septembre, en rachetant pour 9 milliards de dollars 14,6 % de la major pétrolière russe d’Etat, Rosneft, détenus jusqu’alors par un fonds du Qatar et le groupe suisse Glencore. La CEFC détient des blocs pétroliers au Tchad ainsi que dans plusieurs Républiques d’Asie centrale.

Lire aussi : Les liens troubles de la multinationale suisse Glencore au Tchad

Selon la plainte américaine, « Patrick Ho a engagé Cheikh Tidiane Gadio – qui avait une relation personnelle avec le président tchadien – pour aider la Compagnie d’énergie à avoir accès au président tchadien ». « L’objectif initial » des deux hommes, selon les enquêteurs, était de résoudre un différend opposant le gouvernement tchadien et la Compagnie pétrolière d’Etat chinoise (CPC) à laquelle la CEFC a finalement racheté des blocs d’exploitation gaziers et pétroliers au Tchad en 2016. « L’objectif ultime, ajoutent-ils, était d’obtenir des opportunités pétrolières pour la Compagnie [la CEFC] au Tchad. »

L’acte inculpation explique que Patrick Ho, agissant sur les conseils de Cheikh Tidiane Gadio, a incité, par courriel, la [CEFC] à gratifier le président tchadien « d’une belle enveloppe ». En fait, un pot-de-vin de 2 millions de dollars, sous couvert de « don pour des causes caritatives ». L’ancien ministre sénégalais (de 2002 à 2009) aurait perçu 400 000 dollars, virés en deux fois sur un compte à Dubaï, pour ses services rendus.

« “Don” à la réélection de Museveni »

Le dossier ougandais s’ouvre également en octobre 2014 à New York par un discret rendez-vous dans les couloirs du siège des Nations unies, entre Patrick Ho et le ministre ougandais des affaires étrangères de l’époque, Sam Kutesa. Mandaté par son pays, il présidait alors pour une année la 69e assemblée générale de l’ONU. Histoire de lever l’ambiguïté portant sur l’identité de la « compagnie d’énergie chinoise basée à Shanghai » citée dans l’acte d’inculpation, une photo diffusée à l’époque par Radio Chine Internationale montre Sam Kutesa et Ye Jianming, souriants, après la nomination de ce dernier en tant que « conseiller spécial honoraire » du premier.

 

« Patrick Ho et le ministre ougandais des affaires étrangères ont discuté d’un “partenariat stratégique” entre l’Ouganda et la [CEFC] pour diverses entreprises commerciales, formées une fois (…) de retour en Ouganda », peut- on lire dans le document à charge. En février 2016, « après qu’il eut repris ses fonctions de ministre et que sa belle-famille ait été réélue à la présidence de l’Ouganda, il a fait virer 500 000 dollars par l’intermédiaire d’une banque à New York. Dans ses communications, Ho a diversement qualifié ce paiement de “”don” à la campagne de réélection du président de l’Ouganda ». En fait, ce paiement était un pot-de-vin afin de permettre à la CEFC d’obtenir des avantages commerciaux et autres contrats dans le secteur financier (rachat d’une banque) et énergétique en Ouganda.

Inculpés pour corruption et blanchiment d’argent, Patrick Ho et Cheikh Tidiane Gadio sont passibles de plusieurs dizaines d’années d’emprisonnement.

 

Centrafrique : texte intégral du projet de résolution des Nations-Unis prorogeant le mandat de la Minusca dans le pays.

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Centrafrique : texte intégral du projet de résolution des Nations-Unis prorogeant le mandat de la Minusca dans le pays.

 

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Le conseil de sécurité des Nations unis

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par : le Conseil de sécurité des Nations-Unis.

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses précédentes résolutions et déclarations sur la République centrafricaine, en particulier ses résolutions 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2015), 2212(2015), 2217 (2015), 2262 (2016), 2264 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017) ainsi que sa résolution 2272 (2016) et les déclarations de son président en date des 18 décembre 2014 (S/PRST/2014/28), 20 octobre 2015 (S/PRST/2015/1 7), 16 novembre 2016 (S/PRST/2016/17), 4 avril 20 17 (S/PRST/2017/5) et 13 juillet 2017 (S/PRST/2017/9),                                                          ’

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à 1 ’intégrité territoriale de la République centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale,

Réaffirmant les principes fondamentaux du maintien de la paix, y compris ceux du consentement des parties, de l’impartialité et du non-recours à la force sauf en cas de légitime défense ou de défense du mandat, considérant que le mandat de chaque mission de maintien de la paix doit être adapté aux besoins et à la situation du pays concerné, et rappelant la déclaration de son président en date du 25 novembre 2015 (S/PRST/2015/22),

Rappelant qu’il incombe au premier chef aux autorités centrafricaines de protéger toutes les populations du pays contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, et rappelant, à cet égard, qu’il importe de rétablir l’autorité de l’État dans tout le pays,

Insistant sur le fait que tout règlement durable de la crise en République centrafricaine, y compris le processus politique, doit être aux mains de la République centrafricaine et accorder la priorité à la réconciliation du peuple centrafricain, dans le cadre d’un processus sans exclusive associant les hommes et les femmes, y compris les personnes qui ont été déplacées du fait de la crise, quelle que soit leur origine sociale, économique, politique, religieuse et ethnique,

Se déclarant préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire, en particulier dans le sud-est et le nord-ouest de la République centrafricaine, en raison de la poursuite des affrontements entre groupes armés dans leurs tentatives de prendre par la force le contrôle de territoires et de ressources et de déstabiliser le pays, ainsi que du manque de moyens des forces de sécurité nationales et de la persistance des causes profondes du conflit,

Condamnant avec la plus grande fermeté les incitations à la haine ethnique et religieuse et à la violence et les multiples violations du droit international humanitaire

ainsi que les violations généralisées des droits de l’homme et les atteintes à ces droits, y compris les violences sexuelles et les violences à l’égard des femmes, commises notamment par des éléments de Pex-Séléka, des éléments antibalaka et d’autres milices, ainsi que le ciblage de civils de certaines communautés,

Rappelant le rapport présenté par la Commission d’enquête internationale créée en application de la résolution 2127 (2013) (S/2014/928), notant avec préoccupation son constat selon lequel les principales parties au conflit, notamment les ex-Séléka, les antibalaka et des éléments des forces armées centrafricaines qui ont collaboré avec des groupes armés, ont commis depuis le Ier janvier 2013 des violations du droit international humanitaire et des atteintes aux droits de l’homme pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, en particulier le nettoyage ethnique auquel se sont livrés des éléments des milices antibalaka,

Condamnant dans les termes les plus vifs toutes les attaques, provocations et incitations à la violence visant les contingents de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et d’autres forces internationales, commises notamment par des groupes armés, rendant hommage aux membres du personnel de la MINUSCA qui ont sacrifié leur vie au service de la paix, soulignant que les attaques visant les forces de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre, rappelant à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire et demandant instamment aux autorités centrafricaines de prendre toutes les mesures possibles pour garantir que les auteurs de ces actes seront arrêtés et traduits en justice,

Se félicitant à cet égard de l’action menée par la MINUSCA pour protéger les civils et lutter contre les groupes armés, notamment du succès de l’opération « Bekpa » à Bambari en février et mars 2017, de l’opération « Maraze » à Bangassou en août 2017 et de l’opération « Damakongo » à Bocaranga en octobre 2017,

Soulignant qu’il est urgent et impératif de mettre fin à l’impunité en République centrafricaine et de traduire en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, se félicitant à cet égard de l’opérationnalisation progressive de la Cour pénale spéciale et insistant sur la nécessité de renforcer les autres mécanismes nationaux d’établissement des responsabilités, et d’apporter un appui accru aux travaux de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine,

Réaffirmant qu’il incombe au premier chef aux autorités nationales de créer les conditions nécessaires pour procéder à des enquêtes, engager des poursuites et rendre des jugements avec efficacité et en toute indépendance, et soulignant que le Gouvernement de la République centrafricaine doit renforcer l’état de préparation de ses institutions à cette fin,

Se félicitant des mesures prises par le Gouvernement de la République centrafricaine pour mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle afin d’amener les auteurs de crimes passés à répondre de leurs actes et d’accorder des réparations aux victimes tout en favorisant la réconciliation nationale,

Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par le Secrétaire général d’appliquer rigoureusement sa politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des agressions sexuelles, prenant note des différentes mesures prises par la MINUSCA et les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police pour combattre l’exploitation et les agressions sexuelles, grâce auxquelles le nombre de cas signalés a diminué, se déclarant toutefois toujours gravement préoccupé par les nombreuses allégations d’exploitation et d’agressions sexuelles imputées à des soldats de la paix en République centrafricaine ainsi qu’à des forces non onusiennes, soulignant qu’il importe au plus haut point que les pays qui fournissent des

contingents ou du personnel de police ainsi que la MINUSCA, selon le cas, ouvrent sans tarder des enquêtes sur ces allégations de façon crédible et transparente et fassent en sorte que les auteurs de telles infractions pénales ou de fautes répondent de leurs actes, et soulignant également qu’il faut prévenir l’exploitation et les agressions sexuelles et améliorer les mesures prises pour donner suite aux allégations, conformément à la résolution 2272 (2016),                                 ‘

‘Soulignant le fait que les conditions de sécurité actuelles en République centrafricaine créent un climat favorable à la criminalité transnationale, notamment au trafic d’armes et à l’emploi de mercenaires, et risquent de constituer un terreau fertile pour les réseaux extrémistes,

Se déclarant vivement préoccupé par la menace que constituent, pour la paix et la sécurité en République centrafricaine, le transfert illicite, l’accumulation déstabilisatrice et l’utilisation abusive d’armes légères et de petit calibre ainsi que l’emploi de ces armes contre des civils.

Saluant, à cet égard, la contribution importante à la paix, à la stabilité et à la sécurité en République centrafricaine qu’apporte le régime de sanctions décidé par le Conseil et reconduit dans la résolution 2339 (2017), y compris ses dispositions relatives à l’embargo sur les armes et ses dispositions relatives à des personnes et entités que le Comité aura désignées au motif qu’elles se livrent à des actes qui’ compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine ou concourent à des tels actes,

Rappelant que le trafic et l’exploitation illégale de ressources naturelles, dont l’ôr et les diamants, ainsi que le braconnage et le trafic d’espèces sauvages continuent de mettre en péril la paix et la stabilité en République centrafricaine.

Se disant préoccupé par les .informations faisant état de voyages effectués par des individus désignés en application de sa résolution 2127 (2013), et notant l’importance déterminante de l’application effective du régime des sanctions, notamment le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, peuvent jouer à cet égard, et encourageant les efforts visant’à continuer d’améliorer la coopération,

Se déclarant de nouveau gravement préoccupé par la situation humanitaire catastrophique en République centrafricaine, par les conséquences de la détérioration de 1a. situation sécuritaire sur l’accès humanitaire, et par les violences perpétrées contre les travailleurs humanitaires, mettant tout particulièrement l’accent sur les besoins humanitaires actuels de plus de 600 000 personnes déplacées et de près de 500 000 réfugiés dans les pays voisins, et s’inquiétant des répercussions que les flux de réfugiés ont sur la situation au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo ainsi que dans d’autres pays de la région,

Rappelant qu’il inpombe au premier chef aux autorités centrafricaines de protéger et promouvoir le droit de tous, y compris des personnes déplacées, sans distinction, de se déplacer librement dans le pays, de choisir leur lieu de résidence et de respecter leur droit de revenir dans leur pays ou de le quitter pour demander asile ailleurs, et se déclarant préoccupé par le sort des civils pris au piège dans des enclaves où l’accès aux secours humanitaires est très limité;                                                            .

Rappelant la tenue, entre le 21 janvier et le 8 mars’2015, de consultations populaires dans tout le pays qui ont permis à des milliers d’habitants de la République centrafricaine de faire part de leurs vues sur l’avenir de leur pays, et la tenue, en mai 2015, du Forum de Bangui, au cours duquel ont été adoptés le Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine ainsi que les accords sur les principes de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, la justice et la réconciliation, et la réforme du secteur de la sécurité,

et sur l’engagement des groupes armés de mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants et de libérer tous les enfants qui se trouvent dans leurs rangs,

Rappelant le référendum constitutionnel organisé pacifiquement le 13 décembre 2015 et les élections législatives et présidentielle tenues en décembre 2015 et février et mars 2016, ainsi que l’investiture du Président Faustin-Archange Totiadéra le 30 mars 2016,

Rappelant qu’il faut mettre en place des programmes de désarmement, démobilisation, réintégration ouverts à tous, tenant compte des disparités entre les sexes, et efficaces, assortis d’un volet rapatriement en ce qui concerne les combattants étrangers, y compris les enfants précédemment associés à des forces et groupes armés, sans méconnaître l’impératif de lutter contre l’impunité,

Rappelant le bon déroulement des activités préalables au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration et des programmes de réduction de la violence communautaire, qui ont contribué à réduire la présence des membres de groupes armés,

Soulignant la nécessité de soutenir au niveau national et de coordonner au niveau international les efforts visant à transformer le secteur de la sécurité en République centrafricaine et insistant sur le rôle crucial que jouent les forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) dans le rétablissement de la sécurité des populations locales, de la sécurité publique et de l’état de droit en République centrafricaine,

Saluant à cet égard le travail accompli par la mission de formation de l’Union européenne (EUTM-RCA) pour soutenir la réforme des forces armées centrafricaines afin qu’elles soient multiethniques, professionnelles et représentatives, comme indiqué dans la lettre de la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, en date du 30 mai 2016,

Rappelant ses résolutions sur la protection des civils en période de conflit armé, y compris les résolutions 2286 (2016) et 1894 (2009), ses résolutions sur le sort des enfants en temps de conflit armé, y compris la. résolution 2225 (2015), et ses résolutions sur les femmes et la paix et la sécurité, y compris les résolutions 2106 (2013) et 2242 (2015), et demandant à toutes les parties en République centrafricaine de coopérer avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de confl it,

Se déclarant préoccupé par le fait que des enfants ont continué d’être victimes de violences commises par des éléments armés de l’ex-Séléka, de groupes antibalaka et d’autres groupes armés, dont l’Armée de résistance du Seigneur, et que des femmes et des filles continuent d’être victimes de sévices et de violences sexuelles et sexistes en République centrafricaine,

Se félicitant de la ratification par les autorités de la République centrafricaine, le 21 septembre 2017, du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, et soulignant qu’il importe que le Protocole soit appliqué intégralement,

Soulignant que le rôle et la contribution continus des pays voisins, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ainsi que de l’Union africaine, demeurent déterminants pour la promotion d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine, et réitérant sa gratitude pour les efforts que ces acteurs continuent de déployer à cet égard,

Se félicitant du ferme engagement pris par l’Union européenne et de la participation active de la Communauté de Sant’Egidio à travers l’accord sigtié à Rome le 19 juin 2017, qui constitue un pas important en faveur de la paix et de la stabilité en République centrafricaine, ainsi que de l’engagement pris d’autres organisations internationales telles que l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Organisation de la Conférence islamique, et saluant les contributions bilatérales des Etats Membres à la stabilisation du pays,

Demandant aux partenaires internationaux d’aider les autorités centrafricaines à renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de la police nationale, de la gendarmerie et des autorités douanières pour leur permettre de surveiller efficacement les frontières et les points d’entrée, notamment afin de soutenir l’application des mesures renouvelées et modifiées par le paragraphe 1 de la résolution 2339 (2017) et le désarmement et le rapatriement des éléments armés étrangers,

Soulignant qu’il faut exécuter le mandat de la MINUSCA sur la base d’une priorisation des tâches et, le cas échéant, par étapes,

Prenant acte avec satisfaction du rapport du Secrétaire général, en date du 16 octobre 2017 (S/2011/865);                                                                         ”

Constatant que la Situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VU de la Charte des Nations Unies,

Processus politique

  1. Réaffirme son soutien au Président Faustin-Archange Touadéra et à son gouvernement et salue ses efforts pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l’autorité de l’État à tout le pays ainsi que les engagements qu’il a pris lors de la réunion de haut niveau sur la République centrafricaine, tenu en marge de l’Assemblée générale en septembre 2017;
  2. Se félicite des mesures qui ont été prises à cet égard, telles que l’adoption et la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, l’adoption d’une stratégie nationale pour le rétablissement de l’autorité de l’État, l’adoption d’une politique nationale de sécurité et d’une stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité, la validation d’un plan de réforme des forces de sécurité intérieure, le lancement du projet pilote de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, ainsi que les efforts récemment déployés pour assurer une plus large représentation de toutes les composantes de la société au sein du Gouvernement centrafricain, et encourage les autorités de la République centrafricaine à poursuivre leurs efforts visant à mettre en place des mécanismes de gouvernance plus inclusifs en vue de créer un environnement favorable à l’établissement d’un consensus national et aux progrès du processus politique;
  3. Se félicite de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, qui a conduit à l’adoption de la feuille de route, lors de la Conférence ministérielle tenue à Libreville le 17 juillet 2017, par les autorités centrafricaines, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs avec l’appui de F Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad, et réaffirme que cette initiative et cette feuille de route constituent le principal cadre pour une solution politique en République centrafricaine, comme les autorités centrafricaines en sont convenues et sous leur direction;
  4. Réaffirme qu’il convient de coordonner toutes les initiatives en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine, encourage l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation à collaborer étroitement avec l’ONU, et se félicite à cet égard de la décision prise par le Panel de facilitateurs d’assurer la cohérence de ses activités dans le cadre d’un partenariat stratégique et opérationnel avec la M1NUSCA, ainsi que de l’assistance fournie par la Mission au Panel, et invite les partenaires internationaux à apporter un appui politique et financier aux travaux de ce Panel;
  5. Engage vivement les autorités centrafricaines et les groupes armés à participer dans un esprit constructif et de bonne foi à un processus de paix inclusif pour parvenir à un accord politique global, comme l’ont réaffirmé les Ministres des affaires étrangères des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale lors de la réunion extraordinaire qu’ils ont tenue le 21 octobre 2017;
  6. Exige de toutes les milices et de tous les groupes armés qu’ils déposent les armes, mettent fin aux violences et activités déstabilisatrices sous toutes leurs formes, y compris les attaques contre les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires ainsi que les incitations à la haine et à la violence, et libèrent immédiatement et sans condition les enfants qui se trouvent dans leurs rangs, et exhorte tous les acteurs politiques et institutionnels en République centrafricaine à condamner fermement de tels actes et à empêcher qu’ils soient commis;
  7. Exige également de toutes les milices et de tous les groupes armés qu’ils cessent leurs attaques contre les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires;
  8. Exhorte les autorités centrafricaines à parvenir d’urgence à une véritable réconciliation de toutes les parties dans le pays, notamment en luttant contre la marginalisation et en répondant aux revendications locales de toutes les composantes de la société sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine, y compris au moyen de politiques nationales de développement économique et de recrutement dans la fonction publique, pour promouvoir les initiatives de réconciliation aux niveaux régional, national, préfectoral et local, notamment dans le cadre d’élections locales; .
  9. Invite les autorités centrafricaines à faire en sorte que les politiques et les cadres législatifs nationaux protègent dûment les droits de l’homme des personnes déplacées, y compris la liberté de mouvement, et appuie l’adoption de solutions durables en faveur des personnes déplacées et des populations réfugiées, y compris le retour chez elles, librement consenti et durable, en toute sécurité et dans la dignité, et l’intégration locale ou la réinstallation;
  10. Rappelle le rôle crucial que joue la société civile dans le processus de paix et de réconciliation pour faire en sorte que l’accord politique global s’attaque aux causes profondes du conflit et encourage la participation entière et effective des femmes à ce processus;
  11. Souligne qu’il importe de respecter la Constitution pour garantir la stabilisation et le développement à long terme de la République centrafricaine;
  12. Encourage les États Membres à présenter au Comité créé par le paragraphe 57 de la résolution 2127 (2013) des demandes d’inscription sur la liste des sanctions, contenant des éléments de preuve détaillés à l’appui de chaque demande, concernant des personnes et entités participant ou fournissant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine, notamment des actes qui menacent ou entravent le processus politique ou celui de stabilisation et réconciliation, ou qui alimentent la violence;
  13. Prie instamment les autorités centrafricaines de lutter contre la présence et l’activité des groupes armés en République centrafricaine en ayant recours à une stratégie globale qui privilégie le dialogue et l’application rapide d’un programme inclusif de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, qui sera mis en œuvre parallèlement à la réforme du secteur de la sécurité et garantit l’encadrement civil des forces de défense et de sécurité nationales, avec l’aide de la communauté internationale;
  14. Demande aux autorités centrafricaines d’appliquer la politique de nationale de sécurité et la stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité afin de se doter de forces de défense nationale et de sécurité intérieure professionnelles, ethniquement représentatives et régionalement équilibrées, notamment grâce à l’adoption et l’application de ‘procédures appropriées de vérification préalable, notamment du respect des droits de l’homme, pour tout le personnel de défense et de sécurité, ainsi que de mesures permettant d’intégrer des éléments des groupes armés qui répondent à des critères rigoureux de sélection et de vérification préalable, et prie le Secrétaire général de lui rendre compte des progrès enregistrés à cet égard dans ses rapports périodiques;
  15. Se félicite de la finalisation, en coordination avec la MINUSCA et la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM- RCA), du Document d’orientation 2017-2019 pour le redéploiement des forces armées centrafricaines, comme il est demandé dans la résolution 2301 (2016), qui fixe les conditions du redéploiement progressif des unités des forces armées centrafricaines formées par EUTM-RCA, en coordination avec la MINUSCA, EUTM-RCA et d’autres partenaires internationaux compétents, afin de contribuer à l’extension de l’autorité de l’État et à la sécurité, et demande aux autorités centrafricaines d’élaborer et d’arrêter définitivement, dans un délai raisonnable, les autres procédures nécessaires à la pleine réopérationalisation des forces armées centrafricaines;
  16. Demande aux autorités centrafricaines de prendre, sans délai et à titre prioritaire, des mesures concrètes visant à renforcer les institutions judiciaires et à lutter contre l’impunité, afin de contribuer à la stabilisation et la réconciliation, notamment en rétablissant l’administration de l’appareil judiciaire, du système de justice pénale et du système pénitentiaire dans tout le pays, en démilitarisant les prisons, en remplaçant progressivement les forces armées centrafricaines grâce au recrutement de personnel pénitentiaire civil et en veillant à permettre à tous d’accéder à une justice impartiale et équitable;
  17. Se félicite à cet égard que la Cour pénale spéciale ait commencé à

s’acquitter progressivement de ses fonctions et que le Comité de pilotage chargé de la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation ait été établi;                               .

  1. Demande aux autorités centrafricaines de continuer à s’employer à rétablir l’autorité effective de l’État sur l’ensemble du territoire, notamment en redéployant l’administration de l’État dans les provinces et en garantissant le versement sans retard des traitements des fonctionnaires et des forces de sécurité, l’objectif étant d’assurer une gouvernance stable, responsable, inclusive et transparente;
  2. Encourage les autorités centrafricaines, agissant avec le concours de la communauté internationale, en particulier avec les institutions financières internationales qui pilotent l’action internationale, et compte tenu des objectifs cruciaux de consolidation de la paix et d’édification de l’État, à continuer de .renforcer les mécanismes de gestion des finances publiques et de responsabilité financière, englobant le recouvrement des recettes fiscales, ie contrôle des dépenses et les pratiques en matière de passation de marchés publics et d’attribution de concessions, en s’appuyant sur les données d’expérience internationales en la matière, d’une façon qui leur permette de faire face aux dépenses de fonctionnement de l’État, de mettre en œuvre des plans de relèvement rapide et de relancer l’économie, dans le sens de l’appropriation nationale et du respect de la souveraineté de la République centrafricaine;
  3. Engageles États Membres et les organisations internationales et régionales à verser les contributions annoncées à la Conférence internationale, tenue à Bruxelles le 17 novembre 2016, et à la Conférence sur la solidarité africaine, tenue à Addis-Abeba le 1er février 2017, pour faciliter la mise en œuvre des objectifs prioritaires du pays en matière de consolidation de la paix, énoncés dans la stratégie nationale pour le relèvement et la consolidation de là paix visant à fournir aux autorités centrafricaines un appui pour la conduite des réformes et le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, y compris des contributions pour le versement des salaires et autres dépenses nécessaires, en plus de 1 ’appui fourni à la réforme du secteur de la sécurité et des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement et à la remise en état de l’appareil judiciaire et du système de justice pénale, y compris la Cour pénale spéciale et, à cet égard, encourage les autorités centrafricaines à accélérer la mise en œuvre effective du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix;
  4. Se féliciteque l’Organisation des Nations Unies, notamment le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, les États voisins, l’Union européenne, le Groupe de contact international, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et d’autres partenaires et donateurs internationaux demeurent résolus à appuyer la stabilisation de la République centrafricaine;
  5. Prend note de l’élaboration d’un cadre de responsabilité mutuelle entre les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux, sous la direction du Gouvernement centrafricain, dans le but de renforcer la transparence et la responsabilité ainsi que la cohérence et l’appui durable des partenaires internationaux de la République centrafricaine en faveur des priorités nationales convenues;
  6. Souligne,à cet égard, que la Commission de consolidation de la paix joue un rôle précieux en apportant des conseils stratégiques et en favorisant une concertation, une coordination et une intégration accrues des efforts déployés à l’échelle internationale en matière de consolidation de la paix, prend acte du rôle actif joué par le Royaume du Maroc et encourage la poursuite de la coopération avec la Commission de consolidation de la paix et les autres organisations et institutions internationales compétentes en vue de répondre aux besoins de consolidation de la paix de la République centrafricaine à long terme;

Droits de l’homme, y compris la protection de l’enfance et les violences sexuelles commises en période de conflit

  1. Réaffirme qu’il faut d’urgence traduire en justice tous les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, quel que soit leur statut ou leur appartenance politique, et que certains de ces actes peuvent être constitutifs de crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, dont la République centrafricaine est un État partie;
  2. Rappelle que le Procureur de la Cour pénale internationale a pris, le 24 septembre 2014, la décision d’ouvrir, comme suite à une demande des autorités nationales, une enquête sur les allégations de crimes commis depuis 2012, et se félicite de la poursuite de la coopération des autorités centrafricaines à cet égard;

 

‘ 26, Prend note à cet égard du rapport sur le projet répertoriant les violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et les atteintes à ces droits commises sur le territoire de la République centrafricaine entre janvier 2003 et décembre 2015, et encourage les autorités centrafricaines à donner suite aux recommandations formulées à ce sujet;

  1. Prie instamment toutes les parties au conflit armé en République, centrafricaine, y compris les éléments de l’ex-Séléka et les éléments antibalaka, de mettre fin à toutes les violations et à tous les sévices commis contre des enfants en violation du droit international applicable, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants, les viols et violences sexuelles, les meurtres et les mutilations, les enlèvements et les attaques contre des écoles et des hôpitaux, et demande aux autorités centrafricaines d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur les violations et sévices présumés afin d’amener les auteurs de ces actes à en répondre, et’de veiller à ce que les respon

Centrafrique : Bangassou, guère fratricide entre les Anti-Balaka, des dizaines des morts signalés.

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Centrafrique : Bangassou, guère fratricide entre les Anti-Balaka, des dizaines des morts déplorés.

 

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Les malfrats appréhendés par les Forces de Sécurité Intérieure de Bangassou. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Bangassou, ville de paix, ville de rêve, est devenue aujourd’hui ville morte, ville de guerre où les morts et les braquages se comptent par dizaines quotidiennement. Hors mis la guerre fratricide en les Anti-Balaka qui a coûté la vie à une dizaine d’entre eux, la ville connaît aussi une série de braquages meurtriers qui paralyse actuellement les activités administratives et économiques de la région.

Braquages incessants…

Si la ville de Bangassou est vidée des trois quarts de sa population qui se réfugie en République Démocratique du Congo (RDC), les braquages quant à eux ne cessent de faire des victimes parmi le peu des habitants qui ont pris leur courage à deux mains pour rester dans cet océan de violence.

Pas plu tard qu’avant-hier, l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF), basée aussi dans cette ville de Bangassou, a été victime, elle aussi, d’un braquage rocambolesque de son bureau local dans lequel une somme de 60 millions de francs CFA est emportée par les assaillants biens identifiés comme des Anti-Balaka de la ville. En conséquence, le MSF a déjà fermé provisoirement son antenne de Bangassou.

Pendant ce temps dans la ville la semaine dernière, un gardien d’une boutique dans le marché central a été décapité à son tour par les braqueurs Anti-Balaka suite à un acte de braquage d’un magasin qui se trouve juste à côté.

Pour l’heure, grâce à quelques éléments de la Force de Sécurité intérieure déployés dans la ville il y’a quelques semaines, les choses semblent être stabilisées un peu, mais difficiles à contenir faute des moyens logistiques qui manquent cruellement à ces policiers et gendarmes de Bangassou.

Guerre fratricide entre les Anti-Balaka…

En même temps que les braquages continuent de ravager la ville, les braqueurs entre eux s’entretuent dans une bataille sans pitié.

Depuis près de 2 semaines, le combat entre les Anti-Balaka a déjà fait plus de 10 morts, tous des miliciens Anti-Balaka de Bangassou.

Selon nos informations, c’est à la suite du partage non équitable selon l’une des deux parties que la guerre s’est éclatée entre les assaillants qui ont du mal à se faire la paix.

Alors que le Président Touadéra, lors de sa visite dans la ville il y’a quelques semaines, a promis le renforcement en moyens matériels roulants et létaux aux Forces de Sécurité intérieure de Bangassou afin de mieux garantir la sécurité de la population vulnérable, rien n’a été fait depuis ce jour dans le sens de la promesse du chef de l’État.

En attendant, Bangassou souffre et le gouvernement bouche totalement ses oreilles malgré les cris répétés de détresses.

Rapppelant que les soldats de la Minusca sont basés à plus de 7km du centre-ville de Bangassou laissant le terrain aux Anti-balaka de braquer aisément la population.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : table ronde de Bruxelles, comment Touadéra a pu rater son pari ?

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Centrafrique : table ronde de Bruxelles, comment Touadéra a pu rater son pari ?

 

 

 

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Table-ronde de Bruxelles novembre 2016.

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par: Gisele MOLOMA.

 

17 novembre 2016 – 17 novembre 2017, cela fait déjà exactement un an que la rencontre de Bruxelles entre les autorités centrafricaines et les donateurs, connue sous le nom de « table ronde de Bruxelles, a été organisée dans la capitale belge afin de mobiliser des ressources en vue de financer le plan de relèvement et de consolidation de la paix du pays. 1 600 milliards de francs CFA, c’est le montant en chiffre des promesses d’aide à donner. 12 mois après cette rencontre, seulement moins de 50% des fonds promis ont été décaissés. Pourquoi ? Comment le président Touadéra et le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji ont-ils fait pour ne pas répondre aux exigences de ces donateurs ? Une enquête exclusive CNC.

Rien qu’en écoutant le montant, 2,268 milliards de dollars américains, le président Touadéra criait victoire et les Banguissois, qui accueillaient la délégation de leur retour de Bruxelles, chants et danses populaires, croyaient à un début de développement sans précédent de son pays. Or, ce n’est qu’une promesse et surtout une assortie de certaines conditions plus simples, mais strictes dont les réformes du secteur public et la nomination d’un Premier ministre au profil politique et financier solide.

Jour après jour, voilà 370 jours écoulés sans possibilité désormais pour les Centrafricains de voir la manne atterrit. Demain, marche sans espoir aucun vers sa deuxième année et année de sa déchéance. Seulement 900 millions de F CFA sur environ 1 700 milliards  de F CFA promis, décaissés selon le ministre de l’Économie le sieur Félix Moloua.

Mais pourquoi les choses en sont arrivées là ?

D’après un économiste contacté par CNC, les donateurs ne sont pas des enfants de chœur. Ce sont avant tout des financiers qui connaissent les risques potentiels qui camouflent toutes demandes d’argent. Ceci dit, il est aisé pour eux de faire des promesses, mais difficile par contre de les tenir si et seulement si leurs conditions ne sont pas respectées.

Le président Faustin Archange Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, croyant endormir déjà les bailleurs des fonds de Bruxelles, ne pensent plus aux exigences de ces derniers qui ne tarderont pas à décrédibiliser les projets présentés par la partie centrafricaine à Bruxelles. Ils se croisent les bras, dans l’espoir de devenir milliardaires lorsque les fruits de Bruxelles tomberont comme de l’eau de robinet. L’homme prudent voit le mal venir de loin, un adage que les bailleurs se rappellent pour garder les yeux ouverts, même dans la nuit, pour voir le mal gesticulé. Au finish, ils expliquent, sans détour, qu’ils ne pourront plus financer totalement le plan de consolidation proposé par la rca. Le bon dol de  Faustin Archange Touadéra et Félix Moloua, décelé. Dit-on dans les milieux diplomatiques et consulaires à Bangui.

Que faire ?

Se retourner directement vers les investisseurs et les faire venir à Bangui pour une opération de charme. , et les pousser à jeter leur argent dans la gueule des lions qui décapitent le pays, a résolu le président Touadéra.  Ainsi, Faustin Archange Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont réussi à convaincre la Banque mondiale qui a organisé le fameux « Forum des investisseurs ».  Une  sorte de Bruxelles bis. Un pari audacieux pour Touadéra et son équipe et risqué pour les investisseurs. Conséquence, seulement une dizaine des investisseurs a répondu à l’appel sur les centaines invités.

D’après nos informations, l’idée d’organiser  ce fameux Forum des investisseurs vient du fait que les investisseurs se désintéressent de plus en plus, le pays. Malgré les multiples opérations de charmes du président Touadéra à travers le monde depuis son investiture, seulement 5 investisseurs internationaux sont venus installer en Centrafrique. Si l’on en croit aux dossiers validés par le bureau de l’Assemblée nationale. Le refus des investisseurs de venir investir en Centrafrique n’est pas dû uniquement à l’insécurité, mais plutôt de la découverte par ceux-ci d’un système mafieux mis en œuvre par le gouvernement pour leur soutirer de l’argent.

D’après une source renseignée, tous les ministres qui reçoivent le dossier d’un investisseur potentiel veulent « manger ». Et pour ce faire, ils demandent aux investisseurs de « mouiller la gorge de Haute Autorité » pour que le dossier avance sans ambacte une fois sur la table des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Et le montant exigé varie selon que l’investisseur est minier ou forestier. Le minimum, entre 10 à 20 millions de F CFA.

Informé de la pratique d’enrichissement sans cause du gouvernement et de la Présidence, le bureau de l’Assemblée nationale, à son tour, instaure son propre système de jeu mafieux. Un membre du bureau contacté par CNC affirme, sous couvert de l’anonymat, que le Premier vice-président de l’Assemblée nationale en charge d’Administration parlementaire, décrit en des termes un peu amusants leur manière d’avoir les rétros commissions des investisseurs : « Pour que le dossier pèse et passe, il faut y mettre un caillou qui pèse aussi».

Cette pratique de gouvernance avec des rétros commissions mises en place par le gouvernement et le bureau de l’Assemblée nationale, décourage les investisseurs. D’après certains investisseurs contactés par CNC, cette pratique ne fait qu’alourdir les coûts d’investissement dans l’Etat déjà inexistant par manque des infrastructures et en proie à l’insécurité chronique. Et donc, il faut dorénavant verser des pots-de-vin non seulement à la Présidence et à la Primature, mais aussi au bureau de l’Assemblée nationale pour pouvoir avoir une convention d’établissement.

Pour un diplomate en poste à Bangui, « la Centrafrique n’a qu’une seule équation à résoudre : trouver un leader qu’il faut et non des apprentis qui ne savent quoi faire et qui, pour un rien, sautent du coq-à-l’âne ou mettent les charrues devant les bœufs pour cultiver ».

Pour ce diplomate, les nouvelles autorités doivent d’abord assainir le milieu d’affaires pourri et les investisseurs viendront d’eux-mêmes et non les inviter pour des beaux discours que le pays se dotera de tel ou tel arsenal juridique, qu’ils ne voient pas d’ailleurs, avantageux pour eux et cela est pendant devant les députés. Il fait allusion au code d’investissement sur le bureau de l’Assemblée nationale en attente de lecture,  Un cas palpable de charrues devant les bœufs.

Aujourd’hui déçu du résultat escompté du Forum des investisseurs, le président Touadéra se trouve, à nouveau, à Bruxelles. Pourquoi faire ? Une gouvernance du coq à l’âne, dossier dans une prochaine enquête à ne pas rater.

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Copyright2017CNC. 

Centrafrique : Le regain de tension à Rafaï fait deux morts

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Centrafrique : Le regain de tension à Rafaï fait deux morts

 

 

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Le village de Gambo en Centrafrique

 

Bangui, le 22 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Des  hommes armés assimilés aux éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique  (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass ont fait irruption au village Dembia à 75 km de la ville de RafaÏ à environ 900 km de Bangui dans le sud-est de la rca. Le bilan de cette attaque est de deux morts parmi les villageois, à en croire Benjamin Zanga Béro, Député de Rafaï, ce mardi à Bangui.

« C’est le lundi à 5 h du matin qu’on m’a appelé pour me faire état de ce que le village Dembia a été attaqué par  les éléments de Ali Darass. Dans cette attaque, deux personnes ont été tuées et de nombreux biens emportés par les assaillants. Ils sont venus de Zémio. Je demande au gouvernement et à la Minusca de  doubler d’efforts pour protéger les civils » a-t-il déclaré aux médias.

« C’est faux ! », rétorque Daouda Selemane, le  Porte-parole de l’UPC qui, contacté, réfute l’accusation. « Nous n’avons pas des éléments dans cette localité. C’est faux. A propos, je ferai une déclaration dans les prochaines heures ».

Jusque-là, aucune déclaration officielle ni du gouvernement ni de la Minusca n’a été enregistré.

Centrafrique : révélation rocambolesque escroquerie à l’héritage, les juges, complices du malfaiteur.

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Centrafrique : révélation rocambolesque escroquerie à l’héritage, les juges, complices du malfaiteur.

 

 

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Tribunal de grande instance de Bangui

 

Bangui, le 21 novembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Certaines pensées continuent de penser que dans l’Administration centrafricaine, se sont seuls les douaniers qui vivent l’opulence. La fonction de magistrat, bien qu’ayant un statut participer n’est pas enviable. En raison, les syndromes de la pauvreté qui collent sur la peau de certains membres de la famille des magistrats. Mais les actes et les comportements de certains d’entre eux laissent planer de doute quant aux problèmes financiers qu’ils endurent. De la corruption sévère à la malversation, les noms des magistrats ne cessent d’être cités. La dernière en date, c’est dans l’affaire dite de l’escroquerie à l’héritage dans laquelle certains magistrats sont impliqués directement d’après une enquête menée par CNC dans les locaux du tribunal à Bangui. Exclusivité CNC, reportage.

 

Tout a commencé par un appel à l’aide d’une veuve que nous avons rencontrée dans les locaux du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Après une brève attention particulière portée à ses explications, nous avons décidé d’enquêter son affaire que nous définition désormais de l’escroquerie à l’héritage, impliquant toute une chaîne de décision au sommet de la justice du pays.

 

Du deuil à l’héritage…

 

Il y’a deux ans environ, la famille Vickoula est décimée par trois disparitions regrettables. Le père du foyer et deux de ses enfants, tous deux officiers dans l’armée centrafricaine. Alors que le clan Vickoula est encore sous le choc de cette triple disparition en une seule année et poursuit leur deuil avec les orphelins et veuves laissés, l’un des membres de la famille surnommé Sylvain réfléchit quant à lui à la façon dont il pourrait retirer frauduleusement tout l’argent laissé sur le compte de ses frères décédés. Et la seule manière d’y parvenir, selon ses propes  expressions, « il faut composer avec certains cadres de la banque de son frère défunt ». Il décolle ainsi sur le dossier de son frère Félix, désormais, ex-lieutenant des FACAs et le plus jeune des deux frères disparus. A la banque pour un premier retrait, il casse sa figure sur un imprévu acte d’héritage. On lui demande de produire la décision de justice le désignant héritier de son frère défunt, Félix. De là, il décide de « composer aussi avec les juges », autorités habilitées à délivrer ces types de documents.

 

Du tribunal à la banque pour un retrait bancaire de 25 millions de FCFA.

 

Réagissant aux obstacles rencontrés à la banque, notre escroc, le compositeur Sylvain, se pointe le lendemain au tribunal de grande instance de Bangui pour un tête-à-tête avec des juges. Deux magistrats sautent sur le projet et s’accaparent le dossier.

Comme la loi le prévoit en République centrafricaine, la décision pour le choix d’un ou plusieurs héritiers revient à la famille du défunt qui, le plus souvent, décide après un conseil ou réunion de famille. Le juge quant à lui, n’intervient que pour matérialiser juridiquement la décision prise en famille et l’audition des témoins qui y ont assisté à cette réunion. Dieu merci, en Centrafrique, si on a l’argent, on s’achète tout. Même la conscience du Pasteur.

Notre escroc Sylvain, après paiement, a pu avoir de ces deux juges en trois jours sa décision le désignant l’héritier du son frère ainé le défunt Félix  Il a promis, au sortir des locaux du tribunal, de passer pour les deux autres jugements, celui de son père et de l’autre frère.

Avec un jugement authentique dans une chemise cartonnée  jaune en main, il s’arroge juridiquement du droit à l’héritage sur les biens financiers et matériels de son frère aîné au détriment de ses enfants biologiques et de la veuve, qui ne sont d’ailleurs au courant de rien.

Direction, la banque à nouveau. Muni de son faux vrai document de l’héritage, notre Sylvain a pu retirer 25 millions de francs CFA sur le compte de son frère défunt Sylvain. Phase une de l’affaire accomplie. Dit-il.

Le nouveau train de vie de Sylvain dans le quartier fait peur à la famille qui s’interroge et décide de comprendre. Plusieurs pistes sont tracées dont celle d’un retrait frauduleux sur des comptes bancaires de la famille. Une semaine après, l’affaire s’éclatée c’est la dernière piste qui est vraie. Il est arrêté par les policiers de l’office centrafricain de répression de banditisme OCRB à Bangui. Là encore, son argent  vole à son secours et il est libéré de la prison.

Avant de quitter Centrafrique pour Nigeria, son pays de transit, le sieur Sylvain nous a raconté sa démarche telle qu’elle écrite dans le reportage et compte au passage les dépenses qui y vont avec : 600 000 F CFA pour chacun des trois juges qui lui ont délivré le document de la succession et 2 millions de francs CFA pour les policiers de l’OCRB pour obtenir sa libération avant son déferrement.

Actuellement, la veuve et les enfants orphelins de Félix encore mineurs ne savent plus quoi dire et faire. Tribunal, banque, maison, c’est désormais le plan triangulaire de la marche quotidienne de la veuve. Elle se dit « perdue ».

Pour un cadre du ministère de la Justice, il est très difficile dans ces cas de dénicher le fautif entre le greffier et le magistrat.

Quant aux juges signataires du vrai-faux document, c’est un non-évènement. Ils bouchent leurs oreilles quand ils passent devant la veuve en quête de solution.  Il y’a besoin pressant d’une reforme déontologue du métier des juges afin de pallier à certains manquements observés chez certains magistrats.

 

 

Copyright2017CNC.  

LIBYE : MARCHÉ AUX NÉGRO-AFRICAINS

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LIBYE : MARCHÉ AUX NÉGRO-AFRICAINS

 

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Bangui, le 21 novembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE SCEAU INFAMANT DE L’ESCLAVAGE

         

Un Négro-africain, aux yeux de certains héritiers des razzias esclavagistes arabes, sera-t-il toujours frappé du sceau de l’infamie ?

          En plein 21e siècle, le Code noir de Colbert, publié en 1665, semble toujours en vigueur, comme le montre ce qui vient de se passer en Libye, pays membre de lUnion Africaine.

          Scène choquante, insupportable pour tous, mais surtout pour ceux dont la peau est noire. Dans une sorte de salle lugubre, mal éclairée, quelque part en Libye, des Négro-africains ont été exhibés et vendus à la criée, comme du bétail. Derrière l’un d’eux, qui portait son prix collé sur sa chemise, un des vendeurs éructait en arabe : « 500…700… 1000 ! »

          La sinistre époque des marchés aux esclaves d’Amérique serait-elle revenue ?  C’est lhorreur absolue. Cest la décadence infâme de lhumanité. Tous les gouvernements du monde doivent s’étrangler, sindigner et stigmatiser cette infamie.

          A cause de leur intervention néocoloniale en 2011, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Bernard-Henri Lévy ont transformé la Libye en un sanctuaire de trafiquants de tout poil. Ce pays est devenu un « no mans land » incontrôlable et ingouvernable.

          D’ignobles marchands desclaves ont alors pu faire fortune. Mais on connaît leurs repaires, les lieux où ils se livrent à leur sinistre commerce d’êtres humains. Les Nations-Unies auraient dû, depuis longtemps, intervenir pour mettre fin à cette humiliation dégradante faite aux Noirs. LUnion Africaine aurait même dû être la première à s’indigner. Elle se mure, au contraire, dans un silence honteux. Il est indécent quelle nait pas rappelé la communauté internationale à ses devoirs dhumanité et entrepris une action vigoureuse pour condamner la Libye. Une procédure de suspension devrait être immédiatement engagée contre ce pays, qui doit être mis au ban de lorganisation africaine.

          On se serait livré à cette ignominie, à cette action intolérable, sur des personnes dune autre couleur, un tollé d’indignation aurait enflammé le monde entier. Devant ces inqualifiables horreurs dun autre temps, la communauté internationale doit réagir avec vigueur, la Ligue arabe doit sortir de sa torpeur, la Ligue des Droits de lhomme doit élever une protestation forte, le Pape aussi doit condamner ces dérives inhumaines.

          La Libye a été stabilisée par lintervention hasardeuse et intempestive de la France et de lAngleterre. Ces deux pays ne devraient-ils pas intervenir militairement pour mettre fin à ce commerce abominable ? A ce crime contre lhumanité ?

          Comment continuer à tolérer l’intolérable ?

 

QUEL AVENIR POUR LA NOUVELLE GENERATION NÉGRO-AFRICAINE ?

          La colère qui va étreindre les jeunes Négro-Africains à la vue de ces actions criminelles sera, à coup sûr, lourde de conséquences. Comment pourront-ils rester les bras croisés, sans réagir, devant linjure faite à leurs semblables transformés en esclaves ? Il ne faudra pas s’étonner que, demain, partout dans le monde, les jeunes Noirs haïssent tous ceux qui seront tentés de se livrer à des sévices sur lun des leurs.

 

                                                                                                                        JOSEPH AKOUISSONNE

(20 novembre 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.