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Centrafrique : Hier Alindao et aujourd’hui Bangassou, trop de violence aveugle entraînant des morts inutiles et insupportables.

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Centrafrique : Hier Alindao et aujourd’hui Bangassou, trop de violence aveugle entraînant des    morts inutiles.

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique

 

Bangui, le 15 mai 2017.

Par : Corbeau News Centrafrique (CNC),

 

Trop de familles endeuillées, dévastées, traumatisées. Cette région connaissait pourtant une paix relative depuis plusieurs années. Il a fallu qu’un boulevard soit offert par la Minusca et par Mr Touadera à Ali Darassa pour poursuivre son œuvre de destruction massive en dehors de Bambari…

Au lieu de résoudre un problème, on le déplace et on l’aggrave. Pourtant, c’est depuis le mois d’Août 2016 que, comme un prédicateur dans le désert, un observateur de la vie politique centrafricaine (URCA)   ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. Pour les avoir mis en garde contre la montée en puissance des groupes armés. Le président de ce parti qui était le challenge malheureux de TOUAD a même failli être arrêté pour son franc parlé. Il a été traité de tous les noms par le Gouvernement et la MINUSCA qui l’a traité de putschiste.

C’est pourquoi : « Beaucoup de compatriotes disent ou écrivent: “Tais-toi AGD, tu n’aurais pas fait mieux en seulement un an… » Nous faisons dans cette publication le nôtre, cette déclaration qui corrobore avec notre analyse.

Mais la situation était largement meilleure il y a un an! Il ne fallait pas l’aggraver, il fallait juste l’améliorer! Bien sûr qu’avec les conseils des uns et des autres TOUAD aurait pu mieux faire. Il aurait fait complètement différent, parce que l’expérience de BOZIZE lui aurait enseigné pal mal de choses sur la gestion d’une rébellion en ce qui concerne la situation sécuritaire dans notre pays. A condition de le vouloir et d’avoir un projet et une méthode!

Or, 14 mois ont été utilisés à fêter au quotidien la rupture, a se balader dans le monde pour je ne sais quel résultat. Pendant ce temps, les centrafricains meurent. Le Gouvernement est autiste et se montre farouchement allergique au partage des idées.

Aucun homme politique, aucun centrafricain de la Société civile ne réussit à faire entendre ses propositions. Même pas l’Assemblée Nationale!

A titre d’illustration, les propositions de solutions faites par les députés de l’Ouham Pende de la Ouaka, de la Haute Kotto, et récemment de la Basse Kotto et du Mbomou, par rapport à l’insécurité dans leur région ont tout simplement été méprisées.

Le régime du Professeur FAT demeure résolument indifférent au massacre des centrafricains et répète à satiété sa phrase fétiche: “On y travaille…”. Oui, le pouvoir travaille à la destruction de la RCA. Et il ne faut surtout rien dire. Est-ce possible qu’on tue, qu’on massacre et qu’on mette dans la terre des êtres vivants sans qu’une seule voix ne s’élève ? Où allons-nous ? Où veut-on amener la Centrafrique ? Est-ce vraiment des dirigeants capables que nous élissons ? Qu’attendent les élus du peuple pour porter une mention de destitution de TOUADERA et de tout son exécutif. Mine de rien, les centrafricains en ont assez marre de mourir comme des mouches. Silence, on tue, voilà le mot d’ordre. Mais vous allez gouverner qui ?

SARANDJI est le moteur de tout ce qui se passe car pensant qu’activant la violence te les tueries dans le pays, il protège ainsi son poste et sa famille. Le 15 mai est la journée internationale de la famille, mais de quelle famille s’agit-il ? Les familles protégées que sont celles des dirigeants de ce pays ? Ou s’agit-t-il des familles centrafricaines laissées pour compte ?

Un adage dit qu’on peut tromper une personne mais on ne trompe pas tout un peuple et souvent. La politique, c’est un art mais plutôt un couteau à double tranchant. Le discours de Sarandji d’hier a montré son véritable visage dans la sphère politique centrafricaine. Il jette l’anathème sur une épenthétique opposition. Est-ce un rêve ? Existe-t-il-une opposition en Centrafrique alors que comme un seul homme que les Centrafricains ont voté et porté au pouvoir le professeur des mathématiques. Qui dit mathématique dit théorèmes. Et il y a plusieurs théorèmes, celui de Pi Tagore, de Newton, Aincheten etc. L’a n’est pas le problème mais plutôt l’application des théorèmes. Le professeur TOUADERA n’a-t-il pas encore trouvé la meilleure formule pour faire taire définitivement ces énergumènes qui massacre ses électeurs ? Pense-t-il à l’après 1er mandat ?

A vrai dire, tout le peuple regrette avoir porté son choix sur Touadéra car il vit un désastre indescriptible qui ne dit pas son nom.

République centrafricaine, Bangassou : MSF appelle au cessez-le-feu pour permettre le déploiement de l’aide médicale d’urgence

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République centrafricaine, Bangassou : MSF appelle au cessez-le-feu pour permettre le déploiement de l’aide médicale d’urgence

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_20031.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du MSF. Copyrightmsf.
Le logo du MSF. Copyrightmsf.

 

Bangassou/Bangui, le 13 mai 2017 –

Par : MSF.

Suite aux violents combats qui ont éclaté tôt ce matin dans la ville de Bangassou (province de Mbomou), MSF appelle les groupes armés à mettre en place un cessez-le-feu pour permettre aux blessés un accès aux soins médicaux d’urgence.

 

« En l’espace de quelques heures, MSF a reçu 21 nouveaux blessés. Cependant, nos équipes ont connaissance de plusieurs autres blessés à Bangassou, qui sont pris au piège des tirs incessants et dans l’incapacité d’accéder à l’hôpital. Nous demandons un cessez-le-feu à tous les groupes armés qui se battent actuellement à Bangassou pour nous laisser aller chercher les blessés et offrir le minimum d’assistance humanitaire à la population, » plaide René Colgo, chef de mission adjoint pour MSF actuellement sur place.

 

Une partie des habitants ont fui la ville, mais les autres sont barricadés dans leur maison ou ont cherché refuge dans des lieux qu’ils espèrent sûrs. Il est pour l’instant impossible d’avoir une idée précise du nombre de victimes car l’intensité des combats empêchent tout mouvement au centre ville.

 

« Nous voulons aussi rappeler à toutes les parties au conflit leur devoir de respect envers les populations civiles, le personnel et les structures médicales, y compris les services de référence et les ambulances,» continue René Colgo, « car toute personne blessée, même en temps de guerre, a droit à une assistance humanitaire. »

 

Lundi dernier (8 mai), l’organisation a traité 12 autres blessés dans l’hôpital qu’elle soutient à Bangassou, suite au combat qui a eu lieu le lundi 8 mai, à 25 kilomètres de la ville, entre les forces onusiennes et un groupe armé.

 

Médecins Sans Frontières est une organisation internationale neutre, indépendante et impartiale qui apporte des soins médicaux d’urgence lors de conflits, de déplacements de population, d’épidémies ou de catastrophes naturelles. L’organisation gère une douzaine de projets en République centrafricaine. Elle soutient l’hôpital de Bangassou depuis 2014, ainsi que les centres de santé de Yongofongo, Mbalazine et Niakari offrant des soins médicaux vitaux aux 206. 000 habitants de la préfecture de Mbomou. De janvier à mars 2017, MSF a pris en charge près de 2 000 patients à l’hôpital de Bangassou.

 

 

LES ENSEIGNEMENTS DE L’ÉLECTION DU JEUNE PRESIDENT À L’ELYSÉE ET LA GALAXIE DES DICTATEURS AFRICAINS.

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LES ENSEIGNEMENTS DE L’ÉLECTION DU JEUNE PRESIDENT À L’ELYSÉE ET LA GALAXIE DES DICTATEURS AFRICAINS.                                                                        

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Bangui, le 13 mai 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

Le marathon électoral français s’est soldé par l’accession d’un jeune à la magistrature suprême de l’Etat. Le nouveau locataire du palais de l’élysée est un inconnu du grand public français âgé seulement de 39 ans.

Il s’agit d’une première dans l’histoire politique de la France où toutes les données sont inversées et cela marque par la même occasion le début d’une révolution dans la classe politique. Ce jeune énarque de la promotion Léopold Sedar Senghor, bien connu du milieu financier, bancaire et qui n’a aucun mandat électif à son actif est devenu le symbole de la révolution politique. Il inspirera les jeunes générations de la planète toute entière. Le revirement de la jurisprudence dans le domaine politique a fini par convaincre les animateurs de la vie politique que les jeunes ont aussi leur place dans la cité. Ainsi, le citoyen lambda curieux comme d’habitude cherche à comprendre ce rêve devenu réalité en se projetant sur l’avenir de la jeunesse africaine et plus particulièrement celle de la Centrafrique : peut-on devenir President de la République en dehors de la traditionnelle voie c’est à dire par le biais d’un parti politique ou d’une candidature indépendante ? Peut-on devenir President de la République en un temps record surtout qu’on a pas un parcours politique conséquent ? Pensez-vous que les francais sont si nuls pour confier leur destinée à un jeune de 39 ans ? Pourquoi les africains et plus particulièrement les centrafricains ne font pas confiance à la jeunesse ?

Étant donné que les africains ont l’habitude de copier ou de plagier bêtement les règles et pratiques occidentales, ces vieux dictateurs africains pourront emboîter les pas du maître pour faire de la place à la jeunesse ? Les papys President du continent le plus humilié tenteront-ils d’opposer une résistance à la nouvelle règle ? Les vieux dictateurs africains n’auront-ils pas honte de venir s’aligner à l’elysée devant leur petit-fils munis de cahiers et stylos pour faire des dictées préparées ? Leurs vieilles conceptions de la politique seront-elles compatibles avec le macronisme ? Cette élection va t-elle révolutionner la liaison incestueuse Françafricaine ou entériner l’acte de décès des relations nord-sud ? Nous vous rappelons que l’élu de la nation française appartient à la génération des petits-fils des dictateurs africains car le President du Zimbabwe capitalise 92 ans, celui du Cameroun compte 85 ans, le President de la Guinéen (Conakry) totalise 80, tandis que ceux du Mali, Côte d’Ivoire et de la Guinée équatoriale ont chacun 75 ans. Il faut aussi intégrer dans l’équipe le President tchadien et congolais (Brazzaville) sans oublié les “faux jeunes” du Togo, de la RDC et du Gabon. Le “faux jeune” centrafricain qui peine à imprimer sa marque de fabrique n’a pas dérogé à la règle des dictateurs africains alors qu’il incarnait l’espoir car il s’est entouré de vieilles personnalités politiques qui ont servi les Présidents Bokassa, Kolingba, Patassé et autres comme si le pays était en déficit de jeunes cadres, diplômés et compétents.

Quel est ce genre d’Etat qui ne tend pas la main à sa jeunesse ? Un enseignant-President qui piétine la jeunesse de son pays s’érige par la force des choses en dictateur (la nouvelle forme). Qu’est-ce que ces vieux renards de la politique centrafricaine peuvent encore prouver si ce n’est de gaspiller nos richesses ? Eu égard à l’espérance de vie, nous estimons qu’il faut plafonner sans porter atteinte aux libertés fondamentales, l’âge limite de présentation à une élection présidentielle. Cela évitera d’élire des grabataires à la présidence de la République tels sont les cas de l’Algerie et du Nigeria.

Pour ne pas exagérer, on peut imposer un bilan médical approfondi aux futurs candidats aux Présidentielles.

En tout état de cause, l’avènement du jeune homme à l’elysée ne résoudra pas les problèmes de l’Afrique mais il instaure actuellement un climat d’espoir pour durcir le ton aux vieux dictateurs qui pillent, dilapident et gaspillent les ressources naturelles du pays au détriment de leur peuple respectif. Cette révolution qui est un symbole d’espoir, de renouveau et de modernité pour la jeunesse inspirera les jeunes africains et plus particulièrement les jeunes centrafricains car nos États ont besoin d’un sang neuf pour relancer leur développement. Pour matérialiser le début de la révolution africaine, nous exhortons solennellement la jeunesse africaine et plus particulièrement la jeunesse centrafricaine à se réveiller, à s’investir dans la gestion de la chose publique et de “PRENDRE LE POUVOIR” car ce dernier ne se donne pas…il s’arrache par vos investissements politiques et pacifiques. Tels sont les leçons, morales et enseignements de cette élection. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 12 mai 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                             Tel : 0666830062.

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE DEPART DU RPR DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE FAIT GRINCER DES DENTS

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CENTRAFRIQUE : LE DEPART DU RPR DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE FAIT GRINCER DES DENTS

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00021.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Alexandre Ferdinand  Nguédet. CNC

 

Bangui, le 14/05/2017

 Par : Bertrand Yékoua,  CNC.

 

Enfin, on observe du nouveau dans le comportement des hommes politiques centrafricains. Est-ce une renaissance politique qui peine encore à être perçue comme telle par les vautours qui n’aspirent qu’au chaos pour en tirer leur égoïste profit au détriment du peuple ? L’on ne saurait mieux le dire mais il faudra bien le dire.

L’écosystème politique centrafricain semble entrer de plain-pied dans un processus de bouleversement présage d’un renversement complet de la fausse apparence d’une stabilité précaire. La parfaite illustration est le tonitruant départ du Rassemblement Pour la République (RPR) du Président Ferdinand-Alexandre N’guendet de la majorité présidentielle, suivi du CRPS de Me Nicolas Tiangaye et du PATRIE de Me Crépin Mboli-Goumba. Acte de bravoure qui marque la différence de nouveaux hommes politiques centrafricains capable de dire non aux truculents spécimens de griots politiques prêts à tout pour défendre l’indéfendable, justifier l’injustifiable et excuser l’inexcusable ? Sans vergogne aucune ces trois centrafricains ont su démontrer leur démarcation de la clique des vampires tel ce quidam qui, par le doux pseudonyme de Sergy Nelly Anazoua, auteur il y a quelques jours d’un article écrit dans un français épouvantable, lamentable, déplorable, titré « Quid de l’opposition aveuglée de certaines [sic] rapaces au [sic] régime de Touadéra [sic] ».

C’est que la forme boiteuse, pour ne pas dire calamiteuse de ce titre est symptomatique de ces hurluberlus autoproclamées gardien du temple et d’un système qui, à peine instauré, sonne déjà le glas de sa perdition.

Mais comprenons surtout que cet arrêt que nous venons de faire sur la forme, que d’aucuns pourraient juger futile, inutile, tiré par les cheveux, voire digne d’un onanisme intellectualiste, donne corps à une pratique, un tropisme propre aux zélateurs du pouvoir.

Pour le fond, le désastre du pouvoir pousse ces zélateurs non seulement dans la démagogie sans fond mais pire encore dans la diffamation sans limite. Ainsi en est-il des accusations diffamatoires sans fondements, sans queue ni tête à l’égard de l’ancien Président du Conseil National de Transition (CNT) et ancien Chef de L’Etat de Transition par intérim Ferdinand-Alexandre Nguendet. Ainsi, les nostalgiques des dérives totalitaires de l’ancien système, l’accusent d’avoir organisé à PK0 une marche de soutien à la Séléka. Et qu’en conséquence il serait l’un des chefs de file de la rébellion Séléka et aurait bénéficié de cette reconnaissance par Djotodia pour être élu Président du Conseil National de Transition. Une marche qui rappelons-le rassemblait plus de 90% de Centrafricains chrétiens. Donc ces scribouillards voudraient nous faire croire, que tous ces manifestants majoritairement chrétiens se seraient réunis au PK0 dans le seul but de soutenir le projet de leur propre massacre ? Est-ce vraiment crédible ? Absolument pas. Faut-il le rappeler, en 2003, le Président Nguendet était Rapporteur Général au Bureau du Conseil National de Transition. Avait-il organisé une marche ? Elu 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, avait-il là aussi organisé une marche ?

La vérité, c’est que les nostalgiques de l’ancien système ne pardonnent pas à Nguendet d’avoir validé par cette marche, avec un très large soutien de la population centrafricaine toute obédience confondue, la chute définitive de l’ancien pouvoir. Au point qu’ils ne parviennent pas à comprendre que cette marche était un message adressé au nouveau régime de Djotodia pour lui dire « nous validons la chute de l’ancien régime mais en même temps nous avons l’œil sur vous, nous vous surveillons de près ». La suite des évènements donnera 100% raison à cette mise en garde car, le premier à dénoncer les massacres perpétrés par ces mercenaires de l’ex-coalition Séléka sera Ferdinand-Alexandre Nguendet en sa qualité de Président du Conseil National de Transition (CNT). Un fait reconnu non seulement par une importante frange de la population centrafricaine, la presse nationale, les observateurs objectifs mais également par la communauté internationale. La simple consultation des journaux de l’époque, que ce soit la presse nationale comme internationale, suffit à édifier les moins informés sur la question.

L’interpellation régulière des membres du gouvernement, la marche des Conseillers Nationaux suivie d’un mémorandum remis aux Nations Unies pour le rétablissement, le réarmement et le redéploiement des forces de défense et de sécurité et la neutralisation immédiate de tous les criminels de guerre, l’expulsion du Général soudanais Moussa qui faisait la pluie et le beau temps depuis la caserne des pompiers, les déplacements dans les zones à risque, jusqu’à perdre son garde du corps, pour rappeler à la MINUSCA le mandat que lui a décerné le Conseil de Sécurité de l’ONU, le retour au calme dans le pays durant l’intérim à la tête de l’Etat montrant un sang-froid exemplaire couronné par l’élection et la remise du pouvoir avec élégance à Madame Catherine Samba-Panza résument très clairement la volonté patriotique de ce brave fils du pays. Touts ces faits, tous ces points sont des éléments objectifs indestructibles qu’aucun esprit même le plus malhonnête au monde ne peut nier

Et grand jamais les détracteurs n’ont quoi que ce soit à reprocher au Président Nguendet sur sa feuille de route, car le Conseil National de Transition était considéré comme le meilleur élève de la Transition. Alors, on glose, on ergote, on invente.

La faiblesse des sectateurs du pouvoir ne s’arrête pas seulement à la mise en accusation éhontée de l’ancien Chef de l’Etat de Transition, Ferdinand-Alexandre Nguendet, à qui ils reprochent également d’être l’architecte et le maître d’œuvre de l’implosion de la fragile majorité présidentielle dont jouissait sans résultat probant le pouvoir depuis un an. Non, la faiblesse de ce courant d’impensée se conjugue malheureusement par des prises de positions anti-démocratiques, dangereuses. Ainsi lit-on sous la plume du patenté Sergy Nelly Anazoua que « le mutisme observé jusqu’ici semblait faire croire à une prise de conscience des leaders politiques et un engagement à prendre la place qui est la leur ».

Ces propos sont d’une extrême gravité. Ainsi pour le pouvoir, le rôle des leaders politiques c’est de se taire. Se taire quand 80% du territoire nationale est occupé par des mercenaires étrangers. Se taire quand plus de la moitié de la population centrafricaine ne survit que grâce à l’aide humanitaire. Se taire quand chaque jour Ali Darass défie l’autorité de l’Etat, utilise les armoiries et symboles de l’Etat. Se taire quand 700.000 Centrafricains réclament la neutralisation immédiate d’Ali Darass et des mercenaires étrangers opérant sur le sol centrafricain. Se taire quand Monseigneur Mathos perd la vie par manque d’oxygène à l’hôpital. Se taire lorsque les éléments de l’UPC du mercenaire-terroriste nigérien massacrent les populations d’Alindao, de Bangassou ainsi que les quatre soldats de la MINUSCA. Se taire lorsque le pouvoir n’est pas en mesure de mobiliser les fonds promis par les amis de République centrafricaine à Bruxelles.

Donc pour le pouvoir, la place des leaders politiques c’est celle des sourds-muets qui ne doivent en aucun cas prononcer un mot pour soutenir l’intérêt supérieur de la Nation. Alors dès qu’une autorité se prononce contre les dérives du pouvoir voilà qu’on agite l’épouvantail du coup d’Etat. Mais que les griots se calment avec ce fantasme du coup d’Etat. Vu la fragilité extrême du pouvoir actuel, personne n’a intérêt à rajouter du chaos au chaos en fomentant un coup d’Etat. Tous les hommes politiques qui ont soutenus le Président Touadéra soit dans le cadre des élections du 2nd tour, soit dans le cadre de la défunte union sacrée ne caressent aucunement cette chimère, n’ont pas une seule seconde l’intention d’ouvrir à nouveau les portes de l’enfer du coup d’Etat.

Au lieu d’ériger des fronts de tension au sein de la population et de la classe politique, le pouvoir en place devrait faire montre de sang-froid dans la gestion responsable et apaisée de l’Etat en attendant l’échéance électorale de 2021 pour permettre au souverain primaire de prendre ses responsabilités.

 

Centrafrique : le parti URCA condamne l’attaque de Bangassou et regrette le laxisme du gouvernement Sarandji.

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Centrafrique : le parti URCA condamne l’attaque de Bangassou et regrette le laxisme du gouvernement Sarandji.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1387.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du parti URCA

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 13 mai 2017.

 

Nous avons appris avec consternation l’embuscade meurtrière organisée le mardi 09 mai 2017 à Rafaï dans la préfecture du Mbomou, par des bandes armées se réclamant des Antibalakas, contre un convoi de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Sécurisation de la Centrafrique (Minusca). Cette attaque a entraîné la mort de quatre casques bleus, des blessés graves et des disparus.

L’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) condamne avec fermeté cet acte criminel, dont tes victimes viennent s’ajouter au millier de centrafricains qui ont été injustement et lâchement massacrés depuis un an par tes différentes bandes armées qui déciment le pays en toute impunité.

En ces moments tragiques, l’URCA partage la douleur, l’émotion et la peine de ta MINUSCA et des parents éplorés et leur présente ses sincères condoléances.

L’URCA rappelle que ces actes odieux constituent des crimes de guerre et réclame l’ouverture d’une enquête judiciaire afin que leurs auteurs soient identifiés et qu’ils puissent répondre de leurs actes devant la Justice internationale.

Il est utile de rappeler que si des mesures appropriées avaient été prises par la MINUSCA pour cantonner et désarmer ces bandes armées, on aurait assurément évité ces pertes en vies humaines et ces violences aveugles.

C’est également le lieu de dénoncer avec force la démission du Gouvernement devant ses responsabilités, notamment par son silence complice et son indifférence devant une situation qui s’aggrave jour après jour.

L’URCA enjoint le Gouvernement à sortir de son immobilisme et de son apathie pour assumer la mission de protection de la population qui lui a été dévolue par ta Constitution.

Une fois de plus, L’URCA demande à la MINUSCA d’user du mandat robuste qui lui a été confié à travers les résolutions du Conseil de Sécurité, pour enfin neutraliser les bandes armées qui sèment la mort et la désolation sur la quasi-totale superficie de la République Centrafricaine.

Fait à Bangui te 1 1 mai 2017

Anicet George.

DOLOGUELÉ

Président

 

 Communiqué de presse du parti  URCA
Communiqué de presse du parti URCA

 

 

 

 

Centrafrique: Raymond ADOUMA un grand manipulateur colporteur bombardé à la Socatel

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Centrafrique: Raymond ADOUMA un grand manipulateur colporteur bombardé à la Socatel

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00661.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Immeuble SOCATEL à Bangui. Crédit Photo : mapio.net
Immeuble SOCATEL à Bangui. Crédit Photo : mapio.net

 

Bangui, le 13 mai 2017.

Par : Bertrand Yékoua, CNC.

 

Bien que la Socatel se bat pour sortir la tête de l’abime, il Ya étonnamment des nostalgiques du passé qui ne voudraient pas voir cette société aller de l’avant. L’on citera monsieur Raymond ADOUMA, l’ancien ministre délégué aux Eaux et Forêts, et directeur général de la socatel à l’époque et actuellement Directeur des affaires financier (DAF).

En effet, bombardé par l’actuel ministre Gourna-Zacko au poste de Directeur des Affaires financier pour des raisons que seul le ministre peut expliquer puisque la compétence n’y est pas, monsieur Adouma se comporte à la Socatel comme un mercenaire et un grand bandit de grand chemin qui ne veut vraiment pas de l’évolution de la société Socatel en manipulant les personnels tout le temps à la grève.

Connu pour sa grande vie et son train de vie toujours au-delà de ses propres efforts et moyens, l’ex-ministre délégué Raymond Adouma s’est toujours illustré par l’orgueil, la traitrise, les intrigues et l’incompétence. Son passage au gouvernement avait édifié plus d’un centrafricain sur l’agissement et le personnage lui-même comme banditisme au sommet de l’état.

Aussitôt bombardé par son ami et ministre des PTT en qualité de Directeur des Affaires Financier de la Socatel, monsieur Adouma n’a pas attendu une seconde pour se tailler des avantages colossaux dépassant même ou presque, ceux du président du Conseil d’Administration et le Directeur général, oubliant que le personnel de la société traine encore 41 mois d’arriérés de salaires et autres avantages dus. Une fois la Direction générale a rejeté les illusions du DAF, tout à commencer par se gâter, notamment les relations interpersonnelles.

Fort dans les messes de minuit, l’histoire retiendra que c’est ce truand Directeur des Affaires Financier qui, pour des visées personnelles inavouées, manipule tout le temps les délégués et l’ensemble du personnel avec la bénédiction de son ami le Ministre fantôme et escroc Gourna Nzacko prenant ces cas de grèves comme un motif de vilipender la Direction Général de la Socatel .L’objectif visé mais inavoué de monsieur Adouma serait de passer , grâce à l’appui de son ami ministre, au poste de Président ou Directeur Général de la SOCATEL. Or après tant d’années, le personnel de la Socatel qui n’avait pas un cadre légal des pensions venait d’en bénéficier au niveau de la Caisse nationale de Sécurité sociale(CNSS). N’est-pas là un acte de progrès à féliciter ?

Toujours négligeant, il a même cabossé de manière irrécupérable deux véhicules lorsqu’il fut Directeur général à l’époque, le véhicule de service que la Société lui a affecté. Là où le bât blesse, c’est que ses véhicules ont été endommagés en état d’éthylisme avancé et à des heures indues. Jusqu’à ce jour, personne n’a osé demander des comptes au sieur Adouma. Pour qui joue monsieur Adouma ? Est-il vraiment normal de surcharger une société comme la Socatel, déjà au fond de l’abime, avec des charges titanesques du genre des illusions de monsieur Adouma ? Qui dans le passé ses brillés dans la gestion opaque et scabreuse et surtout la passation des marchés de gré à gré à hauteur de 30.000 Millions lorsqu’il fut Directeur Général de la socatel à l’époque. (Affaire à suivre !)

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE STRATÉGIE POUR LE PRESIDENT TOUADERA ET LE PEUPLE CENTRAFRICAIN FACE AUX PÉRILS ? (1)

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CENTRAFRIQUE : QUELLE STRATÉGIE POUR LE PRESIDENT TOUADERA ET LE PEUPLE CENTRAFRICAIN FACE AUX PÉRILS ? (1)

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Bangui, le 12 mai 2017.

Par : JOSEPH AKOUISSONNE

 

L’IMPASSE

        

Depuis l’accession au pouvoir de Faustin-Archange Touadera ; depuis ce vote massif et démocratique qui a suscité tant d’espoirs devant ce qui ressemblait à l’avènement d’une nouvelle Centrafrique ; depuis la venue du Pape qui semblait avoir atténué quelque peu les tensions ; depuis la création du DDRR qui devait désarmer les factions rebelles, la République Centrafricaine n’a toujours pas trouvé le chemin de la paix et de la réconciliation. Surgissant de l’horizon comme des chevaux de feu en furie, les périls n’ont jamais été aussi menaçants.

         Alors, on s’interroge. On s’interroge sur les destinées de cette nation en perdition, qui semble avoir emprunté les chemins tortueux et inextricables de l’instabilité et de la dislocation. A quand une issue ? A quand une lueur d’espoir à l’horizon ?

         Les autorités centrafricaines sont désarmées faces à la horde des séditieux. Venues pour protéger les populations et l’intégrité territoriale du pays, les forces internationales, malgré leur armada, peinent à réduire les poches des rebelles, abandonnant ainsi les habitants aux féroces diktats des rebelles et des mercenaires.

         Malgré les efforts déployés par le président Touadera pour convaincre les ex-Sélékas de se conformer au DDRR, les rebelles lui opposent une rhétorique démagogique faite de mensonges et de duperies. A coup de communiqués de presse fallacieux, ils manipulent le pouvoir afin d’obtenir l’impunité. Alors que tant de sang a été versé, leur demande est indécente et inacceptable. Les Centrafricains ne comprendraient pas que leurs bourreaux se pavanent libres dans leur pays.

         La découverte de stigmates de massacres, voire de charniers, est à craindre. D’autres soupçons de viols et d’actes de pédophilie sur adolescents par les forces internationales vont peut-être à nouveau surgir. Des familles effondrées pleurent encore et toujours à cause des crimes dont leurs enfants ont été victimes et réclament justice. Mais en vain, car, coupables d’un cynisme insupportable, la France et l’ONU ont tout fait pour absoudre leurs soldats auteurs de crimes sexuels en Centrafrique.

 

LE RISQUE D’UNE PARTITION

         L’intégrité du territoire n’a jamais été aussi menacée. La Ouaka et Bambari, sa capitale, sont occupées et administrées par le Nigérien Ali Daras et sa bande de mercenaires. Ils y font régner une terreur abominable. Jadis, Bambari était une ville luxuriante où il faisait bon vivre. Elle est devenue une ville martyre, comme Oradour-sur-Glane en Limousin, incendié par les barbares nazis. Dans les environs de Bambari, les villages ne sont plus que ruines. Les habitants terrorisés se sont réfugiés dans les profondeurs des forêts hostiles.

         Si on n’y prend pas garde, cette situation intenable risque de mener à une partition pérenne et, ainsi, précipiter la République Centrafricaine vers une sorte de somalisation. Petit à petit, Ali Daras s’est emparé d’une portion de la République Centrafricaine, avec la complicité des autorités de la Transition. Pour mettre un terme à cet affront fait à tout un peuple, il faut que tout soit mis en œuvre pour procéder à son arrestation. Récemment, une pétition initiée par Alexandre Ferdinand N’Guendet, président du RPR (Rassemblement Pour la République) a recueilli 600 mille signatures, pour demander d’appréhender au plus vite ce bandit des grands chemins.

         A l’est du pays, dans le Haut-Mbomou et le Mbomou, c’est Joseph Kony avec ses illuminés, violeurs d’adolescentes, qui massacrent, tuent et font des razzias dans les villages. Les forces spéciales américaines, envoyées en Centrafrique pour le capturer, sont reparties sans avoir accompli leur mission, laissant les autorités centrafricaines sans force face au sanguinaire Ougandais.

         Le désarmement des rebelles piétine. L’Armée Nationale tarde à retrouver ses capacités. Malgré leur bonne volonté dans la recherche de la paix et la réconciliation, les autorités courent le danger de se retrouver à la tête d’un Etat désarmé sous tutelle. La désorganisation des administrations, aussi bien dans la capitale que dans les provinces qui échappent au pouvoir central, précipite et accentue la partition.

         La situation actuelle est désespérée, glaçante, intenable.

 

QUE FAIRE ? SE RASSEMBLER

         Face à ces périls, que peut faire un Etat sans une armée Nationale digne de ce nom ? L’une des priorités serait de le doter de moyens suffisants pour assurer sa défense. La sécurité de la République Centrafricaine ne pourra être assurée que par les Centrafricains eux-mêmes, alors qu’on a l’impression que la réalité du pouvoir est entre les mains de la France et des forces internationales, qui se livrent à un jeu ambigu sur le terrain.

         A l’intérieur du pays, des politiciens assoiffés de pouvoir se disputent pour préserver leurs prébendes, au lieu de se rassembler derrière le gouvernement pour l’aider à combattre les bandes armées auteurs de crimes contre l’humanité.

         Il faut que les patriotes unissent leurs forces et se coalisent pour constituer un rempart contre la barbarie. Seule, leur union pourra permettre au pays de se relever.

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(5 mai 2017)

                           ANI

 

 

Centrafrique : un crime passé sous silence

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Centrafrique : un crime passé sous silence

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Simon Koitoua.

Bangui, le 12 mai 2017.

Par : Simon Koitoua.

 

La situation dramatique des populations d’Alindao et villes environnantes victimes des actes barbares et criminels sont inquietants. Les témoignages attestent que ces actes crapileux et inuhumains et de violences sexuelles sont generalisés sur l’etendu du territoire sous les yeux impuissants de la force de Minusca . Une grande partie de ces viols concernaient des mineures et femmes enceintes .

Les autorités Centrafricaines n’exercent pas la diligence requise pour empêcher ces viols ni pour mener des enquêtes débouchant sur des poursuites ni pour proteger les populations de ces regions . Les responsables de ces crimes sont connus ALI DARASS et consorts , et pourtant ils recoivent des billets de banques aupres du GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN en signe de recompense de leur crimes commis sur nos paisibles une sorte de parrainage des actes crapileux et promouvoir l’impunité.

Découragé par l’inutilité de faire confiance aux autorites de bangui qui sont sensées nous proteger helas ils brillent par l’incompetence notoire , les victimes sont délaissées , elles ne savent pas à quel sain se vouer.C ‘est un regime le plus mediocre , le plus incompetent qu’a connu la Centrafrique qui brille par l’autisme. Un premier Ministre qui devrait etre admis à la retraite car il a perdu toutes ses facultes intellectuelles selon les dires de ses collaborateurs.

Beaucoup de victimes préfèrent se taire et cacher le viol qu’elles ont subi, par peur des représailles des terroristes d’ALI DARAS qui ont scellé une alliance avec le gouvernement de SARADJI.Les terrosristes de DARASS doivent continueront à semer le chaos devant permettre aux autorites actuelles de s’enrichir sur le dos et dans le sang des innoncents.

En effet, je condamne avec la plus grande energie les plans machiaveliques du Gabonais PARFAIT ONANGA et qui arme les groupes armes via ses reseaux afin de tirer profils de cette crise Centrafricaine qui n’a finisse pas

D’autres facteurs, comme la pauvreté, le manque d’accès à l’éducation, à l’information et aux soins médicaux, aggravent encore la vulnérabilité des populations . Je me joins aux patriotes Centrafricains pour demander au gouvernement fantoche de Centrafrique de prendre sans délai des mesures pour protéger les femmes, les jeunes filles et les fillettes de la Centrafrique contre la barbarie de DARASS un Nigerien.

Devant la gravité de la situation, je demande instamment au gouvernement Centrafricain de prendre toutes les mesures nécessaires pour : • condamner clairement et publiquement cette barabrie, un crime dont les auteurs doivent être jugés et punis conformément à la loi .

PATRIOTE SIMON KOITOUA

Centrafrique : LA MINUSCA RATTRAPEE PAR SON PROPRE JEU DE CAMELEON

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Centrafrique : LA Minusca RATTRAPEE PAR SON PROPRE JEU DE CAMELEON

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/Miliciens-Anti-Balaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Miliciens-Anti-Balaka

Bangui, le 11/05/2017

 Par : Herman THEMONA CNC.

 

De retour de Rafai sur Bangassou (sud-est de la RCA) un contingent de la MINUSCA a essuyé de lourdes pertes en matériels et vies humaines. Au total quatre (04) morts et un porté disparu jusqu’alors. Huit(08) blessés. C’est le bilan du reste actuel de l’attaque portée le 08 Mai 2017 contre le contingent cambodgien et marocain à quelques kilomètres de Bangassou, une ville du Sud-Est de la RCA. Corbeau News dans sa quête d’avoir d’autres informations fiables sur cette attaque n’a pas pu joindre les responsables de la MINUSCA qui se sont contentés d’un silence assourdissant. Mais depuis cette attaque conte la MINUSCA, beaucoup de questions se posent et les analyses vont bon train. Que peut-on retenir de cette première attaque d’envergure et de taille contre la MINUSCA ?

En effet depuis son implantation en RCA, le centrafricain lambda et la société civile ont toujours décrié la partialité et la complicité de la MINUSCA qui tient toujours un discours de deux poids deux mesures, bien qu’exerçant sous le chapitre 7 du Conseil de sécurité qui l’autorise à faire usage de la force pour désarmer tous les groupes rebelles sans exception. Sur le terrain, la MINUSCA ne joue pas franc jeu. A Bambari, la MINUSCA a protégé et hébergé au vu et au su de toute la population et des observateurs avertis de la vie centrafricaine, le chef rebelle ALI DARASSA. Pour couronner le tout, la MINUSCA a mis ses moyens logistiques et militaires à la disposition du chef rebelle de surcroit non centrafricain Ali DARASSA pour accompagner comme un roi, avec les honneurs dus à un chef d’ETAT vers une localité du sud-est de la RCA.

Il n’est un secret pour personne aujourd’hui en RCA : LA MINUSCA EST UNE FORCE D’OCCUPATION qui joue le jeu de la rébellion, juste pour entretenir le trouble et un climat d’insécurité dans le pays afin de piller, violer, détruire les richesses de la RCA. La seule mérite et succès que la MINUSCA a connu en RCA et que l’histoire retiendra c’est le viol des filles, le désordre sexuel, son soutien franc aux groupes rebelles qu’elle a même armés. La MINUSCA protège les rebelles et tire à balle réel sur le peuple centrafricain.

La MINUSCA en RCA c’est le commerce illicite. Il suffit de faire un tour dans l’arrière-pays pour voir le commerce de boissons de la viande, bref de tout que les différents contingents de la MINUSCA font sous le couvert de l’indemnité de privilège dont ils bénéficient en RCA.

La MINUSCA en RCA c’est le complot. Cette force onusienne entretient le flou quant à son rôle réel sur le terrain et ses accointances avec les groupes rebelles d’ALI DARASSA, Abdoulaye MISKINE et autres NOURADINE ADAM, AlKHATIM. Et comme pour piller toute la RCA, la mafia internationale représentée par la MINSUCA sur le terrain est entrain de gagner l’Est de la RCA qui, soit dit en passant, n’avait pas du tout connu la présence de la SELEKA depuis 2013 grâce à la présence des forces américaines et ougandaises.

Dotant personnellement les groupes rebelles en armes et autres effets puissants de guerre, la MINUSCA protège bec et ongle ses agents de terrain. Comme la MINUSCA protège ALI DARASSA qui est un chef de guerre, un terroriste nigérien qui ravitaille la MINUSCA en diamants, or et autres richesses de la RCA logées dans les zones qu’il contrôle avce la bénédiction, bien sûr, de la MINUSCA. Vous verrez très facilement que là ou DARASSA exerce sa mission, la MINUSCA lui envoie pour protection que des contingents de langue arabe de sorte à faciliter la communication entre la rébellion sur place et le contingent de la MINUSCA. C’est ce jeu qui vient d’être compris par les combattants chrétiens et qui a constitué l’attaque d’avertissement contre le contingent marocain. Déjà dans un passé encore récent, la société civile, ayant compris à fond le jeu et le complot de a MINUSCA contre le peuple centrafricain, avait demandé son départ de la RCA. Et comme d’habitude, la MINUSCA avait tiré à balle réelles sur le peuple sans armes faisant des dizaines de morts. Or si c’était les mercenaires du KM5 ou de Ali DARASSA, AlKHATIM , Abdoulaye MISKINE et autre Abdoulaye Hissen, les forces de la MINUSCA n’allaient pas tirer. Au contraire, ils allaient allègrement les accompagner au besoin, les aider à tuer davantage les centrafricains.

On ne le dira jamais assez : LA MINUSCA EST PARTIALE, ELLE EST INCOMPETENTE, ELLE PILLE LS RICHESSE DE LA RCA ; ELLE VIOLE LES FILLES MINEURS DE LA RCA ET LES MET EN GROSSESSE…

L’attaque de Bangassou contre la MINUSCA est le résultat même du double jeu de la MINUSCA qui s’occupe d’autre chose sur le terrain que l’application et l’exécution de son véritable mandat tel que le Conseil de Sécurité e lui avait donné.

Si la MINUSCA n’avait pas pris fait et cause pour une partie au conflit à savoir les branches armées de la SELEKA, si la MINUSCA n’avait pas été partiale, si la MINUSCA n’avait pas mis de côté son mandat tel que donné par le conseil de sécurité, si la MINUSCA n’avait pas accompagné en toute sécurité et honneur le chef rebelle ALI DARASSA vers sa nouvelle demeure ou il continue de tuer les centrafricains, de piller les richesses du pays au profit de la MINUSCA, le contingent marocain n’aurait jamais essuyé une telle défaite qui sonne comme la défaite française de 1941 face aux forces nazzies hitlériennes.

Il est temps que le gouvernement centrafricain, qui, lui aussi, brille par une incapacité et un silence complice face au complot de la MINUSCA, pense à réviser l’Accord de siège qui lie la MINUSCA à la RCA. Au besoin, et pour l’intérêt de la paix et du peuple centrafricain, demander le retrait pur et simple de cette force inopérante et partiale.

Affaire à suivre !

Centrafrique: la Minusca réaffirme sa détermination à œuvrer pour la paix

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Centrafrique: la Minusca réaffirme sa détermination à œuvrer pour la paix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0060.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les porte-parole de la  Minusca.
Les porte-parole de la Minusca.

 

Bangui, 11 Mai  2017, CNC.

Par Eric NGABA

Frappée par le deuil depuis lundi soir après l’attaque meurtrière contre ses casques bleus, près de la ville de Bangassou (474 km à l’est de Bangui), la Minusca réaffirme sa détermination à poursuivre ses efforts aux côtés des autorités pour permettre à la Centrafrique de sortir de l’engrenage de la violence causée par les groupes armés.

Quatre soldats de la Minusca, tous Cambodgiens en mission en Centrafrique, ont été tués par des éléments anti-balakas, d’après le service de la communication stratégique et de l’information publique de la Minusca. Dix autres casques bleus dont neuf Marocains et un Cambodgien ont également été blessés lors de l’attaque survenue près du village de Yogofongo, à 20 km de Bangassou. D’après la Minusca, huit éléments anti-balakas auraient été tués lors de ce grave incident.

La Force de la MINUSCA dénonce les attaques lâches contre ses hommes et indique qu’elle y répondra de manière appropriée. La Force précise que ces incidents n’affectent en rien sa détermination à œuvrer pour le rétablissement de la sécurité dans le pays”, a indiqué son porte-parole, Major Khalil Rahhaliu, lors du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA depuis le studio de Guira FM à Bangui.

La MINUSCA a par ailleurs dit évoqué la collaboration étroite avec “les autorités centrafricaines pour assurer que les auteurs de cette attaque lâche soient arrêtés et traduits en justice”, rappelant que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires».

Lors du point de presse le mercredi dernier, la Minusca a fait part de la tristesse et de l’émotion du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,  et de son Représentant spécial en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, qui ont fermement condamné l’attaque et présenté leurs plus sincères condoléances aux familles endeuillées et aux Gouvernements des pays contributeurs de troupes concernés, tout en souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Secrétaire général souhaite réitérer son soutien aux actions de la MINUSCA pour protéger les civils et stabiliser la République centrafricaine, et demande aux parties de répondre favorablement à l’appel du Président Faustin Archange Touadéra en vue d’arrêter les violences et de travailler ensemble pour la stabilité du pays”, a indiqué la Mission, faisant allusion à la déclaration du porte-parole du Secrétaire général.

Centrafrique : Droit de réponse au Journal Centrafrique Libre du sulfureux conseiller SEBIRO, suite à l’article paru le 10 mai 2017.

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   La fuite en avant des partisans de TOUADERA : un régime aux abois ?

Droit de réponse au Journal Centrafrique Libre du sulfureux conseiller SEBIRO, suite à l’article paru le 10 mai 2017, intitulé  «  LES ALLIES DE DJOTODIA SERAIENT-ILS DANS LA LOGIQUE D’UN COMPLOT CONTRE TOUADERA? »

Sekode 2

Depuis plus d’une année de règne, le régime du Professeur TOUADERA est aux abois, on le sait, on le voit. Et on le vérifie jour après jour à la façon dont le «  touadera-moteur » s’emballe, risque la panne sèche ou, pire, la casse irréversible. En fait, le professeur a perdu sa toge, ne contrôle plus rien tout en ayant le nez collé aux engins lourds de la MINUSACA. Le réservoir se vide – seule une poignée des Centrafricains croient en la capacité de TOUADERA à répondre aux aspirations de son peuple.  Est-il même percé, ce réservoir ? Sinon, pourquoi toutes ces fuites ? Et aussi ces fuites en avant – « droit dans le mur » comme disent si bien les politiciens avertis…

Il y a danger. Danger d’insécurité généralisée. Danger de désunion aux conséquences désastreuses. Danger démocratique grave. Danger de mort !

 Oui, ceci n’est un secret pour personne. Ce régime de TOUADERA aux abois, à la limite on pourrait s’en foutre carrément. Mais il y a danger. Danger d’insécurité généralisée. Danger de désunion aux conséquences désastreuses. Danger démocratique grave. Danger de mort. Dans « affolement » il y a « fol » et toute forme de folie, concernant le pouvoir de Bangui, tout ce qui représente une menace directe et grave pour la démocratie, pour le rassemblement, pour l’unité, pour la paix pour tous, donc pour chacun de nous centrafricains.

Cette affaire de scission et de liquéfaction de la majorité présidentielle est si anodine selon nos dirigeants en poste, qu’elle affole précisément l’attelage présidentiel. Lequel entrave le fonctionnement de la politique – du Palais présidentiel à la primature, de Boy-Rabe à ceux des SELEKA et Anti-Balaka–, et tente en même temps d’intoxiquer l’opinion : LES ALLIES DE DJOTODIA SERAIENT-ILS DANS LA LOGIQUE D’UN COMPLOT CONTRE TOUADERA? Dixit le Journal Centrafrique Libre. Quelle honte ?

 Mais, à défaut de pouvoir résoudre les vrais problèmes, pourquoi accuser le M.L.P.C en traitant ses militants de « certains manœuvriers lascars de la politique alimentaire » selon le Journal Centrafrique Libre ?

«Les Alliés de DJOTODIA seraient-ils dans la logique d’un complot contre Touadera », comme l’insinue Sergy Nelly ANAZOUA dans les colonnes dudit Journal en ligne ?Mais pourquoi accuser le M.L.P.C en traitant ses militants de « certains manœuvriers lascars de la politique alimentaire » alors que celui-ci appartient toujours à la majorité présidentielle ?

Ce que Sergy Nelly ANAZOUA doit savoir et comprendre, c’est qu’ avant d’accuser gratuitement les autres partis politiques et leurs leaders respectifs-fussent-ils des anciens alliés, le camp Touadéra et ses griots du net devraient s’interroger sur les vraies causes du début de l’éclatement de la plateforme présidentielle. L’union sacrée signifie-t-elle cautionner les errements et les approximations du régime actuel ? Car il est faux de se défausser en tentant de jeter du discrédit sur les régimes précédents dont DJOTODIA, puisque cela fait plus d’un an que le Professeur TOUADERA n’arrive pas à trouver des formules justes pour résoudre l’équation sécuritaire qui s’impose à lui.

Les accords électoraux entre deux ou plusieurs partis politiques, rappelons-le, ne constituent pas forcément une adhésion au courant d’idée.

Les temps sont d’autant plus âpres pour cette équipe à l’agonie politique qu’elle a goûté naguère au miel facile et si frelaté de la séduction dite « du populisme » – touadérateurs, claniques, amateurs, et griots modernes, toute cette pacotille de parvenus minables autant qu’incultes. Donc dangereux. Puisqu’ « on » leur a confié par défaut les clés du palais, enfin de « la bagnole Damarienne », que voilà déjà décotée à l’argus, sinon abîmée pour un bon bout de temps. Et on sait bien aussi que les bons garagistes à Bangui, c’est rare de nos jours.

Madame Nelly ANAZOUA, est-ce que vous êtes tellement droguée à l’actualité quotidienne que vous avez perdu toute mémoire? Est- ce que vous pensez que TOUADERA seul pouvait gagner les dernières élections présidentielles? Avez-vous oublié que c’est bel et bien TOUADERA qui avait le premier pas vers le M.L.P.C ? Comme dirait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde.»

 

Là où le bat blesse, c’est la violence sans commune mesure dont a fait montre Nelly ANAZOUA dans son article, à l’image d’un gribouille.

Les lecteurs auront compris que Nelly ANAZOUA manque d’esprit de finesse, en traitant ses compatriotes comme Me TIANGAYE, MBOLI NGOUBA, NGUEDET, etc, de « corbeaux et des oiseaux funestes attirés par de fortes odeurs des déchets éparpillés par les chiens et les chats errants», une violence sans commune mesure digne d’un gribouille, pour ne pas avoir à s’expliquer sur les raisons de ce séisme au sein de la majorité présidentielle.

Non Madame Nelly ANAZOUA, les Centrafricains méritent mieux que cela. Autant je ne connais pas un pays démocratique qui manque de partis d’opposition, autant il est malsain et ridicule de votre part – vous les partisans de TOUADERA – de pondre des litanies de mensonges et des insanités afin de maquiller l’incapacité de votre champion de DAMARA à rassembler et à pacifier notre pays qui continue de souffrir le martyre matin, midi et soir.

C’est TOUADERA qui préside le pays, pas l’opposition. C’est SARANDJI qui gouverne, pas le M.L.P.C. Mais pourquoi voyez-vous un complot partout ?

Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau. Ce n’est pas aux partis politiques alliés ou d’opposition d’aller désarmer les Ex-Séléka et Ex-Anti-balaka qui tuent, violent, pillent et détruisent la Centrafrique et parfois avec la complicité du Gouvernement SARANDJI qui s’est toujours lancé dans un double-jeu dangereux et morbide avec certaines factions SELEKA dont ALI DARRAS de l’U.P.C, etc. Parce que c’‘est TOUADERA qui préside le pays, pas l’opposition. C’est SARANDJI qui gouverne, pas le MLPC.   Alors, jusqu’à quand arrêterez-vous votre haine envers certaines grandes formations politiques du pays ? Jusqu’à quand arrêterez-vous vos accusations gratuites contre une partie des Centrafricains ? Jusqu’à quand aurez-vous le courage d’assumer l’échec à mi-parcours et le bilan calamiteux de votre champion SARANDJI ?Mais pourquoi voyez-vous un complot partout ?

 

L’union sacrée ne signifie pas « union- naïveté », retenez-le, chère Nelly ANAZOUA ! Balayez devant votre porte au lieu de pondre des coquilles vides !

 

Étant donné que les mêmes causes produisent les mêmes effets, il est temps que vous, Nelly ANAZOUA, vous commenciez à balayer devant votre porte avant de pondre des coquilles vides à longueur de journée. Les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils attendent de vous et votre régime protection, sécurité, distribution des richesses et bien-être pour tous.

 

Pour finir, le M.L.P.C qui, à ce jour, fait encore partie de la majorité présidentielle exige un droit de réponse dans les colonnes du Journal Centrafrique Libre de Sieur SEBIRO, le sulfureux blogueur largué depuis l’avènement de son oncle aux affaires comme conseiller à la présidence. Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit d’attaquer en justice ledit Journal pour diffamations.

 

                                                                 Fait à Paris, le 11 mai 2017

 

                                                     Le Chargé de Communication du MLPC.

                                                         Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 

 

 

Centrafrique : le Président de l’AG de l’ONU appelle les Centrafricains à s’investir pour une paix durable.

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Centrafrique : le Président de l’AG de l’ONU appelle les Centrafricains à s’investir pour une paix durable.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0057.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Peter Thomson.
Monsieur Peter Thomson.

 

Bangui 11 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le Président de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Peter Thomson, a appelé les Centrafricains à renouer avec la paix en vue du développement de la RCA. Un appel lancé au terme de sa visite de 24 heures dans la capitale centrafricaine.

« Il ne peut y avoir de développement durable sans une paix durable et inversement, il ne pas avoir de paix durable sans développement durable. Les Centrafricains doivent retrouver le chemin de la paix », a-t-il souligné tout en appelant les Centrafricains et surtout les jeunes, à s’approprier du concept.

Le Président de l’Assemblée générale, qui a achevé jeudi sa visite à Bangui, a rappelé que « les Nations Unies sont présentes en Centrafrique à travers la Minusca, pour aider le pays à sortir de la crise et à prendre le chemin de son développement durable ».

Il a condamné  fermement, l’attaque contre les Casques bleus, ayant causé la mort de quatre soldats de la paix, dix blessés et un disparu.

« Ces casques bleus sont dans ce pays pour aider la population vulnérable à retrouver la paix. Les Centrafricains doivent les aider parce qu’ils sont là pour accompagner ce pays à retrouver sa place dans le concert des nations », a souligné Peter Thomson.

Il s’est rendu au chevet des casques bleus blessés lors de l’attaque survenue lundi soir, près de la ville de Bangassou dans le sud-est de la Centrafrique.

Par ailleurs, Peter Thomson a invité les Centrafricains à s’approprier des Objectifs du développement durable (ODD), tout en ajoutant que l’organisation restera aux cotés des Centrafricains afin de les aider à sortir de la crise et à atteindre ces Objectifs.

Le Président de l’Assemblée générale des Nations-Unies a séjourné en Centrafrique du 10 au 11 mai, où il a rencontré le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Il en a profité pour visiter un projet des jeunes financé par les Nations Unies à Boy-Rabe, un quartier de Bangui.

 

Centrafrique : le fonds humanitaire débloque 9 millions de dollars pour soutenir la réponse humanitaire sous-financée

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Centrafrique : le fonds humanitaire débloque 9 millions de dollars pour soutenir la réponse humanitaire sous-financée

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2002.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les réfugiés centrafricains.

 

Bangui, le 12 mai 2017, CNC. 

Par Eric NGABA

La situation humanitaire en République centrafricaine reste dramatique. Le premier trimestre de l’année 2017 a été marqué par la multiplication des foyers de tension entrainant de nouveaux déplacements forcés et une augmentation des besoins, déjà importants. Ainsi entre février et mars 2017, la Centrafrique a vu une augmentation de 6% du nombre de nouveaux déplacés, passant de 401 072 à 426 100, d’après la coordination des affaires humanitaires. Cette dégradation intervient alors que le financement de l’action humanitaire en 2017 est très préoccupant.

Face à cette situation humanitaire critique, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Madame Najat Rochdi, a lancé la première allocation standard pour 2017 du Fonds humanitaire en RCA (FH RCA). D’un montant de 9 millions de dollars, cette allocation a pour objectif de pallier les besoins essentiels les plus pressants pour «sauver des vies» et d’atténuer la vulnérabilité des populations.

 

Les zones ciblées par cette allocation sont les régions de la Basse Kotto, du Mbomou, de la Nana Gribizi, de la Ouaka et de l’Ouham-Pendé. Ces zones ont connu entre septembre 2016 et mars 2017 un grand nombre de foyers de tension causant des déplacements de population massifs et des sérieuses problématiques liées à la protection des civils.

 

Selon la coordination des affaires humanitaires, cette première allocation cible « le financement de projets de partenaires humanitaires pour répondre aux besoins en termes d’éducation, de protection, de santé, de nutrition ainsi qu’en Eau, Hygiène et Assainissement (EHA). La logistique, les besoins en abris et en articles non alimentaires, la coordination et la gestion des sites figurent aussi parmi les besoins prioritaires ciblés ».

 

Au moment du lancement de cette allocation, seul 11% sur les 399,5 millions du Plan ont été sécurisés. Cette allocation du Fonds humanitaire permettra d’augmenter ce niveau de financement à 14%. Ceci est essentiel pour la République centrafricaine qui traverse toujours une crise humanitaire grave.

« Elle est le seul pays au monde où la moitié de la population a besoin d’une assistance humanitaire. Un financement adéquat de l’action humanitaire est par conséquent une priorité absolue. Le cas échéant, la RCA risque de sombrer à nouveau dans une crise aigüe », informe la coordination.

Madame Najat Rochdi, Coordonnateur humanitaire renouvelle sa gratitude aux partenaires techniques et financiers qui ont appuyé la réponse humanitaire et renouvelle son appel pour renforcer les financements en 2017 car la situation est très alarmante et c’est tout le processus de consolidation de la paix qui est en jeu.

A ce jour, pour 2017, le FH RCA a alloué 5.2 millions de dollars grâce aux contributions de l’Allemagne, du Luxembourg, de la Suède et du Royaume-Uni qui ont renouvelé leur soutien au FH RCA en 2017 pour un total de 5.6 millions de dollars.

La coordination des affaires humanitaires estime que, pour financer la réponse à de nouvelles urgences et préparer la deuxième allocation standard en 2017, des ressources additionnelles sont nécessaires pour continuer la réponse aux besoins urgents. En 2016, l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni avaient contribué au FH RCA à hauteur de 28 millions de dollars.

Centrafrique : GOURNA ZACKO, UN MINISTRE ANTI PROGRESISTE DU GOUVERNEMENT SARANDJI

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Centrafrique : GOURNA ZACKO, UN MINISTRE ANTI PROGRESISTE DU GOUVERNEMENT SARANDJI

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1436.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le ministre  gournaNzacko de la télécommunication

 

Bangui, le 11/05/2017

 Par : Herman THEMONA CNC,

Décidément et en vérité, il y a des gens qui ne devraient même pas figurer dans le premier gouvernement du règne TOUADERA sous la houlette du premier ministre SARANDJI. C’est le cas du ministre, oh ! que dis-je, « ministricule » Gourna Zacko, bombardé sans raison valable à la tête d’un ministère stratégique comme celui des postes et télécommunications et nouvelles technologies alors que déjà, par le passé, il a lamentablement échoué à des postes de responsabilités dans ce même département, notamment en tant que Directeur Général de la fibre optique.

Cadre lui-même des postes et télécommunications ou il a occupé presque tous les postes entre autres Chargé de missions, Directeur des ressources Humaines ,Directeur général et autres, Gourna Zacko a eu le seul mérite connu de tous de briller par des détournements de fonds, la concussion, la dilapidation des biens de la Socatel et autres comportements peu catholiques. Alors que le chef de l’Etat avait bien dit qu’il avait besoin des ministres compétents, intègres, honnêtes et dévoués pour servir la grande et bonne cause nationale, plus d’un centrafricain se sont demandés sur l’entrée au gouvernement du « député » de Bouca 1 au lendemain de la publication de la liste des membres du gouvernement Sarandji.

Durant tout son séjour à la socatel, on nous apprend que l’actuel ministre des PTT a brillé par une sorte d’incompétence notoire qui ne dit pas son nom. Et la preuve est même palpable car depuis qu’il a été catapulté au gouvernement grâce au CIEL, la qualité de la communication et des services de la téléphonie mobile reste à désirer. Ne parlons pas de SOCATEL qu’il avait déjà enterré avant d’aller en villégiature au gouvernement.

Même Bouca, son village natal dont il est officiellement l’actuel député est resté une ville sans réseau. Quand il y en a quelque fois, c’est de manière aléatoire. Alors qu’il y a peu, pendant que « chegué » était encore dans le fauteuil du ministre des PTT, les centrafricains étaient aux anges et le réseau, à merveille.

En effet, admis à la retraite par Décision Numéro : 783 du 22 septembre 2016 de la Loi numéro : 99.016 du 16 Juillet 1999, conformément aux termes de l’article 121, Monsieur Gourna Zacko, Administrateur des postes et télécommunications, la Direction de la Socatel et tous les techniciens habiletés en la matière s’étaient réunis pour faire l’état des sommes dues du retraité en guise de régularisation financière d’indemnités de fin de carrière pour ses trente et huit années de services rendus à la Socatel et partant, à l’Etat centrafricain. Le quel total donnait un net à payer de 46.272.154 francs CFA. Aussitôt le courrier arrivé sur le bureau du Ministre des PTT le 12 0ctàbre 2016 et qui n’est autre que monsieur Gourna Zacko en personne, ce dernier annote le courrier le courrier sous cette mention : DG SOCATEL ME VOIR !

Ipso facto, le DG de la socatel se rend au bureau de son ministre de tutelle. Aussitôt arrivé et à la vue du Directeur Général de la Socatel ? Le ministre Gourna pique une colère des dieux de la mer arguant que l’état des sommes dues pour sa retraite établi par les techniciens de la Socatel est faux. Sur le champ, il remettra un autre état des sommes dues de cette même retraite établi cette fois-ci par ses propres soins. D’après le document des sommes dues made in Gourna, il ressort la somme de : 93.174.184 francs CFA. Diantre ! Du coup, on constate une sorte de faux et usage de faux manigancé habillement par notre retraité. Les techniciens de la Socatel ne connaissent-ils pas leur travail ou du moins le calcul pour se tromper de la sorte dans le calcul des sommes dues du ministre ?

Avec l’état actuel de la Socatel où le nouveau Directeur général a même plaidé pour un plan de sauvetage de la société, est-ce que la socatel est en mesure de débourser 93.000.000 ? Depuis belle lurette, la Socatel est une société sous sérum à cause justement de ceux qui ont contribué par la gabegie, les malversations financières et autres pratiques frauduleuses à mettre socatel à genoux dont les Gourna en question.

Et selon des investigations fournies, le ministre Gourna usant de son influence, monte insidieusement une partie du personnel acquis à sa cause à se mettre en grève, histoire d’obtenir la tête du DAAF et du Directeur Général de la Socatel qu’il considère comme étant les potentiels responsables de son malheur dans l’affaire des sommes dues de la retraite. Et pourtant, les responsables actuels de la Socatel sont mus de la ferme volonté et détermination de relever cette société qui avait fait en son temps, la fierté de la RCA.

A titre d’exemple, les travailleurs de la Socatel n’ont jamais été déclarés à la sécurité sociale. Grace aux efforts de l’équipe actuelle, la prise en charge des retraités a été faite au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale. Tous les indicateurs de performance expriment avec éloquence les pas positifs de la Socatel vers l’objectif de la renaissance que se sont fixé l’actuel Directeur Général et son équipe technique. Beaucoup de percées ont été faites à, l’exemple du plan de sauvetage de la société concocté par les soins du Directeur Général au lendemain de sa désignation par le Conseil d’Administration au poste de Directeur Général. L’on notera entre autres percées significatives de l’actuelle équipe de la Socatel malgré les coups bas du ministre et sa ferme ambition inavouée de voir la Socatel disparaitre sous l’effet de son dernier coup de grâce ,la remise en état du système de facturation GPTO longtemps en panne, le rattrapage de plusieurs mois de facturation ,les sacrifices consentis pour la validation des timbres fiscaux des factures destinés à l’Etat, l’élaboration du programme des actions coordonnées par le directeur général en vue du recouvrement des créances de Socatel sur le client Etat centrafricain. En effet, des efforts louables ont été consentis par l’équipe actuelle de la Socatel. Si aujourd’hui les machines qui, hier, étaient tous aux arrêts sont en marche, à qui eut-on imputer cela ; n’est-ce pas grâce à l’équipe actuelle ? Maintenant les choses se font pour l’intérêt de la Socatel et non des particuliers. Pourquoi quand la Socatel marche, certaines personnes sont mécontentes et n’en veulent pas ?

Hélas, les complots et moult actes de sabotage perpétrés et sciemment orquestrés par les ennemis de la Socatel font légion. A titre d’illustration, on citera la ferme décision prise par le Ministre des PTT informant son collègue des finances et du budget d’interdire le Directeur Général de la Socatel d’avoir accès aux fonds de la Société logés au Trésor public, en violation des textes statutaires de la Société. Cela est-il du ressort du ministre ou plutôt du Conseil d’Administration de la société d’agir ainsi. Quand les choses vont mieux, Gourna ne veut pas! Toutes ces stratégies machiavéliques du ministre Gourma est tout juste de mettre un de ses hommes de mains pour continuer à piller les fonds de la Socatel. Notre Ministre ne veut as d’une voix contredisant ses pratiques basses. Or avant la prise de service de l’actuelle équipe.

Réussir une transformation n’est pas chose facile. Une transformation n’est pas un changement mais c’est plutôt plusieurs changements en même temps. Et c’est que le Directeur Général Bruno GRELA-MPOKO, Ph.D. est en train de mener à la tête de la Socatel et qui, malheureusement, attise la haine, le chantage, les pressions de toutes sortes de la part du ministre des PTT. Il est temps que le Président lui-même se mêle de près dans cette affaire de Socatel pour que l’équipe technique actuelle puisse redorer le blason de cette société qui avait tant fait la fierté des centrafricains dans un passé pas trop longtemps. Qui savait que Socatel pouvait ressurgir de ses cendres ? L’internet marche à merveille, le téléphone fixe bouge, la centrale OCB 280 de la socatel communément appelée SOCATI a été récupéré. Voilà comment la politique de l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut fonctionne quand on met the right men à leur place. En tout cas, le ministre Gourna est un véritable anti progressiste du gouvernement Sarandji.

 Document de la retraite du ministre des postes et télécommunications Monsieur Gourna Nzacko.

 

 

 Le deuxième document sur la retraite du ministre Nzacko

Centrafrique : le MLPC condamne la recrudescence des violences dans la Basse-Kotto et le Mbomou.

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Centrafrique : le MLPC condamne la recrudescence des violences dans la Basse-Kotto et le Mbomou.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/LOGO-MLPC-5.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LOGO MLPC

 

COMMUNIQUE DU M.L.P.C  

 

Le Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) a appris avec consternation la recrudescence des violences perpétrées contre les populations civiles dans les villes de la Basse-Kotto et du Mbomou en Centrafrique.

Le M.L.P.C condamne très fermement ces actes barbares contre ces paisibles habitants d’Alindao et des localités de Bangasssou ayant occasionné la mort des dizaines de personnes assassinées et martyrisées.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain exige par la même occasion l’ouverture rapide d’une enquête judiciaire afin que les responsables de ces violences que sont des groupes armés pourtant bien identifiés, lesquels occupent illégalement une grande proportion de nos territoires depuis plusieurs années, puissent être poursuivis et condamnés.

Convaincu que la liberté du peuple Centrafricain constitue un droit sans contrepartie, le M.P.L.C en appelle au gouvernement, au Forces de maintien de la paix, ainsi que tous les partenaires de la R.C.A à prendre enfin des mesures draconiennes pour garantir la protection des populations civiles et l’intégrité de tous nos territoires.

Enfin, le M.L.P.C exprime sa compassion aux familles éprouvées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

 

 

 

Fait à Paris, le 10 mai 2017.

Le Porte-Parole du Parti

 

Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Centrafrique : le ministre Dondra lance le contrôle de fichier de la masse salariale des FACA et Gendarmes.

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Centrafrique : le ministre Dondra lance le contrôle de fichier de la masse salariale des FACA et Gendarmes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_19951.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les soldats de la force armée Centrafricaine

 

Bangui 11 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Pour faire le suivi régulier de la gestion du personnel de l’Etat notamment le personnel militaire, le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra a lancé, 09 mai 2017 à son cabinet, le contrôle physique des éléments de défense et de sécurité. L’objectif est de rendre fiable le fichier de la solde des éléments des forces de défense et de sécurité. Une mission composée d’une équipe de coordination, d’une équipe de supervision et de dix équipes de contrôle est mise en place à cet effet.

La gestion du personnel de l’Etat reste une préoccupation majeure pour le gouvernement centrafricain. Le gouvernement à travers le ministre des finances et du budget, s’engage à faire le suivi régulier des évolutions en masse des effectifs et la disponibilité des moyens pour stabiliser et maitriser les effets sur le plan administratif, financier et social. Car le mouvement du personnel qui s’explique par le départ en retraite, le départ définitif, les remplacements et des nominations à des postes de responsabilités, les suspensions temporaires et les abandons de poste, impacte le fichier de solde du personnel civil et militaire de l’Etat.

« Les faits qui remettent en cause la fiabilité de la masse salariale payée aux éléments des forces de défense et de sécurité, m’ont amené à solliciter et obtenir l’accord du Conseil des ministres pour le contrôle des effectifs et de solde des militaires et gendarmes encore en activité aux fins d’avoir une bonne maîtrise de la masse salariale de cette catégorie du personnel. C’est la raison de cette mission pour nous mettre résolument au travail afin de corriger ces écarts dans le but de fiabiliser le fichier de la solde et de payer réellement ce qui est à la charge de l’Etat », a lancé le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra à l’ouverture.

D’après le constat du ministère des finances et du budget, sur un effectif total des fonctionnaires et agents de l’Etat identifiés dans le fichier solde du mois d’avril 2017, l’effectif des éléments des forces de défense et de sécurité est de 10455 sur 28 384, soit 37% pour un montant global de salaires bruts de 1.260.033.617 FCFA sur 4.773.679.655 FCFA, soit 26% de la masse salariale mensuelle.

A risque de laisser cette situation s’aggraver avec des conséquences dommageables sur les finances publiques, le département des finances a décidé de procéder à un contrôle physique rapide de tous les éléments des forces de défense et de sécurité qui sont les FACA, les gendarmes et les policiers. Cette démarche vise à établir des chiffres fiables grâce à la maitrise de l’effectif des militaires et gendarmes.

Le résultat de ce contrôle va donner l’occasion au gouvernement de mettre à jour le fichier servant de paiement de la solde des éléments des forces de défense et de sécurité, de faire un rapprochement entre le fichier solde et la base biométrique des éléments des forces de défense et de sécurité déjà recensés, d’identifier les militaires et gendarmes ayant atteint l’âge de départ à la retraite, d’identifier les retraités réhabilités et ayant déjà bénéficié de l’appui budgétaire de la coopération française de 2008 en ce qui concerne le paiement des salaires gelés. Ce résultat va permettre enfin de reconnaitre la position réelle des militaires et gendarmes en stage et dans les missions diplomatiques de la RCA à l’étranger.

« J’ose espérer que le patriotisme, l’abnégation au travail, le sens de l’intérêt général et du partage de ce qui est bien pour tous, vous guidera dans ces opérations aux enjeux majeurs pour notre pays. Aussi, ne perdons pas de vue les attentes des citoyens devant lesquels nous sommes redevables et le signal fort de notre volonté à assainir les finances publiques », a déclaré le ministre des finances et du budget.

Car, un constat révèle que plus de 1000 éléments FACA fantômes émargent illégalement sur le budget de l’Etat centrafricain. La réussite de cette mission va participer à la lourde tache de construction de la République Centrafricaine tel qu’énoncé dans le plan national de relèvement et de la consolidation de la paix dans le pays.

Centrafrique : le« Touche pas à ma Constitution » membre de la Société Civile communique sur la situation d’insécurité galopante que connait République Centrafricaine.

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Centrafrique : le« Touche pas à ma Constitution » membre de la Société Civile communique sur la situation d’insécurité galopante que connait République Centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0048.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Luther Gondjé.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », membre de la Société Civile des Centrafricains de la Diaspora communique ce qui suit:

Considérant que le retour à l’Ordre Constitutionnel est un gage de stabilité et de la sécurité en République Centrafricaine.

Constatons que malgré le retour à l’Ordre Constitutionnel, l’insécurité est toujours galopante dans l’arrière pays.

Vu la gravité des actes commis en violation des règles du droit international et celles des droits de l’homme sur la population civile en République Centrafricaine par les ennemis de la paix.

Vu les actes barbares commis en violation des règles juridiques nationales et internationales.

Vu la dégradation de la situation sécuritaire en Centrafrique.

Vu le silence très interrogatoire du Gouvernement et des Institutions de la République, face à l’insécurité inadmissible que connait actuellement le peuple Centrafricain.

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la défense des Droits de l’homme et membre de la Société Civile de la Diaspora des Centrafricains communique ce qui suit : « Qu’elle envisagera dans les heures qui suivent des actions plus concertes qui permettrons à l’Opinion nationale et Internationale d’établir la culpabilité des véritables auteurs de ces actes qui sont à l’origine de la souffrance du peuple ».

Par ailleurs, le Collectif, met déjà en cause la responsabilité entière du Gouvernement dans cette tragédie que connait le peuple centrafricain et en appelle à la Fédération Internationale des Droits de l’homme, toutes autres Organisations des Droits de l’homme et les pays amis de se mobilisés le rapidement pour éviter un nouveau chaos en République Centrafricaine.

Le Collectif, invite tous les Centrafricains sans aucune distinction de rester mobiliser pour soutenir nos compatriotes actuellement en situation de détresse et adresses ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

Fait à paris le 10/ 05/ 2017
Pour le Collectif

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Ampliations :

 

-A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies

  • A Son Excellence le Président en exercice de l’Union Africaine,

  • A Son Excellence le Président en exercice de la CEEAC,

  • A Son Excellence Monsieur le Président de la République Française

  • A Son Excellence Monsieur le Président des USA.

  • Au Président la Ligue Internationale des droits de l’homme,

  • La presse.

Centrafrique : Régime TOUADERA, Anatomie d’un système en fin de gloire

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                       Centrafrique : Régime TOUADERA, Anatomie d’un système en fin de gloire

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1817.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra 30 mars 2017.

Bangui, le 10/05/2017

 Par : Herman THEMONACNC,

Plébiscité il y a un an à la tête de la RCA, l’élection du président TOUADERA fut l’œuvre de tous les centrafricains ou presque qui, après les affres de la SELEKA en avaient marre et étaient décidés à tourner la page. L’immense espoir placé par les centrafricains au professeur mathématicien résidait en ce que les filles et fils de Centrafrique pensaient que de lui seul allait venir enfin le salut du peuple longtemps et tant attendu. Hélas, un an après, c’est le véritable pleurer-rire, comme dirait Henry LOPEZ, l’écrivain congolais. Et pour cause, suivez mon regard!

En effet, nul n’ignore les circonstances dans lesquelles le candidat indépendant Faustin Archange TOUADERA est arrivé au palais de la Renaissance, sans parti politique, sans programme de société cohérent et convaincant, sans VISION pour ainsi tout dire. Beaucoup d’encre et de salive avait coulé en son temps.

De l’avis de tous, le pays sort d’une situation difficile. Et tous les centrafricain, y compris les grands leaders en sont conscients et n’ont guère envie de brutaliser le régime en place. Mais seulement, des signes et comportements palpables, nourris et entretenus par ROUADERA lui-même et ses proches portent eux-mêmes, les ingrédients d’une chute imminente de régime TOUADERA.

1 / La politique de « JE mange ; Vous, non plus »

L’élément premier qui constitue le tocsin de la chute du régime TOUADERA est la politique du ventre. Il suffit de voir ces derniers temps les démissions en cascades des alliées d’hier du président TOUADERA pour s’en convaincre. Le RPR (Rassemblement Pour la République) de Ferdinand Alexandre NGUENDET, ex-président du CNT (Conseil National de Transition), le PATRIE (Parti Africain pour une Transformation Radicale et Intégrale des Etats) de Crépin MBOLI-GOUMBA, la CRPS (Convention Républicaine pour le Progrès Social) de Maitre Nicolas TIANGAYE pour ne citer que ces quelques exemples sont des signes prémonitoires d’un régime aux abois et en abandon. Les leaders de ces partis politiques, fervents alliés et défenseurs du professeur TOUADERA hier lui reprochent son irresponsabilité, son incapacité à bien gérer le pays et son inertie devant les poussées hégémoniques de groupes armés. A cela s’ajoute sa gestion égocentrique du pouvoir et la politique de « JE mange, Vous, non plus. »

En effet, depuis un an que le professeur TOUADERA est au pouvoir, on n’a constaté aucun signe concret, aucune avancée dans le dossier DDR-R, le retour des réfugiés centrafricains, le retour de la paix à titre du KM5 qui est resté jusqu’à nos jour une jungle dans un Etat. Il faut citer aussi le cas des tueries, viol, pillages, assassinats etc. des paisibles et innocents fils et filles du pays en provinces. Les gens vivent et meurent en brousse. Les femmes accouchent dans des conditions inhumaines, sans la moindre assistance en brousse. Les écoles tournent au ralenti et dans certaines villes du pays, rien.

A cause du climat d’insécurité galopant dans tout le pays, les ONGS ferment en provinces et plient bagages. Le cas de Paoua, Batangafo etc sont parlant ou les ONGS viennent de suspendre leurs activités laissant la population à la merci de toutes les maladies et autres maux, le tout à cause de l’inertie du pouvoir. Face à ces exactions multiformes, le gouvernement ne donne aucun signe visible de vie. Même pas un signe de compassion ! Les chefs rebelles ses sont partagés le pays et pillent les richesses nationales (diamants, or, bois, etc.) avec la complicité de mains habiles étrangères et la MINUSCA.

Comme conséquences, l’Union européenne menace de suspendre ses aides en faveur de la RCA. Or nul n’ignore que depuis 2013, les charges régaliennes de l’Etat centrafricain sont supportés par l’UE : Salaires, pensions, bourses etc. Devant une telle situation, le gouvernement se permet le toupet de remettre 13.000.000 de francs CFA au rebelle Hassan BOUBA, représentant de la rébellion UPC(Union pour le Peuple Centrafricain) de ALI DARASSA par les mains propres du Chef du gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji, au lendemain de la rencontre du président de la République avec les groupes armés à la présidence.

 

2 / Forte tribalisation de l’Administration, affairisme au sommet de l’Etat, Clientélisme avancé

Contrairement aux régimes précédents, le régime TOUADERA n’a pas changé. C’est une nette copie collée du régime kolingba, Patassé et Bozizé. A ce titre, TOUADERA est loin de se sentir à l’aise dans la peau d’un Rassembleur comme ses dithyrambs le lui prétendent. NON ! Le président est redevenu, comme BOZIZE, KOLINGBA et autre PATASSE, un VERITABLE PRISONNIER DE SON CLAN, DE SES PARENTS ET AMIS qui décident tout, arrêtent tout et le lui soumettent seulement pour signature honorifique. A tous les postes juteux, le président TOUAEDRA y a placés ses parents oubliant même ceux qui l’ont aidé à travers le jeu de la coalition et des alliances lors des élections passées à prendre le pouvoir. Comme illustration, je vous cite seulement ces quelques cas parmi tant d’autres : Aux douanes, il a nommé monsieur INAMO Frédéric comme Directeur Général, son propre parent ngbaka-mandja comme lui ; la présidence, c’est une maison familiale bis ou Fidèle NGOUANDJIKA, son grand-frère et président de l’Association des NGBAKA-Mandja est bombardé conseillé avec rangs et prérogatives de ministre etc.

Une caste des amis gère le pouvoir et les affaires de l’Etat comme une boulangerie familiale : Mboli-Fatrane, un ami d’enfance et collègue bombardé ministre des mines, un beau-frère aux affaires étrangères comme ministre, monsieur Charles Armel DOUBANE etc.

Le tout couronné par un affairisme galopant au sommet de l’Etat dont le chef d’orchestre est le maire de Bangui, Monsieur Gros-Raymond NAKOMBO. En un an seulement, le président TOUADERA a déjà effectué plus de 30 voyages à l’extérieur sans résultats probants pour le pays. Chasse le naturel et revient au galop, n’est-ce pas ! Et pourtant dès son investiture, le président TOUADREA avait crié haut et fort que la fin des pratiques barbares au sommet de l’Etat était terminée avec sa prise de fonction. Malheureusement, les mêmes choses décriées hier reviennent encore.

Du jour au jour, le premier ministre Sarandji induit le président en erreur comme en témoigne le blocage de paiement des primes des députés par le gouvernement. A l’allure où vont les choses, le président TOUADERA risque de perdre la majorité à l’Assemblée nationale et l’Union sacrée qui l’avait soutenu jusque-là ne redeviendra qu’une Opposition sacrée appelée à sonner les derniers jours d’un régime en perte de vitesse et de visibilité, qui se cherche.

 

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C relatif à la mort des soldats de la Minusca.

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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE   DU M.L.P.C relatif à la mort des soldats de la Minusca

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1207.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>IMG_1207 

 

LE M.L.P.C condamne l’attaque criminelle contre les soldats de la MINUSCA

 

 

 

Le Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) a appris avec consternation l’attaque d’un convoi de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Sécurisation de la Centrafrique perpétrée ce jour 9 mai 2017 dans la localité de Rafaï, une des sous-préfectures du Mbomou.

 

Le M.L.P.C condamne avec la dernière énergie cette attaque criminelle dont le bilan provisoire fait état d’au moins quatre casques bleus tués, des soldats portés disparus et plusieurs blessés.

 

Tout en exprimant son incompréhension face au fait que la MINUSCA est souvent prise pour cible ces derniers temps par des groupes armés présents sur une bonne partie du territoire centrafricain,   le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain exige par la même occasion l’ouverture d’une enquête judiciaire afin que les responsables de ces violences contre les soldats de la paix puissent répondre de leurs actes.

 

Conscient des efforts et sacrifices consentis par le peuple centrafricain en faveur d’un retour à la paix et à la cohésion sociale, le M.P.L.C exhorte le gouvernement ainsi que tous les acteurs de la crise centrafricaine à s’engager résolument dans la recherche de la paix à travers des mesures fortes et justes.

 

Enfin, le M.L.P.C exprime sa compassion aux familles éprouvées ainsi qu’aux autorités dont les soldats ont malheureusement péri dans cette embuscade et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

Que Dieu protège notre cher et beau pays!

 

 

Fait à Paris, le 09 mai 2017

 

 

 

                                                                   Le Porte-Parole du Parti

                                                                          Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 Communiqué de presse du parti MLPCPC sur la mort des soldats de la minusca

Centrafrique : Ras-le-bol des Basketteurs handicapés : Henri Tago doit démissionner

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Centrafrique : Ras-le-bol des Basketteurs handicapés : Henri Tago doit démissionner

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_19833.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La grève des handicapés basketteurs à Bangui

Bangui, le 10 avril 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Mardi 9 mai 2017,    les Banguissois ont été surpris de voir des handicapés, à bord de tricycles ou à béquilles, effectuer une marche pacifique de manifestation de colère sur l’avenue des Martyrs, puis l’avenue de France (de la Tribune à leur siège). La vingtaine des marcheurs, (basketteurs handicapés) proteste ainsi contre la personnalité de leur Responsable, Henri Tago qu’ils estiment bafouer leurs droits les plus fondamentaux. La démission pure et simple de ce dernier est sur toutes les lèvres. Lui Tago s’est dit serein, et par conséquent, n’a rien à se reprocher.

« Démission, Tago ! » ; « Henri Tago, dégage ! » ; « Henri Tago trafiquant d’hommes »… tels ont été entre autres, les propos hostiles lisibles sur les cartons tenus par les marcheurs ou scandés dans les cris de colère sous les coups assourdissants de sifflets.

Ils sont une vingtaine, les Basketteurs handicapés, à prendre d’assaut les avenues des Martyrs et de France hier pour exprimer leur ras-le-bol. Sur leur visage, colère et détermination sont lisibles.

Richard Maka, s’est fait leur Porte-parole à notre micro : « Nous sommes très mécontents de M. Henri Tago qui est sur nous », a-t-il martelé avant d’expliquer que « ce Monsieur nous gère très mal, en ce sens qu’il a pris notre Fédération pour en faire son business personnel. Il fait des trafics d’hommes sur nous depuis onze (11) ans aujourd’hui. Nous ne voulons rien d’autre que la démission de Henri Tago sur notre Fédération et qu’on choisisse un des nôtres handicapés pour la diriger normalement ».

A en croire les manifestants, toutes les voies de recours pour trouver une issue administrative ou à l’amiable ont été épuisées. « Depuis le 10 du mois passé, nous avions saisi les plus haute autorités de notre pays, mais sans suite jusque-là. Lorsque nous avons envisagé cette grève, nous avons une fois de plus saisi les autorités avec notre préavis de grèves qui est déposé en bonne et due forme, depuis trois semaines. Voilà pourquoi aujourd’hui, nous sommes sortis dans la rue », a fait savoir Richard Maka.

Comme indiqué ci-haut, la détermination des manifestants a été perceptible. « Si jamais rien n’est fait, nous sortirons bientôt dans la rue, mais pour une grève sauvage, pour réclamer notre droit ! », a affirmé un des marcheurs.

Notons qu’au mois d’avril dernier, M. Henri Tago, Président du Comité paralympique centrafricain, a animé une conférence de presse sur ce qui s’apparente désormais à une crise au sein de l’institution. Il a rappelé que tout doit se faire selon les règles de l’art et non dans l’anarchie.

Une fois de plus contacté hier, Henri Tago campe sur sa position en indiquant qu’il n’a pas jugé nécessaire de répondre à des gens qui sont « suspendus ».

A suivre…

 

Centrafrique : un an après l’investiture du Président Touadera, que devient la presse nationale?

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Centrafrique : un an après l’investiture du Président Touadera, que devient la presse nationale?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

Bangui 8 Mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

« Et si je devais choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je retiendrais sans hésiter la seconde solution », préconisait Thomas Jefferson. C’est cette réflexion de l’ex président américain qui schématise le contexte dans lequel la presse centrafricaine se retrouve aujourd’hui avec les nouvelles autorités issues des urnes. Conséquence, le 3 mai de cette année, journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée ce jour dans un climat délétère en République Centrafricaine.

Célébrée à travers le monde sous le thème principal « Des esprits critiques pour des temps critiques : Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives », la journée mondiale de la liberté de presse, bien que fièrement organisée en Centrafrique, a été l’occasion pour les professionnels des médias centrafricains de faire son introspection. Car elle coïncide avec la situation particulière de la République Centrafricaine, pays meurtri par plusieurs années de crises, qui tente de se relever grâce à l’accompagnement presse exempte. Les professionnels des médias centrafricains sont obligés de taper du poing sur la table en disant un certains nombre de vérité aux autorités du pays.

Première vérité au Président de la République

En présence de trois membres du gouvernement notamment les ministres de l’information et de la communication, du commerce et de moyennes entreprises, et de la promotion de l’entreprenariat nationale, ainsi que du représentant du premier ministre et de l’UNESCO, le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) a tapé du poing sur la table. Le président de l’UJCA, Maka Gbossokoto n’est pas allé sur le dos de la cuillère pour fustiger la mauvaise volonté des autorités centrafricaines à enterrer la presse nationale. Dès son investiture à la magistrature suprême de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadera a mis dans l’oubliette la presse nationale.

« Les hommes et femmes des médias ont été surpris que dans le discours d’investiture du Chef de l’Etat, le 30 mars 2016, aucune ligne n’ait été accordée à la presse centrafricaine. L’exclusivité de la première interview du président de la République a été accordée plutôt à la presse étrangère. Cela dit tout sur les clichés qui accablent la presse centrafricaine dans notre pays. Ce manque de volonté politique de la part de nos gouvernants s’est ensuite manifesté par un scénario qui n’a pas son nom encore moins du qualificatif. La presse nationale a été dépossédée de son siège qui lui avait été octroyé par un soldat nommé Général Bozizé en 2007. Un silence plat entoure ce dossier pourtant litigieux qui semble à jamais enterré », a martelé Maka Gbossokoto, le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique.

Deuxième vérité aux membres du gouvernement

La Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ), qui pendant 10 ans, a servi d’un cadre convivial aux professionnels médias de Centrafrique, a été confisquée jusque là par les enfants de l’ex président Patassé qui l’auraient vendue à une société chinoise. Or, les matériels et les équipements sensibles octroyés par les partenaires au développement, d’une valeur de 200 millions, installés dans ladite maison ont été bousillés par la succession Patassé.

« Le gouvernement devrait prendre ses responsabilités pour remettre cette maison aux journalistes en donnant autre chose à la famille Patassé. Patassé, même de son vivant, n’a jamais réclamé cette maison. Et encore, la famille Patassé occupe cette maison des matériels qui éditaient les journaux gouvernementaux. Où allons-nous, monsieur les ministres de la République ?  Monsieur le ministre de la communication, nous sommes vraiment déçus. Nous espérons qu’à la fin vous nous remettiez la clé de cette maison», s’interroge le président de l’UJCA.

Troisième vérité au Président du HCC

En outre, le président de l’UJCA n’a manqué de souligner la passivité et de ce qu’il qualifie de magouille du président du Haut Conseil de la Communication (HCC), Richard Pouambi. D’après lui, un décret oblige le HCC de repartir une redevance de 15% pour fonds d’appui au développement des médias en Centrafrique d’une part, et 15% au ministère de l’information et de la communication.

« Nous sommes surpris que le Haut Conseil de la Communication dirigé par un journaliste pendant la transition soit incapable de verser 15% des redevances pour le fonds d’appui au développement des médias en République Centrafricaine. Il y a un décret qui reparti ces fonds : 15% pour les médias, 15% pour le ministère. A moins que le HCC ait versé l’argent au ministère et que nous ne sommes pas au courant. Mais si c’est versé, nous seront obligé de porter plainte parce que ce sont toutes les institutions de la République qui ont tendance à qualifier la presse nationale de démunie », a prévenu Maka Gbossokoto.

Quatrième vérité aux procureur et juges de la République

Par ailleurs, le président de l’UJCA a dénoncé la procédure de poursuite contre les journalistes. Tout en rappelant ses pairs journalistes à une prise de conscience dans le respect des règles de leur noble métier, il a interpellé le procureur et les juges à respecter les lois et ordonnance régissant la poursuite contre un journaliste commettant un délit.

«Si c’est le procureur de la République qui ordonne l’arrestation d’un journaliste, cela posera un problème. C’est dire que la justice centrafricaine ne lit pas le droit ni la loi. Parce que si elle lit la loi, un journaliste ne peut pas être admis dans une cellule ou une sorte de geôle à l’OCRB ni à la SRI. Or, il suffit qu’en égratignure le nom de quelque ministre de la République pour qu’un journaliste soit trainé dans une geôle. Nous disons Non. Que la justice centrafricaine se ressaisisse dans ce que nous disons et respecte au moins les journalistes », a-t-il renchérit.

La presse centrafricaine ayant occupé en 2010 le rang de 65ème dans le classement de Reporter Sans Frontière, a fait une chute vertigineuse pour se retrouver au 113ème rang en 2017. Cette dégringolade ne surprend pas les professionnels des médias centrafricains. Car la presse a été mise dans les oubliettes des autorités centrafricaines. Elle est aujourd’hui livrée en pâture dans la rue faute de la maison qui lui a été dépossédée, or il n’est pas aussi ingrat de reconnaitre l’appui constant de la presse centrafricaine lors des élections groupées de 2015-2016 dans le pays. Car grâce à la maison de la presse, les professionnels des médias s’étaient mis en synergie pour assurer la couverture médiatique de ce processus électoral crédible et apaisé.

 

Centrafrique alerte informations : violent accident mortel sur la route de Damara.

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Centrafrique alerte informations : violent accident mortel sur la route de Damara.

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Image d’illustration d’un accident. Crédit photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 7 mai 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Un violent accident de la route ce midi sur la route de Damara au village Ngoundja entre un camion transportant du bétail et un cortège funèbre venu de Bangui.

Selon les témoins, c’est sur un virage prononcé que les deux véhicules se sont percutés ce samedi à midi. L’un venu de l’intérieur du pays transportant plusieurs dizaines des bœufs avec quelques éleveurs peuls à bord, l’autre qui vient de Bangui avec plein des passagers à bord qui vont assister à l’enterrement de l’un de leur, la collision était très violente et on déplore des pertes en vie humaine. Selon une source de la gendarmerie, on compte déjà sur place une dizaine des morts de deux côtés. Une vingtaine des bœufs ont péri aussi dans cet accident de la route.

Pour l’heure, on tente de ramener à Bangui le plus vite possible les blessés graves dans des hôpitaux de la capitale. Du côté des parents, c’est de la confusion totale. On tente par tous les moyens de retrouver et identifier les proches qui n’ont pas répondu aux appels.

Nous reviendrons dans nos prochains articles sur ce violent accident.

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Centrafrique : La Minusca lance un ultimatum de 48h aux rebelles du 3R de quitter la commune de Niem-Yelewa.

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Centrafrique : La Minusca lance un ultimatum de 48h aux rebelles du 3R de quitter la commune de Niem-Yelewa.

 

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Bangui, le 6 mai 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC Bouar.

Comme si La situation sécuritaire dans la commune de Niem Yelewa préoccupe les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré. Avec un bilan toujours provisoire revu à la baisse, une source hospitalière fait état de  13 morts et quelques blessés après les attaques du mardi 02 mai 2017 perpétrées par   les éléments de 3R. Ils sont tous des  civils non armés surpris dans la matinée du mardi 02 mai 2017 par ces rebelles.

Les pertes en vies humaines et matérielles ont été enregistrées lors de cette attaque. Conscient de cette situation, les autorités préfectorales et la MINUSCA se sont rendues sur le lieu des drames pour négocier le retrait de ces assaillants dans la localité.

Pour eux, il réclame leurs bœufs emportés par les antibalaka et il demande la nomination de leur représentant dans le gouvernement avant la libération de cette commune.

Pour le Coordonnateur des Autodéfenses joint au téléphone par CNC,  les problèmes des bœufs sont des prétextes fallacieux avancés toujours par ces rebelles pour attaquer la population civile. “Ils sont venus emporter les bœufs des cultivateurs pour susciter la réaction des autodéfenses”. L’homme  demande au gouvernement de faire l’analyse politique sur cette situation que de parler des bœufs.  “La vie humaine est sacrée”,  conclut-il à CNC.

Quant aux Autorités locales et la MINUSCA, elles donnent l’ultimatum de 48 h à ce groupe rebelle de libérer cette commune sans condition.

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Centrafrique : Un enseignant du supérieur s’intéresse à l’état de la Fiscalité depuis l’indépendance à nos jours

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Centrafrique : Un enseignant du supérieur s’intéresse à l’état de la Fiscalité depuis l’indépendance à nos jours

 

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Bangui, le 06 mai 2017.

Par : Abdias NDOMALE,  Enseignant chercheur.

 

 LA SIGNIFICATION DE L’ABSENCE DE LA LOI PORTANT REGLEMENT DEFINITIF DU BUDGET GENERAL DE L’ETAT CENTRAFRICAIN DEPUIS L’INDEPENDANCE

 

La loi de règlement a pour objet d’arrêter les résultats financiers de chaque année civile, elle approuve les différences entre les résultats et les prévisions de la loi de finances de l’année, complétée, les cas échéant, par les lois rectificatives.

La constitution centrafricaine du 30 mars 2016, dans son article 77 alinéa 2 du titre IV, dispose que : « Le parlement règle les comptes de la Nation. Il est à cet effet, assisté de la cour des comptes ».

En outre, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 énonce que : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

Il résulte, de ces dispositions que c’est une mission essentielle et nécessaire pour le parlement que de voter le budget et d’en contrôler la bonne exécution. La loi portant règlement définitif du budget tire son origine d’un passé assez lointain.

En Angleterre d’abord, avec l’instauration progressive de la souveraineté financière, à partir de XIIe siècle  (1215 la grande charte) consacrée par le consentement des représentants du peuple à l’impôt (1688, Bill of rights) puis, en France à l’aube du parlementarisme moderne, sous la restauration, la monarchie de juillet, le débat sur la « loi de Règlement définitif » était l’un des plus importants sujets de l’année.

Cette loi était alors, considérée comme un acte fondamental de gestion budgétaire et financière du Gouvernement, très nettement distinct de la loi de finances initiale et suscitait un grand intérêt de la part des parlementaires, qui y trouvaient l’occasion d’exercer un contrôle minutieux sur l’emploi que le Gouvernement avait fait pendant l’exercice en cause du produit des impôts dont le parlement avait autorisé la perception.

Sous les IIIe et IVe Républiques, le parlement s’etait progressivement désintéressé du débat sur la loi de Finances initiale de l’année. C’est ainsi, par exemple que la loi de Règlement pour 1915 a été votée en 1932.

En RCA, le passage du statut des colonies (30 décembre 1912) à celui d’Etat souverain, était encadré au plan financier par l’ordonnance du 23 mai 1960 qui visait à modifier la réglementation coloniale antérieure.

C’est en 1969 pendant la période du Gouvernement François PEHOUA, que la vie financière de l’Etat a eu l’opportunité d’une loi portant Règlement définitif du budget.

C’est en 2008 et 2009, qu’il y a eu le Règlement définitif du budget après une longue absence. Mais depuis cette date, jusqu’aujourd’hui, on constate avec regret l’absence de cette loi, en violation des textes en vigueur. C’est un exemple de difficultés d’application des dispositions constitutionnelles depuis l’indépendance. C’est une fonction traditionnelle de parlement.

La continuité de la loi portant Règlement définitif du budget est un postulat du droit budgétaire dogmatique : générale et permanente, la norme financière est un « Soleil qui ne se couche jamais ».

De plus, nul n’est en droit de se soustraire à l’obligation de reddition de compte…

Qu’est ce qui est à l’origine de ce blocage ?

L’érosion des lois est un fait, comme la mort, contrairement à la vie financière de l’Etat qui n’est qu’un processus de transformation permanente rythmée ou perturbée par des événements extérieurs qui en affectent le cours. L’importance de cette réflexion réside dans la recherche des difficultés qui ont empêché la production de la loi de Règlement en RCA depuis 1970. Sachant que, cette loi de contrôle constitue le corolaire indispensable et logique d’un pays qui entend œuvrer dans le sens de l’intérêt général pour la réalisation du bien commun.

C’est très gênant de parler de quelque chose qui n’existe pas. Ce scepticisme qui commence à gagner les milieux sociaux en RCA n’est pas gratuit. L’Etat ne se conçoit pas sans la signification culturelle. Il est dépositaire de cette identité culturelle et cherche à développer en entretenant un sentiment national qui insère le citoyen dans une collectivité.

Il ne peut affirmer son autorité que par rapport à l’existence de valeur commune forgée par les événements passés, les croyances, les traditions…

La loi de Règlement est l’œuvre d’une culture occidentale calquée sur le modèle français. En effet, la période postcoloniale était dominée jusqu’à ce jour par l’instauration de cette pratique, d’où l’insertion du concept « Loi de Règlement » dans les textes réglementant les finances publiques centrafricaines.

L’environnement socio-économique méconnait totalement la Loi de Règlement par le fait que le gouvernement n’a jamais été en mesure de soumettre régulièrement à l’Assemblée Nationale celle-ci pour les périodes suivantes :

  • 1960-1968, 1970-2007, 2010-2016.

Le Droit Public Financier utilise et forme des concepts innombrables qui sont la représentation abstraite des objets intellectuels envisagés par le Régime Financier des Colonies (Décret du 30 Décembre 1912). Dans cette optique, les concepts de bonne gouvernance financière, d’assainissement des finances publiques et de développement durable, bien que prônés par la communauté internationale, les pouvoirs publics restent méfiants quant au contrôle dont les finances publiques devraient faire l’objet.

Cette illusion laisse alors libre court à toute forme de malversation financière.

On peut, avec Raymond MUZELLEC, voir dans cette attitude une conception négative de la vie financière de l’Etat. Selon lui : « le budget réglé 10 ans après la réalisation de ses recettes et de ses dépenses n’est qu’un passe-temps inoffensif… »

En principe, le projet de loi de règlement de l’année N n’est présenté qu’en fin d’exercice de l’année N+1. En amont, les comptables publics régulièrement nommés doivent rendre compte au moins une fois l’an, en application de l’article 17 du Décret du 29 décembre 1962. D’ailleurs, ils sont exempts de la règle du cautionnement. Il ressort de cette situation floue, la difficulté, voire, l’impossibilité de sanctionner. C’est aussi un plaidoyer à l’endroit de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, cette institution nouvellement créée à l’article 150, dernier alinéa de la Constitution centrafricaine du 30 Mars 2016, qui a pour missions de promouvoir la transparence dans la question des affaires financières, de lutter contre la corruption, le détournement des deniers publics.

Ce serait une bonne nouvelle, rappelons nous, écrit le sociologue français Michel MAFFESOLI que : « la décadence n’exclut pas une renaissance ». Certes, mais il n’est pas sûr que ce soit dans l’immédiat…

On est au cœur d’un risque de « Cercle vicieux » décrit par Christine Lagarde, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International.

L’incidence de la recrudescence des pouvoirs parallèles pendant les transitions de 2003-2005, 2013-2016 qui ont du reste tendance à se multiplier au sein de la pyramide administrative, lorsque « d’obscurs employés de grade peu élevé exercent un rôle décisif dans la solution d’affaires importantes ». (Michel Crozier).

De ce fait, le degré de motivation du personnel de l’administration centrafricaine est un problème général lié à la situation de crise que traverse le pays. Le pouvoir de décision échappe fréquemment à son détenteur légitime qui n’est que l’auteur apparent de l’acte. Ce qui entraine des difficultés inextricables lorsqu’on voudra contrôler le responsable de la décision notamment au plan contentieux.

La reconstruction rapide du japon après 1945 dévasté par la guerre s’est réalisée grâce au changement de mentalité.

De telles approches délient toute performance mécanique, se confrontant à l’aventure mentale collective qui obéit à ses rythmes et à ses causalités propres.

Pourtant, la R.C.A est signataire du protocole additionnel au traité instituant la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale(C.E.M.A.C), elle doit à cet effet, conformément aux exigences de la Communauté les comptes nationaux doivent faire l’objet de contrôle à la Chambre des comptes de la Cour des Comptes de la Communauté. On pourra éviter un scénario à la grecque, concernant la lutte contre les déficits publics de chaque pays de la zone.

Au lendemain de l’indépendance, l’organe de contrôle juridictionnel était la chambre financière rattachée à la juridiction judiciaire (la cour suprême).Mais la première juridiction des comptes n’a été créée qu’en 1995.Malgré cette ancienneté, l’existence de cette institution demeure encore largement théorique en tant que juridiction de comptes. Les principales difficultés de fonctionnement de la cour des comptes à l’époque résidaient dans la situation politique (parti unique) de la RCA, de l’indépendance jusqu’en 1995.Tout se décidait au niveau du parti avant même d’être portée à la connaissance de l’administration et donc le parti avait une ascendance sur l’administration au point de l’asphyxier. Il suffit de se cacher derrière le parti pour assurer son impunité.

D’après l’Article 77 de la Constitution centrafricaine du 30 Mars 2016 alinéa3 du titre IV : « Le parlement peut charger la Cour des Comptes de toute enquête et étude se rapportant à l’exécution du budget ou à la gestion de la trésorerie nationale et des deniers publics ».Compte tenu des difficultés techniques la cour des comptes se trouve dans l’impossibilité de produire le rapport annuel à ce jour sur l’exécution des lois de finances.

Sans oublier que, la nouvelle gestion publique prônée par la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 en France, tente de pallier la carence de l’ordonnance coloniale de 1959, à savoir une culture budgétaire orientée vers les résultats plutôt que vers les moyens. L’importance du rôle crucial du parlement et de la cour des comptes pour la transparence et la redevabilité n’est plus à démontrer.

Ainsi la mission d’assistance au parlement n’est pas bien définie par les textes. En outre, la première préoccupation des parlementaires depuis le multipartisme n’est sans doute pas le domaine des fiances publiques. Elle réside plutôt dans l’action politique, dont les questions de finances ne sont qu’une composante. Quelles que soient les questions financières sous-jacentes, on ne rappellera jamais assez, pour reprendre la formule de Pierre LALUMIERE, le parlement est « né »par l’impôt.

Le désintérêt des parlementaires pour la loi portant règlement définitif du budget n’est pas un problème nouveau en R.C.A. Les députés demeurent imprégnés d’une tradition politique selon laquelle leur rôle essentiel est de défendre un intérêt personnel et la gestion des affaires locales en lieu et place de l’administration.

L’autorisation parlementaire qui a constitué pendant très longtemps la « pierre angulaire » du droit financier, s’est considérablement transformée.

Il convient de noter que, ce contrôle de gestion peut se heurter à la notion de secrets d’Etat qui limite profondément sa portée. En clair, la commission des finances se contente seulement d’entendre les ministres et publier des rapports qui ne servent pas à faire un contrôle de gestion de la chose publique.

On observe donc, la perte de la souveraineté financière du parlement au profit du pouvoir exécutif. A ce propos, Vincent DUSSART a écrit en 2009 dans son ouvrage de finances publiques : « la matière budgétaire est désormais dominée par le pouvoir exécutif ». Il faut noter que, la crise du droit budgétaire a permis l’émergence des paramètres nouveaux qui caractérisent la vie financière de l’Etat Centrafricain.

On assiste, au non respect de la discipline budgétaire qui était à la base de la faiblesse financière de l’Etat (cf. Le rapport PEFA ; juillet 2010, commission européenne, BAD)

Par conséquent, on constate l’insécurité des textes financiers. Depuis l’avènement de la LOLF du 1er août 2001 en France et celle du 3 juillet 2006 en RCA.

La sincérité exigera « l’exactitude des comptes dans les lois de règlement et l’absence de fausser les grandes lignes de l’équilibre dans les autres lois de finances » (Conseil 25 juillet 2001).La bonne foi, implique que les évaluations soient réalisées aussi correctement que possible : Ceci admet un budget sincère mais erroné. Cela exclut une présentation incomplète débouchant sur un « solde artificiel », pour « manipulation (30 déc.1996), pour erreur manifeste et d’appréciation (19 déc. 1999) pour irréalisme. La vérité est la propriété d’un jugement des comptes affirmant que ce qui est ou ce qui n’est pas n’est pas. C’est un moment de vérité ou l’on apprécie réellement la qualité d’une gestion et d’une politique des finances publiques.

Au total, le contrôle politique est illusoire. Le parlement doit se saisir de ses prérogatives constitutionnelles pour inciter l’exécutif à s’atteler dans la production des comptes de l’Etat centrafricain.

Ainsi, l’économie centrafricaine ne doit plus être sacrifiée au profit de la politique. De plus, la politique est tournée vers l’avenir, alors que la loi de contrôle est tournée vers le passé, dans ce cas précis, elle intéresse d’avantage l’historien que l’homme politique. Que faire ?

Fait à Bangui, le 02 mai 2017

Abdias NDOMALE Enseignant chercheur à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques à l’Université de Bangui Téléphone : 0023677887081

 

 

CENTRAFRIQUE : LE COLLECTIF DES TOUADERATEURS, EMBRYON D’UN PARTI POLITIQUE OU MASTURBATION POLITIQUE ?

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CENTRAFRIQUE : LE COLLECTIF DES TOUADERATEURS, EMBRYON D’UN PARTI POLITIQUE OU MASTURBATION POLITIQUE ?                                                    

 

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Bangui, le 6 mai 2017.

Par : Bernard SELEMBY-DOUDOU, CNC.

 

Au lendemain de l’avènement à la magistrature suprême du President de la République, des groupes de soutien multiforme fleurissent avec des missions diverses qui se croisent ou même s’opposent au risque d’un chevauchement ou d’empiètement des pouvoirs et compétences.

 

Ces initiatives ont généralement pris racine en faisant référence à leur appartenance ethnique, raciale, régionale et aussi pour des intérêts ou calculs politiques et financiers. Devant cette panoplie d’initiatives, l’élu de la nation semble se perdre, en perpétuelle recherche de repères et ne sait à quel saint se vouer nonobstant les bonnes volontés qui se manifestent à son égard. Le dernier né de ces groupes de soutien dénommé “Le collectif des Touaderateurs” s’est auto-attribué des missions à l’instar d’un gouvernement bis heurtant au passage la sensibilité des observateurs de la vie politique centrafricaine.

Ainsi le citoyen lambda qui ne se prive jamais du désir de comprendre se pose les questions suivantes : quel est le statut juridique du collectif des touaderateurs ? Quelles sont leurs missions et attributions ? Quel est leur cahier de charges ? S’agit-il d’une doublure du gouvernement ou une structure pour combler les lacunes de ce dernier ? Quelle est leur philosophie ? Le collectif maîtrise t-il le projet de société du President de la République ? Le President de la République a t-il avalisé la démarche ? En d’autres termes, le President de la République est-il à l’origine de l’initiative ? Si non, le collectif veut-il se faire de la place lui-même ? Quelle est la place du collectif dans la hiérarchie des rapports Présidence/Gouvernement ? La voix du collectif est-elle audible dans l’entourage du President de la République ? Le collectif est-il un embryon de parti politique ou s’agit-il de la masturbation politique ?

À titre de rappel, un parti politique par définition est une organisation dont les membres mènent une action commune à des fins politiques. Leur objectif est de se faire élire, d’exercer le pouvoir en mettant en œuvre un projet politique commun. Tandis que la masturbation politique est une pratique politique qui consiste à se procurer soi même du plaisir politique ( prérogatives, valeurs…) sans effet immédiat ou lointain sur le système politique. Il s’agit généralement des activités politiques infécondes ou improductives. De ce rappel, le collectif des touaderateurs se reconnaît ou se retrouve dans quelle définition ?

Si par hasard le collectif se reconnaît dans la seconde définition, pourquoi se perdre ou perdre son temps dans un rêve masturbatoire ? Pensez-vous que le President de la République et son entourage sont prêts pour accepter tout soutien même infécond ? Ce collectif n’est-il pas à la frontière du griotisme folklorique ? L’opinion publique est tentée de croire que vos actions constituent les bases, les premières pierres d’un parti politique mais visiblement le pouvoir central n’a pas besoin de ce processus pour instituer son parti politique. Nous estimons que le President de la République se débrouille mieux en solo en dehors de ce soutien. Il n’a vraiment pas besoin de cette démarche, de cette masturbation qui n’a d’autres objectifs que d’émietter ces énergies. Nous vous rappelons in fine que les campagnes électorales sont définitivement terminées. Dès lors, le chef de l’Etat est devenu le President de tous les centrafricains sans exception. Il a ainsi besoin de toutes les compétences du pays et même de l’opposition pour reconstruire le pays en lambeaux. Cela doit se faire dans le strict respect du jeu et principe démocratique. En outre, la liste des animateurs du collectif en terme de morale, probité et d’intégrité n’incarne pas le sérieux voire même la dénomination du collectif qui renvoie à un jeu d’enfant. N’oubliez pas que vos actions risquent de noircir l’image du President de la République et de l’enfoncer d’avantage, de faire fuir les sympathisants et les indécis.

Dans l’optique de dynamiser votre démarche et de crédibiliser vos actions, nous vous proposons de demander une audience au President de la République pour encadrer, redéfinir et d’agencer vos activités par rapport à la politique générale du gouvernement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 02 mai 2017

Centrafrique : 20 personnes tuées par les 3R à Niem-Yelewa depuis mardi.

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Centrafrique : 20 personnes tuées par les 3R à Niem-Ielewa depuis mardi.

 

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Bouar, le 4 avril 2017

Par : Anselme Mbata.

20 personnes tuées près de Bouar  dans un silence total et complice du Gouvernement, cela n’étonne personne dans ce pays où la mort circule avec, semble-t-il, le permis des autorités en place.

 

Comme nous l’avions annoncé dans l’un de nos articles publié il y’a une semaine, les attaques incessantes des miliciens Anti-Balaka contre les campements des éleveurs peuls ne sont pas de nature à ramener la paix dans l’arrière-pays. Chaque attaque sur ces éleveurs conduit inéluctablement aux représailles de ces derniers sur la population innocente qui paye toujours le prix fort de cette bêtise.

L’attaque des éléments de la rébellion des 3R dans la commune de Niem-Ielewa au nord-ouest de la Centrafrique le mardi dernier, montre à quel point la situation sécuritaire dans les arrières pays sont difficiles même si on note une certaine accalmie dans quelque recoins du pays grâce à la présence des soldats de la Minusca qui, de passage, évite minutieusement des affrontements avec des groupes armés.

Le mardi dernier après le vol spectaculaire des bœufs appartenant aux éleveurs peuls dans la commune deux Mbarta-Ndénga, une colonne des éléments rebelles  du 3R du Camerounais Siddiki faisait leur apparition dans la commune voisine de Niem-Yelewa pour, selon eux, rechercher les Anti-Balaka qui ont braqué et tuer les éleveurs dans la région. Depuis 48h, ces rebelles  de 3R ont occupé cette commune en prenant en chasse les bœufs des cultivateurs locaux tout en brûlant leurs maisons.

Les habitants, quant à eux, se sont réfugiés pratiquement tous dans la brousse en laissant derrière eux tous leurs biens à la merci de ces mercenaires qui n’hésitent pas à les piller.

Pour l’heure, aucune force gouvernementale n’est présente sur place pour ramener de  l’ordre nécessaire au retour à la maison de ces paisibles citoyens exposés par les Anti-Balaka qui sont le plus souvent les premiers à fuir.

D’après une information d’une source sûre, le Gouvernement a été formellement mis au courant de cette attaque des 3R qui a fait présentement au moins 20 morts, mais il refuse catégoriquement de la condamner faisant croire, selon notre analyse, à un manque d’information de la part dès autorités locales. Peut-être  il attend le retour des notables locaux de la brousse pour condamner cette barbarie humaine digne des fils du diable ? De toute façon, c’est une habitude courant du gouvernement du docteur Sarandji.

Finalement, notre seul espoir est dans la prière.

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Centrafrique : Patient Bendjima prend la tête l’ENERCA promet d’améliore l’offre d’électricité

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Centrafrique : Patient Bendjima prend la tête l’ENERCA promet d’améliore l’offre d’électricité

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0019.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Directeur Général de l'ENERCA Patience Bedima.

Bangui, le 04 Mai 2017

Par: Fred Bruno Krock, CNC

L’amélioration de l’offre de l’électricité constitue le cheval de batail du nouveau Directeur général de l’Energie Centrafricaine (ENERCA). A peine qu’il a été officiellement installé hier mardi 2 mai 2017, Patient Bendjima a promis de tout mettre en œuvre afin d’accroitre la capacité de production de l’ENERCA au service de la population et du développement du pays. La cérémonie de l’installation officielle du nouveau Directeur général a été présidée par l’Inspecteur d’Etat Janin Damossa en présence des Cadres et personnel de ladite entreprise.

L’unique société d’Etat en charge de fourniture électrique, l’ENERCA, traverse depuis des décennies une critique situation, notamment l’incapacité à s’assumer pour fournir l’électricité à la hauteur de la demande exprimée. Les vétustes usines de Boali 1 et 2 avec leur capacité de production respective de 8 MW et 10 MW soit un total de 18 MW ne suffisent même pas pour alimenter la capitale Bangui. Alors que l’état de vétusté de ces usines ne leur permettre pas d’ailleurs, malgré les multiples travaux de réhabilitation, de maintenir leur capacité de production d’où les arrêtes chroniques de l’une au l’autre usine.

Toute l’attente était portée sur les 10 MW que devait fournir l’usine Boali 3 en construction avec l’aide de la coopération sino-centrafricaine. Seulement, une fois de plus, la dernière crise a enfoncé le clou et non seulement les travaux ont été stoppés, mais aussi les installations ont subi des dommages. L’Ambassadeur de Chine, Ma Fulin a même évoqué une nouvelle étude de faisabilité avant d’envisager plus tard le redémarrage du chantier. Bref, l’ENERCA reste plongée dans la période délicate de sa mission.

C’est justement dans ce contexte que Patient Bendjima prend la tête de l’entreprise. Etant un routier de la maison ENERCA, il a semblé bien prendre la juste mesure de l’enjeu que représente sa confirmation en tant que DG de cette société. « La mission qui est la mienne est toute particulière, parce que l’entreprise traverse une situation difficile, je fais allusion à la qualité de prestation de l’entreprise et aux difficultés de pouvoir satisfaire les besoins en électricité exprimés par nos concitoyens. Nous mettrons tout en œuvre pour développer des stratégies afin d’améliorer l’offre de l’électricité pour la population. Fort heureusement, nous avons la disponibilité des autorités à nous accompagner », a précisé Patient Bendjima au sortir de la cérémonie officielle de son installation.

Le DG a ajouté qu’au-delà de la vision qu’il porté un travail de restructuration profonde sera engagé. « Je veillerai rigoureusement à l’accomplissement de la mission traditionnelle de l’ENERCA, à savoir produire, transporter et distribuer l’énergie électrique », a-t-il rassuré tout en témoignant sa gratitude pour la marque de confiance placée en lui par les autorités. « Je saisis l’occasion de cette installation officielle pour remercier les hautes autorités de notre pays qui ont bien voulu m’accorder leur confiance, en me confiant la destinée de l’ENERCA », a fait savoir le DG.

A cette occasion, Patient Bendjima a tenu à rappeler que la République centrafricaine dispose désormais d’une Loi sur les cas de vandalisme sur les installations de l’ENERCA. Car, à en croire le DG, en plus de l’insuffisance de la production énergétique au regard des besoins, l’ENERCA est dangereusement affaiblie par l’incivisme caractérisé par le vol de l’électricité par les branchements illicites et les cas de vandalisme sur les installations de l’entreprise.

« Cette loi est une avancée importante dans les instruments juridiques disponible pour gérer le fléau de vandalisme sur les installations de l’ENERCA, et donc de lutte contre cet incivisme. Cette loi ne permettra d’encadrer et sécuriser les efforts d’investissements qui seront fait au niveau de l’entreprise. Car, vous n’êtes pas sans ignorer que si des ressources sont investies pour être détruites, cela n’avancera jamais notre pays, et nous ne ferons que tourner en rond. Malheureusement, c’est la situation que l’NERCA traverse depuis plus d’une décennie », a indiqué le DG.

Notant que Patient Bendjima assurait depuis peu l’intérim de François Bangazoni à la Direction générale de l’ENERCA. La cérémonie de mardi 2 mai 2017, n’était que la confirmation de ce jeune cadre dans la responsabilité du Directeur général.

Bon vent au nouveau patron dans la perspective de mettre fin au récurent problème de délestage à Bangui, puis de l’électrification rurale.

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Famille ENERCA

Centrafrique exclusivité : Le gouvernement Sarandji sous le baromètre du CNC au 1er trimestre 2017

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Centrafrique exclusivité : Le gouvernement Sarandji sous le baromètre du CNC au 1er trimestre 2017

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Bangui, le 04 Mai 2017

Par : Par Alain NZILO et la Rédaction de Corbeau News Centrafrique CNC,

Désormais et chaque trimestre, votre journal en ligne Corbeau News Centrafrique CNC, vous fera apprécier nos ministres à travers la publication de son Baromètre Gouvernemental (BG) dans lequel chaque ministre y compris le Premier ministre est noté sur 20 comme au lycée et en fonction de ses actions et réalisations à la tête de son Département. Cet indicateur des membres du gouvernement permettra aux Centrafricains de jauger les performances de chaque ministre.

  1 – Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération : 13,5/20 : Assez-Bien. Peut mieux faire, mais reste très attaché à sa Toure d’Ivoire. évite la presse et communique peu.

Bien que chuté d’un point et demi, le ministre Félix MOLOUA garde la tête du classement. Calme, posé, cet homme, véritable cheval de proue de l’actuel régime, se distingue sans bruits  par son travail et son dévouement pour la cause nationale. Multipliant les contacts à l’extérieur pour la RCA, il fait beaucoup de percées pour sortir le pays de l’ornière après la cruelle crise connue. Nous citerons entre autres, la table-ronde de Bruxelles, le retour de la RCA dans le concert des nations, etc. Et la méritocratie a bien droit de cité pour ce cadre du Plan, Félix MOLOUA.

Véritable technocrate, ses œuvres, en tant que ministre, prouvent à suffisance ses trente ans d’expérience et de loyaux services rendus à la RCA comme valeureux cadre du ministère du plan. Mais on lui reproche un laxisme et complicité totale, un laisser-aller sur les ONG internationales qui exploitent et pillent le pays sans qu’il ose en dire mot. Résultat : son département est resté amorphe devant les agissements et comportements hors la loi de certaines ONG internationales qui font tout à leur tête sans respect des lois et autorités de la République : licenciements abusifs et à tour des bras des cadres nationaux, comportements colonialistes vis-à-vis des staffs nationaux, recrutement clientéliste et fantaisiste sans aucun critère fiable et sérieux, non-respect des textes nationaux, pédophilie des expatriés, arrogance vis-à-vis des staffs nationaux, exploitation des richesses du pays sous menace des recrûs locaux, injures, etc., voilà le vécu et la face cachée des ONGs internationales en RCA couvertes malheureusement par le Ministère du Plan et de la Coopération internationale dont les services brillent par une complicité et une inertie face à l’affairisme et l’orgueil grandissant, voire inquiétant et hégémonique des ONGs internationales accréditées en RCA.

  2 – Théodore Jousso, ministre de l’Équipement, des Transports, de l’Aviation et du Désenclavement:   13/20 : Passable. Peut mieux faire. Encouragements

Même note obtenue lors de deuxième baromètre et reprend la deuxième place. Ancien cadre de l’ASECNA à la retraite dont il fut Directeur de Cabinet du Représentant à Dakar, ce ministre se bat pour redorer à la RCA son blason. Ses efforts remarquables dans le secteur de l’aviation pour la modernisation des aérodromes du pays et surtout de l’aéroport international Bangui-M’poko sont des actifs à mettre à son crédit.

La modernisation des plaques d’immatriculation, des permis de conduire, la structuration et la réorganisation des taxi-moto, le bitumage des voies urbaines à Bangui comme à l’intérieur du pays sont les quelques percées tangibles à honorer le passage du ministre.

Mais son manque de communication et la non-maîtrise du département font que certaines pratiques peu orthodoxes telles que la délivrance anarchique et frauduleuse des permis de conduire et plaques d’immatriculation, le non-suivi de certains textes signés pour réguler et réglementer le secteur des transports y compris les papiers affairent au secteur automobile sont les talons d’Achille du ministre Jousso. 

  3 – Côme Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie : 12,50/20. Assez-Bien pour ses actions concrètes à la tête du département

Pour la première fois dans l’histoire du pays, la RCA s’est dotée d’un Code de commerce qui va dorénavant constituer le cadre juridique pour les investisseurs et partenaires dans le secteur du commerce. Technocrate et Magistrat de son état, le ministre COME Hassan incarne, lui seul, la jeunesse dans le gouvernement Sarandji. Il n’a jamais milité dans un parti politique à l’exemple de la plupart des ministres du gouvernement.

L’un des rares ministres du gouvernement Sarandji à avoir exécuté les 2/3 des actions de sa feuille de route ou lettre de mission, le ministre du Commerce est un modèle de dynamisme et du souffle nouveau tant sollicité par l’actuel président TOUADERA. Le ministre Come Hassan a instauré entre les partenaires, les collaborateurs et lui, un climat de confiance et propice pour les affaires et l’investissement. À noter que la mise en œuvre du Programme de Restructuration et de Mise à Niveau (PRMN) y compris la mise en place opérationnelle du Bureau de mise à niveau des entreprises, l’approbation du projet des lois sur la météorologie, la normalisation des produits et qualités et la révision de la loi portant charte d’investissement afin qu’elle devienne attractive aux investisseurs. L’objectif de tout ceci est de mener un plaidoyer gagnant-gagnant en faveur de l’entrée des cadres centrafricains dans les instances régionales et internationales du commerce à l’exemple de l’OAPI dont un Centrafricain en le Directeur général adjoint sont là quelques exemples parlants des résultats générés par le jeune ministre Come Hassan en seulement un an d’activité au gouvernement et pour sa première expérience. Aux hommes valeureux, la République reconnaissante !

   4 – Flavien Mbata, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux :   12/20. Passable également. Doit continuer sur la une voie innovante.

Magistrat réputé pour son franc parlé et son attachement aux textes des lois, c’est par contre un ministre peu bavard. Il est au four et au moulin pour redorer le blason de la justice centrafricaine comme en témoignent son implication et sa diligence pour l’implantation de la CPS en RCA afin de réparer l’injustice causée au peuple centrafricain. Les maisons d’arrêt de Bangui et des provinces sont réparées et équipées en matériels informatiques, ce qui incite les magistrats à faire de la justice le dernier rempart des citoyens. C’est un exemple de réussite et de dynamisme, mais qui n’est encore pas ce qu’attend le peuple centrafricain qui n’a que trop souffert de l’injustice et de l’impunité dans ce pays. Où sont les bourreaux qui ont mis  à sang et à feu ce pays ?  Les voilà qui courent librement au su au vu des nouvelles autorités du pays et continuent de verser le sang des Centrafricains. Qui osera décerner  des mandats d’arrêt internationaux contre eux et comment procéder à leur arrestation ? La question restera toujours posée, car ce n’est pas le ministre MBATA qui trouvera la réponse.

5 – Gaby Franky Leffa, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social :   11,50/20. Passable pour pragmatisme et actions concrètes à la tête du département. Doit continuer sur cette voie.

L’Homme qu’il faut à la place qu’il faut. Le ministre Leffa se bat pour mettre une structure légale et un plan d’action de développement de l’urbanisme, de l’habitat et surtout des logements sociaux. En un an, il a osé réussir et innover là où ses prédécesseurs n’ont pas pu : le dossier des logements sociaux !

Pour le ministre Leffa, le verbe LOGER, inscrit en lettre d’or dans les cinq verbes du Président B.Boganda doit se traduire en réalité palpable et sortir du caractère de slogan qui l’a toujours caractérisé sous ses prédécesseurs.

Spécialiste du domaine, le ministre Leffa, de l’Urbanisme et de l’Habitat a aussitôt mis en place un plan de sauvetage du secteur.

La vente anarchique des propriétés d’autrui qui battait son plein et dont les tribunaux de la place étaient remplis de contentieux a pris fin grâce aux multiples descentes du ministre sur le terrain et ses efforts à réglementer le secteur.

6 – Sylvère Ngarso, ministre de la Promotion de la Jeunesse, du Développement de Sport et des Services Civiques : 11/20 : Passable. Doit continuer sur la même voie

Ce ministre a gagné 2 points de plus. En peu de temps, il a pu réhabiliter quelques maisons des jeunes grâce à l’appui de certains partenaires.

En un an, il a réussi là où les autres ont échoué. Grâce à son carnet d’adresses, la RCA vient de décanter le contentieux Jules ACORSI et par la même occasion, s’est offerte les services d’un entraîneur expatrié pour les fauves de Bas-Oubangui version Football.

Gérant l’un des départements ministériels les plus difficiles et des plus complexes, son esprit de dialogue et de fair-play lui permettent de juguler toujours les crises inter fédérations. Il a une vision claire de son département. Le ministre veut et se bat pour faire du sport un véritable vecteur de cohésion sociale et un outil de développement au service de la Nation.

7 – Jean Serge Bokassa: Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire: 10,50/20. Passable. Peut faire mieux, mais est quelque peu refroidi, car ayant les mains liées ces derniers temps par des pesanteurs extérieures.

Tel père tel fils. Dit un adage bien connu. Oui, il est aussi vrai qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années. Ce fils du dernier empereur de l’Afrique subsaharienne a démontré à qui doutait encore qu’avec peu de ressources intellectuelles, mais pleines de courage, du nationalisme, de verve, de détermination et surtout d’une vision politique, on peut faire beaucoup de chose. Mais hélas, ces derniers temps, son verve tant à s’émousser, car beaucoup de pesanteurs et menaces extérieures pesant sur lui.

Le taux de criminalité a baissé. Le redéploiement de la police et de la gendarmerie sur toute l’étendue de la république, l’ouverture des brigades et postes de police à certains endroits et localités de la République est en marche. Avec l’appui de la MINUSCA, 500 policiers et gendarmes seront recrutés. L’Administration regagne doucement, mais sûrement l’arrière-pays à en croire la prise de servies des préfets et sous-préfets dans tout le pays y compris les zones encore sous occupation rebelle. Bon courage

8 – Honoré Feizouré, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : 10/20. Passable. Peut encore mieux faire pour peu que la volonté politique.

Ingénieur agronome de son état, le ministre Feizouré, grâce aux appuis multiformes de certains partenaires, est en train de ramener dans les foyers la sécurité alimentaire disparue depuis belle lurette. Son plan de développement régional et du monde rural est le véritable bréviaire de sa réussite au gouvernement.

Ayant compris à juste titre que le développement de ce pays passe d’abord et inéluctablement par l’Agriculture, le ministre Feizouré met les bouchées doubles pour réussir le pari selon la lettre de mission que le chef du gouvernement lui a adressée.

9- Abdoulaye Moussa, ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de  l’Administration du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale : 09, 50/20.   Assez mieux qu’avant et doit doubler d’efforts et de vigilance

Discret et effacé, ce ministre fait des percées sans trop de bruits. En un an, il a intégré plus de mille jeunes et s’attend encore à intégrer en masse les jeunes diplômés en chômage depuis plus de quinze ans. Avec lui, c’est la renaissance de la jeunesse centrafricaine. Le redéploiement des fonctionnaires à l’intérieur du pays se concrétise grâce à son entrain. Mais il ne communique vraiment pas assez sur ses actions et doit doubler encore d’efforts et de vigilance pour redorer le blason de son département.

10 – Henri Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget: 09/20 : Blâme. Acquisition de l’arrogance et de l’orgueil dans le service. il mène le Chef de l’Etat dans des pétrins d’état et trafique l’intelligencia.

Autoproclamé ministre le plus compétent et plus diplômé du gouvernement, ce grand énergumène  qui n’a pour toute sa vie, dirigé que la FAGACE comme grande structure n’a, à dire vrai, rien comme expérience des choses publiques.

Il devient l’homme des 10% des marchés d’Etat et donne l’impression qu’il est le moteur du redressement des finances centrafricaines, or en réalité, c’est le plus grand budgétivore qui, à travers ses ruses, est en train de mettre à terre le trésor public. Tout ce qu’il fait va droit dans ses centres d’intérêt. Il n’hésite pas à claquer ses portes devant d’imminents bailleurs qui ne veulent qu’aider la RCA à se relever. C’est un semeur de trouble. Pour preuve, il est à l’origine, sinon, l’artisan du climat délétère qu’il y a depuis peu de temps entre, non seulement l’Exécutif et le Législatif, mais aussi toute l’administration publique dont les agents se rongent les ongles faute de fournitures et autres produits indispensables pour fonctionner.

Il profère à qui veut l’entendre qu’il est l’homme de main du Chef de l’Etat, que le président l’écoute plus que tous les ministres. Il a un comportement antisocial et navigue toujours pour les basses pratiques du passé. À titre d’exemple, il est en train de remplir le ministère des Finances de ses parents, alors que cette pratique doit être déjà oubliée voire enterrée si l’on doit se remettre au discours du Président de la République lors de son investiture qui a fait table rase du passé en ces termes : « Les pratiques qui ont fait la honte et le malheur de notre pays comme la corruption, le clientélisme, l’affairisme, le clanisme doivent être bannis… ». Hélas, notre fameux ministre Dondra, se prévalant de son court et mitigieux passage au FAGACE passe pour le meilleur des ministres alors qu’en réalité, ses nouvelles pratiques des 10% sont en train de sonner le glas de la mort de la RCA et surtout du régime actuel. Pour qui vole Dondra ?

11 – Gisèle Pana, ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie: 08, 50/20. Insuffisant doit doubler d’effort

Ne doit pas se cacher que derrière le concept genre pour lequel elle occupe actuellement son poste. Doit se mettre résolument à la hauteur de ses responsabilités et faire de la RCA un havre de touristes tels qu’on les voyait venir de tout pays dans les années 70. Doit doubler d’efforts pour éviter d’être ministre muette et sans résultat.

12 – Jean Christophe Nguinza, ministre du Secrétariat Général du Gouvernement, chargé des Relations avec les Institutions de la République et du Suivi Evaluation :   08, 50/20.Insuffisant

Doit se mettre résolument au travail afin de veiller correctement au bon fonctionnement des institutions de l’Etat qui souffrent aujourd’hui d’une paralysie total à cause du bras de fer entre le Premier ministre SARANDJI et le Président de l’assemblé nationale. Certes qu’il tente, à chaque fois d’informer les Centrafricains par les comptes rendus des Conseils des ministres. Mais cela n’est pas suffisant. Une certaine influence qui garantit le bon fonctionnement des institutions républicaines serait une meilleure chose attendue de ce fils du pays par ses compatriotes.

13 – Virginie Baïkoua, ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation  Nationale.08/20.Insuffisant. Mais peut mieux faire si elle avait une bonne volonté.

Après plus d’un an d’exercice, cette dame qui avait été mal vue et mal notée a fait des prouesses. Qui aurait pu penser que le site des déplacés internes de Bangui Mpoko, le plus grand site du pays devrait être évacué sans trop de problèmes ?

Personne, parce que Virginie Baïkoua, cette dame de la diaspora qui n’est même pas encore connue de ses concitoyennes et concitoyens a réussi en moins de deux ans d’activité à réaliser ce que des hommes de ce pays n’auraient pu.

Seule femme à réussir à faire adopter une loi après BANGAYASSI en matière de promotion du genre en Centrafrique. C’est, certes, un succès éclatant qui cache mal ce qu’elle aurait pu faire avec une bonne dose de volonté à servir son pays au lieu de continuer à se comporter comme une diaspora désintéressée de la situation de ses compatriotes. On peut vivre très bien ailleurs, mais plus mieux chez soi. Et surtout, ne doit pas se fier seulement à son éternel DIRCA MBAGA. Elle a sous la main des intellectuels, bons travailleurs et bons connaisseurs de la maison. À bon entendeur, salut.

14 – Charles Paul Lemasset Mandya, ministre de la Communication et de l’Information : 07,50/20.Diaspora, qui ne sait quoi faire en tant que ministre de de la Communication et de l’Information

Un ministre qui n’a pas voulu s’entourer des techniciens de la boîte et qu’il s’est précipité à mettre sur le banc de touche. Malade à évacuer tous les deux mois pour un suivi médical d’au moins deux mois, le ministre Lemasset fait semblant de se battre pour que la radio et la télévision centrafricaines couvrent toute l’étendue du territoire. Ce que le peuple centrafricain attendra pour des calendes grecques, car, au lieu de matériel et équipement techniques qui manque cruellement ses organes de presse nationale, ce sont des caisses de vin et de whisky qui sont convoyées à son bureau par Télé consult, une bande de mafias venue spécialement détruire le pays. Attention, on ne s’amuse pas avec l’information et la communication. Nos lignes témoignent à suffisance que les agissements de ce ministre ne peuvent être cachés, et il en coure les véritables conséquences qui lui seront bientôt très graves, car très tardives aussi.

15 – Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre, Chef du Gouvernement :    07,00/20 : Exclu pour incompétence notoire, gestion scabreuse du gouvernement, pilotage à vue et manque de vision.

Ce professeur d’université sans aucun passé brillant a été catapulté à la tête du gouvernement au nom des bons et loyaux services d’amis d’école et parce que le nouveau chef de l’Etat voulait de quelqu’un mou, pas enclin à lui rétorquer ou à promouvoir la contradiction de ses décisions.

Une fois au pied du mur, le maçon n’a pas prouvé grand-chose même si, pendant longtemps, il a été l’homme de main de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance pendant son quinquennat comme chef du gouvernement sous BOZIZE.

Carence de management à la tête du gouvernement, gestion calamiteuse des affaires d’Etat, Sarandji a été incapable de restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire. À titre d’exemple, même le KM5 n’est pas pacifié alors qu’il avait fait du retour de la sécurité au KM5 et le réarmement des FACA, le pivot de l’action de son gouvernement.

Au contraire, on assiste à une résurgence et floraison des groupes rebelles dont les chefs narguent et défient le gouvernement au jour le jour démontrant au grand public, l’inertie du chef du gouvernement. Et pensant jouer à l’apaisement, il passe le clair de son temps à recevoir des chefs rebelles qui sortent au finish les poches pleines des billets de banque.

Même la communauté internationale et l’ensemble de la communauté diplomatique accréditée auprès de la RCA a mis en exergue l’incompétence du gouvernement Sarandji.

Et pour preuve, des fonds promis à Bruxelles lors de la table ronde pour la RCA, aucun rond n’a été décaissé jusque-là parce que le Chef du gouvernement est incapable de produire aux donateurs et bailleurs, une feuille de route et un tableau des dépenses fiable et concordant tel qu’ils l’exigent et attendent.

Simplice Mathieu Sarandji : Est l’un sinon l’unique et rarissime premier ministre bavard, agité et spécialiste de discours dithyrambiques sans résultats que la RCA ait connu.

La politique de « L’Homme qu’il faut à la place qu’il fat »prônée par le chef de l’ETAT Faustin Archange TOUADERA dès sa prise des charges au sommet de la RCA ne peut pourra jamais se traduire en réalité avec l’actuel premier ministre Mathieu Simplice Sarandji qui en est la copie contraire. Il faut, à dire vrai, voir ses prestations à la tête du gouvernement. À titre d’exemple, il vient de s’acheter un luxueux appartement au Cameroun.

16 – Joseph Yakété, ministre de La Défense Nationale : 06/20 : Exclus pour trahison et complot contre la Patrie (doit être condamné à la peine capitale)

Décidément, beaucoup de Centrafricains se demandent sur quelle base, quel deal et pourquoi le Président a fait confiance à cet « agent de la DGSE» pour le catapulter à la tête de l’armée centrafricaine dont il constitue le véritable frein et l’épine dorsale numéro un.

Réarmement et équipement des FACA, zéro. Pérennisation et persistance de l’embargo sur l’armée centrafricaine, Ok. Le fiasco du DDR, la montée en force des groupes rebelles Ok.

Plusieurs fois interpellé par l’Assemblée nationale, il fuit ses responsabilités et refuse par peur d’être destitué par les députés de la nation de répondre à leur interpellation, le tout au su et à la barbe du Premier ministre Sarandji le premier absentéiste du gouvernement.

Ne connaissant aucune réalité de l’armée centrafricaine et sans aucune vision, il fait de l’affairisme et du pilotage à vue au sommet de la défense nationale. Le peuple centrafricain et son président Faustin Archange TOUADERA doivent savoir que ce monsieur est l’actuel Bob Dénard des groupes rebelle qui prépare le renversement de l’ordre constitutionnel rétabli.

17 – Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Étranger : 05,5/20 : Exclu également pour comportement louche et félonie.

Certes compétent et quelque peu intègre, ce ministre est entré au gouvernement au nom de la géopolitique (il est Zandé, une minorité de l’extrême Est de la RCA, toujours et souvent marginalisée par les différents régimes qui se sont succédés en RCA depuis les indépendances du pays).C’est un prétentieux, orgueilleux qui voit les autres comme de nul que rien ….

Passant – à tort – pour le porte-flambeau de l’ethnie Zandé sur l’échiquier politique centrafricain et jouissant de bonnes grâces auprès de tous les grands hommes politiques du pays pour avoir dès le banc de l’Université dans les années 90 opté pour l’activisme politique, il a toujours servi les régimes qui se sont succédés en RCA depuis l’ère de la démocratie. Ses accointances avec l’actuel Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA (dont il est un beau-frère) auraient beaucoup pesé dans la balance de sa nomination.

L’extérieur, notamment des mains françaises auraient aussi plaidé son sort auprès du boss du palais de la Renaissance pour le remercier de ses « loyaux services» quand il fut Ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies dans la fièvre de la crise centrafricaine avec le règne de la SELEKA. Imprévisible, sournois, cacophonique, ce fils d’ancien combattant se prend pour le super ministre, super intelligent du gouvernement Sarandji. Il a cumulé des erreurs sur erreurs dans la gestion de la diplomatie centrafricaine. Prétextant être toujours malade, il touche rarement ses parapheurs. Personnage hibou et chauve-souris, il serait dans beaucoup de choses louches tant pour sa région d’origine, le Haut-Mbomou que pour le pays. On lui reproche surtout son orgueil et son arrogance !…

      18 – Fernande Ndjégbot, ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la  Population : 05/20. Exclusion pour incompétence notoire et carence     comportementale

Médecin de son état, beaucoup de Centrafricains croyaient en cette femme qui, soit dit en passant, devrait relever le défi dans un pays ou les hommes tardent et hésitent à placer entièrement confiance aux femmes. Hélas, elle s’est très vite empêtrée dans des cas de vol et détournements à outrance de médicaments. Elle est aussi soupçonnée d’avoir orchestré le détournement récent de beaucoup de dons des partenaires, dont les ARV octroyés aux PVVIH par le Fonds Mondial.

Agitée, arrogante, orgueilleuse, ceux qui la connaissent disent qu’elle est une femme sans caractère et sans personnalité, dotée de surcroît d’une moralité douteuse et prête à tout céder pour ses intérêts personnels. Sa nomination au gouvernement aurait été un produit de pure mafia.

Et l’on voit même à travers ses résultats et agissements à la tête du ministère de la Santé ou, en un an, elle a battu le record des détournements des dons et médicaments pour alimenter des pharmacies privées.

 

19 – Yerima Youssoufa Mandjo, ministre de l’Élevage et de la Santé Animale :     04,50/20 : Renvoie pour exploitation des minorités Peuls et affairisme au       sommet de l’Etat. Fuit toujours la presse

Plus que le véritable judas. Ce bélier exploite l’ignorance de la minorité peuhle au nom de laquelle il a été sélectionné pour faire partie du gouvernement depuis le régime de BOZIZE. Aujourd’hui, c’est un véritable business Man du gouvernement qui fait tout pour rester au gouvernement au nom de la cohésion sociale. De nombreux cas de détournements des vaccins pour bovin et autres utilités sont signalés dans son département et il serait le cerveau de toutes les gabegies de son département. Tribaliste, affairiste, son nom est cité dans toutes les sales business ayant trait à l’élevage. Le trafic frauduleux du bétail vers les pays voisins serait son invention subtile pour détruire l’Etat. Il serait même le cerveau de tous les Peuls constitués en groupes armés qui rançonnent nos pauvres et vrais Peuls. Sans esprit de créativité, il fait un véritable pilotage à vue, surtout qu’il a écarté tous les cadres compétents au profit de ses proches amis et connaissances de la mafia. Toujours omniprésent dans les bars dancing ou on lui amène même des parapheurs, ce n’est pas facile de rencontrer ce « super ministre ». Mais est très motivé pour la signature des contrats juteux avec ses sbires.

 

20 – Léopold Mboli Fatrane, ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique : 04/20. Exclu pour affairisme au sommet de l’Etat et comportement anti-social

Ce ministre mouille le maillot pour sa survie et celle de ses beaux-parents qu’il a placés un peu partout dans les agences attelées à son ministère.

Renfermé, solitaire, orgueilleux, il vit toujours loin,retiré des autres et très protocolaire. Il serait très proche du Chef de l’Etat dont il est collègue. Effectue de multiples voyages à l’extérieur pour vendre lui-même les diamants, or et autres pierres précieuses au profit de la clique qu’il aurait constitué avec le Président de la République. Il en profite pour se livrer dans les pornographies.

 

21 – Bertrand Touaboy, ministre l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et de la  Promotion des petites et moyennes entreprises : 03,50 /20.Exclu sur décision du Conseil, car, élève clando jamais reconnu

Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Ce ministre, sincèrement est l’exemple patent qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine. Il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.

 

22 – Moukédas Noure, ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : 3/20. Ministre inactif et doit être banni.

Ce ministre a échoué sur tous les plans. Depuis l’organisation des examens et concours jusqu’au dénouement de derniers mécontentement des vacataires. Dans toutes ses actions, il pense toujours aux personnes décédées. Il les intègre ou il leur donne des diplômes de baccalauréats.

 

23- Justin Gourna Nzacko, ministre des Postes et Télécommunications, chargé de la Promotion des NTIC: 03 /20.Appreciation : Nul. Ministre fantôme et escroc

Ancien cadre de la Socatel, cumule son poste de ministre avec celui de Coordonnateur du projet CAB fibre optique. N’est pas en mesure de payer les agents de la SOCATEL qui courent plus de 40 mois d’arriéré et dont certains sont même allés à la retraite dans des conditions inhumaines. Et pour cause, la SOCATEL doit à ce ministre, pourtant et également admis à la retraite, une somme de 46 272 154 F CFA qui lui ont été signifiés par l’actuel DG de Socatel. Mais prenant appui sur sa position actuelle de ministre, Gourna-Zacko ébauche un autre calcul de 93 174 184 F CFA qu’il exige à la Socatel de les lui payer avant que la situation du personnel ne soit décantée. No comment !

 

24 – Arlette Sombo-Dibélé, ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche : 02,50/20 : Nulle. Exclue pour immixtion tapageuse dans la gestion de la caisse du département

Personnage hibou et de moralité peu fiable, elle semble déterminée à mettre le feu à ce département. Arrogante, insolente, orgueilleuse, c’est véritablement, le dernier de tous les ministres. Aussitôt arrivée, elle s’est versée dans un affairisme outrageant dans le secteur du bois. Dotée d’un comportement antisocial, tout le monde se plaint d’elle au point les cadres et techniciens de son département ne veulent même plus l’aider.

Elle a des lacunes notoires dans les traitements même des parapheu

Centrafrique : la mémoire du feu président Ange -Félix PATASSÉ honorée par le Président Faustin Archange TOUADERA

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Centrafrique : la mémoire du feu président Ange -Félix PATASSÉ honorée par le Président Faustin Archange TOUADERA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00051.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photos d'illustration de la mise en valeur de la mémoire de l'ancien président ange Félix Patassé  

Bangui, le 03 Mai 2017

 Par : Herman THEMONA , CNC.

La mémoire du feu Président Ange – Félix PATASSÉ (1993-2003) a été honorée le samedi 29 avril 2017 au camp Kassaï. La cérémonie de baptême des élèves Officiers de la 5ème promotion de l’ESFOA (Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Active) et Sous-Officiers de la 7ème promotion de l’ENFSO (Ecole Nationale de Formation des Sous -Officiers) ,baptisée finalement au nom du feu président PATASSÉ a servi de tremplin à cette reconnaissance prônée et rehaussée par le Président de la République Faustin Archange TOUADERA en présence de dignes représentants de la communauté internationale et diplomatique et la communauté nationale.

Imbu de l’idée de passer à des actes de réconciliation des centrafricains entre eux-mêmes et avec leur histoire, la 5ème promotion de l’ESFOA est passée sous le drapeau sous le nom de : Ange-Félix PATASSE. Signalons le Président PATASSÉ, décédé en mars 2011, a dirigé la République centrafricaine de 1993 à 2003 avant d’être renversé par un coup d’état mené par le général François BOZIZE.

Avec sa prise de pouvoir en 1993 à l’issue des premières véritables élections démocratiques et pluralistes, la RCA inaugurait une nouvelle ère politique, la Démocratie. En baptisant la 5ème promotion de l’ESFOA au nom de l’ancien président PATASSE, l’actuel locataire du palais de la Renaissance veut lancer un message fort de réconciliation aux centrafricains entre eux-mêmes et avec leur propre histoire.

C’est aussi et surtout une marque de reconnaissance au feu président PATASSE qui, en son temps, s’était donné corps et âme pour donner un nom et une image à l’Armée centrafricaine. Hélas, les mutineries et autres tentatives de coups d’Etat n’ont guère permis à cet agronome politicien d’asseoir sa vision.

Le Président de Centrafrique Nouvel Élan (CA-NE), Sylvain NGAKOUTOU PATASSÉ, qui n’est rien d’autre que le fils ainé de feu PATASSE et représentant légal de la famille était présent à cette cérémonie de reconnaissance de la mémoire de son papa. Depuis sa prise de pouvoir, le président TOUADERA n’a cessé de clamer son intention de faire de l’Armée centrafricaine un corps d’élite orienté vers le développement national.

Mais les contingences de l’heure nées de la complexe crise que la RCA traverse encore font que cette volonté, bien qu’elle soit manifeste, tarde à se concrétiser comme en témoigne le réarmement et l’équipement des FACA, la levée totale de l’embargo imposé contre elle au lendemain du raide de la SELEKA sur Bangui et le régime BOZIZE. Sa rester insensible à ce geste de reconnaissance, la famille PATASSE s’est déclarée très honorée à travers cette cérémonie car depuis sa disparition c’est pour la première fois que la République essaie de lui être reconnaissante.

Comme il n’y a pas un sans deux, le Président du CA-NE (Centrafrique Nouvel Elan) 2017 a été aussi décoré à l’occasion de la fête du travail le 1er Mai 2017 au grade de Palme d’Or.

Pour une véritable paix en RCA, il est tout à fait indiqué que la culture de l’amour et de réconciliation prenne forme à l’exemple des efforts visibles consentis par le Chef de l’Etat pour cette noble cause.

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Centrafrique : Quand Sarandji achète la conscience D’ALI DARAS et de ses hommes

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Centrafrique : Quand Sarandji achète la conscience D’ALI DARAS et de ses hommes

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1831.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.
Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.

 

Bangui, le 04/05/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

 

L’on ne parlera jamais assez de la fourberie des plus hautes autorités du pays qui, pour protéger leurs postes, n’hésitent pas à saborder la vie des Centrafricains. De source vérifiée, le PM SARANDJI aurait reçu un certain Assan Bouba, envoyé par Ali Daras à qui il aurait remis la somme de 13 millions de F cfa. Les faits se seraient déroulés à JM résidence lorsque celui-ci était venu à Bangui dans le cadre de la rencontre des groupes armés et le gouvernement en prélude du démarrage du DDRR.

13 millions donnés à des mercenaires qui ont le sang sur la main et qui n’arrêtent pas d’assassiner des Centrafricains. Que veulent au juste les nouveaux dirigeants de ce pays ? Est-ce pour sacrifier sa vie que le peuple Centrafricain a bravé les mauvaises intentions que lui prêtait la Communauté internationale pour aller à des élections finalement jugées démocratiques, libres et transparentes par la même Communauté internationale.

Le fonctionnement de l’administration en générale et particulièrement celle de l’Assemblée Nationale est critique. Les fournitures et les produits d’entretien manquent cruellement. Les fonctionnaires et agents de l’Etat souffrent des arriérés de salaires. Les salaires stagnent alors que le coût de vie galope. Une situation sociale très médiocre qui appelle en urgence une amélioration. Ces chosent ne font pas le souci de nos dirigeants qui ne voient que leurs postes à protéger en offrant gracieusement de l’argent à des rebelles qui ne cessent de se réorganiser pour marcher sur Bangui. N’est-ce pas une tacite manière de soutenir et de pérenniser les actions des groupes armés dans le pays.

Le peuple n’a que trop souffert et savoir que les plus hautes personnalités du pays complotent ardemment pour maintenir ce peuple dans la souffrance est des plus regrettables comportements de dirigeant car selon une source sure, un certain Nordjine serait l’émissaire de SARNDJI auprès des différents groupes armés qu’il ravitaille financièrement.

Le PM, s’il pense pouvoir maintenir son poste en fiançant des rebelles, des mercenaires qui dégouline de sang, doit savoir que ces genres de personnes ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et n’hésitent pas à tuer même ceux qui sont leur soutien. Il suffit  un seul jour de leur dire que vous n’avez rien à leur donner lorsque qu’ils vous le demandent. A bon entendeur salut

Centrafrique : Zémio, accrochage entre UPC et MINUSCA, 3 éléments de l’UPC tués

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Centrafrique : Zémio, accrochage entre UPC et Minusca, 3 éléments de l’UPC tués

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Peuls-armés-2-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Peuls armés 2

Zémio, le 2 mai 2017.

Par : Bertrand Yékoua, CNC.

Parfois, il faut être ferme et dur avec ceux qui ne connaissent que le langage des armes. C’est ce que les éléments marocains de la Ninusca viennent de comprendre après la mort de deux des leurs il y’a 5 mois dans la même région. L’attaque des éléments rebelles de l’UPC sur un convoi escorté par le contingent marocain de la Minusca à Zémio et la réponse musclée de ce dernier à celle-ci témoigne, en quelque sorte, le réveil tardif de cette Minusca face à des menaces pareilles.

Les faits se sont produits le lundi 1er mai à 70 km de Zémio au moment les soldats marocains de la MINUSCA escortent, comme à l’accoutumée, les convois humanitaires pour Mboki. D’après les témoins de l’évènement joints par CNC, un groupe d’une dizaine des Peuls armés assimilés aux éléments de l’UPC? a ouvert le feu sur les convois. Illico, les soldats marocains ont riposté. Bilan de l’attaque: deux éléments abattus sur-le-champ et deux autres capturés, dont un, grièvement blessé, a rendu son âme à l’hôpital militaire de la MINUSCA à Zémio. Ce qui augmente le nombre des rebelles tués à 3.

Cette attaque s’est produite après une incursion sanguinaire au milieu de la semaine dernière d’un groupe d’une vingtaine des Peuls dans la ville de Zémio. Une incursion qui a coûté la vie à six personnes, prises au piège et égorgées.

La MINUSCA n’a pas encore réagi selon nos sources ici à Zémio et le gouvernement banguissois, d’après les termes de la population locale, ignore que Zémio fait partie de la Centrafrique.

Les habitants de Zémio, Rafaï, Nboki, Bangassou vivent dans la peur et certains passent des nuits dehors sur les toits afin d’éviter aux différentes captures qu’organisent les groupes armés dans la région. La capture la plus cruelle et très craint dans la région est celle la rébellion de la LRA de Joseph Kony actuellement libre de circuler et de tuer qui il veut dans la région.

Copyrigh@t2017CNC.

Centrafrique : Déclaration de Monsieur Ferdinand Alexandre N’guendet sur la célébration du 1er Mai 2017

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Centrafrique : Déclaration de Monsieur Ferdinand Alexandre N’guendet sur la célébration du 1er Mai 2017

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00021.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Alexandre Ferdinand  Nguédet. CNC

 

Le premier mai a été instauré comme journée internationale des travailleurs. Aussi en ce jour, partout sur Terre nous célébrons la valeur travail. Une valeur sociale qui est enracinée dans le tryptique de notre devise nationale : Unité-Dignité-Travail. C’est que dès le début de notre république, le père-fondateur de la RCA, Barthélémy Boganda, a perçu la dimension éminemment symbolique du travail pour une jeune Nation comme la nôtre dont l’ambition affichée est sans conteste le développement politique, économique et social.

En résonnance à cette vision, le Rassemblement Pour la République (RPR) promeut le travail, qui se trouve être au cœur même de notre pensée et pratique politique en plus des notions d’égalité et de développement (dans tous les sens du terme) qui nous sont si chères. En effet, aucune politique n’est conséquente ni crédible si en période de chômage de masse, aucune propositions concrète et réaliste n’est pensée et mise en application.

Quel est le sens aujourd’hui de célébrer, ici à Bangui, le 1er Mai 2017, la fête du travail, quand le chômage est devenu endémique, et quand il est mécaniquement impossible de créer de l’emploi ? Impossible, car 80% du territoire est sous occupation de groupes armés de mercenaires étrangers qui esclavagisent les travailleurs centrafricains, les tuent, les pillent, les terrorisent, les violent et les violentent.

70% des travailleurs centrafricains relèvent du monde rural, du monde agricole, mais comment aller cultiver, aller pêcher, aller vendre les produits de son dur labeur quand un Ali Darass sème la mort sans réaction aucune des autorités en place ni des forces internationales sous mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU ?

Là où la sécurité n’existe pas, le travail n’existe pas. Alors nous sommes en droit de nous demander ce que nous célébrons au juste en ce jour ? Comment peut-on décemment demander aux Centrafricains de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto, de la Nana Gribinzi, de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé et de toutes les zones sous la coupe des mercenaires-terroristes étrangers (Ali Darass, Siddiki, Joseph Kony, etc.) de se réjouir en ce 1er mai alors qu’ils ne peuvent pas aller au travail, alors qu’ils sont assassinés à l’échelle industrielle sans provoquer l’émoi du pouvoir au silence complice, du moins coupable ?

Le RPR ne peut pas cautionner une telle politique ouvertement contre les Centrafricains et leurs intérêts, donc foncièrement contre les travailleurs centrafricains. L’heure n’est pas à la distribution de breloques et à la réjouissance béate, à Bangui, à travers la multiplication de fêtes et d’anniversaires indécentes pour endormir la population. L’heure est au redéploiement des forces de défenses et de sécurité centrafricaines sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones colonisées par les forces négatives des mercenaires-terroristes tel l’ennemi public n°1 de la RCA qu’est Ali Darass. L’heure est au réarmement des FACA pour rétablir pleinement la sécurité sur tout le territoire national. L’heure est résolument à la neutralisation immédiate des ennemis de la Centrafrique représentés par les Ali Darass, Joseph Kony et et autres Siddiki. L’heure est la restauration urgente de l’autorité de l’Etat dans tout le pays.

Seuls ces préalables seront à même de créer les conditions d’un retour assuré à l’emploi, d’un retour définitif des travailleurs aux champs, à la mine, au chantier, à l’atelier, au marché, sur les routes, etc.

Toute politique qui se refuse de traquer et neutraliser définitivement les destructeurs du travail des centrafricains n’est autre que de la distraction, de la diversion, du mensonge. Mais aujourd’hui plus personne n’est dupe.

Car il faut comprendre qu’en ce jour très symbolique, ce n’est pas à l’avenue des martyrs que l’on devrait se trouver ou se pavaner en suivant des défilés, mais auprès des martyrs actuels d’un Ali Darass, d’un Siddiki ou d’un Joseph Kony. C’est la seule position qui convient en ce moment historique.

Puisse cette célébration être le dernier du genre, pour que demain nous puissions nous diriger dans le sens de festivités, de célébrations normales, normalisées avec des travailleurs centrafricains libres, productifs, en sécurité et dignes..

Vive la RCA !

Vive les travailleurs centrafricains !

Fait à Bangui, le 1er Mai 2017

Son Excellence, Ferdinand Alexandre N’guendet,

Ancien Président du Conseil National de Transition (CNT)

Ancien Chef de l’Etat de Transition par intérim,

Président-Fondateur du Rassemblement Pour la République (RPR)

Centrafrique : Le porte-parole de la présidence rend compte des activités du Chef de l’Etat

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Centrafrique : Le porte-parole de la présidence rend compte des activités du Chef de l’Etat

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1986.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Albert  Mokpem,  porte parole de la présidence de la république .
Monsieur Albert Mokpem, porte parole de la présidence de la république .

 

 

Bangui, le 30 Avril 2017

 Par : Herman THEMONA CNC,

Pour rendre compte des activités du président de la République, le ministre conseiller à la présidence chargé de la communication et prote parole de la présidence a animé une conférence de presse pour informer les hommes de media sur l’agenda du président de la république et des activités réalisées la semaine écoulée.

 POINT DE PRESSE N° 10 Semaine du 24 au 30 avril 2017

La semaine et le mois qui s’achèvent nous conduisent vers les festivités et les décorations de la Fête du Travail. A cette occasion, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA, le Premier Ministre Simplice Matthieu SARANDJI et son Gouvernement vont mettre à l’honneur au cours de ce week-end des dignes filles et fils qui tant bien que mal et parfois dans des conditions difficiles ont œuvré pour le relèvement de la RCA.  En visite de travail en République Centrafricaine, le Président du Groupe d’Amitié Parlementaire France-Afrique Centrale, le Sénateur Français Jacques LEGENDRE s’est vu décerner au Palais de la Renaissance par le Président de la République, Chef de l’Etat, la Cravate de Commandeur dans l’Ordre de la Reconnaissance Centrafricaine. L’amitié du Sénateur Jacques LEGENDRE pour la RCA date des années 60, à l’époque où il était Professeur au Lycée Barthélémy BOGANDA de Berbérati. ……………….

Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature le Professeur Faustin Archange TOUADERA a ouvert la cérémonie de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux au Palais de Justice de Bangui. La présence du Chef de l’Etat à cette cérémonie marque son attachement et la volonté de renforcer les capacités des institutions judiciaires en vue de promouvoir la justice et la bonne gouvernance. La profession connaît des conditions de travail difficiles depuis des années, le Président de la République s’engage à y remédier. ………………

Ce samedi matin, le Président de la République, Chef Suprême des Armées s’est rendu au Camp Kassaï pour le baptême des Sous-Officiers et Officiers sortis de l’Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Actives (ESFOA). Ces formations qui ont démarré en 2012 et qui devaient durer deux ans ont été perturbées par la crise qu’a connue notre pays. Elles arrivent à leur terme aujourd’hui avec cette cérémonie haut en couleurs qui a fini par un défilé militaire. Deux promotions ont été baptisées : – Ange Félix PATASSE pour les Officiers par le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA ; – Paterne LOBO pour les Sous-Officiers par le Ministre de la Défense Nationale Joseph YAKETE. La cérémonie de ce matin témoigne du bon déroulement de la réforme de nos Forces Armées en cours.  Autre avancée au sein de nos Forces, la nomination des Elèves Officiers par décrets présidentiels cette semaine dans leurs grades respectifs. ………………

Au Chapitre des Audiences La visite de courtoisie cette semaine au Chef de l’État de Monsieur Thierry KAMACH à la tête d’une délégation du parti politique MOUNI a été l’occasion de confirmer le soutien sans faille de ce mouvement à l’action du Chef de l’État et à la politique de son gouvernement. ……………

Le Président de la République a aussi reçu longuement le Président de l’Assemblée Abdou Karim MECKASSOUA. Leur entrevue a porté sur les projets de loi en cours sur le bureau des commissions de l’Assemblée Nationale notamment sur la session budgétaire, la loi des règlements, la loi de finances et surtout les grandes lois en préparation au niveau de l’Assemblée Nationale comme la loi sur la décentralisation qui est une grande priorité dans le programme du Professeur Faustin Archange TOUADERA.  ……………….

L’autre audience à mentionner concerne la délégation de la Société française KERTEL conduite par son PDG Lionel ROZENBERG. Spécialisée dans la télécommunication, KERTEL envisage la possibilité d’un partenariat avec la SOCATEL pour le renforcement de son système de réseaux, l’importation de la fibre optique et la téléphonie mobile.

Sur le plan national nous déplorons la disparition des suites d’une maladie le 28 avril de l’Évêque de Bambari Monseigneur Edouard MATHOS. Au nom du peuple centrafricain, le Professeur Faustin Archange TOUADERA a exprimé sa grande consternation et a présenté dans un message de condoléances à l’Église Catholique en Centrafrique et à la famille éplorée, ses sentiments de compassion et de sympathie très attristés.

Tels sont les moments dominants que nous pouvons évoquer dans l’agenda du Président de la République, Chef de l’État au cours de cette semaine.

Le Conseiller en Communication Porte-Parole de la Présidence Albert Yaloké MOKPEME.

 

 

Centrafrique : La FAO inquiète du sous-financement du secteur agropastoral, un réel danger d’ici 2018

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Centrafrique : La FAO inquiète du sous-financement du secteur agropastoral, un réel danger d’ici 2018

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19721.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Jean Alexander Scaglia. Crédit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.
Monsieur Jean Alexander Scaglia. Crédit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 1er mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

L’heure est grave et le danger guette sérieusement le secteur agropastoral en République centrafricaine. M. Jean Alexandre Scaglia, Représentant Résident de la FAO – partenaire principal du secteur agropastoral en a exprimé son inquiétude le 28 avril 2017 lors d’un café de presse à Bangui. Si le faible niveau de financement du secteur par la Communauté internationale reste tel qu’il est actuellement, la FAO risque d’arrêter brutalement son appui aux milliers de paysans dans le cadre de la stabilité du pays, sachant que la dernière crise laisse croire que l’instabilité est aussi fonction de la situation économique des ménages.

« Il est probable que les appuis directs de la FAO fournis depuis 2014 et qui ont permis une amélioration visible de la production agricole, alors que le retour des réfugiés s’annonce, ces appuis disparaitront en 2018 si la communauté internationale continue de ne pas soutenir ou de soutenir faiblement des besoins de relance rapide en Centrafrique », s’est inquiété M. Jean Alexandre Scaglia, Représentant Résident de la FAO en Centrafrique.

Or, la dernière crise militaro-politique en République centrafricaine a laissé entrevoir la situation économique défavorable des ménages surtout des jeunes dont plus de 80% vivent en milieu rural, comme étant l’une des causes profondes. D’ailleurs, c’est pour cela et averties à plus d’un titre que les nouvelles autorités ont placé l’agriculture au rang de la deuxième priorité nationale après la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Même dans le Plan Marshall de relèvement et consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) soumis aux bailleurs de fonds, le 17 novembre 2016 à Bruxelles, un chapitre d’importance a été réservé à l’agriculture dans le Pilier de la Relance économique.

Seulement, au moment où la priorité nationale s’oriente clairement sur le monde rural, voilà que le principal partenaire financier du secteur, la FAO va enregistrer un faible taux de mobilisation de ressources afin de financer les activités des paysans. « … le bouclage financier de cette campagne 2017 a été particulièrement compliqué », a résumé en substance Jean Alexandre Scaglia qui a tenu à remercier les quelques partenaires qui continuent de financer le secteur, à savoir le Gouvernement de Royaume-Uni, l’Union européenne et les Etats unis d’Amérique.

Evidemment, ce sera un grand gâchis si la communauté internationale n’intervient pas vite. Car de 2014 à ce jour, d’importants investissements et progrès ont permis d’avoir des acquis énormes. Selon Scaglia, « suite à la dernière récolte agricole réalisée en début 2017 en RCA, on constate que par rapport à l’année 2015, l’année 2016 a vu la plupart des cultures augmentées avec certains chiffres remarquables », a confié le Représentant Résident de la FAO. Parlant des chiffres, l’on retiendra l’augmentation de 45% de la production de manioc ; 20% de la production de maïs ; 21% de la production d’arachide ; 14% de la production du riz. Ces rendements sont soutenus essentiellement par l’augmentation de surface, et donc signe d’une certaine sécurité et de rétablissement de confiance au sein du monde rural.

A ce tableau reluisant en matière d’agriculture s’ajoute celui de l’élevage avec une reconstruction réelle du cheptel avec une augmentation du nombre de bétails de 23% pour les bovins et 41% pour les petits ruminants. « Ce sont des véritables indicateurs de stabilité du monde rural », a martelé Jean Alexandre Scaglia.

Cependant, pour la compagne agricole 2017 dont le faible financement inquiète le Représentant de la FAO, 133 000 ménages sont visés pour être assistés par la FAO dont quelque 69 400 au cours du premier cycle. Ces ménages devront bénéficier des semences et d’outillages. « Ce genre d’assistance permet de rétablir durablement la sécurité alimentaire des ménages et d’accélérer le processus de reconquête de terres rurales », a fait savoir le Représentant de la FAO.

Ces plaidoyers du Représentant Résident sont également ceux des bénéficières directs que sont les paysans centrafricains, ainsi que la population en général qui souhaite vivre dans un pays stable.

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Centrafrique : Le Parti MOUNI de Thierry Kamach à la rescousse du Groupe parlementaire de Touadera

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Centrafrique : Le Parti MOUNI de Thierry Kamach à la rescousse du Groupe parlementaire de Touadera

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1969.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Thierry Kamach. Credit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.
Thierry Kamach. Credit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 1er mai2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Ce samedi 29 avril 2017, M. Thierry Kamach, Président du parti Mouvement national des indépendants (MOUNI), assisté des Membres de son bureau politique dont Christian Lengbé 1er Vice-président, a animé une conférence de presse à l’hôtel Oubangui. Au centre de l’exercice de questions-réponses avec les professionnels des médias, l’annonce de la création du Groupe parlementaire MOUNI à l’Assemblée nationale en vue de soutenir les actions du Président Touadera aux côté de son propre Groupe parlementaire, ‘’Les Cœurs Unis’’.

Après plus d’un an de son existence et d’exercice parlementaire, le Parti MOUNI décide enfin de constituer son Groupe parlementaire. Une dizaine de Députés de la Nation sur la cinquantaine de candidats présentés aux dernières élections législatives par ce parti siègent à l’Assemblée nationale. Le Groupe parlementaire MOUNI, à peine constitué, a rejoint le camp de la majorité présidentielle pour soutenir le Groupe parlementaire ‘’Les Cœurs Unis’’ du Président de la République Faustin Archange Touadera.

La motivation de MOUNI consiste à soutenir ce qu’il estime être l’intérêt général, à savoir la vision portée par le Chef de l’Etat pour le relèvement post-crise de la RCA. Alors qu’une telle vision dans le microcosme politique actuel ne saurait s’imposer tant que le Président ne dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale. « Comme vous le savez, la majorité présidentielle a perdu pratiquement tous les postes au sein du bureau de l’Assemblée nationale. Ce qui est inadmissible. Donc, nous avons décidé de nous organiser afin de rattraper ce handicap. Il sera question de mettre une équipe forte auprès du président de la République et sa majorité au niveau du parlement », a déclaré Thierry Kamach, lors de la conférence de presse de samedi dernier.

En effet, le point sur le nouveau positionnement de MOUNI a fait l’objet d’échange avec le président Touadera le 24 avril dernier, lors d’une audience accordée par ce dernier au bureau politique de MOUNI. A cette occasion, le bureau politique de MOUNI conduit par son président Thierry Kamach, a clairement exprimé son « inquiétude » sur l’organisation de majorité présidentielle au sein de l’Assemblée nationale entre autres sujets abordés dont les problèmes sécuritaires du pays et des échanges sur l’armée nationale.

A en croire Thierry Kamach, « actuellement, il ne devait pas y avoir normalement d’opposition dans notre pays, parce qu’on s’oppose à quoi finalement ? Nous avons un pays à moitié occupé où tous doivent s’unir pour rétablir la sécurité et l’Etat », a-t-il martelé. Allusion faite aux mouvements de certains partis qui s’organisent ces derniers temps pour constituer un front de l’opposition démocratique face à Touadera. Le parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de Anicet Georges Dologuélé s’est nettement positionné en chef de fil de l’opposition et pas plus tard que le 29 avril dernier, le parti Rassemblement pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre Nguendet auparavant membre de la majorité présidentielle vient d’emboiter les pas à l’URCA.

Relevons néanmoins qu’à la naissance de MOUNI, un Accord politique a été signé entre ce parti et l’URCA. Du coup, le soutien de MOUNI à Touadera tonne comme un divorce avec l’URCA et une alliance contre-nature avec le pouvoir. Sur la question, Thierry Kamach lève l’équivoque : « au 1er tour des élections de 2015, le parti MOUNI a signé un Accord politique avec le parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de Anicet Georges Dologuélé. Cet accord est un accord de partage de pouvoir, s’il y avait élection de ce candidat. Cet accord prend fin dès lors que l’élection n’a pas eu l’issue escomptée. Du coup, tous les partis qui ont signé, comme nous, sont libres de mener leur politique », a-t-il expliqué.

Notons qu’à l’occasion de cette conférence de presse, M. Willyam Wabem-Ndede, 5ème Vice-président et Porte-parole de MOUNI a annoncé que son parti a fait la proposition de la création d’une structure au sein de la Police centrafricaine, le DCPAF, pour la sécurisation des frontières du pays.

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Centrafrique : les Chinois à pied d’œuvre pour la réhabilitation de l’Ecole Gbaloko

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Centrafrique : les Chinois à pied d’œuvre pour la réhabilitation de l’Ecole Gbaloko

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19663.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>École Gbaloko Konga. Credit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.
École Gbaloko Konga. Credit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 1er mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Au nombre des établissements scolaires saccagés voire totalement détruits lors de la dernière crise en Centrafrique, l’Ecole d’Amitié Chine-Centrafrique située à Pk 15 de Bangui sur la Route de Boali. Le 27 avril 2017, M. Wan Peng, 1er Conseiller à l’Ambassade de Chine en Centrafrique, en compagnie des Anciens Ministres d’Etat, à savoir M. Christophe Gazam-Betty et Mme Marie Noëlle Koyara, a visité l’établissement dans la perspective d’une réhabilitation rapide. Les élèves du village Konga dont Mme Koyara est le Chef du village sont également venus plaider pour leur école.

« Nous n’abandonnerons jamais cette école », a ainsi rassuré le 1er Conseiller de l’Ambassade de Chine à l’issue de la visite guidée des locaux de l’école Gbaloko. De quoi rassurer le personnel et les élèves que d’ici peu leur établissement fera peau neuve.

Evidemment, la visite voulue et organisée par les Anciens Ministres d’Etat a permis à l’émissaire de l’Ambassade de Chine de palper du doigt l’état de délabrement des locaux, ainsi que les difficiles conditions de travail et d’étude du personnel et des élèves. Cela va sans compter la surpopulation de l’établissement qui passe aujourd’hui à près de 3000 élèves (filles et garçons) à ajouter à quelque 2000 élèves du Village Konga.

A première vue, ce sont des bâtiments hors d’usage qui abritent les activités scolaires, puisque abimés lors de la dernière crise ; les tables-bancs emportés laissant les élèves apprendre à même le sol.

L’ancien Ministre d’Etat Christophe Gazam-Betty rappelle la démarche ayant abouti à cette visite : « Nous avons attiré l’attention de Monsieur l’Ambassadeur de Chine sur cette école construite par la Chine et qui a été vandalisée lors des événements qu’a connus le pays. Au début, on pensait amener des kits scolaires, mais tout de suite au regard de l’état du délabrement de l’école toute entière, nous avons changé d’option pour demander une réhabilitation totale et une dotation de l’établissement, ainsi que la construction d’autres bâtiments puisqu’il y a encore de l’espace ».

Quant à Mme Marie Noëlle Koyara, ancien Ministre d’Etat également, l’on n’a pas besoin d’être Ministre ou occupant un poste à la tête de l’Etat pour œuvrer aux côtés de la population. « C’est une manière pour chacun de nous de faire ce dont il est capable en tant que fille et fils de ce pays pour nous mettre au service de notre Nation », a-t-elle confié. Et de se faire complétée par M. Gazam-Betty en ces termes « cela tombe juste que nous ne sommes pas en période électorale pour ne pas que les gens pensent que nous visons quelque chose derrière. Nous le faisons parce qu’on aime notre pays ».

C’est une bonne nouvelle pour le personnel de ladite école et les élèves, en témoigne la reconnaissance exprimée par M. Silas Deounaï-Lataï, Directeur de l’Ecole Garçon : « Nous, ainsi que les parents d’élèves de l’Ecole Gbaloko, témoignons notre gratitude à l’endroit de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Chine en Centrafrique et du Gouvernement Chinois ainsi que les Hautes autorités de notre pays d’être qui sont venus personnellement toucher du doigt les réalités palpables dans lesquelles se trouve notre école. Leur visite nous rassure quant à la réhabilitation très prochaine de notre école. »

Pour mémoire, l’Ecole d’Amitié Chine-Centrafrique de Gbaloko est l’œuvre de la coopération agissante et gagnant-gagnant Sino-centrafricaine, créée en 1992.

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CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A PRÉSIDÉ LA CEREMONIE DE BAPTÊME ET DE TRIOMPHE DES OFFICIERS ET ÉLÈVES SOUS OFFICIERS DE L’ESFOA.

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Centrafrique : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A PRÉSIDÉ LA CEREMONIE DE BAPTÊME ET DE TRIOMPHE DES OFFICIERS ET ÉLÈVES SOUS OFFICIERS DE L’ESFOA.

 

7e promotion Esfoa  baptisé au nom de l'ancien président  Patassé.

 

Bangui, le 29/04/17

 Par : Herman THEMONA CNC,

Le DISCOURS DE SON EXCELLENCE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A L’OCCASION DU TRIOMPHE DE LA 7è PROMOTION DE L’ESFOA ET DE LA 5è PROMOTION DE L’ENFSO au camp Kassai Ensuite la 7eme promotion des officiers a été baptisée « promotion Président Ange Félix Patassé » par le Président de la République. Ces derniers ont porté leurs galons de Sous-lieutenant. Ce baptême et triomphe des officiers et sous-officiers met donc un terme à 5 années au lieu de deux passées sous le statut d’élèves officiers et sous-officiers à cause des évènements douloureux qu’a connus la RCA.  Bangui, le 29 Avril 2017

Mesdames et Messieurs.

La cérémonie du Triomphe de la Septième Promotion de l’Ecole Spéciale de Formation des officiers d’Active ESFOA et de la sortie de la Cinquième Promotion de l’Ecole Nationale de Formation des Sous-officiers ENFSO, constitue pour moi un réel motif de satisfaction. Pour la première fois en effet, depuis mon accession à la Magistrature Suprême de État, les Élèves officiers d’Active et les Élèves Sous-officiers éprouvent la joie d’achever leur formation initiale. Depuis l’année 2013, le cycle de l’instruction au Centre de Formation de Kassaï CFK a été interrompu, en raison des vicissitudes liées aux multiples crises auxquelles notre pays a été soumis. La cérémonie de ce matin revêt pour moi une importance particulière, car avec le retour à la légalité constitutionnel, j ‘ai autorisé la poursuite de la formation au sein de cette académie militaire en dépit des nombreuses difficultés de trésorerie rencontrées . Cela participe de ma volonté de renforcer l’engagement des hommes à travers une politique de renouvellement des personnels et l’acquisition de la valeur militaire qui exige, le goût de l’effort, de l’abnégation, de sacrifice et de dévouement. Voilà pourquoi, par ma présence, je voudrais traduire tout l’intérêt que je porte à la formation au sein de l’Armée Nationale, et exprimer ainsi ma volonté d’accomplir fidèlement les vœux du peuple de voir renaître son armée.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ; Généraux, officiers, sous officiers, Hommes du Rang ; Distingués Invités ;-Mesdames et Messieurs ;

Nous sommes ici pour la sortie des jeunes officiers et des jeunes sous officiers. Mais nous sommes surtout ici, pour parler de l’avenir de notre armée nationale. Mon Colonel, en encourageant les jeunes officiers et sous officiers à préserver les valeurs essentielles qui leur ont été inculquées à savoir la discipline, l’esprit de sacrifice et la conscience qui peuvent permettre de défendre courageusement la nation, vous avez bien évidemment mis l’accent sur les principales vertus qui doivent guider l’action du soldat. Comme je l’avais déclaré lors de mon investiture le 30 Mars 2016, et répété au moment de la présentation des vœux à la Nation pour l’année 2017 , “la priorité des priorités en République Centrafricaine demeure la sécurité durable et la défense du territoire 

“La sécurité est donc une exigence républicaine, c’est la première des libertés fondamentales de nos concitoyens. ” Il est donc indispensable, de procéder avec méthode à la reconstruction d’un outil de défense efficace. Cela passe par un état des lieux complet et exhaustif et par la définition d’une stratégie de défense cohérente, s’appuyant sur la Politique Nationale de Sécurité (PNS) que je viens de valider en comité stratégique et par une mobilisation des ressources efficaces qui permettront de mettre en œuvre une Loi de Programmation Militaire (LPM) avec laquelle sera conduite dans la durée la reconstruction des FACA. Dans ce cadre, les pays donateurs que j’ai rencontrés le 17 novembre de l’année dernière à Bruxelles, m’ont donné des assurances. Mais je voudrais cependant affirmer ici, que la mise en œuvre des réformes dans lesquelles sont entrées les forces armées prendront du temps. Je m’engage donc, à travailler ardemment pour qu’ensemble nous puissions apporter du sang nouveau à notre armée nationale. Nous avons besoin pour cela Mesdames et Messieurs, l’appui indispensable de nos partenaires au développement. Dans ce registre, je voudrais saluer le soutien que n’a cessé de nous apporter la Communauté Internationale, à la tête de laquelle les Nations unies à travers la Minusca, ensuite l’Union Africaine, puis les pays de la Sous-Région, notamment la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale (CEMAC), la communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Je n’oublierai pas les organismes et les structures qui ont contribué à la réhabilitation des locaux militaires notamment le FSD,- l’UNMASS pour ne citer que ceux-là. Je n’oublierais pas non plus [a France, dont l’appui constant ne nous a pas fait défaut durant les moments difficiles et les États Unis d’Amérique pour leur soutien. Je voudrais, également exprimer ma haute appréciation de l’action que mènent les l’Union Européenne’. en faveur de la République Centrafricaine, ainsi que pour toute l’attention particulière qu’elles ne cessent d’accorder à la réhabilitation de notre institution militaire. Cette appréciation concerne notamment l’EUTM, la mission militaire de l’Union Européenne de formation opérationnelle dont la mission s’établit autour de trois axes principaux, notamment le Conseil Stratégique au Ministère de la Défense Nationale et à l’État-Major des Armées, ensuite, l’éducation et la Formation des Officiers, des Sous Officiers et des spécialistes, et enfin l’entrainement opérationnel des FACA.

Dans cet ordre d’idées, la première compagnie du 3è Bataillon d’Infanterie Territoriale BlT 3, avait déjà subi une formation normée et sanctionnée par un certificat en décembre dernier. Ils sont désormais opérationnels. Je voudrais à cet effet, exprimer toute la satisfaction que je ressens à cet égard, car cette formation, selon les comptes rendus qui m’en ont été faits, s’est poursuivie avec la préparation opérationnelle de deux autres compagnies du BIT 3, puis du BIT 1 , afin de permettre à nos forces de reprendre progressivement leurs missions régaliennes et de restaurer l’autorité de État sur le territoire national.

Je ne saurais également passer sous silence la possibilité qui nous est désormais offerte de réaliser le DDRR. Je voudrais saluer ici l’engagement de la Banque Mondiale qui a octroyé le financement nécessaire pour la mise en œuvre de ce programme qui permettrait l’accélération du processus de désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex combattants. ll s’agit là d’un enjeu important, qui devrait favoriser l’amélioration des -perspectives de paix et de reprise économique en République Centrafricaine.

Jeunes officiers de la Promotion Ange Felix PATASSE Jeunes Sous officiers de la Promotion Sergent Hugues Paterne LOBO ; En dépit du temps exceptionnellement long et des difficultés rencontrées, vous voilà au terme de votre formation. Sachez surtout que le renom de notre patrie dépend de la détermination de ses forces à y faire régner l’ordre et la discipline. Je vous encourage à faire preuve d’abnégation et de détermination dans ta tâche que vous aurez à réaliser, car vous constituez dès aujourd’hui, un échantillon d’avant-garde. Je vous exhorte à préserver l’idéal militaire, à garder à présent à l’esprit, les notions de base de la discipline militaire, à faire montre d’une disponibilité permanente dans l’accomplissement de la tâche.

Même si la République Centrafricaine, est remise sur les chemins de ta démocratie et du développement, il subsiste encore des menaces qui exigent une grande vigilance et un engagement décisif de la part de nos forces armées. Je voudrais pour terminer, adresser mes sincères remerciements aux encadreurs civils et militaires pour leur disponibilité, leur dévouement et surtout pour leurs riches interventions qui ont pu consolider le socle de l’enseignement dispensé tout au long de votre formation. Vive la République ! Vive l’Armée Nationale ! Vive la Solidarité Internationale ! Je vous remercie.

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Centrafrique : JUSTICE en RCA, LE JUSTICIER EST-IL DEVENU LE BOURREAU DU JUSTICIABLE ?

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Centrafrique : JUSTICE en RCA,  LE JUSTICIER EST-IL DEVENU LE BOURREAU DU JUSTICIABLE ?                                                                                                                       

 

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Bangui, le 30 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

La magistrature centrafricaine est une branche de métier noble, organisée et hiérarchisée. Elle détient à elle seule le monopole de la noble mission de rendre la justice au nom du peuple. La justice étant le fondement de toute démocratie et aussi un outil de l’harmonisation de la vie en société. Depuis fort longtemps, le peuple au nom duquel la justice est rendue se plaint et redoute les comportements, exactions, malversations, manipulations voire la corruption de ceux qui ont prêté serment de dire le droit, de rendre la justice et de redresser les torts. Ainsi le citoyen lambda se pose sans cesse les questions suivantes : le justicier est-il devenu le bourreau du justiciable ? Peut-on parler de respect de l’éthique et de la déontologie dan la justice centrafricaine ?

Comment expliquer que le sort de certains dossiers en instance est traité et scellé en dehors des tribunaux ? Une affaire pendante qui a fait le tour des réseaux sociaux mettant à nue les dysfonctionnements de cette structure nous amène à nous intéresser à ce secteur d’activité. Il s’agit de l’affaire Christ BANGASSOU contre Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC). Dans cette affaire, le Defunt père François BANGASSOU avait contracté un crédit à la consommation à la BPMC pour deux millions de francs CFA en hypothéquant sa maison. Le dit prêt n’étant pas encore soldé que l’emprunteur mourut en exile à Lomé au Togo. Ayant constaté la défaillance dans l’exécution du contrat, la maison hypothéquée fut systématiquement et sans autre forme de démarche vendue pour cinq millions à une tierce personne par la BPM. Ainsi commença une interminable bataille judiciaire entre les héritiers légaux du decujus et l’acquéreur de la maison sur fond de rebondissements épisodiques étonnants. Ce cas pratique digne d’un thème de travaux dirigés des étudiants en droit suscite des indignations et interroge : la BPMC avait-elle connaissance que l’emprunteur est hors du territoire national et de surcroît mort avant de vendre la maison ?

Sachant que la seule absence ne justifie pas la défaillance, la banque s’est-elle rapprochée des héritiers ou de la famille avant de procéder à la vente du bien ? La maison avait-elle fait l’objet d’une évaluation par un expert ? La mise à prix aussi ? Les cinq millions représentaient-elles la valeur marchande de la maison ? Entre le prêt et la vente de la maison, la différence a fait l’objet d’un versement à la famille ? Est-ce logique que pour un prêt minable, une famille perd un patrimoine inestimable de plus de cinq cents hectares de terre ? Comment expliquer le fait q’une procédure suivait son cours que parallèlement la banque conclût un accord de versements avec les héritiers de l’emprunteur ? La logique aimerait qu’à la constatation de la défaillance, la banque se rapproche des co-emprunteurs ( s’il y en a ), des héritiers ou de la famille via des relances avant de mettre à exécution son droit d’hypothèque.

De nombreuses vices de procédure et de zones d’ombre gravitent autour de ce dossier et cela nous ouvre la voie de faire le procès de la justice centrafricaine. Il faut noter que le vrai désordre dans une société, c’est le manque de justice. Force est de constater que les animateurs de cette justice utilisent ce privilège comme un patrimoine familial pour régler de sales besognes. La magistrature en général n’est pas mise en cause mais quelques brebis galeuses se sont invitées dans ce corps de noblesse pour hypothéquer leur image. Il est vrai que la justice manque cruellement de moyens matériels, financiers et humains pour mener à bien sa mission. Ce phénomène est à l’origine de la lenteur, retard avec des conséquences immédiates sur l’augmentation des détenus en instance de jugement. Il faut aussi relevé que la magistrature est rattrapée par la corruption, la partialité, la malversation, le laxisme imputant ainsi la confiance du peuple. La magistrature est ainsi devenue une des administrations les plus corrompues alors qu’ils ont un traitement salarial privilégié par rapport à la grille indiciaire générale. Notre justice est malade et doit être mise en soins intensifs. Il est temps que les choses reviennent à l’état initial en modifiant les comportements par des réformes et des cycles de formation pour les adapter à l’évolution de la société ( cybercriminalité, économie numérique etc…).

Cette analyse est loin d’un réquisitoire contre la magistrature centrafricaine mais plutôt une inquiétude, un ressenti sociétal. Pour ce faire, nous invitons le President de la République qui de droit est le President du conseil supérieur de la magistrature, garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire sans ignoré le garde des sceaux de prendre leur responsabilité pour faire cesser ce dysfonctionnement. La confiance aux institutions, la réconciliation, la sécurité et la paix n’ont d’autre dénominateur que la justice…alors pensez-y. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 29 avril 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062

 

Centrafrique : Le Général-braqueur des anti-Balaka ZARI Bienvenu alias Abba Rafal abattu par ses éléments.

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Centrafrique : Le Général-braqueur des Anti-Balaka ZARI Bienvenu alias Abba Rafal  abattu par ses éléments.

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Bangui, le 29 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Quand on se baigne dans la criminalité absolue, on doit s’attendre forcément à ses conséquences tout aussi cruelles. Le sanguinaire et braqueur autoproclamé « général d’armée » des anti-Balaka ZARI Bienvenu alias Abba Rafal, appelé en renfort par le maire de Bocaranga pour commander cette milice dans la région de l’Ouham-Péndé, vient de subir le même sort qu’il a longtemps réservé à ses concitoyens dans sa région : Il est abattu froidement par l’un de ses éléments à Bang à la frontière avec le Cameroun et Tchad.

Dans un article mis en ligne sur corbeau new et intitulé « vol spectaculaire d’un troupeau de 200 bœufs par les Anti-Balaka au village MbartaNdenga » dans lequel, nous avions dénoncé le comportement anti-citoyen de sieur ZARI Bienvenu alias Abba Rafal, sur les paisibles citoyens de la Préfecture de l’Ouham-Péndé. A seulement une semaine passée, ce criminel Abba Rafal de son vrai nom ZARI Bienvenu vient à son tour d’être abattu à bout portant par ses propres éléments anti-Balaka.

Selon les renseignements recueillis sur place, les faits s’étaient déroulés dans la commune de Bang, frontalière avec le Cameroun et Tchad où il était parti s’installer avec ses éléments anti-Balaka, trois heures après les retraits des hommes de la coalition RJ-Séléka.

En l’absence des gendarmes, policiers et douaniers qui ont fui la ville au moment de l’attaque des éléments de la coalition RJ-Séléka, le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal s’est installé sur l’administration fiscale de la région. En lieu et place des douaniers, il collecte, avec ses éléments, les taxes et impôts sur les commerçants et transporteurs aux barrières, à la gendarmerie et dans les marchés, et ce, au nez et à la barbe de quelques douaniers de retour et une poignée des militaires FACAs déployés dans la ville.

Selon certains témoins, tout a commencé sur une légère dispute opposant le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal avec quelques-uns de ses éléments sur le partage de l’argent rentré des droits de douane. D’après ces témoins, ses éléments lui auraient reproché sa manière de dépenser, sans leur consentement, toutes les recettes qu’ils ont faites.

Selon d’autres témoins, le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal leur aurait joué un sale coup, en faisant convoyer, par d’autres personnes de son ethnie et non membres du groupe, plus de 80 têtes de bœufs volés des leveurs ensemble à une destination inconnue. Mécontents, ils l’ont abattu.

Dans ce genre des trafics, les conflits ou les règlements de compte sanglants ne manquent jamais. Le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal, l’impitoyable donneur des morts et protégé des autorités locales ne savait pas que ses jours sur terre s’approchent des tombeaux de Haroun Gaye alias 50-50, un autre donneur de la mort à Bangui. Comme son surnom, Rafal, ZARI Bienvenu a été rafalé hier matin au moment où il tentait de fuir. Son corps, couvert de sang comme un gibier abattu dans la savane, sera porté à terre ce jour dans sa ville natale à 45 Km de Bozoum.

La barbarie de ces anti-balaka, certains observateurs de la vie politique centrafricaine y voient derrières, certaines mains des nouvelles autorités. Car, selon eux, c’est impensable que le gouvernement n’arrive pas à les neutraliser. Même en présence des forces de l’ordre, ces désordres s’amplifient. Pourquoi ?, s’interrogent-ils.

Pour histoire, rappelant que pour empêcher l’Apôtre Pierre de défendre l’arrestation de Jésus à travers son arme (épée), celui-ci lui disait : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée » et l’Apôtre Pierre avait obéi. Lors d’une tournée à Bocaranga, le Cardinal Nzapalainga leur avait demandé d’abandonner les armes et cultiver la terre pour vivre. Ils l’ont accepté par la bouche et se font baptiser.  Mais dans leur cœur, ils affirment que c’est moins pénible de vivre avec l’épée que vivre avec la terre. Et : « Qui vit par l’épée périra par l’épée ».

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Centrafrique : Séisme politique, N’guendet quitte la majorité présidentielle

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Centrafrique : Séisme politique, N’guendet quitte la majorité présidentielle

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> L'ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.
L’ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.

 

Bangui, le 29 avril 2017.

Par: Merveille Inguélé

La première année du mandat de cinq ans du locataire du Palais de la Renaissance n’en finit pas de provoquer des secousses médiatico-politiques. Après les vives critiques acerbes des populations centrafricaines foncièrement contre la célébration fastueuse d’un anniversaire à coups de dizaines de millions de francs CFA ; après les dissensions intestines qui minent les relations entre l’Exécutif et le Législatif ; voilà que nous parviennent des informations de première main et qui sonnent comme une bombe politique.

En effet, à l’issue de réunions tenues secrètes par l’état-major rapproché de Ferdinand Alexandre N’guendet, le Président-Fondateur (PF) du Rassemblement Pour la République (RPR), et organisées alternativement au siège du parti, à l’avenue Ben-Zvi, et à la résidence du PF, il est ressorti que le RPR devrait très prochainement quitter la majorité présidentielle. Cette décision devrait être rendue publique par le comité central du parti dès le lundi 1er mai 2017, à l’occasion de la célébration de la fête du travail. La date ne semble pas avoir été choisie au hasard, la fête du travail pour l’un et l’anniversaire de la première année pour l’autre.

Quelques proches collaborateurs du Président N’guendet que nous avons interrogé, nous ont donné, sous couvert d’anonymat, les raisons de cette fracassante rupture politique avec la sphère de la majorité présidentielle.

La question centrale, au vu de ce que nous dit un des cadres du RPR, semblerait être la profonde divergence de point de vue dans la gestion du dossier de l’insécurité ambiante qui règne dans l’ensemble du pays surtout dans les provinces occupées par les troupes de mercenaires de tout poil qui volent, violent, pillent et tuent sur plus de 60% du territoire national sans réaction véritable du pouvoir en place. L’on se rappelle que le groupe parlementaire du RPR à l’Assemblée Nationale, par la voix de son président l’Honorable Martin Dalou Mboli, député de Zémio, avait déposé une demande d’interpellation du gouvernement pour demander le pourquoi de manque de volonté politique, de ce silence assourdissement face aux exactions que subissent nos compatriotes dans les zones contrôlées et administrées par les criminels de guerre en RCA.

C’est manifestement ce manque de volonté, ce dolorisme et cette atonie face aux mercenaires étrangers durablement installés dans le pays qui auraient eu raison de la patience du Comité Central du RPR, du Cabinet du Président N’guendet et des nombreux militants.

Autre raison invoquée par une source proche du dossier : l’indifférence affichée de l’Exécutif face à la pétition citoyenne lancée le 23 février 2017 par les Forces Vives de la Nation. Une pétition qui, sur le plan national, a recueilli dans neuf préfectures sur seize plus de 700.000 signatures. La conférence de presse organisée le 19 avril 2017 pour présenter les résultats définitifs de la pétition citoyenne avait d’abord été interdite pour par le pouvoir exécutif par la suite l’autoriser à nouveau, non sans avoir déployé un important dispositif policier pour intimider et dissuader militants, partisans, sympathisants et médias venus assistés à ladite conférence de presse.

Nos confrères de la presse écrite nationale n’avaient alors pas manqué de relater les faits et de parler de « dérive autoritaire » voire « dictatoriale » du régime Touadéra comme on pouvait le lire dans Le Démocrate ou encore l’Hirondelle. Tous les observateurs politiques conséquents avec eux-mêmes auront relevé lors de cet incident très grave le manque de sérénité évident des autorités centrafricaines dans la gestion des affaires publiques.

Enfin, il semblerait également que l’absence de concertation, la politique systématique d’exclusion de ceux avec qui le régime a signé des accords politiques, ai fortement contribué à distendre les relations entre les différentes composantes politiques de la mouvance présidentielle. Le nombrilisme d’obédience clanique voire tribale que semble emprunter le régime en place le déconnecte, jour après jour, de la réalité du pays, créant de facto un fossé béant chaque fois un plus grand entre l’Etat et les citoyens. Les nombreuses alertes que les partis politiques constituants la majorité présidentielle, dont le RPR, n’ont pas retenues depuis un an l’attention du Chef de l’Etat et ses thuriféraires qui se murent dans une paranoïa du coup d’Etat. A cette allure, ils finiront très certainement par avoir peur de leur propre ombre.

Les insuffisances, les fragilités, l’amateurisme, les incohérences et l’inconsistance du régime en place à travers les questions cruciales de la sécurité nationale, du respect des accords politiques, de l’écoute nécessaire et de la cogestion pousse de plus en plus les alliés stratégiques du Palais de la Renaissance à se rebiffer pour rejoindre l’opposition démocratique et républicaine.

C’est encore là une très mauvaise nouvelle et un grand coup porté aux sbires de la mouvance présidentielle. Quand on connait le dynamisme naturel du parti du Président N’guendet, dont les militants ont battu campagne sans relâche pour assurer à l’indépendant Touadéra la victoire finale, l’on se dit que les conseiller du locataire du Palais de la Renaissance ont été très mal inspirés en poussant l’ancien Président du CNT dans l’opposition.

Si effectivement, lundi 1er mai 2017, date hautement symbolique, le RPR annonce le divorce politique avec la mouvance présidentielle, ce sera certainement un séisme politique, car définitivement l’échiquier politique sera redessiné et l’équilibre des forces redistribué.

Alors quid des autres alliés de circonstances de Touadéra comme le CRPS, le PATRIE, le MLPC ? Vont-ils lui emboiter le pas ? Cette décision sera-t-elle comme un signal, un chant de ralliement ? Wait and see.

En tous les cas, si le RPR entre dans l’opposition, d’ores et déjà, Touadéra se trouvera face à deux gros calibres que sont N’guendet et Dologuélé. L’on devine assez aisément quel sera l’attitude du titulaire du perchoir de l’Assemblée Nationale qui lui également aurait des raisons d’en vouloir à l’Exécutif qui tente d’asphyxier financièrement l’Assemblée Nationale.

Tout ce week-end les réunions des états-majors des grands partis politiques vont se multiplier pour se positionner par rapport à la nouvelle donne. Il est certain que pour la fête du travail tout le monde aura plus les yeux rivés sur l’avenue Ben-Zvi, siège du RPR, que sur l’avenue des Martyrs où se déroulera le défilé du 1er Mai.