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Centrafrique Alerte santé: soupçon de fièvre Ébola à Bangui.

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Centrafrique Alerte santé: soupçon de fièvre Ébola à Bangui.

 

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Bangui, le 9 août 2016. 13:41′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis le déclenchement de la fièvre hémorragique dans la ville de Kabo à quelques 400km au nord de Bangui dans laquelle 3 personnes avaient trouvé la mort le mois dernier, la population Centrafricaine est en alerte partout sur le territoire national suite à des soupçons de la fièvre Ébola qui ne cesse de grandir dans ce pays. Hier après-midi au quartier Ouango Bangui, un cas suspect nous a été signalé suite à la mort d’un homme venu du village Mourou-fleuve et soupçonné d’attraper la fièvre d’Ébola.

La santé avant tout (dixit Air Centrafrique). Cette expression populaire en Centrafrique est revenue dans la tête des nombreux centrafricains depuis près de deux mois suite à des soupçons répétés de l’apparition de la fièvre d’Ébola en Centrafrique. Cette maladie d’Ébola qui n’a pas encore été confirmée par les autorités sanitaires centrafricaines, ne cesse de mobiliser les corps Médicaux nationaux et internationaux. Pour l’OMS, c’est de la diarrhée aigüe aqueuse, dans un Rapport de la Situation des flambées de Diarrhée aiguë aqueuse et de Grippe humaine en RCA rendu public.

Situation épidémiologique à l’heure actuelle

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé OMS, le 27 juillet 2016, une femme venue de la République démocratique du Congo est décédée de suite de diarrhée aiguë et vomissements chez un Pasteur dans le village Mourou- fleuve. Le lendemain, deux enfants du Pasteur sont décédés dans le même tableau. Par la suite d’autres cas de diarrhée aiguë ont été enregistrés dans ledit village, parmi lesquels 3 décès. Les autres malades ont été transportés au Centre de santé de Ndjoukou où ils ont été traités. En date du 05 août 2016, le Centre de santé de Ndjoukou avait déjà reçu et internés 8 cas de diarrhée aiguë avec déshydratation. Parmi ces 8 malades, 2 sont décédés, 5 sont sortis guéris et 1 malade était encore hospitalisé au 05 août. Les investigations communautaires au village Mourou-fleuve par l’équipe d’intervention rapide a permis d’identifier 22 autres cas dont la plupart est guéri.

Au total, selon l’OMS, 36 cas de diarrhée aiguë aqueuse dont 8 décès auraient été enregistrés au village Mourou-fleuve entre le 27 juillet et le 05 août 2016. L’équipe d’intervention rapide arrivée à Mourou-fleuve le 07 août n’a retrouvé aucun malade qui présente encore une diarrhée aiguë aqueuse.

Et c’est l’un des malades qui est décédé hier matin dans le quartier Ouango à Bangui. Selon nos informations, sa femme et ses deux enfants contaminés sont à l’article de la mort.

La panique gagne du terrain

La mort ainsi de cet homme suspecté de contracter le virus d’Ébola dans le centre de la capitale Bangui relance à nouveau l’inquiétude de la population centrafricaine vis à vis de cette maladie très dangereuse et mortelle à quelque heures après que la maladie se déclenche. La panique s’installe depuis hier au sein de la population locale.

En attendant la réponse du gouvernement, plusieurs habitants de ce quartier, mis au courant de ce soupçon, ont quitté discrètement dans l’indifférence des autres. Si cette maladie serait confirmée dans les jours à venir par les autorités sanitaires centrafricaines, ça sera une première sur le sol centrafricain.

Copyright CNC.

Centrafrique: Boy-Rabe et Km5, deux pays dans un pays.

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Centrafrique: Boy-Rabe et Km5, deux pays dans un pays.

 

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Bangui, le 9 août 2016. 13:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Boy-Rabe et Km5, deux quartiers de Bangui qui se ressemblent étrangement depuis le déclenchement de cette crise en 2013. Le premier situé dans le quatrième arrondissement de Bangui et couvre une superficie d’environ 6 km carrés, le second dans le 3e arrondissement et plus petit que le premier avec 3 km carrés ont une ressemblance commune d’hébergement de la plus grosse partie des criminels de guerre en toute sécurité et sans aucune inquiétude vis-à-vis de la justice centrafricaine au point que, certaines mauvaises langues parlent de deux pays encastrés dans un pays.

Autrefois appelé “quartier rouge de Bangui” dans les années 1970 en raison du foyer de contestations des différents régimes qu’il héberge depuis l’Empire centrafricain jusqu’à l’arrivée du Général François BOZIZÉ au pouvoir en 2003, le quartier Boy-Rabe, situé dans le 4e arrondissement de Bangui, est devenu au fil des ans, une zone de non droit où le gouvernement, pour ne pas dire l’Etat Centrafricain, ne dispose aucune autorité politique, judiciaire et administrative. Et ce, pendant des décennies sans que cette autonomie ne soit contestée par les différents régimes qui se sont succédés depuis 1970.

Vers la fin de l’année 2013, un autre quartier de Bangui situé à un peu plus de 4 km à l’Est du quartier Boy-Rabe s’ajoute à la liste des quartiers les plus dangereux de Centrafrique. Ce quartier, c’est Km5 de Bangui. Contrairement au quartier Boy-Rabe, Km5 avant 2012 est l’un des quartiers de Bangui les plus populaires où on y trouve tout. Des commerces jusqu’aux bars-restaurants, le quartier Km5 se distingue des autres par son caractère économique. Avec la prise du pouvoir de la Séléka fin mars 2013 et l’apparition de la milice Anti-Balaka en décembre 2013, le quartier Km5 se transforme petit à petit à une zone militarisée et de non droit. Certains musulmans qui fuyaient le massacre perpétré par les Anti-Balaka sur eux, s’étaient regroupés tous dans ce quartier de Km5. Les Séléka de Bangui avaient trouvé refuge en partie dans ce quartier après leur départ du Pouvoir. Du coup, il s’était transformé à une sorte de bourgade très dangereuse.

Des centaines des personnes massacrées, des policiers centrafricains kidnappés et incarcérés, la circulation routière dans cette zone est gérée par le service de sécurité propre à eux. Cette situation conforte l’autonomie vis à vis du gouvernement d’autant plus que l’Etat centrafricain n’a plus le droit d’arrêter un fugitif, même si c’est un criminel de guerre ayant trouvé refuge dans ce quartier de Km5.

Ce privilège donné par le gouvernement à ces deux quartiers de Bangui, pousse la quasi-totalité des Centrafricains à s’interroger s’ils sont devenus deux États fédérés de la RCA ?

Probablement OUI. OUI par ce que ces deux quartiers ont leur propre police et armée, accordent de gratuité d’électricité et eau potable à leurs administrés. Seulement 2% de certains de ces administrés qui n’auraient pas accepté cette autonomie et qui paient directement à l’Etat fédéral qui se limite au point zéro leurs factures. Bizarrement c’est à Boy-Rabe et au Km5 que cet Etat fédéral laisse fonctionner l’électricité 24h/24 par rapport aux autres quartiers de Bangui.
Deux poids, deux mesures. Privilège pour les criminels, négligence pour les bons citoyens.

Il y’a lieu de rappeler à nos lecteurs que les deux têtes du régime actuel habitent dans ces quartiers. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA dans le quartier Boy-Rabe et le Président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA quant à lui résiste toujours dans son quartier de Km5. Malgré tout, ils n’ont aucun pouvoir à changer les choses dans leurs quartiers. Si un grand criminel arrive à Bangui, il a le choix entre Boy-Rabe et Km5 pour se faire loger en toute sécurité.

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Centrafrique: Arrestation de Francis BOZIZÉ, le micmac du Président Faustin TOUADÉRA.

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Centrafrique: Arrestation de Francis BOZIZÉ, le micmac du Président Faustin TOUADÉRA.

 

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Bangui, le 9 août 2016. 12:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis l’arrivée à Bangui le mercredi dernier jusqu’à son arrestation fabriquée dans les locaux de la Minusca, le Colonel Francis BOZIZÉ se trouve au cœur d’un scandale judiciaire sans précédent. Cette situation pousse la population centrafricaine à s’inquiéter du jeu dangereux que joue le Président Faustin Archange TOUADÉRA, et celui joué par la MINUSCA dans cette arrestation au point qu’elle ne cesse de s’interroger sur la réelle volonté du Président Faustin Archange TOUADÉRA à mettre fin à cette crise politico-sécuritaire qui a fait autant du mal au pays.

Un retour sur demande bien que démenti.

Arrivée à Bangui le mercredi 3 août dernier sur autorisation du Président Faustin Archange TOUADÉRA qui a pu parler avec son père François BOZIZÉ au téléphone 72h plutôt, le Colonel Francis BOZIZÉ, ancien soldat de l’armée française, ex-Commandant en Chef de la rébellion qui a conduit son père au pouvoir en 2003, ancien Ministre délégué à La Défense de son père (2003-20012), a été conduit directement au quartier Boy-Rabe quelques minutes après son arrivée à l’aéroport international de Bangui M’poko. Une cérémonie festive a été organisée à son honneur le lendemain dans la résidence privée de l’un des anciens dignitaires du régime défunt de son père afin de saluer son retour triomphal au pays. Cette cérémonie qui a pu réunir plusieurs dizaines des officiers FACA proches du régime défunt serait à l’origine de l’inquiétude, d’une part du Président Faustin Archange TOUADÉRA qui croit à un complot en préparation et d’autre part de la Communauté Internationale qui n’a été informée du retour du Colonel Francis Bozizé que par la voie de presse.

Choquée de l’attitude du Président Faustin Archange TOUADÉRA vis-à-vis des proches de l’ancien Président François Bozizé qui se comportent désormais aux princes, la Communauté Internationale n’a pas manqué de rappeler au Président TOUADÉRA la nécessité de respecter son engagement, non seulement devant le peuple centrafricain, mais aussi vis-à-vis d’elle concernant la justice pour les victimes de cette crise, le respect des droits de l’homme.

Expulsé ou arrêté.

Pour la communauté internationale, le fils aîné du général et ancien Président François BOZIZÉ, le Colonel Francis Bozizé doit quitter immédiatement et sans condition le Centrafrique ou arrêté en vertu du mandat d’arrêt lancé contre lui. La première proposition, acceptée par le Président Faustin Archange TOUADÉRA mais refusée catégoriquement par l’intéressé qui a déclaré vouloir se constituer prisonnier et ou éventuellement mourir dans son pays. « J’en ai assez de me vadrouiller », disait Francis à ses acolytes en ajoutant pour conclure que « si c’est un pays étranger qui m’arrête c’est pour mourir dans le geôle de la prison de la CPI ». Une position ferme de ne point quitter le Centrafrique qui aurait mis la tortue dans une situation inconfortable et gênante qui l’a poussé à contacter son père François BOZIZÉ depuis le Kenya pour des conduites à tenir.

Après plus d’une heure de discussion au téléphone, les deux têtes (BOZIZÉ et TOUADÉRA alias la tortue) se sont mis d’accord sur un simulacre d’arrestation de Francis afin de baisser la pression, et du côté de la Communauté Internationale, et du côté des Centrafricains. L’objectif de cette arrestation est double: faire échapper le fils du père à la Justice internationale et créer une mascarade de procès afin de faciliter sa liberté de mouvement par une mise en résidence surveillée. Une supercherie longuement méditée et orchestrée avec un appui inattendu de la MINUSCA qui croyait appliquer la décision de la Justice centrafricaine, se laisse berner par les trois “F” (François-Faustin-Francis).

Une crise ouverte entre le parti KnK et le clan TOUADERA

Selon nos informations, certains anciens officiers dans la garde prétorienne de BOZIZE ne cessent de multiplier des réunions sur réunions afin de trouver un moyen de mettre « dehors » Francis BOZIE ou de « s’en prendre au Président TOUADERA » selon leur propre terme. Ils s’activent dans les entraînements des certains anti-balaka en vue de donner l’assaut pour libérer manu militari Francis une fois aux mains du juge d’instruction. En tête de ces officiers l’évadé de la SRI Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua ». Un risque réel d’un affrontement fratricide est ainsi dans l’air. La libération quant à elle de Francis Bozize est loin d’être acquise du moment c’est la MUNISCA qui travaille sur son dossier avec le gouvernement centrafricain.

La bozizie ouvre par cette occasion une crise anodine contre le pouvoir légal de Touadera. Selon nos informations, le parti de l’ancien président Bozize le Knk s’apprête à condamner cette arrestation qui s’apparente, selon eux, à une justice à deux vitesses. « Le gouvernement négocie avec les criminels comme le 50/50 et arrête d’autres fils présumés tel comme Bea Bertin, Eugene Ngaikoisset et Francis Bozize » selon le cri lancé par un militant de knk en colère. “Nous n’allons pas nous laisser faire” a-t-il conclu.

Francis Bozizé bien traité dans sa garde à vue.

Selon des informations de sources sûres provenant du milieu de la Section de Recherches et d’Investigation (SRI), le Colonel Francis BOZIZÉ, depuis son arrestation par les policiers de la MINUSCA et remis aux autorités judiciaires centrafricaines, a été gardé à vue à la SRI dans une condition digne d’une résidence hôtelière avec comme agents de sécurité les soldats Égyptiens de la MINUSCA qui nous ont interdit de l’interviewer.

En tout cas, les centrafricains suivent de près cet événement qui risque de coûter cher au Président Faustin Archange TOUADÉRA s’il persiste dans sa politique de roublardise. Dans le petit monde de la tortue, les gens vivent à l’envers. Ce qui est bizarre et étonnant, certains criminels de gros calibres sont actuellement en Centrafrique et circulent librement partout où ils veulent sans se cacher, ils ne sont pas inquiétés par la Justice. Quelques-uns ont été reçus par le Président Faustin Archange TOUADÉRA à Bangui comme en province. L’affaire de Francis Bozizé n’est qu’un leurre et les Centrafricains ne sont plus dupes, les auutorités doivent changer.
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Centrafrique: Braquage inédit du bureau de l’Assemblée Nationale, la piste interne est privilégiée.

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Centrafrique: Braquage inédit du bureau de l’Assemblée Nationale, la piste interne est privilégiée.

 

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Bangui, le 6 août 2016. 11:41′.
Par: Gisèle MOLOMA.

bureau de l’Assemblée Nationale, deuxième grande Institution de la Republique Centrafricaine, a été braqué de manière voulue dans la nuit du 4 au 5 août 2016 par des personnes non identifiées. Des matériels informatiques ainsi qu’un lot des documents importants ont été emportés par ces bandits. Une enquête est ouverte et la piste des bandits internes a été privilégiée par les enquêteurs.
Sécurisé et blindé par les Soldats de la Mission Multidimentionnelle Intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca) avec leurs collègues des Forces Armées Centrafricaines, le bâtiment de l’Assemblée Nationale, deuxième Institution de la Republique Centrafricaine, a été braqué et pillé aisément par des bandits probablement armés. Le bureau de vérification de l’authenticité des diplômes des employés de cette grande Institution mis en place pour la circonstance a été également mis à plat par ces malfrats. Les diplômes encours de vérifications ainsi que des matériels informatiques ont été pris avec une aisance incroyable. Ce qui pousse les enquêteurs à privilégier la piste d’un ou plusieurs employés complices, surtout parmi les faux diplômés.

Si le cœur de l’une des trois grande Institutions de notre pays est touché de cette manière, c’est que le pays est actuellement à terre et que personne n’est plus en sécurité dans ce pays y compris le President Faustin Archange TOUADÉRA.

Ce braquage des symboles de la République n’est pas le premier du genre dans ce pays. Les Ministères des Finances et des Communications avaient eu la visite nocturne de ces mêmes bandits il y’a une année. Ce qui pousse les Centrafricains à se poser énormément des questions sur les dispositifs de sécurité des Institutions de leur pays.

S’agit-il d’une négligence ou d’une faiblesse du pouvoir.

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CENTRAFRIQUE : A QUEL JEU JOUE LE PRESIDENT TOUADERA ?

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RETOUR ET ARRESTATION DE FRANCIS BOZIZÉ EN Centrafrique : A QUEL JEU JOUE LE PRESIDENT TOUADERA ?

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Par: Bernard SELEMBY DOUDOU

Publication : CNC

Le retour à l’ordre constitutionnel, ensuite le désarmement en passant par la justice et la réconciliation nationale. Soucieux de contribuer à la reconstruction du pays, les centrafricains sont plus que jamais tolérants envers le nouveau locataire du palais de la renaissance nonobstant les différentes nominations qui s’apparentent à la réhabilitation de ceux qui ont contribué à la destruction du pays. C’est la rupture ou le KNK déguisé ou rénové ?

Apparemment, le President de la République a du mal à se démarquer de son ancien parti. Ainsi, le peuple se doit de poser légitimement la question suivante : à quel jeu joue le President Touadera ? Il est vrai que les jeux olympiques de Rio viennent de s’ouvrir mais celui choisi par le President de la République a une odeur nauséabonde et qui risque de constituer un obstacle à son mandat. La goutte d’eau qui risque de déborder le vase s’assimile à une trahison. Qui trahit qui ? Les centrafricains sont trop sages et intelligents pour deviner.

Il s’agit du retour volontaire au pays, à bord d’un vol régulier de Kenyan Airways de l’ex ministre délégué des forces armées, fils aîné de l’ancien Président de la République. Il semble que ce retour a eu la bénédiction des nouvelles autorités de Bangui car il a été rendu possible à leur demande. Sa descente sans crainte à l’aéroport international de Bangui-Mpoko le justifie. Ce retour spectacle à réveillé la conscience des centrafricains qui se posent mille et une question. Pourquoi et comment une personnalité politique de cette envergure, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international et sous sanction de l’ONU assortie d’interdiction de voyager peut franchir aussi facilement les frontières centrafricaines ? A t-il bénéficié de soutiens ou de complicité ?

L’arrestation d’une telle personnalité devrait se faire de façon systématique à l’aéroport et non quelques jours après dans une chambre d’hôtel. Se constituer volontairement prisonnier est-il un moyen de préparer le retour de son père qui lui aussi sous sanction du conseil de sécurité de l’ONU ? Le retour de l’enfant prodige à la veille des négociations avec les groupes armés est la résultante d’une coïncidence ? Pourquoi ce retour à la veille d’une imminente gouvernement d’union nationale ? Visiblement ce retour empoisonne la vie politique, le processus démocratique et le processus de désarmement. A la lecture optique des événements, la justice centrafricaine a été également surprise par ce scoop et n’a réagi qu’ultérieurement. L’initiative provient-elle des autorités centrafricaines où comme d’habitude le fruit d’une ingérence ? Personne n’est à mesure de la certifier. Il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d’armes sont disséminés à travers le pays et l’acquis sécuritaire peut être mis en cause par la présence de cet encombrant prisonnier. Cette présence relève de la simple provocation et constitue un manque de respect à l’égard des victimes de cette crise meurtrière.

Fort de ce qui précède et nonobstant le jeu hybride du President de la République, nous demandons avec insistance au President de l’assemblée nationale de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour édifier le peuple sur ce rocambolesque retour. Un rapport doit être déposé sur le bureau du procureur de la République pour d’éventuelles suites judiciaires. Mais attention, ne le dites àpersonne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Lyon le 05 août 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

Copyrights CNC

 

Centrafrique: Reflexion sur le Programme DDR-R

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Centrafrique: Reflexion sur le Programme DDR-R

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Bangui le 6 Août 2015.11:31′.
Par:TEMY TOMBA. (Production indépendante)
Réflexion sur le DDR-R : Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Reconstruction.
La politique de Désarmement comme composante de la politique de Reconstruction.
L’objet de cette réflexion est de proposée une voie pouvant permettre à la résolution du problème du désarmement qui doit passer par une politique de Reconstruction
L’analyse de la situation actuelle de la RCA montre que l’insécurité n’est pas un problème conjoncturel, mais elle est un problème structurel. Les causes sont à la fois exogènes et endogènes. La résolution de la crise sécuritaire doit donc passer par la prise en compte à la fois des différents aspects sécuritaires et de développement économique. Pour ce faire, dans le cadre de la Reconstruction que propose le Président de la République, le Programme de DDR – R doit s’adosser obligatoirement sur la politique de développement économique envisager pour le relèvement de la RCA.
L’échec du Programme de DDR effectué du temps de BOZIZE peut s’expliquer par le fait qu’on a primé l’urgence, c’est-à-dire le court terme par rapport aux actions de moyen et long terme. Ainsi, on a voulu résoudre un problème structurel en utilisant les solutions d’une situation conjoncturelle, sans s’attaquer véritablement aux causes structurelles profondes de la crise qui sont la pauvreté, la misère, véritable terreau de l’insécurité.
Le programme de désarmement à préconiser doit s’intégrer dans le projet de Reconstruction du pays. Il faut donc faire du programme de désarmement un élément essentiel de la politique économique à mettre en place comme solution à la crise.
En effet, le programme de désarmement, quelque soit la forme que cela pourra prendre, ne doit plus apparaitre comme une prime à l’impunité. Car, c’est facile de se lever un matin et prendre les armes et tuer des innocents, pour quelque raison que ce soit, pour revenir le lendemain réclamer le DDR (l’argent frais) comme un droit.
La nouvelle approche du désarment doit chercher à toucher les causes fondamentales des crises militaro-politiques et sociales qu’a connues la RCA. La profondeur de la crise centrafricaine demande qu’on cherche les racines de cette crise pour mieux la traiter.
Pour ce faire, il faut donc une véritable politique de désarmement adossé sur une véritable politique de développement intégré et durable, en lieu et place d’un simple programme de désarmement type DDR ancien.
Il importe de mener une réflexion profonde permettant d’aller cherchant à toucher toutes les couches des communautés. Et cela ne peut se faire que dans un cadre de politique économique qui englobe les aspects politiques, sociaux et économiques. La crise centrafricaine est à la fois sociale, économique et politique. Les solutions préconisées doivent donc tenir compte des trois aspects. Il s’agira d’une politique de développement intégré et durable.
Les différents programmes de désarmement qui seront mis en place doivent être considérés comme de vraies composantes de la politique de Reconstruction, c’est-à-dire : un ensemble de décisions économiques qui vont permettre de modifier les structures de la société centrafricaine sur le plan social, économique et politique.
L’objectif ici est de passer de la politique de l’urgence (programme de désarmement) à une politique de développement durable (politique de désarmement) et passer ainsi d’une politique de réduction de la pauvreté à une véritable politique de développement durable.
La crise centrafricaine est si profonde qu’elle doit s’inscrire dans la durée, car elle est émaillée de violences sur fond de désintégration de l’Etat, de l’économie, et avec de profonds clivages entre les groupes socio-ethniques et religieux.
La feuille de route ou le plan d’actions qui sera mise en place ne doit pas être une réponse à court terme, car les défis sont de l’ordre du long terme. Ce qui exige une véritable planification des actions dans le temps, avec les objectifs bien définis et bien fixés et les moyens conséquents qui vont avec, afin d’atteindre ces objectifs et d’aboutir aux Finalités qui sont : la cohésion sociale, la justice sociale, l’amélioration du niveau de vie des populations, la sécurité et la Paix. Ces programmes planifiés doivent absolument être respectés pour garantir le succès de la Reconstruction.
La réussite de cette politique doit passer par une politique administrative basée sur la Régionalisation et la Décentralisation. Les Préfectures doivent être dotées de trois principales structures avec une certaine autonomie:
– La Préfecture (avec la sous-préfecture + la Commune) ;
– Le Haut Commissariat au Développement chargé des Pôles de Développement.
– La Région militaire (armée, gendarmerie et police).
Ces éléments permettront de prendre en compte conjointement les aspects politiques, économiques et sécuritaires.
Pour mener à bien cette politique, l’Etat, dans une politique de régionalisation, doit nommer à la tête de chaque structure régionale ou Préfectorale les originaires de ces régions. Et cela aura pour but de responsabiliser les acteurs locaux dans le développement de leur région.
Une structure de contrôle et coordination relevant directement de la Présidence de la République sera chargée du suivi évaluation et de contrôle permanent.
Dans le cadre d’une politique de développement régional à mettre en place, il importe que l’Etat dote annuellement dans un programme triennal de développement chaque région d’une allocation de 8 à 10 milliards de Francs CFA.
C’est donc par une véritable politique de désarmement intégrée dans la politique de Reconstruction qui pourra permettre de réaffirmer l’appartenance de chacun à son sol par cette politique de régionalisation.
Le rôle de l’Etat central est de réguler les disparités, car chaque région doit être la première à bénéficier de ce qui sort de son sous-sol. Cela n’enlève en rien du sentiment d’appartenance à une Nation, la Nation Centrafricaine.
Sur le plan de financement, l’appui de 4 milliards de F CFA apporté par les Chefs d’Etat de la CEMAC est déjà un signal encourageant que les nouvelles autorités légitimes doivent capitaliser en sollicitant le concours des Nations Unies dans le cadre des Fonds de Stabilisation octroyés aux pays post-conflit. L’Etat doit aussi solliciter le renforcement du concours de l’Union européenne dans le cadre du financement des Pôles de développement qu’elle soutient.
C’est donc par une politique de développement régional dans le cadre d’une politique de Reconstruction qu’on parviendra à la Réconciliation nationale et au relèvement du pays. Chacun centrafricain doit d’abord se sentir chez soi. Ainsi, par la prise de conscience de ce qu’on est d’abord chez soi dans sa région d’origine qui permettra la prise de conscience collective d’appartenance à une seule Nation. Et cette Nation doit se traduire dans une Armée Nation où chaque groupe ethnique est représenté.
La sécurité des Centrafricains et la défense du territoire Centrafricain doivent dépendre des Centrafricains dans leur diversité. C’est pourquoi l’Armée Nationale doit être la préoccupation fondamentale des nouvelles Autorités légitimées par le suffrage universel, et celle-ci doit être l’émanation de tous les centrafricains issus de toutes les ethnies qui composent la RCA.
Le Président DACKO l’a fait, on allait recruter dans toutes les régions du pays, avant que BOKASSA ne vienne détruire ; ensuite KOLINGBA est venu l’achever en la tribalisant à outrance jusqu’à l’inféodation ; et enfin PATASSE et BOZIZE sont venus l’enterrer définitivement. La suite, tout le monde le connait, un Etat sans Armée.
Il faut donc repenser l’armée centrafricaine. La RCA a des militaires bien formés dans des académies prestigieuses, mais qui sont devenus des coquilles vides, ayant troqué le treillis au costume trois pièces et cravate. Le désarmement ne passera que par la Reconstruction dans la vision d’un développement économique régional intégré.
De ce qui précède, je suggère ce qui suit :
1- Réhabilitation immédiate des Forces Armées Centrafricaines et suivie de sa réorganisation ethnico-régionale;
2- Redéploiement dans toutes les régions du pays avec la nomination des Chefs de Régions militaires pour désarmer les groupes armés ;
3- Mise en place des Pôles de Développement Régional avec à leur tête des vrais commis (agents de développement) d’Etat originaires des régions pour relancer l’économie;
4- Renforcement de la gouvernance dans le secteur des industries extractives par la réhabilitation des brigades minières, pour arrêter le financement par le diamant de sang des rebelles.
J’ajoute les Recommandations ci-après.
Pour lancer le processus de désarmement des combattants et des communautés armées

I -Au gouvernement centrafricain :

1. Mettre en œuvre une politique de désarmement qui fournit des opportunités de réinsertion réelles et durables en :

a) Finançant et étendant les chantiers à haute intensité de main d’œuvre et en complétant ces chantiers par des programmes de formation professionnelle ;

b) Adossant les programmes de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), et de réduction de la violence communautaire, aux projets de Reconstruction et de Développement de la Banque mondiale et de l’Union européenne ;

c) Créant des emplois aidés ou des stages au sein des entreprises du Groupement interprofessionnel de la Centrafrique pour les jeunes ayant bénéficié des formations qualifiante et diplômante.

2. Sécuriser et défendre les populations en :

a) Prenant en compte la diversité communautaire dans la sélection et la formation des futures forces de sécurité et de défense;

b) Déployant des unités de gendarmerie et de police professionnelles représentatives des différentes communautés dans les zones où les tensions entre groupes communautaires demeurent vives ;

c) Exiger l’application de la Résolution 2301 de 2016 pour le renforcement des capacités de maintien de l’ordre de la Minusca dans les villes et les zones où les tensions sont fortes et récurrentes afin de protéger les populations civiles ;

d) Multipliant les missions et faire des campagnes de sensibilisation des populations afin de participer au processus de désarmement.

3. Rendre le DDR crédible en :

a) Ouvrant le DDR aux combattants des groupes armés signataires ou non signataires des différents accords, en exigeant strictement la remise d’armes de guerre en état de fonctionner comme condition d’accès au programme et en prévoyant des phases de regroupement très courtes sans distribution d’argent lors de la démobilisation, en les incorporant directement dans programmes prévus ;

b) Rendant l’exécution financière du programme de DDR-R transparente sous contrôle conjoint des internationaux et du l’Assemblée Nationale.

4. Reprendre le contrôle des principaux sites de production d’or et de diamants en :

a) déployant des forces centrafricaines et des fonctionnaires centrafricains des mines et relancer le mécanisme de certification du processus de Kimberley pour les diamants.

b) créant une cellule de lutte contre les trafics de diamants, or et ivoire, ainsi que le braconnage militarisé qui devrait être soutenue par la Minusca grâce à leur moyens aériens.

5. Renouer le dialogue avec les populations des zones sous contrôle des groupes armés en :

a) multipliant les voyages dans ces régions comme à commencer à faire le Président de la République en se rendant à Kaga Bandoro et symboliquement y instaurer et organiser des fêtes tournantes.

6. Combler le déficit de représentation des régions et de leurs ethnies en :

a) diversifiant les nominations et les recrutements dans l’administration et dans les forces armées, la gendarmerie et la police sur des bases géographiques et ethniques et communautaires.

7. Arrêter les chefs de milices qui refusent de désarmer ; que la force reste à la Loi.

Toutes ces recommandations relèvent des autorités centrafricaines légitimes.

II- Aux Nations unies, aux bailleurs de la République centrafricaine, et à la France :

– A la France

8- Avec le départ des forces françaises, notamment « SANGARIS », en raison des Accords qui lient la France et la RCA, la France, au nom des relations privilégiées et historiques, doit aider la RCA à :

a) assurer sa sécurité et défendre son territoire en formant les militaires centrafricains

b) aider financièrement le processus du DDR-R. et

– Aux Nations unies,

9 – Imposer à la MINUSCA l’Application pleine et entière des résolutions votées par le Conseil de Sécurité de L’ONU pour la RCA.

– Aux bailleurs de la République centrafricaine,

10- Suivre le geste des Etats membres de la CEMAC pour financer le processus du DDR et

– la Reconstruction de la RCA.

TEMY TOMBA. (Production indépendante)

 

Centrafrique: L’artiste Evariste Maley Feïtimon alias Dj Maley bientôt de retour à Bangui

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Centrafrique: l’Artiste Evariste Maley Feïtimon alias Dj Maley bientôt de retour à Bangui.

 

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Bangui, le 6 août 2016. 11:31′.

week-end  des artistes
Par: Alain Nzilo

Annoncé et reporté depuis plusieurs mois, le retour à Bangui du célèbre Artiste musicien centrafricain Dj Maley de son vrai nom Évariste Maley Feïtimon aura bel et bien lieu ce mardi 9 août 2016 sur le vol régulier d’Air France prévu pour 16h 30mn.

Contacté par la rédaction de CNC , l’artiste Dj Maley nous confirme son retour au pays et annonce que cela est avant tout privé et familial. Ce qui ne l’empêchera pas, selon ses affirmations, de répondre aux besoins de certains de ses compatriotes musiciens qui lui en feront la demande. Il rendra visite, selon son agenda provisoire, aux déplacés internes sur certains sites dans Bangui.

Il y’a lieu de rappeler que l’Artiste musicien Évariste Maley Feïtimon alias Dj Maley réside en France depuis plusieurs années avec tous les membres de son groupe musical et s’est lancé dans la musique afro-internationnale coupé-décalé. C’est la première fois depuis le début de la crise qui a secoué son pays en 2013, que Dj Maley remettra ses pieds sur le sol centrafricain.

La communauté musicienne de Bangui sera en fête avec Dj Maley.
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Centrafrique: Bac 2016, supercherie et désordre, les gros ratés du Premier Ministre SARANDJI.

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Centrafrique: Bac 2016, supercherie et désordre, les gros ratés du Premier Ministre SARANDJI.

 

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Bangui, le 5 août 2016. 12:42′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Comme nous l’avions annoncé à mainte reprise dans nos précédents articles, la supercherie et le désordre du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et l’amateurisme de son Ministre de l’Éducation ne font plus de doute depuis la proclamation des résultats du baccalauréat session 2016. Selon nos enquêtes, plusieurs candidats admis au baccalauréat 2012 et ceux de 2013 ont été proclamés à nouveau admis au bac 2016 sans être candidats pour cette session.

D’où sort un tel désordre? Que va-t-il faire? Que va-t-il dire?

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA vient de découvrir par lui-même le travail de son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI. L’organisation des examens du baccalauréat 2016 qui devrait être considérée, en cas de succès, comme la plus belle réussite de son premier gouvernement devient un cauchemar. Le désordre constaté durant la période de composition de ces examens du baccalauréat 2016 semble se concrétiser dans la proclamation des résultats auquel une confusion monumentale et historique s’est installée.

Selon nos enquêtes sur le terrain, des centaines des candidats admis au baccalauréat 2012 et ceux de 2013 ont été proclamés à nouveau admis au bac 2016. Quelle erreur? Afin d’éclairer cette confusion, nos équipes sont depuis deux jours sur le terrain à la recherche des candidats admis de 2012 et 2013 et déclarés admis à nouveau en 2016, le constat est amer.

Certains de ces bacheliers admis-réadmis nous déclarent qu’ils sont vraiment étonnés d’entendre leurs noms à la radio parmi les admis de 2016 sans avoir composé pour cette session. Quelle surprise?

Ce qui est plus étonnant encore, parmi ces heureux admis-réadmis, plusieurs ont déjà obtenu leur licence à l’Université, d’autres vivent actuellement à l’étranger dans le cadre d’études. Quelle bizarrerie ? La proclamation de bac ainsi diffusée en 2016 abroge toutes proclamations antérieures contraires. Ça serait peut-être la phrase finale. Conséquence, tous ces réadmis seront appelés à s’inscrire à nouveau en première année dans les universités. C’est ça cela veut dire. Attendons voir.

Le Directeur des Examens et Concours n’est pas disponible ou accessible pour nous fournir plus de détail de ce désordre.

D’autres cas de certains centres d’examens des villes de province sont innovant sous la gouvernance Sarandji. Sur 10 candidats qui ont composé pour la série “D” au centre de Paoua, 6 sont admis au premier tour et 13 admissibles appelés à composer le second tour. Neuf copies des 9 autres candidats de Diable ont pris place dans le véhicule qui a ramené les copies à Bangui au centre de correction. Où est le Tout Puissant ?

Ces pagailles et confusions voulues, organisées et appliquées sont constatées dans tous les centres d’examen sur toute l’étendue du territoire.
Quelle faiblesse d’organisation?

Chaque année, organiser correctement et avec moins de désordre les examens scolaires et universitaires constituent l’un des défis majeurs des gouvernements en Centrafrique depuis plusieurs années. Or, le cas du gouvernement du Docteur Simplice Mathieu SARANDJI devrait faire l’exception du moment où, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre de l’Education sont des Enseignants expérimentés et plusieurs fois Présidents des Centres d’examens du baccalauréat il y’a quelques années. Alors, on se demande finalement sur quel point, sur quel terrain le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son gouvernement réussiront un jour? Pour l’heure, “The Lord only knows, but I and you sure do not.”
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Centrafrique Alerte info: Arrestation de Francis Bozizé à Bangui par la MINUSCA.

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Alerte infos Centrrafrique: arrestation de Francis BOZIZÉ par la Minusca.

 

 

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Bangui, le 5 août 2016 12:50′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Nous l’avions annoncé avant-hier. L’arrivée à Bangui sur demande expresse du Président TOUADERA de l’ex-ministre délégué à la défense et fils de son père Jean Francis Bozizé et qui a déclaré d’être revenu pour prendre la température du pays avant de décider quoi que ce soit, n’a pas du tout été apprécié par la Communauté internationale. Conséquence: il vient d’être arrêté par les Forces des Nations-Unies en Centrafrique et remis au Procureur de la république.

Les faits viennent de produire il y’a une heure au centre-ville de Bangui quand le colonel Francis Bozizé était avec ses amis en train de fêter son retour triomphale en Centrafrique.

Selon nos informations, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, sous pression de la Communauté Internationale qui n’aurait pas apprécié le retour au pays de cet ancien Ministre et bras financier des Anti-balaka Francis Bozizé sous sanction de l’ONU aurait décider de le lâcher afin de garder son pain acquis il y’a seulement 5 mois.

Pour se débarrasser de Francis Bozizé et calmer la tension suscitée après son retour à Bangui, le Président Faustin Archange TOUADÉRA s’était vu obligé de le livrer aux forces de la MINUSCA.

Rappelant que Francis Bozizé est sous sanction onusienne dont l’interdiction de voyage. Mais il s’entête et multiplie des voyages pour rechercher les moyens de reconquérir le pouvoir par tôt ou tard je reviendrai de son père. Dans l’un de ses nombreux voyages il a été brièvement arrêté et remis en liberté par les autorités sénégalaises début de cette année.

Pour plus amples informations, nous reviendrons longuement sur cette affaire dans nos prochains articles.

 

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Centrafrique: Vérification des diplômes, une centaine des employés de l’Assemblée Nationale s’inquiètent.

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Centrafrique: Vérification des diplômes, une centaine des employés de l’Assemblée Nationale s’inquiètent.

 

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Bangui, le 4 août 2016. 10:31′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis l’élection de l’Honorable Karim MECKASSOUA à la présidence de l’Assemblée Nationale le 7 mai dernier, certains fonctionnaires de ladite Institution s’inquiètent de plus en plus de la perte de leur emploi. En cause, le contrôle d’authentification des diplômes mis en place depuis quelques semaines par le Président Abdoul Karim MECKASSOUA. Ce travail de titan aurait mis déjà dans son viseur des dizaines des fonctionnaires et agents travaillant dans cette Institution.

Chaque changement du régime implique nécessairement la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante. Cela est valable pour les différentes Hautes Institutions de la République. C’est en ce sens que le président de l’Assemblée Nationale l’Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, un mois après son élection à la tête de cette Institution, avait procédé à la nomination de certains cadres de son cabinet qui, selon nos informations, l’appuieront à la mise en place d’une nouvelle structure organisationnelle de cette Institution. Or, depuis l’annonce de cette réforme jugée incontournable pour la survie de cette Institution, certains employés proches de l’ancien président du Conseil National de Transition Alexandre Nguédet se sont montés au créneau pour contester cette décision. Selon leur version, 17 employés de cette Institution ont été déjà limogés pour des motifs fallacieux des faux diplômes. Ces employés limogés pourraient être remplacés par des militants proches du Président Karim Abdoul MECKASSOUA. Pour conclure, ils disent que le tribalisme domine actuellement au sein de l’Assemblée Nationale et la dernière nomination des membres du cabinet de PAN témoigne l’ampleur de chose.

Contacté par CNC, le cabinet du PAN rejette en bloc cette accusation. Selon la patronne du service de Communication du PAN, la procédure de vérification de l’authenticité des diplômes de chaque employé a été effectivement déclenchée. Et donc pour l’heure, aucun employén’ est actuellement limogé pour ce motif. Le seul mouvement actuel à l’Assemblée Nationale est celui du cabinet de PAN MECKASSOUA effectué il y’a un mois. «L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, le racisme n’a pas sa place au sein de cette nouvelle Assemblée Nationale », a conclu un Député centrafricain contacté par CNC.

Bombardés en masse au sein du parlement de transition par son président Alexandre Nguéndet, les militants du parti RPR dirigé par ce même Nguéndet s’inquiètent de plus en plus de leur sort depuis que leur Patron Président Nguéndet a quitté la tête de cette Institution à la suite de l’élection et la mise en place du nouveau Parlement.

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Centrafrique: Vol du véhicule de la Douane, l’Inspecteur des Douanes Angoré limogé de son poste.

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Centrafrique: Vol du véhicule de la Douane, l’Inspecteur des Douanes Angoré limogé de son poste.

 

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Bangui, le 4 août 2016. 10:53′.
Par: Gisele MOLOMA.

Dans l’un de nos articles publiés avant-hier et intitulé ” vol étonnant d’un véhicule 4×4 de la douane au stade 20.000 places”, l’Inspecteur des Douanes Aristide Angouré, nommé récemment Chargé de missions au BARC et ayant la responsabilité de ce véhicule volé, a été limogé de son poste le lundi dernier par son Chef hiérarchique. Ce limogeage qui est intervenu à seulement 48h après ce vol pousse beaucoup de ses collègues Douaniers à crier au complot. Une manifestation spontanée des Manutentionnaires du BARC a eu lieu le mardi dernier afin de contester la prise de fonction du nouveau Chargé de mission.

Occuper un poste de responsabilité à la douane centrafricaine est très difficile et compliqué au point que des nombreux douaniers n’hésitent plus à utiliser tous les moyens légaux ou non légaux disponibles à leur portée. Pour les uns, la politique et le réseau sont les meilleurs moyens pour accéder à des différents postes de responsabilité, et ce, ils n’excluent pas de financer certains hommes politiques candidats à la présidentielle. Tandis que les autres se tournent vers les charlatans ou utilisent toutes les techniques dignes des films des gangsters mexicains. Si d’aventure après toutes les gymnastique pratiquées, un poste de responsabilité a été attribué, cela changera radicalement la vie de ce douanier. C’est une sorte d’assurance vie non négligeable pour tous les douaniers centrafricains.

La lutte est féroce et sans merci. Le cas de l’Inspecteur des Douanes Aristide Angouré limogé de son poste à seulement 48h après avoir perdu, dans un vol monté de toute pièce, son véhicule de service obtenu il y a quelques mois en est l’exemple concret. Cette affaire a mis en lumière la méthode mafieuse pratiquée régulièrement par des douaniers centrafricains.

Aux dernières nouvelles, le prédécesseur de l’Inspecteur Aristide Angouré au BARC vient d’être nommé à nouveau à ce poste. Ce qui confirme sans doute la thèse du complot d’autant plus que le véhicule volé était sous sa responsabilité pendant plusieurs années avant de le passer à l’Inspecteur Angouré il y’a quelques mois.

Cette pratique digne des brigands mexicains a provoqué la colère de ces collègues douaniers, et aussi des manutentionnaires. Ces derniers ont manifesté violemment au BARC pour protester le retour du prédécesseur et successeur de l’Inspecteur Angouré au BARC. Grâce à l’intervention des éléments de la gendarmerie que le calme était revenu sur place. Au même moment, le capitaine Olivier Koudémon qui dirige cette mission d’intervention au moment de cette manifestation aurait menacé le successeur de Angouré de ne plus remettre ses pieds au BARC, sinon il le regrettera.

En tout cas, la bataille pour les postes est sans pitié depuis l’arrivée au pouvoir du Président TOUADÉRA. 90% des caciques du régime défunt du Général François BOZIZÉ ont déjà retrouvé leurs postes perdus après le coup d’Etat de la Seleka et pratique la vengeance qui ne dit pas son nom.
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Centrafrique: Francis BOZIZÉ vient d’arriver à Bangui à la demande expresse de TOUADÉRA.

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Centrafrique: Francis BOZIZÉ vient d’arriver à Bangui à la demande expresse de TOUADÉRA.

Bangui, le 3 juillet 2016. 14:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Le fils aîné et Ministre de la défense de l’ancien Président le Général François BOZIZÉ, le Colonel Francis BOZIZÉ vient d’atterrir à l’aéroport de Bangui ce matin sur le vol régulier de la compagnie Kenya Aiways. Ce retour au pays de BOZIZÉ fils a été sollicité expressément par l’ancien Premier Ministre de son père, devenu Président de la République depuis le 30 Mars dernier Faustin Archange TOUADÉRA en personne. Ainsi, des nombreux Centrafricains s’interrogent désormais sur la réelle volonté de rompre avec les caciques de l’ancien régime dictatorial du Général François BOZIZÉ.

Pourquoi un retour en urgence en Centrafrique de cet ancien Ministre Délégué de la défense à la gouvernance Bozizie et fils ainé du général d’opérette déchu du même nom que lui à la veille de la formation du nouveau Gouvernement d’Union National? C’est la question que tout le monde se la pose en ce moment à Bangui.

Pour les uns, visé par une sanction onusienne tout comme son papa, le retour de BOZIZÉ fils, l’homme clé de l’ancien régime et dans le collimateur de la justice internationale en Centrafrique compliquerait sans doute davantage le travail de la réconciliation nationale entamée depuis des mois par la Communauté internationale et qui doit passer impérativement une justice rendue aux victimes de cette barbarie Bozizé-Djotodja. Le DDRR sera certainement bloqué et le pays risquerait de se retrouver dans à nouveau devant une porte de crise cogner, cogner pour y entrer et de ne plus sortir: Crise à l’issue incertaine. Quant aux autres, TOUADÉRA Faustin alias la tortue mâle voudrait se venger de la destitution de son parrain politique du pouvoir par les Séléka en 2013. Ainsi Jean Francis BOZIZE sera nommé comme Ministre de la Défense lors du tout prochain remaniement.

« Toute la galaxie bozizie retrouvera leur place dans la gouvernance touadera… », Avait écrit sur la page Facebook d’un certain Marcel Kelemba. « …Tous les Accords signés par les membres de la DNC de Touadera n’ont aucun sens juridique puis que ce n’est pas le Président Touadera qui l’a signé ou même paraphé lui-même », a conclu ce Monsieur qui a pu certainement lire ces Accords sur son mur.

La citation de ce Monsieur est en partie vérifiée du moment où l’on remarque que toutes les nominations qui se font depuis l’investiture du Président TOUADERA le 30 Mars dernier, de la présidence à l’Assemblée nationale en passant par la primature, laissent affirmer que les Accords politiques et électoraux signés par ci, par là et à la va vite par certains hommes politiques parfois aguerris sont réellement des feuilles mortes sans écritures lisibles. Interrogé par CNC, un docker à l’aéroport Bangui M’Poko réplique « Francis est de retour et vengera à ceux qui ont fait partir son père ».

Finalement à quand la rupture promise?

Interdit de voyager par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, le Colonel Francis BOZIZÉ circulait librement depuis plusieurs mois sans être inquiété en dépit de cette sanction qui pèse encore sur lui. La preuve en est qu’il est arrivé en RCA par la voie aérienne et accueilli comme un Officiel avec tous les honneurs possibles. Un pied de nez aux Centrafricains?

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le plaidoyer pour la réduction de pauvreté dans la sous-préfecture de Boali

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Centrafrique : le plaidoyer pour la réduction de pauvreté dans la sous-préfecture de Boali

 

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Bangui le 03 Août 2015.

par:Éric Ngaba

Le développement doit commencer à base. Un document de référence sur le développement de la sous-préfecture de Boali a été présenté le 22 juillet 2016 à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui, au gouvernement et partenaires au développement. Présenté par Bertin Bea, député de la sous-préfecture de Boali, ce document permet de faire un plaidoyer auprès des bailleurs pour une mise en œuvre du plan stratégique de développement de sa circonscription.

Ce document de plaidoyer fait suite une Journée d’Informations et d’Echanges pour la réduction de la pauvreté dans la sous-préfecture de Boali qui s’est tenue le 2 juillet 2016 à Boali, préfecture de l’Ombella M’Poko, sur le thème : “Atouts, Contraintes au Développement et Réduction de la Pauvreté dans la Sous-Préfecture de BOALI. Intitulé “Plaidoyer pour la Réduction de la Pauvreté dans la Sous-Préfecture de BOALI”, ce document final est le résultat d’une approche participative qui a donné l’occasion à des Universitaires, des cadres, des ONG locales et aux notables de cette localité de procéder à l’identification, sans complaisance, des nombreux freins à son émancipation en dépit des atouts dont elle dispose au nombre desquels l’on peut notamment citer : richesse touristique, bon état de route bitumée, proximité avec la capitale, importants indices miniers, absence de risques sismiques d’après les géologues, bonne pluviométrie, important potentiel hydrographique et hydro-électrique.

A l’instar de l’ensemble du territoire centrafricain, la sous-préfecture de Boali a été lourdement frappée par les récents évènements survenus dans le pays depuis le 10 décembre 2012. Ces évènements ont occasionné la destruction de tissu social, les communautés endeuillées, les activités économiques, sociales et éducatives amplement ralenties et les groupes armés continuent de sillonner certaines parties isolées de la sous-préfecture. Après les élections groupées ayant permis le retour à l’ordre constitutionnelle, un retour progressif de la sécurité notamment est perceptible grâce à l’action conjuguée du gouvernement, des leaders d’opinion locaux dont le député de la circonscription de Boali ainsi que des forces internationales. Le tissu socioéconomique et la cohésion sociale ont été mis à mal du fait de la crise.

A Boali particulièrement, cela s’est soldé par le départ de l’intégralité de la population musulmane. Toute la population peuhle, connue pour sa pratique de l’élevage et de la pêche et du commerce des poissons tilapias le long de la route menant à Bangui, notamment au village Boyali, a aujourd’hui quitté la localité. Il ne demeure à ce jour quelques musulmans régulièrement établis dans la sous-préfecture, même si on a observé ces temps-ci une volonté de retour manifestée par la communauté musulmane.

Sur le plan éducatif
A la suite de la crise militaro-politique, on note que la plupart des établissements scolaires, surtout en province, restent encore fermés malgré la date fixée pour la reprise des classes. Les écoles ont été soit pillées, occupées, endommagées par les balles et obus durant la crise. Dans le document de plaidoyer, il est urgent de soutenir la reprise des activités éducatives à travers la réhabilitation des écoles et des cantines endommagées ou détruites, le remplacement du mobilier dans les établissements qui ont été pillés, la fourniture de matériels d’enseignement et d’apprentissage aux communautés les plus vulnérables et aux écoles où le taux de scolarisation est faible.
En 2014, on comptait en moyenne 79 élèves par classe à Boali pour un effectif de 8 élèves par table-banc. Sur un global de 73 salles de classes, on comptait 5838 places en tables-bancs. Ces conditions ont particulièrement renforcé le taux de déperdition scolaire à Boali. Les jeunes hommes se sont quant à eux tournés vers des activités lucratives tandis que les jeunes filles ont pour la plupart enfanté ou se sont mariées dans le but d’alléger les charges pesant sur les familles.
Sur le plan sanitaire
La plupart des formations sanitaires tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays ont cessé, de fonctionner. Sur environ 700 formations sanitaires que compte le pays, 300 seulement sont en mesure de fonctionner avec un manque de médicaments essentiels et de matériel médical. La sous-préfecture de Boali n’est pas en reste. Elle a été durement frappée par la crise et les quelques équipements ont fait l’objet de destruction ou de pillage. Les médecins, déjà peu nombreux avant la crise, hésitent à regagner leur poste d’affectation en province en général et à Boali en particulier où l’on comptait, en 2014, 1 seul médecin et 2 infirmiers diplômés d’Etat pour l’ensemble de la sous-préfecture. La seule sage-femme diplômée d’Etat ou encore l’unique assistante accoucheuse rencontrent bien des difficultés dans l’assistance aux femmes enceintes. On note toutefois l’offre de quelques soins d’urgence faite par un personnel à l’effectif très réduit avec l’appui des ONG médicales.

Sur le plan alimentaire

Au plan alimentaire, la crise a engendré comme conséquences immédiates la recrudescence de la famine, de la malnutrition et la propagation des maladies au sein de la population et particulièrement des groupes vulnérables. Les prix des produits alimentaires ont fortement augmenté depuis le début de la crise. Des stocks de produits agricoles ainsi que du bétail ont été pillés, entraînant la réduction de la capacité de production des ménages. En outre, les populations les plus vulnérables n’ont plus accès aux denrées de base sur les marchés du fait de leurs prix élevés consécutifs aux difficultés d’approvisionnement. La perturbation, par exemple, de la principale voie de communication Bangui-Douala a entraîné de facto la rareté de certains produits de première nécessité. Toutefois, il y a eu au cours de l’année 2015 et depuis la tenue des élections une nette amélioration à ce niveau.

Compte tenu de la consommation des semences par certains ménages, de l’insécurité qui a limité l’accès des ménages à leurs champs et l’excès des pillages sur les outils et donc les capacités de production, les perspectives de production agricole restent incertaines. Les entraves au développement de la sous-préfecture de Boali sont nombreuses et certaines qui, pour la plupart sont liées aux récents évènements.

«Concevoir des pôles de développement hors du cadre de la déconcentration et de la décentralisation, c’est tenir des discours sans contenus », a souligné MBOE Dédé-Vianney, président du Présidium de l’atelier. D’après lui, la déconcentration et de la décentralisation sont des techniques administratives qui obligent l’État central, dans tous les cas, à définir les transferts de ressources nécessaires à la gestion de nos localités. C’est pourquoi, au titre de la recherche des financements, diverses actions ciblées par l’atelier, seront à entreprendre à trois niveaux à savoir du pouvoir exécutif, pour les choix des partenaires, du parlement pour l’élaboration des lois favorisant les actions de développement, et des communes pour les réalisations.

« Dépourvu de ressources adéquates, l’Elu de la circonscription de BOALI que je suis, entend rechercher les sources de financement, à travers un lobbying, auprès des partenaires technique et financier de notre pays et du Gouvernement. C’est d’ailleurs l’occasion de dire ici et maintenant l’espoir que je fonde de voir plus particulièrement le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération intégrer le présent plaidoyer dans la trame des sujets à débattre lors de la prochaine Table Ronde des Bailleurs et Partenaires de la RCA qui aura lieu à Bruxelles en novembre prochain », a déclaré Bertin Bea, député de la sous-préfecture de Boali.

Le royaume du Maroc réitère son soutien au peuple centrafricain

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Centrafrique : Le royaume du Maroc réitère son soutien au peuple centrafricain.

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Bangui le 3 Août 2016

Par: Éric Ngaba

Les relations bilatérales entre la République centrafricaine et le Royaume du Maroc sont au beau fixe au regard d’une coopération fructueuse entre les deux pays qui se matérialise dans les faits. Lors de la célébration du 17ème trône du Roi marocain le 30 juillet 2016, l’Ambassadeur du Royaume du Maroc à Bangui, Mostafa HALFAOUI a réitéré le soutien de son pays à la République Centrafricaine.
La célébration du 17ème trône du Roi du Maroc par son Ambassadeur à Bangui, a connu la présence de nombreuses autorités centrafricaines dont le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et quelques ministres. L’occasion pour l’Ambassadeur du Maroc à Bangui, Mostafa HALFAOUI de souligner l’engagement du Royaume du Maroc aux côtés de la République centrafricaine sur le plan bilatéral et multilatéral.
« Monsieur le premier ministre, à l’instar de tous les partenaires de la République centrafricaine, je voudrais vous réitérer au nom de mon gouvernement l’appui et le soutien du Royaume du Maroc dans ses efforts pour un futur meilleur et prospère en RCA. L’occasion m’est offerte de remercier les autorités centrafricaines et tout le peuple centrafricain pour le soutien à la Marocanité de son Sahara, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale », a déclaré le diplomate marocain.
En contrepartie de l’appui constant de la RCA au Royaume du Maroc dans le dossier Sahara-Maroc, le diplomate marocain a rassuré les autorités centrafricaines du soutien du Royaume, fervent défenseur du droit et de l’égalité internationale, contre toutes les menaces de division qui tentent de porter atteinte à la cohésion et à l’unité nationale centrafricaine. D’après Mostafa HALFAOUI, la tenue de la 4ème réunion de commission mixte entre le Maroc et la République centrafricaine permettra de définir les cadres stratégiques de coopération gagnant-gagnant entre les deux pays frères.
Le Maroc s’est engagé en Centrafrique dans plusieurs domaines. Il a déployé ses soldats engagés dans la Mission onusienne (Minusca) pour contribuer à la stabilisation du pays. De concert avec les autorités centrafricaines issues des urnes, deux protocoles d’accord ont été signés le 19 juillet 2016 à Bangui, entre le ministre centrafricain de l’habitat et un groupe d’experts marocains. Ces accords concrétisent, d’un côté, le financement de la construction des 100 logements par le Royaume du Maroc au profit des déplacés du site de l’aéroport M’poko à Bangui, la coopération sur le développement du secteur de logement et de l’habitat en Centrafrique, de l’autre côté.
L’octroi par le Maroc, l’un des pays frères de la RCA, d’un don de 100 logements sociaux permettra d’alléger les souffrances des personnes déplacées internes de Bangui. Si les relations de coopération maroco- centrafricaines sont exceptionnelles et exemplaires, ceci devrait néanmoins être amélioré, selon le diplomate marocain, sur le plan économique et commercial, et ce à travers la mise à profit de toute opportunité de coopération bilatérale pour le hisser au niveau des rapports politiques unissant le Royaume et la RCA.

Centrafrique: Vol étonnant d’un véhicule 4×4 de la Douane centrafricaine au stade 20.000 places.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Vol étonnant d’un véhicule 4×4 de la Douane centrafricaine

au stade 20.000 places.

Bangui, le 2 août 2016. 12:41′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Comme l’autorité de l’Etat n’existe plus, les bandits n’hésitent désormais de s’en prendre à ses symboles. Les biens de l’Etat tout comme ses agents ne sont plus en sécurité dans ce pays où les bandes armées règnent en maître et les vols, braquages, enlèvements…, sont devenus monnaie courante. Le samedi dernier, un Pick-Up appartenant à la Douane centrafricaine a été volé aisément par un voleur de haute expérience sur le parking du stade de l’Amitié dit stade 20 000 places vers 18h. Le Pick-Up est toujours introuvable tout comme le voleur.

Remis comme véhicule de fonction à un Inspecteur des Douanes el l’occurrence Monsieur Aristide Angouré récemment nommé au BARC comme Contrôleur, le véhicule a été stationné sur le parking du stade 20.000 places par ce contrôleur en compagnie et se défoulaient dans une buvette au balcon à l’étage de ce même stade. Suivi discrètement par ce voleur depuis plusieurs minutes en amont, l’Inspecteur des Douanes Monsieur Aristide Angouré, très apprécié par ses collaborateurs, aurait commis cette imprudence de laisser ce type de véhicule facile à démarrer sur un parking sans surveillance. Une occasion en or pour les voleurs de le voler sans être repérés par le public.

Malheureusement, ce type de vol est fréquent partout en RCA et que le gouvernement manque cruellement des moyens pour y faire face.

Contactée par CNC, la Direction Générale des Douanes reconnaît avoir perdu l’un de ses véhicules le samedi 30 juillet dernier dans une circonstance encore floue. Une plainte a été déposée près du Tribunal de Grande Instance de Bangui pour vol aggravé d’un bien appartenant à l’Etat. Le véhicule de marque Nissan communément appelé Hard-body serait actuellement recherché activement.

Selon une source douanière, la responsabilité civile de l’Inspecteur Angouré serait engagée car, le véhicule n’était pas en service au moment du vol. Il pourrait rembourser la valeur nette de ce 4×4 si l’Etat lui demanderait.

Depuis le déclenchement de la crise politico-sécuritaire en 2013, le nombre de vol à main armée des véhicules 4X4 et motos augmente sensiblement et personne ne peut s’aventurer à laisser son bien sans surveillance en public. Même pour donner la mort et s’emparer de ces biens, ils le font sans état dame. Ces voleurs sont devenus nos ombres omniprésents qui s’allongent au soleil couchant.

Copyright CNC.

Centrafrique : 6 athlètes centrafricains participent aux jeux olympiques de rio

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : 6 athlètes centrafricains participent aux jeux olympiques de rio

 
Bangui, le 2 août 2016. 13:30′.

Par: Eric NGABA.

«Le plus important aux jeux olympiques n’est pas de gagner mais de participer », disait Baron Pierre de Coubertin, le père des Jeux Olympiques. C’est dans ce sens que la République Centrafricaine participe aux Jeux Olympiques de Rio qui se déroulent le 5 août 2016. Six (6) athlètes dont trois femmes et trois hommes doivent défendre le drapeau centrafricain dans quatre disciplines sportives durant ce grand rendez-vous international les compétitions.
La Centrafrique participe aux Jeux Olympiques de Rio au Brésil le 5 août 2016 avec une probable chance de remporter les médailles à travers ses six sportifs dont 3 femmes et 3 hommes de hauts niveaux. Les six athlètes centrafricains à savoir Francky Edgard Mboto, Patrick David BouÎ, Christian Narcisse, Victoire Mandaba, Chloé Marie Hélène, Judith Mbouyadé ont déjà quitté Bangui le samedi dernier avec une délégation de 14 personne pour la ville de Rio de Janeiro au Brésil.
Aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro 2016, la Centrafrique participe aux quatre disciplines. Le Taekwondo, la Natation, la Boxe et l’Athlétisme sont les principales disciplines sur lesquelles la RCA mise. Les six athlètes sont composés d’une Pugiliste, deux Nageurs dont une femme et un homme, un Karatéka et de deux Athlètes dont une femme et un homme.
La semaine dernière, le Comité National Olympique et Sportif centrafricain (CNOSCA) a dépêché une délégation des précurseurs à Rio au début de la semaine en cours pour déblayer le terrain. Le gouvernement a décaissée une partie de fonds (19 millions sur 29) pour permettre aux Fauves de prendre part à cette compétition.
Il reste cependant trois jours aux Fauves sportifs centrafricains d’honorer ce vendredi, les cinq couleurs du drapeau centrafricain parmi des dizaines de drapeau des nations qui seront représentés à Rio au Brésil.

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Centrafrique:vol étonnant d’un véhicule 4×4 de la Douane centrafricaine au stade 20.000places.

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Centrafrique: Vol étonnant d’un véhicule 4×4 de la Douane centrafricaine au stade 20.000 places.

 

 

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Bangui, le 2 août 2016. 12:41′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Comme l’autorité de l’Etat n’existe plus, les bandits n’hésitent désormais de s’en prendre à ses symboles. Les biens de l’Etat tout comme ses agents ne sont plus en sécurité dans ce pays où les bandes armées règnent en maître et les vols, braquages, enlèvements…, sont devenus monnaie courante. Le samedi dernier, un Pick-Up appartenant à la Douane centrafricaine a été volé aisément par un voleur de haute expérience sur le parking du stade de l’Amitié dit stade 20 000 places vers 18h. Le Pick-Up est toujours introuvable tout comme le voleur.

Remis comme véhicule de fonction à un Inspecteur des Douanes el l’occurrence Monsieur Aristide Angouré récemment nommé au BARC comme Contrôleur, le véhicule a été stationné sur le parking du stade 20.000 places par ce contrôleur en compagnie et se défoulaient dans une buvette au balcon à l’étage de ce même stade. Suivi discrètement par ce voleur depuis plusieurs minutes en amont, l’Inspecteur des Douanes Monsieur Aristide Angouré, très apprécié par ses collaborateurs, aurait commis cette imprudence de laisser ce type de véhicule facile à démarrer sur un parking sans surveillance. Une occasion en or pour les voleurs de le voler sans être repérés par le public.

Malheureusement, ce type de vol est fréquent partout en RCA et que le gouvernement manque cruellement des moyens pour y faire face.

Contactée par CNC, la Direction Générale des Douanes reconnaît avoir perdu l’un de ses véhicules le samedi 30 juillet dernier dans une circonstance encore floue. Une plainte a été déposée près du Tribunal de Grande Instance de Bangui pour vol aggravé d’un bien appartenant à l’Etat. Le véhicule de marque Nissan communément appelé Hard-body serait actuellement recherché activement.

Selon une source douanière, la responsabilité civile de l’Inspecteur Angouré serait engagée car, le véhicule n’était pas en service au moment du vol. Il pourrait rembourser la valeur nette de ce 4×4 si l’Etat lui demanderait.

Depuis le déclenchement de la crise politico-sécuritaire en 2013, le nombre de vol à main armée des véhicules 4X4 et motos augmente sensiblement et personne ne peut s’aventurer à laisser son bien sans surveillance en public. Même pour donner la mort et s’emparer de ces biens, ils le font sans état dame. Ces voleurs sont devenus nos ombres omniprésents qui s’allongent au soleil couchant.

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Centrafrique: Arrestation au PK12 d’un commandant en Chef des Anti-Balaka de Béloko.

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Centrafrique: Arrestation au PK12 d’un commandant en Chef des Anti-Balaka de Béloko.

Bangui, le 02 août 2016. 12:18′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Comme si la barrière du Pk12 est devenue de plus en plus une passoire dangereuse pour les Criminels de guerre en fuite. Chaque jour qui passe, les Forces de l’ordre ne cessent de mettre la main sur les bandits armés qui tentent par tous les moyens de franchir la zone de contrôle établie dans ce secteur. Le vendredi dernier, un Commandant en Chef des Anti-Balaka de la ville frontalière avec le Cameroun, Béloko a été interpelé par des gendarmes lorsqu’il tentait, en toute discrétion de franchir cette zone de contrôle. L’homme a été transféré à la SRI et écroué le même jour.

Considéré conne l’un des criminels les plus dangereux de la milice Anti-Balaka, Elvis de son prénom fut manutentionnaire communément appelé Bambé au marché Pk12 avec son ami proche Gbakaba avant le déclenchement de la guerre civile en 2013. Après la prise du pouvoir de la Séléka et l’apparition de la milice Anti-Balaka vers la fin de l’année 2013, les deux amis manutentionnaires Elvis et Gbakaba avaient quitté Bangui pour s’engager dans la lutte armée au côté des Anti-Balaka dans la commune de Bouar. Dans cette ville, ils avaient participé avec leurs collègues Anti-Balaka à la commission des nombreux crimes, et contre les musulmans, et contre les chrétiens. C’est au milieu de l’an 2014 qu’ils avaient quitté la ville de Bouar pour la ville frontalière de Béloko où ils s’étaient auto proclamés Commandant en chef pour BGAKABA et Commandant en chef adjoint pour Elvis du groupe Anti-Balaka.

De la commune de Baboua à la ville frontalière de Garouaboulaye en passant par Béloko, le couple Gbakaba – Elvis régnait en Demi-dieu. Ils étaient à la tête d’une centaine d’hommes désœuvrés. Braquages, assassinat, enlèvements et torture, Gbakaba et Elvis ne s’arrêtaient devant rien jusqu’au Cameroun. Il y’a quelques semaines, un de leurs éléments avait terrorisé la ville frontalière du côté camerounais durant des heures avant d’être abattu par un soldat Camerounais posté à 300m.

La semaine dernière, le Commandant en chef des Balakas le sieur Gbakaba et son adjoint Elvis ont dû quitter leur commune pour se rendre à Bangui afin d’assister les parents du sieur Gbakaba suite à la mort de son grand frère Bria, un Douanier centrafricain habitant le quartier Pk12. Le vendredi dernier, de retour du cimetière après la pose du corps de son grand frère, le commandant Gbakaba et son adjoint ont pris place dans un camion loué et stoppé à la barrière de la Gendarmerie du Pk12 pour contrôle d’identité. Sentant qu’ils étaient repérés par les Forces de l’ordre, Monsieur Gbakaba a pu profiter de la présence massive des badauds pour s’enfuir en laissant derrière lui son adjoint Elvis qui, par manque de vigilance, a été arrêté par les gendarmes. Il a été transféré à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI).

Contacté par CNC, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie territoriale du Pk12 nous a confirmé l’arrestation d’un individu ce jour et dans les mêmes circonstances expliquées sans donner plus de détails. Même son de cloche à la SRI mais selon nos informations, Elvis aurait été transféré à la maison d’arrêt de Ngaragba depuis hier lundi.

En fuite depuis vendredi dernier, le commandant Gbakaba serait activement recherché par les Forces de l’ordre et les consignes auraient été données aux différents points de contrôle pour son arrestation s’il serait localisé.
Selon une source non officielle, son nom serait cité parmi ceux des personnes recherchées dans le cadre de l’affaire d’assassinat de la Journaliste française Corine Lepage en 2014 vers Baboua.

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Centrafrique: arrestation au Pk12 d’un Commandant en Chef Anti-Balaka de Béloko.

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Centrafrique: Arrestation au PK12 d’un commandant en Chef

des Anti-Balaka de Bélok0.

 

 

Bangui, le 02 août 2016. 12:18′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Comme si la barrière du Pk12 est devenue de plus en plus une passoire dangereuse pour les Criminels de guerre en fuite. Chaque jour qui passe, les Forces de l’ordre ne cessent de mettre la main sur les bandits armés qui tentent par tous les moyens de franchir la zone de contrôle établie dans ce secteur. Le vendredi dernier, un Commandant en Chef des Anti-Balaka de la ville frontalière avec le Cameroun, Béloko a été interpelé par des gendarmes lorsqu’il tentait, en toute discrétion de franchir cette zone de contrôle. L’homme a été transféré à la SRI et écroué le même jour.

Considéré conne l’un des criminels les plus dangereux de la milice Anti-Balaka, Elvis de son prénom fut manutentionnaire communément appelé Bambé au marché Pk12 avec son ami proche Gbakaba avant le déclenchement de la guerre civile en 2013. Après la prise du pouvoir de la Séléka et l’apparition de la milice Anti-Balaka vers la fin de l’année 2013, les deux amis manutentionnaires Elvis et Gbakaba avaient quitté Bangui pour s’engager dans la lutte armée au côté des Anti-Balaka dans la commune de Bouar. Dans cette ville, ils avaient participé avec leurs collègues Anti-Balaka à la commission des nombreux crimes, et contre les musulmans, et contre les chrétiens. C’est au milieu de l’an 2014 qu’ils avaient quitté la ville de Bouar pour la ville frontalière de Béloko où ils s’étaient auto proclamés Commandant en chef pour BGAKABA et Commandant en chef adjoint pour Elvis du groupe Anti-Balaka.

De la commune de Baboua à la ville frontalière de Garouaboulaye en passant par Béloko, le couple Gbakaba – Elvis régnait en Demi-dieu. Ils étaient à la tête d’une centaine d’hommes désœuvrés. Braquages, assassinat, enlèvements et torture, Gbakaba et Elvis ne s’arrêtaient devant rien jusqu’au Cameroun. Il y’a quelques semaines, un de leurs éléments avait terrorisé la ville frontalière du côté camerounais durant des heures avant d’être abattu par un soldat Camerounais posté à 300m.

La semaine dernière, le Commandant en chef des Balakas le sieur Gbakaba et son adjoint Elvis ont dû quitter leur commune pour se rendre à Bangui afin d’assister les parents du sieur Gbakaba suite à la mort de son grand frère Bria, un Douanier centrafricain habitant le quartier Pk12. Le vendredi dernier, de retour du cimetière après la pose du corps de son grand frère, le commandant Gbakaba et son adjoint ont pris place dans un camion loué et stoppé à la barrière de la Gendarmerie du Pk12 pour contrôle d’identité. Sentant qu’ils étaient repérés par les Forces de l’ordre, Monsieur Gbakaba a pu profiter de la présence massive des badauds pour s’enfuir en laissant derrière lui son adjoint Elvis qui, par manque de vigilance, a été arrêté par les gendarmes. Il a été transféré à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI).

Contacté par CNC, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie territoriale du Pk12 nous a confirmé l’arrestation d’un individu ce jour et dans les mêmes circonstances expliquées sans donner plus de détails. Même son de cloche à la SRI mais selon nos informations, Elvis aurait été transféré à la maison d’arrêt de Ngaragba depuis hier lundi.

En fuite depuis vendredi dernier, le commandant Gbakaba serait activement recherché par les Forces de l’ordre et les consignes auraient été données aux différents points de contrôle pour son arrestation s’il serait localisé.
Selon une source non officielle, son nom serait cité parmi ceux des personnes recherchées dans le cadre de l’affaire d’assassinat de la Journaliste française Corine Lepage en 2014 vers Baboua.

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Scandal des fausses factures ENERCA,une personne en garde à vue

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Centrafrique: Scandale des fausses factures à l’ENERCA , une personne en garde à vue.

 
Bangui, le 1 août 2016. 13:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

L’Energie Centrafricaine (ENERCA), l’unique Société d’Etat de productions d’électricité en Centrafrique n’est pas seulement connue pour ses nombreux délestages dans la ville de Bangui. Elle est connue aussi dans la production en grande quantité des fausses factures pour ses abonnés. Cette pratique courante et très connue n’a jamais fait l’objet d’un contrôle interne, ni de la Direction Commerciale, ni de la Direction Générale. Cette révision de facture dépend de la tête de l’abonné. On augmente pour les uns, on baisse pour les autres, l’essentiel est de soutirer frauduleusement de l’argent aux abonnés. Cette affaire qui a atteint son apogée le mois dernier, a été trahie par un personnel du service de la facturation. Malheureusement pour lui, il a été arrêté et conduit à la SRI en débit de la foi qu’il proclame en dénonçant cette pratique pour en finir.

La Société Centrafricaine de l’Energie devenue Énergie Centrafricaine il y’a quelques décennies, est en difficulté financière depuis des années. Si bien que pour investir dans sa production, elle faisait recours de temps en temps au financement bancaire ou tout simplement solliciter de l’aide auprès de certaines ONG internationale présentes dans ce pays. Or selon les enquêtes que nous avons menées sur place, les difficultés d’ordre financier de l’ENERCA annoncées depuis des années seraient les conséquences d’une mauvaise gestion et de laxisme de la Direction Générale. Selon les documents financiers et comptables que nous avions consultés, l’ENERCA à elle seule pouvait contenir ses difficultés, dégager de marge bénéficiaire importante annuellement, investir dans sa propre production et même en dehors de sa principale activité. Mais seulement voilà, avec la corruption ambiante et les faussetés établies en règle dans cette Société, on ne peut que constater son affaiblissement.

Il y’a un mois, un personnel du service commercial a été arrêté par la Gendarmerie et conduit à la Section des Recherches et d’Investigation. Selon la Direction Générale, le personnel arrêté serait le principal auteur des différentes fausses factures remises à certains abonnés libanais depuis des mois. Cependant, les enquêtes menées par CNC démontrent le contraire. Ce que nous avons compris sur place, pour les abonnés fortunés surtout expatriés, à chaque relèvement de compteur, le technicien envoyé sur le terrain pour ce travail scinde le vrai indice consommé et affiché au compteur par deux moyennant une somme d’argent. Cette pratique connue et couverte par leurs chefs hiérarchiques est souvent appliquée aux commerçants Libanais afin de diviser leurs factures mensuelles par deux. Tandis que pour les autres si on veut augmenter leurs factures, on y ajoute une somme forfaitaire et imaginaire dans leurs factures.
Cette somme forfaitaire, une fois payée, sera empochée tranquillement par les mafieux du service de facturation. Si d’aventure l’abonné découvre cette supercherie, on va lui demander de faire une réclamation écrite auprès de la Direction Commerciale. Celle-ci restera sans suite probablement à ce niveau. Je suis l’une des victimes de cette pratique mafieuse.

Au cours de notre enquête, on a pu découvrir que le système de consommation d’électricité à la carte prépayée rapporte à l’ENERCA plus de liquidité que prévu. Et c’est là que concentre toute la mafia.

En tout cas avec cette allure de fraude, l’ENERCA risquerait de sombrer totalement si la Direction Générale continue de fermer ses yeux sur cette pratique. Il est pratiquement inutile de mettre tout sur le dos de certains abonnés les difficultés dont cette Société d’Etat fait face depuis des décennies. Les branchements illicites peuvent jouer le déséquilibre de l’ENERCA, mais un contrôle interne serait mieux pour stopper le dégât à 80%.de moins.

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Catherine Samba-Panza traînée à l’aéroport Bangui M’Poko lors d’un voyage.

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Centrafrique: Catherine Samba-Panza traînée à l’aéroport de Bangui M’Poko lors d’un voyage.

 

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Bangui, le 31juillet 2016. 14:43′.
Par: Gisèle MOLOMA.

En politique, le mot “Pitié” n’existe pas. Si on veut l’utiliser, le préfixe “sans” ne doit pas être oublié. C’est ce que les lymphocytes T4 de l’ancienne Présidente de la transition Madame Cathérine Samba-Panza auraient oublié de la rappeler suite à ses désirs extravagants. Depuis la fin de la transition le 30 mars dernier, Madame Samba-Panza et sa sœur cadette l’ex-Directrice Général des douanes Madame Ngakola qui croyaient être intouchables, ont vite compris à leurs dépens. La première malmenée à l’aéroport lors de son nombreux voyages, la seconde limogée de son poste de DG des douanes et traitée comme une vulgaire. Les langues commencent à délier, les secrets d’Etat commencent aussi à sortir petit à petit.

Déménagée pour l’une de ses somptueuses Villas côtières en Guinée Équatoriale, l’ancienne Présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza n’a pas manqué de revenir de temps en temps en Centrafrique pour rendre visite à son mari laissé à Bangui. Ce que notre mère nationale a oublié, c’est que le temps n’est plus le même et le Président Faustin Archange TOUADÉRA est entouré désormais au Palais de la Renaissance de sa propre équipe composée en grande partie par des personnes qui avaient souhaité à l’épique la fin rapide de sa transition afin de régler son compte.

Il y’a quelques semaines à l’aéroport de Bangui M’Poko, Madame Catherine Samba-Panza qui souhaitait rentrer à Malabo, a été malmenée par des agents de contrôle de frontières pendant des heures. Bagages fouillés de fond en comble, contrôle de pièces d’identité et démonstration des caprices. L’ancienne Présidente de la transition n’avait pas supporté ce type de comportement. Arrogante comme d’habitude, elle aurait lâché plusieurs phrases frôlant la haute trahison vis-à-vis du President TOUADÉRA.

Parmi ses blabla, celui de résultat obtenu par le candidat Faustin Archange TOUADÉRA a retenu notre attention. Dans un premier temps, elle aurait dit que c’est grâce à elle et l’ancien Ambassadeur de France Charles Malinas que vous êtes en train de manger. Ce pronom Vous est mis pour qui? Probablement le President TOUADÉRA et toute son équipe y compris les agents en chef de l’aéroport. Pour conclure, elle aurait arrosé une dernière phrase emblématique pour les Centrafricains en disant que le candidat TOUADÉRA devenu depuis 4 mois President de la Republique n’avait obtenu que -5% au premier tour de la dernière présidentielle, et c’est grâce à sa pression que l’ANE a pu arranger les choses pour Faustin. Suite à cette tempête de phrases, un climat glacial s’est installé et elle a pu quitter Bangui. Depuis cette date, elle n’est plus revenue à Bangui.

Selon nos informations, elle serait toujours à Malabo au côté de sa fille aînée Ambassadrice de Centrafrique dans ce pays. Aux dernières nouvelles, le décret abrogeant la nomination de la fille aînée de Cathé comme Ambassadrice en Guinée Équatoriale est nul et de nul effet. Le Président Équato-Guinéen Theodoro Obiang Nguéma Mbasogo aurait refusé au President Centrafricain cette pratique digne d’une vengeance infantile.

En 2020, le combat sera rude pour le Président Faustin Archange TOUADÉRA déjà malmené dans l’opinion publique centrafricaine. L’opposition qui compte se réunir leur force afin de prendre le contrôle de l’Assemblée Nationale, risquerait de fragiliser l’espoir du President TOUADÉRA alias la Tortue.

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Centrafrique: tentative de braquage au quartier Fouh, le braqueur a été lynché

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Centrafrique: Tentatives de braquage au quartier Fouh, le braqueur a été lynché.

 

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Bangui, le 30 juillet 2016. 11:41′.

WEEK-END DES FAITS DIVERS.
Par: Gisèle MOLOMA.

 

Avant-Hier vendredi vers 18h au quartier Fouh de Bangui, un jeune braqueur, visiblement en apprentissage aurait tenté de braquer une moto appartenant à une Dame. Le braqueur a été arrêté par des jeunes de ce même quartier qui, très énervés de cette perturbation, ont copieusement lynché le présumé auteur de ce braquage raté.

Braquer dans certains quartiers de Bangui est devenu presqu’impossible. Dans le 8e et 4e arrondissements de Bangui, les détonations d’armes ne font plus peur et la quantité d’armes en circulation dans ces deux arrondissements ne peut, en aucun cas, faciliter un braquage. Certains jeunes, en perte de repères et attirés par l’appât du gain facile, n’hésitent pas à tenter leur chance de braquage dans ces secteurs à multiple reprises et toujours sans résultat attendu. Ainsi, ils pourraient perdre leur vie après un verdict populaire impitoyable.

Le vendredi dernier vers 18 heures au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement, un jeune apprenti braqueur qui n’a pas bien maîtrisé son métier du vol aurait tenté de voler une moto-dame appartenant à une jeune femme cliente d’un restaurant situé à côté de l’arrêt central des bus. L’homme qui aurait localisé cette Dame avec sa moto depuis plusieurs minutes en amont, réapparaît avec une arme automatique à la main lorsque cette dernière stationnait sa moto devant un bar restaurant. Afin de faciliter le vol de cette moto en stationnement, l’homme a tenté d’intimider les passants en tirant deux coups de fusil en l’air. Ce que cet homme a oublié, dans ce secteur, une détonation d’arme de n’importe calibre attire une foule et non la repousse. Une foule en partie armée de toute sorte d’armes y compris les armes blanches. L’homme qui a tenté un troisième coup de fusil afin de s’éclipser après avoir compris qu’il vient de rater sa cible, a été cueilli par cette foule. Traduit devant le tribunal populaire, l’homme a été tabassé et traîné à terre comme un serpent. Heureusement pour lui, la mort n’était pas de passage dans ce secteur de Fouh. Il a été remis aux Forces de l’ordre après être complètement lynché. Pour de rien, ce jeune homme d’une vingtaine d’année a failli perdre sa vie.

Devenue une activité lucrative, le braquage est de plus en plus pratiqué par des jeunes désœuvrés, utilisés et délaissés par des groupes armés. Il y’a quelques mois, quatre jeunes ont été tués à Galabadja suite à un braquage d’une moto appartenant à un soldat de FACA. Cet acte n’a jamais fait de leçon aux autres.
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BANGUI: PROLONGATION DU MANDAT DE LA MINUSCA EN CENTRAFRIQUE :UN ESPOIR POULE PRESIDENT

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PROLONGATION DU MANDAT DE LA Minusca EN CENTRAFRIQUE :UN ESPOIR POUR

                                                            LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.      

Bangui, le 30 juillet 2016. 22:22′.

Par:Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Le 26 juillet 2016, le conseil de sécurité de l’ONU à travers la résolution 2301 votée à l’unanimité prolonge le mandat de la Minusca en Centrafrique d’un an c’est à dire jusqu’en novembre 2017. Cette nouvelle résolution est robuste et redéfinit de façon spécifique les missions de la Minusca en ajoutant des tâches supplémentaires et prioritaires urgentes à la mission initiale. Il s’agit d’abord de la protection des civils, ensuite de la promotion des droits de l’homme et enfin d’apporter un appui au processus politique. Les missions de la Minusca sont ainsi adaptées aux besoins réels de la population et de réduire au maximum la capacité de nuisance des groupes armés. Il faut noter à titre de rappel que la Minusca avait échoué lamentablement dans sa mission initiale. Espérant que celle-ci sera l’ultime occasion pour la Minusca de se racheter et de soigner son image. La crainte des nouvelles autorités centrafricaines était perceptible si les différentes négociations avec les groupes armés n’aboutissaient pas. Le vote de cette résolution est une aubaine pour le gouvernement, une garantie supplémentaire à la réussite du processus de désarmement. Avec le retrait ou la réduction de l’effectif des forces françaises, les forces de la Minusca vont monter en puissance et se retrouver en première ligne sur tous les fronts avec une plus grande mobilité et flexibilité dans sa capacité opérationnelle. Il est important de rappeler que personne, ni un groupe armé n’est au dessus de la loi et force doit toujours rester à la loi. Nul ne peut arrêter ou nuire au processus démocratique amorcé en Centrafrique. Nous saisissons l’opportunité pour lancer un vibrant appel patriotique aux groupes armés qu’il n’est pas tard de revenir à la raison, de négocier positivement leur reddition avec le pouvoir central pour le bien être de notre nation. Les différents groupes armés doivent comprendre que c’est une ultime chance que le chef de l’Etat leur offre. A défaut, ils seront responsables devant l’histoire de leur entêtement digne du moyen âge. Nous invitons parallèlement les autorités centrafricaines, les organismes non gouvernementaux, les partis politiques d’opposition ( s’ils en existent ), la société civile de coopérer et de faciliter la tâche pour la réussite de la mission finale de la Minusca. Nous constatons par la force des choses que le President de la République a visiblement changé ou corrigé sa méthode de travail. Au lieu de tout piloter depuis sa forteresse du palais de la renaissance, notre excellence a adopté la politique de proximité en effectuant une descente dans la zone inondée du 6eme arrondissement de Bangui. Nous avons apprécié l’initiative du President de la République car cette approche lui permet de circonscrire le problème, de rassurer la population sur sa volonté et son degré d’investissement dans la recherche d’une solution idoine et durable à la crise centrafricaine. Nous nous permettons d’inviter le President de la République à garder la même posture et la même méthode pour se rendre dans les zones occupées par les groupes armés au lieu d’envoyer des émissaires qui parfois ne rassurent pas dans les négociations. Il est vrai que se rendre dans les zones occupées est un exercice périlleux mais cela vaut la peine pour extirper le mal centrafricain. Vous avez la confiance du peuple à travers le suffrage universel alors allons-y seulement. Mais attention ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Lyon, le 30 juillet 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Election

Centrafrique: Touadera peut-il réussir ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Touadera peut-il réussir ?

 

Bangui, le 30 juillet 2016. 22:22′.

Par: Perriere .

 

En écoutant Faustin-Archange Touadera pendant la campagne électorale se donner le beau rôle et se présenter en véritable chantre du paiement régulier de salaire aux fonctionnaires et agents de l’État, François Bozize a dû rire. De là où il se trouve,  l’ancien président a dû piaffer et pousser son rire jaune qui comporte pas mal de sous entendus.

Car il sait,  lui, qui l’a pratiqué durant cinq longues années que Touadera est une blague, une farce. En le voyant ainsi s’arroger et s’attribuer, de façon égoïste, surtout par démagogie électoraliste, ce qui pourrait être vu comme la seule réussite de son régime, l’ancien président a dû s’exclamer oh le menteur!

Le menteur, en effet, c’est son ex-chef du gouvernement qui a pris beaucoup de liberté avec la réalité, se taillant le portrait de quelqu’un qui a géré les deniers publics en bon père de famille. Ainsi, Touadera ment donc, il triche, il truque, il biaise. Il ne croit pas un seul mot de ce qu’il dit. À preuve, c’est depuis son passage à la PRIMATURE que les intrigants de tout poil et les médiocres de tout acabit en définitivement pris le pouvoir dans l’État.

En témoigne sa gestion pour le moins contestable de la chose publique. D’ailleurs, il a avec le pouvoir des rapports hypocrites que les puritains ont avec le sex. C’est le traditionnel et très séculier hommage du vice à la vertu : Touadera ne parle de la rupture avec les vielles pratiques que pour mieux se soumettre à l’influence néfaste de ses proches parents. Comme ce fut le cas du temps de son mentor.

Il ne vante la méritocratie républicaine que pour mieux placer ses parents.

Il fait semblant de promouvoir le dialogue social et la concertation politique que pour mieux fragiliser les partis politiques. Mieux, ou pire, il a nommé un guignol, Fidèle Gouandjika, dont les farces ne font rire personne — surtout pas les chefs de partis politiques — pour être une courroie de transmission entre lui et les forces vives de la Nation. Or, il n’ignore nullement  qu’aucun responsable politique digne de ce nom n’irai entretenir son conseiller spécial des questions sensibles sachant que dès qu’il lui tourne le dos, l’objet de leur discussion se retrouvera sur les réseaux sociaux. Son ami virtuel Eka II en a appris à ses dépens.

Touadera ne chante les valeurs du travail que pour mieux s’abstenir de respecter l’heure légale du travail en Centrafrique, incapable qu’il est de donner l’exemple en arrivant à son bureau à 8 heures pétantes.

Alors qu’il est au pouvoir et qu’il doit désormais agir, il continue d’entretenir des chimères et de vendre de simples perspectives aux Centrafricains.

Ses faits et gestes sont en contradiction avec ses proclamations. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est rattrapé par les dures réalités du pouvoir avec lesquelles on ne peut tricher. Dans ces conditions, il est pratiquement condamné à échouer. Être un leader clairvoyant ne s’improvise pas. On a une vision synoptique ou on n’a pas. C’est comme une femme est enceinte ou ne l’est pas. La pente sur laquelle se trouve notre professeur national est plus que vertigineuse, elle est dangereuse. Elle ouvre la voie, malheureusement, à toutes les possibilités.

Perriere

Centrafrique:remaniement du gouvernement,le président TOUADÉRA sous la pression de la Communauté Internationale.

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 Centrafrique: Remaniement du gouvernement, le Président TOUADÉRA sous

la pression de la Communauté internationale.

 

Bangui, le 29 juillet 2016. 09:22′.

Par: Gisèle MOLOMA.

 

Sous la pression de la Communauté Internationale en particulier l’ONU et l’Union Africaine, le Président Faustin Archange TOUADÉRA serait totalement perdu dans sa politique de rigueur vis-à-vis des groupes armés. Depuis deux semaines, le remaniement gouvernemental annoncé et prévoyant une légère retouche risque de changer d’ossature complètement. En cause, la rentrée probable prochainement des Ministres Séléka dans le gouvernement.

En politique, il faut parfois pactiser avec le diable pour réussir. L’essentiel c’est de savoir comment il scanne ses ennemis et détecter en même temps ses anges de mort. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, un novice en politique n’a pas encore compris qu’en politique, il faut de temps en temps tendre la main à ses adversaires pour réussir. Tous les régimes qui se sont succédé depuis plus de 40 ans dans ce pays ont privilégié le dialogue pour régler les différents conflits qui ont secoué ce pays. Il est pratiquement inutile de faire le bras de fer prolongé si on est persuadé de n’avoir pas suffisamment des moyens pour prendre le dessus.

Depuis son arrivée au pouvoir en mars dernier, le Président Faustin Archange TOUADÉRA a centré toute sa politique sur la fermeté vis-à-vis des groupes armés en particulier la Séléka. Cette dernière, plus importante que jamais sur l’échiquier politique de notre pays, ne doit être négligée pour des raisons quelconques. L’Union Africaine et l’Organisation des Nations-Unies auraient compris le jeu du Président TOUADÉRA qui ressemble de plus en plus à un règlement de compte. Même si on retrouve quelques sujets musulmans dans le gouvernement du Premier Ministre SARANDJI, on n’y voit aucun dans le cabinet, ni du Président TOUADÉRA, ni du Président MECKASSOUA et même celui du Premier Ministre SARANDJI. Il est vrai qu’être musulman ne veut pas dire être Séléka et vice versa, mais nous ne devrions pas pour autant oublier que la première revendication des Séléka en 2012 jusqu’à présent est centrée sur la marginalisation des sujets musulmans dans la fonction publique centrafricaine y compris pour les nominations à des postes de responsabilité. Cela peut constituer un prétexte pour le prolongement des hostilités dans le pays d’autant plus que le pays ne dispose assez des moyens militaires pour faire face à cette situation.

La Communauté internationale qui n’a cessé de le répéter au Président TOUADERA, vient de lui mettre des puces à gènes politiques dans les oreilles et un coup de pression énorme sur sa tête afin de former un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) au lieu d’un simple léger remaniement.

Pour l’Union Africaine, Monsieur SARANDJI doit quitter son poste du Premier Ministre, ce que son maître, le Président TOUADÉRA alias la TORTUE refuse. C’est le point de blocage.

En tout cas les choses se précisent petit à petit, le retour de la Sélaka dans le gouvernement est plus qu’inévitable.

Contesté de plus en plus par des Centrafricains, le gouvernement de SARANDJI risque de subir une profonde modification si le Président TOUADÉRA cède totalement à la pression de la Communauté internationale. Une dizaine des Ministres risquent de faire leurs valises.

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Centrafrique : le Conseil de Sécurité proroge le mandat de la Minusca

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Centrafrique : le Conseil de Sécurité proroge le mandat de la Minusca

 

 

Bangui, le 29 juillet 2016. 22:50′.

Par: Eric NGABA.

La résolution 2301 adoptée le 26 juillet 2016 par le Conseil de sécurité des Nations Unies et qui proroge le mandat de la Minusca jusqu’au 15 novembre 2017, maintient la protection des civils au cœur du mandat de la Mission, a défendu le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. L’objectif principal du nouveau mandat est de réduire durablement la présence de groupes armés et la menace qu’ils représentent. C’est ce qu’a résumé le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, ce mercredi 27 juillet 2016.

Selon le porte-parole, la résolution recommande une approche multidimensionnelle avec trois principaux piliers à savoir un dialogue politique national sans exclusive ; le DDR, la Réforme du secteur de sécurité et la promotion de la réconciliation ainsi qu’une assistance au Gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité.

“Il s’agit d’une résolution importante et adaptée aux récents changements en République centrafricaine avec des élections présidentielle et législatives réussies et la mise en place des institutions nationales », a ajouté Monteiro.

La résolution 2301 appelle à un dialogue politique inclusif et surtout au désarmement, conformément aux Accords de Bangui et de Brazzaville. «La Minusca mènera ses tâches avec diligence, détermination et esprit de sacrifice pour que le pays puisse renouer avec la stabilité et créer un environnement propice à la croissance et au développement au profit de la population » a-t-il insisté. L’effectif maximal autorisé de la Minusca reste fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, 2 080 policiers, dont 400 agents de police, et 108 responsables des questions pénitentiaires.

Lors de la conférence de presse, le porte-parole a également annoncé l’arrivée à Bangui du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire général auprès de la Minusca, Fabrizio Hochschild, nommé vendredi dernier par Ban Ki-moon. Egalement Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du PNUD, il succède à Aurélien Agbénonci.

En ce qui concerne les Droits de l’Homme, Monteiro a indiqué que 16 incidents de violations et abus des droits de l’homme, ayant entrainé au moins 46 victimes, ont été documentés dans tout le pays. D’autre part, le porte-parole a annoncé la poursuite des activités à Haute intensité de main d’œuvre (THIMO) au bénéfice des jeunes à risque à Bangui. Il s’agit de la réhabilitation de la Bibliothèque de l’Université de Bangui avec l’aménagement de l’espace vert et de la construction d’un site de production de biogaz à Boy Rabe, dans le 4e arrondissement, en partenariat avec une ONG locale. Les deux projets emploient 110 jeunes. Les activités THIMO ont déjà contribué à la mise en place de 48 groupements de jeunes qui créent des activités génératrices de revenus, soit un total de 1.127 personnes dont 458 femmes. En plus de l’auto-emploi, le programme mis en place par la Minusca et le PNUD permet de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires et de renforcer la cohésion sociale dans les communautés.

S’agissant de la Force de la Minusca, son porte-parole, le Lieutenant-colonel Clément Cimana, a fait état d’une situation sécuritaire volatile en raison des affrontements entre groupes armés. A cet égard, la Minusca a renforcé sa présence dans les localités affectées en multipliant les patrouilles, notamment dans la Nana Mambéré (Niem Yelewa), la Nana Gribizi, la Basse Kotto ainsi que dans l’Ouham et l’Ouham Pendé. Le Colonel Cimana a également annoncé la réhabilitation d’infrastructures routières par le génie de la Force entre Bangassou, Rafaï et Obo et la réparation de 12 ponts sur l’axe Bria-Yalinga. Les activités du génie se poursuivent dans d’autres villes du pays, avec entre autres le forage de puits d’eau à Berberati et dans d’autres localités. En appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la Force a escorté environ 800 véhicules commerciaux sur les principaux axes routiers.

Pour la police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé l’arrestation et l’inculpation depuis le 20 juillet des faussaires dont ont été victimes les joueurs de l’équipe nationale de football et des agents de l’Autorité Nationale des Elections. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires et sur instructions du Procureur Général, Salifou Konseiga a indiqué que la Police Minusca a procédé au transfèrement de détenus à haut risque de la prison de Ngaragba à celle du Camp De Roux. Ils avaient tenté une évasion dans la nuit du 20 au 21 juillet 2016.

 

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Bangui: Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise

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(Corbeau News Centrafrique)

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Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise

 

Bangui, le 29 juillet 2016. 22:25′.

Par: OXFAM.


L’ONG Oxfam avec son partenaire Apsud a présenté aujourd’hui un projet pour améliorer les conditions de vies des filles, femmes et hommes dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui

(Bangui – 28 Juillet 2016)  La rencontre de présentation du projet a eu lieu aujourd´hui  avec les chefs des 35 quartiers du 3e arrondissement au niveau de la Mairie. Dans l’optique de soulager la souffrance des communautés affectées par la crise depuis Décembre 2013, Oxfam a reçu un financement du Gouvernement  Irlandais (Irish Aid) pour la mise en œuvre d’un projet intégré de Sécurité Alimentaire, Moyens d’Existence et Protection.

Pour Harouna Tamboura, Coordonnateur des programmes de Sécurité Alimentaire d’Oxfam en RCA «  l’objectif de ce projet est de contribuer à augmenter et à garantir  l’accès aux ressources alimentaires et moyennes d’existences de 11.100 personnes soit 1850 ménages ( 500 ménages individuels et 45 groupements de 30 membres chacun) et améliorer les capacités des populations hôtes et déplacés en terme de prévention, mitigation des menaces liées  à la protection et au traitements inhumains ».

Des subventions seront octroyés aux différents bénéficiaires pour la reprise de leur activités génératrices de revenu et ils recevront également de renforcement de capacité dans l´élaboration et suivi des plans d´affaire, la comptabilité simplifiée et en vie associative.

Pendant la présentation, Marie Joseph Fidta Kona, première conseillère de la Mairie  du 3ème arrondissement a déclaré :

« La crise a fait que la population du 3ème a tout perdu. De nombreuses personnes et ménages ont fuit leur quartier et sont encore déplacée dans d’autres endroits. Une partie des déplacés s’est retourné dans certains quartiers mais la situation reste difficile pour ces personnes par manque de travail et le faite que de nombreuses maisons ont été détruit. Ce n’est pas la première fois que Oxfam nous appui. Ce projet est la bienvenue pour la population parce qu’il va nous à aider à récupérer nos moyens de vie »

Oxfam est présent dans le pays depuis janvier 2014 suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus 300.000 personnes ont pu bénéficier des actions de l’ONG à travers tout le pays : Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.

Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites de déplacés de Bangui à travers les projets d’eau, d’assainissement et protection ainsi que dans les  quartiers dits « de retour », afin d’accompagner les mouvements de retour des  déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème  et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

Les différentes interventions d´Oxfam ont pour objectif est de contribuer à soulager les souffrances et créer des conditions durables au retour des personnes déplacées, à la cohésion sociale et à la relance économique, et plus spécifiquement d’améliorer l’accès aux infrastructures de base, aux biens essentiels et aux moyens d´existences pour les ménages vulnérables les plus affectés par le conflit.

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, skype: julia.serramitjana  webmail: www.oxfam.org
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Centrafrique : audit de la transition,la chronique d’un échec annoncé.

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 Centrafrique: Audit de la transition, la chronique d’un échec annoncé.

Bangui, le 28 juillet 2016. 11:50′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Annoncé en grande pompe pour marquer les esprits des Centrafricains et de la Communauté internationale, l’audit de la transition souhaité par le Président Faustin Archange TOUADÉRA semble se rediriger vers un cul de sac. En cause, le choix du terme de références de cet audit et de l’auditeur. Qui va auditer qui? C’est la principale problématique qui bloque, semble-t-il, le démarrage de cet audit de la transition.

Auditer c’est bien, c’est d’ailleurs ce que des nombreux centrafricains souhaitent mais encore faut-il définir et expliquer aux à ces derniers de quel audit parle-t-elles? Ces Autorités. Généralement avant d’effectuer un audit, il faut définir le terme de références de cet audit et le publier. Or, trois mois se sont écoulés depuis l’annonce en grande pompe de cet audit imaginaire, aucun centrafricain est en mesure de confirmer si un avis d’appel a été lancé pour le recrutement d’un auditeur.

Il est plus que nécessaire d’informer les centrafricains, pour des raisons de crédibilité et de transparence, sur la procédure de sélection de l’auditeur. S’agit-il d’un auditeur national, parlementaire ou international?

Selon des informations des sources concordantes, le Président Faustin Archange TOUADÉRA souhaite former seulement un Comité de contrôle et de vérification afin que celui-ci effectuera l’audit imaginaire promis. Si dans toutes les hypothèses le choix du Président Faustin Archange TOUADÉRA de former seulement un Comité de contrôle l’emporte, cela confirmerait de facto notre doute quant à la crédibilité de cet audit d’autant plus que certaines langues nous ont confirmés que le but de ce fameux audit de la transition serait de dédouaner l’ancienne Présidente de la transition Catherine Samba-Panza de tout soupçon de détournement des fonds publics. Cette dernière, visiblement confiante d’elle, n’a cessé de se glorifier partout que c’est grâce à elle que tout ce monde est en train de manger.

Selon l’ancienne Présidente de la transition, le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’a eu que moins de 5% au premier tour de la dernière présidentielle de 2016. Et c’est grâce à elle, l’ambassadeur sortant de la France en Centrafrique Charles Malinas et le Président congolais Dénis Sassou N’guesso que le président TOUADERA est devenu Président. De ce fait, quoi qu’il fasse, machination dans machinations, maquette dans maquettes, l’ancienne Présidente de transition et toute son équipe seront blanchis comme neige après ce fameux audit de transition. Pour y aboutir, instruction est donnée à tous les membres du gouvernement Sarandji de continuer à travailler avec l’équipe de la transition jusqu’à ce qu’elle arrange totalement leurs documents compromettants.

Soupçonnée de pomper suffisamment dans ses multiples portefeuilles personnels des fonds publics, l’ancienne Présidente de la Transition Madame Catherine Samba-Panza est actuellement la première femme centrafricaine la plus riche de Centrafrique. Elle est à la tête d’un puissant groupe immobilier comprenant plusieurs dizaines des villas de luxes d’une valeur totale estimative de 5 milliards de francs CFA dans 5 pays de la planète dont la France sans compter les mobiliers.

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Centrafrique:Don des matériaux de construction pour reabilitation de camp kassaï offert par la Minusca à la faca.

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Centrafrique : des matériaux de construction pour la réhabilitation du camp Kassaï offert s par la Minusca.

 

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Bangui,28 juillet 2016. 13:13′.

par:Éric Ngaba.

Le processus de la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se poursuit aussi dans divers angles. De par la restructuration des FACA, la réhabilitation des infrastructures de formation de l’armée nationale est lancée pour accompagner ce processus. A cet effet, la Minusca a fait un don des matériaux de construction pour la réhabilitation des bâtiments du camp Kassaï et du camp d’éclair de Bouar, le 26 juillet 2016 à Bangui. Les travaux de réhabilitation démarrent le 27 juillet 2016 au Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui.

La cérémonie de remise de ces matériels de construction aux autorités militaires centrafricaines, par la Représentante spéciale adjointe de la MINUSCA, Diane Corner, a eu lieu au Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui. La cérémonie s’est déroulée en présence des cadres du ministère de la défense nationale, des officiers de la force européenne EUTM. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la relance des travaux de réhabilitation du pôle de formation du Camp Kassaï. Les matériels offerts seront utilisés dans les travaux tels que le bâtiment, la peinture, la charpenterie, la menuiserie, la plomberie, l’électricité et aussi la quincaillerie.
Ces matériels de construction d’une valeur de 41.556.650 Francs CFA permettent aux autorités centrafricaines de réhabiliter les bâtiments du Camp Kassaï à Bangui tombé en ruine depuis la prise de pouvoir en force par l’ex coalition seleka. C’est sur les fonds propres de la Minusca et grâce au budget dédié à la Réforme du secteur de sécurité en République Centrafricaine. Selon Diane Corner, ce don s’inscrit dans le cadre de l’apport de la Mission à la Réforme du secteur de la sécurité et du soutien aux Forces armées centrafricaines (FACA).
Les travaux visent notamment la réhabilitation d’un bloc administratif du Bataillon des services et de soutien, trois salles de cours d’une capacité de 50 places assises chacune, ainsi que deux dortoirs de 126 places chacun. Les travaux vont débuter dès mercredi 27 et doivent durer plus de deux mois.
«La Minusca s’engage une fois encore, à soutenir l’état centrafricain et les FACA, à retrouver leurs capacités opérationnelles». Elle a réitéré l’engagement de la Mission à soutenir les autorités centrafricaines dans leurs efforts de restructuration et de transformation de leurs forces nationales de sécurité en des forces professionnelles et protectrices des populations civiles. Fort de cet engagement, la Minusca se tient aux cotes des FACA afin qu’elles  retrouvent dignité et fonctionnalité», a déclaré la Représentante spéciale ajointe du Secrétaire général des Nation Unies, Diane Corner.
Du côté des autorités centrafricaines ayant réceptionné cet appui, c’est tout un sentiment de réjouissance exprimé par l’Inspecteur général des armées, le Général de division Jean-Pierre Dolle-Waya. « L’intervention de la communauté internationale et de la Minusca en Centrafrique a permis à notre pays de sortir de la crise que nous avons connue. Le soutien multiforme au Centrafricains de sortir de l’abîme».
Cet appui en matériel de la Minusca intervient après l’’octroi de fonds d’un montant de 65 millions de FCFA, par la France au gouvernement centrafricain pour la construction d’un Centre de reconversion au profit des FACA. Certes, cet appui multiforme accompagne le processus de la restructuration des FACA en cours. Au-dessus tout, le Centrafricain lambda n’attend que la levée de l’embargo avec toile de fond le réarmement de ses forces de défense et de sécurité que sont les FACA, les gendarmes et les policiers afin de défendre l’intégrité du territoire national et sauvegarder la souveraineté nationale.

Centrafrique :pourquoi le président Faustin Archange TOUADÉRA est -il sévèrement critiqué ?

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Centrafrique: Pourquoi le Président Faustin Archange TOUADÉRA est-il sévèrement critiqué?

 

 

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Bangui, le 19 juillet 2016. 13:11′.
Publié par: Corbeau News Centrafrique (CNC).
Ecrit par: Gisèle MOLOMA.

Depuis une semaine, le Président Faustin Archange TOUADÉRA est sous le feu des sévères critiques provenant de partout. Du milieu politique à la presse écrite en passant par la Société civile, les mêmes mots reviennent: l’échec total des 100 premiers jours du Président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir. Au même moment, les partisans de ce dernier sont aussi aux fronts pour défendre le bilan de leur ami Président qu’ils jugent positif. Cette guéguerre de communication nous pousse à expliquer aux Centrafricains pourquoi le Président Faustin Archange TOUADÉRA est- t-il été sévèrement critiqué?

Depuis plus de 30 ans en Centrafrique, tous les régimes qui se sont succédés n’ont jamais accepté des critiques quant à leur manière de diriger ce pays. Pourtant, critiquer le Président c’est faire ressortir son défaut, ses erreurs commises pour plus d’attention. Diriger un pays c’est comme piloter un avion, un bateau ou un véhicule. Un Président de la République avant d’accéder au pouvoir, devrait disposer d’au moins un Programme Politique crédible et définir en même temps de quelles manières celui-ci va être réalisé, à quel moment, avec quelle méthode et moyen. Tout doit être fait en tenant compte de la réalité du pays et de ses priorités.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA avant d’être élu, on présume qu’il avait en sa possession tous ces éléments indispensables. Pourquoi à seulement 4 mois, le Président Faustin Archange TOUADÉRA est-il sévèrement critiqué?

Élu pour sortir le Centrafrique de la crise politico-sécuritaire qui a secoué le pays depuis 2013, le Président Faustin Archange TOUADÉRA incarnait à lui seul l’espoir de tout un peuple, un peuple meurtri, un peuple au bord du génocide qui n’a rien demandé de plus que la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Curieusement, deux semaines après son accession au pouvoir, le Président Faustin Archange TOUADÉRA avait perdu toute sa crédibilité aux yeux de ses compatriotes centrafricains qui lui ont reproché pleine des choses en commençant par sa méthode de travail, sa manière de ne nommer à des postes de responsabilité dans l’Administration publique que ses proches parents et amis, ses lenteur et hésitation criardes dans sa prise de décision malgré l’urgence signalée, l’amateurisme ambiant, le laxisme chronique vis à vis des criminels, les voyages incessants à l’étranger même pour un petit truc et sa politique de roublardise. En il accorde beaucoup de privilège à ses anciens amis du parti KNK crée par l’ancien Président François BOZIZÉ. À seulement quatre mois, le Président Faustin Archange Touadéra a affiché tout ce dont les Centrafricains avaient reproché au régime défunt du Général François BOZIZÉ en 10 ans.

Les centrafricains seraient sur le point d’enterrer définitivement sur le plan politique le Président TOUADÉRA d’autant plus qu’il commence à recevoir des hurlements publics à chaque passage de son escorte qui est de plus en plus blindé.

Entré en fonction le 30 mars dernier après sa victoire contestée à l’élection présidentielle de 2015-2016, le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’a produit aucun résultat visible depuis son accession au pouvoir il y’a quatre mois. Mais plus grave politiquement, Il capte certaines réalisations de la transition pour embellir son discours bilan-programme et brondir comme fruits de ces cent jours notamment la signature de l’Accord avec le Fonds Saoudien pour le Développement, l’installation des lampadaires solaires au niveau de l’hôpital général de Bangui, du Lycée des Martyrs, des Commissariats des huit Arrondissements de Bangui et de l’Avenue des Martyrs; le remplacement des cinq turbines de l’usine de Boali 1 sur financement de la Banque mondiale; la réhabilitation de trois groupes de la centrale thermique de Bangui sur financement de la BAD; l’installation des lampadaires solaires photovoltaïques au PK 26 route de Boali en vue de la réouverture du site douanier et à Nguerengou, route de Damara pour ne citer que ces exemples. Le volet de désarmement des groupes armés est bloqué faute de consensus entre le pouvoir et les groupes armés, Il demande aux centrafricains de lui accorder 6 mois pour cela. Les personnes déplacées quant à elles sont perdues. Leur nombre s’accroit dans des camps partout au pays sans savoir à quand ils vont rentrer chez eux en sécurité.

La souffrance continue pour les Centrafricains.

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Centrafrique: Tentative de meurtre à Bangui, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma visé par une plainte au tribunal.

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RCA:Tentative de meurtre à Bangui, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma

visé par une plainte près du Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Bangui, le 27 juillet 2016. 11:13′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Enlevé dans le premier arrondissement de Bangui en public et dans son plein mouvement par le capitaine de la gendarmerie Olivier KOUDEMON alias Gbangouma et torturé pendant des heures au quartier Boy-Rabe, Monsieur Bernard ROCKOE GOUNSSEM vient de déposer une plainte à la Justice pour tentative de meurtre, enlèvement, séquestration, coups et blessure volontaires sur un sujet civil non armé. Une affaire qui risquerait de porter un coup dur à la carrière du capitaine tortionnaire Olivier KOUDEMON.

Raclé et maintenu à terre en haleine pendant deux bonnes minutes au centre-ville par un gendarme français en 2003, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma a été secouru par un autre Gendarme français après avoir entendu le renflement pré-mortel de ce fameux capitaine Gbangouma maintenu à terre. L’homme qui pleurait et renflait comme un gibier atteint à terre devant un gendarme français lorsqu’il avait voulu le provoquer, retrouve curieusement ses carapaces de tortionnaire sur les paisibles citoyens centrafricains, après trois ans de vie clandestine.

Ancien garde du corps de l’ancien Président Général François Bozizé, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma fut le premier soldat à tirer ses grègues devant l’avancée des Séléka en 2013. A la tête d’un détachement dans l’Ouham, Il a coupé par Paoua avec ses éléments, armes et tenues cachées par certains d’autres enfouies dans le sol au passage, pour atteindre le Cameroun via Ngaoundaye. Certains de ses éléments sont rentrés mais lui, par peur de mourir, a resté pendant longtemps dans la clandestinité au Cameroun. Il n’est rentré à Bangui qu’apres l’apparition de la milice Anti-Balaka et s’est autoproclamé l’un des commandants impitoyables dit « Comzone ». Auteur de plusieurs crimes relevant de la Cour Pénale Internationale, le capitaine de la gendarmerie des Balakas Olivier KOUDEMON alias Gbangouma a retrouvé sa liberté de circuler dans Bangui après l’élection du Président Faustin Archange TOUADÉRA dont il fait partie de ses gardes rapprochés.

Malgré son passé chaotique et rempli des crimes de haut calibre, le Capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma refait parler de lui depuis une semaine. Le 23 juillet dernier, le criminel capitaine a enlevé Monsieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ vers le Ministère des transports proche du BARC suite à un mauvais comportement sur la route provoqué par ce même criminel Capitaine qui se croyait demi-Dieu. Amené au fond du quartier Boy-Rabe dans une concession privée, le sieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ a été torturé par le capitaine Olivier KOUDEMON et ses éléments rapprochés pendant des longues heures, qui crient en le frappant que le phénomène de « tu me connais est réapparu en tu m’as oublié ? ».

Monsieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ a eu la vie sauve grâce à la présence inattendue des habitants de ce quartier. Blessé gravement sans pronostic vital engagé, l’homme a décidé de porter plainte devant la Justice contre le capitaine KOUDEMON pour tentative de meurtre. Si la Justice ferait son travail correctement, ce fameux capitaine qui n’a jamais mis pied dans une École des Officiers risquerait d’encourir 15 ans de prison ferme avec à la clé une radiation définitive dans le corps de la Gendarmerie.

Afin de vous éclairer sur ce malheureux événement, la Rédaction de votre journal en ligne Corbeau News Centrafrique (CNC) a décidé de mettre en dessous de l’article une copie de la plainte déposée au Tribunal par la victime Monsieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ contre le capitaine KOUDEMON.

 

Copyright CNC.

 

Bangui, le 23 juillet 2016

GOUNSSEM ROCKOE Bernard

TEL : 75 50 76 57

Bangui

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Monsieur le Procureur de la République

Bangui

Objet : Plainte contre Capitaine KOUDEMON Olivier alias GBANGOUMA.

Monsieur le Procureur,

J’ai l’honneur de venir par la présente auprès de votre personnalité déposer plainte contre le Capitaine KOUDEMON Olivier de la Gendarmerie Nationale, alias GBANGOUMA, pour les faits suivants :

Le samedi 23 juillet 2016 aux environs de 09 heures, je traversais la route à l’intersection de l’entrée de la radio Ndeke Luka et le ministère du transport pour assister ma mère en partance de Garamboulaï au niveau du BARC. Au même moment, GBANGOUMA débouchait de la rue venant des 200 villas dans un véhicule pickup de marque Mitshubishi double cabines avec trois (03) personnes à bord sans indiquer par le clignotant le sens de son trajet. Brusquement, je m’étais rendu compte qu’il virait à gauche dans le sens du lycée B. BOGANDA et j’ai du courir pour éviter d’être heurté par son véhicule roulant à toute vitesse. Il s’est arrêté et a commencé à m’invectiver. Aussitôt, il est descendu du véhicule, m’a frappé violement au visage trois fois de suite, j’étais aveuglé par ces coups, il m’a raclé les jambes et je suis tombé. Ses éléments sont descendus aussi du véhicule et m’ont roué des coups alors que j’étais au sol. Jusqu’à ce moment, je ne savais pas qui il était car ne l’ayant jamais connu auparavant. Après m’avoir roué des coups, ils vont me mettre dans la caisse de leur véhicule, malgré l’interposition de quelques personnes présentes sur les lieux, et prendre la direction de Boyrabe. Ils m’ont emmené dans un premier temps dans une concession en face d’une église des frères où deux des trois éléments au départ dans le véhicule vont descendre et deux nouveaux en tenue militaire vont embarquer. Après, ils vont me conduire dans une autre concession où ils vont me dépouiller de mes deux téléphones, de mes chaussures, de mon argent et de mon pantalon jean sur ordre de GBANGOUMA avant de me frapper. Les deux militaires m’ont immobilisé au niveau des jambes et du cou alors que j’étais allongé à même le sol et c’est GBANGOUMA, après avoir enlevé son teeshirt de type Lacoste et resté en maillot de couleur blanche, s’est mis à me frapper sous les pieds, les fesses ainsi que les bras avec un gros gourdin taillé dans du bois rouge. La scène a ameuté les jeunes du quartier, qui ont grimpé le mur de la clôture et les arbres environnants pour certains, et d’autres à travers les écarts du portail en fer, cherchaient à voir ce qui se passait. Fatigué de me rouer des coups, ses deux éléments vont le relayer en dépit de mes multiples supplications. Ils m’ont bastonné pendant plus de 45 minutes dans une étable et c’est grâce à l’intervention du voisinage qu’ils vont me jeter dehors dans un piteux état et en sous vêtement. Une maman dans le parage va me recueillir dans un premier temps, puis certains jeunes vont m’aider à quitter les lieux en taxi moto pour me ramener chez mon oncle au camp Fidèle OBROU. Car ils redoutaient que mon bourreau, GBANGOUMA, puisse se raviser de sa décision de me laisser libre et venir m’achever. Ne pouvant pas tenir seul derrière la moto, l’un des jeunes dénommé Brice, dans la peur des représailles de GBANGOUMA, va prendre son courage de monter sur la moto afin de me soutenir jusqu’à l’arrivée. Il m’a laissé son numéro de téléphone en cas de besoin.

Pour beaucoup de personnes ayant assisté à la scène, c’est la présence d’une importante foule qui a empêché GBANGOUMA de me tuer. Tout ceci pour avoir seulement passé devant son véhicule alors qu’il roulait sans indiquer le sens de sa direction et en pleine vitesse.

J’ai une femme et trois enfants qui sont à ma charge et je me débrouille au quotidien pour subvenir à leur besoin. Mon état de santé après cette bastonnade m’inquiète et je crains ne plus être à mesure de faire usage de mes membres comme par le passé aux fins de m’occuper de ma petite famille.

Je vous saisis pour que la justice soit dite, car je reste persuadé que la République Centrafricaine est un Etat de Droit et de justice.

Veuillez croire, Monsieur le Procureur, à l’expression de ma parfaite considération.

Bernard GOUNSSEM ROCKOE

Centrafrique: Arrestation du député de Nola 3 Éric Poguolapar par les Gendarmes.

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Centrafrique: Arrestation du député de Nola 3 Éric Poguolapar

par les Gendarmes.

Bangui, le 26 juillet 2016. 10:21′.

Par: Gisèle MOLOMA.

La Centrafrique peut toucher le fond, oui le fond mais pas jusqu’au point où les Députés de la République se comportent désormais aux gangsters. La preuve en est que le député de Nola 3 Monsieur Éric Pouguola a été arrêté par les Forces de l’ordre de Nola en flagrant délit de détention des chargeurs remplis de minutions d’armes automatiques. Il a été par la suite libéré beaucoup des questions restent en suspens.

Devenir Député de la République, c’est être un exemple, une idole pour des milliers de jeunes qui souhaitent vous emboiter le pas dans l’avenir et être au service de son pays. Mais en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, c’est l’antipode. Les chefs des gangsters peuvent devenir députés, les trafiquants tout comme les fugitifs le peuvent aussi.

Cette facilité déconcertante avait permis à de nombreux chefs rebelles Séléka et Anti-Balaka d’être élus députés de la République malgré qu’ils aient commis des nombreux crimes relevant de la Cour Pénale Internationale. Le Député de Nola 3 Éric Pouguola est l’un des candidats du groupe Anti-Balaka à la dernière législative à être élu député de la Nation et est un exemple palpable des députés gangsters qui n’ont jamais cessé leurs vieilles habitudes de criminalité.

Juste après la fin de la 4e session extraordinaire de l’Assemblée Nationale consacrée exclusivement à la Sécurité, ‘honorable Éric Pouguola avait quitté Bangui pour regagner sa circonscription de Nola 3. Suffisamment armé, il continue de terroriser la population locale. Les gendarmes dans leur contrôle dans la ville, ont mis la main sur le député Éric en possession de plusieurs chargeurs bien garnis des minutions d’armes de guerre dans son véhicule. Connu pour être un Chef Anti-Balaka, le député a été conduit au poste de la gendarmerie de Nola centre. Une fois arrivé au poste, Éric Pouguola se présentait aux gendarmes comme député de Nola 3. Après étonnement, ces gendarmes contactent le Bureau de l’Assemblée Nationale à Bangui pour vérification. Il a été libéré après confirmation du Bureau de l’Assemblée et sur l’instruction du PAN Karim MECKASSOUA. Plus d’un centrafricains s’interroge sur le comportement de certains de leurs élus. Est-il légal pour un Député de détenir une arme de guerre?

Sur les 140 Députés nouvellement élus à l’Assemblée Nationale, 5 sont des Anti-Balaka et 1 Séléka. Ce qui compliquera les tâches de la nouvelle Cour Spéciale de la Justice qui sera mise en place prochainement afin de juger les potentiels criminels en RCA. Selon l’Amnesty International, la milice Anti-Balaka tout comme l’ex-coalition Séléka ssont à l’origine de nombreux crimes dont les crimes de guerre et crime contre l’humanité.

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Centrafrique : le processus du pré-DDR se poursuit avec 3154 ex-combattants enregistrés

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Centrafrique : le processus du pré-DDR se poursuit avec 3154

ex-combattants enregistrés

 
Bangui, le 26 juillet 2016. 22h:11′.

Par: Eric NGABA.

Les opérations du pré-DDR se poursuivent sur le territoire centrafricain. 3.154 ex-combattants antibalaka et seleka sont enregistrés dans le programme pré-DDR lancé depuis octobre 2015 par la Minusca. Cette donnée statistique a été annoncée au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca le 20 juillet 2016, par le porte-parole Vladimir Monteiro.

Selon Monteiro, une délégation des autorités de Bangui s’est réunie à Bria avec les autorités locales et notamment le président du comité pour le pré-DDR local, les représentants d’ex-combattants ainsi que leurs superviseurs afin de discuter de la nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation et collecte d’armes. Les combattants ont été invités à mettre un terme aux actes de violence commis dans leurs localités.
D’autres initiatives ont eu lieu à Bouar, avec une rencontre avec les responsables du Ministère de l’Education nationale sur l’élaboration d’un programme d’alphabétisation pour des ex-combattants, et à Birao, où plus de 50 participants au pré-DDR ont aménagé près de 4.000 mètres carrés de terres pour la culture d’arachides, dans le cadre de la campagne «Birao Propre ». Institué par la MINUSCA, ce volet pré-DDR vise à démobiliser ces ex combattants et les réinsérer dans des domaines d’activités de leur choix. Le déroulement du profilage de ces ex-combattants a commencé à Boy-rabe dans le 4eme arrondissement de Bangui avant de s’étendre dans d’autres locations du pays.
Ce programme est initié dans le cadre du programme de réduction de violence communautaire. L’initiative est au profit de 3000 bénéficiaires Antibalaka, Seleka et des communautés du Km5, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Il s’agit d’établir un plan de passage zone par zone pour enregistrer les groupes armés, notamment les Antibalaka et Seleka selon leur profil, leurs compétences afin de les aider à travers les activités génératrices de revenus qui seront mises à leur profit.
Au nord de Centrafrique, le lancement des processus d’enregistrement d’ex-combattants dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire, a eu lieu dans la région de Paoua. Dans cette région, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du « Groupe des Patriotes » dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes.
Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés. Au-delà de son aspect financier, le programme de réduction de violence communautaire constitue un mécanisme de consolidation du dialogue inter et intracommunautaire dans les zones à haut risque. Il contribue, de ce fait, à la stabilisation et à la restauration de la sécurité dans les zones ciblées.
Le processus du profilage socioprofessionnel des ex combattants Antibalaka et Seleka a été lancé octobre 2015 en prélude au programme du Désarment Démobilisation et Réinsertion où certains ex combattants ne feront pas partie.

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Centrrafrique: imminence du remaniement gouvernemental,7 ministres risqueront de quitter le navire.

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Centrafrique: imminence du remaniement gouvernemental, 7 Ministres

risqueront de quitter le navire.

Bangui, le 25 juillet 2016. 12:11′.

Par: Gisele MOLOMA.

Cela fait déjà quelques semaines que nous l’avions annoncé dans nos colonnes que le gouvernement sera remanié légèrement. Selon nos sources,ceci pourrait se faire dans quelques jours, voir quelques heures et sept Ministres seraient sur le point de céder leurs places au sein du gouvernement SARANDJI 2.
Dans quelques jours, pour ne pas dire quelques heures, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji dévoilera la liste complète de sa nouvelle équipe gouvernementale remaniée. Celle-ci serait portée à 30 Ministres au lieu de 23 actuellement. En même temps, sept autres Ministres du gouvernement actuel seraient remerciés pour manque de résultat, cela fera au total sept Ministres sortants contre 14 entrant. Afin de s’adapter à cette nouvelle structure gouvernementale qui sera mise en place, plusieurs Ministères seront scindés en deux tels que le Ministère de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherches scientifiques…
Selon nos sources à la Présidence de la Republique, le Ministre Serge BOKASSA conservera son poste mais uniquement à l’Administration du territoire, la sécurité publique sera détachée pour en faire un Ministère à part entière. D’autres Ministres conserveront leurs postes aussi tels que ceux des Finances, de l’Habitat, de la Santé…, le cas de la Ministre de la réconciliation serait en discussion entre le President Faustin archange TOUADÉRA et son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.
En tout cas la bataille du positionnement serait ouverte et les Gourous sont en activité déjà.

Formé il y’a trois mois, le premier gouvernement de l’ère TOUADÉRA et dirigé par son proche ami le Griot Simplice Mathieu SARANDJI a été régulièrement la cible des critiques médiatiques pour manque d’efficacité. Il est composé des représentants de plusieurs partis politiques centrafricains.

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RCA: la promesse des 140 Pick-Up des députés, l’incertitude persiste à l’Assemblée Nationale.

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Centrafrique: La promesse des 140 Pick-Up des Députés, l’incertitude

persiste à l’Assemblée Nationale.

Bangui, le 23 juillet 2016. 14:55′.

Par: Gisèle MOLOMA.

En faisant une promesse on contracte une dette. C’est sur ce proverbe français qu’un honorable Député nous a répondu lorsque nous lui avions posé la question sur la promesse du Président de l’Assemblée Nationale l’honorable Karim MECKASSOUA. Promesse des Pick-Up, promesse du doublement des primes de sessions parlementaires, etc., les élus de la Nation promotion 2016-2021 ne semblent rien oublier de la promesse faite par le Président de leur Institution le plus haut honorable Abdoul Karim MECKASSOUA lors de la campagne électorale du perchoir. À quand finalement la livraison des 140 Pick-Up promis aux Honorables?
Élu au perchoir il y’a trois mois par ses Collègues députés, le Président de l’Assemblée Nationale Monsieur Abdoul Karim MECKASSOUA était l’unique candidat qui a plus multiplié, nous dirons par mille, ses promesses à l’endroit de ses collègues Députés en vue de son élection à la Présidence de l’Assemblée Nationale. Or parmi toutes ces promesses, celle de 140 Pick-Up qui a retenu plus vite l’attention de ses paires élus de la nation lors de cette campagne. Selon cette promesse, chaque député, s’il est élu Président de l’Assemblée Nationale, aura un Pick-Up tout neuf livré dans l’enceinte de ladite Institution. Valeur unitaire estimée à 60 millions de franc CFA soit une bagatelle de près de 9 milliards de francs CFA pour l’ensemble des 140 députés de la République.
Trois mois déjà passé depuis que l’honorable Karim MECKASSOUA a pris le règne de l’Assemblée Nationale, les promesses qu’il a faites tardent à se concrétiser et les signes de méfiance se lisent petit à petit sur les figures des parlementaires. Pour certains députés contactés par CNC, les promesses faites par le Président MECKASSOUA seraient politiques, et donc probablement non sérieuses. Tandis que d’autres, la promesse est une dette, le Président Meckassoua serait contraint de les réaliser d’autant plus que sa réputation y est collée.
Au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale Karim MECKASSOUA, on nous rassure que toutes les promesses faites par ce dernier seront tenues, en particulier celle des 140 Pick-Up qui doivent être remis aux Députés. Il est hors de question de parler des promesses politiques lorsque le Président MECKASSOUA, soucieux du délabrement de nos Institutions, a assuré ses collègues députés de son soutien tant matériel que financier dans l’exercice de leur travail sur le terrain, a conclu l’une des proches collaborateurs du Président Karim MECKASSOUA.
En tout cas le doute gagne du terrain parmi les députés quant aux promesses faites par le Président MECKASSOUA et qui tardent à se concrétiser.
Élu à plus de 50% des voix des députés sous la bannière du “Chemin De l’Espérance”, une coalition qu’il a créée, le Président Abdoul Karim MECKASSOUA était devenu de facto la deuxième personnalité de la République après le Président TOUADÉRA dans l’ordre protocolaire.

Voici la réponse du président de l’Assemblée nationale À Monsieur Poussou.

 

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Voici le point juridique à la Riquette deux mais c’est Poussou:

 

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FullSizeRender-3Voici la Riquette présenté par Monsieur Poussou auprès du président de l’Assemblée nationale:

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Centrafrique

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Centrafrique : Observations de Mr. POUSSOU relatives à la note du conseiller juridique du PAN
Bangui, le 25 juillet 2016. 7:40′.
Par: Adrien POUSSOU

J’ai eu connaissance, ce mercredi 21 juillet 2016, de la note du conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale relative à ma correspondance au sujet du contreseing frappant certains actes administratifs du Président de la République.

Bien que je note avec satisfaction la diligence dont a fait preuve le deuxième personnage de l’État — ce qui démontre son sens de responsabilité et son attachement aux principes démocratiques — je ne puis cacher l’étonnement que me cause la démonstration, un peu hors sujet et peu convaincante, on le verra, de son conseiller.

Tout comme je remarque, pour le regretter, qu’un avis juridique sollicité par le président de l’Assemblée nationale et qui devrait en principe rester dans le secret de son cabinet se soit ainsi retrouvé sur la place publique. L’enseignement que j’en tire, au-delà de la manifestation de cette tendance à l’autoglorification de l’auteur dudit avis, c’est qu’en matière de gestion des affaires de l’État, nous avons encore du chemin à faire. Car la publication du seul courrier du président de l’Assemblée nationale aurait amplement suffi. Puisque c’est à lui et non à son collaborateur que ma correspondance a été adressée.

Je découvre par ailleurs, avec un réel amusement, l’empressement de « Takaparler » à se faire l’écho de la note du conseiller juridique ainsi que de la réponse du président de l’Assemblée nationale alors que ce blog a refusé, obstinément, de publier ma correspondance, y compris ma réaction consécutive à la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition. Un tel procédé va à l’encontre de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste. Si, comme nous le constatons, les intéressés voulaient assurer, dans les colonnes de Takaparler, une certaine publicité à la réponse du président de l’Assemblée nationale, l’objectivité et la rigueur journalistique auraient commandé qu’ils en fassent autant pour ma correspondance.

C’est pourquoi, je suis à la fois gêné et peiné de le dire – il est d’ailleurs de notoriété publique – que j’éprouve, pour le président de l’Assemblée nationale, une estime très particulière et une sincère et respectueuse amitié. Dans ma bouche, c’est tout sauf de la flagornerie. Mais l’amitié, quelque pu être sa densité exceptionnelle, ne va pas sans franchise.

Aussi, je tiens à préciser que c’est à dessein que j’avais saisi le président de l’Assemblée nationale aux fins d’une demande d’avis à la Cour Constitutionnelle de Transition. Même si, soit dit en passant, je ne puis l’ignorer, comme dirait le Général de Gaulle, qu’en Centrafrique, la confrontation des idées, dès lors qu’elle met en cause les errements accoutumés et les hommes en place, revêt le tour intransigeant des querelles théologiques.

Cela dit, en saisissant le président de l’Assemblée nationale, comme d’ailleurs la Cour Constitutionnelle de Transition, non point que je me fasse une illusion béate de la suite qui allait être réservée à ma demande, loin s’en faut, mais j’espérais de la part de son cabinet — dans le silence de ma conscience — une réponse définitive sur la question posée qui concerne, à mon sens, la mauvaise interprétation par les pouvoirs publics de certaines dispositions constitutionnelles.

J’ai cru ou voulu croire que le conseiller juridique de président de l’Assemblée nationale, homme de droit, donc supposé être droit, intellectuelle en ses postures et, suivant l’expression de Théophile Obenga, universitaire en ses grades et ès qualité doyen de faculté, professeur à l’École de Droit de la Sorbonne Université Paris 1 Panthéon — au sens le plus élevé que puissent revêtir ces titres dans mon esprit — allait m’aider, sur ce point précis, à surmonter mon incompétence en matière de droit constitutionnel.

Hélas, je constate que celui-ci a décidé de se faire, à l’instar de la Cour Constitutionnelle de Transition, au nom d’une sorte de loyalisme suspect à l’égard du pouvoir, non point un guide exigeant en matière du droit mais plutôt un porte-parole rassurant des désirs des hommes en place.

D’ailleurs, en citant mon nom une bonne quinzaine de fois dans sa note, on peut aisément imaginer que le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale nourrissait à mon égard un a priori défavorable et, même sans le dire, fait accroire, par sa démonstration erronée, à une opposition de ma part vis-à-vis du pouvoir en place.

I – Venons-en aux faits.

De quoi s’agit-il, serait-on tenté de s’interroger ? Dois-je signaler, pour être tout à fait honnête, que l’affaire avait commencé par une interpellation de l’une de mes grand-mères maternelles. En effet, il y’a un peu plus de deux mois, cette dernière que j’adore, ayant suivi sur les antennes de Radio-Centrafrique, la lecture d’un décret signé par le présent de la République et contresigné par son Premier ministre ainsi que le ministre des Finances, s’est étonnée qu’après l’élection présidentielle l’on continuait avec les pratiques de la Transition, jadis chancelante.

Étant moi-même démuni juridiquement et ne pouvant donc lui apporter une réponse satisfaisante, tout en lui promettant de revenir vers elle avec des éléments d’appréciation objectives, j’ai décidé de saisir ceux qui, à mes yeux, disposaient de l’expertise nécessaire en la matière, à savoir les juges constitutionnels.

À cet effet, j’ai adressé à la Cour Constitutionnelle de Transition, une demande d’avis sur les dispositions constitutionnelles relatives au contreseing frappant certains actes administratifs du président de la République.

J’y signalais que le Décret n°16.250 du 19 mai 2016 nommant ou confirmant certains fonctionnaires à des postes de responsabilité au Ministère des Finances et du Budget a été contresigné, à tort, par le Premier ministre ainsi que le ministre concerné.

J’y indiquais qu’en vertu de l’article 33 alinéa 16 de la Constitution, le Chef de l’État nomme aux fonctions civiles et militaires à l’exception de celles pour lesquelles la loi dispose autrement. Et qu’en application de l’article 49 de la Constitution, les actes que pose le Président de la République conformément aux dispositions de l’article 33 échappent au contreseing du Premier ministre et du ministre intéressé. Qu’à mon sens, le Décret n°16.250 du 19 mai 2016 n’avait pas à être contresigné. Et ce, pour la simple et la bonne raison que l’article 33 figure parmi les exceptions soulevées à l’article 49. Par conséquent, le contreseing de l’article 49 ne doit pas s’appliquer aux actes de nomination pris en vertu de l’article 33.

J’y soutenais qu’en raison du rôle éminent que la Constitution du 30 mars 2016 confie au président de la République et de la légitimité que lui donne son mode d’élection, il est souhaitable de lui laisser la main libre d’agir, dans les limites de ses prérogatives et des mécanismes de contrôles parlementaires prévus par la loi.

J’y expliquais par ailleurs que le contreseing était une mesure exceptionnelle prévue pour assurer la gestion du pouvoir de l’État pendant la Transition où régnait au début un détestable climat de défiance réciproque entre les plus hautes autorités de l’État. Même si dans la pratique quotidienne, le Chef de l’État signe le Décret en dernier ressort après les signatures du ministre concerné et du Premier ministre, le contreseing demeure, à mon humble avis, un gadget politique menaçant gravement la confiance qui constitue la pierre angulaire de toute coexistence au sommet de l’État. Selon moi, aller à l’encontre des dispositions de l’article 33 alinéa 16 de la Constitution est une erreur dont on constatera rapidement les fâcheuses conséquences.

Malheureusement, pour toute réponse, la Cour Constitutionnelle de Transition a déclaré ma demande irrecevable pour « défaut de qualité », invoquant à cet effet une « application combinée » des articles 97 et 98 de la Constitution; notion relevant plus de tournure linguistique que juridique.

Bien que reconnaissant l’autorité des décisions rendues par la Cour Constitutionnelle de Transition qui s’imposent à toutes les autorités politiques, administratives et juridictionnelles, je ne pouvais me satisfaire d’une telle conclusion. C’est alors que je me suis décidé de solliciter du président de l’Assemblée nationale une saisine de la Cour Constitutionnelle de Transition d’une demande d’avis sur les dispositions constitutionnelles relatives au contreseing frappant certains actes administratifs du président de la République.

II – DISCUSSION

Voies de recours

À ce stade et par honnêteté intellectuelle, je veux rendre hommage au conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale dont une partie du raisonnement m’a permis de mieux appréhender les dispositions de l’article 98 de la Constitution et de mieux comprendre, in fine, la possibilité donnée par le législateur à des tiers de saisir la Cour Constitutionnelle. C’est tout à son honneur.

Néanmoins, je crains qu’il n’ait pu lire ma correspondance, pour rester poli… dans son entièreté. Sinon, il aurait pu s’apercevoir que ma démarche n’a strictement rien à voir avec ce qu’il en dit. Quand, par exemple, il fait savoir au président de l’Assemblée nationale, avec force argument, que celle-ci « est fondamentalement une démarche de contestation de certains actes du Chef de l’Etat, auxquels (je) reproche, selon lui, de ne pas respecter une formalité substantielle (le contreseing) prévue par la Constitution », il crée non seulement le doute dans l’esprit du deuxième personnage de l’État mais encore, il l’induit en erreur.

Car dans les faits, je ne conteste pas le non respect d’une « formalité substantielle » en l’occurrence le contreseing, prévu par la Constitution, loin s’en faut, mais je m’interroge plutôt sur le bien fondé de cette pratique qui consiste à faire contresigner les décrets du chef de l’État, élu aux suffrage universel direct et seul responsable devant le peuple de la politique menée dans le pays, par des gens qui ont reçu, grâce au pouvoir discrétionnaire du président de la République, une délégation du magistère que ce dernier tient du peuple centrafricain. Mieux, j’estime pour ma part qu’il s’agit là d’une mauvaise application par les pouvoirs publics des dispositions de l’article 49 de la Constitution. Ce qui est de nature à entretenir une insécurité juridique, dès lors que les actes administratifs du chef de l’État, encourent la nullité.

C’est dire que le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale aurait dû aller au bout de son raisonnement en interprétant les dispositions des articles 33 et 49 de la Constitution et de nous dire si, en faisant contresigner ses décrets par le Premier ministre et les ministres concernés, le président de la République fait une bonne application de la Constitution du 30 mars 2016. Ce faisant, il aurait fait, sans conteste, œuvre utile. Mais en se bornant à trouver des arguments pour convaincre son patron de ne pas donner une suite favorable à ma requête, celui-ci a oublié la seule question qui présente aux yeux de l’opinion une espèce d’intérêt : le Premier ministre et ses ministres doivent-ils contresigner les décrets du président de la République ?

2) en ce qui concerne la supposée erreur d’appréciation juridique

Comme on a pu le lire, le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale a estimé qu’« en définitive, toute cette affaire procède d’une erreur d’appréciation juridique » de ma part, « quant aux voies de droit » qui me sont « ouvertes pour faire statuer sur les contestations » que « j’élève ». Cette affirmation, pour fantaisiste qu’elle soit, relève de l’incompréhension originelle ayant conduit ledit conseiller à travestir l’esprit et la lettre de ma démarche.

À ce propos, il est à noter que selon le « vocabulaire juridique », la contestation dérive du latin contesteri qui signifie prendre à témoin dans un procès, s’affronter en justice en invoquant des témoignages. Or, mon intention n’a nullement été d’affronter le chef de l’État, par une procédure de contentieux, devant une quelconque juridiction. Du moins, ce n’est pas encore le cas. Par contre, ma démarche procédait d’une double aspiration : rendre accessible certaines dispositions constitutionnelles et renforcer les valeurs démocratiques de notre pays. Quand bien même que j’aurais été amené à saisir le Conseil d’État, comme le suggère le conseiller du président de l’Assemblée Nationale, j’ai la conviction que cette juridiction m’aurait opposée « un défaut de qualité ». Pis, elle aurait évoqué une absence de préjudice et devait au final rejeter la demande. Car la question que le Conseil d’Etat devait se poser est cel
le de savoir si j’ai personnellement subi un préjudice ou alors quelles sont les troubles que les « décrets contresignés » du chef de l’État ont-ils portés à mes droits fondamentaux ?

Ce qui renforce ma conviction de profane du droit que la procédure qui apparaissait être la plus efficiente est celle qui a été envisagée. Il n’y avait pas lieu, contrairement à la suggestion du conseiller du président de l’Assemblée nationale, de saisir le Conseil d’État.

3) à propos du manque de qualité de la Cour Constitutionnelle de Transition

Selon le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale, la Cour Constitutionnelle « reste en place pour exercer les compétences qu’elle tient de la Charte et qui trouvent encore à s’appliquer. Cela a été le cas en particulier en matière électorale. C’est dire que la CCT n’a pas compétence pour interpréter la Constitution du 31 mars 2016, ni pour porter aucune appréciation en rapport avec ses dispositions…. En effet, cette Cour a choisi de déclarer la demande d’avis irrecevable, ce qui laisse entendre que si cette demande avait été introduite par une autorité« ayant qualité » à le faire, il aurait été statué au fond. Autrement dit, en statuant sur la recevabilité, la CCT a implicitement mais nécessairement jugé que sa compétence était établie ».
Cet argument est autant spécieux qu’il est peu convaincant. Sauf à considérer que le serment de l’actuel chef de l’État, recueilli par la Cour Constitutionnelle de Transition, serait illégal. Puisque, ledit serment a été recueilli en vertu de la Constitution du 30 mars 2016. Ce qui laisse supposer que la CCT a bien qualité d’interpréter la nouvelle Constitution jusqu’à la mise en place d’une nouvelle Cour. C’est tout simplement du bon sens ! À moins, qu’en tenant un tel raisonnement, le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale, entendait rappeler au président de la République l’incongruité de la situation de l’actuelle CCT tant décriée et de la nécessité d’y mettre un terme. Si, comme je le suppose, c’était son intention, alors je puis lui dire que c’est ce que je crois.
CONCLUSION
Point n’est besoin de rappeler que la Constitution nouvellement promulguée constitue le socle du bon fonctionnement des institutions républicaines. Sa vocation est d’organiser la bonne marche de l’État. À cet effet, elle ne saurait, à mon humble avis, comporter des dispositions incertaines, susceptibles d’interprétations diverses, renforçant par-là même l’incertitude, le doute, et, créant finalement une insécurité juridique préjudiciable à la République.
J’ai bien conscience, et je l’ai déjà signifié, que dans un environnement adossé au quinquennat, où la tentation est grande pour le chef de l’Exécutif de placer ses fidèles jusque dans les ministères sans passer par le ministre, le contreseing pourrait-être vu comme un moyen ou un autre pour le nécessaire consensus républicain. Mais est-il utile ?
Pour toutes ces raisons, et eu égard aux craintes légitimes qui sont actuellement exprimées par un grand nombre de nos compatriotes, il me parait essentiel de faire trancher définitivement cette question par nos éminents juristes. D’ailleurs, cela reste et demeure ma seule motivation. Alors question : est-ce à bon droit que le président de la République fait contresigner ses décrets par son Premier ministre et ses ministres ?

Georges Adrien POUSSOU
Ancien Ministre.

 

 

 

Centrafrique: désarmement une discussion franche et participative s’impose

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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DÉSARMEMENT UNE DISCUSSION FRANCHE ET PARTICIPATIVE S’IMPOSE.

 

 

Par: Bertrand SELEMBY DOUDOU (Producteur indépendant)

Le cconseilde sécurité de l’ONU à travers la résolution 2281 avait prolongé le mandat des forces des Nations Unies en Centrafrique en redéfinissant leurs missions. Ce mandat arrive à échéance au 31 juillet 2016. Depuis son investiture, le President de la République a montré des signes de bonnes volonté pour procéder au désarmement des groupes armés mais sa méthode de fermeté absolue semble s’essouffler, s’embourber et pas adapter à la situation centrafricaine. Ainsi, on assiste à un dialogue de sourd entre les protagonistes de la crise et même les groupes armés se permettent de défier l’autorité de l’Etat en brandissant au passage des menaces de reprise des hostilités militaires. Peut-on régler une crise militaro-politique avec une fermeté absolue ?

La logique d’une négociation suppose des concessions, des compromis assortis de conditions. La jurisprudence africaine des discussions post-conflit privilégie traditionnellement des solutions politiques au détriment des solutions juridiques. Le désarmement des groupes armés c’est à dire la Séléka et les Anti-Balaka est un enjeu important et une condition indispensable à une paix durable. Ne perdons pas de vue que ces groupes militaires étaient seulement cantonnés mais pas désarmés, leur chaîne de commandement militaire est structurée, hiérarchisée et personne n’ignore les limites et le jeu ambigu des forces internationales : alors une discussion franche avec les groupes armés s’impose tout en préservant l’autorité de l’Etat dans toute sa rigueur. Le programme DDRR s’inscrit dans la logique de la consolidation de la paix après un conflit armée ou une guerre. Ce processus doit faire appel au rassemblement, identification et enregistrement des combattants, la destruction des armes récoltés, la réinsertion et la réintégration sociale des ex combattants sans oublier le rapatriement des mercenaires et combattants étrangers dans leurs pays respectifs. Il faut noter que ce programme ne fait pas de l’ombre à la mise en place de la cour pénale spéciale pour la Centrafrique et la réparation des préjudices subis par la population.

Nous sommes unanimes sur le principe que c’est le cœur qu’il faut désarmer et non les combattants. S’ils ne sont pas désarmer dans la tête, le désarmement forcé même avec l’appui des meilleures armées au monde sera voué à l’échec. Compte tenu de la santé économique et financière de notre pays, le programme de désarmement dépend substantiellement d’un financement de la communauté internationale et de se poser les bonnes questions : que vont devenir les enfants soldats ? Les femmes enrôlées ? Pourquoi les désarmements ont réussi ailleurs ? Pourquoi ne pas s’inspirer du modèle des autres ? En conséquence de ce qui précède, nous exhortons le President de la République à s’investir personnellement en mettant en place un comité de pilotage qui peut favoriser une discussion directe avec les délégués représentatifs des groupes armés. Le President de la République ne doit pas se laisser guider ou influencer par les médias, la société civile et des injonctions de quelconque nature de la communauté internationale. Il doit prendre ses responsabilités avec courage et fermeté relative car c’est un problème centrafricain qui ne peut être réglé que par des centrafricains. Nous sommes d’avis que le pouvoir central affiche une fermeté en laissant quelques brèches aux groupes armés en privilégiant une issue politique que juridique. Le pouvoir central peut leur proposer de se muer en partis politiques, de prendre part activement et positivement à la vie politique centrafricaine. Cette démarche permettra d’intégrer les paramètres socio-économiques et surtout de prendre en compte les causes de la crise. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 22 juillet 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Centrafrique: recrutement clandestin des Douaniers, le President Touadera et son Premier Ministre s’imposent.

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Recrutement clandestin des Douaniers, le Président TOUADÉRA et son

Premier Ministre s’imposent

 

Bangui le, 23 juillet 2016. 09:10′

Par: Gisèle MOLOMA.

La rupture est en marche! Le changement tant souhaité et décrié par le Président TOUADÉRA depuis son arrivée au pouvoir en mars dernier commence à produire ses premiers signaux. On reprend les mêmes personnes pour appliquer les mêmes politiques du passé, les résultats attendus se seront probablement identiques à ceux déjà vus aussi dans le passé. Depuis quelques jours, le nouveau Directeur Général des Douanes, sur instruction du Président Faustin Archange TOUADÉRA, s’active secrètement pour un recrutement clandestin d’une centaine des agents dans le corps de la douane. Une sorte de renvoi de l’ascenseur du Président à ses partisans qui ont suffisamment opéré dans la fraude de la dernière présidentielle et qui l’attendent en bas. Chose faite, il cherche depuis une semaine à leur envoyer des escaliers mécaniques.

Rien à dire, rien à faire. Ils sont déjà au pouvoir, ils font ce qu’ils veulent quel que soit le prix à payer pour leurs électeurs. En politique, il ne faut jamais croire à la promesse faite par un homme ou une femme politique. Si aujourd’hui le Président Faustin Archange TOUADÉRA voudrait remercier quelque centaine de ses partisans, qu’en est-il pour des centaines de milliers d’électeurs qui l’ont voté? On reproche à l’ancien Président de la République le Général François Bozizé d’être à l’époque très proche de sa famille, de son clan que de son peuple en général. Or le Président Faustin Archange TOUADÉRA semble apprécier cette vieille méthode de son mentor qui l’appelle régulièrement au téléphone depuis Kenya (selon nos confrères de la Lettre du Continent).

Selon nos sources et les documents consultés par CNC proches de la Direction Générale des Douanes, le Président TOUADÉRA serait personnellement impliqué dans l’affaire du recrutement « ne dites à personne » d’une centaine de personnes pour la douane centrafricaine. Il aurait expressément demandé à son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji de veiller à l’aboutissement de cette instruction présidentielle pour ledit recrutement sans tambour battant ni trompête

En Centrafrique, on s’impose, on recrute clandestinement, puis on crie à l’incompétence des Agents de l’Etat. Pourtant, certains sont bel et bien compétents mais mal utilisés. Quelle aberration? Voilà un cas d’école de rupture, rupture à la Faustino.

La quasi-totalité des Centrafricains à ce jour est déçu de la méthode Touadéra (lenteur, taciturnité), mais le Président Faustin Archange TOUADÉRA persiste et signe malheureusement dans la mauvaise direction qu’il empruntait volontairement. Va-t-il tenir jusqu’en 2020? C’est la question que tout le monde se la pose ici à Bangui.

 

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Centrafrique: L’affaire du criminel présumé du Pk12, l’accusé nous explique les faits.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: L’affaire du criminel présumé du Pk12, l’accusé

nous explique les faits.

 
Bangui, le 22 juillet 2016. 13:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Dans un de nos articles mis en ligne le 20 juillet 2016, intitulé Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ou un présumé crime a été arrêté suite à un contrôle au faciès des éléments de FACA basés au PK12 et remis à la gendarmerie pour nécessité d’enquête, le soupçonné criminel arrêté et indexé comme un sujet musulman opérant dans la Séléka à Bambari, n’est rien d’autre qu’un personnel centrafricain travaillant à la section des affaires civiles de la Minusca et détaché au service de la protection des civiles de ladite Organisation onusienne, d’après sa version officielle qu’il a voulu nous faire parvenir. Étant en civil ce jour dans le véhicule des soldats Burundais de la MINUSCA, il a été Ipsos facto soupçonné d’être un criminel musulman protégé par des Burundais. Malgré des explications fournies par ce dernier, l’homme a été arrêté puis libéré quelques minutes plus tard à la Gendarmerie. Quel cafouillage?

Selon le présumé criminel, il travaille précisément pour la protection des civils conjointement avec la force pour des patrouilles et activités connexes. Il ajoute que son arrestation, pour ne pas chercher plus loin la cause, trouve son origine dans le niveau d’éducation et de connaissance de nos agents en service de contrôle à ce jour. Que ceux-ci ne veulent rien comprendre ni lire tous ses documents qu’il leur a présentés. En outre, il travaille pour le Bureau de la MINUSCA à Dékoua et non à Bambari.

Selon un constat fait dans le pays, il y’a deux grand maux qui empêchent et empêcheront l’amorce du développement de notre pays et qu’il faut d’ores et déjà chercher les moyens de les éradiquer: l’analphabétisme et l’incivisme qui laissent croire et relayer en fraction de seconde et à la vitesse de croisière des rumeurs ravageurs et souvent mortels. Que c’est 50/50 que les Burundais voulaient le faire partir de Bangui qui est arrêté. Que c’est un Caracara le chef des opérations hibou de la séléka à Bambari qui est arrêté. Le relai de ces rumeurs se continue.

Rappelant qu’à Bangui quand les soldats de la MINUSCA transportent une personne en tenue civile, on les soupçonne immédiatement de transporter des criminels. Dommage qu’on ait cette idée en RCA a conclu le présumé. En tout cas Bangui meurt à cause des rumeurs.

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Centrafrique: Démantèlement d’un réseau ultra dangereux à Gobongo par des forces de l’ordre.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Démantèlement d’un réseau ultra dangereux à Gobongo

par des forces de l’ordre.

 

 
Bangui, le 22 juillet 2016. 12:38′.

Par: Gisele MOLOMA.

Bravo! Bravo! C’est par ce mot de soulagement et d’encouragement que les habitants du quartier Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui ont applaudi les Forces de l’Ordre et de Sécurité la semaine dernière quand. Ils ont démantelé un réseau des trafiquants et bandits de tous genres installés dans ce secteur depuis plus de 30 ans. Plusieurs produits illicites ont été saisis et une dizaine de ces malfrats sont arrêtés.

Situé au Nord de Bangui dans le 4e arrondissement, le quartier de Gobongo figure parmi les quartiers les plus dangereux de Bangui selon les indices sécuritaires du système des Nations-Unies en Centrafrique. Redouté plus dangereux que le quartier Boy-Rabe de Bangui, Gobongo n’attire plus des nouveaux habitants qui, par peur, progressent vers Pk10, Pk12 ou plus loin. À la tombée du soleil, il faut avoir du courage, surtout pour les visiteurs, de rester dans cette zone de non droit jusqu’à 21h afin d’éviter les mauvaises surprises opérées par des Bandits qui se croyaient être intouchables.

Ainsi, plusieurs zones de non droit ont été érigées par les trafiquants de drogues, les proxénètes qui font office des gynécologues et autres bandits ultra dangereux. C’est à ce titre que plusieurs Policiers et Gendarmes étaient descendus dans ce quartier la semaine dernière pour procéder au démantèlement de l’une des bases de ces trafiquants qui se trouve juste derrière le marché Gobongo. Dans leurs perquisitions, les Gendarmes auraient saisi plusieurs kilos de drogues dures, des matériels de confection et d’emballage de ces drogues sans oublier l’arrestation d’une dizaine des personnes liées à ce trafic dont le chef présumé.

Il faut noter aussi que selon des informations recueillies sur place, la base qui avait été démantelée abritait une clinique privée clandestine qui faisait des avortements régulièrement sans que beaucoup des voisins le sachent, une cellule chargée d’acheter et de vendre des drogues dures et une petite prison souvent utilisée pour incarcérer non seulement les membres récalcitrants du groupe mais aussi et surtout toutes tierces personnes qui seraient traduites devant leur juridiction. Elle servait aussi un lieu de détention provisoire de toutes personnes arrêtées lors de leur contrôle de routine.

A l’annonce du démantèlement de ce réseau, les habitants du secteur n’ont pas manqué de d’afficher leur soulagent car c’est depuis plus de 30 ans que cela existe. Le problème maintenant est de savoir si cette base sera reconstituée une fois que les personnes arrêtées sortiront de prison?

Rappelons que c’est à Gobongo qu’un véhicule de l’armée tchadienne a été visé par une roquette en 2014 faisant plusieurs morts dont un Officier supérieur de l’armée tchadienne, et c’est aussi à Gobongo qu’un Soldat de la Minusca a été abattu en 2014 et des camions ont été pillés lors des convois en partance ou en provenance de l’arrière-pays. Les ex-Anti-Balaka utilisaient cette même base en 2013-2014 pour installer leur Marabout féticheur qui percevait une somme de 5.000 francs CFA pour chaque gri-gris confectionné et placé sans essai.

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