CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C relatif à la mort des soldats de la Minusca.
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LE M.L.P.C condamne l’attaque criminelle contre les soldats de la MINUSCA
Le Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) a appris avec consternation l’attaque d’un convoi de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Sécurisation de la Centrafrique perpétrée ce jour 9 mai 2017 dans la localité de Rafaï, une des sous-préfectures du Mbomou.
Le M.L.P.C condamne avec la dernière énergie cette attaque criminelle dont le bilan provisoire fait état d’au moins quatre casques bleus tués, des soldats portés disparus et plusieurs blessés.
Tout en exprimant son incompréhension face au fait que la MINUSCA est souvent prise pour cible ces derniers temps par des groupes armés présents sur une bonne partie du territoire centrafricain, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain exige par la même occasion l’ouverture d’une enquête judiciaire afin que les responsables de ces violences contre les soldats de la paix puissent répondre de leurs actes.
Conscient des efforts et sacrifices consentis par le peuple centrafricain en faveur d’un retour à la paix et à la cohésion sociale, le M.P.L.C exhorte le gouvernement ainsi que tous les acteurs de la crise centrafricaine à s’engager résolument dans la recherche de la paix à travers des mesures fortes et justes.
Enfin, le M.L.P.C exprime sa compassion aux familles éprouvées ainsi qu’aux autorités dont les soldats ont malheureusement péri dans cette embuscade et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
Que Dieu protège notre cher et beau pays!
Fait à Paris, le 09 mai 2017
Le Porte-Parole du Parti
Chancel SEKODE NDEUGBAYI




![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
