CENTRAFRIQUE : INTERPELATION DU PREMIER MINISTRE SARANDJI L’HONORABLE ANICET GEORGES DOLOGUELE A FAIT LA DIFFERENCE.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0117.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’honorable et President du parti URCA Anicet Georges Dologuélé.
Bangui, le 26 Mai 2017
Par : Herman THEMONA CNC,
Les députés de la Nations avaient été convoqués hier 24 mai pour se concerter sur une éventuelle motion de censure à déposer contre le Gouvernement de Sarandji. Se sentant en grave danger, ce dernier s’est auto interpellé avec tout son Gouvernement, à la surprise générale des députés. Le Président de l’Assemblée Nationale l’a d’ailleurs souligné d’entrée de jeu : « …Je considère qu’étant venu nous voir de vous-même avec tout votre Gouvernement, vous avez certainement un message à nous passer, Monsieur le Premier Ministre. Je vous donne la parole… » Le PM Sarandji, après avoir brandi le drapeau national et évoqué le nom de Dieu, s’est lancé dans une série de dénis de la réalité dans laquelle il affirmait sans gêne n’avoir jamais manqué de respect aux Députés. Sachant le Centrafricain naïf, émotif et prompt à oublier les offenses, quelles qu’elles soient, Sarandji s’est fendu d’un tonitruant « Pardon, Pardon, Pardon » qui a soulevé les applaudissements d’une partie de l’assistance.
S’en est suivi une querelle de procédures, mais le Président de l’Assemblée Nationale a fait montre de fermeté et a menacé d’expulser les députés indisciplinés. S’en sont suivis trois séries de 6 interventions de députés, le Premier Ministre répondant à la fin de chaque série.
De toutes ces interventions, nous retiendrons celle du député de Bocaranga1, l’Honorable Anicet Dologuélé qui a été salué par toute la communauté nationale et a suscité plusieurs salves d’applaudissements de la part de ses collègues. Anicet Dologuélé a abordé trois points :
1. Le fonctionnement des institutions:
il a rappelé au Premier Ministre que la démocratie centrafricaine, sous sa forme actuelle, fonctionnait depuis 1993 et que personne ne pouvait changer ni des règles scellées dans la Constitution, ni des pratiques vertueuses qui ont enrichi notre jeune démocratie. Il a rappelé que l’interpellation du Premier Ministre ou des Ministres était une pratique courante, voire banale et qui matérialisait le contrôle de l’action gouvernementale imposée au Parlement par la Constitution. Il a indiqué que lui-même avait régulièrement répondu aux convocations du Parlement il y a 17 ans, quand il exerçait les fonctions de Chef de Gouvernement. Il a même rappelé qu’il était à ce jour l’unique Premier Ministre de l’histoire de notre pays a avoir affronté et repoussé une motion de censure. Il s’étonnait par conséquent de cette fébrilité du pouvoir, de cette tempête permanente dans un verre d’eau qui a bloqué le fonctionnement de l’Etat et créé une crise institutionnelle aussi grave qu’inutile. Il a sèchement rappelé au Premier Ministre Sarandji que ce dernier était peut-être le 25 èème Premier Ministre depuis l’Indépendance et qu’il y en aurait de dizaines d’autres après lui. Il a ainsi appelé aux membres du Gouvernement et à leur chef de respecter la Loi Fondamentale de notre pays, d’arrêter de personnaliser les fonctions d’Etat et de se croire immortels et irremplaçables.
2. La situation sécuritaire du pays :
Le député a rappelé au Premier Ministre que dans ses propos, il avait plusieurs fois prononcé le mot « Paix ».Anicet Dologuélé a indiqué qu’on ne pouvait raisonnablement pas parler de paix dans un pays ou 12 préfectures sur 16 étaient occupées par des bandes armées et ou des centaines de personnes étaient tuées toutes les semaines. Il a déploré le fait que le Premier Ministre n’ait jamais pris la parole en 14 mois pour évoquer les questions de sécurité dans le pays. Chaque fois que Sarandji a pris la parole devant la presse ou en public, c’était pour parler des menaces sur le pouvoir de Touadera et le sien. Le député a invité le Premier Ministre à s’intéresser un peu plus à la sécurité des centrafricains.
3. Le climat politique :
L’honorable Anicet Dologuelé a déploré un climat politique délétère créé par le pouvoir, alors que les vrais problèmes n’avaient encore trouvé aucun début de solution. L’anathème est régulièrement jeté sur les hommes politiques dès que ceux-ci se déclarent de l’opposition. Anicet Dologuelé a fait remarquer que c’était la première fois dans l’histoire de la République qu’un pouvoir pouvait dormir sur ses deux oreilles parce qu’un coup d’Etat n’était pas possible.
En effet, les coups d’Etat sont toujours réalisés par les militaires. Or, les nôtres n’existent que de nom aujourd’hui et ne sont ni armés, ni organisés. De plus, le Président de la République est protégé par un solide contingent de la MINUSCA. Le pouvoir devrait donc se consacrer en toute sérénité à la gestion du pays, ce qui n’est malheureusement pas le cas. Des accusations fusent chaque semaine sur la classe politique, accusée de tous les maux. La seconde fois en Novembre 2016, le pouvoir avait fait annoncer à Anicet Dologuélé par le Chef de la MINUSCA, qu’il préparait un coup d’Etat sur financement du Président du Congo.
Le député de Bocaranga s’est dit indigné de ces méthodes d’un autre âge. Il a déclaré avoir honte pour son pays, honte que de très hautes personnalités recourent à un « bandit » pour espionner des démocrates. Il s’est demandé quel exemple cette génération d’hommes politiques, dont les tenants actuels du pouvoir et lui-même faisaient partie, entendaient donner aux jeunes générations ? La colère du député a été calmée par un rappel à l’ordre du Président de l’Assemblée Nationale. Plus de détails dans prochain parution.
La troisième accusation est d’actualité. En effet, le pouvoir aurait dépêché le capitaine Joachin KOKATE pour manipuler le député de Bocaranga, aux dires de ce dernier. Kokaté serait passé par un proche de Dologuélé pour le rencontrer et lui proposer ses services pour renverser Touadera par les armes. Mais le député en homme expérimenté a insisté lors de cet entretien sur la nécessité d’une motion de censure, qui est la voie légale pour changer de Gouvernement. KOKATE, déçu, aurait néanmoins remis à ses commanditaires la bande de l’enregistrement de la conversation qu’il a réalisé à l’insu de son interlocuteur. Depuis lors, ceux-ci déclarent détenir un enregistrement compromettant sur Anicet Dologuélé .
L’honorable Anicet Dologuélé a déploré le fait que le pouvoir de Bangui avait trop vite oublié le climat qui avait prévalu à la veille de l’annonce des résultats du second tour des élections présidentielles. C’est précisément parce que les chefs des groupes armés avaient voulu mettre la ville de Bangui à feu et à sang que le Challenger de Touadera qu’il était avait choisi de renoncer à tout recours auprès de la Cour Constitutionnelle pour mettre rapidement fin au processus électoral, en reconnaissant la victoire de Touadera. Le député affirme que Depuis le mois d’octobre 2016, il avait déjà été accusé à trois reprises de fomenter un coup d’Etat. La première fois, le pouvoir avait fait exiger des organisateurs de la journée ville morte du 24 octobre 2016, lors de leur incarcération, de déclarer que Anicet Dologuélé en était l’instigateur, en échange de leur liberté.
La lecture historique du chaos centrafricain est sans appel : entre le 18e et le 19e siècles, les razzias menées par les Arabes venus de l’Orient ont provoqué une saignée sans précédent dans la population.
Leur violence ne pouvait que marquer durablement l’esprit des Centrafricains, avec leurs corollaires de conflits politiques, ethniques et religieux. L’intrusion de la traite des Noirs par les Arabes s’est accompagnée, en effet, d’un prosélytisme effréné, afin de convertir les populations à l’islam – alors que les populations étaient en majorité animistes et le sont, aujourd’hui encore, en grande partie.
Ceux qui allaient devenir les Oubanguiens, fuyant les esclavagistes, se sont cachés dans les entrailles de la forêt équatoriale impénétrable. Ils ont mené une lutte farouche contre les colonisateurs pour défendre leur territoire, embryon de ce qui allait devenir l’Oubangui-Chari.
LA COLONISATION OCCIDENTALE
Les premiers colons européens arrivent dans les années 1880. Le territoire devient colonie française sous le nom d’Oubangui-Chari en 1905. Chicottes et travaux forcés : la construction du chemin de fer Congo-Océan entraîne la mort de deux Oubanguiens pour chaque traverse posée. La brutalité et la cruauté des intendants des sociétés concessionnaires, rebuts incultes de la société française, provoquent une nouvelle saignée dans la population.
La colonisation occidentale, si elle a mis fin aux razzias des Arabes, a donné lieu, en revanche, à une multiplication des violences subies par les Oubanguiens.
Ce passé, extrêmement brutal et douloureux, a généré chez eux la méfiance et la peur de l’autre. D’où des conflits fratricides entre les communautés, qui expliquent en partie les instabilités d’aujourd’hui.
LES FACTEURS STRUCTURELS DU CHAOS
Les coups d’état ont remplacé l’expression démocratique qui se manifestait dans les urnes. Le népotisme et le despotisme se sont installés dans tous les rouages des administrations, accompagnés d’impunités et d’injustices. Les convoitises et les complots ont transformé les populations en parias, ne subsistant que grâce à l’aumône internationale, tandis que les pilleurs des caisses de l’État n’ont cessé d’étaler leurs biens mal acquis avec cynisme et arrogance. Pour les politiciens centrafricains, le pouvoir est devenu source de richesses, acquises au détriment du peuple. La France, ex-puissance coloniale, a fait et défait les dictateurs, au gré des coups d’état qu’elle a organisés en sous-main, pour placer au pouvoir des dictateurs marionnettes susceptibles de pérenniser ses intérêts.
Les Oubanguiens, puis les Centrafricains, ont donc subi, au fil des siècles, le mépris et l’infantilisation de la part des Arabes esclavagistes et des colons européens. Pour les esclavagistes, « l’Oubanguien était une bête de somme, du bétail quoi ! » Pour les colons, « de grands enfants « : il fallait tout décider à leur place. Pour les uns comme pour les autres, on avait affaire à des êtres inférieurs aux blancs.
Par ailleurs, les sociétés concessionnaires étaient exclusivement préoccupées par les cultures industrielles (coton, café, sisal…) ainsi que par les exploitations minières et forestières. Toutes les matières premières étaient exportées en métropole pour donner du travail aux ouvriers et contribuer ainsi au développement de la société française.
Il est à noter, en revanche, que la France n’a jamais songé à bâtir en Centrafrique des structures industrielles de fabrication de biens pouvant servir au développement du pays. Les Centrafricains attendent toujours, par exemple, le chemin de fer Bangui-Douala, qui serait la clé de son désenclavement. C’est peut-être la Chine qui le fera.
Ainsi donc, les graines de la violence ont été semées durant des décennies. Elles ont germé et donné de mauvaises herbes. Le chaos actuel s’explique en partie par ce passé douloureux. Il faut, maintenant, que les Centrafricains, tous ensemble, se débarrassent des scories de la colonisation et prennent en charge l’avenir de leur pays.
Centrafrique : Les délires du ministre des Finances Henry Marie-Dondra et son mentor Sarandji
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2074.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, le Premier Ministre Sarandji et le Ministre des Finances Monsieur Dondra.
Bangui, le 24 Mai 2017
Par : Herman THEMONA CNC,
Que se passe-t-il entre le ministre des Finances, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le président TOUADERA ? Décidément, il y a anguille sous roche ; quelque chose de caché aux Centrafricains, mais très bien commun du trio Dondra- Sarandji-Touadera de l’exécutif. Habituellement, quand l’Assemblée nationale vote un budget, il y a des lignes reparties et affectées aux différents ministères et institutions de l’État.
Hélas, il se passe quelque chose d’incongru et d’incompréhensible depuis que « le grand licencié en économie»Marie Henry DONDRA est aux commandes des Finances de la Centrafrique. Tous les ministères sont asphyxiés par ce qu’ils n’ont plus de crédit de fonctionnement pour eux-mêmes.
Depuis le climat délétère qui règne entre l’Exécutif et le Législatif, il semble que le président Touadera et le Premier ministre auraient donné des consignes fermes au ministre des Finances de bloquer les lignes destinées au fonctionnement de certaines Institutions comme l’Assemblée nationale et bien d’autres ministères , histoire d’épargner de l’argent pour faire face à une nouvelle phase d’organisation des élections au cas où l’Assemblée nationale tenterait la destitution du gouvernement. Voilà qui fait que, depuis lors, les ministères et certaines institutions fonctionnent de façon calamiteuse et comme chez les débrouillards. C’est le cas entre autres exemples de l’Assemblée nationale ou depuis six mois, les députés, y compris ceux du « Cœur uni » qui soutiennent l’action du président Touadéra et de son gouvernement, n’ont pas reçu leurs indemnités de restitutions parlementaires.
À cette allure, le pays se meurt encore davantage à petit feu. À qui veut l’entendre, le monstre des Finances Marie Henry DONDRA, chassé de l’hémicycle de l’Assemblée nationale par les élus de la nation comme une mouche en balade sur une sauce de viande boucanée, a fait savoir qu’il sera le prochain Premier ministre, chef du gouvernement.
Signalons que si le monstre Marie Henry DONDRA est aujourd’hui nommé au poste de ministre des Finances, c’est tout simplement en guise de récompense des services rendus au président TOUADERA pendant qu’il était dans la galère d’entre les deux tours.
Qui ne sait pas que Marie Henry DONDRA, pour passer ministre avait donné une somme colossale de 10.000.000 de francs CFA au candidat TOUADERA pour sa campagne de second tour ? Qui ne sait pas encore qu’à l’heure actuelle, un audit est en cours contre ce grand licencié au niveau de la FAGACE pour sa gestion calamiteuse de l’institution ?
L’on comprend aisément pourquoi Marie Henry DONDRA s’accroche et fait feu de tout bois pour rester au gouvernement parce que la prison l’attend d’après les premières conclusions de l’audit financier lancé pour sa gestion. Une fois qu’il ne sera pas ministre de la RCA, sa gabegie à la FAGACE va le conduire inéluctablement en prison à cause des malversations financières outrancières qu’il y a laissées.
On ne le dira jamais assez ; TOUADETRA est très mal entouré tant au niveau du gouvernement qu’au niveau du Palais de la Renaissance. Autour de lui, ne gravitent en réalité que des prisonniers potentiels pour différents crimes, soit économiques, soit politique …
Pendant que le pays se meurt, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji dort tranquillement sur ses oreillers, le président Touadera effectue des voyages de villégiature, le ministre des Finances brille dans les détournements de tous ordres ; les institutions de la République sont sevrées au profit de trois hommes véreux. Finalement que reprochait-on à l’ancien régime de Bozizé. « Rien, ceux sont les mêmes qui sont à nouveau au pouvoir après deux ans de traversée de galère durant laquelle, ils ont tout perdu et c’est le moment de les reconstituer » disent certains compatriotes.
En un an d’exercice du pouvoir, Faustin Archange TOUADERA a déjà fait plus de dégâts que son maître François BOZIZE qui avait passé dix ans. Où va-t-on à cette allure ?
Autres choses, son tout premier Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji doit partir. Rien ne sert de s’entêter, car il en va du salut de la République. Peu importe ses excuses et son mea-culpa devant les députés. L’orgueil et la concussion de cet homme Premier ministre de son état Simplice Mathieu Sarandji le conduiront inéluctablement à son tombeau politique.
Tellement préoccupé par ses affaires au sommet de l’État, le trio DONDRA-TOUAD-SARANDJI ne se soucier plus du sort des pauvres et meurtries populations centrafricaines qui souffre dans la brousse, d’autres dans des camps des déplacés ou réfugiés dans certains pays voisins. Le tout n’interpelle guère le Premier ministre dont seule son affaire de diamants, or et bois préoccupe.
La Secrétaire générale de la Francophonie condamne les violences en Côte d’Ivoire
La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, exprime sa profonde préoccupation face aux violences perpétrées ce matin à Bouaké en Côte d’Ivoire.
Ces violences sont inacceptables et intolérables alors que les autorités ont pris des mesures urgentes et appropriées pour répondre aux différentes revendications.
«Il faut privilégier en toutes circonstances le dialogue et la concertation a déclaré la Secrétaire générale. « La Côte d’Ivoire a besoin de consolider sa stabilité, notamment à travers la réconciliation nationale. Elle doit poursuivre son engagement avec détermination sur la voie de la reconstructionpolitique, économique et sociale, seule voie pour atteindre son émergence».
L’Organisation internationale de la Francophonie compte 58 Etats et gouvernements membres ou associés et 26 Etats observateurs.www.francophonie.org
Centrafrique : Mécontentement avant-hier des étudiants de l’Ecole Nationale d’Elevage de Bouar.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2043.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Bouar. CopyrightCNC.
Bouar, le 23 mai 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Ils ont marché pour réclamer des meilleures conditions d’études et le versement des bourses de 7 de leurs collègues.
Habillés de leurs blouses blanches, les mécontents ont marché de leur centre de formation jusqu’à la préfecture. 3 kilomètres au total pour exprimer leur mécontentement.
Ils expliquent que cela fait trois années aujourd’hui que le centre de formation n’offre plus de prise en charge alimentaire, les enseignants qualifiés font aussi défaut. Mais la goutte d’eau qui a débordé le vase est le non versement des bourses à 7 de leurs collègues. Ils exigent donc, des réponses immédiates à leurs revendications.
le Directeur du centre l’Ecole Nationale d’Elevage de Bouar s’est réservé de tout commentaire.
De son côté, Carine NGABA, Préfet intérimaire de la Nana-Mambéré a demandé aux étudiants de se calmer. “Une concertation d’urgence sera organisée en communs accord avec leurs responsables pour trouver une issue pacifique à leur problème”. a-t-elle annoncé.
Alors que la maison Centrafrique brûle de partout, alors que continue la litanie des cadavres qui se comptent désormais par centaines, sinon par milliers, alors que le pays traverse une crise majeure qui menace son existence même en tant que nation, la mésentente actuelle qui fait rage entre l’exécutif et le Parlement se révèle totalement suicidaire.
La population est à la merci de massacres incessants. Des enfants, rendus orphelins par les tueries, errent dans les rues en quémandant leur pitance. Quel va être leur avenir si la cupidité et la folie de grandeur de politiciens prisonniers de leur ego surdimensionné ne cessent de croître ? La République Centrafricaine donne l’impression de danser sur un fil tendu au-dessus d’un volcan en éruption.
La raison fait obligation aux politiciens de se préoccuper ensemble des urgences, la première étant de ramener la paix (SIRIRI) et la réconciliation dans le pays. Il faut désarmer les rebelles et les mercenaires, rendre les frontières sûres. Depuis des années maintenant, ce sont de véritables passoires, favorisant tous les trafics d’armes qui alimentent l’arsenal des rebelles.
Autant dire que les petites querelles entre l’exécutif et le législatif ne font qu’affaiblir un pouvoir déjà impuissant. Les rebelles doivent jubiler face à ces brouilles qui, de loin, paraissent presque infantiles. Il est vraiment inutile d’ajouter ce genre de querelles à une situation déjà inextricable.
UNE DECISION PRESIDENTIELLE ATTENDUE
Le président Faustin-Archange Touadera doit mettre fin rapidement à cette cacophonie, préjudiciable à la défense d’un pays en guerre. Il faut qu’il se consacre exclusivement à ramener la paix et la réconciliation. Puisqu’il serait trop compliqué de dissoudre l’Assemblée Nationale, car il faudrait alors organiser des élections dans un pays où les bruits de bottes des rebelles rythment la vie des populations, la mesure à prendre serait de changer de Premier Ministre et de gouvernement.
Le temps presse. Il faut mettre fin à ce climat délétère qui ne fait que favoriser les bandes armées. Bien qu’il soit l’ami de longue date du président, le Premier Ministre Sarandji doit être remplacé et son gouvernement doit démissionner. Ceci, dans l’intérêt suprême du pays.
Bangui est, en effet, dans un calme précaire. L’intérieur du pays est bouillonnant. Il est à craindre que les récentes tueries de Bangassou et de Bambari ne soient que les signes avant-coureurs d’une partition de la Centrafrique.
UN DEVOIR D’INFORMATION
Il ne faut pas que la population soit tenue à l’écart et maintenue confinée dans ses souffrances. Il faut qu’elle soit préparée à affronter le pire, c’est-à-dire les ex-Sélékas et les autres mercenaires. Car il est à craindre que certains éléments de ces bandes armées ne soient déjà infiltrés dans la capitale pour préparer l’assaut final. Des groupes d’autodéfense pourraient déjà se constituer pour assurer la protection des quartiers de la capitale ou des villes de province.
Il appartient au chef de l’État d’insuffler une nouvelle détermination, un nouveau patriotisme à la population et à son équipe de gouvernement.
La survie de la République Centrafricaine est à ce prix.
Bangui : L’élection de Miss-Centrafrique 2017 reportée au 17 juin
Madame Yvonne Ghouzy. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Bangui, le 24 mai 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Initialement prévu pour le 26 mai prochain, le concours de Miss-Centrafrique 2017 est reporté au 17 juin prochain, à Bangui. L’annonce a été faite, ce samedi 20 mai par la Présidente du Comité d’organisation de Miss-Centrafrique (COMISCA), Mme Olga Yvonne Gouzhy qu’assistait Marta Gouandjika Directrice du Secrétariat permanent du Comité et les Membres du Comité en présence de M. Alex Ballu.
Jusqu’à ce jour, les travaux préparatoires du Comité d’organisation de l’édition 2017 de Miss-Centrafrique vont bon tain, à en croire le rapport à mi-parcours présenté par la Présidente du COMISCA. « L’engouement des jeunes filles, leurs droits et devoirs pour conduire le pays vers le changement », c’est le thème autour duquel s’organise l’édition 2017.
A ce jour 17 candidates dont seize représentantes de toutes les préfectures et supplément au niveau de la capitale Bangui sont d’ores et déjà retenues et hébergées à l’hôtel Ledger. Toutefois, si le Comité et certains partenaires ont réussi à faire les éliminatoires d’élections et arrivés aujourd’hui à regrouper toutes les candidates à Bangui, il reste cependant le manque de ressources pour leur prise en charge.
D’ailleurs, à en croire Mme Yvonne Gouzhy, « parmi les difficultés rencontrées dans l’organisation je peux citer la mobilisation des ressources financières », a-t-elle exprimé avant d’expliquer que « les sponsors n’ont malheureusement pas répondu favorablement à nos demandes. Nous avons tenu à réussir notre pari malgré la faiblesse des moyens que nous avons. Et par la même occasion nous lançons un appel à soutenir cette initiative qui vise la promotion des jeunes filles, leur émergence dans la société Centrafrique ». C’est l’occasion pour la Présidente du COMISCA de remercier certains partenaires tels que le GICA, Air-France, l’ART, LEDGER, les sociétés de Téléphonie Mobile, et quelques sociétés financières qui, selon elle, ont fait des promesses concrètes.
La difficulté financière évoquée par la Présidente du COMISCA fait plutôt office de plaidoyer auprès des partenaires à mettre la main à la poche pour soutenir cet événement.
Notons que l’édition 2017 de Miss-Centrafrique est porté entièrement par l’Ong O’Events de Mme Olga Yvonne Gouzhy en partenariat avec le Ministère du Tourisme. Pour mémoire, O’Events est une Association à but non lucratif ayant pour but le renforcement de la cohésion sociale par le biais des arts et de la culture, notamment la mode (défilés, concours, événements, etc.) et les manifestations artistiques, culturelles et sportives et ; promouvoir l’autonomisation et la valorisation des jeunes artisans et artistes.
Quand Paul Valéry disait que les mêmes choses produisent les mêmes effets, il savait pertinemment que les bêtises corrigées ne se reproduisent jamais. Mais en Centrafrique, certains pensent qu’en faisant tout le temps les mêmes choses, ils obtiendront des résultats différents. Négatif.
Les vieilles recettes, les vieilles méthodes et politiques de son mentor Bozizé qui ont conduit ce pays dans la situation actuelle, ont été soigneusement reproduites pour application, parfois à la limite de la singerie, par le président Faustin Touadéra et tout son clan. les faits s’expliquent aisément dans l’affaire des soi-disant soldats Faca envoyés en Israël pour une formation militaire et de renseignement. Cette affaire montre à quel point que le Président Touadéra alias la Tortue de Damara n’a pas pris conscience de la situation dramatique que traverse son pays depuis 2012 du fait de mauvaise pratique de son enseignant François Bozizé axées sur le mensonge, la manipulation de l’opinion publique et le népotisme.
D’après une investigation menée par une équipe de notre Rédaction, lors de sa dernière visite en Israël au moment où des centaines des Centrafricains ont été assassinés derrière lui à Bangassou, Alidao, Rafaï, il était question pour lui, d’aller signer secrètement un gigantesque accord avec une société privée de sécurité pour les formations des agents de renseignements de la sécurité présidentielle. Cet accord, très produbérant et gourmand pour le Trésor public en raison du montant de sa cagnotte de son vin (18% du montant total selon nos sources) , prévoyait la formation sur les techniques de renseignements de près de 500 soldats de la garde présidentielle ou ceux qui seront détachés dans ce service. Malheureusement avec la Tortue, on peut s’attendre à tout.
De retour à Bangui, les choses s’étaient très vite tournées au jeu du tribalisme aggravé. Au lieu de parler des Faca, le président Faustin Touadéra parle maintenant des civils. “Il n’y a pas des nôtres dans cette garde présidentielle” avance un brigadier de police de cette unité de la garde présidentielle. Sur ce conseil et d”après une information digne de foi, instruction est donnée par le président Touadéra, à une équipe des parents qui s’est rendue en en urgence à Damara pour pêcher des parents encore vivants. Au finish : une cinquantaine des cousins, cadets sont ramenés sur Bangui en complément d’effectif sur ceux identifiés sur place. Parmi eux, une trentaine des miliciens Anti-Balaka, d’après leur propre terme, “ayant rendu service au Chef de l’Etat”. Au total, plus de centoncles, cousins et cadets sont partis secrètement en Israël et au Burkina Faso en formation de renseignement.
Dans les rangs des forces armées centrafricaines FACA, c’est la grogne qui endurcit les cœurs. « En une année, il a montré de quoi il est capable, ce Faustin. Mais s’il fait cinq ans ou dix comme les autres ? » s’interroge avec énervement un adjudant-chef de BIT1.
Rappelons que le président Faustin Touadéra n’est pas à son premier coup d’essai. Il y’a trois mois, il a fait envoyer en formations des officiers en Afrique du Sud une dizaine de ses proches parents recrutés exclusivement dans son village natal. Il veut construire sa milice privé aux cotés des miliciens anti-balaka et séléka qui seront incorporés dans l’armée nationale en reconstruction.
Son maître François Bozizé avait construit un régiment de la garde présidentielle à son ethnie et trois promotions FACA fort de plus de 3000 hommes en tout avec ses fidèles de l’Eglise Christianisme Céleste et ses militants KNK. Mais, le jour de marathon, ils sont les premiers à arriver sur le territoire étranger avant lui en jetant ou cachant des armes qu’ils n’arrivent plus à les retrouver.
Centrafrique : Biens mal acquis, Faustin Touadéra, impliqué, tente de freiner les enquêtes en cours en France.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Bangui, le 22 mai 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Face aux situations sécuritaires qui se dégradent de jour en jour, on le croyait donner sa langue au chat. Tant s’en faut. Le président Faustin Archange Touadéra, s’il est empêtré dans une affaire qui touche sa personne ou son patrimoine, n’hésite pas à pousser très loin ses réflexions, quitte à sacrifier toute une nation. Pour preuve : l’affaire de ses biens mal acquis devant le parquet financier de Paris. Après son accession au pouvoir, il freine des quatre fers la procédure engagée par l’Etat centrafricain en novembre 2015. Une enquête spéciale CNC, pour une révélation spéciale CNC.
L’affaire remonte en 2014, quand madame Catherine Samba-Panza succède à Michel Djotodja à la tête du pays comme Présidente de la Transition. Sous la pression de la Communauté internationale qui recherchait les mécanismes financiers ayant permis à François Bozizé, sa famille, son entourage et certains d’autres à s’enrichir en seulement dix ans de règne, l’ancienne Présidente de la transition madame Catherine Samba-Panza a instruit l’avocat français William Bourdon de déposer plainte au nom de l’État centrafricain en France pour « blanchiment de corruption d’agent étranger, détournement de fonds publics, enrichissement illicite, recel et abus de biens sociaux ». C’est ce qu’il a fait le 12 novembre 2014 devant le parquet financier de Paris.
Selon l’avocat français Willian Bourdon mandaté par l’État centrafricain: « Le sens de cette plainte, c’est premièrement, l’inventaire du patrimoine immobilier et mobilier qui aurait été acquis dans des conditions frauduleuses par le clan Bozizé et certains de leurs complices, sans oublier un certain nombre d’opérations “commerciales” à l’occasion desquelles les commissions auraient été versées de façon illicite et auraient participé à l’enrichissement d’un certain nombre de citoyens français et parmi lesquels le nom de monsieur Balkany avait été cité».
D’après les premiers éléments de l’enquête préliminaire fuités peu avant les élections présidentielles, Faustin Archange Touadéra, alors Premier ministre de François Bozizé est l’un des profiteurs du système Bozizé. Selon une source centrafricaine proche du dossier, Faustin Archange Touadéra, est arrivé en quatrième position après Bozizé François, Sylvain Ndoutingaï et Francis Bozizé. « Il a un volumineux et riche patrimoine immobilier et mobilier estimé par les enquêteurs du parquet financier de Paris à 18.100 500 d’euro soit environ 12,550 000 000 (douze milliardes cinq cent cinquante million) de F CFA » ajoute cette source.
D’après cette source, le président Touadéra, lors de ses multiples interrogatoires devant les enquêteurs français, avait du mal à établir les circuits financiers légaux qu’il a pu mettre en place pour emmagasiner une telle fortune qui frise celle de la famille Poutine à seulement cinq ans au poste de Premier ministre d’un pays pauvre.
Une fois au pouvoir d’État le président Faustin Archange Touadéra, non seulement refuse de coopérer dans l’enquête, (en brandissant son immunité diplomatique de Chef de l’Etat), mais, selon nos sources, a instruit son frère, le ministre de la Justice Flavien Mbata à tout faire pour retirer la plainte déposée par l’État centrafricain en novembre 2014.
Cette prise position du président Faustin Archange Touadéra de mettre fin à la procédure met à mal la volonté des bailleurs de fonds d’aider le peuple centrafricain. Des bailleurs de fonds, qui, faut-il le rappeler, conditionnent leurs aides à la bonne gouvernance du récipiendaire, « C’est difficile de donner un pain à une main sale pour redonner aux autres», désole un économiste occidental de la Banque mondiale en poste à Bangui.
Du côté des observateurs, c’est l’incompréhension qui domine.
« Quand la machine judiciaire est déclenchée, elle est déclenchée. Personne ne peut l’arrêter » a fait savoir un avocat centrafricain contacté par CNC dans le cadre de ce reportage.
Contacté par CNC, un diplomate occidental affirme « l’immunité diplomatique ne constitue pas un frein à la procédure des biens mal acquis » et d’ajouter que « L’affaire concerne plusieurs personnes, dont des sujets français. Et donc, à cause de lui seul, la justice ne doit pas de se dessaisir du dossier »
Pour les membres du cabinet présidentiel, le président Touadéra, n’étant pas inquiété, est serein.
Le Président est serein, les chiens aboient, la caravane passe.
C’est dans cette logique d’esprit que le président Touadéra et les nouveaux profiteurs de son régime se comportent. Comme si de rien n’était après ses multiples interrogatoires, le président Touadéra poursuit sa course à la montre contre l’enrichissement illicite.
De l’Angola en Afrique du Sud, en passant par l’Israël, le président Touadéra poursuit les potentiels d’hommes d’affaires jusqu’à toucher leurs coffres forts. Selon nos informations, c’est avec les mêmes mafieux-démarcheurs miniers qui ont fait de lui et son ex-patron François Bozizé des multimilliardaires qu’il a repris langue avec eux. Il s’apprête à se rendre en Corée du Sud et en Chine, toujours dans la droite ligne de son objectif.
Le Président est serein dans des ennuis judiciaires sérieux
C’est ce que pensent certains observateurs de la société civile centrafricaine qui travaillent avec les ONG internationales dans la lutte contre la corruption en Centrafrique.
Selon ces leaders, la déclaration déposée des patrimoines de Faustin Touadéra comme Chef de l’État à la Cour Constitutionnelle de Transition occulte à 95% ses biens acquis illicitement. Il risque, à ce titre, d’être poursuivi par les juridictions nationales s’il est condamné dans cette procédure et ses biens saisis. « Une fausse déclaration pour un Chef d’Etat constitue un crime de haute trahison » affirment ces leaders.
Qui pourrait imaginer un seul instant que le Professeur Faustin Archange Touadéra, mathématicien avec une apparence modeste peut se comporter à un loup économiste ?
Rappelant qu’après avoir chassé du pouvoir son beau-frère Ange Felix Patassé, le général François Bozizé avait pris la commande du pays en mars 2003 avec l’appui direct des soldats tchadiens. Une fois au pouvoir, il a mis en place un mécanisme d’enrichissement illicite sans précédent qui lui avait profité, profité à son clan et ses alliés, dont son ex-Premier ministre devenu à son tour Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra.
De versements des pots-de-vin dans le cadre des contrats ministres aux commissions versées lors des actes commerciaux tels que les achats des deux épaves d’hélicoptères MI-24 auprès de la société ukrainienne Ukrinmash en passant par les ventes directes de quasiment toutes les richesses souterraines du pays et des passeports diplomatiques centrafricains, l’ancien président François Bozizé, son neveu Sylvain Ndoutingaï, son fils Francis Bozizé et son ex-Premier ministre Faustin Archange Touadéra ont pu s’enrichir sauvagement et appauvrir ainsi cinq à six générations futures de leurs concitoyens. C’est ce qui pousse déjà la première génération vivante à faire la guerre de pillage à son tour.
Barthélemy Boganda, le fondateur de la République Centrafricaine, doit se retourner dans sa tombe. Son « Tous ensemble », qu’il voulait pour œuvrer à l’avènement d’un Centrafrique apaisé et réconcilié, ne cesse d’être piétiné par des hommes politiques comploteurs et véreux.
Mus par leur soif de pouvoir et de prébendes, ces gens-là sont prêts à tuer père, mère, frère et sœur, pour assouvir leur appétence à l’argent et à la puissance. Les ex-présidents déchus, les candidats aux présidentielles à qui le peuple a donné congé, n’ont jamais cessé de ruminer leur revanche. Ni François Bozizé, ni Michel Djotodia n’ont renoncé à reprendre le Palais de la Renaissance par tous les moyens. Même au prix de la trahison de leur pays et de leur peuple. Quant à ceux que le peuple a éliminés par un vote massif en faveur de Faustin-Archange Touadera, ils n’ont de cesse de tramer des traquenards pour empêcher le président de gouverner.
Si ces graves soupçons s’avéraient, ce serait considéré comme une haute trahison par tous les Centrafricains. Comme si les massacres et la descente aux enfers de la population ne suffisaient pas, voilà que les propres enfants du pays se transforment en hyènes vindicatives et prédatrices, qui viennent dépecer ce qui reste de la R.C.A.
A quel moment ces vieux routards de la politique cesseront-ils de bafouer le vote des citoyens ? A quel moment, en bons patriotes, mettront-ils au-dessus de tout l’intérêt de leur nation et de leur peuple ? La France, l’O.N.U. et les forces internationales savent pertinemment que des politiciens de haut rang ont des accointances avec les bandes armées. Comme pour le reste, on est en droit de se demander pourquoi ceux qui se sont associés avec les rebelles, auteurs de crimes contre l’humanité, n’ont jamais été inquiétés pour leurs forfaits.
LA FRANCE ET L’O.N.U. : UN JEU PERNICIEUX EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?
Si la France, la MINUSCA et les forces internationales étaient déterminées à agir aux côtés les autorités centrafricaines pour juguler les atrocités récurrentes, nous n’en serions pas là. Vu l’armada déployée par leurs soins en Centrafrique, le pays ne serait pas plongé dans un chaos sanglant et inextricable. Beaucoup de Centrafricains s’interrogent sur le comportement pernicieux de la tutelle internationale et surtout de la MINUSCA. Beaucoup se demandent si les forces internationales n’ont pas d’autres plans, qui ne sont pas forcément ceux des autorités centrafricaines, pour sortir du bourbier.
UNE SITUATION DESESPEREE
La situation désespérée qui prévaut aujourd’hui en Centrafrique et qui semble en voie de se pérenniser, a totalement précarisé les populations. La mort qui rôde partout préfigure la lente agonie du pays et de son peuple, dont le sort est ignoré par les médias occidentaux.
Les massacres en Centrafrique ne sont pas sans rappeler le génocide du Rwanda, qui s’est déroulé sous les yeux des forces françaises et des forces internationales. Ne sommes-nous pas en train d’assister, en R.C.A., à un tel génocide ? En tout cas, les sinistres prémices sont là.
Rien ne semble pouvoir mettre fin au dramatique scénario écrit par des barbares d’un autre temps. Les tueries ont atteint un degré insoutenable. Les ex-Sélékas sont comparables aux Chebab qui terrorisent la Somalie. Quelle haine anime le cœur damné de ces bandes armées pour qu’elles se transforment en bourreaux d’un peuple qui est aussi le leur ?
Il faut dire clairement les choses : les mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Darfour, du Niger, majoritairement musulmans, n’ont qu’un but : transformer la République Centrafricaine en sanctuaire musulman. Ils rêvent de convertir de force à l’islam les Centrafricains, majoritairement chrétiens, ils projettent de créer des califats un peu partout en Centrafrique. Et ils commencent par les massacres de ceux qui leur résistent, à Bangassou, à Bambari, à Bria…
L’HEURE DES DECISIONS
Il faut d’urgence cesser les palabres inutiles, les disputes politicardes incessantes qui entravent le fonctionnement des institutions et achèvent d’affaiblir un gouvernement déjà impuissant, face aux appétits des mercenaires et des politiciens comploteurs.
Si les accusations de connivence avec les rebelles qui pèsent sur la tête de certains politiciens s’avèrent, il faudra arrêter ces renégats et les mettre hors d’état de nuire à leur pays. Il faudra aussi demander l’extradition des ex-présidents si leur collusion avec les séditieux est prouvée.
Par ailleurs, il ne faut pas que la France et l’O.N.U., pour s’extirper du bourbier centrafricain, tiennent des conciliabules avec les rebelles et leurs commanditaires. Les bourreaux cherchent toujours à échapper à la justice. Il faut dire non à leur impunité. Ce serait un crachat sur les morts centrafricains.
La multiplication des armes lourdes dont disposent les rebelles fait craindre qu’ils ne décident, un jour prochain, de marcher sur Bangui pour prendre le pouvoir. Ils ne déposeront les armes que quand ils seront vaincus militairement.
C’est pourquoi l’ignominieux embargo sur les armes à destination de la R.C.A. doit cesser. Les forces armées centrafricaines doivent retrouver au plus vite la totalité de leur équipement. Ceux qui maintiennent l’interdiction se rendent complices des crimes contre l’humanité perpétrés dans le pays. Les forces internationales doivent passer à l’échelon supérieur et mener une guerre totale contre ceux qui ont plongé la République Centrafricaine dans les ténèbres.
Et, à condition que les Centrafricains, « TOUS ENSEMBLE », se dressent pour défendre leur pays, l’espoir pourra enfin renaître.
Il n’est que ce fictif ministre de l’Information et de la Communication. Ce n’est pas lui le ministre Théodore Jousso du Transport et de l’Aviation Civile, porte-parole du gouvernement. Mais par excès de zèle, comme d’ailleurs certains ministres protégés du gouvernement Sarandji se l’arrosent, il intervient pour mettre le feu à la poudre. En exclusivité, votre site d’information CNC vous fait lire ces textes officiels qui vous éclaireront, chers internautes, d’en savoir plus sur le drame et la cacophonie centrafricains.
1. L’interpellation du PM et de son gouvernement.
Son doungourou de ministre poltron de l’Information et de la Communication, le sieur Charles Lemasset-Mandja a fait une déclaration à la Radio et télé Centrafrique, leur boulevard habituel pour mettre en déroute les élus du peuple. Dans sa déclaration, il affirme que l’Assemblée nationale n’a nullement interpellé le Premier ou ses membres du Gouvernement pourtant ceux-ci restent sereins à travers journée des questions écrites et orales au gouvernement.
2. De la contre-vérité du ministre Charles Lemasset-Mandja le fauteur de trouble
Sarandji et son gouvernement, invités aux exercices démocratiques, tous les mercredis à 10 heures à l’Assemblée nationale à compter du 12 avril 2017, ce Sarandji de PM et les membres de son gouvernement, sous prétexte de s’occuper de madame Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’OIF en visite de travail en Centrafrique, ont remis aux calandres grecques cette interpellation. On doit légitimement se poser certaines questions; Est-ce un acte de désinvolture ou de bonne foi ? Est-ce que la Secrétaire générale de l’OIF est à Bangui tous les mercredis à 10 heures ?
Que des mensonges grotesques pour manipuler l’opinion nationale. Chers internautes, voilà, les vraies vérités sur les agissements de Touadéra, Sanrandji et toute leur clique qui veulent leurrer et retourner tout un peuple qui a souffert, malgré l’insécurité totale, frein posé par la communauté internationale aux élections en Centrafrique, lesquelles ont été jugées libres, démocratiques et transparentes par la Communauté nationale et internationale.
Toutefois, les honorables élus du peuple doivent savoir qu’ils n’ont rien à craindre, même si des bêtes enragées comme le surdoué et cherchées à manger de tous les jours Rigobert Vondo et ses pairs guignols de Bangui et agitateur qui vocifèrent, disant de manière idiote qu’il n’y aura jamais de mention de censure, ce qui est vivement souhaité par le peuple que les élus représentent.
Vous avez de potentiels mandats de législatures qui vous attendent. Ces mandats sont hypothéqués à votre défense de vos électeurs qui n’attendent que de vous voir au pied du mur.
À suivre les analyses qui viendront dans nos prochaines éditions.
Le regain des violences dans certaines villes de nos provinces, notamment à Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaye, Bocaranga, Niem-Yelewa, Bambari, Mingala, Bakouma, Nzako, très récemment à Alindao, Bangassou et maintenant Bria soulève à merveille la question de l’insécurité dans le pays et particulièrement celle de savoir à quand l’arrestation des sanguinaires et mercenaires qui ne cessent de mettre à feu et à sang le République Centrafricaine.
Plus d’un Centrafricain pense que la Minusca, qui a pourtant mandat de protéger la population civile et ses biens est impuissante. Non, rétorque Anianga ONANGA, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique qui déclare sans vergogne, de source proche de son institution que l’arrestation d’Adam Nourédine du FPRC et d’Ali Darassa de l’UPC ne peut se faire sans l’arrestation De Faustin Archange Touadéra qui est le maitre d’œuvre de leurs lugubres activités dans le pays. Selon ce haut représentant des Nations Unies, c’est le moindre mal contre son pouvoir plutôt que celui de Bozizé qui tient coute que coute reprendre l’arène du pays car complotant avec le M23 ougandais qui ont remué l’est de la RD Congo et dont la Monusca et les Far RDC ont su les mettre si heureusement en déroute.
Si la Minusca n’a pas hésité à pointé du doigt l’ex président Bozizé, c’est parce que sur invitation du président Touadéra, le représentant spécial du secrétaire général des UN en Centrafrique a rencontré une frange des députés de la nation en coalition avec les partis politiques de la majorité présidentielle pour étudier les possibilités de cacher la véritable raison de ce regain de violence dans plusieurs régions du pays où des paisibles centrafricains meurent tous les jours comme des mouches.
Tout le monde, si non, les Banguissois qui écoutent la Radio Notre Dame, ont suivi le rapport ou, en bon terme, le compte rendu de la mission sacerdotale du Cardinal Dieudonné Nzapalainga dans le sud-est du pays, mission qui l’a fort heureusement conduit à servir de médiateur dans la récente crise de Bangassou, ca qui a permis une accalmie précaire.
Est-ce que le gouvernement de Sarandji prend la mesure de ce qui se passe réellement dans le pays ? Sait-il que les agissements du FRPC et de l’UPC, des mouvements créés par des étrangers pour sévir et rançonner la Centrafrique en toute impunité sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Comment accepter de se faire martyriser avec toute sa famille si l’on se dit un homme ? Vaut mieux oser quelque chose et mourir que de se laisser humilier d’une drôle de façon frimant une mort sauvage de soi-même et des siens.
Le mouvement d’auto-défense qui a récemment provoqué les dramatiques événements de Bangassou en a marre des tueries de Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaye, Bocaranga, Niem-Yelewa, Bambari, Mingala, Bakouma, Nzako, très récemment à Alindao, et maintenant Bria qui font la fierté des dirigeants du pays qui pensent que c’est en entretenant ces assassinats qu’ils vont protéger leurs sièges.
Sarandji, tuteur de Toaudéra à Bordeau hier. Sarandji, premier ministre de Toaudéra président aujourd’hui. Allez-y comprendre quelque chose. Une relation qui date du temps des tables-bancs de Fac, aujourd’hui matérialisée en signe de reconnaissance et de remerciement. Qu’est-ce que le pauvre et meurtri peuple de Centrafrique peut-il y attendre ?
Non seulement Sarandji, mais aussi les caciques vautours politiques du pays qui brillent par leur soudaines disparition et apparition quand ça va mal ou si ça va bien, à l’image de Rigobert Vondo avec son PUP, qu’il avait fondu avec le KNK et qu’il n’a pas honte de ressusciter sans vergogne aujourd’hui, le KNK n’étant plus, vont-ils faire pour un peuple qui souffre ?
Rigobert Vondo et ses pairs ont vociféré des propos qu’on peut considérer de purs excréments toxiques dont le but est de dérouter l’esprit des gens sur les événements d’Alindao et de Bangassou sur les ondes de la Radio Nationale, leur boulevard de mensonges et de tragiques comédies ayant pour endormir le peuple.
Non il n’y a pas à se méprendre sur ces genres de personnalités qui se disent être du côté de la population et qui mettent tout en œuvre pour le carnage de ces populations. Carnage ? C’est bien de cela qu’i s’agit. Alidao, plus de 200 morts dont des femmes et enfants incendiés et calcinés. Bangassou, presque le même funèbre record, puisque la Croix Rouge Centrafricaine est encore à pied d’œuvre pour établir des statistiques fiables.
On a tendance à accuser la Minusca de ne chercher qu’à ce protéger au lieu d’aller protéger la population civile. Mais allez-y comprendre quelque chose dans l’attitude de Touadéra, son 1er ministre Sarandji et leur gouvernement. Qui d’entre ces responsables a osé intimer l’ordre à la Minusca de désarmer de gré ou de force tel que recommandé par l’une des résolutions qui mandatent les forces onusiennes en Centrafrique où d’utiliser des moyens idoines pour défendre la population en cas de nécessité ?
Tout est conspiré entre les dirigeants du pays et la chaine de commandement de la Minusca qui ne donne jamais l’ordre que la Minusca se déploie rapidement et frappe quand il se doit ? Nous ne sommes pas militaire, mais nous avons qu’aucun militaire au monde n’agit sur ses propres initiatives tant que l’ordre ne vient pas de son hiérarchie. A qui la faute alors. La Minusca est ici pour faire ce qu’elle veut ou aider la Centrafrique ce qu’elle désire pour sortir de la sombre ornière sous laquelle elle croupit ? A qui la faute si rien ne fait pour sauver le peuple mais qui, plutôt se voit enfoncer davantage dans la tombe ?
Le gouvernement actuel de Simplice-Mathieu SARANDJI est très mal vu, c’est-à-dire mal évalué par le commun des mortels de Centrafrique. Ce, à juste titre car, plusieurs membres de ce gouvernement ne sont que figuristes parce que, occupant leurs postes à titre compensatoire, de quel effort ? On ne saura mieux le dire. Toutefois, peu sont ceux qui se soucient réellement du peuple et ont décidé de mettre en exécution leur feuille de route qui mette en premier plan la politique du Chef de l’Etat.
L’Homme qu’il faut à la place qu’il faut. On ne cessera pas de recourir à cet adage si l’on veut que la Centrafrique émerge de la léthargie de ceux qui sont chargés de gérer son développement et qui ne le font pas exactement comme attend le peuple centrafricain.
Cependant, il y a lieu de jeter des fleurs, si non adressez des encouragements voire un tableau d’honneur au ministre LEFFA qui se bat pour mettre une structure légale et un plan d’action de développement de l’urbanisme, de l’habitat et surtout des logements sociaux. En un an, il a osé réussir et innover là ou ses prédécesseurs n’ont pas pu : le dossier des logements sociaux !
Pour preuve, il y a peu de temps qu’il avait promis tout faire pour que les centrafricains victimes de la récente et dramatique crise puissent avoir là où se poser la tête, fusse que ce soit une hutte. Des plaidoyers ont été entamés avec le Royaume Chérifien du Maroc qui a tout de suite été séduit par les arguments du ministre LEFFA aux fins d’accepter voler au secours de la RCA par la construction de 100 logements sociaux.
L’accord de partenariat entre Rabah et Bangui a valu de multiples déplacements du ministre LEFFA au Maroc et des experts de ce pays amis en Centrafrique, ce qui a abouti à la signature du contrat de fabrication des 100 logements sociaux dont le site est à Bimbo.
La perspicacité de ce spécialiste du domaine de l’urbanisme et du logement qu’est le ministre LEFFA, pour qui le verbe LOGER, inscrit en lettre d’or dans les cinq verbes du Président B. Boganda doit se traduire en réalité palpable et sortir du caractère de slogan qui l’a toujours caractérisé sous ses prédécesseurs, a fait qu’une première tranche de 10% sur un contrat global de 500 millions de Francs CFA, totalement à la charge du Maroc soit 5 millions de francs cfa ont été octroyés ce qui a rendu possible les études de faisabilité du projet.
Les résultats probants de cette étude a poussé le Royaume du Maroc à octroyer à nouveau une deuxième tranche de 30%, soit 150 millions pour permettre aux 8 entrepreneurs centrafricains en BTP, ayant déjà démarré les travaux sur leurs propres fonds, ce qui témoigne de leur auto capacité d’entreprise afin de leur permettre de continuer les travaux.
C’est le vendredi 19 mai passé que le ministre LEFFA, entouré de tout son staff technique et en présence de la presse tant nationale qu’internationale a remis aux ayants droits les 30% du fonds Marocain alloué à la construction des 100 logements sociaux qui vont bientôt abriter une partie des familles sinistrées par les derniers douloureux et malheureux événements.
Remettant les chèques aux bénéficiaires en mains propres et en présence de témoins, ce qui prouve l’honnêteté, l’intégrité et le parfait comportement d’un ministre, ce qui est d’ailleurs rare à observer de nos ministres quand il s’agit d’argent, le ministre LEFA n’a pas manqué d’attirer l’attention des 8 entrepreneurs qui ont reçu chacun un chèque de 18 millions 750 milles francs sur la bonne utilisation de ces fonds.
Voici le message dixit de LEFFA. « Vous êtes sans ignorer chers compatriotes entrepreneurs centrafricains que le manque de sérieux de la part de plusieurs d’entre vous fait nos marchés intérieurs dans les domaines des BTP sont généralement confiés à des étrangers. Ceux-là, plus attirés par le transfert des fonds pour développer le chez eux ne finissent jamais les travaux qui leur sont confiés où alors présentent des résultats qui ne répondent pas aux normes convenues, conséquence, les bâtis ne durent jamais et s’écroulent peu de temps après. Je vous exhorte, a-t-il précisé à bien faire usage de ce que vous venez de recevoir car cela déterminera la condition sine qua non de la réception des 60% restant et dont, sans doute, une partie sera votre profit puisque vous aurez déjà réalisé vos travaux et donc atteint l’objectif attendu de nous tous. Sachez mes chers frères que le Royaume du Maroc a promis construire 10 milles logements sociaux en Centrafrique. Un très grand chantier vous attend encore. Reconnaissez que c’est par la réussite de petites choses que vous pouvez réussir des grandes. Vous êtes actuellement des cobails d’expérience pour les entrepreneurs centrafricains qu’on qualifie toujours d’inexistant. Je fais foi en vous pour relever ce défi, a conclu le ministre LEFFA »
Rappelons pour finir, que les efforts de Gaby-Franky LEFFA à la tête du département de de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, lui a valu son invitation aux travaux du Conseil d’Administration de l’ONU-HABITAT, tenu du 7 au 14 mai à Nairobi au Kénya. Il en est revenu avec plein de promesses suite à plusieurs échanges avec des hautes personnalités dont particulièrement le Directeur Général de la Banque de l’habitat qui s’est engagé à envoyer des experts très bientôt en Centrafrique pour étudier les possibilités d’installation d’une banque de l’habitat en Centrafrique. N’est-ce pas le travail que le peuple attend de ses ministres ?
Les évènements malheureux qui se sont produit à Bangassou, localité Sud-est de la République Centrafricaine sont différemment interprétés. En marge de la rencontre du Chef de la Minusca avec les leaders politiques centrafricains mardi 16 mai dernier, le commandant de la force de la Minusca, le Général Balla Keita, a déclaré que les civils musulmans de Bangassou ont été la cible des attaques armés des Antibalaka. Or, les victimes des attaques armées dans cette ville, symbole de paix depuis le conflit dans le pays, sont de différentes couches sociales.
La Minusca, en perte de vitesse, cherche à se rattraper pour balayer l’opprobre qu’elle a subi des milices armées se réclamant d’autodéfense de la localité. Alors que les différentes communautés de Bangassou, Chrétiens comme Musulmans, déplorent les pertes en vies humaines, la Minusca cherche à donner une coloration à la nature du conflit qui a endeuillé la ville de Bangassou.
L’on peut comprendre que les propos du Général Sénégalais, commandant de la force de la Minusca, sont de nature à envenimer la crise en Centrafrique. Car ceux qui viennent en Centrafrique sous les auspices des Nations Unies ont tendance à montrer aux yeux du monde une coloration religieuse de conflit dans le pays.
Or, tout le monde le sait, le conflit en Centrafrique a été toujours politique, militaire et économique. Parce que, depuis l’existence de la République Centrafricaine, les Chrétiens et Musulmans vivent en parfaite symbiose comme une seule nation. Dans le quartier de Tokoyo à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine où il y a eu ces violences la semaine dernière, les musulmans et les chrétiens vivent ensemble.
Comment les attaques ne peuvent-elles que cibler une partie de la communauté pourtant hétérogène ?
D’après le Général Keita de la Minusca, les milices armées ont attaqué des populations civiles, en particulier les musulmans du quartier Tokoyo, à Bangassou. A en croire les sources locales, les déplacés musulmans et chrétiens se sont massés dans l’église catholique de Bangassou. Ceux-ci ont aidé leurs semblables à venir s’installer au petit Séminaire de la cathédrale Saint Pierre Claver de la ville. Cet acte témoigne la cohésion sociale et l’amour du vivre ensemble des chrétiens et musulmans de Bangassou en dépit de violence que l’on veut qualifier d’intercommunautaire. C’est ce qui a permis aux humanitaires d’apporter l’aide d’urgence aux victimes.
Par ailleurs, le Général commandant de la force de la Minusca a affirmé que les Casques bleus sont en train de sécuriser point par point la ville. « La sécurisation de cette ville, épargnée jusque-là des violences intercommunautaires même au plus fort de la crise, prendra du temps… La ville de Bangassou est une grande ville », a-t-il affirmé.
D’après dernières informations, un calme précaire revient à Bangassou après une forte médiation des religieux auprès des milices armées et des communautés. Les sources ecclésiastiques ont laissé croire que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et Monseigneur Aguirre ont su mener des médiations dans la localité pour trouver une solution à cette crise. Les violences à Bangassou, en rappel, ont fait plus de 100 morts et une centaine de blessés.
Le mercredi 17 mai 2017, l’Ancien directeur de Renseignement de la République centrafricaine et président du Parti chrétien démocrate, M. Aristide Briand Reboas a animé, à son domicile, une conférence de presse. Au menu de l’entrevue avec les professionnels des médias, la très critique situation sécuritaire et institutionnelle que traverse le pays en ce moment.
De l’unique crise sécuritaire d’il y a un an, la République centrafricaine se trouve aujourd’hui à la croisée de chemin entre une crise politique, institutionnelle et sécuritaire. Les régions du Sud-est, notamment Bangassou, Alindao et environs sombrent dans l’extrême violence concomitamment avec la ville de Bria qui vient supplanter Niem-Yéléwa.
De l’avis de M. Reboas, la République centrafricaine traverse « une situation sécuritaire très complexe ». En disant cela, M. Reboas a fait allusion à l’imbrication de plusieurs languettes et facettes de la crise sécuritaire, allant du laxisme de la Minusca à l’inopérationnalité des Faca en passant par l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine et l’inobservation des engagements pris par les groupes armés dans le cadre de cessation des hostilités en attendant le processus Ddrr.
« C’est de l’illusion si l’on pense que seule la Minusca peut résoudre le problème sécuritaire dans notre pays. Bien au contraire, le succès d’une telle mission est possible essentiellement que si elle s’appui sur le système de renseignement au niveau national », a fait savoir l’ancien Directeur de renseignement. Parlant de la restauration des Faca, il a estimé que « l’armée centrafricaine n’a pas besoin aujourd’hui d’une quelconque restructuration ; mais plutôt, elle a besoin d’être mobilisée », et d’ajouter que la République centrafricaine dispose d’armée bien entrainée qui ne demande à être remobilisée après la démotivation qu’elle a connue.
Sur l’embargo, M. Reboas a souligné qu’il s’agit d’un « signe d’encouragement pour les rebelles qui trafiques les armes depuis la Libye vers le Sud de l’Afrique ». Ces rebelles qui entrevoient là, une carte blanche à travers l’affaiblissement de l’armée, et donc des autorités centrafricaines pour se renforcer davantage. Car eux les rebelles, ont toujours leurs circuits d’approvisionnement illicites en armements.
Au plan politique, M. Reboas s’en est d’abord pris à l’élite nationale en général d’être des « commentateurs de la vie du Centrafricain » ; au lieu d’être des « forces de propositions » pour sortir le pays de l’impasse. En cela, le leader politique n’entend pas accuser la classe d’élites, mais plutôt l’inviter à faire de propositions constructives au président de la République de la République et aux nouvelles autorités pour la restauration de la paix et de la sécurité, en vue de permettre le développement.
Enfin, M. Reboas a exprimé son inquiétude profonde pour l’avenir de la République centrafricaine, surtout que la jeunesse n’a plus de bons repères : « l’école ne fait plus rêver, car les héros sont aujourd’hui des Anti-balaka et les Séléka ou ceux qui ont pris les armes ». Cette situation est de nature a plongé la République centrafricaine dans un nouveau cinquantenaire de déstabilisation et donc de la souffrance du peuple.
CENTRAFRIQUE : DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES CONSECUTIVE AUX DERNIERS EVENEMENTS SURVENUS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0100.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du parti URCA.
Une dizaine des partis politiques se sont réuni cette après-midi au siège de l’URCA, sous la houlette de chef de fil de l’opposition démocratique Anicet Georges DOLOGUELE afin d’exprimer leurs préoccupations au Président TOUADERA.
Dont voici l’intégralité de la déclaration
Suite au regain des violences dans certaines villes de nos provinces, notamment à Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaye, Bocaranga, Niem-Yelewa, bambari, Mingala, Bakouma, Nzako, et très récemment à Alindao, Bangassou et Bria ;
Les partis politiques ont rencontré en date du 18 Mai 2017 son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat afin de lui exprimer toutes leurs préoccupations.
En effet, les évènements de Bangassou sont d’une gravité exceptionnelle ayant occasionné plusieurs centaines de morts et de milliers de blessés en l’espace de quelques jours seulement, mettant en présence des différents groupes armés non identifiés avec un modus operandi différent de celui des groupes armés qui sévissent dans notre pays.
Avec la menace qui pèse sur la Base Kotto, douze préfectures sur seize sont désormais occupées, ce qui constitue un risque majeur d’implosion et de partition de notre pays.
Par ailleurs, c’est la première fois depuis le déclenchement de la crise dans notre pays que les forces Onusiennes sont prises pour cible frontale.
Lors de cette rencontre, les partis politiques ont suggéré au Président de la République de tout mettre en œuvre pour renforcer l’Unité Nationale et la Cohésion Sociale en créant les conditions d’un front commun de toutes les forces Vives de la Nation pour la sauvegarde de la Paix, de l’intégrité du territoire et de l’indivisibilité de la République Centrafricaine.
Les partis politiques signataires de la présente Déclaration, condamnent avec force :
Les crimes odieux perpétrés sur les paisibles populations innocentes ;
Les attaques ciblées contre la communauté musulmane de Bangassou ;
L’assassinat des éléments des Forces Onusiennes en mission de la paix ;
Les violations massives des Droits Humains ;
La destruction des infrastructures socioéconomiques.
Aussi, les partis politiques saisissent-ils cette occasion pour présenter leurs condoléances les plus attristées aux familles éprouvées, à la MINUSCA et plus particulièrement au Royaume du Maroc et à la République du Cambodge, pays contributeurs dont sont issus les soldats de la paix tombés au champ d’Honneur.
Les partis politiques soussignés :
Lancent un appel pressant au gouvernement de prendre toutes les dispositions avec l’appui des forces Internationales afin d’assurer la sécurité du peuple Centrafricain et de tous ceux qui vivent sur le territoire national ;
Exhortent les pays membres de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale (CEMAC), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté Internationale dans son ensemble à s’impliquer davantage dans la résolution de la crise Centrafricaine ;
Demandent au peuple centrafricain en général et à leurs militants en particulier de continuer à œuvrer inlassablement pour la restauration de la paix, condition sine qua non pour un développement durable.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Bangui, le 20 mai 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou.
La souffrance des Centrafricains ne cesse de prendre de l’ampleur et la flamme olympique de la mort se propage derégion en région. Après la Kemo ibingui, la Ouaka, la Haute kotto vinrent le tour du Mbomou et de la Basse kotto.
Les tueries et exactions sur les paisibles populations ne chagrinent ni ne dérangent personne donnant ainsi l’impression que ces tueries sont autorisées, prévues par les textes pour ne pas dire légales. Les populations opprimées sont abandonnées à leur propre sort, livrées aux seigneurs de guerre qui ne cessent de défier l’autorité de l’Etat. Le gouvernement ne prévoit aucune action ni de perspective à la hauteur des attentes et souhaits de la population mais s’évertue à condamner à minima les exactions sans dépêché un émissaire pour panser les douleurs des populations meurtries. Dans ce contexte tendu et confus, le citoyen lambda préoccupé par la situation sécuritaire s’interroge en monologuant : comment peut-on être si sourd à l’appel et au désespoir de son peuple ? Le silence et l’inaction du gouvernement dans les événements valent-ils une complicité ? Qu’est-ce que le peuple Centrafricain a fait pour mériter ce genre de traitement ? Le chef des opérations militaires de la Minusca dénonce une manipulation sans incliner l’identité de leurs auteurs, le gouvernement en sait quelque chose ? Qui est le vrai commanditaire de cette vague de violence ? Le départ des partis politiques de la majorité Présidentielle a t-il un lien avec la reprise des hostilités militaires dans les arrières pays ? La reprise des opérations militaires est-elle une stratégie pour forcer la main du pouvoir pour reconsidérer les accords de Naïrobi ?
C’est dans ce climat de terreur, de psychose que les autorités entendent inviter des musiciens étrangers pour célébrer la fête des mères tambour battant ? L’indifférence aidant, pourquoi le Président de la République n’a pas écourté sa mission en Israël pour marquer son attachement aux personnes éprouvées ? Pourquoi jusqu’aujourd’hui les chefs de guerre ne font pas l’objet d’un mandat d’arrêt ? Pourquoi l’équation d’Ali Darras n’était pas résolu et qu’on a préféré le transférer dans une autre région ? Ces seigneurs de guerre jouent-ils un franc jeu avec le pouvoir ? Les actions gouvernementales manquent d’impact et de visibilité, pourquoi le gouvernement hésite t-il à adopter ou à tester une nouvelle approche politique ? Quelles sont les réactions des institutions sous régionales et surtout de l’Union africaine ?
Décidément, toutes les régions seront touchées par les exactions des groupes armés non conventionnels. Ainsi à qui le prochain tour ? À ce rythme et en guise de projection, le prochain président en cas d’alternance héritera d’une situation plus pire que ce qu’a laissé la gouvernent de transition. En quatorze mois de gouvernance, le pouvoir est atteint d’usure. Lassé, émoussé et lessivé le gouvernement a montré ses limites alors que le cœur des centrafricains continuent de saigner. Que disent le collectif des Touaderateurs et ceux ou celles qui continuent de touaderer ? Visiblement le mode de gouvernance n’est pas adapté à la situation actuelle. N’oublions pas que le même peuple qui confie le pouvoir peut le retirer. Nous n’oseront pas appeler à la démission du pouvoir car cela remettra en cause les acquis politiques et démocratiques. Cette dernière finira par s’imposer d’elle même si tous les indicateurs seront négatifs. Fort de ce qui précède et loin de faire de la politique politicienne, nous sommes conscients qu’il n’existe pas de baguette magique pour résoudre la crise centrafricaine. Depuis l’avènement de la politique de rupture et de marchandage avec les groupes armés, la crise s’est accentuée au lieu de s’améliorer. Les empreintes du pouvoir ne sont pas visibles et ne produisent pas d’effets. En conséquence de cause et au nom de l’intérêt supérieur de la nation, nous invitons humblement le pouvoir de s’éloigner de ses alliés électoraux qui ont troqué leur soutien contre des postes de responsabilité, de changer le paysage politique politique en constituant un véritable gouvernement de large ouverture où toutes les compétences sans distinction de parti politique, d’ethnie, de région se reconnaissent à l’instar de nos colonisateurs qui, une fois dépassés par les événements ont répondu à l’appel du 18 juin 1944 du Général De Gaulle depuis Londres. De même, lorsque la démocratie était en danger lors du deuxième tour des présidentielles de 2017, la gauche et la droite ont fait une union sacrée même contre nature pour protéger la démocratie. À défaut de s’exécuter, le parlement n’aura d’autres alternatives que de prendre ses responsabilités non pas par la voie de motion de censure tant souhaitée car cela fragilisera et affaiblira le pouvoir mais par d’autres moyens de pression et de coercition. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 19 mai 2017. Bernard SELEMBY DOUDOU. Juriste, Administrateur des élections. Tel : 0666830062.
Le peuple centrafricain aguerri par les souffrances qu’il a subi durant la crise militaro politique de presque 4 ans dans le pays, est assez mûr pour comprendre le langage d’ordre à son massacre de ceux-là qui se disent aujourd’hui, dirigeants de la Centrafrique.
C’est vrai qu’on n’arrivera jamais à faire entendre raison que la crise centrafricaine n’est pas et ne sera jamais une guerre de religion opposant musulmans et chrétiens. Ce sont les véreux hommes politiques à l’exemple de Sarandji, cet arriviste à la primature qui attise les feux des assassinats dont souffrent encore les Centrafricains.
Le Premier ministre qui, recevant un mémorandum remis par des victimes de cette instrumentalisation de guerre entre musulmans et chrétiens va oser dire, nous citons : «A yéké fa à musulma na Bangassou, so ti ounda na a musulman ti Km5 ti goué ti fa a chrétien so a yéké na Boïng » Ce qui littéralement veut dire en français: « On tue des musulmans à Bangassou, c’est pour inciter les musulmans du Km5 à aller tuer les chrétiens de Boïng »
Quel propos très déplacé d’un homme politique qui occupe la troisième place de l’échiquier politique national ? De quelle humeur était-il quand il avançait ses propos ? Savait-il seulement que c’est une invitation à des représailles aveugles et sauvages telles que nous les avons connues avec les séléka et plus particulièrement les mercenaires du Km5 ? Quelle relation ce PM de Sarandji a-t-il voulu faire entre les événements d’Alindao et de Bangassou avec ce qui s’était passé à Bangui. Est-ce une intention mal cachée d’attiser les braises mal éteintes des cendres de la folie fureur jamais connue dans ce pays que les politiques ont savamment entretenue ?
Plus personne ne veut assister à un tel désastre. Et le Premier ministre Sarandji alias SMS doit le savoir et en prendre conscience. Ses propos lors de la réception du mémorandum des victimes des conflits en Centrafrique sont incendiaires. Ce ne sont pas des langages qu’un homme d’Etat doit tenir. Est-ce même un homme d’Etat ? NON. S’il peut se poser cette question, certes qu’il aurait mesuré l’ampleur et la gravité de ce qu’il a maladroitement avancé et qui s’est finalement révélé comme une haute trahison à l’égard du peuple et de la nation centrafricaine.
Il est grand temps et surtout un temps utile de réflexion, d’auto-analyse et de prise de conscience qui puisse faire avancer les choses dans l’unique but de développement de la Centrafrique qui, pourtant regorge d’assez de ressources et de potentialités attendant que leur exploitation.
Voyez ce qu’Emmanuel MACRON est en train de faire en France à peine élu. Tous les Français adhèrent à sa politique alors qu’il est à peine sorti de nulle part. On le qualifie déjà de l’Homme de la Providence. Touad n’en est-il pas ? Pourquoi lâcher prise juste un an après que le peuple lui a accordé son entière confiance avec 62% de voix, un corum jamais atteint par ses prédécesseurs. A-t-on l’habitude dire militairement : C’est un meilleur avertissement. A bon entendeur salut.
Il y’a près de deux semaines, les rebelles du groupe 3R du camerounais Siddiki avaient occupé de force la commune de Niem-Yelewa tuant au passage près d’une vingtaine des civils.
Depuis lors, rien n’a bougé et Niem-Yélewaest restée toujours occupée. Que s’est-il passé ?
19 morts, tous des civils, une cinquantaine des blessés et des centaines des déplacés, c’est le dernier bilan des attaques des rebelles du Peul camerounais Siddiki dans la commune de Niem-Yélewa le mardi 2 mai dernier.
En effet, après ce carnage du 3R les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré avaient immédiatement procédé à une négociation avec le chef rebelle Siddiki pour la libération de la commune. Entre temps, la Minusca, à travers son contingent pakistanais stationné dans la région depuis plus de 2 ans, menaçait le groupe 3R d’une contre-offensive militaire d’une grande ampleur si ce dernier ne quitte pas la commune de Niem-Yélewa qu’il occupait. 48h de l’ultimatum expiré depuis une semaine, la Minusca semble ne pas tenir sa parole et les rebelles, quant à eux, se moquent de l’ultimatum de la Minusca et occupent jusqu’à ce matin du mercredi 17 mai.
Selon un soldat de la Minusca de Bouar que nous avons contacté, il est important de procéder d’abord aux négociations pacifiques avant d’envisager une option militaire. En d’autres termes, selon notre compréhension l’option offensive militaire contre les rebelles des 3R à Niem-Yélewa serait abandonnée, en tout cas pour l’instant.
Du côté des autorités préfectorales de la Nana-Mambéré, on nous confirme que les négociations continuent toujours avec le 3R. Tandis que dans la commune, la population se vide et les exactions des rebelles continuent sur ceux qui n’ont pas pu fuir à temps.
Abandonnés à son triste sort, les événements de Niem-Yélewa sont totalement oubliés au profit de ceux de Bangassou, Rafai et Bria…
Pour l’heure, aucune solution à la situation de Niem-Yélewa n’est en vue et les déplacés quant à eux continuent de moisir dans la forêt.
Selon les dernières nouvelles qu’on vient de recevoir, les rebelles du 3R annoncent à l’instant qu’ils vont quitter la commune de Niem-Yélewa entre le 26 et 30 mai prochain. Pendant ce temps, les déplacés de Niem-Yélewa qui sont actuellement à Bouar déplorent la non-assistance des ONG et du Gouvernement envers eux. Les enfants qui sont encore à l’école ne trouvent pas le chemin du cours depuis qu’ils sont venus à Bouar avec leurs parents depuis Niem.
Rien ne va plus au sein de la classe politique centrafricaine depuis la recrudescence de violence qui refait surface dans une partie du territoire centrafricain. Le pouvoir en place voit derrière ce trouble le visage des caciques de l’opposition dans le pays. Ainsi, Me Nicolas Tiangaye du parti CRPS, Alexandre Nguendet du parti RPR et Crépin Mboligouba du parti PATRIE sont devenus la cible du régime du Professeur Faustin Archange Touadera.
C’est au cours d’une déclaration à la presse, ce 18 mai 2017, que le Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, Didacien Kossimatchi accuse ces trois opposants politiques d’ennemis et de manipulateurs de troubles dans le pays. La situation qui prévaut en ce moment dans le Sud-est de la République Centrafricaine fait couler la salive au sein de la classe politique centrafricaine. Certains hommes politiques sont accusés par le régime de Touadera d’être dernières les groupes armés qui sèment les troubles dans le pays.
« A quel jeu jouent Nicolas Tiangaye, Alexandre Nguendet et Crépin Mboligouba, ceux-là même qui ont fait la pluie et le beau temps sous le régime sanguinaire de Djotodia qu’ils ont aidé à prendre le pouvoir, bien connus pour être la tête pensante de l’ex-seleka en appelant aujourd’hui à la constitution d’un front de l’opposition ? Le peuple n’est pas dupe et d’ailleurs ce peuple les a bien payés en monnaie de singe en les sanctionnant lors des dernières élections », a déclaré Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera.
Un an près l’investiture de Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême de l’Etat, plusieurs principaux alliés se sont retirés et se sont basculés dans l’opposition. Il s’agit notamment de Me Nicolas Tiangaye du parti CRPS, Alexandre Ferdinand N’guendet du parti RPR et Crépin Mboligouba du parti PATRIE qui rejoignent le camp de l’opposition au coté d’Anicet Dologuelé, président du parti URCA. Tout d’un coup, ils sont accusés par le Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera d’être des manipulateurs.
« Ces manipulateurs doivent être traduits en justice pour répondre de leur complicité dans la crise que le pays traverse. Ils veulent porter le coup de grâce à un peuple meurtri qui n’a que trop souffert et qui aspire désormais à la paix », a-ajouté Didacien Kossimatchi avant d’inviter la classe politique centrafricaine de se ressaisir et de faire preuve de patriotisme en se soudant face au péril national.
Par ailleurs, il leur demande d’apporter des propositions concrètes de sorties de crises pour la paix et l’unité nationale et la cohésion sociale.
Centrafrique : 64 morts dans les événements de Bangassou, selon Cardinal Nzapalainga
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2033.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le cardinal Dieudonné Nzapalainga de retour de Bangassou. Crédit photo : Fred Krock. CopyrightCNC.
Bangui, le 19 mai 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
De la tournée pastorale qui devrait le conduire à Bangassou du 8 au 18 mai courant, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a vécu, sinon intervenu en tant que leader religieux charismatique, dans la meurtrière crise sécuritaire sans précédent qu’à connue cette paisible ville du Sud-est, la semaine dernière. C’est finalement ce jeudi 18 mai que Nzapalainga a pu regagner Bangui. A l’aéroport, l’homme de Dieu s’est livré à la presse.
« Ce que nous pouvons retenir, c’est que samedi passé, il y a eu une attaque au niveau de Bangassou. C’est des jeunes appelés auto-défenses qui voudraient entrer dans la ville pour manifester leur colère. Malheureusement, il y a eu beaucoup de dégâts, beaucoup de morts. Avant de quitter Bangassou, il y a eu 64 morts comptés, une cinquantaine de blessés.
Très rapidement, nous avons décidé de commencer les négociations pour rencontrer les jeunes qui étaient en armes et qui étaient nombreux dans le quartier Tokoyo pour leur demander de quoi il s’agit et pourquoi ils ont pris les armes et surtout demander qu’ils déposent les armes et arrêter pour discuter. Cela n’a pas été facile puisque le combat a été déjà engagé depuis plus de 24 heures avant.
A la fin, nous avons réussi à rencontrer les leaders, ensemble avec eux le lendemain, nous avons pu obtenir le cessez-le-feu. Ils ont fait un communiqué à la radio locale pour appeler tous les combattants à déposer les armes, ce qui a été profitable pour nous et pour tous les humanitaires afin de soigner les blessés et préparer les ponts humanitaires.
Ensuite, avec ces leaders, nous avons rencontré les combattants dans les quartiers, afin qu’ils demandent à leurs éléments de déposer les armes, c’est ce qui a été fait. Au moment où je vous parle, il y a eu un calme relatif peut-être précaire, puisque la solution, nous ne l’avons pas encore. Tous les leaders, les responsables administratifs et militaires étaient conviés hier (mercredi) à une grande réunion parce qu’il fallait trouver une réponse à cette crise, et chacun a pu prendre conscience.
La particularité de la République centrafricaine, c’est que nous devons travailler ensemble puisque nous avons une pluralité de religions et de traditions. Cette terre appartient à tout le monde. Mais la guerre qui se déroule là-bas n’est pas une guerre interreligieuse. J’étais clair en disant qu’il n’y a aucun Pasteur, aucun Imam, aucun Prêtre à la tête de ce groupe armé. Nous avons demandé seulement l’arrêt des hostilités pour donner la chance à chaque communauté de repartir chez elle. Au moment où je vous parle, la communauté musulmane se retrouve encore au niveau de l’Eglise catholique, plus précisément au Petit Séminaire de Bangassou. Nous pensons que s’il n’y a pas rapidement des aides qui arrivent, ce sera très catastrophique parce que les gens sont partis très vite pour rejoindre ces lieux d’abri.
Je puis vous dire que les enseignements tirés au niveau de Bangassou, c’est qu’il n’y a que sept (7) gendarmes avec deux armes, c’est insignifiant pour une ville de 37 000 habitants. J’aurai la latitude d’en parler à qui de droit pour dire que le redéploiement de l’Etat passe par la présence des gendarmes, des policiers pour pouvoir sécuriser.
“Je puis vous dire également qu’an niveau de la Minusca, il y a eu des failles et des limites. J’ai pointé cela et j’ai commencé à en parler avec les responsables. Au moment où on a sorti la communauté musulmane pour les regrouper au niveau de la Mosquée, on les a abandonnés à leur triste sort pendant plusieurs heures. Je pense bien que c’était impossible de procéder de cette manière. Il faut qu’on protège toute la population centrafricaine et leurs biens aussi ».
Centrafrique : Alexandre Ferdinand N’guendet très remonté contre l’actuelle politique de Touadéra
Bangui, le 19/05/2017
Par : Herman THEMONA CNC,
Personne n’est prêt à oublier le déplacement volontaire et comploté des tueries dans la Ouaka en général et plus précisément à Bambari, Ippy et Yassine vers Agoudoumanga vers la Basse Kotto et le Mbomou. La réalité de la fin de la semaine dernière et celle du début de cette semaine a fait éclater la réalité et le complot de nos actuels dirigeants qui ne sont pas autre chose que les marionnettes des régiments tombés qu’ils ont d’ailleurs servi. Cela est su de tout le monde ce qui fait remonter certains fils du pays à l’exemple d’Alexandre Ferdinand N’guendet.
Quand Ali Darassa, l’homme de main de l’actuel pouvoir, devait quitter Bambari, là où il était très mal gommé par la population à cause de ses multiples massacres et lugubres agissements, les Centrafricains se demandaient si vraiment il allait être rapatrié chez lui au Nigéria où il est attendu de pied ferme pour être exécuté car élément de Boko-haram, ces djihadistes qui ne cessent de semer la désolation dans les familles centrafricaines.
La réalité est que des mains sournoises des caciques des régimes qui se sont succédés dans ce pays continuent de manipuler à leur guise tout un peuple meurtri et qui ne sait plus à quel saint se vouer. Là est véritablement la question que plus d’un Centrafricain se pose actuellement. Qui de Bozizé, qui de Touadéra, gouverne actuellement la Centrafrique. Pourquoi ce qui se passe dans le pays pour le malheur du peuple ?
Cette question, à force de ne pas trouver une réponse exacte et mathématicienne fait fâcher au point que certains dignes fils du pays à l’exemple d’Alexandre-Ferdinand N’guendet s’énervent et doigtent de manière accusatrice les comploteurs du malheur du peuple Centrafricain.
C’est ici qu’il faut rappeler que le lundi 15 mai 2017, l’ex Chef d’Etat de la transition, président du Conseil National de Transition, aujourd’hui à la touche comme s’il n’avait rien fait pour ce pays, très remonté, a tenu une conférence de presse, occasion qui lui a permis de cracher ses quatre vérités à l’endroit du gouvernement qu’il accuse de léthargie et de complicité sournoise dans toutes les tueries perpétrées contre les populations centrafricaines.
En quoi consiste le fondement du doigt qu’Alexandre Ferdinand N’guendet lève contre nos dirigeants actuels ? Lui-même les a circonscrits en 5 petits points assortis de propositions concrètes tels que Corbeau News les rappelle dans ces lignes :
Sur le plan politique :
Première mesure : la tenue d’un dialogue politique inclusif, qui semble ne pas préoccuper les nouvelles autorités, est d’une urgence capitale. Par conséquent, nous invitons le Président de la République à proposer dans les plus brefs délais un agenda aux Chefs d’Etats de la CEEAC, et plus particulièrement le Président en exercice Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, pour la tenue d’un tel dialogue au vu de l’extrême gravité de la situation.
La paix n’ayant pas de prix, quel que soit le nombre de dialogues politiques déjà organisés dans le passé, la tenue de celui-ci est rédhibitoire. Les actions conjuguées de l’Union Africaine (UA) sous l’impulsion de l’Angola et du Tchad et de l’ONG romaine Sant Egidio pour faire dialoguer les groupes armés confirment la nécessité de ce dialogue inclusif. Ce grand rendez-vous, pour sa réussite, ne devra faire l’économie d’aucun sujet tabou, y compris les questions touchant aux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. De même le respect des institutions prévues par la Constitution se devra d’être un principe inviolable. Au sortir de ce dialogue, le Président de la République sera amené à prendre des décisions courageuses tenant compte à la fois de la géopolitique des institutions et de la déroute totale du gouvernement actuelle qui a complètement échoué à dérouler la feuille de route que le peuple lui a confié.
Sur le plan social :
Première mesure :considérant le climat tendu, électrique, délétère voire irrespirable avec une inflation galopante et incontrôlée, des grèves à répétitions contre tous les départements ministériels, un pouvoir d’achat des ménages centrafricains au plus bas, une situation sanitaire catastrophique sans commune mesure avec ce que le pays a connu depuis l’indépendance, un accès à l’eau potable chimérique et un grave problème de délestages endémiques et récurrents.
Constatant que six (6) mois après la table ronde de Bruxelles le gouvernement n’est toujours pas parvenu à trouver la solution pour mettre la main sur les 1400 milliards de FCFA promis par les amis de la Centrafrique.
Nous proposons au Chef de l’Etat de mettre sur pied une plateforme souple en faisant appel aux meilleures compétences, au niveau national et international, en matière d’expertise dans la maitrise des circuits des flux financiers internationaux afin de permettre le rapatriement au plus vitede cette enveloppe qui servira à la relance de l’économie nationale, au renforcement des capacités de l’Etat, à la consolidation de la paix et au raffermissement de notre jeune démocratie. Car plus nous tardons plus le risque de voir affecter cette somme à d’autres pays est grand
Sur le plan sécuritaire :
Le Président américain Georges Washington avait coutume de dire qu’ « être prêt pour la guerre est le meilleur moyen de préserver la paix ». Or déjà les hordes de barbares, de mercenaires étrangers mus par l’appât du gain et la soif de verser le sang des innocents ont pris pied dans le pays en se répandant comme un essaim de criquet sur l’ensemble du territoire. Semant mort et désolation dans chaque rue, chaque quartier, chaque village, chaque commune, chaque ville, chaque préfecture et chaque région des 80% du territoire national aujourd’hui entre leurs mains. Mais nous nous demandons, comme l’ensemble des Centrafricains : à partir de quel stade ce régime mollasson qui ne fait que subir les évènements se décidera enfin à réagir ? Quand ces terroristes auront occupé 90, 95 voire 100% du pays ?
Nous voilà, malgré nous, obligés de réagir militairement contre ce principe fallacieux soutenu par ces mercenaires-terroristes étrangers qui posent que la force primerait sur le droit. Au nom de nos valeurs cardinales, de l’amour de notre patrie, de notre histoire, de notre héritage, de nos ancêtres, il serait tout simplement inconcevable de refuser ce défi. Et l’ampleur de l’attaque préméditée contre nous commande de faire recours immédiat à la force militaire.
Cette guerre contre la terreur commence par le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass et son UPC qui sème la mort dans les préfectures martyrs de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et maintenant du Mbomou et du Haut-Mbomou. Mais elle se poursuivra par la neutralisation du terroriste ougandais Joseph Kony et sa horde d’enfants-soldats opérant dans l’Est et le Sud-Est du pays et du boko-haramiste camerounais Siddiki Abass qui torture, viole, pille, tue nos frères et sœurs dans le grand Ouest du pays.
1ère mesure relative à la solidarité sous-régionale.
A la fin de la Transition, les Chefs d’Etat de la CEEAC avaient pris des engagements pour accueillir chacun un bataillon des forces armées centrafricaines (FACA) pour une remise à niveau accélérée de trois (3) mois afin de les renvoyer en RCA en tenue, formés, équipés avec toute sorte d’armement. Selon des sources dignes de foi en notre possession, ces Etats n’attendent des nouvelles autorités que la formulation d’une demande.
Conscients du déséquilibre ethnique et régional de notre armée qui compte 8434 hommes, nous proposons au ministère de la défense et au haut commandement militaire de procéder sans délais à un tri sélectif prenant en compte harmonieusement à la fois la provenance ethnique et l’origine communautaire. Pour mettre à la disposition de ces pays amis au moins 6000 hommes à raison de 600 hommes par pays membre de la CEEAC qui devraient au bout de trois (3) mois rendre opérationnels dix (10) bataillons prêts pour le combat de la liberté.
A cet effet, nous proposons au Président de la République de solliciter son homologue Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, Président en exercice de la CEEAC,afin de convoquer une réunion extraordinaire des Chefs d’Etat pour renouveler notre demande en assistance militaire et la faisabilité des engagements pris.
Deuxième mesure. La MINUSCA n’a pas vocation à faire la guerre mais les derniers évènements lui impose de revoir sa copie par la mise en application sans complaisance de toutes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies : 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2014), 2212 (2015), 2217 (2015), 2272 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017)
Sur le plan de la vérité, justice, réparation et réconciliation
Première mesure :
L’arrestation immédiate et sans condition de l’ennemi public n°1 le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass dont la présence sur le sol centrafricain augmente de plusieurs crans la tension dans les zones sous contrôle. La coalition de circonstance entre les Anti-Balakas et l’Ex-Coalition Séléka est la conséquence directe de l’action du mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass. Ainsi lui et ses 2000 mercenaires peuhls d’origine du Niger, 1000 mercenaire peuhls venus de la Mauritanie et autres mercenaires tchadiens hostiles au régime du Président Idris Déby Itno doivent être repérés, traqués, neutralisés et éradiqués jusqu’au dernier. C’est un combat sans merci que nous devons livrer contre les tenants du terrorisme. Cela nécessite de la part des autorités une détermination totale. C’est là notre première mesure en matière de sécurité nationale : l’anéantissement total de la peste qu’est l’UPC du mercenaire-terroriste Ali Darass. Priorité des priorités.
Le Chef de l’Etat a hérité d’une situation de guerre, il doit par conséquent se comporter en véritable chef de guerre. S’il continue avec sa philosophie de refus de la solution militaire, il continuera à compter les morts jusqu’à la fin de son mandat.
Ces mercenaires-terroristes ont scrupuleusement étudié nos forces de défense et de sécurité, nos tactiques, nos équipements, nos entrainements, notre organisation et nos dirigeants. Voilà pourquoi il convient de changer la donne politico-militaire par le réarmement, l’équipement, la refondation et le redéploiement effectif de nos forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national.
D’ores et déjà nous saluons tout le travail abattu par l’EUTM dans la formation du 1er bataillon sorti de ce programme de coopération militaire entre la RCA et l’Union Européenne (UE). Malheureusement ces braves soldats ne disposent pas de moyens matériels pour être pleinement opérationnels.
La nature a horreur du vide c’est pourquoi dans le cadre de cette réflexion collective nous souhaitons que les nouvelles autorités du pays de prendre en considération
Que Dieu bénisse la République centrafricaine et son peuple !
Voilà le travail de patriote que le peuple centrafricain souhaite et attend de ses membres dignes de ce nom. Et disons-le sans aucune crainte, seul N’guendet qui a su et avec dévouement et honnêteté diriger, du côté législature, la transition qui est aboutie au retour à l’ordre constitutionnel que Touadera et ses marionnette veulent replonger dans la sombre té et permettre à Bozizé qui a déjà tué dans sa région natale de l’ouham voire à Bangui avec les représailles très féroces et immesurées des actes des anti balaka, fait que depuis sa loge de Kampala en Ouganda, il tente d’importer dans la Basse-Kotto et le Mbomou. Le peuple n’est pas dupe. A bon entendeur salut.
Centrafrique : Lettre ouverte au Président Toadéra, Doctrouvé Euloge KOI fait des propositions
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Faustin Archange TOUADÉRA.
Bangui, le 18 Mai 2017.
NDLR: L’amateurisme et l’incompétence du Premier ministre et de ses ministres suscitent des réactions de certains compatriotes qui estiment qu’il est temps, pour le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, de se séparer de son ami le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Tel est le cas de Docteur Doctrouvé Euloge KOI, qui, dans une lettre ouverte adressée au président Touadéra, propose une nouvelle équipe gouvernementale de 28 ministres avec des noms à nommer à la tête de chaque département. Et si le président Touadéra ne fait qu’imprimer et signer la proposition du Docteur Doctrouvé Euloge KOI, ce dernier s’occupéra des villes, de la jeunesse, des sports et loisirs. Une chose est sûre, le travail de ce compatriote, dans l’autre cas, ouvre la voie à d’autres propositions pouvant stopper l’enfouissement de la Centrafrique. Lisez!!!
Par : Doctrouvé Euloge KOI, Personnalité politique
A
Monsieur Faustin Archange TOUADERA,
Président de la République, Chef de l’État.
Objet: Lettre ouverte
Monsieur le Président,
Je me fais le devoir d’interpeller vote Haute Attention sur trois sujets importants.
Le premier concerne le comportement indécent de votre ministre des Mines, de l’énergie et de l’hydraulique dont les images indécentes, immorales et indignes circulent, depuis quelques mois, sur les réseaux sociaux, dans les journaux et tous les supports de communication, sans que vous ne bronchiez.
l est bien entendu que vous n’en êtes pas responsable, mais le fait de passer sous silence un tel scandale sexuel qui n’honore ni la République ni la fonction gouvernementale vous condamne.
Monsieur le Président de la République,
Quelle crédibilité les partenaires au développement de la République centrafricaine peuvent-ils accorder à un tel personnage ?
Ne pensez-vous pas qu’il est déraisonnable et irrationnel de maintenir au gouvernement une personnalité qui a commis des actes obscènes de nature à offenser la pudeur sociale, à outrager les mœurs et à baver la morale publique?
Que pensez-vous de ce que pensent les partenaires au sujet du maintien du ministre qui s’est honteusement rendu coupable du délit d’une révoltante impudicité ?
Dans ces conditions, j’en appelle à votre sens de responsabilité non seulement pour décharger M. Léopold Mboli Fatran de ses fonctions ministérielles, mais pour le traduire aussi en justice pour atteinte aux mœurs, délit prévu et puni par le Code pénal.
Je me réserve le droit d’en appeler au peuple centrafricain à manifester et à faire le sit-in devant le Ministère des Mines, l’Assemblée Nationale et le Palais de la Renaissance pour demander le départ du ministre pervers.
Le deuxième sujet porte sur l’incompétence et l’inefficacité notoires du gouvernement Sarandji.
Monsieur le Président de la République,
Tout en louant très respectueusement vos qualités intrinsèques reconnues et saluées par la communauté scientifique nationale et internationale de professeur agrégé en maths, je me permets de poser la question de savoir pourquoi résoudre la petite équation de limogeage de M. Mathieu Simplice Sarandji et du remaniement du gouvernement vous est si difficile ?
Monsieur le Président de la République,
La gestion d’un pays ne se fait pas par sentiment, encore moins avec amateurisme, car vous conduisez un navire, la République centrafricaine, qui transporte plus de cinq millions de vies humaines.
En voulant vaille que vaille sauver le fauteuil de M. Sarandji, vous courez le risque de faire chavirer le navire national et noyer ces millions d’âmes.
Le Premier ministre Sarandji a vraiment montré ses limites à conduire l’action gouvernementale. Vous en êtes conscient.
Beaucoup de ministres ignorent véritablement leur mission, manquent de compétences intellectuelles et managériales, ne possèdent aucune capacité d’analyse, de réflexion intelligente, de conception et de persuasion pour trouver des solutions idoines aux défis de développement intégral et engager des négociations fructueuses avec les partenaires.
Monsieur le Président de la République,
Lorsqu’on est appelé à servir l’État à un haut niveau de responsabilité, on doit exiger que la notion d’exemplarité s’applique à tous, faute de quoi, la médiocrité, l’insouciance, l’anarchie, l’incohérence, le clientélisme, le favoritisme, etc. feront le lit à la ruine d l’État.
Monsieur le Président de la République,
Quel sentiment de fierté, le peuple qui vous a porté au sommet de l’État, dans l’espoir que votre élection apporterait un nouvel horizon politique porteur d’espoir, de rupture et de changement quantitatif et qualitatif, peut-il avoir face à un gouvernement déstructuré, inefficace, déséquilibré et rempli de pervers et d’incompétents, enclins au clientélisme, au tribalisme et à la confusion entre leurs intérêts particuliers et l’intérêt public?
Dans ces conditions, je vous exhorte en votre qualité de Président de la République, garant des institutions et du bon fonctionnement du service public, à prendre des mesures qui s’imposent, celles de démettre M. Sarandji et de dissoudre le gouvernement.
Monsieur le Président de la République,
La construction d’une République émergente ne se fait pas de manière nonchalante, complaisante, déséquilibrée et tâtonnante.
C’est en étant ferme, en vous appuyant sur des motivations positives et des hommes qui ne font pas du griotisme et en impulsant une politique fondée sur l’idée que seul l’intérêt public doit guider l’action et l’engagement de l’État, peu importe, le courant politique ou l’appartenance ethnique, philosophique, religieuse ou culturelle de ceux qui sont appelés à le servir, que vous pourrez relever le défi de développement de la Centrafrique pesant un vrai poids dans le concert des nations.
Le troisième et dernier sujet est relatif à la nomination d’un nouveau premier ministre que je souhaite vivement être une femme et la formation d’un nouveau gouvernement composé d’hommes et de femmes d’action et de combat, capables de faire naître une nouvelle Républiquecentrafricaine.
Monsieur le Président de la République,
Plus d’un demi-siècle après l’indépendance de la République centrafricaine, le pays est toujours à la traîne de tous les autres de la sous-région, non pas par manque de richesses et de ressources, mais vraisemblablement par manque de mauvaise utilisation des ressources humaines, pourtant nombreuses et très qualifiées.
Comme le poisson pourrit par la tête, il est loisible d’affirmer que lorsqu’on nomme à la tête d’un département ministériel une personnalité pourrie, elle finira bien par pourrir tous les membres du corps administratif dont il est la tête.
Monsieur le Président de la République,
Quelle fierté avez-vous lorsque vous recevez vos homologues et vos hôtes à l’aéroport qui ressemble à un aérodrome d’une ville provinciale d’un des pays voisins, au palais présidentiel délabré et décrépi, et dans votre résidence personnelle située dans un quartier difficile?
Que ressentez-vous lorsque vous vous rendez chez vos voisins?
Comment trouvez-vous leurs aéroports, universités, lycées, écoles primaires, hôpitaux, palais présidentiels couplés avec les résidences, avenues, boulevards, autoroutes, échangeurs, chemins de fer, stades, immeubles du genre gratte-ciel, logements sociaux, sièges des ministères et des services publics, palais de la culture, palais des congrès, usines, monuments, espaces verts, etc.?
Réaliser toutes ces belles infrastructures d’architectures modernes est bien possible grâce à la volonté politique inébranlable des hommes et des femmes chargés d’animer, de manager et de mettre en musique les stratégies nécessaires.
Humblement, je vous propose la requalification des ministères et une liste de certains citoyens capables de diriger avec brio les charges de ministre de la République.
Il s’agit des personnalités dont voici les noms:
Au poste de Premier ministre, je propose Mme Béatrice EPAYE. Voilà une dame qui s’est toujours distinguée par le sens de l’État, du service public, de la moralité exemplaire et qui devait passer Présidente de la transition si les règles de candidature n’avaient pas exclu les membres du Conseil National de Transition.
Au rang des Ministres je propose les personnalités suivantes:
Ministre du plan, de l’économie et de la coopération internationale, chargé des pôles de développement : M. Félix Moloua. Si je n’avais pas jeté mon dévolu sur une femme au poste de Premier ministre, c’est ce digne et infatigable commis de l’État que je devais proposer comme Premier ministre.
Ministre de la défense, de la restructuration des armées et des anciens combattants, chargé du DDRR: Colonel Isidore Ngreppé. Un vaillant ressortissant de l’école de guerre de Paris.
Ministre des finances, du budget et des comptes publics : M. Célestin Nanendji: je suis témoin du sens de responsabilité qu’a ce grand commis de l’État. Quand j’étais Directeur de Cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, j’ai vu comment il a rejeté un dossier d’engagement des lignes budgétaires, signé par le ministre et le directeur des ressources au lieu du directeur de cabinet qui en est l’ordonnateur.
Ministre de la Sécurité publique, de l’Emigration-Immigration et de la Protection civile : M. Alfred Service. Un jeune colonel vaillant, courageux et dévoué pour la cause nationale
Ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la gouvernance locale : M. Jean Serge Bokassa. Un homme imbu de la fierté nationale, travaille avec minutie et soucieux des résultats.
Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger : Mme Marie Reine Hassen, ancienne ministre des Pôles de développement, ancien ambassadeur de la RCA au Seneca
Ministre de la Justice, des droits de l’homme, garde des Sceaux : M.Flavien Mbata. Il fait bien son travail.
Ministre des Mines et de la Géologie : M. Marius Ngbatouka: grand ingénieur ressortissant de l’école supérieure des mines de Niamey, diplômé de 3eme cycle.
Ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique, et du Développement des énergies renouvelables : M. Samuel Rangba. Vaillant commis de l’État, ancien DG de la sodeca, ancien DG du protocole d’État, ancien Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel juge au tribunal administratif.
Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural : M. Yerima Youssoufa Mandjo, actuel ministre de l’Elevage qui fait un travail très appréciable
Ministre de l’Elevage et de la Santé animale : M. Mahamat Sallet, ingénieur de formation, cet ancien secrétaire général de la fnec, actuel DG du fonds de développement agro-pastoral, devait logiquement être nommé à ce poste depuis longtemps
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation : M. Gaétan Moloto Kenguembat. Docteur en science, ancien conseiller national, ancien recteur par intérim de l’Université de Bangui.
Ministre des Enseignements Primaire, Secondaires général, technique et professionnel : M. Michel Loudegué, éminent professeur de biologie
Ministre de l’Alphabétisation et de l’Education de base : Mme Habiba Kambiri, Maîtrise en économie, ancienne conseillère nationale de transition.
Ministre de la Santé et de la prévention médicale : Pr Nestor Mamadou Nali, brillant professeur agrégé en médecine qu’on ne présente plus
Ministre de l’Action sociale et de la Famille, chargé de l’économie solidaire et de la micro finance : Mme Marguerite Ramadan, conseillère audit ministère
Ministre des Infrastructures, des Transports, de l’aviation civile et du Désenclavement : M. Yvon Kamach, Président Directeur général du groupe Kamach, Titulaire d’un doctorat professionnel, un jeune dynamique et travailleur
Ministre de la Ville, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs : M.Doctrouvé Euloge Koï, docteur en science politique, ancien directeur de cabinet audit ministère, sens de rigueur, de responsabilité et d’initiatives
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État : M. Moukadas Noure, actuel ministre de l’Éducation nationale
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la sécurité sociale : Mme Virginie Mokandji, Chargée de mission au ministère des Affaires sociales
Ministre des Postes et Télécommunications et de l’Économie numérique : M. Serge Etiennovitch Boda, ingénieur studieux en informatique, ressortissant de l’Université de Sahel au Sénégal, actuel Directeur du système d’information à la société Moov.
Ministre du renouveau urbain, de l’habitat et du logement social, Mme Arlette Sombo Dibele, brillante avocate, actuelle ministre de l’environnement
Ministre de l’Environnement et de l’Économie forestière et fluviale : M. Ralph, actuel Directeur général de l’environnement audit ministère
Ministre de la Communication et de l’Information : Mme Sylvie Panika, journaliste, actuelle Directrice de la radio ndekeluka
Ministre de la Promotion du Tourisme, des arts et de la culture : Mme Georgette Dacko, titulaire d’un DESS, ancienne chargée de mission audit ministère
Ministre du Commerce et de l’Industrie : M. Côme Hassan, actuel ministre du Commerce qui fait bien son travail
Ministre de la Promotion des investissements et des partenariats économiques : Mme Virginie Mbaikoua, actuelle ministre des Affaires sociales
Ministre Secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec les institutions et du suivi évaluation des politiques publiques : Mme Léa Mboua née koyassoum Doumta, ancienne vice-présidente du Conseil National de Transition.
Telle est la teneur du message que j’ai le respectueux honneur d’adresser à la très Haute Attention de Votre Excellence.
Qui aurait pensé qu’un simple article alerte allait faire éclater et rendre visible le véritable climat de mauvaise gouvernance, d’enquiquinement et surtout de mortel haine qui règne parmi certains hauts responsables de la socatel, cette socatel entretemps joli joyau des centrafricains et qui, à ce jour n’est plus que son ombre.
Dans l’article « Raymond ADOUMA, un manipulateur, colporteur bombardé à la socatel » paru le 13 mai dernier sur notre site, il était question d’attirer l’attention du Directeur des Affaires administratives et financières sur ses agissements non favorables pour le relèvement de cette société centrafricaine de téléphonie, unique pour le compte de la Centrafrique, mais dont l’état très avancé d’agonie ne profite aujourd’hui qu’aux sociétés étrangères de téléphonie mobile qui ne cessent de rançonner la population . Sieur Adouma, comme dans ses habitudes et sous un pseudo droit de réponse, s’en est vivement pris à Bruno Gréla-Mpoko, Directeur général, qui, pourtant n’est rien dans la rédaction de cet article.
De quel droit, même Adouma se permet-il de sonner sauvagement son DG dans ce qu’il appelle droit de réponse. Est-ce un véritable acte d’insubordination ? D’un simple Directeur et d’un Directeur général, qui commande qui ? Adouma seul peut répondre à cette question selon les principes qui sont les siens, mais qu’ignorent le reste des intellectuels du monde.
Adouma se gaussent d’avoir étudié en France, c’est-à-dire doté de pleine capacités à résoudre, même avec un brin de bâton, tous les problèmes de la socatel dont il est lui-même un des cadres. Mais n’a-t-il pas été DG de cette société à l’époque? Comment se fait-il qu’il n’a pas pu mettre un ordre significatif et durable dans la gestion de la socatel ? Est-ce seulement aujourd’hui qu’il prend à cœur de régler les problèmes de la socatel en sa qualité de DAF ? Pourquoi s’acharner avec tant de vigueur sur Gréla-Mpoko qui, en bon et soucieux fils du pays peine à trouver des solutions idoines aux problèmes de la socatel.
Il n’y a jamais de fumée sans feu. Adouma ne pourrait s’insurger ainsi contre son patron s’il n’avait de parapluie atomique quelque part. De sources concordantes, le ministre des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies Gourna-Nzacko l’escroc et un certain président du conseil d’administration de la socatel Panzet-SEBAS seraient les puissantes mains sous l’ombres desquelles Adouma s’agite avec fracas. Les agissements de ce monsieur ne concernent pas seulement son DG, mais malheureusement presque tout le personnel qu’il enquiquine à tout bout de champ. En témoigne cette correspondance que lui a adressée son Directeur Technique pour dénoncer d’abord ses négligences en ce qui concerne l’entretien des équipements et lui signifier par la même occasion la séparation des rôles au sein de la socatel.
Voilà un cas concret de la fourberie d’Adouma qui cherche à les faire porter par des personnalités honnêtes qui se dévoue pour la cause de la socatel.
Non seulement Adouma s’acharne sur ceux-là qui se battent pour que socatel revive, il s’emploie avec ruse et tactique à monter le personnel qui souffrent déjà de plus de 41 mois d’arriérés de salaires à la grève. Ce que beaucoup d’entre eux ont bien compris car l’ayant déjà connu sous ces agissements, se refusent de le suivre de peur de saborder leur légitime revendication.
On n’en finira jamais de parler d’Adouma et de ses habituelles manigances et tromperies pour toujours tirer le drap vers lui. Affaires à suivre.
Le regain de violence et de la barbarie indescriptibles qui ne cessent de frapper les villes du centre-est et du sud-est de la Centrafrique sème la psychose dans l’esprit des Centrafricains qui doigtent directement l’ex président Bozize.
Tuer, tuer, tuer. Ainsi commence le résumé de la série de romans dits « L’Exécuteur » dont l’acteur principal est Mack Bolan. On n’est pas loin d’assister, en Centrafrique, à cette lugubre besogne dont Bolan s’est fixée comme mission de vie ou de mort. La seule différence est que Bolan traque et tue des gens de la mafia que les Centrafricains sont loin, très loin d’en être assimilés. Alors quelles sont les raisons de ces tueries sauvages qui ne cessent d’endeuiller moult familles ?
Alindao en fin de semaine passée, Bangassou en début de semaine et hier Bria encore. Qu’ont fait les Centrafricains pour mériter ce triste sort que jettent sur eux des gens sans loi ni foi ?
Si Bozizé est de quelque chose dans ce qui se passe depuis un certain temps dans l’arrière-pays alors que Bangui semble vivre dans un pseudo calme, il n’y a pas que lui seul. Certes d’autres mains, peut-être trop discrètes mais beaucoup sanglantes sont dans la pénombre pour massacrer continuellement le peuple.
Savent-ils seulement qu’on ne peut pas tuer infiniment et impunément tout un peuple ? Lorsqu’ils prennent les armes pour mener leur ignoble devoir de massacrer, n’est-ce pas au nom de ce même peuple ? Lequel peuple ils tuent et lequel ils vont gouverner ? La richesse…, s’enrichir n’est que l’unique but de leur combat qui ne finit jamais car l’opulence n’a pas de limite.
Une chose est du moins sûre. L’impunité va cesser. Le temps va certainement arrivé. Il est même déjà là. C’est la mise en place de la Cour Pénale Spéciale Internationale qui se met en place doucement, mais sûrement. Elle aura à identifier ces sales et sanguinolentes mains qui font la désolation du peuple centrafricain. D’ailleurs le fort signal, c’est la marche pacifique du 16 mai dite marche des victimes est la parfaite illustration.
C’est vrai que le peuple se demande si vraiment les bourreaux du peuple seront arrêtés. Cette interrogation est tout à fait justifiée si l’on sait que l’armée nationale, bien que très valeureuse en technique de combat s’est fait disqualifiée de par sa moralité, ce qui donne raison à la Communauté internationale de la museler au point de dire que la RCA n’a pas d’armée. Mais que dira cette même Communauté dont une partie, à savoir l’EUTM vient de former 600 éléments du BIT et que la France, véritable partenaire de longue date vient également de doter. Tout ce qui a été rétrocédé par la France va-t-il dormir avec ces militaires réformés dans leurs lits conjugaux comme l’on a observé lorsque les énergumènes de séléka faisaient leur entrée à Bangué et que ce désagréablement célèbre général de Bozizé disait d’eux que ce sont des affamés ? Non, le peuple Centrafricain n’a pas besoin d’être traité comme cela alors qu’il est bel et bien sur son territoire, sa nation tant riche et convoitée par des mercenaires étrangers qui n’aspirent qu’à devenir les nouveaux colonisateurs de la RCA.
Pas question de cela car, si les nouveaux dirigeants du pays ignorent qu’il existe des organisations de la société civiles telles que « Y’en a marre » au Sénégal, et tant d’autres dont la puissance de frappe non armée est plus efficace qu’une bombe nucléaire à l’exemple de la bombe H utilisée par les américains dépassés par les Kami-Kaz japonais lors de la 2nd guerre mondiale, nous, centrafricains, aguerris par nos récurrentes souffrances, prenons très sérieusement la mesure des choses au point de nous soulever sous peu. Ce sera alors « Kaï-Yahaï », et on verra si ce poltron de Touadéra qui est issu du même œuf que Bozizé et consort et qui continue de le couvrir dans tout ce qui se passe, et qui de surcroit, se laisse manipuler à outrance par ces profito-envahisseurs de la Minusca, pourra résister sous la pression populaire. D’ailleurs le comportement de nos hommes politiques dont la parfaite illustration est ce drame de désordre au sein du « Cœur Uni » qui se disloque en cascade à cause des intérêts personnels et non l’intérêt général, fortifie à merveille l’autodéfense du peuple qui n’a d’autre choix ou alors, autres moyens de s’exprimer, que de bientôt se mettre dans la rue pour exiger ce qui lui revient de droit : la paix, la stabilité, la cohésion sociale, l’exploitation des richesses du pays au bénéfice de tous.
Personne n’ignore que c’est seulement ces richesses qui sont l’objet des luttes dont malheureusement, le peuple devient l’ultime victime. A bon entendeur salut.
Pour mieux découvrir cette brebis galeuse qui ne reconnait plus son origine politique ni la personnalité qui a fait de lui ce qu’il est maintenant, revenant sur le baromètre d’évaluation des ministres de SARANDJI.
Ministre de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat, de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises :
01 /20.Exclu sur décision du Conseil car, élève clando jamais reconnu et jamais reconnaissant.
Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Ce ministre, sincèrement est l’exemple patent qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine. Il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.
Hors bien de membres de la jeunesse centrafricaine, malgré la baisse de niveau tant dénoncée qui fait que plusieurs préfèrent le chemin facile pour atteindre leurs objectifs, se défendent valablement car compétents et astucieux dans l’exercice des fonctions qu’ils occupent.
Nous ne dirons jamais assez qu’il de ces personnalités qui ne lésine pas avec les frauduleux honteux moyens qu’ils utilisent pour s’approcher de certains valeureux responsables du pays lorsqu’ils ont un but à atteindre.
Tel est, nous pouvons l’affirmer avec fracas, le cas de Bertrand Touaboy, un petit directeur au ministère des mines, sans parti politique car incapable de faire valablement figure d’adhérent qui puisse réellement soutenir un parti, a trompé la vigilance des responsables de l’URCA, s’affichant comme un admirable patriote, or c’était pour atteindre le but qu’il s’était assigné, celui de devenir ministre quelque part. Et ça y est, grâce à ce défendeur des compatriotes qu’est Anicet George DOLOGUELE, président de l’URCA qui n’a pas voulu salir ses mains en acceptant devenir un ministre, lui a fait confiance et l’a proposé ministre de l’entreprenariat.
Nouveau ministère, il fallait bien quelqu’un de valeureux pour donner du dynamisme à ce ministère dont la simple dénomination fait rêver plus d’un Centrafricain à une véritable flambée d’entreprises en RCA à cause des diverses potentialités et richesses du pays.
Dommage, plus d’un an aujourd’hui au volant dudit département, la médiocrité de son ministre et surtout sa fâcheuse incompétence ont vite fait de donner des résultats qui sont à la hauteur de leur maître.
Qu’à cela ne tienne, Bertrand Touaboy ne cesse de démontrer par son comportement de véritable animal enragé, son incompréhensible ingratitude envers celui à qui il doit sa fragile ascension car ne comprenant pas qu’occuper un poste ministériel n’est que vanité.
Combien de ministres sont-ils déjà passés là ? Au cas d’un fracas dégringolade, va-t-il se tourner vers son faiseur qu’est Anicet-Georges DOLOGUELE ? Puisque la risée ne tu pas le ministre centrafricain, certes que Bertrand Touaboy, sans vergogne aucune, va se remettre à pavaner dans les alentours de l’URCA et de son président. Sans blague, et peut être, il se retournera vers SARANDJI son nouvelle bête à traire pour qui il se dévoue désormais.
Nous Citoyens et populations du monde, épris d’égalité dans la diversité, de solidarité dans la fraternité, de liberté dans la démocratie, de responsabilité dans la justice et d’un profond attachement aux principes, valeurs et idéaux humanistes de protection des droits humains, en particulier en période de conflit ou de catastrophe naturelle, créant un contexte de vulnérabilité exposant les personnes à l’insécurité et aux périls en tout genre,
Conscients de la récurrence des tensions et conflits pouvant naître des enjeux sociopolitiques, économiques ou stratégiques, affectant la vie et l’équilibre des populations, indépendamment de leur condition sociale, d’appartenance réelle ou supposée à une culture ou croyance religieuse,
Considérant l’intérêt supérieur de l’universalité des Droits de l’Homme, en particulier le droit absolu des citoyens et populations à s’affranchir de toute tentative réductrice d’assignation culturelle, sociale, économique ethnique ou religieuse, méconnaissant la complexité des aspirations et trajectoires individuelles et collectives,
Constant la multiplication des ravages, destructions, déplacements forcés de populations et leurs impacts traumatiques, socioéconomiques consécutives à l’exacerbation des revendications confessionnelles ou tentatives de confiscation et d’exclusion religieuse en période de conflit,
Observons les dangers et risques récurrents encourus par les populations du fait du baptême religieux des territoires, quartiers, villes ou zones, quel qu’en soient les causes ou expressions, renforçant en conséquence, le clivage conflictuel, le rendant irrationnel et inextricable à toute perspective durable de Paix et de Vivre Ensemble,
Rappelant à cet égard l’intérêt de la conscience humaine ainsi que la responsabilité et capacité des citoyens, organisations, décideurs, et médias à prévenir toute présentation tendancieuse ou exacerbée d’appropriation, d’assignation confessionnelle ou religieuse en tant de conflit, d’espaces partagés de vivre ensemble,
Dans un élan de responsabilité, de respect de toutes croyances et diversité culturelle, propices à la Paix, au partage entre citoyens de toute condition, de toutes couleurs et de toutes sensibilités des mêmes espaces de vie, afin de garantir à terme le développement durable de l’humanité,
Appelons les États, les Organisations Internationales, les Organisations de la société civile, et en particulier les organisations confessionnelles, les médias, acteurs de l’information, les faiseurs d’opinions et en particulier ceux qui décident ou agissent dans des zones de conflit, à réaffirmer partout, dans tout espace de vie, la nature multiethnique, multiculturelle, et multiconfessionnelle de l’humanité,
Invitons toute personne physique et toute entité publique ou privée, nationale ou internationale, quel que soit son objet, à s’abstenir activement, dans l’intérêt des populations concernées, de tout baptême religieux réel ou supposé d’espaces communs de vie,
Instaurons une Haute Autorité Morale Internationale (HAMI) chargée de veiller au respect de la Charte Internationale de Prévention du baptême religieux des espaces humains en période de conflit.
Demandons à toutes personnes, États, Organisations, décideurs, médias impliqués et s’exprimant à un titre ou à un autre, à l’occasion de la gestion de conflit au titre de l’information, de l’appel à cesser les hostilités, de mise en garde, de médiation, de dialogue politique, interculturel ou interreligieux ou encore dans le cadre des mesures de consolidation de la paix, d’adopter et s’approprier dans l’intérêt de la paix et des populations, à préserver pour tous sans exception, les principes et valeurs contenus dans la présente charte,
Engageons à œuvrer sans relâche à la promotion de la présente charte auprès des États, des organisations internationales, sous régionales, des organes de presse et des médias, des personnalités influentes à travers le monde en vue de son adoption comme principes et valeurs fondatrices de prudence, de bienveillance et de contribution au rétablissement ou au maintien de la PAIX.
L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, dit un adage bien connu. Et ce principe semble porter ses fruits depuis peu de temps à la Caisse nationale de sécurité sociale(CNSS).Partout, l’on peut voir des bâtiments pousser comme des champignons, chose jamais vue au moment où les fonds de la CNSS étaient utilisés à des fins autres que son développement. Le tout, grâce à la technicité et au sens de responsabilité d’un homme, Monsieur Richard KWANGBO-GUDA. Selon des informations sérieuses recueillies auprès des retraités enregistrés et bénéficiaires des services de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS), les réformes courageuses engagées depuis 2014 par l’actuel directeur général dès sa prise de service à la tête de la caisse nationale de sécurité sociale portent désormais leurs fruits et sont visibles à première vue.
Comparativement à un passé récent, où la caisse nationale de sécurité sociale passait pour un véritable purgatoire pour les assurés sociaux, un vent nouveau et apaisé souffle désormais sur cette institution. Hissé en 2014 au poste de Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale(CNSS) après une procédure d’appel à candidatures lancée par le Conseil d’Administration et étude du curriculum vitae et du plan de redressement de chaque candidat, Monsieur Richard KWANGBO-GUDA, en provenance de la CIPRES (Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale dont le siège se trouve à Lomé au Togo) où il a occupé un poste juteux pendant dix ans, a vite fait d’impulser une nouvelle dynamique à la CNSS au point de donner à ce jour, un autre visage à cette institution qui ne méritait aucune attention ni convoitise avant.
En effet, aux grands maux des grands remèdes. Bien qu’ayant hérité d’une situation chaotique à la caisse nationale de sécurité sociale où tous les comptes de l’organisme étaient en rouge, le Directeur Général Richard KWANGBO-GUDA a vite fait d’oser. Doté d’une vision claire pour l’institution assortie du plan de relèvement qu’il avait concocté avant de postuler au poste de Directeur Général, il a mis tout de suite la machine de développement de la CNSS en marche. Pour faire face aux multiples défis qui se présentaient à lui, figurait l’épineuse question d’arriérés des pensions.
Qui veut aller loin ménage sa monture ! Ainsi mettra-t-il d’abord en place, un plan minimum allant de 2014 à 2016.Ce plan jetait les jalons de la redynamisation de la caisse nationale de sécurité sociale afin de lui donner une nouvelle énergie en commençant par une stratégie d’apurement des arriérés des pensions de la période 2003 à 2007.
En fin technicien et connaisseur de la maison CNSS, le nouveau Directeur Général va d’abord s’attaquer aux mauvaises pratiques qui ont contribué à ternir l’image de la caisse, notamment les fraudes, la gabegie, faux et usage de faux, les détournements et la traque des agents véreux, histoire d’assainir la trésorerie de la caisse nationale de sécurité sociale. Dès l’aurore de ces premiers pas encourageants, la gestion du Directeur général mit du baume au cœur des partenaires qui n’hésiteront pas à lui mettre leur confiance. Petit à petit, tous les arriérés de pensions des années 2003 à 2007 sont à ce jour apurés à plus de 60 %. L’année 2017 soldera le compte de ces arriérés laissés par ses prédécesseurs.
Malgré le contexte socio-économique difficile, il met tout en œuvre pour respecter les normes de bonne gestion imposées par la CIPRES aux organismes de prévoyance sociale. Ainsi, sur les recettes générés chaque année, 10% sont réservés aux dépenses d’investissement tant au niveau de Bangui que dans certaines agences de provinces, à l’exemple de celle de M’baiki, Bossangoa et Bouar. Vingt-cinq pour cent (25%) sont consacrés pour le fonctionnement de la caisse, à savoir les salaires du personnel, l’achat des fournitures de bureaux et bien d’autres menues dépenses. Cinq (05) pour cent en dépôt à terme et les soixante autres pour cent restants destinés exclusivement au paiement régulier des prestations aux clients de la CNSS.
L’objectif final visé à moyen terme par l’actuel Directeur Général de la CNSS est de faire en sorte que les pensions soient dorénavant payées par mois au même rythme que les salaires à l’exemple de ce qui se passe ailleurs dans certains Etats. Dans la même vision de modernisation, il a procédé à la bancarisation de 80% du paiement des pensions et mis en place un système de carte prépayée pour les retraités qui n’ont pas de compte bancaire afin de marquer la différence et de mettre ainsi la CNSS centrafricaine au même diapason que ses sœurs de la sous-région.
La dernière innovation et non des moindres a été l’ouverture d’une Agence Pilote à Bangui dans le but de déconcentrer les activités de la CNSS en vue de les rapprocher de ses clients.
Comme l’on peut s’en rendre aisément compte, l’expérience accumulée par l’actuel Drecteur Général de la CNSS pendant ses dix années passées à la CIPRES porte ses fruits de la meilleure façon. Les bons maçons font de bons murs ! Il suffit de voir de près pour s’en convaincre.
Le bilan du plan minimum ayant été fait en 20016 et jugé hautement au-dessus des attentes par le Conseil d’Administration de la CNSS, le Directeur Général se lance de nouveaux défis allant de la période de 2017 à 2021.
Un budget est établi chaque année. Et dans ce budget, une répartition prioritaire est faite dont la trame importante revient au paiement régulier des pensions. Dans les plans d’activités, chaque direction a ses missions qui sont évaluées d’abord par le Directeur Général avant d’être présentée au Conseil d’Administration. Chaque direction a l’obligation d’atteindre les objectifs fixés en fonction des indicateurs arrêtés.
Une autre manche de la performance de la CNSS est l’élaboration du schéma directeur d’information qui trace la feuille de route de l’informatisation de tous les services l’organisme, y compris les services déconcentrés.
Bénéficiant de l’appui de tous dont le département de tutelle de la CNSS, l’actuel DG ne tarit pas d’initiatives et se propose de se donner encore de nouveaux défis et non des moindres d’ici 2021.
Décidément, la gestion axée sur les résultats cumulée avec la politique de l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut est entrain de porter ses fruits à la Caisse nationale de sécurité sociale.
C’est à travers une marche pacifique qui a débuté, ce mardi 16 mai 2017, à la Place de la Réconciliation avec comme point de chute la Primature sur l’Avenue des Martyrs à Bangui que les victimes de Centrafrique ont exprimé leur ras-le-bol. Il s’agit de manifester leur mécontentement et leur désolation de voir que le sang continue jusqu’aujourd’hui de couler dans le pays, malgré qu’il y a déjà eu plusieurs victimes depuis les dernières crises. A la chute de cette marche à la Primature, les manifestants ont remis un mémorandum au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, avec des revendications claires à l’intention du gouvernement et de la Minusca.
Rien de bon sur le plan sociopolitique en Centrafrique, à en croire les éléments de l’actualité. Concomitamment aux défections en cascade des forces politiques jadis alliées à la majorité présidentielle pour regagner le camp de l’opposition, la situation sécuritaire à l’intérieur du pays s’embrase. Une centaine de morts sont déplorées, d’innombrables blessés ainsi que les déplacés et les réfugiés souffrent encore dans les derrières violences de Bangassou, Alindao et Niem-Yéléwa.
Face à cette situation qui se dégrade au jour le jour, l’Association des victimes de Centrafrique, sous l’impulsion de leur coordonnateur national, Hervé Lindamon n’en peuvent plus de rester bras croisés, surtout qu’en tant que victimes, ils croient déjà payer le prix avec le sang martyr qui a coulé par le passé. Autrement dit, toute crise soit-elle une guerre, a toujours une fin et ; après, le temps doit revenir à la restauration d’un climat de paix. Alors pourquoi en Centrafrique, la crise ne s’arrête pas ? C’est du moins le sens de ras-le-bol exprimé par les victimes à travers leur marche pacifique.
Devant le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, obligé de sortir de son bureau pour écouter et calmer les manifestants, les victimes ont présenté des revendications claires, contenues dans le mémorandum dont lui-même, la Minusca et beaucoup d’autres institutions de défense des droits de l’homme ont été destinataires d’une copie. Dans le mémorandum lu par le Président des victimes de Kaga Bandoro, Basile Djam-Ndo, les victimes demandent :
Au gouvernement de : privilégier le droit des victimes à la justice et aux réparations ; renforcer la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays ; déployer d’urgence une mission conjointe Faca-Minusca dans la Basse-Kotto et la Haute-Kotto ; identifier et traduire devant la justice les acteurs et complices des actes de violences perpétrés sur le territoire centrafricain ; lancer un mandat d’arrêt international à l’endroit des chefs de guerre et leurs complices qui sèment la désolation au sein des paisibles citoyens centrafricains ; assainir les localités sinistrées par de vastes opérations de nettoyage, de désinfections, de canalisation et d’ouverture des voies de communication ; impliquer les associations des victimes officiellement reconnues dans les initiatives en faveur des victimes.
A la communauté internationale de : appuyer sans relâche les efforts du gouvernement pour le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire ; appuyer les efforts du gouvernement et veiller au processus de la justice transitionnelle en ce qui concerne ses piliers que sont la ‘’justice’’, la ‘’réparation’’ et la réconciliation ; mobiliser les ressources nécessaires pour la prise en charge des victimes.
Aux hommes politiques de : s’unir avec le gouvernement pour la recherche des solutions durables pour la paix en Centrafrique ; cesser toute initiative machiavélique pouvant entrainer de nouvelles victimes en Centrafrique.
Aux victimes et parents des victimes de : se mobiliser et défendre leurs droits.
Notons qu’en réceptionnant le mémorandum des victimes, Simplice Mathieu Sarandji les a rassurés d ce que la « justice sera faite ». Comme à ses habitudes, le Premier ministre n’a pas loupé ceux des leaders politiques affichés dans l’opposition. D’ailleurs, il les pointe d’un doigt accusateur, ceux des leaders politiques ayant soutenu le régime de la coalition Séléka avec Michel Djotodia d’être les têtes pensantes de toutes les situations malheureuses que le pays a connues et que les Centrafricains continuent de vivre les effets néfastes ce jour.
Centrafrique : le CPDE, huit temps de défense, de la protection des enfants et de la formation des filles mères.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0096.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des enfants à la célébration de CPDE. Crédit photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.
Bangui, le 15 Mai 2017.
Par: Eric NGABA CNC
Le Centre pour la Protection et la Défense des Droits de de l’Enfant (CPDE) a célébré, le 13 mai 2017 au Centre culturel Linga Terè à Bangui, sa huitième année d’action en Centrafrique. Durant les huit années dans le pays, l’ONG nationale CPDE, dirigée par Rémy Djamouss, a consacré ses activités en faveur des enfants et des femmes filles mères à travers la sensibilisation, l’éducation, la réinsertion et la formation professionnelle.
En prélude à sa huitième année d’existence en République Centrafricaine, le CPDE a organisé une manifestation culturelle. Cette activité qui a vu la présence d’une centaine d’enfant de différents arrondissements de Bangui, a consisté à présenter aux enfants et filles mères de Centrafrique le parcours de l’organisation.
Selon son président Rémy Djamous, CPDE a eu à mener des actions dans le domaine de l’éducation, de la protection, de la sensibilisation et de la formation professionnelle au cours de son existence.
« Aujourd’hui, CPDE a déjà eu 8 ans d’existence en République Centrafricaine. Tout ce que nous avons pu faire, d’avoir dans le domaine de l’éducation car nous avons inscrit des centaines d’enfants dans les établissements primaires et secondaires au niveau de Bangui et de province. Nous avons donné plus de milles kits scolaires à Bangui et d’autres villes du pays notamment Berberati, Bria, Pissa et autres. Nous avons organisé plusieurs causeries débats avec les enfants pour parler de la citoyenneté, de droit et aussi de la question de protection. Dans le domaine de la formation professionnelle, nous avons formé plus de 100 filles mères en informatique et en couture » a rappelé le président de l’ONG CPDE, Rémy Djamouss.
Durant la crise qu’a traversée la République Centrafricaine, l’organisation a eu à favoriser l’insertion des enfants dans leur famille respective.
« En plus de sensibilisation et de la formation, nous avons secouru les enfants séparés et non accompagnés dans les sous-préfectures de Bouca et Batangafo. Nous avons réunifié leurs parents, ces enfants qui ont passé deux ans et trois ans sans leurs parents », a ajouté Rémy Djamouss.
Grace à ses œuvres dans le pays, l’ONG nationale CPDE est devenue une section nationale du mouvement international « Défense des enfants internationale » basée à Genève. L’organisation a eu le soutien de plusieurs partenaires pour venir à bout de sa mission. Il s’agit du gouvernement centrafricain, du gouvernement canadien, de l’ambassade de France à Bangui, de l’ONG Plan Internationale, de la Fondation Kamach comme principaux partenaires.
Sur invitation du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, le Directeur de l’Institut des régions chaudes (IRC) va effectuer une visite de travail en République centrafricaine. Il s’agit d’entrevoir les possibilités d’un appui éventuel de cet institut français spécialisé dans la formation pour le développement du secteur agropastoral en Centrafrique.
En prélude à cette visite, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre conseillère à la Présidence en charge de l’Agriculture a animé un point de presse, ce lundi 15 mai à l’Alliance Française de Bangui, en présence des cadres du Ministère de l’Agriculture dont Dr Abel Kpawilina, le Directeur des CREF (Centre rural d’éducation et de formation), M. Martin Kopalet et l’honorable député Jean Pierre Mara et M. Eric Force de l’Ambassade de France à Bangui.
Quand bien même la République centrafricaine traverse en ce moment une situation de regain de tension à l’extrême Sud-est, les œuvres de la reconstruction elles-doivent se poursuivre. Ainsi, la mission du Directeur del’IRC à Bangui s’inscrit dans le cadre de la relance des activités de la recherche et la formation au profit des acteurs du développement rural. A en croire Mme Marie Noëlle Koyara, il s’agit d’entrevoir la relance socioéconomique à travers l’agriculture et le développement de l’enseignement technique agricole qui constitue aujourd’hui une priorité, afin de créer les conditions d’une compétitivité retrouvée dans le secteur agricole et s’assurer que les jeunes puissent accéder aux connaissances requises pour investir dans des domaines des projets d’exploitation.
En clair, la visite du Directeur de l’IRC en Centrafrique vise une appréciation juste de la situation de l’enseignement supérieur en agronomie et sur les interventions à prioriser pour améliorer la qualité des formations ; la proposition des pistes de coopération en matière d’enseignement supérieur, incluant la formation de nouveau Cadre ; la démonstration d’une action ‘’test’’ de préparation et de sélection par voie de concours de quelques étudiants centrafricains pour être accueillis en Master à l’IRC et ; donner les conseils pour refonder l’enseignement technique agricole (établissements publics des ministères de l’agriculture et de l’élevage), ainsi que de renouer avec les structures de formation non-formelle à l’image des CREF.
« Il s’agira de rencontrer les institutions qui œuvrent dans le domaine agricole, échanger avec les responsables de l’enseignement supérieur et technique et les autorités de la place, visiter un Centre de Maison familiale (CREF) et une zone dans laquelle la relance de la production du coton est envisagée », a annoncé Dr Kpawilina.
A l’agenda de cette mission de huit (8) jours, une rencontre avec le staff rectoral de l’Université de Bangui suivi d’une conférence-débat avec les étudiants ; des séries d’audiences avec les personnalités politiques et l’Ambassadeur de France à Bangui ; des visites à l’intérieur du pays, notamment à l’ISDR de Mbaïki, puis à Mala et Dékoua, à l’usine de Guifa et enfin sur le site des maraichers de Ngoulékpa.
La mission qui rentre dans sa phase opérationnelle ce mercredi prendra fin le 23 mai prochain.
Si le président Faustin Archange Touadéra subit les conséquences de son amateurisme dans la gestion du pays, son frère et ami Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre payera, par son poste, son incapacité à diriger une équipe gouvernementale qu’il a composée avec des ratés et des geignards dans les jours à venir. En cause, l’adoption du principe de la motion de censure contre le Premier ministre sarandji et son gouvernement.
D’après une information parvenue à notre rédaction, les députés, ont adopté ce jour, le principe d’une motion de censure contre l’actuel gouvernement sarandji. Lors du débat à l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce matin, plusieurs griefs ont été relevés et feront l’objet de la lettre de motion de censure en cours de rédaction. Entre autres griefs : l’incapacité avérée du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et de son gouvernement à gérer le pays, mais aussi l’impasse sécuritaire dans laquelle ils ont engouffré le pays.
Une réunion de tous les députés se tiendra demain pour adopter le texte final et saisir le gouvernement à cet effet.
Informé de ce qui se trame à l’Assemblée nationale, le président Touadéra appelle en réunion de concertation,d’urgence le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Méckassoua, considéré par le président du groupe parlementaire ‘Cœur uni » comme l’initiateur.
Contacté par CNC, un élu confirme cette initiative et refuse tout commentaire sur la suite de la procédure. « Les Centrafricains sont frappés de malheurs et de souffrances tous les jours. Le gouvernement ne fait rien pour arrêter leurs souffrances. Au nom de ce peule, nous prendrons nos responsabilités. C’est trop » affirme cet élu.
Pour un conseiller à la présidence de la République contacté par CNC, “Si c’est le patron qui le limoge, il mettra sa menace à exécution. C’est la seule et unique voie de le bouter dehors”
Si cette motion de censure passe, ce qui est plausible à hauteur de 95% vu que certains élus de sa majorité y adhèrent au processus, ca sera un camouflet et une décharge électrique bien lourds pour le président Touadéra qui a ses deux oreilles bouchées sur la souffrance de son peuple et l’exigence de la Communauté internationale qui ne veut pas ce Sarandji voir à ce poste du Premier ministre.
Depuis quelques jours, pendant que le gouvernement et ses griots tentent par tous les moyens de manipuler la population centrafricaine contre certains leaders politiques qui veulent s’organiser dans l’opposition démocratique en les qualifiant des séléka, la réalité et le fruit de leur politique menée depuis plus d’un an viennent de les rattraper. Petit à petit, les bras armés des Naïrobistes occupent le terrain et acculent de ce fait le président Touadéra aux partages de pouvoir ou à la démission.
Si le président Faustin Archange TOUADÉRA et son gouvernement se penchent exclusivement sur leur business au détriment de la préoccupation première des Centrafricains qui est la sécurité, les ennemis d’hier, devenus des amis et alliés, s’organisent dans le club des « Naïrobistes ». Chaque jour que Dieu nous donne, devant un café ou un jus, ils réfléchissent sur la stratégie unique à adopter face à l’entêtement du président Touadéra à leur égard. L’objectif à atteindre : occuper militairement 14 préfectures sur 16 que compte la Centrafrique afin de l’asphyxier politiquement et le pousser à la sortie.
Préparons un soulèvement militaire en occupant les zones hors de nos contrôles.
C’est l’un des objectifs que les états-majors des Naïrobistes tentent de mettre en œuvre d’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction.
Selon un Comezone des anti-balaka basé à Bambari et en mission d’information et de consignes à Bangui, « Je ne sais pas si notre objectif c’est d’attaquer Bangui. Mais ce qui est sûr, le plan d’action établi par la hiérarchie c’est d’occuper militairement Mbomou et le Haut Mboumou jusque-là, occupés par la milice gouvernementale UPC du général Ali Darrasse » et, de conclure : « La ville de Bambari, encerclée depuis des semaines, tombera sous nos contrôles dans les jours à venir ».
D’après nos informations de sources dignes de foi et ayant requis l’anonymat, plus de 2000 jeunes combattantsanti-balaka formés par des sous-officiers déserteurs de l’armée nationale à Bossangoa sont acheminés dans le Haut Mbomou, le Mboumou et la Ouaka depuis le mois d’avril dernier. Quatre féticheurs de renoms, originaires de Bouca et de Benzambé sont également envoyés sur le terrain dans ces zones en vue de préparer et administrer des recettes des potions magiques aux nouveaux volontaires anti-balaka.
D’après nos informations, cette formation s’est déroulée et se déroule encore à Nzanbella, un village situé à environ 30 km de Bakouma, sous le commandement militaire des sous-officiers FACA dont les noms sont inscrits dans l’agenda judiciaire de la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique. Et ce sont ces formés, selon nos sources, qui taclent les réactions du gouvernement et de la MINUSCA par des actions criminelles dans Bangassou, Rafaï et Alidao en vue de préparer les grandes attaques qui ont eu finalement lieu.
Si les ignares du gouvernement dorment, les Naïrobistes, eux, ne dorment pas. non plus
Si le président Touadéra et sa horde d’incapables du gouvernement ne font rien pour asseoir la paix et la sécurité, les leaders des Naïrobistes eux aussi anciens Chefs de l’Etat, François Bozizé et son tombeur Michel Djotodia, de leur exil, s’appellent et partagent régulièrement leurs stratégies de reconquêtes des pouvoirs perdus dans leurs sommeils. Le premier, à travers son fils Francis et son neveu Mocome et le second, à travers son ancien bras droit Nourredine Adam s’appellent, se parlent et conjuguent leurs moyens et stratégies de la criminalité sur le terrain.
« Si le président Touadéra veut suivre les blancs en refusant de nous amnistier, nous perturberons tous ses sommeils jusqu’à la fin de son mandat et, au besoin, lui pousser à la démission », renchérit un colonel séléka proche de Nourredine Adam lors d’un échange avec un autre deux jours après la réunion sur le DDR à Bangui.
Pour un Comezone d’anti-balaka proche de Mocome, « En travaillant pour l’élection de Touadéra sur le terrain, il nous a promis plusieurs postes ministériels et une amnistie totale. Une fois au pouvoir, il ne l’a pas fait et plus grave encore, il veut suivre les blancs en refusant d’amnistier celui qui l’a donné le pouvoir. Il a, par son comportement, dépassé la ligne infranchissable et doit donc subir les conséquences ».
Rappelant que trois mois seulement après l’accession à la magistrature suprême du pays de Faustin Archange Touadéra et de l’immobilisme voire de l’amateurisme de son gouvernement sarandji composé, en majorité plus huit, des ignares, des écervelés et des malavisés, la Communauté internationale a très vite repris la gestion du pays. De la reconstruction du pays à l’instauration de l’autorité de l’État en passant par la réconciliation nationale et l’assainissement des finances publiques, c’est la Communauté internationale qui initie les réformes et décide.
Au chapitre de la réconciliation par exemple, la Communauté internationale opte pour la justice qui favorisera en elle-même une réconciliation véritable. Ce qui n’est pas du tout les points de vue en commun et voulus par le président Touadéra, ces criminels et leurs mentors.
Désormais, Touadéra et la Communauté internationale à travers la MINUSCA sont devenus des cibles des Naïrobistes qui ne comptent plus baisser les bras. “Nous travaillerons pour son départ”, selon certains miliciens anti-balaka. D’autres: « Leur CPS ne jugera personne » ; « C’est grâce aux balaka que Touadéra est élu et il veut nous emprisonner, ça ne passera pas ». « Comme Kony, nous allons vivre tous dans la brousse ».
Sous les tirs croisés des attaques bien pensées des manipulateurs et partisans des anti-Balaka-séléka réunis, le pouvoir du président Touadéra s’isole de plus en plus et s’achemine vers son évaporation entre ses mains. Sa seule stratégie, s’enrichir dans les affaires le plus vite que possible. Entre temps, plusieurs centaines des innocents tués dans ce jeu politique du président Touadéra avec ses alliés séléka-anti-balaka. Les griots, ont pour mission, de s’occuper de l’opposition démocratique en gestation pour sauver la démocratie retrouvée.
CENTRAFRIQUE :DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHEF DE L’ÉTAT RELATIVE A LA SITUATION DE BANGASSOU
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Bangui, le 16/05/2017
Centrafricaines,
• Centrafricains,
• Mes Chers Compatriotes
,
La République Centrafricaine vient, une fois de plus, de connaitre un drame humain avec de nombreux décès survenus dans la localité de Bangassou imputables aux hommes sans foi ni loi qui détiennent encore les armes, en dépit des multiples appels que j’ai lancés en direction des différents groupes armés leur exigeant l’arrêt des violences sur les paisibles populations civiles et l’interdiction de poursuivre des hostilités entre eux. C’est avec tristesse et colère que je m’adresse à vous, peuple centrafricain, à mon retour d’une visite de travail et d’amitié que je viens d’effectuer en Israël pour redynamiser notre coopération bilatérale dans les domaines d’intérêts mutuellement bénéfiques tels que la santé, l’enseignement technique, professionnel et supérieur, les nouvelles technologies, l’énergie et l’eau ainsi que l’important domaine de l’agriculture. Pendant que je me trouvais encore à l’extérieur du pays, de graves crimes ont été commis dans l’est du pays, notamment à Alindao, Bangassou et ses environs, après des actes aussi malheureux commis récemment à Nyem Nyelowa dans la préfecture de la Nana Mambere. Des centrafricains sont morts à Bangassou, d’autres ont fui et sont rentrés en brousse, des soldats de maintien de la paix de la Minusca sont morts alors qu’ils sont venus porter assistance au pays, le tout par la volonté des hommes violents qui détiennent encore les armes et qui ne veulent pas le retour à la paix et à la stabilité. Par cette déclaration, je condamne avec la dernière énergie ces actes criminels et odieux qui sont contraires à la volonté du Peuple Centrafricain. Le Peuple Centrafricain aspire à la paix, rien qu’à la paix pour assurer le développement du pays. Mais, qui sont ceux-là qui veulent perpétuer l’insécurité et l’instabilité ? Je le sais, des bandes armées se battent pour le contrôle des richesses dans cette partie du pays alors qu’elles ont été réduites au centre. Elles se battent et se positionnent pour le contrôle des zones minières et organiser le vol du bétail des éleveurs. Pour ces motifs, elles donnent la mort sans pitié, sans foi ni respect de la vie humaine. Jusqu’où veulent-elles aller ? Pourtant, j’avais demandé très récemment aux différentes factions rebelles, lors de l’ouverture de la 4ème Réunion du Comité Consultatif du DDRR, de cesser les hostilités entre elles, d’arrêter le pillage des ressources du pays et d’intégrer cet important programme qu’est le DDRR. Des élections démocratiques ont eu lieu. Le Peuple Centrafricain a fait le choix de la légitimité et aspire au développement économique et social. Il ne nous reste plus qu’à travailler ardemment pour donner au peuple des routes, des écoles, des hôpitaux, de l’eau potable, de l’électricité, des conditions d’une reprise du travail agricole etc… Il s’agit là, des questions essentielles qui sont au centre de nos préoccupations du moment en plus de de l’épineux problème de la paix et la sécurité et pour lesquels nous nous employons déjà. Mais, pourquoi nous contraindre à la violence pour nous détourner de ces objectifs ? Ma vision, je le redis, n’est pas de faire la guerre, mais de rechercher par des moyens pacifiques les solutions adaptées aux préoccupations de ceux qui, entretemps, ont pris les armes. D’aucuns m’ont reproché cette démarche et ont proposé que des moyens militaires soient utilisés pour rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Au-delà de simples mots et volontés, le pragmatisme nous impose plus de prudence dans cette option guerrière vu que notre armée est en pleine restructuration et manque de moyens matériels pour se déployer. Nous travaillons depuis sur la remise à niveau des forces armées centrafricaines et sa dotation en logistique, et je suis confiant qu’on parviendra à déployer l’armée aux côtés des populations dans les mois à venir. Les factures macabres que nous continuons de payer relèvent de cette période inévitable de préparation et d’organisation. • Centrafricaines, • Centrafricains, • Mes chers compatriotes, Les représentants des groupes armés que j’avais reçus en marge de la 4ème réunion du Comité Consultatif du DDR m’avaient fait la promesse de respecter mon appel au retour de la paix après que je leur ai expliqué la nécessité de déposer les armes et de reconstruire la paix. Le drame qui vient de se produire menace la dynamique créée sous peu et m’amène à poser la question de savoir qu’est ce qui se passe encore ? J’en appelle aux principaux responsables des différents groupes armés pour qu’ils arrêtent ces violences aveugles et injustifiées qu’ils perpétuent car rien, absolument rien ne justifie cet entêtement à vouloir maintenir coûte que coûte le pays dans le désordre. Il est indubitable que la poursuite de la violence les expose à la justice qui sera très sévère à leur endroit étant donné la gravité des crimes et leurs proportions. Par ailleurs, l’atteinte portée aux soldats de la paix de la MINUSCA constitue des crimes graves dont ils répondront devant les juridictions nationales et internationales. Je me rendrai, dans les jours à venir, à Bangassou pour apporter tout mon soutien aux populations meurtries de cette partie du pays, innocemment victimes de ces actes de barbarie. La République Centrafricaine ne sera jamais, je dis bien jamais, abandonnée entre les mains de semeurs de la mort que sont ceux des groupes armés qui résistent à tout processus de paix. Je présente, encore une fois, mes condoléances aux familles éprouvées et à la MINUSCA pour la perte de ses hommes. Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour poursuivre et conduire à terme le processus du DDRR, nécessaire au retour de la paix et de la stabilité.
Attaques contre les médias. Intimidations et incarcérations de journalistes. Pire : assassinats. En 2016, 8 journalistes ont été tués en Centrafrique.
La répression contre eux n’est jamais bon signe pour la démocratie. Car les journalistes en sont « les chiens de garde ». Ils sont le relais entre le peuple et ceux qui détiennent le pouvoir. Ils sont les anges gardiens de la liberté d’expression. C’est pourquoi ils doivent être protégés par les autorités. Rien ne doit entraver leur liberté d’expression. On ne doit en aucune manière les forcer à révéler leurs sources. Leur liberté de mouvement ne doit subir aucune restriction.
Quand on s’attaque à la liberté des journalistes, c’est la liberté des citoyens qu’on agresse. La chasse aux journalistes est le signe avant- coureur d’un pouvoir autoritaire qui mène à la dictature. Tenter de les museler, de confisquer leurs plumes, de couper leurs micros, d’éteindre leurs caméras pour les rendre aphones, c’est souvent le signe d’un pouvoir faible qui a des malversations à cacher au peuple. Ce n’est jamais bon.
On peut craindre que, dans l’entourage du président Touadera et de certains de ses ministres, des pressions se fassent sentir pour empêcher que l’information circule librement. Un pays comme le Centrafrique ne peut pas se payer le luxe de s’attaquer à la liberté d’expression : il doit, au contraire, la promouvoir. Car les journalistes sont des acteurs incontournables dans l’essor d’un pays.
C’est pourquoi il faut absolument donner au Haut Conseil de la Communication (H.C.C.) les moyens dont il a besoin. Ce n’est pas la peine d’instituer un organisme si on ne lui accorde pas les ressources suffisantes pour fonctionner. Un budget conséquent devrait être dégagé pour subventionner la presse, rétribuer correctement et régulièrement les journalistes, afin d’éviter qu’ils ne deviennent des parias, des proies pour toutes sortes de manipulateurs.
LES DEVOIRS DES JOURNALISTES
Il va de soi que les journalistes doivent observer les lois qui s’imposent à tous les citoyens centrafricains. Un journaliste digne de ce nom doit s’abstenir de toute diffamation. Il doit respecter la dignité des personnes et la présomption d’innocence. Son travail consiste essentiellement à rechercher, à vérifier, à hiérarchiser, à commenter et à publier des informations de qualité. Il doit faire preuve d’esprit critique, rechercher la véracité, l’exactitude, l’équité, l’intégrité et l’impartialité. Le détournement des images, le mensonge, la déformation des faits, les censures et l’autocensure, sont des dérives professionnelles que le journaliste doit éviter.
Le journaliste doit respecter scrupuleusement la charte de l’éthique et de la déontologie.
Le peuple centrafricain doit avoir le droit à une information libre, divulguée par des journalistes libres.
COORDINATION GENERALE DES PATRIOTES EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Nous ne le dirons jamais assez, la Minuscane tarit pas de subterfuges pour diaboliser les Patriotes Ex-Combattants ANTIBALAKA, et pour cause .
Elle ( la MINUSCA) persiste et signe : Plus de cinq cents (500) éléments ANTIBALAKA auraient encore attaqué la base des contingents Cambodgienet Marocain des forces Onusiennes à quelques 7 Kms de Bangassoudans le M’Bomoules vendredi et samedi 13 et 14 mai 2017.
La question est de savoir d’où la MINUSCA tient-elle toutes ces informations non fondées, exprimées au conditionnel et tendant à faire porter le chapeau des attaques de ces derniers jours par les ANTIBALAKA ? Tantôt il s’agit des Antibalaka, tantot des groupes armés Assimilées aux Antibalaka ou en des groupes armés inconnus. A quel jeu joue réellement la MINUSCA ?
Le 11 Mai dernier, il y a de cela 4 jours seulement, la Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA a cru devoir lancer un Communiqué de Presse faisant mention de ce que ledit mouvement n’a aucune assise dans le M’Bomou dont le Chef-lieu est Bangassou; par conséquent , elle dément avec fermeté cette accusation qui relève de la pure imagination du Directoire des forces Onusiennes en centrafricaine, lequel Directoir cherche par tous les moyens à incriminer notre mouvement.
La Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA rappelle à la MINUSCA que le Mouvement des Patriotes ANTIBALAKA est le Premier groupe armé qui a accepté sans condition de s’inscrire dans la logique tendant à chercher voies et moyens pour ramener la paix en terre centrafricaine, entre autres :
1- Les accords de cessation des hostilités signés à Bazzaville en 2014,
2- Le Forum National de Bangui en 2015,
3- Le Programme C.V.R / D.D.R.R
Ceci étant, le Mouvement des Patriotes ANTIBALAKA s’est toujours illustré par le strict respect de ce processus avec sincérité et détermination.
Aussi, la Coordination générale du Mouvement des Patriotes pense que la MINUSCA est suffisamment outillée pour chercher et découvrir les véritables auteurs des multiples attaques criminels de ces derniers jours qui malheureusement, ont causé la mort de plusieurs soldats des forces Onusiennes en Centrafrique.
Plutôt que de jeter de l’opprobe sur les ANTIBALAKA, la MINUSCA ferait mieux de revoir sérieusement ses copies de peur que son image déjà bien affectée, ne soit à jamais ternie, à l’instar de certaines forces Onusiennes opérant sous d’autres cieux.
Par ailleurs, la coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA ne saurait tolérer un quelconque dérapage à caractère subversif qui émanerait des éléments de notre Mouvement.
Elle profite de cette occasion pour adresser à la famille Onusienne et aux parents des victimes de ces dernières attaques meurtrières ses condoléances les plus émues.
Fait à Bangui, le 15 Mai 2017
Pour la Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA
Centrafrique : Propos liminaire du président Ferdinand Alexandre N’guendet,
A l’occasion de la conférence de presse sur la situation socio-sécuritaire et politique du pays
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.
Bangui, le 16 Mai 2017
Depuis quelques semaines, Ali Darassa, le tortionnaire et ses hommes s’affrontent avec ceux de Nourredine Adam et Mocome mettant ainsi à feu et à sang, la République Centrafricaine. Suffit… Suffit… C’est l’appel du patriote Alexandre Ferdinand N’GUEDENT que nous vous invitons à le lire dans son intégralité.
Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,
Distingués invités,
Qu’il me soit permis de sacrifier un instant à un devoir hautement patriotique en honorant la mémoire des victimes centrafricaines de la barbarie terroriste des mercenaires étrangers opérant dans les préfectures martyrs que sont la Ouaka, la Basse-Kotto, la Haute-Kotto, le Mbomou, le Haut-Mbomou, la Nana-Gribinzi, l’Ouham, l’Ouham-Pendé et toutes les provinces sous l’emprise de ces forces du mal.
Que cette tribune soit pour moi une occasion d’inviter toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à prier pour toutes les personnes affligées : les enfants, les femmes, les hommes et les vieillards dont les vies sont été brisées par l’action satanique des mercenaires-terroristes et pour quile sentiment de sûreté et de sécurité, que leurs procurait jadis l’Etat souverain, est aujourd’hui un vain mot, un lointain souvenir. Prions pour que toujours la Providence soit auprès de nous, avec nous, bien que nous marchions dans la vallée de l’ombre de la mort.
Je manquerais à mes devoirs si je n’adressais pas un mot, une pensée émue en direction des soldats de l’ONU morts dans l’exercice de leur fonction. J’associe tous les membres du RPR pour partager la peine des familles endeuillées de ces soldats de la MINUSCA.
Mes chers compatriotes, il arrive parfois dans la vie d’une Nation que l’Histoire ne laisse pas d’autre choix que celui dicté par le tréfonds de l’âme du peuple souverain. Le retour à la légalité constitutionnelle qui a suivi les élections couplées présidentielle et législatives de 2016 compte de ces moments-là. L’immense espoir que le peuple, touché mais debout, affaiblis mais solidaire, meurtris mais avide de paix, avait placé dans l’élection à la magistrature suprême de Son Excellence le Pr Faustin Archange Touadéra commandait alors de se ranger derrière cette légitimité fraîchement et durement acquise. C’est ainsi qu’ayant saisis tout le poids historique de ce moment critique et décisif de rupture et de créativité, le Rassemblement Pour la République (RPR), fort de ses sept (7) députés à l’Assemblée Nationale a opté pour le ralliement sans condition à l’espoir d’alors du peuple centrafricain. Ces raisons impératives sus-mentionnées justifient à elles seules pleinement le choix du Groupe Parlementaire « RPR et autres » de soutenir le gouvernement par l’appui aux projets de lois présentés pour le bien de la Nation.
Seulement après tout juste un an d’exercice du pouvoir, nous avons assisté ahuris, avec l’immense majorité du peuple centrafricain, à un dangereux glissement allant de l’espoir vers le désespoir et du meilleur vers le pire. Là où l’on s’attendait à une affirmation radicale dans les intentions avec un projet de rupture frontale et assumée, nous n’avons eu droit qu’à la mollesse, qu’à la faiblesse, qu’au retour aux anciennes pratiques prédatrices qui ont fait le lit de la haine et de la guerre de tous contre tous dans ce pays : concussion, corruption, clanisme, tribalisme, clientélisme ont aussitôt fait leur retour dans l’appareil d’Etat. Autant de maux dont les Centrafricains ne voulaient plus entendre parler.
Voyant, le cœur meurtri, que nous étions passé depuis l’élection d’il y a un an, de l’Etat de Transition à l’état de trahison, nous avons solennellement pris la décision, le 29 avril 2017, de retirer notre caution tant morale que politique à l’espoir déchu et déçu du peuple centrafricain. Un espoir déçu qui, un an durant, n’a eu de cesse de semer illusions sur illusions pour au final ne récolter que désillusions et condamnations.
Ce choix de retrait volontaire et réfléchi, nous l’avons fait sur la base des principes d’un accord politique signé en août 2016 et dont les clauses n’ont jamais été respectées par la mouvance présidentielle. Nous l’avons enfin fait compte-tenu de l’avis de 700.000 de nos compatriotes enjouant expressément le gouvernement à prestement changer sa ligne politique en matière de sécurité nationale. Cette décision nous l’avons prise en toute connaissance de cause, en notre âme et conscience, et en parfaite intelligence.
Mais depuis cette décision courageuse, que constatons-nous ?
Alors que l’urgence du moment oblige à prendre de la hauteur, en un temps où il nous faut soit réussir soit périr, voilà que la sphère présidentielle sanctuarise l’anathème et l’opprobre en les élevant au rang de principes directeurs de la pensée politique : accusations infondées et diffamations répétées fleurissent et forment désormais la doxa et l’ADN politique des zélateurs du fragile pouvoir en place.
C’est toujours la même chanson que nous entendons chez eux : N’guendet ceci, N’guendet cela. N’guendet a fait ceci, N’guendet a fait cela. Et le dernier refrain en vogue repris et entonnés en chœur par les griots du pouvoir morbide c’est : « N’guendet le 1er soutien de l’ex-coalition Séléka ». Oubliant au passage les conclusions catégoriques des travaux de recherche comme ceux du Pr Thierry Vircoulon, de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) et du centre réflexion International Crisis Group (ICG), qui reconnaissent objectivement que les tenants et les aboutissants ayant présidé au chaos politique dans lequel nous nous travons actuellement sont à chercher ailleurs.
Oubliant aussi, par ailleurs, de questionner ma feuille de route en tant que Président du Conseil National de Transition (CNT) et de Chef d’Etat de Transition par intérim. En effet, c’est à dessein que ces détracteurs tapis dans l’ombre, camouflés derrière le confort artificiel que confère le clavier de leurs ordinateurs se refusent à l’exercice hautement radioactif de me juger véritablement sur la base de ma feuille de route. C’est que ces innommables si groupusculaires et microscopiques savent très bien à quelle citadelle ils s’attaquent en tentant malhabilement de s’en prendre à ma personne.
En tant que législateur, ayant eu un longue expérience à l’Assemblée Nationale dont six (6) en tant que 2ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale et Trois (3) ans en tant Rapporteur Général du Bureau du 1er Conseil National de Transition (CNT) (2003), avant d’être propulsé Président du Conseil National de Transition (CNT) en 2013. C’est donc en parlementaire chevronné, aguerris, blanchis sous le harnais de l’Assemblée Nationale, maîtrisant parfaitement ses mécanismes, ses arcanes et ses rouages que je pris la tête du CNT, couronnement d’une longue expérience
Aussi, rien de bien surprenant au fait que cette haute institution ai pleinement joué son rôle sous ma houlette. Bien que les pouvoirs du CNT aient été quelque peu limités, ne disposant pas par exemple de l’outil de la motion de censure du gouvernement, jamais nous ne nous sommes départis de notre mission de contrôle régulier et efficace, d’évaluation constante de l’action gouvernementale.
Le catalogue non-exhaustif de quelques actions et mesures que j’ai impulsé ou posé au nom de la Nation en tant que Président du Conseil National de Transition (CNT) est suffisamment éloquent pour décourager tout imprudent qui voudrait se hasarder sur le terrain de la critique facile, inconsistante de ma feuille de route. Jugez par vous-même : la question de la sécurité placé au centre de toutes les priorités du début jusqu’à la fin de mon mandat, les ultimatums multiples adressés au gouvernement de Transition quant aux manquements à ses obligations, les nombreuses recommandations à effets immédiats telle la dissolution du Comité Extraordinaire de la Défense des Acquis Démocratique (CEDAD) et l’expulsion du sol centrafricain du mercenaire soudanais, le Général Moussa Assimeh qui avait installé son quartier général dans la caserne des sapeurs-pompiers, la marche solennelle et unanime de la représentation nationale pour exiger le rétablissement des FACAS, leur réarmement, leur redéploiement sur l’ensemble du territoire nationale et la neutralisation immédiate de tous les criminels de guerre opérant sur le sol centrafricain, la remise au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies d’un mémorandum, ainsi que la visite historique, car unique dans notre histoire depuis l’indépendance, du Secrétaire Général des Nations Unies en la personne de Son Exvellence Ban Ki-Moon venu féliciter le Conseil National de Transition pour son exemplarité dans le déroulement de sa feuille de route. Ce bilan qui fait honneur au Parlement de Transition justifie pleinement le titre de meilleur élève de la Transition décerné au CNT.
Alors que le pays était en train d’agoniser sous la violence de la guerre et que la démission du Président Michel Djotodia devenait inévitable, une fois de plus je répondis présent à l’appel du destin pour assumer la haute fonction de Chef de l’Etat de Transition par intérim, conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition. Il s’agissait pour moi de rendre le pays plus sûre. Et assurer cette mission, cette lourde charge c’était se condamner à faire preuve d’un sang-froid exemplaire face à une situation chaogène voire chaotique dominée par des hommes sans foi ni loi. Mais au-delà de ma dimension de Chef d’Etat de Transition par intérim d’alors, les évènements m’obligeaient surtout à me revêtir de l’imperium du Chef Suprême des Armées. C’est donc en véritable Chef de guerre que je me suis présenté à la face de mon peuple tant aimé. Pleinement confiant dans nos forces de défense et de sécurité, que j’ai placé en première ligne, et fort de l’appui des forces internationales venues soutenir notre effort militaire, j’ai alors décrété, au grand bonheur des Centrafricains, « la fin de l’anarchie, la fin de la récréation » avec l’ « Opération Bangui sans coups de feu ».
Jusqu’à aujourd’hui nos compatriotes ne manquent pas de me témoigner de leur respect, de leur admiration, de leurs remerciements pour la période d’accalmie et de concorde nationale que j’ai su rétablir durant mon passage à la tête de l’Etat. La communauté internationale, elle non plus, ne tarit pas d’éloges à mon égard pour mon action vigoureuse à la tête de l’Etat, pour l’efficacité de nos forces de défense et de sécurité sous mon autorité, pour le sang-froid et de la maitrise dont j’ai fait montre en tant que Chef d’Etat et Chef Suprême des Armées. Davantage encore, quand mu par le sentiment du devoir qui incombe à tout homme d’Etat ayant atteint certaines dimensions, je remis élégamment le pouvoir d’Etat à mon successeur Madame Catherine Samba-Panza, avec la satisfaction du devoir accompli.
La Nation et le temps étant nos seuls juges, l’Histoire nous dira demain si mon choix de respecter le droit, la loi, la Charte Constitutionnelle de Transition sera approuvé ou rejeté. Et il appartiendra aux historiens d’apprécier à sa juste valeur la dimension du travail que j’ai pu abattre à la tête du CNT et de l’Etat de Transition.
Ainsi nul ne peut aujourd’hui tenter de me discréditer sur la base de ma feuille de route en tant que Président du CNT, Chef d’Etat de Transition par intérim et Chef Suprême des Armées, sans courir le risque de la honte ou du ridicule. Et il serait encore plus hasardeux de tenter un parallèle dans la gestion des affaires de l’Etat avec les autorités déclinantes actuelles, tant ils ne supportent pas la comparaison.
Malgré les divergences, tous les acteurs de la Transition ont toujours su mettre leurs égos de côté pour l’intérêt supérieur de la Nation notamment en ce qui concerne les questions touchant à la sécurité nationale. Aujourd’hui nous assistons hagards à une guerre larvée entre les institutions de l’Etat. Le dialogue est rompu entre les pouvoirs exécutif et législatif. La désunion est reine au sein de l’équipe gouvernementale. La cacophonie règne entre l’Etat et la communauté internationale. Le divorce est définitivement consommé entre le peuple et les dirigeants.
Nul ne peut plus émettre la moindre critique fondée sans se voir affubler de tous les sobriquets, ni être accusé de vouloir déstabiliser le régime en place. La mouvance présidentielle se mure dans une véritable paranoïa du coup d’Etat fictif et imaginaire. L’air en devient suffoquant, irrespirable.
Alors que la Constitution confère au Législatif le pouvoir d’élaborer les lois et de contrôler l’action gouvernementale voire contraindre si besoin est le gouvernement à sortir de sa léthargie, voilà que cette noble institution de la République qu’est l’Assemblée Nationale se voit prise en otage par son Président infiniment plus préoccupé par son titre de « Dauphin Constitutionnel » que sa mission de législateur. Faisant au passage du Palais de l’Assemblée Nationale une véritable porcherie indigne du rang de cette institution. Cette attitude du Président de l’Assemblée Nationale ne manquant pas d’alimenter mécaniquement la paranoïa aigüe du coup d’Etat dont est victime l’ensemble de la mouvance présidentielle. Et en pareil cas, c’est toujours le peuple qui paie le prix fort, car laissé pour compte à son triste sort de « cocu de la République ».
Toutes ces chamailleries inutiles qui paralysent l’appareil d’Etat de notre jeune démocratie doivent cesser au plus vite, de gré ou de force, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Car l’heure est actuellement à la réconciliation nationale sincère entre les filles et fils de la Centrafrique pour permettre à notre pays de refaire son lustre par la voie de la prospérité et du développement.
Mais le préalable à cette réconciliation consiste à la restauration de l’unité historique du peuple et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Et je ne pense pas être autre chose que l’interprète de la volonté populaire si je déclare que ce régime faible qui a perdu tout crédit et sabordé sa propre légitimité, a failli à cette tâche et faillira encore et toujours à relever le défi programmatique pour lequel il a été porté au pouvoir tant que nous laisserons intacte la configuration politique actuelle. Ce régime en peine qui ne propose depuis un an que peur, sang et pleurs a atteint depuis longtemps ses limites, de l’avis d’une large majorité de nos compatriotes dont je me fais le porte-voix.
Aussi en cet instant grave et décisif pour l’avenir de notre Nation il me faut également apporter ma contribution substantielle dans l’effort de relèvement du pays. Et cette contribution se traduit par des propositions concrètes pour répondre à la crise socio-politique dans laquelle nous sommes plongés et la situation sécuritaire insoutenable que nous vivons.
Sur le plan politique :
Première mesure : la tenue d’un dialogue politique inclusif,qui semble ne pas préoccuper les nouvelles autorités, est d’une urgence capitale. Par conséquent, nous invitons le Président de la République à proposer dans les plus brefs délais un agenda aux Chefs d’Etats de la CEEAC, et plus particulièrement le Président en exercice Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, pour la tenue d’un tel dialogue au vu de l’extrême gravité de la situation.
La paix n’ayant pas de prix, quel que soit le nombre de dialogues politiques déjà organisés dans le passé, la tenue de celui-ci est rédhibitoire. Les actions conjuguées de l’Union Africaine (UA) sous l’impulsion de l’Angola et du Tchad et de l’ONG romaine Sant Egidio pour faire dialoguer les groupes armés confirment la nécessité de ce dialogue inclusif. Ce grand rendez-vous, pour sa réussite, ne devra faire l’économie d’aucun sujet tabou, y compris les questions touchant aux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. De même le respect des institutions prévues par la Constitution se devra d’être un principe inviolable. Au sortir de ce dialogue, le Président de la République sera amené à prendre des décisions courageuses tenant compte à la fois de la géopolitique des institutions et de la déroute totale du gouvernement actuelle qui a complètement échoué à dérouler la feuille de route que le peuple lui a confié.
Sur le plan social :
Première mesure :considérant le climat tendu, électrique, délétère voire irrespirable avec une inflation galopante et incontrôlée, des grèves à répétitions contre tous les départements ministériels, un pouvoir d’achat des ménages centrafricains au plus bas, une situation sanitaire catastrophique sans commune mesure avec ce que le pays a connu depuis l’indépendance, un accès à l’eau potable chimérique et un grave problème de délestages endémiques et récurrents.
Constatant que six (6) mois après la table ronde de Bruxelles le gouvernement n’est toujours pas parvenu à trouver la solution pour mettre la main sur les 1400 milliards de FCFA promis par les amis de la Centrafrique.
Nous proposons au Chef de l’Etat de mettre sur pied une plateforme souple en faisant appel aux meilleures compétences, au niveau national et international, en matière d’expertise dans la maitrise des circuits des flux financiers internationaux afin de permettre le rapatriement au plus vitede cette enveloppe qui servira à la relance de l’économie nationale, au renforcement des capacités de l’Etat, à la consolidation de la paix et au raffermissement de notre jeune démocratie. Car plus nous tardons plus le risque de voir affecter cette somme à d’autres pays est grand.
Sur le plan sécuritaire :
Le Président américain Georges Washington avait coutume de dire qu’ « être prêt pour la guerre est le meilleur moyen de préserver la paix ». Or déjà les hordes de barbares, de mercenaires étrangers mus par l’appât du gain et la soif de verser le sang des innocents ont pris pied dans le pays en se répandant comme un essaim de criquet sur l’ensemble du territoire. Semant mort et désolation dans chaque rue, chaque quartier, chaque village, chaque commune, chaque ville, chaque préfecture et chaque région des 80% du territoire national aujourd’hui entre leurs mains. Mais nous nous demandons, comme l’ensemble des Centrafricains : à partir de quel stade ce régime mollasson qui ne fait que subir les évènements se décidera enfin à réagir ? Quand ces terroristes auront occupé 90, 95 voire 100% du pays ?
Nous voilà, malgré nous, obligés de réagir militairement contre ce principe fallacieux soutenu par ces mercenaires-terroristes étrangers qui posent que la force primerait sur le droit. Au nom de nos valeurs cardinales, de l’amour de notre patrie, de notre histoire, de notre héritage, de nos ancêtres, il serait tout simplement inconcevable de refuser ce défi. Et l’ampleur de l’attaque préméditée contre nous commande de faire recours immédiat à la force militaire.
Cette guerre contre la terreur commence par le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass et son UPC qui sème la mort dans les préfectures martyrs de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et maintenant du Mbomou et du Haut-Mbomou. Mais elle se poursuivra par la neutralisation du terroriste ougandais Joseph Kony et sa horde d’enfants-soldats opérant dans l’Est et le Sud-Est du pays et du boko-haramiste camerounais Siddiki Abass qui torture, viole, pille, tue nos frères et sœurs dans le grand Ouest du pays.
Première mesure :
L’arrestation immédiate et sans condition de l’ennemi public n°1 le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass dont la présence sur le sol centrafricain augmente de plusieurs crans la tension dans les zones sous contrôle. La coalition de circonstance entre les Anti-Balakas et l’Ex-Coalition Séléka est la conséquence directe de l’action du mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass. Ainsi lui et ses 2000 mercenaires peuhls d’origine du Niger, 1000 mercenaire peuhls venus de la Mauritanie et autres mercenaires tchadiens hostiles au régime du Président Idris Déby Itno doivent être repérés, traqués, neutralisés et éradiqués jusqu’au dernier. C’est un combat sans merci que nous devons livrer contre les tenants du terrorisme. Cela nécessite de la part des autorités une détermination totale. C’est là notre première mesure en matière de sécurité nationale : l’anéantissement total de la peste qu’est l’UPC du mercenaire-terroriste Ali Darass. Priorité des priorités.
Le Chef de l’Etat a hérité d’une situation de guerre, il doit par conséquent se comporter en véritable chef de guerre. S’il continue avec sa philosophie de refus de la solution militaire, il continuera à compter les morts jusqu’à la fin de son mandat.
Ces mercenaires-terroristes ont scrupuleusement étudié nos forces de défense et de sécurité, nos tactiques, nos équipements, nos entrainements, notre organisation et nos dirigeants. Voilà pourquoi il convient de changer la donne politico-militaire par le réarmement, l’équipement, la refondation et le redéploiement effectif de nos forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national.
D’ores et déjà nous saluons tout le travail abattu par l’EUTM dans la formation du 1er bataillon sorti de ce programme de coopération militaire entre la RCA et l’Union Européenne (UE). Malheureusement ces braves soldats ne disposent pas de moyens matériels pour être pleinement opérationnels.
Deuxième mesure : Solidarité sous-régionale.
A la fin de la Transition, les Chefs d’Etat de la CEEAC avaient pris des engagements pour accueillir chacun un bataillon des forces armées centrafricaines (FACA) pour une remise à niveau accélérée de trois (3) mois afin de les renvoyer en RCA en tenue, formés, équipés avec toute sorte d’armement. Selon des sources dignes de foi en notre possession, ces Etats n’attendent des nouvelles autorités que la formulation d’une demande.
Conscients du déséquilibre ethnique et régional de notre armée qui compte 8434 hommes, nous proposons au ministère de la défense et au haut commandement militaire de procéder sans délais à un tri sélectif prenant en compte harmonieusement à la fois la provenance ethnique et l’origine communautaire. Pour mettre à la disposition de ces pays amis au moins 6000 hommes à raison de 600 hommes par pays membre de la CEEAC qui devraient au bout de trois (3) mois rendre opérationnels dix (10) bataillons prêts pour le combat de la liberté.
A cet effet, nous proposons au Président de la République de solliciter son homologue Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, Président en exercice de la CEEAC,afin de convoquer une réunion extraordinaire des Chefs d’Etat pour renouveler notre demande en assistance militaire et la faisabilité des engagements pris.
Troisième mesure:
la MINUSCA n’a pas vocation à faire la guerre mais les derniers évènements lui impose de revoir sa copie par la mise en application sans complaisance de toutes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies : 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2014), 2212 (2015), 2217 (2015), 2272 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017).
Mesdames et Messieurs,
La nature a horreur du vide c’est pourquoi dans le cadre de cette réflexion collective nous proposons aux nouvelles autorités de se pencher sur ces modestes contributions.
Que Dieu bénisse la République centrafricaine et son peuple !
CENTRAFRIQUE : LE MAIRE DE BANGUI UN VERITABLE BUISNESS MAN
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_19991.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Maire de Bangui Nakombo. Image serrer la petite.
Bangui, le 15 mai 2017.
Par : Herman THEMONA CNC,
On ne le dira jamais assez. Bien que le président TOUADERA avait manifesté son intention de faire de l’excellence son bréviaire dans les nominations à des postes de responsabilités, le cas du maire actuel de la ville de Bangui pose un souci. Pendant que les détritus jonchent les avenues de Bangui, monsieur Emile Gros Raymond NAKOMNBO est toujours entre deux avions en voyages dans d’autres capitales africaines ou européennes, pourtant bien entretenues par ses collègues maires des villes en question. Si on fait une bonne comptabilité des voyages effectués par le premier citoyen de la ville de Bangui depuis qu’il a été nommé et installé à ce poste, on est déjà à 50 ou 55 voyages en une année. Et chose étonnante, tous ces voyages sont en réalité, des voyages de villégiature et d’affaires. Rien de ses multiples déplacements n’apporte quelque chose de subsistanciel à la mairie de Bangui.
D’après certaines informations, on aurait vu le maire de Bangui quelque part dans une capitale africaine les sacs bourrés de pierres précieuses qu’il serait parti vendre. Ces mêmes sources allèguent que ces pierres précieuses appartiendraient au Premier ministre Sarandji. Comme le dit un adage africain, n’oublie jamais celui qui t’a fait roi.
En remerciement pour les bons et loyaux services rendus, Monsieur NAKOMBO s’est constitué en grand garçon de course dans le trafic des diamants et or due son bienfaiteur. Il vous souviendra que la nomination de l’actuel Maire de Bangui avait été soutenue et poussée de bout en bout par l’actuel premier ministre Mathieu Simplice sarandji. Et l’on comprend aussi aisément, la vraie mission de monsieur NAKOMBO à la mairie de Bangui. C’est tout juste une figuration, une sorte d’arbre qui cache la forêt.
Alors que la ville de Bangui ploie sous le poids des ordures, une capitale irrespirable, ceinte des immondices de toutes parts, n’en déplaise à NAKOMBO. Emile Gros Raymond NAKOMBO a réussi à convaincre le Président TOUADERA de le nommer au très convoité poste de Maire de Bangui. Les Banguissois sont affligés par l’amateurisme, l’affairisme et le clientélisme, dont fait montre monsieur NAKOMBO au sommet de la mairie de Bangui. Du jamais vu, même à l’époque des maires femmes. Du jamais vu depuis les indépendances de la RCA. En effet, il a pour objectif de placer tous ses parents à la Mairie de Bangui, en a déjà placés certains venus de Berbérati, sans aucune qualification.
Grand tribaliste en silence, la mairie de Bangui ne respire désormais que l’ethnie seule du maire NAKOMBO et quelques autres amis du cénacle catapultés ou proposés par son mentor, le premier ministre Sarandji. Et le comble, entend placer ses parents aux postes de Directeur de cabinet, de Secrétaire général, et au service de l’Etat civil. Les titulaires qui sont encore en place, se plaignent des pressions exercées sur eux, pour les pousser dehors et les remplacer par les parents de NAKOMBO. C’est donc un véritable bras de fer qui a cours à la Mairie, instaurant de fait une ambiance délétère.
Le Président TOUADERA, avait pour credo : la rupture. Plus de pratiques nauséabondes du passé sous son règne ! Hélas, force est de constater que la personnalité qu’il a nommée à la tête de la Mairie, ne reflète pas du tout cette tendance, ou cette dynamique. Partant de ce constat, on apprend donc que NAKOMBO est exécré dans son Institution, et qu’il fait financer ses innombrables voyages à l’étranger et ses dépenses somptuaires aux frais de la Mairie, étant précisé qu’il aurait déjà explosé le budget alloué aux dépenses courantes réservées à la fonction de Maire. Comment en est-on arrivé là ?
Et comment inverser la tendance, devant des attitudes qui ne vont pas faire notre fierté à l’étranger, au moment où on ne parle que de bonne gouvernance. Mais dans ce cas, les hauts cadres de ce pays, comme le Maire de Bangui, se doivent d’être exemplaires. Or, ce n’est pas le cas. Dans ces conditions, comment sensibiliser nos policiers et autres fonctionnaires à ne pas verser dans la corruption, si au sommet de l’Etat, on se plaît à contourner les textes. Le débat vaut d’être lancé… Et vu l’attitude de mépris affiché par monsieur NAKOMBO, qui a fait de la Mairie de Bangui, son fonds de commerce, et prêt à tout pour s’enrichir, ce n’est pas demain que nous allons entrer dans l’ère de la rupture prônée allègrement par le Président TOUADERA. Et le relèvement socio-économique de notre pays, est clairement obéré par ce genre d’agissements douteux.
Chaque jour que Dieu fait voit se perpétrer à la mairie de Bangui, un cas de détournement. Bangui ne ressemble plus à « Bangui la coquette du temps de BOKASSA » et les maires compétents de l’époque. Si Boganda, premier maire de Bangui revenait aujourd’hui en vie, il ne reconnaitrait plus « sa » capitale. Triste réalité. Incroyable mais vrai ! Faites seulement un tour en ville dan n’importe qu’elle avenue ou partie de la ville de a Bangui et vous verrez !
Même les dons récemment donnés à la mairie de Bangui par les partenaires font déjà l’objet de cas de détournements d’après certaines langues bien contrôlées. Où va la maire de Bangui ? Quel laxisme ! Même le climat, l’ambiance avec ses collaborateurs pose problème au point que beaucoup de vrais cadres de la mairie de Bangui sont découragés et démotivés de donner le meilleur d’eux-mêmes.
A l’allure où vont les choses, il est temps que le président Touadéra prenne ses responsabilités car cela va du salut et en vaut l’aura de son régime. Comme le premier ministre Sarandji a déjà pris gout en proposant des personnalités à la tête de la mairie de Bangui, il serait souhaitable qu’il propose un autre nom au chef de l’Etat qui, même si elle continue à vendre les diamants, songerait quand même un tant soit peu, à embellir la ville de Bangui, vitrine de la RCA vis-à- vis de l’extérieur. La même gabegie qu’il avait faite pour mettre à genoux la société des tabacs CETAC revient encore au galop à la mairie de Bangui malgré les efforts fournis par les nouvelles autorités pour remettre le pays debout sur ses fonds propres. Manque-t-il des gens à mettre à la tête de la Mairie.
CENTRAFRIQUE : LE 15MAI, BRÈVE PENSÉE POUR LES FAMILLES CENTRAFRICAINES EN DETRESSE
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2012.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre Virginie Mbaikoua.
Bangui, le 15/05/2017
Déclaration du Ministre Virginie MBAIKOUA,
La nation centrafricaine à l’instar des autres nations du monde célèbre ce jour 15 mai 2017 la journée internationale de la famille. De quelle famille doit-on faire allusion ? Celle de Centrafrique souffre à outrance à cause de la crise militaro politique qui continue de mettre sur la route des leadger plusieurs familles. C’est en mémoire de ces familles que la ministre Virginie BAIKOUA des affaires sociales et de la réconciliation nationale demande qu’on ait une pensée en vers elles.
Centrafricaines, centrafricains
Demain 15 mai 2017, la république centrafricaine célèbrera la journée internationale des familles comme tous les autres pays, membres des nations unies.
Pour rappel, cette journée a été instituée par l’assemblée générale des nations en 1993, dans sa résolution 47/237, afin de mieux faire connaitre les questions liées a la famille et de mieux comprendre les enjeux sociaux, économiques et démographiques qui les affectent sur le plan de sa protection et de son évolution conformément a l’espace et le temps.
La journée internationale des familles offre dans de nombreux pays l’occasion de mettre en lumière différents points d’intérêts importants pour les familles. C’est dans ce sens qu’elle a inspiré une série d’actions de sensibilisation au niveau national
Le thème international de cette année s’intitule « le rôle des familles et des politiques familiales dans la promotion de l’éducation et le bien-être général de leurs membres ».
Ce thème met en évidence l’importance et le rôle que revêt la famille dans la promotion de l’éducation et le bien être général des membres qui compose une société.
Chers compatriotes,
La grande crise que notre pays a traversé ces derniers moments a inéluctablement amenuise les capacités de nos familles à pouvoir jouer pleinement les rôles qui leur sont dévolus. À certains endroits, elle a même fait voler en éclat les familles. Mais au-delà de cet affaiblissement, je reste convaincu que la famille est et demeure à la fois un laboratoire et une base de données les mieux indique pour pouvoir développer les stratégies plus pertinentes à la résolution de cette crise qui n’a que trop dure.
Chers compatriotes
Vous conviendrez avec moi que le développement d’un être humain commence d’abord au sein de la famille avant de s’étendre à d’autre espace ou autre sphère. C’est dans la famille que chaque personne puise les ressources nécessaires pour construire sa personnalité. De ce fait, le comportement, le savoir-faire et le savoir être de chacun dépend de l’éducation reçu dans la famille.
Au regard de l’importance que revêt la famille, le gouvernement que dirige son excellence s’implique Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, Chef du gouvernement, sous la très haute impulsion de son excellence le ProfesseurFaustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat s’emploie à adopter au cours de cette année une politique nationale de promotion et de la sauvegarde de la famille, laquelle politique servira de cadre d’orientation de toutes interventions, visant l’amélioration des conditions de nos familles donc de toutes les populations du pays.
Le gouvernement place la célébration de cette journée autour du thème national : « familles centrafricaines et valeurs citoyennes ». Oui, il est temps pour chaque famille centrafricaine de passer en revue les valeurs qui fondent notre société afin de développer les bonnes pratiques qui puissent aider notre cher et beau pays dans la phase de son relèvement post conflit après ces années difficiles.
A cet effet, j’exhorte chaque membre de famille centrafricaine, qu’il s’agisse du père, de la mère ou tout autre affilie, à jouer convenablement les rôles qui lui revient dans la chaine familiale à travers la diffusion de bons conseils, l’enseignement de la bonne éducation, l’apprentissage du respect des valeurs et de institutions afin de parvenir à rebâtir notre pays sur de bons piliers gage d’un bon développement durable.
Je profite aussi de l’occasion pour demander aux partenaires de la république centrafricaine de prêter main forte au gouvernement dans sa démarche pour la réhabilitation et la sauvegardée la famille en Centrafrique, fondement d’une société capable de relever les défis de l’heure.
À toutes et à tous, je souhaite une bonne fête de famille en Centrafrique.
Centrafrique : Hier Alindao et aujourd’hui Bangassou, trop de violence aveugle entraînant des morts inutiles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_20071.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique
Bangui, le 15 mai 2017.
Par : Corbeau News Centrafrique (CNC),
Trop de familles endeuillées, dévastées, traumatisées. Cette région connaissait pourtant une paix relative depuis plusieurs années. Il a fallu qu’un boulevard soit offert par la Minusca et par Mr Touadera à Ali Darassa pour poursuivre son œuvre de destruction massive en dehors de Bambari…
Au lieu de résoudre un problème, on le déplace et on l’aggrave. Pourtant, c’est depuis le mois d’Août 2016 que, comme un prédicateur dans le désert, un observateur de la vie politique centrafricaine (URCA) ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. Pour les avoir mis en garde contre la montée en puissance des groupes armés. Le président de ce parti qui était le challenge malheureux de TOUAD a même failli être arrêté pour son franc parlé. Il a été traité de tous les noms par le Gouvernement et la MINUSCA qui l’a traité de putschiste.
C’est pourquoi : « Beaucoup de compatriotes disent ou écrivent: “Tais-toi AGD, tu n’aurais pas fait mieux en seulement un an… » Nous faisons dans cette publication le nôtre, cette déclaration qui corrobore avec notre analyse.
Mais la situation était largement meilleure il y a un an! Il ne fallait pas l’aggraver, il fallait juste l’améliorer! Bien sûr qu’avec les conseils des uns et des autres TOUAD aurait pu mieux faire. Il aurait fait complètement différent, parce que l’expérience de BOZIZE lui aurait enseigné pal mal de choses sur la gestion d’une rébellion en ce qui concerne la situation sécuritaire dans notre pays. A condition de le vouloir et d’avoir un projet et une méthode!
Or, 14 mois ont été utilisés à fêter au quotidien la rupture, a se balader dans le monde pour je ne sais quel résultat. Pendant ce temps, les centrafricains meurent. Le Gouvernement est autiste et se montre farouchement allergique au partage des idées.
Aucun homme politique, aucun centrafricain de la Société civile ne réussit à faire entendre ses propositions. Même pas l’Assemblée Nationale!
A titre d’illustration, les propositions de solutions faites par les députés de l’Ouham Pende de la Ouaka, de la Haute Kotto, et récemment de la Basse Kotto et du Mbomou, par rapport à l’insécurité dans leur région ont tout simplement été méprisées.
Le régime du Professeur FAT demeure résolument indifférent au massacre des centrafricains et répète à satiété sa phrase fétiche: “On y travaille…”. Oui, le pouvoir travaille à la destruction de la RCA. Et il ne faut surtout rien dire. Est-ce possible qu’on tue, qu’on massacre et qu’on mette dans la terre des êtres vivants sans qu’une seule voix ne s’élève ? Où allons-nous ? Où veut-on amener la Centrafrique ? Est-ce vraiment des dirigeants capables que nous élissons ? Qu’attendent les élus du peuple pour porter une mention de destitution de TOUADERA et de tout son exécutif. Mine de rien, les centrafricains en ont assez marre de mourir comme des mouches. Silence, on tue, voilà le mot d’ordre. Mais vous allez gouverner qui ?
SARANDJI est le moteur de tout ce qui se passe car pensant qu’activant la violence te les tueries dans le pays, il protège ainsi son poste et sa famille. Le 15 mai est la journée internationale de la famille, mais de quelle famille s’agit-il ? Les familles protégées que sont celles des dirigeants de ce pays ? Ou s’agit-t-il des familles centrafricaines laissées pour compte ?
Un adage dit qu’on peut tromper une personne mais on ne trompe pas tout un peuple et souvent. La politique, c’est un art mais plutôt un couteau à double tranchant. Le discours de Sarandji d’hier a montré son véritable visage dans la sphère politique centrafricaine. Il jette l’anathème sur une épenthétique opposition. Est-ce un rêve ? Existe-t-il-une opposition en Centrafrique alors que comme un seul homme que les Centrafricains ont voté et porté au pouvoir le professeur des mathématiques. Qui dit mathématique dit théorèmes. Et il y a plusieurs théorèmes, celui de Pi Tagore, de Newton, Aincheten etc. L’a n’est pas le problème mais plutôt l’application des théorèmes. Le professeur TOUADERA n’a-t-il pas encore trouvé la meilleure formule pour faire taire définitivement ces énergumènes qui massacre ses électeurs ? Pense-t-il à l’après 1er mandat ?
A vrai dire, tout le peuple regrette avoir porté son choix sur Touadéra car il vit un désastre indescriptible qui ne dit pas son nom.