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RCA: Lettre ouverte de Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG à Monsieur Faustin-Archange.

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RCA: Lettre ouverte de Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG à Monsieur Faustin-Archange.TOUADERA, Président de la République.

 

 

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Objet : Les formules mathématiques et irrationnelles du Professeur Faustin-Archange Touadera.

Monsieur le Président cher compatriote,

Avant que cette lettre puisse vous permettre de trouver votre formule mathématique et irrationnelle qui sera certainement la formule aggravante de la souffrance de mes compatriotes, il serait indispensable que je puisse saisir cette occasion non seulement de rafraichir votre mémoire, mais de remettre aussi votre pendule politicienne à l’heure.

Mon très cher compatriote Monsieur le Président,

Votre élection à la magistrature suprême de l’état qui a été un véritable fruit de sacrifice de courage de mes compatriotes laisse un grand doute six mois après votre élection d’intégrer la rupture, la justice, la cohésion sociale et le mérite dans votre système de management. Aucune personne ne pourra remettre de nos jours en cause votre sens élevé de clientélisme, d’amateurisme et de surcroit de faire revenir en puissance sur la scène politique les bourreaux de mes compatriotes.

Avant votre investiture, j’ai pris une fois de plus mon courage républicain, lors de votre passage sur Paris en séance de travail de vous évoquer le cas de toutes les victimes de la crise centrafricaine qui ne doit pas être oubliées, votre réponse a été rassurante séance tenante.

Comme les mathématiques sont des formules rationnelles et que la politique utilise les formules rationnelles et irrationnelles, l’opinion publique et moi-même, nous constatons que notre pays se dirige aujourd’hui vers une disparition voulue par vous-même.

Les indicateurs sont rouges à tous les niveaux, le partage du gâteau est devenu monnaie courante, la médiocrité avec les prédateurs de la république est votre nouvelle orientation sacerdorcale.

 

 

Monsieur le Président mon très cher compatriote, pourriez- vous me répondre à ces interrogations, comment justifierai vous lorsque vous acceptiez de recevoir au Palais de la renaissance les personnes poursuives par la justice nationale et internationale  et qui sont les présumés auteurs de la souffrance de mon peuple ? Depuis votre prise de pouvoir combien de mes compatriotes sont morts  et continuent de se faire massacrer et torturer à l’intérieur et l’intérieur du pays ? et pourtant pendant votre discours d’intronisation la rupture, la restauration de la sécurité, la justice et l’état de droit sont considérés comme votre cheval de bataille hélas ! Factuellement parlant ces interrogations échapperont à votre formule irrationnelle et mathématique.

Fort de ce constat, comme j’aime mon peuple et je crois fermement à la république avant que la cloche sonne en défaveur de mon peuple, je propose ce qui suit: la rupture et le pragmatisme politique, et non la rupture dans la continuité, certainement mon plan de sauvetage stratégique et réactif pour une gouvernance ambitieuse avec des institutions fortes de notre pays se dévoilera dans les prochaines épisodes.
« Il ya jamais deux capitaines dans un bateau, mais malheureusement dans votre bateau, il existe deux capitaines ».

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la république, l’expression de mes salutations patriotiques.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Ampliation :
La presse

Centrafrique : les leaders religieux appellent les centrafricains à préserver la cohésion sociale.

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Centrafrique : les leaders religieux appellent les centrafricains à préserver la cohésion sociale.

 

 

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Bangui 20 septembre 2016.
Par: Eric NGABA
La situation encore incertaine de que connait la République Centrafricaine continue interpeller les acteurs de la paix et du vivre ensemble dans le pays. Les leaders de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique interpellent les Centrafricains à préserver les acquis de la cohésion sociale. Un appel lancé le 18 septembre 2016 à travers la presse, dès le retour de ces leaders religieux dont l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalaïnga, et l’Imam Kobine Layama, après une mission au Rwanda où ils ont pris part au Congrès panafricain des Evêques de l’Afrique et de Madagascar.
La République Centrafricaine continue de traverser des moments difficiles en dépit des élections réussies ayant permet au pays de se faire une place dans le concert des nations. Les groupes armés qui attendent le programme du DDRR, continuent d’handicaper les efforts consentis dans le processus de la paix dans le pays. À défaut du désarment des groupes armés qui tarde à se concrétiser, la population demeure encore sous l’emprise des hors la loi qui écument tout le territoire national en lieu et place de l’armée nationale en restructuration.
A cet effet, les acteurs de la paix ne cessent de poursuivre le chemin de la paix en Centrafrique. Après leur retour de Kigali au Congrès des Evêques de l’Afrique et de Madagascar, l’Archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalaïnga et le président de la Communauté Islamique en Centrafrique (CICA) Kobine Layama, appellent les Centrafricains de toutes les communautés à sauvegarder la cohésion sociale afin d’éviter le pire aux valeurs de la République.
« Nous devons rester unis pour préserver les acquis, pour ne pas dire les valeurs qui constituent la République Centrafricaine. Certains, nous avons eu des différends, de bagarres, de violences, la haine, de vengeances qui nous ont écarté des uns et des autres. Mais le moment est venu, comme les autres peuples, de nous mettre ensemble afin de bâtir notre pays. Cela veut dire que le moment est venu de tendre la main à l’autre pour recevoir son pardon et nous réconcilier. Je ne bâtirais jamais ce pays seul, mais avec mes frères centrafricains», a déclaré à la presse, l’Archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalaïnga.
Au congrès des évêques au Rwanda, les leaders religieux centrafricains ont partagé leur expérience de vivre ensemble entre les communautés à leurs pairs de l’Afrique. C’est un modèle que l’on voit en eux, lorsqu’on sait que ces leaders religieux centrafricains se sont réunis au sein d’une plateforme constituée des Catholiques, des Musulmans, et des Protestants pour sensibiliser leurs communautés déchirées par les effets pervers de conflits armés. Au cours de ce congrès, ils ont démontré ce qu’ils ont pu faire ensemble et travailler pour sauver des vies en République Centrafricaine durant le conflit.
« Même les gens du Rwanda nous l’ont dit : ce que nous avons vécu en Centrafrique, si au Rwanda, ils ont eu des leaders religieux qui s’étaient mis ensemble pour parler d’un même langage, peut-être qu’ils auraient préservé des vies. Et en nous engageant sur cette voie, nous avons préservé et sauvé des vies. C’est aussi une contribution au niveau africain et mondial », a témoigné Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga.
D’après lui, l’expérience rwandaise peut servir aussi de modèle à la République Centrafricaine. Car selon lui, il y a une volonté manifeste de travailler ensemble et de bâtir le pays avec un esprit patriotique qui existe dans la mentalité des Rwandais. C’est ce qui fait le Rwanda qui a connu un moment de déchirement, présente aujourd’hui une autre image que ce qu’il a vécu par le passé.
« Nous devons aimer notre pays. Au Rwanda, nous avons vu les gens qui aiment leur pays et qui s’engagent. Ils ont des portions de terre très petites, mais ils investissent à fond pour transformer. Je pense que nous devons copier ce genre d’exemple qui constitue le socle pour bâtir une nation », a renchéri l’Archevêque de Bangui.
Cette mission d’une semaine à Rwanda a permis aux leaders religieux de Centrafrique de renforcer leur capacité à œuvrer dans les communautés. Car à leur retour au bercail, ils entendent organiser une rencontre avec tous les acteurs communautaires pour une mobilisation globale de ces acteurs[three_fourth last=”no”]…[/three_fourth] du processus de la cohésion sociale afin de prévenir le déchirement communautaire. Les derniers évènements malheureux dans la localité de Kaga-Bandoro, les a également interpellés. Ils appellent tous les belligérants à opter pour la voie de consensus, de dialogue et de la concertation qui sont, d’après ces leaders religieux, des voies loyales permettant de régler des différends.
« Attention ! Ce pays ne restera pas tout le temps dans l’obscurité. Un jour viendra la justice. Elle fera son travail sur toi qui tue, qui verse le sang de ton frère. Il est temps d’arrêter. Nous sommes des frères, nous devons plutôt nous tendre la main ; nous devons chercher à bâtir notre pays. Nous devons dialoguer. Nous disons non à la violence. Asseyons-nous et discutons, l’arbre à palabre existe en Afrique pour que nous puissions dialoguer », a-t-il ajouté.

Afrique COP22: semaine diplomatique intense pour le Maroc à New York et Washington.

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 COP22: semaine diplomatique intense pour le Maroc à New York et Washington.

 

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Cop22.

COMMUNIQUE DE PRESSE.
A moins de 60 jours de la COP22.

Maroc s’apprête à participer à une une intense semaine diplomatique aux États-‐Unis. Dans le cadre des préparatifs de la COP22, et en marge de la 71e Assemblée Générale des Nations Unies, le Royaume organisera de nombreux événements relatifs à la lutte contre le changement climatique, à New York et Washington.
Ainsi, dès le 14 septembre, le Maroc participera au workshop organisé par la National Geographic Society autour de l’Accord de Paris et son impact sur les océans. L’envoyée spéciale pour la mobilisation Hakima El Haité y représentera le Royaume. Le lendemain, l’envoyée spéciale pour la mobilisation prendra part à la 3e édition de la Conférence
« Our Ocean » organisée par le Secrétaire d’Etat John Kerry. Ces deux événements auront lieu à Washington.

La semaine suivante, du 19 au 25 septembre et en parallèle avec la 71e Assemblée Générale des Nations Unies, le Maroc prendra part à la « Climate Week », organisée par le Climate Group au siège du New York Times. Le Royaume sera par le Président de la COP22 Salaheddine Mezouar, Hakima El Haité, mais également par l’Ambassadeur pour la négociation multilatérale Aziz Mekouar, et le Chef du pôle de la société civile Driss El Yazami.

Le Maroc prendra ainsi la parole durant l’Assemblée Générale des Nations Unies et participera aux côtés du Président Obama au « Leaders Summit on Refugees ». Il sera aussi représenté à l’Evènement de Haut Niveau pour l’Accélération des ratifications de l’Accord de Paris, porté par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-‐Moon. Par ailleurs, Hakima El Haite et Laurence Tubiana, les deux championnes de haut niveau pour le climat, feront une présentation de leurs travaux à l’Assemblée Générale de l’ONU.

En marge de cette assemblée générale, le Maroc organisera à New York plusieurs Side Events traitant de thématiques primordiales liées à la lutte contre le changement climatique.
Ainsi, le 20 septembre, le Royaume organisera au siège des Nations Unies un événement autour du renforcement des capacités de lutte contre le changement climatique, notamment à travers la mise en place de centres d’excellence (de recherche) sur le changement climatique. Le renforcement des capacités (Capacity Building), est l’un des axes majeurs de l’Accord de Paris, et vise à doter les pays les plus vulnérables d’outils et de mécanismes à même de les aider à faire face au changement du climat. Le jour suivant, le Maroc organisera une deuxième rencontre autour du thème de l’efficacité énergétique.

Centrafrique: l’enjeu du décentralisation, la réaction de Monsieur Jean-Luc Chevallier.

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Centrafrique: l’enjeu du décentralisation, la réaction de Mons

Carte de la Centrafrique
Carte de la Centrafrique

ieur Jean-Luc Chevallier.

 

 
Bangui le 21 septembre 2016.16:15′.
Par: Chevallier Jean-Luc.

je me permets de vous ecrire a propos de votre exposé sur le sujet publié par Alain Nzilo:RCA: l’enjeu de décentralisation, l’un des pistes probables de solution à la grave crise centrafricaine.
En effet , je m’interroge en lisant votre projet d’élections municipales qui est lier avec le projet de la nouvelle constitution de mettre en place un Sénat;
quel rapport avec les mairies? a mon avis il n’est pas nécéssaire d’avoir un Sénat pour avoir un Maire dans chaque communes du pays; d’autant plus que je penses , qu’il y plus urgent que de créer un Sénat maintenant quand en France certain parle de le supprimer ( car souvent double emploi avec le parlement, et je vous pose la question , comment aller vous financer les sénateurs ? avec quel budget ? quand je constate que bien souvent hélas la France envoi de l’argent pour assurer le salaire des simples fonctionnaires de votre pays ; alors je penses que le sénat n’est pas une nécéssité absolue pour le moment; si vous réusisez les votations des maires et conseillés plus la mise en place des élections régionales d’ici deux ans , je crois que ça sera déja une bonne chose; au vu de l’actualité , j’ai bien peur que le trouble revient dans l’ensemble du pays ; malheureusement ; former une bonne police un bon ministère de l’intérieur est a mes yeux une priorité.
urgente pour que les citoyens se sentent enfin en sécurité partout sur tout le territoire;assurer le transport des marchandises pour que tout le monde est a manger et pouvoir vendre les denrées en toute quiétude voila ce que les gens veulent vraiment en numéro 1;au plaisir de vous lire ; cordialement; JLC.

Centrafrique: “Touadera n’a rien fait”, dixit Anicet Georges Dologuélé.

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Centrafrique : « Touadéra n’a rien fait! » dixit Anicet-Georges Dologuélé.

 

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Anicet Georges Dologuélé

Bangui le 20 septembre 2016.12:25′.

Par: Éric Ngaba.

Sèchement battu au second tour de la présidentielle, en février dernier, l’ancien Premier ministre se revendique comme premier opposant. Et ne mâche pas ses mots à l’égard du nouveau président.
Ce chiffre, Anicet-Georges Dologuélé, 59 ans, prend un plaisir évident à l’énoncer: l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), le parti qu’il a fondé il y a tout juste deux ans, détient 13 sièges à l’Assemblée nationale. « Treize sur 140, s’empresse-t-il d’ajouter. Et cela suffit à faire de nous le premier parti du pays ! » Le sourire de l’ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé s’élargit encore lorsqu’il souligne que le KNK (Kwa Na Kwa) de l’ex-président François Bozizé et le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) de Martin Ziguélé, pourtant créé à la fin des années 1970, en comptent moins d’une dizaine chacun. Lui-même fut élu avec plus de 75 % des suffrages dans sa circonscription de Bocaranga (dans le Nord-Ouest) lors des dernières législatives. Le voici donc, lui qui fut battu par Faustin-Archange Touadéra au second tour de la présidentielle, en février 2016, qui revendique le titre de premier opposant de Centrafrique. Fini le silence auquel il s’était astreint ces six derniers mois. « Je ne vais plus me taire », insiste-t-il. Et, sans surprise, c’est le nouveau chef de l’État qui fait les frais de ce retour sur le devant de la scène médiatique.
JEUNE AFRIQUE: Vous aviez, à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival, Faustin-Archange Touadéra. Pourquoi?
ANICET-GEORGES DOLOGUÉLÉ: Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’on allait leur voler la victoire, des jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maîtriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique il n’y a pas vraiment d’armée, de police, de gendarmerie… Chez nous, c’est la population qui est armée ! C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir.
La communauté internationale avait hâte que cette élection se tienne enfin. Avez-vous subi des pressions?
Ce qui est sûr, c’est que tout le monde était fatigué que le scrutin soit sans cesse reporté. La communauté internationale en avait assez des retards répétés, des atermoiements de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, de l’inefficacité de cette ANE [Agence nationale des élections] qu’elle portait à bout de bras, et elle était résolue à faire en sorte que la transition ne se prolonge pas au-delà de la date du 31 mars 2016. Mais elle savait parfaitement que cette élection aurait dû être annulée. Tout le monde le savait!
Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque?
Non, je l’assume parfaitement. C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux Centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux, que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition au service de Faustin-Archange Touadéra, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange obtenir sa protection. Le problème, c’est qu’une fois élu Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza, par exemple, en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE, qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas faire les mêmes erreurs.
Début août, Jean-Francis Bozizé, le fils de l’ancien président, a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté puis relâché… Que pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée?
Pris un risque en revenant à Bangui? Je pense qu’il s’était au préalable entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui. C’est d’ailleurs la Minusca [la force onusienne] qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve: il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction. Fin août, Faustin-Archange Touadéra était à Nairobi pour assister à la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique. Il n’a pas souhaité recevoir François Bozizé, qui séjourne pourtant régulièrement dans la capitale kényane. A-t-il eu raison? Je fais plusieurs constats. Le premier, c’est que François Bozizé exerce encore une certaine influence sur les groupes armés anti-balaka. Le second, comme je vous l’expliquais tout à l’heure, c’est qu’en Centrafrique notre armée n’est pas armée. Partant de là, et puisqu’on n’a pas la possibilité de régler les problèmes par la force, il faut dialoguer. C’est inévitable.
Y compris avec la Séléka?
Pour les mêmes raisons que celles que je viens d’énoncer, oui.
Noureddine Adam, l’un des chefs de la Séléka, peine néanmoins à unifier les différentes factions qui la constituent. La menace ne s’en trouve-t-elle pas amoindrie?
Il se dit que la Séléka s’impatiente, qu’elle projette d’attaquer. Bien sûr qu’elle est toujours une menace ! J’avais rencontré plusieurs de ses représentants entre les deux tours. Ce qu’ils voulaient, c’est que le Nord et les musulmans ne soient plus oubliés, ils espéraient qu’un processus de démobilisation et de réinsertion bien mené leur offrirait de nouvelles perspectives. Une fois élu, le chef de l’État aurait dû entamer des discussions avec eux, ne serait-ce que pour les rassurer. Mais il ne s’est rien passé, et les problèmes demeurent. Il est évident que tout ne pouvait pas être résolu en quelques mois, mais on aurait dû expliquer aux groupes armés dans leur ensemble quel était l’agenda du gouvernement, pour qu’ils le comprennent et l’épousent.
Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra?
Il est au pouvoir depuis cinq mois: c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu. Or, dans le cas présent, il ne s’est rien passé.
D’autres que lui, en pareilles circonstances, ont pris le temps de la réflexion. Au Nigeria, le président Muhammadu Buhari a mis presque six mois à nommer son gouvernement…
La Centrafrique n’est pas le Nigeria. Le Nigeria est un pays qui fonctionne, qui a une administration en état. Ce n’est pas notre cas. Et c’est parce qu’il ne se passe rien que nous sommes très inquiets.
N’êtes-vous pas alarmiste?
Non. Après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté. Mais, depuis, plus rien. Alors peut-être que me taire n’était pas la bonne stratégie.
Quels liens entretenez-vous aujourd’hui avec vos anciens rivaux du premier tour, tels Martin Ziguélé ou Karim Meckassoua?
Nous avons été des compétiteurs, et ils ne m’ont pas soutenu au second tour. Pour autant, il n’y a pas d’inimitiés fortes au sein de notre classe politique. Avec Karim Meckassoua, par exemple, nous avons depuis des années une relation de camaraderie. J’ajoute que plusieurs de ceux qui avaient choisi de rallier Touadéra sont aujourd’hui déçus, parce que, là encore, des promesses n’ont pas été tenues, et que certains nous ont approchés. Nous ne sommes pas exclusifs, la porte est ouverte.
Propos recueillis par ANNE KAPPÈS-GRANGÉ.

Centrafrique: quand les Anti-Balaka font le jeu d’harcèlement des Séléka à Kaga-Bandoro.

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Centrafrique: quand les Anti-Balaka font le jeu d’harcèlement des Séléka à Kaga-Bandoro.

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Bangui, le 19 septembre 2016. 13:21′.

Par: Gisele MOLOMA.

Dépuis près de deux semaines, on assiste à une montée de tension sécuritaire palpable dans le centre du pays notamment à Kaga-Bandoro et Dékoua. En cause, la stratégie d’harcèlement et de pression adoptée par la milice Anti-Balaka vis à vis des combattants de l’ex-coalition Séléka. Ainsi, pour beaucoup des centrafricains la perspective de la réconciliation, de la paix …, risque de s’éloigner un peu plus de l’espoir suscité après l’élection du Président Faustin Archange TOUADÉRA en février dernier. A ce titre, va t-on inévitablement vers une nouvelle confrontation meurtrière entre les deux groupes armés?
Dépuis l’élection du President TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat en Février 2016 et le retour au pays du Colonel Francis Bozizé, les centrafricains ont assisté étonnement à une poussé des ailes sans précédent des Antibalaka retranchés dans des villes de province. De Bozoum à Bambari en passant par Bossangoa et Kaga-Bandoro, ces éléments Anti-Balaka multiplient des harcèlements et provocations visant à pousser les éléments de la Séléka, qui aiment montrer leurs forces aveuglement, à la dérive meurtrière très impopulaire. Cette stratégie de pression et d’harcèlement, conçue par le Chef créateur de la milice Antibalaka le Colonel Francis BOZIZÉ, avait été utilisée avec succès par cette milice en 2013 et 2014 contre les éléments de la Séléka au pouvoir à cette époque. Ces derniers, qui n’ont jamais compris cette stratégie, multiplient des vagues de représailles aveugle sur les paisibles citoyens faisant des morts et des morts.
Il y’a quelques jours, ces même Antibalaka ont décidé d’adopter une stratégie d’asphyxie de la ville de Kaga-Bandoro en bloquant une dizaine des camions à une trentaine de kilomètres au nord de cette ville sur l’axe Grévaille. Àfin d’éviter toute escalade de violences, les Forces pakistanaises de la Minusca avaient procédé aux négociations avec ces Antibalaka pendant plusieurs heures pour libérer ces camions. Finalement ils ont été libérés, mais plus au sud de Kaga-Bandoro à 10km vers Ndomété, ces mêmes Anti-Balaka se sont regroupés à nouveau il y’a trois jours, dans le même objectif d’harcèlement, d’asphyxie et de pression sur la Séléka, ont bloqué à nouveau une colonne des camions en provenance des villes environnantes. Toujours en panne de tactiques, les Séléka se sont mis dans leur logique de représailles aveugle faisant une trentaine des morts actuellement. Décidément, les centrafricains se demandent régulièrement à quel jeu jouent les Antibalaka et Séléka?

La faiblesse du pouvoir du President Faustin Archange TOUADÉRA, le retour du colonel Francis BOZIZÉ en RCA, les Antibalaka de plus en plus actifs sur le terrain, la réorganisation et la méfiance de l’ex-coalition Séléka vis à vis du pouvoir de TOUADERA n’ont guère facilité un retour durable de la paix en Centrafrique. La politique de bâton et carotte réclamée par les partisans et parents du President Faustin Archange TOUADÉRA n’est autre que de l’essence qui pourrait enflammer la situation actuelle déjà fragile. Seul le langage de paix qui pourrait sauver notre pays.

Copyright CNC.

Centrafrique : ce qu’il faut savoir du changement climatique pour comprendre la cop22 au Maroc.

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 Centrafrique: ce qu’il faut savoir du changement climatique pour comprendre la cop22 au Maroc. 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image27.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Interview sur le cop22 au Maroc.
Interview sur le cop22 au Maroc.

Bangui le 19 Septembre 2016. 15:20′.

Par: Eric NGABA :

L’équilibre de l’écosystème de la planète terre est menacé depuis un bon bout de temps. Plusieurs études scientifiques le prouvent. Les mécanismes naturels, qui font vivre la terre et par là même toutes les espèces vivantes, sont déréglés. La planète vit un réchauffement climatique sans précédent, selon les différentes études réalisées ces 25 dernières années, notamment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). C’est pourquoi, il est une nécessité impérieuse pour le monde entier de lutter contre le changement climatique.

Le GIEC évalue, à partir d’un point de vue scientifique, l’influence de l’Homme sur les changements climatiques, en mesurent aussi les risques et proposent des stratégies d’adaptation et d’atténuation des gaz à effet de serre. Dès leur premier rapport en 1990, (intitulé First Assessment Report), les scientifiques ont démontré que les émissions résultant de l’activité humaine augmentent les concentrations des gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, le méthane et les chlorofluorocarbones (CFCs) dans l’atmosphère. Dans son dernier rapport de 2013 (AR5 : Assessment Report 5), le GIEC précise l’impact du changement climatique sur les surfaces terrestres et océaniques, ainsi que ses conséquences directes sur la diminution de la couverture neigeuse et la perte de masse des calottes glaciaires. Depuis la pré-industrialisation, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente à cause des activités humaines.

Depuis 1880, les températures à la surface du globe ont augmenté en moyenne de 0.85°C. Le niveau des océans s’est élevé en moyenne de 19 cm. La planète comptait 1,6 milliard de personnes en 1900. Mais actuellement 7,2 milliards d’individus auxquels, à la fin du siècle, s’ajouteront 3,7 milliards pour atteindre 10,9 milliards d’humains, selon les projections de l’ONU. Cette réalité rappelée par Glenn Jones et Kevin Warner de l’Université A&M du Texas, figure dans leur étude basée sur trois éléments clés : la démographie, l’énergie et le climat. Au début du XXème siècle, les besoins énergétiques planétaires étaient de 6 400 milliards de kilowattheures. Aujourd’hui, ils s’élèvent à 150 000 milliards de kilowattheures. Les deux chercheurs ont estimé l’évolution de la consommation énergétique à 21 100 kilowattheures par personne et par an.

Des différents rapports ont démontré que l’Afrique est le continent le plus touché par les conséquences néfastes du changement climatique, alors qu’elle n’émet que 4% d’émission de gaz à effet de serre. Pendant ce temps, d’après les experts, la Chine et les Etats Unis sont les pays les plus pollueurs de l’environnement dont respectivement 25% et 12% d’émission de gaz à effet de serre chacun. Les 2 chercheurs estiment également, considérant l’augmentation rapide de la population mondiale (9 300 individus de plus par heure) et de la demande énergétique croissante qui l’accompagne, que l’humanité est face à un défi sans précèdent. Les scientifiques révèlent qu’entre 1870 et 2010, les émissions de dioxyde de carbone dues à l’activité humaine ont atteint approximativement 1 900 gigatonnes, à raison de 4,1 millions de tonnes par heure. A ce rythme-là, les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique, atteindraient les 2900 gigatonnes en 2038.

En analysant ces données, Glenn Jones et Kevin Warner, estiment que la production énergétique planétaire devrait atteindre les 320.000 milliards de kilowattheures par an à l’horizon 2100. Les conséquences du réchauffement climatique sont telles que les experts du GIEC prévoient en 2100, une montée des eaux de mer pouvant aller jusqu’à 1 mètre. Les thermomètres à la surface du globe indiqueraient des températures record, entre 1 et 9°C plus élevées que celles enregistrées actuellement. La température moyenne à la surface du globe augmenterait jusqu’à +5,4°C.

Un défi vital pour l’Afrique
Selon le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental des Experts en Climat (GIEC), 19 pays subissent un stress hydrique particulièrement élevé. Plusieurs d’entre eux se situent en Afrique. Concernant l’eau, le GIEC indique que le nombre de pays qui subissent un stress hydrique augmentera probablement, indépendamment des changements climatiques. On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus forte que les ressources disponibles. Le GIEC avance trois raisons principales : pour le GIEC, la variabilité des conditions climatiques peut rendre plus difficile la gestion des ressources hydriques à la fois, à l’intérieur des pays, mais également entre eux. Une baisse de niveau dans les réservoirs des barrages, aurait pour conséquence de nuire à la qualité des cours d’eau. Cela augmenterait les concentrations d’eaux d’égout et des rejets industriels. L’augmentation de la demande due à la croissance de la population.

Selon l’UNICEF, l’Afrique qui compte actuellement 1,2 milliard d’habitants, verra sa population doubler d’ici 2050, et comptera 4,2 milliards d’individus d’ici 2100. En 2050, un quart de la population mondiale sera africaine. La dégradation des bassins versants causée par le changement dans l’utilisation des terres. L’envasement des bassins hydrographiques. C’est pourquoi, le président de la Cop22 incite les Etats africains à s’approprier de cette COP dite de l’action qui sera tenue, du 7 au 18 Novembre 2016, à Marrakech au Maroc.

«Cette conférence est une opportunité pour porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Il est urgent d’agir devant ces enjeux liés à la stabilité et à la sécurité » Salaheddine Mezouar, Président de la COP22, par ailleurs Ministre marocain des affaires étrangères.

Centrafrique: OCHA condamne avec fermeté l’incursion des hommes armés à l’hôpital de Kaga-Bandoro.

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United                 Nations.

Bureau du Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine.

Centrafrique: OCHA condamne avec fermeté l’incursion des hommes armés à l’hôpital de Kaga-Bandoro.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image30.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo de OCHA. Nations Unis.
Photo de OCHA. Nations Unis.

Bangui le 19 septembre 2016.14:05′

Par: le Coordonnateur humanitaire a.i. en République centrafricaine, Dr. Michel Yao

Le Coordonnateur humanitaire, par intérim, en République centrafricaine (RCA), Docteur Michel Yao, condamne l’incursion des hommes armés dans un hôpital et réitère son appel pour le respect des lieux et du personnel de santé.

Dans la journée du 12 septembre 2016, nous avons appris avec stupéfaction l’intrusion d’un groupe armé au sein de l’hôpital de Kaga Bandoro, dans le nord de la RCA, pour réclamer des soins d’un des leurs blessé dans un accident de circulation, molestant le personnel de soins et provoquant la fuite de patients traumatisés.

Le Coordinateur humanitaire par intérim et Représentant de l’Organisation mondiale de la santé en RCA, Dr Michel Yao, condamne fermement cette intrusion dans un hôpital et la violence contre le personnel de santé. “Quelles que soient les raisons, cette intrusion constitue une violation du droit international humanitaire”, a ajouté le Coordinateur humanitaire par intérim.

“Nous lançons un appel aux différents groupes armés et forces militaires pour le respect strict des lieux permettant de donner des soins et du personnel de santé. Aussi nous rappelons à tous le personnel de santé le caractère neutre, impartial et humanitaire de leur action de nature à consolider la paix et la cohésion sociale”, a conclu le Dr Yao.

Pour plus d’informations, veuillez contacter:
OCHA CAR: Joseph Inganji, Chef de Bureau +236 70738730, inganji@un.org
Virginie Bero, Assistante à l’information Public, berov@un.org, +23670177625 Les communiqués de presses d’OCHA sont disponibles sur www.unocha.org or www.reliefweb.int
www.unocha.org
La mission du Bureau des Nations Unies de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), est de mobiliser et de coordonner efficacement des actions fondées sur des principes humanitaires en partenariat avec les acteurs nationaux et internationaux.
Célèbrer 20 ans d’actions humanitaires coordonnées.

 

 

 

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CENTRAFRIQUE : À QUAND LE PARTI POLITIQUE DU PRESIDENT TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE : À QUAND LE PARTI POLITIQUE DU PRESIDENT TOUADERA ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image33.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>imageBangui le 19 septembre 2016.13:45′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Les élections présidentielles post-crise ont été organisées par l’Agence Nationale des Élections dans des conditions sécuritaires hypothétiques.Le premier tour qui avait lieu le 27 décembre 2015 a connu la participation de trente candidats à la magistrature suprême. La particularité de cette élection est la présence massive des candidats indépendants, candidats sans étiquette politique, un phénomène de mode dans l’embryonnaire démocratie centrafricaine. Les candidats dits indépendants sont généralement des dissidents ou des radiés des partis politiques. Le candidat n°2 a été plébiscité dans les deux tours et élu Président de la République. Une première dans l’histoire des élections en Centrafrique qu’un candidat indépendant gagne les présidentielles.

Après cinq mois de gouvernance, les centrafricains s’interrogent légitimement de savoir à quand le parti politique du President Touadera ? Un parti politique par définition est un groupement d’hommes qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes opinions, les mêmes idées sur l’organisation et la gestion de la société et qui cherchent à les faire triompher en accédant au pouvoir. Cela suppose la présence d’un projet de société où une feuille de route bien définie. Un parti politique est alors une organisation structurée au service d’une idée. Logiquement, faire de la politique en dehors d’un parti politique n’est pas adapté car il ya un risque élevé de pilotage à vue. L’élu de la nation continuera t-il a géré le pays sans mettre en place son parti politique ? En d’autres termes, peut-on gouverné un pays sans être affilié à un parti politique ? Si tel est le cas, le mathématicien de Boyrabe est entrain de révolutionner ou de réinventer la démocratie et la gouvernance en Afrique. A défaut de parti politique, l’ancien parti du President de la République, le KNK est-il tacitement homologué comme parti au pouvoir ? Son ancien parti est-il le seul qui détient en filigrane la réalité du pouvoir ? Entend t-il transformer le groupe parlementaire qui lui est favorable à l’assemblée nationale en parti politique ? Nous sommes sans ignoré que mettre en place un parti politique digne prendra quand même quelques temps ( élaboration, validation des statuts etc…) le pays attendra t-il ce processus ? Ne serait-il pas très illusoire de construire un véritable parti politique dans la précipitation ? Une telle démarche ne constitue t-elle pas un handicap sérieux à l’émergence et à la croissance économique du pays ? Faisons un peu du politiquement correct, quelle est actuellement la couleur politique du President de la République ?Gouverner un pays sans parti politique a aussi des vertus pour la démocratie car ce dernier peut prendre le President de la République en otage et monopoliser le débat politique. Certaines études ont prouvé à contrario que gouverner sans parti politique peut affecter la légitimité du locataire du palais de la renaissance et le fragiliser en cas de crise d’une grande envergure. Dans la même logique d’idée, qu’adviendrait-il si le groupe parlementaire qui lui donne la majorité nécessaire pour gouverner le lâche a mi parcours ? Nous pensons que dans cette circonstance, on assistera à la mise en danger de l’homme et par la même occasion de l’institution qu’il représente. S’agissant du processus de désarmement déjà engagé, la présence d’un parti politique fort et implanté sur l’étendue du territoire national devrait être un atout. Nonobstant l’absence de parti politique, nous exhortons le chef de l’Etat de ne pas faire avancer le processus DDR a son rythme car il ya généralement un décalage entre la feuille de route et les aléas du terrain.

Ce déphasage n’est souvent pas perceptible par nos décideurs. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062..

Centrafrique: Duel de positionnement politique entre MECKASSOUA et TOUADERA.

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Centrafrique: Duel du positionnement politique entre MECKASSOUA et TOUADERA.

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Bangui, le 17 septembre 2016 11:31′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis son élection à la tête de l’Assemblée nationale Centrafricaine, l’honorable du 3eme arrondissement de Bangui Monsieur Abdoul Karim MECKASSOUA n’a pas manqué un jour de repenser sa stratégie à l’internationale vis à vis de son Ami- frère ouvrier de circonstance le président Faustin Archange TOUADÉRA. Le deuxième homme d’Etat qui souhaite créer son propre parti politique pour engloutir le plus tôt que possible l’ensemble des membres de sa coalition actuelle “Chemin De l’Espérance” qui l’a porté au perchoir, multiplie des rencontres en coulisse tant à Bangui qu’à l’extérieur. Dans le camp du président Touadera qui suit discrètement la manœuvre de l’un de leur allié MECKASSOUA, c’est de la méfiance et la colère qui dominent. Ainsi, il ne cesse de crier à la trahison vis à vis de son proche ami Touadera qui se lance aussi dans la course à la creation de son propre parti politique. Finalement, dans les deux camps depuis un mois, c’est la bataille en sourdine du positionner stratégique et politique qui domine. 

Ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2015-2016, Monsieur Karim Abdoul MECKASSOUA (dit KAM) fait partie des heureux-malheureux candidats avec MGeorges DOLEGUELÉ Timoleon MBAÏKOUA, rachetés comme députés à l’Assemblée nationale. Un fin politicien bien vacciné au calcul politico-politicien de la politique centrafricaine, Karim Abdoul MECKASSOUA , savait dès la première seconde qui suit sa proclamation provisoire comme député, comment faire mordre la poussière à ses concurrents politiques sérieux au perchoir de l’Assemblée nationale comme Martin ZIGUELE du MLPC, Georges DOLELEGUELE de l’URCA et Bertin BEA de KnK. C’est la mise en place de son rassemblement politique baptisé « Chemin De l’Espérance» avec à la clé de victoire, une très forte promesse faramineuse et chimérique de faire redescendre sur les élus le paradis céleste.

Depuis son installation au perchoir et après une longue absence pour des raisons personnelles en France, l’homme est revenu tomber dans un bruitage de croassement de certains élus qui militent pour sa destitution. Depuis lors, il devient prudent pour bien voir là où viendrait le mal. Pour sécuriser son mandat actuel et voir le ciel en bleu en 2020, il multiplie des contacts à l’intérieur en vue de créer son propre parti politique et à l’extérieur pour avoir des soutiens tous azimuts. De Paris à Luanda en passant par Brazzaville, l’homme consulte sans cesse son carnet d’adresse et bouge.

Du côté de ses amis à la présidence de la République, c’est l’effarement, l’incompréhension, la méfiance et la colère qui minent les cerveaux. Selon un Conseiller du Président TOUADERA, « Karim MECKASSOUA savait que le président TOUADERA est sur le point de mettre sur pied une grande coalition de plusieurs partis et associations politiques à l’image du KnK qu’il a pris les devants. Son acte est inadmissible et s’apparente à un crime de trahison vis-à-vis de son ami TOUADERA » a affirmé ce conseiller. En se rappelant d’un de ses anciens chants à l’école primaire : l’élève suit le maitre… », le président TOUADERA décide alors en âme et conscience de suivre les pas de son maitre François BOZIZE pour habiller son parti. Il se tourne vers les faciles, les chinois puisque l’Occident ne l’aime pas selon son entourage. Une forte délégation des futures cadres et membres fondateurs de son parti ont vadrouillé récemment pendant plus de deux semaines à Pékin.

Créer un parti c’est facile, mais encore faut-il mobiliser, non seulement des moyens financiers mais aussi les militants pour ce parti. Pour les moyens financiers, sans ambages, les deux hommes en détiennent grâce à leurs fonctions. Cependant, faire adhérer un maximum des militants au parti posera à eux d’énormes problèmes. L’honorable Karim MECKASSOUA, tout comme le président TOUADERA, envisagent de puiser leurs futurs militants dans les maigres militants du parti de l’ancien Président François BOZIZÉ qui n’est autre que le KNK. Entre temps, ce parti KNK est miné par des divisions internes depuis la déclaration de candidature du Professeur TOUADERA, 1er Vice ouvrier du parti, à la dernière présidentielle. La tendance cherchée à manger est avec TOUADERA tandis que l’autre tendance dure des durs du parti reste sous dominance Boziziste.

En tout état de cause, dans quelques mois à venir les Centrafricains verront au clair toutes les manœuvres orchestrées en sourdine depuis plusieurs semaines. Le PAN va t-il lâcher de liesse sous la pression de son ami TOUADERA et de son entourage?

Pour beaucoup d’observateurs politiques nationaux, le retour au pays du fils de l’ancien président BOZIZÉ, Francis BOZIZÉ, n’aurait pas du tout facilité les choses au président Faustin TOUADÉRA. Il préfère se rapprocher de l’honorable MECKASSOUA que de l’ancien Premier Ministre de son père président. Cela inquiète déjà le clan TOUADERA. Finalement, la bataille du positionnement politique est enclenchée, qui de deux va l’emporter?

 

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Centrafrique: Ville de Kaga-Bandoro en état de guerre.

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Centrafrique: Ville de Kaga-Bandoro en état de guerre.

 

 

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Bangui, le 16 septembre 2016. 15:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Commerces fermés, population terrée chez elles, telles sont les images de la ville de Kaga-Bandoro depuis ce matin. Des rumeurs font état de l’avancée des miliciens Anti-Balaka arrivé hier nuit dans le village Ndomété situé à 10km de la ville de Kaga-bandorro, fief de l’ex-coalition Séléka. Sur ces entrefaites, les éléments de la séléka mettent en position de combat tous leurs arsenaux de guerre. Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui domine dans cette ville.

Depuis le retour au pays du patron en chef de la milice Anti-Balaka, le fils à papa BOZ, Francis Bozizé, on remarque la montée en puissance de la milice chrétienne Anti-Balaka qui reprenne forme et s’organise et la méfiance des groupes armés composant la séléka.

Pour répondre efficacement à ces menaces, les Séléka se renforcent en armes et aux hommes depuis le Sud-Soudan et Tchad. Des dizaines de véhicules 4×4 ont été livrés aux hommes du général Nourredine Adam dans le cadre du renforcement de capacité de son groupe de rébellion.

Selon nos informations les miliciens anti-balaka pré positionnés à Ndomété et dirigés par un ancien officier de la garde présidentielle de Bozize ont été surpris de voir arrivés, toujours bien malades, les malades du village hospitalisés déguerpis d’urgence l’hôpital de Kaga-Bandoro. Pour cause, un élément séléka sur quatre accidentés, succombé des suites de ses blessures à l’hôpital préfectoral. Pour la séléka, c’est la non-assistance à temps réel et voulu et les propos discriminatoires du personnel dudit hôpital qui ont occasionné la mort d’un des leurs. En guise de bien s’occuper d’eux, ils décident d’occuper l’hôpital provoquant ainsi le déguerpissement de tous les malades et le personnel.

Pour l’heure, les militaires de la Minusca sillonnent la ville patrouillée par les hommes de la séléka aussi pour recueillir des informations et interposés pour protéger la population civile s’il le faut.

L’inaction du gouvernement, la formation militaire des jeunes désœuvrés par le pouvoir en place, le retour au pays et la liberté du mouvement du commandant en chef des anti-balaka Francis Bozizé, les réarmements de la séléka, la liberté des mouvements transfrontaliers de Nourredine Adam, ne peuvent, en aucun cas, permettre le retour d’une paix durable dans ce pays. La justice doit faire son travail très rapidement pour que chaque centrafricain retrouve de la quiétude. Le DDRR annoncé en formule actuelle n’est qu’un forage d’argent à puiser par les plus malins. L’issue est connue d’avance.

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Afrique : la nécessité pour les pays africains de lutter contre le changement climatique.

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Afrique : la nécessité pour les pays africains de lutter contre le changement climatique. 

 

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Maroc, 14 septembre 2016, CNC
Par: Eric NGABA.
A l’instar des autres pays à travers le monde, les Etats africains ont intérêt à mener une lutte inlassable contre le changement climatique. C’est une nécessité de s’engager de manière globale car le continent africain est le plus touché des effets pervers du réchauffement du climat alors qu’il est le moins pollueur de l’environnement climatique. A cet effet, le Maroc qui se prépare à abriter la COP22 en novembre prochain interpelle les Etats africains à parler d’une même voix pour relever les défis.
En plus de la situation d’instabilité dont il est confronté, le continent africain fait face aujourd’hui à un défi qu’il doit se mobiliser. De nos jours, le réchauffement climatique se présente comme un défi inévitable à tous. Il est une nécessité pour les pays africains de mobiliser afin de contribuer à la préservation de l’environnement. Car les conséquences du réchauffement climatique s’abattent sur le continent africain comme l’épée de Damoclès. Le continent africain qui pollue moins le climat avec seulement 4% des émissions de gaz à effet de serre, subit de plus les conséquences. Les difficultés et rareté de l’eau, intensification des phénomènes naturels dont la sécheresse, l’inondation accrue en période pluvieuse, la désertification sont entre autre de nombreuses conséquences déjà visibles sur le continent depuis un bon bout de temps. Le réchauffement climatique a affecté directement l’environnement du continent, l’agriculture, la santé, l’eau, et la forêt.
« Si rien n’est fait d’ici à 2050, l’Afrique ne pourra subvenir qu’à 13% de ses besoins alimentaires », a déclaré le ministre marocain de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch à la délégation de la presse africaine lors de COP Academy au Maroc.
Préserver l’environnement apparait comme l’intérêt pour tous à garantir l’avenir des générations présentes et futures. La 22ème session de la Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. La COP22 prendra le relais d’une COP21 au cours de laquelle des avancées importantes ont été enregistrées. Cette COP22 de Marrakech se veut une COP de l’action car elle devra s’inscrire dans l’action pour concrétiser les différents axes retenus dans l’Accord de Paris, notamment ceux qui ont trait à l’adaptation, la transparence, le transfert de technologies, l’atténuation, le renforcement des capacités et les pertes et préjudices.
«Cette conférence est une opportunité pour porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Il est urgent d’agir devant ces enjeux liés à la stabilité et à la sécurité » Salaheddine Mezouar, Président de la COP22, par ailleurs Ministre marocain des affaires étrangères.

Préserver l’environnement dans l’intérêt des générations présentes et futures

La Convention-cadre et ses instruments juridiques connexes ont pour objectif principal de stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, à un niveau qui empêche toute « perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Le terme « anthropique » désigne les effets causés par l’action de l’Homme. Selon la CCNUCC, certains pays sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques. Par exemple, les pays de faible élévation par rapport au niveau de la mer, les états insulaires, ainsi que les pays ayant des zones côtières de faible élévation, ou ceux ayant des zones arides ou semi-arides. Tous ces territoires peuvent être sujets à des épisodes climatiques extrêmes : inondations, sécheresses, désertification entre autres. Enfin, les pays en développement, ayant des écosystèmes montagneux fragiles, sont aussi vulnérables aux effets des changements climatiques.

Encourager les pays à s’engager vers une économie faible en carbone
Les pays signataires de l’accord de Paris doivent élaborer leurs plans nationaux d’adaptation. Il s’agit également de préserver la durabilité de nos modèles de développement et d’améliorer l’accès ainsi que les conditions d’utilisation et de développement des technologies vertes. « Nous devons encourager nos pays respectifs à s’engager de manière forte, dans les secteurs liés à l’économie verte et également à l’économie bleue afin de profiter des opportunités en terme de croissance et d’emploi qui y sont associées » Nizar Baraka, Président du Comité Scientifique de la COP22.
L’engagement dans ce défi universel nécessite également le soutien aux pays pauvres. « Les pays pauvres ne sont pas prêts et ont besoin de soutien pour élaborer des plans nationaux d’adaptation. Quand nous avons commencé à parler d’adaptation, c’était pour porter la voix des pays les plus vulnérables », a renchéri Hakima El Haité, Championne de haut niveau du Maroc pour le climat.
Le rôle de la société civile

La COP22 sera la Conférence des acteurs de la société civile. De nombreuses organisations, associations, syndicats, réseaux de la société civile et mouvements sociaux au sein du Maroc seront impliqués dans les événements parallèles à la Conférence. A ce titre, la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC), réseau d’organisations de plus de 200 membres, incluant des associations, des syndicats et des réseaux de la société civile qui luttent pour la promotion et la protection des droits sociaux, économiques et environnementaux, en est un parfait exemple. Le CMJC a spécifiquement pour objectif de sensibiliser les Marocains aux défis environnementaux et au changement climatique grâce à la mobilisation de la société civile internationale, régionale et nationale.

La COP22 disposera d’une zone verte, espace réservé au partenariat public-privé qui comprend également une aire dédiée à la société civile, en plus de plusieurs salles prévues pour l’organisation de débats, d´événements et d’activités. La zone de la société civile sera divisée en plusieurs domaines thématiques : jeunesse, genre, territoires, développement durable, environnement, questions migratoires, agriculture, universités et recherche scientifique. Driss El Yazami, chef du pôle de la société civile de la COP22, insiste sur l’importance de la « solidarité universelle ». Il ajoute : « la COP 22 doit être celle de l’égalité, de la jeunesse et de la démocratie ». « Même si les responsabilités historiques et les effets à venir sont inégalement répartis, nous devons agir ensemble. L’urgence climatique exige de nous en quelque sorte, de retrouver l’universalisme »

RCA: l’enjeu de décentralisation, l’un des pistes probables de solution à la grave crise centrafricaine.

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RCA: l’enjeu de décentralisation, l’un des pistes probables de solution à la grave crise centrafricaine.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image25.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Carte de la Centrafrique
Carte de la Centrafrique

Bangui le 16 septembre 2016.11:35′.
Par: Wilfried Willy Hetman-Roosalem.

L’on se souvient encore, dans un passé relativement récent et peu glorieux, que le pouvoir seleka justifiait urbi et orbi sa prise du pouvoir à Bangui par le délaissement par l’Etat central de régions entières laissées, selon lui et à juste titre, en déshérence. Le président autoproclamé de cette coalition était allé jusqu’à déclarer, au débotté et sans ambages, sur les ondes de Rfi que cette nébuleuse a dû franchir le Rubicon en s’emparant, par la force, des affaires de l’Etat parce- qu’ils -les représentants de cette organisation- avaient, je le cite, « faim, que l’Etat central ne s’occupait pas d’eux ». En d’autres termes, les institutions de la République les avaient abandonnés purement et simplement. Ce qui n’était pas complètement faux.

Si Certains ont cru bon exprimer leur sentiment d’abandon et leur mécontentement vis-à-vis de l’Etat par la violence politique avec tout son cortège de violations des droits humains, de restriction des libertés publiques, d’emprisonnements, de tortures et de menaces sur les Opposants ainsi que les acteurs de la société civile ; D’autres- certainement la majorité silencieuse- l’expriment, sans broncher, dans la frustration légitime, se contentant de ronger leur frein. Cela ne veut pas dire que ceux-ci n’auraient pas un quelconque droit à une reddition de comptes de la part des gouvernants sous le fallacieux prétexte qu’ils observeraient stoïques leur situation.

Qu’à cela ne tienne, qu’en est-il plus de 3ans après la plus grave crise de l’histoire politique de la RCA ? Qu’en est-il plus de 3 ans après cette déclaration on ne peut plus claire du chef du régime de la Seleka? Apparemment, rien de concret et de positif- allant dans le sens d’un accroissement des libertés accordé aux populations- ne s’est produit en dehors des consultations électorales démocratiques du début de l’année 2016.

Car la crise a perduré et de plus belle. La transition politique- qui a duré un peu plus de 3ans- ouverte avec le départ de la Seleka du pouvoir a connu des fortunes diverses sans pour autant régler le fonds du problème en dépit de certaines bonnes volontés et bonnes dispositions d’esprit.

N’empêche, au moment où, la RCA tente cahin-caha, nonobstant l’aide substantielle de la Communauté internationale, de se sortir de son bourbier, toutes les pistes de solutions doivent être explorées et exploitées. L’on ne saurait se permettre de prendre le risque de faire l’économie de solutions ayant fait leurs preuves ailleurs et potentiellement transposables au cas centrafricain.

Nous pensons, pour notre part, à la technique éprouvée de la décentralisation-municipalisation accélérée et la décentralisation-régionalisation accélérée comme modes de gestion des Collectivités locales.

Faut-il également le rappeler, la RCA n’a jamais été capable d’organiser, à son avantage, des élections locales pluralistes depuis son accession à la souveraineté nationale. C’est-à-dire plus de 50 ans après son indépendance.

Aussi, au moment où, le pays s’apprête à honorer un rendez-vous crucial de son histoire- je pense à la table ronde de Bruxelles du mois de novembre prochain réunissant gouvernement centrafricain et Bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux-, cette technique de gestion des collectivités locales- Communes, Départements ou Régions selon les cas- doit être UTILEMENT présentée à nos partenaires internationaux pour ensuite être testée sur le terrain au plan national.

Si des élections municipales doivent être organisées à plus ou moins moyen terme (I), des élections régionales doivent, tout autant, être prévues à brève échéance (II) dans le cadre, je le répète, d’une vaste politique de décentralisation. A ne pas confondre décentralisation et déconcentration, deux concepts politico-administratifs susceptibles de prêter à confusion.

La décentralisation opère, de façon horizontale, un transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales et la déconcentration réalise, de façon verticale, un transfert de compétences de l’Etat central vers les niveaux locaux de l’Etat.

Le décor étant planté, nous pouvons maintenant aborder le fond de notre sujet.

I. Des élections municipales à impérativement organiser.

Le premier volet de la politique de décentralisation concerne l’organisation des élections municipales dans les 179 villes- si je ne m’abuse- que compte le pays.

Des élections municipales doivent être d’autant plus organisées que la nouvelle Constitution en vigueur prévoit le bicamérisme avec la mise en place d’un Sénat élu au suffrage universel indirect. C’est-à-dire par les grands électeurs que sont les Conseillers municipaux et les Conseillers régionaux.

Et, aux termes de cette loi fondamentale, la chambre haute assure, au niveau national, la représentativité des collectivités locales ou territoriales (Communes et Régions ou Départements).

Je rappelle, à toutes fins utiles, que les Communes administrent un domaine municipal, gèrent des services comme les crèches, bibliothèques, créent et entretiennent écoles maternelles et primaires, mènent une action sociale et peuvent se doter d’une police municipale. De nombreuses compétences peuvent être exercées au sein de l’intercommunalité.

Point n’est besoin ici de jeter la pierre à Paul, à Jacques, à Abdoulaye ou à Hussein en ce qui concerne sa responsabilité politique et pénale dans la carence institutionnelle que connaît le pays et ayant entraîné, de facto, son naufrage continu et, pour ainsi dire, sa faillite.

Le temps nous exige désormais d’aller à l’essentiel afin de trouver une solution satisfaisante aux nombreuses souffrances du peuple centrafricain. Ces souffrances portent des noms : l’insécurité physique et la fragilité psychologique, la famine, la malnutrition infantile, la pauvreté pour ne pas dire la misère, les maladies et notamment la pandémie du sida, le sous-développement ou l’absence de progrès social etc.

L’occasion est, aujourd’hui, donnée aux nouvelles autorités politiques issues des dernières élections présidentielles et législatives pluralistes de l’histoire du pays d’organiser des élections municipales sur l’ensemble du territoire nationale. Cela suppose, vous me le souligneriez à juste titre, la mise en œuvre réussie du processus DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement), autre défi de taille des pouvoirs publics à relever. Mais c’est cela aussi l’une des responsabilités régaliennes de l’Etat : être capable de mener, de front, plusieurs actions connexes et/ou multiformes. Coordonner différentes activités concomitamment.

Vous en conviendriez avec moi que l’organisation de ces élections- que nous appelons de nos vœux-, exige, en amont, la pacification totale du pays. Processus qui a d’ailleurs déjà commencé avec le soutien actif et décisif de la communauté internationale et reçoit, par ricochet, notre total assentiment.

Cette phase du processus de parachèvement de notre jeune démocratie doit être transparente, ouverte et inclusive afin que les populations puissent s’y approprier et s’y identifier réellement et que cela ne prête plus le flanc à la mise en mouvement de manœuvres de déstabilisation. D’où qu’elles viennent.

Il faut, de grâce, dorénavant épargner au pays la pratique généralisée et contestable- et qui n’a que trop durer- des Délégations Spéciales- chargées notamment de conduire les destinées de nos villes-, qui ont toujours fait florès en RCA, nées du simple fait du prince et qui peuvent, au passage, servir de prétextes fallacieux à des personnes mal intentionnées, en mal de voir le pays toujours voguer à reculons ou à contre-courant, voire de sombrer dans le chaos permanent. Pour ainsi faire de la RCA, le pays de l’entropie et la risée du monde.

En tout cas, je refuse de m’inscrire dans ce schéma apocalyptique.

Le pouvoir de Bangui doit se recentrer sur ses activités régaliennes dans un système libéral- libéralisme entendu au sens politique du terme- et dans un Etat de droit et donner, un peu plus, de marge de manœuvre à nos territoires.

C’est dans ce contexte que l’organisation d’élections régionales s’impose.

II. L’organisation d’élections régionales, gage de la politique de bonne gouvernance démocratique

L’autre volet de la politique de décentralisation vise l’organisation d’élections régionales dans les 16 préfectures que compte le pays.

A titre d’information, les principales compétences des régions sont la création et l’entretien des lycées et Collèges (s’agissant du cas centrafricain), l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, les transports publics interrégionaux et éventuellement les aéroports régionaux. Elles sont chefs de file pour le développement économique et des acteurs essentiels de la politique sous-régionale de cohésion.

Les régions pourraient, le cas échéant, se voir attribuer d’autres compétences comme le ramassage scolaire, les services régionaux d’incendie et de secours (SRIS), l’aide sociale et la santé, la gestion des routes et des voies navigables.

L’organisation d’élections régionales pourrait être une des pistes de sortie de crise à la grave crise centrafricaine. Les autorités issues des dernières élections libres doivent saisir l’opportunité de cette table ronde de Bruxelles avec les principaux Bailleurs de fonds pour examiner cette piste. Mieux vaut tenter une expérience qui présente des garanties pour les Citoyens à tous points de vue que de ne rien faire du tout.

Le statu quo ante n’a, jusque-là, produit aucun résultat bénéfique à la RCA. N’en déplaise aux partisans de la politique du sur place, aux adeptes de la politique de l’autruche ou aux Cassandre.

Les régionales ont pour effet de permettre aux habitants ou ressortissants des collectivités territoriales concernées de prendre définitivement en mains les affaires de leurs territoires. Cela n’exclut en rien les différents mécanismes institutionnels de contrôle de l’Etat dans un Etat fortement décentralisé.

Cela ôterait à quiconque l’argument du délaissement, par l’Etat, de son territoire (sa région d’origine ou la région d’origine de ses parents).

L’Etat central doit, bien entendu, continuer à jouer son rôle de garant de la cohésion sociale et du pacte républicain en apportant les subventions et dotations nécessaires aux territoires concernés dans le cadre de « sa politique des grands travaux et de l’aménagement du territoire » afin doter le pays d’équipements et d’infrastructures modernes et ainsi le situer sur la voie de l’émergence répertoriée à l’agenda politique de la République et dorénavant considérée comme l’alpha et l’oméga de notre politique. L’horizon politique de la RCA sans lequel aucune perspective crédible, aucun développement ni progrès social n’est possible compte tenu du retard accumulé dû aux multiples errements et turpitudes du passé.

Point n’est besoin de marteler, ici, que chaque Centrafricaine et chaque Centrafricain en sont solidairement coresponsables d’autant plus qu’est en cause la Maison Centrafrique.

En vue de réduire progressivement l’inégalité entre les régions, l’Etat devra tester la méthode dite de péréquation. La péréquation est un mécanisme de redistribution qui vise à réduire les écarts de richesse, et donc les inégalités, entre les différentes collectivités territoriales. C’est-à-dire que, transposé au cas centrafricain, les régions les plus riches- Dieu seul sait qu’il y en ait- aideront au financement de celles qui sont plus démunies en termes de ressources naturelles et d’infrastructures.

C’est aussi contribuer à une forme de solidarité entre les régions que nous qualifierons de principe de solidarité interrégionale.

L’objectif, in fine, c’est de faire de nos régions de véritables pôles régionaux de développement.

Notons que, dans nos précédentes études thématiques, nous avions déjà fait une large place à la question de la décentralisation en RCA ; problématique considérée comme une des clés du problème centrafricain.

Fait à Paris, le14/09/2016

Wilfried Willy Hetman-Roosalem

Observateur attentif de la scène politique centrafricaine

Centrafrique: Bagarre entre deux soldats FACA dans le camp militaire de Kassaï à Bangui.

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Centrafrique: Bagarre entre deux soldats FACA dans le camp militaire de Kassaï à Bangui.

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Bangui, le 15 septembre 2016. 15:13′.

Par: Fortune BOBERANG

Dans l’après-midi d’hier au camp Kassaï militaire dans le 7e arrondissement de Bangui, deux soldats des Forces Armées Centrafricaines en poste ont transformé leur poste à un dojang de taekwondo après une dispute devant leurs frères d’armes. Sur décision de leur chef, les deux soldats bagarreurs sont actuellement aux arrêts, l’un au camp Kassaï et l’autre au camp de la Gendarmerie. En attendant les sanctions qu’ils méritent, les deux s’accusent mutuellement d’avoir porté le premier coup à l’autre.

Depuis les offensives de la rébellion de la séléka jusqu’à leur prise de pouvoir en mars 2013, les centrafricains ont assisté à une scène très honteuse et inédite de leurs soldats composant la Force Armée centrafricaine FACA censés les protégés : Une fuite systématique devant l’avancée des ennemis. Pour soigner cette image honteuse, l’ancien homme fort de la séléka, Michel Djotodia, une fois installé au pouvoir après la poudre d’escampette du général président et sa bande, avait jugé mieux de dissoudre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et de les remplacer à ce qu’il appelait “FORCES RÉPUBLICAINES” avec un quart des soldats courageux qui acceptaient de revenir dans les casernes et ses éléments ramassés sur sa progression à Bangui. Les autres éléments de FACA, restaient soit en brousse soit simplement parti en exil dans les pays voisins.

Apres le carton rouge donné à Djotodia par les Chefs d’Etat de la CEEAC réunis en session sur la crise centrafricaine à Djamena l’obligeant à laisser la transition jouée par un autre groupe de personnes dont Madame Catherine Samba-Panza, les voix se sont levées pour exiger le réarmement et le retour de ces soldats. Pour la Communauté internationale venue à la rescousse de ce pays, le problème des soldats FACA n’est pas les armes mais plutôt l’utilisation de celles-ci. Dans ce paquet dit « d’utilisation des armes » selon la pensée internationale, on y retrouve la moralité et de l’éducation. C’est pourquoi, depuis la fin de la transition, des centaines de ces soldats sont en formation militaires et civique au camp Kassaï à Bangui.

Quoi qu’il fasse ou quoi qu’il porte, aucun vêtement au monde ne peut dissimuler la honte ou un comportement. La tenue portée par ces hommes ne peut en aucun cas nous dissimiler leur comportement. Pour preuve, ils ont démontré hier par une rixe qu’ils restent tels.

Selon les informations recoupées auprès des spectateurs de la scène, deux versions s’affrontent mais toutes les deux ne sont pas de nature à pourrir les relations entre ces deux frères d’armes. Tout est parti d’un partage inégal des morceaux de viandes par le marmiton selon la première version et l’autre version cette rixe s’est dégénérée après le refus de l’un de relever l’autre en faction.

Ce n’est pas pour la première fois que ces genres de conduites mettent à l’épreuve l’image de l’armée centrafricaine. En tout cas, si nos soldats ne changent pas des comportements, l’armée centrafricaine risquerait de rester encore pour longtemps sur le banc de touche ou appeler à disparaitre de la planète terre si nous voulons que le territoire centrafricain reste sur cette planète.

Il y’a lieu de rappeler à nos lecteurs qu’en février 2014, un rassemblement des soldats FACA dans la cour de l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui avait dégénéré au lynchage à mort d’un soldat que les autres qualifient de traitre. Cet événement qualifié de grave par la Communauté Internationale, était a l’origine du renforcement de l’embargo sur les armes en République Centrafricaine. Malgré des appels incessants de la classe politique Centrafricaine et de la population au réarmement des soldats Centrafricains, des pareils événements pourraient retarder à nouveau le retour effectif de ces derniers.

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RCA: à Bocaranga, AFPE se mobilise pour la réinsertion de plus de 315 enfants associés aux groupes armés et des orphelins.

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RCA: à Bocaranga, AFPE se mobilise pour la réinsertion de plus de 315 enfants associés aux groupes armés et des orphelins.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image23.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Session de formation AFPE. Photo:CNC.
Session de formation AFPE. Photo:CNC.

 

Bangui le 15 septembre 2016. 14:00′
Par: Fifion RIBANA
L’AFPE organise au courant de ce mi-juin à Bocaranga, Bohong et Mbotoga des localités qui se trouvent dans la préfecture de l’Ouham Péndé au Nord du pays des séries de formations pour la réinsertion de plus de 315 mineurs qui sont associés aux mouvements armés. Cette activité de réinsertion sociale des enfants victimes de la crise en Centrafrique concerne également, les orphelins, les enfants séparés de leurs parents, les enfants victimes des violences basées sur le genre et les enfants déscolarisés.
Selon Yolande YIKOUMA coordinatrice de l’ONG nationale AFPE, la vulnérabilité des jeunes lors de la crise que la région avait vécue est à l’origine de ce projet. Elle indique ici les raisons de ce projet, « vous savez bien que les derniers événements qui ont affectés notre pays, ont fait des jeunes des principaux acteurs et victimes de la violence. Donc, nous avons jugé mieux de monter ce projet pour ramené ces jeunes sur le droit chemin pour que ces jeunes là puissent être des bons citoyens de demain car l’avenir de notre pays repose sur cette jeunesse ».
Ces bénéficiaires sont formés aux métiers spécialisés tel que, la couture, la maçonnerie, la menuiserie pour ceux qui souhaitent menés les activités génératrices de revenues tant disque l’AFPE prendra en charge la scolarité des enfants qui préfèrent reprendre le chemin de l’école pour le compte de l’année académique 2016-2017. Les localités qui ont été choisis pour la mise en œuvre du dit projet notamment Bohong, Mbotoga et Bocaranga centre ne sont pas un fait du hasard. Elles étaient les plus affectées par la violence intercommunautaires qui ont été déclenchées dans les localités après la prise du pouvoir de Bangui par la coalition Séléka.
Le constat de l’AFPE dans son localité d’intervention relève que l’offre est supérieure à la demande. Autrement dit, les agents de terrains de l’AFPE on enregistrés un nombre important des enfants de la localité qui ont besoin de la réinsertion sociale, mais le financement de l’actuel projet qu’elle mette en œuvre ne lui permet pas de réinséré les autres enfants. Ce que reconnais ici Yolande YIKOUMA « Au départ nous avons prévus identifié 300 bénéficiers. Mais par rapport à la réalité du terrain nous avons revus en hausse cet effectif à 315 enfants. Il y’a encore un effectif important des enfants qui affluent vers nous plus que ce qu’on a enregistré dommage les moyens nous manquent pour la réinsertion de ces enfants ». AFPE a aussi organisé une vaste compagne de sensibilisation dans les trois localités pour le retour massif des enfants notamment les jeunes filles qui sont les moins inscrites à l’école dans nos bourgades.
Ce projet financé par le Fond Commun Humanitaire (CHF) s’intitule Projet de Prise en Charge Psycho-social et de Prévention de la Violence en Faveur des Jeunes Affectés par la crise dans la commune de Mbili à Bocaranga (PPEC-PS)/ CHF/AFPE/1391.

Centrafrique: Soupçon du détournement des deniers publics, le président TOUADÉRA directement indexé dans l’affaire.

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Centrafrique: Soupçon du détournement des deniers publics, le président TOUADÉRA directement indexé dans l’affaire.

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Professeur Faustin Archange TOUADERA

Bangui, le 15 septembre 2016. 13:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Le Premier Ministre durant cinq ans de l’ancien Président kleptocrate François Bozizé, le professeur Faustin Archange TOUADÉRA a été visiblement bien formé par son ancien patron. Depuis qu’il est devenu président de la République comme son parrain en mars 2016, il n’a cessé un jour de surprendre non seulement les centrafricains, mais aussi ses invités de marque reçus à la Présidence de la République. Selon nos enquêtes, 85% des personnes reçues par le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADÉRA sont rentrés  bredouilles, environ 10% reçoivent 5.000 F CFA et 5% 10.000 F CFA comme fond social remis par son Excellence. Même ses alliés de bande de 0% qui sont partis le voir avec une boite pleine d’idées dans l’espoir de ressortir avec une enveloppe, sont ressortis les mains nues. Or, au Trésor public on nous confirme le versement hebdomadaire d’environ 200 millions de F CFA dans le cadre de ce qu’on appelle communément “fonds politiques”. Finalement, où sont passées ces importantes sommes d’argent décaissées régulièrement par le Trésor public Centrafricain?

 

Instaurés depuis le temps du président David Dacko jusqu’au Président Ange Félix Patassé en passant par les Présidents André Kolingba et Jean-Bédèle BOKASSA, les fonds politiques, appelés péjorativement à Bangui « Bon à vendredi » par les bénéficiaires, pompés secrètement au Trésor Public, servaient à alimenter les comptes privés ou à investir dans les immobiliers de ces personnalités à l’étranger . L’ancien président François BOZIZE alors Chef d’Etat-major des armées, en a bien profité. Il faisait le tour de tous les Premiers Ministres et Ministres de l’époque tous les vendredis soirs pour ramasser comme s’il etait socialement dans le besoin. Et une fois aux affaires comme président de la République après son coup d’Etat de mars 2003, durant dix ans de son règne sans partage, le président BOZIZE et sa famille confondaient leurs cassettes personnelles et les comptes du Trésor public. En plus des commissions occultes, des mannes mafieuses issues des recettes douanières, c’est le fonds politique dit « Bon à vendredi » qui a fortement contribué à leurs enrichissements. Faustin Archange TOUADÉRA qui partage avec lui la moitié des années passées au pouvoir avait siphonné lui aussi la caisse du Trésor public en a fait une formule mathématique.

Au pouvoir à son tour depuis le 30 mars dernier, le président Faustin Archange TOUADÉRA se réclamant le président des pauvres fait des lignes de bons à vendredi au Trésor public son forage pour puiser de l’argent. A ce titre, il sophistique à sa manière ce système de pillage en douceur de fonds publics en augmentant les lignes de crédits de ses bons à vendredi. Selon nos informations, plus de 200.000.000 de F CFA sortent régulièrement tous les vendredis à 11h du Trésor public pour la cassette du président TOUADERA dans le cadre de ses actions sociales et politiques. Qu’il soit présent ou pas à Bangui cette fortune lui parvienne en débit des difficultés de la trésorerie dues à la baisse des recettes publiques. Quelle action sociale ? A –t-il payé les promotions des tôles aux personnes qui dorment à ciel ouvert sur les sites des déplacées ? A-t-il donné de l’argent aux leaders de la séléka pour accepter son principe de DDR ?

Où sont partis ces fonds ?

Difficile de le savoir. Seulement 0,5% sont redistribués à des prétendues « œuvres sociales ». Cité dans un rapport de Transparency International aux côtés de François BOZIZE et son neveu Sylvain NDOUTIGAÏ dans l’affaire dite des « Biens mal acquis », le président TOUADÉRA a de la peine sérieuse à alimenter ses propres comptes bancaires bloqués par la justice Française en Europe. C’est à dessein que la Cour Constitutionnelle de transition n’a pas voulu rendre publique son patrimoine déclaré dans les huit jours qui suivait cette déclaration auprès d’elle selon les termes mêmes de la Constitution du 30 mars 2016 qui l’impose, Constitution que cette Cour Constitutionnelle dite de transition s’est déclarée incompétente pour l’interpréter ou dire le droit la touchant.

Ces sacrifices des fonds renommées « fonds politiques » que le Trésor public donne aux personnalités au pouvoir tous les vendredis s’apparentent aux sacrifices que font les musulmans chaque vendredis aux pauvres. C’est grâce à ce sacrifice du Trésor public que Madame Catherine SAMBA-PANZA alors présidente de la transition s’est accrochée sur les Caisses du Trésor et le don angolais comme une sangsue pour sucer à fonds une bonne partie et devenir ainsi la troisième personne la plus riche de Centrafrique après François BOZIZE et Sylvain NDOUTINGAÏ et la première femme riche d’Afrique Centrale. C’est grâce aussi à ce sacrifice du Trésor public que le Premier Ministre de TOUADERA le géographe Simplice Mathieu Sarandji a monté son budget faramineux pour la dot de son âme sœur .

« Bien mal acquis ne profite jamais », veut bien ce proverbe Français. Mais en réalité, en Centrafrique devant une justice aux ordres et une société civile en quête permanente d’une place au soleil, ces détourneurs et leurs familles profiteront librement de jouir des milliards qu’ils ont volés et placés sur des comptes en banque ou dans des demeures de prestige à l’étranger, et ce, jusqu’à leur mort, la mort qui, selon le droit, constitue un motif légal d’extinction du droit de punir et de confisquer. Même arrêtés, ces détourneurs sont libérés sans jugement et nommés à nouveau à des postes de représailles. L’affaire de SONATU, le cas Francis BOZIZE, le rachat de l’uranium de Bakouma par la société AREVA illustrent bien nos pensées.
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Centrafrique: Abdoulaye Hussein et 30 de ses éléments sont arrivés à Ndélé.

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Centrafrique: Abdoulaye Hussein et 30 de ses éléments sont arrivés à Ndélé.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image22.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ancien ministre Abdoulaye Hussein.
Ancien ministre Abdoulaye Hussein.

Bangui, le 13 septembre 2016. 10:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis le 12 août 2016, la date du départ négocié d’Abdoulaye Hussein de Bangui et sa bande armée basée au Km5, des rumeurs folles enflent partout faisant état de sa blessure voir de sa mort dans Le 12 août dernier, Abdoulaye Hussein, le patron de la CPJP, ancien ministre, ex-conseiller et bras armé de l’ancien président François Bozizé, avait quitté Bangui, accompagné d’une centaine de ses éléments armés vers 22h pour sa ville natale de Ndélé. Au cours de leur périple pourtant négocié et obtenu par le président TOUADERA, son cortège de la mort a été plusieurs fois attaqué, et à Damara par certains éléments des Force Armée CentrAfricaine non informés de ce mouvement, et à quelques kilomètres de Sibut FACA par les Forces des Nations-Unies stationnées à Sibut. Durant ces escarmouches, Abdoulaye Hussein, un guerrier rebelle avait perdu plusieurs de ses éléments, d’autres ont été capturés vivants ou blessés.

Contacté par CNC, l’un des éléments d’Abdoulaye Hussein arrivé à Ndélé avec son chef sain et sauf mais visiblement épuisé, nous à expliqués qu’ils étaient 130 éléments lourdement armés, en plus de leur chef Abdoulaye Hussein, à quitter Bangui cette nuit du 12 août dernier. Arrivée à Kaga-Bandoro quelques jours plus tard, ils se sont retrouvés avec seulement 72 combattants. Les 58 autres combattants ont été soit tués soit capturés soit perdus en brousse. Selon ce même élément, d’autres combattants blessés ont perdu leur vie dans la forêt faute des soins appropriés.

Apres quelques jours de replis à Kanga-Bandoro, ils ont décidé de poursuivre leur pèlerinage jusqu’à Ndélé, toujours par la brousse. En quittant, ils étaient 68 combattants et à l’arrivée 31 combattants. Les autres vont les rejoindre bientôt à Ndélé.

Ce détail a été confirmé par le chef de convoi, l’ancien Ministre Abdoulaye Hussein qui, visiblement très choqué et énervé, accuse le président TOUADERA de haute trahison. Selon lui, sa sortie de Bangui a été l’œuvre du président TOUADERA et de son gouvernement. Mais c’est incompréhensible qu’il positionne en route des femmes soldates pour l’attaquer. Le Patron de la CPJP, pour conclure, déclare ne pas se reconnaitre dans le DDR forcé de Monsieur TOUADERA et a promis de revenir à Bangui non pas par la grande route mais par une voie inconnu, s’il n’arrête pas avec la politique de roublardise du Knk.

À Ndélé, c’est un soulagement général constaté, les habitants de cette ville disent prendre acte du retour d’Abdoulaye Hussein chez lui.

Du côté des nouvelles Autorités du pays, c’est le silence total.

Abdoulaye Hussein est un ancien Chef d’Etat-major de la CPJP, une rébellion créée en 2006 par l’ancien Ministre des Mines le feu Charles Massi, exécuté dans des conditions encore non élucidées. Après la mort de ce dernier. Ni , il reprend la direction du mouvement et a été nommé Ministre de la Jeunesse par l’ancien président François BOZIZE, puis Conseiller dans son cabinet. Il a été ensuite plusieurs fois utilisé tant militairement que politiquement par l’ancien président BOZIZE et son entourage pour combattre la rébellion de la Séléka alors en gestation. A ce titre, il faisait partie de l’Alliance dite « Politico-militaire non combattante » avec Jean Jacques DEMAFOUTH de l’APRD et André Ringui Le GAILLARD de la FDPC d’un autre Aboudalaye dit MISKINE qui soutenait François BOZIZE dans les pourparlers de Libreville de janvier 2013. Il avait rejoint le rang de la coalition Séléka en mars 2013 après la prise du pouvoir de cette dernière en prêtant allégeance en guise de fête à l’un des groupes rebelles, le FPRC du général Nourredine Adam. Après la perte du pouvoir de la Séléka, le sieur Abdoulaye Hussein est maintenu dans la gestion du pays au côté de Madame Catherine Samba-Panza, l’ancienne Présidente de la transition. Mais depuis la fin de la transition en mars dernier suite à l’élection controversée de l’un des cadres de KnK à la Présidence de la République, Abdoulaye Hussein se retrouve sur le banc de touche et n’aurait pas vu d’un bon œil le retour en masse des proches de l’ancien président François Bozizé au pays qui peuvent lui faire avaler le fruit, selon eux, de sa politique de l’autruche d’alors. Il a finalement résolu de rebrousser chemin le 12 août dernier avec une bonne partie de ses éléments.

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Centrafrique: une centaine des soldats chinois à Bangui, la guerre du pétrole va t-elle commencer?

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Centrafrique: une centaine des soldats chinois à Bangui, la guerre du pétrole va t-elle commencer?

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Bangui, le 13 septembre 2016. 10:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

La prospection et l’exploitation du gisement pétrolier au Nord-Est de la Centrafrique par une entreprise chinoise poussent le gouvernement chinois à prendre des mesures spéciales de sécurité afin de protéger ses intérêts dans ce pays en guerre. Outre le problème sécuritaire rencontré par ces investisseurs chinois en RCA, la licence de prospection, d’exploration, voire d’exploitations pétrolières remis par les nouvelles autorités à une entreprise chinoise, n’a pas été du goût des américains, ni des européens. Ce qui pourrait alimenter de tension déjà perceptible dans le pays. Avec l’arrivée massive des soldats chinois en Centrafrique, peut-on parler de la guerre du pétrole dans les années à venir en RCA?

 

Depuis la baisse du cours de pétrole sur le marché financier, les pays producteurs du pétrole, qui accusent le choc, avaient décidé pour la plus part de diversifier la source des revenus de leurs pays. L’or noire, selon les experts, n’est plus rentable. Mais en Centrafrique par contre, c’est un rêve inculqué à tout un peuple qui souhaite voir un jour sortir de la terre leur propre or noir. Ce rêve va-t-il se concrétiser un jour? Difficile d’y répondre.

En Centrafrique, à chaque fois qu’on parle de l’exploitation du pétrole centrafricain, c’est la guerre. Chaque président centrafricain qui tente d’en parler, il perd son pouvoir en courant. Le président Faustin Archange TOUADÉRA, avant d’être élu président en février dernier, aurait donné sa parole d’honneur au président Français que l’exploitation du pétrole Centrafricain sera attribuée au groupe français Total. Or, depuis sa prise du pouvoir en mars 2016, le président TOUADERA tourne le dos au groupe français Total sous la pression de son homologue Équato-Guinéen sous pression judicaire avec la France. Il confirme l’entreprise chinoise pour l’exploitation de l’or noir centrafricain. Sur ce geste présidentiel, les intérêts chinois seraient au-dessus des intérêts français en RCA. La Chine se bat les ailes pour devenir un partenaire devenus incontournable et ce, depuis le début de la transition en 2013.

Depuis quelques mois, le gouvernement chinois, afin de protéger ses intérêts qui s’accroitraient du jour en jour dans ce pays, décide d’envoyer ses soldats sur le terrain en Centrafrique. Ce qui est rare pour le gouvernement chinois dans un pays africain. En plus de ses soldats, les autorités chinoises déploient aussi à Bangui plusieurs agents de son service des renseignements. On les voit discrètement au Ministère des Mines. À chaque visite d’un Officiel occidental, ils cherchent à tout prix savoir le motif de sa visite. Ce qui s’apparente à une guerre d’intérêts. Le Président Faustin TOUADERA alias la Tortue, l’homme qui n’a jamais respecté sa parole, risque de se retrouver seul face à sa politique de roublardise.

Sur le terrain à Bouroumata, le chantier pétrolier des chinois, la sécurité des équipements installés est assurée par des Séléka déguisés en Agents de sécurité d’une société fictive de monsieur Gazambéti. Chaque agent est payé 10.000 francs CFA à la société fictive de Gazambéti qui verse à son tour directement 4.000 francs par jours à ces Agents vigiles. Et les soldats chinois, que feront-ils exactement en RCA?

Pour le moment, personne n’est en mesure de nous éclaircir sur ce sujet. Une cinquantaine de ces soldats sont actuellement logés dans des tentes au sein de leur Ambassade à Bangui.

Du côté gouvernemental, on joue au Ping-Pong avec les occidentaux et les américains..

Rappelons à nos lecteurs que la clôture de l’Ambassade de Chine à Bangui a été transformée pour accueillir ces soldats. Pour beaucoup des Centrafricains, cette Ambassade ressemble depuis 3 mois à une base militaire américaine au Vietnam: les murs blindés avec des bétons de 50cm de large pour une hauteur de plus de 10m, protégé par des radars détecteurs du mouvement téléguidés. Ainsi, les Centrafricains se demandent si la Chine prépare-t-elle une guerre dans leur pays? Ce changement visible inquiète beaucoup les Centrafricains.
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Centrafrique: COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT DES INTELLECTUELS CENTRAFRICAINS MUSULMANS (ICMA) POUR LA FETE DE LA TABASKI 2016

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COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT DES INTELLECTUELS CENTRAFRICAINS MUSULMANS (ICMA) POUR LA FETE DE LA TABASKI 2016

En ce lundi 12 septembre 2016, l’honneur nous échoit de nous associer à l’État centrafricain, qui a décrété ce jour férié, pour vous souhaiter à tous une très bonne fête de la Tabaski. Cette fête, également appelée Aïd al-Kébir (la grande fête) ou encore Aïd al-Adha (la fête du sacrifice), est l’occasion pour tous les musulmans et plus particulièrement ceux de la République Centrafricaine (RCA) de manifester les valeurs cardinales liées à ce moment de communion unique. En effet, le Saint Qu’ran de nous préciser en sa sourate 22 (al-Hajj, le Pèlerinage) verset 37 que “Dieu n’accorde d’importance ni à leur chair ni à leur sang. Ce qui Lui importe, c’est votre piété “.

Pour dire qu’au-delà du sacrifice de l’animal, que ce soit un mouton, une chèvre, un chameau, un boeuf, etc., ce que revête ce rite musulman c’est d’abord et avant tout la dimension symbolique, à savoir l’illustration par les croyants de la piété et des valeurs qui la caractérisent. En clair ce qui importe en ce jour béni c’est notre engagement et notre détermination à sacrifier tant notre être, nos passions, nos biens et nos richesses pour matérialiser à l’échelle du pays les principes de solidarité, de charité et de fraternité ainsi que l’idéal de paix permanente, de justice et de vérité que commande l’islam.

C’est, en effet, à cela qu’invitent tout particulièrement les membres du mouvement des Intellectuels Centrafricains Musulmans (ICMA). Aussi, profitons-nous des bénédictions liées à cette fête pour tout sacrifier afin de consolider et pérenniser une bonne fois pour toute, dans notre cher pays la RCA, la concorde nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui sont des éléments constitutifs de l’ADN social de la seule communauté nationale que nous connaissons, à savoir la société centrafricaine unie dans toutes ses diversités enrichissantes. Tel est notre combat, tels sont nos souhaits et vœux pour cette Tabaski 2016.

Aussi, nous prions pour que Dieu nous facilite la voie, agréé nos œuvres en ce jour béni et qu’Il fortifie nos coeurs afin de faire de tous les Centrafricains d’infatiguables ambassadeurs de la paix.

Au nom du Bureau Exécutif de l’ICMA et de son Président le Leader Accélérateur, Mohamed SY YALINGUI, ainsi que de tous les membres de l’ICMA à travers le globe, nous vous souhaitons une très bonne fête de Tabaski à tous!

Vive l’ICMA!

Et que Dieu bénisse la RCA!
Fait à Bangui le 12 Septembre 2016
Fari Tahéruka SHABAZZ,
Vice-Président de l’ICMA

Afrique : au Maroc, la presse africaine prépare la cop22 du novembre prochain à Marrakech

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Afrique : au Maroc, la presse africaine prépare la cop22 du novembre prochain à Marrakech

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Maroc, le 12 septembre 2016

Par Eric NGABA,
Des rapports des conférences internationales sur le changement climatique ressortent que le continent africain est l’un des plus touchés par ce changement climatique. Rareté de l’eau, intensification des phénomènes naturels dont la sécheresse, l’inondation, entre autre des sont nombreuses et déjà visibles sur le continent. Pour veiller au grain de ce danger, il est tenu, du 3 au 11 septembre 2016, un COP Académy avec 55 journalistes du continent africain afin de débrailler le terrain pour la tenue de la COP22 à Marrakech au Maroc en novembre prochain.

Si rien n’est fait d’ici à 2050, l’Afrique ne pourra subvenir qu’à 13% de ses besoins alimentaires. Alors qu’il ne représente que 3% des émissions de gaz à effet de serre, le continent n’a reçu jusque-là que 4% des financements liés au climat, d’après Said Mouline, Chef du Pôle Partenariat Public Privé lors d’un exposé au COP Académy à Rabat. Pour mieux appréhender les enjeux liés à la lutte contre le dérèglement climatique et à la COP22 qui se tient à Marrakech du 7 au 18 novembre prochain, 55 journalistes du continent africain sont actuellement au Maroc.

Ils représentent les médias dont la presse écrite, la télévision, et le web de 28 pays: Cameroun, Mozambique, Kenya, Lesotho, Namibie, Afrique du Sud, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Swaziland, Angola, Cap-Vert, Tchad, Togo, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Ghana, Guinée Bissau, Liberia, Malawi, Niger, Nigeria, Ouganda, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Zambie, et Zimbabwe. Il s’agit entre autres de : Le Confident(RCA), Al Akhbar, Ahram Weekly et Shorouk (Egypte), Ghana Television et TV3 (Ghana), The Standard et Business Daily (Kenya), The Nation (Malawi), Daily News (Zimbabwe), Times of Swaziland ou La Semaine africaine (Congo) sont notamment mobilisés pour faire entendre la voix de l’Afrique à Marrakech. Organisé à l’initiative du comité de la COP22, ce voyage de la presse africaine en 4 langues dont arabe, français, anglais, et portugais, fait escale à Casablanca, Marrakech et Ouarzazate.

Les journalistes participeront ainsi à la COP Academy et visiteront la centrale solaire NOOR Ouarzazate. Ils couvriront également le Sommet de la défense et changement climatique le 7 septembre à Skhirat, et assisteront aux consultations des négociateurs informels les 8 et 9 septembre avant de participer à l’événement « The Energy Transition, INDCs, and the post-COP21 agenda », organisé par le comité scientifique de la COP22 et l’OCP Policy Center les 8 et 9 septembre 2016. Ce COP Academy permet à la presse africaine de s’approprier des informations sur la COP pour une meilleure divulgation et une sensibilisation des pays africains sur les enjeux du changement climatique dans le monde que le continent africain est aujourd’hui la victime des effets pervers.

«L’objectif de COP Academy est de donner à la presse africaine la possibilité et l’opportunité d’accès à l’information sur la COP. Car c’est un défi qui doit mobiliser tout le monde. La Société civile, le secteur privé les gouvernements et aussi la presse qui doit jouer un rôle important dans ce défis, doivent s’engager pour relever ce défi mondial », a déclaré Said Mouline, Ambassadeur du Président de la Cop22, lors de l’atelier Cop à Rabat.

Aujourd’hui, les préparatifs de la COP22 vont bon train à en croire le ministre marocain de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch. Les sites devant abriter la COP22 en novembre prochain vont être remis disponibles en mi-octobre prochain. Aziz Akhannouch invite toute l’Afrique à s’approprier de cette COP22 qui sera, d’après lui, une opportunité pour l’Afrique de parler d’une même voix afin de se faire une place dans le concert des nations. Car pendant cette conférence internationale à Marraakech, les questions de l’agriculture liée à l’insécurité alimentaire, de l’eau, et des objectifs de développement durable seront débattues.

Pour rappel, le Maroc a déjà organisé la COP sur son territoire, la COP7 en 2001. Cette nouvelle COP vient confirmer l’engagement du Royaume du Maroc dans la lutte contre le changement climatique.

CENTRAFRIQUE : LA MÉFIANCE ET LA RUMEUR PUBLIQUE, FACTEURS DE RALENTISSEMENT DE L’ACTION GOUVERNEMENTALE.

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CENTRAFRIQUE : LA MÉFIANCE ET LA RUMEUR PUBLIQUE, FACTEURS DE RALENTISSEMENT DE L’ACTION GOUVERNEMENTALE.

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Bangui le 12 Septembre . 19: 30′.

Par Bernard SELEMBY DOUDOU.

Après son élection à la magistrature suprême, le premier President de la sixième République avait envisagé de mettre en place un gouvernement de rupture où la compétence et l’intégrité sont les critères dominants. Ce gouvernement avait pour mission de répondre dans un bref délai aux urgences définies par le President de la République. La majorité des centrafricains avait adhérer, avait espoir et tolérait les errements et les dérapages successifs des animateurs de la vie gouvernementale. Très vite, certains membres du gouvernement qui se sont retrouvés fortuitement ou par sérendipité dans cette équipe pour service rendu se sont distingués par leur amateurisme et la méconnaissance des missions qui leur sont attribuées. Cet amateurisme relève t-il de l’incompétence ? Sont-ils victimes de la méfiance de leur collaborateur ? Ou alors sont-ils victimes de la rumeur publique déstabilisante qui est un sport de prédilection des centrafricains ? A titre de rappel, la méfiance est un état d’esprit de quelqu’un qui se tient sur ses gardes face à quelqu’un d’autre ou parfois de quelques choses. C’est un comportement formel de non-confiance basé sur de soupçons. Tandis que la rumeur est la diffusion par tout moyen d’une information dont la véracité est douteuse, erronée ou incertaine. A titre d’illustration, les anciens membres de cabinet du gouvernement de transition ont formé et aidé la nouvelle équipe à élaborer le programme du gouvernement qui a reçu brillamment l’approbation des parlementaires. Ces derniers ont été remerciés comme des malpropres à travers des révocations et parfois sans proposition de postes. Il est vrai qu’une maxime politique dit “qui gagne les élections gouverne” et une autre annonce “qu’on ne gouverne qu’avec les siens” mais ce genre de pratiques est génératrice de haine, de méfiance épidémique qui peut s’étendre aux différents départements ministériels. En attendant la grande réforme de la fonction publique centrafricaine qui doit supprimer ou créer des postes dans l’organigramme gouvernemental, les grands mouvements du personnel des départements ministériels tardent à venir. Ainsi, les fonctionnaires sont méfiants des nouvelles autorités et surtout sur le sort qui leur sera réservé. D’autres, animés de mauvaise foi font de rétention d’informations et/ou de dossiers pour se rendre utiles. Alors comment peut-on attendre la cohérence, la solidarité, la rapidité, l’efficacité et la compétitivité à un tel gouvernement ? Bousculé par l’urgence sécuritaire, le gouvernement se souci même peu de son efficacité et mélange les pinceaux pour restaurer la paix et l’autorité de l’Etat. On s’interroge même si tous les départements ministériels ont mis en place un plan d’action car c’est trop facile d’accuser le premier ministre qui responsable de la politique gouvernementale devant le parlement. Comme la nature a horreur du vide, le manque de plan d’action et l’absence de réaction décisionnelle laisse une ouverture à la Minusca de faire irruption dans la vie politique centrafricaine en lieu et place des autorités élues. Face à ce monologue gouvernemental, cette cacophonie et le manque de cohérence de l’action gouvernementale, la population commence à douter sérieusement de la réelle capacité du gouvernement à rattraper le retard dans la réalisation des objectifs. Pour ce faire, nous invitons solidairement le gouvernement à créer un climat de confiance et de lutter contre les rumeurs qui fragilisent l’efficacité et la compétitivité de l’action gouvernementale. Dès lors que le gouvernement ne parvient pas ou plus à relever le défi sécuritaire, condition sine qua non de toutes actions politiques, les députés qui représentent la souveraineté nationale et les défenseurs des intérêts des électeurs de sa circonscription doivent prendre leur responsabilité. L’assemblée nationale dispose d’un arsenal juridique consistant pour évaluer et contrôler l’action gouvernementale de façon permanente. Cette évaluation à mi-parcours permettra à l’équipe gouvernementale d’ajuster et d’adapter sa politique. Ce contrôle se matérialise soit par la procédure de questions orales, des questions écrites, soit par la commission d’enquête parlementaire, par les auditions et enfin par le vote de défiance autrement appelé la motion de censure. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande ne dites pas que c’est moi.

Paris le 10 septembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.

Centrafrique/ Reportage santé: Des centaines de morts en silence, le gouvernement ferme les yeux.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image18.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo Hôpital Communotaire de Bangui. 09-2016. Fortuné/CNC.
Photo Hôpital Communotaire de Bangui. 09-2016. Fortuné/CNC.

 Centrafrique/ Reportage santé: Des centaines de morts en silence, le gouvernement ferme les yeux.

Bangui, le 9 septembre 2016. 16:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Le saviez-vous que les erreurs médicales sont à l’origine des centaines des morts en Centrafrique chaque année? La réponse est OUI. En Centrafrique pour une grippe légère, un malade pourrait rendre son âme à Dieu dans un centre hospitalier. Les médecins, les Infirmiers, les sages-femmes se trompent régulièrement sur les diagnostics médicaux de leurs patients et ignorent la nature des contrats qui les lient avec ces derniers. Comment le pays a fait pour que ses hôpitaux publics logent une partie du personnel soignant inconscient?

Reportage.

Dans un magazine télévisé de France2, un œil sur la planète, diffusé en 2005 dans lequel l’ancien président François Bozizé Yangouvouda, devant les caméras de nos confrères français avait rendu visite à l’hôpital pédiatrique de Bangui où un médecin pédiatre Centrafricain lui avait présenté le seul et unique bloc opératoire de son établissement qui ne dispose que d’une table métallique au milieu du bloc, une petite assiette remplie des ciseaux, d’un couteau de table et une autre pièce. Dans le reportage, le médecin explique au Chef de l’Etat François BOZIZÉ toutes les difficultés que son personnel rencontre régulièrement dans l’exercice de leurs fonctions de tous les jours. Cette image choquante de la réalité de l’état des hôpitaux en Centrafrique avait choquée le monde. Des nombreux compatriotes centrafricains criaient au scandale à l’époque. Si c’est un scandale, alors depuis la publication de ce reportage en 2005, les choses ont-elles changé?

Dans une enquête que nous avons menée dans deux hôpitaux de Bangui, le constat est amer. La réalité, loin d’être une analyse subjective, est plus dur à admettre. Et pour cause, la défectuosité et manque des matériels, l’insalubrité et surnombres des salles, la méconnaissance de la nature des contrats qui lient le personnel soignant à leurs patients, le non-respect de la déontologie médicale.

Devant l’une de nos équipes il y’a environ deux semaines, un Ingénieur télécom, diabétique travaillant à la société Telecel Centrafrique, se sentait légèrement fatigué et au volant de sa voiture, s’était rendu à l’hôpital Communautaire de Bangui pour son contrôle. Il n’est plus revenu à son domicile pour éternité. Pour cause, il était diabétique et par manque du diagnostic médical, l’infirmier qui l’avait reçu lui posa un sérum glucosé 5%. Ce qui a été fatal pour ce brave homme.

Les cas d’urgence dans les urgences poignardent les cœurs. Les urgentistes demandent à être payé avant qu’ils touchent le malade, peu importe son état de santé. Même les téléphones ou les cartes mémoires ils acceptent comme moyen de paiement pourvue qu’ils les revendent.

Il n’y a pas deux jours, une malade bien avancé dans sa maladie est ramené d’urgence toujours à l’hôpital communautaire de Bangui. Le major qui l’a reçu en prenant son carnet, ne daigne même plus ne fut-ce le regarder. Quand l’accompagnatrice du malade lui aurait demandé de s’occuper de son frère malade, il lui répond gentiment en ces termes: « Madame, vous n’êtes pas chez un marabout mais à l’hôpital. A l’hôpital, on appelle nos malades des patients kc’est-à-dire que, Pierre ou Marie Thérèse, malade, arrive à l’hôpital, il ou elle devient un patient et par conséquent il doit être aussi patient comme son nom médical l’impose ».

Ces cas vécus et choquants sont loin d’être des cas isolés, illustrent clairement la réalité des soins médicaux dans des hôpitaux en Centrafrique. Chaque jour qui passe, les hôpitaux enregistrent une dizaine de pertes en vie humaines.

Pourquoi une telle pratique est, bizarrement, acceptée par tous ? Ni les autorités, ni les patients ne disent rien et ne cherchent pas à comprendre ?

Pour les médecins interrogés par CNC, le manque cruel des équipements serait à l’origine de plusieurs erreurs du diagnostic médical en RCA. « Nous travaillons avec le peu que nous avions pour tenter de sauver la vie de nos concitoyens », a conclu un médecin à CNC.

Autre son de cloche du côté de la population qui, pour la plupart, accuse le corps médical d’avoir privilégié les malades qui leur donnent du bakchich. Certains parlent du niveau très bas du personnel soignant en RCA.

Du côté gouvernemental, les autorités pointent un doigt accusateur sur la crise qui a secoué le pays.

Dans les faits et selon nos enquêtes réalisées au cours de ce reportage, la situation du pays dont fait allusion les autorités n’est qu’un acte échappatoire puisqu’en 2005, le pédiatre qui faisait l’émission « un œil sur la planète » avec l’ancien numéro un de Centrafrique François BOZIZE sur France 2 criait déjà à ce manque de moyen et que rien n’a été fait jusqu’à ce que la crise survient pour tout emporter.

Un autre fait devenu monnaie courante dans les infrastructures sanitaires, 90 % du personnel soignant, non seulement ne se prend pas la peine de bien consulter un malade, mais surtout ne leur prescrit rien comme médicament à payer en dehors de leurs pochettes. Malheur à celui ou celle qui paie ses médicaments à la pharmacie et les ramène. Ils croient tout posséder miraculeusement comme médicaments pour toutes les maladies dans leurs sacs à dos ou sacs à mains selon le genre. Tous les malades subissent les mêmes traitements. En outre aucun patient n’est autorisé à quitter la salle avec le reste de ses médicaments. Ils conservent tout pour ré administrer à d’autres patients. Comment pourriez-vous recouvrer la santé dans cette pratique ?

Le professionnel de la santé tout comme les malades et leurs familles ne savant pas que chacun a un droit et un devoir. Tout être né et grandi doit posséder un carnet de santé retraçant son passé maladif. Qu’il a été une fois ou non transfusé. Qu’il a été une fois ou non hospitalisé. Aussi les familles centrafricaines ignorent même qu’elles ont un droit de poursuite si elles perdent un des leurs dans un établissement sanitaire dans des conditions inadmissibles. Qu’elles doivent intenter une action en responsabilité. Il peut s’agir d’une responsabilité source de sanction (telle la responsabilité pénale ou responsabilité disciplinaire) qui consiste à sanctionner le comportement inhumain du personnel soignant ou d’une responsabilité source d’indemnisation (telle que responsabilité civile ou administrative) qui consiste à indemniser la victime ou sa famille du fait de ce mauvais soignant.

Dans certains pays du monde, les malades comme les diabétiques portent une bague spéciale à la main afin de permettre aux médecins, en cas d’urgence, de connaître leur statut médical. En Centrafrique, est-il difficile de proposer ce genre de chose aux diabétiques? Loin s’en faut.
Des diabétiques qui meurent sous sérum, des transfusés sous transfusion. Une ignorance partagée, une solution existe.

Si rien n’est entrepris dans ce pays de paradoxe et d’anomalie situé à l’antipode de la planète terre, pour conscientiser et réprimer, la peine de ses occupants est loin de les laissée. Le gouvernement doit prendre sa responsabilité de former, de construire ou réhabituer et de sanctionner et non de tout abandonné aux ONG internationales qui viennent pour l’appuyer spontanément et c’est très ridicule de crier à la bonne gouvernance après sur elles. Elles ont fait ce qu’elles peuvent faire et que le gouvernement ne peut pas faire pour avoir ces financements.

L’Etat doit agir dans l’intérêt de son peuple et non le contraire.

Copyright CNC.

Centrafrique: la crise en RCA va durer longtemps! (Livre de Lionel Pascal).

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image17.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Couverture du livre. Édition 2016.
Couverture du livre. Édition 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique: la crise en RCA va durer longtemps! (Livre de Lionel Pascal).

Bangui le 09 septembre 2016 14:00′.

Par:Alain Nzilo(directeur de Publication)
“Les éditions du Net publie ces jours ci un livre sur la crise en RCA. L’auteur, Lionel PASCAL, est venu de nombreuses fois dans notre pays à titre d’expert financier pour diverses institutions internationales dont le FMI et l’UE. Il avait déjà édité un gros document sur la corruption en RCA en 2011. Cette fois ci il a écrit un livret reprenant l’histoire et la géographie de la RCA de l’origine à nos jours. ces informations sont essentielles pour comprendre la crise d’aujourd’hui. Pays d’immigration diverses et ayant subi tant d’invasions, la RCA a toujours été à la « périphérie » des empires: boutan, arabe et français.

La violence, notamment celle des esclavagistes et des coloniaux, explique les difficultés à vivre ensemble en démocratie car la période post coloniale n’a pas été exempte de violences aussi.
L’auteur s’élève contre un départ précipité des forces SANGARIS qui devraient, au titre de l’histoire commune, d’abord assurer la paix en RCA (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et ensuite garantir ses frontières extérieures afin de protéger ses habitants des invasions de type « bande du Seigneur » ou autres gangs et « coupeurs de route » venant du SOUDAN. La nécessité des dirigeants de la RCA devrait être de dépenser les maigres recettes dans les secteurs de l’Education, de la Santé et des Routes; pas dans la reconstitution des FACA ! Une force de gendarmerie intérieure pour lutter contre la criminalité devrait suffire à assurer la paix dans les villages si les forces internationales protègent les frontières. La DDR ne marche pas, l’argent du budget de la RCA sera plus utile pour créer les conditions de l’investissement dans l’agriculture et le secteur minier.
Il faut aussi lutter contre la corruption de tous: fonctionnaires et classe politique et veiller à ce que la justice fasse son oeuvre de façon publique afin de redonner de la confiance aux populations de RCA et qu’ainsi les habitants apprennent à vivre ensemble et à respecter les décisions prises par une majorité des voix. La démocratie, ce n’est pas seulement voter une fois devant des observateurs étrangers, c’est participer à tous les niveaux à la prise de décision.
Toutes ces mesures sont difficiles à mettre en oeuvre et l’actuel Président récemment élu va devoir modifier en profondeur la gouvernance du pays, faute de quoi, la RCA retombera dans ses travers! C’est possible mais il faut que les « amis de la RCA » lui donnent vraiment un coup de mains et pas seulement des discours convenus! »

 

Dr Lionel Pascal.
Dr Lionel Pascal.

 

Autre publication de l’auteur:
République centrafricaine: douanes et corruption, Causes de la déliquescence du pays? (Édition l’harmattan).

 

Couverture du livre. Édition l'Harmattan.
Couverture du livre. Édition l’Harmattan.

 

Centrafrique: Les comptes bancaires des personnalités proches du régime de BOZIZÉ débloqués.

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L’ancien Ministère d’Etat Parfait Anicet Mbaye (PAM).

 

Centrafrique: Les comptes bancaires des personnalités proches du régime de BOZIZÉ débloqués.
Bangui, le 7 septembre 2016. 10:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

L’arrivée de l’ancien Premier Ministre de François BOZIZE , le Prosfesseur Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir en mars dernier a permis, non seulement le retour au pays de la quasi-totalité des dignitaires du régime défunt de son ancien patron, mais aussi le déblocage de leurs comptes bancaires gelés immédiatement après la perte de leur pouvoir en 2013 due à leur fuite. Ceci, grâce aussi au travail d’un avocat centrafricain qui a pu jouer le rôle du négociateur.

 

Le retour au pouvoir du parti Kwa na Kwa (KNK) en mars dernier a fait bouger les lignes du côté des proches de l’ancien Président François Bozizé en exil après la chute de son pouvoir. Des affaires judiciaires aux problèmes financiers, des avocats se bousculent à Bangui pour défendre et régulariser les dossiers des différentes personnalités proches du régime défunt du Général BOZIZÉ.
Au lendemain de la prise du pouvoir de l’ancien homme fort de Bangui Michel DJOTODJA, celui-ci a ordonnée à travers la Justice, le gele des avoirs de tout les comptes bancaires appartenant à la famille et proches de l’ancien président François Bozizé et de certains de ses anciens proches collaborateurs pour différents motifs dont les détournements des fonds publics, la malversation financière et escroquerie en bande organisée.
Le retour au pouvoir de ces mêmes élites fait sauter ces verrous judiciaires. Ces comptes bancaires seraient à nouveau accessibles à leurs titulaires. Depuis deux semaines les comptes bancaires de Francis, Aimé Papy, Djodjo et Monique BOZIZÉ, sans oublier quelques personnalités de l’ancien régime comme l’ancien numéro deux des libérateurs, porte-parole et Ministre d’Etat le colonel Parfait Mbaye leurs sont désormais accessibles. Des milliards de franc CFA, autrefois immobilisés dans les institutions bancaires en Centrafrique, sont de nouveau utilisables par leurs titulaires.
Selon nos sources, c’est Maître Lavou, avocat centrafricain spécialisé dans ce genre de litiges, qui serait à la manouvre. L’homme n’a pas démérité pour autant du moment où ces comptes sont maintenant débloqués. Mais pour une partie des clients, ce déblocage est politique que judicaire et refusent par ce comportement de payer à leur défenseur. L’ancien numéro deux des libérateurs le Colonel Parfait Mbaye, l’un des clients de Maître Lavou dans cette affaire, refuse lui aussi de récompenser le travail de sa défense malgré des milliards déjà disponibles sur ses comptes bancaires en Centrafrique.
Le retour au pouvoir du parti Kwa na Kwa (KNK) grâce à l’élection controversée en février dernier du président Faustin Archange TOUADÉRA, Premier Vice-Président et ancien Premier Ministre désigné de ce parti, aurait facilité ce travail de déverrouillage de ces comptes bancaires. Le fils de l’ancien président François Bozizé, le colonel Francis Bozizé, pourtant sous sanction des Nations-Unies qui ordonnent le gel total de ses avoirs bancaires, retrouve curieusement ses comptes bancaires à nouveau disponibles en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie à l’antipode de la planète terres. Peut-on parler d’un pied de nez de TOUADERA à la Communauté Internationale?

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Centrafrique: Un weekend d’insécurité et de violences en série à Bangui.

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Centrafrique: Un weekend d’insécurité et de violences en série à Bangui.

 

 

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Les Milliciens antibalaka

Bangui, le 7 septembre 2016. 12:23′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Vivre à Bangui, c’est comme vivre avec des cartels de la drogue à Acapulco au Mexique où les bandits armés règnent en maître sans aucune inquiétude quelconque. Il ne passe jamais un jour où les habitants de la capitale de ce pays meurtri, qui sont d’ailleurs habitués malheureusement à vivre dans de telles conditions, se croisent le diable et se remettent soudainement leurs survies entre les mains de Dieu le Père le Protecteur divin. Du quartier Km5 aux quartiers Gobongo et Galabadja en passant par Ngbénguéwé, Malimaka et Fatima, les habitants de ces quartiers vivent quotidiennement depuis une semaine sous le concert nocturne des armes. Va-t-on vers l’inscription de la ville de Bangui sur la liste des villes noires pour le tourisme et les investissements ?Il semblerait que c’est le vœu de ces bandits armés qui pullulent dans Bangui suite à l’inertie des nouvelles autorités élues grâce à leurs mains fortes prêtées sur le terrain.
Affrontement entre les soldats FACA au quartier Fatima le lundi dernier, tentative de meurtre d’un Taximotard à Bazanga, menace de mort avec préméditation arme au poing à Gobongo, la ville de Bangui n’a pas manqué un jour d’être citée dans des faits divers similaires. Tantôt on parle du règlement de compte, de braquage, tantôt on parle de la guerre d’occupation et de contrôle d’une zone d’influence ou les groupes armés s’affrontent, braquent, tuent et font leurs lois au vu et su des Forces de l’ordre qui, parfois dans certains cas, voient quelques-uns de ses éléments participer activement à la détérioration de la situation sécuritaire à Bangui.
Le dimanche 4 septembre dernier, un homme a été blessé par balle chez lui à Galabadja vers 3h du matin par un groupe de deux individus armés qui ont pénétré chez lui.

Selon des sources concordantes, c’est une affaire de la jalousie entre les deux rivaux pour une fille. Malheureusement pour l’un des deux malfrats, son bras gauche a été touché aussi par la balle que son ami a tirée sur son rival. Les deux rivaux se retrouvent actuellement à l’hôpital, l’un à l’hôpital du MSF en ville, l’autre au Communautaire.

Dans la même nuit du dimanche, un autre cas de violence s’était produit à Gobongo où un Chef Anti-Balaka du secteur avait terrorisé avec son arme une dizaine des personnes qui suivaient le match éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations entre Centrafrique et la RDC. À l’origine, une légère dispute entre ce Chef Anti-balaka surnommé Hardy et un jeune homme sur le match qui a mal tournée. Le Chef Antibalaka sortait son arme et tirait plusieurs coups de feu en l’air. Ce qui a provoqué la panique sur le lieu du cinéma.

Au quartier Damala vers Combattant, c’est le spectacle du braquage à main armée le lundi dernier. Un particulier a été vidé de ses biens par ces malfrats. Tandis qu’au quartier Fatima, c’est la guerre de Check point entre les Forces de l’ordre qui ont poussé la population locale à rester sur leurs pieds tout un après-midi nuageux.

En tout cas, à Bangui, c’est le jeu de cash-cash ou ping-pong entre la population et les bandits armés. Tantôt on fuit et on revient, tantôt ces bandits armés disparaissent et reviennent comme ils veulent. Les armes circulent, et vont continuer à circuler encore probablement pendant un moment jusqu’à ce qu’ils épuisent leur minutions. L’issue des DDRR est déjà connue.

Depuis le jour des offensives de la coalition Séléka du pouvoir en 2012 et leur prise de pouvoir en 2013, le territoire centrafricain est devenu une poudrière à ciel ouvert. Et pour cause, la distribution des armes de guerre, machettes à la population regroupée au sein des milices d’autodéfense. Pour un rien, c’est l’arme qui parle. Pour avoir une aiguille, c’est l’arme au poing qui te permet de l’avoir. Pour plus voir ton adversaire, c’est l’arme qui permet son élimination. Les forces de l’ordre, qui n’ont d’ailleurs aucun courage à intervenir dans une telle situation, prennent la poudre d’escampette au premier coup de fusil entendu.
Pour les centrafricains, seule la prière qui peut les épargner de la mauvaise surprise de la journée.

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Centrafrique: Le Premier Ministre SARANDJI est fixé sur son sort.

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Centrafrique: Le Premier Ministre SARANDJI est fixé sur son sort.

 

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Simplice Mathieu Sarandji

 

Bangui, le 6 septembre 2016. 10:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Nommé il y’a cinq mois à peine par le président Faustin Archange TOUADÉRA une fois élu comme son tout nouveau Premier Ministre de son premier quinquennat, le Docteur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas manquer un jour d’agacer les conseillers et proches parents du President TOUADÉRA. Son comportement et sa manière de parler divisent énormément la Présidence de la République. Afin de calmer la tension perceptible entre les partisans du Premier Ministre SARANDJI et ses détracteurs, le président Faustin Archange TOUADÉRA a annoncé lors d’une réunion avec ses conseillers concernés que son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI sera fixé sur son sort au plus tard décembre 2016.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, ancien parolier et coach politique discret de son ami TOUADERA à l’époque, se retrouve aujourd’hui à son tour devant la réalité de la gestion du pays. Son engagement en politique au côté de son ami TOUADERA depuis 2008 lui a permis, comme un bon loyaliste, d’être nommé Premier Ministre il y’a cinq mois bientôt. Or depuis sa nomination à ce poste, l’homme n’a cessé de multiplier des gaffes en gaffes. Pour des nombreux conseillers du président Faustin Archange TOUADÉRA, la chute vertigineuse de la côte de popularité de ce dernier est dû à l’incompétence avérée de son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et Il n’a plus besoin de continuer à le soutenir corps et âmes.

Plus grave encore selon les conseillers du président, le sieur SARANDJI ne distingue rien des secrets d’Etat et ses propres secrets. Il vomit tous sur le lit et dans les restaurants et le lendemain, ces secrets se retrouvent dans certaines failles qui les partagent a leur tour.

«Depuis la dernière déclaration radiophonique du Premier Ministre dans laquelle il a vivement accusé la Communauté Internationale d’être de connivence avec des groupes armés, les relations entre le Premier Ministre et son patron sont devenues glaciales » nous a confié, sous garantie de l’anonymat, un membre du cabinet du Premier Ministre.

Pour le Président TOUADERA, pas question d’étaler publiquement leurs différents, leur prise de tête. Mais son sort est déjà scellé pour la fin d’année ou début d’année 2017 si la Communauté internationale me fait confiance.

En tout cas, l’avenir politique du Premier Ministre SARANDJI est sérieusement mis à mal suite à ses multiples bourdes à chaque prise de parole en public. D’où la nécessité de lui couper la parole en cas d’événements importants.

Ancien président de la Commission Éducation dans l’équipe de campagne électorale de l’ancien Premier Ministre Martin Ziguélé en 2005, Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI a regagné de fait, le parti KNK après la défaite électorale de son candidat Martin Ziguélé. Il travaillait au côté du Professeur Faustin TOUADERA lorsqu’il fut Recteur de l’Université de Bangui, puis le Premier Ministre de BOZIZÉ entre 2008-2013. Chargé de diriger la campagne du candidat TOUADERA lors de la dernière présidentielle de 2015-2016, c’est en ce moment qu’il a signé avec le candidat TOUADERA un pacte qui ne montre pas son caractère et s’est vu récompenser au détriment de certains cadres alliés ayant le profil, comme Premier Ministre après la victoire de son ami et candidat TOUADÉRA. Depuis lors, lui et son ami conduisent le pays dans un cul de sac.
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LES ÉIECTIONS EN AFRIQUE : AMBIGUITE DANS LES PRISES DE POSITION DE LA « COMMUNAUTE INTERNATIONALE »…

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LES ÉLECTIONS EN AFRIQUE : AMBIGUITE DANS LES PRISES DE POSITION DE LA « COMMUNAUTE INTERNATIONALE »…

 

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Bangui le 6 septembre 2016. 8.30′

Par: MAX KOULIBALY

Le drame électoral qui se joue en ce moment au GABON, pays de feu OMAR BONGO ODIMBA, devrait interpeler le peuple africain tant les prises de position de la fameuse « COMMUNAUTE INTERNATIONALE » semblent éminemment AMBIGUES.
Dans les mêmes conditions et pour des prétextes souvent fallacieux, cette même Communauté dite internationale n’a pas cru daigner accorder crédit aux requêtes de l’ancien Président Ivoirien , Laurent GBAGBO, qui suite aux contestations de l’espèce ,avait sollicité des observateurs et de la Communauté internationale le recomptage des voix obtenues par chaque Candidat à la Présidentielle pour attester de la réalité et de la vérité des urnes et qui avait à l’époque essuyé une fin de non recevoir aux conséquences incalculables que le pays du défunt Président Houphouët-Boigny connait jusqu’aujourd’hui : victoire à la Pyrrhus de monsieur Alassane Dramane OUATTARA, détention et incarcération arbitraires du couple GBAGBO à la CPI et en Côte-D’ivoire etc…
Même cas de figure en République centrafricaine où des fraudes massives et généralisées ont entaché de façon substantielle les dernières élections générales dans ce pays, fraudes soit dit en passant, reconnues par la Cour Constitutionnelle de Transition, mais lesdites élections ont été tout de même validées par les Autorités de l’époque au nom , semble-t-il, de la paix sociale dans un pays en proie avec ses démons et qui aurait trop souffert des différents soubresauts…La Communauté internationale et l’ Union Africaine ont entériné et cautionné sans sourciller cette supercherie à l’odeur pestilentielle voire nauséabonde. Les requêtes de certains Candidats victimes de ce vaudeville aux couleurs tropicales ont été jugées non fondées, sans objet et classées par conséquent sans suite…Soit !!! ALLONS SEULEMENT…
Comment alors comprendre que cette Sacro-sainte Communauté internationale, au nom d’intérêts inavoués se mette à tergiverser et à se comporter en donneuse de leçons s’agissant du cas Gabonais. La jurisprudence ayant été « actée » dans les cas Ivoiriens et Centrafricains voire même d’autres, celle-ci devrait demeurer « CONSTANTE » et applicable à tous les pays « ERGA OMNES » parbleu !!!
C’est ici l’occasion de signifier au peuple africain que tant qu’il se comportera vis-à-vis des intérêts extérieurs en «  NEGRE DE MAISON » selon la terminologie si chère au regretté MALCOLM X, il ne sera jamais respecté et fera l’objet de manipulations étrangères diverses…Aux africains de comprendre cela en démontrant leur maturité face aux combines, magouilles et manipulations en tous genres et d’où qu’elles viennent !!! La véritable émancipation du Continent africain face à ses oppresseurs et ennemis sera à ce prix…Chaque africain devra conceptualiser cela et se l’approprier afin de léguer un devenir et un avenir meilleur aux générations futures.

MAX COULIBALY

Centrafrique : la MInusca condamne l’assassinat des deux villageois par les Seleka à Dekoa.

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Centrafrique : la Minusca condamne l’assassinat des deux villageois par les Seleka à Dekoa.

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Bangui 05 Septembre 2016.

Par Eric NGABA
Deux villageois dont le chef du village de Nangayan, dans la région de Dekoa, ont trouvé la mort le 3 septembre 2016 lors d’un affrontement entre un groupe de fugitifs Séléka. Une troisième personne non identifiée, présumée ex-séléka avec les deux villageois ont été remis aux autorités locales de Dékoa par la MINUSCA, en présence de la Croix-Rouge.
Le bataillon burundais de la MINUSCA qui est intervenu sur les lieux du drame, a été prise à parti par les assaillants.
« Plus tard dans la nuit de samedi à dimanche, une unité du bataillon burundais de la MINUSCA a été prise à partie à 5km au Nord de Dekoa par une colonne de motos ex-séléka tentant de forcer le passage vers le Sud. Les soldats de la MINUSCA ont riposté », a indiqué la Minusca dans un communiqué.
L’un des assaillants a trouvé  la mort  et trois motos ont été saisies lors d’accrochage. D’après ce communiqué, deux soldats burundais ont été grièvement blessés au cours du combat et reçoivent depuis des soins intenses à la clinique de la MINUSCA.
Par ailleurs, la MINUSCA demande aux fugitifs de répondre à l’appel du gouvernement de se rendre et de se soumettre à la justice de leur pays.

Centrafrique: Meurtre raté d’un Journaliste sur la route de Boali, des Gendarmes mis en cause.

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Centrafrique: Meurtre raté d’un journaliste au Pk26 sur la route de Boali.

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Bangui, le 5 septembre 2016. 12:04′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Lors d’un contrôle de sécurité de la gendarmerie nationale au Pk26 sur la route de Boali, un Journaliste Centrafricain a été criblé des balles suite à une légère dispute entre ce dernier et les gendarmes en poste ce jour. Son malheur, le refus de payer les 500fcfa exigés par ces éléments de forces de sécurité et de défense à tous les passagers.

À quoi servent finalement la gendarmerie et la police nationales? C’est la question que tous les Centrafricains se la posent depuis plusieurs mois. Depuis la prise et le départ du pouvoir de la Coalition Séléka, les centrafricains n’ont cessé de réclamer le retour effectif sur le terrain des Forces de Sécurité centrafricaines afin de les protéger vis à vis des exactions des bandits armés. Or, depuis leur retour progressif sur le terrain de ces éléments de forces légales, ces vieux loubards n’ont pas oublié leur mauvais comportement.

À peine installés à leur poste, les gendarmes, y compris les policiers ont systématiquement érigé des barrières illégales partout sur les grands axes routiers de la République. Ces points de contrôle installés, à l’origine, dans le but de contrôler l’identité de toutes personnes suspectes, se transforment en lieu de souffrance des paisibles citoyens qui tentent de faire un mouvement à l’intérieur du pays.

Hier dimanche vers la fin de l’après-midi alors que les centrafricains se préparaient à suivre le match éliminatoire de la coupe d’Afrique des Nations opposant le pays à la République démocratique du Congo, un Journaliste centrafricain de la radio nationale Monsieur Dieudonné Redomté a été la cible des gendarmes en poste à Pk26 sur la route de Boali.

Selon des sources concordantes des témoins ayant vécus l’évènement, de retour de l’intérieur du pays, le véhicule transportant notre confrère a été stoppé à la barrière de Pk26 pour le contrôle. Ici, chaque passager doit payer une somme forfaitaire obligatoire aux services de la police, de la gendarmerie, du Fito sanitaire avant de se voir leurs documents restitués. Après les formalités faites par notre confrère Dieudonné, il aurait oublié de payer les 500fcfa des gendarmes, ce que ces derniers n’ont pas accepté. Une dispute a été déclenchée et l’un des gendarmes fait usage de son arme de service pour, selon ses propres terme « corrigé » notre confrère. Ce dernier a eu des balles dans le corps et est gravement blessé. Hospitalisé dans un état grave, notre confrère Dieudonné lutte pour sa vie en ce moment.

Le gendarme, l’auteur des faits, se la coule douce sans être inquiété comme si de rien n’était passé.

C’est un secret pour personne que les citoyens centrafricains comme expatriés reprochent à raison les éléments des Forces de l’ordre pour leurs comportements guerriers sur la population civile qu’ils doivent protéger.

Finalement, à quand la fin de la souffrance des Centrafricains? Du moment où les nouvelles autorités du pays deviennent inefficaces, inexistantes et impuissantes devant les malfrats, rien ne pourrait se faire et la souffrance des centrafricains est loin de les quitter.

Copyright CNC.

Centrafrique: Les éléments de la Séléka cantonnés à Baboua menacent de couper l’axe Bouar-Garouaboulaye.

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Centrafrique: Les éléments de la Séléka cantonnés à Baboua menacent de couper l’axe Bouar-Garouaboulaye.

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Bangui, le 05 Septembre 2016. 10:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Cantonnés dans le cadre du pré DDRR depuis 2015, certains éléments de l’ex-coalition Séléka ont lancé il y’a une semaine un ultimatum au Gouvernement dans lequel, ils demandent le rétablissement immédiat de leurs Primes Générales d’Alimentation (PGA) suspendus depuis 4 mois, l’amélioration de leur condition de cantonnement. À défaut d’une réponse positive dans quelques semaines, ils seront dans l’obligation de bloquer la route numéro 1 entre Bouar et la ville frontalière avec le Cameroun, Garouaboulaye.

 

Cantonnés des éléments armés sans aucune prise en charge alimentaire ou sanitaire, c’est entretenir en quelque sorte l’insécurité dans le secteur du cantonnement. On a déjà vu à Bangui où des éléments de la Séléka cantonnés aux camps Béal et RDOT bloquaient régulièrement les grands axes routiers de la capitale tout en menaçant de s’en prendre aux particuliers, si leurs revendications n’avaient pas été pris en compte par le Gouvernement.

Les mêmes faits produisent les mêmes résultats. C’est en substance ce que pensent à juste titre ces éléments de la séléka de Baoua, une ville située entre Bouar et Béloko où une centaine des éléments de la Séléka sont cantonnés dans une concession de l’école. La population locale vit ainsi au bon vouloir de ces éléments de la Séléka.

Du côté des nouvelles autorités du pays qui sont en réalité les anciennes qui sont revenues, couper le ravitaillement en vivre de ces éléments, c’est la façon idoine de les punir après avoir les chassé du pouvoir, alors qu’elles ne s’attendaient pas, en mars 2013. Nous a rappelé un cadre de KNK travaillant à l’Inspection Générale des Finances.

Afin de manifester leur mécontentement vis à vis du gouvernement de Touadéra et consorts qui les a totalement délaissés, ces éléments cantonnés ont lancé un dernier ultimatum aux autorités militaires du pays, au gouvernement et au Président de la République. Un ultimatum pressant sous forme de menace dans lequel ils demandent aux destinataires le rétablissement immédiat de leurs Primes Générales d’Alimentation (PGA), l’amélioration de leur condition du cantonnement. À défaut d’une réponse favorable, ils seront dans l’obligation de bloquer le grand axe du ravitaillement de la RCA qui passe devant eux, et ce, d’une manière continue.

Informé, le gouvernement, dans ses habitudes d’inaction, fait la sourde oreille et hésite de prendre au sérieux cette menace afin d’éviter un autre désordre qui sera probablement adossé à un homme politique.

Rappelant que les habitants de la ville de Baboua, avaient demandé sans succès au gouvernement et à la Minusca de changer le lieu de cantonnement de ces ex-combattants. Ils ont été regroupés dans l’unique grande école de la ville obligeant ainsi les parents d’élevés à prendre en charge eux même et à leur manière, l’éducation et la formation de leurs enfants. « On ne peut plus compter sur les gens de Bangui qui ne pensent qu’à eux et à leurs enfants » a conclu un parent d’élève de la ville.

C’est cette politique sectorielle et partisane qui crée des révoltes. Changeons !
Copyright CNC.

Centrafrique : la mission conjointe du ministre des mines avec la délégation américaine pour une évaluation de diamants à Berberati

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Centrafrique : la mission conjointe du ministre des mines avec la délégation américaine pour une évaluation de diamants à Berberati

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Bangui 04 Septembre 2016

Par Eric NGABA

Le ministre des mines et de l’énergie, Léopold Mboli Fatran a conduit, le 30 août 2016, une importante délégation américaine à Berberati, localité située à environ 600 km à l’ouest de Centrafrique. C’est une mission conjointe qui a pour objectif d’évaluer la traçabilité d’exploitation de diamants bruts dans cette zone conforme à l’exploitation définie par le Processus de Kimberley et s’enquérir de l’état de la cohésion sociale entre les communautés. 

 

La délégation ayant effectué cette mission était composée des cadres du département des mines dont le ministre Léopold Mboli Fatran, la ministre des affaires sociales et de réconciliation Virginie BaÏkoua, de l’ambassadeur des Etats Unis à Bangui Jeffrey Hawkins, du directeur Adjoint de l’USAID RDC Scott Hocklander. La mission s’inscrit dans un projet soutenu par l’Agence américaine de Développement (USAID) dans l’exploitation de diamants bruts en République Centrafricaine. La mission a été marquée par des séries de rencontres avec les autorités administratives locales et les acteurs miniers de la ville de Berberati qu’au cours de laquelle la délégation a visité un chantier minier de Lomi dans la localité.
Ces séries de rencontre et la visite sur le chantier de Lomi ont permis à la délégation centrafricano-américaine de s’enquérir non seulement de la situation sécuritaire et de l’état de la cohésion sociale entre les communautés de Berberati mais aussi de d’évaluer le travail abattu par le projet DPDDA (Droits de Propriété et Développement du Diamant Artisanal) soutenu par USAID. Cette mission s’inscrit également dans le projet DPPA qui appui le ministère des Mines et les artisans miniers. L’occasion pour le ministre centrafricain des mines et le diplomate américain d’apprécier le progrès réalisé dans la région de Mambere-Kadaey par les points focaux du projet DPPA.
« C’est depuis longtemps que l’USAID a mis en place le projet DPPA dans notre pays. Ce projet a deux volets. Premièrement, le gouvernement américain appui le gouvernement le centrafricain dans le Processus du Kimberley notamment la traçabilité d’exploitation de dimant bruts parce qu’à certains moment, le diamant centrafricain a été suspendu du Processus du Kimberley. Suite aux efforts du gouvernement centrafricain auprès de ce processus, la sanction a été levée sur la région de Berberati déclarée zone conforme à l’exploitation de diamants. Mais cette sanction partielle n’a pas encore amélioré la situation. C’est pourquoi l’USAID à travers son projet nous permet de mieux suivre la traçabilité de diamant depuis la chaine d’exploitation jusqu’à son exportation », a fait savoir le ministre des mines et de l’énergie, Léopold Mboli Fatran avant d’ajouter que le deuxième volet de ce projet consiste la a suivre le processus de la cohésion sociale qui existe les différentes communautés dans la région.
« Comme vous le savez, les activités minières regroupent les différentes communautés locales. C’est pour nous une occasion de savoir s’il y a la cohésion sociale entre ces communautés. Car durant le conflit que notre pays a traversé, certaines communautés se sont déplacées hors de leurs localités. Donc il s’agit d’interpeller tout le monde sur la nécessité de consolider cette cohésion sociale qui existe afin de favoriser le retour digne des communautés déplacées. C’est je suis venu avec la ministre de la réconciliation nationale », a ajouté le ministre des mines.
De son côté, le diplomate américain a apprécié le travail que font les acteurs miniers pour le développement de la République Centrafricaine. Il a mis l’accent sur l’enjeu du secteur minier qui est, selon lui, important pour le pays. « Le diamant est un secteur extrêmement important pour la RCA car c’est un secteur qui fait vivre des centaines de milliers de Centrafricains. C’est un secteur qui peut être un secteur de stabilité dans le pays ou facteur d’instabilité. Ça mérite beaucoup de considérations et beaucoup de travail. Donc le gouvernement américain, l’USAID, cherche à aider ce secteur de façon différente mais concurrente. D’abord on essaye dans le Processus de Kimberley, la traçabilité et la légalité de diamant. Ce qui veut dire que les recettes vont partir dans la caisse de l’Etat et éventuellement aider la population au lieu d’aller dans la poche des gens qui ne respectent pas la loi. Donc, le Processus de Kimberley, nous soutenons le côté technique », a martelé l’ambassadeur des Etats unies en Centrafrique avant d’évoquer le deuxième volet de l’aide américaine dans ce secteur étant aussi important selon lui, c’est la réconciliation.
« Le diamant rassemble les différentes communautés par le passé dans les villes comme Berberati où les communautés vivaient ensemble et travaillent dans ce secteur. Maintenant il y a la crise qui a divisé les gens et il faut quand même penser leurs blessures. C’est pour cette raison que nous avons tenu à venir ensemble avec le ministre des mines et la ministre de la réconciliation nationale ».
Depuis la suspension temporairement de la République Centrafricaine par la décision administrative du Processus de Kimberley au mois de mai 2013, seule la préfecture la Nana-Mambere est déclarée zone conforme à l’exploitation de diamant. Cette mission conjointe de revue a permis de toucher du doigt la situation sécuritaire stable dans cette région et la cohésion sociale qui y règne. La ministre centrafricaine des affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baïkoua dans sa prise de parole, a appelé les communautés à consolider le vivre ensemble afin de permettre le retour des personnes déplacées que le gouvernement s’est mis à pied d’œuvre avec les partenaires. Elle a souligné que la présence de la délégation à Berberati témoigne l’engagement du gouvernement dans le relèvement de la région à travers les activités minières.
Dans ce volet, le gouvernement américain à travers l’USAID qui soutient le projet DPDDA en Centrafrique s’engage à appuyer le gouvernement centrafricain dans le Processus de Kimberley. Le projet DPDDA est présent en Centrafrique, dans les régions Sud-ouest depuis 2007. Le projet contribue au renforcement de la paix et à la résolution des conflits. Il consiste à soutenir le rétablissement de la chaine légale de diamants sans conflits et en conformité avec le cadre opérationnel dub Processus de Kimberley. Le projet DPDDA appui également le renforcement de la cohésion sociale et la consolidation de la paix par la sensibilisation de tous les acteurs et les communautés du secteur minier.

AFRIQUEEDUCATION: Le Numero 444 vient de paraître.

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AFRIQUEEDUCATION : Le Numero 444 vient de paraître.

 

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Le numéro 444 d’Afrique Education sera disponible, chez votre marchand de journaux, à partir du samedi, 03 septembre 2016.

Ce numéro, qui comprend un rapport exclusif sur les droits de l’homme au Congo, intitulé : « Congo-Brazzaville : Sassou-Nguesso devant la Cour pénale internationale » ? avec sur sa Une, le général congolais, Jean-Marie Michel Mokoko, vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mars, qui croupit, actuellement, en prison, à Brazzaville, mettra, exceptionnellement, tout le mois de septembre en kiosque.
Le rapport sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville, contenu dans ce numéro étant sous embargo des Nations-Unies, le numéro 444 ne sera accessible sur la boutique du magazine que vers la fin de la semaine prochaine. Mais, dès le 03 septembre, le magazine papier, lui, sera disponible chez les marchands de journaux habituels.

Toujours dans le numéro 444, un article intitulé : « Gabon : Vers un septennat explosif ». La simple réélection, dans les conditions qu’on sait, de Bongo Ondimba Ali, risque de lui compliquer la tâche. Les problèmes dans ce pays ne font que commencer.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, Afrique Education dans un article : « Pays Arabes : Suppression de ‘l’éducation islamique’ des programmes scolaires », répertorie les ravages du fondamentalisme islamique sur les systèmes scolaires dans les pays arabes les plus touchés.

Bonne lecture.

Pour nous joindre : Tél. : 00.331.42 53 72 09/72 15/72 30
Fax : 00.331.46 56 88 08
Email : afriqueeducation@afriqueeducation.com
Site internet : www.afriqueeducation.com

AFRI JOB STORE : LE NUMERIQUE AU SERVICE DE L’EMPLOI EN RCA

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AFRI JOB STORE : LE NUMERIQUE AU SERVICE DE L’EMPLOI EN RCA

 

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Le savez-vous ?

Il a toujours existé à travers le monde, des milliers d’offres d’emplois de différentes qualifications et catégories professionnelles, ouvertes à destination de la Centrafrique, notamment au sein de divers organismes, entreprises et ONG déjà installées, en création, ou en instance d’implantation. Nous ne parlons pas ici, de ces rares offres partielles et parcimonieusement diffusées, que l’on voit paraître quelques fois dans des journaux nationaux triés sur le volet. Nous visons plutôt précisément, toutes les annonces intéressantes qui, publiées par des sites étrangers insoupçonnés, échappent de ce fait, à l’attention de milliers de cadres Centrafricains pourtant en quête d’emploi, et remplissant probablement toutes les conditions de recrutement exigées. Du coup, faute de postulants, parce que faute d’informations, ce sont de plus en plus aux cadres non Centrafricains que les employeurs recourent aujourd’hui. Constat taraudant pour un pays en plein essor et qui ne demande pas mieux, qu’à utiliser ses nombreuses ressources humaines.

Dès lors et sans aucun doute, on ne peut que noter à ce niveau, un net défi d’avenir, que seuls des Centrafricains qui se sentent interpellés, peuvent et doivent relever. Surtout et quand en plus, personne n’ignore à l’heure actuelle, avec quelle intensité offensive, particulièrement, des bureaux étrangers, se lancent à la conquête des moindres opportunités d’affaires en RCA, et réussissent d’ailleurs à « rafler » à tour de bras, presque tous les marché de recrutement de l’Etat, des entreprises privées et autres ONG travaillant dans le pays.

Dans son domaine, AFRI JOB STORE, est la Première plateforme Centrafricaine de recherche d’emploi, qui va permettre la mise en relation dématérialisée, entre employeurs et candidats à l’emploi.

AFRI JOB STORE se veut une porte ouverte sur le marché du travail. Son ambition, est de pallier les difficultés d’accès à l’emploi que rencontrent de nombreux Centrafricains « résidents ». Quant aux « REPATS » Centrafricains, qui, pour la plupart, bien que soucieux de revenir chez eux, hésitent cependant faute de perspective sûre, AFRI JOB STORE entend leur offrir un moyen pouvant leur permettre d’accéder à tous les emplois de leur choix. C’est aussi pour eux, l’opportunité offerte, de chercher à mettre à la disposition de leurs compatriotes et de leur pays, leurs compétences et les expériences qu’ils ont acquis à l’étranger.

AFRI JOB STORE est en fin de compte, un outil de fluidification, de redynamisation et surtout de démocratisation du marché du travail.
Grâce à la diffusion de profils divers et variés d’un plus grand nombre de candidats sur son site, ainsi que des offres d’emploi dont les caractéristiques sont clairement détaillées, AFRI JOB STORE, favorisera non seulement une plus grande visibilité des besoins exprimés, mais aussi et surtout, permettra de réaliser, très rapidement et plus facilement, une parfaite adéquation, entre d’une part les offres des employeurs, et d’autre part, les demandes des travailleurs en recherche d’emploi.

En fonction de ses prestations, AFRI JOB STORE, souhaite devenir une aide précieuse ainsi qu’un support incontournable, entre les mains des responsables des ressources humaines certes, mais également, de tous les recruteurs et structures privées de placement, qui vont avoir à leur disposition, une banque idéale et facile d’accès, pour toutes données et informations dont ils ont besoin.

AFRI JOB STORE est un projet centrafricain, porté par deux jeunes entrepreneurs centrafricains, un Expert-comptable stagiaire résidant en France et un Ingénieur Digital Project Manager vivant au Canada. Ces cadres dynamiques, se sont donnés pour mission essentielle, d’introduire et de vulgariser le numérique dans le monde très prometteur du travail en Centrafrique.

La première présentation publique de ce projet, aura lieu le samedi 03 septembre 2016 à 10H dans la salle des réunions de l’Alliance Française de Bangui.

Nous vous tiendrons largement au courant de l’évolution de cette véritable révolution en RCA.

AFRI JOB STORE
contact@afrijobstore.com

RCA: L’HYPOTHÉTIQUE ÉTAT CENTRAFRICAIN PEUT-IL INSPIRER OU ÊTRE UN MODÈLE DE DÉMOCRATIE ?

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Bangui le 3 septembre 2016. 9:00′.

Par: Bernard Selemby Doudou.

RCA: L’HYPOTHÉTIQUE ÉTAT CENTRAFRICAIN PEUT-IL INSPIRER OU ÊTRE UN MODÈLE DE DÉMOCRATIE ?

 

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Selemby Doudou

 

 

 

 

La Centrafrique a connu des moments difficiles et sombres de son histoire où notre identité a été ébranlée par des conflits inter armés.

Cette guerre fratricide a fragilisé le pays sur tous les plans et a nécessité l’intervention des forces internationales pour rétablir l’ordre constitutionnel et la paix. A la lecture de la situation actuelle, où le pays est morcelé et géré par des administrations parallèles,

une question d’ordre juridique nous interpelle : la Centrafrique est-elle toujours un Etat au sens du droit international ? L’Etat par définition est une personne morale de droit public titulaire de la souveraineté. Ainsi, on parle d’un Etat lorsque les trois éléments constitutifs sont réunis. Il s’agit d’abord d’un territoire délimité par des frontières terrestres, aériennes, maritimes et reconnues par le droit, ensuite une population unifiée et enfin une puissance publique ou un pouvoir qui s’exerce sur cette population. Ces trois conditions sont cumulatives et si l’une de ces conditions manque, l’Etat n’est pas légalement constitué au sens du droit international et du d

roit constitutionnel. Alors peut-on dire que la Centrafrique est-elle un Etat ? Le territoire est divisé et dirigé par des groupes armés, la population n’est pas unifiée et l’Etat n’exerce pas sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Avec le manque de ses propres forces nationales de défense et de sécurité, et devant l’omniprésence des forces internationales, nous avons l’impression d’un pays sous tutelle ou sous protectorat. Nous émettons de sérieux doute sur l’effectivité de l’Etat centrafricain et demandons au President de la République et à son gouvernement de se conformer au droit international et de restaurer la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Pour rattraper le train de l’actualité et à l’instar des élections présidentielles au Gabon, peut-on affirmer que la Centrafrique peut inspirer ou être un modèle de démocratie ? L’organisation générale des élections en Centrafrique n’était pas si parfaite mais la particularité de ce processus électoral se résume dans la gestion post électorale, plus précisément le faire-play du candidat perdant. Était-il convaincu de sa défaite ? L’a t-il accepté pour épargner son pays d’une crise post électorale avec des conséquences désastreuses ? Par souci d’abréger la souffrance de ces concitoyens ? Dans tous les cas, le candidat perdant à été très apprécié et a été élevé à l’ordre de Chevallier du mérite démocratique. Inversement, le President de la République avait pris une bonne initiative de rendre visite au candidat perdant. Quelle est actuellement la nature de ses relations avec ce dernier ? C’était simplement un coup de communication ou de divertissement politique ? Lors de son investiture, le President élu se veut rassembleur et proclame qu’il est le President de tous les centrafricains. Est-il véritablement dans les faits le President de tous les centrafricains ? Et si oui pourquoi plusieurs autorités civiles et militaires qui ont servi la transition se retrouvent dans les couloirs et sans responsabilité ? S’agit-il d’une chasse aux sorcières ? Pour finir, la jeune démocratie centrafricaine semble être une réussite mais cela reste une démocratie tropicale avec beaucoup de coquilles. La démocratie à travers la définition donnée par l’ancien Président américain Abraham Lincoln suppose la forclusion de l’exclusion.

En conséquence, nous invitons le President de la République à composer avec toutes les compétences sans distinction de partis politiques, de région, d’ethnie et de religion pour que prospère la démocratie participative en Centrafrique car notre chère patrie ne peut pas rentrer dans l’histoire démocratique en reculant. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 02 septembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

LA RECONCILIATION NATIONALE : UNE ÉMANATION DE L’ESSENCE DE NOTRE PEUPLE.

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LA RECONCILIATION NATIONALE :  UNE ÉMANATION DE L’ESSENCE DE NOTRE PEUPLE.

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La réconciliation, c’est d’abord accepter de se ranger sous la contrainte de l’association-politique (l’État), c’est-à-dire, accepter que l’État prenne en charge la question de protection et de la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire et d’en assurer la libre circulation.

La réconciliation, c’est la volonté politique de s’unir, de s’associer pour construire un destin et un avenir commun. La réconciliation, à ne pas confondre, n’est pas une prise en charge sociale par l’État des uns et des autres, elle n’est pas non plus le processus du DDRR. Elle est le processus par lequel chaque citoyen accepte d’apporter de sa puissance à la création d’un État-politique (l’association des peuples libres).

L’Etat-politique ne pourrait tolérer, un seul instant, une quelconque discrimination entre les citoyens, il en fait plutôt un délit. L’Etat-politique donne la dignité et l’égalité à tous. L’Etat-politique donne à chaque individu le statut de citoyen et souverain. L’Etat-politique refuse toute expression de minorité et favorise l’ascension sociale à tous. L’Etat-politique refuse tout phantasme de quelque ordre qu’il soit et favorise l’adhésion de tous à la république. L’Etat-politique est fécond, il construit, il organise, il agrandit. L’Etat-politique par son principe est équitable et agit dans les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés. Les actions de l’Etat-politique répondent à l’objet de l’institution dont il est appelé à défendre.

L’Etat-politique est un Etat de droit, un refrain dans le processus de la démocratie, il ne se limite pas au rituel électoral mais un comportement de tous les jours et dans tous les domaines, la règle de droit est présente au niveau de toutes les instances de l’Etat, elle ne laisse aucune place à l’arbitraire, régente tout car elle est le critère permanent de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal et ne tolère pas les interprétations divergentes.
La loi est le ciment de l’association-politique, elle est le garant de la liberté. Elle n’exprime pas la volonté du plus fort mais la volonté générale des citoyens.
La loi doit empêcher l’intolérance, l’injustice, les inégalités, le népotisme et le despotisme.

Ainsi, nous allons vers la nécessité de fonder une république juste et égalisatrice pour l’intérêt général et le bien commun. Seule la loi peut garantir la liberté en protégeant le citoyen vertueux et en punissant l’ennemi de l’expression de la volonté générale. La liberté du citoyen dépend donc du degré de son asservissement à la loi. Cet Etat de droit est laïc et souverain, il est a-religion et a-racial.

La réconciliation, il faut du courage et de la volonté. Cette volonté doit être précédée :
d’une volonté de faire table rase du passé égoïste, lugubre et macabre
d’une volonté de dépasser les limites de l’intolérance, du chauvinisme religieux et ethnique, et les remplacer par des mécanismes de réconciliation et d’intégration
d’une volonté de favoriser partout des synergies dans toutes nos provinces, de façon à accélérer le processus d’unification et à déconstruire les antagonismes, ce qui amènera tout naturellement les populations vers la solidarité générale. Par synergies, ce sont toutes ces associations d’actions sociales et d’entraides efficaces de cœur. Elles pourront de la sorte aplanir les inimitiés. Certes, ce processus ne s’enclenchera pas seul sans être appuyé par l’Etat et, si ce principe s’inscrit dans la réalité politique quotidienne ; cela ne signifiera pas pour autant que tous les conflits et les problèmes seront résolus : ce qui importe c’est chercher à purger les antagonismes et les inimitiés qui barrent la route à la réconciliation nationale et aux rapports économiques et culturels harmonieux qui unissaient.

L’Etat doit encourager et codifier juridiquement ces synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.

Voilà, ce qui serait le processus de la réconciliation ; il sera long mais nécessaire et citoyen. La réconciliation c’est le choix de la liberté, une idée fondamentale que nous devrions défendre, une émanation de l’essence de notre peuple.

Faustin Archange TOUADERA est un Président légitime, il a l’autorité acquise pour conduire avec sérénité cette réconciliation. La réconciliation ne doit pas être un bricolage politique, elle doit aussi traiter de fond nos problèmes de société et d’y apporter les solutions politiques appropriées.

Mobilisons-nous pour la grande marche vers la création d’un l’État-Nation.

Robert ENZA,

Centrafrique: Quand le Président TOUADÉRA ordonne la libération de tous les Anti-Balaka emprisonnés.

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Centrafrique: Quand le Président TOUADÉRA ordonne la libération de tous les Anti-Balaka emprisonnés.

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Bangui, le 01 septembre 2016. 9:31″.
Par: Gisèle MOLOMA.

Avec la probable réorganisation de l’ex-coalition Séléka et ses menaces répétées sur le pouvoir en place, le clan du President Faustin Archange TOUADÉRA serait totalement en déperdition vis à vis de la montée en puissance de ces Séléka. Pour y faire face, le pouvoir en place se réorganise à sa manière. Une milice armée en phase d’être créée à base des éléments recyclés de la milice Antibalaka et des ex-libérateurs. Deux colonels en charge de ces opérations dont le fils ainé de son ancien patron Jean Francis BOZIZE. Ainsi, l’ordre est donné au Ministère public de libérer à travers les arguments de droit, tous les Grands Criminels Anti-Balaka arrêtés par la Minusca, remis à la justice et inscrits au rôle de la session criminelle de 2016. Une fois libérés, ils seront admis dans un camp d’entraînement à Damara.

Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix , prépare la guerre » en français), c’est par une compréhension interprétative communément appelée « terre à terre » de cette maxime latine issue du concept de la paix armée que le Président Faustin Archange TOUADÉRA élabore toute sa stratégie du retour de la paix en Centrafrique. Cette stratégie, qui divise le clan présidentiel depuis quelques semaines, serait totalement boudée par une partie des soldats des Forces Armées Centrafricaines. Afin de contourner cet obstacle, la création d’une milice armée proche du pouvoir serait le mieux pour le clan du Président TOUADÉRA.

Depuis l’annonce de la réorganisation de l’ex-coalition Séléka, l’idée de la création d’une milice armée a été adoptée à l’unanimité par les Conseillers militaires du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Selon le plan établi, les miliciens composant la milice Anti-Balaka seraient, pour des raisons de connaissance du terrain, les mieux rodés. Cependant, il leur faudra l’approbation du créateur de la milice, le Colonel Francis BOZIZÉ. Or, sentant venir le refus catégorique de ce dernier, un autre plan de recrutement a été mis en place, celui d’enrôler les prisonniers. Ainsi, une proposition de la libération contre leur engagement dans la nouvelle structure armée avait été présentée à ces derniers en prison.

Selon des informations concordantes, une centaine des jeunes prisonniers ont été relâchés et sont en ce moment en formation, et à Bossangoa, et à Damara. Certains Observateurs politiques centrafricains parlaient d’un recrutement clandestin des soldats FACA, ce qui est faux après vérification sur le terrain.

Interrogé par CNC lors de sa sortie d’une visite de courtoisie au fils ainé de BOZIZE, l’un des généraux des antibalaka, le général Andjilo du vrai nom Rodrigue Ngaïbona, libéré aussi provisoirement pour la cause, nous a avoué qu’il n’est pas du tout intéressé par ce jeu : “je ne suis plus le même comme avant”. Nous a fait savoir ce général. Même son de cloche du côté d’un autre chef Antibalaka libéré il y’a 4 jours par la justice qui a requis un non-lieu sur tous les chefs d’accusation portés contre lui.

En tout cas, toutes nos enquêtes sur le terrain confirment la volonté ferme du Président TOUADERA de mettre en place très rapidement cette milice armée. « En n 2003, la MISAB était là, PATASSE Ange est chassé du pouvoir, en 2013 la MISCA était là BOZIZE a fui et en 2016 la MINUSCA est là, mon pouvoir chancelle, vous comprenez au moins ? » a confié le Chef de l’Etat à ses proches.

Formé politiquement pendant cinq ans par l’ancien Président François BOZIZÉ, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, ancien Premier Ministre de Bozizé, n’a pas manqué d’appliquer à la lettre les faits et gestes de son Parrain. Malgré des événements douloureux qu’a connu la Centrafrique depuis des années et son élection à la tête de l’Etat, l’homme président n’a pas oublié la vielle pratique de son mentor qui a fait effondre l’Etat centrafricain.

Par Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix, prépare la guerre » en français, il faudrait comprendre, si tu veux la paix ici, fais la guerre là-bas. C’est ce que font les présidents Congolais Dénis Sassous Nguesso et tchadien Idriss Deby en nous donnant les moyens et hommes de nous entretuer. Ils font la guerre chez nous pour dissuader leurs dictatures et avoir la paix chez eux. Ils veulent mettre le Gabon à feu et à sang. C’est ce que font également la Russie et les Etats-Unis. Notre guerre, n’est en réalité qu’une guéguerre pour des intérêts personnels.

En armant une communauté contre une autre c’est semer le vent ou la poussière. Et qui sème le vent, récolte la tempête. Qui sème la poussière, récolte la tornade. Son ancien patron François Bozizé en avait semé et en avait récolté les produits qui le servent en ce moment et dans les jours à venir. Les innocents, quant à eux, ont vu leurs têtes et effets emportés. Changeons!

Copyright CNC.

Centrafrique : le DG des mines somme les collecteurs de diamants à se conformer à la loi

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Centrafrique : le DG des mines somme les collecteurs de diamants à se conformer à la loi

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Directeur général des minesBangui 30 août 2016

Par Eric NGABA
Le ministère des mines de l’énergie et de l’hydraulique mène une lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalières des diamants bruts de la République Centrafricaine. Dans cette lancée, le Directeur Général des Mines et Géologie, Sylvain Marius N’Gbatouka a réveillé la conscience des collecteurs sur la nécessité de se conformer à la loi régissant le commerce de ces pierres précieuses. Cet appel est lancé au cours d’une réunion tenue le 6 Août 2016 à Carnot lors d’une mission de revue avec les Experts du Processus de Kimberley.

 

En effet, les communautés artisanales en République Centrafricaine sont confrontées à des intermédiaires négociants véreux, qui n’hésitent pas à contourner les lois établies et règlementations en vue d’augmenter leurs bénéfices, à travers des réseaux d’activités illicites et de trafics transfrontaliers. La décision administrative du Processus de Kimberley de juillet 2014 a été prise pour appeler à une vigilance accrue les pays voisins en vue de lutter contre l’infiltration dans le commerce mondial des diamants bruts en provenance de la République Centrafricaine. La réunion convoquée par le Directeur Général des Mines et Géologie lors de cette mission d’évaluation à Carnot permet de rappeler les acteurs de la filière de diamant à l’ordre. L’occasion pour Sylvain Marius N’Gbatouka d’interpeller les collecteurs miniers de cesser avec les ventes frauduleuses de diamants centrafricains aux pays voisins.
« Je vous dis que nous avons reçu des informations sur ceux qui se livrent aux trafic illicite de diamants bruts vers le Cameroun. On nous a cité des noms avec des preuves à l’appui. Certains collecteurs trafiquent illicitement les diamants à la frontière Centrafricano-camerounaise et les avions quittent depuis les pays du Golf pour venir à leur rencontre afin de payer ces diamants. Mais je vous dis que nous allons sanctionner ceux-là qui veulent contourner la loi, les règlementations d’exploitation de diamants bruts », a martelé le Directeur Général des Mines et Géologie avant d’ajouter : « Il faut cesser ces pratiques dès maintenant car nous sommes en train de nous battre pour que la sanction qui pèse sur le diamant de notre pays puisse être levée ».
La République Centrafricaine a été suspendue temporairement, par la décision administrative du Processus de Kimberley au mois de mai 2013, parce que les groupes armés ont envahi le pays et exploitent les ressources minières pour se ravitailler en armes de guerre. Cette suspension a entrainé le trafic illicite de diamants bruts dans le pays si bien que la chaine d’exploitation de diamants bruts n’est pas respectée.
A défaut des Bureaux d’Achat qui ont cessé leurs activités en raison de cette suspension, les collecteurs de diamants ont opté pour la vente illégale vers les pays voisins. Pour faire face à ces pratiques, le ministère des mines de l’énergie et de l’hydraulique a décidé d’instaurer des stratégies de vigilance en vue de lutter contre les trafics illicites de diamants centrafricains. A l’issue d’une conférence des ministres en charge des mines de la sous-région d’Afrique centrale qui s’est tenue du 3 au 4 août 2016 à l’hôtel Ledger à Bangui, les gouvernements des Etats de la sous-région de l’Afrique centrale à savoir le Cameroun, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo se sont engagés à lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalières des diamants bruts dans la sous-région d’Afrique centrale. À cet effet, ils ont mis en place une plateforme transfrontalière avec des recommandations fortes.
Le Directeur Général des mines Sylvain Marius N’Gbatouka n’y était pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger les trafiquants illicites de diamants centrafricains. Il leur a rappelé les recommandations de cette conférence des ministres en charge des mines de la sous-région d’Afrique centrale qui ont été formulées demandant de sanctionner ces pratiques. L’une de ces recommandations est celle qui interpelle les pays de la sous-région de partager les informations sur les individus et organisations impliqués dans les activités illicites, la contrebande, les saisies et la possession de faux documents en rapport avec le Secrétariat Permanent du Processus de Kimberley et l’élaboration d’une liste noire des coupables et suspects.

Centrafrique : la formation des FACA officiellement lancée par le président Touadera ā travers la force européenne Eutem

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Centrafrique : la formation des FACA officiellement lancée par le président Touadera ā travers la force européenne Eutem

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Bangui le 30 août 2016

Par Eric NGABA
Le président de la République Faustin Archange Touadera a lancé officiellement les actions de la mission européenne EUTEM chargée de la formation des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Le lancement officiel des activités de l’EUTM a eu lieu, vendredi 26 août 2016 au Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui. Les activités de l’EUTM sont axées sur la formation opérationnelle des FACA.

 

C’était en présence de hautes autorités centrafricaines dont les membres du gouvernement à la tête desquels le premier ministre, le président de l’Assemblée Nationale, le nouvel ambassadeur de France à Bangui, l’Inspecteur Général de l’Armée Nationale, le Chef d’Etat-major des Armées, le Commandant de l’EUTM, les Officiers Généraux, les Sous-Officiers et Militaires du Rang, que le Chef suprême des Armés a ouvert la cérémonie du lancement officiel des activités de l’EUTM. Cette cérémonie marque le démarrage des activités de l’EUTM, la mission européenne d’entrainement et de formation opérationnelle des FACA. Il s’agit donc de reconstruire la défense et la sécurité de la République Centrafricaine qui a souffert d’une longue période d’instabilité politique caractérisée par la fragilité de la situation sécuritaire.
Les multiples conflits militaro-politiques qu’a connus le pays ont considérablement fragilisé les forces de défense et de sécurité de la République Centrafricaine. Durant ces conflits depuis plus de trois ans, l’armée nationale est restée inactive car n’ayant pas de moyens pour assumer la responsabilité qui est la sienne, de surcroît le fameux embargo sur les armes à destination de la République Centrafricain constitue un véritable handicap à l’opérationnalisation des FACA.
Pire avec l’avènement des Anti-Balaka en réaction aux exactions des rebelles de la seleka, l’armée reste sous le verrou d’une série de sanctions infligées par la Communauté internationale qui exige une réforme radicale. Ces sanctions qui empêchent les FACA d’être sur le théâtre des opérations, laissent le terrain libre aux groupes armés qui continuent de régner en maîtres absolus sur toute l’étendue du territoire national malgré la présence des forces internationales qui prouvent leur limite vis-à-vis de ces groupes armés. Cela constitue aujourd’hui encore, autant d’obstacles aux différents programmes de développement que le pays entend mettre en œuvre. Le lancement de la formation opérationnelle des FACA va offrir à l’armée nationale, les capacités indispensables à la survie de la nation.
« La formation opérationnelle qui débute avec la cérémonie de ce matin, emporte avec elle une grande espérance. Elle constitue tout d’abord, une réponse à l’embargo sur la formation opérationnelle à laquelle étaient astreints les éléments de nos forces armées ainsi que des autres forces de sécurité intérieure. Elle constitue également la traduction de la volonté politique des nouvelles autorités du pays, de mettre un terme aux nombreuses turbulences qui ont considérablement affecté nos familles et nos diverses réalisations socio-économiques, et dispersé les efforts à mettre en œuvre pour ramener la sécurité dans l’intérêt bien compris de nos populations », a déclaré le président Faustin Archange Touadera.
Les efforts de réorganisation de l’institution militaire et les différentes approches dans la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines trouvent leur synthèse dans la préservation de l’intérêt général de la nation. Cet intérêt veut partout sur le territoire national, le renforcement de la sécurité qui implique la protection du sol, de la patrie et celle du citoyen, la consolidation de la paix, la libre circulation des biens et des personnes, toutes actions qui renforceront toujours davantage l’unité du peuple centrafricain. Car la République Centrafricaine, a martelé le président de la République, est Une et Indivisible.
Par ailleurs, il a demandé à la force européenne EUTM de mettre en place une nouvelle armée professionnelle au service de la population centrafricaine, à travers cette formation qui s’inscrit dans la politique de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS). Dans ce contexte, l’EUTM va œuvrer à la constitution des bataillons, à l’entrainement opérationnel des unités des FACA, afin d’engager progressivement le processus du passage d’une armée de projection à une armée de garnison, gage d’une meilleure surveillance du territoire national tel que défini dans le programme des nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes.
« Je souhaite que chaque soldat des FACA, puisse retrouver la fierté et le plaisir de servir son pays la Centrafrique, d’accomplir cette mission avec détermination jusqu’au péril de sa vie. Le lancement de la mission EUTM par les pays membres de l’Union européenne, témoigne de la confiance que l’Union européenne accorde à l’évolution du processus démocratique en République Centrafricaine, dans la recherche de la paix, et de la stabilité avec la volonté d’accomplir la réconciliation nationale. Chacun au sein de l’EUTEM mesure l’enjeu de la période actuelle du pays et s’engage à mériter la confiance des FACA et du peuple centrafricain » a déclaré le Eric Hautecloque, Général de Division de l’EUTM.
Dans cet ordre d’idées, l’encadrement militaire, avec le soutien de l’EUMAM, la précédente mission européenne de Conseil Militaire, a déjà procédé à l’identification d’au moins 5000 soldats retenus à l’issue des opérations de contrôle et de vérification simplifiée qui serviront de socle à la mise en place du nouvel outil militaire du pays.
« La République Centrafricaine voudrait par ma voix, rendre hommage à l’Union Européenne qui a réagi avec promptitude à l’une de nos préoccupations majeures, celle de trouver les moyens de lancer la formation opérationnelle au profit des Forces Armées Centrafricaines. Permettez-moi également de saluer à cette occasion, l’engagement de l’ensemble de la Communauté Internationale, les Nations Unies, les pays amis de la République Centrafricaine œuvrant dans le cadre du Groupe International de Contact sur la RCA, l’Union Africaine, la CEEAC, l’UNMAS, et le Fonds Suisse de Déminage, dans la résolution de la crise qu’a traversée mon pays et dans la recherche des solutions à la question de nos forces armées » a ajouté le président de la République.

Centrafrique: TOUADERA en embuscade contre BOZIZÉ, le rendez-vous de Nairobi a t-il eu lieu?

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Centrafrique: TOUADERA en embuscade contre BOZIZÉ, le rendez-vous de Nairobi a t-il eu lieu?

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François BOZIZÉ

Bangui, le 30 août 2016. 12:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis leur clash verbal il y’a quelques semaines, le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Parrain politique le Général d’armées François Bozizé, ancien Président de la République, ne se parlent plus au téléphone malgré la médiation secrète du Président congolais Dénis Sassou-Nguésso. D’après les informations sifflantes dans les oreilles du Président Faustin Archange TOUADÉRA, son ancien patron s’apprêtait, par tous les moyens, à descendre à Bangui. Ce qui n’a pas plu à la tortue nationale, poussant à faire un déplacement express à Nairobi dans l’espoir de le rencontrer le week-end dernier.

 
Selon nos informations, les anciens employés de l’ancien président François BOZIZE en poste au Ministère de l’intérieur lui auraient confectionné et envoyé un passeport ordinaire avec un nom imaginaire qui lui permettrai de prendre place à bord d’un avion de compagnie Kenya Airways et arriver à Bangui pour se faire arrêter et libérer. Ces informations sont prises très au sérieux par le Président Faustin TOUADERA et sont devenues une source de préoccupation gouvernementale.

Afin de dissuader François Bozizé de rentrer au bercail, le président TOUADERA s’est vu obliger de faire un déplacement à Nairobi avec un cash pour aider son parrain à survivre et le conseiller de ne pas mettre en exécution son plan suicidaire qui retournerait sur lui politiquement et juridiquement.

Le face à face prévu avait-il bel et bien eu lieu ? Qu’est-ce qu’ils se sont dit ? Rentrera ou rentrera pas? En tout cas, personne n’est en mesure de nous éclaircir.

Selon des informations de sources concordantes, le Président Faustin Archange TOUADÉRA aurait souhaité le retour au pays de la famille Bozizé que par la voie terrestre ou fluviale que aérienne pour éviter tout bruit. Ainsi, l’ancien Président François Bozizé pourrait-il un jour rentrer à Bangui par pirogue ? Tout est possible à celui qui le croit. Son fils Rodrigue était rentré au pays par la voie terrestre, sa belle-mère Monique pourrait lui emboiter le pas.

Chassé du pouvoir par la Séléka en 2013, l’ancien Président François Bozizé, après un court séjour au Cameroun et en France, avait trouvé refuge en Ouganda depuis 2014 puis au Kényan pour des raisons de santé. Bien que interdit de voyager avec neuf autres criminels dont son fils ainé Francis BOZIZE, François BOZIZE tous comme les autres malfrats multiplient des voyages. Le fils ainé, lui, est arrivé à Bangui et s’active dans la réorganisation de la milice antibalaka en se rendant à Bossangoa à deux reprises depuis qu’il est à Bangui. Le père, quant à lui, est bloqué à Nairobi où il mène une vie difficile de « je n’en peux plus, mieux vaut mourir » en raison de gel de ses avoirs.

En attendant que la CPI lui trouve un local où il doit manger européen et ne plus rien payer, il doit bien gérer, en bon père de famille, le cash, quelque chenilles séchées et koko que son Poulin lui a ramenés.
Copyright CNC.

Centrafrique: Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI est-il un interlocuteur crédible devant la communauté internationale?

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Centrafrique: Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji est-il un interlocuteur crédible

devant la communauté internationale?

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Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI à la douane.photo:Ngaba(CNC)

Bangui, le 30 août 2016. 12:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis sa dernière cacophonie radiophonique sur l’affaire dite d’Abdoulaye Hussein et ses lieutenants dans laquelle il avait explicitement accusé les Nations-Unies via la MINUSCA d’être complices du Chef rebelle Abdoulaye Hussein dans sa fuite, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI serait totalement isolé par la Communauté internationale. Ainsi, la table ronde de Bruxelles sur la Centrafrique prévue en novembre prochain, risquerait d’être le point de départ de la chute politique du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

D’après nos informations, la Communauté internationale demande la tête du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI .mais le président TOUADERA s’y oppose et pense plutôt à la révocation de certains membres du gouvernement proche ou pas de dossier. En accusant ouvertement la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique d’aider le redoutable chef rebelle Abdoulaye Hussein et ses principaux lieutenants dans leur fuite lorsqu’ils quittaient Bangui le 12 août dernier vers 22h.alors même que c’est lui et son patron qui auraient planifié ce déplacement en leur donnant un ordre de mission, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI n’est plus crédible, selon nos sources, d’occuper ce poste et conduire le gouvernement à cette table ronde de Bruxelles.

En plus de sa déclaration fracassante sur les antennes de la radio nationale, la Communauté Internationale lui aurait reproché d’être l’auteur et propulseur des propagandes malsaines visant à discréditer l’image des Nations-Unies dans son pays.

Cette discrète accusation et juste remarque risquent de coûter politiquement trop cher et ce, de manière définitive d’une part au Premier Ministre SMS qui risquerait de se voir interdit de mettre ses pieds à Bruxelles en novembre prochain et aussi au Président Faustin TOUADERA s’il s’entête de le limoger. La table ronde de Bruxelles risquerait d »être reporté ou si elle se tienne, accoucher une souris.

En politique avant d’accuser quelqu’un, il serait mieux d’avoir en sa possession une preuve palpable et indiscutable. C’est ce que notre cher rigolo Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias Togbonda qui a une fois de plus fait preuve de son amateurisme politique en public. Dans un pays normal, le Premier Ministre SARANDJI devrait être limogé illico de son poste le lendemain de sa dérive politique le lendemain même.

Jusqu’à quand le pacte secret liant le Président TOUADERA à son Premier Ministre SARANDJI sera rompu ?

Un pays en crise ne devrait pas être gouverné par des aventuriers, des amateurs qui cherchent à remplir leurs poches seulement. Un Premier Ministre amateurs et isolé par la Communauté Internationale, mais gardé par le Président pour des raisons amicales et non pour l’intérêt du pays, risque de faire plonger toute une nation dans une situation sans avenir.

La table ronde des donateurs de la RCA annoncée pour le 17 novembre prochain à Bruxelles, s’apparente déjà à un exercice de présentation de son discours programme devant l’Assemblée nationale ou le Premier Ministre SARANDJI prépare un discours fleuve de 32 pages à lire et à remettre. Connaissant sa manière de parler à ses interlocuteurs, le fond de son discours va susciter un autre débat que celui annoncé au départ. Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI reste et demeure toujours un frein pour l’essor de la RCA.

Copyright CNC.