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La déforestation : une conséquence environnementale et économique laquelle rend chaotique l’économie centrafricaine

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Corbeau News Centrafrique

La déforestation en Centrafrique
La république centrafricaine tombée dans une situation chaotique sans précédent à cause de sa crise récurrente qui est l’une de la barbarie de notre siècle, se passe pour l’un des pays de la planète très menacé par la déforestation. Avec ses quatre domaines floristiques, l’inquiétude de perte forestière a commencé vers la fin des années 90. Selon les statistiques, l’estimation indique une couverture de 8227 millions d’hectares de forêt dense, 21 395 millions d’hectares de mosaïques forestières et 24 746 millions d’hectares de zone de brousse ligneuse. De 2000 à 2009, le taux de déforestation n’a cessé de grimper l’échelle selon les experts des agences de l’Organisation des Nations Unies, notamment du FAO. On a relevé 15 aires de catégories protégées, couvrant une superficie estimée à 15 330 015 ha représentant 28% du territoire national environ.
L’exploitation conséquente et rationnelle de cette richesse nationale suffit bel et bien de réduire la pauvreté en République centrafricaine et faire face à la résolution d’autres problèmes sociaux que vivent dangereusement les populations centrafricaines. De ce point de vue, on ne peut ne pas dire que la Centrafrique manque cruellement d’une bonne politique de développement pour ne pas dire d’émergence car l’anarchie est de mise. Le monde entier a assisté à un défilé hideux de gouvernements des prédateurs qui se sont succédé en « régime semi-normal » sous le règne de François Bozizé et régimes de transition qu’il faut vite y mettre un terme pour que la RCA redevienne un Etat de droit et recouvre toute sa souveraineté. La condition sine qua none pour la normalisation et l’engagement sans ambages de la lutte contre la corruption, le pillage systématique et le déboisement.

En effet, le secteur forestier a une contribution fiscale annuelle toujours très faible à cause des détournements des revenus que le Département de tutelle encaisse au niveau de ses services de recouvrement. Alors que la production de bois est très exportée vers l’occident par la seule voie maritime de Douala mais les plus-values sont faiblement estimées pour permettre à l’Etat de réaliser des infrastructures modernes dans le pays. D’ailleurs, l’on a relevé que presque tous les ministres qui se sont succédé à la tête de ce département manquent de vision et n’élaborent aucun projet de développement digne de ce nom. Pour preuve, il n’existe aucune usine de fabrication de papiers dans le pays alors que pays producteur de bois et pas d’écoles modernes équipés dans les zones forestières qui regorgent immensément des bois. Nos écoliers et élèves en souffrent chaque année depuis l’indépendance. Se renflouer les poches et devenir riche est la politique de prime à bord mise en application par les ministres de tutelle qui ont acheté des villas en Europe et envoyé leurs enfants à l’école dans ces pays occidentaux. Hormis les chiffres des abattages déclarés dans les cahiers de charge des services communaux, il existe des abattages sauvages clandestins dans les aires forestiers et dont les grumes et sciages prennent la direction des pays voisins tels que le Soudan, le Cameroun, le Tchad. La loi du code forestier a été promulguée ainsi que les lois relatives au domaine national et protection environnemental ont été votées et promulguées mais ces garde-fous sont foulés au pied par les ministres de tutelle qui pilotaient à vue ce département stratégique. Il en est suivi trop de plainte des populations vivant dans ces zones forestières, devant pourtant bénéficier des fruits de ces exploitations anarchiques qui constituent des crimes économiques et qui méritent l’engagement des poursuites judiciaires. Il n’y a pas eu des fruits escomptés en faveur des populations qui manquent cruellement d’écoles modernes, centres de santé digne de ce nom et d’infrastructures énergétiques pouvant faciliter le développement local.

Vu ce constat amer, de milliers de bois abattus clandestinement sont relevés dans les zones forestières et dégagent à la longue les émissions du CO2. Ipso facto une perte à gagner et un danger pour les populations autochtones. Il va sans dire que le pourrissement du bois dans la forêt dégage du carbone et le renvoie dans le sol. En effet, l’écosystème en Centrafrique est une cible pour les prédateurs. Et la corruption qui gangrène le secteur constitue un obstacle pour tous les projets du secteur forestier financés par la Banque mondiale et d’autres partenaires de la République centrafricaine dans cette filière.

A la prise du pouvoir le 24 mars 2013, les bandes armées, notamment les éléments de la coalition séléka que dirige Michel Djotodia jusqu’à sa démission ont saccagé et pillé les matériels informatiques du ministère des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche où toutes les données relatives à l’écosystème ont été stockées. Ces biens de l’Etat font aujourd’hui le bonheur de ces barbares du siècle.

Je disais tantôt que la cause principale de cette déforestation et la dégradation forestière est incontestablement le pilotage à vue des gérants du département, et il manque à notre gouvernement une politique cohérente et saine de développement de ce secteur qui constitue l’un des poumons de l’économie centrafricaine.

D’une part, je dirai que si l’électrification était assurée dans toutes les 16 préfectures du pays et les ménages utilisent du gaz pour la cuisson, on allait certes réduire le taux d’exploitation  du bois de chauffe qui reste une industrie informelle en Centrafrique. Ceci étant, les ménages centrafricains qui vivent pour la plupart dans une extrême pauvreté produisent quotidiennement et en quantité considérable du gaz à effet de serre, contribuant efficacement aux conséquences néfastes du réchauffement climatique. Dans ce cas de déforestation évoquée, il existe aussi un système artisanal et sauvage à la tronçonneuse très pratiqué par les acteurs anti-développeurs qui aggrave chaque année la déforestation.
Selon la projection faite par des experts, en 2020, il aura une superficie de 52 500 ha déboisés. Le plus souvent, ces bois abattus échappent au contrôle des agents forestiers. Même si tel n’en est pas le cas, à voir le degré de la pauvreté dans le pays, le trésor public ne verra jamais ces pièces de 100 francs ou 200 encaissées au niveau des barrières. Pauvre RCA ! Où allons-nous ? Je crois qu’il est temps de révolutionner les choses dans l’intérêt général en mettant les gens qu’il faut à la place qu’il faut…
 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: Le Collectif “Touche pas à ma Constitution” interpelle les Conseillers Nationaux

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   Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-gu-Collectif-centrafricain-Touche-pas-à-ma-constitution-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif centrafricain Touche pas à ma constitution

Interpellation des Conseillers Nationaux au sujet de l’élaboration du projet de la nouvelle Constitution Centrafricaine et le calendrier du retour à l’ordre Constitutionnel.

Après une longue période d’observation et le constat de l’évolution de la transition depuis l’avènement de Dame SAMBA- PANZA à la tête de l’Etat Centrafricain, le Collectif« Touche pas à ma Constitution » membre actif de la société civile déclare ce qui suit:

Selon les dispositions de la Charte Constitutionnelle, la Transition que dirige Madame SAMBA-PANZA doit impérativement prendre fin à l’issue des élections libres, transparentes, et démocratiques de février 2015.

Dans le cadre du retour à l’ordre Constitutionnel, la mission de la rédaction de la nouvelle Constitution Centrafricaine est confiée aux Conseillers Nationaux.

Conformément au Calendrier électoral imparti de février 2015, le Collectif interpelle immédiatement les Conseillers Nationaux sur l’évolution des travaux de la nouvelle Constitution et sur la publication du projet d’adoption de cette Constitution par le référendum.

Le Collectif saisit cette occasion pour s’inquiéter sur la gravité de la déclaration unilatérale et non consensuelle, faite par le Président de l’Autorité Nationale des élections (ANE), tendant à remettre l’organisation des échéances à l’autonome 2015.

Le Collectif, précise que l’absence de tous chronogrammes crédibles émanant des ces institutions sera considéré comme un motif valable pour demander en urgence auprès de l’opinion nationale et internationale la dissolution de ces institutions pour le non respect de la Charte constitutionnelle.

Le collectif reste à l’écoute des dites institutions et en appelle à la vigilance du peuple Centrafricain, des forces vives de la nation et des partenaires multinationaux de la bonne gouvernance comme les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la France, les USA sans exclure le reste de la Communauté Internationale et les autres Organisations.

Fait à Paris, le 03. 09. 2014.

 

Le Coordonnateur Général du Collectif

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Ampliations :

–      Le Haut Médiateur de la crise centrafricaine ;

–      Présidente de Transition, Chef de l’Etat ;

–      Président du Conseil National de Transition ;

–      Le Représentant du SG des NU en Centrafrique ;

–      L’Ambassadeur, Délégué de l’UE en Centrafrique ;

–      L’Ambassadeur de la France en Centrafrique ;

–      L’ambassade des USA en Centrafrique ;

–      La presse pour une large diffusion.

Le terrorisme en Afrique : de la faiblesse des États africains à la vulnérabilité des pays occidentaux

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Corbeau news Centrafrique.

Pendant que certains Centrafricains discréditent l’image de notre Pays, d’autres, par contre, font la fierté de notre beau pays qui est la République Centrafricaine.

C’est le cas de Monsieur Aristide Briand REBOAS, Expert en matière de Droit de l’Homme auprès de Force Régionale d’Intervention de l’union africaine pour la lutte contre L’armée de la Résistance du seigneur (LRA) et ancien Directeur Général au Bureau National de la Documentation à la Présidence de la République. Après avoir été invité au sommet africain sur le terrorisme au Kenya, il est maintenant invité par le Docteur BOAZ GANOT, au 14e sommet mondial sur le terrorisme, du 8 au 14 septembre 2014 qui aura lieu à l’institut international pour la lutte contre le terrorisme, à l’échelle internationale.

Notons aussi que c’est la première fois qu’un spécialiste centrafricain atteint ce niveau surtout dans ce domaine.

Voici donc la substance de son Intervention à ce sommet.

 

Aristide Briand REBOAS
Aristide Briand REBOAS

 

Le terrorisme en Afrique : de la faiblesse des États africains à la vulnérabilité des pays occidentaux

L’Afrique comme on le constate devient de plus en plus un terrain de prédilection pour la préparation et l’accomplissement d’actes terroristes visant le continent et l’Occident. Aqmi au sahel Boko haram au Nigeria, Cameroun et Tchad, les Shebab au Kenya et la Somalie, la LRA en Ouganda, Congo Démocratique et Centrafrique, les germes d’un terrorisme en Centrafrique depuis l’arrivée de Séléka au pouvoir le 24 mars 2013 sont autant d’exemples de groupes terroristes opérant sur le sol africain. La lutte contre le terrorisme dans le monde doit prendre en compte ces nouveaux terrains du terrorisme. Les Etats-Unis, la France, Israël et l’occident doivent intégrer l’Afrique dans leurs plans d’action préventive et répressive.

Les frontières poreuses des Etats Africains, la faiblesse des moyens de travail des différentes forces de sécurité en Afrique constituent donc de sérieuses menaces terroristes pour l’occident. La pauvreté, l’ignorance et le chômage qui sévissent en Afrique rendent facilement manipulables et très vulnérables les jeunes africains avides d’argent et de gain facile.

Le terrorisme comme le recours illégitime à la violence contre des individus ou des biens afin de contraindre et intimider des Etats et des sociétés pour des revendications politiques exprimées la plupart du temps en termes sociaux, économiques ou religieux, a véritablement constitué une des préoccupations internationales à partir des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Il se distingue fondamentalement de la criminalité, organisée ou non, par le fait que son objectif premier n’est pas un gain financier. Sa forme varie sans cesse, notamment en fonction des cycles de la répression dont il fait l’objet. Par exemple, les craintes européennes d’attaques similaires après celles du 11 septembre contre le World Trade Center à New York concernaient aussi les systèmes d’information, les centrales nucléaires, les installations pétrolières, etc. Mais là n’est pas l’important. En réalité, le terrorisme vise d’abord à terroriser. Son impact effectif n’est qu’un moyen et non une fin. Celle-ci, pour paraphraser la mission de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (The United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, UNESCO), est d’influencer des esprits, ceux des hommes et des femmes qui, par leur action ou au contraire leur inertie, peuvent avoir une influence quant aux objectifs politiques visés par les terroristes.

Le terrorisme est donc par nature organisé, même si un enchaînement d’événements qui ne serait dû qu’au hasard parvenait lui aussi à semer la terreur,   Sa constante, le dénominateur commun de ses différentes attaques, demeurent l’intimidation d’une cible particulière, la destruction, au moins partielle, d’un système politico-économique spécifique. Néanmoins, l’aspect le plus terrifiant du terrorisme est qu’il frappe souvent des victimes (potentiellement, chacun d’entre nous) qui ne sont pas directement liées au système politique ou à l’idéologie vers lesquels se dirigent en fait ces attaques.

 

Ce serait d’ailleurs une terrible injure faite aux souffrances des Africains que de se limiter à des chiffres sur un terrorisme “international”. Le phénomène est en effet très largement répandu en Afrique sous une forme interne aux Etats. Il y est pratiqué par des mouvements rebelles (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola [Unita] en Angola, Résistance nationale mozambicaine [Renamo] au Mozambique, Lord’s Resistance Army [LRA] en Ouganda, [3] Patriotes résistants Maï Maï [Parema] en République démocratique du Congo [RDC], Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie [LURD] et Mouvement pour la démocratie au Liberia [Model] au Liberia, etc.) mais aussi des forces gouvernementales (Liberia, Zimbabwe, notamment durant la répression dans le Matabeleland des années 1980, Angola, Soudan, etc.), les uns comme les autres recourant largement aux moyens de la terreur et de l’effroi.

En Afrique, le terrorisme prend la forme d’un recours à la terreur comme une stratégie délibérée dans la plupart des conflits intérieurs qui affectent le continent africain.

 

En Tunisie, en Libye, en Egypte et dans certains Etats subsahariens, seules des mesures de sécurité rapides et efficaces colmatèrent la situation. Malgré cela, 58 touristes étrangers furent massacrés à Louxor en novembre 1997 et les deux ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam furent détruites simultanément le 7 août 1998 (sans parler d’une tentative avortée à Kampala et d’autres à Bangkok et Tirana). En dépit de sa prétendue marginalisation, l’Afrique ouvrait, avec le reste du monde, un nouveau chapitre d’une vieille histoire. Le caractère international du phénomène était souligné, dès le 20 août 1998, par une attaque de représailles américaine près de Khartoum contre une usine chimique incriminée. Précédemment, la tentative d’assassinat de l’été 1995, contre le président égyptien Hosni Moubarak à Addis Abeba, avait déjà fait monter la tension entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.

 

Rétrospectivement, les attaques terroristes dans cette région du monde apparaissent comme une esquisse des événements du 11 septembre 2001. Les attentats anti-américains du Kenya et de Tanzanie avaient surpris, et pourtant des signes inquiétants apparaissaient bien dès la guerre du Golfe : le 25 janvier 1991, par exemple, le département d’Etat américain invitait les familles de ses diplomates et les personnels non indispensables à quitter la Tanzanie en raison de menaces terroristes liées à ce conflit. Parallèlement au recours local ou régional à la terreur, une vague mondiale de terrorisme prenait corps, en fait, depuis plusieurs décennies, et ce, bien avant les attaques dont le World Trade Center fut par deux fois l’objet, en 1993 puis en 2001, pour incarner les nouveaux dangers de l’après-guerre froide. Ces derniers événements ne font, en réalité, que refléter l’aggravation d’un problème mondial de sécurité, qui exige une réaction également de portée mondiale, dans laquelle devront s’inscrire l’Afrique et les différents Etats qui la composent.

 

L’aspect technologique de la mondialisation reste un facteur important de diffusion de ce terrorisme international : Internet, les téléphones portables et les moyens de transport modernes ont fourni à ce dernier un environnement favorable. Grâce à la télévision et aux autres médias, l’impact sur l’opinion d’actes terroristes spectaculaires, mais aussi leur portée mimétique sur un terrorisme local, étatique ou non, dans les zones comme la rive gauche du Jourdain, encouragent à la fois l’action et la réaction face à ses effets. Les déplacements massifs de populations dans le monde, les migrations vers les pays à économie libérale de populations immigrées s’intégrant mal, du point de vue culturel, dans les sociétés-hôtes, concourent également à faciliter l’internationalisation du terrorisme.

                                                                                                          

Le recours à la violence et à la terreur est indéniable sur l’ensemble du continent. Cependant, seule une part minime de celle-ci peut être attribuée, semble-t-il, à ce qui serait du terrorisme proprement dit, tel qu’il a été défini plus haut. Si l’on constate, en ce début de XXIe siècle, une tension croissante entre pays développés et monde musulman (auquel se rattache une part substantielle de l’Afrique), c’est bien parallèlement un univers de violence qui est devenu le lot quotidien de millions d’Africains et l’aveuglement volontaire du monde développé ne saurait l’ignorer éternellement.

Reconnaître ce facteur, tout comme la peur qu’inspire souvent l’islam aux Occidentaux, ne doit pas avoir pour conséquence de concentrer (de manière exclusive) les stratégies de contre-terrorisme sur le traitement de l’environnement social, économique et politique alimentant haine, aliénation et radicalisme.

 

L’apparition effective du terrorisme exige également des conditions structurelles propres, qui se concrétisent dans la politisation d’un sentiment de frustration ou autre. Elle demande aussi des motifs précis et appropriés de révolte, avec des sujets ou des événements conduisant à transformer l’insatisfaction en violence concrète. Elle suppose également une direction, une organisation, des troupes, des soutiens. Enfin, elle requiert un environnement favorable, ainsi que des ressources et des cibles. Une chaîne dont l’origine se perd au loin serait une image correcte de la relation entre l’action terroriste et ce qui a contribué à la faire naître. Dans la continuité de cette chaîne jusqu’à l’action terroriste, chaque maillon compte effectivement, mais il n’y a pas de modèle social ou de théorie apte à embrasser l’ensemble de la chaîne, en d’autres termes pouvant prédire avec certitude que telle action se produira à terme, du fait de l’enchaînement précédant des facteurs. Plus l’on va vers le bout de la chaîne, plus les choses deviennent claires, mais, comme on l’a souvent remarqué, il n’y a d’autre science sociale que rétrospective.

La complexité de l’apparition du terrorisme une fois posée, pourquoi la forme intérieure de celui-ci est-elle virtuellement endémique en Afrique ? Cette nouvelle question renvoie à un sujet très controversé, la nature du système social africain.

 

Pour certains et en ce qui concerne les “causes profondes”, le comportement politique ordinaire en Afrique dériverait directement de la situation de pauvreté du continent. En effet, en cas de précarité des ressources, le but principal de la compétition politique est de garantir une consommation économique, but qui, à son tour, est atteint d’une manière optimale par la captation du pouvoir central ou bien par la substitution à celui-ci d’un nouveau pouvoir local (comme au Kivu, dans l’est de la RDC, par exemple). Ce système politique tend à dégénérer en lutte à mort pour l’accès personnel à des ressources étatiques toujours limitées ; ce jeu à somme nulle oblige aussi des leaders politiques putatifs à engranger des bénéfices matériels pour obtenir des soutiens et vaincre leurs concurrents.

Le développement d’un clientélisme systématique, le recours à la grâce personnelle contre le soutien politique, en recourant dans ce système aux ressources de l’Etat, font que les régimes néo-patrimoniaux africains ont fait preuve de très faibles capacités de développement tout en se révélant incapables d’assurer la sécurité. “De la sorte, les relations politiques reposent en Afrique sur des accords de patronage et de loyauté entre des big men et leurs affidés. Ce sont les règles non écrites de la politique néo-patrimoniale qui dictent en fait les décisions des dirigeants, persuadent les citoyens d’obéir et ordonnent la marche de l’administration.

 

Dans un tel système et à la limite, les acteurs étatiques et sous-étatiques ont intérêt à favoriser la guerre et le désordre puisque ceux-ci peuvent leur fournir des occasions supplémentaires d’accumuler des ressources leur permettant mieux d’asseoir les divers réseaux patrimoniaux sur lesquels ils s’appuient. En l’absence d’autres possibilités pour le système néo-patrimonial et dans des conditions de raréfaction de la ressource, associer la vie politique au règne du désordre, guerre ou activités criminelles peu importe, devient une tentation irrésistible. La violence apparaît nécessaire pour acquérir ou conserver sa part du gâteau. Le désordre se fait lui aussi un impératif et une chance à la fois en termes de gains prévisionnels, alors que les incitations à organiser la société d’une manière plus formelles se raréfient.

 

En Ouganda, ni l’Allied Democratic Forces (ADF) dans l’ouest ni la LRA au nord n’auraient été capables de mener une rébellion sans appuis gouvernementaux extérieurs et fourniture d’armes et de soutiens divers. Produits alimentaires, carburant, armes, munitions, moyens d’encadrement et d’approvisionnement, pneumatiques, vêtements, matériel médical ont franchi pêle-mêle et clandestinement les frontières. Les mêmes mécanismes servent aussi à exacerber localement des rivalités communautaires, comme entre les agriculteurs sédentaires et éleveurs peul sur le plateau de Mambilla dans le nord-est du Nigeria, ou encore entre pasteurs turkana et voleurs de bétail toposa à la frontière soudano-kényane.

 

A la manière de l’Afghanistan, des Etats africains effondrés ou en crise, comme la RDC, le Liberia ou la Somalie, sont aussi devenus des zones d’échanges libres et informels de matières premières (diamants, or) et d’armes, mais aussi d’êtres humains ou de drogue, au bénéfice de réseaux clandestins regroupant acteurs locaux et grand banditisme international. L’une des caractéristiques de l’après-guerre froide a été justement le développement d’une économie grise du trafic d’armes, animée par des marchands et des transporteurs privés. Mercenaires et terroristes se fournissent désormais auprès des mêmes réseaux clandestins ou semi-clandestins, sans doute associés au trafic de drogue, et blanchissent leurs règlements d’une manière similaire tout en recourrant massivement à des documents d’identité falsifiés.

 

Ce genre d’interconnexion pose un problème de sécurité mondiale. Dans les pays où il est facile d’échapper à des contraintes comme un plan de vol et des formalités douanières et de police, il est parallèlement difficile de combattre efficacement la criminalité et de détecter les activités subversives. L’on rappellera, par exemple, que les terroristes qui ont failli abattre un avion de ligne avec un missile SAM-7 à Mombasa avaient pu introduire cette arme en fraude au Kenya.

 

Les relations entre le crime organisé et le terrorisme international sont bien, de fait, aussi étroites que le suppose la résolution 1373 (article 4) du Conseil de sécurité de l’ONU, qui insiste sur la nécessité d’une coopération régionale et internationale accrue contre l’un et l’autre.

 

En Afrique, tout particulièrement en Algérie, au Soudan, en Somalie, en Ouganda et en RDC, ainsi que naguère en Sierra Leone et au Liberia, le recours à la terreur est bien un trait récurrent des conflits locaux. Il y est devenu une stratégie si ordinaire qu’y recourir passe presque inaperçu. Il y a d’ailleurs, beaucoup en conviennent, un risque réel à tout confondre dans la lutte mondiale contre le terrorisme, qui implique souvent des arrière-pensées répressives de la part de gouvernements soucieux avant tout de contrecarrer des revendications politiques locales : autodétermination ou revendications de certains droits. Pris dans cet étau, des millions d’Africains ordinaires sont terrorisés par des gangs aussi bien que par des rebelles et des gouvernements. En pratique, il n’y guère d’autre choix que d’imputer toute manifestation du terrorisme à son bilan mondial, mais ceci n’apporte que bien peu de soulagement effectif aux victimes.

 

Le continent présente à la fois un environnement favorable et un vaste champ d’action pour tous ceux qui voudraient s’y attaquer aux Etats-Unis et au système mondial.

 

La CEMAC particulièrement est une zone de forte turbulence terroriste, du fait du conflit du Darfour, des rebellions au Congo RDC, au Tchad et en RCA. Les Chefs d’Etat doivent prendre des mesures communes pour lutter contre la prolifération d’activités terroristes dans la sous-région. Les Etat européens doivent aussi soutenir davantage financièrement et matériellement la sous-région, pour éviter que les attentats dont ils peuvent être victimes sur leurs sols soient préparés en Afrique.

Aujourd’hui, il est impensable que la voix des experts africains de la question terroriste et des acteurs politiques africains soit ignorée par le monde et les grandes puissances occidentales qui luttent contre le terrorisme. De ce point de vue, le gouvernement Israélien s’est distingué ; le 17 juin 2014, Avigdor Lieberman, le ministre israélien des Affaires étrangères, a annoncé la disposition de l’Etat Hébreu à coopérer avec l’Afrique de l’Est dans la lutte contre le terrorisme. Il est fortement souhaitable que les autres puissances notamment, les Etats-Unis, la France, l’Angleterre puissent tisser des liens assez étroits avec l’Afrique. L’Afrique mérite d’être prise en compte pour plusieurs raisons. On se souvient encore des attentats simultanés au Kenya et en Tanzanie en 1998 ayant occasionné plusieurs victimes d’origine occidentale, attestant ainsi clairement la vulnérabilité du continent africain en matière terroriste. En Ouganda,République centrafricaine, RDC, et le sud soudan la LRA emploie des méthodes terroristes depuis longtemps. La Somalie est souvent en proie à des attaques terroristes des Shebab. En Afrique Centrale, des germes du terrorisme naissent et se développent notamment en Centrafrique avec l’arrivée de la coalition rebelle Séléka au pouvoir en 2013. Le Centre Centrafricain de Recherches sur le Terrorisme créé par Aristide Briand REBOAS mérite aussi d’être soutenu par la communauté internationale. L’Afrique est aujourd’hui un nid pour terroristes, personne ne doit l’ignorer.

 

Aristide Briand REBOAS
Aristide Briand REBOAS

Par : REBOAS Aristide Briand, ancien Directeur Général des Renseignements Généraux Centrafrique, ancien conseiller juridique, droits de l’homme a la force régionale d’intervention de l’union, africaine pour la lutte contre la LRA Diplômés de HEI, PARISMail : abr.aris@yahoo.fr et aparddialogue@yahoo.com tél 0601155799.

 

 

 

 

Communiqué de Presse du MLPC annonçant les dates du Conseil Politique national et du Congrès Extraordinaire.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/IMAGE-MLPC-POUR-LE-BUREAU-POLITIQUE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bureau Politique du MLPC Centrafrique

Secrétariat Général

N°______MLPC/BP/SG/014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) a le plaisir de porter à la connaissance des militantes, militants et sympathisants, tant en République centrafricaine que dans les fédérations à l’extérieur de notre pays, ce qui suit :

 

Réuni en séance extraordinaire le 26 Août 2014, le Bureau Politique a décidé de la convocation du Conseil Politique National et du Congrès Extraordinaire du Parti selon le calendrier suivant :

 

–         Conseil Politique National (CPN) : les 20 et 21 Novembre 2014 à Bangui;

–         Congrès Extraordinaire : le 22 Novembre 2014 à Bangui

 

Tous unis, nous vaincrons !

Fait à Bangui, le 02 Septembre 2014

 

     Le Président

Martin ZIGUELE

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Centrafrique: affrontements à Bossangoa entre les soldats français et les antibalaka

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 Publié par: Corbeau news Centrafrique

Les enfants soldats de Centrafrique628x356

 

Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des affrontements qui ont eu lieu jeudi matin à Bossagoa entre des miliciens du mouvement patriotique Anti-Balaka et des troupes de l’opération Sangaris déployées dans cette localité, située au nord-est de la Centrafrique.

Selon une source locale, le marché s’est vidé de ses occupants, les commerces sont fermés et la circulation est interrompue. Une partie de la population a fui dans la brousse et l’autre partie est terrée dans les maisons, d’où on entend le crépitement des armes légères et lourdes.

Selon cette même source, tout est parti de l’arrestation d’un des chefs du mouvement anti-balaka, par les troupes de l’opération Sangaris sur dénonciation du maire de la ville, Cyriaque Bria.

“Ce matin, les anti-balaka ont barricadé la circulation exigeant la libération d’un des leurs. N’appréciant pas ce geste, les troupes Sangaris ont réagi”, a expliqué un habitant joint dans sa cachette.

Il a ajouté que “la maison du premier citoyen a été pillée, et incendiée en guise de protestation contre la duplicité du maire de la ville”.

“Des hélicoptères français ont survolé la ville pour ramener le calme”, a conclu cet habitant.

 

La ministre Jeannette Déthoua veut peser de tout son poids pour réconcilier les centrafricains

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Le ministre de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique, Mme Jeannette Détoua s’est dite que son département mettra tout en œuvre afin de réconcilier la population entre elle et organisé un dialogue politique à la base afin de restaurer la paix gage du développement, lors de la clôture des travaux de l’atelier sur la cohésion sociale, mercredi 3 septembre 2014, à Bangui.

La Ministre Jeannette Detoua veut réconcilier les centrafricains
A l’issue de ces travaux, les participants ont formulé des recommandations notamment le vivre ensemble sans violence sur le territoire centrafricain ; le respect de la laïcité ; le rétablissement de la sécurité et les branches déconcentrées de l’Etat sur le territoire national.La ministre Jeannette Déthoua a réitéré l’engagement du gouvernement sur la question de la réconciliation nationale, condition sine qua non du développement harmonieux de la République Centrafricaine.

La ministre Jeannette Déthoua a fait savoir que cet atelier a été organisé en prélude de la mise en place des comités locaux pour la paix et le dialogue politique que son département entend organiser dans les prochains jours.

Organisé par le ministère de la réconciliation nationale, du dialogue politique et de la Promotion de la Culture Civique en partenariat avec l’ONG internationale ‘’Catholique Recherche Service’’, dans le but de renforcer les capacités des leaders musulmans sur la cohésion sociale, cet atelier a regroupé une trentaine de participants.

 

François Biongo / ACAP

L’OIM soutient un « méga-concert » pour promouvoir la paix dans le cinquième arrondissement de Bangui

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Concert au Centre Protestant pour la Jeunesse à Bangui

Dans le cadre de ses efforts visant à promouvoir la cohésion sociale en République centrafricaine (RCA), le projet de stabilisation communautaire de l’OIM a apporté son soutien à la « Compagnie Artistique Assoungba Système » afin d’organiser un « méga-concert » composé de danseurs traditionnels, de comédiens et de musiciens dans le cinquième arrondissement de Bangui.

Entre 500 et 700 personnes ont assisté au « méga-concert » qui s’est tenu le 30 août dans un centre communautaire local connu sous le nom de « CPJ ». L’OIM a fourni une aide technique grâce au financement de l’Union européenne.

Six groupes se sont produits sur scène, notamment l’humoriste centrafricain Dr. Mandjeke et la troupe de danseurs Zeke ti be Africa, pour les plus connus d’entre eux. Des enfants de 8 à 12 ans originaires du cinquième arrondissement ont également chanté une chanson sur la promotion de la paix qu’ils avaient écrite lors d’un atelier artistique financé par le projet de stabilisation communautaire de l’OIM.

Le « méga-concert » a été annoncé par des affiches le long des routes du cinquième arrondissement. Les mobilisateurs communautaires sont également passés dans les rues avec des mégaphones pour promouvoir l’événement. D’après les organisateurs, l’objectif du « méga-concert » était d’encourager la paix et la cohésion sociale au sein de la population du cinquième arrondissement. Le message diffusé par les sketchs était que nous sommes tous égaux indépendamment des différences d’apparence.

Prudence, habitante du cinquième arrondissement, a pris connaissance du concert par la publicité dans son quartier. Les mobilisateurs communautaires ont déclaré : « Aujourd’hui nous allons nous rassembler pour montrer que nous voulons la paix. »

« Je suis allée au concert aujourd’hui car je veux la paix dans mon pays. Il y a des gens de tous quartiers ici, y compris de PK12. Même les habitants qui n’assistent pas au concert passent dans le quartier et entendent les messages diffusés par l’événement », a ajouté Prudence.

Le « méga-concert » fait partie d’une série d’évènements que l’Unité de stabilisation communautaire de l’OIM organise dans les troisième et cinquième arrondissements avec le financement de l’UE, afin d’encourager les habitants à se rassembler en une seule communauté et d’offrir un espace d’interaction sociale et de dialogue. L’OIM travaille directement avec les organisations locales qui décident des projets communautaires et soumettent des propositions de financement.

« La RCA traverse une période très difficile. Les artistes doivent faire entendre leur voix pour montrer aux gens que nous devons vivre en paix », a déclaré Erick Makanda, comédien et secrétaire général de la Fédération centrafricaine de Théâtre. « Nous sommes la voix de la population et elle nous écoute. En organisant ce concert, nous avons pour but de sensibiliser la population et promouvoir la cohésion sociale. Notre art est notre arme. »

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Anne Schaefer
OIM RCA
Email : aschaefer@iom.int
Tel. +236 7218 7635

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI DU RENOUVEAU PANAFRICAIN

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UN DIEU – UN BUT – UNE DESTINEE

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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Lors d’une dernière déclaration complètement irresponsable, datée du 3 septembre 2014, de la part de M. Michel Djotodia, chef du mouvement rebelle Séléka, nous avons été effarés de lire des propos d’une gravité extrême. En effet, voici ce que M. Michel Djotodia déclare au média béninois Matin Libre de Cotonou :

« Après cinquante (50) ans de gouvernance par les chrétiens, un musulman vient au pouvoir, et on en fait un tapage de telle manière que ça a entrainé le chaos. Pour qu’il y ait équité, il faut qu’on redonne ce pouvoir-là à l’ex-Séléka.  ».

Une fois de plus ce chef rebelle se distingue de la pire des manières en versant dans l’exécrable instrumentalisation de la religion à des fins bassement opportunistes. Non Monsieur Djotodia, les Centrafricains ne font pas un « tapage » comme vous dîtes avec dédain, parce qu’un Centrafricain musulman aurait été porté à la tête de l’Etat centrafricain. Ils vous ont tout simplement désavoué pour avoir apporté la mort par milliers sur des Centrafricain avec votre installation au Palais de la Renaissance. Vous troupes et affiliés se sont livrés à des crimes atroces, des barbaries indicibles et des exactions sans nom à l’encontre de la population civile centrafricaine. Même quand l’Empereur Bokassa Ier s’était converti de façon éphémère à l’islam, jamais de sang n’a coulé à cause de ce choix religieux personnel. Donc cessez d’enfumer la presse internationale en servant des prétextes fallacieux pour masquer votre seule irresponsabilité manifeste en terme de gestion de la chose publique. Les Centrafricains n’ont que faire de votre confession ou de celle de tout homme politique centrafricain. Seuls comptent les actes posés, et à dire vrai vos actes à la tête de l’Etat centrafricain ne plaident pas pour vous.

Vous dîtes, je vous cite, que « pour qu’il y ait équité, il faut qu’on redonne ce pouvoir-là à l’ex-Séléka ». C’est exactement cette façon patrimoniale de concevoir la politique, de pratiquer la politique que les Centrafricains en particulier, et l’Afrique en général, vomissent et rejettent de toutes leurs forces. Vous avez le droit de convoiter le pouvoir, de vous croire qu’il devrait vous revenir. Mais aucunement vous ne pouvez vous arroger le pouvoir en Centrafrique en marchant sur les cadavres des Centrafricains, en prenant en otage les Centrafricains par le biais de groupes rebelles armées sanguinaires ou en semant la mort à tout va. Le pouvoir en Centrafrique ne vous appartient pas, il n’est pas votre propriété, ni celle de votre clan ni celle de quiconque. Si vous voulez le pouvoir, conformez-vous aux conditions d’accession au pouvoir en commençant par déposer les armes, et en obligeant vos groupes armées à cesser les exactions contre les Centrafricains. Ensuite présentez-vous au suffrage des Centrafricains, et si ceux-ci estiment que vous êtes le seul, ou du moins le meilleur candidat, à même de ramener la concorde nationale, l’unité nationale, soyez-en sûr, souverainement ils vous élèveront au sommet de l’Etat, vous confieront les clés de la Maison Centrafrique et par conséquent légitimeront de la manière des façons possibles votre prise de pouvoir.

Hors de ce cadre, il s’agit ni plus ni moins que d’une usurpation scélérate, d’une abominable tyrannie, d’une violation quasi-blasphématoire de la souveraineté de la Nation centrafricaine.

Aussi, le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) qui rompt avec cette praxis surannée, qui ramène l’Afrique dans le nihilisme politique, s’oppose fermement avec la dernière énergie à votre conception de la politique, à votre offre politique d’un autre temps, et qui ne peut être que source de destruction totale. La Centrafrique ne veut plus de ce type de politiciens, de responsables publiques, d’ « élites ». Il est de temps de renouveler le logiciel politique centrafricain car la version en place actuellement est datée, dépassée, périmée.

Que Dieu bénisse l’Afrique, qu’Il bénisse la Centrafrique. Vive la Centrafrique.

Fait à Dakar le 3 Septembre 2014

Le Président du parti de Renouveau panafricain de Centrafrique
                                       

Maître Tahéruka SHABAZZ, Président du PRP

Centrafrique: Bangui redécouvre les plaisirs de la nuit

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Bangui – Au “Songo Night”, aux “Zammours” ou dans le “quartier des péchés”, Bangui vibre de nouveau la nuit dans les bars, dancings et autres discothèques qui rouvrent dans les quartiers, signe de la progressive normalisation en cours dans la capitale centrafricaine.

Bangui retrouve le plaisir de la nuit
L’artiste centrafricain Jean-Paul Mbele, alias “Ozagain”, en concert à Bangui, Centrafrique, le 1er mars 2014
afp.com/Sia Kambou

“Ici, c’est 24h/24!“, lance Yvon Sanga, étudiant. Ici, c’est au “Kadam Kadam“, l’un des nombreux “bar-dancing” du 2e arrondissement de Bangui.

Les clients devisent autour de poissons et de poulets braisés arrosés de bières. On s’y déhanche jusqu’à l’aube, au rythme des ndombolo congolais, coupé-décalé ivoirien et R’n’b américains. Dans les effluves d’alcool et les braillements des fêtards, la crise semble bien loin.

Après des mois de terribles exactions, de lynchages et de pillages, sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l’ex-rébellion Séléka, Bangui va visiblement mieux.

Après la reprise générale de l’activité, la renaissance d’une vie nocturne témoigne de cette lente amélioration de la sécurité ces trois derniers mois. Les Banguissois redécouvrent la nuit et ses plaisirs, ses amours passagères et ses lieux de perdition.

Le couvre-feu, qui reste en vigueur sur toute l’étendue du territoire de minuit à 5H00 du matin, n’est plus respecté que dans les quartiers les plus touchés par les violences.

-Sur le ‘terrain de tir’-

“Nous avons le privilège d’être proches du centre ville. C’est un secteur qui n’a pas été tellement perturbé par les évènements“, se réjouit Hélène Mballa, belle et jeune Camerounaise, sous les néons rouges du “Kadam Kadam“.

“Ici, on est à l’aise si les gendarmes et policiers centrafricains ne nous indisposent pas avec leurs patrouilles intempestives“, explique Yvon l’étudiant. Ceux-là, “ils n’ont pas perdu les bonnes habitudes” de racket.

“Ils s’étaient tous terrés quand la Séléka (ex-rébellion) avait envahi Bangui. C’est bien de les tenir à l’oeil avec les patrouilles mixtes“, poursuit-il, alors que des militaires burundais de la force africaine et quelques policiers centrafricains font leur apparition au bout de la rue.

Le “Songo Night” et “La Plantation” sont les deux principales boites de nuit. Il y a aussi les bars-dancings “Mbi Yé“, “Plus ou moins“, “Cave de la Paix“, “Bisso na Bisso” ou encore “Sélection” dans le quartier Bruxelles (2e arrondissement), où l’explosion d’une grenade en juin avait semé la panique.

Ouverts dès 9h du matin, certains établissements ne ferment que tard dans la nuit et sont très fréquentés. Les clients se disent rassurés par la présence des forces internationales, Misca, Sangaris, et Eufor-RCA.

“Vous voyez ces 4X4 aux couleurs de l’Union européenne et avec des mitrailleuses lourdes’ Ce sont les Géorgiens (de l’Eufor). Les Français viennent (de Sangaris) à peine de passer. Tous, ils sécurisent le 5è arrondissement et la vie a repris la nuit ici à Miskine“, explique Josée Penguélé, un commerçant.

“On peut rester à la +Cave des amis+ jusqu’à 21h, voire 22h“, sourit-il.

Miskine fut pourtant l’un des quartiers les plus touchés par les violences intercommunautaires, qui y ont fait des dizaines de morts, et ont provoqué l’exode des musulmans, comme en témoignent les maisons détruites.

Les herbes folles ont envahi ces ruines et leurs murs calcinés. “C’est devenu le terrain de tir“, plaisante d’un air goguenard Guy, rabatteur pour les prostituées du quartier. “Ceux qui n’ont pas la possibilité d’aller dans des lieux appropriés font les arrangements avec leurs partenaires pour que tout se joue à cet endroit“.

– ‘Le couloir de la mort’ –

Un seul quartier reste plongé dans le silence et la peur à la nuit tombée: le PK5, dernière enclave musulmane de la capitale, où les habitants vivent toujours sous la menace des assassinats et lynchages des miliciens Anti-Balaka.

“C’est ici qu’il y avait l’ambiance autrefois“, raconte Aubin Bangué, cadre de la santé, qui ne cache pas sa nostalgie pour “les mamas koloutous (aux larges hanches), les sèpèlè (jeunes filles minces et élancées), les femmes capables (femmes d’affaires) et les pirates (réputées pour dépouiller les hommes jusqu’à leur dernier sou)“.

“Au KM5, nous avions les meilleurs méchouis de Bangui. Il y en avait pour toutes les bourses, chacun y trouvait son compte“, regrette Alain Kossingou, mécanicien.

“C’est le couloir de la mort désormais“, avertit Alain. S’aventurer de nuit au PK5, c’est prendre le risque d’être “kidnappé, tué, charcuté, et de disparaitre définitivement“.

Par

Simon Koitoua réagit suite à l’interview de Michel Djotodia, ce jour sur Matin Libre du Bénin

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 Publié par: Corbeau news Centrafrique.

Tous ceux qui de près ou de loin sont impliqués dans la cause des malheurs des Congolais, pillant, violant et alimentant les conflits interminables pour continuer à voler nos riches ressources naturelles , se verront frapper sévèrement par les catastrophes naturelles.… ils connaitront des calamités inimaginables.

Aujourd’hui, encore une fois, devant nos responsabilités et devant le Peuple Centrafricain qui  affronte, tout Seul, les plus graves humiliations perpétrées  contre la Centrafrique depuis le 12 décembre 2012 jusqu’aux inimaginables atrocités actuelles. Vous êtes admirablement formidables peuples Centrafricains. Vous êtes plus forts que toutes les forces du mal et les ennemis de ce beau pays qui existent et qui sont aiguisées, dressées et lâchées contre Vous. Mais à toutes ces épreuves, à la grande surprise de tous,  Vous  demeurez Toujours Victorieux.

Notre Valeureux Peuple Centrafricain et contre l’actuelle machine à tuer la plus atroce et la plus dégradante que le monde n’ait connue. Les monstres  du monde dressés  contre Vous,  et qui exécutent ce plan ignominieux, sont représentés par cet autre incirconcis démoniaque  bandit de grand chemin  qui continue à s’appeler ‘ Michel Djotodia ‘.

Valeureux Peuple Centrafricain, après avoir victorieusement gagné toutes ces épreuves ignobles (et Vous sortirez Gagnant),  les auteurs criminels de ces désastres et leur histoire sont restés impunis mais étourdies par la force de Votre capacité et détermination à  ne jamais accepter d’être exterminé et annihilé sur la planète terre où Vous avez les radieux droits d’y exister Vous avec Vos Progénitures pour des siècles et des siècles.

Oh, Vous,  Vaillant  Peuple Vainqueur des  épreuves, et cela, devant témoins, auteurs et coauteurs qui sont visiblement installés au Centrafrique, Votre Cher Pays et ils sont dans le monde entier. Mais Vous, Vous demeurez Invincibles et Vous résistez à toutes  leurs  forces redoutables dont ils disposent cherchant à Vous exterminer. Mais Ils échouent.

NB : suite à l’interview de Michel ce jour sur matin Libre un journal du Bénin

 

Simon Koïtoua

SIMON- KOITOUA

 

Yamina Benguigui, nouvelle médiatrice dans la crise centrafricaine?

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Yamina Benguigui

Proche de Catherine Samba-Panza, Yamina Benguigui a été invitée par Denis Sassou Nguesso à lui donner un coup de main dans les négociations sur la crise centrafricaine.

Lors de son passage au ministère français de la Francophonie, Yamina Benguigui s’est fait de précieux amis, parmi lesquels Denis Sassou Nguesso, le président congolais. Fin juillet, ce dernier l’a donc invitée à participer, quatre jours durant, au Forum de Brazzaville sur la crise centrafricaine.

À l’époque, il tentait de convaincre Catherine Samba-Panza de changer de gouvernement et de nommer Karim Meckassoua au poste de Premier ministre en remplacement d’André Nzapayéké. Or Benguigui est proche de la présidente centrafricaine…

Invité d’honneur

Cette dernière n’a pas oublié que Benguigui lui avait demandé d’être l’invitée d’honneur de son Forum des femmes francophones, à Kinshasa”, en mars, commente une source proche de l’ancienne ministre. Les deux femmes se sont entretenues trois fois en deux jours.

La suite de l’histoire est connue : Samba-Panza a bien débarqué Nzapayéké, mais elle a nommé à sa place Mahamat Kamoun. Il faut croire que DSN a été malgré tout satisfait, puisqu’il aurait demandé à Benguigui d’organiser à Brazzaville une prochaine édition de son Forum des femmes francophones.
Par: Jeune Afrique

 

RCA: « J’ai la capacité de réconcilier chrétiens et musulmans », dixit M. Djotodia dans Matin Libre

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Michel Djotodia

L’ex-président centrafricain Michel  Am-Nondokro Djotodia, président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (l’ex-Coalition Séléka) est enfin sorti de son silence. L’homme d’Etat qui, après sa démission « hautement patriotique » s’est installé  en  terre  libre africaine du Bénin le 10 janvier 2014, s’est ouvert à votre Quotidien « Matin Libre ».
Dimanche 31 août 2014 par un temps ensoleillé de fin de matinée, l’équipe de reportage de  « Matin Libre » conduite  par le patron du Quotidien  entre dans la résidence de l’ex-président centrafricain. Un immeuble modeste de couleur blanche situé dans une banlieue de la ville d’Abomey-Calavi, à 25 km de Cotonou. Les militaires qui assuraient la sécurité des lieux, kalachnikovs au point, le regard scrutateur  nous facilitent le protocole mais avec beaucoup de prudence.  Visiblement, nous étions attendus. Dans la cour, quelques animaux (cabris, oies, tortue…) vivent libres de leurs mouvements comme dans le jardin d’Eden. Quelques minutes dans la salle d’attente située au rez-de-chaussée, le temps de nous annoncer au maître des lieux et nous sommes reçus.

L’ex-homme fort de Centrafrique, tout de blanc vêtu et assis dans un fauteuil, nous accueille dans un appartement qui lui sert de bureau. Seule la photo officielle de prise de pouvoir, accrochée au mur derrière un grand bureau, rappelle au visiteur qu’il est en face d’un homme qui a déjà exercé le pouvoir suprême d’Etat. Simplicité oblige. Il serre la main à tout le monde. Affable, modeste et très humble, il nous invite à nous servir à volonté café et boissons.
Visiblement serein, et très confiant en son avenir politique, le numéro un de l’ex-Coalition Séléka s’ouvre simplement à votre Quotidien.  Le retour de la paix en Centrafrique est le sujet principal qui préoccupe  Michel Djotodia. C’est pourquoi il a sacrifié son  pouvoir en démissionnant.  Et pour parvenir à la paix en République centrafricaine, il propose deux solutions : le retour au pouvoir de l’ex-Séléka à travers sa personne et la partition du pays, par exemple le fédéralisme. Il explique d’ailleurs que la Séléka, mieux organisée aujourd’hui  contrôle plus de 60% du territoire. Sans en vouloir à la présidente de la Transition Mme Catherine Samba Panza, Michel Djotodia s’est démarqué du gouvernement actuel. Il a martelé que sa Coalition n’a mandaté personne pour y entrer. D’ailleurs, par un communiqué de presse (voir page 3), il informe l’opinion nationale et internationale que tous les membres de l’ex-Séléka qui participent au présent gouvernement de Centrafrique sont considérés comme des traitres et par conséquent  exclus définitivement de la Coalition. Mais avant tout propos, il a salué l’hospitalité légendaire du peuple béninois dont il en est l’un des citoyens  (par alliance, Ndlr) et s’est dit très satisfait des mesures prises par le président Yayi Boni pour assurer sa sécurité et le protéger. Lisez plutôt.

Excellence, Monsieur le président, depuis votre démission « hautement  patriotique »  le 10 janvier 2014, vous êtes venu vous installer au Bénin. Dites-nous Excellence quelle est la situation de votre séjour au Bénin?

Le gouvernement du président Yayi Boni  me protège en me mettant dans les conditions qu’il faut, en assurant ma sécurité,  en me donnant les possibilités de circuler librement. D’ailleurs je suis Béninois à part entière. Je suis de nationalité béninoise. Et en cela, l’honneur qu’il  (le président Yayi Boni, Ndlr) m’a fait, m’oblige de lui présenter toute ma gratitude. Je présente mes remerciements non seulement au Chef de l’Etat mais aussi au peuple béninois pour son hospitalité légendaire et cette attention particulière qu’ils ont pour ma personne. Je ne peux que remercier tous mes frères béninois, le Chef de l’Etat et ceux qui m’entourent. Je suis bien au Bénin. Je me porte bien. Je ne suis pas dérangé. Je ne suis pas inquiété.

Nous avons appris qu’une délégation envoyée par la présidente Catherine Samba-Panza est allée vous voir récemment. M. le président que peut-on retenir de cette rencontre?

Mme la présidente m’a envoyé une délégation pour m’adresser sa reconnaissance et ses remerciements pour les liens qu’il y a entre elle et moi parce que je n’ai rien contre Mme Samba-Panza. Elle m’a succédé et nous gardons de très bons rapports. Et à l’occasion, j’ai dit à la délégation que je suis pour la paix. Je milite pour la paix. D’ailleurs l’exemple frappant c’est qu’en échange de la paix,  j’ai donné le pouvoir que j’ai. Et c’est un signal très fort. J’ai démissionné parce qu’il était question de ramener la paix chez moi et c’est ce que j’ai fait. Je leur ai donc dit que je suis toujours pour la paix et j’œuvrerai pour la paix. Mais d’aucuns disent que j’ai été pour quelque chose dans la mise en place du dernier gouvernement. C’est faux. Je n’ai jamais présenté  de liste. D’ailleurs dans les différents communiqués qui ont été publiés par le Bureau politique, il a été dit que la Séléka ne propose pas de premier ministre, même pas de ministre. Donc je n’ai proposé personne. En présence du ministre des Affaires étrangères du Bénin et beaucoup d’autres gens, j’ai été clair : j’ai dit que je suis pour la paix. Je milite pour la paix.

Excellence M. le président, quelles sont les propositions de votre groupe pour la sortie de crise en Centrafrique?

Nous avions fait des propositions. Nous avions d’ailleurs demandé à ceux qui doivent prendre part au forum de paix organisé à Brazzaville par mon grand-frère Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo  que pour que la paix revienne il faut qu’il y ait équité.  Pour que la paix revienne, il serait souhaitable de remettre encore le pouvoir à l’ex-Séléka. Quitte à l’ex-Séléka de diriger. Il faut bien permettre,  une fois en passant, aux musulmans de diriger. Après cinquante (50) ans de gouvernance par les chrétiens, un musulman vient au pouvoir, et on en fait un tapage de telle manière que ça a entrainé le chaos. Pour qu’il y ait équité, il faut qu’on redonne ce pouvoir-là à l’ex-Séléka.  Qu’on donne l’opportunité à l’ex-Séléka de gérer la transition. Et c’est après la transition que nous pouvons organiser une conférence nationale. Les fils et filles  de Centrafrique  pourront s’asseoir, essayer de discuter et signer un accord politique pouvant lancer complètement le pays vers une vie démocratique. Il y avait deux propositions et c’était la première. La seconde proposition,  c’est qu’il y ait partition.  Il y a plusieurs manières de séparer les gens à savoir le fédéralisme et autres. Tout dépendra de la manière dont on va s’entendre.  Mais qu’il y ait partition et qu’on sépare les gens définitivement pour qu’il y ait la paix. Si on ne prend pas en compte l’une des solutions proposées, je crois qu’il n’y aura pas la paix parce que nous, je vais parler de moi, j’ai la capacité de réconcilier chrétiens et musulmans. J’ai la capacité de le faire. Mais pourquoi on ne veut pas me donner l’opportunité de le faire. Il faut qu’on me donne l’occasion de réconcilier musulmans et chrétiens. Et pour que je fasse cela, il faut que j’aie le pouvoir parce que sans le pouvoir je ne peux pas le faire. Pour rassurer par exemple tous les réfugiés musulmans qui sont à l’extérieur, soit au Gabon, au Congo, au Cameroun et ailleurs, il faut qu’ils se rassurent que c’est moi qui suis le président de la République parce qu’ils savent que je suis un rassembleur. Si je suis là, cela va rassurer les gens, et ils vont revenir en masse. Mais lorsque ce ne serait pas moi et que ce seraient les mêmes bêtises qui se feraient, personne ne viendra et ce serait l’éternelle répétition. Il n’y aura pas la paix. Il n’y aura jamais de paix. Ce sera toujours les attaques et la guerre. Et la situation sera difficile à gérer.

Tout récemment, votre coalition, la Séléka, a fait un congrès. Alors comment la Séléka est-elle gérée?

Au moment où je vous parle, la Séléka est mieux organisée qu’avant. Il y a la branche politique que je dirige et la branche militaire que dirige le Général Joseph  Zoundeiko. Mais il y a une parfaite coordination entre les deux branches. Et c’est la branche politique qui contrôle la branche militaire. Nous sommes donc bien organisés. Il y a des commandants de zone par préfecture. Nous occupons 60% du territoire centrafricain. Nous contrôlons la situation si bien qu’il ne peut même pas avoir de conflit entre musulmans et chrétiens. Dans la partie occupée par la Séléka, il y a la paix. Et la Séléka est composée de chrétiens et de musulmans. A un moment donné, le nombre des chrétiens dépassait le nombre des musulmans. 60% des ex-Sélékas étaient des chrétiens. Là où il y a d’affrontements, c’est la partie contrôlée par le gouvernement. C’est là où il y a du désordre. Les gens s’entretuent là-bas. Mais nous veillons aussi qu’il n’y ait pas impunité.

Monsieur le président,  vous voudriez bien conclure cet entretien

De toutes les manières, je ne peux que souhaiter la paix pour mon pays et pour toute l’Afrique.

Propos recueillis par : Maximin TCHIBOZO Chérif RIWANOU pour Matin Libre Cotonou

Centrafrique : Le Premier Ministre annonce un forum de réconciliation nationale inclusif, les cas Bozizé et Djotodia en suspens

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Bozizé et Djotodia pour la Paix

Le nouveau gouvernement d’union nationale centrafricain formé le 22 août s’est réuni pour la première fois mardi autour du Premier ministre Mahamat Kamoun, lequel rassure sur la tenue avant la fin de l’année d’un forum de réconciliation nationale inclusif à Bangui où le suspense subsiste pour la participation des ex-leaders François Bozizé et Michel Djotodia. Prévu par l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), le forum de réconciliation nationale se veut un moment pour les Centrafricains sans exception de se rencontrer, se parler et aplanir leurs divergences en vue de la reconstruction de leur pays meurtri par des crises politiques et militaires à répétition, à en croire le Premier ministre dans une interview avec Xinhua mardi à Bangui.

“La réconciliation nationale que nous appelons de notre voeu doit inclure tout le monde. Il faut que les fils et filles de ce pays trouvent une occasion pour se parler, crever l’abcès pour voir ce qui ne va pas”, a-t-il affirmé.

Ces assises ont vocation à servir de point d’ancrage à un processus de recomposition du tissu social centrafricain désagrégé où l’organisation d’un dialogue politique figure comme une autre étape fondamentale pour une sortie de crise durable.

Pour l’heure, ni le calendrier ni les modalités d’exécution de l’opération ne sont encore déterminés. Si bien que ne permet pas de lever le doute sur la participation de l’ex-président par intérim et leader des ex-rebelles de la Séléka Michel Djotodia, tombeur en mars 2013 de l’ancien chef de l’Etat François Bozizé, lui-même auteur d’un coup d’Etat dix ans auparavant contre feu Ange-Félix Patassé.

“Il serait pour moi prématuré de vous dire si tel ou tel individu sera là. Ce que nous savons est qu’il y a une commission qui sera mise en place pour préparer [la liste des] participants à ce forum, mais il ne faut pas aussi perdre de vue l’aspect lié à la justice”, se contente d’indiquer le Premier ministre.

Mais en évoquant les poursuites judiciaires visant certaines personnalités de son pays, Mahamat Kamoun, nommé le 10 août par un décret de la présidente de transition Catherine Samba Panza contesté par les ex-Séléka et une partie de la classe politique centrafricaine,fait penser implicitement aux deux leaders, frappés de l’interdiction de voyager dans le cadre de sanctions internationales.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice centrafricaine après son éviction, le cas de François Bozizé, en exil à Kampala en Ouganda, suscite davantage de débat. Même si celui de son tombeur (en exil à Cotonou au Bénin) n’est pas moins sujet à caution du fait des pillages et exactions infligés à la population par ses hommes, d’où son départ précipité sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale et de la France.

Pour autant, rien n’étant encore décidé et sans doute conscient du rôle prééminent de la communauté internationale dans le processus de transition ayant conduit à sa nomination, le Premier ministre insiste sur le caractère inclusif des assises annoncées.

“Dans ce pays, soutient-il, il y a eu beaucoup de foras de réconciliation. Les gens s’embrassent et puis dès que les lampions s’éteignent les problèmes reviennent, ils restent entiers. C’est des questions qu’il faut voir et il ne m’appartient pas à moi de dire si tel ou tel sera là. La commission fera son travail. Mais ce que je peux vous dire est que nous voulons que tous les fils et filles sans exclusive puissent participer à ce forum”.

Pour parvenir à un consensus national, des consultations au niveau local sont programmées dans les 16 préfectures du pays. Les différentes étapes du processus avaient déjà commencé à être préparées par le précédent gouvernement d’André Nzapayéké, sacrifié par l’accord de Brazzaville contre la volonté de la présidente de transition.

“Dès que nous avons pris fonction, nous avons convoqué une réunion du comité de pilotage de ces accords de Brazzaville et nous avons signé l’arrêté mettant en place la commission de suivi de l’accord.Cette commission comprend des représentants de la communauté internationale, ce qu’ils appellent le G8-RCA, de la présidence, du Conseil national de transition, du gouvernement, de sept groupes armés, etc.”, explique Mahamat Kamoun.

“C’est cette commission qui va maintenant mettre en place les organes et les sous-organes aussi bien à Bangui que dans les préfectures, puis les sous-préfectures pour faire respecter l’ accord de cessation des hostilités et aussi commencer le travail de réconciliation nationale. Voilà l’agenda que nous avons et il faut aller vite, ça ne doit pas attendre”, poursuit-il.

A 52 ans, ce haut commis de l’Etat devenu le premier musulman à accéder à un tel niveau de responsabilité depuis l’accession de la République centrafricaine (RCA) en 1960 doit aussi se consacrer à l’opérationnalisation du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) qui aurait dû permettre de nettoyer depuis l’époque de François Bozizé le territoire national de la multitude de groupes armés qui le tiennent sous coupes réglées.

“Les textes sont en confection pour mettre en place un haut commissariat qui sera chargé du processus DDR”, informe-t-il. F

 
Par: Xinhua

Brésil: né avec la tête à l’envers, il devient un motivateur professionnel

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Maladie des articulation

Claudio Vieira de Oliveira, atteint d’une rare maladie des articulations, est né avec la tête à l’envers. Croyant qu’il n’avait aucune chance de survie, les médecins ont conseillé à sa mère de le laisser mourir de faim. Le Brésilien est plutôt devenu un conférencier motivateur.

Claudio, aujourd’hui âgé de 37 ans, est autodidacte. Malgré son étrange condition, il a appris à se servir des objets et appareils de la vie quotidienne. Par exemple, il se sert d’un crayon pour utiliser le clavier d’un ordinateur et ses lèvres deviennent ses doigts pour composer les chiffres sur un téléphone.

Indépendant et motivé, Claudio est diplômé en comptabilité à l’Université d’État de Feira de Santana. Sa mère, qui croyait que son fils n’allait pas survivre, a écouté son coeur et a choisi de se battre pour lui. Elle l’a élevé comme une personne normale et a aménagé la maison pour lui, ce qui a permis à son enfant de vivre une vie ordinaire malgré son handicap. Ce dernier a acquis une grande confiance en lui, et adore chanter et danser lorsqu’il se promène en ville.

«Tout au long de ma vie, j’ai pu adapter mon corps au reste du monde. Je ne suis pas différent, je suis une personne normale. Je ne vois pas les choses à l’envers, ce que j’explique toujours durant mes conférences. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de parler en public et de dire que je suis un conférencier professionnel en motivation. Je reçois des invitations partout dans le monde.»

Par: JDM

Bangui : L’Eufor-RCA se félicite de son bilan dans les 3eme et 5ème arrondissements

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Le Général Philips Pointiès, numéro 1 de l’Eufor-RCA s’est félicité des résultats obtenus par cette opération dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Il l’a dit dans un point de presse tenu ce mardi à la base de l’Eufor-RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-de-lEUFOR-RCA-en-plein-milieu-de-la-population-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de l'EUFOR-RCA en plein milieu de la population à Bangui

« Le niveau de sécurité dans les 3ème et 5ème arrondissements  de Bangui s’est manifestement amélioré. Ce n’est pas nous qui le disons. Ce sont les populations de ces secteurs, ce sont les autorités politiques, ce sont les humanitaires. Donc je prends acte que tout le monde confirme l’amélioration du niveau de sécurité. J’observe que les taxis qui n’allaient pas au Km5 ont repris, j’observe aussi que le marché a repris, d’ailleurs une agence bancaire a repris ses activités ainsi qu’une station service ». C’est en ces termes que le général de brigade et numéro 1 de l’Eufor-RCA Philips Pointiès a résumé les actions de cette mission. Pour lui, « le bilan intermédiaire de l’Eufor-RCA est positif ».

Sans donner de précisions, le Général Philips Pointiès a reconnu que l’Eufor-RCA n’a pas résolu tous les problèmes, « iI est certes vrai que beaucoup a été fait mais tout n’a pas été résolu ».

Il a promis davantage de détermination de cette force. « Les six prochains mois seront consacrés à la consolidation des dispositifs sécuritaires, à la poursuite de désarmement d’opportunités. Nous sommes déterminés à mettre fin aux activités de banditisme qui terrorise la population » a promis le Général Philips Pointiès.

L’Eufor-RCA est une mission européenne mandatée par la Résolution 2134 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est depuis le 1er avril que cette mission est déployée en Centrafrique. Elle a atteint  sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier.

Par: Sylvestre Sokambi pour RJDH

Centrafrique: la mission de l’ONU se prépare à se déployer

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Les habitants de M'brés sont en fuite

La mission de l’ONU en Centrafrique s’apprête à se déployer dans le pays à partir du 15 septembre, avec le feu vert donné mardi par le gouvernement de ce pays plongé dans une grave crise. Le gouvernement et les Nations unies ont conclu mardi un accord d’établissement autorisant le déploiement de cette force de maintien de la paix, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca).
« Notre mission peut se résumer en un triptyque: protéger la population, appuyer le processus politique, et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat », a déclaré le général Babacar Gaye, chef de la Minusca.
« Nous serons déployés sur l’ensemble du territoire national dans trois secteurs. Chacun bénéficiera d’un état-major régional, un à Bouar (ouest), un à Kaga Bandoro (centre), un à Bria (est) », a précisé le général Gaye. « Bangui aura, elle aussi, des forces de police qui y seront déployées avec un état-major chargé d’apporter la protection requise à la population », a-t-il ajouté.
A partir du 15 septembre, la Minusca doit se substituer progressivement aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une grave crise politico-militaire: les 6.000 hommes de la Misca sous la bannière de l’Union africaine, et les quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l’opération Sangaris.
Les effectifs de la Misca constitueront la composante militaire de la Minusca.
La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU , va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats à effectif plein. Le mandat initial de la nouvelle force court jusqu’au 30 avril 2015.

Par: metrotime.be

Les hommes d’affaires Camerounais s’organisent pour un marché de 156 millards de FCFA en Centrafrique

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révélation a été faite aux  hommes d’affaires  camerounais, samedi dernier à Douala, la capitale économique, par l’ambassadeur du Cameroun à l’ONU, Michel Tommo Monthé.

Les soldats casques bleus en Centrafrique

« Les  hommes d’affaires camerounais doivent s’organiser pour  livrer, dans les délais, des biens et services aux 12 000 hommes (dont 10 000 militaires et 2000 civiles) qui arrivent à Bangui d’ici le 15 septembre 2014, dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la Centrafrique (Minusca). », a indiqué l’ambassadeur.

« Il s’agit  de livrer des biens et services touchant au moins 17 secteurs d’activités (Transport aérien, chimie et pétrole, BTP, Informatique, génie mécanique, climatisation, nettoyage et services d’entretien, voyages, ration alimentaire, etc) », a-t-il détaillé.

Cet engagement qui était attendu depuis l’année dernière selon des sources diplomatiques entrera en vigueur en novembre 2014.

Ai Bangui

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

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Du fait de son histoire mouvementée, marquée par l’instabilité, les coups d’Etat à répétition et l’incurie de ses dirigeants, la Centrafrique détient le record des interventions internationales sur son sol.

Les Forces Burundaises de la Misca en Centrafrique et basés à Km5

Le pays a connu plus d’une dizaine d’interventions internationales, sous le drapeau de l’ONU, de l’Europe, de l’Union africaine ou d’organisations régionales africaines, sans compter les opérations militaires de la France, l’ex-puissance coloniale, ou de pays voisins comme le Tchad.

– MISSIONS DE L’ONU

Dès l’arrivée au pouvoir d?Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi-permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l’armée.

Les accords de Bangui signés début 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui, 1997-1998), une coalition de pays africains agissant sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords. Sans grand succès.

La Misab sera remplacée par des missions de l’ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s’enfonce inexorablement dans le marasme: sanglantes épurations dans l’armée, tentative de coup d’Etat en 2001, innombrables exactions des militaires.

– INTERVENTIONS REGIONALES

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de “protection” et de “consolidation” de la paix, avec toujours aussi peu de résultats.

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002). La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) entre à son tour dans la danse avec la Fomuc (2002-2008). Puis ce sera la Micopax (2008-2013), placée sous l’autorité de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l’Eufor/Tchad (2007-2009) sont étendus à la RCA.

– INTERVENTIONS EN COURS OU A VENIR

Trois interventions sont en cours sur le territoire centrafricain (sans compter l’opération française Sangaris et ses 2.000 militaires).

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) est une force sous mandat de l’Union africaine. Elle compte environ 6.000 hommes, déployés à Bangui et en province.

Ses effectifs constitueront la composante militaire de la Minusca, force onusienne qui sera officiellement déployée à la mi-septembre.

Créée en avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU, la Minusca devrait compter à terme près de 12.000 Casques bleus.

Une force européenne, l’Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

Enfin, des militaires ougandais sont déployés dans l’est de la RCA: ils luttent, avec le soutien de forces spéciales américaines, contre la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) du rebelle Joseph Kony.

 

Par: AFP

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La Côte d’Ivoire est toujours prête à envoyer des casques bleus en Centrafrique?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

“Compte tenu de notre passé récent, nous souhaitons que ce pays frère sorte rapidement de ce cycle déplorable. Nous nous souvenons que la Côte d’Ivoire a déjà envoyé des troupes armées en centrafrique, donc si nous étions sollicités, et que nous disposions des patrouilles nécessaires, nous les enverrions également en Centrafrique comme les autres frères africains du Burundi et autres sont venus à notre rescousse…”

 

Centrafrique: : un plan de riposte d’un an lancé contre Ebola

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La République centrafricaine (RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

Viande boucanée de Centrafrique

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants, la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les cibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui. Pour cette raison, d’après le chercheur, en 23 épidémies enregistrées depuis la première apparition en 1976 en RDC conjointe avec le Soudan, aucun cas humain n’a jamais été rapporté.

Cet argument ne suffit pour autant pas à dissiper les inquiétudes. “Le temps est à la vigilance face à cette grave fièvre hémorragique à virus Ebola qui sévit en Afrique”, a souligné lundi à Bangui Mahamat Kamoun, le nouveau Premier ministre du gouvernement d’union nationale et de transition, lors d’une réunion d’information et de plaidoyer en faveur du plan de contingence de riposte contre la maladie.

Pour les autorités de Bangui, la menace est grande du fait de la “forte mobilité des populations” d’Afrique centrale. La Centrafrique partage une longue frontière fluviale d’environ 2.000 km, avec la RDC, qui a annoncé des cas d’Ebola la semaine dernière, a rappelé le Premier ministre.

C’est ce qui justifie le plan de contingence présenté en présence de partenaires internationaux au rang desquels l’ Organisation mondiale de la santé (OMS) et destiné aussi à empêcher l’importation des épidémies mortelles.

D’un coût de 854,1 millions de francs CFA (environ 1,7 million de dollars américains), cette stratégie étalée sur un an met l’ accent sur le renforcement de la surveillance épidémiologique déjà concrétisée par la mise en place d’un dispositif de contrôle sanitaire comprenant 6 points focaux pour l’ensemble des 8 arrondissements de Bangui et 30 retenus le long de la frontière avec la RDC.

Pour le visiteur nouvellement débarqué dans la capitale par voie aérienne, ce système est visible à l’aéroport international de Bangui M’Poko, protégé par des soldats de la force européenne Eufor, où un contrôle sanitaire est effectué par thermomètre laser.

Les axes d’intervention intègrent aussi un système de notification immédiate pour les maladies à potentiel épidémique et un système d’alerte précoce de la maladie à virus Ebola pour l’ heure circonscrit à Bangui et ses environs, selon les responsables du ministère de la Santé et de la Population.

Grâce à ces dispositions prises, la RCA déclare s’être équipée en kits de protection individuelle et de traitement de base pour la gestion d’éventuels cas de contamination. Huit sites d’ isolement ont été à cet effet mis en place.

Les autorités sanitaires dressent un rapport de 16 suspects testés en provenance des pays touchés par la terrible maladie parmi lesquels 14 ont été déclarés négatifs et les deux autres sont en cours de diagnostic.

Quoique flatteurs, comme l’a observé le Premier ministre, ces efforts cachent mal nombre de contraintes à surmonter par un système de santé qu’ont “profondément affecté et désorganisé” des crises politico-militaires récurrentes, au point que, ajouté à l’ abandon de postes de personnel, “près de 50% des formations sanitaires ne sont pas professionnelles”.

En résumé, la RCA vit un contexte de fragilité caractérisé par l’insuffisance d’équipements de protection pour les postes de contrôle sanitaire, de personnel de santé, de ressources pour la formation du personnel, l’insécurité dans une partie de son territoire accompagnée du pillage des moyens roulants des responsables sanitaires, etc.,d’après le ministère de la Santé et de la Population.

Dans l’incapacité de se financer, le gouvernement n’a pu mobiliser lui-même que près de 75 millions de francs CFA (150.000 dollars américains) et compte sur ses partenaires extérieurs pour l’aider à mobiliser le reste du budget de 854,1 millions de francs du plan de contingence de la riposte contre la maladie à virus Ebola.

 

Par: Agence de presse Xinhua

RCA: le général Dhaffane rend visite aux ex-Séléka en colère

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Dhaffane de l'Ex-séléka
Jeudi dernier, les sites de cantonnement des ex-Séléka ont été sous tension. Les éléments ont manifesté leur colère en barricadant la voie devant leur base et en tirant des rafales en l’air.

Quatre jours après le soulèvement des ex-combattants Séléka cantonnés dans trois sites à Bangui, Mohamed Moussa Dhaffane, 2ème vice-président de la coalition Séléka, quand bien même suspendu, est descendu,dimanche, au camp BSS où il  a rencontré, les éléments mécontents, a constaté l’agence Anadolu.

Le leader Séléka s’est dit, d’abord, conscient de la sanction encore en vigueur à son encontre. « Sur les ondes et dans les médias, vous avez certainement appris que j’ai été suspendu. Mais j’ ai toujours soutenu que la décision de ma suspension est irrégulière », a-t-il lancé.

 « Aujourd’hui, les ex-combattants Séléka sont cantonnés. Je suis là pour porter leurs revendications aux  autorités de la transition et de la Communauté internationale pour voir dans quelle mesure on pourra trouver les moyens pour que leurs conditions de vie dans les camps soient améliorées», a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, les sites de cantonnement des ex-Séléka ont été sous tension( le camp Beal, le camp BSS (Bataillon de soutien et des services) et le camp RDOT). Les éléments ont manifesté leur colère en barricadant la voie devant leur base et en  tirant des rafales en l’air.

Bruno Paul Sanzé Bamara du camp de BSS est revenu sur les revendications qui ont poussé à ces manifestations : « Nous revendiquons l’argent de notre cantonnement car nous vivons dans des conditions inhumaines, le démarrage du processus DDR(désarmement démobilisation réintégration), et enfin notre incorporation dans l’armée ».

 «  Depuis le 6 décembre 2013 nous sommes cantonnés au niveau du camp Beal mais  nous ne savons pas exactement ce que nous allons devenir. C’est pourquoi, les gens se sont révoltés », a expliqué pour sa part le major du camp Beal Rodrigue Yamissé devant le Général Dhaffane.

Le témoignage a été  le même pour Sonia Tatiana Banzé du Camp BSS : « nous avons été bien formés et déclaré aptes pour l’armée. On ne veut qu’être incorporés et ceux qui ne veulent pas, puissent être réorientés. On a beaucoup souffert. »

Notons que l’enveloppe de 200 millions octroyée par les Chefs d’État de la CEEAC (La Communauté économique des États de l’Afrique centrale) pour l’alimentation des 2000 Séléka cantonnés sur les trois sites susmentionnés à Bangui s’est épuisée depuis le 5 juin dernier.

La Centrafrique sort à peine d’une crise politique et sécuritaire qui a duré plus de 8 mois. Un conflit intercommunautaire entre milices musulmanes (les Séléka) et chrétiennes (les Anti-Balaka) a fait sombrer le pays dans le chaos poussant des centaines de milliers de personnes à trouver refuge à l’intérieur du pays ou dans les pays limitrophes. Un accord de cessation des hostilités a été signé en juillet dernier et un nouveau gouvernement à large ouverture dirigé pour la première fois par un musulman été formé mais la situation sécuritaire reste fragile.

AA/Bangui(Centrafrique)/ Sylvestre krock

COUP D’ARRÊT BRUTAL AU PROCESSUS DE TRANSITION EN CENTRAFRIQUE ?

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Sanba-Panza et Jean Jacques Demafouth

L’homme apparemment très à l’aise qui parlait depuis plus de dix minutes, était de haute stature, l’allure bourgeoise et la quarantaine à peine entamée. Il apparaissait vraiment élégant dans son beau costume gris sombre. Son verbe racé était soutenu, et l’on devinait tout de suite en lui, le type même d’intellectuel cultivé, grand commis de l’Etat, dévoué, honnête, travailleur et discret. On aurait dit, et c’est regrettable, l’un de ces rares rescapés du grand naufrage dont est victime la Centrafrique, et qui semble avoir charrié toute la noble classe des administrateurs civils d’antan, pétris de rigueur, de droiture et de bonnes manières. D’un seul coup, sa voix claire doubla d’intensité et se mit à vibrer, tandis que son regard jusque-là inexpressif, laissa surgir des yeux saillants, sur un visage subitement transfiguré. Il venait d’aborder un sujet d’une extrême gravité, et ne put se retenir d’interpeller pratiquement ses deux autres compagnons, en les fixant tour à tour droit dans les yeux :

« Albert mon aîné, je ne te demande pas de me croire. Jérôme, cadet, à toi non plus de je ne te demande pas de ne pas me croire. A vous tous deux, je dis simplement : croyez-moi ou ne me croyez pas du tout. De mon récit – et c’est là mon souhait le plus profond -, retenez ce que vous voulez, mais surtout souvenez-en un de ces jours qui approchent à grands pas. Et ce jour sur RFI, comme d’habitude, vous suivrez en même temps que tous les autres Centrafricains – une information en boucle et délivrée à peu près en ces termes :

Coup d’état ce matin à Bangui. Jean Jacques Demafouth, qui occupait depuis un certain temps auprès de la Présidente Centrafricaine, les fonctions de Ministre en matière de sécurité, chargé des relations avec Minusca, SANGARIS et EUFOR, s’est emparé ce matin à l’aube, du pouvoir en Centrafrique. Dans sa première déclaration faite à la radio-Bangui, le tout nouveau Chef de l’Etat centrafricain qui est loin d’être un inconnu, promet de rétablir immédiatement l’ordre et la sécurité sur tout le territoire, ainsi que de réunifier tout le pays. Tout en rendant hommage à son prédécesseur Samba-Panza qui se trouverait en lieu sûr, Monsieur Demafouth a justifié son coup de force par le  fait  que le processus de transition était complètement bloqué, et qu’il était devenu inévitable d’envisager une nette rectification. Monsieur Demafouth a annoncé par ailleurs, la suspension de la charte constitutionnelle et de toutes les institutions de la transition. Il a également promis un retour rapide de la démocratie dans le pays, et appelé tout le monde à demeurer calme. Du côté de la classe politique ainsi que de la société civile, l’on a reçu pour le moment aucune réaction. Quant à la population, les rares personnes croisées, ont pour la plupart laissé entendre que tout le monde s’attendait de toutes les manières à ce Coup d’Etat de Demafouth. A part les abords des endroits jugés stratégiques et quelques immeubles de la capitale gardés par les forces de Sangaris, de la Minusca et de l’Eufor, on ne remarque aucun déploiement exceptionnel de l’armée dans les rues de la capitale centrafricaine. La France, ancienne puissance coloniale, depuis longtemps présente militairement en Centrafrique, a tout simplement rappelé sa condamnation de toute tentative armée pour renverser un chef d’Etat, et estimé que seule une solution politique permettrait de sortir de la crise en Centrafrique. Après la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), qui a déclaré observer avec la plus grande attention ce qui se passe dans ce pays membre de cette institution, l’Union africaine (UA), la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et l’Organisation internationale de la Francophonie, ont émis des condamnations mais apparemment sans trop regretter le départ de Samba-Panza, devenue incontrôlable et imprévisible depuis plusieurs semaines. En fait, elle s’était mise en tête dans les derniers moments de sa présidence, de défier systématiquement la communauté internationale, à travers toutes les dernières mesures prises, et notamment la nomination de son nouveau premier ministre dont le gouvernement n’aura duré que quelques semaines. Nous vous informerons au fur à mesure de l’évolution des faits marquants de ce énième soubresaut en RCA. »

Je venais à peine d’entrer dans mon bar malfamé de la gare de Melun, – « Bangui sur Seine » -, et étais parti me vautrer comme à l’accoutumée, à mon « poste de contrôle », situé dans l’un des quatre coins donnant directement sur le comptoir. De là généralement, j’entends tout, je vois tout, sans jamais rien oublier des conversations insolites, grâce à mes petits crayons et aux nombreux bouts de papiers dont mes poches sont tout le temps remplies. Ce que je venais d’entendre me laissait entrevoir une journée prometteuse en matière de nouvelles fraiches. Un simple coup d’œil circulaire, m’a permis tout de suite de remarquer que je n’avais encore jamais vu les trois personnes que je me décidai naturellement de suivre attentivement. Chose bizarre et rare, ces inconnus étaient arrivés avant moi au bar et avaient pris place à un endroit d’ordinaire inoccupé pendant toute la journée et non loin de mon « bureau ». Bref, qu’importe à partir du moment où la « moisson » promet d’être abondante. Et comme s’ils attendaient que je prenne place, la conversation du trio s’anima de plus belle :

« Je t’ai bien compris cadet Marcel, ce que tu viens de raconter peut toutefois arriver, mais penses-tu que la Présidente n’entend pas tout ce qui se dit à propos de cet homme ? Pourquoi crois-tu qu’elle le maintient si proche d’elle, si elle est consciente du danger que Demafouth représente pour son pouvoir ? »

« Mes chers frères, reprit Marcel, je vous répondrais en deux points :

Tout d’abord, je puis vous assurer que vous ne connaissez rien de cet homme dont vous n’entendez certainement que le nom. En tout cas, si vous le connaissez, ce n’est pas autant que moi qui suis Conseiller officieux à la Présidence de la République et qui le vois tous les jours. En un mot, Demafouth est un roublard de la pire espèce, un mystique doué d’un pouvoir d’inhibition sur n’importe quelle intelligence humaine. Et si vous ne me croyez pas, trouvez-moi toutes les explications susceptibles de me convaincre sur ces quelques faits : comment a-t-il pu « rouler ainsi dans farine » plusieurs fois ses aînés Patassé et Kolingba? Comment est-il passé entre les mailles de Bozizé le tueur de Massi?  Comment s’est-il retrouvé dans les cercles de Djotodia et la Séléka? Avez-vous vu comment il a tourné en bourrique Nzapayéké dans l’affaire du « complot planifié » relatif au carnage de Fatima ? Et le voici aujourd’hui éminence grise de Samba -Panza. Allez-vous me dire en plus que Demafouth – même s’il s’en est toujours tiré à bon compte jusqu’ici -, est innocent et blanc comme neige de toutes les accusations de coup d’état et de nombreux meurtres et assassinats portés contre lui depuis plus de 30 ans ?

Le second point est celui-ci : Je me souviendrais toujours, bien que cela date du temps où j’étais encore étudiant, de cette histoire racontée par Thomas Sankara lui-même, au sujet de son meilleur ami Blaise Compaoré qui devait plus tard le tuer:

« Un jour, des gens sont venus me voir, complètement affolés, « il paraît que Blaise prépare un coup d’Etat contre toi… » Ils étaient, le plus sérieusement du monde, paniqués. Je leur ai répondu ceci : « Le jour où vous apprendrez que Blaise prépare un coup d’Etat contre moi, ce ne sera pas la peine de chercher à vous y opposer, ou même à me prévenir. Cela voudra dire qu’il est trop tard et que ce sera imparable. Il connaît tant de choses sur moi que personne ne pourrait me protéger contre lui s’il voulait m’attaquer. Il a contre moi des armes que vous ignorez..»

Remplacez ici Thomas Sankara par Samba-Panza et Blaise Compaoré par Jean jacques Demafouth. Les amis intimes par les nôkô ou köyâ de Kouango. Vous avez ainsi une des réponses à votre question. Personnellement, j’incline à croire que Samba-Panza n’ignore pas sa situation par rapport à Demafouth à qui elle a dû déjà poser plusieurs fois la question au sujet de ces bruits de coup d’état. Naturellement, l’autre jure toujours ses grands dieux et proclame la main sur le cœur, son innocence comme personne ne sait le faire mieux que lui. A la réflexion et voyant presque le vide d’intelligence qui l’entoure, et surtout toute la place que Demafouth s’est ingénié à s’arroger, elle s’est dit, complètement dépitée « Sans Demafouth je ne suis rien du tout, avec lui je risque tout. Autant tout risquer que de n’être rien du tout »

Dorénavant, en présence de Demafouth, je vous assure, Samba-Panza est comme sous l’emprise de Dionysos, totalement ivre d’avoir ingurgité le nectar du pouvoir avec une gloutonnerie stupéfiante, et incapable d’écouter qui que ce soit, si ce n’est ce dieu qui ne fait que lui rajouter des doses de plus en plus fortes de ce bon vin. Peut-être encore, seuls les enfants de la présidente pouvait la tirer de cette mauvaise impasse. Mais hélas, prenez le garçon qui vit  en France. Dès qu’il arrive à Bangui pour ses « consultations », il passe son temps à rouler dans des véhicules estampillés PR, et oblige sa maman à remplir rapidement sa valise d’euros. Une fois de retour où il réside, il se met à tout dilapider, quelque fois à investir soi-disant, en achetant pêle-mêle des appartements, avant de repartir à Bangui puiser encore de nouveau à la source intarissable. »

« Quant à moi, dit Jérôme, je voudrais savoir pourquoi tout le monde croit que Demafouth, ne peut pas se passer de faire ce coup d’état » ?

« Mais c’est très simple, repartit Marcel, et la première réponse se trouve dans ta question. Demafouth, ne peut pas se passer de prendre le pouvoir en Centrafrique, justement parce que tout le monde pense qu’il va le prendre. Et quand il passera à l’acte comme il y pense « tous les matins en se rasant », cela n’étonnera plus personne. C’est aussi simple que cela !

La seconde raison, c’est que depuis plus de 30 ans qu’il court après cette fonction présidentielle, Demafouth, n’a jamais été aussi proche du but. Ajuourd’hui, il est vice-président et ce n’est pas cette petite marche qui reste à grimper qui va lui échapper tout de même ! Que croyez-vous ? Qu’il attende d’aller aux élections ? D’ailleurs, pour avoir été chef rebelle, il est exclu à vie de toute candidature aux élections présidentielles. Alors qu’est ce qui lui reste à faire ? Après tout, comparez les parcours de Bozizé et de Demafouth et vous comprendrez encore mieux : Le premier a été plusieurs fois candidats aux élections présidentielles, chef d’état-major, rebelle, puis Président. Le second lui aussi a été plusieurs fois candidats aux élections présidentielles, ministre de la défense, rebelle, et il ne lui reste plus qu’à devenir Président de la République. Et  tant qu’il n’ y arrivera pas, il continuera de penser qu’il a raté sa vie et aura vécu pour rien. Déjà que 30 ans à courir, cela sonne en lui comme un échec.

La troisième raison de cette obsession aujourd’hui, c’est que Demafouth, doit préparer son avenir, lui qui n’est pas prêt de prendre sa retraite. En effet, l’homme a pleine conscience des mauvais coups qu’il a joués à presque tout le gotha centrafricain, du nombre de veuves et d’orphelins qui n’attendent que des occasions de lui demander des comptes. Et pour lui aujourd’hui, il n y a pas meilleur moyen d’échapper au « verdict » impitoyable qui l’attend, – du moins de le retarder – , que d’être toujours dans les cercles du pouvoir, et pourquoi pas au pouvoir lui-même ?

La quatrième et dernière raison qui me vient à l’esprit, c’est que le coup d’état de Demafouth, « sauvera » aussi la mise à Samba-Panza. La « femme de combat et non femme à démissionner », dans ses quelques moments de lucidités, doit se dire très souvent « Malheureuse suis-je ! Qui me délivrera de ce pouvoir mortel ? » Tout compte fait, dites-moi en toute sincérité et les yeux dans les yeux, que vaut et que peut encore Samba-Panza ? »

Dès qu’il eut fini sa phrase, Monsieur Marcel, Conseiller officieux à la présidence de la République centrafricaine se leva pour aller au petit coin se soulager. Au fait, pendant tout le temps qu’il parlait, il soulevait régulièrement son shop de double pression bien glacé. Et il en est au quatrième tour de table. Moi aussi, sans m’en rendre compte, absorbé par la prétendue lecture que je faisais de mon quotidien « le Monde » de ce jour, alors qu’en réalité c’était plutôt mes fonctions auditives qui étaient activées, j’avais oublié que le serveur du bar avait posé dès que je suis arrivé, mon habituel vin rouge « clochard nouveau ». Je me servis aussitôt et bu coup sur coup trois demi verre. Pour moi, au stade où j’en suis, le vin rouge est une commodité de travail. Et quand je bois, comme dirait un de mes anciens professeurs d’université, c’est pour une question de santé et non pour me faire transporter dans une brouette. D’ailleurs à quoi reconnait-on les vrais Centrafricains sinon par leur goût prononcé pour l’alcool et leur libido débridé ! Allez voir à Bangui et vous m’en direz des nouvelles. Les petites filles n’ont même plus peur de leurs « papa », et ces « vieux cons pleins d’argent » n’ont pas pitié de leurs arrières petites filles. Comme quoi mon pays va vraiment mal. Bref voilà Monsieur le conseiller qui revient.

« Bon je crois que nous allons partir non ? J’ai rendez-vous tout à l’heure au quai d’Orsay (Ministère Français des affaires étrangères). Une fois de plus pour être reçu par un planton, au mieux par une secrétaire stagiaire qui va me laisser mariner pendant une heure de temps avant de me faire appel pour me parler d’un pays qu’elle ne peut même pas situer sur une mappe monde. Pauvre Centrafrique. »

« Je voulais te poser une dernière question, intervint une fois de plus Albert. Petit frère, dis-moi, toi qui semble convaincu du prochain coup d’état de Demafouth, comment penses-tu qu’il va réussir ? »

« C’est justement par là qu’il fallait commencer mon grand ! Au fait, le système est totalement verrouillé et fin prêt. La bande à Demafouth n’attend que le top départ ! Dans le gouvernement, Dematouth détient par l’entremise de Sokambi et Agbo, les très importants portefeuilles de défense et des mines. Dans la garde rapprochée de Samba-Panza, vous avez le Directeur Général de la sécurité présidentielle d’un côté, et de l’autre, plusieurs officiers comme Yékoua, ainsi que des hommes de rang, qui tous, ne jurent que par Demafouth. En effet, du temps où il était ministre de la défense de Patassé, il avait réussi à réhabiliter et à réintégrer dans l’armée, tous ces hommes qui furent pour la plupart à l’origine des mutineries contre le régime du même Patassé. Après, ils les a utilisé pour le fameux coup d’état manqué du 28 mai 2001 que Kolingba avait revendiqué sans en être le véritable commanditaire. Le chef d’état-major et son adjoint, ainsi que le commandant de la gendarmerie, sont tous des officiers fabriqués par cet intrépide roublard à qui ils sont redevables à plus d’un titre. Je précise qu’au stade actuel, toutes ces personnes ne sont pas forcément au courant des intentions véritables de Demafouth qui les a fait nommer. Ce dernier est en train de finir la phase de conditionnement total et du « lavage de cerveau » de tous ces hommes. Le moment venu, ils ne pourront alors que s’exécuter. Et comme à la guerre, si tu avances avec toute la bande tant mieux, si tu t’arrêtes on te pointe, si tu veux reculer on te bute. Quant aux autres ingrédients, soyez sûrs qu’avec ses multiples réseaux, ce n’est pas la France qu’on connaît qui rejettera Dematouth. Personne au niveau international ne regrettera Samba-Panza, et je ne vois pas sur le plan national, qui peut venir après coup s’opposer à Dematouth et sa politique de rectification. D’ailleurs il faut le dire, Dematouth n’a pas que des ennemis dans cette Centrafrique des affamés et de la course à la mangeoire. Dans le meilleur des cas, entre Demafouth et Samba-Panza, il se déroulera une espèce de passation sans effusion de sang, comme cela s’était passé entre Dacko et Kolingba. Dans le pire des cas, les choses se passeront comme à l’époque entre Dacko et son cousin Bokassa. Voilà pour ce que je pense.

S’il vous plaît mes frères on peut partir d’ici ? J’ai mon rendez-vous et pour rien au monde je ne voudrais être en retard ». Ainsi conclut Marcel.

Sur ce, j’ai suivi des yeux très discrètement les trois hommes, Marcel, Albert et Jérôme se lever pour gagner la porte de sortie. Et pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes idées, je fis la commande d’une autre bouteille de mon « clochard nouveau » et d’un double café serré. Je passai ensuite quelques minutes à réfléchir et à gribouiller sur mes bouts de papiers, afin d’être sûr de ne pas perdre l’essentiel de cette conversation pas si inattendue que cela. A vrai dire, ces trois hommes étaient venus là dans ce bar exprès, parce que tout le monde sait désormais que j’y ai installé mon bureau. On y vient de plus en plus me chercher là pour me livrer des informations sans pour autant en donner l’impression. Et moi, « bête » comme je suis, je  les livre à l’état brut à tous mes lecteurs. Mais je n’oublie pas pour moi-même, le conseil que Marcel avait donné à ses amis au début de leur conversation, et que je vous réitère : « de mon récit – et c’est là mon souhait le plus  profond -, retenez ce que vous voulez, mais surtout souvenez-en un de ces jours qui approchent à grands pas ».

Après tout, quand Samba-Panza et Nguendet passent leur temps à se disputer pour un fauteuil, le troisième larron n’a-t-il pas le droit d’intervenir pour mettre tous les deux d’accord en s’emparant de l’objet de leur dispute ?

A y penser, la véritable force de Demafouth, ne résiderait-elle pas dans sa capacité à résister aux inimitiés, jalousies et désirs de vengeance plus ou moins légitimes et justifiés dont il serait l’objet ? Bien des spécialistes en développement personnel vous le diront.

En définitive, qu’est ce qui dit que Demafouth président sera pire qu’un autre ou ne réussirait-il pas où les autres ont échoué ?

J’entends déjà vos voix …Eh pardon ! Je n’ai rien dit.

Quant à moi, si on vous demande, vous ne m’avez pas vu ici.  D’ailleurs, je n’ai désormais que pour seul confident mon adorable verre de vin rouge !

Les Plumes de RCA

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Centrafrique : 235 ex-Séléka du RDOT quittent Bangui pour leur région d’origine

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235 ex-séléka quittent Bangui pour leur region d'origine

 

Certains éléments de l’ex-Séléka de camp du Régiment d’Intervention Opérationnelle du Territoire (RDOT), ont quitté ce matin pour leurs régions d’origine. Ce déplacement a été organisé par l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).

Deux cent trente cinq (235) ex-combattants sont partis par voie routière, vingt huit (28) personnes dont les conditions de santé ne sont pas bonnes vont être évacuées par avion, selon l’OIM.
Selon l’OIM, l’objectif de ce rapatriement est de « promouvoir la cohésion sociale, la solidarité et le dialogue entre ces différents groupes en attendant le processus  du DDR ».
Le porte parole des ex-Séléka Abakar Moustapha a confié au RJDH que le départ de ces éléments vers leurs régions d’origine est volontaire, car « ils jugent très pénibles leurs conditions de vie ».
La mise en place de cette opération est l’œuvre de plusieurs ong partenaires de la RCAKJ. Les Nations Unies ont sollicité l’OIM pour aider les ex-combattants qui désirent rentrer chez eux, avec l’accord du gouvernement des leaders de l’ex-Séléka et les forces internationales.
Depuis leur cantonnement au camp RDOT après la chute de Michel Djotodia en janvier 2014, il s’agit d’un premier rapatriement en masse.  Les ex-Séléka sont depuis ce temps pris en charge sur le plan alimentaire par l’OIM.

Par: Vivien Ngalangou pour RJDH

Les Tchadiens ayant fui la RCA, bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville rentrent chez eux

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La fuite de la population suite aux violences à Bangui

L’explosion de la violence en République centrafricaine (RCA) en décembre 2013 a déplacé plus d’un million de personnes à la fois à l’intérieur du pays et dans les pays voisins.

Avec plus de 109 000 nouveaux arrivants enregistrés par l’OIM au Tchad à ce jour, ce pays voisin a accueilli le plus grand nombre de rapatriés, de réfugiés et de ressortissants étrangers.

Cependant, de nombreux migrants tchadiens restent bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville voisins. Au cours des deux derniers mois, en coordination avec les gouvernements du Tchad, du Cameroun et du Congo Brazzaville, l’OIM a organisé le retour en toute sécurité de quelque 1 500 Tchadiens qui ont fui la RCA et sont ensuite restés bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville.

Le groupe comportait 20 enfants non accompagnés et séparés de leurs parents, que l’OIM a renvoyés vers l’UNICEF qui tentera de localiser leur famille et de les réunifier au Tchad.

Environ 1 350 migrants tchadiens ont été évacués du Cameroun à bord de trois convois routiers de l’OIM qui sont arrivés au Tchad les 23 juillet, 8 et 21 août 2014. Quelque 150 autres ont été rapatriés par avion vers le Tchad depuis le Congo Brazzaville à bord de trois vols affrétés par l’OIM qui sont arrivés au Tchad les 24, 25 et 26 août 2014.

Les convois routiers ont connu des difficultés logistiques pour atteindre les zones isolées telles que Libongo et Yokadouma au Cameroun, en raison du mauvais état des routes et des fortes pluies. Des camions ont été nécessaires pour la première partie du voyage, relayés par des bus pour terminer le périple de cinq jours vers Djako, au Tchad.

Un site d’accueil financé par l’OIM, le PAM, l’UNICEF et le CSI a été établi à Djako, à 40 km de la ville tchadienne de Moundou. L’OIM est chargée de la gestion des abris et du site, le PAM fournit de la nourriture, l’UNICEF prend en charge l’accès à l’eau et à l’assainissement et le CSI est chargé de la santé.

Les rapatriés du Congo Brazzaville ont voyagé en avion vers N’Djamena, la capitale tchadienne, et ont été transportés par l’OIM vers Djako par la route.

Dans le cadre du programme d’aide à l’arrivée, l’OIM réalise l’enregistrement, le profilage, les sondages sur les intentions de retour et le suivi des déplacements de tous les rapatriés arrivant au Tchad. Les données sont partagées avec les autorités nationales et l’équipe de pays humanitaire par l’intermédiaire de l’OCHA pour la planification et la mise en œuvre de réponses d’urgence et à long terme.

« Notre défi le plus urgent désormais est d’aider les rapatriés à se réintégrer dans le pays de leur choix. La plupart ont quitté le Tchad il y a longtemps ou sont nés en RCA et ont donc perdu tous liens avec leurs communautés d’origine », déclare le Dr. Qasim Sufi, chef de mission de l’OIM au Tchad.

L’OIM au Tchad recherche du financement pour les projets de réintégration, d’aide psychosociale et de cohésion sociale qu’elle met en œuvre à la fois pour les migrants de retour et pour les communautés d’accueil dans les zones de retour les plus importantes du Tchad.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le

Dr. Qasim Sufi
OIM Tchad
Email: qsufi@iom.int
Tel. +235 62900674

La Centrafrique ravagée par la haine

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Alors que l’ONU s’apprête à prendre la relève de la France en envoyant mi-septembre des forces de maintien de la paix en République centrafricaine, Amnesty International revient sur 18 mois de violences infernales et interminables.

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En intervenant en République centrafricaine en décembre 2013 pour mettre fin aux violences intercommunautaires, la France a évité le “pire”, a déclaré le président François Hollande, lors de sa traditionnelle conférence aux ambassadeurs fin août.

Le pire, ce sont des combats qui ont déjà fait des milliers de morts et un million et demi de déplacés et que le déploiement de quelque 2 000 soldats français, dans le cadre de l’opération Sangaris, peine à endiguer.

Eux ont eu la vie sauve. La plupart de leurs parents, éleveurs musulmans, non. Ces enfants, placés sous la protection de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), viennent d'un village peul dévasté au début de décembre 2013 par une milice antibalaka. Crédit photo : © William Daniels/Myop
Eux ont eu la vie sauve. La plupart de leurs parents, éleveurs musulmans, non. Ces enfants, placés sous la protection de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), viennent d’un village peul dévasté au début de décembre 2013 par une milice antibalaka.
Crédit photo : © William Daniels/Myop

Élue en janvier 2013, la présidente Catherine Samba-Panza n’est pas non plus parvenue à faire cesser les violences entre les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et les factions de la Séléka, réfugiées dans le Nord musulman, qui menacent le pays de partition.

Un nouveau gouvernement de transition, dévoilé le 22 août, doit désormais veiller à maintenir le cessez-le-feu, arraché le 23 juillet à Brazzaville. Le Premier ministre Mahamat Kamoun disposera pour cela, dès le 15 septembre, de l’appui de 7 600 casques bleus de l’ONU, en grande partie des soldats africains déjà sur place, qui prendront la rélève des français.

À la veille du déploiement des forces des Nations unies, Amnesty international revisite 18 mois de chaos infernal en République centrafricaine.

Par: France 24

Le Rwanda envoie 140 officiers de la police en Centrafrique

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Le Rwanda envoie 140 policiers en centrafrique

140 officiers de la Police rwandaise vont être déployés au Centrafrique dans le cadre de maintien de la paix onusien dit Formed Police Unit (FPU).
Cet FPU est dirigé par le Chief Superintendant Bénoit Kayijuka et comprend 14 femmes.

Il se dit que le Rwanda devient le premier pays à envoyer un FPU dans le cadre de la Minusca dans ce pays ravagé par des dissensions religieuses Chrétiens-Musulmans.

“Travaillez dans les limités de la mission et des responsabilités vous assignées. Soyez de bons ambassadeurs du Rwanda”, a lancé l’Inspecteur géneral de Police Emmanuel Gasana au contingent en partance.

“Nous avons traversé beaucoup d’affres, autant faire un pas en avant en aidant les nations qui souffrent de mauvais moments par lesquels nous sommes passés”, a-t-il ajouté recommandant à ces Casques bleus d’apprendre beaucoup de leur mission mais aussi de faire un travail de qualité.

Ces Officiers de police en mission en RCA vont rejoindre un contingent de 850 militaires qui y est déployé depuis le début de cette année.

 

Par: IGIHE.com

 

Centrafrique : Comment réussir enfin la transition

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Le Président de l’Autorité Nationale des Elections vient de le reconnaître : Les élections prévues pour Février 2015 ne pourront pas se tenir à cette échéance. Quel avenir pour le retour de la démocratie en République centrafricaine ? Comment sortir de cette crise ? Si l’on veut vraiment voir le bout du tunnel il n’existe pas 36 solutions, des actions concrètes s’imposent.

I- De la médiation sous régionale

La médiation des pays de la sous-région CEMAC a montré ses limites, les fauteurs de trouble centrafricain ont fait le tour des capitales sous régionales sans trouver de solution. Il y’a eu les rencontres et multiples accords de Libreville, les rencontres et accords de Ndjaména, les pourparlers de Brazzaville un, deux et trois. Chaque fois les mêmes personnes, se cachant derrière les mêmes entités, qui d’ailleurs voient leurs nombres grossir à chaque épisode s’en vont se partager le gâteau dans ces capitales, touchent des perdiems et imposent leurs volontés. Simplement parcequ’ils ont des moyens de pressions qui sont des massacreurs de masses lourdement armés sur le terrain. Les différents protagonistes ont des soutiens dans ces capitales sous régionales. La quasi-totalité des Chefs d’Etat de la CEMAC étant eux-mêmes arrivés au pouvoir dans leurs pays à la faveur d’un coup-état et gagnent systématiquement par l’opération du Saint-Esprit toutes les élections qu’ils organisent depuis quelques décennies. Il est impératif d’avoir un médiateur fort qui peut taper du point sur la table en disant « c’est bon, la recréation est terminée, on se met au pas et on avance vers le Désarmement Démobilisation et Réinsertion afin d’aller aux élections. » Quel pays est prêt à jouer ce rôle ?

II- Des institutions de la République

a- La Présidence

Au risque de choquer les militants de cette cause je pense qu’on ne peut plus continuer à changer indéfiniment la tête de la transition en RCA. D’ailleurs il faut bien que l’on songe à sortir de cet état de fait pour redevenir un pays normal, ceci ne sera possible que suite à des élections libres et démocratiques.

Changez dame Samba Panza et le prochain Président de la transition se livrera aux mêmes errements. Il voudra aussi nommer tous les membres de sa famille, ses copines, s’en mettre plein les poches etc. Ce sera un éternel recommencement et les élections repoussées aux calendes grecques. Assez ! Laissons Samba Panza conduire clopin clopant la barque jusqu’aux élections. Il va sans dire qu’il ya un virus de l’incompétence qui sévit au palais de la Renaissance et tous ses locataires depuis deux décennies sont automatiquement contaminés. Non, cela suffit on a vraiment pas besoin d’un énième larron.

Présidence de la République Centrafricaine
Présidence de la République Centrafricaine. Photo Corbeau News

b- Du gouvernement,

Envers et contre tout le gouvernement Kamoun est formé. Une trentaine de Ministre pour contenter tout le monde et faire manger tout le monde comme d’habitude. Suite et fin, qu’on arrête définitivement avec ces remaniements ministériels obtenus sous pressions. La RCA a-t-elle besoin par-exemple d’un Ministre du tourisme dans son état actuel ? Ce sont toujours les mêmes sinon les mêmes entités qui sont représentées au sein du gouvernement et pour cause on veut satisfaire tout le monde. La seule préoccupation étant que tout le monde aie sa part du gâteau pour se tenir tranquille, il est impératif d’arrêter cette pratique. Tous les Ministres Seleka se valent, pareil pour les Anti-Balaka. Mahmat Kamoun n’est peut-être pas l’homme le plus intègre de la RCA, on croise juste les doigts pour que les aides d’Etat à Etat ne se baladent plus dans les poches de l’ex Conseiller spécial de la Présidente qui prétend faire le change dans une banque à Douala au Cameroun et qu’une partie disparaisse avant d’arriver dans les caisses du trésor public. Vivement que le compatriote Mahmat Kamoun et son équipe soient animés d’un esprit patriotique et travaillent pour rendre à la RCA sa dignité perdue.

 

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c-Du Conseil National de Transition

Les membres de ce conseil devraient se calmer un-peu. Ce conseil national de transition a été forgé de toutes les pièces, ses membres cooptés par ci par-là pour légitimer le pouvoir de Michel Djotodja que la communauté internationale refusait de reconnaître. Si ce CNT avait plutôt dit « il est hors de question pour nous de légitimer un coup-état, on propose plutôt des élections anticipées », on n’en serait peut-être pas là. L’actuel Président du CNT a été le premier à organiser une grande marche de soutien au lendemain du Coup-état de la Seleka, son poste est tout simplement une récompense. Il n’a aucune légitimité et ne peut se comporter comme un Président d’une assemblée nationale élue par la population. Certains membres du CNT savent qu’ils ont prit de l’argent pour voter. Donc avant de condamner la communauté internationale ou qui que ce soit balayons déjà devant notre porte. Les politiciens centrafricains sont responsables à des degrés différents de ce qui est arrivé à la Centrafrique. Qu’ils arrêtent de penser à s’en mettre plein les poches et prennent des décisions qui vont dans le sens de la paix et la réconciliation nationale. Le CNT doit aujourd’hui penser plutôt à la tenue de futures élections s’ils sont vraiment patriotes et représentatifs de la population.

III- Du désarmement effectif des milices sans exception 

Depuis le début nous ne cessons de crier urbi et orbi que la clé de cette crise est le désarmement. Aussi longtemps que les acteurs de cette crise ont des moyens de pression à savoir des hommes lourdement armés sur le terrain, ils n’en feront qu’à leur tête. Aucun chef rebelle ni rebelle ne voudra se désarmer volontairement. Ils savent ce qu’ils risquent : Perdre tout moyen de pression pour toujours rester aux affaires, risquer la poursuite judiciaire etc. Tant qu’on ne démilitarise pas le pays aucun processus de normalisation ne pourra être lancé.

IV- Et enfin…Des marches

J’ai envie de crier  « y’en a marre des marches. » Tout le monde peut soudoyer tout le monde pour organiser des marches de soutien. Sic ! Un-peu de dignité…Il y’a mieux à faire pour aider le pays que de voir ces spectacles ridicules. Cette cacophonie démontre que le centrafricain ne peut pas se lever comme un seul homme pour vouloir la paix et la réconciliation nationale. Un exemple qui illustre parfaitement ces propos : Le 17 Août, des centrafricains marchent à Paris pour demander la démission de Samba Panza et de son gouvernement, le 18 Août toujours à Paris, des centrafricains organisent une marche de soutien à Samba Panza et à son gouvernement

 

Par: Echos de Centrafrique

SENEGAL : Malgré la mort de l’étudiant Bassirou Faye

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Il faut nettoyer les écuries d’Augias de nos Universités !

 POLICE UNIVERSITE

Pour être franc, la mort de l’étudiant Bassirou Faye ne m’a pas ému plus que ça. Les étudiants sénégalais, ceux de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en particulier, nous ont tellement tapé sur les nerfs ces dernières années, ils ont tellement multiplié les revendications irréalistes, tellement saccagé des biens, tellement brûlé, pillé, cassé qu’ils ont fini par s’aliéner la sympathie de la majorité des Sénégalais. Enfants gâtés, nourris par le contribuable sénégalais qui se saigne à blanc afin qu’ils ne manquent de rien, ces étudiants en sont arrivés à croire que la République leur doit tout. Et de fait, l’Etat a fait tout ce qu’il est en droit de faire à leur endroit. On est même tenté de dire qu’il en fait trop alors que des catégories de la population tout aussi méritantes sont laissées en rade. C’est des dizaines de milliards de francs, presque quarante milliards, que l’Etat consacre chaque année rien qu’au paiement des bourses de ces messieurs les étudiants. Lesquels sont pour la plupart logés en résidences universitaires avec un loyer ridicule, ne payent pas l’eau encore moins l’électricité, achètent le repas (avec entrée et dessert s’il vous plait !) à 110 francs, sont couverts sur le plan médical etc. On ne leur demande qu’une seule chose : étudier. Ce qu’ils ne veulent pas faire malheureusement, alignant les grèves sous les prétextes les plus saugrenus. C’est peu dire pourtant que nos finances publiques, déjà bien mal en point, supportent difficilement les charges de nos universités. Malgré tout, la République, bonne fille, se sacrifie pour ces enfants gâtés que sont les étudiants de nos universités. Pour ne rien arranger, l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, démagogue en diable, avait généralisé la bourse pour tous les étudiants du pays qui sont plus de 100.000. Plus exactement, il avait généralisé l’octroi de l’aide annuelle de 60.000 francs, mais c’est tout comme pour le Trésor public. Plutôt que d’être reconnaissants à l’Etat pour ces efforts qui sont au-dessus de ses ressources financières, nos étudiants se signalent par une surenchère irresponsable, se permettant même, parfois, d’exiger l’augmentation du taux de la bourse ! Et si d’aventure l’Etat, qui n’a pas que cette dépense à effectuer, tarde à payer lesdites bourses, les Sénégalais, et en particulier les habitants de la capitale, ont droit à une Intifada que rien ne justifie. Gare à ceux qui passeraient aux environs de l’Ucad dont les véhicules ont toutes les chances d’être caillassées voire brûlées. Quant au mobilier urbain des communes avoisinantes, il paye toujours un lourd tribut aux monômes de ces mêmes grands enfants gâtés de la République. S’ils acceptaient encore d’étudier ! Il se trouve que, hélas, ils prétendent avoir le droit de redoubler à l’infini et garder éternellement le bénéfice de la bourse. Laquelle constitue pour eux une sorte d’allocation chômage qu’ils percevraient tout en s’inscrivant dans des écoles privées de formation professionnelle voire en faisant des petits boulots rémunérés. Bien évidemment, l’Etat était obligé de mettre bon ordre dans ces abus. Il a entrepris de le faire non pas en supprimant les bourses, non pas en diminuant leur taux mais tout simplement, dans un premier temps, en la gelant pour tous ceux qui redoubleraient dans un même cycle, ce qui est quand même logique si on ne veut pas encourager les éternels étudiants qui mettent plus d’une décennie à obtenir la licence ! Il se trouve aussi qu’il fallait faire le ménage dans ce capharnaüm puisque nombreux sont de prétendus étudiants qui percevaient des bourses sans y avoir droit. En effet, d’après un audit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, faisant suite à des missions de la Banque mondiale et de l’Inspection générale d’Etat, plus de 35.000 non ayants droit percevaient des bourses. Le préjudice subi par l’Etat est de plus de 10 milliards de nos francs. Et ce n’est là sans doute que la partie visible de l’iceberg.

Les enseignants n’étaient pas en reste, nos universités étant pour beaucoup d’entre eux, des pays de Cocagne et des poules aux œufs d’or où ils s’enrichissaient de manière éhontée au détriment de la communauté nationale. Le modus opérandi de cet enrichissement scandaleux et bien évidemment illicite est exposé par le menu par un de leurs collègues de l’Université de Thiès dont nous publions l’interview dans ce journal (voir page 10). Il faut dire que, bon an mal an, les fonctions de services génèrent 10 milliards de francs rien qu’à l’Ucad sans que le Trésor public voie trace de cet argent. On assiste dans nos campus publics à l’existence de grandes entreprises privées faisant des milliards de francs de chiffres d’affaires — à tout le moins des centaines de millions — et dont les activités sont d’autant plus rentables que c’est l’Etat qui supporte toutes les charges. En effet, le business se fait dans les locaux des universités, l’électricité est payée par le même Etat de même que les salaires de nos enseignants-entrepreneurs mais aussi la rémunération du petit personnel. Nos enseignants n’ont plus alors qu’à encaisser le pactole généré par leurs activités privées menées sans vergogne dans les universités publiques. Autrement dit, il existe de véritables écoles privées de formation dans nos universités mais aussi des laboratoires et instituts de sondages, tout aussi privés, et dont les plus grands bénéficiaires sont les enseignants de ces universités. Des enseignants qui en ont oublié de se former, encore moins de se consacrer à la recherche, leur principale activité consistant à se faire du pognon. Pas étonnant que, dans ces conditions, certains parmi eux soient des assistants depuis des décennies ! Il se passait aussi des choses pas très catholiques au niveau des inscriptions dans les facultés, certaines places étant carrément vendues. En entreprenant de mettre fin à ces pratiques maffieuses, et de bon ordre dans leur fonctionnement, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Mary Teuw Niane, signait bien évidemment son arrêt de mort. Pas étonnant que ses collègues du Saes (Syndicat autonome des enseignants du Supérieur) aient profité de la mort de l’étudiant Bassirou Faye pour réclamer sa tête ! Le pauvre, il a mis fin à tellement de magouilles en plus d’avoir été l’un des meilleurs ministres de l’Enseignement supérieur que notre pays ait connus, que cela ne pouvait pas lui être pardonné. En particulier, le fait d’avoir donné un coup de pied dans la fourmilière du business florissant de certains profs d’universités et doyens de faculté, a fait de lui une cible à abattre. La mort de Balla Gaye, dont tous ces messieurs et dames se contrefichent complètement d’ailleurs, n’est pour eux qu’un prétexte car ils ne peuvent quand même pas dire décemment, ces distingués professeurs, que leur collègue Mary Teuw Niane est un empêcheur de magouiller en rond !

Encore une fois, il y a eu tellement de dérives maffieuses dans nos universités, et notre système d’enseignement supérieur est tellement déstructuré que l’Etat ne peut pas ne pas mettre en œuvre les réformes issues de la Concertation nationale sur l’avenir de l’Enseignement supérieur. Et il ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs pour dire que sa politique de « maslah » ne peut pas prospérer. On ne peut pas diriger un pays en faisant preuve de démagogie, or tous les bacheliers ne peuvent pas aller à l’université surtout que la plupart d’entre eux n’ont obtenu leur parchemin qu’avec la bienveillance extrême de leur jury. Ces cancres n’ont par conséquent pas leur place dans nos universités qui doivent rester des espaces d’excellence. Un point c’est tout. S’il fait envoyer les chars pour imposer cette réforme comme les Chinois l’avaient fait avec leurs étudiants du soi-disant « printemps » de Tien Am Men, qui avait fait officiellement 241 morts en 1989, il ne faut pas hésiter à le faire et qu’on en finisse avec ces crises étudiantes à répétition. Ne nous berçons pas d’illusions, cependant, car ce n’est pas le président Macky Sall qui va faire cela lui qui, rien qu’avec la mort de Bassirou Faye, est allé à Canossa ! On n’ose pas lui demander de faire comme les militaires du Derg (junte qui avait pris le pouvoir en renversant le président Haïlé Selassié) éthiopien qui non seulement avaient tiré sur les étudiants qui manifestaient contre eux mais encore avaient réclamé aux parents des victimes venus réclamer le corps de leurs enfants… le remboursement du prix des balles ayant servi à les tuer !

Mamadou Oumar NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin N° 1176 » –Hebdomadaire Sénégalais ( SEPTEMBRE 2014)

 

 

PS : Jusqu’à preuve du contraire, je ne crois pas à la thèse de l’assassinat de Bassirou Faye par un policier. Je pencherais plutôt pour celle d’une provocation en vue de créer des troubles susceptibles de déboucher sur le renversement du président démocratiquement élu, M. Macky Sall…

SENEGAL : Affaire Hissène Habré, que le Gouvernement éclaire donc notre lanterne à propos de faux présumé !

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Hissen Habré du Tchad

C’est trop vite, sans doute, qu’a été close— de manière provisoire, on l’espère — la polémique relative au dossier de la signature de l’accord sur les Chambres africaines extraordinaires chargées de juger l’ancien président tchadien, M. Hissène Habré. Cet accord qui lie le gouvernement du Sénégal et l’Union africaine donne mandat au premier de juger le prédécesseur de M. Idriss Déby Itno. En même temps, il fixe les modalités d’organisation du procès. Lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière, les avocats de M. Habré avaient menacé de porter plainte pour faux contre l’ancien Premier ministre, Mme Aminata Touré. Et ce au motif qu’elle n’avait pas pouvoir pour signer un accord international engageant le Sénégal puisque l’article 95 de notre Constitution accorde ce pouvoir au seul président de la République. Lequel peut cependant déléguer ce pouvoir — pour un objet précis, limité dans le temps — à son ministre des Affaires étrangères. Les avocats s’étaient interrogés à bon droit de savoir pourquoi est-ce que cet accord a été signé par Mme Aminata Touré, ministre de la Justice au moment des faits, alors que le jour de la signature du fameux encore, dont la cérémonie s’est tenue dans les locaux du ministère des Affaires étrangères qui plus est, M. Alioune Badara Cissé, le MAE de l’époque, était bel et bien présent à Dakar et en bonne santé aussi. Il est curieux par conséquent qu’il ait délégué ses pouvoirs à sa collègue de la Justice surtout que, au moment où se tenait la cérémonie de signature, il se trouvait dans son bureau, à quelques mètres de la salle où Mme Aminata Touré et Robert Dossou, l’avocat béninois chargé par l’Union africaine de signer en son nom, apposaient leurs griffes au bas de ce document. Curieux, en effet, que M. Cissé n’ait même pas fait un tour dans la salle…

Au lendemain de la conférence de presse du collectif des avocats de l’ancien président tchadien, qui l’avaient interpelé publiquement, l’ancien ministre des Affaires étrangères s’était fendu d’un communiqué pour dire en substance qu’il n’avait mandaté personne pour signer un quelconque accord en son nom. Eh bien, la réplique cinglante de Mme Aminata Touré ne s’était pas fait attendre puisque, après cette sortie de Me Alioune Badara Cissé, sa cellule de communication avait sorti un communiqué pour confirmer que l’ancienne ministre de la Justice avait bel et bien reçu délégation du chef de la diplomatie sénégalaise de l’époque pour signer ledit accord. Mieux, ils ont joint à leur communiqué un fac similé du document par lequel M. Cissé aurait délégué ses pouvoirs à Mme Touré pour signer un accord avec l’Union Africaine. Ce pour le compte de l’Etat du Sénégal. La cause était donc entendue à travers ce communiqué de presse d’autant plus que, selon la plupart des confrères, l’ancien Premier ministre a cloué le bec à l’ex-ministre des Affaires étrangères en montrant même en scanner la signature de M. Cissé au bas du document. Imparable !

Sauf que, justement, nous, cette délégation de pouvoirs nous laisse sur notre faim. Admettons que le document produit par Mme Aminata Touré est authentique — ce dont doutent en tout cas les avocats de M. Habré —, il est en effet permis de se demander la valeur d’une telle délégation quand on sait que le ministre des Affaires étrangères lui-même n’est que délégataire de pouvoirs du président de la République pour signer des accords internationaux au nom du Sénégal. Un délégataire de pouvoirs peut-il lui-même déléguer les pouvoirs qui lui ont été délégués ? Les spécialistes de doit administratif ou constitutionnel nous édifieront. Ensuite, sur le document produit, non seulement on ne voit apparaître nullement les armoiries de l’Etat du Sénégal, ce qui est quand même le moins pour un document officiel, mais ensuite le ministre lui-même ne se réfère à aucune loi, aucun décret, aucun arrêté, rien, pour déléguer ses pouvoirs à Mme Aminata Touré. Plus que bizarre ! Il s’y ajoute, last but not least que, encore une fois, M. Alioune Badara Cissé était présent au ministère des Affaires étrangères le jour de la signature de ce fameux accord le 12 août 2012. Curieusement, d’ailleurs, la délégation de pouvoirs exhibée par Mme Touré est datée du même jour, de même, d’ailleurs, que celle produite par M. Dossou et censée provenir de l’Union africaine ! Naturellement, l’accord aussi est daté du même jour. Comme c’est curieux, tout cela !

Bien évidemment, le gouvernement a le devoir d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur ces graves accusations portées contre l’ancien Premier ministre de la République, Mme Aminata Touré. Car l’affaire apparaît gravissime : a-t-on emprisonné depuis plus d’un an, et sur la base d’un faux, un ancien chef d’Etat africain réfugié au Sénégal depuis 1990 et qui plus est a des enfants de nationalité sénégalaise ? Nos compatriotes, mais aussi l’opinion internationale, doivent savoir. En tout cas, cela fait plus d’un an que cette injustice dure, que le président Hissène Habré croupit en prison après avoir été inculpé pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». Il est accusé d’avoir tué (à lui seul !) 140.000 Tchadiens. Le problème c’est qu’à l’époque des faits incriminés, l’actuel président tchadien, M. Idriss Déby Itno, était le chef de toutes les forces de sécurité du pays. A ce titre, il avait la haute main sur les commissariats de police et les brigades de gendarmerie où étaient censés avoir été commis ces crimes. Curieusement, le brave homme n’a été ni inculpé, ni seulement entendu, encore moins, évidemment, interpellé. Normal quand on sait que c’est lui qui, à hauteur de deux milliards de francs cfa (du moins officiellement) a financé toutes les dépenses relatives au financementdu procès de M. Habré. Un criminel qui finance le procès de son complice présumé ? Du jamais vu sauf au Sénégal !

Il y a plus grave : à l’issue de leurs investigations au Tchad, les magistrats sénégalais des Chambres africaines extraordinaires (pour être extraordinaires, elles le sont vraiment) avaient identifié quelques lampistes accusés d’avoir été les complices de M. Habré dans l’accomplissement de sa besogne meurtrière. Ils avaient dit à cor et à cris que ces individus au nombre de quatre, dont les deux incarcérés à Ndjaména (les autres étant présentés comme étant en fuite !) seraient transférés à Dakar pour les besoins du procès. Eh bien, cela fait plusieurs mois qu’aucun d’eux n’a foulé le sol de notre capitale. Après avoir annoncé leur intention de les envoyer à Dakar, les autorités tchadiennes ont rétropédalé depuis. En réalité, elles ont décidé de ne transférer personne à Dakar, un point c’est tout. La position officieuse des autorités de Ndjaména c’est : « nous vous avons donné deux milliards pour juger Habré, débrouillez-vous pour le faire comparaître seul ». Le problème c’est que l’affaire est tellement grosse que même le procureur spécial de ces CAE,—un homme dont tout le monde sait pourtant qu’il ne peut rien refuser à M. Déby et à son régime —, M. Ndongo Fall, c’est son nom, a déclaré récemment à Dakar que sans la présence des complices présumés de M. Habré, le procès ne peut pas se tenir. Or, Le Témoin a eu récemment cette confidence d’un homme très impliqué dans ce dossier. Un interlocuteur qui s’est entendu dire ceci par une haute autorité judiciaire tchadienne : « Le Président nous a dit qu’il n’est pas question de transférer nos compatriotes à Dakar. D’après lui, les enquêteurs sénégalais sont très malins et une fois les El Djonto (un des détenus, Ndlr) là-bas, ils peuvent leur tirer les vers du nez et incriminer des gens haut placés chez nous. C’est pourquoi il a décidé qu’aucun Tchadien ne sera transféré chez vous ». Voilà ce qu’aurait dit cette haute autorité judiciaire tchadienne à notre interlocuteur.

En attendant, un brave homme, ancien président de la République, un honnête père de famille, un grand patriote africain, est détenu en prison depuis plus d’un an au Sénégal. Injustement et parce que tel est le bon plaisir du chef de l’Etat tchadien, le dictateur Idriss Déby Itno, qui a payé deux milliards de francs pour cela…

 

Par: Mamadou Oumar NDIAYE

Journal le temoin au sénégal

Article paru dans « Le Témoin N° 1176 » –Hebdomadaire Sénégalais ( SEPTEMBRE 2014)

 

 

Élections en RCA: le délai de février 2015 n’est «pas tenable»

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Publié par: Corbeau News Centrafrique:

 

Dieudonné Kombot Yaya, président centrafricain de l’Autorité nationale des élections (ANE)
Dieudonné Kombot Yaya, président centrafricain de l’Autorité nationale des élections (ANE)

 

La transition en Centrafrique va se prolonger. Les élections prévues en février 2015 ne pourront pas être organisées à temps. Une information donnée sur nos antennes par Dieudonné Kombo-Yaya, le président de l’Autorité nationale des élections (ANE), invité de RFI ce lundi. En novembre 2013, le groupe international de contact avait décidé que des élections seraient organisées en février 2015 et qu’elles marqueraient la fin de la transition. Le mois suivant, l’ANE était créée. Mais ses membres ont bien du mal à fonctionner. Le manque de moyens est criant dans un pays où l’insécurité est toujours présente. Ecoutez l’intégralité de cette interview dans les matinales de RFI ce lundi (à 6h45 et 7h45 sur l’antenne Afrique et 8h45 sur l’antenne Monde).

Personne n’est dupe. Aujourd’hui, les conditions actuelles font que le délai de février 2015 est peu envisageable. (…) Il faut penser automne 2015 plus qu’entre juillet et septembre où c’est la plus forte saison des pluies. C’est la version optimiste.

Dieudonné Kombo-Yaya Président de l’Autorité nationale des élections

Écoutez son interviews ici:  KOMBO-YAYA

 

NDLR: selon les informations dont nous disposons, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louis Michel, qui s’était rendu le 29 Août dernier au Bureau de cette Autorité Nationale des Élections, a piqué une colère. Pour lui, le Président de l’ANE, Monsieur Dieudonné Kombo-Yaya n’a rien fait pour avancer les choses. Les bureaux étaient vides. Pour lui, Monsieur Kombo-Yaya n’a pas le profil pour diriger une telle Institution disant “Indépendante” de toutes actions liées à un clan politique.

Grande Bretagne: Sa mâchoire décrochée après un cri tellement fort, elle est transportée à l’Hôpital (Vidéo)

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Une femme britannique qui participait au Défi du seau d’eau glacée a crié tellement fort après avoir été arrosée qu’elle a dû être transportée à l’hôpital pour une mâchoire décrochée.

Selon le Daily Telegraph, Isabelle Roberts, âgée de 20 ans, de Tipton, en Grande-Bretagne, s’est rendue à l’urgence de son hôpital locale avec une mâchoire disloquée après son exploit. Il a fallu deux médecins pour la libérer de ses souffrances.

«L’eau était tellement froide que j’ai crié très fort, a expliqué la jeune femme. Ensuite, je me suis rendu compte que ma mâchoire ne m’obéissait plus!»

Le Défi du seau d’eau glacée qui est une campagne de levée de fonds pour la recherche sur la maladie de Lou Gehrig est devenu un phénomène viral sur le web. Les participants acceptent de recevoir un seau d’eau froide, font une vidéo de la scène, et lancent le défi à d’autres.

 

Par: autre média

Douala: la guerre des fabricants de cercueils bat son plein

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Le secteur a connu ces dernières années un développement rapide au nom de la lutte contre la pauvreté.New-Bell, un quartier chaud de la capitale économique, Douala. Vendredi, 1 août 2014, il est midi. La vie suit son court normal, avec le va-et-vient des hommes, qui s’entremêlent au bruit des motos et taxis. Un quartier certes devenu célèbre grâce à sa proximité avec la prison centrale. Mais, New-Bell est avant et surtout connu comme le quartier général des fabricants de cercueils. Ce qui fait de lui une particularité. Ici, on dénombre près de quinze sites de fabrication et le travail n’est pas au ralenti. Un nombre qui s’est accru au fil des ans car: «on ne dénombrait que deux points de fabrication ici, mais depuis 1992 avec la création de l’hôpital de district, des nouveaux points ont poussés », confie Pierre BAKOP un habitant du quartier.

 

La guerre des fabricants des cercueils bat son plein à Douala

Qu’est ce qui peut pousser les hommes à une activité aussi particulière ? Jean Claude NJOUTSA est fabricant, il explique : « je suis comptable de formation, j’ai travaillé à la société camerounaise de sculpture (SOCASEF), en 2000, la société a fermé les portes, ayant fait un stage quelques années plus tôt à la société camerounaise d’assistance funéraire, j’ai alors décidé de me consacrer uniquement sur ce secteur question de gagner ma vie». Frédéric KEMTCHO, quant à lui est menuisier de formation, mais spécialiste des meubles il parle ici des raisons de sa conversion : « je faisais avant dans la fabrication des meubles et je pouvais passer des mois sans vendre, ayant une famille à nourrir, il fallait bien que je trouve quelque chose, je me suis alors converti en fabricant de cercueil». Plus qu’une industrie en pleine gestation, les fabricants se livrent au travail avec acharnement, ils produisent tous les modèles de cercueil ( poisson, rectangulaire etc…), soit, sous commande ou en exposition vente, ceci parfois, au bonheur de certaines familles en détresse. Il y en a pour toutes les bourses.

EFFET BANAL

Malgré ces multiples raisons les menuisiers des cercueils, ne font pas bonne presse au sein de la société. Ils exercent leur métier à ciel ouvert, dans les grandes artères de la ville et sans inquiétude. Paulin TCHATCHE est étudiant en sociologie à l’université de Douala, voici ce qu’il pense: «d’une manière cachée, les fabricants de cercueils encouragent la mort, car sil n’y a pas de décès, ils ne peuvent pas vendre». Ainsi, entre le non respect des normes et le souci de se faire de l’argent les menuisiers des cercueils s’en défendent. Selon Frédéric KEMTCHO, ils ne transforment que du bois : ”nous n’encourageons pas la mort. De toute façon, si vous ne voyez pas un cercueil dans la rue, vous verrez surement un corps. Entre l’emballage et le contenu qu’est ce qui fait le plus peur ? Le contenu je pense», s’exclame ce dernier.

Cependant, les fabricants de cercueils réalisent quand même la mauvaise influence de la pratique de leurs activités sur les usagers et s’accordent même à dire que c’est une gangrène. Jean Claude NJOUTSA déclare : « le cercueil est devenu comme des habits qu’on fabrique et expose partout qu’on le veut ou pas, c’est devenu une tare». Un cri lancé donc au pouvoir public en vu, de réglementer le secteur comme cela se fait ailleurs, notamment au Ghana ; car ce qui les chicane un peu, c’est un problème de statut social.

 

 

Par: Armand-Rodolphe DJALEU pour AfriquePresse

 

Centrafrique: un soldat français d’origine Tahitienne de l’Eufor parle de ses blessures lors des événements de Km5

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Les retrouvailles de Tevai (à gauche sur la 1ère photo) avec son bébé, né en janvier et qu’il n’avait vu que deux mois avant de partir à Bangui, se sont faites à l’hôpital militaire.  Photos LDT
Les retrouvailles de Tevai  avec son bébé dans la poussette, né en janvier et qu’il n’avait vu que deux mois avant de partir à Bangui, se sont faites à l’hôpital militaire.
Photos LDT

Les heurts ont été très violents les 19 et 20 août, à Bangui, entre les militaires français et des groupes armés. Des grenades ont été lancées. Qu’en est-il de vos blessures ?

Tevai Teamo : Une grenade a tapé au niveau de ma jambe droite. Des éclats ont frappé toute ma jambe, du pied jusqu’à la cuisse. Je ne peux plus marcher pour le moment mais, après six jours d’hospitalisation, j’ai déjà des séances de kiné. J’espère retrouver ma mobilité. Je ne connais pas encore la date de ma sortie.

Que s’est-il passé ?

Dans un quartier musulman de Bangui, le 20 août, des groupes manifestaient depuis plusieurs heures, notamment contre la présence des militaires français. Ils bloquaient l’accès à l’arrondissement et on ne pouvait plus patrouiller. Ils avançaient et on reculait, jusqu’à ce qu’on ne recule plus. Ils étaient armés de grenades, de barres de fer et même de Kalachnikov. J’ai été le premier blessé. J’ai vu le mec dégoupiller la grenade et la lancer vers moi. De là, tout le monde a tiré.

Dans notre section, cinq hommes ont été blessés dont un autre Tahitien, le caporal-chef Edgar Renvoyé. Il a été touché à la cuisse gauche. Il a été hospitalisé à l’hôpital de Percy [hôpital militaire à Clamart, NDLR] mais il est sorti à présent. Sur place, nous avons été évacués rapidement. Juste sur notre position, il y a eu plusieurs morts du côté des groupes armés. J’ai été rapatrié en France le soir même.

Quelle était votre mission à Bangui ?

J’étais en mission avec Eufor-RCA [force opérationnelle dirigée par l’Union européenne en République centrafricaine, NDLR], engagée avec les Espagnols, les Italiens, les Polonais et les Géorgiens, pour un mandat de six mois. Cela faisait cinq mois que j’étais là-bas.

Avez-vous été sur d’autres conflits au cours de votre carrière ?

Je suis militaire depuis onze ans. Je suis allé notamment au Kosovo, au Liban, en Côte d’Ivoire et, bien sûr, en Centrafrique. L’armée m’a fait grandir. Je suis parti de Tahiti, j’avais à peine 18 ans. Je voulais m’engager, trouver un emploi stable et voyager. L’année prochaine, je passe un examen pour monter en grade. C’est la première fois que je suis blessé, mais je connais les dangers, bien évidemment. J’ai des copains qui ont été blessés et d’autres tués, comme dernièrement au Mali.

 

Propos recueillis par La Dépêche de Tahiti

 

 

Centrafrique: Le Bureau Politique de l’Ex-Séléka exclut ses Ministres ” définitivement” du mouvement pour “haute trahison

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka)
…………………

Communiqué de Presse No 0007/ECS/RCA

Le Bureau Politique de l’Ex-Coalition Séléka tient une fois de plus à informer l’opinion nationale et internationale, qu’elle ne se reconnait pas dans la composition du nouveau Gouvernement qui vient d’être publiée le vendredi 22 aout 2014 en République Centrafricaine.

L’Ex-Coalition Séléka n’a ni soutenu, ni communiqué le nom d’un Premier Ministre ou les noms des Ministres à la Présidence de la République. De ce fait, tous les Membres de l’Ex-Coalition Séléka ayant participé au présent Gouvernement sont exclus définitivement de ladite Entité.

Leur participation au Gouvernement, constitue une haute trahison et un non respect des consignes donnés par la Hiérarchie.

Les préalables n’ayant pas été respectés, le Bureau Politique de l’Ex- Coalition Séléka maintient sa position de non participation au Gouvernement.

Le combat que mène l’Ex-Coalition Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels. Elle veut implanter la Paix au pays et le doter d’un Projet de société pour la RCA assorti d’un idéal de Liberté, de Démocratie, de Prospérité pour le plus grand nombre possible de nos concitoyens, sans aucune espèce de discrimination, qui sera soumis à l’ensemble du peuple centrafricain au moment opportun.

Toutefois, le Bureau politique de l’Ex-Coalition reste déterminé à trouver une solution politique juste, équitable et durable par la voie du dialogue et de la négociation avec toutes les forces vives de la nation.

Fait à Birao, le 31 Août 2014
Pour Le Président,
Le 1er Vice-présidentsignature-nouredine

Le matériel de l’ONU en direction de la Centrafrique bloqué à Douala a pris la route pour Bangui

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Le matériel de l’ONU bloqué à Douala en direction de la Centrafrique a pris la route pour Bangui vendredi 29 Aout2014
Materiel de l'ONU bloqué à Douala
Quatre tours seront suffisants pour que les 209 véhicules, les 33 colis divers et les 546 conteneurs arrivent en République Centrafricaine. 75 véhicules constituent ce premier convoi.
Bloqué au Port de Douala depuis le 23 Juillet dernier pour des raisons des procédures, c’est finalement le vendredi 29 Aout 2014 dernier que le premier convoi de cette logistique Onusienne a pris la route pour Bangui. Ce dispositif doit être mis en place avant la prise du relai le 15 Septembre prochain par l’armée Onusienne. Pour un effectif initial, la Misca aura au moins 7000 hommes. Les troupes africaines de la Misca et françaises Sangari déployées en début Décembre ont donc encore quelques jours devant elles avant d’ être remplacées par la Minusca dans cette tâche difficile qui est de ramener la paix en République Centrafrique.
ArthurDavid MENDIM

Centrafrique: Catherine Samba-Panza et Michel Djotodia, Bonnet-blanc, blanc-bonnet ?

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Corbeau News Centrafrique

Elue lors d’une élection organisée par le Conseil National de Transition suite à la décision des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et de France qui a vu la démission du chef rebelle de la coalition séléka, ancien président de la transition, Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye, Dame Catherine Samba-Panza fonce à une vitesse troublante, pied collé à l’accélérateur sur le chemin de son mentor sans regarder au rétroviseur.

Samba-Panza et Jean-Jacques Démafouth
Au lendemain de sa prise de fonction au palais de la Renaissance où Djotodia et bande à la gâchette facile ont laissé dans un piteux état, Catherine Samba-Panza qui aurait fait partie des braves filles du continent africain si elle gère bien la transition, tombe aveuglement dans les errements de ses prédécesseurs, lesquels sont les principaux auteurs de ce chaos total.
Au regard du déclenchement de la crise récurrente, je dirai pour ma part, qu’après le président, feu Ange-Félix Patassé, la république centrafricaine souffre cruellement d’homme d’Etat. Depuis le coup d’Etat du 15 mars 2003 de François Bozizé qui a renversé Ange-Félix Patassé démocratiquement élu, le pays est gouverné que par des arrivistes sans vision qui pilotaient à vue, des bricoleurs en politique qui ne regardaient que leurs intérêts personnels et non ceux de la nation.

Catherine Samba-Panza et Michel Djotodia
Revenons à la gestion transitoire en cours de Dame Catherine Samba-Panza qui fait déjà l’objet d’une critique très sévère des centrafricains. D’autres n’ont pas mâché les mots pour demander sa démission. Dès son élection, on ne sait quelle mouche l’a piquée, elle se permet de nommer ses progénitures et les amis de son époux aux postes très importants à la présidence de la République et la BEAC. Un début de dynastie transitoire qui ne dit pas son nom. Alors que les centrafricains s’attendaient à un gouvernement des technocrates, Catherine Samba-Panza forme une composition gouvernementale des va-t-en-guerre  (séléka et antibala) dénoncé vigoureusement par les centrafricaines et les centrafricains. Au finish, les forces vives de la nation relèvent son incapacité notoire de diriger et exigent le départ de son premier premier ministre  André Nzapayéké qui n’a pas rendu public son bilan en quittant la primature suite au forum politique de Brazzaville, qui a vu la participation des centrafricaines et centrafricains sous l’égide du médiateur de la crise, le président Denis Sassou Nguesso. En cachant ce bilan médiocre aux centrafricains, Catherine Samba-Panza le dévoile aujourd’hui après la mise en place du nouveau gouvernement que va désormais diriger Mahamat Kamoun qui ne fait pas l’unanimité. Cette dernière a d’emblée, fait une mise en garde aux membres du nouveau gouvernement en déclarant lors de son premier conseil des ministres qu’elle veut des actions concrètes et visibles, et que les bilans ministériels seraient présentés à chaque trimestre. Celui ou celle qui est incapable de diriger un ministère sera mis à la porte. On ne peut ne pas dire que c’est une bonne initiative. Tout bon gouvernement qui veut réussir à sa mission est à la recherche de l’excellence.
A titre de rappel, la Cheffe d’Etat avait limogé Olivier Malibangar son ancien ministre des mines mais les raisons de ce limogeage reste un secret de polichinelle. Tout centrafricain éveillé je crois, et qui observe bien la vie politique nationale peut bel et bien imaginer de quoi il s’agit. Je me rappelle que Joseph AGBO qui revient aux affaires à la tête de ce département en question avait été limogé par le président Ange-Félix Patassé pour détournement des diamants de très grande valeur qui se chiffraient à des milliards de fcfa… Et récemment, toujours sous le règne de Catherine Samba-Panza, 900 carats ont disparu de la présidence de la République et ces diamants seraient les pierres précieuses oubliées de Michel Djotodia. Ce dernier avait-il un chantier diamantifère ? Des interrogations se posent sur cette affaire sous-marine et donnent à réfléchir. Je dirai que la justice doit jouer son rôle avec efficacité. Dommage que vous conviendrez avec moi que la justice centrafricaine n’est plus indépendante et ne joue que le jeu du pouvoir central de ces dictateurs qui se sont succédés. Les forces vives de la nation doivent engager une procédure judiciaire contre les crimes économiques si l’Etat ne le fait pas.
Ironie de sort, la Cheffe a envoyé une délégation à Cotonou au Bénin pour rencontrer Michel Djotodia poursuivi officieusement par la Cour Pénale Internationale et à qui la Communauté internationale interdisait les actions politiques pendant l’asile. “(…) Je peux dire que le président Michel Djotodia est pour la paix, a déclaré l’envoyé spécial, Anicet-Clément Guiyama Massogo. (…),
“Nous avons abordé toutes les questions liées à la contribution du président Djotodia au retour de la paix, à la sortie de crise. Que nous le voulions ou non, c’est un ancien président et il a un impact sur ce qui se passe sur le terrain. Il a une contribution à apporter pour le respect de l’accord de cessation des hostilités, pour le désarmement”, a-t-il expliqué. Alors, il va sans dire que Catherine Samba-Panza et son envoyé sont les disciples de celui qui a été à la tête d’une rébellion des barbares qui nous ramène à l’autre époque. C’est impensable et bien entendu inadmissible que la Cheffe de la transition court vers Djotodia qui a mis le pays dans le chaos total pour demander des avis et comment il faut diriger. On ne peut demander à quelqu’un qui n’a su rien faire à la tête d’un Etat ce qu’il faut faire pour avancer ou comment faire pour mener le bateau à bon port. Aller comprendre que toutes les transitions ne sont dirigées que par des apprentis sorciers, des qui on ne doit rien attendre de bon. Pour preuve ! Catastrophe générale. Comme bilan : des centaines de milliers de mort, destruction économique et pillages outranciers et autres exactions de tout genre.
En effet, la Cheffe doit faire vite et bon pour qu’on aille aux futures élections présidentielle et législatives afin que la République centrafricaine, aujourd’hui un Etat non droit retrouve sa dignité et sa place dans le concert des nations. Pis encore, aux dernières nouvelles, la présidente de transition en perte de cotes aurait fait un clin d’œil à Deby du Tchad pour renforcer sa sécurité avec des éléments tchadiens déclarés force non-grata en République centrafricaine. Ce qui veut dire que Dame Samba-Panza néglige les crimes commis par les militaires tchadiens contre les centrafricains sur le territoire national. Une intention roublardise de prolonger le délai de la transition à sa faveur.

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

RCA: Madame Jeannette DETHOUA suspendue par son Parti le MLPC pour Inobservation de la ligne politique

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Décision n°         / 14

Portant suspension d’une camarade membre

de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA)

  Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/IMAGE-MLPC-POUR-LE-BUREAU-POLITIQUE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>IMAGE MLPC POUR LE BUREAU POLITIQUE

 

Le Bureau Politique

 

Vu les Statuts et Règlement Intérieur du Parti ;

Vu le procès – verbal de la réunion statutaire du Bureau Politique en date du 27 Août 2014.

 

Décide

 

Article 1er : La camarade Jeannette DETHOUA, vice Présidente de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA), est suspendue de toute activité du Parti conformément à l’article 72 alinéa 2 du Règlement Intérieur jusqu’au

prochain Conseil Politique National (CPN).

 

Motifs : – Inobservation de la ligne politique du Parti (article 69 alinéa 1 du Règlement Intérieur) ;

                  – Refus d’exécuter les décisions et directives émanant du Bureau Politique (Article 71 alinéa 1 du Règlement Intérieur) ;

Article 2 :La présente décision qui prend effet pour compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

 

Fait à Bangui, le

 

 Le Président

 

 Martin ZIGUELE

 

Ampliations

–C.C.A

–Tous les organes du Parti                        

–AFDT

                    

Bangui: Les Anti-Balaka ont mis en place un système de vols de voiture qualifé scientifique dans les quartiers

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Vol de voiture en Centrafrique, image d'illustration
Vol de voiture en Centrafrique, image d’illustration

 

A quand les vols des véhicules et autres objets importants prendront-ils fin ? Le samedi passé, 23 Août 2014 à midi, deux (2) véhicules de livraison des pains ont été braqués par les éléments des Anti-Balaka de Boy-Rabé en connivence avec ceux de Damala. Malgré que les dirigeants politiques de la transition cherchent par tous les moyens à asseoir la paix dans le pays, le quartier Combattant s’est transformé et se transforme comme la ville de Texas aux Etats-Unis où l’on ne manque pas d’enregistrer des tueries, des viols, des détournements et autres exactions. Par conséquent, le quartier Combattant est devenu un endroit où le désordre est toujours permanent. C’est ainsi que nous assistons à des braquages partout et la circulation devient de plus en plus contrecarrée à cause de l’insécurité qui y règne.
De ce fait, un officier des Anti-Balaka que nous considérons comme un libérateur s’est permis d’occasionner des braquages en plein jour avec ses éléments sur l’avenue des Martyrs (axe aéroport/UCATEX).
En effet, ces véhicules appartenaient à un Libanais dénommé monsieur AZAR. Ces véhicules sont destinés à livrer des pains aux éléments de la Sangaris et MISCA basés au camp militaire M’Poko. Ce Libanais est également le patron de la boulangerie « Les trois canards ». Après avoir livré les pains à ces clients, de retour, les camions (bus) ont été braqués, saisis, puis conduits dans une concession d’un parent, derrière l’antenne de Télécel, située au marché « Pourou » à côté de l’école Combattant. Grâce à une enquête intense des éléments de la MISCA du Congo RDC, le patron a pu retrouver ses deux (2) véhicules stationnés dans cette concession. Après une consultation avec les malfrats, leur officier, accompagné par le chef des éléments de Damala, a exigé une somme de 700.000 francs CFA au patron. Mais le propriétaire des véhicules leur a fait savoir qu’il ne dispose que de 500.000 mille francs CFA. C’est ainsi que ces éléments ont accepté cette rançon offerte gracieusement par le Libanais. Quand les gendarmes sont arrivés sur les lieux de stationnement des véhicules, les éléments qui gardaient les véhicules ont pris fuite. Après les interrogatoires de la gendarmerie, il a été constaté que ce vol est orchestré par cet officier de Boy-Rabé avec la complicité des Anti-balaka de Damala. Ce phénomène de vol a bloqué le bon déroulement des activités commerciales, empêchant ainsi les entreprises et les sociétés à faire leurs affaires.
Face à cet incident, nous demandons aux autorités de la transition, les forces multinationales (MISCA, Sangaris, Eufor-RCA) et enfin les Casques Bleus de procéder le plutôt possible aux désarmements de ces milices pour que la paix revienne. Il est évident que le quartier Combattant est saturé par les armes de toute calibre d’où nécessité de faire un travail sérieux afin de ramasser les armes qui circulent.
Aux Anti-balaka et aux Séléka, qu’ils cessent de semer la panique au sein de la communauté centrafricaine, car le nouveau gouvernement ne tolérera pas ce genre de pratique qui risquerait de gangréner la société. Au cas où vous persistez dans les vols, un jour la justice s’occupera de vous, car toute chose a son temps.

 

 

Par: Jean-Bernard YAMAZECKA pour Centrafriquematin

Centrafrique : Louis Michel de la francophonie (OIF) optimiste en l’avenir

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L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louis Michel, a dit vendredi à Bangui sa foi en la capacité des Centrafricains à surmonter la crise qu’ils traversent en privilégiant ‘’le dialogue national’’ dans l’optique d’arriver à l’organisation d’élections libres.

 Loui Michel de l'OIF

’’Le dialogue national doit avoir lieu normalement à la fin d’année et je crois que si ce dialogue national réussi t et si les Centrafricains prennent vraiment leur destin à bras le corps et se sentent concernés par cette dynamique, rien ne s’oppose que les élections aient lieu’’, a dit Louis Michel au sortir d’une audience avec Catherine Samba-Panza, au palais de la renaissance à Bangui.

’’J’ai rencontré une présidente avec des idées claires, avec un cap, avec une stratégie’’, a-t-il affirmé , tout en reconnaissant avoir réceptionné le cahier de charges des besoins financiers pour la relance de l’administration centrafricaine, la réhabilitation du système scolaire, la restauration de l’autorité de l’Etat.

’’J’ai rassuré la présidente de transition du soutien de l’OIF et du secrétaire général Abdou Diouf. Je lui ai aussi rassuré du soutien tchadien, M. Idriss Deby Itno qui a bien insisté que la communauté internationale continue à la soutenir’’, a dit M Michel, en visite de travail dans les pays de la CEMAC.

Au cours de l’audience, la présidente de la transition lui a présenté les derniers progrès enregistrés en termes sécuritaire grâce aux forces étrangères déployées en Centrafrique, au plan économique avec la contribution des partenaires au développement et en matière de relance de l’administration.

Elle lui a aussi expliqué les raisons l’ayant poussé à nommer au poste de Premier ministre, Mahamat Kamoun.

Par: APANews-

Centrafrique : le vrai bilan de la bataille du PK5

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Le bilan des affrontements dans le quartier PK5, qui se sont déroulés dans la nuit du 19 au 20 août à Bangui, serait plus lourd que les cinq morts évoqués.

 

Soldats de force Sangaris dans un quartier de Bangui en Centrafrique

 

Dans la nuit du 19 au 20 août, Bangui a connu ses plus violents affrontements depuis l’arrivée de la force Sangaris, en décembre 2013. Ils se sont produits dans le quartier PK5, refuge de la petite communauté musulmane encore présente dans la capitale centrafricaine, et ont opposé des insurgés à la force européenne Eufor, épaulée par les soldats français de Sangaris (qui ont engagé leurs hélicoptères), lesquels menaient une opération de désarmement.

Selon une source au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca, chargée de sécuriser la capitale), le bilan des affrontements est beaucoup plus lourd que les cinq morts évoqués le lendemain dans une dépêche de l’AFP citant une source hospitalière. “Il y a eu plus d’une dizaine de morts, mais la plupart ont été enterrés directement sur place, sans passer par l’hôpital, affirme-t-elle.

Nous n’avons pas compris la réaction d’Eufor et de l’armée française, qui ont lancé une opération de désarmement sans nous consulter.” L’armée française, qui compte trois blessés, dont deux graves, “ne confirme ni n’infirme” ce nouveau chiffre. Plusieurs manifestations hostiles à sa présence ont été organisées par les habitants du PK5 les jours suivants.

 

Par: Jeune Afrique