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RCA : un élément de la garde rapprochée du chef de l’État assassiné par des hommes armés

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Président Touadera escorté par les soldats Minusca Rwandais.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 10:13:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée  par la police judiciaire, mais tout porte à croire qu’elle avait été enlevée par des inconnus, puis assassinée quelques heures plus tard. Son  corps sans vie a été retrouvé non loin de son domicile au quartier Gbaloko, situé au PK13 sur la route de Boali.

 

Selon des informations du CNC, la victime serait un élément de la sécurité rapprochée du Président de la République.

« C’est une dame. Elle a récemment été incorporée dans la garde présidentielle avant d’intégrer le cercle fermé de la sécurité rapprochée du chef de l’État », a déclaré un habitants de Gbaloko joint au téléphone.

Selon des témoins, elle aurait été enlevée à son domicile du quartier Gbaloko dans la nuit du samedi à dimanche 3 janvier par des hommes inconnus. Malheureusement, quelques heures plus tard, son corps sans vie, décapité, a été retrouvé  non loin de son domicile par sa famille.. D’ores et déjà, des voix s’élèvent pour indexer les miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui vient par ailleurs d’occuper cette semaine les localités de Bagandou et de SCAD, situées dans la préfecture de la Lobaye.

Selon des sources judiciaires, une enquête a été ouverte, et les auteurs de cet assassinat odieux seraient activement recherchés par les enquêteurs.

Il y’a lieu de noter que le dimanche 3 janvier,  Monsieur Delphin Dothé, un candidat du parti KNK dans la circonscription de Damara, avait été assassiné dans les même circonstances par des inconnus. Les proches accusaient  la milice du pouvoir « Les Requins ».

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

les attaques contre les humanitaires ont fortement augmenté en 2020 (ONU)

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RCA : les attaques contre les humanitaires ont fortement augmenté en 2020 (ONU)

Bangui ( République centrafricaine ) – Les civils sont les premières victimes des tensions et des violences qui perdurent dans plusieurs régions de la Centrafrique. Mais le pays est également l’un des contextes les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires.

Entre janvier et décembre 2020, 424 incidents contre des humanitaires en RCA ont été enregistrés contre 306 en 2019, soit une hausse de 39%, a indiqué mardi OCHA. Dans les 424 incidents recensés l’année dernière, trois personnes ont perdu la vie et 29 autres ont été blessées./////////////.

Le mois de décembre a été particulièrement dangereux pour les travailleurs humanitaires en RCA avec un nombre record de 59 incidents enregistrés, soit près du double de la moyenne mensuelle en 2020. Pour ce seul mois de décembre, un humanitaire a été tué et cinq autres blessés. « Près de la moitié des incidents (23) survenus au cours de ce mois ont été des braquages des bases humanitaires », a précisé OCHA dans un aperçu de la situation publiée mardi./////////////.

Pour le bureau d’OCHA en Centrafrique, cette augmentation des incidents visant les humanitaires est inacceptable. « Les civils et les humanitaires ne sont pas une cible ! », a-t-il rappelé, mardi, sur Twitter./////////////.

Les tensions et affrontements en RCA ont pris de l’ampleur durant la seconde moitié du mois de décembre à l’approche des élections générales avec des groupes armés remettant en cause la tenue du scrutin. Des éléments armés ont accru leurs menaces et leurs attaques contre les humanitaires qui soutiennent la population centrafricaine. Il y a deux semaines, la coordinatrice humanitaire en RCA et cheffe adjointe de la Mission de paix dans le pays (Minusca), Denise Brown, avait souligné que « les acteurs humanitaires sont résolus à rester dans les communautés auprès des populations malgré les violences, qui doivent immédiatement cesser »./////////////.

Mme Brown avait également lancé un appel aux donateurs pour qu’ils augmentent le financement d’urgence de la réponse humanitaire en RCA, y compris pour les services aériens humanitaires des Nations Unies./////////////.

2,8 millions de personnes en Centrafrique ont besoin d’assistance et de protection. Le Plan de réponse humanitaire pour l’année 2021 requiert 444,7 millions de dollars pour venir en aide à 1,8 million de personnes. Au dernier jour de l’année 2020, le chef d’OCHA, Mark Lowcock, avait octroyé un million de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU (CERF) pour appuyer les services aériens humanitaires des Nations Unies en RCA.

Avec Minusca

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Témoignage d’un habitant de Bangassou, en Centrafrique

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Témoignage d’un habitant de Bangassou, en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis dimanche, la localité centrafricaine de Bangassou est contrôlée par des rebelles armés de la CPC. Un habitant raconte la peur des civils.

En République centrafricaine, dix candidats de l’opposition demandent l’annulation de la présidentielle. Ils refusent de reconnaître la réélection au premier tour de Faustin Archange Touadera, du fait qu’un électeur sur deux n’a pas pu se rendre aux urnes pour cause d’insécurité./////////////.

Parmi les zones déstabilisées par l’offensive de mouvements armés, il y a celle de Bangassou. Cette localité d’environ 30.000 habitants est située à plus de 700km à l’est de Bangui. Et elle est occupée depuis dimanche par un groupe armé qui la contrôle partiellement. La Minusca, la force de maintien de la paix en RCA, indique que “des Casques bleus supplémentaires sont arrivés en renfort” pour protéger les populations… mais la ville de Bangassou continue de se vider de ses habitants et des scènes de pillages ont été rapportées ce matin [06.01.21]. Bob Barry a joint un habitant resté sur place qui lui décrit la situation://///////////.

Habitant : Pour le moment, la ville est déserte. Il y a quelques personnes qui se sont réfugiés du côté del’hôpital de MSF ou qui sont parties en RDC. Beaucoup sont sans abri. Les conditions de vie sont difficiles./////////////.

DW : La ville est-elle occupée par des hommes armés, la Minusca ou des rebelles?/////////////.

Habitant : La ville même est contrôlée par les élément CPC qui ont pris le contrôle de la ville depuis dimanche. Ils n’agressent pas la population, mais les civils s’inquiètent et souffrent./////////////.

DW : Les forces rebelles n’ont pas accès aux bâtiments administratifs défendus par la Minusca, c’est bien ça?/////////////.

Habitant : A ma connaissance, la police, la gendarmerie sont occupées aussi. /////////////.

DW : Y a-t-il de l’aide humanitaire qui arrive aux civils?/////////////.

Habitant : Pour le moment, aucun humanitaire n’est en service. Ils sont eux-mêmes cantonnés dans leurs services et ils ne circulent pas.

Avec DW français

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RCA : Mahamat Sallet, nouvel homme fort de Bangassou, largement critiqué au sein de sa communauté

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Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 07:50:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le dimanche 3 janvier, une coalition des groupes armés, dirigée par Monsieur Mahamat Sallet, un général du FPRC, a pris le contrôle de la ville de Bangassou, située à 750 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Mbomou. Or, le chef militaire du FPRC, l’ancien ministre Abdoulaye Hissen, dans un communiqué, avait clairement indiqué que son mouvement ne faisait pas partie du CPC, mais l’implication de l’autoproclamé général Mahamat Sallet dans l’attaque de Bangassou remet en doute la crédibilité du communiqué du FPRC.

 

Le général Mahamat Sallet , de l’ethnie Rounga, est le Comzone du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC)  dans la localité de Zako depuis plusieurs années.  Mais la semaine dernière, en dépit de la décision de son chef militaire Abdoulaye Hissen Ramadan de ne pas intégrer la coalition des patriotes pour le changement (CPC), Mahamat Sallet  sollicite et obtient des hommes auprès du mercenaire Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) avant d’attaquer, dimanche dernier, la ville de Bangassou, située au sud-Est de la République centrafricaine. Mais au sein de son mouvement et de sa communauté, nombreux sont ceux qui critiquent sévèrement son action, et le qualifient de traitre à la solde des mercenaires étrangers.

Souvenez-vous, Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avait engagé en mars 2020 des discussion avec des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontée depuis juillet 2019 dans la préfecture de la Vakaga ainsi que dans d’autres villes de Bamingui-Bangoran et de la Haute-Kotto. À cette époque, le général Mahamat Sallet  était le seul général du FPRC à tenir des  propos non conciliants envers les rebelles Goula et Kara. Il est connu pour son extrémisme au sein du FPRC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

En Centrafrique, dix candidats réclament l’annulation de la présidentielle

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En Centrafrique, dix candidats réclament l’annulation de la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Dix candidats à l’élection présidentielle en Centrafrique remportée par le sortant Faustin-Archange Touadéra ont exigé mardi 5 janvier l’”annulation pure et simple” du scrutin auquel seul un électeur sur deux a pu participer et entaché, selon eux, de “nombreuses irrégularités”.

Lundi soir, l’Autorité des élections (ANE) a déclaré Faustin-Archange Touadéra réélu au premier tour avec 53,92 % des suffrages, mais ce résultat doit encore être certifié par la Cour constitutionnelle après les recours contentieux. “Nous demandons l’annulation pure et simple et la reprise” des élections présidentielle et législatives du 27 décembre, ont écrit dix candidats de l’opposition dans un communiqué./////////////.

“De nombreuses irrégularités”/////////////.

Le jour de ce double scrutin, le vote n’a pu avoir lieu ou être pris en compte que dans moins d’un bureau sur deux dans un pays en guerre civile depuis huit ans, aux deux tiers contrôlé par des groupes armés, dont les principaux ont lancé une nouvelle offensive huit jours avant les élections./////////////.

Les dix candidats font état “de nombreuses irrégularités qui ont émaillé les scrutins”, dont de très nombreuses dérogations accordées par l’ANE à des électeurs pour voter ailleurs que dans leur circonscription. Ils ajoutent que “sur un total de 1 858 436 inscrits (…), seuls 695 019 ont pu voter, correspondant à un taux de participation de 37 % et non de 76,31 % annoncé par l’ANE”./////////////.

Par conséquent, “nous ne reconnaissons pas les résultats publiés par l’ANE”, poursuivent les 10 candidats, dont Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deux ex-Premiers ministres arrivés respectivement deuxième et troisième selon l’ANE, sur 17 prétendants au total./////////////.

Avec AFP

— Fin de l’article —

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21 candidats élus au premier tour des législatives

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Centrafrique: 21 candidats élus au premier tour des législatives

Bangui ( République centrafricaine ) – Les résultats des législatives en Centrafrique ont été égrenés à la radio. Ils donnent 21 candidats élus dès le premier tour. Parmi eux, six sont issus du mouvement présidentiel, le MCU ; trois sont indépendants ; les autres sont des candidats des grands partis d’opposition de François Bozizé, Anicet Georges Dologuélé et de Martin Ziguélé.

Soixante-et-une circonscriptions sont en ballottage, une majorité composées de députés du mouvement présidentiel ou indépendants. Parmi les grands absents du deuxième tour figurent les trois grands partis : le KNK, l’URCA et le MLPC./////////////.

Ces derniers semblent avoir été sanctionnés au profit des indépendants. Il faut dire qu’il y avait pléthore de candidats :1 585 candidats pour 140 sièges. De plus, certains partis avaient doublé leurs chances avec des personnalités connues non affiliées mais proches de leurs mouvances. Pour ces derniers, un deuxième tour s’impose./////////////.

Mais quid des circonscriptions qui n’ont pas pu voter à cause de l’insécurité ou de la destruction du matériel électoral ? En tout, les voix des habitants de 58 circonscriptions n’ont pas été prises en compte. Certains évoquent la possibilité de l’organisation d’élections partielles comme ce fut le cas en 2015./////////////.

Déjà avant le scrutin groupé, des recours avaient été déposés auprès de l’ANE et de la Cour constitutionnelle pour le report des élections à cause des conditions sécuritaires inadéquates notamment. Après l’annonce des résultats, des candidats aux législatives ont déjà affirmé qu’ils déposeraient leurs recours auprès de la Cour constitutionnelle.

Avec RFI

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l’offensive rebelle pourrait entraîner une guerre régionale

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Centrafrique: l’offensive rebelle pourrait entraîner une guerre régionale

Bangui ( République centrafricaine ) – Les partisans du président Touadéra ont célébré sa victoire, lundi, dans les rues de Bangui. Mais la situation reste très tendue dans la capitale. – EPA

Décodage /////////////.

La fragile victoire électorale du président centrafricain Faustin – Archange Touadéra, qui aurait, selon les premiers décomptes, remporté 60 % des voix mais sur un tiers du territoire, est éclipsée par une offensive rebelle qui pourrait se transformer en guerre régionale. A première vue, le président sortant a gagné le pari de tenir et de gagner les élections présidentielle et législatives qui ont eu lieu le 27 décembre dernier dans ce pays ravagé depuis 2014 par la guerre civile et accueillant 11.500 Casques bleus dans le cadre de la Minusca.

— Fin de l’article —

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RCA : listes complète des candidats élus au premier tour ainsi que ceux admis au second tour aux législatives du 27 décembre 2020 – 2021

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 6 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique). L’autorité nationale des élections a publié, ce mardi 5 janvier, les résultats du premier tour des élections législatives du 27 décembre dernier.  Il  donne 21 candidats élus dès le premier tour, et 61 circonscriptions sont en ballottage.  Ci-dessous la liste complète des candidats élus dès le premier tour ainsi que ceux admis au second tour.

 

 

Réactions mitigées en Centrafrique après la réélection de Touadéra

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Réactions mitigées en Centrafrique après la réélection de Touadéra

Bangui ( République centrafricaine ) – Les résultats provisoires donnent le président sortant, Faustin Archange Touadera, vainqueur au premier tour. Et déjà, les autres candidats contestent ces résultats partiels contre lesquels ils entendent protester.

Pas de liesse populaire en Centrafrique suite aux résultats des élections provisoires proclamés par l’ANE en charge des élections./////////////.

Sans surprise, les challengers de Faustin Archange Touadera n’entendent pas reconnaitre les résultats./////////////.

La société civile appelle les leaders politiques à déposer des recours devant la Cour Constitutionnelle./////////////.

“Ce ne sont que des résultats provisoires, aujourd’hui la seule voie légale de contestation, c’est de privilégier la contestation devant la Cour Constitutionnelle”, a estimé Origine Békondji est membre de l’Observatoire National des Elections./////////////.

Les contestataires/////////////.

Parmi les contestataires, le candidat Martin Ziguélé, ancien soutien du président Touadera. Il dénonce des violations du code électoral ://///////////.

Opposant et candidat à la présidentielle 2020, Martin Ziguélé/////////////.

“Nous avons adopté une disposition nouvelle qui fait obligation au président de chaque bureau de vote d’afficher, devant le bureau de vote, les résultats signés de tous les représentants des partis pour la transparence du processus. Je note simplement que depuis que les élections se sont organisées, nulle part les résultats n’ont été affichés pour l’attention des témoins. Tout a été mené comme des résultats ultra confidentiels, jusqu’à ce qu’on nous proclame des résultats des élections [qui contiennent même] des résultats qui viennent de bureaux de vote dans des provinces qui n’ont jamais participé aux élections”, a déclaré Ziguelé./////////////.

“Il y a cinq ans, j’avais reconnu la victoire de Faustin Archange Touadera moins d’une heure après l’annonce des résultats provisoires de l’ANE. Pourtant, je savais qu’il n’avait pas gagné. Mais je voulais donner une chance à mon pays d’aller rapidement vers la paix et le développement. /////////////.

Opposant et candidat à la présidentielle 2020 en RCA, Anicet-Georges Dologuélé/////////////.

Je suis un républicain, obstiné et impénitent et c’est précisément à cause de ces valeurs que je ne m’associerai pas à cette escroquerie électorale, à cette farce qu’on veut servir à mes compatriotes. Je ne reconnaitrai donc pas ces résultats et déposerai un recours à la Cour Constitutionnelle”, a protesté de son côté, le candidat Anicet Georges Dologuélé./////////////.

Sur 1 858 236 inscrits, seulement la moitié a voté. Les résultats provisoires ont été salués par la communauté internationale dans un communiqué peu après leur proclamation./////////////.

Mais ce nouveau mandat s’annonce compliqué pour le président Touadéra. Les résultats finaux devraient être annoncés le 19 janvier prochain par la Cour Constitutionnelle.

Avec DW français

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RCA : présidentielle du 27 décembre, l’opposition conteste la victoire du président Touadera

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 6 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). L’autorité nationale des élections a annoncé lundi la réélection du président Faustin-Archange Touadéra dès le premier tour du scrutin. Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé contestent sa victoire et parlent de fraude massive.

 

Ci-dessous les propos liminaire de l’opposant Anicet Georges Dologuélé.

 

PROPOS LIMINAIRES DU CANDIDAT ANICET GEORGES DOLOGUELE LORS DE SA CONFERENCE DE PRESSE DU 05 JANVIER 2021, A LA SUITE DE LA PROCLAMATION PAR L’ANE DES RESULTATS PROVISOIRES DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 27 DECEMBRE 2020

 

Mesdames et Messieurs,

Les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 décembre ont été proclamés hier soir par la nouvelle équipe dirigeante de l’ANE. Ils donnent le président sortant, Archange Faustin TOUADERA, vainqueur au premier tour avec un score de 53,92% et me placent en seconde position avec 21,01%.

Vous aurez tous relevé le cafouillage qui a précédé l’annonce de ces résultats. Ainsi, tous les invités, les représentants des candidats et la presse étaient en salle depuis 16 heures, mais le bureau de l’ANE n’y a fait son entrée que vers 19 heures. L’ANE a donc eu besoin de 3 heures supplémentaires pour gérer les intrigues qui l’ont contraint à donner la victoire à Faustin Archange Touadera. Chacun sait qu’en convoquant la presse par communiqué radio vers midi, l’ANE était déjà en possession de ces résultats provisoires et n’avait plus besoin d’une concertation de 3 heures pour les publier.

In fine, vous aurez noté comme moi, que ces résultats comportent des anomalies qui traduisent le climat de stress subi par les nouveaux commissaires de l’ANE pendant trois heures d’intrigues. Ainsi :

  • La sommation des pourcentages des candidats dépasse les 100% ;
  • Mon pourcentage a été annoncé à 31,01% par le président de l’ANE, avant rectification à 21,01% par le Rapporteur Général quelques minutes plus tard, quand quelqu’un a dû leur signaler que la sommation des valeurs relatives atteignait 110%.
  • L’ANE annonce un nombre d’inscrits de 910.784, alors que le corps electoral est de 1.858.236. Il a ainsi pris la reponsabilite d’ignorer avec le plus grand mepris les 947.452 centrafricains que la violence des groupes armes a empeches de voter. Ils representent pourtant 51% du corps electoral. Cette manipulation des chiffres a permis à l’ANE d’annoncer triomphalement un taux de participation de 76,31%, alors que le taux reel de participation est de 37,40%. Cela est d’autant plus paradoxal que, dans le document officiel publie à l’issue de cette decision, il est indique que seuls 2560 bureau de vote ont été validés sur les 5440 que compte le pays. Le scrutin n’a donc eu lieu que dans 47% des bureaux de vote.

Mesdames et Messieurs,

Vous avez tout appris, et le pourcentage de 31% contenue dans la décision lue par le président de l’ANE et rectifiée par la suite le confirme, m’a attribué, que le véritable résultat de Faustin Archange Touadera, en dépit des fraudes massives organisées en sa faveur, est de 43% au premier tour et le mien de 31%. Il y avait donc bien un second tour dans cette élection, mais le président sortant a mesuré l’ampleur de son impopularité et surtout le fait qu’il lui aurait été difficile de négocier un ralliement des autres candidats, tant sa gestion de l’Etat est catastrophique

Le président sortant n’aurait bénéficié du ralliement d’aucun candidat parce que la véritable nature de l’homme s’est révélée au contact du pouvoir. Ainsi, on ne reconnait plus celui qui était décrit comme humble, accessible, voir bon ; nous avons désormais affaire a un dirigeant volontiers dictateur, qui ne supporte par la contradiction, qui a développé une addiction au culte de la personnalité et va jusqu’à initier notre jeunesse à la violence à travers sa milice armée dénommée « les requins ». Ainsi, sa vision de l’avenir de notre jeunesse est de l’entrainer à procéder à des enlèvements d’innocents, à l’assassinat de leurs compatriotes, à la destruction des biens privés et publics et à la terreur. On ne reconnait plus le candidat des pauvres ; on a désormais affaire au Président le plus corrompu de l’histoire de notre pays.

C’est pour cela qu’il lui fallait absolument se déclarer élu au premier tour pour ne pas disparaître du paysage politique. Vous devinez avec moi qu’il a certainement tout mis dans la balance pour y arriver : Corruption, chantage, menace, manipulation.

Mesdames et Messieurs,

Il y a 5 ans, j’avais reconnu la victoire de Faustin Archange Touadera, moins d’une heure après l’annonce des résultats provisoires par l’ANE. Pourtant, je savais qu’il n’avait pas gagné. Mais je voulais offrir à notre pays une chance d’évoluer rapidement vers la paix et le développement. Au lieu de cela, j’ai plutôt offert à mon pays le plus piètre dirigeant de son histoire, qui a manipulé tout le monde depuis 5 ans : la population centrafricaine, ses alliés politiques, nos partenaires au développement, les chefs des groupes armés et j’en passe. Au lieu de résoudre nos problèmes déjà très nombreux, il les a aggravés et en a rajouté d’autres.

Je suis un républicain, obstiné et impénitent. Je suis un homme épris de paix et de justice. Et c’est précisément à cause de ces valeurs qui je ne m’associerai pas à cette escroquerie électorale, à cette farce que l’on veut servir à mes compatriotes.

Je ne reconnais donc pas ces résultats provisoires et  déposerai un recours auprès de la Cour Constitutionnelle.

 

 

Je m’associerai également à toute action de mes collègues candidats à l’élection présidentielle, pour dénoncer  les conditions calamiteuses dans lesquelles ces élections ont été organisées.

Mesdames et Messieurs,

Pour finir, permettez-moi d’exprimer ma surprise et mes regrets devant d’indifférence de l’Autorité Nationale des Elections, que mon équipe de campagne avait saisie dès les premières heures qui ont suivi le scrutin du 27 décembre, pour signaler certaines anomalies majeures. Ainsi, une correspondance lui a été adressée le 28 décembre 2020 pour dénoncer le fait qu’aucun de nos mandataires dans les bureaux de vote n’ait reçu une copie, ni de la feuille de résultats, ni du procès-verbal. Le 30 Décembre 2020, une deuxième correspondance a dénoncé une pratique inédite relevée par nos représentants à l’ANE, à savoir la reprise et le recadrage par les commissaires de l’ANE de certains procès-verbaux avant l’enregistrement des résultats. Le 2 janvier 2021, un communique de presse, toujours signée par ma Directrice National de Campagne, a relevé toutes les anomalies qui pouvaient remettre en question la validité du scrutin.

A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse de l’ANE. Au contraire, le président de cette institution a rendu public le 1er janvier 2021 un communiqué de presse dans lequel, il a pris le risque d’affirmer que chaque représentant des candidats dans les bureaux de vote avait reçu une feuille de résultat.

C’est-à-dire qu’il n’y avait aucune volonté, ni d’organiser des élections libres et transparentes, ni de proclamer les résultats sortis des urnes.

Cela fait beaucoup trop. Beaucoup de centrafricains me font confiance. C’est pour eux que je me bats et j’irai jusqu’au bout pour que leur vote soit respecté.

Je vous remercie

 

 

 

 

En Centrafrique, le bras de fer avec les groupes rebelles continue

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En Centrafrique, le bras de fer avec les groupes rebelles continue

Bangui ( République centrafricaine ) – La réélection de Faustin Archange Touadéra pose aussi la question du rapport de force entre les autorités centrafricaines, soutenues par les forces étrangères (notamment la Minusca), et les groupes rebelles…

Alors qu’ils contrôlent déjà deux tiers du pays, les groupes armés avait juré de “prendre le contrôle de tout le territoire”./////////////.

Pour l’analyste camerounais Joseph Owona Ntsama, tout peut arriver en RCA./////////////.

“Depuis 1959, la RCA n’est jamais définitivement sortie des conflits soci-politiques qui la minent. /////////////.

Tel que cela se passe, personne ne peut jurer de rien, il est à craindre une escalade de la violence. La RCA nous a habitués à cela et c’est extrêmement regrettable. Parce qu’il faudrait à un moment que la paix revienne et que les Centrafricains commencent à reconstruire leur pays et à y vivre” explique t-il./////////////.

Pour l’heure, s’ils sont parvenus à empêcher la tenue du scrutin dans une grande partie du pays, les groupes armés ont attaqué et pris – le plus souvent brièvement – des villes dans les territoires qu’ils occupent, principalement à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui. /////////////.

Protéger Bangui/////////////.

Selon la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) et les autorités, les rebelles se sont heurtés au déploiement de l’armée mais surtout des Casques bleus et de renforts venus de l’extérieur – principalement des paramilitaires russes et des soldats d’élite rwandais./////////////.

Des forces étrangères qui ont une mission bien précise selon Thierry Vircoulon de l’Observatoire de l’Afrique australe et centrale à l’IFRI, l’Institut français des relations internationales./////////////.

Il précise que “ces forces ne sont pas suffisament nombreuses donc leur fonction essentielle, en tout cas les mercenaires russes qui ont été envoyés, c’est d’éviter la prise de Bangui. En ce qui concerne la Minusca, avec 12.000 hommes, elle n’a fait pendant les cinqs dernières années que sécuriser des villes. Là ce qu’on a vu depuis une semaine c’est qu’un certain nombre de villes ont été perdues, ont été prises par les rebelles. Il y a une sorte de tradition en Centrafrique où le président s’enferme dans la capitale parce qu’il n’a justement que les moyens sécuritaires de protéger la capitale.”/////////////.

Depuis dimanche, une ville fait l’objet d’une attention particulière. Il s’agit de Bangassou, à 750 km à l’est de Bangui. Un groupe armé occupe et contrôle partiellement cette ville de près de 30.000 habitants.

Avec DW français
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une enquête judiciaire ouverte contre François Bozizé sur son implication dans la rébellion (parquet)

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Centrafrique : une enquête judiciaire ouverte contre François Bozizé sur son implication dans la rébellion (parquet)

Bangui ( République centrafricaine ) – Une enquête judiciaire a été ouverte contre l’ancien président centrafricain François Bozizé et ses complices présumés “par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours”, selon un communiqué du parquet de Bangui publié lundi.

Plusieurs rebelles ayant déjà été appréhendés, une information judiciaire a été ouverte contre eux pour rébellion et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, entre autres./////////////.

“Il ressort de l’audition des premières personnes actuellement entre les mains de la justice l’évidence d’une connexion menant à d’autres coauteurs, complices et commanditaires de la rébellion”, précise le communiqué./////////////.

Le 19 décembre dernier, le gouvernement centrafricain a accusé M. Bozizé, dont la candidature à l’élection présidentielle avait été invalidée, d’une “tentative d’un coup d’Etat” avec les attaques qu’il aurait organisées avec les rebelles en vue de “marcher sur Bangui”./////////////.

Ce communiqué du parquet de Bangui intervient quelques heures avant la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle tenue le 27 décembre dernier, selon lesquels le président sortant Faustin-Archange Touadéra a été réélu avec 53,92% des suffrages exprimés. Ce sera la Cour constitutionnelle qui annoncera les résultats définitifs d’ici le 19 janvier prochain.

Avec Xinhua

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Élections en Centrafrique: l’opposition dénonce un recours «massif» au vote par dérogation

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Élections en Centrafrique: l’opposition dénonce un recours «massif» au vote par dérogation

Bangui ( République centrafricaine ) – La pratique du vote par dérogation, autrement dit, le fait pour un électeur d’aller voter dans une autre circonscription que la sienne, est prévue par le Code électoral dans des conditions très précises. C’est le cas pour des fonctionnaires en mission, par exemple, qui doivent présenter le jour du vote leur ordre de mission et un certificat d’inscription et de radiation, agrafé ensuite au procès-verbal.

Ce que dénonce l’opposition, c’est un recours jugé « massif » à cette pratique et en dehors des cas prévus par la loi. Les signataires du courrier adressé ce lundi matin à l’ANE, parmi lesquels Anicet Georges Dologuélé et Mahamat Kamoun, disent par exemple avoir consulté des certificats, visiblement signés par la présidente sortante de l’ANE et, autorisant un électeur inscrit dans un quartier de Bangui à aller voter dans un autre au sein de la même circonscription, ce qui n’est pas prévu par la loi./////////////.

Il faut rappeler que mardi 29 décembre dernier déjà, le réseau d’observateurs de la société civile Arc-en-ciel s’était étonné d’avoir constaté un nombre élevé de vote par dérogation dans la capitale. Il avait soulevé la question de la « régularité » de ces certificats. Sollicitée à ce sujet, la présidente sortante de l’ANE n’avait pas souhaité répondre aux questions de RFI./////////////.

Les opposants demandent donc à l’Autorité en charge des élections plus de transparence sur le sujet. Ils lui demandent de fournir le nombre exact des certificats d’inscription et de radiation délivrés ainsi que les noms de leurs bénéficiaires et l’ensemble des bureaux de vote concernés. Ils souhaitent aussi que soient fournis aux représentants des candidats, les registres de dérogation tenus dans chaque bureau de vote.

Avec RFI

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La Centrafrique entreelle dans une nouvelle guerre ?

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La Centrafrique entre-t-elle dans une nouvelle guerre ?

Bangui ( République centrafricaine ) – En février 2019, en République centrafricaine, quatorze groupes armés ont signé l’accord de Khartoum, un accord de paix avec le gouvernement du président en place, Faustin Archange Touadéra. Si certains de ces groupes avaient été en partie intégrés au gouvernement, il semble, après les récentes élections du 27 décembre, que nous nous retrouvions déjà aujourd’hui dans un scénario de guerre civile en République centrafricaine. Les groupes armés signataires de l’accord s’en sont largement retirés, et nous constatons que l’état relatif de cessez-le-feu a pris fin.

Nicolas Normand, ancien diplomate, ancien ambassadeur à Bamako, Brazzaville et Dakar, auteur, en 2018, du « Grand livre de l’Afrique »/////////////.

Accord d’intérêt plus que de paix/////////////.

De toutes façons, ces accords passés avec les groupes armés sont rarement très bons. Les rebelles qui appartiennent à ces groupes ne sont, par définition, pas des citoyens comme les autres, et ils ne recherchent pas la paix. Ce qui les pousse à agir, ce sont des avantages personnels. Le gouvernement, ses alliés et les groupes armés exploitent tous les ressources, toutes les richesses, qui sont présentes en République centrafricaine, essentiellement des minerais, de l’or et du bétail. C’est un pays aux multiples richesses, et le contrôle de son territoire permet évidemment un accès facilité à toutes celles-ci./////////////.

Donc l’accord de paix de 2019 était forcément relatif et fragile puisqu’il n’était fondé sur aucune vraie raison, aucun fondement politique élaboré par les parties prenantes dans une volonté de paix et d’apaisement. Ce n’était qu’un accord d’opportunité, établi afin de partager le butin en quelques sortes./////////////.

Une élection à tout prix/////////////.

Or l’élection présidentielle du 27 décembre a permis de mettre en évidence la fragilité de l’accord de Khartoum. Il est encore difficile de dire si la situation va encore empirer, mais les choses se présentent défavorablement. La majorité du corps électoral n’a pas pu participer au scrutin, ce qui le rend de fait non-inclusif et injuste. Quand une élection se déroule dans ces conditions, cela pose forcément un problème de légitimité pour celui qui se déclarera vainqueur. Les résultats risquent de jeter de l’huile sur le feu, ce qui est, selon moi, la raison pour laquelle tout le processus électoral aurait dû être suspendu./////////////.

C’est une erreur, il me semble, de se montrer trop formaliste et de vouloir à tout prix maintenir une élection. Une démocratie ce n’est pas juste un protocole électoral, c’est tout un système d’État de droit. Vouloir absolument une élection sous cette forme, dans un pays comme la République centrafricaine, ne peut résoudre le problème. Il faut être en capacité de préparer le vote dans de bonnes conditions. Qu’il soit inclusif, fiable, transparent, et qu’il ait du sens, quitte à ne pas respecter les délais./////////////.

Thierry Vircoulon, coordinateur de l’observatoire Afrique centrale et australe à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI)/////////////.

Le président Faustin Archange Touadera a voulu coûte que coûte que se tiennent, le 27 décembre, des élections présidentielle et législatives, alors que les groupes rebelles qui contrôlent la majorité du pays avaient déclenché une attaque une semaine avant cette date. Il a été soutenu dans sa volonté de maintenir les élections par le groupe des cinq qui comprend l’ONU, l’Union Européenne, la France, les États-Unis et la Russie./////////////.

On a ainsi vu l’Europe financer des élections, dont tout le monde savait qu’elles allaient être une mascarade. La sécurisation a été confiée aux Russes et aux Rwandais. Le désordre mondial conduit à de telles alliances contre nature entre des démocraties et des régimes autoritaires./////////////.

Depuis la première élection du président Faustin Ange Touadéra, en 2015, l’Europe et l’ONU ont construit une sorte de narratif sur le « reploiement de l’administration centrafricaine » et autres châteaux construits sur du sable. L’Europe a réglé plusieurs centaines de millions d’euros pour mettre en œuvre les accords de paix signés à Khartoum./////////////.

Le président a voulu passer en force/////////////.

Le 27 décembre, les élections ont eu lieu dans moins des deux tiers des sous-préfectures. En Centrafrique, seules les villes votent habituellement, car les campagnes, qui représentent 95 % de la population, sont difficilement accessibles. Cette fois-ci, une partie de l’électorat des villes n’a pas pu se rendre aux urnes, sa sécurité n’étant pas assurée. Le gouvernement a refusé également que votent les 600 000 Centrafricains réfugiés dans les pays voisins. Pourtant, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) avait proposé d’organiser ce scrutin, comme en 2015./////////////.

Le président Faustin Archange Touadéra a voulu passer en force, sans négocier avec l’opposition démocratique. Elle demande maintenant l’annulation du vote. Le président a voulu également mettre fin aux fonctions, souvent théoriques, cédées à des membres des groupes armés dans les allées du pouvoir, comme le prévoyaient les accords de paix signés à Khartoum./////////////.

Les groupes armés contrôlent Bangassou/////////////.

Si le gouvernement tient sa ligne dure, le président sera proclamé réélu dès le premier tour. Il ne sera pas légitime. De nombreux sièges à l’Assemblée nationale seront vacants faute d’élections organisées dans les circonscriptions. Les groupes armés seront à nouveau sur le chemin de la guerre. Leur stratégie est de prendre maintenant le contrôle des villes. Ils contrôlent Bangassou. Ils ont marché sur Bangui, mais ont été maintenus à distance par les casques bleus, les soldats rwandais et les paramilitaires russes./////////////.

Il faut être réaliste. Les Russes et les Rwandais peuvent uniquement sécuriser la route qui mène à la capitale. Dans les villes où elle est présente, la Minusca peut déloger les groupes armés. Ils disparaîtront dans la brousse jusqu’à la prochaine attaque.

Avec LaCroix

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le gouvernement se prépare à des éventuels troubles après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle

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Centrafrique: le gouvernement se prépare à des éventuels troubles après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) prendra des mesures pour faire face à des troubles susceptibles d’être lancés par les groupes armés à l’issue de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle, a déclaré lundi le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara.

Le ministre centrafricain a signalé une préoccupation générale dans le pays suite à des récentes attaques menées par les rebelles qui avaient juré de “marcher sur Bangui”, la capitale. Pour rassurer les populations, il a affirmé que de nouvelles mesures seront prises avec le concours des partenaires bilatéraux dans le but de contrer les troubles des rebelles./////////////.

Les rebelles, réunis dans une nouvelle alliance dénommée la Coalition des patriotes pour le changement, se positionnent contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, qui vient d’être réélu président avec 53,92% des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés lundi par l’Autorité nationale des élections (ANE)./////////////.

M. Linguissara a ainsi exhorté les populations à collaborer avec les forces légales, en fournissant des informations sur les positions et actions des éléments rebelles./////////////.

Avant la déclaration, M. Linguissara a tenu ce lundi une visioconférence avec tous les seize préfets de la RCA pour évaluer la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national après la proclamation des résultats provisoires.

Avec Xinhua

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RCA : élection présidentielle du 27 décembre, TOUADERA s’offre la victoire dès le premier tour avec 53,92%

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 5 janvier 2021, 08:03:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon l’autorité nationale des élections, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat à la présidentielle du 27 décembre dernier, vient d’être déclaré vainqueur dès le premier tour avec un Escort de 53,92%.

 

Quelques heures avant la proclamation des résultats provisoires, ce lundi 4 janvier,  par l’autorité nationale des élections, la tension était  perceptible dans la capitale. Des policiers et gendarmes ont été déployés  autour des résidences des leaders de l’opposition à Bangui. Le ministre de l’Intérieur, le général Henri Wanzet Linguissara a également signalé une préoccupation sécuritaire générale dans le pays suite à de récentes attaques menées par les rebelles.

Cependant, au siège de l’autorité nationale des élections,  on annonce un leger retard dans la proclamation en raison d’une réunion des cadres de cette Institution électorale, et ce, /, quelques minutes avant l’arrivée à Bangui des résultats électoraux de la ville de Baoro qui seront très rapidement comptabilisés. Finalement, vers 19 heures, l’autorité nationale des élections proclame les résultats provisoires, accordant au chef de l’État le privilège de remporter dès le premier tour avec un Escort de 53,92%, suivi de l’opposant Anicet Georges Dologuélé avec 21,01% et Martin Ziguélé avec 07, 33%.

Les 1 attendent désormais la cour constitutionnelle  qui va statuer sur le dossier au plus tard le 19 janvier prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : L’ELECTION DE TOUS LES DANGERS

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La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Depuis la fermeture des bureaux de vote le 27 Décembre 2020, les états-majors des partis politiques sont en alerte maximum pour collecter les données des urnes afin de se projeter et aussi se préparer pour un éventuel second tour si cela devra avoir lieu.

Tous espèrent voir leur champion au second tour pour les uns ou être élu dès le premier tour pour les autres. Mais force est de constater qu’au vu des résultats qui sont à notre disposition aucun candidat nous disons bien aucun candidat ne peut prétendre gagner au premier tour. Un deuxième tour s’impose et celui-ci opposera les anciens alliés d’hier à savoir le MCU du Président sortant Faustin Archange TOUADERA et le MLPC de Martin ZIGUELE.

Mais la question que les centrafricains se posent est de savoir pourquoi la communauté internationale et le gouvernement centrafricain pardon l’ANE refusent-ils de repousser ces élections même pour 2 semaines, le temps de sécuriser les zones susceptibles de voter ?

Les réponses à cette question sont nombreuses, entre autres ;

1/ Le président TOUADERA a peur qu’en acceptant le report, une concertation lui soit imposée. Une concertation dont l’issu peut aboutir sur une transition qui va le contraindre à partager le pouvoir et lui faire perdre la main sur la machine électorale synonyme d’une défaite assurée.

2/ C’est que la communauté internationale a déjà choisi son président. Car même si tout le monde refuse de voir le danger qui guette la République Centrafricaine par rapport à l’organisation chaotique de ces élections partielles, les centrafricains savent déjà qu’en plus de la crise sécuritaire qui est déjà là, une autre crise politique se profile et cela réserve un lendemain incertain pour le pays.

3/ Ce choix de la communauté internationale est aussi appuyé par les présidents de la CEEAC qui dans leur dernier communiqué ont refusé l’idée d’un report et plus étonnant, ils ont appelé à une concertation des forces vives de la nation uniquement après les élections. Mais pour quoi cette organisation sous régionale préfère-t-elle mettre la charrue avant les bœufs ?

En effet, il faut savoir que derrière ce communiqué, certains chefs d’états ont des intérêts stratégiques en République Centrafricaine. C’est par exemple le cas du Congo Kinshasa et du Rwanda qui refusent de voir le pouvoir changer de main à Bangui, tandis que d’autres comme le Congo Brazzaville et le Tchad souhaitent voir la crise Centrafricaine perdurée afin de justifier auprès de leur population l’idée selon laquelle ou c’est moi ou c’est le chaos comme en Centrafrique.

4/ Enfin, l’autre explication est le pillage sans contrôle du sous-sol centrafricain qui enrichit nos voisins et qui ont fait d’eux des pays exportateurs des diamants (Cameroun, Tchad et les deux soudans) et sans oublier l’enrichissement des fonctionnaires internationaux sur le dos des centrafricains. Car plus la crise perdure plus les gens s’enrichissent et se servent comme bon leur semble.

Ainsi la sécurisation des élections prônées et vendues par le représentant des nations unies est un piège et une farce par rapport au constat fait sur le terrain le jour du scrutin. C’est une moquerie vis-à-vis du peuple centrafricain. Cet homme qui a une boulimie d’argent ne fera rien pour ramener la paix dans notre pays. Au contraire son souhait est d’étendre l’insécurité sur tout le territoire national. D’où l’impunité et la tolérance à l’encontre des groupes armés. C’est pourquoi nous disons que cet homme est un danger pour notre pays et qu’il doit partir. Comme preuve, il suffit de suivre son interview sur RFI il y a quelques jours ou il se moquait du peuple centrafricain.

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que le principal objectif de Monsieur MANKER NDIAYE est de favoriser la victoire du Président sortant quoi qu’il arrive. Et pour arriver à ses fins, il a mis en place des stratégies bien rodées dont voici quelques exemples :

Premièrement, il prévoit de tout faire pour que le Président TOUADERA soit élu au premier tour avec l’appui de l’ANE qui n’est pas un organe neutre comme on le pensait, mais bien inféodé au régime en place et téléguidé à distance par la Minusca. C’est pourquoi le dernier communiqué hasardeux et ridicule de Monsieur MOROUBA, nouveau président de cet organe électoral ne convainc personne. Ce communiqué apparait plutôt comme une preuve de sa soumission au gouvernement. Il essaie tout simplement de nous distraire et nous faire croire que le travail se passe bien alors qu’en réalité il prépare l’esprit des centrafricains à la victoire de TOUADERA. C’est un excès de zèle et cela sonne comme un aveu de culpabilité par rapport à ce qui se passe comme tricherie au niveau l’ANE dont il veut cacher la vérité. Mais il se trompe et il doit savoir qu’une main ne peut cacher la fumée.

Toujours sur le même ordre d’idées, nous devons savoir que Monsieur MOROUBA raconte des fables dans son communiqué et on doit savoir que des truquages et des tripatouillages des vrais résultats s’opèrent bel et bien dans son service et que tous les partis politiques ont la preuve que l’ANE ne travaille pas dans la transparence. Elle fait le jeu du pouvoir en violant le code électoral. Sinon pour quoi ou sur quelle base se permet-elle de redresser ou de reconstituer les choix du vote des centrafricains ? Et pour quoi aucun acteur politique n’a été associé à cette décision unilatérale qui concerne la manipulation des feuilles de résultats provenant des bureaux de vote dont l’objectif n’est autre que de contourner le système informatique mis en place par les partenaires ? Bref il est temps qu’une enquête indépendante soit diligentée afin de mettre la lumière sur le processus de compilation des données au niveau de cet organe et d’interpeller son président non seulement sur sa partialité mais aussi sur les menaces et les brutalités dont sont victimes depuis le début des proclamations des résultats les représentants des partis politiques.

Deuxièmement et pour appuyer ce que nous venons de dire sur l’ANE, Monsieur MANKER NDIAYE a mis au service de TOUADERA certaines forces onusiennes, plus particulièrement les Rwandais pour ne pas les citer et qui se sont substitués aux centrafricains comme président des bureaux de vote afin de modifier les résultats de Bangui. Et c’est ce qui a permis les résultats écrasants du MCU à Bangui.

Dans l’arrière-pays, les forces onusiennes ont participé au changement des procès-verbaux dans leurs locaux d’où les scores Soviétiques de TOUADERA. Sinon comment comprendre que les enveloppes remises fermées avec des procès-verbaux transportés par les avions de la Minusca sont arrivées ouvertes et déchirés à l’ANE avec des résultats modifiés et non conformes aux copies remises à certains représentants des partis politiques ? Bref la

MINUSCA contrairement à ce qu’on pense n’est pas une force neutre. Elle est complice du hold up électoral qui se dessine.

L’autre constat qui justifie la partialité de Monsieur MANKER NDIAYE est la passivité avec laquelle les forces des nations unies ont fait preuve dans la sécurisation des bureaux de votes. Ces dernières ont laissé les champs libres aux rebelles qui ont saccagé les votes en brulant les procès-verbaux en défaveur de TOUADERA. L’exemple le plus parlant concerne les villes de Bambari, de Carnot, de Bria et de Kaga-Bandoro.

Quant à la ville de Grimari, elle est l’exemple typique d’une fraude électorale organisée avec la complicité des forces onusiennes. En effet cette ville qui a vu sa population vidée à cause des attaques des groupes armées, a voté à plus de 10.000 voix pour notre professeur. Est-ce que ce sont des fantômes ou bien les habitants de Grimari qui sont sortis de leurs cachettes pour voter TOUADERA avant de repartir « illico presto » dans la brousse ? Pour quoi les enveloppes contenant des résultats qui sont gardés à la base de la minusca sont arrivées ouvertes ou déchirées ?

Un autre fait marquant et qui dépasse notre entendement concerne les procès-verbaux déjà remplis de certaines villes qui n’ont pas voté mais acheminés au siège de l’ANE à Bangui. Quelle prouesse de la Minusca ? Pour quoi cet agissement ? comment les villes qui n’ont pas voté peuvent t’elles avoir des procès-verbaux signés par les représentants des partis politiques ? En tout cas le doute est permis. Car ce n’est pas la première fois que les forces onusiennes participent au truquage des résultats présidentiels dans notre pays. On se souvient déjà du témoignage d’un élément Sénégalais de la minusca affecté à Paoua en 2015 qui regrette d’avoir falsifié tous les résultats de l’Ouham Pendé au profit de DOLOGUELE en 2015. Mais d’après lui, il a obéi aux ordres et qu’il n’a rien contre Monsieur Martin ZIGUELE… Alors l’histoire est-elle encore de se répéter ? A monsieur MANKER NDIAYE de nous répondre.

Toujours dans sa démarche stratégique de faire élire TOUADERA, le représentant de l’ONU commence déjà à faire pression sur certains opposants pour qu’ils reconnaissent la victoire de TOUADERA, et qu’en échange, toutes leurs dépenses seront remboursées et qu’un poste de ministre dans le gouvernement d’union nationale qui sera mis en place après les élections leur sera réservé. Libres à eux d’accepter ou de trahir le peuple centrafricain.

Enfin dans sa troisième stratégie, Monsieur MANKER NDIAYE a prévu qu’au cas où ce passage en force posera problème, il va refaire le coup du 2eme tour des élections frauduleuses de 2015. A savoir, imposer TOUADERA et DOLOGUELE au 2eme Tour, alors que tout le monde sait que ni l’un ni l’autre ne peut prétendre au second tour, surtout DOLOGUELE qui ne demandait pas tant d’où l’agitation ces derniers temps de ces partisans sur les toiles qui disent attendre impatiemment les résultats de l’Ouham Pendé « sa base électorale » pour confirmer et conforter leur deuxième place. Ce qui est une fuite en avant et renforce l’idée « d’une escroquerie électorale » décriée par Monsieur ZIGUELE sur RFI. Car en réalité, DOLOGUELE et TOUADERA sont battus de très loin dans cette région qui est le 2eme bassin électoral du pays après Bangui et c’est la même chose partout dans l’arrière-pays, car à part Bangui ou il est sorti 2eme avec la complicité du MCU, DOLOGUELE a perdu partout et ne peut prétendre au second tour. Quant au MCU c’est grâce aux fraudes que TOUADERA sera au 2eme tour sinon il est légalement battu.

Mais au-delà de tout ce que nous venons de dire nous devrons nous préparer à une victoire au premier tour de TOUADERA car tout est déjà mis en place avec la complicité de l’ANE, de la Minusca et de la Russie. Et pour nous convaincre, il suffit de suivre l’interview de l’ancien Premier Ministre de TOUADERA Monsieur SARANDJI à la presse avant d’hier qui a déjà annoncé la victoire de TOUADERA avec 52%.

En conclusion, les centrafricains doivent savoir que Monsieur MANKER NDIAYE a déjà reçu son « BANCO » Donc, il va entériner la victoire de TOUADERA. Mais ce qu’il oublie, c’est que la République Centrafricaine est un pays à part. Et une élection mal organisée, truquée et contestée réserve toujours au gagnant un avenir politique sombre, précaire et incertain. TOUADERA perdra le pouvoir avant même la fin de son 2eme mandat. Il suffit de regarder dans le rétroviseur pour comprendre ce que nous venons de dire.

Et le président TOUADERA en sait quelque chose puisse qu’il fût Premier ministre de BOZIZE en 2011 lors que les élections ont été tripatouillées. Et l’histoire risque de se répéter s’il s’entête.

Le MPLC de ZIGUELE qui à chaque élection crie aux fraudes peut témoigner avec l’affaire KOUDOUFARA lors des élections de 1999.

Le RDC de KOLIGBA en 1992 qui avait annulé le premier tour des élections alors qu’il avait été battu ne dira pas le contraire.

Le parti UDC de David DACKO en 1981 a vu sa victoire contestée pour fraudes massives était obligé de céder le pouvoir aux militaires sous la pression populaire.

Enfin en 1979 le peuple centrafricain a fini par avoir raison de l’empereur BOKASSA qui l’avait privé de liberté et de démocratie.

Au MCU d’être raisonnable et conscient du risque qu’il encourt en voulant confisquer la volonté du peuple souverain, sinon ils vont se retrouver au « village de si je savais ».

Aux hommes politiques centrafricains si vous aimez ce pays, ne confisquez pas le choix du peuple car quoi qu’on fasse le peuple a toujours raison et qu’il aura toujours le dernier mot. C’est pourquoi les latins ont compris et ont parlé de « vox populi vox dei ? »

Michel Zawadi

RCA : communiqué de presse du Réseau des Organisations pour la Paix et la Sécurité (ROPS)

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Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata

 

1Nous, Réseau des Organisations pour la Paix et la Sécurité (ROPS) partie prenante au Forum de Bangui, tenons à alerter la communauté nationale et internationale sur les graves violations des droit de l’Homme perpétrés par la milice gouvernementale les ”Requins”.

 

Cet escadron de la mort se réclamant du pouvoir en place s’est spécialisé/s/ la traque de simples citoyens centrafricains d’ethnie Gbaya ou des membres de partis politiques au motif que ceux-ci seraient de connivence avec les groupes rebelles de la CPC. Ainsi, l’on observe dans plusieurs quartiers de Bangui, des séries d’enlèvements, de tortures et d’assassinats.

En effet, les informations qui nous parviennent sont alarmantes puisque l’on dénombre déjà et cela en moins de deux semaines plusieurs dizaines d’actes criminels dont les cas les plus illustratifs sont exposés ci-dessous :

  • Thierry Savonarole MALEYOMBO ancien ministre membre du bureau politique du KNK en détention.
  • Brice OUENDESSERE opérateur économique de l’ethnie Gbaya, enlevé.
  • Eddy NAMGUENDE militaire FACA de l’ethnie Gbaya, enlevé et disparu.
  • Salif WILIBONA militaire FACA de l’ethnie Gbaya, enlevé et disparu.
  • Daniel OUILIBONA chauffeur Gbaya, enlevé et disparu.
  • Cyrille NGAIKOISSE FACA de l’ethnie Gbaya, enlevé et disparu.
  • Delphin DOTE, de l’ethnie Gbaka-mandja président du KNK Damara torturé et assassiné sauvagement.

Il ne passe plus une nuit sans qu’une famille ne déplore la disparition d’un être cher. La découverte de cadavres décomposés portant des marques de tortures se font de plus en plus. Bref, la terreur est à son comble.

Il y a lieu de rappeler que ces faits répréhensibles sont proscrits par la Constitution centrafricaine en ses articles 1er et 3, ainsi que les conventions internationales y compris le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ICCPR) et la Convention contre la torture (CAT) dont la RCA est signataire.

C’est pourquoi, face à l’escalade de la violence, nous lançons un appel pressant, et exhortons :

S L’UE, les Etats-Unis, les Nations-Unies, le G5, la Russie, La FIDH, la CEEAC, l’UA, la LDH à sortir de leur mutisme respectif afin de contraindre le pouvoir actuel à cesser immédiatement cette chasse à l’homme.

S Le peuple centrafricain à rejeter catégoriquement le plan macabre orchestré par ces archanges de la mort visant à déclencher un affrontement communautaire pouvant déboucher sur une guerre civile, dont le seul bénéficiaire sera ce régime agonisant.

S Nos confrères centrafricains à ne pas se laisser séduire par les démons de la division et de

l’extrémisme même lorsque nous soutenons des opinions divergentes car ce qui nous unis est plus que ce qui nous désunis.

Par ailleurs, nous nous réservons le droit de saisir au moment opportun les instances internationales compétentes et ceci avec l’aide d’organes partenaires tels que Amnesty International ou encore Avocat sans frontière aux fins de faire échec à ce qui s’apparente de plus en plus à une stratégie génocidaire.

Fait ce jour le 04 Janvier 2021 Le président

Alain Brice TOUABOY

RCA / Élections : arrivage à Bangui des PV de la Nana-Mambéré

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De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 4 janvier 2021, 15:59:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Annoncée pour ce jour à 14 heures, la publication des résultats provisoires des élections controversées du 27 décembre 2020 a été décalée de plusieurs heures. En cause, certaines voix manquent pour que le président sortant et candidat à sa propre succession soit proclamée élu dès le 1er tour. Et il fallait les chercher.  

 

D’après les éléments d’informations parvenus à notre Rédaction, c’est dans la préfecture de la Nana-Mambéré, plus précisément à Baoro que les commissaires de l’ANE se sont retournés.

Alors que dans cette ville, le jour du scrutin, les électeurs ont été obligés de quitter les bureaux de vote pour se réfugier en brousse en raison de l’insécurité suivie de détonation d’armes de guerre et de l’incendie des matériels électoraux : urnes, isoloirs, bulletins de vote. Contre toute attente, un aéronef affrété spécialement par la Minusca ce lundi vient d’atterrir à l’aéroport de Bangui M’Poko avec les résultats des élections de la Nana-Mambéré. Selon nos informations, le seul passager à bord de cet avion est Monsieur GBIDA Jules Bertin, rapporteur général du démembrement de l’ANE de la Nana-Mambéré et porteur des prétendus procès-verbaux des résultats électoraux de la circonscription de Baoro.

D’après une source digne de foi, GBIDA Jules Bertin est un militant patenté de MCU qui a été appelé au secours pour sauver la candidature de son SG Simplice Mathieu Sarandji qui ne veut entendre parler d’une nouvelle élection dans sa zone, mais aussi de son candidat à la présidentielle, Faustin Archange Touadera qui ne veut pas, lui aussi, entendre  d’un éventuel  second tour.

Avec ce geste digne d’une comédie ivoirienne, on ne peut que confirmer le talent extraordinaire de Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, directeur national de campagne de son chef Faustin Archange Touadera à faire ressusciter les urnes et les procès-verbaux électoraux incendiés par les rebelles.

A suivre

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

   

 

RCA : meurtre de Monsieur Delphin Dothé, candidat aux législatives du KNK à Damara

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L’ancien Chef de l’Etat François Bozizé intronisé comme candidat du KNK à l’élection présidentielle de 2020-2021. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

Bangui, République centrafricaine, lundi, 4 janvier 2021, 09:52:10 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le corps de monsieur Delphin Dothé, candidat du parti KNK aux législatives dans la circonscription de Damara, disparu depuis samedi soir alors qu’il devrait rencontrer des amis vers PK10, , a été retrouvé dimanche matin derrière l’église catholique Saint-Charles Lwanga, à la sortie nord de la capitale. Rapidement, les proches de la victime accusent la milice armée proche du régime, « LES REQUINS », d’être à l’origine de ce meurtre odieux. Vrai ou faux ?

 

Selon des sources proches de monsieur  Delphin Dothé, dont le corps a été retrouvé sans vie dimanche au PK12 derrière l’Église catholique Saint-Charles Lwanga, l’acte criminel a été perpétré dans la nuit du samedi à dimanche 3 janvier.

D’après elles, les proches du régime l’auraient accusé d’être à l’origine  de l’attaque samedi des positions des forces gouvernementales dans la ville de Damara, village du chef de l’État  Faustin Archange TOUADERA. Or, à en croire son tuteur, y compris son épouse, monsieur Delphin Dothé était chez lui à la maison au PK12 quand la ville de Damara avait été attaquée samedi par des hommes armés identifiés par les forces gouvernementales comme des braqueurs. Ces allégations ont également été confirmées par de nombreux témoins qui affirment l’avoir vu et parler même avec lui le samedi matin.

D’après son épouse,  ce même samedi matin, monsieur Delphin Dothé, avant de rejoindre ses amis au quartier PK13 sur la route de Boali, partageait ensemble avec son oncle le petit  déjeuner à la maison au PK12.

« Mon mari n’a rien à voir avec cette histoire de Damara. On l’a accusé pour rien  », a-t-elle précisé.

 

Qui est monsieur Delphin Dothé

Âgé d’une quarantaine d’années, Monsieur Delphin Dothé fût à l’époque-chef milicien Anti-Balaka de la ville de Damara, puis candidat du parti « Chemin de l’Espérance » aux législatives dans la même circonscription de Damara en 2015 avant d’être battu par le candidat Faustin Archange TOUADERA.

Élu chef de l’État, ce dernier avait laissé son fauteuil parlementaire à son suppléant qui malheureusement est décédé quelques mois plus tard. Un nouveau scrutin législatif avait été organisé, mais monsieur Delphin avait désisté en faveur du Professeur Nestor Nali après des jours de négociations engagées par le DG de la Douane, Monsieur Inamo et le ministre Bertrand Piri.

Or, pour cette année électorale, Monsieur Delphin Dothé quitte « Chemin de l’Espérance » et choisit le KNK, parti de l’ancien Président de la République François Bozizé pour se présenter à nouveau aux législatives 2020 – 2021 dans la circonscription de Damara, ce qui a énormément choqué le camp présidentiel qui l’aurait accusé d’être un « traitre » à la solde de l’ancien Président François Bozizé.

Considéré comme neveu du chef de l’État, Monsieur Delphin Dothé a été malheureusement enlevé samedi soir par des inconnus après un appel téléphonique avant d’être retrouvé criblé de balles le lendemain matin. Son corps a été jeté derrière l’église catholique Saint-Charles Lwanga au PK12, à la sortie nord de la capitale.

Selon les militants du KNK, il ne fait aucun doute, la chasse aux cadres de leur parti serait ouverte déjà dans la capitale. Ce qui a été fortement dénoncé par le secrétaire général adjoint de ce parti qui pense que le soutien du Président François Bozizé aux rebelles ne devrait pas engager la responsabilité des membres de son parti, encore moins de sa famille.

Joint au téléphone, un cadre du parti au pouvoir, le MCU n’a pas voulu commenter l’affaire. Il parle d’une mauvaise disposition d’esprit quand on accuse inutilement le régime d’être à l’origine de ce meurtre.

Notons que le siège du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé a également été perquisitionné et vandalisé à Bangui le jour même de l’attaque de la ville de Damara.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA/Elections : l’ONU condamne les attaques à Damara et Bangassou

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Des blindés des forces de la Minusca lors des affrontements des groupes armés rivaux à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

RCA/Elections : l’ONU condamne les attaques à Damara et Bangassou

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La Mission multidimensionnelle integrée des Nations Unies pour la stabilisation en Republique Centrafricaine (MINUSCA) a condamné avec la plus grande fermeté dimanche les attaques lanceés par les groupes armes contre les villes centrafricaines de Damara (Ombella-M’Poko) et Bangassou (Mbomou), respectivement samedi et dimanche.

“Il ne fait aucun doute que toutes ces attaques s’inscrivent dans un contexte de perturbation des elections- avant, pendant et apres les scrutins”, a affirmé dans un communiqué le representant spécial du sécretaire general des Nations Unies et chef de la Mission, Mankeur Ndiaye./////////////.

Depuis le 19 décembre, une coalition de groupes rebelles, qui occupe les deux tiers de la République Centrafrique (RCA), aurait mené une offensive pour perturber les élections présidentielles et législatives du 27 décembre./////////////.

Selon la Mission, près de 2 millions de Centrafricains ont été appelés aux urnes le 27 décembre dernier lors des élections présidentielles et législatives, malgré les tentatives de plusieurs groupes rebelles d’empêcher le scrutin./////////////.

M. Ndiaye a souligné que “dans le cadre de la resolution 2552, la MINUSCA a un rôle de sécurisation des élections”./////////////.

“Je reaffirme la détermination de la Mission a tenir cet engagement”, a-t-il ajouté./////////////.

Selon la MINUSCA, des élements armés alliés a l’ancien président centrafricain François Bozize ont attaque la ville de Damara samedi matin. Les forces armées nationales (FACA) ont riposte aux tirs des assaillants provoquant la fuite de ces derniers tandis que les Casques bleus ont multiplié les patrouilles dans la ville et sur les axes environnants./////////////.

Le lendemain, dans le sud-est de la préfecture de Mbomou, des attaques contre Bangassou ont commencé vers 05H30 heure locale (04H30 GMT) avec ce que Ndiaye a décrit comme “des tirs d’armes lourdes contre le poste militaire de la FACA”./////////////.

“Les Casques bleus de la MINUSCA sont immédiatement intervenus pour proteger les civils, sécuriser les autorites locales et poursuivre les patrouilles”, a indiqué le communiqué de la Mission, ajoutant que “la Force securise egalement le camp des deplaces internes”./////////////.

Ces dernieres attaques s’ajoutent aux violences enregistrées dans la partie ouest de la Republique centrafricaine et ont notamment provoqué la fuite des civils ainsi que la suspension de l’assistance humanitaire destinée aux plus necessiteux.

Avec Xinhua

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Centrafrique : bavures en série des mercenaires russes

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des Mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 4 janvier 2021, 07:51:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la Centrafrique traverse une période électorale tendue causée par une recrudescence des violences, les incidents mettant en cause les mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner se multiplient.

Au milieu de cette flambée de violences, la population découvre le vrai visage de mercenaires russes aux méthodes douteuses et qui font preuve d’amateurisme au combat. Mis en situation de stress, ils sont pointés du doigt dans plusieurs cas de dommages collatéraux, qui n’épargnent ni civils ni travailleurs des organisations humanitaires œuvrant pour le retour de la stabilité dans le pays.

Une de leurs dernières victimes s’appelait Albertine Bikossé, une pauvre habitante de Kpabé (près de Sibut), âgée de 72 ans et assassinée le 25 décembre sous les balles des employés de Wagner. Son seul tort a été de vouloir sauver son petit-fils alors que les tirs de fusils fusaient et retentissaient dans tous les sens.

Des faits similaires ont été signalés à Boali, où les Russes ont pris part à des combats face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon certains observateurs, ils auraient reçu pour ordre de tirer sur tout ce qui bouge.

Le 28 décembre dernier, on apprenait que les mêmes mercenaires basés à l’entrée de la ville de Grimari ont ouvert le feu sur un camion de transport public qui circulait sur l’axe reliant Bambari à Bangui. Leurs tirs ont fait sortir le camion de la route et ont provoqué un grave accident. Il se dit que les mercenaires fébriles ont pris le camion pour un convoi transportant des troupes de l’UPC, un des groupes armés faisant partie de la CPC. Ce grave manque de discernement a causé au moins quatre morts et une vingtaine de blessés. Parmi les victimes figure un employé de Médecins sans frontières (MSF), décédé des suites de ses blessures, comme l’indique le communiqué de presse de MSF daté du 30 décembre.

A l’heure actuelle, il est difficile de dénombrer le nombre exact de victimes civiles causées ces dernières semaines par les méprises impardonnables de la société Wagner. Et il sera sans doute encore plus compliqué d’enquêter sur ces bavures dans les circonstances actuelles.

Toujours est-il que ces méfaits ne sont pas les premiers à se produire en Centrafrique. Déjà au cours d’affrontements survenus en janvier 2019, des mercenaires russes ont été accusés d’avoir torturé un commerçant de Bambari durant cinq jours. Arrêté sur le marché de la ville et considéré par ses tortionnaires comme un chef des ex-Seleka, les Russes avaient tenté de lui soutirer, par la violence et les mutilations, des aveux qu’il était incapable de livrer.

Ces faits mettent aussi en lumière un des dangers qu’il existe à recourir à des mercenaires au lieu de soldats professionnels. Ils contribuent à renforcer l’instabilité des pays concernés et font payer les pots cassés aux populations qui n’aspirent qu’à vivre en paix.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bangassou (Sud-Est) sous contrôle des rebelles de la  CPC

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-des-soldats-faca-dans-le-marché-à-Bangassou-par-cnc-450×253.jpg” alt=”Illustration d’une Patrouille des soldat FACA à Bangassou . Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC.” width=”450″ height=”253″ />
Illustration d’une Patrouille des soldat FACA à Bangassou . Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 3 janvier 2021, 16:08:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrairement à ce qui a été annoncé par la mission de l’ONU en République centrafricaine (Minusca) sur les réseaux sociaux, la ville de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, située au sud-est de la RCA est désormais contrôlée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

L’information a été confirmée par de nombreuses sources militaires et civiles.  Selon ces mêmes sources, les soldats FACA se sont retirés de la ville, et sont désormais basés au sein de la base locale de la Minusca. La ville est désormais contrôlée par les rebelles qui sont visibles partout dans les rues.

Cependant, sur les réseaux sociaux, la Minusca a pourtant annoncé avoir contrôlé la ville, et des patrouilles mixtes Minusca / FACA seraient effectuées au centre-ville. Ces mêmes informations ont été reproduites par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA sur les réseaux sociaux.

Pendant ce temps, à Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka, la Minusca a conduit vers 12 heures les FACA dans leur base. Et c’est la même scène qui s’est produite à Bangassou où  La Minusca avait également conduit aussi les FACA  dans leur base locale.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Élections présidentielles et législatives en Centrafrique :  au cœur du dispositif de fraude éle (VIDÉOS)ctorale

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 3 janvier 2021, 08:32:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le dimanche 27 décembre dernier, plus d’un million et demi des électeurs  centrafricains étaient appelés à élire leur Président de la République ainsi que 140 député, mais  une grande partie en a été empêchée en raison d’une explosion concomitante d’attaques de nombreuses villes de l’arrière-pays par une coalition de groupes armés. De facto, la sécurisation du processus électoral, des campagnes électorales et des scrutins ont été fortement mis en cause par les observateurs centrafricains. Pourtant, en dépit de ces menaces, le jour des scrutins, dimanche 27 décembre, les électeurs se sont massivement mobilisés à Bangui comme dans certaines villes du pays pour aller voter. Notre équipe, déployée partout, relève toutefois des nombreuses  insuffisances dans l’organisation de ces scrutins  qui posent de  sérieux problèmes  de transparence et d’équité. Au cœur du dispositif de fraudes électorales, CNC les décrit avec des images et vidéos .

 

Vote des électeurs fictifs

Bangui, dimanche 27 décembre, dès le petit matin, les électeurs se sont mobilisés massivement dans les bureaux de vote. Parmi eux, malheureusement, se pointaient également des  milliers des vrais faux électeurs, c’est-à-dire ceux qui sont venus voter avec des cartes d’électeur d’une autre personne, mais également des mineurs et des  étrangers. En plus de cela, le parti au pouvoir, le MCU, déploie sur chaque centre électoral des agents rabatteurs chargés  d’orienter et monnayer le vote des électeurs. Ainsi, à l’école missionnaire, dans le huitième arrondissement,  puis au centre de l’hôpital de Gobongo,  toujours dans le huitième arrondissement, plus d’un millier des électeurs se voient proposer une somme de 5000 francs CFA pour voter en faveur de Faustin Archange TOUADERA, candidat du MCU à la présidentielle, et Aristide Angouré, candidat du MCU aux législatives, ou Thierry Ndoyo, candidat indépendant FATiste aux législatives. Ce n’est qu’UN cas. Les mêmes scènes se sont reproduits dans plusieurs autres bureaux de vote de Bangui et dans certaines villes de province.

un faux électeur appréhendé à l'hôpital de Gobongo
Un faux électeur appréhendé au centre de l’hôpital de Gobongo, dans le huitième arrondissement de Bangui, le 27 décembre 2020.

Bourrage des urnes et modification des procès verbaux

Et ce n’est pas tout ! Dans le huitième arrondissement, au centre des maisons des jeunes, vers 22 heures, après le dépouillement, des urnes ont été suffisamment bourrées par des inconnus, et ce,  à l’absence des représentants des candidats. La même scène s’est reproduit dans plusieurs centres électoraux, comme à Bimbo 3 etc.

Incroyable !

urne bourée au centre du bureau de vote de Sinisté dans le huitième arrondissement de bangui
Urne bourrées au centre électoral de Sinistér, dans le huitième arrondissement de Bangui, le 27 décembre 2020.

 

 

Le plus surprenant dans l’affaire, c’est qu’après le vote, toutes les urnes de la capitale sont étonnamment stockées dans les commissariats, ou encore dans des centres électoraux, contrairement à la loi en vigueur dans le pays. C’est le cas du commissariat du troisième arrondissement, où deux agents fraudeurs ont été placés discrètement à l’intérieur de la pièce où les urnes et les procès-verbaux avaient été stockés. Ces deux malfrats, à visage découvert, ont procédé au trucage massif des procès-verbaux électoraux du vote.

 

 

Tripatouillages des nombres des électeurs inscrits

Et ce n’est pas fini pour autant ! Le lendemain, au centre de traitement de l’autorité nationale des élections, on assiste à une vaste série de fraudes massives : des milliers des procès-verbaux truqués  ont été malheureusement comptabilisés à l’aveugle par les agents informatiques.

Regardez ci-dessous les capsules des vidéos tournées au centre de traitement de l’autorité nationale des élections à Bangui.

 

Réception et enregistrement des faux PV

Le plus surprenant de tout, c’est l’arrivée au siège de l’autorité nationale des élections à Bangui des procès verbaux de vote de la sous-préfecture de Baoro. Incroyable ! Tout le monde savait très bien que dans cette région, aucun électeur n’a pu voter ce jour à  cause des groupes armés. Même dans la circonscription de Paoua 2, un candidat proche du pouvoir, reconnaissant sa défaite, avait semée des troubles avant d’emporté une parti des urnes dans sa voiture.

Affaire à suivre.

Fin de la première partie.

 

 

Regardez ci-dessous les capsules des vidéos tournées au centre de traitement de l’autorité centre de traitement de l’ÂNE à Bangui.

 

 

 

 

RCA : la ville de Bangassou attaquée par des hommes armés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />
Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 3 janvier 2021, 08:03:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 750 kilomètres de la capitale,  dans la préfecture du Mbomou, la ville de Bangassou, au sud-est de la RCA,  est secouée depuis ce dimanche matin par des détonations d’armes lourdes et légères.

 

Selon des témoins interrogés par CNC, l’attaque serait perpétrée par des éléments rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC).

« Leur présence avait été signalée depuis 24 heures à 5 kilomètres de la ville. Ce dimanche, vers 5 heures du matin, ils ont attaqué les positions des forces gouvernementales dans la ville », a précisé un fonctionnaire municipal local joint au téléphone.

Pour l’heure, nous ne sommes pas en mesure de savoir  si ce sont les forces gouvernementales qui contrôlent toujours la ville, mais des sources locales parlent des affrontements en cours entre les rebelles et les soldats FACA appuyés par les Casques bleus marocains de la Minusca, poussant les populations locales à fuir vers la République démocratique du Congo.

Souvenez-vous, il y’a trois jours,  la Minusca avait annoncé avoir libéré 25 éléments de forces de sécurité bloqués par les rebelles dans la ville de Bakouma, située à une centaine de kilomètres au Nord-ouest de Bangassou.

La coalition des patriotes centrafricains (CPC) est une coalition des groupes armés composée essentiellement de deux factions rivales de la milice Anti-Balaka, du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation).

Selon le gouvernement centrafricain, c’est l’ancien chef d’État François Bozizé qui serait à la commande de cette nouvelle coalition armée, dont l’objectif principal  était d’empêcher  la tenue des élections dans le pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Élections en Centrafrique: l’opposition conteste la méthode de compilation des résultats

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 3 janvier 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au centre de traitement des données des élections, à Bangui, il y a une pièce dédiée à la correction des fiches de résultats, ces fiches où les responsables des bureaux de vote ont retranscrit après le dépouillement les chiffres clés du scrutin, issus des différents procès-verbaux.

Théophile Mokoama, rapporteur général de l’Autorité en charge des élections, explique :

« C’est, en général, le nombre de votants sur la liste d’émargement, le nombre de votants par dérogation pour la présidentielle, où il y a souvent quelques erreurs, et les bulletins nuls. L’environnement global, où les gens ont eu peur à la fin des opérations, a fait qu’il y a eu des erreurs de ce type-là. Mais ce sont des erreurs matérielles, que l’on est en train de corriger. »

C’est ainsi que sur une feuille de résultats, le nombre de votants constatés par émargement passe de zéro à 120. « Car c’est une incohérence. Il ne peut pas y avoir un bureau de vote où il y a eu vote et où personne n’a voté », reprend Théophile Mokoama. Une nouvelle feuille de résultats est remplie, « sur la base des éléments qui sont dans le procès-verbal de dépouillement, sans que ça ne touche aux résultats obtenus par les différents candidats ».

Ce sont bien les procès-verbaux qui font foi, insiste le rapporteur général. Ces PV sont ensuite agrafés au dossier, pour « ne rien perdre en traçabilité ». Une pratique tout à fait légale, estime le rapporteur. Mais ces arguments ne convainquent pas Wilfriedo Mesheba, porte-parole de l’opposant Anicet Georges Dologuélé :

« Ça pose un problème puisque, pour faire simple, c’est une façon de contourner les mesures anti-fraudes mises en place pour le contrôle de la validité des résultats qui sont prévues par les serveurs. Et nous sommes en attente d’explications crédibles : en quoi ça correspond à des dispositions du code électoral ? »

En réponse, l’ANE invite les acteurs politiques à lui « faire confiance » et rappelle que les observateurs de tous les partis sont les bienvenus à toutes les étapes de la compilation.

Par RFI

RCA : crise post-électorale, le Président du PDCA Jean-Serge Wafio s’alarme

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Depuis la neutralisation des verrous sécuritaires installés à Boali et à Sibut, la milice criminelle et assassine du Président TOUADERA, dénommée ”les requins”, s’est livrée à la chasse aux sorcières contre les Gbaya : perquisitions et incendies de maisons des dignitaires Gbaya, enlèvements, séquestration et assassinats crapuleux sont les modes opératoires privilégiés.

 

Du lundi 28 décembre 2020 au vendredi 01 janvier 2021, plus de 10 personnes d’ethnie Gbaya ont été enlevées, torturées ou assassinées. Cette chasse aux sorcières contre les Gbaya tend à se transformer en un génocide, après le combat et la prise de la ville Damara par les éléments de la CPC, ce matin, samedi 02 janvier 2021. Les maisons de NGAÏSSONA Edouard, actuellement détenu à la Cour Pénale Internationale-CPI sur demande du Président TOUADERA, et du colonel WILIBONA WAN ZANN Célestin ont été perquisitionnées et saccagées, celle de la défunte mère du général BOZIZE a été détruite, les jeunes WILIBONA Daniel et WILIBONA Salif ont été enlevés par cette milice assassine pour une destination inconnue. Le général SERVICE, alias LAPADJO, à la recherche des NGAIKOSSET aurait juré d’en finir avec les Gbaya. Ces actes et intention sont manifestes d’une volonté de génocide contre l’ethnie Gbaya.

Au nom du Parti Démocratique centrafricain-PDCA, nous demandons avec force :

  • A la Minusca qui se fait toujours l’assistant aux tués en Centrafrique et au G5 CENTRAFRIQUE de ne plus faire la politique des 3 singes, ni se faire complices de ce génocide qui se pratique actuellement à Boy Rabbe à Bangui, car l’histoire en jugera,
  • A la FIDH, à la CEEAC, à la CEMAC, à la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, à la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme d’entreprendre dès à présent les enquêtes qui s’imposent, pour la détermination judiciaire des responsabilités,
  • Aux Ambassades installées à Bangui d’accueillir, pour leur protection, les Leaders Politiques de l’opposition démocratique qui sont ou seront menacés.

Au Président TOUADERA, nous lui disons aussi simplement et dans les respects et considérations qui lui sont dus à cause de son statut politique de l’heure, que l’organisation du génocide contre l’ethnie Gbaya ne consolidera en aucun cas son fauteuil qui est déjà très chancelant et lui rappelons que ce fut un général gbaya qui l’avait sorti de nulle part politique pour faire de lui un Premier Ministre pendant 5 ans et un Chef d’Etat depuis 2016, avec la complicité et la bénédiction du KNK.

Fait ce jour samedi, 02 janvier 2021

WAFIO JEAN SERGE

Président du PDCA

 

La Centrafrique vient-elle de vivre les “pires élections” de son histoire ?

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La Centrafrique vient-elle de vivre les “pires élections” de son histoire ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Le scrutin présidentiel centrafricain, dont les résultats ne devraient pas être connus avant le 4 janvier, replace le pays dans d’anciennes dynamiques qui semblaient révolues avec l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2014, selon les analystes.

Bangui est calme depuis le scrutin du 27 décembre dernier même si une vaste coupure d’électricité plonge la capitale centrafricaine dans le noir total./////////////.

Plusieurs dispositifs sécuritaires sont visibles dans la capitale centrafricaine, avec des patrouilles militaires dans les principales artères. /////////////.

Ailleurs dans le pays, les troupes rebelles continuent d’attaquer les positions de l’armée centrafricaine. Elles ont notamment repris la ville de Baboua à la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun. Des combats ont également lieu dans les villes de Grimari ou de Getwa. /////////////.

Une ambiance particulière pour marquer la fin d’une année 2020 qui restera dans les annales./////////////.

Mais pas un scénario inconnu pour les Centrafricains./////////////.

“Cette élection souligne à quel point la situation n’a guère progressé en Centrafrique malgré une implication massive de la communauté internationale. Les élections ont toujours été un moment de violence dans l’histoire du pays, les coalitions se forment de manière extrêmement ponctuelle à la faveur des élections de manière à changer l’équilibre des forces, les chef d’Etat s’appuient toujours sur des forces étrangères qui jouent le rôle de garant militaires du pouvoir pour plutôt que d’essayer de gagner l’appui de la majorité de la population”, observe Marie-Joëlle Zahar, professeure de Sciences Politiques à l’Université de Montréal./////////////.

Une coalition d’une dizaine de candidats de l’opposition, la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), a demandé l’annulation des élections présidentielles, affirmant qu’elles ont été sabordées par l’insécurité et truffées de fraudes. /////////////.

Elle a notamment cité les attaques perpétrées dans plusieurs villes du pays au moment du scrutin. Par exemple, les villes de Bouar dans l’ouest, où des tirs ont été entendus toute la matinée le jour du scrutin, ou encore la ville de Boali, fief du Premier ministre, où le vote n’a pas pu avoir lieu. /////////////.

Selon Nicolas Tiangaye, porte-parole de l’opposition et candidat à la présidentielle, un tiers des électeurs n’ont pu participer au scrutin ce qui rendrait l’élection “non inclusive”. /////////////.

La coalition des candidats de l’opposition a qualifié le vote de mascarade et a appelé à la tenue de nouveaux scrutins. Ils affirment que le vote n’a pas eu lieu dans plus de 2100 bureaux de vote, ce qui représente plus de 621 000 électeurs ou un tiers de l’électorat./////////////.

Et dans les régions où le gouvernement et les Nations unies affirment que le vote a eu lieu, l’opposition soutient que seuls quelques isoloirs ont été ouverts et qu’un taux de participation plutôt faible a été enregistré./////////////.

Ils prétendent également que là où les conditions de sécurité ont permis un vote efficace, notamment à Bangui, des incidents massifs de fraude électorale ont été enregistrés, qui ont tous jeté une ombre sur la légitimité du scrutin./////////////.

Selon le ministre de l’administration territoriale, Augustin Yangana-Yahote, sur un total de 71 sous-préfectures, 29 n’ont pas voté. Six autres sous-préfectures n’ont réussi qu’un vote partiel, a déclaré à l’AFP Theophile Momokoama, le rapporteur général de l’Autorité électorale nationale (ANE)./////////////.

A cela s’ajoute la situation d’en partie de la la diaspora centrafricaine./////////////.

“Une majorité de la communauté musulmane de Centrafrique est toujours réfugiée à l’extérieur et n’a pas pu participer à ce vote, alors que depuis 2014, on parle de la nécessité pour ces centrafricains de pouvoir exprimer leurs voix”, explique le Pr. Zahar. /////////////.

Des critiques balayées par le gouvernement. /////////////.

Le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, a déclaré que les élections étaient “crédibles, engagées et populaires” et que les Centrafricains avaient défié la violence et montraient leur “ferme volonté d’aller voter”./////////////.

Un proche du président Touadéra, joint par notre correspondant, a qualifié les appels de l’opposition à annuler le scrutin de “ridicules”. Selon lui, cette position “révèle un aveu de faiblesse de la part de la COD 2020”./////////////.

Mais pour les observateurs le scrutin présidentiel centrafricain est loin d’avoir été exmplaire./////////////.

“Ces élections ont été les pires de l’histoire de la République centrafricaine en termes à la fois d’absence d’inclusivité, puisqu’une très grande partie de la population centrafricaine n’a pas pu participer et une très large portion du territoire a été laissée pour compte. Dans ce contexte là, on pouvait s’attendre à ce qu’il y ait des contestations, ce n’est que d’ailleurs que le début”, déclare le Pr. XXXXXX, constitutionnaliste./////////////.

“Lorsque je regarde ces élections, ce que je vois c’est un pays qui revient à toutes ses mauvaises habitudes. Cela prouve à quel point il est difficile de transformer un système dans lequel différents groupes utilisent la violence et les urnes pour avancer leurs propres intérêts plutôt qu’un bien collectif”, analyse le Pr. Zahar./////////////.

Fallait-il reporter le scrutin ?/////////////.

Compte tenu du contexte sécuritaire tendu, certains candidats de l’opposition avaient appelé au report du scrutin. Un scénario difficilement envisageable pour le Pr. Zahar. /////////////.

“On ne reporte pas les élections en général parce que la préparation d’un scrutin est très compliquée et très couteuse, tant pour l’Etat centrafricain qui n’a pas des moyens énormes que pour la communauté internationale qui s’était investie. Il était donc important que ce scrutin ait lieu et un report voudrait dire que certaines des préparations auraient été à fonds perdus.”/////////////.

Mais le maintien du vote pose maintenant d’autres questions./////////////.

“Il faut analyser où sont situés les bureaux de vote qui n’ont pas pu voter. Est-ce sur l’ensemble du territoire ou dans certaines régions, qui sont les champions politiques dans les régions où les bureaux de vote auraient été fermés, était-ce des endroits où on pouvait anticiper une victoire du candidat de l’opposition ? Tout cela va être important pour la suite des choses”, déclare le Pr. Zahar./////////////.

La question la plus pressante est celle de la légitimité du vainqueur d’une élection qui n’a pu se tenir que sur une fraction du territoire./////////////.

“Qui que ce soit le vainqueur des urnes, dans ces conditions il verra sa légitimité régulièrement mise en cause”, estime le Pr. Jean-François Akandji-Kombé./////////////.

La coalition de l’opposition a demandé l’annulation du vote et la réorganisation de nouveaux bureaux de vote./////////////.

“Ce qui est prévu par la Constitution et le Code électoral c’est l’existence d’une période de contentieux électoral entre les deux tours. D’ailleurs, les résultats ne seront publiés par la Cour constitutionnelle qu’après avoir vidé le contentieux. Donc les arguments qui sont en train d’être développés par l’opposition, y compris les arguments en faveur de l’annulation, seront présentés à la Cour constitutionnelle”, explique le Pr. Akandji Kombé./////////////.

Les exemples d’autres pays en conflit comme l’Afghanistan, penche non pas pour une annulation pure et simple des élections mais l’organisation de scrutins partiels dans les régions où le vote n’a pu se tenir normalement, pointe le Pr. Zahar./////////////.

“Dans plusieurs autre pays, mais la Centrafrique n’a peut être pas le moyen de le faire, on permet que le vote ait lieu à nouveau dans les bureaux dans lesquels il y avait eu des problèmes pour permettre aux citoyens d’exprimer leurs voix”, dit-elle./////////////.

Quel avenir pour la Centrafrique?/////////////.

“La question est de savoir si le cycle de violence va être doublé par une profonde crise politique”, déclare Marie-Joëlle Zahar./////////////.

“Comme on le voit depuis 2014, chaque crise fait l’objet de tractations entre des élites qui au lieu de régler les problèmes de fond comme la question de l’identité centrafricaine ou le contrat social, finissent par opérer une répartition des postes de pouvoir entre les différents leaders qui se mettent à la table et comme il y a toujours des mécontents, ceux-ci initient le prochain cycle de violence”, décortique l’analyste./////////////.

Les résultats définitifs des élections sont attendus pour le 19 janvier. S’il n’y a pas de vainqueur incontestable au premier tour, un second tour aura lieu le 14 février./////////////.

Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, 63 ans, est fortement favori pour remporter un second mandat.

Avec BBC Afrique

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RCA : Bangui, une dizaine d’individus interpellés dans le quatrième arrondissement par la garde présidentielle

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Illustration du marché Tékpa à la cité Jean-23, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021, 13:37:08 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une dizaine des personnes, identifiées comme des miliciens Anti-Balaka ont été interpellés ce samedi 2 janvier au quartier Cité Jean 23,  dans le quatrième arrondissement de Bangui, par des éléments de la garde présidentielle, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon des sources sécuritaires,  les suspects ont été interpellés au domicile de lieutenant Steve Yambété au quartier Cité Jean 23, dans le quatrième arrondissement. On ignore les raisons exactes de ces nouvelles interpellations, mais des sources locales ont affirmé que les suspects étaient en réunion quand les éléments de la garde présidentielle les ont arrêtés.

Cependant, derrière le lycée de Gobongo, on signale également la panique au domicile de la mère de l’ancien Président François Bozizé. À en croire certaines sources, cette résidence a également été  visitée par ces éléments de la garde présidentielle, et ce,  quelques minutes après leur opération au domicile du lieutenant Yambété.

Pour l’heure, tous les suspects sont actuellement incarcérés à la section de  recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Ils seront déférés devant le parquet général dans les prochains jours.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  la ville de Damara attaquée par des hommes armés

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021, 08:17:35 ( Corbeaunews-centrafrique ). Située à 75 kilomètres de la capitale, la ville de Damara a été attaquée par des hommes armés. Selon des sources gouvernementales, les assaillants seraient des braqueurs, mais les populations locales parlent des rebelles. Comment ?

 

Selon les mêmes sources, les assaillants, lourdement armés,  ont infiltré la ville vers 5 heures du matin avant d’attaquer les positions des forces de l’ordre.

« Les rebelles ont attaqué les forces de l’ordre à l’entrée de la ville, faisant des nombreux dégâts matériels », a indiqué un habitant de la ville joint au téléphone par CNC.

Cependant, des sources sécuritaires locales ont indiqué à CNC que les assaillants seraient des braqueurs qui sont venus avec un seul objectif de dévaliser le siège local de « Sofia-Crédit », mais ils ont été déjà repoussés loin de la ville. Or, à  8 kilomètres au sud de la ville sur l’axe Bangui, au village Mondjo

, des témoins ont indiqué avoir entendu des détonations d’armes non loin de la ferme du chef de l’État.

« Les rebelles ont occupé également le village Mondjo

 Où se trouve la ferme du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA « , précise une autre sources locale.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais des nombreuses sources parlent des morts et des blessés dans les deux camps.

Plusieurs sources affirment que l’affrontement est en cours dans la ville entre les assaillants et les forces gouvernementales

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : L’ARBITRAGE ATTENDU DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE APRÈS L’ÉCHEC DU DISPOSITIF NATIONAL DE SÉCURISATION DES ÉLECTIONS.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). A l’instar des autres États d’Afrique, la République centrafricaine avait un défi majeur à relever, celui d’organiser des élections présidentielles et législatives dans un climat sécuritaire hypothétique. En effet, suite à un processus électoral jugé par certains acteurs de non inclusif, les électeurs lassés d’être otages d’une interminable crise ont bravé la psychose d’insécurité pour voter massivement dans des zones sécurisées. Il faut également relever d’après les sources gouvernementales qu’une bonne vingtaine de villes représentant le tiers de la population n’ont pas voté, soit se retrouvent avec les matériels électoraux détruits.

 

Cette situation entache la représentativité et la légitimité du pouvoir car l’article 35 de la constitution confirmé par l’article 68 de la constitution du 30 mars 2016 impose que le président de la république ainsi que les députés soient élus au suffrage universel direct c’est à dire sur l’ensemble du territoire national. S’inscrivant dans la suite logique d’idée, il apparaît important de souligner l’échec du dispositif national de sécurisation des élections vanté par le pouvoir et la communauté internationale.

Notre compréhension peut être abusive du dispositif national de sécurisation des élections suppose la sécurité du processus électoral, la sécurité des candidats ainsi que des électeurs.

Ainsi on a de façon insidieuse violé le principe d’égalité des candidats devant les électeurs privilégiant les uns au détriment des autres. Certains candidats n’ont pas fait campagne et d’autres se sont retrouvés dépouillés de leurs gadgets électoraux. D’ailleurs, nous saluons au passage l’honnêteté de certaines missions d’observation électorale internationale qui ont relevé ces manquements dans leurs différentes conclusions.

Devant cette mise en scène qui ne ressemble de loin à une élection, nous imaginons actuellement que le greffe de la cour constitutionnelle doit être submergé de requêtes tendant à l’invalidation des élections tant sur le plan local que national. La cour constitutionnelle, juge électoral est tenu de statuer sur l’ensemble des requêtes et surtout de dire le droit au nom du peuple centrafricain.

En attendant l’arbitrage de la cour constitutionnelle sur la validation ou non de ce que certains appellent élection, le citoyen lambda s’interroge :

Les élections groupées se sont-ils bien déroulées sur l’ensemble du territoire national ? Sinon…pourquoi ? Comment assurer la bonne tenue du scrutin dans un climat sécuritaire aussi délétère ? Peut-on à ce stade affirmer que le dispositif national de sécurisation des élections est un échec ? Mais si tel est le cas, à qui incombe la faute ? Des élections partielles seront-elles organisées dans des villes occupées ? Dans l’affirmative, elles auront lieu dans combien de temps ? La cour constitutionnelle va t-elle valider une élection organisée dans des conditions qui sont loin des standards internationaux ? La cour constitutionnelle va t-elle suivre la logique de la communauté internationale qui tend à se substituer au peuple centrafricain voire à s’ingérer de façon insipide dans les affaires intérieures de l’Etat ?

Il est vrai qu’aucun texte n’impose un nombre minimum d’électeurs pour valider une élection car le taux de participation ne fait pas l’élection mais la légitimité du pouvoir est en jeu et le peuple centrafricain a aussi droit à des élections qui respectent les standards internationaux. Nous sommes tentés in fine de croire que les autorités centrafricaines veulent copier à l’identique le schéma politique à l’ivoirienne qui consiste à faire le « sourd d’oreille » à l’opposition jusqu’à sa réélection et de tendre la main au lendemain de la réélection.

Le peuple souverain et meurtri dans son âme est tellement habitué à ces improductifs gouvernements d’union nationale qui n’est autre qu’un partage de gâteau entre les bourreaux que sa préoccupation majeure demeure la libération du territoire national et l’anéantissement des groupes armés non conventionnels.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 1 janvier 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA :  la Cour constitutionnelle proclamera les résultats définitifs de la présidentielle le 19 janvier

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour constitutionnelle centrafricaine a annoncé jeudi qu’elle proclamera le 19 janvier les résultats définitifs de l’élection présidentielle et le 28 janvier ceux des élections législatives.

 

Elle a précisé dans un message lu sur les antennes de la radiodiffusion nationale que l’Autorité nationale des élections (ANE) divulguera auparavant les résultats provisoires du premier tour des élections le 4 janvier.

Quant aux contentieux électoraux, ceux de la présidentielle seront recevables du 5 au 7 janvier. Sont habilités à saisir la Cour constitutionnelle les candidats ou mandataires habilités ou tous partis politiques ayant présenté un candidat.

Pour les élections législatives, ceux qui sont autorisés à déposer les requêtes sont les électeurs et tout candidat de la circonscription concerné par le contentieux électoral. Les recours seront recevables du 5 au 14 janvier.

 

Par Xinhua

RCA : Touadera acte la fin de l’accord de Khartoum

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L’ex-chef d’État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). Le démantèlement du funeste accord de Khartoum a commencé avec deux décrets présidentiels limogeant Ali Darass, Al-

Khatim, Abass Sidiki et Maxime Mokom. La prochaine étape pourrait bien être la Cour Pénale  Spéciale Internationale de La Haye.

 

Après leur tentative d’empêcher, par tous moyens, les élections présidentielle et législatives des scrutins du 27 décembre 2020, les quatre  principaux chefs rebelles, pourtant signataires de l’ Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019, ont été réduits à l’état de rebelle par le président Touadera et son premier ministre Firmin Ngrebada. Par deux décrets du 31 décembre 2020, l’executif banguissois  a été contraint de tirer les conséquences de leur dramatique et inébranlable confiance en des hors-la-loi qui évidemment n’avaient jamais imaginé être les protecteurs du processus électoral et encore moins d’ assurer la réélection de Faustin- Archange Touadera.

Le mortifère Accord de Khartoum

Le président Touadera a évidemment écarté les parlementaires, la société civile et les principaux leaders politiques de ce pacte destiné à garantir les scrutins du 27 décembre 2020 et surtout sa réélection  » par K.O. » La Russie était à la manœuvre avec l’assentiment de l’ ONU, comme le choix extravagant de Khartoum pour ces négociations, alors  que Omar el-Béchir, perclus de sanctions internationales, vivait ses derniers moments de dictateur.  Qui s’ en offusquait ?

Ainsi donc les quatorze groupes armés ont tiré les dividendes de cet Accord de Khartoum, et cela pendant vingt longs mois. Rien ne leur était refusé : totale impunité pour leurs crimes et leurs prédations, intégration dans les cabinets présidentiels et de la Primature, nomination dans la haute administration et même dans les Forces armées centrafricaines et les unites mixtes de sécurité. Les principaux leaders rebelles étaient régulièrement reçus au Palais de la Renaissance par le président Touadera, voyageant dans les aéronefs de la Minusca. Les dotations financières les encourageaient à garantir les scrutins et la réélection du président Touadera.

En octobre 2020, une nouvelle visite de la Troïka ( Jean-Pierre Lacroix pour l’Onu, Smail Chergui pour l’Ua et l’ ambassadeur Verissimo pour la Ceeac) a certes constaté des détérioration dans la sécurité dans de nombreuses régions par les groupes armés, mais le feu vert a été donné pour les scrutins du 27 décembre 2020. Une ultime tentative de Firmin Ngrebada, mi- octobre, de conclure un nouvel accord avec Al- Khatim (MPC), Abass Sidiki (3R) et des anti Balakas n’aboutira pas et, au contraire, devant l’échec de ces nouveaux pourparlers, suscitera la création de la Coalition des Patriotes pour le Changement.

Début novembre, l’Accord de Khartoum était bel et bien déchiré par les leaders des groupes armés, à quelques semaines des élections. Toute la politique personnelle du président Touadera était anéantie. Il devait se retourner sans délais sur la Russie et le Rwanda pour faire front à l’insurrection généralisée des anciens signataires de l’ Accord de Khartoum.  Les derniers jours de la campagne électorale, et le jour des scrutins, les Ali Darass, Abdoulaye Hissen, Abass Sidiki, Al- Khatim étaient au front pour combattre le président Touadera, empêcher le déroulement des élections et créer le chaos. L’ Accord de Khartoum aura bien été un fiasco pour le président Touadera.Nul doute qu’il risque fort de prolonger ses effets dévastateurs, bien au-delà de ce 27 décembre 2020.

Un total fiasco

Nul doute pour le président et son premier ministre et évidemment pour les responsables de la Minusca, de la représentation locale de l’ ONU, de l’ Union africaine, de l’ Union européenne, de la Ceeac, du G5+, garants et soutiens, envers et contre tous, de ce funeste accord, la pilule sera dure à avaler. Il suffit de réécouter leurs déclarations, il y a, à peine deux semaines, pour mesurer leur extraordinaire faute politique qui aura , hélas, des conséquences durables pour l’ avenir de la Centrafrique mais également pour plusieurs pays limitrophes.

Rappelons les noms des quatre chefs rebelles qui avaient tirer tous les avantages du pacte de non-agression de Khartoum et qui viennent d’être limogés par décret  :

–  Ali Darass de l’ Union du Peuple Centrafricain ( Upc) qui contrôle le sud-est et le centre-est du pays. Honoré, par Bangui et la Minusca, notamment à Bambari, avant d’en être combattu récemment, il n’ est plus conseiller militaire à la Primature pour le nord-est;
– Bi Sidi Souleymane , alias Abass Sidiki, du mouvement Retour, Réclamation, réhabilitation (3R), qui déploie la terreur dans le nord-est et le nord- ouest,  depuis plusieurs mois, est rayé des cadres de la Primature en sa qualité de conseiller militaire pour le nord-ouest.
– Mahamat Hamat Alhissene, alias  Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique ( MPC), entretenait la terreur le long de la frontière tchadienne, n’ est plus conseiller militaire à la Primature pour le centre- nord;
– Maxime Mokom, l’un des chefs anti-balaka, proche de François Bozizé, est limogé du gouvernement. Il était ministre du Désarmement, de la Démobilisation, de la Reinsertion et du Raptriement ( DDRR). Au lieu d’exercer ses fonctions ministérielles, il était surtout le bras armé de Bozizé pour semer l’ insécurité dans l’ Ouest du pays.

Cette première clarification sera suivie de bien d’autres. Si sa réélection semble très probable étant donné les conditions du scrutin, le président Touadera va devoir démanteler toute l’ architecture mise en place par l’accord de Khartoum. Les membres des quatorze groupes armés signataires de l’accord, ayant bénéficié de nominations de l’État centrafricain, vont devoir être éradiqués. Une opération délicate mais qui préfigure la situation dans laquelle va se trouver ce pays avec des rebelles durablement installés dans 75 % du territoire. Bangui pourrait bien ressembler à Mogadiscio.

 

Le monde Afrique

des chefs de groupes armés impliqués dans la déstabilisation du pays relevés de leurs fonctions publiques

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Centrafrique : des chefs de groupes armés impliqués dans la déstabilisation du pays relevés de leurs fonctions publiques

Bangui ( République centrafricaine ) – Des chefs de groupes armés centrafricains nommés conseillers militaires à la Primature en charge d’unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) viennent d’être relevés de leurs fonctions pour avoir tenté de déstabiliser le pays, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence centrafricaine.

Il s’agit de Bi Sidi Souleymane pour la zone nord-ouest, de Mahamat Hamat Alhissène pour la zone centre-nord et d’Ali Ndarassa pour la zone nord-est, nommés conformément à certaines dispositions de l’accord de paix signé en février 2019 entre l’Etat et quatorze groupes armés./////////////.

Un membre du gouvernement, Maxime Mokom, naguère ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), a également été relevé de ses fonctions./////////////.

Cherchant à compromettre les scrutins présidentiel et législatif du 27 décembre dernier, des groupes armés, réunis dans une nouvelle alliance baptisée Coalition des patriotes pour le changement, ont lancé une offensive dans de nombreuses villes du pays, apeurant ainsi des électeurs qui n’ont pas se rendre aux urnes. Du matériel électoral a également été détruit dans plusieurs localités./////////////.

Lors d’une réunion mercredi dernier avec les partenaires de la Centrafrique, le Premier ministre Firmin Ngrébada envisageait déjà des réponses à apporter aux comportements des groupes armés signataires de l’accord de paix de janvier 2019 et de voir dans quelle mesure réfléchir pour traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de la tentative de déstabilisation du pays.

Avec Xinhua

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RCA : déclaration du MLPC sur les élections du 27 décembre 2020 en République centrafricaine.

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

DECLARATION RELATIVE AUX ELECTIONS EN COURS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le premier tour des élections groupées – présidentielle et législatives – a été organisé le 27 décembre 2020.

Prévues de longue date, ces élections ont été précédés par une explosion concomitante d’attaques de nombreuses villes de l’arrière-pays par une coalition de groupes armés.

La sécurisation du processus électoral, des campagnes électorales et des scrutins ont fait l’objet de préoccupations récurrentes du MLPC et des partis politiques qui les ont traduites au Gouvernement et à la communauté internationale en leur temps. Il nous a été répondu qu’un Plan robuste et intégré de sécurisation garantira la sécurité du processus et que les groupes armés s’étaient engagés à le respecter.

A l’épreuve des faits, ce Plan intégré de sécurisation du processus électoral n’a pas fonctionné dans plusieurs régions du pays, où le scrutin a été soit interdit par les groupes armés ou les résultats détruits là où les électeurs ont fait preuve de courage extrême en allant au vote. Le scrutin n’a pas eu lieu ou a eu lieu partiellement dans les localités suivantes :

1- Dans l’Ouham, il s’agit des Sous-préfectures de :

  • Bossangoa (quatre circonscriptions électorales)
  • Nana Bakassa (deux circonscriptions électorales)
  • Markounda
  • Batangafo (deux circonscriptions électorales)
  • Kabo (deux circonscriptions électorales)
  • Bouca (partiellement dans deux circonscriptions électorales)

2- Dans l’Ouham-Péndé, il s’agit des Sous-préfectures suivantes :

  • Bozoum (deux circonscriptions électorales) ;
  • Bossemptélé
  • Bocaranga (trois circonscriptions électorales)
  • Koui ;
  • Ngaoundaye (trois circonscriptions électorales) ;

3- Dans la Nana-Mambéré, toutes les quatre Sous-préfectures de Bouar, Baboua, Abba et Baoro

4- Dans la Mambéré Kadéi, il s’agit des Sous-préfectures de ;

  • Gadzi (deux circonscriptions électorales)
  • Carnot (deux circonscriptions électorales), le vote a eu lieu mais les résultats ont été détruits :

5- Dans la Lobaye

  • Boda ;
  • Boganangone
  • Boganda

6- Dans la Ouaka

  • Bambari, trois circonscriptions sur quatre;
  • Kouango (deux circonscriptions électorales)
  • Ippy (deux circonscriptions électorales) ;

7- Dans la Basse-Kotto

  • Alindao (deux circonscriptions électorales)
  • Zangba
  • Satéma
  • Kémbé
  • Mingala

8- Dans le Mbomou

  • Bakouma
  • Rafaï

9- Dans la Haute Kotto

  • Yalinga
  • Bria, partiellement dans les deux circonscriptions électorales ;

10- Dans la Vakaga

  • Ouadda Djallé

11- Dans la Nana Gribizi

  • Mbrés
  • Kaga Bandoro, partiellement dans la 1ère et 2ème circonscription et partiellement à Bandoro 3 ;

12- Dans la Kémo

  • Mala
  • Ndjoukou

12- Dans l’Ombella-Mpoko

  • Boali
  • Bossembélé
  • Yaloké.

Le nombre de nos concitoyens n’ayant pas pris part au vote dans toutes ces localités est d’environ neuf cent quinze mille huit cent soixante un(915861) répartis sur deux mille huit cent quatre-vingt-trois (2883) bureaux de vote. Cela représente environ la moitié de l’électorat. Le droit de vote étant un droit constitutionnel reconnu à centrafricain en âge de voter et jouissant de ses droits civiques, son exercice n’a pas été respecté dans son universalité sur le territoire national.

C’est pourquoi, le MLPC ayant fait le constat de ce grave manquement à une exigence constitutionnelle :

  • demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que sur l’ensemble du territoire national, nos compatriotes privés de vote ou dont les résultats des votes ont été détruits, puissent exercer de nouveau ce droit, dans les mêmes conditions que tous les autres compatriotes l’ayant déjà exercé pour l’élection du Président de la République et des Députés ;
  • Conditionne la reconnaissance des résultats de ces élections à l’effectivité de la reprise des deux scrutins partout où ils n’ont pas été organisés et dans les localités où les résultats ont été détruits par les groupes armés.
  • Rappelle au gouvernement, à l’ensemble des institutions constitutionnelles et aux partenaires de notre pays que la légitimité appartient au peuple centrafricain qui la délègue à ses représentants à travers des élections crédibles et transparentes dont le caractère universel et direct ne saurait être foulé aux pieds car la violation de ce principe ne ferait qu’aggraver la crise que subit notre pays ;
  • Réaffirme notre attachement à la paix et au règlement consensuel des problèmes qui se posent à notre pays meurtri.

Fait à Bangui, le 31 décembre 2020

Pour le Bureau Politique

Le Président

 

 

Martin ZIGUELE

Élections en RCA: un réseau de la société civile note «des insuffisances» dans l’organisation

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/Operation-de-depouillement-a-Bangui.-RFI-Gael-Grilhot-1-450×252.jpg” alt=”Opération de dépouillement à Bangui. © RFI / Gaël Grilhot” width=”450″ height=”252″ />
Opération de dépouillement à Bangui. © RFI / Gaël Grilhot

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 31 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le réseau Arc-en-ciel se félicite qu’après une campagne électorale émaillée d’« incidents armés », les « opérations de vote et de dépouillement se soient  globalement déroulées dans le calme » à Bangui et dans certaines localités.

« Cela a permis aux électeurs centrafricains d’exprimer librement leur choix politique », se réjouit l’abbé Frédéric Nakombo, son porte-parole.

 

La mission relève toutefois des « insuffisances dans l’organisation des scrutins » qui posent à ses yeux de « sérieux problèmes » de transparence et d’équité. Elle souligne l’absence de vote dans une partie du pays. « Une grande partie des incidents rapportés le jour du vote concerne des zones du territoire national où se retrouvent une majorité de l’électorat. »

À Bangui et sa périphérie, le réseau note par exemple que dans 33% des bureaux observés, les représentants ne se sont pas vu délivrer de copie des procès-verbaux.

Elle souligne aussi un nombre de vote par dérogation jugé étonnamment élevé. « Ce vote s’est fait avec des certificats de radiation délivrés par l’ANE portant la signature de la présidente sortant, madame Marie Madeleine Nkouet, en fin de mandat. » La mission dit ne pas être en mesure « de se prononcer sur la régularité de ces documents » de radiation. Et demande à l’ANE de mentionner le nombre de vote par dérogation dans sa publication des résultats bureau de vote par bureau de vote.

Hier, la nouvelle équipe de l’ANE, l’autorité en charge des élections a commencé à égrener à la radio les premiers résultats provisoires disponibles pour Bangui. La proclamation de l’ensemble des résultats provisoires est prévue le 4 janvier.

Par RFI

RCA : plusieurs personnes tuées, dont un employé MSF, lors d’une fusillade près de Bambari (Communiqué)

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Un employé de Médecins Sans Frontières (MSF) a été tué lundi 28 décembre lorsqu’un camion de transport public a été visé par des tirs à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, en République centrafricaine (RCA).

 

« Notre collègue n’était pas en service et avait emprunté ce camion pour se rendre de Bambari à Bangui. Il a été sévèrement blessé au cours de la fusillade ». Cet incident a coûté la vie à de nombreux passagers et en a blessé beaucoup d’autres, qui ont tous été emmenés dans un hôpital de Grimari pour y recevoir des soins vitaux d’urgence.

MSF a immédiatement envoyé une équipe de l’hôpital de Bambari, où elle intervient, pour fournir une assistance médicale d’urgence et a référé cinq patients grièvement blessés, dont notre collègue, à l’hôpital que MSF appuie près de Bambari. Malheureusement, notre collègue, très gravement blessé, est décédé.

«Cette attaque montre une nouvelle fois que la population civile est prise au piège des violences sans fin en RCA, victime de ce conflit meurtrier», déclare Marcella Kraay, cheffe de mission adjointe de MSF. «Nous sommes choqués et profondément attristés par le décès de notre collègue et exprimons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.»

 

Par MSF

81% des électeurs auraient voté par dérogation

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Bangui : 81% des électeurs auraient voté par dérogation

Bangui ( République centrafricaine ) – Selon la mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel, une coalition de 17 groupes religieux et de défense des droits de l’homme, un grand nombre d’électeurs de Bangui aurait voté par dérogation lors des élections présidentielles et législatives centrafricaines du 27 décembre.

“À trois jours de la fin de mandat des membres de Autorité nationale des élections (ANE), il s’est avéré que la présidente de l’ANE a procédé à la délivrance des certificats de radiation à des électeurs qui ont voté massivement. Dans les bureaux de vote à Bangui, il y a eu des milliers de votes par dérogation. Nous demandons à l’ANE de publier les résultats, bureau de vote par bureau de vote, tout en mentionnant le nombre des votes par dérogation”, soutient cette organisation./////////////.

Le scrutin du 27 décembre ont été marqués par d’autres irrégularités. Selon les observateurs, les électeurs se sont vu refuser l’accès aux bureaux de vote principalement en raison de l’absence de carte d’électeur dans 22% des cas. Entre-temps, l’opposition a demandé que le vote soit annulé, avançant qu’un tiers des électeurs n’ont pas pu voter en raison de l’insécurité.

— Fin de l’article —

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MSF déplore le décès de l’un de ses membres en Centrafrique

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MSF déplore le décès de l’un de ses membres en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – L’agent de l’organisation humanitaire, Médecins sans frontières (MSF) avait été grièvement blessé dans une fusillade à bord d’un car à Grimari, dans la préfecture de Ouaka.

L’incident remonte au 28 décembre dernier, plusieurs passagers du car avaient été tués sur le coup et d’autres blessés./////////////.

L’humanitaire de MSF est mort après l’attaque d’un camion de transport public à Grimari, près de Bambari, la quatrième ville du pays située à quelque 380km au nord-est de Bangui./////////////.

La ville avait été prise temporairement la semaine dernière par des rebelles lors d’une offensive visant à perturber le processus électoral. /////////////.

La mission de MSF en Centrafrique s’alarme de la violence armée dans le pays qui empêche les humanitaires de porter assistance aux personnes vulnérables./////////////.

Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF dans le pays, appelle donc les parties en conflit au respect du droit humanitaire international et des symboles humanitaires./////////////.

Sur le plan politique en RCA, la coalition de l’opposition demande l’annulation pure et simple des élections présidentielle et législatives du 27 décembre dont le premier tour a été perturbé par des groupes rebelles qui occupent les deux tiers du territoire.

Avec DW français
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