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RDCongo: covid-19: le Congo s’en sort apparemment plutôt bien

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RDCongo: covid-19: le Congo s’en sort apparemment plutôt bien

Bangui ( République centrafricaine ) – Une population très jeune Les supputations vont bon train pour voir à quoi attribuer ce résultat relativement bon; une des remarques les plus répétées est celle concernant l’âge de la population congolaise, très bas. L’âge médian est en effet, en RDC, un peu au-dessous de 19 ans – contre 41 ans en Belgique, 43 ans en Italie, 38 ans aux Etats-Unis ou 37 ans en Chine. Dans tous les pays où l’épidémie a fait des ravages, 80% des décès touchaient des personnes de plus de 65 ans. Or, en RDCongo, moins de 4% de la population a atteint cet âge.

Dans l’absolu, les chiffres de la pandémie de coronavirus en RDCongo ne sont pas mauvais du tout: 5283 cas et 117 décès au 17 juin, pour un pays dont la population est estimée à 80 millions d’habitants, dont plus de 10 millions pour la seule Kinshasa, épicentre de l’épidémie. La …/////////////.

Le Congo n’est pas le seul pays d’Afrique qui semble relativement bien s’en sortir. On déplore, pour tout le continent, quelque 11.500 morts, dont 6700 dans deux pays seulement, l’Afrique du Sud et l’Egypte./////////////.

Bien moins que la malaria ou la rougeole/////////////.

Il faut aussi resituer le nombre de cas de coronavirus en RDCongo dans un cadre plus général. Ainsi, depuis le début de cette année, on enregistre quelque 11 millions de cas de malaria, qui ont fait 8500 morts; environ 12.000 cas de choléra, qui ont entraîné 189 décès – soit à peu près autant que le coronavirus et que la typhoïde, qui a touché 750.000 personnes. La 10ème épidémie d’Ebola, dans l’est du pays, qui a duré d’août 2018 au 26 juin dernier, a fait 2300 morts pour 3500 cas./////////////.

La rougeole, qui attire peu l’attention (même avant la pandémie de Covid-19), s’est développée depuis un à deux ans – malgré une campagne de vaccination annoncée sous la présidence Kabila – et a fait dans les 26 provinces, depuis le début de cette année, un total de quelque 900 morts, pour environ 64.000 cas; une nouvelle campagne de vaccination est en cours, qui ralentirait la progression de la maladie./////////////.

A noter que des maladies qu’on croyait cantonnées au passé resurgissent. Ainsi, la peste a réapparu en 2019 dans une seule zone de sante de l’Ituri (nord-est de la RDC), celle de Rethy; on compte 28 cas, dont 10 décès..

Avec Lalibre.be

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RCA : proposition de loi organique de l’ÂNE adoptée par l’Assemblée nationale.

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hémicycle de l’Assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, 07 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ça y est ! L’Assemblée nationale vient de trancher.  Les députés viennent de voter majoritairement en faveur de texte de l’article 6 et 74 du projet de loi organique de l’ÂNE proposé par la commission élargie de l’Assemblée nationale.

 

Le gouvernement, dans son texte initialement soumis à l’Assemblée nationale, avait proposé dans l’article 6 neuf commissaires Électoraux , tandis que la commission élargie propose quant à elle 11.

Pour l’article 74, dans la version proposée par le gouvernement, il est dit : « À titre exceptionnel, les commissaires Électoraux en fonction au moment de l’entrée en vigueur de la présente Loi organique restent en place jusqu’à la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives ainsi que la production du rapport général, conformément à l’article 66 ci-haut. À l’expiration de ce délai, il est procédé au renouvellement total ». Or,  la commission élargie propose : «  Les nouveaux commissaires Électoraux désignés dès l’entrée en vigueur de la présente loi prêtent immédiatement serment et sont directement associés et participent de plein droit à la conduite des opérations électorales jusqu’à l’expiration du mandat des membres actuels de L’ÂNE ».

Cependant, à l’Assemblée nationale ce mardi 07 juillet, les députés se sont prononcés majoritairement en faveur des textes de loi proposés par la commission élargie de l’Assemblée nationale. Ce qui met fin définitivement à ce dossier polémique vieux de plus de 7 mois.

 

Anselme Mbata

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Dernière minute : vote de la loi organique de l’ÂNE, des centaines des jeunes manifestent dans la rue.

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fLes manifestants sur l’avenue des martyrs à hauteur de l’assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, 07 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après les 86 millions de francs CFA promis aux députés pour le vote en défaveur du projet de loi organique de l’ANE proposé par la commission élargie de l’Assemblée nationale, c’est le tour de la population de descendre dans la rue pour manifester leur mécontentement contre le jeu maffieux du gouvernement et de certains députés corrompus.

 

Mardi, 07 juillet, vers 9 heures du matin, des centaines des jeunes venus des différents quartiers de Bangui se sont réunis devant l’Assemblée nationale pour manifester leur mécontentement contre la corruption des députés par le gouvernement en vue d’un vote en défaveur de l’article 74 proposé par la commission élargie de l’Assemblée nationale.

Les manifestants, pour la plupart des jeunes, ont érigé des barricades sur l’avenue des martyrs  à hauteur de l’Assemblée nationale. Sur les pancartes en carton qu’ils ont brandies tout en poussant des cris de colère, les manifestants ont inscrit « non aux députés maffieux », « Non à l’article 74 pour le maintien du bureau actuel de l’ÂNE ».

Rappelons que ce mardi 7 juillet, les députés vont examiner le projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’autorité nationale des Élections (ÂNE), un organe pérenne, indépendant,  autonome et compétent en matière des élections générales en République centrafricaine. Mais d’ores et déjà, la majorité des députés et le gouvernement ne s’entendent plus, et la divergence  se situe au niveau de l’article 74, où le texte initial proposé par le gouvernement a été complètement remanié par une commission élargie de l’Assemblée nationale.

 

 

Anselme Mbata

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Les manifestants devant l'Assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Les manifestants devant l’Assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

RCA : vote de la loi organique de l’ÂNE, le gouvernement place 86 millions FCFA en jeu pour son rejet.

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Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, 07 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’examen du projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) promet d’être riche et intéressant en débat ce mardi 7 juillet 2020 à l’Assemblée nationale.

 

Ce mardi 7 juillet, le débat s’annonce houleux dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Les députés vont examiner le projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE), un organe pérenne, indépendant,  autonome et compétent en matière des élections générales en République centrafricaine. Mais d’ores et déjà, la majorité des députés et le gouvernement ne s’entendent plus, et la divergence  se situe au niveau de l’article 74, où le texte initial proposé par le gouvernement a été complètement remanié par une commission élargie de l’Assemblée nationale.

Dans ce projet de loi proposé par le gouvernement, l’article 74 stipule initialement: « À titre exceptionnel, les commissaires Électoraux en fonction au moment de l’entrée en vigueur de la présente Loi organique restent en place jusqu’à la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives ainsi que la production du rapport général, conformément à l’article 66 ci-haut. À l’expiration de ce délai, il est procédé au renouvellement total ». Or, au niveau de la commission élargie de l’Assemblée nationale, un consensus a été trouvé autour d’un autre texte de l’article 74 : «  Les nouveaux commissaires Électoraux désignés dès l’entrée en vigueur de la présente loi prêtent immédiatement serment et sont directement associés et participent de plein droit à la conduite des opérations électorales jusqu’à l’expiration du mandat des membres actuels de L’ÂNE ».

D’ailleurs, en septembre 2019, c’est sur cette divergence autour de  l’article 74 que le gouvernement avait retiré discrètement ce projet de loi du bureau de l’Assemblée nationale. Cependant, le mercredi 11 décembre 2019, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, interpellé par les députés,  avait justifié sa position en indiquant que « les modifications apportées par les élus de la nation dans ce projet de loi menacent l’indépendance de l’Autorité nationale des Élections ».

De retour à l’Assemblée nationale, cette proposition de loi organique de l’ÂNE faisait à nouveau l’objet d’un examen par la commission élargie avant de passer ce mardi au débat public en vue de son vote définitif par les députés. Mais selon les informations du CNC, ce lundi 6 juillet, au moins 86 députés ont été invités au domicile de l’honorable du septième arrondissement, le député Ndotizo. Sur place, le gouvernement promet à chacun des députés 1 million de francs CFA pour le vote en défaveur de ce projet de loi largement modifiée par la commission élargie de l’Assemblée nationale.

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma

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RCA : La jeunesse peul centrafricaine lance un appels préssant pour la cessation imediate des hostilités et au règlement de ces conflits

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arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

                                 Communiqué de presse de la jeunesse peule Centrafricaine

 

La jeunesse peul centrafricaine par la voix de son président ABOUBAKAR Bİ ZAFAROU    lance un appels  préssant  pour la cessation imediate des hostilités et au réglement de ces conflits qui ont de nature a exploiter la souffrance des vulnerables peuls centrafricains que certains personnes enrhumé dans differents parties politiques comme veulent en récuperer pour leurs faire une place dans les opinions publiques en vu d’explorer l’avenir incertaine de notre communauté comme Mr  Dahirou ZARNO qui n’a aucune famille en Centrafrique d’origine camerounaise, étudiant en Turquie qui est totalement déconnecté du terrain centrafricain et qui n’a  aucune qualité de representer  la jeunesse peule Centrafricaine  en  parlant  en son nom car il est répresentant d’un parti politique  pour les élections d’avenir malgré une faible representation de la communauté Centrafricaine  en  Turquie  .

La jeunesse peule inspire à la paix et demande au gouvernement et  aux groupes armés de respecté à la lettre les accords signés au Soudan pour  débarasser  la population Centrafricaine aux souffrances quotidiennes  qu’elle entraine de faire face. Dans ces contexes des situations sécuritaires  tendues  entre le gouvernement et les groupe armées n’est pas une solution pour evincer nos parents qui sont taxés par certaines comme des complices et d’autres comme des indécies.

Dans les groupes armée qu’il y’a certainement beaucoup de nos jeunes qui sont analphabetes, baucoups d’entre eux été aussi sans  une activité génératrice de revenue, certaines ont été forcé a l’exil en perdant tout leurs bétails  et d’autres ont été  entré volontairement dans les groupes armés pour défendre leurs parents pérsecutés ,  leurs soeurs   eventrées par les anti-Balakas et  dont l’élévage est la seule activité initiée a cette jeunesse peuls  car les gouvernemnts précédants n’ont pas pu mesurer les risques que  cela peuvent  constituer pour l’avenir de la République Centrafricaine.   İl est inadmissible de considére toute une communauté comme des énnemis de la nation,  les peuls ne sont énnemis des personnes comme l’a clairement affirmé le président Macron. ces derniers temps il y’a  eu des attaques attribuées aux élements des 3R  et des soupçons des tuerries des masses des éleveurs peuls Centrafricains attribuées aussi  aux forces armés Centrafricaines,  la jeunesse peule demande aux autorités compétentes de procéders aux enquettes pour faire toute  la lumiére pour ces malheueux evenemts.

La jeunesse peule constate aussi avec beaucoup  d’étonnement les amalgames conduisants a des arrestations des jeunes et d’autres sujets peuls sous des soupçons d’être en connivence avec les 3R et l’UPC cette pratique est dangereuse qui peut donner raisons aux discours de certains prétendants protecteurs de la communaut, des éleveurs peuls ionnocents qui n’aspirent  qu’a la paix et à l’exercice de leurs activté d’elevage dans la sérinité. La jeunesse peule Centrafricaine demande aux gouvernements de faciliter la libération des peuls arretés. Et d’attirer l’attention de force de l’ordre aux arrestations non fondées. Et cette meme jeunesse demande aux gouvernements et aux 3R de dialoguer a fin de d’apaiser la tension .

 

                                                                                                          ABOUBAKAR Bİ ZAFAROU   

                                                                                       Répresentant de la jeunsse peul Centrafricaine (JPC)

            Bangui,le 06 juillet 2020

 

 

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 40  nouveaux cas du covid-19.

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Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.

 

Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ).  Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 40  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 05 à 82 ans  . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre mille-neuf  (4009) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce lundi 06 juillet 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 06 juillet 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quarante)40) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (25  ) et féminin (15  ). Leur tranche d’âge varie de 05 à 82  ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 04 juillet 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les quarante (40) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 01, et les cas à transmission locale au nombre de 39.

A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de quatre mille neuf (4009) dont 948 guéris et 51 décès  (08 en milieu hospitalier et 43 en milieu extra hospitalier).

Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.

 

Anselme Mbata

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RCA : message aux Pionniers et Pionnières du parti PDCA pour la remobilisation

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Logo officiel du parti PDCA

 

PIONNIERES,

PIONNIERS,

 

En 2016, nous étions très attentifs aux premiers actes politiques de début de mandat du Président de la République;

En 2017 et 2018, suite à nos incertitudes, inquiétudes, doutes et interrogations, nous avons lancé des alertes, exprimé des prises de positions et formulé des alternatives qui ont été incomprises ou non acceptées. Mais nos incertitudes, inquiétudes et doutes sont fondés en cette année 2020, à cause des réalités socio-politiques de l’heure.

En 2019, nous avons observé un silence politique, synonyme d’un congé sabbatique, lequel est actuellement prolongé par les circonstances de la pandémie de coronavirus.

 

Compte tenu de l’insécurité qui a énormément limité ou empêché la mobilité et qui est devenue un fonds de commerce politique, nous avons décidé que les Bureaux des Organes de Base, qui devraient être renouvelés, restent en place et que les activités du Parti à la base soient réduites ou limitées pour ne pas exposer inutilement les Pionnières et Pionniers à certains risques. Ces mesures restent valables jusqu’à la tenue de l’Assemblée Générale Extraordinaire qui sera convoquée, dès que les contraintes sanitaires seront levées.

 

Dans l’attente du retour à la normalité politique et sociale, j’exhorte chaque Pionnière et chaque Pionnier à individuellement se remobiliser et faire une sensibilisation de proximité pour une inscription massive sur la liste électorale actuellement en cours et de se préparer en conséquence pour la prochaine Assemblée Générale Extraordinaire. Pour la réactualisation du registre des adhésions au Parti, je demande à celles et ceux qui ont déjà choisi d’autres familles politiques, de remettre leurs cartes d’adhésion et les documents de base en leur possession au Siège du Parti, sis Espace KONA, montée de Boy Rabbe.

 

J’exprime, au nom du Parti, les sincères et profondes condoléances aux Pionnières et Pionniers qui ont été éprouvés durant ce congé sabbatique et annonce qu’une veillée symbolique sera organisée à la mémoire des Pionnières et Pionniers disparus ces derniers moments.

 

Dans l’attente, mes considérations pionnières.

JUILLET 2020                                                                         WAFIO  JEAN  SERGE

                                                                                                                         PRESIDENT DU PDCA

 

                                                                                                                                                                                                     

Jean Ping constate “la vacance de pouvoir au sommet de l’État” gabonais

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Jean Ping constate “la vacance de pouvoir au sommet de l’État” gabonais

Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposant gabonais Jean Ping a déclaré samedi que le président Ali Bongo Ondimba est dans “l’incapacité manifeste” de s’acquitter de ses fonctions et que la nation est désormais dirigée par une “bande” menée par la Première dame Sylvia Valentin Bongo.

M. Ping, 77 ans, a fustigé Mme Bongo comme étant à l’origine du projet de loi sur la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon./////////////.

“Les Gabonais ne veulent pas de cette dépénalisation de l’homosexualité”, a déclaré l’ancien président de la Commission de l’Union africaine qui continue de se déclarer “président élu” du Gabon, près de quatre ans après le scrutin qui l’avait opposé au fils du défunt président Omar Bongo Ondimba en août 2016./////////////.

Pour lui, le projet de loi sur la dépénalisation n’est qu’une tentative de “distraction” pour détourner l’attention de “la vacance de pouvoir au sommet de l’État” causée par l’accident cardio-vasculaire qui avait frappé le chef de l’État gabonais en 2018 lors d’une visite en Arabie Saoudite./////////////.

La déclaration de M. Ping, qui a été diffusée sur Facebook, intervient quelques jours seulement après que le parlement contrôlé par le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir ait voté la dépénalisation de l’homosexualité, moins d’un an après que le même PDG en ait fait un crime./////////////.

“Les parlementaires du PDG n’ont rien à faire de la volonté du peuple”, a déclaré M. Ping, soulignant qu’il est temps de “mettre fin à cette imposture qui n’a que trop duré”./////////////.

Dans un langage à peine voilé, l’ex-diplomate a validé les rumeurs qui circulent au Gabon selon lesquelles Mme Bongo serait en train de préparer l’installation au pouvoir de son fils Noureddin Bongo Valentin./////////////.

Au début de l’année, le jeune homme avait été promu au rang de “coordinateur général des affaires présidentielles” du Gabon, malgré un parcours professionnel que de nombreux détracteurs jugent squelettique./////////////.

“La bande à Sylvia”, a dit M. Ping, s’autorise à “agir au nom d’Ali Bongo Ondimba” pour une “destructuration des fondements de la société” gabonaise. L’objectif, selon M. Ping, est de se positionner comme le seul rempart éclairé dans un Gabon en retranchement obscurantiste./////////////.

Il interpelle donc les amis du Gabon à aider le pays “à ne pas sombrer dans le chaos”./////////////.

La solution, pour lui, est de “retirer” cette “loi scélérate”, a-t-il ajouté, empruntant une expression déjà utilisée par le clergé gabonais qui est farouchement opposé à la dépénalisation des rapports homosexuels./////////////.

Aucune réaction des autorités gabonaises n’a été immédiatement disponible.

Avec VOA
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Dispersion d’une marche contre le nouveau président de la Commission électorale congolaise

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Dispersion d’une marche contre le nouveau président de la Commission électorale congolaise

Bangui ( République centrafricaine ) – Une manifestation contre le nouveau président controversé de la très stratégique commission électorale en République démocratique du Congo a été dispersée par la police samedi à Kinshasa.

Quelque centaines de manifestants avaient répondu à l’appel de plusieurs mouvements citoyens pour dire “non au choix de Ronsard Malonda”, actuel secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)./////////////.

L’opposition accuse l’équipe sortante de la Céni, dont M. Malonda, de fraude lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2018./////////////.

Les manifestants ont lancé des appels en faveur d’une Céni apolitique. Encadrés par la police, ils ont marché sur cinq kilomètres, jusqu’au siège du Parlement avant d’être dispersés, après l’emploi de gaz lacrymogènes./////////////.

Plusieurs personnes ont été brièvement interpellées./////////////.

Le fonctionnaire proposé pour diriger la commission électorale suscite une controverse en RDC /////////////.

Les manifestants n’avaient pas demandé d’autorisation pour leur rassemblement, a déclaré le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo, en affirmant que “la police a encadré la manifestation d’une façon très professionnelle”./////////////.

Le choix de M. Malonda a été validé jeudi par l’Assemblée nationale. La nomination officielle dit être faite par le président Félix Tshisekedi./////////////.

La Céni est accusée par l’opposition d’avoir “fabriqué” des résultats en décembre 2018, en proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle, et les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement./////////////.

Le chef de l’État a demandé que le choix d’un nouveau président de la Céni “soit conduit dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles”, selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi./////////////.

Le président a ajouté qu’il veillerait “personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout”. Les prochaines élections sont prévues en 2023./////////////.

Le propre parti de Félix Tshisekedi, l’UDPS, a prévu une marche contre le choix de M. Malonda le jeudi 9 juillet./////////////.

Les Églises catholique et protestante, des organisations de la société civile et les regroupements politiques d’opposition ont également rejeté le choix de M. Malonda.

Avec AFP/VOA

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sept blessés dans l’explosion d’une voiture piégée

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Somalie: sept blessés dans l’explosion d’une voiture piégée

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins sept personnes ont été blessées samedi par l’explosion d’une voiture piégée, interceptée par la police à une entrée du port de la capitale somalienne Mogadiscio, a-t-on appris de source policière.

La tentative d’attentat a été revendiquée par les islamistes shebab, qui poursuivent leur offensive contre l’Etat somalien et ses soutiens internationaux./////////////.

“Un kamikaze a tenté de frapper un poste de police à l’entrée du port, mais les forces de sécurité ont ouvert le feu et l’ont abattu, provoquant l’explosion du véhicule”, a expliqué un policier Abdukadir Ahmed./////////////.

“Deux policiers et cinq civils ont été blessés”, a-t-il ajouté. /////////////.

Selon des témoins, les policiers ont fait feu sur la voiture après que son chauffeur eut refusé de s’arrêter à un check-point./////////////.

Les attentats à la bombe sont assez fréquents à Mogadiscio, mais leur rythme s’est notablement ralenti ces derniers mois./////////////.

Toujours samedi, une bombe a explosé à Baidoa, à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio./////////////.

“L’engin était dissimulé dans une boutique proche d’un poste de contrôle des forces de sécurité”, a affirmé Muqtar Isak, un policier, qui a fait état d’un bilan de cinq morts, deux policiers et trois civils./////////////.

Cet attentat a également été revendiqué par les shebab./////////////.

La Somalie a plongé dans le chaos après la chute du régime militaire du président Siad Barre en 1991, suivie d’une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des Shebab./////////////.

Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom)./////////////.

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont perdu l’essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales, d’où ils mènent leurs opérations./////////////.

Le groupe État islamique (EI) est aussi actif en Somalie.

Avec AFP/VOA

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RCA : l’Union européenne organise un deuxième Pont aérien Humanitaire en coopération avec les services logistiques du PAM et le Réseau Logistique Humanitaire.

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Image de l’avion transportant le deuxième don humanitaire européen . CopyrightUE-RCA.

Communiqué de presse

 

Bangui, 4 juillet 2020

 

L’Union européenne (UE) a organisé une deuxième opération du Pont aérien Humanitaire de l’UE à destination de Bangui, cette fois-ci en coopération avec les services logistiques du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) et le Réseau Logistique Humanitaire. Cette coopération a permis d’acheminer 32 tonnes d’équipement et de matériel médical pour le compte d’organisations humanitaires afin d’assister le pays dans sa lutte contre le coronavirus qui affecte sévèrement l’ensemble de la population.

L’UE avait débuté ses opérations de pont aérien européen le 8 mai 2020, avec l’envoi de trois avions en République centrafricaine (RCA), transportant un total de 40 tonnes de fret humanitaire et quelques 60 travailleurs humanitaires issus de diverses ONG. Cette opération a été menée en étroite coopération avec la France dans l’esprit «Team Europe» (équipe d’Europe), et a été rehaussée de la présence de M. Janez Lenarčič, Commissaire européen chargé de la gestion des crises.

« Dans le cadre de sa participation à la lutte au niveau mondial contre le coronavirus, l’UE s’est donnée comme objectif de répondre aux défis de l’approvisionnement d’intrants médicaux spécifiques, en organisant des ponts aériens humanitaires. Ce deuxième arrivage de fret médical en RCA donnera les moyens à la communauté humanitaire de venir en aide aux personnes vulnérables et qui sont les plus à risque face à la pandémie de Covid-19 qui affecte le pays », a indiqué Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE en RCA.

Outre cet appui logistique, l’UE finance à ce jour 15 programmes d’urgence pour un montant total de 17,7 millions d’euros en RCA. Ce financement vise à apporter une aide vitale aux personnes les plus vulnérables et à répondre aux besoins les plus aigus. Depuis 2014, la République centrafricaine a reçu plus de 770 millions d’euros d’aide humanitaire de l’UE et des États membres.

Outre l’aide humanitaire, l’UE a mobilisé plus de 30 millions d’euros en faveur de la lutte contre le coronavirus dans le pays au moyen de ses différents instruments, dont le fonds fiduciaire Bêkou. Ce financement permet de répondre aux besoins immédiats constatés en République centrafricaine dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement, et l’économie.

 

Contexte

À propos de la protection civile et de l’aide humanitaire de l’UE

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

Le service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne porte assistance à des millions de victimes de conflits et catastrophes chaque année. Depuis son siège à Bruxelles, et son réseau mondial de bureaux locaux, l’UE porte assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

 

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Pour en savoir plus sur l’aide humanitaire de l’UE :

 

RCA : Azur Centrafrique, entre faillite et pillage, le DG Grella Mpoko sur la sellette.

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Bangui, République centrafricaine, 04 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ancien Directeur général de la  Société centrafricaine de télécommunication, monsieur Grella Mpoko a été nommé contre toute attente en janvier 2019 Directeur général de la société de téléphonie mobile Azur Centrafrique  . 8 mois plus tard, la société tombe en faillite, et elle n’est plus en mesure de régler ses dettes par négligence, et le syndicat du personnel, de son côté,  parle de faute de gestion des dirigeants, en particulier celle du DG Grella Mpoko.

 

Dans une requête  adressée au ministre de la Justice en date du 25 mai 2020, la délégation conjointe représentant le personnel de la société Azur Centrafrique avait sollicité auprès du ministre l’établissement d’une note interdisant toutes personnes d’accéder aux sites de Bangui comme de province de la société Azur Centrafrique sans une autorisation légale, et ce, dans le cadre de la vigilance sur la protection des biens restants de ladite société déjà en faillite.

Même si le contenu de cette requête paraît étrange pour les Centrafricains lambda, celle-ci a pourtant sa raison.

En effet, dans les mois passés, les délégués du personnel avaient constaté que le DG GRÊLA MPOKO avait récupéré à titre personnel un générateur sur le site de la société Azur du quartier  yapélé qu’il a par suite réussi à vendre.  Il s’est buté par contre sur le site du quartier  ben-Zvi et de la ville de Bossangoa pour le même forfait grâce à l’opposition farouche des gardiens locaux. Cependant, le DG, toujours dans son élan, va poursuivre sa chasse sur le site de Boda où il a réussi à emporter le générateur à bord d’un pick-up bleu immatriculé DV 574 BG.

Dans la même période, alors que la famille BELEKA a scellé les bureaux de la direction générale pour des loyers non payés, le DG GRELA MPOKO va donc harceler le représentant de ladite famille pour soustraire dans le dépôt les DBS d’extension afin de pouvoir le vendre. Mais pourquoi le DG GRÊLA MPOKO s’acharne-t-il ainsi sur les biens restants de la société Azur alors que des repreneurs potentiels se seraient signalés pour tenter de sauver l’entreprise en faillite depuis quelques mois ?

D’après notre bureau d’investigation qui a pu mener ses propres enquêtes, le DG GRELA MPOKO est sans doute le dirigeant de fait. Par sa faute de gestion, Azur Centrafrique se retrouve aujourd’hui dans cette situation.

En effet, selon notre enquête, depuis sa nomination comme directeur général d’Azur Centrafrique en janvier 2019, l’homme n’a versé aucun salaire au personnel durant 8 mois, encore moins payer les factures de la SODÉCA (Société des eaux en Centrafrique ). Même l’électricité a également été frauduleusement branchée, car celle-ci avait été coupée faute des factures non payées alors que la société, selon notre enquête, faisait une recette de 100 000 francs CFA par jours grâce à la connexion internet et la vente des crédits de communications. Là aussi, notre enquête a démontré que même la somme encaissée n’avait pas été comptabilisée par le service de la trésorerie, car le DG  Grella Mpoko, et son homme de main monsieur Wholamoko Kpekemoko Vivien Paterne qui ont procédé eux-mêmes au recouvrement des créances chez les grossistes communément appelés dans leur jargon les « Dealers ».

Mais la chose étonnante dans cette affaire, c’est le recrutement illégal de 37 agents par le DG Grella Mpoko, et ce,  malgré la situation financière catastrophique de la société Azur à cette époque. Incroyable que cela puisse paraitre, parmi les 37 nouveaux agents recrutés, tous sont des proches familles du DG Grella Mpoko, ou encore ses hommes de main à la SOCATEL quand il fut son DG.

D’ailleurs, à cause du non-paiement de sa dette, la banque BSIC avait procédé à une saisie des équipements téléphonique d’azur qu’elle a eu à démonter en mettant la société hors service. Après toute discussion au niveau du Gouvernement, la banque BSIC a pu restituer ces équipements, mais  il s’est posé un problème de leur réinstallation, car ils ont été démontés d’une manière sauvage, où l’équipementier HUAWEI qui avait installé au début a demandé une grosse somme d’argent à azur pour réinstaller à nouveau et remettre les équipements en service.

Sans doute, la nomination de Monsieur Grella Mpoko à la tête d’Azur est le catalyseur de la faillite de cette société de télécommunication mobile, pourtant très apprécié par ses abonnés pour ses qualités de réseaux mobiles.

Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir pour quelle intention le DG Grella Mpoko s’active pour vendre illégalement les restes des équipements de la société Azur ?

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

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RCA : violence policière et abus d’autorité, un officier de la police en garde à vue à l’OCRB.

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Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 04 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Il s’appelle Paulin Odjo, alias Bozozo dit saboteur. Il est lieutenant de la police nationale détaché au commissariat du cinquième arrondissement de Bangui. Interpellé au quartier Fouh ce vendredi dans la soirée, l’homme est actuellement incarcéré à la brigade de l’Office Central de la Répression du banditisme (OCRB). Une enquête administrative a été ouverte, et l’homme pourrait faire face à des sanctions disciplinaires qui peuvent aller jusqu’à sa radiation dans le corps de la police nationale.

 

Vendredi 03 juillet 2020, aux environs de 16 heures, au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui, une intervention musclée  des agents de la police nationale avait tourné au soulèvement populaire spontané des habitants dudit quartier qui ont immobilisé durant près d’une heure un véhicule d’intervention de la police.

 

Du contrat des travaux non exécutés aux chasses à l’homme

En effet, selon les premiers éléments d’informations recoupés sur le lieu de la scène, monsieur Paulin Odjo, lieutenant de la police  détaché au commissariat du cinquième arrondissement comme commandant d’unité, aurait contacté un jeune de son quartier dénommé Charles Doui pour des petits travaux à son domicile du quartier Fouh. Suite à leur entretien, il lui a remis une somme de 3000 francs CFA. Or, ce que le commandant Odjo ne savait pas, le jeune Charles travaille encore sur un chantier au quartier PK10, et il doit  nécessairement le finir avant de démarrer celui du domicile du commandant. Ainsi, plusieurs jours sont passés, et le jeune Charles n’a pas  fait de signes de sa présence au commandant Paulin Odjo qui décide finalement de mettre la main sur lui.

 

De la chasse à l’homme à la violence policière

Durant plusieurs jours, le lieutenant Odjo s’active jour et nuit pour rechercher le jeune Doui partout, mais il est introuvable. D’ailleurs, dans sa recherche, ce mercredi 02 juillet, il s’est trompé du domicile du suspect pour pénétrer avec ses éléments de la police  chez un colonel des eaux et forêts vers 4 heures du matin au quartier Fouh. Or, ce vendredi 3 juillet, alors que le commandant se trouvait encore au bureau au commissariat du cinquième arrondissement, son épouse, de passage, avait repéré le jeune Charles Doui dans un débit de boisson de traite non loin du domicile de maître Nicolas Tiangaye au quartier Fouh. Aussitôt, elle signale à son mari Odjo qui n’hésite pas à débarquer avec ses éléments de polices sur le lieu indiqué. Plusieurs clients ont été plaqués au sol, mais le jeune Charles  n’était pas parmi eux. Il se trouvait dans un petit coin bien caché. Avec insistance des autres, il s’est finalement présenté au lieutenant Odjo qui l’a immédiatement menotté et plaqué au sol.

 

De la violence policière au soulèvement populaire

Aussitôt que le jeune Charles est menotté et plaqué au sol,  le commandant Paulin Odjo aurait ordonné à ses éléments de le tabasser copieusement malgré la présence d’une foule des badauds  qui n’hésitait pas à intervenir pour calmer les policiers. Personne ne savait pourquoi il subissait un tel traitement public, mais il était grièvement blessé. Au moment de son transfert au commissariat, la foule s’interpose et bloque le passage du véhicule de la police. Durant près d’une heure, la foule maintient sa position et ordonne l’arrestation du lieutenant Paulin Odjo.

Le ministre de l’intérieur, informé de la nouvelle, a dépêché sur place une équipe d’intervention de la police qui a procédé à l’arrestation du lieutenant Odjo qui est actuellement en garde à vue à l’OCRB.

 

Sanction disciplinaire ou radiation ?

Après son arrestation, le lieutenant Paulin Odjo pourrait faire face à des sanctions disciplinaires qui pourraient aller jusqu’à sa radiation dans le corps de la police nationale.

Pendant ce temps, le jeune Charles Doui, victime de cette violence policière, il a été transféré à l’hôpital communautaire. Grâce au soutien du commissaire du cinquième arrondissement, des frais médicaux et d’intervention ont été pris en charge rapidement.

Il faut souligner au passage le courage de certains jeunes du quartier Fouh, particulièrement  au comédien Gbavini. Grâce à eux, le lieutenant Paulin Odjo et ses éléments n’ont pas été lynchés par la foule qui était plus agressive.

 

Anselme Mbata

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CENTRAFRIQUE : À L’APPROCHE DE L’ÉCHÉANCE DU QUINQUENNAT, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EST-IL ENCORE LE MAÎTRE ABSOLU DE SON DESTIN POLITIQUE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 04 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la promulgation de la loi électorale, lAutorité Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel chargé de gérer les opérations électorales a établi un chronogramme fixant le premier tour des élections présidentielles et législatives au 27 décembre 2020. À cinq (5) mois du rendez-vous électoral fatidique, lAutorité Nationale des Élections a capitalisé un retard considérable né de difficultés sécuritaires, financières, techniques, matérielles et logistiques présageant au demeurant un glissement du calendrier électoral.

 

Suite aux innombrables tentatives de modification de la constitution uniquement dans le but de proroger le mandat du président de la république ainsi que des parlementaires, les sages de la Cour constitutionnelle ont tranché en faveur d’une concertation nationale en excluant expressément la possibilité d’une transition. Visiblement intenable, l’Autorité Nationale des Élections s’active par l’enrôlement bien que tardif des électeurs en vue d’établir et d’actualiser le fichier électoral.

Convaincu du glissement inévitable du calendrier électoral, la classe politique centrafricaine se met en ordre de bataille en attendant la convocation de la présidence de la république à la grande concertation nationale sensée garantir la stabilité politique du pays au delà du délai constitutionnel. La grande inconnue de cette concertation nationale est l’avenir du président de la république devenu illégitime qui n’aura aucun mérite ni de bilan à vanter ou à défendre.

Face à cette situation à équation variable, le citoyen lambda s’interroge :

Le président de la république est-il encore le maître absolu de son destin ? Devant le rejet de la notion de « transition » et à l’issue de la concertation inclusive souhaitée par la Cour constitutionnelle, quel est le vocable adapté pour qualifier la période de glissement du calendrier électoral ? Quels seront les critères de désignation de la personnalité qui dirigera cette période ? S’agira t-il d’un premier ministre issu de la société civile, de l’opposition démocratique ou imposé par la communauté internationale ? S’agira t-il d’un gouvernement de large ouverture ou d’union nationale ? Le président qui dirigera cette période que je n’ose qualifier de « transition » pourrait-il être candidat aux prochaines élections présidentielles ? Si le président de la république s’impose pour diriger cette période consensuelle, quelles seront les conditions politiques à lui imposer ? Quels seront le sort et l’avenir des parlementaires de la sixième législature tant imbibés dans la haute mafia ?

Le voyage inopiné et télécommandé de certaines personnalités politiques centrafricaines au Congo Brazzaville malgré la fermeture de nos frontières aura t-il des impacts ou empruntes sur le processus ? La diplomatie sous régionale à travers le médiateur de la crise centrafricaine a t-elle tranché sur le sort du président au lendemain du 30 mars 2021 ?

Devant l’évidence du risque de dépouiller le président de la république de la majorité de ses pouvoirs, la notion de l’inconnu, de l’imprévisible voire du fatalisme l’idéal serait de ne pas se représenter aux prochaines élections présidentielles car il n’a aucun mérite, ni de bilan crédible et disponible pour justifier le mandat en dépit des milliards déversés par la communauté internationale.

Pour finir, nous constatons avec amertume que le pouvoir n’a pas vu le temps passé car surpris par le chrono qui s’égrène. Il est urgent et également important de rappeler que le pays de Boganda souffre actuellement des conséquences de mauvaise élection organisée pour les besoins de la cause en 2015. Aujourd’hui, les données se sont dégradées avec la « caporalisation » des groupes armés rendant hypothétique l’enrôlement des électeurs en trois semaines. Nous avons également une sérieuse crainte que cette transition ne sera une solution adéquate à la crise centrafricaine car elle permet en filigrane de remettre en cause nos acquis démocratiques. Cette concertation inclusive sous forme de mini conférence nationale si elle est sincère permettra véritablement d’extirper le mal centrafricain et définir une base saine pour une réelle émergence politique et économique en vue de son développement.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 3 juillet 2020.

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 95  nouveaux cas du covid-19.

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Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique ).  Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 95  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 02 à 68 ans  . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  trois mille neuf-cent dix-huit (3918) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce vendredi 03 juillet 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 03 juillet 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quatre vingt-quinze )95) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (59  ) et féminin (36  ). Leur tranche d’âge varie de 02 à 68  ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 02 juillet 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les quatre-vingt-quinze (95) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 01, et les cas à transmission locale au nombre de 94.

A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de 3918 dont 859 guéris et 48 décès (08 en milieu hospitalier et 40 en milieu extra hospitalier).

Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Abandon de l’enquête sur l’attentat qui a tué Habyarimana

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L’ancien président Juvenal Habyarimana en 1990

 

Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). La cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu rendu dans l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président rwandais qui allait déclencher le génocide au Rwanda

 

Le 21 décembre 2018, les juges antiterroristes chargés du dossier, avaient indiqué n’avoir pas suffisamment de charges pour renvoyer aux assises neuf membres ou anciens membres de l’entourage de Paul Kagame.Pour Gerd Hankel, expert en droit international à l’Institut pour la recherche sociale de Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, “avec ce non-lieu, on ne saura peut-être jamais, qui a été l’auteur de cet attentat déclencheur de ce génocide” qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU, principalement dans la minorité tutsi.

Rappel des faits

Le 6 avril 1994, l’avion transportant Juvénal Habyarimana, un Hutu, et le président burundais Cyprien Ntaryamira avait été abattu pendant sa phase d’atterrissage à Kigali par au moins un missile. Les enquêteurs français, saisis en 1998 après la plainte des familles de l’équipage, ont longtemps privilégié la responsabilité des rebelles tutsi menés par Paul Kagame avant de s’orienter un temps – et sans davantage aboutir – vers une implication d’extrémistes hutus, soucieux de se débarrasser d’un président trop modéré à leurs yeux.

 

Un pourvoi en cassation

Les avocats des familles des victimes de cet attentat ont fait appel de la décision de justice, espéraient que la justice ordonne la réouverture des investigations afin de se faire communiquer un rapport de 2003 du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui attribuait la responsabilité de l’attaque au clan Kagame.

Me Philippe Meilhac, l’avocat de la veuve Agathe Habyarimana, a dénoncé une “chape de plomb” et “une connotation politique omniprésente” dans ce dossier, citant en exemple les dernières déclarations de Paul Kagame.

 

Par : DW français

L’élection présidentielle fixée au 11 avril 2021 au Tchad

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Idriss Deby, le Président du Tchad

 

Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Au Tchad, l’élection présidentielle a été fixée au 11 avril 2021 et les législatives au 24 octobre de la même année.

C’est le chronogramme provisoire des élections rendu public par la CENI (la Commission électorale) et le CNDP (Le cadre national de dialogue politique), après un ultimatum d’une semaine donnée par le maréchal Idriss Deby.

Selon le président de la CENI, Koddi Mahamat Bam et Felixe Niyalbaye, président du CNDP, qui est par ailleurs chef de file de l’opposition, ce nouveau chronogramme fait l’objet d’un consensus. Le processus comprendra la révision du fichier électoral. Si la majorité présidentielle se réjouit de ce chronogramme, Brice Guedmbaye, coordonateur général de l’opposition a déclaré qu’ils auraient voulu que les législatives se tiennent avant la présidentielle. Il a émis des doutes quant à la transparence du processus électoral. La législature actuelle a été mise en place depuis 2011 avec un mandat prorogé à plusieurs reprises.

 

Par : DW Français

RCA : braquage des commerçants de Paoua par les 3R, 4 motos et des marchandises emportées.

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Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

Bocaranga, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits criminels se sont produits ce vendredi matin dans la commune de Ndjim, située à 37 kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga sur l’axe Ngaoundaye. Les assaillants, identifiés formellement comme des rebelles de 3R du sulfureux Abass Sidiki, auraient emporté à leurs victimes 4 motos et des lots des marchandises.

 

Selon les premiers éléments d’information obtenus auprès de l’une des victimes jointes au téléphone par la rédaction depuis Bocaranga, c’est au moment de leur retour à Paoua ce vendredi 03 juillet qu’elles seraient tombées dans le guet-apens tendu par les assaillants au niveau de la commune de Ndjim, située à 37 kilomètres de Bocaranga, avant d’être transférée immédiatement au croisement de Létélé, situé à 20 kilomètres sur l’axe Bocaranga.

Les victimes, au nombre de 4, sont toutes des commerçants de Paoua en provenance du marché frontalier de Mbaïmboum. Ils ont été interceptés par les assaillants aux environs de 8 heures au moment de leur retour à Paoua. Leurs marchandises, ainsi que leurs motos ont été emportées par les 3R qui contrôlent désormais tous les grands axes menant depuis Bocaranga vers Bouar, Ngaoundaye, Bozoum et Paoua aux grandes dames des forces armées centrafricaines et de la Minusca qui tentent difficilement de les neutraliser.

Rappelons que dans la nuit du jeudi à vendredi 03 juillet, ces mêmes rebelles de 3R ont fait des tirs à l’arme lourde et légère sur les quartiers périphériques de Bozoum avant de quitter la zone deux heures plus tard sans avoir confronté les soldats de l’armée nationale.

 

Arlette Maïguélé

Copyright2020CNC

Le mouvement 3R : entre stratégie et manipulation, Abass Sidiki ne contrôle plus rien.

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Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Initialement créé en 2015 dans le but d’assurer soi-disant « la protection de la communauté peule » contre les multiples attaques des miliciens Anti-Balaka, le mouvement 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) est devenu au fil du temps un outil politique et stratégique aux mains d’une puissance invisible. Abass Sidiki, son Président fondateur, ne contrôle plus rien, et toues les stratégies militaires et de communication de son mouvement sont désormais gérées par une puissante cellule en dehors du cercle des décideurs de  3R.

Et ce n’est pas tout.

 

Parmi les groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) qui font de plus en plus parler d’eux durant les derniers mois, celui du mouvement  3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), dirigé par son chef d’État major, l’autoproclamé général « Abass Sidiki », par ailleurs conseiller spécial du Premier ministre Firmin Ngrébada.

 

Le 3R, un groupe des bandits devenu politico-militaire

Devenu au fil du temps deuxième groupe armé en termes de puissance militaire après celui de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par un autre autoproclamé général d’armée Ali Darassa, le mouvement 3R, dont la zone d’exactions couvre toutes les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de la Mambéré-Kadéi, n’est plus considéré comme un groupe des malfrats coupeurs de route, mais plutôt comme un groupe politico-militaire par les autorités centrafricaines, alors que 4 ans auparavant, celui-ci visait principalement le retour des Peuls avec leurs troupeaux et leurs familles, et le rétablissement de leurs droits, ainsi que de leurs propriétés.

En mars 2019, après la signature de l’accord de paix de Khartoum le 6 février 2019, son Président fondateur, l’autoproclamé général Abass Sidiki alias Bi Sidi Souleymane a été nommé par décret présidentiel Conseiller spécial du Premier ministre en charge des unités spéciales mixtes de sécurité de la région nord-ouest,  et ses représentants ont également été nommés dans le gouvernement de Firmin Ngrébada. Des postes stratégiques qui avaient permis au chef rebelle Abass Sidiki et son mouvement 3R de hisser au sommet de la hiérarchie politique et militaire en République centrafricaine. Mais ce nouveau positionnement stratégique du mouvement 3R n’est pas un fruit du hasard. Selon plusieurs experts militaires centrafricains , c’est un jeu politique conçu en vue des prochaines élections du décembre prochain. Et ce n’est pas faut, affirment des sources diplomatiques africaines.

 

Une stratégie de communication à la loupe

Alors qu’avant 2020, tous les communiqués  et déclarations de 3R sont rédigés en manuscrit sur des bouts de feuilles des cahiers scolaires comme dans les années 1960, avec une écriture à la primaire. Mais bizarrement, depuis 2 mois, après le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki le 13 mai dernier,  tous les déclarations et communiqués de 3R se font désormais sur ordinateur. Ce qui provoque d’énormes doutes au sein de la communauté nationale et internationale. Or, selon des sources proches du mouvement 3R, tous les communiqués de Sidiki Abass seraient rédigés désormais par l’un de leurs représentants à Bangui. Mais qui est cet invisible  représentant de 3R à Bangui que personne ne le connaît ?C’est  la principale interrogation que tout le monde se la pose. Toutefois, en lisant ces communiqués, on aperçoit immédiatement que ceux-ci ne sont qu’une manipulation de l’opinion de plus, exactement comme on a vu récemment avec la propagation des rumeurs faisant croire à l’opinion publique l’assassinat du chef rebelle Abass Sidiki par les Casques bleus de la Minusca.

 

Le3R, une marionnette à la solde du pouvoir

Si aujourd’hui le 3R, avec ses moyens militaires limités  attaque simultanément les bases et les patrouilles des forces armées centrafricaines, mais également des Casques bleus de la Minusca, tout en terrorisant au passage les populations de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, et ce,  à quelques jours du lancement des opérations d’enrôlement des électeurs, tout porte à croire définitivement que le 3R joue désormais la carte du pouvoir, et le chef rebelle Abass Sidiki, déclaré pour mort par les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA,  ne contrôle plus rien. D’ailleurs, sa stratégie est pilotée depuis la capitale Bangui par un groupe que CNC croit déjà identifié.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique

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Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Presque chaque jour dans une certaine presse, celle qui confond sensation et information, il est question de mercenaires qui prépareraient un coup d’état pour déstabiliser le pays. Mais en fait, quest-ce quun mercenaire ? Quelle différence avec les militaires ? Qui sont les militaires et qui sont les mercenaires en Centrafrique ?

 

Un mercenaire n’est pas un militaire, il n’appartient pas à une armée régulière. Il ne porte pas le treillis que portent les militaires de son pays. Un mercenaire n’est pas le soldat d’une armée, c’est un civil qui porte des armes, spécialement recruté pour une mission et pour une période déterminée. Il se vend au plus offrant, peu importe la cause. Un mercenaire travaille pour lui, à son profit, ou pour les sociétés privées spécialisées.

Un militaire, quant à lui, appartient aux forces armées nationales, dont il porte l’uniforme, et il se conforme à leurs statuts. Au pays de Boganda, aujourd’hui, les militaires sont les FACA, les soldats de l’EUTM, de la Minusca et du DETAO. Leurs missions sont clairement définies au profit de la RCA, leurs effectifs sont connus à l’unité près et communiqués au gouvernement. Les légionnaires français dont on parle tant sont des militaires de l’armée française, ce ne sont donc pas des mercenaires.

Mais alors qui sont les mercenaires en Centrafrique ? Où sont-ils ?

Croyez-vous que les Russes en armes que vous croisez en RCA soient des militaires et qu’ils appartiennent à des unités de l’armée russe ? Non. Ce sont des civils, anciens militaires pour certains, qui appartiennent tous à la société privée spécialisée Wagner.

La société Wagner n’est autre qu’une société de mercenariat qui profite de la terre de Boganda. Ils sont aussi en Libye et en Syrie. Ceux qui étaient présents au Soudan viennent d’arriver à Berengo car ils gênent la diplomatie soudanaise. Que viennent faire tous ces mercenaires présents à l’intérieur de nos frontières ?

Ces mercenaires à la solde de Wagner vont de pays en pays pour combattre ou plutôt déstabiliser les pays dans lesquels ils se trouvent. Dans quel but ?

Force est de constater que la Centrafrique attire par ses richesses toutes sortes d’individus ou de sociétés avides de s’enrichir. Quoi de mieux que de venir en RCA piller les ressources de diamants, d’or. Facile pour des mercenaires qui ne sont pas des combattants légaux comme les militaires, facile pour des sociétés privées armées qui utilisent ces « homme-guerre » pour atteindre leurs objectifs par la violence.

Décidément, avec les problèmes qu’endure la République centrafricaine, il faut en plus que certains journalistes mentent au peuple centrafricain ! Qu’ils cherchent à leur faire passer des militaires pour des mercenaires et des vrais mercenaires pour de braves soldats ! Le milieu de la presse est une bataille à ciel ouvert où les fausses informations se propagent plus vite que la maladie du coronavirus. Certes, elles ne tuent pas mais elles font plus de mal à la population qui ne parvient à s’en protéger.

Le métier de journaliste est d’informer pas l’inverse. Et si certains journalistes font des tripatouillages avec la vérité, n’oublions pas pour autant que la grande majorité des journalistes exercent leur métier avec professionnalisme. En tout cas, aussi bizarre que cela puisse paraitre, certains auteurs ne sont nullement inquiétés pour leur mensonges. Incroyable mais vrai.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC

 

 

Alerte info : panique à Bozoum, des tirs à l’arme lourde sont entendus partout dans la ville.

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Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

Bozoum, République centrafricaine, 02juillet ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la sous-préfecture de Bocaranga, c’est le tour de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé d’être la cible du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) dirigé par le sulfureux chef rebelle Abass Sidiki. Depuis une heure, vers 22 heures, des tirs à l’arme lourde sont entendus sur les deux axes à l’entrée de la ville, et les populations, apeurées, se sont terrées chez elles.

 

« Ça fait peur. Ça tire de partout. On ne sait quoi faire. Les rebelles sont déjà ici. Ils tirent sur nous  », s’inquiète un habitant de Bozoum joint au téléphone par la rédaction.

Pourtant, vers 19 heures, une source sécuritaire locale avait signalé la présence des rebelles de 3R dans plusieurs localités proches de la ville de Bozoum : « les malfrats de 3R ont occupé les villages suivants : Borodoul , Letele , Kowone et Bowara .présentement ils sont sur la colline en face de la Minusca » a-t-elle indiqué.

 

À la grande surprise de tous, vers 22 heures, les rebelles ont pris d’assaut la grande ville de Bozoum, faisant des tirs partout à l’entrée de la ville. Ils ont attaqué sur deux fronts, mais on ignore si les soldats FACA ripostent aux provocations des rebelles.

Rappelons que ce jeudi, vers 14 heures, les rebelles de 3R  qui ont attaqué les bases des casques bleus de la Minusca à Bocaranga vers 4 heures du matin ont quitté la zone pour une destination inconnue. S’agit-il des mêmes combattants qui tirent actuellement sur la ville de Bozoum ?

Affaire à suivre.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC

Centrafrique : espion américain ou taupe des Russes… Qui est Bruno Lugon ? Enquête exclusive.

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Derrière l’homme aux multiples visages, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, à Moscou.

 

Par Mathieu Olivier / Jeune Afrique |

Manipulation d’informations, fausses identités, rendez-vous secrets… Depuis six mois, un étrange conseiller à la présidence, ex-intime de l’extrême droite et des services de renseignements européens, hante les rives de l’Oubangui. Qui est-il et, surtout, pour qui travaille-t-il?

 

Certaines capitales africaines ne ressemblent à aucune autre et Bangui est de celles-là. Sur les rives de l’Oubangui, on croise des instructeurs russes, des diplomates en tout genre, des hommes d’affaires opportunistes, d’anciennes barbouzes venues vendre leurs talents au plus offrant… Quelques espions aussi, dont les salons de l’hôtel Ledger, unique établissement étoilé de la ville, et une poignée de restaurants chics étouffent les confidences.

 

Depuis le début de l’année 2020, c’est un individu au crâne raseé qui retient l’attention. Officiellement conseiller à la présidence, sous le nom de Bruno Lugon, il aurait pu n’être qu’un mounzou de plus au pays de Boganda et de Bokassa. Pourtant, il se retrouve au cœur d’une enquête du panel d’experts des Nations unies pour la Centrafrique chargé d’informer le Conseil de sécuriteé. Mais qui est Bruno Lugon?

 

Multiples visages

Sur sa carte de visite aux armoiries de la Centrafrique, le septuagénaire est « conseiller à la présidence » pour la « Sureté nationale ».

Selon plusieurs témoins, l’un de ses contacts privilégiés n’est autre que Fidèle Gouandjika, influent ministre conseiller à la présidence et proche de Faustin-Archange Touadéra. Pourtant, au cabinet du chef de l’État, on affirme ne pas le connaître. Premier couac ? Pas vraiment : en réalité, Bruno Lugon n’existe pas. Il n’est que la première inconnue d’une identité aux visages multiples.

Pour le comprendre, Jeune Afrique a remonté le fil des informations mentionnées sur cette carte de visite et s’est intéressé à ses deux numéros de téléphone centrafricains. L’un d’eux a été  utilisé, en avril, pour envoyer un message à un ancien ministre devenu opposant : « Excellence, bonjour […] Le temps est venu de prendre contact avec vous. Je suis à Bangui depuis le mois de janvier 2020 comme analyste d’une organisation internationale qui tâche de mettre fin aux désordres sociaux et politiques qui règnent dans le pays. Mes référents ont le souhait de réunir tous les acteurs de la Centrafrique autour d’une table pour former un gouvernement d’unité nationale [et] renvoyer à la case départ l’actuel homme fort du pays. » Signé : « Colonel Eliot, officier de l’EEAS » (Service européen pour l’action extérieure).

 

Par quel tour de passe-passe Bruno Lugon est-il devenu le colonel Eliot, qui souhaite « renvoyer à la case départ » le président Touadéra? L’opposant approché ne donnera pas suite, mais l’affaire ne s’arrête pas là. Eliot a pris d’autres contacts, dont l’un l’a mené à Bangui, au quartier PK5, auprès d’un ancien de la rébellion Séléka que nous appellerons Mustapha. Influent au sein de la communauté musulmane de Bangui, Mustapha affirme avoir rencontré Eliot à quatre reprises, dans une villa et au Ledger.

 

Influence russe

Eliot, décrit-il, a un accent espagnol ou italien et se présente comme un citoyen des États-Unis originaire d’Amérique du Sud. « Il m’a dit qu’il était là pour faire tomber Touadéra et pour lutter contre les Russes », confie Mustapha, qui a lui-même fait de la bataille contre l’influence de Moscou un « combat personnel ». « Il disait qu’il fallait que l’on travaille ensemble et qu’il était un agent de l’armée américaine », ajoute l’ancien rebelle.

 

Lors des mêmes conversations, Eliot affirme avoir pris contact avec des cadres de l’Unité pour la paix en Centrafrique (l’UPC, d’Ali Darassa) et avec l’entourage de l’ancien président François Bozizé. Il dit avoir recruté deux ex-généraux de l’armée centrafricaine, Jean-Pierre Dolowaye et Ludovic Ngaife Lemademon, qui seraient – selon lui – prêts à le soutenir dans son projet. Seulement, rien n’est avéré : contactés par Jeune Afrique, Dolowaye et Ngaife Lemademon assurent ne pas le connaître.

 

Où commence la supercherie ? Et surtout, où se termine-t-elle ?

Il faut cette fois s’intéresser au visage de l’homme mystère pour remonter la piste. Celui-ci apparaît sur la photographie d’un document émis par le consulat centrafricain à Douala en janvier 2020. Mais ce « laissez-­passer tenant lieu de passeport » ne mentionne ni le nom de Bruno Lugon ni celui du colonel Eliot. Notre homme y est « conseiller spécial » du chef de l’État mais sous un autre patronyme : Bruno Raul Rivera Sanchez, né le 18 août 1951, à Lima, au Pérou.

 

Fin du jeu de piste ? Toujours pas : Bruno Raul Rivera Sanchez est encore un pseudonyme. Déjà utilisé par le passé, cet alias nous mène loin de Bangui, entre l’Europe et l’Amérique du Sud. En réalité, notre homme n’est ni péruvien ni ressortissant des États-Unis. Il est bien né un 18 août mais en 1946, à Florence, en Italie. Surtout, il ne s’appelle pas Bruno, mais Elio. Et son nom de famille est Ciolini.

 

Selon la journaliste italienne Antonnella Beccaria, qui enquêtera sur lui et ses liens avec l’extrême droite transalpine, Elio Ciolini a construit ses réseaux dans le nord de l’Italie, en Suisse et en France dans les années 1970. Il fréquente alors Genève, son milieu de la nuit et ses hôtels de luxe, tout en enchaînant les petits boulots. La police italienne l’a déjà repéré, le soupçonnant d’usurpation de titres et de documents d’identité. Il se présenterait notamment comme un « professeur de lettres », faux diplôme à l’appui.

 

Attentat de Bologne

Le 26 juin 1979, il est arrêté entre la Suisse et l’Italie, les policiers le croyant complice d’un trafic d’armes sur la foi de renseignements fournis par les Israéliens. Selon ces derniers, Ciolini a rencontré à Genève un « terroriste arabe », Salah Yassine El Chouk, lequel devait ensuite l’accompagner à Montpellier, en France, pour récupérer du plastique et de la nitroglycérine et préparer une attaque en Israël. L’affaire ne va pas plus loin, les Italiens ne donnant étrangement pas suite.

 

Décrit comme un homme inspirant confiance et sympathie, Ciolini est plusieurs fois condamné en Italie et en Suisse dans les années 1970 pour faux et usage de faux, possession illégale de cartouches ou contrefaçon. Son dossier indique également qu’il a été interpellé en possession de 25 kg de lidocaïne, un des produits de coupage de la cocaïne.

 

Il fait des séjours en Argentine, au Pérou et en Bolivie, fréquente les réseaux de l’extrême droite européenne, proches de certains barons de la drogue. À la fin des années 1970, il passe par la case prison en Suisse après une arnaque qui a mal tourné. De sa cellule, il prépare un coup d’éclat.

 

En décembre 1981, Ciolini demande à être mis en contact avec le juge italien enquêtant sur l’attentat de Bologne du 2 août 1980 (85 morts, attribué à un groupuscule d’extrême droite) et affirme détenir des informations. Au juge il explique que l’organisation terroriste responsable de l’attentat, qu’il désigne sous le nom d’OT, dispose de ramifications dans l’industrie, la presse, la mafia et l’administration italiennes.

 

L’OT serait dirigée par l’Italien Stefano Delle Chiaie, un néofasciste italien que Ciolini a côtoyé en Amérique du Sud. À l’appui de ses dires, Elio Ciolini assure avoir infiltré l’OT pour le compte du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (Sdece). Dans une Italie qui vit ses « années de plomb », la thèse a de quoi séduire. Mais elle relève de la désinformation.

 

« On est vraisemblablement dans une tentative de “dépistage” qui consiste à dévier une investigation en inventant un témoignage fondé sur des éléments réels », explique la chercheuse Pauline Picco, qui a enquêté sur l’affaire. Stefano Delle Chiaie, qui a été actif en Angola aux côtés de Jonas Savimbi, sera acquitté. Ciolini aurait en réalité agi sur ordre du général Pietro Musumeci, vice-directeur du service de renseignements militaires italiens, condamné par la suite pour avoir fabriqué de fausses preuves visant à favoriser l’émergence d’un État autoritaire en Italie.

 

Mercenaire de la désinformation ?

Infiltré dans l’extrême droite au service des Français ? Mercenaire de la désinformation pour les services de renseignements de l’armée italienne ? Elio Ciolini joue déjà de ses multiples visages et, sans doute, des diverses protections dont il bénéficie. Au fil des années 1980, il continue de voyager. Lors d’un entretien avec un journaliste, en 1987, il explique avoir résidé à Miami en 1984-1985 sous la protection du FBI. Il est aperçu au Pérou, en Suisse ou en Belgique, où il exerce sous le nom de Roland Baccioni (forgé à partir du prénom de son père, Rolando, et du nom de jeune fille de sa mère) au sein d’une société de sécurité qu’il a contribué à fonder, le « Service Intervention spécial ».

 

Plus tard, affirmant avoir travaillé tantôt pour les renseignements français, tantôt pour la CIA, il se rapproche une nouvelle fois des réseaux d’extrême droite et du grand banditisme. Mais, en décembre 1991, il est rattrapé par l’affaire de Bologne. Poursuivi pour avoir tenté d’influencer les enquêteurs, il est arrêté à Florence, en Italie, passe quelques mois en détention puis est condamné par contumace à neuf ans de prison (plus tard réduits à cinq).

 

Après quelques années dans l’ombre, entre Bruxelles et Zürich, il est interpellé en Roumanie, en septembre 2012, avec une carte d’identité au nom de Gino Bottoni Di Ferrara. La police roumaine ne se laisse pas berner : elle le place en détention sur la base d’un mandat d’arrêt émis par l’Italie. En liaison avec l’agent de la Fifa Vinicio Fioranelli et l’opérateur financier Volker Flick, Ciolini est maintenant soupçonné d’avoir répandu une rumeur de rachat du club de football de l’AS Roma afin de manipuler les marchés financiers.

 

Extradé en Italie, il y est condamné en décembre 2012 à un an et quatre mois de prison. Son dernier fait d’armes connu, avant que l’on retrouve sa trace à Bangui. L’Italien a-t-il profité de ces dernières années pour prendre contact avec les intermédiaires africains ou russes en Belgique ? Bangui et Moscou y disposent de réseaux liés au commerce du diamant et construits en partie autour d’un fidèle de Touadéra, Dimitri Mozer, consul de Centrafrique à Bruxelles. Ce dernier, contacté par Jeune Afrique, affirme ne pas connaître Ciolini.

 

Traque aux opposants ?

Selon nos informations, ce dernier a eu à Bangui des contacts répétés avec l’« assistant en relations publiques » de la présidence, Dmitri Alexandrov, notamment au restaurant Le Prestige. Pur produit de l’intelligentsia de Saint-Pétersbourg chère à Vladimir Poutine, Alexandrov est l’une des chevilles ouvrières de la stratégie russe consistant à contrer l’influence française en Centrafrique. Il est aussi le préposé aux médias de Valery Zakharov, principal conseiller russe du président Touadéra et proche de Evgueni Prigojine (financier officieux du groupe Wagner et de l’Internet Research Agency, réputée lié au renseignement militaire russe, le GRU).

 

Le mercenaire italien travaille-t-il pour le compte de la Russie en Centrafrique ? « Ce sont les Russes qui lui ont demandé de proposer un projet de coup d’État aux opposants et de leur transmettre systématiquement les noms de ceux qui adhèrent », affirme l’un des Centrafricains contactés par Ciolini. « Il a passé ces cinquante dernières années à manipuler les informations pour différents services de renseignements. Il n’est pas étonnant de le retrouver en Centrafrique à quelques mois d’une présidentielle », avance l’une de ses connaissances.

 

Âgé de 74 ans, il faccendiere (« l’homme de main », comme l’ont surnommé les Italiens), maître de la manipulation aux multiples visages, a-t-il perdu de son influence sur les rives de l’Oubangui ? Jeune Afrique a essayé de le contacter mais n’a pas obtenu de réponse. Gêné par les questions posées sur sa personne, notamment par les experts des Nations unies, il aurait une nouvelle fois disparu dans le courant du mois de mai. Pour mieux réapparaître ailleurs ?

 

Enquête exclusive du magazine Jeune Afrique du 01 juillet 2020.

Au Mali, le M5 propose une transition démocratique

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Au Mali, le M5 propose une transition démocratique

Bangui ( République centrafricaine ) – Les leaders du M5-RFP exigent, entre autres, la dissolution de l’Assemblée nationale, la mise en place d’un organe législatif de transition et le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle.

Dans un mémorandum, les leaders du mouvement du 05 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques dessinent les contours de la refondation de l’État Malien. Parmi les neuf mesures proposées par les partisans de l’ imam Mahmoud Dicko , il y a donc la fixation des objectifs et de la durée d’une transition démocratique ou encore la tenue de concertations nationales pour faire l’état de la nation. Le détachement des services exécutifs de l’État de la présidence de la République fait également partie des mesures annoncées. /////////////.

Choguel Kokala Maiga, membre du mouvement, explique les caractéristiques de la mise en place d’un gouvernement de transition./////////////.

“Un Premier ministre désigné par le M5-RFP. Il ne peut être demis par le Président de la République que dans les conditions prévues par la charte de la transition.”/////////////.

Le mouvement ne fait plus de la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta la priorité des priorités. /////////////.

Des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales figurent en bonne place dans cet agenda de sortie de crise du M5-RFP./////////////.

Pour Brehima, membre du M5 “si le Président de la République aime son pays, comme il aime toujours le dire, il doit faire son choix entre ces propositions et quitter le pouvoir.”/////////////.

Mahamane croit de son côté à une sortie de crise, “le Président peut rester bien sûr s’il applique ces mesures. Car elles diligentent la gouvernance de son régime.”/////////////.

Des demandes envisageables?/////////////.

Selon Dr Fousseyni Doumbia, professeur de droit et directeur du Cejep, le centre juridique, économique et politique, les propositions faites par le M5-RFP ne sont pas prévues dans la loi fondamentale de la République du Mali. /////////////.

Il explique qu’”il y a beaucoup de problèmes qui vont se poser. Un président honorifique ce n’est pas prévu par la constitution. Un Premier ministre de plein pouvoir qui jouera exactement tous les rôles que joue le président de la République, un président affaibli.”/////////////.

Les alliés du Mali dans la lutte contre les groupes armés ont exprimé leur préoccupation. /////////////.

Le professeur de droit ajoute que “seul interlocuteur légitime au Mali aujourd’hui c’est le président de la République et la communauté internationale est respectueuse des intuitions. Donc il est plus que difficile de matérialisér ces propositions tout en essayant surtout d’affaiblir le président de la République.’’/////////////.

Les leaders de la contestation prévoient une nouvelle grande mobilisation le vendredi 10 juillet, si les différentes mesures ne sont pas appliquées par le régime d’Ibrahim Boubacar Keita.

Avec DW français

RCA : les experts français forment 70 éléments des forces de sécurité intérieure

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Des gendarmes et policiers en formation de pilotage entièrement financée par la France au profit des FSI. Photo de l’ambassade de France.

 

Bangui, république centrafricaine, 2 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Entièrement financées et assurées par la France, ces formations ont pour objectifs de renforcer les capacités de mobilité des unités de terrain, brigades de gendarmerie et commissariats, et d’élever le niveau opérationnel des unités spécialisées en charge de missions de police de la route et d’escortes officielles.

 

 

 

 

 

????? La France forme les gendarmes et policiers centrafricains.

 

L’ambassade de France en République centrafricaine apporte son expertise dans le domaine de la sécurité aux gendarmes et policiers centrafricains.

Lors d’un cycle de formation motocycliste de 45 jours découpé en 3 stages, des experts français assistés des cadres centrafricains de la sécurité ont formé 70 éléments des forces de sécurité intérieure. A l’issue de la première phase de formation, les 20 meilleurs stagiaires dont 10 policiers et 10 gendarmes ont été retenus pour un stage de perfectionnement au pilotage de motos de grosse  cylindrée. Les autres ont été affectés dans les unités de patrouille terrain.

125 motos Yamaha ont été achetées par le Ministère centrafricain de l’intérieur sur appui budgétaire de l’Union Européenne. 10 motos de grosse cylindrée ont été offertes par la Chine.

Entièrement financées et assurées par la France, ces formations ont pour objectifs de renforcer les capacités de mobilité des unités de terrain, brigades de gendarmerie et commissariats, et d’élever le niveau opérationnel des unités spécialisées en charge de missions de police de la route et d’escortes officielles. Aussi,  les stagiaires ont suivi plusieurs séquences de maniabilité qui vont leur permettre d’exécuter efficacement des missions délicates telles que des interceptions de véhicules en mouvement ou la protection de hautes autorités pendant leurs déplacements.

Lundi 29 juin 2020, en présence de représentants français, de l’Union européenne, de la Chine, le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur a présidé une cérémonie de cloture de stage avec remise de diplômes aux stagiaires suivie d’ une démonstration avec motos. Cette formation, qui n’a pour seul but que d’appuyer la Centrafrique sur le chemin de la restauration de l’autorité de l’Etat dans le pays, est l’illustration parfaite d’une coopération intelligente et efficace associant plusieurs partenaires au sein d’un même projet.

 

 

RCA : Bocaranga, la ville est toujours sous contrôle des soldats FACA, mais plusieurs barricades sont érigées.

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des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bocaranga, République centrafricaine, 2 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après deux heures des tirs à l’arme lourde et légère des rebelles de 3R contre les positions des soldats FACA à Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé,  vers 6 heures du matin, l’intensité des frappes semble baisser de plusieurs crans, mais la tension reste toujours vive. Les soldats des forces armées centrafricaines continuent de contrôler la ville, mais des barricades sont érigées partout dans les rues par des groupes des jeunes.

 

« Ils ne sont pas loin. Ils pourraient revenir à tout moment », s’inquiète un habitant de Bocaranga interrogé par CNC.

Les combats ont débuté vers 4h30 du matin avec des tirs aux armes lourdes et légères de 3R contre les positions des soldats de l’armée nationale (FACA). Mais après deux heures des tirs, les rebelles se sont volontairement repliés derrière les collines qui surplombent la sous-préfecture de Bocaranga. On ignore s’ils vont réellement revenir, mais les populations locales, apeurées, se sont terrées chez elles.

Au même moment, un éleveur peul, habitant dans la ville, vient d’être arrêté par un groupe des jeunes et remis aux soldats FACA. On ignore pour quelle raison ce citoyen peul a été arrêté.

Lundi, à Mont Yadé, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, ce même groupe des rebelles de 3R ont attaqué, dans la matinée, un convoi militaire des casques bleus de la Minusca à destination de la ville de Koui, faisant plusieurs blessés dans le rang des forces des nations unies. Mais quelques heures plus tard, dans la nuit du lundi à mardi 30 juin, les casques bleus ont lancé une vaste opération militaire contre le 3R dans la localité de Koui, anciennement DeGaulle. Suite à cette attaque, des proches du chef de l’État ont propagé des rumeurs faisant échos de la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki, tué par les forces de la Minusca. Ce qui n’a pas été confirmé, ni par la Minusca, ni par des sources indépendantes sur le terrain. Mais contre toute attente, ce jeudi matin, les rebelles de 3R ont pris d’assaut la ville de Bocaranga avec des tirs intenses partout dans la ville durant deux heures.

 

Arlette Maïguélé

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RCA : La Fondation HMD procède aux opérations d’assainissement dans le campus universitaire

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La photo d’ensemble des étudiants sélectionnés et le Secrétaire général de la Fondation HMD. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République Centrafricaine, 2 juillet  2020 (Corbeaunews-Centrafrique).A quelques jours de reprise des activités académiques à l’Université de Bangui, la Fondation Henri Marie DONDRA (HMD) a mené depuis le samedi dernier une vaste opération de nettoyage au sein du campus universitaire. Ceci, dans le but d’apporter un appui  aux étudiants afin de rendre à eux-mêmes leur environnement estudiantin sain et propre.

 

En prélude au redémarrage des cours à l’Université de Bangui programmé pour le lundi 6 juillet 2020 par le Rectorat, la Fondation Henri Marie DONDRA a décidé de voler à la rescousse des étudiants et leurs encadreurs avec en toile de fond, une activité en grande pompe de nettoyage baptisée « Université propre ».

Pour mener à bon port cette activité qui durera 3 jours, nombre d’étudiants habitant les cités du campus universitaire a été mobilisé pour mener cette opération d’assainissement  en désherbant et en procédant au nettoyage des salles de cours.

Par ailleurs, pour faire face à la pandémie du COVID-19 qui continue de faire son bonhomme de chemin dans le pays avec la hausse fulgurante de contamination, la Fondation HMD a doté les étudiants résident dans le campus avec les kits de protection contre la maladie à Coronavirus.

« Nous sommes là pour venir en appui aux étudiants de l’Université de Bangui. Nous avons démarré cette activité depuis le samedi dernier, en les dotant avec des kits de protection contre le COVID-19 entre autres, sceaux d’eau, savons, détergents et gels hydro-alcoolisés », a précisé Stapin Martial BENGUE, Secrétaire Général de ladite Fondation.

Pour barrer la route à cette insalubrité qui gangrène cet environnement, la Fondation HMD,  par la même occasion comme le témoigne le Secrétaire Général, a fourni des outils de nettoyage notamment, pelles, râteaux, brouettes ainsi que des machettes ont été donnés aux étudiants devant les aider à remettre la propreté sur le campus.

L’étudiante Marie Benoite YANDOMA, l’une des participants à cette opération, se réjouit de prendre part à cette activité visant à débroussailler les herbes qui occupent une grande partie du campus universitaire.

« On est en train de désherber notre environnement entouré par les ordures. Depuis un certain temps avec l’avènement du COVID-19 et la suspension des cours à l’Université de Bangui, les étudiants habitant la cité universitaire n’ont pas pu penser au nettoyage de leur environnement. Et grâce à cette initiative de la Fondation HMD, que nous avions été  sélectionnés au préalable par nos chefs des bâtiments de cités universitaires (CB) et repartis en petits groupes de 10 personnes pour procéder au nettoyage sur tout le campus », -a-t-elle expliqué.

A titre de rappel, depuis l’apparition en mars 2020 de cette maladie dangereuse en rca, la Fondation HMD, du ministre des finances et du budget, multiplie des actions dans les différents quartiers de Bangui. L’on veut aider les autorités nationales du pays à lutter efficacement contre la propagation de cette pandémie qui continue de décimer le monde entier.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE            

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RCA : L’Union européenne salue le démarrage des opérations d’enregistrement des électeurs

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drapeau de l’union européenne combiné avec celui de la république centrafricaine 750×750

 

L’Union européenne salue le démarrage des opérations d’enregistrement des électeurs centrafricains en vue des élections présidentielles et législatives de décembre 2020.  Elle félicite vivement l’Autorité Nationale des Elections et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour ce résultat qui constitue une étape essentielle du processus électoral.

 

Dès mardi 30 juin, près de 400 agents d’enregistrement ont été déployés sur les 8 arrondissements de Bangui.

 

C’est le Président de la République lui-même, S.E. Faustin Archange Touadéra, qui s’est inscrit le premier comme électeur, ouvrant la voie pour plusieurs milliers de Centrafricaines et Centrafricains qui se sont déjà rendus, dès le premier jour, dans l’un des 86 centres ouverts par l’ANE.

 

Pour la première fois de son histoire, grâce aux efforts de l’ANE, du PNUD, et des bailleurs, dont en particulier l’Union européenne, la République centrafricaine est en train de se doter d’un fichier électoral informatisé comportant des photos des électeurs, en couleur, ainsi que des photos de leur pièce ou document prouvant leur identité.

 

L’Union européenne se félicite particulièrement de cette opération qui permettra à la République centrafricaine de distribuer à ses citoyens des cartes d’électeur en couleur comportant leur photographie. Il s’agit d’une grande première pour le pays et c’est aussi « un indicateur concret de développement qui participe de la dynamique de renouveau initiée par les autorités centrafricaines », comme l’a souligné l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi. « Nous encourageons fortement toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à aller s’enregistrer massivement en suivant l’exemple donné par SE le Président de la République. Le vote c’est un droit mais aussi un devoir civique pout chaque citoyen, qui peut à travers sa voix participer à la consolidation de la démocratie et à la construction de l’avenir de son pays » a-t-elle continué. « Pour un pays en reconstruction comme la Centrafrique, la construction d’une démocratie solide et d’institutions fortes est fondamentale pour doter le pays d’une infrastructure institutionnelle et démocratique résiliente et d’une gouvernance efficace, sans lesquelles aucun pays ne peut se développer ».

 

L’enregistrement des électeurs se fait dans le respect des mesures barrières prévues dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le Covid-19 et des dispositions des autorités. Grâce à l’appui du PNUD, l’ANE a pris soin de prévoir, dans chaque centre, un agent dédié à la prévention, qui sensibilise les personnes venues s’inscrire et les invite au lavage des mains et au port du masque. « Ainsi chacun peut aller s’inscrire en toute sûreté vis-à-vis du risque posé par le Covid-19 qui » pour l’Ambassadrice « impose des précautions supplémentaires ».

 

L’étape de l’enregistrement permettra d’établir le fichier électoral, c’est-à-dire la liste des électeurs admis à voter le 27 décembre prochain. Les agents recenseurs, sur consignes de l’ANE, photographient la pièce d’identité et le formulaire de chaque inscrit et placent ces photos dans le fichier électoral. L’Union européenne salue l’introduction de cette nouvelle disposition, prévue par le programme d’appui aux élections et par la Convention de financement signée entre l’UE et le Gouvernement centrafricain, qui permettra d’établir un fichier plus fiable, de créer un premier lien avec l’état civil et de diminuer considérablement les risques de fraude électorale. L’UE tient ici à féliciter l’ANE pour l’application d’une des recommandations de 2018 émises par l’Organisation Internationale de la Francophonie.

 

Le projet électoral PAPEC (Programme d’appui au processus électoral en Centrafrique) géré par le PNUD est appuyé par l’Union européenne à hauteur de 15 millions d’euros, à travers le Fonds européen de développement.

 

Parallèlement, l’UE a déployé un programme complémentaire, UE-PCD (Programme de consolidation de la démocratie), qui est mis en œuvre par Enabel, en partenariat avec le Forum des Femmes Parlementaires. L’UE-PCD prévoit une composante d’appui au processus électoral de 3 millions d’euros visant en particulier une assistance à l’ANE dans les opérations de cartographie et de renforcement en dotation technique du Centre de traitement des données. Il comprend également un appui à la stratégie genre de l’ANE et une campagne de sensibilisation finalisée à l’inscription des femmes au fichier électoral pour une plus large participation féminine aux prochaines élections. Un deuxième financement à travers l’UE-PCD permettra d’apporter un soutien aux autres institutions impliquées dans le processus électoral, notamment la Cour Constitutionnelle, le Cadre de Concertation et le Haut Conseil de la Communication. L’UE a également déployé une équipe d’experts électoraux auprès de l’ANE, chargée d’apporter une assistance technique aux experts nationaux centrafricains.

 

L’Union européenne, premier partenaire et bailleur du processus électoral déjà depuis les élections de 2015/2016, voit dans ces premières journées d’enregistrement réussies, un signal fort et positif pour la tenue d’élections crédibles et inclusives dans les délais constitutionnels. Elle encourage tous les Centrafricaines et Centrafricains à s’inscrire massivement et à s’impliquer dans le processus. Le processus électoral appartient à tous les Centrafricains. Une large participation de tous les citoyens est un facteur fondamental pour la réussite de ce scrutin.

 

L’Union européenne renouvèle ses compliments, sa confiance et son soutien à tous les Centrafricains, aux autorités, à l’ANE, à la Cour Constitutionnelle et aux autres institutions concernées et réitère son appel à tous les acteurs, politiques et de la société civile, pour un dialogue constructif et pour une participation active et positive à cette étape essentielle sur la voie de la démocratie, de la paix et du développement. L’Union européenne tient à remercier le PNUD pour la collaboration et le partenariat et tous les partenaires, dont la Minusca, qui apportent leur soutien fondamental au processus.

 

Investir dans des élections, libres et crédibles, est un investissement dans l’avenir du pays. Nous encourageons d’autres partenaires à unir leurs forces avec les nôtres.

 

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

Alerte info : violente attaque des 3R contre les positions des FACA à  Bocaranga.

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des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bocaranga, République centrafricaine, 2 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats sont en cours. Les détonations d’armes lourdes et légères sont entendues partout en ce moment. Les soldats FACA ripostent, mais l’intensité des tirs fait craindre le pire.

 

Sans doute, les combattants rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation)  n’ont plus de crainte pour les forces de la Minusca, encore moins des soldats FACA. Après deux jours d’affrontements avec les Casques bleus Bangladesh de la Minusca à Mont Yadé, les rebelles de 3R continuent malheureusement de progresser vers Bocaranga. Ce matin vers 4 heurs, ils ont attaqué sur deux fronts : axe Bouar, puis axe Ngaoundaye.

Selon  une source militaire locale, la météo actuelle n’est pas favorable aux soldats Bangladesh de la Minusca qui maîtrisent moins le secteur qui est couvert des montagnes Rocheuses comme en Afghanistan.

Pour l’heure, les Casques bleus et les soldats FACA tentent de repousser cette attaque de 3R contre les positions des FDS à Bocaranga.

Les ONG humanitaires internationales ont déjà suspendu leurs activités dans la zone, d’autres ont du rapatrié leur personnel vers la ville de Bouar  depuis les premiers affrontements de Mont Yadé du lundi 29 juin.

Nous reviendrons plus en détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?

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Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Un groupe de personnes mises aux arrêts aurait eu pour ambition de déstabiliser les institutions du pays. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2020.

Pour l’instant on dispose de très peu de précisions sur ce putsch qui aurait été déjoué./////////////.

D’après nos informations de sources dignes de foi, une tentative de déstabilisation était bien en cours. Elle aurait été programmée pour la nuit du 25 au 26 juin dernier. Neuf personnes impliquées dans cette manœuvre sont aux arrêts. Parmi elles, des militaires et des civils. Ces personnes auraient été filées et mises sur écoute, ce qui a permis d’identifier leur objectif et leur niveau de préparation./////////////.

Nos sources indiquent que les militaires impliqués sont moins gradés. Le plus avancé du lot étant un caporal de l’armée./////////////.

Contactés, ni la direction de la Communication de la présidence, ni l’armée, n’étaient disponibles pour commenter cette information. Un dossier très sensible disent certains./////////////.

Plusieurs soldats impliqués dans cette affaire ont été arrêtés /////////////.

Le silence du pouvoir/////////////.

Au sein de l’opposition, on s’interroge sur le silence qui entoure cette affaire. Pour Donklam Abalo, porte-parole de l’USL, l’Union Sociale Libérale de l’opposant en exil Sébastien Ajavon, “C’est un mode de gouvernance. Il y a très peu d’informations sur tout ce que ce régime fait. Ne pas donner les informations est un style pour ce régime. Sinon, je ne vois pas de problèmes à dire ce qui se passe, voilà les détails en attendant l’instruction. Dans moins de dix mois, il y aura une élection présidentielle au Bénin et nous, on se bat pour une alternance démocratique. Maintenant qui a intérêt à déstabiliser le régime ? je ne le sais vraiment pas”, explique l’opposant. /////////////.

Démocratie fragilisée/////////////.

Ce n’est pas la première fois que le Bénin se trouve confronté à une tentative de déstabilisation. En mars dernier, les services de sécurité affirmaient avoir déjoué un complot visant à renverser le président Patrice Talon. Une vingtaine de personnes, dont dix militaires, avaient été arrêtées selon les autorités. /////////////.

Mai 2019, manifestation des partisans de l’ancien président Yayi Boni à Cotonou/////////////.

Même s’il reconnaît que la démocratie béninoise traverse des moments difficiles, Guy Dossou Mitokpè du parti “Restaurer l’Espoir”, exclut toute aventure militaire. Pour lui, il faut plutôt œuvrer à consolider cette démocratie. “En bons démocrates, je crois que quelle que soit la difficulté, nous devons faire l’effort de nous en tenir aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais œuvré à la fragilisation de notre démocratie et nous ne le ferons jamais. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés dans l’application de la démocratie dans notre pays mais je pense qu’il urge de faire la promotion de la démocratie”, insiste Guy Dossous Mitokpè./////////////.

Le Bénin n’est pas totalement sorti d’une crise politique née des élections législatives du 28 avril 2019. Les communales de mai dernier n’ont pas apporté d’amélioration non plus. Ces deux scrutins ont été largement remportés par les formations qui soutiennent le président Patrice Talon qui devrait sauf surprise se porter candidat à la présidentielle de 2021.

Avec DW français

Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?

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Le Président Béninois Patrice Talon. CopyrightDR 

Bangui, République centrafricaine, 01 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Un groupe de personnes mises aux arrêts aurait eu pour ambition de déstabiliser les institutions du pays. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2020.

 

Pour l’instant on dispose de très peu de précisions sur ce putsch qui aurait été déjoué. D’après nos informations de sources dignes de foi, une tentative de déstabilisation était bien en cours. Elle aurait été programmée pour la nuit du 25 au 26 juin dernier. Neuf personnes impliquées dans cette manœuvre sont aux arrêts. Parmi elles, des militaires et des civils. Ces personnes auraient été filées et mises sur écoute, ce qui a permis d’identifier leur objectif et leur niveau de préparation.

Nos sources indiquent que les militaires impliqués sont moins gradés. Le plus avancé du lot étant un caporal de l’armée.

Contactés, ni la direction de la Communication de la présidence, ni l’armée, n’étaient disponibles pour commenter cette information. Un dossier très sensible disent certains.

Plusieurs soldats impliqués dans cette affaire ont été arrêtés. Le silence du pouvoir Au sein de l’opposition, on s’interroge sur le silence qui entoure cette affaire. Pour Donklam Abalo, porte-parole de l’USL, l’Union Sociale Libérale de l’opposant en exil Sébastien Ajavon, “C’est un mode de gouvernance. Il y a très peu d’informations sur tout ce que ce régime fait. Ne pas donner les informations est un style pour ce régime. Sinon, je ne vois pas de problèmes à dire ce qui se passe, voilà les détails en attendant l’instruction. Dans moins de dix mois, il y aura une  élection présidentielle au Bénin et nous, on se bat pour une alternance démocratique. Maintenant qui a intérêt à déstabiliser le régime ? je ne le sais vraiment pas”, explique l’opposant.

 

Démocratie fragilisée

Ce n’est pas la première fois que le Bénin se trouve confronté à une tentative de déstabilisation. En mars dernier, les services de sécurité affirmaient avoir déjoué un complot visant à renverser le président Patrice Talon. Une vingtaine de personnes, dont dix militaires, avaient été arrêtées selon les autorités.

Même s’il reconnaît que la démocratie béninoise traverse des moments difficiles, Guy Dossou Mitokpè du parti “Restaurer l’Espoir”, exclut toute aventure militaire. Pour lui, il faut plutôt œuvrer à consolider cette démocratie. “En bons démocrates, je crois que quelle que soit la difficulté, nous devons faire l’effort de nous en tenir aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais œuvré à la fragilisation de notre démocratie et nous ne le ferons jamais. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés dans l’application de la démocratie dans notre pays mais je pense qu’il urge de faire la promotion de la démocratie”, insiste Guy Dossous Mitokpè.

Le Bénin n’est pas totalement sorti d’une crise politique née des élections législatives du 28 avril 2019. Les communales de mai dernier n’ont pas apporté d’amélioration non plus. Ces deux scrutins ont été largement remportés par les formations qui soutiennent le président Patrice Talon qui devrait sauf surprise se porter candidat à la présidentielle de 2021.

 

Par Georges Ibrahim Tounkara

Avec DW Français

Élections 2020 – 2021 : manifestation et mouvement de colère à Ben-zambé, la résidence du Président du démembrement de l’ÂNE détruit.

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Manifestation des superviseurs et agents recenseurs à Bimbo en septembre 2015. CopyrightDR

 

Bossangoa, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – Des centaines des candidats au recrutement des agents recenseurs et tablettes de la commune de Ben-zambé, dans la préfecture de l’Ouham, ont manifesté leur colère ce mardi 30 juin pour dénoncer le manque de régularité dans le processus du recrutement par l’autorité nationale des élections (ÂNE). La résidence du Président du bureau du démembrement local  a été détruite, et sa famille a également été expulsée de la ville. La tension est toujours très tendue.

 

Sans doute, c’est déjà un faux départ. La situation devient catastrophique partout. De Bangui jusqu’en province, c’est le même son de cloche : le processus du recrutement des agents tablettes et recenseurs engagés par l’autorité nationale des élections (ÂNE) est entaché d’importante irrégularité. Comme nous l’avions vu dans la capitale, dans certaines villes de province, plusieurs candidats au recrutement des agents recenseurs sur la liste électorale ont manifesté leur colère pour dénoncer cette irrégularité. À Ben-zambé, dans la préfecture de l’Ouham, c’est la résidence du Président du démembrement de l’autorité nationale des élections qui a été pillée et détruite par les manifestants. Selon des informations recueillies sur place, pour se faire recruter comme agent recenseur ou agent tablette, certains candidats auraient remis d’importantes sommes d’argent au Président local du démembrement de l’ÂNE, tandis que d’autres ont dû travailler comme manœuvre dans sa ferme. Mais à la surprise générale de tous, aucun parmi eux ne figurait sur la liste des agents recenseurs et agents tablettes publiée par l’ÂNE. Aussitôt, un mouvement de colère s’éclate dans la ville. Les manifestants réclament leur argent. En signe de protestation, ils ont pris d’assaut la résidence du Président du bureau de démembrement de l’ÂNE qu’ils ont littéralement saccagée et pillée. Et ce n’est pas tout ! Dans certaines villes de province, c’est la même réaction des candidats.

À Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, c’est le député de Bozoum 2 Ambroise Zawa qui se substitue de loin au Président du démembrement de l’ÂNE de Bozoum pour recruter les agents recenseurs.

Avec l’appui de ses proches comme messieurs Sanga Marc, Ndounga Bienvenu, Mboko-tataly et Ngremalé François alias cisco, ils encaissaient  des sommes d’argent, mais également des cabris entre les mains des jeunes de Bozoum pour les faire des agents recenseurs. Malheureusement, depuis la publication de la liste définitive par l’ÂNE, c’est la colère et stupéfaction qui dominent.

Pendant ce temps, à Bangui, c’est un gigantesque désordre total. Nous reviendrons sûrement sur ce dossier dans nos prochains articles sur CNC.

 

Hyppolite Féïmonazoui.

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RCA : confusion autour de la rumeur sur la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki.

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Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – depuis mardi, des rumeurs enflent sur les réseaux sociaux, et relayés sur les antennes de certains médias centrafricains faisant état de la mort du sulfureux chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement 3R. Il serait tué dans un affrontement opposant les forces Bangladesh de la Minusca et les combattants rebelles de 3R dans la localité de koui, sous-préfecture de l’Ouham-Péndé. Intox ou info ? qui dit vrai.  

 

« Il est tombé dans une embuscade tendue par les forces Bangladesh de la Minusca dans la localité de koui. Après un bref échange des tirs, l’homme a été tué. Ses proches nous ont confirmé l’information », soupire un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA joint au téléphone par la rédaction du CNC. Or, sur le terrain, des sources sécuritaires locales ont démenti catégoriquement cette information et parlent d’une véritable diversion orchestrée par le 3R.

À Bocaranga, où les affrontements entre les 3R et les Casques bleus Bangladesh de la Minusca sont toujours en cours, les rumeurs sur la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki ne passent pas. Même à Koui, ou encore  à Bouar, personne ne veut y croire. Tout le monde parle de manipulation de 3R appuyée par le gouvernement afin de desserrer la pression militaire exercée par la Minusca sur le 3R.

 

Mais qui dit vrai dans tout ça ?

« Les autorités doivent nous exposer sa dépouille sur la place publique pour que les Centrafricains puissent confirmer que Sidiki est réellement mort », explique un député de la Nana-Mambéré joint au téléphone par CNC.

Du côté de l’opposition démocratique, la nouvelle de l’assassinat du chef rebelle Abass Sidiki s’étonne plus d’un. Certains se demandent pourquoi le gouvernement se « réjouit »  très rapidement de la prétendue mort de Sidiki alors qu’il n’a même pas vu sa dépouille mortelle.

Affaire à suivre…

 

Gervais Lenga

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RCA : vive tension au sein du parti MCU, Touadera et Sarandji à couteau tiré.

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L’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, 30 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – rien ne va plus au sein du mouvement « Cœurs unis » du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à quelques mois des élections groupées du 27 décembre 2020. Son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, et le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA, ne se parlent plus, et les altercations s’enchainent au sein du MCU, leur mouvement politique, désormais divisé en deux groupes.

 

Après l’échec de maintes tentatives d’implantation de ses bureaux fédéraux et sous-fédéraux dans les villes de provinces, le mouvement Cœurs unis du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA semble désormais faire du surplace, et ce, à Bangui comme en province.

« C’est très difficile pour nous! Toutes les batteries de stratégies que nous avons déployées sur le terrain n’accouchent qu’une souris », déplore un cadre influent du MCU.

Oui, personne ne peut ignorer ce constat sur le terrain. À Bambari, Bria, Ndélé, Nola, Berberati, Birao, Paoua, Bouar, etc., aucun bureau fédéral, sous-fédéral, encore moins une cellule du parti présidentiel MCU a été mise en place dans ces villes. Or, pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la faute revient au bureau politique de son mouvement le MCU, en particulier à son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

« Avec tous les milliards de francs CFA que le chef de l’État a pu injecter dans les activités de ce parti, on ne peut s’attendre à de tels résultats à moins de six mois des élections », s’alarme un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Désormais, au sein du MCU, c’est dû coup pour coup. Le courant ne passe plus entre le chef de l’État et le bureau politique de son parti. Même son influent conseiller politique, le secrétaire exécutif du MCU, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ne le croise plus, et ne parle plus avec lui. Certains proches du chef de l’État auraient évoqué son intention de se retirer de la course à la prochaine présidentielle de 2020. Mais les mercenaires russes vont-ils accepter ?  Difficile de le savoir.

D’après un député proche de la majorité présidentielle, la seule option qui est actuellement sur la table du MCU c’est le « trucage massif».  Nous reviendrons bientôt sur cette option dans nos prochains articles sur CNC.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : attaque de Bocaranga, la Minusca lance une vaste opération contre le 3R à koui.

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Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bouar, République centrafricaine, 30 juin 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – alors que l’affrontement entre les Casques bleus de la Minusca ( mission des Nations unies en Centrafrique),   et les rebelles du mouvement  3R ( Retour, réclamation et Réhabilitation) se poursuivait dans la localité de Mont Yadé, situé à 25 kilomètres de Bocaranga, l’État major des forces de la Minusca vient de lancer ce mardi 30 juin une vaste opération militaire contre le 3R dans la sous-préfecture de Koui, anciennement DeGaulle.

 

Visiblement, le mouvement rebelle 3R ne semblait être intimidé  par la pression militaire de la Minusca qui vient de lancer dans la nuit du lundi à mardi une vaste opération contre ses positions dans la localité de Koui. Selon nos informations, celle-ci sera menée  conjointement avec la couverture aérienne  rapprochée des forces Bangladesh de la Minusca. Pourtant, ce lundi, peu avant 17 heures, alors que les affrontements entre les Casques bleus et les rebelles de 3R se poursuivaient dans la localité de Yadé, une marche pacifique des habitants de koui,  soutenue par le 3R, demandait le départ immédiat et sans condition de toutes les forces de la Minusca de leur ville. Peine perdue. La Minusca faisait la sourde oreille, et campe sur ses positions d’attaque.

Pour l’heure, à Bocaranga comme à koui, toutes les activités humanitaires sont suspendues momentanément. Certaines ONG comme OCHA, ACTED et  INSO ont dû rapatrier leur personnel vers Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré,  en attendant le retour au calme dans la zone.

Rappelons que depuis le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, ses hommes ont lancé successivement des attaques contre la brigade territoriale de la gendarmerie de Besson, le 14 mai, où des gendarmes avaient été désarmés de force, suivie de celle contre la base d’entraînement de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS), le mardi 9 juin à Bouar, puis celle contre la base de la Minusca à Pougole, où des Casques bleus avaient également été désarmés. Sans oublier le dernier assaut contre une patrouille des soldats FACA à Besson, où plusieurs militaires centrafricains avaient été tués.

 

Gervais Lenga

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RCA : la ” Coalition Centrafrique Libre” diffuse de fausses informations

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Une patrouille des soldats français de la Sangaris dans une rue de Bangui en 2014. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 30 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – La Coalition Centrafrique Libre (CCL) a organisé le lundi 22 juin une conférence de presse dans une salle de lInstitut National de la Jeunesse et des Sports (INJS). Cette réunion était « un appel pour saisir les élus de la nation à interpeller le Premier ministre, le ministre de la défense et le ministre des affaires étrangères à situer le peuple sur la présence de légionnaires français en RCA et dexiger leur départ ».

 

Selon les organisateurs, des légionnaires seraient arrivés en nombre dans le camp de M’Poko dans le but de déstabiliser la Centrafrique.

 

La demande du départ immédiat des légionnaires soi-disant « débarqués pour déstabiliser le pays » suscite les interrogations.

Force est de constater que l’affirmation s’avère totalement fausse. Qui a vu tous ces militaires ? Personne. Mais dans un kilo de mensonge il y a au moins 20 grammes de vérité, dit-on. Présentement la vérité est qu’il y a bien quelques légionnaires présents dans le cadre de l’opération EUTM-RCA et aussi au DETAO. D’ailleurs on y retrouve depuis toujours toutes les couleurs de béret. On est donc bien loin des 2 000 faussement annoncés.

Et surtout, leur mission consiste à former les FACA et à venir en aide à la population, comme cela a été le cas dernièrement avec une sensibilisation aux gestes barrières pour les jeunes du 5ème arrondissement.

 

D’ailleurs, le 25 juin, le gouvernement centrafricain a publié un communiqué qui confirme que les rumeurs diffusées sur ce sujet par la Coalition Centrafrique Libre, et d’autres groupes affiliés, sont des « mensonges inventés de toutes pièces ».

 

Au bilan, cet appel lancé avec virulence par quelques jeunes instrumentalisés n’a rassemblé que quelques dizaines d’individus, même pas une centaine dont certains étaient présents par curiosité. Une conférence de presse étant organisée, des journalistes ont permis de remplir le parquet de la salle. Et au bilan que reste-t-il ?

Il reste une Coalition Centrafrique Libre qui diffuse des fausses nouvelles et joue à attiser les peurs. A ce jeu dangereux elle a perdu toute sa crédibilité.

 

Le virus du mensonge est plus dangereux que la Covid19 en république centrafricaine. Pour s’en protéger le geste barrière est de le dénoncer.

 

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Alerte info : violent affrontement entre les forces de la Minusca et les 3R dans la localité de Bocaranga.

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mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /

 

Bocaranga, République centrafricaine, 29 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – L’affrontement a débuté ce matin du lundi 29 juin et se poursuit en ce moment avec une intensité rare des combats. Plusieurs blessés sont annoncés des deux côtés, et les populations, apeurées,  ont du quitter la zone pour se réfugier dans la brousse.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillis par CNC, l’affrontement a débuté après un assaut violent des 3R contre un convoi de ravitaillement de la Minusca dans la localité de Mont Yadé, situé à 25 kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga.

« Les rebelles de 3R auraient reçu une information selon laquelle cette équipe du ravitaillement de la Minusca serait composée des soldats des Forces armées Centrafricaines (FACA) qui voudraient lancer un assaut contre les positions des 3R », explique une source humanitaire jointe au téléphone depuis Bocaranga.

Pour l’heure, les affrontements se poursuivent, et un convoi militaire des soldats FACA vient de quitter Bocaranga pour le village Yadé, lieu des affrontements. Aucun bilan n’est disponible, mais des sources sécuritaires locales parlent d’un mort et de plusieurs blessés du côté de la Minusca.

Pendant ce temps, à Bocaranga, certaines ONG internationales ont complètement suspendu momentanément leurs activités dans la zone, et d’autres ont dû rapatrier leur personnel vers la ville de Bouar. La ville est complètement vidée de ses habitants.

 

Les détails dans nos prochains articles.

 

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RCA : Le gouvernement des États-Unis d’Amérique félicite le gouvernement centrafricain pour ses efforts de lutte contre la traite des personnes

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Communiqué de presse

 

Le gouvernement des États-Unis d’Amérique félicite le gouvernement centrafricain pour ses efforts de lutte contre la traite des personnes

 

Bangui, 29 juin 2020 – Le 25 juin 2020, le département d’État des États-Unis d’Amérique a annoncé que la République centrafricaine (RCA) avait fait des progrès importants en matière de la lutte contre la traite des personnes. Le gouvernement des États-Unis souhaite saisir cette occasion pour féliciter le gouvernement centrafricain pour ses efforts. Il y a encore du travail à faire, mais ces réalisations constitueront une base solide à partir de laquelle il sera possible de réaliser de nouveaux progrès en partenariat avec les organisations internationales, la société civile, et les partenaires bilatérales.

 

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine, S.E. Lucy Tamlyn, a déclaré : « Il faut sensibiliser les gens par rapport à cet esclavage moderne. Il faut identifier les victimes et leur donner les soins nécessaires pour qu’ils puissent regagnent leur liberté et leur dignité. Il faut entamer les poursuites judiciaires contre les malfaiteurs qui gèrent les réseaux criminels. Il faut que les leaders des groupes armés soient tenues pour leurs crimes contre l’humanité. C’est une lutte qu’on mène ensemble et j’ai assuré le chef de l’État de l’engagement américain de soutenir ses efforts ».

 

La loi américaine de 2000 sur la protection des victimes de traite ainsi que le rapport annuel sur la traite des personnes sont les principaux outils diplomatiques utilisés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique pour collaborer avec les gouvernements étrangers en matière de traite des êtres humains. Ils reflètent l’engagement du gouvernement des États-Unis d’Amérique à jouer un rôle de premier plan mondial sur cette question clé des droits de l’homme et de l’application de la législation.

 

À propos de la traite des personnes

La traite des personnes – également connue sous le nom de traite des êtres humains – est une crise d’envergure mondiale qui implique le recours à la force, à la fraude ou à la coercition pour obtenir un certain type de travail ou d’acte sexuel commercial. Chaque année, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes de la traite dans le monde, y compris ici en République centrafricaine. Le travail forcé, le travail des enfants, l’utilisation d’enfants soldats, la prostitution forcée et l’esclavage moderne sont tous des exemples de traite des êtres humains.

 

 

 

 

 

RCA : Bouar, panique au marché central après des tirs de sommation d’un gendarme.

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, 29 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – Un mouvement de panique a agité dimanche le marché central de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré située à 452 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

 

Selon une source proche de la gendarmerie locale, ce vif mouvement de panique a été observé suite aux tirs de sommation d’un gendarme centrafricain qui aurait tenté d’interpeller un groupe des éleveurs peuls.

En effet, peu avant midi, ce dimanche 28 juin, la présence d’un groupe des éleveurs peuls a été observée au marché central de Bouar. Ils étaient  en train de faire des achats avec d’importantes sommes d’argent en leur possession. « C’est étrange ! », s’étonne un témoin de la scène interrogé par CNC. Pour lui, il ne fait aucun doute, ces éleveurs peuls seraient des « intermédiaires «  des 3R : « ils sont venus faire les achats ici au marché central pour ramener aux rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation)  », a-t-il expliqué.

C’est dans cette disposition d’esprit que le service de la gendarmerie de Bouar a été alerté par un groupe des jeunes, et une équipe d’intervention a également été dépêchée rapidement  au marché central pour interpeller les suspects. Malheureusement à  l’arrivée des forces de l’ordre, l’un des suspects n’a pas voulu obtempérer, et l’un des gendarmes faisait des tirs de sommation avec son fusil d’assaut pour le ramener à la « raison ».  Aussitôt au marché central, cette détonation  d’arme crée un mouvement de panique au sein de la population. « On croyait à un échange des tirs avec les Peuls »,  explique une commerçante des légumes.

Finalement, tous les éleveurs peuls ont été conduits à la brigade de la gendarmerie pour nécessité d’enquête, et le calme est revenu au centre-ville quelques minutes plus tard.

Il y a lieu de noter que la semaine dernière, une patrouille des forces armées centrafricaines avait été prise d’assaut par les rebelles de 3R, à majorité peule, dans la localité de Besson, faisant plusieurs morts, dont un gendarme. Ce qui a largement choqué les populations de Bouar qui assimilent abusivement les éleveurs peuls aux rebelles de 3R du sulfureux Abass Sidiki.

 

Gervais Lenga

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Catherine Samba-Panza : de l’ AngolaGate  au trucage massif des élections de 2015 – 2016.

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L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.

 

Des élections maintes fois repoussées et finalement truquées.

 

A –  Un remaniement en plein « AngolaGate » sur fond de violences.

 

Alors que s’achève le 27 juin 2014 à Malabo le 23ème sommet de l’Union Africaine, Samba-Panza participe à une réunion informelle sur la Centrafrique organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Elle y présente son bilan dans une ambiance tendue avant … d’être priée par ses pairs de quitter la salle…. C’est dans un couloir près du lieu de la réunion que la Présidente de transition doit attendre la fin des concertations… Le communiqué final publié à l’issue de la rencontre annonce « sa volonté de remanier son gouvernement » …

Du 21 au 23 juillet 2014, un sommet est convoqué à Brazzaville pour obtenir un cessez-le-feu officiel entre groupes armés.

Cette réunion et un remaniement de l’équipe gouvernementale apparaissent alors comme les derniers moyens pour Samba-Panza de sauver la face devant les critiques de plus en plus fortes à son endroit…

Le Premier Ministre Nzapayéké doit se résoudre à démissionner mais exige en échange des contreparties : il obtiendra près de 300 millions de FCFA et le poste d’ambassadeur de RCA en Afrique du Sud qu’il occupe encore aujourd’hui… Le 10 août 2014, Catherine Samba-Panza désigne pour le remplacer Mahamat Kamoun. La compagne de ce dernier Rachel Ngakola (cousine de SCP du côté maternel) qui est nommée au poste de Directrice Générale des douanes centrafricaines se distinguera par une gestion particulièrement prédatrice des recettes douanières…

Face aux bailleurs de fonds internationaux mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui la convoque le 20 août 2014 à Luanda pour une brève séance d’explications sur l’utilisation des fonds alloués, la Présidente de transition plaide la bonne foi et l’urgence de la situation, sans que ses interlocuteurs ne soient c dupes quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars…

A Paris, l’on observe ce désordre avec crainte car la priorité est avant tout de se désengager au plus vite du théâtre d’opération centrafricain. Hélène Le Gal, conseillère Afrique de François Hollande vient à Bangui le 6 octobre 2014 pour recadrer CSP lui rappelant clairement qu’elle doit respecter le chronogramme relatif à l’organisation des prochaines élections qui doivent théoriquement se tenir au printemps 2015…

Pour les centrafricains, l’« Angolagate » est le catalyseur de la crise morale qui secoue la transition de Samba-Panza. La population descend dans la rue pour réclamer sa démission et des violences secouent Bangui. Depuis New York où elle participe à une réunion sur la RCA en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, CSP semble au bord de la rupture. Des violences intercommunautaires secouent Bangui et Bambari début Octobre 2014 faisant plusieurs dizaines de morts.

On assiste à un affrontement larvé entre la cheffe de l’État et Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du CNT qui annonce en grande pompe une enquête sur l’affaire du don Angolais. Cette enquête sera finalement abandonnée avec l’intervention de Sassou Nguesso après que Samba-Panza avoue dans une déclaration publique « n’avoir pas utilisé l’argent toute seule » et menace dans l’hypothèse d’une enquête d’exposer les noms des responsables mouillés dans cette affaire…

 

B –  Le forum national de Bangui et les reports successifs des élections.

 

Alors que la date du scrutin initialement prévu pour le début de l’année est repoussée à l’été 2015, CSP s’active pour préparer le forum national de Bangui censé réconcilier les Centrafricains avant ce scrutin. Au début du mois d’Avril 2015, elle signe trois décrets portant nomination du présidium du Forum, des membres du Comité technique et fixant les dates du dialogue national. Le CNT s’élève alors contre ces décisions, accusant la Présidente de pas l’avoir consulté et les critiques se cristallisent sur le choix du très controversé Jean-Jacques Demafouth comme coordinateur du comité technique. Béatrice Epaye qui présidait la commission préparatoire du Forum en est limogée. Beaucoup reprochent à Catherine Samba-Panza de vouloir noyauter les débats du Forum et menacent alors de le boycotter.

Finalement, la Ministre de la Santé Marguerite Samba remplace Demafouth à la place du comité technique, la composition des comités est revue et tous les membres sont choisis par consensus. Lors de ce Forum qui se déroule du 4 au 11 mai 2015, les autorités de transition sont sévèrement critiquées.

Les débats permettent d’entériner une nouvelle prolongation jusqu’aux élections qui sont reportées au 18 Octobre 2015… Mais les violences s’intensifient. Le 20 Août 2015, plus de vingt personnes sont tuées et plusieurs dizaines blessées dans des violences intercommunautaires qui éclatent à Bambari provoquant des déplacements importants de populations.

Le 26 septembre 2015, l’assassinat d’un conducteur de mototaxi au PK-5 provoque une flambée de violences qui fait une quarantaine de morts et une centaine de blessés. On assiste à des scènes de pillages et des barricades sont érigées dans plusieurs quartiers de la ville.

Des manifestants demandent le départ des troupes de l’opération Sangaris et de la Minusca ainsi que celui de la Présidente de la transition. Des milliers de personnes sont déplacées et l’on assiste même à une évasion de centaines de détenus de la prison centrale de Bangui.

Samba-Panza qui est obligée de quitter précipitamment New York où elle participe à la 70e Assemblée générale des Nations unies qualifie ces évènements de « tentative de coup d’Etat ». Ce regain de tensions pousse à s’interroger : à qui profite le crime ?

La conséquence est en tous cas qu’une nouvelle date doit être fixée pour la tenue du premier tour des élections, cette fois au 13 décembre 2015…

 

C – Le trucage des élections présidentielles de

2015-2016.

 

Lors des élections présidentielles de 2015-2016, Constant Gouyomgbia-Kongba-Zeze (dont l’une des filles Cynthia est secrétaire à la Présidence) bénéficie du soutien de Samba-Panza. Rachel Ngakola, Directrice Générale des douanes gère ses comptes de campagne et celui-ci bénéficie ainsi d’importants moyens de communication (jusqu’à 3 millions de FCFA par semaine…).

Cela n’empêche pas ce candidat qui s’est distingué par d’importants détournements lorsqu’il était Directeur Général de la Caisse d’Amortissement des Dettes de l’Etat (CAADE) de n’obtenir que 0,49% des voix au premier tour de ces élections… Derrière le soutien de cette candidature en trompe l’œil, les autorités de transition organisent un vaste système de fraude validé par l’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en faveur de Faustin-Archange Touadéra.

C’est Joseph Mabingui le Directeur de Cabinet de la Présidente et ami de longue date de Touadéra qui appuie ce choix, facilité par le fait que son épouse Brigitte Touadéra (née Béléma) est Banziri. Jean-Jacques Demafouth nommé par un décret muet de CSP « superviseur général des élections » chapeaute en toute illégalité le travail de l’Autorité Nationale de Elections. On assiste alors à des cas de fraudes extrêmement graves : distribution massive de bulletins de vote préremplis, existence de bureaux de vote fictifs, modification de procès-verbaux par des responsables administratifs ou encore au vote d’électeurs dépourvus de tout document d’identité…Autant de manœuvres qui expliquent ce score très surprenant de Touadéra (loin de faire partie des favoris de ce scrutin) au premier tour de ces élections.

Les autorités de transition continuent sur leur lancée durant l’entre-deux-tour. Le Ministre des Finances, Abdallah Kadre et de Rachel Ngakola font ainsi réquisitionner un avion de la compagnie Minair déjà loué par son concurrent pour aller battre campagne dans l’arrière-pays…L’ensemble de ces moyens mis en œuvre au profit d’un candidat approuvé par l’ambassadeur Malinas permettent de parler de trucage des élections par les autorités de transition alors que celles-ci étaient chargées de les organiser en toute impartialité…

Signalons aussi le cas de la cinquantaine de véhicules offerts par l’Angola dans le cadre de l’élection présidentielle qui après avoir été stockés à Yaoundé par l’entourage de la Présidente vont se volatiliser…

Juste avant de quitter ses fonctions, Catherine Samba-Panza nomme par le décret sa fille Christelle comme ambassadrice « extraordinaire et plénipotentiaire de la RCA » en Guinée équatoriale, une nomination que ne remettra d’ailleurs pas en question Touadéra une fois installé sur le fauteuil présidentiel…

 

Lors de l’investiture du nouveau Président « élu », Samba-Panza arrive sous les huées des banguissois clôturant ainsi d’une bien triste manière cette période…

Un audit de cette transition réalisé par la Cour des comptes met en lumière un certain nombre de dossiers détournements et de malversations commis sous la Présidence Samba-Panza. Les conclusions de cet audit, qui sur instructions de l’exécutif pourraient prochainement filtrer, ne cessent de donner des sueurs froides à l’ex-cheffe de l’Etat qui ne cesse de se plaindre de cette situation en affirmant en privé comme en public que sans elle « Touadéra n’avait aucune chance d’être au second tour… »

Par l’intermédiaire de son parent Calixte Mbari, chef de la division « démocratie, Etat de droit et des élections » de la Commission de l’Union Africaine, Samba-Panza se reconvertira au sein de l’Union Africaine. Elle a ainsi conduit pour le compte de la Commission de l’Union africaine, des missions d’observation électorales au Sénégal et en Côte d’Ivoire et co-préside le réseau des femmes médiateurs de l’Union Africaine (FemWise-Africa),

Dans une interview octroyée au journal Jeune Afrique le 22 Mars 2016, lorsqu’on lui demande si elle pourrait envisager de se représenter aux prochaines élections, Catherine Samba-Panza répond « dans cinq ans, j’aurai un certain âge et je préférerais avoir une activité moins stressante : je ne suis pas de ceux qui, à 75 ans, veulent se présenter ! Et puis la politique, ce n’est pas mon truc… »

 

Par : Gaston MADENGA

Tchad : Idriss Déby devient maréchal

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Les soldats tchadiens.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020(Corbeaunews-Centrafrique ) – Dans la région du Sahel, précisément du Lac Tchad et depuis l’ouverture du front contre les terroristes de l’ISWAP et de Boko Haram, beaucoup s’accordent à reconnaitre que le Tchad fait figure de puissance militaire. Et ce ne seront pas les 1 000 combattants djihadistes de Boko Haram, annoncés avoir été tués par les hommes d’Idriss Déby Itno, au cours d’une opération lancée en Mars dernier,  qui viendraient témoigner du contraire.

 

Au vu de ces succès, l’Assemblée Nationale tchadienne, décidait ce vendredi d’élever le général président au rang de Maréchal.

 

Le Maréchal’’ Idriss Déby Itno

Le Tchad dans la guerre contre le terrorisme n’a pas lésiné sur la disponibilité. Ses forces armées connues pour être les plus efficaces de la région, le pays avait été invité à intégrer trois forces antiterroristes clés: la Force opérationnelle multinationale conjointe (MNJTF), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le G5 Sahel. De lourdes responsabilités, que le pays du général Déby avait souvent payé au prix fort, comme la disparition de 92 de ses soldats au cours d’une attaque de la presqu’île de Boma dans la région du Lac Tchad en Mars dernier.

Mais cela n’avait pas empêché, le général Déby de poursuivre sa lutte implacable contre l’extrémisme et le terrorisme. Le fait est que, le général n’était pas un novice en stratégie militaires. Son pouvoir il l’avait arraché à Hissen Habré en 1990, après avoir une dizaine d’années auparavant, ardemment contribué à refréner les velléités expansionnistes de Mouammar al-Kadhafi.

Aujourd’hui encore, 30 années après, le général Déby avait réussi à se maintenir à la tête d’un pays régulièrement secoué par des tensions ethniques internes et cerné de conflits à toutes ses frontières. Au nord, avec la guerre civile en Libye. À l’est, de puissantes milices qui se disputaient le contrôle du Darfour et du Soudan. Au sud, avec la République centrafricaine en crise. Et à l’ouest, avec l’Iswap et Boko Haram, autour du bassin du lac Tchad commun au Nigeria, au Cameroun et au Niger.

Un parcours militaire et une expérience de général longue de 30 années, qui avait certainement motivé sa consécration, ce vendredi, par les représentants du Peuple.

Avec la nouvelle tribune