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RCA : à quoi sert la présence des soldats FACA à Bria, Alindao, Ippy…?

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Arrivée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga en janvier 2019. Crdit photo : CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 23 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des centaines de soldats de l’armée nationale, déployés dans certaines villes de province sous contrôle des groupes armés, sont toujours cantonnés dans leur base. Ils n’ont pas le droit de promener au centre-ville s’ils n’ont pas reçu une autorisation préalable de l’État major des armées, ou encore de la Minusca. Une situation décriée par les populations de ces localités qui ne cessent d’appeler à l’aide le gouvernement.

 

Dans la ville d’Ippy, une sous-préfecture de la Ouaka contrôlée par le groupe armé UPC, puis à Alindao, une sous-préfecture de Basse-Kotto, contrôlée également par l’UPC, et à Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, contrôlée par  plusieurs groupes armés dont le FPRC et le MPC, sans oublier les villes de Bocaranga, Kaga-Bandoro…,les soldats des forces armées centrafricaines, après plusieurs années d’absence, ont été redéployés en grande pompe dans ces localités. Sauf que ce retour partiel de l’autorité de l’État, considéré comme stratégique par certains observateurs militaires nationaux, est désormais de plus en plus critiqué par certains élus de la nation, mais également par le peuple  centrafricain.

Moins équipés en armement face aux rebelles, les FACA n’ont plus de choix que de se faire petits, pou ne pas dire prisonniers dans leur propre pays. Ils n’ont pas l’ordre de sortir promener en dehors de leur camp militaire sans la présence à leur côté des soldats de la Minusca, au risque d’être capturé par les rebelles qui sont aux aguets dans tous les coins.

Souvenez-vous, à Alindao, en  novembre 2019, un affrontement s’est éclaté entre les FACA et les rebelles quelques heures après l’assassinat d’un soldat FACA qui tentait malheureusement de se rendre au marché en dépit de la décision de sa hiérarchie militaire.

Cette situation, loin d’être isolée, est en phase de devenir une condition nécessaire exigée par les groupes armés pour le redéploiement de l’armée nationale dans certaines villes de province.

L’honorable Aurélien Simplice Zingas, député de la circonscription de Mobaye 1, dans la Basse-Kotto regrette aussi que les soldats FACA, déployés à Alindao, ne peuvent pas sortir promener dans la ville pour ramener la paix.

« Quand vous quittez  Bangui,  dès que vous traversez Bambari,  de Bambari pour aller jusqu’à Obo,  jusqu’à Mboki,  c’est comme si cette partie du territoire national n’est pas en République centrafricaine. À Alindao par exemple, on a mis des FACA là-bas, mais ces derniers sont cantonnés. Ils ne peuvent pas se promener  dans la ville d’Alindao  pour ramener la paix », déplore le député de Mobaye 1 Aurélien Simplice Zingas.

Notons que depuis 2018, dans le cadre du retour de l’autorité de l’État dans les villes de province contrôlées par des groupes armés, des  milliers des soldats de l’armée nationale ont été déployés dans certaines localités du pays avec le soutien militaire et logistique de la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine. Cependant, avec la situation sécuritaires sur le territoire national, ces militaires ne cessent de subir des attaques des rebelles comme à Mboki, Bocaranga, Bozoum, Paoua…

 

Anselme Mbata

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications.

Tel / WhatsApp : +1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : quand l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI et ses gardes du corps terrorisent les fonctionnaires de l’État à Baoro

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/sarandji-et-touaddera-450×250.jpg” alt=”De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.” width=”450″ height=”250″ />
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 23 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Profitant de son titre de l’ancien chef du gouvernement et du ministre d’État Conseiller du chef de l’État, le géographe Simplice Mathieu SARANDJI, candidat aux législatives dans la circonscription  de Baoro multiplie des pressions sur les fonctionnaires de l’État affectés dans la ville. Et il n’est pas le seul, ses gardes du corps, pourtant soldats de l’armée nationale, se comportent eux aussi au gangster. Enquête !

 

Ne vous étonnez pas ! Le Directeur de campagne   du candidat Simplice Mathieu SARANDJI est un agent de l’État, particulièrement du ministère des finances détaché dans la ville. En plus de ses fonctions, d’agent spécial du trésor, l’homme est désigné par l’ancien Premier ministre d’être son directeur de campagne. Bizarre !

D’après notre enquête menée durant deux semaines dans la ville, Simplice Mathieu SARANDJI aurait choisi ce fonctionnaire du trésor public sans son consentement au préalable. Comment ?

Peu avant de quitter le pays le mois dernier pour des raisons de santé, Simplice Mathieu SARANDJI avait séjourné plusieurs jours à Baoro. Sur place, il aperçoit qu’un agent du trésor, très généreux,  est très apprécié par les populations locales, particulièrement au milieu de la jeunesse  . Inquiet, Simplice

Mathieu SARANDJI, qui  pensait que le fonctionnaire, qui n’est pas natif de la ville,  pourrait se présente aux législatives contre lui, l’a surpris pour le désigner contre toute attente comme son nouveau Directeur de campagne. Surpris, le fonctionnaire n’a plus de choix que d’accepter la proposition de l’ancien Premier ministre qui multiplie d’ailleurs des réunions avec les agents de l’État dans la ville afin de leur donner des consignes de vote en sa faveur, contrairement aux dispositions de la loi électorale en vigueur dans le pays. Et ce n’est pas tout ! En plus des pressions mises sur les fonctionnaires de l’État, le député actuel de Baoro serait désormais dans le viseur de l’ancien Premier ministre. Il aurait exigé même à celui-ci de ne plus mettre ses pieds dans la ville. D’ailleurs, 48 heures avant le retour de Simplice Mathieu SARANDJI à Bangui, ses gardes du corps, des soldats FACA, dans une buvette locale, ont menacé de tuer un de leur collègue d’arme, le garde du corps du député actuel de la ville, pour des raisons que les populations locales ignorent jusqu’à ce jour.

Une situation de pression constante que les populations locales ne cessent de dénoncer publiquement pour attirer l’attention des médias et du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA sur le comportement de son ami Sarandji.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

De retour de Baoro

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : pour le général Ludovic Ngaïfei, le mode opératoire de certains groupes armés tend désormais vers le terrorisme

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/BD6E035F-7D8B-4BBC-87DE-8DB5D14F3E00-450×403.jpeg” alt=”L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.” width=”450″ height=”403″ />
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 23 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le nouveau mode opératoire adopté par le mouvement 3R à la suite de l’opération « Ala londo » menée conjointement par les unités délite de la Minusca et les soldats FACA contre ses positions dans le Nord et nord-ouest  du pays n’est pas une surprise, selon l’ancien chef d’État major des armées centrafricaines, le général Ludovic Ngaïfei.

 

D’après lui, le mouvement armé 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), qui s’est éclaté à la suite de l’opération « Ala londo » menée par les casques bleus et les militaires centrafricains contre ses positions dans le nord et nord-ouest, adopte de plus en plus une nouvelle stratégie qui tend vers le terrorisme.

« Ne vous étonnez pas que nous sommes proches  des pays qui en ce moment subissent les exactions des terroristes. Alors, ici chez nous,  on doit se poser la question de savoir : est-ce politique ? Est-ce idéologique ? Pour le deux, moi je dis non !  Par ce que c’est un groupe, je dirais ethnique, les Peuls. À cela se dessine avec les derniers accords qu’Ali Darassa et  Monsieur Sidiki, en ajoutant Alkhatim  ont signés   pour un rapprochement  entre les Peuls. Donc  on peut dire  que ce n’est pas religieux,  mais tout petit peu ethnique. C’est un groupe ethnique qui se manifeste  également pour compléter  cette histoire terroriste », a déclaré l’ancien chef d’État major des armées nationales, le général Ludovic Ngaïfei  sur les ondes de la radio Ndékèluka.

Selon cet expert militaire, il ne faut pas s’étonner de cette nouvelle posture terroriste de certains groupes armés qui multiplient des embuscades et des prises d’otages pour revendiquer certaines choses au gouvernement et à la communauté internationale.

«  N’oubliez pas que dans un passé récent, Israël a décelé un réseau terroriste  à partir de Ndjamena,  du Tchad, dont la République centrafricaine fait partie, et l’un de ses ressortissants était cité  dans le schéma personnel  de ce réseau terroriste en Afrique centrale.  Donc il ne faudrait pas qu’on s’étonne. Je ne m’abonne pas  dans ce sens, mais je crois que  c’est aussi proche de cela ». a ajouté, Monsieur  Ludovic Ngaïfei.

Notons que depuis quelques semaines, le 3R, qui se dit défenseur de la communauté peule, multiplie des embuscades contre les patrouilles des soldats des forces armées centrafricaines, et des prises d’otages des éléments des forces de sécurité intérieure. La dernière en date, la prise d’otage des deux policiers en fonction dans la commune de bang, et le rapt d’un caporal de l’armée nationale dans la localité de Bocaranga le 9 septembre dernier lors d’une embuscade tendue à leur convoi.

 

Anselme Mbata

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le collectif touche pas à ma constitution exige la radiation du Chef rebelle Ali Darassa de l’UPC sur le fichier électoral.

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Dans une Requête adressée à la cour constitutionnelle de la République centrafricaine, le collectif « Touche pas à ma constitution », une Organisation de la Société civile, Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme, demande la radiation du mercenaire tchadien Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC sur le fichier électoral, ceci conformément aux dispositions de la loi électorale de notre pays.

 

           Collectif « Touche pas à ma Constitution 

» Organisation de la Société civile,

           Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme.

           

Enregistré par la Préfecture Haute Garonne sous le N° W313017876.

               81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

Mail : collectifcentrafricain@yahoo.fr

Présidence

 

À Madame Danièle DARLAN

Cour constitutionnelle
B.P. 2104
BANGUI (rca)

 

Objet :   Requête tendant à obtenir la radiation du Chef rebelle Ali Darassa de l’UPC sur le fichier électoral.

 

Madame la Présidente,

Qu’il plaise à votre institution de pouvoir statuer sur notre requête contestant l’enrôlement d’un Chef rebelle de l’UPC qui est un sujet étranger en la personne de Monsieur Ali Darrassa sur la liste électorale.

1-Sur la recevabilité

Il ressort dans les dispositions de l’article 4 du code électoral que « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale; les étrangers; les personnes condamnées pour crimes et non réhabilitées ; les majeurs incapables; les personnes auxquelles les tribunaux ont retiré le droit d’élire ou d’être élues par application des lois en vigueur. Pour ce faire, il en résulte que Ali Darassa Mahamat de nationalité nigérienne né le 23 juillet 1965, est un peuhl d’origine dont les conditions d’obtention de sa nationalité centrafricaine reste douteuse et querellée. Non seulement dans la lettre datée du 6 décembre 2019, adressée à la Présidente du Conseil de sécurité provenant du Groupe d’experts sur la République centrafricaine reconduit dans son mandat par la résolution 2454(2019) conformément au paragraphe 4 de ladite résolution, le rapport final a infligé des sanctions internationales à l’égard de Monsieur Ali Darassa voir le lien[1].

 

2-Sur le fond

Dans le cadre du processus de la cherche de la paix,  un accord de paix a été signé le 6 février 2020 entre le gouvernement et les 14 groupes armés dont fait partie l’UPC de Ali Darrassa, il en ressort que les groupes d’experts de l’ ONU ont enquêté sur la participation des éléments de l’UPC aux crimes sanglants perpétrés contre la population civile, les travailleurs humanitaires, ainsi que les violences sexuelles commises par les éléments de son entité laisse entrevoir que ce mercenaire représente un danger potentiel pour la sous-région et pour la paix. De ce fait, son enrôlement en sa qualité d’une personne étrangère sur la liste électorale en violation de l’article 4 dudit Code peut justifier l’annulation manifeste des élections groupées en vue.

3-Par ces motifs :

Conformément aux dispositions de l’article précité, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » demande aux membres de la Cour Constitutionnelle, la radiation du Chef rebelle de l’UPC le sujet étranger Monsieur Ali Darrassa sur la liste électorale en raison de ses multiples forfaitures implacables.

Recevez Madame la Présidente de la Cour Constitutionnelle de bien vouloir recevoir, l’expression de notre déférente considération.

 

Fait à Paris, le 21 septembre 2020

Pour le Collectif,

Le Coordonnateur général,

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Ampliation :

La presse pour large diffusion

 

 

 

 

 

[1]https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/S_2019_930_F.pdf

RCA : nouveau protocole d’accord entre l’UPC d’Ali Darassa et le MPC de Mahamat Alkhatim

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De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le dimanche dernier, le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par Mahamat Alkhatim, et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de Ali Darassa, ont décidé de se mettre ensemble  dans une « communion sécuritaire « autour d’un « protocole d’accord de concertation permanente d’entente mutuelle  dans la droite ligne de l’APPR-rca ». De quoi s’agit-il encore ? Lisez leur communiqué ci-dessous….

 

 

RCA : congrès du MCU, des centaines des millions décaissés par le trésor public, et le stade omnisport fait peau neuve aux couleurs du parti

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Le stade OMNISPORT, désormais aux couleurs du parti MCU. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si certains observateurs de la vie politique nationale dénoncent ce qu’ils appellent le « siphonnage du trésor public », d’autres préfèrent s’élever contre l’utilisation des moyens de l’État à des fins électoralistes. À deux jours du début du premier congrès ordinaire du parti au pouvoir, le MCU, des langues commencent à délier.

 

Le parti du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le mouvement cœurs unis s’apprête à organiser son premier congrès ordinaire ce  jeudi 24 septembre 2020 à Bangui. Des militants de l’arrière-pays et de l’étranger dudit mouvement politique sont conviés à participer à ce congrès dont le préparatif suscite de nombreuses polémiques dans le pays.

Selon des informations recueillies auprès des membres du bureau politique dudit mouvement, le trésor public aurait débloqué une somme de 200 millions pour l’organisation du congrès de leur parti. Ajoutant à cela, les fonds rackettés auprès des fonctionnaires de l’État, mais également des différentes organisations paraétatiques, notamment de l’Énergie centrafricaine (ÉNERCA), de la SOCATEL,  de la SODIAC, de l’ANAC, de l’ART…

Comme si cela ne suffisait pas, le stade OMNISPORT, construit dans les années 1970 à l’époque du régime de l’ex-empereur Jean-Bedel Bokassa, et qui appartient à l’État centrafricain, a été réquisitionné par le parti MCU qui l’a totalement modifié et refait la peinture aux couleurs dudit mouvement, au point de susciter de nombreuses réactions dans la capitale.

Nombreux sont ceux qui se demandent si le stade OMNISPORT est devenu une propriété du MCU. Sinon, pourquoi ce mouvement politique, né il y a deux ans, veut-il pousser la limite de l’entendement, alors que dans le passé, avec les régimes qui se sont succédé, le pays n’a jamais connu ce genre de pillage en règle des biens de l’État ?

Souvenez-vous, en 2017, pour le premier anniversaire du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au pouvoir, le régime avait dépensé près de 800 millions de francs CFA pour des soirées festives au palais de la renaissance. L’acte qu’ils ont réitéré l’année suivante  jusqu’en 2019. Pour cette année, le régime veut à nouveau pousser la limite du siphonnage de la caisse de l’État avec le préparatifs du congrès du MCU. Mais à quand cela va finir ? Se demandent les Banguissois.

Affaire à suivre…

 

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : polémique autour du projet de la modification partielle de la loi électorale, l’opposition monte au créneau

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Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les membres de la coalition de l’opposition démocratique 2020 (COD2020) ont mis en garde ce mardi le gouvernement  contre une éventuelle tentative de violation de la loi électorale à travers le projet de la révision de ladite loi qui fera l’objet du débat en plénière à l’Assemblée nationale ce mercredi 23 septembre 2020.

 

Le débat s’annonce à nouveau houleux à l’Assemblée nationale ce mercredi 23 septembre. Le projet de la révision partielle de certaines dispositions du code électoral soumis par le gouvernement sera débattu dans l’hémicycle demain. Mais d’hors et déjà, des vois commencent à s’élever partout dans le pays pour critiquer la démarche du gouvernement. Ce mardi matin, au siège du parti URCA de l’honorable Anicet Georges Dologuélé, une réunion de l’opposition démocratique a eu lieu, et les membres ont tenu à mettre  en garde le gouvernement contre une éventuelle violation de cette loi électorale. Ils estiment que la date du 27 décembre est intenable à cause des nombreux dysfonctionnements  constatés dans le processus électoral  en cours.

Les opposants  pensent que le pouvoir est dans la logique de vouloir disqualifier certains candidats poids lourds de l’opposition comme François Bozizé.

« À la COD2020, nous disons qu’elle ne cherche pas une transition.  Ne demande pas une transition. Même s’il y a glissement, la COD2020 ne remettra pas en cause   les Institutions  de la République. Mais nous voulons  qu’il y ait des élections apaisées,  concertées  et que les résultats soient acceptés  par tout le monde. Nous voulons la transparence. La COD2020 est en quête de la transparence. C’est ce que nous cherchons »,  a déclaré l’opposant Alexandre Ferdinand Nguendet, Président intérimaire de ladite plateforme de l’opposition démocratique.

 

Pour l’ex-Président François Bozizé qui a également assisté à cette réunion de l’opposition, le gouvernement est sans doute dans la logique de faire barrage à sa candidature à la présidentielle.

« En ce qui me concerne,  rien ne m’empêche d’être candidat. Et c’est la raison pour laquelle on est en train de monter toute sorte de scénarios pour pouvoir m’éliminer. Pourquoi ? Vous rendez compte, ancien chef de l’État,  je deviens persona non grata chez moi », s’alarme l’ancien Président François Bozizé.

[

 

Notons qu’à la veille du vote de ce projet de la révisons partielle de la loi électorale, la tension est à son comble dans le pays. Nombreux sont ceux qui soupçonnent le gouvernement de passer en force à travers des achats des voix des députés, le tout dans le but d’aller aux élections dans les délais constitutionnels en dépit des retards considérables accusés  dans le processus par l’autorité nationale des élections (ÂNE).

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : opérations du désarmement volontaire à Bria, 166 armes  collectées, et 206 combattants désarmés

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une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les opérations du désarmement volontaire des ex-combattants se poursuivent dans la localité de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto. À ce jour, environ 166 armes sont collectées, et 206 combattants désarmés. Les opérations se poursuivent volontairement, selon l’officier en charge de l’opération.

 

Huit jours après son démarrage dans la localité de Haute-Kotto, les opérations du désarmement et de la démobilisation  des combattants se poursuivent dans la localité de Bria plus ou moins avec succès. Selon le capitaine Guy-Sylvère Ngoni en charge de l’opération, 166 armes de guerre ont déjà été collectées par son équipe, et 206 combattants ont déposé les armes volontairement, parmi eux, une dizaine des femmes.

« Nous continuons toujours de discuter avec l’UPC et les Anti-Balaka… Nous nous travaillons sur la base des listes que les groupes armés nous ont  remise. Donc, ça s’arrêtera  effectivement le 24 septembre. Si jamais, nous recevrons d’autres listes, ou si d’autres groupes manifeste sa volonté de pouvoir désarmer, nous allons toutefois planifier l’opération à leur égard », a déclaré le capitaine Guy Sylvère Ngoni sur les antennes de la radio Ndékèluka.

 

Notons que parmi les groupes armés actifs dans cette région du centre nord, seulement quatre ont manifesté leur désir de désarmer partiellement et volontairement leurs combattants. Parmi eux, on peut citer le FPRC, le MLCJ, le RPRC et le MPC. La milice Anti-Balaka et le mouvement UPC n’avaient pas remis des listes de leurs combattants à désarmer.

 

Par : S. A. DERYO DJERAMBAYE

Tél. : 72 46 32 99

Directeur de publications

Alain Nzilo

Tel et / : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@Gmail.com

 

 

RCA : projet de la révision partielle du code électoral, des députés affirment avoir reçu des menaces

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Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  À la veille du vote partiel à l’Assemblée nationale de certaines dispositions de la loi électorale soumise par le gouvernement, certains députés de l’opposition et de la majorité dénoncent des menaces proférées à leur encontre, et la tension est vive au sein du parlement centrafricain.

 

Convoqués en session extraordinaire depuis vendredi 18 septembre par un décret présidentiel, les députés centrafricains sont appelés à réexaminer, et éventuellement adopter certaines dispositions  du code électoral voté par le parlement en août 2019 et promulgué  par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA quelques jours plus tard.

Cependant, à la veille du débat public à l’hémicycle, certains élus de l’opposition ainsi que ceux de la majorité affirment avoir reçu des messages de haine et de menaces proférées à leur encontre, ceci dans  un contexte de soupçon d’achat de conscience avant ce vote partiel de la loi électorale. C’est le cas du premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable député Jean-Symphorien MAPENZI qui, lors d’un point de presse organisé à Bangui, déclare que les députés vont voter en leur âme et conscience, et une poursuite sera engagée contre X pour que la lumière soit faite sur cette affaire de menace contre les députés.

« Je suis outré, je suis déçu de la part du comportement de certains de nos compatriotes qui profèrent des menaces. Moi-même j’ai reçu cinq messages de menaces, mais ça ne m’émeut pas.  Vous savez, ça ne va pas m’empêcher, ni nos collègues  de la majorité de faire leur travail. Nous avons été élus, le peuple nous a confié  cette mission de voter les lois, nous allons le faire en toute responsabilité sans peur. En plus, nous n’avons pas besoin de recevoir de la pression de quiconque de le faire, et nous le ferons.   Ce que nous déplorons, ce sont ces menaces »,  regrette l’honorable Jean-Symphorien MAPENZI

 

Notons qu’à moins de 24 heures du vote partiel de cette loi électorale, des soupçons de fraudes et d’achat de conscience pèsent depuis 48 heures sur l’Assemblée nationale. Les députés accusent le Président de l’Assemblée nationale d’avoir convoqué une réunion discrète avec certains députés,  lesquels ont reçu chacun une enveloppe contenant des billets de banque.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : l’ex-Président François Bozizé dénonce le projet de révision du code électoral soumis au parlement

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L’ancien Président de la République, le général François Bozizé, lors de son interview le 20 septembre 2020 à Bossango. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Lors de son meeting organisé le week-end  dernier sur le terrain de la Mairie de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, l’ex-Président de la République, Président du parti KNK et candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020, le général François Bozizé a dénoncé avec force le projet de révision de la loi électorale soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale depuis le 18 septembre 2020. Un propos qu’il a réitéré dans une interview accordée exclusivement à la rédaction du CNC depuis la ville de Bossangoa, au nord-ouest du pays.

 

À la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, l’Assemblée nationale a été convoquée en session extraordinaire ce vendredi 18 septembre 2020 . Durant six jours, les députés centrafricains vont devoir statuer sur le projet de la modification de certaines dispositions du code électoral, conformément à la demande faite par l’autorité nationale des élections (ÂNE) qui sollicite au gouvernement un délai supplémentaire de 12 jours pour pouvoir afficher les listes électorales. Une démarche très critiquée par l’ex-Président de la République, Président du KNK et candidat à la présidentielle  François Bozizé.

Dans une interview exclusive accordée à la rédaction du CNC, le Président du KNK s’inquiète  du délai et de la méthode expéditive employés par le gouvernement.  D’après lui, la modification de cette loi électorale a des conséquences sans doute sur la Constitution du pays.

« Ça vaut-il la peine de modifier une loi qui est à sa toute première application ? Pourquoi cette précipitation ?   Il y a  quelque chose de caché. C’est la raison pour laquelle il faut dénoncer cela dès maintenant, et ce n’est pas  une bonne manière de pouvoir préparer les élections dans de bonnes conditions et dans la transparence », s’alarme le Président du KNK qui estime par ailleurs que cette Manoeuvre de la modification de la loi électorale soumise par le gouvernement au parlement viserait à empêcher sa candidature à la présidentielle.

« Il n’y a pas à se cacher. Toutes les manœuvres qui sont entreprises depuis mon arrivée, soit dans  la loi accordant des avantages et de statut particulier aux anciens chefs de l’État, ils ont mis une disposition bizarre qui dit que : les anciens chefs de l’État , s’ils peuvent bénéficier de ces avantages, ils doivent  renoncer à la politique. C’est contraire à la Constitution. C’est de la méchanceté » regrette le leader du KNK.

 

  

Concernant l’éventuelle invalidation de sa candidature à la présidentielle qui semble déranger le pouvoir en place, l’ex-chef d’État se dit serein.

« Je suis serein,    Je suis citoyen  de ce pays. Je remplis toutes les conditions pour être candidat. Pourquoi m’inquiéter ? Il y a sûrement le problème de ma popularité  qui gêne énormément certains candidats, particulièrement les candidats du MCU. Voilà pourquoi ils manœuvrent sous différentes formes pour disant préparer les fraudes massives  qu’ils comptent organiser »,  déclare-t-il.

Au sujet de la paix et la réconciliation  à Bossangoa,  sa ville d’origine, l’ancien Président François Bozizé annonce que la ville est déjà relativement calme. Petit à petit, les choses vont s’arranger.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : violent accident des motocyclettes sur le périphérique, à Bossangoa, 2 morts et 6 blessés graves

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Photo CNC / Cyrille Jefferson Y apendé

 

Bossangoa, République centrafricaine, mardi 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un terrible accident s’est produit dans la journée du dimanche 20 septembre à Bossangoa : deux motos se sont percutées à 12 kilomètres sur l’axe Bossembélé, dans la préfecture de l’ouham. Deux  personnes sont décédées, et six autres grièvement blessées.  

 

L’accident a eu lieu peu après midi et signalé quelques minutes plus tard aux gendarmes de la brigade territoriale de  Bossangoa. Deux motocyclettes circulant sur l’axe Bossangoa – Bossembélé sont entrées en collision :  «  l’une d’elles en provenance de Bossembélé, et l’autre de Bossangoa », précisent les gendarmes.

La première moto, en provenance de Bossembélé, avait à son bord trois passagers en plus du conducteur, aurait percuté celle  en provenance de Bossangoa  où se trouvaient aussi quatre passagers.

Parmi les passagers des deux motocyclettes, 6 sont grièvement blessés et transférés d’urgence à l’hôpital universitaire de Bossangoa, et les deux conducteurs sont décédés sur place au moment de la collusion.

Selon les premiers constats établis par les gendarmes, l’excès de vitesse et la surcharge seraient à l’origine de cet accident mortel.

Concernant les deux conducteurs, les gendarmes ont précisé que l’un est natif de Katanga, et l’autre du village Londo, toujours dans les périphéries de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham.

 

Mathieu Féimonazoui

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Dix ans de prison pour des militaires camerounais qui avaient abattu deux femmes et leurs enfants

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Dix ans de prison pour des militaires camerounais qui avaient abattu deux femmes et leurs enfants

Bangui ( République centrafricaine ) – Quatre militaires camerounais ont été condamnés à dix ans de prison ferme lundi et un autre à deux ans pour l’”assassinat” en 2015 de deux femmes et de leurs deux enfants, criblés de balles dans le nord du pays.

En juillet 2018, une vidéo montrant des soldats exécutant sommairement ces deux femmes, les yeux bandés, ainsi qu’une fillette et un bébé que l’une d’elles portait sur le dos, dans l’extrême-nord du Cameroun où l’armée combat des groupes jihadistes, avait été diffusée sur les réseaux sociaux./////////////.

Le gouvernement avait nié l’implication de son armée dans un premier temps, avant de faire arrêter 7 suspects. Deux ont été acquittés. /////////////.

Le tribunal militaire de Yaoundé a prononcé son verdict pour “assassinat” et les peines d’emprisonnement après de très nombreux ajournements du procès. Le verdict est susceptible d’appel./////////////.

Le drame s’était déroulé en 2015 dans la localité de Zeleved, dans l’extrême-nord du Cameroun, où le groupe jihadiste nigérian Boko Haram et une branche dissidente multiplient les attaques meurtrières ces dernières année contre les civils et l’armée./////////////.

Lorsque la vidéo était devenue virale sur les réseaux sociaux trois ans plus tard, le pouvoir du président Paul Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, ainsi que l’armée avaient fermement nié l’implication de leurs soldats, parlant de “fake-news” et d’”horrible trucage”. Mais, il s’était rétracté en août 2018, annonçant l’arrestation de sept militaires./////////////.

– Tollé international -/////////////.

Le 21 octobre, après déjà plusieurs ajournements du procès, les sept militaires avaient plaidé non coupable./////////////.

Les attaques sont le fait de Boko Haram ou de l’Iswap (le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest, selon son acronyme en anglais), qui multiplient, ces dernières années, les assauts très meurtriers visant les militaires et les civils dans l’extrême nord du Cameroun comme dans les régions limitrophes du Nigeria, du Tchad et du Niger, sur le pourtour du lac Tchad./////////////.

Mais les organisations internationales de défense des droits humain dénoncent également régulièrement des exactions et crimes commis contre des civils par les forces de sécurité au Cameroun./////////////.

Dans l’extrême-nord mais aussi dans les deux provinces à majorité anglophone du nord-ouest, où l’armée est aux prises depuis trois ans avec des groupes indépendantistes armés. Là aussi, les ONG dénoncent régulièrement des exactions et crimes dans les deux camps./////////////.

En février, trois militaires camerounais ont été inculpés de l’”assassinat” en février d’au moins 23 civils selon l’ONU, dont 10 enfants, dans un village des zones anglophones, Ngarbuh, un massacre qui avait déclenché un tollé international, contraignant le pouvoir à admettre la responsabilité de ses soldats, après l’avoir longtemps niée./////////////.

L’insurrection de Boko Haram, elle, est née en 2009 dans le Nord-Est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins, au Cameroun, au Niger et au Tchad. Depuis cette date, plus de 36.000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l’ONU./////////////.

En 2016, le groupe s’est scindé en deux branches: la faction dirigée par son chef historique, Abubakar Shekau, et l’Iswap, affilié au groupe Etat islamique (EI).

Avec AFP/VOA
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Qui est le président de la transition au Mali ? – BBC News Afrique

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Qui est le président de la transition au Mali ? – BBC News Afrique

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-ministre de la Défense Bah N’Daou a été désigné lundi président de transition du Mali

Le président de la transition au Mali, le général Bah N’Daou, est un militaire à la retraite. /////////////.

Né le 23 août 1950 à San dans la région de Ségou, le titulaire d’un brevet d’étude militaire supérieur en France, et d’un brevet de l’Ecole de guerre (CID) en 1994 a fait une brillante carrière au sein de l’armée de l’air. /////////////.

L’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants est de la 7è promotion (1973) de l’École militaire interarmés (EMIA) de Koulikoro. /////////////.

Après son baccalauréat, il est incorporé comme engagé volontaire dans l’armée le 1er juin 1973. /////////////.

L’année suivante, il est désigné pour suivre un stage de pilote d’hélicoptère en URSS./////////////.

Le colonel-major Bah N’Daou, surnommé “le grand” par ses intimes en raison de sa taille (1,95 m), est un ancien pilote d’hélicoptère formé dans l’ex-URSS et qui fut aide de camp du général Moussa Traoré. /////////////.

De 2008 à sa retraite en 2012, le colonel-major Bah N’Daou a été directeur de l’Office national des anciens combattants, militaires retraités et des victimes de guerre. /////////////.

Officier de l’Ordre national du Mali, il a aussi été décoré de la Médaille du mérite militaire et de la Médaille au mérite national./////////////.

Choisi sur proposition du CNSP, l’homme qui traine derrière lui une riche carrière militaire est surtout connu pour sa rigueur dans le travail. /////////////.

Une rigueur dont il aura besoin d’abord pour résister aux militaires qui l’ont proposé mais aussi aux hommes politiques. /////////////.

La cérémonie de prestation de serment est prévue pour ce vendredi 25 Septembre 2020

Avec BBC Afrique

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RCA : polémique à Bangui après l’inscription du chef rebelle mercenaire Ali Darassa sur la liste électorale.

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Docteur Dominique ERENON.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 21 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’annonce de l’inscription du chef rebelle mercenaire tchadien Ali Darassa sur la liste électorale provoque un véritable tollé dans le pays. Certains juristes demandent son arrestation, d’autres personnalités politiques exigent des explications au gouvernement.

 

Le chef d’État major et coordonnateur militaire de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa  s’est enrôlé sur la liste électorale dans sa localité de la Ouaka ce vendredi. De nationalité tchadienne, Ali Darassa s’est installé en République centrafricaine en 2008 grâce  à la naissance des multiples groupes armés du mord, devenus en 2012 par la suite la coalition Seleka, d’après le chef rebelle tchadien Baba Laddé.

Depuis 2014, particulièrement après la chute du pouvoir de la Seleka, l’homme est devenu à son tour un puissant chef de groupe armé dans le pays, avec le recrutement massif des mercenaires étrangers au sein de son mouvement. En 2015, il s’est inscrit sur la liste électorale et votait à la présidentielle comme aux législatives.  Chose qu’il souhaite réitérer cette année.

Cependant, ce vendredi, après s’être inscrit sur la liste électorale, l’homme se faisait photographier et publier sur les réseaux sociaux, chose qu’il n’avait pas faite en 2015. Ce qui a provoqué un tollé au sein de la population centrafricaine  qui souhaite tout simplement son arrestation pour ses nombreux  présumés crimes commis dans le pays.

Pour le constitutionnaliste docteur Dominique ERENON, avec cet acte, Ali Darassa franchit le rubican. En conséquence, il doit être poursuivi devant le tribunal de Bambari, lieu de son crime.

 

« Entant que centrafricain, le sentiment que j’éprouve est celui de colère. Vous comprendrez que ma colère est saine, c’est une colère républicaine, à partir du moment où l’article 12 de la loi électorale de notre pays dit :  que pour être inscrit sur les listes électorales, il faut remplir une condition majeure. Et cette condition majeure est la condition de nationalité. Depuis quand Ali Darassa, chef de l’UPC  serait devenu centrafricain pour pouvoir s’inscrit sur les listes électorales. Moi je pense que c’est une situation qui est totalement fâcheuse, et entant que centrafricain, on ne peut qu’être consterné. Et je pense que de mon  point de vue, le rubican a été franchi », s’alarme docteur Dominique Désiré ERENON  qui n’a pas maché des mots pour demander  l’arrestation immédiate du chef rebelle Ali Darassa.

« Jusqu’où vont -aller les groupes armés dans notre pays? ? » se demande-t-il, avant d’ajouter que : » Monsieur Ali Darassa, sa place n’est pas sur la liste électorale. Sa place c’est plutôt en prison.  Parce que monsieur Ali Darassa c’est un monsieur qui tient des armes, qui fait souffrir la population dans notre pays ».

 

Notons que depuis l’enrôlement du chef rebelle Ali Darassa sur la liste électorale, le gouvernement n’a pas encore réagi pour condamner cet acte criminel commis par ce mercenaire une fois de plus.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

 

RCA : nouvelle manifestation des  agents tablettes devant le siège de l’ÂNE à Bangui

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Devant l’autorité nationale des élections à Bangui, le 10 septembre 2020. Photo CNC / Valerien

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 21 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus au sein de l’autorité nationale des élections (ÂNE). Depuis plusieurs semaines, des manifestations des agents tablettes et agents recenseurs se succèdent devant son siège à Bangui. Ce lundi, c’est le tour des agents tablettes de la région de Moyenne Sido, de la Vakaga et de Kabo de se retrouver en masse devant le siège de l’Institution à Bangui pour réclamer le paiement de leur per diem .

 

Pour les manifestants, concernant le paiement de leur per diem qui s’élève à 210 000 francs CFA , il ne fait aucun doute, l’autorité nationale des élections est en train de les rouler dans la farine.

« Nous sommes rentrés à Bangui en retard parce que nous étions bloqués par les groupes armés et les agents recenseurs locaux qui exigent le paiement de leur per diem avant notre libération. Finalement, tout a été fait, et nous sommes rentrés depuis le 30 août 2020 à Bangui. Jusqu’à ce jour, nous avons fait trois semaines, et l’autorité nationale des élections n’a pas encore payé notre salaire qui s’élève à 210 000 francs CFA. Donc, nous sommes en train de revendiquer à ce que l’ÂNE puisse penser à régler notre dû », s’alarme un manifestant au micro du CNC.

Au même moment, au côté des agents tablettes, les conducteurs de véhicules loués par l’ÂNE manifestent aussi. Ils réclament le paiement non seulement le reliquat des frais de location de leur véhicule, mais également de leur prime.

« C’est depuis le 6 juin 2020 que nous avons signé contrat avec l’ÂNE, et elle a payé 50%avant notre départ pour les villes de province. Ensuite, elle a promis de s’occuper de nous, mais elle n’a pas tenu son engagement. J’ai fait plusieurs villes, notamment Bambari, Berberati…,  et jusque là elle n’a pas encore payé le véhicule. Le propriétaire a retiré son véhicule entre mes mains.  Depuis lors, je n’ai rien reçu. Nous demandons au PNUD de nous  payer car c’est lui qui nous a fourni de carburant, c’est notre droit », s’alarme un autre manifestant conducteur.

Joint au téléphone, l’ÂNE n’a pas souhaité commenter cette nouvelle manifestation des agents tablettes et des conducteurs de véhicules.

Du côté des manifestants, ils ont promis de revenir dans les prochains jours afin de mettre la pression sur l’ÂNE si leur paiement n’est pas effectué.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur.

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : manifestation du personnel de la Socatel à Bangui

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L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants ce lundi 21 septembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 21 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les travailleurs de la société centrafricaine de télécommunications (SOCATEL) ont manifesté ce lundi 21 septembre devant leur direction générale de Bangui-Sica pour réclamer le versement immédiat de trois mois d’arriérés de leur subvention promise par le Chef de l’État.

 

Dans le cadre  de l’accord de facilité d’assistance aux sociétés para étatiques, le gouvernement avait promis de verser, pour une durée de 6 mois, de subventions mensuelles d’environ 50 millions de francs CFA à la société centrafricaine de télécommunications (SOCATEL) .

Cependant, les subventions de deux premiers mois ont été versées par le trésor public comme il a été prévu dans l’accord, alors que les quatre mois restants  sont toujours bloqués au niveau de l’ACCT au trésor public.

Le chef de l’État, conscient de l’état financier de la SOCATEL, a pris un engagement de verser immédiatement trois mois de cette subvention, c’est-à-dire 150 millions de francs CFA, mais au niveau de l’ACCT,  le dossier est toujours bloqué.

Cependant, depuis la semaine dernière, une équipe du personnel de la SOCATEL s’est rendue au trésor public pour s’enquérir de l’avancement du dossier, mais celui-ci semble toujours bloqué au niveau du trésor public. De plus, selon leur information, les responsables de l’ACCT auraient demandé à ce qu’on leur verse un pot-de-vin d’environ 15 millions pour que leur dossier soit validé.

Pris de colère, les travailleurs de la SOCATEL sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement  ce lundi 21 septembre afin de mettre la pression sur les autorités à verser leur subvention.

Devant le siège de la société à Bangui-Sica, les travailleurs de la SOCATEL brandissent des feuilles d’armes prononçant des slogans hostiles aux responsables de l’ACCT.

Le gouvernement n’a pas encore réagi sur cette grève du personnel de la SOCATEL.

Affaire à suivre…

 

 

Par : S. A. DERYO DJERAMBAYE

Tél. : 72 46 32 99

Directeur de publications

Alain Nzilo

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RCA : la France réaffirme son engagement au côté de la Centrafrique pour la stabilisation du pays

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Le Président de la République Faustin Archnge Touadera et la Ministre déléguée auprès de la Ministre des armées, chergée de la mémoire et des anciens Combattants, Madame Geneviève geneviève DARRIEUSSECQ, le 18 septembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 21 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En visite à Bangui le samedi 19 septembre dernier, la ministre déléguée auprès de la ministre française des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, madame Geneviève DARIEUSSEQ réaffirme l’engagement de la France et  de l’Union européenne à accompagner les autorités centrafricaines dans le processus de stabilisation du pays.

 

« Je dis au Président de la République Faustin Archange TOUADERA que ma venue pour ce changement de commandement de l’EUTM était aussi l’occasion de rappeler l’amitié sincère, franche  entre la France et la Centrafrique, mais également de rappeler l’implication de la France dans ce processus de stabilisation du pays, ainsi que l’implication de l’Europe, qui est un partenaire absolument essentiel en terme, bien entendu, de militaire, mais également en terme de financement, puisque des financements européens important sont mis en œuvre dans ces dispositifs de reconquête de la sécurité dans le pays », a déclaré à la presse la ministre déléguée de la France Madame Geneviève DARIEUSSEQ, à l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ce vendredi au palais de la renaissance à Bangui.

Pour la ministre, son entrevue avec le Président de la République c’est aussi l’occasion d’affirmer la volonté commune de poursuivre tout le processus de stabilisation au sein de la Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique,   mais également de poursuivre bien entendu  la montée en puissance des forces armées centrafricaines (FACA) à travers des formations qui sont réalisées avec l’EUTM-rca, une mission de formations de l’Union européenne en République centrafricaine.

« Je veux dire aux centrafricaines et aux centrafricains que la France est proche d’eux, que la France les considère , que la France  .souhaite qu’ils puissent vivre  dans des conditions de sécurité  améliorées. Pour nous, l’enjeu et que dans chaque territoire de ce pays, qu’il y ait une reconquête et démocratique de la présence de l’État, afin que l’éducation,  la culture, le développement puissent se faire, puisse être accompagnés  à travers la mise en œuvre de toutes les conditions des accords de paix qui ont été votées en 2019… »,  a réaffirmé la ministre française Geneviève DARIEUSSEQ.

Notons que lors de son arrivée à Bangui, et après avoir entretenu avec le Président de la République, la ministre française  Geneviève DARIEUSSEQ a assisté au transfert du commandement à la tête de l’EUTM-RCA au sein de la base militaire Mpoko.

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : Dr Serge Ghislain Djorie, candidat à la présidentielle appelle la jeunesse centrafricaine à la mobilisation pour le développement du pays

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Dr. Serge Ghislain Djorie, Président du collectif d’alternance politique pour une nouvelle centrafrique le 19 septembre 2020 au siège du parti lors d’un point de presse. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 21 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de sa déclaration officielle de candidature à la présidentielle du 27 décembre 2020, le président du Collectif pour l’alternance politique pour une nouvelle Centrafrique (CAPNCA), Docteur chercheur Serge Ghislain Djorie a effectué un déplacement en Afrique de l’Ouest. D’après lui, ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une tournée de rencontre et d’échange avec les compatriotes centrafricains de la diaspora. À son retour au pays ce samedi 19 septembre, le Président du CAPNCA réitère son appel au peuple centrafricain, particulièrement à la jeunesse que l’heure est au changement radical et au développement du pays.

 

« Le message que je dois faire passer à la population centrafricaine c’est d’être serein, et de croire au développement maintenant puisque nous allons mettre la machine en place pour que le quotidien de la population centrafricaine dans son ensemble, et de tous ceux qui veulent vivre sur le sol centrafricain soit vraiment digne de 21e  siècles ». D’après lui, une mobilisation est déjà en cours pour pouvoir tourner la page des événements douloureux  et aux souffrances  du peuple centrafricain qui n’a que trop duré.

« Je voudrais m’adresser à la jeunesse centrafricaine,  certes vous êtes marginalisées depuis longtemps,  mais je crois que le temps zéro est arrivé, et ce temps zéro c’est 2020. Une année butoir pour la victoire  et l’espoir de la jeunesse toute entière », a déclaré le candidat Serge Ghislain Djorie, qui a également lancé un appel solennel à l’endroit de tous ceux qui, de bonne foi et de bonne volonté  ont voulu l’accompagner sur cette voie de rupture totale avec les vieilles pratiques de gouvernance que leur est à la mobilisation et au développement réel de la RCA.

Rappelons que monsieur Serge Ghislain Djorie  est un ancien capitaine de l’armée nationale. Médecin, il est chercheur à l’Institut Pasteur de Bangui. Il avait été investi le 12 septembre 2020 par son mouvement politique comme candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020.

Âgé de 42 ans, l’homme, conscient de la situation actuelle du pays, se dit prêt pour le combat pour le bien du peuple centrafricain.

Son projet de société, qu’il entend vulgariser dans les prochains jours, est axé sur le rétablissement de la  sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la justice, la croissance économique, l’éducation, le développement rural, bref…

 

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : controverse autour de l’enrôlement du chef rebelle mercenaire Ali Darassa sur la liste électorale

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Le chef rebelle tchadien Ali Darassa lors de son enrôlement sur la liste électorale le 18 septembre 2020

 

Bambari, République centrafricaine, dimanche 20 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef d’État major et coordonnateur militaire de l’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), l’autoproclamé général des armées Ali Darassa s’est inscrit sure la liste électorale dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la RCA. Or, le patron de l’UPC, de nationalité tchadienne selon Baba Laddé, s’est permis le luxe de s’enrôler sur la liste électorale dans un pays où il ne devrait pas le faire en tant que citoyen étranger. Alors, les centrafricains se demandent avec quel document d’identité le chef rebelle s’est-il enrôlé avec ?

 

Ancien chef d’État major du mouvement rebelle tchadien FPR de Baba Laddé, Ali Darassa s’est installé en République centrafricaine grâce à la coalition rebelle Séléka qui a pris brièvement le contrôle du pays en 2013 après avoir chassé le général François Bozizé du pouvoir.

Épinglée par les chefs d’État de la CEMAC, la Coalition Seleka, à sa tête Michel Am-Nondokro DJOTODIA avait quitté le pouvoir neuf mois plus tard, en janvier 2014.

À cette époque, le mercenaire tchadien Ali Darassa, nommé commandant de la région militaire du centre, s’est installé  à  Bambari avec son groupe des mercenaires tchadiens , soudanais et nigériens. En 2014, après la chute du pouvoir de la Seleka, l’homme a créé son propre mouvement politico-armé dénommé l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

En contrôlant une large partie du territoire national, l’UPC est devenu l’un des plus importants groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka.

En 2015, il se fait inscrire sur la liste électorale à Bambari, puis voter comme un citoyen centrafricain au premier tour et au second tour des élections présidentielles et législatives. À cette époque, l’homme se faisait discret.

Mais en cette année 2020, avec les élections  générales qui s’approchent, l’homme réitère son action et s’inscrit à nouveau sur la liste électorale en toute tranquillité.

Mais avec quel document officiel ?

Selon des informations recueillies auprès de certains généraux de son mouvement armé, en 2015, le chef rebelle Ali Darassa aurait sollicité un acte de naissance centrafricain auprès de la municipalité de Bambari, présidée à  l’époque par le maire Matipata. Cette année, il s’est présenté dans le centre d’enrôlement avec ce  même document en plus de son ancienne carte d’électeur.

Cependant, le chef rebelle  n’est pas seul dans cette situation, nombreux sont ceux de son mouvement qui se sont inscrits aussi sur la liste électorale en totale violation de la législation centrafricaine.

Notons que dans la commune d’élevage d’Ouro-Djafoun, le maire Idriss Maloum, beau-père d’Ali Darassa, distribue   lui aussi de vrais faux actes de naissance centrafricains aux mercenaires soudanais, camerounais, nigérien  et tchadiens qui ont intégré le rang de l’UPC.

Interrogés, certains députés de l’opposition exigent l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’affaire afin de faire la lumière sur le trafic massif des documents officiels par certains représentants de l’État dans les villes de province.

Quant au gouvernement, aucune réaction de sa part comme d’habitude.

 

Par Bertrand Yékoua

Correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

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RCA : des preuves de vie des otages du 3R publiées en vidéo

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Bangui, République centrafricaine, dimanche 20 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le gardien de la paix Florent Poutia, son auxiliaire Émeri et le caporal-chef des FACA Emmanuel Gatiro détenus depuis plusieurs semaines par les éléments rebelles de 3R sont apparus dans une vidéo  de revendication des ravisseurs. Les otages appellent le gouvernement à négocier avec les assaillants afin qu’ils soient libérés (Vidéo  incluse dans l’article).

 

12 jours après l’enlèvement et la détention en otage du gardien de la paix Florent Poutia, de son auxiliaire Hervé et du caporal-chef Emmanuel   Gassiro, le mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) transmet dans la nuit du vendredi à samedi 19 septembre 2020 à la rédaction du CNC une vidéo de preuve de vie des otages.

Dans cette vidéo d’une minute, les otages, notamment le caporal-chef Emmanuel Gassiro et le policier Florent Poutia demandent au gouvernement centrafricain à négocier avec les assaillants qui réclament, en contre partie de leur libération, la mise en liberté des trois éléments de 3R détenus  par la justice centrafricaine à Bangui,

 

 

Joint au téléphone, le frère du policier Florent Poutia se dit soulager d’apprendre qu’il est en vie, mais dénonce le manque de réaction du gouvernement malgré leur appel à l’aide.

Du côté de la primature, on vient d’apprendre qu’une rencontre entre le Premier ministre et les proches des otages sont prévus cette semaine à Bangui.

Du côté de l’opposition, le député Aurélien Simplice Zingas condamne cette pratique et exige du gouvernement  une action militaire contre le groupe 3R.

Rappelons que le gardien de la paix Florent Poutia et son auxiliaire ont été enlevés dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre dans la localité de Bang par les éléments rebelles de 3R, alors que le caporal Emmanuel Gassiro, quant à lui, a été capturé le 9 septembre lors d’une embuscade tendue aux soldats FACA à quelques kilomètres de Bocaranga, toujours dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

Anselme Mbata

Journaliste rédacteur en chef

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : arrestation du commandant Éric DANBOY, le Président du PSDC Aristide REBOAS s’alarme

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Monsieur Aristide Briand REBOAS

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 20 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique).

Je viens d’apprendre par la presse et les réseaux sociaux l’interpellation et la mise en examen de Monsieur le commandant Eric DANBOY BAGANE pour sa présumée implication dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Centrafrique.

En ma qualité de président du Parti Chrétien Démocrate, je ne peux critiquer ni m’immiscer dans une procédure judiciaire.

Toutefois, on ne peut s’empêcher de constater que c’est une énième interpellation des Anti-balakas, alors qu’à ce jour aucun membre de la Seléka n’est interpelé ni convoqué dans le cadre du fonctionnement du TPS et de  la CPI.

Il y ‘ a donc un sentiment de deux poids deux mesures qui donne l’impression d’une injustice à quelques mois des prochaines échéances électorales qui s’annoncent de tous les dangers.

Ainsi, j’en appelle à la vigilance et au respect du droit et de la démocratie en Centrafrique.

 

 

 

 

RCA : 12 présumés rebelles de 3R interpellés dans les localités de Bouar

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, samedi 19 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Douze présumés rebelles de 3R ont été interpellés par les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure (FDSI) au centre-ville de Bouar et dans de différentes localités voisines, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

 

Parmi les 12 présumés rebelles de 3R arrêtés par les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure, cinq ont été interpellés ce samedi 19 septembre vers 10 heures  du matin au centre-ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

Le premier, qui serait venu à Bouar pour s’approvisionner en chanvre indien, a été interpellé et remis à la gendarmerie vers 9 heures du matin. Au même moment, vers 10 heures, à la gare routière, deux individus fortement soupçonnés d’appartenir au mouvement rebelle 3R ont été interpellés par les FSI alors qu’ils tentaient de payer leur billet pour se rendre à Bangui. Pendant ce temps, dans le marché central, deux hommes ont également été interpellés et placés en garde à vue. Or, selon des informations recueillies par les enquêteurs, ces derniers seraient des commerçants, et ils n’ont rien à voir avec le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation).

Pour les sept autres individus interpellés vendredi après-midi par les soldats FACA dans les différentes localités de la Nana-Mambéré, ils ont été placés aussi en garde à vue à la gendarmerie de Bouar pour nécessité d’enquête.

Pour l’heure, difficile de savoir si ces individus interpellés sont tous des rebelles ou non. Mais seule la justice qui pourrait les juger conformément à la loi.

 

Gervais Lenga

Journaliste, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Crimes de guerre en Centrafrique : un ex-officier centrafricain arrêté et incarcéré en France

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Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 19 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un ex-responsable de la garde du président centrafricain déchu François Bozizé a été mis en examen ce vendredi soir 18 septembre 2020, à Paris, notamment pour « complicité de crimes contre l’humanité » et « complicité de crimes de guerre », puis écroué.

 

Eric Danboy Bagale, un Centrafricain de 41 ans, a été arrêté mardi dans l’est de la France. Cet ex-responsable de la garde du président centrafricain déchu François Bozizé a été mis en examen ce vendredi soir 18 septembre 2020, à Paris, notamment pour « complicité de crimes contre l’humanité » et « complicité de crimes de guerre », puis écroué.Il a également été mis en examen pour « actes de torture » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation de crime de guerre » pour des faits commis entre 2007 et 2014 « en tant que responsable de la garde présidentielle […] puis en tant que responsable de milices Anti-Balaka », a précisé le parquet national antiterroriste dans un communiqué, ce samedi 19 septembre.

Un haut-responsable des milices anti-balaka

Éric Danboy Bagale a été interpellé et placé en garde à vue mardi par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’Humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCHGCG) et la section de recherches de gendarmerie de Besançon.

Cette arrestation a été ordonnée par le pôle « crimes contre l’humanité » du Pnat, dans le cadre d’une enquête ouverte en mai 2017 et désormais confiée à des juges d’instructions spécialisés du tribunal de Paris.

Le nom d’Eric Danboy Bagale est apparu parmi les « Libérateurs », nom donnés aux compagnons d’armes du général Bozizé qui l’ont porté au pouvoir en 2003 en renversant le président Ange-Félix Patassé.

Membre de l’ethnie gbaya, comme M. Bozizé, l’officier était devenu un haut-responsable au sein des milices anti-balaka. Ces groupes armés ont été formés pour combattre les milices de la Séléka, une alliance de rebelles issus du nord du pays à majorité musulmane, qui ont chassé le président Bozizé du pouvoir en 2013.

Entre 3 000 et 6 000 morts

Les nombreux massacres perpétrés par les deux camps ont plongé ce pays parmi les plus pauvres d’Afrique dans la troisième guerre civile de son histoire. Selon l’ONU, qui a accusé les deux coalitions de crimes de guerre, entre 3 000 et 6 000 personnes ont péri, essentiellement des civils, entre 2013 et 2015.

Fin 2014, la France et Monaco avaient gelé les avoirs d’Eric Danboy Bagale et de Jean-Francis Bozizé, le fils de l’ancien président, les accusant d’oeuvrer « à la déstabilisation de la République centrafricaine » et de tenter « de commettre un acte de terrorisme ».

« Il s’agit de la première mise en examen dans une procédure diligentée par le Pnat concernant des faits commis en République centrafricaine », a précisé le communiqué.

La justice française s’est saisie de ce dossier en vertu d’une compétence universelle qui l’autorise à poursuivre des suspects de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité s’ils passent ou résident sur le territoire français.

En 2019, environ 150 procédures judiciaires étaient menées par ce pôle spécialisé du tribunal de Paris, concernant des exactions commises notamment au Rwanda, en RDC, Syrie, Irak ou encore Libye.

 

 

Avec Ouest France

RCA : présence massive des éléments rebelles de 3R signalée dans les localités de Paoua

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La commune de Bavara, située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum. Photo CNC / Bobérang

 

Paoua, République centrafricaine, samedi 19 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les communes de Yambassa et de Bavara située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum sont occupées depuis jeudi par quelque 200 hommes lourdement armés identifiés formellement par la population locale comme des éléments rebelles du mouvement 3R. Le Président de la jeunesse locale a été pris en otage, et la peur s’empare des  populations locales qui ont du fuir pour se réfugier en brousse.

 

Jeudi 17 septembre 2020, aux environs de 11 heures du matin, les hommes du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation).  Ont occupé les villages de Yambassa, de Bavara, de Bondja et de Bimbi.

Interrogé par CNC, Monsieur Békaï  Simaro  , chef du groupe du quartier Bondja 3 de Bavara confirment les faits et parlent de plusieurs centaines d’hommes lourdement armés qui ont occupé plusieurs localités, dont la commune de Bavara et de Yambassa avant de prendre en otage le Président de la jeunesse communale de Bavara, Monsieur Jean-Blaise Gandjo.

 

Contre toute attente, ce vendredi 18 septembre, aux environs de 15 heures, les rebelles se sont retirés de ces localités avant de revenir à nouveau quelques heures plus tard

Ce samedi 19 septembre, vers 7 heures du matin, nous avons rencontré le maire du village Bimbi, monsieur TOUMANDJI qui confirme que les rebelles, lourdement armés, sont de retour dans leur localité depuis 5 heures du matin.

Rappelons que depuis l’opération « Ala londo » menée conjointement par les Casques bleus et les militaires de l’armée nationale contre les positions du mouvement 3R dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé,  plusieurs combattants dudit mouvement se sont éparpillés partout dans la région. Ils opèrent désormais en mode coupeurs de route sur de différents axes routiers de la région.

 

Paoua, G. Bobérang

Journaliste, correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE : PAR SOUCI DE RESPECTER LE DÉLAI CONSTITUTIONNEL, FAUT-IL BÂCLER LE PROCESSUS ÉLECTORAL AU RISQUE DE PROVOQUER UNE CRISE POST-ELECTORALE ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, Réppublique centrafricaine, samedi 19 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Aux termes d’un mandat tumultueux et peu glorieux de cinq ans,  des élections présidentielles et législatives doivent être organisées pour désigner le nouveau locataire du palais de la renaissance ainsi que de renouveler l’assemblée nationale. Selon les dispositions de l’article 144 de la constitution confirmé par l’article 44 du code électoral, cette noble mission d’organiser les élections générales est confiée à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), une institution républicaine pérenne qui jouit théoriquement d’une autonomie de gestion. Pour des raisons d’insécurité chronique associée aux effets multiformes de la pandémie du coronavirus, l’Autorité Nationale des Élections rencontre des difficultés d’ordre technique, matériel et humain avec des incidences évidentes sur le chronogramme électoral initialement établi.

 

En effet, l’enrôlement des centrafricains de la diaspora est encore en cours et certaines préfectures sur le territoire national ne sont pas encore enrôlés. Au delà du retard générateur de craintes et de doutes sur la faisabilité du processus dans le délai constitutionnel, on relève avec regret le silence à desseins da la loi n* 19.012 du 20 août 2020 portant code électoral sur le vote des réfugiés centrafricains dans des pays limitrophes et des déplacés internes. Alors qu’à la lecture du chronogramme initial, le président de la république devrait par décret convoquer le corps électoral au plus tard le 27 septembre et pour remédier aux difficultés rencontrées sur le terrain, l’Autorité Nationale des Élections propose au gouvernement de décaler techniquement les délais légaux tout en conservant le délai constitutionnel c’est à dire maintenir les élections groupées au 27 décembre 2020.

En réponse à cette demande, un conseil de ministre extraordinaire a été convoqué et un projet de loi modifiant certaines dispositions du code électoral notamment les articles 4, 6-2, 12 et 15 alinéa 1 a été transmis hors session à l’assemblée nationale pour autoriser la modification des délais légaux.

Parallèlement à cette démarche, l’opposition démocratique y entrevoit une manœuvre de fraude massive et accuse le pouvoir de vouloir bâcler le processus électoral en passant en force. En l’absence de concertation proposée par la Cour constitutionnelle, les deux blocs s’observent en chiens de faïence et progressivement et de manière évidente le ciel s’assombrit sur l’avenir du peuple centrafricain.

Dans l’impasse, le citoyen lambda victime de la politique égoïste des élites qui appartiennent à une génération démodée s’interroge :

Le délai supplémentaire réclamé par l’ANE sera t-il suffisant pour organiser une élection apaisée et acceptée ? S’entêter à organiser les élections dans les conditions actuelles n’ouvre t-elle pas la voie à un désordre dans le pays ? Sommes-nous déjà au point de blocage dans le processus électoral ? Existe t-il de calculs politiciens autour de ce pseudo blocage ? Quelle est la part de responsabilité de la communauté internationale dans ce bâclage du processus électoral ? Une élection bâclée n’amenuise t-elle pas les chances de sortie de crise ? Dans les conditions actuelles, l’opposition démocratique rassemblée dans le COD 2020 va t-elle boycotter les élections ? Le centrafricain est-il encore et toujours le maître de son destin ? En décalant Les délais légaux sans impacté le délai constitutionnel, les quatre vingt dix (90) jours prévus par les textes pour convoquer le corps électoral ne seront-ils pas mathématiquement réduits ?

Au delà de ces multiples questionnements, l’opinion publique se trouve confronter à un désordre organisé car en voulant agir précipitamment, le pouvoir mélange les pinceaux. Alors que la communauté internationale et le cadre de concertation plaident pour le vote des étrangers et les déplacés internes, l’ordre du jour du décret n* 20.340 du 16 septembre 2020 portant convocation de l’assemblée nationale en session extraordinaire du 18 au 23 septembre 2020 ignore majestueusement les réfugiés et ne mentionne que la modification des délais légaux.

Pour finir, il est important de souligner que depuis les indépendances, notre patrimoine commun a toujours souffert de crise de légitimité des institutions politiques.

En conséquence de ce qui précède, une élection crédible et apaisée s’impose en vue d’enraciner notre jeune démocratie et de s’inscrire dans l’ère de l’émergence.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 18 septembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

L’UE appelle les autorités ivoiriennes à garantir un “apaisement du climat politique”

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L’UE appelle les autorités ivoiriennes à garantir un “apaisement du climat politique”

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Union européenne a appelé vendredi les autorités ivoiriennes à “à prendre l’initiative” afin d’aboutir à un “apaisement du climat politique” à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 31 octobre.

L’UE “rappelle qu’il est de la responsabilité première des autorités et institutions ivoiriennes compétentes de garantir un processus électoral impartial, transparent, inclusif et équitable, emportant l’adhésion des citoyens”, lit-on dans une déclaration du Conseil de l’Union européenne publiée sur son site web./////////////.

La déclaration appelle aussi les autorités ivoiriennes au respect des libertés fondamentales, dont celle “d’exprimer des opinions politiques sans être arrêté ou emprisonné”./////////////.

Cette déclaration intervient quelques jours seulement après que la plus haute autorité légale de Côte d’Ivoire, le Conseil constitutionnel, ait validé seulement 4 des 44 candidats qui souhaitaient se présenter à la présidentielle./////////////.

Le président sortant, Alassane Ouattara, 78 ans, est parmi ceux qui ont été autorisés à se présenter. Il brigue un troisième mandat, qui aux yeux d’une partie de l’opposition est considéré comme juridiquement douteux./////////////.

Des manifestations ont été observées ici et là – certaines émaillées de violences – malgré l’interdiction des grands rassemblements publics./////////////.

La déclaration de l’UE “note les différentes procédures ouvertes auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples”./////////////.

Mardi cette cour avait ordonné au gouvernement ivoirien de rétablir la candidature de l’ancien Premier ministre et ex-chef rebelle Guillaume Soro, 48 ans.

Avec AFP/VOA
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Centrafrique: un général portugais à la tête de l’EUTM-RCA

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Le Président de la République Faustin Archange Touadera et la Ministre déléguée auprès de la Ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens Combattants, Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, le 18 septembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

éric peltier remet la médaille du commanddement de l'EUTM au général de brigade Paulo Neves de Abreu
Le général éric peltier, commandant EUTM-RCA sortant remet le commandement au général portugais Paulo Neves de Abreu, le 18 septembre 2020. Photo CNC / D.Y. Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine (Corbeaunews-Centrafrique ). À l’occasion d’une cérémonie au sein de la base militaire Mpoko à l’aéroport de Bangui ce  vendredi 18 septembre, le général portugais Paulo Neves de Abreu  succède officiellement au général de brigade Éric Peltier à la tête de la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA).

 

La cérémonie a été présidée  par le vice-amiral Hervé BLEJEAN, chef d’État major de l’union européenne à Bruxelles,  en présence de Monsieur le Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, de la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, Madame Geneviève DARIEUSSEQ, et de la ministre centrafricaine de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée, Madame Marie-Noëlle KOYARA.

Notons que l’EUTM-RCA a été lancé le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour un mandat initial de deux ans qui a été renouvelé par le conseil européen jusqu’en 2022. Selon le général Éric Peltier, le nouveau mandat permet de soutenir les autorités centrafricaines dans la préparation et la mise en œuvre de la réforme du secteur de la défense en coordination avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).

« La mission est engagée dans trois domaines : conseille stratégique entraînement  opérationnel et formations », a déclaré le général Peltier, qui ajoute par ailleurs que « 

L’objectif est d’appuyer la République centrafricaine dans la consolidation de son outil de défense en favorisant la remontée en puissance de ses forces armées (FACA), de disposer d’une armée moderne, autonome bien équipée et opérationnelle ».

Depuis 2016,  la mission de formation de l’Union européenne en RCA a déjà conseillé et formé plus de 4000 soldats  des forces armées centrafricaines (FACA), dont la dernière promotion de 1000 recrues formées à Bouar et au camp Kassaï.

Discours de la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants

 

Écouter le discours du général Éric Peltier, commandant sortant de l’EUTM-RCA

 

Écouter le général de brigade Paulo Neves de Abreu  , nouveau commandant de l’EUTM-RCA

 

Paulo Neves de Abreu

Le général de brigade Paulo Neves de Abreu, nouveau commandant de l'EUTM-RCA, le 18 septembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Le général de brigade Paulo Neves de Abreu, nouveau commandant de l’EUTM-RCA, le 18 septembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

    1. Par Y. Ibrahim

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Alain Nzilo

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RCA : François Bozizé accueilli en sauveur à Bossangoa

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L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bossangoa, République centrafricaine, 18 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Huit mois et demi après son retour d’exil, l’ancien Président de la République, François Bozizé a été accueilli triomphalement en sauveur ce jeudi 17 septembre 2020 à Bossangoa, sa ville d’origine, située dans la préfecture de l’ouham, où il tiendra samedi un meeting populaire avec ses militants et sympathisants.

 

Depuis sa chute du pouvoir en 2013, l’ancien Président de la République, le général  François Bozizé vient de rentrer pour la première fois en sept ans dans sa ville d’origine de Bossangoa, considéré  comme son bastion. Investi candidat de son parti  KNK à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020, l’ex-Président de la République François Bozizé apparaît aujourd’hui comme un sérieux candidat qui s’élance vers la reconquête du pouvoir.

Cependant, ce jeudi 17 septembre 2020, le leader du KNK, en partance pour Bossangoa, a été bloqué à son arrivée dans la ville de Bossembélé  par une foule des personnes qui se bousculent pour le saluer, tandis que d’autres ont préféré escorter en motos son convoi de plusieurs kilomètres. Et ce n’est pas tout. À partir de Bossembélé jusqu’à Bossangoa, sur un tronçon de 148 kilomètres, dans chaque village, des foules des personnes se sont massées aux abords de la route pour accueillir l’ancien Président François Bozizé avec des pagnes au sol, des cris de joie, des Klaxons et des tam-tam .

Aussitôt arrivé à Bossangoa, le leader du KNK a quitté la ville vers 23 heures pour se rendre à Ben – zambé, où   il devrait déposer des gerbes sur le tombeau de sa mère biologique  et organiser une réunion avec les membres de son parti, le KNK, avant  de retourner à Bossangoa le lendemain vers après-midi.

De retour à Bossangoa ce vendredi, le général François Bozizé, selon le programme établi par son parti, devrait déposer des gerbes sur les différents tombeaux des cadres et militants de son parti, puis organiser un meeting populaire samedi à la mairie ou dans le stade municipal de Bossangoa, avec un seul point important, le processus électoral en cours dans le pays, et la mobilisation des électeurs.

Ce qui est sûr, le KNK est dans l’ordre de bataille pour la reconquête de la magistrature suprême face à un ancien allié au pouvoir.

 

Cyrille Jefferson Yapen dé

Envoyé spécial du CNC à Bossangoa

Alain Nzilo

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RCA : nouvelles manifestations des agents tablettes devant le siège de l’autorité nationale des élections (ÂNE)

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Devant l’autorité nationale des élections à Bangui, le 10 septembre 2020. Photo CNC / Valerien

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 18 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis deux semaines, les agents tablettes n’ont cessé  de réclamer le paiement du reliquat de leur per diem  et les jours supplémentaires qu’ils ont effectués sur le terrain lors des opérations du recensement électoral dans les villes de province, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Vendredi 18 septembre 2020, aux environs de 9 heures, plusieurs dizaines des agents tablettes ont pris d’assaut et  siège national de l’autorité nationale des élections (ÂNE) au centre-ville de Bangui.

Avec des casseroles et des sifflets, les manifestants ont exigé le paiement immédiat de leur reliquat et des jours supplémentaires  qu’ils ont effectué sur le terrain dans différentes villes de province.

« Nous avons déposé nos requêtes auprès de l’ÂNE depuis à peu près trois semaines, et elle n’a pas réagi. Elle nous a demandé d’aller voir le PNUD. La fois dernière, nous étions au bureau du PNUD, on a rencontré des responsables qui nous ont dit que l’ÂNE n’a pas encore traité les dossiers. Nous, les agents tablettes, nous nous sommes regroupé ce jour pour réclamer le paiement de leurs jours supplémentaires », a déclaré une manifestante.

Sur place, un autre groupe des agents tablettes, notamment ceux de Kabo et de Sido réclament quant à eux le paiement de leur reliquat : «  On a fait un mois et deux semaines,  et donc jusqu’à ce jour on n’a pas encore retrouvé notre salaire. C’est pourquoi nous le réclamons. D’ailleurs, si l’on paye notre salaire, ça reste encore notre requête», s’alarme un autre manifestant.

 Notons que les opérations du recensement ont démarré depuis le mois de juillet 2020, et se poursuivent dans trois préfectures du pays, mais également à l’étranger, avec un retard considérable dans le processus. Ce qui a amené l’ÂNE a demandé un délai supplémentaire de 12 jours pour finaliser le fichier électoral afin que les électeurs puissent voter dans le délai constitutionnel. Pendant ce temps, certaines voix s’élèvent pour dénoncer ce retard qu’elles jugent difficile à combler en 12 jours.

 

Par  Silver Anselme DERYO DJERAMBAYE

Tél. : 72 46 32 99

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Alain Nzilo

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RCA : processus électoral, le gouvernement veut modifier le code électoral, l’opposition s’alarme

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/hémicycle-de-lassemblée-nationale.-Photo-CNC-Anselme-Mbata-450×298.jpg” alt=”hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC – Anselme Mbata” width=”450″ height=”298″ />

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 18 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été convoquée pour ce vendredi 18 septembre. À l’ordre du jour, le projet de la modification  du code électoral. Une fois de plus, l’opposition démocratique tire la sonnette d’alarme et crie au tripatouillage. Pourquoi ?

 

À la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, l’Assemblée nationale est convoquée en session extraordinaire. Durant six jours, les députés centrafricains vont statuer sur le projet de la modification du code électoral, conformément à la demande faite par l’autorité nationale des élections (ÂNE) qui sollicite au gouvernement un délai supplémentaire de 12 jours pour pouvoir afficher les listes électorales. Selon l’ÂNE, la date initiale fixée au 27 septembre pour la convocation du corps électoral n’est plus tenable. En conséquence, elle propose au gouvernement une nouvelle date, le 9 octobre 2020, et les dates initialement fixées pour le premier et le deuxième tour restent inchangées. En ce sens, le code électoral doit obligatoirement être conforme à ce nouveau calendrier, et le chef de l’État a convoqué par décret l’Assemblée nationale le jeudi 17 septembre 2020 en session extraordinaire ce vendredi pour en débattre. Or, l’opposition démocratique, dans une déclaration publiée ce jeudi 17 septembre, se dit étonnée d’apprendre que « l’objet sous-jacent de l’invitation des forces vives  de la nation à la présidence de la République ce jour pour traiter des « questions d’intérêt national » vise plutôt à sensibiliser l’opinion publique sur le désir du Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA de bâcler le processus électoral en vue d’imposer des élections mâle préparées ».

Du côté de l’Assemblée nationale, certains députés se disent surpris, même désagréablement surpris d’apprendre que depuis le matin ils sont convoqués en session ordinaire au moment où tous les députés sont éparpillés partout dans leur circonscription respective pour leur précampagne électorale.

Pour le député du premier arrondissement Augustin Agou, même avec la nouvelle date du 9 octobre, l’autorité nationale des élections ne pourra jamais terminer l’enrôlement  des électeurs puisque certaines villes de province telles que la Commune de Besson, de Niem-Yéléwa, de koui et même  de Ngaoundaye, le recensement des électeurs ne sont pas encore démarrés dans ces localités.

Interrogé, un observateur  de la vie politique nationale a indiqué pour sa part que la logique actuelle du chef de l’État serait d’éviter à tout prix l’idée d’une cohabitation avec l’opposition démocratique dans le cadre d’un éventuel glissement du calendrier électoral.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : la relation FACA – EUTM repart de plus belle !

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Photo prise à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré par Cyrille Jefferson Yapendé . Copyright2020CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 18 septembre 2020  ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si le pays de Boganda, vit une situation sécuritaire instable depuis 2013, la montée en puissance des FACA se confirme grâce à la formation de l’EUTM.

Au cours de ces années de présence en RCA, l’EUFOR-RCA puis l’EUTM-RCA est toujours à pied d’œuvre pour reconstruire l’armée nationale. Un temps suspendues à cause de la maladie à coronavirus, les formations dispensées par la mission multidimensionnelle européenne reprennent peu à peu. Cette reprise se conjugue avec la diversification des formations de l’EUTM.

Dans le cadre du Plan National de Défense, les FACA connaissent une montée en puissance remarquable. Comme prévu dans la loi de programmation militaire 2019-2023, 1000 nouveaux militaires rejoindront les rangs des forces armées rien que pour l’année en cours. A terme, ce sont plus de 9800 nouveaux jeunes qui auront été recrutés sur une période de 5 ans et tous ces valeureux soldats auront été formés par l’EUTM qui leur dispense la formation initiale, celle des 4 premiers mois.

Ce recrutement massif va de pair avec les progrès exceptionnels réalisés par les FACA au cours de ces dernières années. Les FACA ne battent pas à la retraite face aux rebelles. Déployés à terme dans tout le pays ils feront partout régner la sécurité comme dans la ville de Grimari. Les habitants de ladite ville vivent librement depuis la reprise du contrôle de la ville par les FACA en juillet.

Si les FACA en sont là aujourd’hui, c’est avant tout grâce à leur courage et leur détermination face aux ennemis de la paix et l’EUTM est là pour les soutenir dans leurs difficiles missions.

La présence de l’EUTM en RCA depuis 2016, sur demande du gouvernement centrafricain, est la preuve d’un partenariat solide entre les deux parties. En témoigne le prolongement du mandat de la mission européenne qui va poursuivre ses activités de formation au moins jusqu’à septembre 2022.

Par ce renouvellement, la mission entend répondre aux besoins actuels et futurs des FACA qui tendent à augmenter. D’ailleurs, c’est dans cette optique que l’EUTM change de quartier en passant, ainsi, du camp d’UCATEX à celui de M’POKO.

Avec ce nouvel espace, les militaires seront dans de meilleures conditions pour poursuivre des formations déjà assez diversifiées. Elles concernent aussi bien le domaine technique qu’informatique en passant par des stages de secourisme de combat ou encore de topographie, entre autres.

En plus de la formation des cadres et des officiers, vouée à se poursuivre, l’ouverture d’une école de sous-officiers à Bouar devrait permettre à nos nouvelles recrues d’être opérationnelles dans les meilleurs délais.

A l’heure actuelle, bien qu’il n’y ait pas de chiffres officiels, ce sont pas moins de 5 bataillons qui ont été formés par l’EUTM sans évoquer les milliers de FACA passées par la mission européenne.

Enfin, avec ces nouvelles recrues, la reconduite du mandat de l’EUTM et l’augmentation de ses effectifs grâce aux efforts conjugués de la France, du Portugal et d’autres pays européens, la RCA peut penser à l’avenir avec optimisme. Car, après les crises que nous avons connues, il serait temps que notre pays retrouve la paix et la stabilité.

Il ne fait aucune ombre de doute que la reconduction du mandat de l’EUTM et le recrutement des FACA sont des signes de retour de la paix et de la stabilité.

 

Adama Rose Bria

 

Alain Nzilo.
Directeur de Publication
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RCA : le 3R ferme les portes des écoles et interdit les examens  à Niem

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/ecole_dans_prefecture_baboua__fo-450×287.jpg” alt=”École primaire de Baboua, proche de la commune de Zoukombo dans la Nana-Mambéré, République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC.” width=”450″ height=”287″ />
École primaire de Baboua, proche de la commune de Zoukombo dans la Nana-Mambéré, République centrafricaine. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC.

 

Bouar, République centrafricaine, vendredi 18 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Désormais, dans la commune d’élevage de Niem, localité située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le mouvement rebelle 3R, dirigé par le sulfureux chef rebelle peul camerounais Abass Sidiki,  interdit formellement la réouverture des salles de classe, au grand dam des élèves qui préparent les examens de fin d’année.

 

Mercredi 9 septembre 2020, dans la commune d’élevage de Niem, alors que les élèves de deuxième année du cours moyen se préparaient à composer le concours d’entrée au collège,  les éléments rebelles de 3R ont fait irruption dans les salles de classe pour évacuer de force les élèves et chasser les enseignants. Le Directeur de l’école, impuissant devant les rebelles, a dû lui aussi quitter son bureau après l’ultimatum des rebelles. Étonnamment, dans la commune d’élevage voisine de Yéléwa, les élèves ont pu composer plus ou moins dans la tranquillité.

Joint au téléphone, le  Directeur de l’école primaire de Niem n’a pas voulu répondre à nos questions. Mais des sources locales nous ont indiqué que le 3R n’a pas encore autorisé la reprise des cours dans cette commune d’élevage de la Nana-Mambéré.

Notons que suite à la pandémie du Covid-19, toutes les portes des écoles, collèges, lycées et universités  ont été fermées pour des raisons sanitaires. Trois mois plus tard, le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire autorise la réouverture des établissements scolaires, mais dans certaines localités contrôlées par des groupes armés,  où la situation sécuritaire demeure préoccupante, la décision du ministre n’a plus d’effet. Seuls les groupes armés qui   autorisent ou non la reprise des cours dans leur localité.

 

Gervais Lenga

Correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Rare découverte de cinq diamants bleus en Afrique du Sud

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Rare découverte de cinq diamants bleus en Afrique du Sud

Bangui ( République centrafricaine ) – Plus rare et plus précieux encore qu’un diamant? Un diamant bleu, à la transparence et au brillant exquis. Cinq d’entre eux ont été trouvés récemment en Afrique du Sud, a annoncé mercredi leur heureux propriétaire.

Chaque pierre est individuelle, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas issues d’un plus gros diamant fractionné, et leur poids varie de 9,61 à 25,75 carats. /////////////.

“Les diamants bleus sont si rares qu’il n’existe pas de statistiques officielles à leur sujet”, explique Petra dans un communiqué, soulignant qu’il était très “inhabituel” de trouver “cinq pierres de haute qualité en même temps”./////////////.

La mine de Cullinan est la principale source de diamants bleus au monde./////////////.

La dernière découverte de diamant bleu significative dans cette mine remonte à septembre 2019, avec un specimen de 20,08 carats qui a été vendu 12,6 millions d’euros par un acheteur anonyme.

Avec AFP/VOA

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Le maire de Libreville détenu dans une enquête pour corruption

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Le maire de Libreville détenu dans une enquête pour corruption

Bangui ( République centrafricaine ) – Le maire de Libreville, la capitale du Gabon, est incarcéré, inculpé notamment de corruption et détournements de fonds publics, ont annoncé mercredi le parquet et son avocat.

Léandre Nzué, 63 ans et maire depuis février 2019, a été “placé sous mandat de dépôt mardi soir après avoir été inculpé par un juge d’instruction de 11 chefs”, dont “association de malfaiteurs, détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, extorsion de fonds, concussion, corruption passive et chantage”, a déclaré à l’AFP une haute responsable du parquet./////////////.

Son avocat, Jean-Paul Moumbembé, a confirmé à l’AFP que son client a été placé sous mandat de dépôt mardi après avoir été hospitalisé lundi à la suite d’un malaise lorsqu’il était déféré au tribunal de Libreville après deux jours de garde à vue./////////////.

M. Nzué, membre du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au pouvoir, a été incarcéré dans la soirée à la prison centrale de Libreville, tout comme l’un de ses deux collaborateurs inculpés au même moment, a précisé devant la presse mardi soir le procureur de la République de Libreville, André-Patrick Roponat. Le second a été laissé en liberté provisoire./////////////.

Le magistrat a précisé qu’un rapport médical indiquant “un état général de santé normal” de M. Nzué avait été établi par un médecin après 24 heures d’observation à l’hôpital et que le maire avait lui-même signé une “décharge” avant d’être amené de nouveau au tribunal pour être inculpé./////////////.

Le parquet n’a livré aucune information sur le fond et les faits exacts reprochés au maire./////////////.

M. Nzué, conseiller municipal et adjoint au maire depuis 2008, avait été nommé édile de la capitale en février 2019 après que la titulaire de la charge, Rose Christiane Ossouka Raponda, eut été nommée ministre de la Défense. Madame Rapondat est devenue Premier ministre du Gabon le 16 juillet 2020./////////////.

Le Gabon est dirigé par le président Ali Bongo Ondimba depuis près de 11 ans, après que ce dernier eut succédé à son père Omar Bongo Ondimba, décédé après plus de 41 ans à la tête de ce petit Etat pétrolier d’Afrique centrale./////////////.

Le gouvernement avait lancé, début novembre 2019, une vaste opération anticorruption visant notamment l’ancien homme fort de la présidence, Brice Laccruche Alihanga, directeur de cabinet d’Ali Bongo durant la convalescence de ce dernier frappé par un AVC en octobre 2018. /////////////.

Baptisée “Scorpion”, cette opération a mené à l’incarcération de M. Laccruche Alihanga et de plus d’une dizaine de ses proches, dont trois anciens ministres. Son frère Grégory Laccruche Alihanga, maire d’Akanda, commune limitrophe de Libreville, a été également incarcéré dans le cadre de cette opération./////////////.

Rien n’indique toutefois que l’enquête visant M. Nzué soit menée dans le cadre de Scorpion.

Avec AFP/VOA

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RCA : Alexandre Ferdinand Nguendet promet, s’il est élu, de recruter 30 000 FACA et FSI en 100 jours

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Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 16 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Voilà! , la balle est lancée. Les Centrafricains doivent serrer leur ceinture pour le décollage. Après l’ex-chef d’État de transition madame Catherine Samba-Panza, c’est le tour de Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, l’ancien Président du conseil national de transition de faire son entrée dans la course au fauteuil présidentiel. Dans sa déclaration de candidature, l’homme promet, s’il est élu, de ramener la paix dans le pays en 100 jours après son investiture, mais aussi de procéder au recrutement de 30 000 hommes dans les rangs des forces de défense et de sécurité intérieure (FDSI). Mais attention, ceci n’est pas une blague, l’homme est très sérieux.

 

Monsieur  Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du parti RPR (Rassemblement pour la République), lors de son investiture la semaine dernière comme candidat de son parti à la prochaine présidentielle de 2020 – 2021, a promis au peuple centrafricain  de ramener la paix sur toute l’étendue du territoire national durant les 100  premiers jours de son quinquennat à travers le recrutement massif de 30 000 hommes dans le rang des forces armées centrafricaines (FACA et des forces de sécurité intérieure (FSI). Selon lui,  considérant le ratio sécuritaire dans notre pays, un soldat assure la sécurité de 700 Centrafricains. C’est énorme! Il fixe un objectif de son quinquennat, s’il est élu Président de la République,  de réduire ce ratio sécuritaire à 33 compatriotes pour un soldat. L’objectif à terme est d’avoir 150 000 hommes  dans le rand des FDSI. Et ce n’est pas une démagogie, assure-t-il.

Pour financer son projet de 30 000 hommes en 100 jours, l’homme brandit un calcul effectué par son équipe d’expert qui avait travaillé sur le budget  de l’année 2020, où ils ont identifié  des lignes budgétaires non essentielles à économiser. D’après leur calcul, au total, environ 32 milliards de francs CFA d’économie qu’il va utiliser pour recruter 30 000 hommes durant les 100 premiers jours après sont investiture comme Président de la République.

Cet article traite le volet sécuritaire de son programme présidentiel.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le chef du quartier martinaud  de Bouar tombé dans le filet des 3R

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Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi 16 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef du quartier martinaud, Monsieur Congo Albert est tombé dans le filet des éléments du mouvement rebelle 3R, dirigé par le sulfureux Peul camerounais  Abass Sidiki dans la localité du village Gouffou, situé à 17 km de la ville de Bouar, selon des sources sécuritaires locales.

 

Selon les informations recueillies auprès de l’intéressé, les faits se sont produits ce mercredi vers 4 heures du matin au village Gouffou, situé à 17 kilomètres de la ville de Bouar sur l’axe Garoua-Boulaï. D’après lui, c’est aux environs de 3 heures ce matin qu’il a quitté son domicile de Bouar pour se rendre sur les marchés hebdomadaires afin de s’approvisionner des viandes boucanées à vendre, car, d’après lui,  c’est son commerce depuis des années. C’est en arrivant au village Gouffou qu’il est tombé nez à nez en face d’un groupe de quatre hommes, des Peuls  lourdement armés qu’il a décrits comme des éléments rebelles de 3R.

Après une heure des discussions avec les assaillants  qui l’ont littéralement dépouillé, Monsieur Albert a finalement été libéré vers 5 heures du matin.

Selon des sources sécuritaires locales, les assaillants seraient des éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) qui ont déserté leur poste 24 heures plutôt pour regagner leur camarade rebelle.

Notons que depuis le début de l’opération « Ala londo », menée conjointement par les Casques bleus de la Minusca et les militaires de l’armée nationale contre les positions du mouvement 3R dans les localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, les combattants de ce mouvement rebelle se sont éparpillés partout dans la région. Ils opèrent désormais en mode coupeur de route.

 

Gervais LENGA

Journaliste, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : le FPRC défavorable à la présence de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA à Ndélé

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Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.

 

Ndélé, République centrafricaine, mercredi 16 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ex- chef d’État de transition, l’ex-chef rebelle Michel Am-Nondokro DJOTODIA est désormais confronté à la réalité du terrain depuis son retour au pays il y a quelques jours. Suite à l’annonce du grand rassemblement de paix qu’il entend organiser à Bria dans les prochains jours, certains groupes armés commencent à désister un à un. Après la milice Anti-Balaka, c’est le tour du FPRC d’incliner l’offre de paix proposée par Djotodia. En conséquence, sa visite à Ndélé est fortement compromise.

 

La décision a été prise à l’issue d’une réunion des généraux du FPRC organisée ce mardi 15 septembre aux environs de 14 heures au domicile de leur chef Abdoulaye Hissen, l’ex-ministre des Sports et de la Jeunesse  .  Des tracts ont été distribués et collés partout dans la ville de Ndélé, dans lesquels on peut lire :

« Djotodia, vampire, mangeur du sang », et dans un autre  tract: »Nous jeunesse de Bamingui-Bangoran en général, et Ndélé en particulier, rejetant la descente ou l’arrivée de l’exVampire Djotodia.  Médiateur mangeur du sang, va-t’en! ».

Les mots sont violents, très violents  à l’encontre de l’ex-chef rebelle, l’ex-chef de la coalition Séléka Michel Am-Nondokro DJOTODIA qui a pris brièvement le pouvoir le 22 mars après un coup d’État contre le Président François Bozizé.

Cet ancien chef rebelle, après avoir dirigé le pays entre mars 2013 et janvier 2014, avait quitté le pays pour un exil au Bénin, en Afrique de l’Ouest. Six ans plus tard, il était rentré au pays pour la première fois en janvier 2020 puis en septembre de la même année pour soutenir les politiques du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession à la présidentielle du 27 décembre 2020.

Après son retour, l’ex-chef rebelle a déclaré qu’il entend organiser un grand rassemblement de paix avec tous les importants groupes armés actifs dans le pays, y compris les différentes factions de l’ex-coalition Seleka et  la milice Anti-Balaka. Cependant, quelques jours après sa déclaration, la Coordinnation de la milice Anti-Balaka avait publié un communiqué rejetant l’offre de pays qu’il a proposé. Ce mardi, sans surprises, le FPRC annonce son opposition à sa venue à Ndélé. Un véritable camouflet pour l’ex-chef rebelle Michel Am-Nondokro DJOTODIA.

Moïse Banafio

Correspondant du CNC pour la région grand-nord

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : panique à Bouar après des tirs attribués aux soldats FACA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-Bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi 16 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des détonations d’armes automatiques attribuées aux soldats FACA  ont été entendues dans la nuit du mardi à mercredi vers 21 heures au centre-ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Interrogés, les témoins de la scène ont indiqué à la rédaction qu’un officier lieutenant de forces armées centrafricaines, accompagné d’un sous-officier,  aurait tenté en vain d’arrêter deux jeunes hommes qu’ils avaient soupçonnés d’avoir agressé un lieutenant de l’armée nationale 24 heures plutôt  à cause de la jalousie. Les deux suspects, avant de prendre la poudre d’escampette, ont réussi à récupérer un chargeur garni de l’un des deux FACA.

Selon nos informations, ce mercredi matin, le service de la gendarmerie a été saisi, et le parquet a été également informé par les deux FACA, et des négociations sont en cours avec les deux suspects pour que le chargeur rempli des munitions soit restitué à l’État major.

Entre temps, 24 heures plutôt , le lundi, vers 17 heures, deux présumés combattants rebelles de 3R ont été arrêtés par les soldats FACA au niveau du bar SNACK, non loin du centre-ville. Ils sont suspectés par un groupe des jeunes de la ville d’être des agents informateurs de 3R.

Interpellé, ils sont actuellement en garde à vue à la brigade de la gendarmerie, et le parquet général de Bouar a également été saisi de l’affaire.

 

Gervais Lenga

Correspondant du CNC à Bouar

Alain NziloDirecteur de publications

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RCA : démarrage du désarmement et  démobilisation partielle des ex-combattants à Bria

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une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, mercredi 16 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des centaines des ex-combattants appartenant aux différents groupes armés actifs dans la ville minière de Bria, à savoir le  FPRC, RPRC, MLCJ et Anti-Balaka ont démarré ce mardi le processus de leur désarmement et démobilisation.

 

Selon le capitaine Guy Sylvère Ngoni en charge du suivi de ce processus du désarmement et de démobilisation, celui-ci  comporte notamment le désarmement, suivi par une visite médicale, puis l’enregistrement de leur liste dans une base de données. Ensuite, les ex-rebelles choisiront leur orientation, soit vers les USMS (Unité spéciale mixte de sécurité), soit  la réintégration socioéconomique.

À brilla, selon le capitaine Ngoni, environ 528 combattants  en tout qui vont être désarmés. Et le FPRC, principal groupe armé actif dans la ville, a mobilisé  au premier jour plus de 30 combattants, dont Abdela Mbossoro,  ex-commandant de brigade de la gendarmerie du FPRC à Bria, et le général Faris, ex-secrétaire d’Abdoulaye Hissen.

Notons que dans ce processus, seuls les fusils automatiques sont acceptés. Certains combattants ont apporté des armes de fabrication artisanale, mais celles-ci sont refoulées par l’équipe du désarmement qui est basée dans la concession de la résidence du préfet de Haute-Kotto.

Après cette opération, certains combattants désarmés vont devoir choisir librement un métier pour lequel ils vont subir une  formation avant d’être dotés de kits d’installation, exactement comme on a fait à Bouar l’année dernière.

Rappelons que ces opérations du désarmement partiel et volontaire des combattants à Bria interviennent après celles effectuées à Ndélé et à Kaga-Bandoro la semaine dernière.

Justement, à Ndélé, ce mardi 15 septembre, vers 14 heures, le chef militaire du FPRC Abdoulays Hissen a tenu une réunion à son domicile avec une dizaine de ses officiers généraux. La réunion a duré plus de 4 heures. Pour l’heure, on ignore les raisons de cette réunion, mais aussi à Birao, le sultan de la ville a lui aussi convoqué une réunion pour ce mercredi avec les officiers des différents  groupes armés actifs dans sa ville. Alors, l’objectif est de préparer l’arrivée de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA dans leur ville ?

 

Moïse Banafio

Journaliste, correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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La Cour africaine des Droits de l’homme ordonne que Soro puisse être candidat à la présidentielle ivoirienne

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La Cour africaine des Droits de l’homme ordonne que Soro puisse être candidat à la présidentielle ivoirienne

Bangui ( République centrafricaine ) – La Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples (CADHP), juridiction avec laquelle Abidjan a pris ses distances, a demandé mardi à la Côte d’Ivoire de permettre à l’ex-chef rebelle et ex-Premier ministre Guillaume Soro de se présenter à la présidentielle du 31 octobre.

La CADHP “ordonne à l’Etat de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles empêchant M. Soro de jouir de ses droits d’être élu et d’être élu notamment lors de la présidentielle d’octobre 2020”, selon le texte de l’ordonnance publié sur son site internet./////////////.

Lundi, le Conseil constitutionnel ivoirien a refusé 40 des 44 candidatures à la présidentielle d’octobre dont celles de M. Soro ou de l’ancien président Laurent Gbagbo. Elle a en revanche validé la candidature à un troisième mandat controversé du président sortant Alassane Ouattara. /////////////.

La Côte d’Ivoire a “retiré sa déclaration de compétence” à la CADHP – dont le siège est à Arusha – en avril 2020 et de fait se désintéresse depuis de ses décisions. Ce retrait était justement intervenu après que la Cour ait ordonné de suspendre les procédures judiciaires à l’encontre de M. Soro, qui l’avait saisie. /////////////.

M. Soro a été condamné mardi à 20 ans de prison pour “recel de détournement de deniers publics”. Il est aussi accusé de “tentative d’insurrection”./////////////.

Abidjan avait accusé la cour de porter “atteinte à la souveraineté de la Côte d’Ivoire, à l’autorité et au fonctionnement de la justice” et de “saper les bases de l’Etat de droit par l’instauration d’une véritable insécurité juridique”/////////////.

Saisie par l’opposition, la Cour africaine avait également demandé l’année dernière à la Côte d’Ivoire de réformer sa commission électorale en vue de la présidentielle. /////////////.

Les autorités avaient été très lentes avant de mettre en place une réforme critiquée par l’opposition, qui avait à nouveau saisi la Cour./////////////.

Mardi, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire de l’ancien président Henri Konan Bédié, dont la candidature a été validée et qui s’annonce comme le principal adversaire du président Ouattara, a déclaré mardi qu’il ne participera pas aux élections des bureaux des commissions électorales locales, le 15 septembre./////////////.

Depuis des mois, l’opposition met en cause la Commission électorale indépendante (CEI), l’accusant d’être inféodée au pouvoir. /////////////.

La crainte de violences meurtrières à l’approche du scrutin du 31 octobre est forte, dix ans après la crise née de la présidentielle de 2010, qui avait fait 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.

Avec AFP/VOA

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