Du business de forage de Wagner aux histoires de six écoles fantômes : Le mensonge grossier de Dmitri Sitiy pour cacher le pillage de l’or centrafricain évalué à 200 milliards par an
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Au micro de la Radio Ndeke Luka, Dmitri Sitiy a tenté de sortir la carte de l’action humanitaire pour blanchiment d’image, mais la ficelle est bien trop grosse.
Interpellé sur la prédation économique et le pillage à grande échelle des ressources minières du pays, notamment sur le site d’or de Ndassima dans la Waka, le chef des mercenaires russes du groupe Wagner s’est confondu dans des justifications ridicules. Il a fièrement mis en avant la construction de seulement six écoles en huit mois et la réalisation d’une centaine de forages à travers le pays. Une piètre tentative de diversion qui s’apparente à de l’aumône — ou plutôt à un tissu de mensonges grossiers — face aux centaines de milliards de francs CFA que la nébuleuse de Vladimir Poutine extrait chaque année du sous-sol centrafricain.
Ce bilan social brandi comme un trophée relève de la pure affabulation et d’une manipulation commerciale cynique. D’une part, ces forages dont se vante Sitiy ne relèvent en rien de la charité : il s’agit d’un véritable business lucratif géré par les filiales de Wagner, où l’accès à l’eau est monnayé et commercialisé auprès des populations locales. D’autre part, l’annonce de la construction de six écoles laisse l’opinion publique perplexe : où sont donc situées ces infrastructures fantômes que personne sur le terrain n’est capable d’identifier ? Présenter ces projets mineurs ou purement commerciaux comme une contribution au développement du pays est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.
L’imposture est totale quand on met en parallèle ces infrastructures dérisoires avec l’immensité du pillage économique. Pendant que Dmitri Sitiy compte ses six écoles, le groupe Wagner fait main basse sur les gisements d’or et de diamants les plus riches de la République centrafricaine, générant des revenus colossaux estimés à plus de 200 milliards de francs CFA par an. Ce trésor de guerre, exporté en toute opacité en dehors des circuits officiels, finance directement la machine criminelle de la nébuleuse russe. En qualifiant d’« investissements légaux » ce que la société civile documente comme une prédation mafieuse, le chef de Wagner à Bangui tente de masquer un hold-up d’État derrière des promesses dérisoires, confirmant que le sous-sol centrafricain est devenu le tiroir-caisse exclusif des hommes de Poutine.
Par Gisèle MOLOMA
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