RCA : « on ne tient pas éternellement un peuple dans la misère », prévient l’ancien ministre Élie Ouéifio

Publié le 30 septembre 2020 , 12:16
Mis à jour le: 30 septembre 2020 12:32
Le ministre Elie Ouéifio
L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 septembre 2020, 05:57:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « La constitution n’a pas permis à un Président de faire roue avec  les mercenaires étrangers qui se font enrôler  comme étant des Centrafricains « . C’est ce qui ressort de la déclaration-choc de l’ex-ministre de l’administration du territoire, monsieur  Élie Ouéifio, publiée dans un document intitulée : « de légitimité politique consommée, le peuple souverain actionne l’article 29 pour la survie  de la nation ». Et ce n’est pas tout!

 

Dans sa déclaration , l’ancien ministre Élie Ouéifio, très critique à l’égard du régime actuel, fait le procès de la nouvelle République de Faustin Archange TOUADERA. Pour lui, les autorités actuelles font la sourde oreille  aux souffrances du peuple centrafricain.

« J’ai observé,  j’ai regardé tout ce qui se passe, j’ai entendu tous les Centrafricains, et même les éléments de la communauté internationale à faire un débat sur la situation  du pays. Et je me suis rendu compte que nous parlons de deux pays : le réel, où le peuple souffre, et l’extra, où les défenseurs du régime pensent que tout se passe bien », déplore l’ancien ministre Élie Ouéifio qui, après son analyse, a  fait des observations selon lesquelles, « les Centrafricains sont devenus insensibles aux souffrances  des uns et des autres ». Ce qui est dingue, selon le ministre, « ce qui fait bouger les gens en Centrafrique c’est  moins les vies humaines, mais plutôt  les richesses, les diamants, et l’or que  ces agents de la Minusca achètent entre les mains des mercenaires étrangers ».

Pour l’ancien ministre, il ne fait aucun doute, l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signée entre le gouvernement et les groupes armés est une bénédiction pour les groupes armés qui, d’après lui, depuis sa signature, la tuerie a excédé,  et la tension augmente dans le pays.

« Quand on cite les accords de Khartoum comme  étant l’accord qui doit amener la paix, c’est se moquer du peuple centrafricain. Ça veut dire qu’on vit dans deux mondes différents », précise Élie Ouéifio qui constate que  « le régime actuel est dos au mur parce que les gens l’ont empêché de regarder la vérité en face ».

« La constitution n’a pas permis à un Président de faire roue avec avec les mercenaires étrangers qui se font enrôler aujourd’hui comme étant des Centrafricains. Pensez-vous qu’un général centrafricain  peut arriver aujourd’hui au Cameroun,  au Niger,  organiser sa rébellion et   s’imposer comme ça se passe aujourd’hui en RCA ? On nous a ridiculisés aux yeux du monde , s’alarme l’ancien ministre Élie Ouéifio qui revient sur les multiples violations des dispositions constitutionnelles par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.  Selon lui, les dispositions constitutionnelles autorisent au peuple centrafricain d’actionner l’article 29 alinéa 2  pour la survie  de la nation.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

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