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RCA : manipulation et stratégie, le 3R revendique la reconnaissance des grades de ses généraux dans les FACA

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Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 octobre 2020, 12:15:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les centrafricains ne sont pas si bêtes, encore moins des marionnettes pour être roulés ainsi dans la farine par le 3R et ses complices bien connus des centrafricains.  Après avoir martyrisé les populations de l’Ouham-Péndé, de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéï, puis empêché les opérations du recensement électoral de se tenir dans ces localités, le mouvement rebelle 3R revendique non seulement un nouvel accord avec ses ami du gouvernement et de la présidence de la République, mais aussi la reconnaissance des grades du général de l’armée nationale pour chacun de ses huit autoproclamés généraux rebelles. Et ce n’est pas tout.

 

La République centrafricaine, après le coup d’État de la nébuleuse Seleka en 2013,  avait touché le fond. Malheureusement,  la situation ne s’est guerre améliorée depuis lors. Elle s’enfonce de plus en plus dans une profondeur abyssale, comme disait l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Après les mercenaires Ali Darassa et Mahamat Alkhatim, respectivement chef d’État major de l’UPC et chef d’État major du MPC, qui avaient exigé du gouvernement la reconnaissance de leur grade farfelu du général des armées ( 5 étoiles), c’est le tour du peul camerounais Abass Sidiki, Président fondateur du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) de revendiquer aussi la reconnaissance officielle de grade de ses huit officiers généraux au sein de l’armée nationale. Avec un ton décontracté, le peul camerounais Abass Sidiki, déclaré malade,  exige au même moment la libération des cadres  de 3R arrêtés et traduits en justice, puis la prise en compte de reliquat des 62 belligérants  issus du rang de 3R qui sont d’ailleurs des bénéficiaires du programme DDRR.

Pour un expert militaire centrafricain joint au téléphone par la rédaction du CNC, le 3R et ses complices sont en train de jouer aux nerfs des Centrafricains.

« Le 3R veut justifier les multiples crimes commis par ses éléments par de farfelues revendications qu’ils savaient tous pertinemment que c’est impossible à satisfaire par ses amis en cette période électorale », ajoute-t-il.

Rappelons que depuis l’opération « Ala londo » menée conjointement par les unités spéciales des forces de la Minusca et les soldats de l’armée nationale contre les positions de 3R dans la région du nord-ouest, ses éléments rebelles se sont éparpillés partout dans la brousse avec une nouvelle mode opératoire proche des djihadistes.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : une intervention de la police fait un mort à Bimbo

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Un véhicule de patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 octobre 2020, 10:40:20 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’hypothèse d’une bavure policière a pris ce lundi une épaisseur nouvelle, 24 heures après une intervention des éléments de la brigade de l’OCRB contre une bande des présumés consommateurs de chanvre indien dans un quartier de Bimbo, selon les premiers éléments d’enquête du bureau d’investigation indépendantes du CNC.

 

Le bureau d’enquête et d’investigation indépendantes (BEII) du CNC examine une intervention du service de la police de l’agglomération de Bangui qui s’est terminée par la mort d’un homme présumé consommateur de chanvre indien, âgé de 28 ans dans les abords du fleuve Oubangui, située dans la commune de Bimbo.

Selon les premiers renseignements obtenus par le BEII,  le service de la police a été sollicité à plusieurs reprises pour lutter contre la criminalité et le banditisme récurant dans la commune de Bimbo et du sixième arrondissement de Bangui. D’après des enquêtes menées par les policiers dans ces localités, de forts soupçons sont pesés sur des consommateurs du chanvre indien qui sont basés en masse aux abords du fleuve Oubangui vers Bimbo. Ainsi, afin de débusquer ces présumés malfrats, une opération des forces de l’ordre a été programmée, et ce dimanche, les policiers sont intervenus dans un quartier de Bimbo pour  les déloger.

À l’arrivée des agents sur le lieu, des individus se sont mis à courir, parmi eux, un homme de 28 ans qui buvait du café à proximité. Une poursuite s’est alors  engagée sur une distance d’environ 200 mètres.

Contre toute attente, un policier, identifié comme un auxiliaire par les habitants dudit quartier, faisait l’usage de son arme à feu et tire à bout portant sur le dos du jeune homme de 28 ans qui s’est écroulé au sol. L’homme a perdu conscience avant de succomber de ses blessures.

Sans pour autant porter secours à la victime, les policiers, par peur des représailles, ont dû quitter précipitamment le lieu pour regagner leur base.

Sur fond de colère, les populations ont transporté le corps de la victime pour déposer à l’entrée de la rue GEBO.

Pour le service de la police, la victime serait un grand braqueur recherché par les forces de l’ordre depuis plusieurs mois, et le Directeur de l’OCRB a clairement précisé que c’est grâce à cette opération que son équipe a pu récupérer un lot de drogue et d’armes blanches.

Entre temps, les habitants regrettent quant à eux le comportement criminel et orgueilleux de certains éléments de la police, en particulier les nouvelles recrues.

Deux heures plus tard, ce dimanche, la dépouille de la victime  a été transportée à la morgue de l’hôpital.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un spectaculaire mémorandum des officiers de l’ex-coalition Séléka à Djotodia

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui, République centrafricaine, Lundi, 5 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans une note de rappel adressée à l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA intitulée « mémorandum relatif à l’enlèvement illégal de nos compatriotes suite à la crise ethnique de Birao et Ndele », certains généraux, officiers et sous-officiers de l’ex-coalition Seleka demande au président de la république « la libération de tous les compatriotes enlevés par la Minusca et les prisonniers de guerre ethnique pour nous permettre d’aller véritablement à la réconciliation et la mise en application effective de  l’APPR-RCA, les élections ainsi que le processus DDR. Une nouvelle revendication qui ajoute à celle de certains groupes armés comme le 3R et l’UPC.

Ci-dessous, l’intégralité de ce mémorandum.

 

MÉMORADUM

Relatif à l’enlèvement illégal de nos compatriotes suite à la crise ethnique de Birao et Ndele de 2019-2020 sans confirmation de charge ni mandant par la MINUSCA

A

Son Excellence Ambassadeur de la Paix Amnodroko Michel DJOTODJIA, Ancien Chef d’Etat de la transition en République centrafricaine

 

Considérant le dernier dialogue de Khartoum qui a abouti à la signature d’accord politique de paix et de réconciliation en République Centrafricaine entre le gouvernement et le mouvement politico-militaires FPRC ainsi que les 13 groupes armés le 06/02/2019 à Bangui ;

Condamnant les actes de  trahison, le détournement des objectifs et des  espoirs pour sa marche vers la liberté  de la population  Centrafricaine, en particulier celle de la Région du Grand Nord de la RCA par ses propres fils;

Considérant la guerre ethnique forcé qui s’est produit suit à la réception de Abdoulaye Issene par le par le chef de l’Etat et son passage à Birao avec installation spectaculaire du Générale Adoum KANTON lourdement armé à Birao avant d’atterrir à Ndele;

Considérant, l’impartialité des casques Bleus de part ; et d’autre part  l’instrumentalisation des civils et des tensions ethniques par nos adversaires politiques pour se servir des civils comme de bouclier humain et forçant la main de la MINUSCA a s’interposé en glissant dans l’impartialité contre la communauté Gula ;

Considérant l’injustice de la MINUSCA contraire à son mandant l’autorisant à appuyer les institutions de l’Etat à faire son travail et non d’attraper les plus faibles et les mettre en prison à la  place de l’Etat Centrafricain ;

Condamnant, la Pression de la CPI sur le président des Centrafricains enquête de la paix pour sa population au lieu de le distraire dans leurs manœuvres diaboliques ;

Considérant la prise en charge, les considérations à une valeur supérieure et la manipulation des mercenaires par le gouvernement contre les combattants centrafricains aux seins des groupes armés qui prennent considérablement notre place au sein des institutions de notre pays;

Attendue que nous refusons de livrer nos élites  de la Région du grand Nord quelques soit son ethnie ou appartenance religieuse à nos ennemis qui continu de nous marginalisé depuis l’indépendance ayant refusé catégoriquement que nous pussions servir le pays sous la transition de 18;

Conscient de nos valeurs et notre capacité à surmonté nos différents et à se réorganiser scientifiquement face à la  hauteur de notre  devoir et le savoir-faire afin de mener très efficacement notre lutte de liberté face contexte où la présence de la MINUSCA visant à nous étranglé, traduit par le refus même d’admettre aux seins de ses Employés tous sujets Gula ;

Considérant  que nous avons tous envie que la Centrafrique soit en  paix et brille dans le monde ;

Considérant les enjeux des échéances électorale de 2020-2021 ;

Au nom de la population du Région 5  de toutes les ethnies,

Nous les Généraux officiers et sous-officiers, hommes de rang d’ex SELEKA

Demandons au président de la république la libération de tous les compatriotes enlevés par la MINUSCA et les prisonniers de guerre ethnique pour nous permettre d’aller véritablement à la réconciliation et la mise en application effective de  l’APPR-RCA, les élections ainsi que le processus DDR.

 

Fait à Bria, le 02/10/2020

Le Gardien de la liberté du peuple meurtri au Nord Centrafrique

Mohamed Alias B13

 

 

Ampliations :

Gouvernement Centrafricain……………1

Union Africaine……………………………2

CEEAC……………………………………..2

MINUSCA…………………………………..2

Ambassade de France……………………….2

Archive

 

 

RCA : cérémonie de remise des prix aux meilleurs élèves de New Tech Institut de l’Annexe-Miskine

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Des élèves et leur parent devant les salles de classe au sein de l’établissement New Tech Institut à Bangui le 3 octobre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 octobre 2020, 08:13:15 ( Corbeaunews-centrafrique ). La direction de l’établissement scolaire New Tech Institut a organisé ce samedi 3 octobre 2020 une cérémonie de remise de prix aux meilleurs élèves de l’année académique 2019 – 2020.

 

Cette cérémonie vise à récompenser les meilleurs élèves de l’établissement scolaire New Tech qui se sont distingués par leurs résultats académiques au cours de l’année scolaire 2019 – 2020.

Ainsi, des prix ont été remis aux cinq meilleurs élèves par classe de la primaire, comprenant entre autres des matériels didactiques (des lots de cahiers, des ardoises, des stylos, etc. ).

Selon l’honorable député de Bangassou 1 Serge Singha Gbengba, PDG de cet établissement scolaire,  l’objectif de cette récompense est de féliciter ceux qui ont bien travaillé  et encourager les autres  à mieux faire.

« Vous savez que cette année, nous avons eu effectivement beaucoup des difficultés  dans nos établissements à cause de  la pandémie du coronavirus. Et il était important pour nous de récompenser les élèves qui, malgré ces difficultés, ont bien travaillé »,  a déclaré l’honorable Serge Singha Gbengba qui n’a pas aussi manqué de souligner qu’au niveau de son établissement New Tech Institut,  qu’ils ont donc respecté  les consignes du gouvernement en ce qui concerne la réouverture des salles de classe avant de les refermer six semaines plus tard. D’après lui, la prochaine rentrée des classes aura lieu le 19 octobre pour les élèves, et le 12 octobre pour les enseignants.

Pour monsieur Robert Dayombo,  Directeur de l’établissement, également Conseiller administratif, au sein de son Institution, ce sont les critères d’excellence et  de performance   qui priment.

Notons que la cérémonie de la remise de ces prix d’excellence a eu lieu en présence des nombreux parents d’élèves ainsi que de diverses personnalités.

 »C’est un sentiment de joie, parce que vue les circonstances que notre pays a traversées  à travers le coronavirus,  si aujourd’hui nos enfants ont fini les cours, c’est vraiment un sujet de satisfaction  et d’encouragement à l’endroit de l’administration de New Tech Institut  pour tous les efforts consentis. Aujourd’hui, mon enfant fait partie des lauréats,  c’est vraiment un sujet de joie », s’est réjoui Pasteur Éphrem Poussoumandji, l’un des parents d’élèves de New Tech Institua.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tél. : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

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RCA : échec du grand rassemblement de paix, Michel Am-Nondokro DJOTODIA quitte Bria

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arrivé de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA à l’aérodrome de Bria, saluant les officiers généraux du FPRC, le 3 octobre 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

Bria, République centrafricaine, lundi, 5 octobre 2020, 06:14:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après a voir entretenu avec de diverses entités civiles et militaro-politiques toute la nuit du samedi à dimanche, l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA a quitté la ville de Bria dimanche 4 octobre pour Kaga-Bandoro puis Bangui, avec un sentiment de déception et d’échec pour son projet du grand rassemblement de paix qu’il entend organiser dans la ville, a constaté sur place un envoyé spécial du CNC.

 

Après le village Bokologbo, dans la préfecture de la Ouaka, l’ancien chef rebelle Michel Am-Nondokro DJOTODIA est atterri à l’aérodrome de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute Kotto samedi 3 octobre aux environs de 13 heures. Sur place, l’homme avait déclaré qu’il comptait rester dans la ville 72 heures avant de rentrer à Bangui. Mais contre toute attente, l’homme change son agenda et quittait la ville le lendemain matin pour la ville de Kaga-Bandoro puis Bangui. Mais entre temps, dans la nuit du samedi à dimanche, il organisait des réunions avec de diverses entités politiques, groupes armés, société civile ainsi que les notables locaux.

Contrairement à ce qu’il avait annoncé sur les ondes qu’il n’était pas rentré dans son pays pour soutenir la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à la présidentielle du 27 décembre 2020, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, à Bokologbo comme à Bria, disait le contraire. Il n’a cessé de déclarer son soutien au candidat Touadera et demande également à ses interlocuteurs  de le faire ainsi. D’après ce qu’il a dit, tous les musulmans et les Peuls doivent se ranger derrière la candidature de Touadera, car celui-ci a un grand projet pour le Nord.

« Si on lui donne une nouvelle chance pour un second mandat,  Touadera va changer plein des choses dans le pays. Mais faut pas oublier que Bozizé est là. S’il revient au pouvoir, c’est la guerre », a renchéri Michel Am-Nondokro DJOTODIA à Bria comme à Bokologbo.

Avant de quitter Bria, l’ex-chef rebelle n’a pas manqué de souligner sa déception pour l’échec de son projet du grand rassemblement de paix.

« Abdoulaye Hissen  c’est mon cadet. Les gens l’ont monté contre moi, mais j’ai toujours une estime pour lui. Mahamat Alkhatim, Ali Darassa est des frères. Je vais quitter Bria, mais je reviendrais sans doute avant ou après la campagne électorale. Mais il ne faut pas oublier une chose : voter Faustin Archange TOUADERA pour la paix et le développement du Nord »,  a mentionné Michel Am-Nondokro DJOTODIA à ses interlocuteurs avant de quitter la ville dimanche vers 8 heures pour la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, où il est attendu pour un entretien avec le mercenaire chef rebelle Mahamat Alkhatim, patron du groupe Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).

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Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Manifestation en Angola après des accusations contre un proche du président

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Manifestation en Angola après des accusations contre un proche du président

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 4 octobre 2020, 13:53:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Environ 200 personnes ont manifesté samedi à Luanda pour réclamer le départ d’un proche du président angolais Joao Lourenço, après des informations d’une télévision portugaise l’accusant de détournement de fonds publics.

 

La télévision portugaise privée TVI 24 a enquêté sur plusieurs contrats publics accordés à des entreprises appartenant au directeur de cabinet et bras droit du président Lourenço, Edeltrudes Costa.

L’un de ces contrats porte sur la rénovation des aéroports angolais pour un montant de plusieurs millions de dollars, selon TVI 24 qui affirme que M. Costa a transféré ces fonds publics sur des comptes offshore au Panama et au Portugal, utilisés pour acheter de luxueuses propriétés.

Ni le chef de l’Etat ni son bras droit n’ont commenté ces accusations passées presque inaperçues au Portugal, mais qui ont choqué en Angola où, en dépit d’importantes richesses pétrolières et minières, une grande partie de la population vit dans la pauvreté.

Rassemblés derrière une grande banderole sur laquelle on pouvait lire “Edeltrudes dégage”, les 200 manifestants ont scandé des slogans contre la corruption au plus haut niveau de l’Etat en marchant vers le palais présidentiel à Luanda.

“Si Monsieur le président ne prend pas la bonne décision (en se séparant de son bras droit) nous les jeunes n’arrêterons pas” de manifester, a déclaré Palu Antonio de Mello, l’un des manifestants âgé de 34 ans. “Les voleurs ne doivent plus rester au pouvoir, le peuple veut être dirigé par des gens honnêtes”, a-t-il ajouté.

Le président Lourenço a succédé en 2017 à José Eduardo dos Santos, resté au pouvoir pendant 38 ans et qui l’avait désigné comme son dauphin.

Peu après son arrivée au pouvoir, Joao Lourenço a créé la surprise en lançant une vaste campagne anti-corruption contre les proches de l’ex-président, y compris ses enfants.

En août, son fils José Filomeno dos Santos a été condamné à cinq ans de prison pour avoir détourné des fonds provenant du pétrole du fonds souverain de l’Angola, qu’il a supervisé de 2013 à 2018.

Sa demi-soeur Isabel dos Santos fait l’objet d’une enquête sur une longue liste d’accusations de mauvaise gestion, détournement de fonds et blanchiment d’argent concernant la période où elle administrait la société pétrolière publique Sonangol.

 

Avec AFP / VOA

 

RCA : arrivé de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA à Bria

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arrivé de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA à l’aérodrome de Bria, saluant les officiers généraux du FPRC, le 3 octobre 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, dimanche, 5 octobre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Après avoir rencontré durant 48 heures le chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée  Ali Darassa dans son fief de Bokologbo, dans la préfecture de la Ouaka, l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA est arrivé à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto.

 

Après une visite de 48 heures au domicile de son ex-commandant mercenaire Ali Darassa au village Bokologbo, Michel Am-Nondokro DJOTODIA est arrivé dimanche aux environs de 13 heures à Bria pour son grand rassemblement de paix qu’il entend organiser dans la ville à partir de ce mardi.

À son arrivée à Bria par la voie aérienne, l’ex-chef rebelle, et ancien Président de la République de 9 mois, Michel Am-Nondokro DJOTODIA  s’est entretenu durant quelques minutes avec le préfet de Haute Kotto, Monsieur Évariste Biguinindji à sa résidence officielle de fonctions, puis avec le maire et les autorités sous-préfectorales et municipales de Bria avant de se retirer au domicile du Préfet où il séjournera durant 72 heures avant de quitter la ville pour rentrer à Bangui.

Notons qu’à Bokologbo, l’ancien chef rebelle Michel Am-Nondokro DJOTODIA avait du mal à convaincre le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa de l’accompagner à Bria.

Selon un proche de l’ex-chef d’État de transition, le projet du grand rassemblement de paix de Djotodia prend de l’eau petit à petit.

« Il y a un grand risque que cela ne se fasse qu’avec les troisièmes couteaux », s’inquiète-t-il.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Alerte info : des fortes détonations d’armes automatiques inquiètent les habitants de Bouar

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-Bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />
Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, samedi, 3 octobre 2020, 22:39:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs habitants du quartier Zo Kwé Zo, où se trouve le lycée moderne de Bouar ont contacté le service de la gendarmerie après avoir entendu de fortes détonations d’armes cette nuit aux environs de 21 heures 50 minutes.   

 

Même si l’origine exacte de ces détonations d’armes de divers calibres reste à déterminer, nombreux sont les habitants de Bouar qui redoutent une éventuelle nouvelle attaque des éléments rebelles de 3R dans leur ville.

Pour l’heure, des soldats de l’armée nationale sont déployés dans la ville, et quelques éléments de la gendarmerie se sont dirigés vers le quartier « Zo kwé zo » où les échanges des tirs sont entendus.

Notons que monsieur Marcel Ndalé, de son vrai nom Gbokaho Minang Sylvain,  général de la milice Anti-Balaka de la Nana-Mambéré habite aussi dans ce quartier « Zo kwé zo », et certains auraient pensé que c’est son domicile qui aurait été attaqué par les 3R.

Joint au téléphone, celui-ci dit être en sécurité, et l’origine de ces tirs reste inconnue pour tout le monde.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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alainnzilo@gmail.com

 

 

Trois génocidaires rwandais présumés arrêtés en Belgique

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Trois génocidaires rwandais présumés arrêtés en Belgique

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois personnes suspectées d’avoir pris part au génocide rwandais en 1994 ont été arrêtées et inculpées cette semaine en Belgique, ont indiqué samedi àle parquet fédéral belge et le parquet rwandais.

“Deux ont été arrêtés mardi à Bruxelles et l’un mercredi dans la province du Hainaut, dans deux dossiers différents, et tous trois inculpés d’+infractions graves au droit humanitaire+”, a précisé Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral belge, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Vif/L’Express./////////////.

L’un des trois a été placé sous surveillance électronique, les deux autres incarcérés. Ces suspects avaient été confondus par “une quarantaine de témoins” rencontrés au Rwanda dans le cadre de l’enquête belge lors de quatre commissions rogatoires dans le pays , a indiqué M. Van Duyse./////////////.

Les massacres réalisés à l’instigation du régime extrémiste hutu au pouvoir au Rwanda ont fait environ 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi, mais aussi chez les Hutu modérés, selon l’ONU./////////////.

“Nous avons travaillé avec les autorités belges et saluons leur arrestation”, a confirmé samedi auprès de l’AFP Faustin Nkusi, porte-parole de l’autorité du parquet au Rwanda. Les trois suspects, visés par des mandats d’arrêts internationaux, sont Pierre Basabose, Seraphin Twahirwa et Christophe Ndangali, a-t-elle précisé./////////////.

Pierre Basabose, riche homme d’affaires proche du pouvoir rwandais, est soupçonné d’avoir financé la propagande génocidaire, selon les dossiers de la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG)./////////////.

De même source, Seraphin Twahirwa a dirigé une milice Interahamwe responsable de massacres de Tutsi dans une région du centre du Rwanda, tandis que Christophe Ndangali, enseignant et intellectuel, a joué un rôle clef dans l’exclusion des Tutsi du système scolaire et dans l’appareil de propagande appelant à l’”extermination” des Tutsi./////////////.

Le renvoi éventuel de ces suspects devant une cour d’assises belge “sera déterminé en dernier lieu sur la base du dossier présenté par le juge d’instruction et le parquet”, selon M. Van Duyse. “Nous avons réclamé leur extradition au Rwanda, mais nous comprenons que la Belgique a l’obligation de les juger. Nous désirons donc que justice soit faite”, a observé Faustin Nkusi./////////////.

En Belgique, ancienne puissance coloniale, cinq procès en lien avec le génocide rwandais ont déjà eu lieu depuis 2001, ayant conduit à neuf condamnations./////////////.

En 2001, quatre Rwandais originaires de la région de Butare (sud), dont deux religieuses bénédictines, accusées d’avoir livré aux miliciens hutu plusieurs milliers de personnes réfugiées dans leur couvent, avaient été condamnés à des peines de 12 à 20 ans de prison./////////////.

Leur procès avait constitué une première mondiale pour une justice civile nationale hors du Rwanda./////////////.

Deux notables rwandais ont été condamnés en 2005 par la justice belge, puis un ex-major en 2007, et en 2009, un Rwandais, surnommé le “banquier du génocide”, a été condamné à 30 ans de réclusion./////////////.

En décembre 2019 à Bruxelles, Fabien Neretsé, ancien haut fonctionnaire rwandais, avait été reconnu coupable du crime de génocide, pour la première fois en Belgique. Sa peine de 25 ans de prison est devenue définitive en mai avec le rejet de son pourvoi en cassation./////////////.

Le procès de deux autres suspects, dont les cas avaient été disjoints de celui de M. Neretsé, sont en préparation./////////////.

“Le Rwanda a émis 110 mandats d’arrêts contre des participants présumés au génocide, une quarantaine pour des fugitifs en France” et ces nouvelles arrestations en Belgique sont “un message fort pour les fugitifs, ils ne sont pas oubliés et la justice les trouvera”, a indiqué samedi à l’AFP Jean Damascène Bizimana, secrétaire exécutif du CNLG.

Avec AFP/VOA

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Alerte info : suicide d’un élément de l’armée nationale au plein centre-ville de Bambari

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rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 3 octobre 2020, 18:27:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits il y’a quelques minutes au centre-ville de Bambari, capitale provinciale de la Ouaka, située à 385 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

Pour l’heure, on ignore les circonstances de cet acte criminel, mais selon les premiers éléments d’informations recueillies sur le lieu de la scène, les faits se sont produits à seulement quelques mètres de la buvette « Tiringoule » où  la star de la rumba centrafricaine « Ozaguin » produit son concert musical.

On ignore également le grade et l’identité de cet élément des FACA, mais les premiers éléments d’informations recueillis sur place indiquent qu’il serait prénommé Stéphane, natif de Paoua, et portait un grade de caporal au moment de son suicide.

 D’après ses collègues militaires, c’est depuis ce matin de ce samedi que la victime pleurait seul sans qu’ils ignorent les raisons.

Pour l’instant, les éléments de la gendarmerie sont déployés sur place pour nécessité d’enquête.

Notre équipe est aussi sur place pour des enquêtes sur l’affaire.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Haut-Karabakh: les combats s’intensifient sur la ligne de front, les civils fuient vers l’Arménie

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Un militaire de l'armée de défense du Haut-Karabakh tire une pièce d'artillerie vers des positions azéries lors des combats dans la région séparatiste du Haut-Karabakh, le 28 septembre 2020. Handout / Armenian Defence Ministry / AFP

 

Touchée à plusieurs reprises la veille par des bombardements azerbaïdjanais, Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh, a vécu une nuit plus calme mais les affrontements ont été violents ce samedi sur la ligne de front, selon les autorités arméniennes et séparatistes.

 

Le président du territoire séparatiste, Arayik Haroutiounian, a déclaré aux journalistes que la « dernière bataille » pour le Haut-Karabakh avait commencé, ajoutant, vêtu d’une tenue de camouflage, qu’il rejoignait le front pour combattre aux côtés de ses troupes. Cinquante et un soldats supplémentaires de l’armée du Haut-Karabakh sont décédés dans les combats, ont annoncé les autorités arméniennes ce samedi.

L’armée séparatiste « a réussi à arrêter l’attaque à grande échelle de l’ennemi », a de son côté indiqué, sur sa page Facebook, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchan Stepanian, qui a évoqué de « violents combats », ajoutant que « les forces arméniennes [avaient] lancé une contre-offensive sur un des points du fronts ».

Bataille de communication

L’armée azerbaïdjanaise a affirmé que 19 villages azerbaïdjanais avaient été la cible de tirs arméniens dans la nuit et assuré prendre des « mesures de riposte résolues », revendiquant notamment la prise de positions séparatistes.

Depuis le début des hostilités, seuls des bilans partiels sont communiqués, faisant état au total de 191 morts : 158 soldats du Haut-Karabakh, 14 civils arméniens, et 19 civils azerbaïdjanais, Bakou ne communiquant pas ses pertes.

Chaque camp revendique en revanche des succès démentis par l’autre et fait état de centaines de soldats ennemis tués chaque jour. Les Arméniens assurent ainsi que plus de 3 000 soldats azerbaïdjanais ont péri depuis la reprise des hostilités le 27 septembre, Bakou disant avoir tué 2 300 militaires arméniens.

Les civils fuient vers Erevan

Au Haut-Karabakh, de plus en plus de civils quittent la zone pour rejoindre Erevan, la capitale arménienne,rapporte notre envoyée spéciale, Anissa El Jabri.

« Je n’ai pris que les choses importantes : des vêtements et des affaires de toilette. Je suis née ici, j’ai grandi ici, j’y ai fait mes études et je suis diplômée de cette université et oui c’est la première fois que je quitte mon pays. Je le fais vraiment parce que je crois que je n’ai pas le choix. Je ne sais pas combien de temps je vais être partie mais dès que la situation s’améliore, je reviens », raconte à RFI une femme qui attend de pouvoir embarquer dans une camionnette direction Erevan.

A côté d’elle, un groupe de trois femmes observe les départs à la chaîne. « Nous on ne part pas. On n’ira nulle part. On reste sur nos terres », explique l’une d’entre elle.

Ces femmes sont de la génération qui a vécu la guerre des années 90. Comme beaucoup d’Arméniens d’Azerbaïdjan, elles ont fui ce pays pour rejoindre le Haut-Karabakh lorsque le territoire a proclamé son indépendance.

 

Par RFI

Analyse Géopolitique à l’ intention du Secrétaire Général Des nations Unies, M. Antonio Guterres

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L’ONU,  75 ans après sa création l’organisation Peine  à convaincre.

 

Promouvoir et maintenir la paix et la sécurité dans le monde, développer les relations amicales entre les nations, réaliser la coopération internationale, encourager le respect des droits de l’homme, être un centre où s’harmonisent les efforts des nations,soumettre tous les états membres aux exigences d’un accord cadre matérialisé sous la forme d’une charte signée à San Francisco, avec une assemblée générale qui ne cesse de croître du fait de l’augmentation de ses membres et un conseil desécurité  bicaméral (membres permanents et non permanents) organe pivot de l’organisation qui n’a jusqu’alors que connu une seule mutation passant de 11 à 15 membres. Voici l’ONU du haut de ses soixante quinze années d’existence.

Seulement soixante quinze ans après, quel bilan pourrait on faire de cette organisation mondiale venue parfaire les insuffisances de la défunte SDN ? Les réalisations accomplies jusqu’ici pourraient elles faire l’unanimité sur  le respect des missions assignées ou des objectifs établis trois quart de siècle plus tôt ?  Les voix qui s’élèvent même au sein des Etats fondateurs ne laissent pas penser que le chemin parcouru est toujours resté dans le canevas du sillon tracé le 24 octobre 1945 par Roosevelt et ses pairs de l’heure.

Si elle avait été un humain l’ONU serait aujourd’hui du 3eme âge, période de lavie où on atteint la maturité. Pourtant les ratés enregistrés les missions non abouties, les résolutions non adaptées ici et là dans certaines parties du globe laissent à plus d’un, un goût mi-figue mi-raisin sur l’importance de l’existence et de l’action de cette organisation, produisant chez certains un sentiment de déception, chez d’autres celui de banni, ce qui suscite un ras le bol parfois exprimé par une volonté de quitter la scène onusienne. Car pour beaucoup L’ONU n’est qu’un autre instrument d’impérialisme non avoué.

Nul ne saurait ignorer ou encore nier les incapacités de l’ONU à atteindre ses objectifs tant dans la résolution des crises de divers ordres que dans son organisation qui tous deux paraissent discriminatoires.

Plus d’une fois des états membres ont dérogé aux règles fondamentales de la charte de San francisco sans qu’une sanction même verbale ne soit prononcée à leur encontre. Tandis qu’on faisait reposer les insuffisances de la SDN sur le fait que les grandes puissances de l’heure telles les USA l’URSS l’Allemagne le Japon et autre n’en étaient pas membres, aujourd’hui le travers se trouve plutôt sur la toute puissance ces états membres  du fait de leur droit inaliénable de véto.  Cette prérogative suprême a fait du conseil de sécurité un organe bicaméral pivot de l’organisation toute entière.

Alors que l’intervention de l’ONU avait été interdite dans la guerre d’Algérie  par la France et son droit de véto estimant que c’était un conflit internealgéro-algérien  la Minusca pourtant depuis plusieurs années aujourd’hui est établie en RCA sans que le conflit ne cesse, que la paix ne revienne et que la RCA ne retrouve sa souveraineté.

Alors que la libye était en proie à des mouvements de revendications populaires une résolution avait été soutenue et votée pour une intervention militaire étrangère qui avait conduit à la mort d’un dirigeant d’un état souverain et indépendant.

Sous le prétexte de la détention d’arme de destruction massive peut être plus puissante que la bombe atomique l’Irak de Saddam Hussein n’a plus connu la paix. Car sur décision unilatérale d’un seul état pourtant membre de l’ONU une attaque militaire ayant conduit à la mort d’un dirigeant d’un état souverain avait été menée.

Alors que pour le respect de la souveraineté des états, l’ONU stipule clairement  que les interventions étrangères sont interdites dans les conflits internes, la présence prolongée de la MINUSCA ne pourrait-elle pas être traduite comme la preuve d’une attaque extérieure dont ferait l’objet un état membre en l’occurrence la RCA ? Et si tel serait le cas ce qui justifierait à suffisance la présence des forces onusiennes en terre centrafricaine, d’où vient-il que l’Etat souverain et indépendant de RCA soit sous embargo militaire privant ainsi le gouvernement d’un de ses devoirs régaliens  à savoir la défense de sa population ? Pendant que l’état légitime et souverain est infantilisé les rebelles ou pour mieux  dire les forces insurrectionnelles  disposent d’armes de guerre dernier cri. Qui approvisionne les troupes militaires du noir ?  Pendant que les contrées périphériques de  NDELE,Bambari ,ABA ?et autres croupissent sous le dictat des envahisseurs lourdement armés les chars onusiens devraient ils être stationnés à BANGUI ?

Voici les questions qui taraudent l’esprit du centrafricain Lambda et oriente son sentiment vis-à-vis de l’ONU. Au-delà des discours savants et politiciens il voudrait voir son intérêt dans l’adhésion de son pays à cette organisation qui pour lui ne profite qu’aux autres et notamment, les groupes armés, les pilleurs etc.

Soixante ans après leur adhésion pour certains et même plus pour d’autres notamment l’Egypte le Soudan et les autres,  l’Afrique compte aujourd’hui  cinquante trois membres sur les cent quatre vingt onze que comportent l’ONU ; soit un taux de représentation de  27%. Pourtant aucun pays africain n’est membre du conseil de sécurité, cet organe qui propose les candidats au secrétariat général et à la cour pénale, qui approuve ou annule les résolutions orientant ainsi l’action mondiale au gré des intérêts particuliers et partisans des états dits membres permanents.

Ce constat amer des faits réels des actions et de l’organisation de cet organisme qui se voulait impartial suscite un questionnement sur l’intérêt de son existence dans l’état actuel de son fonctionnement et pose le problème de la nécessité des comptes au-delà des anniversaires pompeux et des discours élogieux sur  l’ONU comme étant une pensée universelle sur le bien être de l’espèce humaine aux quatre coins du globe terrestre. Car si l’ONU a des beaux bâtiments et de belles idées on ne peut aux quatre coins de la terre affirmer qu’elle a toujours eu de belles actions.

 

 

 

 

 

 

Par Aristide Briand REBOAS, citoyen Centrafricain,

Ecrivain , diplomate,  ancien conseillé aux droits

De l’homme a l’Union Africaine et futur candidat du

Parti Chrétien démocrate aux prochaines élections Présidentielles du 27 Décembre 2020 ;

 

 

 

 

Centrafrique : le gouvernement et la MINUSCA s’accordent sur un plan de sécurisation des élections

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Devant l’autorité nationale des élections à Bangui, le 10 septembre 2020. Photo CNC / Valerien

 

 

Bangui, République centrafricaine, Samedi, 3 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un nouveau plan de sécurisation intégré des prochaines élections en République centrafricaine (RCA) a fait l’objet d’une signature ce vendredi entre le gouvernement centrafricain, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), et l’Autorité nationale des élections (ANE), organe chargé des élections dans le pays.

 

D’après le Premier ministre Firmin Ngrébada, ce plan est de nature à sécuriser l’ensemble du processus des élections de 2020 – 2021, comprenant l’enrôlement des électeurs jusqu’aux prochains scrutins, y compris les agents électoraux, qui seront déployés dans le pays par l’ANE.

Le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a quant à lui rappelé le nouveau mandat de la mission, lui accordant la latitude d’appuyer de manière technique, logistique et sécuritaire le processus électoral en RCA. Il a aussi relevé que nombreux de ses collaborateurs se sont investis dans l’élaboration dudit plan, comme ceux de la force, de la police et de la division des élections.

Quant à la mise en œuvre dudit plan, M. Ndiaye a précisé que même les réponses ou réactions aux difficultés voire aux nombreuses menaces qui vont surgir, suivant les localités, durant le processus électoral sont déjà prévues, de sorte que les élections en elles-mêmes ne soient pas perturbées et se tiennent dans les délais prévus.

L’ANE prévoit le 27 décembre le jour du premier tour des prochaines élections présidentielle et législatives centrafricaines.

 

Par Xinhua

RCA : 53 étudiants de l’ISDR de Mbaïki défendent leurs mémoires de fin de cycle

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L'Étudiant Chérubin danzi mboumba et sle Directeur d'études, Docteur Igor TOUCKIA lors de la soutenance des mémoires de fin de cycles à l'ISDR de <a href=Mbaïki, le mercredi 01 octobre 2020. Photo CNC ” />

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 3 octobre 2020, 11:38:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Fin des  travaux de défense des mémoires  à l’Institut supérieur de développement rural de Mbaïki ce jeudi 1er octobre 2020. À cette occasion, 53 étudiants du cycle des techniciens supérieurs et d’ingénierie, pour les départements de l’agriculture, des eaux et forêts, et de l’élevage ont défendu tour à tour leurs travaux devant un jury académique.

 

Cet exercice  académique intervient  plusieurs années après que des étudiants de l’ISDR et aient toujours soutenu leurs mémoires à l’Université de Bangui. L’Institut était confronté à un problème de sécurité dû aux évènements politico-militaires    Qui a ébranlé le pays après le coup d’État sanglant de l’ex-coalition de la Seleka en 2012. Avec le retour des  cours et de séances  de soutenance de mémoire de fin de cycle à l’ISDR de Mbaïki, nombreux sont ceux qui, parmi les membres de la direction,  ne cachent pas leur satisfaction, car selon eux, la région regorge des infrastructures d’accueil pour un développement économique et humain, condition nécessaire aux formations de meilleure qualité dans les domaines des eaux et forêt, environnement, agriculture et l’élevage.

« C’est un sentiment de satisfaction  parce que j’ai constaté qu’il y a  en faîte une amélioration  des qualités des travaux  académiques qui ont été présentés devant les différents jurys. Les étudiants ont été plus aptes. Ils ont présenté des documents de qualité », a déclaré à CNC le Directeur des études, docteur Igor TOUCKIA.

Monsieur chérubin danzi mboumba , étudiant en licence en agronomie, option production et protection des végétaux, aussi l’un des récipiendaires dont le  thème portait sur «

L’étude de performance agro morphologique  de trois cultivars de patates douces (POMEA BATATAS ) cultivées dans la ville de Mbaïki , »n’a pas aussi caché son soulagement après avoir présenté ses travaux académiques devant le jury.

« C’est un soulagement pour moi. Ça fait un bout de temps que  j’attendais ce moment. Par la grâce de Dieu,  ça s’est bien déroulé, et les enseignants étaient compréhensifs. Je me suis bien défendu. Là, j’ai un sentiment de joie  et de reconnaissance », ajoute-t-il.

Pour monsieur KOUZOUNEME Privat, ancien étudiant de l’ISDR, sa présence à cette cérémonie de soutenance est une occasion pour lui de soutenir et encourager les récipiendaires qui se sont battus durant des années pour arriver ce jour à la fin de leur cycle d’Études.

 

Par : Silver Anselme DERYO DJERAMBAYE

Tél. : 72 46 32 99

Directeur de publications

Alain Nzilo

Tel et WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@Gmail.com

 

un expert de l’ONU appelle à la tenue de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels

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RCA : un expert de l’ONU appelle à la tenue de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La République centrafricaine (RCA) se prépare au premier tour du scrutin présidentiel fixé au 27 décembre 2020. « La tenue des élections dans les échéances constitutionnelles doit être un objectif impératif à atteindre, comme l’avait souligné le Secrétaire général des Nations Unies », a déclaré vendredi Yao Agbetse devant le Conseil des droits de l’homme. Lors d’une réunion de haut-niveau sur la RCA organisée à l’ONU la veille, António Guterres avait rappelé que les autorités centrafricaines et toutes les parties prenantes nationales ont une « responsabilité historique dans le bon déroulement de ces élections ».

L’expert indépendant onusien redoute qu’un éventuel décalage du calendrier électoral, qui ne reposerait pas sur une concertation nationale, puisse « engendrer des troubles ». Un tel scénario pourrait « menacer l’ordre public et entrainer des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire », a-t-il prévenu./////////////.

Devant le Conseil des droits de l’homme, M. Agbetse a indiqué que la RCA n’a pas besoin, dans le contexte actuel, « d’une période d’incertitude porteuse potentiellement de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ». Il est d’avis que du respect du calendrier prévu, du caractère libre, transparent et inclusif des élections, ainsi que de l’acceptation par les acteurs impliqués des résultats finaux dépendront la poursuite de la consolidation du processus de paix, la stabilisation du pays et le retour effectif à un contexte plus favorable au respect des droits humains./////////////.

Des groupes armés font obstructions à l’enrôlement des électeurs/////////////.

Or sur le terrain, les opérations d’enrôlement des électeurs n’ont pu avoir lieu dans certaines régions du pays, notamment dans le nord-ouest, en raison de l’insécurité due aux activités des groupes armées. Certains d’entre eux font délibérément obstruction aux opérations d’enrôlement pour démontrer leur capacité de nuisance./////////////.

Pour l’expert indépendant, l’Agence nationale des élections (ANE) devrait prendre toutes les dispositions nécessaires, avec l’appui des partenaires régionaux et internationaux, pour résorber le retard dans la finalisation du processus d’enrôlement des électeurs et la publication de la liste électorale définitive. Elle doit également veiller au caractère transparent du processus d’enrôlement des électeurs./////////////.

De telles mesures permettraient de « dissiper, dès à présent, tout soupçon de fraudes et de dysfonctionnements supposés ou réels, et s’assurer que les opérations couvrent l’ensemble du territoire national », a dit M. Agbetse./////////////.

Le premier tour de l’élection présidentielle en RCA est fixé au 27 décembre 2020. Le Président centrafricain actuel, Faustin Archange Touadéra, a annoncé sa candidature tout comme deux anciens chefs d’Etat, François Bozizé chassé du pouvoir en 2013 après 10 ans de règne et Catherine Samba-Panza qui dirigea le pays à titre intérimaire de 2014 à 2016, ainsi que trois anciens Premiers Ministres, Mahamat Kamoun, Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé. « L’examen des candidatures n’est pas encore intervenu », a indiqué M. Agbetse./////////////.

D’une manière générale, l’expert indépendant onusien est préoccupé par le fait que le dialogue politique peine à se matérialiser, alors que la situation est marquée par des tensions sociopolitiques, y compris dans les médias et les réseaux sociaux. Selon lui, le contexte électoral rend impérieuse la reprise effective d’un dialogue inclusif pour redonner confiance aux différents acteurs dans une marche apaisée vers les élections libres, inclusives et transparentes./////////////.

En un an, plus de 190 cas de meurtres liés au conflit/////////////.

Par ailleurs, l’expert indépendant onusien indique avoir été informé « de divers épisodes de violences qui ont mis en évidence une augmentation des incidents relatifs aux droits de l’homme touchant les civils ». De juillet 2019 à juin 2020, 880 incidents d’abus ont été documentés par la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA). Ces violations des droits humains ont concerné plus de 1.500 victimes. Pendant la même période, la Division a documenté plus de 190 cas de meurtres liés au conflit./////////////.

Les différents abus documentés au cours de la période examinée sont des meurtres, des menaces de mort, des violences sexuelles liées aux conflits – notamment des viols –, des traitements cruels, inhumains et dégradants. L’expert fait état également de privations arbitraires de liberté, des confiscations de biens, des destructions et des pillages de biens, des enlèvements, des attaques contre le personnel humanitaire, les hôpitaux et les Casques bleus et des recrutements d’enfants dans les groupes armés. Les préfectures les plus touchées par les violations des droits de l’homme au cours de cette période ont été celles de l’Ouaka, de Haute-Kotto, de Bamingui-Bangoran, de l’Ouham-Pendé et de l’Ouham./////////////.

Les groupes armés signataires de l’accord de paix sont présumés responsables de 715 incidents ayant fait plus de 1.300 victimes, soit plus de 80% du nombre total d’incidents et 85% du nombre total de victimes. Quant aux agents de l’État, notamment les Forces armées centrafricaines (FACA), la police et la gendarmerie, ils sont présumés responsables de plus de 80 cas de violations des droits de l’homme impliquant plus de 100 victimes, soit 9% du nombre total de violations documentées et 6% du nombre total de victimes./////////////.

Nombreux cas de violences sexuelles liées au conflit/////////////.

Les parties au conflit en RCA, les groupes armés en particulier, se seraient rendues coupables de nombreux cas de violences sexuelles. Il s’agit essentiellement de viols, de tentatives de viol, d’esclavage sexuel et de mariages forcés. « Les victimes sont souvent réticentes à porter plainte, par peur de représailles et de la stigmatisation », a fait valoir l’expert./////////////.

Entre novembre 2019 et juin 2020, la MINUSCA a enregistré 25 incidents de viols perpétrés par des membres du groupe armé 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation), touchant 37 victimes./////////////.

« Le leader du 3R, Souleymane Bi Sidi, alias « Général » Sidiki Abass, a été nommé par le gouvernement, dans le cadre du processus de paix, conseiller spécial chargé des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) pour la zone centre-nord, malgré le fait que des violations des droits de l’homme soient enregistrées dans tout l’ouest et le nord-ouest de l’Ouham-Pende, où les 3R ont leurs bases et contrôlent les routes de transhumance et les mines d’or environnantes », a regretté l’expert./////////////.

Bangui sollicite l’aide de la communauté internationale pour lutter contre les groupes armés/////////////.

Outre la lutte contre l’impunité en RCA, l’expert indépendant onusien a plaidé pour un cessez-le-feu immédiat afin de permettre un processus électoral apaisé et inclusif./////////////.

Face au sombre tableau décrit par M. Agbetse, le gouvernement centrafricain a reconnu que « malheureusement les groupes armés continuaient à mener des actions terribles telles que des crimes et des enlèvements ». « Malgré la bonne volonté du gouvernement, certains groupes armés se rendent dans les zones libérées pour provoquer le gouvernement », a déclaré Léopold Ismaël Samba, Représentant permanent de la RCA auprès des Nations Unies à Genève./////////////.

Pour l’ambassadeur centrafricain, son gouvernement a besoin d’aide pour empêcher les groupes armés de nuire à la population. « Toutes les mesures possibles doivent être prises pour mettre fin à la violence qui pourrait compromettre les prochaines élections », a-t-il fait remarquer./////////////.

Bangui estime que la communauté internationale doit l’aider à lutter efficacement contre l’impunité. « Chaque année, le gouvernement est amené à croire que ses plaintes seront prises en compte. Au-delà des rituels et des discours habituels, un nouveau paradigme est nécessaire. La République centrafricaine a trop souffert », a conclu M. Samba.

— Fin

 

Avec la presse des nations-unies

RCA : débandade dans la commune de Bimbi, les 3R commencent à expulser les civils

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La commune de Bavara, située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum. Photo CNC / Bobérang

Paoua, République centrafricaine, samedi, 3 octobre 2020, 08:39:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir occupé Bavara, Talé, Yambassa et Bondja, situées dans la localité de Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les 3R ont commencé depuis vendredi soir à expulser les populations locales de leur habitation, et c’est la débandade totale.

 

Vendredi, 02 octobre 2020, les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), après l’opération « Ala londo » menée conjointement depuis le mois de juillet dernier par les casques bleus et les militaires de l’armée nationale contre leurs positions dans les localités de Koui, Besson et Bocaranga, se sont massivement regroupés, le mercredi 17 septembre 2020,  dans la commune de Bimbi, notamment à Bavara, mais également à Talé, Yambassa et Bondja, non loin de la sous-préfecture de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

À leur arrivée, ils ont pris en otage le Président de la jeunesse de Bavara, puis un auxiliaire de la gendarmerie sur leur checkpoint au village Talé.

Malheureusement, ce vendredi, aux environs de midi, les rebelles ont procédé à l’expulsion de 10 familles de leur maison pour la simple raison qu’ils voudraient désormais ramener leurs siennes sur place. Les rebelles ont expliqué aussi qu’ils voudraient aussi superviser les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Dans le cas où leur candidat ne l’emporterait pas, ils vont détruire les zones et partir.

Aussitôt, la peur s’empare des populations locales qui ont dû quitter depuis hier soir la zone pour se rendre à Bozoum, pour les uns, à Paoua, pour les autres.

Au même moment, le Président du MLPC Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3, accompagné de quelques députés de la localité, ont quitté  Bangui, ce samedi 03 octobre,  à bord de l’aéronef affrété par la Minusca pour se rendre à Paoua.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : LE DIALOGUE DE SOURDS ENTRE LE POUVOIR ET LES FORCES VIVES DE LA NATION NE COMPROMETTRAIT-IL PAS L’ISSUE DES ÉLECTIONS À VENIR ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 3 octobre 2020, 06:36:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le chronogramme électoral établi par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) prévoit l’organisation des élections groupées au 27 décembre 2020 pour le premier tour du scrutin. Les quartiers généraux des partis politiques s’activent au rythme des congrès d’investiture avec des décors folkloriques donnant l’impression que la période de la campagne électorale est tacitement ouverte. Ce qui chagrine et exaspère un peu le haut conseil de communication qui a mis en garde les partis politiques indélicats.

 

Les principaux acteurs du processus électoral c’est à dire l’organe de gestion des élections (l’ANE), le pouvoir, l’opposition démocratique, la société civile et même les électeurs s’inquiètent et s’interrogent sur la tenue des élections dans le délai constitutionnel ainsi que sur la fiabilité du processus car ces différents acteurs précités ne s’accordent pas sur la méthode et entretiennent un langage de sourds. D’abord, l’Autorité Nationale des Élections qui venait d’obtenir légalement un délai supplémentaire pour les opérations d’enrôlement des électeurs soutient mordicus organiser les élections groupées dans les délais constitutionnels nonobstant les difficultés avouées à l’opinion nationale et internationale. Le pouvoir de son côté s’inscrit sans conditions et sans réserve dans la logique de l’Autorité Nationale des Élections au détriment de l’avis de la noble Cour constitutionnelle qui lui proposait une concertation politique pour viabiliser le processus en intégrant l’ensemble des obstacles du processus. Les partis politiques légalement constitués et la société civile estiment quant à eux que les conditions ne sont pas réunies pour organiser une élection transparente, crédible et surtout acceptée par tous.

Ces derniers souhaitent une concertation inclusive de la classe politique centrafricaine qui ne suppose pas nécessairement une transition redoutée par le pouvoir. En plus de problèmes sécuritaires puisque le pays est occupé par les forces non conventionnelles à hauteur de 80%, les

partenaires au développement insistent pour l’enrôlement des réfugiés afin que ces derniers exercent leur droit civique c’est à dire « voter ». Perdu dans ce imbroglio, cette cacophonie de sourds où personne n’écoute personne et où se joue également l’avenir de la nation, le citoyen lambda s’interroge :

En l’absence de dialogue franc entre le pouvoir et les forces vives de la nation, l’issue des élections groupées à venir n’est-elle pas hypothéquée ? Peut-on organiser une élection post crise de façon apaisée dans le contexte actuel ? En organisant les élections présidentielles et législatives dans les conditions décrites, l’ANE pourtant indépendante ne sera t-elle pas accusé d’être inféodée au pouvoir ? En cas de fiasco de ce processus électoral budgétivore, à qui profitera le crime ? Par le passé, le pouvoir voulait repousser les élections à cause du coronavirus, mais pourquoi ce revirement à 90 degré à vouloir mordicus respecter le délai constitutionnel au risque d’organiser des élections contestées ? Doit-on insinuer que cette fois-ci le pouvoir ne trouve pas son intérêt dans un éventuel report ? Au delà de ces supputations, le pouvoir ne craint-il pas des remous après ce qui s’apparente à un passage en force ? A en croire leur détermination, l’opposition démocratique est-elle aussi dans une posture de pousser le pouvoir à une vacance de pouvoir ? Soyons un peu politiquement correct, que gagne les forces vives de la nation à souhaiter une transition politique concertée ?

La lecture synoptique des différentes positions ne laisse aucune place à l’avenir du peuple. A cet effet, il urge de souligner que ce peuple meurtri, bâillonné,  qui a tant souffert de l’égoïsme des hommes politiques et qui n’aspire qu’à vivre en paix est pourtant le détenteur de la souveraineté.

En conséquence de ce précède, nous exhortons la classe politique centrafricaine à la sagesse et de conjuguer leurs efforts pour le bien de la nation car l’histoire restituera à la génération future notre attachement qui fera école. Ailleurs, les autres l’ont fait…je crois fermement que nous le pouvons aussi.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 2 octobre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

30 ans de réunification de l’Allemagne : l’Est est à la traîne

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30 ans de réunification de l’Allemagne : l’Est est à la traîne

Bangui ( République centrafricaine ) – Si des efforts ont été faits dans certains domaines, de nombreux chantiers demeurent avec le risque que l’extrême droite tire bénéfice de la déception à l’Est.

En ces temps de pandémie de coronavirus , l’Allemagne célèbre discrètement ce samedi (03.09.2020) les 30 ans de sa réunification . Principale question au menu : comment le pays a-t-il pu corriger en trente ans les inégalités entre les habitants de l’Est et leurs compatriotes de l’Ouest ? Si des efforts ont été faits dans certains domaines, de nombreux chantiers demeurent avec le risque que l’extrême droite tire bénéfice de la déception à l’Est. /////////////.

Des inégalités ont disparu/////////////.

Parmi les points de comparaison, 30 ans après la réunification, il y a l’âge de la maternité. À l’Est ou à l’Ouest, les femmes ont leur premier enfant en moyenne à l’âge de 30 ans. Il n’y a donc plus de différence car il y a trente décennies, l’âge moyen était de 27 ans en Allemagne de l’Ouest et de 24 ans en Allemagne de l’Est./////////////.

Cela fait partie des indices qui permettent à Marco Wanderwitz, le Commissaire fédéral chargé des régions de l’ex-Allemagne de l’Est, de tirer la conclusion que “l’Allemagne s’est à bien des égards débarrassée de ses inégalités depuis 1990. On peut le constater du point de vue des situations familiales, des activités de loisirs, des horaires de travail, la vie associative. On a clairement plus de points communs que de points qui nous séparent”./////////////.

Pourtant, le tableau est moins rose, selon le rapport annuel présenté mi-septembre sur l’état de l’unité allemande ./////////////.

Ainsi, les cinq états du bloc de l’Est qui ont rejoint l’Allemagne de l’Ouest lors de la réunification ont une économie plus faible. De même, 89% des revenus se situent en dessous du niveau de l’Allemagne de l’Ouest./////////////.

La promotion des investissements dans des secteurs comme la mobilité et l’intelligence artificielle pourrait combler ce déficit, en maintenant sur place les jeunes qui migrent vers l’Ouest à la recherche d’emplois plus rémunérateurs./////////////.

Un autre chantier est, selon l’écrivain Ingo Schulze, originaire lui aussi de l’Est, la promotion de l’élite économique de cette partie du pays qu’il regrette de voir encore dominée par les cadres de l’Ouest. Pour lui, “cette adhésion démocratiquement décidée était une sorte de colonisation de luxe parce que l’Ouest était complètement intégré. Et cela s’est bien entendu également exprimé dans les fonctions de qualification pourvues par l’Ouest. Et c’est quelque chose qui continue à ce jour”./////////////.

Des défis à relever/////////////.

Malgré les critiques concernant les inégalités qui persistent, la réunification est encore perçue, 30 ans plus tard, comme une évolution positive qu’il appartient aux acteurs politiques et à la société allemande d’entretenir./////////////.

Car si l’extrême droite voit sa popularité croître dans toute l’Allemagne , cela est encore plus marqué dans les régions de l’Est où une partie de la population doute encore des bénéfices de la démocratie./////////////.

Mais Frank Bösch, directeur du Centre Leibniz pour la recherche historique à Potsdam apporte une nuance. Il estime en effet, que “depuis un certain temps, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne, ndlr) est devenue très forte à l’Est. Mais ce n’est pas un pur phénomène de l’Est. Les partis populistes de droite sont d’abord apparus à l’Ouest, y ont connu des succès, puis ont migré vers l’Est. Et dans certaines parties de la République fédérale, en particulier dans le Sud aisé, dans le Bade-Wurtemberg et en Bavière, ils ont aussi un grands succès”./////////////.

Cette année, les trente ans de la réunification coïncident avec l’anniversaire, le 7 octobre, des 70 ans de la création de la RDA, l’ancienne Allemagne de l’Est communiste, sous influence soviétique.

Avec DW français

Au Burkina Faso, trois profils de candidats à la présidentielle

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Au Burkina Faso, trois profils de candidats à la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Parmi les candidats aux plus hautes fonctions de l’Etat burkinabé, il y a les habitués de cette compétition, des nouveaux venus et des indépendants.

Au Burkina Faso, la date limite des dépôts de candidature pour l’élection présidentielle a expiré ce vendredi (02.10.2020). On peut compter trois catégories de candidats. Ceux qui ont déjà pris part à une élection, comme le président sortant Roch Marc Christian Kaboré ou le chef de file de l’opposition politique Zephirin Diabré. Des candidats indépendants qui se présentent sans le parrainage d’un parti. Enfin, il y a ceux qui se présentent pour la première fois. /////////////.

Dans cette troisième catégorie, se trouve l’homme d’affaire Eddie Komboigo, candidat de l’ancien parti majoritaire de l’ex-président déchu Blaise Compaoré ./////////////.

Sortir du cercle habituel/////////////.

Comme nouveau venu, il y a aussi le professeur Abdoulaye Soma qui estime que “les dirigeants politiques sont moins axés sur les idées et les idéologies que sur les inimitiés entre les personnes, en sorte qu’il faut aujourd’hui un acteur politique, un leader politique qui soit extérieur à cette classe politique qui récupère le pouvoir présidentiel, et puisse être capable de faire asseoir tout le monde à une table pour porter un projet de réconciliation nationale”./////////////.

Même s’il est exilé au Canada, Yacouba Isaac Zida, l’ex-Premier ministre de la transition, compte se présenter à l’élection. Mais ses démêlées avec la justice semblent hypothéquer ses chances./////////////.

Certains ténors politiques, à l’image de maître Benewendé Sankara, ont rejoint le parti au pouvoir. Mais l’avocat ne sera pas candidat./////////////.

“Nous sommes dans la majorité. Nous nous avons notre histoire depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, notre histoire nous a permis avec l’UNIR-PS de contribuer à l’avènement d’une insurrection qui se réclame sankariste et qui a réhabilité le président Thomas Sankara . C’est le régime actuel que nous soutenons qui a, par exemple, permis que le mémorial (de Thomas Sankara, ndlr) s’installe au Conseil de l’Entente où Sankara est tombé. Je peux maintenant même arrêter la politique et répartir dans mon cabinet”, affirme Maître Benewendé Sankara./////////////.

Dans certaines localités situées dans les régions du Nord et de l’Est du pays, les populations n’iront pas aux urnes du fait des attaques terroristes./////////////.

Cette situation pose un problème de légalité, de l’avis de certains acteurs de la société civile burkinabè qui ont saisi le Conseil constitutionnel. Tous les regards sont désormais tournés vers cette institution qui décidera de la suite à donner aux différents recours. Pour l’instant, la précampagne bat son plein dans les zones rurales.

Avec DW français

Onze morts dans des combats entre l’armée congolaise et une milice en Ituri

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Onze morts dans des combats entre l’armée congolaise et une milice en Ituri

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins onze personnes ont été tuées dans des combats entre l’armée régulière et une milice qui avait signé un “accord de paix” avec le gouvernement congolais en février en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont indiqué jeudi des sources onusiennes.

Trois militaires, six miliciens et deux civils ont été tués dans ces combats entre l’armée et des membres du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) dans la nuit de mercredi à jeudi, selon des informations relayées par la radio onusienne Okapi./////////////.

“Dix personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles six miliciens et quatre soldats”, a-t-on indiqué de même source./////////////.

Les soldats de l’armée régulière auraient ouvert le feu pour disperser des miliciens qui voulaient s’en prendre à leur commandement./////////////.

Le FRPI a signé un accord de paix avec le gouvernement congolais le 28 février, en présence des Nations unies./////////////.

L’accord prévoyait le cessez-le-feu, l’intégration d’anciens miliciens à l’armée régulière, ainsi qu’un projet de loi pour amnistier les rebelles, sauf pour les crimes de guerre ou contre l’humanité./////////////.

Les combattants – plusieurs centaines – étaient depuis cantonnés dans l’attente de leur réinsertion./////////////.

Le FRPI est une survivance du conflit communautaire qui avait fait des dizaines de milliers de morts en Ituri entre 1999 et 2003, jusqu’à l’intervention d’une force européenne Artémis sous commmandement français./////////////.

L’un des ses ex-chefs, Germain Katanga, est sorti de prison en mars dernier après avoir été condamné à 12 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité./////////////.

Région riche en or, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, l’Ituri est agité par un autre conflit dans sa partie nord. Un millier de personnes ont été tuées depuis décembre 2017 dans le territoire de Djugu. /////////////.

“A partir de septembre 2018, les enquêteurs ont observé une organisation et une planification grandissante des vagues d’attaques menées par des assaillants Lendu visant des Hema et des membres d’autres groupes ethniques, tels que les Alur”, relevait un rapport des Nations unies en janvier.

Avec AFP/VOA

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Les en-dessous de la mise en place du bureau militaire russe en Centrafrique…

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Le Président de la la République, Pr. Faustin Archange Touadera, et l’ambassadeur russe en Centrafrique, Vladimir Titorenko, au palais de Renaissance à Bangui.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi , 02 octobre 2020, 17 :37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter cela ? A-t-on appris dernièrement par l’entremise de la presse présidentielle, que M. Vladmir Titorenko, ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire de la fédération de la Russie en Centrafrique, vient d’annoncer au chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA, la mise en place très prochaine d’un bureau militaire russe à Bangui.

 

Selon des informations bien introduites, le bureau militaire sera sous la gouverne de quatre généraux russes, et très prochainement, les FACA s’attendraient au don de plus de 20 véhicules blindés. Ce n’est pas la nature du don qui fait peur, mais c’est bien la géopolitique derrière et surtout le laps de temps pour lequel le don sera acheminé. Tenez-vous bien, c’est curieusement à quelques mois des prochains scrutins que le Chef de l’État centrafricain a témoigné par diverses manières le passage en force qu’il voudrait imposer le Hold-up électoral en préparation ? Oui, c’est très prévisible dès lors que les caciques du parti présidentiel disent enregistrer déjà 1 million d’adhérents alors que ce chiffre est en concordance avec celui brandi par l’Autorité nationale des Élections. Pour les commentateurs de l’actualité internationale, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la mafia russe est spécialisée dans le truquage des élections. En témoigne l’élection américaine ayant porté Trump au pouvoir.

Alors, quel lien faire entre ce hold-up électoral en préparation avec l’idée de mise en place du bureau militaire russe à Bangui ? Le pouvoir de Bangui veut clairement rassurer ses arrières d’où cette militarisation du pays avant les prochaines élections. Le bureau militaire russe aux missions bien floues aura donc avec les gardes rapprochées du président de la République la sale besogne de neutraliser toutes forces d’opposition ou de contestation des résultats des prochaines élections.

Si dernièrement, le gouvernement américain a frappé deux groupes Mercenaires russes en Centrafrique (Wagner et Lobaye Invest Gold) impliquées dans la haute mafia de trafics illicites d’armes, rien n’est anodin. Dans le deal centrafricain russe, il ne faut perdre de vue la meilleure ficelle que l’autre partenaire tire. Le retrait du permis d’exploitation minière de Ndassima à AXMIN (société canadienne) au profit de MEDAS (une société minière russe) n’est qu’un témoignage patent de la relation incestueuse qui existe entre les deux pays.

Déjà certains observateurs regardants commencent à projeter la russification de la démocratie centrafricaine au cas où le passage en force du 27 décembre marche. Face à une classe politique centrafricaine divisée, le peuple n’a que ses larmes pour pleurer cette nouvelle forme de dictature. C’est la rupture ! Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ça ?

 

Cédric Wa-Gomba

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bocaranga, retour à la normale sur le pont  de Moumdji

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mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /

 

Bocaranga , République centrafricaine, vendredi, 2 octobre 2020, 13:49:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les activités de circulations ont repris depuis jeudi soir sur le pont de Moumdji, situé à 28 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar après une opération de déminage effectuée des Casques bleus de la Minusca.

 

 

Jeudi 1er octobre 2020, les Casques bleus rwandais de la Minusca ont mené une opération du déminage sur  le pont de Moumdji après un acte de  sabotage des éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) dans la nuit du dimanche à lundi dernier.

« Je peux vous informer que les circulations ont repris depuis hier soir sur le pont de Moumdji qui a été miné par les 3R », a déclaré à CNC un habitant de Bocaranga qui a emprunté l’axe dans la matinée du vendredi 02 octobre.

D’après lui, même les véhicules humanitaires et des motocyclettes ont également traversé le pont sans aucun danger.

« Le gros souci dorénavant est la sécurisation des usagers sur cet important axe routier, car les rebelles ne sont pas loin. Ils sont à la fois des coupeurs de route, des braqueurs, des rebelles…ils font tout », a-t-il ajouté.

Notons que le pont Moumdji est situé à 3 kilomètres du village Makozi Wali, qui est à son tour à 25 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar.  Il a été miné par les éléments rebelles de 3R, selon des sources sécuritaires locales.

 

Par Florentine Maïguélé

Journaliste, correspondante du CNC à Bocaranga

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

“Unanimité” à l’ONU pour que la présidentielle centrafricaine ait lieu en décembre

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“Unanimité” à l’ONU pour que la présidentielle centrafricaine ait lieu en décembre

Bangui ( République centrafricaine ) – “Il y a unanimité pour soutenir la tenue des élections aux dates prévues” le 27 décembre en Centrafrique, a déclaré jeudi à l’AFP le secrétaire général adjoint pour les Opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, à l’issue d’une visioconférence ministérielle tenue en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cette réunion à huis clos a réuni le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, candidat à sa réélection fin décembre, avec plusieurs ministres ou ministres adjoints de divers pays, incluant les Etats-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, le Tchad ou le Sénégal./////////////.

“Clairement, l’opinion unanime de la communauté internationale est de continuer à soutenir ce processus et la tenue des élections dans les délais et les meilleures conditions possibles”, a ajouté Jean-Pierre Lacroix./////////////.

Le mois dernier, des incertitudes ont surgi sur la possibilité de tenir le scrutin en raison de la guerre civile qui se poursuit dans le pays, de tensions politiques et de retard pris dans l’organisation de l’élection./////////////.

Lors d’une intervention lors de la session ministérielle, rendue publique par ses services, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné que “les autorités centrafricaines ainsi que toutes les parties prenantes nationales avaient une responsabilité historique dans le bon déroulement de ces élections”. Elles “doivent être libres, transparentes, sécurisées, inclusives et dans les délais constitutionnels”, a-t-il insisté./////////////.

“La période à venir sera décisive pour le pays. Les élections présidentielle, législatives et locales représentent une opportunité unique pour la réconciliation nationale et la consolidation de la paix ainsi que de l’ordre constitutionnel et des acquis démocratiques du pays”, a aussi fait valoir le chef de l’ONU./////////////.

La Centrafrique reste un pays meurtri par plus de sept années de guerre civile, qui demeure encore aux deux tiers sous la coupe de groupes armés rebelles.

Avec AFP/VOA

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Présidentielle du 27 décembre 2020, Faustin Archange TOUADERA prévient ses adversaires : premier tour KO

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Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 octobre 2020, 13:06:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci n’est pas une blague, encore moins une perturbation du fonctionnement cérébral de son auteur. L’homme est sérieux, et même très sérieux. Dès le premier tour de la présidentielle du 27 décembre 2020, Faustin Archange TOUADERA prévient ses adversaires, mais également le peuple centrafricain : « je gagnerai cette élection dès le premier tour avec une majorité écrasante à l’Assemblée nationale ». Mais de quelle manière le chef de l’État pensait que sa réélection pourrait se faire dès le premier tour  ?

 

À moins de trois mois du premier tour des élections présidentielles et législatives, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a déjà annoncé les résultats du premier tour.  D’après lui, il gagnerait dès le premier tour avec une écrasante majorité à l’Assemblée nationale.

« Je sais que la bataille sera rude, et l’adversité féroce, mais nous avons tous les atouts  pour gagner l’élection présidentielle dès le premier tour. Et surtout, d’obtenir une majorité confortable à l’Assemblée nationale », a déclaré le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA lors de son investiture comme candidat de son parti, le MCU à la présidentielle du 27 décembre 2020. Et ce n’est pas tout. Il promet aussi un résultat chiffré à la Soviétique. Incroyable pronostic!  Sérieusement, nombreux sont ceux qui se demandent comment le candidat Touadera va-t-il franchir la barre de 3% au premier tour. Justement, pour le clan présidentiel, les élections ne se gagnent pas à Bangui, la capitale, mais en province.

« Ceux qui font la politique à Bangui perdent leur temps, car tout se jouera en province. À Bangui, la compétition est exacerbée.  Les voix sont partagées et surveillées, tandis qu’en province, c’est un boulevard pour le MCU », a déclaré un membre du bureau politique du parti du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 «  Évidemment, ils ont raison, car  les chefs rebelles Ali DARASSA, Mahamat Alkhatim, Abass Sidiki, et bien d’autres ont indiqué clairement à leur interlocuteur que tous les hommes politiques qui ne les rencontrent pas pour payer  les passe-droits et se soumettre à leur autorité n’auront tout simplement pas le droit de faire campagne dans leur zone de juridiction. Ceci dit, tous les partis qui dénoncent les exactions de l’UPC, du MPC, de 3R, du MLCJ et PRNC ne pourront pas faire campagne, ni pour les législatives, ni pour les présidentielles dans les régions du centre, sud-est, nord-ouest, nord…. »,  a répondu un député de l’opposition joint au téléphone par  CNC.

D’après certains observateurs nationaux, le chef de l’État s’est rassuré de remporter au premier tour parce qu’ils ont suffisamment bourré les fichiers électoraux avec des électeurs fictifs, et des fabrications des faux récépissés de la carte nationale d’identité se poursuivent au grand dam de la communauté internationale et nationale.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : pourquoi la visite de la procureur de la CPI Fatou Bensouda rend furieux le pouvoir de Bangui

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Le Président Faustin Archange touadera et le procureur de la cpi madame fatou bensouda a bangui lors de la cloture de formation des magistrats de la cps. Crédit photo : Présidence.

 

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). En visite à Bangui pour la troisième fois, la procureur générale de la CPI Fatou Bensouda a été reçue en audience par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, également candidat à sa propre succession pour un second mandat à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Même si les échanges entre les deux personnalités n’ont pas été rendus publics, mais le bref compte rendu diffusé par le site du Palais de la Renaissance rend furieux plusieurs cadres du Mouvement Cœurs unis.

 

Le mardi 29 septembre dernier, lors d’une audience avec le président Touadera, madame Fatou Bensouda, en présence du secrétaire général adjoint de la Minusca, a demandé ouvertement au président Touadera de coopérer fermement avec la CPI. Cette instruction de fermeté donnée au président Touadera a été très mal appréciée par certains entourages du chef de l’État.

» Alors que la CPI et les autorités judiciaires nationales cherchent à traduire en justice ceux qui ont commis les crimes, quel que soit le camp dans lequel ils se trouvent, nous attendions avec impatience sa poursuite maintenant et au-delà des élections. Avec le processus judiciaire, les élections sont la pierre angulaire d’une démocratie pacifique et stable », a déclaré la Procureure de la CPI lors d’un point de presse à l’issue de sa visite de 48 heures à Bangui.

D’après madame Fatou Bensouda, « les élections se décident avec des bulletins de vote et non avec les balles ». Ce qui signifie en d’autres termes, selon un homme politique contacté par CNC, que ce ne sont pas les rebelles qui vont élire le président de la République ou les députés avec leurs armes.

D’après nos sources proches du chef de l’État, Madame Fatou Bensouda a demandé au chef de l’État Faustin Archange Touadera de réellement coopérer avec son institution par la poursuite et l’arrestation sans délai de certains chefs de guerre qui bénéficient actuellement de sa protection. Ce ne sont pas les armes qui décident lors d’une élection, mais plutôt les bulletins de vote.

Pour ces entourages du chef de l’État, madame Fatou Bensouda a outrepassé ses prérogatives. D’après eux, avant qu’elle se promène pour donner des leçons de morale aux autres, elle doit avant tout se pencher sur la médiocrité qui entoure ses enquêtes, sources de plusieurs acquittements parmi lesquels on peut citer les cas de :  Jean Pierre Bemba, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé.

Nombreux sont ceux qui pensent, lors d’une condamnation d’un voleur d’un panneau solaire pour l’éclairage public à Bangui, que la justice centrafricaine est une justice qui retrouve toutes ses forces sur les plus faibles et les non-protégés en épargnant les vrais criminels et voleurs protégés par le pouvoir en place comme Ali Darassa, Abass Sidiki, Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissein pour ne citer que ceux-là.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la journée de la paix passée aux oubliettes

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Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 octobre 2020, 10:35:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La journée internationale de la paix est célébrée à travers le monde comme chaque année le 21 septembre. Les couleurs que prennent cette célébration changent selon où on se trouve. En Centrafrique où 80% du territoire est contrôlé ou sous influence des groupes armés, elle est passée inaperçue. En république centrafricaine, la paix est là, le calme est revenu après la tempête de 2013 mais des zones orageuses subsistent.

 

Les accords de Khartoum au Soudan soutenu fermement par la Russie étaient promesses de soleil après la pluie. Malheureusement les pluies sont restées. La violence fait rage encore dans le nord et l’ouest du pays. La Lobaye est l’une des rares préfectures libre de l’emprise des groupes armés. Dernièrement 13 personnes sont mortes à Kaga-Bandoro lors d’affrontements entre Séléka et Anti-Balaka.

Sur l’axe Garoua-Boulai, dans la localité de Gouffou, le chef de quartier Martineau s’est fait dépouiller par des éléments rebelles 3R vers 3h du matin en se rendant au marché hebdomadaire pour s’approvisionner en viande boucanée. De sources concordantes, ces coupeurs de routes sans foi ni loi ont kidnappé la fille de M. Marcel Ndale, d’un ancien chef anti-Balaka de la Nana-Mambéré. La fille de douze (12) ans et son frère de dix-huit (18) ans se sont fait enlevés en revenant de Baboua. Quelques jours après seul le garçon a été libéré. Qu’ont-ils fait à cette adolescente qui n’a rien à voir avec cette crise ? Est-elle déjà devenue leur esclave sexuelle ?

Les 3R sont allés jusqu’à enlever des FACA, s’attaquant directement à la république. Au bout de 12 jours de détention, le gardien de la paix Florent Poutia, son auxiliaire de vie Emeri et le caporal-chef FACA Emmanuel Gatiro sont apparus sur une vidéo d’une minute demandant au gouvernement de négocier avec les ravisseurs qui réclament la libération des éléments de 3R en détention à Bangui. Rappelons que Florent Poutia et son auxiliaire ont été enlevés le 7 septembre à Bang et le caporal-chef a été capturé lors d’une embuscade à quelques kilomètres de Bocaranga.

Embuscades, attaques, enlèvements envers les forces de sécurité et à présent avec des civils. Trop c’est trop Sidiki, prix Nobel du coup d’Etat et Rebellion

ne peut pas prendre en otage les centrafricains en échanges de la libération de ses éléments.

L’opération conjointe des forces armées centrafricaines et les casques bleus Ala Londo a atteint son objectif selon le porte-parole de la Force, commandant Issoufou Aboubacar Tawaye. Il a précisé que face à la poursuite des attaques par les 3R, une nouvelle stratégie plus adaptée est en place pour éviter toute escalade.

Les 3R agissent comme des coupeurs de route depuis l’opération conjointe des forces armées centrafricaine et les casques bleus « Ala Londo ». La Minusca affirme changer de stratégie aussi. La montée en puissance des FACA par la formation de l’EUTM se confirme avec l’arrestation de rebelles des 3R à Bouar dernièrement.

Sidiki va-t-il laisser les agents de l’ANE faire le recensement alors que l’Assemblée a voté la loi ?

Triste réalité qui n’a que trop duré. Le peuple centrafricain n’aspire qu’à la paix.

Ali Darassa, leader du mouvement de l’UPC semble faire un pied en ce sens en s’inscrivant sur la liste des électeurs dans la localité de la Ouka. Espérons que ce n’est pas un plan machiavélique pour se retourner à la dernière minute.

A bon entendeur…

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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 RCA : quand un jugement du tribunal de grande instance de Bangui tourne à la dérision

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Tribunal de grande instance de Bangui

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 octobre 2020, 06:47:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un voleur de panneau solaire pour l’éclairage public a été condamné jeudi par le tribunal de grande instance de Bangui à 10 ans de prison ferme. Cependant, cette décision de la justice centrafricaine tourne en dérision sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale Bangui.

 

En République centrafricaine, un vol de panneau solaire peut vous envoyer en prison pour un moment, 10 ans de prison pour être précis. C’est la peine de prison à laquelle a été condamné Monsieur Bienvenu BANOU, un voleur récidiviste par le tribunal correctionnel de Bangui le 30 septembre 2020, et ce, pour des faits de vol de panneau solaire public qui longe l’avenue Touadera à Bangui, située à quelques mètres de la gendarmerie.

Même si le deuxième substitut du procureur de la République estime que cet acte criminel cause un véritable préjudice aux citoyens centrafricains, nombreux sont ceux qui pensent que la justice centrafricaine ne retrouverait toutes ses forces que sur des faibles, les pauvres gens, et épargne les vrais voleurs et criminels comme Ali Darassa, Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissen qui sont d’ailleurs invités et reçus régulièrement au palais de la renaissance par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. En dehors de ces derniers, certains sont même intégrés dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA, d’autres, qui sont d’ailleurs connus pour des détournements des deniers publics et vols aggravés des biens de l’État, et se disent proches parents et cousin du chef de l’État, pavanent en toute quiétude dans la capitale Bangui aux yeux de tout le monde.

Ainsi, certains se demandent entre ceux-là et un voleur de panneau solaire, qui causent un véritable préjudice au peuple centrafricain ? Et qui doit être en prison ? Même si l’acte criminel posé par monsieur Bienvenu BANOU est condamnable du point de vue judiciaire, mais sur le plan social, cela pourrait être les conséquences de la mauvaise gestion des choses de l’État par les autorités du pays.

« Cet homme est devenu peut-être un voleur à cause de la mauvaise gestion, du détournement des deniers publics  par nos autorités actuelles », s’alarme Monsieur Pierre Banario, un enseignant de la primaire à Bangui.

Pour Évariste POUNOU, un cadre de l’État, la justice centrafricaine doit ouvrir ses yeux pour regarder les douaniers qui, en principe, gagnent entre 60 000 et 200 000 francs CFA par mois, mais construisent des immeubles, des villas triplex plus qu’un fonctionnaire des Nations unies qui gagnent cent fois plus qu’eux.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Simone Gbagbo : “Il n’y aura pas d’élections en Côte d’Ivoire”

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Simone Gbagbo : “Il n’y aura pas d’élections en Côte d’Ivoire”

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-première Dame de Côte d’Ivoire dénonce les conditions de préparation de l’élection. Elle accuse Alassane Ouattara de violer la Constitution. Interview

Dans l’interview accordée à la DW, Simone Ehivet Gbagbo, ex-première Dame de Côte d’Ivoire et deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI), affirme qu’il n’est pas question que les Ivoiriens laissent le président Alassane Ouattara “piétiner” la Constitution./////////////.

Elle explique aussi pourquoi elle ne s’est pas présentée à l’élection dont la date est fixée au 31 octobre 2020. /////////////.

Simone Gbagbo : Cette candidature est anti-constitutionnelle. Et Monsieur Alassane Ouattara le sait, ne vous en faites pas ! Il le sait. Lui même l’avait dit, qu’il ne peut pas briguer un troisième mandat et les Ivoiriens ont applaudi à cette époque-là. Parce que les Ivoiriens, qu’est-ce qu’ils veulent ? Ils veulent tout simplement que notre Constitution soit respectée. Il faut que nous devenions un Etat de droit. Et quand cela n’est pas fait, les Ivoiriens protestent ! Les Ivoiriens descendent dans les rues et c’est ce qu’ils ont fait. Et c’est ce qu’ils vont continuer de faire. Parce qu’il n’est pas question que nous laissions notre Constitution piétiner. Il n’en est pas question ! Pendant des années, nous avons souhaité que nous nous asseyions, que nous discutions des règles qui organisent des élections en Côte d’Ivoire. Ils n’ont jamais voulu. C’est le déficit de dialogue en Côte d’Ivoire qui crée les problèmes que nous vivons là./////////////.

Simone Gbagbo : Il faut progresser étape par étape et faire dans le moment, ce qui doit l’être. En ce moment-ci, ce qui doit être fait, ce n’est pas que moi je sois candidate ! Ou que tel autre du FPI soit candidat. Pour moi, ce n’est pas ça qui est l’essentiel. Pour moi, ce qui est essentiel, c’est que nous puissions ensemble, organiser des élections vraiment inclusives. Que nous puissions sauver la démocratie dans notre pays. C’est ça qui est important. Tant que cela n’est pas fait, aller à des élections pour aller valider la candidature ou le succès de quelqu’un qui est dans l’illégalité ne ferait que faire reculer la démocratie dans notre pays. Et donc je ne suis pas candidate, d’une part parce que je considère que les conditions ne sont pas réunies.

Avec DW français

60 ans d’indépendance et de corruption | DW | 01.10.2020

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Nigeria : 60 ans d’indépendance et de corruption | DW | 01.10.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce jeudi 1er octobre, le Nigeria célèbre les 60 ans de son indépendance. Ce pays qui est devenu au fil des ans, un géant à l’échelle continentale, est cependant miné par la corruption.

Le 1er octobre 1960, la représentante de la reine Elizabeth II, remet au nouveau Premier ministre du Nigeria, Abubakar Tafawa Balewa, la Constitution du pays. Trois ans plus tard, le Nigeria devient une république fédérale, avec à sa tête, son premier président, Nnamdi Azikiwe./////////////.

60 ans après, le Nigeria est un “géant” africain aux énormes potentialités mais qui souffre de plusieurs maux qui plombent son développement : insécurité et corruption, ces mots sont des maux qui résument aujourd’hui l’état du pays./////////////.

Le Nigeria a traversé une guerre civile brutale dans la première décennie après son indépendance, un conflit qui a causé la mort d’environ un à deux millions de personnes. /////////////.

Cet événement tragique a été suivi d’une série de coups d’Etat qui a perturbé le système politique durant une trentaine d’années. /////////////.

Il a fallu attendre l’année 1999 et la quatrième République pour que le pays s’installe dans une ère démocratique. Pourtant, lorsqu’on interroge les Nigérians, beaucoup se disent déçus de ne pas voir les bénéfices de cette démocratie. “Soixante ans après, le Nigeria n’a pas vraiment su livrer les promesses de l’indépendance, à savoir le développement économique et les services sociaux pour les populations qui ont tant souffert”, estime Ibrahim Jibrin, chercheur au Centre pour le développement et la démocratie basé à Abuja./////////////.

La corruption, une gangène /////////////.

Première puissance économique d’Afrique, le Nigeria tire l’essentiel de ses revenus de l’exportation du pétrole brut que le pays n’a pas les moyens technologiques de raffiner. Abuja paie encore très cher son addiction au pétrole avec la perte de 80% de ses revenus due à la récession économique. S’y ajoute la corruption. Le chercheur Ibrahim Jibrin décrit les conséquences de cette conjonction de facteurs. “C’est dans ce contexte que les gens ont commencé à poser des questions. Pourquoi une petite minorité a autant d’argent tandis que tous les autres souffrent ? C’est ainsi que les militants du Delta du Niger ont commencé à s’agiter et par la suite, dans le Nord-Est, les forces de Boko Haram se sont constituées et posent depuis onze ans une véritable menace à la sécurité du pays”, explique le chercheur./////////////.

Puissance sous-régionale/////////////.

Pays de près de 200 millions d’habitants, le Nigeria exerce une influence certaine sur ses voisins, au point d’inquiéter la France qui a sa zone d’influence autour de ce pays. Pourtant, l’espoir placé dans ce géant se dissipe. “On ne le voit pas très clairement assumer cette ambition d’intégration africaine. Régulièrement, des ressortissants de nos pays sont pourchassés et persécutés au Nigeria. On a de la peine à avoir des rapports formels, affirme Maman Sani Adamou, altermondialiste nigérien et spécialiste des questions de sécurité./////////////.

Depuis plus d’un an, le Nigeria a décidé unilatéralement de fermer ses frontières avec ses voisins que sont le Niger et le Bénin. Abuja reproche à ces pays leur laxisme face à la contrebande. /////////////.

Malgré ses problèmes intérieurs, le Nigeria reste un levier économique dans la sous-région et à l’échelle continentale

Avec AFP/VOA

RCA : axe Bocaranga – Bouar bloqué, les 3R auraient miné le pont  de Moumdji

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Village Loura à Bocaranga. CopyrightCNC.

 

Bocaranga, République centrafricaine, Jeudi, 01 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Situé à 3 kilomètres du village Makozi Wali, qui est à son tour à 25 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, le pont de Moumdji serait miné par les éléments rebelles de 3R, selon des sources sécuritaires locales.

D’après les mêmes sources, c’est dans la nuit du dimanche à lundi 28 septembre que les rebelles auraient procédé aux opérations de sabotage ( minage ) du pont de Moumdji, bloquant ainsi les circulations à deux sens sur cet important axe routier reliant la préfecture de la Nana-Mambéré  à celle de l’Ouham-Péndé.

Ainsi, depuis lundi, tous les véhicules en provenance de Bouar, ou de Bocaranga sont obligés de descendre leurs passagers ainsi que leur cargaison au niveau du pont Moumdji et faire un demi-tour.

Le comble de tout, ce sont maintenant les rebelles eux-mêmes qui cherchent à aider certains passagers et motocyclistes à traverser la rivière de Moumdji moyennant  un frais.

Pour l’heure, aucune réaction de la part des forces de défense nationale ainsi que de la Minusca qui sont d’ailleurs basées à Bocaranga, située à seulement 28 kilomètres du lieu de la scène.

Affaire à suivre.

 

Par Florentine Maïguélé

Journaliste, correspondante du CNC à Bocaranga

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RCA : échange des tirs entre les forces de la Minusca et les 3R après le retour à Ngaoundaye des superviseurs de l’ÂNE

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Ville de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 1er octobre 2020, 13:57:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les 3R semblent tenir leur parole. Quelques heures après le retour dans la ville des agents superviseurs de l’ÂNE pour le redémarrage des opérations du recensement électoral à Ngaoundaye et à Koui, de nouveaux échanges des tirs ont éclaté entre les rebelles et les forces Bangladesh de la Minusca à Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Les superviseurs sont en fuite, et la Minusca intensifie ses patrouilles dans la ville.

 

Les 3R exigent toujours des discussions avec son État major, et la Minusca y s’oppose toujours.

« C’est une espèce de marchandage.  Nous avions dit à l’époque que la Minusca n’accepte aucun marchandage de la part du 3R et du groupe Sidiki, et nous n’avons pas changé de position  depuis», a déclaré monsieur Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca qui ajoute par ailleurs que son Institution continuera  à agir  dans le cadre de son mandat, c’est-à-dire utiliser la force.

Cependant, dans la journée du mardi 29 septembre, des matériels électoraux pour le redémarrage des opérations d’enrôlement  des électeurs, et les agents tablettes ainsi que les superviseurs de l’ÂNE  ont été redéployés par voie aérienne à Ngaoundaye.  À peine arrivés, ils n’ont pas eu le temps de souffler quand les rebelles de 3R ont lancé un assaut militaire dans la ville.

Pris de panique, tous les agents ont dû se réfugier dans la base militaire de la Minusca qui les a sommés de quitter en raison d’un manque de place pour les loger durant plusieurs jours.

Pour l’heure, la Minusca multiplie des patrouilles de dissuasion dans la ville depuis 24 heures afin de prévenir une éventuelle attaque des 3R qui semblent déterminer à boycotter ce processus électoral dans la région.

Notons que le 3R, dirigé par un mercenaire peul camerounais Abass Sidiki, exige l’ouverture d’une discussion avec son État major afin que ses revendications soient traitées par les autorités.

Aux dernières nouvelles, les rebelles auraient miné le pont Moundji, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

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RCA : l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA s’apprête à s’envoler pour Bokologbo

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L’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia.

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 01 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Prévu pour ce mercredi 30 septembre, le vol aérien de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA, qui devrait se rendre hier au village Bokologbo pour y rencontrer le chef rebelle Ali Darassa a été reporté pour ce jeudi 1er octobre en raison des conditions météorologiques, a-t-on appris de source proche de la présidence de la République.

 

L’ex-chef de l’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA, après son retour à Bangui, a été reçu à triple reprise par le Président Faustin Archange TOUADERA au palais de la renaissance à Bangui. Après la première rencontre, l’homme avait informé l’opinion nationale et internationale qu’il fera une tournée dans les villes de province afin de rencontrer tous les leaders des groupes armés, y compris le mercenaire tchadien Mahamat Alkhatim, chef d’État major du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), et le tchado-nigérien Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

C’est à l’issue de ces rencontres que Michel Am-Nondokro DJOTODIA serait en mesure d’organiser à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, un grand rassemblement pour la paix, regroupant tous les représentants des groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum, y compris ceux de la milice Anti-Balaka. Or, depuis l’annonce de son grand rassemblement de paix, plusieurs leaders des groupes armés se sont désengagés de son projet. À Birao comme à Ndélé, les gens se sont organisés pour boycotter  son arrivée dans ces villes. Mais le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, véritable initiateur de ce projet ambigu et controversé, a dû mettre la main dans les pattes pour lui faciliter les choses.

C’est ainsi qu’après le congrès du MCU organisé à Bangui du 24 au 26 septembre derniers, le chef de l’État avait rencontré au palais de la renaissance de 15 heures à 22 heures les sultans de Ndélé et de Birao afin de solliciter leur appui pour la réussite de soi-disant  « projet du grand rassemblement de paix de Michel Am-Nondokro DJOTODIA ». Même des échanges téléphoniques autour de ce projet ont eu lieu entre le chef rebelle Ali Darassa et le Président de la République Faustin Archange TOUADERA.

Après ces tractations à haut niveau de la République, l’ex-chef d’État de transition, qui a assisté au congrès du MCU,  a bien voulu quitter Bangui mercredi 30 septembre pour s’envoler vers  Bokologbo et rencontrer le chef rebelle Ali Darassa. Malheureusement,  ceci n’a pas eu lieu en raison des conditions météorologiques très mauvaises. En conséquence, il prévoit de quitter Bangui ce jeudi 1er octobre 2020 pour Bokologbo, avec un retard de près de trois semaines, conformément à son calendrier initialement établi.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : le 3R lance à nouveau un ultimatum à la Minusca, « pas d’élections à Ngaoundaye »

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Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Paoua, République centrafricaine, jeudi, 01 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un échange téléphonique avec le maire de la sous-préfecture de Ngaoundaye, un autoproclamé général et chef militaire du mouvement rebelle 3R, avec un accent Peul camerounais, prévient à nouveau la Minusca et les autorités de Ngaoundaye, et déclare ceci  : « pas d’enrôlement  des électeurs, pas d’élections à Ngaoundaye sans l’aval de 3R au préalable ». Et l’homme est catégorique !

 

L’homme est serein et très ferme. Il se dit chef d’État major du mouvement  3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) à Ngaoundaye. Dans son échange téléphonique avec les autorités municipales locales, il prévient à nouveau que même si les agents recenseurs sont amenés par la voie aérienne, son mouvement se réserve le droit d’abattre l’appareil au dessus de la ville de Ngaoundaye. Au cas contraire, ses hommes pourraient, à distance, lancer des roquettes sur le centre d’enrôlement, et même la Minusca ne pourrait pas les empêcher de le faire.

« Je vous dis ça Monsieur le Maire  parce que je ne veux pas que vous dites que je ne vous ai pas prévenu », a insisté le chef militaire de 3R au téléphone avec le Maire de Ngaoundaye.

Même si l’homme n’a pas souhaité parler des quatre éléments des forces de défense et de sécurité prise en otage par les 3R, ses propos sont clairs : pas de négociation avec le 3R, pas d’enrôlement des électeurs à Ngaoundaye, autrement dit, pas d’élections dans cette localité.

Cependant, dans les localités de Paoua, notamment à Talé, Bavara Yambassa et d’autres communes voisinent, toujours dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les combattants rebelles de 3R continuent d’arriver en masse. Ils sont actuellement près d’un millier dans la commune de Bavara, puis environ 500 à Yambassa, et 200 à talé, sans compter d’autres communes voisines.

Cette montée subite de l’insécurité dans ses régions constitue un véritable défi lancé par le gouvernement et ses partenaires des groupes armés à la Minusca.

Les Russes, aussi partenaires du gouvernement,  savent que la Minusca ne pourrait pas tenir », lâche un enseignant au lycée de Paoua.

 

Par G Bobérang

Journaliste Er correspondant du CNC à Paoua

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RCA : un jeune moto taximan assassiné derrière l’école SICA à Bangui

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Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 1er octobre 2020, 09:06:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). Monsieur Chancelin Kakobanga, un jeune conducteur de moto taxi au quartier SICA, à Bangui, a été assassiné dans la nuit du mercredi à jeudi par des criminels, activement recherchés par les forces de l’ordre depuis cette nuit.

 

Même si les circonstances de son assassinat n’ont pas été communiquées par les enquêteurs, tout porte à croire que monsieur Chancelin Kakobanga, né le 08 juillet 1990, se fait prendre dans les mailles  du filet des criminels dans la nuit du mercredi à jeudi 01 octobre 2020 aux environs de 22 heures derrière l’école SICA à Bangui. Il a été poignardé à plusieurs reprises par des armes blanches avant de succomber de ses blessures sur le champ. Sa moto, cible des assaillants, a été emportée par ces derniers. Par contre, selon le service de la police judiciaire, le porte-monnaie de la victime ainsi que sa pièce d’identité n’ont pas été touchés par les auteurs présumés de cet acte criminel.

Pour l’heure, le corps de la victime est toujours à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, et les enquêtes se poursuivent pour retrouver les présumés assassins de monsieur Chancelin Kakobanga et les traduire en justice.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : vote des réfugiés, le gouvernement répond à la communauté internationale et à l’opposition

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 1er octobre 2020, 08:26:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le droit de vote des réfugiés, réclamé par la communauté internationale, la classe politique centrafricaine et la société civile, n’est pas un droit constitutionnel, encore moins un droit légal, selon le gouvernement centrafricain.

 

En décembre 2015, puis en février 2016, au moins 35 000 réfugiés vivant dans les pays voisins de la RCA avaient voté au premier et au second tour de la présidentielle.. Cinq ans plus tard, en 2020, la communauté internationale, la classe politique centrafricaine et la société civile réitèrent leur appelle pour que ces réfugiés, qui vivent encore dans les pays de la sous-région de l’Afrique centrale puissent à nouveau voter à la présidentielle du 27 décembre 2020. Mais le gouvernement, dans sa logique actuelle, ne veut pas entendre parler du vote des réfugiés centrafricains .

Avec la nouvelle loi électorale approuvée par l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle, les réfugiés sont définitivement écartés du processus d’enrôlement des électeurs en cours. Une position justifiée par le ministre de l’Administration du territoire, lors de sa déclaration au micro du CNC  par un manque de moyen financier. Faux ! Rétorque un membre de l’opposition.

Pourtant, le jeudi 24 septembre dernier, lors d’une vidéoconférence, Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smail Chergui; le Président de la Commission de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo; et le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, s’est associé à l’appel de la communauté internationale afin que les mesures nécessaires soient prises pour une inclusion des réfugiés centrafricains au processus électoral en cours. Non, répond le gouvernement qui indique que le droit de vote pour les réfugiés centrafricains n’est pas une obligation constitutionnelle, plutôt une obligation morale.

« Le vote des réfugiés n’est pas une obligation constitutionnelle, elle n’est pas une obligation légale. Mais    Le vote des réfugiés, le gouvernement en a fait une obligation morale à la demande amicale de nos partenaires, mais aussi à la réflexion sur la question. On ne peut pas continuer à faire de la Centrafrique un pays d’exception. Qui a deux pays au monde où il y a le vote des réfugiés? Cela a été fait par exception dans notre pays lors de la précédente élection », a déclaré le ministre de la Communication, le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui.

Notons que le chef de l’État, dans sa déclaration de candidature, avait clairement indiqué que les élections se tiendraient à bonne date, c’est-à-dire le 27 décembre 2020 pour le premier tour alors que les opérations du recensement des électeurs, qui s’enlisent du jour en jour dans certaines villes de province, doit être bouclées quel que soit le prix, avant le 25 octobre 2020, selon la nouvelle loi électorale.

 

Par Gisèle MOLOMA

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RCA : le RDC, nouveau membre de la plateforme « BÉOKO» du soutien à Touadera ?

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Le Président du parti RDC Désiré Zanga Kolingba

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 1er octobre 2020, 06:53:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La plateforme dénommée « BÉOKO», composée des partis et associations politiques  qui se sont engagés à soutenir  les actions du Président Faustin Archange TOUADERA, pourrait bientôt avoir un nouveau membre. Il s’agit du parti RDC (Rassemblement démocratique centrafricain), dont son Président Désiré Kolingba pourrait accepter les propositions du chef de l’État de rallier contre une forte somme d’argent.

 

Une trentaine des formations et personnalités politiques se sont agrégées au mouvement cœurs unis  (MCU) pour constituer une plateforme électorale dénommée « BÉOKO », qui veut dire un seul cœur, selon son créateur, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, Secrétaire exécutif du MCU.

Créée  il y a quatre mois, la plateforme BÉOKO  a été mise en place pour soutenir la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à la présidentielle du 27 décembre 2020. Or, cette plateforme BÉOKO, composée des mouvements et personnalités politiques de moindre envergure communément appelés les « ZÉRO POURCENT », ne fait aucun poids pour aider le chef de l’État, très impopulaire, à franchir la barre de 5 %, et ils le savent bien. C’est aussi un point d’inquiétude pour le candidat Faustin Archange TOUADERA et de son ami Simplice Mathieu SARANDJI, secrétaire / du MCU.

Pour ce faire, depuis quelques semaines, des contacts ont été pris avec le Président du parti RDC, Monsieur Désiré Kolingba, qui séjourne actuellement en France. Selon les indiscrétions, le chef de l’État lui aurait proposé une forte somme d’argent pour son éventuel ralliement à la plateforme BÉOKO.

Pendant ce temps, au sein de l’ancien parti au pouvoir RDC, les militants et militantes attendent de pied ferme le retour à Bangui de leur Président Désiré Kolingba.

Le Congrès de leur parti, prévu pour ce mois de septembre, a été repoussé pour le mois d’octobre 2020. Pourquoi ?

Selon un membre du bureau politique du RDC joint au téléphone, le problème financier serait à l’origine du report du congrès de son parti. Faux ! Rétorque un autre.

Notons que le parti RDC a été créé le 6 février 1987 par le Président d’alors, le général André Kolingba. Après  son décès en février 2010, son fils, Désiré Kolingba, avait pris le règne du parti, le conduisant aux élections de 2011, puis de 2015.

Au même moment, au sein du parti MCU, après le refus de l’ancien Président François Bozizé de rallier la plateforme BÉOKO, on s’inquiète sérieusement de l’impopularité grandissante de leur champion Touadera.

Par Gisèle MOLOMA

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En visite en République centrafricaine, la procureure de la CPI prévient les criminels : les enquêtes se poursuivent

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Madame Fatou Bensouda, Procureure de la Cour Pénale Internationale, à Bangui, le 30 septembre 2020. Photo CNC / Moloma

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 septembre 2020, 16:17:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), la gambienne Fatou Bensouda, à l’issue de sa visite de 48 heures en République centrafricaine, prévient les responsables de l’escalade de la violence dans le pays, et assure que les enquêtes se poursuivent, et son bureau continue de travailler discrètement sur le dossier centrafricain.

Discrètement

 

À moins de trois mois des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la tension ne cesse de monter dans le pays. L’opposition démocratique soupçonne le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat, de faire le jeu des groupes armés, et ce, dans un but exclusivement électoraliste . Au même moment, les leaders des groupes armés, confortés dans leur position actuelle, multiplient des exactions contre les populations, et empêchent les agents de l’autorité nationale des élections de procéder aux opérations d’enrôlement des électeurs dans plusieurs régions du pays. Cette situation politique et sécuritaire très incertaine inquiète la communauté internationale, en particulier la Cour pénale internationale.

« Si on ne fait rien, la RCA n’échappera pas à une nouvelle crise poste électorale », prévient un diplomate accrédité en RCA.

En visite de 48 heures dans le pays,    La procureure de la Cour pénale internationale a mis en garde les criminels.

« Alors que la CPI et les autorités judiciaires nationales cherchent à traduire  en justice ceux qui ont commis  les crimes, quel que soit le camp dans lequel ils se trouvent,  nous attendions avec impatience  sa poursuite  maintenant et au-delà  des élections. Avec le processus judiciaire,  les élections sont  la pierre angulaire  d’une démocratie  pacifique et stable »,  a déclaré madame Fatou Bensouda ce mercredi lors d’un point de presse organisé à Bangui, capitale de la République centrafricaine. D’après elle,  les élections se décident  avec des bulletins de vote  et non avec les balles.

Pour faire comprendre aux criminels, madame Bensouda  précise que bien que les procès devant la CPI  soient ouverts au public,  leurs activités  d’enquêtes en cours  sont totalement confidentielles.

»Je ne peux pas discuter les détails des enquêtes  en public. Mais rassurez-vous,  elles se poursuivent. Mon bureau  et la Cour pénale internationale, ainsi que les autorités de la RCA  restent déterminées  à garantir la justice pour les victimes d’atrocité  criminelle »,  prévient madame Bensouda.

Notons que  la visite à Bangui de la procureure de la CPI intervient sept mois avant le début du procès de monsieur Patrice Édouard Ngaïssona, l’ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka interpellé à Paris à la demande de la CPI, et de l’ex-député Alfred Yekatom Rombhot, aussi ancien chef de guerre de la milice Anti-Balaka interpellé au sein de l’Assemblée nationale par les gendarmes centrafricains.

Pendant ce temps, les gros criminels de l’ex-coalition Seleka sont toujours en liberté, et pactisent avec le gouvernement pour des actions criminelles de vol des élections, selon les élus de l’opposition.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : Covid-19, le parti communiste chinois fait un don des kits sanitaire au parti MLPC

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Cérémonie de remise des kits sanitaires au parti MLPC à l’ambassade de Chine à Bangui, le mardi 29 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapndé

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 septembre 2020, 11:22:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le cadre de la lutte contre la pandémie à coronavirus,  l’ancien parti au pouvoir, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)  a reçu mardi un don des matériels sanitaires offerts par le parti communiste chinois.

 

La cérémonie de la remise de ces kits sanitaire a lieu au sein de l’ambassade de Chine à Bangui, en présence de l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, également Président du parti MLPC, et de l’ambassadeur de la Chine en République centrafricaine, le diplomate Chen Dong, ainsi que des membres du bureau politique du MLPC.

Prenant la parole, le diplomate chinois Chen Dong remercie vivement l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé pour ce déplacement et déclare ceci  :

« Vous savez, le MLPC, que dirige le Président Martin Ziguélé, il y a une vingtaine d’années,   c’était le Président Patassé. En 1998, c’est lui qui a pris l’initiative de renouer une fois  les relations diplomatiques  entre la Chine et la Centrafrique.  C’est lui qui a jeté la bonne base  pour développer  les bonnes relations et de coopération   entre les deux pays. Même cela fait une vingtaine d’années, nous ne l’avons pas oublié. Maintenant, j’organise, pour la troisième fois ici à l’Ambassade de Chine, après le MCU, le KNK,    cette cérémonie de remise des kits sanitaires pour la lutte contre le Covid-19 au parti MLPC», a déclaré l’ambassadeur chinois  Chen Dong.

 

Remerciant à son tour la Chine, le Président du MLPC Martin Ziguélé confirme les propos du diplomate chinois et réaffirme qu’à l’époque du régime du défunt Président Ange-Félix Patassé et du MLPC   que la République de Chine populaire a été reconnue comme la seule nation représentant la chine.  «  Il n’y a pas deux Chine.  Il n’y a que la République populaire de Chine, et nous avons eu le courage politique de le reconnaître en 1998. Aujourd’hui, nous sommes contents de voir que nos amis n’ont pas oublié  ce fait de l’histoire. Comme disait l’ambassadeur avant cette cérémonie, lorsque vous buvez de l’eau,  n’oubliez pas celui qui a creusé  le puits », a déclaré Martin Ziguélé.

 

Rappelons que depuis le déclenchement de l’épidémie de la maladie à coronavirus en République centrafricaine, la République de Chine ne cesse de voler au secours de ce pays frère. Des dons des kits sanitaires ont été remis aux différents départements ministériels, sans oublier la présidence de la République et la primature centrafricaines.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tél. : 72 62 01 14

Alain /

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RCA : scandale d’État, le gouvernement prit en flagrant délit de fabrication à grande échelle de faux vrais récépissés de carte nationale d’identité

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Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 septembre 2020, 10:06:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Incroyable, mais vrai! Après avoir bourré les fichiers électoraux avec des électeurs fictifs, la machine à fraude électorale du parti du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA  reprend ses activités.de fabrication en masse des électeurs fictifs en vue de bourrer les urnes au moment du vote. Les récépissés de carte d’identité nationale, l’un des documents essentiels pour la justification de l’identité de l’électeur, sont devenus malheureusement depuis quelques semaines la cible prioritaire du pouvoir en place. Depuis une semaine, la direction de la police judiciaire, où l’on délivre les récépissés de la carte nationale d’identité, est inondée  des demandeurs.  Le processus est bloqué, et le gouvernement fixe sa priorité. Laquelle ? Enquête exclusive du CNC au cœur de la machine à fraude électorale de Touadera.

 

Même si les demandeurs des cartes de séjour ou de nationale d’identité continuent de débourser de fortes sommes d’argent pour l’acquisition de ces documents officiels, cela semble n’avoir aucune importance pour eux du moment où ces dernières semaines, la délivrance de ces documents officiels est devenue plus qu’impossible. Pourquoi ?

Selon des enquêtes menées par notre bureau d’investigation au ministère de la sécurité publique et à la direction de la police judiciaire, le gouvernement avait fixé sa priorité  pour la délivrance des récépissés de la carte nationale d’identité, à savoir, n’établir en priorité les récépissés qu’aux noms à connotation musulmane. Ceci dit, pour le gouvernement, d’après leur sondage, les musulmans seraient plus nombreux à soutenir la politique du chef de l’État que les autres. Incroyable, mais vrai. Et ce n’est pas tout. Le MCU, qui a envoyé des milliers des noms à la direction de la police judiciaire pour la confection et la délivrance des vrais faux récépissés de la carte nationale d’identité, ordonne à ce que ça soit disponible d’ici la fin de la semaine, et ce, quelque soit la disponibilité des agents. Ce qui a poussé les policiers de la DPJ à suspendre momentanément leur service au public jusqu’à vendredi.

Dans sa déclaration de candidature à la fin du congrès de son parti le MCU, le chef de l’État a prévenu que les élections auront lieu aux dates prévues, et sa réélection pour un second mandat pourrait se faire dès le premier tour, et ce,  en dépit de sa popularité qui est presque à zéro dans le pays.

 « C’est une insulte et une provocation. On comprend pourquoi ils s’activent inlassablement dans les préparations des fraudes massives  », déclare un étudiant de l’Université de Bangui.

Notons que lors des opérations d’enrôlement  des électeurs à Bangui comme en province, le gouvernement est accusé partout d’avoir délivré de faux actes de naissance aux mineurs et aux étrangers pour s’enrôler sur les listes électorales afin de voter le moment venu. Même dans la préfecture de l’Ouaka, l’enrôlement de Peuls se fait notamment chez monsieur /, avec la complicité  des autorités préfectorales  pour le compte du parti au pouvoir, le MCU.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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 RCA : recensement électoral, le MLPC hausse le ton et met en garde les autorités contre des élections en peau de panthère

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L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 septembre 2020, 08:15:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À moins de trois mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 en RCA, le pays est toujours confronté à des difficultés pour enregistrer et authentifier les électeurs sur toute l’étendue du territoire national. Face à cette situation d’enlisement  du processus d’enrôlement des électeurs, le député  de Bocaranga 3, L’honorable  Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, allié du pouvoir, hausse le ton et met en garde les autorités. Il appelle à l’exhaustivité,  à l’intégralité et  à l’universalité  du processus électoral en cours.

 

 

Comme cela se passe souvent en Centrafrique, le pouvoir en place s’offre trois moyens pour influencer les résultats à chaque niveau du processus électoral  : l’inscription sur les listes électorales, la définition des conditions d’éligibilité des candidats aux élections et l’organisation de la commission électorale. C’est Ce qui suscite souvent des contestations violentes dans le pays. Martin Ziguélé, Président du MLPC et candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020 le prévient :

« L’histoire politique de notre pays est malheureusement jalonnée  des processus électoraux qui ont plus souvent  que souhaitable débouchée  sur des situations de crises politiques ». Selon lui, les leçons du passé  doivent être bien tirées  pour que les processus électoraux, qui sont de processus  techniques, ne  correspondent pas   à une situation de vive inquiétude  pour le peuple centrafricain.

« Je l’ai dit, le processus électoral est un processus technique qui ne doit pas souffrir  des contingences politiques », à martelé le député de Bocaranga 3, l’honorable  Martin Ziguélé qui précise par ailleurs qu’il s’agit d’abord de recenser les hommes et les femmes de la nationalité centrafricaine qui ont atteint la majorité électorale de 18 ans dans toute la République, et ce, sans exception, parce que tous les citoyens centrafricains sont égaux  en droit et en devoir, selon la Constitution de notre pays.

« Un processus électoral, dont l’enrôlement  ne serait pas exhaustif dans toutes les contrées de la République centrafricaine viole les dispositions fondamentales et la vision  de ce peuple centrafricain qui a  approuvé cette constitution »,  a déclaré l’honorable Martin Ziguélé qui constate en outre que le déroulement du processus  d’enrôlement   dans certaines régions du pays se mène  de façon plus que chaotique.

« Il y a eu d’abord dans le haut Mbomou. Ce qui s’est passé à Mboki où le recensement n’a pas pu se faire. Puis à Bambouti, où il ne se fait que pendant quelques jours.   Puis dans l’Ouham-Péndé. Toute la sous-préfecture de Ngaoundaye  n’a été recensée que pendant deux à trois jours , s’alarme le leader du MLPC qui note avec amertume . Que dans plusieurs localités de Bocaranga, de Ngaoundaye et de Paoua…,   le recensement n’a même pas commencé ! En ce sens, il appelle solennellement la Minusca, détentrice du mandat du conseil de sécurité des Nations unies pour encadrer le processus électoral en Centrafrique, de  prendre toutes les dispositions  nécessaires, de concert avec le gouvernement,  centrafricain, pour qu’une partie de la population centrafricaine  ne soit pas délibérément  mise de côté  dans le processus d’enrôlement   des électeurs.

« Le MLPC tient à ce que ces élections soient  des élections nationales. Pas des élections en peau de panthère : des zones noires, des zones blanches…, selon le rythme arithmétique et une logique que nous n’accepterons jamais », déclare Martin Ziguélé.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

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