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RCA :vaste opération de pillage de l’ambassade de la Libye à Bangui, Sani Yalo à la manœuvre

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Bangui, République centrafricaine, 27 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis plusieurs mois, l’ambassade de la Libye à Bangui est la cible d’une vaste  opération de pillage coorganisée par le sulfureux patron du BARC (bureau d’affrètement routier), Monsieur Sani Yalo, en complicité avec le chargé d’affaires de la Libye et de quelques complices camerounais et centrafricains. Les dégâts sont énormes. Enquête spéciale du CNC.

 

C’est une vaste opération des brigands digne d’un film de la mafia mexicaine qui s’est produite en pleine capitale centrafricaine. Monsieur Sani Yalo, soupçonné d’être le cerveau de la tentative du  coup d’État contre le Président équato-guinéen Obiang Nguema en 2017, est aujourd’hui l’un des principaux auteurs du pillage de l’ambassade de la Libye en Centrafrique.

En effet, depuis plusieurs semaines, Monsieur Yalo, en complicité avec le chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye   monsieur Hissen Badèr, ont organisé, avec l’appui d’un sujet camerounais, une opération visant à casser trois coffres-forts encastrés dans le mur du bâtiment de l’ambassade, dont le diplomate libyen n’avait pas la clé, faut de non passation de service lors de sa prise de fonction il y’ a six ans. C’est ce qui a été fait, mais Sani Yalo et son complice n’ont trouvé que des armes et des minutions du service de sécurité de l’Ambassade caché dans l’un des trois coffres-forts. . Comme un bon mafieux, Sani Yalo confisque ces armes et minutions, prétextant qu’il va les remettre au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Et ce n’est pas tout.  Les deux complices, qui croyaient qu’ils allaient trouver de l’argent dans les trois  coffres-forts, décident maintenant de vider l’ambassade de ses équipements. Ainsi s’organise une vaste opération de pillage. Depuis plusieurs semaines, on assiste aux navettes des camions remplis des équipements qui avaient été entreposés  à l’intérieur de l’ambassade dans 2 conteneurs et 4 entrepôts.

Selon nos investigations, les équipements emportés par cette bande des mafieux sont destinés à la construction du nouveau bâtiment de l’ambassade de la Libye sur l’avenue des martyrs. Incroyable que cela puisse paraître, même les climatiseurs et les 3 caméras qui étaient dans l’entrepôt ont été emportés par les assaillants.

En dehors des quatre entrepôts et deux conteneurs vidés. Le chargé d’affaires et son complice Sani Yalo ont déjà vendu 4 véhicules officiels de l’ambassade sans autorisations du gouvernement libyen.

Profitant de l’occasion, le sulfureux Sani Yalo avait récupéré le groupe électrogène de l’ambassade en prétextant que c’est le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui l’aurait demandé pour alimenter sa villa de Damara.

Et ça continue. La Mercedes officielle de l’ambassadeur est en cours de vente aux sujets libanais.

Interrogé par CNC, l’un des conseillers de l’ambassade de la Libye interdits de séjour à Bangui explique que le chargé d’affaires, qui assure l’intérim de l’ambassadeur depuis plus de six ans, est déjà limogé par le gouvernement officiel de son pays. C’est probablement pour cette raison qu’il est en train de jouer au criminel en pleine capitale centrafricaine.

Dossier à suivre.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

RCA : le coronavirus et le processus électoral, deux  importants points du message de la conférence épiscopale centrafricaine 

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Prise d’ensemble des évêques de Centrafrique dans la Cathédrale immaculée de Bangui avec le SG de la CECA qui présente le message et en arrière plan les autres évêques. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 27 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Réunis du 20 au 26 juillet 2020 pour leur deuxième assemblée générale ordinaire, les évêques de Centrafrique ont publié un message à l’église famille de Dieu et aux hommes et aux femmes de bonne volonté :  « Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple» nombre chapitre 11 versé 14., tel est l’intitulé du message des évêques centrafricains. Ils font ainsi allusion à l’œuvre de Moïse face au défi du bien être de son peuple (Nombre chapitre 11 versé 10 à  25).  

 

Les pères de l’église de Centrafrique se disent d’abord interpeller par deux défis majeurs : le coronavirus, et le processus électoral en République centrafricaine.

«  comment faisons face à la pandémie du coronavirus. Que pouvons-nous faire maintenant pour garantir un processus électoral crédible et accepté? », s’interrogent-ils.

 

La pandémie du coronavirus et le processus électoral

La pandémie du coronavirus, qui a débuté en décembre 2019 en Chine, ne cesse de décimer la population mondiale. En République centrafricaine, depuis son apparition en mars 2020, le nombre des sujets infectés par ce virus ne cesse d’augmenter. Les pères catholiques de l’église de Centrafrique, qui se sont réunis en assemblée générale ordinaire, se disent interpeller par ce défi sanitaire majeur. Ils déplorent l’insuffisance des structures de prise en charge adéquate des malades les plus graves dans le pays, tout en faisant échos des plaintes du personnel soignant ainsi que des malades qui sont abandonnées à eux-mêmes.

À quand les mesures d’accompagnement ? s’interrogent-ils.

Tout en partageant les souffrances des malades, les évêques de Centrafrique témoignent leur reconnaissant en vers tous les pays qui ont aidé la RCA dans la lutte contre la maladie à coronavirus.  Ils dénoncent le business et le profit malhonnête. Ils dénoncent également les marchands de la peur  qui sèment la panique en privilégiant, aux dépens de la population, leur sens de business.

S’agissant du processus électoral en Centrafrique,  les évêques montrent leur inquiétude face au sérieux problème de sécurité qui suscite des incertitudes et de questionnement.

« Quant à la tenue des élections d’ici fin décembre, il y a un réel problème de libre circulation des armes de tout calibre qui entrave la libre circulation des biens et personnes », déclarent-ils , avant de déplorer que le processus du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement)aurait du gagner en régime afin de mettre fin à toute détention illégale d’armes dans le pays.

S’agissant du recensement électoral, les évêques pensent pour leur part que les soupçons des faux documents et de dysfonctionnement méritent d’être clarifiés par l’autorité nationale des élections (ÂNE).

 

Écoutez l’intégralité du message de la conférence épiscopale centrafricaine  présenté par l’évêque Joseph Tangakoti, secrétaire général de ladite conférence.

 

Interrogée par CNC, la Présidente de l’autorité nationale des élections qui était présente lors de la clôture de cette conférence répond au message des évêques sur le manquement observé dans ce processus électoral.

 

Écoutez la Présidente de l’ANE ci-dessus

 

 

RCA : l’ex-Président François Bozizé investi candidat à la présidentielle par son parti

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L’ancien Chef de l’Etat François Bozizé intronisé comme candidat du KNK à l’élection présidentielle de 2020-2021. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ex-chef d’État centrafricain François Bozizé a été investi samedi 25 juillet à Bangui par son parti, le KNK (Kwa Na Kwa), candidat à l’élection présidentielle du 27  décembre 2020, promettant ainsi la paix, la sécurité et  la réconciliation nationale.

Les ouvrières et ouvriers du parti KNK réunis en congrès ordinaire depuis vendredi 24 juillet ont procédé à la désignation du candidat François Bozizé à la prochaine présidentielle  du 27 décembre 2020.

« Mesdames et messieurs, distingués invités, Ouvriers et ouvriers, le congrès viennent de me désigner candidat du Kwa na Kwa à la prochaine élection présidentielle de 2020-2021. J’accepte solennellement la mission que vous me confiez de porter de nouveau nos couleurs, d’être candidat du peuple à l’élection présidentielle de 2020-2021 afin de relever tous ces défis  qui nous attendent pour le redécollage de la République centrafricaine. Avec vous, nous bâtissons un nouvel État digne et respecté pour un développement harmonieux … », a-t-il déclaré.

Écoutez le candidat François Bozizé

 

Président de la République de 2003-2013, François Bozizé avait été chassé du pouvoir par un coup d’État de la coalition Seleka dirigée par Michel Djotodia qui a pris brièvement le pouvoir avant de céder au profit de madame Catherine Samba-Panza en 2014.

Rentré discrètement à Bangui en décembre 2019 après 6 ans d’exil en Ouganda, François Bozizé, encore sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis en 2013 par la justice centrafricaine, vient de déclarer sa candidature à la prochaine élection présidentielle qu’il entend remporter dès le premier tour.

 

Copyright2020CNC

RCA : nouvel échec du Président Touadera, la Cour constitutionnelle vient de valider le projet de loi organique de l’ÂNE

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De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, 26 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le texte de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’autorité nationale des Élections (ÂNE), proposer par la commission élargie et votée par l’Assemblée nationale à une écrasante majorité vient d’être validé par la cour constitutionnelle ce vendredi 24 juillet 2020.

 

La Cour constitutionnelle a délibéré ce vendredi 24 juillet 2020 sur la loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’autorité nationale des élections (ÂNE). Selon les juges, cette loi organique validée par l’Assemblée nationale le 7 juillet  est parfaitement conforme à la constitution de 30 mars 2016. Ceci dit, la Cour constitutionnelle vient de délivrer un visa de conformité, et la loi est aussitôt notifiée au Président de la République Faustin Archange TOUADERA pour être promulguée  dans un délai de 15 jours.

Rappelons que le mardi 07 juillet, les députés se sont prononcés majoritairement en faveur des textes de loi organique de l’ÂNE proposés par la commission élargie de l’Assemblée nationale contre celui soumis initialement par le gouvernement. La cour constitutionnelle avait été saisie par le gouvernement qui conteste la constitutionnalité de ce texte de loi voté par l’Assemblée nationale qui prévoit la mise en place de 11 nouveaux commissaires électoraux.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA :quand des hommes lourdement armés sèment la panique au village Kpokorota sur l’axe Bouar-Baoro

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Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

Bouar, République centrafricaine, 26 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Situé à environ 35 kilomètres de Bouar sur l’axe Baoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le village Kpokorota a été la cible d’une bande armée dans la nuit du vendredi à samedi 25 juillet. Des circulations ont été brièvement interrompues sur la RN1, et des automobilistes ont également été agressés et enlevés par les assaillants.

 

Vendredi 24 juillet, vers 19 heures, un groupe des individus lourdement armés ont semé la panique au village Kpokoroka, situé  sur la route nationale n°1, tronçon Bouar-Baoro. Les assaillants, qui sont sortis à la veille du marché hebdomadaire de Kpokorota , auraient pillé un camion en provenance de Bouar avant d’enlever deux personnes, un homme et une femme. Quelques heures plus tard, ces mêmes assaillants sont signalés à Ngaïdoua, un village situé à 5 kilomètres de Kpokorota sur l’axe Baoro, où ils ont fait des sommations partout sans faire des dégâts.

Informés de leur présence, les soldats FACA sont intervenus sur place pour sécuriser la zone et pourchasser les assaillants, soupçonnés d’être des combattants rebelles de 3R. On ignore si des suspects ont été interpellés, mais une source sécuritaire locale confirme à CNC que les otages auraient été libérés par les FACA.

Pour l’heure, le calme est revenu dans les deux villages avec la présence renforcée des soldats Faca qui sécurisent la zone.

Rappelons que le bitumage de la route Bouar – Baoro touche presque à sa fin, et le goudron arrive déjà à 300 mètres du village Kpokorota.

 

Gervais Lenga

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RCA : carnage au village Ouadda Maïkaga, une dizaine des personnes tuées dans un acte de représailles d’un groupe armé

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des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Bria, République centrafricaine, 26 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins 11 personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées dans un acte de représailles d’un groupe armé extrémiste au village Bornou, situé à 3 kilomètres de la sous—préfecture de Ouadda Maïkaga, dans la Haute Kotto, au centre nord de la République centrafricaine.

 

Le village Bornou, située à 200 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda-Maïkaga a été la cible ce vendredi d’un groupe d’individus lourdement armés identifiés formellement par les populations locales comme des rebelles du groupe PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine). Au moins 11 personnes ont été tuées, et une vingtaine d’autres blessées, ainsi que des habitations incendiées par les assaillants.

En effet, selon les informations du CNC, tout a commencé ce mercredi 22 juillet par le meurtre de 3hommes de l’ethnie Sara par les rebelles du PRNC, à majorité Goula,  au village bougnoul , situé à environ 40 kilomètres de Bria sur axe Ouadda. Les Sara, appuyés par les Rounga, en représailles, ont également assassiné ce jeudi 23 juillet un chasseur de l’ethnie Goula au village Bornou, situé à environ 3 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur l’axe Bria. Comme si cela ne suffisait pas, l’État major du PRNC, basé également dans la sous-préfecture de Ouadda Maïkaga, et dirigé par l’autoproclamé général Damane Zackaria, a été informé de la nouvelle de l’assassinat du chasseur par les Sara et Rounga, proches du groupe armé FPRC.

Aussitôt dans la journée du vendredi 24 juillet, le PRNC déploie ses hommes au village Bornou. Malheureusement en arrivant sur place, ces rebelles ont mis en place une tactique visant à faire le maximum des dégâts humains et matériels. Au moins 10 personnes ont été tuées sur place, et une vingtaine d’autres blessées. Sans compter une cinquantaine d’habitations incendiées par les assaillants. Malheureusement dans certains médias, ce bilan a été volontairement minimisé. Pour l’heure, le village est vidé de ses habitants qui sont pour la plupart dans la brousse.

Dans un communiqué publié ce samedi 25 juillet, le député de Ouadda 2 Mahamat Abakar appelle les belligérants au calme et à la retenue.

 

Le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a été démis de ses fonctions

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Le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a été démis de ses fonctions

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a été démis de ses fonctions samedi, victime d’un vote de défiance des députés aussitôt entériné par la présidence somalienne, a-t-on appris de sources officielles.

M. Khaire, 52 ans, avait été nommé Premier ministre fin février 2017 par le président Mohamed Abdullahi Mohamed “Farmajo”./////////////.

Samedi, alors que les députés devaient officiellement poursuivre leurs travaux sur l’organisation des prochaines élections générales dans le pays en 2021, ils ont été invités par le président de l’Assemblée nationale à se prononcer sur un vote de défiance contre le Premier ministre./////////////.

“170 des 178 députés ont voté en faveur du vote de défiance contre le gouvernement”, a annoncé le président de l’Assemblée Mohamed Mursal./////////////.

“Dès lors, le président du gouvernement fédéral de Somalie, comme prévu par la constitution, doit nommer un Premier ministre et un gouvernement qui ouvriront la voie à des élections au suffrage universel en temps et en heure”, a ajouté M. Mursal./////////////.

Dans la foulée, la présidence somalienne a indiqué que le chef de l’Etat acceptait la décision du parlement et qu’il allait “très rapidement nommer un nouveau Premier ministre”./////////////.

Le président Farmajo a ensuite nommé par décret le vice-Premier ministre Mahdi Mohamed Guleid pour assurer l’intérim dans l’attente de la désignation d’un nouveau Premier ministre./////////////.

Parmi les raisons invoquées par le président de l’Assemblée pour justifier le renversement du Premier ministre figure “l’échec du gouvernement à mettre sur pied un plan précis ouvrant la voie à une élection au suffrage universel en 2021”./////////////.

Le fragile gouvernement central présidé par M. Farmajo ne contrôle qu’une partie du territoire somalien et est toujours confronté à l’insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda./////////////.

La Somalie s’est donné pour objectif d’organiser des élections au scrutin universel début 2021, une gageure au regard de conditions sécuritaires toujours très dégradées./////////////.

En 2016, le pays avait adopté un système d’élections indirectes où quelque 14.000 délégués choisis parmi les clans avaient désigné les députés. La dernière élection véritablement démocratique en Somalie remonte à presque 50 ans, en 1969./////////////.

Hassan Ali Khaire aura eu une longévité assez remarquable à son poste, dans un pays où les tensions au sommet de l’exécutif ont fréquemment paralysé l’activité gouvernementale ces dernières années. /////////////.

En 2017, M. Khaire était un nouveau venu sur la scène politique, issu de la diaspora. Avant sa nomination, il occupait le poste de directeur du département Afrique de la compagnie pétrolière britannique Soma Oil and Gas./////////////.

M. Khaire est membre du clan des Hawiye tandis que M. Farmajo est issu du clan des Darod, conformément à l’équilibre traditionnel au sommet de l’exécutif somalien.

Avec AFP/VOA

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au moins 20 paysans tués par des hommes armés au Darfour

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Soudan: au moins 20 paysans tués par des hommes armés au Darfour

Bangui ( République centrafricaine ) – Des hommes armés ont tué au moins 20 personnes, dont deux femmes et des enfants, qui étaient retournés sur leurs terres au Darfour dans l’ouest du Soudan pour la première fois depuis des années, a affirmé samedi à l’AFP un chef tribal.

L’attaque survenue vendredi dans le Darfour-Sud a également fait 20 blessés, a indiqué Ibrahim Ahmad, joint par téléphone depuis Khartoum. Le bilan des morts “risque de s’alourdir car certains blessés sont dans un état grave”, a-t-il dit. /////////////.

Ces paysans, les propriétaires originaux de ces terres, avaient été autorisés à revenir, au terme d’un accord conclu il y a deux mois sous l’égide du gouvernement entre ces propriétaires et ceux qui s’y étaient installés durant le conflit au Darfour, selon le chef tribal./////////////.

“Aussi beaucoup de familles sont venues pour cultiver leur terre. Mais vendredi, des hommes armés sont arrivés et ont ouvert le feu sur (les paysans), tuant vingt d’entre eux, dont deux femmes et des enfants”, a-t-il ajouté./////////////.

La tuerie a eu lieu dans le lieu-dit d’Aboudos, à 90 km au sud de Nyala, la capitale du Darfour-Sud. /////////////.

Le Darfour, où sévissent des groupes armés, est une vaste région qui s’étire le long des frontières avec la Libye, le Tchad, la République centrafricaine et le Soudan du Sud./////////////.

La région est le théâtre de violences depuis près de 20 ans. En 2003, un conflit y a éclaté entre le régime à majorité arabe d’Omar el-Béchir, aujourd’hui déchu, et des insurgés issus de minorités ethniques s’estimant marginalisées, faisant plusieurs centaines de milliers de morts selon l’ONU./////////////.

En 2005, l’Union africaine a déployé des soldats de maintien de la paix dans l zone. Deux ans plus tard, en 2007, cette force a été renforcée par des milliers de Casques bleus, formant la Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD)./////////////.

Les violences meurtrières, dont les attaques de groupes armés, se sont poursuivies ces dernières années mais avec une moindre intensité que dans les années 2000./////////////.

Le 14 juillet, la MINUAD s’indignait d’une attaque meurtrière menée par “des hommes armés non identifiés”, contre un camp de déplacés internes. L’attaque a fait au moins 9 morts et 20 blessés, selon un communiqué.

Avec AFP/VOA

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RCA : le deuxième congrès du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé s’ouvre à Bangui.

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Ouverture du deuxième congrès du parti KNK à Bangui, le 25 juillet 2020.Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À cinq mois des élections présidentielles et législatives, le deuxième congrès du parti KNK (Kwa Na Kwa), de l’ancien Président de la République François Bozizé s’ouvre à Bangui ce vendredi 24 juillet. L’occasion pour les ouvrières et ouvriers du KNK de désigner leur futur candidat à la présidentielle de décembre prochain. François Bozizé, l’unique postulant à l’investiture, s’apprête à être désigné officiellement candidat de son parti.

 

C’est sous le slogan de « Lango ni à lingbi àwè », en français c’est le jour « J » que le deuxième congrès de l’ancien parti au pouvoir kwa na Kwa (KNK) s’est ouvert à Bangui ce vendredi 24 juillet, en présence des centaines des militants venus de l’intérieur et de l’extérieur, mais également de plusieurs personnalité politiques nationales.

Selon Bertin BÉA, Secrétaire général du parti, ce deuxième congrès de la convergence  KNK sera consacré pour l’essentiel à deux thèmes majeurs :

1 – La révision de textes de base du parti;

2 –  L’investiture de leur très grand ouvrier, Président fondateur, François BOZIZÉ YANGOUVONDA, comme candidat du KNK à l’élection présidentielle de 2020-2021.

Même si la désignation de ce dernier comme candidat du KNK à la prochaine présidentielle n’est qu’une formalité, certains observateurs pensent que celle-ci pourrait être déboutée par la cour constitutionnelle en raison des nombreux dossiers judiciaires qu’il traîne derrière lui.

Faux, rétorque Bertin BÉA, secrétaire général du KNK qui voit derrière ces allégations une manœuvre destinée à diviser son mouvement politique à la veille du prochain scrutin présidentielle.

 

 

Écouter Bertin Béa

 

 

Outre les instances du parti KNK, c’est aussi l’occasion pour certains leaders de l’opposition de dresser un bilan sombre du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au pouvoir depuis 4 ans.

C’est le cas du Président du parti PNCN Cyriaque Gonda, qui revient sur la désignation et le parcours de Faustin Archange TOUADERA comme Premier ministre de François Bozizé entre 2008-2012. Pour lui,  l’accession à la magistrature suprême de celui-ci en 2016 est un enfer pour le peuple centrafricain.

 

Écouter Cyriaque Gonda  

 

 

Pour le député Aurélien Zingas, représentant du Chemin de l’espérance de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, en dépit de son bilan catastrophique en 5 ans, la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est tout simplement une injure au peuple centrafricain.

 

Écouter Aurélien Zingas

 

 

S’agissant du député Anicet Georges Dologuélé, Président du parti URCA, leader de l’opposition, avec ce régime de Touadera, la RCA va mal. Les groupes armés sévissent partout sur le territoire national avec la complicité du pouvoir en place.

Écouter Anicet Georges Dologuélé

 

 

Même son de cloche du côté de l’ancien ministre des Affaires étrangères, monsieur  Armel Doubane qui revient sur l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Selon lui, cet accord est un marché de dupe, car les groupes armés, pour la plus part gonflée par des mercenaires,  continuent de contrôler au moins 80% du territoire national.

Écouter Armel Doubane

 

 

Dans sa déclaration, le député du premier arrondissement Augustin Agou déplore que la RCA d’aujourd’hui repose sur des aides extérieures : « On ne développe pas un pays avec des aides extérieures », a-t-il ajouté.

Écouter Augustin Agou

 

 

Pour l’ex-Premier ministre de transition Mahamat Kamoun, le congrès du KNK intervient au moment où la RCA se prépare à aller aux élections. Malheureusement, le processus de ce scrutin est déjà entaché des nombreuses irrégularités organisées intentionnellement par le parti au pouvoir, le MCU, en complicité avec l’autorité nationale des élections (ANE).

Écouter Mahamat Kamoun

 

Rappelons que le premier tour de la présidentielle et législative est prévu pour le 27 décembre 2020. Or, avec ce retard accumulé dans le processus, tout porte à croire que ces élections auront lieu probablement en 2021.

 

Copyright2020CNC

CENTRAFRIQUE : LE CLIMAT DE MÉFIANCE, DE SUSPICION ET DE PROVOCATION POLITIQUE CONTRIBUE T-IL À L’ORGANISATION D’UNE ÉLECTION APAISÉE ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique). Depuis le retour à l’ordre constitutionnel amorcé par la prestation de serment du président de la république le 16 mars 2016, la scène politique centrafricaine est restée très mouvante car les citoyens de tous bords gardent encore en tête le traumatisme des exactions commises par les différents groupes armés non conventionnels qui ont pris le pouvoir par effraction en 2013. Ce serment d’assurer la sécurité du peuple et de défendre l’intégrité territoriale corollaire de notre fierté et de notre souveraineté nationale n’a pas tenu ses promesses.

 

La recherche isolée et aveugle de la paix sans l’aval du peuple a abouti à l’hypothétique accord de Khartoum qui n’a créé que des problèmes au lieu d’en résoudre. En outre, il est important de souligner que depuis le retour inattendu du général déserteur la physionomie de l’arène politique à radicalement changé condensant au passage des tensions électrostatiques dans l’espace. Faisant l’économie de la balance comptable déficitaire du quinquennat, le pouvoir de Bangui entretient un climat de méfiance, suspicion génératrice de tensions voire de provocation à la veille des élections groupées du 27 décembre 2020.

L’opposition démocratique, ignorée de la gestion de la chose publique et du processus électoral est souvent accusée de complot, d’incitation à la haine, de coup d’état ou de tentative de déstabilisation du pouvoir. Inversement et à l’instar de graves manquements dans l’enrôlement des électeurs, les principaux leaders de l’opposition accusent le pouvoir de fraudes émaillant les différentes étapes du processus électoral. Pire, il existerait une liste calquée sur le modèle du fichier « S » à la française à l’aéroport international de Bangui pour inquiéter les membres de la diaspora qui se permettraient de contredire la vision politique du président de la république.

Inquiet et incertain de l’issue des prochaines échéances électorales, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi le pouvoir de Bangui entretient-il un climat de méfiance, de suspicion, de peur, d’intimidation et de provocations à l’orée du scrutin de tous les dangers ? Faisant fi des leçons du passé, à qui profite ce crime planifié ? Conscient que les élections n’auront pas lieu à bonnes dates, pourquoi le président de la république ne convoque t-il pas la concertation nationale proposée par la Cour constitutionnelle afin de définir collectivement une issue apaisée ?

S’agissant de l’existence du fameux fichier « S », un citoyen qui marque son désaccord avec un régime qui pactise avec les bourreaux du peuple est-il systématiquement passible d’un délit pénal  au regard des textes en vigueur ? Cette mise en scène avec des acteurs amateurs relève t-elle de l’intimidation ou d’un signal envoyé aux activistes des réseaux sociaux ?

A vouloir faire cavalier seul, le peuple frustré par des inégalités sociales s’est senti désabusé et ne se voit pas concerné par les inscriptions sur les listes électorales car les résultats des élections sont toujours ailleurs que dans les urnes à l’instar des précédentes élections.

En conséquence de ce qui précède, le taux d’absentéisme à l’enrôlement risque d’être très élevé avec des répercussions sur la légitimité et la représentativité du nouveau élu. Pour finir, devant l’essoufflement de notre pessimisme dû au retard visible et chronique du chronogramme électoral, nous invitons humblement le président de la république à aplanir les tensions latentes. L’élection étant le baromètre de la démocratie, vouloir la bâcler ou la brader comme en 2016 nous plongerait dans une série noire qui remettra sensiblement en cause nos acquis démocratiques ainsi que les efforts tous azimuts de la communauté internationale.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 juillet 2020.

Le Soudan découvre un charnier d’officiers militaires

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Le Soudan découvre un charnier d’officiers militaires

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement soudanais a annoncé qu’il avait découvert un charnier datant de 1990.

Le procureur général a déclaré jeudi que le charnier contenait 28 officiers militaires soupçonnés d’avoir participé à un coup d’Etat manqué contre l’ancien président Omar al-Bashir./////////////.

“Le procureur a trouvé des preuves solides qu’il existe un charnier d’officiers militaires qui ont été tués en 1990 et le charnier est maintenant sous la protection des autorités jusqu’à la fin de l’enquête”, a déclaré le procureur./////////////.

Le régime de M. Bashir a déjoué un coup d’état militaire en 1990 et de nombreux rapports ont indiqué que les officiers impliqués ont été tués./////////////.

Il est actuellement accusé du coup d’État militaire qui l’a porté au pouvoir en 1989./////////////.

S’il est reconnu coupable, l’ancien président qui a dirigé le Soudan pendant 30 ans – pourrait être condamné à la peine de mort./////////////.

M. Bashir a également été inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide présumés dans la région du Darfour occidental./////////////.

Il a été renversé l’année dernière après des mois de manifestations pro-démocratiques./////////////.

• Le Soudan accepte qu’Omar el-Béchir soit livré à la CPI

Avec BBC Afrique

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RCA : Bangui, scène d’émeute à Pétévo après un accident de circulation impliquant un véhicule de la gendarmerie

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Rondpoint du marché Pété vo, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, 24 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un véhicule de la gendarmerie nationale a failli coûter la vie à plusieurs personnes au croisement du marché Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

 

Vendredi, 24 juillet, vers 6 heures du matin, un camion militaire de la gendarmerie, à bord, des dizaines d’élèves gendarmes, en provenance de l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement,  et à destination du camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement, a failli renverser une dizaine des piétons et des motos taximen au croisement de Pétévo. Selon des témoins, le conducteur du camion, aussi gendarme, aurait agi volontairement en braquant son véhicule en direction d’un groupe des motos taximen  stationnés au croisement Pétévo. Selon eux, le conducteur, dans un premier temps, aurait renversé volontairement une jeune moto taximan avant de faire marche arrière pour tenter d’écraser les autres. On ignore les raisons de ce geste,  mais certains témoins disaient que le conducteur aurait agi de la sorte pour obliger les jeunes moto taximen à dégager les voies de circulations qu’ils auraient empêchées avec leurs engins stationnés aux abords de la route. Or, pour les motos taximen, il s’agit bien d’un crime, et il doit en subir les conséquences. Aussitôt, une altercation s’éclate entre les jeunes du secteur et les gendarmes, poussant les unités d’intervention de la police à intervenir.

Pour l’heure, le calme est revenu dans le secteur, et le bilan provisoire fait état de deux blessés graves, dont une part balle transportée à la clinique du MSF au quartier Sica-Bangui.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Dernières heures: arrivée à Bangui des chefs rebelles Ali Darassa et Mahamat Alkhatim

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Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Bangui, République centrafricaine, 23 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). à l’invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, et Mahamat Alkhatim, patron du mouvement armé MPC sont arrivés discrètement à Bangui ce jeudi.

 

Jeudi, 23 juillet, peu avant 17 heures, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, chef d’État major et Coordonnateur de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), et Mahamat Alkhatim, Président du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) sont arrivés discrètement à l’aéroport internationale Bangui Mpoko, à bord d’un aéronef affrété spécialement par la présidence de la République.

De source bien informée, les deux chefs rebelles, qui sont arrivés chacun avec sa délégation,  seraient l’invités du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Mais pour quelle raison ? Difficile de le savoir. S’agit-il une fois de plus d’une entente secret entre le pouvoir exécutif et les groupes armés en vue de la prochaine élection ?

Il est à noter que les deux chefs rebelles, Ali Darassa et Mahamat Alkhatim  sont arrivés à Bangui quelques heures avant le début du congrès du parti KNK (Kwa Na Kwa) qui aura lieu ce vendredi 24 juillet 2020.

Affaire à suivre.

 

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RCA : le PRNC de Nourd Gregaza soupçonné d’avoir assassiné 5 civils aux villages bougnoul niakania et krakoma

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Bria, République centrafricaine, 23 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine), un groupe armé extrêmement violent et actif dans le Nord de la rca, est soupçonné d’avoir assassiné 5 civils, dont 2 au chantier de bougnoul niakania, vers Bria,  et 3 au village krakoma, vers Ndélé.

 

Mercredi, 22 juillet, au village bougnoul niakania, situé à environ 40 kilomètres de Bria sur axe Ouadda, dans la préfecture de Haute Kotto, deux civils de l’ethnie Sara, dénommés amat waga et wouya moyé, ont été froidement assassinés sur un chantier de diamants  par un groupe d’individus armés encore non identifiés par les forces de l’ordre. Or, selon de nombreux témoins de la scène interrogés par CNC, les présumés criminels seraient des éléments rebelles du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine), dirigé par monsieur Nourd Gregaza. Au même moment, à krakoma, une localité située à 100 kilomètres de Ndélé sur l’axe Ouadda, trois civils, dont une femme et deux hommes, ont été froidement assassinés ce dimanche 19 juillet par des individus lourdement armés, identifiés formellement comme des éléments rebelles du PRNC.

Rappelons que le PRNC, créé et dirigé par monsieur Nourd Gregaza, a été régulièrement cité dans les rapports des Nations unies comme l’un des principaux acteurs de trouble ayant occasionné la mort et le déplacement des nombreux civils dans la région du Nord et du nord-est

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RCA : la Minusca annonce la poursuite de ses opérations militaires contre le 3R

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Les casques bleus de la Minusca lors de l’opération Londo contre le 3R dans la Nana-Mambéré. CopyrightMinusca

 

Bangui, République centrafricaine, 23 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique, l’opération « Ala londo », menée par les Casques bleus de la Minusca contre le groupe rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) se poursuit dans le nord-ouest. La commune de Niem,  , l’une des bastions de 3R  dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  a été reprise par les forces loyalistes, alors que la présence de certains combattants rebelles de 3R a également été signalée depuis dimanche au village Lô, situé sur l’axe Bouar-Bocaranga.

 

Selon la Minusca, « L’opération militaire de la force de la Minusca dans le nord-ouest de la République centrafricaine se poursuit. Elle vise à contraindre le groupe armé 3Rà quitter les zones occupées illégalement et permettre la liberté de mouvement et la protection des civils dans la région », a déclaré ce mercredi le porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse conjointe Minusca – gouvernement, précisant  au passage que les Casques bleus du bataillon tanzanien ont affronté cette semaine les éléments du groupe armé 3R dans la localité de Gbambia, préfecture de Mambéré-Kadéï, alors qu’au même moment, ceux du contingent rwandais ont repoussé une attaque de 3R à Gedze, dans la Nana-Mambéré. Or, ce mardi 21 juillet, dans la localité du village Lô, situé à 65 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, les éléments de 3R auraient assassiné une personne, et faisant fuir les habitants dudit village alors que 5 jours plus tard, le jeudi 16 juillet, dans la commune de Loura, située à 20 kilomètres de Bocaranga, ces mêmes rebelles de 3R auraient  exécuté 5 personnes d’une même famille.

Notons que le 13 juillet dernier, lors de l’opération « Ala Londo », dont l’objectif est de réduire la résistance de 3R  dans la région du Nord-ouest, un casque bleu du contingent rwandais, le sergent major Edouard Nsabiyaremye  a été tué dans une attaque des éléments de 3R dans la localité de Gedze (nord-ouest).

 

Anselme Mbata

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RCA : Lutte contre le COVID-19, OXFAM installe déjà 12 points d’eau temporaires dans certaines agglomérations banguissoises 

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Les 3 enfants qui s’approvisionnent en eau potable fournie par l’OXFAM au quartier Kpéténé dans 6ème arrdt de Bangui. Copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 22 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique).Dans le cadre de son projet réponse COVID-19, l’ONG international OXFAM met en place un projet d’appui visant à mettre en œuvre une réponse de santé publique et sociale locale. C’est en prévention de l’épidémie à Coronavirus en RCA. Cette ONG prévoit d’installer 20 points temporaires de distribution d’eau à Bangui  et ses périphéries. Mais sur les 20, l’eau a déjà coulé sur les robinets de 12 points d’eau qui commencent à desservir la population centrafricaine à ce jour.

 

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’OXFAM et son partenaire APSUD (Action pour la Population et Développement Durable), ce projet a pour but de freiner la propagation du COVID-19 en République centrafricaine, en améliorant l’accès à l’eau et à l’hygiène.

Ce projet vise également à sensibiliser 125 000 personnes sur le COVID-19 à Bangui et Paoua, notamment par l’intermédiaire de comités communautaires. Enfin, 10 000 kits d’hygiène seront distribués aux ménages les plus vulnérables à la maladie dans les semaines et mois à venir.

Ces points de distribution sont chacun équipés de rampes de distribution, robinets avec coffrages en bêton et dispositif de drainage des eaux avec une superstructure aménagées (dalles en béton armé et dispositif de drainage des eaux usées).

Cependant, les rampes sont alimentées par de bladders (10-15m3) posés sur une plateforme en bois, soit par des futs (2) en plastiques de 5m3 posés également sur une plateforme en bois en forme de mini châteaux.

Par ailleurs, les 20 points prévus installés temporairement par OXFAM pour la distribution d’eau à Bangui et son agglomération de Bimbo, 4ème, 6ème, 2ème arrondissements et Begoua, seront progressivement remplacés par 10 forages permanents. Quatre (4) autres seront également construits à Paoua dans l’ouham-Pende.

Autres points à relever sur les différents sites de distribution d’eau, les dispositifs de distanciation ont été installés sur chaque point, visant à respecter la mesure de la distanciation physique de 1, 5 mètre entre chaque consommateur d’eau. Les lavages de mains ont également été mis en place afin de garantir un accès aux normes d’hygiène minimale préconisées en période de cette pandémie par le gouvernement centrafricain.

Le coût de ce projet qui vise à freiner la propagation de cette maladie qui continue de faire son petit bonhomme de chemin dans le pays, s’élève à  1.350.000 d’euros soit environ 884.250 000 francs CFA. Il sera exécuté dans un délai de 6 mois.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

 

Une ONG tchadienne parle de “crime de guerre” suite à la mort de 44 détenus à N’Djamena

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Une ONG tchadienne parle de “crime de guerre” suite à la mort de 44 détenus à N’Djamena

Bangui ( République centrafricaine ) – Les parents des victimes (44 prisonniers mort en prison) réclament justice, N’Djamena, Tchad, le 22 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Les autorités tchadiennes affirment que 44 prisonniers soupçonnés d’être membres de Boko Haram se sont tous suicidés, mais une ONG dit que ce n’est pas vrai./////////////.

La Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) a publié le rapport « 44 civils, victimes d’exécutions sommaires et extra-judiciaires à N’Djamena ». C’est la conclusion d’une enquête sur la mort en prison, le 16 avril, de 44 présumés éléments de la secte Boko Haram. C’était dans la légion de la gendarmerie n°10 de N’Djamena, la capitale./////////////.

Le rapport de la LTDH, d’une quarantaine de pages, précise que 70 prisonniers, soupçonnés d’appartenir à Boko Haram, avaient été appréhendés le 13 avril à Baga Sola, dans la province du Lac./////////////.

Le document précise que les autorités n’avaient nullement fait mention des prisonniers de guerre dans leur bilan du 8 mai, après l’opération “Colère de Bohoma”. /////////////.

Le 14 avril, les 70 prisonniers avaient été transférés à N’Djamena, mais selon le mouvement, le procureur de la République n’en avait déchargé que 58./////////////.

Douze d’entre eux manquaient également à l’appel. Deux jours plus tard, 44 sur les 58 ont péri en prison. Les autorités avaient évoqué un suicide collectif lié à la consommation des substances létales./////////////.

“Le rapport que nous présentons établit formellement qu’il n’en est rien. Non seulement il ne s’agissait pas d’un suicide, mais ces personnes n’étaient nullement membres de la secte Boko Haram. Le rapport conclut que c’est un assassinat de masse sans écarter la qualification de crime de guerre”, a déclaré Maître Max Loalngar, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme./////////////.

Pour lui, ces prisonniers sont morts de soif et de maltraitance: “à la veille du drame, il a fallu attendre 16 heures pour qu’une bouteille d’eau soit jetée à travers les persiennes et à 18 heures une fumée noire appâterait dans la cellule et les uns toussaient, les autres criaient”. Il informe que les survivants interrogés au moment de l’enquête confirment qu’à minuit leurs 44 amis avaient cessé de vivre./////////////.

Pour Djmet Arabi, ministre de la Justice, si le gouvernement avait “une mauvaise intention”, ces présumés terroristes “allaient être exécutés sur le terrain loin des témoins”. Il indique que le gouvernement attend la conclusion de l’enquête de la convention nationale des droits de l’homme pour se prononcer./////////////.

“Au niveau du gouvernement je ne pense pas qu’on puisse répondre à ces genres de mensonge. Parce que ces gens sont arrêtés sur le terrain et ont été confiés à la justice comme étant membres actifs de boko haram pour être jugés”, a-t-il fait remarquer./////////////.

Les parents des victimes clament l’innocence de 44 prisonniers morts en prison et les 12 personnes portées disparues. Ils exigent que justice soit rendue ainsi que la libération des 14 rescapés déportés à Korotoro. La LTDH plaide pour qu’une enquête internationale soit diligentée sur cette affaire.

Avec AFP/VOA

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Nouvelles tensions entre Washington et Pékin

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Nouvelles tensions entre Washington et Pékin

Bangui ( République centrafricaine ) – Le consulat chinois de Houston au Texas a été fermé “afin de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées des Américains”. C’est ce qu’a indiqué, mercredi (22.07), la porte-parole du Département d’Etat américain, Morgan Ortagus, sans plus de précisions.

Le consulat chinois de Houston au Texas a été fermé “afin de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées des Américains”. C’est ce qu’a indiqué, mercredi (22.07), la porte-parole du Département d’Etat américain, Morgan Ortagus, sans plus de précisions./////////////.

Elle ajoute que “la Convention de Vienne dit que les diplomates doivent respecter les lois et règles du pays hôte et ont le devoir de ne pas s’ingérer dans les affaires internes de cet Etat”. /////////////.

Sans lien apparent, la décision de fermer le consulat de Houston intervient après l’inculpation aux Etats-Unis de deux Chinois mis en cause pour des attaques informatiques contre des entreprises engagées dans la recherche d’un vaccin contre la Covid-19. /////////////.

Condamnations de la Chine /////////////.

La Chine dispose de cinq consulats aux Etats-Unis. Elle indique qu’elle a été forcée par Washington de fermer le consulat de Houston. Ce consulat a été le premier ouvert en 1979, l’année de l’établissement des relations diplomatiques entre Washington et Pékin. /////////////.

Cette décision de l’administration américaine provoque la colère de la Chine. Cette fermeture est “une provocation politique lancée unilatéralement par la partie américaine qui viole gravement le droit international”, a dénoncé un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin. Il a ajouté que “la Chine condamne fermement cette action scandaleuse et injustifiée”, tout en menaçant de représailles./////////////.

Les Etats-Unis disposent d’une ambassade à Pékin, de cinq consulats en Chine continentale et d’une représentation à Hong Kong, l’ex-colonie britannique./////////////.

Après l’annonce de la fermeture de son consulat, la Chine a, par ailleurs, mis en garde les étudiants chinois aux Etats-Unis contre les “interrogatoires arbitraires”. /////////////.

Les forces de l’ordre américaines ont aussi intensifié “le harcèlement, la confiscation de biens personnels et les arrestations à l’encontre d’étudiants chinois”, affirme le ministère chinois des Affaires étrangères./////////////.

Tensions exacerbées /////////////.

C’est en marge d’une visite du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, à Copenhague au Danemark, que les Etats-Unis ont décidé de fermer le consulat de Houston. La veille de cette visite, alors qu’il était en Grande-Bretagne, M. Pompeo a exhorté le monde à faire front contre la Chine. /////////////.

Les relations entre les deux premières puissances du monde étaient déjà exacerbées sur plusieurs fronts : la situation des droits de l’Homme dans la région du Xinjiang (Nord-Ouest), les accusations d’espionnage et la loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong. Washington a révoqué le statut commercial préférentiel accordé à Hong Kong, restreint les visas pour les responsables chinois accusés de “remettre en cause” l’autonomie de l’ancienne colonie et arrêté la vente d’équipements de défense sensibles à ce territoire./////////////.

Selon le ministre Mike Pompeo, les Etats-Unis ne vont pas tolérer les violations de la souveraineté américaine et l’intimidation du peuple américain par la Chine. “Tout comme nous n’avons pas toléré les pratiques commerciales injustes, le vol des emplois américains et d’autres comportements flagrants”, ajoute la porte-parole du Département d’Etat américain, Morgan Ortagus. /////////////.

Le consulat devrait être fermé vendredi (24.07). Selon plusieurs médias de Houston, les pompiers avaient été appelés mardi soir au consulat pour des documents qui auraient été brûlés dans la cour du bâtiment. La police de Houston a indiqué sur Twitter que de la fumée avait été observée mais que les forces de l’ordre “n’avaient pas été autorisées à entrer” dans l’enceinte du consulat.

Avec DW français

RCA : recensement électoral, le MCU pris en flagrant délit de fraude massive à Mobaye

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apôtre nicolas Guerekoyamé de l’église Elim de Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, 22 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus dans ce pays d’Afrique centrale. Après les villes de Zawa, Bimbo, Boali, Baoro, Bouar, Bozoum et Bangui, où le MCU, parti du chef de l’État  avait été soupçonné d’avoir fait enrôler avec de faux actes de naissance des nombreux citoyens étrangers et des mineurs sur la liste électorale, c’est le tour de la ville de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto d’être la cible de cette pratique frauduleuse organisée par le mouvement cœurs unis, et dénoncés vivement par l’apôtre Nicolas Guerekoyamé-Gbangou, l’un des trois leaders religieux respectés en République centrafricaine.

Il n’y  a plus l’ombre de doute. Selon de nombreuses personnalités politiques et religieuses centrafricaines, le MCU, parti au pouvoir,  prépare une fraude massive aux prochaines élections présidentielles et législatives du 27 décembre prochain. Avec des fraudes massives observées depuis plus d’une semaine dans le processus d’enrôlement des électeurs, tout porte à croire que ces élections ne seront qu’une mascarade de plus, pour ne pas dire un nouveau porteur de conflit dans le pays si les partenaires nationaux et internationaux ne réagissent pas vite.

Selon l’apôtre Nicolas Guerekoyamé-Gbangou, interrogé par la radio Ndékèluka ce mardi 21 juillet, dans sa ville de Mobaye, c’est le maire et le Président fédéral du parti MCU qui sont les bras armés de la fraude tout au long de ce processus électoral dans la préfecture de Basse-Kotto. D’après lui,  avec la complicité avérée de deux chefs de quartiers de Mobaye, de faux actes de naissance ont été distribués aux citoyens congolais de la RDC pour se faire enrôlés sur la liste électorale en Centrafrique. Et ces citoyens congolais, d’après ses explications, voteront pour le parti au pouvoir le moment venu. C’est cette pratique qu’il qualifie d’irresponsable au micro de la RNL ce mardi 21 juillet.

 

 

Interrogé sur les fraudes massives organisées par le parti au pouvoir lors de ce recensement électoral, le rapporteur général de l’autorité nationale des élections (ÂNE)disait qu’ils auraient vu et entendu ces dénonciations que sur les réseaux sociaux et dans les médias. Mais sur le terrain, ils n’ont reçu aucune preuve qui justifie ces allégations.

 

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

 

RCA : grave accident d’un véhicule neuf de la police à Sibut, 3 policiers grièvement blessés

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Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Sibut, République centrafricaine, 22 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’accident à eu lieu ce mardi 21 juillet au village Kiné, situé à 204 kilomètres de Bangui sur l’axe Sibut-Dékoua, dans la préfecture de Kémo, à constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Mardi 21 juillet, vers 14 heures, un véhicule tout neuf de la police, issu de la dernière dotation de l’Union européenne aux forces de sécurité intérieure la semaine dernières, en partance pour la ville de Kaga-Bandoro, avec une dizaine des agents de la police à bord, aurait fait des tonneaux à 18 kilomètres de la ville de Sibut, au village Kiné sur l’axe Dékoua. Plusieurs agents ont été blessés, dont 3 grièvement.

En effet, selon le ministère de la Sécurité publique, le véhicule accidenté ainsi que les agents à bord ont été affectés au commissariat de Kaga-Bandoro. Mais avant leur départ de Bangui, il y avait de doute sur la capacité du chauffeur, un auxiliaire encore en formation à l’école nationale de la police. L’homme aurait expliqué à sa hiérarchie qu’il n’a jamais fréquenté la zone avec un véhicule de ce type (BJ80) neuf, surtout avec de nombreux agents à bord. Qu’à cela ne tienne, il peut y aller, selon sa hiérarchie. Finalement, en arrivant au village Kiné, 18 kilomètres de Sibut, l’homme perdaient le contrôle de son véhicule qui aurait fait des tonneaux avant de se stabiliser dans un champ.

Rappelons que ce genre de véhicule, Toyota Land-cruiser modèle BJ80  coûte environ 70 millions de francs CFA. À moins de 10 jours de leur dotation aux forces de l’ordre, voilà que le premier vient d’être irrécupérable.

Affaire à suivre.

 

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5 millions d’euros (Plus de 3 milliards FCFA) supplémentaires alloués par l’UE pour porter assistance aux personnes les plus vulnérables en République centrafricaine 

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‎L’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi et le ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua lors de la signature de la convention de financement..

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

5 millions d’euros (Plus de 3 milliards FCFA) supplémentaires alloués par l’UE pour porter assistance aux personnes les plus vulnérables en République centrafricaine 

 

Bangui, 22 juillet 2020 L’UE renforce son aide en République centrafricaine (RCA) de 5 millions d’euros (FCFA 3 milliards et 287 millions) pour répondre aux besoins humanitaires croissants dans le pays et aux fragilités supplémentaires créées par la pandémie du Coronavirus. Le montant total du financement à l’aide d’urgence de l’UE auprès des organisations humanitaires actives en RCA s’élève désormais à 22,7 millions d’euros (FCFA 14 milliards et 237 millions).

 

M. Janez Lenarčič, Commissaire européen chargé de la gestion des crises a déclaré: « S’ajoutant aux projets bénéficiant déjà d’un soutien de l’UE, le financement actuel aidera ces actions afin qu’elles puissent continuer de répondre aux besoins critiques des personnes vulnérables, y compris les personnes déplacées et leurs communautés d’accueil. »

 

A travers ses fonds destinés à l’aide d’urgence, l’UE finance cette année plus de 15 projets en RCA. Grâce à ces fonds, l’UE fournit aux personnes les plus vulnérables une assistance alimentaire, des abris d’urgence, un accès aux soins de santé, à l’eau, à l’hygiène et l’assainissement, des moyens de subsistance à court terme ainsi qu’un soutien agricole, à l’éducation et à la protection. Un soutien est également apporté aux mesures de contrôle et de prévention du coronavirus, conformément au plan de réponse de la RCA à la pandémie. À travers d’autres canaux de financement, l’UE fournit aussi un soutien dans les secteurs de la santé et de l’économie touchés par la pandémie.

 

En plus de cette assistance financière pour les personnes dans le besoin, l’UE a également organisé, au début du mois de mai, trois vols du pont aérien humanitaire de l’UE vers la RCA, aidant à la livraison de plus de 40 tonnes de fournitures humanitaires et médicales vitales. Un autre vol a été opéré en coopération avec le Programme alimentaire mondial (PAM) avec 32 tonnes supplémentaires d’intrants médicaux.

 

L’UE est l’un des principaux donateurs d’assistance humanitaire et d’aide au développement en RCA. Depuis 2014, la RCA a reçu plus de 770 millions d’euros (FCFA 506 milliards) d’aide humanitaire de l’UE et de ses États membres.

 

À propos de la protection civile et de l’aide humanitaire de l’UE

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

Par l’intermédiaire de son service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire, l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, l’UE fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

 

Contacts :

Hugo DE MELO PALMA, EU Delegation in Central African Republic

Hugo.DE-MELO-PALMA@eeas.europa.eu

 

Lisa Emma HASTERT, ECHO Regional Information Officer

lisa.hastert@echofield.eu

 

Mariama Mary FALL, ECHO Regional Information & Communication Assistant

Mariama.Fall@echofield.eu

 

 

RCA : sur l’instruction du capitaine Bachir Doko, 2 jeunes de Paoua arrêtées et torturées par les soldats FACA

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Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Paoua, République centrafricaine, 22 juillet ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le premier a été interpellé par les soldats FACA à son domicile ce mardi vers 7 heures du matin, et le second vers 11 heures. Sur l’instruction du tristement célèbre capitaine Doko Bachir, les deux jeunes hommes ont été sauvagement tabassés puis incarcérés dans un endroit inconnu de leur proche.

 

Les deux jeunes hommes ont été fortement suspectés d’avoir participé à l’altercation qui s’est produite le 11 juillet dernier dans un bar dancing à Paoua, durant laquelle 5 personnes ont été blessées, dont deux soldats de forces armées centrafricaines.

D’après les éléments d’information recueillis auprès des protagonistes et certains témoins de la scène, tout a commencé le samedi 11 juillet, dans un bar dancing dénommé « Roungan », aux environs de 21 heures quand un Soldat FACA, en état d’ivresse avancée, tentait de draguer une jeune fille alors que celle-ci faisait la table avec son copain. La fille faisait semblant, mais le FACA insiste, et tentait d’accrocher la jeune fille qui revenait des toilettes. Mais ce que notre FACA ne savait pas, c’est que tout son geste a été suivi discrètement de bout en bout par le copain de la jeune fille qui était dépassé par la jalousie, difficilement supportable. Ainsi, une violente altercation s’est éclatée entre le soldat FACA, appuyé par son ami, un militaire aussi, et le jeune homme, appuyé aussi par ses amis du quartier Elien. Au total, 5 personnes ont été blessées dans cette violence.

Mais à la grande surprise de tous, 10 jours plus tard, ce mardi 21 juillet, deux jeunes hommes soupçonnés fortement d’avoir participé à cette violente altercation ont été interpellés et frappés par les soldats FACA sur l’instruction de leur commandant dénommé  Bachir Doko, un capitaine de l’armée nationale.

Rappelons que le week-end dernier, les notables de Paoua Elien avaient tenu une réunion de réconciliation et de pardon avec les soldats FACA en présence du capitaine Bachir et de la mairesse de Paoua. Or, devant ces personnalités locales, le capitaine avait déclaré qu’il n’était pas près d’accepter un compromis s’il n’a pas encore vengé ses hommes blessés dans cette altercation.

Pour l’heure, les deux jeunes sont toujours introuvables depuis leur arrestation, et leurs proches ignorent complètement leur sort s’ils sont en vie ou pas.

 

Depuis Paoua, Fortuné Boberang

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RCA : élections 2020-2021, quand le MCU se met en action avec l’ÂNE corrompue

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 21 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans une note du secrétariat exécutif du mouvement cœurs unis (MCU) intitulés « situation  de l’ÂNE (autorité nationale des élections) dans la ville de Bangui », il apparaît clairement que le parti au pouvoir, le MCU  est en connivence avec l’ÂNE, dont les membres actuels sont aux ordres.

 

L’expérience montre qu’en Afrique,  toutes les mauvaises élections ont été favorisées par un organisme de gestion des élections partisan et corrompu, dont les membres   agissent toujours selon la logique de leurs composantes et entités, et non selon la logique de leur responsabilité dans la gestion des échéances électorales. C’est le cas de la République centrafricaine, où l’autorité nationale des élections (ÂNE), organe indépendant chargé de la préparation, de l’organisation des élections dans le pays, est sous contrôle du parti au pouvoir )le MCU), comme l’atteste la dernière note du secrétariat exécutif du mouvement cœurs unis (MCU) sur la « situation des bureaux de l’ÂNE à Bangui ».

Dans cette note confidentielle du MCU, on y voit clairement que chaque bureau du démembrement de l’ÂNE dans les arrondissements de la capitale est rempli à plus de 90%des partisans du MCU. Sans doute, selon plusieurs experts électoraux,  ce sont eux qui sont les bras armés de la fraude tout au long de ce processus électoral au profit du MCU. D’ailleurs, sur le terrain, c’est encore eux qui mettent en œuvre le recensement partisan, avec de faux électeurs  dans les arrondissements de Bangui. D’ores et déjà, la classe politique de l’opposition annonce qu’elle va saisir la justice dans le cadre des faux électeurs enrôlés par le MCU dans les arrondissements de Bangui, mais également dans certaines villes de province.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

 

Note du Secrétariat exécutif du parti MCU sur la situation de l'ANE à Bangui.
Note du Secrétariat exécutif du parti MCU sur la situation de l’ANE à Bangui.

RCA : L’USAID signe un nouvel accord de programme de développement avec le gouvernement de la République centrafricaine

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L’USAID signe un nouvel accord de programme de développement avec le gouvernement de la République centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, 21 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) ont signé un nouvel accord de développement de cinq ans. L’accord prévoit un financement d’environ 22 millions USD (12 588 314 200 CFA) pour des programmes qui encourageront la stabilisation en RCA, y compris des programmes visant à accroître les opportunités économiques licites et à contrer les facteurs de conflit. En outre, l’accord vise à faire passer la RCA d’un bénéficiaire d’aide humanitaire au départ à un bénéficiaire d’interventions de développement plus durable désormais.

L’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine, Madame Lucy Tamlyn a assisté à la signature de l’accord au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération le 17 juillet 2020. Le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Monsieur Felix Moloua, a signé l’accord, qui sera à présent envoyé aux bureaux de l’USAID à Kinshasa, République démocratique du Congo, à la signature du directeur de mission de l’USAID, Monsieur Paul Sabatine. À cause des restrictions de voyage dues au COVID-19, les deux parties ont convenu de signer l’accord séparément. Au cours de la cérémonie de signature, l’Ambassadeur Tamlyn a déclaré : « Cet accord représente l’engagement des États-Unis à bâtir une paix et une prospérité durables et à long terme en RCA. »

Ce nouvel accord de développement couvre les exercices 2020-2024. Dans le cadre de l’accord, le gouvernement centrafricain est tenu de mettre en place un comité de pilotage pour suivre l’avancement des activités de développement financées par cet accord, et l’USAID supervisera l’exécution de l’accord depuis ses bureaux de Kinshasa. Ce projet de développement rejoint d’autres activités de l’USAID en RCA, notamment une aide humanitaire vitale et des programmes de formation et de soutien aux médias locaux.

Des émeutes liées à la fourniture d’électricité font des morts en Sierra Leone

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Des émeutes liées à la fourniture d’électricité font des morts en Sierra Leone

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins quatre personnes, dont un adolescent, ont été tuées et dix autres blessées lorsque la police et les soldats ont ouvert le feu sur des manifestants dans le nord de la Sierra Leone, ont déclaré dimanche un responsable de la santé et des témoins.

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi par une journée pluvieuse dans la ville de Makeni pour tenter de bloquer le déplacement d’un générateur d’électricité vers une autre ville, craignant que cela ne mette en danger l’approvisionnement en électricité de la région, ont déclaré cinq témoins./////////////.

Lorsque les manifestants ont commencé à jeter des pierres, les autorités ont ouvert le feu, a déclaré Matthew Kanu, chef de département à l’université de Makeni./////////////.

“Ils ont commencé par des tirs de sommation et les gens ont commencé à s’enfuir … mais après cela, quand les gens ont continué à jeter des pierres, ils ont commencé à tirer sur eux”, a-t-il dit./////////////.

L’armée et la police se refusent de tout commentaire, pour l’instant./////////////.

Dans une déclaration faite samedi, le gouvernement a déclaré qu’il était conscient d’une “perte potentielle de vies humaines”, sans fournir de détails. Il a déclaré que toute tentative de porter atteinte à la paix publique serait combattue avec “toute la force de la loi”./////////////.

Le plus jeune des morts était un écolier de 15 ans qui est décédé peu après son arrivée à l’hôpital principal de Makeni, a déclaré le directeur médical de la ville, Mohamed Sheku. Dix autres personnes ont été admises à l’hôpital avec des blessures par balles, dont quatre étaient dans un état critique dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-il dit./////////////.

“C’était le chaos total toute la journée. Nous avions peur d’être pris entre deux feux si nous partions”, a déclaré Sheku à Reuters. “De nombreux membres du personnel hospitalier ne sont pas venus travailler parce qu’ils ont peur que les choses ne s’embrasent à nouveau à l’extérieur.”/////////////.

La capacité de production d’électricité de la Sierra Leone est loin de répondre aux besoins de ses 7 millions de citoyens. Les pannes d’électricité prolongées sont fréquentes, même dans la capitale et les zones urbaines, et sont une source de frustration pour la population.

Avec AFP/VOA

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RCA : recensement électoral, un neveu du chef de l’État prit en flagrant délit de distribution de faux actes de naissance

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Bangui, République centrafricaine, 19 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il s’appelle Omer Alban Dole Dobia, neveu du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et candidat du mouvement Cœurs uni (MCU) à la législative dans la circonscription de Bimbo 5. L’homme est soupçonné depuis plusieurs jours d’avoir distribué de faux actes de naissance aux jeunes venus de la ville de Damara, mais également aux ressortissants congolais de la RDC pour se faire enrôler sur la liste électorale dans la circonscription de Bimbo, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko. Des notables locaux et un jeune fraudeur témoignent.

 

C’est sur les ondes de la radio Ndékèluka ce samedi 18 juillet que l’affaire s’est éclatée au grand jour. Selon le collectif des chefs des quartiers et des villages de Bimbo 5, certains candidats proches du parti au pouvoir MCU ont distribué de faux actes de naissance aux électeurs, et surtout aux sujets congolais pour se faire enregistrer sur la liste électorale.

D’après le chef du quartier cité élevage André Moussazi, cette élection est pour les centrafricains et non pour les étrangers : « On donne l’acte de naissance à n’importe quel citoyen, y compris  les Congolais. Dans notre secteur de Bimbo 5, les actes de naissance, on les a distribués beaucoup aux citoyens congolais qui ne sont pas des Centrafricains », déplore-t-il sur les ondes de la radio Ndékèluka. Et il n’a pas tort. Son propos a également été confirmé par le chef du quartier cité Kodjo, monsieur  Jean-Prosper Ngam-ndropa qui tenait dans ses mains devant les journalistes plusieurs actes de naissances falsifiés, dont certains ont été saisi lors du recensement électoral dans la commune de Bimbo.  D’après lui, l’heure est grave, il est donc temps d’agir. Et ce n’est pas tout. Un jeune fraudeur dénommé Juvénal Ngrémandé, interrogé par la radio Ndékèluka, confirme bel et bien que c’est le neveu du chef de l’État Monsieur Omer Alban Dole Dobia, potentiel candidat du MCU à la législative dans la circonscription de Bimbo 5 qui lui avait remis un faux acte de naissance afin qu’il puisse se faire enrôler sur la liste électorale. Et il n’est pas le seul. D’après lui, ils sont au moins une centaine dans son quartier à se faire enrôler de cette manière. À la Mairie de Bimbo, certains conseillers ont reconnu formellement que ce processus électoral est entaché des fraudes massives. C’est le cas de monsieur Darius Mamadou, Conseiller municipal  qui confirme que de faux actes de naissance circulent, et même des congolais traversent la frontière pour se faire enrôler en RCA avec ces faux documents de naissance. D’après lui, les fraudeurs ont pris au moins 300 personnes au niveau de Longo, une commune de Damara pour les amener à Landja-Mpoko pour leur donner de faux actes de naissance.

Interrogé par la radio Ndékèluka, Monsieur Omer Alban Dole Dobia s’inscrit en faux contre ses allégations qu’il considère comme une provocation de certains candidats de l’opposition, et même de son parti le MCU. (Lire les déclarations des notables de Bimbo 5 dans ce fichier audio ci-dessous) : 

Comme nous l’avons toujours annoncé sur CNC, le clan au pouvoir semble ne rien lâcher. Toutes les stratégies sont mises en place pour la réélection de leur candidat en mal de popularité sur tout le territoire national. C’est le cas de Baoro et Bouar où c’est le conseiller du chef de l’État, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui supervise lui-même la distribution de ces faux documents sur le terrain. Même à Boali, dans l’Ombella Mpoko, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, candidat dans cette circonscription,  avait utilisé les moyens de l’État, trois pick-up Land-Cruiser Bj80 de la primature pour transporter ses faux électeurs depuis Bangui afin de les faire enrôler localement. Ce type des cas sont nombreux, et l’autorité nationale des élections semble tolérer au grand bande l’opposition qui n’a que ses yeux pour regarder.

Rappelons que monsieur Omer Alban Dole Dobia est neveu du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Il   réside chez lui au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement, où il tenait un bar dancing.

D’après nos informations, l’homme serait détient une connaissance très approximative.  C’est d’ailleurs un vendeur des bières que son oncle Faustin Archange TOUADERA l’a fait nommer au ministère de l’Environnement où il passe tout son temps à voyager à l’étranger.

À ce jour, tout le monde s’étonne de voir des caravanes des jeunes du MCU sillonner tout le pays pour se faire enrôler avec de faux actes de naissance, ou encore avec des documents reconnaissance délivrés par les chefs de quartiers corrompus.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Images des faux actes de naissances saisis à la Mairie de Bimbo, dans la préfecture de l'Ombella Mpoko.
Images des faux actes de naissances saisis à la Mairie de Bimbo, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko.

RCA : affaire des mines antipersonnel et antichars utilisées par le 3R, tous les regards se tournent désormais vers les mercenaires russes de Wagner

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Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

Bangui, République centrafricaine, 19 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il ne fait aucun doute, selon plusieurs experts militaires, les mines antipersonnel et antichars posées dans les zones du Nord-ouest, occupées par le mouvement 3R seraient l’œuvre des mercenaires du groupe  Wagner.

 

« En République centrafricaine, c’est pour la première fois qu’on parle des mines antipersonnel. Même en plein moment de la crise entre 2013-2015 dans le pays, aucun groupe armé n’avait utilisé ce genre d’armement, car l’utilisation de ces engins requiert sa meilleure connaissance. Or, notre armée est sous embargo des Nations unies depuis plus de 6 ans, et ne dispose pas ce type d’armement dont son utilisation est interdite », affirme un officier général de l’armée nationale interrogé par CNC quelques heures après la déclaration sur la radio France internationale (RFI)  le 15 juillet dernier de monsieur Charles Bambara, responsable de communication de la Minusca (mission des nations unies en Centrafrique)  qui accuse le mouvement 3R d’Abass Sidiki d’utiliser les mines antipersonnel et antichars pour la première fois dans ces attaques contre les FACA et les troupes de la Minusca ayant occasionné la mort d’un casque bleu rwandais et blessé deux autres.

Pour des nombreux experts militaires centrafricains, il ne fait aucun doute, ce sont les mercenaires russes de la société Wagner qui auraient fourni, et formé les combattants rebelles de 3R à l’utilisation de ces engins explosifs dangereux. D’après eux, sur le plan régional, aucun groupe armé n’avait utilisé auparavant des mines antipersonnel dans ses opérations contre les forces de l’ordre. Le Tchad ne dispose pas ce genre d’armement interdit par la communauté internationale, encore moins le Cameroun. Or, en Libye, les États-Unis avait accusé cette semaine les mercenaires russes de Wagner d’avoir posé des mines antipersonnel autour de la capitale Tripoli. Ce que la Russie conteste vigoureusement.

Lire : le groupe Wagner aurait posé des mines autour de Tripoli

Pour l’heure, on ignore exactement la quantité de ces mines antipersonnel et antichars utilisée par le mouvement rebelle 3R dirigé par le peul Abass Sidiki qui se fait appeler désormais « Général d’armée Bi Sidi ».

D’après l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, également Président du parti MLPC, « l’utilisation des mines antipersonnel étant interdite, l’origine des mines importées et utilisées par Abbas SIDIKI doit être précisée et la chaîne de leur importation en Centrafrique tracée et rendue publique pour des actions judiciaires appropriées ».

Selon des informations du CNC, l’origine exacte des mines antipersonnel et antichars posées par le mouvement 3R contre les FACA et les troupes de la Minusca seraient en cours d’analyse par les experts des nations unies.

Pour l’heure, dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé,  les rebelles de 3R exigent aux populations civiles locales de quitter leurs villages au profit des rebelles qui occupent désormais la zone.

Au même moment, dans les médias, le gouvernement affirme qu’il vient de déployer sur place au moins 2500 soldats FACA pour y remettre de l’ordre. Une déclaration très contestée par les populations locales qui parlent de véritable manipulation de l’opinion.

Accusé d’avoir signé un deal avec les groupes armés, en particulier le 3R, l’UPC et le MLCJ, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans sa conversation avec les Pasteurs des églises de Bocaranga, demandent aux populations locales de prier seulement pour la paix dans leur région, alors que les rebelles de 3R venaient de braquer des humanitaires et une quarantaine des commerçants à quelques kilomètres de Bocaranga, et barricadent la route entre Niem et Bouar avec interdiction de circulation.

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Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga.

Copyright2020CNC

RCA : des commerçants et humanitaires braqués par les rebelles de 3R, plus de 50 millions FCFA emportés.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/un-village-entre-Paoua-et-Bozoum-à-25-kilomètres-par-cnc-450×253.jpg” alt=”un village dans l’ouham-pendé. CopyrightCNC” width=”450″ height=”253″ />
Photo CNC / Florentine Maïguélé

 

Bocaranga, République centrafricaine, 19 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène a eu lieu ce mercredi 15 juillet au village Ngbama, situé à 57 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Mann, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Les victimes sont toutes des commerçants venus des différentes localités du nord-ouest, mais également des humanitaires qui travaillent dans la région.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillies sur le lieu de la scène auprès de certains  témoins, ce sont les travailleurs humanitaires qui étaient les premiers à tomber dans le piège des assaillants, identifiées formellement par les populations locales comme des combattants rebelles de 3R.

D’après l’une des victimes interrogées par la rédaction du CNC, aux moments de leur braquage au village Ngbama, situé à 5 kilomètres de Mann sur l’axe Bocaranga, les assaillants auraient emporté une somme de 200 000 francs CFA en espèce avant d’endommager gravement leur moto. Sur place, quelques minutes plus tard, un convoi d’une dizaine des commerçants sur des motos est arrivé. Ils sont tombés malheureusement nez à nez avec les rebelles qui les ont littéralement dépouillés un par un. Et ce n’est pas tout. Les assaillants ont maintenu leur position au village Ngbama durant des heures. Au total ce jour, plus de 40 commerçants sont tombés dans leur piège, et au moins 50 millions de francs CFA ont été emportés par les assaillants.

Il y a lieu de noter que les routes qui mènent à Ngaoundaye, ou encore  à bang sont les deux principales voies du ravitaillement en produits de première nécessité de plusieurs localités du nord-ouest, en particulier la ville de Bocaranga, Paoua, Bossangoa, Bouca et bien d’autres.

 

Florentine Maïguélé

Crise politique au Mali : retour au statut quo après l’échec de la médiation de la CDEAO

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Crise politique au Mali : retour au statut quo après l’échec de la médiation de la CDEAO

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a mené la mission de médiation ouest africaine

Le mouvement de contestation au Mali a rejeté le plan de sortie de crise, proposé par les émissaires de la CEDEAO ./////////////.

Dans un communiqué le M5-RFP affirme que “Les propositions de solutions de la Mission de la CEDEAO ne correspondent absolument pas aux aspirations et attentes exprimées par le M5-RFP et portées par l’écrasante majorité du peuple malien”. /////////////.

La feuille de route proposé par la médiation recommande en effet le maintien du président IBK dans ses fonctions, alors que la principale revendication de la contestation est justement la démission de ce dernier./////////////.

La mission préconise aussi la mise en place d’ une nouvelle cour constitutionnelle dont les membres comprendront 3 profils issus choisis de la magistrature, 3 personnes cooptées par le président de la république et 7 personnes choisies par les forces vives de la nation, ainsi q’un réexamen du contentieux électoral et la formation gouvernement d’union nationale./////////////.

La CMA et la Plateforme ont signé mercredi à Bamako un cessez-le-feu global et définitif./////////////.

Un plan rejeté en bloc par le mouvement du 05 juin qui a “réitéré ses demandes (…) notamment la démission de M. Ibrahim Boubacar Keita”, mais la CEDEAO a fait savoir que cette démission était “pour elle une ligne rouge”, selon le communiqué./////////////.

Mercredi, cette mission conduite par l’ancien président du Nigeria Goodluck Jonathan et composée de personnalités politiques et d’experts de pays de la Communauté des Etats ouest-africains (CEDEAO) est arrivée à Bamako pour une conciliation. /////////////.

La délégation a rencontré les différents protagonistes de la crise avec l’objectif de faire évoluer le statut quo et rapprocher le pouvoir et les mouvements au cœur de la contestation./////////////.

Cette mission de l’organisation ouest africaine est intervenue dans le cadre des efforts visant à désamorcer la crise et à éviter un bain de sang./////////////.

Les tensions qui secouent le Mali depuis le mois de juin ont dégénéré lors de la troisième manifestation du mouvement dit du 5-Juin qui est entré en “désobéissance civile” le 10 juillet./////////////.

Des violences entre protestataires et force de maintien de l’ordre ont éclaté vendredi dernier et se sont poursuivies tout le weekend. /////////////.

11 personnes y ont perdu la vie et 158 autres ont été blessées, selon le Premier ministre Boubou Cissé. Le Mouvement du 5 Juin, de son côté, fait état d’un bilan plus lourd. /////////////.

Le Premier ministre a annoncé une enquête “pour situer les responsabilités et évaluer l’étendue des dégâts”./////////////.

Ce mouvement de contestation est né il y a quelques mois lorsque la Cour constitutionnelle a inversé une trentaine de résultats, dont une dizaine au profit du parti du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir./////////////.

Depuis, les différentes revendications portées par ce mouvement qui fédère opposition, société civile, syndicats et religieux ont évolué en une seule, la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK et le départ du pouvoir en place. /////////////.

Une vingtaine de leaders de la contestation ont été libérés dimanche soir et lundi après avoir été arrêtés la semaine dernière. /////////////.

Des actes qui jusqu’ici suscitent la méfiance des leaders M5 qui y voient des opérations de communications politiques ://///////////.

”Est-ce là une provocation ou un geste de bonne volonté ?”, s’interroge Me Mountaga TALL, ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique./////////////.

Il perçoit dans les revendications de la contestation un combat pour la survie du Mali et ajoute : ” le Mali est menacée même dans son existence aujourd’hui”./////////////.

”Ce que nous demandons, c’est la démission du président Ibrahim Boubacar Keita”, martèle Me Tall./////////////.

Mais l’ancien porte-parole du gouvernement, Amadou Koita déclare que : ”C’est le peuple malien qui a élu le président de la république. La loi fondamentale stipule que la souveraineté appartient au peuple tout entier. Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice”./////////////.

”Demander le départ d’un président de la république démocratiquement élu il y a quelques années, alors même qu’en 2018 on a eu la possibilité de le faire partir, de le déposer de façon démocratique à travers les élections présidentielles, est-ce que c’est une démarche qui aujourd’hui peut nous permettre de nous en sortir ?”, questionne le professeur Cissoko./////////////.

L’exigence de démission adressée au président IBK n’est pas la solution, selon lui./////////////.

”Quels sont les leviers sur lesquels on va s’appuyer en l’absence d’une Assemblée Nationale, l’institutions de façon générale? la constituante qui va être mise en place sous quels critères elle va-t-elle l’être et tous les leviers sur lesquels l’état pourrait rebondir comment cela va se mettre en place ?”, se demande-t-il encore./////////////.

Il y a une grande partie de la population qui aujourd’hui n’a pas pris position dans ce débat explique Baba Dakono, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS), basé à Bamako./////////////.

Le chercheur estime qu’aujourd’hui l’inquiétude et l’incertitude prévalent, fondées sur la conviction qu’une démission du chef de l’état malien engendrerait une sorte de chaos : /////////////.

”Ces inquiétudes se renforcent quand on voit que la rue peut prendre le contrôle. Désarroi, inquiétude et colère sont les sentiments les mieux partagés”./////////////.

Les raisons de la colère /////////////.

La contestation canalise les mécontentements dus à la dégradation de la situation sécuritaire, la crise économique et sociale, les soupçons de mal gouvernance alimentée par les scandales qui ont touché différentes institutions./////////////.

” Les problèmes de gouvernance sont réels avec tous les scandales auxquels nous avons assisté. Les scandales liés à l’armement militaire, à la question des engrais entre autres font aujourd’hui qu’il y a une nécessité de changer de cap”, convient le professeur Cissoko./////////////.

À cela s’ajoute les violences inter communautaires qui se sont multipliées ces dernières années endeuillant le nord et le centre du pays déjà confrontés aux djihadistes qui sévissent dans presque plusieurs secteurs du Sahel./////////////.

Baba Dakono raconte que la situation est telle que sur les réseaux sociaux les gens s’assurent de quelles routes sont sûres avant de sortir car certains jeunes se sont convertis en coupeurs de route en plein centre de Bamako pour racketter les automobilistes. /////////////.

« Le Mali va mal »/////////////.

Comme le rappelle le professeur Etienne Faka ba sissoko, il y a six mois, les Maliens se sont retrouvés dans le cadre d’un dialogue national inclusif qui a posé la question de la lutte contre la corruption et de la transparence de la vie publique, du retour de l’administration dans les régions du nord et du centre du pays, entre autres. Quatre résolutions ont été adoptées au sortir de la rencontre dont la première portait sur l’organisation des élections législatives./////////////.

Les autres résolutions prévoyaient l’organisation du référendum et le projet de la nouvelle Constitution, la relecture de certains articles de l’Accord de paix d’Alger et la garantie de la sécurité pour tous./////////////.

Six mois après, le comité de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations n’a toujours pas été mis en place./////////////.

Un retard qu’Amadou koita, ancien ministre des Maliens de l’extérieur impute à l’arrivée dans le pays du Covid-19./////////////.

Avec la désobéissance civile décrétée par le mouvement du M5, des entreprises sont à l’arrêt, les services sociaux de base sont perturbés et les services publics fonctionnent au ralenti./////////////.

”Ceci risque d’avoir un impact sur les recettes fiscales du pays qui ont déjà été affectées, sur la capacité des entreprises à créer de la richesse, et donc sur la croissance économique du pays. Economiquement, le Mali va mal ”, se désole le professeur Cissoko.

Avec BBC Afrique

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RCA : L’OXFAM dote les points focaux sectoriels genre du RSS avec les motos et les ordinateurs portables

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Les 6 points focaux sectoriels genre du RSS avec leurs motos, au bureau de la coordination RSS à Bangui. photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique).Dans le cadre du projet : « plaidoyer des organisations de la société civile féminines pour la sécurité communautaire et une stratégie nationale centrafricaine de Reforme du Secteur de la sécurité sensibles au genre », que l’ONG internationale OXFAM Centrafrique a doté les points focaux sectoriels genre RSS avec six (6) motos et (6) ordinateurs portables. La remise officielle de ces engins roulants et matérielles informatiques a eu lieu le vendredi 17 juillet 2020 au bureau de la Coordination RSS à Bangui.

 

Le personnel féminin des Forces Armées Centrafricaines (FACA), celles de Sécurité intérieure, à savoir la police et la gendarmerie, les Eaux et forêts, les Douanes et Droits Indirects et l’Administration Pénitentiaire sont les bénéficiaires de ce d’appui qui vise, à renforcer les capacités des organisations de la société civile féminines au genre et de la plateforme nationale des OSC œuvrant dans le contrôle démocratique de la RSS.

L’objectif global de ce projet est de promouvoir la sécurité communautaire avec la participation des femmes et des jeunes et faire du plaidoyer pour que le Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) de la Centrafrique soit sensible au Genre.

Par ailleurs, ce projet appuiera les points focaux sectoriels du RSS à engager une mobilisation sociale et politique en faveur de la participation des femmes, hommes, filles, garçons, des communautés minoritaires et les plus marginalisés à la définition des mesures sécuritaires et l’exercice de leurs droits à la sécurité.

Harouna Tamboura, Directeur de programme et Représentant du Directeur pays d’OXFAM Centrafrique, a précisé l’importance de cet appui dans son discours de la circonstance : « Ces motos permettront aux  points focaux de se déplacer vers les différentes bases et casernes des différentes unités de force de l’ordre, pour former et sensibiliser leurs paires sur la prise en compte des aspects  Genre lorsqu’ils assurent la sécurité. Les ordinateurs permettront à ces points focaux de faire la collecte des données de documenter les acquis et de permettre à la RSS de capitaliser tout le processus de renforcement des hommes en uniforme sur le Genre et la RSS », a-t-il dit.

Nicolette Wolobili, capitaine de la gendarmerie nationale, l’une des bénéficiaires, salue à sa juste valeur ce soutien : « C’est avec une immense joie de voir Oxfam Centrafrique nous doté avec les moyens roulants et informatiques. Ces motos vont nous permettre d’aller auprès de la communauté pour s’enquérir de leur sécurité, tranquillité et pour relever certaines inégalités du côté genre. Au nom de toutes mes collaboratrices, je remercie infiniment cette ONG pour cet appui qui va nous faciliter la tâche dans notre travail », a-t-elle réjoui.

Le projet sera mise en œuvre par la Coordination Nationale RSS, l’Association des Femmes Juristes Centrafricains (AFJC) et URU (Organisation non gouvernementale des jeunes). Il a été financé à hauteur de plus de 16 millions de francs CFA par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (UNPBF), ceci pour une période de 18 mois avec pour zone de couverture des principales villes de provinces, notamment, Bambari, Bangassou, Bangui, Bossangoa, Bria et Paoua.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA : le ministre du DDRR Maxime Mokome convoqué à la gendarmerie

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Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après la perquisition de son domicile ce vendredi 17 juillet par les officiers de police judiciaire (OPJ), le ministre du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR), Maxime Mokome vient d’être convoqué pour une affaire le concernant à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

La justice centrafricaine soupçonne le ministre du DDRR, l’ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka  Maxime Mokome d’être mêlé à une affaire de coup d’État en préparation. Sur l’instruction du procureur général près tribunal de Bangui, une perquisition avait eu lieu à sa résidence du quartier Kaga-Mangoulou, vers Gobongo, dans le quatrième arrondissement, mais également  à celle du quartier PK 11 sur la route de Damara.  Et ce n’est pas tout. Quelques minutes plus tard, peu avant 17h30, le ministre reçoit une convocation de la section de recherche et d’investigation (SRI) pour se présenter dans les jours qui suivent. Aussitôt, au sein du gouvernement, chacun se demandait de quoi il s’agit exactement. Après le ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté et Chancel SEKODÉ NDEUGBAYI  , c’est maintenant le tour du ministre Mokome. Finalement à qui le prochain tour ? Se demandent-ils ?

Rappelons qu’en 2013-2015, en plein moment de la crise qui a secoué la République centrafricaine, le domicile privé du ministre Mokome situé au quartier Kaga-Mangoulou avait servi de base principale aux miliciens Anti-Balaka. D’après les informations obtenues par le service de renseignements de la présidence de la République, c’est dans ce coin que le ministre aurait organisé des réunions nocturnes avec ses présumés complices assaillants dont les identités ne sont pas encore connues.

Pour de nombreux observateurs, le régime actuel semble tomber dans une paranoïa totale.

Affaire à suivre…

 

Anseme Mbata

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RCA : Madame Honorine  Lydie MAGBA  , l’ambassadrice de la RCA en Côte d’Ivoire répond au ministre centrafricain des Affaires étrangères, madame  Sylvie Baïpo Temon

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Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’Ambassadrice de la RCA auprès de la République de Côte d’Ivoir lors de la cérémonie de présentation de sa lettre de créance au Président ivoirien Alassane Dramane OUATTARA le 14 novembre 2019. Copyrightprsident ivoirienne

 

Bangui, République centrafricaine, 17 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite aux propos tenus par la ministre des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo Temon sur les ondes de la radio Ndékèluka le 08 juillet 2020, auxquels elle avait discrédité au passage Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’ambassadrice de la RCA auprès de la République de la Côte d’Ivoire sur la gestion financière des loyers de son Ambassade, celle-ci souhaite exercer son droit de réponse à madame la ministre que nous publions ci-dessous :

 

Centrafricaines ;

Centrafricains

Mes chers compatriotes,

Je suis Honorine Flore Lydie MAGBA Ambassadeur de Centrafrique en Côte d’Ivoire. Conseiller des Affaires Etrangères, matricule N°25984K.

Le 08 Août 2019 le Chef de l’Etat Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA m’a fait confiance en me nommant Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Centrafricaine en République de Côte d’Ivoire par décret presidentiel N° 19.227. L’office de mon message va à l’endroit de son Excellence Madame Sylvie BAIPO TEMON, Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger qui a bien voulu gérer les affaires de l’Etat sur les ondes de la Radio Ndeke Luka le 08 Juillet 2020, me discréditant sur la gestion financière des loyers de l’Ambassade de Centrafrique en Côte d’Ivoire.

J’ai été contactée, de suite par mr Gbelo Bienvenu, Journaliste qui avait souhaité avoir ma version des faits. J’ai remercié l’interlocuteur de son appel et lui a demandé de se rapprocher de la Présidence de la République pour avoir des réponses à ses questions. De ce fait, je prends ma plume en ce jour, pour éclairer l’opinion nationale et la diaspora centrafricaine.

Depuis trois semaines mon NOM fait la une des réseaux sociaux. Mes principes et ma maturité intellectuelle ont laissé le temps aux compatriotes des 4 coins du monde de se manifester et de s’exprimer. Je fonctionne avec les critiques même si celles-ci sont virulentes : elles m’instruisent si elles sont suivies de propositions concrètes et honnêtes.

Pour les compatriotes qui ne me connaissent pas, Je suis assise sur le socle diplomatique de la RCA depuis deux décennies. J’avance doucement et sûrement en faisant mon petit chemin dans la discrétion. La Diplomatie est un métier noble qui mérite du respect de soi et de son prochain. Le droit de réserve est primordial et impératif. 2 Le sage se garde de toute présomption et de toute précipitation. Proverbe Chinois.

Je suis arrivée à Bangui le vendredi 24 mai 2019 en provenance de Washington DC aux Etats Unis où j’ai exercé comme Chargé d’Affaires a.i. pendant 4 ans. Le lundi 27 mai 2019 je me suis présentée au Ministère des Affaires Etrangères afin de présenter mes civilités au Chef du département. J’ai demandé une audience en bonne et due forme, celle-ci a été introduite dans le cabinet de ministre à 10 h et le protocole est venu me faire savoir que Mme la Ministre est occupée et vous demande d’attendre 15 min et j’ai attendu de 10 h à 15 h 30 minutes. Je suis partie. Connaissant l’Administration, je suis revenue une 2e fois, Je n’ai été reçue. Après ma nomination, je suis repartie au Ministère des Affaires Etrangères en vue d’une audience de courtoisie et rien à faire. J’ai compris simplement que c’était un refus. J’en avais pris acte. Je pense qu’en diplomatie la courtoisie vaut mieux que tout. Administrativement le Ministre des Affaires étrangères est la dernière Autorité à recevoir un Ambassadeur en vue des dernières instructions avant que celui-ci ne prenne fonction. Après le 3 ème refus d’audience, j’ai été obligée de repartir vers Son Excellence Monsieur le Président de la République afin de prendre les dernières instructions pour regagner mon poste. Je suis arrivé à Abidjan le 11 novembre 2019 à 3h du matin. J’ai organisé mon arrivée à Abidjan depuis Bangui avec mon carnet d’adresses. De ce fait, j’avais demandé au chauffeur de louer un véhicule pour mon accueil. Heureusement les dispositions ont été prises par une connaissance. A 14 h20, j’ai appelé madame le chargé d’affaire pour une séance de travail, elle me fait comprendre qu’elle est occupée au marché et reviendrait vers moi dès qu’elle aurait fini. Jusqu’au matin du 12 novembre aucun signe de vie de Madame le Chargé d’Affaires .Et c’est en arrivant à l’Ambassade vers 09 h 30 que j’apprends que le chargée d’affaires est partie sur Bangui le lundi 11 Novembre 2019 à 17 h. Attitude déplorable d’un Chef de Mission. Il n’a pas eu passation de service. J’ai été obligée de signer personnellement mon Certificat de Prise de Service. Et quelques heures plus tard, j’ai été invitée par l’Ambassadeur Directeur Général du Protocole d’Etat pour une séance de travail pendant laquelle il m’informe que je remettrai ma lettre de créance à Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA Président de la République de Côte d’Ivoire le jeudi 14 Novembre 2019 à 13h30. Apres cette cérémonie émouvante, il m’a fallu retrousser les manches. L’Ambassade n’existait que de nom, Je ne pensais pas trouver un bâtiment aussi délabré avec un champ de manioc dans la cour arrière j’ai rapidement pris connaissance des problèmes qui gangrènent l’Institution. C’était une question de leadership : 1. Les arriérés de loyer depuis 22 ans. 2. Pas d’eau courante depuis 8 ans. Pas de sanitaires, je vous laisse imaginer la suite. Je me suis rapprochée de la SODECI, distributrice d’eau pour des négociations qui ont abouti à la réhabilitation de l’eau. J’ai payé toutes les factures avec preuves à l’appui. Lors de l’ouverture de la vanne, l’Ambassade a été inondée du fait que la plomberie est endommagée par la rouille. 3 3. Arriérés des frais d’électricité. J’ai été voir la Responsable afin de négocier un échéancier que je respecte. 3. Réhabilitation de la toiture. Pendant les saisons pluvieuses les locaux étaient inondés. Les preuves des travaux sont concrètes. 4 –Les dossiers étaient saisis et imprimés dans les cybers etc. J’ai installé un WIFI pour nous faciliter le travail et protéger les dossiers officiels. 5- L’Ambassade n’a pas de matériel roulant. J’ai vécu des moments de frustration en rasant les murs pour me rendre aux réunions ou réceptions. Je suis obligée de louer un véhicule en attendant que les Finances réagissent. Les factures pro forma des véhicules ont été envoyées au Ministère des Finances depuis le 06 Février 2020 et se trouvent dans le bureau du Chargé de Mission en matière des Dépenses. 6- Je n’ai pas de bureau. J’occupe un petit coin du bureau de la secrétaire. Certains compatriotes vivant en Côte d’Ivoire peuvent témoigner. Sur le Communiqué du MFB : Ministère de finance de Bangui ladite date expulsion de la chancellerie de l’ambassade de Centrafrique en Côte d’Ivoire En effet lorsqu’on se tient aux deux ordonnances de paiement Estampillés par le Trésor Public en date du 11 mars 2020, qui sont de 4.300.000 FCFA et de 20.000.000 FCFA soit un total de 24.300.000 FCFA. J’ai payé successivement à la dame Creppy Laëtitia AYOKO les 29 avril 2020 la somme de 1.000.000 FCFA. Le 03 juin 20 une remise de chèque de 1500.000 FCFA via la Banque Atlantique ; le 24 juin 2020 toujours via cette même banque 1.100.000 FCFA, un peu plus tôt en mai, j’avais versé à la même ayant droit la somme de 2.000.000 FCFA. Vu ce qui précède, je me vois dans l’obligation de rendre directement à l’Autorité Suprême. Toutes les preuves de paiement se trouvent à la Présidence de la République. Si l’on fait le cumul de ce que j’ai versé cela équivaut à 7 mois de loyer puisque le loyer mensuel est de 748.000 FCFA. Concluons que depuis ma prise de fonction je n’ai accusé aucun retard de loyer. Entre-temps les 4.300.000 FCFA étaient destinés aux personnels de l’ambassade. Alors en janvier 2020 par un soit transmis au MFB, le Dircab du Président de la République SEM Obed Namsio avait transmis le rapport de la rencontre entre Directeur des Affaires Juridiques du Ministère des Affaires Etrangères Ivoirien avec l’Ambassade de la RCA. Ce rapport met en lumière l’état des arriérés accumulés par ses prédécesseurs et les ayants droit de CREPPY propriétaire de l’immeuble. Le ST a été enregistré au MFB sous le numéro 0088/30/01/20. Donc le MFB ne peut se dédouaner. Effectivement L’Ambassadeur par courrier n30/AMB/RCA/RCI/20 avait informé de la mise en demeure n032/28/02/20 faisant obligation à notre ambassade de libérer les locaux dans un délai de 06 mois. Dernier délai 22 juin 2020. La mise en demeure est restée en vigueur dans la mesure où elle n’a pas été amendée par l’avocate des ayant-droits. Ces derniers réclament la totalité des arriérés des 22 années de loyers impayés. 4 Dans sa correspondance datant du mois de janvier le cabinet CEGEX a présenté l’état des arriérés suivants : arriérés au 31 décembre 2019 : 115.372.000 FCFA Intérêts de droit : 152.859.115 soit 268.213.115 FCFA. L’analyse confirme que c’est plus les intérêts qui ont plombé ces loyers et contrairement au communiqué de presse du MFB ces arriérés ne concernent pas l’année 2020. Aujourd’hui nos ambassades sont fermées et on cherche des boucs émissaires pourtant aussi bien en France, Brazzaville, Côte d’Ivoire des immeubles de l’État ont été bradés par nos dirigeants qui n’avaient pas de vision diplomatique. Brazzaville était l’héritage de Boganda, le patrimoine immobilier d’Abidjan était l’œuvre de l’empereur. S’ils n’avaient pas bradé nous en serions pas là aujourd’hui à pleurnicher. À qui la faute ? Aucune passation de service n’avait pas eu lieu parce que la Chargée d’Affaires a préféré quitter la Cote d’Ivoire quelques heures après mon arrivée à Abidjan et pourquoi ? Enfin il urge qu’un audit soit diligenté de Bangui à Abidjan pour faire la lumière sur la gestion de cette ambassade depuis au moins 30 ans. Beaucoup de détournements seront dévoilés. Affaire à suivre …, AMBASSADEUR DE CENTRAFRIQUE EN COTE D’IVOIRE

“on se connait pas donc pas de feedback “

CENTRAFRIQUE : EN L’ABSENCE D’UN BILAN CRÉDIBLE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE NE PEUT-ELLE PAS PRÉSENTER UNE CANDIDATURE UNIQUE ? 

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les élections groupées c’est à dire les présidentielles et législatives de décembre 2020 marque indiscutablement la fin d’un quinquennat et par voie de conséquence ouvrent droit à un nouveau mandat. La suite logique aimerait que les électeurs soient appelés aux urnes pour choisir le nouveau locataire du palais de la renaissance ainsi que les locataires du palais du peuple pour une septième législature.

 

S’inscrivant dans le respect des dispositions constitutionnelles qui autorise un mandat renouvelable une seule fois, le candidat naturel mais non encore déclaré du pouvoir sera probablement opposé au multiples concurrents qui tenteront becs et ongles de lui ravir son trône. Au delà de certains candidats qui ont déjà officiellement déclaré leur intention de briguer la magistrature suprême de l’Etat, les jours, semaines et mois à venir seront cadencés au rythme des congrès des différents partis politiques pour investir leurs candidats respectifs.

Animé par le souci de dompter l’électorat, le président de la république sera obligé de justifier son mandat par son bilan crédible soit-il qui tranchera entre les promesses de campagne confirmées dans le discours de prestation de serment du 30 mars 2016 et les différents projets réalisés ou en cours. La balance comptable peu élogieuse et peu glorieuse du président de la république sera la pierre angulaire qui déterminera l’ultime conviction des électeurs en âge de voter. Par contre, les autres candidats qui n’ont pas de bilan à défendre seront autorisés à vendre des illusions voir mentir comme d’habitude avec des promesses matériellement et potentiellement irréalisables.

À ce stade, il apparaît urgent de rappeler que primitivement, l’électorat classique centrafricain est encore basé sur le cordon régional, ethnique, clanique et familial. En conséquence de ce qui précède, il est souvent rare et vérifié que des électeurs de la même fratrie défendent des idéologies politiques opposées ou contradictoires. En outre, pour confirmer le taux élevé d’analphabétisme, les projets de société ainsi que les professions de foie des candidats ne servent à rien dans une sphère où tous les projets de société des candidats se ressemblent et ne se différencient que par des photos de campagne. On assiste parfois à des « copier-coller » mal agencés qui ne reflètent nullement les sociétés et cultures traditionnelles centrafricaines.

Devant l’évidence d’un bilan catastrophique du président de la république caractérisé par l’insécurité, le bradage de l’intégrité territoriale (aucun groupe armé n’est dissout ni désarmé), un accord politique avec les groupes armés non conventionnels en violation des dispositions constitutionnelles, l’institutionnalisation de la corruption, la dilapidation et le détournement impuni de deniers publics…l’opposition démocratique est contrainte si elle espère une alternance démocratique de s’aligner derrière une candidature unique pour s’assurer une victoire après mutualisation de leurs efforts. Convaincu par la versatilité avérée des acteurs politiques centrafricains, le citoyen lambda s’interroge :

Les promesses de campagne de 2016 ont-elles été respectées par le président de la république ? Quels sont les chantiers déjà réalisés ou en cours ? Le peuple est-il satisfait de la balance comptable du quinquennat ? Sur quel bilan le président de la république entend solliciter un nouveau mandat ? Face à ce bilan notoirement calamiteux, le président de la république est-il éligible à sa propre succession ? Par ailleurs, le candidat autoproclamé des pauvres reflétait-il le prolétariat au cours de son mandat ? Pourquoi l’opposition démocratique ne tenterait-elle pas une candidature unique qui a des vertus ailleurs ? Pourquoi ne pas aussi tenter des alliances électorales pour des élections locales (législatives) ? La candidature unique aux présidentielles de 2020 est potentiellement une piste à esquisser pour l’opposition démocratique.

D’ailleurs, à défaut du consensus, des poids lourd de l’opposition vont probablement s’émietter dans le grand nord et par projection dans d’autres régions électorales. N’oublions pas que le pouvoir a déjà réduit le nombre de candidats par un dispositif juridique en multipliant par trois (3) le montant de la caution. L’exercice de candidature unique est certes un problème sempiternel de l’opposition démocratique mais il vaut le prix si les différents leaders font l’économie de leurs égos et orgueils.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que moi.

 

Paris le 17 juillet 2020.

 

Bernard Selembi Doudou

Juriste, administrateur des élections

Dernière minute : perquisition musclée au domicile du ministre Maxime Mokome à Bangui

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Le coordonnateur militaire de la milice Anti-balaka, ministre du désarmement, démobilisation et réinseertion Maxime Geoffroy Élie Mokom. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 17 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une perquisition s’est déroulée ce vendredi 17 juillet vers 15 heures au domicile de monsieur Maxime Mokome, l’ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka, et actuel ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).

 

Ce vendredi 17 juillet, vers 15 heures, les éléments des forces mixtes de défense et de sécurité, lourdement armés, ont fait leur apparition au domicile du ministre Maxime Mokome sis au quartier Kaga-Mangoulou, vers Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Durant 2 heures, les forces de défense et de sécurité, composées des éléments de la garde présidentielle, des FACA, de la gendarmerie et de la police, ont perquisitionné minutieusement le domicile du ministre ainsi que son église dénommée « Église apostolique pour le réveil mondial » dont il est le pasteur. Il est à noter que cette église se trouve dans la même clôture que la résidence du ministre au quartier Kaga-Mangoulou.

Au même moment, sa deuxième résidence, située au quartier PK11 sur la route de Damara, a également fait l’objet de perquisition par les forces de l’ordre.

Selon des informations du CNC, durant 2 heures de perquisition, les forces de l’ordre n’ont pas trouvé de grand-chose. Seulement une petite quantité des armes et effets militaires.

Joint au téléphone, un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a indiqué pour sa part que le ministre Maxime Mokome serait impliqué dans une sale affaire en cours de préparation. Il aurait même organisé des réunions nocturnes à sa résidence à plusieurs reprises.

Lors de ces perquisitions, l’épouse du ministre et quelques fidèles de l’église apostolique pour le réveil mondial ont tenté en vain d’empêcher les forces de l’ordre de pénétrer dans la résidence du ministre, et ce, malgré le mandat du procureur général.

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

l’Ouganda dépiste tous ses députés

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Covid-19 : l’Ouganda dépiste tous ses députés

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Ouganda a commencé jeudi un test collectif de ses 426 députés et du personnel de l’Assemblée nationale, selon une porte-parole du Parlement.

Les députés ont réclamé ces tests en raison des fréquents contacts qu’exige leur mandat a affirmé la porte-parole, Helen Kawesa./////////////.

Elle dément néanmoins des informations faisant état de l’hospitalisation d’un d’entre eux./////////////.

Un député avait en effet affirmé sur Twitter que l’un de ses collègues avait été testé positif au coronavirus. /////////////.

Une fois que les députés auront été dépistés, ce sera le tour du personnel du Parlement, a indiqué Helen Kawesa. /////////////.

L’Ouganda a officiellement recensé 0 mort pour 1051 cas, sans compter quelque 1500 chauffeurs routiers de pays voisins testés positifs, auxquels il a refusé l’accès à son territoire.

Avec BBC Afrique

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RCA : Ali Darassa et l’UPC souhaitent vivement la réélection du Président Touadera

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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, 17 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique ). Dans une lettre d’attention adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en date du 12 juillet 2020, le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa lui apportent son soutien indéfectible à sa probable candidature à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020, et souhaite vivement sa réélection.

 

Après les membres du bureau du Conseil national des chefs traditionnels peuls Mbororo de Centrafrique, c’est le tour du chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et Coordonnateur de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’officialiser son soutien à la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020, et souhaite vivement sa réélection pour un second mandat.

Même si au départ l’objectif de cette lettre d’attention du chef rebelle était de solliciter la confiance du chef de l’État dans la personne d’Hassan Bouba Ali afin de lui permettre de rejoindre son poste du ministre de l’élevage  et de santé animale pour lequel il a été désigné en avril dernier, Ali Darassa n’a pas manqué cette occasion pour annoncer au chef de l’État qu’il espérait le voir doubler son mandat en 2021.

Évidemment, le souhait du chef rebelle de voir le chef de l’État Touadera rester au pouvoir encore 5 ans n’est pas un simple mot de flatterie. C’est même une volonté que le chef rebelle lui avait déjà exprimée à plusieurs reprises dans leur conversation.

Selon certains observateurs politiques centrafricains, durant les 4 ans du pouvoir de Touadera, le chef rebelle s’est illégalement enrichi avec la vente et l’exploitation d’ors et diamants, du prélèvement des taxes de transhumance et le commerce de bétails.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

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RCA : Nana-Mambéré, les rebelles de 3R bloquent les circulations sur l’axe Bouar-Niem et lancent un ultimatum aux habitants du village Abba-Bondiba  de quitter la zone.

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Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, 17 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y est ! C’est désormais clair. Après avoir lancé des attaques contre les Casques bleus de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines, le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) vient d’interdire  formellement toutes opérations du recensement électoral dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré.

 

En pleine période de recensement électoral en République centrafricaine, le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) vient d’interdire formellement toutes opérations d’enrôlement des électeurs dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé. C’est ainsi que depuis mardi, les rebelles ont bloqué les circulations sur l’axe Bouar-Niem. Ils ont également exigé aux populations des localités d’Abba-Bondiba   de vider totalement la zone. Depuis mardi, les mouvements de ces populations vers d’autres localités de la Nana-Mambéré ne cessent de prendre de l’ampleur.

D’après  les éléments d’informations recueillis auprès de ces personnes déplacées,  plus de 200 éléments tchadiens recrutés par le mouvement 3R convergent vers la zone les ont obligés à plier bagage. D’après eux, les rebelles de 3R se préparaient à lancer une  attaque imminente sur Baboua dans les prochains jours.

Au même moment, les rebelles ont annoncé que les opérations du recensement électoral dans la ville de Bocaranga, mais aussi à  Bozoum sont interdites.

 

Mais à quel jeu jouent Abass Sidiki et son mouvement 3R ?

La stratégie est simple : faire déplacer les populations de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré afin qu’elles ne puissent s’inscrire sur la liste électorale, et réduire sensiblement le nombre des électeurs dans cette région du Nord-ouest favorable à d’autres candidats que celui du parti au pouvoir, selon de nombreux observateurs.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Une alimentation saine ne doit pas être un luxe pour les Africains

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Une alimentation saine ne doit pas être un luxe pour les Africains27 January 2020, Taveta, Kenya – Fransesca and Rose is harvesting French beans at one of Njukini Corporative’s farms. The French beans will be picked up in the afternoon and taken to Nairobi for export. Njukini Corporative is a group of 347 members who farm 763.4 acres in total, they have build cemented canals from the spring waters, and grow a wide range of vegetables and fruits for both export and internal market.
These include: Eggplant, Chillies, Cabbages, Spinach, Lettuce, French Beans, and Pumpkin.
For fruits, they grow: Avocadoes, apples, mangoes, oranges and watermelon.

 

Même avant l’apparition de la COVID-19, l’Afrique était déjà confrontée à une crise d’accès aux aliments sains et frais

 

Article d’opinion par Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général et Représentant régional pour l’Afrique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

 

La faim progresse dans toutes les régions d’Afrique, en particulier en Afrique subsaharienne, et une alimentation saine est devenue un luxe qui est hors de portée de nombreux Africains.

Même sans prendre en compte les effets de COVID-19, l’Afrique est loin d’atteindre l’objectif convenu d’éliminer la faim à l’horizon 2030.

Les preuves sont frappantes. Cette semaine, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec quatre autres agences des Nations Unies, a fait paraître le rapport L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI), qui est le rapport mondial le plus fiable dans ce domaine.

Le rapport a révélé que l’Afrique présente la plus forte prévalence de la sous-alimentation – plus que le double de la moyenne mondiale – et, comparée aux autres régions, elle enregistre la croissance la plus rapide du nombre de personnes souffrant de la faim. Si les tendances récentes persistent, l’Afrique devancera l’Asie en 2030 et deviendra la région comptant le plus grand nombre de personnes sous-alimentées, soit la moitié du nombre total.

Cela représente une énorme perte de potentiel pour les individus, les communautés, les économies et les nations.

La COVID-19 vient aggraver le problème. À cause des perturbations de l’approvisionnement alimentaire et des moyens d’existence, de nombreux ménages ont de plus en plus de difficultés à avoir accès aux aliments nutritifs, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables. Les projections préliminaires présentées dans le rapport suggèrent que la pandémie de COVID-19 pourrait faire augmenter le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde de 83 à 132 millions de personnes.

Une alimentation saine ne doit pas être un luxe

Le coût d’une alimentation saine est supérieur au seuil de pauvreté international, ce qui signifie que les personnes qui gagnent moins de 1,90 dollar par jour n’ont pas les moyens pour consommer suffisamment de calories et de nutriments provenant de divers groupes d’aliments.

Comparé à la situation d’autres régions, ce manque de moyens pose le plus grand défi en Afrique, où presque un milliard de personnes n’ont pas les moyens d’avoir une alimentation saine.

On estime que plus de 80 pour cent de la population en Afrique de l’Ouest n’ont pas les moyens de s’offrir une alimentation saine, ce qui représente le pourcentage le plus élevé au monde. En Afrique subsaharienne, une alimentation saine coûte 3,2 fois plus que le seuil de pauvreté, et la situation est encore pire dans les pays confrontés à une crise prolongée comme les conflits.

Le seuil de pauvreté lui-même doit être revu afin d’inclure le coût des aliments nutritifs dans les besoins fondamentaux de la vie.

 

 

Des actions audacieuses pour éliminer la faim

Des actions audacieuses sont nécessaires pour transformer les systèmes alimentaires, rendre les régimes alimentaires sains abordables et favoriser les progrès vers la réalisation de l’Objectif de développement durable consistant à éliminer la faim et toutes les formes de malnutrition à l’horizon 2030.

Mais tout comme il n’existe pas un régime alimentaire sain unique pour tous les pays, il n’existe pas non plus de solution unique à la crise d’accès aux aliments.

Les options en matière des politiques et des investissements doivent favoriser des transformations qui contribueront à réduire le coût des aliments nutritifs et à renforcer le pouvoir d’achat des pauvres.

Les politiques gouvernementales doivent s’efforcer de réduire le coût des régimes alimentaires sains le long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, notamment en réduisant les pertes de nourriture. Il faudrait soutenir les petits producteurs pour faire arriver les fruits et légumes sur les marchés à faible coût. Le rapport de SOFI a montré que les investissements publics dans les réseaux routiers pourraient améliorer l’accès aux aliments riches en nutriments en réduisant les coûts de transport en Afrique. L’on doit encourager les consommateurs, par le biais de l’éducation, à changer de comportement, et la nutrition doit faire partie intégrante des politiques en matière de protection sociale et d’investissement.

Si des mesures rapides ne sont pas prises pour inverser la tendance en matière de la faim et permettre un accès facile aux régimes alimentaires sains à tous les Africains, les progrès réalisés pendant des dizaines d’années seront compromis. Nous ne devons pas permettre que cela se produise.

 

Légende de la photo

Une alimentation saine est devenue un luxe qui est hors de portée de nombreux Africains, et la COVID-19 vient aggraver le problème. Photo: ©FAO

 

Citation

«Si des mesures rapides ne sont pas prises pour inverser la tendance en matière de la faim et permettre un accès facile aux régimes alimentaires sains à tous les Africains, les progrès réalisés pendant des dizaines d’années seront compromis. Nous ne devons pas permettre que cela se produise.» – Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

 

Journée de la justice pénale internationale: Déclaration du Haut Représentant Josep Borrell au nom de l’Union européenne

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CopyrightUE

 

Bruxelles, le 16 juillet 2020

Le 17 juillet marque la date de l’adoption du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) en 1998. À cette occasion, l’Union européenne réitère son engagement à maintenir et à défendre les principes et valeurs inscrits dans le Statut de Rome et à soutenir la CPI.

À une époque où le monde lutte contre la pandémie du COVID 19 et où notre objectif collectif devrait être de soutenir et de protéger les parties les plus vulnérables de la société, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre continuent d’être perpétrés.

La CPI fait face à des défis externes persistants. Nous restons fermes contre toute tentative de saper le système international de justice pénale en entravant le travail de ses principales institutions.

L’Union Européenne réaffirme son engagement à rester un moteur pour renforcer le soutien à la justice pénale internationale et à la CPI en particulier, en tant qu’acteur clé dans la lutte contre l’impunité et comme partie intégrante de l’engagement plus large de l’UE en faveur d’un ordre international fondé sur des règles.

Nous sommes résolus à protéger l’intégrité du Statut de Rome et l’indépendance judiciaire de la Cour. L’UE appelle à tous les États le respect de leurs engagements à garantir l’état de droit, que ce soit devant la CPI ou devant leurs tribunaux nationaux, dans leurs actions au niveau national et dans le cadre de leur politique étrangère.

L’UE reconnaît que le rôle de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme est plus important que jamais pour défendre les droits de l’homme, promouvoir la responsabilité et protéger les droits des victimes de crimes internationaux.

En adhérant au Statut de Rome, les États parties se sont engagés à garantir le respect et l’application durables de la justice internationale. Continuons à respecter notre engagement collectif.

 

RCA : Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté l’attaque contre les casques bleus de la Minusca à Gedze

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Drapeau des État unis

 

Communiqué de presse

 

 Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur l’attaque contre la Minusca

 

Bangui, 16 juillet 2020 – Toute l’équipe de l’ambassade des États-Unis en République centrafricaine (rca) est profondément attristée par la nouvelle de la mort d’un Casque bleu rwandais, décès au cours de son travail en protégeant les civils centrafricains à Gedze, à l’ouest du pays, le 13 juillet 2020. Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque contre la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), qui a coûté la vie de ce Casque bleu, et en a blessé deux.

 

Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille de la victime, et souhaitons un prompt et complet rétablissement au blessé. L’ambassade des États-Unis réaffirme son soutien à la MINUSCA et aux courageux soldats de la paix qui risquent leurs vies afin de rassurent la paix en RCA.