lundi, septembre 14, 2026
Accueil Blog Page 377

RCA : six personnes exécutées à Bangui, les forces de l’ordre accusées

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-Bangui–450×338.jpg” alt=”Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”338″ />

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Les quattre de six personnes discrètement exécutées par les forces de l’ordre ont été interpellées à la sortie ouest de Bangui, dans la commune de Bimbo, a affirmé des sources proches du ministère de la Sécurité publique ayant requis l’anonymat.

 

D’après les mêmes sources, les six victimes ont été accusées de n’avoir pas respecté le couvre-feu  instauré par le gouvernement.

En effet, dans la nuit du mercredi à jeudi 14 janvier, vers 19 heures, dans la commune de Bimbo, quatre jeunes hommes ont été interpellés dans la rue par une patrouille des gendarmes.  Mais à la grande surprise de tous, leurs corps sans vie ont été retrouvés  ce matin par leur proche qui dénonce une dérive totale du pouvoir.

Et comme cela ne suffisait pas,  deux autres jeunes, circulant à bord d’une moto vers 4 heures du matin, au quartier Gobongo,ont été interpellés et froidement assassinés par les gardes présidentielles.

Notons que depuis l’instauration du couvre-feu et l’attaque de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, le nombre des cas d’exécution sommaire semble augmenter.

Le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet  a déclaré également mis en garde les Centrafricaines : « Nous sommes en guerre ».

 

Par Ferdinand Kouzou

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

la bouffée d’oxygène à 34 millions de dollars du FMI à un pays au bord de l’asphyxie

0

Centrafrique : la bouffée d’oxygène à 34 millions de dollars du FMI à un pays au bord de l’asphyxie

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un contexte sécuritaire, politique et économique particulièrement tendu, le FMI a validé le décaissement d’une nouvelle tranche d’aide, dont se félicite le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

Le gouvernement centrafricain a annoncé, le 13 janvier, avoir obtenu un nouveau décaissement du Fonds monétaire international de plus de 34 millions de dollars, dans le cadre de l’accord de Facilité élargi de crédit conclu le 20 décembre 2019 pour un montant total d’environ 115,1 millions de dollars sur trois ans./////////////.

Outre cet arrangement, le FMI a apporté 38 millions de dollars de financement d’urgence à la Centrafrique, en avril 2020, pour aider le pays face à la crise de coronavirus./////////////.

« Le FMI est convaincu que les nombreuses réformes que j’ai pilotées sont les bonnes, et s’est montré satisfait de l’assainissement des finances publiques en Centrafrique. Le conseil d’administration n’a donc pas hésité à répondre favorablement à travers cette facilité de crédit rapide », a déclaré à Jeune Afrique le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra./////////////.

Des réformes à poursuivre/////////////.

« Les autorités se sont attachées à faire en sorte que les financements d’urgence des donateurs soient utilisés de manière efficace et transparente pour lutter contre la pandémie et atténuer son impact sur les plus vulnérables. Des progrès substantiels ont également été réalisés dans la mise en œuvre des réformes structurelles », relève effectivement le ddirecteur général adjoint et président par intérim du Fonds, Mitsuhiro Furusawa, à l’issue du conseil d’administration qui a validé le décaissement./////////////.

En outre, si le contexte lié au Covid-19 n’a pas permis à Bangui de respecter les critères de performance sur lesquels il s’était engagé en 2019, la demande de dérogation déposée par les autorités a été validée./////////////.

« Pour l’avenir, les autorités poursuivront leurs efforts pour soutenir la reprise économique et réduire la pauvreté, en donnant la priorité aux dépenses sociales, à l’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures, à la consolidation du compte unique du Trésor et au renforcement de la supervision du secteur public. Elles mettront également en œuvre des réformes visant à renforcer la gouvernance et le climat des affaires, notamment par la présentation au parlement d’une nouvelle loi anticorruption et la publication des marchés publics », poursuit le dirigeant./////////////.

Axes routiers bloqués/////////////.

Ce financement, dans un contexte où les rebelles, qui menacent depuis décembre de faire tomber le gouvernement, asphyxient le pays économiquement et financièrement en bloquant les principaux axes routiers, notamment la route qui mène à la frontière avec le Cameroun, principale voie de ravitaillement de la Centrafrique./////////////.

« Nous faisons face à une guerre qui étouffe notre économie. Alors, ce financement est une bouffée d’oxygène pour nous », fait valoir Henri-Marie Dondra, qui vient d’être élu dès le premier tour député du 1er arrondissement de Bangui, la plus importante circonscription électorale de la capitale, et confie avoir passé près d’une semaine à ficeler ce plan.

Avec Jeune Afrique

{CAPTION}
{CAPTION}

Un Casque bleu tué lors de deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui

0

Un Casque bleu tué lors de deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – La première attaque des rebelles aux abords de la capitale Bangui depuis le début de leur offensive contre le président centrafricain fraichement réélu Faustin Archange Touadéra a été repoussée, a confirmé mercredi l’ONU dans un communiqué, faisant état de la mort d’un Casque bleu rwandais.

Ces deux attaques ont été confirmées par des responsables de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), sous couvert d’anonymat, tandis que le porte-parole des Casques bleus dans le pays, le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, a évoqué “une attaque”./////////////.

“L’attaque a été repoussée par les Casques bleus, conjointement avec les forces armées centrafricaines”, a déclaré le porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui “déplore la perte d’un Casque bleu” rwandais./////////////.

A respectivement 9 et 12 km du centre de la capitale, à l’aube, des brigades de l’armée “ont été attaquées simultanément mais, grâce à la bravoure de nos forces et les appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement”, avait assuré dans la matinée le ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara./////////////.

“Plusieurs rebelles ont été capturés, plus d’une dizaine ont été tués”, a pour sa part assuré à l’AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole des Casques bleus dans le pays./////////////.

Il s’agit des premiers affrontements aux portes de Bangui depuis que les rebelles ont annoncé une offensive il y a près d’un mois./////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile il y a huit ans, avaient annoncé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition. Les rebelles, jusqu’alors, menaient des attaques sporadiques généralement repoussées par les Casques bleus, des militaires rwandais, des paramilitaires russes et les soldats centrafricains, principalement dans des villes éloignées de la capitale. Il s’agit mercredi des premiers affrontements aux portes de la capitale.

Avec AFP/VOA

{CAPTION}
{CAPTION}

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

0

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l’anonymat.

L’information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens./////////////.

Le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d’un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest)./////////////.

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l’arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes./////////////.

Il s’agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal./////////////.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

Avec AFP

Centrafrique.com/?attachment_id=43527″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Situation volatile à Bangui après des attaques rebelles

0

Situation volatile à Bangui après des attaques rebelles

Bangui ( République centrafricaine ) – La psychose gagne les habitants de la capitale mais le gouvernement affirme qu’il contrôle la situation. Les opérations de ratissage se poursuivent après les attaques des groupes armés.

Un calme précaire règne à Bangui après l’attaque des rebelles de la CPC contre Bangui. La Minusca a confirmé la mort d’un casque bleu dans ces combats. Des combats qui ont d’ailleurs repris cet après-midi dans le quartier PK12, situé au nord de la ville./////////////.

Déjà tôt le matin, des affrontements ont eu lieu à la sortie nord et sud de la capitale centrafricaine. Les combats ont opposé pendant des heures les rebelles de la CPC et les forces loyalistes qui ont bénéficié de l’appui de la Minusca (la Mission de l’ONU) mais aussi des soldats russes et rwandais./////////////.

Mais si les rebelles ont été bloqués en périphérie de la ville, de nouveaux combats ont repris dans l’après-midi dans le quartier PK12, situé dans le nord de la ville. Ce qui prouve que les rebelles sont entrés dans Bangui./////////////.

Les Banguissois ne cachent pas leur peur./////////////.

“Ce matin à cinq heures nous avons entendu les détonations des armes et nous nous nous sommes dit : Qu’est-ce qui se passe dans notre pays ? Les rebelles ont pris la ville… Nous nous demandions qu’allons-nous devenir… On avait peur…”, a confié un habitant de Bangui./////////////.

Pour un autre Banguissois, tout le monde avait peur : “Parce qu’on ne savait pas ce qui se passait et jusqu’à présent on ne sait pas ce qui se passe concrètement. Mais on a appris que ce sont les rebelles qui ont pris le contrôle de la sortie nord et sud de Bangui. Nous ne savons pas quoi faire et la peur nous a gagné tous à la maison.”/////////////.

“Les tirs de ce matin ont paralysé la ville et cela ne m’a pas fait du bien. Ceux qui sont malades ne peuvent pas se rendre à l’hôpital et parmi eux il y a des enfants”, s’est plaint un père de famille. /////////////.

Les autorités rassurent/////////////.

Si l’issue des combats reste indécise, le gouvernement s’efforce de se montrer rassurant. Le général Henri Wanzet Linguissara, ministre de la Sécurité publique, affirme ainsi que la situation est sous contrôle./////////////.

“Ces bandits depuis quelques jours distillent des messages selon lesquels ils vont venir prendre le pouvoir. Ils ont attaqué nos unités. Grâce à la bravoure de nos forces de défense et de sécurité, de la Minusca et des partenaires bilatéraux, ils ont été repoussés. Je viens vous dire de rester vigilent, de passer à tout moment comme vous le faites si bien des informations aux forces de sécurité intérieure pour nous permettre de traquer ces bandits jusqu’à les anéantir”, a déclaré le général Henri Wanzet Linguissara. /////////////.

La CPC menace depuis un mois de marcher sur Bangui. Bloquée au niveau des verrous stratégiques de la ville, l’attaque de Bangui sonne comme l’échec des tentatives de dialogues entre le pouvoir et les rebelles.

Avec DW français

Centrafrique.com/?attachment_id=43525″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

En RDC, l’Etat Islamique revendique une attaque contre l’armée

0

En RDC, l’Etat Islamique revendique une attaque contre l’armée

Bangui ( République centrafricaine ) – Les militaires étaient en patrouille au moment de l’attaque et selon le porte-parole militaire, celle-ci a causé deux morts parmi les assaillants et trois blessés parmi les militaires.

L’attaque a été lancée contre l’armée congolaise hier mardi (13 Janvier) en territoire de Beni. L’Etat islamique parle pour sa part de 15 soldats congolais tués dont un officier. /////////////.

L’embuscade a été tendue contre l’armée congolaise un peu avant midi hier, alors que les militaires congolais étaient en patrouille. /////////////.

Le 5 janvier 2021, l’armée (FARDC) a lancé une offensive pour déloger des ADF de la localité de Loselose./////////////.

Quelques heures après, l’Etat islamique a revendiqué l’attaque dans un communiqué écrit en arabe, dans lequel l’organisation terroriste parle de 15 soldats congolais tués dont un officier ainsi que des armes et explosifs saisis. /////////////.

L’armée congolaise a confirmé l’attaque mais le porte-parole militaire dans la région avance un bilan de deux assaillants tués et trois blessés du côté des militaires./////////////.

” S’il est vrai que l’Etat Islamique a revendiqué cette attaque, pour nous ce n’est pas une surprise parce que l’Etat Islamique revendique toujours les attaques. Parfois c’est vrai et quelques fois c’est faux. Il est envisageable qu’un jour l’Etat Islamique revendique une attaque dont il n’est pas responsable. Du côté de l’armée, il y a trois blessés et du côté des assaillants on a neutralisé deux de leurs éléments et récupéré une arme AK-47″, a fait savoir Anthony Mualuchayi, le porte-parole de l’opération militaire Sokola 1./////////////.

La société civile appelle à l’aide/////////////.

La société civile de Beni n’est pas non plus surprise par la revendication par l’Etat islamique. Elle demande aussi aux services de sécurité et aux forces onusiennes de prendre au sérieux cette question car la population souhaite vivre en paix. /////////////.

” Ce n’est pas la première fois que nous suivons les revendications de certaines attaques depuis que les massacres ont commencé. Pour la société civile, Etat islamistes ou pas, celui qui commet des crimes doit être neutralisé et être déféré devant les juridictions compétentes pour qu’il réponde de ses actes. Le Congo ne doit pas être une base arrière des islamistes. C’est pourquoi il faut que les pays amis de la RDC se mobilisent pour neutraliser ces groupes rebelles, a demandé Kizito Bin Hangi, de la société civile de Beni./////////////.

La première attaque revendiquée par les islamistes sur le sol congolais date du jeudi 18 avril 2019. Elle a été revendiquée via l’Amaq, son agence de propagande./////////////.

La récente attaque s’est déroulée à l’ouest de la localité de Mwenda, dans le secteur de Ruwenzori, proche de Loselose./////////////.

Localité où l’armée a annoncé dernièrement avoir découvert une cinquantaine de corps dans une fosse commune, après une occupation de ce village pendant quelques jours par les rebelles ADF.

Avec DW français

Centrafrique.com/?attachment_id=43523″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui (gouvernement)

0

Centrafrique: deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui (gouvernement)

Bangui ( République centrafricaine ) – Bangui | Les rebelles qui mènent une offensive contre le régime du président centrafricain Faustin Archange Touadéra fraîchement déclaré réélu ont lancé mercredi deux attaques simultanées à l’entrée de Bangui qui ont été repoussées, a affirmé à l’AFP le ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet Linguissara.

Ces deux attaques ont été confirmées à l’AFP par des responsables de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), sous couvert d’anonymat, tandis que le porte-parole des Casques bleus dans le pays, le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, a évoqué «une attaque» et des affrontements toujours en cours./////////////.

À respectivement 9 et 12 km du centre de la capitale, à l’aube, des brigades de l’armée «ont été attaquées simultanément mais, grâce à la bravoure de nos forces et les appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement», a assuré le ministre de l’Intérieur./////////////.

«Une patrouille» de la Minusca «a rencontré des éléments armés à pied. L’incident est toujours en cours», a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Fall deux heures après. /////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile il y a huit ans, avaient annoncé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition. Les rebelles, jusqu’alors, menaient des attaques sporadiques généralement repoussées par les Casques bleus, des militaires rwandais, des paramilitaires russes et les soldats centrafricains, principalement dans des villes éloignées de la capitale. Il s’agit mercredi des premiers affrontements aux portes de Bangui.

Avec AFP
{CAPTION}
{CAPTION}

quatre personnes tuées pour inobservation du couvre-feu

0

Centrafrique : quatre personnes tuées pour inobservation du couvre-feu

Bangui ( République centrafricaine ) – En République centrafricaine (RCA), quatre personnes ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi pour n’avoir pas observé le couvre-feu instauré en raison de l’insécurité créée par des groupes armés, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui.

Lors de sa déclaration ce mardi, M. Kazagui a rappelé l’observation stricte du couvre-feu, dont l’inobservation a abouti “à des incidents malheureux”, endeuillant ainsi des familles. Pour lui, le couvre-feu est une mesure forte pour défendre le territoire national contre des ennemis cachés./////////////.

Un couvre-feu a été instauré jeudi dernier par décret présidentiel sur tout le territoire centrafricain pour une durée indéfinie, car le pays est confronté à “la progression des rebelles, mercenaires et bandits étrangers qui ont tendance à déporter le conflit de l’intérieur du pays vers la capitale Bangui”, a indiqué la semaine dernière le ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet-Linguissara, dans une déclaration succédant l’instauration de cette mesure exceptionnelle./////////////.

Toujours ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain a annoncé l’arrestation de plusieurs membres des groupes armés engagés dans la rébellion en cours, dont l’ex-ministre Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement, Maxime Mokom./////////////.

Ces prévenus, d’après M. Kazagui, ont été appréhendés en décembre dernier lors des affrontements dans la ville centrafricaine de Dékoa (centre-nord) qui ont causé la mort de trois casques bleus de la mission onusienne de maintien de la paix (Minusca).

Avec Xinhua

Centrafrique.com/?attachment_id=43519″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Alertes infos : incursion des rebelles de la CPC au pk12 à Bangui

0

 

Centrafrique.com/une-dizaine-des-personnes-kidnappees-dans-une-incursion-des-rebelles-de-la-lra-au-sud-est-de-la-rca/des-rebelles-de-la-lra-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-40991 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants de l'Armée de résistance du Seigneur posent avec leurs fusils à l'intérieur de la forêt près de la rivière Mbou en République centrafricaine, 4 avril 2012.
Des combattants rebelles pour illustration République centrafricaine, 4 avril 2012.

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 janvier 2021, 06: 00:19” (Corbeau news-Centrafrique ). Très tôt vers 5 heure 45 de ce matin, des rebelles de la CPC ont attaqué les positions de forces armées centrafricaines et des Mercenaires russes à la barrière de pk12 à Bangui.

D’après les témoins contactés par CNC, ils sont une dizaine, armés de lances roquettes et kalachnikovs à traverser des quartiers de PK 11, Damala, PK 12, Pindao afin d’attaquer la barrière. La riposte ne se fait pas entendre. Des tirs à l’arme lourde et automatique se font entendre dans tous les secteurs et ce, jusque dans les quartiers proches des 8ème et 4ème arrondissement de Bangui.

Pour l’heure, tous les habitants sont terrés chez eux et les artères sont vidés. D’après les premiers éléments d’information à notre possession, les rebelles sont retranchés dans les quartiers.

les détonations d’armes lourdes et automatiques se poursuivent.

Plus de détail dans nos prochains articles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

Centrafrique/ Vladimir Poutine veut faire décoller ses avions et survoler le pays

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021 ) Corbeaunews-Centrafricaine). Le président Russe veut disposer d’une autorisation dûment signée par les autorités de la République de Centrafrique pour survoler l’espace aérien. Par le biais de son ministère des Affaires, son pays a introduit une demande en l’espèce. Ce qui ne va pas tellement plaire à la France.

 

Vladimir Poutine n’est pas en Centrafrique pour rigoler et il entend le démontrer à ceux qui au sein de l’establishment français croit encore que ce pays restera à jamais leur pré-carré. Alors que le pays fait face à des mouvements armés dont les accointances avec Paris sont de plus en plus visibles, Poutine veut renforcer sa présence à Bangui.

Pour ce faire, son ambassade en Centrafrique s’est pliée à une formalité diplomatique dont raffole la Russie dans ses relations avec ses alliés. Comme en Syrie, Poutine qui est très à cheval sur les principes a demandé une autorisation en bonne et due forme, pour disposer de l’espace aérien centrafricain.

Il s’agit d’une autorisation pour décoller et atterrir, en plus d’un survol de tout le territoire sur une période définie dans le courrier de l’ambassade russe. L’armée de l’air russe veut en effet disposer, pendant 17 jours, de l’aéroport international de Bangui pour les activités du ministère de la Défense.

Vu les relations entre les deux pays, c’est un truisme que d’affirmer que cette demande déposée le 11 janvier 2021 aura une suite plus que favorable. Les manœuvres de l’aviation russe sont une réponse politique et militaire à la France dont l’aviation survole la Centrafrique à sa guise. La Guerre Froide avec la Russie rentre dans une autre phase.

 

Afrima.ma

 

A la frontière camerounaise, les rebelles centrafricains imposent un blocus de Bangui

0

A la frontière camerounaise, les rebelles centrafricains imposent un blocus de Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – La mitrailleuse du blindé pointe en direction de la Centrafrique. Au poste-frontière camerounais de Garoua Boulaï, en “état d’alerte maximale”, les gendarmes sont aux aguets, au milieu de centaines de camions de marchandises bloqués et de réfugiés centrafricains fuyant leur pays.

De l’autre côté, la Centrafrique, ravagée par huit années d’une guerre civile, vit un nouveau drame: dix jours avant la présidentielle du 27 décembre, les plus puissants des groupes armés qui se partagent deux tiers du territoire ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra, finalement réélu./////////////.

Si s’emparer de Bangui semble difficile face à une armée renforcée par des milliers de Casques bleus de l’ONU, de militaires et de paramilitaires étrangers lourdement équipés, les groupes armés sèment la terreur parmi les civils à des centaines de kilomètres de la capitale./////////////.

Ils tentent d’asphyxier Bangui en multipliant les attaques, souvent fugaces, le long de la route nationale 3 puis 1 (RN1), un axe routier absolument crucial pour l’approvisionnement de la Centrafrique, un des pays les plus pauvres du monde, enclavé au coeur du continent et qui importe l’essentiel de ses biens du Cameroun./////////////.

Garoua Boulaï, à 725 km à l’ouest de Bangui, est la plaque tournante de cette voie reliant Bangui et Douala, grand port et capitale économique du Cameroun. Mais cette ville frontalière de 80.000 âmes est aujourd’hui devenue un immense parking, où s’entassent depuis trois semaines plus de 400 camions à destination de Bangui./////////////.

Elle a été placée en “état d’alerte maximale”, assure à l’AFP un responsable local de la police, sous couvert d’anonymat, afin de prévenir d’éventuelles incursions des rebelles centrafricains./////////////.

– Flambée des prix -/////////////.

Des soldats d’élite, notamment des commandos du très redouté bataillon d’intervention rapide (BIR), tiennent des positions avancées dans les environs, assurent les autorités, mais on ne les voit pas en ville. Ils sont probablement embusqués dans le no man’s land aux abords de la frontière, interdit d’accès./////////////.

Ce sont de nombreux gendarmes qui sillonnent les rues le jour, jusque dans les hôtels et les buvettes. Et les policiers la nuit, qui contrôlent scrupuleusement les pièces d’identité et embarquent ceux qui n’en n’ont pas./////////////.

Deux cents camions en moyenne passent chaque jour en Centrafrique par Garoua Boulaï en temps normal, selon le syndicat des transporteurs camerounais./////////////.

“La frontière est désormais fermée”, explique le responsable de la police. Au début de la crise, des chauffeurs passaient mais faisaient rapidement demi-tour en raison des attaques sur la RN1./////////////.

A Bangui même, s’il n’y a pas encore de pénurie, les effets de ce blocus commencent à se faire sentir: les prix de certains biens alimentaires flambent et supermarchés et grossistes assurent que leurs stocks d’un mois s’épuisent./////////////.

A Garoua Boulaï, des centaines de camions sont figés sur le bas-côté. Et des centaines d’autres sur un terrain devant la sous-préfecture, transformé en gigantesque parking./////////////.

Oumarou Tougou en est le gardien. La nuit, il patrouille inlassablement ce dédale, une lampe torche à la main. “Je fais la ronde pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de vol”, assure-t-il./////////////.

– 4.000 réfugiés – /////////////.

Sous un semi-remorque chargé de 32 tonnes d’acier, Nickson, un “moto-boy” – l’assistant du chauffeur – est assis sur un drap. “Je dors là depuis 21 jours”, souffle-t-il, le visage à peine éclairé par son téléphone portable. “Il fait froid la nuit. Nous n’avons pas grand-chose à manger”, se plaint le jeune Camerounais./////////////.

Gabin, 22 ans, “moto-boy” centrafricain, attise le feu de bois sous une marmite. “Je fais la cuisine pour notre groupe” de 44 conducteurs et leurs assistants, explique-t-il./////////////.

Si la plupart viennent de Douala, d’autres sont arrivés du Tchad depuis près d’un mois. Comme Abdel Habid et 16 autres Tchadiens qui ont conduit 1.000 km avec leurs citernes de carburants pour Bangui. “Ce n’est plus tenable, il faut sécuriser la route”, implore-t-il./////////////.

Mais quand ceux-ci prient pour entrer en Centrafrique, d’autres remercient le ciel d’avoir pu la fuir. En moins d’un mois, le HCR a recensé 4.000 réfugiés centrafricains ayant franchi le poste de Garoua Boulaï pour entrer au Cameroun./////////////.

Sur l’esplanade d’un vieux bâtiment de Garoua Boulaï, des centaines de personnes patientent en file indienne pour s’enregistrer. Des femmes et des enfants sont assis au sol sur une bâche blanche, d’autres attendent à l’ombre de quelques arbres./////////////.

Barbara, 6 ans, tend les doigts pour les empreintes. Sa maman, Vanessa, 22 ans, essaye de calmer Mariana, son bébé de 4 mois blottie contre sa poitrine. “Nous avons fui lorsque les rebelles ont attaqué”, se lamente-t-elle après 300 km à moto depuis son village de Baboua./////////////.

Enceinte presque à terme, Loraine, elle, a traversé la frontière après une longue marche “en brousse”, la peur au ventre d’être “tuée par les rebelles” parce que son père “travaille avec les douaniers”.

Avec AFP

{CAPTION}
{CAPTION}

Bangui, la capitale menacée de pénurie

0

Centrafrique : Bangui, la capitale menacée de pénurie

Bangui ( République centrafricaine ) – Les combats compliquent l’approvisionnement de Bangui, la capitale centrafricaine, menacée de pénurie. © Capture d’écran France 24

C’est l’une des conséquences de la dégradation de la situation sécuritaire en Centrafrique : l’approvisionnement en marchandises et en denrées alimentaires de Bangui, la capitale, est de plus en plus difficile. En cause, la reprise des hostilités mi-décembre entre le gouvernement et la coalition rebelle./////////////.

Pour se ravitailler, Bangui dépend de sa route Est vers le Cameroun. Or, plus aucun camion ne circule sur ce grand axe par peur des affrontements et des pillages. Pour éviter l’aggravation de la pénurie et freiner la flambée des prix, le Premier ministre a annoncé une reprise des convois sous escorte à partir du mardi 12 janvier.

Avec France Info

{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : Combats intenses pour le contrôle de Grimari

0
Centrafrique.com/rca-laccident-dun-camion-commercial-fait-4-morts-a-grimari/hotel-de-ville-de-grimari-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-43189 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>hôtel de ville de Grimari par CNC
Hôtel de ville de Grimari

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021, 11:35:30 (Corbeau news-Centrafrique). Repris depuis samedi, 9 janvier 2021 vers 8 heures par une violente attaque des rebelles contre les positions des forces gouvernementales, les combats entre les rebelles de la Coalisation des Patriotes pour le Changement, CPC, et les soldats de l’armée nationale, appuyés par les mercenaires russes de la société privée Wagner et les soldats rwandais se poursuivent pour le contrôle de la ville Grimari.

D’après notre correspondant dans la région, les rebelles de la Coalisation des patriotes pour le Changement ont attaqué les positions des forces loyalistes sur trois fronts différents pour le contrôle de la ville, située à environ 350 kilomètres de la capitale, Bangui.

D’après un habitant coincé dans l’un des fronts et contacté hier soir par la Rédaction, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement ont essuyé beaucoup de perte en vie humaine et ce qui a permis à la ville une petite accalmie hier.

Mais grâce aux renforts venus de la ville Ippy, coté des rebelles et de Bangui coté des mercenaires russes, les combats ont repris en intensité ce matin.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible.

À suivre…

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

 Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

   

RCA : un village bombardé par les mercenaires russes

0

Centrafrique.com/rca-un-village-bombarde-par-les-mercenaires-russes/victmes-du-drone-arme-des-mercenaires-russe-a-danga-vers-boda/” rel=”attachment wp-att-43493 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021, 10:30:30 (Corbeau news-Centrafrique). Après la tuerie d’une septentenaire dans le village Kpabé près de Sibut le jour de Noël dernier et les tirs sur un camion de transport public de marchandises à l’entrée de la ville de Grimari le 28 décembre par les Mercenaires russes, c’est au tour des habitants du village Danga sur l’axe M’baïki-Boda de connaitre le vrai visage des mercenaires russes de la société Wagner venus au secours du président Touadera.

Dans les combats qui opposent depuis décembre 2020, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement, CPC, aux forces loyalistes de l’armée nationale appuyés par les mercenaires russes de la société militaire privée Wagner, la population commence à découvrir peu à peu les comportements de ces hommes engagés dans le mercenariat et qui se battent aux cotés des FACAs.

D’après notre correspondant dans la région, ces mercenaires russes auraient fait usage de leur drone armé sur le marché de Danga situé à environ 25k de Boda occasionnant une centaine de victimes dont plusieurs blaisées et 11 morts, toutes des civiles.

D’après une autorité locale contactée par CNC, l’attaque a eu lieu vers 16 heures pendant que des gens sont encore très nombreux sur le marché. Pour cette autorité, il y’a aucun rebelle dans son village et s’interroge sur la vraie raison de ce bombardement qu’elle condamne avec la dernière rigueur.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

   

« La Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la réconciliation »

0

« La Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la réconciliation »

Bangui ( République centrafricaine ) – Tribune. Lundi 4 janvier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé les résultats préliminaires des élections présidentielle et législatives en Centrafrique. Selon l’ANE, Faustin-Archange Touadéra aurait obtenu près de 54 % des voix, écartant la nécessité d’un second tour de scrutin. Le gouvernement centrafricain et la communauté internationale se sont donné beaucoup de mal pour organiser ces élections comme prévu et on peut considérer comme un succès leur déroulement dans un contexte difficile. Mais à bien des égards, la Centrafrique ne semble pas plus proche de la résolution de son interminable crise qu’avant le scrutin ; et le dernier exercice électoral en dit long sur la fragilité du pays.

Lorsque M. Touadéra a commencé son premier mandat, il y a cinq ans, on aurait pu espérer un avenir meilleur pour la Centrafrique. Le pays s’était lentement, douloureusement éloigné d’une catastrophe humanitaire en 2013 et, deux ans après, semblait plus ou moins prêt pour des élections démocratiques. Les forces de maintien de la paix de l’ONU, en collaboration avec l’armée française, avaient apporté une certaine sécurité ; le gouvernement de transition avait accepté d’organiser le scrutin et de rendre le pouvoir au vainqueur ; la communauté internationale s’était chargée de la logistique électorale dans un pays déchiré par la guerre et en grande partie sans infrastructures./////////////.

Des groupes armés tantôt rivaux, tantôt alliés/////////////.

Miraculeusement, les élections de 2015-2016 qui ont porté M. Touadéra au pouvoir ont été largement pacifiques et les observateurs internationaux se sont accordés pour dire qu’elles respectaient globalement la volonté de l’électorat. Quelques mois après le scrutin, lors d’une conférence internationale des donateurs à Bruxelles, la communauté internationale a levé 2 milliards d’euros pour aider à la reconstruction du pays. Quelques années plus tard, en 2019, le gouvernement et une douzaine de groupes armés ont signé à Khartoum un accord de paix sous les auspices de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC)./////////////.

Malgré les progrès apparents, cependant, la Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la reconstruction et à la réconciliation. Le gouvernement a toujours peiné à étendre son fief au-delà de Bangui, sans jamais toucher de façon significative les populations en dehors de la capitale. Les projets de développement, souvent entravés par des problèmes de sécurité, n’ont pas fourni suffisamment d’emplois aux jeunes. Il est impossible pour la force de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, d’imposer pleinement l’ordre à un pays divisé entre des groupes armés tantôt rivaux, tantôt alliés. Et pendant tout ce temps, ces mêmes groupes armés ont continué de contrôler les mines de diamants et les routes de transhumance, dont les ressources finançaient les conflits plutôt que les services gouvernementaux./////////////.

Deux facteurs additionnels expliquent la violence qu’on voit aujourd’hui en Centrafrique. Premièrement, l’accord de Khartoum, qui devait mettre fin aux combats entre groupes armés, était un exercice creux. En 2019, le gouvernement et la communauté internationale avaient clairement démontré qu’ils n’avaient ni les moyens militaires et policiers de rétablir l’ordre dans le pays ni grand-chose à offrir aux groupes armés en échange de l’abandon du contrôle des ressources nationales lucratives. S’attendre à ce que ces groupes – essentiellement des organisations criminelles sans idéologie ni aspiration régionale – baissent les armes en échange de quelques sièges dans les comités de désarmement à Bangui était irréaliste. Il va sans dire qu’il y a eu peu de désarmement réel dans les mois qui ont suivi et que les conflits violents, après une accalmie, se sont poursuivis./////////////.

François Bozizé, un facteur de déstabilisation/////////////.

Deuxièmement, M. Touadéra et la Minusca ont décidé de permettre le retour au pays de l’ancien président François Bozizé. Ce choix désastreux reste inexplicable. M. Bozizé, ancien chef des forces armées centrafricaines, avait pris le pouvoir en 2003 par une rébellion de groupes armés très proches de ceux qui créent tant de problèmes aujourd’hui. Depuis qu’il avait quitté ses fonctions, il vivait en exil, sous sanction internationale. Après son départ du pouvoir, ses relations problématiques avec les milices anti-balaka étaient perçues comme l’une des raisons de l’instabilité. Sa réapparition à Bangui fin 2019 aurait dû conduire à son arrestation immédiate ou à un nouvel exil. Au lieu de cela, M. Touadéra – qui avait été premier ministre sous Bozizé et a besoin du soutien électoral des populations favorables à l’ancien président – a décidé de traiter son ancien patron avec le respect dû à un ex-chef d’Etat. M. Bozizé ne lui a pas rendu la politesse, soutenant l’organisation des principaux groupes armés en un seul mouvement avec l’intention manifeste de perturber les élections par la violence./////////////.

Le second mandat de M. Touadéra devrait donc commencer sur une note moins optimiste que le premier. Les violences se poursuivent en Centrafrique, dont certaines près de la capitale, et notamment dans la ville d’origine du président, Damara. L’accord de Khartoum est clairement mort. M. Bozizé reste un important facteur de déstabilisation. Beaucoup de personnalités politiques qui s’étaient présentées contre M. Touadéra aux élections contestent maintenant les résultats. Et même si le vote a eu lieu à Bangui et dans certaines parties du pays, il y a apparemment eu des perturbations importantes dans d’autres régions. Si elle peut se consoler du soutien continu de la communauté internationale, la Centrafrique ne semble guère mieux lotie qu’il y a cinq ans./////////////.

Jeff Hawkins est chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il a été ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique et consul général à Lagos, au Nigeria.

Avec Le monde Afrique

{CAPTION}
{CAPTION}

l’attaque de Bouar, cinquième ville du pays, condamnée par la France

0

Centrafrique : l’attaque de Bouar, cinquième ville du pays, condamnée par la France

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles à l’offensive en Centrafrique contre le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra, fraîchement déclaré réélu au premier tour d’une élection controversée, ont attaqué, samedi, Bouar, une importante ville située à 340 km de la capitale Bangui, ont annoncé les Casques bleus de l’ONU. Deux avions de combat français ont été dépêchés pour « une mission de survol » du pays par le président Emmanuel Macron, lequel s’est entretenu au téléphone avec son homologue centrafricain vendredi.

Via un communiqué de l’Elysée diffusé samedi, ce dernier a réaffirmé son soutien au processus électoral et réitéré « sa ferme condamnation des tentatives de groupes armées et de certains leaders politiques, dont M. François Bozizé, de saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel soutenus par la communauté internationale. »/////////////.

Les appareils ont « survolé » Bouar, pour « appuyer les militaires » centrafricains dont une importante base a été prise à partie, a assuré, dans un message à l’AFP, le Détachement d’assistance opérationnel en République Centrafricaine (DETAO-RCA), des militaires français qui sécurisent l’aéroport de Bangui./////////////.

La ronde des aéronefs aurait été filmée par des personnes présentes sur place, à l’instar du journaliste pour la radio Ndeke Luka, Marcelin Ridja. /////////////.

Casques bleus « pris à partie »/////////////.

En milieu de matinée, « des éléments armés se sont attaqués aux positions des Forces armées centrafricaines (FACA) » à Bouar. La localité abrite le camp Leclerc, le quartier général de l’armée dans la région Ouest, la plus densément peuplée du pays, a déclaré à l’AFP le Lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la composante militaire de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca)./////////////.

Les Casques bleus « sont venus en appui et ont été également pris à partie », a-t-il ajouté sans plus de précisions. /////////////.

L’attaque a débuté à 10h30 quand des éléments armés s’en sont pris à la base des FACA et de la Minusca qui ont essuyé des tirs de roquette, ont toutefois précisé des responsables de l’ONU sous couvert de l’anonymat./////////////.

Deux hélicoptères d’attaque de la Minusca ont été engagés et les combats ont cessé vers 12h30, selon ces mêmes sources. “La Minusca a repris la situation en main”, a affirmé à l’AFP un haut gradé des Casques bleus à Bouar./////////////.

Une ville stratégique/////////////.

Pour rappel, six des plus puissants parmi les groupes armés qui occupent deux tiers du pays depuis le début de la guerre civile en 2013, se sont alliés mi-novembre dans une Coalition des Patriotes pour la Centrafrique (CPC). Ensemble, ils ont lancé une offensive pour perturber le scrutin, promettant de « marcher sur Bangui » dix jours avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre./////////////.

Face aux FACA fortement épaulées par les Casques bleus et d’importants renforts de paramilitaires russes et de soldats rwandais, les rebelles n’ont pour l’heure que peu progressé vers Bangui. Leurs attaques sont généralement cantonnées à des villes situées à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale./////////////.

Avec ses 40.000 habitants, Bouar s’avère cependant être la cinquième ville du pays et occupe une place stratégique sur un axe routier crucial pour le ravitaillement de Bangui à partir du Cameroun./////////////.

« Fraudes massives »/////////////.

M. Touadéra, qui dirige le pays depuis 2016, a été déclaré réélu le 4 janvier. Mais dans le contexte d’insécurité régnant au pays, seulement un électeur sur deux a eu la possibilité de se rendre aux urnes le 27 décembre en raison de l’insécurité dans ce pays occupé aux deux tiers par des groupes armés, rebelles ou simples prédateurs de ses ressources./////////////.

Dix candidats de l’opposition ont demandé l’annulation des scrutins présidentiel et législatif, qu’ils jugent « discrédité », par des « fraudes massives » et la faiblesse du taux de participation. Les résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle avant le 19 janvier, après étude des recours contentieux./////////////.

L’annonce, il y a trois semaines, d’une offensive rebelle pour empêcher le scrutin a ravivé les tensions dans ce pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu’en 2018, avant de baisser en intensité./////////////.

Dans son communiqué samedi, M. Macron a appelé « au respect des décisions à venir de la Cour constitutionnelle, tout en soulignant la nécessité d’un dialogue politique ouvert et inclusif »./////////////.

Plus de 60.000 déplacés/////////////.

En outre, dans le contexte d’insécurité pré-électorale, le flot, déjà massif, de déplacés s’est encore aggravé. A l’occasion d’une conférence de presse, qui s’est tenue vendredi 8 janvier au Palais des Nations à Genève, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Boris Cheshirkov, a rappelé que « plus de 30.000 personnes » avaient à fui vers des pays voisins, « au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC), et au Congo. »/////////////.

L’instabilité a également généré « des dizaines de milliers de déplacés internes. 24.196 personnes ont ainsi traversé le fleuves Ubangui, pour rejoindre les provinces du Bas-Uélé et du Nord-Ubangui en RDC. »/////////////.

« En République centrafricaine, 185.000 personnes, originaires d’au moins 25 localités, ont fui dans la brousse et les forêts depuis le 15 décembre à titre préventif », a-t-il ajouté. « Quelque 113.000 d’entre elles » sont retournées dans leur lieu de résidence selon les estimations du Bureau Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, « mais environ 62.000 personnes sont toujours déplacées. »/////////////.

Au total, « près d’un quart de la population centrafricaine était déracinée fin 2020, avec 630.000 réfugiés dans les pays voisins et 630.000 déplacés internes. »

Avec AFP

{CAPTION}
{CAPTION}

les plaintes des candidats aux législatives se multiplient

0

Centrafrique: les plaintes des candidats aux législatives se multiplient

Bangui ( République centrafricaine ) – Chaque jour, ils sont plus d’une vingtaine de candidats à venir déposer un recours. Écarts de voix, absence de procès-verbaux, bureaux qui n’ont ouvert que quelques heures, intimidation, ou candidats accusés d’être proches des groupes armés… les plaintes sont nombreuses.

À Kembé, 600 km à l’est de Bangui, seul un village sur les deux que compte la circonscription a pu voter déplore un candidat, venu déposer son dossier. « Les rebelles de la Seleka ont empêché les bureaux d’une des localités d’ouvrir », ajoute-t-il. Ce dernier a d’ailleurs dû passer par le Congo voisin pour atteindre Bangui, la route côté centrafricain n’étant pas sûre./////////////.

Même chose à Mbaïki, seul 4 000 électeurs ont pu voter sur plus de 10 000 inscrits, en raison de l’intrusion d’hommes armés, explique ce candidat qui vient de déposer sa requête : « Seule la moitié de la circonscription a pu voter, mais avec ce traumatisme et cette peur au ventre. Parce que quand le vote a interrompu deux fois. Quand les gens sont venus voter, il y a eu une alerte disant que les groupes armés allait venir et qu’il fallait courir. »/////////////.

« Une mascarade »/////////////.

« Ce scrutin a été une mascarade », s’indigne une candidate de Bambari, aussi venue déposer son dossier. Des hommes armés ont tiré à plusieurs reprises durant la matinée. Seuls 3 bureaux sur 67 ont pu ouvrir, affirme-t-elle, et encore, seulement 2 ou 3 heures./////////////.

De son côté, un candidat de Nola, dans le sud-ouest du pays accuse une rivale d’avoir trafiqué les urnes le jour du vote : « Le commissaire et le commandant de la compagnie de gendarmerie de la localité ont mis la main sur des urnes bourrés. C’était au domicile d’une candidate pendant que le vote se déroulait. La candidate était possession de ces urnes, s’exclame-t-il en présentant une photo servant de preuve. Présentement sur la photo, ce sont deux urnes, ici. »/////////////.

Preuves à l’appui — photo, témoignages, copie de procès-verbaux — les requérants ont jusqu’à la fin de la semaine pour déposer leur recours. Après quoi la Cour Constitutionnelle devra étudier ces nombreuses requêtes, avant de rendre son jugement sur leur validité au plus tard le 28 janvier. Tous les candidats affichent leur confiance en la Cour constitutionnelle./////////////.

Dans leur rapport présenté fin décembre, les observateurs internationaux, notamment de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) et l’Union Africaine s’étaient dit satisfaits du déroulement des élections. Plus de 130 recours ont été déposés auprès de la Cour constitutionnelle.

Avec RFI

Centrafrique.com/?attachment_id=43480″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

des groupes armés condamnent les hostilités d’une nouvelle alliance rebelle

0

Centrafrique : des groupes armés condamnent les hostilités d’une nouvelle alliance rebelle

Bangui ( République centrafricaine ) – Les groupes armés qui se positionnent contre la nouvelle alliance rebelle sont, entre autres, l’Union des forces républicaines (UFR), la Révolution-Justice (RJ) et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

Selon leur porte-parole, Askin Nzéngué Landa, la Coalition a foulé aux pieds l’accord de paix du 6 février 2019 dont la mise en œuvre “a donné l’opportunité d’un retour définitif à la paix, à la stabilité et à la cohésion sociale”./////////////.

Ainsi, le porte-parole a appelé au respect de l’accord de paix, et a suggéré aux garants de l’accord de faciliter un dialogue entre le gouvernement et les belligérants. Il propose aussi au gouvernement de tout mettre en œuvre pour empêcher le trafic d’armes et l’exploitation des ressources naturelles par la Coalition et les mercenaires en son sein./////////////.

Créée à la mi-décembre dernier, la Coalition des patriotes pour le changement regroupe des rebelles de l’ex-séléka et Anti-Balaka. Elle a déclenché des hostilités d’une vive intensité sur presque toute l’étendue du territoire centrafricain, dans le but d’empêcher la tenue des élections et créer une instabilité institutionnelle.

Avec Xinhua

Centrafrique.com/?attachment_id=43478″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

2021 : une année sous le signe du sport

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/les-fauves-à-laéroport-de-la-capitale-de-mauritanie-pour-le-match-contre-léquipe-locale-450×337.jpg” alt=”Les fauves à l’aéroport de Nouakchott” width=”450″ height=”337″ />
Les fauves à l’aéroport de Nouakchott

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). 2020 fut une année fortement marquée par la pandémie de la Covid-19 qui a généré le report de nombreux événements sportifs, notamment la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera désormais en janvier 2022 (au lieu de janvier 2021) au Cameroun. Malgré cela, cette nouvelle année restera dense en matière de compétitions sportives. En effet, dans le courant de cette année 2021 devrait se dérouler les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, l’Euro, le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football, l’AfroBasket et les championnats d’Afrique d’athlétisme, si tous ces événements sont maintenus.

La première de ces compétitions sera le CHAN, qui débutera le 16 janvier au Cameroun et qui s’étalera jusqu’au 7 février prochain. Ce championnat, qui a tant manqué aux amoureux du ballon rond, sera une mise en situation de la CAN. Malgré le contexte sanitaire actuel, le Cameroun se prépare à accueillir dignement cet événement qui valorise les joueurs évoluant dans les clubs africains. Covid oblige, le nombre de spectateurs sera limité, les règles de distanciation sociales seront maintenues, voire renforcées, avec la menace d’une seconde vague de la pandémie.

En effet, si certaines villes ont pris des mesures afin de limiter les rassemblements d’envergure et par conséquent un potentiel vecteur de propagation de ce virus, il en est d’autres, où les précautions sont plus légères mettant ainsi en danger la santé de la population.

Depuis quelques semaines, la Covid-19 régule la vie des Camerounais. Pour les fêtes de fin d’année, des dispositions ont été prises afin de limiter au minimum l’affluence dans les lieux de cultes par la mise en place, par exemple, d’écrans à l’extérieur des bâtisses comme cela a été le cas à la cathédrale Notre-Dame des victoires de Yaoundé.

La volonté de tous est de maintenir ces manifestations sportives et de permettre aux spectateurs de supporter les équipes, quel que soit le lieu et le pays. Le tout est d’arriver à le faire dans le respect des gestes barrières. Que les meilleurs gagnent.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédactrice du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / Whatsapp : 438923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur la violence post-électorale en République centrafricaine

0

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/madame-lucy-tamlyn-ambassadrice-des-etats-unis-en-centrafrique-450×337.jpg” alt=”madame lucy tamlyn ambassadrice des états unis en centrafrique” width=”450″ height=”337″ />
Madame Lucy TAMLYN, l’ambassadrice des États-unis en Centrafrique.

 

Les États-Unis sont profondément troublés par la violence qui continue de se produire depuis la tenue des élections le 27 décembre. Les États-Unis encouragent les Centrafricains à rester attachés au processus démocratique, à la constitution de la rca et à l’état de droit.

 

Le 27 décembre, des centaines de milliers d’hommes et de femmes à travers le pays ont voté pacifiquement, envoyant un message fort à quiconque chercherait à perturber les progrès démocratiques qui ont été réalisés dans ce pays. Le 19 janvier, la Cour constitutionnelle de la RCA proclamera les résultats définitifs du premier tour de scrutin. Nous appelons toutes les parties à respecter la décision de la Cour et à soutenir les processus démocratiques de la RCA.

 

Les États-Unis condamnent la violence de toute nature. Les griefs liés à l’élection doivent être résolus par la justice de la RCA ou par d’autres moyens légaux et constitutionnels. Nous pensons que la démocratie est la meilleure voie pour les Centrafricains, qui souhaitent sortir des crises répétées du passé et se diriger vers la paix, la stabilité et le développement.

 

Centrafrique : Touadéra va-t-il pouvoir tenir ?

0

 

Centrafrique.com/centrafrique-la-disparition-de-letat-de-droit/faustin-archange-touadera-lan-quatre-3/” rel=”attachment wp-att-42207 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Réélu au premier tour de la présidentielle, Faustin-Archange Touadéra a gagné son pari. Mais que fera-t-il de son second mandat ? Mis sous pression par les groupes armés, contesté par une opposition qui ne reconnaît pas une élection tronquée, le président ne bénéficie que d’une faible légitimité.

Quelques heures d’attente, mais aucune minute de répit. Le 4 janvier, avec une après-midi de retard, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé que Faustin-Archange Touadéra avait remporté 53,92 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre et qu’il était, par conséquent, réélu pour un second mandat. Le sortant devance de loin les opposants Anicet-Georges Dologuélé (21 %) et Martin Ziguélé (7,46 %). « Coup K.-O. » réussi.

À quoi doivent désormais s’attendre les Centrafricains ? Dès l’annonce des résultats, une partie des candidats ont annoncé qu’ils allaient déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Recours abusif au vote par procuration, bourrage d’urnes, non-présentation de procès-verbaux (PV)… Plusieurs opposants n’ont pas attendu pour demander l’annulation du scrutin présidentiel, qu’ils ont cependant peu de chances d’obtenir.

« Cette élection est une mascarade. Au-delà des fraudes, comme la non-présentation des PV aux représentants de l’opposition, un tiers seulement des inscrits [650 000 sur 1,8 million] a pu aller voter », dénonce un adversaire de Faustin-Archange Touadéra. « À qui la faute ?, rétorque un proche du président. Ce sont les groupes armés de la Coalition patriotique pour le changement [CPC] qui ont empché le vote et c’est François Bozizé qui a appelé au boycott. »

 « Bozizé a mal analysé la situation »

Au lendemain de l’annonce des résultats, un nom est en tout cas sur toutes les lèvres : celui de l’ancien président. Rentré au pays fin 2019, François Bozizé s’était porté candidat avant de voir son dossier rejeté début décembre 2020 par la Cour constitutionnelle. Il s’était ensuite allié à Anicet-Georges Dologuélé, en particulier sous l’impulsion de son directeur de campagne, Christian Guénébem… avant de favoriser la création de la CPC et d’appeler ses partisans à ne pas aller déposer leur bulletin dans l’urne.

« Dologuélé s’est laissé piéger par François Bozizé, déplore un membre de l’opposition. Il a négocié une alliance avec Guénébem en espérant récupérer une partie des voix du KNK [Kwa Na Kwa], mais Bozizé a préféré jouer sa carte personnelle avec les groupes armés ». Anicet-Georges Dologuélé a bien appelé ses partisans à se rendre aux urnes, mais l’éphémère alliance avec l’ex-président avait éclaté, tandis que la CPC se lançait à l’assaut des axes menant à Bangui pour mettre la pression sur le pouvoir. « Bozizé a fait une mauvaise analyse. La crise de 2013 a laissé trop de traces. Il y a aujourd’hui un fort rejet de ce type d’actions par la population, à qui cela a rappelé les pillages et les viols », analyse un ancien ministre.

IL NE PEUT PAS SE DIRE DÉMOCRATE, S’ALLIER AVEC DES GROUPES ARMÉS ET APPELER AU BOYCOTT

« Il ne peut pas se dire démocrate, s’allier avec des groupes armés et appeler au boycott en empchant les gens de son fief de voter pour son allié politique. Beaucoup de Centrafricains qui lui étaient favorables n’ont pas compris qu’il n’appelle pas simplement à un vote anti-Touadéra », poursuit notre source. Selon nos informations, plusieurs cadres du KNK étaient eux-mmes hostiles à la stratégie de leur leader, en particulier ceux qui s’étaient portés candidats aux législatives qui se déroulaient le mme 27 décembre.

Pour la CPC, « la lutte se poursuivra jusqu’à la victoire »

Le 4 janvier, à quelques heures de l’annonce des résultats de la présidentielle, la justice centrafricaine annonçait qu’elle avait lancé une enquête pour rébellion contre François Bozizé, lequel est déjà sous sanctions des Nations unies pour son rôle dans la crise de 2013. Annoncé en fuite, au Cameroun puis au Congo-Brazzaville, l’ancien président assure qu’il n’en est rien et qu’il a bien l’intention de rester en Centrafrique et d’y poursuivre son « combat pour la réconciliation et la cohésion nationales […] tant que le président Touadéra restera sourd à la voix du peuple ».

« Il a gardé quelques discrets soutiens à l’étranger, qui espèrent se servir de lui pour mettre la pression sur Touadéra, explique un diplomate en poste à Bangui. Mme si personne ne veut prendre le risque de le soutenir officiellement, il reste un levier intéressant pour les puissances régionales et internationales qui ne font pas confiance au président actuel. » D’autant que ses alliés de la CPC n’ont pas rendu les armes. Depuis le 3 janvier, ils ont investi une partie de la ville de Bangassou, où la force de l’ONU (Minusca) a bien du mal à les tenir en respect.

Composée de groupes hétéroclites issus de l’ancienne Séléka et des anti-Balakas, la CPC a-t-elle vocation à durer ? « Au vu du caractère très prédateur de ces groupes, qui vivent par le contrôle de territoires et de ressources, l’alliance devrait peu à peu se fracturer, estime un analyste. Mais ils ont les moyens de résister à l’armée centrafricaine et à ses alliés, notamment grâce à des bases de repli dans l’arrière-pays centrafricain, voire dans des pays voisins. »

Contacté par Jeune Afrique, un des leaders de la coalition, Noureddine Adam, se montrait convaincu : « La lutte se poursuivra jusqu’à la victoire, qu’elle soit politique ou militaire. Nous sommes déterminés. Il n’y a pas de liberté sans prix à payer. »

La Minusca n’est « pas là pour entamer une guerre totale »

Faustin-Archange Touadéra a-t-il les moyens de lancer une opération reconquête au lendemain de sa réélection ? L’hypothèse est peu probable. « Il peut l’annoncer mais je ne crois pas qu’il en ait davantage les moyens que lors de son premier mandat, même avec les renforts russes et rwandais de décembre », estime notre analyste. « Notre mission est de protéger les populations et de sécuriser les opérations de vote, pas d’entrer en guerre contre des rebelles qui contrôlent 80 % du pays », résume quant à lui un cadre de la Minusca. « L’ONU ne peut pas se permettre de combattre main dans la main avec des mercenaires russes accusés d’exactions sur le terrain », ajoute une source sécuritaire.

BEAUCOUP DE PAYS ONT SIGNIFIÉ À L’ONU QUE LEURS CONTINGENTS NE SONT PAS LÀ POUR ENTAMER UNE GUERRE TOTALE

À Grimari, plusieurs civils sont notamment décédés le 28 décembre, dont un salarié de Médecins sans frontières (MSF), alors que des mercenaires russes avaient ouvert le feu sur un véhicule soupçonné d’appartenir aux groupes armés. « Beaucoup de pays ont signifié à l’ONU que leurs contingents ne sont pas là pour entamer une guerre totale », rappelle un ex-ministre. Quant à une montée en puissance de l’alliance rwando-russe, elle pourrait ne pas plaire à tout le monde. Selon nos informations, Kinshasa regarde de près la situation, tout comme la nouvelle administration américaine de Joe Biden et, bien sûr, la diplomatie française.

« Paris a joué le jeu en ordonnant le survol des rebelles par son aviation mais ils ne vont pas laisser l’influence des Russes grimper encore », analyse un diplomate. Mi-octobre, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le président Touadéra s’étaient entretenus au téléphone au sujet de leur coopération militaire.

Le 28 du même mois, le Premier ministre, Firmin Ngrebada, était reçu par le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak, pour une discussion sur « le secteur de l’énergie ». Au début du mois de décembre à Moscou, une délégation centrafricaine composée de Jean-Claude Rameaux Bireau, ministre conseiller chargé de l’Économie à la présidence, et Pascal Bida Koyagbelé, ministre délégué chargé des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, a signé un contrat avec la société diamantaire russe Alrosa.

Une violation de l’embargo le jour de Noël ?

Le gouvernement centrafricain a-t-il obtenu des contreparties à ces bonnes relations commerciales ? Selon nos informations, au moins deux hélicoptères ont été livrés le 25 décembre, via un appareil de transport russe, à l’aéroport de Mpoko à Bangui, en apparente violation de l’embargo sur les armes en Centrafrique. Toujours selon nos sources, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est saisi de la question, tout comme de celle de l’arrivée en renfort à Bangui, quelques jours plus tôt, de 300 mercenaires russes.

POUR L’INSTANT, IL EST EN POSITION DE FORCE, MAIS IL VA DEVOIR ASSEOIR SA CRÉDIBILITÉ ET SERA OBLIGÉ DE DISCUTER AVEC LES PARTIS POLITIQUES

Des sanctions pourraient très prises par un comité spécial au sein du conseil. Plusieurs dizaines de véhicules blindés russes avaient déjà été livrés ces derniers mois à Bangui, cette fois en conformité avec des dérogations accordées dans l’embargo par les Nations unies. Mais celles-ci avaient déjà provoqué quelques tensions au sein du Conseil de sécurité, la France et les États-Unis surveillant de près les atterrissages de cargos russes à Mpoko.

« La France ne va pas se laisser marginaliser encore davantage en Centrafrique et les Russes sont maintenant trop implantés pour lâcher du terrain. La rivalité qui avait été surestimée dans les médias me paraît aujourd’hui plus réelle et les prochaines années seront intéressantes sur ce plan-là, résume Hans de Marie Heungoup, chercheur à International Crisis Group. Chacun va chercher à prendre la main sur l’après-élection, Moscou en misant tout sur Touadéra et Paris en poussant pour un dialogue national. »

“Je ne m’associerai pas à cette escroquerie”

S’il a refusé de tenir une concertation nationale en amont des élections, comme plusieurs opposants le demandaient et comme la Communauté économique des États d’Afrique centrale (Ceeac) lui en avait d’abord fait la recommandation, Faustin-Archange Touadéra peut-il aujourd’hui s’en passer ? Sa légitimité électorale est plus faible qu’en 2016, à l’occasion de sa première élection, seul un tiers des Centrafricains inscrits sur les listes électorales ayant été en capacité de voter cette année. « Pour l’instant, il est en position de force, mais il va devoir asseoir sa crédibilité et sera obligé de discuter avec les partis politiques et, peut-être, l’ensemble des forces vives de la nation pour calmer la situation », estime un ancien ministre.

JE NE CROIS PAS QU’IL ACCEPTERA DE FAIRE DE VRAIES CONCESSIONS

« En février 2019, il a signé l’accord de Khartoum avec les groupes armés sans consulter l’opposition, et cela n’a eu aucun effet bénéfique. Il lui faut désormais associer Dologuélé, Ziguélé et les autres », affirme un diplomate. Tout en contestant la réélection de Touadéra, la plupart des candidats de l’opposition continuent d’appeler à la tenue d’une grande concertation nationale. Le 29 décembre, François Bozizé et le KNK ont annoncé qu’ils poursuivraient le combat « tant que le président n’acceptera pas la concertation, le dialogue et la démocratie véritable ». Mais une concertation réelle peut-elle avoir lieu entre Touadéra, une CPC armée ou un Bozizé sous le coup d’une enquête pour rébellion ?

« Il peut, a minima, organiser un forum pour contenter une partie de l’opposition et tempérer les ardeurs de la Ceeac, des voisins congolais et tchadiens et de certains partenaires internationaux, mais je ne crois pas qu’il acceptera de faire de vraies concessions », explique un analyse.

« S’il ne veut pas concéder un gouvernement d’union nationale ou un calendrier vers d’autres élections, ce qui paraît improbable, est-ce que Dologuélé et Ziguélé auront un intért à participer ? », s’interroge un autre expert. Le 5 janvier, Anicet-Georges Dologuélé s’est montré ferme : « Il y a 5 ans, j’avais reconnu la victoire de Touadéra moins d’une heure après l’annonce des résultats [alors que] je savais qu’il n’avait pas gagné. Cette fois, je ne m’associerai pas à cette escroquerie. »

 

Par Mathieu Olivier

Avec jeune Afrique

 

 

RCA / Élections : la bourde de trop pour l’Autorité Nationale des Elections

0
Centrafrique.com/centrafrique-lautorite-nationale-des-elections-devoile-le-calendrier-provisoire-des-elections-couplees/nouveau-batiment-autorite-nationale-des-elections-a-bangui-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-34038 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Nouveau bâtiment de l'autorité nationale des élections à bangui
Le nouveau bâtiment de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) – Copyright ANE

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 10 janvier 2021, 12: 25:19” (Corbeau news-Centrafrique ). Organisées dans des conditions sécuritaires criantes dénoncées à plusieurs reprises par certains candidats, les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 ont mis à nue la capacité technique et intellectuelle des commissaires de l’Autorité Nationale des Élections qui, fesses sur les textes et coton-tige aux oreilles, refusent obstinément de conduire ces élections en accord avec le code électoral. Analyse.

Des commissaires récidivistes conventionnels

Après les premières bavures commises par ces commissaires de l’ANE en acceptant toutes les candidatures, sans aucune vérification formelle de certaines pièces, la présidente de la Cour constitutionnelle, Madame Darlan était contrainte d’adresser en son temps, au nom des autres juges, une lettre de rappel de procédure à leur attention. Cette lettre n’a pas été lu et non plus appliqué obligeant la Cour à faire le travail à leur place. Ce qui a permis de placer hors d’état de nuire plusieurs candidats aux dents jaunes.

Et ce n’est pas tout. Le double scrutin du 27 décembre 2020 et les compilations des résultats ont aplati complètement les niveaux de ces commissaires de l’ANE, obligeant 11 candidats à formuler autant des griefs aux fins d’annulation pure et simple de ces scrutins. Une véritable patate chaude jetée dans les mains des 9 juges de la Cour constitutionnelle qui doivent dire si ces scrutins ont été organisés d’après les exigences  du code électoral.

Pour le centrafricain lambda, la violation du code électoral est remarquée à tous les niveaux du processus. Création des nouveaux bureaux de vote le jour du scrutin, vote massif par dérogation et aussi par procuration, bourrage des urnes, compilations des résultats des procès-verbaux fictifs,  présence massive et remarquée des militaires en arme autour des bureaux de votes…

Délocalisation et annulation des bureaux de vote à volonté
Si le code électoral autorise les membres des bureaux de dépouillement à surseoir aux opérations de dépouillement pour raison de sécurité pour le jour suivant, ce même code reste  par contre muet pour les opérations de vote.
D’après les exigences dudit code, en son article 56, l’ANE devait arrêter et publier le nombre et la localisation des bureaux de vote de chaque circonscription 60 jours (ancien article) 40 jours (nouvel article). Ce qui a été d’ailleurs fait. Mais force est de constater que le jour du scrutin du 27 décembre 2020, plusieurs bureaux de vote ont été délocalisés et centrés dans un seul centre ou deux ou seulement un seul bureau avec deux urnes dont une pour la présidentielle et l’autre pour les législatives ont été installés.
À Bambari, Bozoum, Paoua et dans plusieurs autres villes ou villages, c’est seulement 1 seul centre de vote avec  1 ou 2 bureaux de vote avec deux urnes a été installé et encerclé de prêt par les éléments et chars de guerre de la Minusca.
A Bégoua dans le 9ème arrondissement de Bangui, des centres de vote de la zone de PK16 sur la route de Boali ont été ramenés à l’école Bégoua au PK 12 entrainant des votes massifs des fraudeurs.
Dans l’Ouham-Péndé à Bimbi par exemple et même dans la Lobaye, des bureaux de vote ont été purement et simplement installés dans la forêt et placés sous la protection des jeunes d’autodéfense.
« Quels nom et prénom donnerons-nous à ces types de bureau ? » s’interroge un membre du démembrement de l’ÂNE de Bambari contacté par CNC.
« Des opérations de vote ont commencé chez nous à 12 heures pour finir à 13 heures ». Nous a rapporté un membre de l’ÂNE de Bozoum. « ..et nous devons aussi fermer un peu tard si nous ne devions pas tenir compte de la durée équivalente du retard exigé par le code électoral. Mais rien. Les éléments de la Minusca sont rentrés pour nous demander d’arrêter le vote », rajoute ce membre sous couvert de l’anonymat.
De ce fait, l’heure de clôture de vote n’a pas été décidé par les membres du bureau de vote, comme exige le code électoral. Et dans certains centre, des militaires en mission ont tous voté pour les deux scrutins, rendant ainsi le résultat des législatifs biaisé.
Mais d’où viennent les résultats comptabilisés ?
Des résultats fictifs
Si le code électoral exige, en son article 54 alinéa 4, aux membres des bureaux de vote et de dépouillement de produire chacun un spécimen de leurs signatures à l’ANE, c’est pour éviter des faux procès-verbaux. Mais les commissaires de l’ANE n’ont pas daigné demander et ceci a permis à la fabrication des vrais-faux procès-verbaux en faveur de plusieurs candidats dont le président sortant.
Des chiffres fantaisistes ont été attribués à certains candidats avant même que les procès-verbaux des résultats arrivent à Bangui. C’est le cas de la ville de Baoro, Obo pour ne citer que ces deux villes.
Pour un diplomate en poste à Bangui, la démocratie centrafricaine peut bien fonctionner si le pays n’institutionnalise pas un organe en charge d’organiser les élections mais plutôt de continuer avec le mode d’organe mixte comme il l’a fait dans les années 90.
Pour un observateur de la vie politique centrafricaine, la Cour constitutionnelle reste et restera toujours du côté du peuple et par conséquent, l’annulation des élections du 27 décembre sera la victoire du peuple.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les villes de Bouar et Grimari sous menaces des rebelles

0
Centrafrique.com/rca-un-officier-general-de-la-police-et-un-lieutenant-de-larmee-nationale-blesses-dans-un-echange-des-tirs-a-bangui/ceremonie-de-fin-de-fetta-a-bouar-et-a-bangui-des-nouvelles-recrues-faca-le-16-octobre-2019-par-eutm-rca-2-2/” rel=”attachment wp-att-39637 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>cérémonie de fin de fetta à bouar et à bangui des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par eutm rca 2
cérémonie de fin de fetta à Bouar des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par EUTEM RCA

Bangui, République centrafricaine, samedi, 10 janvier 2021, 09:55:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De vives tensions règnent depuis ces derniers jours dans les villes centrafricaines de Bouar (ouest) et de Grimari (centre) où des groupes armés cherchent à prendre le contrôle, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

D’après ces sources, ce samedi à Bouar, les combats déclenchés par les rebelles se sont dirigés vers le camp Leclerc, une base militaire des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). A Grimari, les combats se poursuivaient depuis trois jours jusque dans la journée de ce samedi, selon les sources sous couvert d’anonymat.

Aucun bilan n’est disponible pour le moment. Même si les forces régulières ainsi que les Casques bleus de la Mission des Nations Unies (Minusca) contrôlent toujours les deux villes, la majeure partie de la population a trouvé refuge en brousse, ont fait savoir les mêmes sources.

Pendant que se déroulent ces affrontements, des avions français de chasse ont survolé l’espace centrafricain vendredi. Il s’agit d’une “demande du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en accord avec la MINUSCA”, selon un communiqué de l’Elysée publié samedi. Une telle démonstration avait eu lieu le 23 décembre 2020 avant les élections dans le pays.

La crise électorale centrafricaine a entraîné quelque 30.000 réfugiés centrafricains supplémentaires qui cherchent l’abri dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Avec Xinhua

les rebelles maintiennent leur présence et inquiètent les populations

0

Centrafrique: les rebelles maintiennent leur présence et inquiètent les populations

Bangui ( République centrafricaine ) – La Centrafrique est toujours dans l’attente de la confirmation par la Cour constitutionnelle des résultats provisoires de l’élection présidentielle et législative du 27 décembre dernier. Sur le terrain la situation sécuritaire est toujours volatile. Hier samedi, une nouvelle attaque a été menée contre la ville de Bouar et la France est de nouveau sortie de son silence. C’est la deuxième fois en moins de deux semaines – fait rare – que l’Élysée communique. Les présidents Macron et Touadéra se sont entretenus vendredi.

À l’occasion de cet échange, Emmanuel Macron a réitéré « sa ferme condamnation » des groupes armés et de certains leaders politiques, dont François Bozizé qui tentent de « saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel ». Le président français a aussi pris note des résultats provisoires des élections tout en soulignant la nécessité d’un dialogue politique ouvert et inclusif, rapporte le communiqué de l’Élysée. Une prise de position qui intervient alors que l’engagement français dans le pays est souvent questionné voire critiqué à Bangui./////////////.

Après une première opération le 23 décembre, des Mirages ont survolé à très basse altitude l’ouest de la capitale puis la route de Mbaiki à hauteur de Bimbo, ainsi que des positions sur les routes de Boali et Damara. Les chasseurs français ont aussi appuyé les Faca et la Minusca au camp Leclerc, à Bouar, en effectuant trois vols dissuasifs au-dessus des positions de la coalition armée, précise-t-on de sources militaires françaises./////////////.

Car la ville de Bouar a de nouveau fait l’objet d’une violente attaque hier. Les forces centrafricaines appuyées par la Minusca ont fait face aux forces de la CPC. Le calme est revenu vers 16h. Le porte-parole du gouvernement assurait samedi soir que les rebelles avaient été repoussés hors de la ville./////////////.

Depuis le retrait de l’opération Sangaris, la présence militaire française est réduite au minimum avec un détachement d’assistance opérationnel dédié à la protection de l’aéroport. Depuis la formation de la coalition armée en décembre, des troupes rwandaises et des forces russes ont été envoyées dans le cadre d’accords bilatéraux de défense. Elles viennent soutenir sur le terrain les forces armées centrafricaines./////////////.

Bangoussou sous coupe réglée des rebelles/////////////.

La société civile s’inquiète par ailleurs de la présence des groupes armés à Bangassou, située à 750 km à l’est de la capitale Bangui. Elle aussi a été attaquée par les rebelles, dimanche dernier. Elle est désormais sous contrôle d’éléments des CPC, cette coalition de groupes rebelles. Personne ne sait combien de rebelles sont en ville. Mais plusieurs milliers d’habitants ont fui Bangassou, où l’on redoute des conséquences humanitaires à la présence en ville des groupes rebelles./////////////.

Plus de 10 000 personnes ont fui la ville depuis l’offensive des rebelles pour se réfugier en brousse, où au Congo voisin. Plusieurs personnes sont d’ailleurs mortes noyées, affirment des sources à Bangassou, en traversant le fleuve qui sépare la ville de la République démocratique du Congo./////////////.

Les entrées et sorties de la ville sont totalement bloquées, s’inquiète Vermont Bandassa : « Ce sont bel et bien les rebelles qui contrôlent la ville de Bangassou. Ils sont au niveau de la gendarmerie, du commissariat, au niveau de la mairie. Aussi longtemps que les rebelles resteront dans la ville de Bangassou, les activités seront paralysées, la population va rester dans la brousse. »/////////////.

Plusieurs organisations humanitaires internationales ont été pillées le week-end dernier, ainsi certaines boutiques de commerçants. Le grand marché qui jouxte le camp militaire est pour sa part fermé./////////////.

Que se passera-t-il si les groupes rebelles s’installent durablement en ville s’interroge Ghislain Mbari : « Les éléments du CPC sont là, sur la durée, presque une semaine aujourd’hui. Quand vont-ils partir ? S’ils n’ont plus de quoi manger, après les ONG, ils vont aller chercher parmi la population de quoi subvenir à leurs besoins. »/////////////.

Le député de Bangassou, Serge Singha, a également fait part de ses inquiétudes quant à la situation humanitaire dans sa circonscription. Toutes les ONG ont été pillées dit-il, la population ne reçoit aucune assistance.

Avec RFI

{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : reprise d’intenses combats à Bouar et Grimari

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/camp-Leclerc-Bouar-IMG_13janv2018164621-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 12:10:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats ont repris depuis ce matin à Bouar, dans la Nana-Mambéré,  située à plus de 450 kilomètres de Bangui, et à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka,  entre les soldats de l’armée nationale (FACA) et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC), a constaté sur place des journalistes du CNC.

 

Samedi, 9 janvier 2021, vers 8 heures, à Grimari, située à 350 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka, l’affrontement entre les soldats de l’armée nationale, appuyés par les paramilitaires Russes,  et les rebelles du CPC, a débuté, selon des témoins,  vers 8 heures avec une violente attaque des rebelles contre les positions des forces gouvernementales. On ignore si la ville est toujours sous contrôle de l’armée nationale, mais tous les témoins ont affirmé que les rebelles auraient reçu des renforts venus de Bria et Ippy.

Cependant, à Bouar, située à 450 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les témoins ont indiqué que les affrontements entre les rebelles et les soldats de l’armée nationale ont débuté vers 10 heures du matin. D’après eux, les combats se déroulent désormais à quelques mètres de la base militaire Leclerc.

Notons que dans la nuit du jeudi à samedi 9 janvier, les rebelles du CPC ont reçu des renforts venus de la sous-préfecture de koui, dans l’ouham-Péndé,  et de Baboua, dans la Nana-Mambéré.

Pour l’heure, à Bangui, des mirages ont quitté la capitale à destination des villes de province. Alors, vont-ils participer à la couverture aérienne de l’armée nationale ?

À suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bambari, deux soldats FACA tués

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />
Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 09:39:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux militaires des forces armées centrafricaines, à savoir un adjudant et un caporal-chef,  ont été assassinés dans un incident à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre du pays, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Même si les circonstances du meurtre des deux militaires n’ont pas été dévoilées, des sources sécuritaires locales interrogées par CNC indiquent que la première victime, un adjudant dénommé Bouyembé, qui était parti se soulager non loin de leur base, aurait été confondu à son retour par le caporal-chef Ngaro, l’un de ses collègues militaire comme un ennemi. Aussitôt, il a été abattus  de plusieurs projectiles. Cependant, le soldat fautif,  constatant ses erreurs,  n’a pas pu retenir ses émotions,  et se fait tirer une balle dans la tête avant de succomber de ses blessures sur le champ.

Cependant, cette version des faits a été contestée par des sources humanitaire qui parlent de deux militaires abattus par erreur.

D’après les mêmes sources, l’acte criminel  se serait produit cette nuit aux environs de 23 heures devant la base militaire locale de l’armée nationale.

Pour l’heure, on ignore si une enquête est ouverte sur l’affaire, mais quelques éléments de la gendarmerie locale se sont rendus ce matin sur le lieu du crime pour recueillir des informations pertinentes.

Pour l’heure, les corps des  deux victimes viennent d’être transférés à la morgue de l’hôpital de Bambari par les agents de l’ONG internationale CICR.

À suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA: la frontière avec le Cameroun est bloquée depuis plus de trois semaines

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-Centrafrique-entrent-au-Cameroun-par-le-poste-frontiere-Garoua-Boulai-1-450×252.jpg” alt=”Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.” width=”450″ height=”252″ />
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 06:33:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À la frontière, au poste de Garoua Boulai, transporteurs et les particuliers sont coincés. Parmi eux, Abi Ngomateke. Il venait de Douala pour rejoindre Bangui par la route.

 

« Ca va faire dix jours que je suis là. Je suis coincé, et je ne suis pas le seul, il y a des milliers de gens qui sont bloqués. On a pris une chambre à l’hôtel, mais on est au bout là : on n’a plus d’argent, on n’avait pas prévu de vivre ici ! Donc on va finir dehors comme des clochards, c’est tout. Je suis stressé, énervé et sans solution. »

À l’intérieur du pays, les déplacements sont rendus aussi très difficiles. Les routes sont peu sures. Petit Delphin Kotto, représentant de la société civile, s’est rendu avant-hier à Pissa à 70 kilomètres de Bangui pour ses activités…

« La route était vraiment calme, il n’y avait pas de véhicule qui passaient, nous on était parti en moto. Les gens n’étaient pas en ville, ils étaient dans la brousse parce que les assaillants, les rebelles, sont partout. Il y avait de la psychose. Les autres axes, c’est pas facile pour le moment : l’axe de Bouali, c’est pas facile, l’axe de Damara, c’est pas aussi facile, donc on est là, on attend. »

Ces limitations de déplacements imposées ont des conséquences importantes sur la vie des gens, l’agriculture et le commerce. L’impact le plus visible étant l’augmentation des prix des denrées alimentaires.

Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU s’inquiète de la situation en Centrafrique

Les violences lors du processus électoral ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir dans le pays ou dans les pays voisins (RDC Tchad Congo et Cameroun). Dans un communiqué, le HCR se dit « préoccupé par les informations faisant état de violations des droits humains en RCA » et regrette un accès difficile pour ses équipes à l’intérieur du pays pour venir en aide à ces déplacés dans le besoin et demande aux gouvernements voisins de continuer à les aider.

Romain Desclous, porte-parole du HCR pour l’Afrique de l’ouest et du centre

 

Par RFI

CENTRAFRIQUE : LE PEUPLE EST-IL PRÊT POUR ACCEPTER L’INACCEPTABLE FARCE ÉLECTORALE AU NOM D’UNE HYPOTHÉTIQUE PAIX ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />
Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique). Il est de notoriété absolue que la République centrafricaine traverse des moments les plus pénibles et sombres de son histoire politique. Organiser des élections groupées dans un climat d’insécurité entretenu par les groupes armés non conventionnels est un enjeu et à la fois un défi majeur du quinquennat alors que l’armée nationale est en totale reconstruction et de surcroît sous embargo du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Après le fameux accord de Khartoum négocié aux forceps suivi d’une accalmie relative depuis 2018, les incursions punitives des groupes armés coalisés sous l’impulsion du général Bozizé montent en puissance et mettent à mal le processus électoral qui avait déjà du plomb dans l’aile. Après le rejet par la cour constitutionnelle de la demande de report formulée par une frange de l’opposition démocratique, les élections présidentielles et législatives ont finalement été organisée le 27 décembre sur une partie du territoire national.

De nombreuses irrégularités parfois flagrantes ont été relevées entachant ainsi la crédibilité et la légitimité du scrutin groupé. L’on signale les bourrages massifs des urnes, le nombre particulièrement important de vote par dérogation, la conservation des urnes par les forces onusiennes, un électeur sur deux n’a pu voter, la modification des procès-verbaux de vote, la somme des pourcentages attribués aux candidats qui dépasse 100% et que l’Autorité Nationale des Élections a corrigé après la prise de conscience, la destruction de certains matériels électoraux par les groupes armés non conventionnels et surtout le taux de participation annoncé qui ne correspond pas au nombre de votants sachant que le corps électoral était initialement estimé à 1,8 million d’électeurs inscrits sur la liste électorale définitive.

Conformément aux dispositions de l’article 120 du code électoral, une dizaine de candidats y compris les membres de la Coalition de l’Opposition Démocratique COD 2020 ont demandé l’annulation et la reprise des élections groupées du 27 décembre 2020. Débordée par les requêtes et conformément aux dispositions de l’article 98 de la constitution, la cour constitutionnelle est tenue de statuer et de délibérer sur tous les recours.

Préoccupé par la représentativité et la légitimité d’une telle élection, le citoyen lambda s’interroge :

La cour constitutionnelle va t-elle valider une élection qui ne respecte pas les standards internationaux et surtout dénoncée par la majorité de l’opposition ? Le pouvoir mesure t-il le risque évident inhérent à la tension post-électorale ? Le lapsus du président de l’ANE créditant un candidat de 31% au lieu de 21% est-il révélateur de fraude ?Le pouvoir attend t-elle toujours des injonctions de la communauté internationale pour tenter une décrispation de la situation ? La détermination du peuple à exercer son droit de vote donne t-il le privilège au pouvoir de manipuler les résultats ? En d’autres termes, la détermination du peuple à voter synonyme du rejet de la violence est-elle une aubaine pour le pouvoir d’imposer au peuple l’inacceptable ?

Quelle est la part de responsabilité de la communauté internationale dans ce fiasco électoral ?

Depuis la sortie médiatique du président de la république déclarant que « la république est en guerre », couplée avec l’ouverture d’une enquête contre le général Bozizé pour rébellion, peut-on affirmer que la justice centrafricaine est aux ordres ? Dans la suite logique d’idée, peut-on aussi faire confiance à la cour constitutionnelle de dire le droit ? Le peuple a certes demandé les élections mais pas un passage en force suivi d’arrestations, d’enlèvements et de nettoyage d’une ethnie. En conséquence de ce qui précède, nous invitons le pouvoir à la vigilance contre des comportements isolés des milices ou sbires incontrôlés du pouvoir. L’avenir de la jeune démocratie centrafricaine est ainsi intimement lié à la décision de la cour constitutionnelle.

Nous osons espérer que les sages de la cour constitutionnelle dans la plénitude de leur composition collégiale diront le droit et rien que le droit sans se soucier de l’organisme qui va financer les nouvelles élections en cas d’annulation…ne perdons surtout pas de vue que  c’est la démocratie centrafricaine qui est l’heureux gagnant du processus électoral.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 8 décembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : plus de 90.000 personnes ont fui leur foyer à la suite des récentes violences post-électorales

0

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/des-réfugiés-centrafricains-regroupés-sur-un-site-à-lEst-du-cameroun-par-le-HCR-450×253.jpg” alt=”des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun par le HCR” width=”450″ height=”253″ />
des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun par le HCR

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 05:45:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a exprimé, vendredi, sa vive inquiétude, face à ce regain de tension, qui a déjà forcé plus de 30.000 Centrafricains à se réfugier au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo. Et la majorité d’entre eux ont traversé la frontière fluviale avec la RDC.

 

Ce sont plus de 24.000 personnes, qui se sont réfugiées dans les provinces congolaises du Bas Uélé et du Nord-Oubangui, en traversant le fleuve Oubangui. Et les 2 et 3 janvier, ce sont au moins 15.000 Centrafricains, qui sont arrivés dans le village de Ndu, à la suite des attaques des villes de Damara et Bangassou.

« Les arrivées dans le village de Ndu, qui compte à peine 3,500 habitants, ont mis à rude épreuve les ressources et les familles d’accueil », a déclaré lors d’un point de presse, le porte-parole du HCR, Boris Cheshirkov.

Face à cet afflux de réfugiés en RDC voisine, l’Agence onusienne a renforcé sa présence le long de la rivière Oubangui. L’objectif est de répondre aux besoins des nouveaux arrivants et de préparer l’enregistrement ainsi que la réinstallation temporaire plus à l’intérieur des terres pour des raisons de sécurité.

Le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains temporairement suspendu

Au Cameroun, ce sont près de 4.500 autres personnes, qui sont arrivées pour la plupart dans la ville frontalière de Garoua-Boulai. Et plus de 2.000 Centrafricains se sont également réfugiés au Tchad voisin alors qu’environ 70 personnes ont atteint la République du Congo.

A la suite de cette nouvelle vague de réfugiés, le HCR s’est préoccupé par les informations faisant état de violations des droits de l’homme en RCA. L’Agence onusienne demande instamment aux gouvernements de tous les pays voisins de continuer à accorder l’accès à l’asile et à aider les autorités locales à enregistrer les nouveaux arrivants.

En attendant, la plupart des nouveaux réfugiés sont hébergés dans des communautés hôtes ou dans des abris de fortune. Selon le HCR, ces derniers ont un besoin urgent d’eau, d’un abri, d’un accès à la santé et à des installations sanitaires adéquates pour prévenir la propagation de la Covid-19.

Au Cameroun, un site dédié à Gado accueillera les nouveaux arrivants et l’enregistrement y sera effectué. L’enregistrement a également lieu au Tchad. Dans ce pays, le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit des rations alimentaires aux réfugiés centrafricains et le HCR a mis en place une clinique mobile.

Ce regain de tension intervient alors que le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains avait repris le 20 novembre dernier, après des années d’exil au Cameroun et en RDC. Selon l’Agence onusienne, le processus est maintenant « temporairement interrompu ».

A la fin 2020, la RCA comptait plus de 1,2 millions de réfugiés et déplacés internes

Plus de 400 réfugiés centrafricains ont ainsi pu regagner en novembre dernier leur pays d’origine, après avoir passé plus de sept années en RDC.

Par ailleurs, à l’intérieur de la RCA, quelque 185.000 personnes d’au moins 25 localités ont fui, principalement par mesure préventive. Elles se sont réfugiées dans la brousse et les forêts depuis le 15 décembre.

Près de 113.000 personnes sont depuis retournées à leur lieu de résidence, selon les estimations du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires. Mais quelque 62.000 personnes restent nouvellement déplacées.

Sur le terrain, le HCR continue de travailler en étroite collaboration avec les autorités et ses partenaires pour mener un suivi en matière de protection des déplacés internes, afin de leur fournir une assistance et de soutenir les rapatriés et les efforts de réintégration.

Selon le HCR, près d’un quart de la population centrafricaine (4,7 millions) était déracinée à la fin 2020, avec plus de 600.000 réfugiés dans les pays voisins et autant de déplacés à l’intérieur de la RCA.

 

Avec ONUinfo

RCA : l’insécurité le long du couloir Bangui-Béloko impacte les recettes publiques (ministre)

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Convoi-camions-transports-routiers-Douala-Bangui-corbeaunews-bon-2–450×243.jpg” alt=”” width=”450″ height=”243″ />
Convoi Bangui-Garoua-Boulai. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 05:31:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’insécurité qui prévaut le long du couloir reliant la capitale centrafricaine Bangui vers Beloko (ouest), proche de la frontière avec le Cameroun, a eu un impact négatif sur les finances publiques et l’économie, s’est inquiété vendredi le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

 

D’après lui, le blocage de cet axe qui constitue la principale voie de ravitaillement de Bangui a un impact négatif sur les échanges commerciaux entre la Centrafrique et l’extérieur. En plus de ce blocage, la destruction systématique par les groupes armés de la recette douanière de Beloko a empêché la mobilisation accrue des recettes intérieures de l’Etat.

Pour étayer ses propos, M. Dondra a indiqué que “plus de mille véhicules de transport de marchandises sont immobilisés à la frontière, ce qui constitue un manque à gagner énorme pour le Trésor public centrafricain”.

De son avis, la chute du niveau des recettes, corollaire de cette grave crise, soulève déjà de sérieuses inquiétudes, tant du côté du gouvernement en ce qui concerne les finances publiques, l’économie, les salaires, les bourses et pensions, que du côté de la population, désormais exposée à la rareté des produits d’exportation, notamment ceux de première nécessité, et à la flambée des prix.

Redoutant une asphyxie de la capitale, M. Dondra a regretté que son pays, comme bien d’autres, ait été secoué par les effets pervers de la pandémie de nouveau coronavirus, avec une incidence grave sur le taux de croissance. Cette crise sécuritaire sur le couloir Bangui-Beloko est en train, selon lui, de plonger la Centrafrique dans une situation catastrophique.

Avec Xinhua

neuf opposants déposent un recours en annulation de l’élection présidentielle

0

Centrafrique : neuf opposants déposent un recours en annulation de l’élection présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Neuf opposants, dont Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ont déposé ce 6 janvier auprès de la Cour constitutionnelle un recours collectif en annulation de la présidentielle. Ils dénoncent des « fraudes massives » de la part des partisans du président Touadéra.

Dans le document adressé à la présidente de la Cour, Danièle Darlan, les neuf candidats, qui contestent la victoire au premier tour de Faustin-Archange Touadéra, ont dénoncé une « proportion inquiétante de votes par dérogation », la « non-remise de procès-verbaux aux représentants des candidats », des manœuvres d’ « intimidation », des « achats de vote » ou encore des « fraudes massives »./////////////.

La Cour constitutionnelle a jusqu’au 19 janvier pour se prononcer sur ce recours, déposé au nom des neuf candidats par l’avocat et ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye. Cette demande intervient dans un climat particulièrement tendu sur le plan sécuritaire – les groupes armés tentant toujours d’encercler Bangui – et fait figure de dernière chance de sortie de crise sur le plan politique./////////////.

Entre Dologuélé et Bozizé, le divorce/////////////.

S’il ne figure pas dans ce recours, le Kwa na Kwa (KNK), parti de l’ancien président François Bozizé (qui n’a pas été autorisé à se porter candidat), soutient la requête. Cette formation s’était alliée avec Anicet-Georges Dologuélé quelques jours avant le premier tour, avant que Bozizé ne choisisse finalement d’appeler au boycott, au grand dam de son nouvel allié./////////////.

Le KNK et les autres ténors de l’opposition ont pourtant bien du mal à présenter un front uni. Selon nos informations, Anicet-Georges Dologuélé impute en partie l’issue du premier tour à la décision de François Bozizé d’appeler ses militants à ne pas se rendre aux urnes. Il n’avait d’ailleurs pas été prévenu des intentions de boycott de l’ancien président, qui a finalement soutenu les groupes armés./////////////.

Le 27 décembre, alors que Dologuélé tentait de rassembler ses soutiens et de les pousser vers les urnes, Bozizé a même dépêché des partisans pour perturber la tenue du scrutin dans son fief de l’Ouham, qui était également l’un des potentiels réservoirs de voix du candidat Dologuélé. « Notre alliance avec Dologuélé était utile dans un contexte où l’élection était crédible. Mais quand le président Bozizé a constaté qu’elle ne le serait pas, il lui a fallu changer de plan », justifie un cadre du KNK./////////////.

Selon nos sources, François Bozizé pourrait prochainement se rapprocher des groupes armés rassemblés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Ses leaders, avec lesquels l’ancien président est en contact régulier, lui ont proposé de s’allier officiellement à eux, en exerçant un rôle et un leadership similaire à celui de Michel Djotodia dans la Séléka en 2013.

Avec Jeune Afrique

Centrafrique.com/?attachment_id=43433″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : un sous-officier de l’armée nationale assassiné à Bouar

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/des-soldats-faca-formés-par-les-russes-à-Berongo-photo-de-eric-ngaba-450×337.jpg” alt=”des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba” width=”450″ height=”337″ />
des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 janvier 2021, 10:58:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension est toujours vive vendredi à Bouar après plusieurs heures d’affrontement militaire ce jeudi entre les miliciens Anti-Balaka, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les soldats des forces armées centrafricaines  (FACA). La ville est divisée en deux : les miliciens Anti-Balaka au nord, et les forces régulières sont positionnés  vers la sortie sud, a constaté sur place un journaliste du CNC.               .

 

Selon des sources hospitalières, l’affrontement d’hier entre les rebelles et les forces gouvernementales aurait fait trois morts, principalement des Anti-Balaka, et une dizaine des blessés dans les deux camps.

Cependant, un sergent-chef de l’armée nationale, disparu depuis hier soir, a été retrouvé sans vie ce matin par ses collègues militaires. D’après des sources sécuritaires, il aurait été intercepté et mortellement poignardé par un groupe d’individus non loin du siège local de la Croix-Rouge nationale. Son arme de service a également été emportée les assaillants qui sont activement recherchés. Par les forces de l’ordre.

Selon quelques habitants de Bouar interrogés par CNC, les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui avaient pourtant contribué à l’occupation de la ville de Bouar la semaine dernière, ont décidé de se replier, 24 heures plus tard, vers la sous-préfecture de Koui ainsi qu’à Ngaoundaye avant de revenir, dans la soirée du jeudi 7 janvier à Bouar pour appuyer leurs collègues Anti-Balaka qui affrontaient les forces de l’ordre.

Par ailleurs, dans la préfecture de la Ouaka, les russes et les soldats FACA contrôlent toujours la ville de Grimari après des heures d’affrontement qui les ont opposé avec les rebelles de la CPC, a constaté sur place un correspondant du CNC dans la ville.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

un couvre feu imposé face à la rébellion

0

Centrafrique : un couvre feu imposé face à la rébellion

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement a annoncé jeudi un couvre-feu dans un pays toujours occupé aux deux tiers par des groupes armés et en proie à de nouvelles offensives rebelles.

“Il est instauré un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire centrafricain de 20 heures à 5 heures du matin”, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué lu à la radio nationale./////////////.

Une manière supplémentaire de lutter contre la progression des rebelles même si pour l’heure, celle-ci est repoussée loin de Bangui par les forces loyalistes, les Casques bleus et surtout d’imposants renforts de combattants russes et rwandais./////////////.

Les rebelles ont avancé seulement à Bangassou/////////////.

Selon la force de maintien de la Paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), les rebelles n’auraient pas progressé depuis dix jours, à l’exception de Bangassou, à 750 km à l’est de Bangui./////////////.

Dans un pays en proie à la guerre civile depuis huit ans, les élections présidentielles et législatives ont pu tout de même se tenir le 27 décembre dernier. Mais en raison de l’insécurité due aux nombreuses attaques de la Coalitation des patriotes pour le changement (CPC), seuls un électeur sur deux a pu finalement se rendre aux urnes./////////////.

La victoire de Touadéra n’est toujours pas validée/////////////.

Lundi, l’autorité des élections avait annoncé la réélection de Faustin-Archange Touadéra, avec 53, 92% des voix récoltés dès le premier tour même si ce résultat doit encore être validé par la Cour constitutionnelle en raison de nombreux recours./////////////.

Dix candidats dont Anicet-Georges Dologuélé (2e avec 21,01%) et Martin Ziguélé (3e avec 7,46%) exigent l’annulation du double scrutin qu’ils jugent tronqué par des “fraudes massives” et par “l’impossibilité pour la moitié des électeurs d’exprimer leurs voix”.

Avec AFP

{CAPTION}
{CAPTION}

Élections en Centrafrique, un réseau des acteurs de la société civile constate des nombreuses irrégularités et interpelle les juges constitutionnels

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Photo-de-Monsieur-Ben-Wilson-Gassan-450×253.jpg” alt=”Photo de Monsieur Ben Wilson Gassan” width=”450″ height=”253″ />
Photo de Monsieur Ben Wilson Gassan

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 8 janvier 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Samedi 4 janvier 2020, vers 19 heures, l’autorité nationale des élections (ÂNE) avait déclaré Faustin Archange TOUADERA réélu au premier tour avec 53,92%  des suffrages , contre 21% pour l’opposant Anicet Georges Dologuélé, et 7,41% pour le Président du MLPC Martin Ziguélé. Mais ce résultat doit encore être validé par la Cour constitutionnelle. Cependant,  un réseau des acteurs de la société civile, qui note de nombreux cas d’irrégularité lors du scrutin, interpelle les juges électoraux à dire le droit et rien que le droit pour sauver une Nation en péril.

Ci-dessous, le propos liminaire de Monsieur Ben Wilson  GASSAN

 

Propos liminaires de la conférence de presse des acteurs de la société civile centrafricaine sur les élections 2020/2021

Citoyens centrafricains,

Chers professionnels de médias,

Vous êtes aujourd’hui conviés afin de recueillir l’avis des acteurs de la société civile que nous sommes sur la mise en œuvre du processus électoral ayant abouti lundi 04 Janvier 2021 à la délibération provisoire de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

Chers conférenciers, malgré les irrégularités qui ont entaché la mise en œuvre de la dernière élection en Centrafrique, comme si c’était prévisible, l’ANE a donc rendu vainqueur le président sortant avec une marge de près de 54% de voix. Hélas ! Sans rentrer dans les débats de fonds au sujet de cette statistique, nous, observateurs de la vie publique voudrons par l’occasion de cette rencontre médiatique relever un certain nombre de faits constatés :

1-Le vote du 27 Décembre 2020 s’était tenu sous une forte tension politique et sécuritaire.

2-Plus d’un tiers du pays vivait au rythme des assauts des rebelles de la CPC dont les actions sont revendiquées par l’ancien président François Bozizé. Un état de fait que nous condamnons fermement.

3-Sur 1.800.000 électeurs convoqués, seuls 900.000 ont eu l’opportunité d’exprimer leur droit de vote.

4-Dans plusieurs parties du pays notamment dans la Mambéré-Kadéi, la Nana-Mambéré, l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Ouaka, le vote a été perturbé, les électeurs étaient contraints de quitter les bureaux de vote, des situations de violence ont été constatées, des urnes ont été brulées.

5-Pour les bureaux de vote où l’élection s’était tenue, les procès-verbaux ont été refusés aux représentants des partis politiques en totale violation du code électoral centrafricain.

6-Pour certaines régions, les décomptes des voix ont été même fait 24 heures après que l’élection ait eu lieu.

7-A la grande surprise du grand ensemble, lors de la proclamation de l’ANE, les résultats des bureaux de vote où l’élection a été perturbée ou ne s’est pas quasiment tenue, les chiffres ont été comptabilisés. Les urnes brulées ont-elles été ressuscitées ? Quelle a été l’alchimie qui a provoqué la mise en ligne de ces chiffres ? Ces questions demeurent jusque-là sont réponses.

8-Mesdames et messieurs, il vous souviendra que lors du délibéré provisoire de l’ANE, il nous a été dit que cette élection a connu un taux de participation estimé à près de 72%. Or, si l’on doit se référer au corps électoral convoqué, l’on retiendra amplement qu’il s’agit d’un taux de 32% de participation, contrairement aux 72% vendus par l’ANE ? Est-ce des stratégies pour légitimer un vote qui n’a pas respecté les standards nationaux et internationaux ? Encore là, nul ne le sait si ce n’est que ceux qui le soutiennent peut-être à tort ou à raison.

9-Devrions-nous encore rappeler que la délibération de l’ANE continue de surprendre plus d’un ? En effet, aux oreilles de tous, le président de l’illustre institution en charge des élections avait tout d’abord donné un chiffre qui fait un peu plus de 110% de suffrages pour venir le rectifier à 101%. Scandale ! Sans savoir que notre pays était devenu depuis le 04 Janvier la risée du monde. En témoignent les rapports des observateurs indépendants et des médias internationaux qui interviennent en République centrafricaine.

10-Ce qui est d’autant plus inquiétant pour la paix civile au lendemain de ces élections, c’est surtout le communiqué signé des 10 candidats à ladite présidentielle qui ont à l’unisson rejeté les résultats et ont appelé à la reprise de celle-ci.

Fort de toutes ces analyses et ces constats vérifiables et vérifiés, nous acteurs de la Société Civile présents à cette rencontre citoyenne n’avons qu’une seule revendication à porter aux juges de la Cour Constitutionnelle qui seront très attendus le 19 Janvier 2021.

Mesdames et messieurs, permettez-nous de retourner notre cible et de parler directement au cœur de nos juges suprêmes. Vous, voilà pour une fois face à cette grande épreuve. Celle de dire le Droit et rien que le Droit pour sauver une Nation en péril. Soit de vous laisser inféoder aux pressions internes et externes afin de compromettre la Démocratie et l’Etat de Droit.

Chers juges constitutionnels, il convient de vous dire que la délibération de l’ANE a été le démenti cinglant de l’intellectualisme centrafricain. Par cette démonstration moins méthodique, nous avons compris à quel niveau l’intellectuel centrafricain est capable de brader ses valeurs morales et de se plier aux exigences anti républicaines.

Bref, viendrez-vous aussi constitutionnaliser la manœuvre moins cartésienne ? Nous acteurs de la vie politique centrafricaine, voudrons bien croire à l’existence d’un Etat de Droit, d’une Nation démocratique. L’histoire retiendra quelque chose si vous vous déroberez de l’espoir que la Nation a placée en vous.

Pour finir, nous veillerons quotidiennement par l’éveil des consciences de nos compatriotes à qui la barbarie a ôté la voix pour que la démocratie triomphe, pour que le PEUPLE SOUVERAIN triomphe.

Chers juges constitutionnels, rendez nous notre SOUVERAINETE, rendez nous la confiance à nos institutions.

Je vous remercie !

 

 

 

RCA :  élection présidentielle du 27 décembre 2020, un recourt collectif vient d’être déposé à la cour constitutionnelle

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/les-electeurs-a-lEcole-Gbaya-Dombia-dans-le-3e-arrondissement-de-Bangui-par-fridolin-ngoulou-450×206.png” alt=”les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui par fridolin ngoulou” width=”450″ height=”206″ />
les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 janvier 2021, 08:28:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’élection présidentielle en rca, remportée par le Président sortant Faustin Archange TOUADERA,  a été remise en cause par un collectif des dix candidats qui dénoncent de nombreuses irrégularités et réclament l’annulation pure et simple du scrutin. Ainsi, ce jeudi 7  janvier 2021, dans l’après-midi,  ils ont déposé, à travers leur avocat,  leur recourt collectif devant la cour constitutionnelle.

Ci-dessous, l’extrait de leur recourt collectif….

 

le pape François lance un appel à la réconciliation et au dialogue

0

Centrafrique: le pape François lance un appel à la réconciliation et au dialogue

Bangui ( République centrafricaine ) – Une nouvelle fois, la Centrafrique est au cœur des pensées du souverain pontife. C’est après la prière de l’Angélus, prononcée sans fidèles et devant les caméras que le pape François a voulu lancer un nouvel appel à la réconciliation.

« Je suis avec attention et préoccupation les évènements en République centrafricaine où se sont récemment déroulées les élections au cours desquelles le peuple a manifesté le désir de poursuivre sur la voix de la paix. J’invite ainsi toutes les parties à un dialogue fraternel et respectueux, à repousser la haine et à éviter toute forme de violence »./////////////.

L’actualité centrafricaine est suivie de près depuis plusieurs années au Vatican. Le pape a souvent abordé la situation du pays dans ses vœux, invitant à maintes reprises à revenir sur le chemin de la paix./////////////.

En novembre 2015, dans une Centrafrique alors déchirée par les violences interconfessionnelles, François s’était rendu à Bangui pour une visite de deux jours. Il avait notamment invité les Centrafricains à lutter contre « la peur de l’autre »./////////////.

Un an plus tard, il faisait de l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga le plus jeune de ses cardinaux, un homme salué pour sa volonté de dialoguer avec toutes les composantes de la société centrafricaine.

Avec RFI

{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : élections présidentielles et législatives, le collectif des femmes leaders de Bocaranga, Ngaoundaye et koui interpelle la Minusca et la France

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/des-electeurs-en-attente-ecole-Bimbo-par-Fridolin-Ngoulou-450×338.jpg” alt=”Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU” width=”450″ height=”338″ />
Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 14:42:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une correspondance adressée au responsable des Nations unies et l’ambassadeur de France en rca en date du lundi 6 janvier 2020, le  collectif des femmes leaders de la préfecture de Bocaranga, koui et Ngaouandaye ont interpellé les responsables des Nations unies et l’ambassadeur de la France en République centrafricaine   que le droit et devoir civique des citoyens doivent être respectés et remplit conformément à la constitution de notre pays. D’après elles,  ce droit a été  Curieusement  bafouillé jusqu’au point où les citoyens n’ont pas pu voter, ou remplir leur devoir civique le 27 décembre dernier.

À lire ci-dessous  leur correspondance adressée aux responsables des nations unies et l’ambassadeur de France en RCA.

 

 

Alerte info : la ville de Bouar secouée par des détonations d’armes

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />
Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 12:51:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à 450 kilomètres au nord-ouest de la capitale est secouée depuis près d’une heure par des détonations d’armes automatiques, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon des témoins interrogés par CNC, la scène a débuté peu avant midi vers 11h45 au plein centre-ville par une tentative du désarmement d’un Soldat FACA par un milicien Anti-Balaka qui aurait mal tourné avec une violente altercation entre les belligérants.

D’après eux, le soldat FACA  aurait grièvement blessé à la main le milicien qui aurait fait appel à ses compagnons qui sont intervenus pour tenter de désarmer le FACA, provoquant  des violents affrontements dans la ville.

Pour l’heure, on ignore si le soldat FACA est appuyé par ses collègues militaires ou il est seul face aux rebelles.

Cependant, les populations civiles, paniquées, sont terrées à la maison pour éviter d’être prises pour cibles.

Les détailles dans nos prochains articles.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les combattants rebelles de l’UPC sont-ils en mouvement vers la capitale?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-combattants-rebelles-de-lUPC-à-gbokologbo-450×297.jpg” alt=”des combattants rebelles de l’UPC à gbokologbo” width=”450″ height=”297″ />
Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 11:20:05 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara,  a alerté, dans une correspondance, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine sur un éventuels mouvements suspects des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) vers Bangui. Selon le ministre ,  des renseignements en sa possession font état de ce que « ces rebelles ont emmené des véhicules BJ80 à 12 kilomètres de la ville de Grimari et ont repeint lesdits véhicules en couleur blanche avec des -marques UN comme celles des forces onusiennes de la Minusca

». Vrai ou faux ?

 

 

Le conflit en RCA crée une crise humanitaire en RDC

0

Le conflit en RCA crée une crise humanitaire en RDC

Bangui ( République centrafricaine ) – Des milliers de Centrafricains ont trouvé refuge en RDC après les combats dans la ville de Bangassou dans le sud-est du pays. Depuis, la situation humanitaire se détériore pour les réfugiés et les populations hôtes.

En effet, il s’agit d’une situation assez préoccupante selon le personnel humanitaire présent en République démocratique du Congo./////////////.

D’après les derniers chiffres qui datent du 4 janvier, le Haut-Commissariat aux réfugiés a observé un afflux de plus de 10.000 nouveaux arrivants dans le village de Ndu situé dans la province du Bas Uélé./////////////.

“Nos équipes sont sur place et elles ont pu parler à ces familles qui ont dû fuir précipitamment en abandonnant tout leur bien derrière eux. Ces personnes, dont beaucoup de femmes et des enfants, sont dans un état de choc. La plupart d’entre eux sont accueillis par des familles d’accueil ou utilisent des abris de fortune le long de la rivière Ubangi. Les besoins les plus pressants sont la nourriture, les abris, les dispositifs sanitaires et les articles ménager de première nécessité”, a expliqué Fabien Faivre, chargé de communication du HCR en RDC./////////////.

Situation humanitaire alarmante/////////////.

La situation est difficile pour ces milliers de personnes, rappelle Fabien Faivre. Ils nécessitent une assistance aussi bien des organisations humanitaires que des autorités congolaises./////////////.

“Nous travaillons avec différentes agences onusiennes, le gouvernement et des partenaires. Nous assurons que l’accès aux demandes d’asile sur le territoire congolais soit facilité et nous commençons progressivement à identifier les personnes qui ont des besoins spécifiques pour leur venir en aide rapidement. Il faut savoir que le long de la frontière les nouveaux arrivants ne sont pas réellement en sécurité, il y a eu un enfant de sept ans qui a été touché par une balle perdue dans le village de Ndu et nous prévoyons de relocaliser temporairement ces nouveaux arrivants sur un site qui se situe à trois kilomètres plus à l’intérieur, sur un site où ils seront plus en sécurité”, a déclaré Fabien Faivre du HCR./////////////.

Davantage de réfugiés dans les semaines à venir/////////////.

La situation sécuritaire et humanitaire reste déliquescente aussi bien pour les réfugiés que pour les populations hôtes. Le HCR se prépare ainsi à accueillir un plus grand nombre de réfugiés dans les prochains jours./////////////.

Et pour Fabien Faivre, le HCR et d’autres partenaires se préparent à accueillir davantage de Centrafricains qui vont venir se réfugier en RDC : “En plus de la situation à Ndu, il commence à y avoir de nouvelles zones d’afflux comme par exemple à Yakoma dans la province du Nord Ubangui. Dans certaines localités d’accueil comme à Ndu, les soins de santé sont inexistants pour les populations locales. Avec cet afflux, le nombre de personnes a presque triplé à Ndu et les communautés locales qui accueillent généreusement ces Centrafricains manquent désormais de ressources pour répondre à leur propre besoin.”/////////////.

La reprise des combats en RCA risque les conditions de vies de ces populations dans les prochains jours. Et beaucoup craignent notamment la publication des résultats définitifs du scrutin présidentiel.

Avec DW français

Centrafrique.com/?attachment_id=43391″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}