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Élections en Centrafrique: l’opposition conteste la méthode de compilation des résultats

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 3 janvier 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au centre de traitement des données des élections, à Bangui, il y a une pièce dédiée à la correction des fiches de résultats, ces fiches où les responsables des bureaux de vote ont retranscrit après le dépouillement les chiffres clés du scrutin, issus des différents procès-verbaux.

Théophile Mokoama, rapporteur général de l’Autorité en charge des élections, explique :

« C’est, en général, le nombre de votants sur la liste d’émargement, le nombre de votants par dérogation pour la présidentielle, où il y a souvent quelques erreurs, et les bulletins nuls. L’environnement global, où les gens ont eu peur à la fin des opérations, a fait qu’il y a eu des erreurs de ce type-là. Mais ce sont des erreurs matérielles, que l’on est en train de corriger. »

C’est ainsi que sur une feuille de résultats, le nombre de votants constatés par émargement passe de zéro à 120. « Car c’est une incohérence. Il ne peut pas y avoir un bureau de vote où il y a eu vote et où personne n’a voté », reprend Théophile Mokoama. Une nouvelle feuille de résultats est remplie, « sur la base des éléments qui sont dans le procès-verbal de dépouillement, sans que ça ne touche aux résultats obtenus par les différents candidats ».

Ce sont bien les procès-verbaux qui font foi, insiste le rapporteur général. Ces PV sont ensuite agrafés au dossier, pour « ne rien perdre en traçabilité ». Une pratique tout à fait légale, estime le rapporteur. Mais ces arguments ne convainquent pas Wilfriedo Mesheba, porte-parole de l’opposant Anicet Georges Dologuélé :

« Ça pose un problème puisque, pour faire simple, c’est une façon de contourner les mesures anti-fraudes mises en place pour le contrôle de la validité des résultats qui sont prévues par les serveurs. Et nous sommes en attente d’explications crédibles : en quoi ça correspond à des dispositions du code électoral ? »

En réponse, l’ANE invite les acteurs politiques à lui « faire confiance » et rappelle que les observateurs de tous les partis sont les bienvenus à toutes les étapes de la compilation.

Par RFI

RCA : crise post-électorale, le Président du PDCA Jean-Serge Wafio s’alarme

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Depuis la neutralisation des verrous sécuritaires installés à Boali et à Sibut, la milice criminelle et assassine du Président TOUADERA, dénommée ”les requins”, s’est livrée à la chasse aux sorcières contre les Gbaya : perquisitions et incendies de maisons des dignitaires Gbaya, enlèvements, séquestration et assassinats crapuleux sont les modes opératoires privilégiés.

 

Du lundi 28 décembre 2020 au vendredi 01 janvier 2021, plus de 10 personnes d’ethnie Gbaya ont été enlevées, torturées ou assassinées. Cette chasse aux sorcières contre les Gbaya tend à se transformer en un génocide, après le combat et la prise de la ville Damara par les éléments de la CPC, ce matin, samedi 02 janvier 2021. Les maisons de NGAÏSSONA Edouard, actuellement détenu à la Cour Pénale Internationale-CPI sur demande du Président TOUADERA, et du colonel WILIBONA WAN ZANN Célestin ont été perquisitionnées et saccagées, celle de la défunte mère du général BOZIZE a été détruite, les jeunes WILIBONA Daniel et WILIBONA Salif ont été enlevés par cette milice assassine pour une destination inconnue. Le général SERVICE, alias LAPADJO, à la recherche des NGAIKOSSET aurait juré d’en finir avec les Gbaya. Ces actes et intention sont manifestes d’une volonté de génocide contre l’ethnie Gbaya.

Au nom du Parti Démocratique centrafricain-PDCA, nous demandons avec force :

  • A la Minusca qui se fait toujours l’assistant aux tués en Centrafrique et au G5 CENTRAFRIQUE de ne plus faire la politique des 3 singes, ni se faire complices de ce génocide qui se pratique actuellement à Boy Rabbe à Bangui, car l’histoire en jugera,
  • A la FIDH, à la CEEAC, à la CEMAC, à la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, à la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme d’entreprendre dès à présent les enquêtes qui s’imposent, pour la détermination judiciaire des responsabilités,
  • Aux Ambassades installées à Bangui d’accueillir, pour leur protection, les Leaders Politiques de l’opposition démocratique qui sont ou seront menacés.

Au Président TOUADERA, nous lui disons aussi simplement et dans les respects et considérations qui lui sont dus à cause de son statut politique de l’heure, que l’organisation du génocide contre l’ethnie Gbaya ne consolidera en aucun cas son fauteuil qui est déjà très chancelant et lui rappelons que ce fut un général gbaya qui l’avait sorti de nulle part politique pour faire de lui un Premier Ministre pendant 5 ans et un Chef d’Etat depuis 2016, avec la complicité et la bénédiction du KNK.

Fait ce jour samedi, 02 janvier 2021

WAFIO JEAN SERGE

Président du PDCA

 

La Centrafrique vient-elle de vivre les “pires élections” de son histoire ?

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La Centrafrique vient-elle de vivre les “pires élections” de son histoire ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Le scrutin présidentiel centrafricain, dont les résultats ne devraient pas être connus avant le 4 janvier, replace le pays dans d’anciennes dynamiques qui semblaient révolues avec l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2014, selon les analystes.

Bangui est calme depuis le scrutin du 27 décembre dernier même si une vaste coupure d’électricité plonge la capitale centrafricaine dans le noir total./////////////.

Plusieurs dispositifs sécuritaires sont visibles dans la capitale centrafricaine, avec des patrouilles militaires dans les principales artères. /////////////.

Ailleurs dans le pays, les troupes rebelles continuent d’attaquer les positions de l’armée centrafricaine. Elles ont notamment repris la ville de Baboua à la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun. Des combats ont également lieu dans les villes de Grimari ou de Getwa. /////////////.

Une ambiance particulière pour marquer la fin d’une année 2020 qui restera dans les annales./////////////.

Mais pas un scénario inconnu pour les Centrafricains./////////////.

“Cette élection souligne à quel point la situation n’a guère progressé en Centrafrique malgré une implication massive de la communauté internationale. Les élections ont toujours été un moment de violence dans l’histoire du pays, les coalitions se forment de manière extrêmement ponctuelle à la faveur des élections de manière à changer l’équilibre des forces, les chef d’Etat s’appuient toujours sur des forces étrangères qui jouent le rôle de garant militaires du pouvoir pour plutôt que d’essayer de gagner l’appui de la majorité de la population”, observe Marie-Joëlle Zahar, professeure de Sciences Politiques à l’Université de Montréal./////////////.

Une coalition d’une dizaine de candidats de l’opposition, la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), a demandé l’annulation des élections présidentielles, affirmant qu’elles ont été sabordées par l’insécurité et truffées de fraudes. /////////////.

Elle a notamment cité les attaques perpétrées dans plusieurs villes du pays au moment du scrutin. Par exemple, les villes de Bouar dans l’ouest, où des tirs ont été entendus toute la matinée le jour du scrutin, ou encore la ville de Boali, fief du Premier ministre, où le vote n’a pas pu avoir lieu. /////////////.

Selon Nicolas Tiangaye, porte-parole de l’opposition et candidat à la présidentielle, un tiers des électeurs n’ont pu participer au scrutin ce qui rendrait l’élection “non inclusive”. /////////////.

La coalition des candidats de l’opposition a qualifié le vote de mascarade et a appelé à la tenue de nouveaux scrutins. Ils affirment que le vote n’a pas eu lieu dans plus de 2100 bureaux de vote, ce qui représente plus de 621 000 électeurs ou un tiers de l’électorat./////////////.

Et dans les régions où le gouvernement et les Nations unies affirment que le vote a eu lieu, l’opposition soutient que seuls quelques isoloirs ont été ouverts et qu’un taux de participation plutôt faible a été enregistré./////////////.

Ils prétendent également que là où les conditions de sécurité ont permis un vote efficace, notamment à Bangui, des incidents massifs de fraude électorale ont été enregistrés, qui ont tous jeté une ombre sur la légitimité du scrutin./////////////.

Selon le ministre de l’administration territoriale, Augustin Yangana-Yahote, sur un total de 71 sous-préfectures, 29 n’ont pas voté. Six autres sous-préfectures n’ont réussi qu’un vote partiel, a déclaré à l’AFP Theophile Momokoama, le rapporteur général de l’Autorité électorale nationale (ANE)./////////////.

A cela s’ajoute la situation d’en partie de la la diaspora centrafricaine./////////////.

“Une majorité de la communauté musulmane de Centrafrique est toujours réfugiée à l’extérieur et n’a pas pu participer à ce vote, alors que depuis 2014, on parle de la nécessité pour ces centrafricains de pouvoir exprimer leurs voix”, explique le Pr. Zahar. /////////////.

Des critiques balayées par le gouvernement. /////////////.

Le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, a déclaré que les élections étaient “crédibles, engagées et populaires” et que les Centrafricains avaient défié la violence et montraient leur “ferme volonté d’aller voter”./////////////.

Un proche du président Touadéra, joint par notre correspondant, a qualifié les appels de l’opposition à annuler le scrutin de “ridicules”. Selon lui, cette position “révèle un aveu de faiblesse de la part de la COD 2020”./////////////.

Mais pour les observateurs le scrutin présidentiel centrafricain est loin d’avoir été exmplaire./////////////.

“Ces élections ont été les pires de l’histoire de la République centrafricaine en termes à la fois d’absence d’inclusivité, puisqu’une très grande partie de la population centrafricaine n’a pas pu participer et une très large portion du territoire a été laissée pour compte. Dans ce contexte là, on pouvait s’attendre à ce qu’il y ait des contestations, ce n’est que d’ailleurs que le début”, déclare le Pr. XXXXXX, constitutionnaliste./////////////.

“Lorsque je regarde ces élections, ce que je vois c’est un pays qui revient à toutes ses mauvaises habitudes. Cela prouve à quel point il est difficile de transformer un système dans lequel différents groupes utilisent la violence et les urnes pour avancer leurs propres intérêts plutôt qu’un bien collectif”, analyse le Pr. Zahar./////////////.

Fallait-il reporter le scrutin ?/////////////.

Compte tenu du contexte sécuritaire tendu, certains candidats de l’opposition avaient appelé au report du scrutin. Un scénario difficilement envisageable pour le Pr. Zahar. /////////////.

“On ne reporte pas les élections en général parce que la préparation d’un scrutin est très compliquée et très couteuse, tant pour l’Etat centrafricain qui n’a pas des moyens énormes que pour la communauté internationale qui s’était investie. Il était donc important que ce scrutin ait lieu et un report voudrait dire que certaines des préparations auraient été à fonds perdus.”/////////////.

Mais le maintien du vote pose maintenant d’autres questions./////////////.

“Il faut analyser où sont situés les bureaux de vote qui n’ont pas pu voter. Est-ce sur l’ensemble du territoire ou dans certaines régions, qui sont les champions politiques dans les régions où les bureaux de vote auraient été fermés, était-ce des endroits où on pouvait anticiper une victoire du candidat de l’opposition ? Tout cela va être important pour la suite des choses”, déclare le Pr. Zahar./////////////.

La question la plus pressante est celle de la légitimité du vainqueur d’une élection qui n’a pu se tenir que sur une fraction du territoire./////////////.

“Qui que ce soit le vainqueur des urnes, dans ces conditions il verra sa légitimité régulièrement mise en cause”, estime le Pr. Jean-François Akandji-Kombé./////////////.

La coalition de l’opposition a demandé l’annulation du vote et la réorganisation de nouveaux bureaux de vote./////////////.

“Ce qui est prévu par la Constitution et le Code électoral c’est l’existence d’une période de contentieux électoral entre les deux tours. D’ailleurs, les résultats ne seront publiés par la Cour constitutionnelle qu’après avoir vidé le contentieux. Donc les arguments qui sont en train d’être développés par l’opposition, y compris les arguments en faveur de l’annulation, seront présentés à la Cour constitutionnelle”, explique le Pr. Akandji Kombé./////////////.

Les exemples d’autres pays en conflit comme l’Afghanistan, penche non pas pour une annulation pure et simple des élections mais l’organisation de scrutins partiels dans les régions où le vote n’a pu se tenir normalement, pointe le Pr. Zahar./////////////.

“Dans plusieurs autre pays, mais la Centrafrique n’a peut être pas le moyen de le faire, on permet que le vote ait lieu à nouveau dans les bureaux dans lesquels il y avait eu des problèmes pour permettre aux citoyens d’exprimer leurs voix”, dit-elle./////////////.

Quel avenir pour la Centrafrique?/////////////.

“La question est de savoir si le cycle de violence va être doublé par une profonde crise politique”, déclare Marie-Joëlle Zahar./////////////.

“Comme on le voit depuis 2014, chaque crise fait l’objet de tractations entre des élites qui au lieu de régler les problèmes de fond comme la question de l’identité centrafricaine ou le contrat social, finissent par opérer une répartition des postes de pouvoir entre les différents leaders qui se mettent à la table et comme il y a toujours des mécontents, ceux-ci initient le prochain cycle de violence”, décortique l’analyste./////////////.

Les résultats définitifs des élections sont attendus pour le 19 janvier. S’il n’y a pas de vainqueur incontestable au premier tour, un second tour aura lieu le 14 février./////////////.

Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, 63 ans, est fortement favori pour remporter un second mandat.

Avec BBC Afrique

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RCA : Bangui, une dizaine d’individus interpellés dans le quatrième arrondissement par la garde présidentielle

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Illustration du marché Tékpa à la cité Jean-23, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021, 13:37:08 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une dizaine des personnes, identifiées comme des miliciens Anti-Balaka ont été interpellés ce samedi 2 janvier au quartier Cité Jean 23,  dans le quatrième arrondissement de Bangui, par des éléments de la garde présidentielle, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon des sources sécuritaires,  les suspects ont été interpellés au domicile de lieutenant Steve Yambété au quartier Cité Jean 23, dans le quatrième arrondissement. On ignore les raisons exactes de ces nouvelles interpellations, mais des sources locales ont affirmé que les suspects étaient en réunion quand les éléments de la garde présidentielle les ont arrêtés.

Cependant, derrière le lycée de Gobongo, on signale également la panique au domicile de la mère de l’ancien Président François Bozizé. À en croire certaines sources, cette résidence a également été  visitée par ces éléments de la garde présidentielle, et ce,  quelques minutes après leur opération au domicile du lieutenant Yambété.

Pour l’heure, tous les suspects sont actuellement incarcérés à la section de  recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Ils seront déférés devant le parquet général dans les prochains jours.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  la ville de Damara attaquée par des hommes armés

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021, 08:17:35 ( Corbeaunews-centrafrique ). Située à 75 kilomètres de la capitale, la ville de Damara a été attaquée par des hommes armés. Selon des sources gouvernementales, les assaillants seraient des braqueurs, mais les populations locales parlent des rebelles. Comment ?

 

Selon les mêmes sources, les assaillants, lourdement armés,  ont infiltré la ville vers 5 heures du matin avant d’attaquer les positions des forces de l’ordre.

« Les rebelles ont attaqué les forces de l’ordre à l’entrée de la ville, faisant des nombreux dégâts matériels », a indiqué un habitant de la ville joint au téléphone par CNC.

Cependant, des sources sécuritaires locales ont indiqué à CNC que les assaillants seraient des braqueurs qui sont venus avec un seul objectif de dévaliser le siège local de « Sofia-Crédit », mais ils ont été déjà repoussés loin de la ville. Or, à  8 kilomètres au sud de la ville sur l’axe Bangui, au village Mondjo

, des témoins ont indiqué avoir entendu des détonations d’armes non loin de la ferme du chef de l’État.

« Les rebelles ont occupé également le village Mondjo

 Où se trouve la ferme du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA « , précise une autre sources locale.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais des nombreuses sources parlent des morts et des blessés dans les deux camps.

Plusieurs sources affirment que l’affrontement est en cours dans la ville entre les assaillants et les forces gouvernementales

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : L’ARBITRAGE ATTENDU DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE APRÈS L’ÉCHEC DU DISPOSITIF NATIONAL DE SÉCURISATION DES ÉLECTIONS.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). A l’instar des autres États d’Afrique, la République centrafricaine avait un défi majeur à relever, celui d’organiser des élections présidentielles et législatives dans un climat sécuritaire hypothétique. En effet, suite à un processus électoral jugé par certains acteurs de non inclusif, les électeurs lassés d’être otages d’une interminable crise ont bravé la psychose d’insécurité pour voter massivement dans des zones sécurisées. Il faut également relever d’après les sources gouvernementales qu’une bonne vingtaine de villes représentant le tiers de la population n’ont pas voté, soit se retrouvent avec les matériels électoraux détruits.

 

Cette situation entache la représentativité et la légitimité du pouvoir car l’article 35 de la constitution confirmé par l’article 68 de la constitution du 30 mars 2016 impose que le président de la république ainsi que les députés soient élus au suffrage universel direct c’est à dire sur l’ensemble du territoire national. S’inscrivant dans la suite logique d’idée, il apparaît important de souligner l’échec du dispositif national de sécurisation des élections vanté par le pouvoir et la communauté internationale.

Notre compréhension peut être abusive du dispositif national de sécurisation des élections suppose la sécurité du processus électoral, la sécurité des candidats ainsi que des électeurs.

Ainsi on a de façon insidieuse violé le principe d’égalité des candidats devant les électeurs privilégiant les uns au détriment des autres. Certains candidats n’ont pas fait campagne et d’autres se sont retrouvés dépouillés de leurs gadgets électoraux. D’ailleurs, nous saluons au passage l’honnêteté de certaines missions d’observation électorale internationale qui ont relevé ces manquements dans leurs différentes conclusions.

Devant cette mise en scène qui ne ressemble de loin à une élection, nous imaginons actuellement que le greffe de la cour constitutionnelle doit être submergé de requêtes tendant à l’invalidation des élections tant sur le plan local que national. La cour constitutionnelle, juge électoral est tenu de statuer sur l’ensemble des requêtes et surtout de dire le droit au nom du peuple centrafricain.

En attendant l’arbitrage de la cour constitutionnelle sur la validation ou non de ce que certains appellent élection, le citoyen lambda s’interroge :

Les élections groupées se sont-ils bien déroulées sur l’ensemble du territoire national ? Sinon…pourquoi ? Comment assurer la bonne tenue du scrutin dans un climat sécuritaire aussi délétère ? Peut-on à ce stade affirmer que le dispositif national de sécurisation des élections est un échec ? Mais si tel est le cas, à qui incombe la faute ? Des élections partielles seront-elles organisées dans des villes occupées ? Dans l’affirmative, elles auront lieu dans combien de temps ? La cour constitutionnelle va t-elle valider une élection organisée dans des conditions qui sont loin des standards internationaux ? La cour constitutionnelle va t-elle suivre la logique de la communauté internationale qui tend à se substituer au peuple centrafricain voire à s’ingérer de façon insipide dans les affaires intérieures de l’Etat ?

Il est vrai qu’aucun texte n’impose un nombre minimum d’électeurs pour valider une élection car le taux de participation ne fait pas l’élection mais la légitimité du pouvoir est en jeu et le peuple centrafricain a aussi droit à des élections qui respectent les standards internationaux. Nous sommes tentés in fine de croire que les autorités centrafricaines veulent copier à l’identique le schéma politique à l’ivoirienne qui consiste à faire le « sourd d’oreille » à l’opposition jusqu’à sa réélection et de tendre la main au lendemain de la réélection.

Le peuple souverain et meurtri dans son âme est tellement habitué à ces improductifs gouvernements d’union nationale qui n’est autre qu’un partage de gâteau entre les bourreaux que sa préoccupation majeure demeure la libération du territoire national et l’anéantissement des groupes armés non conventionnels.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 1 janvier 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA :  la Cour constitutionnelle proclamera les résultats définitifs de la présidentielle le 19 janvier

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour constitutionnelle centrafricaine a annoncé jeudi qu’elle proclamera le 19 janvier les résultats définitifs de l’élection présidentielle et le 28 janvier ceux des élections législatives.

 

Elle a précisé dans un message lu sur les antennes de la radiodiffusion nationale que l’Autorité nationale des élections (ANE) divulguera auparavant les résultats provisoires du premier tour des élections le 4 janvier.

Quant aux contentieux électoraux, ceux de la présidentielle seront recevables du 5 au 7 janvier. Sont habilités à saisir la Cour constitutionnelle les candidats ou mandataires habilités ou tous partis politiques ayant présenté un candidat.

Pour les élections législatives, ceux qui sont autorisés à déposer les requêtes sont les électeurs et tout candidat de la circonscription concerné par le contentieux électoral. Les recours seront recevables du 5 au 14 janvier.

 

Par Xinhua

RCA : Touadera acte la fin de l’accord de Khartoum

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L’ex-chef d’État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 2 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). Le démantèlement du funeste accord de Khartoum a commencé avec deux décrets présidentiels limogeant Ali Darass, Al-

Khatim, Abass Sidiki et Maxime Mokom. La prochaine étape pourrait bien être la Cour Pénale  Spéciale Internationale de La Haye.

 

Après leur tentative d’empêcher, par tous moyens, les élections présidentielle et législatives des scrutins du 27 décembre 2020, les quatre  principaux chefs rebelles, pourtant signataires de l’ Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019, ont été réduits à l’état de rebelle par le président Touadera et son premier ministre Firmin Ngrebada. Par deux décrets du 31 décembre 2020, l’executif banguissois  a été contraint de tirer les conséquences de leur dramatique et inébranlable confiance en des hors-la-loi qui évidemment n’avaient jamais imaginé être les protecteurs du processus électoral et encore moins d’ assurer la réélection de Faustin- Archange Touadera.

Le mortifère Accord de Khartoum

Le président Touadera a évidemment écarté les parlementaires, la société civile et les principaux leaders politiques de ce pacte destiné à garantir les scrutins du 27 décembre 2020 et surtout sa réélection  » par K.O. » La Russie était à la manœuvre avec l’assentiment de l’ ONU, comme le choix extravagant de Khartoum pour ces négociations, alors  que Omar el-Béchir, perclus de sanctions internationales, vivait ses derniers moments de dictateur.  Qui s’ en offusquait ?

Ainsi donc les quatorze groupes armés ont tiré les dividendes de cet Accord de Khartoum, et cela pendant vingt longs mois. Rien ne leur était refusé : totale impunité pour leurs crimes et leurs prédations, intégration dans les cabinets présidentiels et de la Primature, nomination dans la haute administration et même dans les Forces armées centrafricaines et les unites mixtes de sécurité. Les principaux leaders rebelles étaient régulièrement reçus au Palais de la Renaissance par le président Touadera, voyageant dans les aéronefs de la Minusca. Les dotations financières les encourageaient à garantir les scrutins et la réélection du président Touadera.

En octobre 2020, une nouvelle visite de la Troïka ( Jean-Pierre Lacroix pour l’Onu, Smail Chergui pour l’Ua et l’ ambassadeur Verissimo pour la Ceeac) a certes constaté des détérioration dans la sécurité dans de nombreuses régions par les groupes armés, mais le feu vert a été donné pour les scrutins du 27 décembre 2020. Une ultime tentative de Firmin Ngrebada, mi- octobre, de conclure un nouvel accord avec Al- Khatim (MPC), Abass Sidiki (3R) et des anti Balakas n’aboutira pas et, au contraire, devant l’échec de ces nouveaux pourparlers, suscitera la création de la Coalition des Patriotes pour le Changement.

Début novembre, l’Accord de Khartoum était bel et bien déchiré par les leaders des groupes armés, à quelques semaines des élections. Toute la politique personnelle du président Touadera était anéantie. Il devait se retourner sans délais sur la Russie et le Rwanda pour faire front à l’insurrection généralisée des anciens signataires de l’ Accord de Khartoum.  Les derniers jours de la campagne électorale, et le jour des scrutins, les Ali Darass, Abdoulaye Hissen, Abass Sidiki, Al- Khatim étaient au front pour combattre le président Touadera, empêcher le déroulement des élections et créer le chaos. L’ Accord de Khartoum aura bien été un fiasco pour le président Touadera.Nul doute qu’il risque fort de prolonger ses effets dévastateurs, bien au-delà de ce 27 décembre 2020.

Un total fiasco

Nul doute pour le président et son premier ministre et évidemment pour les responsables de la Minusca, de la représentation locale de l’ ONU, de l’ Union africaine, de l’ Union européenne, de la Ceeac, du G5+, garants et soutiens, envers et contre tous, de ce funeste accord, la pilule sera dure à avaler. Il suffit de réécouter leurs déclarations, il y a, à peine deux semaines, pour mesurer leur extraordinaire faute politique qui aura , hélas, des conséquences durables pour l’ avenir de la Centrafrique mais également pour plusieurs pays limitrophes.

Rappelons les noms des quatre chefs rebelles qui avaient tirer tous les avantages du pacte de non-agression de Khartoum et qui viennent d’être limogés par décret  :

–  Ali Darass de l’ Union du Peuple Centrafricain ( Upc) qui contrôle le sud-est et le centre-est du pays. Honoré, par Bangui et la Minusca, notamment à Bambari, avant d’en être combattu récemment, il n’ est plus conseiller militaire à la Primature pour le nord-est;
– Bi Sidi Souleymane , alias Abass Sidiki, du mouvement Retour, Réclamation, réhabilitation (3R), qui déploie la terreur dans le nord-est et le nord- ouest,  depuis plusieurs mois, est rayé des cadres de la Primature en sa qualité de conseiller militaire pour le nord-ouest.
– Mahamat Hamat Alhissene, alias  Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique ( MPC), entretenait la terreur le long de la frontière tchadienne, n’ est plus conseiller militaire à la Primature pour le centre- nord;
– Maxime Mokom, l’un des chefs anti-balaka, proche de François Bozizé, est limogé du gouvernement. Il était ministre du Désarmement, de la Démobilisation, de la Reinsertion et du Raptriement ( DDRR). Au lieu d’exercer ses fonctions ministérielles, il était surtout le bras armé de Bozizé pour semer l’ insécurité dans l’ Ouest du pays.

Cette première clarification sera suivie de bien d’autres. Si sa réélection semble très probable étant donné les conditions du scrutin, le président Touadera va devoir démanteler toute l’ architecture mise en place par l’accord de Khartoum. Les membres des quatorze groupes armés signataires de l’accord, ayant bénéficié de nominations de l’État centrafricain, vont devoir être éradiqués. Une opération délicate mais qui préfigure la situation dans laquelle va se trouver ce pays avec des rebelles durablement installés dans 75 % du territoire. Bangui pourrait bien ressembler à Mogadiscio.

 

Le monde Afrique

des chefs de groupes armés impliqués dans la déstabilisation du pays relevés de leurs fonctions publiques

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Centrafrique : des chefs de groupes armés impliqués dans la déstabilisation du pays relevés de leurs fonctions publiques

Bangui ( République centrafricaine ) – Des chefs de groupes armés centrafricains nommés conseillers militaires à la Primature en charge d’unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) viennent d’être relevés de leurs fonctions pour avoir tenté de déstabiliser le pays, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence centrafricaine.

Il s’agit de Bi Sidi Souleymane pour la zone nord-ouest, de Mahamat Hamat Alhissène pour la zone centre-nord et d’Ali Ndarassa pour la zone nord-est, nommés conformément à certaines dispositions de l’accord de paix signé en février 2019 entre l’Etat et quatorze groupes armés./////////////.

Un membre du gouvernement, Maxime Mokom, naguère ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), a également été relevé de ses fonctions./////////////.

Cherchant à compromettre les scrutins présidentiel et législatif du 27 décembre dernier, des groupes armés, réunis dans une nouvelle alliance baptisée Coalition des patriotes pour le changement, ont lancé une offensive dans de nombreuses villes du pays, apeurant ainsi des électeurs qui n’ont pas se rendre aux urnes. Du matériel électoral a également été détruit dans plusieurs localités./////////////.

Lors d’une réunion mercredi dernier avec les partenaires de la Centrafrique, le Premier ministre Firmin Ngrébada envisageait déjà des réponses à apporter aux comportements des groupes armés signataires de l’accord de paix de janvier 2019 et de voir dans quelle mesure réfléchir pour traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de la tentative de déstabilisation du pays.

Avec Xinhua

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RCA : déclaration du MLPC sur les élections du 27 décembre 2020 en République centrafricaine.

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

DECLARATION RELATIVE AUX ELECTIONS EN COURS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le premier tour des élections groupées – présidentielle et législatives – a été organisé le 27 décembre 2020.

Prévues de longue date, ces élections ont été précédés par une explosion concomitante d’attaques de nombreuses villes de l’arrière-pays par une coalition de groupes armés.

La sécurisation du processus électoral, des campagnes électorales et des scrutins ont fait l’objet de préoccupations récurrentes du MLPC et des partis politiques qui les ont traduites au Gouvernement et à la communauté internationale en leur temps. Il nous a été répondu qu’un Plan robuste et intégré de sécurisation garantira la sécurité du processus et que les groupes armés s’étaient engagés à le respecter.

A l’épreuve des faits, ce Plan intégré de sécurisation du processus électoral n’a pas fonctionné dans plusieurs régions du pays, où le scrutin a été soit interdit par les groupes armés ou les résultats détruits là où les électeurs ont fait preuve de courage extrême en allant au vote. Le scrutin n’a pas eu lieu ou a eu lieu partiellement dans les localités suivantes :

1- Dans l’Ouham, il s’agit des Sous-préfectures de :

  • Bossangoa (quatre circonscriptions électorales)
  • Nana Bakassa (deux circonscriptions électorales)
  • Markounda
  • Batangafo (deux circonscriptions électorales)
  • Kabo (deux circonscriptions électorales)
  • Bouca (partiellement dans deux circonscriptions électorales)

2- Dans l’Ouham-Péndé, il s’agit des Sous-préfectures suivantes :

  • Bozoum (deux circonscriptions électorales) ;
  • Bossemptélé
  • Bocaranga (trois circonscriptions électorales)
  • Koui ;
  • Ngaoundaye (trois circonscriptions électorales) ;

3- Dans la Nana-Mambéré, toutes les quatre Sous-préfectures de Bouar, Baboua, Abba et Baoro

4- Dans la Mambéré Kadéi, il s’agit des Sous-préfectures de ;

  • Gadzi (deux circonscriptions électorales)
  • Carnot (deux circonscriptions électorales), le vote a eu lieu mais les résultats ont été détruits :

5- Dans la Lobaye

  • Boda ;
  • Boganangone
  • Boganda

6- Dans la Ouaka

  • Bambari, trois circonscriptions sur quatre;
  • Kouango (deux circonscriptions électorales)
  • Ippy (deux circonscriptions électorales) ;

7- Dans la Basse-Kotto

  • Alindao (deux circonscriptions électorales)
  • Zangba
  • Satéma
  • Kémbé
  • Mingala

8- Dans le Mbomou

  • Bakouma
  • Rafaï

9- Dans la Haute Kotto

  • Yalinga
  • Bria, partiellement dans les deux circonscriptions électorales ;

10- Dans la Vakaga

  • Ouadda Djallé

11- Dans la Nana Gribizi

  • Mbrés
  • Kaga Bandoro, partiellement dans la 1ère et 2ème circonscription et partiellement à Bandoro 3 ;

12- Dans la Kémo

  • Mala
  • Ndjoukou

12- Dans l’Ombella-Mpoko

  • Boali
  • Bossembélé
  • Yaloké.

Le nombre de nos concitoyens n’ayant pas pris part au vote dans toutes ces localités est d’environ neuf cent quinze mille huit cent soixante un(915861) répartis sur deux mille huit cent quatre-vingt-trois (2883) bureaux de vote. Cela représente environ la moitié de l’électorat. Le droit de vote étant un droit constitutionnel reconnu à centrafricain en âge de voter et jouissant de ses droits civiques, son exercice n’a pas été respecté dans son universalité sur le territoire national.

C’est pourquoi, le MLPC ayant fait le constat de ce grave manquement à une exigence constitutionnelle :

  • demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que sur l’ensemble du territoire national, nos compatriotes privés de vote ou dont les résultats des votes ont été détruits, puissent exercer de nouveau ce droit, dans les mêmes conditions que tous les autres compatriotes l’ayant déjà exercé pour l’élection du Président de la République et des Députés ;
  • Conditionne la reconnaissance des résultats de ces élections à l’effectivité de la reprise des deux scrutins partout où ils n’ont pas été organisés et dans les localités où les résultats ont été détruits par les groupes armés.
  • Rappelle au gouvernement, à l’ensemble des institutions constitutionnelles et aux partenaires de notre pays que la légitimité appartient au peuple centrafricain qui la délègue à ses représentants à travers des élections crédibles et transparentes dont le caractère universel et direct ne saurait être foulé aux pieds car la violation de ce principe ne ferait qu’aggraver la crise que subit notre pays ;
  • Réaffirme notre attachement à la paix et au règlement consensuel des problèmes qui se posent à notre pays meurtri.

Fait à Bangui, le 31 décembre 2020

Pour le Bureau Politique

Le Président

 

 

Martin ZIGUELE

Élections en RCA: un réseau de la société civile note «des insuffisances» dans l’organisation

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Opération de dépouillement à Bangui. © RFI / Gaël Grilhot

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 31 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le réseau Arc-en-ciel se félicite qu’après une campagne électorale émaillée d’« incidents armés », les « opérations de vote et de dépouillement se soient  globalement déroulées dans le calme » à Bangui et dans certaines localités.

« Cela a permis aux électeurs centrafricains d’exprimer librement leur choix politique », se réjouit l’abbé Frédéric Nakombo, son porte-parole.

 

La mission relève toutefois des « insuffisances dans l’organisation des scrutins » qui posent à ses yeux de « sérieux problèmes » de transparence et d’équité. Elle souligne l’absence de vote dans une partie du pays. « Une grande partie des incidents rapportés le jour du vote concerne des zones du territoire national où se retrouvent une majorité de l’électorat. »

À Bangui et sa périphérie, le réseau note par exemple que dans 33% des bureaux observés, les représentants ne se sont pas vu délivrer de copie des procès-verbaux.

Elle souligne aussi un nombre de vote par dérogation jugé étonnamment élevé. « Ce vote s’est fait avec des certificats de radiation délivrés par l’ANE portant la signature de la présidente sortant, madame Marie Madeleine Nkouet, en fin de mandat. » La mission dit ne pas être en mesure « de se prononcer sur la régularité de ces documents » de radiation. Et demande à l’ANE de mentionner le nombre de vote par dérogation dans sa publication des résultats bureau de vote par bureau de vote.

Hier, la nouvelle équipe de l’ANE, l’autorité en charge des élections a commencé à égrener à la radio les premiers résultats provisoires disponibles pour Bangui. La proclamation de l’ensemble des résultats provisoires est prévue le 4 janvier.

Par RFI

RCA : plusieurs personnes tuées, dont un employé MSF, lors d’une fusillade près de Bambari (Communiqué)

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CopyrightCNC.

 

Un employé de Médecins Sans Frontières (MSF) a été tué lundi 28 décembre lorsqu’un camion de transport public a été visé par des tirs à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, en République centrafricaine (RCA).

 

« Notre collègue n’était pas en service et avait emprunté ce camion pour se rendre de Bambari à Bangui. Il a été sévèrement blessé au cours de la fusillade ». Cet incident a coûté la vie à de nombreux passagers et en a blessé beaucoup d’autres, qui ont tous été emmenés dans un hôpital de Grimari pour y recevoir des soins vitaux d’urgence.

MSF a immédiatement envoyé une équipe de l’hôpital de Bambari, où elle intervient, pour fournir une assistance médicale d’urgence et a référé cinq patients grièvement blessés, dont notre collègue, à l’hôpital que MSF appuie près de Bambari. Malheureusement, notre collègue, très gravement blessé, est décédé.

«Cette attaque montre une nouvelle fois que la population civile est prise au piège des violences sans fin en RCA, victime de ce conflit meurtrier», déclare Marcella Kraay, cheffe de mission adjointe de MSF. «Nous sommes choqués et profondément attristés par le décès de notre collègue et exprimons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.»

 

Par MSF

81% des électeurs auraient voté par dérogation

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Bangui : 81% des électeurs auraient voté par dérogation

Bangui ( République centrafricaine ) – Selon la mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel, une coalition de 17 groupes religieux et de défense des droits de l’homme, un grand nombre d’électeurs de Bangui aurait voté par dérogation lors des élections présidentielles et législatives centrafricaines du 27 décembre.

“À trois jours de la fin de mandat des membres de Autorité nationale des élections (ANE), il s’est avéré que la présidente de l’ANE a procédé à la délivrance des certificats de radiation à des électeurs qui ont voté massivement. Dans les bureaux de vote à Bangui, il y a eu des milliers de votes par dérogation. Nous demandons à l’ANE de publier les résultats, bureau de vote par bureau de vote, tout en mentionnant le nombre des votes par dérogation”, soutient cette organisation./////////////.

Le scrutin du 27 décembre ont été marqués par d’autres irrégularités. Selon les observateurs, les électeurs se sont vu refuser l’accès aux bureaux de vote principalement en raison de l’absence de carte d’électeur dans 22% des cas. Entre-temps, l’opposition a demandé que le vote soit annulé, avançant qu’un tiers des électeurs n’ont pas pu voter en raison de l’insécurité.

— Fin de l’article —

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MSF déplore le décès de l’un de ses membres en Centrafrique

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MSF déplore le décès de l’un de ses membres en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – L’agent de l’organisation humanitaire, Médecins sans frontières (MSF) avait été grièvement blessé dans une fusillade à bord d’un car à Grimari, dans la préfecture de Ouaka.

L’incident remonte au 28 décembre dernier, plusieurs passagers du car avaient été tués sur le coup et d’autres blessés./////////////.

L’humanitaire de MSF est mort après l’attaque d’un camion de transport public à Grimari, près de Bambari, la quatrième ville du pays située à quelque 380km au nord-est de Bangui./////////////.

La ville avait été prise temporairement la semaine dernière par des rebelles lors d’une offensive visant à perturber le processus électoral. /////////////.

La mission de MSF en Centrafrique s’alarme de la violence armée dans le pays qui empêche les humanitaires de porter assistance aux personnes vulnérables./////////////.

Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF dans le pays, appelle donc les parties en conflit au respect du droit humanitaire international et des symboles humanitaires./////////////.

Sur le plan politique en RCA, la coalition de l’opposition demande l’annulation pure et simple des élections présidentielle et législatives du 27 décembre dont le premier tour a été perturbé par des groupes rebelles qui occupent les deux tiers du territoire.

Avec DW français
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RCA : les rebelles du CPC quittent la ville de Carnot

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 31 décembre 2020, 09:36:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 72 heures après à voir mis complètement la ville dans le sac, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont quitté volontairement la ville de Carnot, située à environ 431 kilomètres de Bangui. Selon des sources locales,  les rebelles auraient pris la direction de la ville de Baoro, située non loin de la ville de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Le 15 décembre, quelques jours avant les élections générales du 27 décembre, une coalition des groupes armés dénommée « Coalition des patriotes pour le changement », qui regroupe le MPC, UPC, 3R et deux factions de la milice Anti-Balaka, ont pris le contrôle de la ville minière de Zawa et de Yaloké, puis de gaga avant de s’emparer de plusieurs localités, notamment de Bossembélé, Bozoum, Grimari, Bambari, Béloko et Baboua.

Cependant, la CPC s’était appliqué à tenir ses hommes pour éviter les pillages et des exactions sur les populations civiles. Mais ces derniers jours, la discipline s’est complètement relâchée.  À Bouar, dans la Nana-Mambéré,  le jour du vote, c’est-à-dire le 27 décembre,  ils ont attaqué la ville,  mettant en déroute les Casques bleus et les forces gouvernementales, suivi d’un gigantesque pillage de la base militaire, des ONG internationale et des commerces.

Et ce n’est pas tout ! Dans la ville de Carnot, dans la Mambéré-Kadéï, ces mêmes rebelles du CPC ont attaqué la ville, brûlant les urnes et d’autres matériels électoraux, suivi de plusieurs actes de pillages des bâtiments publics. Trois jours plus tard,  à la surprise de tous, les  rebelles ont décidé de se retirer de plusieurs localités, notamment de Béloko, cantonnier, Bozoum et de  Bambari. Ce mercredi 30 décembre, vers 13 heures, ils ont décidé également.

De se retirer de la ville de Carnot avec tout leur butin.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bangui plongée dans le noir, la capitale manque de l’eau potable

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Image d’illustration d’un technicien de l’ÉNERCA en pleins travaux

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 31 décembre 2020, 08:18:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après les coupures d’électricité, le manque d’eau. Une gigantesque panne électrique plonge depuis mardi 29 décembre la capitale de la République centrafricaine Bangui dans le noir complet. Le courant a été brusquement coupé dans la capitale.  Mais les lignes téléphoniques  et Internet fonctionnent de leur côté grâce aux générateurs, tandis que la distribution de l’eau potable, assurée par des pompes électriques,   est interrompue brusquement, ont constaté sur place la rédaction du CNC.

 

Selon des sources proches du gouvernement, à l’origine de cette panne électrique, un affrontement meurtrier entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les forces gouvernementales dans la localité de Boali.

En effet, ce mardi 29 décembre, vers 15 heures, une patrouille des forces gouvernementales, composée des gendarmes et des soldats FACA,  a été prise pour cible par un groupe des rebelles du CPC vers la sortie sud de la ville de Boali, provoquant des morts et des blessés. Quelques minutes plus tard, une attaque de représailles des forces gouvernementales contre les rebelles dans le même secteur aurait conduit au sabotage d’une partie de l’installation de la centrale électrique  qui avait provoqué aussitôt une gigantesque panne électrique dans la capitale. La distribution d’eau potable, assurée par des pompes électriques,  a également été brusquement interrompue jusqu’à ce jour.

Depuis lors, les Banguissois manquent  désormais d’eau potable en plus d’électricité. Ils tentent de s’approvisionner dans des puits  généralement pollués.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le bureau du CICR de Bouar victime de bandits

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CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 31 décembre 2020, 05:37:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 28 décembre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé qu’il est triste de réduire sévèrement ses activités humanitaires à Bouar (Nana-Mambéré), après le pillage par des bandits de son bureau. Le communiqué diffusé par l’organisation internationale appelle avec force au respect des humanitaires.

 

Les faits ont lieu dans la nuit du 27 au 28 décembre. Des individus armés se sont introduits dans les locaux du CICR à Bouar et ont blessé trois gardes pour saccager les bâtiments et emporter tout le matériel de travail ainsi que des produits vétérinaires.

« Cette attaque est totalement inacceptable, nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions » a déclaré Bruce Biber. Le chef de la délégation du CICR en République centrafricaine a décidé donc de réduire temporairement les activités humanitaires et les mouvements de ses équipes dans le Nana-Mambéré jusqu’à ce que les conditions de sécurité reviennent à Bouar.

Il n’est pas question pour l’organisation de fuir à son action de terrain et Bruce Biber ajoute : « Nous sommes déterminés à continuer, et même à augmenter nos activités dans les autres parties du pays les plus touchées par les affrontements actuels ». Une partie du personnel de Bouar sera ainsi envoyée ailleurs en Centrafrique.

Le CICR ajoute que l’hôpital qu’il soutient à Kaga-Bandoro a également fait l’objet d’une attaque, presqu’au même moment. Un individu armé a pénétré dans l’hôpital et, avec une arme, a forcé le personnel de garde à lui donner leurs biens personnels.

A Bouar comme à Kaga-Bandoro, la motivation des auteurs de ces méfaits est criminelle. Ils cherchaient à voler.

Ces incidents arrivent alors que les conditions de sécurité se sont fortement dégradées depuis quelques semaines dans le pays à la suite d’affrontements entre les groupes armés et les FACA. Les équipes du CICR et de la Croix-Rouge centrafricaine ont été mobilisées pour porter secours aux blessés et les transporter vers les structures de santé. L’organisation s’apprête également à déployer en urgence une équipe chirurgicale supplémentaire à l’hôpital de Kaga-Bandoro. A Bangui, le CICR a fourni du matériel médical et des médicaments à plusieurs hôpitaux débordés par des blessés en nombre important. Le CICR rend également visite aux personnes détenues du fait des combats.

Or, souligne le communiqué du CICR, toutes ces activités ne peuvent se tenir si les humanitaires ne sont pas protégés et en sécurité. « Nous ne cesserons jamais de le répéter : les humanitaires ne sont pas une cible. A chaque fois que nous sommes attaqués, c’est notre capacité à délivrer de l’aide aux plus vulnérables qui est compromise », martèle Bruce Biber, qui ajoute que « les structures médicales, le personnel soignant, les blessés et malades, les transports médicaux, tous doivent être respectés. Le personnel fournissant des soins médicaux doit pouvoir avoir accès aux personnes blessées, fournir les soins de premiers secours et autres traitements médicaux à ceux qui en ont besoin ».

Il faut espérer Dieu que ce message sera entendu.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’ambassade des États-Unis condamne les attaques contre les acteurs humanitaires

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Madame Lucy TAMLYN, l’ambassadrice des États-unis en Centrafrique.

 

L’ambassade des États-Unis en République centrafricaine (rca) est gravement préoccupée par les niveaux croissants de violence, d’insécurité et de criminalité qui provoquent une peur généralisée au sein de la population et entravent les opérations humanitaires dans toute la RCA.

Nous appelons les acteurs armés à respecter les principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’indépendance et d’impartialité. Nous exhortons les acteurs armés à mettre fin à toutes les attaques contre le personnel humanitaire, à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019, et à permettre aux agences humanitaires un accès sans entrave aux personnes, aux fournitures et aux installations afin qu’elles puissent poursuivre leur travail vital. L’incapacité de respecter ces principes du droit international est inadmissible à un moment où près de 2,8 millions de Centrafricains ont un besoin urgent d’assistance humanitaire.

Mme Lucy Tamlyn, Ambassadeur des États-Unis en RCA, a déclaré : « Je suis profondément troublée par les informations faisant état de milliers de Centrafricains fuyant leurs maisons en réponse à la violence, ainsi que par les rapports de pillage et de violence contre les acteurs humanitaires locaux et internationaux. Les États-Unis exhortent les groupes armés et les criminels à cesser les hostilités et à permettre aux humanitaires de poursuivre leur travail vital. Les États-Unis seront toujours aux côtés de ceux qui choisissent la paix. »

Le gouvernement des États-Unis est le plus grand donateur humanitaire à la RCA, fournissant annuellement plus de 177 millions de dollars (soit 95 000 000 000 CFA) d’aide vitale aux personnes déplacées, aux réfugiés et à d’autres populations touchées par le conflit et dans le besoin.

Drapeau des État unis
Drapeau des État unis

 

 

RCA : la coalition de l’opposition demande l’annulation des élections

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Un fonctionnaire traite les cartes d’identité des électeurs, avant les élections générales en République centrafricaine le 27 décembre 2020. Photo RAFP

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La coalition de l’opposition a demandé mercredi l’annulation des élections présidentielle et législatives du 27 décembre en Centrafrique, perturbées par des groupes rebelles, un scrutin pourtant salué comme “crédible” et “légitime” par le gouvernement et la communauté internationale.

 

Dans un pays occupé aux deux tiers par des groupes armés, des milliers de personnes ont été empêchées de voter ou privées de leur carte d’électeur, jamais arrivée en raison de l’insécurité due à une offensive rebelle et à la guerre civile qui ravage la Centrafrique depuis près de huit ans.

Sur un total de 71 sous-préfectures, “29 n’ont pas voté”, avait déclaré lundi le ministre de l’Administration du territoire. “Et dans six autres sous-préfectures, il n’y a eu qu’un vote partiel”, avait ajouté Momokoama Théophile, rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE).

La Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) regroupe les plus importants partis et mouvements de l’opposition et avait déjà exigé le 19 décembre le report des élections, pendant que des groupes rebelles menaient une offensive contre le président sortant Faustin Archange Touadéra et promettaient de “marcher sur Bangui”.

Cette coalition était présidée jusqu’à il y a peu par l’ancien président François Bozizé, dont la candidature avait été invalidée, et qui a apporté dimanche officiellement son soutien aux rebelles.

Pour la COD-2020, les élections de dimanche n’ont pas été “justes et inclusives et ne sont nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain”.

Elle dénonce dans un communiqué une série de griefs, parmi lesquels l’absence d’élections sur l’ensemble du territoire, “des bourrages massifs des urnes” et “un nombre de votants qui dépasse celui des inscrits” dans certains bureaux de vote.

Elle pointe également “l’absence des observateurs nationaux et internationaux dans l’arrière-pays” et “des dépouillements des résultats qui n’ont pas été faits aussitôt à la fin des votes”.

 

“Mascarade électorale” –

Pour elle, cette élection est “une mascarade électorale” qu’elle attribue à “l’Autorité Nationale des Élections (ANE), le régime de Touadéra, le G5+ (groupe de partenaires de la Centrafrique, ndlr), plus particulièrement le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique”.

Enfin, elle souligne “l’échec total de la mise en œuvre du plan intégré de sécurisation du processus électoral” signé entre le gouvernement et la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), “qui n’a nullement permis d’assurer la sécurité des électeurs, des candidats et du matériel électoral sur toute l’étendue du territoire”.

“Nous avons eu des élections crédibles, engagées et populaires”, avait assuré mardi de son côté le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui, pour qui “les Centrafricains ont marqué leur volonté ferme d’aller voter, en dépit de tous les dangers”.

“L’élection s’est déroulée dans les 16 préfectures de la République centrafricaine. 800 bureaux de vote n’ont pas été ouverts, sur 5.408. Cela veut dire que 85% des bureaux de vote ont été ouverts au public”, avait-t-il nuancé.

Lors d’une conférence de presse mardi, des observateurs d’organisations africaines, Union Africaine et Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) notamment, s’étaient aussi félicités de la tenue du scrutin.

Depuis dimanche, l’ONU et sa mission en Centrafrique parlent elles d’un scrutin “historique”.

Les habitants de la capitale ont voté dans le calme et en grand nombre grâce au renfort de centaines de paramilitaires russes, soldats rwandais et Casques bleus de la Minusca. Mais la situation est beaucoup plus confuse en région et les taux de participation ne sont toujours pas connus.

Les premiers résultats partiels sont attendus le 4 janvier, les définitifs le 19. Un second tour éventuel est prévu pour le 14 février.

 

Par TV5

RCA : affrontement entre les milices à Bouca, des voix s’élèvent pour accuser le Président Touadera

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Sous-préfecture de Bogangolo, le 11 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bossangoa, République centrafricaine, mercredi 30 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis 72 heures, à Bouca, dans la préfecture de l’Ouham, de violents affrontements ont opposé les différents groupes armés supposés appartenir à la coalition des patriotes centrafricains (CPC). On enregistre déjà plusieurs cas de morts et des blessés dans les deux camps, mais certaines sources locales accusent le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA d’avoir lourdement armé l’une des deux milices en conflit. Comment ?

 

Selon les habitants de Bouca, ce seraient les éléments de l’ancien chef milicien Anti-Balaka Thierry LEBENE alias 12 puissances, nommé récemment par le chef de l’État comme chef de service de la Réinsertion sociale et de l’Alphabétisation déjeunes au ministère de la Jeunesse et des Sports, qui seraient à l’origine de cette hostilité dans la ville de Bouca.

D’après eux, le chef de l’État aurait réarmé une faction de la milice Anti-Balaka de Damara dirigée par son neveu, Monsieur  Thierry LEBENE, Alias 12 Puissances avec quatre véhicules militaires lourdement armés. Certains ont même indiqué qu’il aurait quelques éléments de forces de défense qui sont également intégrés au sein de cette milice « gouvernementale ». Vrai ou faux ? Personne ne peut le savoir.  Mais la chose la plus importante, dans cette histoire, c’est qu’il y’avait eu des affrontements entre les miliciens armés dans la ville de Bouca, occasionnant des morts et des blessés.

Pour l’heure, les habitants de la ville sont toujours dans la brousse, fuyant les violences des groupes armés.

 

  1. Dangba

Journaliste, correspondant du CNC à Bouca

Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Les autorités centrafricaines et les observateurs satisfaits du déroulement des élections

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Les autorités centrafricaines et les observateurs satisfaits du déroulement des élections

Bangui ( République centrafricaine ) – Le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange-Maxime Kazagui a dressé mardi 29 décembre à Bangui son bilan du scrutin présidentiel et législatif de dimanche. Une partie non négligeable de la population n’a pas pu voter, empêchée par les groupes armés. Le porte-parole assure cependant que ces élections ont été « crédibles, engagées et populaires ».

Le taux de participation officiel à ces élections n’est pas encore connu. Hier le ministre de l’Administration du territoire a assuré que sur 71 sous-préfectures, « 29 n’ont pas voté » du tout et 6 partiellement. Mais pour le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui, cela ne saurait remettre en cause la crédibilité de l’élection./////////////.

« Vous avez des pays où il n’y a pas de guerre, où simplement parce que les candidats en lice n’intéressent pas la population, vous avez des taux de participation très faibles. Nous avons vu même en Occident, en Asie, des taux de participation parfois de 40%. Mais ces élections ont été acceptées. Récemment encore, au Burkina Faso, il y a eu des élections avec un taux de 35%. »/////////////.

À ses yeux le véritable baromètre de cette élection, c’est la détermination des Centrafricains à se rendre aux urnes, dans les endroits ou ils ont pu voter en dépit de la volonté des groupes armés de les empêcher./////////////.

« L’une des motivations principales de cette ferme volonté d’aller voter était de barrer la route à des coups d’État, à des prises de pouvoir par la force. Il y a eu d’ailleurs des séquences assez émotionnelles, quand des Centrafricaines et des Centrafricains, refusant de se laisser intimider par des coups de feu, persistaient pour pouvoir voter. »/////////////.

La loi centrafricaine, rappelle enfin le porte-parole, ne fixe aucun seuil minimum pour valider une élection./////////////.

Un scrutin pacifié dans la capitale/////////////.

C’était aussi l’heure du bilan pour les observateurs internationaux sur le premier tour du scrutin, rapporte notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset. Ceeac, UA, et CEN-SAD ont délivré leurs rapports et ils sont unanimes : le vote à Bangui s’est bien déroulé./////////////.

« Cela nous a étonnement bouleversé de manière positive parce que personne ne s’attendait après tout ce qui a été dit au niveau du comportement des hommes politiques, au niveau de l’activisme militaire de certains groupes politiques, au niveau de l’humeur, personne n’aurait pu penser que le vote aurait pu se tenir. Mais nous avons observé une participation massive du peuple ici à Bangui », se réjouit Sylvestre Ntibantunganya, le chef de la mission d’observation de la CEEAC./////////////.

L’UA note un climat politique général caractérisé par une certaine ambigüité des acteurs, des clivages politiques et le déficit de dialogue entre les acteurs et les institutions qui ont renforcé les incertitudes sur la tenue du scrutin./////////////.

« On a été confronté à trois facteurs majeurs, temps, logistique, sécurité. » Ne pas pouvoir se déployer sur le territoire, n’est-ce pas révélateur des difficultés qu’ont rencontrées les électeurs sur le terrain ? « Ce n’est pas la même chose. Quand on prend un observateur ici, le déployer, en termes de logistique, de transports, de mobilité sur place, ce n’est pas la même chose qu’un électeur déjà présent localement se déplace dans un bureau de vote », répond Modibo Sidibe, chef de la mission d’observation de l’Union africaine./////////////.

Finalement, malgré quelques retards à l’ouverture des bureaux et quelques disfonctionnements, le scrutin s’est déroulé dans la capitale dans la paix et la sécurité./////////////.

La mission de la Communauté des États sahélo-sahariens a exhorté l’ensemble des candidats à respecter les résultats des urnes et à recourir aux voies légales en cas de contentieux.

Avec RFI

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Bozizé dément sa fuite du territoire

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Centrafrique : Bozizé dément sa fuite du territoire

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président François Bozizé a démenti mardi avoir quitté le territoire centrafricain pour se réfugier au Cameroun. Il s’est exprimé à travers un communiqué de son parti “KNK”. Accusé par le gouvernement centrafricain de vouloir déstabiliser le pays, Bozizé affirme qu’il est “toujours et bel et bien sur le territoire national”.

À la veille du scrutin électoral qui a eu lieu dimanche 27 décembre, François Bozizé s’est exprimé dans un audio, affichant son soutien à la rébellion et appelant les citoyens à ne pas voter. Le scrutin a toutefois pu se tenir avec l’appui notamment de la Minusca. /////////////.

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a appelé ses membres à exprimer leur solidarité avec la Centrafrique, en envoyant notamment des troupes armées.

Avec RFI
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premier bilan de la journée de vote, le dépouillement continue

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Centrafrique: premier bilan de la journée de vote, le dépouillement continue

Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana Yahote, a fait le décompte ce lundi 28 décembre au matin : 36 sous-préfectures ont pu voter normalement, 6 partiellement et 29 sous-préfectures n’ont pas pu voter du tout. Ce scrutin est donc une réussite dans un contexte sécuritaire très délicat, selon lui.

« La crise est encore présente en République centrafricaine. On ne pouvait s’attendre à un vote de 100 % mais toujours est-il que la majorité des localités ont voté. Même si quelque part il y a eu des résistances, nous pensons que la démocratie a pris le dessus »./////////////.

du nord-est du pays ont pu voter sans difficultés. D’autres régions ont été plus impactées comme à Bouar, ou à Bossangoa./////////////.

Comment expliquer que certaines sous-préfectures n’aient pas du tout pu voter ? Car le pays est occupé aux deux tiers par des groupes armés, et il y a deux semaines environ ils ont décidé de s’unir dans une coalition avec comme objectif clair d’empêcher l’élection. Ils réclament l’ouverture de concertations après l’échec selon eux de l’accord de paix signé en 2019./////////////.

Cette coalition a usé de différents moyens selon les localités: des tirs nourris au petit matin pour effrayer la population, des menaces sur les agents électoraux, ailleurs ils ont tout simplement volé ou détruit le matériel électoral./////////////.

Parmi les zones les plus touchées, Bossangoa, le fief de l’ancien président Bozizé qui a désormais officialisé son soutien à la rébellion, mais aussi Bouar. Pas un seul habitant n’y a glissé son bulletin dans l’urne alors que c’est en théorie la ville la plus forte militairement du pays./////////////.

Malgré tout, la Minusca voit dans ce scrutin, une victoire pour « le peuple centrafricain ». Il est vrai que dimanche beaucoup disaient aller voter pour dire leur volonté d’avancer sur le chemin de la démocratie et de refuser une répétition du scénario de 2013 avec une nouvelle prise de pouvoir par la force./////////////.

La remontée des résultats/////////////.

Il faut faire remonter jusqu’à Bangui l’ensemble des plis de procès-verbaux des élections dispersés dans un territoire grand comme la Belgique et la France. C’est un véritable défi, car de nombreuses routes ne sont pas praticables ou dangereuses à cause des affrontements et incursions armés./////////////.

C’est aussi un défi parce que rien n’indique que la rébellion ne va pas maintenant chercher à détruire ces résultats. Dimanche soir, aux environs de Carnot, où le vote s’était tenu tant bien que mal, des urnes ont été saccagées./////////////.

La Minusca se dit consciente du risque et est en état d’alerte. Car cela voudrait dire in fine que les résultats disponibles pourraient être encore plus faible que le nombre de votes réellement exprimés./////////////.

Quid des électeurs qui n’ont pas pu voter ?/////////////.

Pour ces zones qui n’ont pas pu aller aux urnes, c’est la Cour constitutionnelle qui tranchera. Elle va recevoir les procès-verbaux et va devoir les analyser, et analyser aussi les recours qui seront sans doute nombreux pour ensuite statuer./////////////.

La possibilité d’élections partielles est évoquée, autrement dit réorganiser le vote dans les endroits où ça n’a pas pu avoir lieu dimanche, notamment pour les législatives, puisque si on n’a pas pu voter il n’y aura pas de députés élus./////////////.

Mais rien n’est certain pour le moment, c’est seulement au moment de la proclamation des résultats définitifs qu’on le saura, soit le 19 janvier pour les présidentielles et le 28 janvier pour les législatives./////////////.

Le ministre de l’Administration du territoire a fait valoir ce lundi que la loi ne prévoit aucun seuil minimum de participation pour valider une élection./////////////.

La légitimité du scrutin remise en cause /////////////.

Dans ce contexte, cette élection peut-elle être crédible et légitime ? Certains en doutent. Avant même qu’il ait lieu d’ailleurs l’opposition questionnait la légitimité de ce scrutin alors que la campagne n’avait pas pu se tenir normalement. Malgré tout, les autorités parlent d’une réussite. /////////////.

« Ceux qui voulaient une transition ont échoué », se félicite la ministre de la Défense. « Dans un pays en crise, il y a toujours des gens qui ne votent pas », indique aussi le ministre de l’Intérieur. Ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce scénario. En 2015-2016 déjà la Cour avait alors décidé d’annuler les législatives, mais pas la présidentielle alors qu’un grand nombre de bureaux de vote n’avaient pas été comptabilisés./////////////.

Seulement, la différence c’est qu’à l’époque il y avait un consensus au sein de la classe politique pour essayer de tourner la page de la guerre civile. Aujourd’hui, cette classe politique est très polarisée entre le président Touadéra et ses partisans et ceux qui veulent le voir quitter le pouvoir à tout prix./////////////.

Le dépouillement se poursuit/////////////.

À Bangui, la capitale qui rassemble environ 250 000 électeurs sur 1, 8 million, le vote a eu lieu malgré les craintes qui entouraient cette journée. Plus tôt dans la semaine, des rumeurs avaient provoqué un mouvement de panique incontrôlé jusque dans le centre-ville, faisant craindre pour cette journée de vote, même dans la capitale./////////////.

Finalement les Banguissois étaient au rendez-vous, et de longues files d’attentes se formaient devant les bureaux de votes, selon les journalistes de RFI. Des dysfonctionnements et problèmes logistiques ont été relevés, mais la détermination des Banguissois était bien là, même si le taux de participation n’est pas encore connu./////////////.

Ce lundi, Bangui est donc dans l’attente des rapports d’observateurs. Pas de bilan du nombre de votants en tout, en fin de journée, car des dépouillements sont encore en cours et les procès-verbaux en train d’être d’acheminés./////////////.

« Il y en a qui viendront par la route, pour ceux qui sont à côté, mais d’autres par avion. La Minusca a mobilisé les avions pour aider dans le transfert des résultats de l’intérieur du pays vers la capitale », assure Mathias Morouba, président de l’Autorité nationale des élections.

Avec RFI
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RCA : les rebelles se retirent des deux villes frontalières avec le Cameroun

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Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi, 30 décembre 2020, 09:27:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une semaine après avoir occupé la ville frontalière de Béloko, puis de Cantonnier, les rebelles  du CPC se sont retirés volontairement de ces deux villes ce mardi 29 décembre avant de se positionner désormais à Baboua. Que s’est-il passé ?

 

 

Si dans certaines villes du pays, occupée par les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), la situation sécuritaire est toujours préoccupante, à Béloko comme à Cantonnier, deux villes frontalières avec le Cameroun, les populations, y compris les autorités locales  peuvent désormais pousser une bouffée d’oxygène avec le retrait volontaire des rebelles de leurs villes.

Selon des sources locales, le retrait des rebelles de ces deux localités avait permis aux autorités camerounaises de rouvrir la frontière avec la rca pendant quelques heures.

Cependant, des sources locales ont indiqué aux médias que la reprise des échanges commerciaux entre le Cameroun et la RCA vont probablement répondre qu’après la proclamation définitive des résultats des élections du 27 décembre 2020, mais également du retour des forces régulières dans les deux villes frontalières.

Il y’a lieu de noter que les forces gouvernementales, après l’occupation des deux villes, ont traversé la frontière pour se constituer réfugiée au Cameroun.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

le triomphalisme injustifié

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RCA : le triomphalisme injustifié

Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis la fermeture des bureaux de vote en République centrafricaine (RCA), on assiste à une communication empreinte d’un triomphalisme qui ne fait ni dans la nuance, ni dans l’humilité de la part des autorités. On clame le grand V de la victoire. Le double scrutin présidentiel et législatif ayant pu se tenir dans la capitale Bangui et ses environs immédiats, le président Faustin-Archange Touadera et ses collaborateurs pavoisent. Pour eux, le péril annoncé par les groupes armés a été évité. Et ils se croient en droit de se laisser aller à une célébration excessive. Ce qui, de leur part, peut s’apparenter à un déni de la réalité. Tant la situation à laquelle on a assisté le dimanche dernier sur l’ensemble de la Centrafrique ne justifie aucun triomphalisme. Et pas que parce que près de la moitié des 1,8 millions d’électeurs ont été empêchés d’exercer leur droit de participation au choix de leur président et de leurs parlementaires. Mais aussi et surtout parce que ces élections-là auront jeté une lumière crue sur le caractère factice de la souveraineté dont le pays peut se targuer.

Regarder la réalité en face/////////////.

Au sujet des scrutins de dimanche dernier en République centrafricaine, le président de l’Assemblée nationale, Laurent Ngon-Baba, a lui-même admis que les électeurs de certaines localités « n’ont pas pu exprimer leur droit de vote, en raison des violences imposées par les groupes armés ». Entre les circonscriptions où l’insécurité n’a pas du tout permis l’installation des bureaux de vote, celles où le matériel électoral n’a été installé que très tardivement et enfin celles où très peu d’électeurs ont surmonté leurs peurs pour aller glisser le bulletin de vote dans l’urne, on estime que 50 % des citoyens en âge de voter n’ont pas pu le faire le dimanche dernier à RCA. Mais le gouvernement n’en a cure. Muni des images de files d’électeurs constatées essentiellement à Bangui, il crie à la victoire. On a même entendu de certains de ses membres que la démocratie a triomphé de l’anarchie ! En particulier le porte-parole, Ange-Maxime Kazagui, et la ministre de la Défense et de la Restructuration de l’Armée, Marie-Noëlle Koyara, s’évertuent à minimiser l’impact des groupes armés sur le déroulement du vote. Mais ils ne sauraient cacher le soleil avec la main. Certes, Bangui n’est pas tombée, comme cela était redouté. Mais à moins d’être notoirement minimaliste, on ne peut pas célébrer ce qui s’est passé le dimanche 27 décembre dernier en RCA comme une élection de nature à conférer une quelconque fierté. S’il n’est pas non plus réaliste d’envisager la reprise des deux scrutins, il serait cependant souhaitable que les autorités centrafricaines soient disposées à regarder l’implacable réalité en face. Ce qui devrait faciliter, l’étape des élections une fois franchie, l’indispensable reprise de la dynamique du dialogue avec les éléments armés. Car c’est à ce seul prix que le président qui sera déclaré à l’issue du vote de dimanche ; pourra dérouler son mandat et en faire profiter aux populations de la Centrafrique./////////////.

La souveraineté entre parenthèses/////////////.

Ceci étant, outre les conditions de déroulement du double scrutin, il y a un autre aspect qui devrait inciter les autorités à moins verser dans l’autosatisfaction. Il s’agit de la trop grande implication de la communauté internationale dans l’organisation de ces élections. Au point qu’on a même des raisons de penser que la souveraineté du pays a été mise entre parenthèses. En effet, pour que le vote puisse se faire ne serait-ce qu’à Bangui, il y a eu combien d’acteurs venus des quatre coins du monde ? Déjà, la Minusca était sur place. Mais en plus, il a fallu que la Russie et le Rwanda fassent venir des renforts à quelques jours de la journée électorale. A la demande explicite du président Touadera, des avions de chasse français ont également survolé le territoire centrafricain. L’ONU et toutes les grandes instances internationales ont dû se fendre d’une mise en garde explicite à l’endroit de l’ancien président François Bozizé. Bref, pour permettre à 1,8 millions de Centrafricains de pouvoir exercer un droit aussi basique que celui de choisir leurs dirigeants, il a fallu solliciter l’apport de tout le monde. Des occidentaux et des pays émergents. Après ça, a-t-on raison de faire valoir une quelconque fierté ? Ne devrait-on pas au contraire tirer de cette si humiliante situation les leçons qui s’imposent ? Au lieu de se taper la poitrine en revendiquant une victoire qui n’en est pas une, ne devrait-on pas plutôt s’empresser de tourner cette page électorale, afin d’inviter l’ensemble de l’élite politique de la Centrafrique à réfléchir sur le trop grand retard que connait le pays ? Dans un pays qui revendique une soixantaine d’années d’indépendance, peut-on se satisfaire de si peu ? Peut-on et doit-on s’accommoder d’une telle bassesse ? En tout cas, pour se remettre d’une maladie, il convient tout d’abord d’avoir conscience de n’être pas bien portant./////////////.

Boubacar Sanso BARRY

— Fin de l’article —
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RCA : LA MISSION INTERNATIONALE D’OBSERVATION ÉLECTORALE DE LA CEEAC AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES SE FÉLICITE

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Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 30 décembre 2020, 07:56:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Conduite par monsieur Sylvestre NTIBANTUGANYA,   Ancien Président de la République du Burundi,  la Mission internationale d’observations électorales de la CEEAC s’est félicitée de la tenue des élections présidentielle et législatives le 27 décembre dernier au moment où certains acteurs politiques et des groupes armées se sont coalisés pour empêcher la tenue de ces  élections, y compris en recourant à la violence armée.     

Ci-dessous le texte intégral de la déclaration de la mission :

 

RCA : la ville de Bouar, tombée aux mains des rebelles le jour de vote, est toujours sous le choc

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi, 30 décembre 2020, 06:25:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrairement à ce qui a été annoncé dans les médias, les habitants de Bouar pensent pour leur part que les attaques des rebelles, à quelques jours des élections présidentielles et législatives, seraient l’œuvre des autorités de Bangui. Ils exigent en conséquence le départ des rebelles dans leur ville, et demandent l’organisation d’un nouveau scrutin, présidentiel comme législatif.

 

Dimanche 27 décembre 2020, la ville de Bouar, située à 452 kilomètres au nord-ouest de Bangui, est tombée aux mains des rebelles, pour la plus part issue du mouvement 3R.

Cependant,  les populations locales, qui croyaient être dans un rêve avec ces évènements, pointent du doigt la complicité des autorités de Bangui et de la Minusca. Pourquoi ?

D’après elles, la ville de Bouar, située au nord-ouest de la RCA,  est la première région militaire du pays. Avec plus d’un millier des soldats, la ville ne pourrait pas être contrôlée par les rebelles sans un affrontement militaire au préalable. Mais à la grande surprise de tout le monde, « les soldats FACA et les Russes  se sont retirés de la ville », laissant la voie libre aux rebelles. Ajoutant à cela, la réaction des Casques bleus de la Minusca qui étaient présents au moment de l’attaque n’ont rien fait pour empêcher les rebelles.

« Bozizé est tombé bêtement dans le jeu de Touadera », s’exclame un habitant de la ville interrogé par CNC.

Notons qu’à Bouar, après  la prise de la ville par les rebelles, des scènes de pillage avaient eu lieu. Les ONG internationales et certains commerces ont été pillés et saccagés par un groupe des personnes non identifiées. Même la base de l’ONG SOS, située pourtant à quelques mètres de la base militaire de la Minusca, a également été pillée. Pour le CICR, certains parlent d’une scène de pillage gigantesque, et deux de ses gardiens ont également été blessés par des coups de feu.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Crise en Centrafrique : 3 gendarmes camerounais pris en otage par des rebelles centrafricains

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Crise en Centrafrique : 3 gendarmes camerounais pris en otage par des rebelles centrafricains

Bangui ( République centrafricaine ) – Les 3 gendarmes camerounais ont été pris en otage le 26 décembre 2020 dans un village de l’Adamaoua, près de la frontière avec la Centrafrique.

C’est une information relayée ce lundi 28 décembre 2020 par le confrère Cameroon info net. Il y a 3 gendarmes camerounais qui sont pris en otage par des rebelles centrafricains, depuis le samedi 26 décembre 2020. Les rebelles en question sont de la faction appartenant au Général centrafricain Abbas Sidiki, le chef de la milice dite des «3R» (Retour, Réclamation et Réhabilitation) en RCA. Pour libérer les gendarmes, une source de Cameroon info net indique que les ravisseurs demandent une rançon./////////////.

«Les rebelles centrafricains demandent une rançon de 15 millions FCFA par gendarme avant de les libérer. Selon les revendications des ravisseurs, si cette somme est payée, les gendarmes seront libérés mais sans leurs armes ni leur véhicule», rapporte la source suscitée./////////////.

Il convient de préciser que les 3 gendarmes camerounais enlevés, ont été mis en mission pour renforcer la sécurité à la frontière dans la région de l’Adamaoua. Car les autorités camerounaises se sont montrées préoccupées par le climat socio-politique qui redevenait délétère en RCA./////////////.

«La situation sécuritaire se dégrade rapidement côté centrafricain et il y a des répercussions ici à Garoua-Boulaï. Vous avez le nombre de réfugiés qui augmente sensiblement de jour en jour, vous avez de hautes personnalités centrafricaines qui sont venues ici pour des raisons sécuritaires», a déclaré Grégoire Mvongo le Gouverneur de l’Est./////////////.

D’ailleurs, le Gouverneur de la région de l’Est a présidé une réunion de sécurité dans la ville de Garoua Boulai, la semaine dernière. Il était notamment accompagné pour la circonstance des responsables de la sécurité, dont le général de brigade Joseph Nouma, commandant de la 12ème d’infanterie motorisée. Il a été trouvé qu’il y a une urgence, au regard de la situation sécuritaire qui ce ne cesse de se dégrader en RCA./////////////.

Liliane N.

— Fin de l’article —

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RCA : présidentiel et législatives du 27 décembre 2020, le MLPC dénonce une parodie d’élections

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Le candidat du MLPC, l’honorable Martin Ziguelé lors de son meeting le 13 décembre 2020 sur le terrain de l’UCATEX. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 décembre 2020, 14:21:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vingt-quatre heures après le premier tour des élections présidentielles et législatives qui a été largement perturbé par les groupes armés, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), dirigé par l’honorable Martin Ziguélé,  dénonce  des irrégularités constatées lors du scrutin. Pour ce parti politique, ces élections n’ont pas été inclusives conformément à la loi électorale de la République centrafricaine, et donc il y’a lieu de les dénoncer.

 

« Nous avons accepté de participer à ces élections.  Malheureusement au déroulé du vote,  nous avons constaté  qu’effectivement il y’a des problèmes  réels. D’abord elles n’ont pas été du tout inclusives, car  il y’a des préfectures entières qui n’ont pas participé à ces élections », a déclaré le Directeur de campagne du MLPC, l’honorable Bernard Dillah. D’après lui,  l’exemple de la préfecture de la Nana-Mambéré, où il n’y’avait eu aucun vote dimanche, témoigne à quel point le plan de sécurisation intégré des élections prônées par le gouvernement et la Minusca est un échec total.

« De grandes préfectures, comme l’Ouham, qui compte 14 circonscriptions, n’a pas participé pleinement à ces élections. Seulement deux circonscriptions, notamment Bouca et Nana-Boguila  qui  ont pu participer d’une manière très réduite à ces élections »,  déplore monsieur Bernard Dillah, qui ajoute le cas de la préfecture de l’Ouham-Péndé, où seulement la seule localité de Paoua qui a pu participer à ces élections alors que la région de l’Ouham-Péndé est la région la plus peuplée de l’arrière-pays en République centrafricaine. D’après lui, les préfectures de la Basse-Kotto et de la Ouaka sont également dans le même cas que celle de l’Ouham-Péndé.

En dehors de ce problème d’inclusivité, le MLPC constate également d’autres problèmes, notamment de perturbations de ces élections. C’est le cas de la ville de Carnon,  où les groupes armés ont pillé et incendié des bureaux des votes. Pour la ville de Berberati, c’est les opérations de dépouillement au domicile du préfet qui pose un sérieux problème de crédibilité.

D’après monsieur Bernard Dillah, Directeur national de campagne du MLPC, son parti ne pourrait pas fermer ses yeux face à ces problèmes  qui posent de sérieuses entorses à ces élections.

Le MLPC constate également que dans chaque bureau de vote, en province comme à Bangui, contrairement à l’article 85 du code électoral,  les Présidents  refusent « systématiquement » de délivrer aux représentants des candidats une copie  du procès-verbal de vote.

Pour le parti MLPC, tout cela est sans doute une grave violation de la loi électorale dans le pays.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  élections présidentielles et législatives, des soupçons de fraudes massives

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Un fonctionnaire traite les cartes d’identité des électeurs, avant les élections générales en République centrafricaine le 27 décembre 2020. Photo RAFP

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 décembre 2020, 09:35:00 ( Corbeaunews-centrafrique ). Si la quasi-totalité des candidats pense que les élections du 27 décembre ne sont pas des élections, mais plutôt une véritable escroquerie politique,  les manœuvres de la Minusca et de l’autorité nationale des élections ne font que confirmer  ces allégations.

 

Alors que les milliers des électeurs qui se sont mobilisés massivement dans la capitale dimanche s’attendaient à ce qu’à la fin du vote,  toutes les urnes soient transportées à l’autorité nationale des élections, force est de constater malheureusement que la réalité sur le terrain est tout autre.

Imaginez-vous, à Bangui, le siège national de l’autorité nationale des élections, qui se trouve à moins de 15 kilomètres de certains centres électoraux, n’a pas reçu, à la fin du scrutin dimanche, plus de la moitié des urnes de la capitale. Les forces de la Minusca, accompagnées de certains agents de l’autorité nationale des élections, ont transporté effectivement dans la nuit du dimanche à lundi 28 décembre les urnes, mais leurs destinations finales n’étaient pas connues. Et à la grande surprise de tous, une partie de ces urnes de la capitale commencent à arriver que 24 heures plus tard, c’est-à-dire le lendemain au siège de l’ÂNE. Incroyable !

Et ce n’est pas tout ! Ce lundi 28 décembre, vers 18 heures, dans le huitième arrondissement, les habitants sont surpris de voir deux véhicules de l’autorité nationale des élections,  escortées par quatre véhicules des Casques bleus rwandais de la Minusca, transportaient des urnes du huitième à destination du siège de l’ÂNE au centre-ville. Et c’est la même chose dans le cinquième arrondissement.

Dans les villes de province, à Berberati, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, les dépouillements se faisaient au domicile du préfet. Incroyable ! À Bria et dans d’autres villes où il y’avait de l’insécurité, les dépouillements se faisaient également dans les bases de la Minusca.

Alors, pour de nombreux Centrafricains, à quel jeu jouent la communauté internationale et les autorités centrafricaines ?

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

premier bilan de la journée de vote, le dépouillement continue

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Centrafrique: premier bilan de la journée de vote, le dépouillement continue

Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana Yahote, a fait le décompte ce lundi 28 décembre au matin : 36 sous-préfectures ont pu voter normalement, 6 partiellement et 29 sous-préfectures n’ont pas pu voter du tout. Ce scrutin est donc une réussite dans un contexte sécuritaire très délicat, selon lui.

« La crise est encore présente en République centrafricaine. On ne pouvait s’attendre à un vote de 100 % mais toujours est-il que la majorité des localités ont voté. Même si quelque part il y a eu des résistances, nous pensons que la démocratie a pris le dessus »./////////////.

Les électeurs des localités du nord-est du pays ont pu voter sans difficultés. D’autres régions ont été plus impactées comme à Bouar, ou à Bossangoa./////////////.

Des sous-préfectures qui n’ont pas pu voter/////////////.

Comment expliquer que certaines sous-préfectures n’aient pas du tout pu voter ? Car le pays est occupé aux deux tiers par des groupes armés, et il y a deux semaines environ ils ont décidé de s’unir dans une coalition avec comme objectif clair d’empêcher l’élection. Ils réclament l’ouverture de concertations après l’échec selon eux de l’accord de paix signé en 2019./////////////.

Cette coalition a usé de différents moyens selon les localités: des tirs nourris au petit matin pour effrayer la population, des menaces sur les agents électoraux, ailleurs ils ont tout simplement volé ou détruit le matériel électoral./////////////.

Parmi les zones les plus touchées, Bossangoa, le fief de l’ancien président Bozizé qui a désormais officialisé son soutien à la rébellion, mais aussi Bouar. Pas un seul habitant n’y a glissé son bulletin dans l’urne alors que c’est en théorie la ville la plus forte militairement du pays./////////////.

Malgré tout, la Minusca voit dans ce scrutin, une victoire pour « le peuple centrafricain ». Il est vrai que dimanche beaucoup disaient aller voter pour dire leur volonté d’avancer sur le chemin de la démocratie et de refuser une répétition du scénario de 2013 avec une nouvelle prise de pouvoir par la force./////////////.

La remontée des résultats/////////////.

Il faut faire remonter jusqu’à Bangui l’ensemble des plis de procès-verbaux des élections dispersés dans un territoire grand comme la Belgique et la France. C’est un véritable défi, car de nombreuses routes ne sont pas praticables ou dangereuses à cause des affrontements et incursions armés./////////////.

C’est aussi un défi parce que rien n’indique que la rébellion ne va pas maintenant chercher à détruire ces résultats. Dimanche soir, aux environs de Carnot, où le vote s’était tenu tant bien que mal, des urnes ont été saccagées./////////////.

La Minusca se dit consciente du risque et est en état d’alerte. Car cela voudrait dire in fine que les résultats disponibles pourraient être encore plus faible que le nombre de votes réellement exprimés./////////////.

Quid des électeurs qui n’ont pas pu voter ?/////////////.

Pour ces zones qui n’ont pas pu aller aux urnes, c’est la Cour constitutionnelle qui tranchera. Elle va recevoir les procès-verbaux et va devoir les analyser, et analyser aussi les recours qui seront sans doute nombreux pour ensuite statuer./////////////.

La possibilité d’élections partielles est évoquée, autrement dit réorganiser le vote dans les endroits où ça n’a pas pu avoir lieu dimanche, notamment pour les législatives, puisque si on n’a pas pu voter il n’y aura pas de députés élus./////////////.

Mais rien n’est certain pour le moment, c’est seulement au moment de la proclamation des résultats définitifs qu’on le saura, soit le 19 janvier pour les présidentielles et le 28 janvier pour les législatives./////////////.

Le ministre de l’Administration du territoire a fait valoir ce lundi que la loi ne prévoit aucun seuil minimum de participation pour valider une élection./////////////.

La légitimité du scrutin remise en cause /////////////.

Dans ce contexte, cette élection peut-elle être crédible et légitime ? Certains en doutent. Avant même qu’il ait lieu d’ailleurs l’opposition questionnait la légitimité de ce scrutin alors que la campagne n’avait pas pu se tenir normalement. Malgré tout, les autorités parlent d’une réussite. /////////////.

« Ceux qui voulaient une transition ont échoué », se félicite la ministre de la Défense. « Dans un pays en crise, il y a toujours des gens qui ne votent pas », indique aussi le ministre de l’Intérieur. Ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce scénario. En 2015-2016 déjà la Cour avait alors décidé d’annuler les législatives, mais pas la présidentielle alors qu’un grand nombre de bureaux de vote n’avaient pas été comptabilisés./////////////.

Seulement, la différence c’est qu’à l’époque il y avait un consensus au sein de la classe politique pour essayer de tourner la page de la guerre civile. Aujourd’hui, cette classe politique est très polarisée entre le président Touadéra et ses partisans et ceux qui veulent le voir quitter le pouvoir à tout prix./////////////.

Le dépouillement se poursuit/////////////.

À Bangui, la capitale qui rassemble environ 250 000 électeurs sur 1, 8 million, le vote a eu lieu malgré les craintes qui entouraient cette journée. Plus tôt dans la semaine, des rumeurs avaient provoqué un mouvement de panique incontrôlé jusque dans le centre-ville, faisant craindre pour cette journée de vote, même dans la capitale./////////////.

Finalement les Banguissois étaient au rendez-vous, et de longues files d’attentes se formaient devant les bureaux de votes, selon les journalistes de RFI. Des dysfonctionnements et problèmes logistiques ont été relevés, mais la détermination des Banguissois était bien là, même si le taux de participation n’est pas encore connu./////////////.

Ce lundi, Bangui est donc dans l’attente des rapports d’observateurs. Pas de bilan du nombre de votants en tout, en fin de journée, car des dépouillements sont encore en cours et les procès-verbaux en train d’être d’acheminés./////////////.

« Il y en a qui viendront par la route, pour ceux qui sont à côté, mais d’autres par avion. La Minusca a mobilisé les avions pour aider dans le transfert des résultats de l’intérieur du pays vers la capitale », assure Mathias Morouba, président de l’Autorité nationale des élections./////////////.

Les résultats provisoires sont attendus le 4 janvier prochain.

Avec RFI

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Le Conseil de sécurité condamne les attaques contre la mission de l’ONU en RCA

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Le Conseil de sécurité condamne les attaques contre la mission de l’ONU en RCA

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un communiqué, les membres du Conseil de sécurité ont condamné “dans les termes les plus forts” les attaques contre la mission des Nations Unies en République centrafricaine (RCA), qui ont entraîné la mort de trois casques bleus burundais et blessé deux autres.

Des “combattants armés” non identifiés ont lancé les attaques à Dekoa et près de Sibut, deux localités de la préfecture de Kemo, quelques heures après qu’une coalition rebelle eut violé une trêve unilatérale et réitéré ses appels à la suspension des élections générales prévues dimanche./////////////.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leurs plus sincères condoléances et sympathie aux familles des casques bleus tués, ainsi qu’au Burundi et à la Minusca. Ils ont souhaité aux blessés un prompt rétablissement./////////////.

Ils ont également condamné “dans les termes les plus forts” toutes les attaques, provocations et incitations à la violence contre la MINUSCA par des groupes armés et d’autres auteurs./////////////.

Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé leur plein appui à la MINUSCA et exprimé leur profonde gratitude aux pays fournisseurs de contingents et de policiers à la mission.

Avec Xinhua
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RCA : trois soldats FACA, incarcérés à la maison d’arrêt de Ngaragba, ont été enlevés par les requins, leurs familles interpellent le gouvernement

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des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 décembre 2020, 07:43:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Malgré la présence des forces des Nations unies, les requins ont pu accéder à l’intérieur de la maison d’arrêt de Ngaragba et enlever trois détenus qui ne font plus de signes de vie à leurs proches. Leur famille interpelle le gouvernement et menace de saisir la justice nationale et internationale.

 

Officiellement, les trois détenus, dont deux sous-officiers et un soldat de l’armée nationale, ont été incarcérés à la maison centrale de Ngaragba depuis plus de deux mois dans une affaire  qui ne concerne ni de près ni de loin le conflit militaropolitique actuel.

Selon des informations du CNC, les trois détenus enlevés sont  entre autres l’adjudant Bombolé, le sergent-chef Amazoudé et le caporal Ringui alias Badboy.Ils ont été enlevés dans leur cellule à la maison centrale de Ngaragba le jeudi 24 décembre 2020. Selon nos informations, cette opération hibou a été menée par des éléments de la milice « REQUINS », et dirigée par un capitaine de l’armée nationale.

Selon notre enquête, la première tentative de leur enlèvement par les requins, à bord d’un seul véhicule et habillés en garde présidentielle, avait eu lieu le même jour vers 15 heures. Mais les agents des Nations unies détachés au service pénitentiaire  de Ngaragba leur avaient refusé catégoriquement l’accès  aux locaux de la maison carcérale. Une heure plus tard, ils sont revenus à bord de plusieurs véhicules et pénétrés à l’intérieur avant d’embarquer les trois détenus qui ne font plus de signes de vie à leur proche. D’après des vérifications faites par leur famille au Camp de Roux, les trois suspects ne s’y trouvent pas. Elle ignore leur destination depuis 5 jours, et menace de saisir la justice nationale et internationale à travers leur avocat.

Notons que depuis le retour en rca de l’ancien Président François Bozizé, plusieurs personnes soupçonnées d’être de connivence avec lui sont systématiquement arrêtées et incarcérées.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’accident d’un camion commercial  fait 4 morts à Grimari

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Hôtel de ville de Grimari

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 29 décembre 2020, 05:37:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes basés à l’entrée de la ville de Grimari sur l’axe Bambari ont été soupçonnés d’avoir ouvert le feu sur un véhicule de transport  de marchandises et de personnes dans les parages  de la ville de Grimari, provoquant un accident qui a fait au moins quatre morts et des blessés.

 

Selon nos informations, le véhicule, en provenance de la ville de Bambari, transportait des marchandises et des passagers à destination de Bangui. Malheureusement à leur arrivée à cinq kilomètres de Grimari, juste à la barrière des forces de l’ordre à l’entrée de la ville où les forces gouvernementales se sont basées, les mercenaires russes auraient ouvert le feu sur le véhicule, occasionnant la mort d’au moins quatre passagers et de plusieurs blessés, selon les témoins.

On ignore les raisons exactes de l’attaque,  mais tout porte à croire que les mercenaires russes, qui ne parlent ni Sango, ni le français, ont du mal à différencier les civils des rebelles.

Même à Boali, où l’affrontement entre les forces gouvernementales et les rebelles du CPC ont eu lieu la semaine dernière, des nombreux cas d’assassinat extrajudiciaire des civils imputés aux mercenaires russes ont été signalés dans la ville. Les populations locales, sous le choc,  ne cessent d’interpeller le gouvernement sur le sujet, mais elles n’ont reçu aucune réponse.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Élections en Centrafrique: la légitimité du scrutin, perturbé en province, divise à Bangui

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À cheval sur une porte en bois dont il change la serrure, dans le quartier de Boy-Rabe à Bangui, Armel est fier d’avoir voté dimanche : « C’est quelque chose de bon. C’est la démocratie qui progresse dans notre pays. Ce n’est pas avec les armes qu’on peut prendre un pays, c’est par les urnes. »

Dans l’échoppe d’à côté, Cynthia vend des légumes, assise sur un tabouret. Elle se dit partagée. Elle est contente d’avoir pu voter, mais inquiète des nouvelles reçues de sa famille en province, à Bossemptele : « Ils m’ont dit qu’il n’y avait même pas d’urnes là-bas. Tout était fermé. Et de toute façon, ils auraient trop peur d’aller voter à cause de l’insécurité. »

Certains appellent à revoter

29 sous-préfectures de Centrafrique n’ont pas du tout voté dimanche. Et cela révolte Véronique : « C’est injuste. Comment le gouvernement peut accepter une élection dont la moitié des gens sont exclus ? Ils nous ont dit qu’ils assuraient la sécurité, mais ils nous ont menti. »

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Certains disent leur colère, d’autres leur inquiétude, qui porte aussi sur les possibles conséquences de ce vote tronqué. Symphorien a boudé le scrutin : « Moi, j’irai voter si tout le monde peut voter. Il faut organiser un dialogue et refaire l’élection. Sinon, ce sera encore la crise dans le pays. On n’en veut plus. Il faut revoter. Nous, on veut la paix. »

Que décideront les autorités ? Le vote pourrait-il être, en partie au moins, réorganisé ? C’est à la Cour constitutionnelle de trancher. Les résultats provisoires du vote de 27 décembre sont attendus le 4 janvier.

« Ce que nous avons vécu le 27 décembre, ce ne sont pas des élections. C’est une véritable escroquerie politique. »

Martin Ziguélé, ex-Premier ministre et candidat à la présidence de lrépublique de Centrafrique

 

Par Victor Mauriat

RFI

RCA : mouvement de panique dans la ville de Berberati

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Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 décembre 2020, 15:25:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite à une fausse alerte  sur l’arrivée de rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) aux portes de Berberati, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, la ville est secouée par un mouvement de panique générale de la population.  

 

Malgré les menaces des groupes armés d’attaquer la ville de Berberati  en vue d’entraver la tenue des élections présidentielles et législatives,  les électeurs ont pu voter massivement hier à Berberati dans le calme. Malheureusement,  ce lundi, après une partie de journée calme, la ville est secouée par une fausse alerte de la présence des éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)au PK5, suscitant un mouvement de panique et des débandades des populations civiles.

En effet, vers 13h30, la ville de Berberati, deuxième ville de la rca s’est plongée  dans la panique générale.  Les personnes travaillant dans les administrations,  les commerçants et  les usagers de la route se sont retrouvés  dans les rues pour tenter de regagner leurs domiciles aux pas de course. Durant plusieurs minutes, l’affolement a envahi la capitale provinciale de Mambéré-Kadéï, poussant les policiers à multiplier des patrouilles dans la ville.

Selon nos informations, la ville de Gamboula, à la frontière avec le Cameroun, était tombée aux mains des rebelles du CPC vers 12 heures. Cependant, les conducteurs des motos-taxis, en provenance de cette ville, sont venus en débandade provoquer des mouvements de panique dans les localités voisines, y compris à Berberati.

Grâce à la présence renforcée des forces de la police dans la ville, les populations ont pu retourner chez elles quelques minutes plus tard.

Par ailleurs, les forces de la gendarmerie, qui sont pourtant présentes dans la ville,  sont restées non visibles depuis plusieurs jours, provoquant des nombreuses critiques des populations.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

élection présidentielle en Centrafrique, première tendance issue des urnes

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Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 28 décembre 2020, 13:05:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le premier tour des élections présidentielles et législatives a pu se tenir dimanche 27 décembre  malgré les violences redoutées. Le scrutin a été perturbé en dehors de la capitale Bangui. Selon des sources proches de l’autorité nationale des élections, environ 33%  des électeurs n’ont pas pu voter à cause de l’insécurité. En dehors de tout cela, notre équipe, déployée sur la quasi-totalité du territoire national, publie sa première estimation issue des urnes au lendemain du vote.

 

Si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat du parti MCU est sorti vainqueur dans la plus part des bureaux de vote de la capitale avec une estimation de 52% contre 17% pour le chef de l’opposition Anicet Georges Dologuélé, suivi de monsieur Martin Ziguélé qui a récolté environ 11%, dans les villes de province, comme à Berberati, le candidat du MCU est placé au second rang derrière Martin Ziguélé qui a obtenu 49% des voix exprimées, selon notre estimation.

Dans la ville d’Obo, le chef de l’État est classé sixième après Mahamat Kamoun qui a recueilli 7%.

À Bambari,  le scrutin organisé dans des conditions difficiles donne le chef de l’État gagnant avec  60%. Notons que sur plus de 18 000 inscrits sur les listes électorale à Bambari, seuls environ 200 électeurs qui ont pu voter dans cette ville.

Pendant ce temps, dans l’Ouham-Péndé, le candidat du MLPC est sorti gagnant avec plus de 80% des voix exprimées contre 10% pour le chef de l’opposition Anicet Georges Dologuélé, suivi du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui a recueilli environ 4%.

Ainsi, sur l’ensemble du territoire national, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a recueilli environ 30%, suivi de Martin Ziguélé avec 25% et Anicet Georges Dologuélé 17%.

Ceci n’est qu’une estimation issue du scrutin du dimanche et non de l’autorité nationale des élections, encore moins de la cour constitutionnelle.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : communiqué de la communauté DES ÉTATS SAHELO-SAHARIENS

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‎message, Les observateurs internationaux à Bangui. Photo de famille à l’hôtel Ledger. 27décembreà16 03

 

Le Secrétariat exécutif de la communauté des États Sahélo-Sahariens (CEN- SAD) présente ses compliments aux Ministères des Affaires Étrangères et aux Ambassades des États membres et a l’honneur de leur faire tenir ci-joint, le Communiqué de Presse en date du 26 décembre 2020 signé par le Ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration Africaine et des Tchadiens de P’Etranger, Son Excellence I’Ambassadeur AMINE ABBA SIDICK au nom du Président en exercice de la CEN-SAD, le Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, suite aux tentatives de déstabilisation et de remise en cause de la tenue des élections en République Centrafricaine du 27 décembre 2020.

 

Elections en Centrafrique : bilan mitigé en fin de journée

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Elections en Centrafrique : bilan mitigé en fin de journée

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce dimanche, les électeurs centrafricains étaient allés aux urnes sans que l’explosion de violence crainte par tout le monde à Bangui n’ait eu lieu. Le pire a pu être évité grâce au dispositif sécuritaire déployé. Cependant, de nombreux bureaux de vote n’ont pu ouvrir à l’intérieur du pays.

Les Centrafricains sont allés voter, ce dimanche, pour leur Président et les 140 députés du Parlement. « Globalement le vote a eu lieu et les électeurs sont venus. Il y a eu un engouement (…) malgré des petits soucis sécuritaires dans quelques endroits », a confié à l’AFP, en fin de journée, Théophile Momokoama, rapporteur général de l’Autorité Nationale des Elections (ANE)./////////////.

Mais, cet avis n’est guère partagé par plusieurs observateurs. En effet, les populations de plusieurs localités du pays contrôlées par les rebelles n’ont pu voter. C’est le cas de la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest, où tous les bureaux de vote sont restés fermés, en raison de l’insécurité. Même scénario à Bambari, Ippy, Bria, Bocaranga, Koui, Aba et Niem-Yelewa. Aucune surprise dans ce déroulement du scrutin quand on sait que depuis longtemps, environ 2/3 du territoire centrafricain étaient aux mains des rebelles/////////////.

Finalement, il n’y a que très peu de régions où le vote a pu se dérouler sans incidents majeurs, grâce à la présence massive de Casques bleus, de militaires centrafricains appuyés par des Rwandais et des Russes. Au nombre de ces régions, il y a Bangui, la capitale, Obo, Ndélé et Berberati, où les électeurs sont massivement sortis. « A Bangui, cela a l’air de bien se passer mais le gros point noir, c’est que les gens ne votent pas du tout dans plusieurs localités. Nous sommes complètement aveugles sur la situation en dehors de la capitale », a confié, sous anonymat, un observateur de l’Union Européenne./////////////.

A Bozoum, les velléités des groupes rebelles ont été contrées par les Casques bleus grâce à qui le vote a pu s’effectuer, même si le dépouillement a été lancé à 13 heures./////////////.

Somme toute, des milliers de Centrafricains ont été exclus de ces élections qui risquent de porter des responsables à la légitimité douteuse à la tête des institutions du pays. D’ailleurs, Thierry Vircoulon de l’Institut français des relations internationales (IFRI) dit clairement que « ces élections sont partielles, non crédibles et ne respectent pas les standards internationaux »./////////////.

Les premiers résultats partiels sont attendus pour le 4 janvier, et les résultats définitifs le 19 janvier 2021.

Avec AFP

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