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RCA : l’ex-ministre Lamido Issa bi amadou en croisade contre le MCU

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L’ex-ministre Lamido Issa bi amadou

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 novembre 2020, 17:40:07 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ex-ministre délégué auprès du ministre  de l’Administration du territoire  et de la décentralisation, Monsieur  Lamido Issa  Bi amadou, proche du groupe armé 3R, est désormais en croisade contre le chef de l’État et son mouvement politique, les cœurs unis (MCU).Candidat du mouvement national des indépendants aux législatives dans la cinquième circonscription de Bouar, Monsieur  Lamido Bi Amadou appelle désormais à voter contre le chef de l’État ainsi que tous les candidats du MCU aux législatives. Or, il y’a quelques mois, celui-ci avait lancé  un comité de soutien à la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Que s’est-il passé ?

 

Souvenez-vous, le 10 juillet 2020, l’ex-e ministre Lamido Issa  bi amadou, limogé trois mois plutôt du gouvernement de Firmin NGRÉBADA,  avait publié un communiqué de presse indiquant que les membres du bureau du Conseil national des chefs traditionnels peuls Mbororo de Centrafrique avaient lancé un comité de soutien à la candidature du Président Faustin Archange TOUADERA à l’élections présidentielle du 27 décembre 2020. Or, quelques jours plus tard, plusieurs membres du bureau du Conseil national des chefs traditionnels peuls Mbororo de Centrafrique avait publié un communiqué contestant celui de Monsieur Lamidou Issa  issu Bi amadou.

Cependant, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, très en colère après la diffusion de ces deux communiqués  contradictoires, avait mis en garde celui-ci contre ses multiples agitations, suscitant sa colère. Aussitôt, l’homme préfère regagner le parti de monsieur Thierry Kamach, le mouvement national des indépendants. (MOUNI).Pendant ce temps, son fils, Monsieur Souleymane Bi Hassan préfère se maintenir dans le MCU, le partit au pouvoir.

Monsieur Souleymane Bi Hassan
Monsieur Souleymane Bi Hassan

Or, ce qui est très étonnant dans cette histoire, Monsieur Lamido Bi amadou, investi candidat de Mouni aux législatives dans la cinquième circonscription de Bouar, se lance dans des hostilités en vue de l’invalidation du dossier de candidature aux législatives de son fils, Monsieur Souleymane Bi Hassan, investi candidat du MCU dans la quatrième circonscription de Bouar.

Et ce n’est pas tout, lors d’un appel téléphonique, l’homme a déclaré que pour la présidentielle, il voterait pour un candidat de l’opposition, même s’il fait partie de la plateforme Bioko du soutien au chef de l’État.

Ceci dit, même au sein du MCU ou de la plateforme Bioko, certains préfèrent voter un autre candidat que celui du pouvoir. Que s’est-il passé ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

L’UE contribue à hauteur de 183 millions d’euros à l’allégement de la dette de 29 parmi les pays les plus pauvres et les plus vulnérables du monde

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Photo prise à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré par Cyrille Jefferson Yapendé . Copyright2020CNC

 

Conformément à la proposition de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen pour une initiative de relance globale, l’Union Européenne (UE) contribue aà hauteur de 183 millions d’euros au fonds fiduciaire d’Assistance et de Riposte aux Catastrophes du Fonds Monétaire International (FMI) pour  l’allégement de la dette des pays à faible revenu. Le soutien permettra de liberer les ressources des pays bénéficiaires pour augmenter leurs dépenses sociales, sanitaires et économiques en réponse à la crise due à la pandémie de COVID-19.

 

Jutta Urpilainen, commissaire chargée des partenariats internationaux, a déclaré : « La Commission aide ses pays partenaires à maintenir leur chemin vers les objectifs de développement durable (ODDs) malgré des situations financières désastreuses. Les niveaux d’endettement étaient déjà élevés avant la crise, dans de nombreux pays, ils deviennent désormais insoutenables. C’est pourquoi nous avons décidé de contribuer avec 183 millions d’euros à l’allégement de la dette par le biais du fonds fiduciare du FMI. »

 

Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a participé au Conseil des affaires étrangères européennes des ministres du développement afin de maximiser la prise de conscience commune de l’aggravation de la situation de la dette dans nombreux pays, et a exprimé sa gratitude à l’UE.

 

L’UE montre la voie en matière de partenariats internationaux

 

Les fonds acheminés par l’intermédiaire du fonds fiduciaire d’Assistance et de Riposte aux Catastrophes (CCRT) du FMI aideront 29 parmi les pays les plus pauvres et les plus vulnérables du monde.

Le soutien permettra de liberer les ressources des pays bénéficiaires pour augmenter leurs dépenses sociales, sanitaires et économiques en réponse à la crise due à la COVID-19.

 

L’expérience de la première tranche de l’allégement du CCRT a montré que les pays bénéficiaires ont pu augmenter leurs dépenses prioritaires prévues pour 2020 d’environ 1,2 point de pourcentage du  produit intérieur brut (PIB); les dépenses de santé et de protection sociale augmentant en moyenne d’environ 0,5 point de pourcentage.

 

Un autre avantage de ce soutien de liquidité à court terme est qu’il contribuera également à la stabilité macroéconomique des pays.

 

Avec ce nouvel engagement, l’UE devient le plus grand contributeur du CCRT, qui s’élève actuellement à 505 millions de USD.

 

Contexte

 

Les pays à faible revenu sont confrontés à d’importants besoins de liquidité à court terme, ce qui alimente les craintes d’une crise de la dette extérieure à part entière.

 

L’UE, en tant qu’acteur mondial, peut aider à intégrer l’allégement de la dette dans un dialogue politique plus large, des stratégies de financement et des actions, afin de «reconstruire en mieux».

 

 

 

 

 

  1. Qu’est-ce que le CCRT?

 

Le fonds fiduciaire d’Assistance et de Riposte aux Catastrophes (CCRT) paie les dettes dues au FMI pour les pays membres à faible revenu éligibles qui sont touchés par les pires catastrophes naturelles ou par les catastrophes de santé publique, telles que des épidémies ou des pandémies mondiales. Cela leur permet de dégager des ressources pour répondre aux besoins exceptionnels de balance des paiements créés par la catastrophe.

 

  1. Qu’est-ce qui rend un pays éligible au CCRT?

 

Les pays éligibles au CCRT sont ceux éligibles à des prêts concessionnels par le biais du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance (PRGT) du FMI et dont le revenu national brut annuel par habitant est inférieur à 1175 USD.

 

Les pays éligibles au CCRT sont: Afghanistan, Bénin, Burkina Faso, Burundi, République centrafricaine, Tchad, Comores, République démocratique du Congo, Djibouti, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Népal, Niger, Rwanda, São Tomé et Príncipe, Sierra Leone, Îles Salomon, Tanzanie, Tadjikistan, Togo et Yémen.

 

  1. La valeur ajoutée de l’UE au CCRT

 

  • 22 des 29 pays ont des programmes d’appui budgétaire de l’UE en cours. Cela signifie que la stabilité économique et la bonne gestion des finances publiques ont été au cœur du dialogue de l’UE avec leur administration nationale. L’UE met particulièrement l’accent sur le dialogue sur les dépenses liées à la COVID-19, leur comptabilité, leur suivi et leur contrôle appropriés. Le dialogue en cours entre l’UE et les pays partenaires dans le cadre des programmes d’appui budgétaire renforce le cadre du CCRT et ses capacités de suivi.
  • Le cadre établi du CCRT permet à l’UE de canaliser des fonds en exigeant que les ressources libérées soient utilisées pour la réponse à la crise due à la COVID-19.
  • En contribuant simultanément à la stabilité macroéconomique des pays et aux dépenses prioritaires, il y a aussi une réduction des coûts de transaction.
  • Un cadre de suivi garantit que les ressources libérées sont utilisées pour la réponse à la crise due à la COVID-19.
  • Le dialogue politique avec les pays partenaires s’assurera que la reprise de la crise due à la COVID-19 et la situation de la dette n’augmentent pas les émissions de CO2 et les inégalités.

 

 

Pour plus d’informations

 

Réponse mondiale de l’UE à la COVID-19

 

Europe Direct : téléphone 00800 6 7 8 9 10 11

RCA : vive inquiétude au sein du MCU autour  de la candidature de TOUADERA à la présidentielle

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De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 novembre 2020, 08:10:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Cour Constitutionnelle a publié, le 27 novembre 2020, les listes définitives des candidats aux législatives du 27 décembre 2020. Sur 1580 dossiers  enregistrés, la cour a invalidé 78. Il s’agit entre autres des personnalités ayant de conflit avec la loi, selles qui sont issues des groupes armés,  mais également celles qui ont la moralité douteuse, tout comme  celles qui n’ont pas une existence légale des partis politiques. Or, au sein du MCU, parti au pouvoir, les raisons évoquées par les juges de la Cour constitutionnelle inquiètent plus d’un.  D’aucuns pensent que la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA risquerait d’être invalidée par les juges pour ces mêmes raisons. La peur change de camp.

 

En plus d’avoir créé sa propre milice armée dénommée « LES REQUINS » en 2019, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, à l’époque Premier ministre du Président François Bozizé, est visé par une enquête sur les biens mal acquis  menée par l’ONG allemande transparency internationale. Une plainte avait été déposée auprès de la justice européenne à cet effet.

En plus, après son arrivée au pouvoir en mars 2016, l’homme traîne derrière lui de nombreux cas de la violation de la constitution et du détournement des deniers publics. La dernière en date, c’est l’affaire de 155 millions de francs CFA décaissés par le trésor public centrafricain   à son chef de cabinet pour l’achat du carburant dans les 20 blindés russes. Ceci dit, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat du mouvement des cœurs unis à la présidentielle du 27 décembre 2020, ne pourrait pas logiquement être validé par la cour constitutionnelle.

En plus de cela, l’accord de partenariat militaire signé discrètement avec la société de mercenariat russe Wagner, l’affairisme, ainsi que le népotisme sont entre autres des raisons valables pour l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle. Ceci n’est qu’une petite partie, et les militants du MCU ont légitimement raison de s’inquiéter. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que Faustin Archange TOUADERA, étant premier vice-président du KNK, n’avait pas encore démissionné de cette formation politique avant de créer son mouvement qu’il entend représenter à la présidentielle du 27 décembre 2020.

Pour de nombreux Centrafricains, cette cour constitutionnelle, présidée par madame Danielle Darlan est sans doute la première dans l’histoire de la RCA. À ce titre, elle a une lourde responsabilité devant le peuple centrafricain  qu’elle représente.

Dossier à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les cadres et militants de l’UNDP en colère après le ralliement de leur parti au MCU

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 novembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon des informations venant des militants de l’UNDP, Martial Pabandji, Directeur national de campagne de Michel Amine aurait  conclu un deal avec Mathieu Simplice Sarandji sans la bénédiction de Faustin Archange Touadera. Pour les militants de l’UNDP, un tel accord sonne le glas de la vie politique de Michel Amine car ne profitant qu’à ce dernier au détriment de la base.

 

Selon  des sources proches du parquet, en plus de la présentation hebdomadaire à la gendarmerie, il est interdit à Amine Michel de quitter le territoire français voire Marseille sans autorisation du parquet.

Il y a beaucoup de contraintes que la loi impose aux gens qui sont en liberté provisoire. Pour l’instant, Amine ne peut sortir comme il veut, ni organiser des manifestations publiques. Il est surveillé de prêt parce que l’affaire n’est pas close  a expliqué une source proche du parquet qui a requis l’anonymat.  

Amine Michel sous contrôle judiciaire ne peut se rendre à Bangui et par conséquent  traite avec Sarandji et Ngouadjika qui complotent depuis longtemps contre Faustin Archange Touadera.

Des sources indépendantes confirment que plus de 80 millions de FCFA ont été versés à Amine Michel pour obtenir son ralliement tardif au MCU.

Selon certaines indiscrétions Mathieu Simplice Sarandji joue cette carte parce qu’il viserait la présidence de la République. En plaçant ses pions partout il est maintenant certain de déstabiliser le pouvoir de son cher cadet Faustin Archange Touadera.

Invalider la candidature des hommes dévoués à la cause du chef de l’état est un plan machiavélique de Mathieu simplice Sarandji.

Le pot aux roses démasqué à l’exemple de la démission de Ludovic Ledo qui s’est senti frustré par cette fausseté, c’est que la médiocrité est instituée au sommet de l’état depuis l’accession de Sarandji à la primature.

Eh oui, la roue tourne, elle s’appelle Histoire, celle-là qui met fin aux cycles des imposteurs tyranniques qui se prétendaient dirigeants ! Mais ne sont représentatifs que de petits nombres à la marge. Nous vous faisons pénétrer dans l’envers du décor de ce splendide ÉCHEC des médiocres !

Comme si personne ne pouvait s’imposer bien qu’au sommet de l’état nous avons trois gouvernants (Touadera-Sarandji et Ngouadjika) et c’est le très moyen qui s’impose partout.

L’ordre désagréable claque en…soyez moyen, sentez moyen, pensez moyen, œuvrez moyen et restez moyen.

Cet état équivalent à l’apprentissage de l’enfance, qui doit se sentir inférieur mais uniquement dans ce qu’il apprend, afin de l’apprendre justement, d’accepter de l’apprendre – mais qui doit s’interrompre avec les rites de passage de l’adolescence.

La médiocratie, elle, dure tout le mandat : tout y est fausse monnaie. C’est antinaturel, c’est complètement malsain, c’est une déviance que ne doit pas admettre la société…D’où ceci provient, oui ces perversions ?

Le fait que la démocratie est le fait de  donner le pouvoir aux moins que rien, aux faiblards aux mollusques en Centrafrique, Sarandji et Ngouandjika croient disposer de trop de temps afin de nuire à tous les grands esprits, les êtres brillants ou rayonnants, les grandes âmes, les charismatiques.

Avec le but, par l’usure des mesquineries, de les faire tomber, de les effacer, d’en faire oublier les méthodes et les résultats (enfin, surtout, de « croire » » qu’ils le font…). Les médiocres n’ont pas pris réellement le pouvoir (dans le sens positif de ce mot de « pouvoir », qui est de changer l’immobilisme en un désir puissant de transformation collective) – ils l’empêchent, seulement, de pouvoir fonctionner.

D’où la survenance de mots boiteux et enlisés, tels « gouvernance », où personne ne décide et où tout s’effondre dans la gestion limitée aux uniques intérêts trop particuliers. Trop particuliers parce que particulièrement égoïstes.

La nation est étouffée par ces intérêts qui suicident toute la société puisque leurs accumulations virales ne sont pas…gérables ! Autrement qu’en posant des régulations partout. Oui des limitations, des plafonds, des cordons de protections sanitaires : la médiocratie c’est si nuisible pour la civilisation qu’il faut vite lui mettre des…bornes. Des bornes pour les bornés !

Le très grave dommage de cette médiocratie, de ce règne des cœurs vulgaires, des insensibilités et indifférences aux autres – c’est qu’ils/elles ne savent absolument pas penser.

Qu’ils refusent les règles qui permettent de raisonner, d’argumenter ou de débattre…collectivement. Cette mégalomanie de l’insignifiance détruit tellement de sociabilités et de débats de fonds… C’est le «  règne des assassins » de Rimbaud, ces assis, qui ne sont pas des tueurs au sens concret, mais de terribles simplificateurs, des destructeurs insensibles à tous sentiments d’empathie s et de compassions, des êtres profondément indifférents à tout ce qui n’est pas leurs uniques narcissismes. Et que, s’il n’y avait pas tant de cupidités économiques, de m’as-tu-vu culturels qui n’ont rien à dire sinon tout saturé de leur vaine image, des avides de gloires sans contenus (juste médiatiques), etc. – autres médiocres en fait – cette médiocratie aurait été domptée depuis longtemps. Et les talents, compétences brillantes, voire génies se seraient attelés à…réparer tous les dégâts causés par les médiocrates.

Ils ne sont pas assez grands pour savoir reconnaître les autres, éprouver de la gratitude, émettre de l’admiration existentielle. Montrer un cœur ardent. Rien ne les soulève, ne les surpasse, ne les dépasse, ne les transporte, ne les envole, ne les rend gigantesques…Ils sont trop sous leur taille pour « voir » une pensée, la parcourir et en savourer toutes les beautés. Ils n’ont à partager avec autrui que…l’effondrement d’eux-mêmes, la déception à tous les étages. Ils rétrécissent tout à leur manque de vision et leurs cœurs de hideux avares.

Notons que Selon des informations venant des marseillais Amine Michel endetté jusqu’aux molles serait aux abois car il aurait mis sa résidence à Marseille en vente sans preneur jusqu’alors.

 

Fait à Bangui le 28-11-2020

 

Par Mathieu BAGAZA

Rapporteur Général de l’UNDP

Tél : 00 236 72 07 92 61

         00 236 75 03 91 61

 

Des médecins chinois emprisonnés pour prélèvement illégal d’organes

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Des médecins chinois emprisonnés pour prélèvement illégal d’organes

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un pays de presque un milliard et demie de personnes, il existe un marché noir florissant pour les dons d’organes en Chine

Cette fois ce sont quatre hommes faisant partie d’un réseau de trafic d’organes qui ont été pris par la police. Leurs proies sont les victimes d’accidents./////////////.

Selon des médias locaux, le réseau de trafic comprenait quatre médecins de haut rang, dont certains travaillaient dans le domaine de l’obtention d’organes dans les hôpitaux./////////////.

Ces médias ont déclaré qu’ils cibleraient les victimes d’accidents de voiture ou les patients souffrant d’hémorragie cérébrale à l’hôpital populaire du comté de Huaiyuan, dans l’Anhui./////////////.

Six autres personnes, dont plusieurs médecins, ont déjà été emprisonnés en Chine pour avoir prélevé illégalement des organes sur des victimes d’accidents./////////////.

La presse chinoise signale que ces trafiquants d’organe font croire aux familles des défunts qu’elles faisaient des dons d’organes officiels./////////////.

Avec 1,439,323,776 (un milliard quatre cent trente-neuf millions sept cent soixante-seize mille personnes) La Chine est confrontée à une énorme pénurie d’organes et a du mal à répondre à la demande par des dons publics./////////////.

Entre 2017 et 2018, ils ont prélevé les foies et les reins de 11 personnes dans un hôpital de la province d’Anhui./////////////.

Certains médécins chinois véreux ne passent pas par les circuits officiels pour “opérer” leurs victimes pour de l’argent/////////////.

Le chef de l’unité de soins intensifs de l’hôpital, Yang Suxun, approchait les membres de la famille d’un patient et leur demandait s’ils accepteraient de donner les organes de leur proche. Les membres de la famille signaient ce qui s’avérait plus tard être de faux formulaires de consentement./////////////.

La personne était ensuite transportée hors de l’hôpital au milieu de la nuit et placée dans un fourgon ressemblant à une ambulance où les médecins prélevaient les organes./////////////.

Les organes étaient ensuite vendus à des particuliers ou à d’autres hôpitaux que les membres du réseau de trafiquants contactaient secrètement, selon les rapports./////////////.

Ils ont finalement été découverts lorsque le fils d’une des victimes a commencé à avoir des soupçons./////////////.

Plusieurs mois après la mort de sa mère en 2018, Shi Xianglin a revérifié les documents que sa famille avait reçu lorsqu’elle avait accepté son don d’organes, et a constaté plusieurs anomalies, notamment des sections vierges dans les formulaires./////////////.

Il a ensuite découvert qu’aucune trace du don de sa mère n’était conservée ni par les autorités provinciales ni par le Centre administratif chinois des dons d’organes à Pékin./////////////.

Shi Xianglin a déclaré à l’agence de presse locale Dazhongwang que lorsqu’il a interrogé un responsable à ce sujet, on lui a immédiatement proposé une grosse somme d’argent pour “garder le secret de sa mère”./////////////.

“C’est alors que j’ai eu la certitude qu’il se passait quelque chose de très étrange”, a déclaré M. Shi qui a rapidement alerté les autorités. /////////////.

Les six hommes du réseau de trafic d’organes ont été inculpés en juillet pour le crime de “destruction délibérée de cadavres”. Ils ont été condamnés à des peines de prison allant de 10 à 28 mois./////////////.

L’affaire ne semble avoir été révélée qu’après que M. Shi se soit adressé aux médias locaux./////////////.

Pendant des années, la Chine a récolté les organes des prisonniers exécutés pour aider à répondre à la demande, une pratique qui a fait l’objet de nombreuses critiques dans le monde entier./////////////.

Il a été officiellement mis fin à cette pratique en 2015, mais les autorités de l’époque ont déclaré qu’il serait difficile de la faire respecter./////////////.

Le pays compte désormais sur les dons publics pour alimenter sa banque d’organes nationale./////////////.

Le taux de dons en Chine a augmenté ces dernières années, mais reste bien inférieur à celui d’autres régions du monde : 4,4 dons par million de personnes, contre 49 en Espagne. /////////////.

En 2015, la BBC a fait un reportage sur le florissant marché noir des organes, où les trafiquants organisent des ventes en ligne./////////////.

La Chine promet de mettre fin à la récolte d’organes des prisonniers/////////////.

Un selfie du cercueil ouvert de Maradona suscite colère et indignation

Avec BBC Afrique

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Au moins 110 civils tués dans une attaque djihadiste au Nigeria

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Au moins 110 civils tués dans une attaque djihadiste au Nigeria

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 110 civils ont été tués samedi par des membres présumés de Boko Haram dans un village du nord-est du Nigeria, selon un bilan des Nations unies, ce qui en fait une des attaque les plus meurtrières dans cette région, en proie à une sanglante insurrection djihadiste.

L’attaque s’est déroulée le jour des élections locales dans cet Etat, les premières organisées depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009. Depuis cette date, on dénombre plus de 36.000 tués et plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur foyer. «Le 28 novembre, en début d’après-midi, des hommes armés sont arrivés à moto et ont mené une attaque brutale sur des hommes et des femmes qui travaillaient dans des champs à Koshobe», a déclaré dimanche le coordinateur humanitaire de l’ONU au Nigeria, Edward Kallon. «Au moins 110 civils ont été froidement tués, et de nombreux autres blessés dans cette attaque», a-t-il ajouté./////////////.

Le communiqué de l’ONU ne mentionne pas le groupe djihadiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans cette région depuis plus de dix ans et contrôle une partie du territoire./////////////.

L’attaque s’est produite dans une rizière située à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, épicentre de l’insurrection islamiste. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, non loin de cette ville./////////////.

«Egorgés»/////////////.

Samedi, le responsable d’un groupe d’autodéfense pro-gouvernemental avait fait état de 43 morts. «Nous avons retrouvé 43 corps sans vie, tous ont été égorgés», avait déclaré à l’AFP Babakura Kolo. «C’est sans aucun doute l’oeuvre de Boko Haram qui opère dans la région et attaque fréquemment les agriculteurs»./////////////.

Ces 43 premières victimes ont été enterrées dimanche dans le village voisin de Zabarmari, en présence du gouverneur de l’Etat du Borno, Babaganan Umara Zulum. Les recherches d’autres victimes dans ces eaux marécageuses et difficile d’accès se poursuivaient. Le gouverneur avait affirmé dimanche que 70 agriculteurs avaient été tués, tout en prévenant que ce bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures./////////////.

Figurent notamment parmi les victimes des dizaines d’ouvriers agricoles originaires de l’État de Sokoto, à environ 1.000 km à l’ouest, qui s’étaient rendus dans l’Etat de Borno pour trouver du travail dans les rizières./////////////.

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a «condamné» samedi soir «le meurtre de ces agriculteurs dévoués à leur travail par des terroristes », dans un communiqué. «Le pays entier est blessé par ces assassinats insensés», a-t-il ajouté./////////////.

«Devoir de voter»/////////////.

L’attaque est survenue le jour des élections des représentants et conseillers régionaux des 27 circonscriptions de l’Etat du Borno, un scrutin repoussé depuis 2008 pour des raisons de sécurité./////////////.

«C’est mon devoir de venir et de voter pour les représentants et les conseillers régionaux car ils sont les responsables de ma localité», avait témoigné samedi Bukar Amar, un déplacé du conflit qui a voté pour sa localité depuis le camp de Bakassi./////////////.

Depuis plusieurs mois, les autorités encouragent les personnes déplacées à retourner dans leur village, affirmant qu’il n’est plus possible financièrement de les prendre en charge, les déplacés – qui n’ont plus accès à leurs champs – dépendant presque entièrement de l’aide humanitaire pour survivre./////////////.

Un nombre important de déplacés ont ainsi regagné leurs villages, pourtant ravagés par les violences./////////////.

Les attaques attribuées à Boko Haram et à une faction dissidente, le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), ciblent de plus en plus fréquemment des bûcherons, agriculteurs et pêcheurs./////////////.

Ils les accusent d’espionner et de transmettre des informations aux militaires et milices qui combattent les djihadistes dans la région.

Avec AFP

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RCA : Armel Sayo Ningatoloum, chef du mouvement armé « Révolution justice » est-il réellement recherché par la justice ?

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L’ex-ministre de sports Armel SayO. ©AFP

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 29 novembre 2020, 12:12:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Centrafricains  ont accueilli dans la joie la décision de la Cour constitutionnelle invalidant certains dossiers de candidatures des personnalités issues des groupes armés, dont celui du chef rebelle Armel Sayo Ningatoloum, commandant en chef du mouvement « Révolution justice ». Mais la chose la plus étonnante, ce dernier, selon la même cour, serait « recherché » par la justice de son pays. Or,  le suspect est l’actuel ministre de la Modernisation de l’administration et de l’innovation. Est-il réellement recherché par la justice ?

 

Selon la cour constitutionnelle, les raisons évoquées pour le rejet de dossier de candidature aux législatives du ministre Armel Sayo Ningatoloum sont entre autres : Association de malfaiteurs;

Avis de recherche ;

Investigations menées par la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance concernant une  forte présomption de détournement d’une somme de 18.000.000 FCFA

Pour de nombreux Centrafricains, l’intéressé, qui est actuellement ministre au sein du gouvernement de Firmin NGRÉBADA, ne pourrait pas être à la fois recherché par la justice et membre du gouvernement.

« Soit il est suspect, soit il ne l’est pas. On ne peut pas être à la fois activement recherché pour des crimes graves, et jouir d’une totale liberté », s’alarme Justin Mbtigaza.

Mais il n’est pas le seul. Certains sont recherchés activement par la cour pénale spéciale pour des présumés crimes graves, et circulent librement dans la capitale. Finalement, à quel jeu joue la justice centrafricaine ?

Il y’a lieu de noter que monsieur Armel Sayo Ningatoloum, chef du groupe « RJ »,  est aussi candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020. La cour constitutionnelle va statuer sur les 22 dossiers de candidatures enregistrés pour la présidentielle d’ici le 03 décembre 2020. Va-t-il être validé ?

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Législatives 2020 – 2021 : colère au sein du MCU après le rejet de certaines candidatures par la cour constitutionnelle

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Siège du parti au pouvoir MCU au quartier Malimaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 29 novembre 2020, 08:12:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le rejet par la Cour constitutionnelle de dossiers de candidature de certains cadres et militants du mouvement des cœurs unis (MCU)aux législatives du 27 décembre 2020 conduit à un mouvement de contestation. Ce samedi 28 novembre 2020, les contestataires ont organisé une conférence de presse au domicile de l’un de leur et exigent leur réintégration sur les listes des candidats.

 

Le mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir,  et la plateforme Bioko qui soutient les actions du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA sont sous le choc après le rejet par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de dossiers de ses candidats déclarés. Ces derniers, très en colère, ont créé leur collectif en vue de contraindre la cour à revenir sur sa décision irrévocable qu’ils ont qualifiée d’arbitraire.

Selon eux, les raisons du rejet de leur dossier évoquées par la Cour constitutionnelle sont purement fantaisistes et arbitraires. D’après eux, si tel est le cas, plusieurs dossiers que les jugent ont validé devraient faire aussi l’objet du rejet. Ils ont pris le cas du premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Jean-Symphorien Mapenzi, haut cadre du parti au pouvoir, dont son dossier a été validé alors qu’il serait impliqué dans de nombreuses affaires louches.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, ces cadres du parti au pouvoir, qui contestent aujourd’hui la décision de la Cour constitutionnelle, ont appelé  quelques jours plutôt tous les candidats à la présidentielle comme aux législatives au respect de la décision de la cour constitutionnelle une fois que celle-ci est rendue par les juges.

Notons que les contestataires ont déjà échangé avec le cardinal Dieudonné Nzapalainga sur leur préoccupation et disent vouloir rencontrer le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour lui faire part de  leur mécontentement.

Il y’a lieu de rappeler que La Cour Constitutionnelle a publié, le 27 novembre 2020, les listes définitives des candidats retenus pour compétitionner aux élections législatives du 27 décembre 2020. Sur 1580 dossiers  enregistrés, la cour a invalidé 78. Il s’agit entre autre des personnalités ayant de conflit avec la loi telles que Jean-Michel Mandaba,  Mathurin Dimbélé, Teddy Arnauld Weïdane,   etc., ensuite, selles qui sont issues des groupes armés  tels que monsieur Armel Ningatoloum SAYO, monsieur Anselme Bindala et bien d’autres. Et ce n’est pas tout. Celles qui ont la moralité douteuse sont écartées tout comme celles qui n’ont pas une existence légale des partis politiques. Malheureusement, cette cour constitutionnelle, qui a fait un travail remarquable, valide certaines candidatures jugées très critiques comme celles de madame Catherine Samba-Panza,  de Monsieur Jean-Symphorien Mapenzi, de Monsieur Firmin NGRÉBADA de monsieur Moussa Laurent Gon Baba et nombreux d’autres.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : décès à Bangui de l’imam Omar Kobine Layama, Président du conseil islamique de Centrafrique

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Imam Omar Layama

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 29 novembre 2020, 06:35:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le Président du conseil islamique de Centrafrique, l’imam Omar Kobine  Layama  est décédé dans la nuit du samedi à dimanche à Bangui des suites d’un malaise, selon les membres de sa communauté.

 

Selon la même source, le regretté imam Omar Kobine  aurait eu un malaise cardiaque à son domicile vers 20 heures avant d’être transféré aux urgences de l’hôpital communautaire où son décès a été malheureusement  constaté par des médecins.

L’un des piliers de la réconciliation en République centrafricaine, l’imam Omar Kobine  Layama, avant sa mort,  faisait partie du trio de la plateforme religieuse de Centrafrique.

Cependant, à l’annonce de son décès dans la nuit du samedi à dimanche, plusieurs personnalités de la République se sont dépêchées à l’hôpital communautaire pour rendre hommage mérité à cette illustre personnalité religieuse de la République.

Selon le premier vice-président du conseil islamique de Centrafrique, dans la journée du vendredi, l’imam Omar Kobine  Layama  et son équipe avaient tenu une réunion pour préparer le défilé du premier décembre 2020. Mais à la grande surprise, hier, vers 22 heures, on l’a appelé pour lui annoncer le décès de l’imam Omar Kobine  Layama.

Notons que la disparition de l’imam Omar Kobine  Layama  est non seulement une grande perte pour la République centrafricaine, mais également pour la communauté musulmane de Centrafrique.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La guerre civile en RCA au cœur des échanges du 18è sommet de la CEEAC, à Libreville

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La guerre civile en RCA au cœur des échanges du 18è sommet de la CEEAC, à Libreville

Bangui ( République centrafricaine ) – Le 18e sommet de la communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC) s’est tenu le vendredi 27 novembre à Libreville, la capitale gabonaise, à l’invitation du président Ali Bongo. Lors de ce sommet, Pacôme Moubelet Boubeya, le chef de la diplomatie gabonaise, a déclaré que les crimes commis menacent l’unité de la Centrafrique. Il a par la suite pris la parole au nom de la CEEAC pour appeler les leaders centrafricains à « saisir l’opportunité historique des élections pour poser les bases de la réconciliation et de la reconstruction » de la Centrafrique, un pays déjà affaiblit par la pauvreté.

Si la guerre civile qui dure depuis déjà 7 ans a considérablement baissé d’intensité depuis l’accord de paix de Khartoum en 2019, la Centrafrique est encore occupée majoritairement par les groupes armés rebelles. Le putsch de 2013 avait plongé le pays dans une guerre civile entre les ex-Séléka et des milices dominées par les chrétiens et les animistes, les Anti-Balaka./////////////.

Les élections de cette année vont opposer 22 personnalités dont les candidatures doivent encore être validées par la Cour constitutionnelle avant le 3 décembre prochain. Parmi eux, l’actuel président Faustin Archange Touadéra au pouvoir depuis 2016, et l’ancien président, François Bozizé./////////////.

Le chef d’état centrafricain était présent au sommet de Libreville, aux côtés de ses pairs du Gabon, du Tchad, du Congo, du Burundi et de l’Angola. Les présidents du Cameroun, de la République démocratique du Congo, de Sao Tomé-et-Principe se sont fait représenter. Le Rwanda n’était pas représenté./////////////.

Le sommet a également été marqué par le passage à la présidence de la CEEAC entre le Gabonais Ali Bongo et le Congolais Denis Sassou Nguesso. Enfin, le président gabonais a fait mention de l’augmentation des contributions des Etats de la CEEAC en vue de poursuivre l’ambition de l’intégration régionale./////////////.

Aïsha Moyouzame

Avec Agence Ecofin

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RCA : Lancement du festival du film afro européen à l’alliance française de Bangui du 28 novembre au 05 décembre 2020

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De gauche à droite le Chargé de Mission au ministre du tourisme, le Directeur de l’Alliance française de Bangui, l’ambassadrice de l’UE en RCA et le directeur artistique du festival.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans le cadre du lancement du festival du film Afro-Européen, la délégation de l’Union européenne en République centrafricaine, en partenariat avec l’Alliance française de Bangui, a proposé au public  du 28 novembre au 05 décembre 2020 la projection de 9 films, 9 regards croisés entre l’Afrique et l’Europe. A travers ledit festival, l’UE et l’Alliance Française de Bangui ont décidé d’unir leurs forces afin d’organiser un unique festival visant à impliquer le public centrafricain dans cette grandiose manifestation culturelle.

 

Selon les organisateurs, l’idée du festival est de présenter des regards croisés entre l’Afrique et l’Europe et de témoigner ainsi d’une coopération riche et ancienne dans le domaine du cinéma. Plusieurs films sont inscrits lors de ce festival, entre autres des films réalisés par des Africains et coproduits par des producteurs européens, et aussi des films réalisés par des Européens en Afrique, des films réalisés en Europe par des Afro-descendants.

 

Parmi ces 9 films, Makongo de  Elvis Sabin NGAIBONA, est le film d’ouverture du festival, premier long-métrage centrafricain depuis des années, et marque une renaissance du cinéma en RCA. Ce film a été réalisé avec l’appui de la France, de l’Europe et de l’Italie.

 

A titre de rappel, après son lancement officiel à l’Alliance Française de Bangui, le festival afro-européen se déroulera simultanément dans plusieurs endroits : à l’Alliance française, chaque soir, dans les maisons des jeunes de Castors et de Boy-Rabe, au lycée de Fatima, ainsi que dans divers quartiers (7ème et 8ème arrondissement, Bimbo 4, Bégoua), les projections en-dehors de l’Alliance étant assurées par l’ONG cinéma Numérique. Certaines villes de provinces ne seront pas en marge de ce festival, des tournées de projection dans les villes de Sibut, Boda, Bayanga, Bossembele, Boganda, Galafondo, Mbaïki, etc…)

  

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE DANS SON RÔLE JURIDICTIONNEL DE GARANT DES INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES ET DE LA SÉCURITÉ JURIDIQUE.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 novembre 2020, 11:33:07 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les prévisions de nos précédentes analyses sont couronnées de surprises et stupéfactions à la hauteur des enjeux électoraux. En effet, après la valse festive de dépôt de candidatures à l’Autorité Nationale des Élections (ANE) vient le moment de consolation individuelle et collective. La haute juridiction suprême, garant de la sécurité de l’architecture juridique a rappelé aux apprentis délinquants, aux fossoyeurs de la république qu’ils ne sont pas au dessus de la loi. Les vingt et deux (22) dossiers des présidentielles et les milliers de de candidatures pour les législatives ont été transférés à la cour constitutionnelle pour examen afin d’établir la liste des candidats éligibles pour participer au scrutin groupé du 27 décembre 2020. C’est dans cette logique arithmétique que la noble cour constitutionnelle a délibéré en audience publique matérialisé par la décision N*024/CC/20 du 27 novembre 2020 arrêtant la liste définitive des candidats aux élections législatives du 27 décembre 2020.

 

D’abord sur la forme, la haute juridiction s’est déclarée compétente pour statuer sur l’examen des candidatures.

S’agissant de la recevabilité, la cour a déclaré deux (2) candidatures irrecevables au motif qu’elles étaient enregistrées hors délai légal au greffe de la dite cour. Au fond, et après un examen minutieux de chaque dossier, la cour constitutionnelle a invalidé soixante dix huit (78) candidatures aux législatives dont huit (8) députés encore en exercice sur 1585 dossiers enregistrés après avoir épuisé (selon les dispositions des articles 92 à 97 du code électoral) les recours introduits par des tiers soit pour invalidation des candidatures, soit pour rectifier des erreurs matérielles, soit pour des contestations de rejets effectués par l’Autorité Nationale des Élections.

Faisant référence aux dispositions de l’article 37 du code électoral, les différentes candidatures sont invalidées soit pour des casiers judiciaires non valides ou à la frontière d’un faux en écriture passible de peines pénales, soit pour des documents d’état civil non conformes, soit pour des soucis avec les fiscs, d’appartenance à des groupes armés, d’appartenance à un parti politique qui n’est pas légalement constitué, soit des cautions non payées ou de chèques sans provision également constitutifs d’une infraction pénale etc…

A travers cette décision, la cour constitutionnelle a ainsi donné un contenu à la notion de bonne moralité qui paraissait abstraite à l’image d’un fourre-tout. Le coup de poing de la cour constitutionnelle qui sonne la fin de la récréation en marquant son indépendance et sa neutralité laisse perplexe le citoyen lambda qui s’interroge :

Pourquoi ces motifs judiciaires évoqués par la cour constitutionnelle pour l’invalidation des candidatures n’aboutissent-ils pas à des condamnations pénales ?

La cour constitutionnelle confirme t-elle de façon insidieuse que ce régime fait la promotion de l’impunité ?

Puisque selon les dispositions de l’article 106 de la constitution la décision de la cour constitutionnelle s’impose aux pouvoirs publics et aux autorités administratives, peut-on s’attendre à une suite judiciaire ?

Connaissant la mentalité de nos compatriotes, est-il démocratique de remettre en cause les décisions de la cour constitutionnelle ?

En conséquence de ce qui précède, il apparaît important de rappeler que traditionnellement, les délibérations de la cour constitutionnelle sont accusées d’être inféodées ou à la solde du pouvoir alors que sous d’autres horizons comme au Malawi, la cour constitutionnelle a écrit une page de l’histoire jurisprudentielle en invalidant la réélection du président de la république.

Cette décision qui a atteint l’autorité de la chose jugée c’est à dire non susceptible de recours pose les bases de la reconstruction d’un état de droit synonyme d’un envol démocratique. S’inspirant de la décision de la cour constitutionnelle sur les candidatures aux législatives, l’adrénaline monte dans les quartiers généraux des candidats aux présidentielles car ne l’oublions pas…

la candidature du président de la république à sa propre succession est aussi susceptible d’être invalidée…la loi est dure mais c’est la loi.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 27 novembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

La CEEAC appelle à la fin des “crimes” en RCA

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La CEEAC appelle à la fin des “crimes” en RCA

Bangui ( République centrafricaine ) – Les onze pays de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), réunis vendredi en sommet au Gabon, ont appelé à la fin “des crimes” qui menacent la Centrafrique, à un mois d’élections présidentielle et législatives.

Le premier tour le 27 décembre se déroulera dans un pays encore occupé aux deux tiers par des groupes armés rebelles, même si la guerre civile, qui dure depuis sept ans, a considérablement baissé d’intensité ces dernières années./////////////.

“Les crimes commis menacent l’unité de la République centrafricaine et son existence”, a déclaré Pacôme Moubelet Boubeya, le chef de la diplomatie gabonaise, devant six des 11 chefs d’Etat de la CEEAC pour son sommet annuel à l’invitation du président gabonais Ali Bongo Ondimba./////////////.

Puis, s’adressant au nom de la CEEAC aux “leaders centrafricains” –politiques mais aussi chefs de groupes armés qu’il a invités à transformer leurs milices en partis–, il les a exhortés “à saisir l’opportunité historique des élections pour poser les bases de la réconciliation et de la reconstruction” de ce pays parmi les plus pauvres du monde./////////////.

La Centrafrique est ravagée par la guerre depuis qu’une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le président François Bozizé en 2013. Des violences meurtrières ont ensuite opposé milices Séléka et Anti-Balaka, celles-là majoritairement chrétiennes et animistes./////////////.

Les combats entre groupes armés, issus ou non de ces deux mouvances, ont baissé d’intensité depuis 2015, mais les milices continuent de perpétrer des crimes contre les civils malgré un accord de paix signé en 2019 et la présence de Casques bleus de l’ONU./////////////.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, candidat à un deuxième mandat, fait face à 21 rivaux déclarés, dont M. Bozizé, mais dont les candidatures doivent encore être validées. M. Touadéra était présent à Libreville aux côtés de ses pairs gabonais, tchadien, congolais, burundais et angolais, les cinq autres pays étant représentés par des délégations./////////////.

La CEEAC, fondée en 1983, comprend 11 États membres: Gabon, Centrafrique, République démocratique du Congo, Congo, Angola, Rwanda, Guinée Équatoriale, Sao-Tomé-et-Principe, Tchad, Cameroun et Burundi. Elle a pour but notamment d’aboutir à la création d’un marché commun mais en est encore loin./////////////.

Outre la Centrafrique, l’un des sujets pressants à l’ordre du jour était la nécessaire augmentation des contributions des Etats à la CEEAC. /////////////.

“Qu’il s’agisse de nos conclusions sur la République centrafricaine” ou “des moyens financiers dont la Commission (de la CEEAC) a besoin”, “nous avons, comme toujours, réussi à transcender nos particularismes, afin de concrétiser notre ambition d’intégration régionale”, a déclaré à la tribune Ali Bongo Ondimba. /////////////.

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, a pris vendredi la présidence tournante de la CEEAC.

Avec AFP/VOA

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des élections sur fond d’insécurité

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Centrafrique : des élections sur fond d’insécurité

Bangui ( République centrafricaine ) – Les Centrafricains iront aux urnes le 27 décembre pour un double scrutin présidentiel et législatif. Le financement et la sécurisation de ces élections suscitent des questions.

Vingt-deux personnalités ont déposé leur candidature pour la présidentielle dont le président Faustin Archange Touadéra, élu en 2016, et l’ancien président François Bozizé. La Cour constitutionnelle doit encore valider leurs candidatures avant le 3 décembre et nombre d’observateurs pressentent qu’elle pourrait exclure François Bozizé. /////////////.

L’apport des partenaires bilatéraux, français et russe notamment, pour l’organisation de ces élections est important mais diversement apprécié dans le pays. La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baipo-Temon, revenait ce vendredi matin sur la DW, sur cette question sensible et sur la sécurisation de ces élections. /////////////.

Pour Sylvie Baipo-Temon, l’organisation est du ressort de l’Etat centrafricain mais l’appui des partenaires est le bienvenu. “La France”, dit-elle, “a déjà répondu positivement à l’appel des autorités centrafricaines”. /////////////.

Insécurité et instabilité/////////////.

Le premier tour de la présidentielle, prévu le 27 décembre en même temps que les législatives, se déroulera dans un pays en guerre civile depuis plus de sept ans et encore aux deux tiers sous la coupe de groupes rebelles armés./////////////.

Le putsch de 2013 avait plongé ce pays d’Afrique centrale parmi les plus pauvres du monde dans une sanglante guerre civile qui perdure aujourd’hui, même à une bien plus faible intensité, entre les ex-Séléka et des milices dominées par les chrétiens et les animistes, les Anti-Balaka. /////////////.

La guerre civile a considérablement baissé d’intensité depuis la signature d’un accord de paix à Khartoum en février 2019 entre 14 groupes armés et le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra, mais des milices continuent de se battre et de tuer des civils. Et ce, malgré la présence des Casques bleus d’une force de maintien de la paix de l’ONU.

Avec DW français

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RCA : suicide d’un élément de la garde présidentielle à Bangui

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Le soldat Panga Côme qui s’est suicidé le 27 novembre 2020 au quartier Benz-vi à Bangui

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 novembre 2020, 09:48:38 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ses compagnons d’armes demeurent sous le choc. Le vendredi 27 novembre,  un jeune militaire âgée de 18 ans  s’est donné la mort à son domicile du quartier Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Issu de l’avant-dernière promotion de la garde présidentielle, le soldat de deuxième classe Panga Côme a été retrouvé inerte à son domicile.

 

Selon les premiers éléments d’enquête de la gendarmerie, le jeune Panga Côme  aurai  utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours.

Transporté d’urgence à l’hôpital communautaire, le soldat Panga Côme a été déclaré mort à son arrivée aux urgences, ont ajouté les témoins de la scène interrogés par CNC.

D’après eux, la victime, avant de se suicider, aurait  indiqué à sa mère qu’il serait malade alors que toute la journée, devant ses frères et mère,  il ne faisait que nettoyer son arme de service. Malheureusement, peu avant la fin de la soirée, il a mis celle-ci sur sa tempe avant  de déclencher le sélecteur avant de mettre fin à ses jours .  Une enquête a été ouverte à la gendarmerie pour déterminer les circonstances du suicide .

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Législatives 2020 – 2021 : sur 1580 dossiers enrégistrés, la Cour Constitutionnelle invalide 78. Qui sont-ils ?

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Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 novembre 2020, 07:01:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Cour Constitutionnelle a publié, le 27 novembre 2020, les listes définitives des candidats retenus pour compétitionner aux élections législatives du 27 décembre 2020. Sur 1580 dossiers  enregistrés, la cour a invalidé 78. Il s’agit entre autre des personnalités ayant de conflit avec la loi telles que Jean-Michel Mandaba,  Mathurin Dimbélé, Teddy Arnauld Weïdane,   etc., ensuite, selles qui sont issues des groupes armés  tels que monsieur Armel Ningatoloum SAYO, Monsieur Anselme Bindala et bien d’autres. Et ce n’est pas tout. Celles qui ont la moralité douteuse sont écartées tout comme celles qui n’ont pas une existence légale des partis politiques.

Ci-dessous, la liste complète des candidats écartés pour des raisons précitées :

 

  • Candidatures invalidées en application de l’article 37 du Code Electoral

Considérant qu’aux termes de l’article 37 du Code Electoral, le dossier de candidature comporte les pièces suivantes :

  • une déclaration de candidature en trois (3) exemplaires ;
  • une profession de foi signée de la main du/de la candidat(e) ;
  • une copie d’acte de naissance certifiée conforme à l’original ou un jugement supplétif en tenant lieu ;
  • une copie certifiée conforme du certificat de nationalité ;
  • un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois ;
  • un certificat médical délivré par un médecin datant de moins de trois (3) mois attestant de la bonne santé mentale et physique du/de la candidat(e) ;
  • quatre cartes photos de format 4×4 ;
  • une décision de mise en disponibilité pour les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que ceux des collectivités territoriales, le cas échéant avant la date de l’élection (cette disposition ne concerne pas le Président de la République en exercice, les membres du gouvernement, les députés et les sénateurs) ;
  • un récépissé de dépôt de caution de la somme de deux cent cinquante mille (250.000) FCFA au nom du/de la candidat(e) titulaire, délivré par le Trésor Public ;
  • une copie de la carte d’électeur du/de la candidat(e), sur présentation de l’original ou à défaut, la présentation d’un extrait de la liste électorale définitive obtenue auprès de l’Autorité Nationale des Elections et attestant de la qualité d’électeur du/de la candidat(e).

 

  1. Candidats UNDP présentés par Aiméry ELA :

Mandats de candidature UNDP signé par Aiméry ELA, qui n’a pas qualité pour représenter et agir au nom du parti Union pour la Démocratie et le Progrès l’UNDP suivant Ordonnance de référé du 14 octobre 2020 faisant « interdiction aux dénommés ELA Aiméry et NGANDO Albert de poser tous autres actes aux noms du Parti UNDP et celui de son Président Fondateur. Ordonne l’exécution provisoire sur minute nonobstant toute voie de recours ».

En application de la décision de justice les candidatures suivantes sont invalidées :

  1. GOURNA-DEMASSET Brice Roméo
  2. LEOUA Maurice Théophile, Bambari, 3ème circonscription
  3. ANZOULA-OULA Christine, Bria, 2ème circonscription
  4. TOHOMAN Pierre Rainaldi, Kabo, 1ère circonscription
  5. KADA-TAMTIGA Anne, Bangui 7ème arrondissement, 1ère circonscription
  6. GOEDI Jérémie, Bocaranga 1ère circonscription,
  7. KHATO Marie Francoise, Nola, 1ère circonscription
  8. MAZICKI née AMARA ALI Ginette, Kaga Bandoro 3ème circonscription
  9. TEGOU Pétula Christelle, Carnot 2ème circonscription
  10. KADA-TAMTIGA Anne, Bangui, 7ème arrondissement, 1ere circonscription
  11. MODOYO Paulin, Bangui 3ème arrondissement, 3ème circonscription
  12. TOHOMAN Pierre Rénaldi, Kabo, 1ère circonscription
  13. ANZOULA- OULA Christine, Bria, 2ème circonscription
  14. ISSA-NGAKOUTOU François Banoua, Kémo, Dékoua, 1ère circonscription
  15. BAZOU Sylvain Pérol Zitongo, Nana-Mambéré, Bouar, 2ème circonscription
  16. POUKOUZOU Augustin, Haute Kotto, Bria, 1ère circonscription

 

  1. Candidatures présentés sous le vocable « Parti des Sauveurs Centrafricains » « PSC »

 

Caution non payée (chèque sans provision. Message Porté du Ministre des Finances du 11 novembre 2020)

Et Parti sans existence légale

  1. GUELE-GONGASSOUA ADA KIOCKA, candidat N° 25, Bangui, 1ere circonscription, 3ème arrondissement
  2. NGBOREGO Jean Fernand, candidat N°13, Bangui, 8ème arrondissement, 2ème circonscription
  3. SAYET-KOYANGBALE Wilfried, candidat N°16, Bangui 5ème arrondissement, 3ème circonscription
  4. AMOKOLINDA Clarisse, candidate N° 15, Bangui, 7ème arrondissement, 2ème circonscription
  5. PAKOUZOU Jean Firmin, candidat N° 5, Bangui, 2ème arrondissement, 2ème circonscription
  6. ATANGUERE Florence, candidate N° 18, Ombella Mpoko, Bimbo, 4ème circonscription
  7. MOSSATO Cécile, candidate N° 23, Ombella Mpoko, Bimbo, 1ère circonscription
  8. OUABOUROU Jocelyne, candidate N°7, Ombella Mpoko, Damara, 1ère circonscription
  9. ZOUKOUNDJI Nestor, candidat N° 15, Lobaye, Boda, 1ère circonscription
  10. BEINA née KEBONGO Dinna Christine, candidate N°13, Mbomou, Gambo, 1ère circonscription
  11. LOUKOUZOU Jeanne, candidate N°9, Basse-Kotto, Alindao, 2ème circonscription
  12. NGREBAYE Bienvenu, candidat N°11, Nana Grebizi, Kaga Bandoro, 2ème circonscription
  13. MARANDJI Sylvain, candidat N° 1, Ouaka, Kouango, 2ème circonscription

 

  1. Autres candidatures invalidées en application de l’article 37 du Code électoral

 

  1. WAMOGBEGO Fiacre Jovin, candidat N°9, Indépendant, Bangui 2ème Arrondissement, 2ème circonscription

Casier judiciaire du suppléant non conforme

 

  1. ISSA Armand Maxime, candidat N° 26, CDE Ombella Mpoko, Bimbo 3ème circonscription

 

          Documents d’état civil et casier judiciaire non conformes

 

  1. LAMINE Georges, Indépendant, Bayanga, 1ère circonscription,

                       Casier judiciaire non conforme

 

  1. ANGBAGA David, MKMKS, Mobaye 3ème circonscription,

Acte de naissance non conforme

 

  1. KOLINGBA Cyr André Yannick, RDC, Bangui 7ème Arrond, 1ère circonscription,

Casier judiciaire non conformes titulaire et suppléant

Photocopie du récépissé du Trésor Public versé au dossier et non l’original

 

  1. OUANDAKOUZOU Romain, N° 15, CDRC, Bangui, 3ème circonscription,

5ème  arrondissement

Casier judiciaire non conforme (titulaire et suppléante)

 

  1. SEMANDADE Augustine : Candidate N°9, CANE, Bangui, 8ème arrondissement 1ere Circonscription.

Fausse déclaration sur son statut (fonctionnaire soumise à mise en disponibilité)

 

  1. DONDON DAI PRAPASSA Etienne, candidat N° 5, CDE, Ouham Pende, Paoua, 5ème circonscription

 

Fausse déclaration sur son statut, chargé de mission à l’Assemblée Nationale, soumis à mise en disponibilité.

 

  1. KADANGOU Martin, candidat N° 6, MCU, Ouata, Bakala, 1ère circonscription

 

Décision de mise en disponibilité signée de lui-même.

 

  1. TAMBO Elysée, candidat N° 5,URCA, Lobaye, Boganda, 1ere circonscription

 

Incohérences dans les dates des documents d’Etat Civil

 

  1. BAKOLO Bienvenu, candidat N°14, UNDP, Nana-Gribizi, Kaga-Bandoro, 2ème circonscription

Pas de mise en disponibilité

  1. NAMRENGA Saint-Croix Serge, candidat N°13, Areca, Kémo, Dékoua, (Ou Sibut ; Verifier) 1ere circonscription

Incohérences dans les documents d’Etat Civil

  1. KOUGBENDE Robert, candidat N°9, RPR, Sangha Mbaéré, Bambio, 1ère circonscription

 

Suppléant non enrôlé

 

  1. FOIN LAOULE Emmanuel, candidat N° 5, KNK, Ouham Pendé, Bocaranga, 3ème circonscription

 

Incohérences dans les dates des actes d’Etat Civil

 

  1. NZEREMOUNI Jérémie, candidat N°6, Indépendant, Ouham Pendé, Ngaoundaye, 2ème circonscription

 

Incohérences dans les dates des différentes pièces

 

  1. NGBOUNDOUYO Jonas, candidat N°9, URCA, Basse Kotto, Mingala 1èere circonscription

 

Incohérences dans les dates des pièces produites, Bulletins B3 non conformes pour le titulaire et le suppléant

 

  1. GONDO-KPAMINA Narcisse, candidat N°8, URCA, Ombella Mpoko, Damara 1ere circonscription

 

Bulletin B3 non conformes titulaire et suppléant

 

 

  1. INIWO Monique Flore, candidate N° 10, KNK, haut Mbomou, Obo 2ème circonscription

Incohérences dans les dates des pièces produites

  1. KOMBANBA GRENGBO Wenswell-Bienfait, candidat N° 13, Indépendant, Basse-Kotto, Kembé 1ere circonscription

Pas de casier judiciaire titulaire et suppléant

  1. FRANCK Augustin, Marie Théodore, candidat N°12, KNK, nana-grebizi, Mbres 1ere circonscription

Bulletin B3 du suppléant non conforme

 

  1. BINGUIPOU Joceline, candidate N°7, Indépendante, Haute Kotto, Bria, 1ere circonscription

 

Incohérences dans les dates des pièces produites

 

  1. KOKOTA-GNINIWA GNONBOMO Tanguy Christ Roi, candidat N°11, Mbomou, Ouango, 1ere circonscription

Bulletin B3 non conforme

 

1.2  Candidatures invalidées en application des articles 134 du Code Electoral et 135 du Code Electoral

Considérant qu’aux termes de l’article 134 du Code Electoral les conditions requises pour les élections législatives sont les suivantes :

  • être de nationalité centrafricaine ;
  • être âgé de vingt- cinq (25) ans au moins le jour du dépôt du dossier de candidature ;
  • être inscrit sut la liste électorale définitive ;
  • n’avoir pas fait l’objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante ;
  • jouir de ses droits civiques ;
  • jouir d’une bonne santé mentale et physique ;
  • être de bonne moralité.

Qu’aux termes de l’article 135 du Code Electoral sont inéligibles aux fonctions de député :

  • Les personnes privées de leur droit à l’éligibilité par décision de justice ;
  • Les personnes condamnées à des peines afflictives ou infamantes
  • Les personnes dont les droits civiques ont été retirés suite à une condamnation par les Juridictions en République Centrafricaine ou à l’Etranger, à une peine d’emprisonnement pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, infractions aux lois sur les mœurs et les stupéfiants, infractions économiques, financières, fiscales et douanières ;
  • Les personnes condamnées par contumace ;
  • Les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux centrafricains, soit par un jugement rendu à l’étranger mais exécutoire en République Centrafricaine ;
  • Les majeurs incapables sous tutelle ou curatelle ;

Considérant que l’article 134 du Code Electoral comprend parmi les conditions requises pour  les candidats aux élections législatives de n’avoir pas fait l’objet d’une condamnation à une peine afflictive ou infamante et d’être de bonne moralité ;

Considérant que l’article 23 de la Constitution dispose : toute personne habitant  le territoire national a le devoir de respecter, en toutes circonstances, les lois et les règlements de la République ;

 

Qu’en application de ces dispositions les candidatures suivantes sont invalidées :

 

  1. DIMBELET-NAKOE Mathurin, MCU, Mambere Kadei, Sosso, 1ère circonscription

 

Réquisitoire introductif du procureur de la République, près le tribunal de grande instance de Bangui du 06 février 2012

Arrêt de la Cour d’Appel de Bangui du 18 septembre 2013, Affaire Ministère Public, Etat centrafricain et SOCAPS contre Dimbelet Nakoe Mathurin et autres inculpés de détournements de deniers publics, de faux et usage de faux, de prise d’intérêts dans un acte, trafic d’influence et abus de biens sociaux ;

 

Tentative de manipulation des votes à l’Assemblée Nationale pendant la 6ème législature et pressions exercées sur le Ministre de l‘Administration du Territoire (manuscrit signé par lui)

 

  1. MANDABA Jean-Michel, candidat N°1, PGD, Bamingui Bangoran, Bamingui, 1ère circonscription

Corruption passive avérée reconnue par l’intéressé pendant la 6ème législature en

relation avec un dossier lié aux prérogatives de l’Assemblée Nationale, l’intéressé

étant Président de Commission à l’Assemblée Nationale.

 

  1. WEIDANE Teddy Arnauld, candidat N° 1, Ouham, Bouca 1ere circonscription

Ordonnance portant injonction de payer du 30 janvier 2020 du Président du Tribunal de commerce de Bangui, la somme de 5.400.000 FCFA à titre d’arriérés de créance impayée.

Certificat de non opposition du 05 mai 2020

Signification de la grosse d’un certificat de non opposition avec commandement de payer un montant de 6.159.955 FCFA du 06 Août 2020.

Implication dans diverses malversations.

Visé par une plainte en France en 2020, Commissariat de PUTEAUX LA DEFENSE

 

  1. TO SAH BE NZA Augustin, candidat N°3, Bangui 6ème 1ère circonscription

 

Condamnation pour corruption et favoritisme par un arrêt du 7 mars 2017 de la Cour d’Appel de Basse Terre en Guadeloupe,  confirmé par  la Cour de Cassation de Paris par un arrêt du 12 septembre 2018.

 

  1. BINDALA-KUNDRO Anselme, candidat N°3, Indépendant, Mbomou, Ouango 2ème circonscription

 

Requête du Président de l’Assemblée Nationale du 26 décembre 2019 enregistrée au greffe de Cour Constitutionnelle le 27 décembre 2019 à 14h30mn sollicitant l’avis de la Haute Juridiction sur le cas d’empêchement du député Anselme BINDALA KUNDRO, député de la circonscription de Ouango 2, mis aux arrêts pour avoir donné des coups ayant occasionné la mort de son fils.

 

Avis N° 001/CC/20 de la Cour Constitutionnelle du 3 janvier 2020 relatif à l’empêchement du député Anselme BINDALA KUNDRO :

Violation de l’article 1er de la Constitution qui dispose que la personne h umaine est sacrée

Violation de l’article 3 de la Constitution qui dispose «chacun à droit à la vie et à l’intégrité physique et morale. Nul ne sera soumis à la torture ni au viol ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants »

 

Empêchement définitif en tant qu’élu de la Nation.

 

  1. ZAKARIA-TARAZONGHA Claudia Stella candidate N°1, MCU, Ombella Mpoko, Bogangolo, 1ère circonscription

Décision liée au cas précédent : non-assistance à personne en danger : les faits s’étant déroulés en présence de la députée ZAKARIA-TARAZONGA et celle-ci n’ayant rien tenté pour assister le fils de BINDALA-KUNDRO.

 

  1. NDOTIZO Clément David, candidat N° 1, MCU, Bangui 7ème arrondissement, 1ère circonscription

 

Violation de l’article 66 de la Constitution relatif à l’obligation de dépôt d’une

déclaration de patrimoine auprès du Greffe de la Cour Constitutionnelle.

 

  1. DOLE DOBIA Omer Alban, candidat N° 1, Indépendant, Ombella Mpoko, Bimbo, 5ème circonscription

 

Distribution et organisation de distribution de faux actes de naissances dans BIMBO 5 au moment des opérations d’enrôlement (juillet 2020).

Menaces et intimidations sur personne détentrice de l’autorité publique.

 

  1. NGUIA Justin, candidat N°2, MCU, Mambere Kadei, Carnot 1ère circonscription

 

Fraude électorale organisée pendant les élections sous la Transition 2015

 

  1. KOUDOUFARA Dieudonné, candidat N°4, MLPC, Vakaga, Ouanda-Djallé, 1ère circonscription

               Trahison parlementaire lors de l’exercice de son mandat de député sous la 3ème

législature.

 

  1. GBANGOU-KETTE Alfred, candidat N° 2, MCU, Basse Kotto, Mobaye 1ère circonscription

 

Lettre du Directeur de Cabinet du Conseil Economique et Social du 14 novembre 2020 lui enjoignant de restituer des biens appartenant à l’Institution sous 48 heures.

 

SOMBI Emmanuel, son suppléant, est un chef anti balaka, groupement NGBENIKA, visé par une plainte devant la CPS.

 

  1. ZAMA Javan Papa, candidat N°9, Nana Grebizi, Kaga Bandoro, 1ère circonscription

 

Incitation à la haine et à la violence

 

  1. DEKONO née DEKANDJI Agnès, candidate N° 1, MCU, Ouaka, Ippy, 1ere circonscription

 

Investigations de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance. 07 octobre 2019 :  implication dans un détournement d’une somme de 322.000.000 FCFA représentant le montant des Kits des députés. Dossier transmis au Parquet Général.

 

Rapport de contrôle des comptes et de la gestion de l’Assemblée Nationale , Cour des Comptes, 30 juillet 2019

 

  1. NZEWE AZAGBIA Nicaise Daniel, candidat N° 1, Indépendant, Bangui, 2eme arrondissement, 1ere circonscription

 

Investigations Parquet Général de Bangui: Détournement de Deniers Publics, condamné

 

  1. NGOUMAPE ISSOUA CHARIS Reine, candidate N°2 , Indépendante, Ouham Pendé , Bozoum 1ere circonscription

 

Investigations du Parquet Général de Bouar: Faux et usage de faux, condamnée le 27 mars 2017

 

Membres de Groupes Armés actifs ou d’auto-défense:

Considérant que l’article 28 alinéa 1 de la Constitution dispose : « l’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain… »

Que l’alinéa 3 précise que les auteurs, co-auteurs et complices sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat ;

Que dans sa décision N°002 /CC/18 du 22 mai 2018 la Cour Constitutionnelle a précisé les critères d’éligibilité des anciens Membres des Groupes Armés au DDRR et aux nominations aux emplois publics :

  • « Ils doivent être Membres des groupes armés qui ont signé l’Accord du 10 mai 2015 sur les principes du désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) accord conclu entre le Gouvernement de Transition et les Groupes Armés ou y avoir adhéré ;
  • Ils doivent avoir déposé les armes de guerre, en état de marche ou non, les mines explosives et l’intégralité des effets militaires en leur possession ;
  • Ils doivent être de nationalité centrafricaine
  • Ils doivent être âgés de 18 ans ou plus
  • Ils ne doivent faire l’objet d’aucune poursuite par l’Etat centrafricain, par la cour Pénale Internationale, par la Cour pénale spéciale, ou par tout Etat exerçant la compétence universelle pour crimes de guerre, crime contre l’humanité ou violations graves des droits de l’Homme ;
  • S’ils ont été poursuivis et jugés, ils ne doivent pas avoir été reconnus comme auteur, co-auteur ni complice de ces crimes »

Considérant l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine signé à Bangui le 06 février 2019 entre le Gouvernement et les Groupes Armés ;

Considérant que le processus de désarmement n’est pas achevé et que les Groupes Armés restent actifs et continuent d’occuper une partie du territoire centrafricain ;

Que cela est en violation des dispositions constitutionnelles ;

Considérant que le député de la Nation est le Représentant du Peuple ;

Que le député de la Nation jouit de l’immunité parlementaire qui lui confère une protection en matière pénale ;

Considérant que la seule présence de Membres de Groupes Armés toujours actifs comme candidat aux législatives est de nature à porter gravement atteinte à la sincérité du vote ;

Il y a lieu pour la Cour Constitutionnelle d’écarter les candidatures des membres de Groupes Armés aux élections législatives nonobstant leur participation à l’Accord du 06 février 2019 ;

En conséquence, sont invalidées les candidatures suivantes :

 

  1. NZELETE Yvon Didier Alias KPOKPORO, indépendant, Mbomou, Bangassou, 1ère circonscription,

chef Anti Balaka  Groupe Armé actif,

Investigations du Parquet Général de Bangui : Crime de guerre et autres, jugé par

contumace.

Exactions commises sur les populations, visé par un mandat d’arrêt de la CPS

 

  1. KOKORO Dieudonné Messie, candidat N°4, Patrie, Mbomou, Gambo, 1ère circonscription

 

Chef Anti Balaka. Braquages d’ONG, recherché par la CPS

 

  1. ABDOUL KASSIM Algoni Tidjani Anour, candidat N°3, MCU, Ouham, Kabo , 2ème circonscription

 

Coordonnateur politique du groupe Armé Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC).

 

  1. BRIA-BE SORO, Guislain Claude Patrice, candidat N° 6, indépendant, Ouham, Kabo 2ème circonscription

 

Responsable Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC)

 

  1. NINGATOLOUM-SAYO Armel, candidat N°5, Indépendant, Markounda, 1ère circonscription,

 

Chef du Groupe Armé « Révolution-Justice -Aile Sayo »

Investigations du Parquet Général de Bangui: Association de malfaiteurs, avis de recherche

 

Investigations menées par la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, 12 octobre 2020, N° 234 /HABG/P/VP/RG.20 : fortes présomptions de détournement d’une somme de 18.000.000 FCFA

 

  1. GUETEL-MOIBA Adrienne Esther, candidat N°13, KNK, Ouham Pende, Paoua, 2ème circonscription

 

Responsable Groupe Armé « Révolution-Justice-Aile BELANGA »

 

  1. HAMZA Ali Mahamat, candidat N° 2, MCU, Bangui, 3ème arrondissement, 2ème circonscription

Membre d’un Groupe d’auto-défense connu sous le pseudonyme de « HAMZA FAMAS »

 

  1. NAMSIO EMOTION Brice, candidat N°2, Indépendant, Bangui, 4ème arrondissement, 1ere circonscription

Investigations du Parquet Général de Bangui: Association de malfaiteurs, condamné

 

  1. YAMBETE LONGDANE ZADANGA Mike Steve, candidat N° 16, KNK, Bangui 4ème arrondissement, 2ème circonscription

 

Investigations du Parquet Général de Bangui : Association de malfaiteurs, Mandat d’arrêt du 04 avril 2014

 

  1. NORDINE MAHALBA Larry, candidat N° 3, RDD, Bamingui Bangoran, Ndélé, 1ere circonscription

Investigations du parquet Général, Association de malfaiteurs, avis de recherche

 

  1. LAMAKA CHOISY ALIOS, candidat N°7, CDE, Ouaka, Grimari 1ere circonscription

Investigations du Parquet Général de Bambari: Association de malfaiteurs, avis de recherche

  1. SOULEMAN BI HASSAN, candidat N3, MCU, Nana Mambere, Bouar, 4ème

Conseiller politique du Mouvement 3 R

 

 

RCA : justice pour les victimes des violences sexuelles liées aux conflits ?

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Les personnes déplacées de Ndélé dans le camp situé proche de la base de la Minusca le 10 mars 2020. Photo CNC / CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, Samedi, 28 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le 17 novembre 2020, des experts de l’ONU ont organisé une grande conférence et ont rassemblé des juristes réputés sur le sujet des violences sexuelles liées aux conflits. L’ONU est mobilisée dans ce combat pour la dignité et l’intégrité humaine. Les autorités nationales compétentes ont pris des mesures engagées pour lutter contre ces violences.

Alors que les principaux groupes armés en Centrafrique usent de violences sexuelles, des experts de l’ONU et les différents praticiens du Droit se sont retrouvés pour échanger sur la façon de punir ces crimes. Ainsi, le 17 novembre dernier, une conférence en ligne était organisée sur le thème « La lutte contre l’impunité pour les violences sexuelles liées aux conflits en République Centrafricaine ». La visioconférence était animée par M. Renaud GALAND, chef adjoint de la section des questions judiciaires, du département des opérations de paix des Nations-Unies, accompagné de 6 praticiens de haut niveau ainsi que de Mme Denise BROWN (adjointe du secrétaire général pour la MINUSCA et coordinatrice résidente et humanitaire des Nations-Unies en RCA).

La réponse aux violations des droits de l’Homme en RCA est un sujet sur lequel les autorités ont mis de nombreux moyens et ont accompli des efforts considérables. En revanche, les panélistes, dont M. Yao AGBETSE, Expert indépendant des Nations-Unies sur la situation des droits de l’Homme en RCA, font remarquer que les violences sexuelles liées aux conflits restent bien souvent impunies et que la prise en charge des victimes est quasiment inexistante. « Quelle justice pour les victimes ? » s’interrogent les participants. Selon ces derniers, il n’est d’ailleurs pas rare de voir des femmes victimes de viols se faire humilier, violenter, et rejetées par leurs entourages. La sécurité et la prise en charge des victimes est donc une priorité pour les autorités, comme le souligne M. Toussaint MUNTAZINI, procureur spécial indépendant de la cour pénale spéciale de la Centrafrique : « Très tôt, nous nous sommes rendu compte que sans un lien de confiance […], il sera difficile pour les victimes de pouvoir travailler en toute sécurité et participer aux procédures de la cour pénale spéciale. »

Certains villages et lieux ont été plus touchés que d’autres par ces violences sexuelles liées aux conflits. Et la réponse juridique rencontre des difficultés à être apportée en toute sécurité dans ces zones. Cette situation est notamment illustrée par M. Benoît NARCISSE FOUKPIO « en pleine audience, les groupes armés ont fait irruption et ordonné de suspendre les activités. La MINUSCA a dû intervenir pour les retirer de la salle d’audience ». Les autorités nationales compétentes ont décidé, avec le soutien des partenaires internationaux tels que l’ONU, de continuer à « sensibiliser les victimes sur leurs droits […], sans honte, parce qu’ils ont honte de vous raconter ce qu’ils ont vécu.

Donc c’est à nous, la société civile, de leur venir en aide pour leur expliquer les mécanismes liés à la justice », explique Mme Anne-Marie GOUMBA.

En conclusion, Mme Denise BROWN et les panélistes félicitent les progrès accomplis en RCA au cours de ces dernières années. Mais, si le chemin parcouru est remarquable, la colline à gravir demain demande, elle, une prise de conscience et une solidarité de tout un peuple pour qu’enfin notre terre centrafricaine ne soit plus témoin de violences sexuelles liées aux conflits.

 

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/EchKyElyLjc

Participants à la conférence en ligne :

– Renaud GALAND – Chef adjoint de la section des questions judiciaires, du département des opérations de paix des Nations-Unies.

– M. Patrick VINCK – Directeur de recherche pour la Harvard Humanitarian Initiative ;

– Mme Anne-Marie GOUMBA – Directrice de l’ONG « Les Flamboyants » ;

– M. Toussaint MUNTAZINI – Procureur spécial auprès de la cour spécial, Magistrat auprès des juridictions militaires en RDC, Premier avocat général auprès de la haute cour militaire ;

– Mme Rosine BELA EYEBE – Membre des experts des Nations-Unies sur l’état de droit et les violences sexuelles liées aux conflits, basée au sein de la section des affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSCA ;

– M. Benoît NARCISSE FOUKPIO – Premier avocat général auprès de la cour d’appel de Bangui. Coordinateur du groupe de travail sur les violences sexuelles basées sur le genre du ministère de la justice centrafricain. Commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire de Bangui ;

– M. Yao AGBETSE – Expert indépendant des Nations-Unies sur la situation des droits de l’Homme en RCA. (Ancien avocat, chercheur et enseignant sur les droits de l’Homme) ;

– Mme Denise BROWN – Représentante spéciale adjointe du secrétaire général pour la MINUSCA et coordinatrice résidente et humanitaire des Nations-Unies en RCA.

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba : « la nation est occupée »

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Maître Crepin Mboli-Goumba

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 novembre 2020, 21:14:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un mois après l’opération militaire des forces armées camerounaises dans la commune centrafricaine de Koundé, des notables locaux se sentent menacés. Les populations vivent dans la crainte  de l’annexion de leur territoire. Cependant, à Bangui, les réactions sont nombreuses. Maître Crépin Mboli Goumba, candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020 s’alarme et dénonce le silence complice du gouvernement centrafricain.

 

 

J’apprends avec émoi l’occupation d’une partie du territoire national par une colonne d’hommes se réclamant de l’armée camerounaise. À Koundé, à la frontière avec ce pays qui partage tant de choses avec le nôtre, le drapeau national a été piétiné, celui du Cameroun hissé. La radio Ndékè Luka vient de le confirmer. Depuis, aucune réaction de nos autorités, pourtant garantes de l’intégrité du territoire national et de la sécurité des Centrafricains.

Plus que cette occupation, il y a quelque chose de plus grave que je constate chez mes compatriotes et nos dirigeants: l’absence d’indignation morale, sans même parler de patriotisme. Nous sommes comme résignés.

Nous avons tort d’être plus préoccupés par nos propres intérêts que par l’état de la nation.

Je demande au Gouvernement, de convoquer sans délai l’ambassadeur du Cameroun en Centrafrique pour clarifier la situation, à la représentation nationale d’interpeller le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, aux forces vives de la nation de se réveiller.

 

Par Maître Crépin Mboli-Goumba

 

RCA : Sylvie Baïpo-TEMON,  ministre des affaires étrangères embourbée dans une affaire d’escroquerie

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDEN,  ministre des affaires étrangères embourbée dans une affaire d’escroquerie

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 novembre 2020, 12:37:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis l’accession à la magistrature suprême de l’État du professeur Faustin Archange TOUADERA en mars 2016, le ministère centrafricain des Affaires étrangères est secoué par de multiples affaires de délivrance des faux passeports diplomatiques impliquant plusieurs personnalités politiques nationales, dont la ministre madame Sylvie BAÏPO-TEMON. Cette dernière, nommée à la tête des affaires étrangères dans des circonstances troubles, est citée à nouveau dans une sale affaire d’escroquerie à la diplomatie. Enquête spéciale du CNC.

 

En septembre 2019, un monsieur que nous surnommons Jean-Pierre, israélien d’origine, avait rencontré le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Bruxelles, capitale européenne du Royaume de Belgique.  L’homme avait sollicité auprès du chef de l’État sa nomination comme Consul de la République centrafricaine à Tel-Aviv, en République d’Israël, et celui-ci lui avait donné son accord de principe.  Malheureusement, quelques mois plus tard, cette histoire est devenue une gigantesque vache à lait de la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie BAÏPO-TEMON,  qui aurait promis à l’intéressé de faire le nécessaire le plus rapidement possible, en contrepartie d’un versement d’une importante somme d’argent. C’est ce qui avait été fait quelques jours plus tard, mais la ministre insiste, et invite l’intéressé à venir en République centrafricaine pour la signature des documents officiels relatifs à sa nomination au poste du consul de la RCA à Tel-Aviv, en Israël.

Cependant, au début de cette année, monsieur Jean-Pierre, comme convenu,  est arrivé à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Logé à l’hôtel Ledger durant quatre jours, monsieur Jean-Pierre avait été invité par monsieur Maurice Sanzia, père de la deuxième fille de la ministre à aller dîner avec eux au domicile, puis au restaurant au centre-ville.

Cependant, Monsieur Jean-Pierre, inquiet de voir sa nomination bloquée, verse en espèce une somme de 13 millions à la ministre Sylvie Baïpou Temon qui lui promet à nouveau qu’elle fera le nécessaire dans les prochaines semaines, car, selon elle,  il y’aurait des blocages quelque part à la présidence de la République.

Entre temps, après le retour de Monsieur Jean-Pierre dans son pays, l’affaire de la délivrance du faux passeport à Monsieur Sharam  s’éclate dans les médias, et la ministre, impliquée dans l’affaire, préfère ne pas donner suite à Monsieur Jean-Pierre depuis cette date.

Joint au téléphone par notre équipe d’investigation, Monsieur Jean-Pierre n’a pas souhaité commenté l’affaire., et projette saisir la justice pénale internationale pour escroquerie aggravée contre la ministre.

Contactée par CNC, la ministre n’a pas répondu à notre appel téléphonique.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : élections présidentielles et législatives, le parti UNDP de Michel Amine rejoint la plateforme Bioko du chef de l’État

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Le Président de l’UNDP Michel Amine

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 novembre 2020, 10:16:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le parti de Michel Amine, l’union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), financièrement affaibli, réunissait ses soutiens à Faustin Archange TOUADERA ce mercredi 25 novembre en vue des élections présidentielles et législatives dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.

 

D’ordinaire, on peut jauger l’état de santé d’un parti à la taille de ses activités politiques et à celui de son portefeuille. Mais avec l’union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP),  dirigée par Michel Amine, la chose est impossible.   La formation a beau être politiquement affaiblie avec de multiple rivalité interne. Son poids électoral semble durablement affecté  alors qu’une bonne partie de ses cadres, dont le Président Michel Amine  lui-même, viennent de regagner la plateforme Bioko qui soutient la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre prochain.

Ainsi, ce mercredi 25 novembre 2020, dans la salle de conférence de l’hôtel Ledger à Bangui, une cérémonie de signature de l’alliance entre les deux formations avait eu lieu en présence des représentants des deux formations politiques, et même du Président de l’UNDP qui avait assisté en vidéoconférence à l’événement.

Mais la chose la plus étonnante dans cette histoire, le Président Michel Amine, et les membres de son parti l’union nationale pour la démocratie et le progrès,  ont déjà eu des contacts avancés avec le parti de Martin Ziguélé, le mouvement de libération du peuple centrafricain. Des fonds auraient été remis à l’équipe de campagne de l’UNDP de Michel Amine. Mais à la grande surprise de tous,   cette formation a préféré se ranger du côté du chef de l’État pour ces élections du 27 décembre 2020.

Interrogé par CNC, le directeur de campagne de l’UNDP, monsieur Martial Pabandji affirme que son parti n’a jamais signé un contrat avec quelconque formation politique pour les prochaines élections, sauf avec les cœurs unis du chef de l’État. Il affirme par ailleurs que certaines formations politiques auraient essayé de convaincre sa formation politique à les rejoindre, mais toutes les offres sont rejetées purement et simplement.

Notons que Michel Amine, Président de l’UNDP, dans l’une de ses conversations avec la rédaction du CNC, avait affirmé qu’il serait candidat aux législatives dans la circonscription de Bégoua, à la sortie nord de la capitale.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : élections présidentielle et législatives, Serge Magloire MOLOGBAMA saisit la cour constitutionnelle pour la date des élections qui serait « anticonstitutionnelle »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/La-pancarte-de-la-Cour-Constitutionnelle-de-centrafrique-450×338.jpg” alt=”La pancarte de la Cour Constitutionnelle de Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />
Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 novembre 2020, 09:06:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la cour constitutionnelle est sur le point de publier ce vendredi 27 novembre les listes définitives des candidats  aux élections présidentielles et législatives, monsieur Serge Magloire MOLOGBAMA, « un consultant en développement », estime que les dates des scrutins fixées au 27 décembre 2020 violent la constitution du 30 mars 2016. Une requête a été déposée en ce sens auprès de la cour constitutionnelle par l’intéressé.

 

« Sachant que le terme du mandat du Président en exercice est fixé au 30 mars 2021, le délai constitutionnel  c’est à partir de ça. Quarante-cinq jours au moins, c’est le 13 février 2021. 90 jours au plus,  c’est le 30 décembre 2020. Ce qui signifierait que pour nous,  à la lumière de la constitution, la date du scrutin du dimanche  27 décembre viole d’une manière fragrante la constitution  de la République centrafricaine. Et si la cour constitutionnelle  devait dire le droit, elle doit nous dire si peu que cette date est anti constitutionnelle », a déclaré monsieur Serge Magloire MOLOGBAMA qui a également ajouté que la transition est anticonstitutionnelle :

« Le scrutin du 27 décembre 2020 est anticonstitutionnel. Les deux vannes, si on veut  que ce peuple  soit un peuple digne, nous demandons à la cour constitutionnelle, dans une troisième requête, de renvoyer tous les acteurs  à la détermination  d’une nouvelle date constitutionnellement fondée, acceptée par tous, permettant à la République centrafricaine d’organiser des élections générales justes et   crédibles  pouvant pousser  la République centrafricaine à l’émergence  et au développement », a-t-il ajouté.

Rappelons que  le leader du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC),, Monsieur Joseph Bendounga, dans sa dernière requête, avait saisi à nouveau la cour constitutionnelle afin d’interpeller les juges  sur les candidatures de certains prétendants issus des groupes armés, ou encore de leurs complices. Pourtant, ce vendredi, les juges vont publier, en audience publique, les listes définitives des candidats pour les législatives.

Affaire à suivre.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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RCA : harcèlement sexuel et moral, le personnel de la société Orange Télécom Centrafrique dans la tourmente

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/direction-societe-orange-centrafrique-corbeaunews-mickael-450×337.jpg” alt=”Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 novembre 2020, 07:04:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ambiance n’est plus au beau fixe chez l’opérateur Orange-Centrafrique. Plusieurs agents et cadres de ladite société tirent la sonnette d’alarme sur le comportement de monsieur Lapidoth VICKOS, leur Directeur des ressources humaines. Surnommé « Monseigneur », l’homme est mis en cause pour son agissements répété : harcèlement sexuel, conditions de travail stressantes, réorganisation douteuse du management, qui conduit malheureusement à la dégradation des conditions de travail, mais porte aussi atteinte aux droits et à la dignité de ses collègues.

 

Pour le personnel d’Orange Télécom Centrafrique, le climat  social de l’entreprise est loin d’être apaisé, pourtant, le Directeur général, Monsieur Régis DALIERE, au moment de sa prise de service en février 2018, avait promis de reformer l’entreprise de fond en comble. Malheureusement, deux ans plus tard, c’est tout le contraire.  On assiste désormais à un l’environnement professionnel toxique : harcèlement sexuel, des sanctions injustifiées, des avertissements infondés, des pressions disciplinaires, du dénigrement, des humiliations publiques, parfois avec des mesures vexatoires couplées avec de l’agressivité verbale….

Pour les  salariés de la société Orange-Centrafrique, leur Directeur des ressources humaines, Monsieur Lapidoth VICKOS  a un comportement mesquin et manipulateur. Il serait même à l’origine des nombreux cas de harcèlement sexuel et moral dans l’entreprise.

Cependant, le Directeur général, Monsieur Régis DALIERE,  complètement dépassé par l’influence de son collègue Lapidoth VICKOS,  le DRH, n’a pas pu construire sa propre identité  utile à l’organisation.

« Parfois, il se peut que nous nous sentions frustrés, fatigués ou démotivés sur notre lieu de travail à cause du DRH », a déclaré un employé interrogé par CNC.

Cependant, le Directeur général, Monsieur Regis DALIERE , et le Directeur des ressources humaines, Monsieur  Lapidoth VICKOS, contactés par notre équipe d’enquête, n’ont pas souhaité réagir sur les allégations de harcèlement sexuel et moral dans leur entreprise.

Incroyable que cela puisse paraître, 24 heures après nos appels téléphoniques au DRH et au DG, une réunion d’urgence restreinte avait été organisée au bureau du DG qui était complètement inquiet.   Mais à la grande surprise de tous les participants, le DRH exige au DG de ne pas répondre à CNC qui risquerait d’utiliser autrement leurs propos dans son article. Il propose faire seulement un communiqué de démenti après la publication de l’article du CNC. D’ailleurs, certains journalistes ont déjà été contactés par le DG et le DRH pour nous démentir une fois que notre enquête est publiée.

Pour l’heure, notre équipe se réserve le droit de publier un prochain article avec des preuves accablantes pour les deux dirigeants d’Orange-Centrafrique.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : le sport, un ciment pour la jeunesse de BANGUI.

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Les enfants jouent au football sur un terrain à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 21:47:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La jeunesse banguissoise aime le sport. Partout des matches de foot, de basket s’improvisent sur des terrains de fortune ou mieux aménagés au sein des écoles et des maisons des jeunes des arrondissements de tout quartier.

 

Parfois les jeunes sportifs eux-mêmes arrangent l’espace de jeu avec ce qu’ils trouvent et d’autres fois des réhabilitations de qualité permettent des rencontres dans des conditions vraiment meilleures avec des buts qui tiennent debout et des paniers de basket-ball refaits comme neuf. Des limites de terrain bien dessinées au sol permettent aux équipes de mieux respecter la règle du jeu, d’éviter la triche dit-on au secteur scolaire centre de BEGOUA.

L’épidémie de COVID et les règles médico-sanitaires ont poussé nos jeunes à broyer du sable noir sans possibilité de s’entrainer à leurs activités physiques préférées pendant de longs temps et à la grâce de Dieu. Avant que ces mauvais temps reviennent, la jeunesse va pouvoir se mouiller le maillot sur le terrain.
Mais est-ce seulement distraction ? Le Centrafrique possède forcément des jeunes talents athlétiques qui peuvent rencontrer gloire et succès dans le sport et former les équipes de la victoire pour le pays. Le Centrafrique a besoin de champions pour arracher médailles et coupes en compétition internationale. C’est important de rêver au succès mais c’est encore plus important de se donner le moyen de réaliser ses rêves alors sportifs. Croyez et bougez-vous, vous avez des terrains pour vous entraîner.
Allez les fauves, 1974 c’est loin, le basket mérite un nouveau titre de champion d’Afrique, il peut être notre. La bouche à l’oreille amène même la nouvelle d’une maison des jeunes, du 3ème arrondissement dont le terrain est présentement éclairé pour jouer le soir. Un grand luxe pour la jeunesse qui mérite tant que l’on s’intéresse à elle car elle est l’avenir.

— Par Adama Bria

Journaliste

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RCA : décès au Cameroun de l’ancien ministre Louis Papeniah, Président du cadre de concertation pour les élections

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/louis-papeniah-450×338.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote louis papeniah” width=”450″ height=”338″ />
L’ancien ministre louis papeniah

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 17:46:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien ministre et ex-député du MDD Louis Papeniah est mort à l’âge de 74 ans, a annoncé sa famille.

 

Président du mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), fondé en 1991 par l’ex-Président de la République David Dacko, Monsieur Louis Papeniah, ancien ministre des finances, ancien député de Mbaïki, et Président du cadre de concertation pour les élections, est décédé ce jeudi 26 novembre 2020 au Cameroun à l’âge de 74 ans des suites d’une maladie.

À l’annonce de son décès, le Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, l’honorable Martin Ziguelé, dans sa réaction, a salué un leader éclairé et un homme valeureux patriote qui a su toujours mettre l’intérêt général de son pays au dessus.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : le corps sans vie du soldat FACA assassiné à Bossangoa est arrivé à Bangui

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La dépouille du sous-officier des forces armées centrafricaines (FACA), assassinée mercredi en marge de la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation à Bossangoa, dans la préfecture de l’ouham, est arrivée à Bangui sous la colère et l’incompréhension de ses collègues militaires.

 

Même si les circonstances de l’assassinat de ce sergent-chef des FACA n’ont pas été dévoilées par l’État major des forces armées centrafricaines, certains officiers à Bangui ont indiqué que le sous-officier aurait été abattu par des inconnus à trois kilomètres  de Bossangoa, sur l’axe Bossembélé – Bangui.

Au même moment, des sources locales ont indiqué que le soldat aurait été aperçu quelques minutes avant sa mort derrière une mototaxi prenant la destination du village Katanga. On  ignore les raisons exactes de cet acte criminel, mais tout porte à croire que la victime, native de la région, aurait été piégée par des inconnues qui l’ont abattu froidement avec leur arme.

Ce qui est sur, la nouvelle de son assassinat avait bouleversé les esprits lors de la célébration de la JMA en présence du chef de l’État.

Pour l’heure, le corps sans vie de ce sergent-chef est arrivé par la voie aérienne à Bangui, puis  transféré à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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SANTÉ PUBLIQUE EN CENTRAFRIQUE : La France RENFORCE LES CAPACITÉs DE L’INSTITUT PASTEUR de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/drapeau-ambassade-de-france-à-bangui-450×155.jpg” alt=”Drapeau de l’ambassade de France pour le communiqué de l’ambassade de France à Bangui.” width=”450″ height=”155″ />

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Conformément aux engagements pris par le Président Emmanuel Macron, la France s’est mobilisée pour soutenir ses partenaires africains face à la pandémie de Covid-19.

Dans le cadre de l’initiative « Covid-19 – Santé en commun » lancée le 9 avril 2020, la France, à travers l’Agence française de développement (AFD) a apporté des financements d’urgence pour renforcer le système de santé de la Centrafrique face à la crise. Ces financements ont notamment permis à l’Institut Pasteur de Bangui de remplir son rôle central dans la riposte à l’épidémie par une campagne massive de tests dès le mois de mars 2020, en soutien au Ministère de la Santé et de la Population.

 

L’AFD apporte une nouvelle subvention de 800 000 euros, soit 524 millions de francs CFA, à l’Institut Pasteur de Bangui. Ce financement va lui permettre de poursuivre sa contribution à la lutte contre la pandémie de Covid-19 en Centrafrique en acquérant des tests Covid et des équipements de protection, ainsi qu’en formant des personnels de santé à Bangui et en province.

 

Au-delà de la crise, ce financement vise à renforcer les capacités de l’Institut Pasteur de Bangui grâce à de nouveaux équipements modernes. Ces équipements, notamment des laboratoires mobiles, vont lui permettre de maintenir son rôle central pour la santé publique en Centrafrique, avec une capacité de surveillance et de riposte accrue face aux épidémies : fièvres hémorragiques, grippe aviaire, variole du singe, maladies respiratoires similaires à la Covid-19.

 

La France confirme ainsi son engagement dans la durée pour la santé de la population centrafricaine. En tout, ce sont 3,8 millions d’euros, soit 2,5 milliards de francs CFA, qui ont été donnés par l’Agence française de développement en 2020 pour renforcer le système de santé centrafricain.

 

 

A propos de l’Agence française de développement en Centrafrique

 

Etablissement public au cœur du dispositif français de coopération, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante-dix ans pour lutter contre la pauvreté et  favoriser le développement dans les pays du Sud. L’AFD finance et accompagne des projets et programmes de développement qui soutiennent une croissance économique plus durable et partagée, améliorent les conditions de vie des plus pauvres, contribuent à la préservation de la planète et aident à stabiliser les pays fragiles ou en sortie de crise.

 

La République centrafricaine fait partie des pays prioritaires de la coopération française et, à ce titre, l’AFD y intervient exclusivement par subventions à travers de l’aide projet et de l’aide budgétaire. Sur la période 2019-2020, l’AFD a engagé près de 50 M € de financements, principalement pour des projets en matière de formation professionnelle, de santé, d’infrastructures, de développement local (urbain et rural) et de gestion durable des forêts.

 

A propos de l’Institut Pasteur de Bangui

 

L’Institut Pasteur de Bangui est un établissement reconnu d’utilité publique. Objet d’une convention entre l’Institut Pasteur et le gouvernement de la République centrafricaine, il a été inauguré le 25 février 1961. Basé à Bangui, sa mission est de fournir des services de diagnostic biomédical et de vaccination à la population, d’appuyer le gouvernement centrafricain et l’OMS pour la prévention et la riposte aux épidémies et pandémies, de former les cadres centrafricains et de la région Afrique centrale en santé publique et de conduire des recherches sur les maladies infectieuses prioritaires. L’Institut Pasteur de Bangui emploie 117 chercheurs, techniciens, infirmiers et personnels administratifs et 34 sous-traitants pour l’entretien et la sécurité.

 

 

RCA : hôtel Ledger, le bras de fer entre les employés et la direction se durcit, et les policiers sont intervenus

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/des-grevistes-de-lhotel-Ledger-a-lexterieur-le-26-novembre-2020-450×392.jpg” alt=”des grévistes de l’hôtel Ledger à l’extérieur le 26 novembre 2020″ width=”450″ height=”392″ />
Des grévistes devant l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le jeudi 26 novembre 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 10:35:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mobilisation des salariés de l’hôtel Ledger Plazza de Bangui ne faiblit pas. Le bras de fer avec la direction se durcit avec comme priorité le départ non seulement de leur directeur, le tunisien Rimeh  Ben Salem ,accusé de gestion approximative  et d’incompétence, mais également de l’expulsion du Directeur général sortant de la société LAICO-Centrafrique, le libyen  Zied Khalifa Zarzour   qui vient par ailleurs de recevoir sa note  de cessation de fonctions d’administrateur remise par  maître  Albert  PANDA GBIANIMBI, Avocat  à  la  Cour. Mais les deux camps semblent maintenir leur position, et le bras de fer se poursuit  avec comme toile de fond la corruption à grande échelle des autorités nationale.

 

Après l’expulsion illégale de Monsieur Amer Abdessalam Jouida, nouveau Directeur général de la société LAICO-Centrafrique, nommée par une décision du conseil d’administration de LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY en remplacement de monsieur Zied Khalifa Zarzour, la société LAICO- rca et l’hôtel Plazza traverse un moment difficile de son histoire en RCA.

Après leur assemblée générale qui avait eu lieu à la bourse du travail, les employés durcissent le ton, et décident de manifester publiquement leur mécontentement en cessant collectivement le travail ce jeudi 26 novembre. Du jamais vu.

Ainsi, après une tentative d’intimidation, les employés sont sortis tous de l’hôtel, et le DG sortant faisait appel aux forces de l’ordre qui ont pu escorter et accompagner le Directeur pour le ramener dans une chambre dans son hôtel.

Pour ‘heure, la tension est extrêmement vive, et l’hôtel est totalement bouclé par des policiers et gendarmes.

Notons que le PDG sortant de la société LAICO, Monsieur Zied Khalifa Zarzour, limogé de son poste par le conseil d’administration, n’a pas voulu céder son poste à son successeur, Monsieur Amer Abdessalam Jouida  ,  expulsé la semaine dernière du territoire national pour des raisons encore non connues.

Cependant, des sources indépendantes  ont indiqué à CNC que la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpo-TEMON, qui avait chassé de son bureau les employés de l’hôtel Ledger, aurait reçu une somme de 30 millions de francs CFA de la part de Monsieur Zied Khalifa Zarzour, PDG sortant de la société LAICO-Centrafrique. En plus de cela, ce dernier aurait remis également de l’argent à plusieurs personnalités du pays, y compris le chef de l’État et son Premier ministre.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : l’arnaque au téléphone, les arnaqueurs multiplient des stratégies

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/imeuble-air-gabon-au-centre-ville-de-bangui-le-2-juin-2020-450×367.jpg” alt=”Image d’illustration. Centre ville de Bangui, centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”367″ />
Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 08:46:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vous l’avez peut-être constaté, les arnaques par téléphone se multiplient à Bangui comme dans les villes de province. Les médias  ont d’ailleurs régulièrement mis en garde les populations et lancent un appel à la prudence,   car cela peut parfois leur coûter cher. Malheureusement, certains compatriotes n’ont pas encore compris le jeu, et les arnaqueurs ne cessent d’innover.

 

Tout le monde peut se faire berner, y compris les plus avertis. En témoigne l’histoire  d’une famille qui a été  arnaquée il y’a quelques jours par un malfrat via un appel téléphonique.

En effet, au début de la semaine, une famille, qui venait malheureusement de constater que l’un de leurs enfants mineurs n’est pas rentrée à la maison, avait publié un communiqué sur la radio Ndékèluka, demandant à toute personne de bonne foi ayant de l’information permettant de retracer leur enfant de pouvoir communiquer avec elle via un numéro téléphonique que les parents ont mis dans l’annonce.

Malheureusement, les malfrats, qui utilise souvent des numéros mobiles pour escroquer leur victime, ont appelé les parents de l’enfant  disparu pour leur annoncer que celui-ci a été retrouvé à Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Gribizi, accompagné de deux autres enfants, dont « l’un serait mort ». En plus de cela, le malfrat , qui s’est présenté comme un gendarme, demande aux parents de lui envoyer une somme de 50 000 francs CFA pour lui permettre de payer le transport et ramener à Bangui leur enfant. Aussitôt, les parents croyaient avoir affaire à une personne de bonne moralité, faisaient transférer dans l’immédiat une somme d’argent au malfrat qui n’est toujours pas arrivé dans la capitale avec leur enfant.

Et ce n’est pas tout. Les parents insistent à nouveau sur le mobile de malfrat qui indique cette fois qu’il serait bloqué à Damara avec leur enfant. Il est donc nécessaire de lui envoyer à nouveau de l’argent pour lui faciliter le transport. Incroyable, mais vrai !

Affaire à suivre…

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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Crise préélectorale en Centrafrique, un homme violemment agressé à Bangui

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De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 06:53:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À un mois du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre 2020, la situation préélectorale en République centrafricaine inquiète. La discussion politique informelle telle qu’elle se déroule au quotidien dans les rues est apparue dorénavant comme un élément déclencheur des violences à connotation politique. C’est ce qui s’est passé mercredi au quartier  Dédéngué 5, dans le quatrième arrondissement de Bangui,  où un homme, qui s’est présenté comme un élément des forces de l’ordre, a  été grièvement agressé pour avoir défendu politiquement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

Au départ, tout le monde croyait à une simple discussion entre les jeunes, mais à l’arrivée, un homme se retrouve aux urgences de l’hôpital communautaire.

En effet, ce mercredi 25 novembre 2020, aux environs de 17 heures, au quartier Dédéngué 5, un groupe de jeunes, réunis après un match de football, échangeaient sur la tension politique préélectorale actuelle. La plupart dénoncent l’attitude  du chef de l’État et sa manière de gérer le pays.

Or, à proximité d’eux, se trouvait un homme en tenue civile, en train de boire du bouilli chez une vendeuse. Il n’a pas supporté que ces jeunes critiquent sévèrement le chef de l’État. Il s’est approché d’eux, et les a mis en garde, mais les jeunes semblent l’ignorer   totalement, mais l’homme, qui s’est présenté comme un élément de forces de l’ordre,  insiste, puis  gifle sévèrement l’un d’eux, provoquant la colère des autres qui se sont mis a copieusement frappé cet homme qui finissait quelques minutes plus tard aux urgences de l’hôpital communautaire.

Pour de nombreux observateurs, les discours de haine tenus par les hommes politiques et leurs partisans dans les médias et sur les réseaux sociaux sont aussi une source de tension dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Des blessés lors d’une manifestation d’opposants guinéens

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Des blessés lors d’une manifestation d’opposants guinéens

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs personnes ont été blessées mercredi en Guinée lors d’une manifestation de partisans du principal parti d’opposition pour contester la réélection du président Alpha Condé et réclamer la libération de ses responsables emprisonnés, ont indiqué à l’AFP des témoins et une source hospitalière.

A Labé (centre-nord), les forces de l’ordre ont dispersé une manifestation de centaines de partisans de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti de Cellou Dalein Diallo, principal adversaire de M. Condé à la présidentielle du 18 octobre./////////////.

Les manifestants étaient munis de drapeaux et de portraits de jeunes tués, selon eux, par ces mêmes forces de l’ordre, ont rapporté des témoins et des organisateurs./////////////.

Une vingtaine de personnes ont été blessées lors de cette manifestation, selon des témoins joints par l’AFP. Une source hospitalière a fait état de sept blessés./////////////.

Un nombre indéterminé de manifestants ont été également arrêtés mercredi et conduits à la gendarmerie ou dans un camp militaire de la ville, a indiqué à l’AFP une source de sécurité./////////////.

Le gouvernement a annoncé dimanche l’interdiction jusqu’à nouvel ordre des manifestations, en invoquant la pandémie de Covid-19./////////////.

A Conakry, l’appel de l’UFDG à manifester a été maintenu mais semble cependant avoir eu un écho limité. Aucun rassemblement n’y a été rapporté./////////////.

La candidature de M. Condé a donné lieu à des mois de manifestations durement réprimées et de violences qui ont fait des dizaines de morts civils depuis un an et dans les jours suivant l’élection./////////////.

M. Condé, 82 ans, a été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle. Cellou Dalein Diallo assure que c’est lui qui a gagné et dénonce une fraude./////////////.

Cinq figures de l’opposition, dont quatre membres de l’UFDG, ont été emprisonnées en novembre, mis en cause par les autorités pour implication dans les violences autour de la présidentielle./////////////.

Avec le maintien de l’appel de l’UFDG, gendarmes et policiers ont été positionnés aux endroits sensibles de Conakry comme l’aéroport ou les ponts. Des magasins sont restés fermés à Médina, grand marché de la capitale, mais les administrations, banques et stations-essence ont ouvert dans le centre-ville./////////////.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Amadou Damara Camara, a minimisé les récents propos du président français Emmanuel Macron sur la réélection de M. Condé, auxquels ce dernier n’a pas réagi publiquement./////////////.

M. Macron a dit à l’hebdomadaire Jeune Afrique ne pas avoir félicité M. Condé parce qu’il a “organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir”./////////////.

“Pourquoi donner tant d’importance à la déclaration de Macron ? Le moment venu, (M. Macron) le félicitera parce qu’il est issu de la volonté du peuple de Guinée”, a déclaré mardi soir à la presse M. Camara. La Guinée, a-t-il rappelé, “ne fait plus partie des territoires d’outremer” français.

Avec AFP/VOA

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Diego Maradona, mort d’une légende du football

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Diego Maradona, mort d’une légende du football

Bangui ( République centrafricaine ) – La légende argentine du football, Diego Maradona, qui venait de fêter ses 60 ans, est mort d’un arrêt cardiaque dans la banlieue de Buenos Aires.

Le champion du monde 1986, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football, avait été opéré début novembre d’un hématome à la tête et se trouvait depuis en convalescence dans sa résidence. /////////////.

La vie de Diego Maradona, né le 30 octobre 1960 dans la province de Buenos Aires, a été rythmée par de nombreux problèmes de santé, dont certains liés aux excès en tous genres qui l’ont parfois fait flirter avec la mort./////////////.

En 2000, il avait eu une crise cardiaque à la suite d’une overdose dans la cité balnéaire uruguayenne de Punta del Este. Il avait ensuite suivi une longue cure de désintoxication à Cuba./////////////.

En 2004, alors qu’il pesait plus de 100 kilos, une autre crise cardiaque l’avait terrassé à Buenos Aires, mais il s’en était sorti. Il avait ensuite subi une opération chirurgicale de l’estomac pour perdre du poids. /////////////.

En 2007, une consommation excessive d’alcool l’avait conduit à l’hôpital. /////////////.

Dernièrement, il avait dû se faire poser une prothèse à cause de ses genoux douloureux./////////////.

Le 2 novembre, il avait été hospitalisé pour de l’anémie et de la déshydratation à La Plata, une ville située à 60 kilomètres de Buenos Aires et dont il entraînait le club local. Un scanner avait alors révélé la présence d’un hématome sous-dural. Cela avait entraîné son transfert dans une clinique privée d’Olivos, dans la banlieue de Buenos Aires, où il avait été opéré le lendemain avec succès. /////////////.

Maradona, un génie du football/////////////.

Son aura a en effet dépassé le cadre des passionnés de football, tant Maradona aura marqué les esprits par ses buts et ses dribbles spectaculaires comme ses excès sur le plan extra sportif, entre déchéance, drogue et déclarations polémiques. /////////////.

Le souvenir des buts légendaires de ce dribbleur hors-pair, assez petit (1m65) laissera une trace indélébile dans tous les clubs où il est passé, de Boca Juniors, son club de cœur à Buenos Aires, à Naples, où il a évolué de 1984 à 1991 au sommet de sa carrière en Europe, après un passage à Barcelone./////////////.

Le légendaire numéro 10 a aussi étincelé en équipe nationale, sous le maillot de l’Albiceleste avec lequel il a marqué 50 buts en 115 matches en 17 ans de carrière internationale./////////////.

Son but de la main contre l’Angleterre en quart de finale du Mondial-1986, qu’il avait aussitôt rebaptisé “main de Dieu”, restera comme l’une des images les plus mémorables de l’histoire de la Coupe du monde, tout comme celle de son second but, tout en dribbles et en culot, dans cette rencontre au stade Aztèque de Mexico. /////////////.

Cette année-là, Diego Maradona sera champion du monde avec l’Argentine après avoir battu l’Allemagne en finale./////////////.

Après une autre finale contre l’Allemagne en 1990, perdue cette fois, l’histoire avec le Mondial finira mal : par une exclusion lors de l’édition 1994 après un contrôle antidopage positif. Le crépuscule pour Maradona malgré plusieurs tentatives de retour./////////////.

Moins retenus, ses passages sur les bancs des entraîneurs l’auront mené de la sélection argentine (2008-2010), au Mexique, et finalement au Gimnasia La Plata en Argentine, où il exerçait encore juste avant sa mort./////////////.

Pluie d’hommages/////////////.

Si la planète savait la santé du “Pibe de Oro” fragile, la nouvelle de son décès, annoncée dans un premier temps par la presse argentine, a entraîné un déluge de tristesse et d’éloges dans le monde du ballon rond, où seul le Brésilien Pelé (80 ans) rivalise dans le classement informel des plus grands de l’histoire./////////////.

L’ancien international Gary Lineker, buteur anglais lors du célèbre Angleterre-Argentine du Mondial-1986, a ainsi salué “de loin le meilleur joueur de (sa) génération et sans doute le plus grand de tous les temps”. “Après une vie bénie mais troublée, espérons qu’il trouve du réconfort dans les mains de Dieu”, a-t-il écrit sur Twitter. /////////////.

La Fédération argentine de football “exprime sa plus profonde douleur pour la mort de notre légende, Diego Armando Maradona. Tu seras toujours dans nos cœurs”, a-t-elle réagi. /////////////.

“Merci éternel. Eternel Diego”, a sobrement réagi Boca Juniors, le club argentin où le génial numéro 10 a joué, en 1981-1982, avant son départ pour le FC Barcelone (1982-1984) et Naples (1984-1991). “Pour toujours, ciao Diego”, s’est incliné le club italien. /////////////.

“Tu nous a emmenés sur le toit du monde. Tu nous as rendus immensément heureux. Tu as été le plus grand de tous. Merci d’avoir existé, Diego. Tu vas nous manquer pendant toute notre vie””, a déclaré le président de l’Argentine, Alberto Fernandez./////////////.

Le “Roi” Pelé a exprimé sa tristesse. “Quelle triste nouvelle. J’ai perdu un grand ami et le monde a perdu une légende. Il y a beaucoup à dire, mais pour l’heure, que Dieu donne de la force à ses proches. J’espère qu’un jour nous pourrons jouer ensemble au ciel”, a écrit sur Instagram le triple champion du monde brésilien, qui a fêté ses 80 ans fin octobre. /////////////.

Cristiano Ronaldo a dit pour sa part adieu à “un génie éternel”./////////////.

Quant à Kylian Mbappé, il a écrit sur Twitter : “Repose en paix légende. Tu resteras pour toujours dans l’histoire du football. Merci pour tout le plaisir que tu as donné au monde entier”./////////////.

Une minute de silence sera observée mercredi et jeudi soir avant “tous les matches” de Ligue des Champions et de la Ligue Europa, en hommage à Diego Maradona après son décès à 60 ans.

Avec DW français

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RCA : scandale du détournement des fonds à l’hôpital préfectoral de Bouar

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Docteur Napoléon Nomlo, médecin chef de l’hôppital district de Bouar

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020, 08:59:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis quelques mois, voir des années, l’hôpital district de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, est au cœur d’un scandale dé détournement présumé des fonds publics et du matériel, y compris des médicaments et des consommables, impliquant l’actuel médecin-chef de l’hôpital district de Bouar ainsi que l’ancien chef de district sanitaire de Bouar – Baoro.  

 

Dans ce scandale présumé, le personnel sanitaire et les partenaires de l’hôpital de Bouar exigent tout simplement la transparence et la justice. Selon eux, il va du crédit de la République centrafricaine vis-à-vis des partenaires financiers comme la banque mondiale, ou encore le FMI, sans oublier certaines ONG internationales qui nous appuient.

En effet, il y a quelques semaines, le nouveau chef sanitaire de district de Bouar – Baoro,  lors de sa prise de fonction, s’est retrouvé face à de nombreux défis, notamment logistiques, sanitaires et financiers auxquels il doit s’affronter.

Contrairement à ce que son prédécesseur, docteur Odilon  lui faisait savoir, le solde bancaire de l’hôpital de Bouar est au rouge alors que celui-ci lui avait indiqué qu’une somme de 4 millions de francs CFA serait disponible. Et ce n’est pas tout!  Quelques semaines plutôt, cet ancien chef sanitaire de district de Bouar Baoro, affecté en urgence au centre hospitalier de Pétévo dans le sixième arrondissement de Bangui,  a été cité dans une affaire du détournement des fonds destinés à la surveillance et la lutte contre les maladies épidémiologiques, suscitant la colère des partenaires  qui réclament la transparence et la justice.

Pendant ce temps, le médecin-chef de l’hôpital de Bouar, Docteur Napoléon Nomlo est lui aussi cité  dans de nombreux cas du détournement des matériels, des médicaments et des consommables offerts par des partenaires internationaux. Les premiers éléments de l’audit estiment les dommages causés à plus de 100 millions de francs CFA, car les motocyclettes, les groupes électrogènes et même les médicaments offerts à l’hôpital sont systématiquement détournés à des fins personnelles. Face à la gravité de l’affaire,  le coordonnateur du projet SENI a ordonné depuis la semaine dernière,  un audit, mais le médecin-chef n’a pas voulu se laisser débusquer. Il a engagé la bagarre avec l’un des auditeurs au sein de l’hôpital en plein jour.

Il y a lieu de rappeler que le docteur Napoléon Nomlo, à l’époque Étudiant en 2007,  avait intégré l’école spéciale de formation des officiers active (ESFOA). Un mois plus tard, il avait pris la fuite pour regagner ses parents. À cette époque, l’homme avait déclaré qu’il avait subi de mauvais traitements de  la part des instructeurs. Mais à notre grande surprise, cet homme qui est devenu aujourd’hui médecin, est très brutal avec ses collègues. Nombreux sont ceux qui dénoncent cela.

Pour l’heure, le ministère de la Santé n’a pas encore réagi sur cette affaire.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Présidentielle 2020 : Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, présente son programme politique et ses perspectives

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans sa perspective de conquête du pouvoir en République centrafricaine, le candidat du PATRIE veut rester bien lucide tout en proposant à ses compatriotes une nouvelle offre politique réaliste et largement détaillée.

Regarder ci-dessous sa déclaration sur la radio Bangui FM :

 

 

 

 

 

RCA : la tension persiste entre pouvoir et opposition

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Vue d’ensemble du meeting de l’opposition démocratique ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrin de l’UCATEX à Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020, 10:03:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bras de fer se durcit au lendemain du premier meeting de la coalition de l’opposition démocratique sur le terrain football de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui. L’opposition accuse le pouvoir d’être le premier partenaires des groupes armés, et le pouvoir hausse le ton et fustige l’opposition.  

 

Le premier meeting de la coalition de l’opposition  démocratique sur le terrain de l’UCATEX avait connu la participation de plus d’un millier  de ses partisans venus pour la circonstance. Sur place, les leaders affichent  l’unité à la vue de tous  pour remporter les prochaines élections générales dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.

Les opposants ont pris tour à tour la parole pour fustiger le bilan du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat.

Pour maître Nicolas Tiangaye, Président du parti CRPS et porte-parole de la coalition de l’opposition, l’objet de ce meeting est  d’attirer l’attention  du peuple centrafricain sur  la situation qui prévaut dans notre pays.

« Nous estimons que  le Président Touadera a échoué, et que le peuple centrafricain  doit librement  choisir les dirigeants qui doivent  demain prendre son destin  en main », a-t-il déclaré.

D’après lui, il y a un problème de sécurisation du processus électoral,  parce qu’on ne pouvait pas faire des élections dans des conditions apaisées, étant donné que ce sont les groupes armés qui sont des alliés  de Touadera qui empêche les opposants  de circuler librement  dans le pays.

« Le Président Faustin Archange TOUADERA n’est pas un démocrate,  parce que nous avons toujours demandé  qu’il y’ait une concertation  nationale des forces vives de la nation pour qu’on puisse aller à des élections apaisées, crédibles, transparentes,  et démocratiques, mais l’homme refuse »,  a déclaré maître Nicolas Tiangaye. Or, du côté du pouvoir, on accuse l’opposition de vouloir faire le jeu des grandes puissances qui seraient toujours à l’origine de la souffrance du peuple centrafricain.

Justement, 24 heures avant la tenue de ce premier meeting de la coalition de l’opposition démocratique, le gouvernement avait annoncé sur les ondes que celui-ci était formellement interdit avant de l’autoriser quelques heures plus tard sous la pression de la communauté internationale qui n’a pas voulu assister à une nouvelle crise politique dans le pays.

Mais dans la matinée de ce mardi 24 novembre, quelques heures avant le meeting,  des armes lourdes et légères sont sorties de l’armurerie, des forces de l’ordre ainsi que les requins  ont également été mis en alerte partout dans la capitale.

Cependant, 24 heures après ce meeting de l’opposition, le bras de fer se durcit entre le pouvoir et l’opposition, et ce, à seulement un mois du premier tour des élections présidentielles et législatives dans le pays.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

Bientôt un nouvel actionnaire de référence pour la Commercial Bank of Centrafrique (CBCA) ?

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Bangui ( République centrafricaine ) – Détenue à 85 % par l’État, monté au capital pour la sauver de la liquidation, la banque centrafricaine a redressé sa situation. Rencontre avec son directeur général, Hervé Kogboma Yogo. À lire sur Jeune Afrique.

Placée entre 2009 et 2013 sous l’administration provisoire de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), la Commercial Bank of Centrafrique (CBCA) avait été sauvée de justesse par le gouvernement centrafricain./////////////.

Forte de ce nouveau souffle, la banque centrafricaine a ouvert des agences dans plusieurs villes du pays et est bien installée dans un marché centrafricain dominé en termes de total de bilan par Ecobank, et où sont aussi présentes des filiales de la Banque populaire du Maroc ou encore de la Banque saoudienne BSIC. En 2018, CBCA a réalisé un bénéfice d’un peu plus de 800 millions de F CFA (1,22 million d’euros)./////////////.

Nommé à la tête de la banque fin 2017, le banquier centrafricain Hervé Kogboma Yogo, passé par la Banque des États d’Afrique centrale, tente de tourner la page de la crise récente, malgré un contexte sécuritaire toujours difficile en Centrafrique et la pandémie de coronavirus.

 

Question : Avec la situation sécuritaire du pays, arrivez-vous à alimenter vos agences en cash ?/////////////.

 

Hervé Kogboma Yogo (Réponse) :  C’est toujours par avion que nous envoyons les fonds dans nos agences en province, par précaution. Mais je dois dire que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, y compris dans les zones de conflit.

Lire la suite sur Jeune Afrique …

 

Avec Jeune Afrique

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BAD : Un ivoirien désigné chef de bureau pour la République centrafricaine

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Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Banque africaine de développement (Bad) a procédé à la nomination de chefs de bureau pays pour la République centrafricaine, le Ghana, Madagascar, le Mali, la Sierra Leone, le Togo et l’Ouganda, à compter du 1er décembre 2020.

 

Parmi les personnalités nommées figure l’Ivoirien Mamady Souaré. Il est désigné pour occuper le poste de chef de bureau de la République centrafricaine.

Mamady Souaré a rejoint la Banque africaine de développement en 2004, en tant qu’ingénieur principal des transports. Il occupe actuellement le poste de directeur de la division des opérations d’intégration régionale au sein du Département du développement et de l’intégration régionale de la Bad.

Avant sa nomination au poste de chef de bureau pays en République centrafricaine, il était chef de la division des transports à la Bad dont la mission est la gestion des projets d’infrastructures de tous les pays membres régionaux en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest, du Nord, de l’Est et en Afrique australe.

 

 

news.abidjan.net

L’ancien chef de la milice Sheka condamné à perpétuité en RDC

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L’ancien chef de la milice Sheka condamné à perpétuité en RDC

Bangui ( République centrafricaine ) – Ntabo Ntaberi est reconnu responsable de centaines de crimes dans plusieurs territoires du Nord-Kivu.

Le procès durait depuis novembre 2018. La cour militaire du Nord-Kivu a finalement condamné, ce lundi 23 novembre, l’ancien chef de la milice Nduma Defence of Congo (NDC), Ntabo Ntaberi, alias Sheka, à une servitude pénale à perpétuité. Cet ancien chef rebelle était poursuivi pour crimes contre l’humanité dans le territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu. /////////////.

Tabo Taberi a été condamné pour “meurtre, viol, esclavage sexuel, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans”. Sa milice entendait lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Mais l’ONU avait relevé des attaques contre 13 villages, qui avaient fait 287 morts. 380 femmes, hommes et enfants avaient aussi été violés. /////////////.

Le procès a eu lieu devant un tribunal militaire à Goma/////////////.

“L’impunité n’est pas une fatalité”/////////////.

Les activistes des droits de l’homme qui, depuis le début de son procès, demandaient que justice soit rendue, semblent être satisfaits de la décision du tribunal. C’est aussi un soulagement pour les victimes. “C’est un monsieur qui a causé avec ses hommes, des désolations dans des familles et qui a laissé derrière lui, des veuves, veufs et des orphelins tout en mettant le territoire dans l’émoi”, raconte Vascos Saasita, activiste des droits de l’homme. “Cette condamnation est une lueur d’espoir pour plusieurs victimes des affres des guerres et leurs proches, car elles pourront obtenir une réparation.” /////////////.

La représentante des Natuions unies dans le pays Leïla Zerrougui a elle aussi réagit, estimant que “l’impunité n’est pas une fatalité”. /////////////.

Appels à d’autres procès/////////////.

Si cette condamnation est salué de toutes parts, elle ne met pas fin à l’insécurité dans la région. D’autres seigneurs de guerre agissent encore dans l‘impunité dans le Nord-Kivu et continuent de commettre de graves exactions sur la population. Les activistes des droits de l’homme suggèrent au gouvernement de ne pas négocier avec ces chefs rebelles mais des poursuites judiciaires./////////////.

En plus de la peine de servitude pénale à perpétuité, Ntabo Ntaberi a été condamné à une amende de 50.000 dollars américains de dommages et intérêts. Parmi les trois co-accusés, l’un a également été condamné à perpétuité, un autre à 15 ans de prison et le dernier a été acquitté.

Avec DW français

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RCA : décès   d’un élève gendarme à Kolongo

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Des élèves gendarmes à Kolongo le 7 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020, 22:23:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Quatre jours après le début de leur formation initiale à l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui, un jeune élève gendarme vient de décéder au cours d’un exercice militaire, a-

t-on appris de source sécuritaire.

 

Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, connu sous le nom de Sélekon,  est décédé ce mardi 24 novembre 2020 vers 15 heures.

On ignore les circonstances exactes de sa mort, mais des sources sécuritaires parlent d’un accident survenu lors d’un exercice militaire au sein de son établissement de formation.

Joint au téléphone, la direction de l’école nationale de la gendarmerie n’a pas souhaité faire des commentaires sur le sujet.

Pour l’heure, le ministère de la Sécurité publique n’a pas encore communiqué sur cet incident mortel.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un mort dans un violent accident de route au PK16

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020, 17:10:00 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un accident impliquant un camion-benne et une moto est survenu ce mardi 24 novembre vers 16 heures sur la route nationale n°3, à hauteur du PK16 faisant trois victimes, dont un mort et deux blessés.

 

Un camion-benne de l’Office national des matériels (ONM), qui circulait dans le sens de Boali vers la capitale, à la hauteur du pont de Sô, au PK16, a percuté de plein fouet  une moto qui roulait en sens inverse, en broyant complètement une partie de l’engin.

Cependant, la passagère arrière de la moto n’a pas eu la chance de sa vie. Elle  s’est retrouvée sous la roue du camion qui l’a complètement écrasé la tête, tandis que le conducteur a eu miraculeusement la vie sauve.

Pour l’heure, le corps de la victime est actuellement transféré par les gendarmes de la brigade motorisée à la morgue à Bangui, tandis que les deux blessés, le conducteur et un passant, sont transférés aux urgences pour des vérifications sanitaires.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Interview exclusive de monsieur Mike COLE, représentant de la CPI en RCA.

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Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 Novembre 2020, 12:28:03 (Corbeau News-Centrafrique). Dans une interview exclusive accordée à CNC, Monsieur Mike COLE, représentant de la Cour pénale internationale en République centrafricaine répond aux questions du CNC aux sujets de l’affaire Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, détenus dans les geôles de la CPI à La Haye, sans oublier les préoccupations des victimes ainsi que la coopération entre la CPS, la CPI et la justice centrafricaine.

 

Alain Nzilo : Bonjour Monsieur Cole

Mike COLE: Bonjour Monsieur Nzilo

Alain Nzilo : vous êtes le chef du bureau de la cour pénale internationale (CPI) en RCA depuis 2017. L’institution que vous représentez est une Institution permanente indépendante qui procède à des enquêtes et poursuite des personnes soupçonnées de crimes les plus graves à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Pour de nombreux Centrafricains, quel est l’intérêt pour la CPI d’ouvrir son bureau extérieur en RCA? Quel est exactement son rôle dans le pays?

Mike COLE: Avoir une représentation en Centrafrique, pour la CPI c’est soutenir le processus de la Justice, c’est être proche des victimes, mais également de la défense des accusés. Le bureau pays représente le Greffe de la CPI, car dans une Cour de justice il y a d’un côté l’accusation (avec la procureure) et il y a la défense de l’autre côté. Au milieu se tient le Greffe. Être en Centrafrique, c’est être disponible pour fournir des informations qui permettront une meilleure collaboration avec les systèmes pénaux nationaux pour l’accès à la justice. La CPI est dans un rôle essentiel qui est de faire respecter les normes spécifiques du droit international visant à empêcher et à prévenir les violences massives. Les crimes présumés commis en RCA sont des exemples de ce sur quoi la CPI enquête.

C’est pourquoi, en mai 2014 la présidente de transition a invité la CPI à ouvrir des enquêtes sur les crimes présumés commis par les groupes armés sur la population centrafricaine.

La CPI n’engage de poursuites que lorsque les États n’ont pas la volonté de le faire, ou sont dans l’incapacité de le faire véritablement. Donc, l’instauration du bureau extérieur de la CPI s’inscrit dans sa stratégie d’avoir une figure extérieure sur le terrain.

Alain Nzilo : Selon vos explications, on comprend aisément que l’instauration du bureau extérieur de la CPI en RCA s’inscrit dans sa stratégie, c’est-à-dire la figure publique de la cour sur le terrain. Cependant, elle a ouvert deux enquêtes sur des crimes graves en Centrafrique. La première en 2007 et elle concerne les crimes commis par les troupes de Jean-Pierre Bemba. La deuxième en 2014 pour une panoplie des atrocités commises par des milices armées depuis 2012. La première a accouché d’une souris et les victimes sont laissées sans voie de recours. En juin 2018, le représentant de la Cour à Bangui avait appelé ses partenaires à débloquer des fonds pour aider les victimes. Où en sommes-nous aujourd’hui avec cette histoire ?

 

Mike COLE : Le Conseil de Direction du Fonds au Profit des Victimes de la Cour Pénale Internationale avait approuvé un montant total de 1 250 000 Euros pour financer les programmes d’assistance en faveur des victimes des atrocités en RCA. Pour l’instant, le Fonds au Profit des Victimes a déjà financé un programme pilote à hauteur de 250 000 euros pour assister les victimes survivantes des violences sexuelles de 2003, les plus vulnérables dans la ville de Bangui et ses environs. Ce programme pilote est d’une durée de 12 mois.

En plus de ce programme pilote, le Fonds est en train de finaliser les contrats des projets avec cinq autres partenaires pour implémenter les programmes d’assistance aux victimes de la situation en RCA dans la ville de Bangui, Préfecture de l’Ombella M’Poko, Kemo, ouham et Ouham Pendé. Ces programmes pourront être développés pour une durée de cinq ans selon la disponibilité de financement, les performances des partenaires et l’approbation par le Conseil de Direction.

Je voudrais souligner que les programmes d’assistance du Fonds en RCA permettront d’apporter une réponse immédiate aux préjudices causés aux victimes en raison de crimes relevant de la compétence de la Cour, au niveau des individus, des familles, et des communautés, indépendamment du processus judiciaire. Ces programmes d’assistance visent à contribuer à l’amélioration des conditions physiques, l’état psychologique et à l’autonomisation socio-économique des survivants des crimes en RCA, grâce à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base tel que les soins médicaux, l’éducation, à la psychothérapie et à un soutien au développement des activités économiques pour redynamiser les sources des revenus aux ménages des victimes.

Les programmes d’assistance du Fonds apportent ainsi une autre forme de justice aux victimes : « la justice réparatrice » qui s’inscrit dans la dynamique de la justice transitionnelle.

Alain Nzilo : pour de nombreux Centrafricains, punir les criminels ne suffit pas. Il n’y aura pas de justice tant que justice ne sera pas rendue aux victimes. Et pour rendre justice aux victimes, la CPI doit avoir la capacité de répondre à leur droit et leur besoin. La CPI est accusée d’avoir ignoré la voix et les préoccupations des victimes. Qu’en dites-vous ?

 

Mike COLE : La Cour Pénale Internationale met la victime au centre de la justice qu’elle délivre. Elle prévoit la possibilité pour celles-ci d’avoir différents rôles au cours des procédures qui se déroulent devant elle.

Tout d’abord, les victimes peuvent souhaiter transmettre des informations au Procureur au sujet de crimes qui, selon elles, auraient été commis. Ces informations peuvent contribuer à renforcer des enquêtes et poursuites en cours. Ensuite elles peuvent avoir le statut de témoin dans une affaire. Elles peuvent également être représentées dans une affaire comme l’Affaire Yekatom et Ngaïssona par un ou plusieurs avocats qui défendent leurs vues et préoccupations tout au long de la procédure avec le statut de victime. Enfin les victimes peuvent demander et obtenir des réparations dans le cas ou à la fin d’un procès, la personne poursuivie est condamnée par les juges.

Je trouve intéressant de souligner que le Bureau-Pays de la CPI en Centrafrique travaille depuis des années en vue de mettre en œuvre le mandat du Greffe en ce qui concerne l’assistance aux victimes pour qu’elles puissent exercer leurs droits devant la Cour. C’est une partie essentielle de notre mandat qui est d’assister les victimes à accéder aux juges de la Cour afin de faire valoir leurs vues et préoccupations. Dans l’Affaire Yekatom et Ngaïssona, le Bureau avait enregistré en 2019 plus de 400 victimes qui ont été autorisées par les Juges à participer à l’audience de confirmation des charges. Malgré les nombreux défis liés à la pandémie de COVID-19, le Bureau a mis en place depuis juillet 2020, un processus restreint et sous contrôle, d’enregistrement des victimes dans le respect des mesures édictées par le Gouvernement centrafricain afin de lutter contre cette pandémie. Près de deux cent personnes ont été déjà enregistrées dans le Bureau de la CPI avec l’assistance de nos partenaires, des organisations des droits de l’homme, dans un environnement sain et en accordance avec les strictes mesures anti-Covid 19. Ce processus d’enregistrement de victimes continue afin de donner la possibilité au maximum de personnes concernées par cette Affaire de participer à la phase du procès qui débutera le 09 Février 2021.

Alain Nzilo : La deuxième enquête ouverte en 2014 concerne les crimes commis par des milices armées depuis 2012. À ce jour, seulement une seule milice, en l’occurrence la milice Antibalaka, qui s’inquiète des arrestations opérées en son sein. Cette inquiétude est aussi celle de certains hommes politiques et d’une partie de la société civile. Qu’en dites-vous ? La CPI est aussi sous pression des autorités ?

 

Mike COLE : Primo, les individus devenir des suspects faisant l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, non en raison de leur appartenance politique, de leur appartenance à un groupe (armé ou non armé) ni de leur race ou de leur religion, mais sur la base d’éléments de preuve recueillies par le bureau du procureur dispose, et examinées par des juges indépendant.

Secundo, la CPI ne dispose pas de forces de police ou de répression et compte donc sur la coopération avec les pays / gouvernements pour appuyer son travail, notamment pour procéder aux arrestations et transférer les personnes arrêtées.

Tertio, pour aboutir à une mise en accusation il faut qu’il y ait au préalable des investigations et qui dit investigation, dit confidentialité. La procédure peut être longue à aboutir, mais la justice finit toujours par être faite (le cas de Félicien Kabuga, arrêté récemment en France après vingt-cinq ans de cavale pour son rôle dans le génocide Rwandais en 1994).

 

Alain Nzilo : Mais il y a une raison de croire que la CPI a deux poids, deux mesures ?

Mike COLE: Absolument pas, la CPI a une obligation d’impartialité. La CPI ne disposant pas de forces de répressions ne peut procéder aux arrestations de tous les criminels de guerre, elle dépend donc de la coopération des États membres. Ce sont ces États membres ou bien le conseil de sécurité de l’ONU, qui doivent d’abord, la saisir pour qu’elle puisse déclencher des procédures d’investigations par rapport à des crimes commis sur le sol d’un des États signataires du traité de Rome. A ce jour, ce sont les pays africains qui saisissent le plus la CPI pour qu’elle se penche sur les crimes commis sur leur sol à cause de nombreuses crises que ce continent traverse malheureusement ; d’où la fausse impression que la CPI ne poursuit que les africains.

 

Alain Nzilo : La Centrafrique a ses propres Tribunaux et Cours qui jugent ses criminels. L’ONU a institué un autre tribunal hybride, la Cour Pénale Spéciale. La CPI aussi entend poursuivre et juger. Tout ça sur le seul centrafricain. Alors quel type de collaboration pour ne pas dire de répartition des tâches criminelles que vous faites entre vous ?

 

Mike COLE : La CPI est une Cour de justice. La répartition des tâches se fait conformément à la loi. La CPI, la CPS et les tribunaux nationaux sont ensemble ; permettez-moi de dire qu’ensemble nous sommes plus forts. Nous sommes dans un mécanisme de complémentarité pour la cause de la justice dans cette Grande maison de la justice. En plus de la Justice nationale, un état signataire du statut de Rome a la possibilité de saisir la CPI à venir enquêter sur des crimes graves commis sur son sol. Ce qui a été le cas de la RCA en 2014, lorsque la Présidente de transition a invité la CPI à se pencher sur les exactions commises sur la population centrafricaine.

Par exemple, l’arrestation d’Ali Kushayb par la justice centrafricaine et son transfert à la Haye est une parfaite démonstration de la collaboration et de la coordination entre la justice nationale et internationale. Cet homme, qui a fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pendant de nombreuses années, et accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans un pays étranger, a été arrêté en RCA par les autorités judiciaires centrafricaines et remis à la CPI conformément à la loi de la RCA et le droit pénal international, tels qu’annoncés dans le Statut de Rome. Ce type de coordination, conformément à la loi, apporte de l’espoir à de nombreuses personnes au Darfour qui ont été victimes de crimes terribles.

 

Alain Nzilo : quel message avez-vous à dire aux centrafricains et centrafricaines ?

Mike COLE : Une procédure judiciaire peut sembler longue. La justice est impartiale, et elle veillera à ce que justice soit rendue pour les crimes commis. Sans justice il n’y a pas de paix durable, c’est pour cela qu’elle devrait être au centre des débats et des préoccupations.

 

Alain Nzilo : Je vous remercie monsieur Mike COLE.

 

Mike COLE : Je vous en prie, c’est nous qui vous remercions pour l’intérêt que vous accordez au travail de la CPI et de la Justice.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC