Bayern Munich en C1 2025-26: les signes d’un vrai candidat au titre

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Le Bayern Munich peut-il remporter la Ligue des champions lors de la saison 2025
Le Bayern Munich peut-il remporter la Ligue des champions lors de la saison 2025

 

Le Bayern n’est plus dans la posture du grand nom qui compte sur son passé. Le 23 avril 2026, l’équipe de Vincent Kompany est en demi-finale de la Ligue des champions contre le PSG après avoir sorti le Real Madrid 6-4 sur l’ensemble des deux matches; elle a aussi sécurisé sa 35e Bundesliga le 19 avril avec un 4-2 contre Stuttgart, puis a rejoint la finale de la DFB-Pokal en battant Leverkusen 2-0 le 22 avril. Le dossier est donc sérieux, complet et vivant. À cette date, la réponse la plus solide est oui: le Bayern peut gagner cette Ligue des champions, parce qu’il combine volume offensif, variété des scénarios et stabilité retrouvée dans les matches lourds.

Kane tient la ligne

Le premier argument s’appelle Harry Kane. Avant le quart contre le Real, l’Anglais affichait déjà 48 buts en 40 apparitions toutes compétitions confondues, puis il est resté en tête du classement des buteurs de la Bundesliga avec 32 réalisations quand le Bayern a battu Leverkusen pour filer en finale de la Coupe. Ce n’est pas seulement un neuf de surface. Dans le 4-2-3-1 de Kompany, Kane décroche souvent pour attirer un central, libérer le couloir intérieur de Musiala ou la course de Michael Olise, puis revenir pour finir l’action au second temps; cette souplesse change la lecture des défenses et évite au Bayern de devenir un bloc prévisible.

Madrid a servi de juge de paix

Le quart de finale contre le Real a offert le test le plus dur et le plus parlant. Au retour, le 15 avril à Munich, le Bayern a encaissé au bout de 35 secondes sur une erreur de Manuel Neuer, a été mené trois fois, puis a encore trouvé la force de revenir avant de frapper à la 89e minute par Luis Díaz, puis dans le temps additionnel par Michael Olise, après l’expulsion d’Eduardo Camavinga à la 86e. Ce n’était pas un match propre; c’était mieux que ça. Une équipe capable de rester debout dans un scénario aussi sale, avec la qualification qui bascule d’un bord à l’autre, coche déjà une case que la Ligue des champions réclame presque toujours en avril.

Paris changera de ton

La demi-finale contre le PSG sera d’un autre ordre, moins ouverte peut-être, plus précise sûrement. Le Bayern s’est déjà imposé 2-1 au Parc des Princes le 4 novembre 2025 grâce à un doublé de Luis Díaz avant son carton rouge sur le coup de la pause, mais ce match avait aussi montré une fragilité intéressante: après l’expulsion, le bloc bavarois a reculé, Paris a davantage monopolisé le ballon et le Bayern a fini par défendre plus bas qu’en première période. Entre les marchés de qualification, les cotes buteur et les usages de paris en ligne qui accompagnent désormais chaque demi-finale, le bruit extérieur dira beaucoup de choses; le terrain, lui, renverra surtout à deux dates très nettes, le 28 avril à Paris et le 6 mai à l’Allianz Arena. À cet étage, un duel aérien sur un corner, une transition mal fermée ou un latéral battu dans le demi-espace suffit à tordre toute une saison.

Musiala rouvre les portes

Le retour de Jamal Musiala change la densité technique du Bayern plus qu’un simple chiffre sur la feuille de match. Le 21 avril, Kompany rappelait qu’en 600 minutes seulement, son meneur avait déjà accumulé neuf contributions décisives toutes compétitions confondues; le 11 avril à Hambourg, son but précoce contre St. Pauli avait aussi contribué au match qui avait envoyé le Bayern au-delà du record historique de buts sur une saison en Bundesliga. L’effet se reflète dans la structure du jeu. Quand Musiala est apte à recevoir entre les lignes, à fixer puis à sortir en conduite, le Bayern retrouve un joueur capable de casser un bloc sans attendre un centre ou un deuxième ballon, ce qui soulage Kane et donne plus de liberté à Olise et à Davies.

Le collectif a cessé de trembler

Le Bayern, version 2025-26, ne gagne pas toujours de la même manière, et c’est précisément ce qui le rend dangereux. Contre Stuttgart, le 19 avril, il a d’abord concédé l’ouverture du score de Chris Führich avant de répondre par trois buts avant la pause pour aller chercher un 4-2 qui a offert le titre avec quatre journées d’avance; contre Leverkusen, trois jours plus tard, l’équipe a contrôlé autrement, sans laisser le moindre tir cadré à son adversaire en première période avant de fermer le match sur le but de Kane à la 22e minute puis celui de Díaz dans le temps additionnel. Deux soirs, deux formes, une même efficacité. Cela compte énormément quand une campagne européenne se met à exiger tour à tour une remontée émotionnelle, une gestion froide ou un match de coupe disputé sur peu d’espace.

La réponse penche du bon côté

Le Bayern peut donc remporter cette Ligue des champions, mais pas pour des raisons de prestige abstrait. Il le peut parce qu’il arrive au bon moment avec une attaque de 109 buts déjà inscrits en Bundesliga, un buteur majeur au sommet, un créateur revenu à son meilleur niveau et un entraîneur qui a enfin donné à l’équipe plusieurs chemins vers la victoire; il le peut aussi parce que la sortie du Real a prouvé que le groupe savait survivre à un match abîmé. Il reste un obstacle énorme : le PSG, tenant du titre, puis peut-être une finale contre l’Arsenal ou l’Atlético à Budapest le 30 mai. Rien n’est offert. Mais le 23 avril 2026, le Bayern ressemble moins à un vieux favori de façade qu’à un candidat pleinement crédible pour le trophée.