Ouanda-Djallé : l’affaire de l’épouse de Come Hassan contre les étudiants prend une nouvelle tournure au commissariat
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’affaire de l’épouse de l’ancien ministre Come Hassan ne s’arrête pas là. Après avoir reçu une convocation du commissariat du 5ème arrondissement pour répondre des plaintes d’étudiants qu’elle avait menacé de crime, Mariame Fotor a choisi une autre voie : elle s’est rendue à la Compagnie Nationale de Sécurité, la CNS, pour y déposer elle-même une plainte et obtenir une convocation en sa faveur, qu’elle a ensuite transmise à ces mêmes étudiants qui sont par ailleurs ses victimes.
Et tout le monde se demande de ce qu’elle a bien pu raconter aux agents de la CNS pour y parvenir à cette tromperie, personne ne le sait. Mais elle est ressortie avec une convocation en main destinée aux étudiants victimes de ses caprices.
Rappelons les faits. Comme CNC l’avait publié hier, Mariame Fotor, connue sous le nom de « madame excellence Come Hassan» dans les cercles de Ouanda-Djallé, suite à la défaite de son mari au second tour des législatives, a appelé, dans la foulée de cette défaite électorale, un jeune étudiant de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui, simple sympathisant du député sortant, pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena afin de se battre à mains nues.
Le jeune homme a rendu l’affaire publique sur les réseaux sociaux, précisant n’être ni candidat ni responsable politique.
Selon les informations recueillies par CNC, ce n’est pas la première fois que l’épouse de l’ex-ministre agit de la sorte : les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui comptent au moins quatre épisodes du même genre à son actif.
C’est dans ce contexte que ce jeune, avec ses compatriotes menacés par cette dame sont allés au commissariat du cinquième arrondissement de Bangui déposer une plainte contre l’épouse de l’ancien ministre Hassan Come. C’est cette convocation-là qu’elle a refusé d’honorer.
Au lieu de se présenter au commissariat du 5ème, elle a préféré aller fabriquer sa propre procédure via la CNS pour la retourner contre ses victimes. Les étudiants ont alors apporté la convocation de la CNS au commissariat du 5ème. La réaction du commissaire a été immédiate : cette manœuvre ne tient pas. Ce sont eux les victimes, pas elle. Elle doit venir au commissariat du 5ème pour s’expliquer.
La convocation initiale lui a été maintenue.
Ce n’est pas la première fois que cette dame agit de cette façon. Avant les élections, elle s’était rendue au quartier Combattant, accompagnée de sa mère, pour se battre avec une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Quelques jours après le second tour du 26 avril, qui a vu son mari largement battu par le député sortant, elle avait appelé directement un étudiant au téléphone pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena — et se battre à mains nues. Les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui comptent : c’est au moins la quatrième fois.
On attend maintenant de voir si elle va se présenter au commissariat du 5ème. La suite nous dira.
Par Anselme Mbata
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