lundi, juillet 6, 2026
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Etude: L’odeur de pet serait bonne pour la santé

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OLFACTOTHERAPIE – Elle pourrait permettre de lutter contre le cancer, les AVC et les crises cardiaques…

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Amis hygiénistes, ne ralez plus quand quelqu’un se lâche à vos côtés. En dégazant égoïstement, il contribue peut-être à votre bonne santé. Des chercheurs de l’Université d’Exeter, qui ne reculent devant aucun sujet visiblement, révèlent que le gaz responsable de la puanteur des pets, est en réalité très bon pour l’organisme. Le sulfure d’hydrogèneen l’occurence, aurait une action bénéfique en matière de prévention du cancer, des AVC et des crises cardiaques, du diabète ou de l’arthrite, d’après l’étude publiée dans la revue Medical ChemistryCommunications.

«Lorsque les cellulesdeviennent stresséespar la maladie,elles activent des enzymes afin de produire d’infimes quantités de sulfure d’hydrogène. Cela permet de maintenir l’activité des mitochondries (l’organite à l’intérieur d’une cellule) qui permettent aux cellules de vivre en contrôlant l’inflammation» explique le professeurMattWhitemandel’école de médecine de l’Université d’Exeter.

La fonction cellulaire protégée

En observant ce processus naturel, les scientifiques ont donc établi un composé, appelé AP39, qui délivre ce gaz capté par les mitochondries. Administréen petites quantitésà descellules affectées, l’AP39contribuerait au maintien dela fonction cellulaire. Les dernières recherches indiquent que les cellules stressées traitées avec ce composé sont protégées. A croire qu’une bonne crise d’aérophagie peut aussi avoir du bon.

 

20minutes.fr

Conseil de sécurité: l’avertissement de la Présidente du Comité des sanctions

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Pour Mme Raimonda Murmokaite, l’impunité totale qui prévaut en Centrafrique est le principal obstacle à la transition politique

 

La Présidente du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine, a averti, ce matin, devant le Conseil de sécurité, que l’impunité totale qui prévaut dans le pays était le principal obstacle à la transition politique. Elle a aussi signalé que l’opération de désarmement volontaire du 8 juin n’avait pas réussi. «Le pays continue d’être divisé en deux et pratiquement toutes les zones habitées demeurent sous le contrôle direct ou indirect des groupes armés», s’est notamment inquiétée Mme Raimonda Murmokaitė, qui est également la Représentante permanente de la Lituanie. Cette dernière a aussi signalé que des acteurs politiques profitaient de l’absence de sécurité dans le pays pour promouvoir leur objectif de partition et que le trafic illicite des ressources naturelles et le braconnage constituaient une source principale des revenus des groupes armés.
© un.org Mme Raimonda Murmokaitė, la Présidente du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine
© un.org
Mme Raimonda Murmokaitė, la Présidente du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine
Au préalable, Mme Murmokaitė a indiqué que les Représentantes spéciales du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et pour la question des violences sexuelles commises en période de conflit avaient transmis au Comité des informations pertinentes sur les actes commis par plusieurs individus justifiant qu’ils fassent l’objet de sanctions ciblées. Il s’agit notamment d’actes de violence sexuelle et de l’enrôlement d’enfants dans les groupes armés qui s’affrontent dans le pays, a-t-elle précisé. Les membres du Comité ont estimé que l’imposition de sanctions financières et de voyage à l’encontre de certains individus enverrait un message fort soulignant que la communauté internationale ne peut plus tolérer les «graves atrocités» commises par toutes les parties au conflit en République centrafricaine. Le Groupe d’experts du Comité prévient, dans son rapport*, que l’impunité totale qui prévaut dans le pays constitue le principal obstacle à la transition politique en République centrafricaine. Cette impunité crée un terrain fertile pour des activités rebelles et criminelles, a précisé Mme Murmokaitė.

La Présidente du Comité a indiqué que le Groupe d’experts avait pu identifier plusieurs acteurs politiques qui profitent de ce vide sécuritaire pour financer, organiser ou manipuler des groupes armés, notamment certains éléments des «nouvelles» milices Séléka ou antibalaka autoproclamées, et ce, dans le but de se positionner dans le processus de transition national ou de promouvoir la partition du pays. Le Groupe d’experts a également noté que le personnel des Forces armées de la République centrafricaine continuait de commander les positions de certains des principaux groupes antibalaka. Le Groupe d’experts, a poursuivi la Présidente du Comité, s’est aussi inquiété de l’implication des groupes armés dans le trafic illicite et l’exploitation des ressources naturelles. Dans l’ouest du pays, a précisé Mme Murmokaitė, les antibalaka exploitent et commercialisent des diamants tandis que dans l’est du pays, les Séléka continuent d’avoir la main mise sur les mines d’or artisanales. Toutefois, le Groupe d’experts n’a pas relevé de transferts importants d’armes depuis l’imposition, le 5 décembre 2013, de l’embargo sur les armes. Il a par ailleurs signalé 103 entraves à la livraison de l’aide humanitaire entre le mois de décembre 2013 et le mois d’avril 2014. Pendant cette même période, plus de 2 400 civils ont par ailleurs perdu la vie, a fait remarquer la Présidente du Comité.

Mme Murmokaitė a ensuite fait savoir que selon le Coordonnateur du Groupe d’experts, l’opération de désarmement volontaire menée le 8 juin par les autorités de transition et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) n’avait pas été couronnée de succès. Le pays continue d’être divisé en deux et pratiquement toutes les zones habitées demeurent sous le contrôle direct ou indirect des groupes armés. Le Coordonnateur du Groupe d’experts avait également indiqué que plusieurs lots de diamants, sans doute exportés depuis la République centrafricaine, avaient récemment été saisis aux Émirats arabes unis, au Cameroun et en Belgique, a-t-elle ajouté. Pour leur part, les membres du Comité sont préoccupés par le fait que l’exploitation illicite des ressources naturelles et le braconnage servent à financer les groupes armés. Le Comité, a indiqué sa Présidente, a reçu 25 rapports nationaux sur les mesures prises par les États pour donner effet à l’embargo sur les armes. Elle a fait observer que seulement deux pays africains s’étaient conformés à cette mesure et qu’aucun des deux ne se trouve dans la région d’Afrique centrale.

Mme Murmokaitė a fait savoir qu’elle s’était entretenue avec la Procureure de la Cour pénale internationale au sujet d’une possible coopération pour lutter contre l’impunité en République centrafricaine. Elle a par ailleurs fermement encouragé le Tchad à enquêter sur l’incident qui s’est produit, le 23 juin, le long de sa frontière avec la République centrafricaine concernant deux membres du Groupe d’experts du Comité. La Présidente du Comité a aussi annoncé qu’elle se rendrait en République centrafricaine avant la fin de l’année afin de s’entretenir avec les autorités de transition au sujet du régime de sanctions. Le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine, a été établi le 5 décembre 2013. Il est chargé de suivre l’application des mesures de sanctions prévues dans ce contexte. La résolution 2127 (2013) prévoit un embargo sur les armes concernant la République centrafricaine tandis que la résolution 2134 (2014) impose une interdiction de voyager et un gel des avoirs. En vertu de ces deux résolutions, le Conseil de sécurité demande également à tous les États Membres de faire rapport au Comité sur les mesures qu’ils auront prises pour donner effet à l’embargo sur les armes, le gel des avoirs et l’interdiction de voyager.

LA CENTRAFRIQUE NE PEUT SE CONCEVOIR SANS LES MUSULMANS

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La république centrafricaine,étant un pays laïc dans son essence,a toujours été un pays ou et doivent cohabiter musulmans et chrétiens,certes sa diversité culturelle et sociologique,a été,à un moment donné mis à l’épreuve par des politicards véreux et égoïstes,qui mettent le népotisme,le clanisme,le tribalisme,l’incompétence devant l’intérêt collectif de la nation,cela a toujours été érigé en règles depuis des décennies,ces actes foncièrement anti-patriotiques,ont conduit à la quasi disparition de l’Etat-nation centrafricain,avec des conséquences que nous connaissions aujourd’hui,la mise sous perfusion et sous tulle,sur tout le plan,de notre pays.

La RCA a toujours vécu selon l’équilibre et riche de sa diversité de la population,sa croissance économique dépend vitalement des distributions du travail dans des domaines aussi variés,les musulmans  sont une catégorie de la population qui ont toujours occupé des secteurs bien défini,et que,leurs disparitions entraînera un déséquilibre fatale pour l’existence même de ce pays qui a son rôle à jouer comme un élément de locomotive du développement et pôle de croissance dans les prochaines années.

Pour éviter des erreurs passées,il faut renforcer la justice et son indépendance pour construire une RCA de l’avenir,sans les anomies qui l’ont toujours prise en otage,et développer l’esprit de tolérance,de l’honnêteté,et reconnaître que la diversité imposée par Dieu et les migrations des africains,est une richesse inépuisable.

Les centrafricains,sont devenus des naufragés de bateau de la RCA,dont les hommes politiques sont en grande partie responsables de chavirement,j’adhère totalement à l’affirmation de l’ancien ministre Fidèle Gouandjika,selon laquelle,qu’il faille renouveler entièrement avec du sang neuf,la classe politique centrafricaine qui ont failli,sans exception,à leurs missions,c’est un courage politique que tout politicien centrafricain de l’ancienne génération doit affronter pour prévenir les prochaines divisions et conflits,ça peut paraître difficile,mais le sens du patriotisme doit primer sur l’égoïsme,la reconversion dans d’autres activités,autres que politique est une option rationnelle,j’espère que ces vieux politiciens voudront bien suivre le conseil de Gouandjika.

 

MAMADOU DANGABO Sanislas

Arrivée à Bangui d’un millier de déplacés de Bambari

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Un millier des déplacés internes des sites de Bambari ainsi que d’autres populations, fuyant les représailles des musulmans armés et des éléments de la coalition séléka, sont arrivés lundi après-midi à Bangui, à bord de sept camions.
Selon un habitant du quartier Gobongo, cinq des camions ont débarqué leurs occupants à l’église ANEB de Gobongo, dans le 8è. ‘’Ces déplacés internes sont ensuite repartis sur deux sites. Une partie a été transférée vers le site de déplacés internes de Don Bosco et l’autre sur le site de l’Eglise saint Jean de Galagabdjia, tous deux dans le 8è arrondissement de Bangui », a-t-il expliqué.

‘’D’autres ont été accueillis par des femmes qui ont fondu en larmes à la vue de leur maigreur due certainement à la famine », a raconté un autre témoin rencontré sur les lieux.

Les deux autres véhicules ont pris la direction des autres arrondissements où des parents sont venus à la rencontre des passagers pour les amener chez eux.

‘’Nous souffrons aujourd’hui à cause des troupesCentrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/deplacé-bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>deplacé bambari de Sangaris. Ce sont eux qui nous manipulent de part et d’autre », a lancé un déplacé de sa descente du camion.

Il a toutefois ajouté : ‘’maintenant les Troupes de la MISCA ont compris et refusé de jouer leurs jeux. Ce sont eux qui nous ont escortés depuis Bambari jusqu’à Bangui »

 

Par APA

Bangui : Le Camp RDOT encerclé suite au meurtre d’un Anti-Balaka

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La fin d’après-midi du dimanche 13 juillet a été tumultueuse à Gobongo. C’est le meurtre d’un Anti-Balaka, commis par des ex Séléka en face du camp RDOT a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La population environnante parle d’une scène de débâcle générale.

Joint dès les premières heures de la matinée, le Colonel Algoni du camp RDOT brosse un portrait de la situation : « Il y a trois (3) jours, un élément des ex Séléka prénommé Djamouss a été tué derrière la base RDOT. Nous l’avons inhumé le jour même. Avant même de finir à le pleurer, un autre élément, envoyé au PK12 pour payer de la nourriture, a été torturé à mort et l’argent qu’il avait a été volé. Nos éléments, ne pouvant pas supporter, ont manifesté leur mécontentement et voulaient empêcher la circulation. Avec notre intervention, ils sont revenus à de meilleurs sentiments ».

Ce dernier est revenu sur l’encerclement du camp en ces termes : « quelques temps après, un Anti-Balaka qui était sur une moto, s’est arrêté devant le camp RDOT. Il a sorti sa machette, l’a brandit et demandé aux ex Séléka qui étaient aux abords de la route de se montrer homme. Ceux-ci l’ont poignardé à mort. Les autres Anti-Balaka mécontents, ont encerclé le camp et ont voulu en découdre avec tous les éléments de l’ex Séléka. C’est l’intervention de la Sangaris et de l’Eufor-rca qui les en a dissuadés

».

Il appelle les Anti-Balaka à cesser de les considérer comme leurs ennemis et de se joindre à eux pour que la paix revienne : « Nous ne comprenons pas l’hostilité des Anti-Balaka envers nous. Nous sommes tous Centrafricains et nous n’aspirons qu’à la paix ».

Interrogé,  Sébastien Wénézoui, coordonateur-Adjoint des Anti-Balaka, explique que l’élément tué était en déplacement avec sa femme et un enfant sur une moto. Il a confirmé l’encerclement du camp : « Le camp RDOT a été encerclé parce que les ex Séléka qui y séjournent ont égorgé un Anti-Balaka qui était sur sa moto avec sa femme et leur enfant. Sa moto est volée mais sa famille est saine et sauve. Nous avons tenté de les calmer et ils nous ont écoutés ».

La Sangaris n’a pas confirmé l’information. Elle parle plutôt de petits mouvements de tension produits en début de soirée le dimanche 13 juillet « À ma connaissance, il n’y a pas eu d’encerclement du camp RDOT auquel cas la Sangaris serait intervenue pour chasser les gens. Je confirme qu’il y a eu quelques tirs au début de la nuit mais il s’agit d’éléments isolés qui cherchaient à déstabiliser la situation en préservant leurs activités délictuelles », a expliqué un officier de cette force.

Le Camp RDOT constitue avec les Camps Beal et BSS (Bataillon de Soutien et de Service), les lieux de la capitale où sont cantonné les 2375 éléments armés de l’ex Séléka toujours présents à Bangui.

Par RJDH

Centrafrique: Deux femmes, deux enfants, entre eux un ruisseau infranchissable

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Dans la petite ville de Boda, à l’Ouest de Bangui, malgré une accalmie dans les violences, les communautés vivent séparées, juste par un ruisseau, dans la peur les uns des autres et sans ressource. Le PAM assiste toutes les communautés et soutient la reprise des activités agricoles.

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Chantal et Alexandre, Mariama et Youssouf. Deux jeunes mamans, deux bébés de huit mois. Ils vivent à quelques centaines de mètres les uns des autres, mais cela fait des mois qu’ils n’ont pas pu franchir le petit ruisseau qui fait office de frontière.

Chantal à la paroisse catholique, Mariama (photo ci-dessous) dans la cour d’une maison de l’enclave musulmane : les deux jeunes femmes vivent sous des tentes et elles partagent le même espoir : pouvoir bientôt quitter la promiscuité des camps. Elles risquent d’attendre encore.

Il y a quelques mois encore, la petite ville de Boda, située à moins de 200 km à l’ouest de Bangui, était un lieu de cohabitation entre agriculteurs et éleveurs. C’était aussi une ville où l’on pratiquait le commerce du diamant. Les événements ont plongé la paisible bourgade dans la tourmente : des deux côtés, des attaques, des maisons détruites et des milliers de personnes contraintes d’abandonner leurs habitations pour aller se mettre à l’abri. Des milliers de têtes de bétail ont été perdues, massacrées ou volées, et des récoltes perdues.

Mariama et YoussoufLa plupart des déplacés vivent séparés, vivant dans la peur de l’autre, depuis le mois de janvier.

Ces dernières semaines les violences ont cessé. Le contingent congolais de la MISCA et les soldats français de l’opération Sangaris ont réussi à établir un statu quo précaire.

En partenariat avec l’ONG italienne COOPI, le Programme Alimentaire Mondial fournit des rations alimentaires aux personnes déplacées. En juin, 25.000 personnes ont reçu cette assistance.

 

Avec la FAO, COOPI et le PAM ont également commencé à mettre en place des opérations de protections des semences: distribution de semences aux paysans par la FAO, et en parallèle fourniture de stocks de vivres par le PAM –de manière à ce que les semences ne soient pas consommées par les familles. A Boda, 15.000 personnes ont bénéficié de ce programme en juin.

 

 

http://fr.wfp.org

Centrafrique. La prochaine Conférence de Brazzaville : miroir aux duplicités

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/centrafrique-femmesdepaix.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>centrafrique-femmes depaixPlusieurs mois que je n’ai pas pris le clavier pour exprimer mes « humeurs et rumeurs » sur la Centrafrique. C’est que les évènements se bousculaient, des faits multiples chaque jour, avec leur cortège d’horreurs. Ce n’est plus une descente en enfer ou aux abîmes. L’enfer a été atteint et l’abîme aussi. Et ils ont tous deux été dépassés. Il y a de quoi entraîner dans le découragement, voire dans une détresse infinie. Mais il faut se ressaisir. Ceci sera ma manière de le faire. Echapper à l’emprise des vautours sur nos vies et notre liberté de penser et d’écrire, briser le carcan du silence qu’impose l’absurdité érigée en permanence.

Non, le sort de la Centrafrique et des centrafricains ne s’est pas amélioré. Il continue à s’abimer toujours plus chaque jour, dans l’indifférence extérieure quasi générale : celle des politiques, celle des médias, celle des populations. Déplorez-le si vous voulez. J’y vois pour ma part une indication : que la Centrafrique s’est installée dans l’horreur, dans le délitement, dans l’indicible ; que tout cela est devenu bien commun, dangereusement banal, au point de neutraliser la capacité de révolte d’êtres humains face à l’innommable, face à l’in-humanité. Quelques uns, fort heureusement, résistent encore à la tentation de la démission : parlent, écrivent, s’engagent sur le terrain, au prix de leur vie souvent. Inclinons nous devant eux et devant les dépouilles de ceux qui ont péri. Ils portent l’honneur de notre humanité.

Le temps a passé donc. Et trop d’évènements funestes pour être racontés ici. L’évocation sera le mode choisi pour en parler. Et pour évoquer, il faut un événement porteur, un symbole.

Il est tout trouvé : c’est la prochaine conférence de Brazzaville.

Qu’est-ce donc que cette conférence de Brazzaville ? Une réunion des parties centrafricaines convoquée, à partir du 21 juillet, par le Président du Congo Denis Sassou Nguesso, médiateur dans le conflit centrafricain, en vue de trouver une solution à la « crise » centrafricaine et préparer les élections présidentielles prochaines.

Le format est donc celui d’un « dialogue » inter-centrafricain. Or voilà précisément la conférence que je tiens pour un modèle de tromperie et un miroir aux duplicités.

« Mais où est le problème ? » me direz-vous. « Partout », vous répondrais-je, « dans tous les messages que délivre le fait de cette conférence ».

Exprimons-les simplement, ces messages et retenons-en trois.

Messages – funestes – de Brazza…

Message n° 1 : Le rétablissement de la paix en Centrafrique est de la responsabilité des puissances extérieures qui détiennent, seuls, le pouvoir d’initiative et d’organisation de la pacification…

En témoigne le fait que cette réunion, qui a tout du dialogue national ou du dialogue inclusif que nombre d’Etats africains ont organisé en leurs seins ces deux dernières décennies dans le cadre des processus de transition politique vers la démocratie, cette réunion, disais-je, se déroule à l’étranger, à Brazzaville. Mieux encore, ce sont les chefs d’Etat étrangers, ceux de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, qui en ont décidé ainsi le 27 juin dernier en marge du Sommet de Malabo de l’Union africaine. Le site de la Présidence de la Guinée équatoriale, pays d’accueil de cette réunion, décrit ainsi la réunion qui eut lieu alors : « Plusieurs personnalités ont assisté à cette session, qui a eu lieu en présence de la présidente intérimaire de ce pays, Catherine Samba-Panza, comme le président du Tchad, Idriss Deby Itno ; celui de la République islamique de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz ; de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba ; de la République du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso ; de même que le président de la République de Guinée équatoriale, Obiang Nguema Mbasogo ». Qu’en des mots feutrés on peut décrire l’inacceptable ! A cette réunion il y avait une observatrice – la Présidente de la RCA – et des décideurs – tous les autres -. Depuis, on sait par la presse que l’observatrice a eu à peine le droit à un discours, et qu’elle a été priée de quitter la salle de réunion lors de la concertation !

Bel exemple de mépris des institutions centrafricaines. Bel exemple aussi des velléités impérialistes de tous ces petits chefs pour qui la faiblesse actuelle de la Centrafrique est une occasion pour se gonfler d’importance et de puissance. A méditer par toute cette intelligentsia africaine fervente défenseure d’un panafricanisme qu’elle veut croire étranger aux phénomènes de domination. Non, le panafricanisme n’est pas seulement une fraternité. Et l’impérialisme est aussi un mal africain, pratiqué comme il en va de tous les maux importés sur le continent : avec une démesure non dénuée de bêtise.

Message n° 2 : La question du désarmement n’intéresse pas les forces militaires internationales en Centrafrique : MISCA (Union africaine), Sangaris (France) et Union européenne.

Comment interpréter autrement le fait que ces acteurs centraux de la solution en Centrafrique soient absents à Brazzaville. Et surtout, comment ne pas s’étonner que ce qu’on avait cru relever d’un mandat non négociable de ces troupes étrangères soit mis maintenant à la discussion et sur la table de la négociation ? Le Premier Ministre français n’affirmait-il pas, lors du débat à l’Assemblée nationale française sur la prorogation de la mission Sangaris, que les missions prioritaires de la force française comme des forces internationales étaient de « désarmer les milices », et de « former de nouvelles forces de sécurité centrafricaines » ? Il serait temps de se demander pourquoi ces objectifs ne sont pas encore atteints ; se demander aussi comment on en est encore là, à des combats quotidiens entre milices à travers le pays, à des attaques armées répétitives dans les villages, à des meurtres et à des pillages quotidiens sur toute l’étendue du territoire, en ce compris la capitale même, Bangui ; à la libre circulation des milices et autres bandes armées, au vu et au su de tous, y compris des forces militaires internationales, etc. Au delà du constat d’échec, il serait temps que soit reconnue cette évidence : celle du gouffre qui s’est créé entre le mandat des forces de la paix et la politique des états majors sur le terrain. Et on ne saurait nous rétorquer que cette question là n’intéresse pas la paix en Centrafrique, et donc nullement la Conférence de Brazzaville. Les dépositaires du mandat doivent en répondre.

Message n° 3 : Le désarmement et la paix dépendent du bon vouloir des acteurs et doivent être négociés avec ceux qui contrôlent militairement le territoire centrafricain.

Cela est traduit ainsi par le document final de la concertation de Malabo : les chefs d’Etat « ont exprimé le vœu de voir l’ensemble des acteurs de la crise faire partie de la solution et contribuer à la réussite de la transition, et ce, sans préjudice de la présentation de leur candidature aux prochaines échéances électorales ». La langue diplomatique cache mal, là aussi, l’inacceptable : les groupes armés illégaux se voient décerner une légitimité qui est au moins l’égale de celle de l’Etat centrafricain. Ses chefs sont hissés au même rang que les représentants de l’Etat. Ils vont, peu importe les crimes qu’ils ont perpétré, s’asseoir à la table des négociations, avec le pouvoir de dire non, de reprendre les armes, et de poursuivre leur œuvre funeste. Mieux encore, pour ces derniers en tout cas, le schéma de la Conférence de Brazzaville laisse clairement entendre que le pouvoir en Centrafrique est et doit être aux milices armées. Car, qui peut croire un instant qu’un Etat qui est désarmé, n’a plus ni armée ni forces de sécurité dignes de ce nom, peut peser dans les négociations qui viennent ? Le dernier mot est donc à celui qui est en arme. La Kalachnikov, en plus d’être devenu le meilleur investissement économique en centrafrique (qu’est ce que 500 euros (prix de l’arme) quand on est assuré de pouvoir piller à l’envie et contrôler une mine entière de d’or ou de diamants, et le tout impunément ?), fait figure dorénavant de seule garantie d’avenir politique. Le tableau devient ainsi de plus en plus clair : il comporte au premier plan des chefs brigands en bandes armées, auxquels des chefs d’Etat africains et d’ailleurs ont décidé de remettre le pouvoir en Centrafrique sans le dire ; mais on peut aussi entrevoir, en fond de décor un peuple en sang et en deuil, pris en otage des inavouables soifs d’intérêt et de fortune des uns et des autres.

Cela ne saurait durer !

La prochaine Conférence de Brazzaville ? Un miroir aux mensonges et aux duplicités, un congrès des rapaces, une danse macabre à la manière d’un film qui s’écrit quotidiennement en sang au cœur de l’Afrique : « Regardez : je danse sur vos tombes ! ».

Peut-être est-il encore possible de faire en sorte qu’il en soit autrement…

 

 

Jean-François Akandji-Kombé

©http://jfakiblog.com

La plate-forme «Sauvons le Centrafrique» décline l’invitation de Brazzaville

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« SAUVONS LE Centrafrique »

LONDO-PATRIE-PGD-UDPP

DÉCLARATION RELATIVE AU FORUM DE BRAZZAVILLE SUR LA CRISE CENTRAFRICAINE

© cap Me Henri Pouzere
© cap
Me Henri Pouzere
Les partis et association politiques composant la plateforme « Sauvons le Centrafrique » :Vu la gravité de la crise militaro-politique qui secoue notre pays depuis quelques années ;

Vu le Plan d’actions pour une sortie de crise en RCA, tel que proposé par la CEEAC, notamment en ses points pertinents relatifs à l’organisation d’un forum à Brazzaville ;

Après concertation, adoptent la position commune suivante :

1. Compte-tenu du caractère inclusif du dialogue devant regrouper tous les acteurs de la crise centrafricaine autour d’une même table, et au regard des expériences malheureuses du passé, le forum doit nécessairement se tenir en terre centrafricaine.
La tenue de ce forum sur le sol national sera marquée d’une symbolique de réappropriation de notre commune destinée.

2. Les thématiques à discuter lors de ce forum doivent être librement retenues par les différentes composantes de la nation impliquées dans le processus, de façon à aborder toutes les nécessités nationales.

3. La justice, gage d’établissement d’une mémoire collective susceptible de nous faire éviter les erreurs du passé, ne saurait faire les frais de la volonté légitime de réconciliation nationale.

4. La communauté internationale, accourue au chevet de notre pays, devrait nous appuyer dans ce processus de renaissance nationale, sans chercher à se substituer au peuple Centrafricain.

En conséquence :

Les partis et association politiques composant la plate-forme « Sauvons le Centrafrique » déclinent l’invitation de se rendre à Brazzaville, mais marquent leur disponibilité à apporter leur contribution à la recherche de la paix sur le sol national

Fait à Bangui, le 15 Juillet 2015

LE COORDONNATEUR

MAITRE HENRI POUZERE

Centrafrique : un mois de juin sanglant, selon HRW, les violences s’amplifient dans un cycle de représailles

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Il faut de toute urgence mettre en œuvre une stratégie de protection des civils

 

(Nairobi, le 15 juillet 2014) – Un cycle infernal de violence sectaire s’aggrave dans l’est de laRépublique centrafricaine. Des dizaines de civils ont été tués depuis le début de juin 2014 et des dizaines de milliers de personnes ont abandonné leurs foyers, venant s’ajouter aux centaines de milliers de personnes qui ont déjà fui leurs maisons depuis que la violence a commencé en mars 2013.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/centre-des-deplacés.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>centre des deplacés

Une mission de recherche menée par Human Rights Watch en juin a révélé qu’au moins 62 personnes ont été tuées entre le 9 et le 23 juin 2014 à Bambari et dans ses environs, dans la préfecture d’Ouaka, dans le centre du pays, lorsque les affrontements entre les rebelles principalement musulmans de la Séléka et les milices anti-balaka chrétiennes et animistes se sont intensifiés. Des témoins des deux camps ont souvent décrit les attaques comme des mesures de représailles, reflétant un cycle croissant de vengeance meurtrière réciproque entre communautés. La plupart des victimes étaient des hommes qui ont été tués à coups de machette.

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« La violence sectaire se déplace vers l’est de la République centrafricaine, frappant de nouvelles communautés », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique. « Les forces de maintien de la paix françaises et de l’Union africaine déployées à Bambari en nombre limité sont incapables de protéger adéquatement les civils et de mettre fin aux massacres – bien que sans leur présence, l’effusion de sang aurait probablement été pire. »

Les attaques ont commencé le 9 juin, lorsque des rebelles de la Séléka ainsi que des membres de l’ethnie peule ont attaqué le village majoritairement chrétien de Liwa. En représailles, le 23 juin, les forces anti-balaka ont attaqué la communauté peule voisine à Ardondjobdi. Plus tard ce jour-là, les rebelles de la Séléka et des membres de la communauté musulmane ont attaqué les quartiers chrétiens de Bambari.

« Quand j’ai vu les assaillants arriver, j’ai rassemblé les enfants pour les faire sortir du village », a expliqué un homme qui a survécu à l’attaque à Ardondjobdi. « À ce moment-là, j’ai été blessé au visage. J’ai essayé de continuer à aider les femmes et les enfants, mais j’ai été blessé de nouveau au bras. Tandis que je courais, mon frère a été touché au côté par une balle. Je ne pouvais pas le sauver et nous avons dû l’abandonner. »

Selon les Nations Unies, la violence se poursuit. Tout récemment, le 7 juillet, une attaque brutale menée par des rebelles qui appartiendraient à la Séléka contre des milliers de personnes déplacées se réfugiant dans la paroisse Saint-Joseph à Bambari et la résidence adjacente de l’évêque a tué au moins 27 personnes.

Les forces françaises ont indiqué qu’elles avaient pris position autour de la cathédrale vers 16 heures, une heure après le début de l’attaque. Elles ont affirmé avoir tiré sur les assaillants et déployé des hélicoptères pour tenter de mettre fin à la violence.

Les attaques, causant des pertes civiles à grande échelle ainsi qu’une destruction et des déplacements massifs, reproduisent la violence qui a dévasté des régions de l’ouest de la République centrafricaine, déchirée par la guerre depuis plusieurs mois. Ceci laisse craindre que le conflit sectaire se déplace constamment vers l’est et risque de déstabiliser le pays encore davantage.

Le 30 mai, la présidente par intérim de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, reconnaissant l’incapacité du système judiciaire national à faire face à l’ampleur des crimes commis, a officiellement demandé à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une nouvelle enquête sur les crimes graves commis dans ce pays.

« Les dirigeants de la Séléka et des forces anti-balaka doivent immédiatement prendre des mesures pour mettre fin au cycle terrible de violence contre les civils », a déclaré Daniel Bekele. « La procureure de la CPI devrait ouvrir une enquête et le gouvernement intérimaire devrait pleinement restaurer son système judiciaire. Cela enverra aux responsables de ces atrocités le signal fort que la justice est imminente. »

La mission de l’ONU en République centrafricaine, la MINUSCA, devrait examiner d’urgence les graves violations des droits humains commises à Bambari et publier un rapport dans les plus brefs délais.

À la suite de ces attaques, la plupart des habitants de Bambari ont fui pour se réfugier dans des églises à proximité et aux environs des bases des forces de maintien de la paix de l’UA et de la France. À la date du 25 juin, environ 21 000 habitants étaient déplacés dans des camps de fortune répartis tout autour de la ville.

Les troupes de maintien de la paix françaises stationnées à Bambari dans le cadre de l’opération Sangaris ont apporté de l’aide à certains résidents qu’elles ont transportés vers des lieux de refuge. Elles ont également effectué des patrouilles à Bambari et dans les zones rurales environnantes, envoyant notamment des troupes dans des camps de déplacés pour offrir une protection. Ces actions sont susceptibles d’avoir contribué à réduire le nombre de morts. Le 26 juin, les soldats français ont recouru à la force pour arrêter une attaque anti-balaka contre Bambari, tuant plusieurs combattants.

Les forces gabonaises déployées dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’UA connue sous le nom de MISCA ont également effectué des patrouilles sporadiques et ont aidé à protéger les quelque 3 000 personnes qui avaient fui pour se réfugier à la gendarmerie locale.

Le 10 avril, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la création d’une opération de maintien de la paix comportant près de 12 000 membres afin de protéger les civils et de faciliter l’accès humanitaire en République centrafricaine. Elle est censée prendre le relais des forces de maintien de la paix de l’UA – la MISCA – en septembre.

« La population de Bambari ne peut pas attendre jusqu’à septembre pour être protégée contre cette violence brutale », a conclu Daniel Bekele. « Les forces de maintien de la paix françaises et de l’Union africaine doivent de toute urgence élaborer une meilleure stratégie pour protéger les civils et mettre fin au cycle de mort et de destruction à Bambari. »

Attaques à Bambari et dans ses environs 
Un chercheur de Human Rights Watch a interrogé 35 témoins et victimes des communautés touchées par la violence à Bambari et dans ses environs. Les personnes interrogées ont affirmé que cette ville avait été relativement calme jusqu’à fin mai ou début juin, lorsque des sources locales ont signalé que plusieurs membres de la communauté nomade ethnique des Peuls avaient été tués par les forces anti-balaka dans les zones rurales au sud de Bambari. Ceci a déclenché le cycle de vengeances meurtrières.

Liwa
Le 9 juin, des rebelles de la Séléka ainsi que des membres de l’ethnie peule ont attaqué Liwa, un village à majorité chrétienne situé à dix kilomètres au sud de Bambari. Au moins dix personnes ont été tuées lorsque des assaillants à moto ont tiré sur les habitants et incendié des maisons. Le père d’une victime a décrit comment le lendemain matin, il a découvert le corps de son fils « tué par balle, puis lacéré au visage avec une machette ».

Les personnes qui ont survécu ont cherché refuge dans une paroisse catholique de Bambari. Un chercheur de Human Rights Watch qui s’est rendu à Liwa deux semaines plus tard a trouvé le village complètement détruit, ses 169 maisons réduites en cendres.

Une survivante a décrit comment elle a été épargnée lorsque ses deux cousins ​​ont été tués :

Nous arrivions des champs et nous avons vu six Peuls sur la route. Ils ont pointé leurs fusils et nous ont dit de lever les mains en l’air. J’avais un bébé dans les bras. Ils ont tiré sur [mes deux cousins​​]. Puis l’un d’eux a brandi un arc et a pointé la flèche sur moi, mais un autre lui a dit : « Non, elle est notre sœur, nous ne sommes pas venus ici pour tuer des femmes. » J’ai couru dans la brousse et y suis restée toute la nuit jusqu’à l’aube.
Un autre survivant a déclaré :
Lorsque la fusillade a commencé, nous avons quitté nos maisons et couru dans la brousse. Nous y avons passé la nuit. Le lendemain matin … nous avons enterré les corps.
Ardondjobdi
Tôt dans la matinée du 23 juin, les forces anti-balaka ont riposté en attaquant la communauté peule voisine à Ardondjobdi, à un kilomètre de Liwa, alors que les hommes achevaient leurs prières du matin. Au moins vingt personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées, pour la plupart à la suite de coups de machette portés à la tête et au cou. Trois victimes ont eu la gorge tranchée alors qu’elles se trouvaient encore à l’intérieur de la mosquée locale.

Un survivant peul a déclaré à Human Rights Watch que pendant qu’il luttait pour se défendre avec son arc et ses flèches, les forces anti-balaka ont poussé sa femme et son fils d’un an et demi ans dans une maison en feu. Plus tard, il a retrouvé le corps brûlé de sa femme, tenant toujours leur enfant dans ses bras. Des témoins ont indiqué à Human Rights Watch que parmi les assaillants anti-balaka se trouvaient des hommes de Liwa qu’ils connaissaient.

Un homme témoin de l’attaque a déclaré :

J’avais déjà prié et j’étais à la maison en train de me préparer pour la journée. J’ai entendu un grand bruit, alors je suis sorti et j’ai vu des gens qui couraient en criant : « Les anti-balaka sont là ! Les anti-balaka sont là! » Les gens couraient et soulevaient la poussière partout. J’ai vu des anti-balaka accroupis et pointant leurs fusils. Ils nous avaient encerclés … Ils couraient et nous attaquaient par petits groupes de dix. L’un d’eux avait une kalachnikov et les autres avaient des fusils de fabrication artisanale et des machettes. Ils tiraient sur les gens avec le fusil fabriqué maison et ensuite les attaquaient avec une machette. Ils ont attaqué et brûlé les maisons.
Un survivant en larmes a énuméré les cinq membres de sa famille tués le 9 juin :
Mon père Aladi Ali Garga a été tué ; il était âgé de 68 ans. Mon petit frère Moussa Garba a été tué ; il avait environ 29 ans. Il a été tué par des coups de machette au cou. Mon autre frère Adamou a également été tué par des coups de machette au cou. Mon cousin Amindou, qui était âgé d’une vingtaine d’années, a également été tué. Il s’est fait tirer dessus, puis ils l’ont achevé à coups de machette. Mon fils, Adimou Bozizé, a également été tué. Il était dans la maison quand ils y ont mis le feu. Je pense qu’il est juste resté à l’intérieur et y est mort. Il avait 7 ans.
Bambari
Plus tard dans la journée du 23 juin, quand la communauté musulmane et les rebelles de la Séléka, dont le commandement militaire est basé à Bambari, ont entendu parler de l’attaque perpétrée à Ardondjobdi, ils ont attaqué les quartiers chrétiens de Bambari. Ils s’en sont pris tout particulièrement aux quartiers situés sur la route de Liwa, notamment Mbrepou, Logodé, Saint-Joseph I et II. Au moins 32 personnes ont été tuées lors de ces attaques de représailles commises à Bambari, mais leur nombre pourrait en fait être beaucoup plus élevé, car certaines familles ont rapidement enterré leurs proches plutôt que de risquer d’apporter leur corps à la morgue.

Les rebelles de la Séléka ont été rejoints par des résidents musulmans de Bambari, que certaines des victimes ont reconnus. Dans un cas, une femme qui s’est cachée dans sa maison a reconnu les assaillants qui ont défoncé sa porte comme étant des résidents musulmans du quartier de Borno, un quartier à majorité musulmane de Bambari. Les assaillants ont tiré sur son voisin âgé de 23 ans, qui avait couru se réfugier dans la maison, et sur son frère âgé de 25 ans, qui se cachait dans une autre pièce. Quand sa mère a poussé des cris en réaction au meurtre de son fils, les agresseurs s’en sont pris à elle et l’ont tuée en lui tranchant la gorge avec une machette.

Le commandant des forces armées de la Séléka, le général Joseph Zoundeko, a nié que les rebelles de la Séléka aient participé aux attaques. « Les attaques de Bambari étaient des représailles menées par les membres des familles des victimes peules », a-t-il affirmé à Human Rights Watch. Néanmoins, un grand nombre de témoins ont assuré avoir bien vu des combattants en uniforme de la Séléka parmi leurs agresseurs.

Un survivant du quartier Saint-Joseph II présentant de profondes blessures à la tête et au pied a déclaré à Human Rights Watch :

Les assaillants sont venus d’une petite rivière … J’ai emmené ma famille dans la maison et les assaillants ont commencé à défoncer la porte. Nous avons été attaqués par dix personnes. Ma famille n’a pas été blessée dans l’attaque, mais j’ai été emmené dehors et frappé à la tête et sur le corps à coups de machette. J’ai perdu connaissance et je suis tombé à terre. Avec tout le sang, ils ont tous pensé que j’étais mort. J’ai à peine ouvert les yeux et j’ai pu voir qu’ils s’en allaient, alors je me suis trainé jusque dans la douche et me suis évanoui.
Un autre survivant, un homme âgé du quartier Saint-Joseph I, souffrait déjà d’une blessure, mais cela n’a pas empêché ses agresseurs de tenter de le tuer :
[Les assaillants] ont dit : « Nous allons te tuer aujourd’hui. » J’ai répondu : « Non, pardon. Regardez-moi. Pensez-vous que je peux faire la guerre dans cet état ? »
Mais ils m’ont alors donné un coup de machette sur le bras gauche, puis ils m’ont frappé à la main droite et au pied droit. Ensuite, ils m’ont tiré dans la cuisse droite. J’étais déjà assis quand ils m’ont frappé et je suis tombé sur le sol. Je les ai vus s’éloigner un peu et ils ont pensé que j’étais mort. J’ai commencé à ramper … J’essayais de couvrir mes traces tout en me déplaçant. Mais je les ai entendus revenir. Ils ont dit : « Mais où est-il ? » C’est alors qu’ils m’ont vu couché sur le sol et ils ont crié : « Papa ! Reviens ! » Mais j’ai fait semblant d’être mort et ils ont dû le croire parce qu’ils sont partis.
Une survivante du quartier de Logodé I a subi un tir parce qu’elle n’avait pas donné d’argent à des soldats en uniforme de la Séléka. Elle a confié que lorsque les membres de la Séléka sont venus à sa porte :
J’ai mis mes enfants sous le lit pour les cacher. Les membres de la Séléka ont défoncé la porte et m’ont ordonné de leur donner de l’argent. J’ai répondu : « Je n’ai pas d’argent. » Un soldat a dit : « Tu dis que tu n’as pas d’argent mais si je te tire dessus, tu n’auras toujours pas d’argent ? » Il m’a alors tiré une balle dans la jambe droite et je suis tombée. Il a ensuite pris l’argent que j’avais caché dans mes vêtements.
La veuve d’un homme tué dans le quartier de Mbrepou a déclaré :
Les Peuls sont arrivés à notre maison. J’étais déjà dehors et ils ont ordonné à [mon mari] de revenir dans la maison. Ensuite, je les ai entendus dire : « Sors tous tes sacs et donne-nous ton arme. » Il n’avait pas d’arme à feu. Puis j’ai entendu [mon mari] crier : « Oh maman, je suis en train de mourir ! » J’ai ensuite entendu des coups de feu. Je suis restée dans la maison d’un voisin, mais ils ont ensuite commencé à mettre le feu aux maisons alors j’ai pris la fuite en courant … Plus tard ce jour-là, je suis allée à l’hôpital et je l’ai trouvé en vie. Mais sa tête avait été ouverte par une machette et il avait reçu une balle dans le côté. J’ai pu parler avec lui, mais trois heures plus tard il est mort. Je suis restée avec lui jusqu’à la fin. Nous n’étions mariés que depuis trois mois.
Le 23 juin, un homme a été témoin du meurtre d’Alexis Gomatchi, un boucher d’âge mûr, qui avait fui pour se réfugier dans la paroisse Saint-Joseph. Gomatchi avait installé sa table à environ 80 mètres de la paroisse afin de vendre de la viande aux personnes qui y avaient trouvé refuge. Le témoin a déclaré :
Il était toujours là à sa table quand les musulmans sont arrivés. Ils étaient cinq, l’un d’eux en uniforme et portant une kalachnikov. Les autres avaient des machettes. Ils se sont approchés d’Alexis, alors que je courais vers le haut de la colline en direction de l’église. Alexis a levé ses mains en l’air et ils lui ont juste tiré une balle dans la poitrine ; il s’est effondré contre l’arbre.

Centrafrique: les combats se poursuivent, les enfants menacés de malnutrition (Vidéo incluse)

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En Centrafrique, alors que des affrontements entre miliciens Anti-Balaka et les ex-rebelles Séléka continuent, la population n’a plus de quoi se nourrir, particulièrement les enfants. Les combats ont détruit une grande partie de la production agricole, entraînant une hausse des prix des denrées alimentaires. Aujourd’hui, le pays est entièrement dépendant des importations et de l’aide humanitaire..

Centrafrique: Catherine Samba-Panza limoge le ministre des Mines Olivier Malbangar

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Olivier Malibangar, ministre centrafricain des Mines depuis janvier, a été limogé mardi par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.

C’est le premier membre du gouvernement centrafricain à être limogé depuis sa formation en janvier. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a décidé de se séparer du ministre des Mines, Olivier Malibangar, selon un décret lu mardi 15 juillet à la radio nationale.

Les attributions de ce poste stratégique ont été confiées au Premier ministre, André Nzapayeké.

Le décret ne précise pas les motifs du limogeage du ministre, en fonction depuis la formation du gouvernement de transition en janvier. Mais selon une source proche de la présidence centrafricaine, “la gestion de la suspension de la République Centrafricaine du processus de Kimberley par le ministre Olivier Malibangar n’avance pas dans le sens souhaité par les plus hautes autorités de la transition”.

La Centrafrique, dont la production de diamants constitue la principale source de revenus à l’exportation, est suspendue de ce processus depuis qu’elle a sombré dans des violences intercommunautaires il y a plus d’un an. Bangui a demandé, en vain jusque présent, la levée de cette suspension, afin de pouvoir reprendre ses exportations légales.

Par ailleurs, “quelques malversations seraient aussi constatées au niveau du département qu’il dirige”, a-t-on ajouté de même source, sans donner plus précisions sur ces présumées malversations.

 

 

 

(Jeune Afrique Avec AFP)

 

Le point sur la Centrafrique

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Le centre Social et culturel l’Estey organisait vendredi dernier un campus solidaire sur la Centrafrique, intitulé Beafrika. Nadia Benjelloun- Macalli, conseillère municipale, présentait la soirée en soulignant la volonté du campus solidaire d’être un lieu d’articulation entre projets concrets et expertise scientifique.

 Narcisse Kamayenwode, entouré de Andrea Ceriana Mayneri et de Nadia Benjelloun Macalli. A droite, Michel Mercier. © Photo Photo H. S.
Narcisse Kamayenwode, entouré de Andrea Ceriana Mayneri et de Nadia Benjelloun Macalli. A droite, Michel Mercier. © Photo
Photo H. S.

 

La présence de deux invités au fait du contexte centrafricain appuyait la démarche. Narcisse Kamayenwode, ancien conseiller municipal, présentait le partenariat entre la ville de Bègles et son village d’origine dans un projet concernant la santé, avec l’Agence de l’Eau.

Théorie du chaos

Andrea Ceriana Mayneri, anthropologue à l’Institut des mondes africains, démontait en quelques minutes la thèse du chaos et de la guerre de religion, en brossant une passionnante rétrospective des relations entre l’ancien président Bozizé et le Tchad voisin.

Dans la salle, Didier Niewiadowski, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France de Bangui de 2088 à 2012, soutenait la même thèse. Une vingtaine de personnes seulement écoutaient attentivement ces informations très éclairantes.

Hélène Sireyjol

Campus solidaire, Centre social et culturel de l’Estey, 20 rue Pierre-et-Marie-Curie, 33 130 Bègles Tél : 05 57 35 13 00. Mail : j.fleury@mairie-begles.fr http://leblogdelestey.over-blog.com/

Déclaration du Collectif sur le Forum de Brazaville

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                         Déclaration du Collectif sur le Forum de Brazaville

Considérant que les crimes contre l’humanité ont été commis en République centrafricaine,

Considérant que des crimes économiques ont été commis en République Centrafricaine,

Considérant que la charte constitutionnelle interdit toutes prises de pouvoir par les armes,

Considérant que le droit à la vie est principe fondamental du droit positif.

A l’issue du sommet de MALABO, les Chefs d’Etat de l’Union Africaine ont fortement recommandés au peuple Centrafricain la tenue d’un dialogue- Centrafricain.

Depuis l’annonce de l’organisation du forum de Brazzaville qui doit se tenir avant le dialogue-inter-centrafricain, plusieurs manœuvres politiciennes veulent encore infligées à travers ce forum une nouvelle souffrance au peuple Centrafricain. Dans le but de garantir le processus de la paix et la Justice le Collectif « Touche pas à ma constitution »,une Association de défense des droits de l’homme et de la Charte Constitutionnelle, membre actif de la Société Civile recommande ce qui suit :

-La Création d’un Tribunal Pénal et Spécial pour la Centrafrique (T.P.S.C),

-Exclure toute procédure d’ Amnesty dans le processus de la réconciliation,

-Mise en place d’un accord de cessez le feu.

Enfin,le Collectif« Touche pas à ma Constitution »,dénonce le caractère non consensuel de ce forum et l’invite à l’arbitrage de la Communauté Internationale afin de faire participer sans aucune exclusion tous les acteurs.

Fait à Paris, le 14. 07. 2014

Pour le Collectif, le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

En procès depuis 2010 : J-P BEMBA est poursuivi pour viols, meurtres et pillages commis en Centrafrique

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Le dépôt du « mémoire en clôture » de la défense du sénateur rd-congolais Jean-Pierre Bemba, président du MLC – poursuivi devant la Cour pénal internationale (CPI) à La Haye depuis le 22 novembre 2010 « en qualité de supérieur hiérarchique pour n’avoir pas prévenu les crimes ni sanctionné leurs auteurs » entre octobre 2002 et mars 2003 à Bangui (RCA) – est prévu « d’ici le 25 août ». Les troupes du MLC faisaient partie des forces armées de la République de centrafricaine lors du conflit armé qui opposait l’ancien président  Ange-Félix Patassé aux hommes de l’ancien chef rebelle François Bozizé, devenu plus tard chef de l’Etat centrafricain. Dans sa défense, l’accusé n’a pas nié que des éléments du MLC aient commis des crimes en Centrafrique. Il a cependant affirmé que ces troupes étaient passées sous le commandement de l’état-major de l’armée centrafricaine. Il a constamment soutenu que depuis son quartier général à Gbadolite, en République démocratique du Congo (RDC), il ne pouvait contrôler des combattants en mission de renfort de l’autre côté de la frontière.

« Après quoi, l’accusation et les avocats des victimes déposeront leurs réponses d’ici le 8 septembre. La défense déposera ensuite sa réponse d’ici le 22 septembre 2014. Les plaidoiries finales du procès sont fixées le 13 octobre 2014 », ont décidé les juges de première instance le 26 mai dernier.

Sylvia Steiner, Joyce Aluoch et Kuniko Ozaki ont également « décidé que si M. Bemba était déclaré coupable, ils rendront une décision distincte sur sa peine », rapporte une source proche de la CPI à La Haye.

« En cas de condamnation, l’accusation, la défense et l’avocat des victimes déposeront des demandes écrites afin de soumettre de nouvelles preuves ou d’appeler des témoins, y compris toute demande de mesures de protection pour les témoins, dans les deux semaines suivant la date d’émission du jugement », précise-t-elle.

Les troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC) faisaient partie des forces armées de la République de centrafricaine lors du conflit armé qui opposait l’ancien président  Ange-Félix Patassé aux hommes de l’ancien chef rebelle François Bozizé, devenu plus tard chef de l’Etat centrafricain. Alors qu’il croyait être inamovible, Bozizé a commencé à planter le décor pour demeurer le plus longtemps possible à la tête de son pays. Une chasse aux sorcières contre ses adversaires politiques a été déclenchée. Comme il fallait s’y attendre en pareille circonstance, une rébellion a vu le jour avec en tête Michel Djotodia. Le chef de la Séléka a trôné à la tête de la Centrafrique après avoir bouté dehors Bozizé et ses partisans. Contrairement à ses prédécesseurs putschistes, Djotodia, le tombeur de Bozizé, n’a pas imposé sa volonté à ses compatriotes pendant longtemps. Le 10 janvier 2014, il était poussé à la démission. Pour etre remplace par Catherine Samba-Panza, Présidente de la transition, qui a prêté serment jeudi 23 janvier 2014, après avoir été investie par le président de la Cour constitutionnelle.

« La présentation des moyens de preuve est close depuis le 7 avril »

« En procès depuis novembre 2010, l’homme politique congolais est poursuivi pour crimes contre l’humanité (viols et meurtres) et crimes de guerre (viols, meurtres et pillages) commis en Centrafrique fin 2002 et début 2003 par des combattants de son ancienne rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC), devenu aujourd’hui une des principales forces de l’opposition au président Joseph Kabila », renseigne la Fondation Hirondelle.

Elle rappelle que « des troupes du MLC avaient été envoyées en renfort au président centrafricain de l’époque, Ange-Félix Patassé, alors aux prises avec des rebelles ».

« Dans sa défense, l’accusé n’a pas nié que des éléments du MLC aient commis des crimes en Centrafrique. Il a cependant affirmé que ces troupes étaient passées sous le commandement de l’état-major de l’armée centrafricaine. Il a constamment soutenu que depuis son quartier général à Gbadolite, en République démocratique du Congo (RDC), il ne pouvait contrôler des combattants en mission de renfort de l’autre côté de la frontière », souligne la Fondation Hirondelle.

Elle ajute qu’« à côté de ce procès principal, l’opposant congolais est également accusé, avec deux de ses avocats, un député de son parti et un témoin, de fabrication de preuves et subornation de témoins ».

La demande de liberté provisoire de Fidèle Babala rejetée

Vendredi 11 juillet 2014, la Chambre d’appel de la CPI a rejeté les demandes de liberté provisoire du secrétaire général adjoint du MLC et député Fidèle Babala, du témoin Narcisse Arido, des avocats Aimé Kilolo Musamba et Jean-Jacques Mangenda Kabongo.

Le rejet de leur précédente requête au niveau de la Chambre préliminaire les avait amenés à interjeter appel devant la chambre d’appel de la CPI.

La procureure Fatou Bensouda les accuse d’« atteintes présumées à l’administration de la justice » pour avoir produit « de faux documents et de faux témoignages » dans le procès de Jean-Pierre Bemba.

« Au cours d’une audience publique tenue ce vendredi, la juge présidente dans cet appel, Sanji Mmasenono Monageng, a lu un résumé des arrêts, expliquant que la Chambre d’appel avait décidé, à la majorité de ses cinq juges, de rejeter les motifs d’appel présentés par les trois suspects, n’ayant pas trouvé d’erreurs manifestes entachant les décisions de la Chambre préliminaire », rapporte radio Okapi.

Selon la radio onusienne, « les quatre suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire Bemba ».

Le 6 février 2014, la défense de Jean-Pierre Bemba a demandé aux juges de la CPI d’« ordonner l’arrêt de la surveillance de toutes les communications, notamment des conversations téléphoniques, des réunions au centre de détention dans lequel M. Bemba est retenu et dans la cellule de détention située dans les locaux de la CPI »

« Il est impossible que les membres de l’équipe actuelle continuent à représenter M. Bemba sans avoir la capacité d’accepter des instructions et de donner des conseils dans un cadre confidentiel », a soutenu Peter Haynes dans un document déposé le même jour.

Il leur a aussi demandé d’« ordonner au greffe de la Cour, à l’accusation et aux autorités nationales de ne pas surveiller les appareils de communications des membres de l’équipe de défense ».

« En juillet 2013, le juge de la mise en état Cuno Tarfusser a autorisé l’interception des communications échangées entre M. Bemba et Aimé Kilolo-Musamba, son avocat principal de la défense à l’époque, et Jean-Jacques Mangenda Kabongo, le chargé de la gestion des dossiers », rappelle une source proche de la CPI à La Haye.

Elle relève que « les procureurs ont demandé l’autorisation de réaliser l’interception dans le cadre de leurs enquêtes sur les allégations de subordination de témoins de la défense » après que l’accusation ait « soumis des preuves de transfert d’argent par le biais de services internationaux, des enregistrements des appels téléphoniques, des traductions des communications enregistrées, des messages textuels, des déclarations de témoins et des e-mails ».

« Le 20 novembre, le juge Tarfusser a émis un mandat d’arrêt à l’encontre des cinq témoins, affirmant qu’il existait des motifs raisonnables de croire que, dès début 2002, un projet criminel +avait accordé des avantages à certains témoins de la défense en échange de faux-témoignages et avait fourni la présentation de témoignages faux ou falsifiés+ », indique la source.

Elle signale par ailleurs que « le mandat d’arrêt a autorisé la recherche et la saisie d’éléments pertinents dans la cellule de M. Bemba et dans les maisons et lieux de travail des autres suspects ».

« Lors de sa première comparution devant la Cour, il était apparu que l’iPad et le Blackberry de M. Kilolo qui, d’après lui, contenait « la totalité de la stratégie de la défense » dans le procès en cours, avaient été saisies lors de son arrestation », précise-t-elle.

MARCHE APOLITIQUE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE

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Samedi 26 juillet 2014 à Paris

L’Association « Action pour la Paix et la Réconciliation Nationale en Centrafrique », en abrégé APRNC, organise le samedi 26 juillet 2014 à Paris une grande marche pour la Paix et la Réconciliation Nationale en Centrafrique.

La Paix n’a pas de prix !

Diaspora Centrafricaine, politiques, chrétiens et musulmans, à travers cette marche,bougeons pour revendiquer un Dialogue inclusif, et promouvoir la Paix et la Réconciliation Nationale dans notre pays.

Diaspora Centrafricaine, politiques, chrétiens et musulmans, à travers cette marche, bougeons pour exprimer nos pensées et notre solidarité avec toutes les victimes de la crise en cours dans notre pays.

Centrafricains vivant dans les quatre coins de la France, Paris, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Pau, Agen, Troyes, Creil, Nantes, Orléans, Dijon, Tours, Strasbourg, Reims, Lille, Rennes, Brest, Bourges, Avignon, Blois, Angers, Mulhouse, Nancy, Grenoble, Saint-Etienne, etc…, c’est l’occasion où jamais de prouver notre patriotisme en effectuant le déplacement de Paris pour prendre part à cette marche.

Centrafricains vivant dans les quatre coins de la France, le samedi 26 juillet 2014, prenons juste une heure sur notre temps pour dire que nous n’oublions pas notre pays et toutes les victimes du conflit dans notre pays.

Centrafricains vivant dans les quatre coins de la France, le samedi 26 juillet 2014, taisons nos querelles politiques ou confessionnelles, et retrouvons nous en « Famille Centrafricaine » pour exprimer notre désir de Paix et de Réconciliation Nationale dans notre pays.

 

 

 

Programme de la Marche du 26 juillet 2014

15h30 : Arrivée et Rassemblement à l’adresse : 1 Place de la Concorde (Métro : Ligne 1, descendre à la station Concorde)

16H00 : Marche vers le Palais Bourbon (10 mn à pied)

16h10 : Arrivée Place du Palais Bourbon – Assemblée Nationale suivie de 15 mn de silence

16h30 : Exhortation de 10 mn de REBOAS Aristide Briand, Président de l’Association APRCN,

autour du Dialogue, Paix et Réconciliation Nationale en Centrafrique.

Mot de remerciement aux participantes et aux participants.

16h40 : Hymne National « La Renaissance » chanté par toute l’assistance

Echanges et discussions entre participants

17h00 : Fin de la Marche.

 

Précisions utiles :

Marche ouverte à tous les Centrafricains de la diaspora (France, Belgique et Europe) ainsi qu’à tous les amis africains, Français et autres amis de la République Centrafricaine.

Marche ouverte à tous les partis politiques Centrafricains représentés en France, les associations œuvrant en direction de la RCA, toutes les confessions religieuses chrétiennes et musulmanes etc.….

N.B. : Faute de moyens financiers pour offrir un rafraichissement aux participants, l’APRNC demande à chacun de prévoir une bouteille d’eau.

 

REBOAS Aristide Briand, Président de l’APRNC

 

ACTION POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE

15 avenue de la République 37700 Saint Pierre des Corps

Tél. : 06 35 36 81 10

Email : aparddialogue@yahoo.fr

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’APRNC RÉLATIF À L’ADHÉSION

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

A l’attention de toutes les personnes souhaitant intégrer l’association « Action pour la Paix et la Réconciliation Nationale en Centrafrique », en abrégé APRNC, un Bulletin d’Adhésion est mis à leur disposition en ligne.

Il suffit de le remplir et de l’envoyer par soit courrier postal soit par email aux adresses indiquées en bas du Bulletin d’Adhésion.

L’adhésion à l’APRNC est ouverte à toute personne sans condition aucune de nationalité, de race, de religion, de sexe, d’âge. Pour les enfants mineurs, une attestation d’un parent ou représentant légal est nécessaire pour la validation de leur adhésion.

L’unique critère d’adhésion est de partager les objectifs et les valeurs de l’APRCN définis à l’article 2 des Statuts.

L’APRNC remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont déjà manifesté leur vif intérêt pour la noble cause qu’elle défend.

Pour l’APRNC,

Le Président,

REBOAS Aristide Briand

Cliquer ici pour télécharger le formulaire d’adhésion: Bulletin d’adhésion

ACTION POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE

15 avenue de la République 37700 Saint Pierre des Corps

Tél. : 06 35 36 81 10 et 06 38 71 68 92

Email : aparddialogue@yahoo.fr

Centrafrique: Le réseau du système d’alerte en cas de famine rapide craint une crise alimentaire

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le réseau du système d’alerte rapide en cas de famine prévoit une production agricole inférieure à la moyenne. L’annonce en a été faite dans le Rapport de Situation N°32, établi et publié par le Bureau de Coordination des Actions Humanitaires en République Centrafricaine.

Le rapport de OCHA  a évoqué la crainte d’une crise alimentaire due à la baisse constatée de la production agricole.

Le rapport poursuit en indiquant les raisons de ce qui pourrait être une crise alimentaire. Il pointe du doigt les précipitations atmosphériques devenues inhabituelles : « Les précipitations entre avril et juin ont été plus faibles par rapport à la normale, ainsi que dans les principales zones agricoles de l’Ouham, l’Ouham-Péndé et le Nord de Bangui ».

Ledit rapport note également que « la crise de la sécurité alimentaire devrait donc se poursuivre dans la plupart des régions du pays jusqu’à la récolte en juillet dans le sud et en octobre dans le nord. »

En outre, le rapport parle de la situation toujours dramatique de Bambari, où « suite à la flambée de violence (…) le 23 juin, la situation reste tendue. Après plusieurs jours de violences intercommunautaires, au moins 21,374 personnes (3617 ménages) se sont réfugiées dans des sites de déplacés dans la ville de Bambari ».

À Bangui, par contre, le nombre des déplacés continue de baisser. Ainsi, « les derniers chiffres montrent 110 000 PDI (…), soit une baisse de 1,3% comparée à la semaine (précédente) ».

Ce rapport de situation couvre la semaine du 24 juin au 1er juillet 2014.

RJDH

Une fillette de trois ans se réveille durant ses propres funérailles (Vidéo incluse)

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Une enfant de trois ans, qui est décédée la semaine dernière aux Philippines, s’est réveillée à l’église, durant ses funérailles. 

Le miracle, qui a été filmé, est rapidement devenu viral, rapporte The Philippine Star. Les policiers ont confirmé la résurrection de la fillette.

«Nous ne sommes pas la bonne autorité pour expliquer le cas d’un point de vue médical, mais les parents ont affirmé que leur fille avait été hospitalisée vendredi dernier pour une violente fièvre.

Le personnel et les médecins de la clinique ont confirmé la mort de la jeune patiente, qui n’avait plus de pouls, samedi matin à neuf heures.»

Un voisin qui assistait aux funérailles a remarqué la tête de la petite bouger dans son cercueil. Les gens ont rapidement réalisé que son coeur battait toujours. Ils lui ont donné de l’eau et l’ont conduite à la clinique. Elle est maintenant de retour chez elle.

Les autorités n’ont pas confirmé l’état de la fillette, mais croient qu’elle est toujours dans le coma.

 

Laurie Bergeron

Trois braconniers récidivistes condamnés à Bayanga puis transférés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui

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Le procureur du Tribunal de Grande Instance de Nola, M. Anabel Toténé, a accompagné Trois braconniers récidivistes condamnés à Bayanga puis transférés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui, dimanche 13 juillet 2014.

L’objectif de ce transfèrement est de s’assurer que les détenus Sangha Jean-René, condamné à deux ans d’emprisonnement ferme et une amende de 500.000 francs CFA, Gaston Madingo et Ignace Guéma, tous deux condamnés à six mois d’emprisonnement ferme de puissent plus accéder au parc pour y commettre d’autres forfaits à la fin de leur peine, surtout que les peines sont couplées avec des peines complémentaires, à savoir : l’interdiction de séjour de dix ans dans la préfecture de la Sangha Mbaéré.

Pour le procureur du Tribunal de Grande instance de Nola, M. Anabel Toténé, qui accompagnait les condamnés, Sangha Jean-René est « un multirécidiviste, qui a été emprisonné à Nola en 2009, ensuite à Yokadouma en 2013 et enfin tout dernièrement à Bayanga ». 

Quant au coordonnateur du WWF-rca, M. Jean-Bernard Yarissem, son institution a décidé de « faciliter la réinstallation, il y a de cela plus d’un mois et demi, de l’équipe judiciaire de la Sangha Mbaéré plus particulièrement à Nola en vue d’une part d’empêcher que les uns et autres fassent les choses à leur guise et d’autres part de préserver le patrimoine mondial, en particulier celui de Bayanga ».

Ces actions, a-t-il poursuivi, devraient être menées en partenariat avec les institutions de la République, notamment celle de la Justice. C’est ce rétablissement de l’administration judiciaire qui a été à l’origine de l’audience foraine à Bayanga ayant abouti à la condamnation de ces braconniers ».

Il est reproché aux condamnés le fait d’abattre des éléphants et des gorilles qui sont des espèces intégralement protégées par la loi.

L’un des braconniers-prisonniers transférés à la maison prison centrale de Ngaragba à Bangui, M. Sangha Jean-René, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. A la lumière de ses explications, M. Sangha Jean-René qui était précédemment écogarde est devenu braconnier à la suite d’un limogeage injustifié.

Conscient des méfaits générés par le braconnage tant sur les générations futures que sur l’économie du pays, M. Sangha Jean-René a conseillé à ses compatriotes à ne pas suivre son exemple. Il a juré qu’il s’emploiera, à la fin de sa peine, a combattre énergiquement le braconnage.

Signalons que le transfèrement des condamnés de Bayanga vers Bangui à bord d’un avion a été, une fois de plus, facilité grâce au concours de WWF-RCA.

Par ACAP

La FAO fait un don de semences et d’outils à 126 groupements centrafricains

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La FAO a fait don, lundi, à 126 groupements mixtes (femmes et hommes) de bangui et des zones périurbaines de semences, de râteaux, d’arrosoirs et de pelles en vue de permettre aux uns de reprendre leurs activités agricoles et aux autres d’améliorer leurs productions.

La cérémonie de remise s’est déroulée au siège de la FAO à Bangui où chaque groupement a reçu 160 sachets de semences dont 80 sachets de graines de gombo et 80 autres de graines d’amarante, 20 râteaux, 20 pelles et 20 arrosoirs.

‘’Le maraîchage est extrêmement rentable si on l’a bien fait. Et avec l’arrivée en octobre prochain des 800 expatriés de la Minusca, le maraichage va être un marché potentiellement très élevé pour les producteurs de légumes locaux de gagner beaucoup d’argent”, a indiqué Alexis Bonté, Représentant résident par intérim de la FAO en République Centrafricaine.

En remettant les dons, il a souligné que son geste a pour but non seulement de combattre la malnutrition et la faim mais aussi de promouvoir une meilleure sécurité alimentaire là où il n’y a pas la faim mais aussi une sécurité financière.

‘’Les activités de maraichage sont appropriées pour cela, parce que ce sont des aliments qui se vendent très cher”, a-t-il souligné.

‘’Ce don est le bienvenu. Au moment où nous sommes tous devenus des végétariens à cause de la crise qui a fait partir tous les éleveurs de la République Centrafricaine. Je ne sais comment remercier la FAO”, s’est réjoui, Pierre Juillet, Président de l’ONG Boy Wali.

Par APANews

Centrafrique: Crise centrafricaine – L’archevêque de Bangui souhaite la participation de tous les acteurs

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L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, a, au cours de retrouvailles avec les réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains vivant à Brazzaville, le 13 juillet à la cathédrale de Brazzaville, invité toutes les forces vives de la nation centrafricaine à prendre part au Forum de Brazzaville qui se tiendra du 21 au 23 juillet

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Dieudonné Nzapalainga pense que les assises de Brazzaville offrent une chance à tous les belligérants de se retrouver sur un terrain neutre et de discuter franchement. « Je souhaite la participation et l’engagement de l’ensemble de la colonie centrafricaine en vue d’un retour rapide de la paix en Centrafrique », a déclaré l’archevêque de Bangui. Dieudonné Nzapalainga a également exprimé sa compassion et adressé un message de paix, de réconciliation et de pardon aux réfugiés centrafricains.

Durant cette visite d’environ une heure et demie, les représentants de la communauté des réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains ont loué l’effort de médiation de tous les leaders religieux centrafricains, et plus particulièrement de l’archevêché de la Centrafrique. Ils ont ensuite profité de l’occasion pour exprimer les vœux des Centrafricains qui tournent autour de la paix, de la réconciliation et du pardon. Les réfugiés centrafricains ont enfin exposé sur leurs conditions de vie, souvent très difficiles : maladies, absence de logement, de prise en charge alimentaire et de scolarité.

L’archevêque de Bangui, l’un des leaders religieux de la Centrafrique, séjourne à Brazzaville, tout comme les autres évêques de la sous- région, pour prendre part à la dixième assemblée plénière de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique Centrale.

Après Brazzaville, l’archevêque de Bangui se rendra également à Pointe-Noire afin de sensibiliser la communauté centrafricaine vivant à Pointe-Noire sur les enjeux du Forum de Brazzaville. Il est accompagné dans ce périple de trois prêtres et d’un couple, représentant la communauté de la sainte Famille.

 

 

 

 

 

Allafrica

Centrafrique : faut-il amnistier pour guérir?

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AUTOUR DU MONDE – Derrière le discours officiel, les autorités centrafricaines n’ont d’autre choix que de se rapprocher des leaders des milices pour trouver une solution à la crise.

 

 

L’argument est connu : on ne négocie pas avec “ceux qui ont du sang sur les mains”. La paix, pourtant, se conclut toujours avec ses ennemis, fussent-ils épouvantables. C’est bien sur ce scénario que travaillent les dirigeants de l’Union africaine. La présidente centrafricaine, Catherine Samba­-Panza, a beau dire qu’il n’est pas question de frayer avec des criminels, la plupart de ses interlocuteurs, parrains et créanciers lui conseillent un peu plus de réalisme. Afin que, dès le 21 juillet à Brazzaville, capitale du maître congolais Denis Sassou Nguesso­, les chefs des terribles milices qui endeuillent la Centrafrique se retrouvent.

On évoque même dans les coulisses des chancelleries concernées des noms qui donnent des sueurs froides : Levy Yakété, coordinateur des milices chrétiennes anti-Balaka, Noureddine Adam, sinistre patron des services de sécurité du temps où les Séléka régnaient sur Bangui. Tous deux sanctionnés par le Conseil de sécurité des Nations unies et sous enquête de la Cour pénale internationale. Il est probable que les organisateurs de cette nouvelle étape du conflit débauchent des négociateurs de moindre calibre. Mais ils n’auront sans doute pas le poids qui engage leurs commanditaires respectifs, les deux ex-présidents déchus Michel Djotodia et François Bozizé, responsables autant l’un que l’autre d’avoir emmené leur pays jusqu’au bord d’un génocide.

À Paris, le ministère de la Défense, qui pilote l’opération Sangaris des forces françaises, a longtemps souhaité que le Quai d’Orsay s’active davantage pour favoriser un début de normalisation. En face, le camp des diplomates estimait que seul un retour à la sécurité permettait d’envisager un processus politique maîtrisé. Aujourd’hui, Laurent Fabius n’est pas mécontent de voir que les choses avancent. Son directeur Afrique, Jean-Christophe ­Belliard, était à Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, en début de semaine. Il a pu constater les efforts des protagonistes, des voisins et même de la communauté internationale.

100 millions pour acheter la paix

La Banque africaine de développement, le FMI et l’Union européenne viennent de débloquer près de 100 millions d’euros pour que l’État centrafricain et ses fonctionnaires retrouvent un semblant de normalité. À condition que la réconciliation promise par Mme Samba-Panza s’amorce. À Brazzaville, les musulmans exigeront sans doute que leurs droits soient reconnus et qu’ils aient accès au pouvoir et au partage des richesses. Les chrétiens, de leur côté, pourraient réclamer des garanties d’impunité en cas de reddition des armes ainsi qu’une possible intégration dans la nouvelle armée centrafricaine. “Si on ne met pas tous ces gens-là autour de la table, on n’obtiendra rien”, commente un diplomate au cœur du dossier. Dans un monde idéal, des élections pourraient se tenir dès février 2015 pour une nouvelle donne politique. Un an après la période de transition protégée par l’opération Sangaris et ses partenaires africains, censés passer sous le mandat des Nations unies le 15 septembre. Ce n’est pas gagné.

François Clemenceau

JDD

les centrafricains iront négocier un cessez le feu et l’ouverture d’un dialogue à Brazzaville, selon la CEEAC

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Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le Secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le tchadien Ahmad Allam-Mi, dans une mise au point publiée lundi à Libreville, suite à la contestation de la classe politique centrafricaine, a annoncé que le forum inter centrafricain prévu à Brazzaville du 21 au 23 juillet prochain « a pour objectif de faire taire les armes et d’ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif entre Centrafricains ».

« Le Forum de Brazzaville, étape cruciale du processus de la réconciliation nationale en Centrafrique, a pour objectif de faire taire les armes et d’ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif entre Centrafricains », a précisé le secrétaire général de la CEEAC dans cette mise au point.

« La médiation internationale, dans son rôle d’accompagnement, assistera les Centrafricains dans un premier temps à convenir à Brazzaville d’un accord de cessation de toutes formes d’hostilité et de gestion consensuelle de la transition et, dans un deuxième temps, à poursuivre à Bangui le dialogue politique inclusif en vue de la conclusion d’un accord politique pour un règlement globale et durable du conflit inter-centrafricain », martèle le texte.

« Cette médiation internationale n’a donc pas pour ambition de se substituer au Peuple centrafricain ou de lui imposer une quelconque volonté, mais bien de l’accompagner vers une sortie de crise durable et consensuelle », ajoute le secrétaire général de la CEEAC en sa qualité de rapporteur de la médiation internationale.

Le forum de Brazzaville s’inscrit « en droite ligne des conclusions de la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC tenue le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale et des conclusions de la 5ème Réunion du Groupe International de Contact pour la RCA tenue le 7 juillet 2014 à Addis-Abeba en Ethiopie », rappelle la CEEAC qui se dit « surprise » par les spéculations faites autour de ce forum sur la réconciliation entre Centrafricains.

Brazzaville, la capitale du Congo recevra, du 21 au 23 juillet prochain un forum inter-centrafricain pour amorcer une “réconciliation nationale” entre les fils de ce pays qui se déchirent malgré un fort soutient de la communauté internationale.

Plusieurs partis politiques et des organisations de la société civile centrafricaine boudent cette rencontre qu’ils qualifient de « déportation » et souhaitent qu’elle se tienne à Bangui, la capitale de leur pays.

 

 

Photo : DR pour gabonactu

CENTRAFRIQUE :PHASES ET CHRONOGRAMMES DU DIALOGUE CENTRAFRICAIN À BRAZZAVILLE

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Ce dialogue pourrait se dérouler en 3 phases (avec des dates indicatives) :

Première phase : Arrêt des violences et engagement des acteurs dans le dialogue

1. Chronogramme et objectifs :

Du 20 au 25 juillet : Pourparlers de Brazzaville. En construisant sur la base des initiatives nationales de dialogue et réconciliation sous l’impulsion du gouvernement de transition, cette phase démarrera avec la tenue des pourparlers de Brazzaville. Les pourparlers, dont les termes devraient être définis par les centrafricains, devraient viser les objectifs suivants :

– la signature d’un document sur l’arrêt des violences ;
– l’engagement de toutes les parties au dialogue ;
– la mise en place un dispositif qui prévoit la remise et le consignement des armes dans des stocks sous contrôle ;
– le rassemblement et l’identification des combattants qui seront orientés vers des projets et des programmes de travaux à haute intensité de main-d’œuvre.

Dans cette phase, des discussions avec les bailleurs de fonds devraient être organisées pour la prise en charge des ex-combattants et le financement des programmes de stabilisation et de reconstruction.

2. Localisation : Brazzaville
3. Participants : Gouvernement, CNT, Groupes armés, partis politiques, société civile y compris les femmes et les jeunes (représentants)
4. Besoins en Financement : logistique, participation, expertises , THIMO

 

 

 

 

 

Centrafricmatin

Deuxième phase : Consultations populaires en Centrafrique ait niveau régional

1. Chronogramme et objectifs:

Du 1er Septembre au 15 octobre 2014 : Lancement du dialogue au niveau régional en République Centrafricaine. A l’initiative du gouvernement de transition et suite à l’arrêt des violences, des consultations populaires outre centrafricains rassemblant le plus de monde à la base seront entreprises en collaboration avec les représentants de la Médiation internationale, Ces consultations se tiendront dans les 16 préfectures du pays ainsi que dans les camps de réfugiés et des déplacés internes. Les consultations, dont les termes devraient être définis par les centrafricains, viseront les objectifs suivants :

– la consolidation au niveau local des résultats des pourparlers de Brazzaville ;
– l’identification des problèmes et des priorités pour le dialogue national ;
– et la désignation des représentants des populations et des groupes sociaux au niveau local pour la tenue du dialogue national.

Cette phase demandera la contribution des ONGs locales et internationales disposant de l’expertise sur la réconciliation, le dialogue dans le contexte centrafricain.
2. Localisation : Dans les 16 préfectures ainsi que dans les camps de réfugiés et des déplacés
3. Participants : Représentants-du gouvernement, Autorités locales, ex- groupes armés, société civile, leaders traditionnels, groupes de femmes, confessions religieuses, réfugiés/ déplacés
4. Besoins en Financement : logistique, participation, expertises.

III. Troisième phase : Forum National de réconciliation et de reconstruction nationale

1 . Chronogramme et objectifs ;
A l’initiative du gouvernement de transition et suite aux consultations populaires entre centrafricains, en collaboration avec les représentants de la Médiation internationale, un forum national de réconciliation sera organisé selon les étapes suivantes :
a. Etape 1 : Du 15 octobre au 30 Octobre ;
– Réunion des représentants du Gouvernement, des groupes armés avec la participation des Représentants de la société civile. L’objectif sera de discuter des
questions sécuritaires et militaires, en vue de la formation d’un consensus sur les termes de la mise en œuvre du processus DDR, RSS et sur la refonte des PAC A ;
b. Etape 2 : du 15 novembre au 20 novembre :
– Organisation du Forum national de réconciliation et de reconstruction.
L’objectif de ce forum qui va clôturer tout le processus sera de forger des consensus sur :
– Les questions de gouvernance
– Le processus de vérité, justice et réconciliation
– Le rôle des institutions décentralisées dans le fonctionnement de l’Etat
– La question de la citoyenneté centrafricaine
– la réforme de la fonction publique
– les questions socio-économiques
– la problématique du retour des réfugiés et des déplacés internes.
2. Localisation des discussions : Bangui
3. Participants : Pour le début du dialogue national sur les questions politiques et sécuritaires: Représentants du Gouvernement, Groupes armés, avec la participation de la société civile ; Pour le Forum national de Réconciliation : Gouvernement, CNT, Anciens Groupes armés, Société civile, Partis politiques, Jeunes, Femmes, Leaders traditionnels, confessionnels
Besoins en Financement : logistique, participation, expertise,

La ministre de la Santé publique, Margueritte Samba Maliavo sollicite l’appui des partenaires et Institutions pour la mise en œuvre des différents programmes de développement

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Bangui, 12 juil(ACAP)-La ministre de la Santé Publique représentante du Premier ministre Mme Marguerite Samba Maliavo a sollicité l’appui multiforme des partenaires au développement et aux Institutions en vue de la mise en œuvre des différents programmes de la politique nationale de la jeunesse, lors de la commémoration de la Journée Mondiale de la population, célébrée sous le thème « Investir dans la jeunesse », vendredi 11 juillet 20014 à bangui.


La ministre de la Santé publique, Margueritte Samba Maliavo sollicite l’appui des partenaires et Institutions pour la mise en œuvre des différents programmes de développement

L’objectif recherché par cette journée est d’interpeller le gouvernement sur la situation de la jeunesse qui fait face à des énormes défis relatifs à leur existence, conformément à la convention relative aux droits de l’enfant et la charte africaine de la jeunesse.

La ministre Marguerite Samba Maliavo a exhorté les institutions compétentes à poursuivre les efforts pour la mise en œuvre du plan de la politique nationale de la jeunesse.

Pour sa part la ministre de la jeunesse  aux Sports, des Arts et de la Culture M. Léopold Narcisse Bara, a annoncé la réactualisation des réfectoires des organisations de la jeunesse œuvrant dans divers domaines tels que l’éducation à la citoyenneté, à la cohésion sociale, à la santé de la reproduction des jeunes et la lutte contre la VIH/sida.

Le représentant des Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFP), M. Samson Lamlem a rassuré la jeunesse centrafricaine de la ferme détermination des Nations Unies à œuvrer pour leur épanouissement.

Il a exhorté la jeunesse centrafricaine à être vecteur de la promotion de la paix et à ne pas céder à la manipulation.

Il a lancé un appel à tous les responsables de faire de la jeunesse une priorité du plan de développement en renforçant le partenariat avec les organisations de la jeunesse et associent les jeunes à toutes les instances de la prise des décisions.

 

 

 

Basile REBENE/ACAP

RCA – CONGO : ENSEMBLE POUR LE FORUM DE LA RUMBA DE BRAZZA

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Le 9 juillet 2014, les partis et associations politiques et la plate-forme des confessions religieuses de Centrafrique, trouvaient « inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain ». A peine trois jours passés, les signataires de cette « déclaration d’indépendance », à l’issue de leur entretien avec Madame Cathérine Samba Panza, ont dû tenir un nouveau conciliabule ce samedi 12 juillet 2014, sans qu’il en ressorte une résolution finale comme promis. Il faudra alors attendre jusqu’au mardi 15 de ce mois, pour une décision définitive. D’ores et déjà, on peut dire que tout cela sent du roussi. Par ailleurs, l’on ne peut s’empêcher de faire remarquer, que des opportunistes professionnels et politiciens calculateurs, ont gangrené une fois de plus l’initiative citoyenne des religieux sincères, tout en abusant de la bonne foi des membres de la société civile. Une fois de plus aussi, des enveloppes ont été distribuées nuitamment et des messes de minuit célébrées en secret.

En effet, à la faveur des dissonances sur le forum de Brazza, des visages et des voix qu’on aurait souhaité ne pas revoir de sitôt – le peuple s’en serait pas si mal porté -, ont tenu et réussi ces derniers jours, à refaire leur apparition sur les devants de la scène politique, pour se rappeler au souvenir des Centrafricains. Ainsi, quand ce n’est pas Cyriaque Gonda qui du haut de son piédestal de Coordonnateur improvisé, martèle sur les antennes de RFI « Je viens de convoquer une réunion le samedi des quarante-neuf partis et de la plateforme de construction religieuse », c’est Fidèle Ngouandjika qui se laisse aller à ses épanchements en clamant « Le moment de cracher cette vérité est peut être arrivée…».  De même, l’ACDP (Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix) créé depuis avril 2014, trouve enfin l’occasion de faire sa première déclaration ; tandis le KNK de François Bozizé, ressuscite à travers un communiqué.

MAIS EN FIN DE COMPTE QUI VEUT « RUMBATER »(TROMPER) QUI ?

La véritable question n’est plus de savoir si l’on va à Brazzaville, mais que va-t-on faire à Brazzaville ? Déjà, au niveau purement sémantique, tout le monde ne semble pas parler le même langage. L’on entend dire par ci « forum pour un dialogue inclusif » ; par-là « forum de réconciliation », ou encore plus loin « forum pour un cessez-le feu » etc… Quant à l’objectif visé, chacun ou chaque groupe y va de sa propre interprétation, sans que l’on entende les Seléka et les Antibalakas s’exprimer clairement à ce sujet.

A supposer qu’’il s’agisse d’aller inaugurer par des discours et de simples prises de contact, un dialogue de réconciliation qui se poursuivra à Bangui, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Aussi, si l’on devait parler au cours de ce forum uniquement d’un cessez-le-feu, celui-ci est-il dissociable des autres problèmes à l’origine des crises centrafricaines ?

Vu de Bangui, me semble-t-il, le plus grand obstacle au Forum de Brazza, réside sans nul doute, dans la volonté, sinon l’entêtement de ses principaux initiateurs, de donner à tout prix à ces assises, une  dimension grandiloquente quant à l’organisation, ainsi qu’une place et une importance excessives quant au processus de réconciliation. C’est ici que se trouve le nœud gordien à trancher. A la vérité, si la Misca et l’opération Sangaris n’avaient pas lamentablement échoué leur véritable mission qui consistait justement à imposer le cessez-le-feu, l’on n’en serait point là aujourd’hui à ergoter autour du Forum de Brazza. Par ailleurs, le mois de septembre 2014, annonce l’arrivée prochaine des 12.000 casques bleus de l’ONU. Aussi, il est apparu nécessaire, à travers le procédé diplomatique du Forum de Brazza, d’obliger « poliment » les deux groupes de criminels – Séléka et Antibalaka -, à s’asseoir en présence de respectables personnalités Centrafricaines, régionales et internationales, pour consacrer par un acte solennel, leur engagement de s’exprimer désormais autrement que par la poudre et les canons. Quoiqu’il en soit, tout cela aurait pu se faire sans le grand ballet inutile auquel nous assistons, et le tintamarre scandaleux autour de cet événement qui suscite colère et mépris, à cause des acteurs en scène.

Le Forum de Brazzaville, s’il a lieu, devrait être strictement circonscrit à son seul objet : le cessez-le-feu. Dès lors, il ne saurait être question, hormis les discours de circonstance des seuls représentants de la Présidente de la Transition et du Président du CNT – présents par respect au Président Sassou Nguesso – d’ouvrir un tant soit peu des débats sur le processus de réconciliation en préparation, et le dialogue subséquent qui doit débuter et se terminer en terre centrafricaine. La société civile et les partis politiques pourraient, s’ils étaient sollicités, déléguer tout au plus cinq observateurs à ce forum.

Au-delà de tout ce qui précède, pour qui a la moindre connaissance de l’histoire des crises en RCA, on sait qu’une fois les lumières de Brazza éteintes, l’on se remettra aussitôt à entendre des coups de feu beaucoup plus assourdissants que ceux qu’on a connus jusqu’ici. Seléka et Antibalaka ne sont pas constitués de simples soldats et des enfants de chœur. Leurs objectifs sont connus : le pouvoir ou à défaut la partition. C’est pourquoi, aussi longtemps que le désarment ne se fera pas par la force et les « terroristes terrorisés», l’on peut toujours multiplier par centaine des fora, rien n’y fera !

D’un autre point de vue, certains arguments en faveur de ces assises de Brazzaville, prennent en compte avant tout et surtout, la personnalité du Médiateur dans la crise centrafricaine, le Président Denis Sassou-Nguesso (DSN). Contre ce dernier, les Centrafricains ne sauraient faire un procès pour non-assistance à peuple en danger, soutien aux rébellions ou tentative de main-basse sur les richesses de la RCA. Bien au contraire, d’aucuns sauront reconnaître que le Président Congolais s’est souvent montré prodigue et redoutable négociateur, quand il s’est agi chaque fois de plaider la cause de la RCA. Ne dit-on point que la reconnaissance est le paiement du pauvre ? Par contre, l’on peut aussi raisonnablement se poser la question de savoir si DSN attend cette reconnaissance des Centrafricains, et s’il l’attend, à quoi peut-elle bien lui servir ? Enfin, faut-il mentionner la dimension maçonnique de l’hôte du forum de Brazzaville ? Les « apprentis » franc-maçons qui écument les allées du pouvoir en Centrafrique, oseraient-ils dire « niet » au Grand Maître Suprême DSN

Partira ou partira pas ? Malgré les tergiversations de l’heure, on peut déjà être sûr que les absents à ce forum de Brazzaville, même s’ils n’ont pas d’office tort, n’auront peut-être pas raison.

Décidément la Centrafrique rend fou !

 GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Pour: Les Plumes de RCA

Le Premier ministre centrafricain attendu à Luanda?

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Le Premier ministre du gouvernement de transition de la République de Centrafrique (RCA), André Nzapayéké, est attendu, ce lundi à Luanda, pour une rencontre, ce même jour, avec le président angolais, José Eduardo dos Santos.

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Selon le communiqué du ministère angolais des Relations extérieures, cette visite de 24 heures de André Nzapayéke sera consacrée à la relance des relations bilatérales Angola-République centrafricaine (RCA).

A son arrivée à l’aéroport de Luanda, le Premier ministre centrafricain sera reçu par le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti, indique le communiqué.

Panapress

Centrafrique: Lettre ouverte aux vautours ; charognards et autres prédateurs de la République

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Nous entendons par vautours ; charognards et autres prédateurs de la République, tous les hommes se disant « politique » qui ont rodé et qui continuent de roder autour du pouvoir pour quémander  des postes « politique ». En effet, les dits postes sont malheureusement distribués à tours de bras soit parce que le (ou la)  concerné est un ami (e) de vingt ans qui a rendu service ou encore comme, c’est souvent le cas, il s’agit d’un parent tout simplement. Je n’accuse personne car il suffit de jeter un coup d’œil dans les institutions actuelles de la transition depuis la présidence jusque dans les départements ministériels en passant par les sociétés para-étatiques, pour se rendre compte de l’existence de ces prédateurs qui écument nos institutions nationales. De ce point de vue, on pourrait à juste titre parler dans notre pays de l’existence d’une « économie de prédateurs ».Dans tous les cas, c’est un phénomène qui émerge et qui prend des proportions inquiétantes. Son impact à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale est tel qu’il faudrait lui consacrer une attention toute particulière dans nos appréciations des nouvelles donnes politiques. Ce qui était un « phénomène » à un moment donné de l’histoire de notre pays, est devenu un « fait social » et de ce point de vue, mérite une approche ne fut ce que  sectorielle pour cerner les contours du problème à défaut de lui consacrer une étude holistique. Aussi, dans le cas d’espèce, nous focaliserons notre analyse des faits à la lumière des « événements clés » qui ont ponctués la situation politique de notre pays et, par ricochet n’ont pas manquer  d’influencer le comportement des hommes politiques toutes tendances politiques ; idéologiques et partisanes confondues.
Le hic, c’est que vous n’avez rien vu encore ….. Cette catégorie de prédateurs entrés en scène, mieux parachutés sur la scène politique à l’échelle locale, sous-régionale et internationale depuis Décembre 2012, ne cessent d’affuter leurs « armes » au vu des différents cas de figure qui se présentent à eux. Prenons un temps soit peu pour examiner ces différentes facettes situationnelles à la lumière de la conjecture politique de ces cinq dernières années :
1. Les prédateurs locaux et nationaux étaient déjà bien en place avec le régime du pasteur-fasciste BOZIZE et, ils aiguisaient leur denture déjà jaunie à force de mastiquer, pour encore s’en servir  jusqu’en 2016 (date de fin de son mandat) mais patatras, il ya eu SELEKA. Vont-ils autant se décourager et se repentir. Hum ! c’est mal connaitre les vautours et les charognards dont l’une des caractéristiques majeures et communes, est de humer avant tout le monde l’odeur des mets succulents mais aussi, de localiser des proies en situation de détresse extrême. Naturellement, le théâtre centrafricain leur offrira un tremplin pour croître et  perfectionner leur sordide art.
2. Les prédateurs sous-régionaux et internationaux vont à leur tour entrer en scène à partir de la capitale gabonaise à l’occasion des accords de sortie de crise signés en janvier 2013, entre les différents belligérants de la crise centrafricaine. Connaissant le rôle que le défunt président gabonais avait joué dans les différentes crises centrafricaines, BONGO fils va être « harcelé » par ces prédateurs afin qu’il intercède auprès des différentes parties prenantes dans la résolution de la crise avec bien entendu en prime, des postes taillés à leur mesure. Ayant plus ou moins assouvi leur soif, ils vont très vite comprendre grâce à leur incroyable flair, que la partie est loin d’être gagnée. Les faits leur donneront raison car moins de deux mois, c’est serait le tour de la capitale Tchadienne de les accueillir.
3. Le quatrième sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui se tiendra à N’Djamena, le 18 Avril 2013, aura la charge d’examiner la situation qui prévaut en République Centrafricaine avec cette fois-ci, un invité de marque en l’occurrence Mr Jacob Zuma, Président de la République Sud Africaine qui participera aux travaux en qualité d’invité. Il ne faudra pas plus pour faire comprendre à nos prédateurs locaux ; régionaux et internationaux que le morceau à ingurgiter est considérablement balaise pour ne pas faire le déplacement dans le pays de Tomaï. Aussi, on assistera à une ruée vers l’Eldorado Tchadien des vautours et charognards guidés par leur instinct légendaire. Les faits leur donneront une fois de plus raison car, le morceau fut vraiment costaud : En outre de la déclaration dite de N’Ndjamena, il y aura une feuille de route relative à la composition et au fonctionnement du Conseil national de transition(CNT).
4. La transition ou du moins, les hommes désignés pour la conduire n’étant pas à la hauteur de la mission qui leur est confiée, vont être convoqués manu-militari lors du 6ème sommet des chefs d’Etat de la CEAC à N’Djamena en Avril 2013 pour délibérer. Là encore, ils seront présents les prédo-nationaux et internationaux mais cette fois, on ne leur prêtera aucune attention au point qu’ils passeront tout le temps que durera le sommet à écumer le couloir du palais du peuple tchadien. A l’heure du bilan, ils se sont déjà infiltrés et sont partout dans les organes de la transition politique (présidence ; primature ; CNT ; ministère) et administratifs. Seulement voilà ! la transition peine à se frayer un chemin pour sortir d’une crise qui prend des proportions gravissime en termes de massacre inter-communautaire à grande échelle ; des actes de sauvagerie et de barbarie à nulle autre pareille ; des pratiques d’anthropophagie qui n’honore pas notre pays. Et là encore, nos prédo-nationaux et internationaux sont déjà aux aguets, j’estime que vous devinez déjà  la suite……
5. L’épilogue : Un adage bien connu de chez nous dit qu’il y a cent jours pour le voleur et que la victime dispose seulement d’un seul jour pour l’attraper au collet. Les voleurs, c’est bien entendu les vautours ; charognards ; usurpateurs et autres prédateurs qui rodent autour de l’arène politique  laquelle, malheureusement est devenue trop étroite pour les contenir tellement leur nombre a considérablement augmenté et leur cupidité devenue phénoménale. Aussi, il ne reste objectivement qu’aux véritables acteurs du terrain politique dans le vrai sens du terme de reprendre la place qui leur revenait de droit.
Par Maitre Abdou Abidine KOMNATI
CINCINATTI Etats-Unis d’Amérique

UNIVERSITE DE BANGUI: LA MARCHE PACIFIQUE DES ETUDIANTS POUR REVENDIQUER LE DROIT À L’ENSEIGNEMENT

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/etudiant-de-bangui-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion des Étudiant à l"université de Bangui. photo E. Ngaba
Réunion des Étudiant à l”université de Bangui. photo E. Ngaba

“Où est notre droit à l’éducation? Nous reclamons notre Droit à l’éducation. Nous voulons la reprise des cours à l’Université.” Ce sont là quelques phrases qui sont écrites sur des banderoles et pancartes lors d’une marche pacifique des étudiants de l’Université publique de Bangui qui sont sortis  ce matin pour revendiquer du gouvernement de la transition centrafricaine  leur Droit à l’éducation.

Réunion des Étudiant à l"université de Bangui. photo E. Ngaba
Réunion des Étudiant à l”université de Bangui. photo E. Ngaba

La décision de cette marche a été prise à l’issue d’une Assemblée générale organisée, le 02 jullet dernier à l’Université de Bangui, par l’Association nationale des Étudiants centrafricains en abrégé ANECA avec comme président Kevin Yabada. Ils ont marché depuis l’Université pour atteindre le Palais de la présidence en vue de remettre un mémorandum aux autorités de transition. Mais arrivé à environ 100m du Palais de la présidence, une scène de violence s’est produite faisant de blessés par balle parmi les étudiants dont certains ont élu domicile à l’Hôpital communautaire pendant que d’autres sont conduits en prison. Les forces de la MISCA à quelques mettre du Palais présidentiel ayant eu l’instruction émanant du sommet de l’Etat, n’ont pas hésité de faire usage de lacrymogène et armes d’assaut pour réprimer cette marche. Selon le président de l’ANECA, Kevin Yabada, une nouvelle Assemblée générale des étudiants sera organisée le mercredi de la semaine pour définir les nouvelles stratégies d’une éventuelle grève afin de passer à une vitesse supérieure.

Marche des Étudiant à Bangui 14-07-2014. photo E. Ngaba
Marche des Étudiant à Bangui 14-07-2014. photo E. Ngaba

Il faut rappeller que les cours ont cessé à l’Université publique de Bangui depuis plus d’un moi en raison de la grève à répétition des enseignants integrables de l’enseignement supérieur.

Eric Ngaba

 

André Nzapayeké dans Jeune Afrique : “La Centrafrique a perdu le droit au respect”

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Le Premier ministre le sait : la communauté internationale a déjà beaucoup aidé son pays. André Nzapayeké continue pourtant à plaider pour une aide financière et militaire accrue.

André Nzapayeké ne se fait pas d’illusions. En Centrafrique, où l’autorité de l’État peine à s’exercer au-delà des murs d’enceinte de la présidence, la tâche est immense et à mille lieues de ce qui l’occupait à la vice-présidence de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC).

Nommé fin janvier à la primature, il dit bien qu’il ne s’imaginait pas “venir rouler sur une belle route bitumée” et qu’il savait qu’il lui faudrait “traverser des rivières infestées de crocodiles”. André Nzapayeké, 62 ans, a le verbe net et les idées claires. Mais il s’accroche, lui le chrétien qui pourrait finir par être sacrifié sur l’autel de la cohésion nationale.

Jeune Afrique : La chef de l’État, Catherine Samba-Panza, a annoncé début mai un remaniement ministériel. Il n’a toujours pas eu lieu. Pourquoi ?

André Nzapayeké : La présidente et moi étions prêts. Nous avions pris tous les contacts nécessaires et nous nous étions entendus sur les critères de sélection des ministres, mais nous avons eu un contretemps : deux personnes que nous avions approchées ont décliné l’offre pour ne pas être empêchées de se présenter à la présidentielle. Nous avons également jugé utile de consulter à nouveau certains chefs d’État de la sous-région, parce qu’ils nous aident beaucoup et que les décisions que nous prenons les engagent financièrement. Mais nous arrivons bientôt au bout de nos efforts.

À Malabo, en marge du sommet de l’Union africaine (UA), les chefs d’État de la sous-région ont demandé que les milices anti-balaka et les membres de la Séléka, musulmans pour la plupart, soient mieux représentés. En tiendrez-vous compte ?

Ne faisons pas comme si ces deux mouvances n’étaient pas déjà représentées. Trois membres de la Séléka font partie du gouvernement. Prenez l’exemple du ministre des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Herbert Gontran Djono Ahaba [le neveu de l’ancien président autoproclamé, Michel Djotodia] : c’est, par le rang, le troisième personnage de l’État.

Ces personnes sont-elles suffisamment représentatives ?

Nous parlons de mouvements qui se réorganisent en permanence. Ceux qui étaient représentatifs hier ne le sont plus forcément aujourd’hui.

Diriez-vous, comme le général Mokoko, le chef de la force africaine Misca, qu’il est plus facile de gérer la coalition Séléka, parce qu’elle est en position de faiblesse, que les anti-balaka ?

Depuis le congrès de Ndélé [le 10 mai], la Séléka est mieux structurée : elle a une coordination politique qui est à la recherche d’une solution de sortie de crise et dont les membres sont clairement identifiés. C’est plus compliqué sur le terrain militaire où l’on a des petits chefs qui font comme bon leur semble. Mais c’est encore pire dès lors que l’on parle des anti-balaka : nous n’avons pas chez eux de véritable interlocuteur. Nous négocions avec eux pendant des semaines, nous finissons par nous entendre, et, deux jours plus tard, c’est une autre personnalité qui sort du lot et qui vient dire sur les ondes d’une radio étrangère qu’elle n’est pas d’accord.

Un accord tacite aurait été trouvé en janvier à N’Djamena lors d’une réunion des chefs d’État de la sous-région. L’idée était que si un président chrétien était élu, ce qui est le cas de Catherine Samba-Panza, le Premier ministre serait un musulman. Seriez-vous prêt à vous effacer ?

Mme Samba-Panza est la seule personne qui puisse me demander de m’effacer. Je veux par ailleurs insister sur le fait que je suis Premier ministre et que, à ce titre, je suis à la fois protestant, catholique, sunnite et chiite… Je suis de toutes les religions. J’ajoute que même si je comprends que, en certaines circonstances, cela puisse contribuer à l’apaisement, être musulman n’est pas une qualité. Pas plus qu’être chrétien. Ce n’est pas cela qui fait la compétence ou l’efficacité. Il faut être prudent et ne pas chercher à institutionnaliser cet apartheid confessionnel qui menace la société centrafricaine. Musulmans ou chrétiens, nous avons toujours vécu en harmonie. Que l’on arrête de nous pousser dans un sens qui risque de briser durablement la cohésion de notre pays.

L’ex-président Bozizé, qui a soutenu une frange des anti-balaka et qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, doit-il être associé à des négociations de paix ?

Tout le monde doit l’être. Mais qu’il n’y ait pas d’ambiguïté : il n’y aura pas d’amnistie.

Le 27 juin, à Malabo, Mme Samba-Panza a été contrainte d’attendre une heure à l’extérieur d’une salle où des chefs d’État étaient réunis à huis clos pour parler de la Centrafrique. N’est-ce pas un manque de respect ?

Cela fait longtemps que la Centrafrique, par le comportement de ses fils et de ses filles, a perdu le droit au respect de la communauté internationale. Je dirais même qu’un pays dont l’armée et la police sont totalement dérégulées, qui ne peut pas nourrir sa propre population et qui, même pour acheter un stylo, doit tendre la main, ne peut pas demander beaucoup de respect. Nous nous battons pour retrouver notre dignité, et l’essentiel c’est que le peuple comprenne qu’en acceptant d’être traitée de cette manière, d’être placée dans une situation aussi ridicule dans le seul but de faire avancer la paix, Catherine Samba-Panza s’est sacrifiée et mérite le respect.

La Centrafrique doit-elle réintégrer l’UA ?

Bien sûr ! Catherine Samba-Panza a été élue par le Parlement de transition, conformément aux règles qui avaient été acceptées par la communauté internationale. Les sanctions qui nous avaient été imposées du temps de Djotodia n’ont plus lieu d’être.

Vos partenaires estiment que les autorités centrafricaines n’en font pas assez. Que leur répondez-vous ?

Que notre pays est cogéré et qu’il n’a pas sa pleine souveraineté. Nous fonctionnons selon les règles de la transition, mais les moyens qui sont mis à notre disposition sont ceux de la communauté internationale, et beaucoup de promesses ne se sont pas concrétisées. En janvier, l’Union européenne s’est engagée à nous aider à hauteur de 500 millions de dollars [365 millions d’euros]. À ce jour, moins de 30 % de cette somme ont été débloqués.

Souhaitez-vous une levée de l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à la Centrafrique ?

J’aimerais que nous commencions à y penser. Comment désarmer les milices si nous n’avons pas de forces de défense et de sécurité opérationnelles ? On nous répond que nous n’avons pas besoin de nous réarmer puisque la Misca et Sangaris [l’opération militaire française] sont là, mais il faut que l’on renforce nos propres capacités. Sans cela, nous ne survivrons pas.

La Misca et Sangaris remplissent-ils leur rôle ?

Ils font de leur mieux. Il n’y a qu’à voir les quantités d’armes qui ont été récupérées au camp Mpoko, près de l’aéroport. Mais leurs effectifs sont très insuffisants et nous attendons avec impatience l’arrivée des Casques bleus. En espérant qu’ils auront les moyens nécessaires pour agir.

Regrettez-vous le départ du contingent tchadien ?

Bien sûr. Il a laissé un grand vide. Le Tchad est un pays frère et je suis convaincu qu’il reviendra dans la Misca et dans la force tripartite dans la région de Birao. Cependant, nous comprenons leur position : lorsque vous vous déployez dans un pays pour l’aider à recouvrer sa stabilité et que tous les jours, on vous crie dessus, on vous lance des grenades, on vous critique, c’est difficilement tenable.

Y a-t-il des négociations en ce sens avec N’Djamena ?

De leur côté comme du nôtre, la porte est ouverte.

Que faites-vous des accusations d’exactions portées contre les soldats tchadiens ?

À chaque fois que des militaires sont déployés quelque part, il y a des dérives. C’est également vrai avec les soldats congolais, burundais et même français… Mais on parle d’incidents isolés. Il n’y a pas eu instruction de l’état-major ou du gouvernement tchadien.

Il n’y a presque plus de musulmans à Bangui. Quand pourront-ils revenir ?

Vous exagérez. Il y a eu des départs mais pas d’exode, contrairement à ce qu’ont laissé croire les convois organisés en avril par l’ONU sous l’oeil des caméras du monde entier ! On se serait cru à une autre époque, quand des convois entiers prenaient la direction de je ne sais quel camp macabre.

Selon l’ONU, le nombre de musulmans à Bangui est passé d’environ 140 000 à moins de 3 000… Mais comment le saurait-elle puisqu’il n’y a pas eu de recensement ?

Personne ne peut donner de chiffres. On ne peut pas non plus [comme l’a fait l’ONU] parler de “nettoyage ethnique”. Ces mots-là sont dangereux. Ils sous-entendent qu’il y a une volonté politique derrière tout cela et ce n’est pas le cas.

Qu’attendez-vous de l’enquête ouverte par la Cour pénale internationale ?

La CPI intervient à notre demande, parce qu’il est important que les criminels comprennent qu’ils ne vont pas continuer à dormir sur leurs deux oreilles. Je parle de tous ces gens qui n’ont pas intérêt à ce que la paix revienne. De ces hommes qui ont massacré les populations et qui ont fait main basse sur les richesses du pays. De ces anciens chefs de la Séléka qui, pendant le règne de Djotodia, ont capté entre 70 % et 100 % des recettes de l’État. De ces anti-balaka qui rackettent et pillent dans l’Ouest. Je le leur dis : un jour ou l’autre, ils seront inquiétés.
 

 

Jeune Afrique

 

Début à Bangui du concours d’entrée en 6-ème pour 3306 candidats

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Les épreuves écrites du concours d’entrée en classe de la 6è ont débuté lundi à bangui où sept centres ont été ouverts en vue d’accueillir les 3306 candidats attendus à cet examen dont le coup d’envoi a été donné au Centre du lycée ‘’Barthélemy Boganda’’ par le directeur de cabinet au ministère de l’Education nationale, Dr Marcelin Kongbowali

”Nous sommes convaincus que les examens vont bien se dérouler pour donner la possibilité aux enfants de se faire évaluer et éventuellement prétendre au passage en classe supérieure”, a notamment déclaré Marcelin Kongbowali.

Il a en outre expliqué que du fait de la récurrente crise, les sujets du concours d’entrée en classe de 6è ont été décentralisés par inspection académique.

L’entrée en 6-ème se déroule dans ces différents centres : Lycée Barthélemy Boganda et Lycée de Gobongo dans le 4è arrondissement, Lycée Marie Jeanne Caron et Lycée des Martyrs dans le 2è, Lycée de Miskine dans le 5è, Lycée d’Etat des Rapides dans le 7è ainsi que celui du Lycée de Fatima dans le 6è qui est délocalisé à l’Ecole de Nzangonza dans le 6è.

Demain, mardi, ce sera au tour de 2960 candidats de se lancer à la conquête du Certificat du Fondamental 1 (CF1), le premier diplôme du fondamental 1.

 

 

 

 

APANews

CENTRAFRIQUE : QUAND L’ACHETEUR DES CONSCIENCES AMINE MICHEL SE FAIT COPIEUSEMENT HUER A L’EGLISE DE NGOUBAGARA

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Le très controversé Michel Amine candidat déclaré à la présidentielle centrafricaine de tous les dangers continue de susciter les  débats sur l’origine de sa fortune inespérée. Selon des sources bien informées, ce dernier n’était pas encore fortuné il y a six mois et habitait dans le quartier pauvre dénommé la Rose à Marseille au Sud de la France. Amine Michel qui a acquis de milliers des désœuvrés en si peu de temps grâce à sa fortune veut ratisser larges toutes les catégories sociales centrafricaines. C’est ainsi qu’il s’est rendu hier, dimanche au culte en français  entre 7h00 et 10h à l’église protestante de Ngoubagara, située au quartier Foûh dans le 4ème arrondissement à Bangui.
Il est environ 7h25. Monsieur Amine fait son irruption dans l’église en plein culte, accompagné de son staff et de son équipe de presse. Il captive l’attention des fidèles un instant, mais le culte se poursuit.

Comme d’habitude, à un moment du culte, l’organisateur des services donne la parole aux visiteurs pour qu’ils se présentent d’une manière simple afin de faire la connaissance de tous les frères et sœurs en christ. Trois personnes se prêtent à ce jeu et soudain un lieutenant de M. Amine, un certain Enoch NGODI se lève non pas pour se présenter, mais plutôt pour annoncer l’intervention de Amine.

Le sauveur de la rca prend la parole et bouleverse le protocole du culte. A l’image d’un chef il demande aux fidèles de se tenir debout. On aurait pensé à cet instant qu’il allait demander l’observation d’une minute de silence en mémoire de victimes des atrocités et violences vécues. Peine perdue, il entonne plutôt un cantique et invite le public à chanter avec lui. Beaucoup ont chanté par politesse car un air de surprise était lisible sur les visages des croyants.

Ensuite le riche et inopiné candidat Amine transforme le lieu de culte en un théâtre de meeting. «Je viens de créer mon parti politique et je parviens au pouvoir, j’accorderai une place prépondérante à l’église et à la parole de Dieu dans sa méthode de gestion». La réaction des fidèles est immédiate et virulente: Amine se fait huer. On pouvait écouter certains dire: « il vient faire de la politique dans l’église! Ce n’est pas possible!  Non!  » L’organisateur du culte s’interpose pour calmer la grincement des fidèles et permettre au visiteur de poursuivre sa présentation transformée en discours politique sans scrupule pour le sacerdoce.

Le président Amine reprend son souffle après avoir été déconcentré par les hués de l’église. Il annonce un don de dix millions de francs à l’église pour, dit il refaire la peinture de l’église. Le pasteur principal, Dr David KOUDOUNGUERE, en fin diplomate ecclésiastique calme le jeu, présente des excuses à AMINE sans donner le motif exact. L’église applaudit (visiblement le tact de son pasteur et son sens des civilités). Le pasteur demande de comprendre la liberté de conscience des baptistes, avant d’affirmer ironiquement qu’il arrive souvent que son église manifeste son affection envers une personne en réagissant comme cela s’est produit (allusion au hué).

In fine le serviteur de Dieu va affirmer que la trésorerie de l’église prendra contact avec Amine afin de récupérer le montant annoncé. Il conclut en remerciant son incrusteur de  bienfaiteur. A la une depuis l’entrée politique de son parti célébrée à coup de milliards au stade 20mille places, Michel Amine continue de susciter des réactions divergentes sur l’origine de sa fortune. Amine Michel qui vient de Marseille en France a réussi à mobiliser plus de 5000 personnes payées avec des espèces sonnantes et trébuchantes pour son auto consécration à la tête de son appareil politique.

Il  affrété une centaine de bus provoquant au passage une pénurie des moyens de transports le jeudi dernier à Bangui. Le généreux futur président est même entré dans l’histoire en faisant manger sur deux jours plus de 500 personnes au Ledger plaza de Bangui. Comme quoi cet hôtel est désormais devenu les références de tous les centrafricains mêmes les plus démunies.

 

Wilfried Maurice SEBIRO

Centrafrique: encore des divisions autour du dialogue de Brazzaville

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49 partis politiques et la plateforme religieuse ont réaffirmé, le week-end dernier, leur opposition à une délocalisation des pourparlers.

C’est toujours le statu quo en Centrafrique, une semaine après les premières réticences à la tenue du forum pour le dialogue inter centrafricain en terre congolaise. 49 formations politiques et les trois principaux groupes religieux du pays (catholique, protestant et musulman) plaident pour la tenue de ces négociations en terre centrafricaine. Leur concertation, samedi dernier, n’a pas permis d’infléchir leur position. A sept jours du début de ce dialogue, tel que prévu à Brazzaville, ces divergences menacent l’organisation de ces négociations. Ce d’autant plus que seule une dizaine de partis ont, pour l’heure, approuvé la décision prise par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) lors du récent sommet de l’Union africaine à Malabo.

« La résolution de la crise centrafricaine doit se passer ici sur le sol centrafricain, devant le peuple centrafricain qui est la première victime », a indiqué Cyriaque Gonda, porte-parole des 49 partis, sur RFI, vendredi dernier. Ils n’ont pas apprécié le débarquement du président Djotodia et de son Premier ministre, à N’djamena, en janvier dernier. « On n’a jamais assisté à un tel spectacle… On a déporté toute une Assemblée nationale provisoire … C’est une question de principe. On pouvait le faire tranquillement dans notre pays », ajoute Cyriaque Gonda, redoutant, comme les siens, que cet autre déplacement ressemble à ceux de Libreville et de N’djamena. Les partisans du boycott du forum de paix de Brazzaville prévoient de se réunir à nouveau demain.

Par ailleurs, l’on a appris, au cours des dernières heures, le retour de Michel Djotodia à la tête de la rébellion Séléka. L’ex-président centrafricain, en exil au Bénin, a été reconduit comme chef politique du mouvement, à l’issue d’une assemblée générale à Birao, dans le nord du pays, révèlent des médias internationaux. Jeune Afrique, citant l’ex-leader rebelle, a récemment révélé que la Séléka prévoyait de reconquérir le pouvoir à Bangui, avec 17 000 hommes. Des propos que Djotodia a depuis démenti. Toujours est-il que l’ex-chef d’Etat est sous le coup de sanctions internationales, onusiennes et américaines depuis mai dernier

Hugues Marcel TCHOUA

Cameroun tribune

France: les violences sur le continent dans la presse française

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                            Sécurité – Les violences inter-communautaires qui ont repris cette semaine après une certaine accalmie en Centrafrique et les attaques des islamistes shebab du palais présidentiel à Mogadiscio ont été traités par les quotidiens français de cette semaine.

« Regain de violences inter-communautaires en Centrafrique », titre ‘Le Monde’ qui signale qu’au moins 20 civils ont été tués au cours d’une attaque lundi soir contre un camp de déplacés à Bambari, dans le centre du pays, plus précisément dans le site des déplacés de la cathédrale catholique Saint-Joseph de Bambari.

L’attaque a été perpétrée « par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka », a expliqué un membre de la force africaine (Misca) cité par ‘Le Monde’, le grand quotidien du soir.

Mais l’ex-rébellion estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents sur ce site de déplacés, comme ils le sont sur d’autres sites. « C’est pour cela que nous avons lancé une attaque. Il y a toujours des provocations et des attaques des anti-balaka depuis leur attaque contre des Peuls qui a fait 17 morts (le 23 juin, près de Bambari). Nous ne faisons que défendre les populations », s’est justifié Ahmad Nejad, porte-parole de l’état-major de l’ex-rébellion, cité par ‘Le Monde’.

« L’Est centrafricain toujours en proie aux affrontements », écrit sur sa machette ‘Le Figaro’ qui indique qu’au moment de l’attaque des ex-Séléka, les militaires français de l’opération «Sangaris», déployés en ville, se sont interposés et ont été contraints d’ouvrir le feu, tuant cinq agresseurs.

« Tandis que Bangui bénéficie désormais d’une stabilité précaire, c’est désormais dans l’Est du pays que résident les principaux foyers de tension, dont Bambari est un des épicentres, où les affrontements entre communautés s’y succèdent depuis, causant environ 70 tués en deux semaines », écrit ‘Le Figaro’, journal proche de la Droite française.

Un «dialogue inclusif», théoriquement entre toutes les parties, doit s’ouvrir le 21 juillet à Brazzaville, signale ‘Le Figaro’, ajoutant toutefois que « espérée de longue date, soutenue par la présidente Catherine Samba-Panza, cette perspective ne suscite qu’un optimisme très modéré ».

Nettement plus tangible, estime le journal, est l’arrivée de la mission des Nations unies, la Minusca, qui doit prendre le relais de «Sangaris», le 15 septembre, attendue avec impatience côté français. Elle comptera 10.000 soldats. «Mais nous ne partirons que lorsque la Minusca sera opérationnelle. C’est un relais progressif», indique-t-on dans l’entourage du ministre français de la Défense.

« Centrafrique: un nouveau massacre modifie l’itinéraire de Jean-Yves Le Drian », titre ‘L’Humanité’, quotidien proche du Parti communiste, qui ajoute que c’est alors que le ministre français de la Défense est en déplacement en Centrafrique, que ce massacre a eu lieu.

Le journal indique que Jean-Yves Le Drian, qui s’entretenait avec la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, déclarait qu’«?il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique s’il n’y a pas de cessez-le-feu?».

« Cette nouvelle attaque meurtrière a contraint le ministre de la Défense à ne pas se rendre, hier, à Bambari, comme il était prévu au départ. Rare ville à avoir échappé aux violences des dernières semaines, Bambari est devenue dangereuse depuis que les ex-rebelles de la Séléka ont décidé d’en faire leur nouvel état-major », relate ‘L’Humanité’.

« Les Chabab attaquent le palais présidentiel en Somalie », titre ‘Le Monde’ qui précise que les Chabab, ce groupe d’islamistes somaliens affiliés à Al-Qaida, après une vaste opération lancée par ses combattants,  avait déclaré « contrôler »  le palais présidentiel dans la capitale, Mogadiscio, mardi 8 juillet. Mais les autorités somaliennes ont affirmé, en début de soirée, que la situation était finalement « sous contrôle ».

Le journal écrit que le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, ne se trouvait pas au palais présidentiel quand les islamistes ont attaqué le complexe fortifié et, selon des sources sécuritaires, le chef de l’Etat est sain et sauf dans une base de la mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom (acronyme de l’anglais African Union Mission in Somalia).

« Somalie: assaut des islamistes shebab contre le palais présidentiel », titre ‘Le Parisien’ qui ajoute que selon les témoins, il y avait d’intenses échanges de tirs et d’autres fortes détonations. «Les balles volent depuis le palais. Il y a des coups de feu, il y a aussi des explosions, on dirait qu’ils utilisent des grenades», a déclaré un témoin habitant dans le voisinage.

« Le palais présidentiel avait subi en février un assaut du même genre, perpétré par les shebab qui ont également attaqué le Parlement, en mai. Expulsés de la capitale en 2011 par la force africaine- Amisom qui compte 22.000 hommes aujourd’hui- puis de la quasi-totalité de leurs bastions du Sud et du Centre de la Somalie, les shebab contrôlent toujours de larges zones rurales. Ils privilégient désormais les actions de guérilla et les attentats, visant notamment la capitale et les institutions de la Somalie, plongée dans la guerre civile en 1991 », explique ‘Le Parisien’.

« Somalie: attaque armée du palais présidentiel », titre ‘Le Figaro’ qui indique que des hommes lourdement armés ont lancé ce soir une attaque contre le palais présidentiel somalien à Mogadiscio, visé par un attentat à la bombe et des coups de feu.

‘Nos combattants sont à l’intérieur du soi-disant palais présidentiel. Nous contrôlons le Quartier général du régime apostat’, a déclaré le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab.

 

PANA

Centrafrique : pourquoi les musulmans doivent revenir à Bangui

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En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale.

À mesure que la Centrafrique s’enfonce dans la crise, la France s’y enlise. Pourtant, il faut créditer le gouvernement français d’un triple acte de courage : d’abord, Paris est intervenu, seul, pour faire cesser le règne brutal et chaotique de la Seleka, “l’alliance” entre Centrafricains et mercenaires de pays voisins dont le dénominateur commun, par défaut, est leur foi musulmane ; ensuite, la France a reconnu que son intervention a été exploitée par les milices chrétiennes “Anti-Balaka” pour passer de la résistance à l’épuration anti-islamique ; enfin, quoique désormais pris à partie par tout le monde, Paris continue de porter la Centrafrique à bout de bras en attendant que les Nations unies prennent le relais, à la mi-septembre, grâce au déploiement de 10.000 casques bleus.

Hélas, le temps ainsi gagné n’est pas un allié de la paix. Au contraire, la République centrafricaine se déchire chaque jour davantage. Le sud et l’ouest de la rca, soit les deux tiers les plus peuplés du pays, sont devenus une terre chrétienne d’exclusion ; l’autre tiers, le nord-est, est de facto sous la coupe de la Seleka. Celle-ci est tentée par la sécession, prétendument avec l’appui en sous-main du Tchad. C’est la grande méprise dans la situation actuelle : décrié comme le marionnettiste de la Seleka et soupçonné d’œuvrer à l’éclatement de la Centrafrique, le Tchad n’est plus impliqué autant qu’il le faudrait dans la recherche d’une solution en Centrafrique.

Le dilemme est entier : hier, rien n’a été possible avec le Tchad, à tel point que N’Djamena a retiré à la fin avril son contingent de la force de paix régionale en RCA pour protester contre sa mise en cause comme acteur “pro-musulman” accusé de crimes de guerre contre des civils ; or, aujourd’hui, rien n’est possible sans le Tchad, tant ce pays voisin est imbriqué – politiquement, économiquement, militairement et par l’émigration – en Centrafrique. Alors, faut-il se résigner à l’idée que l’armée tchadienne serait un bon allié de la France au Mali et un mauvais allié en Centrafrique ?

S’il n’y avait pas l’opération française Sangaris, et si le président tchadien Idriss Déby n’avait pas menacé la Seleka de dures représailles, le drapeau bleu à six étoiles de la République centrafricaine du Nord flotterait déjà sur N’Délé, chef-lieu de la RCA septentrionale. L’expérience désastreuse de la partition du Soudan depuis 2011 devrait suffire à dissuader la communauté internationale d’auréoler de souveraineté une autre soi-disant “réalité sur le terrain”.

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale. D’autre part, l’épuration du sud n’est pas irréversible. S’il reste à présent moins de 5.000 musulmans à Bangui, alors qu’ils étaient plus de 130.000 au début de l’année, c’est que la France et le reste du monde ont accepté l’action des boutefeux comme un fait accompli. Ils se sont résignés à l’idée que la séparation des chrétiens et musulmans était “naturelle” et que le pouvoir au Tchad, lui-même “nordiste et musulman”, était fatalement l’allié organique de la Seleka.

Rien n’est plus faux à condition de mener, enfin, une politique de la paix en Centrafrique. Celle-ci commencerait par prendre le chef de l’Etat tchadien au mot quand il affirme être aussi anti-Seleka qu’il est hostile aux “anti-balaka”. Politiquement, cela tombe sous le sens dans la mesure où des opposants au régime d’Idriss Déby combattent au sein de la Seleka – N’Djamena n’a donc aucun intérêt à leur offrir un Etat et créer ainsi un précédent pour la sécession des chrétiens dans le sud du Tchad, qui abrite les deux richesses du pays, le pétrole et le coton.

Par conséquent, il faudrait bâtir un pont d’or au président tchadien, détenteur des clés du pouvoir à Bangui, pour qu’il renvoie un contingent en Centrafrique, sous le commandement de l’ONU.

Parallèlement, il faudrait se rendre à la double évidence que des élections en février prochain ne sont pas un objectif réaliste en Centrafrique, et que la transition devra durer bien au-delà avant que l’on ne puisse organiser un scrutin dans un pays polarisé à l’extrême. Aussi le pouvoir transitoire devra-t-il être politisé et non pas “ONGisé”, comme c’est actuellement le cas. En clair, il faudra faire entrer au gouvernement les poids lourds de la scène nationale, quitte à leur offrir la possibilité d’être candidats aux futures élections. On ne sort pas d’une guerre civile avec des technocrates, encore moins dans un “Etat fantôme” sans administration, armée, police et justice.

Cependant, ces efforts demeureraient vains si un grand cap n’était pas franchi. Tant pour la France, aujourd’hui, que pour l’ONU, demain, l’ultime défi est de prendre la Centrafrique pour ce qu’elle reste, malgré tout, aux yeux de la majorité de sa population, à savoir un Etat multiconfessionnel, divers et tolérant – aux antipodes de l’extrémisme religieux des prébendiers de tous bords. Les quelque 15 pour cent de musulmans centrafricains font donc partie intégrante de la Nation. Ils ne sont ni des “étrangers” à la loyauté douteuse, encore moins des « envahisseurs », et pas non plus des citoyens de seconde zone que l’on pourrait reléguer dans un coin de la patrie, en l’occurrence dans le “Far Nord-Est” du pays.

D’où la nécessité, urgente et absolue, de rapatrier les dizaines de milliers de musulmans qui ont été chassés de Bangui. Aujourd’hui, le PK5, leur quartier historique, est un ghetto. Demain, sécurisé, il redeviendra le poumon économique autant que – j’assume l’expression – la cellule souche d’un pays réconcilié avec lui-même. Enfin, il faudra traduire cette volonté d’un nouveau départ sur le plan politique. Et si le premier ministre de la nouvelle transition, longue, était un musulman aux pouvoirs élargis ?

 

 

 

 

Jean-Yves Ollivier avec Atlantico

L’intervention française en Centrafrique: éducation à la defense (Vidéo incluse )

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  • 1959 – Barthélémy BOGANDA (1910-1959), père de l’indépendance centrafricaine et premier chef d’État centrafricain, meurt prématurément dans un accident d’avion. Lui succède son cousin David DACKO (1930-2003).
  • 1965 – Le neveu de BOGANDA, Jean-Bedel BOKASSA (1921-1996) renverse DACKO.
  • 1979 – Renversement de BOKASSA. Celui-ci, qui s’est auto-proclamé empereur en 1977, est dans un premier temps soutenu par la France. Mais celle-ci s’en détache progressivement, surtout après la répression sanglante des manifestations lycéennes en janvier ; une répression menée par le Général François BOZIZÉ (1946-). L’Armée française participe directement au renversement de BOKASSA : c’est l’opération Centrafrique-Bangui dite CABAN en septembre 1979. Conduite par des éléments du renseignement français, l’opération CABAN est immédiatement suivie d’une deuxième opération plus importante : l’opération Barracuda. Pour la France, qui réinstalle au pouvoir David DACKO, il s’agit à la fois de veiller à la stabilité intérieure de l’État centrafricain, de protéger la communauté française (3500 personnes), de dissuader toute tentative d’intervention libyenne et tchadienne par le nord.
  • 1981 – Ayant rétabli la République, DACKO, qui craint cependant une tentative de coup d’État, démissionne. Il est remplacé par le Général André KOLINGBA (1936-2010), qui instaure une dictature. Cette dernière évolue cependant vers une certaine libéralisation (multipartisme et organisation d’élections).
  • 1993 – Vainqueur à l’élection présidentielle d’août 1993, Ange-Félix PATASSÉ (1937-2011) prend le pouvoir. Sa présidence est marquée par une grande instabilité intérieure (mutineries et tentatives de putsch), et une hostilité populaire croissante. Cette situation finit par détacher la France d’un régime perçu comme non viable.
  • 2003 – De plus en plus coupé de son armée, et sous protection libyenne, PATASSÉ est finalement renversé par François BOZIZÉ. Ce dernier ne parvient, cependant pas, à consolider son pouvoir ni à normaliser la politique intérieure centrafricaine. La présidence de BOZIZÉ correspond à une situation de guerre civile plus ou moins larvée, qui va en s’accroissant.
  • 2012 – La contestation des élections présidentielle et législatives de 2011 about à la formation d’une coalition anti-BOZIZÉ : c’est la Séléka. Agrégat de plusieurs partis et mouvements d’opposition, la Séléka se double d’une opposition musulmane majoritaire dans ses rangs.
  • 2013 – La Séléka, devenue une véritable rébellion armée, investit plusieurs villes dont Bangui qui tombe en mars. Michel Djotodia (1949-), chef de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), l’une des composantes de la Séléka, chasse BOZIZÉ et s’auto-proclame président. DJOTODIA dissout la Séléka, mais celle-ci mute en milices incontrôlables, dont les “seigneurs de guerre” échappent au contrôle de DJOTODIA. Les exactions et la terreur que les ex-Séléka (à forte coloration musulmane) font subir à la population, mettent le pays au bord d’une guerre civile et confessionnelle. Ce contexte qualifié de “pré-génocidaire” par les États-unis et l’ONU, aboutit au vote de la résolution onusienne 2127, qui permet le déploiement d’une Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) avec l’appui des troupes françaises. C’est le début de l’opération Sangaris.
Carte RCA
Carte RCA

 

Présentation géographique de la Centrafrique

Pays d’Afrique centrale, plus grand que la France avec 623 000 km2 pour 5 000 000 d’habitants, la République centrafricaine (RCA) ou Centrafrique reste un pays enclavé sans ouverture maritime. Située plus au sud que le Mali, et moins étendu en latitude que celui-ci, on y trouve un climat équatorial qui se tropicalise au fur et à mesure que l’on va vers le nord. Le sud est le domaine de la forêt équatoriale, quant à l’extrême nord il atteint déjà les marges sahéliennes. Entre nous trouvons la steppe et la savane. Milieux de transition, ces dernières couvrent la plus grande partie d’un espace, où le rapport entre la superficie du territoire et le nombre d’habitants explique un peuplement disparate. Les hommes sont rares en Centrafrique.

Différence majeure avec le Mali, la population centrafricaine est à majorité chrétienne (80%, catholiques et protestants confondus). La minorité, elle, est animiste et musulmane. Ce peuplement multi-ethnique se concentre dans les villes dont Bangui, la capitale située sur la rive droite du fleuve Oubangui. Bangui dépasse aujourd’hui le seuil du million d’habitants. La géographie de ses quartiers, où l’on trouve une importante communauté tchadienne, reflètent nettement ces lignes de fracture ethniques et confessionnelles.

L’histoire récente

Colonie relevant de l’Afrique Équatoriale Française (AEF), le territoire de l’Oubangui-Chari devient la Centrafrique moderne le 13 août 1960. Le nouvel État a gardé le français comme l’une de ses deux langues officielles avec le sango. Le sous-sol centrafricain est riche (diamant, cuivre, or, uranium, fer et même pétrole au nord), et intéresse notamment la firme française AREVA. Le pays ne parvient cependant pas à exploiter ses richesses, et demeure un PMA avec une économie majoritairement agricole, et un réseau de transport particulièrement dégradé. C’est à Bangui que l’on trouve le seul aéroport d’importance (aéroport de Bangui M’Poko) ; une infrastructure stratégique que la force Sangaris s’est empressée de sécuriser dès les premières heures de son intervention.

C’est cependant la situation géopolitique post-indépendance qui a le plus entravé le développement économique de la République centrafricaine. De 1960 à aujourd’hui, l’histoire du pays se confond avec une succession de coups d’État oscillant entre velléités démocratiques et régimes autoritaires (cf. chronologie supra). Il en résulte un État particulièrement affaibli, incompétent, corrompu et, in fine, incapable de conduire les réformes politiques et économiques indispensables. Cette faiblesse originelle a exposé la Centrafrique, dont le territoire n’a jamais été maîtrisé, à la poussée expansionniste de la Libye du Colonel Mouammar KADHAFI (1942-2011) via le Tchad. Cet expansionnisme correspond aussi à des lignes de pénétration beaucoup plus anciennes, qui remontent au commerce d’esclaves antérieur à la colonisation française. Le contexte géopolitique de la Centrafrique s’inscrit, donc, dans une dimension régionale conflictuelle, dès son indépendance et alors que la Guerre froide agite les relations internationales.

L’action post-coloniale de la France

Nonobstant la décolonisation, la France ne quitte pas l’Afrique centrale où elle continue de maintenir des forces prépositionnées en RCA mais également dans les pays voisins. Elle dispose ainsi d’une connaissance approfondie des États de la région. Dès 1960, des accords militaires importants sont noués avec la RCA. L’objectif est de former les Forces Armées Centrafricaine (FACA), et de veiller également à l’intégrité du nouvel État. La stratégie vaut également pour le Tchad situé au nord et, au-delà, le Niger. Ces accords bilatéraux qui permettent une présence militaire effective, expliquent des tensions qui ont pu être vives avec l’État libyen (1).

De fait, la France intervient encore régulièrement dans ces pays, cinquante ans après la décolonisation. En RCA, la porosité des frontières favorise les flux et les trafics les plus néfastes. La forêt équatoriale offre un refuge aux groupes armés de tous genres au sud (2), alors qu’au nord ce sont des rébellions armées, hostiles à Bangui, qui se structurent depuis le début des années 2000, notamment dans la région dite des “trois frontières” (Tchad, Soudan et RCA). À ces “zones grises” qui échappent à tout contrôle de l’État, il faut ajouter la proximité de trois grandes zones de conflits, dont les effets sont transfrontaliers : l’Ituri au sud-est en République démocratique du Congo, le Darfour au nord-est au Soudan, et le bassin pétrolier de Doba au nord-ouest au Tchad. La faiblesse structurelles des FACA en ajoute à ces menaces centrifuges. À la fin des années 1990, les opérations Furet puis Almandin protègent les ressortissants français et étrangers d’une mutinerie de celles-ci. Il faut par la même occasion sécuriser les institutions, divers centres et infrastructures névralgiques. Plus récemment, avec le renversement de PATASSÉ et l’accession de François BOZIZÉ au pouvoir, l’opération Boali est déclenchée (mars 2003) pour soutenir les FACA et la FOMUC (3) alors que la situation dans le nord du pays ne cesse de se dégrader.

C’est donc à une situation particulièrement difficile que la France est confrontée en cette fin d’année 2013. Au bord de la guerre civile avec une menace de partition du nord musulman, la RCA, privée, d’un État reconnu et capable, pourrait déclencher une conflagration régionale dont l’un des effets redoutés serait de sanctuariser des mouvements djihadistes en provenance du Nigeria, du Soudan ou d’ailleurs. Le tout avec un risque réel de génocide ethnique et religieux (cf. “La Séléka et ses composantes politiques” infra). C’est qu’entre-temps, la situation s’est encore aggravée.

L’opération Sangaris

Les événements commencent à s’accélérer à partir d’octobre 2006, date d’une première grande offensive rebelle nordiste en direction du sud du pays. Une deuxième offensive a lieu en mars 2007, à laquelle succède une troisième en décembre 2012 et une quatrième en mars 2013. En dépit de tentatives de médiation (accords de Libreville en janvier 2013), cette dernière offensive sera fatale au gouvernement BOZIZÉ qui se réfugie au Cameroun voisin. À chaque fois, les forces françaises soutiennent l’action des FACA par le renseignement, l’appui logistique, et l’appui-feu. Dans le cadre du dispositif Boali, les soldats français ont ainsi été amenés, à plusieurs reprises, à affronter les rebelles.

Lorsque, à la tête des milices de la Séléka, Michel DJOTODIA prend Bangui en mars 2013, la France qui jusqu’à présent agissait sans mandat onusien – mais dans un cadre bilatéral -, allège son dispositif, ainsi que la Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (MICOPAX) qui, entre-temps, avait succédé à la la FOMUC. La MICOPAX dont le contingent sud-africain avait été durement étrillé le 27 mars (13 morts et près d’une trentaine de blessés) au cours d’un combat avec la Séléka. Ces événements montrent, par ailleurs, que les armées africaines (FACA incluses) n’ont jamais vraiment été opérationnelles ni efficaces, à l’exception notable du contingent tchadien. La “montée en puissance” des armées africaines a plus été décrite sur le papier qu’elle ne s’est réalisée dans les faits.

La situation ne s’améliore pas dans les mois qui suivent la victoire de DJOTODIA, et c’est l’anarchie et la terreur qui s’abattent sur le pays. Dissoute, la Séléka n’en poursuit pas moins ses nombreuses exactions s’aliénant les populations. La coloration musulmane des milices de l’ex-Séléka, ainsi que la présence de nombreux combattants soudanais et tchadiens dans leurs rangs, achèvent de donner un tour religieux à un conflit qui, jusqu’à présent, posait surtout la question de la légitimité du pouvoir en place. Devant la terreur des ex-Séléka, des milices anti-balaka (littéralement “anti-machettes”) se sont constituées pour affronter les ex-Séléka. Peu aguerris, mal équipés, mais rassemblant en nombre et rejoints par des combattants des ex-FACA, les anti-balaka lancent une contre-terreur dans les campagnes où leurs cibles sont essentiellement musulmanes. Le 5 décembre 2013, ils attaquent Bangui mais sont repoussés par les ex-Séléka. En représailles, ces derniers se livrent à des tueries (entre 600 et 1000 morts). Les affrontements inter-religieux entre Chrétiens et Musulmans laissent, désormais, planer un véritable risque génocidaire.

Ces faits se produisent au moment même où l’ONU adopte la résolution 2127, qui autorise le déploiement d’une Mission de Soutien à la Centrafrique sous Conduite Africaine (MISCA). La MISCA vient s’intégrer dans la FOMUC où elle remplace la MICOPAX, mais là encore la faiblesse structurelle des contingents africains vouent toute action à l’échec s’il n’y a un soutien occidental, plus particulièrement français. D’emblée, la résolution 2127 autorise le soutien militaire français à la MISCA. Ce soutien se déploie dès le vote obtenu. À partir du 5 décembre, et devant les massacres perpétrés par les ex-Séléka à Bangui, 1600 soldats français sont projetés en Centrafrique. C’est le début de l’opération Sangaris, où la France se trouve en situation d’interposition, plus proche de ce qu’elle a connu au Kosovo (désarmement, maintien de l’ordre, séparation des communautés), que des combats menés en Afghanistan et au Mali où les adversaires étaient nettement désignés.

(1) En septembre 1987, la Libye bombarde des troupes françaises à Abéché (Tchad), mais ces dernières abattent un Tupolev 22.
(2) Une partie de la guérilla ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph KONY s’est ainsi réfugiée en RCA, où elle commet de nombreuses exactions à l’encontre des popualtions locales.
(3) La Force Multinationale en Centrafrique (FOMUC) – on trouve aussi FOMAC pour Force Multinationale de l’Afrique Centrale – succède à la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine (MINURCA) dont le mandat n’a duré que deux ans (1998-2000). Initiative africaine et régionale, émanation de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), la FOMUC – qui compte moins de 400 militaires – a pour mission de protéger le pouvoir central, de soutenir l’action des FACA, notamment sur la frontière septentrionale avec le Tchad. Organisée dans un premier temps au bénéfice du Président PATASSÉ, elle poursuit sa mission avec son successeur.

La Séléka et ses composantes politiques

La Séléka (mot sango signifiant “coalition”) désigne le rassemblement d’un ensemble de tribus du nord de la Centrafrique, mais aussi situées au nord de l’actuel État centrafricain. Agrégat ethno-religieux pouvant regrouper des tribus antagonistes (Gula et Runga par exemple), la Séléka n’a pas de véritable programme au sens politique du terme. Elle se présente même comme une coalition de rébellion aux intérêtsdivergenst et conflictuels. Le renversement du Président François BOZIZÉ est son seul ciment. Née à l’été 2012 de la greffe de plusieurs forces politiques (cf. infra), la Séléka développe une offensive rapide et victorieuse en direction de Bangui en mars 2013. Le spécialiste de l’Afrique, Bernard LUGAN, inscrit ces agressions venues du Nord dans une tradition plus lointaine de razzias sahélo-soudanienne antérieures à l’histoire coloniale.

Après la victoire de Michel DJOTODIA, et nonobstant leur dissolution, les milices de la Séléka (dont les combattants sont en grande majorité musulmans) poursuivent leurs exactions sur la population chrétienne. Composé de brigands et de “coupeurs de route”, de Soudanais et de Tchadiens incontrôlables, ce qui est désormais devenu un phénomène de bandes armées et de seigneurs de guerre, met la Centrafrique dans une situation d’anarchie et de quasi guerre civile, ce qui déclenche l’intervention militaire française Sangaris.

  1. La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Noureddine ADAM (ethnie Runga).
  2. L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Michel DJOTODIA (ethnie Gula).
  3. Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye MISKINE (ethnie N’Gama).
  4. La Convention Patriotique pour le Salut du Kodro (CPSK) de Mohamed-Moussa DHAFFANE (ethnie Gula).
  5. L’Alliance pour la Renaissance et la Refondation (A2R), qui reste un mouvement assez mal connu.

 

Logo Sangaris

SOLDATS FRANCAIS TOMBÉS EN CENTRAFRIQUE (2013-)

  1. Soldat de 1ère classe Antoine LE QUINIO, 22 ans, 8e RPIMa (Castres), tombé à Bangui le lundi 9 décembre 2013 – Combat.
  2. Soldat de 1ère classe Nicolas VOKAER, 23 ans, 8e RPIMa (Castres), tombé à Bangui le lundi 9 décembre 2013 – Combat.
  3. Caporal Damien DOLET, 26 ans, RICM (Poitiers), tombé à Bouar le dimanche 23 février 2014 – Accident.

Drapeau français

Par : Nghia NGUYEN (ENS-WEB)

Forum de Brazzaville: du plomb dans l’aile?

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              Sassou n’a pas de chance : alors que les centrafricains s’étaient déplacés de bonne grâce à Libreville, Ndjaména et à Malabo pour régler les problèmes de leur pays, voilà que le forum de Brazzaville prévu le 21 juillet prochain est menacé de boycott.

« Les leaders politiques et religieux trouvent inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain.

Ils prient, Son Excellence Dénis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo,  Médiateur dans la crise centrafricaine d’organiser une concertation inclusive sur le sol centrafricain, entre Centrafricains à la base, pour une résolution durable de cette crise ».

Voilà ce qu’écrivent, dans une déclaration commune les représentants d’une cinquantaine de partis politiques et des trois principaux groupes religieux de Centrafrique qui menacent de boycotter les négociations de paix en Centrafrique.

Ces négociations doivent débuter le 21 juillet à Brazzaville, sous l’égide du médiateur Denis Sassou-Nguesso.

Une façon pour les frondeurs d’indiquer que l’avenir de leur pays doit être discuté à domicile, en non au Congo.

Pour l’heure, les partisans du boycott ont rencontré ce weekend, les acteurs de la transition puis se sont réunis en interne. On attend une décision ces prochains jours même si, mauvaise nouvelle pour Brazzaville, l’ex-rébellion centrafricaine vient de porter à sa tête l’ex-président en exil Michel Djotodia et Noureddine Adam comme numéro 2…

Nul doute que pour éviter le camouflet certains au Congo penseront qu’il suffirait d’arroser les leaders politiques et religieux centrafricains de billets de banque, lesquels coulent aujourd’hui en torrents entiers dans le pays. Dommage que la corruption ne soit pas dans les mœurs de M. Sassou et compagnie…

MwindaPress

ALERTE INFO: échange de tirs vers PK11-PK12 à Bangui

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Corbeau News 13-07-2014 bangui

Depuis quelques heures, les habitants des quartiers PK11 et PK12 de Bangui sont sous les échanges de tirs dont ils ignorent l’origine. La circulation dans le secteur est coupée et les véhicules s’arrêtent au niveau de Gobongo.

Joints par téléphone les habitants de ce secteur, plusieurs versions divergent. Certains parlent de la mutinerie des Ex-sélékas basés au Camp RDOT et d’autres parlent de l’arrestation des Anti-Balakas qui a poussé ces derniers à barricader la route.

Pour leur, aucune déclaration du coté de l’autorité publique. Nous reviendrons plus longuement sur cette situation dans nos prochaines éditions.

 

Gisèle MOLOMA

Centrafrique: Mapou Yanga-Mbiwa – L’Olympique Lyonnais discute avec le Franco-Centrafricain

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Il y a quelques jours de cela, des rumeurs envoyaient Mapou Yanga-Mbiwa en Ligue 1. Poussé vers la sortie par les Magpies, l’international français avait été initialement proposé à Marseille, Lille et Bordeaux… Mais c’est à l’Olympique lyonnais que le défenseur franco-centrafricain polyvalent, 25 ans, sous contrat jusque juin 2018, pourrait poser ses valises.

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Mapou Yanga-Mbiwa à Newcastle

Selon Eurosport, des contacts ont été noués avec Lyon, et le premier retour serait très positif. L’OL souhaiterait faire venir un joueur encore jeune mais déjà très expérimenté, tandis que Mapou Yanga-Mbiwa ne serait pas contre un retour en France. Une tâche qui s’annonce ardue pour le joueur et le club du Rhône puisque Newcastle ne compte pas lâcher son défenseur pour moins de 8 millions d’euros. Voilà qui pourrait refroidir les ardeurs lyonnaises à moins qu’un échange ne soit à l’ordre du jour.

Transféré de Montpellier à Newcastle en janvier 2013 pour 8 millions d’euros, l’ancien défenseur et capitaine de Monptellier a été très peu utilisé depuis son arrivée, il y a deux saisons chez les Magpies. Mapou Yanga-Mbiwa ne sait jamais réellement imposer dans le nord de l’Angleterre malgré ses 17 titularisations. Le défenseur international français s’est complètement planté à Newcastle, où il a été victime des choix de l’entraineur en défense centrale, et a même fait quelques apparitions au poste de latéral gauche. Mapou Yanga-Mbiwa cherche à relancer sa carrière pour espérer réintégrer l’équipe de France.

 

 

 

africatopsports

Un fonds multi bailleurs à destination de la Centrafrique va voir le jour le 15 juillet.

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À l’instigation de la France et sous l’égide de la Commission européenne, un fonds multibailleurs à destination de la Centrafrique va voir le jour le 15 juillet. Objectif : aider Bangui à financer des projets ambitieux.

Annick Girardin, le 9 juillet à Paris. © Vincent Fournier/J.A.
Annick Girardin, le 9 juillet à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

De retour de New York où elle était allée assister à un forum politique sur le développement durable, Annick Girardin, la secrétaire d’État française au Développement et à la Francophonie, a reçu Jeune Afrique dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, à Paris, pour évoquer la création de Bêkou (« espoir », en sango), un fonds multibailleurs pour la Centrafrique, qui sera lancé le 15 juillet, à Florence (Italie).

Sa mise de départ devrait dépasser 50 millions d’euros, dont 39 millions versés par la Commission européenne (qui s’ajoutent aux autres aides, humanitaires et budgétaires, déjà annoncées pour la Centrafrique). La France et l’Allemagne participent à hauteur de 5 millions chacun. Et les Pays-Bas contribueront également, comme d’autres – pas forcément européens.

Si Paris est à l’initiative de ce fonds, c’est la Commission de Bruxelles qui en assurera le portage financier.

Jeune Afrique : Comment est née l’idée du fonds ?

Annick Girardin : L’idée d’un fonds multibailleurs vient de l’Agence française de développement (AFD). Très vite, le projet s’est étendu à l’Europe, et en particulier à l’Allemagne. D’autres pays européens ou non-européens ont déjà annoncé leur volonté d’y prendre part et les organisations internationales peuvent également y contribuer. Je signerai ce dispositif le 15 juillet à Florence (Italie), avec Gerd Müller, le ministre allemand, la Hollandaise Lilanne Ploumen, Florence Limbio la ministre centrafricaine de l’Économie et Andris Piebalgs, le commissaire européen au Développement.

Quelles actions ce fonds financera-t-il ?

Dans l’immédiat, probablement des projets nécessitant beaucoup de main d’œuvre, afin de relancer l’économie, d’offrir des emplois et d’aider à reconstruire les infrastructures. Dans un second temps, le fonds financera  des projets d’accès aux services de base menés soit par l’Union européenne, soit par des agences de développement, à travers notamment des ONG internationales ou centrafricaines. Un comité de gestion sélectionnera ces petits projets, vraisemblablement dans le domaine agricole ou celui de la démocratie.

 

Quand les actions de ce fonds seront-elles mises en œuvre ?

Ne pas perdre de temps, c’est l’idée de ce fonds. J’espère me déplacer en RCA dès le mois de septembre, soit avec un représentant de la Commission européenne, soit avec mon homologue allemand. Les appels à propositions seront lancés également dès la rentrée. Le décaissement et les interventions devraient intervenir deux ou trois mois après.

Quels mécanismes de suivi et de coordination avez-vous mis en place pour vous assurer de la bonne gestion de ce fonds et pour éviter qu’il ne fasse doublon avec d’autres aides financières ?

L’évolution des décaissements et des projets sera rendue publique sur un site internet. Par ailleurs, les bailleurs et les autorités centrafricaines siègeront dans le Conseil d’administration. Enfin, en plus de sa participation à ce fonds Bêkou et de sa contribution à hauteur de 20 % au Fonds européen de développement, la France poursuivra sa coopération bilatérale avec la RCA. En 2014, sa contribution sera au total de 35 millions d’euros.

Propos recueillis par Emmanuel de Solère Stintzy

(Jeune Afrique)