Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/La-photo-de-famille-des-journalistes-et-blogueurs-avant-louverture-de-la-session-de-sensibilisation-sur-les-fausses-couches-formations-en-periode-electorale-de-2020-2021-copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-YAPENDE-du-05-12-2020-450×338.jpg” alt=”La photo de famille des journalistes et blogueurs avant l’ouverture de la session de sensibilisation sur les fausses couches formations en période électorale de 2020-2021 copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE du 05-12-2020″ width=”450″ height=”338″ />La photo de famille des journalistes et blogueurs avant l’ouverture de la session de sensibilisation sur les fausses informations en période électorale de 2020-2021. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 9 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’Association des blogueurs centrafricains (ABCA) et le Consortium des journalistes centrafricains pour la lutte contre la désinformation (CJCLD), font front contre le phénomène de la désinformation, qui gangrène l’environnement médiatique centrafricain. En partenariat avec la Minusca, les deux organisations ont conjointement organisé ce samedi, 05 décembre 2020, une session d’information sur le phénomène de la désinformation et des fake news pendant la période électorale 2020-2021.
Toute une journée durant, la salle de la conférence de l’Ong Internews a servi de cadre d’échange entre les acteurs de lutte contre la désinformation. Plusieurs journalistes, blogueurs, fact-checkeurs et les responsables de l’organisation des professionnels de médias sur l’appui technique et financier de la MINUSCA, ont été sensibilisés, à plus de responsabilité dans la diffusion et la publication des vraies informations en la période électorale qui se pointe à l’horizon.
Cette session de formation vise à renforcer les capacités des 50 journalistes, blogueurs et Fact-Checkeurs centrafricains, à identifier et planifier les activités en vue de résorber et aussi de distinguer les vraies informations des fausses, et réagir aussitôt en faisant appel aux techniques du fact-checking pour arrêter la propagation ou la diffusion des fausses nouvelles en Centrafrique lors des scrutins du 27 décembre prochain.
A travers cette séance d’échange d’information, les deux organisateurs ont rappelé à leurs collègues de médias, le rôle et devoir d’informer le public dans le strict respect des règles de l’éthique et de la déontologie de la profession.
Jean Saint-Clair Maka-Gbosokotto, coordonateur du CJCLD a rappelé aux professionnels des médias le danger de l’impact de la désinformation dans le paysage médiatique centrafricain avant de les mettre en garde : « Pour ma part, les auteurs et coauteurs de la désinformation en Centrafrique, sont connus de tous. Certains journalistes sont les vecteurs de ces fausses nouvelles, et la raison principale du sabordage de l’éthique et de la déontologie est d’ordre financier », a-t-il averti avant de préciser que le consortium dont il a la charge, va mettre des bouchées doubles pour débusquer les fausses nouvelles en cette période électorale.
Pour Rosmon Zokoué, Président de l’ABCA, il a précisé aux participants que les facteurs de fake news sont susceptibles d’entraver le bon déroulement des prochains scrutins.
Ces derniers temps, le phénomène des fausses informations ou trompeuses prend une vitesse sans précédent dans le pays et mine non seulement les valeurs démocratiques.
Cette initiative saluée et soutenue par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique, vise à sensibiliser et contribuer à un climat de paix en période électorale en termes de contenus médiatiques. A l’issue de cet échange, une équipe de veille médiatique a été mise en place pour lutter contre cette pratique de la désinformation sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels.
Bambari, République centrafricaine, lundi, 7 décembre 2020, 20:02:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le calme est revenu ce lundi 7 décembre 2020 à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka après des heures de fortes détonations d’armes qui ont provoqué le déplacement des habitants de plusieurs quartiers ouest de la ville.
Les habitants des quartiers Akpè, Bornou…, à l’ouest de la ville de Bambari, commencent à regagner leurs domiciles abandonnés après plus de deux heures de débandade causée par des détonations d’armes automatiques des éléments rebelles de l’UPC et des soldats des forces armées centrafricaines.
« Vers 17 heures, ce lundi, quand les détonations d’armes ont commencé, ce sont les armes lourdes qui étaient entendues, et après quelques minutes, nous avons écouté les armes légères. J’ai alors décidé de quitter la maison avec mes enfants pour aller me réfugier ailleurs », témoigne Ousmane, un habitant du quartier Bornou.
Dans l’ouest de la ville de Bambari, ce lundi après-midi, plusieurs personnes ont abandonné leurs maisons depuis le début du crépitement d’armes. Selon les témoins de la scène, les tirs des rebelles ont commencé quelques secondes après le passage d’une patrouille des forces armées centrafricaines non loin du quartier Akpè.
Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville, et aucun bilan provisoire est annoncé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-à-gauche-et-touadera-à-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinées-par-CNC-le-21-janvier-2020-450×314.jpg” alt=”bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020″ width=”450″ height=”314″ />L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 décembre 2020, 12:10:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien Président François Bozizé, qui se trouve actuellement à Bossangoa, dans la préfecture de l’ouham, a adressé, en début d’après-midi du dimanche 6 décembre 2020, un courrier aux chefs d’État de la CEEAC portant sur la situation politique et le climat d’insécurité régnant en République centrafricaine. Selon le service de presse du KNK, l’ancien chef d’État aurait évoqué également des informations selon lesquelles le Gouvernement serait en train de déployer d’importantes forces armées, et des équipes de miliciens pour les envoyer à l’assaut des préfectures de la Nana-Gribizi ou de l’Ouham afin d’empêcher son retour dans la capitale. Infos ou intoxe ?
Il est vrai que depuis l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle par la Cour constitutionnelle le 3 décembre dernier, d’importants moyens militaires ont été déployés par le pouvoir à l’entrée de la capitale ainsi que dans des villes périphériques. Tous les véhicules particuliers ou de commerce en provenance des villes de province font l’objet des fouilles systématiques alors que l’ancien Président François Bozizé se trouve encore dans les villes de province. La résidence de sa mère ainsi que celle de son fils font l’objet des fouilles de ces militaires non identifiés.
Alors, s’agit-il d’une stratégie du pouvoir qui consiste à l’empêcher de rentrer à Bangui ?
Difficile de le savoir, mais l’intéressé, dans son courrier adressé aux chefs d’État de la CEEAC, « évoque des rumeurs inquiétantes provenant de plusieurs sources concordantes, selon lesquelles le Gouvernement serait en train de déployer d’importantes forces armées, et des équipes de miliciens pour les envoyer à l’assaut des préfectures de la Nana-Gribizi ou de l’Ouham afin d’empêcher son retour dans la capitale, ou au besoin l’éliminer physiquement à la faveur d’un dérapage toujours possible », rapporte le service de presse du KNK.
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Ainsi, l’homme invite « la communauté internationale, et particulièrement les chefs d’État de la CEEAC à inciter à la raison le pouvoir de Bangui afin que ce dernier privilégie le dialogue et la concertation avec toutes les forces vives de la Nation, longtemps réclamée par la Cour Constitutionnelle, par la société civile et par la plateforme des confessions religieuses. À défaut, qu’il favorise des élections inclusives, avant qu’il ne soit trop tard ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 décembre 2020, 06:14:56 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est un élément du cinquième bataillon de l’armée nationale. Activement recherché, l’homme est toujours introuvable ce dimanche 6 décembre 2020 par les forces de la gendarmerie.
Accusé d’avoir fait usage inapproprié de ses armes et munitions, le sergent Ngbombozo Belarmé, après avoir mis en débandade les habitants du quartier Kolongo dans le sixième arrondissement de Bangui, est activement recherché par la gendarmerie nationale.
En effet, ce dimanche 6 décembre 2020, peu avant midi, le sergent Ngbombozo Belarmé, du cinquième bataillon des forces armées centrafricaines, en poste au quartier Kolongo dans le sixième arrondissement de Bangui, sous prétexte d’être en conflit avec son chef de poste, faisait usage de son arme pour faire des tirs en l’aire durant près d’une heure, créant la panique dans le secteur.
Selon les premiers éléments d’information de la gendarmerie, le sergent serait complètement sous l’emprise de drogue au moment des faits. Il aurait vidé complètement l’un de ses chargeurs de munitions avant de s’éclipser dans la nature.
D’après ses collègues militaires, le sergent serait un homme connu dans le milieu des consommateurs des Chamvres indiens au quartier Kolongo. Son chef de post, un adjudant, lui aurait conseillé en vain de limiter sa consommation de drogue qui pourrait être néfaste pour sa carrière militaire. Ce qui pourrait être à l’origine de son « mécontentement », selon des sources militaires.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/Photo-densemble-de-la-table-ronde-a-lhotel-Ledger-de-Bangui-sur-le-phenomene-de-Fake-news-dans-le-pays.-450×300.jpg” alt=”Photo d’ensemble de la table ronde à l’hôtel Ledger de Bangui sur le phénomène de Fake news dans le pays.” width=”450″ height=”300″ />Photo d’ensemble de la table ronde à l’hôtel Ledger de Bangui sur le phénomène de Fake news dans le pays. Photo CNC / CJefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 décembre 2020, 09:41:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois semaines du premier tour des élections législatives et présidentielles, les médias centrafricains, avec l’appui de l’Union européenne, ont lancé ce vendredi 4 décembre 2020 un projet de lutte contre les fake news en période électorale afin d’accroître la participation démocratique des jeunes et des femmes aux élections et les sensibiliser contre les messages de haine, de violences pré et postélectorales.
La fondation « hirondelle » met en œuvre avec l’appui de l’Union européenne un projet de lutte contre la désinformation en période électorale en République centrafricaine, et ce, dans le cadre du projet d’appui au cycle électoral qui constitue un important vecteur dans l’apaisement de l’environnement électoral et à l’accroissement de la participation de toutes les parties prenantes au processus électoral en rca.
Selon madame Caroline VUILLEMIN, Directrice générale de la fondation Hirondelle, depuis plusieurs années, il y’a des phénomène de désinformation avec une manipulation volontaire, y compris la rumeur et le mensonge qui fragilisent la société centrafricaine. C’est en ce sens que l’Union européenne a proposé à la fondation Hirondelle de mettre en œuvre un projet pour renforcer les capacités des médias à lutter contre la désinformation, c’est-à-dire a avoir un renforcement des capacités des journalistes sur la vérification des faits, avoir des matériels aussi pour pouvoir rapidement vérifier , transmettre et produire une information, mais aussi inclure les autres acteurs qui, aujourd’hui sont aussi présent dans le secteur médiatique comme les blogueurs, les radios communautaires et les leaders d’opinion qui sont des producteurs et des vecteurs des contenus, parfois des informations vérifiées, parfois du mensonge.
« Il faut être très réaliste et humble. Nous seuls on ne va pas bloquer le phénomène, on va essayer de l’atténuer. Radio Ndékèluka a fait une charte électorale qui rappelle les règles du journalisme , qui impliquent tous les acteurs politiques dans le fait que quand ils vont prendre la parole , par exemple à l’antenne de la radio Ndékèluka, la diffamation, l’appel à la haine… seront interdits. Ils seront systématiquement coupés. Ça, c’est la règle de base. Sur notre site, sur notre Facebook, sur notre réseau Tweeter, on aura la même vigilance avec la modération… », a-t-elle ajouté. D’après elle, ce projet de lutte contre la désinformation va poursuivre même avec l’annonce des résultats et ensuite tout le processus après les élections qu’il faudra rester vigilant.
Il y ‘a lieu de noter que le projet a été lancé ce vendredi dans la salle de conférence de l’hôtel Ledger Plazza Bangui en présence de plusieurs journalistes et blogueurs ainsi que des personnalités.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/bozize-a-Bossangoa-450×337.jpg” alt=”L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE / 18/09/20″ width=”450″ height=”337″ />L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 7 décembre 2020, 07:15:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois jours après l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle du 27 décembre 2020 par la Cour constitutionnelle, l’ancien Président de la République, le général François Bozizé a tenu son premier meeting à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham.
Après son premier meeting en 10 ans à Kaga-Bandoro la semaine dernière, puis l’invalidation de son dossier de candidature par la Cour constitutionnelle le 3 décembre dernier, l’ancien Président de la République poursuit sa tournée préélectorale dans les villes de province, notamment dans la préfecture de l’Ouham.
De Batangafo à Sido en passant par Kabo, le général François Bozizé est arrivé à Bossangoa samedi dernier avant d’organiser un meeting sur le terrain municipal ce dimanche 6 décembre 2020.
Même si son parti, le KNK, avait appelé ses militants au calme après l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle par la Cour constitutionnelle, l’intéressé, monsieur François Bozizé n’a pas du tout apprécié cette décision des juges constitutionnels. Il a appelé ses partisans à poursuivre la lutte pour le retour effectif de la démocratie dans son pays.
Pour l’heure, on ignore si monsieur François Bozizé va rentrer à Bangui après son meeting de Bossangoa.
Il y’a lieu de rappeler que 24 heures après l’invalidation de sa candidature le 3 décembre dernier par les juges constitutionnels, la milice armée du pouvoir, habillé en tenue militaire sous le commandement du sixième bataillon de l’armée nationale, avec l’appui de la garde présidentielle, ont perquisitionné et pillé la résidence de son fils, le colonel Francis Bozizé au quartier Sassara, à la sortie nord de Bangui. Même la résidence de sa mère, située derrière le lycée de Gobongo, a également été perquisitionnée par les mêmes éléments.
On ignore présentement les raisons de cette visite militaire au domicile de la famille Bozizé dans la capitale, mais tout porte à croire que cela est dû aux tensions politiques entre les deux hommes depuis près d’un an.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé
Bangui, République centrafricaine, lundi, 07 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Et le verdict tant attendu de la Cour Constitutionnelle tomba le début d’après-midi du Jeudi 03 Décembre. Parmi les cinq invalidés, il y a bien sur François Bozizé, leader du KNK et considéré depuis peu comme le « protégé » des champs Elysées. Doit-on parler à ce jour de la fin du « mystère » français dans le jeu électoral centrafricain ?
Pour mémoire, depuis son évincement par la coalition Séléka en 2013, le général d’armée François Bozizé n’était plus jamais rentré au pays. En plus du fait qu’il y avait la relativité du climat sécuritaire, il y a surtout les sanctions des Nations Unies qui pesaient contre lui ajouté à l’arrêté ministériel qui l’empêchait d’être embarqué par les compagnies aériennes.
Cependant, contre toute surprise, vers la fin de l’année 2019, le KNK son parti annonce son retour éminent au bercail. Un retour placé sous le signe de la clandestinité et donc contre tout contrôle des services de renseignement.
Si Bozizé est rentré de son exil de l’Ouganda sans passer par les formalités administratives légales, comment donc est-il rentré ? Depuis Décembre 2019 où son retour avait été annoncé jusqu’à ce que nous mettions sous presse, aucun itinéraire n’a été révélé pour ce retour inopiné.
Déjà au départ, certaines sources évoquaient sont rapatriement à bord d’un aéronef et sous la haute commande de l’armée française sur place à l’aéroport Bangui-M’Poko. Cette thèse soutenue vaille que vaille par les proches du pouvoir voudraient simplement imputer à la France le retour inopiné de François Bozizé à quelques douze mois des élections, en vue de l’opposer à son ancien disciple Faustin Archange Touadéra.
Pis, dès son retour, Bozizé semble acquérir une certaine forme de légitimité à la fois politique que juridique. L’homme multiplie les meetings et fait braquer sur lui les regards des médias d’ici et d’ailleurs. Une situation qui ne manque pas de gêner les victimes des crises centrafricaines aussi bien que le pouvoir en place.
Bozizé s’est vite mis dans la veste de l’opposition démocratique réunie au sein d’une coalition. Par contre, son conseil juridique a de quoi à faire péter les nerfs. Un certain Nicolas Tiangaye, considéré comme un des tombeurs de Bozizé en plus de Me Albert Panda Gbianimbi ou encore de Me Jean-Louis Opalegna, lui-même un des cadres du parti KNK.
Face à de telles couvertures, l’on ne pouvait imaginer que la candidature de François Bozizé allait être validée par la Cour Constitutionnelle. Car, pour beaucoup, la victoire juridique du conseil de Bozizé lors du procès lié à l’abrogation de l’arrêté interministériel n’était qu’une partie remise de cette bataille politico-juridique.
Là où l’on était tenté de croire les tenants permanents du complot est pourquoi les poursuites judiciaires contre Bozizé trainaient-elles encore les pas alors que les victimes réclamaient à grosse voix justice ?
Pour les proches de Touadéra, si jusque-là Bozizé n’est pas arrêté, ca sent COMPLOT, ca sent la FRANCE… vrai ou faux ? Nul ne le sait, seulement que le dernier verdict de la Cour Constitutionnelle vient néanmoins rétablir une part de vérité. La France ne joue pas forcément la carte de Bozizé dès lors que l’ancienne puissance coloniale est elle aussi bien consciente des cadavres que Bozizé traine encore dans son tiroir.
Par ailleurs, s’il y avait une brèche pour croire à cette « thèse complotiste », cela devrait sans doute être lié au conflit diplomatique ouvert engagé depuis peu sous le règne de Faustin Archange Touadéra. La France consciente des « infimes » marges de manœuvre accordées à celle qu’on qualifie de partenaire traditionnelle, il y avait besoin de croire que cette dernière puisse s’impliquer pour ramener à Touadéra son « meilleur ennemi ».
Que nenni ! Bozizé est venu pendant longtemps faire son « show man » ravissant à Touadéra cette petite partie de crédibilité et de popularité qui lui restait. Clairement, le régime est déséquilibré et le gap est énorme. Avec Bozizé invalidé, le régime pourrait-il désormais prendre le leadership de l’animation de la vie politique ? Ou bien la stratégie derrière était de plébisciter Bozizé, déséquilibrer Touadéra, l’invalider puis mettre en avant un candidat de l’opposition plus propre et crédible ?
De toute façon, les analyses faites jusque-là n’ont rien à voir de scientifiques. Ce sont des idées prises ca et là afin de commenter ou de comprendre au mieux le jeu électoral à ces quelques semaines du scrutin. Ce qui est sur, l’invalidation de François Bozizé annonce néanmoins la fin du « mystère » français.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/des-casques-bleus-de-la-Minusca-dans-le-quartier-de-PK5-de-Bangui-la-capitale-de-la-République-centrafricaine-450×299.jpg” alt=”des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui la capitale de la République centrafricaine” width=”450″ height=”299″ />des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Photo Minusca.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 07 décembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Du Vendredi 04 au Samedi 05 Décembre 2020 s’est tenue en la salle de réunion de la Mairie du 7e arrondissement de Bangui une activité de l’Unité de Police (UNPOL) de la Minusca. Regroupant différents leaders communautaires à savoir les jeunes, les femmes, les religieux et les chefs de quartier, ces échanges ont pour but de favoriser le dialogue communautaire aux fins de prévenir les violences avant, pendant et après les élections.
Les élections se tiendront dans un peu plus de trois semaines en Centrafrique et le climat sécuritaire est encore très relatif. Tant l’on assiste au durcissement des positions de la part des militants politiques que des situations de violences dans certaines régions ne présagent pour le pays une saison électorale apaisée.
Pour ce faire, la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA), fort de sa mission qui consiste à accompagner le processus de paix en Centrafrique et surtout d’appuyer la sécurisation des prochaines élections a tenu impliquer les acteurs communautaires pour la réussite des prochains scrutins.
C’est dans cette optique qu’un cadre de dialogue communautaire a été initié. Cette assise a réuni autour de la table les leaders des jeunes, des femmes, les leaders religieux et aussi les chefs de quartier. L’objectif est de pousser les différents acteurs à réfléchir autour des causes des conflits électoraux, de définir les actions de prévention, d’analyser les actions selon leur importance, efficacité et faisabilité pour éviter au pays les violences avant, pendant ou après les élections.
Cette micro-activité concerne la ville de Bangui, Bimbo et Bégoua. Mais, pour ces journées de 04 et de 05 Décembre, le bal a été ouvert dans le 7e arrondissement de Bangui où les cibles de l’activité en présence de l’unité de police locale et des autorités municipales ont émis des propositions pour prévenir les violences électorales au sein de leur localité.
Il en ressort des différentes stratégies que des séances de sensibilisation sur le danger des violences électorales seront menées par chaque entité (jeunes, femmes, chefs de quartier, leaders religieux). Les meetings politiques seront aussi l’occasion de faire passer le message de la non-violence électorale en plus du fait que des contenus communicationnels ont été développés en vue de sensibiliser dans les lieux de culte (églises, mosquées etc.).
A en croire les organisateurs, dès le Lundi 07 Décembre, ces mêmes activités seront dupliquées dans d’autres arrondissements de Bangui en plus des communes de Bimbo et Bégoua pour plus d’impacts.
Vive l’engagement des communautés pour des élections paisibles, démocratiques et transparentes en Centrafrique !
L’ONU et ses partenaires appellent les Centrafricains à respecter les récentes décisions de la Cour constitutionnelle
Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un communiqué conjoint, l’ONU et ses partenaires appellent également les Centrafricains « à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre la paix et la stabilité ».
Selon la presse, la Cour constitutionnelle a rendu vendredi 27 novembre sa décision quant à la recevabilité des candidatures aux élections législatives. La Cour a notamment fermé la porte aux candidatures des membres de groupes armés./////////////.
Jeudi, la Cour constitutionnelle a rejeté la candidature de François Bozizé, ancien chef de l’Etat, pour l’élection présidentielle. Sur les 22 candidatures, cinq ont été invalidées. Parmi celles retenues : le Président Faustin Archange Touadéra, Annicet Georges Doléguélé, Martin Ziguélé, Abdou Karim Meckassoua./////////////.
L’ONU et ses partenaires ont invité les autorités nationales centrafricaines et la classe politique à œuvrer pour « des élections apaisées, transparentes, inclusives et crédibles dans le respect des délais constitutionnels et acceptées par tous ». Les élections présidentielle et législatives sont prévues le 27 décembre 2020. /////////////.
Dans cette perspective, ils ont encouragé la classe politique « à signer et respecter le code de bonne conduite déjà validé par leurs représentants ». Ils ont demandé également aux groupes armés de « respecter leurs engagements en cessant immédiatement les violations contre les populations et de ne pas entraver le processus électoral, y compris la libre circulation des électeurs, des candidats et de leurs militants, et le bon déroulement du scrutin sur l’ensemble du territoire national »./////////////.
Les hauts responsables de l’UA, de la CEEAC, de l’ONU et de l’UE ont réitéré leur soutien continu au processus de renforcement des acquis démocratiques et de stabilisation politique en République centrafricaine, et aux efforts du peuple centrafricain dans la consolidation de la paix, de la réconciliation et de la démocratie. Ils ont condamné à cet égard les discours de haine et d’incitation à la violence ainsi que les attaques qui visent les partenaires internationaux. /////////////.
Le communiqué conjoint est signé par le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui ; le Président de la Commission de la CEEAC, Gilberto Da Piedade Veríssimo ; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix ; et le Haut Représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications-450×338.jpg” alt=”Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime” width=”450″ height=”338″ />Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 décembre 2020, 11:32:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le ministre des postes et télécommunications, monsieur Gourna Zacko, la première partie des travaux d’interconnexion du réseau fibre optique entre le Cameroun, le Congo et la République centrafricaine connaissent cette année un retard dû au Coronavirus. Sur les 1100 kilomètres des travaux de fouille à exécutés entre Bangui – Gamboula en passant par Berberati, puis Berberati – Nola via Carnot, seul environ 200 kilomètres ont été réalisés, selon le ministre.
Cofinancé par la banque africaine de développement et l’Union européenne, le projet dorsale-fibre optique d’Afrique centrale composante rca est largement bousculé par la pandémie du Coronavirus
Lors d’un point de presse organisé dans la salle de conférence du ministère des postes et télécommunication ce jeudi 03 décembre, le ministre Gourna Zacko revient longuement sur ce « projet interministériel très complexe » à réaliser, mais aussi très bénéfique pour la diversification de l’économie Centrafricaine à travers l’émergence d’une économie numérique dans notre pays.
Selon le ministre, c’est la première fois en 30 ans que la République centrafricaine réalise un projet aussi complexe en terme des travaux d’infrastructure gigantesque qu’il faut travailler avec plusieurs ministères à la fois tels que celui de la sécurité publique, de l’administration du territoire, de l’habitat… avant de commencer les premiers coups de pioche. Il justifie en partie le retard dans l’exécution de ces travaux par toutes ces différentes tracasseries administratives.
Même si le ministre évoque la pandémie du Coronavirus et les tracasserie administratives comme les principales causes du ralentissement des travaux d’interconnexion du réseau fibre optique en Centrafrique, la période électorale qui va durer jusqu’en mars 2021 dans le pays ne pourra pas être bloqués les travaux, a-t-il ajouté. D’après lui, d’ici fin juillet 2021, les travaux d’interconnexion seront bouclés.
Notons que le Président de la République Faustin Archange Touadera a officiellement lancé vendredi 4 octobre 2019 à Berberati dans la Mambéré Kadéï, le projet dénommé central African Backbone, consistant à installer la fibre optique. Un projet qui s’exécute de janvier 2018 à 2022. Ce désenclavement numérique à travers l’accès facile à internet constitue un facteur essentiel pour booster l’économie nationale. Ce projet d’installation de la fibre optique, qui couvre une durée de 14 mois de mise en œuvre selon l’expertise de l’entreprise sud-coréenne Tayan, vise à améliorer le débit de la connexion internet et de communication en Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/factulté-de-droit-et-des-sciences-économiques-le-22-mai-2020-par-CNC-450×337.jpg” alt=”Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A l’heure de la révolution digitale, l’enseignement innove grâce à internet et s’invite au cœur des foyers des Centrafricains. Aujourd’hui, depuis un cyber-café ou un Smartphone, la jeunesse centrafricaine peut avoir accès gratuitement aux meilleures universités du monde, contribuant ainsi au développement de notre pays et réduisant les fractures sociales comme régionales. Mais, si le « savoir » est à présent accessible à tous, les abandons en cours de formation sont encore nombreux et la reconnaissance des compétences acquises reste aléatoire.
Il est constaté depuis plusieurs années que l’accès au système éducatif centrafricain souffre de disparités sociales ainsi que de disparités régionales liées à un système éducatif centralisé à Bangui. De plus, les tensions sécuritaires empêchent l’acheminement des moyens nécessaires à l’éducation et sont souvent à l’origine de la fermeture d’écoles, poussant les étudiants à s’expatrier. La crise actuelle du COVID entrave, elle aussi, les initiatives visant à mettre en place un système éducatif à la hauteur de la Centrafrique. Mais, dans ce contexte sombre, il y a un espoir pour notre jeunesse : le « MooC ».
Depuis quelques années, de nombreuses universités à travers le monde ont décidé d’ouvrir leurs enseignements sur internet via des « Massive Open Online Course – MooC ». Le principe est identique à celui d’un cours à l’école : le professeur prépare le cours à l’avance, l’enseigne, évalue les élèves par des exercices et contrôle leurs connaissances. La différence est que les élèves ne se rencontrent pas dans une salle de classe ordinaire, mais se connectent tous à un site internet pour suivre les vidéos enregistrées par leur professeur. Les étudiants peuvent également poser des questions et interagir entre eux aux travers d’un chat ou d’un forum. Les documents nécessaires aux cours et aux exercices peuvent être téléchargés par les élèves.
Le MooC dispose de nombreux avantages. D’abord, cela permet à la jeunesse d’accéder aux meilleurs écoles du monde (ex : Harvard, Cambridge, Singapour, etc) sans avoir à voyager et prendre des risques sanitaires. Ensuite, le Mooc, de par son accessibilité, réduit les disparités régionales et sociales. En effet, certains MooC sont même accessibles depuis des applications mobiles (ex : l’application « edX » disponible sur Androïd). De nombreux MooC de qualité sont disponibles pour tous sur internet. Ils permettent d’acquérir des compétences professionnelles et de découvrir de nouveaux métiers. Même si la plupart sont gratuits, l’inconvénient des MooC est que l’obtention du certificat de réussite, délivré par l’université, est bien souvent une fonctionnalité payante. Cela n’empêche pas les étudiants de suivre l’enseignement du professeur, et donc d’acquérir de réelles compétences. En revanche, la reconnaissance de celles-ci par les entreprises pourrait être limitée.
En pleine crise sécuritaire, sociale et sanitaire, ce nouveau moyen de formation est porteur de nombreux espoirs. Nos étudiants ont maintenant accès aux meilleures formations au monde et pourront apporter une contribution significative au développement du pays. A noter d’ailleurs que même notre Université de Bangui a lancé son MooC et de nombreux enseignements y sont disponibles. Son site internet peut être visité ici : http://universite-numerique-centrafrique.com
En d’autres termes, l’enseignement en ligne, sous la forme de MooC, représente un véritable espoir pour la jeunesse et l’avenir du pays.
Aussi, il convient de souligner que, même si les universités les plus prestigieuses s’ouvrent au grand public, le haut niveau d’excellence de ces formations demande un effort soutenu de la part des étudiants. Ceci, afin d’arriver jusqu’au bout de la formation et éviter le décrochage. En effet, des études statistiques ont révélé que pour les MooC les plus prestigieux (tels que Cambridge ou le MIT), près de 40% des étudiants inscrits ne terminent par la formation. Pour pouvoir acquérir l’ensemble des connaissances et être capable de les utiliser en entreprise, il faut donc être motivé et suivre avec assiduité l’ensemble du parcours de formation proposé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/lex-chef-dEtat-de-transition-catherine-samba-panza-et-le-chef-de-lEtat-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-17-janvier-2020-450×300.jpg” alt=”l’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020″ width=”450″ height=”300″ />L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020
Bangui, République centrafricaine, samedi, 5 décembre 2020, 06:34:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Aux élections présidentielles du 30 décembre 2015, les autorités de transition appuyèrent la candidature de Faustin-Archange Touadera, avec l’aval de l’ambassadeur de France à Bangui « Charles Mallinas ».
Le Directeur de Cabinet de la Présidente de transition Joseph Mabingui, qui a dirigé le Laboratoire Lavoisier à l’Université de Bangui et qui est un ami de longue date de Touadera valida ce choix, facilité par le fait que son épouse Brigitte Touadera (née Béléma) est Banziri, tout comme Catherine Samba-Panza. Monsieur Romain Vuillaume, premier secrétaire à l’ambassade de France à Bangui, en couple avec Luisa Gollondo, une jeune femme parenté à Jean-Claude Sappot l’ancien compagnon et père des enfants de Catherine Samba-Panza prend alors fait et cause pour la candidature de l’ancien recteur de l’Université de Bangui, tout comme Charles Malinas.
Vuillaume et Malinas sont alors très souvent au domicile de la Présidente de transition (où d’ailleurs Vuillaume avait rencontré sa jeune compagne) pour trinquer tout en orientant les grandes décisions de la vie politique centrafricaine…
Un ensemble de moyens frauduleux est alors mis en œuvre pour favoriser la candidature de Faustin Touadera : distribution massive de bulletins de vote préremplis, existence de bureaux de vote fictifs, modification de procès-verbaux par des responsables administratifs vote d’électeurs dépourvus de tout document d’identité…Jean-Jacques Demafouth est nommé par un décret muet de Catherine Samba-Panza« superviseur général des élections » chapeautant ainsi en toute illégalité le travail de l’Autorité Nationale de Élections.
C’est ainsi que Touadera qui ne disposait pas d’un budget de campagne aussi conséquent que les principaux favoris ni d’un parti politique structuré arrivera à la surprise de les tous observateurs à récolter 19,42% des suffrages au 1er tour derrière Dologuélé (23,78%) et pourra se qualifier au second tour de ces élections.
Durant l’entre-deux-tours, Touadera bénéficiera du soutien en province des factions de l’ex-Seleka UPC et MPC, mais aussi de toutes les composantes anti-balakas qui veilleront sur les bureaux de vote… Les fraudes perdurent toujours de plus belle au second tour et le ralliement d’une quinzaine de candidats malheureux achèveront de préciser la victoire de l’ancien Premier Ministre de Bozizé.
Durant son quinquennat, Touadera se gardera bien de s’attaquer à celle qui l’a précédé au palais de la Renaissance. Il ne touchera pas à la position diplomatique de Christelle Sappot à Malabo ni ne déterrera pas le rapport d’audit de la transition qui dort encore paisiblement à la Cour des Comptes… Même s’ils ne s’affichent pas ensembles et même s’ils sont officiellement concurrents aux prochaines élections, ces deux là qui semblent liés par les circonstances prennent soin de pas prendre de position critique l’un envers l’autre. Notons enfin que l’ancien Directeur de Cabinet de Samba-Panza, Joseph Mabingui dont nous avons détaillé plus haut la partition qu’il a joué lors des dernières élections a comme par hasard été nommé par décret muet Ministre conseiller à la Présidence de Touadera …
En plus d’être candidate aux prochaines élections présidentielles, Catherine Samba-Panza se présente aussi aux législatives dans le septième arrondissement de Bangui. Elle était jusqu’à présent opposée à un concurrent de poids dans cette circonscription en la personne du cadre du parti présidentiel MCU Clément Ndotizo. Cependant, celui-ci s’est récemment fait recaler par la Cour Constitutionnelle au motif qu’il n’aurait pas fourni sa « déclaration de patrimoine ». Son dossier était pourtant le même que celui déposé et validé par la Cour en 2015-16 et comportait bien cette pièce au dépôt de sa candidature !
Son retrait est en réalité une manœuvre pilotée par Touadera et Samba-Panza, un habile subterfuge qui ouvre un boulevard à cette dernière pour être élue députée à Ouango. Tout cela laisse clairement se dessiner un pacte ou une entente cordiale conclue entre Touadera et Samba-Panza, probablement pour que celle-ci une fois élue députée puisse ensuite tranquillement être hissée au poste de Présidente de l’Assemblée Nationale avec l’aide de son partenaires qui serait renouvelé frauduleusement à la Présidence pour un second mandat, chacun y trouvant ainsi son compte …
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 06 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La présente cour constitutionnelle instituée par la constitution du 30 mars 2016 est un acteur majeur de la vie politique centrafricaine. En effet, selon les dispositions de l’article 95 de la constitution, la cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est chargé entre autres de veiller au respect de la lettre et l’esprit de la constitution, de connaître du contentieux électoral, de veiller à la régularité des consultations électorales, d’examiner les réclamations ainsi que de proclamer les résultats définitifs. C’est dans le cadre de cette compétence constitutionnelle qu’après avoir délibéré sur la liste des candidats éligibles au scrutin législatif, la cour constitutionnelle dans la plénitude de sa composition collégiale a statué sur les dossiers de candidature aux élections présidentielles du 27 décembre 2020.
La noble cour constitutionnelle a ainsi délibéré au nom du peuple centrafricain à travers la décision N*026/CC/20 du 3 décembre 2020 arrêtant la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. En ce qui concerne la forme et plus particulièrement de la compétence, la cour constitutionnelle a fait référence aux dispositions de article 95-3 du code électoral et de l’article 78 alinéa 3 et 4 de la loi N*17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle pour se déclarer compétente à statuer.
S’agissant de la recevabilité des dossiers de candidature aux élections présidentielles, la cour les déclare recevables conformément aux dispositions de l’article 37 alinéa 1 ainsi que de l’article 43 du code électoral.
Statuant sur le fond et selon les dispositions de l’article 95 de la constitution, la cour constitutionnelle est le seul juge de l’éligibilité de chacune des candidatures enregistrées par l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Dans le cadre de l’exercice de ce pouvoir et faisant référence aux dispositions constitutionnelles des articles 103, 104 et surtout de l’article 23, la cour constitutionnelle a invalidé certaines candidatures aux présidentielles pour des motifs divers et variés mais l’inconstance de la logique de la cour constitutionnelle laisse planer des inquiétudes sur l’avenir de l’architecture juridique. Certains candidats sont blâmés au mépris de la célèbre notion de la « présomption d’innocence » qui est un principe fondamental du droit. L’opinion publique nationale a également le sentiment de « deux poids, deux mesures » car deux candidatures présentant des motifs juridiques identiques sont sanctionnées différemment. En outre, la notion de « bonne moralité » n’est pas bien circonscrite et à la frontière d’un fourre-tout. Par ailleurs, certains candidats ont été éjectés de la course au pouvoir pour des raisons de résidence demeurée floue dans la lettre de la constitution. Un peu perdu dans ce cosmos juridique, le citoyen lambda en recherche de repères s’interroge :
Pourquoi la cour constitutionnelle est-elle inconstante sur les deux décisions rendues pour les candidatures aux présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 ? Traditionnellement accusé d’être inféodé au pouvoir, la cour constitutionnelle a t-elle entre temps subi des pressions ?
Cette méconnaissance des principes fondamentaux du droit comme la présomption d’innocence ne constitue t-elle pas un danger pour l’avenir du droit dans notre pays ? Quelles en seront les conséquences juridiques sur la jurisprudence de la cour constitutionnelle ?
S’agissant de la résidence sur le territoire national d’au moins un an, quel est le point de départ de ce délai ? La constitution fait-elle insidieusement allusion à la résidence principale ou secondaire ?
Qu’en est-il des candidats aux présidentielles issus de la diaspora ? Comment la cour constitutionnelle apprécie t-elle la candidature d’un résident qui s’absente du territoire national pendant un mois au cours du délai d’un an ? Cette absence remet-elle le compteur à zéro ? A défaut de faire un catalogue de questionnements, cette cour constitutionnelle version 2020 est quand même à saluer pour son courage et sa rigueur mais nous regrettons in fine qu’elle n’est pas allé au bout de sa logique de moralisation de la vie politique car beaucoup de candidats devraient passer à la trappe.
En conséquence de ce qui précède, les citoyens admirateurs de la cour constitutionnelle lors de la première délibération sur les législatives sont restés sur leur faim dominé ou habité d’un sentiment de travail inachevé. Par ailleurs, il importe au passage de saluer le communiqué du parti KNK qui appelle les militants au calme et à la retenue car être démocrate, c’est non seulement de respecter les institutions républicaines mais aussi de se soumettre à leurs sanctions mêmes jugées injustes… et c’est la Centrafrique qui gagne.
Pour finir, il apparaît important de stigmatiser la violation du droit de réserve par nos institutions notamment la violation du secret des délibérations des juges constitutionnels…comment l’opinion publique nationale était-elle au courant du certificat de résidence d’un candidat établi par un chef de village quelques jours avant la délibération en plénière ?
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-rca-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 décembre 2020, 14:40:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’enregistrement se poursuit depuis ce matin au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Ils sont déjà plus de cinq cents à se faire inscrire depuis ce matin sur les fiches mises à leur disposition au domicile du chef de l’État ainsi qu’à l’église baptiste de Ngoubagara . La foule est énorme, et les inscriptions se poursuivent.
Si ce n’est pas de l’escroquerie électorale, cela y ressemble parfaitement.
Depuis vendredi matin, devant la résidence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Boyrabe, on assiste à une nouvelle forme de recrutement dans les forces de défense et de sécurité intérieure.
Selon les organisateurs, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA aurait ordonné au directeur de la garde présidentielle de faire enregistrer environ 1000 jeunes de son quartier qu’il entend envoyer en formation militaire dans un bref délai. Or, ce dernier, peu discret dans son opération de recrutement, faisait appel à un groupe des jeunes du quartier Fouh et de Boyrabe qui, à leur tour, appellent au téléphone leurs amis et connaissances qui sont venus en masse devant la résidence du chef de l’État ce vendredi 4 décembre 2020 pour se faire inscrire. La foule est énorme, mais les organisateurs ne sont pas découragés, bien au contraire. Ils ont exigé à chaque candidat de laisser au moins un numéro mobile au cas où l’on voudrait le rappeler pour aller aux formations.
Au même moment, à l’église baptiste de Ngoubagara de Fouh, des fiches d’inscription circulent aussi depuis plusieurs jours, mais en toute discrétion. Certains cadres de l’église nous confirment formellement qu’à chaque recrutement dans la police, dans la gendarmerie ou encore dans les forces armées, ils ont leur quota, et ce n’est pas négociable, ont-ils affirmé.
Notons que les organisateurs ont indiqué que cette opération de recrutement va durer trois jours jusqu’à dimanche 6 décembre 2020.
Cependant, certains officiers de l’armée nationale interrogés par la rédaction pensent que le chef de l’État serait en train de rouler ces jeunes désœuvrés dans la farine en leur miroitant un avenir dans les forces de défense et de sécurité intérieure.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 décembre 2020, 12:58:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vingt-quatre heures après l’invalidation par la Cour constitutionnelle de la candidature à la présidentielle de l’ancien Président François Bozizé, la tension monte de plusieurs crans dans le pays. La résidence privée du colonel Francis Bozizé, fils de l’ancien Président François Bozizé, à la sortie nord de la capitale, a été perquisitionnée et pillée par des éléments de la garde présidentielle. Tandis qu’à Bossangoa, fief de l’ancien Président François Bozizé, la colère monte dans la ville, et les ONG ont été pillées par des individus non identifiés. Que s’est-il passé ?
Jeudi, 4 décembre 2020, quelques heures après la décision de la Cour constitutionnelle d’invalider quatre parmi les 22 dossiers de candidatures à la présidentielle du 27 décembre 2020, dont celui de l’ancien Président François Bozizé, à Bossangoa, dans l’Ouham, la colère monte dans la ville, et les miliciens Anti-Balaka se sont positionnés partout dans des lieux stratégiques.
Cependant, vers 20 heures, des scènes de pillages sont observées dans la ville. Certaines ONG comme le « village d’enfant SOS » et le sous-bureau de la FLM (Fédération Luthérienne Mondiale) a également été pillée par des individus lourdement armés, identifiés comme des miliciens Anti-Balaka. Des motos et matériels informatiques ont été emportés par les assaillants qui ont promis de continuer le pillage de toutes les ONG basées dans la ville dans les prochaines heures.
Cependant, à Bangui, très tôt ce matin, une colonne des véhicules militaires lourdement armés de la garde présidentielle et des éléments du sixième bataillon de l’armée nationale se sont positionnés à la sortie nord de la capitale. Des personnes ont été interpellées au Hazard, et tous les véhicules de passage dans le secteur du PK11 – PK12 sont perquisitionnés.
Cependant, vers 11 heures, ces éléments ont pris d’assaut la résidence privée du colonel Francis Bozizé au quartier Sassara. Nos équipes ont pu constater malheureusement des actes de perquisition et de pillages sans la présence de la police judiciaire.
Pour l’heure, la capitale est totalement bouclée par la garde présidentielle et des Mercenaires russes. Ainsi, la seule question pour l’heure est de savoir si l’ancien Président François Bozizé va-t-il rentrer à Bangui avec cette nouvelle tension ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PK12-barrière-1-1-450×253.jpg” alt=”La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”253″ />La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 décembre 2020, 10:41:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs quartiers de la capitale à la sortie nord entre PK11 et PK12 sont bouclés depuis ce vendredi matin par les éléments de la garde présidentielle lourdement armés. Des habitations et des véhicules fouillés, de jeunes hommes interceptés, le secteur nord de la capitale est sous tension 24 heures après la publication définitive par la cour constitutionnelle de la liste définitive des candidats à la présidentielle du 27 décembre 2020. Que s’est-il passé ?
Le bouclage des quartiers nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a commencé au lever du jour, vers 5 heures (4 h GMT), selon les témoins.
La veille, la cour constitutionnelle avait publié la liste définitive des candidats à la présidentielle du 27 décembre 2020. Parmi les 22 dossiers qu’elle avait enregistrés, les juges constitutionnels ont invalidé 5, dont celui de l’ancien Président François Bozizé, candidat du parti KNK, de l’honorable Jean-Michel Mandaba, candidat du parti PGD, du chef rebelle Armel Sayo Ningatoloum, candidat indépendant, de monsieur Bertrand BALEKEMBA, indépendant, et de Monsieur Guele BANGASSOUA du parti PSD. Or, pour les conseillers politique et militaire du chef de l’État, l’invalidation de la candidature de l’ancien Président François Bozizé Yangouvonda pourrait susciter la colère de ses partisans, y compris les miliciens Anti-Balaka qui seraient prêts à prendre d’assaut militairement la capitale. Une information confirmée par le service de renseignements de la présidence de la République, géré par des sujets russes.
Ainsi, ce vendredi matin, plusieurs centaines des gardes présidentiels ont été déployés partout aux alentours de l’ancienne résidence de Monsieur François Bozizé ainsi que des quartiers périphériques. Mais la chose la plus étonnante est que ces gardes présidentiels, une fois sur place, ont procédé aux fouilles de chaque véhicule ainsi qu’à l’interpellation au Hazard des jeunes gens suspectés d’être des miliciens Anti-Balaka.
Certains témoins ont indiqué que ces militaires auraient coiffé de force certains passants qui ont gardé leurs cheveux longs. Notre équipe, qui est arrivée sur le lieu de la scène, a également confirmé cette information.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagit sur cette descente musclée des gardes présidentiels aux alentours de la résidence de l’ancien Président François Bozizé qui se trouve actuellement vers Batangafo avec toute son équipe de campagne.
Bangui ( République centrafricaine ) – La candidature à l’élection présidentielle en Centrafrique de l’ancien chef de l’État François Bozizé a été invalidée, jeudi 3 décembre, par la Cour constitutionnelle au motif qu’il faisait l’objet de poursuites notamment pour “assassinats”, “tortures” et de sanctions de l’ONU.
Le premier tour des élections présidentielle et législatives est prévu pour le 27 décembre et le président sortant, Faustin Archange Touadéra, qui brigue un second mandat, fait désormais figure d’archi-favori dans ce pays ravagé par sept années d’une sanglante guerre civile qui perdure./////////////.
Âgé de 74 ans, François Bozizé était le seul qui pouvait inquiéter sérieusement l’actuel président, selon les observateurs./////////////.
“Considérant que le candidat fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui le 31 mars 2014” devant la justice de son pays, notamment “pour assassinats, arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures”, la Cour constitutionnelle a invalidé la candidature de François Bozizé./////////////.
Des “sanctions” à l’encontre de François Bozizé/////////////.
“Selon les termes” d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, “le candidat fait l’objet de sanctions, renouvelées le 28 juillet 2020” et “il déroge au critère de bonne moralité inscrit dans le Code électoral”, poursuit la juridiction suprême dans sa décision./////////////.
En 2014, l’ONU a placé François Bozizé sous sanctions, faisant geler ses avoirs à l’étranger et l’interdisant de voyager, au motif qu’il avait “soutenu” depuis son exil des milices coupables, selon l’organisation, de “crimes de guerre et crimes contre l’Humanité”. /////////////.
La Cour a également invalidé trois autres candidats. Avec Faustin Archange Touadéra, il reste donc 18 candidats en lice pour un scrutin qui s’annonce sous haute tension./////////////.
Un putschiste récidiviste /////////////.
Nombre de Centrafricains mais aussi d’humanitaires et de diplomates redoutent que François Bozizé, déjà auteur de plusieurs tentatives de putsch depuis près de 40 ans, ne tente de reprendre le pouvoir par la force. /////////////.
Ancien général et ex-chef d’état-major porté au pouvoir par un coup d’État en 2003, François Bozizé a été renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka, formée principalement de groupes musulmans du nord du pays./////////////.
François Bozizé est rentré à la fin de l’année dernière en République centrafricaine et s’était porté candidat en juillet, expliquant que son expérience était indispensable pour rétablir la paix dans le pays dont de vastes portions restent sous le contrôle de groupes armés./////////////.
Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui par la justice centrafricaine, mais il n’a pas été inquiété depuis son retour d’exil./////////////.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/bozize-a-Bossangoa-450×337.jpg” alt=”L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE / 18/09/20″ width=”450″ height=”337″ />L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 décembre 2020 – 08:00:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après son meeting restreint à Kaga-Bandoro mercredi, l’ancien Président de la République François Bozizé a quitté la capitale provinciale de la Nana-Gribizi pour la ville de Kabo, puis celle de Sido. Cependant, sur les réseaux sociaux comme dans les rues de la capitale centrafricaine, nombreux sont ceux qui affirment que l’ancien chef d’État serait de retour au maquis après l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle par la cour constitutionnelle. Info ou intoxe ?
Six mois après son retour au pays après 6 années d’exil en Ouganda, l’ancien Président de la République François Bozizé Yangouvonda avait été investi en juillet par son parti, le KNK, comme son unique candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020. Quelques semaines plus tard, il avait été choisi à diriger la plateforme de l’opposition démocratique, la COD 2020.
Cependant, le lundi 9 novembre dernier, il avait déposé officiellement son dossier de candidature auprès de l’autorité nationale des élections. Il a été inscrit au numéro 13 après celui de madame Catherine Samba-Panza, et avant maître Cyriaque Gonda. Malheureusement pour lui, deux semaines plus tard, son dossier a été invalidé avec quatre autres par la Cour constitutionnelle.
Entre temps, l’homme politique, qui était à Kaga-Bandoro au moment de la décision de la cour constitutionnelle, n’est pas rentré à Bangui comme il avait prévu. Il a jugé mieux de poursuivre sa route
vers la ville de Batangafo, Kabo et Sido, à la frontière avec le Tchad.
Aussitôt dans la capitale comme sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui pensent que l’ancien Président serait déjà de retour au maquis afin de constituer une nouvelle rébellion armée contre le pouvoir.
Cependant, notre équipe d’investigation, depuis Bangui, a tenté en vain de joindre l’ancien Président sur son mobile. Même son Directeur de campagne ainsi que son porte-parole sont difficilement joignables au téléphone par notre équipe.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/le-chef-rebelle-Abdoulaye-Hissen-450×431.jpg” alt=”le chef rebelle Abdoulaye Hissen” width=”450″ height=”431″ />Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 décembre 2020, 06:24:22 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le chef rebelle Abdoulaye Hissen, patron du CNDS (Comité national de défense et sécurité ), activement recherché par la justice pour de présumés crimes graves qu’il aurait commis sur les populations civiles, séjourne depuis plus de trois semaines à l’hôtel Plazza de Bangui.
Invité à participer au forum de réconciliation entre les communautés de nord parrainé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement dans la capitale centrafricaine le 9 et 10 novembre 2020, le chef rebelle Abdoulaye Hissen, pourtant activement recherché par la justice pour sa présumée implication dans de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est toujours aperçu dans la capitale Bangui à bord d’un véhicule neuf 4×4 BG80 vitres fumées et non immatriculées. Logé dans une suite d’affaires à l’hôtel Plazza de Bangui, l’ancien ministre des Sports Abdoulaye Hissen indique à ses proches être en pleine négociation avec le gouvernement sur la sécurisation des élections dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.
Selon nos informations, depuis la fin du forum de réconciliation le 10 novembre dernier, le chef rebelle Abdoulaye Hissen n’est pas seul à être invité par les autorités à rester dans la capitale. Le sultan de Birao, et celui de Ndélé sont également retenus par le chef de l’État à Bangui.
Considéré comme le seul chef rebelle issu de l’ex-coalition Seleka à rejeter les propositions de collaboration avec le pouvoir, son long séjour dans la capitale témoigne bel et bien qu’il serait en négociation avec les autorités en vue de la signature discrète d’un éventuel deal électoral, selon plusieurs observateurs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé
Y-a-t-il un parquet auprès du TGI de Bangui ?
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 4 décembre 2020, 05:43:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour une fois, les décisions de la Cour constitutionnelle qui ont invalidé soixante dix huit candidats qui voulaient postuler aux prochaines élections législatives du 27 décembre prochain pour des infractions pénales et cinq candidats à la présidentielle dont François Bozizé Yagouvanda, ont énormément réjoui les Centrafricains. D’aucuns osent avancer que l’actuelle Cour constitutionnelle, composée essentiellement de juristes qui ne sont pas des magistrats, expliquerait cette décision.
Cela laisse sous entendre qu’une Cour constitutionnelle formée de magistrats centrafricains réputés “corrompus”, n’aurait pas rendu de tels verdicts.
Aussi paradoxal que cela puisse être, les soixante dix huit auteurs présumés des dites infractions pénales jouissent parfaitement de leur liberté et sont même devenus qui député, qui responsable de parti politique, qui ministre, homme ou femme d’affaires. Ils ont même osé adressé des recours auprès de la Cour constitutionnelle en prétextant qu’ils n’auraient jamais été condamnés. Le comble est le cas Bozizé qui est accusé d’assassinats, de détournements de deniers publics, d’être sous sanctions onusiennes depuis 2014 et renouvelées cette année, un mandat d’arrêt international de la justice centrafricaine depuis 2014 par dessus le marché, mais s’est permis de retourner clandestinement au pays tout en continuant de se pavaner librement à travers le territoire sans être inquiété.
Ces charges que la Cour constitutionnelle a retenues pour invalider sa scandaleuse candidature à la prochaine présidentielle doivent logiquement et en principe déboucher sur son arrestation purement et simplement. Ceci d’autant plus que tout dans les actes qu’il pose ces derniers jours où il se promène escorté de plus d’une quarantaine de motocyclistes dans les Préfectures de la Kemo, la Nana Gribizi et l’ouham jusqu’aux confins du Tchad, semble indiquer qu’il cherche à créer une nouvelle rébellion avec certains mercenaires tchadiens qui l’avaient déjà porté au pouvoir lors de son putsch du 15 mars 2003. Dix sept ans après, il envisage de refaire la même chose.
C’est à se demander s’il existe un parquet judiciaire dans le pays et si oui à quoi sert il et que fait il ? Dans le gouvernement centrafricain il existe pourtant bel et bien un portefeuille de la justice mais on ne peut que se demander à juste raison si le Garde des Sceaux a bien conscience des responsabilités de sa charge.
Autre anomalie, certains candidats aux élections législatives, auteurs présumés desdites infractions pénales, afin de demeurer éternellement impunis, ont pris leur carte d’adhésion comme par hasard, au Mouvement des Cœurs Unis (MCU) parti du président Touadera et Sarandji, pour se présenter aux législatives sous cette bannière.
S’assurer la protection du parti au pouvoir et l’impunité coûte que coûte. C’est le sport favori de certains fils du pays qui profitent à volonté du système judiciaire mou et corrompu de l’état failli centrafricain. Un des secteurs où les Centrafricains attendent le plus du changement, outre la sécurité qui est la priorité des priorités, c’est la Justice avec J majuscule.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-juges-de-la-Cour-Constitutionnelle-450×300.jpg” alt=”Les juges de la Cour Constitutionnelle” width=”450″ height=”300″ />Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 décembre 2020, 12:57:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Cour Constitutionnelle vient de publier la liste définitive des candidats retenus pour compétitionner aux élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020.
Comme nous l’avions annoncé dans un de nos précédents articles, la Cour Constitutionnelle a enregistré 22 dossiers de candidature pour la présidentielle.
Parmi ces 22 dossiers, cinq candidatures seulement ont été recalées.
Il s’agit de celles de monsieur Jean-Michel Mandaba, de Monsieur Armel Sayo Ningatoloum, de monsieur Bertrand BALEKEMBA, de Monsieur Guele BANGASSOUA, et de monsieur François Bozizé.
Les dossiers de candidature de ces cinq personnalités ne répondent pas aux conditions prévues par l’article 36 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016, selon les juges électoraux. Qu’il y a donc lieu de les déclarer inéligibles et de ne pas les inscrire sur la liste définitive des candidats “, précise l’arrêt.
Notons que seulement 17 candidatures ont été validées par l’Institution, à savoir :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/livraison-cartes-delecteurs-deux-prefectures-provinces-le-3-decembre-2020-par-natalie-boucly-450×394.jpg” alt=”livraison cartes d’électeurs deux préfectures provinces le 3 décembre 2020 par natalie boucly” width=”450″ height=”394″ />
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 décembre 2020, 11:14:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives, l’autorité nationale des élections (ÂNE) vient de réceptionner ce jeudi 03 décembre des lots des cartes d’électeurs de deux préfectures de la République centrafricaine.
Livraison à Bangui des cartes d’électeurs de deux préfectures. Photo PNUD
L’annonce de cette livraison a été faite ce jeudi sur Twitter par madame Natalie Boucly, Représentante du programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) en Centrafrique.
D’après elle, le lot de ces cartes électeurs concerne uniquement deux préfectures de la rca, et le reste des cartes arrivera d’ici le 08 décembre 2020 au pays.
Notons que lors de la conférence des chefs d’État de la CEEAC à Libreville au Gabon, la question du respect de la date du 27 décembre 2020 pour le premier tour des élections dans le pays avait été évoquée, et certains redoutent un glissement du calendrier électoral dans le pays.
Avec cette livraison d’une partie des cartes électeurs, le processus vient de franchir à nouveau une nouvelle étape qui est désormais irréversible.
Rappelons que la cour constitutionnelle va statuer en audience publique ce jeudi 03 décembre 2020 sur les 22 dossiers de candidatures à la présidentielle enregistrés par l’autorité nationale des élections le 10 novembre dernier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/La-pancarte-de-la-Cour-Constitutionnelle-de-Centrafrique-450×338.jpg” alt=”La pancarte de la Cour Constitutionnelle de Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
AVIS AUX LECTEURS DU CNC
Madame la Présidente de la cour constitutionnelle informe le public centrafricain que l’audience publique sur l’examen des recours enregistrés suite à la décision numéro 024 du 27 novembre 2020 et des dossiers de candidatures à l’élection présidentielle 2020 – 2021 aura lieu ce jour jeudi 03 décembre 2020 à partir de 13 heures dans la salle d’audience de la Cour de cassation à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/michel-amine-de-lUNDP-450×300.jpg” alt=”michel amine de l’UNDP” width=”450″ height=”300″ />Le Président de l’UNDP Michel Amine
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 décembre 2020, 09:19:10 ( Corbeaunews-centrafrique ). Interpellé à l’aéroport international de Bangui Mpoko le 07 février 2015 en possession de trois différents passeports, Michel Amine, Président du parti UNDP avait été condamné par le tribunal de grande instance de Bangui. Cinq ans plus tard, l’homme se présente aux élections législatives dans la circonscription de Bégoua aux couleurs de son parti, l’UNDP. Ainsi, nombreux sont des électeurs de sa circonscription qui se demandent où est né exactement Michel Amine. Cameroun ou Centrafrique ?
Lors de son audience le 22 mai 2015 au tribunal de grande instance de Bangui, monsieur Michel Amine avait été condamné en première instance à six mois d’emprisonnement avec sursis et un million de francs CFA d’amende pour les faits qui lui sont reprochés
Selon les investigations menées par le parquet de Bangui, Michel Amine avait en sa possession trois passeports : le premier est celui de la République d’Afghanistan considéré comme faux; le deuxième du Cameroun, jugé authentique, mais avec un lieu de naissance à Yaoundé; le troisième est celui de la République centrafricaine, avec le lieu de naissance Sibut.
Pour le leader de l’UNDP, lors de son procès, il avait déclaré que son vrai lieu de naissance est Sibut, dans la préfecture de Kémo, en République centrafricaine. Or, la justice camerounaise avait certifié aussi que le passeport et les documents, y compris l’acte de naissance, fournis par monsieur Michel Amine sont authentiques et délivrés par le gouvernement camerounais. Finalement, nombreux sont ceux qui se posent de question de savoir où est né réellement Michel Amine, à Sibut, comme il avait déclaré ? ou à Yaoundé comme avait certifié le gouvernement camerounais ?
Pendant ce temps, cinq ans plus tard, le mystère plane toujours sur cet homme politique que personne est en mesure de l’identifier concrètement.
Au même moment, à Bangui, ses partisans ont indiqué que l’homme serait placé sous contrôle judiciaire à Marseille, et ne pourrait pas sortir du territoire français sans l’autorisation de son juge.
Alors, comment fera-t-il pour battre sa campagne électorale qui s’approche à grands pas ?
Il y ‘ a lieu de rappeler que Michel Amine et son parti UNDP avaient signé un accord politique avec le parti au pouvoir, le MCU pour soutenir la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA alors que quelques jours plutôt, lors d’une interview publiée dans les médias, il avait déclaré sa candidature au fauteuil présidentiel du 27 décembre 2020. Pourtant, quelques jours plutôt, son parti, l’UNDP et le MLPC étaient sur le point de signer un accord électoral en vue des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020.
Pour les militants de l’UNDP, c’est probablement la galère qui a poussé leur Président Michel Amine à se rapprocher du parti du chef de l’État, et non par rapport à leur vision politique commune.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 décembre 2020, 12:28:20 ( Corbeaunews-centrafrique ). Faut-il rappeler que le panafricanisme est une vision sociale, économique, culturelle, et politique d’émancipation des africains ? Faut-il rappeler que c’est aussi un mouvement qui vise à unifier les peuples d’Afrique pour une Afrique intégrée, prospère et pacifique, pour une Afrique dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale ? C’est normalement ce à quoi s’attachent les 55 États membres de l’Union Africaine depuis 2002, n’est-ce pas ?
D’autres personnes ont coutume de se présenter comme panafricanistes. Certains vivent en Centrafrique, mais la plupart n’ont pas vu les rives de l’Oubangui depuis longtemps. Par idéologie, ils sont prêts à vendre leur pays à d’autres puissances et s’épuisent à condamner les méfaits des colonisateurs qui ont quitté notre terre depuis fort longtemps.
Après tous ces beaux mots, si on parle d’alliance naturelle entre les pays africains avec des pays étrangers partisans d’une politique exclusivement tournée vers la désinformation, la promotion d’un régime militaire et l’exploitation des ressources alors aucun effort ne sera consenti aux populations.
DONC Centrafricains, Centrafricaines, si tout se passe au détriment d’effort à l’endroit du peuple et sans contrepartie versées pour son bien alors où va-t-on? Le peuple a faim, donnons-lui une terre cultivable et des semences, rien ne pousse sous les blindés.
Quand le sol renferme or et diamants dans le sac de qui est-il jeté ? Pas dans celui du peuple souverain de Centrafrique. En tout cas, lui ne verra pas le butin.
Même si l’idée de s’unir à de nouveaux partenaires peut paraître bonne, quand ceux-ci montrent du doigt les dangers de l’occidentalisation, c’est du panafricanisme « emprunté » par des non africains pour monter la foule dans la manipulation.
A la manière du serpent boa, ces nouveaux partenaires vont engloutir les richesses du Centrafrique pendant que le peuple sera attiré par la pacotille et aveugle et sourd par les feux d’artifice
On jette encore la faute sur les colonisateurs d’hier mais quels âges ont-ils aujourd’hui ? Celui qui vit dans le passé n’a pas de futur.
Pour finir, si un homme vit avec la même femme depuis longtemps, il la connaît bien. Si, il décide d’en prendre une deuxième plus jeune, il n’est pas sûr de la connaître mieux et d’être mieux aimé. En tous les cas, les deux femmes ne seront jamais amies et l’homme jamais tranquille.
Centrafricaines, Centrafricains, le colonisateur n’est pas celuiqu’on croit.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 03 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le médiateur de la République centrafricaine, Jacques Mbosso, a prôné mercredi lors d’une déclaration à la presse l’apaisement, à un jour du verdict de la Cour constitutionnelle concernant la liste définitive des candidats à la présidentielle du 27 décembre prochain.
Lors de cette déclaration, M. Mbosso a exhorté les leaders des partis politiques, quelles que soient leurs tendances, à s’abstenir de toute violence après que la haute juridiction aura rendu sa décision, et à placer au centre de leurs préoccupations les intérêts du peuple centrafricain, longtemps victime des errements des politiciens.
Pour y parvenir, il a exhorté les dirigeants des partis politiques à bannir de leurs actes et propos les discours de haine, d’intolérance et d’égocentrisme.
Il a appelé les femmes à jouer leurs rôles de mères et de filles en conseillant les dirigeants politiques dans le sens l’apaisement, car elles n’ont que trop souffert des multiples crises politico-militaires par le passé.
Il a également exhorté les jeunes à être attentifs et prudents, afin d’éviter les actes inconsidérés susceptibles de nuire de nuire à la paix.
Enfin, il a demandé aux garants et facilitateurs, la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca), d’accompagner réellement la suite du processus électoral dont le premier tour est fixé au 27 décembre prochain.
Selon des observateurs, des tensions sont attendues si la candidature du principal opposant et ex-président, François Bozizé, était rejetée.
Une guerre civile dans le pays avait éclaté en décembre 2012 entre la vcoalition rebelle de la Séléka et les forces gouvernementales. La Séléka avait chassé M. Bozizé en mars 2013 pour prendre le pouvoir.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/des-réfugiés-centrafricains-regroupés-sur-un-site-à-lEst-du-cameroun-par-le-HCR-450×253.jpg” alt=”des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun par le HCR” width=”450″ height=”253″ />des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun par le HCR
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 décembre 2020, 05:09:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À un mois du premier tour des élections législatives et présidentielle, la Centrafrique s’active pour l’organisation des scrutins. Si près de deux millions d’électeurs sont enregistrés, le pays qui compte encore 620 000 réfugiés hors de ses frontières ne pourra pas compter sur leurs voix, puisque les votes à distance n’ont pas été organisés en ce sens.
Moins de 150 000 réfugiés rapatriés en Centrafrique
“Nous sommes très fiers, nous sommes des citoyens centrafricains, nous avons l’envie de voter”, explique Fidèle Kombanzi, ancien réfugié centrafricain, de retour dans son pays, avec l’espoir de pouvoir participer au vote, avant de constater que les enregistrements pour les cartes d’électeurs étaient désormais fermés.
Interrogé par France 24, le député indépendant Roland-Achille Bangui-Betangai assure de son côté que “ce sont les aspects techniques et l’expression surtout de la volonté du législateur centrafricain, qui consiste à ne pas autoriser les réfugiés à voter”. Depuis 2016, moins de 150 000 réfugiés ont été rapatriés en Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Le-President-du-MDREC-Joseph-Bendounga-dans-les-locaux-de-la-Cour-Constitutionnelle-le-mercredi-4-novembre-2020.-450×338.jpg” alt=”Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”338″ />Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 décembre 2020, 21:28:05 ( Corbeaunews-centrafrique ). À quelques heures de la publication de la liste définitive des candidats à la présidentielle du 27 décembre 2020, le leader du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Monsieur Joseph Bendounga saisit à nouveau la Cour constitutionnelle afin d’interpeller les juges sur les candidatures de monsieur François Bozizé, de madame Catherine Samba-Panza et du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Aussitôt, la tension monte dans la capitale, et les forces de défense et de sécurité sont déployées partout à Bangui.
Selon l’opposant Joseph Bendounga, sa requête introduite ce mercredi auprès de la Cour constitutionnelle viserait avant tout à faire invalider les candidatures de certains prétendants au fauteuil présidentiel comme le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, l’ancien Président de la République François Bozizé et l’ancien chef d’État de transition Catherine Samba-Panza.
Pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, l’opposant Joseph Bendounga explique que son dossier de candidature doit être invalidé par la Cour constitutionnelle pour des raisons suivantes : haute trahison, violation de serment et violation de la constitution.
Cependant, pour l’ancien Président de la République François Bozizé, le leader du MDREC indique que sa candidature doit être invalidée pour une raison simple : la haute trahison. Tandis que pour l’ex-chef d’État de transition madame Catherine Samba-Panza, la seule raison fournie par monsieur Joseph Bendounga est le crime économique.
« Madame Catherine Samba-Panza n’a pas de bonne moralité pour diriger à nouveau la République centrafricaine. Souvenez-vous, à son époque de transition entre 2014 et 2016, elle avait été plongée dans une affaire rocambolesque du détournement de 2 milliards de francs CFA de don angolais », a déclaré monsieur Joseph Bendounga.
Il y’a lieu de rappeler que la Cour constitutionnelle va procéder ce jeudi 03 décembre à la publication de la liste définitive des prétendants au fauteuil présidentiel.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 02 décembre 2020, 20:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un jour après la violente attaque armée des Arabes soudanais misera contre les ethnies Goula à Boromata, dans la préfecture de la Vakaga, les réactions se multiplient dans la capitale centrafricaine. Après les ressortissants de la Vakaga, c’est le tour du député sortant de Birao 2, l’honorable Rossni Dekalvé Chengaba de condamner ce violent affrontement armé faisant plusieurs morts et des blessés.
C’est dans un communiqué de presse publié ce jour que l’élu de la nation s’indigne de l’attaque de la ville de Boromata par des hommes lourdement armés, identifiés formellement comme des sujets soudanais, faisant des morts et des blessés ce mardi 1er décembre 2020.
Le village minier de Boromata, situé dans la préfecture de la Vakaga, s’est replongé le 1er décembre 2020 dans un violent combat opposant les Arabes soudanais et les Goula au poste de contrôle de Ouandja.
Le député de cette circonscription ne décolère pas suite « aux lâches tuerie et attaque perpétuées le mardi 1er décembre 2020, organisée à la solde des hommes armés venus du Soudan voisin occasionnant des pertes en vies humaines dans la ville de Boromata, ma circonscription électorale», a-t-il mentionné dans son communiqué.
À cet effet, le représentant du peuple tient à informer le gouvernement et la communauté internationale que cette attaque « lâche » a été perpétuée selon lui, par les Arabes soudanais misera avec la complicité de certains individus bien « identifiés », diriger contre les ethnies Goula au poste de contrôle de Ouandja.
Par ailleurs, l’honorable député précise que ces mercenaires sont venus à bord de 18 véhicules 4X4 Land Cruiser tout neufs équipés d’armes de gros calibres et des motos perpétrant des « tueries, viols et des incendies ».
« Je condamne fermement l’incursion de la République du Soudan visant à attaquer la ville de Boromata et ses environs. Pour ce fait, au nom de la population de ma circonscription, je demande au gouvernement d’interpeller l’ambassadeur et le consul du Soudan résidant à Bangui pour des explications sur les raisons de ces incursions », a-t-il déclaré avant d’adresser ses condoléances aux familles endeuillées pendant ce terrible combat qui a duré plusieurs heures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”5 combattants de la seleka avec leurs armes” width=”450″ height=”326″ />Les combattants rebelles de l’UPC.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 décembre 2020, 14:33:45 ( Corbeaunews-centrafrique ). Alors qu’une équipe de précampagne du parti KNK, dirigée par l’ancien Président François Bozizé se trouve dans la ville de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana -Gribizi, une violente attaque attribuée à des Peuls Mbarara a eu lieu à 25 kilomètres de la ville sur l’axe Dékoua – Bangui. Cinque personnes ont été tuées dont une femme a enceinte. Que s’est-il passé ?
Pour les habitants du village Ngouvota, situé à 25 kilomètres de Kaga-Bandoro, sur l’axe Dékoua-Bangui, la journée du premier décembre 2020 est en enfer. Les Peuls Mbarara, lourdement armés, ont fait une incursion musclée dans la ville, tuant au moins quatre personnes dont une femme enceinte, selon les habitants joints au téléphone.
Au même moment, en représailles, les habitants de Ngouvota ont pris à partie un Peul Mbarara, le tuant vif pour se venger »
Cependant, à Kaga-Bandoro, située à 25 kilomètres du lieu du drame, la tension est vive dans la ville. Les écoles sont fermées, et les rebelles sont sortis en nombre pour se positionner non loin de la rivière Gribizi. On ignore leur intention réelle, mais c’est la psychose générale qui gagne les populations locales.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/individu-nu-sur-un-arbre-dans-la-concession-du-stade-avec-deux-passants-qui-voudraient-le-faire-descendre-le-02-decembre-2020-par-cyrille-450×338.jpg” alt=”L’individu nu sur un arbre avec deux assistants qui voudraient le faire descendre de force le 02 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”338″ />L’individu nu sur un arbre avec deux assistants qui voudraient le faire descendre de force le 02 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 décembre 2020, 09:40:30 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ce mercredi matin, un homme d’une vingtaine d’années a été interpellé par les policiers sur un arbre dans la concession du stade 20 000 places, dans le premier arrondissement de Bangui.
Ce jeune homme, selon les premiers éléments d’informations du CNC, n’est pas connu du service de police. Il a été retrouvé nu sur un arbre en train de dormir tranquillement. Malgré les appels répétés des agents du ministère de la Jeunesse et des Sports qui lui demandent de descendre, l’homme refuse d’obtempérer. Mais avec l’aide des passants, il a pu être ramené sur la terre ferme et remis aux forces de l’ordre.
Pour l’heure, on ignore si le jeune homme sera placé en garde à vue, ou transféré à l’hôpital pour un suivi psychologique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/De-gauche-a-droite-Jean-Michel-Mandaba-Maitre-Jean-Louis-Opalegna-Toh-Za-Benza-et-Teddy-Wedane-tous-trois-deputes-en-recales-en-fonction-en-conference-de-presse-animee-par-leur-avocatpar-cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”De gauche à droite Jean Michel Mandaba, Me Jean Louis Opalegna, Toh-Za-Benza et Teddy Wedane. Tous trois députés en fonction et recalés par la cour constitutionnelle, lors d’une conférence de presse animé par leur avocat. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”338″ />De gauche à droite Jean Michel Mandaba, Me Jean Louis Opalegna, Toh-Za-Benza et Teddy Wedane. Tous trois députés en fonction et recalés par la cour constitutionnelle, lors d’une conférence de presse animé par leur avocat. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 décembre 2020, 11:16:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Cinq jours après la décision de la Cour constitutionnelle d’invalider certains dossiers de candidatures aux législatives du 27 décembre 2020, des voix se sont soulevées dans le pays, que ça soit du côté des groupes armés que de la majorité présidentielle pour dénoncer la décision irrévocable des juges. Ainsi, après les candidats recalés du MCU, parti au pouvoir, et ceux issus des groupes armés actifs, c’est le tour de maître Jean-Louis OPALEGNA , avocat du collectif des députés recalés de prendre la parole et fustiger la décision des juges, et plaider pour une inclusivité de ces élections générales du 27 décembre 2020.
Même si Maître Jean-Louis OPALEGNA, avocat du collectif des députés recalés par la cour constitutionnelle reconnait que la décision des juges n’est pas susceptible d’un recours, la seule voie disponible à prendre est celle du quatrième pouvoir, c’est-à-dire des médias, afin que l’opinion nationale et internationale puissent rendre comptent que ceux qui constituent la Cour constitutionnelle ne sont pas exempts d’erreurs de droit.
« C’est l’intérêt pour lequel nous avons relevé ces différentes erreurs pour dire que nous devons contribué à l’évolution du droit constitutionnel en République centrafricaine, puisque les décisions qui sont rendues et qui ne respectent pas les règles de l’art sont aussi de sources de problème, d’insécurité juridique, et en sens propre du terme », a ajouté Maître Jean-Louis OPALEGNA, avocat du collectif des députés recalés.
D’après lui, la décision de la Cour constitutionnelle n’est pas inclusive. Prenant l’exemple du motif de la mauvaise moralité évoqué par la Cour constitutionnelle pour écarter nombre de ses clients, force est malheureusement est de constater que bon nombre des candidats validés par la Cour constitutionnelle n’ont pas de bonnes moralités plus que ses clients. Prenant l’exemple de l’affaire Angola Gâte, d’après maître Jean-Louis Opalegna, certains candidats validés par les juges devraient aussi être invalidés.
Et ce n’est pas tout ! L’homme continue sa déclaration en prenant l’exemple de la nomination des membres des groupes armés à des postes de haute responsabilité de l’État alors que la constitution l’a formellement interdit, et que cette loi s’impose à toutes les autorités du pays. D’après lui, cela constitue aussi de la mauvaise moralité, mais la cour constitutionnelle semble l’ignorer.
Plus grave encore, l’homme pointe du doigt la violation de la loi fondamentale sur le délai prévu par la constitution pour la mise en place de toutes les institutions de la République. D’après lui, le simple fait de ne pas avoir mis en place par exemple l’autorité nationale des élections dans le délais prévu par la constitution constitue une violation flagrante de la constitution du 30 mars 2016.
Pour de nombreux observateurs, Maître Jean-Louis Opalegna viserait directement la validation des dossiers de candidatures de madame Catherine Samba-Panza, du Premier ministre Firmin Ngrebada, mais aussi dans une autre mesure celle du chef de l’État, expert en violation de la constitution de la République centrafricaine.
« Nous devons faire en sorte que la Cour constitutionnelle qui est une instruction indépendante puisse rendre des décisions justes et justifiées afin d’éviter de dérapage », a martelé Monsieur Opalegna au micro du CNC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte-fsi-Minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca-450×337.jpg” alt=”patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca” width=”450″ height=”337″ />patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.
Birao, République centrafricaine, mercredi, 02 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un violent affrontement armé a eu lieu mardi 1er décembre au village minier de Boromata, situé à une centaine de kilomètres de Birao sur l’axe Ndélé, dans la préfecture de la Vakaga, entre les Arabes et les Goula qui affirment avoir repoussé les assaillants hors de la ville. Le réseau téléphonique coupé, la ville totalement isolée, les combats ont duré plusieurs heures ce mardi, faisant des morts et des blessés.
Selon les déplacés de Boromata qui ont pu atteindre la ville de Birao, située à une centaine de kilomètres, des dizaines d’habitations ont été incendiées par les assaillants qui seraient des Arabes soudanais.
On ignore les raisons de ce regain de violence dans la région, mais certaines sources locales parlent d’une vieille histoire de 2019.
Souvenez-vous, en 2019, un violent affrontement avait opposé les Arabes et les Goula dans la commune centrafricaine de Tissi, à la frontière avec le Soudan. Un Arabe soudanais avait été tué par les Goula, et ses compatriotes soudanais menaçaient de mener des représailles. Mais avec des négociations menées par le sultan de Birao, un arrangement avait été trouvé, une somme de 50 millions de francs CFA devrait être versée à la famille de la victime à titre de « DIA ». Malheureusement, plus d’une année plus tard, aucune somme d’argent n’a été versée conformément à l’accord qu’ils avaient signé.
Ainsi, pour les populations locales, l’attaque de Boromata serait liée aux événements de 2019 entre les Goula et les Arabes à Tissi.
Pour l’heure, des Casques bleus de la Minusca, basés à Birao, ont quitté la ville pour la commune de Boromata très tôt ce matin pour ramener de l’ordre, mais les Goula ont affirmé avoir repoussé les assaillants hors de la ville depuis hier après six heures d’affrontement musclé..
Le bilan provisoire parle de plusieurs morts et des blessés.
Affaire à suivre.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/des-grevistes-de-lhotel-Ledger-a-lexterieur-le-26-novembre-2020-450×392.jpg” alt=”des grévistes de l’hôtel Ledger à l’extérieur le 26 novembre 2020″ width=”450″ height=”392″ />Des grévistes devant l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le jeudi 26 novembre 2020.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 02 décembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 15 septembre 2012 : inauguration de l’hôtel Ledger Plaza Bangui en présence de l’ambassadeur de Lybie en Centrafrique Issa Omar Baruni, des autorités centrafricaines et du Directeur général de LAAICO Centrafrique, la filiale centrafricaine de la Libyan Arab African Investment Co (LAAICO ou LAICO) Steven Hameeuw.
L’ambassadeur de Lybie Baruni qui a joué un rôle majeur dans le financement libyen et la restauration de l’Hôtel Ledger Plaza est alors était en bons termes avec le président Bozizé, son Premier Ministre Touadéra et plusieurs ministres influents, dont Fidèle Gouandjika. Cet ambassadeur
2012 : le gouvernement de Tripoli rappelle son ambassadeur Issa Omar Baruni. Sans qu’il n’y ait eu de véritable passation, Bader Hissein assure alors l’intérim de la représentation libyenne à Bangui en qualité de chargé d’affaires.
24 mars 2013 : les chefs de la Séléka installent leur QG à l’hôtel Ledger Plaza dès leur arrivée à Bangui.
Il s’installe alors dans cet hôtel un réseau couvert financièrement par le Directeur administratif et financier de LAAICO Centrafrique Zeyad Alzarzour Khalifa. Celui-ci va permettre aux autorités de l’époque non seulement de bénéficier de consommations ou de nuitées dans l’hôtel mais aussi d’y faire prospérer un trafic de diamants et même d’armes en provenance de Libye.
Juillet 2014 : Zeyad Alzarzour Khalifa, est nommé PDG de l’hôtel Plaza Ledger.
2018 : Alors que l’influence russe en Centrafrique est de plus en plus importante, le chargé d’affaires qui assure la représentation de la Libye en RCA Bader Hissein prête allégeance maréchal Haftar, concurrent direct du Gouvernement d’Union Nationale (GUN) en force à Tripoli. Ceci intervient alors que les mercenaires du groupe Wagner participent à l’offensive des militaires de l’Armée nationale libyenne du Maréchal Haftar contre le GUN reconnu par l’ONU.
Les autorités de l’Est et de l’Ouest libyen se disputent le contrôle de certains établissements africains de la chaîne Laico Hotels & Resorts, dont fait partie le Ledger Plaza de Bangui.
Décembre 2019 : le chargé d’affaires qui assure la représentation de la Libye en RCA Bader Hissein est limogé par Tripoli mais il est reste sur place, notamment pour gérer les relations avec l’Hôtel Plazza Ledger dirigé par Zeyad Alzarzour Khalifa.
La LAAICO, filiale panafricaine du fond souverain Libyan Investment Authority accuse le Directeur de l’hôtel Zeyad Alzarzour Khalifa d’avoir profité de la crise libyenne pour prendre une totale autonomie et s’émanciper de la tutelle de la maison mère.
Le président Touadera va alors rejeter plusieurs propositions de nomination d’un nouvel ambassadeur par Tripoli.
Mai-Juin 2020 : informé de la nomination d’un nouvel ambassadeur de Libye en RCA, Sani Yalo, en complicité avec l’ex chargé d’affaires Bader Hissein et de quelques complices organisent une opération visant à casser trois coffres-forts encastrés dans le mur du bâtiment de l’ambassade, dont Bader Hissein n’a jamais eu la clé, faute de non-passation de service lors de sa prise de fonction. Ne trouvant le butin escompté, ils décident de vider l’ambassade de ses équipements et de son mobilier et l’on assiste aux navettes des camions remplis des équipements qui avaient été entreposés à l’intérieur de l’ambassade dans 2 conteneurs et 4 entrepôts. L’ensemble des biens ainsi dérobés était destiné à équiper le nouveau bâtiment de l’ambassade de la Libye sur l’avenue des martyrs.
23 Octobre 2020 : une délégation de six diplomates libyens arrivés par un vol de Royal Air Maroc est arrêtée dès sa sortie de l’aéroport de Bangui, et ce en dépit des passeports diplomatiques dont ses membres sont porteurs. Au sein de cette délégation se trouve l’ambassadeur proposé à l’agrément Issa Omar Baruni qui était en poste en RCA jusqu’en 2012.
9 Novembre 2020 : une note intitulée « Mémorandum sur la situation de l’hôtel Ledger Plazza Bangui » est adressée à la direction générale de LAICO Centrafrique par le personnel du Ledger Plaza. Celui-ci menace de déposer un préavis de grève à partir du 10 novembre 2020 si aucun accord n’est trouvé avec la Direction. Parmi leurs revendications, figure l’amélioration des conditions de travail des employés, ou encore la revalorisation des salaires ou encore un changement radical dans les méthodes de management de la Direction Générale. Ce mémorandum dénonce également la mauvaise qualité des prestations, l’état de dégradation avancée des chambres malgré un prêt de 2 milliards de FCFA contracté auprès de la CBCA en 2018 mais qui n’a hélas jamais été investi pour rénover l’hôtel.
Loin de satisfaire aux revendications du personnel, Zeyad Alzarzour Khalifa aurait dépensé près de 500 000 000 FCFA depuis le début du conflit social qui l’oppose au personnel de l’hôtel Ledger pour graisser la patte des autorités en place et étouffer ce mouvement. Associeì au Ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet Linguissara, à l’influent conseiller Sani Yalo, aux conseillers russes à la Présidence, Zeyad Alzarzour Khalifa a ainsi dans sa poche les plus hautes autorités du pays qui prenne fait et cause pour Zeyad Alzarzour Khalifa. Les leaders du syndicat du personnel de l’hôtel sont depuis le début du mouvement régulièrement menacés de mort.
Zeyad Alzarzour Khalifa est de surcroît une figure stratégique dans la gestion très diplomatique des relations avec Tripoli en apportant des sommes importantes pour durcir la position du gouvernement centrafricain et faciliter l’expulsion des diplomates nommés par Tripoli hors des frontières centrafricaines. La Ministre des Affaires Etrangères a ainsi perçu 30 000 000 FCFA, le Ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet Linguissara 20 000 000 FCFA, le Directeur Général de la police centrafricaine, Bienvenu Zokoué tout comme commissaire en charge de l’aéroport Cédric Ngbalanga touchant eux aussi dans cette affaire 15 000 000 FCFA chacun.
Il y aurait de surcroît une volontéì de certaines personnalités centrafricaines (notamment Fidèle Gouandjika, Sani Yalo et probablement aussi le président Touadéra lui-même) de mettre la main sur le patrimoine mobilier et immobilier de l’Hôtel Ledger. Les précités apportent leur soutien à Zeyad Alzarzour Khalifa et l’ex-chargé d’affaires Bader Hissein qui par ailleurs animent un réseau de ventes de pierres précieuses avec des personnalités venant des pays du golfe et du monde arabe dans des lieux sécurisés de l’hôtel. Sani Yalo et Fidèle Gouandjika sont par ailleurs très présents dans la gestion quotidienne de cet hôtel, disposant chacun, d’une suite ou de chambres en permanence aÌ leur disposition. Notons aussi que l’un des fils de Fidèle Gouandjika qui se prénomme aussi FideÌle est lui Directeur du casino de l’hôtel Ledger. Les Russes ont aussi investi ce palace où se logent ambassadeurs, experts de tout poil, personnalités en visite officielle, flibustiers internationaux et trafiquants notoires en y installant un système de renseignement dans les chambres et salles de réunion qui accueillent chaque jour des rencontres essentielles pour le pays.
15 novembre 2020 : Amer Jweda, directeur des investissements de la Libyan Arab African Investment Co (LAAICO ou Laico), filiale panafricaine du fond souverain Libyan Investment Authority est appréhendé le, dès son arrivée sur le sol centrafricain et expulsé le lendemain via un vol Kenya Airways.
Après une disparition totale dans les médias français et européens, Désiré Nzanga Bilal Kolingba réapparait lors d’une tentative désespérée sur AFRICA 24 quelques jours avant la période légale des inscriptions des candidats à la présidentielle.
Il n’est apparemment pas invité et encore moins attendu …
L’interview n’est visiblement pas préparé et il est face à un journaliste professionnel qui ne comprend pas très bien ce qu’il est venu expliquer sur son antenne après 5 années d’un profond silence.
Pourtant on peut se souvenir qu’à l’époque du procès à Orléans son tout nouveau directeur de campagne le Philosophe Médard Polisse-Bébé entré en lisse pendant le procès pour remplacer WP+ et inventer une histoire médiocre servant à démontrer que Désiré Nzanga Kolingba n’avait pas obtenu les services proposés par la société WP+ , utilisant tous les moyens et ruses diffamatoires pour faire de son patron une victime héroïque. Ce qu’il essaie encore de devenir à travers cette émission parfaitement cadrée en dépit de ses improvisation presque puériles sans que personne ne l’ait invité à le faire depuis cinq ans…
En réalité Désiré Kolingba après avoir présenté un budget pour sa campagne de Plus de huit millions d’Euros 8 000 000 eu)à nos équipes et à nos partenaires n’a jamais sorti un euro (pas même pour un café pour ses équipes !) et n’a pas cessé de promettre le règlement des factures en renouvelant et en signant les contrats pendant Quatorze mois. Nous ne détaillerons pas ici les frais quotidiens occasionnés par son manque de rigueur et de respect des plannings.
La situation s’est tendue lorsqu’il a fallu faire des avances financières aux sociétés retenues par WP+ pour les déplacements programmés pour sa campagne dans les différentes villes et provinces de la RCA avec un matériel pensé et réduit au minimum . Il savait certainement qu’il ne ferait pas cette tournée mais il ne l’a pas annulée pour nous occuper voire nous distraire… Ce fût beaucoup de travail pour RIEN car il s’est rendu à Bangui en demandant à notre équipe de payer son billet d’avion et ses facture d’hôtel. Nous avons accepté, contraints, car il s’agissait de son adoubement par le parti RDC…
Nos vaccins et nos visas prêts, comme cela en est l’usage dans nos métiers.
Les études pour des plans de vol étant changées chaque jour pour être finalement annulés .
Désiré Kolingba a certainement toujours su qu’il ne dépenserait pas les budgets qu’il avait calculés et réévalué arbitrairement à la hausse. Celui de WP+ étant une infime partie d’un total non vérifiable.
Le journaliste plutôt brillant à pourtant tout fait pour comprendre la raison de sa présence sur l’antenne en rappelant sa condamnation définitive par la cour d’appel d’Orléans et en ne comprenant pas qu’il puisse la remettre en question à quelques semaines de la nouvelle campagne électorale cinq années après la fin du procès.
La société WP+ et ses avocats confirment que toutes les poursuites légales et nécessaires seront mises en place et activées dans les deux pays pour faire exécuter toutes les condamnations .
Il faut aussi rappeler que le philosophe Médard, justicier menaçant, avait fait un vibrant appel aux supporters du candidat à faire front. Leur échec commun fut grand mais discret.
Depuis les propositions et les promesses de règlement de la dette jugée se sont étalées dans un temps bien calculé pour permettre au candidat DK de se représenter en héro dans une suite de péripéties que nous ne pourrions souhaiter à personne.
On a quand même pu apprendre sur AFRICA 24 qu’il allait faire rejuger cette condamnation.
Est-ce là le comportement valeureux d’un candidat à la présidence d’une République ?
Le philosophe complice avait aussi complété par :
Le Rassemblement Démocratique centrafricain dénonce cette manœuvre d’escroquerie et a recommandé au président Désiré KOLINGBA, non seulement de faire confiance à la justice française dans le jugement de cette affaire, mais d’envisager un dépôt de plainte contre la société WP+ et M. William PERKINS pour tentatives d’escroquerie et de harcèlement à encontre de sa famille.
LA JUSICE FRANCAISE A TRANCHÉ ! … IL A ÉTÉ COMDAMNÉ DANS LE STRICT RESPECT DE LA LOI.
Le Rassemblement Démocratique Centrafricain lance un vibrant appel à tous les militants et sympathisants, ainsi qu’à tout le peuple centrafricain de redoubler de vigilance pour barrer la route à toutes les manœuvres de déstabilisation d’où qu’elles viennent ; il demande à tous de rester mobilisés pour rendre possible la victoire du président Désiré KOLINGBA aux élections présidentielles du 30 Décembre 2015.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 02 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). En août 2018, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) lançait à Paoua, Préfecture de l’Ouham Péndé au Nord-Ouest de la République centrafricaine le projet Réduction de la Violence et Stabilisation des Communautés à Haut Risque Sécuritaire en faveur de deux milles (2000) jeunes désœuvrés de 18 à 35 ans à risque d’être impliqué dans la violence de la Sous-préfecture.
Le projet est financé par l’Union Européenne (UE) et vise à renforcer la résilience et la cohésion des communautés, la coexistence pacifique et le dialogue intra et intercommunautaire et à favoriser la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée à travers activités du cash for works et des formations professionnelles pour des activités génératrices de revenus (AGR). Trois (03) communes de la sous-préfecture de Paoua sont couvertes à savoir Bah-Bessar, Mia-Pende et Nana Barya.
Plus de 300 autres bénéficiaires de Paoua qui ont choisi comme projet de réintégration économique la couture mixte, menuiserie, petite mécanique moto, soudure, maçonnerie, saponification, conduite de motos sont actuellement en phase de réception de leurs kits pour lancer leurs activités génératrices de revenus. Adorine MOUALA, habitante du village Baria situé sur l’axe Paoua-Bossangoa, après avoir fini sa formation, déclare : « actuellement je suis à même de faire les coupes des pantalons, chemises et des ensembles de jupes et autres modèles que je peux moi-même coudre et je pourrais aider mes proches à faire coudre leurs habits sur place au lieu qu’ils parcourent plusieurs kilomètres à la recherche de couturier ».
Près de 400 autres bénéficiaires ont opté pour l’agriculture avec la culture attelée et le petit élevage de caprins et porcins. De tous ces bénéficiaires des formations professionnelles, plus de 400 ont participé en plus à la formation en alphabétisation pour améliorer leur niveau en lecture et en calcul. Les formations ont été délivrées avec l’appui des structures de la localité de Paoua comme le Centre d’Apprentissage, le Pools Rural de Formation (PRF, le Centre Récréation, El-haddaiet aussi avec l’appui des structures de l’Etat comme l’Agence Centrafricaine pour le Développement Agricole (ACDA) et l’Agence Nationale du Développement de l’Elevage (ANDE).
AmadouTRAORE, Chef du Sous-Bureau de OIM à Paoua, souligne que les métiers choisis par les bénéficiaires sont des opportunités pour améliorerleurs conditions de vie et de leurs communautés :« Vous pouvez donner un coup de main à la communauté et vous-même. Cela vous permet de vous faire un peu d’argent aussi. Tous les métiers peuvent nourrir son homme à condition qu’on s’y met », a-t-il rappelé à la fin de l’une des sessions de formations à l’endroit des bénéficiaires.
Le même projet est mis en œuvre en faveur de 4000 autres bénéficiaires dont 2000 de la préfecture de Bozoum et 2000 de celle de Bocaranga. L’apparition de COVID19 ayant provoqué la mise en place des mesures de protections et les problèmes sécuritaires au Nord-ouest de Centrafrique ont jusque-là constitué les principaux défis à l’implémentation de ce projet.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’Union des radios privées dénonce l’intervention musclée de la police dans les locaux de notre radio partenaire, la radio FM Liberté.
Cette journée sans radio au Tchad concerne toutes les radios privées, membres de l’Union des radios privées du Tchad (URPT). Une quarantaine de stations qui ont interrompu leurs programmes durant toute cette journée de mardi. Elles entendaient dénoncer l’intervention policière musclée vendredi (27.11) dans les locaux de la radio FM Liberté./////////////.
Notre radio partenaire devait interviewer des activistes des droits de l’Homme après l’interdiction par N’Djamena d’un forum citoyen. Ce forum devait avoir lieu vendredi (27.11), quelques semaines après un autre forum organisé par le pouvoir tchadien./////////////.
La police a d’abord encerclé la radio privée. Elle a fait usage de gaz lacrymogènes et s’en est prise violemment au personnel de notre radio partenaire./////////////.
La police est intervenue de manière violente dans les locaux de la radio FM Liberté /////////////.
Frappés par la police/////////////.
Des coups de feu ont aussi été entendus. A la suite de cela, le personnel de la radio s’est mis à l’abri. Mais les éléments de la police les ont suivis dans les bureaux de la radio pour obliger les employés de FM Liberté à quitter leurs locaux. Au moins douze véhicules de la police étaient alors stationnés devant la radio./////////////.
Notre correspondant Blaise Dariustone travaille aussi pour FM Liberté. Il a lui aussi subi des coups de la part des membres de la police présents ce jour-là./////////////.
Le directeur des renseignements généraux, Sougour Abdelkerim Deby, a exigé que notre correspondant soit embarqué dans son véhicule. Poussé à l’intérieur, il a subi des injures et des coups de crosse./////////////.
Indignations de la DW/////////////.
Cette journée sans radio au Tchad concerne toutes les radios privées, membres de l’Union des radios privées du Tchad (URPT). Une quarantaine de stations qui ont interrompu leurs programmes durant toute cette journée de mardi. Elles entendaient dénoncer l’intervention policière musclée vendredi (27.11) dans les locaux de la radio FM Liberté./////////////.
Notre radio partenaire devait interviewer des activistes des droits de l’Homme après l’interdiction par N’Djamena d’un forum citoyen. Ce forum devait avoir lieu vendredi (27.11), quelques semaines après un autre forum organisé par le pouvoir tchadien./////////////.
La police a d’abord encerclé la radio privée. Elle a fait usage de gaz lacrymogènes et s’en est prise violemment au personnel de notre radio partenaire./////////////.
La police est intervenue de manière violente dans les locaux de la radio FM Liberté /////////////.
Frappés par la police/////////////.
Des coups de feu ont aussi été entendus. A la suite de cela, le personnel de la radio s’est mis à l’abri. Mais les éléments de la police les ont suivis dans les bureaux de la radio pour obliger les employés de FM Liberté à quitter leurs locaux. Au moins douze véhicules de la police étaient alors stationnés devant la radio./////////////.
Notre correspondant Blaise Dariustone travaille aussi pour FM Liberté. Il a lui aussi subi des coups de la part des membres de la police présents ce jour-là./////////////.
Le directeur des renseignements généraux, Sougour Abdelkerim Deby, a exigé que notre correspondant soit embarqué dans son véhicule. Poussé à l’intérieur, il a subi des injures et des coups de crosse./////////////.
Durant la trentaine de minutes qu’il a passé dans ce véhicule, notre correspondant Blaise Dariustone a été frappé sous le regard du directeur des renseignements généraux./////////////.
Le président Deby a promis la liberté aux Tchadiens à son arrivée au pouvoir en 1990 /////////////.
Indignations de la DW/////////////.
Le véhicule n’a pas quitté le siège de notre radio partenaire FM Liberté. Des collègues de notre correspondant ont été pour leur part conduits vers le commissariat pour absence de cartes de presse./////////////.
Blaise Dariustone a par ailleurs expliqué qu’il avait été menacé de représailles par Sougour Abdelkerim Deby, juste avant d’être relâché./////////////.
La rédactrice en chef de la Deutsche Welle, Manuela Kasper-Claridge, s’est dite indignée du traitement subi par notre correspondant de la part des forces de l’ordre./////////////.
“Cela est inacceptable”, a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que le président Idriss Deby avait promis la liberté aux Tchadiens en prenant le pouvoir il y a trente ans./////////////.
“Or, la liberté des citoyens ne saurait être dissociée de la liberté de presse et d’opinion”, a indiqué la rédactrice en chef de la DW. /////////////.
Une grève sans concertation/////////////.
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a dénoncé le mouvement de grève de l’URPT. Chérif Mahamat Zene estime que rien ne justifie cette décision qui a été prise, selon lui, sans concertation préalable./////////////.
De son côté, la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) était dans les locaux de radio FM Liberté, le jour même de l’incident, pour constater les dégâts de l’intervention violente de la police. Mais celle-ci a préféré exprimer son regret face à la décision de faire grève. Une journée sans radio que l’autorité de régulation a qualifié “d’extrémiste” dans un communiqué. Un communiqué que ne comprend d’ailleurs pas le président de l’Union des radios privées au Tchad, Mekondo Sony./////////////.
Selon M. Sony, “Si nous avons décidé de cette journée sans radio c’est en connaissance de cause parce qu’il y a eu à de multiples reprises des agressions sur des journalistes et des violations des locaux de radios.” /////////////.
Reporters sans frontières a condamné “les méthodes brutales ayant visé une radio privée”. Le Tchad occupe la 123e place sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse, établi par RSF en 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/mahamat-alkhatim-rebelles-1-450×396.jpg” alt=”mahamat-alkhatim-rebelles” width=”450″ height=”396″ />Le chef rebelle Mahamat Alkatim et ses collaborateurs.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 01 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À quelques jours du début de la campagne électorale, la décision de la cour constitutionnelle d’invalider les dossiers de candidatures des membres de groupes armés pour les élections législatives du 27 décembre continue de faire de vague. Les intéressés ont saisi, dans une « note de dénonciation », les chefs d’État des pays de la CEEAC ainsi que les garants et facilitateurs de l’accord de paix de Khartoum pour exprimer leur mécontentement.
Si la Cour constitutionnelle considère à raison que la seule présence de membres des groupes armés toujours actifs comme candidats aux législatives est de nature à porter gravement atteinte à la sincérité du vote, ces derniers pensent plutôt que leur candidature aux élections législatives comme présidentielles n’est autre qu’une manifestation de leur volonté de contribuer au processus de relèvement et de la consolidation de la paix en République centrafricaine.
Après le rejet de leurs dossiers de candidature aux législatives par la cour constitutionnelle, ces membres des groupes armés considèrent la décision des juges comme une intention politique d’exclusion et de discrimination. Ils ont décidé d’interpeller les chefs d’État de la CEEAC ainsi que les garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-rca) pour dénoncer cela. Ils exigent la réintégration de leurs noms sur les listes des candidats aux législatives du 27 décembre 2020, et ce, en dépit du caractère irrévocable de cette décision de la cour constitutionnelle.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Corps électoral a été ramené de 6.490.662 à 5.893.4000 en raison de la non-ouverture de quelque 1.300 bureaux de vote Cela a été rendu possible grâce aux élections législatives dont les résultats provisoires ont été publiés le samedi (28.11.2020). Le CDP devient la deuxième force politique à l’Assemblée nationale du Burkina Faso . Son candidat, Eddie Komboïgo, est arrivé deuxième de la présidentielle avec 15,47% des voix, bénéficiant d’une nostalgie croissante de l’ère Compaoré, chassé par la rue, en 2014, après 27 ans au pouvoir, dont l’ombre a plané sur la campagne électorale.
Mais ce parti pourrait-il prétendre reprendre le pouvoir en 2025 ? “Tout dépend de l’habileté avec laquelle Roch (Marc Christian Kaboré, ndlr) va gérer son dernier mandat “, répond Edouard Ouédraogo, le Directeur de publication de l’Observateur Paalga. “Mais tout est possible en politique. Si d’aventure, Blaise Compaoré revenait, est-ce qu’il peut créer une dynamique telle que le CDP puisse revenir au pouvoir ? C’est probable, mais c’est une probabilité qui n’est pas très facile à cerner aujourd’hui”, estime le journaliste./////////////.
Les enjeux pour 2025/////////////.
“Ce qui est sûr, avec 20 députés, ils peuvent rêver et s’ils arrivent à effectivement faire la cohésion en leur propre sein, ils peuvent en tout cas jouer un très grand rôle dans l’évolution politique de notre pays”, poursuit Edouard Ouédraogo./////////////.
Le CDP devance ainsi l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de l’opposant Zéphirin Diabré, qui n’a recueilli que 12 sièges contre 33 en 2015./////////////.
L’UPC a souffert de divergences internes qui ont fait perdre au parti, baucoup de ses députés. Déjà après la publication des résultats provisoires de la présidentielle, sur le site du parti de Zéphirin Diabré, le bureau exécutif central affirme continuer à “relever les insuffisances majeures qui ont entaché la régularité et la sincérité” du scrutin et prendre “acte” à nouveau “des résultats ainsi proclamés”. Pourtant, l’homme politique a adressé ses félicitations au président Roch Marc Christian Kaboré déclaré vainqueur dès le premier tour./////////////.
Le président Kaboré est en route pour un second mandat au terme duquel il ne pourra plus se présenter./////////////.
Selon le directeur de publication du journal l’Observateur Paalga, Edouard Ouédraogo, “c’est sûr que vers 2023 ou 2024, la succession va être ouverte et le problème se posera de savoir si la succession va se faire à l’intérieur du cocon du MPP ou si ceux qui auront élargi la majorité présidentielle, notamment le NTD (Nouveau temps pour la démocratie, parti de la mouvance présidentielle, ndlr), qui vient avec 13 députés, pourront générer un candidat crédible”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Par Eugenia Pandora et Thierry Vircoulon, chercheur associé au centre Afrique subsaharienne de l’IFRI
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain maintient la date du 27 décembre pour la tenue des scrutins présidentiels et législatif malgré les retards et les nombreuses irrégularités signalées après la publication des listes électorales. Le président sortant Faustin-Archange Touadera se trouve aujourdhui dans une position de force qui lui permet de refuser tout dialogue avec l´opposition et de préparer sa réélection au premier tour dans des conditions contestables.
Cette année électorale en Centrafrique na pas été moins rocambolesque que celle qui a marqué la fin de la transition en 2015. Pourtant, en principe, les conditions pour la préparation des élections sont très différentes : le redéploiement progressif des fonctionnaires et des forces de sécurité dans les villes de province, l´accord de paix signé à Khartoum entre le gouvernement et quatorze groupes armés en 2019 et le soutien financier des bailleurs pour la reconstruction du pays auraient dû permettre un processus électoral apaisé et consensuel. Néanmoins, à un mois du vote, la scène politique de Bangui est de plus en plus polarisée et aucune organisation ne fera office darbitre impartial de ces élections organisées dans des conditions contestables.
Depuis 2019, la majorité présidentielle sest efforcée de façonner les règles du jeu électoral à son avantage. En premier lieu, l´exécutif a essayé de modifier à plusieurs reprise le cadre légal des élections de façon unilatérale : cela a provoqué des interventions répétées de la Cour Constitutionnelle qui a contrecarré certaines des manuvres les plus grossières. Dabord, le gouvernement a essayé dintroduire dans le code électoral des critères barrières contre certains candidats (par exemple, des frais de candidature importants) : en juin 2019, la Cour a donné un avis défavorable à cette première version de la loi, avis qui a été suivi par l´Assemblée Nationale en août 2019. En avril 2020, la majorité présidentielle a proposé un amendement constitutionnel pour prolonger le mandat du président Touadera et des députés élus si les élections devaient être reportées en cas de force majeure (dans le cas spécifique, lépidémie de la COVID-19). En juin, la Cour Constitutionnelle a jugé non conforme à la charte fondamentale la proposition du gouvernement. Plus récemment, en juillet 2020, l´exécutif a préparé un projet de loi visant à étendre le mandat des commissaires de lAutorité Nationale des Élections (ANE) jusquà la fin du processus électoral, mais cette version a été modifiée in extremis en commission parlementaire en prévoyant le renouvellement du bureau de l´ANE.
Finalement, à trois mois du vote, l´exécutif a proposé dapporter des changements au code électoral pour donner à l´ANE un mois supplémentaire pour compléter lenregistrement des électeurs, après que, alertée par les retards dans lenrôlement des électeurs, la Cour Constitutionnelle avait décidé dauditer lautorité électorale et l´avait sommée de respecter la date du 27 septembre pour la publication des listes. Malgré les vives protestations dune large partie de lopposition, le code électoral a été donc modifié par le parlement le 24 septembre et la publication a été décalée au 27 octobre. Ces interventions répétées de la Cour Constitutionnelle mettent en évidence que la façon de faire de la politique en Centrafrique n’a pas changé : l´exécutif reste hermétique à la notion de dialogue et cherche à imposer ses vues sans aucune concertation avec les autres forces politiques.
Outre ses tentatives d’instrumentaliser le cadre légal des élections à son avantage, le président Touadera a renforcé son contrôle sur les institutions. Prolongeant la conception tribaliste du pouvoir héritée de ses prédécesseurs, il a placé les membres de son ethnie, les Mbaka-Mandja, dans la garde présidentielle ainsi que dans des postes clés de l’administration et de l’armée. En outre, candidat indépendant aux élections 2015, le président Touadera a créé en 2018 son propre parti, le Mouvement des Cœurs unis (MCU). Dirigé par son ancien premier ministre et bras droit, Simplice Sarandji, le MCU a maintenant des antennes dans toutes les provinces. Récemment, avec la nomination des nouveaux commissaires de lANE en octobre 2020, le parti au pouvoir a réussi à maintenir une forte influence sur lorganisme chargé des élections. Le gouvernement a refusé douvrir des bureaux d´enrôlement dans les camps de réfugiés dans les pays voisins comme cela avait été fait lors de la précédente élection. Environ 620 000 réfugiés centrafricains (dont beaucoup sont musulmans) seront donc cette fois-ci privés du droit de vote. Alors quils ont voté en 2015, le régime vient d´acter un recul du droit de vote cinq ans plus tard, confirmant de facto sa volonté de réduire le corps électoral et de marginaliser les musulmans. Par ailleurs, il a fallu que la Minusca sécurise le meeting public de lopposition à Bangui, ce qui laisse présager des obstacles quelle rencontrera en province. L´ensemble de ces manœuvres place aujourdhui le président Touadera dans une position de force qui lui permet de refuser tout dialogue avec lopposition pour garantir la transparence des élections et de terminer le dernier congrès national de son parti avec le slogan : « Premier Tour KO ».
Du fait que laccord de Khartoum a officialisé le statu quo entre le gouvernement et les groupes armés et consacré leur contrôle sur une bonne partie du territoire national, le président sest assuré lappui de certains groupes armés dans la perspective des élections. Certaines élites de Bangui ont très probablement soutenu les milices qui ont affronté et affaibli le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam dans la zone de Birao et Ndele entre septembre 2019 et avril 2020 le FPRC étant la seule des factions de lex-Seleka qui a développé des revendications politiques. Un accord avec le chef de lUnion pour la paix en RCA (UPC), Ali Darass, devrait aussi garantir le bon déroulement des élections dans les zones du pays que ses hommes contrôlent, et qui dans la dernière année se sont étendues de la frontière sud-soudanaise à la frontière camerounaise (grâce à son alliance avec un autre groupe armé, les 3R de Abbas Sidiki). Par ailleurs l´inclusion de certains représentants des groupes armés dans les listes de candidats du MCU pour le scrutin législatif a été mise en évidence et sanctionnée par la Cour constitutionnelle lors de lexamen de l´éligibilité des candidats. Ce partenariat avec certains groupes armés vise à leur ouvrir les portes de l´Assemblée Nationale et leur conférer l´immunité parlementaire, limiter les possibilités de faire campagne pour lopposition et à intimider les électeurs.
Si le recours aux stratagèmes pré-électoraux et aux artifices juridiques utilisés par les gouvernements précédents montre que le gouvernement actuel continue la même gouvernance exclusive qui a conduit à l´effondrement du pays, il ny a rien de nouveau du côté de lopposition non plus. Depuis les élections de 2015 et malgré le discrédit général de la classe politique dans la population, aucun nouveau leader na émergé dans l´opposition. Ses principales personnalités sont toutes d´anciens politiciens qui incarnent, à plus ou moins forte dose, la mauvaise gouvernance des deux dernières décennies et étaient déjà candidats en 2015. Le meilleur symbole de la stagnation de la classe politique centrafricaine est le retour de lex-président François Bozizé. Un des principaux responsables du conflit qui a ruiné le pays, il est revenu clandestinement en 2019 en Centrafrique dans le but de se présenter aux élections. Il est maintenant la figure de proue de lopposition et préside la Coalition de l´Opposition Démocratique (COD-2020) alors quil a pris le pouvoir par un putsch en 2003, a organisé une fraude électorale massive en 2011 et était décrié comme un autocrate par lopposition démocratique quand il était président ! Si la formation dune coalition dopposition en février 2020 laissait espérer un changement, le fait que François Bozizé soit devenu son président est le signe de limpunité totale qui règne dans la « République de Bangui » et de l´absence de renouvellement dune classe politique complètement déconnectée de la population, surtout dans larrière-pays.
Compte-tenu du rôle de François Bozizé, du manque de cohésion de la COD-2020 et du mélange dalliances opportunistes et de corruption politique, il est difficile d´imaginer comment cette coalition pourrait représenter une menace réelle pour la réélection du président Touadera et comment elle pourrait être crédible quand elle dénoncera haut et fort la fraude électorale.
Pour l´heure, la principale inconnue est de savoir si la candidature de François Bozizé, la figure de proue de lopposition, sera rejetée. En effet, du point de vue technique, il ne respecterait pas la condition qui impose aux candidats d´être résidents en Centrafrique au moins un an avant la convocation du corps électoral. Du point de vue éthique, Bozizé peut difficilement satisfaire le critère de bonne moralité requis pour les candidats et interprété strictement par la Cour constitutionnelle lors de lexamen des candidatures aux élections législatives. François Bozizé fait l´objet de sanctions onusiennes et dun mandat d´arrêt pour crime de guerre et génocide émis et inappliqué par la justice centrafricaine. En cas de rejet de sa candidature, certains craignent que son exclusion des élections suscite des émeutes à Bangui et dans les zones où lancien président reste influent : Bozizé pourrait toujours mobiliser les membres de son groupe ethnique, les Gbaya, au sein de l’armée et parmi les officiers partis à la retraite, ainsi que certaines milices anti-Balaka.
Alors que la qualité des deux précédentes élections (2011 et 2015) était très problématique, que le droit de vote est en recul, que les premiers signes dune organisation électorale médiocre saccumulent et que la neutralité de l´ANE est sujette à caution, il ny aura pas darbitre impartial pour confirmer les résultats officiels. En effet, les listes électorales publiées à la fin du mois doctobre sont entachées de nombreuses erreurs : noms et dates de naissance erronées, photos qui ne correspondent pas à l´identité du votant, noms dorigine musulmane dans certaines villes du pays où cette communauté na pas pu revenir depuis 2013, etc. Contrairement à la pratique habituelle, la régularité des élections centrafricaines ne sera pas analysée par une mission d´observation internationale ni par des observateurs nationaux crédibles, même si lÉglise catholique a signalé à plusieurs reprises ses préoccupations quant à lenregistrement des électeurs. L´absence dun arbitre impartial des élections ne trouble aucunement les bailleurs (au premier rang desquels figure l´Union Européenne) qui les financent et préfèrent une apparence de légalité à un scrutin honnête, alors que dautres partenaires comme la Russie et la Chine ne cachent pas leur intérêt à ce que le président Touadera, leur partenaire daffaires, reste au pouvoir. Hasard du calendrier, la Russie vient de livrer en octobre des véhicules blindés que le président Touadera a tenu à montrer à la population de Bangui et, par là même, à ses opposants.
Tous les facteurs pour que les élections de 2020 constituent un recul démocratique par rapport aux scrutins de 2015 sont dores et déjà réunis : le contrôle de la machine électorale ; les alliances avec les groupes armés ; lacceptation du « droit à un second mandat » pour le président sortant par des internationaux prêts à toutes les complaisances, y compris sponsoriser et reconnaître une élection frauduleuse. Alors que le président Touadera se prépare à être réélu au premier tour dans le cadre dun marché politique fermé et d´une élection sans arbitre, le mécontentement des perdants ainsi quune antipathie croissante des chefs d´État de la région pourraient facilement utiliser la frustration de beaucoup de Centrafricains qui restent exclus des bénéfices de laide internationale massive destinée au pays mais captée par ses élites gouvernantes. Dans cette perspective, il est difficile de comprendre comment une nouvelle élection frauduleuse en Centrafrique fera avancer la cause de la paix et de la stabilité à long terme. Mais après tout, qui s´en soucie ?