Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA

Rédigé le 06 mai 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
C’est le comble du pathétique et le sommet du désordre. On pensait avoir tout vu dans la gestion sécuritaire de la République centrafricaine, mais le gouvernement et ses “instructeurs” russes de chez Wagner , désormais appelés Africa Corps viennent de franchir la ligne rouge de l’absurde.
Débordés, acculés et incapables de stabiliser le Haut-Mbomou, nos brillants stratèges ont trouvé la solution du siècle : ressusciter les fantômes de la LRA.
Le recyclage de la terreur
L’information semble sortir d’un mauvais film de mercenaires, et pourtant, elle est bien réelle. Ces rebelles ougandais de la LRA, les sbires de Joseph Kony que l’on croyait enterrés ou chassés vers le nord, sont de retour sur le devant de la scène. Pourquoi ? Parce que Wagner les a “invités”.
Le scénario est digne d’un comédie sinistre
- Le kidnapping stratégique : Il y a quelques mois, les mercenaires russes cueillent une dizaine de combattants de la LRA vers Sam-Ouandja.
- Le stage commando à Berongo : On les emmène dans la capitale, puis vers Berongo pour une “formation” express. On imagine l’ambiance des cours de maintien de l’ordre donnés par des mercenaires russes à des experts du rapt de villageois.
- Le redéploiement : Comme les rebelles du PRNC ne se montrent plus assez à Sam-Ouandja, nos “formateurs” ont décidé de déplacer leur nouveau jouet vers le Sud, dans le Haut-Mbomou.
Zémio et Djema sous le joug d’une alliance contre-nature
Le résultat ne s’est pas fait attendre. À Zémio comme à Djema, la terreur a repris ses quartiers. Enlèvements par-ci, kidnappings par-là… La LRA, remise en selle par le pouvoir et ses alliés russes, sème à nouveau la désolation.
Le but de cette manœuvre ?
C’est un aveu de faiblesse monumental. Le gouvernement et Wagner sont tellement dépassés par les milices azandées qu’ils ont choisi de jeter de l’huile sur le feu. Ils utilisent la LRA comme un écran de fumée médiatique. En braquant les projecteurs sur les exactions des Ougandais, Bangui espère qu’on oubliera son incapacité totale à sécuriser la région par des moyens légitimes.
Une stratégie de pyromane
C’est le monde à l’envers : un gouvernement souverain qui finance et forme des rebelles étrangers pour combattre ses propres milices locales. C’est la définition même d’un État qui a perdu le contrôle et qui joue au Monopoly avec la vie de ses citoyens.
Pendant que les Russes déplacent leurs pions de Sam-Ouandja vers le sud comme dans un jeu de stratégie sur tablette, les populations de Djema comptent leurs disparus. Le désordre est total, la honte est complète. On n’appelle plus cela de la sécurité, c’est du banditisme d’État sous-traité à des mercenaires de seconde zone.
Par Éric Nzapa depuis Mboki
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