Centrafrique : Ils ont adopté les méthodes Wagner et refusent de payer les taxes d’abattage, le ministère de l’Économie forestière les rappelle à l’ordre
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
En copiant la méthode du groupe Wagner pour ne plus verser les taxes d’abattage et de reboisement, plusieurs groupements de forêts communautaires ont totalement arrêté de payer. Face à ce boycott, le ministère de l’Économie forestière tape sur la table et menace désormais de leur retirer leurs droits d’exploitation.
Le piège du mauvais exemple
Pendant longtemps, le groupe Wagner a fait la loi dans les forêts centrafricaines. En exploitant le bois à grande échelle sans jamais verser un franc CFA de taxes d’abattage ou de reboisement, les paramilitaires russes ont imposé un climat d’impunité totale. Si la pression internationale a fini par bloquer leurs exportations et stopper leur machine, le mal était déjà fait dans les esprits.
En observant ce pillage gratuit, les responsables des forêts communautaires ont fini par prendre une très mauvaise habitude. Une logique de contagion s’est installée dans les esprits : « Si Wagner coupe le bois sans payer l’État, pourquoi devrions-nous continuer à payer ? » C’est ainsi que, calquant leur comportement sur celui des Russes, ces groupements ont tout simplement arrêté d’honorer leurs redevances depuis plusieurs mois.
Le ministère hausse le ton : payer ou tout perdre
Face à ce désordre hérité des méthodes Wagner, le ministère de l’Économie forestière a décidé de réagir fermement. Dans un communiqué officiel diffusé sur les ondes de la radio nationale, un ultimatum clair a été lancé à une vingtaine de représentants de forêts communautaires, notamment à Sibut, Baoro, Bouka ou Njuku.
Le message du directeur de cabinet est un dernier avertissement. Les gestionnaires ont jusqu’au vendredi 31 juillet 2026 pour régler l’intégralité de leurs dettes, à savoir le loyer de l’année en cours, ainsi que les taxes d’abattage et de reboisement. Pour ceux qui s’obstineront à suivre la méthode Wagner, la sanction sera immédiate : l’État annulera purement et simplement leur arrêté d’attribution et leur retirera la gestion de la forêt.
Une confusion à dissiper pour les populations
Pour éviter toute mauvaise interprétation sur le terrain, il est capital de faire la part des choses :
Ce qui reste gratuit : Le Code forestier protège les droits d’usage des populations. Les villageois qui ramassent du bois mort pour faire la cuisine ou qui ouvrent un petit champ pour nourrir leur famille ne sont absolument pas concernés. Pour eux, l’accès à la forêt reste totalement gratuit.
Ce qui devient obligatoire : Dès que ces groupements exploitent la forêt pour couper et vendre du bois à but commercial, ils doivent payer les taxes. Ils ne peuvent pas s’accaparer les profits en refusant les devoirs qui vont avec.
Un manque à gagner direct pour les communes
Ce boycott fiscal ne pénalise pas seulement l’État à Bangui, il étouffe d’abord les communes de l’intérieur du pays. La loi centrafricaine stipule clairement qu’une part importante des taxes d’abattage et de reboisement doit être directement reversée aux mairies des lieux d’exploitation.
Ces fonds sont indispensables pour financer le développement local, comme la construction d’écoles, de centres de santé ou l’entretien des pistes. En copiant la fraude du groupe Wagner, ces gestionnaires de forêts communautaires privent leurs propres parents et leurs propres villages des ressources nécessaires pour vivre mieux. À l’approche du 31 juillet, ils vont devoir choisir entre rentrer dans l’ordre républicain ou perdre définitivement leur forêt.
Par Brahim Sallé
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Un jeune cambrioleur a été appréhendé et battu à Sikikédé, dans la préfecture de la Bakaga, après avoir volé cinq sacs de sucre appartenant à un gendarme au marché local.
Les faits se sont déroulés ce samedi 11 juillet 2026 à Sikikédé, communément appelé Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la Centrafrique. Le jeune homme, qui s’appelle Abdramane alias ADO, habitué à faire ses activités de braquage vers le chantier minier de 5 kilos, non loin de Gordil, s’était rendu ce jour-là à Sikikédé pour profiter du marché hebdomadaire.
Pendant ce temps, un gendarme auxiliaire, du nom de Matala, était venu ce jour-là acheter 5 sacs de 5 kilos de sucre. Il a déposé le sac derrière sa moto avant de s’éloigner pour un autre achat. Le jeune voleur en a profité pour récupérer le sac, le poser sur sa tête et s’éclipser.
Mais la population, mobilisée, a fini par le repérer et retrouver le sac qu’il avait dissimulé. Les habitants lui ont mis la main dessus et l’ont obligé à porter lui-même le sac de sucre volé sur sa tête jusqu’à la gendarmerie.
Avant d’y être conduit, le jeune homme a reçu plusieurs coups de chicotte de la part de la population en colère.
EXCLUSIVITÉ : Faustin-Archange Touadéra pris la main dans le sac en pleine manipulation de la communauté islamique de Centrafrique
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Fidèle à sa stratégie de division politique, le chef de l’État centrafricain tente de saboter le bureau légitime du CSISCA. En coulisses : pots-de-vin, ingérence de réseaux tchadiens et une course effrénée pour capter les milliards d’Abu Dhabi.
Le masque est définitivement tombé. Une fois de plus, Faustin-Archange Touadera est pris en flagrant délit d’ingérence et de déstabilisation de la communauté islamique de Centrafrique. Après avoir méthodiquement affaibli les grands partis politiques du pays à l’instar du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), mis chaos et dont les cadres sont aujourd’hui réduits à s’agenouiller pour obtenir des strapontins, ou encore du MLPC de Martin Ziguélé dont il tente en vain, Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro applique désormais sa stratégie favorite à la religion. Sa nouvelle cible : la communauté islamique de Centrafrique, victime d’une manipulation politique et financière d’une gravité inédite dans le monde.
1. DU BUREAU PROVISOIRE AU SATELLITE DU MCU : LES CINQ ANS D’ILLÉGALITÉ D’AHMAT DELÉRIS RATOR
L’affaire prend ses racines en septembre 2020, après le décès de l’Imam Oumar Kobine Layama, alors président respecté du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA). Pour gérer les affaires courantes, un bureau intérimaire est mis en place sous la direction d’Ahmat Deléris Rator.
Toutefois, ce qui ne devait être qu’une transition de quelques mois va durer cinq longues années. De 2020 à 2025, Deléris Rator et sa clique confisquent le pouvoir sans jamais organiser d’élections, transformant clandestinement l’institution religieuse en une cellule de soutien politique au service exclusif du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).
Face à ce blocage et au refus catégorique de Rator de convoquer une assemblée générale, les membres du Conseil créent un comité ad hoc en 2025. Une assemblée générale régulière est organisée en décembre 2025, débouchant sur l’élection d’un nouveau bureau exécutif dirigé par l’Imam Abdoulaye Ouassélégué. En janvier 2026, ce bureau est officiellement investi au sein de l’Assemblée nationale, en présence du ministre des Transports, Djono Ahaba, actant sa pleine légitimité républicaine.
CÉRÉMONIE pathétique et honteuse DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU CONSEIL SUPÉRIEUR ISLAMIQUE DE CENTRAFRIQUE (CSICA) À LA MOSQUÉE ALI BABOLO du KM5. Une v_2
2. L’AXE TCHADIEN ET LA PLUIE DE MILLIONS SUR LE PALAIS DE LA RENAISSANCE
Pour contrer ce bureau légitime, Ahmat Deléris Rator qui n’est pas de nationalité centrafricaine mais tchadienne s’appuie sur les réseaux d’influence des « chefs de race » de la communauté tchadienne installée en RCA. Ce puissant lobby de commerçants et d’opérateurs économiques finance gracieusement le régime de Touadéra pour s’assurer sa protection. Les largesses documentées par nos équipes sont édifiantes :
200 millions de francs CFA versés à Touadéra pour sa campagne présidentielle.
Un chèque de 50 millions de francs CFA remis en main propre.
Un « cadeau » supplémentaire de 15 millions de francs CFA.
En échange de cette pluie de billets de banque, Faustin-Archange Touadéra s’est engagé à soutenir coûte que coûte la clique transfrontalière de Rator. L’illustration la plus claire de cette soumission a eu lieu deux jours après l’attaque rebelle d’Amdafock (65 km de Birao). Le chef de l’État a convoqué d’urgence à la présidence une délégation menée par Rator pour condamner l’attaque à la télévision publique. Présentés frauduleusement comme « des musulmans centrafricains », les membres de cette délégation étaient en réalité des chefs de race tchadiens, flanqués de l’imam de la mosquée Ali Babolo du KM5, Monsieur Karim, lui aussi de nationalité tchadienne. Lors de cette rencontre officielle, Touadéra a continué, au mépris des lois, d’appeler publiquement Rator « Monsieur le Président ».
3. COMPLICE EXÉCUTIF : TOUADÉRA FINANCE LE FIASCO DE LA MOSQUÉE BABOLOU
C’est lors de ces audiences secrètes que le complot s’est accéléré. Soucieux de blanchir l’équipe de Rator, Touadéra lui a ordonné d’organiser une assemblée générale fictive pour évincer le bureau légitime. Pour ce faire, le président de la République a personnellement débloqué la somme de 14 millions de francs CFA sur les fonds de l’État pour financer ce simulacre.
Initialement fixée au 3 juillet, la date a été repoussée face à la riposte judiciaire du bureau légitime du CSISCA, qui a déposé une plainte en référé et une autre plainte au fond auprès des tribunaux. Pris de court, Touadéra a immédiatement instruit son ministre de l’Administration du Territoire, Bruno Yapandé, de forcer une conciliation de façade.
Lors des négociations, le ministre Yapandé a tenté de faire pression sur le bureau légal pour qu’il suspende ses poursuites judiciaires, lançant cette phrase lourde de sens : « Quand le président parle, il ne faut pas discuter. C’est ce qu’il dit qui doit être appliqué ». Face au refus du bureau légitime de céder à ce coup de force, le ministre Bruno Yapandé a adouci sa position et explique qu’il va retourner voir le Président de vous rencontrer et tenter de vous réconcilier. Yapandé est parti effectivement reparti voir Touadera, mais celui-ci garde sa position, mais reporte la date de l’assemblée générale au 10 juillet au lieu de 3 fixé auparavant.
La date de cette mascarade est alors imposée pour le 10 juillet 2026 à la mosquée Ali Babolo, au cœur du KM5 (3e arrondissement de Bangui). Mais le résultat s’est avéré être un fiasco total. La grande majorité des véritables imams centrafricains a boycotté l’événement, laissant Rator seul au milieu des chefs de race tchadiens. Conscient du désastre, Touadéra, qui avait promis de venir valider le nouveau bureau le dimanche 12 juillet aux côtés du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale, a discrètement reporté sa venue au lundi 13 juillet, espérant sauver les apparences en validant de force ce bureau fantoche qui est devenu par la force des choses le conseil supérieur islamique de Centrafrique version MCU.
4. LA COURSE AU NATIF INTROUVABLE ET L’OMBRE DES MILLIARDS D’ABU DHABI
Aujourd’hui, la clique de Rator fait face à un dilemme insoluble. Conscients qu’un étranger ne peut pas légalement diriger la communauté islamique d’un pays souverain, les comploteurs cherchent désespérément un Centrafricain de souche pour servir de prête-nom à la tête de leur faux conseil. Ils ont approché l’imam de la mosquée du quartier Combattant, puis celui de Malimaka, ainsi qu’un ancien ministre : tous ont opposé un refus catégorique, refusant de s’associer à cette trahison.
Aux dernières nouvelles, Ahmat Deléris Rator envisage d’imposer un autre ressortissant tchadien résidant à Abu Dhabi, monsieur Alamine Baraka. Cet homme de l’ombre n’est autre que le commissionnaire personnel de Faustin-Archange Touadéra, chargé de la vente clandestine des diamants du clan présidentiel et de l’achat de ses biens immobiliers de luxe aux Émirats arabes unis.
Pourquoi un tel acharnement sur ce projet ? Tout s’explique par la présence à la Banque Centrale de Centrafrique de la première tranche du méga-financement de 34 milliards de francs CFA accordé par Abu Dhabi pour la construction de complexes scolaires et médicaux. Lors de leur dernière entrevue, la clique de Rator a promis à Touadéra une rétrocommission massive de plusieurs milliards s’ils obtenaient la gestion de ces fonds. Face à l’odeur des billets, le président centrafricain a choisi de faire trembler l’État pour assouvir son avidité financière, quitte à vendre l’indépendance spirituelle des musulmans de RCA au plus offrant. Notre équipe reste mobilisée pour suivre les développements de ce lundi 13 juillet à la mosquée Ali Babolo du KM5.
Affaire à suivre dans nos prochains articles su CNC.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
CNC Groupe 3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Centrafrique : Comment le général Zéphirin Mamadou a privatisé la logistique des FACA au profit de son fils de 27 ans
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Après les révélations fracassantes de Mediapart et de la PPLAAF sur l’appartement de luxe parisien de l’épouse du chef d’état-major, c’est un nouveau volet de la gestion clanique des Forces armées centrafricaines (FACA) qui éclate au grand jour. Le général d’armée Zéphirin Mamadou ne se contente plus de piller les caisses de l’État avec sa conjointe ; il a littéralement transformé l’armée nationale en une holding familiale. Dernière preuve en date de cette privatisation sauvage : la nomination stratégique de son propre fils, le Commissaire Commandant Jordy Étienne Mamadou, âgé de seulement 27 ans, au poste d’Assistant en charge des moyens de mobilité, des équipements et des infrastructures.
Enquête sur une trajectoire fulgurante et illégale, passée du statut d’enfant-soldat à celui de maître absolu des millions de la logistique militaire.
I. Le décryptage technique : Pourquoi la logistique militaire est le « coffre-fort » de l’armée
Pour le grand public, le terme « logistique » évoque souvent une simple intendance de bureau. En réalité, dans le domaine militaire, la logistique est le cœur névralgique et le poste le plus lucratif de toute l’institution.
En héritant du poste d’Assistant en charge des moyens de mobilité, des équipements et des infrastructures, le jeune Jordy Étienne Mamadou ne va pas sur le terrain des opérations. Il reste à l’abri dans les bureaux de Bangui pour contrôler :
Les moyens de mobilité : La gestion de l’ensemble de la flotte de véhicules de l’armée (achats, maintenance, parcs automobiles) et les stocks massifs de carburant.
Les équipements : Les contrats d’approvisionnement en armement, munitions, pièces détachées et matériels de transmission.
Les infrastructures : Les budgets alloués à la construction, la rénovation et l’entretien des casernes, bases militaires et checkpoints sur tout le territoire national.
En confiant les clés de ce bastion financier à son propre fils, le général Zéphirin Mamadou verrouille la chaîne de distribution de l’argent public. C’est le prolongement parfait du business des surfacturations déjà opéré par sa mère, Prisca Mamadou. L’argent entre par la mère (fournisseur) et est validé et décaissé par le fils (gestionnaire de la logistique), sous l’œil bienveillant du père (chef d’état-major).
LE TRIANGLE FINANCIER DU CLAN MAMADOU
[ LE PÈRE : Général Zéphirin Mamadou : Chef d’état-major général des FACA. Protection institutionnelle et impunité.
LA MÈRE : Prisca Mamadou ][ LE FILS : Jordy Mamadou : fournisseur privilégié de l’armée.
Commissaire Commandant (27 ans) : Contrats de carburant & tenues – Assistant Logistique, Mobilité & Équipements. Encaisse les millions de l’État – Valide les budgets et gère les infrastructures.
II. De l’illégalité d’un enfant-soldat à l’insolence d’une promotion flash
L’historique de ce jeune officier relève du détournement des lois de la République et des traités internationaux. Né en 1999 (bien que son père ait falsifié ses documents administratifs pour le vieillir artificiellement), Jordy Étienne Mamadou a été intégré dans l’armée nationale en 2015.
Le scandale des lois internationales
En 2015, Jordy Mamadou n’avait que 16 ans. Pendant que la communauté internationale et les ONG se battaient en Centrafrique pour démobiliser les mineurs des groupes armés, le chef de l’armée intégrait son propre fils comme enfant-soldat au sein des forces régulières, violant ouvertement les conventions de l’ONU.
Propulsé immédiatement au cours des officiers grâce au piston paternel, le gamin passe les grades à une vitesse supersonique :
À 23 ans, il est devenu commandant dans l’armée nationale.
Depuis une semaine, il est devenu commissaire commandant, chef de la logistique militaire.
Pendant que les enfants du peuple centrafricain croupissent dans la misère, se battent pour obtenir une licence à l’Université de Bangui ou meurent au front face aux groupes rebelles pour des soldes de misère, le fils Mamadou, à 27 ans, règne sur un empire logistique et financier.
III. Une armée transformée en holding privée : Les « planqués » de la famille
Le cas de Jordy Mamadou n’est que la face émergée d’un système de népotisme généralisé. Le général d’armée Zéphirin Mamadou a méthodiquement placé ses frères, sœurs, cousins et alliés à tous les postes clés de l’administration militaire.
La stratégie du clan est bien rodée : aucun membre de la famille Mamadou ne se trouve au front. Les postes de combat, là où les balles sifflent et où les soldats versent leur sang, sont laissés aux enfants des pauvres. Les membres de la famille Mamadou, eux, occupent exclusivement les postes budgétaires, administratifs et de bureau. Ils bloquent l’administration des FACA, interceptent les flux financiers et gèrent l’armée comme le champ de culture privé du général.
IV. La complicité passive et coupable de Faustin-Archange Touadéra
Une question demeure sur les lèvres de tous les officiers intègres des FACA qui assistent, impuissants, à ce pillage : comment le président Faustin-Archange Touadéra, chef suprême des armées, peut-il tolérer une telle dérive mafieuse ?
La réponse réside dans un pacte de corruption mutuelle. Le président Touadéra maintient le général Mamadou à la tête de l’armée depuis près de neuf ans parce que ce dernier lui garantit une soumission totale des troupes. En échange de cette fidélité aveugle, Touadéra ferme les yeux sur les exactions financières, le népotisme et les caprices du couple Mamadou et de leur progéniture. L’armée nationale centrafricaine a cessé d’être un instrument de défense de la patrie ; elle est devenue une milice administrative au service de la survie d’un régime et de l’enrichissement insolent d’un clan.
Face à ce cartel familial, la colère gronde au sein de la troupe. Le dossier du Commissaire Commandant Jordy Mamadou, l’enfant-soldat devenu milliardaire de la logistique à 27 ans, vient s’ajouter à la pile des pièces à conviction qui condamnent irrévocablement la gestion du clan Mamadou devant le tribunal de l’Histoire centrafricaine.
Ne manquez pas notre prochain article sur CNC : La liste exclusive des membres de la famille du général Mamadou placés dans l’administration des FACA.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
« L’armée de Dieu vous a déjà arraché le pouvoir » : Le pasteur Nicolas Talingano somme Faustin-Archange Touadéra de libérer le peuple centrafricain
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
La légitimité mystique et politique du régime dictatorial de Faustin-Archange Touadera est ouvertement contestée sur le terrain de la souveraineté transcendante. En s’appuyant sur les événements symboliques et les ruptures politiques majeures qui secouent le pays, le pasteur Nicolas Talingano a lancé une injonction d’une gravité inédite au dictateur Faustin-Archange Touadéra, affirmant que son autorité lui a déjà été retirée par une force supérieure et le sommant de quitter le pouvoir sans délai.
Le verdict des signes et la destitution invisible
Au cœur de cette déclaration, le leader religieux interprète les récents bouleversements nationaux et les manifestations climatiques extrêmes survenus lors des cérémonies officielles comme les preuves irréfutables d’un rejet métaphysique. Pour le pasteur Talingano, le vent violent qui a balayé les rassemblements du régime n’est pas un simple fait de nature, mais une manifestation directe de la justice divine.
En invoquant les Écritures, il rappelle que « le vent est l’armée de Dieu », une puissance face à laquelle aucune force humaine, aucune armée moderne ni aucun dispositif de sécurité ne peut tenir. Selon l’homme d’Église, le verdict est déjà tombé dans l’invisible : en choisissant de violer les principes fondamentaux pour entamer ce troisième mandat issu de la Constitution de 2023, Faustin-Archange Touadéra a perdu l’onction et la Couronne. Le pasteur affirme avec force que le pouvoir a été spirituellement arraché des mains du dictateur, ne laissant derrière lui qu’une coquille vide maintenue par la contrainte.
L’impasse de l’endurcissement face à l’Histoire
L’analyse critique développée par Nicolas Talingano dresse un parallèle direct entre l’attitude de l’exécutif centrafricain et les figures de tyrans déchus de l’histoire universelle et régionale. Le pasteur met en garde le chef de l’État contre le syndrome de l’endurcissement politique, l’exhortant à ne pas consumer le pays dans une résistance stérile face aux aspirations légitimes de la population.
La déclaration insiste sur le fait que le processus de libération nationale est désormais irréversible. En s’entêtant dans la voie de la confiscation des institutions, le régime ne fait qu’accentuer sa propre perte et s’expose à un effondrement brutal. Pour le chef religieux, aucun dirigeant ne peut mener durablement une guerre contre sa propre nation et contre les décrets de la justice divine sans en payer le prix fort.
Une injonction claire : « Libère le peuple »
Le réquisitoire se transforme en un appel direct à l’abdication immédiate et pacifique. Nicolas Talingano somme l’empereur de Bangui de desserrer l’étau qui étouffe la République centrafricaine et de restituer aux citoyens la plénitude de leurs droits. L’appel du pasteur se veut un acte de vérité destiné à éviter au pays de nouvelles tragédies humanitaires et politiques.
En exigeant que Faustin-Archange Touadéra « laisse partir ce peuple », le pasteur Talingano place le pouvoir face à ses responsabilités ultimes. L’article conclut sur la nécessité pour le chef de l’État d’avoir le courage de l’humilité et de l’obéissance aux signes des temps, avant que le verdict de l’histoire, déjà scellé selon lui par l’action de l’armée de Dieu, ne s’exécute de manière définitive sur les ruines d’un mandat de trop.
Par Éric Azoumi
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Martin Ziguélé exige que la Russie contrôle ses mercenaires après l’affrontement de Zemio
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Le récent affrontement militaire entre les mercenaires russes et les éléments de forces armées centrafricaines survenu dans le Haut-Mbomou pousse le leader du MLPC à briser le silence pour réclamer des comptes à la diplomatie russe concernant les dérives de ses troupes au solcentrafricain.
La tension monte d’un cran au sujet du partenariat militaire entre Bangui et Moscou. Les récents événements de Zemio servent de base à l’opposition démocratique pour dénoncer les abus des forces de sécurité privées russes, notamment le groupe Wagner. Martin Ziguélé, porte-parole du Bloc Républicains pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), Président du MLPC, s’indigne de la tournure des événements, rappelant qu’une intervention censée protéger la population a débouché sur la perte d’une vie humaine innocente et la neutralisation temporaire d’un militaire centrafricain.
Cette prise de position remet au centre des débats le respect de la charte constitutionnelle en matière de souveraineté. L’ancien premier ministre rappelle fermement que la protection du territoire national appartient exclusivement aux forces armées nationales. Il demande aux autorités de Moscou de prendre leurs responsabilités en instaurant une discipline stricte parmi leurs effectifs pour éviter que les auxiliaires de sécurité ne se transforment en agresseurs des citoyens et de l’armée régulière.
Par Éric Nzapa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Au micro de la Radio Ndeke Luka, Dmitri Sitiy a lâché une formule qui résonne comme une officialisation de la mise sous tutelle de l’État centrafricain.
Interrogé sur l’influence grandissante et l’ingérence de la Russie dans les affaires politiques du pays, le chef des mercenaires russes du groupe Wagner ne s’est pas embarrassé de fioritures diplomatiques : « On travaille dans la même équipe », a-t-il affirmé textuellement. Cette déclaration, loin d’être une simple maladresse de langage, constitue l’aveu direct d’une co-gestion du pouvoir au sommet de l’État, où la direction de Wagner s’est hissée au dessus des autorités centrafricaines. En clair, cette « équipe » n’est autre que le bras armé de Vladimir Poutine, qui dicte sa feuille de route à Bangui.
Pour tenter de sauver les apparences de la souveraineté nationale et masquer l’ampleur des dégâts politiques, Dmitri Sitiy s’est empressé d’ajouter que « toutes les décisions sont prises par la partie centrafricaine » et qu’il n’aurait « aucun moyen d’imposer son point de vue ». Pourtant, la suite de ses propos dessine une réalité bien différente, celle d’un système de gouvernance où le chef mercenaire dicte en réalité la marche à suivre. Qu’il s’agisse de la ligne politique générale, des choix stratégiques majeurs ou des discussions avec les groupes armés, rien n’échappe à la validation des hommes de Poutine. Cette omniprésence transforme de fait les autorités de Bangui en simples exécutants d’un agenda dicté par la direction de Wagner.
Cette dynamique d’ingérence se manifeste de manière encore plus concrète à travers le contournement des circuits institutionnels classiques. Pour illustrer sa méthode, Dmitri Sitiy a mis en avant le financement et l’encadrement direct par ses services du désarmement et du cantonnement des ex-combattants, notamment via la structure des jeunes pionniers nationaux. En se substituant aux ministères régaliens et en gérant lui-même l’assistance logistique, sanitaire et alimentaire de ces éléments, le groupe Wagner démontre qu’il ne s’agit pas d’assistance, mais bien d’un pilotage direct de pans entiers de la politique sécuritaire du pays. Cette confusion des rôles confirme que la direction des affaires centrafricaines se décide désormais au sein d’une alliance soumise aux intérêts du Kremlin, où le groupe Wagner s’est installé au cœur même de la machine d’État.
La base de l’armée nationale à Amdafock totalement détruite : Quand les mercenaires russes bombardent les restes laissés par les rebelles
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
L’histoire de la débandade de l’armée nationale à Amdafock s’enrichit du jour en jour d’un nouveau chapitre mémorable. On en sait désormais plus sur l’état des infrastructures de l’armée nationale abandonnées par les champions du marathon militaire. Selon les déclarations directes du capitaine, chef du détachement de l’armée nationale, la position qui leur servait de quartier général a été purement et simplement pulvérisée.
Lors de sa conversation avec son collègue resté à Bangui, le capitaine, chef du détachement des FACA à Amdafock explique le déroulement de ce chef-d’œuvre tactique : l’assaut initial des rebelles a d’abord sérieusement endommagé le site. Mais le coup de grâce est survenu le lendemain, avec l’arrivée par les airs des mercenaires russes de Wagner.
Venus en hélicoptère pour mener la « contre-offensive », ces derniers ont méthodiquement bombardé la base, achevant de la détruire à 100 %. Un ratissage impeccable, à un détail près : il n’y avait déjà plus personne dedans.
À la recherche d’une villa ou d’une colocation avec la gendarmerie
Techniquement, l’armée nationale n’a donc plus aucun point de chute à Amdafock. Le capitaine tempère toutefois la situation avec une bonne dose de philosophie logistique : après tout, ce site n’était pas une vraie base militaire, mais juste un lieu décrété comme tel.
Pour la suite des opérations, deux options hautement stratégiques s’offrent désormais aux troupes s’il leur prend l’envie de quitter le confort de la MINUSCA :
Aller dénicher une maison de location à louer quelque part dans la ville pour y installer un nouveau quartier général.
Négocier une colocation d’urgence avec les gendarmes dans les locaux de la brigade locale. Reste à savoir si les relations de voisinage seront faciles après que les gendarmes les ont si brillamment humiliés à la course à pied.
Le clap de fin des illusions de Bangui
Cette destruction totale par « tirs amis » vient clore en beauté l’épisode du grand sprint nocturne remporté par la gendarmerie. Elle confirme surtout le niveau de déconnexion totale entre la propagande de Bangui et la gestion chaotique des parrains russes sur le terrain. En attendant de trouver une cour de maison ou un salon à occuper pour redéployer l’autorité de l’État, les FACA restent à l’abri, observant de loin les résultats de la puissance de feu de leurs alliés.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
L’enfer s’abat sur le village Yaboni, à quarante-cinq kilomètres de Gallo, où les ex-rebelles de 3R sèment une terreur sanglante et font fuir toute la population
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner
Un vent de panique souffle sur le village Dongui – de Yaboni depuis l’attaque des ex-rebelles de 3R. La population a abandonné les habitations pour échapper aux pillages à grande échelle.
Le gisement d’or local est devenu le point de départ de ce calvaire pour les villageois dans ce coin de la RCA. Les ex-rebelles de 3R, qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement, se considèrent désormais comme les seuls représentants de l’État dans ce secteur de la nmm. Comme ils se considèrent comme les seuls représentants de l’autorité publique, ont exigé le versement obligatoire d’une somme de cent cinquante mille francs pour les acheteurs d’or et de cent mille francs francs CFA par tête pour les artisans miniers. Cette taxe illégale imposée aux exploitants a immédiatement provoqué la colère des habitants qui luttaient déjà pour obtenir de faibles revenus de leur travail quotidien.
Pendant ce temps, un jeune commerçant nommé Tigani, qui fait également le commerce d’or, n’accepte pas les exigences de ces ex-rebelles. Ces derniers sont allés le rencontrer pour lui demander de verser les 150 000 de sa part d’impôt. Ce dernier, qui ne comprend pas pourquoi verser à ces rebelles cette somme, commence à discuter. Ce que ces criminels de 3R ne veulent pas du tout. Ils l’ont accusé de faire des affaires d’or sans détenir de papiers valides délivré par leur service d’impôt. Tigani a contesté le paiement de cette amende forcée en expliquant que cette démarche n’avait aucun fondement juridique. Face à ce refus les ex-rebelles de 3R ont arrêté le jeune homme avant de le ruer de coups de bâton avec une violence inouïe.
Le malheureux Tigana a succombé à ses blessures directement sur les lieux de sa torture suite à ce passage à tabac. Constatant ce décès le chef du village de Yaboni est intervenu pour demander des explications aux ex-rebelles de 3R sur ce crime commis au vu de tout le monde. Sans donner des explications, l’un des ex-rebelles a immédiatement tourné son fusil vers le notable et a tiré un coup de feu à bout portant.
Atteint par balle à la jambe le chef s’est écroulé au sol avant que des proches ne réussissent à l’évacuer vers l’hôpital de Gallo pour recevoir des soins urgents.
Le lendemain de cet assassinat et de cette agression, c’est-à-dire le samedi dernier, les gendarmes et les soldats de l’armée nationale sont arrivés de Gallo pour effectuer un constat. Les forces de sécurité ont effectué une rapide patrouille avant de rebrousser chemin.
Dès le départ des militaires et des gendarmes, les ex-rebelles de 3R ont déchaîné leur colère sur le village abandonné par les autorités. Des tirs nourris à l’arme automatique ont retenti partout provoquant la fuite éperdue des familles vers la brousse environnante pour sauver leurs vies. Les assaillants ont profité de cet panique pour incendier les cases et piller l’intégralité des biens abandonnés par les villageois.
Le village de Yaboni s’est transformé en un lieu de dévastation totale sous les yeux complices du pouvoir de Bangui qui tolère les agissements de leurs alliés d’ethnie peule. Les détonations d’armes à feu se faisaient encore entendre à vingt heures passées alors que la localité était entièrement vide de ses habitants.
Pour l’ancien député Jean-Pierre Mara, l’élite centrafricaine du moment est un groupe de Copieur et de Personnes qui font apprendre le ‘‘Par Cœurs’’ sans savoir à quoi tout cela sert
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Le récent colloque universitaire de Bangui cause de vives réactions. L’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, critique ouvertement l’utilité des recherches académiques face aux réalités nationales.
Cette rencontre scientifique, censée dresser un bilan analytique de la République centrafricaine, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat sur sa finalité pratique. L’analyse des productions doctorales nationale pose des interrogations fondamentales sur leur application concrète au bénéfice de la population. Jean-Pierre Mara exprime de profonds doutes quant à l’orientation actuelle de l’institution et affirme textuellement :
“Pour moi, l’université de Bangui ne sait pas nous expliquer ce que fait l’Ecole Doctorale pour l’amélioration, pour l’amélioration de la culture et pour le peuple Centrafricain. Pour moi, l’Elite Centrafricaine du moment est un agrégat de Copieur et de Personnes qui font apprendre le ‘‘Par Cœurs’’ sans savoir à quoi tout cela sert pour notre société .“
Pour l’ingénieur, l’institution universitaire doit impérativement se pencher sur des problématiques quotidiennes et endogènes, à l’instar de la gestion du droit pénal, de la sécurité énergétique ou des réalités sociales propres au pays, plutôt que de se calquer sur des modèles extérieurs. L’évaluation de ces travaux académiques demeure indispensable pour mesurer leur impact réel sur la gestion des affaires publiques.
Contacté par la rédaction de CNC, Jean-Pierre Mara affirme : “A un moment où l’autre, il faut qu’on se réveille et qu’on remette en cause ces pratiques d’aliénation.”
Par Anselme Mbata
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Humiliation à Am-Dafock : Quand les « Russes noirs » d’Hassan Bouba dictent leur loi aux soldats de l’armée nationale
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
Derrière la façade triomphale de la reprise de la ville frontalière d’Amdafock par la coalition composite du pouvoir, la réalité du terrain cache un profond malaise. Entre les rares éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) intégrés à la mission et les mercenaires russes de Wagner, épaulés par leurs supplétifs les ex-rebelles des 3R, de l’UPC et du MPC, désormais surnommés les « Russes noirs », la cohabitation a basculé dans l’humiliation et la rupture de commandement.
Dans un enregistrement audio accablant qui circule actuellement sur les réseaux sociaux, un sergent-chef des FACA brise son silence. Sous le choc, le sous-officier décrit une situation de domination psychologique et militaire insoutenable, illustrant la perte totale de souveraineté de l’armée régulière face aux milices parrainées par le régime de Bangui.
Le choc des langues et l’humiliation des FACA
Selon le témoignage du sous-officier, la communication sur la ligne de front est un premier vecteur d’exclusion. Ces ex-rebelles, intégrés à la hâte comme forces d’appui sous la bannière de Wagner, ne parlent ni le sango, la langue nationale, ni le français. Les échanges tactiques sont quasi impossibles.
Plus grave encore, le sergent-chef dénonce des exigences d’un autre âge, imposées par ces vagues de « Russes noirs » :
« Pour adresser la parole ou demander quoi que ce soit à ces rebelles, les éléments des FACA sont contraints de venir s’agenouir devant eux, à une distance d’environ cinq mètres. »
Ce témoignage n’est pas rare. Plusieurs soldats FACA, contactés séparément par notre rédaction, ont confirmé la teneur de ces propos et nous ont eux-mêmes interpellés pour que cette situation soit rendue publique.
Un rituel d’allégeance humiliant qu’un soldat centrafricain a récemment refusé d’exécuter.
Selon l’audio, l’incident a failli dégénérer en un affrontement armé fratricide et sanglant au sein même de la coalition.
Une armée dépossédée et sous-équipée
Au-delà de l’atteinte à la dignité des troupes, le déséquilibre des forces sur le plan logistique témoigne du traitement de faveur accordé aux miliciens. Le sergent-chef affirme que ce sont les « Russes noirs » qui détiennent le monopole des armes lourdes notamment les redoutables mitrailleuses PKM. En contrepartie, les soldats réguliers des FACA sont relégués au second plan, équipés uniquement de fusils d’assaut Kalachnikov dotés de seulement deux chargeurs. Une dotation dérisoire pour une zone de haute intensité opérationnelle.
Sur le plan de la chaîne de commandement, l’anarchie est totale. Les supplétifs rebelles n’obéissent à aucune autorité militaire régulière. Ils reçoivent, selon le sous-officier, leurs ordres directement de leur leader en chef : le Tchadien Hassan Bouba, l’actuel ministre centrafricain de l’Urbanisme et figure clé de l’appareil sécuritaire informel du pouvoir.
Désertions en série et crise d’identité pour les FACA
Cette inféodation des forces régulières à des groupes armés d’hier provoque un séisme moral au sein des troupes. Devant le refus d’être envoyés au front sous les ordres de Wagner et de ses supplétifs, de nombreux soldats FACA choisissent de déserter ou de refuser les ordres de déploiement. Une vague de défections que les « Russes noirs » utilisent ouvertement pour dénigrer et insulter les militaires centrafricains restés sur place.
Le sergent-chef à l’origine de l’audio envisage sérieusement d’abandonner l’uniforme. Sa conviction est faite : l’armée centrafricaine a perdu son caractère national pour devenir un instrument au service d’intérêts privés étrangers et de chefs de guerre bénéficiant d’une impunité totale. L’humiliation d’Amdafock n’est pas un incident isolé, mais la démonstration éclatante de la liquidation de l’appareil sécuritaire républicain.
Un appel au sursaut de l’État-Major face à la trahison
Le sergent-chef, visiblement désemparé, ne se contente pas de dénoncer l’arbitraire. Il lance un appel désespéré à l’État-Major des FACA, l’exhortant à « prendre ses responsabilités » pour rétablir l’honneur bafoué de l’armée nationale. « Je pense me battre pour mon pays, mais en réalité non », confie-t-il, un aveu qui résonne comme le crépuscule d’une institution républicaine vidée de sa substance.
Il dénonce l’instrumentalisation des soldats FACA, utilisés comme « chair à canon » tandis que les positions de force et l’armement stratégique sont confiés à des miliciens sous contrat.
À Amdafock, la victoire militaire apparente cache ainsi une défaite politique et morale majeure pour l’État centrafricain, dont les propres soldats sont devenus les otages de ceux qu’ils combattaient hier.
Par Ibrahim Moussa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Centrafrique : La recrudescence de l’insecurité à l’est du pays compromet-elle l’avenir du troisième mandat ? Suivez l’analyse du juriste Bernard Selemby Doudou
Lors de la prestation de serment du 30 mars 2016, le nouveau pouvoir de Bangui heritait de la transition politique consensuelle d’un pays en voie de pacification où les rébellions armées avec leurs cargaison de malheur étaient en voie de disparition.
L’on remarquait que tous les leviers du développement étaient au vert, propice et prêt pour un envol d’un pays émergent.
Ce processus était caractérisé par la mise en place de l’union sacrée, cas rare dans l’histoire du pays où les principaux acteurs politiques ont accompagné le Président de la République et son gouvernement à Bruxelles pour convaincre les partenaires au développement afin de mobiliser des ressources nécessaires pour la relance d’un pays post-guerre.
Force est de constater avec regret et amertume que le mode de gouvernance du pouvoir de Bangui a rapidement travesti cet élan, cette dynamique de confiance patriotique en privilégiant les grands mafieux étrangers qui occupent des fonctions stratégiques dans la haute sphère décisionnelle du pays.
Ces phénomènes dignes d’un cartel mafieux se sont illustrés par la politique de cryptomonnaie, de tokenisation et autres voués tous à un échec cuisant et retentissant.
À cela s’ajoutent une nouvelle constitution imposée aux forceps sans le libre assentiment du peuple et une incohérente politique étrangère qui consiste à se mêler des sensibles questions sécuritaires des États de la sous région et plus particulièrement les États limitrophes sensés contribuer à la sécurisation des frontières.
En conséquence de ce qui précède, les bruits de botte et la recrudescence des violences armées sont sans surprise la résultante des dérapages diplomatiques et des caprices voire la soif démesurée de confiscation du pouvoir de l’État par le monarque de Bangui.
Il faut noter à titre de rappel que cette incursion armée si elle se renouvelle présente un défi politique et diplomatique multidimensionnel.
D’abord cette instabilité politique fragilise l’autorité de l’État qui a d’ailleurs du mal à s’imposer.
En plus de la crise humanitaire qui engendre des mouvements de population c’est-à-dire des réfugiés et des déplacés internes, cette situation créée des tensions transfrontalieres dans la sous région avec un risque élevé d’embraserment dans la zone des trois frontières c’est-à-dire Centrafrique-Tchad-Soudan.
C’est pourquoi le communiqué N*11 du 17 octobre 2025 portant alerte d’avant crise dans lequel le Rassemblement Unitaire attirait l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le risque imminent d’une nouvelle et grave crise dans notre pays était passé inaperçu.
Au regard de ce qui précède, le citoyen lambda embarqué dans un imbroglio s’interroge :
1- Les incursions armées à l’est du pays constituent-elles un facteur de fragilisation du troisième mandat ?
2- Face à la recrudescence de l’insécurité à l’est du pays, le fameux projet de la septième République est-il encore viable ?
3- En d’autres termes, le troisième mandat illégal soit-il arrivera t-il à convaincre l’opinion publique nationale afin de l’accompagner jusqu’à échéance ?
En tout état de cause, la solution à cette crise ne réside que dans le dialogue politique inclusif pour gagner la confiance des forces vives de la nation mais hélas…le dialogue politique inclusif réclamé en vain n’est plus d’actualité et la Centrafrique doit écrire une nouvelle page de l’histoire avec de nouveaux acteurs politiques et une nouvelle vision.
C’est bien évidemment ce qu’a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes pour une renaissance centrafricaine.
En outre, nous avons une pensée républicaine et patriotique pour la sous préfète et les autres en captivité voire sacrifiés par le pouvoir de Bangui entre les mains des résistants “Azandés” qui ne réclament rien d’autres que leur portion de droit dans la République.
Nous vous rappelons qu’on ne gère pas un peuple sans pour autant lui rendre compte et lui expliquer comment on le gère…alors donnez des explications crédibles au peuple non seulement sur la décapitation des civils par les Wagners noirs mais aussi sur les révélations de Mediapart sur une possible acquisition au profit de la sulfureuse épouse du chef d’etat major des armées d’un appartement luxueux à Paris avec vue sur la tour eiffel à valeur de sept cents mille euros soit un peu plus de quatre cents millions de francs CFA.
En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille pour se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution n’était que la volonté du pouvoir de Bangui de sauter les verrous de limitation de mandat afin de se représenter indéfiniment à la magistrature suprême qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal. Les paisibles habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que tous les indicateurs du tableau synoptique de gouvernance sont au rouge et correspondent aux signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges, des manipulations, de la pure démagogie.
Monsieur le président, n’attendez pas que les bruits de botte, la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour se rendre à l’évidence que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est enfin arrivé.
En outre, nous vous signalons que le dialogue politique réclamé en vain depuis des années pour aplanir les divergences des différents protagonistes n’a plus droit de cité et par consequent il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d’être contraint par la force Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une ultime chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines du passé mais sur de nouvelles bases saines.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Centrafrique : le pasteur Issène Faki de l’église Bataillon 2 de l’UFEB rattrapé par une dette de 1 800 000 FCFA en direct sur la radio de Fidèle Gouandjika
Le pasteur Issène Faki, de l’église Bataillon 2 de l’UFEB, se retrouve au cœur d’une affaire d’argent vieille de près de 10 ans, réglée en direct sur les antennes de la radio du ministre conseiller Fidèle Gouandjika devant des milliers d’auditeurs.
Une inscription jamais concrétisée
Le pasteur Issène Faki, actuel responsable de l’église Bataillon 2 de l’UFEB, était auparavant le directeur de l’ESTEB, l’École Supérieure de Théologie Évangélique de Bangui, située au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement.
À cette époque, un soldat des Forces armées centrafricaines se serait présenté à l’école pour s’inscrire et devenir pasteur. Il aurait rencontré Issène Faki, demandé les informations nécessaires, le coût de la formation, tous les détails. Le pasteur lui aurait tout expliqué.
Selon l’information, le montant réclamé se serait élevé à 1 800 000 FCFA, un calcul établi sur les trois années de formation, première, deuxième et troisième année, avec en plus les cahiers et tout le matériel scolaire nécessaire. Le militaire, qui voulait lui aussi devenir un émissaire de Dieu, aurait débloqué toute la somme et l’aurait remise entre les mains d’Issène Faki, alors directeur de l’établissement.
Un pasteur muté, un dossier bloqué
Peu après, le pasteur Issène Faki a été affecté à la tête de l’église Bataillon 2 et remplacé à la direction de l’école. Le militaire, qui attendait son inscription, a attendu en vain. Il serait allé voir Issène Faki, et depuis, la situation ressemblerait à un jeu de chat et de souris, le pasteur refusant de rembourser.
Cela ferait des années déjà, peut-être entre 2018 et 2019. Le militaire aurait multiplié les démarches sans succès, avant de porter plainte au tribunal. Mais ceux qui suivent les publications de Corbeau News savent déjà ce qu’il en est du comportement du pasteur Issène Faki, plusieurs articles lui ayant déjà été consacrés.
Ce qui est étonnant, c’est qu’au tribunal, Issène Faki aurait joué de ses relations et de ses contacts. L’affaire aurait alors été bloquée, et le militaire débouté pendant des années dans sa tentative de récupérer son argent.
L’intervention de Fidèle Gouandjika en direct
Le militaire est finalement allé voir le ministre conseiller à la présidence, Fidèle Gouandjika, propriétaire de la radio installée elle aussi au quartier Boy-Rabe, le quartier même où se trouve l’école. Gouandjika, connu pour ses interventions directes sur son antenne où il appelle lui-même les personnes concernées pour régler les litiges, a pris le numéro du pasteur Issène Faki et l’a contacté en direct.
Issène Faki a décroché et écouté les faits. Gouandjika lui a demandé s’il reconnaissait avoir reçu telle somme d’argent des mains du militaire. Le pasteur a répondu oui, puis a donné ses explications.
Gouandjika a alors annoncé, en direct sur les ondes, que la plainte était bien réelle et qu’il exigeait le remboursement immédiat, rappelant que cette affaire durait depuis des années.
Un échange tendu à l’antenne
Le ton est monté lorsqu’Issène Faki a répondu que ce n’était pas de cette manière qu’on devait régler un problème, en direct au téléphone. Fidèle Gouandjika a rétorqué que le remboursement devait avoir lieu, faute de quoi il porterait plainte lui-même contre le pasteur, estimant que ce sont des gens comme lui qui salissent le nom des pasteurs et qui utilisent ce titre pour agir n’importe comment.
L’échange, humiliant pour le pasteur Issène Faki, a été suivi par des milliers d’auditeurs. Ce que Corbeau News avait rapporté depuis longtemps s’est trouvé confirmé publiquement sur les antennes de la radio de Gouandjika, et plusieurs auditeurs ont réagi en confirmant la véracité des faits déjà publiés.
Les prochains détails dans les prochains articles.
MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu’il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti.
Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti
Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d’abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n’a jamais été contestée.
S’appuyant sur l’article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances :
« Le Congrès est l’organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c’est la durée statutaire. Mais, parce qu’il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. »
Dans la continuité de sa démonstration, l’ancien Premier ministre a réfuté l’argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l’histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n’ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place.
« Le fait que depuis 2020 on n’ait pas tenu un congrès jusqu’en 2020, ou jusqu’en 2023 ou en 2024, ce n’est pas là la raison. C’est de l’escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il.
Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir
Au-delà de l’aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021.
Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti.
Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d’avoir financé les dissidents :
« Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c’est eux-mêmes qui en parlent, c’est eux-mêmes qui le ddisent, c’est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. »
À ses yeux, l’éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu’ils ne disposent d’« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l’article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu’il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers.
Des « porteurs d’eau » et des « mercenaires »
Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l’attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d’un parti d’opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir.
« Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c’est des porteurs d’eau, c’est des gens qui sont utilisés, employés. C’est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. »
Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d’État à la Justice, comme l’aurait indiqué l’avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu’il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique.
L’ancien Premier ministre balaie d’un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d’autres mouvances. Il martèle que la direction d’un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu’il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Le mythomane Maxime Balalou a osé ce lundi souhaiter une bonne année aux journalistes en les exhortant à chercher la vérité. Une injonction d’une ironie mordante de la part d’un homme qui passe son temps à traquer et intimider les professionnels des médias qui osent contredire la propagande gouvernementale.
« En tant que communicateur, puisque vous représentez la conscience collective de la population, comme je l’ai toujours dit, et je formule le vœu que votre métier, que vous aimez tant, soit conduit dans l’intégrité, l’intentionalité, la recherche de la vérité et que vous honnerez la profession, comme je l’ai toujours souhaité », a déclaré le clepto-mythomane avec un aplomb qui confine au ridicule.
Venant de Balalou, ces mots prennent une dimension particulièrement cynique. Cet homme est précisément celui qui attaque systématiquement les journalistes dès qu’ils publient des informations qui dérangent le pouvoir. Pour lui et pour la cheffe de la Minusca, madame Rugwabiza, la vérité se résume à ce qui sort des bouches officielles du gouvernement. Tout le reste constitue de la désinformation, de la manipulation, des mensonges propagés par les « ennemis de la paix ».
Dans un pays normal, un journaliste peut questionner le gouvernement, mener ses propres investigations, recouper ses sources, vérifier les faits sur le terrain. Mais la République centrafricaine n’est pas un pays normal. Elle évolue dans une autre dimension, celle de la propagande à haute intensité, du mensonge érigé en doctrine d’État, de la réécriture permanente de la réalité.
Cette méthode russe de contrôle de l’information a été importée clés en main par les conseillers de Moscou. Elle s’est ensuite exportée vers le Mali, le Niger, le Burkina Faso. La recette est simple : tout ce qui émane du gouvernement constitue la vérité officielle, tout ce qui la contredit relève automatiquement du mensonge. Les journalistes qui relaient fidèlement la propagande gouvernementale sont de vrais professionnels. Ceux qui enquêtent, qui posent des questions gênantes, qui révèlent des faits embarrassants sont des faussaires, des manipulateurs au service de forces obscures.
Maxime Balalou incarne parfaitement cette conception totalitaire de l’information. Il a appris par cœur la leçon moscovite : nier l’évidence, travestir les faits, accuser ses contradicteurs de faire exactement ce qu’on fait soi-même. Quand les FACA fuient à Bambouti en abandonnant leurs armes et que le sous-préfet se fait capturer, Balalou parle de « travail remarquable ». Quand huit femmes sont élues sur 140 députés, il salue une « avancée notable ». Quand les mercenaires russes contrôlent le pays, il remercie les « partenaires » pour des élections « crédibles et inclusives ».
Et maintenant, ce même Balalou vient donner des leçons de vérité aux journalistes. Il leur demande de conduire leur métier dans « l’intégrité » et « la recherche de la vérité ». Quelle vérité ? La sienne ? Celle du régime ? Celle dictée par les conseillers russes qui ont formaté sa pensée et celle de ses semblables ?
La vraie intégrité journalistique consiste justement à ne pas avaler les mensonges du porte-parole gouvernemental. Elle consiste à vérifier ses affirmations, à les confronter aux faits, à donner la parole aux témoins, aux victimes, aux opposants. Elle consiste à ne pas transformer chaque conférence de presse en séance de propagande où l’on recopie servilement les éléments de langage du pouvoir.
Mais dans la conception de Balalou et de ses maîtres de Wagner, cette démarche constitue de la trahison. Un bon journaliste doit se contenter de retranscrire les communiqués officiels sans poser de questions embarrassantes. Il doit célébrer les victoires imaginaires des FACA, applaudir les « avancées » inexistantes en matière de parité, remercier les mercenaires étrangers pour leur contribution à la démocratie.
Ceux qui refusent ce rôle de scribes dociles subissent les foudres du régime. Intimidations, menaces, accusations de manipulation, étiquetage comme « ennemis de la paix » : les méthodes sont rodées. Le mythomane Balalou excelle dans cet exercice. Il manie l’inversion accusatoire avec un talent consommé, reprochant aux autres les travers qui le caractérisent.
Alors quand ce clepto-mythomane notoire vient parler d’intégrité et de recherche de la vérité, on ne peut que s’étrangler. L’homme qui ment comme il respire, qui transforme chaque défaite en triomphe, qui nie les évidences les plus manifestes, cet homme-là prétend indiquer aux journalistes le chemin de la vérité. C’est à mourir de rire si ce n’était pas aussi pathétique.
Les vrais journalistes centrafricains, ceux qui travaillent dans des conditions difficiles pour informer leurs compatriotes malgré les pressions, les menaces et les intimidations, n’ont aucune leçon à recevoir d’un propagandiste patenté. Ils savent parfaitement où se trouve la vérité, et ce n’est certainement pas dans les discours du mythomane Maxime Balalou.
LA CENTRAFRIQUE ENTRE DEUX CONSTITUTIONS : COMMENT LE PIEGE JURIDIQUE DE TOUADERA SE REFERME SUR SON PROPRE REGIME
Rédigé le [date_cnc] .
Par: la rédaction de ,
Quand un pouvoir impose sa propre Constitution pour exclure ses adversaires, mais refuse de l’appliquer à lui‑même, l’État cesse d’être une République et devient une fraude politique organisée. Sous la férule autocratique de Touadéra, la Centrafrique est enfermée dans un entre‑deux grotesque où l’exécutif navigue entre les restes de la Constitution de 2016 et le chiffon de papier promulgué en 2023. Conçue pour verrouiller les ressources, prolonger un clan et éliminer des rivaux, la VIIe République se retourne aujourd’hui contre ses propres géniteurs.
J’accuse le régime Touadéra d’avoir plongé la Centrafrique dans un chaos constitutionnel calculé.
La Constitution de 2016 est issue du Forum de Bangui et d’une véritable consultation populaire ; elle encadrait le pouvoir, limitait le mandat présidentiel à deux mandats de cinq ans et interdisait toute révision touchant au nombre et à la durée des mandats. Arrivé au bout de cette logique, Touadéra a choisi le coup de force institutionnel : neutralisation de la présidente de la Cour constitutionnelle, conclave occulte de pseudo‑constitutionnalistes stipendiés, rédaction d’un texte taillé pour un mandat de sept ans renouvelable sans limite. Les articles 10 et 183 ont été introduits pour exclure Anicet‑Georges Dologuélé au nom de la double nationalité. J’accuse ces juristes de cour d’avoir habillé une pure captation de pouvoir du vocabulaire du droit.
Mais les articles toxiques 10 et 183 produisent un effet boomerang. En réservant les mandats et hautes fonctions aux seuls « Centrafricains d’origine » ne possédant aucune autre nationalité, ils créent un piège dans lequel le régime lui‑même est pris : exécutif, Parlement et haute administration sont massivement occupés par des binationaux, des non‑originaires et même des étrangers. Touadéra applique la Constitution de 2023 pour exclure l’opposition, mais se réfugie derrière la souplesse de 2016 pour protéger ses proches. J’accuse le pouvoir d’appliquer le texte de 2023 pour harceler l’opposition, tout en s’en exonérant pour sauver ses propres complices.
Si la justice centrafricaine appliquait réellement les articles 10, 66, 152 et 183 avec la même hargne qu’elle affiche contre Dologuélé, la quasi‑totalité des institutions s’effondrerait pour illégitimité constitutionnelle. Le recensement des « fraudeurs » est édifiant : président à filiation contestée au regard de 2023, président de l’Assemblée, ministres, hauts responsables binationaux ou étrangers, tous objectivement incompatibles avec les critères qu’ils brandissent contre leurs adversaires. J’accuse le régime d’avoir bâti une République de fraudeurs constitutionnels, où la loi n’est plus une règle commune mais un gourdin réservé aux ennemis.
Dans ce contexte, une question brutale s’impose : la Centrafrique vit‑elle sous la VIe République issue de la volonté populaire de 2016, ou sous la VIIe République imposée en 2023 pour éterniser un homme au sommet de l’État ? Si la Constitution de 2023 remplace vraiment celle de 2016, elle doit s’appliquer intégralement à tous, sans distinction de camp ; sinon, il faut cesser de parler d’État de droit et assumer l’existence d’un pouvoir personnel, cynique et mensonger. Le propre préambule de 2023, qui proclame l’attachement à la légalité constitutionnelle et à la lutte contre la gestion clanique, est contredit chaque jour par la pratique réelle du régime. J’accuse Touadéra d’avoir voulu devenir roi dans une République et ses complices d’avoir travesti le droit pour maquiller une monarchie bananière.
La mascarade a assez duré : le peuple exige l’application immédiate et intégrale des articles 10 et 183 de la Constitution de 2023 que le régime a lui‑même imposée. En conséquence, il réclame la démission de Touadéra pour haute trahison et la révocation de toutes les personnalités usurpatrices – binationaux, rebelles étrangers et non‑originaires – qui occupent illégalement les sommets de l’État. L’attention se tourne vers le procureur de la République, Guy Martial Damaguéré, sommé d’afficher la même rigueur que dans le dossier vide et instrumental monté contre Anicet‑Georges Dologuélé.
Or l’actualité institutionnelle vient humilier les faussaires du droit. Le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats définitifs du second tour des législatives et confirmé ceux de l’ANE : Anicet‑Georges Dologuélé a remporté son siège et est élu député de la Nation. L’homme que le pouvoir voulait traiter comme un quasi‑apatride est donc reconnu par les institutions comme représentant légitime du peuple centrafricain. C’est un désaveu cinglant pour Damaguéré et pour ce parquet de soumission politique, un aveu de la manipulation grossière de la loi.
Il faut désormais le dire sans détour : assez de fraude, assez de persécution, assez de falsification juridique ; Touadéra doit cesser de manipuler la loi comme une arme de clan et rétablir sans délai le député Dologuélé dans ses droits.
Si la VIIe République doit vraiment remplacer la VIe, qu’on l’applique intégralement ; sinon, qu’on cesse de prendre les Centrafricains pour des imbéciles. Debout, peuple centrafricain : ni roi ni valet, la Constitution ou rien. J’accuse ce pouvoir d’avoir détruit la cohérence du droit, sali la parole publique et transformé la Constitution en piège, en arme et en camouflage.
Par Thierry BENGUEWE DAMARAS, contributeur actif
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note: les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube:
Contactez-nous via WhatsApp: +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Contrebande de carburant à Bangui : Saisie record de 160 000 litres de produits pétroliers frauduleux par les forces de défense et de sécurité
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Les forces de défense et de sécurité ont mené une opération d’envergure sur le site de la Société Centrafricaine de Stockage des Produits Pétroliers (SOCASP) à Bangui. Cette intervention a mené à la saisie de 160 000 litres de gazole et d’une quantité importante de super, présentés par les autorités comme des produits importés illégalement pour alimenter le marché noir national.
Face à l’ampleur de l’opération, le Premier ministre Félix Moloua s’est rendu personnellement sur les lieux, accompagné d’une forte délégation ministérielle comprenant notamment le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, ainsi que les ministres de la Défense, de la Sécurité et de l’Énergie. L’objectif affiché par le gouvernement est de stopper les réseaux clandestins qui privent l’État de précieuses ressources fiscales.
Une réorientation vers les forces armées
Au cours de son inspection, le chef du gouvernement a annoncé que les hydrocarbures saisis ne seraient pas remis sur le marché commercial classique, mais directement réaffectés pour les besoins des forces de sécurité.
« Toutes ces quantités seront orientées au ministère de la Défense et au ministère de la Sécurité pour que ce soit utile pour nos forces de défense », a déclaré Félix Moloua au micro de Radio Centrafrique.
Le ministre d’État à la Justice a reçu des instructions pour que des procédures soient engagées afin de démanteler l’ensemble des ramifications de ce réseau.
Un conflit d’intérêts
Cette mise en scène gouvernementale à la SOCASP masque en réalité une guerre d’intérêts financiers féroce entre le clan présidentiel et les distributeurs agréés. Le marché de l’approvisionnement en carburant de la RCA est aujourd’hui verrouillé par une entreprise camerounaise privée, introduite par Faustin-Archange Touadéra lui-même et opérant en partenariat étroit avec les mercenaires russes du groupe Wagner.
Les produits pétroliers prétendument “saisis” appartiennent en réalité à des marketeurs centrafricains légalement détenteurs d’agréments d’importation. Ayant réussi à contourner le monopole étouffant imposé par Bangui pour acheminer du carburant de manière indépendante, ces derniers ont été directement ciblés par la firme camerounaise rivale. C’est cette entité, voyant sa domination menacée, qui a alerté la présidence pour faire confisquer la marchandise de ses concurrents.
L’annonce du Premier ministre concernant le don de ce carburant aux forces de défense s’avère être une stratégie de spoliation économique. Dans un contexte de corruption systémique, ces 160 000 litres ne serviront pas l’intérêt public, mais seront revendus en circuit privé pour alimenter les caisses de Wagner et des hauts dignitaires du régime, confirmant que les infrastructures de stockage de l’État servent désormais d’outils de racket commercial.
Par Sylvie Zarami
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Derrière les sourires de façade mis en scène par les organes de presse affiliés au pouvoir le 10 juin dernier, la basse-cour des dissidents et radiés du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) offre le spectacle désolant d’une véritable guerre de chiffonniers. Faustin-Archange Touadéra, leur généreux donateur d’hier, les ayant désormais relégués au rang d’instruments périmés et complètement ignorés, les « vautours » se déchirent aujourd’hui les derniers restes d’un gâteau imaginaire.
Récit exclusif d’un huis clos familial et financier sur fond de trahisons, de malversations et de règlements de comptes au sein d’un parti fantôme.
Mais pour comprendre cette implosion, il faut remonter à l’origine même de cette dissidence fabriquée de toutes pièces.
Un « congrès » de pacotille financé par la présidence
L’histoire de cette dissidence est celle d’une prostitution politique née lorsque Faustin-Archange Touadéra a entrepris de tripatouiller la Constitution afin de s’éterniser au pouvoir. Pour affaiblir la véritable opposition et déstabiliser le président légitime du MLPC, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, le régime a sorti le chéquier.
Selon nos informations, une première enveloppe de seulement 4 millions de francs CFA a été débloquée par Touadéra afin de financer une prétendue assemblée générale pompeusement qualifiée de « congrès ».
C’est à l’issue de cette mascarade que Josepha Sambat Tagotto a été installé à la tête de cette coquille vide, entouré d’un bureau provisoire dans lequel le vieil instituteur Jackson Mazette, par ailleurs lourdement affaibli par un cancer de la prostate et de gbokorogbo, s’est autoproclamé « conseiller juridique ».
Mais chez ces mercenaires de la politique centrafricaine, la loyauté ne survit jamais longtemps au partage de l’argent.
Chasse au reliquat et népotisme : la chute de Tagotto
À peine les lampions du faux congrès éteints, l’heure des comptes a sonné. Sommé de présenter un état financier, Tagotto s’est retrouvé incapable de justifier le reliquat des fonds injectés par la présidence.
La sanction est tombée immédiatement. Profitant de son retour d’un séjour hospitalier au Maroc, Jackson Mazette a éjecté Tagotto sans ménagement afin d’installer à sa place son propre neveu : Christian Kossi Gonédéré.
Humilié mais pas totalement neutralisé, Tagotto a continué à rouler pour son propre compte, quémandant reconnaissance et miettes auprès de Simplice Mathieu Sarandji tout en poursuivant l’usurpation du nom du MLPC.
Mais la véritable débâcle de cette dissidence s’est révélée lors des dernières consultations électorales.
Le fiasco électoral des municipales et législatives
La supercherie a atteint son paroxysme lors des récentes élections municipales et législatives. Fidèle à sa ligne politique, le président légitime du MLPC, Martin Ziguélé, a officiellement saisi le Conseil constitutionnel afin de notifier que son parti ne participerait à aucun scrutin tant que le dialogue politique global réclamé par l’opposition n’aurait pas eu lieu.
Face à ce boycott officiel, Touadéra a de nouveau financé ses marionnettes afin qu’elles tentent de grappiller quelques sièges dans les bastions historiques du MLPC.
Sentant le piège de l’illégitimité juridique se refermer sur eux, consigne leur a été donnée de se présenter comme « indépendants » ou sous les couleurs du parti présidentiel afin d’éviter le rejet pur et simple de leurs dossiers par le Conseil constitutionnel.
Le résultat s’est transformé en naufrage politique mémorable : aucun d’entre eux n’a été élu. Le peuple centrafricain a massivement rejeté ces dissidents.
Mais c’est surtout l’argent de la campagne qui a fini par faire exploser cette alliance de circonstance.
L’affaire des 8 millions et le hold-up de Gonédéré
C’est au moment du bilan financier que la guerre interne a véritablement éclaté. Pendant toute la campagne, Kossi Gonédéré, alors président autoproclamé du parti fantoche, centralisait tout : l’argent, les t-shirts, les véhicules et les avantages offerts par le pouvoir.
Le déclencheur direct de la crise actuelle reste un décaissement discret de 8 millions de francs CFA obtenus par Gonédéré auprès de Touadéra, somme qu’il a catégoriquement refusé de partager avec ses complices.
Subitement devenu injoignable, évitant ses propres alliés, Gonédéré passait désormais son temps à parader avec ses maîtresses dans plusieurs quartiers de Bangui, répétant à qui voulait l’entendre qu’il attendait sa nomination imminente au poste de ministre des Transports.
Cette arrogance a fini par provoquer l’explosion définitive du clan.
Pris en ceinture et traîné à la résidence de Mazette : la panique de la « démission sans papier »
La comédie a brutalement pris fin lorsque ses propres compagnons d’infortune ont dû aller « le prendre en ceinture » afin de le conduire de force à une réunion de crise convoquée par son oncle maternel, Jackson Mazette, dans sa salle de cinéma de Benz-Vi à Bangui.
Acculé par la pression, Gonédéré a fini par rendre le tablier du président dans la panique pour redevenir 2e vice-président, son ancien poste sous Tagotto. Quel désordre ? Même une Association sportive des AS Kangba ne fonctionne pas comme ça.
Preuve du niveau d’amateurisme qui règne dans cette faction : selon le document officiel que nous nous sommes procuré, le prétendu bureau exécutif fantoche a publié un communiqué daté du 11 juin 2026, signé par un certain camarade Askin Vokpomapa.
Le texte, écrit en français libanais, prend acte de ce qu’il qualifie textuellement de « démission sans papier », un nouveau jargon politique, de Christian Gildas Gonédéré Kossi, intervenue la veille dans la salle de cinéma Mazette à Benz-Vi.
Pour tenter de sauver la face, les survivants de cette coalition de circonstance feignent désormais de condamner Gonédéré, l’accusant dans ce même document de « s’accoquiner avec un fossoyeur du Parti » et dénonçant une prétendue « inconstance » ainsi qu’une « compromission politique ». Une très forte accusation qui mérite une exclusion définitive mais hélas, le voila resté comme 2e vice-président.
Un comble pour des dissidents qui ont eux-mêmes vendu leur loyauté au régime de la Renaissance.
Et malgré ce chaos interne, les médias proches du pouvoir tentent encore de vendre l’image d’un mouvement réconcilié.
Une réconciliation en carton relayée par les presses du pouvoir
Dans ce climat d’extrême tension, et malgré leurs précédents conflits ouverts, Tagotto ayant déjà humilié Jackson Mazette par le passé en le reléguant à un simple poste de suppléant, Mazette a finalement été contraint de redonner sa confiance à Josepha Tagotto afin de reprendre la tête de cette faction moribonde.
Pour maquiller cette véritable bérézina politique, Jackson Mazette a expressément convié les médias proches du pouvoir afin de diffuser l’image artificielle d’un consensus retrouvé.
Le communiqué mielleux relayé complaisamment par les organes de presse du régime, parlant de « réconciliation », d’« acte de pardon » et de « nouvelle page », n’est qu’une opération de communication destinée à rassurer un Touadéra qui ne leur accorde désormais plus aucune importance.
Sur le terrain, le chaos reste total. Pendant que Mazette, Koyambonou et Tagotto se disputent les miettes sous le nom usurpé du MLPC, d’autres dissidents comme Étienne Malékoudou et Stanislas Zoumbéti poursuivent des combats individuels et isolés sous la bannière du MLPC-CO, allant jusqu’à se menacer mutuellement de poursuites judiciaires.
Aujourd’hui, après avoir servi de simples instruments au régime de Bangui avant d’être abandonnés, ces politiciens affamés et malades n’ont plus que leurs rancœurs à partager. Quant à la prétendue « guerre juridique » qu’ils annoncent désormais contre Martin Ziguélé, elle ressemble surtout au dernier râle politique de mercenaires définitivement discrédités par leur propre trajectoire.
Faustin-Archange Touadéra demande à son neveu Arthur Piri de revenir demander pardon à l’une de ses maîtresses du quartier SOCADA, en colère.
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
Le dictateur Faustin-Archange Touadéra a vu rouge en apprenant la dispute entre sa nouvelle maîtresse du quartier SOCADA, dans le deuxième arrondissement de Bangui, et son neveu, Bertrand Arthur Piri. Il a sommé ce dernier de courir s’agenouiller devant la jeune femme en colère pour la supplier d’accepter son pardon.
Comme le dit un leader de la société civile centrafricaine : « lit-ti-baba-ni a tourner na dondo ». Si le dictateur n’est pas près de s’arrêter avec ses nombreuses conquêtes, ses proches, aussi lapins que lui, ne sont pas prêts non plus à le laisser seul dans cette course effrénée. Après le conflit avec son ministre des Finances, c’est au tour de son neveu Bertrand Arthur Piri de rodé autour de la chambre noire de son oncle. Mais la jeune femme, elle, ne veut surtout pas se permettre de perdre ce gros lot pour lequel elle s’est battue comme une lionne pour aracher.
La rédaction du CNC, dans ses prochains articles, dévoilera le nom de la nouvelle maîtresse du dictateur, ainsi que la raison de sa colère contre Piri.
Mais pour l’instant, on ne fait que brosser la poussière avant d’arriver dans le vif du sujet. En effet, pour tenter de faire humilier son neveu, qui veut aussi jouer dans la cour de son oncle, Touadéra lui demande simplement, et de toute urgence, de retourner voir la jeune femme pour lui demander pardon. Piri doit reconnaître son erreur, s’incliner et implorer qu’elle accepte de mettre fin à cette tension.
Depuis plus de 10 ans, surtout depuis que Touadéra est devenu Premier ministre puis président de la République, le dictateur a au minimum une maîtresse dans chaque coin de la capitale. Du premier au huitième arrondissement, en passant par le septième, y compris à Bimbo ou Bégoua, les Banguissois connaissent, au moins dans leur quartier, la maison d’une maîtresse du dictateur.
Rappelons que les histoires liées à ces relations dépassent même les frontières. Une liaison avec une citoyenne rwandaise, avec qui Touadéra a eu un enfant, avait déjà été révélée par la rédaction du CNC.
Et la Rwandaise n’est pas la seule étrangère convoitée par le dictateur. Les Camerounaises font également partie de la longue liste. Souvenez-vous : les filles camerounaises importées à Bangui pour la cérémonie d’investiture du dictateur le 30 mars dernier, c’est l’œuvre de l’une de ses maîtresses. C’est la sœur de Jules Njawé. Oui, vous l’avez bien entendu. C’est cette femme qui a tourné la tête du dictateur et a ordonné la location de ces jeunes Camerounaises, appelées pompeusement « hôtesses d’accueil ».
Désormais, dans tous les ministères, les services publics et même dans les rues, beaucoup de femmes cherchent à attirer l’attention du dictateur. Les employées, les hôtesses d’accueil et les jeunes se bousculent dès que le cortège de Baba Kongoboro apparaît, espérant obtenir des avantages ou une place dans ce réseau privé. Ce comportement est devenu courant, presque banal, et tout le monde le connaît.
Cette situation crée une débauche financière et morale qui choque une partie de la population. Certains leaders de la société civile dénoncent l’utilisation de l’argent public pour entretenir ces relations. Ils utilisent une expression populaire en langue nationale : « Dondo ni a tourner lit-ti-lo. »
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l’actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d’une violence rare.
Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l’ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une “disparition de documents” s’avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d’administration de l’institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe.
1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE
L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne.
Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d’Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l’échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C’est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA.
Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours.
2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS
Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique.
Ce blocus criminel n’avait qu’un but : dissimuler les archives importantes et s’approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s’arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur :
L’ordinateur personnel de l’Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi).
Le téléphone portable et les codes d’accès du défunt.
La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu’il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l’ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles.
Lorsque l’ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l’avaient interrogé à l’époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s’était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ».
3. LA GÉOGRAPHIE D’UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE
Le Projet Kodou, aujourd’hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d’intérêts, devait pourtant bénéficier à l’ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés :
Localité / Ville
Infrastructures prévues & Statut foncier
Landia (9e Arrondissement)
Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle.
Bouboui (Route de Boali)
Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne.
Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï).
Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés.
Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l’implantation du pôle Nord-Est.
4. L’ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS
L’enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n’agit pas seul. Il s’est associé à l’ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l’ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l’équipe technique était venue l’alerter dans son bureau provisoire (« L’Imam Kobine n’a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté.
Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d’année 2026 sous la direction de l’Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel.
Le rôle de l’argentier Alamine Baraka
Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l’ancienne équipe bénéficie des largesses financières d’Alamine Baraka, un homme d’affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d’État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l’ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue.
LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ
Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d’Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs.
Les tricheurs et les pilleurs, bien qu’ils tentent d’acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L’ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l’héritage de l’Imam Kobine.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
De quoi vous étonnez-vous du sort de Blaise Didatien Kossimatchi ? Le “cannibalisme politique” ou l’art pour la dictature de dévorer ses propres enfants
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Vous qui observez aujourd’hui, stupéfaits du sort actuel du griot zélé du régime dictatorial de Faustin-Archange Touadera ,du sort du sultan Sani Yalo, du fils adoptif de Touadéra Koyagbélé et vous vous êtes enflammezsur les réseaux sociaux. Alors, une question que tout le monde se pose: pourquoi vous étonnez-vous ?
Vous connaissiez pourtant parfaitement la nature du régime. Vous saviez très bien qu’il s’agissait d’une dictature. Pourtant, attirés par l’odeur du pouvoir, des privilèges et de l’argent, vous vous êtes rués massivement vers elle, tels des courtisans dociles, des abeilles bourdonnant autour d’un pot de miel. Mais vous avez feint d’ignorer la règle d’or de l’autoritarisme : la première caractéristique d’une dictature, sa loi fondamentale pour survivre, c’est le cannibalisme politique.
Quand la machine commence à s’enrayer, quand le doute s’installe, le dictateur ne cherche plus à frapper ses opposants historiques du BRDC qui sont déjà fragilisés. Il se retourne contre son propre camp. Et il commence à vous manger, un par un.
La peur au ventre à Bangui
Aujourd’hui, le doute et le murmure ont envahi l’administration centrafricaine. Chacun regarde par-dessus son épaule. La peur a changé de camp, et pour cause :
Blaise Didatien Kossimatchi (Didass), le griot-zélé du régime, celui qui pensait s’être rendu indispensable par ses outrances et son militantisme bruyant, a été convoqué à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Son tort ? Avoir « débordé ». Toi, Didass, et tous les autres qui croyaient être à l’abri sous l’aile du chef : vous découvrez que l’excès de zèle peut devenir un crime de lèse-majesté du jour au lendemain.
Le sultan Sani Yalo, l’un des grands financiers et piliers du régime, a été entendu par la justice centrafricaine pour une simple rumeur de coup d’État propagée sur les réseaux sociaux. Celui qui injectait des millions pour la survie politique du pouvoir réalise que sa fortune et son influence ne pèsent rien face à la paranoïa d’État.
Bida Koyagbélé, ministre conseiller à la présidence chargé des grands travaux, a lui aussi été convoqué au tribunal et entendu par le parquet. Un ministre conseiller, jeté en pâture au moindre bruit de couloir, au moindre soupçon de complot.
Pourquoi toutes ces figures du premier cercle ont-elles peur désormais ? Parce qu’elles découvrent la dure réalité du système qu’elles ont nourri : dans une dictature, la fidélité passée n’est jamais une garantie de sécurité future.
La méthodologie du dictateur : L’exemple d’Adolf Hitler et la “Nuit des longs couteaux”
Pour comprendre ce qui se joue actuellement sous nos yeux, il faut faire un peu d’histoire et de pédagogie politique. Ce phénomène n’est pas nouveau. L’exemple le plus terrifiant et le plus net de ce cannibalisme politique reste celui du dictateur allemand, Adolf Hitler.
En 1934, Hitler est au pouvoir depuis un an. Pour y parvenir, il s’est appuyé massivement sur la SA (les Sections d’Assaut), une milice forte de millions d’hommes ultra-violents et fanatiques, dirigée par son plus proche ami et compagnon de route, Ernst Röhm. Les SA étaient les “griots-zélés” du nazisme, ceux qui faisaient le coup de poing dans la rue pour installer la dictature.
Mais une fois solidement assis sur son trône, Hitler commence à s’inquiéter :
1. La peur de la concurrence : Ernst Röhm devenait trop puissant, trop populaire auprès des troupes.
2. Le besoin de respectabilité : Hitler avait besoin de rassurer l’armée régulière et les grands industriels allemands, qui se méfiaient des excès et du radicalisme des SA.
La réponse du dictateur fut d’une cruauté absolue. Du 30 juin au 2 juillet 1934, lors de l’épisode tristement célèbre de la “Nuit des longs couteaux”, Hitler ordonna l’exécution de son ami Ernst Röhm et la purge sanglante de toute la direction des SA. Des centaines de ses partisans de la première heure, ceux-là mêmes qui l’avaient porté au pouvoir, furent arrêtés dans leur lit et fusillés sans procès.
Hitler a dévoré ses propres enfants politiques pour rassurer ses nouveaux alliés et éliminer toute ombre de contestation interne.
Éducation politique : Le dictateur mange toujours les siens pour survivre
Leçon de l’histoire pour quiconque choisit de servir un régime autoritaire : le dictateur n’a pas d’amis, il n’a que des outils.
Lorsque la situation économique est étouffante, que la pression internationale augmente, ou que la paranoïa s’empare du palais, le sommet de l’État a besoin de boucs émissaires pour canaliser la colère du peuple et envoyer un message de terreur à son propre entourage. En sacrifiant un ministre des grands travaux, un puissant financier ou un communicant zélé, le pouvoir fait d’une pierre deux coups : il montre qu’il contrôle tout et maintient ses courtisans dans un état de terreur psychologique permanente.
Alors, ne vous murmurez plus à l’oreille. Ne jouez pas les étonnés. Toi Didass, toi Sani, toi Bida, et tous les autres qui vous bousculez encore autour du miel : sachez qu’un jour ou l’autre, la nature même de la dictature fera de vous le prochain repas. C’est le prix à payer lorsque l’on choisit de nourrir un monstre.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Centrafrique : Deux jeunes commerçants abattus par les mercenaires Russes près d’Obo
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
La terreur des mercenaires russes du groupe Wagner se multiplie abondamment dans la préfecture du Haut-Mbomou. Deux jeunes commerçants en provenance de la République démocratique du Congo ont perdu la vie, lâchement abattus par ces criminels russes près du village Ligoua.
En effet, dans la journée du lundi 6 juillet 2026, ces criminels russes ont quitté la ville d’Obo à moto en faisant semblant de rouler vers Bambouti. Ils se sont arrêtés après vingt-cinq kilomètres pour s’embusquer discrètement près du village de Ligoua.
Ils ont alors pris la piste qui mène directement vers la frontière de la République Démocratique du Congo. C’est sur ce chemin qu’ils ont croisé les deux jeunes commerçants qui roulaient à vélo.
Ces commerçants ont l’habitude de transporter des produits de premières nécessité pour ravitailler Obo, une ville affamée et totalement coupée de Bangui par des routes impraticables. Les pays voisins restent le seul moyen pour la population de trouver de quoi vivre.
Ce jour, c’est le moment fatal pour ces pauvres commerçants. Malheureusement, ils ont croisé la route de ces bandits criminels russes qui n’ont pas hésité à sortir leurs armes et tiré instantanément sur eux. Malheureusement, le premier cycliste n’a pas eu la chance de sa vie. Il a été mortellement touché par les projectiles d’armes des Wagner et tombe au sol. En voyant son camarade tomber, le second cycliste saute sur son vélo et s’échappe en courant dans la brousse.
Les mercenaires russes ont ramassé toutes les marchandises avant de s’enfoncer à leur tour dans l’épaisseur de la forêt.
Alertés de la nouvelle du meurtre, les jeunes d’Obo ont fait rapidement déplacement pour venir récupérer le corps en décomposition pour l’enterrer rapidement sur place.
Mais notre investigation sur place montre que la victime est un jeune congolais de la RDC. Son compagnon qui a pris la fuite également est un congolais. Nous avons cherché depuis 3 jours leurs identité en vain.
Pour les habitants d’Obo, ces mercenaires russes n’ont qu’un seul objectif : affamer et bloquer totalement les accès à leur ville. En agressant les gens dans les champs et sur les pistes de ravitaillement, ils installent une panique permanente.
Face à ces violences, les Nations Unies et la justice internationale restent totalement passives et lentes. Peut être c’est le poids politique de la Russie au conseil de sécurité des nations-unies qui fait que la communauté internationale n’a plus de force pour sanctionner ces criminels ?
Par Éric Nzapa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Inspiré par Martin Niemöller, le défenseur des droits humains Louis-Marie KOGRENGBO dénonce l’indifférence générale collective qui entoure la situation actuelle de la sous-préfète centrafricaine Koumba Ndiaye.
L’histoire conserve la mémoire des avertissements majeurs. Le pasteur allemand Martin Niemöller, survivant des heures sombres du vingtième siècle, a légué une profession de foi qui franchit les époques. Son message montre le mécanisme de la passivité. Au début, les autorités arrêtent les communistes, les sociaux-démocrates et les syndicalistes. Chaque groupe se tait car il ne se sent pas concerné. À la fin, quand la dictature frappe à la porte de celui qui s’est tu, la solitude est totale. Il ne reste plus personne pour élever la voix. Cette logique de l’indifférence détruit les fondements de la vie en communauté et ouvre la porte aux dérives du pouvoir.
Cette réalité trouve un écho immédiat en République centrafricaine. Le sort de Madame Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti, interpelle directement la conscience nationale. Certaines opinions publiques considèrent cette affaire comme un problème purement local, une simple difficulté administrative ou une épreuve strictement familiale. C’est précisément l’erreur que dénonçait le pasteur allemand. Segmenter l’injustice revient à l’accepter, car l’acceptation de la passivité détruit le tissu social en séparant les citoyens les uns des autres.
L’inaction collective ouvre la voie à l’arbitraire. Aujourd’hui, la privation de liberté touche une représentante de l’administration territoriale. Demain, cette même trajectoire peut atteindre un enseignant, un infirmier, un agent du service public, un syndicaliste ou un leader communautaire. Affaiblir un fonctionnaire revient à fragiliser l’ensemble du corps social. Quand un agent de l’État subit l’abandon, c’est la structure républicaine elle-même qui perd sa force. Louis-Marie KOGRENGBO rappelle que le pacte de solidarité nationale exige une réaction immédiate. Le principe de protection mutuelle doit s’appliquer maintenant. Le silence actuel prépare les dangers futurs. Les forces vives doivent agir car la vulnérabilité des uns annonce la chute des autres, et le processus avance sans que les institutions ne prennent la mesure du péril grandissant qui s’approche de chaque foyer, tandis que les rumeurs de couloir continuent de circuler de manière confuse
Couvre-feu dans la région de Ferti : le commandant-chef du détachement de l’armée nationale à Kaga-Bandoro décrète sa propre loi et ramène le couvre-feu à 20 heures
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Décrété par le ministère de la sécurité publique suite à l’assaut des groupes armés sur la ville frontalière d’Am-Dafock, ce couvre-feu nocturne a été avancé à 20 heures par le commandant-chef du détachement de l’armée nationale à Kaga-Bandoro. Mais pourquoi ? Personne le sait vraiment.
Cette interdiction générale intervient dans la foulée de l’incursion des rebelles à Amdafock, une ville centrafricaine , où les hommes armés l’ont occupé durant une semaine entière après la fuite des militaires centrafricains vers la base de la MINUSCA. Suite à cette débâcle honteuse de l’armée nationale, le ministère de la sécurité publique a décrété ce couvre-feu nocturne dans la région nord, comprenant les préfectures de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto, de la Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, en prétextant la présence des hommes armés non identifiés autour de plusieurs ville du pays, notamment celles dans le nord-Est.
Pourtant, ces mesures contredisent radicalement les discours des bras cassés de la septième république affirmant d’ailleurs que le territoire national est totalement sécurisé et inaccessible aux groupes armés. Les soi-disant autorités admettent publiquement que des éléments armés rôdent près des certaines villes. Alors, si elles savent où se trouvent se hommes armés, pourquoi ne vont-ils pas directement les attaquer, préférant simplement punir la population innocente par des arrêtés asphyxiants les activités.
Ce désordre engendre un autre désordre. À Kaga-Bandoro, pour faire appliquer cette décision ministériel, le préfet avait pris le soin d’informer la population et les commerçants le week-end dernier que le couvre-feu débuterait officiellement le lundi 6 juillet à 21 heures. Cette démarche du préfet est juste et compréhensible du moment où il faut nécessairement laisser un court répit aux commerçants pour réorganiser leurs activités.
Mais, la démarche du Préfet ne semble guerre arranger les voyous qui rodent dans ce pays. Nous voulons parler des femmes des Wagner. Le chef des maîtresses des Wagner déployés à Kaga-Bandoro, après avoir consommé de chanvre indien, parcourt la ville pour installer sa propre anarchie.
Ainsi, dans la soirée du dimanche, vers 20h, il est allé forcer les boutiquiers à fermer leurs magasins. Mais sa décision ne passe pas. Les boutiqués ont catégoriquement réfusé de fermer leurs boutiques et rentrer à la maison. Ils ont dit à ce fameux commandant chef du détachement des FACA à Kaga—Bandoro que le préfet a clairement indiqué que le couvre-feu doit démarrer lundi 6 juillet à 21h. Mais pourquoi venir maintenant nous chasser ? Se demandent les commerçants. Le commandant, avec un excès de zèles, explique aux commerçants qu’il n’attend pas le préfet pour faire son travail. Il doit décider et imposer sa propre loi, disait-il. Voilà ce pays! C’est désormais une anarchie totale.
Ce zèle perturbe gravement l’économie locale et désorganise la vie des citoyens sans apporter la moindre protection contre le danger réel. Ces démonstrations de force pénalisent uniquement les contribuables, tandis que les assaillants agissent traditionnellement à l’aube, bien après la fin des restrictions nocturnes.
Par Justin Nganayousou
Animation-et-diversite-au-marche-de-Kaga-Bandoro – Kaga-Bandoro : des buffets en plein air avec une touche de saleté naturelle
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
L’AFFAIRE PRISCA MAMADOU : L’ancien député Jean-Pierre Mara démonte le mécanisme du pillage des aides françaises et européennes
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Le scandale des « biens mal acquis » qui agite le sommet de l’État centrafricain prend désormais une dimension internationale majeure. Après les révélations de Mediapart et de la PPLAAF concernant l’achat au comptant d’un appartement de luxe à 700 000 euros à Suresnes par l’épouse du chef d’état-major, l’ancien député Jean-Pierre Mara brise le silence. Dans une analyse technique implacable, Jean-Pierre Mara démontre que ce ne sont pas seulement les Centrafricains qui sont spoliés dans cette affaire, mais également les contribuables français et européens.
Selon l’ancien parlementaire, les fonds détournés proviennent directement des aides internationales destinées à la reconstruction de l’armée. Révélations sur un système de rétrocommissions à 200 % qui implique le Trésor public et les plus hautes sphères du régime.
I. L’alerte de Jean-Pierre Mara : Les contribuables européens aussi spoliés
Jusqu’à présent, le dossier Prisca Roseline Passet-Mamadou était perçu comme un énième détournement de fonds nationaux au détriment d’un peuple plongé dans la misère. Mais pour l’ancien député Jean-Pierre Mara, l’analyse doit aller beaucoup plus loin. Puisque l’argent a été blanchi en France pour l’achat d’un bien immobilier de prestige avec vue sur la Tour Eiffel, l’origine de ces fonds est intrinsèquement liée à l’aide internationale, notamment européenne et française.
Jean-Pierre Mara insiste sur la nécessité d’élargir le front de la contestation judiciaire en y associant la société civile européenne. Pour lui, le combat ne doit pas rester confiné aux frontières de la RCA. Il est indispensable d’impliquer les associations françaises spécialisées dans la défense des deniers publics et la lutte contre la corruption pour traquer l’utilisation de l’argent des contribuables occidentaux.
II. Le modus operandi décrypté par l’ancien député
Dans son argumentaire, l’ancien député Jean-Pierre Mara met à nu l’astuce financière et administrative utilisée par Prisca Mamadou. Un mécanisme d’une redoutable efficacité criminelle qui repose sur trois piliers : l’information militaire, le décret présidentiel et le pillage direct du Trésor Public.
1. L’interception de l’information
Par l’entremise du chef d’état-major
En tant qu’épouse du général Zéphirin Mamadou, Prisca Mamadou est immédiatement informée, en amont, des montants exacts des financements publics et des aides internationales alloués à la reconstruction de l’armée (construction de casernes, garnisons, uniformes, véhicules).
2. Le verrouillage par le Gré à Gré
Grâce aux relations avec Touadéra
Au lieu de passer par des appels d’offres transparents, un marché de gré à gré est secrètement conclu. Forte de ses relations privilégiées avec le président Faustin-Archange Touadéra, elle fait valider l’attribution exclusive de ces marchés à ses propres structures.
3. Le siphonnage du Trésor Public
Financement de la marchandise par l’État
L’astuce suprême réside ici : Prisca Mamadou utilise l’influence présidentielle pour retirer l’intégralité du montant du marché directement auprès du Trésor Public, là où l’aide internationale avait été préalablement décaissée. Elle n’investit donc pas son propre argent, mais utilise l’argent de l’aide pour acheter la marchandise.
III. L’équation de la corruption : Marges à 200 % et système de répartition
La suite du mécanisme décrit par Jean-Pierre Mara dévoile une ingénierie de la surfacturation qui explique la vitesse à laquelle le couple a accumulé ses milliards.
Une fois l’argent du Trésor Public en main, Dame Prisca achète le matériel militaire (tenues, logistique) à bas coût à l’étranger et le revend à l’armée nationale avec une marge exorbitante de 200 %.
Le gâteau financier est ensuite partagé selon des règles mafieuses bien précises :
109 % du bénéfice net reste directement dans les poches de Prisca Mamadou et de son époux pour financer leur train de vie et leurs investissements immobiliers à Paris.
Le reste des 100 % est dispatché et redistribué sous forme de rétrocommissions à l’équipe ministérielle et aux complices administratifs mis en place pour l’occasion.
« Naturellement, il faut qu’on puisse vérifier au Trésor et au Ministère », martèle l’ancien député, appelant à un audit international indépendant des comptes publics centrafricains.
IV. La déclaration exclusive de Jean-Pierre Mara à la rédaction du CNC
Contacté par la rédaction du CNC pour approfondir la portée de ses affirmations, l’ancien député Jean-Pierre Mara a fermement réitéré sa position et lancé un appel direct aux autorités de contrôle financières et aux parlements européens :
« Dans l’affaire Prisca Mamadou, il n’y a pas que les Centrafricains qui sont spoliés. Il faut aussi impliquer les associations françaises qui luttent pour les intérêts des contribuables en Europe. En effet, le modus operandi des activités de Mme Mamadou doit être révélé. Son astuce, grâce à son mari et ses réseaux, consiste à détourner l’aide internationale à la reconstruction militaire pour revendre à l’armée des équipements surfacturés à 200 %, avant de blanchir ces fonds dans l’immobilier parisien. »
Cette déclaration de Jean-Pierre Mara apporte une pièce maîtresse au dossier d’accusation. Elle confirme que le système Mamadou n’est pas seulement un problème de discipline interne aux FACA, mais un réseau de criminalité financière transfrontalière qui exige une réponse judiciaire ferme, tant à Bangui qu’à Paris.
Par Gisèle MOLOMA
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Les déclarations de Fernand Ruben Yanpou, gestionnaire des enseignants contractuels, sur les antennes de la radio Ndékè-luka, frisent l’irréel face à une crise où l’État abandonne ses fonctionnaires tout en exigeant leur dévouement aveugle.
La sortie médiatique de Fernand Ruben Yanpou, gestionnaire des enseignants contractuels au ministère de l’Éducation nationale, provoque la stupéfaction générale. Alors que la Banque mondiale débloque les enveloppes financières nécessaires au paiement de ces agents, les fonds subissent des dérives de trajectoire inexplicables au sein des caisses de l’État. Le responsable de la gestion de ces personnels sort pourtant de l’ombre pour tenir un discours déconnecté de la détresse du terrain, où l’on demande aux travailleurs de mourir de faim en silence pour la patrie.
La crise actuelle dans les académies de province comme celle de la capitale découle directement de cette rétention des salaires. Le gestionnaire reconnaît un retard de quatre mois, lié selon lui à des vérifications techniques sur la plateforme d’Orange et à des validations requises par le spécialiste en gestion financière du projet. Cette justification bureaucratique occulte le fait que l’argent destiné aux anciens contractuels sert manifestement à d’autres priorités gouvernementales, laissant les grévistes sans ressources pour assurer leurs besoins vitaux comme le logement ou la nourriture.
L’administration pousse l’absurdité jusqu’à bloquer le renouvellement des contrats expirés depuis le 31 mars 2026 sous prétexte d’imperfections juridiques et de nominations récentes d’inspecteurs d’académie. Les enseignants se voient ainsi contraints de travailler sans cadre légal pour le mois d’avril, une période que le ministère refuse de comptabiliser dans l’immédiat. Malgré ce traitement, Fernand Ruben Yanpou exige publiquement la poursuite des cours et le bon déroulement des examens de fin d’année, misant uniquement sur le sacrifice des familles et des élèves pendant que l’unité de coordination attend l’hypothétique feu vert pour la reconstitution des comptes
Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement.
Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao.
Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps.
Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho.
Centrafrique : arrivée des nouveaux colons russes à Bangui
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Dans le cadre du soi-disant renforcement des axes économiques entre Bangui et Moscou, une importante délégation de l'Alliance des entrepreneurs des BRICS a été reçue en audience par le ministre de l'Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Bruno Yapandé. Cette mission de travail vise à explorer de nouvelles opportunités d’investissements massifs dans les secteurs stratégiques du pays. Une énième propagande russe en RCA qui dissimule un jeu de chantage financier bien calculé.
Conduite par le nouveau colon en chef Vladimir Kisselev, président de ce soi-disant groupe missionnaire-entrepreneur, la délégation russe a affiché de grandes ambitions pour la République Centrafricaine (RCA), ciblant des projets à fort impact économique et social.
Une volonté d'investissement multisectorielle
Au sortir de cette audience, les représentants russes ont exprimé leur volonté de participer activement au développement de la RCA en y transposant des modèles d'investissements déjà éprouvés dans d'autres pays en développement.
« Nous sommes venus aujourd'hui afin de découvrir votre pays, découvrir également votre civilisation et voir dans quel domaine nous pouvons investir ici pour que votre pays puisse aller de l'avant », a déclaré Vladimir Kisselev au micro de Radio Centrafrique.
L'Alliance des entrepreneurs des BRICS affirme disposer de nombreux projets prêts à être déployés, touchant à la fois les infrastructures économiques et le tissu social centrafricain. Pour le gouvernement, cette rencontre marque une étape supplémentaire dans l'ancrage de la RCA au sein de la sphère d'influence des puissances émergentes.
Derrière cette nouvelle propagande au cœur de la RCA, la stratégie du régime de Bangui est claire: agiter le chiffon rouge des BRICS pour pousser la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD) à desserrer les cordons de la bourse.
Après avoir injecté des milliards de dollars sans résultats concrets à cause de la corruption et du détournement de fonds, les institutions occidentales ont projeté de fermé le robinet. En réponse, Bangui fait mine de trouver de "meilleurs partenaires" à l'Est pour forcer les Occidentaux à revenir investir de peur de perdre définitivement pied.
Des promesses mirobolantes qui n'engagent que ceux qui y croient
Pour le ministre Bruno Yapandé et le gouvernement centrafricain, la surmédiatisation de cette visite répond à un besoin politique urgent : feindre une vitalité économique et masquer l'isolement financier du pays.
La réalité derrière la propagande : La mémoire des Centrafricains.
Les Centrafricains ne sont pas dupes et commencent à saturer de ces "prophètes de malheur" qui pillent et terrorisent sous couvert de développement. Cette bande d'entrepreneurs est perçue par beaucoup comme des réseaux mafieux spécialisés dans les promesses sans lendemain. Tout le monde se souvient de la délégation sud-africaine des BRICS venue promettre, il y a deux ans, la construction d'un gigantesque siège régional pour l'Afrique Centrale à Bangui : aujourd'hui, pas une seule pierre n'a été posée, le projet est au point mort et les investisseurs ont disparu. Même scénario pour les annonces de Moscou concernant la construction d'usines automobiles ou de lignes de chemin de fer. Ces projets virtuels sur papier n'intéressent plus personne en RCA, où la population sait que la seule réalité de la présence russe sur le terrain se résume à l'exploitation des mines d'or, à la prédation économique et au maintien d'un climat de terreur.
Par Éric Azoumi
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Certains noms changent à jamais leur discipline, et Conor McGregor en fait partie. 1xBet annonce un partenariat avec le premier combattant de l’histoire de l’UFC à avoir détenu simultanément des ceintures dans deux catégories de poids, une superstar mondiale du sport et l’homme qui a profondément marqué l’univers des arts martiaux mixtes.
Le charisme de Conor McGregor, sa personnalité flamboyante et son style de combat spectaculaire ont contribué à propulser l’UFC au premier plan des sports de combat. Les affrontements de l’Irlandais face à José Aldo, Nate Diaz et Khabib Nurmagomedov ont prouvé que le spectacle ne se limitait pas aux cinq reprises disputés dans l’Octogone. L’intensité monte dès l’annonce du combat, se poursuit lors de la pesée, des face-à-face et des conférences de presse, puis atteint son sommet au moment où le résultat est annoncé.
Conor McGregor a transformé un combat de 25 minutes en un spectacle capable de tenir le public en haleine pendant des semaines. Ses apparitions ont attiré des millions de vues et continué à faire parler de lui bien après la fin de ses combats. Ses entrées dans l’Octogone sont devenues virales, tandis que son célèbre coup de pied retourné s’est imposé comme l’un des gestes les plus emblématiques de l’histoire de l’UFC. Au total, les combats de l’Irlandais ont généré plus de 13,5 millions de ventes en pay-per-view, un record absolu dans l’industrie des sports de combat.
La carrière de « The Notorious » ne s’est pas limitée à la conquête des ceintures de l’UFC. Il a également fait ses débuts en boxe face à l’invaincu Floyd Mayweather. Une nouvelle preuve que Conor McGregor n’a jamais reculé devant les défis et qu’il est prêt à repousser ses limites pour affronter les meilleurs athlètes de la planète.
Le partenariat entre 1xBet et le combattant irlandais prend une dimension particulière à l’approche de l’UFC 329, prévu le 11 juillet. Le combat principal opposera Conor McGregor à Max Holloway, treize ans après leur premier affrontement. Cette revanche est déjà annoncée comme l’un des rendez-vous les plus attendus de ces dernières années dans le monde du MMA.
Après une courte pause, Conor McGregor s’apprête donc à retrouver le devant de la scène. Il a encore beaucoup à montrer à ses fans et certainement de quoi surprendre ses adversaires dans l’Octogone. Ce nouveau partenariat souligne toute l’importance de son retour.
Tous les contenus consacrés au partenariat entre Conor McGregor et 1xBet Global sont réservés aux personnes âgées de 18 ans et plus, conformément aux règles applicables au visionnage des compétitions d’arts martiaux mixtes.
NANA-MAMBÉRÉ : Les preuves vidéos d’un massacre par décapitation commis par Wagner mettent la CPI au défi
Rédigé le 9 juillet 2026 .
Par : la rédaction de CNC
C’est une plongée inédite et terrifiante dans l’horreur absolue qui agite actuellement la République centrafricaine. Une série de séquences vidéos, circulant massivement sur les réseaux sociaux, vient d’apporter les preuves irréfutables d’un massacre de masse caractérisé par des actes de décapitation dans la préfecture de la Nana-Mambéré.
Alors que les premières informations non vérifiées avaient initialement situé ces événements dans la région de Zemio, une enquête approfondie, appuyée par des recoupements de terrain et des témoignages, a permis de localiser précisément le théâtre de cette boucherie humaine. Ce carnage, requalifié par les observateurs nationaux en violations grave du droit international humanitaire, place désormais la Cour pénale internationale (CPI) face à l’obligation d’ouvrir une enquête minutieuse sur les méthodes des mercenaires russes et de leurs supplétifs en Centrafrique.
Un Camerounais Wagner noir présentant sa médaille de reconnaissance de la boucherie humaine
Le piège du désarmement : Chronique d’un guet-apens millimétré
La genèse de ce drame s’inscrit dans les suites directes de l’accord de Ndjamena du 19 avril 2025. Alors que les canaux officiels de Bangui dialoguaient avec certaines factions de la CPC comme le 3R et l’UPC, plusieurs franges de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), placées sous l’autorité du général Bozizé, dont le général Marcel Ndalé est l’un des lieutenants, se trouvaient de facto exclues des pourparlers.
Cette exclusion avait poussé certains éléments de la CPC à chercher individuellement des voies de réconciliation.
Pendant ce temps, les mercenaires russes, agissant au nom du gouvernement, avaient alors contacté le général Marcel Ndalé pour tenter de le convaincre de déposer les armes. Méfiant, Ndalé avait posé ses conditions : il exigeait un appel téléphonique direct du président Touadéra pour discuter des modalités du désarmement. Cette demande témoignait de sa volonté de s’assurer de la sincérité du processus.
Mais devant le refus du général Ndalé de négocier avec des intermédiaires, Wagner a changé de tactique. Les mercenaires se sont tournés vers ses combattants, tentant de les convaincre individuellement d’abandonner leur chef et de déposer leurs armes. Cette approche de division interne visait à affaiblir la CPC en détachant progressivement ses éléments.
Photo de famille des mercenaires russes de Wagner sur les corps des décapités près de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré
Une dizaine de combattants de Ndalé ont finalement accepté ces propositions de désarmement. Convaincus par les promesses de réintégration, ils ont accepté de se rendre à un point de rendez-vous fixé par les négociateurs pour remettre officiellement leurs armes aux autorités.
L’anatomie de l’horreur : Les détails d’une barbarie documentée en vidéo
Ce qui devait être une cérémonie de désarmement s’est transformé en piège mortel. Les combattants de la CPC, arrivés en toute confiance au lieu de rendez-vous, ont été accueillis par une opération de neutralisation menée par Wagner. Au lieu de recevoir leurs armes, les mercenaires russes ont capturer un par un ces hommes qui venaient se rendre.
Les vidéos, qui provoque une immense vague d’effroi et de colère à travers tout le pays, révèlent une mise en scène macabre :
Après avoir été capturés, ces volontaires ont été minutieusement décapités un par un par ces mercenaires.
Exposition des restes : Les têtes coupées ont été alignées de manière ordonnée sur des tapis et des nattes à même le sol, transformant le campement de fortune en un abattoir à ciel ouvert.
Ciblage des civils et des notables
Si le bilan initial faisait état de neuf combattants de la CPC égorgés, les informations recueillies par la rédaction du CNC confirment que le reste des victimes est constitué de civils. Parmi les têtes exposées sur les tapis figurent celles du chef du village qui s’étaient déplacés pour assister et cautionner le processus du désarmement
Et ce n’est pas tout! L’élément le plus accablant de ces enregistrements vidéo demeure la bande sonore qui accompagne le tournage. En arrière-plan, la voix du commandant des opérations de Wagner sur zone, identifié sous le nom de Monsieur Rousseau, résonne distinctement. D’un ton glacial, il lance ses ordres en s’adressant aux exécutants :
« Vous ne voulez pas la paix ? C’est maintenant. C’est ce qu’on a fait. Égorgez chaque personne ! »
L’implication des supplétifs et la mise en scène des bourreaux
L’analyse des images confirme également le modus operandi de Wagner, qui s’appuie désormais sur des unités mixtes composées de mercenaires russes, de combattants syriens et de supplétifs africains, communément appelés “russes noirs”.
Sur l’une des séquences les plus partagées, un traducteur et combattant de nationalité camerounaise, arborant des coiffures rastas, pose de manière ostentatoire devant l’objectif. Cet individu, qui a effectué ses études en Russie avant d’être recruté comme interprète et homme de main par l’organisation paramilitaire, s’affiche avec un sourire provocateur. Il pointe du doigt l’écusson à tête de mort de Wagner cousu sur son uniforme, puis exhibe un second insigne comme s’il s’agissait d’une décoration militaire obtenue pour avoir mené à bien cette opération de décapitation.
Cette stratégie de communication par la terreur vise explicitement à envoyer un avertissement direct aux populations locales et aux forces politiques : toute opposition à la présence paramilitaire russe ou toute velléité de contestation sera réprimée par des méthodes d’une violence absolue.
La rhétorique du déni : Le communiqué falsifié de l’État-major après cette opération
Souvenez-vous, après cette opération survenue en septembre 2025, l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) a rapidement réagi en publiant un communiqué officiel. Ce document, rédigé sous l’influence directe des conseillers russes à Bangui, tente de réécrire les faits en présentant l’événement comme une « opération antiterroriste préventive légitime ».
Selon la version officielle diffusée par les autorités, les forces alliées auraient intercepté et « neutralisé dix-sept éléments de la CPC, dont le général Ibrahim Ndalé et deux hauts commandants », qui planifiaient une attaque imminente contre un convoi d’aide humanitaire.
Cette tentative de justification démontre, selon les spécialistes juridiques, une volonté manifeste de couvrir des exécutions sommaires et des violations graves des conventions de Genève commises sur le territoire national.
La Cour pénale internationale face au défi de l’impunité
Cette accumulation de preuves matérielles fournies involontairement par les auteurs mêmes des crimes place la Cour pénale internationale (CPI) au centre de l’échiquier judiciaire. Jusqu’à présent, les exactions commises dans l’arrière-pays, à l’image des massacres documentés par le passé à Bouca ou à Bossangoa, s’étaient souvent heurtées au déni systématique du gouvernement, qui qualifiait les rapports d’ONG de « manipulations politiques » ou de « vidéos hors contexte ».
Dans le cas précis de la Nana-Mambéré, la nature des preuves change la donne juridique :
Les visages des auteurs sont identifiables.
La chaîne de commandement est audible à travers les ordres de M. Rousseau.
Le lien avec les structures étatiques est établi par le communiqué officiel de l’État-major qui endosse l’opération.
Les dispositions du Statut de Rome, dont la République centrafricaine est signataire, stipulent que la décapitation et la mutilation de prisonniers ou de civils hors de combat constituent des crimes de guerre caractérisés. Face à l’incapacité ou au refus manifeste des juridictions nationales de Bangui d’enquêter sur leurs propres alliés de sécurité, la compétence de la CPI devient pleinement applicable.
Le procureur de la CPI se trouve désormais interpellé par la force des faits. Ouvrir une enquête formelle et indépendante sur le massacre de la Nana-Mambéré permettrait non seulement d’établir les responsabilités pénales individuelles des mercenaires russes et de leurs traducteurs, mais aussi d’analyser la complicité par action ou par omission des autorités de Bangui qui valident ces méthodes de terreur. Tant que la justice internationale ne transformera pas ces preuves numériques en mandats d’arrêt internationaux, le processus de réconciliation en Centrafrique restera profondément hypothéqué par la loi du plus fort.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Affaire Prisca Mamadou et Zéphirin Mamadou : qui est ce couple mafieux centrafricain? Pourquoi Mediapart a mis la main sur ses réseaux de biens mal acquis
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Alors que la République centrafricaine s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise économique et sociale du jamais vue, une déflagration médiatique vient d’agiter les sommets de l’État. Ce mardi 7 juillet 2026, les révélations conjointes du consortium de journalistes d’investigation français Mediapart et de la plateforme de protection des lanceurs d’alerte PPLAAF mettent en lumière un scandale vertigineux de « biens mal acquis ». Au cœur de cette tempête : la députée fraîchement installée Prisca Roseline Passet-Mamadou et son époux, le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) depuis près de neuf ans.
Enquête exclusive sur un système pyramidal aux allures de mafia d’État, qui transforme les ressources publiques et la misère centrafricaine en pierres dorées sur les hauteurs parisiennes.
I. L’élément déclencheur : Un 110 m² avec vue sur la Tour Eiffel payé comptant
L’enquête publiée ce jour détaille une transaction immobilière qui remonte au 5 septembre 2017. Ce jour-là, dans une étude notariale huppée des Hauts-de-Seine (France), Prisca Roseline Passet-Mamadou signe l’achat d’un appartement de luxe de 109,69 m² situé à Suresnes, sur les flancs du Mont Valérien. Ce bien d’exception, doté de quatre chambres, d’une loggia et d’un balcon, offre une vue plongeante sur le Bois de Boulogne et la Tour Eiffel.
Le montant de la transaction s’élève à 700 000 euros (soit près de 460 millions de francs CFA). Le scandale réside dans les modalités de paiement : l’appartement a été payé entièrement comptant, sans aucun recours à un crédit bancaire.
Pour mesurer l’indécence d’une telle somme, il faut rappeler qu’en 2017, ce montant représentait 1 882 fois le revenu national brut annuel moyen d’un citoyen centrafricain (évalué à 372 euros par la Banque mondiale). Pendant que le couple s’offrait le luxe parisien en cash, deux tiers de la population de la RCA survivaient et survivent toujours avec moins de 2,15 dollars par jour.
L’APPARTEMENT DE SURESNES EN CHIFFRES
Prix d’achat (2017) | 700 000 € (Payé comptant).
Équivalence de richesse | 1 882 fois le revenu moyen d’un |
Provenance opaque | 450 000 € via une société-écran.
II. L’ingénierie financière : Le recours à une société-écran et l’armée en renfort
Pour transférer les fonds depuis Bangui vers Paris en toute discrétion, le couple a utilisé des circuits financiers hautement suspects. L’acte de propriété révèle que 450 000 euros ont été virés entre juin et juillet 2017 depuis un compte de la filiale centrafricaine d’Ecobank.
L’émetteur ? Une mystérieuse entité nommée « BAC DE KJ SERVICE ». Cette société ne possède aucune existence réelle, aucun site internet, ni aucun siège social identifiable en ligne. Il s’agit d’une pure société-écran (ou société fantôme). Plus grave encore, le profil LinkedIn de cette structure indique qu’elle est gérée par un certain Brice Davy Mamadou Docketh, membre de la famille et, de surcroît, enregistré comme militaire actif au sein du registre du personnel des FACA depuis 2015.
Les 250 000 euros restants, destinés à couvrir le solde et les frais de notaire, ont été puisés directement dans les comptes de la communauté du couple. À l’époque, Zéphirin Mamadou n’était pas encore général ni chef d’état-major, mais colonel et directeur de cabinet du ministère de la Défense. Un poste stratégique déjà hautement exposé.
III. Les origines de l’empire : Des bancs du Lycée Caron à la direction financière de la gendarmerie
Pour comprendre la puissance financière actuelle de Madame Prisca Mamadou, il faut rembobiner le fil de l’histoire. Les Centrafricains ont appris à connaître son nom récemment à la faveur de son élection législative en février 2026 sous la bannière du parti présidentiel (le Mouvement Cœurs Unis – MCU). Mais pour les observateurs de longue date, son ascension commence dès les années 1997.
Élève au Lycée Caron de Bangui entre 1988 et 1993, elle poursuit son cursus au Lycée Technique où elle obtient un baccalauréat en série G2 (comptabilité et gestion). Son entrée dans l’appareil d’État se fait sous le régime du président Ange-Félix Patassé. Grâce à l’entremise de l’ancien directeur général de la gendarmerie, le général Diadère, elle décroche un poste clé à la direction financière de la gendarmerie.
C’est à cette période que les premiers mécanismes d’enrichissement personnel se mettent en place. Commençant par de petits commerces de fournitures et de réapprovisionnement, elle revend à l’administration des produits achetés par ses soins, en appliquant des marges de plus en plus importantes.
IV. Le mentorat de la franc-maçonnerie et l’explosion des contrats militaires
Le véritable tournant spéculatif de Prisca Passet intervient lorsqu’elle croise la route d’un parrain d’affaires de premier plan : le richissime homme d’affaires Jean-Christophe Kamach (le « Père Kamach »). Ce dernier l’introduit dans les réseaux d’influence de la franc-maçonnerie centrafricaine et la guide dans l’art des affaires à grande échelle.
C’est sous la présidence de François Bozizé, puis sous le régime actuel de Faustin-Archange Touadéra, que son business change de dimension. Propulsée à la direction des finances et de la comptabilité du ministère de la Sécurité publique, elle se retrouve à la tête des onéreux contrats d’équipement de l’armée nationale, de la gendarmerie et de la police.
Dès lors, elle devient le fournisseur quasi exclusif des forces de sécurité :
Surfacturations massives : Des commandes de tenues militaires, de treillis et de matériel logistique achetées à bas coût à l’étranger sont revendues trois à quatre fois plus cher à l’armée nationale, à la gendarmerie et à la police.
Le pactole hebdomadaire : Les bénéfices nets se chiffrent rapidement en centaines de millions de francs CFA qui tombent chaque semaine dans les caisses privées de la haute fonctionnaire.
V. La mainmise sur l’Armée : Une entreprise privée au service d’un clan
En 2018, un an après l’achat de l’appartement parisien, la nomination de son époux Zéphirin Mamadou au poste de chef d’état-major général des FACA vient sceller la création d’une véritable structure mafieuse, s’apparentant aux méthodes des cartels internationaux.
L’armée nationale subit une privatisation de fait au bénéfice exclusif du couple :
Travail forcé et main-d’œuvre gratuite : Des militaires d’active, des électriciens et des artisans de l’armée sont régulièrement réquisitionnés, sans salaire supplémentaire, pour bâtir les immeubles privés du couple dans la capitale ou pour cultiver leurs immenses propriétés agricoles en province.
Le scandale de la PGA (Prime Globale d’Alimentation)
Supprimée ou suspendue par l’État depuis 2020, la PGA est gérée de manière totalement discrétionnaire par le couple Mamadou. Ce ne sont plus les services officiels du ministère qui distribuent cette prime, mais Prisca et Zéphirin eux-mêmes, au gré de leur humeur. Alors que les textes prévoient 1 500 FCFA par jour (soit 45,000 FCFA par mois), les soldats reçoivent parfois 25 000 FCFA, parfois 10 000 FCFA, et parfois rien pendant de longs mois, maintenant la troupe dans un état de soumission féodale.
VI. Le cartel du carburant et le train de vie insolent du couple
Au-delà de la logistique militaire, Prisca Mamadou a étendu ses tentacules sur le secteur hautement stratégique des hydrocarbures. En 2024, profitant des pénuries d’essence chroniques qui paralysaient Bangui, elle s’est fait mandater par l’État pour gérer directement trois des principales stations-services réquisitionnées de la capitale.
Selon les rapports de l’ONG Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), le marché pétrolier centrafricain fonctionne comme un cartel pyramidal de rétrocommissions générant entre 17 et 30 millions de dollars de profits excédentaires sur le dos des consommateurs. Prisca Mamadou en est l’un des pivots, contrôlant à la fois le carburant destiné aux véhicules de l’armée et celui distribué au grand public.
Cet afflux massif de capitaux alimente un train de vie qui frise l’indécence :
Des paires de chaussures de luxe achetées à Paris ou à l’étranger entre 5 000 et 10 000 euros.
Des cravates de marque arborées par le chef d’état-major à 3 000 euros l’unité.
Un patrimoine immobilier en constante expansion au Cameroun, en France et dans le reste de l’Europe.
VII. Le silence complice du régime et l’action judiciaire à Paris
Face à un tel niveau de prébendes, beaucoup de Centrafricains s’interrogent sur le rôle du président Faustin-Archange Touadéra. Si Prisca Mamadou est une grande donatrice du parti au pouvoir (MCU) et une proche du premier cercle présidentiel, les sources sécuritaires indiquent que le chef de l’État n’est pas directement l’instigateur de cette mafia spécifique. Ce dernier gère ses propres réseaux financiers tout aussi lucratifs. Le régime Touadéra s’apparente ainsi à une fédération d’intérêts financiers où chaque baron dépouille une partie de l’État en toute impunité.
Cependant, l’impunité totale dont jouissait le couple Mamadou à Bangui pourrait bien se heurter à la justice internationale. Suite aux révélations de Mediapart et de la PPLAAF, le Parti du Changement Social et son président Chancel Sekode a d’ores et déjà annoncé son intention de déposer une plainte officielle pour « recel de détournement de fonds publics » et « blanchiment d’argent en bande organisée » auprès du Tribunal Économique de Paris.
Contactés à plusieurs reprises par les enquêteurs français avant la publication, la députée Prisca Mamadou et le général Zéphirin Mamadou ont muré leur défense dans un silence absolu.
L’étau commence pourtant à se resserrer autour de ceux qui ont transformé la détresse du peuple centrafricain en un empire immobilier avec vue sur la Tour Eiffel.
La suite de nos enquêtes sur les ramifications financières du clan Mamadou et les complicités bancaires à Bangui dans notre prochain article sur CNC.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
La carte est-elle définitivement jouée pour le sultan Sani Yalo ? Est-il en fuite ou au repos sanitaire ?
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
La carte est-elle définitivement jouée pour le sultan de Bangui Sani Yalo? Quelques jours après une audition par le parquet de Bangui concernant des soupçons de tentative de déstabilisation de l’État évoqués sur les plateformes des réseaux sociaux, l’homme fort du MCU a quitté précipitamment la capitale centrafricaine. Annoncé pour un séjour temporaire de cinq jours à Douala, au Cameroun, il a depuis lors complètement quitté les radars de la vie publique nationale.
Cette absence prolongée entretient de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux centrafricains. Depuis son passage devant les autorités judiciaires, M. Sani Yalo a choisi d’observer une réserve stricte. Il s’interdit le moindre commentaire en public. Ce silence radio, maintenu depuis maintenant deux semaines, coïncide avec la confirmation de sa présence continue dans la métropole économique camerounaise, selon ses propres publications sur les réseaux sociaux.
Une fuite stratégique ou un exil forcé ?
Face à ce départ soudain, l’opinion publique s’interroge sur les motivations réelles de cet éloignement. S’agit-il d’un abandon définitif de la scène banguissoise, laissant le champ totalement libre au président Faustin-Archange Touadéra, ou d’une simple mise en retrait volontaire visant à s’éloigner de l’effervescence du régime actuel pour retrouver un second souffle ?
Sur internet et au sein des discussions des quartiers, l’hypothèse d’un départ précipité gagne du terrain. Pour de nombreux observateurs, le sultan aurait cédé à la pression croissante engendrée par son audition judiciaire. La crainte d’une arrestation ou d’une inculpation formelle est mise en avant pour expliquer ce choix de ne pas regagner Bangui à l’échéance prévue.
La pression de Bienvenu Zoukoé
Cette situation intervient alors que le nouveau ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, ancien directeur général de la police nationale, cherche à obtenir son arrestation. Si le président Touadéra s’y montre opposé, des proches de son entourage incitent à cette interpellation. Actuellement, une nouvelle convocation est en attente au niveau du parquet pour que l’homme d’affaires repasse devant le tribunal.
Face à cette mesure en attente, la confusion demeure. M. Sani Yalo est-il parti définitivement, ou a-t-il choisi de s’éloigner momentanément pour se reposer et revenir lorsque la tension aura baissé ? Seul l’avenir dira si les affirmations des réseaux sociaux disent vrai.
Par Éric Azoumi
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Centrafrique : Le général Arda Hakouma brise le silence et lance un ultimatum à Faustin-Archange Touadéra
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
La tension vient de franchir un nouveau cap dans le pays. Dans une longue déclaration d’une dizaine de minutes partagée massivement sur les réseaux sociaux ce mardi 7 juillet 2026, le général de corps d’armée Arda Hakouma, président du Mouvement Démocratique pour le Rassemblement du Peuple Centrafricain (MDRPC), est sorti de son mutisme.
S’exprimant avec colère en langue nationale Sango, le chef rebelle a lancé un avertissement au président Faustin-Archange Touadéra : s’il faut faire basculer le pays dans une guerre totale de mercenaires, le MDRPC est prêt.
Neuf mois d’attente vaine à N’Djaména
Au cœur de sa déclaration, le général Arda a levé le voile sur les coulisses des tentatives de pacification avortées. Il a révélé avoir manifesté sa volonté sincère de signer un accord de paix avec le gouvernement centrafricain il y a plusieurs mois, sous la médiation du Tchad (à l’instar de ce qui avait été fait par le passé avec l’UPC d’Ali Darassa et les 3R de Sembe Bobo).
Le général Arda affirme avoir séjourné durant neuf mois à N’Djaména, attendant un geste ou l’envoi d’une délégation officielle de Bangui pour engager des négociations. Mais, selon ses mots, « personne n’a bougé, ni le gouvernement, ni qui que ce soit », laissant la main tendue dans le vide.
La trahison des cadres de la Vakaga et la réponse d’Amdafok
Pour expliquer ce refus de négocier du pouvoir de Bangui, Arda Hakouma pointe directement du doigt l’entourage du chef de l’État, et particulièrement les ministres et collaborateurs originaires de la Vakaga (nord-est de la RCA). Il a nommément cité le ministre de la Justice, Arnaud Dioubaye Abazène, l’accusant d’avoir murmuré à l’oreille de Touadéra que le général Arda ne disposait d’aucun homme ni d’aucune réelle capacité militaire sur le terrain.
« Vous avez dit que je n’avais pas d’hommes ? », s’est insurgé le général Arda. Pour lui, la démonstration de force a eu lieu le 30 juin dernier à Amdafock. Le leader du MDRPC revendique haut et fort la participation décisive de son mouvement au sein de la coalition qui a investi cette ville frontalière stratégique. Lors de cette attaque, les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) ont été contraintes de fuir pour se réfugier dans la base locale de la MINUSCA. Les forces de la coalition y ont tenu position pendant près d’une semaine avant de subir la contre-offensive menée par les mercenaires russes du groupe Wagner et d’anciens rebelles retournés (UPC, MPC, 3R).
Face aux accusations du gouvernement centrafricain qui avait crié à l’« agression par des mercenaires étrangers », le général Arda ironise et remet Bangui face à ses contradictions : c’est sa coalition qui a ébranlé le dispositif sécuritaire, prouvant ainsi sa puissance de feu.
La guerre des mercenaires
« Tu as amené Wagner, nous amènerons les Ukrainiens et les Chinois » Pour le chef du MDRPC, Faustin-Archange Touadéra se croit invincible parce qu’il s’appuie sur des forces extérieures. Arda Hakouma rappelle que c’est le régime actuel qui a « ouvert le bal » en important les premiers mercenaires en RCA — les Russes de Wagner ainsi que les forces rwandaises.
Dans un accès de colère, le général a formulé sa mise en garde la plus lourde : puisque le pouvoir refuse la paix et préfère s’en remettre à des soldats de fortune étrangers, le MDRPC et sa coalition appliqueront la même méthode. « Tu as amené les Wagner, mais nous, nous allons amener les Chinois et les Ukrainiens », a-t-il martelé, assurant que des alliances privées internationales sont prêtes à être déployées pour déboulonner le régime.
L’impossible confiance : Les cas Zakaria Damane et Abdoulaye Hissène
Justifiant son refus désormais absolu de traiter avec le président Touadéra, le général Arda a affirmé qu’accorder sa confiance au régime de Bangui équivalait à signer son arrêt de mort ou son incarcération. Pour étayer ses propos, il s’est appuyé sur deux figures majeures de l’ex-Séléka :
Le général Zakaria Damane : Arda Hakouma a rappelé la fin tragique de ce chef militaire de grand gabarit. Selon lui, le général Daman n’a pas été tué au combat par des armes à feu, mais a été sauvagement battu à mort à coups de madriers (tranches de bois) par les mercenaires russes sous le regard complice ou l’ordre du régime, succombant à ses blessures au sol.
Abdoulaye Hissène : Autrefois considéré comme « l’enfant chouchou » de Touadéra, exécutant fidèlement les missions politiques et sécuritaires confiées par la présidence, il croupit pourtant aujourd’hui en prison depuis plus d’un an, abandonné par le pouvoir.
« Avec Touadéra, il n’y a pas de confiance. Les gens qui lui ont fait confiance finissent morts ou en prison », a résumé le chef du MDRPC.
Un régime synonyme de souffrance sociale
Pour conclure, le général Arda a dressé un réquisitoire sombre de la situation socio-économique et sécuritaire de la République Centrafricaine, qualifiant le régime actuel de vecteur de misère pour la population : massacres, emprisonnements arbitraires, tortures et détresse sociale aiguë.
Donnant ouvertement « rendez-vous » au chef de l’État sur le terrain militaire, le général Arda Hakouma prévient que seule la force parlera désormais. L’ultimatum est lancé, et l’ombre d’une internationalisation encore plus poussée du conflit plane désormais sur la République Centrafricaine.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Ambassadeur de la RCA ou ambassadeur du MCU : le délire pathétique de Flavien Mbata lors d’une soirée festive à Paris
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Les récents excès verbaux de Flavien Mbata dans la capitale française confirment sa dérive. L’ambassadeur de Centrafrique a troqué la diplomatie nationale contre la propagande exclusive du parti au pouvoir.
La scène se déroule au cours d’une soirée de gala organisée par la communauté centrafricaine à Paris. Sur la piste, portée par les notes d’une réplique musicale exécutée par l’orchestre Musiki, la parole officielle de la République Centrafricaine s’est effondrée dans un délire mémorable. Au centre de la foule sur la piste, l’ambassadeur Flavien Mbata s’est mis à crier aux autres participants de sa propre voix, en langue nationale, dans une posture qui outrepasse les devoirs fondamentaux de sa charge. En invitant avec force les participants à le rejoindre pour danser, faire la fête et montrer à leurs ennemis que leur régime est toujours débout, malgré ce que les ennemis font.
Les propos outranciers de monsieur Flavien Mbata, surtout au moment où la ville frontalière de la RCA avec le Soudan, Amdafock, est occupée par une bande armée, choque l’opinion publique nationale. Alors que les une dizaine des civils centrafricains ont trouvé la mort dans ce tragique événement, voir un haut responsable du régime faire la danse et tient des propos aussi déplacé est insupportable. On comprend pourquoi les centrafricains ont l’habitude de dire que ces gens sont arrivés au pouvoir par Hazare, et ils ne sont même pas conscients de ce qu’ils font.
En outre, au sein de la diaspora centrafricaine et des observateurs de la vie publique, l’indignation est immédiate face à ce comportement indigne d’un diplomate. Beaucoup rappellent le parcours de cet homme dont le séjour prolongé sur le sol français s’expliquait l’origine par de lourds impératifs de santé. Arrivé en France pour se soigner, son état l’a contraint à y résider pendant deux à trois ans, le rendant indisponible pour un retour immédiat au pays. Ils vivait même dans la clandestinité. Sans papier, la justice française lui avait demandé même de quitter le territoire français. C’est durant cette période de vulnérabilité physique que les réseaux du pouvoir ont bataillé pour le nommer ambassadeur. Si Paris a choisi d’exprimer un refus initial face à ce profil, les autorités françaises ont fini par accepter ses lettres de créance. Pourtant, les Centrafricains de l’étranger constatent aujourd’hui qu’il refuse d’agir comme l’ambassadeur de la RCA pour se comporter uniquement en agent du parti présidentiel.
Son penchant notoire pour la boisson, connu de tous, n’excuse en rien des propos qui dépassent toutes les normes diplomatiques acceptables.
Pour la rédaction de CNC, cette dérive ravive des souvenirs précis datant de 2015, lors du premier tour des élections présidentielles qui allaient mener Faustin Archange Touadéra au second tour contre Anicet Georges Dologuélé. À cette époque, Flavien Mbata occupait les fonctions de directeur de cabinet du président de la Cour constitutionnelle. Nous l’avions alors rencontré au cours d’une soirée dans un débit de boisson du quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui. Déjà très ivre, il avait exposé sans fard son plan politique réel, confiant qu’il déploierait toute son énergie pour que l’un de ses proches parents, en la personne de Faustin-Archange Touadera, un Gbakamandja, accède à la magistrature suprême. Il avait ajouté avec assurance qu’une fois installés, ils feraient tout le nécessaire pour conserver ce régime, et ce, à vie. Face à nos objections rappelant que seul le peuple souverain décide et qu’un pouvoir éternel demeure impossible, l’homme, bien qu’analysé sous l’effet de l’alcool, maintenait ses certitudes absolues.
La suite des événements, facilitée par l’accession de Touadéra à la présidence grâce à des appuis français et au blocus stratégique imposé par les miliciens anti-balaka, a donné corps à ces confidences nocturnes. Dix ans plus tard, l’histoire se répète sur les pistes de danse de Paris. En appelant les Centrafricains à danser pour prouver à leurs adversaires qu’ils restent debout, Flavien Mbata recycle la même idéologie exclusive qu’il a proclamée à Galabadja. Le diplomate se réjouit ouvertement des stratagèmes politiques déployés par Touadéra pour s’éterniser au pouvoir et maintenir le peuple sous sa coupe. Son attitude festive dans les salons parisiens confirme de façon directe que sa mission n’est plus de représenter la nation, mais d’exhiber fièrement la volonté du régime de régner sans partage et à vie.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Centrafrique : la milice autodéfense Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) dément formellement les exactions dans le Haut-Mbomou et accuse le groupe Wagner
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Dans un communiqué publié ce mardi 7 juillet 2026, l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) a tenu à réagir fermement aux images et vidéos d’actes criminels qui circulent massivement sur les réseaux sociaux. L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) rejette en bloc les accusations selon lesquelles ces atrocités auraient été commises dans sa zone de contrôle au sein de la préfecture du Haut-Mbomou, notamment à Zémio, Obo ou Bambouti. À travers cette déclaration, l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) réaffirme sa position sur le terrain tout en pointant directement du doigt les forces de l’entreprise paramilitaire russe Wagner et le pouvoir central.
Une mise au point ferme sur les zones de contrôle de l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG)
L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) informe l’opinion nationale et internationale que, d’après ses renseignements internes, les faits abjectes relayés en ligne se sont déroulés totalement en dehors de son périmètre d’influence. Pour l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG), ces contenus visuels proviennent d’une tout autre localité de la République centrafricaine.
En réponse aux accusations, l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) a tenu à rappeler ses principes fondamentaux :
« L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) condamne avec la plus grande fermeté toute violence dirigée contre les populations civiles, quels qu’en soient les auteurs, et réaffirme son attachement à la protection des civils ainsi qu’au respect de la dignité humaine. »
Les accusations directes de l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) contre Wagner et le pouvoir
L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) ne se contente pas d’un simple démenti géographique et lance une charge frontale contre les mercenaires russes. Selon l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG), ces vidéos seraient une manipulation grossière. L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) invite ironiquement le groupe Wagner à « se taire » s’il est incapable de l’affronter face à face, plutôt que de fabriquer de fausses preuves visuelles.
Plus grave encore, l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) dénonce ce qu’elle qualifie d’« actes de terrorisme » perpétrés contre les civils par les hommes de Wagner, sous le commandement de Dimitri Sytiy, et avec la complicité du président Touadéra. Pour l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG), l’absence de célébration par les partisans de Wagner à Zémio pourtant habituelle en cas de mouvement de force est la preuve flagrante que rien ne s’est passé dans cette zone, affirmant haut et fort qu’« aucun Wagner ne peut approcher un Zande sans une résistance farouche ».
Les révélations de l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) sur le sort des hommes du général Ndale
Pour rétablir ce qu’elle considère comme la vérité, l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) a partagé sa propre version des faits concernant l’identité des personnes exécutées dans les vidéos. Selon l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG), les hommes égorgés seraient en réalité des éléments du général Ndale, issus de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) affirme que ces combattants auraient été trompés par le groupe Wagner sous prétexte d’un processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). C’est en attendant les équipes officielles que les mercenaires russes auraient profité de leur vulnérabilité pour les décapiter alors qu’ils n’avaient plus d’armes pour se défendre. L’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) qualifie donc de « mensonge » toute tentative de relocaliser ce drame à Zémio.
En conclusion de son allocution, l’organisation Azande Ani Kpi Gbe (AAKG) exige l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes par les autorités compétentes, afin de faire la lumière sur ces crimes et de traduire les véritables responsables devant la justice.
Par Éric Nzapa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Chocolat, café et agriculture : Les opportunités d’investissements de la Confédération suisse en Centrafrique
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
En visite officielle en République Centrafricaine, le président du Conseil national suisse, Pierre-André Page, a jeté les bases d’une coopération économique et parlementaire renouvelée entre Berne et Bangui. Au cœur des discussions : le potentiel agricole exceptionnel de la RCA et de futures collaborations industrielles, notamment dans les filières du café et du cacao. Une vitrine séduisante qui se heurte pourtant à de lourdes réalités sécuritaires.
Reçu en audience par le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra, puis par son homologue de l’Assemblée nationale, le Professeur Simplice Mathieu Sarandji, le chef du Parlement suisse n’a pas caché son enthousiasme face aux richesses naturelles du pays.
Un potentiel agricole à exploiter
Pour Pierre-André Page, la terre centrafricaine représente un levier de développement majeur qui ne demande qu’à être valorisé par des investissements stratégiques.
« J’ai rapidement vu que vous avez des terres particulièrement fertiles ici en République Centrafricaine. Il y a un gros potentiel de développer l’agriculture et de nouvelles cultures », a-t-il déclaré au micro de Radio Centrafrique.
Cette fertilité ouvre la voie à des partenariats industriels mutuellement bénéfiques, particulièrement avec le secteur agroalimentaire helvétique, mondialement reconnu. Le président du Conseil national a d’ailleurs évoqué des pistes concrètes : « En Suisse, nous avons des entreprises qui produisent du chocolat, du café, et on pourrait avoir des collaborations vraiment intéressantes avec la République Centrafricaine. »
Au fait, si ce potentiel agricole est bien réel, la communication officielle omet volontairement le principal handicap économique du pays : l’insécurité chronique et l’emprise totale du groupe russe Wagner. Dans les faits, le déploiement d’investisseurs occidentaux est rendu impossible par la paranoïa d’un régime qui traque la présence européenne. Les arrestations arbitraires du consultant belgo-portugais Martin Figueira ou encore d’humanitaires comme ceux de MSF à Zémio démontrent que Wagner fait la loi et crée un climat de terreur incompatible avec les affaires.
Diplomatie parlementaire et consolidation démocratique
Au-delà de l’économie, cette visite s’inscrit dans une volonté de dynamiser les relations entre les élus des deux nations. Des discussions ont été amorcées pour structurer ces échanges, notamment à travers la création de groupes d’amitié parlementaire. Pierre-André Page, qui préside également le groupe institutionnel Suisse-Afrique, a chaleureusement invité les parlementaires centrafricains à intégrer cette dynamique collective : « C’est intéressant de travailler ensemble, et ensemble, en général, on est plus forts. »
Le représentant suisse a également profité de l’occasion pour saluer le processus démocratique en cours en République Centrafricaine, se réjouissant du bon déroulement des récentes élections municipales et régionales : « La démocratie est en place d’une façon très positive et c’est vraiment le but. La Suisse soutienne cette démocratie qui naît dans ce pays de République Centrafricaine. »
En effet, ce satisfecit démocratique relayé par les médias de la propagande du régime relève de la pure mise en scène. Parler de “démocratie naissante” et de “succès électoral” relève d’une parodie politique alors que Faustin-Archange Touadera a lui-même imposé une nouvelle Constitution pour s’octroyer un troisième mandat, verrouillant l’espace démocratique et basculant le pays dans un régime autoritaire.
>Alors que la Suisse opère déjà sur le terrain via la Direction du développement et de la coopération (DDC) et son ambassade, cette ouverture apparente vers le secteur privé et la transformation agricole locale sert avant tout de stratégie de normalisation pour un régime de Bangui isolé et asphyxié financièrement.
Par Anselme Mbata
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Petit Delphin Kotto, Coordonnateur national de la COSCIPAC, a signé le 7 mai 2026 une deuxième lettre ouverte au président Touadéra, le sommant de choisir la réconciliation sur la répression.
Enregistrée sous le numéro 0127/COODO/SG/26, cette correspondance émane de la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, dont la mission déclarée est d’alerter, de prévenir et d’éclairer la conscience nationale. La lettre s’ouvre sur un constat sombre : depuis 1961, la classe politique centrafricaine reproduit le même schéma de jugements par contumace et de règlements de comptes, chaque dirigeant finissant par subir le sort qu’il avait lui-même infligé à ses adversaires.
La COSCIPAC retrace ce cycle avec précision. David Dacko instrumentalisa la justice contre Abel Goumba, avant d’être lui-même renversé et jugé par contumace sous Bokassa en 1966. Bokassa, devenu empereur, fut à son tour jugé par contumace sous Dacko II en 1979. Kolingba, Patassé, Bozizé et Djotodia ont chacun prolongé cette chaîne, jusqu’à l’avènement de Touadéra par le retour à l’ordre constitutionnel. Pour la COSCIPAC, cette succession de destins brisés constitue un avertissement que le chef de l’État en exercice ne peut ignorer.
L’organisation dénonce également ce qu’elle qualifie de dérives du régime actuel : arrestations sélectives d’opposants, restrictions des libertés de mouvement, répression des organisations citoyennes et exactions attribuées aux milices et aux forces Wagner présentes sur le territoire. La lettre pointe aussi la responsabilité pénale potentielle du président, rappelant que la Cour pénale internationale suit de près la répétition des crimes impunis en République centrafricaine depuis 2016.
Contacté par la rédaction de CNC, Petit Delphin Kotto a déclaré : « Nous ne faisons pas de politique. Nous parlons au nom d’un peuple meurtri qui ne veut plus être témoin muet d’une histoire qui se répète. Cette lettre est un miroir tendu au président, pas une attaque. » La COSCIPAC reconnaît néanmoins que Touadéra se trouve encore, selon ses termes, à la croisée des chemins. L’organisation lui rappelle son propre discours du 30 mars 2026, prononcé sous la pluie au complexe sportif de 20 000 places, dans lequel il avait lui-même appelé à une justice indépendante, libérée de la main du Prince. C’est précisément cet écart entre la parole publique et les actes du régime que la lettre met en cause.
La missive se conclut sur un appel à la réconciliation nationale, avertissant que la paix ne se bâtit pas sur la peur et la terreur. La COSCIPAC prévient que si le président persiste dans la voie de la répression, son nom rejoindra la liste des chefs d’État centrafricains rattrapés par leur propre histoire.
CYNISME D’ÉTAT : TOUADERA OU LA FABRICATION POLITIQUE DE L’IGNORANCE
Rédigé le [date_cnc] .
Par: la rédaction de ,
TOUADERA n’a pas seulement appris à gouverner par la peur, la pénurie et la dépendance : il a transformé l’abaissement intellectuel du peuple en stratégie de survie politique. Là où d’autres échouent par incompétence, lui persévère par calcul : entretenir l’ignorance, affaiblir l’instruction, banaliser l’analphabétisme et faire de cette faiblesse collective un capital politique personnel. Sous son règne, la misère n’est plus seulement un scandale moral ou un échec de politique publique ; elle devient un outil de domination, une matière première du pouvoir.
« J’accuse Touadéra d’avoir fait de l’abaissement intellectuel du peuple centrafricain une stratégie de survie politique », explique BENGUEWE DAMARAS.
Touadéra s’est installé dans la durée en se présentant comme le dernier rempart contre le chaos. À des Centrafricains épuisés par la guerre et l’instabilité, il vend toujours la même marchandise : la peur. Sans lui, dit-on, ce serait l’apocalypse ; sans lui, le pays retomberait dans le sang et les larmes. Ce chantage permanent à la stabilité permet de transformer toute critique en menace, toute opposition en danger public, toute alternance en irresponsabilité nationale. La misère devient alors un décor utile : un peuple occupé à survivre a moins de force pour défendre ses droits.
« J’accuse ce régime d’avoir érigé la peur du chaos en arme centrale de son maintien au pouvoir et d’utiliser la misère comme barrière invisible contre la contestation », poursuit monsieur BENGUEWE DAMARAS.
Le trait le plus grave de cette gouvernance est ailleurs encore : dans la destruction silencieuse de l’éducation. Professeur de son état, Touadéra sait parfaitement ce que vaut l’instruction, ce que la lecture, l’écriture, la maîtrise des chiffres et des idées peuvent produire comme émancipation. Mais au lieu de faire de l’école, de l’alphabétisation et de la formation des citoyens la priorité absolue, il semble y voir un danger : celui de produire des esprits lucides, capables de déchiffrer ses mensonges, de dégonfler ses promesses et de refuser sa mise en scène. Maintenir le peuple dans le sous-savoir, dans la non-instruction et dans un analphabétisme fonctionnel, ce n’est pas seulement tolérer un retard ; c’est organiser la vulnérabilité d’une société plus facile à manipuler.
« J’accuse Touadéra de prospérer sur la faiblesse éducative du pays et de maintenir volontairement le peuple dans le sous-savoir pour en faire une société aisément manipulable, s’alarme BENGUEWE DAMARAS.
Le paradoxe devient plus glaçant encore lorsqu’on se souvient que cet homme a longtemps enseigné à l’université. Il connaît intimement la société centrafricaine, ses peurs, ses attentes, ses fragilités. Ce savoir aurait dû l’amener à faire de l’éducation et de la conscience citoyenne le socle de la reconstruction nationale ; il a choisi l’inverse : capitaliser sur l’ignorance au lieu de la combattre. Au lieu d’éclairer, il brouille ; au lieu d’émanciper, il infantilise ; au lieu d’élever, il entretient les conditions mentales qui rendent la mauvaise gouvernance supportable, parfois même applaudie.
Dans ce système, les promesses délirantes ne sont pas des accidents de communication ; elles sont une méthode. Chemins de fer fantasmés, villes futuristes, milliers d’ouvrages promis à la chaîne : la parole publique devient un théâtre permanent où l’invraisemblable occupe l’imaginaire populaire pour mieux masquer l’absence de résultats. Plus le peuple manque d’instruction et d’accès à une information indépendante, plus le mensonge circule sans coût politique immédiat. La faim empêche d’étudier les dossiers, la précarité empêche de prendre du recul, l’ignorance organisée empêche de distinguer la politique publique sérieuse de la pure illusion verbale.
La même logique se retrouve dans l’administration. Le paiement d’un salaire, une promotion, une nomination ou une régularisation administrative, tout ce qui devrait relever de règles impersonnelles et transparentes est transformé en geste personnel du chef. Le fonctionnaire n’est plus titulaire de droits garantis par la loi ; il devient bénéficiaire d’une grâce royale. Ainsi se construit une mécanique de domestication : la pauvreté matérielle nourrit la dépendance psychologique, et la dépendance psychologique nourrit la servilité politique.
Touadéra ne gouverne pas seulement contre le développement ; il gouverne contre l’élévation. Il faut que le peuple accepte que l’eau potable soit un luxe, que l’électricité soit une chance rare, qu’une école rénovée soit un miracle, qu’une route de quelques kilomètres relève presque du messianisme politique. Il faut surtout que les Centrafricains cessent de croire qu’ils méritent davantage. Car le jour où un peuple recommence à rêver sérieusement d’instruction massive, de justice, d’administration impartiale, de compétence et d’alternance pacifique, le règne du cynisme commence à vaciller.
Il faut donc nommer les choses avec netteté : ce mode de gouvernance n’est ni de la prudence, ni du réalisme, ni de la patience historique. C’est un cynisme d’État : un pouvoir qui exploite la misère, instrumentalise la peur, entretient la dépendance et trouve dans l’ignorance du peuple une assurance-vie politique. Touadéra se comporte comme un souverain qui voudrait régner sans fin sur un peuple maintenu à genoux, matériellement appauvri et intellectuellement désarmé. La Centrafrique ne commencera à se relever que lorsque ses citoyens refuseront de remercier pour ce qui leur est dû et refuseront surtout qu’on fasse de leur ignorance une stratégie de gouvernement.
A T BENGUEWE DAMARAS
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note: les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube:
Contactez-nous via WhatsApp: +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
FLASH INFO : Violent accrochage près de Zemio entre les Wagner et les miliciens Azandé
Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Un violent accrochage a éclaté ce matin entre les miliciens azandés et les mercenaires russes, appuyé par des russes noirs.
Les faits ont commencé lorsque les mercenaires du groupe Wagner sont partis en patrouille aux alentours de Zemio. Ils sont tombés dans un guet-apens, une embuscade tendue par les miliciens azandés. Les échanges de tirs ont fait rage pendant plusieurs heures. À l’heure actuelle, l’affrontement a baissé d’intensité.
Les mercenaires russes et leurs supplétifs sont revenus à Zemio à bord d’un véhicule lourdement endommagé, les roues totalement dégonflées et bousillées par l’impact des tirs.
Bilan provisoire
Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, l’événement a fait deux blessés :
Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA).
Un supplétif, communément appelé “russe noir”.
Des sources indiquent que le soldat FACA aurait succombé à ses blessures, mais cette information n’a pas encore reçu de confirmation certaine.
L’embuscade s’est déroulée à quatre kilomètres de Zemio, sur l’axe routier menant à Bangui.
Plus de détails dans notre prochain article.
Par Éric Nzapa
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Après l’agence belge ENABEL, c’est le tour de Maître Crépin Mboli-Goumba d’être la victime d’une nouvelle maîtresse de Baba Kongoboro
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Après avoir provoqué l’expulsion de l’agence belge ENABEL, la paranoïa amoureuse des maîtresses de Baba Kongoboro frappe Maître Crépin Mboli-Goumba, victime collatérale des caprices de la nouvelle maîtresse habitant le quartier CPI.
Il y’a lieu de rappeler que le scénario qui a conduit à l’asphyxie diplomatique avec la Belgique en juin 2025 se répète désormais à l’échelle nationale. À l’époque, une simple paranoïa d’alcôve concernant des antennes Internet chez ENABEL avait suffi à faire interpeller le personnel par la gendarmerie. Aujourd’hui, la gestion des affaires publiques centrafricaines semble une fois de plus totalement dictée par les humeurs et les rivalités de quartier nées dans les lits présidentiels.
La nouvelle adresse sentimentale du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro se situe désormais au quartier CPI.
Pour ces bras cassés de la septième république, la fortune accumulée ne prend son sens que par la multiplication des conquêtes féminines, un terrain où il cherche à surpasser les anciens records des dirigeants du continent. Si les deux compagnes officielles du dictateur restées à la maison ne lui suffisent plus , le nombre de liaisons qu’il crée dans les différents quartiers de la capitale bouscule toute logique, transformant les nuits de la capitale en un ballet incessant de mouvements officieux.
Cette bougeotte nocturne perturbe directement la vie des banguissois. Dans de nombreux secteurs de la capitale, les patrouilles de la Garde présidentielle bloquent régulièrement les rues à la nuit tombée. Les consignes des militaires aux piétons sont invariables : la voie est close parce que « Baba » est arrivé ici dans le coin.
De la garçonnière du quartier CPI au harcèlement administratif
C’est précisément au cours de ces déplacements nocturnes vers sa dernière maîtresse que le dictateur a pris pour cible la résidence de l’opposant Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC. En se rendant chez sa nouvelle favorite, le couple d’un soir a constaté l’aménagement et l’embellissement de la ruelle réalisés par l’avocat devant sa propriété. Une initiative citoyenne pour la propreté de la ville qui a immédiatement déclenché un sentiment de dépit et de jalousie.
La sentence n’a pas tardé. Utilisant les structures de l’État pour régler des frustrations purement jalouse de sa maîtresse, le dictateur a immédiatement activé le ministère de l’Urbanisme pour notifier une mise en demeure de libérer l’espace public. Tout comme pour l’affaire ENABEL, où une rumeur infondée avait détruit un partenariat international, une colère intime vient aujourd’hui dicter une décision d’expulsion administrative. Le régime confirme ainsi sa propension à gérer la cité au rythme exclusif des caprices de ses liaisons clandestines.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org