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La peur des Wagner pousse Touadéra à violer la loi en imposant illégalement un jour férié non payé le 30 mars 2026

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La peur des Wagner pousse Touadéra à violer la loi en imposant illégalement un jour férié non payé le 30 mars 2026

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” alt=”La peur des Wagner pousse Touadéra à violer la loi en imposant illégalement un jour férié non payé le 30 mars 2026″ width=”300″ height=”221″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le gouvernement centrafricain, par la voix de Mme Annie Michelle Mouanga, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle, a publié le 25 mars 2026 un communiqué officiel (N° 004/MTEPSFP/DIRCAB.26) déclarant la journée du lundi 30 mars 2026, jour de l’investiture du Président de la République, « exceptionnellement déclarée fériée, chômée et non payée sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine ».

 

Ce texte, signé de la main de la ministre et portant le sceau du ministère, impose à tous les travailleurs :  secteur public comme privé,  de rester chez eux sans rémunération pour cette journée.                 Mais au fonds de cette décision présentée comme une simple formalité administrative se cache une réalité bien plus inquiétante : la peur qui ronge le pouvoir.

 

La tension qui règne dans le pays, notamment avec les forces russes du groupe Wagner, a plongé le régime dans la panique, malgré le renfort des troupes rwandaises appelées en urgence par Touadéra. Pour le régime, avec une telle tension, il faut que les gens restent à la maison ou, à la limite, qu’ils se rendent à l’investiture. C’est une manière claire de pousser la population à aller là-bas ou de la garder cloîtrée pour mieux contrôler le flux des personnes dans les rues de Bangui et ailleurs.

 

En même temps que le régime annonce le 30 mars 2026 jour férié et non payé, le pouvoir distribue des interdictions de sortie du territoire national à certaines personnalités, comme Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale, ainsi qu’à l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada. Ces mesures montrent qu’il y a quelque chose derrière leur tête. La peur domine.

 

Mais la peur pousse le régime du dictateur à franchir la limite de la loi en publiant un tel communiqué pour décréter  le 30 mars jour férié.

 

Alors, il faut le rappeler que ce communiqué est un acte juridiquement illégal et contraire à l’État de droit . La République Centrafricaine n’est pas une monarchie où le prince décide par simple proclamation. Elle dispose de textes clairs.

 

En effet, la Loi n° 20.001 du 10 janvier 2020 fixe de manière exclusive la liste des fêtes légales permanentes en RCA : 1er janvier, 29 mars (Journée Boganda), 1er mai, 13 août et autres dates religieuses précises. L’investiture présidentielle n’y figure à aucun endroit. Elle ne peut donc pas être inventée par un simple communiqué.

 

Le Code du Travail (Loi n° 09.004 du 29 janvier 2009) régit les conditions des jours fériés, leur caractère chômé et leur mode de paiement. Il ne donne aucun pouvoir au Ministre du Travail de créer un nouveau jour férié « exceptionnel » par voie de communiqué. Une telle décision exige normalement un décret présidentiel ou un arrêté interministériel publié au Journal Officiel pour être opposable à tous les employeurs et salariés.

 

Un communiqué, même officiel, n’a pas cette force réglementaire. Il informe, il n’oblige pas légalement. En imposant le chômage sans base légale et en précisant « non payé », le gouvernement viole les principes du droit du travail et porte atteinte à la liberté d’entreprendre ainsi qu’au droit à la rémunération des travailleurs du secteur privé.

 

Mme Mouanga et le gouvernement le savent. Ils ont opté pour cette méthode pagaille et désordonnée parce que la peur les tenaille. Ils craignent que les travailleurs continuent normalement leurs activités et que les rues de Bangui ne montrent pas assez de monde pour donner l’image d’un soutien massif. Alors on ferme tout : entreprises, administrations, commerces. On oblige. On menace implicitement ceux qui oseraient travailler.

 

C’est la logique de la dictature : il faut que tout le monde aille là-bas. Les Nations Unies, les ONG, les sociétés privées, les petits commerçants… tous doivent se plier ou risquer les ennuis avec l’Inspection du Travail et les autorités.

 

Ce communiqué illégal n’est pas une simple erreur administrative. Il constitue le choix d’un régime qui préfère l’arbitraire à la loi. Au lieu d’un décret en bonne et due forme, on se contente d’un papier signé à la hâte. Au lieu de respecter le Code du Travail, on pénalise directement les salariés les plus modestes avec un jour non payé.

 

La peur dicte les décisions. Ce n’est plus la République qui avance.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Assassinat d’un général de la CPC à Mboula, dans la commune de Djotoua- Banguerem   : les ex-rebelles de 3R déclarent désormais la guerre à leurs anciens alliés de la CPC

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Assassinat d’un général de la CPC à Mboula, dans la commune de Djotoua- Banguerem   : les ex-rebelles de 3R déclarent la guerre à leurs anciens alliés

 

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Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des élections. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les ex-rebelles du mouvement 3R, autrefois liés à la CPC par une même cause, ont rompu brutalement avec leurs anciens compagnons de route en assassinant un général de cette coalition dans le nord-ouest du pays.

 

En Centrafrique, les alliances entre groupes armés ont toujours été fragiles, souvent nouées par intérêt et défaites par calcul. C’est dans ce contexte instable que l’on comprend mieux ce qui vient de se produire dans la préfecture de la Nana-Mambéré, où une ancienne amitié de combat vient de voler en éclats.

 

Le centre des événements est le village de Mboula, dans la commune de Djotoua- Banguerem, situé à une soixantaine de kilomètres de Bouar. C’est là que des éléments armés de l’ex-rébellion des 3R ont ciblé et éliminé un général de la CPC, une coalition avec laquelle ils partageaient autrefois les mêmes objectifs. Ce meurtre n’était pas un acte impulsif, car ces hommes avaient dans leur viseur ce général depuis un bon moment déjà.

 

Il faut d’abord comprendre que le jeudi 19 février dernier, ces mêmes ex-rebelles de 3R, lourdement  armés, sont venus dans le même village de Mboula attaqué une position de leurs ex-alliés de la CPC. Durant près d’une heure, ils n’ont pas réussi à atteindre leur objectif, celui d’éliminer le général Ozed de la CPC. Mais 5 jours plus tard, ils sont revenus, cette fois déterminés. À bord des quatre motos, avec une détermination froide. Ils ont encerclé le domicile du même général de la CPC, provoqué un échange de tirs, et au terme de l’affrontement, ils l’ont abattu.

 

Ces ex-rebelles de 3R n’ont d’ailleurs jamais caché leurs intentions. Ils ont fait savoir publiquement qu’ils ne toléreraient plus aucune opposition armée au pouvoir de Touadéra, affirmant qu’ils feront tout pour mater quiconque se dresserait contre son régime. D’ailleurs, ils ont explicitement cité les gbaya comme des gens à abattre dans leur propos, comme si tous les gbaya sont des rebelles au régime dictatorial de Baba Kongoboro.

 

D’ailleurs, leur basculement ne date pas de ce seul assassinat. Dès le lancement du processus électoral l’année dernière, avant même la tenue des élections groupées, ces ex-rebelles avaient commencé à agir en défenseurs du pouvoir en place. Et depuis la fin du scrutin, leurs actions se sont poursuivies avec la même ardeur.

 

En prenant ouvertement le parti de Touadéra, ces hommes se retrouvent désormais en guerre non seulement contre la CPC et la CPCF, mais contre tout groupe qui ose s’y opposer.

 

Certains observateurs, interrogés par CNC, affirment que cette posture individuelle de ces ex-rebelles de 3 R ne reflète pas forcément la position officielle de la direction des 3R.

 

Plusieurs de ces observateurs désignent par contre la main des mercenaires russes du groupe Wagner comme le fil conducteur de cette mutation. Selon eux, certains ex-rebelles restés en dehors de l’armée nationale auraient été retournés et utilisés comme supplétifs armés contre d’autres groupes armés, un procédé déjà connu avec les ex-rebelles du MPC du tchadien Mahamat Al-Khatim.

 

Ce montage n’a rien de nouveau dans la stratégie de Wagner sur le sol centrafricain. Les mercenaires russes ont depuis longtemps pris l’habitude de recycler d’anciens combattants pour les retourner contre leurs pairs, transformant des frères d’armes d’hier en ennemis jurés d’aujourd’hui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Justin Sénahoul

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Humiliée au plein conseil de l’église Par le pasteur Issene Faki parce qu’elle portait un pantalon : l’histoire explosive de la Diaconesse Proposée de l’UFEB

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Humiliée au plein conseil de l’église Par le pasteur Issene Faki  parce qu’elle portait un pantalon : l’histoire explosive de la Diaconesse Proposée de l’UFEB

 

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Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église UFEB Bataillon 2, une diaconesse proposée, gendarme de profession, mais détachée à la Présidence de la République, a vécu une série d’humiliations publiques qui ont choqué de nombreux fidèles.

 

L’affaire a commencé un dimanche pendant le culte et s’est poursuivie au conseil de l’église. Tout est parti de la tenue qu’elle portait ce jour-là : un pantalon, parce qu’elle était en service ce jour.

 

En effet, ce dimanche-là, une cérémonie officielle importante se déroulait à l’hôtel Ledger de Bangui. C’était la clôture de la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes 3R et UPC, avec la présence des chefs rebelles Ali Daras et Bobo à la cité présidentielle.

 

La diaconesse, qui est gendarme, devait assurer son service ce jour. La cérémonie commençait vers 9h ou 10h. Elle a donc décidé de venir très vite à l’église pour participer au culte, écouter la parole de Dieu, puis repartir immédiatement au travail.

 

Elle est arrivée en tenue de service : un pantalon civil. Elle ne s’est pas assise sur le banc des choristes ni sur celui des diaconesses proposées. Elle est restée discrètement au fond de l’église, parmi les fidèles ordinaires. Elle a suivi le culte normalement jusqu’à la fin de la prédication. Quand est venu le moment de l’offrande, elle s’est levée pour participer, puis elle a pris son sac pour sortir rapidement et rejoindre son poste.

 

C’est à ce moment que le pasteur Issène Faki l’a vue. Il est sorti de l’église derrière elle et l’a interpellée dehors, devant plusieurs personnes. Il l’a humiliée publiquement en lui disant : « Pourquoi portes-tu un pantalon ? Tu es diaconesse proposée, tu ne dois pas t’habiller comme ça. C’est incroyable ! » La diaconesse, surprise et énervée, lui a répondu : « Est-ce qu’il y a un problème ? Tu m’as vue assise parmi les choristes ou parmi les diaconesses ? Non, je suis restée au fond, dans l’assemblée. J’ai un travail à la Présidence, je suis venue juste pour le culte et je dois repartir tout de suite. »

 

La discussion est montée rapidement. La diaconesse, sous le coup de la colère, a sorti son arme de service et l’a montrée au pasteur en disant : « Regarde, je suis sur le point d’aller au boulot. Je suis en tenue pour aller au boulot. »

 

Cependant, les fidèles qui étaient dans l’église ont entendu le bruit et sont sortis pour calmer la situation. Le pasteur, gêné par l’attroupement et les regards, est rentré dans l’église.

 

Quelques semaines plus tard, le pasteur Faki commence à véhiculer des propos diffamatoire à l’égar de cette diaconesse proposée. Le pasteur l’accusait de fournir discrètement des informations à la rédaction du CNC  et à d’autres médias à son sujet.

 

Comme si ça ne lui suffisait pas, le pasteur Faki a décidé de frapper fort. Au début de ce mois, le pasteur Faki propage, sans le dire clairement à l’intéressée, qu’elle est désormais interdite de participer au conseil de l’église, mais également exclue des diacres proposées.

 

Cette histoire a fait beaucoup de bruit dans l’église. Les fidèles se demandent pourquoi le pasteur a choisi d’humilier publiquement une diaconesse qui venait simplement participer au culte avant d’aller travailler. Ils s’interrogent aussi sur les raisons de sa suspension du conseil et de son exclusion des diaconesses proposées.

 

Pour beaucoup, cette histoire montre comment les tensions créées par le pasteur Issène Faki peuvent dégénérer rapidement. Une simple question de tenue vestimentaire en service a tourné en humiliation publique, en exclusion et en conflit ouvert. L’affaire reste vive dans les esprits à l’UFEB Bataillon 2 et les fidèles attendent de voir comment les responsables de l’Union des Églises Baptistes de Centrafrique vont traiter ce dossier.

 

Par Alain Nzilo

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Opération démolition sauvage : le maire de Bangui frappe les petits commerçants comme un drogué

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Opération démolition sauvage : le maire de Bangui frappe les petits commerçants comme un drogué

 

 

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un véhicule de la police municipale devant l’agence télécom star time au centre-ville de bangui le 11 mai 2020

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il promet l’ordre, il livre le chaos. Le maire de Bangui envoie ses agents détruire les moyens de survie des plus pauvres, comme un caïd qui impose sa loi par la force brute.

 

Le maire de Bangui, Émile Gros Raymond Nakombo, continue de montrer son vrai visage : celui d’un individu sans scrupules qui transforme la capitale en terrain de jeu personnel. Accusé par son propre secrétaire général, David Gbéti, d’avoir fait de Bangui une poubelle géante, un immense cimetière d’ordures, il ose maintenant s’attaquer aux petits commerces des pauvres citoyens. Ces destructions brutales, sans le moindre préavis, constituent un acte de pure violence contre ceux qui luttent chaque jour pour survivre.

 

Ces Centrafricains modestes ont construit leurs kiosques, leurs étals, depuis des années, parfois plus de vingt ans. C’est avec ces activités qu’ils nourrissent leurs familles, paient la scolarité des enfants, règlent les loyers. Ils suivent les appels des autorités à créer des revenus par eux-mêmes, à se débrouiller face au manque d’emplois. Et voilà que le maire envoie sa police municipale tout raser d’un coup, comme un criminel qui frappe sans avertir.

 

L’opération a touché plusieurs quartiers, notamment l’axe menant à l’aéroport international Bangui-Mpoko. Au réveil, les occupants ont trouvé leurs installations en ruines. Des machines de surfilage, des congélateurs, des stocks entiers détruits. Une femme raconte son désespoir : elle a tout perdu, elle ne sait plus comment s’occuper de ses enfants. Un autre dit que c’est grâce à son commerce qu’il assumait ses responsabilités familiales. Tous parlent du choc, de l’absence totale d’information préalable. Ils acceptent l’idée de dégager les grandes artères pour fluidifier la circulation, mais pas cette méthode sauvage.

 

La mairie prétend avoir lancé une campagne d’information dès janvier 2026, avec des appels au départ volontaire. Mais sur le terrain, les victimes affirment n’avoir rien reçu. Pas un mot, pas un délai raisonnable. On arrive, on casse, on repart. Zéro dommage, zéro compensation, zéro accompagnement. C’est du banditisme organisé, pas de la gestion municipale.

 

Rappelons l’opération KWA Ti Kodro, lancée par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, qui avait instauré les brigades d’intervention rapide (BIRES) pour dégager les routes. Ces brigades devaient simplement exiger aux gens de reculer un peu, de s’installer en arrière, sans tout détruire. Elles ont travaillé environ un an avant que le maire ne les déclare inefficaces et ne les mette de côté.

 

Et maintenant, au lieu de reprendre ce travail proprement ou d’améliorer ce qui existait, il revient avec une violence totale pour tout anéantir définitivement ? Pourquoi cette volte-face ? Pourquoi passer d’une approche mesurée à une démolition totale comme des sauvages ?

 

Émile Gros Raymond Nakombo se comporte comme un caïd intouchable, un Superman autoproclamé qui décide seul du sort des gens. Il accumule les casseroles : gestion financière en pagaille, arriérés de salaires, absence de cimetières, prolifération des ordures, hygiène catastrophique. Son ancien secrétaire général l’a dit sans filtre : Bangui est délabrée à cause de cette mauvaise direction. Et au lieu de réparer, il choisit de frapper encore plus fort sur les petits commerçants qui tentent de vivre dignement.

 

Ces actes ne sont pas de l’ordre urbain, c’est du voyoutisme pur et dur, une démonstration de force contre les faibles. Les victimes demandent simplement une réinstallation sur des sites appropriés et un vrai soutien pour repartir. Mais le maire s’en moque. Il détruit, il humilie, il laisse les familles dans la misère. C’est intolérable dans une capitale qui prétend avancer.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les militaires sont devenus des lions sur nous » : témoignages poignants du sultan maire par intérim de Ouanda-Djallé lors de la visite gouvernementale

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Les militaires sont devenus des lions sur nous » : témoignages poignants du sultan maire par intérim de Ouanda-Djallé lors de la visite gouvernementale

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La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois semaines après les tirs qui ont emporté trois vies – dont celles d’élèves innocents –, la délégation ministérielle pose enfin le pied sur ce sol meurtri. Claude Rameaux Bireau, ministre de la Défense, et Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, arrivent pour écouter, compatir, promettre. Mais ce qu’ils entendent dépasse les condoléances protocolaires : c’est un cri de désespoir brut, une litanie de souffrances accumulées.

 

Le sultan-maire par intérim, voix la plus authentique de la ville, se lève et lâche la phrase qui résume tout :

 

« Les militaires que vous nous envoyez, on pensait que c’étaient nos frères. Mais ils sont devenus des lions sur nous. Vraiment, c’est difficile. »

 

Il peint un tableau noir : des uniformes qui rôdent jusque dans les cours d’école, des enfants terrorisés, une fusillade déclenchée au marché qui a fait trois morts et forcé l’école à fermer ses portes depuis le 27 février. Il évoque l’isolement total – « Ouanda-Djallé est dans un trou, sous l’eau, on n’entend rien ici », , l’absence de police, de gendarmes, de réseau pour recevoir les nouvelles du pays. Il cite les saisies de téléphones, les taxes forcées sur les champs, les tirs en l’air pour faire peur. Et il nomme : « Un militaire appelé Yamale a pris le portable de mon enfant. On a réuni, on a demandé, rien. Vous êtes là maintenant : ramenez-le. »

 

Le sous-préfet, plus mesuré mais tout aussi accablant, confirme : l’altercation pour une bouteille d’eau a dégénéré parce que les abus étaient déjà quotidiens. Violations des droits, intimidations, occupation illégale des locaux de la coopérative OFCA en plein centre-ville au lieu de la base excentrée. « Un climat de peur permanent », dit-il, qui a rendu l’explosion inévitable.

 

Face à ces mots qui claquent comme des gifles, le ministre Bireau baisse la tête un instant. Il répond avec émotion :

 

« J’ai mal au cœur. Un militaire ne tire pas sur sa population. C’est grave. »

 

Il promet l’enquête (menée par le général Isamo, présent sur place), les sanctions disciplinaires, les poursuites judiciaires, et surtout : le relèvement complet de toutes les unités FACA stationnées ici. « J’ai déjà la liste. On relève tout le monde, on ramène d’autres. »

 

Bruno Yapandé ajoute la touche présidentielle : « Le président m’a dit de vous dire qu’il pense à vous, que ses yeux sont rivés sur Ouanda-Djallé. »

 

Mais les témoignages poignants ne s’arrêtent pas aux discours officiels. Dans la salle, des mères, des pères, des jeunes murmurent : « Les lions ont tué nos enfants. » L’école reste fermée, les tombes sont fraîches, la confiance est en miettes. Les promesses gouvernementales sont notées, mais à Ouanda-Djallé, on sait que les mots s’envolent vite. Ce qui reste, ce sont ces phrases qui hantent : « Ils sont devenus des lions sur nous. » Et la question qui suit, lancinante : comment redevenir frères quand le sang a coulé ?

 

Par Serge Binguimalé

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Sommet UA à Addis-Abeba : Touadera en Touriste de Luxe, Pendant que l’Eau Potable et l’Électricité Manquent en RCA – Priorités Inversées

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Sommet UA à Addis-Abeba : Touadera en Touriste de Luxe, Pendant que l’Eau Potable et l’Électricité Manquent en RCA – Priorités Inversées

 

 

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Essai du forage en présence de Touadera

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Clepto-mythomane Maxime Balalou vante la participation massive du président Touadera au 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Une forte délégation centrafricaine, dirigée par le dictateur de Bangui lui-même, pour un événement placé sous le thème de l’eau potable et de l’assainissement.

 

Voici ce que le clepto-mythomane dit : l’eau est un enjeu vital, au cœur de la santé publique, de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, de l’industrie et de la résilience climatique. Les chefs d’État africains placent les besoins fondamentaux des populations au centre des priorités politiques. Belle parole.

 

Mais en RCA, où en est vraiment l’accès à l’eau potable ? Des millions de Centrafricains boivent encore de l’eau de dou-ti-ngou polluée, de rivières contaminées ou de sources douteuses. Les épidémies liées à l’eau insalubre reviennent chaque saison des pluies, les enfants meurent de diarrhées évitables, les femmes passent des heures à chercher de l’eau au lieu de travailler ou d’aller à l’école. Le gouvernement parle d’enjeu vital, mais les infrastructures d’adduction d’eau restent embryonnaires dans la plupart des villes et inexistantes dans les campagnes. Priorité africaine ? Pas pour Bangui et ses quartiers périphériques.

 

Et l’électricité dans tout ça ? Balalou oublie commodément de mentionner que la RCA figure parmi les pays les plus mal lotis au monde en matière d’accès à l’électricité. Moins de 10 % de la population a un branchement fiable. Bangui subit des coupures quotidiennes, les hôpitaux fonctionnent au lampes de torches, les entreprises ferment faute de courant stable, les ménages cuisinent au charbon de bois qui détruit les forêts. Le sommet parle de résilience face au changement climatique, mais le régime envoie son président en avion privé pour des discours à Addis-Abeba pendant que le peuple grelotte dans le noir.

 

Balalou affirme que cette participation traduit une diplomatie active, que la RCA ne se contente pas d’observer mais participe pleinement aux dynamiques africaines. Il évoque des opportunités de consultations bilatérales, de renforcement des partenariats stratégiques et de mobilisation de soutiens pour des projets structurants. Résultat concret pour les Centrafricains ? Zéro. Les partenariats annoncés restent des promesses sur papier, les aides promises s’évaporent souvent avant d’arriver sur le terrain, et les projets d’eau ou d’électricité avancent au ralenti, quand ils ne sont pas bloqués par la corruption ou la mauvaise gestion.

 

Il répète que la présence de Touadera positionne la RCA comme un acteur responsable engagé dans l’Agenda 2063 et dans la construction d’une Afrique stable, prospère et solidaire. Acteur responsable ? Quand le pays reste englué dans l’instabilité, les conflits armés et les déplacements massifs de population, pendant que le dictateur de Bangui voyage pour des photos de famille avec les autres présidents ? Le thème du sommet – eau et assainissement – est stratégique pour l’Afrique, dit-il. Stratégique pour tout le monde sauf pour la RCA, où ces besoins de base restent un luxe inaccessible pour la majorité.

 

Enfin, le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut que ce sommet constitue une opportunité pour mobiliser des soutiens en faveur de projets structurants. Mais les Centrafricains attendent toujours ces projets. Au lieu de prioriser l’eau potable et l’électricité sur le terrain, le régime préfère les sommets internationaux, les délégations coûteuses et les discours grandiloquents. Touadera en touriste de luxe à Addis-Abeba, pendant que le peuple trinque sans eau ni lumière : voilà les vraies priorités inversées du régime.

 

Par Alain Nzilo

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Pendant que le système de santé centrafricain est en ruine totale, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera joue au sauveur sanitaire régional

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Pendant que le système de santé centrafricain est en ruine totale, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera joue au sauveur sanitaire régional

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire.jpg” alt=”Pendant que le système de santé centrafricain est en ruine totale, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera joue au sauveur sanitaire régional” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La semaine dernière, le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a fait son petit show habituel devant les caméras. Il a lancé en grande pompe le fameux programme HeSP, ce truc de « sécurité sanitaire » pour l’Afrique centrale, avec la Banque mondiale et tout le tralala. Selon lui, il va « renforcer » les systèmes de santé, « prévenir » les crises et « unir » les efforts régionaux. On rit jaune.

 

Parce que pendant qu’il fait son discours vide, le système de santé de son propre pays, c’est le chaos total. Le dictateur de Bangui n’a même pas été capable de garder debout ce qui existait déjà. Il a tout ruiné. Malgré l’argent massif des partenaires étrangers, malgré les milliards déversés par la Banque mondiale et les autres, rien ne marche. Le pays reste dans un état lamentable.

 

Heureusement que MSF est là pour tenir un minimum. Sinon, on en serait où ? Imaginez : les femmes accouchent à la lumière des lampes torches. Les opérations se font avec des lampes torches. Dans les blocs opératoires, il n’y a strictement rien. Rien du tout. Et encore, c’est à Bangui. À l’intérieur du pays, c’est dix fois pire. Les gens meurent pour des choses qui se soignent ailleurs sans problème.

 

Le dictateur de Bangui se permet maintenant de faire la leçon à toute l’Afrique centrale sur la santé. Il parle de « progrès », il cite son programme SENI PLUS de 2022 comme une grande réussite. Mais la réalité est là : dans les pays voisins, les systèmes de santé sont largement plus avancés. Dix fois, vingt fois mieux organisés. Les diagnostics tombent juste. Quand quelqu’un a mal à la tête, on dit mal à la tête. Chez nous, on te dit que c’est le genou qui pose problème. Et le nombre de morts évitables ? On ne les voit presque plus chez les voisins. Ici, ils sont quotidiens.

 

Comment un homme qui a laissé son pays dans cet état peut-il se présenter comme le champion de la santé régionale ? Comment ose-t-il parler de « première richesse d’une nation » alors que chez lui, la santé publique est réduite à néant ?

 

Le dictateur de Bangui peut lancer tous les programmes régionaux qu’il veut. Tant que chez lui le système de santé restera ce désastre, ses grands discours ne vaudront rien. Zéro. Strictement rien.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Désarmement suspendu pour les élections : maintenant que c’est fini, pourquoi les 3R rackettent encore à Bembere et Bemal ?

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Désarmement suspendu pour les élections : maintenant que c’est fini, pourquoi les 3R rackettent encore à Bembere et Bemal ?

 

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Les mercenaires russes à Koundili, dans Lim-Pendé. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans le débat Patara animé par la radio Ndékè-luka à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, la question du désarmement des groupes armés cantonnés a occupé une place centrale. La préfète Pierrette Bengueré a expliqué que le processus de DDR a été mis en pause à cause des élections groupées organisées le 28 décembre. Selon elle, cette suspension était nécessaire pour concentrer les efforts sur le scrutin, qui s’est déroulé dans de bonnes conditions. Elle a assuré que le ministère chargé du désarmement reprendra bientôt ses opérations pour récupérer les armes encore en circulation et intégrer ceux qui le souhaitent dans la vie civile ou militaire.

 

Esther Guettel, ancienne leader de RJ faction Belanga et membre du comité pour la paix, a contesté cette explication en pointant du doigt la persistance des 3R à Bembere et dans les zones environnantes. Elle a décrit ces hommes comme toujours armés, installés depuis longtemps, et continuant à racketter la population : vols de bœufs, extorsions sur les cultivateurs qui préparent leurs champs, et même des agressions physiques en périphérie. Pour elle, la fin des élections n’a pas changé la donne sur le terrain, et l’absence d’action concrète du gouvernement maintient un climat de peur.

 

Jules Baitoloum, président préfectoral de l’URCA, a estimé que la sécurité réelle dans les villages reculés reste très faible, autour de 35 %. Il a dénoncé les taxations permanentes par ces groupes cantonnés, qui occupent encore le terrain malgré les promesses répétées de désarmement. Il a ajouté que cette situation crée un sentiment d’abandon chez les habitants des communes éloignées.

 

Francis Béret, observateur de la société civile à Paoua, a reconnu que les actes les plus violents ont diminué par rapport à avant, mais que la présence prolongée de ces hommes armés suffit à inquiéter la population. Il a rappelé que les barrières de racket ont disparu en ville, mais que dès que les autorités s’éloignent, les exactions reprennent dans les zones comme Bembere, Bemal ou Bédakha.

 

Les échanges ont aussi évoqué la transhumance en cours, qui aggrave les tensions. Les 3R et d’autres éléments armés profitent de cette période pour racketter les éleveurs ou les agriculteurs, avec des vols récurrents de bétail et des menaces directes. Plusieurs intervenants ont insisté sur le fait que ces groupes ne se montrent plus aussi agressifs qu’auparavant – moins d’enlèvements ou de tueries ouvertes –, mais que leur simple présence avec des armes crée une insécurité diffuse.

 

La préfète a défendu les efforts locaux : sensibilisations menées sur le terrain, accompagnement par le comité pour la paix, et déploiement de renforts des FACA à Bémal pour étendre le contrôle vers les zones concernées. Elle a ajouté que ces hommes cantonnés ne sont plus dans la brousse pour attaquer, mais qu’ils cherchent parfois à se procurer de quoi vivre, sans violence extrême.

 

Esther Guettel a lancé un appel pressant au ministère du DDR pour qu’il se déplace rapidement à Paoua et procède au désarmement massif. Elle a souligné que l’attente prolongée risque de pousser ces groupes à reprendre leurs anciennes habitudes si aucune prise en charge n’arrive. Jules Baitoloum et d’autres ont réclamé des moyens concrets pour les forces de sécurité, comme des véhicules adaptés au terrain, afin d’éviter que Bembere et Bemal restent des zones où les 3R continuent de dicter leur loi.

 

Le débat a montré un fossé net : d’un côté, les annonces officielles d’un retour imminent du DDR après les élections ; de l’autre, les témoignages directs d’habitants et d’acteurs locaux qui constatent que, des mois après le scrutin, les racketteurs des 3R restent en place, armés, et continuent d’imposer leur pression sur les populations de Lim-Pendé.

 

Par Fortuné Bobérang

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Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, dans sa folie, promet encore la construction de 1249 km d’autoroute pendant que 12 km à Bangui pourrissent depuis 4 ans

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Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera,  dans sa folie, promet encore 1249 km d’autoroute en rêve à 1400 milliards FCFA pendant que 12 km à Bangui pourrissent depuis 4 ans

 

 

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Autoroute futuriste de la septième république de Touadera. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Encore une signature théâtrale pour le dictateur de Bangui : 1400 milliards FCFA pour 1249 km d’autoroute promise. Mais à Bangui, même le tronçon du rond-point 0 au PK 12 reste inachevé depuis quatre longues années.

 

À Bangui, les Centrafricains en ont assez des promesses en l’air. Chaque année, le dictateur de Bangui annonce des projets pharaoniques qui ne voient jamais le jour, pendant que les routes existantes s’effondrent et que la vie quotidienne reste un calvaire.

 

En effet, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, continue de multiplier les annonces grandioses sans que la réalité ne suive. Après avoir promis un aéroport international unique en Afrique centrale sur la route de Boali à PK 45, après avoir posé la première pierre d’un chemin de fer Bangui-Cameroun qui reste lettre morte, après avoir juré bitumer 7000 km de routes en quatre ans, après avoir vanté 5000 châteaux d’eau pour désaltérer les Centrafricains, après avoir évoqué des banques pour les commerçants de Wali gara, des banques pour les militaires, banque ti a tourougou, une ville futuriste sur l’île des Singes et tant d’autres projets mirobolants, le dictateur de Bangui persiste dans son délire, sa lancée psychiatrique.

 

En tout cas,  né avant la honte, cet enfant sans papa vient d’ajouter une nouvelle couche à sa mitomanie : la signature, le 20 mars 2026, d’un contrat de partenariat public-privé pour une « autoroute » de 1249 km reliant Bambouti (près de la frontière sud-soudanaise) à Sibut, en passant par Obo, Zemio, Rafaï, Bangassou, Kembe, Kongbo, Alindao, Bambari, Grimari et d’autres localités. Le tout en béton bitumineux, financé à hauteur de 1400 milliards FCFA par Al Wasit (une société présentée comme basée à Kampala avec des liens à Dubaï) et impliquant KIT Enterprise and Construction Limited du Soudan du Sud.

 

Cette annonce tombe pile quand on sait que même le tronçon du rond-point 0 au PK 12 à Bangui – soit à peine 12 km – traîne depuis quatre ans et n’est toujours pas achevé. Comment croire à une route de plus de 1200 km dans ces conditions ? Le dictateur de Bangui prend les Centrafricains pour des imbéciles en pensant qu’ils oublient vite. Il multiplie les promesses, gonfle les chiffres, empile les projets sur papier, mais sur le terrain, rien ou presque ne bouge.

 

Les incohérences sautent aux yeux :

 

– Le tracé zigzag à travers l’est et le centre du pays au lieu d’être une liaison directe vers la frontière sud-soudanaise, ce qui allonge inutilement les distances et complique tout.

– Le financement reste flou : pas de détails sur les conditions, les garanties, le remboursement, ni sur la capacité réelle d’Al Wasit à porter un tel chantier (cette entreprise est surtout connue pour du commerce d’équipements de construction, pas pour des méga-projets routiers en Afrique centrale).

– Les objectifs prêtés à cette route frôlent le délire : réduire l’insécurité, restaurer l’autorité de l’État, booster l’éducation, faciliter les évacuations sanitaires, créer un climat des affaires, etc. Une seule infrastructure ne résout pas tout ça d’un coup.

– Pire, le texte officiel ose parler d’« accès à la mer en transitant par Juba pour Kampala ». Or ni Juba ni Kampala ne sont sur la côte. Pour atteindre un port maritime, il faudrait aller bien plus loin, vers Mombasa ou Dar es Salaam – rien à voir avec ce corridor.

– Aucune précision technique sérieuse : nombre de voies, études d’impact environnemental, coût au km, calendrier phasé, entreprises de construction principales… Tout reste vague, comme d’habitude.

 

Le dictateur de Bangui et son clan mafieux semblent atteints d’une compulsion à promettre l’impossible. À force de frapper du roman et de multiplier les annonces sans suite, ils deviennent ridicules. Les Centrafricains ne sont pas des moutons : ils voient bien le décalage entre les discours pompeux et la misère des routes existantes, les hôpitaux vides, les écoles fermées.

 

Cette « autoroute » ressemble à une nouvelle page de propagande, pas à un projet sérieux. Le dictateur de Bangui pense que les mots suffisent à construire un pays. La réalité, elle, ne ment pas.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après les Crimes de guerre et crimes contre l’humanité : Touadéra s’apprête à commettre un nouveau crime contre le peuple et contre la mémoire de Barthélémy Boganda

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Après les Crimes de guerre et crimes contre l’humanité : Touadéra s’apprête à commettre un nouveau crime contre le peuple et contre la mémoire de Barthélémy Boganda

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Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Crimes contre l’humanité, massacres par Wagner, terreur nocturne : le régime Touadéra saigne déjà le peuple. Le 29 et 30 mars 2026, il ajoute le crime suprême :  profaner la mémoire sacrée de Barthélémy Boganda pour blanchir sa dictature. (34 mots)

 

Pendant que les Centrafricains crèvent de faim, que les prix des denrées de base flambent sur les marchés (manioc, huile, viande doublés ou triplés en quelques mois), et que l’insécurité alimentaire touche des millions en phase de crise aiguë, le pouvoir dictatorial de Bangui organise sa messe de légitimation du coup d’État électoral.

 

Regardez le communiqué du Pool de Communication du Min_SGGRIR qui annonce sans vergogne : l’Église Cité de la Foi (apôtre Gérard Gervais Sakila) et la paroisse Saints Tite et Timothée (abbé Trésor Dibert) célèbrent des « cultes spéciaux » pour confier à Dieu la commémoration du 67e anniversaire de la mort de Barthélémy Boganda (29 mars) et l’investiture de Faustin Archange Touadéra (30 mars).

 

En plus de cela, on nous parle déjà des ministres en délégation massive :  Kongbelet-Zinghas, Filakota, Bémaka Soui, Yapande, Mouanga, Somsé, Mada,  viendront prier pour « l’unité, la paix et la stabilité ».

 

C’est beau sur le papier. Sur le terrain, c’est la danse des sorciers la plus cynique que la RCA ait connue.

 

Barthélémy Boganda, prêtre catholique, père fondateur de la nation, est mort le 29 mars 1959 en défendant un peuple libre et digne. Aujourd’hui, on ose coller son nom à un régime qui a transformé le pays en prison à ciel ouvert.

 

On mélange la commémoration du visionnaire avec le serment d’un dictateur qui s’accroche au pouvoir par tous les moyens : réforme constitutionnelle de 2023 taillée sur mesure (mandats illimités, durée à 7 ans), élection de décembre 2025 boycottée par l’opposition (BRDC, abstention massive, irrégularités flagrantes), et investiture grandiose le 30 mars 2026 pour lancer la « 7e République » de la honte.

 

Derrière les chants et les amen, la réalité crève les yeux : plus de 90 % des Centrafricains rejettent ce régime dans leur cœur. Ils le disent à voix basse, car ils ont peur. Peur des mercenaires russes (Wagner rebaptisé Africa Corps) qui commettent des exactions documentées par l’ONU, Human Rights Watch et d’autres : massacres, viols, pillages, exécutions extrajudiciaires, enlèvements nocturnes. Peur des miliciens du régime qui font régner la terreur : disparitions forcées, tortures, morts anonymes après 20 heures. Sans ces Russes, le régime tombe demain. Avec eux, le peuple paie le prix en sang et en impunité.

 

L’économie ? Une catastrophe. Les prix des denrées importées et locales restent élevés, supérieurs à la moyenne, aggravés par l’insécurité, les perturbations des flux commerciaux et l’épuisement des stocks. La soudure 2026 s’annonce dramatique : centaines de milliers en insécurité alimentaire aiguë, ménages qui dépensent tout pour manger, enfants qui maigrissent. Pendant ce temps, le gouvernement prépare une investiture somptueuse, avec spots publicitaires et cérémonies grandioses. Priorité à la com’. Priorité à la mafia politico-religieuse qui se partage le gâteau pendant que le peuple crève.

 

L’Église catholique n’a rien à voir avec cette comédie. Boganda n’aurait jamais béni un pouvoir qui assassine, pille et terrorise. Utiliser prêtres et pasteurs pour donner une onction divine à un serment illégitime, c’est du blasphème politique. C’est transformer la prière en propagande. C’est la « danse des sorciers » dont parlent les Centrafricains : un rituel macabre où élites politiques, religieuses et militaires dansent autour du cadavre de la démocratie pour faire croire que Dieu est complice.

 

Le peuple ne danse plus. Il souffre en silence. Il regarde ses enfants mourir de faim. Il enterre ses disparus sans bruit. Il sait que contester, c’est risquer la visite des Russes ou des miliciens. Mais dans les cœurs, la colère monte. Dans les quartiers, villages et provinces, la vérité est là : ce régime n’apporte que souffrance, crimes et mensonge.

 

Ce 29 et 30 mars 2026, pendant que les ministres prieront en costume et que les caméras filmeront l’unité de façade, des millions de Centrafricains prieront autrement : pour que cette comédie s’arrête. Pour que Boganda, depuis l’au-delà, ne soit plus insulté. Pour que la vraie paix revienne – pas celle des mercenaires, mais celle de la justice et de la dignité.

 

Ce n’est pas une messe. C’est un crime contre la mémoire du peuple. Et l’histoire jugera.

 

Par Alain Nzilo

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Maxime Balalou, Porte-Parole ou Mythomane ? Décryptage des Mensonges sur la Stabilité et le Développement en RCA

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Maxime Balalou, Porte-Parole ou Mythomane ? Décryptage des Mensonges sur la Stabilité et le Développement en RCA

 

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Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou se présente en messager de la vérité gouvernementale, mais ses mots lors de la conférence du 16 février 2026 sont un tissu de mensonges grossiers sur la stabilité et le développement en RCA.

Il répète que le pays sort de loin, que l’armée est de plus en plus forte grâce à la Russie, que la paix avance, que le changement de mentalité va tout bouleverser. Faux. La RCA reste un des pays les plus instables du continent, avec des zones entières sous contrôle de groupes armés, des massacres récurrents dans l’est et le nord-est, des déplacements massifs de population qui ne cessent pas.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou vante la Russie comme sauveur au moment le plus difficile, quand le pays était au bord de la fragmentation. Il oublie de dire que ces criminels qu’il les appellent pompeusement instructeurs russes ainsi que leurs supplétifs ont commis des exactions massives : villages brûlés, civils exécutés, pillages, viols. La stabilité qu’il chante ? C’est une occupation déguisée qui protège le régime et ses mines d’or et de diamants, pas les Centrafricains. L’armée nationale gagne en force, dit-il. Vrai, mais cette force sert surtout à violer les jeunes filles dans les villes de provinces, pas à pacifier le pays pour de bon.

 

Sur le développement, le clepto-mythomane Maxime Balalou parle d’investir dans le capital humain, de projets structurants, de diversification des partenariats. Mensonge éhonté. Les routes sont impraticables, les écoles fermées ou sans maîtres, les hôpitaux sans médicaments ni courant, l’eau potable reste un rêve pour des millions, l’électricité une rareté même à Bangui. Les entreprises russes contribuent fiscalement, affirme-t-il. Vraiment ? Ce type est malade! Où va cet argent  des russes dont il parle ? Dans les poches privées du dictateur de Bangui, pas dans les infrastructures ou les salaires des fonctionnaires. Les partenariats gagnant-gagnant ? Un pillage organisé où la RCA vend ses ressources à bas prix pendant que le peuple crève de faim.

 

Et le clepto-mythomane Maxime Balalou ne s’arrête pas ! Ils accuse les critiques de noircir le pays, de diviser, de créer l’instabilité. C’est lui le champion de la division : il traite les Azandé de hors-la-loi qui mettent le couteau sur la gorge de l’État, refuse tout vrai dialogue, maintient la répression armée tout en prônant la raison. La cohésion sociale qu’il appelle de ses vœux ? Elle n’existe pas quand le régime favorise une ethnie, marginalise les autres, laisse les milices pro-gouvernementales terroriser les populations.

 

Il parle de Septième République, de transformation profonde, de patriotisme, d’excellence. Pure propagande pathétique pour voiler l’échec total. Le développement harmonieux ? La RCA stagne au fond des classements mondiaux : dernier ou avant-dernier sur l’IDH, sur la sécurité alimentaire, sur l’accès aux services de base. Les formations sud-coréennes pour changer les mentalités des cadres ? Une opération de com’ pour faire croire que le régime veut se réformer, alors qu’il protège les kleptomanes en son sein.

 

Enfin, le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut que le pays avance, que la Russie joue un rôle clé, que l’unité est en marche. Mensonges purs et durs. La stabilité vantée est une paix des cimetières imposée par la force, le développement un slogan vide pour cacher l’enrichissement du clan. Maxime Balalou n’est pas porte-parole : c’est le mythomane en chef qui vend du rêve pendant que la Centrafrique saigne et sombre. Les faits sur le terrain démentent chaque phrase de son discours.

 

Par Alain Nzilo

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Mensonges pour pousser à la rue : Jules Njawé accuse la France de complot… mais refuse de justifier les 900 milliards réclamés par Wagner !

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Mensonges pour pousser à la rue : Jules Njawé accuse la France de complot… mais esquive les 900 milliards réclamés par Wagner !

 

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le camerounais Jules Njawé. conseiller du dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le conseiller camerounais du dictateur Faustin-Archange Touadera sort du bois pour « démentir » notre info exclusive, mais finit par enfoncer le régime dans un déni pathétique et paranoïaque.

 

En effet, le 20 mars 2026, à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, Jules Njawé,  ce Camerounais promu ministre conseiller chargé des relations publiques par Faustin-Archange Touadéra,  a tenu une conférence de presse qui pue le désespoir. Objectif officiel : démentir les rumeurs sur une crise financière avec les Russes, en particulier la facture de 900 milliards de FCFA que Wagner exigerait avant de plier bagage, comme révélé en exclusivité par Corbeau News Centrafrique le 11 mars.

 

Résultat ? Un Festival de mensonges grossiers, de répétitions obsessionnelles (« pas un sou de la caisse de l’État », « jamais payé les Russes », « aide gratuite ») et d’accusations délirantes contre les « oreilles blanches » de la France, accusée d’organiser une campagne pour « inciter les Centrafricains à sortir dans la rue », faire des manifestations, des grèves, et « troubler le pays ».

 

Mensonges pour inciter à la rue ? C’est exactement ce que fait Njawé lui-même : il détourne l’attention en criant au complot occidental, au lieu de répondre précisément à la question qui fâche : pourquoi Wagner, furieux face à la transition vers Africa Corps, pose-t-il un ultimatum financier massif ? Touadéra a-t-il vraiment signé des deals opaques avec Poutine engageant des milliards mensuels ? Pourquoi le régime est-il coincé sans cash pour payer la note finale ?

 

Njawé répète en boucle que « ce n’est pas une question d’argent », que la Russie aide « gratuitement » parce que les Centrafricains « souffrent ». Pathétique dans un monde capitaliste où rien n’est gratuit. Wagner ne protège pas Bangui par bonté d’âme : depuis 2018, ils se gavent sur les concessions minières (or de Ndassima, diamants, bois), extrayant des milliards par an. Africa Corps ? Même logique : minerais contre « sécurité ». Le Rwanda fait pareil avec ses troupes : il prend des ressources minières en échange de son aide. Mais Njawé feint l’ignorance, parle d’« aide désintéressée », oublie Africa Atlant ou les brasseries liées aux Russes. Il ne sait pas, ou fait semblant.

 

Cette sortie n’a pas démenti notre info : elle l’a confirmée par son silence assourdissant sur les 900 milliards (ou les autres montants circulant : 200 milliards avant départ, 10 milliards mensuels pour Africa Corps…). Au lieu de clarifier, Njawé accuse Paris, l’ambassade de France, David Denis, et appelle à une « souveraineté informationnelle » contre la « guerre hybride ». Traduction : le régime panique, Touadéra est pris à la gorge financièrement, incapable de payer ses dettes russes après des années de pillage consenti des ressources nationales.

 

Les Centrafricains souffrent, oui : pas grâce à une aide « gratuite » russe, mais à cause d’un régime mafieux qui vend le pays aux mercenaires, signe des accords léonins, et envoie un porte-voix camoufler la réalité. Corbeau News continuera à révéler la vérité, sans peur des « oreilles blanches » ou des mensonges de Bangui.

 

Par Éric Nzapa

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Après le coup d’État électoral, Touadéra s’offre une cérémonie à la sauce Wagner sur le dos d’un peuple martyrisé

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Après le coup d’État électoral, Touadéra s’offre une cérémonie à la sauce Wagner sur le dos d’un peuple martyrisé

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Encercle-a-gauche-le-mercenaire-russe-de-la-societe-Wagner-incorpore-colonel-dans-la-gendarmerie-nationale-et-deploye-a-la-garde-presidentielle-par – L’Infiltration dangereuse : Un mercenaire de Wagner incorporé dans l’armée nationale en Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 4 mars 2026, une note de l’État-major de l’armée centrafricaine fixe les détails de la prochaine investiture présidentielle à Bangui. Derrière les chiffres et les rangs, une question demeure entière et sans réponse.

 

Ce document, signé du Général Zéphirin Mamadou, circule dans les couloirs de la hiérarchie militaire centrafricaine. Il convoque des dizaines d’unités, aligne des chiffres précis, distribue les rôles avec une minutie qui frise le zèle. On y parle de 72 à 74 hommes par bloc, de colonnes ordonnées, d’un stade de 20 000 places à remplir coûte que coûte.

 

Ce qui saute aux yeux, ce n’est pas l’organisation en elle-même. C’est ce qu’elle cherche à couvrir. Quelques semaines plus tôt, un scrutin présidentiel s’est tenu dans des conditions que de nombreux observateurs ont jugées inacceptables. Les résultats ont été accueillis, dans plusieurs quartiers de Bangui, avec une froideur qui en dit long sur ce que le peuple centrafricain pense réellement de tout cela.

 

Alors pour combler ce vide de légitimité, on a sorti la seule arme qui reste : le déploiement de la force visible. Des douaniers, des forestiers, des parachutistes, des gendarmes, tous priés de défiler en cadence devant les caméras. Non pas pour célébrer une victoire populaire, mais pour donner l’illusion qu’il y en a une.

 

Et dans l’ombre de cette parade soigneusement répétée, on devine la main de ceux que les habitants de Bangui appellent simplement « les Russes ». Ces hommes sans badge officiel, liés aux réseaux de Wagner, ne figureront sur aucune liste de défilé. Ils n’en ont pas besoin. Leur emprise sur l’appareil sécuritaire centrafricain est aujourd’hui trop profonde pour avoir besoin de costume.

 

Ce que cette note de service dit en creux, c’est qu’un régime qui mobilise ses douaniers pour une cérémonie présidentielle n’est plus vraiment en train de gouverner. Il performe. Il joue une pièce dont le script a été écrit ailleurs, dans une langue que la plupart des Centrafricains ne parlent pas et qu’on ne leur a jamais demandé d’apprendre.

 

Le stade sera plein, les cuivres sonneront fort, et les caméras feront leur travail. Quelques chancelleries étrangères enverront leurs représentants, par courtoisie ou par calcul. Touadéra sourira, la main sur la poitrine, devant un parterre d’uniformes impeccables qui cachent, chacun à leur façon, une réalité que personne dans cette salle n’aura intérêt à nommer à voix haute.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Ouanda-Djallé : braquage spectaculaire des ouvriers des travaux routiers sur l’axe Sam-Ouandja par des bandits soudanais

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Ouanda-Djallé : braquage spectaculaire des ouvriers des travaux routiers  sur l’axe Sam-Ouandja par des bandits soudanais  

 

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des travailleurs recrutés pour réparer manuellement la route entre Ouanda-Djallé et Sam Ouandja (environ 80 km de distance, à cheval entre la Vakaga et la Haute-Kotto). Ces jeunes reçoivent des équipements basiques, dont des chaussures en plastique (des bottes ou sandales en caoutchouc). Mais un commando des braqueurs, venus directement du Soudan, ont fait irruption sur le chantier et ont littéralement braqué ces travailleurs, et ce, à cause d’un seul objet : les chaussures plastiques.

 

En effet, la semaine dernière, un groupe d’hommes armés, identifiés par les victimes comme des bandits soudanais, a fait irruption sur le site de ces travaux routiers, à une trentaine de kilomètres de Ouanda-Djallé. Ils ont encerclé les ouvriers, pris uniquement ces chaussures en plastique, et sont repartis sans toucher au reste. Pas de blessés graves signalés, pas de vol d’argent ni d’outils, juste les chaussures.

 

Pourquoi ces chaussures en plastique intéressent autant ?

Dans cette zone frontalière avec le Soudan et le Tchad, les serpents et les scorpions sont nombreux. Les chaussures en caoutchouc protègent bien contre les piqûres quand on marche dans les herbes hautes ou la brousse.

 

Beaucoup d’éleveurs mbororos (peuls nomades) les utilisent régulièrement pour se déplacer en forêt. Même en ville ou dans les villages, les gens les apprécient pour la même raison de protection. C’est donc un objet utile et recherché dans la région, surtout quand on n’a pas les moyens d’acheter mieux.

 

Les braqueurs savaient visiblement que les ouvriers venaient de recevoir ces chaussures. Comment ? On l’ignore pour l’instant : informateur sur place, observation préalable, ou simple rumeur ? Les victimes ont pu donner des détails sur l’origine soudanaise des assaillants, ce qui laisse penser qu’ils ont pu traverser la frontière pour cette opération précise.

 

C’est un braquage très particulier, presque inattendu : venir risquer une incursion juste pour des chaussures en plastique. Mais dans ce coin où la vie est rude et où la protection contre les animaux venimeux compte beaucoup, ça s’explique.

 

L’incident montre à quel point les besoins de base et les objets du quotidien peuvent devenir une cible dans ces zones reculées. Les autorités locales et les équipes sur le terrain vont sûrement renforcer la surveillance des chantiers maintenant.

 

Par Serge Binguimalé

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Starlink en RCA : Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.

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Starlink en RCA : Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.

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Gourna Zacko, ministre de télécommunications

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.

 

Le dossier Starlink en République Centrafricaine ne date pas d’hier. Mara le replace dans une trajectoire longue, celle d’un secteur des télécommunications en désordre depuis l’arrivée de Télécom Plus sous Patassé, puis aggravé par la création de GETEWÉE. Le projet CAB, financé par la Banque mondiale à coups de milliards, n’a rien réglé. Mara note que les responsables de cette époque sont toujours aux commandes aujourd’hui.

 

Ce que Mara décrit ensuite, peu de voix officielles osent le formuler. La RCA est un pays où les bureaux de l’État n’ont pas de téléphone fixe. Aucun nom de domaine public réel, aucune adresse email institutionnelle, aucun numéro officiel permanent. Chaque agent part avec ses contacts personnels quand il quitte son poste. C’est dans ce vide que débarque Starlink.

 

Pour Mara, la logique d’Elon Musk est lisible. Starlink n’est pas un projet humanitaire. C’est un outil commercial au service d’un écosystème plus large : celui des véhicules Tesla, de la conduite autonome, du Robotaxi lancé à Austin en 2025. Connecter l’Afrique, c’est préparer un marché pour des voitures qui ont besoin du GPS et d’internet pour rouler sans chauffeur. Mara le dit sans détour : “La vraie stratégie de Elon Musk est de créer un marché préalable pour les voitures connectées.”

 

Les 40 kits Starlink offerts aux membres du gouvernement et à leurs partisans, avec un an de connexion gratuite, s’inscrivent dans cette logique. Mara y voit une démonstration de produit doublée d’une manœuvre d’influence. Dans un pays où l’autocratie a verrouillé les processus décisionnels et où la corruption règne au sein de l’exécutif, offrir des équipements à ceux qui signent les contrats n’est pas de la diplomatie économique. C’est, selon Mara, une corruption déguisée.

 

Il aurait été plus judicieux, écrit Mara, de distribuer ces kits dans des lycées et collèges de l’arrière-pays, avec quelques ordinateurs par établissement. Ce choix n’a pas été fait. Le ministère des Postes et Télécommunications a préféré confier la revente des antennes et des abonnements à dix sociétés privées, par simple lettre ministérielle. Mara qualifie cette approche de minimaliste. Pour que chacune de ces dix sociétés soit rentable, il faudrait qu’elle vende dix antennes par mois pendant cinq ans.

 

Le problème de fond reste entier. La RCA n’a ni électricité en zone rurale ni routes bitumées en dehors de quelques axes urbains. Mara pose la question dans toute sa brutalité : à quoi sert Starlink dans un village sans courant, sur une piste impraticable pour une Tesla ou un Cybertruck ? Sans au moins mille Centrafricains en capacité financière d’acquérir un véhicule électrique, la technologie tourne à vide.

 

Ce que Mara attend du gouvernement, c’est un plan. Une convention avec Starlink qui engage des contreparties réelles : mini-centrales hydroélectriques, bitumage des grands axes comme Bangui-Garamboulay ou Bangui-Obo, infrastructures de recharge. Sans cela, les antennes distribuées aujourd’hui seront éteintes dans douze mois. Et le projet de fibre optique financé par la BAD, lui, aura été abandonné en silence pour rien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

À lire ici l’intégralité de son texte :

 

Avenir de la Télécommunication versus rêve de vente de Cybertrucks en RCA.

 

Dans un article intitulé : Affaire Starlink : ‘‘Un gros scandale d’Eta, selon un opérateur économique suite à nos derniers articles’’ article rendu publique sur Maigaro Infos avec Letsunami.info le 21 mars 2026, il est question de partage de marché mais surtout de sous, que je refuse de qualifier de gros tellement le marché des télécoms est petit en République Centrafricaine.

Il s’agit d’un chaos qui a été créé depuis l’arrivée de la société Télécom Plus sous le régime de Patassé puis amplifié par la création de GETEWÉE (Gateway).

Mais cette histoire semble être passée aux oubliettes avec le projet CAB financé à perte de milliards par la banque mondiale qui distribue des dettes sans savoir à quoi elles servent.

Les gestionnaires de la Gateway et du CAB de l’époque sont toujours au pouvoir en RCA, un pays où il n’ y a pas de téléphone fixe dans les bureaux. Un pays où, lorsque vous quitté un service, on ne peut plus vous joindre parce qu’il n’y a aucun nom de domain public réel, aucune adresse Email publique, aucun numéro de téléphone fixe publique officiel. Chaque employé utilise ses adresses et numéros privés qu’il emporte dans l’au-delà le moment imposé.

Voilà, c’est dans ce chaos national dans les telecom , qu’arrive la voiture connectée du respecté constructeur Elon Musk.

Désireux de vendre ses voitures électriques connectées partout dans le monde, Elon Musk aida Trump à accéder au pouvoir à la tête de la première puissance militaire mondiale, afin à son tour d’avoir la liberté d’accès au marché mondial.

Maintenant que c’est chose faite, il faut s’adapter au chaos, et à la providence du chaos.

Starlink c’est l’outil pour le commercial et le marqueteur Elon Musk, qui doit dès lors trouver quelle stratégie convient pour vendre ses voitures en Centrafrique.

Mais le gieck pour ce pays Centrafrique, nous le dévoilerons a la fin du recit.

La stratégie de Starlink en Centrafrique est ambitieuse : offrir un accès internet haut débit à des zones reculées et mal desservies par les infrastructures traditionnelles. Elon Musk vise à connecter près de 40 pays africains d’ici la fin de 2026, avec déjà 24 pays couverts en 2025. La RCA fait désormais partie des heureux pays où l’accès à Internet par StarLink est autorisé.

Maintenant, il est question de savoir où résident les enjeux de cette stratégie à savoir la démocratisation de l’accès à internet par des connexions stables et rapides, même dans les zones rurales isolées.

Cependant, le coût d’accès à Starlink reste élevé pour le Centrafricain lambda qui a un pouvoir d’achat très faible. Pour être honnête, la vraie stratégie de Elon Musk est à mon avis celle de créer un marché préalable pour les voitures connectées avec un écosystème de transport révolutionnaire avec Tesla comme acteur clé.

N’oublions pas que Tesla est une voiture autonome nécessitant des plateformes mobiles intelligentes, le GPS et accès internet pour une navigation sans intervention humaine. Le lancement du Robotaxi à Austin en 2025 est une suite logique de cette strategie. Avec elle, Elon Musk va transformer l’industrie du transport et créer un nouveau marché pour les services de mobilité.

Mais il y a aussi l’IA ou Tesla investit massivement pour améliorer la conduite autonome et créer des véhicules plus sûrs et plus efficaces. Raison gardée, il faut motiver le gouvernement Centrafricain pour ouvrir le marché avant l’arrivée des voitures électriques connectées en Centrafrique, pays de Terre Rares silencieuses sus influence Russe.

Pour se faire, on passe dans un premier temps par les 40 kits Starlink distribués aux membres du gouvernement et leurs partisants avec la connexion Internet gratuite pendant un an. On pourrait appeler cela une “démonstration de produit” ou une “offre de test”. En distribuant gratuitement des kits Starlink aux membres du gouvernement, Elon Musk montre les avantages de sa technologie afin de convaincre les décideurs Centrafricains de l’adopter. On pourrait tout aussi qualifier cela de “diplomatie économique” ou de “soft power”. Elon Musk utilise Starlink comme argument d’incitation pour gagner des contrats et étendre son réseau en Afrique.

Cependant, il est important de noter que cette pratique soulève des questions éthiques et réglementaires, notamment en ce qui concerne la transparence et l’équité dans l’attribution des contrats publics dans un pays où l’autocratie a tout vérouillé et ou la corruption règne en maître absolue au sein du gouvernement actuel.

Je pense qu’il aurait été plutôt judicieux de distribuer ces kits dans des lycées et collèges de l’arrière-pays et doter chaque établissement choisi de quelques ordinateurs. Une autre forme quelconque distribution fusse-t-elle au profit de l’exécutif doit être considérée comme une corruption, car elle vise à influencer les décisions. Et cette pratique est d’autant plus problématique qu’elle peut créer des conflits d’intérêts et nuire à la transparence des processus décisionnels futures.

La strategie de Elon Musk ne peut être considerée bénéfique pour le monde rural centrafricain que si ce monde disposait d’électricité et si les routes étaient goudronnées partout pour faciliter la circulation des futures véhicules électiques Cybertruck.

Distribuer les kits Starlink ne peut être consideré bénéfique que si au moins 1000 Centrafricains sont dans les conditions financières d’acquérir des voitures Tesla.

Pour conclure positivement sa strategie qui justifie l’abandon du projet Fibre optique pourtant financé par la BAD, le Gouvernement Centrafricain serait conseillé de présenter son plan Elon Musk. Dans un tel plan, le ministère de l’économie numéruque gagnerait en présentant une convention avec Starlink à travers lequel, le gouvernement rassure le peuple que dans ce projet, il a persuadé ses partenaires à l’aider non seulement à électifier le pays en construisant des mini centrales hydro électriques partout mais surtout, il doit clarifier que les retombées financières serviront à bitumer toutes les routes et grands artères par exemple la route principales Bangui-Garamboulay et Bangui-Obo, axes sur lesquels Cybertruck et Autres voitures électriques pourraient rouler dans le futur et s’arrêter pour recharger leurs battéries.

Pour l’instant, la stratégie de revente des Antennes satellitaires et des abonnements confiés à 10 sociétés annoncée par une simple lettre du Ministre des Postes et Télécommunications chargés de l’économie numérique du gouvernement Centrafricain est minimaliste. Il faudrait que chacun de ces 10 sociétés soit en mesure de vendre 10 antennes par mois pendant 5 ans pour être rentable.

Sans mesures appropriées pour garantir l’existence d’au moins 10 voitures Tesla et 5 Cybertrucks, les kits distribués seront éteints dans un an faute de clients .

Faut à Paris le 24 mars 2026,

Par Jean-Pierre MARA

Ingénieur en Télécommunication

Ancien Député

 

Les dictateurs voyous du Sahel se serrent les coudes : au Mali, un journaliste prend deux ans de prison ferme pour avoir critiqué le chef de la junte nigérienne

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Les dictateurs voyous du Sahel se serrent les coudes : au Mali, un journaliste prend deux ans de prison ferme pour avoir critiqué le chef de la junte nigérienne

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Le général Salifou Mody, l’homme fort du Niger

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal malien *L’Alternance*, écope de deux ans de prison ferme et d’une amende d’un million de francs CFA. Son crime ? Avoir publié le 2 février un article dans lequel un journaliste signataire reprochait au général Abdourahamane Tiani, maître de la junte au Niger, d’avoir accusé sans preuve la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être derrière l’attaque de l’aéroport de Niamey fin janvier.

 

Cette attaque avait pourtant été revendiquée clairement par l’État islamique. L’article traitait Tiani de menteur et affirmait que, depuis le coup d’État de 2023 et son rapprochement avec la Russie, le Niger est devenu un vrai laboratoire d’expérimentation politique toxique.

 

Arrêté dès le 5 février pour « diffusion de fausses informations », « atteinte à la réputation de l’État » et « insulte à un chef d’État étranger », Sissoko a été jugé et condamné en un temps record par le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité. L’Association des éditeurs de presse privée du Mali annonce un appel, mais le signal est envoyé : on ne critique pas les dictateurs de la bande.

 

C’est exactement la solidarité des voyous en uniforme. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, tous tenus par des militaires arrivés au pouvoir par la force entre 2020 et 2023, ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES). Ils se couvrent les uns les autres. Critiquer Tiani depuis Bamako ? On t’arrête. Attaquer la junte malienne depuis Niamey ou Ouagadougou ? Même tarif. Ces trois-là forment une bande : quand l’un est visé, les autres sortent les crocs pour défendre le clan.

 

Derrière cette combine, la Russie tire les ficelles. Moscou a vu l’occasion parfaite : des régimes fragiles, anti-français, prêts à tout pour se maintenir. Armes, instructeurs, mercenaires d’Africa Corps (ex-Wagner), propagande… La Russie fournit, et en retour elle installe ses bases, rafle les contrats miniers et transforme le Sahel en arrière-cour. Le Niger de Tiani est le cas d’école : Français dehors, Russes dedans.

 

La Centrafrique montre le même sale jeu. Faustin-Archange Touadéra s’est vendu à Moscou. Les mercenaires russes gardent le palais, pillent l’or et les diamants, et contrôlent une grande partie du pays. Touadéra est le prototype du dictateur parvenu qui s’accroche grâce à la Russie. Aujourd’hui il sert de modèle et de pont pour étendre cette emprise vers le Sahel. Mali, Niger, Burkina, Centrafrique : tous dans le même paquet, tous alignés sur Moscou, tous en train de livrer leurs pays aux Russes.

 

Résultat ? La liberté de la presse étouffe. Au Mali, déjà mal classé mondialement, on interdit *Jeune Afrique* pour « apologie du terrorisme » et « diffamation ». On jette en prison ceux qui osent dire la vérité sur les voisins. Ces juntes ont promis souveraineté et sécurité, mais elles offrent à leurs peuples une nouvelle dépendance : celle de la Russie et de ses hommes de main.

 

Cette condamnation de Youssouf Sissoko n’est pas un détail. C’est la preuve que ces dictateurs voyous et leur protecteur russe ont choisi de museler toutes les voix qui dénoncent leurs mensonges, leurs échecs et leur alliance contre nature. Ils se protègent mutuellement, ils se soutiennent, et ils imposent peu à peu une chape de plomb sur l’Afrique de l’Ouest et centrale.

 

Les populations trinquent : insécurité qui dure, économies à la traîne, et plus le droit de parler. Voilà ce que donne la « souveraineté » version juntes et Russie : une dictature qui grandit, qui se renforce, et qui écrase tous ceux qui la montrent du doigt.

 

C’est ça, la communauté des voyous parvenus grâce à la Russie. Et ça continue.

 

Par Alain Nzilo

 

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Hassan Bouba, le ministre-racketteur qui pille les éleveurs et commerçants : un système mafieux qui mène la Centrafrique droit au chaos intercommunautaire

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Hassan Bouba, le ministre-racketteur qui saigne à blanc les éleveurs et commerçants : un système mafieux qui mène la Centrafrique droit au chaos intercommunautaire

 

Hassan Bouba, le ministre-racketteur qui saigne à blanc les éleveurs et commerçants : un système mafieux qui mène la Centrafrique droit au chaos intercommunautaire
Hassan Bouba, inculpé par la CPS pour crime de guerre et crime contre l’humanité, parade avec les mercenaires russes du groupe Wagner à Bria

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le commerce du bétail en Centrafrique, pilier historique de l’économie nationale, est aujourd’hui étranglé par un système de prédation organisé au plus haut niveau de l’État. Au marché de Djabarona comme sur toutes les routes menant à Bangui, les commerçants arabes et peuls subissent une double oppression implacable organisée sous la supervision directe du ministre criminel Hassan Bouba et de sa milice privée.

 

D’un côté, les taxes officielles imposées par le gouvernement et la Fédération nationale des éleveurs : entre 6 000 et 8 000 CFA par tête de bœuf. De l’autre, les prélèvements illégaux exigés par les hommes de Bouba : entre 1 et 2 millions de francs CFA par troupeau. Refuser de payer ? C’est la bastonnade assurée, l’arrestation arbitraire, voire l’exécution sommaire. Tabassages, extorsions, tueries : tout est permis pour faire rentrer l’argent dans les poches du ministre et de ses sbires.

 

Sur les axes routiers, gendarmes et militaires, complices ou terrorisés, multiplient les « formalités » interminables. Chaque barrage est un guet-apens. Arrivés dans la capitale, les commerçants tombent sous la coupe directe des éléments liés à Hassan Bouba qui font la loi. La moindre contestation est immédiatement criminalisée : on vous colle l’étiquette de « coupeur de route » ou de « rebelle », et la machine répressive s’emballe.

 

Derrière ce racket d’État se cache une réalité encore plus sordide : d’anciens combattants de la Séléka et de la  CPC, intégrés au gouvernement pour faire taire les armes mais laissés sans solde, sont transformés en miliciens racketteurs. Privés de salaire, ils compensent en pillant ceux qui osent encore faire tourner l’économie. Le ministre Bouba a ainsi réussi le tour de force de transformer d’anciens rebelles en percepteurs privés de sa propre fortune.

 

Ce système de double oppression – taxes légales écrasantes et exactions illégales sauvages – n’est pas une simple dérive. C’est une politique assumée qui fragilise délibérément les éleveurs peuls mbororo et arabes, asphyxie le commerce, alimente l’insécurité généralisée et sape les fondements mêmes de la stabilité nationale.

 

Si rien n’est fait pour démanteler ce réseau mafieux qui prospère sous la protection du ministre Hassan Bouba, la Centrafrique court tout droit vers une explosion intercommunautaire. Les Peuls Mbororo et les Arabes, déjà exsangues, ne supporteront pas éternellement ce pillage. La paix et la cohésion sociale, déjà fragiles, voleront en éclats.

 

Le ministre Hassan Bouba et le système qu’il incarne ne sont plus seulement un problème de gouvernance : ils sont devenus une menace existentielle pour la nation tout entière. Il est temps de dire les choses clairement : assez de ce racket d’État ! Assez de ce ministre qui transforme le commerce du bétail en champ de ruines et la Centrafrique en zone de non-droit.

 

Par Éric Azoumi

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Dans le Haut-Mbomou, les Zandé décident de porter Wagner devant la CPI

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Dans le Haut-Mbomou, les Zandé décident de porter Wagner devant la CPI

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Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans le Haut-Mbomou, la patience des populations a une fin. La communauté Zandé entend créer une association de victimes pour porter les crimes de Wagner devant la justice internationale.

 

Les habitants du Haut-Mbomou n’entendent plus avaler leur douleur en silence. Joints par téléphone par la rédaction de CNC, des responsables communautaires ont confirmé leur volonté de s’organiser pour saisir directement la Cour pénale internationale, estimant que le bilan des exactions commises par les mercenaires de Wagner dans leur région est trop lourd pour rester sans réponse judiciaire.

 

Les faits rapportés par ces responsables sont d’une gravité rare. Disparitions forcées, arrestations arbitraires, poses de mines, massacres de cultivateurs, de femmes et d’enfants dans les forêts, incendies d’habitations : les crimes s’accumulent depuis des mois dans le Haut-Mbomou, dans une quasi-totale impunité. Wagner opère dans l’obscurité délibérée, interdisant toute prise de vue, menaçant de mort quiconque oserait témoigner.

 

Cette chape de silence s’étend bien au-delà des villages. À Bangui, personne ne parle. La MINUSCA se tait. Les organisations de défense des droits humains semblent frappées de mutisme. Les mercenaires le savent et en jouent, conscients que leur impunité repose précisément sur cette omerta généralisée qui étouffe chaque témoignage avant qu’il n’atteigne l’extérieur.

 

Les méthodes employées par Wagner dans cette région témoignent d’une volonté d’instaurer la terreur comme mode de gouvernance. Des corps sont laissés à pourrir en pleine rue, et quiconque ose les toucher s’expose à la mort. Un homme a été abattu à une quinzaine de kilomètres de Zémio ; son cousin a ensuite été tué en plein Zémio, à quatre kilomètres de l’aéroport, sous la menace que le cadavre reste exposé.

 

Les victimes ne se comptent plus. Des enseignants, des adjoints au maire, des chefs de village, des chefs de quartier : le rang social ne protège personne. La communauté Zandé rappelle que ces violences ne datent pas d’hier et qu’elles se poursuivent encore aujourd’hui, sans que la moindre institution nationale n’engage le début d’une procédure.

 

C’est précisément ce vide judiciaire qui pousse la communauté à regarder vers La Haye. Les responsables sont clairs : la justice africaine est aux ordres, et aucune évolution n’est attendue de ce côté. La CPI reste, à leurs yeux, le seul recours crédible pour que chaque responsable réponde un jour de ce qu’il a commis dans le Haut-Mbomou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Ça y’est! Il est de retour! Tanza Saint-Cyr a survécu à “la dossier du guerre en Iran”, il se transforme cette fois en poisson blindé dans la sauce pimentée

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Ça y’est! Il est de retour! Tanza Saint-Cyr  a survécu à “la dossier du guerre en Iran”, il se transforme cette fois en poisson blindé dans la sauce pimentée

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Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Sur Facebook centrafricain, certaines publications méritent qu’on s’y arrête, non pas pour ce qu’elles disent, mais pour la façon étonnante dont elles le disent. Le champion titré? Tanza Saint-Cyr.

 

Tanza Saint-Cyr n’en est pas à sa première sortie remarquée. Il y a quelques semaines à peine, cet ancien candidat déclaré à la présidentielle du 28 décembre 2025 avait publié une annonce au fond rouge vif pour annoncer sa participation à une émission de la Voix d’Amérique sur la situation en Iran. Le texte, truffé de fautes d’une gravité peu commune, avait immédiatement envahi tous les groupes WhatsApp du pays. Les internautes n’avaient retenu qu’une chose : il allait parler de “la dossier du guerre” en Iran.

 

Cette formule, construite sur le même registre que son désormais légendaire “J’ai le copie dans ma bureau”, avait suffi à transformer la publication en objet de liesse numérique. Depuis le débat de la radio Ndèkè-Luka où il avait confondu le Conseil constitutionnel avec un “conseil consultatif”, chaque sortie de Tanza Saint-Cyr emprunte le même chemin : publication, capture d’écran, diffusion foudroyante, puis déferlée de commentaires hilares à travers tout le pays.

 

On pensait que l’épisode iranien avait épuisé le personnage. Que nenni. Ce mercredi, Tanza Saint-Cyr est revenu sur Facebook avec une nouvelle publication au fond rouge, pour répondre à ses nombreux détracteurs africains qui ne lui font pas de cadeau. Et pour les clouer le bec, il a choisi une image. Le texte dit ceci, mot pour mot : “Peux importe la quantité du piment dans la sauce le poisson garde toujours les yeux ouverts.”

 

La publication a déclenché ce qu’on attendait. Un internaute du nom de De Blaise Ndonide a pris la peine de corriger publiquement le texte, expliquant patiemment que “peux importe” n’est pas le verbe pouvoir, mais l’expression “peu importe”, et que l’inversion “a t-il” s’écrit avec un tiret. La correction était bienveillante. Mais elle a eu l’effet inverse de celui escompté : au lieu d’éteindre les rires, elle les a attisés.

 

Ce qui retient l’attention dans cette nouvelle publication, c’est moins la faute elle-même que la nature de la réponse. Tanza Saint-Cyr, visiblement lassé des moqueries, a voulu montrer qu’il ne cède pas. Qu’il reste debout. Qu’il est le poisson dans la sauce, les yeux grands ouverts, quoi qu’il arrive. Sauf que pour délivrer ce message de résistance, il a choisi un véhicule criblé de fautes, ce qui a rendu la démonstration encore plus savoureuse pour ceux qu’il voulait réduire au silence.

 

Un internaute a résumé la situation avec une concision redoutable : si le poisson garde les yeux ouverts dans le piment, c’est peut-être parce qu’il n’a pas encore compris qu’il était dans la casserole.

 

Par Alain Nzilo

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Maroc : Mme Ngamana, la conseillère sociale qui a failli mettre le feu à l’ambassade centrafricaine

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Maroc : Mme Ngamana, la conseillère sociale qui a failli mettre le feu à l’ambassade centrafricaine

 

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madame_ngamana – Blocage des Routes Migratoires  vers l’Europe : La Diaspora Centrafricaine au Maroc Dénonce la trahison de Mme GAMANA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce n’est pas la misère qui a mis le feu aux poudres au sein de la diaspora centrafricaine au Maroc. C’est le comportement d’une seule femme, la conseillère sociale à l’ambassade, madame Édith Ngamana que beaucoup la considèrent  comme une sorcière de pire espèce. Mais grâce à la ministre des affaires étrangères, les choses se sont calmées vites.

 

En tout cas, les missions diplomatiques centrafricaines à l’étranger accumulent les crises depuis des années. Entre le manque de moyens, les nominations politiques et les dysfonctionnements chroniques, la diaspora a appris à se débrouiller seule avec des moyens de bords.

 

Mais au Maroc, c’est une autre affaire qui dépasse l’entendement de tous les parrains sorciers. Alors, il faut comprendre une chose : madame Laure Edith Martin Gamana, née Mandazou Folondoco, épouse du premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana, occupe le poste de conseillère sociale à l’ambassade de la République centrafricaine au Maroc.

 

Toutefois, depuis la nomination d’un nouveau conseiller politique chargé d’assurer l’intérim de l’ambassadeur, son comportement au sein de la mission diplomatique est devenu une source de tension permanente. Elle qui jouait auparavant un rôle officieux de chargée d’affaires semble mal supporter ce recadrage.

 

Pendant que les étudiants centrafricains au Maroc peinent à obtenir leurs passeports, un problème qui dure depuis des années, malgré leurs multiples demandes restées sans réponse. Mais la surprise en est que leur doléance a été acceptée, et le ministère de l’intérieur a autorisé ces centrafricains à déposer leur demande de passeport auprès de leur ambassade au Maroc. À cet effet, plusieurs demandes ont été faites.

 

Rappelons que ces jeunes, souvent venus au Maroc poursuivre leurs études grâce à des bourses de coopération ou à l’aide familiale, se retrouvent dans une situation intenable. Sans passeport valide, ils ne peuvent ni voyager, ni même, dans certains cas, continuer leurs études.

 

En effet, après le dépôt de leurs demandes de passeports, L’ambassade a transmis les demandes en bonne et due forme à Bangui.

 

Pendant ce temps, les élections législatives du 28 décembre 2025 s’approchent à grand pas. Madame Ngamana, conseillère sociale de l’ambassade,  épouse du premier vice-Président de l’assemblée nationale, avait quitté le Maroc pour accompagner son mari dans sa campagne à Carnot, sa circonscription électorale.

 

Au même moment, les passeports sollicités depuis le Maroc, attendus depuis des mois par les étudiants centrafricains pour renouvellement des titres de séjour, sont finalisés dans la capitale centrafricaine.

 

La surprise est que madame Ngamana, présente également à Bangui, propose de récupérer tous les passeports afin de les amener aux titulaires. Elle a finalement récupéré les passeports. Puis elle les a laissés chez elle, à Bangui, et est partie battre campagne avec son mari dans la Mambéré. Les semaines ont passé. Les étudiants au Maroc attendaient, envoyaient des messages, et commençaient à accuser l’ambassade de négligence. La pression montait contre la mission diplomatique pour une faute qui n’était pas la sienne.

 

Face à la confusion et la pression de plus en plus forte des étudiants sur la mission diplomatique, l’ambassade a adressé une lettre diplomatique au ministère des Affaires étrangères pour savoir où en étaient les passeports.

 

Informée de la nouvelle, la ministre Sylvie Baïpou a découvert que Mme Ngamana avait pris les documents en charge sans les acheminer. En colère, elle l’a contactée directement pour exiger une remise immédiate.

 

Mme Ngamana, mouillée comme une poule avec la honte aux yeux,  a finalement déposé les passeports au ministère des affaires étrangères, qui les a expédiés au Maroc par valise diplomatique.

 

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Mme Ngamana se retrouve au centre d’une crise impliquant la diaspora centrafricaine au Maroc. En 2024, des étudiants et résidents centrafricains l’avaient déjà accusée d’avoir signalé aux autorités aéroportuaires marocaines une pratique consistant à transiter par le Maroc avant de demander l’asile en Espagne. Des familles entières avaient vendu leurs biens pour financer ce voyage, et s’étaient retrouvées bloquées à l’aéroport. Des manifestations avaient éclaté devant l’ambassade à Rabat, certains menaçant d’aller plus loin.

 

Que Mme Ngamana agisse par calcul, par défaut de jugement ou pour d’autres raisons, une chose est claire : à chaque épisode, ce sont des Centrafricains ordinaires qui en paient le prix.

 

Par Éric Azoumi

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Un hymne pour un coup d’État : le neveu-ministre de Touadéra met la musique au service de la dictature de son oncle

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Un hymne pour un coup d’État : le neveu-ministre de Touadéra met la musique au service de la dictature de son oncle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans les régimes qui basculent, la propagande précède toujours les chaînes. En Centrafrique, elle est arrivée en musique, portée par un ministre et déposée aux pieds d’un président.

 

Bye-Bye l’héritage de Boganda. Bye-bye la paix. Bye-bye la démocratie. Bye-bye l’éducation. Bye-bye la santé. Ce ne sont pas des formules lancées dans le vide : ce sont des réalités que les Centrafricains voient se retirer, remplacées par une mécanique de pouvoir où même la culture est mise au service d’un seul nom, d’un seul règne, d’un seul clan.

 

Car une chanson circule désormais sur les réseaux sociaux, présentée comme l’hymne officiel de l’investiture du 30 mars. Ce n’est pas une œuvre née du peuple, portée par une émotion collective. C’est une commande politique, conçue pour habiller d’une mélodie ce que beaucoup appellent ouvertement un coup d’État électoral.

 

L’auteur de cette composition n’est pas un inconnu : c’est Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie en exercice, et neveu du président Faustin-Archange Touadéra. La frontière entre l’État, la famille et la propagande vient d’être définitivement effacée. Un ministre qui compose des chants pour célébrer le règne de son oncle, c’est le culte de la personnalité qui s’installe à visage découvert.

 

Ce type de chanson n’est pas un détail anecdotique dans la vie politique d’un pays. Dans l’histoire des régimes autoritaires, l’hymne du chef précède toujours les musèlements qui suivent. On chante d’abord, on interdit ensuite. La musique devient le vernis poli d’un pouvoir qui ne supporte plus d’être questionné.

 

Ce qui rend cela encore plus lourd à porter, c’est le nom que cela écrase en passant : Bartolomé Boganda. Lui qui avait imaginé pour ce pays une dignité, une indépendance d’esprit, un avenir construit sur autre chose que la dévotion à un seul homme. Son nom méritait mieux que d’être le fond de scène d’une investiture contestée.

 

La dictature ne s’annonce pas toujours par des coups de feu. Elle arrive aussi en musique, avec des paroles bien choisies, un neveu-ministre aux manettes, et une foule qu’on invite à chanter ce qu’on lui interdit de refuser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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2 enfants tués, débandade au marché, tirs sans cesse, les ex-rebelles de 3R sèment le chaos à Abba Mogani, près de Bouar

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2 enfants tués, débandade au marché, tirs sans cesse, les ex-rebelles de 3R sèment le chaos à Abba Mogani, près de Bouar

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Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des élections. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Moins de deux jours après avoir assassiné un soldat des Forces armées centrafricaines sur un site minier aux abords d’Abba Mogani, les ex-combattants du mouvement 3R sont revenus dans cette localité de la Nana-Mambéré, dimanche 22 mars 2026. Cette fois, c’est le marché hebdomadaire qu’ils ont pris pour cible.

 

Abba Mogani se trouve à dix-sept kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Alors que le vendredi 20 mars, les ex-éléments rebelles du mouvement  3R avaient tué, ventre calciné d’un élément de forces armées centrafricaines sur un site minier d’Abba à coups de couteau,  deux jours plus tard, le dimanche 22 mars 2026 dans la matinée, ils sont réapparus dans le village d’Abba-Mogani, arme au poing.

 

Ils ont d’abord rentrer dans la brousse, derrière les cultivateurs dans leurs champs.

 

Ils ont retrouvé, dans la brousse, Les cultivateurs qui dorment encore sur leurs parcelles pour surveiller leurs récoltes,  car les éleveurs transhumants les ravagent régulièrement avec leur troupeau.  De là, c’est l’enfer pour ces pauvres cultivateurs. Ils ont été copieusement tabassés. Ils ont incendié leurs abris. Leurs motos aussi.

 

Comme si cela ne leur suffisait pas, ces ex-rebelles criminels ont ensuite regagné le centre Abba Mogani. En plein marché, ils ont ouvert le feu. Les taxis-motos venus de Bouar avec leurs passagers ont fui dans la panique. Les combattants ont tiré sur eux, les prenant pour des éléments de la CPC.

 

Dans leur discussion, ces ex-rebelles ont annonçé avoir tué deux jeunes garçons avec des couteaux dans la forêt. Ils l’ont dit eux-mêmes. Mais personne n’a vu les corps encore, en tout cas pour l’instant. Mais ce qui est vrai, une famille a perdu ses deux garçons. Les proches sont en train de les chercher partout. Alors, Ce sont ces deux jeunes que les 3R ont annoncé avoir tué?  Les proches continuent de les chercher depuis dimanche, sans résultat.

 

Il y’a lieu de rappeler que le mouvement 3R a signé un accord de paix le 19 avril 2025 à N’Djamena avec le gouvernement centrafricain. Ses combattants étaient censés se désarmer et rejoindre soit la vie civile, soit les rangs des FACA. Dans la Nana-Mambéré, ils font autre chose.

Par Arsène Pilli

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Bégoua Pk12 : quand l’ouverture d’un commissariat ressemble à une aubaine pour les policiers racketteurs

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Bégoua Pk12 : quand l’ouverture d’un commissariat ressemble à une aubaine pour les policiers racketteurs

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Image d’illustration d’une patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À la sortie nord de Bangui, Bégoua Pk12 est depuis longtemps le royaume du racket en tenue. Un bâtiment neuf financé par la MINUSCA vient d’y ouvrir. L’histoire continue pour ces racketteurs en tenue.

 

Comme vous le savez déjà, le secteur Bégoua Pk12, c’est le point de jonction de deux axes routiers qui drainent quotidiennement des centaines de véhicules et de commerçants. Le premier part vers Boali, puis file vers le Cameroun via Béloko et Garoua-Boulaï. Le second descend vers Damara avant de bifurquer tantôt sur Bambari et Kaga-Bandoro, tantôt plus loin vers le Tchad ou le Soudan.

 

Ces deux axes, ce sont des couloirs de ravitaillement, des poumons économiques pour des milliers de familles. Et depuis des années, ils sont aussi les territoires de chasse des hommes en tenue qui y prélèvent leur dû au passage, sans reçu, sans raison, sans gêne. Policiers, gendarmes, militaires des FACA, gardes présidentiels — chacun y a planté son poste, chacun y a sa barrière.

 

À cela s’ajoutent les éléments de la milice russe Wagner, les commandos rwandais, positionnés ici comme partout ailleurs en RCA avec leurs propres règles et leur propre loi. Les casques bleus de la MINUSCA sont également présents dans ce périmètre, où cohabitent aussi la brigade territoriale de gendarmerie, la brigade motorisée, la garde républicaine, et une base des forces armées à moins d’un kilomètre.

 

C’est dans ce décor déjà chargé que la MINUSCA a financé la construction d’un commissariat de police, pour la somme de 42 millions de francs CFA. Le bâtiment d’environ 15 mètres sur 13 abrite un bureau de brigade d’accident, une unité de police judiciaire, un magasin d’armes et un poste de police. Le commissaire Claude Coutoulingar en a pris la tête.

 

Devant les caméras, les habitants du coin ont dit leur satisfaction. Ils ont demandé des patrouilles nuit et jour, évoqué leur sentiment de liberté retrouvée, salué l’arrivée de ces éléments déployés au Pk12 pour fluidifier la circulation sur les deux axes. La chaussée, jadis encombrée de vendeurs ambulants, serait déjà dégagée selon les autorités.

 

Mais derrière ce vernis de cérémonie, la réalité de Bégoua Pk12 n’a pas bougé d’un centimètre. Sur ces axes où circule l’argent des familles centrafricaines, chaque uniforme a toujours su se servir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Nuit de coups de feu à Boali : la colline Kassango en alerte après un litige de bétail

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Nuit de coups de feu à Boali : la colline Kassango en alerte après un litige de bétail

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commissariat de police de Boali, dans l’Ombella-Mpoko, situé à 95 kilomètres de Bangui, la capitale. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Boali, à 95 km de Bangui, des tirs nocturnes attribués à des éleveurs transhumants ont bloqué la circulation sur l’axe Boali-Bangui pendant trois heures dans la nuit du 22 mars 2026.

 

 

Aux environs de 22 heures, des coups de feu ont éclaté au niveau de la villa Mardoché et de la colline Kassango, aux abords de la ville. Des hommes en armes, assimilés à des éleveurs transhumants de la zone, ont ouvert le feu, plongeant les habitants dans la panique et coupant toute circulation sur l’axe routier reliant Boali à la capitale.

 

À l’origine du différend, selon des informations qui circulent dans la ville lundi matin, un impayé. Des bouchers de Boali auraient acquis des têtes de bétail à crédit auprès de ces éleveurs, sans honorer le remboursement dans les délais convenus. Les tirs de la nuit seraient leur réponse directe à ce manquement, une façon brutale de signifier leur mécontentement face à une dette restée sans suite.

 

La circulation avait repris dans les deux sens dès 6 heures du matin du lundi 23 mars. Aucun bilan humain et matériel n’a été communiqué pour l’instant.

 

Par Martin Nzilapi

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Des rebelles soudanais des FSR de Hemetti filmés à Amdafock centrafricain, en fuite des bombardements de l’armée soudanaise

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Des rebelles soudanais des FSR de Hemetti filmés à Amdafock, en fuite des bombardements de l’armée soudanaise

 

 

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Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des paramilitaires des Forces de Soutien Rapide ont publié une vidéo sur TikTok depuis Amdafock, en territoire centrafricain, confirmant ce que plusieurs sources signalaient depuis des mois.

 

Dans cette déclaration en arabe, des hommes se réclamant du Général Djazuili et de Mahamat Tahir affirment tenir la localité d’Amdafock, dans le nord-est de la RCA. Ils annoncent avoir fermé la frontière tchadienne, interdisant tout mouvement dans les deux sens. Ils réclament ouvertement des renforts en armements lourds, preuve qu’ils ne sont pas en simple transit.

 

Ce repli vers le sol centrafricain s’explique par ce qui se passe au Soudan. L’armée soudanaise a repris la ville de Bara au Kordofan, pendant que la localité de Dilling subissait des tirs d’artillerie et des frappes de drones intenses, faisant 28 morts dont des femmes et des enfants  . Acculés de toutes parts, des éléments des FSR cherchent des couloirs de sortie.

 

Les structures arrière des FSR connaissent une dégradation accélérée de leur cohésion interne, avec des chaînes d’approvisionnement qui ne parviennent plus à ravitailler correctement les unités déployées  . Des commandants entiers ont basculé vers l’armée régulière. C’est dans ce délitement que des unités des FSR ont glissé vers la frontière centrafricaine, une zone peu contrôlée qui offre une valve de sortie.

 

Le choix de l’arabe dans leur déclaration n’est pas fortuit. Les FSR s’adressent à leurs réseaux de ravitaillement — la milice se finance à travers des sociétés écrans et entretient des liens documentés avec des pourvoyeurs d’armes extérieurs, notamment via la Libye  . Réclamer des gros calibres depuis Amdafock, c’est activer ces circuits depuis le territoire centrafricain.

 

Ce n’est pas leur première déclaration menaçante depuis cette zone. Des vidéos antérieures avaient déjà montré des miliciens des FSR lancer des avertissements en direction de Bangui, affirmant leur volonté d’étendre leur emprise vers le sud. Cette nouvelle publication ne fait que mettre des coordonnées précises sur des intentions déjà exprimées.

 

Bangui dispose désormais d’un aveu filmé et géolocalisé. Des miliciens des FSR, en repli devant une guerre qu’ils perdent progressivement au Soudan, ont choisi Amdafock pour se réorganiser, et ils le disent eux-mêmes, en arabe, sur TikTok, face caméra.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » : le cri du cœur du sultan-maire par intérim face aux soldats FACA accusés de tuer impunément à Ouanda-Djallé

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Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » : le cri du cœur du sultan-maire par intérim face aux soldats FACA accusés de tuer impunément à Ouanda-Djallé

 

 

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La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ouanda-Djallé porte encore le deuil du 27 février 2026. Ce jour-là, une simple querelle pour une bouteille d’eau au marché a basculé dans l’horreur : des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont tiré sur des civils, tuant trois personnes – dont deux élèves – et en blessant une dizaine d’autres. Le lendemain, la ville s’est éteinte : pas un commerce ouvert, pas un enfant dans les rues, un silence qui hurle la colère et la peur.

 

C’est dans cette atmosphère lourde que le sultan-maire, figure respectée et porte-voix de la communauté, a fixé le ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau droit dans les yeux lors de la réunion publique organisée par la délégation gouvernementale. Sa voix, tremblante mais ferme, a traversé l’assemblée :

 

« Nous ne sommes pas des Centrafricains ? Dites-le nous franchement si c’est ça. Parce que ça nous fait très mal ici. »

 

Il a déroulé un réquisitoire sans filtre contre l’abandon de sa ville et les dérives des militaires envoyés pour la « protéger » :

 

– Une localité coupée du reste du pays : « On n’entend rien ici. Pas de communication, pas de décret qui arrive, rien. À Bria, à 300 km, ils sont informés tous les jours. Nous, on est dans un trou, sous l’eau. »

– Des uniformes devenus menace : « Les militaires que vous nous envoyez, on pensait que c’étaient nos frères. Mais ils sont devenus des lions sur nous. Ils entrent dans les écoles, derrière les élèves. C’est là que les enfants sont morts. »

– Des abus quotidiens accumulés : saisie de téléphones (il a nommé un soldat, Yamale, qui refuse de rendre le portable de son propre enfant malgré des réunions au sous-préfet), taxes imposées aux paysans qui vont aux champs, tirs d’intimidation, occupation des locaux de la coopérative OFCA en plein centre-ville au lieu de la base excentrée.

– Une école fermée depuis le drame : « Depuis le 27, les élèves ne vont plus. Comment ils vont vivre ? »

 

Le sultan-maire a conclu par une interpellation directe au ministre : « Vous êtes là maintenant. Dites-nous comment on va vivre. Ramenez au moins le téléphone de mon enfant. Ouadadjali vote toujours pour le président Touadéra, mais quel cadeau on reçoit en retour ? Rien. Zéro. »

 

Le sous-préfet, présent à ses côtés, a confirmé la gravité : la fusillade est survenue après une marche pacifique vers la base FACA, malgré les tentatives de la MINUSCA pour calmer les esprits. Il a rappelé que ces tensions ne datent pas d’hier : violations répétées, intimidation, absence totale de forces de l’ordre civile.

 

Le ministre Bireau, visiblement ému, a répondu en promettant des mesures fortes : enquête dirigée par le général Isamo (inspecteur des armées, présent sur place), sanctions disciplinaires immédiates, poursuites judiciaires contre les auteurs, et remplacement complet des unités FACA stationnées à Ouanda-Djallé. « Un militaire ne peut pas tirer sur sa population. C’est grave. Nous allons relever tout le monde ici. »

 

Bruno Yapandé a ajouté la touche présidentielle : « Le chef de l’État m’a dit de vous dire qu’il pense à vous, ses yeux sont rivés sur Ouanda-Djallé. »

 

Mais les mots, même solennels, ne suffisent pas. La population écoute, note, attend. Elle veut voir les camions emporter les unités accusées, les gendarmes arriver, l’école rouvrir sans peur, et surtout que les trois vies perdues ne restent pas impunies. À Ouanda-Djallé, le cri du sultan-maire résonne encore : « Nous ne sommes pas des Centrafricains ? »

 

Par Serge Binguimalé

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De quoi a peur le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera ? Des braqueurs ? Des voleurs de bœufs ?

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De quoi a peur le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera ? Des braqueurs ? Des voleurs de bœufs ?

 

 

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Escorte du dictateur de Bangui Faustin Archange Touadera visible dans la capitale

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, se déplace toujours avec un cortège qui ressemble à une petite armée : pick-up Nissan blindé à 200 millions, véhicules blindés partout, mercenaires russes en pagaille, hélicoptères qui tournent au-dessus pour un trajet de quatre ou cinq kilomètres jusqu’à la mosquée Anour de Kina dans le quartier PK5.

 

Pourtant, le dictateur de Bangui répète partout que la paix est revenue, que le calme règne dans le pays. Mais quand on voit ce déploiement pour aller prier, on se demande : de quoi a-t-il vraiment peur ?

 

Les Centrafricains posent la question tous les jours. Est-ce à cause des braquages qui se multiplient dans les rues de Bangui ? Des voleurs de bœufs qui opèrent sur les axes ? Ou des groupes armés qui continuent de rôder aux portes de la capitale ?

 

Regardez ce qui se passe autour : sur la route de Mbaïki, dans la zone Samba, des braqueurs armés ont attaqué la semaine dernière pour voler du bétail appartenant à des éleveurs . Les habitants ont réagi, les soldats FACA sont intervenus. Un assaillant neutralisé, un blessé évacué à Bangui après des soins à Bimon, trois armes récupérées, deux fuyards qui ont abandonné leurs fusils. Shaibou Moussa, président de la jeunesse locale, et Midifon Ngolo, chef de groupe à Bimon, disent la même chose : « Nous vivons dans la peur constante. Ce n’est pas normal. Il faut plus de FACA ici pour qu’on puisse vivre tranquilles. »

 

Et ce n’est pas tout. Même chose au village Bouboui, à 35 km sur la route de Boali. Même chose à Pindao, à 40 km sur la route de Damara. Sur Corbeau News Centrafrique et sur la page @CorbeauNews,: affrontements vers Boali (PK-65), vers Damara, dans le Nouveau Marécage. Braqueurs d’un côté, voleurs de l’autre, hommes armés qui circulent encore.

 

Pendant ce temps, le dictateur de Bangui ne sort jamais sans son armada complète. Pas de véhicule banalisé, pas de balade pour saluer les gens, pas de contact direct avec la population. Du palais à la mosquée, escorte aérienne et terrestre, et retour immédiat. Au Tchad voisin, malgré les tensions et les attaques rebelles qui ne s’arrêtent jamais, Mahamat Idriss Déby descend souvent à pied, va parler aux gens sans blindage massif ni hélicoptères au-dessus de la tête.

 

Ici, le dictateur de Bangui proclame la paix à longueur de journée, mais lui-même ne bouge pas sans cette protection énorme. Alors de quoi a-t-il peur ? Des braqueurs qui rodent dans les quartiers ? Des voleurs de bœufs sur les routes ? Des groupes qui attaquent à 30-40 km de Bangui ? Ou d’autre chose que les Centrafricains ignorent ?

 

La question reste posée, et elle pèse lourd sur Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le marché aux achats des députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ?

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Le marché aux achats des députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ?

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Le député sans bac de Baboua, monsieur Ninga Luc

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Bangui, à quelques jours de la prestation de serment du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera, certains lieux deviennent soudain très fréquentés chaque nuit. Des voitures discrètes se garent, des députés entrent, repartent, reviennent le lendemain. Et vous savez qui pilote cette mission chez lui? Jean-Pierre Waboué, Président du conseil constitutionnel.

 

En effet, le Conseil constitutionnel, censé veiller sur les règles du jeu, accueille ces allées et venues inhabituelles depuis plusieurs jours. Un nom revient sans cesse dans les murmures : Max. Un conseiller à la présidence, d’origine sénégalaise, qui semble avoir trouvé là un endroit idéal pour recevoir. Mais recevoir pour quoi exactement ? Les rumeurs courent, les interdictions du Premier ministre semblent oubliées, et les questions s’accumulent.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut revenir à la semaine dernière. Le vendredi 20 mars, un premier groupe de cinq députés s’est présenté chez Jean-Pierre Waboué pour une réunion nocturne. Le lendemain, samedi 21 mars, ils étaient seize. Et d’autres rendez-vous sont déjà programmés, avec des effectifs qui grimpent au fur et à mesure.

 

Pourtant, le Premier ministre avait été clair il y a quelques mois, après la réunion des députés à Samba,  sur la route de Mbaïki : fini les rassemblements parallèles, plus de réunions à gauche et à droite. Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera  avait lui aussi tapé du poing sur la table pour stopper les réunions des députés. Pourtant, dans la capitale, les portes de Jean-Pierre Waboué restent ouvertes pour ces échanges discrets avec certains députés.

 

La rédaction de CNC suit ces mouvements de près. Pourquoi le domicile du Président du Conseil constitutionnel devient-il subitement le point de chute de ces tractations ? Quel rôle joue exactement ce conseiller  à la présidence, monsieur Max, qui organise tout depuis des jours, voire des semaines ? Les députés qui y vont cherchent-ils des garanties pour l’après-scrutin ? Ou est-ce autre chose qui se négocie en coulisses, avant même que les résultats du deuxième tour ne tombent ? Ou bien, s’agit-il de la tractation pour le perchoir de l’assemblée nationale qui commence  déjà ouvertement ? Mais Si oui, cette réunion nocturne est en faveur de qui ?

 

Le silence ne fait qu’alimenter les soupçons. À Bangui, quand une institution aussi sensible se transforme en lieu de rencontres nocturnes répétées, les Centrafricains se posent forcément la question : le marché aux députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ? L’information continue d’être creusée, jour après jour.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Sous la pression de Wagner, Jules Njawé accuse Paris de « guerre médiatique » pour sauver l’axe Moscou-Bangui

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Centrafrique : Sous la pression de Wagner, Jules Njawé accuse Paris de « guerre médiatique » pour sauver l’axe Moscou-Bangui

 

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le camerounais Jules Njawé. conseiller du dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est une scène qui en dit long sur les coulisses du pouvoir centrafricain. Ce vendredi 20 mars 2026, à l’hôtel Ledger de Bangui, le Camerounais Jules Njawé, ministre conseiller chargé des relations publiques de Faustin Archange Touadera, a brisé un silence assourdissant qui règne sur le Palais de la Renaissance. Officiellement il s’agissait de dénoncer, selon la présidence de la République, des « campagnes informationnelles » visant la République centrafricaine. Mais officieusement, tout le monde sait : les mercenaires du groupe Wagner, inquiets de voir leur influence s’effriter, ont forcé la main du pouvoir.

 

Le réchauffement diplomatique est palpable. D’un côté, Paris tend la main à Bangui. De l’autre, Faustin-Archange Touadéra multiplie les voyages à Moscou et prépare l’arrivée officielle d’Africa Corps pour remplacer Wagner sur le terrain. Ce double jeu ne passe pas inaperçu chez ces mercenaires russes de Wagner. Pour preuve, leurs pressions sur le chef de l’État s’intensifient, Wagner exigeant même une “dette de protection” faramineuse de 900 milliards de FCFA. Et pour calmer la bête, Touadéra a envoyé son fidèle conseiller convoquer la presse.

 

Dans ses points de presse, Jules Njawé rejette avec virulence toute accusation contre le groupe Wagner : « faux, non étayés et construits pour susciter artificiellement la méfiance ». Il dénonce un « narratif cohérent » destiné à « altérer la perception de ce partenariat » et à « semer le doute au sein de l’opinion publique ». Mais le plus explosif reste à venir.

 

Jules Njawé le ministre bagarreur évoque ouvertement une possible implication de l’ambassade de France dans ces campagnes de discrédit. Un nom circule : David Denis, présenté comme acteur dans la communication et les relations publiques. Sans preuve, Njawé insiste sur la « gravité » des faits et exige une clarification officielle. Il pose même un ultimatum à l’ambassade de France à Bangui : si ces accusations sont infondées, elles doivent être « formellement démenties ». Sinon, elles relèvent ni plus ni moins d’une « ingérence » dans l’espace informationnel centrafricain, a-t-il martelé.

 

Et il conclut par cette phrase qui sonne comme un message direct aux Wagner :

« L’attaque ne concerne pas uniquement la Russie, elle concerne aussi notre droit souverain à choisir nos partenaires. »

 

Dans la foulée, il appelle la ministre des Affaires étrangères à se saisir du dossier pour défendre ce qu’il nomme à sa manière et ce, pour séduire l’entourage présidentiel, la « souveraineté informationnelle », il explique son terme, la capacité d’un État à protéger son espace médiatique contre les influences extérieures.

 

Derrière les grands mots, le calcul est limpide comme l’eau potable des Libanais à Bangui. Wagner, sentant le vent tourner avec l’arrivée annoncée d’Africa Corps, a besoin d’être rassuré. Accuser la France de tous les maux permet à Touadéra de montrer qu’il reste fidèle au « partenaire stratégique » russe, tout en rappelant subtilement que la RCA reste libre de ses choix. Un double langage savamment organisé pour gagner du temps, selon un diplomate en poste à Bangui contacté par la Rédaction de CNC.

 

Mais cette manœuvre, selon notre diplomate, risque de coûter cher sur le plan politique et diplomatique à Touadera. En instrumentalisant la désinformation comme levier géopolitique, son pouvoir ne fait que confirmer ce que beaucoup soupçonnent : entre Paris et Moscou, Bangui danse sur un fil. Et les mercenaires russes, habitués à dicter leur loi, n’ont pas l’intention de céder leur place sans combattre, même si le combat doit se jouer désormais officiellement dans les médias.

 

Pour un homme politique à Bangui, la Centrafrique est-elle vraiment souveraine, ou simplement prise en otage entre deux puissances et un groupe des mercenaires qui se disputent son sol ?

 

Tant que Wagner, ce groupe des mercenaires, tire et tirera les ficelles en coulisses, la réponse à cette interrogation est dans l’attitude de cet otage camerounais Jules Njawé.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après le coup d’État électoral, Bruno Yapandé et la Rwandaise Valentine Rugwabiza se rencontrent pour partager leur joie et parler de “plateforme unitaire” et de transhumance : la farce continue

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Après le coup d’État électoral, Bruno Yapandé et la Rwandaise Valentine Rugwabiza se rencontrent pour partager leur joie et parler de “plateforme unitaire” et de transhumance : la farce continue

 

 

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Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, a rencontré la cheffe de la MINUSCA, la Rwandaise Valentine Rugwabiza. Après avoir volé les élections en faveur de Faustin Archange Touadéra, après avoir organisé le pire scrutin de l’histoire de la RCA le 28 décembre dernier, voilà que ces deux-là se retrouvent tranquillement pour discuter « sécurité et élections ».

 

Bruno Yapandé n’a pas caché sa satisfaction. Il a déclaré sans gêne : « Nous avons balayé tous ces points importants comme je le disais tout à l’heure et voir dans quelles mesures nous pouvons ensemble consolider notre collaboration sur le terrain pour que des actions unitaires soient mises en œuvre pour la réussite totale de ces élections. »

 

Il a aussi parlé de la transhumance en cette période de saison sèche : « C’est la période où bon nombre d’éleveurs venus de l’extérieur rentrent dans le pays de foisser avec des armes et cela peut perturber aussi le bon déroulement des élections. Nous aurons des solutions à travers ça, à travers une plateforme unitaire que nous mettons en place avec le gouvernement, MINUSCA et d’autres partenaires pour juguler ce phénomène que nous regrettons, tout ce que nous détestons aussi en ce qui concerne l’utilisation des armes de guerre pendant la période de transhumance. »

 

Quelle honte ! Après avoir volé les élections en faveur de Faustin Archange Touadéra, après avoir organisé le coup d’État constitutionnel du 23 août 2023 pour lui offrir un troisième mandat illégal, puis le coup d’État électoral du 28 décembre 2025 pour tout verrouiller, ils se retrouvent maintenant entre eux pour parler de « collaboration unitaire » et de « réussite totale ». Ils font comme si tout était normal, comme si le peuple n’avait rien vu.

 

Ceux qui ont instauré cette dictature sanglante ont déjà atteint leur objectif. La présidentielle est volée, Faustin Archange Touadéra est maintenu au pouvoir par la force et par la fraude. Le reste n’est que comédie pour les législatives du 26 avril. Et pendant ce temps, les mercenaires de Wagner et les forces russes de Poutine continuent de massacrer des milliers de Centrafricains. Les ex-rebelles de l’UPC et du MPC continuent de tuer dans les villages. Le sang ne cesse de couler.

 

Le peuple centrafricain n’oubliera jamais les vrais responsables de ce désastre. Le président de l’Autorité nationale des élections Mathias Morouba, sa vice-présidente, le porte-parole Jimmy Antony Zitongo Bodeman, tous les commissaires de l’ANE et les membres du Conseil constitutionnel ont leurs noms déjà gravés dans l’histoire noire de la RCA. Ils seront transmis de génération en génération comme ceux qui ont trahi le pays, comme ceux qui ont vendu la RCA aux Russes et aux mercenaires de Wagner pour garder le fauteuil. Ils ont accumulé des biens sur le sang des Centrafricains. Tôt ou tard ils paieront. Ils rembourseront jusqu’au dernier centime tout ce qu’ils ont volé sur le dos des morts.

 

Bruno Yapandé et Valentine Rugwabiza peuvent bien organiser toutes les rencontres de propagande qu’ils veulent et parler de plateforme unitaire. Le peuple sait que cette collaboration ne sert qu’à protéger la dictature sanglante qu’ils ont installée ensemble.

 

Par Alain Nzilo

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« Patriotisme selon Touadéra : revenez, mais laissez la place aux mêmes nullards de mon régime depuis dix ans

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« Patriotisme selon Touadéra : revenez, mais laissez la place aux mêmes nullards de mon régime depuis dix ans »

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un Centrafricain resté à Bangui, qui parle librement sur les réseaux sociaux malgré la peur ambiante, a répondu sans filtre au discours de Faustin-Archange Touadéra à Moscou. Il a ciblé le patriotisme que le président brandit comme un drapeau : rentrez au pays si vous aimez votre pays, rentrez pour aider, pour développer, pour ne pas rester inutile.

 

Le répondant accepte le principe : oui, rentrer pour travailler, pour apporter ses compétences, pour ne pas être un poids. Mais il pose la question qui tue : « Dès qu’on revient avec des diplômes et des compétences, on nous bloque. » Ceux qui sont déjà installés au pays, grâce à des magouilles, des lois arrangées et des protections, refusent de céder la place. Preuve flagrante : « Depuis dix ans, c’est les mêmes personnes, les mêmes visages. Ils foutent rien, rien du tout. Et on ne les chasse pas. »

 

Touadéra appelle les Centrafricains de l’extérieur à revenir avec du patriotisme. Mais le banguissois rétorque : comment être patriote quand le système protège les incompétents et repousse les vrais capables ? Les gens rentrent, voient les postes occupés par les mêmes depuis une décennie, se heurtent à des murs invisibles, et repartent dégoûtés. « Vous savez bien que c’est comme ça. Vous le savez. On dénonce, mais rien ne change. »

 

Le président dit que ceux qui sont restés font des efforts, que c’est le boulot qui est difficile pour eux. Le Centrafricain répond net : « Non, ce n’est pas difficile. C’est que vous choisissez mal. » Vos entourages, vos conseillers, vos ministres,  beaucoup venus de la diaspora,  restent en place malgré le vide qu’ils créent. Ils transforment les ministères en QG du MCU, font semblant de travailler, et bloquent tout le monde. « Essayez d’autres gens. Essayez les gens. Retrouvez quelqu’un qui fait bien le travail. » Au lieu de ça, Touadéra garde les mêmes nullards pendant 20 ans, 30 ans, 40 ans. Administration en désordre total, catastrophe partout, et le pays continue de se vider.

 

Ceux qui rentrent pour aider se retrouvent face à un mur : les places sont prises par les incompétents protégés. Le patriotisme que Touadéra vend n’est qu’un slogan vide quand le système favorise les mêmes ratés depuis dix ans. Rentrez, dit-il. Mais pour quoi ? Pour regarder les mêmes nullards continuer à tout bloquer ?

 

Un Centrafricain de Bangui, qui risque gros en disant ça sur les réseaux, a résumé la vérité : le patriotisme selon Touadéra, c’est revenir pour laisser la place aux mêmes incompétents qui ruinent le pays depuis une décennie. Et ça, personne n’en veut.

 

Par Anselme Mbata

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Fari Tahéruka Shabazz accuse : Touadéra, le pyromane qui a consumé 1300 milliards de réserves en six mois

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Fari Tahéruka Shabazz accuse : Touadéra, le pyromane qui a consumé 1300 milliards de réserves en six mois

 

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Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La CEMAC vient de convoquer un sommet extraordinaire après une alerte sans précédent du FMI sur l’effondrement imminent des réserves monétaires régionales.

 

Le 22 janvier 2026, la présidente congolaise Denis Sassou-Nguesso a réuni en urgence les chefs d’État de la zone à Brazzaville-Kintélé, suite à une demande expresse du Fonds monétaire international. Cette convocation fait suite à une lettre du 23 décembre 2025 signée par Abebe Amirose Selassie, directeur du département Afrique du FMI, adressée au président de la Commission CEMAC Balthazar Igenga Edjo et à l’administrateur Régis Ndundé.

 

Dans ce courrier commenté par le journal camerounais Intégration sous le titre « Le FMI perd patience », Abebe Selassie tire la sonnette d’alarme sur les pressions intenses pesant sur les réserves de change de la région. Le diplomate éthiopien prévient que la stabilité même de l’Union monétaire et du franc CFA se trouve désormais menacée par cette dégradation accélérée.

 

Entre avril et septembre 2025, la zone CEMAC a perdu 1 300 milliards en dollars et euros de ses réserves de change, rappelle le politologue Fari Tahéruka Shabazz. Ces réserves permettent d’importer les produits essentiels payés en devises fortes : voitures, nourriture, médicaments, vêtements et autres biens nécessaires à la survie économique de la région.

 

Sans ces réserves, la monnaie commune risque l’effondrement, la perte de parité avec l’euro ou une dévaluation forcée du franc CFA. Or durant toute cette période critique, Faustin Archange Touadéra occupait justement le poste de président en exercice de la CEMAC, souligne Fari Tahéruka Shabazz. Il portait donc la responsabilité directe de la gestion monétaire régionale pendant l’hémorragie.

 

Le gouverneur de la BEAC à l’époque, Yvon Sanabongui, avait été placé là par Touadéra lui-même et agissait comme son homme de confiance. L’analyste rappelle avoir lancé une pétition, restée sans écho, contre cette nomination qu’il jugeait dangereuse. Il avait prévenu que Sanabongui, par incompétence, risquait de détruire toute la sous-région.

 

Le président du Parlement de la CEMAC, Évaré Saint-Gamana, se trouve être le gendre de Touadéra, renforçant encore les liens familiaux autour de cette gestion contestée. Au sommet de Brazzaville des 21 et 22 janvier 2026, on a reproché au chef de l’État centrafricain de ne pas rapatrier les revenus des mines de diamants et d’or de la RCA dans les livres des banques de la zone.

 

Ces revenus restent bloqués à l’extérieur, aggravant la fuite des réserves et privant la CEMAC de liquidités vitales, dénonce Fari Tahéruka Shabazz. Touadéra n’a pas seulement laissé filer les réserves par négligence, il les a aussi maintenues hors zone, accentuant la crise monétaire systémique qui ébranle toute l’union.

 

Le politologue le désigne comme le principal responsable de ce désastre financier, un pyromane qui a mis le feu aux coffres régionaux. La CEMAC se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre monétaire, incapable de garantir la stabilité de sa devise ni d’honorer ses importations. Les accusations portées lors du sommet de Brazzaville pointent directement la gestion de Touadéra et de ses proches placés aux postes clés.

 

Fari Tahéruka Shabazz insiste : la perte de 1 300 milliards en six mois ne relève pas d’une simple erreur de pilotage, mais d’une politique délibérée de blocage et de détournement. Les conséquences s’annoncent lourdes pour les populations de toute la zone, qui risquent de payer le prix d’une monnaie affaiblie et d’une économie paralysée​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Agression gratuite : un soldat FACA tué par les ex-rebelles de 3R dans la sous-préfecture d’Abba

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Agression gratuite : un soldat FACA tué par les ex-rebelles de 3R dans la sous-préfecture d’Abba

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” alt=”Agression gratuite : un soldat FACA tué par les ex-rebelles de 3R dans la sous-préfecture d’Abba” width=”300″ height=”230″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la nuit du vendredi à samedi, vers 22 heures, un militaire des Forces armées centrafricaines a été tué par des ex-combattants du mouvement 3R sur le site minier de Monzinguin, dans la sous-préfecture d’Abba, préfecture de la Nana-Mambéré. L’information, d’abord partagée dans un groupe WhatsApp de la promotion militaire 2019, provient d’un caporal-chef détaché sur le chantier chinois de Mandjo.

 

Selon ce militaire, qui s’est identifié sous le nom de caporal-chef Bessantoa, les ex-rebelles ont fait brusquement leur incursion sur le chantier en pleine nuit vers 22 heures. Ils ont commencé à fouiller tous ceux qui sont présents, saisi de l’argent et d’autres biens.

 

Pendant ce temps, le soldat assassiné, lui, il est dans un coin pour communiquer avec ses proches par téléphones, car le réseau orange n’est pas stable dans le coin. Et donc il faut bouger à un endroit pour avoir le réseau.

 

Malgré qu’il est en retrait en train de communiquer avec ses proches, ses ex-rebelles sont allés derrière lui et lui ont ordonné de venir. Le soldat, connaissant bien la brutalité de ces voyous criminels, a tenté de s’enfuir. Les ex-rebelles l’ont poursuivi et l’ont capturé. Étant en civil, les ex-rebelles ont commencé à le poignarder avec des couteaux commando au ventre, jusqu’au point de décapiter son ventre.

 

Ce qui frappe dans ce témoignage, c’est le contexte de cohabitation décrit par Bessantoa. Les jours précédant l’attaque, les mêmes ex-rebelles circulaient librement dans la zone, fréquentaient le marché local, et s’étaient même présentés à la base des FACA. Un sous-officier les y avait introduits, au motif de coordonner les mouvements pour éviter des incidents.

 

Malheureusement, ce vendredi soir, cette proximité n’a pas empêché le meurtre.

 

L’accord politique de Ndjamena, signé en avril 2025, a officiellement intégré le 3R dans le processus de paix centrafricain. Sur le terrain d’Abba, les soldats de la République coexistent avec d’anciens combattants de ce mouvement, patrouilleront parfois à leurs côtés, et les croisent au coin des rues. Le meurtre de ce jeune militaire, dont le corps a été filmé par ses camarades avant d’être laissé sous surveillance jusqu’au matin, pose la question de ce que vaut cet accord à cinq cents kilomètres de Bangui.

 

Par Arsène Bina

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Braquage d’éleveurs à 45 km de Ouadda-Maïkaga : le capitaine chef du détachement FACA de la ville au cœur de l’affaire

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Braquage d’éleveurs à 45 km de Ouadda-Maïkaga : le capitaine chef du détachement FACA de la ville au cœur de l’affaire

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” alt=”Ouadda-Maïkaga : un commerce illicite de munitions de chasse met le détachement FACA et les eaux et forêts au bord de l’affrontement” width=”300″ height=”135″ />
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, le détachement FACA de la ville a perdu toute crédibilité : son capitaine est désormais connu comme un racketteur en uniforme.

 

La semaine dernière, ce capitaine a quitté Ouadda-Maïkaga avec ses hommes, à bord de motos fournies par la MINUSCA. Direction Boungous, un village à 45 kilomètres de là, où des éleveurs et des acheteurs de bétail circulaient tranquillement sur la route.

 

Sur le pont menant à Boungous, le capitaine, à la tête de ces éléments en patrouille, ont bloqué le passage de ces éleveurs et procédé à des fouilles. Pour justifier leur intervention, ils ont immédiatement accusé les éleveurs d’être des rebelles,  un faux prétexte qu’il a l’habitude de le dire pour intimider et soumettre les gens sous ses ordres.

 

Ainsi, après l’intimidation, des fouilles ont commencé. Et pafff! Les militaires ont récupéré une grosse somme d’argent, environ 4 500 000 francs CFA dans les poches des éleveurs et des acheteurs.

 

Aussitôt, une discussion s’éclatent! Les éleveurs disent qu’ils ne sont pas des rebelles, mais les soldats ont refusé catégoriquement. Puis, arrive le temps d’entente. Les deux ont convenu qu’une somme d’un million cinq cent mille doit être remise aux soldats comme leur prime globale d’alimentation (PGA).

 

Au bout du compte, les éleveurs ont cédé finalement et définitivement 1 500 000 francs CFA au capitaine, qui leur a restitué les 3 000 000 restants avant de les laisser continuer leur route. L’opération terminée, le groupe a rebroussé chemin vers Ouadda-Maïkaga.

 

Sur le trajet du retour, le capitaine a utilisé une partie de l’argent extorqué pour acheter des charmoutes,  de la viande séchée,  chargées en quantité sur sa moto.

 

Certains militaires de la zone justifient ces agissements par le non-paiement de la prime globale d’alimentation depuis plusieurs années. Ils présentent le racket comme une manière de compenser ce qu’ils considèrent comme une dette de l’État envers eux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Bissekoin accuse les bouchers de Bangassou de complot sur la viande : une diversion pour détourner l’opinion nationale sur les vraies causes de la pénurie

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Bissekoin accuse les bouchers de Bangassou de complot sur la viande : une diversion pour détourner l’opinion nationale sur les vraies causes de la pénurie

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Photo Guira FM

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans son interview sur la radio Ndékè-luka, le gouverneur Victor Bissekoin pointe du doigt les bouchers comme responsables de la rareté de la viande de bœuf à Bangassou, dans la préfecture du Mbomou. Il parle d’une « stratégie » montée par eux pour augmenter les prix, d’exportation illégale de bétail vers l’extérieur, et de tricherie au kilo (plus d’os que de viande). Il annonce même un arrêté pour interdire l’exportation et la vente truquée.

 

C’est une accusation trop facile et une diversion.

Les faits récurrents sur le terrain, rapportés depuis des années  montrent que la pénurie de viande de bœuf à Bangassou n’est pas née d’un complot commercial isolé. Elle est liée à des problèmes structurels profonds que le gouverneur minimise ou ignore :

 

– L’insécurité chronique dans le Mbomou et les zones environnantes bloque les transhumances et les convois d’éleveurs.

– Les routes dégradées et les frais de transport exorbitants (jusqu’à 50 000 FCFA par personne depuis Bangui) rendent l’approvisionnement coûteux et risqué.

– La flambée générale des prix (viande de bœuf passée de 1 000 à 2 000-2 500 FCFA/kg en février 2026 selon RJDH) touche toute la ville, pas seulement à cause des bouchers, mais à cause de la pénurie réelle de bétail sur les marchés.

– Des cas similaires de rareté (poulet, viande de brousse, etc.) frappent Bangassou depuis des semaines, confirmant une crise plus large d’approvisionnement, pas un simple jeu des commerçants.

 

En se contentant de blâmer les bouchers et en interdisant des pratiques (vente au kilo, export), Bissekoin détourne l’attention des responsabilités plus hautes : sécuriser les routes, stabiliser les zones d’élevage, faciliter les convois, et admettre que l’insécurité globale (y compris dans les zones frontalières) affame la population en viande comme en denrées de base.

 

La viande manque parce que les troupeaux n’arrivent plus facilement, pas parce que les bouchers complotent. Il est temps que le gouverneur arrête les accusations simplistes et s’attaque aux vraies racines du problème.

 

Par Simon Goussoumalé

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Touadéra et le grand spectacle du Ramadan : Bangui se prépare -t-elle à une guerre ?

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Touadéra et le grand spectacle du Ramadan : Bangui se prépare à une guerre ?

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Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En cette période sacrée du Ramadan, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a une fois de plus offert aux Centrafricains un spectacle inédit, digne des plus grandes mises en scène. Mais derrière les images d’un chef d’État « qui annonce sur tous les toits que la paix est revenu», se dessine un tout autre tableau : celui d’un homme qui semble craindre son propre pays plus que quiconque.

 

En effet, ce vendredi 20 mars 2026, à l’occasion de la fête de ramadan, le dictateur de Bangui offre à nouveau un spectacle digne d’un pays en guerre. Pour un simple trajet de quatre ou cinq kilomètres vers la mosquée Oumar de Kina , située avenue Koudoukou au PK5 (communément appelé KM5, 3e arrondissement de Bangui), le cortège du dictateur de Bangui s’est transformé en véritable opération militaire. Pick-up Nissan blindé flambant neuf,  estimé à plus de 200 millions de FCFA, escorte terrestre composée de véhicules blindés, mercenaires russes omniprésents, et cerise sur le gâteau : des hélicoptères survolant en permanence le convoi, accompagnant le dictateur de Bangui à l’aller comme au retour. Même l’empereur Bokassa, dans ses années les plus fastueuses, n’avait jamais déployé un tel arsenal pour une prière de fête.

 

Pendant que le dictateur de Bangui multiplie les déclarations triomphales dans les médias,  « la paix est revenue, le calme règne », la réalité frappe de plein fouet : pour parcourir une poignée de kilomètres dans sa propre capitale, il lui faut une escorte aérienne et blindée. Pourquoi une telle paranoïa dans un pays où, selon ses propres mots, la sécurité est rétablie ? Le quartier KM5, jadis théâtre de tensions communautaires, reste-t-il une zone de non-droit pour le dictateur de Bangui ? Ou bien est-ce la peur d’un peuple qui, malgré les discours, n’a toujours pas pardonné ?

 

Mais regardez juste en face, au Tchad voisin : malgré les tensions permanentes, les attaques rebelles et un contexte de guerre larvée depuis des décennies, le président Mahamat Idriss Déby Itno descend souvent à pied, va au contact direct des gens, rencontre la population sans blindage massif, sans hélicoptères qui tournent au-dessus. Il se montre accessible, même dans un pays qui n’est pas en paix totale. Ici, à Bangui, le dictateur de Bangui proclame la paix partout, mais lui-même ne sort jamais sans son armada : véhicule blindé, escorte russe, hélicoptères en l’air. Il ne va jamais au contact des gens, jamais dans un véhicule banalisé pour regarder les Centrafricains dans les yeux, discuter avec eux tranquillement. Du palais à la mosquée, et retour, point barre. Pas de balade, pas de poignée de main libre, rien.

 

Sur les réseaux sociaux, les voix s’élèvent déjà : « La sécurité est pour lui seul et pour ses proches, pas pour nous tous », lance un internaute. D’autres rappellent que les diasporas centrafricaines hésitent toujours à rentrer, malgré les promesses répétées de stabilité. Si la paix était vraiment revenue, pourquoi le premier des Centrafricains doit-il se déplacer comme un chef en zone de guerre ?

 

Ce déploiement massif chaque Ramadan en dit long. Le dictateur de Bangui dispose-t-il d’informations que les Centrafricains ignorent ? Ou bien ce show blindé n’est-il qu’une façon de justifier la présence continue des mercenaires russes et l’achat d’équipements hors de prix ?

 

Par Alain Nzilo

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« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe d’Africa Corps raconte comment Moscou recrute des mercenaires en mentant sur l’Afrique

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« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe raconte comment Moscou recrute des mercenaires d’Africa corps en mentant sur l’Afrique

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/les-chefs-des-mercenaires-russes-en-Centrafrique-lors-de-la-ceremonie-a-la-presidence-de-la-Republique.jpg” data-wpel-link=”internal”>« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe raconte comment Moscou recrute des mercenaires d’Africa corps en mentant sur l’Afrique
Cérémonie au palais de la renaissance à Bangui : les 3 chefs de Wagner en Centrafrique, notamment le général Dmitri, le robot de Wagner alias « S’en fout la mort », Dimitri Sytyi et le Colonel Boris Représentent Wagner

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Georgy Kochkin a signé pour devenir mercenaire d’Africa corps pour servir en Afrique. Il s’est retrouvé en Ukraine. Son témoignage à la Radio Free Europe / Radio Liberty (RFE/RL)  éclaire une mécanique de recrutement bâtie sur le mensonge.

 

En effet, au départ, Georgy Kochkin était endetté et travaillait pour un salaire de misère dans une usine à Moscou lorsqu’il a vu une offre d’emploi en octobre 2025. Le poste, au sein de l’unité paramilitaire “Africa Corps” qui sera déployé en République centrafricaine, promettait un salaire mirobolant (2 millions de roubles, soit environ 25 000 dollars, rien qu’à la signature) pour des fonctions civiles et techniques en Afrique. Aujourd’hui, réfugié à Manille où il a demandé l’asile, il raconte comment il a été trompé par l’État russe.

 

“Quand j’ai vu l’annonce, j’étais enthousiaste”, explique Kochkin. L’unité cherchait des spécialistes en informatique et en sécurité de l’information d’Africa corps en RCA. Lors de son premier entretien le 11 octobre 2025 à Moscou, l’ambiance était déjà sinistre. Il raconte que le recruteur a annoncé à son supérieur : “Je t’ai apporté de la viande”.  Écoutez bien, de la viande. Voilà comment ces russes traitent leurs compatriotes envoyés soi-disant en Afrique. Malgré cela, on lui a assuré qu’il ne serait pas envoyé au combat mais qu’il opérerait des drones ou gèrerait la sécurité informatique en Afrique.

 

L’identité factice et les sites secrets Pour intégrer l’Africa Corps

Kochkin explique que tout est fait pour maintenir l’opacité. Les recrues sont formées sur des sites secrets où les téléphones sont confisqués. On leur donne parfois de fausses identités ou des documents de couverture pour masquer le fait qu’ils travaillent directement pour le GRU (le renseignement militaire russe).

 

“Ils nous parlaient de l’Afrique, notamment du Mali, de la RCA, du Niger et autres pays africains. Ils  nous donnaient des cours sur les pays africains pour nous mettre en confiance”, dit-il. Mais l’illusion s’est dissipée lorsque les rumeurs ont commencé à circuler : les déploiements en Afrique n’étaient qu’une couverture pour envoyer les recrues vers les “zones de “l’opération spéciale” (l’Ukraine).

 

La trahison et la fuite

Le tournant survient fin 2025. Alors qu’on lui avait promis un poste civil, Kochkin apprend que son unité est en réalité destinée au front ukrainien en tant que sapeurs (démineurs/génies). “Si on nous disait ‘Afrique’, cela devait être l’Afrique. Quand j’ai compris que c’était l’Ukraine, j’ai décidé de partir.”

 

Profitant d’une permission ou d’une faille dans la surveillance, il a réussi à quitter la Russie pour rejoindre les Philippines, un pays où il espérait être hors de portée des services de sécurité russes.

 

Les coulisses de l’unité “post-Wagner”

Selon son témoignage, l’Africa Corps fonctionne comme une extension directe du ministère de la Défense, mais avec les méthodes brutales des mercenaires. Il décrit :

Recrutements forcés : Des spécialistes civils transformés en “chair à canon” dès leur arrivée.

* Tromperie financière : Les primes promises sont parfois ponctionnées par des supérieurs ou conditionnées à des déploiements extrêmement dangereux.

Pressions : Depuis sa fuite, Kochkin reçoit des messages de son commandant adjoint lui demandant de revenir, mêlant promesses de transfert dans une autre unité et menaces voilées.

 

 

Rappelons qu’Africa Corps, vitrine militaire du Kremlin sur le continent, est déjà déployé au Mali et au Niger. La République Centrafricaine, où Wagner occupe le terrain depuis plusieurs années, est dans le champ direct de ce basculement. Le passage d’un groupe à l’autre ne se fait pas en douceur : les hommes de Wagner sur place réclament des garanties, et certains refusent d’être absorbés par une structure placée sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense.

 

Depuis les Philippines où il a trouvé refuge, Kochkin dit qu’il préfère être traité de traître par Moscou plutôt que de finir anonymement dans une guerre qui n’était pas la sienne. Moscou, de son côté, le considère effectivement comme tel — parce qu’il a parlé, et que ce qu’il a dit ne se referme pas facilement.

 

Pendant ce temps, à Bangui, les mercenaires russes de la milice Wagner encore en poste réclament le versement de 900 milliards de francs CFA avant leur départ de la RCA, ce qui transforme la transition en bras de fer financier dont personne ne voit encore l’issue.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après avoir volé la présidentielle à Touadera, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris

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Après avoir volé la présidentielle, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-et-touadera.jpg” alt=”Après avoir volé la présidentielle, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris” width=”300″ height=”199″ />
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le porte-parole de l’Autorité nationale des élections, Jimmy Antony Zitongo Bodeman, est sorti de son silence pour tenter de rassurer les Centrafricains. Le résultat ? Une nouvelle couche de mensonge grossier, servi sans aucune honte.

 

Après avoir organisé la pire élection de toute l’histoire de la RCA le 28 décembre dernier, après avoir bouclé la présidentielle en une seule semaine pour proclamer la réélection du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, voilà que ces mêmes responsables reviennent la bouche en cœur. Ils disent maintenant qu’ils vont « recadrer » les démembrements qui ont tout saboté lors du premier tour.

 

Recadrer ? Mais qui va recadrer qui ? Ce sont exactement ces démembrements, placés là par l’ANE elle-même, qui ont permis le vol organisé du scrutin. Ce sont ces mêmes structures qui ont accumulé les irrégularités massives dans les 2e, 3e, 5e et 7e arrondissements de Bangui, à Bimbo et dans plusieurs préfectures. Et aujourd’hui, après avoir atteint leur vrai objectif – verrouiller la présidentielle –, ils font semblant de vouloir nettoyer leur propre bazar.

 

Zitongo explique tranquillement qu’ils font l’inventaire du matériel restant, qu’ils récupèrent ce qui est encore en état, qu’ils analysent les décisions du Conseil constitutionnel et qu’ils réfléchissent aux mesures à prendre pour les partiels et le second tour du 26 avril. Ils comptent même sur la MINUSCA pour acheminer le matériel dans les zones difficiles comme la Haute-Kotto, le Haut-Mbomou, la Vakaga ou la Basse-Kotto, et sur les forces de sécurité pour « sécuriser » l’opération.

 

En clair : ceux qui ont pourri les élections en décembre vont maintenant superviser la suite. Ceux qui ont fabriqué les résultats là où ça les arrangeaient vont « corriger » pour les législatives. Le cynisme est total.

 

Depuis plus de trente ans, le scénario est identique. On vole ce qui compte vraiment, on proclame les résultats présidentiels à la vitesse de l’éclair, puis on annonce qu’on va arranger le reste pour faire bonne figure. Et à chaque fois, le peuple doit « rester calme », suivre les instructions des formateurs de l’ANE et faire comme si tout était normal.

 

Personne n’est dupe. L’objectif principal est déjà atteint. La présidentielle est verrouillée. Le 26 avril n’est qu’une formalité destinée à donner un semblant de légitimité à une Assemblée déjà morte-née. Les fraudeurs de l’ANE peuvent bien parler de transparence, d’analyse et de recadrage. Leurs promesses ne valent plus rien.

 

Le 28 décembre restera gravé comme la honte électorale suprême de ce pays. Et au lieu d’assumer ce fiasco, ils reviennent avec le même vieux disque : « nous allons corriger ».

 

La farce continue. Le 26 avril sera simplement le prochain acte d’une longue comédie grotesque jouée par les mêmes acteurs incompétents depuis trois décennies.

 

Par Alain Nzilo

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L’armée centrafricaine est définitivement morte. Un mercenaire russe de la milice Wagner, seul dans son véhicule, terrorise une vingtaine des soldats FACA au PK13 route de Boali

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L’armée centrafricaine est définitivement morte. Un mercenaire russe de la milice Wagner, seul dans son véhicule,  terrorise une vingtaine des soldats FACA au PK13 route de Boali

 

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Une patrouille des soldats FACA à Sibut. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Plus de fierté, plus de détermination, plus de respect. L’armée centrafricaine peut trembler comme une feuille morte devant n’importe quel mercenaire de la milice russe Wagner. C’est la mort lente et publique d’une institution créée par l’ancien empereur centrafricain Jean-Bedel Bokassa.

 

En effet, ce jeudi 9 mars 2026 au quartier PK 13, route de Boali, l’armée centrafricaine a montré son vrai visage  en public : celui d’une coquille vide qui plie devant n’importe quel mercenaire russe.  Ce jour-là, dans la matinée, une vingtaine des soldats FACA, tous équipés, escortaient un cercueil de l’un de leur dans un pick-up de l’armée nationale pour l’enterrement. Ils roulaient doucement, chantaient des cantiques, l’air solennel.

 

Mais derrière eux, subitement un véhicule conteneur venait lentement . Un seul homme au volant : un mercenaire russe de la milice Wagner. Il klaxonne, fait des gestes brusques d’énervement. Il  veut passer. Mais  la route est très étroite. Elle  ne lui facilite pas les choses.  Pendant ce temps, les soldats FACA, dans leur véhicule funéraire,  continuent leur petite allure, indifférents à l’impatience du mercenaire.

 

Puis, le convoi arrive près de la maison du général Ouédane, ancien directeur général de la gendarmerie. Un bout de route se libère. Le Russe double d’un coup le convoi funéraire, se plante devant le pick-up, coupe la circulation. Il descend de son véhicule, avance avec détermination vers le véhicule des soldats FACA. Écoutez bien ceci. Ces soldats sont tous armés jusqu’aux dents. Arrivé  à leur niveau, ce Wagner  commence à les engueuler à pleine voix. Il hurle, gesticule, les traite comme des gamins.

 

La surprise ? Pas un seul FACA n’ouvre la bouche. Pas un ne pose la main sur son arme. Pas un ne descend du véhicule. Ils restent assis, têtes baissées, corps tremblants, regard fuyant. Le mercenaire continue son monologue rageur plusieurs minutes, les domine complètement.

 

Il finit par retourner dans son camion, démarre et disparaît. Les vingt soldats restent là, immobiles, pendant que les gens du quartier accourent et regardent la scène, sidérés. Un homme seul vient de faire taire une section entière de l’armée nationale.

 

Lisez bien ceci. Si c’était un civil centrafricain, vous imaginez la suite ? Ces soldats vont devenir plus forts, plus dir sur ce pauvre centrafricain. Mais comme c’est un Wagner, tout le monde devient un bébé, une poupée, des carpes dans une bassine d’eau.

 

Les habitants du coin n’arrêtent pas de répéter la même phrase : comment vingt soldats armés peuvent-ils se laisser humilier par un type tout seul ? La réponse est simple et cruelle : ils n’ont plus ni fierté ni courage. Face à un mercenaire de la milice Wagner, l’armée FACA n’existe plus.

 

Le cortège a repris sa route après coup, mais le mal était déjà fait. Tout le quartier a vu l’armée nationale se faire ridiculiser sans réagir. Plus personne ne peut prétendre le contraire maintenant.

 

Touadera, Zéphirin Mamadou, vous avez vendu cette armée aux russes. Incroyable!

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadéra, diviseur acharné : après les partis politiques, la communauté musulmane centrafricaine dans son collimateur

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Touadéra, diviseur acharné : après les partis politiques, la communauté musulmane centrafricaine dans son collimateur

 

 

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Ahmat Deleris alias Rator

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis son accession au pouvoir, Touadéra a fait de la division son outil de gouvernance favori. La communauté musulmane centrafricaine en découvre aujourd’hui le goût amer.

 

Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique a un nouveau bureau depuis le 30 décembre 2025, élu en bonne et due forme à la mosquée de Yapélé, sous les yeux de ministres, de députés et de représentants d’institutions nationales et internationales.

L’imam Abdoulaye Ouassélégué en prend la tête avec une équipe complète : quatre vice-présidents, un secrétaire général, un trésorier général, un conseiller islamique et un conseil juridique. Deleris Rator, lui, est sorti par la grande porte, éjecté par les urnes après des années à tenir le perchoir du CSICA.

 

Seulement voilà. Le jeudi 13 mars 2026, pendant le mois de ramadan, Touadéra ouvre le Palais de la Renaissance aux musulmans de Bangui pour une rupture de jeûne. Et c’est Deleris Rator, le président sortant, celui que les électeurs viennent de congédier, qui prend la parole au nom du Conseil Supérieur Islamique.

 

Rator s’adresse au chef de l’État comme s’il dirigeait encore l’institution. Il lui demande même de jouer les médiateurs pour résorber la crise qui divise les leaders du CSICA, une crise dont il est lui-même l’un des principaux foyers. Touadéra répond qu’il prend bonne note et jouera sa partition.

 

Ce qui étonne, c’est l’absence totale du nouveau président légalement élu. L’imam Ouassélégué, investi dans les règles, n’est ni mentionné ni convié, alors même que des membres du gouvernement et du cabinet présidentiel participent à la soirée. Le nouveau bureau existe, mais Bangui officiel l’ignore.

 

Il faut rappeler que cette assemblée élective du 30 décembre avait failli ne pas se tenir. Le ministère des Affaires étrangères, qui devait accueillir les travaux, s’était dérobé après que la ministre Sylvie Baïpo-Témon eut échangé avec Rator. L’élection avait finalement eu lieu à la mosquée de Yapéré, dans des conditions régulières et transparentes.

 

Plusieurs membres du gouvernement avaient d’ailleurs assisté à l’investiture du nouveau bureau et y avaient même participé activement. Ce qui rend d’autant plus difficile à déchiffrer le choix de la présidence de continuer à traiter Deleris Rator comme l’interlocuteur légitime de la communauté musulmane centrafricaine.

 

L’imam Ouassélégué, lui, avait pris ses fonctions avec humilité, refusant de parler de victoire personnelle. Il s’était appuyé sur le verset 13 du chapitre 49 du Coran pour rappeler que les différences existent, mais que la foi unit. Il avait tracé la direction : rassembler, non diviser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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