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Passeport d’Anicet-Georges Dologuélé : le PCS dénonce « l’acharnement du pouvoir » et exige la fin des entraves administratives

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Le Parti du Changement Social (PCS) dénonce le refus persistant de délivrer un passeport à Anicet-Georges Dologuélé, député de la 1re circonscription de Bocaranga, et demande aux autorités de mettre fin à ce qu’il qualifie d’« acharnement politique ».

 

Dans un communiqué publié samedi 29 août 2026, le PCS rappelle que Dologuélé a été régulièrement élu député et est entré en fonction le 29 juin 2026. Le parti considère que le maintien du blocage de son passeport ne repose sur « aucune base légale sérieuse ».

 

Passeport d’Anicet-Georges Dologuélé : le PCS dénonce « l’acharnement du pouvoir » et exige la fin des entraves administratives
Monsieur Chancel Sokodé Ndeugbayi, Président du Parti du Changement social (PCS)

 

Le PCS s’appuie sur la décision du Conseil constitutionnel

 

Le Parti du Changement Social fonde principalement sa position sur la décision n°014/CC/25 du Conseil constitutionnel, rendue le 14 novembre 2025.

 

À lire aussi : La riposte du gouvernement contre l’UNOP ne règle pas la question de la gestion des financements des partenaires internationaux en RCA

Selon le PCS, cette décision établit qu’Anicet-Georges Dologuélé n’a jamais cessé d’être Centrafricain. Le parti rappelle que la perte de nationalité n’aurait été constatée ni notifiée par un décret.

 

À lire aussi : Les Wagner ont fait leur réapparition à la prison du Camp de Roux : tabassage, fouilles, intimidation

Le PCS rejette donc la demande faite à Dologuélé d’engager une procédure de réintégration.

 

Pour le parti dirigé par Chancel Sekode-Ndeugbayi, demander à un citoyen de solliciter sa réintégration dans une nationalité qu’il n’aurait jamais perdue revient à contredire la décision du Conseil constitutionnel et à utiliser l’administration dans un conflit politique.

 

Le passeport au cœur du bras de fer

 

Le refus de délivrer le passeport à Dologuélé intervient alors que celui-ci exerce désormais son mandat parlementaire.

 

Le PCS estime que cette situation constitue une entrave administrative visant un responsable de l’opposition démocratique. Le parti demande donc la délivrance « immédiate et sans condition » de son passeport.

 

Cette revendication intervient après les déclarations d’Évariste Ngamana sur la situation juridique de Dologuélé. Le ministre d’État affirme notamment que la nationalité centrafricaine est « une et exclusive » et soutient que la question de la nationalité relève du tribunal de grande instance.

 

Évariste Ngamana estime également que Dologuélé doit adresser une demande au président de la République pour obtenir sa réintégration.

 

Le PCS défend une position opposée et renvoie à la décision du Conseil constitutionnel de novembre 2025.

 

Le parti dénonce une dérive autoritaire

 

Dans son communiqué, le PCS élargit la portée de l’affaire au fonctionnement politique du pays.

 

Le parti estime que le maintien du blocage du passeport intervient dans un contexte économique et diplomatique déjà difficile. Il appelle les autorités à privilégier l’apaisement plutôt que l’escalade politique.

 

Le PCS met surtout en garde contre « toute dérive autoritaire de la conduite d’État ». Selon le parti, une nouvelle crise politique viendrait aggraver les difficultés auxquelles la population centrafricaine est déjà confrontée.

 

Le communiqué rappelle également qu’« aucun pouvoir n’est éternel ni inamovible ». Le PCS invite ainsi les autorités à tirer les leçons de l’histoire politique africaine et centrafricaine et à privilégier le respect du droit et l’apaisement social.

 

Trois demandes adressées aux autorités

 

Le Parti du Changement Social formule trois demandes précises.

 

Il exige d’abord la délivrance immédiate et sans condition du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé, en se référant à la décision du Conseil constitutionnel.

 

Il demande ensuite la fin de toute entrave administrative visant l’opposition démocratique.

 

Enfin, le PCS réclame l’ouverture d’un dialogue politique national inclusif afin de favoriser l’apaisement du climat social.

 

Le parti affirme qu’il poursuivra ses actions « par les voies pacifiques et démocratiques » pour défendre l’État de droit, la paix civile et l’unité nationale.

 

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Centrafrique : un tueur en série en liberté au PK5, un cinquième jeune commerçant tué à l’aube

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Un jeune commerçant du marché du PK5, communément appelé KM5, dans le 3e arrondissement de Bangui, a été tué aux premières heures de jeudi, portant à cinq le nombre de personnes tuées dans des circonstances similaires selon l’enquête menée par la rédaction de CMC.

 

La victime, identifiée comme Alkhali, se rendait à la mosquée pour la prière lorsqu’elle a été agressée vers 4 heures du matin dans le secteur de Fodé. D’après les informations recueillies par CMC, l’agresseur était armé d’une machette et lui a porté un violent coup à la tête.

Les miliciens autodéfense du KM5. Photo CNC

 

Grièvement blessé, le jeune commerçant a été transporté vers un établissement hospitalier. Il a succombé à ses blessures malgré sa prise en charge.

 

À lire aussi : La riposte du gouvernement contre l’UNOP ne règle pas la question de la gestion des financements des partenaires internationaux en RCA

Le mode opératoire constaté lors de cette attaque présente des similitudes avec quatre précédents meurtres recensés ces derniers jours au PK5. Selon les éléments recueillis par la rédaction de CMC, les victimes ont été attaquées à l’aube, alors qu’elles circulaient dans les rues encore peu fréquentées.

 

À lire aussi : « Touadéra a accéléré la mort du système éducatif centrafricain » : Elie Oueifio dénonce la déconfiture de l’Éducation nationale sous la gestion d’Aurélien Zingas

L’auteur de ces attaques semble cibler particulièrement les personnes qui se déplacent très tôt le matin. Vers 4 heures, les fidèles musulmans commencent à se rendre dans les mosquées pour la prière. Cette période, où la circulation reste faible dans plusieurs secteurs du KM5, offre à l’agresseur l’occasion d’attendre les passants et de les attaquer.

 

Le meurtre d’Alkhali porte ainsi à cinq le nombre de personnes tuées de manière similaire dans le secteur, selon le décompte établi par CMC à partir des informations recueillies au cours de son enquête. La répétition des attaques et leurs circonstances similaires renforcent les inquiétudes des habitants du quartier, qui voient désormais circuler un tueur en série toujours en liberté.

 

La présence d’un tueur en série opérant à l’aube sur les différentes rues du troisième arrondissement constitue une menace particulière pour les commerçants, les travailleurs et les fidèles qui doivent se déplacer avant le lever du jour. Plusieurs habitants demandent un renforcement de la présence des forces de sécurité dans les secteurs concernés, notamment aux heures de prière.

 

À ce stade, l’identité de l’auteur des attaques n’est pas établie. Les circonstances précises du meurtre d’Alkhali et les liens entre les différentes attaques devront être établis par les investigations en cours.

 

Alkhali était un jeune commerçant qui commençait à développer son activité au marché du KM5 juste au niveau du croisement Koudoukou. Sa mort vient de nouveau endeuiller le 3e arrondissement de Bangui, alors que les habitants restent dans l’attente de l’interpellation de l’auteur de ces attaques.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : l’envolée des prix des produits de première nécessité et du carburant asphyxie le quotidien des ménages à Bangui

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 Les prix des produits de première nécessité connaissent une forte progression dans les marchés de Bangui, réduisant davantage le pouvoir d’achat des ménages déjà frappés par des revenus limités. La hausse concerne plusieurs denrées alimentaires indispensables, mais aussi le carburant, dont le coût influence directement les dépenses quotidiennes des familles. Dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, les consommateurs constatent une augmentation régulière des prix des produits de base. Les marchés restent approvisionnés, mais les quantités achetées par les familles diminuent en raison de la faiblesse des moyens financiers disponibles. 
Centrafrique : l’envolée des prix des produits de première nécessité et du carburant asphyxie le quotidien des ménages à Bangui
La Vie Quotidienne au Marché de Begoua
L’arachide figure parmi les produits dont le prix pèse lourdement sur les budgets. Une cuvette se vend actuellement autour de 13 000 francs CFA, un montant difficile à supporter pour de nombreux foyers qui utilisent cette denrée comme source importante de consommation et de revenus. Les autres produits alimentaires essentiels connaissent également des niveaux élevés. La petite cuvette de manioc atteint environ 2 500 francs CFA, tandis que celle de maïs se négocie autour de 4 000 francs CFA. Pour les ménages, ces dépenses représentent une part importante des revenus journaliers et obligent souvent à réduire les quantités achetées. Les produits complémentaires indispensables au quotidien suivent la même tendance. L’huile de cuisson, le savon et d’autres articles de première nécessité prennent une place plus importante dans les dépenses familiales. Cette augmentation limite les capacités des ménages à consacrer des ressources à d’autres besoins comme la santé, l’éducation ou le transport. Le secteur de la viande connaît également une hausse des prix. Le kilogramme de viande de bœuf se vend autour de 4 000 francs CFA, un tarif qui rend ce produit moins accessible pour une partie importante de la population. Cette augmentation générale du coût de la vie touche aussi les déplacements. La hausse des prix du carburant à la pompe entraîne une pression supplémentaire sur les frais de transport, affectant les travailleurs, les commerçants et les usagers des transports collectifs à Bangui. Face à cette évolution, de nombreux ménages adaptent leurs habitudes de consommation en privilégiant les produits les moins coûteux et en réduisant certaines dépenses. La progression des prix des denrées alimentaires et de l’énergie continue ainsi de peser sur le quotidien des familles centrafricaines. Par Anselme Mbata

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Rentrée scolaire 2026-2027 : Boali choisie pour la cérémonie officielle, mais les défis de l’école restent entiers

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 La ville de Boali, dans la préfecture de l’Ombella-Pokko, accueillera le 6 octobre 2026 la cérémonie officielle de rentrée scolaire 2026-2027, sous la présidence du chef de l’État.

 

La décision a été présentée au Conseil des ministres par le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale. La cérémonie sera placée sous le thème : « Ensemble, pour une école de qualité, inclusive, sûre et équitable, chaque enfant compte, chaque enseignant agit. »

Rentrée scolaire 2026-2027 : Boali choisie pour la cérémonie officielle, mais les défis de l’école restent entiers

 

À lire aussi : Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux

 

Les corps constitués de l’État, le corps diplomatique, les partenaires de l’éducation, les autorités locales, les responsables pédagogiques et la communauté éducative sont attendus à cette rencontre.

À lire aussi : Bienvenue Zokoué : « les tramadol et autres drogues nous viennent beaucoup plus du Cameroun voisin », une accusation directe qui expose Bangui à un risque diplomatique avec le Cameroun voisin

 

Le choix de Boali doit aussi permettre au président de la République d’inaugurer plusieurs infrastructures scolaires. Parmi elles figure le nouvel édifice du Centre Pédagogique Régional de l’Ombella-Pokko.

 

Le Conseil des ministres a également donné son accord pour le financement de l’organisation de la cérémonie et demandé au ministre des Finances et du Budget de mettre à disposition les ressources nécessaires.

 

Une cérémonie devenue une tradition dans les villes du pays

 

Depuis plusieurs années, les autorités choisissent une ville différente pour accueillir officiellement le lancement de l’année scolaire. L’objectif est de déplacer chaque année le centre de la cérémonie vers une autre partie du territoire et de montrer l’attention portée aux établissements scolaires en dehors de Bangui.

 

Cette démarche permet également de présenter certaines infrastructures réalisées ou réhabilitées dans la ville choisie. Elle donne aux autorités locales, aux enseignants, aux élèves et aux partenaires de l’éducation l’occasion de participer directement à la cérémonie nationale.

 

À Boali, l’inauguration du Centre Pédagogique Régional constitue ainsi l’un des principaux éléments de l’édition 2026-2027.

 

Mais le changement de ville ne signifie pas, à lui seul, un changement dans les conditions quotidiennes d’apprentissage des élèves centrafricains.

 

Changer de ville ne change pas les réalités de l’école

 

D’une année à l’autre, les cérémonies officielles se succèdent dans différentes villes. Pour les élèves et les enseignants, les difficultés restent largement les mêmes.

 

Dans plusieurs localités, les routes restent difficiles d’accès, notamment pendant la saison des pluies. Des élèves parcourent encore de longues distances pour rejoindre leur établissement. Les salles de classe manquent dans certaines zones et les équipements scolaires restent insuffisants.

 

Le manque de manuels scolaires constitue aussi une difficulté persistante. À cela s’ajoute le déficit d’enseignants qualifiés, particulièrement dans les zones rurales et éloignées des grands centres urbains.

 

Dans certaines écoles, l’enseignement repose encore largement sur des maîtres-parents. Ces personnes assurent les cours en l’absence d’un nombre suffisant d’enseignants formés et affectés par l’État. Leur présence permet aux écoles de fonctionner, mais elle ne règle pas la question du déficit structurel d’enseignants qualifiés.

 

Les élèves restent également confrontés à des conditions matérielles difficiles : manque de tables-bancs, bâtiments insuffisants, accès limité à l’eau et aux sanitaires et absence d’équipements adaptés dans certains établissements.

 

Une cérémonie officielle face à des réformes encore attendues sur le terrain

 

Le thème retenu pour cette rentrée met l’accent sur une école « de qualité, inclusive, sûre et équitable ». Il prévoit aussi une mobilisation autour des réformes du plan sectoriel de l’éducation.

 

Ces objectifs supposent des changements qui dépassent largement l’organisation d’une cérémonie annuelle. Ils nécessitent notamment davantage d’enseignants qualifiés, des infrastructures adaptées, des manuels disponibles, des moyens de transport et un meilleur accès aux établissements scolaires dans les zones rurales.

 

Le choix de Boali peut donc donner une visibilité nationale aux problèmes de l’éducation dans l’Ombella-Pokko. L’inauguration d’un bâtiment scolaire constitue également une réalisation concrète pour la ville.

 

Mais pour les élèves et les enseignants, l’enjeu principal reste ailleurs : retrouver chaque année une école mieux équipée, avec suffisamment de professeurs, des salles adaptées, des supports pédagogiques et des conditions d’accès acceptables.

 

La cérémonie du 6 octobre permettra de marquer officiellement le début de l’année scolaire 2026-2027. Dans les écoles du pays, la rentrée sera surtout mesurée à partir des conditions réelles dans lesquelles les enseignants donneront leurs cours et les élèves suivront leur apprentissage.

 

Par Sylvie Vickos

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Droit de réponse : Corbeau News Centrafrique prend acte de la réponse de POWERS SÉCURITÉ

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Corbeau News Centrafrique a pris connaissance du communiqué officiel de POWERS SÉCURITÉ en réponse aux différentes publications consacrées à l’entreprise et à certains membres de sa direction.

 

À travers ce document, la société conteste plusieurs informations publiées par notre rédaction et apporte sa propre version sur différents sujets, notamment les recrutements, les procédures disciplinaires, le fonctionnement de sa chaîne hiérarchique, les moyens utilisés par les contrôleurs ainsi que la situation financière et administrative de l’entreprise depuis l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante en 2021.

Droit de réponse : Corbeau News Centrafrique prend acte de la réponse de POWERS SÉCURITÉ
Le DGA de Power Sécurité , Pasteur Osé Balezou

 

SÉCURITÉ affirme notamment que ses recrutements suivent une procédure identique pour les candidats, que les sanctions disciplinaires sont encadrées par le Code du travail et les procédures internes, et qu’il n’existe aucun réseau d’espionnage au sein de l’entreprise. La société conteste également l’information selon laquelle certains contrôleurs seraient contraints d’effectuer leurs missions à vélo, affirmant que ceux-ci utilisent des motocyclettes.

 

À lire aussi : Accusée de préparer un coup d’État, l’adjudant-chef Yves Junior Konzi, sous-officier des FACA, est détenu depuis plusieurs jours à l’OCRB. Plongé au cœur d’une affaire incroyable et spectaculaire qui confirme la paranoïa du régime de Bangui

Dans

Droit de réponse 1 Power Securité
Droit de réponse 1 Power Securité

son communiqué, l’entreprise évoque également un audit interne réalisé après l’arrivée de la nouvelle direction en 2021. Elle affirme que cet audit aurait permis d’identifier plusieurs centaines d’agents fictifs, des sureffectifs, des anomalies dans la gestion des effectifs et de la paie ainsi que des dysfonctionnements financiers hérités de l’ancienne organisation.

Droit de réponse 2 Power Securité
Droit de réponse 2 Power Securité

 

 

À lire aussi : Centrafrique : La validation de la candidature aux élections présidentielles et législatives par le conseil constitutionnel fait-elle obstacle à la d’échéance ultérieure d’un député pour défaut de nationalité ?

POWERS SÉCURITÉ indique que les mesures prises à la suite de ces constats ont permis, selon elle, de redresser la situation financière de l’entreprise, d’améliorer la trésorerie, de renforcer la maîtrise des risques, d’améliorer la régularité du paiement des salaires et de préserver environ 3 000 emplois.

 

Corbeau News Centrafrique prend acte de l’ensemble de ces explications.

 

Notre rédaction rappelle que la publication de ce droit de réponse permet également à POWERS SÉCURITÉ de présenter publiquement sa version des faits et de répondre aux éléments précédemment rapportés.

 

Les informations contenues dans ce communiqué feront désormais partie des éléments pris en compte dans la poursuite de notre travail journalistique sur ce dossier.

Droit de réponse 3 Power Securité
Droit de réponse 3 Power Securité

 

Corbeau News Centrafrique poursuivra ses vérifications à partir des documents disponibles, des témoignages recueillis et des différents éléments susceptibles d’établir les faits.

 

Nous reviendrons ainsi, dans nos prochains articles, point par point sur les principaux éléments soulevés par POWERS SÉCURITÉ, afin de vérifier les affirmations avancées dans ce droit de réponse et de les confronter aux informations et aux documents disponibles.

 

Cette démarche permettra à nos lecteurs de disposer des différentes versions et de suivre l’évolution du dossier sur la base de faits vérifiables. copié vers le presse-papiers copié vers le presse-papiers copié vers le presse-papiers

 

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Du primaire à l’université, les étudiants subissent le racket absolu : Elie Oueifio dresse le tableau sombre de la corruption quotidienne en RCA

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Fort de son ancienne casquette de ministre et de son expérience de terrain comme préfet, Elie Oueifio apporte un témoignage direct sur les réalités administratives du pays. Sa connaissance des rouages de l’État guide son observation des pratiques illégales en milieu scolaire.

 

En effet, le rouages du système éducatif centrafricain se trouvent profondément perturbés par des transactions financières illicites à tous les niveaux d’apprentissage. Dans ses écrits, l’ancien membre du gouvernement Elie Oueifio utilise son expérience de la gestion publique pour décrire les mécanismes de la concussion qui frappent les familles. Selon ses observations, le parcours d’un élève, depuis ses premiers pas à l’école primaire jusqu’à l’obtention de ses diplômes universitaires, est jalonné de barrières tarifaires informelles.

Du primaire à l'université, les étudiants subissent le racket absolu : Elie Oueifio dresse le tableau sombre de la corruption quotidienne en RCA.
L’ancien ministre Élie Ouéfio, Président intérimaire du parti KNK

 

 

L’ex-haut fonctionnaire explique que les parents se voient contraints de verser des sommes d’argent régulières simplement pour assurer une place à leurs enfants dans les salles de classe ou pour obtenir des notes de passage. Ces pratiques de harcèlement pécuniaire se dissimulent parfois sous la forme d’achats obligatoires de fournitures spécifiques ou de cotisations exceptionnelles imposées par les administrations locales. L’auteur souligne que cette situation écarte les enfants issus des milieux les plus pauvres, détruisant ainsi le principe républicain de l’accès égalitaire à l’instruction.

 

À l’université, le phénomène prend des proportions encore plus complexes où les examens et les validations de sessions font l’objet de tractations marchandes directes entre certains enseignants et les étudiants. Elie Oueifio met en avant le fait que la tricherie et le clientélisme ont supplanté le mérite académique dans les amphithéâtres de la capitale. Les doléances des associations de parents restent sans écho auprès des services de contrôle du ministère, tandis que les rapports officiels continuent d’ignorer ces dérives quotidiennes observées sur le terrain…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Martin Ziguélé : « Wagner n’a rien à faire dans un État de droit »

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Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a exprimé sans détour son point de vue sur la présence du groupe Wagner en Centrafrique.

 

Ziguélé a rappelé qu’il avait voté en son temps l’accord de défense conclu entre la République centrafricaine et la Russie en tant qu’État. Cet accord interétatique lui paraissait normal. Mais ce qui est arrivé ensuite ne correspondait pas à ce texte.

 

Martin Ziguélé : « Ce que la Centrafrique tire du secteur de l’or est un vrai scandale »
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

Au lieu d’envoyer des conseillers militaires russes officiels, le pays a vu arriver des mercenaires du groupe Wagner. Ziguélé les qualifie clairement de mercenaires. Il cite d’ailleurs les déclarations du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui avait lui-même indiqué que Wagner était une structure privée créée par Evgueni Prigojine pour des activités de sécurité militaire privée, sans lien direct avec l’État russe.

 

Selon l’ancien chef du gouvernement, Wagner ne se limite pas à un rôle militaire. Il fonctionne comme une entreprise commerciale, une structure d’influence et de manipulation de l’information, et une organisation économique. Ziguélé estime que ce groupe a profité de son intervention militaire réussie contre la coalition des Patriotes pour le changement (CPC) en décembre 2020 pour étendre son emprise sur plusieurs domaines de la vie nationale.

 

Il affirme que Wagner a joué un rôle direct dans la réforme constitutionnelle, dans l’organisation du référendum et dans les élections récentes, qu’il décrit comme exclusives. Aujourd’hui, même si l’on parle du remplacement de Wagner par l’Afrika Korps, Ziguélé considère qu’il s’agit du même phénomène : « c’est blanc bonnet et bonnet blanc ».

 

Pour lui, les mercenaires n’ont pas leur place dans un État de droit. Leur présence contredit les principes d’un fonctionnement normal des institutions. Il maintient que la Centrafrique doit privilégier des relations d’État à État avec la Russie, et non avec des groupes armés privés.

 

Ziguélé a également noté que la visibilité publique de ces éléments a diminué ces derniers mois à Bangui, mais il reste convaincu qu’ils demeurent présents sur le territoire, notamment pour des questions de sécurité comme l’investiture présidentielle prévue au stade Barthélemy Boganda.

 

L’ancien Premier ministre, qui achève actuellement son deuxième mandat de député et ne s’est pas représenté aux dernières élections législatives, a insisté sur la nécessité pour le pays de rechercher un équilibre dans ses relations internationales. Il juge que la maturité d’une politique étrangère se mesure à sa capacité à diversifier ses partenariats tout en défendant d’abord les intérêts nationaux.

 

Cette prise de position intervient alors que le président Faustin-Archange Touadéra a opéré plusieurs ajustements dans ses alliances extérieures, passant d’une orientation très marquée vers la Russie à un réchauffement progressif des relations avec la France et les institutions financières internationales.

 

Martin Ziguélé, auteur du livre Des crises à l’espérance – Ma vision pour la Centrafrique, continue à s’exprimer sur les grands choix stratégiques du pays alors qu’il se prépare à se consacrer pleinement à son parti politique.

 

Par Anselme Mbata

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Budget 2025 : Entre dérapages financiers et paralysie des investissements

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L’examen des comptes de l’État pour le dernier trimestre de l’année 2025 laisse apparaître des écarts de gestion majeurs. Derrière les colonnes de chiffres officiels se cache une réalité comptable où les prévisions budgétaires ont été balayées par des dépenses imprévues. Entre des remboursements de dette qui explosent et des projets de développement totalement à l’arrêt, le document met à nu une stratégie financière qui privilégie l’urgence au détriment de la construction de l’avenir.

 

L’explosion incontrôlée des charges de trésorerie

Le premier constat est sans appel : les dépenses de trésorerie ont atteint un niveau jamais vu dans la programmation initiale. Alors que le budget prévoyait 62,81 milliards de francs CFA, l’État a fini par décaisser 184,78 milliards. Ce taux d’exécution de 294 % indique un glissement total de la gestion des liquidités.

Investissements ou dépenses ? Les deux visages de l'endettement public : Quand la gestion mafieuse  du régime de Touadéra  asphyxie la RCA
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

L’apparition de « tirages spéciaux » pour un montant de 95,68 milliards auprès de banques privées pose une question de fond. Pourquoi ces besoins n’ont-ils pas été anticipés ? Cette dépendance soudaine à des financements de court terme montre que la planification budgétaire a été mise de côté pour répondre à des nécessités de paiement immédiates, modifiant ainsi l’équilibre financier de la nation.

 

Le désengagement sur les projets de développement

Pendant que l’argent circule pour le fonctionnement, les investissements publics sont dans une impasse. Le rapport indique que les dépenses sur ressources extérieures stagnent à 64 %. Plus grave encore, la ligne destinée aux « emprunts projets » affiche un taux de 0,00 %.

 

Il est incompréhensible que sur une année entière, pas un seul franc CFA n’ait été mobilisé sur cette ligne budgétaire de 7,5 milliards. Ce gel des projets structurels signifie que les chantiers censés améliorer le quotidien des populations sont à l’arrêt, faute de décaissements. Le décalage est ici frappant : on trouve les moyens pour rembourser les banques, mais pas pour financer les infrastructures de développement.

 

Masse salariale et zones d’ombre comptables

La gestion du personnel administratif montre également un dépassement des limites autorisées. Avec 116,83 milliards dépensés contre 109,26 milliards prévus, la masse salariale dépasse les capacités de la loi de finances. Cette hausse de 7 milliards, liée à des vagues d’intégrations dans la fonction publique, s’est faite sans ajustement des ressources, créant une tension supplémentaire sur les caisses de l’État.

 

Enfin, une anomalie administrative persiste sur les charges financières. Le document réserve une enveloppe de 22,02 milliards, mais indique une exécution nulle. Le motif invoqué est une « absence d’informations » pour régulariser les opérations. Conserver une telle somme dans le budget sans pouvoir en tracer l’utilisation réelle en fin d’exercice constitue un manque de transparence regrettable dans la chaîne de dépense.

 

En un mot, le bilan de l’année 2025 montre une gestion budgétaire à deux vitesses. D’un côté, une surconsommation de crédits pour la dette et les salaires, et de l’autre, un abandon des investissements productifs. Ce déséquilibre entre les paroles et les actes budgétaires interroge sur la réelle maîtrise des finances publiques et sur la capacité de l’administration à respecter ses propres engagements de développement.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : La validation de la candidature aux élections présidentielles et législatives par le conseil constitutionnel fait-elle obstacle à la d’échéance ultérieure d’un député pour défaut de nationalité ?

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La radio Ndeke luka est devenue ces derniers temps un théâtre des opérations, une arène politique et médiatique où le pouvoir de Bangui et le principal leader de l’opposition démocratique s’affrontent sur le terrain juridique au point de transformer le pays en un laboratoire d’expérience juridique.

 

En réalité, depuis l’avènement de ce régime en 2016 l’interprétation des lois et règlements de la République est devenue une activité quasi nationale car tout le monde y compris ma grand-mère qui vend des arachides au marché peut interpréter les textes de loi au point de déposséder les juristes de leur matière de prédilection.

 

Centrafrique : La validation de la candidature aux élections présidentielles et législatives par le conseil constitutionnel fait-elle obstacle à la d'échéance ultérieure d'un député pour défaut de nationalité ?

 

Ainsi, l’on remarque que l’apport remarquable du pouvoir de Bangui à la construction démocratique depuis le premier quinquennat ne se limite qu’à l’interprétation des textes de loi en lieu et place du conseil constitutionnel.

 

À lire aussi : Fidèle Gouandjika qualifie Daniel Nzéwé de « grand cleptomane de la nation

Historiquement, tout a commencé par l’interprétation de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016 qui imposait au gouvernement d’obtenir l’autorisation préalable de l’assemblée nationale avant de signer des contrats liés aux ressources naturelles.

 

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Puis vinrent les destitutions illégales du président de l’assemblée nationale et de la présidente du conseil constitutionnel pour finir à l’imposition d’une nouvelle constitution en violation de l’article 153 de la constitution du 30 mars 2016 et la problématique discriminatoire de la binationalité avec son corollaire le refus de délivrance de passeport.

 

La dernière sortie médiatique du ministre d’Etat porte parole du gouvernement a en substance mis en garde le Président de l’URCA que s’il ne se conforme pas aux dispositions juridiques en vigueur pour sa réintégration dans la nationalité centrafricaine, le gouvernement demandera sa d’échéance à l’assemblée nationale.

 

Cette déclaration n’est autre qu’un chantage, une intimidation, une extorsion, un ultimatum déguisé assorti d’un délai non défini en vue de légitimer la septième République qui ne cesse de bégayer et de s’embourber.

 

En effet, l’élection des députés à l’assemblée nationale suppose le respect des conditions d’éligibilité fixées par la constitution parmi lesquelles figure la nationalité.

 

Dans le cas centrafricain, ces conditions sont contrôlées d’abord par l’Autorité Nationale des Élections et ensuite de façon juridictionnelle par le conseil constitutionnel.

 

Ainsi, la remise en cause d’un mandat parlementaire est exclusivement soumise à l’autorité du conseil constitutionnel car il est le seul juge de l’élection parlementaire.

 

Il apparaît important à ce stade de souligner que l’autorité des décisions du conseil constitutionnel limite toutes possibilités de remise en cause d’un mandat parlementaire car ses décisions sont irrévocables et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.

 

Ainsi, l’autorité de la chose jugée du conseil constitutionnel l’emporte sur les conditions légales d’éligibilité et par voie de conséquence à une déchéance ultérieure fondée sur le même grief.

 

D’ailleurs, l’arrêt N*014 du conseil constitutionnel du 14 novembre 2025 relative aux recours contre les candidatures à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 n’est pas en contradiction avec la loi de 1961 sur la nationalité.

 

Cet arrêt enonce simplement qu’au moment de l’examen de la candidature, la perte de la nationalité n’a jamais été juridiquement constatée dans les formes prévues par le code de nationalité c’est-à-dire qu’il n’existait aucun décret constatant la perte de nationalité.

 

Dans le respect du principe du parallélisme des formes, comment le Président de la République peut s’attendre à une demande pour prendre le décret de réintégration dans la nationalité centrafricaine alors qu’il n’existe pas de décret constatant la perte ?

 

Face à cette incompréhension dans l’incohérence, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- La validation de la candidature par le conseil constitutionnel créée t-elle un droit définitivement acquis faisant obstacle à une déchéance ultérieure de député pour défaut de nationalité ?

 

2- En d’autres termes, la contestation de la nationalité d’un député de la nation peut-elle justifier la déchéance de son mandat ?

 

3- Qu’en est-il des autres députés binationaux à l’instar du président de l’assemblée nationale qui est lui aussi un binational ?

 

4- Pourquoi prendre en otage tout un pays pour un problème purement politique dénué de tout fondement juridique ?

 

5- En dehors de cette problématique de nationalité ou de passeport la septième République n’est-elle pas légitime ?

 

En tout état de cause, le peuple a compris que la problématique de la nationalité qui cristalise toutes les attentions n’est qu’un acharnement, une obsession qui relègue au second plan les priorités de la population.

 

Ce pouvoir sans limites est entrain de tester le seuil d’acceptabilité du peuple c’est-à-dire le niveau au delà duquel quelque chose passe de l’acceptable à l’inacceptable.

 

La septième République tant vantée n’est finalement qu’un habillage juridique de la tyrannie, d’un État pyromane.

 

Cette nation a besoin d’une refondation, d’une nouvelle République bâtie sur une large consultation citoyenne avec des projets de société émergents qui mettra le peuple au centre des priorités à l’instar des recommandations du forum de Bangui de 2015.

 

C’est bien évidemment ce que le Rassemblement Unitaire, une composante de la société civile centrafricaine envisage d’organiser dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement dans les jours à venir.

 

Au delà de tout, ce peuple hypnotisé, martyrisé et anesthésié se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa soutenus dans sa lutte par les vaillants citoyens de Mala et par extension à l’échelle nationale vous demande de démissionner car c’est la seule issue possible et plausible.

 

Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est revolue et surtout votre morphologie endomorphique est inadaptée à cette épreuve.

 

Ainsi nous vous conseillons humblement de démissionner avec honneur avant d’être contraint par la force car l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance, le calvaire, entremêlé de regret, de remord et de la désolation.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 29 Août 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

 

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« Nous sommes tous docteurs autour de la table » : Serge Ghislain Djorie tente le choc des diplômes pour esquiver la fessée économique assénée par Paul Crescent Beninga

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Quand les arguments économiques font défaut et que les caisses de l’État résonnent creux, il ne reste plus qu’à sortir son parchemin universitaire. Sur le plateau de l’émission Patara, face à l’asphyxie pétrolière qui paralyse Bangui et les provinces, le débat politique s’est brièvement métamorphosé en un concours d’académiciens. Pressé de toutes parts par la démonstration implacable du chercheur Paul Crescent Beninga, l’ancien ministre de la Communication, Serge Ghislain Djorie, a dégainé une parade d’un ridicule consommé : invoquer son titre de docteur pour tenter de niveler la défaillance de son camp.

 

Pris en étau par les données chiffrées de la société civile qui exposaient la chute vertigineuse des recettes fiscales pétrolières et un trou béant de près de 10 milliards de francs CFA relevé par le FMI —, Serge Ghislain Djorie a soudainement choisi d’abandonner le terrain comptable pour se réfugier dans les sommets de l’académie. « Maintenant, nous sommes des intellectuels, il est docteur, moi aussi je suis docteur. Qu’est-ce qu’on doit faire ? Quelle est notre contribution pour que les choses avancent dans notre pays ? », a-t-il lancé sur les ondes de la radio nationale, cherchant manifestement à transformer une débâcle gouvernementale en un sympathique colloque entre pairs.

Une année après ses larmes, Ghislain Djorie trouve un point de chute : la Chine
L’ancien ministtre de communication et porte parole du gouvernement

 

Cette tentative désespérée de troquer le bilan comptable du régime contre un brevet d’intellectualisme partagé n’a aucunement impressionné son contradicteur. Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile (GTSC), n’a pas tardé à ramener l’ancien ministre à la réalité brute du terrain : avoir un doctorat n’efface ni les files d’attente interminables devant les stations-services, ni les conséquences désastreuses du monopole illégal accordé à la société Neptune Oil.

 

« Lorsqu’on vient à ce genre de débat, on ne participe pas à ce genre de débat pour faire dans le populisme. C’est un débat qui se fait technique ! J’ai avancé des chiffres, j’attends de mon contradicteur qu’il avance également des chiffres et qu’on en débate », a répliqué froidement l’universitaire, refusant ce petit jeu de connivence académique destiné à noyer le poisson.

 

En cherchant à s’abriter derrière son titre universitaire pour esquiver la volée de bois vert économique assénée par Paul Crescent Beninga, Serge Ghislain Djorie a involontairement illustré la fracture entre l’élite politique au pouvoir et les réalités du peuple. Les Centrafricains qui souffrent au quotidien du coût des transports et de la flambée des denrées alimentaires n’ont que faire des diplômes de leurs dirigeants : ce qu’ils attendent à la pompe, ce n’est pas une thèse de doctorat, mais tout simplement du carburant.

 

Par Alain Nzilo

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Le débat économique entre Serge Ghislain Djorie et Paul Crescent Beninga met en lumière les préoccupations des jeunes centrafricains face à la crise du carburant.

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Objets d’art, habitat, accoutrements : La RCA n’a rien de spécifiquement centrafricain, affirme Jean-Pierre Mara

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L’un des constats les plus frappants formulés par Jean-Pierre Marat concerne l’absence totale d’éléments culturels visibles et identifiables comme “centrafricains”.

 

En effet, l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara affirme que le pays ne dispose ni d’un accoutrement traditionnel reconnu, ni d’une coiffure emblématique, ni d’un style architectural typique, ni d’une forme artistique capable d’être immédiatement associée à la RCA. Cette absence matérielle complique la transmission culturelle, car les objets et les formes visibles constituent les premiers repères d’une identité collective.

 

Objets d’art, habitat, accoutrements : La RCA n’a rien de spécifiquement centrafricain, affirme Jean-Pierre Mara
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

Marat cite plusieurs exemples :

 

        • aucun costume masculin ni féminin distinctif, contrairement au Cameroun, au Ghana ou au Nigeria ;
  • aucune architecture traditionnelle adaptée au climat et reconnue comme symbole national ;
  • aucune ligne artistique identifiable, aucun motif, aucune sculpture emblématique ;
  • aucune maison conçue par des artistes centrafricains selon un modèle intérieur propre au pays.

 

Pour lui, ce vide n’est pas le résultat d’un manque de créativité, mais d’un manque de politiques publiques. Sans musée digne de ce nom, sans programme de soutien aux artistes, sans institution chargée de préserver les savoir-faire, la création culturelle ne peut pas émerger.

 

Marat considère ce déficit comme un danger majeur : un pays qui ne produit pas ses propres symboles culturels dépend entièrement des références visuelles venues de l’extérieur. L’imaginaire collectif s’appuie alors sur des modèles étrangers, ce qui renforce la dépendance culturelle et la perte d’identité.

 

Par Brahim….

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Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney dénonce une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres

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Le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale Aurélien Simplice Zingas a signé plusieurs arrêtés proclamant l’admission de candidats au baccalauréat des sessions 2003 et 2013. Son explication : les procès-verbaux de délibération auraient été détruits lors d’actes de vandalisme dans les archives du ministère. Vingt-trois ans après pour les uns, treize ans après pour les autres. Et c’est maintenant, en 2026, que le gouvernement s’en aperçoit.

 

Pendant ce temps, me MBOE Dédé-Vianney, docteur en droit et ancien Coordonnateur-Chef du Conseil Permanent chargé de la Réforme de l’Administration Centrafricaine, ne s’embarrasse pas de précautions oratoires : ce que le gouvernement a fait est illégal, et il le démontre point par point dans la revue Le Reflet.

Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney dénonce une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres

Un diplôme ne se décrète pas

 

Me MBOE Dédé-Vianney part d’un principe que tout juriste connaît : le baccalauréat est un titre académique attribué exclusivement par un jury souverain. Pas par un ministre. Pas par un arrêté. Jamais. Sans délibération de jury, il n’y a pas d’admission. Sans procès-verbal, il n’y a pas de preuve juridique. Sans preuve juridique, il n’y a pas de diplôme. La logique est implacable, le droit est clair, et le gouvernement l’a brisé délibérément.

 

Ce que Me MBOE Dédé-Vianney souligne avec une précision chirurgicale, c’est que la faute ne se limite pas au ministre signataire. Le Conseil des ministres lui-même a autorisé la manœuvre. Ce sont donc tous les membres du gouvernement qui portent la responsabilité politique de cette dérive. Mettre en cause le seul ministre de l’Éducation nationale serait, selon Me MBOE Dédé-Vianney, «trop simple, voire simpliste». La décision a été discutée, validée et couverte par la plus haute instance exécutive du pays.

 

Une manœuvre politique déguisée en réparation administrative

 

Me MBOE Dédé-Vianney ne dit pas seulement que c’est illégal. Il dit aussi pourquoi ça a été fait. Les bénéficiaires de ces arrêtés seraient, selon son analyse, des soutiens et adeptes du Mouvement des Cœurs Unis, le parti au pouvoir. Des diplômes-récompenses, distribués par voie réglementaire en échange de services électoraux rendus. Un système éducatif transformé en distributeur de faveurs politiques.

 

Cette lecture, Me MBOE Dédé-Vianney l’étaye avec méthode. Il rappelle que des solutions légales existaient : organiser une session exceptionnelle de rattrapage, comme le gouvernement de salut public l’avait fait en 1979-1980 ; concevoir des épreuves spécifiques d’évaluation ; ou reconstituer les résultats devant un jury ad hoc. Toutes ces voies respectent le principe fondamental que le gouvernement a choisi d’ignorer : seul un jury d’examen peut proclamer une admission au baccalauréat.

 

Des arrêtés voués à l’annulation

 

Sur le plan juridique, Me MBOE Dédé-Vianney est catégorique : les arrêtés des deux ministres de l’Éducation nationale sont sans effet de droit. Ils sont entachés d’une absence totale de base légale. Un procès-verbal de jury n’est pas un acte administratif révocable — contrairement à un arrêté ministériel, qui lui peut être retiré ou annulé. En remplaçant l’un par l’autre, le gouvernement n’a pas résolu un problème juridique. Il en a créé un autre, plus grave.

 

Les conséquences pour les candidats concernés sont réelles. Leurs diplômes seront difficilement opposables à l’étranger, vulnérables devant un juge, potentiellement rejetés par les institutions universitaires africaines et internationales. En voulant les récompenser, le gouvernement les a fragilisés.

 

Le gouvernement centrafricain face à son propre effondrement institutionnel

 

Ce que Me MBOE Dédé-Vianney pointe derrière cette affaire de baccalauréat, c’est quelque chose de bien plus large. Révocation de juges inamovibles, référendum anticonstitutionnel, éligibilité illégale à la présidentielle : le gouvernement accumule les violations des règles les plus élémentaires de l’État de droit. L’attribution de diplômes par arrêtés n’est qu’un épisode de plus dans cette longue séquence de désinvolture juridique.

 

Me MBOE Dédé-Vianney conclut avec une exigence simple : les arrêtés doivent être retirés. Un jury doit être constitué. Une procédure régulière doit être engagée. Et si le gouvernement centrafricain veut restaurer sa crédibilité, il doit cesser de confondre pouvoir politique et compétence juridique.

 

Errare humanum est, sed perseverare diabolicum. L’erreur est humaine. Persévérer est diabolique. Me MBOE Dédé-Vianney a rendu son verdict. Le gouvernement, lui, reste muet.

 

Par Brahim Sallé

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Justice à Bozoum : après un viol, le père de la victime, René Béfio, incarcéré à la gendarmerie sur décision incroyable et spectaculaire du procureur Feï-ingmona Steve

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Justice à Bozoum : après un viol, le père de la victime, René Béfio, incarcéré à la gendarmerie sur décision incroyable et spectaculaire du procureur Feï-ingmona Steve

 

 

Justice à Bozoum : après un viol, le père de la victime, René Béfio, incarcéré à la gendarmerie sur décision incroyable et spectaculaire du procureur Feï-ingmona Steve
brigade-de-la-gendarmerie-de-bozoum – Alerte info : panique à Bozoum, des tirs à l’arme lourde sont entendus partout dans la ville.

 

À Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, une affaire de viol prend une tournure judiciaire incroyable. Selon les éléments recueillis par notre rédaction, le père de la victime, René Béfio, a été placé en détention après avoir participé à un règlement coutumier conclu avec la famille du jeune  violeur. Le jeune homme, qui a lui-même reconnu les faits devant la police, avait été libéré après cet arrangement. Quelques jours plus tard, René Béfio a été convoqué par le procureur de la République avant d’être conduit à la gendarmerie d’une manière spectaculaire et incroyable.

 

Une révélation après trois mois d’immobilisation

 

Rappelons que monsieur René Béfio est chef du quartier Traitant 2, situé derrière la brigade de recherche de Bozoum. Il travaille également comme maçon pour Caritas sur un chantier situé à une dizaine de kilomètres de la ville.

 

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Depuis environ trois mois, il ne peut plus exercer son activité après avoir été victime d’un grave accident au pied. La blessure, toujours ouverte et douloureuse, l’a contraint à rester à son domicile. Cette immobilisation lui aurait fait perdre environ 270 000 francs CFA de revenus, sur la base d’un salaire mensuel de 90 000 francs CFA.

 

À lire aussi : « Vous pouvez travailler trois mois, on vous paie un mois » : le propos pathétique de Djamaka qui fait tomber une employée de l’UNOPS à terre

C’est durant cette période que René Béfio commence à s’interroger sur les conséquences de son accident pour sa famille.

 

Dans sa communauté, surtout dans sa coutume, certaines familles associent ce type d’événement à certaines pratiques et croyances. René Béfio décide alors d’interroger son entourage, y compris sa fille, Béfio Karine, pour savoir si elle rencontre un problème particulier.

 

La jeune fille lui révèle alors avoir été violée par un jeune homme de la localité.

 

Karine identifie le jeune homme auprès de son père. René Béfio le fait venir pour lui demander des explications. Le jeune homme nie d’abord les faits et conteste l’accusation.

 

Selon les informations recueillies par notre rédaction, le jeune homme explique notamment que si l’affaire est portée devant la justice et que si la justice dit que ce n’est pas lui qui est l’auteur de viol de Karine, le père va faire comment? Mais la jeune fille maintient son accusation et confirme bel et bien que c’est le jeune qui est son violeur. Karine maintient pourtant son identification.

 

La reconnaissance devant la police

 

Face au refus du jeune homme, René Béfio décide de saisir le commissariat de Bozoum.

 

La police convoque le jeune homme ainsi que la jeune fille. Une confrontation s’est déroulée au sein du commissariat de police. Les deux parties sont entendues par l’enquêteur.

 

Selon les informations recueillies dans le cadre de notre enquête, le jeune homme finit alors par reconnaître les faits devant les policiers. Il est aussitôt placé en détention.

 

La suite de l’affaire ne relève plus seulement de la procédure policière. Les parents du jeune homme se présentent auprès des policiers pour négocier sa libération, mais les policiers disent non. Ils conseillent aux parents du jeune violeur d’aller voir le père de Karine et négocier avec lui pour avoir un arrangement. C’est dans ce contexte qu’ils peuvent le libérer, disent les policiers aux parents du jeune violeur.

 

Un règlement coutumier entre les deux familles

 

Les proches du jeune homme se rendent alors chez René Béfio. Ils lui demandent pardon et discutent avec lui des conditions d’un règlement.

 

Lors de la confrontation au domicile du chef René Béfio, celui-ci , de son côté, explique aux parents les différentes règles de sa coutume, et surtout, la nécessité de les respecter. Il explique son accident et les pertes financières engendrées. Il demande aux parents de lui payer rien que ses pertes financières et acheter quelques produits pour faire le sacrifice. Les parents du jeune violeur discute et arrive à une conclusion avec le père.

 

La famille du jeune homme remet 100 000 francs CFA à René Béfio. Elle fournit également des poulets et les éléments nécessaires au rituel coutumier prévu dans ce type de règlement.

 

Après cet arrangement, la plainte est retirée et le jeune homme est libéré.

 

L’affaire rebondit après l’intervention de Sidonie

 

Après l’arrangement, René Béfio pense à son ex-épouse, la mère de Karine Béfio, madame Sidonie. Rappelons que Sidonie est l’épouse de Béfio, et qu’il vient juste de se séparer avec elle devant le tribunal il y’a seulement deux mois. René prépare une enveloppe pour elle et lui envoie une somme de 15 000 francs CFA à son ex-épouse, Sidonie.

 

Les reste, il distribue aux frères de Karine et aux autres membres de la famille. C’est à partir de cette distribution que l’affaire prend une nouvelle tournure.

 

Sidonie, de son côté, est en colère et conteste la somme qu’elle a reçu de la main de son ex-époux, monsieur René Béfio. Elle  sollicite aussitôt l’intervention de son frère aîné, Déya Mathurin, magistrat, conseiller à la Cour d’appel de Bangui. Depuis la capitale, le magistrat contacte directement le procureur de la République près le tribunal de Bozoum, Feï-ingmona Steve.

 

Selon les informations recueillies, les deux hommes ont un lien familial, le procureur étant présenté comme le neveu de Déya Mathurin. Déya est lui-même le grand frère de Sidonie, l’ex-épouse de Renée. Vous voyez bien le schema?

 

Le procureur de Bozoum, de son côté, convoque alors René Béfio ainsi que son ex-épouse Sidonie dans son bureau.

 

René Béfio se rend à la convocation. Sidonie est également présente.

 

Le procureur appelle la gendarmerie

 

C’est au cours de cette rencontre que la situation bascule.

 

Selon les informations recueillies par notre rédaction, le procureur Feï-ingmona Steve prend son téléphone et appelle le commandant de la gendarmerie.

 

Il lui demande de venir récupérer René Béfio.

 

Les gendarmes arrivent et conduisent le chef de quartier à la brigade. René Béfio est ensuite placé en détention. Ainsi, depuis le 24 août 2026, René Béfio se trouve en détention à la brigade de recherche de la gendarmerie de Bozoum.

 

« Si c’est pour les 100 000 francs, je peux les rembourser »

 

Depuis sa cellule, René Béfio conteste les raisons de son arrestation. Selon les propos rapportés à notre rédaction, il explique que les 100 000 francs CFA ne constituent pas un argent qu’il aurait pris pour lui dans le but de faire libérer le jeune homme. Il rappelle que la somme a été versée dans le cadre du règlement coutumier conclu entre les deux familles.

 

Il affirme également être prêt à restituer les 100 000 francs CFA si cette somme constitue le problème.

 

Son principal argument porte sur le fait qu’il ne comprend pas pourquoi il est détenu alors que l’affaire concernait d’abord sa fille et qu’un règlement coutumier avait été conclu avec la famille du jeune homme.

 

René Béfio insiste aussi sur son état physique. Sa blessure au pied n’est toujours pas guérie. Il affirme souffrir de douleurs importantes et explique que son maintien en cellule aggrave sa situation.

 

Il demande, selon les informations recueillies, que la somme soit restituée si nécessaire et qu’il soit remis en liberté, si ce sont les magistrats qui sont les vrais papa de Karine Béfio. Il se demande comment une affaire familiale est devenue une affaire criminelle. Mettre quelqu’un en prison pour de rien.

 

Voilà comment notre pays fonctionne. Comment la justice fonctionne chez nous. Comment être frère ou sœur d’un magistrat suffit à plonger quelqu’un en prison.

 

Notre enquête se poursuit sur cette affaire jusqu’au bout.

 

 

Dossier spécial : Daniel Nzéwé, du petit voleur des cabris du quartier à Bambari au grand escroc des millions à Bangui

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Dossier spécial : Daniel Nzéwé, du petit voleur des cabris du quartier à Bambari au grand escroc des millions à Bangui

 

Dossier spécial : Daniel Nzéwé, du petit voleur des cabris du quartier à Bambari au grand escroc des millions à  Bangui
Daniel Nzewé en garde à vue dans une cellule de l’OCRB à Bangui

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Daniel Nzéwé, connu également sous le nom de Daniel KoliKanga, est de nouveau détenu à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui. Il est interpellé après une plainte de l’entrepreneur Thierry Ouambéti portant sur dix millions de francs CFA. Cette arrestation s’ajoute à plus de vingt ans de dossiers financiers, de plaintes, de détentions, de falsifications et de transactions litigieuses qui ont marqué son parcours dans les milieux administratifs, économiques et politiques centrafricains.

 

Les affaires associées à son nom couvrent des fonds publics, des investisseurs privés, des opérateurs économiques, des partenaires étrangers, des documents officiels et des transactions immobilières ou minières. Elles forment une trajectoire où les montants, les méthodes et les ramifications se sont amplifiés au fil des années.

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De Daniel Koli-Kanga à Daniel Nzéwé

 

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Daniel Nzéwé est né à Bambari sous le nom de Daniel KoliKanga. Ses premiers démêlés judiciaires commencent dans la Ouaka, puis se poursuivent à Sibut avant son installation à Bangui. Arrivé dans la capitale, il adopte progressivement le nom de Nzéwé, présenté comme celui de son père. Ce changement d’identité n’interrompt pas ses difficultés judiciaires. Au contraire, les accusations prennent une dimension financière plus importante et s’étendent à des opérations impliquant des fonds publics, des associations, des partenaires économiques et des investisseurs étrangers.

 

2005 : les 14,9 millions de francs CFA d’Abel Goumba

 

En 2005, Daniel Nzéwé reçoit 14,9 millions de francs CFA de l’ancien Premier ministre Abel Goumba pour une opération de mobilisation de la jeunesse. L’argent disparaît. Ce dossier marque l’entrée de Nzéwé dans des affaires financières de grande ampleur. Il précède les détentions, les plaintes et les enquêtes qui suivront dans les années 2010 et 2020.

 

Les investisseurs chinois et l’incarcération à Ngaragba

 

Durant la période de transition politique, Nzéwé obtient d’importantes sommes auprès d’investisseurs chinois en promettant de faciliter leurs démarches économiques en Centrafrique. L’affaire débouche sur son arrestation et son incarcération à la prison centrale de Ngaragba. Un dossier de détournement de 24 millions de francs CFA appartenant à l’opérateur sinoespagnol YaoYé Yongsong est ouvert. Nzéwé et JeanChristophe Robembe sont placés en détention provisoire. Depuis sa cellule, Nzéwé envoie des courriers pour contester les accusations. Cette incarcération constitue son premier passage notable à Ngaragba.

 

2015 : les 20 millions destinés au Forum de Bangui

 

En 2015, vingt millions de francs CFA destinés à la préparation du Forum de Bangui disparaissent. Nzéwé figure officiellement dans la commission préparatoire du Forum. Le décret de nomination confirme sa présence parmi les représentants des associations et partis politiques. La disparition de la somme alimente un nouveau dossier financier qui s’ajoute à celui des investisseurs chinois.

 

L’affaire Bocom et les 65 millions de francs CFA

 

Une transaction portant sur un terrain public vendu à la société Bocom atteint 65 millions de francs CFA. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Régis Lionel Dounda, est condamné. Il accuse son ancien chargé de mission, Daniel Nzéwé, d’avoir manipulé des documents et orchestré la transaction. Nzéwé ne se présente pas aux convocations de la gendarmerie et disparaît. Le dossier est évalué à plus de 50 millions de francs CFA de dommages.

 

Les cinq millions du fonds Covid-19

 

En octobre 2021, cinq millions de francs CFA destinés à la gestion de la pandémie sont retirés du Trésor avec des documents falsifiés et une signature ministérielle imitée. Nzéwé, Arsène Daniel Ngrépayo et la responsable financière du ministère se réunissent dans le bureau du directeur de cabinet pour finaliser l’opération. Le ministre découvre la transaction et exige des explications. Le personnel réclame le remboursement et menace de grève.

 

Les faux documents et les signatures officielles

 

En 2021, Nzéwé fabrique des documents pour se présenter auprès de la CONFEJES comme point focal du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les documents comportent un faux paraphe du directeur de cabinet, une fausse signature du ministre et un faux sceau du ministère. Ce dossier révèle un mode opératoire fondé sur l’usage de documents officiels falsifiés pour donner du poids à des démarches frauduleuses.

 

L’arrestation de 2024 et l’escroquerie à plusieurs milliards

 

En octobre 2024, Nzéwé est arrêté pour une opération visant des investisseurs étrangers. Il utilise de fausses invitations officielles et imite la signature du directeur de cabinet de la présidence pour attirer des partenaires dans un projet économique ou minier. Le montant atteint entre deux et trois milliards de francs CFA. Des investisseurs canadiens, saoudiens et israéliens sont ciblés. Le directeur de cabinet de la présidence, Obed Namsio, exige des sanctions après la découverte de l’utilisation frauduleuse de sa signature.

 

Les documents falsifiés comme outil de crédibilité

 

Dans plusieurs affaires, Nzéwé utilise des documents officiels, des cachets administratifs et des signatures d’autorité pour donner une apparence de légitimité à ses opérations. Pour des investisseurs étrangers, cette apparence suffit à engager des fonds. Ce mécanisme revient dans les dossiers de 2021 et 2024, où les enquêteurs découvrent des documents imitant la présidence ou le ministère.

 

Le passage par le ministère de la Jeunesse et des Sports

 

Malgré son passé judiciaire, Nzéwé est nommé chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette position institutionnelle renforce sa crédibilité auprès des personnes qu’il approche. Son arrivée au ministère est accompagnée de rappels sur ses antécédents financiers et judiciaires.

 

Une candidature rejetée en 2020 puis validée en 2025

 

Nzéwé tente d’entrer dans la vie parlementaire. Sa candidature aux législatives de 2020 est rejetée par la Cour constitutionnelle pour des raisons liées à sa moralité et à son passé judiciaire. En 2025, sa candidature est validée. Il se présente sous le nom de Daniel Nzéwé mais ne remporte pas le scrutin.

 

Du PNCN au MCU

 

Après un passage au PNCN de Cyriaque Gonda, Nzéwé rejoint le Mouvement Cœurs Unis, parti présidentiel. Cette proximité politique lui permet de conserver des relais malgré les accusations. Des interventions politiques interrompent certaines procédures ou facilitent sa remise en liberté.

 

Une nouvelle affaire : dix millions de francs CFA

 

Thierry Ouambéti, surnommé « Le Sultan de Dékoa », dépose plainte contre Nzéwé pour dix millions de francs CFA. Nzéwé affirme agir sur instruction du ministre des Finances, Erwins Ndoba. Le remboursement promis n’est jamais effectué. Ouambéti saisit l’OCRB, qui interpelle Nzéwé et ouvre une enquête sur les circonstances de la transaction.

 

Le nom du ministre des Finances au centre du dossier

 

Nzéwé affirme avoir agi sur instruction directe du ministre Hervé Ndoba. Les enquêteurs doivent établir si le ministre a réellement donné une instruction ou si son nom a été utilisé pour convaincre le plaignant. L’analyse des documents, des communications et du parcours des fonds déterminera les responsabilités.

 

La tentative de règlement à l’amiable

 

Pascal Bida Koyagbélé se rend à l’OCRB pour tenter un règlement financier. Il propose quatre millions de francs CFA. Ouambéti refuse et exige la restitution intégrale des dix millions. Les enquêteurs doivent établir la nature exacte de cette intervention.

 

Pourquoi l’affaire dépasse les dix millions

 

Les dix millions du dossier actuel s’inscrivent dans une série d’affaires où les montants atteignent successivement 14,9 millions, 24 millions, 20 millions, plus de 50 millions, cinq millions et jusqu’à trois milliards. Ces chiffres montrent l’ampleur des accusations accumulées autour du même nom pendant plus de vingt ans.

 

Un mode opératoire récurrent

 

Les dossiers présentent des similitudes : – promesse d’un avantage administratif ou économique ; – utilisation d’une position institutionnelle réelle ou revendiquée ; – usage de faux documents, signatures ou cachets ; – disparition des fonds ; – procédures judiciaires pour tenter de récupérer l’argent.

 

Une série d’arrestations sans issue judiciaire durable

 

Nzéwé est arrêté à plusieurs reprises : Ngaragba, Bocom, faux documents, investisseurs étrangers. Certaines procédures sont interrompues ou n’aboutissent pas. Sa trajectoire montre une répétition d’arrestations sans condamnation durable.

 

Que va faire le parquet ?

 

Nzéwé est actuellement détenu à l’OCRB. Les enquêteurs doivent établir les circonstances exactes de la remise des fonds, les documents utilisés, les communications échangées et le devenir des dix millions. Ils doivent aussi vérifier l’implication du ministre des Finances et clarifier la tentative de règlement à l’amiable. Après vingt ans de dossiers successifs, cette affaire constitue un test pour déterminer si une procédure judiciaire complète sera engagée.

 

Par Alain Nzilo

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Accusée de préparer un coup d’État, l’adjudant-chef Yves Junior Konzi, sous-officier des FACA, est détenu depuis plusieurs jours à l’OCRB. Plongé au cœur d’une affaire incroyable et spectaculaire qui confirme la paranoïa du régime de Bangui

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Accusée de préparer un coup d’État, l’adjudant-chef Yves Junior Konzi, sous-officier des FACA, est détenu depuis plusieurs jours à l’OCRB. Plongé au cœur d’une affaire incroyable et spectaculaire qui confirme la paranoïa du régime de Bangui

 

Accusée de préparer un coup d’État, l’adjudant-chef Yves Junior Konzi, sous-officier des FACA, est détenu depuis plusieurs jours à l’OCRB. Plongé au cœur d’une affaire incroyable et spectaculaire qui confirme la paranoïa du régime de Bangui
Le sous-officier Konzi

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

L’adjudant-chef Yves Junior  Konzi, de l’armée nationale, est détenu à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui. Il est accusé de préparer un coup d’État. À l’origine de cette affaire se trouve pourtant un conflit familial autour d’un terrain ancestral situé à Bangassou.

 

Il convient de rappeler que l’adjudant-chef Yves Junior Konzi est le fils aîné du colonel de gendarmerie Konzi, ancien chef d’état-major de la gendarmerie nationale sous le président Ange-Félix Patassé. Son père a été tué lors des événements liés à la tentative de coup d’État de 2021.

Le sous-officiers Yves Junior Konzi derrière le barreau à l’OCR D
Le sous-officiers Yves Junior Konzi derrière le barreau à l’OCR D

 

L’adjudant-chef Konzi séjourne régulièrement en France pour des raisons médicales. Il réside dans la région de Montauban, à proximité de Toulouse. Lors de son dernier séjour en France, il apprend que ses frères cadets ont vendu un terrain familial situé à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine.

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Cette parcelle constitue un patrimoine familial particulièrement important. Leur grand-père y est enterré, ainsi que des membres des générations précédentes. Pour Yves Jr. Konzi, la vente de ce terrain ancestral ne pouvait pas être traitée comme une simple transaction immobilière.

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Yves Jr. rentre à Bangui et veut récupérer le terrain familial

 

Alors qu’il se trouve encore en France, Yves Junior Konzi apprend la vente du terrain. Il manifeste immédiatement son désaccord et demande des explications à ses cadets, ainsi qu’à sa sœur.

 

Pour lui, le problème est précis : comprendre dans quelles conditions le terrain familial de Bangassou a été vendu et obtenir la restitution de cette parcelle considérée comme un patrimoine ancestral de la famille.

 

Le décès de l’un de ses oncles intervient ensuite. Yves Junior Konzi décide de rentrer en République centrafricaine pour assister aux funérailles.

 

Après l’enterrement de son oncle, il décide de profiter de son séjour à Bangui pour régler également le différend familial concernant le terrain de Bangassou.

 

Il réunit ses frères cadets et sa sœur afin d’obtenir des explications sur la vente. Les discussions deviennent rapidement tendues. Le différend, qui concernait initialement la gestion d’un patrimoine familial, se transforme en une querelle familiale intense.

 

Face à l’absence d’accord, Yves Junior Konzi décide de porter l’affaire devant la justice. Sa démarche vise à obtenir des explications sur la vente et à faire récupérer le terrain familial de Bangassou.

 

Le parquet oriente le dossier vers un commissariat

 

Yves Junior  Konzi saisit le parquet. Le procureur lui indique que la procédure doit d’abord suivre son cours au niveau d’un commissariat d’arrondissement afin que les différentes parties soient entendues et qu’un rapport soit établi.

 

Le dossier est ainsi orienté vers le commissariat du sixième arrondissement de Bangui.

 

Les différentes parties sont convoquées. Yves Junior  Konzi se présente avec les membres de sa famille concernés par le différend.

 

Les auditions commencent. Le but initial est de recueillir les déclarations de chacun et de comprendre les circonstances dans lesquelles le terrain familial de Bangassou a été vendu.

 

Mais les auditions prennent rapidement une autre tournure.

 

Les échanges deviennent particulièrement tendus. Les membres de la famille s’accusent mutuellement. Les discussions sont accompagnées d’insultes et de fortes tensions verbales. Les policiers constatent que les différentes parties ne parviennent plus à dialoguer normalement.

 

La situation devient tellement difficile que les policiers du sixième arrondissement contactent le procureur.

 

Ils lui expliquent que le dossier qu’il leur a transmis est devenu particulièrement difficile à gérer. Les deux parties refusent de s’entendre et les auditions ne permettent plus de faire avancer sereinement la procédure.

 

Le procureur décide alors de transférer le dossier à l’Office central pour la répression du banditisme, l’OCRB, au centre-ville de Bangui.

 

L’OCRB débarque au sixième arrondissement

 

Aussitôt, le procureur contacte les policiers de l’OCRB.

 

Un véhicule de l’OCRB se rend immédiatement au commissariat du sixième arrondissement pour récupérer les personnes concernées par la procédure.

 

À leur arrivée, les agents prennent en charge Yvon Konzi, le frère cadet d’Yves Jr. Konzi.

 

Yvon Konzi est placé à l’arrière du pick-up de l’OCRB, sous le siège occupé par les policiers. Dans ce type de véhicule, le suspect est installé au sol, sous les bancs arrière, tandis que les policiers prennent place sur les sièges au-dessus de lui.

 

Le véhicule quitte ainsi le commissariat du sixième arrondissement en direction du centre-ville.

 

Yves Junior Konzi est lui aussi conduit vers l’OCRB. En tant qu’adjudant-chef de l’armée nationale et homme de tenue, il n’est pas installé au sol sous les sièges avec son frère. Il prend place directement sur un siège du pick-up avec les policiers.

 

À ce stade, l’affaire reste celle d’un conflit familial transféré à l’OCRB à la suite de tensions devenues difficiles à gérer au commissariat.

 

C’est à l’arrivée au centre-ville que la situation change radicalement.

 

L’ordre téléphonique qui bouleverse le dossier

 

À l’OCRB, les policiers commencent les formalités de placement en cellule.

 

Yvon Konzi, le frère cadet, est préparé pour être placé en détention. Ses chaussures lui sont retirées.

 

C’est alors qu’un appel téléphonique du procureur intervient.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, le procureur demande aux policiers de ne pas placer Yvon Konzi en cellule.

 

L’ordre concerne finalement Yves Junior Konzi.

 

L’adjudant-chef est présenté par le procureur comme un homme extrêmement dangereux. Les policiers reçoivent l’instruction de le placer lui-même en cellule.

 

Yves Jr. Konzi est alors conduit en détention. Son frère cadet est libéré et autorisé à rentrer chez lui.

 

Le changement est brutal. Quelques heures auparavant, Yves Jr. était entendu dans le cadre d’un conflit familial portant sur un terrain ancestral à Bangassou. Il se retrouve désormais détenu à l’OCRB et présenté comme une personne particulièrement dangereuse.

 

De la querelle familiale à l’accusation de coup d’État

 

Après son placement en cellule, le dossier prend une dimension totalement différente.

 

Yves Jr. Konzi est désormais accusé de préparer un coup d’État à Bangui.

 

Un autre nom apparaît dans les éléments liés à cette accusation : Joseph Maïté, un Centrafricain vivant en France et connu pour ses directs sur les réseaux sociaux. Ses interventions portent régulièrement sur la politique centrafricaine et critiquent certaines actions du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Selon les informations recueillies par CNC, les autorités établissent un lien entre Joseph Maïté et Yves Jr. Konzi et les accusent de préparer un projet visant à renverser le pouvoir.

 

Cette accusation devient désormais le fondement de la détention de l’adjudant-chef.

 

Pour ses proches, le passage d’un conflit familial sur un terrain de Bangassou à une affaire de tentative de coup d’État reste incompréhensible.

 

Un homme malade privé de visites

 

Yves Konzi souffre de problèmes de santé et séjourne régulièrement en France pour ses soins.

 

Malgré son état de santé, il reste détenu à l’OCRB dans des conditions que ses proches décrivent comme difficiles.

 

Les visites sont également strictement limitées. Selon les informations recueillies par CNC, les policiers ont reçu l’ordre de ne laisser personne lui rendre visite, à l’exception de son épouse.

 

Ses frères, pourtant directement concernés par le conflit familial qui est à l’origine de la procédure, ont tenté de le voir. Ils n’ont pas été autorisés à entrer en contact avec lui.

 

« Pourquoi vous le mettez dehors ? »

 

Un autre épisode survenu à l’OCRB confirme le niveau de surveillance exercé autour de l’adjudant-chef.

 

Le lendemain de son placement en cellule, Yves Jr. Konzi est sorti quelques instants pour se dégourdir les jambes. Il se trouve devant le grillage, à l’extérieur de sa cellule.

 

Un colonel de police présent dans les locaux l’aperçoit.

 

Selon les informations recueillies par CNC, le colonel intervient immédiatement et demande aux policiers pourquoi l’adjudant-chef a été sorti de sa cellule.

 

Il insiste sur le caractère extrêmement dangereux qui lui est attribué et ordonne qu’il soit immédiatement reconduit en cellule.

 

Yves Jr. Konzi est ramené à l’intérieur.

 

Pour ses proches, cet épisode est difficile à comprendre. Ils affirment ne pas reconnaître, dans l’homme ainsi présenté comme dangereux, celui qui était rentré de France pour assister aux funérailles de son oncle et régler un différend familial portant sur un terrain ancestral.

 

L’affaire, partie d’une demande d’explications sur la vente d’un terrain familial à Bangassou et de la volonté d’obtenir sa récupération, se retrouve désormais au cœur d’une accusation de préparation de coup d’État. L’adjudant-chef Yves Jr. Konzi reste détenu à l’OCRB à Bangui, avec des visites limitées à son épouse.

 

Par Anselme Mbata

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Nana-Mambéré : après deux échecs de Wagner, le 3R échoue à son tour face aux éléments du général Ndalé

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Nana-Mambéré : après deux échecs de Wagner, le 3R échoue à son tour face aux éléments du général Ndalé

 

Nana-Mambéré : après deux échecs de Wagner, le 3R échoue à son tour face aux éléments du  général Ndalé
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une nouvelle attaque contre la position de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) contrôlée par le général Adamo Ndalé, dans la Nana-Mambéré, s’est soldée par un échec. Des éléments du mouvement 3R, engagés aux côtés des autorités centrafricaines et collaborant avec les mercenaires russes, ont tenté dimanche 23 août de prendre d’assaut la position de la CPC. Quatre assaillants auraient été blessés et plusieurs motos utilisées lors de l’opération ne sont pas réapparues.

 

24 juillet 2026 : première attaque de Wagner à Aba-Bogani

 

À lire aussi : Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?

Cette nouvelle offensive intervient après deux opérations menées auparavant contre les hommes du général Ndalé dans le secteur d’Aba-Bogani, à environ 17 kilomètres de Bouar.

 

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Le vendredi 24 juillet 2026, des mercenaires russes avaient lancé une première opération sur l’axe reliant Aba-Bogani à Dobo. Pour progresser vers les positions de la CPC, ils avaient enlevé deux habitants de la zone, dont le président de la jeunesse locale, afin de les utiliser comme guides.

 

La progression avait été perturbée par des tirs. Dans la confusion, les deux captifs avaient réussi à s’échapper. Le convoi russe avait ensuite poursuivi son mouvement avant de tomber dans une embuscade tendue par les combattants de la CPC.

 

Les tirs avaient causé d’importants dégâts au convoi. Un véhicule militaire des mercenaires avait notamment été entièrement calciné. Cette première opération s’était soldée par un revers pour les assaillants, sans permettre à Wagner de prendre le contrôle de la position recherchée.

 

16 août 2026 : deuxième offensive russe repoussée à Aba-Bogani

 

Trois semaines plus tard, le dimanche 16 août, les mercenaires russes sont revenus dans le même secteur avec une nouvelle colonne militaire.

 

Un gros camion chargé de combattants de Wagner avait quitté Bouar tôt dans la journée pour rejoindre la zone d’Aba-Bogani. Le véhicule avait transporté les mercenaires jusqu’à proximité du campement attribué au général Ndalé.

 

Le mouvement du convoi avait été repéré avant son arrivée. Les hommes de la CPC avaient choisi de ne pas engager immédiatement le combat. Ils avaient laissé les mercenaires progresser à l’intérieur du campement avant de déclencher leur attaque.

 

Les combattants de Ndalé avaient alors ouvert le feu à courte distance. Pris par surprise, les mercenaires s’étaient dispersés dans la brousse. Plusieurs d’entre eux avaient été tués et d’autres blessés.

 

Des survivants avaient ensuite appelé leur base à Bouar pour demander des renforts. Deux véhicules transportant de nouveaux mercenaires, accompagnés de quelques éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), avaient rejoint la zone.

 

La colonne de renfort avait principalement procédé à la récupération des corps et des blessés avant de repartir vers Bouar. La deuxième offensive n’avait donc pas permis aux mercenaires russes de déloger les hommes du général Ndalé.

 

Après les revers de Wagner, le 3R entre dans la bataille

 

Les deux échecs successifs ont été suivis d’une nouvelle stratégie. Des éléments issus du mouvement 3R, anciennement intégré à la CPC avant de rejoindre le processus d’accord avec le gouvernement, ont été mobilisés pour tenter d’atteindre la position du général Ndalé.

 

Ces éléments collaborent activement avec les mercenaires russes dans plusieurs opérations menées dans la région. Leur connaissance du terrain et des zones contrôlées par les différents groupes armés constitue un atout pour les opérations militaires.

 

Le général Ndalé avait d’ailleurs anticipé cette possibilité. Quelques jours avant l’attaque du 23 août, il avait publié un message audio sur les réseaux sociaux dans lequel il accusait des éléments du 3R de préparer une offensive contre sa position.

 

Le chef de la CPC avait précisé qu’il ne souhaitait pas renouer avec les affrontements qui avaient opposé dans le passé les combattants du 3R et les groupes anti-Balaka. Il avait également affirmé que son conflit ne concernait pas les éléments des FACA.

 

Selon son message, ses adversaires sont principalement le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra et les mercenaires russes. Il affirmait ne pas considérer les soldats FACA comme ses ennemis.

 

Le 3R dément les accusations du général Ndalé

 

La déclaration du général Ndalé avait provoqué une réaction du coordonnateur militaire du 3R ayant rejoint le processus d’accord avec le gouvernement.

 

Dans une réponse diffusée sur les réseaux sociaux, celui-ci avait rejeté les accusations. Il avait affirmé que le 3R ne préparait aucune attaque contre la position du général Ndalé et avait qualifié ces accusations de mensonges.

 

Le responsable militaire avait également insisté sur la distinction entre les éléments du 3R ayant signé l’accord avec le gouvernement et ceux qui ont refusé de rejoindre ce processus.

 

Deux jours plus tard, une colonne de combattants issus du 3R allait pourtant se présenter devant la position contrôlée par les hommes de Ndalé.

 

23 août 2026 : douze motos contre la position de Ndalé

 

Dimanche 23 août, douze motos transportant des éléments du 3R ont pris la direction de la position de la CPC. Deux combattants se trouvaient sur chaque moto.

 

Le groupe a tenté de progresser vers l’entrée De la base de la CPC. Des éléments de la CPC positionnés dans cette zone ont rapidement réagi et ouvert le feu contre les assaillants.

 

La riposte a stoppé l’avancée du groupe. Quatre éléments du 3R auraient été blessés pendant l’affrontement. Les assaillants ont alors battu en retraite à grande vitesse, abandonnant leur tentative d’attaque.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de sources locales, dix des douze motos engagées dans l’opération ont été vues repartir. Les deux autres motos n’ont pas été retrouvées dans les mouvements de retrait observés après l’affrontement.

 

Le sort des quatre blessés reste également incertain. Ils auraient pu être évacués par d’autres moyens, mais aucune information disponible ne permet pour l’instant de déterminer avec certitude s’ils ont été transportés vers une autre position ou s’ils ont été laissés sur place.

 

La position du général Ndalé reste sous contrôle de la CPC

 

Cette troisième tentative d’attaque n’a pas permis de prendre le contrôle de la position de la CPC dans la Nana-Mambéré.

 

En l’espace d’un mois, les hommes du général Adamo Ndalé ont ainsi fait face à plusieurs opérations visant leur position. Les mercenaires russes avaient échoué lors de leurs offensives des 24 juillet et 16 août. Le 23 août, des éléments du 3R ont à leur tour échoué à déloger les combattants de la CPC.

 

La position contrôlée par Ndalé reste située à environ 17 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Les opérations menées dans ce secteur montrent que les mercenaires russes continuent de chercher des moyens de réduire la présence de la CPC dans cette zone.

 

Pour l’instant, les hommes du général Ndalé maintiennent leur position. Le bilan exact de la dernière opération, notamment le sort des quatre combattants du 3R signalés comme blessés et celui des deux motos non retrouvées, reste à préciser.

 

Par Martial Passi 

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Les Wagner ont fait leur réapparition à la prison du Camp de Roux : tabassage, fouilles, intimidation

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Les mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés d’éléments de la gendarmerie centrafricaine, ont mené une opération de fouille à la prison du camp de Roux, mercredi 26 août 2026. Les détenus ont été soumis à des fouilles cellule par cellule pendant plusieurs heures.

 

Les Wagner ont fait leur réapparition à la prison du Camp de Roux  : tabassage, fouilles, intimidation
Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, les hommes de Wagner recherchaient principalement des téléphones portables détenus à l’intérieur de la prison. Ils ont procédé à une fouille méthodique des cellules et des détenus.

 

Les mercenaires russes étaient équipés de matraques, dont des matraques électriques. Aucun armement n’a été signalé au cours de l’opération. Les fouilles se sont poursuivies pendant des heures sans permettre, selon les informations disponibles, de retrouver les objets recherchés par ces criminels de Touadéra.

 

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L’opération a ensuite pris une autre tournure. Deux détenus, du nom de Zawas et de Bazouka,  ont été extraits et frappés à plusieurs reprises à coups de matraque par les hommes de Wagner. Les raisons de ces violences restent inconnues. Aucun élément recueilli par CNC ne permet d’établir que les deux détenus avaient été trouvés en possession d’un téléphone ou d’un autre objet interdit.

 

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Après les fouilles et les violences, les mercenaires russes ont quitté la prison avec les éléments de la gendarmerie qui les accompagnaient.

 

Cette intervention intervient alors que la présence des mercenaires russes dans les établissements pénitentiaires centrafricains est régulièrement signalée depuis plusieurs années. La prison du Camp de Roux  n’est pas le seul établissement concerné par ce type d’opération. Des interventions similaires ont également été rapportées à la prison de Ngaragba.

 

À Ngaragba, des détenus ont déjà été emmenés par des hommes de Wagner vers des destinations inconnues. La présence des casques bleus de la MINUSCA autour de certains établissements pénitentiaires a parfois donné lieu à des refus de laisser partir des prisonniers avec des hommes de Wagner lourdement armés.

 

La nouvelle opération menée au Camp de Roux  montre une autre méthode. Les mercenaires ne se contentent plus d’intervenir pour extraire des détenus. Ils pénètrent dans la prison, fouillent les cellules, contrôlent les prisonniers et utilisent leurs matraques contre certains d’entre eux.

 

La question de leur autorité dans les établissements pénitentiaires centrafricains se pose directement. La gestion des prisons relève des institutions centrafricaines et de l’administration pénitentiaire. La présence d’éléments étrangers armés participant aux fouilles et aux violences contre des détenus renforce les interrogations sur le contrôle effectif de ces établissements par les autorités nationales.

 

Ces interventions s’inscrivent dans un contexte plus large marqué par la multiplication des opérations des mercenaires russes sur le territoire centrafricain. Contrôles dans les rues, arrestations, opérations dans certaines localités et violences contre des civils ont déjà été rapportés. Les prisons constituent désormais un autre espace dans lequel leur présence et leur intervention sont signalées.

 

L’opération du 26 août au Camp de Roux  relance ainsi une question centrale : dans un État qui se revendique indépendant et souverain, quelle est exactement l’autorité des mercenaires russes sur les détenus et dans les établissements pénitentiaires centrafricains ? Tout le monde se rappelle de l’affaire Armel Sayo et Nourd Gregaza, dont les hommes de Wagner étaient directement impliqué.

 

Par Anselme Mbata

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La riposte du gouvernement contre l’UNOP ne règle pas la question de la gestion des financements des partenaires internationaux en RCA

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La riposte du gouvernement contre l’UNOP ne règle pas la question de la gestion des financements des partenaires internationaux en RCA

La riposte du gouvernement contre l’UNOP ne règle pas la question de la gestion des financements des partenaires internationaux en RCA
Marc Mandaba, ministre chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le gouvernement centrafricain demande à la Banque mondiale de ne plus engager de nouvelle collaboration avec l’UNOPS en République centrafricaine. La décision fait suite aux retards constatés dans l’exécution de plusieurs projets d’infrastructures, notamment dans le Nord-Est du pays.

 

Dans une lettre datée du 24 août 2026, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, demande officiellement à la Banque mondiale de prendre acte de cette orientation et de ne plus préparer, approuver, financer ou signer, pour le compte de la République centrafricaine, de nouveaux accords susceptibles d’engager une collaboration avec l’UNOPS.

 

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La décision intervient après plusieurs années de difficultés autour de projets financés par les partenaires internationaux. Le gouvernement reproche notamment à l’UNOPS de ne pas avoir respecté certains engagements envers les entreprises mobilisées pour les travaux, dont l’Office national du matériel et le groupement Matière/SOFIA TP.

 

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Sur l’axe Mbrès-Bamingui-Ndélé, la composante initialement destinée à la réhabilitation de 400 kilomètres de pistes rurales dans la Vakaga a notamment été réorientée vers la construction de quatre ponts. Malgré les ajustements apportés au financement et la prolongation de l’accord jusqu’au 31 décembre 2027, les résultats attendus restent insuffisants selon le gouvernement.

 

Une décision qui pose une question plus large sur le financement des partenaires

 

La réaction du gouvernement centrafricain après accord du conseil des ministres est compréhensible lorsqu’un projet financé sur des ressources extérieures ne produit pas les infrastructures annoncées. Les populations concernées attendent des routes, des ponts et des ouvrages fonctionnels. Elles ne bénéficient pas directement des montants inscrits dans les conventions lorsque les travaux restent inachevés.

 

La question est de savoir si le problème vient uniquement du choix de l’UNOPS ou s’il montre clairement aux yeux du monde une faiblesse beaucoup plus ancienne dans la gestion des projets financés par les bailleurs.

 

Les précédents centrafricains montrent que les difficultés ne commencent pas avec l’UNOPS. Elles concernent également des marchés confiés à des entreprises nationales et des projets placés sous la responsabilité de structures centrafricaines.

 

L’axe Bossemptélé-Bozoum en est une illustration. Cette route, longue d’environ 80 kilomètres, reste aujourd’hui dans un état très dégradé alors que des financements avaient été mobilisés pour sa réhabilitation.

 

Une enquête menée par Corbeau News sur ce dossier avait permis d’identifier l’entreprise fictive bénéficiaire du marché ainsi que son responsable, Symphorien Mapenzi. Celui-ci est un proche parent du président de l’Assemblée nationale et occupe aujourd’hui le poste de premier vice-président de cette institution.

 

Ces éléments doivent être distingués des informations générales régulièrement avancées sur les difficultés de cette route. Le dossier porte précisément sur les conditions d’attribution et d’exécution du marché ainsi que sur l’utilisation des fonds affectés aux travaux.

 

Le dossier Mapenzi reste sans réponse complète

 

À l’époque où le dossier était examiné à l’Assemblée nationale, Martin Ziguélé, alors président de la commission chargée des finances, avait demandé que la situation soit clarifiée. Il avait notamment demandé à Symphorien Mapenzi  de reprendre les travaux et de respecter ses engagements ou, à défaut, de restituer les fonds concernés.

 

Mapenzi avait contesté le montant qui lui était attribué et soutenu ne pas avoir reçu l’intégralité des ressources annoncées. Or non, il a bel et bien reçu la totalité des fonds sans rien faire.

 

Cette contestation n’a pas réglé la question principale : pourquoi la route Bossemptélé-Bozoum demeure-t-elle dans un état aussi dégradé alors que des ressources avaient été mobilisées pour sa réhabilitation ?

 

C’est précisément ce type de dossier qui justifie une vérification globale des financements engagés dans les infrastructures.

 

Si le gouvernement estime aujourd’hui que l’UNOPS doit rendre des comptes sur les fonds mobilisés pour les populations du Nord-Est, la même exigence devrait être appliquée aux entreprises nationales qui ont bénéficié de financements publics ou de ressources provenant des bailleurs.

 

Les mêmes interrogations sur l’axe Bouar-Bozoum

 

La route Bouar-Bozoum pose également la question de la capacité des opérateurs nationaux à conduire jusqu’au bout des projets financés avec l’appui des partenaires.

 

Des travaux avaient été engagés par l’entreprise SEMENCES sur cet axe avec le financement de financements extérieurs. Comme la route entre Bossemptélé –  Bozoum, rien n’est fait sur l’axe Bouar – Bozoum.

 

Et si on jette un peu de regard sur la capitale, la situation est très grave encore avec des entreprise fictives qui ne font pratiquement rien.

 

Le problème n’est donc pas seulement celui d’un opérateur international qui ne respecterait pas ses obligations. Il concerne aussi les structures nationales qui ont reçu la responsabilité de projets importants sans parvenir à produire les résultats attendus. Mais si ce sont des entreprises créée par des proches du régime, le gouvernement, en un mot le régime ne parle pas. Ilferme ses yeux et ses oreilles.

 

Le financement des enseignants montre une autre faiblesse

 

Le même problème apparaît dans d’autres secteurs.

 

Dans l’éducation, des financements de la Banque mondiale ont été mobilisés pour soutenir le recrutement et la rémunération d’enseignants affectés dans les différentes régions du pays.

 

Or, le paiement de ces enseignants a régulièrement été marqué par des retards et des mouvements de grève. Le financement existe, mais la chaîne permettant de faire parvenir régulièrement les ressources jusqu’aux bénéficiaires reste fragile.

 

Cette situation montre que le problème ne se limite pas à l’identité de l’organisme chargé de gérer les fonds. Il concerne aussi les mécanismes de contrôle, de décaissement et de suivi mis en place par l’État.

 

L’État doit appliquer la même exigence à tous

 

La décision concernant l’UNOPS peut être considérée comme une mesure de précaution. Elle ne devrait pas servir à déplacer le problème d’un opérateur vers un autre.

 

Si le gouvernement considère que les mécanismes de gestion de l’UNOPS ne garantissent plus suffisamment l’efficacité et la transparence des projets, il devra également expliquer quel dispositif remplacera l’agence et comment ce nouveau mécanisme empêchera les mêmes dérives.

 

La Banque mondiale et les autres partenaires disposent de leurs propres procédures de contrôle précisément parce que plusieurs expériences passées ont montré les risques liés à une gestion insuffisamment encadrée des financements.

 

Le gouvernement centrafricain ne peut donc pas demander davantage de contrôle sur les projets confiés à l’UNOPS tout en laissant sans réponse les dossiers concernant des entreprises nationales ayant bénéficié de financements importants.

 

Les habitants de Ndélé, Ouadda, Mbrès, Bozoum, Bossemptélé ou Bouar ont le même droit à des infrastructures fonctionnelles. Le financement soit-il géré par une agence des Nations unies ou par une entreprise centrafricaine, le résultat attendu reste le même : une route construite, un pont livré et un ouvrage effectivement utilisable.

 

La question posée aujourd’hui par le dossier UNOPS dépasse donc le seul sort de cette agence. Elle oblige l’État à revoir l’ensemble du système de gestion des projets financés par les bailleurs et à demander des comptes à tous les acteurs, sans distinction selon leur proximité avec le pouvoir ou leur statut institutionnel.

 

Par Alain Nzilo

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Bilal, Zamboyé, Wagner : le PRNC exige des réponses de Touadéra

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Bilal, Zamboyé, Wagner : le PRNC exige des réponses de Touadéra

 

Bilal, Zamboyé, Wagner : le PRNC exige des réponses de Touadéra
Monsieur Nourd Gregaza. Pohoto de courtoisie

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) interpelle directement le président Faustin-Archange Touadéra sur deux affaires qui ont marqué l’actualité récente en République centrafricaine : la mort de plus d’une centaine de personnes dans l’effondrement de la mine d’or de Zamboyé et l’affaire Hamza Bilal à Ndélé, impliquant des mercenaires russes.

 

Dans une lettre ouverte intitulée « Bilal, Zamboyé, Wagner : Monsieur Touadéra, combien de morts faudra-t-il encore ? », le président du PRNC, Nour Gregaza, demande des explications aux autorités centrafricaines et met directement en cause le fonctionnement de l’État dans les zones où les mercenaires russes sont présents.

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Le drame de Zamboyé est aujourd’hui établi. Le 18 août, l’effondrement d’une mine d’or artisanale située dans la Nana-Mambéré a enseveli de nombreux mineurs. Le bilan a dépassé les 100 morts selon les sources locales citées par l’AFP et l’Associated Press. TF1 Info a également rapporté un bilan d’au moins 100 morts.

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Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de l’effondrement et les responsabilités liées à l’exploitation du site. Le gouvernement centrafricain a ensuite annoncé la fermeture du site de Zamboyé en raison du non-respect des normes minières et des directives administratives.

 

C’est dans ce contexte que le PRNC associe le drame minier à l’affaire Hamza Bilal dans sa lettre au chef de l’État.

 

Le PRNC revient sur l’affaire Hamza Bilal

 

Pour Nour Gregaza, l’affaire Bilal pose une question qui dépasse le sort d’un seul homme.

 

Hamza Bilal avait été arrêté à l’entrée de Ndélé par des éléments russes. Selon les informations déjà rapportées sur cette affaire, il avait été conduit dans une base occupée par les mercenaires russes après l’interpellation de son véhicule.

 

Le chauffeur avait ensuite été libéré, tandis que Bilal était resté détenu.

 

Une somme de cinq millions de francs CFA se trouvait également dans les effets de Bilal au moment de son arrestation. Sa famille n’a depuis obtenu aucune preuve de vie de sa part.

 

Le PRNC demande désormais au pouvoir de faire toute la lumière sur cette affaire.

 

« Où est Bilal ? Qui l’a arrêté ? Pourquoi ? Où sont passés les cinq millions de francs CFA qu’il aurait transportés ? Qui a ordonné sa détention et sa disparition ? », demande Nour Gregaza dans sa lettre.

 

Ces questions rejoignent celles déjà posées depuis l’arrestation de Bilal et les informations faisant état de sa détention dans une base des mercenaires russes.

 

Le préfet de Bamingui-Bangoran au cœur des accusations

 

La lettre ouverte revient également sur les informations faisant état de menaces qui auraient visé le préfet de Bamingui-Bangoran lorsqu’il aurait cherché à obtenir des informations sur le sort de Bilal.

 

Selon les éléments publiés sur cette affaire, le préfet aurait voulu savoir ce qu’était devenu son administré après son arrestation. Il aurait alors été menacé par des mercenaires russes.

 

Pour le PRNC, cet épisode pose directement la question de l’autorité de l’État à Ndélé.

 

« Qui commande encore à Ndélé ? », demande Nour Gregaza.

 

Le président du PRNC oppose ainsi l’autorité administrative du préfet et celle du gouvernement de Bangui à celle des hommes armés russes présents dans la région.

 

La question est politiquement lourde : si un représentant de l’État centrafricain ne peut pas demander des comptes sur le sort d’un citoyen sans être menacé, quelle autorité exerce réellement l’État sur cette partie du territoire ?

 

« Où êtes-vous, les cadres du Fertit ? »

 

Nour Gregaza s’adresse également aux personnalités originaires du Fertit.

 

Le président du PRNC leur reproche leur silence dans l’affaire Bilal. Il rappelle que Hamza Bilal est originaire de cette région et interpelle ceux qui se présentent comme ses « cadres ».

 

« Où sont vos communiqués ? Où est votre colère ? Où est votre exigence de justice ? », écrit-il.

 

Pour le PRNC, l’appartenance au Fertit ne devrait pas seulement être revendiquée lorsqu’il s’agit d’obtenir une fonction ou une influence politique. Elle devrait également conduire les responsables de la région à prendre position lorsqu’un ressortissant du Fertit est arrêté, porté disparu ou meurt dans des circonstances contestées.

 

Cette interpellation vise notamment Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice.

 

Le ministre de la Justice sommé de répondre

 

Dans sa lettre, Nour Gregaza interpelle directement le ministre de la Justice sur son rôle dans cette affaire.

 

Il lui demande de rechercher la vérité sur le sort de Hamza Bilal et d’établir les responsabilités dans son arrestation et sa disparition.

 

Le président du PRNC demande également que soient déterminées les circonstances entourant les cinq millions de francs CFA que Bilal aurait détenus au moment de son arrestation.

 

Il veut aussi savoir qui aurait ordonné sa détention, quelles démarches judiciaires ont été engagées et quelles suites ont été données aux accusations concernant les menaces contre le préfet.

 

Pour le PRNC, ces questions ne peuvent plus être laissées sans réponse.

 

La lettre ouverte place ainsi le président Touadéra et son gouvernement face à une double interpellation : celle liée à la catastrophe de Zamboyé, où plus d’une centaine de personnes ont péri dans une mine d’or, et celle liée à l’affaire Bilal, qui met en cause la présence et le comportement des mercenaires russes dans la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Le PRNC termine sa déclaration par une formule directe adressée aux autorités : « Trop, c’est trop. »

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : La dérive autoritaire du sous-préfet Évariste Ganamo à Ndim

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Centrafrique : La dérive autoritaire du sous-préfet Évariste Ganamo à Ndim

 

Centrafrique : La dérive autoritaire du sous-préfet Évariste Ganamo à Ndim
Une vue de la localité de Ndim au Nord-ouest de la République centrafricaine. Photo Tous droits réservés.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À Ndim, les méthodes du sous-préfet Évariste Ganamo provoquent l’incompréhension des habitants après des actes d’une grande injustice.

 

Une relation de deux ans qui bascule

Selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, une habitante de Ndim a partagé la vie du sous-préfet pendant deux ans. Leur relation était connue de tout le voisinage. Durant cette période, le sous-préfet lui offre un logement. Ce bien devait devenir sa résidence personnelle.

 

Mais le grand problème du sous-préfet, il n’a pas pu se maîtriser devant les femmes. La présence d’une fille le pousse à trembler comme une feuille de papier abandonné dans une rue. Pendant ce temps, le couple qu’il a lui-même formé à Ndim avec une citoyenne centrafricaine bascule lors de son retour d’un déplacement qu’il a effectué à Bokaranga. Le sous-préfet ramène à Ndim une nouvelle compagne. Il l’installe directement dans son domicile principal à Ndim. L’ancienne conjointe se retrouve chassée du jour au lendemain, sans explication.

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Une maison offerte, puis reprise de force

La femme cherche alors refuge dans la maison qu’elle avait reçue en cadeau de la part du sous-préfet. Ce toit devait rester la propriété de l’ex-épouse. Mais sans compter sur le voyoutisme du sous-préfet, il intervient. Il vend la maison sur la pauvre dame sans la consulter.

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Expulsée une seconde fois, la victime doit compter sur la solidarité des habitants du quartier pour trouver un abri. Aucune compensation ne lui est proposée, selon les témoignages recueillis sur place.

 

Ce que dit le droit

En droit civil, un bien attribué à titre personnel ne peut être repris par la contrainte. Sa revente forcée, alors qu’il est occupé par un tiers, s’apparente à un abus de confiance. Plusieurs habitants de Ndim y voient une gestion arbitraire, fréquente chez certains cadres affectés loin de Bangui.

 

Investis d’une autorité publique, ces fonctionnaires échappent souvent à tout contrôle judiciaire immédiat. Résultat, les victimes se retrouvent démunies face à un représentant de l’État.

 

Un sous-préfet injoignable, un rappel à l’ordre

Les tentatives pour joindre Évariste Ganamo sont restées vaines. Son bureau à Ndim est resté fermé plusieurs semaines. Ses contacts téléphoniques sont restés inaccessibles durant la même période.

 

Face à cette absence prolongée, le préfet de la Lim-Pendé publie un communiqué le lundi 20 juillet. Il enjoint le sous-préfet de regagner son poste sous peine de sanctions. Évariste Ganamo finit par réintégrer la sous-préfecture de Ndim.

Les actes d’abus de pouvoir d’Évariste Ganamo à Ndim illustrent les injustices rencontrées par les citoyens face à des représentants de l’État.

Par Fortuné Bobérang 

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Rapatriement des réfugiés centrafricains : entre relance annoncée par le HCR et suspension décidée par le gouvernement

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Rapatriement des réfugiés centrafricains : entre relance annoncée par le HCR et suspension décidée par le gouvernement

 

 

Rapatriement des réfugiés centrafricains : entre relance annoncée par le HCR et suspension décidée par le gouvernement
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Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Cameroun et la République centrafricaine ont adopté le 15 juillet à Yaoundé de nouvelles modalités pratiques destinées à relancer le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains. Quelques jours plus tard, le gouvernement centrafricain a décidé de maintenir la suspension de ces opérations, invoquant des préoccupations sécuritaires, administratives et sanitaires.

 

L’annonce du HCR sur le réseau social X a pu laisser croire à la signature d’un nouvel accord tripartite. En réalité, le cadre juridique reste celui conclu le 29 juin 2019 entre le Cameroun, la République centrafricaine et le HCR. La rencontre de Yaoundé visait à définir les modalités d’application de cet accord et à préparer la reprise des retours, après une suspension intervenue à la fin de l’année 2025.

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Depuis la signature de l’accord de 2019, plus de 22 000 réfugiés centrafricains sont rentrés au pays avec l’appui du HCR. Ce programme devait permettre des retours volontaires, sûrs et dignes. Dans les faits, de nombreux rapatriés ont rencontré d’importantes difficultés de réinstallation.

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Dans plusieurs localités, les personnes revenues ont dû faire face à l’absence de logements, au manque de terres cultivables, à un accès limité aux soins de santé, à l’éducation et aux moyens de subsistance. Dans certaines régions, l’insécurité demeure présente avec des attaques de groupes armés, des violences contre les civils et des déplacements de population.

 

Ces difficultés ont renforcé les hésitations d’une partie des réfugiés installés au Cameroun depuis plus de dix ans. Beaucoup suivent les témoignages de proches déjà rentrés et estiment que les conditions d’un retour durable ne sont pas encore réunies.

 

La baisse des financements humanitaires est également venue modifier la situation dans les camps de réfugiés. Les réductions de l’aide internationale, notamment à la suite de la diminution de certains financements américains, ont entraîné une baisse de l’assistance alimentaire, sanitaire et éducative dans plusieurs sites d’accueil. Face à cette situation, certaines familles envisagent un retour en République centrafricaine faute de perspectives, tandis que d’autres préfèrent rester malgré la diminution de l’aide.

 

Réuni en Conseil des ministres le 23 juillet 2026 à Bangui, le gouvernement centrafricain a choisi une autre orientation. Sur proposition de la ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation nationale, il a confirmé le maintien de la suspension des opérations de rapatriement volontaire en provenance du Cameroun.

 

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, cette décision fait suite aux conclusions de la réunion tripartite tenue à Yaoundé du 12 au 14 juillet. Les autorités évoquent des afflux massifs de candidats au retour et des incohérences relevées dans les manifestes des derniers convois.

 

Le gouvernement indique vouloir vérifier l’identité des personnes enregistrées au rapatriement, distinguer les personnes effectivement réfugiées des autres candidats au retour et prévenir tout risque de manipulation des mouvements de population sur le territoire centrafricain.

 

Le Conseil des ministres ajoute un argument sanitaire. Il évoque la menace d’importation du virus Ebola et considère que cette situation justifie le maintien temporaire de la suspension des opérations afin de renforcer les contrôles aux frontières.

 

Malgré cette décision, Bangui, Yaoundé et le HCR affirment vouloir poursuivre leur coopération. Les trois parties prévoient d’élaborer un calendrier commun et de revoir les modalités d’exécution de l’accord de 2019 avant toute reprise des convois.

La situation des réfugiés centrafricains est complexe, avec des défis liés au retour des réfugiés, aux décisions du HCR, et aux conditions de sécurité en Centrafrique.

 

Le gouvernement centrafricain a chargé une équipe interministérielle réunissant les ministères des Affaires étrangères, de l’Action humanitaire et de la Sécurité publique de proposer un nouveau dispositif de contrôle identitaire et de surveillance sanitaire. La reprise du rapatriement dépendra désormais de la mise en place de ces nouvelles mesures ainsi que de l’évaluation des conditions de sécurité et de santé publique.

 

Par Brahim Sallé 

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Centrafrique : retards de salaires, employés fantômes… la Minusca reconnaît un chaos interne à l’UNOPS et perd le contrôle

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Centrafrique : retards de salaires, employés fantômes… la Minusca reconnaît un chaos interne à l’UNOPS et perd le contrôle

Centrafrique : retards de salaires, employés fantômes… la Minusca reconnaît un chaos interne à l’UNOPS et perd le contrôle
Le Directeur de Mission de la MINUSCA.

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le Directeur adjoint de la Minusca, monsieur Djamaka justifie pathétiquement les retards de salaires à l’UNOPS  par la simple découverte de 400 employés fantômes . 

En effet, lors de l’assemblée générale organisée par les employés contractuels individuels et les journaliers de l’UNOPS à Bangui, le directeur adjoint de la MINUSCA a reconnu publiquement l’existence de centaines d’employés fictifs. Les contractuels individuels et travailleurs journaliers paient la note depuis un an.

 

Un aveu qui tombe mal

 

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Jeudi 20 août, l’assemblée générale des contractuels individuels et des travailleurs journaliers de la MINUSCA gérés par l’UNOPS a viré à l’affrontement. Djamaka, directeur adjoint de la mission, a pris la parole devant des dizaines d’employés à bout. Il a annoncé que l’ONU traverse une crise financière globale.

 

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Puis il a lâché le chiffre qui a mis le feu à la salle. Plus de 400 employés fantômes ont été découverts au sein de la mission. Ces postes fictifs pèsent directement sur la ligne budgétaire, selon ses propres mots. La mission accumule un déficit à cause de ce trou.

 

Djamaka n’a pas nié. Il a confirmé la découverte et a même reconnu que le dernier recrutement massif de 1000 personnes, prévu au départ pour 300 postes, comptait des proches parmi les nouveaux employés. Les employés présents ont immédiatement fait le lien entre cet aveu et leurs propres arriérés de salaire.

 

Les IC et travailleurs journaliers encaissent la facture

 

Les employés accumulent des retards de salaire depuis un an. Deux mois de paie manquent déjà à l’appel au moment de l’assemblée. Djamaka leur a demandé de continuer à travailler sans contrat, le temps que l’UNOPS transmette les états de salaire à New York.

 

Le circuit qu’il a décrit prend du temps. New York étudie les dossiers, puis renvoie les fonds vers le compte de l’UNOPS. L’UNOPS traite ensuite les versements en douze jours minimum. Les employés peuvent donc attendre deux à trois mois avant de toucher un seul mois de salaire.

 

Un détail a particulièrement choqué la salle. Les staffs nationaux et internationaux de la MINUSCA ne subissent aucun retard de paiement. Seuls les IC et les daily workers, catégories les plus précaires, absorbent les conséquences des postes fantômes. Djamaka a confirmé cette différence de traitement sans l’expliquer davantage.

 

Une employée s’effondre devant les responsables

 

La tension a atteint son point culminant pendant l’assemblée. Rita, une contractuelle individuelle employée dans un entrepôt, s’est effondrée au sol. Elle a perdu connaissance devant les autres employés et les représentants de la MINUSCA et de l’UNOPS. Les secours l’ont transportée en urgence à l’hôpital.

 

Les employés ont ensuite posé une question simple à Djamaka. Pourquoi la MINUSCA et l’UNOPS ne mènent-elles pas un contrôle base par base pour identifier et retirer les employés fantômes de la liste de paie ? Djamaka n’a apporté aucune réponse précise à cette demande.

 

Les travailleurs présents parlent d’un climat de stress croissant depuis un an. Beaucoup ignorent quand ils toucheront leur prochain salaire. La déclaration de Djamaka, loin de rassurer la salle, a renforcé la défiance envers la gestion de la mission et de l’UNOPS à Bangui.

Par Alain Nzilo

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Assassinats nocturnes, enlèvements et cherté de la vie : Abakar Sabone décrit le quotidien des Centrafricains

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Assassinats nocturnes, enlèvements et cherté de la vie : Abakar Sabone décrit le quotidien des Centrafricains

 

 

 

Assassinats nocturnes, enlèvements et cherté de la vie : Abakar Sabone décrit le quotidien des Centrafricains
L’ancien ministre Abakar Sabone

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Abakar Sabone a brisé le silence sur la réalité vécue par les populations centrafricaines pendant son intervention en direct sur Facebook. L’ancien ministre a dressé un tableau sans concession des conditions du quotidien sous le régime actuel.

 

Il a demandé à plusieurs reprises « Quelle paix ? » en réponse à ceux qui prétendent que le pays connaît enfin la stabilité. Pour lui, cette affirmation ne correspond pas à ce que vivent les citoyens ordinaires. Chaque nuit, des assassinats se produisent dans les villes comme dans les villages. Des personnes sont kidnappées, emmenées dans des endroits isolés et exécutées. Ces actes se répètent sans interruption, selon ses observations.

 

Sabone a insisté sur le fait que même à Bangui, les habitants dorment avec la peur au ventre malgré les discours officiels. Les enlèvements nocturnes créent un climat permanent d’insécurité. Les familles ignorent souvent ce qui est arrivé aux leurs jusqu’au lendemain. Cette violence quotidienne mine toute sensation de tranquillité.

 

Parallèlement à ces problèmes de sécurité, l’ancien ministre a évoqué la situation économique désastreuse. Les aliments manquent cruellement sur les marchés. Tout devient hors de prix. Les Centrafricains peinent à se nourrir correctement. La cherté de la vie touche toutes les couches de la population et renforce le sentiment général de malaise.

 

Il a ajouté que tout le monde vit dans la peur. Personne ne se sent vraiment à l’abri, que ce soit en ville ou à la campagne. Sabone a dénoncé l’écart entre les déclarations officielles sur la paix et cette réalité faite d’angoisses constantes. Selon lui, affirmer que les Centrafricains veulent simplement vivre en paix tout en ignorant ces faits revient à tromper le peuple ou à manquer totalement d’information.

 

L’ancien ministre a rappelé que la paix ne se réduit pas à un mot vide de sens. Elle doit se traduire par des comportements concrets et par un environnement où les citoyens peuvent dormir sans crainte et se nourrir sans difficulté. Tant que les assassinats nocturnes, les enlèvements et la cherté extrême de la vie persistent, il est impossible selon lui de parler sincèrement de paix dans le pays.

 

Sabone a terminé cette partie de son discours en soulignant que lui et beaucoup d’autres acteurs politiques se trouvent à l’étranger précisément à cause de cette situation. Leur exil forcé constitue pour lui une preuve supplémentaire que la paix réelle n’existe pas actuellement en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

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Général Tago : « Personne ne peut nous diviser », les adversaires de Touadéra appelés à s’unir contre le pouvoir

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Général Tago : « Personne ne peut nous diviser », les adversaires de Touadéra appelés à s’unir contre le pouvoir

 

Général Tago : « Personne ne peut nous diviser », les adversaires de Touadéra appelés à s’unir contre le pouvoir
Général Tago

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Le Général Tago appelle les groupes armés centrafricains et tous les adversaires du président Faustin-Archange Touadéra à s’unir contre le pouvoir. Dans une déclaration enregistrée le 16 août 2026, il affirme que « personne ne peut nous diviser » et assure que le travail engagé par son camp se poursuit.

 

S’adressant directement au peuple centrafricain, le Général Tago demande à la population de rester calme face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les quartiers. Il affirme que les actions menées par son camp ne relèvent pas de la propagande.

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« Le travail que nous faisons en ce moment-là, ce n’est pas un travail de bouche, c’est-à-dire un travail de vent à l’air. Ce n’est pas de propagande, ce n’est pas du bruit, mais c’est un travail sérieux », déclare-t-il.

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Le chef rebelle affirme également que le travail annoncé est déjà arrivé à une étape avancée. Il adresse surtout son message aux membres des différents groupes armés centrafricains.

 

« C’est moi, le Général Tago, qui vous le dis pour que tous les groupes armés centrafricains écoutent ça aujourd’hui, que personne ne peut nous diviser en ce moment », affirme-t-il.

 

Le Général Tago appelle ensuite tous ceux qui se considèrent comme des adversaires du président Touadéra à se rapprocher. Selon lui, les divergences entre ces différents acteurs ne doivent pas empêcher leur rassemblement.

 

« Celui qui sait qu’il est adversaire de Touadéra, adversaire du président Touadéra, nous tous, nous devons nous réunir, la main dans la main, les pieds dans les pieds et on va travailler ensemble à cause du peuple centrafricain », déclare-t-il.

 

Cette déclaration intervient alors que le Général Tago dénonce également les opérations attribuées aux mercenaires russes du groupe Wagner et à leurs supplétifs centrafricains, qu’il désigne comme les « Wagner Noirs » ou les « Russes Noirs ».

 

Il cite notamment les événements survenus à Sikikédé, dans la commune de Benda, où il affirme que des mercenaires russes accompagnés de leurs supplétifs sont entrés dans la localité. Selon son récit, ils auraient tiré dans la ville et provoqué la panique parmi les habitants.

 

« Ils sont rentrés dans la ville, ils commencent à tirer, tirer, tirer et la population a eu peur », affirme-t-il.

 

Le Général Tago accuse également les éléments présents à Sikikédé d’avoir pris des marchandises et des téléphones appartenant à des habitants. Il s’interroge sur l’acceptation de telles pratiques par la population centrafricaine.

 

« Ils prennent les marchandises des gens, ils prennent les téléphones des gens, ils prennent beaucoup de trucs des gens, ils partent avec. Est-ce que c’est ça que les Centrafricains aiment ? », lance-t-il.

 

Dans sa déclaration, le chef rebelle élargit son propos à la situation économique du pays. Il estime que la Centrafrique dépend fortement de ses voisins pour son approvisionnement en produits de première nécessité.

 

Il cite notamment le Cameroun, le Tchad et le Soudan comme des pays dont les produits permettent, selon lui, à la population centrafricaine de continuer à vivre et à s’approvisionner.

 

« Nous ne produisons rien au pays », affirme-t-il, avant de dénoncer la gestion des ressources nationales. Selon lui, la Centrafrique dispose pourtant de nombreuses richesses naturelles.

 

« Nous avons des richesses, nous avons beaucoup de richesses dans le pays. Mais la gestion n’est pas normale. La gestion, c’est une gestion mafieuse », accuse le Général Tago.

 

Il évoque également le cas d’un opérateur économique qu’il identifie comme M. Bilal. Selon lui, cet opérateur aurait été capturé par des mercenaires russes alors qu’il se rendait vers Ndélé, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran.

 

« Un grand opérateur économique, M. Bilal, qui a pris son camion de Bangui pour arriver à l’entrée de Ndélé, ils l’ont capturé. Les mercenaires russes l’ont capturé », affirme-t-il.

 

Le Général Tago indique que l’opérateur serait depuis conduit vers une destination inconnue. Il va plus loin en affirmant qu’il serait probablement mort, sans fournir dans sa déclaration d’éléments permettant d’établir ce point.

 

Cette accusation intervient dans un contexte où le chef rebelle affirme que les populations civiles et les opérateurs économiques subissent les conséquences des opérations menées dans plusieurs régions du pays. Il estime notamment que les commerçants, qu’ils soient centrafricains ou étrangers, doivent pouvoir exercer leurs activités sans être inquiétés.

 

« Même si les opérateurs économiques ne sont pas des Centrafricains mais qu’ils viennent dans le pays pour faire des activités commerciales, dans la règle, il faut les laisser tranquilles. Il ne faut pas qu’on les perturbe », affirme-t-il.

 

En appelant les adversaires de Touadéra à se réunir, le Général Tago présente cette union comme nécessaire pour mettre fin aux souffrances de la population centrafricaine. Il insiste sur la nécessité pour les différents groupes armés de ne pas se laisser diviser.

 

Son message contient aussi un avertissement sur la poursuite des actions de son camp. À plusieurs reprises, il répète que « le travail continue ».

 

« Faut pas que vous pensiez que nous sommes calmes aujourd’hui là. Tout est calme aujourd’hui là. Le travail est fini. Non, le travail continue toujours », déclare-t-il.

 

Le Général Tago conclut sa déclaration sur la même ligne, en répétant que les actions engagées se poursuivent. « Le travail continue tranquillement, tranquillement », affirme-t-il, tout en demandant au peuple centrafricain de rester attentif aux développements à venir.

 

 

Par Alain Nzilo

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Fidèle Gouandjika qualifie Daniel Nzéwé de « grand cleptomane de la nation

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Fidèle Gouandjika qualifie Daniel Nzéwé de « grand cleptomane » de la nation

 

 

Fidèle Gouandjika qualifie Daniel Nzéwé de « cleptomane » et tente de plaider pour lui
Daniel Nzewé en garde à vue dans une cellule de l’OCRB à Bangui

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika a publié sur les réseaux sociaux un texte présenté comme une « plaidoirie pour un présumé cleptomane », en référence à Daniel Nzéwé, pendant qu’il est toujours détenu dans les locaux de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) au moment de la publication du post. Dans cette publication, il explique le fonctionnement de la cleptomanie, évoque les conséquences judiciaires possibles et estime que le cas de son ancien ami pourrait conduire à une peine de prison ferme en raison d’une éventuelle récidive.

 

Le choix du terme « cleptomane » est particulièrement lourd dans le contexte actuel. Daniel Nzéwé fait l’objet d’une nouvelle procédure portant sur dix millions de francs CFA et son nom est associé depuis plusieurs années à plusieurs affaires de vol et d’escroquerie rapportées au tout début par Corbeau News Centrafrique. Fidèle Gouandjika ne présente pas cette qualification comme un diagnostic établi puisqu’il parle de « présumé cleptomane ». Aucun rapport psychiatrique n’est cité dans son texte.

À lire aussi : Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

 

Une défense qui commence par le mot « cleptomane »

 

À lire aussi : Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

« Ma plaidoirie pour un présumé cleptomane », écrit Fidèle Gouandjika en ouverture de sa publication.

 

Le terme choisi constitue le point central de son intervention.

 

La cleptomanie désigne un trouble caractérisé par des impulsions répétées de voler des objets sans que leur acquisition soit nécessairement motivée par leur valeur ou par la volonté de s’enrichir. Dans son texte, Fidèle Gouandjika explique que la personne concernée peut ressentir une forte tension avant le vol et un soulagement après avoir commis l’acte.

 

Il insiste surtout sur le fait que la cleptomanie est une maladie mentale reconnue par la médecine.

 

Cette précision permet au ministre conseiller de placer le dossier Daniel Nzéwé sur un terrain différent de celui d’une simple affaire de vol ou d’escroquerie.

 

Mais son texte ne fournit aucun élément permettant d’établir que Daniel Nzéwé souffre effectivement de ce trouble.

 

Aucun psychiatre n’est cité. Aucun examen médical n’est mentionné. Aucun rapport d’expertise n’est produit.

 

Le terme « présumé » est donc essentiel.

 

Une hypothèse médicale avancée sans diagnostic

 

Fidèle Gouandjika explique que la justice peut prendre en compte l’état mental d’une personne poursuivie pour des faits de vol.

 

Il distingue deux situations.

 

Dans la première, une personne serait complètement déconnectée de la réalité au moment des faits. Selon son explication, cette situation pourrait conduire à une orientation vers un établissement psychiatrique plutôt qu’à une condamnation pénale classique.

 

Dans la seconde, la personne comprendrait ce qu’elle fait, mais souffrirait d’une maladie rendant ses impulsions difficiles à contrôler.

 

Fidèle Gouandjika considère que cette seconde hypothèse correspondrait généralement aux personnes atteintes de cleptomanie.

 

Il explique alors que la personne peut rester pénalement responsable tout en bénéficiant éventuellement d’une peine moins lourde.

 

Cette présentation permet au ministre conseiller de construire une défense qui ne repose pas sur l’affirmation que Daniel Nzéwé n’aurait rien fait, mais sur l’hypothèse que ses actes pourraient être liés à un trouble.

 

Une distinction essentielle avec les affaires de vol et d’escroquerie

 

Cette lecture pose une difficulté lorsqu’elle est confrontée au passé judiciaire du grand voleur Daniel Nzéwé.

 

Les différentes affaires rapportées par Corbeau News Centrafrique ne concernent pas uniquement des vols d’objets.

 

Elles portent notamment sur des sommes d’argent importantes, d’escroquerie d’investisseurs, des fonds détournés aux parents d’élèves ainsi que des vol à la société de téléphonie Moov.

 

La cleptomanie, telle que Fidèle Gouandjika la décrit lui-même, repose pourtant sur une impulsion de voler qui n’est pas principalement motivée par l’enrichissement.

 

Cette distinction est essentielle.

 

Une personne qui aurait reçu de l’argent dans le cadre d’une escroquerie et  de vol, utilisé le nom d’un responsable politique pour convaincre une victime de remettre des fonds ou présenté de faux documents ne peut pas être qualifiée de cleptomane uniquement à partir de ces faits.

 

Il faudrait démontrer médicalement l’existence du trouble et déterminer ensuite si celui-ci présente un lien avec les faits précis reprochés.

 

Le nouveau dossier des dix millions de francs CFA

 

La publication intervient alors que Daniel Nzéwé est de nouveau détenu à l’OCRB.

 

L’affaire actuelle fait suite à une plainte de l’entrepreneur Thierry Ouambéti, connu sous le surnom de « Sultan de Dékoa ».

 

Selon les informations rapportées dans ce dossier, Daniel Nzéwé aurait obtenu dix millions de francs CFA en affirmant agir sur instruction du ministre des Finances, Erwins Ndoba.

 

Le remboursement aurait été promis, mais les fonds n’auraient pas été restitués pendant environ deux années.

 

Face à cette situation, Thierry Ouambéti aurait saisi l’OCRB, conduisant à l’interpellation de Daniel Nzéwé.

 

L’un des principaux points que l’enquête devra établir concerne donc l’utilisation du nom du ministre des Finances.

 

Daniel Nzéwé disposait-il réellement d’une instruction d’Erwins Ndoba ?

 

Le ministre avait-il connaissance de la transaction ?

 

Son nom a-t-il été utilisé sans son accord ?

 

Les dix millions de francs CFA ont-ils été remis directement à Daniel Nzéwé ou à une autre personne ?

 

Le parcours de l’argent permettra également aux enquêteurs de déterminer ce qui s’est réellement passé.

 

« Notre présumé cleptomane national »

 

La conclusion du texte de Fidèle Gouandjika contient une autre formulation particulièrement significative.

 

Après avoir expliqué les différentes réponses judiciaires possibles, il écrit :

 

« Le point 2.3 risque fort d’être appliqué à notre présumé cleptomane national. »

 

L’expression « notre présumé cleptomane national » associe directement Daniel Nzéwé à la description qu’il vient de faire.

 

Elle évoque également la récidive.

 

Fidèle Gouandjika explique que la prison ferme peut être envisagée lorsqu’une personne recommence régulièrement et refuse de se soigner.

 

En appliquant cette hypothèse à Daniel Nzéwé, il introduit donc lui-même dans son argumentation l’idée d’une répétition des comportements.

 

C’est là que son texte rejoint le passé judiciaire lourd et très lourd de Daniel Nzéwé.

 

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : à Samo-Ouandja, le capitaine des FACA reconnaît lui-même son mauvais comportement et affirme que la population pourrait un jour manifester pour exiger son départ

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Centrafrique : à Samo-Ouandja, le capitaine des FACA reconnaît lui-même son mauvais comportement et affirme que la population pourrait un jour manifester pour exiger son départ

 

 

Centrafrique : à Samo-Ouandja, le capitaine des FACA reconnaît lui-même son mauvais comportement et affirme que la population pourrait un jour manifester pour exiger son départ
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

La population de Samo-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto, dénonce le comportement inhumain du capitaine chargé du détachement des Forces armées centrafricaines (FACA). Plusieurs habitants décrivent un climat de tension provoqué, selon eux, par les agissements répétés de cet officier.

 

Le capitaine lui-même avait reconnu devant la population son très mauvais comportement pourrait finir par provoquer une mobilisation contre lui. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, il aurait déclaré à la population : « Vous serez obligés un jour de faire la grève, la marche pour mon départ. Mon départ à Samo-Ouandja fera suite à votre manifestation. »

 

À lire aussi : Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

Cette déclaration est perçue par plusieurs habitants comme une reconnaissance directe du malaise provoqué par son mauvais comportement. Des résidents affirment que les relations entre le chef du détachement militaire et une partie importante de la population sont particulièrement tendues.

 

À lire aussi : Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

Des très mauvais comportements dénoncés par les habitants

 

Des habitants interrogés décrivent un officier dont le comportement serait très différent de celui de son prédécesseur. Ils estiment que le changement de commandement a profondément modifié les relations entre le détachement militaire et la population locale.

À lire aussi : Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

 

Plusieurs témoignages font état d’insultes publiques et de comportements jugés humiliants. Des habitants affirment notamment que le capitaine aborde régulièrement des jeunes femmes dans la rue. Lorsqu’une femme refuse ses avances, il l’insulterait publiquement, parfois devant plusieurs personnes.

 

Ces scènes seraient devenues suffisamment fréquentes pour provoquer la gêne et l’indignation de certains habitants. « Même lorsqu’on est simplement à côté, on a honte d’assister à certaines scènes », rapporte un habitant, décrivant l’attitude de l’officier.

 

Les habitants lui reprochent également une consommation excessive d’alcool. Plusieurs témoignages évoquent des apparitions régulières du capitaine en état d’ébriété dans différents endroits de la ville.

 

Une relation avec une femme mariée

 

Les habitants rapportent également une autre affaire concernant une femme mariée dont l’identité est volontairement préservée.

 

Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction du CNC, cette femme entretiendrait une relation avec le capitaine. Son mari travaillerait sur un chantier minier et s’absenterait régulièrement pour rejoindre son lieu de travail.

 

Les mêmes sources affirment que la femme se rend fréquemment dans son champ et que le capitaine la rejoindrait à moto pour passer du temps avec elle, à l’écart du quartier.

 

Même des militaires dénonceraient son comportement

 

Le malaise ne concernerait pas uniquement les relations entre le détachement et la population. Selon plusieurs témoignages, certains militaires placés sous les ordres du capitaine seraient eux-mêmes critiques à l’égard de son comportement.

 

Des éléments de son entourage professionnel estimeraient que son remplacement permettrait d’apaiser les relations avec la population locale. Cette contestation interne, si elle se confirme, ajouterait une dimension supplémentaire aux tensions signalées autour du détachement militaire.

 

À Samo-Ouandja, plusieurs habitants disent désormais attendre une intervention de la hiérarchie militaire afin de mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une succession de comportements provocateurs et humiliants.

 

Par Moïse Banafio

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« Touadéra a accéléré la mort du système éducatif centrafricain » : Elie Oueifio dénonce la déconfiture de l’Éducation nationale sous la gestion d’Aurélien Zingas

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« Touadéra a accéléré la mort du système  éducatif centrafricain » : Elie Oueifio dénonce la déconfiture de l’Éducation nationale sous la gestion d’Aurélien Zingas.

« Touadéra a accéléré la mort du système  éducatif centrafricain » : Elie Oueifio dénonce la déconfiture de l’Éducation nationale sous la gestion d’Aurélien Zingas.
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’écrivain Elie Oueifio publie une critique sévère contre les autorités administratives centrafricaines. Il cible directement la gestion politique du secteur scolaire public sous le régime actuel.

 

Dans son analyse critique, l’auteur Elie Oueifio s’attaque aux décisions prises au sommet de l’État concernant l’avenir de la jeunesse centrafricaine. Spécialiste initial du secteur éducatif, le président Faustin Archange Touadéra se voit reprocher une gestion qui fragilise les structures d’apprentissage. Selon l’intellectuel, la nomination du ministre d’État Aurélien Zingas a provoqué une dégradation rapide de l’enseignement.

 

L’auteur s’appuie sur des faits vécus pour appuyer ses dires. Il rappelle notamment des événements survenus en 2007 et 2008 dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. À cette époque, alors qu’il occupait la fonction de préfet, Elie Oueifio avait constaté le rappel injustifié du proviseur du lycée moderne de Berbérati à quelques semaines seulement des épreuves du baccalauréat. Ce dernier avait été muté au cabinet du ministre de l’Éducation, créant une désorganisation locale immédiate au détriment des élèves et des enseignants.

 

Aujourd’hui, les reproches formulés s’accumulent. La gestion actuelle se caractérise, selon les écrits de l’auteur, par des décrets hautement contestables. Elie Oueifio mentionne la nomination récente de onze étudiants comme inspecteurs académiques alors qu’ils se trouvaient encore à deux mois de la fin de leur cursus à l’École Normale Supérieure. De plus, l’attribution du diplôme du baccalauréat à titre exceptionnel à d’anciens fonctionnaires provoque l’indignation de l’analyste, qui rappelle l’abandon simultané des élèves du lycée Barthélemy Boganda dont les salles de classe se sont effondrées.

 

Cette politique éducative favorise, selon le document, le retour d’un analphabétisme durable et le racket financier des écoliers et étudiants par le corps enseignant. Le texte mentionne également des situations de harcèlement quotidien dans les établissements.

 

Les structures de formation s’effondrent et les cadres compétents se retrouvent écartés des cercles de décision. Elie Oueifio affirme que le ministère s’est transformé en un réseau commercial où la vente de tenues scolaires uniformisées prime sur la qualité pédagogique.

 

Les familles subissent les conséquences directes de ces réformes marchandes tandis que les notes s’achètent au détriment du mérite intellectuel. Les plaintes de la population augmentent et la hiérarchie refuse d’entendre la détresse des parents d’élèves qui investissent leurs économies dans une formation devenue inexistante, pendant que de nouveaux décrets de nomination continuent d’être signés dans les bureaux de la capitale…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Faustin Zaméto met en garde le régime contre un nouvel échec du programme Éducation 2023-2027 financé à hauteur de 30 millions d’euros

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Centrafrique : Faustin Zaméto met en garde le régime contre un nouvel échec du programme Éducation 2023-2027 financé à hauteur de 30 millions d’euros

 

Centrafrique : Faustin Zaméto met en garde le régime contre un nouvel échec du programme Éducation 2023-2027 financé à hauteur de 30 millions d’euros
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto critique la mise en œuvre du Programme Éducation 2023-2027, financé à hauteur de 30 millions d’euros par l’Union européenne. Dans une tribune publiée le 19 août, il oppose les réunions de pilotage organisées à Bangui aux conditions d’apprentissage observées dans certaines écoles de province.

 

Faustin Zaméto oppose Bangui aux réalités des écoles

 

Dans sa tribune intitulée « Éducation 2023-2027 : 30 millions pour enterrer l’école ou la sauver ? », Faustin Zaméto revient sur la deuxième réunion du Comité de pilotage du Programme Éducation 2023-2027, tenue à l’UNICEF à Bangui.

À lire aussi : “56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en don humanitaire

 

Le sociologue relève la présence du ministre d’État Kongbelet Zingas et du ministre Syssa-Magalé à cette réunion consacrée à un programme doté de 30 millions d’euros. Le financement doit notamment permettre d’améliorer l’accès à l’éducation, la qualité de l’enseignement et la gouvernance du secteur.

À lire aussi : Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

 

Faustin Zaméto compare cette réunion à la situation décrite dans une école de Bambi, dans l’Ouham-Pendé. Il évoque des classes pouvant compter jusqu’à 120 élèves, l’absence de manuels et une nouvelle école dont le toit aurait été emporté par les premières pluies.

 

Pour l’analyste politique, cette différence entre les annonces institutionnelles et les conditions d’apprentissage constitue l’un des principaux problèmes du système éducatif centrafricain.

 

Quatre causes identifiées par Faustin Zaméto

 

Faustin Zaméto identifie quatre facteurs qui, selon lui, expliquent les difficultés répétées des programmes éducatifs en République centrafricaine.

 

La première cause concerne ce qu’il décrit comme une « rente diplomatique ». Selon lui, les programmes seraient davantage conçus autour des attentes des bailleurs que des besoins réels des élèves. Il critique notamment la production de rapports et la multiplication des réunions institutionnelles, qu’il oppose aux résultats observés sur le terrain.

 

La deuxième cause est liée au rôle de l’État. Faustin Zaméto cite plusieurs organisations intervenant dans la construction ou la réhabilitation des infrastructures scolaires, notamment Caritas, COOPI, Plan, NRC et IRC. Il estime que l’État ne dispose pas toujours des moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour assurer un contrôle efficace des travaux.

 

La troisième difficulté concerne l’écart entre les besoins du système éducatif et les ressources disponibles. Faustin Zaméto rappelle que, selon les chiffres cités dans sa tribune, 60 % des enfants seraient non scolarisés et 40 % des écoles détruites ou inexistantes. Il souligne aussi que le programme couvre dix préfectures avec une enveloppe de 30 millions d’euros sur la période 2023-2027.

 

La quatrième cause avancée par l’analyste est l’absence de sanctions contre les travaux jugés défaillants. Il cite plusieurs périodes, de 2010 à 2023, marquées selon lui par des écoles inachevées, des accusations de corruption ou des réhabilitations partielles, tout en déplorant l’absence d’audits et de sanctions.

 

Cinq mesures proposées pour éviter un nouvel échec

 

Faustin Zaméto appelle l’État et les partenaires financiers à renforcer le contrôle des projets éducatifs avant l’échéance de 2027.

 

Il propose d’abord la mise en place d’un suivi citoyen de chaque école, avec un comité de parents, un numéro vert, l’affichage des budgets et la géolocalisation des établissements. Il souhaite aussi qu’un mécanisme permette aux populations de signaler rapidement les problèmes et d’obtenir une réponse dans un délai de sept jours.

 

Le deuxième axe concerne les enseignants. Face aux classes pouvant atteindre 120 élèves, Faustin Zaméto préconise le recrutement, la formation et la rémunération de 5 000 enseignants, avec leur intégration dans la fonction publique.

 

Il demande également que le financement soit directement lié aux résultats. Dans sa proposition, l’Union européenne ne devrait débloquer une deuxième tranche qu’après un audit indépendant d’au moins 100 écoles.

 

Faustin Zaméto appelle ensuite l’État à reprendre un rôle plus important dans la construction et le contrôle des infrastructures scolaires. Il propose notamment de consacrer 15 % du budget national à l’éducation et de déployer des ingénieurs de l’État sur les chantiers.

 

Enfin, l’analyste propose de publier la liste des écoles construites ou réhabilitées depuis 2010, accompagnée de photographies avant et après les travaux. Il présente cette mesure comme un moyen de permettre un contrôle public des réalisations annoncées.

 

« 30 millions d’euros ne sauveront pas l’école »

 

Dans la dernière partie de sa tribune, Faustin Zaméto estime que les 30 millions d’euros annoncés ne suffiront pas, à eux seuls, à résoudre les difficultés du système éducatif centrafricain. Il attribue une place centrale à la volonté politique et à la capacité de l’État à assurer le suivi des investissements.

 

Faustin Zaméto appelle aussi les parents à participer davantage aux décisions concernant l’avenir scolaire de leurs enfants et encourage les enseignants à poursuivre leur travail malgré les difficultés.

 

L’analyste souhaite surtout que le Programme Éducation 2023-2027 ne reproduise pas, selon lui, les insuffisances constatées dans les programmes précédents. Il demande que les résultats soient évalués à partir des conditions réelles d’apprentissage et des progrès des élèves, plutôt qu’à travers le nombre de réunions ou de projets annoncés.

 

Par Alain Nzilo

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Distribution frénétique de permis miniers : Le Conseil des ministres tourne à plein régime pour les bras cassés de la septième république

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Distribution frénétique de permis miniers : Le Conseil des ministres tourne à plein régime pour les bras cassés de la septième république

 

Distribution frénétique de permis miniers : Le Conseil des ministres tourne à plein régime pour les bras cassés de la septième république
Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le conseil des ministres du jeudi 25 juin 2026 s’est ouverte sous la direction de dictateur mytho Faustin Touadéra. L’ordre du jour, officiellement découpé en dossiers classiques et communications diverses, a rapidement montré la véritable obsession du pouvoir en place. Au cœur des discussions, le ministère des Mines et de la Géologie a monopolisé l’essentiel des délibérations, confirmant que le sous-sol centrafricain reste la principale monnaie d’échange et de survie du régime.

 

Le ministre de tutelle a soumis à l’approbation de la présidence une série de textes majeurs. Le Conseil a ainsi validé l’octroi de deux permis d’exploitation industrielle de petites mines au profit des structures Xianyuan et Litica Mining. Dans la même foulée, la société Impérator Ressources Centrafrique a obtenu cinq permis de recherche axés sur l’or et des substances associées. Pour donner une apparence de légalité et de rigueur à cette attribution massive, le compte rendu officiel s’abrite derrière les dispositions du code minier de août 2024, évoquant le versement obligatoire de dix pour cent du capital social à l’État et la nécessité d’études de faisabilité environnementale.

 

Cette insistance sur les règles administratives peine à cacher la réalité d’une économie de comptoir. Semaine après semaine, les réunions de l’exécutif se succèdent et se ressemblent. Les dossiers liés à la justice, à l’éducation ou à la détresse humanitaire des provinces sont relégués au second plan ou traités comme de simples formalités de fin de séance. Le pouvoir se comporte en guichet permanent pour les compagnies étrangères et les cercles financiers proches de la présidence.

 

Pour équilibrer cette distribution massive, le régime a mis en scène l’annulation de cinq anciens permis de recherche pour le cuivre, le cobalt, l’uranium et l’or détenus par la société Stantec Engineering dans les secteurs de Boali, Borossé, Bakouma Est et Bambari. Le motif avancé par les services techniques repose sur le non-respect des programmes d’activités et l’absence de travaux sur le terrain. L’argument officiel affirme que cette inactivité gelait des zones à fort potentiel au détriment de l’économie nationale. Toutefois, dans les cercles informés de Bangui, ce retrait s’apparente plutôt à un renouvellement des cartes et à une redistribution de ces périmètres stratégiques vers de nouveaux partenaires plus généreux ou plus influents.

 

Pendant que les décrets miniers s’enchaînent à un rythme soutenu, les secteurs vitaux pour la population subissent une cure d’austérité et un manque criant de volonté politique. Le domaine sanitaire n’est évoqué que sous l’angle de la peur et de la gestion de crise, notamment avec l’annonce des préparatifs contre la maladie à virus Ebola ou la mention rapide de décès liés au choléra dans la région de Bimbo. Les coupures budgétaires affectent les structures de soins de base, mais l’urgence gouvernementale reste focalisée sur la signature des documents qui permettent l’extraction des richesses.

 

Cette déconnexion entre les priorités de la présidence et la détresse quotidienne des Centrafricains devient flagrante à la lecture des rares autres points abordés. Les questions d’éducation nationale se limitent à des statistiques sur le baccalauréat, sans aucune mesure concrète pour redresser un système scolaire en ruine. Quant à la diplomatie, elle sert de vitrine pour tenter de redonner de la crédibilité à un pouvoir isolé, en insistant sur des visites de courtoisie ou des messages de remerciements venus d’Europe. La véritable activité de ce gouvernement réside dans la gestion de ses ressources extractives, transformant chaque réunion ministérielle en une séance de partage de gâteau où le citoyen ordinaire n’a jamais sa place.

 

La focalisation constante sur l’or et les métaux stratégiques démontre que l’appareil d’État fonctionne désormais comme une entité commerciale privée. Les ministères régaliens perdent leur substance au profit d’une seule administration devenue le pivot de toutes les attentions politiques. Les décrets adoptés lors de cette séance du 25 juin finiront sur la table de Faustin Touadéra pour sa signature finale, actant une fois de plus la cession des portions entières du territoire national à des intérêts privés, tandis que les demandes de réformes judiciaires et administratives restent sans réponse dans les tiroirs du secrétariat général du gouvernement.

 

Par Éric Azoumi

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Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?

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Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?

Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?
Faustin-Archange TOUADERA et Aurélien Simplice Zingas au palais de la renaissance

 

 

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Par : la rédaction de ,  

Le spectre d’une année blanche plane sur Mboula. Expulsé par l’Église, le CEG n’a plus de bâtiment pour la rentrée de septembre. Le directeur alerte devant l’inertie du gouvernement.

 

En effet, le Collège d’enseignement général de Mboula se trouve dans une impasse totale qui menace directement l’éducation de la jeunesse dans la superfecture de Semkpa-Mbaéré. Fondé il y a tout juste trois ans, cet établissement public a connu une croissance rapide de ses effectifs. Lors de sa première année d’existence, le collège comptait seulement 53 élèves. Ce nombre est passé à 107 la deuxième année, pour atteindre aujourd’hui un total de 183 élèves inscrits de la classe de sixième jusqu’à la classe de troisième. Cette progression chiffrée démontre la volonté farouche des familles et des enfants de s’instruire, malgré l’absence de soutien de l’État.

 

Depuis sa création, l’établissement ne possède aucun bâtiment propre. Pour fonctionner, la direction a dû s’en remettre à la charité de l’École catholique associée de Centrafrique. Les autorités religieuses ont accepté de prêter temporairement un bâtiment comprenant deux salles de classe afin de lancer les activités scolaires. Cependant, après trois années d’attente et d’inaction de la part du ministère de l’Éducation nationale, l’organisation religieuse a décidé de rouvrir ses propres portes et a officiellement demandé la libération immédiate de ses locaux. Le collège public se retrouve ainsi sans aucun lieu pour accueillir les élèves.

 

Le directeur de l’établissement, Maximilien Ngoumalet, a pourtant multiplié les démarches administratives pour éviter le désastre. Des copies de la note d’expulsion envoyée par l’Église ont été transmises à l’ensemble des autorités administratives de la région, ainsi qu’aux responsables académiques à Bangui. Les réponses obtenues se résument pour l’instant à de vagues réactions éparses, sans aucune décision budgétaire ou matérielle concrète. La bureaucratie ministérielle affiche une lenteur déconcertante alors que le calendrier impose une réaction immédiate.

 

Les grandes vacances commencent officiellement le 30 juin, et la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre. Le délai de moins de trois mois est largement insuffisant pour concevoir et bâtir de nouvelles infrastructures sans une mobilisation générale et instantanée des fonds publics. Si aucune solution de relogement n’est trouvée d’ici le milieu du mois de septembre, les 183 élèves de Mboula perdront leur droit à l’instruction.

 

Avant l’ouverture de ce collège, les enfants admis au concours d’entrée en sixième n’avaient d’autre choix que de s’exiler vers des centres urbains très éloignés, notamment au lycée Faustin-Marigot de Carnot ou dans la ville de Berbérati. Le manque de locaux va forcer la direction académique à réaffecter ces enfants loin de leurs familles. Pour les parents les plus pauvres, l’impossibilité de financer le transport et l’hébergement de leurs enfants à Carnot ou à Berbérati détruira définitivement toute chance de scolarisation. Les élèves se retrouveront abandonnés à leur sort, exclus du circuit scolaire à cause de la défaillance des gestionnaires de la plateforme politique actuelle.

 

Le nouveau découpage territorial imposé par le pouvoir central a élevé Mboula au rang de chef-lieu, mais cette réforme n’a été accompagnée d’aucun investissement dans les services publics de base. Les nouvelles régions administratives manquent cruellement d’infrastructures, et le cas de ce collège prouve que la décentralisation reste une simple décision de papier. Le gouvernement crée des entités administratives sur le plan théorique mais refuse de débloquer les budgets nécessaires pour construire des écoles ou loger les fonctionnaires.

 

Le personnel enseignant affecté à Mboula se prépare à quitter la zone si aucun abri n’est fourni pour dispenser les cours. Le directeur exprime publiquement son impuissance et ses doutes quant à la tenue de la prochaine rentrée, soulignant que les promesses verbales ne remplaceront jamais des salles de classe en dur. La communauté locale tente de chercher l’appui des organisations non gouvernementales et des partenaires internationaux, espérant pallier la démission complète des structures étatiques. Les jours défilent, les vacances scolaires débutent dans quelques jours, et les autorités de Bangui n’ont toujours pas envoyé la moindre brique ni le moindre financement à Semkpa-Mbaéré

 

Par Patrice Ngala

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Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux

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Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux

 

Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc  criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux
Daniel Nzewé en garde à vue dans une cellule de l’OCRB à Bangui

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Relâché de sa cellule de l’Office central pour la répression du banditisme dans la nuit de dimanche à lundi, Daniel Nzéwé démontre une nouvelle fois l’efficacité absolue des protections politiques dont il bénéficie au plus haut sommet de l’État. 

 

À peine sorti des geôles de l’OCRB, l’homme s’est empressé d’afficher sa totale impunité en publiant sur sa page Facebook le passage du Psaume 91 affirmant que mille tomberont à ton côté et dix mille à ta droite sans que tu sois atteint. Cette provocation sur les réseaux sociaux illustre le mépris affiché par l’intéressé envers ses victimes et l’institution judiciaire.

À lire aussi : Daniel Nzéwé : une nouvelle plainte chinoise de onze millions vient alourdir son dossier à l’OCRB

 

Cette extraction nocturne intervient alors que les charges retenues dépassaient le cadre d’une simple escroquerie pour toucher à l’autorité même de l’État. 

À lire aussi : Bertrand Kenguetona nie puis avoue : les bâtiments universitaires sont-ils vraiment habitables ? Retour sur l’interview contradictoire et pathétique du secrétaire général de l’Université sur la radio Ndèkè-Luka

 

Après avoir extorqué dix millions de francs CFA à l’entrepreneur Thierry Ouambéti alias Sultan de Dékoa en prétendant exécuter des instructions du ministre des Finances Hervé Ndoba, Daniel Nzéwé aurait dû faire l’objet d’un mandat de dépôt. La tentative du ministre conseiller Fidèle Gouandjika de qualifier l’intéressé de présumé cleptomane apparaît désormais comme une manœuvre grossière préparant le terrain à cette remise en liberté organisée.

 

Rappel: Un procès de Daniel Nzéwé interrompu en pleine audience devant le directeur de cabinet Obed Namsio

 

L’aventure le plus révélateur de ce système d’impunité s’est joué lors du procès concernant la falsification de la signature du directeur de cabinet de la Présidence, Obed Namsio, où Daniel Nzéwé et ses complices ont escroqué plus de 1,5 milliard de francs CFA aux investisseurs canadien, franco-Israël et belges. Dans ce dossier, Daniel Nzéwé avait été transféré de la SRI au tribunal pour assister à son procès. Mais la surprise ce jour est de taille. Alors que le directeur de cabinet Obed Namsio en personne observait le déroulement des débats face au juge, Daniel Nzéwé fait une surprise.

 

Interrogé directement par le président du tribunal sur l’imitation de la signature officielle figurant sur les faux documents administratifs, Daniel Nzéwé a reconnu les faits sans la moindre hésitation. Ensuite, l’escroc cleptomane a justifié son acte devant le juge lors du procès en déclarant froidement qu’il avait imité cette signature parce que le directeur de cabinet était beaucoup trop lent dans le traitement des dossiers. Alors que le magistrat s’apprêtait à poursuivre l’interrogatoire, des éléments de la garde présidentielle ont fait irruption dans la salle sur ordre du Président Faustin-Archange Touadera pour exfiltrer Daniel Nzéwé sous les yeux stupéfaits des magistrats et du directeur de cabinet.

 

La protection présidentielle face à l’accumulation des récidives

 

Cette intervention en pleine séance judiciaire confirme que Daniel Nzéwé bénéficie d’un soutien direct au niveau du Président de la République qui neutralise toute tentative de poursuite contre Daniel Nzéwé. Qu’il s’agisse de la disparition de 14,9 millions de francs CFA confiés par Abel Goumba, des 65 millions de la transaction Bocom ou des détournements de fonds publics, chaque procédure s’arrête brutalement dès que l’appareil d’État intervient. L’usage répété de faux tampons, la création de fausses autorisations ministérielles et l’usurpation de titres gouvernementaux ne débouchent sur aucune sanction pénale durable.

 

La répétition de ces libérations autoritaires transforme l’appareil judiciaire centrafricain en simple figurant et valide la stratégie de défi adoptée par l’intéressé. En quittant les locaux de l’OCRB sans poursuites concrètes malgré une plainte déposée pour escroquerie, Daniel Nzéwé confirme que les décisions de justice s’arrêtent là où commencent les intérêts du pouvoir en place.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le commandant Lamtagué, directeur de sécurité de l’IMC, se reconverti en guichetier des permis de conduire sur les chantiers miniers de Rondi et de Gobolo

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Le commandant Lamtagué, directeur de sécurité de l’IMC, se reconverti en guichetier des permis de conduire sur les chantiers miniers de Rondi et de Gobolo

 

Le commandant Lamtagué, directeur de sécurité de l’IMC,  se reconverti en guichetier des permis de conduire sur les chantiers miniers de Rondi et de Gobolo
Le commandant Lamtagué

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’ancien chef rebelle Zakawa et chef de sécurité d’IMC frappe encore. À Rondi et à Gobolo, le commandant Lamtagué demande 50 000 francs CFA à chaque chauffeur pour s’occuper lui-même de leurs permis.

 

On le connaissait pour ses multiples exactions sur les sites miniers. Mais voici que le célèbre commandant criminel Lamtagué, directeur de la sécurité de la société chinoise Industrie Minière de Centrafrique (IMC), vient d’ajouter une nouvelle fonction à son palmarès : le voilà désormais improvisé agent du ministère des Transports sur les chantiers miniers de Rondi et de Gobolo, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

À lire aussi : Le professeur Jean-François Akandji-Kombé appelle les Centrafricains à transformer leurs colères en projet de renaissance nationale

 

La nouvelle taxe Lamtagué sur le chantier minier de Rondi et de Gobolo

Naviguant constamment entre les différents sites de l’entreprise IMC, le commandant Lamtagué a posé ses valises à Rondi avec une toute nouvelle idée en tête. Son plan est simple : faire le tour des conducteurs d’engins et de véhicules du chantier sous prétexte que leurs permis de conduire seraient expirés.

À lire aussi : Crépin Mboli-Goumba dénonce la soumission du gouvernement face à la milice Wagner et affirme que la libération d’Amdafock par des mercenaires est une honte nationale

 

Pour résoudre ce problème administratif, le chef de la sécurité propose de s’en charger en personne. La condition ? Chaque chauffeur doit lui verser la somme de 50 000 francs CFA. Avec cet argent, il prétend se rendre directement au ministère des Transports pour faire renouveler les documents.

 

Sur le chantier, la question se pose vivement : quel est le rôle exact du directeur de sécurité ? Est-il devenu subitement responsable des ressources humaines, délégué du personnel ou représentant du syndicat des transporteurs ? Dans une entreprise structurée, ces démarches relèvent des services administratifs ou des ressources humaines, et non de la sécurité.

 

De la dissimulation à Gobolo à l’ingérence administrative à Rondi

Cet épisode n’est pas une première sur les chantiers d’IMC. Il y a peu, sur le site minier de Gobolo, le commandant Lamtagué s’était déjà illustré lors de la venue d’inspecteurs des mines. Ces derniers menaient des recherches sur la présence de travailleurs camerounais en situation clandestine, amenés sur le site par le chef de sécurité lui-même. Pour éviter toute sanction, Lamtagué avait ordonné de cacher ces travailleurs au plus profond de la forêt durant le contrôle.

 

Après la dissimulation de travailleurs clandestins à Gobolo, le commandant Lamtagué s’attaque maintenant à la gestion des permis de conduire à Rondi. Malgré son parcours d’ancien rebelle et son origine tchadienne, le respect du fonctionnement des institutions et des règles administratives fondamentales reste indispensable. Ce genre de comportement et d’ingérence répétée entrave le bon fonctionnement des activités et fragilise le secteur minier en Centrafrique.

 

Par Martial Passi 

Le commandant Lamtagué, en plus de ses fonctions de sécurité, s’illustre par ses nouvelles activités liées aux permis de conduire à Rondi, soulevant des questions sur la sécurité minière en Centrafrique.

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Bienvenue Zokoué : « les tramadol et autres drogues nous viennent beaucoup plus du Cameroun voisin », une accusation directe qui expose Bangui à un risque diplomatique avec le Cameroun voisin

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Bienvenue Zokoué : « les tramadol et autres drogues nous viennent beaucoup plus du Cameroun voisin », une accusation directe qui expose Bangui à un risque diplomatique avec le Cameroun voisin

 

Bienvenue Zokoué : « les tramadol et autres drogues nous viennent beaucoup plus du Cameroun voisin », une accusation directe qui expose Bangui à un risque diplomatique avec le Cameroun voisin
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, ministre centrafricaine de la sécurité publique

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le ministre centrafricain de la Sécurité publique, le général Bienvenue Zokoué, a désigné le Cameroun comme une principale provenance du Tramadol, du Diazépam et d’autres drogues saisies en Centrafrique. Une déclaration faite face aux caméras de la télévision de propagande russe RT en français qui engage directement le gouvernement centrafricain dans une question sensible pour ses relations avec Yaoundé.

 

Interrogé sur l’origine des stupéfiants consommés en République centrafricaine, le ministre a expliqué que les autorités cherchaient à identifier les différents points d’entrée. Il a alors établi une distinction entre les produits.

 

À lire aussi : Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice

« Pour les cannabis et autres formes de drogue, ça nous vient beaucoup plus de la longue frontière que nous partageons avec la République démocratique du Congo », a déclaré Bienvenue Zokoué. Pour le Tramadol et le Diazépam, il a ensuite affirmé : « Ça nous vient beaucoup plus du Cameroun voisin. »

 

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Cette déclaration constitue l’un des passages les plus sensibles de son entretien. Le ministre ne s’est pas limité à évoquer l’existence d’un trafic transfrontalier. Il a publiquement associé le territoire camerounais à l’entrée d’une partie importante des stupéfiants retrouvés en Centrafrique.

 

Une accusation formulée sans éléments détaillés

 

Dans l’interview, le général Zokoué n’a pas présenté de données permettant d’identifier précisément les filières, les transporteurs ou les réseaux qui feraient entrer ces produits depuis le Cameroun. Il n’a pas non plus cité d’opération précise menée côté camerounais permettant d’étayer publiquement cette affirmation.

 

Le ministre a en revanche indiqué que Bangui avait renforcé les contrôles sur plusieurs points frontaliers. Il a notamment cité Beloko, Gamboula et d’autres commissariats situés dans les zones concernées par les flux de marchandises et de personnes.

 

Cette précision montre que le gouvernement centrafricain considère le trafic de stupéfiants comme un problème lié au contrôle des frontières. Elle laisse aussi entière la question de savoir comment les produits parviennent ensuite jusqu’à Bangui et quels réseaux assurent leur distribution à l’intérieur du pays.

 

Le général Zokoué a lui-même reconnu que les autorités centrafricaines cherchaient encore à déterminer précisément l’origine des drogues. « Il est question de voir d’où est-ce que proviennent ces drogues », a-t-il déclaré avant d’évoquer les frontières avec la RDC et le Cameroun.

 

Cette formulation intervient alors que le ministre affirme avoir constaté une progression de la consommation et du trafic.

 

Le problème ne se limite pas aux frontières

 

Le gouvernement centrafricain dispose pourtant de services spécialisés chargés de lutter contre le trafic de stupéfiants. Le ministre a cité l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD), le Comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie ainsi que la Force d’intervention de la police.

 

Il a également affirmé que des opérations conjointes avaient été conduites à Bangui et dans plusieurs zones de l’intérieur du pays, notamment dans les secteurs frontaliers.

 

Selon son bilan, ces opérations ont permis de saisir du Tramadol, du Diazépam et du cannabis pour une valeur estimée par le ministre à plus de 500 000 dollars sur une période de six mois.

 

Ces chiffres posent une autre question : au-delà de l’entrée des produits sur le territoire, quelles sont les structures capables de les distribuer jusque dans les quartiers de Bangui et auprès des jeunes ?

 

Le ministre n’a pas détaillé les réseaux de distribution démantelés ni fourni, au cours de l’entretien, de bilan sur les responsables arrêtés et poursuivis. Il a surtout insisté sur le renforcement des contrôles aux frontières.

 

Une déclaration qui peut embarrasser les relations avec Yaoundé

 

Le Cameroun occupe une place particulière dans l’approvisionnement de la République centrafricaine. Le corridor camerounais constitue l’une des principales voies d’accès aux marchandises destinées à Bangui.

 

Dans ce contexte, la déclaration du ministre sur l’origine d’une partie des drogues n’est pas anodine. Elle intervient publiquement, sur une chaîne de télévision russe, et non dans le cadre d’un échange technique entre services de sécurité des deux pays.

 

Pour être pleinement établie, une accusation de cette nature nécessite des éléments précis : itinéraires identifiés, saisies documentées, enquêtes judiciaires, personnes interpellées et éventuelles procédures engagées des deux côtés de la frontière.

 

À défaut de ces précisions, la déclaration du ministre reste une affirmation politique et sécuritaire qui appelle des éléments de preuve supplémentaires.

 

Le ministre face à la responsabilité de l’État

 

En désignant les frontières comme des points d’entrée, le gouvernement reconnaît aussi indirectement l’existence d’une faille dans le dispositif national de contrôle. Une drogue introduite sur le territoire doit ensuite traverser plusieurs étapes avant d’atteindre les consommateurs.

 

Le contrôle frontalier ne constitue donc qu’un volet de la lutte antidrogue. Le stockage, le transport intérieur, la distribution, la vente et le financement des réseaux relèvent également de la responsabilité des services centrafricains.

 

Sur ce point, le général Zokoué a annoncé plusieurs mesures, dont le renforcement des unités frontalières et l’introduction de la sensibilisation contre la drogue dans les établissements scolaires.

 

Le ministre a aussi reconnu que les moyens disponibles restent insuffisants. Il a appelé la communauté internationale à apporter davantage de soutien à la Centrafrique pour poursuivre les opérations.

 

Cette reconnaissance contraste avec le ton très affirmatif employé lorsqu’il évoque l’origine camerounaise du Tramadol et du Diazépam. D’un côté, Bangui admet manquer de moyens pour combattre efficacement le trafic. De l’autre, son ministre de la Sécurité publique identifie publiquement un pays voisin comme une source majeure de ces produits sans détailler les éléments d’enquête permettant de soutenir cette affirmation.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Elysée Nguimalé : « Le gouvernement n’a rien foutu… Nous sommes un État qui n’a pas une construction de paix. »

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Elysée Nguimalé : « Le gouvernement n’a rien foutu… Nous sommes un État qui n’a pas une construction de paix. »

 

Elysée Nguimalé : « Le gouvernement n’a rien foutu… Nous sommes un État qui n’a pas une construction de paix. »
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le coordonnateur de l’OGDC, Elysée Nguimalé, accuse le gouvernement d’avoir failli à ses responsabilités après les violences de Boali, lors du débat Patara diffusé sur Radio Ndeke Luka.

 

Elysée Nguimalé dénonce la réaction du gouvernement après les violences de Boali

Invité du débat politique Patara sur Radio Ndeke Luka, Elysée Nguimalé a vivement critiqué la gestion gouvernementale des événements survenus à Boali. Le juriste estime que les autorités n’ont pas appliqué la loi de manière égale face aux différents actes commis.

À lire aussi : Centrafrique : à Batangafo, MSF utilise l’intelligence artificielle pour détecter plus rapidement la tuberculose

 

D’abord, le coordonnateur de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) affirme que la réaction officielle s’est limitée au premier meurtre. En revanche, il reproche au gouvernement de ne pas avoir annoncé de poursuites contre les auteurs du saccage de la mosquée.

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« Quand j’ai suivi la déclaration du gouvernement, après j’ai dit que le gouvernement n’a rien foutu. On a de la loi qui interdit le meurtre, mais il y a un sujet, un groupe armé qui a tué un compatriote de Boali. […] Et la population est allée se venger, saccager la mosquée. Quelle est la position du gouvernement ? J’ai entendu le porte-parole du gouvernement condamner et ouvrir une enquête contre celui qui a commis le premier meurtre, mais il n’y a pas d’enquête contre ceux qui ont vandalisé la mosquée et le lieu de culte ! Deux poids, deux mesures », déclare Elysée Nguimalé.

 

« Il n’y a pas de sécurité depuis dix ans »

Par ailleurs, Elysée Nguimalé conteste les discours présentant la République centrafricaine comme un pays stabilisé. Selon lui, l’État n’a jamais construit les bases nécessaires pour garantir durablement la paix et la sécurité.

 

Il estime que les institutions chargées de prévenir les violences et de faire respecter la loi ne remplissent pas leur mission. À ce stade, il considère que cette situation dure depuis une décennie.

 

« Nous sommes un État qui n’a pas une construction de paix et de la sécurité à plusieurs niveaux, parce que les organes payés pour la paix, pour réprimander, pour que la population soit vraiment consciente, ça n’existait pas. Et je dis, et je redis encore : il n’y a pas de sécurité depuis dix ans ! Vous parlez de calme ? Il n’y a pas de calme, il n’y a rien. La sécurité, c’est une construction. »

 

Une critique de l’incapacité de l’État à protéger les citoyens

Ensuite, Elysée Nguimalé s’appuie sur la pensée du philosophe Thomas Hobbes pour développer son analyse. Il explique que la sécurité existe lorsque l’État empêche les individus de commettre des actes criminels.

 

Selon lui, les violences répétées démontrent que cette mission régalienne n’est plus assurée. Il affirme que les citoyens évoluent désormais dans un environnement où les fondements de l’État moderne se sont progressivement affaiblis.

 

Les récentes violences à Boali soulignent l’inefficacité du gouvernement en matière de sécurité en Centrafrique, remettant en question l’existence même d’une paix durable.

« Quand Thomas Hobbes a dit “L’homme est un loup pour l’homme”, la sécurité c’est lorsque cet homme-loup est dans l’impossibilité de commettre le mal. Mais si le loup décide de faire le mal et qu’il le fait, c’est qu’il n’y a pas de sécurité. […] Aujourd’hui, nous avons quitté l’État moderne pour tomber maintenant dans l’état de nature. L’État centrafricain est en train de mourir, ou bien il est déjà mort, parce que cette construction de la paix n’existait pas », conclut Elysée Nguimalé lors du débat Patara sur Radio Ndeke Luka.

 

Par Alain Nzilo

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Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène veut-il vraiment la mort de son cousin, l’ancien directeur du Trésor Abakar Mahamat à la prison du camp de Roux ?

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Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène veut-il vraiment la mort de son cousin, l’ancien directeur du Trésor Abakar Mahamat à la prison du camp de Roux ?

Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène veut-il vraiment la mort de son cousin, l'ancien directeur du Trésor Abakar Mahamat à la prison du camp de Roux ?
Monsieur Mahamat Abakar, l’ex-DG du trésor Monsieur mahamat abakar, ancien directeur général du trésor public

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

L’incarcération illégale et criminelle depuis plus d’un an de l’ancien Directeur Général du Trésor public Abakar Mahamat à la prison du camp de Roux confirme le blocage absolu d’un appareil judiciaire totalement soumis au pouvoir exécutif.

 

Ce blocage judiciaire persiste malgré la clôture définitive de l’instruction par le magistrat instructeur, dont les conclusions montre clairement l’absence totale de preuves imputables à l’accusé.

 

À lire aussi : Centrafrique : La démission ou la destitution du Président de la République pourrait-elle débloquer la crise et contribuer au renouveau politique ?

Cette absence d’éléments à charge confirme le caractère purement fictif des accusations cherchant à rattacher ce haut fonctionnaire de l’État à la procédure engagée contre l’ancien ministre Armel Sayo.

 

À lire aussi : Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

Face à cette vacuité du dossier, le ministre de la Justice Arnaud Djoubay Abazen s’oppose personnellement à l’avancement du dossier en maintenant une obstruction administrative délibérée.

 

Cette rétention criminelle s’accompagne de rumeurs persistantes portant sur des demandes de bakchiche s’élevant à cent millions de francs CFA pour libérer le dossier.

 

Pendant que la procédure judiciaire demeure verrouillée par le ministre Djoubaye Abazène, l’état de santé de l’ancien DG Abakar Mahamat connaît une dégradation continue. Il vient d’être admis à l’infirmerie de la prison du  camp de Roux, malgré que   sa santé nécessite son transfert d’urgence vers un établissement médical approprié.

 

Malgré sa situation médicale critique, l’administration pénitentiaire persiste pourtant à maintenir le DG Abakar au sein de sa simple infirmerie totalement dépourvue des équipements adaptés à sa prise en charge.

 

Ce refus persistant d’évacuation sanitaire transforme cette détention sans fondement en un calvaire physique permanent au sein du camp de Roux.

 

Rappel des faits

 

L’affaire débute le 11 mars 2025 avec l’interpellation d’Abakar Mahamat au sein même de son bureau du ministère des Finances, alors qu’il supervisait les programmes financiers du projet AGIR financé par la Banque mondiale.

 

Cette intervention des agents de l’OCRB s’est poursuivie par une perquisition sans mandat au domicile familial, avec des violences policières visant à fabriquer des preuves contre cet ancien Directeur Général du Trésor public.

 

Cette manœuvre visait à associer artificiellement ce haut fonctionnaire intègre au dossier de l’ancien ministre Armel Sayo, servant de prétexte pour procéder à une purge ciblée au sein des cadres de l’administration financière.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Selon le Rassemblement Unitaire : Les Centrafricains doivent reprendre leur droit au respect et à la vie comme le commandait Barthélémy Boganda

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Selon le Rassemblement Unitaire : Les Centrafricains doivent reprendre leur droit au respect et à la vie comme le commandait Barthélémy Boganda

Selon le Rassemblement Unitaire : Les Centrafricains doivent reprendre leur droit au respect et à la vie comme le commandait Barthélémy Boganda
Jean-Francois-Akandji-Koumbe

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le Rassemblement Unitaire inscrit son action dans la lignée directe des pères fondateurs de la nation. Par la voix de son Coordonnateur Général, le Pr Jean-François Akandji-Kombé, l’organisation politique lance une invitation solennelle au peuple afin de raviver l’idéal d’indépendance et de dignité légué par Barthélémy Boganda. Pour ce mouvement, l’heure est venue pour chaque citoyen de se réapproprier les valeurs fondamentales de la République.

 

Un retour aux sources de l’identité nationale

Le Rassemblement Unitaire rappelle que la République Centrafricaine demeure la terre-mère et le patrimoine indivisible de l’ensemble de sa population. Le Pr Jean-François Akandji-Kombé insiste sur le fait que les citoyens actuels portent l’entière responsabilité du redressement du pays. Cet engagement envers la patrie est décrit comme un devoir sacré à honorer pour le bien-être des générations futures, s’inscrivant directement dans la continuité de l’hymne national.

 

Les Consultations Citoyennes pour restaurer la souveraineté

Pour concrétiser ce retour aux valeurs de Barthélémy Boganda, l’organisation propose une démarche concrète : les « Consultations Citoyennes Centrafricaines ». Ce projet se veut un espace de rassemblement global, sans aucune exclusion. L’objectif affirmé par le Pr Jean-François Akandji-Kombé est de neutraliser définitivement les stratégies de division et de rappeler fermement aux autorités de Bangui l’existence d’une seule et unique communauté nationale.

 

L’initiative vise avant tout à redonner la parole à une population qui en a été privée. Selon le mouvement, il s’agit d’un acte de souveraineté indispensable pour soustraire la gouvernance du pays aux influences extérieures et prédatrices, permettant ainsi aux Centrafricains de décider de leur propre avenir par leur seule volonté légitime.

 

Une stratégie claire pour l’action

Le mouvement s’apprête à franchir une étape décisive avec la mise à disposition, sous quarante-huit heures, du document-cadre de l’initiative. Ce texte de référence, accessible gratuitement en langues française et anglaise sur la plateforme internet du Rassemblement Unitaire, détaillera l’organisation pratique, la méthode de conduite des échanges ainsi que les buts recherchés.

 

Le Pr Jean-François Akandji-Kombé exhorte toute la population à s’associer à cette dynamique, affirmant que le moment de l’action collective est arrivé, guidé par un but unique : agir exclusivement pour le peuple centrafricain et avec lui.

 

Par Éeric Azoumi

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Jean-Pierre Mara : “La RCA n’a jamais construit sa propre culture nationale”

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Jean-Pierre Marat : “La RCA n’a jamais construit sa propre culture nationale”

 

Centrafrique : L’ancien Député Jean-Pierre MARA interpelle le dictateur Faustin Archange Touadera, la MINUSCA et l’Union Européenne sur la situation sécuritaire à Zemio et à Am-Dafok
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Rédigé le  25 août 2026.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 7 novembre 2025, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Marat, a exposé une idée centrale : la République centrafricaine ne s’est jamais dotée d’un projet culturel commun. Selon lui, l’erreur remonte à la naissance de l’État moderne. Le Président fondateur, monsieur Barthélemy Boganda avait envisagé un ensemble fédéral regroupant plusieurs territoires de l’Afrique équatoriale française. Ce projet n’a jamais vu le jour. Faute de consensus régional, Boganda a finalement donné le nom de République centrafricaine à un territoire limité, sans fondation culturelle solide.

 

Pour l’ancien député Jean-Pierre Marat, cette base fragile a produit un État conçu sur une logique strictement politique. Le pays a adopté des institutions importées, sans relation profonde avec les pratiques locales. Les constitutions successives ont été calquées sur des modèles occidentaux, ignorants des langues, des rites et des besoins propres aux populations centrafricaines.

 

Jean-Pierre Mara souligne qu’une culture nationale se construit à partir d’un langage maîtrisé, de normes partagées, de formes artistiques capables de représenter une collectivité. En Centrafrique, aucune de ces conditions n’a été remplie. L’absence d’unité linguistique, l’usage limité du Sango écrit et la diversité des groupes ethniques ont empêché la construction d’un socle commun.

 

Pour l’ex-député Jean-Pierre Mara, il ne s’agit pas d’un constat théorique. L’incapacité à élaborer une culture nationale empêche l’État d’imposer une vision collective, de mobiliser ses citoyens autour d’un projet et de transmettre une mémoire commune. Le pays fonctionne, selon lui, comme un espace administratif dépourvu de colonne vertébrale culturelle. Cette fragilité expliquerait en partie la difficulté à bâtir des politiques publiques durables.

 

 

 

Par Brahim….

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Centrafrique : Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le ministre du Commerce sur le contrôle des marchés

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Centrafrique : Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le ministre du Commerce sur le contrôle des marchés

 

Centrafrique : Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le ministre du Commerce sur le contrôle des marchés
Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Louis-Marie KOGRENGBO, acteur de la vie sociale et défenseur des droits humains, interpelle publiquement le ministre du Commerce et de l’Industrie sur l’absence de contrôle des marchés et la protection des consommateurs centrafricains.

 

Dans une déclaration publiée le 4 août, Louis-Marie KOGRENGBO demande au ministre du Commerce et de l’Industrie de renforcer les contrôles dans les marchés de Bangui et de l’intérieur du pays. Le syndicaliste dénonce des pratiques commerciales qui, selon lui, exposent les consommateurs à des prix variables, à des quantités imprécises et à l’absence de pesage réglementaire.

À lire aussi : African initiative : Des commandos russes de la communication aux méthodes mafieuses viennent de s’installer à Bangui et font trembler le pays

 

Pour Louis-Marie KOGRENGBO, les prix des produits de première nécessité sont aujourd’hui fixés directement par les vendeurs. Il cite notamment la viande, le poisson, le riz, la farine et le sucre. Le syndicaliste affirme que les règles élémentaires de pesage ne sont plus respectées dans plusieurs marchés.

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Louis-Marie KOGRENGBO dénonce la disparition des balances réglementaires

 

Louis-Marie KOGRENGBO affirme que les balances homologuées, autrefois utilisées par les commerçants, ont pratiquement disparu des marchés. Il rappelle qu’auparavant, les bouchers pesaient la viande devant leurs clients avec des balances réglementaires.

 

Selon Louis-Marie KOGRENGBO, cette pratique permettait au consommateur de vérifier directement le poids du produit acheté. Il estime que la situation actuelle réduit cette possibilité de contrôle, notamment lorsque le client demande une quantité de viande correspondant à un montant précis.

 

Le syndicaliste prend l’exemple d’une portion de viande vendue à 1 000 FCFA. Il affirme que la quantité remise au client dépend désormais de l’appréciation du vendeur. Pour Louis-Marie KOGRENGBO, cette pratique traduit un recul de la transparence dans les échanges commerciaux.

 

Louis-Marie KOGRENGBO demande le retour des contrôles

 

Face à cette situation, Louis-Marie KOGRENGBO demande au ministre du Commerce et de l’Industrie de relancer immédiatement les contrôles des marchés sur l’ensemble du territoire centrafricain.

 

Le syndicaliste réclame également l’utilisation obligatoire de balances homologuées pour toutes les ventes effectuées au poids. Il demande au gouvernement de renforcer les services chargés de la métrologie et du contrôle économique.

 

Louis-Marie KOGRENGBO demande aussi des sanctions contre les auteurs de fraudes, les pratiques liées aux faux poids et les pratiques spéculatives. Il propose la publication régulière des prix indicatifs des produits de première nécessité afin de permettre aux consommateurs de disposer de références pour leurs achats.

 

Louis-Marie KOGRENGBO réclame un mécanisme de signalement

 

Dans sa déclaration, Louis-Marie KOGRENGBO demande la mise en place d’un mécanisme accessible permettant aux citoyens de signaler les abus et les pratiques commerciales trompeuses.

 

Pour le syndicaliste, ces mesures ne doivent pas viser les commerçants qui respectent les règles. Louis-Marie KOGRENGBO estime au contraire qu’un contrôle renforcé permettrait de favoriser une concurrence loyale entre les opérateurs et de protéger les commerçants qui exercent légalement leur activité.

 

Louis-Marie KOGRENGBO lie également la question du contrôle des marchés au fonctionnement de l’économie. Selon lui, le commerce constitue un moteur du développement, mais il nécessite des règles, des contrôles et une application effective de la loi.

 

Le syndicaliste estime qu’un marché dans lequel les prix et les quantités sont déterminés uniquement par les vendeurs fragilise les ménages. Il affirme également qu’une telle situation pénalise les opérateurs respectueux des règles et renforce la méfiance des consommateurs.

 

Louis-Marie KOGRENGBO insiste sur la nécessité d’un contrôle des marchés pour assurer la protection des consommateurs et mettre fin aux pratiques commerciales abusives.

Louis-Marie KOGRENGBO demande des actes au gouvernement

 

Dans son interpellation, Louis-Marie KOGRENGBO demande au ministre du Commerce et de l’Industrie de privilégier des mesures concrètes plutôt que de nouvelles promesses. Il place la protection des consommateurs au centre de sa démarche.

 

Louis-Marie KOGRENGBO demande ainsi un marché dans lequel le prix payé correspond à une quantité exacte et vérifiable. Il appelle également à un renforcement de l’autorité de l’État dans les marchés centrafricains.

 

Le syndicaliste adresse son interpellation aux responsables publics au nom des travailleurs, des retraités, des ménages, des jeunes, des producteurs et des consommateurs. Louis-Marie KOGRENGBO demande que la protection des consommateurs devienne une priorité nationale.

 

Pour Louis-Marie KOGRENGBO, la République centrafricaine doit disposer d’un commerce organisé, transparent et équitable. Il demande au gouvernement de rétablir les mécanismes de contrôle dans les marchés et de renforcer la protection des consommateurs dans leurs achats quotidiens.

 

Par Éric Azoumi 

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Bria : une opération spéciale permet aux habitants de la Haute-Kotto d’obtenir leur carte nationale d’identité

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Bria : une opération spéciale permet aux habitants de la Haute-Kotto d’obtenir leur carte nationale d’identité

 

Max Balinda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria
À gauche, Touadera, et à droite, le député Max Balenda de Bria 1

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une opération spéciale de délivrance de la carte nationale d’identité est en cours à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, depuis le 17 août 2026. Elle permet aux habitants d’effectuer sur place les démarches d’enrôlement et d’obtenir leur document administratif sans se déplacer vers d’autres villes.

 

Le lancement officiel de l’opération a eu lieu le 19 août au commissariat de Bria, en présence des autorités administratives et locales. Plusieurs dizaines de personnes, dossiers en main, ont assisté à la cérémonie avant de se soumettre aux différentes étapes de l’établissement de leur carte.

À lire aussi : Faustin Zaméto : « 30 millions d’euros ne sauveront pas l’école centrafricaine », l’Éducation 2023-2027 critiquée

 

L’initiative est portée par le député de Bria 1, Max Sylvain Balenda. Selon l’élu, la démarche répond aux plaintes de nombreux habitants qui éprouvaient des difficultés à accéder à une carte nationale d’identité en raison des coûts liés aux déplacements.

À lire aussi : Yves Sanghamy martèle : « Nous avons le prix de l’essence le plus élevé au monde », une conséquence directe du contrat pétrolier opaque signé par le gouvernement

 

« Après la crise, il n’y a pas de moyens. Il y a des gens qui veulent faire l’identité nationale pour quitter ici et aller jusqu’à Bangui. Le transport aller-retour peut coûter 60 000 francs CFA. Avec les frais pour manger et les autres dépenses, le coût peut atteindre 100 000 à 105 000 francs CFA », a expliqué le député.

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Face à ces difficultés, Max Sylvain Balenda indique avoir engagé des démarches auprès du ministère de la Sécurité publique afin de faire venir une équipe chargée de l’établissement des cartes nationales d’identité à Bria.

 

« J’ai fait le nécessaire auprès du ministère de la Sécurité publique. Nous avons organisé une mission avec les agents de la société Almadina pour venir ici à Bria et faire les cartes nationales d’identité sur place », a-t-il déclaré.

 

La présence de cette équipe évite ainsi aux habitants de la Haute-Kotto de supporter les frais d’un déplacement vers Bangui pour accomplir cette démarche administrative.

 

Les premiers bénéficiaires se disent satisfaits de pouvoir obtenir leur document d’identité dans leur propre ville.

 

« Je m’appelle Abundi Regina. Je suis venue faire la carte d’identité pour qu’on puisse savoir que je suis centrafricaine. Je remercie le député qui a rapproché ce service de nous, à Bria », a témoigné une bénéficiaire.

 

Une autre habitante, Troupe à Colette, estime que la possession de la carte nationale d’identité constitue une nécessité pour être officiellement reconnue comme citoyenne centrafricaine.

 

« Je suis fière de faire l’identité nationale. Avec ça, on va me reconnaître comme une Centrafricaine. C’est bien d’avoir une identité », a-t-elle déclaré.

 

Cette opération intervient après une précédente mission réalisée à Bria l’année dernière. L’équipe chargée de la délivrance des cartes nationales d’identité avait alors établi plus de 19 000 cartes au profit de la population.

 

La nouvelle mission doit permettre à d’autres habitants de la Haute-Kotto d’accéder à leur pièce d’identité sans quitter Bria. L’opération se poursuit depuis le 17 août avec l’enrôlement et la délivrance des cartes aux demandeurs.

 

Par Moïse Banafio

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Scandale des faux bordereaux à l’université de Bangui : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, prend la fuite après la découverte de la fraude

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Scandale des faux bordereaux à l’université de Bangui : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, prend la fuite après la découverte de la fraude

Scandale des faux bordereaux à l’université de Bangui : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, prend la fuite après la découverte de la fraude
L’étudiant voleur HAROL BERANGER TOUFEINA

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Un vaste système de faux bordereaux bancaires éclate à la faculté des lettres de Bangui. Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Jean-Claude Azoumaye, disparaît après la découverte de ses malversations au service de scolarité.

 

Un système de fausses quittances mis en place au service de scolarité

 

Harol Beranger Toufeina étudie en anthropologie à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Bangui. Son cursus touche pourtant à sa fin depuis près d’un an. Son cousin, le doyen Jean-Claude Azoumaye, décide alors de le transférer au service de scolarité.

 

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Ce poste lui donne accès direct aux dossiers d’inscription des étudiants. Normalement, chaque étudiant frappé d’une pénalité de 15 000 francs CFA doit régler ce montant à la banque BGFI, présente sur le campus. La banque valide ensuite le paiement et remet un reçu officiel à l’étudiant. Ce reçu rejoint alors le dossier universitaire pour finaliser l’inscription.

 

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Toufeina contourne entièrement cette procédure. Il récupère lui-même l’argent des pénalités en espèces auprès des étudiants. Il fabrique ensuite de faux bordereaux de versement au nom de chaque étudiant concerné. Un faux cachet, présenté comme celui de la banque BGFI, orne ces documents falsifiés. Ces bordereaux truqués rejoignent ensuite les dossiers universitaires, comme s’il s’agissait de véritables reçus bancaires.

 

La découverte du pot aux roses par le chef de service

 

Le chef du service de scolarité tombe sur plusieurs de ces dossiers truqués en effectuant ses vérifications de routine. Il remarque une différence entre le cachet apposé sur certains bordereaux et celui habituellement utilisé par la faculté. Cette anomalie attire immédiatement son attention.

 

Il examine alors plusieurs bordereaux similaires. Le même cachet suspect apparaît sur un nombre important de dossiers. Le chef de service décide de pousser ses vérifications plus loin. Il se rend directement à l’agence BGFI installée sur le campus universitaire pour authentifier ces documents.

 

La vérification accablante auprès de la banque BGFI

 

Les agents de la banque BGFI examinent les bordereaux présentés par le chef de service. Leur verdict tombe sans ambiguïté. Le cachet apposé sur les documents ne correspond en rien au cachet officiel de leur établissement. Les agents confirment qu’il s’agit d’un cachet fabriqué, destiné à imiter frauduleusement le tampon de la banque.

 

Cette confirmation transforme un simple soupçon en preuve tangible de fraude organisée. Le nombre de dossiers concernés laisse entrevoir l’ampleur du système mis en place par Toufeina depuis sa nomination au service de scolarité.

 

La fuite précipitée de Harol Beranger Toufeina

 

Dès que la fraude éclate au grand jour, Harol Beranger Toufeina disparaît. Il quitte précipitamment Bangui pour une destination restée inconnue. Cette fuite intervient immédiatement après la vérification effectuée auprès de la BGFI.

 

Aucune sanction officielle n’a été prononcée contre lui à ce jour. Son statut d’étudiant, combiné à sa fonction informelle au service de scolarité, complique toute poursuite disciplinaire classique. Sa fuite laisse par ailleurs de nombreux dossiers d’étudiants dans une situation incertaine.

 

Un train de vie qui interroge

 

Toufeina n’occupe officiellement aucun poste rémunéré au sein de l’université. Son statut demeure celui d’un simple étudiant, sans salaire ni contrat. Son mode de vie contraste pourtant fortement avec cette situation.

 

Il possède cinq motos exploitées en taxi-moto, une activité commerciale qu’il supervise personnellement. Son domicile abrite un congélateur de 600 litres, un équipement rare pour un étudiant sans revenu déclaré. Un poste de télévision complète cet inventaire, qui interpelle son entourage depuis plusieurs mois.

 

Cette accumulation de biens coïncide avec sa prise de fonction au service de scolarité. Plusieurs témoins établissent un lien direct entre l’enrichissement de Toufeina et les malversations découvertes récemment.

 

Rappel des faits : un système de connivence ancien

 

Ce scandale ne surgit pas de nulle part. Corbeau News Centrafrique documente depuis l’année dernière une série d’agissements impliquant Toufeina et son cousin, le doyen Azoumaye.

 

Les clés de la discorde

 

Toufeina détenait déjà les clés des salles de classe et de l’administration de la faculté, bien avant son passage au service de scolarité. Cette responsabilité, habituellement confiée à l’appariteur officiel, revenait pourtant à lui seul. Un incident survenu en mai 2025 illustre cette confusion des rôles. Les clés remises à un autre étudiant, un certain Bourève, avaient disparu pendant plusieurs jours. Deux journées complètes de cours avaient été perdues, faute d’accès aux salles.

 

Le secrétariat par intérim et les disparitions d’argent

 

Pendant le congé du secrétaire permanent de la faculté, le doyen Azoumaye avait confié l’intérim à Toufeina plutôt qu’à un autre membre du personnel. Des disparitions d’argent avaient été signalées au retour du secrétaire permanent. Aucune suite n’avait été donnée à ces faits.

 

Le trafic des notes et les téléphones confisqués

 

Plusieurs témoignages recueillis par CNC évoquent la confiscation systématique des téléphones des étudiants pendant les examens. Toufeina collectait ces appareils avant de les remettre au chef du département d’anthropologie. Ce dernier réclamait ensuite de l’argent aux étudiants pour récupérer leur bien, entre 2 000 et 5 000 francs CFA selon le modèle du téléphone.

 

Toufeina intervenait également dans la fabrication de fausses revues de notes. Un étudiant nommé Johan aurait ainsi accédé à une classe supérieure sans avoir composé aucun examen, grâce à l’intervention directe de Toufeina auprès de l’équipe de saisie des résultats.

 

Le don détourné de la candidate Priska Mamadou

 

Un don de matériel de bureau offert à la faculté par Priska Mamadou, candidate aux élections législatives de décembre dernier, aurait également été revendu par Toufeina. Photocopieurs, rames de papier et fournitures diverses auraient disparu peu après leur livraison.

 

Le silence complice du doyen Azoumaye

 

L’affaire des faux bordereaux est remontée jusqu’au doyen Azoumaye. Aucune mesure n’a pourtant été prise contre son cousin. Cette inaction s’inscrit dans la continuité d’une gestion familiale de la faculté, dénoncée à plusieurs reprises par CNC depuis l’année dernière.

 

Le doyen avait déjà placé Toufeina à des postes de confiance sans lien avec son statut d’étudiant. Cette proximité familiale semble aujourd’hui protéger Toufeina, malgré l’ampleur des preuves rassemblées par le service de scolarité et confirmées par la banque BGFI.

 

Les étudiants victimes de ce système de faux bordereaux restent, pour leur part, dans une situation d’incertitude administrative totale. Leurs dossiers d’inscription reposent sur des documents désormais reconnus comme frauduleux…

 

Par Alain Nzilo

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