Fin des parties pour Nakombo à la tête de la mairie de Bangui, élection d’un nouveau maire et création d’une nouvelle rébellion au sein du parti MCU
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ce mercredi 17 juin 2026, l’élection de la nouvelle chef de la municipalité a bouleversé l’échiquier politique de Bangui, mettant un terme définitif à une gestion municipale vieille de dix ans.
Depuis la nomination d’Émile Gros Nakombo à la direction de la mairie en 2006 par le dictateur et empereur Faustin Archange Touadera, la capitale centrafricaine n’avait pas connu un tel bouleversement. Après une décennie de pouvoir absolu, le maire sortant a vu sa remplaçante élue au cours d’une journée de votes particulièrement agitée. Cette passation de pouvoir s’est transformée en un règlement de comptes public entre deux factions rivales du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).
La course à la mairie mettait aux prises deux figures féminines majeures du mouvement des cœurs unis (MCU). D’un côté, madame Mano, épouse du directeur général de l’Office national pour le matériel (ONEM). De l’autre, madame Portia Déya Abazene, cadre des douanes et femme du petit frère du ministre de la Justice.
Cette dernière, forte de ses appuis familiaux et de son statut professionnel, se pensait intouchable et croyait que tout lui était permis.
Sans surprise, trois jours avant le scrutin, monsieur Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du MCU, a convoqué une réunion d’urgence à L’hôtel Ledger Plazza de Bangui pour fixer la ligne officielle du parti. La consigne de Simplice Mathieu Sarandji était claire : madame Portia Déya Abazene devait obligatoirement retirer sa candidature pour laisser le champ libre à madame Mano, désignée comme l’unique représentante officielle du MCU.
Cette injonction a provoqué la fureur de la douanière. Refusant catégoriquement de plier, elle a rappelé les sommes colossales qu’elle prétend avoir investies dans cette campagne. Sa réaction a été radicale. Elle a profité de cette crise pour fonder sa propre faction dissidente, une véritable rébellion politique au sein même du parti MCU.
Pour appuyer ses ambitions et imposer sa candidature, madame Portia Déya Abazene a mobilisé la milice requin. Les éléments de la milice requin ont ainsi organisé une marche devant la mairie de Bangui lors du scrutin du 17 juin. Malgré cette démonstration de force pour forcer le destin, le plan a échoué. Lors du dépouillement, madame Mano a écrasé sa rivale. Madame Portia Déya Abazene a subi une défaite cuisante, validant ainsi la stratégie de Simplice Mathieu Sarandji.
Devenue chef rebelle au sein du parti, elle a ensuite envisagé avec ses miliciens Requins l’incendie des habitations de Sarandji. En réalité, madame Portia Déya Abazene commet l’erreur de s’amuser avec Sarandji, alors que le dictateur Touadera lui-même respecte les choix de ce dernier et plie devant ses décisions.
Ignorant totalement si l’ordre d’éviction provenait directement du dictateur en personne, elle a choisi de faire la tête et de s’entêter. Elle subit désormais de plein fouet les lourdes conséquences de ses propres actes et de ses propos outrepassant les règles du pouvoir en place
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
