Ça chauffe à l’église UFEB Bataillon 2. En plein culte, un violent affrontement verbal éclate en pleine prière
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Une scène inhabituelle a marqué le culte dominical du dimanche 12 avril 2026 à l’Église UFEB Bataillon 2 de Bangui. En effet, tout a commencé après la diffusion d’une chanson très critique composée par le pasteur Issene Faki lui-même.
Rappelons que le pasteur Issene Faki avait sorti il y’a quelques semaines deux chansons directement du studio. Les paroles, très dures et ciblées, visent clairement des personnes qu’il considère comme ses détracteurs au sein de l’église. Le ton et le style rappellent plus celui d’un chanteur de cabaret que celui d’un pasteur. Dès leur sortie, ses enfants ont partagé ces morceaux dans plusieurs groupes liés à l’église, dont celui des chorales rédemptrices.
L’une de ses filles a particulièrement poussé la publication en envoyant la chanson dans plusieurs groupes de l’église. Cette action a immédiatement attiré l’attention et provoqué des réactions vives.
Le lundi de Pâques, une responsable de la chorale du culte français, vice-présidente du groupe des chorales rédemptrices, qui avait déjà eu des tensions avec le pasteur Faki, car elle avait été suspendue par ce dernier du rang des diaconesses proposées sans motif apparent, a découvert la chanson dans le groupe. Elle a aussitôt exprimé son mécontentement : « Ce n’est pas le lieu approprié pour diffuser ce genre de musique. » Le président de la chorale a pris la parole à son tour pour dire que publier ce type de chanson dans le groupe n’était pas approprié et qu’il fallait éviter ce genre de geste. Pour lui, publié ce genre de chanson ici dans le groupe de la chorale revient à leur envoyer un message claire.
Mais la surprise vient quelques jours plus tard. Le dimanche 12 avril, lors du culte français, le moment est venu pour la chorale de faire sa présentation. Au lieu de chanter comme d’habitude, les membres de la chorale ont diffusé directement la chanson du pasteur Issene Faki dans toute l’église. À la fin du morceau, le président de la chorale a pris le micro et a expliqué publiquement leur choix en ce terme :
« Depuis l’arrivée du pasteur Faki en 2019 à l’église Bataillon 2 de l’UFEB, beaucoup de choses ne vont plus. Il y a des malversations, des insultes, des provocations permanentes. Cela décourage un grand nombre de fidèles. Certains ne veulent même plus venir à l’église à cause de cette situation. Nous pensons qu’il est temps que le pasteur Faki quitte cette église et qu’il soit remplacé par d’autres pasteurs, car la situation actuelle ne peut plus continuer ainsi. »
À peine avait-il terminé son intervention que l’épouse du pasteur Faki a tenté de prendre la parole. Le président du culte de ce jour lui a immédiatement retiré le micro. C’est alors que la fille du pasteur (celle-là même qui avait publié la chanson dans les groupes de chorales) a explosé de colère en plein culte. Elle s’est mise à crier :
« Non ! Non ! Tout le temps c’est le nom de Faki ! Tout le temps c’est le nom de Faki ! C’est trop ! C’est trop ! »
La tension est montée d’un coup dans l’église. Plusieurs responsables se sont rapidement levés pour calmer la jeune femme. Ils l’ont prise par la main, l’ont fait sortir pour lui parler longuement et la raisonner. Pendant ce temps, l’assemblée restait agitée. Une fois la jeune femme apaisée, elle est revenue s’asseoir et le culte a pu reprendre son cours normal.
Le pasteur qui prêchait ce dimanche a ensuite demandé aux fidèles de se serrer la main et de se pardonner mutuellement avant de conclure le service.
Pendant ce temps, le pasteur Issene Faki n’était pas présent ce jour-là. Il se trouvait au Cameroun pour obtenir un visa en vue d’un voyage missionnaire en Allemagne. Il doit rentrer à Bangui avant de prendre l’avion.
Beaucoup de fidèles s’attendent maintenant à une réaction forte de sa part à son retour, car il est connu pour son tempérament impulsif. Deux camps bien distincts se font désormais face au sein de l’église : d’un côté les chorales et ceux qui soutiennent leur position, de l’autre ceux qui restent fidèles au pasteur Faki.
La situation met également en cause la direction de l’UFEB. Plusieurs voix accusent le président de l’UFEB d’être un proche parent du pasteur Faki et de l’avoir maintenu à ce poste malgré le refus manifeste d’une grande partie des fidèles de l’église Bataillon 2. Après le décès de l’ancien pasteur, l’UFEB avait envoyé Issene Faki, mais les membres de l’église n’en voulaient pas dès le départ.
Aujourd’hui, l’église qui comptait autrefois beaucoup plus de membres ne rassemble plus que 200 à 300 personnes. De nombreux fidèles ont déjà quitté les lieux à cause des tensions répétées. Si rien n’est fait, l’église risque de se vider complètement.
L’affaire de la chanson du pasteur Issene Faki a fait éclater au grand jour les profondes divisions qui existent depuis plusieurs années au sein de l’Église UFEB Bataillon 2 à Bangui. Les prochains jours et surtout le retour du pasteur risquent d’être déterminants pour l’avenir de cette communauté.
Par Alain Nzilo
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
